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Convolution et Corrélation en TDS

Ce chapitre traite de la convolution et de la corrélation, qui sont des concepts importants en traitement du signal. La convolution exprime le recouvrement de deux fonctions lorsqu'une est déplacée sur l'autre. La corrélation mesure la similitude entre deux signaux lorsqu'un signal est décalé.

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Convolution et Corrélation en TDS

Ce chapitre traite de la convolution et de la corrélation, qui sont des concepts importants en traitement du signal. La convolution exprime le recouvrement de deux fonctions lorsqu'une est déplacée sur l'autre. La corrélation mesure la similitude entre deux signaux lorsqu'un signal est décalé.

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Chapitre III

CONVOLUTION ET CORRELATION
CONVOLUTION ET CORRELATION

III.1. Introduction :

La convolution et la corrélation sont des concepts physiques significatifs dans plusieurs domaines
scientifiques.
Elles jouent un rôle important dans l’analyse et le traitement des signaux.

III.2. Convolution :
III.2.1. Définition :
Le produit de convolution entre deux fonctions f  t  et g  t  est défini de la façon suivante :

f  t   g  t    f  .g  t    d (III.1)


Le produit de convolution exprime la quantité de recouvrement d’une fonction f lorsqu’on la


déplace sur une autre fonction g : c’est un mélangeur de fonction. C’est un outil important en TDS
(traitement des signaux).

De même le signal de sortie y  t  d’un système linéaire causal est donné par le produit de
convolution du signal d’entré x  t  par la réponse impulsionnelle du système h  t  .

Dans le cas discret :

x n y n  x n  h n


h n 
  x  k .h  n  k 


III.2.2. Représentation graphique du produit de convolution :

En examinant le produit de convolution suivant :

y t   x t   h t 
 (III.2)
  x  .h  t    d


On peut énumérer les différentes étapes et opérations intervenant dans le produit de convolution :

1. La variable t est remplacé par  .


2. On prend la symétrie de h   par rapport à l’axe des ordonnes h    h   
15
CONVOLUTION ET CORRELATION

3. Cette fonction h    est ensuite translatée vers la droite d’une quantité t h     h  t   


4. On fait le produit x   par h  t   
5. Le produit de convolution est une fonction du temps t , est doit être évalué pour   t  
.

Exemple :

t2
Soit x  t   h  t   rect  
 4 

x t  y t 
h t 

Calculer y  t 

x t  x  

h t  h  

16
CONVOLUTION ET CORRELATION

2ème étape

3ème étape

h    h t  

 

4ème et 5ème étape

h t   x  

1 er cas :
t  0  y  t   0 (il n’y a aucune section entre les deux).

17
CONVOLUTION ET CORRELATION

2ème cas :
t
0  t  4  y  t    1.d  t
0

ème
3 cas :
4
t  4  y  t    1.d  8  t
t 4

t  4  4  t  8  y t   0
0 t0
 t 0t 4

y t   x t   h t   
8  t 4  t  8
 0 t 8

t4
y  t   4tri  
 4 

t2 t2 t4


rect    rect    4tri  
 4   4   4 

III.3. Propriétés :
III.3.1. Commutativité :
Le produit de convolution est commutatif
y t   x t   h t   h t   x t  (III.3)


x  t   h  t    x  .h  t    d (III.4)


18
CONVOLUTION ET CORRELATION

Si on pose :
 d  dM

t    M     , M   (III.5)
   , M  

L’équation (III.4) devient :


 x  t  M .h  M  dM 


  x  t  M .h  M  dM  (III.6)


 h t   x t 

III.3.2. Associativité :

x t  y t 
h1  t  h2  t 

x t  y t 
h t 

y t   x t   h t 
 x  t    h1  t   h2  t   (III.7)
  x  t   h1  t    h2  t 

III.3.3. Distributivité :
Cette propriété est la conséquence de la linéarité des intégrales.
y  t   x  t   h1  t   x  t   h2  t 
(III.8)
 x  t    h1  t   h2  t  

Grâce à cette propriété, on peut dire que la mise en parallèle de deux systèmes de réponse
impulsionnelle h1  t  et h2  t  est équivalente à un système dont la réponse impulsionnelle h  t  est

la somme des deux réponses h1  t  et h2  t  .

19
CONVOLUTION ET CORRELATION

h1  t 

x t  x  t   h1  t   x  t   h2  t 
+

h2  t 

x t  y t 
h  t   h1  t   h2  t 

III4. Corrélation :
III.4.1. Principe de la corrélation :
En traitement de signaux, il est souvent nécessaire de comparer deux signaux, cela peut se faire de
plusieurs manières.
La méthode qui est la plus utilisée consiste à une mesure de leur similitude de forme et de position
en faisant translater l’un des signaux par rapport à l’autre mathématiquement. Cette opération est un
produit scalaire.

III.4.2. Définition de la corrélation :


C’est la relation réciproque qui indique le degré de similitude entre deux fonctions (signaux).
a) Fonction d’inter-corrélation dans le cas des signaux énergétiques :
On appelle fonction d’inter corrélation notée Rxy   en anglais (cross corrélation), la fonction

permettant la mesure de la similitude entre deux signaux x  t  et y  t  .



Rxy    x* , y   x*  t . y  t    dt (III.9)


Avec x*  t  le conjugué de x  t  .

y  y  t  est translaté d’une quantité  .

20
CONVOLUTION ET CORRELATION

Cas discret :

Rxy  k    x*  n . y  n  k  (III.10)
n 

Cas particulier :
Si nous somme dans les signaux réels

Rxy     x  t . y  t    dt (III.11)


b) Fonction d’auto-corrélation dans le cas des signaux énergétiques :


Cette opération permet de comparer un signal x  t  avec lui-même durant l’intervalle de temps t

dont l’un des signaux est décalé (translaté) d’une certaine quantité   y  t   x  t  .

Rx     x* , x    x*  t .x  t    dt (III.12)


Cas discret :

Rx  k    x*  n  .x  n  k  (III.13)


c) Relation entre énergie et fonction d’autocréation :


 
Ex   x  t  dt   x*  t  x  t  dt  Rx  0 
2
(III.14)
 

La valeur à l’origine d’une fonction d’auto-corrélation représente l’énergie du signal :


Ex  Rx  0  (III.15)

d) Fonction d’inter-corrélation dans le cas des signaux à puissance moyenne finie :


T
1 2
Rxy    lim  x*  t  y  t    dt (III.16)
T  T T

2

21
CONVOLUTION ET CORRELATION

e) Fonction d’auto-corrélation dans le cas des signaux à puissance moyenne finie :


T
1 2
Rx    lim  x*  t  x  t    dt (III.17)
T  T T

2

T
1 2
Px  lim  x*  t  x  t  dt  Rx  0  (III.18)
T  T T

2

III.5. Relation entre la corrélation et la convolution :


 

 z    x    y     x  t . y   t  dt

 
(III.19)
 Rxy     x*  t  . y  t    dt
 

Si on pose M  t
t    M  

t    M  
 dt  dM

L’équation (III.20) devient :



Rxy     x*   M  y   M  dM
 (III.20)
 x     y  
*

Dans le cas des signaux réels : Rxy    x     y  

La différence entre la fonction d’inter-corrélation Rxy   et la convolution des deux fonctions se

trouve au niveau de la fonction qui est inversé par rapport au temps. Dans le cas des fonctions
réelles et paires, la convolution et la corrélation sont équivalent.
Si x   réel et paire alors : Rxy    x    y   .

22
CONVOLUTION ET CORRELATION

III.6. Propriétés :
a) La symétrie :
Si les signaux sont complexes :
Rxy    R*yx    (III.21)

Dans le cas où les signaux sont réels :


Rxy    Ryx    (III.22)

Remarque : pour une fonction d’autocorrélation, on peut dire que pour un signal réel :
Rx    Rx    (III.23)

Cela veut dire que la fonction d’autocorrélation Rx   est une fonction réelle paire.

b) La périodicité :
Si un signal x  t  est périodique d’une période T alors Rx   est aussi périodique de la même

période.
x  t   x  t  kT   Rx    Rx   kT  (III.24)

c) Additivité :
z  t   x  t   y  t   Rz  
(III.25)
Rz    Rx    Ry    Rxy    Ryx  

Cas particulier :
Si x  t  et y  t  sont indépendants (il n’y’a aucune ressemblance entre les deux)

 Rxy    Ryx    0
(III.26)
 Rz    Rx    Ry  

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