0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
11 vues7 pages

Solution

Transféré par

mad
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
11 vues7 pages

Solution

Transféré par

mad
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LE RESEAU RECIPROQUE – solution

La page 85 de votre poly de physique est consacrée à la définition du réseau réciproque, un


concept initialement introduit par J.W. Gibbs (1839-1903). Ce concept, plutôt abstrait, est
absolument central en physique du solide : le but de ce TD est de vous donner l’occasion de
manipuler le réseau réciproque et d’en comprendre quelques utilisations.

A - Rangées cristallines, plans réticulaires… et réseau réciproque

Un plan cristallographique (ou plan réticulaire) est un plan déterminé par les nœuds qu'
il
contient. On le définit par ses indices de Miller.

Imaginons un plan qui coupe les axes du repère quelconque


en trois nœuds du réseau A, B, C.

Les unités choisies sur les trois axes sont a, b et c ; on peut


écrire : OA = x.a OB = y.b OC = z.c Les coordonnées de
A sont (x,0,0) ; celles de B sont (0,y,0) et celles de C sont
(0,0,z) où x, y, z sont des entiers

Prenons leurs inverses 1/x, 1/y, 1/z et multiplions les par


leur plus petit commun multiple. On obtient trois nombres
premiers entre eux h,k,l qui sont les indices de Miller du
plan considéré.
Les indices de Miller d'
un plan sont notés entre des parenthèses : (h,k,l).

L'
équation du plan ABC s' écrit h x + k y + l z = N. Vous pouvez le vérifier aux points A, B,
C ; la constante entière N est nulle lorsque le plan passe par l'
origine.

1. Imaginez un réseau quelconque ; portez les nœuds A,B,C,D,E et F de coordonnées :


100, 010, 001, 200, 020, 002. Quels sont les indices de Miller du plan ABC puis ceux
du plan DEF ?

Réponse : (111) pour les deux plans… on définit donc une famille infinie de plans
parallèles

2. Considérons maintenant le réseau orthogonal ci-contre


(l’axe c est perpendiculaire au plan de la feuille). Donnez
les indices de Miller du plan vertical dont la trace est
matérialisée sur la figure.
Réponse : (120)…

Vous avez compris ? alors, résolvez le problème suivant :

3. Dans un repère orthogonal tel que le rapport des paramètres


a b = 3 , trouvez l'angle qui existe entre la rangée [1 -1 0]
et la normale au plan (1 -1 0).
Réponse : Le dessin ci-dessous indique, dans les plans de base a,b (001) la trace du plan
(1 -1 0) marquée T et la rangée [1 -1 0] marquée R.
La normale au plan est indiquée par N.
1) - On remarque que R et N, contenus dans les plans (001), ne sont pas colinéaires.
a b = 3 donc = 60degrés et = 30deg..
Si on examine attentivement les différents
rectangles, on voit que l'angle entre R et N
est:

Donc, la normale à un plan n'est pas,


en général,
la rangée qui a pour indices les indices de Miller du plan.
4. Construisez le réseau réciproque associé au réseau hexagonal (on tracera la projection
des réseaux direct et réciproque sur le plan (001), à partir de la même origine).

Réponse : on rappelle la définition des vecteurs du réseau réciproque

A ⋅ a = 2π A⋅b = 0 A⋅c = 0
B⋅a = 0 B ⋅ b = 2π B⋅c = 0
C ⋅a = 0 C ⋅b = 0 C ⋅ c = 2π

ainsi que la définition de la maille élémentaire du réseau hexagonal :


π 2π
a = b ≠ c et α = β = , γ =
2 3

d’où le schéma suivant, dans le plan de base (001) :

b 4π 1
Avec A = B =
3a

π 3 B
Quant au vecteur C , il est colinéaire à c et
a 2π
C=
c
A

5. Sur le schéma que vous venez de tracer, construisez la rangée [120] du réseau
réciproque, et la trace du plan (120) du réseau direct. Que remarquez-vous ?
(120 )direct
b

π 3 B

a
A [120]réciproque

On remarque évidemment que la rangée [120] du réseau réciproque n’est autre que la
normale au plan (120) du réseau direct.

Vous venez de découvrir une propriété fondamentale du réseau réciproque : la normale au


plan d’indices de Miller (hkl) est la rangée réciproque de composantes [HKL].
On pourra le démontrer de la façon classique suivante : on considère le vecteur N définissant
la rangée du réseau réciproque [HKL], et on construit l’ensemble des vecteurs OM du réseau
direct tels que M corresponde à tous les nœuds du plan cristallographique (P) perpendiculaire
à N.
N = h A + k B + lC
OM = ua + vb + wc
OM ⋅ N = OQ ⋅ N = cste ∀M ∈ ( P )
soit 2π ( hu + kv + lw ) = cste

On obtient donc l’équation du plan d’indices


de Miller (hkl).

6. Calculez la distance interréticulaire entre deux plans successifs d’une même famille
dans un réseau hexagonal.
(P) et (P’) sont deux plans cristallographiques successifs de la
famille (hkl). D’après ce qui précède on a les relations suivantes :
OM ⋅ N = OQ ⋅ N = 2π ⋅ K
avec K entier
OM ′ ⋅ N = OQ′ ⋅ N = 2π ⋅ ( K + 1)

(
d’où OQ′ − OQ ⋅ N = 2π)

soit : d hkl =
N
Dans le cas du réseau hexagonal, on pourra se rappeler les caractéristiques du réseau
réciproque et calculer
2
N hkl = N hkl ⋅ N hkl

( )(
= h A + k B + lC ⋅ h A + k B + lC )
= h 2 A2 + k 2 B 2 + l 2C 2 + 2hk A ⋅ B

) 163aπ 4π 2 16π 2 π
2

(
= h2 + k 2 2
+ l2
c 2
+ 2 hk
3a 2
cos
3
2
4 l
= 4π 2 ( h 2 + k 2 + hk
3a 2)+ 2
c

a
D’où d hkl =
2
4 2 2 a

3
( 2
)
h + k + hk + l 2
c

7. Toujours dans le réseau hexagonal, calculez l’angle entre les plans (101) et (111) (on
supposera que le rapport c/a est égal à 1,538).

Réponse : on calcule l’angle entre les plans (hkl) et (h’k’l’) en calculant l’angle entre
leurs normales respectives par la formule classique :
N ⋅ N′
cos φ =
N ⋅ N′
après quelques calculs sans difficultés on obtient, dans le cas du réseau hexagonal :
1 3a 2
hh + kk + ( hk + h k ) + 2 ll ′
′ ′ ′ ′
cos φ = 2 4c
2
3a 3a 2
h 2 + k 2 + hk + 2 l 2 h′2 + k ′2 + h′k ′ + 2 l ′2
4c 4c

application numérique pour l’angle entre les plans (101) et (111)

on trouve φ = 29, 61° (pour les détails, voir ci-dessous)


1 3a 2
1+ 0 + ( ) 2
1 + 0 +
cos φ = 2 4c
2
3a 3a 2
1+ 0 + 0 + 2 1+1+1+ 2
4c 4c
1,5 + 0, 75*(0, 65) 2
=
(1 + 0, 75* (0, 65) ) ( 3 + 0, 75*(0, 65) )
2 2

1,5 + 0,316875
=
(1+0,316875)( 3 + 0,316875 )
1,816875
=
1,316875*3, 316875
1,816875
=
4,367909765625
= 0,869337

A ce stade, il est essentiel de comprendre que tous les calculs de géométrie concernant les
plans cristallographiques se réalisent aisément dans l’espace réciproque – c’est
absolument indispensable dès lors que le repère du réseau direct n’est plus
orthonormé…

B - Réseau réciproque et microscopie électronique en transmission

J’en vois déjà qui râlent : « ouais, c’est pas de la physique çà, c’est des maths… y en a
marre ». Très bien. Nous allons donc montrer ici que le réseau réciproque n’est pas qu’une
construction purement abstraite…
Le schéma ci-contre illustre le trajet des
électrons dans un microscope électronique en
transmission (pour ceux que ça intéresse, nous
disposons de ce type d’équipement à
l’EMSE).
Le faisceau incident parallèle traverse
l’échantillon (par exemple un monocristal de
silicium sous forme d’une « lame mince » de
~100 nm d’épaisseur). On suppose que le
monocristal est orienté de façon à ce qu’une
famille de plans réticulaires (hkl) est en
position de Bragg exacte. L’objectif est
constitué d’un jeu de lentilles
électromagnétiques, et peut-être assimilé à
une lentille mince convergente.
Dans le plan focal image nous obtenons un
cliché de diffraction constitué de deux taches :
1. Montrer, grâce à la construction d’Ewald, que ce cliché de diffraction n’est rien
d’autre qu’une coupe de l’espace réciproque… si ça c’est pas de la physique !

..
θB R=…
O
Plans (hkl)

Réponse : voir la construction complète ci-dessous… où l’on remarque que :


O* Phkl λ g hkl λ
sin θ B = *
= =
AO 2 2d hkl
remarque : le facteur de normalisation 2π utilisé en physique du solide est pénalisant
dans l’analyse de la diffraction – en fait le réseau réciproque utilisé dans ce cas est
couramment défini par :
A⋅ a = 1 A⋅b = 0 A⋅c = 0
1
B ⋅ a = 0 B ⋅ b = 1 B ⋅ c = 0 d’où la relation g hkl =
d hkl
C ⋅a = 0 C ⋅b = 0 C ⋅c =1
Maintenant que vous savez matérialiser le réseau réciproque dans un microscope électronique
en transmission, retrouvez les conditions d’extinction obtenues page 94 par le calcul du
facteur de structure. Pour ce faire, on construira et comparera les réseaux réciproques des
structures cubique simple, cubique centrée et cubique face centrée… Utilisez la maille
primitive pour votre construction.

Réponse : oui, je sais, c’est bêtement calculatoire, mais l’idée c’est de leur faire entrer
dans la tête que le réseau réciproque caractérise le phénomène de diffraction.

Réseau direct Réseau réciproque


b ∧ c 2π
A = 2π = i
a = ai V a
Cubique simple : b = a j c ∧ a 2π
B = 2π = j
c = ak V a
(V = a ) 3
C = 2π
a ∧ b 2π
= k
V a

a
2
a= (
−i + j + k ) A=
a
j+ k ( )

a
(
Cubique centré : b = i − j + k
2
) B=
a
i+k ( )
a
c = i + j− k
2
( ) C=

a
i+ j ( )
(V = a 2 )
3


a
2
a=
j+ k ( ) A=
a
(
−i + j + k )

a
Cub. Face Centrée : b = i + k
2
( ) B=
a
(
i − j+ k )
a
c = i+ j
2
( ) C=

a
(
i + j− k )
(V = a 4 )
3

2π 4π 4π
a a a

(111) A
C A
B
(000) B B
(000)
(100) A C (000)
(200) (110)
(200) (220)
(200)
C
Cubique simple Cubique centré Cubique faces centrées
Pas d’extinction Somme des indices paires Indices de même parité

Vous aimerez peut-être aussi