Choix des matières en couture
Choix des matières en couture
OUMY THIOUB
A la base de chaque vêtement : la matière qui constitue son tissu. Les possibilités sont
aussi vastes que la créativité de l’homme. On distingue :
Plus écologiques que les fibres synthétiques (si elles sont biologiques, pour le coton), les
fibres naturelles sont souvent aussi de meilleure qualité.
LE COTON
Le coton, c’est la fibre naturelle la plus utilisée dans nos vêtements (75 %). Et pourtant,
dans le coton tout n’est pas bon alors qu’elle couvre moins de 3 % de la surface agricole
mondiale, la culture du coton consomme de grandes quantités d’eau, mais surtout jusqu’à
25 % des pesticides et 10 % des engrais utilisés dans le monde… La culture biologique du
coton permet de résoudre pas mal de problématiques environnementales, notamment grâce à la
sélection de variétés qui permettent de diminuer les engrais, à la rotation des cultures et à la
réduction d’intrants chimiques pour la préparation des fibres.
LE LIN
Emblématique de l’antiquité égyptienne, le lin est certainement la plus ancienne matière
première textile. C’est une fibre à privilégier puisque, comme le chanvre, le lin a besoin de
peu d’intrants !
LA LAINE
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Douceur, chaleur… On aime toutes les laines : celle de mohair (chèvre angora), la laine
mérinos (du mouton du même nom), la laine d’alpaga, de lama, de yack ou de chameau, la
laine angora (lapin) et le cachemire (chèvre).
LE CHANVRE
Longtemps oublié, le chanvre est aujourd’hui reconnu pour ses qualités naturelles
inestimables : thermorégulateur, antibactérien, antifongique, il repousse les nuisibles.
Plante très résistante, sa culture n’a besoin ni de pesticides, ni de fongicides et encore
moins d’herbicides !
Pourtant, le textile en pur chanvre est toujours plus cher à produire que des textiles
comme le coton ou les fibres synthétiques, d’où sa présence marginale dans les ra yons des
magasins.
2. LES FIBRES CHIMIQUES
Pour des questions de coûts, les fibres chimiques ont pris le pas sur les matières
naturelles qui composaient nos vêtements jusque dans les années 1960. Aujourd’hui, on
trouve du polyester et du nylon dans la majorité de nos vêtements.
3. LES FIBRES SYNTHETIQUES
Produites à partir de dérivés du pétrole, les fibres synthétiques ont l’avantage de sécher
très vite, d’être peu froissables, souvent douces et légères. Ces propriétés, certes
pratiques au quotidien, sont le fruit des additifs chimiques ajoutés lors du processus de
fabrication. Être infroissable ou résistant aux taches n’est pas naturel pour une étoffe.
LE POLYESTER
Le polyester est la fibre synthétique la plus répandue. Il est créé à partir d’huile et de
pétrole, tout comme le plastique. En plus, la phase d’ennoblissement du tissu consomme
beaucoup d’eau, d’énergie et tout un cocktail de produits chimiques.
LE NYLON
En plus d’avoir révolutionné le monde de Madame en lui offrant des bas de plus en plus
résistants, le nylon se trouve aussi dans nos maillots de bain ou nos vêtements de sport.
C’est le polyamide (PA), un thermoplastique, qui compose le nylon.
L’ACRYLIQUE
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Souvent utilisée comme substitut à la laine, la fibre acrylique est douce, chaude et lavable
en machine. On en oublierait presque ses racines : pétrole, procédés industriels lourds et
toxiques.
L’ELASTHANNE
Dérivé du polyuréthane, l’élasthanne est aussi connu sous le nom de Lycra. Combiné avec
une ou plusieurs fibres, naturelles ou chimiques, il apporte de l’élasticité au vêtement. On
en trouve donc presque partout !
PVC, PE et PET
Ces matières font partie des thermoplastiques, une substance qui se ramollit
suffisamment sous l’effet de la chaleur pour être modelée.
Ce sont les vêtements faits de PVC (polychlorure de vinyle), de PE (polyéthylène) ou de
PET (polyéthylène téréphtalate) recyclé qu’il faudrait préférer, même si le processus de
recyclage n’est ni infini ni sans conséquences sur l’environnement.
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manière durable, on peut préférer le modal aux fibres synthétiques ou au coton, dont la
production, même pour le bio, nécessite beaucoup d’eau.
LYOCELL
Cette fibre-là est faite d’eucalyptus. Comme pour le modal, pour autant que l’eucalyptus ne
provienne pas de monocultures néfastes notamment pour la biodiversité et que la
dissolution du bois se fasse au moyen d’un solvant peu toxique, cette fibre est une bonne
alternative aux fibres synthétiques.
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