Contrôle de gestion : concepts et enjeux
Contrôle de gestion : concepts et enjeux
Maîtriser
le pilotage d‟une entreprise
; c‟est d‟abord réussir enpermanence à décliner sa stratégie à tous les niveaux de l‟organisation.
SS
Un système d‟information de gestion.
Un processus de planification budgétaire.
Aptes à faire gérer les facteurs clés stratégiques et à traiter à l‟optimum
compétitif ; créer de la valeur ; réunir les conditions de la pérennité de
l‟entreprise.
Dans la problématique du contrôle de gestion
; l‟efficacité d‟un produit
; d‟unresponsable ou d‟une entité est sa capacité à contribuer aux objectifs del‟organisation dans son ensemble. Un aspect essentiel de l‟évaluation de
laperformance d‟une entité consiste donc à identifier l‟impact que son action aeu sur la performance de l‟entreprise.
Le système de contrôle de gestion inclut tous les systèmes
d‟analyse et de
contrôle qui vont permettre de donner aux organes de commande
l‟
information pertinente
sur l‟exploitation de l‟entreprise en fonction desparticularités du système et sur la réalisation des objectifs et l‟évaluationd‟une
action.
Ces systèmes utilisent les outils traditionnels de l‟aide à la prise de décision.
Le systè
me n‟est pas figé
; il doit être essentiellement adaptable et structuré
pour évoluer avec l‟entreprise et les besoins des organes de commande.
Pour mieux saisir l‟importance et l‟évolution de contrôle de gestion on sepenchera dans ce mémoire sur l‟é
tude théorique de contrôle de gestion ; àtravers son analyse descriptive (CH I) ; ses instruments traditionnels (CH II)
et des nouveaux indicateurs pour piloter la performance de l‟entreprise
(CHIII), ainsi que sur ses aspects pratiques à travers une étude de cas effectuée.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion4
Système d‟information
1
–
Définitions2
–
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion5
L‟ana
lyse de la valeur :
CHAPITRE IV : LA MISE EN PLACE DE CONTROLE DEGESTION (CAS PRATIQUE)
48495862
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MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion6
Chapitre I :
LE CONTROLE DEGESTION
[
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DES]
Le contrôle de gestion7
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion8
b - Selon [Link] :
Le contrôle de gestion est “formé des processus et systèmes qui permettentaux dirigeants d‟avoir l‟assurance que les choix stratégiques et les
actions
courantes seront ; sont et ont été cohérentes ; notamment grâce au contrôle
d‟exécution ”.
De ces définitions ; il ressort que le contrôle de gestion est un processus
dont la raison d‟être est l‟atteinte des objectifs de l‟entreprise avec efficacité
et efficience tout en gardant cohérentes les actions stratégiques etquotidiennes ; le processus implique ainsi une interaction entre les
managers et les autres hommes de l‟entreprise
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion10
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
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Le contrôle de gestion11
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DES]
Le contrôle de gestion12
2
–
Evolution de contrôle de gestion vers le contrôlede la performance :
Nous retiendrons trois éléments essentiels pour situer le contrôle de gestionde la décennie 90 : -
Un système d‟information sur les performances.
-
Un système d‟animation de l‟organisation.
-
Un système s‟adaptant aux évolutions de la production.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion13
L‟approche cybernétique de
la boucle de rétroaction pour représenter le
contrôle de gestion est insuffisante. Il faut l‟intégrer dans une approchesystémique comme un outil d‟aide aux décisions stratégiques.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion14
Il est nécessaire de questionner l‟hypothèse de l‟impact structurant dessystèmes d‟information. En d‟autres termes, dans quelle mesu
re peut-on
affirmer que les systèmes d‟information sont entrain de structurer les
entreprises ? le modèle classique de la décision repose sur uneboucle « information- décision
» , dans un contexte d‟incertitude. Les débatsactuels sur les rapports à l‟information introduisent le concept d‟ambiguïtéqu‟il est nécessaire d‟aborder dans
la section suivante.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion15
SECTION II
: Système d’information, décision et
contrôle de gestion :
La relation information
–
décision et la notion d‟aide à la décision sont aucœur de l‟idée de contrôle de gestion. Interroger les fondements du contrôlede gestion suppose notamment
dd‟ expliciter et de discuter la théorie de
système information et décision. 1-
Système d‟information.
I
–
Système d’information
:1
–
Définitions :
Plusieurs définitions peuvent être reprises pour cerner la notion :
H. C. Lucas analyse le système d‟information comme
«
l‟ensemble desprocédures organisées qui permettent de fournir l‟information nécessaire à la
prise de décision et / ou au contrôle de l
‟organisation
».Une définition simple est donnée par C. Dumoulin « ensemble des
informations circulant dans l‟entreprise, ainsi que les procédures de
traitement et les moyens octroyés à ces traitements. » les procédures de
circulation et d‟opération sur les informations constituent l‟élément le plusopérationnel, mais aussi, le plus difficile à mettre en œuvre dans le
systèmed‟information.
A partir de ces définitions, il ressort que la fonction première d‟un systèmed‟information est de reproduire de l‟in
formation.
1
–
2
–
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion16
Mais l‟évolution essentielle qu‟il faut mettre en avant porte sur les
caractéristiques de la variable information et non sur son existenceintrinsèque
: en effet, ce qu‟est nouveaux pour l‟entreprise c‟est le prodigieuxélargissement de l‟horizon spatial e
t temporel des informations. Lesinformations, comme les individus sont impressionnées devant la masse, larapidité et la diversité de ces informations
.Les entreprise actuelles se
préoccupent donc d‟avantage de l‟importance et des difficultés du traitemen
tde ces informations .
Le contrôle de gestion doit donc être un système d‟information représentantle fonctionnement de l‟entreprise pour le contrôle, pour le coordonner et
pour
aider à la prise de décision.
2
–
: que l‟on
pense au phénomène de surinformation en particulier. Cette surinformationpeut gên
er les personnes à tous les niveaux de l‟entreprise, ralentir, voire
même paralyser le processus de dé[Link] analyser la relation information-
décision il nous reste d‟étudier d‟une
part la diversité des outils de décision et
d‟autre part
les différents outilsdans des univers différents.
[
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DES]
Le contrôle de gestion17
2
–
1
–
La diversité des outils :
La gestion concerne à la fois des domaines techniques quantitatifs et des
domaines humains et qualitatifs. C‟est pourquoi au cours du développement
et de la formalisation des scien
ces de gestion, des outils d‟aide à la décisionont été empruntés tant aux sciences exactes qu‟aux sciences humaines.
Les services du contrôle de gestion ont souvent besoin de traiter, detransformer, de calculer des informations avant de pouvoir les utiliser dansles
méthodes, les procédures de contrôle de gestion et de les analyser pouren tirer des conclusions.
Ils se servent donc de nombreux outils d‟aide à la décision.
2
–
2
–
Des outils pour la prise de décision en universcertain :
La définition de l‟univers certain est résumée par le terme de
[Link] cadre de la
décision est connu, l‟avenir est prévisible, les informations
sont accessibles. Parmi les nombreuses techniques afférentes à cet univers,en voici quelques unes :-Comptabilité générale.-Analyse marginale.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion18
-Actualisation.-Programmation linéaire.-
Gestion des stocks…
2
–
3
–
Des outils pour la prise de décision en universaléatoire :
L‟univers aléatoire se définit avec la notion de risque.
2
–
4
–
Des outils pour la prise de décision en universincertain :
La spécificité de l‟univers incertain est l‟indétermination.
[
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DES]
Le contrôle de gestion19
2
–
5
–
Les relations système décisionnel/ systèmeinformationnel :
L‟analyse du processus décisionnel met en évidence l‟omniprésence etl‟importance. De tous les systèmes d‟information qui sont des outils d‟aide
à
la dé[Link] interactions entre le système décisionnel et le système informationnelpeuvent être représentées en tenant compte des spécificités des trois
niveauxde décisions :
nombres ; complexesdiversifiés ; incertainesstratégique quantitatives ; qualitativesintermédiairetactique peu
nombreusesquantitativesrépétitiveopérationnelle certainessimple
Il nous reste av
ant de terminer ce chapitre d‟aborder dans section III le profil
du contrôleur de gestion.
SECTION III : Le contrôleur de gestion :
Le contrôleur de gestion ayant été décrit et analysé, il convient de prendre
en considération la personne qui recevra la mission de l‟exercer
; A ce titre,se posent les questions suivantes : qui doit exercer les fonctions decontrôleur d e gestion ? Quel est le rôle du contrôleur de gestion et
commentdoit-il exercer ses fonctions ?quelles qualités doit-on demander aucontrôleur de gestion ? et comment assurer sa formation ?
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion20
I
–
Qui doit exercer les fonctions de contrôleur degestion ?
A ce sujet deux é
coles s‟affrontent
:Les uns estiment que le contrôleur de gestion doit être un cadre appartenant
à l‟entreprise. Les autres penchent pour une autre solution et seraient portés
à confier cette mission à une personnalité ou à un organisme extérieur à
l‟entr
eprise.
1
–
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion21
Il faut signaler quelques syndicats professionnels aident leurs adhérents ence sens et mettent à leurs service des spécialistes du contrôleur de gestion.
Mais le développement d‟une politique de ce genre se heurte à une certaine
méfiance des membres de la profession qui ne tiennent pas toujours à faireétalage de leur sucés et surtout de leurs échecs auprès de leurs collègues
quisont aussi le plus souvent des [Link] outre des membres de plus en plus nombreux de professions libéralesoffrent à présent leurs services pour
pratiquer le contrôle de gestion aubénéfice des entreprises.
II
–
Le rôle du contrôleur de gestion :
Le contrôleur de gestion a un double rôle
: un rôle d‟analyste et un rôle deconseil. Dans son rôle d‟analyste, il doit procéder par un examen critique des
données comptables ou des donnés sta
tistiques fournies par l‟entreprise. Il
doit ensuite, en établissant des comparaisons entre les prévisions et lesréalisations , faire ressortir les écarts positifs ou négatifs et en déceler
lescauses en même temps que fournir des explications , ce qui exige de sa partune collaboration très étroite avec les responsables .
Il ne lui appartient pas de juger de l‟action des divers responsables, maisseulement de constater. Il doit naturellement se garder de critiquer l‟action
de tel ou tel responsable .Ce sera à la direction de porter un jugement et de
sanctionner éventuellement. C‟est en opérant de cette manière qu‟il gagnerapeu à peu la confiance des cadres de l‟entreprise, ce qu‟est indispensable au
succès de sa [Link] son rôle de conseil, il lui a
ppartient en toutes circonstances d‟aider lescadres de l‟entreprise. Il doit faire en sorte que ces cadres viennent vers luiplutôt que l‟inverse. Il doit vis
-à-
vis du chef de l‟entreprise ne pas manquerrépondre à ses questions, d‟aller si possible au
-devant de ses inquiétudes etne pas hésiter à lui faire entrevoir tous les signes précurseurs
d‟améliorations possibles. Il doit prendre à cœur son rôle de conseil engestion et agir de telle sorte qu‟il puisse poursuivre patiemment auprès des
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion22
cadres de toutes catégories, y compris les agents de maîtrise et chefs deservices .Il convient aussi que le contrôleur de gestion situe bien sa propre position
par rapport au contrôleur hiérarchique qui doit continuer de
s‟exercer comme si lui même n‟existait pas.
III
–
Les qualités du contrôleur de gestion :
Homme de chiffres : il doit être précis et concret.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion23
Chapitre II :
LES INSTRUMENTSTRADITIONNELSDU CONTOLE DEGESTION
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion24
Dans le cadre de leur contrôle de gestion ; les organisations, utilisent des
techniques ou outils qui remplissent un rôle d‟information
.parmi ces outilsou instruments du contrôle de gestion classiques on relève la
comptabilitéanalytique ; la gestion budgétaire et les tableaux de bord ; bien quedifférents ; ces techniques ou outils se renforcent
[Link] ; comme nous allons le voir tout ou long de ce chapitre que la
gestion budgétaire reste l‟outil prédominant dans l‟orientation et la prise de
décision car les autres outils de cont
rôle s‟établissent et se jugent par
référence à cette [Link] ce chapitre ; nous examinerons successivement la comptabilitéanalytique (section I ) ; la gestion budgétaire ( section II ) ;
et enfin le tableaude bord (section III ) .
SECTION I : la comptabilité analytique
d’exploitation
: (CAE)
; à savoir que l‟une ou l‟autre puisent leur source àpartir d‟informations se rapportant à des p
ériodes vécues.
A l‟oppose de la
comptabilité générale ; la CAE est à usage interne et les utilisateurs sont lesgestionnaires de tous les niveaux dans le cadre de la gestion budgétaire
quiest en liaison directe avec le contrôle de [Link] cette section nous présenterons successivement les points suivants :
Les objectifs et les caractéristiques de la CAE (paragraphe 1)
Les principales méthodes de la CAE (paragraphe 2)
I
–
Objectifs et caractéristiques de la CAE :
Contrairement à la comptabilité analytique
; la CAE se propose d‟obtenir desrésultats analytiques par branche ou groupes d‟articles
; par produitindividuels
…Il s‟agit de confronter dans des comptes de produits et charges
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion25
«analytiques » les produits et les charges relatifs à chaque branche ; à
chaque article ceci n‟étant possible qu‟après un classement préalable des
produits et des charges par destination ou par fonctions.
1
–
Objectifs :
La CAE est un mode de traitement des données techniques et économiquesdont les objectifs essentiels sont les suivants :
D‟une part
: Connaître les coûts des différents fonctions assumées par
l‟entreprise pour sa politique générale.
Expliquer les résultats en calculant les coûts des produits pour lescomparer aux prix de vente correspondants .
D‟autre part
: Permettre dans les cadres des contrôles budgétaires :
D‟en constater la réalisation et expliquer les écarts qui en résultent.D‟une manière générale
; la CAE doit fournir tous les éléments de nature à
éclairer les prises de décision .Elle apporte son concours dans l‟application
de méthodes mathématiques telles que la recherche opé[Link] atteindre ces objectifs
; le system de CAE d‟une entreprise doit êtreadapté exactement à sa structure organique et aux activités d‟exploitationparticulières qu‟elle exerce.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion26
2
–
Caractéristiques :
Outre les grandeurs monétaires utilisées la comptabilité générale ; la CAEutilise essentiellement des grandeurs économiques et physiques tels que
lenom
bre d‟heures de travail
; les qualités de matières. Etc.
L‟une des principales caractéristiques de la CAE est la détermination des
coûts. Un coût est le total des charges afférentes à un produit ou un servicerendu à un stade donné.
Ayant ainsi pour but d‟analyse des résultats
D‟un
de vue comptable ; les coûts supportés par une entreprise peuvent êtreclassés en deux catégories : le coût direct et le coût indirect .Un coût direct est la
somme des charges qui peuvent être affectées sanscalculs intermédiaires de répartition ; au co
ût d‟un produit déterminé.
Un coût indirect est la somme des charges qui doivent être répartis dansdifférentes sections
; avant d‟être imputés à un produit
; en fonction de
l‟activité de chaque section .
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion27
1
–
1
–
La méthode de l’imputation forfaitaire
:
Elle consiste à établir un rapport entre charges directes et charges indirectes
.Le coefficient obtenu sert de base de l‟imputation des charges indirectes .
Elle peut utilisée du fait de son caractère approximatif .
1
–
2
–
La méthode des sections homogènes :
La méthode des sections homogènes ; la plus couramment appliquée pour lecalcul des coûts et prix de revient analytique ; affecte la totalité des coûts au
prix de revient à partir d‟une distinction entre les coûts directs et indirects .
La 1
ere
consiste en la détermination des sections homogènes et le choix de
l‟unité d‟œuvre.
La seconde consiste en la répartition des charges complétées par le calcul
coût de l‟unité de l‟œuvre de chaque section principale.
Deux étapes sont à distinguer pour la répartition des charges indirectes :
La répartition primaire : les charges par nature de la comptabilité générale
sont d‟abord réparties entre les différentes sections de l‟entreprise.
La répartition secondaire : les frais de sections auxiliaires sont répartis
entre les sections principales en fonction des unités d‟œuvre fournies
premières aux [Link] plus des prestations destinées aux sections principales ; les sections
auxiliaires peuvent réaliser des prestations destinées à d‟autres sections
auxiliaires
; d‟ou le recours aux prix des cessions internes comme unité demesure .La comptabilité par centre de responsabilité met l‟accent surl‟information pour les
fins de contrôle et d‟évaluation du rendement .De plus
elle permet à tous les niveaux d
e l‟administration de participer à la prise de
décision. Rappelons que le coût de revient complet incorpore dans le coût de
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion28
revient la totalité des charges fixes Ceci ne permet pas d‟isoler l‟effet duniveau d‟activité de l‟entreprise sur les coûts .Compt
e tenu de cetteinsuffisance ; il est intéressant de compléter les deux méthodes précédentes
par la mise en place la méthode de l‟imputation rationnelle (IR).
Cette méthode consiste à variabiliser les charges fixes incorporées aux coûtsen fonction du nive
au d‟activité normale .Son objectif est le calcul des coûts
qui sont réellement supportés par une production ou par une section dans le
cadre de l‟exploitation courante de l‟entreprise.
Par ailleurs ; elle permet la connaissance du prix de revient réel ; la facilitéde la prise de décision en matière de fixation du prix de vente à long terme et
l‟appréciation du résultat dégagé.
/faire‟‟.
Malgré ses avantages ; la méthode des coûts complets présente deux types
d‟inconvénients
:
La précision des coûts calculés par la méthode des coûts completsdépend entre autres du degré de corrélation qui existe entre les sommes àrépartir
ou à imputer
et les clés des répartitions ou d‟imputation retenues.
Ainsi, dans une politique de prévision ou de contrôle des activités, on risquede porter des jugements erronés dans ce sens, la méthode des coûts
complets apparaît plus comme outil d‟analyse que comme
outil de contrôle.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion29
2
–
1
–
le direct costing (ou marge sur coûtsvariables).
L‟originalité du direct co
sting réside dans la distinction entre les chargesvariables et les charges fixes.
Or cette classification s‟avère délicate dans la politique
; car en fait ; il faut
distinguer d‟une part
; les charges directes et indirectes
; et d‟autre part
; lescharges fixes et [Link] confusion qui apparaît souvent à ce niveau pose des problèmes pour
l‟application du direct costing .
En principe deux versions sont habituellement faites de cette méthode :
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion30
Fondé sur l‟idée que les performances d‟un produit doivent s‟apprécier selonle rythme de sa production , le direct costing a introduit la notion de
„‟margede contribution‟‟ qui est le pivot de la techni
que du point mort .Cette
technique permet de savoir à partir de quel volume d‟activité l‟entreprise
commence à être rentable et ; par conséquent
; d‟évaluer les conséquenceséventuelles des politiques d‟expansion
; de profit ou de dé[Link] eff
et l‟analyse du point mort global d‟une entreprise disposant d‟une
gamme de différents produits est difficile car la méthode est conçue pouranalyser le point mort par produit de plus ; puisque les traitements
sontsouvent extracomptables ; il est impossible de procéder à un contrôle avec lacomptabilité générale .
A ce niveau d‟analyse
; il nous reste à signaler deux points importantsavant de conclure cette section consacrée à la CAE :Le premier concerne la comptabilité marginale ; le
second est relatif à laméthode des coûts préétablis.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion31
2
–
2
–
la comptabilité marginale :
La comptabilité dite marginale ; intermédiaire entre la méthode des sectionshomogènes et la marge sur coûts variables ; répartit les charges
variablespar produit et les charges fixes par département.
C‟est avant tout un outil de stratégie commerciale
; utilisé pour orienter une
décision concernant par exemple, l‟opportunité d‟une sous
- tratance .Cependant ; la comptabilité marginale ne permet par le contrôle des activités
car l‟évaluation des coûts de revient et des stocks n‟est pas totale.
2
–
3
–
la méthode des coûts préétablis :
Il s‟agit d‟une méthode de calcul du prix e revient basée sur un systèmecomptable appelé „‟coût préétabli‟‟
; c‟est
-à-
dire calculé à l‟a
vance compte
tenu des charges considérées comme normales au cours d‟une période de
référence.
Le coût préétabli mesure le degré de réalisation de l‟objectif fixé. Laprocédure de l‟application de la méthode
des coûts standards implique deuxétapes :
-
recourir simultanément à plusieurs méthodes sans toutes les [Link]écisons enfin que la CAE reste un élément très important dans le cadre de contrôle
budgétaire.
SECTION II
–
La gestion budgétaire :
Tout
entreprise a ses propres objectifs qu‟elle se propose d‟atteindre sur un
horizon temporel déterminé. Ceci traduit une démarche volontaire de
l‟entreprise .l‟opérationnalisation des objectifs d‟une entreprise
; passenécessairement par leur décomposition en objectifs
; „‟subalternes‟‟ pouvant
être affectés de façon réaliste à un centre de décision. une telledécomposition se réalise dans le temps et dans
l‟espace.
La gestion budgétaire ; qui est une méthode de gestion tendant à inscrire
dans le cadre d‟une
planification à long terme les actions à entreprendredans le présent, assure la partie à court terme de ce processus.
Nous verrons l‟essentiel des principes de la gestion budgétaire
; ensuite laprocédure budgétaire ainsi que les phases du processus budgétaire, et enfin
nous aborderons les techniques d‟élaborations des budgets.
I
–
les principes de la gestion budgétaire :
Pour atteindre les objectifs généraux d‟une entreprise
; un processuscohérent de leur décomposition est indispensables mais insuffisant.
Pour cela chaque responsable doit établir un plan d‟action lui permettant de
réaliser ses objectifs ; compte tenu des moyens à sa disposition .la
valorisation de ce plan d‟action constitue le budget du centre de
responsabilité pour honorer son engagement ; chaque responsable doit
veiller à ce que l‟objectif de l‟activité de son centre soit cohérent avec le
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion33
plan
d‟action
; il doit pouvoir se situer de façon permanente par rapport àson plan ; afin de corriger éventuellement la trajectoire par unrapprochement systématique des
prévisions et des réalisations. Cemécanisme est à la base de la gestion budgétaire.
II
–
La procédure budgétaire :
Naturellement plus la taille de l‟E/se devient importante
: plus le nombre departicipants au processeur budgéta
ire s‟accroît et la nécessité de règles defonctionnement internes s‟impose. Celle
-ci précise aux responsables de
l‟E/se les aspects suivantes
:- Présentation de tableaux budgétaires et modalités de récapitulation à
l‟échelon de l‟e/se.
- Nature des opérations à réaliser et définitions des rubriques budgétaires.- Ordre dans le quel la gamme des opérations doit se dérouler.- Calendrier
des opérations et dé[Link] que les procédures budgétaires sont matérialisées par un ensemble dedocuments crée par le contrôleur de gestion
; diffusés à l‟ensemble desresponsables de centre et dirigeants. Ces documents différent d‟une e/se àl‟autre.
Pour conclure sur ce point
; remarquons que l‟existence d‟une procédurebudgétaire dans l‟E/se est nécessaire mais insuf
fisante.
Encore faut il qu‟elle soit précisé et respecté tout au long des différentes
phases du processus budgétaire.
III
–
Phases du processus budgétaire :
détermination des objectifs, ensuite la budgétisation et enfin nous abordonsle contrôle budgétaire.
1
–
Phase I : Fixation des objectifs et politique de
l’entreprise
:
La gestion budgétaire suppose au préalable le choix des grandes orientationqui devront suivre les opérationnels ;la fixation des objectifs datés etquantifiée
;spécifiques à chacun d‟eux t
; des stratégies à suivre pour [Link] 1
ere
instrument de la gestion prévisionnelle est la planification dans
laquelle s‟inscrivent les plans long et moyens terme
; le plan prépare lebudget en fonction des objectifs stratégiques. Le budget à court termepermet la réalisation ou non du plan long /moyen [Link] effet
le cycle de planification est souvent scindé en deux étapes : la 1
ère
purement qualitative ;appelée planification stratégiques ;consiste en une
réflexion d‟ordre stratégiques sur les objectifs généraux et les de les atteindre
pour un horizon lointain (3à10ans) et façon pratique ment irréversible .Laseconde étape ; qualitative ; appelée planification opérationnelle consiste enune
analyse tactique
; dont l‟horizon est moins large <1à10ans>visant à
spécifier les moyens les plus efficaces de suivre la voix stratégique.
2
–
La budgétisation :
La budgétisation est un processus qui consiste à détailler le programme
d‟action correspondant à la première année du plan opérationnel .Sertd‟instrument de contrôle de son exécution
; et à affecter effectivement auxcentres de responsabilité les ressources nécessaires pour réaliser la partie
du programme qu‟ils sont chargés à mettre en œuvre sur cette base
; une1
ère
version du budget est établie en quantités physiques à partir du plan
d‟action
: pré budget. Le budget annuel est alors découpé mensuellement outrimestrielle ment ;puis valorisé en termes capable et financier .Il est soumis
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion35
Le contrôle budgétaire
; qui au début a désigné, tout l‟ensemble de la
méthode de gestion budgétaire et par laquelle on a traduit littéralement
l‟expression am
éricaine (budgetary control) ne correspond plus désormais
qu‟à la dernière phase de la méthode
; celle dans laquelle on exerce
effectivement un contrôle la marche générale de l‟entreprise.
Ce contrôle doit pouvoir s‟exercer rapidement et efficacement afin d‟éviter dese laisser surprendre par les événements et d‟aider la direction
à prendre les
décisions les plus opportunes, la méthode de contrôle consiste :
à comparer les réalisations aux prévisions budgétaires et ce à tous lesniveau des centres de responsabilités.
à mettre en évidence les écarts.
à analyser les causes de ces écarts
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion36
Les écarts les plus importants (ceux qui ressortissent à des causes graves)doivent être portés aussitôt la connaissance de la directionCelle-
ci doit pouvoir disposer d‟un tableau récapitulatif des écarts constatés
.En présence de ce tableau ; elle être amenée à prendre des décisionsimportantes telles que : abandon de certaines fabrications ; accentuation
dela prospection et des actions commerciales pour certains produits ;
amélioration de l‟outillage et des équipements …etc.
IV
–
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion37
1
–
Budgets des ventes :
Le premier des budgets dans l‟ordre budgétaire, concerne l‟activité
;il s‟agit
du budget des ventes
; c‟est en effet en fonction de s
on niveau de la marge
qu‟il génère que les autres budgets sont ensuite calculés.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion38
Les ventes prévisionnelles (en quantités).
Les niveaux de stocks souhaités.
; ou bien l‟entreprise dispose de moyens suffisantspour faire face à l‟augmentation des volumes prévus ou bien elle doit soit
prévoir des investissements entièrement nouveaux ; soit prévoir desremplacements de machines usagées ; soit trouver des sous traitants .
3
–
budget des investissements :
L‟entreprise est un corps en constante évolution. Elle se transforme petit à
petit et ne ressemble plus beaucoup à ce quelle était alors, de nouveauxproduits ont été lancés
; de nouvelles activités créées …enfin elle est dirigée
par des hommes [Link] se transformer ainsi
; l‟entreprise a investi chaque année en fonction de
ses besoins et surtout de ses [Link]
e des tâches importantes du contrôleur consiste à s‟assurer a priori que
;les investissements prévus correspondent bien à un besoins ; les étudespréalables ont été réalisées et enfin les divers moyens de financementpossibles ont
bien été étudié[Link] fo
is l‟investissement réalisé
; le contrôleur vérifie a posteriori que larentabilité est bien en phase avec les prévisions et que les montants
budgétés n‟ont pas été dépassés.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion39
4
–
budget des approvisionnements :
Le responsable des approvisionnements a deux missions :
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion40
5
–
budget de trésorerie : (un document de synthèse).
Un planning à très courte échéance ; pour que ces budgets soient valables
ils doivent être établis sur d‟assez courtes périodes.
Le budget mensuel permet de réunir les moyens indispensables pour
assurer l‟équilibre d‟ensemble
: il faut répartir les moyens de paiement entreles différents clients payeurs en comblant les défaillances très momentané[Link] la liste des moyens auxquels
le contrôle de gestion peut faire appelnous avons mis en dernière place la pratique du tableau de bord .
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion41
C‟est un instrument de communication et de décision qui permet aucontrôleur de gestion d‟attirer l‟attention du respons
able sur les points clés
de sa gestion afin de l‟améliorer.
Le tableau de bord du personnel .
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion42
La mise en place de tableau de bord de gestion doit respecter une procéduredont nous citerons dans le paragraphe suivant les principales étapes .
II
–
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion43
4
–
La collecte des informations :
Une fois les indicateurs caractéristiques sont choisis
; le maître d‟œuvre du
tableau de bord essay
era de disposer d‟élément permettant dans les délais et
selon la périodicité retenue ; de chiffrer les indicateurs et de mesurer
l‟importance des action à entreprendre
; et ce par une analyse critique des
informations internes et externes à l‟entreprise.
La procédure à respecter à cette étape est la suivante :
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion44
Pour les indicateurs pour lesquels on ne dispose pa
s d‟une source
immédiatement utilisable ; rechercher les données élémentaires existantes etmettre au point un système simple de traduction de ces données sous la
forme requise par l‟indicateur.
Au cas où certaines données manqueraient ; établir les moyens de se lesprocurer sous une forme utilisable.
Rapprocher les indicateurs chiffrés des points clés retenus et vérifier leuradéquation.
5
–
;etc.…) .
Codifier les règles de sortir du tableau du bord ; maquette deprésentation ; périodicité des mises à jour ; délais de mise à jour à chaquefin de
période ; et responsabilité de la mise à jour.
Elaborer les règles du dialogue entre responsables et chef d‟entreprisepour l‟exploitation en vue de l‟acti
on des informations recueillies.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion45
III
comparaison :
Le tableau de bord permet de contrôler en permanence les réalisationspar rapport aux objectifs fixés dans le cadre de la démarche budgétaire.
Il attire l‟attention sur les points clés de la gestion et sur leur dérive
éventuelle par rapport aux normes de fonctionnement prévues .La qualitéde cette fonction de comparaison et de diagnostic dépend
évidemmentpertinence des indicateurs retenus.
2
–
Le T .B outil de dialogue et de communication :
Le T. B doit permettre un dialogue entre les différents niveauxhiérarchique doit coordonnes les actions correctives des entreprises enprivilégiant
la recherche d‟un optimum global plutôt que des optimisations
partielles.
3
–
Le T. B aide à la décision :
Le T. B donne des informations sur les points clés de la gestion et sur sesdérapages possibles mai
s il doit surtout être à l‟initiative de l‟action .La
connaissance des points faibles doit être obligatoirement complétée par uneanalyse des causes de ces phénomènes et la présentation des actionscorrectives
suivies.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion46
Son objectif reste souvent celui du contrôle sans aide aux changementou aux améliorations.
Sa périodicité est souvent la même par tous les services alors qu‟il peut
apparaître inadapté pour certains métiers.
Les indicateurs ne sont pas remis en cause et le manque de recul surune longue période conduit à une gestion routiniè[Link] :Les outils de gestion
; d‟aide à la décision
; de pilotage et de contrôleévoluent en permanence en fonctions des contextes et des besoins desgestionnaires.
C‟est pourquoi ce 3
ème
chapitre présente des méthodes plus au moinsrécentes utilisées par les gestionnaires et les contrôleurs de gestion visantà améliorer le pilotage des
organisations par des représentants et par desprincipes différents de ceux des coûts et des [Link] outils sont des prolongements des
techniques classiques ;
d‟autres
sont de concept radicalement différent.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion47
CHAPITRE III :
DE NOUVEAUXINDICATEURS POURPILOTERLA PERFORMANCE
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion48
1
–
Définition et objectifs.1
–
1
–
Définition :
Au début des années 70 aux Etats-Unis ; [Link] élabore un modèle connusous le nom de BBZ ; il le définit comme suit : " le BBZ est un
procédé deplanification et de budgétisation qui exige de la part de chaque dirigeant
d‟un centre de décision qu‟il justifie dans le détail et dés son origine tous les
postes du budget dont il a la responsabilité et qu‟il donne la preuve de lanécessité d‟effectuer cette dépense.".
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion49
Ainsi ; le budget est établi sans référence à la période précédente et en
fonction des besoins de l‟exercice budgétaire.
1
–
2
–
Objectif :
Les charges et les budgets des services fonctionnels sont difficiles àmesurer et à contrôler ; en effet le service opérationnel "client" ignore le coût
des prestations qu‟il demande et le service fonctionnel "fournisseur" ignore la
valeur des prestati
ons qu‟il fournit .
La budgétisation des frais généraux telle qu‟elle est présentée par le contrôle
budgétaire ne permet pas une maîtrise complète de ces charges. Les dérivesconstatées dans la gestion et le contrôle de gestion des servicesadministratifs ont
conduit à rechercher une méthode plus adaptée
; l‟objectif
de mettre en évidence les corrélations entre les budgets alloués et lesperformances réalisées en utilisant les mêmes indicateurs de mesure.
2
la décomposition :
Etape 2 :
La budgétisation :On cherche ; pour chacune des missions ; les solutions qui permettent
d‟y répondre chacune des solutions est budgétisée.
Ainsi que la direction générale ; avec les responsables des unitésfonctionnelles ; sélectionne la solution optimale ; pour celle-ci , on construit
plusieurs budgets en fonction des hypothèses d‟activité .
Etape 3 :
Le classement :Chaque responsable doit justifier ses missions par leur hiérarchisation etleur évaluation en termes de coûts /avantages ; pour que
les ressourcesfinancières et
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion50
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion51
II
–
Des méthodes de gestion budgétaire pourimpliquer les
acteurs :
Amélioration du contrôle de gestion par une plus grande participationdes salariés à la conception et à la mise en place du système .
1
–
La direction par objectifs : (DPO).
La DPO cherche à gé
rer l‟organisation avec ses objectifs tout en permettantla réalisation des besoins d‟estime et d‟épanouissement des individus et àcontrôler l‟activité avec les
hommes
; non contre [Link] DPO se fonde sur deux idées force
: l‟organisation doit tenir compte de
ses spécifités et ses contingences ; et la satisfaction
; l‟accomplissement desmotivations des participants permettent d‟améliorer les résultats del‟organisation.
Ces deux idées force conditionnent un mode de gestion qui doit permettre à
l‟organisation de mieux atteindre ses objectifs et à l‟individu de se sentir plus
libre et plus responsable donc plus performant.
A partir du système d‟objectifs définis par la direction génér
ale ; lesresponsables par fonction déterminent librement les moyens financiers,
humains, techniques, les délais, …etc. sous une contrainte budgétaire.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion52
▪ La
fixation des objectifs individuels.
▪ L‟action individuelle en vue d‟atteindre les objectifs.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion53
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion54
III
–
Des procédures budgétaires fondées sur lesactivités et les processus :1
–
Les limites des budgétisations traditionnelles :
Si les budgets sont très utilisés par les entreprises et constituent souvent laseule démarche de contrôle budgétaire ; les procédures mises en place serésument
souvent à des routines mécaniques dans une conceptiontraditionnelle des coûts
; l‟établissement de tels budgets
nécessite beaucoup
de temps et d‟énergie sans être performant pour le pilotage.
les seules données financières qui limitent l‟aide au pilotage del‟ensemble des variables de l‟entrepr
ise (qualité
; délai …) .
Pour orienter davantage vers les problématiques actuelles du contrôle de
gestion de nouvelles pistes d‟élaboration budgétaire sont explorées.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion55
2
–
Les budgets fondés sur les activités et lesprocessus.2
–
1
–
le budget fondé su
r l’activité ou ABB
:
Ce budget s‟appuie sur la démarche de l‟ABC, le principe consiste àcalculer les coûts prévisionnels d‟une activité à partir des consommations
prévues de cette activité.La réalisation des budgets est effectuée à partir des ressources mises àdisposition et des ressources réellement consommées
par les activités .Ainsi
il est possible de positionner l‟ABC par rapport au budget traditionnel en
montrant leur complémentarité plutôt que leur opposition simultanément à
l‟exercice budgétai
re axé sur les coûts ;le gestionnaire peut mener unexercice budgétaire pour définir des objectifs non financiers permettant de
piloter la performance d‟activités en termes de qualité
; délai ; service .
L‟ABC nécessite l‟utilisation de générateurs d‟activ
ité ; donc les coûts desactivités sont intégrés selon la méthode ABC alors que les coûts répartisdirectement sur les produits sont traités de manière
traditionnelle .
L‟ABC consiste à inverser l‟approche ABC en partant de la consommation
des produits pour mettre en évidence la capacité excédentaire.
2
–
2
–
Le budget fondé sur le processus ou PBB :
Il s‟appuie sur les mêmes principes de consommation de processus au lieud‟activité
; ces approches correspondent mieux à la réalité économique carelles pe
rmettent d‟intégrer des consommations autres que strictement
[Link] ce qui suit nous aborderons un autre nouvel indicateur ; celui dusurplus de productivité globale.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion56
3
–
La qualité totale :3
–
1 Définition :
La qualité totale est un ensemble de principes et de méthodes organisés
en stratégie globale visant à mobiliser toute l‟entreprise pour obtenir une
meilleure satisfaction du client à moindre coû[Link] qualité totale doit répondre à 5 impératifs : conformité ; mesure ;excellence ; prévention ;
responsabilité.
Le concept de qualité totale correspond à une vision globale de l‟entreprise
;cela suppose la recherche à tous les niveaux ; dans tous les services et lesfonctions ; des améliorations matérielles ; organisationnelles et humainspour
accroître la qualité.
Ainsi les plans d‟amélioration de la qualité mis en place dans les entreprises
comportent en général trois axes :
Technique
: mettre en œuvre tous les moyens pour se rapprocher du
zéro
–
défaut et réduire les sources de non qualité pour les produits et lesprocessus de fabrication.
Humain : exploiter ; gérer les compétences et les savoir
–
faire dupersonnel pour améliorer leur participation et réduire les défauts .
Organisationnel
: simplifier et améliorer l‟organisation
physique etintellectuelle du travail de tous les postes. Toutes les étapes du processus productif et les services sont concernés.
3
–
2
–
Les facteurs influençant la qualité :
La qualité d‟un produit
; d‟un processus
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion57
Le matériel : les machines outils et les équipements nécessaires pourréaliser pour le produit.
Les matériaux
: les intrants du système qui font l‟objet d‟une valeur
ajoutée après le processus de transformation.
Les méthodes de production :les spécifications ; les instructions et lesprocessus régissant la méthodologie pour les approvisionnements et laproduction
du produit.
La main d‟œuvre
: le personnel, spécialisée ou non, nécessaire pour
l‟exécution du travail.
Le milieu du travail
: l‟espace physique de l‟entreprise et son climat
spécial.
La monnaie : les investissements et les fonds requis pour le
développement et le fonctionnement opérationnel de l‟entreprise .Elle
provient des ventes et doit gérer des [Link] approche systématique de la production fait ressortir que la qualité duproduit peut être affectée
interdé[Link]
s facteurs sont connus dans l‟industrie sous la désignation des 7
« M ».Il faut donc gérer la qualité.
II
–
La gestion de la qualité :
La qualité à un coût qu‟il faut connaître pour mettre en place les méthodesadaptées pour la contrôler et l‟améliorer
.
1
–
Les coûts cachés et le coût de la qualité :
L‟activité de production génère des déperditions d‟énergies, de ressourceshumaines et physiques qui n‟apparaissent pas dans les systèmes classiques
de comptabilité ou seuls les coûts de matière, de main
d‟œuvre et d‟atelier
sont en compte.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion58
Ce sont des coûts cachés liés à des problèmes d‟organisation .La recherche
de la qualité totale doit permettre de réduire ces coûts cachés.
Mais l‟amélioration de la qualité a aussi un coût.
2
–
Des méthodes pour gérer la qualité :
Au-delà des méthodes techniques et ponctuelles pour parvenir des erreursou corriger des défauts (poka-
yoke) , des démarches globales d‟analyse pouranalyser l‟ensemble d‟un processus se diffusent (cercles de qualité, analyse
de la valeur ;d
iagramme d‟Ichikawa).
2
–
1
–
Le système poka yoke ou les systèmesdétrompeurs :
Les défauts dans la production peuvent se situer à plusieurs niveaux : la
machine, l‟opérateur, le processus.
Pour améliorer la qualité et tendre vers la qualité totale, il faut empêcher leprocessus de production de générer des défauts.
Après les phases d‟étude pour identifier les défauts et analyser les des
causes, il faut mettre en place des systèmes manuels ou automatiques pouréviter ces causes tant sur les machines, les processus que les pour
lesopé[Link] supprimer les causes de défauts dus aux opérateurs,des entreprisesinstallent des systèmes « anti-erreurs »ou « détrompeurs
».(du mot japonaispoka-yoke).ces systèmes très variés, sont là pour informer et aider lesopérateurs.
Pour l‟analyse d‟un processus, plusieurs démarches récentes apparaissent.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion59
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion61
Chapitre IV :
LA MISE EN PLACEDE CONTROLE DEGESTION(CAS PRATIQUE)
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion62
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion63
Créée en 1952 avec une capacité de 12 000 Tonnes, Cellulose du Maroc aconnu plusieurs phases
d‟extension et de modernisation :
1976 : Extension de la capacité de production de 60 000T à 100 000T.1995 : La capacité de production est augmentée à 125 000T.1995 : Créatio
n de la société Eucaforest dont l‟objectif estd‟assurer
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion64
Dans la suite de ce mémoire, le cas étudié sera celui d‟une division de lafiliale Cellulose: c‟est une société d‟origine marocaine crée au début del‟année
1992, après une longue et difficile phas
e de gestation. Ellel consacre
son activité à la fabrication et à la commercialisation de l‟emballage carton,
ce produit est conditionné et distribuer sous plusieurs formes, selon adimension :Au stade initial, on souligne quelques caractéristiques
essentielles :Le système et sous système à contrôler sont facilement identifiables : il est
s‟agit d‟une petite entreprise qu‟on décomposera aisément en sous
-systèmesfonctionnels : approvisionnement, fabrication, distribution, administration.
On s‟intéresse
à une organisation relativement peu complexe : plusieursformes de produits, quelques personnes ;, quelques machines , une seule
matière première (plaque en carton) …il est donc facile de décrire , demodéliser l‟entreprise par exemple en termes de flux et
de stocks réelsfinanciers.
Le fonctionnement technique du système est stable et répétitif, le processusde production est contrôlable de manière relativement précise.
La mission du système définit par le chef d‟entreprise est classique et bien
identifiée
. Voir pour lui permettre de mener à bien d‟autres projets dans des
domaines différents.Dés lors, il est possible et pertinent de travailler sur quelques critères
quantitatifs bien connus, CA. Ratio. Coût….qu‟on pourra détailler au fil
deschapitres à venir.
C‟est bien enten
du à dessein que cet exemple relativement simple a étéretenu, mais en réalité , même dans les PME, les problématiques de contrôleapparaissent suivant
comme beaucoup plus difficiles à maîtriser.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion65
La mise en place
d’une comptabilité analytique
l‟action
possible sur les coûts, la comptabilité analytique fournit une information
indispensable à l‟étude d‟une tr
»s grande variété de décisions, étude oudétermination de la politique de prix de vente. Elaboration de prévisions,identifications des zones de performance
ou de non-
performance etc.…..
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion66
Evaluer les écarts entre les coûts prévisionnels et les coûtsconstatés réels. En effet ; il est
d‟un grand intérêt pour lagestion de l‟entreprise de comparer les coûts de revient réels
avec des éléments homologues de référence dégagés soit de
l‟étude du passé
; soit estimés à priori par des procéduresdiverses.
3-
MOD
: 220 h à 9 DH l‟heure.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion67
Coût prévisionnel pour 70 000 articles.
ELEMENT Q
tité
P U MtPlaqueMOD40 60022069243 6001980Coût total 70 000 3,5 245 580
Coût réel pour 67 000 articles.
ELEMENT Q
tité
P U MtPlaqueMOD38 86021079.5272 0201995Coût total 67 000 4,08 274 015Coût préétabli = 67 000 * 3,5 = 234 [Link] global = CR
–
CP= 274 015
–
234 500 = 39 515 (Défavorable ) .
L‟Ecart global est défavorable
; il y a lieu maintenant de ledécomposé pour repérer ses origines et éventuellement prévoirdes correctives.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion68
Mat 1
ère
MOD70
000 → 40
600 70
000 → 220
67
000 → X = 38
860 67
000 → X
= 210ELEMENT Q
tt
P U MtPlaqueMOD38 86021069233 1601890Coûtpréétabli67 000 3,5 235 050On le compare avec le coût réel (tableau 2) on [Link] /
plaque = 272 020
–
233 160 = 38 [Link] / MOD = 1995
–
1890 = 105.38 965 Défavorable.
L‟écart global sur les plaques et sur la MOD doit décomposé on
écart sur prix ; sur quantité et éventuellement sur les deux.
Analyse de l’écart global
ELEMENT Q
tité
P U MtCoût réelCoûtpréétabliQ
R
Q
P
P
R
P
P
C
R
C
P
Ecart
ΔQ
ΔP
Ecartglobal
▪Pour la matière première (plaque ) .
E/Q=
Δ
Q*P
P
= ( 38 860
–
38 860 ) * 6 = 0 .E / P =
Δ
P*Q
P
= ( 7 - 6 ) * 38 860 = 38 860 .E / E =
Δ
Q*
Δ
P = 0.
L‟écart global sur la matière première est défavorable :
38 860
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion69
▪Pour la MOD
E/Q=
Δ
Q*P
P
= (210
–
210) * 9 = 0.E / P =
Δ
P*Q
P
= ( 9,5
–
9 ) * 210 = 105 DEF .E / E = 0
L‟écart global est défavorable partout ; en effet pour la mat
ière
première l‟augmentation du prix unitaire a généré un coût
supplémentaire de 38
860. Pour la MOD l‟élément explicatif serésume dans l‟augmentation du taux horaire.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion70
ArticleMois
3CP71233 3CP72221 3CP72152 3CP71231 3PM00340 01DM792D 01DM793D 01DM014D 01DM763201DM 01DM510E 01DM404E Total
Q
tt
CA Q
tt
CA Q
tt
CA Q
tt
CA Q
tt
CA Q
tt
CA Q
tt
CA Q
tt
CA Q
tt
CA Q
tt
CA Q
tt
CA Q
tt
CA Q
tt
CA01/20118000 96600200003560015004650 15003795 4400 572
500092500150028500150013650200021000300001230007540039286702/2011 800069600290005162015004650 30007590 5500 715
40007400050005250020000820005000475008100039017503/201114000122800460008188025007750 6500 845 8000148000100019000220
02002075007875087700047804504/2011144001252805200092560350010851250046250500 9500 500 4550 4000420007740033099105/201
112550109185400007120011503565 32508223 6500 845 400074000200
380002200200208000840007965040903806/201113750119625505008989025007750 4200106266000 780 300055500500 9500
1500136504500472508645035457107/201114550126585350006230018505735 5000126507000 910 180033300500 9500
2000182006770026918008/20119000 78300385006853022506975 69201750811500149527004995016003040010009100 100010500500
2550 6697027880809/201115450134415265004717035001085035008855 3500 455 500087500500 6500
2500227501000105002000200006345035199510/201115900138330275004895027508525 7500189759000 1170650010725010008200
95011950500049500250 1025 2500237507885041726511/2011
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion71
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion72
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion73
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion74
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion75
Conclusion
Dans la pratique courante de la vie d‟une entreprise
; la place ducontrôle de gestion ; son insertion dans les mécanismes dedécision ; sa finalité
n‟ont évolué
très sensiblement depuisplusieurs années.Géométrie du risque : le contrôle de gestion doit à la foissélectionner et calculer les paramètres
spécifiques ; mesurer lapertinence des informations
; stimuler l‟avenir et la trajectoire del‟entreprise et
de ses projets
; servir d‟outil de dialogue
; demotivation et de mesure de performance ; dégager les élémentsessentiels.
L‟enseignement du contrôle de gestion doit donc pouvoir relever
deux défis :
Intégrer des disciplines qui traditionnellement ne sont pasconsidérées comme proches ; les ressources humaines ; lemarketing et la
communication par ex.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion76
L‟enfermer et le réserver à une poignée de spécialistes conduit àson rejet et à l‟échec de l‟entreprise qui ne peut plus gérer son
risque.
[
MEMOIRE DE FIN D’ETU
DES]
Le contrôle de gestion77
BIBLIOGRAPHIEA
–
OUVRAGES .
NOM TITRE EDITION ANNEE1- Isabelle de kerviler le contrôle de gestion Economica 1994Loïc de kerviler a la portée de tous . 2eme édit
ion2- Claude Alazard contrôle de gestion Dunod 2001Sabine Sépari DECF N° 7 5eme édition3- Norbert Guedj le contrôle de gestion Organi
sation 2000 pour améliorer la performance 3éme édition
de l’entrepr
ise .4- Mohamed Laaribi. Le contrôle de gestiondans les entreprises marocaines.5-
Brigitte Doriath l’essentiel du contrôle de
gestion .6- Mohamed Laaribi la comptabilité Analytique7-
Ouazzou Abdel Hakim contribution à l’étude de la
DESfonction contrôle de gestion dansles entreprises marocaine .8- Lotfi Mohammed Les pratiques du contrôle de DESgestion dans les
entreprisesindustrielles marocaines.
[Link]
B- PERIODIQUES
.Le bulletin fiduciaire Revue marocaine de comptabilité N° 86 Dé[Link] fiscalité et de Gestion .
CHAPITRE I : LE CONTRÔLE DE GESTION
SECTION I : Contrôle de gestion : définition, place et fonctionnement
I – Contrôle de gestion : concept et définition
II – Evolution du contrôle de gestion
SECTION II : Système d’information, décision et contrôle de gestion
I – Système d’information
1 – Définitions
2– Le contrôle de gestion et les outils d’aide à la décision
SECTION III : Le contrôleur de gestion
I – Qui doit exercer les fonctions de contrôleur de gestion ?
II – Le rôle du contrôleur de gestion
III – Les qualités du contrôleur de gestion
CHAPITRE II : LES INSTRUMENTS TRADITIONNELS DU CONTOLE DE GESTION SECTION I : la comptabilité analytique
d’exploitation : (CAE)
I – Objectifs et caractéristiques de la CAE II – Les principales méthodes de la CAE
SECTION II – La gestion budgétaire :
I – les principes de la gestion budgétaire
II – La procédure budgétaire
III – Phases du processus budgétaire
IV – Technique d’élaboration des budgets
SECTION III : Les tableaux de bord
I – Définition et principes de conception
II – la détermination des indicateurs pertinents
III – Evolution des rôles du tableau de bord5
CHAPITRE III DE NOUVEAUX INDICATEURS POUR PILOTER LA PERFORMANCE
SECTION I : Des essais de dynamisation des budgets
I – le budget base zéro : (BBZ)
II – Des méthodes de gestion budgétaire pour impliquer les acteurs
III – Des procédures budgétaires fondées sur les activités et les processus SECTION III : La gestion de la qualité totale
I – Du contrôle technique traditionnel à la qualité
II – La gestion de la qualité
III – L’analyse de la valeur
CHAPITRE IV : LA MISE EN PLACE DE CONTROLE DE GESTION (CAS PRATIQUE)
INTRODUCTION
Maîtriser le pilotage d’une entreprise ; c’est d’abord réussir en permanence à décliner sa stratégie à tous les niveaux de
l’organisation. Le contrôle de gestion est l’instrument privilégié de cette déclinaison ; il doit la garantir en s’appuyant sur :
Une structure de gestion et d’animation.
Un système d’information de gestion.
Un processus de planification budgétaire. Aptes à faire gérer les facteurs clés stratégiques et à traiter à l’optimum
compétitif ; créer de la valeur ; réunir les conditions de la pérennité de l’entreprise.
Dans la problématique du contrôle de gestion ; l’efficacité d’un produit ; d’un responsable ou d’une entité est sa capacité à
contribuer aux objectifs de l’organisation dans son ensemble. Un aspect essentiel de l’évaluation de la performance d’une entité
consiste donc à identifier l’impact que son action a eu sur la performance de l’entreprise. Le système de contrôle de gestion
inclut tous les systèmes d’analyse et de contrôle qui vont permettre de donner aux organes de commande l’information
pertinente sur l’exploitation de l’entreprise en fonction des particularités du système et sur la réalisation des objectifs et
l’évaluation d’une action. Ces systèmes utilisent les outils traditionnels de l’aide à la prise de décision. Le système n’est pas figé
; il doit être essentiellement adaptable et structuré pour évoluer avec l’entreprise et les besoins des organes de commande.
Pour mieux saisir l’importance et l’évolution de contrôle de gestion on se penchera dans ce mémoire sur l’étude théorique de
contrôle de gestion ; à travers son analyse descriptive (CH I) ; ses instruments traditionnels (CH II) et des nouveaux indicateurs
pour piloter la performance de l’entreprise (CH III), ainsi que sur ses aspects pratiques à travers une étude de cas effectuée.
Les nouveaux champs du contrôle de gestion :
Les nombreuses mutations du contexte économique, social et technologiques, provoquant des adaptations et des évolutions
nécessaires du contrôle de gestion, élargissant ainsi ses champs d’action et développant des méthodes de management bien
au-delà de simples techniques de coût . Il est passé du contrôle de gestion qui cherchait à avoir l’information exacte sur les
coûts à celui qui s’intéresse à l’information sur l’origine des coûts, premier s’inscrit dans une logique de détection, de
surveillance, de récompense et de punition, le second lui, s’inscrit dans une logique de direction, de conduite, de stimulation et
d’incitation. Bref, il passé du contrôle de gestion a posteriori au CDG à priori. Ainsi, le contrôle de gestion voit se développer de
nouveaux champs, comme le contrôle sociale, des processus et activités, de l’immatériel.
2 – Evolution de contrôle de gestion vers le contrôle de la performance :
Nous retiendrons trois éléments essentiels pour situer le contrôle de gestion de la décennie 90 : – Un système d’information sur
les performances. -Un système d’animation de l’organisation. -Un système s’adaptant aux évolutions de la production.
1- Un contrôle de gestion pour les performances :
Le contrôle de gestion considéré à l’heure actuelle comme un système d’information captant et traitant en permanence des
informations passées et présentes pour mesurer la performance de l’activité de l’entreprise. L’approche cybernétique de la
boucle de rétroaction pour représenter le contrôle de gestion est insuffisante. Il faut l’intégrer dans une approche systémique
comme un outil d’aide aux décisions stratégiques. H. Bouquin analyse ce système d’information comme devant répondre à trois
questions : pourquoi ? Sur quoi ? Pour qui ?
2 – 2 – Un contrôle de gestion pour l’animation :
Dans une entreprise considérée comme un système socio- économique, le contrôle de gestion doit assurer de plus en plus un
rôle d’animation parmi les acteurs de l’organisation.
2– 3– Un contrôle de gestion pour le système de production actuel :
Les évolutions de la problématique et contraintes de la production ainsi que les modifications dans la structure des coûts
industriels nécessitent des adaptations et des améliorations du contrôle de gestion. L’utilisation de la main d’œuvre directe
comme clé de voûte de toute l’architecture du coût de revient est remise en cause, elle ne représente plus que 10 à 15 % des
charges des entreprises industrielles.
Les interdépendances entre les fonctions, la qualité du produit et du processus productif, le coût de la conception, de la
maintenance et les services attachés au produit ne sont pas prises en considération. Tous ces éléments, facteurs de
performance et de différenciation pour la concurrence ne sont pas correctement intégrés dans les techniques classiques du
contrôle de gestion.
Le contrôle de gestion et les outils d’aide à la décision :
Dans les entreprises, les effets pervers du besoin d’information, de la recherche de l’information pertinente sont de plus en plus
visibles : que l’on pense au phénomène de surinformation en particulier. Cette surinformation peut gêner les personnes à tous
les niveaux de l’entreprise, ralentir, voire même paralyser le processus de décision. Pour analyser la relation information-
décision il nous reste d’étudier d’une part la diversité des outils de décision et d’autre part les différents outils dans des univers
différents.
Le contrôleur de gestion intégré à l’entreprise :
Elle a néanmoins un défaut permanant, qu’il faut bien souligner, et qu’est inhérent à l’exercice d’un autocontrôle. En effet, dans
cette hypothèse, le chef d’entreprise se contrôle lui-même. Il n’a pas d’interlocuteur avec le quel il pourrait discuter pour son
plus grand profit et le plus grand avantage de l’entreprise. Le chef de l’entreprise aura donc le plus le plus grand intérêt à
assurer le service d’un collaborateur spécialisé dans cette fonction. Concernant les fonctions du contrôleur de gestion intégré à
l’entreprise, on peut aussi discuter de savoir s’il doit être considéré comme faisant partie de l’état-majeur de la direction ou s’il
doit être un plurifonctionnel. Ces problèmes sont d’un intérêt secondaire, ce qui importe, étant donné sa mission, c’est puisse
avoir accès à la direction afin de lui faire part de ses observations.
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