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Histoire et évolutions du droit des sociétés

Ce paragraphe décrit la loi du 24 juillet 1966 qui a réformé le droit des sociétés en France, abrogeant la plupart des textes antérieurs comme la loi de 1867. La loi de 1966 et le décret d'application du 23 mars 1967 ont constitué les principales sources du droit des sociétés jusqu'aux réformes récentes.

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Histoire et évolutions du droit des sociétés

Ce paragraphe décrit la loi du 24 juillet 1966 qui a réformé le droit des sociétés en France, abrogeant la plupart des textes antérieurs comme la loi de 1867. La loi de 1966 et le décret d'application du 23 mars 1967 ont constitué les principales sources du droit des sociétés jusqu'aux réformes récentes.

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Droit général des sociétés : du projet

de société jusqu’à sa dissolution


Leçon 4 : L'histoire du droit des sociétés
M. Afif Daher

Table des matières


Section 1. L'histoire des sociétés avant la réforme de 1966.................................................................................. p. 3
Section 2. Les sources contemporaines du droit des sociétés depuis la réforme de 1966.................................p. 4
§ 1. La loi du 24 juillet 1966................................................................................................................................................................p. 4
§ 2. Les textes et modifications postérieurs (à la loi de 1966)........................................................................................................... p. 4
§ 3. Le rôle de la jurisprudence et de la doctrine............................................................................................................................... p. 6
§ 4. L'influence du droit communautaire..............................................................................................................................................p. 6
§ [Link] récentes innovations législatives............................................................................................................................................p. 8
A. La loi relative aux Nouvelles régulations Economiques (NRE, du 15 mai 2001)........................................................................................................ p. 9
B. Les lois sur l'initiative économique et pour la sécurité financière (1er août 2003)...................................................................................................... p. 9
C. Les assouplissements du régime de la SARL (Ordonnance du 23 mars 2004)....................................................................................................... p. 11
D. La réforme du régime des valeurs mobilières (Ord. 24.6.2004; Décret du 10.2.2005)............................................................................................. p. 11
E. D'autres innovations en relation avec le droit des sociétés.......................................................................................................................................p. 12

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Les différents éléments de la leçon : L'étude de l'histoire du droit des sociétés n'a jamais été très riche.
La plupart des manuels traitent rapidement cette question. La raison en est que le droit des sociétés n'a vu
véritablement le jour qu'avec la révolution industrielle et les besoins qu'elle entraîna. Cependant, il serait très
utile, dans un premier temps, de relever l'apparition des notions essentielles du droit des sociétés dès les droits
antiques et le droit romain, passant par l'Ancien droit, les temps modernes et la période post-révolutionnaire.
Ces notions doivent être travaillées par l'étudiant lui-même avec l'aide d'ouvrages généraux cités dans la table
bibliographique. Nous étudierons, dans un second temps, les sources contemporaines du droit des sociétés
depuis la réforme de 1966, pour, enfin, passer en revue les récentes et principales innovations législatives.

L'histoire contemporaine du droit des sociétés fait apparaître, depuis la loi du 24 juillet 1966 jusqu'au début
des années 1990, les préoccupations essentielles suivantes :
1. La protection de l'épargne et des associés par une meilleure information (commissaires aux comptes,
contrôle, AG,...).
2. Le renforcement de la sécurité des tiers, par la réduction considérable des causes de nullités et par
l'inopposabilité aux tiers des clauses limitatives des pouvoirs des dirigeants.
3. L'accroissement des incriminations pénales et le renforcement des sanctions (sans exclure le but
préventif).
4. La création d'instruments juridiques nouveaux (obligations convertibles) ou d'organes nouveaux
(Directoire et Conseil de surveillance).
5. La prise en considération des dispositions du droit communautaire, en application du traité de Rome.
6. La volonté d'assurer une meilleure adaptation à l'économie, notamment l'organisation des rapports de
contrôle et de filiales.

Depuis les années 1990, le panel des nouveautés législatives révèle l'ampleur des évolutions réalisées et des
bouleversements intervenus :
1. Le droit des sociétés français subit l'influence grandissante du droit communautaire d'une part ; d'autre
part, il intègre de manière désordonnée les nouvelles contraintes de la mondialisation notamment les
règles de la concurrence.
2. La contractualisation du droit des sociétés est de plus en plus consacrée dans les textes, le but étant
de favoriser la liberté d'entreprendre.
3. Une tendance générale à faire de l'enrichissement des actionnaires la première raison d'être des
sociétés.
4. La recherche d'une neutralité fiscale et sociale avec l'idée de consacrer le patrimoine fiscal d'affectation.
5. La réintroduction de la dissociation des fonctions de président et de directeur général.
6. La limitation renforcée des mandats.
7. La transparence des rémunérations et des options d'achat ou de souscription d'actions (les stocks
options) au profit des dirigeants et des salariés les mieux rémunérés.
8. Le renforcement du contrôle, la clarification du statut des commissaires aux comptes et l'accroissement
des prérogatives du comité d'entreprise.
9. Des mesures de simplification destinées à faciliter la création d'entreprise, assorties de mesures fiscales
et sociales.
10. La restauration d'une chaîne de sécurité financière rompue, dans le but de garantir la fiabilité de
l'information comptable et financière et d'assurer, au nom de la bonne gouvernance des entreprises la
disponibilité et la lisibilité de cette même information.
11. Les assouplissements du régime de la SARL.
12. La réforme du régime des valeurs mobilières.
13. La responsabilité pénale des personnes morales pour toutes les infractions sans exception, parallèlement
à la dépénalisation du droit des sociétés de manière générale.
14. La réforme du traitement des difficultés des entreprises, notamment des procédures collectives, par la
loi dite de sauvegarde des entreprises.

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15. L'amélioration du dispositif sur la participation des salariés aux résultats et à la gestion de l'entreprise.
16. 1L'adaptation du droit français des sociétés au droit communautaire en matière de fusions et de règles
de gouvernance des sociétés.
17. La consécration du statut de l'auto-entrepreneur, la simplification de la constitution et du fonctionnement
des EURL et des SAS, et la facilitation de la reprise et de la transmission des entreprises par diverses
mesures fiscales incitatives.
18. Le développement de l’actionnariat salarié et le rapprochement entre sociétés dans lesquelles la
responsabilité des associés est limitée (SARL, SA, SAS)...

Section 1. L'histoire des sociétés avant


la réforme de 1966
Ce paragraphe ne sera pas développé ici. Les étudiants sont invités soit à suivre le cours correspondant qui
leur est proposé en licence soit à se documenter par eux-mêmes sur ce thème.

A titre d'exemple, voir l'ouvrage de Monsieur Edouard Richard, Maître de conférences à la Faculté de de Droit
et de Science Politique de Rennes : Histoire du droit des affaires, collection « Aide-Mémoire », Studyrama,
16 p. ISBN 978-2-7590-0520-8.

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Section 2. Les sources contemporaines
du droit des sociétés depuis la réforme
de 1966
§ 1. La loi du 24 juillet 1966
La France vit et vieillit sous l'empire de la loi de 1867 et de celle de 1925, sans modifications législatives
significatives (décrets-lois de 1935 à 1938) jusqu'à la réforme du droit des sociétés parla loi du 24 juillet
1966, cent ans après jour pour jour. La loi de 1867 et les textes ultérieurs donnèrent lieu à des difficultés
d'interprétation, ce qui amena les praticiens à réclamer une réforme d'envergure. La commission PLEVEN
voulait réformer tout le droit des sociétés. La réalité fut beaucoup plus limitée. La loi de 1966 réunit en 509
articles la réglementation de toutes les sociétés commerciales et abroge la plupart des textes antérieurs,
Loi 1867, Loi 1925, des articles du C. Com., à l'exception des dispositions relatives aux sociétés à capital
variable et aux sociétés à participation ouvrière. Elle n'a été intégrée au Code de commerce qu'en 2000
(Ordonnance du 18.9.2000). Elle ne traite que des principes fondamentaux des obligations commerciales,
les autres dispositions étant contenues dans le décret d'application du 23 mars 1967 fort de 310 articles
devenus les articles R. 210-1 à 228-96 du Code de commerce : [découpage qui aboutit à des manipulations
peu commodes]. S’ y ajoutent les articles R. 123-209 à 123-212 du Code de commerce (anciens articles 1 à
14 du décret du 23 mars 1967 instituant le Bulletin Officiel Des Annonces Civiles et Commerciales).

Les nouveaux textes sont très méticuleux, laissent trop peu de place à la volonté individuelle et, sur le fond,
apportent peu d'innovations.

Ils s'inspirent de six préoccupations essentielles et sont gouvernés par les principes suivants :

La protection de l'épargne et des associés par


1 une meilleure information (commissaires aux
comptes, contrôle, AG,...).
Le renforcement de la sécurité des tiers, par la
réduction considérable des causes de nullités
2
et par l'inopposabilité aux tiers des clauses
limitatives des pouvoirs des dirigeants.
L'accroissement des incriminations pénales et le
3 renforcement des sanctions (sans exclure le but
préventif).
La création d'instruments juridiques nouveaux
(obligations convertibles) ou d'organes
4
nouveaux (Directoire et Conseil de
surveillance).
La prise en considération des dispositions du
5 droit communautaire, en application du traité de
Rome.
La volonté d'assurer une meilleure adaptation
6 à l'économie, notamment l'organisation des
rapports de contrôle et de filiales.

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§ 2. Les textes et modifications postérieurs (à
la loi de 1966)
Très rapidement, la loi de 1966 et son décret d'application de 1967 ont montré leurs limites. Ils ont
fait l'objet de modifications législatives incessantes, sans aucune vue d'ensemble, au gré des changements
politiques et sous la passion des impératifs économiques financiers et boursiers. On peut même parler des
réformes de la réforme qui sont révélatrices du retard du juriste sur l'imagination créatrice des [Link] loi
du 4 janvier 1978 et son décret d'application du 3 juillet 1978 occupent une place particulière.

Ils donnent une nouvelle définition des sociétés et ont complètement bouleversé les art. 1832 à 1844-17
C. civ., dans le sens d'un certain alignement des sociétés civiles sur les sociétés commerciales,
notamment dans les domaines de :
1. la publicité,
2. la protection des associés,
3. la protection des tiers.

Les sociétés commerciales ne sont soumises aux articles précités du C. civ. qu'en l'absence de textes
particuliers les concernant.

En cas de contradiction entre l'un des articles du C. civ. et l'une des dispositions de la loi de 1966, c'est cette
dernière qui doit l'emporter :
• La société civile est régie par les art. 1845 à 1870-1 C. civ. et l'une des dispositions de la loi de 1966,
c'est cette dernière qui doit l'emporter.
• La société civile est régie par les art. 1845 à 1870-1 C. civ.
1. L'ordonnance du 28/9/67 instituant la COB.
2. L'ordonnance du 23/9/67 instaurant le GIE.
3. La loi de finances du 30/12/81 et le décret d'application du 2 mai 1983 organisant la dématérialisation
des valeurs mobilières.
4. La loi du 3/1/83 visant à orienter l'épargne vers des placements financiers productifs de longue durée.
5. La loi du 1er Mars 1984, relative à la prévention et au règlement amiable des difficultés des entreprises
(information, procédures d'alerte, commissaires aux comptes,...).
6. La loi du 25/1/85 sur les procédures collectives (la faillite).
7. La loi du 11/7/85 créant les EURL.
8. Les lois (2 lois) du 5 janvier 1988, relatives au développement et à la transmission (simplification) des
entreprises.
9. La loi du 2/8/89 relative à la sécurité et à la transparence du marché financier.
10. La loi du 31/12/90 (modif. par loi du 28/12/93) créant les sociétés d'exercice libéral (SEL : SELAFA,
SELARL, SELCA).
11. Le nouveau Code pénal (Loi du 16/12/92) introduit la responsabilité pénale des personnes morales.
12. La loi du 3/1/94 créant la SAS.
13. La loi du 11/2/94 (loi Madelin) : relative à l'initiative et à l'entreprise individuelle ; elle tend à la simplification
des formalités et de la vie sociale des entreprises.
14. La loi du 24 juin 1999 relative à l'efficacité de la procédure pénale et qui a créé les SEL unipersonnelles
(intervention législative bizarre !).
15. La loi du 12 juillet 1999 qui a créé la SAS unipersonnelle.
16. L'ordonnance du 18 septembre 2000 qui a codifié pour partie le droit des sociétés dans le C. com. l'autre
partie étant codifiée dans le C. civ.
17. La loi du 15 mai 2001 relative aux NRE(nouvelles régulations économiques).
18. La loi sur l'initiative économique et celle pour la sécurité financière du 1er août 2003.
19. L'ordonnance du 25 mars 2004 qui assouplit le régime des SARL.
20. L'ordonnance du 24 juin 2004 relative aux valeurs mobilières.
21. Les lois lois "Breton" (du nom du Ministre de l'économie et des finances [Link] Breton) pour la
confiance et la modernisation de l'économie et en faveur des petites et moyennes entreprises (13 juillet
2005).
22. La loi du 26 juillet 2005 dite loi de sauvegarde des entreprises.

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23. Ordonnance du 10 décembre 2010 (Ordonnance 2010-1512 du 9 décembre 2010, JO du 10) adaptant,
d'une part, au patrimoine affecté de l'EIRL les dispositions du livre VI du code de commerce relatives
à la prévention et au traitement des difficultés des entreprises et, d'autre part, harmonisant les règles
applicables au surendettement des particuliers.
24. loi du 20 décembre 2014 relative à la simplification de la vie des entreprises.
25. Loi du 6 août 2015 1 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances.économiques, dite loi Macron.
26. Ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du régime général
et de la preuve des obligations.

Ce panel de lois inspire trois observations :


Certaines dispositions de droit commun du
Code Civil font parfois double emploi avec celles
1
du Code de commerce, ce qui peut être source
de confusion.
Des influences s'exercent entre les dispositions
propres à chaque type de sociétés : influence
du droit des SA sur les sociétés civiles, du
2
droit des sociétés civiles sur les SNC, du droit
des sociétés commerciales sur les professions
libérales et inversement, etc.
• Le droit des sociétés français
subit l'influence grandissante du droit
communautaire d'une part ;
• d'autre part, il intègre de manière
3 désordonnée les nouvelles contraintes de
la mondialisation notamment les règles de
la concurrence.
• L’abandon irrémédiable du dogme de
l’unicité du patrimoine.

§ 3. Le rôle de la jurisprudence et de la
doctrine
• La jurisprudence joue un rôle essentiel dans la construction du droit des sociétés. Les textes
législatifs et réglementaires, nombreux et incomplets, appellent souvent une interprétation
des magistrats. Ceux-ci n'hésitent pas à solliciter quelques textes très généraux pour fonder des
solutions importantes, par exemple pour sanctionner l'abus de droit (Art. 1382), et pour nommer des
administrateurs provisoires, pour engager la responsabilité des dirigeants,... Les juges n'hésitent pas
à jouer le rôle d'arbitre sur le fondement de l'intérêt social, notion ô combien difficile de cerner
et de définir. Ainsi, ils peuvent remettre en cause des délibérations sociales d'ores et déjà adoptées,
imposer des délibérations qui auraient été rejetées, retarder la prise de délibérations ou encore interdire
purement et simplement certaines d'entre elles.
• Quant à la doctrine, son apport est aussi essentiel que la jurisprudence et les autres sources. Il
suffit de parcourir la liste des ouvrages qui étudient le droit des sociétés commerciales, les commentaires,
les chroniques, les études de tout genre, les colloques et autres séminaires et travaux de recherches
(mémoires, thèses, directions d'études) pour s'en rendre compte.
• A côté de la doctrine proprement dite, de diverses instances apportent régulièrement des
éclairages sur des questions à caractère pratique
Exemple
L'Association Nationale des Sociétés par Actions (ANSA) ou le Conseil National de la Comptabilité, qui
émettent des opinions ou des avis.

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§ 4. L'influence du droit communautaire
L'art. 54 du Traité de Rome pose le principe de la libre concurrence ; il postule la coordination des
garanties qui sont exigées, dans les Etats membres, des sociétés, pour protéger les intérêts tant
des sociétés elles-mêmes que des tiers. Il s'agit d'éviter les législations sociétaires de complaisance,
déloyales. Ainsi, plusieurs directives (14) ont déjà vu le jour entraînant de nombreuses modifications de la loi
française (notamment sur les SA, étendue aux autres formes). L'influence s'opère dans les deux sens : Droit
communautaire ? Droit français et inversement (six directives sur neuf (entrées en vigueur) ont déjà entraîné
une adaptation de la loi française). Cependant, la création d'une société européenne (SE) fut laborieuse pour
des raisons sociales (la participation des salariés à la gestion de l'entreprise) notamment. Finalement, le
sommet de Nice du 8.12.2000 approuva le statut de la SE. Elle reposera sur un droit indépendant calqué sur
celui de la SA.

En pratique, l'harmonisation du droit français des sociétés a souvent été partielle et imparfaite et ce pour
plusieurs raisons :
soit que le législateur français avait anticipé les
1
réformes communautaires,
soit que le législateur français a beaucoup tardé
à transposer les directives car celles-ci avaient
2
été inspirées, en de nombreux points, du droit
français des sociétés.
D'autre part, certains textes proposés qui
échappent aux conceptions du législateur
français et à celles des autres droits internes se
sont heurtés à de nombreuses réticences. Il en
est résulté une harmonisation imparfaite du droit
3
français avec les directives communautaires ;
notamment sur des points sensibles telles
que la comptabilité des groupes, les fusions
internationales et les nullités (1ère directive et
4ème directive).
L'absence d'harmonisation est également
frappante avec les projets de directive
communautaire. Elle est principalement due à
l'emprunt au droit allemand teinté de rigueur
4 et de formalisme. Il en va ainsi notamment en
ce qui concerne les structures sociétaires, les
groupes de sociétés, la SE, la question de la
participation des travailleurs (5ème, 9ème et
10ème directives), etc.

Alors que le groupement européen d'intérêt économique (GEIE) a été facilement et modestement institué par
un règlement en date du 25 juillet 1985, la SE peina à émerger. Les milieux d'affaires avaient appelé de leurs
vœux la création de la SE pour se libérer de certaines contraintes juridiques et pratiques. Celles-ci résultent de
l'existence de 15 réglementations différentes. La SE aura des atouts tant au stade de sa formation que de son
fonctionnement et de sa gestion, avec une plus grande participation des salariés et une certaine souplesse
fiscale et statutaire. Néanmoins, la liberté statutaire apparaît limitée. Ainsi, on peut dire que la SAS nouvelle
version est en partie copiée et semble être le moteur de la SE.
• Le statut de la SE est approuvé à Nice le 8.12.2000 par le sommet des 15 chefs d'Etats puis par le
Conseil des Ministres de l'Union Européenne. Il est entré en vigueur le 8 octobre 2004 (timidement).
• Les deux structures européennes existantes (SE + GEIE) ne suffisaient plus aux coopérations de
dimension communautaire qui ne relevaient ni d'un souci de lucrativité à l'image des SE, ni du pur souci
de faciliter ou de développer l'activité économique des membres, d'améliorer ou d'accroître les résultats
de cette activité comme le permet le statut de GEIE. L'adoption d'un statut adéquat était donc requise.

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En revanche, la SCE (société coopérative européenne) semble avoir bénéficié de l’accélération du processus
grâce à l’adoption de la SE. C’est dans ces conditions qu’est aussi créé un statut spécifique pour cette nouvelle
société par un règlement adopté par le Conseil le 22 juillet 2003 (CE) n° 1435/2003, complété par la directive
2003/72/CE du 22 juillet 2003 sur l’implication des travailleurs.

Ainsi, la loi nouvelle offre aux sociétés françaises ayant une activité transnationale un cadre juridique leur
permettant de mener à bien la réorganisation de leurs activités à l'échelle communautaire. La loi renvoie
également aux droits nationaux pour compléter le régime institué (V. L. n° 47-1775, 10 sept. 1947).

L'UE peut néanmoins jouer un rôle actif en matière de gouvernement d'entreprise car un certain nombre
de règles et de principes de base doivent être convenus an niveau de l'UE, au moyen de directives
ou de recommandations, et il convient en outre d'organiser une certaine coordination des codes de
gouvernement d'entreprise dans l'UE en vue de promouvoir une meilleure convergence et les échanges
de bonnes pratiques. Ainsi, en raison de l'intégration croissante des marchés de capitaux européens, la
Commission propose d'adopter une approche commune pour quelques règles essentielles et d'assurer une
coordination adéquate des codes de gouvernement d'entreprise.

En définitive, la naissance d'un droit communautaire des sociétés autonome et supranational, coupé de toute
référence aux systèmes juridiques des Etats membres, est en marche mais des obstacles « nationaux » et
des pratiques divergentes se dressent sur son chemin.

Remarque
Le 8 décembre 2009, l'AMF a remis son rapport annuel sur le gouvernement d'entreprise et le contrôle interne
établi, conformément à l'article L. 621-18-3 du Code monétaire et financier, sur la base d'informations légales
rendues publiques par les sociétés cotées. Il tient compte d'un nouveau type d'information introduit par la
loi du 3 juillet 2008 transposant la règle de conformité instituée par la directive 2006/46/CE. Cette étude est
l'occasion de faire un premier bilan de la règle de conformité et de s'interroger sur la réalité d'un contrôle de
cette règle, puis sur ses éventuels manquements (JCP-E n° 9, 4 Mars 2010, 1234 : Les manquements des
sociétés cotées à la règle de conformité, Etude par Véronique Magnier).

AFEP-MEDEF, Rapport AFEP-MEDEF sur l'application du code de gouvernement d'entreprise (8 octobre


2013; Bénédicte François: Revue des sociétés 2014 p. 68).

§ [Link] récentes innovations législatives


Le droit des sociétés commerciales poursuit différents objectifs, parfois inconciliables qui ont une certaine
cohérence et qui s'articulent autour de trois axes principaux :
1. l'épargne,
2. les tiers,
3. les impératifs économiques (libéralisme, souplesse, flexibilité, mobiliser les entrepreneurs et la
concurrence comme nouveau levier de croissance, mobiliser l'activité et les financements au service de
la croissance....)

Ce dernier axe a conduit à une nécessaire simplification du droit des sociétés ; il s'est traduit par
une reconnaissance plus importante de la liberté contractuelle, avec une certaine tendance à
la déréglementation dans certains domaines. De nombreuses lois récentes (Voir infra) transposent
partiellement en droit français ces préoccupations et plus généralement le concept de "corporate governance".

Afin d'accélérer ce mouvement, le Sénateur Philippe MARINI a présenté au Premier Ministre A. Juppé en 1996,
un volumineux rapport (de 103 propositions) d'inspiration libérale sur la modernisation du droit des sociétés.
Il s'est donné trois objectifs principaux :

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1 - La contractualisation du droit des sociétés pour favoriser la liberté d'entreprendre et permettre
un meilleur fonctionnement des sociétés (validité des pactes d'actionnaires, diminution des règles
impératives,...)
1. Supprimer le plafond de 50 associés dans les SARL,
2. Adopter la SAS unipersonnelle,
3. Supprimer le plancher actuel de 7 actionnaires dans les SA.

2 - Faire de l'enrichissement des actionnaires la première raison d'être des sociétés. Pour ce faire, il faut
attirer les investisseurs, fonds de pension américains et, parallèlement, il faut durcir les éléments constitutifs
de l'abus de biens sociaux (ABS), pour promouvoir un meilleur équilibre des pouvoirs et des responsabilités
au sein de l'entreprise. Mais cette question de l'ABS obscurcit le débat : assimilation entre Rapport Marini et
réforme de l'ABS.

3 - La recherche d'une neutralité fiscale et sociale avec l'idée de consacrer le patrimoine fiscal
d'affectation.

Le Sénateur MARINI a présenté une proposition de loi qui a été adoptée par le Sénat en 1997 et qui a été
enregistrée à la présidence de l'Assemblée Nationale le 16 juillet 1997 au lendemain du changement de
majorité (arrivée de la gauche plurielle au gouvernement). Madame E. Guigou, Garde des Sceaux à l'époque,
a transmis dès mai 1998, aux professionnels, un avant projet de loi de 238 articles sur la réforme des sociétés
(rédigé par le Bâtonnier LAFARGE). En 1999, cette réforme a été brusquement et partiellement court-circuitée
par la loi du 12 juillet 1999, sur la procédure pénale, ayant modifié la SAS pour en créer la société par actions
simplifiée unipersonnelle (SASU). La loi relative aux Nouvelles Régulations Economiques (NRE, du 15 mai
2001).

A. La loi relative aux Nouvelles régulations


Economiques (NRE, du 15 mai 2001)
Le 15 Mai 2001, la loi sur les Nouvelles régulations économiques (NRE) est promulguée et publiée au
J.O. Le volet droit des sociétés dans la loi sur les NRE est critiqué ; il innove dans les domaines suivants :
1. La réintroduction de la dissociation des fonctions de président et de directeur général. Plus généralement,
la loi modifie la répartition des pouvoirs au sein de la SA (entre CA et PDG) améliorant de ce fait l'équilibre
des pouvoirs et des contrôles,
2. La limitation renforcée des mandats d'administrateur, de membre de conseil de surveillance et de
directeur général,
3. La transparence des rémunérations et des options d'achat ou de souscription d'actions (les stocks
options) au profit des dirigeants et des salariés les mieux rémunérés.

Le renforcement de la protection des actionnaires minoritaires par deux moyens :


1. l'extension du champ de l'expertise de gestion.
2. L'élargissement du champ d'application des conventions réglementées.
3. L'introduction de la visioconférence dans le fonctionnement des conseils et des assemblées.
4. La modification des règles relatives à la libération du capital, à la transformation et à la dissolution de
la société.
5. Le renforcement du contrôle, la clarification du statut des commissaires aux comptes et l'accroissement
des prérogatives du comité d'entreprise.

B. Les lois sur l'initiative économique et pour la


sécurité financière (1er août 2003)
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I-La loi sur l'initiative économiqueconsacre une part importante de ses dispositions à la création ou à la reprise
d'une entreprise par les salariés. Elle vise à faciliter le passage du statut de salarié à celui de créateur ou de
repreneur d'entreprise. Elle comporte trois types de mesures :

Les mesures de simplification Les mesures fiscales Les mesures sociales

1. Les mesures de simplification : la suppression du capital légal minimum dans les SARL + l'insaisissabilité
de la résidence principale de l'entrepreneur individuel + l'élargissement des possibilités de domiciliation
du siège de l'entreprise au domicile du dirigeant + la délivrance d'un récépissé de création d'entreprise
dans l'attente de l'immatriculation + le renforcement de la protection des cautions envers les créanciers
professionnels,+ ...

2. Les mesures fiscales : deux nouvelles réductions d'impôt (25% plafonnée) - sous certaines conditions :
• en faveur des particuliers qui empruntent pour reprendre une fraction du capital d'une société non cotée
et en faveur des souscripteurs de parts de fonds d'investissement de proximité + les retraits de fonds
placés dans un PEA (plan d'épargne en actions), même avant la fin du délai de cinq ans, échappent à
l'impôt s'ils sont affectés à la création ou à la reprise d'entreprise + la limite annuelle des pertes en capital
déductibles du revenu imposable, dont bénéficie un créateur d'entreprise s'élève à 30 000.
• pour les célibataires, divorcés et veufs et à 60 000 - pour les couples mariés et les partenaires d'un PACS
+ les seuils de chiffre d'affaires permettant aux petites entreprises d'échapper à l'impôt sur le revenu à
raison de leurs plus-values sont revalorisés pour les exercices clos à compter de 2004 + une exonération
dégressive est instaurée pour les entreprises dont les recettes excèdent ces nouvelles limites + la valeur
imposable des parts ou actions qui ne constituent pas des biens professionnels exonérés bénéficiera d'un
abattement de 50% si l'associé s'engage avec d'autres à conserver pendant au moins six ans une fraction
du capital de la société + l'exonération de 75% (depuis loi de finances 2006) des droits de mutation
réservée aux transmissions par décès de titres de sociétés ou d'entreprises individuelles est étendue aux
donations en pleine propriété portant sur les mêmes biens + alignement partiel du taux de cession des
parts sociales sur celui de cession de fonds de commerce: 5% au delà de 23 000 depuis loi de finances
2006 (selon un calcul précis).
3. Les mesures sociales ? L'inopposabilité d'une clause d'exclusivité au salarié qui crée ou reprend une
entreprise, mais maintien du respect de l'obligation de loyauté envers son employeur + remaniement du congé
pour création d'entreprise avec une possibilité dans ce cas de passage provisoire à temps partiel (avenant
au contrat de travail) et de recours par l'employeur à des CDD (contrats à durée indéterminée)+ une nouvelle
exonération de cotisations en faveur des créateurs ou repreneurs d'entreprise pluriactifs, pour leur éviter de
cotiser deux fois, avec des modalités de report et d'étalement du paiement des cotisations de début d'activité
+ ...

II- La loi pour la sécurité financièrevise, selon le rapporteur, [Link] Houillon, à restaurer une chaîne de
sécurité financière rompue, à garantir la fiabilité de l'information comptable et financière et à assurer, au nom
de la bonne gouvernance des entreprises la disponibilité et la lisibilité de cette même information. Elle innove
dans les domaines suivants :

1. faire des commissaires aux comptes un véritable contre-pouvoir à l'intérieur de l'entreprise, en dotant
la profession d'un Haut Conseil du Commissariat aux comptes chargé de surveiller la profession et de
veiller au respect de la déontologie et de l'indépendance des commissaires aux comptes. S'y ajoutent
des mesures précises quant à leur nomination, à leur régime d'incompatibilités, à l'étendue de leurs
obligations en matière d'information sur les rémunérations des dirigeants, de contrôle des procédures de
contrôle interne, d'examen des comptes consolidés, à l'obligation de les convoquer à toutes les réunions
du conseil d'administration, ...
2. Sont assouplies les règles de transformation des sociétés par actions ainsi que d'augmentation de capital
réservées aux salariés.
3. Installer la transparence à toutes les commandes de l'entreprise tout en laissant l'initiative de la régulation
aux acteurs économiques eux-mêmes :
• rapport sur l'état des procédures de contrôle interne et sur les conditions de préparation et
d'organisation des travaux du CA,

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• installation des comités "d'audit" et "des comptes",
• le relèvement du seuil de 5 à 10% pour l'autorisation des conventions réglementées, la suppression
de l'obligation de communication des conventions courantes non significatives, l'assouplissement
des règles de cumul des mandats en faveur des administrateurs et membres de conseil de
surveillance dans les groupes de sociétés,
• l'obligation faite au président ou au directeur général de communiquer aux administrateurs les
documents et informations nécessaires à leur mission; En cas d'apport en nature, l'assemblée
générale n'a pas à se prononcer sur une augmentation de capital réservé aux salariés,
• cet effort d'information joue également en faveur des actionnaires et du comité d'entreprise. Les
projets de résolution doivent leur être communiqués avant leur discussion en assemblée,
• les dirigeants sociaux notamment dans les sociétés faisant appel public à l'épargne, sont tenus de
rendre publiques les opérations qu'ils ont réalisées sur les titres de la société qu'ils dirigent,
• la suppression de certaines sanctions pénales obsolètes et leur remplacement par des nullités ou
par une injonction de faire. La loi a reculé sur le droit des actionnaires d'agir personnellement en
responsabilité contre les dirigeants de sociétés et elle a assoupli le droit d'agir des associations
d'investisseurs,
• la création de la nouvelle Autorité des Marchés Financiers (AMF) qui naît de la fusion de la
Commission des Opérations de Bourse (COB) et du Conseil des Marchés Financiers (CMF). Voir :
Les lois du 1.8.2003, Dominique Schmidt, D.30.10.2003, Point de vue, p. 2618.

C. Les assouplissements du régime de la SARL


(Ordonnance du 23 mars 2004)
1. Le nombre des associés passe de 50 à 100 au maximum,
2. la SARL est désormais autorisée à émettre des obligations,
3. l'assouplissement des formalités de cession des parts sociales entre parents et à des tiers: la double
majorité a été allégée,
4. une nouvelle organisation de la gérance notamment en ce qui concerne le retrait des fonds, la nomination
et la révocation des gérants à des majorités relatives et la convocation de l'assemblée générale en cas
de décès du gérant unique (par le commissaire aux comptes, par tout associé).En dernier lieu, il convient
de souligner la proposition de loi sur la gouvernance des sociétés (déposée le 8 mars 2004 sur la base
du rapport Clément, Dalloz, 15.4.2004, Dernière Actualité, p.1074). Elle vise à atteindre deux objectifs :
• la réhabilitation de l'actionnaire dont l'intérêt ne se recoupe pas nécessairement avec l'intérêt social.
Il est question de lui reconnaître un préjudice propre distinct du préjudice social et par conséquent
le droit de poursuivre le dirigeant personnellement ;
• la responsabilisation accrue du conseil d'administration à travers un certain nombre de dispositions,
à savoir notamment: la réduction du nombre de ses membres de 18 à 14, l'élaboration d'un
règlement intérieur obligatoire et la consécration de la transparence (une charte) totale en cas de
conflits d'intérêts et en ce qui a trait aux rémunérations. (Voir Dalloz 1.04.2004, Point de vue, p.
930).

D. La réforme du régime des valeurs mobilières (Ord.


24.6.2004; Décret du 10.2.2005)
Cette ordonnance est prise en application de la loi d'habilitation du 2 juillet 2003. Ses dispositions, très
techniques, s'articulent autour de deux axes principaux:

1- L'augmentation du capital social.


Les principales innovations consistent en :

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• un toilettage du régime du démembrement de propriété,
• la nécessité d'un bulletin de souscription,
• l'extension du régime des obligations à l'ensemble des valeurs mobilières,
• l'assouplissement du régime des délégations,
• la rationalisation de l'impact des nullités,
• l'amélioration du régime des droit préférentiel de souscription...
2- Les valeurs mobilières émises par les sociétés par actions (3 volets :
• Définition des valeurs mobilières (Art. 211-1 C. mon. fin ; art. 228-1 al. 2 C. com. : dispositions
communes).
• Dispositions relatives aux actions: création des actions de préférence en vue de remplacer les différentes
formes de fonds propres autres que les actions ordinaires. Elles se substitueront aux catégories
intermédiaires entre actions et obligations préexistantes (Art. 228-29-8 à 228-35-11 C. com.).
• Les clauses d'agrément (Art. 228-23 C. com.) : licéité de ces clauses et leur extension à tous les titres
de capital et de valeurs mobilières.
• La simplification du droit des sociétés par le Sénat adoptée le 14.10.2004 (projet de loi adopté par
l'Assemblée nationale le 10.06.2004, notamment au sujet de la transmission des actions en cas de décès
et de l'augmentation du capital social. + réponse ministérielle du 14.10.2004 : pas d'émission d'actions de
préférence avant le décret d'application. D.21.10.2004, n° 37, Dernière actualité, p. 2700, + commission
mixte paritaire, réunie le 26.10.2004, au sujet du projet de loi de simplification du droit des sociétés,
D. 11.11.2004, n° 40, Dernière actualité, p. 2917. + Loi de simplification du droit du 9.12.2004, J.O.
10.12.2004, D. 6.01.2005, n° 1, p. 67.

E. D'autres innovations en relation avec le droit des


sociétés
1- Loi de simplification du droit du 9.12.2004, J.O. 10.12.2004, D. 6.01.2005, n°1, p. 67. La simplification du droit
des sociétés par le Sénat adoptée le 14.10.2004 (projet de loi adopté par l'Assemblée nationale le 10.06.2004,
notamment au sujet de la transmission des actions en cas de décès et de l'augmentation du capital social.
+ réponse ministérielle du 14.10.2004 : pas d'émission d'actions de préférence avant le décret d'application.
D.21.10.2004, n° 37, Dernière actualité, p. 2700, + commission mixte paritaire, réunie le 26.10.2004, au sujet
du projet de loi de simplification du droit des sociétés, D. 11.11.2004, n° 40, Dernière actualité, p. 2917.

2- La loi Perben II du 9 mars 2004,, applicable à partir du 1er janvier 2006, engage la responsabilité pénale des
personnes morales pour toutes les infractions sans exception, y compris pour l'abus des biens et du crédit de
la société (ABS) comme pour les dirigeants sociaux: cette extension peut entraîner un risque de cumul entre
les sanctions administratives (AMF, Conseil de la concurrence) et les sanctions pénales.

3- L'aménagement de la situation fiscale des pacsés par la loi de finances pour 2005 : cette loi tend à calquer
la situation des pacsés sur celle des couples mariés tant en matière d'impôt sur le revenu qu'en matière de
droits de mutation à titre gratuit (D.21.4.2004, n° 16, Chr; p. 1058, Frédéric Douet).

4- L'ordonnance n°2005-428 du 6 mai 2005 (prise en application de la loi de simplification du droit du 9.12.2004)
aménage les incapacités d'exercer une activité dans le domaine commercial ou industriel et supprime les
obligations des commerçants relatives à leur régime matrimonial au RCS. (D. 19.5.2005 ; n° 20 ; Dernière
actualité ; p. 1346 ; Décret d'application modifiant le décret du 30 mai 1984, du 24 mai 2005; D.2.6.2005; n
°22; Dernière actu. P. 1474).

5- L'ordonnance n°2005-429 du 6 mai 2005(prise en application de la loi de simplification du droit du 9.12.2004)


vise à compléter et à améliorer sur de nombreux points le code monétaire et financier, notamment en ce qui
concerne l'assainissement des professions commerciales et industrielles.

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6- Décret du 27.5.2005 (JO du 29.5.2005) modifiant le décret du 12.8.1969 relatif à l'organisation de la
profession et au statut professionnel des commissaires aux comptes : Toilettage (D. 9.6.2005; n° 23 ; Dernière
actu. ; p. 1546).

7- Les lois du 26 juillet 2005 pour la confiance et la modernisation de l'économie et du 02 août 200 en faveur des
petites et moyennes entreprises (D. 21.4.2004, n° 16, Actualité législative; p. 1075, A. Lienhard ; D. 19.5.2005 ;
n° 20 ; Dernière Actualité ; p. 1348 ; D.23 juin 2005 ; Dernière actualité, p. 1690; D.30.6.2005; n°26; Dernière
actualité; p. 1770, A. Lienhard ; Catherine Malecki, D.29.09.2005, n° 34 ; chr. p. 2382).

En voici les principaux objectifs :


• Adaptation de l'environnement juridique des entreprises : tenue des CA et des CDS par des moyens
de télé-transmission; abaissement des seuils de quorum dans les AGO et AGE des sociétés cotées;
alignement du régime des dirigeants d'entreprises publiques sur celui des dirigeants d'entreprises privées
en matière de limite d'âge (65 ans) sauf disposition statutaire contraire.
• Modernisation des outils de financement des entreprises : institution d'un nouvel établissement
public de l'Etat à caractère industriel et commercial appelé Agence de l'innovation industrielle;
autorisation du gouvernement à légiférer par ordonnance pour réformer le droit des sûretés.
• Simplification de l'accès au marché et renforcement de la confiance des investisseurs :
modification du champ des opérations par appel public à l'épargne pour favoriser le financement de
proximité et réduire le coût; accompagner le développement de nouveaux marchés d'accès à la bourse,
tel le marché organisé mais non réglementé d'Euronext (Alternext) et renforcement du pouvoir de contrôle
de l'AMF de la procédure de garantie de cours; révision des règles relatives au prospectus diffusé lors
de l'émission des titres afin que le résumé devienne plus accessible pour les investisseurs et que la mise
à jour tienne compte de faits significatifs ayant touché l'émetteur; extension du champ de compétence
de l'AMF en matière d'injonction et de sanction; introduction de nouveaux seuils de publication des
déclarations de franchissement de seuils, permettant d'informer le public de l'évolution de l'actionnariat
des sociétés cotées.
• Financement de la croissance par la mobilisation de l'épargne : prorogation de la mesure
d'exonération des droits d'enregistrement pour les dons afin de faciliter le transfert de patrimoines entre
génération et de soutenir la consommation; diffuser largement les mécanismes d'intéressement des
salariés aux résultats dans les plus petites entreprises.
• Appui à la création de PME : amélioration du financement des actions de formation des créateurs ou
repreneurs d'entreprises; aide fiscale aux dons familiaux; suppression du taux de l'usure pour les prêts
consentis aux entrepreneurs individuels.
• Développement de l'entreprise : constitution de provisions défiscalisées; nouveaux prêts participatifs.
• Nouvelles formes d'activité : le conjoint collaborateur doit choisir entre le statut de collaborateur
associé ou salarié; définition du statut de collaborateur libéral, non responsabilité personnelle du conjoint
collaborateur ayant agi pour les besoins de l'entreprise, affiliation à un régime d'assurance vieillesse;
droit à la formation et à la VAE.
• Accompagnement de la transmission-reprise des entreprises : tutorat du repreneur par le cédant;
mécanisme de locations d'actions et de parts sociales; extension du crédit-bail aux actions et parts
sociales; augmentation de l'indemnité de départ en retraite des commerçants qui accompagnent leur
successeur; augmentation de 50% 0 75% de l'exonération partielle des donations d'entreprise et
extension du régime aux donations avec réserve d'usufruit.
• Simplification de la vie de l'entreprise : création de la société civile artisanale à responsabilité limitée;
dans l'EURL, lorsque l'associé unique est gérant, le dépôt des comptes au RCS dans les 6 mois de la
clôture de l'exercice vaut approbation des comptes, alignement du régime du quorum et de la majorité
dans les SARL sur celui des SA (quart des parts sociales et les 2/3, depuis le passage à 100 associés).
• Modernisation des relations commerciales (réforme de la loi Galland): limitation des accords de
gamme et des possibilités de "marges arrière" (20%); renforcement des sanctions applicables au non-
respect des règles de transparence commerciale; modification du mode de calcul du seuil de revente
à perte.

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• Réforme des chambres de commerce et d'industrie.
• Création du chèque emploi "très petites entreprises".
• Amplification de la lutte contre l'emploi illégal.
8- La loi dite de sauvegarde des entreprises, n° 2005-845, du 26 juillet 2005 pour la réforme du traitement des
difficultés des entreprises, notamment des procédures collectives.

9- Ordonnance du 08 septembre 2005 prise en application de la loi de simplification du 09.12.2004, unifiant


le statut des commissaires aux comptes et le régime du statut légal. D. 15.09.2005 ; n° 32, Dernière actu. P.
2212). La commission européenne a adopté une recommandation sur la rémunération des administrateurs
des sociétés cotées (6.10.2004). Elle invite les Etats membres à veiller à ce que ces sociétés publient des
informations sur leur politique de rémunération de leurs administrateurs et divulguent à leurs actionnaires
combien gagne chaque administrateur et sous quelle forme, et à ce que les actionnaires puissent exercer
un contrôle adéquat sur ces questions et sur les formules de rémunération basées sur les actions. Après le
Sénat, L'Assemblée Nationale a adopté, en première lecture, le 27 juin, le projet de loi portant adaptation au
droit communautaire dans le domaine des marchés financiers, notamment en matière d'"abus de marché" ;
D .7.7.2005; n° 27; Dernière actualité; p. 1845.

10- Décret du 28.12.2005 en application de la loi du 26.7.2005 de sauvegarde des entreprises.

11- Décret du 30.12 2005 modifiant le décret du 23 mars 1967 et le décret du 29 novembre 1983 relatifs aux
obligations comptables des commerçants et de certaines sociétés.

12- Décret du 14 avril 2006 relatif à la Société Européenne (SE).

13- Directive européenne relative au « contrôle légal des comptes », 2006/43 du 17 mai 2006 ; JOUE L 157
du 9 juin 2006.

14- Décret du 09 juin 2006 relatif à la simplification des formalités de création d'entreprise ; JO 10.6.2006.

15- Loi n° 2006-1770 du 30/12/2006 : loi pour le développement de la participation et de l'actionnariat salarié
et portant diverses dispositions d'ordre économique et social.

16- Décret n° 2007-750 du 9 mai 2007 relatif au registre du commerce et des sociétés et modifiant le code
de commerce (partie réglementaire).

17- Loi n° 2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (TEPA).

18- Loi, dite « DDAC » du 03 juillet 2008 (2008-649) portant diverses dispositions d'adaptation du droit des
sociétés français au droit communautaire (publiée au JORF du 04 juillet 2008) ; Voir également : Benoît Lecourt,
La loi DDAC du 3 juillet 2008 réformant le code de commerce dans ses dispositions relatives au gouvernement
d'entreprise, aux fusions internes, à la SARL et à la SE, Revue des sociétés 2008 p. 563) :

« En dehors des dispositions qu'elle consacre aux fusions transcommunautaires et à la société coopérative
européenne, la loi n° 2008-649 du 3 juillet 2008 d'adaptation du droit des sociétés au droit communautaire
réforme le code de commerce en ce qui concerne ses dispositions relatives au gouvernement d'entreprise,
aux fusions internes, à la SARL et à la société européenne (SE). »

1. Avec la loi n° 2008-649 du 3 juillet 2008 d'adaptation du droit des sociétés au droit communautaire, le
législateur français exécute, non avec un certain retard, les obligations qui lui incombent dans le cadre des
directives sociétaires adoptées ces dernières années. Cette loi consacre un genre législatif, le « DDAC » ou
« diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire », destiné à intégrer dans le droit français, pour
un secteur donné, plusieurs directives européennes. C'est la première fois qu'une telle loi est entièrement
consacrée au droit des sociétés. Adoptée dans un climat quasi-consensuel, elle a pour objet la transposition de
deux directives, à savoir la directive n° 2005/56/CE du 26 octobre 2005 sur les fusions transcommunautaires et
la directive n° 2007/63/CE du 13 novembre 2007 pour ce qui est de l'exigence d'un rapport d'expert indépendant

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à réaliser à l'occasion des fusions ou des scissions internes de sociétés anonymes. Elle transpose également
les dispositions qui sont consacrées, dans la directive n° 2006/46/CE du 14 juin 2006 renforçant les obligations
de transparence des sociétés commerciales, à l'obligation d'établir une déclaration sur le gouvernement
d'entreprise. Elle vise aussi à adapter le droit français au règlement CE n° 1435/2003 du 22 juillet 2003 sur la
société coopérative européenne (en la matière, ont déjà été transposées les règles communautaires ayant trait
à la participation des travailleurs). De surcroît, la loi modifie certaines dispositions du code de commerce afin
de les rendre davantage conformes au règlement CE 2157/2001 du 8 octobre 2001 sur la société européenne.
Enfin, le législateur français, dépassant le cadre strict de ses obligations de transposition, en profite pour
réaliser deux autres réformes. La première réside dans une mesure de simplification de la procédure des
fusions par absorption d'une société détenue à 100%, la seconde dans l'aménagement de la protection des
obligataires dans l'hypothèse d'une fusion ou d'une scission impliquant une SARL.

2. Il restera à transposer d'autres directives. En effet, la directive n° 2006/43/CE du 17 mai 2006 concernant
les contrôles légaux des comptes annuels et des comptes consolidés (modifiant les directives n° 78/660/CEE
et n° 83/349/CEE du Conseil et abrogeant la directive n° 84/253/CEE du Conseil) aurait dû être transposée
avant le 29 juin 2008. Cet « oubli » a toutefois été remarqué puisque, lors de l'examen du projet de loi à
l'Assemblée nationale, un amendement a été introduit afin d'habiliter le gouvernement à prendre par voie
d'ordonnance, dans un délai de six mois à compter de la publication de la loi, les dispositions législatives
nécessaires à la transposition de cette directive. Ce recours à une ordonnance pour transposer une directive,
s'il présente l'avantage de la rapidité, n'est pourtant pas aussi démocratique qu'une loi ; en outre, l'argument
de la technicité des thèmes abordés dans la directive du 17 mai 2006 n'est pas entièrement convaincant
car, outre des obligations à caractère technique, ce texte prévoit l'obligation d'instituer un comité d'audit dans
les sociétés cotées. Quant aux dispositions de la directive du 14 juin 2008 qui n'ont pas été transposées
par la présente loi (obligation de publier des informations sur le recours aux opérations hors bilan et sur les
transactions inhabituelles avec les parties liées présentant une importance significative et qui n'ont pas été
conclues aux conditions normales de marché), leur sort n'a pas été envisagé. Il en est de même de la directive
n° 2006/68/CE du 6 septembre 2006 modifiant la directive n° 77/91/CEE du 13 décembre 1976 sur le capital
social, dont la transposition aurait dû intervenir avant le 15 avril 2008. En revanche, concernant la directive
relative à l'exercice de certains droits des actionnaires des sociétés cotées du 11 juillet 2007, la France a
jusqu'au 9 août 2009 pour l'intégrer.

3. En dehors des dispositions qu'elle consacre aux fusions transcommunautaires et à la société coopérative
européenne, la loi du 3 juillet 2008 porte sur les points suivants :
• Transposition de la directive n° 2006/46/CE du 14 juin 2006 sur les obligations de transparence des
sociétés commerciales en ce qu'elle impose, notamment, aux sociétés cotées l'obligation d'établir une
déclaration sur le gouvernement d'entreprise.
• Intégration de la directive n° 2007/63/CE du 13 novembre 2007 concernant la possibilité de ne pas établir
le rapport de l'expert indépendant si les actionnaires le décident à l'unanimité.
• Suppression du rapport prévu dans l'hypothèse de l'absorption par une société mère de sa filiale détenue
à 100%.
• Coordination des dispositions du code de commerce sur les fusions et scissions impliquant des SARL
avec celles relatives à l'émission d'obligations nominatives.
• Modification du régime de la société européenne.
19- Loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l'économie (LME) : cette loi comporte une série de
mesures fiscales et sociales, très diverses. Elles portent principalement :
1. une simplification du régime des micro-entreprises en consacrant le statut d'auto-entrepreneur.
2. La modification des droits de mutation sur les cessions de droits sociaux et de fonds de commerce.
3. La possibilité pour certaines sociétés de capitaux d'opter pour le régime des sociétés de personnes.
4. La simplification du fonctionnement des EURL, SARL et SAS.
L'article 8 de la loi dispense les commerçants et les artisans d'immatriculation au RCS ou au RM :

• lorsqu'ils exercent une activité non salariée à titre principal ou complémentaire,


• et qu'ils optent pour le nouveau régime micro-social.

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Une simple déclaration d'activité auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) de la chambre de
commerce et d'industrie pour les commerçants et auprès de la chambre de métiers et de l'artisanat pour les
artisans sera nécessaire.

Remarque
Attention ! Les personnes souhaitant exercer une activité réglementée seront néanmoins tenues de respecter
la réglementation correspondante.
Les parts ou actions des sociétés d'exercice libéral ne peuvent faire l'objet du contrat de bail prévu aux
articles L. 239-1 à L. 239-5 du code de commerce, sauf au profit de professionnels salariés ou collaborateurs
libéraux exerçant au sein de celles-ci et, à l'exception des sociétés intervenant dans le domaine de la santé
ou exerçant les fonctions d'officier public ou ministériel, de professionnels exerçant la profession constituant
l'objet social de ces sociétés (Article 8 de la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 relative à l'exercice sous
forme de sociétés des professions libérales, modifié par la loi du 20 décembre 2014).

Si l'entrepreneur est par ailleurs salarié, il ne pourra exercer la même activité en dispense d'immatriculation
auprès des clients de son employeur, qu'avec l'accord de ce dernier.

Les commerçants dispensés d'immatriculation au RCS seront exonérés des frais de chambre de commerce
et d'industrie.

L'immatriculation au RCS ou au RM ne sera nécessaire qu'en cas de dépassement des seuils de chiffres
d'affaires appliqués dans le régime de la micro-entreprise ou en cas de sortie du régime micro-social.

Les artisans, dans ce cas, seront dispensés d'effectuer le stage de préparation à l'installation.

L'entrée en vigueur de cette mesure a été subordonnée en partie à la publication de décrets d'application dont
voici les principaux :
• Décret n° 2008-1051 du 10 octobre 2008 fixant la durée du délai au cours duquel les créateurs et les
repreneurs d'entreprises artisanales non encore immatriculées peuvent bénéficier du financement de
leur formation professionnelle et de leur stage de préparation à l'installation.
• Décret n° 2008-1349 du 18 décembre 2008 relatif aux taux applicables à chaque catégorie d'activité des
artisans et commerçants relevant du régime de l'article L. 133-6-8 du code de la sécurité sociale.
• Décret n° 2008-1537 du 30 décembre 2008 relatif à l'élargissement du champ du rescrit social.
• Décret n° 2008-1488 du 30 décembre 2008 portant diverses mesures destinées à favoriser le
développement des petites entreprises, pris en application des articles 8, 14, 16, 56 et 59 de la loi n°
2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l'économie.
• Décret n° 2009-120 du 2 février 2009 relatif au taux applicable aux professionnels libéraux affiliés à la
section professionnelle mentionnée au 11° de l'article R. 641-1 du code de la sécurité sociale relevant
du régime de l'article L. 133-6-8 du même code.
• Décret n° 2008-1405 du 19 décembre 2008 pris pour l'application de l'article 9 de la loi n° 2008-776 du
4 août 2008 de modernisation de l'économie et modifiant la partie réglementaire du code de commerce.
• Décret n° 2008-1051 du 10 octobre 2008 fixant la durée du délai au cours duquel les créateurs et les
repreneurs d'entreprises artisanales non encore immatriculées peuvent bénéficier du financement de
leur formation professionnelle et de leur stage de préparation à l'installation.
• Décret n° 2008-1492 du 30 décembre 2008 pris pour l'application de l'article L. 441-6-1 du code de
commerce.
• Décret n° 2008-1419 du 19 décembre 2008 relatif aux statuts types des sociétés à responsabilité limitée
dont l'associé unique, personne physique, assume personnellement la gérance et modifiant le code de
commerce.
• Décret n° 2009-234 du 25 février 2009 portant diverses mesures destinées à simplifier le fonctionnement
de certaines formes de société et pris en application des articles 56 et 59 de la loi n° 2008-776 du 4 août
2008 de modernisation de l'économie.

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20- L’ordonnance du 22 janvier 2009 portant réforme de l’appel public à l’épargne. Elle a supprimé le capital
minimum de 225 000€ pour n’exiger que 37000€.

21- Loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit (mesures sociales) : La loi
n° 2009-526 du 12 mai 2009 prévoit en particulier la possibilité pour un employeur de remettre un bulletin
de paie dématérialisé. - Elle propose une nouvelle clarification de la définition du gérant de succursale. Elle
prévoit l'aménagement de la procédure de rescrit social et de la procédure de répression des abus de droit.
Elle modifie les règles d'affiliation au régime général de certains mandataires sociaux (JCP-E-n° 24, 11 Juin
2009, act. 285).

22- La loi n° 2009-1255 du 19 octobre 2009 tendant à favoriser l‘accès au crédit des PME prévoit un préavis
et la motivation des réductions ou interruptions de crédits bancaires aux entreprises. Elle aménage le régime
des dates de valeur des opérations de paiement par chèque. Elle dispense de rapport de gestion certaines
SARL et SAS (La Semaine Juridique Edition Générale n° 45, 2 Novembre 2009, 400, La loi tendant à favoriser
l‘accès au crédit des PME, Aperçu rapide par Gérard Notté).

23- La loi n° 2010-658 du 15 juin 2010 relative à l’entrepreneur individuel à responsabilité limitée
(développements dans le cadre de la première leçon).

24- Ordonnance du 10 décembre 2010 (Ordonnance 2010-1512 du 9 décembre 2010, JO du 10) adaptant,
d'une part, au patrimoine affecté de l'EIRL les dispositions du livre VI du code de commerce relatives à la
prévention et au traitement des difficultés des entreprises et, d'autre part, harmonisant les règles applicables
au surendettement des particuliers.

25- Décret n° 2010-1669 du 29 décembre 2010 relatif à l'intervention d'un commissaire aux apports dans les
sociétés à responsabilité limitée (remplacement du chiffre de 7500€ par celui de 30 000€).

26- L. n° 2011-103, 27 janv. 2011 relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein
des conseils d'administration et : de surveillance et à l'égalité professionnelle : Journal Officiel 28 Janvier 2011
(Droit des sociétés n° 4, Avril 2011, comm. 75 ; La féminisation forcée des conseils d'administration ; Renaud
MORTIER).

27- La loi n° 2011-331 du 28 mars 2011 : Un premier pas vers l'interprofessionnalité capitalistique des
professions libérales (JCP-G n° 16, 18 Avril 2011, 440. Édouard de Lamaze).

28- L'ordonnance n° 2010-1511 du 9 décembre 2010, complétée par le décret n° 2010-1619 du 23 décembre
2010, porte transposition de la directive 2007/36/CE du 11 juillet 2007 concernant l'exercice de certains droits
des actionnaires de sociétés cotées.

29- La loi de finances 2012

30- L. n° 2012-387, 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l'allègement des démarches
administratives, dite loi Warsmann II de simplification du droit . - Dispositions relatives au droit des sociétés
Anne Frotté et Sylvie de Vendeuil, FIDAL Société d'avocats ; la Semaine Juridique Entreprise et Affaires n° 10,
8 Mars 2012, act. 155: Simplification du droit et allègement des démarches administratives, Aperçu rapide par
Gérard Notté ; Droit des sociétés n° 5, Mai 2012, comm. 79 ; Loi relative à la simplification du droit – Warsmann
II : dispositions de droit des sociétés (partie I) ; Commentaire par Dorothée GALLOIS-COCHET

31- Présentation synthétique de la 3ème loi de finances rectificative pour 2012 (Droit fiscal n° 1, 3 Janvier
2013, act. 2).

32- Loi 2014-1 du 2 janvier 2014 (JO 3 p. 50): Loi de simplification et sécurisation de la vie des entreprises :
des ordonnances à venir en 2014. Plusieurs mesures sont envisagées en droit des affaires, entre autres :
• Rétablissement de la possibilité pour une SARL de demander en justice la prolongation du délai de
réunion de l’AG d’approbation des comptes.

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• La possibilité pour une EURL d’avoir pour associé unique une autre EURL.
• L’ouverture de la procédure d’alerte sera ouverte au Président du TGI et plus seulement au Président
du Tribunal de commerce.
• Simplifier et clarifier la législation applicable aux conventions régies par les articles L. 225-38 et L. 225-86
du code de commerce :
• a) En excluant de leur champ d'application les conventions conclues entre une société et une filiale
détenue, directement ou indirectement, à 100 %.
• b) En incluant dans le rapport du conseil d'administration ou du directoire à l'assemblée générale
des actionnaires une information sur les conventions conclues par un dirigeant, un administrateur
ou un actionnaire détenant plus de 10 % de la société mère avec une filiale détenue directement
ou indirectement.
• c) En rendant obligatoire la motivation des décisions du conseil d'administration ou de surveillance
autorisant ces conventions.
• d) En soumettant chaque année au conseil d'administration ou de surveillance les conventions déjà
autorisées dont l'effet dure dans le temps.
• Sécuriser le régime du rachat des actions de préférence, s'agissant des conditions de ce rachat et du
sort des actions rachetées.
• Simplifier et clarifier la législation applicable aux valeurs mobilières donnant accès au capital ou donnant
droit à l'attribution de titres de créance ainsi qu'à certains titres de créance, s'agissant de leur émission
et de la protection de leurs porteurs, faciliter l'identification des détenteurs de titres au porteur et adapter
le régime des opérations sur titres et des droits de souscription.
• Simplifier les formalités relatives à la cession des parts sociales de société en nom collectif et de société
à responsabilité limitée tout en maintenant sa publicité.
• Renforcer la base juridique permettant au Haut Conseil du commissariat aux comptes de conclure
des accords de coopération avec ses homologues étrangers en prévoyant l'organisation de contrôles
conjoints auxquels participent des agents de ces derniers.
• Modifier l'article 1843-4 du code civil pour assurer le respect par l'expert des règles de valorisation des
droits sociaux prévues par les parties.
33- Simplification des obligations comptables des sociétés : transposition de la directive n° 2013/34/UE du 26
juin 2013: Ordonnance n° 2014-86 du 30 janv. 2014 allégeant les obligations comptables des micro-entreprises
et petites entreprises, JO, 1er févr. ; Décret n° 2014-136 du 17 février 2014 fixant les seuils prévus aux articles
L. 123-16 et L. 123-16-1, JO, 19 févr (Voir Benoît Lecourt, Revue des sociétés 2014 p. 342).

34- Ordonnance n° 2014-326 du 12 mars 2014 portant réforme de la prévention des difficultés des entreprises
et des procédures collectives (Voir Revue des sociétés 2014 p. 351
La réforme du droit des entreprises en difficulté par l'ordonnance du 12 mars 2014. Des outils plus performants,
une plus grande sécurité juridique et des équilibres renouvelés; Philippe Roussel Galle). Entrée en vigueur de la
réforme des procédures collectives: Décret n° 2014-736 du 30 juin 2014 pris pour l'application de l'ordonnance
n° 2014-326 du 12 mars 2014 portant réforme de la prévention des difficultés des entreprises et des procédures
collectives: JO du 1er juillet p. 10834.

35- La loi pour l'artisanat, le commerce et les TPE dite loi Pinel : Loi 2014-626 du 18-6-2014 (JO du 19, p.10105).

36- Ordonnance du 31 juillet 2014 relative au droit des sociétés prise en application de la loi n°2014-1 du
2 janvier 2014 (Cessions des parts de SNC et de SARL, EURL associée d'une EURL, Assemblée générale
ordinaire des SARL, Expertise de l'article 1843-4 du code civil, Réforme des conventions réglementées dans
les Sociétés Anonymes (SA)...).

37- La loi 2014-873 du 4 août 2014 pour l'égalité réelle entre les hommes et les femmes modifiant la loi
2011-103 du 27 janvier 2011.

38- L'ordonnance 2014-948 du 20 août 2014 relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des
sociétés à participation publique ainsi que le décret 2014-949 du même jour modifient les règles applicables

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aux nombreuses sociétés commerciales dans lesquelles l'Etat ou ses établissements publics détiennent une
participation (JO du 23 août 2014 p. 14009).

39- Simplification du droit comptable et du droit des sociétés (décret n° 2014-1063, 18 sept. 2014, entré en
vigueur le 21 septembre 2014).

40- Une circulaire détaille la procédure de l’action de groupe: Une circulaire sur l’action de groupe contient un
schéma de procédure en trois phases et de nombreux exemples, notamment sur la détermination du groupe
de consommateurs, les modes de publicité du jugement, les préjudices indemnisables et leur évaluation: Circ.
du 26 sept. 2014 JUSC1421594C : BOMJ n° 2014-10 du 31 octobre 2014.

41- La loi du 20 décembre 2014 relative à la simplification de la vie des entreprises (art. 23, 24, 26 et 51):
assouplissement de la règle de majorité applicable lors de la décision de déplacement du siège social dans
les sociétés à responsabilité limitée. La loi habilite le gouvernement à prendre, dans un délai de neuf mois
à compter de la publication de la loi (Art. 58 III), par voie d’ordonnance (Art. 23) des mesures concernant :
- La diminution du nombre minimal d’actionnaires dans les sociétés anonymes non cotées et à l’adaptation
des règles d’administration, de fonctionnement et de contrôle de ces sociétés. - L’instauration d’une procédure
simplifiée de liquidation des sociétés commerciales qui présentent un montant faible d’actifs et de dettes et
n’emploient aucun salarié.

42- Nouvelles retouches aux règles de publicité de la dissolution d'une société: Décret 2015-417 du 14 avril
2015 : JO du 16 avril p. 6747.

43- Nouvelles mentions du rapport du commissaire aux comptes sur les conventions réglementées dans les
SA: Décret 2015-545 du 18 mai 2015 : JO du 20 mai p. 8506.

44- L'ordonnance prise en application de la loi du 20 décembre 2014 relative à la simplification de la vie
des entreprises confirme plusieurs mesures déjà annoncées d'allègement des obligations déclaratives : Ord.
2015-681 du 18-6-2015 (JO du 19 juin).

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