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Matériaux et caractéristiques du béton précontraint

Ce document décrit les matériaux utilisés dans le béton précontraint, notamment le béton et l'acier. Il présente les qualités requises du béton précontraint, les résistances caractéristiques, les déformations différées comme le fluage et le retrait, ainsi que les modèles de calcul à l'ELS et à l'ELU.

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Matériaux et caractéristiques du béton précontraint

Ce document décrit les matériaux utilisés dans le béton précontraint, notamment le béton et l'acier. Il présente les qualités requises du béton précontraint, les résistances caractéristiques, les déformations différées comme le fluage et le retrait, ainsi que les modèles de calcul à l'ELS et à l'ELU.

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Master 1 V.O.

A 2018-2019 Béton Précontraint Etabli par Pr Nabil Djebbar

Chapitre 2 : Matériaux utiiiéi en BP

1. Généraiitéi
Le béton précontraint exige l’emploi de matériaux de haute qualité mis en œuvre avec soin, du
moment que ces derniers peuvent être soumis en service à des taux de travail élevés. Le béton
doit être de qualité exceptonnelle car il faut le metre en précontrainte très tôt alors qu’il est
peu résistant et très déformable. L’acier doit être à haute limite d’élastcité car il faut le tendre
initalement à un taux de travail très élevé afn de palier aux chutes de tension induites par les
pertes de précontrainte.

2. Béton
Pour l'étude du béton précontraint, la connaissance de la technologie du béton est
indispensable. On rappelle que La caractéristque essentelle du béton est sa résistance à la
compression. Sa résistance à la tracton intervient dans certains calculs relatfs à l'état limite de
service. La loi de déformaton (relaton -), le fuage, le retrait et la dilataton thermique
doivent également être pris en compte lors de la concepton et du calcul des structures en
béton.
2.1 Qualités requises
Elles sont liées essentellement aux conditons partculières d’emploi des bétons dans les pièces
précontraintes qui, très tôt sont soumis à des contraintes élevées (transfert de précontrainte et
précontrainte à vide) et doivent assurer la durabilité de la précontrainte par la protecton des
armatures contre la corrosion
a. une résistance à la compression élevée
b. l’étanchéité et non agressivité chimique ; qui avec une bonne compacité contribue à
éviter le contact entre l’acier de précontrainte tendu et les agents oxydants afn d’éviter
la rupture brutale de l’acier actf par corrosion sous tension
c. une bonne maniabilité permetant le remplissage correct de toutes les partes des
moules y compris les zones à ferraillage très dense (abouts de poutres et goussets de
caissons par ex). l’utlisaton d’adjuvants conduit à de bons résultats.
d. une faible sensibilité aux efets des déformatons diférées afn de limiter les pertes de
précontrainte
2.2 Résistances
a. caractéristque à la compression
On utlise le plus souvent la valeur de maturité f c28 . Pour les calculs en phase de réalisaton,
on adoptera les valeurs à j jours, défnies à partr de f c28 :
 j
f cj  4.76  0.83 j f c28 si j  60 jours
- Pour des résistances f c28 < 40MPa 
f cj 1.1f c28
 si j  60 jours
 j
f cj 1.40  0.95 j f c28 si j  28 jours
- Pour des résistances f c28 > 40MPa 
f cj f c28
 si j  28 jours

b. Résistance caractéristque à la tracton


La résistance caractéristque à la tracton du béton à j jours d’âge notée f tj est
conventonnellement défnie par les relatons :
f tj 0.6  0.06f cj
 si f c28  60MPa


f tj 0.275 f cj
 
2/3
si f c 28  60 MPa

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2.3 Déformatons diférées


2.3.1 Fluage du béton
Sous chargement constant, la déformaton du béton augmente contnuellement avec le temps
Les déformatons de fuage sont loin d’être négligeables puisqu’elles peuvent représenter
jusqu’à deux fois les déformatons instantanées :  v 3 i .
a. Module de déformaton longitudinale
On distngue les modules de Young instantané Eij et diféré Evj. Le module instantané est utlisé
pour les calculs sous chargement instantané de durée inférieure à 24 heures. Pour des
chargements de longue durée (cas courant), on utlisera le module diféré, qui prend en compte
artfciellement les déformatons de fuage du béton. Celles- ci représentant approximatvement
deux fois les déformatons instantanées, le module diféré est pris égal à trois fois le module
instantané : Eij = 3Evj et E ij 11000f cj  si f c28 60MPa .
1/3

Il est évident que cete approche est simplifcatrice et que le fuage d’un matériau ne vérife pas
la loi de Hooke d’un matériau élastque (la loi de fuage est une relaton entre les contraintes et
les vitesses de déformaton). Néanmoins, cete approche permet d’estmer les déformatons
cumulées dues à la déformaton instantanée élastque et au fuage à un temps infni. Le module
de Young diféré du béton dépend de la résistance caractéristque à la compression du béton
 1 / 3 si
E vj 3700 f cj f c28 60MPa
E vj 4400f cj 1 / 3 si f c28  60MPa , sans fumée de silice
 1 / 3 si
E vj 6100 f cj f c28  60 MPa , avec fumée de silice

b. La valeur du module de déformaton transversale est donnée par l’expression suivante :


E
G . Le coefcient de poisson sera pris égal à ν = 0 pour un calcul de sollicitatons à
2(1  )
l’ELU et à ν = 0.2 pour un calcul de déformatons à l’ELS.

2.3.2 Phénomène de retrait


Après coulage, une pièce de béton conservée à l’air tend à se raccourcir. Ceci est dû à
l’évaporaton de l’eau non liée avec le ciment et peut entraîner des déformatons de l’ordre de
1.5 10-4 à 5 10-4 selon l’humidité de l’environnement. On notera que des pièces de béton
conservées dans l’eau subissent, au contraire, un gonfement. Le retrait commence dès le
premier jour de vie de la pièce en béton et on observe que 80% du retrait est ateint au bout de
deux ans. La principale conséquence du retrait est l’appariton de contraintes internes de
tracton, contraintes dont la valeur peut facilement dépasser la limite de fssuraton.

2.3.3 Dilataton thermique


Le coefcient de dilataton thermique du béton vaut de 9 à 12 10 -6 (on adopte forfaitairement la
valeur de 10-5). Une variaton de température de 10°C induit une déformaton de 10 -4, c’est à

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dire qu’un élément de 10m de long verra son extrémité libre se déplacer de 1 mm. Dans la
pratque, les éléments ne sont pas libres, et les variatons de température entraînent des
contraintes internes de tracton. Pour éviter des désordres, on placera régulièrement sur les
éléments (dalle, voile de façade) des joints de dilataton espacés de 25 à 50 mètres selon la
région. Ces joints de dilataton sont aussi un moyen de lute contre les désordres dus au retrait.
2.4 Modèles de calcul
2.4.1 Modèle de calcul à I’ELS
Pour ateindre I’ELS les déformatons sont relatvement faibles et on suppose donc que le béton
reste dans le domaine élastque. On adopte donc la loi de Hooke de l’élastcité pour décrire le
comportement du béton à l’ELS, avec pour des charges de longue durée E b = Evj et ν = 0.2. La
résistance mécanique du béton tendu est négligée. De plus, on adopte en général une valeur
forfaitaire pour le module de Young du béton égale à 1/15 de celle de l’acier (E b ≈13333 MPa).
Les valeurs de calcul des contraintes dans le béton:
a. Compression du béton
Pour toutes les classes de vérifcatons les contraintes de compression sont bornées à :
- 0.5fc28 sous l’efet de la combinaison quasi-permanente
- 0.6fc28 sous l’efet des combinaisons rares
- 0.6fc28 en cours de constructon
b. Tracton du béton
La valeur de calcul de la contrainte limite de traction du béton est fonction de la classe de précontrainte et de
la zone de la section considérée (dans la zone d’enrobage ou en dehors de celle-ci).
Zone Secton d’Enrobage Hors Secton d’Enrobage
Genre I II III I II III
tous les QF QL tous les
cas cas
Contraintes 0
Constructon Aucune
Aucune Conitructon
et QL + Qc
limites -ftj limitaton limitaton
et
pour les
-1.5ftj autres QL + Q c
de tracton
combinaisons

QF : combinaisons fréquentes
Qc : combinaisons quasi-permanentes
QL + Qc : combinaisons rares
2.4.2. Modèle de calcul à I’ELU
Pour les calculs à I’ELU, le comportement réel du béton est modélisé par la loi parabole-
rectangle (fgure ci-dessous), consttuée d’un arc de parabole jusqu’à son sommet de
0.85f cj
coordonnée  bc 2% 0 prolongé par un palier d’ordonnée : f bu 
b

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- le coefcient de sécurité partel b vaut 1.5 pour les combinaisons fondamentales et 1.15
pour
les combinaisons accidentelles.
Les coefcients 0,85 en numérateur et θ en dénominateur tennent compte de l’infuence
défavorable de la durée d’applicaton de la charge. En efet, la résistance du béton, compte
tenu de la durée d’applicaton de la charge, résulte principalement de la combinaison de deux
phénomènes dont les efets sont antagonistes:
- le « durcissement» progressif du béton en l’absence de contrainte, dû aux phénomènes
physico-chimiques liés à l’hydrataton du ciment;
- l’endommagement interne progressif sous l’efet des contraintes appliquées correspondant
au développement de microfssures.
De plus, il peut exister, en l’absence de charge extérieure, des contraintes internes, voire des
microfssures, dues par exemple à des gradients d’humidité importants. Les phénomènes sont
très complexes dans le cas général où le béton est soumis à des combinaisons de contraintes
permanentes et de contraintes variables. Le cas partculier important est celui de la rupture
sous une contrainte maintenue constante qui correspond à une des conditons de sollicitaton
les plus sévères. C’est ce cas qui est implicitement considéré dans les calculs de structures en
béton armé ou précontraint lorsqu’on afecte la résistance de calcul du béton du coefcient
multplicateur 0,85. On admet donc forfaitairement 15 % de réducton de résistance du béton,
pour tenir compte de la longue durée d’applicaton d’une parte des charges. Lorsque la secton
considérée n’est pas entèrement comprimée, le calcul à l’état limite ultme peut être efectué
en substtuant au diagramme parabole-rectangle, le diagramme rectangulaire simplifé.

a) pour les sectons dont la largeur est constante ou croissante vers la fbre la plus comprimée,
comme par exemple les sectons rectangulaires ou en T:
0.85f cj
f bc 
b
b) pour les sectons dont la largeur est décroissante vers la fbre la plus comprimée comme
par exemple les sectons circulaires ou la secton rectangulaire, soumise à la fexion déviée:
0.8f cj
f bc 
b
L’emploi du diagramme rectangulaire donne une bonne approximaton des eforts dans le cas
d’une déformaton extrême du béton  bc 3.5% 0 .

3. Acier
Les aciers utlisés dans les ouvrages de BP sont de deux natures diférentes:
- les aciers actfs qui créent et maintennent la précontrainte sur le béton ;
- les aciers passifs nécessaires pour reprendre les eforts tranchants (en l'absence d'étriers
précontraints), pour limiter la fssuraton; les aciers de montage pour consttuer une cage
d'armatures maintenant les autres aciers.

3.1. Acier de précontrainte


L'augmentaton des résistances des aciers de précontrainte a été une conditon nécessaire pour
le développement du béton précontraint. En efet, pour des aciers dont la limite élastque est
de l'ordre de 200 à 400 MPa, les pertes de précontrainte peuvent représenter de 50% a 80% de
cete limite élastque. II a fallu développer des aciers de haute limite élastque (1400 à1600
MPa) pour que ces mêmes pertes ne représentent plus que 15 à 20 %. A ce moment la, le béton

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précontraint devenait compéttf avec les autres matériaux tels l'acier ou le béton armé.

3.1.1- Types d'aciers


Les aciers de précontraintes ont été classés par catégories (fls, barres et torons) et par classes
de résistance.

3.1.2- Catégories d'aciers de précontrainte


a. iei fii
On distngue les fls d'aciers ronds et lisses (de symbole L) et les fls autres que ronds et lisses.
Leur diamètre varie de 4 à 12,2 mm. Ils sont livres en couronne d'un diamètre minimum de 250
fois leur diamètre. Les diamètres les plus courants en post-tension sont 5, 7 et 8 mm.
Les fls non lisses sont surtout utlisés en précontrainte par pré-tension où de bonnes conditons
d'adhérence sont partculièrement recherchées. II est en partculier interdit d'utliser des fls
ronds et lisses pour la pré-tension.

b. iei toroni
Les torons sont consttués d'un ensemble de 3 ou 7 fls enroulés en hélice en usine. Ce
façonnage appelé toronnage conduit à un câble relatvement souple, mais dont les fls restent
solidaires dans toutes les opératons de manutenton des torons.
Les torons à 3 fls, de faible secton (13,6 mm 2) ne sont utlisés qu'en précontrainte par pré-
tension. Les autres torons (à 7 fls) sont utlisés en pré-tension (bonne d'adhérence) et en post-
tension sous forme de 6 fls en hélice autour d'un fl central. Comme en général, les résistances
des aciers croissent en sens inverse des diamètres, les torons ont des limites élastques
supérieures au fls de 7 ou 8 mm, ofrant des sectons plus importantes et des résistances
supérieures à poids égal, les torons sont en train de prendre une place prépondérante sur le
marché des aciers de précontrainte.

c. iei barrei
Les barres sont défnies comme étant de secton supérieure aux fls (diamètre supérieur à 12
mm) et livrables en éléments rectlignes; ce qui réduit leur usage à de faible longueur, sauf
d’utliser des coupleurs. Les barres les plus courantes ont un diamètre nominal de 26 mm. Plus
rarement, on trouve des barres de 18 et 32 mm de diamètre. Leur longueur maximale
disponible est de l'ordre de 18 m. Leur limite élastque est netement plus faible que celle des
fls et des torons.

3.1.3- Caractéristques mécaniques


a. Réiiitance
La résistance à prendre en compte dans les calculs est la charge maximale garante que
supporte l'éprouvete d'armature dans l'essai de tracton jusqu'à rupture et que l'on désigne
par Fprg, la contrainte correspondante s'appelant prg.

Les diférentes catégories d'aciers sont répartes en classes de résistance, défnissant


parfaitement pour chaque catégorie, la valeur de la résistance, quel que soit le fabricant. Les
valeurs actuelles varient entre 1030 à 1230 MPa pour les barres, 1570 et 1770 MPa pour les fls
et 1770 à 1960 MPa pour les torons.
b. Adhérence

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Les armatures actves doivent présenter une rugosité sufsante pour assurer l’adhérence la
plus efcace possible avec le béton d’enrobage pour le cas de la précontrainte par pré-tension.
c. Limite éiaitiue
Un deuxième paramètre utlisé dans les calculs est la limite d'élastcité des aciers de
précontrainte. Comme ces aciers n'ont pas de palier de plastcité, la limite élastque est défnie
comme étant la contrainte qui, après retour à une contrainte nulle, laisse un allongement
résiduel de 1‰. La limite élastque conventonnelle des aciers représente 80 à 90% de la
résistance garante.
c. Moduie de Young
Le module d'élastcité longitudinale Ep des aciers de précontrainte est pris égal à:
- 200 000 MPa pour les fls et les barres;
- 190 000 MPa pour les torons.
Ce module d'Young intervient fréquemment en béton précontraint, non seulement dans le
calcul des déformatons d'éléments (poutres féchies par exemple), mais également dans le
calcul des pertei de précontraintes, dans le calcul des aiiongementi lors de la mise en tension
servant de contrôle à la bonne mise en tension, dans le calcul des contraintei au moyen du
diagramme contrainte-déformaton pour la vérifcaton en état limite ultme.
d. Diagramme contrainte-déformaton
Le calcul en état Iimite ultme sortant du domaine élastque, il est nécessaire de connaître la
relaton entre contrainte et déformaton aux diférents stades de calcul. Une mise en équaton
des courbes réelles a dû être faite pour en assurer un emploi simple. Le règlement BPEL donne
les équatons suivantes :
 Pour les fls tréflés et les torons:
5
p  p 
p   100  0.9  pour p > 0.9 fpeg
Ep  f pegp 
 
p
et  p  E pour 0< p< 0.9 fpeg
p

 Pour les fls trempés et pour les barres:


Le diagramme contrainte-déformaton est idéalisé
sous la forme de 2 droites, les valeurs des contraintes sont les suivantes :
f peg
 p E p  p pour   p 
Ep

Lorsque la nature de l'acier est ignorée, on pourra utliser le diagramme bilinéaire ci-dessus. Si
une grande précision n'est pas recherchée, ce même diagramme peut être utlisé pour les
torons et les fls tréflés.
e. Autrei caractériitiuei
Réiiitance à ia fatgue
Les armatures de précontraintes sont plus sensibles à la fatgue que les armatures de béton
arme car:
- elles travaillent à des taux de contraintes élevés, de l'ordre de 60 a 65% de leur résistance et
70% de leur limite élastque, aussi bien sous moment minimum que maximum, c'est-à-dire

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de façon permanente;
- elles sont soumises à des surtensions sous charges variables qui sont d'autant plus répétées
que l'ouvrage est un pont-router ou un pont-rail situé sur une voie a grand trafc.
La fatgue d'un matériau se défnit comme l'endommagement de sa structure provoquée par
les variatons de déformaton que lui imposent les actons variables. Dans une armature,
I‘endommagement se traduit par des microfssures qui peuvent se transformer rapidement en
fssures pouvant entraîner la rupture de l'armature. Le problème de fatgue se pose rarement
pour le béton tant que la contrainte ne dépasse pas 0,5 f c28, ce qui est pratquement toujours le
cas en béton précontraint.
Corroiion ioui teniion
Une armature tendue est plus sensible à la corrosion qu'au repos. Des désordres importants
sont apparus sur des ouvrages, qui seraient dus à la corrosion sous-tension. C'est la raison pour
laquelle une atenton toute partculière est apportée à la protecton des armatures de
précontrainte par :

- des enrobages importants,


- une limitaton des contraintes de tracton du béton au niveau de l'armature,
- une injecton soignée des gaines de câbles.
Reiaxaton - aiiongement
D'autres caractéristques des aciers de précontraintes sont utlisées ou utles à connaître telles :
- la relaxaton à 1 000 heures pour les calculs
de pertes de précontrainte ;
- l'allongement garant sous charge maximale Ag,
qui représente la capacité de déformaton
totale de l'armature avant que ne soit engagé
le processus de déformaton plastque localisée
qui conduit à la rupture par itricton. La valeur
courante de Ag est 30%0;
- le coefcient de stricton Zg représente la réducton
relatve de l'aire de la secton droite de l'éprouvete
dans la secton de rupture lors de l'essai de tracton.
Pour les armatures courantes, cete réducton de secton par stricton est de 25 %.
3.2. Armaturei paiiivei
Les armatures passives par oppositon aux armatures actves de précontrainte (qui sont sous
tension même sans aucune sollicitaton extérieure) sont des armatures comparables à celles du
béton arme. L’acier présente une très bonne résistance à la tracton (et aussi à la compression
pour des élancements faibles), de l’ordre 400 à 500 MPa ; mais si aucun traitement n’est
réalisé, il subit les efets de la corrosion. De plus, son comportement est ductle, avec des
déformatons très importantes avant rupture. Pour pallier à la faible résistance du béton en
tracton et à sa fragilité, on lui associe des armatures en acier. On retrouve ainsi :
- des armatures de tracton pour les zones tendues de béton en classe II et III ;
- des armatures d'efort tranchant (cadres, épingles, étriers, barres longitudinales) ;
- des armatures de peau et des armatures de constructon.

Les aciers utlisés sont les aciers courants à haute adhérence de béton armé

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- les aciers laminés à chaud, naturellement durs, dit aciers à haute adhérence de type I. Ce type
d’acier a une limite d’élastcité garante de 400 MPa et un allongement à la rupture de 14%.
- les aciers laminés à chaud et écrouis avec faible réducton de secton (par tracton-torsion),
dits aciers à haute adhérence de type II. Ce type d’acier a une limite d’élastcité garante de
500 MPa et un allongement à la rupture de 12%.
L’acton de l’écrouissage est d’augmenter la limite d’élastcité en faisant disparaître le palier de
plastcité, et diminuer l’allongement à la rupture (plus fragile). Les 2 types d’acier ont le même
comportement élastque, donc un même module de Young E = 210000MPa. La déformaton à la
limite élastque est voisine de 0.2%, en foncton de la valeur de la limite d’élastcité.
3.2.1 Modèle de calcul à I’ELS
On suppose que les aciers travaillent dans le domaine élastque. On utlise donc la loi de Hooke
de l’élastcité. On adopte une valeur forfaitaire du module de Young Es= 200 000 MPa.
3.2.2 Modèle de calcul à I’ELU
Le comportement des aciers pour les calculs d’ELU
vérife une loi de type élasto-plastque parfait, comme
décrit sur le diagramme contrainte-déformaton où la
valeur de calcul de la limite d’élastcité garante f su est
fe
défnie par : f su  . s est un coefcient de sécurité
s
partel qui vaut 1.15 sauf pour les combinaisons
accidentelles où il vaut 1.

3.3. Valeurs de calcul


a. Teniion initaie
elle ne doit pas dépasser dans le cas :
- post-tension min (0.8fprg ; 0.9fpeg)
- pré-tension min (0.85fprg ; 0.95fpeg)
b. Teniion dei acieri actfi en i’ELS
Elle se déduit de la tension initale  p 0 , en tenant compte des pertes de tension
instantanées (frotement, recul d’ancrage et recul instantané du béton) et diférées (retrait,
fuage et relaxaton des aciers).
c. Teniion dei acieri à i’ELU
Elle est calculée à partr du diagramme σ-ε avec un rapport d’afnité égal à 1 / s ;
(s 1.15)
pour les aciers actfs et passifs.
La surtension des aciers actfs ne doit pas dépasser 0.1f prg pour le cas de la post-tension et
(0.1fprg ; 150Mpa) dans le cas de la pré-tension.

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Chapitre 4 : Pertes de Précontrainte

1. Introducton
D’une façon générale on désigne par perte toute diférence entre la force initale exercée par
les vérins lors de la mise en tension et la force résultante qui s’exerce en un point donné, en un
temps donné. Plusieurs phénomènes inévitables tendent à réduire l’intensité de la force de
précontrainte, et sont atribuables au comportement du matériau, au mode de précontrainte
et au procédé de mise en tension. Les pertes peuvent être classées en deux grandes familles
selon leur origine :
1- Les pertes instantanées ; qui se produisent lors ou juste après la mise en tension et qui
sont :
 frotement du câble sur la gaine ;
 déformaton instantanée du béton lors de la mise en tension ;
 recul du cône d’encrage ou enfoncement du système d’appui.
2- Les pertes différées ; qui se produisent en un temps plus ou moins long après la mise en
tension :
 fuage du béton ;
 retrait du béton
 relaxaton de l’acier.
Le calcul des pertes est nécessaire pour l’une des raisons suivantes :
 déterminer la tension résiduelle dans une secton quelconque étant donné une
tension actve ;
 déterminer la tension initale à appliquer à l’extrémité actve étant donné une
tension permanente dans une secton quelconque.
Trois tensions se succèderont dans la vie d’un élément précontraint. Il y a d’abord la tension
initale au vérin p0 , ensuite la tension dans une secton quelconque au transfert p0’(x) (juste
après l’occurrence des pertes instantanées) et en fn la tension efectve à long terme (après
l’occurrence des pertes diférées).
2. Pertes Instantanées
2.1. Pertes par froteeents
Les pertes par frotement se subdivisent en deux types; les pertes dans les partes courbes et
les pertes en ligne droite.
a- Pertes dans les partes courbes
Lors de sa mise en tension, le câble se plaque contre la génératrice concave de la gaine dans les
partes courbes de son tracé. Si une armature est tendue à une tension P o, après une déviaton
angulaire de  radians elle devient ; P = Po e- f  qui seront traduites en contraintes :
 A B .e f ou B  A .e  f
f : coefficient de frotement en rd-1
 : angle de déviaton en rd.
b- Déviatons parasites en ligne droite
Théoriquement, il n’y a pas de pertes en ligne droite, mais le tracé réel présente toujours des
imperfectons qui se résument en des déviatons parasites ou accidentelles, entraînant ainsi des
pertes en ligne en droite. Ces pertes ont un caractère aléatoire et ne peuvent être évaluées
qu’à l’aide de valeur moyenne forfaitaire. Ces déviatons parasites sont considérées, en
1
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général, équivalentes à une ondulaton régulière de 0.75 degré par mètres. On calcule alors un
coefficient de frotement  équivalent à la déviaton angulaire moyenne :  = f. d. Par
conséquent, la variaton de tension dans un câble, sous l’efet des déviatons parasites, en
foncton de la longueur projetée x est : P = P0 e-.x
c- Pertes totales par froteeent
La variaton de tension dans un câble en foncton des courbures successives et de la longueur
projetée x est : P = P0 e -f-.x = P0 e -(f+.x) = P0 e -(f/l +).x
 =  i  Somme des déviatons entre l’origine et la secton étudiée
x = longueur projetée du câble
Après linéarisaton de l’exposant (-f+x), la formule devient :

Pp 0 (x) Pp 0  1  (f  )x 
l

p 0 (x) p 0  1  (f  )x 
l

 f (x) p 0 (f  )x
l
Les valeurs numériques de f et  couramment utlisées sont :
Valeurs usuelles
Nature de la gaine Valeurs observées
câble huilé câble sec
Feuillard agrafé f = 0.17 à 0.25 f = 0.18 f = 0.20
 = 16 à 40. 10-4  = 18. 10 -4
 = 20.10-4
Tube lisse f = 0.15 à 0.20 f = 0.16 f =0.18
 = 10 à 20. 10-4  =10. 10 -4
 =15. 10-4

2.2. Pertes par recul d’ancrage


Après la mise en tension, on vient bloquer les câbles. Le jeu existant dans l’ancrage permet un
léger glissement et la déformaton propre des pièces d’ancrage lorsque l’efort leurs est
appliqué par le vérin entrainait un raccourcissement du câble, donc une chute de tension. A
cause des frotements, les pertes par recul d’ancrage n’afectent qu’une parte de la longueur
de l’armature de précontrainte, donc son infuence va en diminuant de l’ancrage jusqu'à une
distance Lg où elle s’annule. Le tracé étant constant, le frotement entre l’ancrage et le point où
se fait sentr le recul d’ancrage Lg est le même qui s’était produit à la mise en tension. Cela veut
dire que le diagramme des tensions après recul d’ancrage est symétrique à celui que l’on avait
avant blocage. Ceci nous donne alors la directon (la pente), il ne nous reste qu’à trouver un
point pour défnir la droite.

x
oi
if
gEp
lg 
si x= lg aura :  f 
ir p 0    
 l 


 g (x) p 0 (2lg  x)(f  )
l
lg x

Ces pertes ne présentent un inconvénient pour l’élément précontraint que si elles se font sentr
dans la secton du milieu, la plus sollicitée en tracton.

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 Si Lg > L/2, il faut tendre le câble par une seule extrémité.

2.3. Pertes élastques instantanées


Lors de la mise en précontrainte du béton, celui-ci subit une déformaton élastque instantanée
par compression. Le calcul de ces chutes difère selon le procédé de précontrainte. Dans le cas
de la post-tension, s’il y a un seul câble ou si tous les câbles sont tendus simultanément, les
pertes élastques sont nulles du moment que le vérin s’appuie directement sur le béton. Par
contre si les câbles sont tendus successivement, ces chutes ne sont pas nulles.
a. Pré-tension
Pour calculer les chutes élastques, il suffit d’égaliser les raccourcissements relatfs du béton et
p b E
de l’acier :  a b    p  p b
Ep Eb Eb
b représente la contrainte du béton au niveau du C.D.G des aciers, et en une secton
Mg (x).ep p 0 ' (x).A p ep2
quelconque elle est égale à : b (x)   (1  2 )
I B i
Mg(x) représente le moment féchissant sollicitant la pièce au transfert dû au poids propre.

b. Post-tension
Lorsque dans un élément plusieurs câbles sont tendus successivement, et c’est souvent le cas
en post-tension, le raccourcissement instantané du béton s’efectue au fur et à mesure de la
mise en tension des diférentes armatures.
 n 1
P  b Ep A 
Eij  2 
On ramène la perte totale de précontrainte à une valeur moyenne pour chacune des armatures
  n  1  1  b Ep
actves à :   b Ep  
Eij  2  n 2 Eij

3. Pertes différées :
L’ensemble des pertes diférées est du à l’évoluton dans le temps de l’état de déformaton et
de contrainte des matériaux en présence, retrait et fuage du béton, relaxaton des aciers. Il est
nécessaire de tenir compte de l’interacton de ces trois phénomènes. Pour cela, le B.P.E.L. a
retenu le principe de les étudier séparément et tenir compte de cete simultanéité par une
valeur forfaitaire.
3.1 Pertes dues au retrait
Indépendamment de tout chargement, le béton subit par retrait un raccourcissement qui a
pour conséquence de détendre les armatures de précontrainte. Le retrait se développe dés le
durcissement du béton, alors que les câbles ne sont tendus que lorsque celui-ci a ateint la
résistance nécessaire. Donc les câbles ancrés ne subissent que la part du retrait survenu après
leur mise en tension.
Connaissant le raccourcissement total du retrait r et sa loi d’évoluton r(t), et connaissant l’âge
du béton t0 à la mise en tension, on peut déterminer le raccourcissement dû à cete part du
t0 B
retrait : r(t 0 )  rm 
t 0  9rm u
Comme le raccourcissement des câbles est égal au raccourcissement du béton;
p= b = r(t0).r

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Les câbles étant dans leur domaine élastque, la variaton de tension est:
r (x) r  1  r t 0   Ep
3.2 Pertes dues au fuage :
Contrairement au retrait du béton, le fuage est un phénomène qui se produit sous charge et la
déformaton théorique à l’instant t d’un béton soumis à l’âge t0 à une contrainte b est :

 f = b KFL f  t  t 0 
EIJ
k FL  Coefficient de fuage, foncton des dimensions de la pièce r m et des conditons
ambiantes.
f (t  t 0 ) : Variaton du fuage en foncton du temps.
A cause de l’infuence de nombreux paramètres, le B.P.E.L propose une formule simplifée pour
la variaton de contraintes qui est la suivante :
E
 f (x)  b (x)  M (x)  P
Eij
avec : b contrainte fnale après toutes les pertes
M contrainte maximale à la mise en tension.
M (x).ep pi (x).A p e2
M (x)  g  (1  2p )
Ih Bh i
Mg (x).ep  pi (x)  d (x)  Ap ep2
b (x)   (1  2 )
Ih Bh i
5
r (x)    (x)  e2 
2M (x)  6 A p  1  2p 
Bh i 
d’où :  (x)   
f 2
Eij A p  e 
  1  2p 
Ep Bh  i 
* si  1.5  on peut prendre  2.5  EP
M b f
Eij
Dans le cas de la post-tension, les pertes dues au fuage et au retrait peuvent être réduites en
augmentant le temps de durcissement du béton avant la mise en tension de l’acier.
3.3 Pertes dues à la relaxaton des areatures:
La perte fnale par relaxaton est obtenue d’après le B.P.E.L. par l’expression :
6   (x) 
  (x)  1000  pi   0  pi (x)
100  fprg 
avec 0 = 0,43 pour armatures T.B.R
0 = 0,35 pour armatures B.R
0 = 0,30 pour armatures R.N
1000= la relaxaton à 1000 heures.
3.4 Pertes différées totales :
Les pertes diférées ne se produisent pas séparément mais en même temps et agissent donc
mutuellement les unes sur les autres. Ainsi le retrait et le fuage entraînent un
raccourcissement du béton donc une diminuton de la perte par relaxaton qui est supposée
comme se produisant entre deux points fxes.

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Le B.P.E.L tent compte de la concomitance de ce phénomène par un abatement forfaitaire de


la relaxaton.
5
 d (x) r (x)    (x)   f (x)
6
Donc pour le calcul des pertes diférées, on commence par le retrait puis le fuage et enfn la
relaxaton.
4. Détereinaton de l’effort de précontrainte résultant :
Une première soluton consiste à retrancher de la tension initale à l’origine la somme des
pertes :
p (x) inst   d (x)
p (x) pi (x)   d (x)

Cete méthode, simple, ne tent pas compte de la mauvaise précision avec laquelle les pertes
sont évaluées, et l’on ne peut la prendre en compte que lorsque des précautons
supplémentaires sont prises. Dans le cas contraire, la précontrainte est représentée, en ce qui
concerne l’E.L.S, par les deux valeurs caractéristques suivantes;
 p1 =1,02 p0 - 0,8 p(x)
 p2 =0,98 p0 -1,2 p(x)

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