La culpabilité un sentiment qui va en pair avec la responsabilité est la principale cause
qui nous empêche d’avancer sans penser à nos fautes et nous pousse à les corriger pour être
un meilleur citoyen et un meilleur humain libre, responsable et conscient .Cela nous pousse
à dire que tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité. Ce qui n’est pas
contradictoire a ce que dit Albert camus dans ca citation « Lorsque nous serons tous
coupables ce sera la démocratie véritable ». En effet la démocratie un régime imposer pour
garantir les droits et les libertés de tous les citoyens, de même il nécessite leur engagement
commun et le respect totale de ces principes. Par la suite, chacun possède un rôle
primordial pour atteindre la démocratie véritable. Ainsi la démocratie est un état d’esprit
qui ne peut être réalisé sans la volonté civique. Certes cette dernière diffère d’une personne
à une autre cependant il est fondamentale de s’engager dans la vie publique et ressentir la
responsabilité envers ceux qui partagent notre entourage pour améliorer la société. Cela
nous pousse à poser la problématique suivante : Dans quelle mesure la démocratie est
incomplète ? En d’autres termes comment peut-on considérer l’engagement commun la
principale condition qui garantit la démocratie véritable .Pour répondre à cette
problématique nous rappellerons d’abord que la démocratie n’est pas atteinte et il est
difficile de l’achever de manière complète, ensuite on montrera que la démocratie est la
réponse à la question de vivre ensemble et assumer nos responsabilités de manière
évolutive, et finalement on abordera le souci du futur de la démocratie et son devenir si
cette condition est appliquée .
La perfection à toujours un prix et le prix de la démocratie véritable est l’engagement
des citoyens et le sentiment de responsabilité et culpabilité pour chacun d’eux. En effet le
terme de démocratie fait référence à un type de société particulier, de même qu’a une
forme de gouvernement particulier. Une société démocratique repose sur le citoyen qui, par
ses actions, s’engage et la fait vivre donc les citoyens y jouent un rôle actif plutôt que passif.
Elle est soumise à un impératif moral, celui de protéger et de promouvoir les droits de
l'homme de chaque individu, de chaque groupe et de chaque communauté de la société. Et,
parce qu’une société démocratique tente en permanence de résoudre les problèmes sociaux
dans l’intérêt du plus grand nombre, les décisions prises sont les plus susceptibles d’être
respectées par les individus. L’exemple le plus pertinent à ce propos est bien clair dans le
roman d’Alexis de Tocqueville où il a dit « « La vie privée est si active dans les temps
démocratiques, si agitée, si remplie de désirs et de travaux, qu’il ne reste presque plus
d’énergie ni de loisir à chaque homme pour la vie politique. »(p :98). L’auteur veut montrer
que la démocratie n’est pas atteinte vu que la majorité des personnes ne sont pas
appliquées dans la vie sociale. En outre Tocqueville sait que la démocratie américaine n’est
pas définitivement acquise. Le faible investissement dans la vie citoyenne qui caractérise à
ses yeux un tel régime confirme la thèse d’Albert Camus : le sentiment de culpabilité clé de
la perfection de la démocratie .Dès lors on conclut la démocratie un régime qui n’est pas
complet cependant les démocrates cherchent toujours une méthode pour garantir ca
perfection qui se manifeste dans la responsabilité de tout un chacun toutefois elle reste
toujours ouverte pour toute amélioration en d’autres termes elle tend toujours vers un
horizon meilleur que notre présent .
P arler du futur de la démocratie c’est parler du futur des citoyens auxquels la
démocratie est imposé alors il est indispensable de comprendre ce futur. Un tel futur est
problématique, qui sera certainement meilleur si tout le monde respecte son rôle,
cependant il peut être plus obscure pour les uns selon leur visions, leur doctrines et leur
styles de vie. De plus , la démocratie suppose un processus historique dont il est possible de
dégager une logique, mais soutenir que cette logique est celle du progrès est problématique.
Cela est bien évident dans les Cavaliers où Aristophane traite cette question sur le mode de
la comédie, mais ce qu’il met en scène est passablement inquiétant. Dans cet œuvre deux
serviteurs du peuple interprètent un oracle d’une façon qui les arrange mais ils connaissent
déjà le tour que prendront les affaires de la cité au fond : « Il gouvernera jusqu’à ce qu’on
trouve un individu plus répugnant que lui. » (1er serviteur p 59) Cet horizon ne les désole pas
car, en vrais cyniques, ils ne cherchent pas le bien commun avant tout. Ils souhaitent
échapper au Paphlagonien pour des raisons personnelles. Aussi, rien ne les prédispose à
aider la démocratie à atteindre un bel horizon. De même Tocqueville tente de conjurer ses
craintes pour l’avenir de la démocratie ce qui est clair dans ce passage « Je remonte de siècle
en siècle jusqu’à l’Antiquité la plus reculée ; je n’aperçois rien qui ressemble à ce qui est sous
mes yeux. Le passé n’éclairant plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres. » (p 186) .
Certes, il ne faudrait pas forcer le trait et donner une couleur gothique aux ténèbres qu’il
convoque. Tocqueville sait que sa démarche est celle d’un moderne qui doit conjecturer sans
compter sur l’éclairage du passé. De là on peut conclure que la démocratie demeure un
système politique qui existe car il tend toujours vers la perfection et qui reste vivant car le
gouvernement du peuple libère les esprits qui seront responsables sur l’état de leur société.
Camus a raison de dire que la démocratie est liée à l’engagement des citoyens, mais
cette idée reste liée à un idéal qui reste difficile à accomplir .Il semble au contraire que la
démocratie n’est jamais accomplie où complète. C’est là où réside le point fort de ce régime
qui cherche toujours à atteindre un meilleur avenir, un horizon plus complet avec plus de
liberté. Néanmoins les œuvres du programmes nous invite à craindre cet horizon et ces
tendances souterraines qui conduisent un peuple à instaurer un régime de servitude au nom
de plus de démocratie. Pour finir on peut dire que la démocratie existe et s’accomplie
lorsqu’elle rencontre une nouvelle critique.