Solution
Solution
Un plan cristallographique (ou plan réticulaire) est un plan déterminé par les nœuds qu'
il
contient. On le définit par ses indices de Miller.
L'
équation du plan ABC s' écrit h x + k y + l z = N. Vous pouvez le vérifier aux points A, B,
C ; la constante entière N est nulle lorsque le plan passe par l'
origine.
Réponse : (111) pour les deux plans… on définit donc une famille infinie de plans
parallèles
A ⋅ a = 2π A⋅b = 0 A⋅c = 0
B⋅a = 0 B ⋅ b = 2π B⋅c = 0
C ⋅a = 0 C ⋅b = 0 C ⋅ c = 2π
b 4π 1
Avec A = B =
3a
π 3 B
Quant au vecteur C , il est colinéaire à c et
a 2π
C=
c
A
5. Sur le schéma que vous venez de tracer, construisez la rangée [120] du réseau
réciproque, et la trace du plan (120) du réseau direct. Que remarquez-vous ?
(120 )direct
b
π 3 B
a
A [120]réciproque
On remarque évidemment que la rangée [120] du réseau réciproque n’est autre que la
normale au plan (120) du réseau direct.
6. Calculez la distance interréticulaire entre deux plans successifs d’une même famille
dans un réseau hexagonal.
(P) et (P’) sont deux plans cristallographiques successifs de la
famille (hkl). D’après ce qui précède on a les relations suivantes :
OM ⋅ N = OQ ⋅ N = 2π ⋅ K
avec K entier
OM ′ ⋅ N = OQ′ ⋅ N = 2π ⋅ ( K + 1)
(
d’où OQ′ − OQ ⋅ N = 2π)
2π
soit : d hkl =
N
Dans le cas du réseau hexagonal, on pourra se rappeler les caractéristiques du réseau
réciproque et calculer
2
N hkl = N hkl ⋅ N hkl
( )(
= h A + k B + lC ⋅ h A + k B + lC )
= h 2 A2 + k 2 B 2 + l 2C 2 + 2hk A ⋅ B
) 163aπ 4π 2 16π 2 π
2
(
= h2 + k 2 2
+ l2
c 2
+ 2 hk
3a 2
cos
3
2
4 l
= 4π 2 ( h 2 + k 2 + hk
3a 2)+ 2
c
a
D’où d hkl =
2
4 2 2 a
3
( 2
)
h + k + hk + l 2
c
7. Toujours dans le réseau hexagonal, calculez l’angle entre les plans (101) et (111) (on
supposera que le rapport c/a est égal à 1,538).
Réponse : on calcule l’angle entre les plans (hkl) et (h’k’l’) en calculant l’angle entre
leurs normales respectives par la formule classique :
N ⋅ N′
cos φ =
N ⋅ N′
après quelques calculs sans difficultés on obtient, dans le cas du réseau hexagonal :
1 3a 2
hh + kk + ( hk + h k ) + 2 ll ′
′ ′ ′ ′
cos φ = 2 4c
2
3a 3a 2
h 2 + k 2 + hk + 2 l 2 h′2 + k ′2 + h′k ′ + 2 l ′2
4c 4c
1,5 + 0,316875
=
(1+0,316875)( 3 + 0,316875 )
1,816875
=
1,316875*3, 316875
1,816875
=
4,367909765625
= 0,869337
A ce stade, il est essentiel de comprendre que tous les calculs de géométrie concernant les
plans cristallographiques se réalisent aisément dans l’espace réciproque – c’est
absolument indispensable dès lors que le repère du réseau direct n’est plus
orthonormé…
J’en vois déjà qui râlent : « ouais, c’est pas de la physique çà, c’est des maths… y en a
marre ». Très bien. Nous allons donc montrer ici que le réseau réciproque n’est pas qu’une
construction purement abstraite…
Le schéma ci-contre illustre le trajet des
électrons dans un microscope électronique en
transmission (pour ceux que ça intéresse, nous
disposons de ce type d’équipement à
l’EMSE).
Le faisceau incident parallèle traverse
l’échantillon (par exemple un monocristal de
silicium sous forme d’une « lame mince » de
~100 nm d’épaisseur). On suppose que le
monocristal est orienté de façon à ce qu’une
famille de plans réticulaires (hkl) est en
position de Bragg exacte. L’objectif est
constitué d’un jeu de lentilles
électromagnétiques, et peut-être assimilé à
une lentille mince convergente.
Dans le plan focal image nous obtenons un
cliché de diffraction constitué de deux taches :
1. Montrer, grâce à la construction d’Ewald, que ce cliché de diffraction n’est rien
d’autre qu’une coupe de l’espace réciproque… si ça c’est pas de la physique !
..
θB R=…
O
Plans (hkl)
Réponse : oui, je sais, c’est bêtement calculatoire, mais l’idée c’est de leur faire entrer
dans la tête que le réseau réciproque caractérise le phénomène de diffraction.
2π
a
2
a=
j+ k ( ) A=
a
(
−i + j + k )
2π
a
Cub. Face Centrée : b = i + k
2
( ) B=
a
(
i − j+ k )
a
c = i+ j
2
( ) C=
2π
a
(
i + j− k )
(V = a 4 )
3
2π 4π 4π
a a a
(111) A
C A
B
(000) B B
(000)
(100) A C (000)
(200) (110)
(200) (220)
(200)
C
Cubique simple Cubique centré Cubique faces centrées
Pas d’extinction Somme des indices paires Indices de même parité