Introduction Electroacoustique
Introduction Electroacoustique
Transduction électroacoustique
par Jacques JOUHANEAU
Professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)
e transducteur est un système qui transforme l’énergie reçue sous une forme
L donnée (par exemple : mécanique, thermique, lumineuse...) en énergie utili-
sable sous une forme différente (par exemple : acoustique, électrique...).
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INTRODUCTION À L’ÉLECTROACOUSTIQUE __________________________________________________________________________________________________
Ce transducteur est dit réversible si, alimenté par une source électrique, il est
capable de fournir une énergie acoustique.
Ce transducteur est dit réciproque si, lors de son fonctionnement réversible,
il constitue une source de débit q(m3/s) proportionnelle au courant d’excitation
i(A) telle que : q / i = u/p.
Les microphones et les haut-parleurs sont des transducteurs électroacous-
tiques réversibles. Ils sont réciproques tant qu’ils fonctionnent dans leurs limites
de linéarité.
1. Couplage et réciprocité Un oscillateur, excité à une fréquence qui croît de zéro à l’infini,
voit l’amplitude de ses oscillations passer par un maximum à une
fréquence voisine de sa fréquence propre, c’est sa fréquence de
résonance.
■ Rappel sur les oscillateurs
Quand on associe deux oscillateurs à l’aide d’un élément passif,
Considérons l’association en série de trois éléments passifs (R on crée un circuit couplé dont la principale caractéristique est de
résistance, L inductance et C capacité). La relation entre la tension posséder deux fréquences propres différentes des fréquences
aux bornes de ce circuit u (t ) et le courant i (t ) qui le traverse peut propres de chacun des circuits élémentaires qui le compose.
s’écrire sous la forme d’une équation différentielle du second ordre
à coefficients constants : L’association en cascade de N oscillateurs constitue de même un
système ayant N fréquences propres.
du d2 i di i Les circuits électroacoustiques sont précisément constitués de
--------- = L ----------2 + R -------- + -----
dt dt dt C l’association de deux ou trois circuits du premier ordre. Ces circuits
peuvent être de nature différente. Ainsi, un haut-parleur monté dans
Si la tension imposée est harmonique, le courant le sera également une enceinte bass-reflex peut être représenté par un oscillateur élec-
et l’équation précédente pourra s’exprimer à l’aide de grandeurs trique (la bobine du haut-parleur) couplé à un oscillateur mécanique
complexes [ i = i 0 exp ( j ω t ) ] : (l’équipage mobile), lui-même couplé à un oscillateur acoustique
(l’enceinte). L’étude des systèmes électromécaniques passe donc par
la connaissance d’un certain nombre de lois élémentaires relatives
1
u = R + j L ω – ---------- i
Cω aux couplages des circuits que nous rappelons ici.
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Le quadripôle passif obtenu (schéma en T) possède la propriété d’où l’on tire la valeur du courant de sortie :
d’être entièrement décrit par deux équations couplées relatives à
Zc
deux des quatre variables u 1 , i 1 , u 2 et i 2 en fonction des deux i 2 = ---------------------------------------
- u1
2
Z 11 Z 22 – Z c
autres ; par exemple, les grandeurs de sortie u 2 et i 2 en
fonction des grandeurs d’entrée u 1 et i 1 . Le nombre de Réciproquement, si l’on alimente le quadripôle par un
générateur de courant i 1′ (figure 3), la tension u 2′ recueillie entre
2
combinaisons possibles étant égal à C 4 = 4! ⁄ 2 !2! = 6 , le les bornes de sortie sera :
2
quadripôle peut donc être caractérisé par n’importe lequel de ses Z 11 Z 22 – Z c
six systèmes d’équations couplées (article Théorie des circuits – u 2′ = ---------------------------------------- i 1′
Zc
électriques linéaires [E 3 000] dans le traité Électronique).
i2 i 1′
u 1 = Z 1 i 1 + Z c ( i 1 + i 2) on en déduit l’égalité : - = – ------------
---------
Soit u1 u 2′
u 2 = Z 2 i 2 + Z c ( i 1 + i 2)
Cette relation est une forme de l’expression du principe de
l’un de ces systèmes. réciprocité.
Il est également possible de l’écrire sous la forme : Le rapport :
u 1 = Z 11 i 1 + Z c i 2 i2 Zc Zc Zc
---------
- = ---------------------------------------
2
= -----------------------
- = ------------------------
-
u 2 = Z c i 1 + Z 22 i 2 u1 Z 11 Z 22 – Z c Z 11 Z*2 Z *1 Z 22
et l’impédance de sortie à entrée fermée Z *2 ( u 1 = 0 ) : Figure 2 – Détermination du facteur de réciprocité d’un quadripôle
2 par la mesure du rapport i 2 /u1
Z c
Z* = Z – -----------
2 22 Z
11
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km
Z c = r f + j m ω – --------
- S surface de la membrane du transducteur,
ω
v vitesse vibratoire de la membrane,
Les équations du système couplé excité en m 1 et libre en m 2 i courant électrique recueilli,
(F 2 = 0) s’écrivent : Z 11 impédance mécanique bloquée de la membrane
F 1 = Z 11 v 1 – Z c v 2 [à circuit électrique ouvert (i = 0)] ; soit ici :
0 = Z 22 v 2 – Z c v 1
km
Z 11 = r f + j m ω – --------
-
ω
k
km
avec Z 11 = Z 1 + Z c = r f1 + j m 1 ω – ------1- + r f + j m ω – --------
ω ω
- Z 22 impédance électrique bloquée [à circuit mécanique
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Les impédances d’entrée sont des impédances électriques Ces circuits acoustiques sont constitués principalement
d’expression : d’éléments générateurs d’inerties (effets inductifs), de compliances
2 (effets capacitifs) et d’amortissements (effets résistifs). Les effets
Zc
Z *e = Z 11 – ------------
- d’inertie et de compliance sont générés principalement par les
1 Z 22 conduits et les cavités. Les effets d’amortissement sont dus à la
présence de structures ou de matériaux induisant une dissipation
et le facteur de réciprocité v ⁄ u reste, par définition, égal à celui d’énergie par frottement.
défini en fonctionnement réciproque. Le comportement des ondes stationnaires dans les conduits et les
cavités dépend essentiellement de la longueur d’onde du signal.
Tant que la longueur d’onde est grande devant leurs dimensions,
■ Définitions relatives à l’efficacité d’un microphone ils se comportent comme des éléments réactifs analogues à ceux
Réponse M d’un transducteur : quotient complexe d’une d’un circuit à constantes localisées (termes en jm ω et k m /jω ). On
dit alors que ces circuits travaillent dans l’approximation basse
grandeur déterminée mesurée à la sortie d’un transducteur par fréquence et l’on admet qu’ils peuvent être représentés par des
une autre grandeur déterminée, mesurée à l’entrée dans des schémas électriques équivalents (article Microphones [E 5 160]).
conditions de fonctionnement données de ce transducteur.
Efficacité M d’un transducteur : module de la réponse du
transducteur. 2.1 Impédances acoustiques des conduits
Courbe de réponse amplitude-fréquence : représentation
graphique de la loi de variation du module de la réponse 2.1.1 Impédance acoustique spécifique
(efficacité) en fonction de la fréquence. d’un conduit et impédance ramenée
Courbe de réponse phase-fréquence : représentation
graphique de la loi de variation de l’argument de la réponse en Soit une onde acoustique plane d’équation :
fonction de la fréquence. exp ( j ω t ) [ A exp ( – j kx ) + B exp ( j kx ) ]
Efficacité relative M p d’un transducteur : rapport de l’efficacité
du transducteur, dans des conditions particulières, à l’efficacité se propageant dans un tuyau cylindrique de section constante.
dans des conditions de référence qui doivent être spécifiées. L’impédance acoustique de l’onde a pour expression :
Efficacité intrinsèque M pi d’un microphone : efficacité en
tension et en pression du microphone à circuit ouvert. p (x ) A exp ( – j kx ) + B exp ( j kx )
Z ( x ) = ----------------- = ρ 0 c --------------------------------------------------------------------------------
L’efficacité intrinsèque d’un microphone est donc systémati- v (x ) A exp ( – j kx ) – B exp ( j kx )
quement de la forme :
avec c célérité du son,
B v Zc ρ0 masse volumique de l’air.
M pi = -------------- = RS -------------------------------
p Z m1 * Z 22 Z (x )
En posant z x = ------------------ , il vient :
Nota : l’efficacité relative s’exprime généralement en décibels par vingt fois le loga- ρ0 c
rithme décimal de ce rapport.
— en x = 0
■ Définitions relatives à l’efficacité des sources A + B
Rendement d’une source : rapport de la puissance acous- z 0 = ----------------------
A – B
tique totale rayonnée par la source à la puissance électrique
active fournie à l’entrée. z0–1
Efficacité axiale : pour les émetteurs dont le diagramme direc- soit B = ------------------- A
z0+1
tionnel présente une symétrie de révolution, on définit plus
généralement le niveau de pression obtenu dans l’axe à 1 m
(valable dans la mesure où, à cette distance, les conditions de — en x = x
champ lointain sont respectées) quand le transducteur est – 2 j sin kx + 2 z 0 cos kx
z x = -----------------------------------------------------------------
alimenté avec une puissance électrique de 1 W. 2 cos kx – 2j z 0 sin kx
Cette efficacité axiale s’exprime en dB/1 W/1 m.
– j tan kx + z
d’où z x = ---------------------------------------0-
1 – j z 0 tan kx
j tan kx + z x
2. Circuits acoustiques ou inversement z 0 = ---------------------------------------
1 + j z x tan kx
-
Comme le montrent les divers exemples numériques développés Ainsi l’impédance en un point x1 d’un conduit de section constante
dans l’article Microphones [E 5 160] de ce traité, un transducteur de peut être déterminée à partir de l’impédance connue en un autre
pression constitué uniquement d’un système couplé mécano- point x 2 (figure 5) et la relation précédente peut s’écrire d’une façon
électrique ne peut fonctionner linéairement que dans une gamme plus générale sous la forme :
de fréquences très réduite. L’utilisation d’un tel transducteur en Z1 j tan k ( x 2 – x 1 ) + ( Z 2 ⁄ ρ 0 c )
microphone (ou en haut-parleur), susceptible de fonctionner de ----------
- = -------------------------------------------------------------------------------
-
façon homogène sur toute l’étendue du spectre audible, ne peut être ρ0 c 1 + j tan k ( x 2 – x 1 ) ( Z 2 ⁄ ρ 0 c )
envisagée qu’après l’adjonction de circuits acoustiques parfaitement
adaptés aux performances désirées. Z 1 est l’impédance ramenée de Z 2 par la longueur x2 – x1 .
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INTRODUCTION À L’ÉLECTROACOUSTIQUE __________________________________________________________________________________________________
Tout système vibrant transfère une partie de son énergie au milieu L’impédance de rayonnement est homogène à une impédance
ambiant (sauf si celui-ci est le vide absolu). mécanique.
Soit un diaphragme plan (figure 6), constitué d’un système vibrant L’impédance totale de la membrane chargée par le circuit acous-
d’impédance mécanique : tique interne a donc pour expression :
Z m = r f + j [ m ω – (k m ⁄ ω ) ] Z0 = Zm+S Zs
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Quand le diaphragme est soumis à une force de pression Tous les résultats précédents s’appliquent au cas de la
F = S p 0 , il se déplace à une vitesse v 0 : membrane tendue, même si celle-ci ne vibre pas en piston.
S p0 Z R prend alors la forme :
v 0 = -------------
-
Z0
ZR = df
---------0-
v0
À pression d’excitation constante, cette vitesse passe par un
maximum quand le module de Z 0 passe par un minimum. df0 étant la force élémentaire exercée par l’élément de surface dS
Ainsi, pour une impédance Z 0 = R 0 + jX 0 pour laquelle R0 est sur le fluide.
indépendant de la fréquence, les fréquences de résonance du
système correspondent aux valeurs d’annulation de X0 .
2.1.3 Impédance de rayonnement externe
Par exemple : une membrane d’impédance mécanique d’une membrane
Z m = r f + j ( m ω – k m ⁄ ω ) chargée par un circuit acoustique d’impé-
La réaction du fluide au mouvement d’une membrane ne s’effectue
dance ramenée RR + jX R aura pour impédance totale :
pas seulement sur la face interne. Une composante externe Z Re
Z 0 = r f + R R + j ( m ω – (k m ⁄ ω ) + X R ) intervient également et l’expression complète de l’impédance
mécanique d’une membrane est de la forme :
Dans le cas où rf et RR sont des constantes indépendantes de la
fréquence, les pulsations de résonances sont données par la relation : Z 0 = Z m + S Z s + Z Re
Or R 0 = rf + R R 1 2
R = ----- R Re v 0
2 2 2
d’où 0 = rf v 0 + RR v 0 = d + R
Il en résulte que le rendement d’un haut-parleur sera d’autant plus
Ainsi, la puissance réelle fournie par la source se répartit en élevé que l’impédance de rayonnement interne sera plus faible.
deux termes :
— la puissance dissipée par frottement fluide de la membrane :
2 1 2
2.2 Masse et raideur virtuelles
d = r f v 0 = ----- r f v m d’une membrane chargée par un tuyau
2
— la puissance dissipée par rayonnement dans les circuits acous- La membrane est modélisée par un piston fictif (figure 8) se dépla-
tiques internes du transducteur : çant sans frottements mécaniques à l’intérieur d’un tuyau de même
2 1 2
section et caractérisé par ses constantes mécaniques m, k m et rf .
R = R R v 0 = ----- R R v m
2
2.2.1 Tuyau fermé
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km + ka
ω0 = --------------------
-
m
k a est appelé raideur virtuelle de la membrane (figure 10).
d’où Z 0 = Z m + Z R = r f + jm ω – jk m ⁄ ω + j ρ 0 cS tan k
Figure 11 – Résolution graphique de l’équation
et les fréquences propres sont données par : aux fréquences propres d’une membrane chargée
km 1 A
m par un tube ouvert : tan y = ----- – By
tan k = --------- ⋅ --------- – ---------- ⋅ k y
k a k m a
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■ Approximation basse fréquence L’étude analytique des membranes fermées sur une cavité
Pour les longueurs d’onde telles que : accordée peut s’effectuer par différentes méthodes.
tan k = k
Z R = j ρ 0 cSk 2.3.1 Première méthode :
équations mécaniques couplées
donc Z R = j ( ρ 0 S ) ω = jm a ω
Les équations dynamiques du système en basse fréquence
Le tube agit par inertie et équivaut pour la membrane à une masse ( λ 1 et 2 ) s’écrivent :
additionnelle.
— en x1 :
km
Z0 = Zm+ ZR = r f + j ( m + m a ) ω – j --------- d 2 x1 d x1 γP
ω pS 1 = m -------------- + r f ------------ + k m x 1 + S1 -------- ( S 1 x 1 – S 2 x 2 )
dt 2 dt V1
m a est appelé masse virtuelle de la membrane ; elle est ici égale à
la masse d’air contenue dans le tube et entraînée par la membrane — en x2 :
en basse fréquence (figure 12). d 2 x2 γP
0 = m T -------------- + S 2 -------- ( S 2 x 2 – S 1 x 1 )
La membrane a une fréquence propre : dt 2 V1
Un des circuits les plus utilisés dans la conception des micro- En posant : α = S2 /S1
phones et des haut-parleurs est la cavité accordée (figure 13). Sa γP 2
et k 1 = -------- S 1
théorie, initialement développée par Thuras et Wente dans les V1
années 30 pour les microphones de pression, s’applique également
sans modifications à la théorie de l’enceinte bass-reflex. on obtient :
=
km + k1 k1
Z m1 = r f + j m ω – --------------------
- Z m + -------
-
ω jω
k1
Z m2 = j ( m T ω – α 2 k 1 ⁄ ω ) = jm T ω + α 2 --------
jω
Figure 12 – Schéma mécanique équivalent d’une membrane Sous cette forme, l’impédance mécanique dynamique d’entrée
chargée par un tube ouvert dans l’approximation basse fréquence traduit bien l’existence d’un couplage ( Z c = αk 1 ⁄ j ω ) , mais ne
permet pas la représentation par un schéma mécanique équivalent,
à cause de la dissymétrie des termes k 1 /jω et α2k 1 /j ω.
Cette ambiguïté peut cependant être levée, en divisant chaque
terme de la fraction par α 2.
Il vient :
k1 ( k1 ⁄ j ω ) 2
Z m1
* = Z m + -------
- – --------------------------------------------------
-
j ω jm T ω ⁄ α 2 + k 1 ⁄ j ω
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et l’impédance de couplage :
k1
Z c = -------
-
jω
on obtient directement l’expression :
2
Zc
Z*
m1
= Z 11 – ------------
-
Z 22
m v = m T /α 2
L’expression de Z m1
* :
2
Zc jm v ω ⋅ Z c
Z m1
* = Z m + Z c – -------------------------------- = Z m + --------------------------------
jm v ω + Z c jm v ω + Z c
Il est également possible dans le cas le plus général de ramener On a ici l’apparition d’un nouveau terme : la masse
l’impédance du tube jusqu’à la membrane. m 1 = ρ 0 S 1 1 de l’air contenu dans la cavité.
Le calcul complet donne alors : La représentation équivalente est cependant possible si l’on
remarque que :
Z*
m
= Z m + Z R = Z m + S1 Z s m mv ( 1 + k t ⁄ k1 ) mv + m1
---------v- = ---------------------------------------- = ------------------------
-
j ( S 1 ⁄ S 2 ) tan k 2 + j tan k 1 k1 k1 ( 1 + k t ⁄ k1 ) k1 + k t
= Z m + ρ 0 cS --------------------------------------------------------------------------------
1 + j ( S 1 ⁄ S 2 ) tan k 2 ⋅ tan k 1 γP 2 γP
avec k t = -------- S 2 = -------- S 2
V2 2
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L’impédance mécanique d’entrée devient : Le tube d’accord permet d’élargir la bande passante du transduc-
teur vers les fréquences graves. C’est grâce à ce principe que
j ( m v + m1 ) ω ⋅ ( k1 + k t ) ⁄ j ω l’évent de l’enceinte bass-reflex permet l’amélioration du rendu
Z m1
* = Z m + -----------------------------------------------------------------------------
j ( m v + m1 ) ω + ( k1 + k t ) ⁄ j ω des très basses fréquences.
Un exemple numérique complet de circuit accordé est développé
d’où les représentations équivalentes (figure 17). dans l’article Microphones [E 5 160] de ce traité.
Ainsi, dans le cadre de l’approximation basse fréquence, L’étude de la membrane chargée par une cavité accordée trouve
l’expression de l’impédance ramenée totale donne une directement son application dans la conception de la plupart des
représentation plus complète du système, car elle prend en microphones de pression et de gradient de pression électro-
compte : dynamiques, électrostatiques et à électrets, ainsi que dans la majeure
— l’inertie de la masse d’air contenue dans la cavité (m 1) ; partie des enceintes de conception classique.
— l’élasticité de l’air contenu dans le tube (k t ).
En pratique, dans la réalisation de circuits à cavité accordée :
1 ≈ 2 et S 1 S 2 3. Amortissement
d’où α 1 et m 1 ≈ αm v m v est négligeable, de même que des membranes
k t ≈ αk 1 k 1 .
Les principes étudiés au paragraphe 2 concernent les éléments
On retrouve alors tous les résultats précédents.
réactifs des circuits de charge des transducteurs. Ce sont eux qui
Les fréquences propres d’une membrane fermée sur une cavité déterminent les fréquences propres des membranes et, par
accordée sont données par la relation : conséquent, la courbe de réponse du capteur et ses fréquences de
coupure.
lm [ Z m1
* ] = 0
L’uniformisation de la réponse sur une large étendue du spectre
km mv k1 ne peut être obtenue que grâce à la présence d’éléments résistifs.
soit : m ω – -------- - = 0
- – --------------------------------------
ω m v ω – ( k1 ⁄ ω ) Pour que la réponse du transducteur soit aussi stable et homogène
que possible, il est nécessaire de bien maîtriser l’emploi des circuits
ou encore : mm v ω4 – (mk1 + m vk m + m v k1) ω 2 + k1k m = 0 d’amortissement aussi bien au niveau des conceptions qu’à celui des
2 2 technologies mises en œuvre.
équation bicarrée dont les solutions ω 1 et ω 2 donnent les fré-
quences propres f1 et f2 du système. Cette maîtrise doit tenir compte de la nécessité d’ajuster au plus
près les termes résistifs et d’assurer leur stabilité dans le temps.
La fréquence f2 est toujours légèrement supérieure à la fréquence L’utilisation de matériaux poreux compressibles est d’un emploi
propre de la membrane chargée par la cavité fermée, tandis que la simple et courant mais il est sujet à une évolution des performances
fréquence basse f1 est accordée de façon à ce que la résonance avec la dégradation du matériau et l’empoussièrement. Les maté-
vienne renforcer les fréquences inférieures à la fréquence de coupure riaux poreux incompressibles ne sont pas ajustables et subissent
basse du système. également un encrassement progressif au fil du temps. Seules les
résistances obtenues par rétrécissement des circuits (tubes capil-
laires, fentes étroites ou espaces interélectrodes) permettent
d’obtenir des performances reproductibles et stables dans le temps.
L’amortissement des sources électroacoustiques est également un
des paramètres fondamentaux du contrôle des performances des
haut-parleurs et des enceintes. C’est lui qui permet de définir leur
limites de linéarité et leur rendement.
dv r
F = η 2πr – -----------
dr
Le coefficient de proportionnalité η est appelé coefficient de
viscosité.
Sa valeur pour l’air à 18 oC est η = 1,83 · 10–5 Pa · s.
Figure 17 – Schémas équivalents obtenus après avoir ramené
l’impédance du tube de section S 2 À cette force de frottement correspond une perte de charge entre
sur la membrane (impédance ramenée totale) les deux extrémités du tube :
F = πr 2 ∆p
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INTRODUCTION À L’ÉLECTROACOUSTIQUE __________________________________________________________________________________________________
1 1
d’où 〈 q 〉 = ----- π a 2 v 0 = ----- q 0
2 2
q 0 étant la valeur du débit dans l’axe (r = 0).
Avec q 0 = 2 〈 q 〉, la perte de charge prend la forme :
4η
∆p = ------------ 2〈q 〉
πa 4
8η
soit ∆p = ------------ 〈 q 〉 = Ra 〈 q 〉
πa 4
a
1 2
Soit E c = ----- ρ 0 2 π r v r dr
2 0
2 a2 a2 a2 1 2 2
E c = π ρ 0 v 0 -------- – -------- + -------- = ----- π a 2 ρ 0 v 0 = ρ 0 ---------------2- q 0
2 2 6 6 6πa
1 4
E c = ----- ----- ρ 0 ----------- 〈q 〉2
2 3 π a2
Figure 19 – Profil des vitesses d’écoulement de l’air
r2 On en tire :
v r = v 0 1 – -------
-
a2
h 2 ∆p 4z 2
v z = ---------------- 1 – ----------
-
Le débit moyen dans le capillaire est donc : 8η h2
a a D’où la valeur v0 de vz en z = 0
〈q 〉 =
0
v r dS =
0
r2
v 0 1 – -------
a2 a 2 a2
- 2πr dr = 2πv 0 -------- – --------
2 4 h 2∆ p
v 0 = ----------------
8η
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La perte de charge prend donc la forme : La masse acoustique apparente de l’air est donc :
8η 8 η q0 6
∆p = ------------ v 0 = ------------ --------- M a = ----- ρ 0 ---------
h2 h 2 Lh 5 Lh
6 6 m 6
Le débit moyen de l’air traversant la surface d’ouverture de la M a = ----- m a = ----- -------2- = ----- ρ 0 ---------
5 5 S 5 Lh
fente S = Lh est :
h⁄2 h⁄2 Tous ces résultats sont résumés dans le calcul des résistances
〈q 〉 = 2 v z dS = 2 v z dz des fentes et des capillaires de l’article Microphones [E 5 160].
0 0
h⁄2 h⁄2 identique au calcul effectué pour les fentes mais comporte quelques
4z 2 2
d’où 〈 q 〉 = 2Lv 0 dz – ----------
- d z = ----- v 0 hL termes correctifs (article Microphones [E 5 160]).
0 0 h2 3
De façon générale, on admet que les canaux sont assimilables à
2 des fentes de section S = Lh et de longueur dont la résistance
soit 〈 q 〉 = ----- q 0 acoustique est toujours :
3
12 η
3 R a = ---------------
-
ou q 0 = ----- 〈 q 〉 h2 S
2
(tant que la fréquence est inférieure à 10–5/h 2).
La perte de charge prend donc la forme :
La présence de canaux tridimensionnels introduit dans le calcul
8η 3 12 η un terme correctif tel que :
∆p = ------------ -〈q 〉
----- 〈 q 〉 = ---------------
h3 L 2 3 8η
h L R a′ = ------------
h 2S
Et la résistance acoustique de la fente devient :
On caractérise généralement la résistance acoustique de ces
12 η matériaux par leur résistance à un écoulement continu.
R a = ---------------
-
h 3L Cette résistance peut être mesurée à l’aide d’un banc de mesure
dont le principe est décrit sur la figure 21.
Les résultats s’expriment en résistance acoustique spécifique par
3.2.2 Masse acoustique induite par une fente unité de longueur (en N · s · m– 4 ) :
de faible épaisseur
1 ∂p R S
------- -------- = -------s- = R a -----
La tranche d’air de cote z et d’épaisseur d z a pour énergie vx ∂ x
cinétique :
Ils varient principalement avec la nature du matériau, sa densité
h⁄2
1 2 1 8m 2 et le diamètre de ses fibres.
E c = ----- ρ 0 L 2 v 0 [1 – (4z 2 ⁄ h2 ) ]2 d z = ----- ----------- v 0
2 0
2 15 Le tableau 1 donne les valeurs de la résistance acoustique spéci-
fique par unité d’épaisseur pour quatre types de matériaux, mesu-
1 8m 2 1 8m 3
E c = ----- ----------- v 0 = ----- ⋅ ---------------
2 15 2 15 S 2 2
1 6
⋅ ----- 〈 q 〉 2 = ----- ----- m 〈 v 〉 2
2 5
rées pour des valeurs extrêmes de leurs densités.
Un autre terme correctif peut également être introduit pour
prendre en compte le fait que la vitesse particulaire d’une onde dans
Tout se passe comme si la masse d’air oscillante était supérieure un conduit croît quand la section du conduit décroît (conservation
de 20 % à la masse d’air effectivement limitée par les dimensions du débit).
de la fente.
(0)
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a2 mλ
L’élément d’intégration est la couronne de surface dS ’ = 2 π R dR. soit r m = --------------- – -----------
2m λ 2
La pression axiale à la distance r = O M est alors :
Exemple : tracé des amplitudes de pression sur l’axe d’un piston
a
exp ( – j k r 2 + R 2 ) plan encastré de rayon a = 25 cm émettant une fréquence de 5 525 Hz
p ( r, 0 ) = p ax ( r ) = 2jk ρ 0 cv 0 ----------------------------------------------------- 2 π R dR (λ = 6,15 cm) (figure 26).
0 4 π ( r 2 + R 2)
Quand on se dirige vers la source, on rencontre un premier maximum
d’amplitude à la distance r0 telle que :
a
exp ( – j k r 2 + R 2 )
Soit p ax ( r ) = jk ρ 0 cv 0 ----------------------------------------------------- r a λ
– jk 0 -----0- = ---- – -------- = 4
a λ 4a
d’où p ax ( r ) = – ρ 0 cv 0 [ exp ( – j k r 2 + a 2 ) – exp ( – j kr ) ] c’est-à-dire à r0 = 1 m.
que l’on peut écrire également : Le premier minimum se produit à r1 /a = 2 et le second à r2 /a = 0,77.
L’intersection avec l’axe des ordonnées correspond à
sin(ka /2) = 0,19.
p ax ( r ) = ρ 0 c v 0 exp ( – j k r ) 1 – exp – j kr
a2
1 + -------
r2
- –1
[Link] Mesures en champ proche
La grande variation des niveaux de pression à proximité de la
source explique la difficulté de la mesure en champ proche à partir
kr
p ax ( r ) = ρ 0 c v 0 2 j sin -------
2 a2
1 + -------
r2
- –1
exp – j kr 1 + 1 + -------
a2
r2
-
--------------------------------------------------------
de la seule information de pression.
Les incertitudes de mesures sont d’autant plus importantes que
2 les dimensions des sources sont plus grandes.
Exemple : ainsi, pour un disque de rayon a = 40 cm émettant un
L’amplitude maximale de la pression résultante au point M (r, 0) son de 4 450 Hz, la variation théorique du niveau de pression à un
est donc : mètre due à un déplacement de 1 cm de la position du microphone est
de 60 dB !
kr
p axm ( r ) = 2 ρ 0 cv 0 sin -------
2 a2
1 + -------
r2
- –1
Or le centre acoustique de la source ne peut lui-même être défini à
1 cm près à cette fréquence.
kr a2 π
------- - – 1 = ( 2 n + 1 ) -----
1 + -------
2 r2 2
a2 ( 2n + 1 ) λ
soit r n = ---------------------------- – ----------------------------
( 2n + 1 ) λ 4
Et les minimums d’amplitude correspondent à :
kr a2
------- - – 1 = mπ
1 + -------
2 r2
Figure 25 – Pression élémentaire induite en un point de l’axe
par la surface élémentaire : 2R dR
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a2 a 2 ka 2
1 + -------
- –1 ≈ ----------
2
et pour ----------- 1
r2 2r 4r
ka 2 1 ka 2
d’où p axm ( r ) = 2 ρ 0 cv 0 sin ----------
-
4r = ----- ρ cv -----------
2 0 0 r
1 ka 2
Le tracé de la courbe p axm ( r ) = ----- ρ 0 cv 0 ----------- montre bien que
2 r
l’on est en présence de la valeur asymptotique de p axm(1) quand
r > a. Figure 27 – Notation utilisée pour la détermination de la pression
La mesure de la pression axiale d’un haut-parleur en champ induite en un point M ( r, ) par un disque plan encastré
lointain est donc une mesure fiable qui permet d’extrapoler la valeur
de la pression en n’importe quel point situé à distance r > r0 .
En général, à 1 m de la source, les conditions de champ lointain c’est-à-dire :
sont respectées et l’on peut définir la caractéristique de rayonnement
axial d’un haut-parleur par sa valeur à 1 m : a 2π
exp ( – j kr )
ρ0 c p ( r, θ ) = jk ρ0 cv 0 ------------------------------- R dR exp ( j k R sin θ cos ϕ ) dϕ
2πr 0
p ax ( 1 ) = p axm ( 1 ) ⁄ 2 = -------------- v 0 ka 2 0
2 2
l’intégration tient compte des propriétés des fonctions de Bessel :
soit pax (1) ≈ 145 v0 ka 2
2π
Quand les conditions de champ lointain ne sont plus respectées, exp ( ju cos ϕ ) dϕ = 2πJ 0 ( u )
on définit encore le champ rayonné par p ax (1) mais à partir d’une 0
valeur p ax (r ) obtenue en champ lointain. avec u = kR sin θ
Il vient dans ce cas :
2π
p ax ( 1 ) = lim p ax ( r ) = r p ax ( r ) et u J 0 ( u ) du = u J1 ( u )
r→1
0
on en déduit que :
ka 2
pour r a et r -----------
4 a
u du k a sin θ
2π ------------------ J0 ( u ) ------------------ = 2 π -------------------------2- J1 ( k a sin θ )
On parlera dans ce cas de pression axiale ramenée à 1 m, plutôt 0 k sin θ k sin θ ( k sin θ )
que de pression axiale mesurée à 1 m.
Soit en introduisant le débit volumique de la source : q0 = π a 2v0
Dans l’exemple précédent (a = 0,4 et f = 4 450 Hz), la différence
théorique des niveaux de pression ramenée et mesurée est de 100 dB. q0 2J1 ( k a sin θ )
p ( r, θ ) = jk ρ 0 c ----------- exp ( – j k r ) -------------------------------------
C’est bien entendu un cas limite en raison de la coïncidence avec un 2πr k a sin θ
minimum de pression.
d’où l’amplitude de la pression en M (r, θ ) :
Dans le cas de la figure 26, il y a cette fois coïncidence avec un
maximum d’amplitude (r /a = 4) de la pression. La différence entre 1 ka 2 2J1 ( k a sin θ )
pm ( r, θ ) = ----- ρ0 c ----------- ------------------------------------- = p axm ( r ) h ( θ )
les valeurs ramenée et mesurée n’est plus que de 4 dB, mais les 2 r k a sin θ
deux exemples illustrent la nécessité de ne pas confondre les deux
expressions. 2J1 ( ka sin θ )
h (θ ) = ------------------------------------ est la fonction de directivité en pression du
k a sin θ
disque plan encastré (figure 28).
4.1.2 Cas général : détermination du champ
Les valeurs de la fonction h (θ ) sont données par des tables.
dans une direction d’angle
avec l’axe de référence Les points remarquables sont :
h (θ ) = 1 pour θ = 0 → p (r, 0) = pax (r )
La distance r ’ du point M à l’élément de surface dS ’ est alors
(figure 27) : h (θ ) = 0 pour les valeurs de θ et de k telles que :
r ’ = r – R sin θ cos ϕ J1 (ka sinθ ) = 0
La pression en champ lointain r ’ ≈ r aura pour expression :
Ce sont les zéros de la fonction de Bessel d’ordre 1, c’est-à-dire :
v0
p ( r, θ ) = jk ρ0 c ----------- exp ( – j k r )
2πr
S0
exp ( j k R sin θ cos ϕ ) dS ′
ka sin θ = 3,83 ;
Ces valeurs apparaissent aux fréquences élevées et correspondent
7,02 ; 10,17 ; etc.
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π ⁄2 π ⁄2 2
1 1 2 [ J1 (k a sin θ ) ]
------ = ----- h 2 ( θ ) sin θ dθ = -------- - dθ
---------------------------------------
Q 2 0 ka 0 k a sin θ
Le calcul complet conduit à :
1 1 J1 ( 2ka )
------ = -------------
- – -----------------------
Q k 2a 2 k 3a 3
Figure 28 – Fonction de directivité en pression
d’un disque plan encastré Par identification des deux valeurs de Q, on fait apparaître la valeur
de R1 :
J1 ( 2k a) 2J1 ( 2ka )
R 1 = 1 – ----------------------- = 1 – --------------------------
-
ka 2k a
Ses valeurs peuvent être calculées à partir du calcul des fonctions
J1 (2k a ) ou par interpolation des valeurs données par les tables
(tableau 2). (0)
De l’expression de R1 , on déduit la valeur de la résistance de
rayonnement du disque plan encastré :
2J1 ( 2ka )
R R = S 0 ρ 0 c R 1 = πa 2ρ 0 c 1 – --------------------------
2ka
-
La courbe R R (2ka ) présente plusieurs propriétés qu’il est néces-
saire de connaître pour bien comprendre les lois de rayonnement
Figure 29 – Diagramme de directivité d’un piston plan encastré des pistons encastrés.
correspondant à ka = 10
■ En très basses fréquences ( ka 1 ) ,
Les courbes de directivité sont généralement tracées en décibels. k 2a 2
R1 ≈ -------------
2
-
4.1.3 Facteur de directivité du piston plan encastré la courbe suit une loi de variation parabolique analogue à celle de la
résistance de rayonnement de la sphère pulsante.
De la valeur de la pression axiale à 1 m : La directivité du système est alors Q = k 2a 2 /R1 = 2, on se trouve
en présence d’un rayonnement hémisphérique, le facteur 2 traduit
1
p ax ( 1 ) = -------------- ρ 0 cv 0 ka 2 bien le phénomène d’encastrement.
2 2
■ En basses fréquences (0,2 < ka < 2), R R croît de façon à peu près
linéaire avec la fréquence. Les valeurs de R1 s’obtiennent par inter-
on tire : polation linéaire des valeurs données dans la table.
2 ■ Aux fréquences médium (2 <ka < 6), la courbe devient très diffé-
v0 2p ax ( 1 ) 2
rente de celle donnant la résistance de rayonnement de la sphère
-------- = ---------------------
-
2 ρ0 cka 2 pulsante.
Elle prend des valeurs supérieures à ρ0 cS et oscille de part et
La puissance rayonnée par la source vaut : d’autre de cette valeur.
2 2 Le premier maximum étant à ka ≈ 2,5 et le premier minimum à
4p ax ( 1 ) R 1 p ax ( 1 )
1 2
E = ----- R R v 0 = π a 2 ρ 0 cR 1 ---------------------------
- = 4 π -------------
- ------------------- ka ≈ 4, il sera judicieux de régler la vitesse vibratoire du piston de
2 2 2 2 4
ρ0 c k a k 2a 2 ρ0 c façon à obtenir un renforcement à ka ≈ 4 et une atténuation aux
alentours de ka ≈ 2,5 pour assurer une bonne homogénéité de la
Par définition, R1 est la résistance acoustique spécifique réduite puissance rayonnée.
de l’air entraîné par le piston.
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x = ka sin x = 2ka
d’ordre zéro d’ordre 1
x Pression Intensité R 1 (x ) X 1 (x )
2J 1 ( x ) 2J 1 ( x ) 2K 1 ( x )
--------------------
2J1 ( x )
-
2
J 0 (x ) J 1 (x ) --------------------
- 1 – --------------------
- ---------------------
- (1)
x x x x2
■ Aux fréquences élevées (ka > 6), la résistance de rayonnement Au-delà de ka = 6, les valeurs de R1 (2ka ) ne sont plus données
est constante et pratiquement égale à ρ0 c S. dans la table et l’on admettra qu’elles sont égales à l’unité.
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Nota :
— Caractéristiques fondamentales de rayonnement du — le point de référence ne coïncide pas nécessairement avec le centre acoustique.
piston circulaire plan encastré de rayon a et de vitesse d’ampli- — l’axe de référence passe généralement par le point de référence.
(*) En pratique, on prend le plus souvent la distance du point de mesure au point de
tude vibratoire v0 : référence.
• fonction de directivité en pression :
2J1 ( ka sin θ )
h ( θ ) = -------------------------------------
-
k a sin θ 4.2 Directivité des microphones
• résistance acoustique spécifique réduite :
La directivité des microphones étant obtenue à partir d’une
J1 ( 2k a ) combinaison linéaire de deux fonctions de directivité élémentaire
R 1 = 1 – -----------------------
ka (article Microphones [E 5 160]) :
• facteur de directivité : Mp = A (réponse omnidirective)
Pression axiale p ax (r ) d’une source : pression mesurée sur 2 π
2 M ax ( 1 + cos θ ) 2 2 3 + 2
l’axe de référence de la source à la distance r du centre acoustique M sph = ------------- -------------------------------------- sin θ dθ = M ax ----------------------------
-
(*) sous réserve que la distance r soit assez grande pour que les
2 0 (1 + ) 2 3 ( 1 + )2
conditions de champ lointain soient respectées (décroissance en
1 /r de la pression). 3 ( 1 + )2
Pression axiale à 1 m p ax (1) de la source : pression mesurée à d’où Q = ----------------------------
-
3 + 2
1 m dans les conditions de champ lointain ou pression mesurée
en champ lointain et ramenée à 1 m : Directivité optimale d’un microphone cardioïde
p ax ( 1 ) = lim p ax ( r ) = r p ax ( r ) Les microphones cardioïdes dont l’efficacité est représentée par
r→1 l’expression :
M = A ( 1 + cos θ )
Niveau de pression axiale Lp ax : Lp ax (1) = 20 lg (p ax (1)/p réf )
Fonction de directivité en pression h ( ) d’une source présentent un nombre limité de configurations directives.
axisymétrique : rapport de la pression à 1 m de la source dans À un paramètre donné, il ne correspond qu’un seul facteur de
une direction θ à la pression axiale à 1 m, la pression étant directivité, un seul angle d’ouverture, une seule incidence d’annula-
mesurée dans les conditions de champ lointain : tion et une seule valeur de rejection.
h (θ ) = p(1, θ )/pax (1) Il n’est donc pas possible de choisir séparément les constantes
directives d’un microphone cardioïde.
D i a g r a m m e d i r e c t i o n n e l M ( ) d ’ u n t r a n s d u c t e u r
axisymétrique : pour une fréquence donnée, représentation Toutefois, pour un facteur de directivité donné, il est possible
graphique de la réponse du transducteur en fonction de la direc- d’obtenir deux fonctions de directivités cardioïdes et plusieurs fonc-
tion de propagation de l’onde dans un plan déterminé passant tions de directivité interférentielles.
par le point de référence. Ainsi, pour les seuls microphones cardioïdes, la relation :
Facteur de directivité Q d’une source : rapport du carré de la
pression acoustique, mesurée en un point donné de l’axe de 3 ( + 1 )2
Q = ----------------------------
-
référence à la moyenne du carré des pressions sur la surface 3 + 2
d’une sphère centrée sur le point de référence et passant par le
point donné : montre que plusieurs valeurs différentes de peuvent donner le
même facteur de directivité (figure 30). Ce facteur passe par un maxi-
2 2
Q = p ax ⁄ p sph mum ou un minimum pour les valeurs de telles que :
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Notations et symboles
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P
O
U
Introduction à l’électroacoustique R
Transduction électroacoustique E
par Jacques JOUHANEAU N
Professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)
Bibliographie S
BERANEK (L.L.). – Acoustics. McGraw-Hill (1954).
OLSON (H.F.). – Acoustical Engineering. Van
A
Nostrand, Princeton, NJ (1957).
ROSSI (M.). – Électroacoustique. Presses poly-
techniques romandes (1986).
V
ZUCKERWAR (A.J.). – Theoretical Response of
Condenser Microphones. J. Acoust. Soc. Am., Vol 64,
O
no 5, nov. 1978.
I
R
P
L
U
S
6 - 1992
Doc. E 5 150