Essais en Centrifugeuse Et Technique de La Modélisation: Centrifuge and Rnodeling Technology: A Survey
Essais en Centrifugeuse Et Technique de La Modélisation: Centrifuge and Rnodeling Technology: A Survey
R.f. SCOTT
California Institute of Technology *
Résumé
Cet article passe d'abord en revue les différents essais vraie grandeur qui ont
été ou peuvent être réalisés en géotechnique afin d'examiner ceux qui se prê-
tent à des expériences sur modèle réduit en centrifugeuse. Puis la discussion
est centrée sur les relations de similitude et les conditions nécessaires pour obte-
nir la similitude des comportements du modèle et du prototype. A partir de pos-
tulats sur le modèle rhéologique Camclay, une méthode est proposée afin que
des modèles réduits à 1 g puissent représenter correctement le comportement
d'un problème prototype.
Abstract
This paper first makes a review of the different full-scale geotechnical tests
that can be or have been carried out in order to examine which of them are
appropriate for centrifuge experiments. Then the discussion is centered on sca-
ling relations and requirements for similarity of model and prototype behaviour.
From postulates based on the Camclay rheological model, a method is propo-
sed by which 1 g reduced scale model tests may represent properly the beha-
viour of prototype problems.
Dans ces conditions, il semble opportun d'examiner Charges d'essieux sur les chaussées
la philosophie de la modélisation géotechnique en
centrifugeuse, les applications qui en sont faites, ainsi Si· l'essieu se déplace lentement, pour qu'il n'y ait pas
que la pertinence des relations de similitude appli- d'effet dynamique ou d'inertie dans la réponse de la
quées aux modélisations à 1 g et en centrifugeuse. chaussée, alors la charge peut être considérée comme
On essayera d'abord ici de classer les problèmes qui statique transitoire. L'essai est pour l'essentiel similaire
se présentent au géotechnicien du point de vue de au chargement d'une fondation, exception faite de la
leur aptitude à être étudiés par modèle physique. Puis nature déformable de la roue et de la géométrie par-
on passera en revue les relations de similitude, et ticulière intervenant dans l'interaction chaussée/sol
enfin, on examinera l'application à la prévision du support. L'attention est ici portée à des aspects diffé-
comportement des ouvrages prototypes, de résultats rents de la capacité portante habituelle, car ce qui
d'essais sur modèles réduits effectués à 1 g et sous intéresse l'ingénieur routier c'est la rupture, dans le
niveau de g plus élevé. sens restreint de la détérioration de la chaussée, c'est-
à-dire un problème de déformations plastiques exces-
sives. Les chaussées reposent à la fois sur des sols
naturels et des sols reconstitués.
2. LES CLASSES DE PROBLÈMES
Tous les essais précédents peuvent être menés en pre-
\SUR SITES nant en considération l'influence du temps. Le sable
(le sable comme l'argile peuvent être gelés dans le cas
de construction en Arctique) peut fluer sous charge
En premier lieu, nous considérerons les divers essais constante, en particulier sous des charges voisines de
prototypes ou grandeur réelle qui peuvent être ou ont la rupture pour une fondation. On peut encore main-
été effectués pour déterminer ceux qui sont appro- tenir longtemps le chargement d'argiles et suivre leur
priés pour des expériences en centrifugeuse. Ces tassement au cours du temps.
essais ont été classés par ordre croissant de com-
plexité, bien que ceci soit, dans une certaine mesure, Pour aucun de ces essais, qu'ils soient ou non dépen-
affaire d'opinion. La liste ne prétend pas être exhaus- dants du temps, on ne peut tester des fondations très
tive. Les essais grandeur réelle complètement instru- grandes ou appliquer des charges très importantes en
mentés et documentés sur une structure quelle qu'elle raison du coût. Un programme d'essai implique des
soit, sont rares. dépenses d'installation, d'instrumentation, d'essais,
d'acquisition "de données et d'étude devenant d'un
coût rapidement prohibitif avec la taille. Pour cette rai-
2.1. Fondations avec chargement externe son, avec les structures offshore, qui mettent en jeu
de très grands pieux, avec des diamètres de 1,2 m
2.1.1. Statique ou plus et des longueurs approchant 150 m, la con-
ception n'est jamais basée sur le résultat d'essais vraie
Dans ces problèmes, le chargement est appliqué rela- grandeur. Les méthodes de calcul se fondent sur une
tivement lentement à la structure et au sol, et l'enfon- extrapolation de résultats d'essais sur pieux beaucoup
cement de la fondation est mesuré et représenté en plus petits, de moins de 30 m de longueur et de
fonction de la charge. De tels essais sont effectués quelques dizaines de centimètres de diamètre. Comme
pour vérifier des calculs analytiques ou par éléments on le sait, des essais de chargement de pieux isolés,
finis mettant en jeu des équations différentielles ellip- en offshore, nécessitant des charges de 2-300 000 kN
ESSAIS EN CENTRIFUGEUSE ET TECHNIQUE DE LA MODÉLISATION 17
n'ont jamais été effectués et sont peu probables dans Tunnels et puits verticaux. Les excavations situées
le futur au vu des conditions économiques dans le entièrement sous la surface du terrain naturel consti-
monde pour le pétrole. Probablement le premier essai tuent une catégorie spéciale, qui pourrait être ratta-
en vraie grandeur de ce type sera fait lorsqu'une pla- chée au premier groupe, mais qui requiert un traite-
teforme sera affectée par une rupture de fondation. ment particulier dans les essais sur modèle. Dans ces
situations, le sol est déjà contraint sous la pesanteur,
2.1.2. Dynamique et les efforts sur la structure (revêtement du tunnel
Tous les essais décrits plus haut peuvent, bien sûr, ou du puits) sont dus à un enlèvement de sol pour
être effectués sous chargement dynamique mais ces créer une cavité dans le milieu continu. Les contrain-
cas sont moins nombreux que les essais de charge- tes et déplacements autour de la cavité se dévelop-
ment statique. Il en est rarement rendu compte dans pent de manière tridimensionnelle à mesure que la
la littérature, peut être en raison du nombre limité de cavité progresse mais se réduiront éventuellement à
situations réelles où le comportement de fondations un problème bidimensionnel quand le tunnel ou le
sous charge dynamique a posé problème. Les facteurs puits sera plus long. Autour de la base d'un puits ver-
de sécurité des fondations sous chargement statique tical, les conditions de contraintes sont bien sûr, tri-
sont en général si élevés (probablemènt de l'ordre de dimensionnelles. Dans les tunnels profonds, le champ
6 à 10) que les charges dynamiques transitoires dues, de contraintes induit par la gravité est relativement
par exemple, aux séismes, ne conduisent pas les fon- uniforme devant les dimensions du tunnel.
dations à une charge proche de la rupture si l'on
excepte des conditions exceptionnelles comme celles La dépendance en fonction du temps du comporte-
ayant affecté une ou deux structures à Mexico en sep- ment des structures citées dans cette partie peut être
tembre 1985. A moins que le sol ne change de pro- généralement séparée en deux aspects: l'aspect con-
priétés par liquéfaction, ou comme résultat de défor- solidation avec dissipation des pressions interstitielles,
mations cumulées sous un nombre important de et le fluage. La question de la consolidation est bien
cycles de contrainte élevée, la rupture de fondation comprise. En revanche, les processus de fluage n'ont
sous condition dynamique paraît exceptionnelle. Pour- pas été étudiés aussi en détail, bien qu'ils représen-
tant des essais sur site de ce type ne sont pas spé- tent ,un facteur important de modification des contrain-
cialement difficiles à effectuer, au moins sur des fon- tes dans le cas des écrans de soutènement ancrés et
dations de petite taille et à faible niveau de charge- des tunnels pour lesquels le changement des contrain-
ment; ils seraient une source importante d'informa- tes s'établit sur des périodes de temps relativement
tion et de connaissances sur les propriétés dynami- longues.
ques des sols et sur l'interaction sol-structure pour la
simulation en centrifugeuse ou par d'autres techniques. 2.2.2. Dynamique
Toutes les structures décrites ci-dessus peuvent être
2.2. Excavation et remblaiement soumises à des sollicitations dynamiques dues à des
(chargement pondéral intrinsèque) explosions, des séismes, mais les effets principaux du
point de vue de l'ingénieur sont souvent restreints aux
Dans les essais décrits dans la partie précédente, le constructions au-dessus du sol. Les effets des séismes
chargement est externe et est créé lors de l'expéri- sur les tunnels paraissent moins sévères que sur les
mentation. Dans le cas présent, une situation courante structures en surface. Dans les matériaux secs ou par-
en géotechnique est celle où le chargement est dû au tiellement saturés ou dans les sols granulaires plus fins
matériau lui-même sous l'effet de la gravité. Les con- totalement saturés des déplacements excessifs, voire
traintes et déformations sont le résultat de l'effet de la rupture, peuvent résulter d'une sollicitation dyna-
la masse des matériaux dans un environnement de mique. Avec les argiles, la dégradation du compor-
pesanteur et de conditions aux limites imposées. Les tement du sol sous cycles de chargement peut être
structures mettant en jeu ce type de chargement importante. Ceperdant, il est bien connu qu'avec les
incluent barrages, remblais, excavations, tranchées, sables saturés, la préoccupation principale pour la plu-
déblais, etc. part des structures sous excitation sismique ou sous
choc, c'est la possibilité de liquéfaction.
2.2.1. Statique
Il est un peu difficile en pratique de séparer proces-
sus dépendants et indépendants du temps dans la
réponse de telles structures, qui ont généralement une
durée de vie longue; mais, par commodité nous dis-
2.3. Pénétration
cuterons séparemment ces deux aspects. Considérant
Une catégorie différente d'essais sur site regroupe les
d'abord les comportements indépendants du temps,
situations où le processus implique un passage de la
la classification est la suivante:
surfac~ en profondeur et pour lesquelles les effets de
Excavations, murs ancrés et rideaux de palplanches. surface sont minimes. Les fondations profondes, les
Le trait commun à ces constructions est que l'exca- essais de pénétration, les pieux et les ancrages entrent
vation a été faite et l'ouvrage est réalisé dans les sols dans cette catégorie.
en place et dans leur état naturel.
2.3.1. Statique
Remblais, barrages et murs de soutènement. Ces
ouvrages sont réalisés avec des matériaux de cons- 8PT, CPT, pieux, ancrages. Au stade de la recon-
truction qui sont des sols naturels remaniés et retrai- naissance, des essais statiques peuvent comprendre
tés par l'excavation, le transport et la mise en place. des profils au pénétromètre (CPT) avec lequel une
18 REVUE FRANÇAISE DE GÉOTECHNIQUE
petite pointe conique est foncée dans le sol relative- 3. MODÉLISATION DES CONDITIONS
ment lentement, tandis que l'on mesure la résistance DE SOL
sous la pointe du cône et le frottement sur un man-
chon.
Pour la construction de modèles, des matériaux dif-
L'essai de chargement statique est généralement effec- férents demandent à être traités différemment, quelle
tué sur les pieux après dissipation des pressions inters- que soit l'échelle, en centrifugeuse ou non. On dis-
titielles provoquées par le battage. Des pieux de 20 cute ici brièvement des différents matériaux g~otech
à 30 m de longueur sont fréquemment testés sous niques et des difficultés associées à leur modélisation.
charge axiale, mais souvent, seuls la charge appliquée Dans quelques circonstances impliquant ou non des
et le déplacement de la tête sont mesurés. Des pieux essais en centrifugeuse, certaines des propriétés
plus grands ou des caissons, et en particulier les très devront être représentées à l'échelle, alors le maté-
grands pieux en offshore et les groupes de pieux ne riau réel ne pourra pas être utilisé.
peuvent pas être testés. La même observation s'appli-
que à certains ancrages, et aux radiers fortement
encastrés. 3.1. Sable
Le phénomène dépendant du temps qui suit la péné- Il n'est généralement pas difficile de préparer en labo-
tration du cône dans les sables saturés et argiles peut ratoire du sable dans un état uniforme de densité rela-
être suivi si le cône est équipé d'un capteur de mesure tive prédéterminée alors qu'aucun sable ne peut être
de pression fluide. Les pieux n'exhibent pas en géné- prélevé dans des conditions non perturbées pour l'uti-
ral de tassement important sous charge maintenue et liser dans un modèle. Des questions essentielles se
les effets de consolidation, fonction du temps, sont posent sur la structure du sol obtenu.
de ce fait négligés si l'on excepte le phénomène de Un intérêt particulier a été porté au développement
cicatrisation. En revanche, les pieux dans les sols gelés de l'anisotropie dans les dépôts de sable naturels et
sont sujets au fluage, et il doit en être tenu compte reconstitués, et sur l'effet d'une telle anisotropie sur
dans la conception des pieux en sol gelé. les propriétés du matériau. La simulation de condi-
tions en place anisotropes particulières est difficile
2.3.2. Dynamique sinon impossible en raison même du problème de
caractérisation de l'anisotropie. Quelquefois, le sable
Des conditions dynamiques prévalent dans de nom-
apparaît être partiellement cimenté du fait du temps
breux problèmes de cette catégorie. A l'échelle la plus
ou d'effets chimiques; la modélisation d'une telle
petite, on trouve l'essai SPT. Beaucoup d'études ont
cimentation soulève aussi certaines difficultés. Cepen-
été faites sur l'aspect dynamique de cet essai de péné- dant, une cimentation artificielle utilisant du ciment
tration et sur son effet sur le nombre de coups. En Portland ou du plâtre de Paris peut être envisagée.
raison de la taille réduite de l'équipement, de telles Notons enfin les difficultés attachées à la construction
études peuvent être conduites dans de grandes cuves de remblais en sable (effets de Coriolis) ou d'excava-
en laboratoire ou sur site dans un milieu assez uni- tions, dans la centrifugeuse en cours de rotation.
forme. Pour les pieux battus, l'aspect dynamique de
l'interaction sol-pieu a focalisé une attention considé-
rable en raison de la perspective d'obtenir la résistance 3.2. Argile
statique à l'enfoncement du pieu à partir de mesures
appropriées lors du battage. Bien qu'un bloc d'argile pratiquement non remanIe
puisse être prélevé sur site, il représente les proprié-
Explosions, cratères. Un autre volet du comportement tés de l'argile sur un échantillon de très petites dimen-
dynamique des sols sont les applications généralement sions. Un modèle construit à partir de lui ne peut
militaires, des phénomènes de pénétration et d'explo- donc pas simuler les propriétés à l'échelle de l'ensem-
sion. Dans le cas de la pénétration, le sujet est celui ble du site prototype. Le sol prototype, qu'il soit nor-
de la distance sur laquelle un projectile peut pénétrer malement ou surconsolidé, doit ainsi être modélisé
dans le sol. Avec des bombes et des missiles, le cra- pour un essai à l'échelle réduite. Un profil d'argile nor-
tère ou la cavité formés dans le sol par l'explosion malement consolidée, peut être obtenu en laboratoire
qui suit est un problème d'intérêt considérable. Les ou en centrifugeuse à partir d'un matériau préparé à
aspects importants sont l'effet de la taille et de la posi- une teneur en eau voisine de la limite de liquidité.
tion de la charge explosive, et des propriétés du sol De tels spécimens sont, bien sûr, toujours remaniés.
sur le diamètre et la profondeur du cratère de la En laboratoire la reproduction d'un profil normalement
cavité. Ces événements explosifs s'accompagnent consolidé est plus difficile et l'argile sera en général
d'effets transitoires de longue durée impliquant la dis- consolidée par couches, dans une presse, à différents
sipation des pressions interstitielles, l'éboulement des niveaux, puis réassemblée. La consolidation peut être
parois du cratère et des changements de propriétés obtenue en utilisant le gradient hydraulique et les for-
dans les sols adjacents. Peu d'attention a été accor- ces de masse associées pour obtenir un champ de
dée à ces phénomènes jusqu'à présent. pesanteur artificiel. Dans les deux cas, un temps
important est nécessaire pour obtenir l'état consolidé
Pour la Défense, les effets des explosions sur les struc- recherché sur toute l'épaisseur du profil de sol. Un
tures enterrées ou en surface sont très importants, ce profil normalement consolidé n'est pas souhaitable
qui explique que l'intensité et l'évolution dans le temps pour les expériences comportant des structures en sur-
de la sollicitation frappant une structure aient, elles, face car l'argile a une résistance nulle à ce niveau.
été étudiées. Dès lors toute structure posée en surface subira de
ESSAIS EN CENTRIFUGEUSE ET TECHNIQUE DE LA MODÉLISATION 19
grands tassem~nts dus aux déformations plastiques du tré que la loi effort-déplacement d'un groupe de pieux
matériau extremement souple sur lequel il repose. dépend de l'ordre dans lequel les pieux sont battus.
Dans de tels essais, il est souhaitable d'avoir un maté- Une simulation correcte du battage des pieux et de
riau légèrement surconsolidé ce qui peut être obtenu la séquence de battage dans un groupe apparaît dif-
par addition d'un chargement de surface, que l'on ficile à simuler correctement dans des essais en
enlèvera après, pour fournir la résistance de surface centrifugeuse.
cherchée.
Si l'argile est surconsolidée avec une valeur à peu près 3.5. Conditions spéciales
uniforme sur l'épaisseur, alors les procédures de
modélisation à une échelle quelconque sont directes. On rencontre un problème particulier dans les études
Un échantillon peut être consolidé en laboratoire dans sur modèle lorsque le comportement du milieu pro-
une presse. Si, au contraire, l'argile est surconsolidée totype est affecté ou constitué entièrement de discon-
avec un profil de résistance compliqué résultant de tinuités (à l'exception des discontinuités entre grains
la dessication ou d'autres effets, la préparation du individuels dans un milieu granulaire). Dans des argiles
modèle sera difficile. On peut envisager alors une con- fracturées ou fissurées et dans des masses rocheuses
solidation par couches en laboratoire, sous presse, existent fréquemment des réseaux complexes de dis-
puis l'assemblage des différentes couches de matériaux continuités qui ont des effets importants sur les
pour former le modèle. champs de déplacements et de contraintes qui se
développent dans le milieu lorsqu'on applique un
effort. Dans de nombreux matériaux géologiques, la
3.3. Roche rupture se produit comme le résultat d'un cisaillement
le long de lentilles minces ou de surfaces de rupture.
La structure, qu'elle soit naturelle ou faite par Ceci soulève des questions quant à la simulation cor-
l'homme, peut avoir des dimensions trop importan- recte sur modèle réduit du développement de tels
tes pour être modélisée sur la centrifugeuse, sans qu'il phénomènes. Il semble à l'heure actuelle très difficile
faille aussi reproduire à l'échelle les propriétés de la de produire des modèles de structures réelles ayant
roche. On doit alors fabriquer un matériau complète- un tel comportement de fracturation ou de rupture.
ment artificiel. A l'évidence, des difficultés se présen- Une application reste peut-être la vérification de codes
tent ici pour la caractérisation du comportement de de calcul conçus pour traiter de telles difficultés. Dans
la roche réelle et de la roche modèle, de même en ce cas les essais sur modèles ne prétendent pas simu-
ce qui concerne la construction du matériau artificiel ler un prototype particulier mais plutôt un prototype
pour avoir une similitude de comportement correcte. général ou idéal qui est l'objet de l'étude analytique.
Très grandes échelles, barrage, même matériau propriétés des matériaux réels et
plate-forme pétrolière offshore, artificiels, joints, fractures, espa-
centrale nucléaire cement, petites constructions et
Glissement de terrain, coulées, matériau artificiel détails géologiques
structures géologiques, tectoni-
que des plaques, dômes de sel,
faille
Comme plus haut, ceci peut être écrit pour le pro- caractérise le degré de non-associativité: un angle nul
totype et modifié pour le modèle afin d'obtenir la con- correspond à une loi associée ou normale; des angles
dition de similitude (comme les déformations sont sans différents de zéro sont employés avec une loi d'écou-
dimension) . lement non associée.
7
= 1 (10) Un sol qui a été chargé jusqu'à une certaine valeur
E* de la contrainte effective hydrostatique Pc puis
déchargé jusqu'à une contrainte Pl est caractérisé par
Le coefficient de Poisson doit être le même dans le le rapport (adimensionnel) Pc/Pl appelé rapport de
modèle et dans le prototype car c'est une grandeur surconsolidation (OCR). Si OCR égal 1, le sol est nor-
adimensionnelle. Le résultat, équation (10), pourrait malement consolidé.
aussi avoir été établi par l'analyse dimensionnelle ou
en considérant que E a les dimensions d'une con- Il est fait l'hypothèse, dans la théorie d'état critique,
trainte. Les sols ne sont pas, bien sûr, élastiques qu'un sol, soumis à des contraintes de cisaillement,
linéaires, et sont décrits par des relations plus com- atteindra éventuellement un état critique où les défor-
plexes. Le modèle le plus simple est basé sur l'hypo- mations se développent à vitesse constante, pour une
thèse d'état critique, comme utilisée, par exemple, par valeur de volume spécifique reliée à la contrainte
ROSCOE et BURLAND. Le modèle Camclay s'ap- effective hydrostatique. A cet état, la relation entre
puie sur la théorie élastoplastique incrémentale si bien contrainte de cisaillement, volume spécifique, et con-
qu'outre les conditions d'équilibre précédentes, le trainte hydrostatique (dans l'espace q - v - logp)
modèle nécessite la donnée d'une surface de charge, est une courbe dont la projection est une doite dans
d'une règle d'écoulement, et d'une loi d'écrouissage. le plan v - logp. Cette ligne droite est appelée ligne
Ce modèle peut être pris comme exemple pour éta- d'état critique et est supposée être parallèle et sous
blir les relations de similitude. la droite d'état normalement consolidé.
La surface de charge est elliptique, elle doit avoir la Dans les essais sur modèles réduits utilisant un maté-
même forme pour le prototype et le modèle. Elle est riau Camclay, il suit que le sol du modèle doit avoir
exprimée habituellement par: les mêmes caractéristiques de changement de volume
que le prototype (lui-même de type Camclay) en rai-
q2 _ M(ppc - p2) = 0 (11) son des constantes adimensionnelles intervenant, bien
où q est la contrainte de cisaillement, (711 - 733) /2, que la réponse du matériau du modèle puisse cor-
p est la composante hydrostatique en contraintes respondre à un intervalle différent de la droite du plan
effectives, (7' Il + 2 7'33/3, M est une constante v-logp. Quelle que soit la loi d'écoulement qui s'appli-
sans dimension, et Pc est la valeur de p à l'intersec- que au prototype, celle-ci doit être aussi applicable
tion de l'ellipse et de l'axe des p. A l'évidence p doit au modèle, parce que la règle est représentée par un
être le même dans le prototype et le modèle, et p, angle, quantité adimensionnelle. Une autre des con-
et q, étant des contraintes, doivent satisfaire aux rela- séquences du modèle Camclay est que deux sols,
tions de similitude exprimées par l'équation (8). possédant les mêmes caractéristiques À, K et VI et
ayant la même valeur de OCR, même s'ils ont subi
La loi d'écrouissage dans le modèle Camclay prend des pressions maximales Pc différentes, exhiberont
en compte la variation de volume du matériau, dans des comportements contrainte-déformation similaires
un état normalement consolidé. Ceci est simplifié dans quand ils sont soumis à des chemins de contraintes
le modèle sous la forme d'une relation linéaire entre semblables. Les contraintes sur les deux courbes
un volume spécifique adimensionnel v (1 + e où e contrainte-déformation diffèreront pour des déforma-
est l'indice des vides) et le logarithme de la contrainte tions identiques seulement dans le rapport des deux
hydrostatique effective, p normalisée par une con- pressions de préconsolidation.
trainte unité. Cette droite est définie par sa pente À Cette similitude supposée pour le comportement en
(adimensionnelle) et par un volume spécifique pris cisaillement, ce qui inclut les déformations élastiques,
habituellement égal à la valeur VI pour P == 1. Le a des conséquences pour le module de cisaillement
déchargement à partir d'une contrainte Pc est aussi du matériau du modèle réduit, qui doit suivre la règle
approximé par une droite dans l'espace v-logp, de de similitude (8) pour le facteur d'échelle des con-
pente adimensionnelle K. Les déformations dans le sol traintes 7*, parce que G a les dimensions d'une con-
sont prises comme la somme des composantes élas- trainte. On doit noter ici que le module de déforma-
tique et plastique. Les déformations volumiques élas- tion volumique K est non linéaire parce que K est
tiques sont non linéaires mais réversibles, et sont constant dans une représentation semi-logarithmique,
décrites par K, alors que les distorsions élastiques sont avec:
supposées linéaires dans une version du modèle et p
sont décrites avec le module de cisaillement G. v = Vc - Klog (12)
Pc
Les déformations plastiques incrémentales sont géné-
ralement calculées en utilisant une loi d'écoulement La déformation volumique dE v est donnée par:
associée, bien qu'une loi non associée puisse être uti- K
dE v = -- dp (13)
lisée. Avec la loi d'écoulement, la direction du vec- pv
teur incrément de déformation plastique (PSIV) est
rapportée à la normale à la surface de charge dans en considérant les déformations de compression
l'espace des contraintes, au point de contrainte con- comme positives. Cependant, la déformation volumi-
sidérée. C'est l'angle entre -PSIV et la normale qui que est aussi définie par:
22 REVUE FRANÇAISE DE GÉOTECHNIQUE
dp
dE v = (14) 4.2. Modélisation à 1 9
K
si bien que K devient une fonction de la pression p: Comme on utilise le même sol ou un sol semblable
dans les essais sur modèle réduit en laboratoire, p *
K = pv (15) et g * seront égaux à l'unité dans l'équation (8) et
K
ainsi:
comme K est petit le changement de v avec pest
7* = X (18)
aussi petit, et K est donc presque linéaire avec p.
Ceci est obtenu dans les essais de sol à 1 g, quand
les contraintes sont produites par le poids propre du
4.1. Essais sur modèle réduit sol. Il s'en suit que les propriétés élastiques du sol,
E et G, doivent varier comme 7 * (ou x *), c'est-à-dire,
Pour des essais statiques qui tendent à simuler un pro- doivent dépendre de p, la contrainte effective hydros-
totype réel ou hypothétique, les relations de similitude tatique. A partir d'expériences dans lesquelles E est
sont données par l'équation (8). En général, pour les simplement pris comme la pente initiale de la courbe
matériaux du génie civil, incluant les sols, la densité contrainte-déformation d'un essai de compression au
du matériau du modèle réduit est presque la même triaxial, on déduit généralement que E varie comme
que celle du prototype. En effet il est difficile de la une puissance de la contrainte de confinement; typi-
rendre très différente, tout en conservant les proprié- quement 0,5. Pour des valeurs de déformations plus
tés souhaitées. Comme il est bien connu, le compor- grandes, un exposant égal à 1 a été proposé. Cepen-
tement mécanique du sol est si dépendant de facteurs dant, l'interprétation des essais de laboratoire, pour
comme la taille des grains, la courbe granulométrique, l'application à des essais sur modèle réduit dans les-
l'angularité, l'état de surface, etc., que sa substitution quels les charges sont appliquées jusqu'à la rupture,
par un milieu granulaire fait de particules métalliques devrait impliquer l'établisement d'une relation consti-
(pour augmenter la densité) ou de matières plastiques tutive complète pour rendre compte du comportement
(pour la diminuer) donnerait des réponses très diffé- non linéaire dissipatif du sol. Si ceci est fait, le module
rentes sous les contraintes appliquées. Généralement, E ou G, est simplement l'une des nombreuses cons-
ainsi, pour les essais sur modèles réduits, le même tantes qui doivent être déterminées sur la base d'un
sol ou un sol semblable à celui du prototype est uti- meilleur ajustement du modèle à des résultats four-
lisé. Dans ce cas p * est égal à l'unité et l'équation (8) nis par un certain nombre d'essais portant sur des
devient: géométries et des chemins de charges variables.
Aucune étude de la variation de E avec p dans ces
~= 1 (16) conditions n'est connue de l'auteur.
7 *
Des essais sur modèles réduits ont des facteurs d'é- Dans le modèle Camclay, il a été montré par l'équa-
chelle géométrique plus grands que 1, habituellement tion (15) que le modèle volumique K varie presque
dans l'intervalle 10 à 100, bien que des valeurs plus linéairement avec la pression. Comme E et G peu-
grandes puissent être employées. Afin de produire des vent être exprimés en fonction de K et du coefficient
relations contrainte-déformation similaires, un objectif de Poisson:
souhaitable est de reproduire les mêmes contraintes E 3 K (1 Iv) (19a)
en des points homologues du prototype et du modèle
réduit. Ceci implique que 7* = 1, et donc, 3 K ( 1 - 2v)
d'après (16) dans ce cas précis, la similitude peut seu- G = (19b)
lement être obtenue si g* et x * sont inversement pro- 2 (1 + v)
portionnels. La conséquence en est la nécessité d'uti- et que v est indépendant de l'échelle, une interpréta-
liser des niveaux d'accélération accrus dans les essais tion du modèle Camclay est une dépendance linéaire
sur modèles réduits, ce qui a conduit au développe- de E et G avec la pression selon l'équation (15). La
ment de centrifugeuses géotechniques. Dans le cas similitude des relations contrainte-déformation exhibée
d'essais dynamiques sur sol sec, avec les conditions par des sols Camclay ayant le même OCR mais dif-
d'essai en centrifugeuse, l'équation (6) donne: férentes valeurs de pc a été décrite. Par conséquent,
t* = x* (17) si un sol Camclay représente à la fois des essais sta-
tiques prototypes et à échelle réduite à 1 g, l'équa-
Ces relations de similitude sont maintenant bien con- tion (18) sera satisfaite, et les données du modèle
nues, et généralement acceptées, tant que le pro- réduit peuvent être appliquées au prototype. Les
totype et le sol modèle ont des comportements simi- déplacements et contraintes obtenus sur le modèle
laires, bien que des questions subsistent en ce qui réd uit doivent être multipliés par x * pour fournir les
concerne les forts gradients de déformation dans les valeurs prototypes, les forces par (x *) 3, moments et
modèles réduits. énergies par (x * ) 4, moments d'inertie (El) par (x * ) 5.
Dans les essais dynamiques, l'équation (6) donne:
Comme l'expérimentation en centrifugeuse est com- t* = (x *) 0,5 (20)
plexe, il est apparu souhaitable d'examiner les condi-
tions nécessaires pour obtenir une similitude correcte si bien que les vitesses du modèle réduit doivent être
pour des essais sur modèles réduits effectués à 1 g multipliées par (x *) 0,5 et les accélérations demeurent
en laboratoire. Ceci nécessite une vue différente des inchangées. Les facteurs d'échelle pour les essais en
relations de similitude. centrifugeuse et à 1 g sont donnés dans le tableau 2.
ESSAIS EN CENTRIFUGEUSE ET TECHNIQUE DE LA MODÉLISATION 23
Tableau 2 - Facteurs d'échelle permanent «Steady State Line» (SSL) dans le plan
Table 2 - Scale factors v - logp, qui a la signification suivante. Si un sable,
à un certain volume spécifique (ou un indice des
Modèle réduit vides) pour une valeur particulière de p, pour lequel
Centrifugeuse Quantité
à 1 g le volume spécifique diffère, de la valeur donnée par
la ligne SSL à la même valeur p, d'une quantité ~v
n Déplacement n (qui peut être positive ou négative) alors le même
n Temps sable, à une autre valeur de p, aura le même com-
(dynamique) nO,5
portement contrainte-déformation normalisé lorsqu'on
1 Vitesse nO,5 le soumet au même trajet de charge, s'il existe un
n -1 Accélération 1 volume spécifique donnant le même ~v à cette autre
n2 Force n3
valeur de p. Ce postulat est identique à celui décrit
4 plus haut par ROSCOE et POOROOSHASB [16]
n3 Energie, moment n pour le matériau Camclay. La figure 1 montre une
n4 Moment d'inertie n5 ligne droite dans le plan e - logp, qualifiée ici de
n -1 Fréquence n -0,5 ligne d'état critique permanent et des points sur des
n
2
Temps n lignes qui lui sont parallèles, pour lesquelles la con-
0,5 si Cv = n 1 dition de similitude pourrait être satisfaite. Le point
(consolidation) n si Cv =n ,5
à état de contrainte plus élevé est repéré par P (pro-
totype); celui à l'état de contrainte plus faible M
Il a été suggéré par BEEN et JEFFERIES [2] que, (modèle). On voit que le sol du modèle est à un
de façon semblable à la ligne d'état critique pour indice des vides plus élevé que celui du prototype.
Camclay, il existait pour les sables une ligne d'état Comme le paramètre de normalisation est p, il suit
0.9 , - - - - - - - - - - - - - - - . - - - - - - - - - - - - - - . - - - - - - - - - - - - - - .
M
(0 )
0.8 -
(b )
V')
LU
C
......
>
V') 0.7
LU
c
LU
U
......
C
Z
......
0.6
0.5
10
log (pl/I)
Fig. 1. - Ligne d'état critique (ligne continue) et conditions pour la similitude des relations contrainte-déplacement. P-prototype;
M-modèle réduit; état de contrainte pour (a) les indices de vide plus élevés et (b) les indices de vide plus faibles que l'indice critique.
Fig. 1. - Critica/ or steady state fine (so/id fine) and conditions for stress-strain simi/arity. P-pro to type ; M-mode/ stress conditions for
(a) void ratios higher and (b) void ratios /ower than critical.
24 REVUE FRANÇAISE DE GÉOTECHNIQUE
qu'un tel matériau satisferait les conditions de simili- En considérant ces deux figures comme une réfé-
tude pour des essais sur modèles réduits à 1 g. rence, pour des essais sur modèle réduit, la question
pertinente pour les conditions de similitude se pose
Dans les essais sur modèle effectués dans le passé, ainsi: si le même sol est testé à deux densités relati-
on a généralement retenu comme condition que la ves différentes, et à deux pressions p différentes de
densité relative Dr devrait être la même pour le telle sorte que les relations déformation volumique
modèle réduit et le prototype. Dans la littérature, le fonction de la déformation axiale soient identiques,
sol modèle est décrit comme «lâche», «dense», etc., comment se compareraient les réponses contrainte de
avec la conséquence que le comportement observé cisaillement normalisé (par p) en fonction de la défor-
sera représentatif d'un sol prototype «lâche», «dense», mation axiale? A partir des figures 2 et 3 et d'autres
etc. [3, 7, 12, 14, 18]. Cependant, il est bien connu données, on a établi les courbes présentées par la
que la relation contrainte-déformation d'un sol dépend figure 4 pour des essais donnant des déformations
à la fois de la densité relative et de la contrainte effec- volumiques comparables (dans ce cas, proche d'une
tive de confinement. La condition de similitude requise variation volumique nulle sur l'intervalle de déforma-
montrée par la figure 1 peut être évaluée comme suit.
tions axiales développées). Il n'a pas été possible
La déformation volumique, Ev, est reliée plus parti- d'obtenir des données pour des comportements en
culièrement à la densité relative et à la contrainte de déformations volumiques identiques. On voit que les
confinement. Un sol à une densité relative quelcon- courbes donnant la différence de contrainte normali-
que se contractera, n'exhibera aucune variation de sée en fonction de la déformation axiale (figure 4 b)
volume, ou se dilatera, selon la contrainte effective sont raisonnablement similaires, et sont cohérentes
hydrostatique, p, qui lui est appliquée. Seul l'inter- avec les variations de déformations volumiques asso-
valle de variation de p change, pour ces différentes ciées. Apparemment des comportements avec varia-
réponses en volume, lorsque la densité relative est tions de volume identiques, si tant est qu'on ait pu
variée. Deux ensembles typiques de courbes contrain- obtenir cette situation, auraient réduit les différences
te-déformation et déformation volumique sont présen- entre les courbes contrainte-déformation. Ces résul-
tés dans les figures 2 et 3 pour des états lâches et tats tendent à confirmer les hypothèses de similitude
denses d'un même sol testé en compression triaxiale, avancées précédemment en relation avec les lignes
à différentes pressions de confinement [10]. d'état critique et d'état permanent. Dans la figure 4,
4 -
LU
LU
V')
~
...J
~
0::
0
:z
t-
z: 3 -
LU
:E
LU
...J
...J
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ce
V')
~
U
LU
C
L.ù
t-
z:
~
ce
0::
t-
Z
0
U
20
DEFORMATION AXIALE
Fig. 2 a. - Courbe contrainte-déformation pour des essais de compression triaxiale (10) pour un sable lâche (0 r = 38 %),
aux pressions de confinement indiquées sur les courbes.
Fig. 2 a. - Triaxial compression test stress-strain data (10) for a loose sand (0 r = 38 %) at confining pressures marked on the curves.
0
13
~
0 C
5
I..LJ
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0"
2
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0
-1- 0
>
z
0
~ -4 -
«
::E:
0::::
0
E
L1..
I..LJ
0
-8 -
-12 -
-16
o 2 4 6 B 10 12 14 16 r B· 20
DEFORMATION AXIALE
LJ.J
LJ.J
V)
~
....J •
~
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e:::
0 3
Z
t-
Z
LJ.J
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e::c
V)
~
2
U
LJ.J
C)
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t-
Z
~
e::c
e:::
t-
G:
0
U
o
DEFORMATION AXIALE,
Fig. 3 a. - Courbe de contrainte-déformation pour un essai de compression triaxiale (10) pour un sable dense (0 r = 100 %),
aux pressions de confinement indiquées sur les courbes.
Fig. 3 a. - Tria xia1 compression test stress-strain data (10) for a dense sand (0 r = 700 %) at confining pressures marked on the curves.
8 -
a~
4 -
[Link]
C
~
0-
t--o-4
~
~ 20
a
-1-
...J
0
>
:z: 10
0
t--o-4
t-
et E
~
0:=
0
u..
[Link]
0
-4 -1
-8
-la
- 16 [Link].--.L_-L_-L._-L-_-L-_-L-_-L-_~_~_L--JI---JI---A._-.&._--&-_--&-_ _A-_~--6
a 2 4 6 B la 12 14 lB 20
DEFORMATION AXIALE
Fig. 3 b. - Valeurs de la déformation volumique correspondant à 3 a.
Fig. 3 b. - Volumetrie strain data eorresponding to (a).
2.0 ..--------r------~-,--------~------_.,
SOL p' Or
1.6 -
~
0 N 0.2 0
8 2 38
1.2 -
8 20 100
, ,..-.~ ......
--- ... ---,
1
0.8 1
1
c - 1
1
0.4 -1
,
,-
-)- o
-0.4 -
E
-0.8
o 5 10 15 20
DEFORMATION AXIALE,
Fig. 4 a. - Déformations volumiques pour des essais sur des spécimens pour lesquels les déformations sont faibles.
Fig. 4 a. - Volumetrie strains for test specimens in whieh small volumetrie strains oeeurred.
ESSAIS EN CENTRIFUGEUSE ET TECHNIQUE DE LA MODÉLISATION 27
2.0
1.8
1.6 - ---
LU
LU
li')
1.4 -
, ;-
.,-- ....... - -- --
.....
r,, ., ., "
;
...J
et: 1.2
:E: ,,-
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0
z ~
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LU 1.0 ·t
J- p'
SOL
z
.....
et: 1
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0.8
0:::
J-
z
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1I
1 N O~2 0 -------
u
LU
0 0.6/ B 2 38
~
:::>
LU B 20 100 .... --._----
J- 0.4
et:
.....
:::-
LU
0
0.2 -
0 5 10 15 20
deux des résultats d'essais sont pour le même sol (B) 1. Le facteur d'échelle des longueurs x * (== n) est
mais le troisième se rapporte à un sol différent (N). fixé.
Si l'on accepte que la figure 4 b montre des mêmes 2. Une densité relative est choisie ou fournie pour le
comportements contrainte de cisaillement-déformation, sol prototype. A ce stade, la densité relative du
alors on peut conclure qu'un essai prototype sur le modèle peut être déterminée par des essais comme
sol B à une densité relative de 100 % (p == 2,0) suit.
pourrait être simulé correctement par un modèle au
l/lOe avec le sol B pour une densité relative de 38 % 3. Une contrainte est calculée (de préférence une
(p == .2) ou par un modèle réduit au 100e avec le contrainte effective hydrostatique) à une profondeur
sol M à une densité relative de 0 % (p == 0,02). De appropriée pour le sol prototype ou pour un niveau
même, un essai prototype sur le sol B à une densité de chargement représentatif de la structure (poutre,
relative de 38 % serait correctement simulé par un semelle, mur de soutènement).
essai au l/lOe avec le sol N a une densité relative 4. Le comportement en déformation volumique est
de 0%. déterminé, à partir d'un essai en compression triaxiale
ou d'un autre essai à la densité relative du prototype
et pour la contrainte définie ci-dessus.
4.3. Conditions pour la modélisation à 1 9 5. Par une série d'essais triaxiaux, au niveau de con-
trainte dans le modèle réduit au point homologue du
Si ces résultats sont considérés comme un essai de prototype, on détermine la densité relative à laquelle
formulation de relations de similitude pour des sols, la même déformation volumique se produit comme
les conditions pour une similitude correcte des essais dans l'essai triaxial prototype.
sur modèle réduit à 1 g peuvent être définies comme 6. Après avoir établi les propriétés de toutes les struc-
suit. tures associées du modèle, en utilisant les relations
28 REVUE FRANÇAISE DE GÉOTECHNIQUE
du tableau 2, on effectue l'essai sur le modèle réduit L'équation d'une ligne typique est ainsi:
avec le sol à la densité relative déterminée au
paragraphe 5. Dr = Dr1 + Ào log(p/1) (21)
7. Les quantités mesurées sur le modèle sont con- où Dr1 est la densité relative pour 1 kN / m 2
verties en grandeurs prototypes par les relations don-
nées dans le tableau 2. Comme discuté précédemment, on postule qu'un
même comportement contrainte-déformation s'appli-
Comme alternative, ou comme guide pour obtenir la que à un sol ayant des états d'indices des vides sur
densité relative requise pour le modèle réduit, on peut les lignes parallèles à la ligne CSL/SSL de la
utiliser un abaque qui a été préparé comme suit. Des figure 1. Comme Dr varie linéairement avec e, le
données sur le comportemnet de différents sables ont même résultat est vrai pour la figure 5 et ainsi la den-
été fournies par HETTLER et GUDEHUS [9], LADE sité relative pour des comportements semblables obéit
[10], et d'autres [5, 8, Il]. Ces données ont servi à l'équation (21). Les deux états prototype et modèle
à déterminer les lignes d'état critique standard pour se trouvent sur cette ligne. Ainsi deux équations peu-
le matériau comme montré par la figure 5. La den- vent être écrites:
sité relative, Dr (au lieu de l'indice des vides) est por-
tée, en fonction du logarithme de la contrainte prototype : Drp Ors + Ào log(pp/1) (22a)
moyenne, logp, pour obtenir un ensemble de valeurs modèle: Drm Ors + Ào log(Pm/ 1) (22b)
homogènes et réduire la plage des ordonnées du dia-
gramme. Sur ce diagramme chaque ligne à une où Dr est la densité relative à p == 1 pour la ligne
pente, indiquée ici par Ào en raison de la similitude de pente À o passant par le point représentatif de la
avec la pente de la ligne d'état critique. Pour les sols densité relative du sol prototype et de la contrainte
indiqués, À o varie d'environ 10 pour les pentes les moyenne du prototype (pp)' En soustrayant (22 b)
plus plates, à environ 40 pour les plus pentues. de (22 a) on obtient:
0-
Dr
50 -
100 - 8
log (p fi 1 )
Fig. 5. - Lignes d'état critique données ou déduites pour différents sables (9, 10) en fonction de la densité relative.
Fig. 5. - Critical steady state lines obtained or inferred for a number of sands (9, 10) plotted in terms of relative density.
ESSAIS EN CENTRIFUGEUSE ET TECHNIQUE DE LA MODÉLISATION 29
~o
o
--- 10
40
® 1 7
Drp
50
100
lOB
o 20 40 60 BO 100
D rm
Fig. 6. - Densité relative du sable du modèle en fonction de la densité relative prototype pour différentes échelles
de modélisation et propriétés du sable.
Fig. 6. - Relative density of model sand in terms of relative density of prototype for various modelling scales and sand property.
30 REVUE FRANÇAISE DE GÉOTECHNIQUE
tions expérimentales. Comme noté plus haut, il est des comportements semblables peuvent seulement être
fréquent dans des problèmes aux limites en place et attendus pour des semelles de 5 cm «prototype» et
en laboratoire d'employer la même valeur de densité 1 cm (<<échelle réduite») avec le même sol si la den-
relative pour toutes les tailles d'objets testés. Pour des sité relative du modèle est de 28 % plus faible que
essais en place, des dimensions de 0,2, 0,5, 1 m celle du «prototype». Ces chiffres sont seulement
seront employées; en laboratoire, pour des essais en approximatifs, et donnés à titre d'illustration, car
centrifugeuse, 1, 2, 5 cm, tous, à la même densité l'ensemble des essais nécessaires pour établir les figu-
relative. Dans certains essais, par exemple, des pro- res 5 et 6 correctement n'ont pas été encore effec-
blèmes de capacité portante ou d'effort d'arrachement tués ni rassemblés.
d'ancrage, des résultats d'essais, tels que la résistance
ultime normalisée, peuvent être relativement peu A titre d'exemple, OVESEN [13] présente des résul-
dépendant de la taille de l'objet testé, quand le même tats d'essais sur la résistance à l'arrachement d'ancra-
sol est utilisé à la même densité relative. La figure 6 ges. Dans sa figure 7, des résultats sont donnés pour
indique que l'on peut s'attendre à ce résultat (avec des essais en centrifugeuse à 50 g et des essais sur
les tolérances usuelles) si Àp est faible pour le sol en modèle à 1 g sur du sable à deux densités relatives
question. En revanche, des différences sont quelque- 36 % et 108 % pour les deux sols testés. Ici les essais
fois observées entre des résultats normalisés, avec les en centrifugeuse sont «le prototype» pour les ancra-
mêmes conditions d'essais, pour des semelles de fon- ges circulaires et les essais à 1 g sont les essais à
dation, ou d'autres objets, ayant disons de 1 à 5 cm «échelle réduite». Pour une même valeur Dr il y a
de diamètre. Ceci est le cas quand Àoest grand, et des différences entre les efforts d'arrachement norma-
ceci est usuellement décrit comme «effet d'échelle». lisé du prototype et du modèle. Par interpolation dans
Dans la figure 6, à titre d'illustration, pour Ào == 40, le diagramme, on peut trouver approximativement
360
315 M-IOO gd
270
225
LLJ
0-
>- 180
r-
a
r-
a
0:: . --
c-
r- 135 - .. ---_ .... .. ~-
, .. -
~
~
,,
a
LJ..
LJ.. ~,
LLJ
~
90
45
. PEPLACEMENT DU PROTOTYPE,' cm
Fig. 7. - Comparaison des courbes effort latéral-déplacement à l'échelle prototype pour le pieu prototype (P-1 g), modèle du
pieu au 1/1 OOe en centrifugeuse (M-100 -g), et modèle du pieu au 1/48 à 1 9 (M-1 g). Les indices se rapportent aux essais
sur sable sec ou humide.
Fig. 7. - Comparison of lateral load-displacement curves at prototype scale for prototype pile (P-l g), 1/100 model pile in centrifuge
(M-l00 g), and 1/48 model pile at one-g (M-l g). The subscripts refer to dry or wet sand tests.
----------------------------------~-~ ~~ --
ESSAIS EN CENTRIFUGEUSE ET TECHNIQUE DE LA MODÉLISATION 31
que si les essais sur modèle avaient été réalisés à envi- de 40. Il n'y a pas d'information suffisante pour esti-
ron Drm == 80 %, ils auraient correspondu au résul- mer le Ào du sol prototype. Avec un facteur d'échel-
tat prototype (centrifugeuse) Drp == 108 %. En repor- le d'environ 50, la figure 6 indique qu'un sable pro-
tant ce point sur la figure 6 ou en appliquant l'équa- totype moyennement dense à dense implique que l'on
tion (23 b) avec n == 50 on obtient une valeur Ào utilise en laboratoire un sable proche d'une densité
== 16,5 pour le sable utilisé par OVESEN (sable stan- relative égale à 0 %. Les sables du prototype et du
dard Dansk nO 1). La valeur réelle n'est pas connue modèle sont tous deux uniformes et fins aveè un dia-
de l'auteur. mètre moyen d'environ 0,1 mm. Le sable du modèle
était placé dans un conteneur 0,37 x 0,27 x
Pour chaque valeur À o pour des sols différents, il y 0,20 m en le déversant pour obtenir la densité rela-
a une valeur prototype Drp limite. En dessous de tive faible recherchée. La valeur finale de Drm fut de
cette valeur, on ne peut pas effectuer d'essai sur 7 %. Le pieu prototype était un tube d'acier de
modèle car la valeur du modèle Drm est toujours 0,61 m de diamètre extérieur, de 12,5 mm d'épais-
plus faible que celle du prototype, et qu'elle ne peut seur et d'une longueur d'environ 17 m. Le facteur
pas en pratique être très inférieure à 0 %. Cependant, d'échelle de n 5 pour El aurait nécessité un pieu
un autre sol peut être trouvé comme indiqué par les modèle tubulaire d'environ 12,5 mm de diamètre
sols B et N des figures 4 et 5 en utilisant les critères mais avec une épaisseur de moins de 0,02 mm. Un
de similarité du comportement en variation de tel tube n'étant pas disponible, il fut décidé de repré-
volume. Ce sol serait lui préparé à une valeur possi- senter le pieu par une bande d'aluminium de
ble de Drm et donnerait des résultats acceptables. Il 12,5 mm de large pour obtenir un facteur d'échelle
se trouve que les sols B et N ont des valeurs de Ào ' de 48. Une épaisseur de 0,2 mm pour la bande
proches. Des comportements contrainte-déformation d'aluminium fut retenue pour obtenir le El du pro-
semblables peuvent ne pas être obtenus pour des sols totype. Comme la flexion sous charge latérale est
ayant des valeurs À o différentes mêmes si les défor- localisée entièrement dans la portion supérieure du
mations volumiques sont les mêmes. Ceci reste à pieu sur une hauteur de 10 à 15 fois le diamètre du
analyser. pieu, la reproduction de la longueur du pieu n'était
pas importante; le pieu modèle était long de 0,2 m.
L'effort latéral était appliqué au pieu prototype à
0,3 m au-dessus de la surface du sol, mais il n'était
5. ÉTUDE EXPÉRIMENTALE pas clair si le déplacement était mesuré en ce point
ou à la surface du sol. Dans le pieu modèle, l'effort
DE CES HYPOTHÈSES et le déplacement étaient mesurés à 6,3 mm au-
dessus de la surface du sol.
Il semblait valoir la peine de tester les hypothèses pré- Plusieurs essais ont été menés sur le pieu installé en
cédentes en effectuant un essai sur modèle à 1 g. différents endroits du même massif de sol. L'effort
Comme les relations de similitude données dans le latéral était appliqué par un câble de nylon reliant le
tableau 2 s'appliquent à la fois au sol et à la struc- pieu à un dispositif de chargement entraîné par un
ture, on a considéré qu'une estimation correcte pou- moteur par l'intermédiaire d'un capteur de force. Deux
vait être obtenue en effectuant un essai de charge- minutes environ étaient nécessaires pour produire un
ment latéral sur un pieu flexible plutôt que par l'inter- déplacement équivalent prototype de 25 mm. Les
médiaire d'une procédure d'essai plus usuelle incor- déplacements étaient mesurés par un capteur LVOT
porant un élément de structure rigide. De plus, il est également attaché au câble. Après étalonnage des
apparu souhaitable de simuler un prototype réel et, capteurs de force et de déplacement, et multiplica-
si possible, de comparer les résultats avec ceux des tion par les facteurs d'échelle n 3 et n, respective-
essais en centrifugeuse. L'essai de chargement latéral ment, l'effort et le déplacement prototype sont repré-
sur un pieu de l'Ile Mustang fut choise pour cette sentés sur la figure 7 pour un essai de chargement-
étude [4]. L'auteur avait essayé précédemment de déchargement-rechargement typique. Sur la même
reproduire cet essai en centrifugeuse sans succès net figure sont présentés les résultats de l'essai prototype
bien que des meilleurs résultats aient été obtenus par original avec sol saturé et des 2 essais en centrifu-
BARTON [1]. La médiocre comparaison précédente geuse effectués il y a 10 ans [20] sur sable sec et
pouvait avoir été due à une mauvaise représentation saturé placés à la même densité que le prototype.
du pieu (El correcte, mais diamètre trop petit), par
une mauvaise correspondance entre le sol du modèle On peut voir que l'essai sur modèle réduit à 1 g avec
et du prototype, où par un sol prototype plus raide un sable sec très lâche se compare bien avec les résul-
que ne l'indiquait sa densité relative. Quelqu'en soit tats du prototype et de l'essai sur modèle réduit en
la raison, la relation déplacement-effort en tête du centrifugeuse sur un sable moyennement dense, bien
pieu, avec un sol prototype saturé moyennement que le sol prototype soit saturé. Vraisemblablement
dense à dense n'a pu être reproduite sur le modèle l'essai à 1 g sur un sable lâche dans des conditions
en centrifugeuse qu'avec un sol sec moyennement saturées (ce qui n'a pas encore été effectué) aurait
dense à dense. donné des résultats comparables à l'essai en centrifu-
geuse à 100 g sur un sable moyennement dense
Sans données complètes sur le sol prototype, à saturé. Dans le rapport original, l'écart entre les essais
l'exception de la taille des grains, le sable caractérisé prototype et en centrifugeuse était imputé à une
par le comportement N sur la figure 5 a été utilisé modélisation incorrecte de la largeur du pieu modèle
à la fois en centrifugeuse et pour des essais à 1 g et à un sable prototype plus raide que ne l'indiquait
que nous allons décrire. Ce sable a un Ào de l'ordre son état de densité. L'article de BARTON [1] qui
32 REVUE FRANÇAISE DE GÉOTECHNIQUE
montre une correspondance remarquable entre pro- paraîtrait souhaitable d'étudier les similitudes du com-
totype et essai en centrifugeuse, ne décrit pas les con- portement dans ces cas, par des essais en extension
ditions de préparation du sol ni sa densité pour les appropriés.
essais en centrifugeuse. Comme la largeur du pro-
totype était représentée correctement dans les essais
La figure 4 démontre que deux sables différents peu-
à 1 g rapportés ici (bien que la forme soit différente),
vent exhiber les mêmes réponses en contrainte-
il est vraisemblable qu'une meilleure représentation des
résultats du prototype pourrait être obtenue avec des déformation avec des densités relatives et des niveaux
essais sur modèle réduit à 1 g avec un sable modèle de contraintes différents si les comportements en
saturé légèrement plus dense. déformation volumique sont les mêmes. Ceci offre la
possibilité de substituer au sable prototype un sable
différent pour des essais sur modèle réduit à 1 g.
BIBLIOGRAPHIE
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