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CHAPITRE 9 : PIÉZOMÈTRE

9 1)Introduction
9.1) Introduction

Les problèmes créés par l'eau dans la construction sont quelquefois négligés ou
souvent mal posés,
posés quand ils ne sont pas complètement ignorés.
ignorés Et pourtant,
pourtant
ils sont fondamentaux tant en ce qui concerne les conditions d'exécution des
chantiers que la stabilité des ouvrages et les problèmes hydrogéologiques.

Il importe donc, tout d'abord, dans une étude des sols, de préciser le niveau de
la nappe et d'indiquer l'influence de ce niveau sur le déroulement des futurs
travaux Le niveau dd'eau
travaux. eau ou la pression interstitielle mesurés dans un sol sont
rarement constants sur une longue période; ils subissent des variations à cause
de: 1) la précipitation, de l'infiltration et de l'évaporation; 2) la variation du
niveau de contrainte (charges); 3) ll'écoulement
écoulement saisonnier alimenté par la
variation saisonnière des niveaux de rivières ou de lacs avoisinants; 4) les
travaux de construction qui modifient les contraintes au sein des sols ou qui
od e les
modifient es conditions
co d o s auxau limites,
es, exemples
e e p es une
u e excavation;
e cava o ; 5) lee pompage
po page
ou recharge en eau; 5) les effets du gel et de dégel; 6) la variation de la
pression atmosphérique et de l'humidité. 1
La détermination précise du niveau de la nappe phréatique et des pressions
interstitielles est importante pour la conception,
conception la construction des
fondations et des ouvrages souterrains. La profondeur de la nappe
phréatique est un facteur pouvant influencer le choix du type de fondation.
La variation saisonnière du niveau de la nappe peut occasionner des
mouvements (gonflement ou de retrait)des sols de fondation. La présence
d’une nappe artésienne peut grandement affecter la stabilité d’une
excavation réalisée dans ll’argile
argile. Le contrôle des pressions interstitielles
permet de suivre la consolidation ou la dissipation des pressions
interstitielles développées dans une couche d’argile suite à des travaux de
construction ou de chargement. La pression interstitielle élevée constitue
souvent la cause des problèmes d’instabilité; il est donc important de
pouvoir mesurer ces pressions et leur dissipation.

Dans le cas des problèmes de pollution, le piézomètre est utilisé pour


permettre des prélèvements pour analyses chimiques et aussi pour étude
hydrogéologique
y g g q de la nappe
pp phréatique
p q et le risque
q de contamination.

2
3
4
Un niveau de la nappe phréatique libre (free ground-water table) est défini
comme la surface de contact entre la nappe phréatique libre et la zone
capillaire,
ill i Hvorslev
H l (1949),
(1949) c'est
' t lle niveau
i atteint
tt i t par l'l'eau dans
d un forage.
f
La nappe phréatique peut être régulière s'il existe une seule nappe libre;
quand la pression hydrostatique augmente linairement avec la profondeur
(
(p=z),) comme dans
d le
l cas d'un
d' réservoir
é i d'eau.
d' Ceci
C i signifie
i ifi que la
l charge
h
piézométrique, h=z+p/, est la même quelle que soit la profondeur, figure
9.1.

Il faut remarquer que dans la nature, des nappes régulières sont rares et on
rencontre plutôt des nappes irrégulières, figure 9.2.

Un piézomètre est un dispositif qui permet de mesurer la charge


hydraulique en un point du sol. Il est constitué, d'une façon générale, par un
élément perméable (élément de tube crépiné,
crépiné pierre poreuse,
poreuse etc.)
etc ) relié à la
surface par un tube rigide ou une tubulure souple et mis en place dans un
forage (figures 9.3, 9.4 et 9.5). Un bouchon étanche est réalisé au-dessus
de la crépine afin dd'éviter
éviter les communications au moyen du trou de forages
avec les autres nappes supérieures ou d'éviter des infiltrations d'eau.
5
6
7
8
9
10
Par suite d'une confusion regrettable, on étend souvent le nom piézomètre à tout
autre dispositif destiné à mesurer le niveau de l'eau dans le sol, par exemple un tube
troué p
placé dans le trou d'un forage.
g Cette erreur d'utilisation ppeut dans certains cas
apporter des confusions et peut se traduire par des accidents de chantier qui aurait pu
être évités si des piézomètres, au sens propre du mot, avait étaient installés et
interprétés correctement.

Sous l'effet de la pression qui règne au niveau de la crépine, l'eau va s'élever dans le
tube supérieur. La mesure de cette pression se fait alors soit par repérage du niveau
dd'eau
eau dans le tube à ll'aide
aide dd'une
une sonde
sonde, soit par un dispositif manométrique
manométrique.

9.2 Définitions

Le document d’Hydro-Québec et SEBJ (1990) définit les termes suivants :


 Piézomètre
Il désigne le capteur de pression d’eau, et la lanterne s’il y a lieu; il inclut aussi le
t b dans
tube d le
l cas des
d piézomètres
ié èt à tube
t b ouvertt ett hydraulique
h d li

 Piézomètre à tube ouvert

Il s’agit d’un piézomètre avec un tube ouvert à la pression atmosphérique et posé


dans le prolongement du capteur. Ce terme est préférable à piézomètre hydraulique
11
(SEBJ, 1990).
.Piézomètre Casagrande
C’est un piézomètre à tube ouvert avec un élément filtrant inséré dans une lanterne de sable et
des bouchons de part et d’autre de la lanterne.

 Tube perforé

Il s’agit d’un tube plastique perforé à plusieurs endroits et entouré d’un tissu résistant et
perméable; il sert à déterminer la profondeur de la nappe d’eau (SEBJ, 1990). Il ne doit être
utilisé que dans le cas d’une nappe régulière dans un dépôt homogène.

 Piézomètre hydraulique
y q ((avec manomètre))

Son installation est semblable à celle d’un tube ouvert, mais dont le niveau d’eau dépasse
l’extrémité supérieure du tube à laquelle est fixé un manomètre; la pression au niveau du
capteur est égale à la différence de niveau entre le sommet du tube et le niveau du capteur plus
la pression enregistrée par le manomètre.

Pour éliminer l’air qui s’accumule à l’intérieur du tube à cause de l’absence de circulation d’eau
et qui fausse les résultats,
résultats les piézomètres hydrauliques doivent avoir une tubulure doubledouble.
Cette tubulure permet une circulation d’eau désaérée à partir de la surface, circulation qui doit
se faire périodiquement.

Le terme
L t piézomètre
ié èt hydraulique
h d li estt fréquemment
fé t utilisé
tili é pour désigner
dé i un piézomètre
ié èt à tube
t b
ouvert; il est recommandé d’ajouter avec manomètre s’il s’agit d’un piézomètre hydraulique
comme tel. 12
 Piézomètre scellé
Il s’agit d’un capteur de pression à corde vibrante ou pneumatique nécessitant un très faible
écoulement p par l’élément pporeux.

 Élément filtrant

Ce terme désigne strictement ll’élément


élément poreux fixé à ll’extrémité
extrémité inférieure dd’un
un tube; il peut
être en plastique, en métal ou en pierre poreuse.

 Lanterne

Ce terme désigne la cavité de forme cylindrique, pratiquée sous l’extrémité du tubage, comblée
d’un matériau plus perméable que le sol en place, qui supporte les parois de la cavité.

 Tube de mesure

C’est un tube métallique ou plastique, flexible ou rigide, qui relie l’élément filtrant à la surface
pour mesurer le niveau piézomètrique à la pression atmosphérique.
atmosphérique

 Bouchons
Ce sont des zones imperméables qui scellent le trou de forage de part et d’autre de la lanterne;
l bouchons
les b h sont constitués
i é ded bentonite.
b i

13
Navfac définit les trois principales composantes d’un piézomètre :

a) Pointe (tip)

La pointe
i du
d piézomètre
ié è comprendd la
l section
i perforée,
f é weell screen, tube
b
poreux, ou toute autre élément similaire et la zone de filtre de sable
entourant le tube poreux.

b) Tube (Standpipe)

Il s’agit
’ it d’un
d’ tube
t b étanche
ét h de d diamètre
di èt le l plus
l petit
tit possible
ibl au point
i t de
d vue
pratique fixé à la partie supérieure de la pointe et qui continue jusqu’à la
surface du terrain.

c) Scellements (Seals)

Le scellement est composé d’un coulis de ciment,


ciment de boue de bentonite ou
toute autre matériau imperméable similaire placé entre le tube et les parois
du trou du forage afin d’isoler la section de mesure souhaitée. 14
La figure 9.6 montre l’utilisation de piézomètres pour étudier la direction d’écoulement d’eau
souterraine.

Définitions hydrogéologiques

 Aquifère
q

C’est une formation rocheuse ou de sol à l’intérieur de laquelle l’eau souterraine peut circuler
et qui peut donner un débit suffisant pour une utilisation économique. Des mots comme
water-bearing
water bearing formations et groundwater reservoirs sont également utilisés en anglais comme
synonyme d’aquifère, Driscoll (1989).

 Aquitard : C’est une formation imperméable.

 Nappe perchée : C’est une nappe d’eau très localisée dans une formation perméable où
l’écoulement gravitaire descendant de l’eau est bloqué par la présence d’une couche
imperméable d’étendue limité, figure 9.7.

 Nappe confinée, captive ou en charge

C est un aquifère contenu dans une couche perméable saturée à 100 % limité entre deux
C’est
couches imperméables, aquitard, (argile, silt ou d’autres matériaux imperméables), et dont la
pression, en tout point, est supérieure à la pression atmosphérique.
15
Dans un aquifère confinée, le niveau d’eau dans un piézomètre dépasse celui du niveau de la
partie supérieure de l’aquifère confiné. La pression de confinement est égale à la différence
d niveau
du i d’eau
d’ dans
d l’aquifère
l’ ifè ett celuil i de
d la
l partie
ti supérieure
éi de
d l’aquifère
l’ ifè exprimée i é en
unité de pression (multiplié par le poids volumique de l’eau).

 Nappe
pp semi-captive
p

C’est un aquifère confiné dont l’une ou les deux couches qui la limitent sont semi-
perméables.

 Nappe libre

C’est une nappe contenue dans une couche perméable partiellement saturée et reposant sur
une couche
h imperméable
i é bl ou semi-imperméable.
ii é bl L La surface
f lib étant
libre ét t toujours
t j à la
l pression
i
atmosphérique.
 Transm issivité T d’une nappe

C’est le produit du coefficient de perm éabilité k par l’épaisseur de la couche aquifère H :


T =kH .
 C oefficient d’em m agasinem ent S

C’est le volum e d’eau libéré ou em m agasiné par un prism e vertical de la couche aquifère
d’une section droite égale à l’unité et pour une variation unitaire du rabattem ent ou de la
charge. 16
 Nappe artésienne

C’est unn aquifère


aq ifère où le niveau
ni ea piézométrique
pié ométriq e dépasse celui
cel i de la surface
s rface du
d terrain
à l’endroit du sondage, du piézomètre ou du puits réalisé. L’eau souterraine est
donc capable de jaillir en surface du terrain si on réalise un puits.

 Charge hydraulique

La charge hydraulique en un point dd’un


un aquifère est définie par ll’équation
équation suivante,
figure 9.8 :

H = V2/2g + u/w + z

Avec H la charge hydraulique, V la vitesse d’écoulement d’eau, u la pression d’eau


pour le point considéré, z la côte du point par rapport à un niveau de référence et w
l poids
le id volumique
l i d’eau.
d’

17
18
19
20
 Gradient hydraulique

Le gradient hydraulique, i, entre deux points d’un milieu est défini par la relation suivante :

i = H/L = (H2 – H1)/L = -h/l

avec H, la différence des charges hydrauliques entre deux points et L la distance entre ces
deux points

 Hauteur piézométrique

Pour un point M situé au sein d’un milieu aquifère avec la côte z, si on mesure le niveau d’eau
au moyen d’un piézomètre à la côte z’, la pression d’eau sera donc :

u = (z’ – z) w
et la charge hydraulique sera :

H = (z’ – z) + z = z’

La charge hydraulique au point M sera donc égale à la hauteur d’eau dans le piézomètre par
rapportt au point
i t M;
M la
l hauteur
h t z’’ estt appelée
lé également
é l t la
l hauteur
h t piézométrique.
ié ét i

21
Le lieu de l’ensemble des hauteurs piézométriques d’une nappe est appelé la surface
piézométrique. Sur une surface piézométrique, la pression est égale à la pression
atmosphérique.

 Ligne isopièze

Une ligne isopièze, ou isopièze, est le lieu des points d’un aquifère ayant même niveau
piézométrique (même charge hydraulique). On l’apelle égalemment une ligne d’isocharge
hydraulique ou équi-potentielle.

La connaissance des isopièzes permet de déterminer le sens des écoulements dans un


aquifère.

 Lignes de courants

Une ligne de courant est une ligne tangente au vecteur vitesse en chacun de ces points au
temps considéré.

Si le milieu est homogène et isotrope les lignes de courant sont perpendiculaires aux
équipotentielles. Le tracé des lignes de courant et des équipotentielles est appelé réseau
dd’écoulement
écoulement.

22
9.3 Installation correcte d’un piézomètre

Casagrande
C d (1949) a proposéé un dispositif
di itif appelé
lé Piézomètre
Pié è Casagarnde
C d pour mesurer les
l
pressions interstitielles dans l’argile. La figure 9.9 montre les dimensions du piézomètre
Casagrande en pouces. L’élément poreux a une longueur de 0,6 m (2 pieds) composé d’un
tube poreux de Norton. Son diamètre intérieur est de 25 mm (1 pouce) tandis que celui
extérieur est de 38 mm (1,5 pouces). La partie inférieure de l’élément poreux est scellépar
un bouchon de caoutchouc, tandis que la partie supérieure est reliée à un tube Saran de
diamètre extérieur de 12 mm.

9.4 Vérification d’un piézomètre

Les erreurs piézométriques sont fréquentes. Il est donc important de vérifier le bon
f ti
fonctionnementt d’un
d’ piézomètre
ié èt installé
i t llé pour s’assurer
’ de
d la
l représentativité
é t ti ité des
d niveaux
i
piézométriques observés. En parique, il faut vérifier périodiquement le bon
fonctionnement des piézomètres après leur installation.

Les résultats d’un essai de perméabilité à niveau variable peuvent utiliser à vérifier si un
piézomètre installé a été correctement scellé dans le sol, et à détecter des courts-circuits
hydrauliques.

23
24
25
26
27
9.5 Temps de réponse d’un piézomètre

IImmédiatement
édi t t après
è l’installation
l’i t ll ti d’un
d’ piézomètre
ié èt dans
d un trou
t de
d forage,
f la
l pression
i
hydrostatique mesurée par l’instrument est rarement identique à la pression réelle existante
sur place. Durant les travaux d'installation d'un piézomètre, le niveau d'eau à l'intérieur du
forage est rarement au même niveau que celui des sols environnants. Afin de mesurer
correctement les pressions interstitielles (niveau d'eau), il faut que la pression dans le
piézomètre et les sols soit égale. Compte tenu de la différence de la pression existante, après
l'installation, un certain temps est nécessaire pour que la pression s'équilibre. Ce temps sera
dd'autant
autant plus long que le sol est moins perméable et que le diamètre (le volume) du tube
piézométrique sera plus important. On est donc conduit à définir le "temps de réponse"
"time-lag" d'un piézomètre qui est le temps au bout duquel le piézomètre indique une valeur
de pression égale à la pression réelle qui existe dans l'eau interstitielle au niveau de la
crépine Le temps nécessaire pour égalisation complète des pressions est théoriquement
crépine.
infini, mais du point de vue pratique, on peut supposer que les pressions sont égalisées
quand 90-99% de la pression originale a été dissipée.

28
9.6 Développement théorique du calcul du temps de réponse (retard)

q
Les équations mathématiques
q à la base du calcul du temps
p de réponse
p de ppiézomètre ont été
présentés par Hvorslev (1951). Ces calculs supposent que le temps de réponse est la seule
source d’erreur et que les autres causes sont négligeables. De plus, ils supposent que la loi
de Darcy est valable, que le sol et l’eau restent incompressibles.

La charge hydraulique active, H, au temps t est égale à H = (z – y), avec z constant ou une
fonction du temps, figure 9.10. Le débit d’écoulement, q, peut être exprimé par l’équation
simplifiée suivante, Hvorslev (1951) :

q = F k H = F k (z-y) (1)

avec F un facteur de forme dépendant de la forme et des dimensions de la cavité


piézométrique et k le coefficient de perméabilité. Pour un temps dt, on peut écrire :

q dt = A dy

avec A la section du tube du piézomètre. En combinant les deux équations précédentes, on


obtient :
dy/(z-y) = (Fk/A) dt (2)

Le temps de réponse de base, T (basic time lag) est défini comme le temps nécessaire pour
égaliser les pressions à l’intérieur du piézomètre et celle dans le sol. 29
30
La figure 9.12 de Hvorslev (1951) schématise plusieurs cas d’installation de
piézomètre avec l’équation de débit correspondant à chaque cas. Ces équations
sont valables uniquement pour un milieu semi-infini,
semi infini isotrope et qu
qu’il
il existe un
niveau artésien ou que le changement du niveau piézométrique initial est faible.

La figure 9.13, Hvorslev (1951), montre les exemples de calcul de temps de


réponse
é de
d base
b des
d cas montrést é sur la
l figure
fi 9.12.
9 12 On
O constate
t t que le
l temps
t T estt
inversement proportionnel au coefficient de perméabilité du milieu. Quand le
rapport L/D reste constant, T est inversement proportionnel au diamètre de la prise
du ppiézomètre ((D)) et inversement proportionnel
p p au carré du diamètre du tube du
2
piézomètre (d ).

31
T a b l e a u 9 . 1 : T e m p s d e r é p o n s e p o u r 9 0 % d 'é g a l i s a t i o n , H v o r s l e v ( 1 9 4 9 )
N a tu re d u s o l S a b le S ilt A rg ile
k (c m /s ) 0 .1 1 0 -2 1 0 -3 1 0 -4 1 0 -5 1 0 -6 1 0 -7 1 0 -8 1 0 -9 1
0-
10

1 ) S o il in c a s in g * 6m 1h 10h 4j
2 )C a s in g , s o il flu s h .6 m 6m 1h 10h 4j
b o tto m
3 )C a s in g , h o le 1 .5 15 2 .5 25h 10j
e x te n d e d m m h
4 )C a s in g , h o le 6m 1h 10h 4j 42j
e x te n d e d
5 )P ie z o . W ith w e ll 3m 30 5h 50h 21j
p o in t m
6 )p ie z o . W ith w e ll 12 2h 20h 8 .3 j 83j
p o in t m
7 )M e rc u r y m a n o m e te r 2m 20 3 .3 33h 1
m h 4j
8 )M e rc u r y m a n o m e te r 6m 1h 10h 4.
2j
9 )W .E .S H y d r. C e ll 16 2 .6 2
p re ss. m h 6
h
1 0 )W .E .S . H y d ro . c e ll 14 2
p re s s u re , s a n d filte r m 4
h

32
33
9.7 Irrégularités et variations piézométriques

Plusieurs sources d’erreur


d erreur peuvent survenir lors des mesures piézométriques quand
des irrégularités ou des changements rapides des pressions interstitielles peuvent se
produire. Les conditions régulières, avec une mesure piézométrique identique à la
pression de la nappe
p pp libre à toute pprofondeur sous la nappe,
pp , constituent des cas
isolés. En réalité, on observe des conditions irrégulières ou des niveaux
piézométriques changeant avec la profondeur. Ces conditions irrégulières peuvent
être causées par Hvorslev (1951):
1)U
1) Une nappe perchée
hé ou un volume
l d’eau
d’ isolé
i lé par une couche
h imperméable;
i é bl
2) Un écoulement descendant vers les couches plus perméables en profondeur;
3) Un écoulement ascendant à partir d’une couche soumise à une pression artésienne
ou produit par évapotranspiration;
4) Une consolidation ou un gonflement incomplet causé par un changement das les
charges ou les contraintes appliquées.

34
Sur une longue période de temps, la nappe phréatique ou les pressions interstitielles
sont rarement constantes. Elles subissent des variations par :
a)) Précipitation,
P é i it ti infiltration,
i filt ti évaporation
é ti ett drainage;
d i
b) Changements des charges ou des contraintes et/ou écoulement dû à une variation
saisonnière du niveau d’eau dans les rivières, lacs, canaux, etc. voisins existants;
c) Pompage;
d) Variation de température et spécialement gel-dégel de la couche supérieure de
sol;
e) Variation de la pression atmosphérique et de l’humidité.

Les principales sources d’erreurs de la détermination du niveau de la nappe


phréatique
p q sont schématisées sur la figure
g 9.15,, Hvorslev ((1951).
)

35
36
37
38
9.8 Différents types de piézomètres

Navfac ((1986)) distingue


g les types
yp de piézomètres
p suivants :

a) Puits ouvert (Open well)

La technique la plus commune à enregistrer le niveau de ll’eau


eau consiste à mesurer ce dernier
dans le trou du forage tel que montre sur la figure 9.16a (Navfac, 1986). Un des
inconvénients de cette technique est que les différentes couches de sol peuvent avoir
différentes pressions hydrostatiques et par conséquent le niveau mesuré sera inexacte et non
représentatif
é t tif du it Cette
d site. C tt ttechnique
h i estt utile
til uniquement
i t pour les
l dépôts
dé ôt homogènes.
h è

La plupart des inconvénients de la technique précédente peut être éliminée en installant un


piézomètre tel qu’indiqué sur la figure 9.16b (Navfac, 1986). Ce système permet à isoler une
section bien limitée des sols.

b) Piézomètre à élément poreux (Porous Element Piezometer)

Tel que montré sur la figure 9.17 (Navfac, 1986), un élément poreux est connecté à un tube
de mesure de faible diamètre afin de diminuer le temps de réponse de l’instrument. En fait, il
s’agit du piézomètre Casagrande dont l’élément poreux est une pierre en céramique ou tout
autre matériau de mêmes dimensions
dimensions. Les pores de l’élément
l élément ont une dimension de 0,050
0 050
mm de telle sorte que l’on peut l’utiliser en contacte direct avec les sols fins.
39
Figure 9.16

40
41
c) Autres types

Les autres types de piézomètres utilisés sont pneumatiques à air, pneumatique à l’huile ou
hydrauliques.

Gé é l
Généralement,
t on distingue
di ti deux
d types
t de
d piézomètres:
ié èt

1) les piézomètres ouverts;


2) les piézomètres fermés ou à volume constant.

A) Piézomètres ouverts

Les ppiézomètres ouverts ppeuvent être réalisés soit ppar forage,


g , soit ppar battage.
g
- Installation par forage

Si le terrain est instable, le forage sera tubé car l'emploi de la bentonite (pour la stabilité
des parois) doit être absolument prohibé pour éviter le colmatage du terrainterrain. Une fois
atteinte la profondeur désirée, on introduit dans le forage un tube piézométrique crépiné
à sa base.

Lorsqu'on
L ' veutt procéder
éd à des
d mesures ponctuelles,
t ll il estt évident
é id t que la
l crépine
é i devra
d être
êt
très courte (L/d =3). Si par contre, il ne s'agit que de mesurer un niveau d'eau, on pourra
adopter une valeur beaucoup plus importante, mais sans dépasser 2.0 m de lo 42
En ce qui concerne la densité des vides de la crépine, il faut qu'elle soit telle que sa
perméabilité soit très élevée. Une fois le piézomètre placé dans le forage tubé, on introduit
d
dans l'espace
l' annulaire,
l i tout
t t en remontant
t t le
l tube
t b de
d forage,
f un filtre
filt dont
d t la
l granulométrie
l ét i
doit être compatible avec celle du terrain environnant.

On confectionne ensuite au-dessus du filtre, un bouchon étanche sur une hauteur d'environ 1
m. La réalisation du bouchon est une opération très délicate qui demande beaucoup
d'expérience. Enfin on finalise les travaux en remblayant toujours dans l'espace annulaire.
Avantages des piézomètres ouverts:

Simplicité, fiabilité, pas d'appareillage et composantes compliquées.

Désavantagesg des piézomètres


p ouverts:
1) Temps de réponse long;
2) tubulure doit être verticale ;
3) sujet au gel;
4) ils peuvent être endommagés par ll'équipement
équipement de construction en surface et
5) possibilité de bulles d'air emprisonnées dans la colonne d'eau.

43
B) Piézomètre à volume constant

Comme on a souligné plus haut, le temps de réponse des piézomètres ouverts dans les sols
argileux est très long. On a donc cherché à diminuer le volume d'eau nécessaire pour
l'équilibre des pressions et l'on a conçu des piézomètres dits à volume constant. Il existe
différents types de ce genre de piézomètres: Piézomètre hydraulique, pneumatique, à corde
vibrante, etc.

B1) Piézomètres Hydrauliques

Ce sont des piézomètres du type ouvert dans lesquels on a place un manomètre à l'extrémité
des tubulures. Les tubulures sont remplies d'un liquide incompressible. La pression
interstitielle au niveau de la crépine, u, s'obtient en mesurant la pression au niveau du
manomètre (p) selon l'équation: u = p +  h

Avantages: Simple, fiable, temps de réponse plus rapide, et moins sujet à être
endommagé.

Inconvénients: Sujet au gel, les tubulures doivent être désaérées


périodiquement
périodiquement.

44
B2) Piézomètres pneumatiques

Ces piézomètres sont constitués dd'unun élément déformable (membrane flexible).


flexible) La pression
de l'eau contenue dans le sol applique la membrane sur les deux orifices de la chambre de
pression. Par l'un de ces orifices, on envoie un gaz comprimé (air, azote ou CO2). Lorsque la
pression du gaz est égale à la pression interstitielle du sol, u, la membrane se trouve en
é ilib iindifférent,
équilibre diffé t ett le
l gaz s'évacue
'é par la
l deuxième
d iè tubulure,
t b l figure
fi 9.19.
9 19

Avantages:
A t P dde correction
Pas i hydrostatique,
h d i réponse
é rapide,
id peut être
ê branché
b hé un
système d'acquisition de données, n'est pas limité par la profondeur de la nappe.

Inconvénients: Problèmes de condensation,


condensation période dd'utilisation
utilisation limitée à
quelques années.

45
B3) Piézomètres à corde vibrante

Ils sontt basés


Il b é sur la
l déformation
déf ti d'une
d' membrane
b solidaire
lid i d'un
d' fil tendu
t d (corde
( d
vibrante). La pression interstitielle agissant sur la membrane fait varier la tension
dans le corde. La fréquence de vibration est fonction de la tension de la corde,
figure 9.20. En mesurant la fréquence de vibration, on peut calculer la tension et
ensuite la pression interstitielle. la pression interstitielle s'obtient par l'équation: p
= k (f2-f20).

où f0 est la fréquence d'étalonnage à u=0.

Avantages: Possibilité d'enregistrement continu, grande sensibilité, réponse


rapide non sujet au gel,
rapide, gel peut être ré-étalonné,
ré étalonné poste de lecture peut être
très éloigné du site, peut mesurer des pressions négatives.

Inconvénients: Sensible à la température,


p , dérive dans le temps,
p , sensible à
l'humidité et aux orages électriques, action galvanique et le prix est
élevé.

46
47
48
49
Études de cas: Niveau de la 
nappe phréatique.

50
51
• Étude
Étude de cas, infiltration d
de cas infiltration d’eau
eau et niveau de la 
et niveau de la
nappe phréatique

52
53
54
• Résidence dans l’eau (secteur Tracy)
• Sondage
g avec installation d’un ppiézomètre
• Les sols de fondation sont constitués du sable (sol perméable)
• Présence d’un ruisseau à proximité;
• Relevé de niveau pour relier le niveau de la dalle de plancher au
niveau de l’eau du ruisseau

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Infiltration d’eau observée dans le 
sous‐sol d’un immeuble 
commercial en construction avec 
i l t ti
un rapport géotechnique 
pp g q
établissant la nappe à 6 m de 
profondeur
f d

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