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Rôle et missions de l'IGF au Maroc

L'Inspection Générale des Finances est un organe de contrôle financier en Algérie chargé d'auditer la gestion financière du secteur public. Ses responsabilités incluent l'évaluation des politiques publiques et l'aide à la prise de décision des autorités. Elle peut également assister les tribunaux dans le cadre d'enquêtes judiciaires.

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Rôle et missions de l'IGF au Maroc

L'Inspection Générale des Finances est un organe de contrôle financier en Algérie chargé d'auditer la gestion financière du secteur public. Ses responsabilités incluent l'évaluation des politiques publiques et l'aide à la prise de décision des autorités. Elle peut également assister les tribunaux dans le cadre d'enquêtes judiciaires.

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1 - Définition de l’IGF 

L’Inspection Générale des Finances est un organe permanent de contrôle placé sous l’autorité directe du ministre
des finances (annexe 01), créée par le décret n°80-53 du 1er mars 1980.

2 - Le champ de contrôle de l’IGF

Son contrôle s’exerce sur la gestion financière et comptable des services de l’Etat des collectivités territoriales ainsi
que sur les institutions, organes et établissements soumis aux règles de la comptabilité publique.

Il porte également sur les établissements publics à caractère industriel et commercial, les organismes de sécurité
sociale relevant du régime général et obligatoire ainsi que tous les organismes à vocation sociale ou culturelle
bénéficiant du concours de l’Etat ou d’organismes publics et tout autre établissement public quel que soit son statut
juridique.

Il s’étend à l’utilisation des ressources collectées par appel à la générosité publique et à toute autre personne morale
bénéficiant du concours financier public de l’Etat, d’une collectivité locale, ou d’un organisme public à titre de
participation ou de forme de subvention, de prêt, d’avance ou de garantie.

L’IGF assure également une mission vis-à-vis du secteur économique. Ainsi, le décret exécutif n° 09-96 du 22 février
2009 a fixé un champ très étendu de contrôle et d’audit de gestion des entreprises publiques économiques (EPE).

Le champ de contrôle de l’IGF est très large, Ses attributions actuelles sont fixées, pour l’essentiel, par le décret
exécutif n°08-272 du 6 septembre 2008

Elle est composée de structures centrales et de structures régionales. (Voir l’annexe 02) .

3- Les différentes natures d’intervention d’IGF

– Evaluation des performances des systèmes budgétaires ;

– Evaluation économique et financière d’une activité globale, sectorielle ou de branche ou d’une entité
économique ;

– Audit, études, enquêtes ou expertises à caractère économique, financier et comptable ;

– Evaluation des conditions de gestion et d’exploitation des services publics par les entreprises gestionnaires, quel
que soit leur statut ;

– Evaluation des conditions de mise en œuvre des politiques publiques ainsi que des résultats y afférents.

4 - L’IGF en tant qu’organe d’aide à la décision :

La notion de contrôle a évolué sensiblement ces dernières années, conférant aux aspects relatifs à l’audit,
l’évaluation et le conseil, un rôle de plus en plus prépondérant en matière de suivi des conditions de gestion et
d’utilisation des fonds publics. L’Inspection Générale des Finances n’a pas été en reste relativement à l’évolution du
concept de contrôle.

1
Les aspects liés aux missions d’aide à la décision transparaissent assez nettement à travers certains articles du décret
n° 08-272 du 06/09/2008 fixant les attributions de l’Inspection Générale des Finances.

Le rôle d’aide à la décision conféré à l’IGF par le décret susvisé est marqué notamment par :

 La nature des interventions 


 La saisine des autorités en cas de situation d’urgence
 Les interventions en hors programme
 La formulation de propositions et recommandations

4-1-1 La nature des interventions (article 4): j’en ai déjà parlé

4-1-2 La saisine des autorités en cas de situation d’urgence (article 9)

Le rôle d’aide à la décision est également contenu dans l’article 9 du même décret qui prévoit qu’« en cas de
constatation d’une carence grave pendant la mission, l’IGF saisit l’autorité hiérarchique ou de tutelle, en vue de
prendre immédiatement les mesures nécessaires à la sauvegarde des intérêts de l’institution ou de l’organisme
contrôlé. Ainsi, même si dans les faits, ce genre de situation ne se produit que très rarement, des actions peuvent
être engagées par les autorités concernées, sous l’impulsion de l’IGF, face à des situations d’urgence nécessitant la
célérité dans la prise de décision, sans avoir à attendre la fin des travaux de contrôle et l’élaboration du rapport de
mission.

4-1-3 les interventions en hors programme (article 13)

L’activité opérationnelle de l’IGF est déterminée à la fois par un programme annuel approuvé par le ministre chargé
des finances et par des demandes d’interventions émanant des autorités habilitées. L’article 13 prévoit également
que des opérations de contrôle peuvent être effectuées à la demande de ces autorités. Ces demandes, portant
souvent sur des aspects bien déterminés, auxquelles l’IGF s’est attelée à réserver une priorité par rapport aux
missions programmées, du fait de leur caractère d’urgence, entrent en droite ligne dans la catégorie des missions
d’aide à la décision. Ces missions engagées en hors programme, représentent, par ailleurs, une proportion
significative dans l’activité opérationnelle de l’IGF.

4 -1-4 Formulation de propositions et recommandations (article 21 )

Cependant, plus généralement les dispositions qui traduisent encore plus le rôle de l’IGF en tant qu’organe d’aide à
la décision sont contenues dans l’article 21 (alinéa 2 et 3) du décret précité, lesquelles prévoient, en substance, que
le rapport de base « comporte les propositions de mesures susceptibles d’améliorer l’organisation, la gestion et les
résultats des institutions et organismes contrôlés. Il peut comporter également toute proposition de nature à
améliorer les dispositions législatives et règlementaires» …

4-2 Suites réservées aux rapports de l’IGF

Le rôle d’aide à la décision, de l’IGF ne peut être valablement effectif en l’absence d’un retour d’écoute et de
réaction de la part des entités soumises à son contrôle, relativement aux constatations relevées et aux
recommandations formulées. Les articles 23, 25 et 26 qui prévoient respectivement :

 L’obligation mise à la charge des gestionnaires de répondre aux constatations et observations contenues
dans les rapports de l’IGF (Procédure contradictoire).

2
 L’information par les autorités hiérarchiques ou de tutelle des mesures suscitées par les rapports qui leur ont
été communiqués (Suites réservées aux rapports de l’IGF).
 L’établissement par l’IGF d’un rapport annuel portant sur les suites réservées à ses constatations et
recommandations, destiné aux autorités habilitées en l’occurrence, Monsieur le Premier Ministre (Rapport
spécial).

5- Evolution du cadre juridique de l'IGF

Concernant en particulier le contrôle administratif des finances publiques qui est exercé par l’Inspection Générale
des Finances, il a connu de mars 1980 date de sa mise en place à ce jour, un certain nombre d’aménagements
tendant principalement à le réorganiser et à le consolider:

Durant l’année 2006, les pouvoirs publics ont décidé le renforcement du contrôle sur la gestion et l’utilisation des
fonds publics en général, ainsi que le renforcement du rôle et des capacités d’intervention de l’Inspection Générale
des Finances, en particulier.

À ce titre, un comité interministériel chargé de l’évaluation et de l’amélioration du contrôle des finances publiques a
été installé auprès du Ministre des Finances, lequel a formulé dans son rapport de mars 2006 d’importantes
recommandations concernant particulièrement l’IGF.

Deux CIM, l’un tenu en date du 18 décembre 2006 et le second en date du 05 février 2007, avaient été consacrés à
l’examen de ce rapport, à l’issue desquels d’importantes décisions ont été prises concernant notamment, la réforme
des statuts de l’IGF et le renforcement de ses moyens d’action.

Il ressort des décisions prises en la matière que les plus hautes autorités du pays comptent placer l’Inspection
Générale des Finances au cœur du vaste programme visant le renforcement du contrôle de la gestion des fonds
publics.

6 - Le rôle de l’IGF en matière d’expertises judiciaires : L’inspection générale des finances, en tant qu’organe
dûment habilité à contrôler et vérifier la gestion financière et comptable des organismes publics, quels que soient
leur statut juridique, et parfois même, sous certaines conditions, des organismes privés, se positionne dans le
collectif susceptible de prêter son concours aux magistrats désirant être éclairés sur les aspects techniques de faits
soumis à leur appréciation.

Le fondement juridique de la qualité d’auxiliaire de justice reconnue à l’IGF, se décline dans les stipulations de
l’article 04 et l’article 07 du décret exécutif n° 97-256 du 07/1997 , fixant les attributions de l’IGF, qui prévoit que
les interventions de cette dernière peuvent porter sur « l’audit, les études, les enquêtes ou les expertises à caractère
économique, financier et comptable », qui confère à l’institution des prérogatives de police judiciaire pour
rechercher et constater sur procès-verbaux, les infractions se rapportant à la législation des changes.

En pratique, les interventions liées aux enquêtes et expertises s’opèrent selon les modalités suivantes :

Concernant les enquêtes : abstraction faite des enquêtes administratives qu’elle peut mener à la demande des
autorités habilitées, l’IGF peut être partie prenante dans une enquête judiciaire soit sur réquisition directe des
services de sécurité, en application de l’article 49 du code de procédure pénale (CPP) traitant des enquêtes en cas de
flagrance, soit sur réquisition de l’autorité judiciaire pour aider techniquement les premiers lors d’une information,
ou pour communiquer des rapports établis à l’occasion de missions sachant que lesdits rapports peuvent constituer
des éléments de preuves conformément aux stipulations de l’article 214 du code précité.

Concernant les expertises judiciaires : Qu’il s’agisse d’une affaire civile (article 125 du CPCA) ou d’une affaire pénale
(article 143 du CPP), et compte tenu de son statut d’organe de contrôle spécialisé disposant d’agents opérationnels

3
qui sont des fonctionnaires assermentés, l’IGF peut être requise pour donner ses avis sur les aspects techniques de
faits portés à l’appréciation d’un juge.

Conclusion :

L’Inspection Générale des Finance joue un rôle très important dans le

cadre de la réforme du budget de l’Etat et la gouvernance des finances

publiques. Elle doit consacre l’essentiel de son travail à l’évaluation des

performances politiques, d’organismes et procédures publiques, afin

d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés.

Bibliographie :
 Site web :
 [Link]
%C3%[Link]
 [Link]
 les décrets :
 n°80-53 du 1/03/1980
 n° 08-272 du 06/09/2008
 n° 97-256 du 07/1997

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