Optimisation du Processus de Clôture
Optimisation du Processus de Clôture
Optimisation du processus
SOMMAIRE
1. CADRE DE L'ETUDE
1.1 Observatoire de la Qualité Comptable (O.Q.C.)
2. LE PROCESSUS DE CLOTURE
2.1 Définition
2.3 Propriétaire
2.4 Clients
4. CONCLUSION
ANNEXE
Extrait des travaux du groupe consolidation
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
1. CADRE DE L'ETUDE
Créé en 1998 sur l’initiative du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts Comptables, sous
l’égide des principales organisations patronales et associations professionnelles du monde
de la gestion et de la finance, l’Observatoire de la Qualité Comptable a pour objectif de
promouvoir une fonction comptable véritablement adaptée aux besoins des décideurs
internes et externes de l’entreprise.
Pour ce faire, l’observatoire utilise entre autres, l’approche benchmarking afin d’observer
et diffuser les bonnes pratiques.
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
Tous les membres du groupe ont adhéré aux dispositions du code de conduite du
benchmarking, notamment à celles concernant l’aspect de cooptation et de confidentialité.
Les membres se doivent de parler avec autorité de leur expérience au sein de leur
entreprise. Les compte-rendus, ainsi que tous les documents remis aux participants restent
confidentiels.
Il a été décidé au sein du groupe que ce rapport pourrait être diffusé et publié .
Le benchmarking ne veut s’intéresser aux solutions que pour autant qu’elles soient
vérifiées par l’expérience. Le groupe « qualifie » les pratiques observées et les considère
comme bonnes ou pas.
Les bonnes pratiques apportent une valeur ajoutée optimale en donnant à ceux qui les
adoptent, un avantage concurrentiel.
Le groupe s’est donné comme objectif de comparer les pratiques entre les différentes
entreprises participant à l’étude et de retenir les meilleures d’entre elles sur le processus de
clôture des résultats, afin de l’optimiser (cf. limites du processus (par. 2.5))
2. LE PROCESSUS DE CLOTURE
2.1 Définition
Le processus de clôture des résultats comprend l'ensemble des étapes qui s'enchaînent
depuis l'introduction de toute information relative à un acte de gestion dans les systèmes
opérationnels et administratifs situés en amont de la comptabilité jusqu'à l'élaboration des
comptes consolidés (que ceux-ci soient produits mensuellement, trimestriellement,
semestriellement ou annuellement).
Le nombre des tâches à réaliser pour clôturer les comptes d'une entreprise est tel qu'il ne
peut être raisonné ici qu'en terme de fonctionnalités majeures. Il s'agit de :
• s'assurer que les comptes contiennent toutes les informations afférentes à la période à
clôturer,
• traiter ces informations de manière à produire des comptes de synthèse fiables et utiles
dans des délais jugés raisonnables,
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
2.3 Propriétaire
2.4 Clients
La Direction Générale, les directions opérationnelles et contrôle de gestion sont les clients
principaux du processus de clôture des résultats. Mais, s'agissant de la production de
l'information qui permet la mesure de la performance financière de l'entreprise pour une
période déterminée de ses activités, il existe également d'autres clients à l'extérieur comme
à l'intérieur de l'entreprise (actionnaires, communauté financière, partenaires sociaux,
salariés, …). Cela justifie l'attention portée à la performance du processus.
Le processus a été abordé de manière très large dans la mesure où le groupe s'est intéressé
à l'ensemble des bonnes pratiques pouvant l'influencer. Il débute par la collecte des
informations relatives aux actes de gestion « basiques » et se termine par la production des
comptes consolidés, hors publication financière et publication des comptes sociaux.
Pour la réalisation de cette étude, le groupe est parti du principe selon lequel la réduction
des délais de clôture des comptes ne peut être envisagée au détriment de la qualité de
l'information produite (cf paragraphe ci-après). En conséquence, si le principal indicateur
de mesure de la performance du processus est constitué par les délais, il peut être utile de
lui adjoindre d'autres types d'indicateurs focalisés sur la qualité (niveau d'anomalies, taux
de rapprochement inter sociétés, quantité de comptes analysés, …).
L’indicateur de délai a été défini comme étant l’écart entre le délai cible et le délai réalisé.
Le délai cible se définit en nombre de jours écoulés entre la date d'arrêté (fin du mois
calendaire ou de la période 4/4/5) et la date de transmission des résultats consolidés et des
commentaires associés, au client principal (Direction Générale ou maison mère).
Remarques liminaires
a) De nombreuses entreprises ont constaté que pour entrer dans le cercle "vertueux" qui
consiste à améliorer la qualité de l'information comptable, tout en baissant les coûts de
la fonction et en réduisant les délais de production de cette information, le moyen le
plus efficace était de s'attaquer en priorité à la réduction des délais. En effet, pour
réduire les délais, il faut mettre en œuvre un ensemble de moyens, de procédures et de
méthodes visant à éliminer toute cause d'anomalie et donc de non-qualité.
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
b) D'une manière générale, il apparaît que les services comptables s'inscrivent dans une
démarche d'évolution de leur rôle vers celui de prestataires de services vis-à-vis des
autres services de l'entreprise, ses clients. Le projet de réduction des délais de clôture
ne fait que renforcer cette tendance.
c) Les bonnes pratiques énoncées ci-après reflètent la situation des entreprises ayant
participé au groupe, qui se trouvent être des grandes entreprises, pour autant et sous
réserve d'éventuelles adaptations à des contextes particuliers, elles peuvent être
retenues par l'ensemble des entreprises.
La présentation des meilleures pratiques ci-après a été structurée en deux parties, les
domaines généraux (organisation, règles de gestion, système d'information, méthodes de
travail) et les domaines fonctionnels (achats, ventes, trésorerie, …).
Lors des clôtures trimestrielles et annuelles, même si certains groupes arrêtent leurs
comptes dans les mêmes délais, on observe souvent des délais plus longs pour intégrer
l'élaboration de documents d'analyse complémentaires qui ne sont pas produits
mensuellement.
Le délai de validation doit être négocié dans le cadre des objectifs de délais fixés par la
Direction Générale. Il n'existe pas à proprement parler de "date objective" pour finaliser
l'arrêté des résultats. Dans les délais fixés, il est impératif que soit intégré le temps
nécessaire pour que la Direction Générale valide les données qui lui sont communiquées en
projet et que d'éventuelles corrections soient apportées.
Justification de la pratique
En l'absence d'une date limite formellement établie par la Direction, le processus de clôture
ne sera pas considéré comme un objectif prioritaire.
Il est indispensable que la Direction Générale apporte son support au projet de réduction
des délais de clôture, par exemple en signant les notes accompagnant la diffusion des
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
Justification de la pratique
S'agissant d'un projet qui a des impacts dans toute l'entreprise et qui nécessite une
coordination importante entre de nombreux services, l'objectif doit être perçu comme
émanant de la Direction Générale et non comme un simple projet de la Direction
Financière.
Le recours à un arrêté mensuel est jugé comme facteur déterminant d'accélération des
clôtures comptables.
Justification de la pratique
Cette pratique permet, en effet, de "banaliser" les opérations de clôture et de mettre en
œuvre régulièrement des méthodes de travail de mieux en mieux rodées.
Justification de la pratique
Quelle que soit l'organisation de l'entreprise, les services comptables doivent être en
mesure de proposer des solutions organisationnelles de manière à respecter les contraintes
de délais qui leur sont imposées.
Justification de la pratique
Afin de limiter le nombre des étapes qui conduisent à la production des résultats globaux
consolidés, il est indispensable de s'interroger sur l'utilité véritable de l'existence de
plusieurs paliers successifs de consolidation. La production de l'information consolidée
sectorielle peut fort bien être réalisée à partir d'une base unique structurée de manière
adaptée.
[Link] Des correspondants des services comptables dans les activités opérationnelles
Une bonne pratique consiste à constituer au sein des différentes activités de l'entreprise un
réseau de correspondants privilégiés des services comptables. Ceux-ci ont pour double
mission d'une part de véhiculer les messages en provenance de la fonction comptable
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
Justification de la pratique
L'adoption par les entreprises de systèmes d'information de plus en plus intégrés a pour
conséquence de reporter une partie des tâches qui constituaient traditionnellement
l'essentiel de la fonction comptable (imputation, saisie, …) sur d'autres acteurs. Par
ailleurs, toute clôture de comptes nécessite d'intégrer des informations qui ne sont connues
que par les opérationnels (évaluation d'avancement, estimation de risque, …).
Une bonne pratique consiste à désigner au sein des services comptables un "pilote" du
processus (cellule planning) dont la tâche sera notamment de faire évoluer le planning
d'arrêté en fonction des contraintes qui s'imposent et qui varient régulièrement (ce "pilote"
peut tout naturellement être le chef comptable).
Justification de la pratique
Le rôle de la fonction comptable ne peut se limiter à la réalisation de tâches purement
matérielles aboutissant à la production des comptes. Elle doit avant tout se comporter en
véritable "chef d'orchestre" d'un processus complexe qui comprend de nombreux
intervenants (services opérationnels, service informatique, services comptables), chacun
ayant une tâche spécifique à réaliser dans le cadre d'un calendrier extrêmement précis.
Souvent réalisé de manière globale au niveau de l'entité tête de consolidation, il doit être
conçu de manière détaillée (par heure) au niveau des entités opérationnelles. La précision
de sa construction influe de manière significative sur la performance des services
comptables placés au bout de la chaîne de production des comptes.
La mise à jour mensuelle du planning permet d'intégrer les particularités du mois à venir en
terme de calendrier (jours fériés, ponts, …).
Justification de la pratique
Le planning d'arrêté est l'élément de pilotage indispensable à l'opération de clôture des
comptes. Il constitue également un formidable outil de communication à l'intérieur de
l'entreprise et il sert de support à l'engagement formel que prend chacun des intervenants
dans le processus quant à la date/heure à laquelle il sera en mesure de fournir telle ou telle
information.
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
Justification de la pratique
Le respect du planning de clôture ne permet généralement pas de consacrer du temps à
s'interroger sur les décisions à prendre quant à la traduction comptable de tel ou tel
événement non récurrent. Les réflexions et discussions conduisant aux options d'arrêté
doivent avoir lieu au moment de la phase de préparation.
Il est de bonne pratique d'intégrer l'intervention des commissaires aux comptes au nombre
des étapes qui conduisent à la clôture définitive des comptes. Les temps qui devront être
consacrés à permettre leur mission doivent donc être évalués et pris en compte dans le
planning de clôture.
Justification de la pratique
La réduction des délais de clôture conduit les commissaires aux comptes à intervenir alors
que les opérations d'arrêté ne sont pas encore totalement finalisées.
Une étape de validation des résultats préalablement à leur diffusion est nécessaire. Cette
étape intervient dès que des informations de synthèse sont disponibles. Elle suppose la
réalisation de revues d'information avec les contrôleurs de gestion et/ou les opérationnels.
Les contrôles opérés portent essentiellement sur la vraisemblance et la cohérence des
informations produites par comparaison avec les prévisions de l’année, le réel du mois
précédent, le réel de l’année précédente.
Cette étape d’analyse, intégrée dans le planning, s’effectue dans un laps de temps prédéfini
(quelques heures).
Une bonne pratique consiste à confier ces opérations à une cellule de synthèse située à
l'intérieur des services comptables.
Justification de la pratique
La production de comptes de qualité dans des délais brefs suppose que ceux-ci aient reçu
une validation avant leur diffusion.
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
Une cellule de support aux applications informatiques et méthodes doit être créée au sein
de la fonction comptable.
Justification de la pratique
La création de cette cellule est nécessaire afin de permettre à la fonction comptable de
maîtriser à la fois les aspects organisationnels et la dimension système d'information du
processus de clôture des comptes.
Il est de bonne pratique de prévoir une méthodologie de gestion des incidents couvrant
notamment :
- un processus d’information et de décision concernant le déroulement de la clôture,
- un seuil de matérialité,
- une différenciation entre les arrêtés mensuels et annuels,
- un plan de secours.
En ce qui concerne le plan de secours en particulier, il est bon que celui-ci soit formalisé et
qu'il intègre non seulement les aspects informatiques mais également la dimension
organisationnelle (remplacement de collaborateurs, attitude face à des dégâts matériels ou
des événements exceptionnels, …).
Justification de la pratique
Cette pratique se justifie par la nécessité, pour assurer tant le respect des délais que la
qualité des résultats, d'organiser une prise en compte des incidents de façon contrôlée,
efficace et rapide plutôt qu’en mode « panique ».
− Le plan de comptes (général et analytique) doit être un plan de comptes Groupe qui
régisse non seulement la codification mais également le contenu de chaque compte.
Les modalités d'utilisation de ce plan font partie des instructions contenues dans le
manuel de consolidation. La gestion du plan de comptes Groupe est assurée de manière
centralisée et coordonnée. La subdivision des codifications afin de satisfaire aux
contraintes d'analyse de certaines entités peut cependant s'envisager.
− La même structure est utilisée pour élaborer les états financiers qui composent le plan à
moyen terme, le budget et les comptes périodiques. Toute analyse, notamment
comparative, en est ainsi facilitée.
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− Le plan de comptes ne contient que des comptes utiles. En sont éliminés tous les
comptes dont la création ne serait justifiée que par des contraintes organisationnelles. A
cet égard, il est indispensable de se livrer périodiquement à une revue critique du plan
de comptes.
Justification de la pratique
Le plan de comptes est le premier élément de la structure comptable auquel une attention
particulière doit être portée. L'organisation de ce plan a des conséquences importantes en
matière de fluidité de l'information ainsi que de rapidité de son exploitation.
Le recours à une clé comptable unique comprenant différents axes d'analyse qui permettent
de classifier les informations selon différents critères (la structure comptable, l'organisation
de l'entreprise, ses métiers, ses produits, …) est devenue une pratique courante. Un des
principaux avantages de l'utilisation d'une telle clé comptable est d'éviter toute discordance
entre comptabilité générale et analytique et, par voie de conséquence, d'économiser le
temps qui devrait être inévitablement consacré, à la clôture, au rapprochement entre elles.
Ce qui peut apparaître comme très novateur, mais qui en fait ne consiste qu'à inverser
certains processus a conduit à donner le jour aux pratiques suivantes :
− La priorité est donnée à tout ce qui concourt à l'établissement des comptes consolidés.
− Les "liasses" permettant l'élaboration des comptes consolidés sont produites en
premier, les comptes sociaux étant réalisés en parallèle mais souvent finalisés dans un
délai différent.
− Les comptes et règles retenus pour élaborer les comptes consolidés sont les référentiels
utilisés dans les comptes des entités.
Justification de la pratique
Objectif ultime du processus de clôture des résultats, l'information financière consolidée
est devenue primordiale aux yeux de l'ensemble des gestionnaires de l'entreprise.
La règle qui doit être appliquée consiste à intégrer dans les comptes toutes les transactions
jusqu'à la date d'arrêté (fin de mois calendaire ou fin de période 4/4/5).
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De plus, les estimations font l'objet d'une documentation souvent établie et présentée par le
Contrôle de gestion pour validation par la direction financière et comptable et d’une
mesure a posteriori, par la fonction comptable, de la qualité de l’estimation. Enfin, les
mesures prises pour en diminuer l'importance à l'avenir doivent être rigoureusement
contrôlées.
La mise à niveau des opérations réalisées entre sociétés d'un même groupe apparaît
souvent comme un frein à la clôture des comptes. Le groupe de Benchmark qui s'est réuni
autour du thème de la Consolidation a identifié à cet égard les meilleures pratiques
applicables. Certaines sont rappelées ci-après pour mémoire :
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
Est joint en annexe la partie du rapport du groupe Consolidation qui aborde ce sujet.
Justification de la pratique
Il est surprenant de constater que la mise à niveau d'opérations réalisées à l'intérieur d'un
même groupe puisse être autant consommatrice de temps au moment de la clôture.
S'agissant de transactions internes, la définition et le respect de règles simples devraient
être suffisantes pour améliorer le processus.
Le recours à des systèmes de gestion intégrés est de plus en plus constaté. Il s'agit toutefois
d'une décision de Direction Générale dépassant le cadre strictement comptable.
Le recours à une base de données comptable unique, associée à l’utilisation d’une clé
comptable multicritères, permet de disposer d’une source unique d’informations utiles pour
produire les résultats de groupe, les comptes sociaux comme les informations analytiques.
Cette base est reconnue par l’ensemble des acteurs financiers et utilisateurs de données
comptables comme la source d’informations de référence.
Une pratique fréquente est la mise en place d’une seule application comptable de
centralisation des comptes pour l’ensemble des entités d’un groupe. Cette solution est
rendue possible par le paramétrage d’un identifiant pour chaque filiale / établissement /
entités.
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
pratique indispensable. Cette cartographie doit être connue par les responsables comptables
et leurs collaborateurs.
Justification de la pratique
Cette pratique est justifiée par la nécessité pour les comptables, de connaître parfaitement
le dispositif du système d’information comptable et ses liens avec le système d’information
de l’entreprise afin d’identifier rapidement les causes de dysfonctionnement et prendre en
charge les améliorations de son architecture.
Sans pouvoir dresser une liste exhaustive d'outils, le groupe s'est toutefois accordé pour
reconnaître que nombre de logiciels du marché facilitent la réalisation des opérations
suivantes et doivent donc, à ce titre, être considérés comme des éléments "incontournables"
dans un souci de réduction des délais :
Justification de la pratique
La recherche et l'utilisation des outils informatiques permettant d'éviter toute double saisie
ou facilitant les rapprochements et contrôles doit être privilégiée.
− tous les comptes sont affectés à un comptable qui est désigné responsable de l’analyse
et de la justification de ce compte (cette analyse peut fort bien être opérée
postérieurement à la clôture mensuelle),
− l'analyse des comptes doit être faite de manière intelligible, c'est-à-dire de manière
adaptée aux interlocuteurs qui auront à l'utiliser,
− les comptables doivent veiller à ce que les enregistrements dont ils ont la responsabilité
portent des libellés clairs qui faciliteront, ultérieurement, la compréhension et la
recherche,
− chaque écriture, notamment lorsqu'elle concerne des opérations spécifiques, doit faire
l'objet d'une justification,
− il doit être possible à tout moment d'identifier l'auteur d’une écriture que ce soit au
niveau des entités ou au sein de la consolidation.
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
L'adoption de la réduction des délais de clôture comme projet prioritaire conduit les
services comptables à instaurer un nouvel état d'esprit et à adopter certains comportements
jugés indispensables.
Tout d'abord, aidés par la Direction Générale, les services comptables et financiers doivent
convaincre les autres services que cet objectif est l'affaire de tous. A cet égard, ils
entreprennent un effort tout particulier de communication pour mettre fin au cloisonnement
qui peut encore exister parfois entre leurs services et le reste de l'entreprise. Toute occasion
d'entrer en contact avec les services d'exploitation/opérationnels et de leur apporter un
élément de valeur ajoutée (renseignement, explication, commentaire,…) doit être mis à
profit.
Une attention particulière doit également être portée à la notion de seuil de signification.
Retenir la notion d'importance relative, c'est garantir que les incertitudes liées à toute
représentation comptable sont appréciées et que l'essentiel est privilégié par rapport à
l'accessoire. Savoir évaluer ce qui est important est un gage d'efficacité. Cette évaluation
doit s'appliquer aussi bien à la détermination des moyens que l'on met en œuvre qu'à
l'appréciation du moment où l'on peut arrêter les comptes, c'est-à-dire considérer que toute
donnée additionnelle n'aura qu'une incidence marginale.
Une attention particulière doit être portée à la bonne gestion de l'évolution des
compétences des comptables. Le maintien de leurs compétences techniques en phase avec
les évolutions de la pratique et des législations n'est pas suffisant. Dans un contexte de
réduction des délais de clôture, ils doivent également faire preuve de réactivité, être
capable d'analyser et synthétiser et de communiquer.
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
Le recours à une base de donnée unique en tant que réceptacle de l'ensemble des
informations comptables utiles à la gestion conduit les services comptables à produire les
différents éléments de "reporting" issus de cette base qu'ils soient à but essentiellement
comptables (bilans et comptes de résultats, "liasse" de consolidation, …) ou qu'ils
accompagnent des analyses de gestion.
A cette occasion, et dans un objectif de réduction des temps utilisés lors des arrêtés
comptables à échanger des informations entre comptables et contrôleurs de gestion, il est
de bonne pratique de préciser dans le détail qui doit :
Justification de la pratique
Le calendrier de clôture ne laisse aucune place à l'improvisation. toute alimentation ou
exploitation d'une information impactant la base de données comptables unique doit avoir
été répertoriée et affectée préalablement.
La variété des activités des entreprises et de leurs modes de fonctionnement rend illusoire
la faisabilité d'une présentation exhaustive des bonnes pratiques applicables dans
l'ensemble des domaines de leur gestion.
Le groupe de travail a donc décidé de se limiter à la présentation de quelques exemples,
dans les domaines les plus fréquemment cités, sachant que la démarche retenue peut
évidemment s'appliquer à tous les autres domaines.
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
3.2.1 Achats
En matière d'achats, qu'il s'agisse d'achats stockés ou de tout autre type de dépense,
l'objectif à poursuivre est de minorer la dépendance vis-à-vis des événements externes. A
cet égard, on recense les principales bonnes pratiques suivantes :
3.2.2 Ventes
D'une manière générale, les entreprises maîtrisent plus facilement les informations dont
elles sont à l'origine. Tel est le cas en matière de ventes et prestations. Dans ce domaine
toutefois, les pratiques ci-après sont facteurs de rapidité au moment des arrêtés :
− Mise en œuvre d'une procédure d'identification des livrés non facturés de fin de période
afin d'assurer le pilotage du cut-off et de contrôler le chiffre d'affaires non réalisé.
− Implication des services financiers dans la mise en place des contrats complexes.
− Définition de règles très précises pour la reconnaissance et le suivi des revenus à
l'avancement.
3.2.3 Paie
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
3.2.4 Inventaires
Qu'il s'agisse d'inventaires relatifs aux stocks ou d'inventaires relatifs aux immobilisations,
les mêmes bonnes pratiques se retrouvent. Dans le second cas toutefois, la fréquence de
réalisation est fortement influencée par la taille du parc, sa valeur et sa localisation.
D'une manière générale, les entreprises qui clôturent dans des délais rapides ont recours au
principe des inventaires tournants. Ceux-ci sont réalisés de manière à ce que l'ensemble des
actifs aient été comptés au moins une fois au cours de l'exercice (beaucoup plus dans
certains cas, en fonction du niveau des rotations de stock et de la qualité de l'inventaire
permanent).
Lorsque le principe de l'inventaire physique global annuel réalisé sur un ou plusieurs jours
est retenu, celui-ci doit être entrepris à une date aussi proche que possible de la fin de
l'année sans que cela soit la date de clôture.
4. CONCLUSION
Au terme des 7 réunions qui se sont tenues de janvier à septembre 2000, le groupe de
travail a eu le sentiment d'avoir identifié la majorité des bonnes pratiques relatives à
l'optimisation du processus de clôture des comptes. Ces pratiques débouchent sur
l'amélioration du dispositif d'ensemble lorsqu'elles sont toutes mises en œuvre. Ne
sélectionner que quelques-unes et négliger les autres ne permet pas d'atteindre les objectifs
d'optimisation retenus.
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Groupe de travail – Optimisation du processus de clôture des résultats
La réduction des délais de clôture couplée à une amélioration de la qualité des informations
produites est le fruit d'un travail minutieux qui peut, dans certains domaines, nécessiter
plusieurs années mais qui se traduit par des améliorations constantes.
Les domaines où les efforts doivent porter varient d'une entreprise à l'autre mais l'approche
générale demeure la même. Les membres du groupe de travail espèrent que les pratiques
recensées dans ce document permettront d'éclairer la démarche de ceux qui veulent relever
le défi.
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ANNEXE
Extrait des travaux du groupe consolidation
………
Lors de la séance, le groupe s’est attaché à identifier les meilleures pratiques dans un
schéma d’analyse rassemblant les procédures, les indicateurs et les acteurs.
3.2.1 L’émission.
Le groupe conseille également la mise en place d'une procédure groupe pour le cut-off
qui peut par exemple interdire les opérations de règlement et de facturation entre les
sociétés du groupe, afin d'obtenir un délai pour l'émission de l'information. Ce principe
est toutefois fonction de l'organisation de l'entreprise et de son secteur d'activité.
Pour certains type d'opérations, il est souhaitable d'établir une règle de comptabilisation
des opérations de transfert/cession d'immobilisation et d'en-cours, en effet, il est
préférable pour le rapprochement de ces opérations de suivre le schéma "charge -
transfert de charge - immobilisation".
3.2.2 La circularisation.
Annexe page 1
[Link] Revue des procédures
Le groupe de travail a conclu que le principe de la circularisation sur une base mensuelle
est nécessaire dans toutes les situations d'entreprises où cela est possible. En effet,
cette courte périodicité est utile dans un but de sensibilisation des intervenants et rend
nécessaire la correcte application des procédures énoncées ci-dessus dans toutes les
opérations comptables.
L’acteur principal de cette phase est, une nouvelle fois, le comptable de l’entité de
reporting. L'efficacité de cette phase est directement liée à la qualité de l'information
échangée entre les sociétés du groupe.
3.2.3 Le rapprochement.
L'imposition d'un seuil de signification, au-delà duquel les écarts sont analysés et
corrigés jusqu'à apurement, est un principe utilisé par l'ensemble des membres du
groupe de travail, car il permet de concentrer l'effort de cette phase du processus sur les
Annexe page 2
écarts matériels pouvant affecter l'image fidèle des états financiers.
De plus le groupe de travail a jugé opportun que l'entité de reporting soit informée, à la
fin du processus, des ajustements qui ont été comptabilisés au niveau du département
consolidation, et ceci dans un but éventuel de correction des soldes d'ouverture de la
période suivante. Cette notion de correction prend de l'importance avec la volonté
croissante d'obtenir de l'information sectorielle précise à l'intérieur de l'entreprise.
Les acteurs principaux de cette phase sont le consolideur pour sa contribution à l'analyse
des écarts, le directeur comptable et le contrôleur de gestion pour leur intervention
d'arbitre des écarts non apurés.
Pour cette phase du processus, trois indicateurs ont été identifiés. Il s'agit de:
Il a également été conclu que l'ensemble des règles de ce processus doit être rassemblé
dans un code de procédure, et que celui-ci soit revu et approuvé par les commissaires
aux comptes.
Annexe page 3