Accès aux Réseaux Étendus en BTS SRI
Accès aux Réseaux Étendus en BTS SRI
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I. Définitions
Un réseau WAN, d’un point de vue général, est un ensemble de liaisons reliées aux différents
opérateurs, qui sont interconnectés.
La commutation de circuits :
Elle est issue des techniques utilisées dans les réseaux téléphoniques (RTC).
Elle se déroule en 3 phases :
- La connexion : un chemin est établi entre l'appelant et
l'appelé, par commutations successives. Les commutateurs ne
remplissent qu'une fonction d'aiguillage. Tout se passe comme
s'il n'y avait qu'une seule liaison entre les deux extrémités.
- Le transfert : Les données (ou la voix) sont transmises de bout
en bout sur le "circuit de données".
- La libération : après le transfert, les ressources sont restituées
au réseau de commutation, et sont disponibles pour d'autres
communications.
La commutation de paquets :
Les paquets sont transmis de nœud en nœud, au fur et à mesure que la connexion est établie, sans s'assurer
que les ressources soient disponibles de bout en bout.
La commutation de cellules :
En commutation de cellules (paquets en mode connecté), un circuit est établi de bout en bout, avant de
transférer le message, comme pour la commutation de circuits. Mais il s'agit bien de la commutation de
paquets (le circuit est virtuel).
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Les commutateurs WAN sont des unités de réseau multiport qui assurent les commutations du trafic de
type Frame Relay ou X.25 et des services de commutation de données haut débit (SMDS : Switched
Multi-megabit Data Service). Les commutateurs WAN fonctionnent généralement au niveau de la
couche liaison de données du modèle OSI. La figure illustre deux routeurs situés aux extrémités d'un
réseau WAN, reliés par des commutateurs WAN. Dans cet exemple, les commutateurs filtrent,
acheminent et diffusent les trames selon leur adresse de destination.
Les modems sont des équipements qui transforment les signaux numériques en analogiques en
modulant et en démodulant le signal, ce qui permet de transmettre des données sur des lignes
téléphoniques à fréquence vocale. À la source, les signaux numériques sont convertis dans un format
approprié pour la transmission par des unités de communication analogique. À la destination, ces
signaux analogiques sont reconvertis en signaux numériques. La figure illustre une connexion simple
entre deux modems sur un réseau WAN...
Les serveurs de communication, qui concentrent les communications utilisateur entrantes et sortantes.
A quoi on peut rajouter les liaisons WAN elles-mêmes qu’on symbolise par un nuage pour représenter
les réseaux commutés des opérateurs ou une ligne brisée pour les liaisons point à point.
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CPE : Equipement placé dans les locaux du client, lui appartenant ou étant loué à l’opérateur
(Exemple : modem).
Point de démarcation de service : Démarcation entre la partie client et la partie opérateur
(boucle locale). C’est à ce point que la responsabilité de chaque partie (Client et opérateur)
s’arrête.
Boucle locale : Partie reliant le point de démarcation de service au central téléphonique de
l’opérateur.
Commutateur du central téléphonique : Point de commutation le plus proche du client.
Réseau interurbain : Unités et commutateur (appelés lignes réseau) situés dans le nuage de
l’opérateur.
Le but principal de l’ETCD est de servir d’interface entre l’ETTD et la liaison de communication WAN de
l’opérateur :
- L’ETTD fournit les données de l’utilisateur (Exemple : routeur).
- L’ETCD convertit le format des données de l’utilisateur en un format acceptable par les unités du
service réseau WAN (Exemple : modem, unité CSU/DSU : Channel Service Unit et Data Service
Unit , TA, NT1).
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La couche liaison de données définit le mode d’encapsulation des données sur les réseaux WAN :
Frame Relay :
Encapsulation simplifiée.
Dépourvue de mécanismes de correction des erreurs.
Prévu pour des unités numériques haut de gamme.
Transmet les données très rapidement par rapport aux autres encapsulations WAN.
Il existe deux variantes pour cette encapsulation, à savoir Cisco et IETF.
PPP (Protocole Point-à-Point):
Comprend un champ identifiant le protocole de couche réseau.
Vérifie la qualité de la liaison au moment de l’établissement d’une connexion.
Gère l’authentification grâce aux protocoles PAP et CHAP.
RNIS (Réseau Numérique à Intégration de Services) :
Ensemble de services numériques pour la voix et les données sur le réseau commuté
classique.
LAPB (Link Access Procedure Balanced) :
Encapsulation des paquets à la couche 2 de la pile X.25 sur des réseaux à commutation de
paquets.
Egalement sur des liaisons point-à-point, si elles ne sont pas fiable ou possèdent un
délai inhérent (Exemple : liaison par satellite).
Apporte la fiabilité et le contrôle de flux sur une base point-à-point.
HDLC (High-Level Data Link Control) :
Incompatible entre fournisseurs car chacun a sa propre mise en œuvre.
Prend en charge les configurations point-à-point et multipoints.
Dérivé du protocole SDLC (Synchronous Data Link Control) .
Protocole par défaut pour les interfaces série d’un routeur Cisco.
Extrêmement simplifié : Pas de fonctions de fenêtrage ni de contrôle de flux.
Champ d’adresse contenant uniquement des 1, avec un code propriétaire à 2 octets
indiquant le type de verrouillage de trame du fournisseur.
Le protocole HDLC est recommandé sur une liaison reliant deux équipements utilisant IOS. Dans le cas
contraire, il est recommandé d’utiliser le protocole PPP.
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Connexions commutées :
A commutation de circuits : Commutation physique des centraux téléphoniques afin d’obtenir la
liaison point-à-point.
A commutation de paquets/cellules : Commutation « logique » effectuée au niveau de la couche 2
du modèle OSI.
xDSL (DSL pour Digital Subscriber Line et x pour désigner une famille de technologies) pour un
usage domestique. Offre une bande passante qui diminue en fonction de la distance par rapport à
l'équipement de l'opérateur. Des vitesses maximales de 51,84 Mbits/s sont possibles à proximité d'un
central téléphonique, mais des débits largement inférieurs sont plus courants (de quelques centaines
de Kbits/s à plusieurs Mbits/s). D'un usage peu répandu, mais en augmentation rapide, son coût est
modéré et en baisse. Le caractère x indique l'ensemble de la famille de technologies DSL, dont :
HDSL - Ligne numérique (DSL) à haut débit binaire
SDSL - Ligne numérique (DSL) à débit symétrique
ADSL - Ligne numérique à paire asymétrique (DSL asymétrique)
VDSL - Ligne numérique asymétrique (DSL) à très haut débit
RADSL - Ligne numérique (DSL) à débit adaptable
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B. Protocole PPP
I. Etude du protocole
PPP (Point-to-Point Protocol) est le protocole de réseau WAN le plus répandu, successeur du protocole
SLIP (Serial Line Internet Protocol), permettant :
Connexion entre routeurs ou entre un hôte et un routeur.
Gestion des circuits synchrones et asynchrones.
Contrôle de la configuration des liaisons.
Possibilité d’attribution dynamique des adresses de couche 3.
Multiplexage des protocoles réseau (Possibilité de faire passer plusieurs paquets de
protocoles différents sur la même connexion).
Configuration des liaisons et vérification de leur qualité.
Détection des erreurs.
Négociation d’options (Adresses de couche 3, Compression, etc.).
Le protocole PPP est composé de trois parties distinctes indispensables :
Un mode d’encapsulation : La trame PPP est une trame générique HDLC (High-Level Data Link
Control) modifiée.
Le protocole LCP (Link Control Protocol) : Etablissement et contrôle d’une session.
Trame LCP d’établissement de liaison.
Trame LCP de fermeture de liaison.
Trame LCP de maintenance de liaison.
Une famille de protocoles NCP (Network Control Protocol) : Gestion des protocoles de couche 3.
o IPCP (Internet Protocol Control Protocol).
o IPXCP (Internetwork Packet eXchange Control Protocol).
o BCP (Bridge Control Protocol).
Les quatre phases d’une session PPP, pour l’établissement des communications sur une liaison point-à-
point, sont :
Établissement de la liaison.
Détermination de la qualité de la liaison.
Configuration du ou des protocoles de couche réseau.
Fermeture de la liaison.
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Ce sont les trames LCP qui se chargent du bon déroulement de ces quatre phases.
Phase 1 - Etablissement de la liaison :
Le nœud d’origine envoie des trames LCP pour configurer et établir la liaison.
Négociation des paramètres de configuration grâce au champ d’option des trames LCP
(MTU, compression, authentification, etc.). Ces options peuvent donc être explicite
(indiquées dans les trames LCP) ou implicites (Utilisation des valeurs par défaut).
Fin de cette phase par l’émission et la réception d’une trame LCP d’accusé de
réception de la configuration.
Phase 2 - Détermination de la qualité de la liaison :
Cette phase est facultative.
Vérification de la qualité suffisante pour activer les protocoles de couche 3.
Une fois la liaison établie, le processus d’authentification est lancé, si nécessaire.
Phase 3 - Configuration du ou des protocoles de couche réseau :
Émission de paquets NCP pour configurer les protocoles de couche 3 choisis.
Configuration individuelle des protocoles de couche 3 grâce au protocole NCP approprié.
Activation et fermeture à tout moment des protocoles de couche 3.
Les paquets des protocoles de couche 3 sont émis une fois configuré par son NCP correspondant.
Phase 4 - Fermeture de la liaison :
Fermeture par le biais de trames LCP ou de paquets NCP spécifiques (Si LCP ferme la liaison,
il informe les protocoles de couche 3 par l’intermédiaire du NCP correspondant).
Fermeture à cause d’un évènement extérieur (délai d’attente, perte de signaux, etc.).
Fermeture en cas de demande d’un utilisateur.
On peut vérifier l’état des protocoles LCP et NCP grâce à la commande show interfaces.
III. Authentification
IV. Configuration
Les commandes permettant de configurer tous les différents aspects du protocole PPP sont les
suivantes :
username {nom} password {mot_de_passe} :
Mode de configuration globale.
Paramètre nom : Nom d’hôte qu’on souhaite accepter.
Paramètre mot_de_passe : Mot de passe à utiliser pour l’authentification. Celui-ci doit correspondre au
mot de passe du mode privilégié crypté du routeur distant si on utilise CHAP. Ce mot de passe doit être le
même sur les deux routeurs.
Définir un compte d’utilisateur localement, afin de permettre l’authentification d’un hôte distant.
encapsulation PPP :
Mode de configuration d’interface.
Spécifier le mode d’encapsulation pour l’interface courante.
ppp authentication {chap | chap pap | pap chap | pap} [callin] :
Mode de configuration d’interface.
Définir la méthode d’authentification voulue. On a la possibilité de définir deux méthodes différentes. Dans
ce cas, la première est utilisée, et en cas de refus ou de suggestion de la deuxième, la deuxième méthode
sera utilisée.
Le paramètre callin est utilisé pour différencier l’authentification unidirectionnelle de la bidirectionnelle.
ppp pap sent-username {nom} password {mot_de_passe} :
Mode de configuration d’interface.
Indique les informations qui seront envoyées lors d’une demande d’authentification PAP. Les informations
doivent correspondre au compte utilisateur définit sur le routeur distant.
ppp chap hostname {nom} :
Mode de configuration d’interface.
Permettre l’authentification sur plusieurs routeurs en donnant toujours le même nom d’hôte.
ppp chap password {mot_de_passe} :
Mode de configuration d’interface.
Idem que pour le hostname, mais pour le mot de passe. Ceci permet de limiter le nombre d’entrées
utilisateur/password.
ppp quality {pourcentage} :
Mode de configuration d’interface.
Permet de configurer le LQM (Link Quality Monitor) sur la liaison PPP courante. Si la qualité de la liaison
tombe en dessous du pourcentage spécifié, le routeur coupera la liaison.
Pour tout problème concernant l’authentification et la négociation de liaison par rapport au protocole
PPP, nous avons à notre disposition les commandes suivantes :
debug ppp authentication
debug ppp negociation
Nous allons d’abord étudier la configuration qu’il faut utiliser pour une authentification unidirectionnelle.
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Le schéma d’authentification ci-dessus représente l’authentification dans un seul sens, il va donc falloir
répéter ce schéma dans les deux sens de l’authentification CHAP.
Pour cela, nous allons effectuer les tâches de configuration suivantes sur le routeur Lab_A :
Lab_A (config)# username Lab_B password password_chap
Lab_A (config-if)# encapsulation ppp
Lab_A (config-if)# ppp authentication chap
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I. Introduction
Le relayage de trames (ou FR, pour l'anglais Frame Relay) est un protocole à commutation de paquets situé au
niveau de la couche de liaison (niveau 2) du modèle OSI, utilisé pour les échanges intersites (WAN) il a été
inventé par Eric Scace, ingénieur chez Sprint International.
Les champs DELIMITEUR (Flag) : toutes les trames commencent et se terminent par un flag. Le fanion
a pour motif 0x7E (01111110). Pour éviter de retrouver le pattern des flags n’ importe où dans la trame, il
a été mis en place la « Technique d’insertion de zéros à l’émission » et « la désinsertion de zéros à la
réception ». Ceci permet d’être sûr qu’il n’y a pas de pattern 0x7E dans la séquence de bits à transmettre
entre le flag du début et celui de la fin.
Le champ DLCI (Data Link Connexion Identifier) : le Champ DLCI (Data Link Connexion Identifier)
identifie le numéro de voie logique entre ETTD et ETCD de 1 à 1023. Le commutateur associe le numéro
de voie logique à une destination pour créer ainsi un circuit virtuel avec un autre correspondant. A l’instar
de ce que permet X25, plusieurs d’entre eux pouvant être multiplexés sur un même support, physique.
De la même manière, le DLCI n’a qu’une signification locale utilisée par convention entre un ETTD et son
ETCD de rattachement. Il peut y avoir plusieurs connexions virtuelles sur le même support physique.
Le champ C/R : commande Réponse, ce bit n’est pas interprété par les nœuds du réseau mais peut
éventuellement l’être par les systèmes utilisateurs situés à chaque extrémité.
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Les bits « FECN » et « BECN » : Le bit FECN est positionné à 1 par un réseau pour indiquer à l’ETTD
recevant la trame qu’une congestion a été détectée de la source vers le destinataire. Le bit BECN indique
au même ETTD qu’une congestion a été détectée dans l’autre sens. Ces bits peuvent être utilisés par les
couches de niveau 3 pour contrôler le flux soit du récepteur, soit de l’émetteur.
Le bit « DE » : Il est positionné à 1 par ETTD pour indiquer au commutateur que la trame à moins
d’importance que les autres et peut être détruite si le réseau manque de ressource (CPU ou mémoire…),
notamment dans le cas des congestions. Inversement, les commutateurs du réseau peuvent d’office
positionner ce bit à « 1 » pour indiquer à la station qu’elle rengorge le réseau et que les trames suivantes
risquent d’être détruites.
Le bit « EA » : Il indique que l’adresse DLCI est étendue au-delà de 2 octets de base.
Le champ « DONNEES » : Ce champ contient les données à transporter. La longueur maximum peut
être négociée au moment de l’établissement de circuit virtuel. La taille par défaut est de 262 octets mais il
est recommandé que le réseau puisse supporter des tailles de trames de 1600 octets.
Le champ « FCS » : Ce champ est utilisé pour le contrôle d’erreur sur la trame. Il est basé sur le calcul
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d’un CRC16 et correspond au polynôme (x + x + x +1). Le Frame Check Sequence effectue un
contrôle sur tous les bits de la trame à l’exception des en-têtes et en-queues.
Les routeurs utilisent des data-link connection identifier (DLCI) comme adresses Frame Relay : Les
DLCI permettent de désigner les circuits virtuels (VC) qui seront utilisés pour transmettre les données
vers la destination.
o Les identificateurs DLCI sont reconnus localement, ce qui implique qu’ils ne sont pas
forcément uniques dans le nuage Frame Relay (Exception faite si on utilise l’extension LMI
d’adressage global). Deux unités ETTD peuvent utiliser une valeur DLCI identique ou
différente pour désigner le PVC les reliant.
o L’espace d’adressage DLCI est limité à 10 bits. Une partie de la plage d’adresse (0 à 1023)
est utilisable pour les adresses d’extrémité (Transport des données utilisateur de 16 à 1007),
et le reste est réservé à des fins d’implémentation par le constructeur (Messages LMI,
adresses de multicast, etc.).
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La portion exploitable de la plage d’adresse DLCI est définie par le type LMI utilisé :
ansi : La plage de DLCI hôte va de 16 à 992.
cisco : Les DLCI hôte vont de 16 à 1007.
q933a : Même plage DLCI que la version ansi.
Les sous-interfaces sont des subdivisions logiques d’une interface physique et sont de deux types :
Point-à-point.
Multipoint.
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IOS met à notre disposition des commandes de visualisation d’état et de débogage afin de pouvoir
vérifier le bon fonctionnement des points spécifiques à Frame Relay, ainsi que d’identifier les problèmes
éventuels :
show interfaces serial {numéro} : Affichage des informations sur les DLCI utilisés et sur
l’indicateur de connexion de liaison de données LMI utilisé.
show frame-relay pvc : Affichage de l’état de chaque connexion configurée ainsi que les
statistiques sur le trafic. Cette commande permet aussi de savoir le nombre de paquets BECN et
FECN reçus par le routeur.
show frame-relay map : Affichage de l’adresse de couche 3 ainsi que le DLCI associé
à chaque destination distante connectée au routeur local.
show frame-relay lmi : Affichage des statistiques sur le trafic LMI.
show frame-relay route : Affichage des routes Frame Relay configurées avec leur statut.
show frame-relay traffic : Affichage des statistiques Frame Relay globales (Requêtes ARP, etc.).
debug frame-relay events : Affichage des réponses aux requêtes ARP.
debug frame-relay lmi : Affichage des échanges de paquets LMI entre le routeur et le commutateur.
debug frame-relay packet : Analyse des paquets Frame Relay envoyés.
IV. Configuration
La procédure de configuration d’une interface (DTE) en Frame Relay passe par les étapes suivantes :
Passer dans le mode de configuration de l’interface voulue (Commande interface serial {numéro}).
Définir une adresse de couche 3 (Commande ip address {IP} {SM}).
Définir le type d’encapsulation (Commande encapsulation frame-relay).
Définir le DLCI local en cas de non support de l’interface LMI (Commande frame-relay
local-dlci {dlci}).
Définir optionnellement la bande passante de la liaison (Commande bandwidth {bp}).
Activer l’interface (Commande no shutdown).
Cette même procédure change un peu lorsqu’il s’agit de sous-interfaces :
Passer dans le mode de configuration de l’interface voulue.
Enlever toute adresse de couche 3 (Commande no ip address).
Définir le type d’encapsulation.
Passer dans le mode de configuration de la sous-interface voulue (Commande interface
serial {[Link]} {point-to-point | multipoint}).
Définir une adresse de couche 3.
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Définir le ou les DLCI locaux, car le LMI ne supporte pas les sous-interfaces (Commande
frame-relay interface-dlci {dlci}).
Définir optionnellement la bande passante de la liaison.
Activer la sous-interface.
Il est possible de simuler un commutateur Frame Relay à l’aide d’un routeur. Les interfaces utilisées sont
alors obligatoirement de type DCE. Pour ce faire, il faut utiliser une configuration distincte pour chaque
interface :
Activer la commutation Frame Relay sur le routeur (Commande frame-relay switching).
Passer dans le mode de configuration de chaque interface utilisée.
Enlever toute adresse de couche 3.
Définir le type d’encapsulation.
Définir la vitesse de fonctionnement de la liaison (Commande clock rate {valeur}).
Définir le type d’interface Frame Relay.
Définir une route pour chaque destinations accessibles depuis la source raccordée sur
l’interface courante (Commande frame-relay route {dlci_src} interface serial {numéro}
{dlci_dest}).
Activer l’interface.
V. Mappage DLCI/IP
5.1. Définition :
L'information qui permet de lier une adresse de niveau 3 à une adresse de niveau 2 s'appelle mappage. Cette
information est nécessaire sur les réseaux de type multi-accès.
Afin de savoir comment se fait ce mappage les commandes suivantes sont très intéressantes :
show frame-relay pvc
show frame-relay map
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D. Services d’adressage IP
1.1. Introduction
a. Généralités:
Protocole de niveau 3 (couche Réseau)
Successeur du protocole IPv4
Protocole standard défini dans la RFC 2460
a. Principe
Adresses codées sur 128 bits, divisées en 8 groupes de 4 caractères hexadécimaux séparés par « : ».
L’identifiant réseau de l’adresse est nommé préfixe. La longueur du préfixe, sous la forme de /x, indique
le nombre de bits dans l’identifiant réseau de l’adresse.
Exemples :
2001 : 0AB8 : 3409 : C0AB : 0001 : AEFF : FE00 : C801 /64 (exemple d’adresse globale)
FE80 : 0000 : 0000 : 0000 : 021C : 2BFF : FE49 : ABCD (exemple d’adresse link-local)
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Exemple :
Adresse complète : 2001 : ABCD : 0000 : 0000 : 0ADE : 0000 : 0123 : C891
Règle n°1 : 2001 : ABCD : : 0ADE : 0000 : 0123 : C891
Règle n°2 : 2001 : ABCD : : ADE : 0 : 123 : C891
Format standard:
Une société se voit attribuer le préfixe 2001 : 0AD8 : 1234 :: /48, si elle respecte le principe
d’identifiant hôte de 64 bits, il reste 16 bits pour les découpes de sous-réseaux.
Remarque :
Le subnetting IPv6 respecte la même logique qu’en IPv4. Les adresses d’un même réseau ont le
même identifiant réseau (appelé préfixe). La longueur du préfixe donnée en /x défini le nombre de
bits de l’identifiant réseau.
Format standard:
Le principe de subnetting des adresses « unique local » suit la même logique que les adresses
globales. Le Global-ID est à choisir arbitrairement pour l’ensemble du réseau privé.
e. Adresses « Link-local »
Adresses ne fonctionnant qu’au sein du réseau local (au sens strict du terme, à savoir les machines
dans le même subnet, dans le même domaine de diffusion, dans le même vlan…), ces adresses ne
sont pas routables. Elles sont utilisées par les machines pour certains protocoles (protocole de
routage, Neighbor Discovery, …).
Format:
Une interface pour laquelle on active IPv6 se génère automatiquement une adresse link-local, soit en
générant les 64bits hôtes aléatoirement, soit en utilisant la méthode EUI-64 (voir ci-dessous).
f. Adresses Multicast
Contrairement aux autres types, les adresses multicast ne sont pas attribuées à des interfaces, mais
représentent un groupe d’interfaces cibles, dans un réseau local ou en dehors selon la portée de
l’adresse.
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Remarque :
Une trame Ethernet qui véhicule un paquet IPv6 multicast aura généralement une adresse MAC
destination multicast IPv6 sous la forme [Link] (adresse MAC IPv6).
g. Adresses particulières
Protocol servant principalement à la résolution des adresses physiques en fonction d’une adresse
IPv6 pour les tâches suivantes :
Router Discovery : Découverte des routeurs présents dans le même réseau local.
SLAAC : State Less Address Auto Configuration, messages du protocole NDP pour l’obtention du
préfixe et de sa longueur auprès du routeur.
Neighbor Discovery : Obtention d’une adresse MAC en fonction d’une adresse IPv6 (équivalent ARP).
Duplicate Address Detection : Détection de duplication d’adresse dans le réseau local.
a. Router Discovery
PC émet un message NDP de type Router Sollicitation destiné à tous les routeurs ( FF02 :: 2).
Le router répond par un message Router Advertisement destiné au PC et contenant entre-autre son
adresse link-local.
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PC émet un message NDP de type Router Sollicitation destiné à tous les routeurs ( FF02 :: 2).
Le router répond par un message Router Advertisement auquel il joint les informations relatives au
préfixe et à sa longueur à utiliser sur le réseau.
Le PC peut alors s’auto-configurer une adresse IPv6 en combinant le préfixe fourni et un identifiant hôte
généré en EUI-64 ou aléatoirement.
c. Neighbor Sollicitation
PC1 émet une message Neighbor Sollicitation destiné à l’adresse multicast « Sollicited Node », dérivée
de l’adresse unicast recherchée ( FF02 :: 1 : FFXX : XXXX , ou les X représentent la valeur des 24
derniers bits de l’adresse unicast).
PC2 répond par un message de type Neighbor Advertisement en fournissant l’adresse MAC
correspondant à son adresse unicast.
Autorise la configuration d’adresses IPv6 sur l’interface concernée, et provoque la génération d’une
adresse link-local.
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Active les fonctionnalités de routage unicast IPv6, les interfaces actives en IPv6 rejoindront
également le groupe multicast FF02 ::2 (tous les routeurs du réseau). Sans cette commande le
routeur se comporte comme un simple hôte IPv6.
Configure statiquement une adresse unicast. Ici les 128 bits de l’adresse sont définis.
Configure l’adresse unicast globale selon la méthode EUI-64, [Link], suivi de l’identifiant EUI-
64 dérivé de l’adresse MAC de l’interface.
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Lorsque l’adresse link-local est configurée manuellement, elle modifie la valeur de l’EUI-64
également, modifiant ainsi l’adresse globale de l’interface si celle-ci utilise le format eui-64.
Configure une route statique vers le subnet [Link] ::/64 utilisant 2001 :ABCD ::2
comme next-hop.
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2. Translation d’adresses
La translation d’adresse est un processus générique permettant la substitution d’une adresse par une
autre, et permet ainsi de masquer les adresses privées des réseaux locaux derrière une adresse publique.
Ce processus existe sous deux variantes :
NAT (Network Address Translation) : statique ou dynamique
PAT (Port Address Translation)
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Quand un utilisateur du réseau interne (inside) souhaite communiquer avec un hôte du réseau externe
(outside), le routeur reçoit le paquet avec l’adresse IP privée et réécrit le paquet en changeant l’adresse
IP source avec l’adresse IP publique du routeur (c’est l’opération de translation).
Le routeur consulte ensuite sa table de routage pour acheminer le paquet jusqu'à la bonne destination.
Le destinataire recevra le paquet avec comme source l’adresse IP publique du routeur et non l’adresse
IP privée de l’hôte qui envoie le paquet dans le réseau interne.
Au-delà des appellations « inside » et « outside », Cisco défini 4 types d’adresses pour le NAT :
Inside local address
Adresse IP attribuée à un hôte dans le LAN.
Inside global address
Adresse(s) IP attribuée(s) par le FAI reconnue(s) par l’Internet pour représenter le LAN.
Outside local address
Adresse IP d’un hôte du réseau externe telle qu’elle est connue par les utilisateurs
du réseau interne. La plupart du temps, celle-ci est identique à l’ « outside global
address ».
Outside global address
Adresse IP attribuée à un hôte dans le réseau externe.
Le NAT peut être utilisé dans plusieurs cas, cependant il peut être configuré de deux manières
différentes statiquement ou dynamiquement.
Le NAT statique translate une adresse IP privée avec toujours la même adresse IP publique. S’il y a
4 utilisateurs nécessitant une translation d’adresse, il faudra donc utiliser 4 adresses IP publiques.
Le NAT dynamique translate une adresse privée avec une adresse IP publique appartenant à un
pool d’adresses. L’adresse IP publique utilisée pour la translation n’est donc pas toujours la
même. S’il n’y a pas assez d’adresses IP publiques disponibles les utilisateurs devront attendre
qu’une adresse se libère pour pouvoir être translaté.
L’avantage du NAT, en plus de la grande économie d’adresses IP, est de ne pas avoir à refaire tout
l’adressage IP lorsque l’on change de fournisseur d’accès internet.
Cette technologie apporte également de la sécurité au sein du réseau interne puisque les machines qui
s’y trouvent ne sont pas accessibles depuis l’extérieur.
Le PAT (Port Address Translation) ou Overloading permet d’attribuer une seule adresse IP publique pour
la translation de plusieurs adresses IP privées. Chaque utilisateur est différencié grâce à un numéro de
port unique qui lui est attribué lorsqu’il souhaite communiquer.
Etant donné qu’il existe 65536 ports différents, un routeur pourrait translater jusqu’à 65536 adresses IP
privées différentes. Cependant en réalité, un équipement ne peut gérer en moyenne que la translation
d’environ 4000 ports par adresse IP publique.
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3. Configuration
3.1. Commandes
ip nat inside
Mode de configuration d’interface
Spécifie l’interface inside.
Complémentaire des autres commandes NAT
ip nat outside
Mode de configuration d’interface
Spécifie l’interface outside
Complémentaire des autres commandes NAT
ip nat inside source static {local-ip} {global –ip}
Mode de configuration globale
Etablie une translation statique entre une ‘Inside local address’ et une ‘Inside global address’
access-list {numéro} permit {prefix} {wildcard_mask}
Mode de configuration globale
Spécifie le ou les réseaux autorisés à être translatés
ip nat inside source list {numéro} pool {nom_du_pool}
Mode de configuration globale
Définie le pool qui va être translaté
ip nat pool {nom_du_pool} {première-ip} {dernière-ip} netmask {masque_de_sous-
reseau}
Mode de configuration globale
Spécifie le pool d’adresses IP : toutes les adresses IP entre première-ip et dernière-ip
ip nat inside source list {numéro} interface type {numéro} overload
Mode de configuration globale
Configuration du PAT sur l’interface outside
clear ip nat translation
Mode privilégié
Effacer toutes les translations dynamiques
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1. Introduction
DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) est un protocole fonctionnant en mode Client – Serveur. Il
fournit aux clients une configuration de couche 3 : principalement une adresse (IP), mais aussi des adresses
de passerelle ou de serveur DNS, NETBIOS, noms de domaines, ...
Ce protocole permet une gestion dynamique de l’adressage de niveau 3. Il allège ainsi grandement les
tâches de l’administrateur réseau.
Les clients DHCP sont fournis aux utilisateurs sur la plupart des systèmes d’exploitation. Grâce à l’envoi
d’une requête au serveur, ceux-ci peuvent se voir attribuer une adresse de couche 3. Seuls les équipements
utilisateurs doivent bénéficier de ce service, les serveurs et équipements réseaux devant être adressés de
façon statique.
Le DHCP fonctionne sur un principe de location ou bail. Le serveur attribue une adresse à un client pour une
durée prédéterminée (en jours, heures, minutes). Le client doit donc effectuer à nouveau une demande pour voir
son bail reconduit.
BOOTP (Bootstrap Protocol) est l’ancêtre du protocole DHCP. Son but était d’attribuer une configuration de
couche 3 aux stations de travail fonctionnant sans disque dur. DHCP reprend plusieurs de ses
caractéristiques :
Fonctionne en mode client - serveur
Utilise les ports UDP 67 (serveur) et 68 (client), appelés ports BOOTP
Attribue une adresse IP
Attribue un masque de sous-réseau
Attribue une adresse de passerelle
Attribue une adresse de serveur DNS
Le protocole BOOTP alloue les adresses de façon statique : le serveur BOOTP doit posséder au préalable une
table de correspondance mac – IP pour attribuer une IP. BOOTP n’a pas de notion de bail et fait donc une
liaison permanente entre un hôte et l’adresse IP qu’il lui donnera.
Enfin, le protocole DHCP peut fournir jusqu’à 30 options de configuration, contre 4 seulement pour BOOTP
(IP, masque, adresse de passerelle, adresse du DNS).
4) DHCP ACK :
Cette confirmation est envoyée en unicast par le serveur DHCP au client. Une fois le DHCP
ACK reçu, le client peut alors utiliser l’adresse IP ainsi que le reste de la configuration
attribuée.
2. Configuration
Comme pour le NAT, la configuration DHCP nécessite la définition de groupe(s) de plages d’adresses attribuables.
2.1. Commandes
ip dhcp pool {nom_groupe}
Mode de configuration globale
Passe en mode de configuration DHCP
Spécifie et nomme un groupe d’adresses
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2.3. Vérification
Deux commandes show permettent de vérifier le bon fonctionnement du protocole DHCP :
show ip dhcp binding
Mode privilégié
Affiche les liaisons créées par DHCP (mac – IP)
Affiche la date de fin du bail
Affiche le type d’allocation d’adresse (Automatique, Manuel, Dynamique)
show ip dhcp server statistics
Mode privilégié
Affiche les requêtes DHCP envoyées et reçues.
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