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Leçon 01: Introduction Au BIM

Ce document présente une introduction au BIM. Il explore les limites changeantes du concept de BIM et examine comment le terme peut être défini et compris. Différentes méthodologies de partage de données BIM sont également discutées.

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Leçon 01: Introduction Au BIM

Ce document présente une introduction au BIM. Il explore les limites changeantes du concept de BIM et examine comment le terme peut être défini et compris. Différentes méthodologies de partage de données BIM sont également discutées.

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Leçon 01: Introduction au BIM

Explorer les limites du BIM

Nous avons probablement tous une définition différente du BIM et la plupart de ces
définitions ne permettent pas de comprendre entièrement ce terme en pleine
évolution. Ces leçons sur le BIM sont une tentative de plus de définir et comprendre
les limites continuellement changeantes du concept BIM de même que le paysage
de plus en plus vaste de l’industrie de l’Architecture Ingénierie et Construction. Le but
de ces leçons est de fournir une couverture du concept et des bases pratiques du
BIM.  

Partie A: Les limites du BIM

Les limites du BIM, que ce soit en tant que définition, ensemble de technologies ou
groupe de processus sont en train de changer rapidement, et ce avant même d’avoir
été largement adoptées par l’industrie. En tant que définition, le BIM semble avoir
maintenant trouvé une certaine stabilité (voir partie 2), mais en tant qu’ensemble de
technologies et processus, ses limites s’élargissent rapidement. Cette évolution (et
parfois cette mutation) est déconcertante en bien des points car la définition, les
diagrammes de processus et les cadres réglementaires du BIM ne sont toujours pas
admis par tous. Toutefois ces inquiétudes sont contrebalancées par le potentiel
énorme du BIM (en tant que processus intégré) d’agir comme catalyseur pour le
changement nécessaire afin réduire la fragmentation de l’industrie, améliorer son
inefficacité/rendement et diminuer les coûts de son interopérabilité inadéquate.

Partie B: Le terme BIM lui-même

Pour les chercheurs universitaires, BIM est un nouveau terme qui représente des
concepts qui eux ne le sont pas. Pour eux le BIM, et autres termes en compétition,
englobent beaucoup de solutions proposées par le monde universitaire depuis
longtemps déjà. Pour les intervenants de l’industrie (comme les concepteurs,
ingénieurs, clients, entreprises de construction, gestionnaire du patrimoine,
gouvernements, …) le BIM est aussi nouveau mais il représente plus la maturité et la
disponibilité commerciales des mêmes concepts de recherche. L’importance du BIM,
en tant que concept émergent, est nourrie par l’augmentation de la disponibilité de la
puissance informatique, les progrès des logiciels, les discussions autour de
l’interopérabilité et les cadres réglementaires proactifs.

Comment lire le terme BIM?

Building: une structure, un espace clos, un environnement construit

Information: Un jeu de données organisées, significatives, exploitables

Modelling: Mise en forme, création, presentation, revue

Afin de mieux comprendre cet étalage de significations, inversons l’ordre des mots .

Leçon 02: Gros plan sur la Modélisation

Tous les modèles et tous les logiciels de modélisation ne se qualifient pas pour une
appellation BIM. Bien qu’il n’y ait pas de claires définitions et un consensus sur ce
qui qualifie un logiciel de modélisation, les experts et les développeurs de logiciels
font référence à certaines caractéristiques communes minimales.

 Ces caractéristiques sont un jeu d’attributs technologiques et de procédures


que les modèles BIM doivent avoir :

 Doivent avoir trois dimensions

 Construits à partir d’objets (modélisation de solides – technologie orientée


objet)

 Avoir des informations spécifiques à une discipline encodées et intégrées


(plus qu’une simple base de données)

 Avoir des hiérarchies et des relations entrelacées entre les objets (règles et/ou
contraintes : similaire à une relation entre un mur et une porte où cette porte crée
une ouverture dans un mur)

 Et décrire un ouvrage  
Les attributs ci-dessus représentent des définitions inclusives d’un modèle BIM
(celles que doivent avoir le modèle pour être un modèle BIM). Bien évidemment
chaque éditeur de logiciel BIM ajoute ses propres définitions à la liste des attributs
dans le but d’évincer ses concurrents de l’utilisation de l’acronyme BIM. Le fait qu’un
logiciel soit interopérable, entièrement paramétrique ou permette la fabrication
digitale n’a rien à voir avec les caractéristiques inclusives décrites plus haut, mais
sont des attributs additionnels et bienvenus. Les caractéristiques exclusives (celles
qui excluent de l’appellation BIM) sont très simples : les modeleurs surfaciques
(comme Sketchup® par exemple), les modeleurs basés sur des entités (comme
AutoCAD® 3D) et les modeleurs géométriques (comme Autodesk® Viz) ne sont pas
des logiciels ou modeleurs BIM. L’exclusion concerne également les plateformes
basées objets 3D qui ne sont pas du domaine de l’architecture-ingénierie-
construction (comme SolidWorks®, Solid Edge® et Inventor®).
Leçon 03: Gros plan sur l'Information
L’Architecture ne crée pas de bâtiment mais crée des informations qui créent des
bâtiment. (Robert Sheil, Bartlett School of Architecture, University College London)
Les logiciels BIM ne décrivent ni n’encodent l’étendue totale du savoir de l’industrie
même dans les secteurs individuels (Architecture, Ingénierie ou Construction). Pour
expliquer les choses différemment, nous devons tout d’abord déchiffrer ce que
signifie le mot Information dans Building Information Modelling :
Il y a 5 niveaux de signification qui doivent être
compris: Données, Informations, Connaissance, Compréhension et Raison.
Les Données sont les observations de base et percevables
Les données sont ce que vous pouvez voir et collecter.
Les Informations représentent des données connectées soit à d’autres données ou à
un contexte
Les Informations sont ce que vous pouvez voir et dire (collecter ensuite exprimer)
La Connaissance fixe un but pour les informations.
La connaissance est une expression de régularité. La Connaissance est ce que vous
pouvez voir, dire et être capable de faire.
La Compréhension est la transmission et l’explication d’un phénomène dans un
contexte
La Compréhension est ce que vous pouvez voir, dire, faire et être capable
d’enseigner
La Raison est l’action basée sur la compréhension d’un phénomène dans des
domaines hétérogènes.
La raison est de voir, dire, faire et enseigner dans différentes disciplines et contextes.

Le BIM traite des données et des informations uniquement, bien que certain
vendeurs de logiciels voudraient également promouvoir leurs produits comme basés
sur la Connaissance. Selon les définitions ci-dessus et si nous assumons les buts
comme étant synonymes des règles encodées, les modèles BIM peuvent;contenir
des modèles basés sur la connaissance et des modèles basés sur la pensée
systémique. Dans tous les cas, la discussion de ces problèmes est au-delà de la
portée de cette leçon.  
Leçon 04: BIM et BIM partiel
En adoptant le langage graphique de la Figure 3.1 (Leçon 3), un modèle BIM est
propulsé vers une existence digitale chaque fois que le modèle basé-objet inclut
différentes couleurs de données; informations interdisciplinaires générées dans
deux, ou plus, disciplines et domaines. Si cela manque, le modèle ne pourra alors
qu’être en BIM partiel.

Graphiquement, le BIM est partiel lorsque le modèle inclut uniquement la même


couleur de données; information interdisciplinaire générée dans la même discipline
ou domaine. D’une manière plus rigoureuse, l’étiquette "BIM complet" ne peut être
qu’attribuée pour les modèles/processus qui comprennent plusieurs types et formes
de données. Comme exemple et en appliquant cette compréhension du BIM, une
firme d’architecture qui utilise ArchiCAD®, Revit®, ou Bentley Architecture® pour
créer son modèle de conception ne peut pas prétendre qu’elle fait de la modélisation
BIM à moins qu’elle ne partage son modèle, ou une partie de son modèle, avec un
ingénieur ou une entreprise de construction. De la même manière, les firmes qui
utilisent une application BIM pour accélérer et coordonner la production de
documentation 2D n’ont en fait que partiellement déployé le BIM. Pour faire court, le
BIM est plus l’adoption de processus que l’adoption d’une technologie.  
Leçon 05: Méthodologies de partage des
données BIM
Les logiciels BIM sont capables de partager peu ou beaucoup des informations
disponibles dans plusieurs domaines de l’industrie. Le logiciel BIM optimal devrait
avoir l’habilité d’afficher, calculer et partager toutes les données nécessaires entre
les disciplines sans pertes ou conflits de flux de travail. Cette habilité, ou ce manque
d’habilité, est fonction de la technologie utilisée, des processus déployés et des
parties (knowledge workers ou travailleurs du savoir) impliquées.

En assumant que chaque domaine (secteur d’industrie: Architecture, Ingénierie ou


Construction) utilise un logiciel BIM différent, le partage des données entre ces
industries peut revêtir plusieurs formes: 

Echange de données: Chaque logiciel BIM conserve son intégrité mais exporte


certaines de ses données “partageables" dans un format que les autres logiciels BIM
peuvent importer et calculer (pensez par exemple aux XML, CVS, ou DGN). Cette
méthode est sans doute la méthode de partage de données primaire et souffre du
plus haut taux de perte involontaire de données. La perte de données signifie ici le
total des données qui ne peuvent pas être partagées comparé à la somme des
données disponibles dans le modèle BIM. Toutefois toutes les données ne doivent
pas forcément toujours être partagées entre les logiciels BIM. Un échange partiel de
données (par opposition à une perte de données involontaire) peut être une méthode
volontaire et très efficace de partager des données.

Interopérabilité des données: L’interopérabilité peut revêtir plusieurs formes ; celle


discutée ici est simplement un exemple. On assume ici l’interopérabilité entre
données basées sur un fichier (et pas l’interopérabilité basée sur un serveur), un des
scénarios démontré pour cette méthodologie de partage de données est le suivant :
Le Logiciel BIM 1 produit un modèle BIM Interopérable qui sera importé dans le
Logiciel BIM 2 où il sera modifié et ensuite exporté vers le modèle BIM v2 (version 2)
qui sera importé dans le Logiciel BIM 3 où il sera modifié et ensuite exporté vers le
modèle BIM v3 qui sera importé… La quantité de données perdues/gagnées entre
les logiciels BIM, les modèles et les versions de modèle dépend des capacités
d’importer/exporter des logiciels BIM et du schéma d’interopérabilité lui-même
(pensez aux IFC ou CIS/2 par exemple). Un des principaux défauts de cette
interopérabilité basé sur des fichiers est la linéarité du flux de travail; l’inhabilité de
permettre le partage simultané des changements entre les disciplines. 

Fédération des données: La Connexion ou liaison de fichiers est un bon exemple de


fédération de données: Les données contenues dans un modèle BIM sont
connectées ou liées aux données d’un autre modèle. Les fichiers ne sont ni
importées ni exportées mais les logiciels BIM peuvent lire et calculer les données
incorporées dans les fichiers liés. La quantité de données perdues dépend de la
quantité de données lisibles et calculables. Les Modèles Référencés sont également
un autre exemple de fédération de données BIM. Les modèles référencés sont des
modèles uniques ou fédérés qui hébergent des liens vers des référentiels de
données externes; tout comme un hyperlien sur une page internet. Un exemple de
cela serait un bâtiment virtuel avec une référence d’un objet fenêtre : les valeurs des
informations détaillées au-delà des paramètres de base ne sont pas enregistrées
dans le modèle BIM mais sont accessibles via un référentiel de données lorsque
nécessaire (ex: coût de la fenêtre en temps réel, disponibilité, manuel d’installation,
programme de maintenance). 

Intégration des données: Le terme intégration peut être compris de plusieurs façons
y compris l’habilité basique d’échanger des données entre des solutions logicielles.
Dans un contexte BIM, une base de données intégrée signifie l’habilité de partager
les informations entre les différents secteurs de l’industrie en utilisant un modèle
commun. Les données partageables d’un modèle BIM peuvent être architecturales,
analytiques (ingénierie) ou de gestion ainsi que la conception, le coût ou les normes
(se référer à la Leçon 4). Ce qui est important dans un modèle BIM intégré est qu’il
héberge les informations interdisciplinaires leur permettant d’interagir les unes avec
les autres dans un cadre informatique unique. Aujourd’hui peu, voire même aucun,
de logiciels BIM sont capables d’intégrer les données et processus nécessaires à la
réalisation d’un modèle intégré (un modèle d’un ensemble de données est une
interprétation par laquelle elles sont toutes vraies).  

Partage hybride de données: Une combinaison de plusieurs formes de partage


discutées ci-dessus. La plupart des logiciels BIM, propriétaires ou non, coordonnent
les informations multidisciplinaires générées par le secteur AEC au travers d’une
combinaison hybride de partage des informations. 
Figure 5.1: Formes de partage des Informations
 

Leçon 06: Une compréhension méthodique du


BIM
Le BIM peut être un sujet très difficile à définir. Essayez simplement d’en discuter avec un collègue et –
probablement – vous vous retrouverez discutant sans fin d’autres sujets liés au BIM. Par exemple, vous
commencez par discuter des effets du BIM sur l’industrie, et vous finissez par comparer différents logiciels. Ou
alors le sujet débute sur comment collaborer autour du modèle BIM et la discussion glisse vers une
argumentation "diminution des risques contre partage des risques", couverture d’assurance et honoraires. Et ça
ne s’arrête pas là, si vous tentez d’expliquer comment un petite entreprise passe de la 2D à la 3D ou déploie un
outil BIM basique, la conversation va tout à coup passer aux modèles sur serveur et aux pratiques intégrées
complexes.  

Cette leçon est également disponible dans d'autres langues. veuillez vous rendre
sur [Link] de consulter la liste des épisodes disponibles dans une
langue.
La version française continue ci-dessous. 

Cette “confusion” est non seulement détectée au niveau des individus, mais est omniprésente dans les
présentations de l’industrie, directives, écrits et forums spécialisés. Essayez simplement de rechercher le terme
BIM dans Google et lisez le nombre sans fin de résultats plus ou moins bien informés. Pour mettre en évidence
ce problème, essayez de lire la discussion ci-dessous que j’ai réécrite à partir de six sources très bien informées
différentes :
Le BIM est un catalyseur pour le changement (Bernstein, 2005) en passe de réduire la fragmentation de
l’industrie (CWIC, 2004), améliorer sa productivité/efficacité (Hampson and Brandon, 2004) et diminuer le coût
élevé de son interopérabilité inadéquate (NIST, 2004). Le BIM est une méthodologie de gestion de la
conception d’un ouvrage et des données d’un projet dans un format digital tout au long du cycle de
vie (Penttilä, 2006). La modélisation BIM est une nouvelle approche pour décrire et afficher
les informations nécessaires pour la conception, construction et utilisation des ouvrages construits. (CRC-
CI, 2006)
Juste en lisant les mots en gras dans les quelques sources ci-dessus (choisies parmi les centaines de définitions
et affirmations existantes), le BIM ressemble plus à un super ATL – un Acronyme de Trois Lettres qui ne définit
rien en particulier. On peut se poser la question : est-ce que le BIM peut être acheté tout fait? Est-ce un
changement de processus ou une procédure de construction? Est-ce que le BIM est une exigence, une directive
ou alors quoi exactement? Si c’est un peu tout ce qui précède, alors n’est-il pas vrai que l’étendue d’une définition
est inversement proportionnelle à son utilité?
Figure 6.1: les thèmes récurrents du BIM  
Confrontés à tout ce bavardage BIM, les intervenants AEC vont sans aucun doute trouver difficile d’identifier ce
dont ils ont réellement besoin de faire pour récolter les avantages promis du BIM. Ce bavardage fait paraître le
changement de processus plus difficile, plus étendu et plus complexe qu’il ne devrait être…Ce n’est vraiment pas
nécessaire.
Afin de clarifier le sujet du BIM, une analyse systématique du domaine du BIM devra être effectuée. Ceci va,
espérons, amener une description claire, méthodique et complète de ce qu’est et n’est pas le BIM, ainsi que la
façon de l’implémenter d’une façon progressive et soutenue. Afin d’analyser systématiquement et ensuite
comprendre un concept aussi vague que le BIM, nous devons tout d’abord le subdiviser par ses composants et
analyser leurs relations entre eux. Les prochaines leçons feront exactement ça. 
Basé sur mes recherches en cours (académiques et professionnelles), je vais tenter de simplifier la discussion en
décomposant le terme BIM en trois dimensions complémentaires : Champs BIM (acteurs et livrables), Phases
BIM (paliers évolutionnaires) et Filtres BIM (analyses multidisciplinaires). J’utiliserai par la suite ces trois
dimensions afin de générer des Etapes BIM – ces étapes incrémentales élusives nécessaires pour la migration
d’un flux de travail 2D jusqu’à une Pratique Intégrée.

Leçon 07: Comprendre les Champs BIM


La confusion dans les discussions et le déploiement du BIM peut être réduite de beaucoup par une analyse
systématique de ce concept. Nous allons réaliser cela en subdivisant le BIM par ses composants de base et en
les associant ensuite à nouveau entre eux, mais d’une manière plus compréhensible et utile. 

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La version française continue ci-dessous. 

Comme discuté dans la leçon 06, il y a trois dimensions dans chaque discussion BIM. La première dimension est
décrite comme les Champs BIM – ou les cercles BIM si vous préférez – et va servir à identifier les acteurs et les
livrables de l’industrie. Les deux autres dimensions, les Phases BIM et les Filtres BIM, seront discutées dans les
leçons suivantes.
Alors que représentent ces Champs BIM et pourquoi en avons-nous besoin?
L’industrie de l’Architecture, Ingénierie et Construction inclut un grand nombre d’acteurs: propriétaires,
concepteurs, régulateurs, constructeurs et fournisseurs de produits et services. Ces acteurs génèrent à leur tour
un nombre encore plus grand de livrables : conceptions, spécifications, outils, produits de construction et services
spécialisés. Si nous y regardons de plus près, ces acteurs et livrables peuvent être groupés dans trois cercles
identifiables, qui se chevauchent par endroit (fig. 7.1)
Le cercle Stratégie BIM inclut tous les acteurs responsables de générer les normes, directives et contrats. Ceci
comprend les organismes de régulation, institutions éducatives et similaires.
Le cercle Processus BIM inclut tous les acteurs directement responsables pour la livraison des ouvrages et
autres constructions : écoles, ponts, centre commerciaux, etc…Ceci comprend les propriétaires, concepteurs,
entrepreneurs et quiconque impliqués dans le cycle de vie d’un projet.
Le cercle Technologie BIM inclut les développeurs des outils nécessaires à la création et la gestion des modèles
BIM et autres technologies de conception-construction-gestion. Ceci comprend les développeurs de logiciels,
fournisseurs d’équipement et de produits/services actifs dans l’industrie de l’AEC.  
Figure 7.1: La structure BIM comprend trois champs (cercles) qui s’emboitent
Chaque cercle inclut un ensemble spécifique d’acteurs qui interagissent les uns avec les autres et avec les
acteurs des autres cercles. Par exemple, les concepteurs interagissent avec les entreprises de construction afin
de générer des ouvrages – cette une interaction interne au champ Processus. Les concepteurs interagissent
également avec les autorités de la protection du feu ou autre organisme de régulation pour assurer la conformité
avec certaines normes ou directives – c’est une interaction externe entre les champs Stratégie et Processus. Les
deux types d’interaction prennent la forme de transferts action-réaction entre les acteurs (Figure 7.2). Nous
discuterons les transferts de produits et savoir dans d’autres leçons mais pour l’instant considérez les instructions
d’architecte et les demandes d’information des entreprises comme deux exemples de ce comportement action-
réaction.
Figure 7.2: Interactions action-réaction entre les acteurs de l’industrie (respectivement externe et interne)
Les champs et sous-champs BIM non seulement interagissent mais se recoupent. Les recoupements se
produisent lorsque les acteurs travaillent (ou doivent travailler) ensemble afin de former un organe commun ou
générer un livrable commun. Par exemple Stratégie et Technologie se recoupent lorsque leurs acteurs travaillent
ensemble afin de générer des normes d’interopérabilité (les IFC en sont un excellent exemple). Aussi les trois
champs se chevauchent (ou doivent de chevaucher) afin de générer des directives BIM nationales ou
internationales.
La prochaine leçon va traiter de la compréhension des Phases BIM

Leçon 08: Comprendre les Phases BIM


Beaucoup de discussions dans l’industrie finissent par aboutir sur les livrables de grande envergure du BIM:
collaboration sans heurt, séquençage de construction, bases de données partageables et conception
collaborative et intégrée. Bien que tous ces livrables soient envisageables et de plus en plus accessibles au
moment de rédiger cette leçon, il est tout de même important de bien comprendre la route qui vous attend vers le
déploiement BIM. Cette compréhension va vous aider à vous concentrer sur les tâches actuelles, à mieux
attribuer les ressources et à vous préparer pour le futur, version BIM.  

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La leçon précédente a décrit la première dimension de la Structure BIM – l’axe horizontal qui représente les
acteurs et les livrables de l’industrie AEC. Il est maintenant temps d’introduire la deuxième dimension – l’axe
vertical de l’adoption BIM. Cette leçon a pour but d’identifier les étapes ou Phases du déploiement par lesquelles
les acteurs de la Construction devront obligatoirement passer sur leur route vers une conception collaborative et
intégrée. Il y a trois Phases :
BIM Phase 1: modélisation basée objets
BIM Phase 2: collaboration basée modèle
BIM Phase 3 : intégration basée réseau
Notez que chacune de ces phases est divisée en étapes séquentielles. Ce qui différencie les Phases des Etapes
est que les Phases BIM sont des changements transformationnels ou radicaux alors que les Etapes BIM sont des
changements incrémentaux situés à l’intérieur des Phases. Dans cette leçon, nous allons concentrer notre
attention sur l’identification des phases transformationnelles dans les Champs BIM. Nous allons faire cela après
avoir brièvement décrit le statut pré-BIM qui prévaut dans l’industrie de la Construction.
Le statut Pré-BIM:
Du côté Stratégie, le statut pré-BIM est caractérisé par des relations de type confrontation en raison des accords
contractuels qui encouragent le report des risques et les interactions exagérées. Coté Processus, il y une énorme
dépendance envers les documents 2D, pour en fait décrire une réalité qui elle est en 3D, avec tous les problèmes
que cela comporte. La communication entre les différents acteurs est tout sauf adéquate et les équipes de projet
se démantèlent une fois que les projets touchent à leur fin. Les investissements en technologie sont faibles et les
échanges de données souffrent du cruel manque d’interopérabilité entre les différentes applications…cela ne
peut certainement plus durer!
Migration de la 2D vers la 3D…
BIM Phase 1 : Après avoir été entièrement dépendantes des dessins à la main, de la CAO et des visualisations
3D, un nombre croissant d’entreprises se décident à franchir le vide de l’innovation et investissent dans des
applications BIM basées objets (Figure 8.1)

Figure 8.1: Traverser le vide par Geoffrey Moore


Ces entreprises commencent rapidement à générer des documents 2D coordonnés et des visualisations 3D
directement extraits du modèle BIM, toutefois le modèle riche en informations lui-même n’est pas partagé avec
les autres disciplines. Les vues en 3D et les modèles “légers” (qui peuvent inclure des métadonnées objets mais
pas de paramètres actifs – fichiers DWF, NWD, 3D PDF, KML entre autres) deviennent les nouvelles phrases
d’un langage de communication modernisé. Durant leur adoption du BIM, ces entreprises subissent des
changements de processus mineurs tout en commençant à générer de multiples vues 3D, quantités,
spécifications, simulations et autres livrables à partir du modèle riche en sémantique. Comme le modèle BIM
concerne une seule discipline et que les livrables sont encore et toujours des documents CAO, les relations
contractuels et les problèmes de responsabilité persistent…mais pas pour longtemps.  
De la modélisation à la collaboration…
BIM Phase 2 : Deux disciplines, chacune possédant un modèle riche en sémantique, décident de collaborer.
Elles échangent et partagent des modèles/bases de données qui peut-être ne contiennent pas de géométrie
(pensez aux tableaux de Gantt, bases de données environnementales et de patrimoine comme exemple de
bases de données partageables). Les deux entreprises peuvent générer conjointement une base de données
(par exemple avec les worksets ou sous-projets d’Autodesk® Revit®), lier deux formats propriétaires (par
exemple lier Digital Project® à une base de données Primavera®) ou échanger des formats de fichiers non
propriétaires (par exemple IFC, CIS2 ou SDNF). Cette interopération leur permet de réaliser des études 4D, des
détections de conflit interdisciplinaires et de générer un nombre impressionnant de livrables basés sur des
analyses. C’est ici que les relations contractuelles traditionnelles, les modèles de risques et les processus
essayé-testé commencent à trouver leur limite et – en l’absence de claires directives – naissent des solutions
imaginatives.
De la collaboration à l’intégration…
BIM Phase 3 : L’accomplissement de cette phase est l’aboutissement de tous les rêves de productivité et des
philosophies BIM. A ce stade, les phases du cycle de vie des projets se dissolvent substantiellement et les
acteurs interagissent en temps réel afin de générer les réels avantages des flux de travail virtuels. A ce stade, les
technologies existantes, en constante amélioration, jouent un rôle de premier plan et un jeu de technologies en
particulier joue un rôle décisif: le serveur de modèle, la reproduction ou les autres solutions de fédération de
modèles sont de plus en plus disponibles. Ces technologies basées réseaux stockent, partagent et contrôlent les
apports et les exports des participants au projet. C’est ici que les politiques contractuelles et processus actuels
perdent leur synchronisation avec les possibilités technologiques. Bien sûr qu’avec le temps, les processus vont
évoluer et les polices seront développées afin de permettre l’utilisation de tout le potentiel des modèles riches en
sémantique et des bases de données externes de référence…il se peut que ce soit une longue route.
La chose intéressante à propos de ces Phases est que l’infrastructure technologique nécessaire existe
actuellement ou est en cours de développement. Que nous parlions de logiciels, ordinateur ou réseaux, ils
apparaissent et se développent très rapidement. Les processus (bien qu’expérimentaux) commencent à suivre
car des entreprises innovantes s’allient de plus en plus et repoussent les limites. Toutefois, les grands absents
sont encore les acteurs de la Stratégie (se référer à la classification de la leçon 07), qui sont plus lents à réagir et
à générer les directives, règlements, protections des responsabilités et programmes éducationnels nécessaires
pour assurer une progression systématique. 
En résumé
Alors que la Phase 1 a besoin uniquement d’un logiciel BIM et d’un champion, que la Phase 2 a besoin de deux
acteurs qui désirent collaborer, la phase 3 nécessite bien plus que cela. La collaboration intégrée aura besoin
d’une compréhension systématique supportée par une consolidation méthodique de toutes les technologies,
processus et stratégies concernés. C’est peut-être une longue route qui nous attend, mais c’est sûrement la route
panoramique!  

Figure 8.2: Phases BIM, une vue condensée (cliquez sur l'image pour télécharger une image agrandie)

Leçon 09: Les Etapes BIM


Cette leçon concerne les Etapes BIM, ces micro-changements nécessaires au déploiement du BIM dans une
organisation et ensuite – par osmose – dans toute l’industrie de la construction. Mais avant de vous présenter les
Etapes BIM, je vais partiellement revisiter le sujet des Phases BIM (Leçon 08).
Cette leçon est également disponible dans d'autres langues. veuillez vous rendre
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La version française continue ci-dessous. 

Adoption BIM: Phases et Etapes


L’adoption du BIM par une organisation ne va pas se produire involontairement et ne se fera définitivement pas
d’un seul coup. En fait, le BIM sera déployé au travers de décisions intentionnelles passant par des points de
repère bien précis appelés Phases BIM. Ces phases – si elles sont bien définies – sont très utiles pour
comprendre les concepts et visions BIM mais sont – prises seules – inutilisables lors de l’implémentation. Des
subdivisions sont nécessaires : des changements incrémentaux plus petits que chaque organisation peut faire
afin d’atteindre chaque Phase majeure, y grandir et ensuite progresser vers une autre Phase majeure. Ces pas
ou micro-objectifs sont appelés des Etapes BIM. La différence entre les Phases BIM et les Etapes BIM est que
les Phases sont des changements radicaux et transformationnels, alors que les Etapes sont des changements
incrémentaux/évolutionnaires ou de niveaux de maturité.
Mais pourquoi devons-nous définir tout d’abord les Phases afin de commencer?
 
Le besoin de Phases
Les Phases BIM – introduites dans la leçon 08 – sont parties intégrantes de la Structure BIM et d’une Théorie
BIM sous-jacente. Sans vouloir ennuyer les lecteurs avec cela, j’aimerais tout de même mettre en évidence que
les Phases, leurs définitions et leurs structures sont basées sur quelque chose de plus élaboré que ma propre
expérience. L’importance des Phases BIM réside dans leur habilité à faciliter le déploiement du BIM dans une
organisation et – plus généralement – de permettre aux différents intervenants de :

 S’entendre sur une vision commune (toutes les visions définies peuvent être acceptées; les visions non
définies par contre ne peuvent pas faire l’objet d’un accord entre les parties)
 Générer une feuille de route simplifiée à suivre par les organisations pour l’implémentation
 Simplifier et réduire la terminologie BIM à quelques termes
 Identifier les Etapes incrémentales et réalisables entre les Phases principales
 Fournir les repères pour l’amélioration des processus
 Permettre aux organisations de s’évaluer et d’évaluer les autres
Afin de générer les livrables optimistes ci-dessus, les Phases BIM ont été structurées en utilisant cinq règles
rigoureuses :
Bien définie (sans parties qui se chevauchent) : Les Phases BIM devraient être sans ambiguïté et non
contradictoires, Par exemple, une étape de déploiement ne peut se trouver dans deux Phases en même temps.
Génériquement Applicable : les Phases BIM devraient s’appliquer à toutes les disciplines, dans toutes les
phases du cycle de vie d’un projet (Conception, Construction et Opérations) et pour toute la hiérarchie de
l’industrie. Donc que vous soyez propriétaire, architecte, ingénieur, entrepreneur, sous-traitant ou gestionnaire du
patrimoine – les Phases BIM doivent s’appliquer pour vous de la même manière. Elles doivent également
s’appliquer de la même manière aux équipes, aux organisations et dans toute l’industrie.
Révolutionnaire (non-évolutive): Les Phases BIM sont des changements transformationnels ou radicaux et non
pas des changements incrémentaux, des types d’utilisation ou des niveaux de maturité.
Linéaire : les Phases BIM sont des progressions logiques et ne peuvent pas être passées outre.
Cumulative : les livrables d’une Phase BIM peuvent être passés à la Phase suivante.
 
Trois Phases BIM: un rappel
Comme rappel (Veuillez relire la leçon 08), le déploiement du BIM ou les niveaux de maturité BIM peuvent être
divisés en trois Phases consécutives :
BIM Phase 1 : modélisation basée objets ou pour faire court Modélisation
BIM Phase 2 : collaboration basée modèle ou simplement Collaboration
BIM Phase 3 : intégration basée réseau ou simplement Intégration

Figure 1: Phases BIM Stages – définitions (à note que le terme IPD n’est plus utilisé aujourd’hui. Celui de viDCO
(virtually integrated Design, Construction and Operation) lui est préféré.
 
Ce qui finalement nous ramène vers les Etapes BIM, le sujet principal de cette leçon.  
 
Les Etapes BIM: une introduction
La distance qui sépare chacune des Phases ci-dessus est assez grande à en juger par les changements qui en
découlent tant au niveau organisationnel qu’au niveau de l’industrie. Toutefois le passage de la Phases Pré-BIM
à la Phase 1 et entre les autres Phases est peuplé d’une multitude d’Etapes plus petites qui peuvent être
identifiées et donc exécutées par les organisations qui en ont la volonté. Ces Etapes sont l’anticipation soit d’une
Phase soit d’un niveau de maturité à l’intérieur de chacune des Phases.
Différents groupes d’étapes
Different step sets Le nombre d’Etapes que chaque organisation doit achever afin d’atteindre ou de progresser
vers une Phase BIM, tout le long du continuum du Pré-BIM à la Conception Intégrée, est dicté par les différents
prérequis, défis et livrables de chaque Phase. Il est important d’identifier ces différents groupes d’Etapes :
Etapes A du statut pré-BIM (point de départ fixe) qui conduisent à la Phase BIM 1
Etapes B de la Phase BIM 1 progressant vers la Phase BIM 2
Etapes C de la Phase BIM 2 progressant vers la Phase BIM 3
Etapes D sont des niveaux de maturité à l’intérieur de la Phase BIM 3 qui conduisent vers la Conception,
Construction et Opération virtuellement intégrée (anciennement IPD)– un but en constante évolution!

Figure 2: BIM Phases – Groupes d’Etapes


 
Différents type d'Etapes  
Bien que beaucoup d’attributs de l’innovation BIM apparaissent de nature technologique, la plupart des
changements requis pour son déploiement sont en fait associés aux processus et stratégies. Comme exemple,
avant de pouvoir atteindre une intégration de base de données – un attribut du BIM Phase 3 – certaines normes,
procédures et canaux de données doivent être disponibles. Par conséquent, dans le but de générer des guides
adéquats pour remplir les étapes de l’implémentation, il est important de différencier entre ces défis car chacun
demande une approche différente.  
Il y a trois types d’Etapes menant aux, ou transitionnant vers les, Phases BIM:
Etapes Technologiques
Les Etapes technologiques sont des points de repères pour les logiciels, ordinateur et réseaux. Par exemple, la
mise à disposition d’outils BIM permet la migration d’un flux de travail basé dessin à un flux basé objet. (BIM
Phase 1).
Etapes Processus
Les Etapes processus concernent le leadership, les infrastructures, les ressources humaines et les
produits/services. Par exemple, des procédures de collaboration et les connaissances de partage de bases de
données sont nécessaires afin de permettre la collaboration basée modèle (BIM Phase 2).  
Etapes stratégiques
Les Etapes stratégiques concernent les changements contractuels, règlementaires et préparatoires. Par exemple,
les arrangements basés sur des alliances et le partage des risques sont des prérequis pour atteindre la
conception-construction-opération virtuellement intégrées (BIM Phase 3).  

Figure 3: Phases BIM – Groups d’Etapes


Note Finale
Cette approche du déploiement BIM par Phases et Etapes bénéficiera les organisations car elle leur permet
d’optimiser leurs efforts et de donner la priorité à leurs actions. Chaque Phase BIM va agir comme (1) un point de
départ, (2) un but à atteindre et (3) un point de repère sur la route vers une conception-construction-opération
virtuellement intégrée (ou ce que l’industrie considère comme le but ultime en BIM). L’identification de plus petites
Etapes entre les Phases va permettre aux organisations de planifier leur prochaine évolution, de sélectionner leur
propre rythme de changement et ainsi donc atteindre leurs niveaux de maturité désirés avec moins d’anxiété,
coût et frustration. 

Leçon 10: Les effets du BIM sur les phases du


cycle de vie d'un projet
Un projet de construction passe par plusieurs phases depuis le lancement du projet jusqu’à la démolition de
l’ouvrage. Ces phases sont habituellement nommées les phases du cycle de vie d’un projet et incluent les
activités pré-construction comme la planification, l’estimation des coûts ainsi que les activités post-construction
comme l’occupation et l’entretien de l’ouvrage. Les phases du cycle de vie peuvent être délimitées de plusieurs
façons, mais j’ai toutefois adopté la subdivision simplifiée ci-dessous :

Cette leçon est également disponible dans d'autres langues. veuillez vous rendre
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langue.
La version française continue ci-dessous. 

Les projets de construction passent par trois phases de cycle de vie majeures: Conception/Design (D),
Construction (C) et Opérations (O). Ces phases sont également subdivisées en sous-phases qui sont ensuite
elles-mêmes subdivisées en activités, sous-activités et tâches. 

Phase Conception/Design Phase Construction Phase Opérations


 D1: conceptualisation, planification et  C1: planification construction et détail de
O1: occupation et opérations
estimation des coûts construction
 D2: conception architecturale, structurelle  C2: construction, fabrication et O2: gestion du patrimoine et entretien
et systèmes approvisionnement ouvrage
 D3: analyses, détails, coordination et  C3: mise en service, tel que construit et O3: mise hors service et changements
spécification remise de l’ouvrage d’affectation majeurs

Table 1: Phases du cycle de vie d’un projet et sous-phases


Phases et sous-phases du cycle de vie d’un projet
Comme exemple de subdivisions supplémentaires, la phase Conception/Design (D) inclut les sous-phases
conception Architecturale, Structurelle et des Systèmes (D1), qui comprennent une activité Conception
Architecturale (D1.1) qui inclut une sous-activité Conceptualisation (D1.1a) qui finalement comprend une tâche de
Modélisation 3D. L’utilité de toutes ces divisions n’est pas évidente dans cette leçon, rappelez-vous simplement
que le déploiement du BIM va affecter les projets de construction au niveau des Phases et des Tâches et tout ce
qui se trouvent entre deux. Pour le moment nous allons nous concentrer sur les effets du BIM sur les Phases et
nous discuterons les effets du BIM sur les subdivisions du cycle de vie plus tard.
BIM Phase 1: Modélisation basée Objets
Comme rappel, la mise en place du BIM débute avec le déploiement d’un logiciel paramétrique 3D basé objets
similaire à ArchiCAD®, Revit®, Digital Project® et Tekla®. Lors de Phase 1, les utilisateurs génèrent des
modèles pour une discipline unique que ce soit pour la conception/design (D), construction (C) ou opérations (O)
– les trois Phases du cycle de vie d’un projet. Ces modèles – comme par exemple les modèles de conception
architecturale (D) ou de fabrications de conduites (C) – sont premièrement utilisés pour automatiser la production
et la coordination de documents 2D et de visualisations 3D. Les autres livrables des modèles de la Phase 1
comprennent des données basiques d’exportation (par exemple : nomenclature de portes, quantités de béton,
coûts, etc…) et des modèles 3D allégés (par exemple. DWF 3D, PDF 3D, NWD, etc…) qui n’ont pas d’attribut
paramétrique modifiable. Toutefois, la nature sémantique des modèles basées objets et leur « demande » pour
une résolution détaillée précoce de la conception et la construction encourage l’accélération des Phases de cycle
de vie d’un projet. (Fig.1)  

Fig. 1. Phases du cycle de vie d’un projet durant la Phases BIM 1 – modèle linéaire
La Figure 1 ci-dessus décrit comment la modélisation basée objets encourage l’accélération du cycle de vie :
lorsqu’un projet est exécuté par phase et que les activités de conception et de construction se chevauchent afin
de gagner du temps. Après avoir achevé la maturité dans la Phase BIM 1, les acteurs BIM vont se rendre compte
des avantages à rencontrer les autres acteurs de la conception et de la construction avec des capacités de
modélisation similaires. Cette reconnaissance et les actions qui vont s’en suivre vont les conduire à la Phase BIM
2, la collaboration basée modèle.
BIM Phase 2: Collaboration basée modèle
Ayant développé une expérience dans la modélisation pour une discipline unique lors du déploiement de la
Phase BIM 1, les acteurs de la Phase BIM 2 collaborent activement avec les acteurs des autres disciplines. Cela
peut se produire de plusieurs façons, du point de vue technologique, selon la sélection des logiciels BIM de
chaque acteur. La collaboration basée modèle peut se produire à l’intérieur d’une phase ou entre deux phases du
cycle de vie d’un projet. Un exemple de cela est l’échange de modèles architecturaux et structurels (DD),
l’échange Conception-Construction de modèles structuraux et de fabrications (DC) et l’échange Conception-
Opérations de modèles architecturaux et de gestion du patrimoine (DO). La maturité BIM Phase 2 modifie la
granulométrie de la modélisation effectuée à chaque phase du cycle de vie du projet car des modèles de
construction très détaillés sont produits et remplacent (partiellement ou entièrement) les modèles de conception
moins détaillés (Fig. 2).
Fig. 2. Phases du cycle de vie d’un projet durant la Phases BIM 2 – modèle linéaire
La figure 2 ci-dessus décrit la collaboration basée modèle comme un facteur de l’instigation de l’accélération et
du changement relatif de l’intensité de la modélisation durant chaque phase du cycle de vie. Le chevauchement
présenté dépend des acteurs de la construction fournissant de plus en plus des services de conception dans leur
offre durant la Phase 2 et des acteurs de la conception fournissant de plus en plus d’informations de construction
et de fourniture dans leurs modèles de conception. Aussi, des changements dans la richesse sémantique au
travers des phases du cycle de vie se produisent car les modèles détaillés de construction et de fabrication (par
exemple : acier et conduites) remplacent partiellement les modèles structurels et mécaniques précédents.
BIM Phase 3: Intégration basée réseau
Dans cette phase les modèles intégrés sémantiquement riches sont créés, partagés et maintenus en
collaboration et ce dans toutes les phases du cycle de vie du projet. Cette intégration peut être atteinte grâce aux
technologies de serveur modèle (en utilisant des formats propriétaires, open ou non propriétaires), des bases de
données uniques / intégrées / distribuées / fédérées et/ou des solutions SaaS (Software as a Service). Du point
de vue processus, des échanges synchrones de modèles et de données basées sur des documents ont pour
conséquence un chevauchement extensif des phases du cycle de vie, qui finissent par former un processus sans
phase.

Fig. 3. Phases du cycle de vie d’un projet durant la Phases BIM 3 – modèle linéaire
La Figure 3 ci-dessus décrit comment l’intégration basée réseau a pour conséquence la construction simultanée :
un terme utilisé lorsque toutes les activités du projet sont intégrées et tous les aspects de la conception,
construction, opérations sont planifiées simultanément afin de maximiser la valeur des fonctions objectives tout
en optimisant la constructibilité, l’opérabilité et la sécurité.
En résumé, la modélisation basée objet va tout d’abord rendre plus floues les lignes séparant les différentes
phases du cycle de vie d’un projet. A mesure que la collaboration basée modèle s’intensifie, les acteurs
commencent à se rendre dans des territoires occupés par d’autres. Finalement, lorsque l’intégration basée
réseau devient la norme, la conception, la construction et l’opération se chevauchent de manière extensive, voir
totalement.
Note sur les termes utilisés dans les figures
Un échange de données BIM est quand un acteur BIM exporte ou importe des données qui ne sont ni
structurées ni calculables. Un exemple typique de ce type d’échange est l’exportation de dessins CAO 2D à partir
de modèles 3D basés objet débouchant sur une perte significative de géométrie et de données sémantiques.
Un échange de données collaboratif (ou échange interopérable) est quand un acteur BIM exporte ou importe
des données qui sont structurées et calculables par une autre application. Ceci assume une interopérabilité
adéquate entre les systèmes de l’expéditeur et du receveur. .

Figure 6.2: Structure BIM: les trois dimensions 


La prochaine leçon va traiter de la compréhension des Champs BIM

Leçon 15: Lancement d'un projet BIM


collaboratif
Un projet collaboratif BIM n’est pas une simple affaire. C’est particulièrement vrai si le projet en question est un
grand ouvrage (par exemple un gratte-ciel ou un grand hôpital), les participants au projet manquent d’expérience,
ou les exigences BIM ne sont pas clairement définies. Cette leçon va présenter les trois critères principaux à
considérer pour le consultant principal, le gestionnaire de projet ou l’acteur indépendant lors du lancement d’un
processus collaboratif basé-modèle.
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La version française continue ci-dessous. 

Introduction
Lorsqu’une équipe de projet est engagée pour délivrer conjointement un produit/service BIM, elle est requise pour
coordonner les processus et éliminer les barrières lors des échanges. Ce n’est pas une tâche si difficile pour
autant que les critères suivants existent : 1. Les objectifs BIM sont clairement définis par le client 2. Les
principaux participants du projet ont un niveau de compétences BIM adéquat, bien assorti aux objectifs BIM 3. Il y
a une volonté commune de collaborer et une compréhension claire de comment échanger les informations et
données.  
Si le premier critère manque, il est réaliste de penser que le projet sera un exercice de patience, de compromis et
de complète inefficacité. Toutefois si le client est bien au clair sur les livrables BIM à sa disposition, et sur les
exigences de chacun de ces livrables, alors le cahier des charges peut être clair et concis. Ci-dessous un résumé
sous forme de cartographie conceptuelle des livrables BIM potentiels organisés selon les phases du cycle de vie
du projet. 

Fig. 1. Un résumé des livrables basé-modèle  


Pour satisfaire le deuxième critère, la capacité BIM des fournisseurs de services doit correspondre aux objectifs
définis du client. Par exemple, si le client (c’est-à-dire le propriétaire) exige la fourniture d’un modèle coordonné
tel que construit afin d’être utilisé dans un système de gestion du patrimoine et maintenance, alors le participant
concerné doit avoir cette compétence. Si le client s’attend à ce que le modèle soit utilisé pour la fabrication hors
site (par exemple panneaux préfabriqués ou façonnage d’armature, alors le participant chargé de cela doit être
capable de livrer exactement ça. Toute disparité entre les exigences BIM du client et les capacités BIM du
fournisseur de service est considérée comme une grosse inefficacité, un coût non nécessaire supporté par le
client. 
Même lorsque les objectifs BIM sont bien définis et que les participants sont individuellement compétents, un
troisième critère doit être satisfait – les objectifs et flux de travail communs. C’est-à-dire, pour qu’un grand projet
BIM collaboratif puisse être lancé avec succès, l’équipe de projet doit vouloir communiquer, partager les risques,
modifier les processus et échanger les connaissances. L’équipe de projet doit également savoir/apprendre à
travailler ensemble : ce qui doit être modélisé (ou ne doit pas), ce qui doit être échangé (ou ne doit pas) et quand
l’échanger. Atteindre une connaissance commune des outils de modélisation et de partage les plus efficaces, des
processus et des protocoles est critique et ne sera jamais exagérée. Cette compréhension commune peut être
ad-hoc (les problèmes sont résolus dès qu’ils surviennent) ou planifiée, exécutée et surveillée. Il est sans dire
qu’une planification est infiniment plus efficace que les pratiques ad-hoc particulièrement si les flux de travail sont
clairement définis, bien compréhensibles et testés.  
Un exemple de flux de travail Afin de fournir un exemple concret d’une approche structurée, vous trouvez ci-
dessous un exemple de flux de travail représentant le premier pas vers le lancement d’un grand projet BIM
collaboratif :  

Fig. 2. Projet BIM collaboratif – Flux de travail lancement Etape 1 


Le flux de travail ci-dessus décrit ce qu’un acteur BIM pourrait utiliser pour lancer le travail de collaboration basé-
modèle. Le flux de travail est divisé en trois lignes et inclut un ensemble d’événements, tâches, données, et
passerelles qui décrivent une progression logique afin de clarifier les objectifs du client, établir les compétences
BIM et définir les objectifs et flux de travail communs. Alors que les tâches (rectangles arrondis) décrivent les
activités principales attendues d’une équipe de collaboration, les données liées à ces tâches comprennent un
ensemble d’informations qui sont soit des exigences ou soit des livrables. Ces données peuvent prendre la forme
de guides, manuels, listes de vérification ou tout autre type d’informations structurées qui facilitent le partage des
connaissances et l’échange de données. 
Les flux de travail tel que décrit ci-dessus varient selon les conditions de l’organisation, contractuelles et
spécifiques au marché. Toutefois ils peuvent être instrumentales – même si génériques et incomplèts – pour la
clarification des objectifs, pour la définition des étapes incrémentales et, plus généralement, pour augmenter
l’efficacité d’un projet collaboratif BIM lors sa première phase, la plus critique. 
Pour résumer
Lorsqu’une équipe de projet embarque sur un projet collaboratif basé-modèle, il est important de garder en
mémoire les principes clés suivants : La planification est importante pour la réalisation de tout projet de
construction. Il va sans dire qu’une planification détaillée très tôt est critique pour les grands projets BIM
collaboratifs. Les grands projets BIM collaboratifs sont par définitions complexes. Cette complexité doit être
réduite de manière significative si on veut que les avantages du BIM soient maximisés. Une façon de réduire la
complexité est via des diagrammes simplifiés, cartes conceptuelles et flux de travail visuels. L’utilisation d’un
langage structuré a ses avantages, toutefois n’importe laquelle des représentations graphiques claires sera
acceptable.  
Finalement, le lancement d’un grand projet BIM collaboratifs peut se révéler très exigeant en l’absence d’objectifs
clairs, de participants compétents et connaissances convenues. La clarification des objectifs du client aussi tôt
que possible, l’évaluation/alignement des compétences BIM des participants, et le développement/utilisation de
flux de travail clairs peuvent réduire la complexité des projets de manière significative et augmenter l’efficacité. 
La prochaine leçon va traiter de la compréhension du pseudo BIM

Leçon 16: Comprendre le Pseudo BIM


Le Pseudo BIM est un terme qui décrit l’affirmation exagérée – et quelque fois malhonnête – d’utiliser ou de
fournir des produits et services BIM. Une organisation qui utilise le Pseudo BIM est typiquement engagée dans la
promotion non prouvée de son aptitude BIM au travers de ses employés, site Internet, soumissions de projets
et/ou matériel publicitaire. Comme la Pseudo Ecologie avant lui, le Pseudo BIM est en augmentation sur les
marchés avec une valeur attribuée aux outils et flux de travail BIM, et où les clients demandent de plus en plus
d’avoir des modèles qui font partie des livrables d’un projet.  

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Une partie du Pseudo BIM peut être attribué à la confusion qui règne autour du terme BIM lui-même; involontaire
et inoffensif jusqu’à un certain degré. D’autres activités toutefois sont plus volontairement mensongères. C’est
certainement le cas pour les nombreuses tentatives de vendre des services BIM qui n’ont pas encore été
développés, ou qui n’atteignent de loin pas les exigences des clients.  
Le Pseudo BIM est non seulement problématique pour les clients qui engagent des fournisseurs de services
(architectes, ingénieurs, entrepreneurs, …) qui se posent de manière trompeuse comme des experts BIM, il est
également problématique pour les fournisseurs de services eux-mêmes. En rendant les choses plus floues, le
Pseudo BIM peut causer un tort significatif à ceux qui ont investi beaucoup de temps, d’argent et de travail dans
le développement de vraies capacités et pour affûter leurs livrables BIM. 
Définir le Pseudo BIM
Le terme Pseudo BIM (BIMwash) est dérivé de Pseudo Blanc (whitewash), « Une peinture ou chaux blanche bon
marché utilisée afin de donner une apparence propre sur une grande variété de surfaces ». Le Pseudo blanc
signifie de « couvrir les défauts, vices, crimes ou scandales ou de les exonérer au moyen d’une fausse
représentation des données ».  
En soit, le Pseudo BIM est la tentative de cacher les imperfections (incompétence BIM), tout en faisant en même
temps la promotion d’aptitudes et de références en BIM qui ne représentent pas la réalité. En utilisant une
définition plus facilement mesurable, le Pseudo BIM est lorsque :
Revendication BIM > Compétence BIM  
Le Pseudo BIM existe lorsque les revendications BIM d’un individu, une organisation ou une équipe de projet sont
plus grandes que ses compétences à livrer ce qu’il revendique pouvoir faire. Cette formule signifie que, dans le
but de mesurer précisément le Pseudo BIM, la compétence BIM doit tout d'abord être comprise et mesurée. 
Comprendre la compétence BIM
En tant que terme, la compétence BIM fait référence à un large groupe de livrables BIM et à leurs exigences
respectives. Etre compétent en BIM est une étiquette qui peut être appliquée à différents niveaux : aux individus
(architectes, ingénieurs, gestionnaires de projet,…), aux organisations et aux équipes de projet :  
Un individu compétent en BIM est quelqu’un qui possède le savoir-faire, la connaissance et l’expérience en BIM.
Un ingénieur compétent en BIM par exemple est non seulement capable de générer un modèle 3D riche en
données en utilisant un logiciel BIM, mais il peut le faire d’une manière opportune et selon des hauts standards.  
Une organisation compétente en BIM est une organisation qui a fourni (et non pas qui peut fournir) des produits
et services BIM de haute qualité. Cette organisation ne possède pas uniquement des individus compétents en
BIM, mais elle les soutient avec des systèmes, standards et support adéquats. 
Une équipe de projet compétente en BIM est un groupe d’organisations qui – en plus d’avoir des individus
compétents en BIM – a acquis (et non pas est capable d’acquérir) l’expérience nécessaire pour livrer
conjointement des services/produits BIM en utilisant des standards communs, des systèmes collaboratifs ou des
flux de travail optimisés. En utilisant les niveaux organisationnels ci-dessus, explorons brièvement comment deux
typiques Pseudo BIM, ou revendication non prouvée, prennent forment.  
Pseudo BIM individuel
Les revendications non prouvées de compétence BIM par les individus sont répandues durant le processus de
recrutement. Les individus qui recherchent un emploi dans une organisation qui exige certaines compétences
BIM – peuvent revendiquer qu’ils possèdent des aptitudes en BIM ou une expérience significative en BIM. Ces
revendications se retrouvent dans les CV soumis, sont promues par les agences de placement, ou entendues à
satiété dans l’intimité des salles d’entretien. Ces revendications peuvent s’avérer vraies ou – le plus souvent – ne
sont qu’exagérations et inexactitudes. Les chefs de projets qui se sont retrouvés à la réception des individus avec
des revendications erronées pourraient témoigner comment une personne recrutée – après avoir revendiquée
être compétente durant le processus de recrutement – s’est avérée être incompétente et a même
considérablement ralenti une équipe toute entière durant une phase critique du projet.  
Pseudo BIM dans les organisations
Les organisations – et par extension les équipes de projet – peuvent revendiquer des compétences BIM
spécifiques dans l’espoir de gagner/satisfaire des clients ou d’obtenir de nouveaux projets ou partenaires. Ces
revendications sont présentes spécifiquement dans le matériel publicitaire (site internet, présentations,
déclaration de compétences, etc…) et dans les soumissions de projets, spécialement lorsque le terme BIM a été
inséré de manière peu claire par un client majeur dans un appel d’offres ou similaire. Dans beaucoup de cas, des
organisations qui ont publiquement fait la promotion de leur leadership BIM ou capacité BIM supérieure, se sont
en fait révélées être sans les structures de base qui permettent de livrer un produit ou service BIM.  
Les autres auteurs du Pseudo BIM
En plus des fournisseurs de services – les coupables typiques – le Pseudo BIM est également pratiqué par :

 Les éditeurs de logiciels et leurs revendeurs qui exagèrent les avantages d’un outil en particulier et
prétendent que leur produit est une solution BIM complète.
 Les clients/propriétaires qui requièrent un produit/service BIM qu’ils ne comprennent pas ou – lorsqu’ils
le reçoivent – n’ont pas la capacité interne de l’utiliser ou le maintenir correctement.
 Les consultants et conseillers en BIM qui exagèrent les effets de leurs services sur les processus de
déploiement.  
Les quatre niveaux de Pseudo BIM
Pas tous les Pseudo BIM sont de la même intensité. Des formes moins graves de Pseudo BIM peuvent être
inoffensives jusqu’à un certain point alors que d’autres peuvent se révéler malveillantes et sérieusement
perturbatrices. Afin d’aider à combattre le Pseudo BIM, il est utile d’identifier ses quatre différents niveaux.
Niveau 1 : Confusion ou Pseudo BIM involontaire. Cela arrive lorsque les processus et protocoles ne sont pas
bien compris ou perçus comme similaire à la CAO. C’est lorsque les échanges basiques de modèles sont
confondus avec la collaboration basé-modèle. Lorsqu’un serveur modèle est confondu avec un serveur fichier ou
un système de gestion de document. Ceux qui n’ont pas compris les implications à de multiples niveaux des
concepts BIM peuvent par inadvertance induire en erreur leurs clients, les partenaires de projet voire eux-mêmes.
(voir Fig.1 ci-dessous)
Fig. 1. Pseudo BIM Niveau 1, confondre X avec Y  
Niveau 2 : Inexpérience ou Pseudo BIM bas niveau. Le Pseudo BIM causé par l’inexpérience se manifeste
lorsque le lien entre le livrable BIM et ses exigences n’est pas reconnu ou lorsque seuls certains livrables BIM
(les plus facilement atteignables) et leurs exigences sont compris. C’est également lorsque les livrables BIM de
base (tels les dessins coordonnés et les détections de conflits) sont promus comme des innovations d’avant-
garde. Pour les inexpérimentés, le BIM est similaire à un iceberg – seule une petite partie des exigences
/livrables BIM sont visibles alors que la plupart demeurent cachés sous la surface (voir Fig.2). Cette inexpérience,
dans les mains d’un département publicité prématurément enthousiaste, peut engendrer un important Pseudo
BIM.  

Fig. 2. Pseudo BIM Niveau 2, en voir une partie mais en manquer beaucoup
Niveau 3 : Exagération ou Pseudo BIM niveau moyen. C’est lorsque les compétences BIM existent, mais
qu’elles sont volontairement promues bien au-delà de leur niveau actuel. C’est similaire à raconter une histoire
vraie mais y ajouter quelques effets spéciaux type Hollywood (Fig. 3) Un exemple d’exagération est lorsqu’une
entreprise de niveau national revendique (via son site internet, déclarations de compétences, etc…) des
compétences BIM qui n’ont en fait uniquement été partiellement réalisées par une succursale locale et sur une
poignée de projets.  
Fig. 3. Pseudo BIM Niveau 3, Exagérer les choses hors de proportion
Niveau 4 : Illusion ou Pseudo BIM grave. C’est quand les compétences BIM sont de l’ordre de la fiction. Là
c’est carrément un film, bien que très bien présentée, où toute l’histoire n’a jamais, et ne sera jamais, vraie. C’est
lorsqu’un fournisseur de services BIM soumissionne avec succès en tant que compétent en BIM et obtient un
grand projet BIM. Sous l’illusion du Pseudo BIM, les vraies capacités et l’incompétence grave sont impossibles à
distinguer.  

 
Fig. 4. Pseudo BIM Niveau 4, la promotion de ce qui n’existe pas!
En conclusion
Le Pseudo BIM – comme la Pseudo Ecologie – va proliférer dans l’industrie. Ceci en raison d’un nombre
croissant de clients qui requièrent maintenant le BIM. En l’absence d’évaluation/certification indépendante, le
Pseudo BIM fausse le marché de la construction en rendant les déclarations de compétences de ceux qui
possèdent des compétences BIM inventées impossibles à distinguer de ceux qui possèdent de vraies
compétences difficilement gagnées. Comprendre le Pseudo BIM est donc le premier pas afin de le détecter. Dans
une prochaine leçon, je décrirai quelques approches possibles pour le combattre – et à la fin – le neutraliser.  
Notes:
La revendication BIM est ce qu’un individu, une organisation ou une équipe de projet choisit d’identifier
publiquement comme étant l’étendue de leurs compétences en BIM
La compétence BIM est un terme qui combine la maturité et la capacité BIM. La compétence BIM peut être
appliquée aux individus, organisations et équipes de projet. Ceci sera expliqué plus en détail plus tard.
Si la revendication BIM < la compétence BIM, alors vous manquez des opportunités en marketing.  
La prochaine leçon va traiter de la compétence BIM individuelle

Fabricant, comment créer vos objets BIM?


Les fabricants ne peuvent plus aujourd’hui ignorer le BIM. La mise à disposition de leur catalogue en objets BIM
utilisables par les concepteurs pour leurs maquettes numériques représente un avantage certain. En effet, si les
objets sont sélectionnés tôt dans la conception, il y a de forte chance que ces objets soient retenus tout au long
des processus de conception-construction de l’ouvrage.
Les fabricants disposent déjà de modèles 3D pour la fabrication de leurs produits. Ceux-ci devront être simplifiés
afin de ne pas alourdir les maquettes des concepteurs. Un objet BIM ne doit pas contenir trop de détails et ne
devrait pas pouvoir servir à sa fabrication. Selon les sources, il est conseillé de ne pas dépasser 500 à 700 Kb
pour un objet BIM.
Les fabricants doivent impérativement se former au BIM et avoir une vision claire de ce que le BIM implique à
court et long terme pour leur entreprise concernant entre autres : les avantages, le coût, la formation,
l’équipement informatique, les logiciels, l’intégration du BIM dans les flux de travail, la restructuration des
données des produits afin de les rendre compatibles avec le BIM.
Les fabricants ont tout intérêt à ce que leurs objets BIM soient de bonne qualité et répondent aux attentes des
designers.
Les fabricants peuvent produire eux-mêmes les objets BIM, bien que cela augmentera les coûts car ils devront se
munir de licences de plusieurs éditeurs, et compter avec les frais de formation que cela implique. Autrement ils
peuvent également mandater un spécialiste qui pourra créer le contenu BIM de l’entreprise. Attention toutefois
aux prétendus spécialistes. La plupart des plateformes d’objets BIM offrent, contre paiement, un service de
modélisation. La qualité de ce service est normalement très bon.
 
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