Faculté de technologie
Département ingénierie des systèmes électriques
Expose
Filiere : automatique
L’ électrotechnique
BENKHIER RAYANE
BELKACEMI FATAH
Année universitaire : 2020/2021
L’ELECTROTECHNIQUE
DEFINITION :
L'électrotechnique est la discipline consacrée à production, le transport, la distribution, le
traitement, la transformation, la gestion et l’utilisation de l’énergie électrique. C'est aussi
un domaine technique qui se rapporte à tous les systèmes électriques, tous les dispositifs
techniques utilisant l'énergie électrique par le biais de transformateurs ou de
convertisseurs statiques.
CHAPITRE 1 :
Rappel sur les nombres complexes (NC)
DEFINITION :
• Les nombres complexes prolongent l'ensemble des nombres réels.
• NC se compose d'une partie réelle et d'une partie imaginaire,
• Ils se représentent par un point à deux coordonnées dans le plan
(Plan complexe)
• Il permette de donner des solutions à l'équation x²+1 = 0.
Les différentes formes d'un nombre complexe
Forme algébrique ou cartésienne :
Soit un nombre complexe 𝑧 = 𝑎 + 𝑗𝑏, avec 𝑎 et 𝑏 réels.
L’écriture a + jb est appelée la forme algébrique de 𝑧, avec :
𝑎 = 𝑅𝑒 𝑧 : qui représente la partie réelle de z
et b = Im z , est la partie imaginaire de z.
On peut prendre ces deux valeurs (𝑎 et 𝑏) comme coordonnées dans le plan cartésien
Forme trigonométrique et exponentielle :
Si la représentation des nombres complexes sous la forme z =x + j y est très utile pour
l'addition, elle l'est moins pour la multiplication.
Il existe une autre représentation plus commode pour la
multiplication. C'est la forme trigonométrique due à Moivre :
𝒁 = 𝒓( 𝒄𝒐𝒔𝜽 + 𝒋𝒔𝒊𝒏𝜽)
Aussi, tout nombre complexe admet alors une troisième écriture: 𝒁 = 𝒓𝒆𝒋𝜽 c’est la forme
exponentielle
Conjugué d'un nombre complexe
Le nombre complexe conjugué de z = x + j y est le complexe z = x - j y.
Le produit d'un nombre complexe par son conjugué est un nombre réel égal au
carré de leur module commun : 𝑧𝑧 = 𝑥² + 𝑦² = |𝑧|²
Le conjugué de la somme est égal à la somme des conjugués: si 𝑍 = 𝑥 + 𝑗𝑦 𝑒𝑡 𝑍′=𝑥
′ + 𝑗𝑦′ alors 𝑍 + 𝑍′ = 𝑍 + 𝑍′ = 𝑥 +𝑥′ − 𝑗 𝑦 + 𝑦′
Le conjugué du produit est égal au produit des conjugués
𝑍 × 𝑍′ = 𝑍 × 𝑍 ′ = (𝑥𝑥′ −𝑦𝑦′) − 𝑗(𝑥′𝑦 + 𝑥𝑦′)
4. Opérations arithmétiques sur les NC
Soient deux nombres complexes 𝑍 = 𝑥 + 𝑗𝑦 𝑒𝑡 𝑍′= 𝑥′ + 𝑗𝑦′
Égalité : Deux nombres complexes sont égaux si et seulement si leurs parties entières
sont égales ainsi que leurs parties imaginaires : x = x' et y = y'.
La somme : La partie réelle du complexe somme est la somme des parties réelles, et la
partie imaginaire est la somme des parties imaginaires : + 𝑍′= 𝑥 + 𝑥′ + 𝑗(𝑦 + 𝑦′)
Le produit : 𝑍 × 𝑍 ′ = 𝑥𝑥′ − 𝑦𝑦′ + 𝑗 𝑥′𝑦 + 𝑥𝑦′.
Le module du complexe produit est le produit des modules : 𝑍𝑍′ = 𝑍 × 𝑍′ .
L'argument du complexe produit est la somme des arguments : arg(Z × Z') = arg Z + arg Z'.
Soit pour la forme trigonométrique :z′= 𝒓𝒓′ (𝒄𝒐𝒔 (𝜽 + 𝜽′) + 𝒋 𝒔𝒊𝒏 (𝜽 + 𝜽′)) .
Opérations arithmétiques sur les NC
Multiplication avec 𝒆xp(𝒋𝜶𝑪) = 𝒄 𝒆xp(𝒋𝜸) correspond au vecteur 𝑂𝐶.
𝒆xp(𝒋𝜶 𝑪) = 𝒄 𝒆xp(𝒋 𝜶+𝜸) correspond au vecteur 𝑂𝐶.
Chapitre 2 :
Rappels sur les lois fondamentales de l’électricité
Après un rappel des lois mathématiques sur les nombres complexes. Dans ce chapitre, on
va aborder les principaux dipôles électrique ainsi les lois fondamentales qui les régissent.
Régime permanent
En régime continu, les grandeurs courant et tension sont constantes dans le temps.
Dans le régime continu :
• les inductances représentent des court-circuits
• les condensateurs des circuits ouverts.
• les résistances sont donc les seuls récepteurs linéaires
Dipôle électrique
Un dipôle électrique est un composant unique ou un ensemble de composants,
connectés à
deux (02) bornes
Régime continu
Dipôles passifs et dipôles actifs
Un dipôle passif est un dipôle qui consomme de l’énergie électrique et qui transforme
toute cette énergie en chaleur.
Autrement, on parle de dipôle actif. La caractéristique U(I) ne passe pas par l’origine.
Un dipôle actif n’est pas symétrique et il faut distinguer ses deux bornes : il y a une
polarité.
Association de dipôles passifs
Représentation des grandeurs sinusoïdales
Régime alternatif
• La tension alternative est produite par des machines
tournantes que l’on appelle alternateurs. C’est la
tension qui est distribué par le réseau qui est aux
bornes de vos prises murales 220 V.
• Elle correspond à une variation régulière suivant
une forme d’onde dite « sinusoïdale »
Régime alternatif
Valeur moyenne et valeur efficace
_On appelle valeur moyenne d’une grandeur périodique de période T
On peut facilement montrer que la valeur moyenne d'un signal sinusoïdale est nulle.
_ La valeur efficace correspond à la valeur de la tension continue constante qui produit
les mêmes effets (dégagement de chaleur) sur un dipôle purement résistif
• La valeur efficace «Root-Mean-Square ou RMS» est celle indiquée par les voltmètres
et les ampèremètres.
• Pour le réseau électrique domestique à elle vaut 220 V.
• La valeur crête à crête Upp = Umax – Umin
A toute fonction sinusoïdale correspond un vecteur de
Fresnel partant de l'origine. Le module correspond à
l’amplitude de la fonction et faisant un angle égale à
sa phase instantanée avec l'axe (Ox).
𝐸𝑥𝑒𝑚𝑝𝑙𝑒 ∶ U (t) = U√ 2 sin (ωt + φ) le vecteur
de Fresnel est : U{ U√ 2, ωt + φ} .
pour une tension 𝑈 (𝑡) = 𝑈 √2 𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑡)
et un courant 𝑖 (𝑡) = 𝐼√ 2 𝑐𝑜( 𝜔𝑡 + 𝜑)
j est le déphasage entre les deux vecteurs (on
prendra souvent les tensions comme référence
pour les déphasages).
La représentation réelle des grandeurs sinusoïdales (courant et tension) est donnée par :
u (t) = UM. sin (ωt + φu)
i (t) = IM. sin (ωt + φi)
Théorème de Boucherot
Le théorème de Boucherot énonce la conservation des puissances active et réactive.
Dans
toute installation électrique (plusieurs récepteurs de nature différente), on a :
La puissance active totale consommée par l’installation est égale à la somme
arithmétique des puissances actives consommées par chaque récepteur
PT = P1 + P2 + P3 + ⋯ + Pn
La puissance réactive totale consommée par l’installation est la somme algébrique
des puissances réactives consommées par chaque récepteur.
QT = Q1 + Q2 + Q3 + ⋯ + Qn
Par contre les puissances apparentes ne se conservent pas.
S n’est pas égale à S1 +S2 +S3
_Pour appliquer la méthode de Boucherot à un circuit ou une installation, il faut dresser
le bilan des puissances actives et réactives. Ce bilan peut se présenter sous la forme d'un
tableau.
Régime transitoire
Le régime transitoire représente les évolutions particulières des grandeurs
électriques qui apparaissent lors des modifications brutales dans un circuit
électrique.
Circuit RL
Selon la position de l'inverseur, on aura soit le
régime libre (position 2) soit le régime forcé
Régime forcé :
Régime transitoire
Circuit RC - Charge et décharge d’un condensateur
Charge du condensateur
On bascule l’interrupteur sur la position 1 ainsi, onapplique une tension E aux bornes du
condensateur
La solution de cette équation est :
Décharge du condensateur
On bascule l’interrupteur sur la position 2 ainsi, on applique une tension E aux bornes du
condensateur.
Circuit RLC :
Chapitre 3 :
Circuits et Puissances électriques
Introduction sur les Systèmes monophasés et triphasés :
En 1882, les premiers réseaux électriques apparaissent à New York et en France. …
très locaux et utilisent le courant continu, ils ont vécus des échecs relatifs car elles ne
permettent pas le transport de puissances industrielles .
Exemple : Deprez réussi à transporter 400 W sur 57 km de distance, mais avec un
rendement global de seulement 30 %.
En 1884, les ingénieurs Lucien Gaulard et John Gibbs ont travaillé sur le courant
alternatif. Ils mettent au point un transformateur de forte puissance utilisant du courant
triphasé.
Depuis le 19ème siècle, la production d'électricité se fait à partir de différentes sources
d'énergies primaires. Les premières centrales électriques fonctionnaient au bois.
Aujourd'hui, la production peut se faire à partir d'énergie fossile (charbon, gaz naturel ou
pétrole), d'énergie nucléaire, d'énergie hydroélectrique, d'énergie solaire, d'énergie
éolienne et de biomasse.
La solution la plus commode pour produire de manière industrielle de l'énergie
électrique est l'entraînement d'un alternateur par une turbine, le tout en rotation autour
d'un axe. De manière naturelle ces installations produisent des tensions sinusoïdales.
Circuits monophasés et puissances électriques
Le courant monophasé est le plus utilisé pour le grand public. Il utilise deux
conducteurs : la phase et le neutre
Les puissances des récepteurs parfaits RLC :
Mesure de puissance active en courant monophasé :
Le Wattmètre possède au moins quatre bornes : deux bornes pour mesurer la tension et
deux bornes pour mesurer le courant.
Il y a deux branchement à réaliser : un branchement en parallèle, comme un voltmètre,
pour mesurer la tension, et un branchement en série, comme un ampèremètre, pour
mesurer le courant.
Le wattmètre tient compte du déphasage
Systèmes triphasés équilibrés
• Les machines triphasées ont des puissances de 50% supérieures à ceux des machines
monophasées de même masse.
• Les prix des machines triphasées sont moins élevés (le prix est directement
proportionnel à la masse de la machine).
• Lors du transport de l’énergie électrique, les pertes sont moindres en triphasé.
• La distribution de l'électricité (de la centrale vers la ville) se fait à partir de 04 bornes :
Trois bornes de phase repérées par 1, 2, 3 ou A, B, C ou R, S, T ; Une borne neutre N.
• Un système triphasé est équilibrée lorsque les trois tensions possèdent la même valeur
efficace et qu’elles sont déphasées de 2 π /3 l’une par rapport à l’autre
Relation entre U et V :
Dans le cas de la tension V= 220 Volts, la tension composée est de 380 volts
Récepteurs triphasés équilibrés :
• Ce sont des récepteurs constitués de trois dipôles identiques, d’impédance Z. Le
récepteur est équilibré car les trois éléments sont identiques.
• Courant par phase J : Les courants qui traversent les éléments Z.
• Courants en ligne I: Les courants qui passent dans les fils.
Récepteurs triphasés équilibrés/ couplage en étoile :
Mêmes impédances Z alors i
1 + i2 + i3 = 0, donc 𝒊𝒏 = 𝟎
Les courants en ligne sont égaux aux courants
par phase 𝒊𝟏 = 𝒋 ,𝟐 = 𝒋𝟐 ,𝒊𝟑 = 𝒋𝟑
La charge et le réseau sont équilibrés 𝑰𝟏 = 𝑰𝟐 = 𝑰𝟑 = 𝑰 = 𝑱
Pour un système triphasé équilibré, le fil neutre ne sert à rien
Pertes par effet Joule :
Considérons que la partie résistive du récepteur.
Pour une phase du récepteur : 𝑃𝐽1 = 𝑟 𝐼²
Pour le récepteur complet : 𝑃 = 3𝑃𝐽1 = 3 𝑟 𝐼²
Résistance vue entre deux bornes : R = 2 r
Finalement pour le couplage étoile : 𝑃 =3/2 𝑅 𝐼²
Récepteurs triphasés équilibrés/ couplage en Triangle :
Comme il s’agit des mêmes impédances :
i1 + i2 + i3 = 0, et J
12 + J23 + J31 = 0
Ici en aucun cas le fil neutre n’est nécessaire.
Systèmes triphasés déséquilibrés (composantes symétriques) :
On dit d’un système triphasé qu’il est déséquilibré si toutes les grandeurs électriques
analogues ne sont pas égales d’une phase à l’autre. Il existe trois types de circuits
triphasés déséquilibrés :
• Source déséquilibrée : Court-circuit à la source ou dans un transformateur.
• Charge déséquilibrée : Court-circuit dans la charge, ou une mauvaise répartition des
charges monophasées sur le réseau 3φ
• Combinaison de source et charge déséquilibrées.
De façon pratique on retrouve des charges déséquilibrées plus souvent que des sources
déséquilibrées. On conçoit les sources pour qu’elles soient les plus
équilibrées possibles.
On peut utiliser l’une de deux méthodes d’étude pour résoudre ces circuits :
1. Méthodes des composantes symétriques.
2. Utilisation des lois relatives aux circuits électriques (mailles, nœuds, etc..)
Chapitre 4
Circuits Magnétiques CM
Introduction
Notions sur les grandeurs magnétiques :
Lois fondamentales en électromagnétisme
Production d'un champ magnétique
L’origine du champ magnétique
Le flux magnétique
Théorème d’Ampère
Calcul du circuit magnétique
Cas d’un circuit série homogène
Cas d’un circuit série hétérogène
Cas d’un CM avec bifurcations (parallèle)
Inductances propre et mutuelle.
Analogie électrique magnétique.
• Les inductances, transformateurs, alternateurs, machines asynchrones, etc., sont
basées sur l’utilisation de. circuits magnétiques CM
• Un CM est une masse de matériaux dits «magnétiques» propres à canaliser une
induction magnétique B.
• Plus que de l’induction, on parle souvent du «flux» Øde cette induction.
Notion sur les grandeurs magnétiques
Lois fondamentales en électromagnétisme
L’ensemble des phénomènes qui interviennent en électrotechnique et dans les machines
est basé sur trois lois simples, à savoir :
• Loi de Biot et Savard ou le théorème d’Ampère (circuit magnétiques transformateurs)
• L’expression de la force de Laplace, ou Lorentz (machines électriques)
Production d'un champ magnétique
Si on considère un conducteur cylindrique droit dans lequel circule un courant I.
Ce courant crée un champ magnétique. L'intensité de ce champ est donnée par la loi
d'Ampère :
⌠ 𝑯 𝒅𝒍 = 𝑰 théorème d’Ampère
Afin de créer un champ uniforme, on utilise une bobine
pour concentrer les lignes de champs en un même endroit a l'intérieur de la bobine, les
champs magnétiques
s'additionnent pour créer un champ plus intense et plus uniforme
L’origine du champ magnétique
• Dans le cas de l’existence d’un matériau sur le chemin du champ magnétique,les
propriétés du matériau vont modifier la valeur du champ magnétique.
• Le champ sera canalisé et sera modifié. Dans ce cas on parle de l’induction magnétique
(dans le matériau).
𝐵=𝜇𝐻 μ : perméabilité magnétique
Lorsque le matériau n’est pas magnétisé (H = 0) les effets des petits domaines (Domaines
de Weiss) s’annule entre eux. Il n’en résulte aucune induction
B0 = 0
L’origine du champ magnétique
Si on augmente H = H1
(on augmente le courant qui circule dans la bobine) on aura une induction B1≠0
Si on augmente d’avantage H = H2 (H1 supérieur à H2), on aura une induction B2
supérieur à B1
Flux magnétique
Le flux magnétique circulant dans une surface S est l’ensemble des lignes de force qui
traversent la surface :
Flux magnétique
𝜑 = ⌠𝐵 . 𝑑𝑠 = 𝐵 𝑆
Le flux magnétique est conservé au sein d’un tube de champ
Le même flux qui traverse la surface S1 traverse la surface S2
𝝋 = 𝑩𝟏 𝑺𝟏 = 𝑩𝟐 𝑺2
Cas de bifurcation ou un nœud (où le flux rencontre deux chemins différents)
𝝋𝑻𝒐𝒕𝒂𝒍 = 𝝋𝟏 + 𝝋𝟐
𝑩𝟏 𝑺𝟏 = 𝑩𝟐 𝑺𝟐 + 𝑩𝟑 𝑺3
Théorème d’Ampère
Notion sur les grandeurs magnétiques.
• Le théorème d'Ampère permet de déterminer la valeur du champ magnétique grâce à
la donnée des courants électriques.
• On prend l'exemple d'une bobine dans laquelle circule un courant I. La bobine crée
alors une force magnétomotrice (fmm) qui fait circuler un flux magnétique dans le milieu.
• C'est semblable au même phénomène que les circuits électriques : une force
électromotrice déplace des électrons qui circulent dans le milieu.
La circulation du vecteur H le long d’une courbe fermée est égale à la somme algébrique
des courants traversant la surface s’appuyant sur le contour (C).
Circuits magnétiques
Ils sont basés sur l’utilisation de matériaux ferromagnétiques.
On crée un champ d’excitation H à l’aide de bobinage puis on le canalise vers la zone
d’utilisation (entrefer).
1. Bobinage qui génère l’excitation et donc le champ ;
2. Culasse qui dirige le champ H vers la zone utile (un tube de champ );
3. Entrefer où l’on souhaite utiliser le champ. L’entrefer est la zone d’interaction avec
l’extérieur
Calcul des circuits magnétiques
La mise en équation se base sur les trois lois fondamentales
Conservation du Flux – Théorème d’Ampère – Loi des matériaux
Cas d’un circuit série homogène
• Le circuit est constitué par le même matériau en formant un circuit fermé avec
un comportement linéaire.
• Le circuit se comporte comme un tube de champ de longueur L
B=μ H (μ=μ0μr)
μ0 est la perméabilité du vide. μ0 = 4 π 10-7
μr est la perméabilité relative du matériau
Cas d’un circuit série homogène
D’après le théorème d’Ampère la somme 𝐻𝑖 𝐿i
dans notre cas H L = NI
B = 𝛍𝟎𝛍𝐫 𝐇 alors 𝐁 =𝛍𝟎𝛍𝐫𝐍𝐈/𝐋
L : longueur moyenne des lignes de champ [m]
N : nombre de spires de la bobine
I : courant dans la bobine [A]
H : excitation magnétique [A/m]
Cas d’un circuit série hétérogène
• Dans ce cas le circuit magnétique est constitué par deux matériaux différents ou plus.
• Dans notre cas, nous avons un vide (entrefer) et un matériaux : ferromagnétique (μ) et
l’air (μ0).
𝑯 𝑳 − 𝜹 + 𝑯𝟎𝜹 = 𝑵I
Cas d’un circuit parallèle
𝑑𝑒 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑙, 𝑙′𝑒𝑡 𝑙′′
𝑑𝑒 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑆, 𝑆′𝑒𝑡 𝑆′′
𝑑𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑚é𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡é 𝜇, 𝜇′𝑒𝑡 𝜇′′
𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠é𝑠 𝑝𝑎𝑟𝜑,′𝑒𝑡 𝜑′′
Ce circuit magnétique est constitué de trois morceaux
𝑵𝒊 = 𝑯 𝒍 + 𝑯′𝒍′
𝑵𝒊 = 𝑯 𝒍 + 𝑯′′ 𝒍′′
𝟎 = 𝑯′𝒍′ − 𝑯′′ 𝒍′′
Analogie magnétique – Electrique
CHAPITRE 5
Les transformateurs
Introduction
• Le transformateur permet de transférer de l´énergie (sous forme alternative) d’une
source à une charge, tout en modifiant le niveau de la tension.
• La tension peut être soit augmentée ou abaissée selon l’utilisation voulue.
• Le changement d’un niveau de tension à un autre se fait par l’éffet d’un champ
magnétique.
Parmi les applications des transformateurs, on note :
Electronique : alimentation à basse tension, adaptation d’impédances.
Electrotechnique : transformation de la tension pour le transport et la distribution
d’´électricité, alimentation à basse tension (par exemple, lampes halogènes).
Principe de fonctionnement
• Le transformateur est constitué de deux enroulements (ou plus) couplés sur un noyau
magnétique (un matériau ferromagnétique)
• Le coté de la source est appelé [Link] coté de la charge est appelée secondaire.
• Il faut remarquer qu’il n’existe aucune connexion électrique entre le primaire et le
secondaire. Tout le couplage entre les deux enroulements est magnétique.
• La force électromotrice induite est proportionnelle au nombre de tours dans la bobine
et au taux de variation du flux.
• Lorsqu’on applique une tension alternative à la source, ceci crée un flux alternatif dans
le noyau magnétique. Selon la loi de Faraday, ce flux crée des forces électromotrices
(fem) dans les bobines.
• Selon le rapport du nombre de tours entre le primaire et le secondaire, le secondaire
alimente la charge avec une tension différente de celle de la source.
Si U1 < U2, le transformateur est dit élévateur de tension ;
Si U1 > U2, le transformateur est dit abaisseur de tension ;
Si U1 = U2, le transformateur est un transformateur d'isolement ;
On définit alors le rapport de transformation 𝑲 =𝑵/𝟐
Transformateur idéal
On définit un transformateur idéal ayant les caractéristiques suivantes :
1. La résistance dans les fils (au primaire et secondaire) est nulle.
2. La reluctance du noyau sera nulle (noyau magnétique parfait µr = ∞) Dans ce cas, et
donc il n’y a pas de pertes.
Le couplage magnétique entre le primaire et le secondaire est parfait; tout le flux du
primaire se rend au secondaire. La somme des pertes est nul et le rendement dans ce cas
est égal à 100%
Transformateur réel
Contrairement au transformateur idéal, dans un transformateur réel on doit tenir
compte de :
1. Noyau magnétique: Le noyau possède une caractéristique B(H) non-linéaire, avec
Hystérésis, et une perméabilité non-infinie (µr ≠ ∞).
2.. Bobinages : Les bobinages sont en cuivre, ayant une résistivité non-nulle (ρ ≠ 0).
Compte tenu de ces caractéristiques, on peut déduire six sources de pertes dans le
transformateur :
1. Puisque la perméabilité du noyau est non-infinie, la réluctance du noyau ne sera pas
nulle. Il y a par conséquent des fuites de flux : (a) au primaire (b) au secondaire.
2. Pertes dans le fer par Hystérésis et des fuites par courants de Foucault.
3. La résistivité des fils de cuivre implique une résistance interne au primaire et au
secondaire et se traduit par pertes Joules.
Transformateur réel
Les conséquences de ces phénomènes parasites sont :
– Le rendement du transformateur est inférieur à 100%.
– Le rapport de tension entre le primaire et le secondaire ne sera pas exactement
égal au rapport du nombre de tours :
𝐾 =𝑁2/𝑁1≠𝑈2/𝑈1≠𝐼1/𝐼2
Circuit équivalent du transformateur réel
Avec tous les phénomènes parasites, on peut représenter les pertes par des éléments
de circuit équivalent.
Pertes dans le noyau
La perméabilité du noyau est finie alors la réluctance sera non-nulle. Par conséquent,
pour créer le flux ϕ dans le noyau, il faut un courant magnétisant Im. Ceci peut être
représenté par une inductance Lm, qu’on appelle une inductance magnétisante.
On représente les pertes dans le noyau par une résistance Rm en parallèle avec
l’inductance magnétisante Lm.
On représente la résistance des fils de cuivre par des résistances R1 et R2 pour le
primaire et le secondaire, respectivement.
Fuites au primaire et secondaire
On représente ces pertes par des inductances L1 et L2, pour le primaire et le secondaire,
respectivement.
Pertes par effet Joule
Pour faciliter l’analyse du circuit, on ramène les impédances du secondaire au
primaire. On obtient alors le circuit :
De ce circuit, on définit :
𝑿′2= 𝒂²𝑿2
𝑹′2= 𝒂²𝑹2
𝑽′2= 𝒂²𝑽2
𝑰′2=𝑰2/ 𝒂
Autres Transformateurs
Transformateur d’isolement
• Un transformateur crée une isolation galvanique entre son primaire et son secondaire,
cette propriété est utilisée tout spécialement dans les transformateurs
d'isolement. Cette technique sert à assurer la sécurité d'une installation en protégeant
des électrocutions par exemple.
• La séparation galvanique permet aussi d'éliminer une partie du bruit électrique, ce qui
est utile pour certains appareils électroniques sensibles.
• Ces transformateurs ont presque le même nombre de spires au primaire et au
secondaire :
• Largement utilisés dans les blocs opératoires : chaque salle du bloc est équipée de son
propre transformateur d'isolement, pour éviter qu'un défaut dans un bloc n'affecte les
autres.
• Un autre intérêt est de pouvoir changer de régime de neutre (cas d'utilisation de
matériel informatique et/ou d'équipements électroniques sensibles).
Transformateur à impulsion
Ce type de transformateur est utilisé pour la commande des thyristors, triacs et des
transistors.
Il présente, par rapport à l’opto-coupleur, les avantages suivants :
• Fonctionnement possible à fréquence élevée
• Simplification du montage
• Possibilité de fournir un courant important
• Bonne tenue en tension
Autotransformateur
• L’autotransformateur est constitué d’un enroulement primaire et secondaire bobinés
sur le même circuit magnétique.
• Les deux enroulements ont une partie commune, et il n’y a pas d’isolation galvanique
entre les deux enroulements.
Transformateurs triphasés
• Un transformateur triphasé peut être constitué de trois transformateurs monophasés.
• Les enroulements primaires sont couplés en étoile.
• Cette solution entraîne un encombrement important et une sous-utilisation du fer mais
elle est parfois utilisée.
• Il est possible de réaliser le circuit magnétique ci-contre,
• Les enroulements primaire et secondaire sont placés sur les colonnes verticales
périphériques,
• Le circuit magnétique de chaque enroulement se referme dans la colonne centrale, les
flux sont indépendants.
Chapitre 6
Introduction aux machines électriques
Généralités sur les machines à courant continu (M CC)
• La machine à courant continu est un convertisseur d'énergie en convertissant de
l'énergie électrique en énergie mécanique ou de l'énergie mécanique en énergie
électrique.
• Dans les deux cas un champ magnétique est nécessaire aux différentes conversions.
Cette machine est donc un convertisseur électromécanique.
• La machine à CC est totalement réversible, elle peut fonctionner soit en moteur, soit en
génératrice.
Constitution de la machine
La machine à courant continu est constituée de trois parties principales:
Stator : partie fixe, statique (c’est un circuit magnétique)
Rotor : élément entrant en rotation (c’est un circuit magnétique)
Système collecteurs et les balais
Le rotor est lié à l’arbre de transmission. Le Stator et rotor séparés par l’entrefer
l’inducteur (ou circuit d'excitation)
C’est un aimant ou un électroaimant (bobinage parcouru par un courant continu). Il
est situé sur la partie fixe de la machine (le stator). Il sert à créer un champ
magnétique; champ inducteur dans le rotor.
L’induit (circuit de puissance)
L'induit est situé au rotor (partie tournante de la machine), C'est un bobinage parcouru
par un courant continu (courant d'induit).
Le collecteur et les balais
Le collecteur est un ensemble de lames de cuivre où sont reliées les extrémités du
bobinage de l'induit.
Les balais (ou charbons) sont situés au stator et frottent sur le collecteur en rotation.
Le dispositif collecteur/ balais permet donc de faire circuler un courant dans l’induit.
Principe de fonctionnement
• Une machine à courant continu possède un nombre N de conducteurs actifs.
• Si on alimente le circuit inducteur (stator dans notre cas), ces conducteurs sont plongés
dans un champ magnétique.
• Si on considère le rotor (induit dans notre cas), deux possibilités peuvent avoir lieu :
Fonctionnement en moteur :
Les conducteurs du rotor sont à la fois traversés par un courant électrique et plongé à
l’intérieur d’un champ magnétique, ils sont alors soumissent à une force
électromagnétique F.
Fonctionnement en génératrice (dynamo):
Les conducteurs du rotor sont à la fois en mouvement de rotation et plongé à l’intérieur
d’un champ magnétique, ils sont alors le siège d’une force électromotrice FEM (une
tension).
Schéma équivalent des machines à courant continu
Schéma équivalent de l’inducteur
La bobine de l’inducteur est alimenté par une tension dite tension d’excitation Ue
(pour produire le flux magnétique). Alors elle est parcourue par un courant d’excitation J.
L’inducteur présente une résistance dite résistance de l’inducteur ou résistance
d’excitation Re
La tension aux bornes de l’inducteur est :
Ue = reJ
Schéma équivalent de l’induit
• Dans les deux cas, génératrice ou moteur, la bobine de l’induit se trouve parcouru
par un courant électrique appelé courant d’induit I.
• Le sens de ce courant est entrant dans le cas du moteur et sortant dans le cas d’une
génératrice. La tension aux bornes de l’induit est U
• Aussi, dans les deux cas, le rotor est en rotation dans un champ magnétique. Alors
l’induit est toujours siège d’une tension E.
Force électromotrice et couple dans la machine CC.
Expression de la fem induite
La force électromotrice induite dans une machine est donnée par l’expression (loi de
Faraday) :
𝑬=𝒌∅ꭥ
𝐸: fem induite (tension continue en Volts)
∅ : flux magnétique crée sous un pôle par l'inducteur.
ꭥ: vitesse de rotation (en rad/s) ꭥ= 𝟐 𝝅 𝒏 où n la vitesse en tours/minutes
𝑘 : constante qui dépend de la machine considérée
Expression du couple électromagnétique
Le couple électromagnétique dans une machine est donné par l’expression (Loi de
Laplace) :
𝑻𝒆𝒎 = 𝒌′∅ 𝑰
𝑇𝑒𝑚 : Couple électromagnétique (en Nm)
I : courant d'induit (en A)
𝑘′: constante qui dépend de la machine
Bilan de puissance et rendement
Cas de la génératrice
Pertes Joules :
Induit : PJinduit = R I ²
Inducteur : PJinducteu = reJ² = UeJ
Pertes collectives (ou constantes) :
Pertes mécaniques (frottements, vibrations, ventilation ….) + Pertes fer (dans le
matériau ferromagnétique)
Les puissances :
Puissance absorbée = Puissance mécanique = Tꭥ
Puissance utile =Puissance électrique = U I
Le rendement du moteur est :
ŋ=𝑷𝒖/𝑷𝒂𝒃 =𝑷𝒖/𝑷𝒖+ 𝒑𝒆𝒓𝒕𝒆𝒔