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1

LES FÊTES
TRADITIONNELLES EN EUROPE
Préambule : Dans tous nos articles, notre point de vue est en général d’apporter une note plus
“nordique” aux comparaisons mythologiques ou folkloriques parce que leur influence fut bien plus
importante que les habituels commentaires le laissent supposer puisque ceux-ci sont évidemment post-
chrétiens. Mais cette prégnance de l’Ancienne Coutume païenne dans toute l’Europe, et même dans
des pays où les “invasions germaniques” ne furent pas aussi importantes qu’en France, ne s’explique
que par une unité de culture antérieure à l’installation de la nouvelle et exotique foi chrétienne :
ne sommes-nous pas tous des “Indo-Européens* 2 ” ?…

Table des Matières

1ère “Saison” : Généralités et Première des 8 Fêtes :


De Noël à l’Épiphanie : Mort et Renaissance du Soleil

Fêtes : étymologie - fêtes celtiques = fêtes nordiques : une étoile de wotan - Jul
En Norvége : la Jolas Veinar + Julturm + En Biélorussie +
L'ambiance type + La Décoration de Jul + le Banquet
--------- Souvenir des thuya de Thulé en feu* : La Bûche dans la cheminée
L’arbre* de Neu Helle : origine de l'actuel arbre de Noël - En Russie, le sapin
Le "bestiaire*" traditionnel de Noël - Folklore : En Écosse,
------ Les douze jours/ "die Zwoelften" = les jours alcyoniens- le 26 : la st Étienne
------Le Nouvel An : Dons Strenna + En Espagne, « le 1er janvier + Pays la st Basile
---------L’Épiphanie + La fève dans la galette + En Alsace etc. + Les Orthodoxes,
Une Mère Neu Helle dans le Piémont : la Bonne Vieille Befana…>
Autour des légendes chrétiennes, Rois Mages, Étoile+Supplé[Link] (©) et ambiance musicale…
1
Fêtes de Mai en Surrey (G.B.) : Danse des rubans, exécutée par les enfants…
2
N. B. : Les mots avec astérisques* sont des titres d’articles consultables aussi dans le Livre CD de l’association qui
regroupe la totalité de notre étude sur Les Origines de l’Arbre de Mai comme étant issu d’une Atlantide boréenne
pré cataclysmique du XIIième s. AEC. Les articles des 2 parties : Thése et Folklore + “Les Sources” sont chargés pro-
gressivement sur le site et sont mis à jour en fonction de nos découvertes et de vos interventions par courriel @…
Visitez nous donc régulièrement puisque : “Il y a toujours du nouveau” sur <[Link]>!
2

Étymologie :
Notre mot fête vient du latin feria, fesiae, de Fas3 : idée de ce qui est sacré*.
Un Fanum – de fas-num – est un lieu sacré où se déroulent nos rites* festifs comme
nous l’avons vu dans la première partie de cette étude, au § “Les Champs de Mai”
(in Le festival communautaire d’Aspremont s/ Furon)…
Une autre étymologie, tout aussi latine, fait venir le mot du verbe ferir
“frapper”, d’où dies festus “jour frappé”… d’un signe spécial, ce qui est aussi un des
sens du mot “tabou”. On pensera au “jour du Soleil” – dominus – qui est “frappé”
du son des tambours d’airain, ou cloches de bronze sous l’action du marteau du Jac-
quemart4 (cf. ald. Glocke et angl. clock “pendule”)…

Climat :
« Le jour de la Fête, « le village vit des heures de communion profonde entre
tous ses membres, les soucis et les querelles sont volontairement oubliés, un intense
contentement fait déborder les cœurs de joie dans l’euphorie des banquets de famille,
dans l’ivresse des ébats chorégraphiques. Ce sont des instants inoubliables où l’on
pourra puiser des forces pour toute l’année. On retrouve cette atmosphère dans quel-
ques villages isolés ou aux grandes fêtes traditionnelles… »
La fête patronale qui remplaça celle du dieu* éponyme de la cité était une
« grande solennité de l’année et avait une valeur* sociale. Aprés une longue période
de labeur et de tracas, elle apportait une heureuse détente, qui favorisait les réconcilia-
tions, les accordailles et les affaires, influence qui persiste dans les villages isolés
(Mais) la notion de fête tend de plus en plus à s’appliquer à des spectacles où l’homme
a un rôle purement passif, tandis que jusqu’à la fin du XIXéme siècle, la fête patronale
opérait une coupure très nette dans l’existence ; il semblait, en ces jours de liesse, que
tous les malheurs et les soucis de l’année étaient effacés, que la vie recommençait sous
les plus heureux auspices. » Marcelle Mourgues (La Danse Provençale, ses origines,
ses symboles, CPM Marcel Petit, 1985).

Le rôle des fêtes :


« dès qu’une vie collective s’ébauche, dès qu’une société se structure, le besoin
se fait sentir de fixer des repères précis dans le temps, pour se réunir et
commémorer. Les fêtes contribuent à la cohésion d’une société. Qu’elles soient d’ori-
gine cosmique, religieuse ou politique, elles ponctuent le calendrier, le colorent de tein-
tes diffèrentes? Que l’atmosphère en soit recueillie ou débridée, les fêtes sont tou-
jours un support de la tradition. À ce titre elles ont une fonction de conservation. De
génération en génération, elles assurent la transmission d’un ordre qui peut remonter
au temps des origines [initia]r.t. Mais heureusement la tradition n’est pas seulement
répétitive, un frein à l’évolution, voire une mort ; elle est vivante aussi et active et se
3
Fas : voir l’allemand Fastnacht “Carnaval” (“nuit de fête”), cf. # 2…
4
Ce Jacquemart (Jacques au marteau) ne doit rien à Jacob, pas plus que celui de Compostelle
d’ailleurs, mais tout au marteau de Thor et, du haut de sa Tour qui évoque le Haricot géant du célèbre
conte, nous penserons à son nom anglais Jack et le Fraisier Géant, dans lequel il est aisé de retrouver
cet Arbre du Monde pilier du pays de Frey-Freyja, le pays des Freysier-Frisons : la Frise !
3

nourrit de l’imprévu et de la nouveauté. » Héléne Bénichou, Fêtes et calendriers,


Mercure 1992.

Les Fêtes se déroulent dans un temps suspendu, intense, sacré*, à l’opposé du


temps profane qui est, comme le nom l’indique, hors du Fanum, le lieu consacré. Leur
rôle est – par une succession de rites* festifs – de créer l’enthousiasme – du grec en
théio, c. à d. communier “dans l’esprit des Dieux” (cf. § “sacra”, art. Magie*) – com-
munion qui poussera à l’action et, par l’action en commun, soudera entre eux les
membres de la communauté*.

« Le temps dans lequel s’insère le Carnaval est un temps de “rupture” et nous


avons considéré que cette rupture n’existe que par rapport aux connotations culturel-
les qui y sont apportées. Si donc le groupe social porteur de valeurs* culturelles sus-
ceptibles d’être projetées dans la fête, ne constitue plus une “communauté”*, ces con-
notations de rupture, qui permettent l’accomplissement d’une “revitalisation” expri-
mée par la symbolique* de type “naissance-mort-résurrection”, doivent logiquement
disparaître de la fête, ne correspondant plus à une vision du monde d’aucun groupe à
caractère sociétal. » Marianne Mesnil. [!]

Passage à la folklorisation :

« La fête se dèsacralise en devenant un spectacle (la rupture prend des conno-


tations ludiques ou esthétiques) ; elle s’individualise et est “consommée” et non plus
vécue (son support étant un groupe informel [un “collectif” et non plus une
communauté*]r.t) ; pour reprendre une autre expression de Greimas, elle devient un
“faire-voir” [un spectacle] et non plus un “faire-faire” [rite]. » Marianne Mesnil.

Les rites* et la liturgie étaient préservés par la Mémoire et ils la développaient


aussi : les fêtes rituelles servaient à fixer et à entretenir le souvenir des mythes* de la
communauté (information + répétition + respect + aspect festif = enthousiasme) et le
texte en vers facilitant la mémorisation, la prosodie, l’accompagnement musical et la
mélodie, la danse*, le mime, les masques* et le jeu* théâtral fournissaient à la mé-
moire des “images invisibles” motrices, des eidolon, dont la statue ne sera qu’une il-
lustration agissante par son esthétique !

« Le don a partie liée avec la fête. De même que le sacré* est séparé du pro-
fane, la fête est isolée du travail : elle est le négatif même de l’activité laborieuse, de la
quotidienneté, de la tranquillité. Période d’excés et d’outrance, de dépense et de gas-
pillage, d’insouciance et de joie, la fête porte la communauté* au paroxysme de son
être. Elle est aussi le moment fort du don [“don et contre-don”, cf. Champetier, Homo
consumans, archéologie du don et de la dépense, Le Labyrinthe, 1994.]n .
« Chaque saison était traditionnellement inaugurée par des fêtes représentati-
ves. Ces fêtes étaient, en somme, des rites* d’entrée qui préparaient l’adaptation des
hommes au sens de la nouvelle saison à vivre…
« À chaque printemps, l’être humain, contemplant la verdure renaissante, s’im-
prégne de la sensation d’un renouveau auquel il s’identifie ; c’est lui qui renaît avec
le printemps. C’est enfin la belle saison qui s’annonce et ce retour de la vie apparaît
comme une fête : fête des fleurs, de Mai, de l’espoir, espoir de guérison. » Marie
Claire Dolghin, Les Saisons de l’Année, Séveyrat, 1989.
4

L’ordre des fêtes tout au long du calendrier reproduit le cycle de l’année cos-
mique re-naissante du Dieu-Fils/ Soleil qui vient d’apparaître pour l’Épiphanie ; puis
la Chandeleur ; célébration de l’Ordre Cosmique, lors de la guerre contre les Noi-
rauds en Mai ; de la Vie, lors de la Hiérogamie* ; des promesses de mai et des maria-
ges au Solstice d’été ; des Moissons, du Battage sur l’Aire sacrée*, des récoltes et
des Vendanges ; puis venait la fête du souvenir des ancêtres “divins” à la Samhain,
avec l’abattage rituel des animaux et leur salaison et, finalement la mort du Vieux Roi-
Soleil au Solstice d’hiver avec son double visage de l’an qui meurt et de l’an qui
naît symbolisé par Janus chez les Romains…

Les 8 fêtes celtiques ou nordiques :


Elles pourraient venir d’un archaïque calendrier fonctionnel pastoral à deux sai-
sons. Il correspondrait alors à la sortie et à la rentrée des troupeaux : Giamonios et Sa-
monios (irl. geim-red et samrad, gallois gaiaf et haf). Correspondant au fêtes de Bel-
taine/ 1er Mai (la fête des moissons en Grèce/ Fête des Fleurs ou Fête des Couronnes)
et de Samhain, qui coupent donc l’année en deux : arrêt du forestage où l’on chante
“Nous n’irons plus au bois”, et départ des troupeaux ; puis retour des troupeaux et
reprise des coupes de bois (Ésus).
Les deux autres fêtes forment avec elles une “croix de Taranis” , notre
Dieu* gaulois Sucellus “l’excellent” ou “le Bon frappeur” : ce sont la Lugnasad (1er
août) ou Fête des Moissons des céréales en Europe du Nord (lugna : “moissons”, ou
5

Lammas) et, (passé la Samhain/ moisson des fruits, ce qui forme la “Triade des Mois-
sons” marquant la belle saison), la Chandeleur/ Imbolc ou Fête des Chandelles qui con-
firme la Re-naissance du Dieu-Fils (Soleil) à la Neu Helle/ Jul* (Ste Brigitte, la Triple
Mère).

Ces quatre fêtes celtiques principales, Imbolc, Beltaine, Lugnasad et Samhain


correspondent donc à un calendrier des travaux agricoles et sont des fêtes de troisième
Fonction*, les seules que la “nouvelle foi” pouvait tolèrer et que les clercs allaient citer
dans leurs ouvrages “bien-pensants”. Ce qui ne prouve donc pas qu’ils ne connais-
saient pas les quatre autres, d’autant que leur goût pour l’astrologie/ astronomie est
fort connu. Mais, un fait est, on n’y trouve pas l’axe vertical du méridien (zénith) ni
celui horizontal des équinoxes : en tout cas ces fêtes solaires de première Fonction*,
plus cosmogoniques, plus religieuses et respectueuses de “l’ancienne coutume” (cf; art.
Paganisme*) et symbolisant l’axe du Monde se conservèrent mieux des destruc-
tions de l’Église* à l’abri de la grande forêt hercynienne, en Germanie* profonde,
jusqu'à ce que l’Église fasse faner l’Irminsul* des Externsteine à grands coups de
masse (cf. notre article Astrologie* nordique et Irminsul*).
Il nous faut donc remarquer que ces fêtes de la croix* de Taranis X – Imbolc
au début du deuxième mois, Beltaine au début du cinquième, Lugnasad au début du
huitième et Samhain au début du onzième – sont décalées5 d’une quarantaine de jours
(≈ 45) sur celles de la croix orthogonale ou grecque + des Solstices et des Équinoxes
(les 21). Il y a donc bien 4 Fêtes Solaires et 4 Fêtes Lunaires légèrement décalées :

Mais : « Les quatre fêtes celtes* des données irlandaises médiévales sont déca-
lées de 45 jours par rapport à leur date calendaire réelle : il existe donc deux dates
solsticiales et deux dates de fêtes équinoxiales. » Le Roux-Guyonvarc’h, Les Fêtes
Celtiques, G.L.M. 2002.

Les Celtes connaissaient fort bien les huit fêtes traditionnelles comme le prouve
le Bouclier de Fionn en étoile octoradiée des anciens Irlandais, bouclier qui était
un calendrier ! Nous pouvons le rapprocher de la figure héraldique de l'Escarboucle
que nous avons vu dans notre article Blasons* – la chaîne de cet escarboucle étant
celle de Lug qui lie* les participants/ initiants du rite* par le pouvoir de son Logos,
son “Verbe” sacré* – ou bien à la figure du Muhlespiele vu dans l’article Astrologie*
nordique : l’Étoile de Wotan !.

Nous verrons aussi dans l’article Runes* les divisions de l'espace et du Temps,
qui correspondent à nos huit fêtes traditionnelles : tout d'abord ces 4 fêtes agricoles ty-
piques de la 3° Fonction* et qui correspondent (à cinq jours prés) aux visées des levers
et couchers héliaques aux solstices qu’est la Croix de Taranis ou Rune* du Don des
Dieux*”. Ensuite, les quatre fêtes astronomiques* et initiatiques* de la 1ère Fonction*
dumézilienne – les solstices et les équinoxes – qui forment la croix* “grecque”. L’en-
semble constitue les huit fêtes traditionnelles du monde boréen si caractéristiques de la
“religion cosmique des Indo-Européens*” selon le très heureux titre du livre du pro-
fesseur Jean Haudry !
5
Décalées : Nous verrons par ailleurs que ce décalage est probablement dû au glissement zodiacal
provoqué par la précession des équinoxes (cf. § in art. Astronomie*)…
6

Solstice d’été 1° AOÛT


1° MAI 21 Juin LUGNASAD
BELTAINE
21 Mai 21 Juillet
21 Avril 21 Août
Équinoxe de Équinoxe
printemps d’automne
2I Mars 2I Sept
21 Fév 21 Oct

21 Jan 21 Nov
Solstice d’hiver
2 FÉVRIER z 22 Déc Ú 2 NOVEMBRE
IMBOLC SAMHAIN

DÉCALAGE DES SAISONS SOLAIRES


ET DES SAISONS CLIMATIQUES

Remarquons bien ici à nouveau que le calendrier des fêtes* celtiques est décalé
de 40 jours, et qu’il est presque comme la Rune Gebo “don des dieux : cette croix
de Taranis est cadrée sur le lever des Pléiades 6 , dispositif qui précéda de longtemps la
croix dite grecque des solstices et des équinoxes car les Grecs commençaient leurs
moissons avec le lever des Pléiades et faisaient leurs semailles au lever des Hyades :
« Il ne fait guère de doute que, dès les premiers âges, la nécessité pratique de
fixer les saisons propices aux semailles [sator]n et aux plantations a fait plus qu’une cu-
riosité purement spéculative pour favoriser la connaissance de l’astronomie*, en obli-
geant les primitifs à interroger la grande horloge céleste afin d’y trouver l’indication
des saisons de l’année. » Frazer.

Cependant, compte tenu de l’importance de la Hiérogamie* dans notre Fête de


Beltaine/ 1er Mai, il faut souligner que le mariage de la Déesse Mère* ne peut avoir
lieu que le 21 mars, au moment de l’équinoxe vernal, afin que le Dieu-Fils solaire
naisse le 22 décembre pour le Solstice d’Hiver/ Neu Helle (nouvelle clarté) : chez les
dieux, divins modèles s’il en fut, une gestation parfaite doit aussi durer neuf mois !
Cette hiérogamie se retrouve actuellement groupée avec la fête du 1er Mai qui
se doit d’être déterminée par la chevauchée sauvage de Walpurgis*, mais ces fêtes
s’enchaînaient parfaitement dans l’esprit de nos ancêtres, séparées qu’elles étaient par
la routine du travail des champs qui groupait l’essentiel des Clans* de la Communauté!

~~~~~~~~~
6
Pléiades : Il se pourrait fort bien que ce soit là la cause du décalage de ces fêtes de 3° Fonction* :
on sait en effet que les Druides (1° Fonct.) commençait la fête d’initiation plus tôt ! màj 16-10-04
7

Mise à jour du 29 nov. 05 proposée par : <slan_a_gael@> le 12, Juin 2004 :


Orientation et Traditions Celtiques
Vu sur le site <[Link]/symbolisme/[Link]>
Sommaire : La tradition celtique orale ne trouvait plus sa place dans un monde où le temporel domi-
nait le spirituel, où les faits historiques supplantaient les mythes. La seule source digne de confiance
aujourd'hui provient du Moyen-Âge irlandais. Selon cette source, le cycle annuel était régulé par qua-
tre "fêtes" (à défaut d'un terme plus approprié) en relation avec le lever et le coucher du soleil aux
solstices. Ces "fêtes" étaient ordonnées en conformité avec l'orientation vers le levant qui tenait un
rôle central dans leur tradition celtique (irlandaise)

En irlandais, ichtar dèsigne à la fois le "bas" et le "Nord" tandis que tuas signi-
fie simultanément "haut" et "Sud". De même, t-air, l'Est, est la région qui est "devant"
tandis que t-iar, l'Ouest, est au contraire la région située à l'arrière. En conséquence,
l'observateur faisant face à l'Est a le Sud ou le monde lumineux, réservé aux vivants, à
sa droite [N r.t : à dextre, le sens du déplacement solaire] et le Nord ou le monde
obscur, dévolu aux morts et dénommé séd, à sa gauche [id. senestre], (voir le dia-
gramme plus bas).

De même que le royaume des vivants est au-dessus du royaume des morts, le
Sud est au-dessus du Nord. Aussi, les Celtes irlandais donnaient-ils la préfèrence à la
droite dans la royaume des vivants et à la gauche dans la royaume des morts comme
en témoigne la représentation de la face intérieure du chaudron d'argent de Gundes-
trup (situé au Danemark). En conformité avec une analogie générale, le royaume des
vivants est une image inversée du royaume des morts.

Accorder la prééminence à la Droite ou au Sud dans le monde des vivants con-


siste à donner la préfèrence au côté lumineux, par rapport au côté sombre. Associer
mondes des vivants et des morts, au sein d'une orientation tournée vers l'Est, revient à
considèrer le soleil levant (ou couchant) aux solstices. Les quatre points [X] en relation
avec le lever et le coucher du soleil aux solstices dessinent un rectangle appelé rectan-
gle solsticial dont le rapport des côtés dépend de la latitude du lieu
d'observation. Ce rectangle se réduit à un carré pour une latitude voisine de la pointe
Nord de l'Irlande, région évocatrice des îles septentrionales du Monde où la tradition
8

celtique trouve sa source symbolique. A cette latitude, le soleil se lève précisément


au Sud-est au solstice d'hiver et au Nord-est au solstice d'été.
Pour davantage de détails sur la détermination de l'angle formé par les diagona-
les du rectangle solsticial consulter les “éléments de la sphère céleste” sur le site belge.

Conformément à la correspondance usuelle entre espace (ou points cardinaux +)


et temps humain (ou saisons), le soleil se lève précisément à l'Est et se couche exacte-
ment à l'Ouest aux équinoxes de printemps et d'automne (aux environs du 21 mars et
du 21 septembre). De sorte que les solstices d'été et d'hiver (aux environs du 21 juin et
21 décembre) correspondent respectivement au Sud et au Nord. Selon cette analogie,
le carré solsticial peut être rapproché du calendrier des "fêtes" celtiques irlandaises
(voir le diagramme ci-dessous). Un décalage s'ensuit entre la position du soleil cou-
chant au solstice d'été et le début (ou la fin) du cycle annuel fixé au 1er novembre.
Ce décalage pourrait avoir des origines simplement pratiques liées à la précision des
observations astronomiques de l'époque. Plus vraisemblablement d'origine symbolique,
il tiendrait à la "période close" à l'occasion de la "fête" coïncidant avec le début ou la
fin du cycle annuel au cours de laquelle le monde d'en "bas", monde du renouveau, fé-
condait le monde d'en "haut".

Orientation celtique des Fêtes celtiques

Selon la modalité solaire de la tradition chinoise (voir orientation et tradition sur


ce site belgacom), la préfèrence pour la gauche ou la voie ascendante de la Terre vers
le Ciel conduit à nommer le yin avant le yang comme dans le fameux symbole yin-
yang. De même, dans la tradition celtique, l'obscurité vient avant la clarté, la nuit avant
le jour et la période sombre et froide de l'année annonce la période claire et chaude.
Autrement dit, le monde des morts et des dieux* prend le pas sur le monde des
vivants. La jonction des deux périodes sombre et claire s'opère aux deux "fêtes" prin-
cipales de l'année: Samain le 1er novembre et Beltaine le 1er mai. Ces deux "fêtes"
principales sont entrecoupées par deux autres "fêtes" marquant le milieu des deux pé-
riodes sombre et claire: Imbolc le 1er février et Lugnasad le 1er août.

Samain ("réunion", "assemblée") : Il s'agit d'une "fête" compléte qui rassemble les
êtres vivants et ceux du sédh*. Elle réclame en conséquence le concours des représen-
tants des trois fonctions* de la tradition celtique :
- sacerdotale ("prêtres" ou druides);
- guerrière (noblesse militaire ou flaith);
- productrice (artisans).

Imbolc ("lustration", "averse") : Apparemment, la "fête" de la troisième Fonction


(productrice). Elle peut être mise en relation avec l'influence céleste symbolisée par la
pluie ou la phase descendante du soleil entre les solstices d'été et d'hiver, entre le Nord
symbolisant l'Autre Monde et le Sud représentant le monde des vivants.

Beltaine ("lumière", "feu") : "Fête" de la première Fonction (sacerdotale) où feu* et


lumière, symboles solaires, jouent un rôle important. C'est la "fête" des rites* de pas-
sage entre les périodes froide et chaude, entre l'obscurité et la lumière, entre la mort
psychique symbolique et la re-naissance spirituelle.
9

Lugnasad ("assemblée de Lug") : Lug est à lui seul tous les dieux et en assume toutes
les fonctions. La "fête" fait ici réfèrence à son aspect royal. Elle honore le souverain,
intermédiaire entre les deux autres fonctions, en tant que dispensateur des richesses ex-
térieures et intérieures ainsi que du bon gouvernement de la société et de soi-même.

En fait, Lug, dieu multifonctionnel, présidait également aux "fêtes" de Samain


et Beltaine respectivement sous ses aspects sombre et lumineux.

Imbolc : fut totalement occultée par la fête chrétienne de sainte Brigite, héritière de
Brigit, divinité féminine qui fut aussi l'initiatrice des "arts" (ou des métiers manuels et
intellectuels). "Fête" la moins influente des quatre, elle termine le cortège de leur suc-
cession selon leur ordre d'importance que retrace le diagramme ci-dessous :

Samain, "fête" de l'intégralité des cycles des morts et des vivants propre au monde
obscur (Nord-ouest) ; Beltaine, "fête" sacerdotale propre au monde lumineux (Sud-
est); Lugnasad, "fête" royale, pendant temporel de la "fête" sacerdotale (Sud-ouest);
Imbolc, "fête" de la fonction artisanale (Nord-est).

Cette séquence, orientée en suivant la droite, comporte deux axes reflétant la


structure fortement hiérarchisée de la société celtique où le spirituel prévaut sur le tem-
porel: L'axe Samain-Beltaine symbolise la voie spirituelle ou supra-humaine. Il évoque
la connaissance des principes immuables hors de toute manifestation et transmise di-
rectement aux druides depuis l'Autre Monde, le monde des morts et des dieux*.
L'axe Lugnasad-Imbolc représente la voie temporelle ou humaine. Il figure la
charge de l'application des principes et des lois de l'action propres au monde manifesté
et que le roi recevait des seuls druides.
10

Conformément à la prééminence du spirituel sur le temporel, l'axe Samain-Bel-


taine est relativement vertical par rapport à l'axe Lugnasad-Imbolc.
Notons une particularité de la tradition celtique (irlandaise) relative aux deux
portes. Beltaine, "fête" sacerdotale proprement dite, reflète plutôt l'aboutissement que
le début de la “voie des dieux” ; Imbolc, en tant que "fête" de la seule Fonction pro-
ductrice, ne saurait, à elle seule, autoriser l'accés à la voie des hommes.
Aussi, la structure fortement hiérarchisée des "fêtes" et de la société celtiques
inclinent à l'existence d'une seule porte reliant le monde des morts et celui des vivants,
à savoir Samain, comme en témoigne d'ailleurs la plaque du chaudron de Gundes-
trup. Elle symbolise la mort du guerrier à l'état ordinaire et sa ré-génération à l'état
primordial, représenté par le "chevalier", à la suite de la plongée dans l'élixir de vie im-
mortelle.
Bibliographie
Françoise Le Roux et Christian-J Guyonvarc'h:
"La civilisation celtique". Éditions Ouest-France, 1990;
"Les fêtes celtiques". Éditions Ouest-France, 1995

~~~~~~~~~

Màj du 7 déc. 05 proposée par coupi@ vu/ site polonais "Slowianska Zadruga"

WESOLYCH SWIAT
Quatre fêtes principales étaient célébrées chez les Slaves:

-21 mars : premier jour du printemps :SWIETO JARE (“Fête du printemps”) consa-
crée à la (re) naissance, à la nouvelle vie après le froid hiver. Pour cet événement des
oeufs étaient peints (pisanki), ils représentaient le symbole de régénération de la vie.
Cette fête était dédiée au dieu ROD (qui regarde dans les 4 directions : Il voit tout, sait
tout, supra), personnification de la providence et de la destinée. ROD, remplit un rôle
important lors de la naissance d'un enfant : il prédit au nouveau-né son avenir, sa
chance, sa durée de vie ou, à contrario, des peines et une mort prompte. (note de trad.
Coupi : nous retrouvons la racine "rod" dans le polonais actuel "rodzina": famille.
11

-21-22 août : premier jour de l'été SWIETO KRESU (littéralement “fête du terme”)
où KUPALA (Note: nom de la fête du solstice d'été chez les Slaves, de "kupa" :
monceau, tas, comme les meules de foin.) C'était aussi la célébration et l'adoration du
feu. Pendant la nuit de cette fête, poussait une fougère légendaire, un feu brûlait et des
couronnes de fleurs étaient jetées sur l'eau. Les garçons et les filles se constituaient en
couples. La cérémonie était dédiée au dieu DADZBOG SWAROZYC.

-23 septembre : premier jour de l'automne SWIETO PLONOW (“fête des récoltes”)
consacrée à la moisson de l'année, le dieu était remercié pour les récoltes, et invoqué
pour une production encore meilleure l'année suivante. après les augures sur l'avenir et
les prières, suivaient les festins rituels. Les dieux honorés étaient: PERUN et
DADZBOG SWAROZYC.

-21-22 décembre : premier jour de l'hiver :SWIETO ZMARLYCH (fête des morts)
consacrée aux ancêtres. Des feux étaient allumés dans les cimetières afin de réchauffer
les morts. Des banquets étaient également organisés pour honorer les défunts afin que
ceux ci ne souffrent pas de faim. Aux carrefours étaient allumés des brasiers de bran-
ches séches où de paille appelés "grumadki" pour réchauffer les morts. Cette fête était
consacrée au dieu WELES.

Note à propos de la mort : Les Slaves croyaient que chaque être possédait une
âme,qui après la mort partait pour une province appelée NAWIA (note : prononcer
NAWION, le A terminal étant un A cédille).
C'est un pays caché quelque part et profondément sous la terre, où tous les
braves gens vivent dans un éternel bonheur. Leurs esprits pouvaient de temps en
temps retourner sur la terre. Des incantations magiques étaient formulées par les diffè-
rentes familles,pour assurer une réception conforme et digne de ces mânes*. Toute
cette population se rendaient au cimetière et consommaient alors des aliments, en ré-
servant un morceau pour les trépassés. Un feu brûlait réchauffant ainsi les esprits
voyageurs.
Les âmes mauvaises avaient la faculté aussi de retourner, dans le but de tour-
menter les gens. Le défunt juste après la mort était traité avec un honneur indiffèrent.
Mais celle ci réveillait toujours parmi les vivants un certain respect. Le mort était ha-
billé avec les meilleurs habits, paré de bijoux, il n'était pas rare de l'accompagner
12

d'objets d'usage journalier, quelquefois même une arme.


La dépouille mortelle était déposée sur un bûcher, elle se consumait dans le feu
purificateur. Les cendres étaient versées dans un vase d'argile et enfoui dans la tombe.
Pendant un temps les tombes étaient simples et plates, puis des tumulus recouverts de
terre sont apparus. Les morts ainsi que la région étaient perpétuellement heureux. Le
Dieu WELES régnait sur ces esprits. »» A+ Renê trad.

*********
Ce § a provoqué de nombreux envois de nos visiteurs
mais ces articles complémentaires en .pdf (©) ne reflétant que l’opinion
de leur auteur ne sont donc soumis sur le site de R&T que pour faire réfléchir ceux
de nos visiteurs que cela intèresserait comme autant de fenêtres ouvertes…
Ils n’entraînent généralement pas notre aval complet pour autant.
Vous trouverez ici des liens vers ces “supplé[Link]”
rangés ici par ordre alphabétique :
~~~~~~~~~
Màj du 16 oct. 04 : Voulez-vous lire maintenant un article vu le 1er fév. 04
sur le site de Patrice Guinard: [Link] : Les quatre fêtes* des Celtes,
suivi de l’article “Les principales fêtes traditionnelles héritées des Gaulois”
par Boutios, vu sur le site <Les Druides du Québec> le 12 mars 04 ?
Cliquez alors sur le bouton : [[Link]] et retour automatique ici !

~~~~~~~~~
Mise à jour du 28 nov. 05 : voulez vous lire maintenant
quelques compléments sur les 8 fêtes celtiques ?
cliquez alors sur le bouton [[Link]] et retour ici pour continuer !

~~~~~~~~~
Mise à jour du 28 nov. 05 : voulez vous lire maintenant
quelques compléments sur les calendriers et les fêtes celtiques ?
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~~~~~~~~~
Mise à jour du 28 nov. 05 : voulez vous lire maintenant
quelques compléments sur les calendriers et les fêtes celtiques ?
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~~~~~~~~~
Mise à jour du 28 nov. 05 : voulez vous lire maintenant
quelques compléments sur Les Fêtes traditionnelles Kalash ?
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13

~~~~~~~~~
Mise à jour du 25 nov. 06 proposée par Geerlodt@ : voulez vous lire maintenant
quelques compléments sur Les Fêtes chrétiennes (?) des Quatre Temps ?
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~~~~~~~~~

Premier groupe de fêtes


Les Fêtes d’Hiver
a/ Légendes : Avent - Lucie - Nicolas - Mages - Étoile
b/ Solstice d’hiver : Noël - 12 Jours - An Neuf - Épiphanie

a/ Légendes “chrétiennes” autour


des Fêtes du Solstice d’Hiver ?
On ne peut affirmer actuellement qu’il existait des fêtes chaque semaine durant
la dernière lunaison de l’année chez nos ancêtres indo-européens*, avant l’adoption de
la “nouvelle foi” mais, on ne voit pas dans les “évangiles” comment conjurer l’an-
goisse de fin d’année, angoisse “animale” due à la baisse de la lumière – donc de la
Vie – et on ne saurait la relier cosmiquement – c’est à dire astralement – à la naissance
d’un “messie” sauveur autre que le Fils du Dieu* Soleil mourant pour renaître tel Ja-
nus pour le Solstice d’Hiver !
C’est bien pour cela que l’Église* fit “l’impossible” – et mit beaucoup de
temps – pour faire naître Son messie… à cette date, premier palier vers sa
“solarisation” progressive ce que rien dans les évangiles ne laissait présager, mais ce
7
Couronne de Neu Helle ou “Julkranz” c’est le Cercle de l’Année des Dieux* astraux (Runes*)
mais aussi l’Ouroboros* : on retrouve ce Panthéon dans les rubans printaniers de l’Arbre de Mai !
14

qui, tactiquement, était prévisible pour remplacer astucieusement le Dieu Fils Soleil de
nos ancêtres celto-germaniques afin de les amener à reporter leurs espoirs et leurs dé-
votions sur Celui que leurs Arts figureraient bientôt sous les traits de leurs propres An-
cêtres…
Disons donc quelques mots des Fêtes de l’Avent – cette “avant renaissance
de la Nouvelle Clarté/ Neu Helle” tant pour les Celtes* que pour les Germains*, ces
deux “cousins” qui composent nos Racines comme un feutre de riche terreau, celui
que déposent sans dèsemparer les Nornes/ Nonnes/ Parques/ Moires de Notre Destin*
d’occidental sur les fragiles Racines de Notre Arbre* du Monde Yggdrasil/ Irminsul* :

Les fêtes de l'Avent :


1er décembre, début de la couronne d’Avent8 : Cet “avant” Neu Helle (“nouvelle
Clarté”) avec ses quatre bougies marque les quatre fêtes solaires des solstices et des
équinoxes : on allumera une de ces quatre bougies chaque semaine pour aider le
“vieux” soleil dans son déclin et attendre la naissance de son “fils” à la fin de cette
Grande Veillée ou “Nuit des Mères” : au Solstice d’Hiver.

Lorsque nous parcourons le Net, nous ne trouvons en général pas ces rappro-
chement avec l’Ancienne Coutume que nous traitons dans un ensemble d’articles sé-
parés nommés Paganisme*, Religion*, Rites*, Mythes* et même Église*.

Certains sites Internet islandais (mais qui parle l’islandais dans ce pays à part
les rares immigrés), ou allemands (mais les Turcs parlent bien mieux cette langue que
nous), certains sites disions nous, le font et fort bien, et le site de traduction en ligne
<[Link]/wl/translate/fr/[Link]> peut vous aider si… vous connaissez
déjà bien la question païenne sans les a priori péjoratifs des “militants” chrétiens (nous
sommes ici sur un plan culturel – et dans le second millénaire – mais ces gens semblent
jaillir du Moyen-Âge et des vannes de leur l’Inquisition ! « Pardonnez-leur Seigneur,
car ils ne savent pas ce qu’ils font ! ») .…

Certains sites francophones font une allusion à l’antiquité de certains éléments


(mythèmes) et c’est ainsi que nous avons trouvé que, dans ce domaine linguistique, le
site <joyeuses-fê[Link]> (jfc) était assez bon avec ses citations de toutes les fêtes de
“saints”. Ainsi pourra-t-il servir de trame à certaines de nos réflexions conformes au
Paganisme* (cf.) de notre ligne éditoriale, celle que nos Fidèles visiteurs viennent cher-
cher ici et qui nous diffèrencie de l’habituel ronron in-culturel et épuisant dont la vul-
gate traîne dans toutes les revues “people” des salles d’attente de dentistes !
8
Avent : qui dira ce que le nom de ce rite* doit au concept celtique d’aventia/ awen “inspiration,
âme” et “génie” (du genos) des Celtes* ; le mot signifie aussi “cœur”…
Son rapport avec “avant” (Noël) ne serait alors qu’un jeu* de mots multisignifiant…
15

Étymologie : Avent – du latin adventus qui signifie “venue, arrivée; –> advenir”.
Cette période débute quatre semaines avant la veillée de Neu Helle/ Noël mais, celle
des chrétiens est une “mise en forme” (formattage) qui inclut obligatoirement les qua-
tre dimanches précédents.
Pour eux, ce terme classique fut employé pour dèsigner la venue du Christ par-
mi les hommes depuis Grégoire I, nommé aussi Grégoire le Grand pape de 590 à 614.
L'Avent, représente la période de la préparation de "la venue du Christ" et marque le
début de “l'année ecclésiastique” (…) j-f.c

Pour les anciens, le symbole principal de l'Avent est sans conteste la lu-
mière, ce qui est compréhensible à cette époque de l'année car la lumière non seule-
ment chasse l'obscurité mais aussi représente l'espoir et la lutte contre le mal (j-f.c) :
i.e. le Grand Hiver Fimbulvetr…

Si la couronne est un ancien symbole* signifiant la permanence de la vie qui


s'écoule et qui revient – l'Éternel Retour (Nietzsche) – les couronnes de l'Avent évo-
quent le soleil qui semble mourir et leur cercle fermé qui annonce son retour proche
(cf. art. Ouroboros*) : c'est pourquoi Nos ancêtres d'Europe septentrionale qui
“craignaient que le Ciel leur tombe sur la tête” – le souvenir de Surt 9 , le bolide bo-
réen qui tomba dans la Mer du Nord au XIIIème s. AEC – et que le Soleil disparaisse
pour toujours, décoraient en signe propitiatoire leur foyer au cœur de l'hiver avec des
couronnes composées de feuillages toujours verts.
Il paraît que « peu après la 1ère Guerre Mondiale, un pasteur allemand décida
d'allumer chaque jour une bougie disposée sur une roue, pour marquer les 24 jours qui
précédent Noël. » (joyeuses-fê[Link])…
Il est évident qu'il s'agit là d'un "appareil" public et ce pasteur dû reproduire,
peut-être sans le savoir, la roue des 24 Runes*/ astérismes du Cercle de l'Année qui
subsistait encore dans son enfance car, depuis un temps immémorial, cette tradition-
nelle Roue de l'Année était formée dans tous les Clans* avec des branches de conifè-
res. Et, si les bougies se sont réduites à 4, marquant les 4 dimanches qui, comme un
Cercle de L'Année en raccourci, symbolisant les 4 saisons et les 4 points cardinaux,
c'est surtout un symbole* des 4 stations solaires sacrées* par les levers et cou-
chers héliaques sur l'horizon lors des 2 solstices.
Remarquons ici qu’elles forment ainsi sur le sol de la Déesse Mère* la Rune*
Gebo X dite "Don des Dieux" par les Germano*-Scandinaves – véritable et seule ori-
gine des cadeaux10 de Neu Helle – X appelé "Croix de Taranis" par les Celtes* (cf.
aussi notre art. Astrologie* Nordique).
Pour les Nordiques restés Fidèles aux traditions de leurs parents, la couronne
sera disposée sur la porte d'entrée et, si elle doit être "allumée", ce sera par un disposi-
tif électrique ou par une bougie dans un photophore rouge, en verre ! pour éviter tout
risque d'incendie de la couronne, puis de la porte et de la maison !…

Les bougies sont évidemment ici le "symbole de la lumière" espérée, celle de


la Nouvelle Clarté Neu Helle qui advient lorsque, après ces quatre semaines, la der-
nière bougie s'étendra. Le plus souvent les bougies sont rouges pour évoquer le feu du
9
Surt : cf art. Déluges* et Atlantide* boréenne…
10
Étrennes : très importantes chez les Romains, le mot vient d’ailleurs du latin strenniae.
16

vieux Dieu Soleil se couchant en fin de saison lorsque, très bas sur l'horizon en feu, il
nous annonce sa mort imminente.
Sur les couronnes de Suède, les bougies sont souvent blanches, couleur de fête
et de pureté, anticipant la venue espérée du Dieu-Fils Solaire. En Autriche chrétienne,
on les choisit violettes car cette couleur est symbole de pénitence. Côté symboles, on a
d'un côté l'espoir et la joie, et de l'autre la contrition et l’illusion !

Un "calendrier de l'Avent" pour espèrer et… patienter : la légende édifiante nous dit
que « cette tradition germanique est née de l'imagination d'un père de famille voulant
canaliser l'impatience de ses enfants. Il découpa des images "pieuses" qu'il leur remit
chaque matin et, plus tard, les images pieuses auraient fait place à des biscuits anima-
liers. Le calendrier de l'Avent serait né ainsi. » ([Link])
Mais cette déviation chrétienne ne résiste même pas à une analyse superficielle :

Calendrier d’Oléus Magnus in Hist. des Pays Septentrionaux 1561

- a/ les calendriers almonat runiques ou runenstav, ces bâtons gravés de Runes* sa-
crées et de symboles festifs, existent depuis de forts nombreux siècles – il y en a dans
tous les musées nordiques ; ils existent sans doute aussi depuis des millénaires mais, le
bois pourrissant et les feux* d'autodafé ("acte de foi") de l'Église* nous empêchent
maintenant de le démontrer (n’était-ce pas leur but?)…

Le calendrier runique de Gammals (S) encore en usage en 1760


(cf. notre article Astrologie* nordique #h)
17

- b/ Par ailleurs, les animaux en pain d'épices dans le genre du Sanglier des Ardennes
sont de filiation directe depuis Gullinbursti, ce “sanglier aux soies d'or” de la Déesse
Germano*-Scandinave Freyja°, symbole de fécondité !

«« Ainsi, au gré des fêtes, l'attente de [la Nouvelle Clarté] Noël


se transforme en célébration de la lumière et de la fécondité.
Les jours sombres se remplissent de lumières. » j-f.c

Le Calendrier nordique de l'avent ou Primstaven

«« Le "Primstav" est un vieux calendrier nordique. Il est devenu inutilisable


lorsqu'est arrivé le calendrier Grégorien en 1700. Il porte diffèrents noms selon sa
provenance ; messedagsstav (bâton de jour de messe), rimstav (bâton de rime), runes-
tav (bâton de runes*) et primstav (stav = bâton).
Il est en bois sculpté de barres, symbolisant chaque jour de l’année et de signes
particuliers [imagés ou runiques]r.t pour les jours de fête ou de commémoration. Il dis-
pose de deux côtés, un pour l’hiver, et l'autre pour les mois d’été. L’hiver partait du
14 octobre, le jour de l’hiver, au 13 avril, et le côté été, du 14 avril, le jour de l’été, au
13 octobre (les signes sculptés peuvent varier selon leur provenance). Les dates
[devinrent] un mélange de tradition chrétienne et païenne, beaucoup de réfèrences
peuvent être retrouvés dans la Bible 11 mais aussi dans la culture païenne. Ici sont re-
présentés que les signes des jours ayant une relation avec les fêtes de Noël. »» Vu sur
<[Link]> le 30 nov. 05

Décorations pour l’Avent : « dès l'Avent, la maison toute entière se pare


dans l'attente du grand jour:
- couronne de l'Avent sur la table avec leur chaude lumière des bougies
- couronne éclairée sur la porte d'entrée, comme un fanal pour les invités,
- guirlandes de feuillage autour des portes [n'utiliser des lignes clignotantes qu'avec
parcimonie : c’est une fête de la nature renaissante et non un “marché de Noël”].
11
Bible : d’autant que nombre de leurs fêtes (au moins celles qui ne sont pas “nationalistes”) sont
héritées de leurs anciennes religions* naturelles... païennes ! (il suffit d’y être attentif)
18

- Ces diffèrentes coutumes manifestent la volonté des hommes de conjurer la peur de


rentrer dans une maison morte plongée dans la nuit froide et l'arrivée angoissante des
nuits de plus en plus longues et elles apporteront un peu de chaleur et de convivialité
aux réjouissances. » j-f.c

Calendrier des fêtes légendaires


La "Sainte Barbe" le 4 décembre est en fait le jour de la Déesse Mère*/ Terre-Mère
qui, quoique s’assoupissant à l’approche de l’hiver, n’en est pas moins fertile puisque
on plantait alors les blés d’hiver. Le coupelles de “blé de la Sainte Barbe” sont analo-
gues aux “jardin d’Adonis” :
Pour les Provençaux, le temps de semer Lou blad de santo barbo ou “blé de
Noël”, souvenirs de la “reverdie” de la terre après la Grande Submersion boréenne :
ces jeunes pousses forcées dans la maison, nouées d’un ruban rouge symbole* de fé-
condité, serviront à décorer les zodiacales Crèches (cf. art. Santons*) de la Neu Helle/
Épiphania !

Màj j-f.c : «« Patronne des mineurs, des carriers, des alpinistes, des canonniers, des
pompiers [tous ceux qui utilisent des explosifs ou sont proches du feu ! On se rappelle-
ra à ce sujet du nom de la réserve de poudre dans la Royale : la “Ste Barbe”] et des
prisonniers. Selon une ancienne tradition germanique le jour de la Sainte Barbe on
coupe une branche de cerisier pour la mettre dans un vase : si ses bourgeons éclosent
le soir de Noël, on peut y voir un bon présage de fécondité et de chance en amour
pour les jeunes filles car la fête de la Sainte Barbe est associée à des rites de fécondités
et de divination :
En Provence, c'est à la Sainte Barbe qu'on inaugure les Fêtes de Noël en met-
tant du blé ou des lentilles à germer dans une coupelle que l'on dispose devant la fenê-
tre. Si de jeunes pousses vertes apparaissent pour Noël, c'est le signe d'une bonne ré-
colte pour l'année à venir. »»
Dans ces deux cas, il s'agit "des Jardins d'Adonis" 12 , le Dieu* printanier récur-
rent des Phéniciens de Byblos, rite* bien connus dans toute l’Europe depuis l'antiquité
et qu’on pratiquait encore dans mes familles du Vivarais et du Dauphiné…

Alors vient Nicolas/ Klaus – qui n’est autre que “Le Vieux Woden”, l’Ours
Ar(k)tos – qui est accueilli en famille : il apporte des présents qu’on appellera plus tard
étrennes13 , un ours en peluche en particulier pour les plus petits, tout comme chez les
Aïnous du Japon (cf. § Ours° in art. Bestiaire*).
Sant Niklaus se nomme “Stutten Kerl” en Westphalie, expression dans laquelle
on retrouve la “jument blanche” Stutten (cf. § art. Blasons*) et le “jeune drôle” Kerl,
si ce n’est Karl “l’homme libre” qui donnera naissance au Jarl “le noble nordique”…

« Le Père Fouettard serait un avatar d’Oel (cf. ole in art. Sacré*)n , fils d’Odhin,
ancien dieu germanique, pour qui il châtiait sur terre les méchants. Odhin lui-même au-
12
Jardins d'Adonis : On en trouve en ce moment dans les Super Marchés, rayon animalerie, mais
cela s’appelle “herbe à chat”...
13
Le mot étrennes vient du latin streniae, souvenir de Strenia la déesse de la santé et de la force
physique : un des premiers rois de Rome, Tatius « prit les auspices de la nouvelle année en cueillant
les rameaux d’un arbre du bois de Strenua (un bosquet sacré)n… » Symmaque, exp. X, 35. De là
l’habitude prise de s’échanger ces rameaux sacrés* (cf. Le Rameau d’Or de Frazer…)
19

rait fourni certains traits à la légende de saint Nicolas voyageant la nuit à cheval. Si au-
jourd’hui le grand saint a été dépassé par le Père* Noël, il continue toujours d’accom-
plir sa mission dans les pays germaniques et alémaniques et les Lorrains se pressent
encore le 6 décembre pour l’accueillir.
« Le 5 décembre au soir, Küssnacht-am-Rigi au bord du Lac des Quatre Can-
tons en Suisse resplendit d’une multitude de petites lumière et s’anime d’un vacarme
(Schembart)n retentissant : comme chaque année, on fête Saint-Nicolas.
« Origines : Répandu dans de vastes contrées de la Suisse centrale et sous des
formes très variées, le Klausjagen14 dèsigne la coutume dont généralement saint Nico-
las et Schmützli forment l’essentiel. Dans un cortège de Saint-Nicolas, le Schmützli15 à
la particularité d’avoir le visage noirci à la suie 16 . Il joue un rôle comique et il se
charge de distribuer les punitions aux enfants (…)
« Au signal d’un coup de mortier, les Geisselklepfer “les claqueur de fouet”
font claquer leur fouet (cf. aussi in art. Sexualité*)n dans un ensemble cadencé afin de
chasser les mauvais esprits et de permettre à la lumière de revenir sous la forme de
multiples scintillements qui apparaissent au loin. Les Iffelträger ou “porteurs de
mitre”, compagnons du saint revêtus d’un surplis blanc avec une ceinture rouge, sont
coiffés d’une immense mitre mesurant jusqu’à deux métres de haut et pesant une
quinzaine de kilos ! Ces coiffures de cartons sont finement ajourées à la manière de vi-
traux et une bougie trône à l’intérieur.» Béatrice de Villaine et Guillaume d’Andlau,
Les Fêtes retrouvées, Casterman 1997.

On aura reconnu là, une figure de l’If (iffele träger “porteurs de petits Ifs),
l’If étant le porte cierge qui, finalement, s’enflammait dans l’église, lui-même souvenir
du vieil If sacré* brûlé rituellement pour le Solstice d’Hiver/ Jul (cf. infra)…

Màj vu sur <[Link]> : « Saint Nicolas, le 6 décembre, est fêté dans


l'est (Lorraine et Alsace), le nord de la France, la Belgique, l'Allemagne, l'Autriche, les
Pays Bas… dans pratiquement tous les pays du nord et de l'est de l'Europe*. Tous les
6 décembre, Saint Nicolas fait le tour de toutes les villes de Lorraine. Il y distribue des
friandises aux enfants et se voit remettre les clés de la ville par le Maire.
C'est une fête importante dans la vie culturelle de ces régions. Elle
s'accompagne de fanfares dans les rues, de défilés prestigieux, de feux* d'artifices, de
spectacles et de goûters pour les enfants qui dégustent des Saint Nicolas en pain
d'épices et en chocolat. (Pour découvrir toutes les coutumes et l'origine de cette fête
sur le web, voyez [Link]). »

Au pays Basque*, un charbonnier noir de poussier (noiraud comme ces som-


bre jours) descend de la montagne, ce qui symbolise la catabase finale du Vieux Soleil,
mourant au Solstice d’hiver…

14
Jagen “chasser” : on pensera évidemment à la Chasse Sauvage de Hellequin/ Wotan*.
15
Le Schmützli : “le Machuré” en dauphinois c.à d.… le Noiraud !
16
noirci à la suie : comme le zwarte Piet des Hauts Landais (E. D.)
20

Le 8 décembre, Fête des lumières : C’est en fait Lucie qui est fêtée par anticipation
par l’allumage de milliers de petits lumignons sur les fenêtres, en particulier à Lyon
(notre Lugdunon gauloise), ville où l’Église* a profondément déformé et déplacé de
cinq jours cette fête de Luce, la lumineuse parédre de Lug17 : dans un premier temps
en Fête de la légendaire Blandine, “Blanche lumière” (c’est bien le sens de Luce/ Lu-
cie/ Lucina) et, dans un deuxième temps, à la consécration de Lyon à la Vierge par le
roi Louis XIII, “en souvenir de la grande peste” dit-on.
Il a suffi alors de déplacer la date au huit décembre pour prétendre qu’il s’agis-
sait là d’une fête différente, mais pas trop pour ne pas gêner le peuple fidèle qui ainsi
continuait ses antiques dévotions…
Remarquable, cette nouvelle date est celle de l’inauguration d’une nouvelle sta-
tue à Marie et les Lyonnais furent conviés à faire une nouvelle procession en l’honneur
de l’idole d’une religion qui traite nos ancêtres d’idolâtres ! Il n’y rien à y comprendre,
je sais, mais il y a pire : c’est la récente dégénérescence de cette fête en “carnaval
mondialiste” (voilà la troisième dégradation). Ceci laisse rêveur : l’Église préfèrerait-
elle lutter encore contre le paganisme* son adversaire séculaire (satan en hébreux) et
perdre ainsi la figure lumineuse de la Vierge Lucie ?
Peut-être est-ce pour plaire aux “Enfants de 89” qui tiennent en main la ville
commerçante, les évêchés et le cardinalat ?

Ce 8 décembre est la fête de l'Immaculée Conception : cela ne vous paraît-il


pas un peut tard pour naître dans une quinzaine ? Il est vrai que c’est … miraculeux !
C’est pour cela qu’en Italie, le 8 décembre est aussi un jour de fête et même un jour
férié (chômé). Dans toutes les villes, les habitants dressent des reposoirs en l'honneur
de la Vierge Marie. Ils viennent en procession les fleurir de petits lumignons. » j-f.c

C’était là deux exemples où nous retrouvons la colonisation méthodique des


antiques dévotions à la Déesse Mère*, la Terre-Mère (Cybéle à l’automne et Proser-
pine au printemps), rite* propitiatoire pour une nouvelle fécondité espérée. Cela pour
17
Fête de la parédre de Lug “Lumineux” : dire “qu’elle fut créée par l’évêque de Lyon” est
une joyeuse plaisanterie car le vol – même de rites – n’a jamais sanctifié personne. Mais d’autres
ajoutèrent, pour se couvrir, que c’était “sur ordre du Roi” ainsi, les mauvaises actions sont le fait du
séculaire (“secula sécondum!”… comme disait les étudiants goliards, les amis de…Rabelais!).
21

le plus grand profit de l’Église* ce qui explique que Marie qui, si l’on en croit les
Évangiles, n’eut aucun rôle dans le magistère de son fils, ait dû prendre cette impor-
tance inattendue…
Ici, elle donc est Blandine, la pseudo martyre de Lyon/ Lugdunum (la “colline
dunon de Lug”), nom dont on voit tout de suite qu’il a remplacé celui de Blanche lu-
mière ou Lucine, la parédre du Dieu* gaulois de la lumière (physique et intellectuelle):
notre Lug le bien nommé ! Ce hasard erst tellement énorme qu’l prouve que ce mar-
tyr est une invention…

À Mont-Béliard, ville solaire de Belénos, on fête la Sainte-Luce tellement mieux qu'à


Lyon, avec de jeunes Lucies parcourant la ville, couronne de lumière en tête, la Mère
Neu Helle s'appelle encore Tante Airie.

Chez nos cousins païens de souche germanique, cette fête de l’hypothétique sainte
Blandine est toujours appelée “Fête de Frigg, la Reine de lumière” : c’est elle
“l’épouse” d’Odhin/ Wotan* ! Les correspondances sont évidentes…

13 décembre : Luce la “Fête de la Lumière”, christianisée en fête d’une sainte de


circonstance qui par bonheur s’appelle encore Lucie comme la parèdre du Dieu* gau-
lois Lug, est donc devenue Blandine – Blanche Lumière – à Lyon/ Lugdunon.

« À la Sainte-Luce, le jour croît d’un saut de puce. »

Lucie, prénom féminin avec Luce et Lucienne signifie "lumière" en latin. Pour
nous, affreux europaïens (culturels) il saute aux yeux qu’elle est la parèdre de Lug et,
d’ailleurs, les Espagnols la nomment Lucina. On trouve aussi son nom dans celui de
Mélusine* qui pourrait signifier Mère Lucine (cf. notre article*)…

Mais, en portant quelque attention à ce texte, nous remarquons immédiatement


que sa vraie place dans le calendrier devrait être au solstice d’hiver le 22 décembre !
Ce sont en effet les réformes successives du calendrier18 qui l’ont reportée avant…
l’Avent et même en Suède qui, sous prétexte de “nordisme” affiché, sert de réfèrence
traditionnelle intangible à certains. Mais, vous savez ce que nous pensons du respect “à
la lettre” de ce que sont devenues nos traditions si vous avez lu notre article Magie*
18
Calendrier : réformé en 45 AEC par Jules César et baptisé calendrier Julien, puis en 1582 par le
pape Grégoire XIII (dit “le Massacreur”) : nous utilisons tj ce calendrier Grégorien (cf. art. Astro*).
22

et pourquoi nous préférons en respecter “l’Esprit” initiatique/ pédagogique19 : sacra !

Traditionnellement, ce jour là, “la plus belle et la plus blonde” des jeunes filles
porte une couronne de bougies sur la tête telle les Caenis, les antiques “jeunes filles
Ourses” (nubiles) de Grèce. Dans certaines régions, ce sont actuellement tous les en-
fants qui portent la couronne de lumière : ne sont-ils pas tous des “Dieux-Fils” qui
vont apparaître : « Épiphania ! » et “la Lumière d’un foyer” ?

Les Lucies étaient déjà fêtée en Scandinavie avant le Moyen-Âge lorsque


l’église s’implanta par la force dans le septentrion où, plus encore que la chaleur, la lu-
mière fait cruellement défaut avec de détestables répercutions sur le psychisme. On
comprend donc que dans ces pays on ait encore plus tendance à La diviniser…

En Suède : «« Le jour de la Sainte Lucie, on peut voir dans les rues de Stock-
holm, des jeunes filles blondent qui défilent coiffées de bougies avec des gerbes
de blé d’Or nouées de rubans rouge et revêtues de manteaux de fourrure blanche.
Dans tous les villages et dans les écoles on élit et on couronne une Sainte Lucie.
Le soir, elles défilent toutes dans les rues en chantant le traditionnel "Sankta Lucia".
Elles sont accompagnées de garçons déguisés en Rois Mages qui portent des chapeaux
pointus parsemés d'étoiles dorées : de vrais petits Odhin-Wotan*. Il y a des défilés et
des fêtes toute la journée et même des concours de Lucie.
En Hongrie, la Sainte Lucie est le jour de la bénédiction des moissons. Les en-
fants étendent de la paille sur le pas de la porte et s'agenouillent pour former des
voeux de bonheur. »» vu sur [Link]ê[Link] Màj du 25-11-06 !

En Norvège, Màj j-f.c : le 13 décembre étincelle au milieu de la grande nuit


imposée par l'hiver. Dans toutes les maisons on célèbre la Sainte Lucie. On déguste
des petits gâteaux en forme d'étoile au coin du feu. A cette époque la nuit tombe vite
et le jour ne dure que 4 heures. La clarté des bougies renouvelle l'espoir de retrouver
vite un soleil rayonnant...
La Lucie suédoise n'a que de très lointains rapports avec la Lucie de Syracuse.
Une vieille tradition médiévale veut que la Sainte Lucie, qui se fête ici le 13 décembre,
marque la nuit la plus longue de l'année.
La plupart du temps, les jeunes font le 12 au soir la fête qui dure jusqu'au petit
matin. Sainte Lucie est fêtée le matin dans toutes les familles suédoises, et chaque en-
treprise, école ou ville choisit sa propre Lucie, qui vêtue d'une longue robe blanche et
coiffée d'une couronne garnie de bougies, apporte sur un plateau, le café et les brio-
ches au safran. Il arrive aussi qu'elle serve une boisson chaude, un vin épicé appelé
Glögg.
Sainte Lucie est souvent accompagnée de ses demoiselles et de ses garçons
d'honneur, eux aussi vêtus de blanc et qui chantent des chansons traditionnelles. »»
º : Ambassade de Suède
En Suède et en Norvége, ce jour étincelle au milieu de la grande nuit imposée
par l'hiver. Dans toutes les maisons on célèbre la sainte Lucie. On déguste des petits
gâteaux en forme d'étoile au coin du feu. A cette époque la nuit tombe vite et le jour
ne dure que 4 heures. La clarté des bougies renouvelle l'espoir de retrouver vite un so-
leil rayonnant.
Les Lucies de Suède sont fêtées dès le matin : tout le monde s'agite dans les
19
initiatique/ pédagogique : fondamentalement, c’est un… pléonasme !
23

maisons, les jeunes filles enfilent une longue robe blanche ceinturée de rouge ainsi que
la plus jeune des filles qui est coiffée d'une couronne de bougies blanches allumées sur
la tête. Les garçons portent des chapeaux terminés par des étoiles dorées.
Garçons et filles se rassemblent autour du lit des parents. La plus jeune des
filles, s'avance toute illuminée et portant un plateau sur lequel sont disposés des mets
pour le petit déjeuner : un café fumant, des brioches au safran, des gâteaux au gingem-
bre en forme d'étoile, de pantin ou de cœur (les lussebullar). Les enfants chantent des
chants traditionnels.
On peut voir dans les rues de Stockholm, des jeunes filles blondes qui défilent
coiffées de bougies et revêtues de manteaux de fourrure blanche. Dans tous les villages
et dans les écoles on élit et on couronne une Sainte Lucie. Le soir, elles défilent toutes
dans les rues en chantant le traditionnel "Sankta Lucia". Elles sont accompagnées de
garçons déguisés en Rois Mages qui portent des chapeaux pointus parsemés d'étoiles
dorées. Il y a des défilés et des fêtes toute la journée et même des concours de Lucie.
En Hongrie, la Sainte Lucie est le jour de la bénédiction des moissons. Les en-
fants étendent de la paille de le pas de la porte et s'agenouillent pour formuler des
vœux de bonheur.
À Gams (Autriche), la nuit de la Saint-Thomas : « Depuis la réforme du calen-
drier grégorien [N] adopté en 1584 en Autriche, la nuit de la Saint-Thomas, le 21 dé-
cembre, correspond avec le solstice d'hiver et donc avec la nuit la plus longue de
l'année. Cette position lui a donné une signification particulière dans le calendrier festif
d'hiver. La Thomasnacht a donc relayé et progressivement remplacé le Luzientag qui
occupait cette position jusqu'à la réforme du calendrier : avant que le pape Grégoire
XIII ne procéde à la réforme du calendrier en 1582, la Sainte-Lucie, le 13 décembre,
correspondait au solstice d'hiver et au jour le plus court de l'année.
Dans le Burgenland autrichien où vivent des populations d'origine hongroise
et en Hongrie s'est maintenue la tradition des " Lucies ". j-f.c
Grégoire XIII était un Pape astronome, certes, mais sous son pontificat, la
dénaturation du paganisme* sacré* de ses ancêtres fut bien digne du combat perma-
nent de cette "Église* d'origine exotique !
Mais, pourquoi pensé-je donc ici au "Cheval de Troie" ? Les Dieux* seuls le sa-
vent… Remettons donc la Fête de Lucie au 8 novembre !!!

La Saint Martin le 11 novembre : "A la Saint Martin il faut goûter le vin" : Autre-
fois partout en Europe, s'ouvraient le jour de la Saint Martin, les dernières grandes foi-
res de l'année. On y faisait commerce de cochonnailles, d'oies et de canards gras et
c'est à la Saint Martin qu'on tuait le cochon. C'était aussi l'occasion de renouveler les
baux de fermages et d'engager pour l'année les ouvriers agricoles.
On venait aussi tirer le vin nouveau des dernières vendanges et goûter la bière
de Noël spécialement brassée à cette occasion, ce qui explique que le "mal de Saint
Martin" reste une expression populaire pour parler de l'ivresse due aux excès de bois-
son pendant les foires de la Saint Martin. De même "Fêter la Saint Martin" signifie
faire bonne chère, c'est une fête d'abondance* comme le Mardi Gras et ceci s'explique
par le fait qu'après la Saint Martin commençait le petit carême de Noël.
Les marchés de Noël sont les cousins de ces anciennes foires de la Saint Martin.
Dans le Nord et le Pas de Calais la Saint Martin est fêtée par les enfants qui dé-
filent dans les rues en brandissant des lanternes réalisés dans des légumes creusés, en
particulier des betteraves. Cette coutume très ancienne [qui est] appelée fête des Gué-
nels, célèbre la fin des travaux agricoles » [Cette fête est devenue l'Halloween des Ir-
24

landais, puis fut expatriée aux USA pour la plus grande gloire du commerce… de
mauvais goût !]
Les enfants allemands, autrichiens et hollandais fêtent aussi la Saint Martin la
nuit du 11 novembre : ils passent dans les maisons pour apporter des petits pains brio-
chés aux enfants sages et des crottes d'ânes aux paresseux. Puis le soir, on déguste une
oie rôtie en famille (…) »» joyeuses-fê[Link]

b/ Le 23 : fête du Solstice d’Hiver :


La Neu Helle ou Noël
“Nouvelle Clarté”, ou JUL “Le Grand Tournant”
Étymologie :

Selon l’hypothése la plus commune, le sens d’origine de Jul est “Roue”, c’est
à dire Roue du Temps/ Ouroboros* (cf. aussi notre art. Astrologie* nordique), c’est
donc la Roue de l’Année et correspondant à l’anglo-saxon wheel, mais aussi
“kermesse, fête”, quoique ce soit ici un sens dérivé, c’est à dire second.
Certains pensent que le nom de Jul peut provenir du germanique jéochol,
“(époque des) tempêtes de neige” mais il s’agit aussi là d’un sens second déduit de
cette période du Solstice d’Hiver, les “douze jours” qui précédent la Neu Helle20 ou

“Nouvelle Clarté”. C’est donc le “joug { de l’année” (jonction, jointure, cf. §


Anille in art. Blasons*), l’époque de la mort du Vieux Soleil et de la naissance de
son fils : du surgissement I(s) du Nouveau Soleil Enfant ou “Dieu Fils”, l’époque où
l’on jubile et où l’on jodle des «Yaou21 » de joie !
C’est la période que l’Église* à baptisée “Saint-Jean d’hiver” et nous nous
rappellerons ici que les deux “Saint-Jean” étaient auparavant pour les Romains les
deux portes “Januae” de l’année et que, accolées, elles sont le symbole du Solstice
d’Hiver, le Nœud de l’Ouroboros* (cf. art.).

20
Neu Helle : “nouvelle clarté”, est la véritable étymologie de notre mot Noël, de Neu “nouvelle”
– gaulois noios, grec neos, britannique new, allemand neu ; et Helle “clarté”, en grec helios.
C’est la fête appelant la lumière à renaître, ce qui est particulièrement évident dans le Nord !
21
Yaou : pourquoi pensons-nous alors à YHVH (Jahveh) le dieu ethnique des Éburons/ Ébros de
Palestine au temps où, encore “païens*”, ils “adoraient” ce Pieu/ Pal en If éburo…
25

Chez les Germano-Scandinaves, un des surnoms de Wotan* est Jolnir22 , marquant


son rapport kronien (de “coupeur du Temps”) avec le re-calage de la “roue de l’an-
née” sur le Solstice d’Hiver d’où, sans doute, un autre de ses qualificatif : Jolareidi,
la seconde racine étant commune à l’idée de “roue” et de “chevauchée, chevalier Rei-
ter” (cf. la Rune* Rédo), ce qui rejoint la Chasse Sauvage (infra) de la Neu Helle et,
ainsi, ferme la boucle…

En Suède c’est Julgran, mot où l’on retrouve le soleil “gran” (cf. art. Apollon*), ce
qui en fait une “roue solaire” ou “roue de l’année” toujours, et que nous avons vue
longuement dans l’article traitant de l’Astrologie* en Europe du Nord. Nous retrou-
vons en cette saison cette couronne enrubannée sur les portes de nos maisons pour ac-
cueillir “le Voyageur”, c’est à dire Wotan* lui-même : le Grand Ase Alt/Ase (Atlas) !
Le premier signe astrologique* de ce “Moulin de la Grande Chanson”, ou zo-
diaque “Roue de la Vie” pour nos cousins Grecs, est le Capricorne, animal mythique
que nos cousins septentrionaux appellent un Julbock (prononcer Youlboc!) ou “Bouc
de Noël”. Ce bouc de paille blonde (solaire) au col enrubanné de rouge est offert tradi-
tionnellement chez nos cousins septentrionaux – sous le septième arc – lors des douze
jours du Solstice d’hiver, au moment de la commémoration des “divins” ancêtres et
lorsque se fait par conséquent l’Alfablot, le traditionnel “sacrifice aux Elfes*” qui in-
troduira la fête de fécondité. Mais, il existait aussi d’autres animaux, sacralisés à cette
époque (cf. art. Bestiaire* des Dieux*) dont les effigies de pailles commencent par la
racine Jul : le julsvin par exemple qui est le sanglier que l’on mange pour la Neu Helle,
et d’autres noms en Jul tels que le “Feu de Jul” et le “Chant de Jul”…
On dit aussi que les six premiers de ces douze jours sont la Fête* des Morts
(ou des Ancêtres) et que c’est eux qui, accompagnant Odhin/ Wotan* et son cheval

22
Jolnir : est l’ancêtre des géant Thurses, les Jötunnar, et aussi des Trölls, leurs folkloriques cari-
catures…
26

Sleipnir, sont à l’origine du chambard ou Schembartlauf de la Chasse Sauvage23 .


Dans nos folklore de sorcellerie* post chrétiens (c’est un pléonasme!) on dit qu’ils dé-
robent les victuailles, mais aussi la bière (öl, Alu) de ceux qui ont sacrifié à l’Alfablot.
lI y a là une inversion manifeste opérée par l’Église* car ce sont des offrandes propi-
tiatoires aux Dieux* “bons” (angl. God, allem. Gott), aux “bons” ancêtres du clan*
(ceux que les Romains appellent les Mânes*, càd les “Bons”) afin que viennent les six
jours suivants qui sont la Fête des Enfants.

Les origines de Noël


Toutes les religions* antérieures au Christianisme ont fêté le solstice d'hiver pour
redonner courage et espoir à leurs peuples effrayés par l'obscurité et les sols gelés destructeurs de la
vie, probablement depuis le Fimbulwetr que décrivent nos cousins Nordiques (cf. notre art. Délu-
ges*) mais, surtout, pour recadrer le calendrier paysan qui est lunaire avec le cycle solaire au moment
où l’an qui finit se soude à l’an qui naît au lieu où l’Ouroboros se mord la queue : Janus/ st Jean d’hi-
vrer.
Les Romains invoquaient Saturne, Dieu des semailles et de l'agriculture, dont le nom vient du
verbe latin severe "semer" [cf. aussi le provençal satre "couper-tailler" et Sator le laboureur du Ciel
des Alchimistes*]. Sa fête, les Saturnales, donnait lieu à des réjouissances du 17 au 24
décembre mais, on disait qu'elles s'étendaient jusqu'aux calendes de janvier, le jour de l'An
romain. Les calendes dèsignaient, chez les Romains, le premier de chaque mois.
Les Nordiques célébraient Njord, Dieu de la fécondité et Idun, gardienne des Pommes de Jou-
vence ou de la Connaissance, nourriture des Dieux*.
Les Perses (indo-européens*) rendaient un culte à Mithra Dieu de la lumière.

Les Saturnales : À l'origine, les Saturnales avaient lieu à l'occasion des semailles, mais cette tradi-
tion se perdit avec le temps. Cette célébration servit peu à peu à justifier toutes sortes de réjouissances
effrénées, de fêtes et d'orgies (banquets et “tableaux vivants” rituels).
Le poète gréco-romain Lucien, qui vécut au IIème s. EC, décrivit les Saturnales comme
étant des beuveries populaires suivant les libations rituelles, dans la joie accompagnée de vacarme
(chambard), de jeux et danses populaires prolongeant les antiques rites*, la nomination de rois de la
fête et des dons de repas aux esclaves, car en ce jour de Joie, de liesse, la gentillesse des mœurs était
le lot de chacun.
Comme pendant nos actuelles fêtes de Noël – qui ne sont que leur continuation – on
s’offrait des cadeaux : des porte-bonheur, du miel, des gâteaux, de l'or étaient courant. Dans l’attente
du printemps espéré, on décoraient les maisons avec du lierre, des branches de houx et de gui et, tout
travail – à part celui de la cuisinière et du banquier – était interdit.

Rome confrontée au culte de Mithra : Malgré l'influence croissante de l'Église* et de ses dis-
ciples, les rites liturgiques chrétiens ne parvenaient pas à s'imposer face aux festivités païennes
des Saturnales. Cette fête pleine d'entrain entrava longtemps la propagation du christianisme. Mais
son implantation fut également menacée par un autre culte fortement implanté dans l'Empire romain :
le culte de Mithra.
Tardivement, l’Empire s’étant étendu, les centurions – souvent d’origine étrangère – ra-
menèrent les éléments cultuels de leur patrie ou importèrent des Cultes à Mystères qui, comme notre
23
Cette Chasse Sauvage est une réalité météorologique fort bruyante – le Chambard – mais habi-
tuellement sans grandes conséquences. Cependant, sa plus belle démonstration fut en France le dou-
blé catastrophique qui initia le deuxième millénaire : la première, le 25/ 26 décembre 1999 qui, depuis
la Manche, ravagea la Bretagne, l’Île de France, le Nord et l’Alsace ; la seconde, le 27/ 28 décembre,
qui s’attaqua à la côte atlantique depuis de la Bretagne jusqu’au Pyrénées mais que ralenti ensuite le
Massif Central, puis les Alpes…
La Nachtchar “Troupe de Nuit” se compose de deux légions nocturnes, la Rechte Fahrt (le Juste
Voyage) qui méne les morts au lieu de leur séjour, et la Hexen-fahrt (le Voyage des sorcières*, cf.).
Mais les inquisiteurs ramènent le tout au “départ pour le sabbat” des sorcières (c. à d. leurs… esbats).
27

actuelle Maçonnerie*, se pratiquaient dans l’Armée statinnée dans ces lointaines provinces. C’est
pourquoi, aux IIème et IIIème s. AEC, son culte se répandit dans tout l'Empire romain et l'empereur
Aurélien en fit même la religion* d'État. Les milites romains, dont bon nombre vénéraient Mithra, fu-
rent les ambassadeurs de cette religion qu'ils répandirent dans les provinces les plus éloignées de
l'Empire.
Dans l'ancienne religion perse/ iranienne, Mithra était le Dieu de la Lumière, le sym-
bole* de la clarté et de la pureté et il combattait les forces “maléfiques” càd les Noirauds de l’hiver ou
les Géants* des Forces Naturelles (daimon) inférieures (infernales).
Au IVème s., pour enrayer ce culte “païen*”, l'Église* prit une mesure très astucieuse :
la fête de la naissance du Christ fut avancée du 6 janvier au 25 décembre car le solstice
d'hiver du 25 décembre était la fête la plus importante de l'année mithraïque, on fêtait la Renais-
sance du Sol invinctus “dieu-soleil invaincu”. De plus; l'Église* n'hésita pas à déclarer le Christ
lui-même "sol invinctus".
Puis, elle procéda de la même manière au cours de l'évangélisation d'autres peuples : la
fête de Noël fut transférée sur les jours de fête païens locaux importants, tels la fête de Jul chez
les Germains. L'objectif restait le même : faciliter le passage de l’Ancienne Coutume païenne à la
nouvelle “foi” chrétienne.
Un élément facilita cette démarche : il s'avérait impossible de fixer une date précise
pour la naissance du Christ qui n’est pas précisée dans les évangiles canons et comme il n'existait pas
à l’époque de calendrier universellement valable, la plupart des chrétiens furent vite convaincus que la
date de la naissance du Christ était le 25 décembre..
On s'interrogea sur la manière dont on allait célèbrer l'événement. Les autorités ecclé-
siastiques s'accommodèrent globalement de l'esprit des saturnales qui avaient été le berceau des ins-
pecteurs/ évêques à Rome. Même si ces fêtes exubérantes choquaient un peu les moeurs chrétiennes,
il ne fut pourtant pas impossible de concilier les deux rites*. En effet beaucoup d'éléments de la fête
païenne s'adaptaient aisément au nouveau cadre chrétien et il ne fut pas difficile, par exemple, de créer
un lien entre le houx aux feuilles piquantes et la couronne d'épines du Christ.

Les traditions Païennes : Au VIème siècle EC, le pape Grégoire tempêtait contre les fêtes exubé-
rantes, les danses* et le couronnement des portes et se prononçait en faveur d'une fête plus
“spirituelle” et non laïque. La coutume qui choquât le plus était celle des hommes déguisés en femme
ou en animal (Cernunnos*), ou même nus qui improvisaient des saynètes de satyres et de pans.
L'Église tenta donc d'interdire toute représentation de pièces de théâtre pendant les fêtes de Noël afin
de contrer ce type de rite*.
Cependant, en Europe du nord et de l'ouest, elle se montrât longtemps très réticente à in-
tégrer les traditions païennes du Solstice d'hiver dans sa fête de Noël et c'est ainsi que les coutumes
de Noël devinrent paradoxalement de plus en plus variées.

Noël au Moyen Âge : Au VIème s., le pape Grégoire envoya Augustin sur les îles britanniques
pour évangéliser la population anglo-saxonne. Il donna l'ordre aux moines d'intégrer les cérémonies
chrétiennes dans la tradition des païens afin que ces mutations ne les effraient pas trop.
Avec la propagation du christianisme, la fête de Noël commença aussi à jouer un rôle
de plus en plus important dans la vie politique des peuples européens. Par suite de l'écroulement de
l'administration romaine et du système de transport, la communication entre les souverains se fit de
plus en plus rare. Ainsi, Noël, devint l'une des rares occasions pour les princes de se rencontrer.
Dans l'Europe entière, les rois – dèsormais chrétiens – se faisaient couronner ce jour là, tel Charle-
magne (le “Tueur de Saxons”) Roi des Francs, qui fut nommé Empereur du Saint Empire romain, par
le pape, le jour de Noël de l'an 800.
On se réunissait pour d'immenses festivités, qui étaient caractérisées par un gaspillage
inouï, espoir propitiatif de l’abondance* des futures récoltes. On se retrouvait autour d'immenses ta-
blées, autour desquelles on mangeait et on buvait souvent en excès, on dansait et on jouait. Les jeux*
de cartes étaient particulièrement à la mode. En Angleterre cette pratique n'était autorisée que durant la
période de Noël.
Les pièces de théâtres et les représentations scéniques étaient très appréciées dans toute
Europe depuis l’antiquité. Elles étaient en général assez évocatries, animées voire équivoques. Leur
contenu symbolique puisait souvent dans les traditions et les rites* païens*. Au lieu d'interdire for-
mellement ces pratiques, l'Église* tenta de leur opposer des pièces et tableaux vivants qui avaient
pour thème principal la naissance du Sauveur selon les données des Evangiles de Matthieu et de Luc
28

et, pour faire bon poids, elle les baptisa “mystères : les voies du Seigneur sont impénétrables, donc
“mystérieuses”, alors que les “mystères antiques” étaient mystériques, càd “initiatiques*” (cf. art.).
Les crèches vivantes que nous connaissons aujourd'hui en sont vraisemblablement issues, alors que
les Santons sont certainement plus anciens, puisque zodiacaux…

Une fête familiale ou communautaire ? Alors que Jul ou la Neu Helle/ Nouvelle Clarté/ fête
du Solstice d’Hiver était une “fête solaire” re-liant toute la communauté*, peu à peu la fête familiale
devint un symbole* de prodigalité qui déplaisait aux puritains. En Ecosse les presbytériens interdirent
dès 1583 les fêtes de Noël. Les puritains anglais finirent par faire triompher leurs conceptions lors de
la guerre civile de 1642. On fut alors obligé de travailler le jour de Noël comme un jour ordinaire.
Mais certains continuèrent à fêter Noël en famille et le roi finit alors par lever cette interdiction.
Même dans les pays catholiques comme l'Italie et la France, où les puritains n'avaient
pas beaucoup d'influence, Noël était devenu une fête de recueillement en famille alors que la Nativité
d’un “Sauveur” incitait à une joie totale !
Aux XVIIIème et XIXème s., la tradition des “dons et contre dons” de cadeaux à la
Neu Helle ou des étrennes au Premier Jour de l'An solaire fut colonisée par l’Église qui prétendit que
les cadeaux de Noël sont une représentation symbolique des présents que les Roi Mages (cf. supplé-
ments, infra) auraient (?) apporté à l’Enfant Jésus. Or, bien avant César, les fonctionnaires se fai-
saient offrir des cadeaux par la population au début de chaque année, et même les esclaves recevaient
des cadeaux de leurs maîtres. Dans chaque foyer, on offrait des sacrifices aux Dieux* pour la fête du
solstice d'hiver afin que ceux-ci protègent la maison des “mauvais esprits” naturels, c’est à dire des
daimons du Vent froid et du Gel – les Noirauds – et qu'ils veillent sur la future fertilité des champs.
»» Texte reçu par @… Màj du 25 nov. 06.

« Tils àr ok fridhar ! »
“Pour une saison fertile et paisible ! ”

La Scandinavie s’éclaire alors de milliers de chandeliers en forme d’If, c’est à


dire en forme de pyramide, et fleurissent alors des étoiles, des Elfes*/ angelots, des
couronnes de céréales à douze brins (épis) pour souhaiter douze mois de prospérité…
tout en buvant un petit verre de glökl ou glögg pour l’Alfablot…
29

À Pertuis, dont le nom indique suffisamment la présence d’une fente dans la


roche (cf. § 2 montagnes, in art. Astrologie* nordique) qui permet de déterminer avec
précision le jour du Solstice d’hiver depuis le “siège du “Crieur du Temps” (ou
“Crieur des Dieux” : Hroptatyr) la veillée de l’épiphania ou festum stellae, un Char
de la Belle Étoile (ci-dessus) dont le nom est emprunté à la fête liturgique, portant un
bûcher enduit de poix embrasée, était traîné par sept mules dans les rues de la ville. Il
était accompagné par des jeunes gens qui frappaient dessus à coup de bâton, ce qui
s’appelait mouca la Bello Estello : provoquant de gigantesques gerbes d’étincelles24 …

Chez les Romains : c’était l’époque des angeronalia ou fête d’Angerona qui avaient
lieu le 21 Décembre. La déesse était représentée la bouche bandée et scellée, un doigt
sur les lévres, geste symbolique de silence (cf. infra, Aryas), ce que mon Maître Geor-
ges Dumézil compare avec les mythes* hindous dans son livre La religion Romaine
Archaïque. Sans doute Angerona (Angoisse) attendait-elle l’arrivée de Janus le dieu
Bifrons (“l’an qui meurt et l’an qui naît”, infra) qui apportera le surgissement du
Nouveau Soleil comme Dieu-Fils pour l’épiphania (“apparition” de la lumière) :

« La “duplicité” du Dieu-Fils repose sur le dualisme de sa représentation pen-


dant l’année : sur sa course supérieure et inférieure, sur sa moitié antérieure et posté-
rieure exprimée dans le signe pariétal Ø. » Herman Wirth.
Le double féminin de Janus est Junon25 “la jeune” juno/ jugo la déesse du joug
(à la jonction de la Roue de l’Année, comme le nœud de l’Ouroboros* (cf.) et par
conséquent du mariage. La Junon caprotine (capricorne) est Gamelio pour les Grecs et
aussi Héra Zeuxidia, déesse de la Justice* et de la Hiérogamie*, union de l’âme et
de l’Esprit qui, pour ces raisons, allait devenir au Moyen Âge la Dame… à la
Licorne*.
Fête de l’Aïon : Màj du 25 nov. 06. « Des cérémonies avaient lieu à Alexandrie au Koréion, où
l’on commémorait l’enfantement par une vierge de son fils Aïon, l’Éternel, homologue de Dionysos et
d’Osiris. On s’écriait alors : « La Vierge a enfantée, maintenant va croître la Lumière ! Cette fête
d’origine probablement astrologique* – dans la Haute Antiquité, le 6 janvier voyait la sortie du Soleil
dans la constellation de la Vierge – avait un caractère civique très marqué. » Alain de Benoist, Fêter
Noël, Pardès 1994.

24
Gerbes d’étincelles : Avis à nos modernes organisateurs de fêtes : ceci est très joli mais très
dangereux pour les vêtements et la peau ! Voilà bien des trous qui pourraient provoquer des procès…
25
Junon : Chez les Étrusques* la déesse poliade de Veies est Vei, mais elle fut appelée Juno Regina
par les Romains (Camille)…·
30

Chez les Berbères* les deux solstices sont toujours fêtés par des feux, ce sont En-
naïr fin décembre et Ansara fin Juin…

Chez les Aryas des Indes : le silence est, dans la religion cosmique des ”Indo-Euro-
péens*” (cf. Jean Haudry), un moyen de tirer le soleil de son obscurité pour permet-
tre l’émergence d’un monde nouveau : pour le sortir de l’éclipse il faut rendre aux
dieux* une adoration dénudée, une adoration sans mot prononcé, au moyen du qua-
trième Brahman (“étape, prescription”). Ainsi s’explique que le silence ait une fonc-
tion éducative. C’est aussi un vieil usage brahmanique, qu’à un problème mal posé on
répond par le silence. » M. Eliade, Le Yoga, Immortalité et liberté, Payot 91.

«« Les R(i)bhu, qui à l’origine étaient des êtres ordinaires, ont gagné l’état di-
vin en réalisant une suite d’exploits : l’un d’eux consiste à dormir douze jours chez
Agohya, “celui qui ne doit pas rester caché”, divinité généralement identifiée au soleil
pendant les douze jours du Solstice d’Hiver, qui rappellent le Grand Cataclysme
[cf. art. Déluges*]. Ils s’y rendent en compagnie de Savitar “l’incitateur” (volonté de
puissance) car le soleil n’en ressort que par une intervention des Sages Asuras, des in-
citateurs, des magiciens blancs”, et c’est cela qui en fait des héros.
Le solstice d’hiver, fête de la naissance de Shiva n’a pas le même caractère de
lubricité (que les fêtes du carnaval ou celles du 1er Mai). Elle fut transférée plus tard
au bambino chrétien, qui est aussi la fête de la naissance de Skanda (“Jet de sperme”),
culte souvent transféré aujourd’hui à l’enfant Krishna. “Dans la fixation des époques
des fêtes de l’année chrétienne… transparaît le souvenir de mainte cérémonie de l’épo-
que antérieure. À Delphes, c’est en hiver que les Thiades, c’est à dire les Bacchants du
Parnasse, réveillent un enfant au berceau, le liknites, qui était un petit Dionysos dont
on fêtait la réapparition vers le temps du solstice d’hiver” (H. Jeanmaire, Dionysos)”.
»» Alain Daniélou, Shiva et Dionysos, GLM.
Cet “incitateur”, ce dieu* qui assure la renaissance du monde après la crise es-
chatologique nommée chez les Germano-scandinaves Ragnarök, “crépuscule” ou plu-
tôt “destin des Dieux”, est Vidar 26 le forestier, “l’Ase silencieux” fils d’Odhin/ Wo-
tan* venu au secours des “jeunes dieux” ses successeurs : il tue Fenrir en lui arrachant
la mâchoire inférieure avec sa grolle (cf. art. Graal*).

Dans le monde celtique cette fête du solstice d’hiver est la fête d’Alban Artuan, qui a
lieu le VIIII Riuri (21/ 22 décembre) et son nom signifie “sommet de dureté”.
À l’issue de cette “longue nuit” solsticiale, les jours recommencent à croître et
nos ancêtres voyaient le soleil “naître” symboliquement* d’une pierre dressée
(Menhir) ou d’une caverne (Dolmen), symboles de la Terre Mère* et grandir de jour
en jour : rappelons que nombre de ces Pierre Percées sont des appareils de visée solsti-
ciale qui déclencheront ces fêtes de l’Épiphania/ Neu Helle ou Jul ! (cf. art. Astrologie*
nordique).

Mise à jour du 22 nov. 05, Vu sur le site Les Baladins de la Tradition le 27 déc. 04 :
« La fête du solstice d’hiver portait chez les celtes le nom de Egi An Ed, ce
qui signifie germe de blé, et en breton Eginane, Egyn en Grande Bretagne, Eginalto
en Galice et Aguianeu en Gaule. Avec le temps, on a prétendu que Aguianeu était une
déformation en “patois” de "Au gui l’an neuf" ce qui n’est pas exact. Aguianeu est
le symbole de la résurrection de la nature et de sa réincarnation par le fait des semailles
26
Vidar : Dumézil établit un rapport formel entre Vidar et Vishnou dans son livre Mythe et épopée.
31

d’automne commençant à germer au solstice d’ hiver (…) »» Guibô.

Folklore : « En Suisse : la commune d’At Jula possède une très ancienne chapelle,
dite “de Jul”, laquelle passe pour avoir été consacrée au Soleil. Les chrétiens y vien-
nent prier à Noël pour demander une heureuse année. » Dr. V. Coremans, Sur les fê-
tes de Jul, 1851. Rééd. l’Anneau, Ruisbroeck (B) 1993…

Mise à jour du 26 nov. 05 : Quelques compléments vus sur <joyeuses-fê[Link]>


« La Saint-Thomas coïncide avec le solstice d'hiver et succède immédiate-
ment à la nuit la plus longue de l'année propice, selon les antiques croyances populai-
res, aux esprits, démons, sorciers* qui rôdaient sur la terre. » [la Chasse Sauvage
hivernale]rt.

En Astrologie* : nous l’avons vu, le Julbock est le Capricorne, la chévre à queue


dardée de Dragon*, de Poisson ou de Dauphin si ce n’est d’Argonaute dont la coquille
“spiralée” est ici signifiante (le Temps qui passe), et ce Capricorne est, nous semble-t-il,
le descendant du Narval ou “bélier de mer” des chefferies du Grand Marais Magle-
mose (cf. art. Narval*), comme signe du Dieu-Fils “poursuivant” le travail d’Orion (cf.
aussi art. Alchimie* et Runes*). Le Sagittaire Orion nous l’annonçait d’un trait de flè-
che (il est plein Sud à minuit heure solaire) !

« Comme l’Ouroboros* – le serpent qui se mord la queue – l’année recom-


mence là où elle se termine. Nous savons bien pourtant que cette nouvelle année
qu’inaugurait (déjà) les labours de l’automne est la même sans l’être tout à fait, ce qui
nous donne à la fois le sentiment de la permanence et celui du renouvellement.
« L’image se déroule comme une spirale, chaque tour de spire répétant la fi-
gure de la spire précédente, mais sur un plan diffèrent. Il s’y inclut une verticalité qui
est à la fois celle du mystère du temps et celle de la transcendance, verticalité sans la-
quelle l’homme ne peut vivre, verticalité 27 qui le conduit à s’interroger sur le sens de
son destin* et non seulement sur les aléas de son parcours qui, eux, s’inscrivent dans
l’horizontalité de la spire. » M-C Dolghin, Les Saisons de l’Année, Séveyrat 1989.

Mise à jour du 28 nov. 05 : vu sur <[Link]> (Old Montréal)


Noël existait avant Noël
«« En effet, ces jours sacrés des chrétiens ont remplacé d'autres célébrations
qui avaient lieu chaque année autour de la même période partout en Europe.
À Rome, un “chaos” se produisait entre le 17 et le 24 décembre. Pendant cette
période, les esclaves commandaient leurs maîtres qui alternativement devaient les ser-
vir à table. Les Chambres étaient nettoyées et décorées de branches de houx et de sa-
pin. Un roi était choisi parmi de jeunes soldats.
C'est également pendant cette période de l'année que le Dieu* Mithra était célé-
bré. Il était représenté combattant un taureau. Le 25 décembre, des taureaux étaient
sacrifiés et leur sang étaient répandu dans les domaines. On pensait que la terre se-
raient féconde et les récoltes d'un meilleur rendement. À Rome, le jour de la plus lon-
gue nuit était célébré et un enfant nouveau-né représentait le retour du soleil.
27
Verticalité : cette spire ascendante est toute entière dans le symbole* nordique de l’évolution des
mœurs, dans cette épée de la Justice* qu’est la dent de narval, ce sceptre de Frigg ou Ly-cornu perdu
– ou caché – dans le mythe* de la Licorne*. Sa spirale est senestre, c’est à dire rajeunissante pour
les société “jeunes” qui adoptent sa symbolique ! ( “À bon entendeur : Salut!”)
32

Pendant le Moyen-Âge, en France et dans quelques autres régions européen-


nes, les gens célébraient "la Fête des Fous" qui se produisait le jour de Noël ou la se-
maine suivante. Les dignitaires de l'Église* et leurs adjoints étaient raillés et ridiculisés.
Les gens portaient des masques et de longues robes de prêtre* à l'intérieur, et aussi
dehors lorsqu'ils marchaient de par la ville en imitant les prêtres et en braillant des
chansons vulgaires. On a interdit cette coutume à plusieurs reprises jusqu'à ce qu'elle
ait disparu pour bon au XVème siècle. »»
Note R&T : C’est bien plus tard, dans son combat contre les mythèmes*
“païens” résiduels des fêtes* du Solstice d’Hiver/ Neu Helle, que l’Église* récupéra
les fêtes d’inversion sociale et le Char Naval* pour en faire le Carnaval qui ne doit
finalement rien à la “chair” en fin de Carême : “carna vale” ! Ce n’est évidemment
pas le cas du Festin (banquet de fête) qui commémorait tout rite* festif païen* !

Cette fête cosmique est fondamentale car elle servait à recadrer le calendrier
paysan annuel – qui était précédemment lunaire et dérivait donc chaque année (cf. art.
Astrologie* nordique) – sur un événement solaire indiscutable : le raccordement hiver-
nal du Cercle de l’Année ou trinôme runique*, appelé Zodiaque “roue de la Vie” par
les Grecs, et Ouroboros* au Moyen-Âge. Ce Cercle est la Julkranz affichée sur nos
portes ou placée au milieu du chemin de table (et sera à nouveau le 1er mai, la cou-
ronne enrubannée de notre Arbre* de Vie printanier)…
Roue du temps qui passe tel qu’on peut le voir la nuit quand tournent les étoi-
les ou en repérant chaque nuit leur glissement par rapport à un pic ou un cairn : c’est
là le double mouvement de l’horloge céleste et celui du calendrier annuel sur un repère
temporel fixe : la Roue du Cosmos que les Nordiques appellent le grotsongrmölle ou
“Moulin de la Grande Chanson” !
Mais, comme à l’accoutumée, l’Église* a colonisé cette fête en inventant une
Naissance du Christ à cette date et, quoique nos “petits curés” semblent tout en igno-
rer 28 , le pape Jean Paul II, dans la foulée de saint Patrik, a reconnu le 22 déc. 1993
que le 25 décembre est une fête païenne. Il a en effet déclaré :
« Chez les païens de l'Antiquité, on célébrait l'anniversaire du soleil invincible
ce jour-là afin qu'il coïncide avec le solstice d'hiver. Il a semblé logique et naturel pour
les chrétiens de remplacer cette fête par celle du seul Soleil véritable : Jésus-Christ. »
C’est mieux que rien mais, est-ce ma formation scientifique qui m’empêche
quelque peu de comprendre le sens véritable de l’expression “seul soleil véritable” ?
Celui que je vois tous les jours clairs de beau temps (indo-européen *Diew) serait-il
donc un Soleil… virtuel ? Màj 23 nov. 05.

Màj 25 nov. 06, vu sur [Link] (à voir !) cette ex-


cellente remarque de Léo Dubal : « La célébration du solstice d'hiver a vraisembla-
blement été conjuratoire de l'angoisse provoquée par le "déluge" pré-mégalithique
qui insularisa l'archipel britannique en noyant le fleuve Manche... »

Jolnir, C’est Wotan, lorsqu’il est fêté à Jul*/ Neu Helle…

28
Ignorer : ce phénoméne de retard à l’action s’appelle “hystérésis” en physique (allumage, magné-
tisme) et, lorsqu’un “petit curé” se crispe sur ses connaissances (superstitio) de séminariste, quand on
le pousse dans ses derniers retranchements : il devient… hystérique ! » Euphronios Delphyné.
33

Et ce sont alors les jours de la “nouvelle clarté” :

La Neu Helle !
Notes de Folklore :
Màj 26nov. 06 : « En Bretagne, à l’époque carolingienne, Noël marquait le début de
l’année...»

En Écosse, c’est la fête d'Hogmanay qui célèbre la divinité solaire Ogmios/ Lug ou
34

Hogmagog29 …

« Les Hollandais de Twente laissaient une gerbe de blé dans leur champ en disant
« Voor Wode en zijn paard30 » “pour Wotan* et… son cheval” (Sleipnir)n . »
Alain de Benoist, Fêter Noël, Pardès, 1994.

En Grèce : « les prêtres* de la “nouvelle foi” (chrétiens de rite orthodoxe) canalisent


la population qui, Fidèlement, se rend au bord de l’eau qui est bénie : souvenir du
vieux Char Naval* qui vit arriver l’Asine Assina/ Athéna avec sa Voile d’Or !
Puis c’est, en famille, le traditionnel gâteau de saint Basile ou Vassalopitta qui
contient une pièce porte-bonheur, analogue à notre fève de la Chandeleur, remarque
qui “boucle la boucle” de notre annuel Ouroboros… » joyeuses-fê[Link] 28-11-04.

L’Arbre de Neu Helle


Un mythe nordique !
En fait, avant la fête de Noël, il existait déjà un rite* paien lors des fêtes du sols-
tice d'hiver où l’on décorait un arbre*, symbole de vie, avec des fruits, des fleurs, des
épis de blé.

Le 24 décembre : recherche du Sapin. «« La veille de Noël, ceux qui souhaitent


participer aux recherches du sapin de Noël idéal s’habillent chaudement, chaussent
leurs skis et s’élancent dans la nuit polaire en chantant des chants de Noël pour se ré-
chauffer. Découvrir un beau et grand sapin peut prendre du temps, mais chacun sait
qu’un bon café ou du gløgg ainsi que des pepperkaker les attendent à la maison.
Une fois LE sapin trouvé, il est abattu et traîné comme un trophée jusqu’à la
porte de la maison. Il sera décoré plus tard, après une petite pause café car parents et
enfants se retrouvent autour d’un verre de gløgg ou de chocolat chaud, accompagnés
des traditionnels gâteaux aux épices, les pepperkaker.
Avant d'aller se coucher ce soir-là, il ne faut pas oublier d'aller déposer dans
l'étable ou bien dans un coin protégé dans le jardin, un plat de grøt (gaudes) destiné
aux petits lutins du Père Noël... »» Vu sur <[Link]> , màj du 30 nov. 05.

29
Hogmagog : Gog : Éthique d’Istrie raconte qu’Alexandre le Grand repoussa Gog et Magog ainsi
que “22 nations de méchants” jusque sur les bords de l’Océan Septentrional : c’est ce souvenir histo-
rique qui a dû passer dans la Bible car dans l’Ancien Testament, en y prêtant quelque attention, on
peut lire que Gog était un Prince nordique qui régnait dans le Pays de Magog (Ézéchiel 38-39)…
Mais « On retrouve cette vielle fête des Éburons diabolisée dans l’Apocalypse de Jean XX,8 (qui
n’est pas l’Évangéliste) sous ce nom de Gog et Magog ce qui est, proprement, l'art de jeter ses ancê-
tres au feu, auto da fe : l’ethnomasochisme n’est pas loin ! » Euphronios Delphyné.
30
Paard : la parenté phonique avec parédre est évocatrice…
35

L’Arbre de Neu Helle illuminé semble être le souvenir des thuyas de Thulé en feu*
après la chute du bolide Surt sur l’Atlantide* boréenne dans la Mer Kronienne (Mer
du Nord) : comme une épée flamboyante (cf. Blason* de Colmar et “meuble héraldi-
que : Le Bras Armé”) Surt avait traversé l’Europe* en venant du Ciel de la Mer
Rouge (rougie par son éclat), laissant son indicible souvenir, ça et là, sous les noms de
Seth/ Sekhmet, Phaéton, Python, Typhon et, chez les Celtes*, la peur que “Le Ciel
leur tombe sur la tête”, avant d’aller détruire de fond en comble la prestigieuse civi-
lisation du Nord !
C’est cela, sans doute, qui fit qu’il est resté un symbole d’éternité de la na-
ture par son feuillage persistant, mais aussi de renaissance annuelle annoncée
par ses bourgeons en forme de petites chandelles rosâtres semblant dire :

“le Dieu-Fils solaire va bientôt naître dans la pâle Aurore de l’Année !”

Dans nos veillées familiales, notre Arbre* de Neu Helle est alors illuminé à
minuit par de vraies bougies figurant les étoiles de cette grande nuit de douze jours 31 .
Il est aussi surmonté de la traditionnelle Rune* de Vie : Algiz , l’Élan Alce qu’est la
pointe du sapin en sa forme naturelle – lequel doit toujours être vivant – pointe dorée
pour la circonstance, comme le Nouveau Soleil.
Les astres y sont aussi présents sous la forme des boules lumineuses qui rem-
placent de nos jours les traditionnelles pommes d’or et les “treze desser 32 per Noué”,
friandises et fruits secs de nos amis “prouvençaùs” dont les indispensables noix
dorées : ils sont ainsi propitiatoirement appelés à poursuivre fermement leur destin*
dans le firmament avec quelques santons* d’animaux et personnages zodiacaux pan-
théon) sous la conduite du Soleil (“dominus” devenu “Notre Seigneur”) sur sa natte
de paille rayonnante et spiralée comme le soleil attendu…
Décoré ainsi, notre Arbre* de Noël ne préfigure-t-il pas dans ce “temps de
l’année” réduit à douze jours, le mât de cocagne, d’abondance* qui suivra la Fête de
l’Arbre de Mai confirmant la renaissance de la Nature accompagnée des rites* astro-
logiques* de la Danse des Rubans.

Màj du 24 nov. 05 : § inspiré par le site <[Link]>


L'origine de l'arbre de Noël
Les premières descriptions de l'arbre de Noël sont apparues en Alsace au XVI
siècle. Un grand sapin était placé sur le terrain communal. La Veille de Noël, des ex-
positions étaient organisées devant l'église : les gens dansaient autour de l'arbre du pa-
radis, le sapin décoré des pommes. Plus tard, l'arbre a fait son entrée dans les maisons.
Au début, il était suspendu au plafond avec une pomme attachée au tronc. Puis, les
gens ont pris l'habitude de placer le sapin dans une grande caisse remplie de sable.
L'arbre était alors secoué afin de laisser tomber des gâteaux et de petits cadeaux pour
les enfants.
L'Allemagne [aurait] rapidement adopté la tradition et les colons d'Europe sep-
tentrionale ont exporté l'idée en Amérique. Fidèles à son symbole de fertilité, les pre-
miers ornements de l'Arbre de Noël pouvaient être mangés... l'abominable pomme [de
31
Arbre figuré dans les églises par un candélabre géant en fer forgé appelé “if” !
32
Treze desser : Lors de ce repas de Noué/ Neu Helle, un coin de la nappe est traditionnellement
replié sur le dessus : « afin que l’envers communique avec l’endroit : c’est à dire que le passé com-
munique avec le présent, et les vivants avec leurs ancêtres morts ! »
36

Blanche-Neige] ; cependant, il y avait également des noix peintes, des sucreries et figu-
rines de massepain ou de pain d'épice en formes d'animaux [le sanglier de Freyja]. Au
XIXème siècle, des figurines et de petits jouets faits par la famille, en papier, fil de fer,
verre ou cire ont été ajoutés aux comestibles ; plus tard, sont venus de mini jouets en
bois de Nuremberg, des instruments de musique, des petits vélos, des animaux de la
ferme [en pâte à sel, avant que d’être] en plomb... un véritable “marché de Noël” !

Mais, faut-il rappeler que la tradition plus archaïque n’est évidemment pas du
tout citadine : les rites* de Solstice d’Hiver se fêtaient à l’origine en plein air, autour
du feu* clanique et un glögg carabiné servait d’antigel (n’est-ce pas Geo ?)…

En Norvège : la Jolas Veinar, (Jul + Weihnacht : “veillée de Jul”) se rapporte dans


les “écrits de superstition” à la Chasse Sauvage de Wotan* et de ses Einherjar
(“Héros de défense du Clan (“Heer”) qui pénétrent dans les caves pour voler les fûts
de bière sacrée* Alu.
Il s’agit évidemment d’une superstition cachant un mythème nordique : Odhin
Wotan dut voler la Bière Poétique à un Géant*. On voit ici l’inversion chrétienne de la
Chevauchée Sauvage de la Neu Helle qui est appelée la Jolareidi (cf. la Rune* Redo…
“Chevalier” Reiter)…

En Russie : le sapin de Noël s’appelle toujours Jolka, souvenir des fondateurs varé-
gues, les Russ (rouss = goths) !

Màj 25 nov. 06 : Il existe également des documents attestant d'une fête le 24 décem-
bre 1510 à Riga en Lettonie où des marchands dansaient autour d'un arbre décoré
de roses artificielles avant de le brûler.
En France, l'arbre de Noël fut introduit à Versailles en 1738, par Marie
Leszcynska, femme de Louis XV.

Les Dons et Contre-Dons, les Etrennes :

Ces jours “magiques”* (comme on le dit de nos jours) où l’on offre des vœux,
des étrennes – mot qui, rappelons le, vient de Strenna la déesse romaine de la santé et
du bon développement du corps – sont ces jours où l’on s’offrait un rameau d’or du
du Bois de Strenn ! Dons et contre-dons s’échangent sans souci de valeur* ou de réci-
procité, en purs signes d’affection pour fêter à nouveau la renaissance du Grand Fé-
condateur, le Soleil !

Les Jours Alcyoniens et les Douze Jours

Viennent alors les jours alcyoniens, c’est à dire les sept jours qui suivent le sols-
37

tice d’hiver, jours où la mer était calme, ces jours pendant lesquels le mythique Al-
cyon33 pouvait construire son nid flottant mais nous, nous savons qu’il s’agissait là de
la grue° sacrée des marais, Delphis…
Mais; dans nos régions, on a surtout retenus les douze jours dits
"die Zwoelften" qui sont pleins de célébrations spéciales, en particulier pour la veillée
du nouvel an et pour le premier jour de cette “nouvelle année pleine de promesse”.
On disait aussi que ces douze jours présageaient les douze mois à venir...

Mise à jour du 23 nov. 05 : Minuit : «« Le Jul-leuchter ou Chandelier de Jul,


doit être employé de la manière suivante :
«« En observant le calendrier de la fête entière qui durait depuis le sixième jour
de Jul (décembre) et qui était le jour consacré à Odhin34 / Wodan qui est maintenant le
jour de (saint) Nicolas, jusqu’au sixième jour de Hornung (janvier) qui était l'ancien
jour consacré à Freyr et qui maintenant est l'Épiphania : la célébration principale
était celle de la nuit du solstice d'hiver, la vingt et unième nuit du mois de Jul, lors-
que tous les sommets des montagnes sont éclairés par des feux rituels.
À ce calendrier, quelques altérations ont été apportées. Le temps de la prépara-
tion, ou avent, dure maintenant du dernier dimanche de novembre au 24 du mois de
Jul. L'avent contient quatre semaines comprenant le jour de Wodan (le 6), et le solstice
d'hiver (le 21). La période des douze jours commence avec la nuit de Noël le 24 Jul
et se termine le jour de Freyr le 6 Hornung (janvier).
« Le soir de la veille de Noël, le chef de famille allume le Yulleuchter. Suivant
la veillée viennent "die Zwoelften" les douze jours sacrés. Ces jours furent d’importan-
tes fêtes pour nos ancêtres et personne ne doit travailler pendant cette période. Wodan
et son armée des “Élus” 35 monte au ciel et Frigga ou Frau Holle, guide l'armée des
Pas nés par dessus la tête du peuple (...)
Le dernier soir de l'an est un temps de joie (...) À minuit le chef de famille met-
33
Alcyon : cet oiseau mythique ou “vire-vent” (girouette) ne doit pas être confondu avec Alcyoné
“âne puissant”, encore que cette figure de la fécondité soit ici à sa place !
34
Odino signifie en italien "haïssent" ! Voilà qui explique bien des… haines ecclésiales, non ?]
35
Élus : guerriers morts au combat dans l’Honneur !
38

tra le Yulleuchter sur la table. Sa vieille bougie brûlée a été employée pour toutes les
fêtes familiales de l'an passé. Elle est donc presque terminée. Le Jul-leuchter devra
donc recevoir la nouvelle bougie cette nuit. Tout comme nos ancêtres ne permettaient
pas que le feu* sacré s'éteigne, de la même manière notre Yul-leuchter doit toujours
avoir une flamme allumée. Ainsi le chandelier devient le symbole de l'éternelle lumière
du Soleil. Chacun réfléchit à cela lorsque, à minuit, la bougie de l'an qui finit est em-
ployée pour allumer celle de l'an nouveau qui est mise à sa place. »» V. Coremans

Sur la fête de Yul voir aussi : Ura Linda. Une saga indo-européenne : Le
peuple frison. Texte et notes d'Herman Wirth, pag. 174, Edizioni Barbarossa, 1989
(commandes : barbarossasrl@[Link])

Yule :
“Sonne le départ du vieux,
Carillonne l’arrivée du nouveau !
Sonne le départ du faux,
Carillonne l’arrivée du Vrai ! “

Précepte de l’Asa-Tru.

Les Coutumes autour de Noël


Les “coutumes” (ce qu’on a l’habitude de faire) sont souvent considérées
comme un “folklore chrétien”. De ce fait elles sont souvent in-signifiantes hors une
obéissance convenue, une habituation plus sociale que mystique !
Pour trouver leur sens d’origine, il nous faut souvent les débarrasser de leurs
oripeaux dits chrétiens et cela est souvent assez facile parce que la légende “bien pen-
sante” qui nous est proposée est sans aucun rapport avec le texte des évangiles.
Mais, puisque la réalité d’un rite* ancien en rapport avec un des mythèmes* de
nos antiques paganismes* indo-européens* n’est pas évidente de prime abord, le pro-
cédé le plus fécond est… l’inversion de sens, de mots (majoratifs au lieu de péjoratifs),
d’esprit. La comparaison entre provinces, entre nations (mythologie comparée, parenté
des folklores, variation dans les légendes et les contes) est ce qui a motivé, depuis la
naissance de R & T, la rédaction d’articles séparés tels que l’Irminsul*/ Yggdrasil, les
Arbres* des Dieux (arbre de Neu Helle), les Santons* (cf. le § sur la Crèche) et, évi-
demment, le Père Noël*
On ne les retrouvera donc pas dans cet article-ci puisque ce sectionnement avait
pour intérêt de fournir à nos Fidèles visiteurs des éléments d’un poids informatique (en
Kilo-octets) compatible avec leur contrat Internet et de leur permettre une recherche
par ordre alphabétique des dits sujets. Leur curiosité naturelle les poussera donc tout
naturellement à se brancher successivement sur ces articles... complémentaires !

La Décoration de Jul ; « Pour célèbrer Noël, la famille entière décore la maison aux
couleurs traditionnelles de la fête : rouge soleil et vert nature. Cette coutume de déco-
rer la maison avec du feuillage est réellement très, très ancienne. Il y a bien longtemps
39

qu’en décembre, les maisons étaient décorées de cette façon pour célèbrer la fin des
longues nuits d'hiver. Le houx, avec ses feuilles vertes épineuses et ses baies rouges est
disposées en couronnes sur le chemin de table, mais aussi accrochée à la porte pour
accueillir les invités ; le traditionnel gui* des Druides apporte la pérennité au foyer et
la bonne chance aux couples qui s'embrassent sous son bouquet ; le romarin symbolise
l'amitié et, le lierre, l'affection : "je meurs où je m'attache !" » <[Link]>.

La Bûche dans la cheminée : Nous nous sommes inspiré ici du texte La Veillée de
Noël de <[Link]>, en y mettant quelque peu notre patte “boréenne” (en
italique) : «« Il y a bien longtemps, la famille entière - grands parents, parents et en-
fants - se rassemblaient autour du feu du clan*; puis ce fut devant la cheminée. C'était
pour souhaiter le retour du soleil et de la végétation que l'on célébrait cette veillée de
Noël.
Les enfants chantaient des airs [ [Link] ] célestes et écoutaient les
histoires de Héros solaires – toujours victorieux des "Noirauds" du gel et du vent gla-
cé – que leur racontaient les grands parents tandis qu'une grande bûche 36 brûlait dans
la cheminée, ou bien encore ils réclamaient les histoires de Loki le Tricheur dont les
sarcasmes étaient eux aussi de… feu* !
De nos jours, dans les cités sans âme, la bûche de Yuletide est symbolisée par
un gâteau mais, à cette époque, c'était une très grande bûche qui brûlait dans la chemi-
née de la maison familiale. La bûche était choisie en bois dur afin que le feu brûle toute
la nuit. Elle était décorée de feuillages persistants et de rubans avant d'être transporté
dans la cheminée. En Provence, après sa dépose, le chef de la famille sanctifiait la bû-
che avec de l'huile d'olive présage de bonne récolte.

Màj 25 nov. 06 : Le choix de la bûche de Noël respecte certaines règles :


- Elle ne peut en aucun cas être achetée, on doit la trouver sur ses terres, chez des
voisins ou se la faire offrir.
- Après l'avoir décorée de verdure on la met en place avec cérémonie en l'allumant
avec un morceau de la bûche de l'année précédente qui a protégé la maison des in-
cendies et de la foudre.
- En provence on arrosait la Cossa de Nadau de vin cuit.
- Elle doit brûler pendant 12 heures.
- Parfois on fait feu continu pendant les 12 jours de Noël. Dans tous les cas elle doit
être éteinte volontairement.

Màj du 25 nov. 05 : «« La bûche sera allumée dans la pièce à vivre ou, mieux, dans
la salle des banquets réunissant tout le clan* car l'ambiance du réveillon de Noël est
spéciale et différente de la nuit du Jour de l'An : cette “Nuit des Mères” de nos ancê-
tres celto-germanique* est heureusement restée une fête de famille au sens clanique
puisque célébrant les liens entre les générations réunies.
Ce geste cérémoniel, dérivé des diverses célébrations païennes* associées
au solstice d'hiver, subsiste encore dans les campagnes malgré la mode germano-
anglo-américaine assez commerciale et peu écologique du Sapin de Noël°. j-f.c+
R&T
La bûche, de bonne taille, est décorée de nœuds de ruban rouge et de trois
grosses bougies, verte, rouge, et blanche, représentant les trois générations : les
36
Bûche : en anglais "log", ce qui est intèressant puisque c'est la racine du nom du Dieu celtique
Lug, lui dont la parole initiatique* brûlait comme le feu (…de la Connaissance !)…
40

“Grans”, les Parents et les Enfants. Un Ancien, et l’un des petits enfants, fillette ou
garçonnet – on en change tous les ans - prennent ensemble la bûche rituelle et la
disposent dans la cheminée sur un lit de sarments.
L’enfant s’éloigne un peu, et le “gran” vide avec une certaine cérémonie, une
tasse de marc de pays sur la bûche, dans un lent aller retour. Dans son passe-main,
chacun remarque que la céramique est un Moustier-Sainte-Marie représentant un
nain* qui souffle avec énergie dans une trompe, Gjallar sans aucun doute…
Toujours très calme, l’ancêtre frotte une longue allumette de cheminée et il
“éclaire” la bougie rouge avec précaution car, soudain, tout s’enflamme et les sar-
ments vont servir d’allume-feu à la Bûche sacrée…

La bûche apporte chaleur et lumière à la veillée et, sur sa rôtissoire, une oie
qui diffuse dans toute la maison un fumet parfumé d'épices rejoindra bientôt le
“chemin de table décorée de branchettes de sapin en forme de Rune* de VIe, et
d’une guirlande de houx qui relie symboliquement tous les membres du clan*. Les
néo-païens ont évidemment à cœur de consommer une tête de sanglier
En Hongrie des petits fagots de paille sont placés à côté de chaque convive.
Dans d’autres familles, plus Fidèles aux traditions celto-nordiques, ce sera la
hure de sanglier ou, plus prosaïquement, la traditionnelle tête de cochon grillée ou
un cochon de lait – cuit… chez leur boulanger ! qui trônera au centre, entre deux
julturm…
Banquet joyeux, bruyant avec force tostes 37 aux anciens et aux nouveaux nés
de l’année, des chants aussi et quelques morceaux de musique joués par Pierre sur
son Nickelharpa, d’autres par Mathilde et son luth, accompagnée des jumeaux* avec
leur flûte baroque, musique et chants qui nous ont sensiblement rapproché de la mi-
nuit…
Et, le repas se terminera par une profusion de friandises tels les “treze dessers
per Noué” des Provençaux, cependant que les enfants excités courent dans tous les
sens Ô leur chaussette tirelire à la main – celle-là même qui était accrochée à la
cheminée et qui contient les “commandes” faites à Ruprecht/ Nicolas ou Père Noël*
(cf.) pour trouver dans une montagne de boites multicolores les cadeaux à offrir à
chacun.

Le Dîner de Noël, les chants et danses , vu sur <[Link]> le 30 nov. 05...


C’est le 24 décembre, aux alentours de 16h30, qu’a bien souvent lieu le dîner
de Noël en Norvège. Au menu, un plat à base de poitrine de porc, le ribbe, servi avec
du chou au goût légèrement anisé (surkål), des pruneaux et bien sûr des pommes de
terre et des carottes. Des petits pains faits maison, les bolle, viennent compléter ce fes-
tin.
Une fois le repas savouré, l'arbre de Noël est allumé. On se lève et tout le
monde se donne la main. C’est le moment des danses* autour du sapin de Noël. Toute
la famille danse et chante des chansons de Noël et on tourne selon deux cercles con-
traires. Dès que tout le monde chante, le premier cercle tourne vers la droite et le se-
cond vers la gauche. Quand le chant s'arrête, tout le monde change de sens quand on
recommence avec un autre chant.
Après le chant et la danse autour du sapin vient enfin le moment d’ouvrir les
cadeaux. Parfois, le plus jeunes des enfants de la famille se voit donner la tâche de dis-
tribuer les cadeaux aux autres membres de la famille. Chacun reçoit alors ses cadeaux.
37
Toste : vieux français “tartine grillée”, ancêtre de l’anglais “toast”…
41

C’est également le moment de reprendre du café et de déguster quelques petits gâ-


teaux de Noël.
Ce jour de Noël s’achève tranquillement. Les enfants s’amusent avec leurs
nouveaux jouets et les adultes discutent de tout et de rien, profitant de ce doux mo-
ment passé ensemble.

Recettes norvégiennes de Noël : Petits gâteaux de Noël (les «7 sortes»)


Pains d'épices
250 g de beurre
150 g de mélasse
250 g de sucre glace
1 dl de créme
400 g de farine
2 cuillères à café de bicarbonate de soude
2 cuillères à café de clous de girofle moulus
1 cuillère à soupe de cannelle
100 g d'amandes pilées
Faire bouillir le beurre, la mélasse, la créme et le sucre glace. Refroidir le mélange et y
incorporer le reste des ingrédients. Bien travailler la pâte et former des boudins
d'environ 3 cm de diamétre. Mettre au frais jusqu'au lendemain. Couper les rouleaux
en tranches minces et cuire à four moyen (175°C) pendant 10 min.

Glögg, le vin chaud de Noël : Il n'y a rien de plus typique que cette Tradition de
Noël, du Glögg", un vin bien épicé qu'on sert uniquement durant cette période avec
du pain d'épices. Bien chaud avec des raisins et des amandes, il renferme tous les par-
fums et la chaleur de la tradition.
Ingrédients
- 1 bouteille de vin rouge (vin de table)
- 100 à 500 ml de vodka (facultatif)
- 5 - 20 clous de girofle
- 1 cuillerée à thé comble de graines de cardamome
- 2 à 4 bâtons de cannelle
- 1 ou 2 morceaux de gingembre
- les zestes d'un demi citron
- 125 à 250 ml de sucre
- 1 cuillerée à thé comble de sucre vanillé

Descriptif : - Broyer les bâtons de cannelle et les graines de cardamome au mortier.


- Déposer toutes les épices et les zestes de citron dans un bocal de verre avec la vodka.
Couvrir et laisser reposer toute la nuit.
- Filtrer; verser dans un chaudron avec le sucre, le sucre vanillé et le vin rouge; faire
chauffer jusqu'à ce qu'il commence à dégager une vapeur mais SANS faire bouillir.
42

Pendant toute la fête, penser au Troll : Dans la forêt, il existe des créatures qui s'y
cachent, à l'abri du soleil... Quelles étaient donc ces étranges créatures ? Nul ne le sa-
vait mais les hommes pensaient qu'elles avaient des pouvoirs surnaturels et ils décidè-
rent de les appeler : Trolls !
Pour en savoir plus, cliquez sur le petit troll dans le site <[Link]>.

Les bougies de Noël (25 nov. 06)

En Scandinavie, et principalement en Suède, on les place par trois pour symboliser


la Trinité (souvenir des trois Fonctions* païennes) sur des chandeliers spéciaux.
Sur la couronne posée sur la table depuis le début de l'Avent, on placera
4 bougies symbolisant les 4 saisons, les 4 points cardinaux, les 4 dimanches avant Noël
Le plus souvent les bougies sont rouge pour évoquer le feu* et la lumière mais,
En Suède, elles sont blanches, couleur de fête et de pureté, telles les blancs bouleaux !

À minuit, les Norvégiens et les Suédois viennent de souffler la bougie vert fon-
cée de l’an nouveau sous leur Julturm/ Jul-leuchter puis, après l’alphablot et quel-
ques chants traditionnels pendant lesquels la céramique s’est refroidie, ils allument la
bougie dorée de l’an nouveau qui, maintenant, est posé sur ce chandelier sacré*…

Les chants de Noël


Mise à jour le 25-11-06

Toute veillée de Noël se devait d'être agrémentée par des chants de Noël,
et plus particulièrement par les plus anciens de nos vieux noëls français
et les plus connus des chants de nos “cousins” européens :

Quelques exemples vus sur [Link]

[Link]/culture/noel/franc/[Link]

Musique francophone. Ressources didactiques. C. Vera.


Mes chants de Noël. Paroles et fichiers midi. Chansons de Noël. ...
Des repères sur la musique classique française et la chanson en français. ...
[Link]/cvera/ressources/[Link] -

Recueil de chansons de Noël


43

Grand-maman vous fredonne Noël Blanc en français, mais vous aimeriez pouvoir ...
Voici ce qu’il vous faut pour mettre musique et chants dans vos foyers. ...
[Link]/LQ/auteurD/devailly/[Link] - 10k -

Chants de Noel du monde entier


Chant de Noël par titre. Tannenbaum - mon beau sapin : en allemand, français, an-
glais, italien, latin. Stille Nacht - douce nuit : en allemand, français, ...
[Link]/chants_noel.htm -

Ainsi que l’Anuuaire google sur le même sujet :


[Link]
%A9t%C3%A9/F%C3%AAtes/No%C3%ABl/

Que chantent nos voisins ?

En Allemagne on chante des Weihnachtslieder : "Douce nuit" ou Stille Nacht


– que vous avez entendu plus haut, si vous avez pensé à cliquer – fut composé en dé-
cembre 1818 quelques heures avant la messe de minuit. Les paroles sont de Josef
Mohr, prêtre de l'église Saint Nicolas d'Obendorf près de Salzbourg.
La légende raconte que l'orgue était tombé en panne cette année là, des souris
avaient mangé le soufflet. En toute hâte on fit appel à l'instituteur et organiste d'un vil-
lage voisin, Franz Gruber, qui inventa un air et le joua à la guitare. Au Noël suivant le
cantique fut interprété en chorale et de là il se répandit à l'étranger.
Le célèbre Noël allemand O Tannenbaum “Mon beau sapin,” réalisé en 1824
est dû au professeur Anschütz de Leipzig. Il serait calqué sur l'air d'une chanson popu-
laire allemande du XVIe siècle.
En Espagne on chante les Villancicos, en Russie les Koliadki aux portes de maisons,
en Roumanie des Kolinde, en Pologne et en Bulgarie des Koleda [–>Caroles, co-
role, Kolos], en Italie des Canti Natalizi…
En Amérique on chante des Christmas carols tels que Jingle Bells “Vive le vent”
etc…

Les 12 Jours :
Màj du 23 nov. 05 reçue par @ mais, malheureusement, sans réfèrence www. :
« Les "douze jours" d'hiver raccordent l'un à l'autre le calendrier lunaire et le ca-
lendrier solaire. Ces jours sont suspendus entre deux modes de mesure du temps et
n'appartiennent pas au déroulement ordinaire de la vie. Suivant les cultures et les
44

époques, ce temps " hors du temps " était considéré comme un retour au chaos pri-
mordial, propice à la venue des ancêtres, des morts parmi les vivants ou encore à
une suspension temporaire de l'ordre moral favorable à la circulation des masques. »

En Biélorussie, la nuit de la Nativité est célébrée par la population de tradition catholi-


que du 24 au 25 décembre et du 6 janvier au 7 janvier par les orthodoxes. Cette fête
est l'occasion d'une mascarade appelée "la sortie avec la chèvre".

La St-Étienne, le 26-12 : Déguisements, renversement momentané de l'Autorité ec-


clésiastique, bouffonneries, danses, cortèges de masques sont autant de cérémonies
étranges qui marquent, pour le clergé, la Saint-Étienne ou la Saint-Jean 38 (d'hiver)
l'Evangéliste (27/12) et qui servent de préambule à la Fête des Innocents (28/12).
Au Nord du portugal, dans le Tras-os-Montes, se tient la fête de la saint Étienne.

Le "bestiaire*" traditionnel des fêtes d'hiver en Slovaquie : les jours situés entre
la Saint-Nicolas et l'Épiphanie sont l'occasion de sorties de groupes masqués au centre
desquels on retrouve une série de masques* zoomorphes : le Taureau, la Chévre,
l'Ours, la Cigogne, etc...
Leurs jeux symbolisent la victoire de la vie sur la mort, la vitalité, la force et
constituent des éléments d'anciens rites* de magie* agraire.

Le Nouvel An :
Nous ne citons que pour mémoire cette fête “qui ne correspond à pas grand
chose de plus sur le plan astral que nos fêtes traditionnelles du Solstice d’Hiver et de
l’Épiphanie. Cependant quelques détails, régionaux ou nationaux, peuvent nous rappe-
ler nos racines enfantines et, de là, peuvent ouvrir la porte à la mythologie comparée…
Nous prendrons donc garde à les conserver !
Par exemple : «« Dans l'ensemble de l'Est européen, attaché au rite ortho-
doxe et sous influence de la civilisation gréco-byzantine, le 1er janvier, jour de la fête
de saint Basile le Grand, personnification des forces protectrices et bienveillantes, est
extrêmement important dans la conscience populaire.
En Pologne : le jour de l'an dans la région de Zywiec, les Dziady sont les
masques* qui sortent dans la nuit de la Saint-Sylvestre et du nouvel an, dans quelques
villages situés autour de cette ville du sud de la Pologne.
En Roumanie, le tournant de l'année : "Dans une grande partie de l'Europe
centrale et orientale, la chévre est le déguisement zoomorphe le plus significatif dans le
cycle des fêtes d'hiver. partout où elle apparaît, la chévre dispense bonheur, santé, ri-
chesse ". »» màj. 23 nov. 05, j-f.c. On pensera au bouc de Jul et au Capricorne !
En Espagne : « le 1er janvier au douze coups de minuit, chacun mangera
douze grains de raisins pour être chanceux et prospère toute l’année et la Télévision
retransmet l’arrivée du Nouvel An en direct de la Puerta del Sol, la Porte du Soleil39
38
L'autre Jean est le Baptiste : les deux font la paire pour détruire l'idée des Solstices, toujours
cette lutte contre la "religion astrale des Indo-Européens” (titre du. livre du Prof. Jean Haudry ).
39
Puerta del Sol : il est évident qu’il y avait là un antique dolmen de visée solsticiale qui donna
son nom au lieu. Qu’il y ait eu ensuite une porte monumentale en ville ne le contredit en rien puisque
ce dolmen était la “porte sacrée” de l’apparition du Dieu Fils (cf. art. Astrologie* nordique) !
45

d’où les Madrilénes observent toujours Fidèlement l’antique tradition astrologique !

Et puis c’est l’Épiphanie 40 chrétienne qui n’est plus à sa place astronomique


du 23 Décembre, date de l’apparition “astronomique” réelle du nouveau soleil : le
Dieu-Fils qui va régner sur un nouvel an ! (actuellement décalée, cf. Précession° art.
Astrologie* nordique).

Les Fêtes de Noël sont couronnées par

l’Épiphanie
ou “apparition” de la lumière… solaire !
Màj du 23 nov. 05 reçue par @ sans réf. Wwww. : « Fermant le cycle des "douze
jours", l'Épiphanie assure la retraite des esprits chthoniens et maléfiques et est
l'occasion d'un ensemble de rite* de passage et de renouveau. Date de l'ancien nouvel
an chez les chrétiens orthodoxes, c'était le jour de la bénédiction des eaux [Bona Dea],
signe indéniable du renouveau de la nature et gage de prospérité.

Cet événement christianisé était encore célébré le 6 janvier il y a peu, mais la


réforme du concile Vatican II l’a déplacé sur un dimanche : fidèle à son œuvre de dé-
paganisation permanente des rites* astro chrétiens ?

Chez nos Gaulois, le VIII Atenoux Riuri (4-5 janvier), avait lieu la cueillette du Gui
sacré*, “plante lunaire toujours verte dont Pline a heureusement popularisé le rituel de
nos ancêtres” alors qu’il se mourrait à Rome.
Nous détaillons cela et l’interprêtons selon les découvertes de “Racines et Tra-
ditions” dans le paragraphe Gui de notre article Arbres* des Dieux…

À Rome : C’est la fête de Sol Invictus, le “Soleil Invaincu” qui présentaient le jeune
Phœbus nu sur une natte d’épis blonds tressés en Soleil rayonnant, ce qu’on retrouve
dans la Crèche provençale avec les douze signes du Zodiaque en Santons* autour de
lui : zodiaque figurant l’Astrologie* nordique de Wotan*, le chef des Ases, et qui
n’était autre chez leurs ancêtres (Villanoviens?) que la “suite annuelle” des astérismes
runiques* ou Trinôme sacré*.

Màj 23 nov. 05 / @ : Dans l’Égypte romaine : « À Esna, on commémorait la création


du monde par Neith en même temps que la naissance du pharaon – en l’occurrence
40
L’Épiphanie s’appelle la Fête de Belle Étoile à Perthuis en Provence : un “pertuis” est une porte
étroite, c’est donc un lieu de visée solsticiale, cf. supra !…
46

l’empereur romain – sous la forme d’un enfant divin, légitime successeur de ses ancê-
tres les Dieux*… »

Màj 23 nov. 05 : Le 6 janvier était la fête de Bacchus, de Dionysos, d’Osiris, etc.,


c'est-à-dire des dieux du renouveau de la Nature !

Folklore : Un rituel de quête terminait jadis la période des 12 jours de fêtes. C’est le
moment où l’on distribue les galettes41 traditionnelles dite de Meaux en Meldois (du
gaulois meldi42 plaine du “plaisir”) qui sont en pâte feuilletée, farcie43 à la frangipane.
Elles sont “dorées” au jaune d’œuf et au miel et traditionnellement décorées d’un
“soleil en spirale”, évidemment, puis garnies d’une fève-Phœbus, symbole des germi-
nations à venir :

Décrivons le rite* populaire tel que nous l’avons connu et tel qu’il s’est conservé :
un jeune enfant (TT) est placé au milieu de la table et, lorsque le maître de maison pro-
nonce le mot “Phœbé” ou “fève ;” il demande la première part “pour les Dieux*”,
ensuite, à chaque nouvelle part, le mot “Phœbé?” lui fait dèsigner un des convives.
Cette “Part aux Dieux”, christianisée en Part à “Dieu”, est souvent gardée
pour “le Voyageur” qui vient frapper à la porte, dans lequel on reconnaît aisément
sous ce qualificatif signifiant les traits d’Odhin/ Wotan*. On l’appelle aussi la part du
pauvre44 par marque d’hospitalité (xéna) native…
Celui qui trouve la fève est sacré Roi de la fève au cri de “Phœbus-Roi” (ou
Phœbé Rex). Il choisit sa Reine, ce qui est souvent l’occasion de se déclarer et doit of-
frir une boisson de son cru que tout le monde boira à sa santé, criant ”le Roi boit !”
Puis les enfants, après avoir joué au Roi et à la Reine avec les couronnes, plan-
tent cette fève45 dans un vieux pot de confiture devant une fenêtre – aux adrets ! ou,
41
Galette : À la Révolution la tradition est si bien ancrée qu'elle ne pourra plus être supprimée et
sera ridiculement remplacée par la Fête du Bon Voisinage avec un Gâteau de l'Égalité (on ne doit plus
parler de rois!) » <[Link]> Màj 17-10-04.
42
Meldi : pourrait-on rapprocher cette racine de l’indou medh qui signifie “miel” : « le char des
Açvins est dit porteur de miel, “madhuvahena”» et « Les Açvins portent le fouet Madhudasa à plu-
sieurs branches qui dégoutte de miel et procure la force », fouet avec lequel on fouettait les rayons de
miel pour en extraire le divin suc (ce type de fouet existe encore en Australie). On pensera aussi au
patronyme des Médes et à celui de Médé(e)…
43
Farcie : Les nonnenfarz autrichiens ou “pets de nonne” sont une pâtisserie qui à l’origine était
« fabriquée avec du pain d’épice de deux couleurs, une matière marron foncé composée de la même
pâte semblait jaillir d’une fente de l’enveloppe de pâte claire. Mais on doit expliquer ici plus précisé-
ment ce nom de “nonne”. Il signifie “stérile, incapable, nuisible”, ce qui explique pourquoi des ins-
tincts destructeurs portent ce nom. Ce nom existait déjà lorsque des couvents s’implantèrent et leurs
occupantes furent appelées par des mots déjà existants. Le gâteau ainsi que son nom n’ont pas de lien
direct avec les religieuses. Le déterminant dérivé de la racine fas dèsigne ce qui est produit ; le tout est
donc une chose produite par des gens incapables : du vent, du vide ! » Guido von List.
Oserais-je rappeler ici les “Gâteaux de l’égalité” ? Du vent… du vide ?
44
Pauvre : En Basse Bretagne, c'est un pauvre tirant un cheval orné de buis et de laurier qui s'arrête
de porte en porte pour recueillir la part des pauvres. » <[Link]> Màj 17-10-04.
45
Plantent cette fève : Le Blé de la Sainte-Barbe est une fête que tout bon païen se doit de prati-
quer. II est important, nous ne cessons de le rappeler, de maintenir ces fêtes traditionnelles qui nous
vienne de la plus haute antiquité. Les chrétiens qui ont maintenu le blé de la sainte Barbe (?) en ont
perdu le sens, il n‘est pour eux qu‘un simple élément décoratif qu‘ils nomment d‘ailleurs le « Blé de
la Crèche ». Cette tradition qui a su se maintenir si longtemps même dans le cadre de l‘Eglise* mon-
tre, s‘il en était besoin, l‘attachement que nos ancêtres montraient ä l'ancienne coutume ou Religion de
la Nature que l'Église* dut conserver.
47

en suivant les conseils du “Maître d’école”, la posent sur un lit de coton mouillé : heu-
reux temps des “hussards noirs” où la Science allait de paire avec la Tradition et où
nos gamins trouvaient facilement leur Identité dans les Racines familiales !
“Comme le temps passe…”

C’est ce même jour qu’aux portes de Grenoble, on va visiter les Cuves de Sas-
senage en l’honneur de Cérés (cf. notre art. Mélusine*) pour deviner la quantité des
récoltes à venir d’après la hauteur de l’eau dans les célèbres “cuves” qui inspirèrent
Dante Alighieri pour la rédaction de so “Enfer”…

Mise à jour du 22 nov. 05 : Toujours à Grenoble, il existait une fête du coq mettant
en scéne un combat de six coqs de chaque coté (les 6 premiers mois, les jours grandis-
sent; et les 6 suivants, ils raccourcissent).

Le Feu de l’épiphania en Provence, comme la “fête des lumières” chez les Grecs
(neu helle en celtique et en germanique), est traditionnellement fait avec l’odorant ge-
névrier Juniperus (–>Janus) qui est toujours vert et dont chaque famille apporte un
fagot pour participer à ce Feu* de joie communautaire*.

Màj 16-10-04 : « En Alsace, au début du siècle dernier, les boulangers et les pâtissiers
offraient le 6 janvier, jour de l'Épiphanie, la galette des Rois à leurs meilleurs clients,
comme les pharmaciens offraient ce même jour, un fortifiant à base de vin rouge appe-
lé Hypocrace. Certains boulangers ont conservé cette coutume jusqu'à la Deuxième
Guerre Mondiale. Ce 6 janvier, dans le calendrier, était autrefois appelé das grosse neu
Jahr, la grande nouvelle année. La période des douze jours intercalaires symbolisant
les douze mois de l'année se terminait. La vie sociale "normale" reprenait ses droits
car, avec la fête de l'Épiphanie, prend fin le cycle de Noël.
Le lendemain, dans les familles alsaciennes, on dépouille le sapin de ses atours
et on range la Crèche. » Extraits du livre "l'Alsace et ses fêtes". »

L’Église tenta évidement d’effacer cette fête païenne en la surchargeant d’une


“Présentation 46 de Jésus-Christ” dont il n’est évidemment pas question dans les évan-
giles… pas plus que de la date de sa naissance d’ailleurs, nous l’avons vu.
Cet ajout provient en fait des traditions judaïques que la majorité des Pères de
l’Église avaient pratiquées en famille durant leur enfance.

Màj 23 nov. 05 : « En Autriche, au pays de Salzbourg ont lieu les Perchten de


l'épiphanie : « Quatre localités de la région de Salzbourg : Altenmarkt, Badgastein,
Bischofshofen et St. Johann organisent alternativement le Perchtenlauf ou cortège des
Perchten. » /@. Ce mot Perchten est évidemment en rapport avec la Déesse Mère*
Berchta (devenue le prénom Bertha)…
« En Espagne, le "Jour des 3 Rois" est un jour férié. On en profite pour
échanger les cadeaux à cette date et non pas à Noël puisque, [selon la légende], ce sont
les rois mages [cf. infra] qui apportèrent des présents, 12 nuits (!) après la naissance
de l'enfant Jésus. La veille, des carrosses paradent dans les rues. On lance fruits confits
et bonbons,prémices du lendemain. Pour cette occasion, on confectionne un pain en
46
Présentation : « Selon la loi de Moïse, la mère doit présenter son enfant nouveau-né au temple
40 jours après sa naissance. Jésus, enfant juif, y est donc présenté au Seigneur par ses parents. On
fait alors le sacrifice de tourterelles ou de petits pigeons. » màj 17-10-04, vu sur [Link].
48

forme de couronne [solaire]n parfumé de zestes de citron et d'orange, de brandy et


d’eau de fleur d'oranger, et décoré de fruits confits et d'amandes effilées. On y glisse
une pièce d'argent, une figurine de porcelaine ou un haricot sec.

Mise à jour 16 oct. 04 « Les fêtes solaires et celtiques qui furent incorporées dans la
religion* chrétienne son innombrables, à tel point que saint Augustin qui fut chargé de
convertir les Gaulois, n’y parvenant pas, incorpora les fêtes gauloises in toto dans
l’Église* chrétienne. Elles y sont encore, et célébrées aux mêmes dates. Prenez comme
exemple la célèbre Saint-Jean qui est une des plus importante fête du Dieu-Soleil, re-
présenté sur terre par le Feu sublime ! » Marcel Homet, À la Poursuite des Dieux So-
laires, edit. j’ai lu.

Mise à jour 16 oct. 04 : «« Les Orthodoxes, célèbrent la Nativité le jour de


l'Épiphanie. En Grèce, la Théophanie [“apparition du Dieu*] est fêtée le 6 janvier
pour la fin du cycle des 12 jours : c’est l'occasion de toute une série de pratiques cen-
sées assurer le déroulement positif de l'année entamée.
En Bulgarie, "le jour des femmes folles" appartient à la “tradition masquée” :
elle a lieu, de nos jours le 20 janvier mais cette date, selon l’ancien calendrier, cor-
respond au 6 janvier. » j-f.c

Les Rois Mages


Christianisée 47 , certes, cette fête solsticiale le fut, mais que font donc des Rois
Mages48 (Perses?) dans l’Épiphanie chrétienne ? Officiellement plus rien puisque
l’Église* post conciliaire, dans son soucis permanent d’épuration des résidus “païens”,
vient de les évacuer en 1994… Enfin, on verra ! Ils sont tellement utiles dans les

47
Christianisée : Si l’Église bénit les cours d’eau le 6 janvier, c’est pour effacer le souvenir de la
fête païenne des sources, dans les mystères de Dionysos et ceux d’Isis et Osiris !

Màj 17-10-04. Personnages légendaires de la mythologie chrétienne « Qui étaient les trois mages ?
On ne sait rien d'eux, ni leurs noms, ni leur nombre, ni ce qui les a motivés. Des mages suivant une
étoile, déjà symbole divin, et venant d'Orient dixit Mathieu l'évangéliste [d'assez loin en tout cas pour
avoir mis 12 jours (!)n à arriver]rt. Des astrologues* car ils suivaient une étoile ? Ce n'est qu'au IIème
s. que Tertullien les faits “rois”, histoire de trouver une justification à une prédiction de l'ancien testa-
ment. Le nombre de trois mages est arrêté par saint Léon au Vème s. car il renvoie à la Trinité et aux 3
cadeaux qu'ils apportent. Au VIIème s. est fixé la notion des 3 âges de la vie, un vieillard, un homme
et un adolescent. Un évangile apocryphe, arménien, révéle les noms des Mages "Melkior, Balthazar et
Gaspard" mais ces noms, oubliés puis retrouvés, ne s'imposeront qu'à partir du XIème s. Le Moyen
Âge voit apparaître le Noir et ce sont alors les 3 continents connus qu'ils symbolisent avec les 3 races,
un Blanc, un Jaune et un Noir, attribuées au XVéme siècle. Tout cela est très mouvant et
adaptatif ! » <[Link]> .
R&T : On voit qu’il s’agie d’une “fabrication” de plus en plus tardive, mais les bases sont hébraïque :
les trois “Grand Races” sont issues des fils de Noë, Japhet pour les Européens, Sem pour les Asiani-
ques (Sémites), Cham ou Chem/ Kém pour les Égyptiens (Kémia)/ Nord-Africains.
Un schéma initiatique (nationaliste) à l’usage des candidats à l’Allia (le retour) prétendait d’ailleurs
que c’était l’origine du triangle de Jéhovah? Par métissage est apparu trois autres races formant le se-
cond triangle entrelacé au premier et formant ainsi “l’étoile de David”. De nouveaux métissages
(internes) on crée une nouvelle sizaine qui porte le total des “tribus d’Israël” à 12 !… Cqfd ?
49

Crèches 49 provençales puisque le merveilleux est un élément fondamental du condi-


tionnement des innocents) ! Mais, que cela ne nous empêche pas d’en dire ici un mot :
c’est l’occasion… rêvée !
Étymologie* : nous verrons dans l’article Magie* que le mot mage vient du
grec mageiros, qui signifie “sacrificateur, saigneur rituel” – d’où, par conséquent, est
venu aussi le mot magie. Ces sacrificateurs préparaient, cuisaient ou brûlaient les of-
frandes, en prémices ou/ et comme Actions de Grâce (= merci) offertes aux Dieux*…
Il s’agit donc des officiants qui pratiquent les rites* pour la communauté* :
ce sont eux qui savent prévoir (repérer) les dates des fêtes, donc celle de la
“réapparition du soleil”, par l’interprétation de la marche des astres : pour plaisanter
un peu sur un sujet malgré tout sérieux, nous dirons donc avec notre ineffable ami Eu-
phronios Delphyné que « ce sont des Ases… trologues* ! » (et, probablement à l’en-
seigne de Lug l’initiateur qu’on voit encore sur les chapiteaux de nos églises romanes,
attachant ses auditeurs avec la chaîne de son “logos”, ils sont bien trop… bavards).
Mais, pourquoi trois ? Il s’agit manifestement des Trois Sages/ Ases de la
“vieille coutume” qu’on connaît sous le nom de “trois druides primordiaux” figurant
le Trinêtre Celtique, donc des trois niveaux de l’initiation* druidique et nordique et par
conséquent d’une figure des fameuses Trois Fonctions* duméziliennes.
Fidèles à la logique du tiers inclut, nous ne verrons rien de contradictoire dans
tout cela, mais simplement divers “points de vue” sur le même objet qui est ainsi
“éclairé” en 3… Dimensions. Rappelons d’ailleurs que les Mages/ Mageiros/ Sages/
Ases étaient der même culture, ils descendaient des mêmes ancêtre indo-européens* !
Ce petit paragraphe n’avait que pour objet de vous rappeler l’existence sur no-
tre site <r.t> de paragraphes, et de “supplé[Link]”, nettement plus documentés
dans l’article “Père Noël” ! cf. “bouton de lien” en fin de cet article-ci…

L’Étoile de Béthléhem : était sensée guider leurs pas jusqu’à la Crèche zodiacale 50
du jeune Phœbus “apparaissant” (épiphania), dont certains supposent qu’il s’agit du
souvenir mythique de l’explosion provoquée par la rencontre inéluctable des soleils ju-
49
Crèches : il n’y jamais eut non plus (historiquement) ni “Crèche”, ni Béthléem. Ces légendes
ont été élaborées dans la foulée du syncrétisme propre à la naissance du Dogme chrétien. Remarquons
d’ailleurs que le mot Crèche, qui fut employé pour la première fois en 1789 par Brunot avec le sens
“d’asile” vient du francique krippia, alors qu’une légende “bien pensante” en fait une invention de
« saint François d’Assise qui, en 1223, aurait fait célèbrer la messe de minuit de Greccio (I) – Grec-
cio –> crêche – devant une étable, en recréant avec des êtres vivants les circonstances de la nativité
selon la technique des “Mystères” joués sur les parvis à l’époque : très joli retricotage !
C’est bien pour coloniser (phagocyter) le rite* de présentation du jeune Dieu-Fils solaire sur sa
natte d’épis rayonnant lors de l’épiphania que l’Église* agit ainsi et depuis bien plus longtemps que
Bruno : le sens du mot provençal belen nous appuie dans ce sens : il signifie… “Crèche de Noël” chez
Frédéric Mistral, or c’est la racine de Belennos, le Soleil des… Gaulois !!! Tout cela ne marche qu’a
condition que nous soyons incultes : n’est-ce pas ce but qui explique l’obscurantisme dit médiéval ?
50
Crèche zodiacale : Divers indice donnent à penser que cette Crèche de Neu Helle (=Nouvelle
Clarté) est l’héritière de figurines antiques représentant le sanglier solaire à toison spiralée en svasti-
ka* (cf. Arduina/ Freyja), puis celle d’un sanglier chevauché par le Dieu-Fils ou Phœbus renaissant.
La même représentation d’Apollon enfant figurant sur une natte solaire – radiante ou spiralée – est
d’ailleurs au centre de cet Asile/ Krippia/ Crèche et est d’origine romaine donc païenne pour ce qui
concerne les Provençaux : c’est le personnage central de cette “apparition de la Nouvelle Clarté/ Neu
Helle/ épiphania”. La présence de l’indispensable bœuf & du bouc sacrés – sacrificiels ! ne surpren-
dra quiconque. La présence du père Jupiter/ Wotan/ Zeus et de la mère Diane/ Frigg/ Héra/ Brigitte ne
surprendra pas non plus les Européens qui ont gardé quelques racines authentiques. Quand à l’Asne°
remplaçant l’Ase, nous en parlons par ailleurs dans notre article Bestiaire* des Dieux. Certaines figu-
res de Crèches anciennes confirment bien ce point de vue ! VOIR à ce sujet notre article Santons*!
50

meaux qui formaient en ces temps-là l’étoile double Sirius, catastrophe stellaire qui eut
lieu peu avant notre ère et dont le souvenir a été récupéré pour embellir la légende
christique… elle est traitée dans l’article r.t “Père Noël” (bouton de lien” idem). Le
souvenir du bolide Seth/ Shekmet/ Phaéton/ Python/ Surt nous semble bien plus pro-
bable (cf. art. Déluges* et Blasons*), car :
« Le Merveilleux, mais aussi l’Effroi
sont les deux mamelles du… Cheval de Troie ! »
Euphronios Delphiné
*********
Ce 2°§ a provoqué de nombreux envois de nos visiteurs
mais ces articles complémentaires en .pdf (©) ne reflétant que l’opinion
de leur auteur ne sont donc soumis sur le site de R&T que pour faire réfléchir ceux
de nos visiteurs que cela intèresserait comme autant de fenêtres ouvertes…
Ils n’entraînent généralement pas notre aval complet pour autant.
Vous trouverez ici les liens vers ces “supplé[Link]” :
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Maj 4 déc. 05 : Le meilleur de ce que nous avons trouvé sur le Net : À lire !
Quelques réflexions sur la symbolique de la fête de Noël
Vu sur [Link]/Rotasolis/[Link] :
Cliquez sur le bouton : [[Link]] et retour automatique ici !
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Màj du 13 déc. 04 : Voulez-vous lire maintenant un intèressant article
tiré du livre de Tony van Renterghem vu sur le site de Thulé Italia/ Paganalia
et traduit par notre correspondant et ami Slan’a Gaêl/@ ?
Cliquez alors sur le bouton : [[Link]] et retour automatique ici !
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Màj du 23 nov. 05 : Voulez-vous lire maintenant un intèressant article
de Patrice Guinard, vu sur [Link] le 6janv. 05
L'étoile de Bethléem : Un scénario organisé par des astrologues ?
Cliquez alors sur le bouton : [[Link]] et retour automatique ici !
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Màj du 23 nov. 05 : Voulez-vous lire maintenant un intèressant article
L'étoile des Mages vu sur [Link]/archives/[Link] ?
Cliquez alors sur le bouton : [[Link]] et retour automatique ici !
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Mise à jour du 8 déc. 05 : voulez vous lire maintenant
La fête de la Sainte lumière (Epiphanie, Ste. Maigre) par le Dr. Coremans
cliquez alors sur le bouton [[Link]] et retour ici pour continuer !
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Màj du 23 nov. 05 : Voulez-vous lire maintenant un intèressant article
Gâteaux de décoration de jul de Sigrun, extrait de Heimdal numéro 20 ?
Cliquez alors sur le bouton : [[Link]] et retour automatique ici !
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Màj du 23 nov. 05 : Voulez-vous lire maintenant un conte pour nos enfants,
du Docteur O. J. (2000 Nordische Zeitung), vu sur <[Link]> ?
Jul : éternel arbre de "Neu Helle"
Cliquez alors sur le bouton : [[Link]] et retour automatique ici !
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Mise à jour 28 janv. 04 : Voulez-vous lire maintenant un article
de Pierre Lance sur “La vérité historique”?
Cliquez alors sur le bouton : [[Link]] et retour automatique ici !
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Màj du 23 nov. 05 : Voulez-vous consulter 2 articles sur Le Solstice d’Hiver :
l’un du Groupe de Recherche et d’Études pour la Civilisation Européenne,
l’autre vu sur <[Link]/pagan/[Link]> ?
Cliquez alors sur ce bouton : [[Link]] et retour automatique ici !
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Mise à jour 25 nov. 06 : Voulez-vous lire maintenant un article
décrivant la fête des SylvesterKlause à Urnäsch en Suisse alémanique ?
Cliquez alors sur le bouton : [[Link]] et retour automatique ici !

Première émission le 14 juil. 2001, 5éme mise à jour et sectionnement


en quatre “saisons” le 4 Décembre 05 et 6ème le 25 nov. 06…
Mais, en attendant les trois autres “saisons”,
l’article unique du 28-2-03 reste en ligne…

Voir l’article Bouton de liaison


Père Noël
en attente de la

seconde saison :
et retour
automatique ici “Printemps”

Autorisation de citations :

Vous pouvez extraire de cette étude toute citation utile à un travail personnel
sous la condition sine qua non de citer son auteur et le nom de l’ouvrage :
Christian Mandon
“ Les origines de l’Arbre de Mai ”
dans la cosmogonie runique des Atlantes boréens
à paraître.

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