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LES FÊTES
TRADITIONNELLES EN EUROPE
Préambule : Dans tous nos articles, notre point de vue est en général d’apporter une note plus
“nordique” aux comparaisons mythologiques ou folkloriques parce que leur influence fut bien plus
importante que les habituels commentaires le laissent supposer puisque ceux-ci sont évidemment post-
chrétiens. Mais cette prégnance de l’Ancienne Coutume païenne dans toute l’Europe, et même dans
des pays où les “invasions germaniques” ne furent pas aussi importantes qu’en France, ne s’explique
que par une unité de culture antérieure à l’installation de la nouvelle et exotique foi chrétienne :
ne sommes-nous pas tous des “Indo-Européens* 2 ” ?…
Fêtes : étymologie - fêtes celtiques = fêtes nordiques : une étoile de wotan - Jul
En Norvége : la Jolas Veinar + Julturm + En Biélorussie +
L'ambiance type + La Décoration de Jul + le Banquet
--------- Souvenir des thuya de Thulé en feu* : La Bûche dans la cheminée
L’arbre* de Neu Helle : origine de l'actuel arbre de Noël - En Russie, le sapin
Le "bestiaire*" traditionnel de Noël - Folklore : En Écosse,
------ Les douze jours/ "die Zwoelften" = les jours alcyoniens- le 26 : la st Étienne
------Le Nouvel An : Dons Strenna + En Espagne, « le 1er janvier + Pays la st Basile
---------L’Épiphanie + La fève dans la galette + En Alsace etc. + Les Orthodoxes,
Une Mère Neu Helle dans le Piémont : la Bonne Vieille Befana…>
Autour des légendes chrétiennes, Rois Mages, Étoile+Supplé[Link] (©) et ambiance musicale…
1
Fêtes de Mai en Surrey (G.B.) : Danse des rubans, exécutée par les enfants…
2
N. B. : Les mots avec astérisques* sont des titres d’articles consultables aussi dans le Livre CD de l’association qui
regroupe la totalité de notre étude sur Les Origines de l’Arbre de Mai comme étant issu d’une Atlantide boréenne
pré cataclysmique du XIIième s. AEC. Les articles des 2 parties : Thése et Folklore + “Les Sources” sont chargés pro-
gressivement sur le site et sont mis à jour en fonction de nos découvertes et de vos interventions par courriel @…
Visitez nous donc régulièrement puisque : “Il y a toujours du nouveau” sur <[Link]>!
2
Étymologie :
Notre mot fête vient du latin feria, fesiae, de Fas3 : idée de ce qui est sacré*.
Un Fanum – de fas-num – est un lieu sacré où se déroulent nos rites* festifs comme
nous l’avons vu dans la première partie de cette étude, au § “Les Champs de Mai”
(in Le festival communautaire d’Aspremont s/ Furon)…
Une autre étymologie, tout aussi latine, fait venir le mot du verbe ferir
“frapper”, d’où dies festus “jour frappé”… d’un signe spécial, ce qui est aussi un des
sens du mot “tabou”. On pensera au “jour du Soleil” – dominus – qui est “frappé”
du son des tambours d’airain, ou cloches de bronze sous l’action du marteau du Jac-
quemart4 (cf. ald. Glocke et angl. clock “pendule”)…
Climat :
« Le jour de la Fête, « le village vit des heures de communion profonde entre
tous ses membres, les soucis et les querelles sont volontairement oubliés, un intense
contentement fait déborder les cœurs de joie dans l’euphorie des banquets de famille,
dans l’ivresse des ébats chorégraphiques. Ce sont des instants inoubliables où l’on
pourra puiser des forces pour toute l’année. On retrouve cette atmosphère dans quel-
ques villages isolés ou aux grandes fêtes traditionnelles… »
La fête patronale qui remplaça celle du dieu* éponyme de la cité était une
« grande solennité de l’année et avait une valeur* sociale. Aprés une longue période
de labeur et de tracas, elle apportait une heureuse détente, qui favorisait les réconcilia-
tions, les accordailles et les affaires, influence qui persiste dans les villages isolés
(Mais) la notion de fête tend de plus en plus à s’appliquer à des spectacles où l’homme
a un rôle purement passif, tandis que jusqu’à la fin du XIXéme siècle, la fête patronale
opérait une coupure très nette dans l’existence ; il semblait, en ces jours de liesse, que
tous les malheurs et les soucis de l’année étaient effacés, que la vie recommençait sous
les plus heureux auspices. » Marcelle Mourgues (La Danse Provençale, ses origines,
ses symboles, CPM Marcel Petit, 1985).
Passage à la folklorisation :
« Le don a partie liée avec la fête. De même que le sacré* est séparé du pro-
fane, la fête est isolée du travail : elle est le négatif même de l’activité laborieuse, de la
quotidienneté, de la tranquillité. Période d’excés et d’outrance, de dépense et de gas-
pillage, d’insouciance et de joie, la fête porte la communauté* au paroxysme de son
être. Elle est aussi le moment fort du don [“don et contre-don”, cf. Champetier, Homo
consumans, archéologie du don et de la dépense, Le Labyrinthe, 1994.]n .
« Chaque saison était traditionnellement inaugurée par des fêtes représentati-
ves. Ces fêtes étaient, en somme, des rites* d’entrée qui préparaient l’adaptation des
hommes au sens de la nouvelle saison à vivre…
« À chaque printemps, l’être humain, contemplant la verdure renaissante, s’im-
prégne de la sensation d’un renouveau auquel il s’identifie ; c’est lui qui renaît avec
le printemps. C’est enfin la belle saison qui s’annonce et ce retour de la vie apparaît
comme une fête : fête des fleurs, de Mai, de l’espoir, espoir de guérison. » Marie
Claire Dolghin, Les Saisons de l’Année, Séveyrat, 1989.
4
L’ordre des fêtes tout au long du calendrier reproduit le cycle de l’année cos-
mique re-naissante du Dieu-Fils/ Soleil qui vient d’apparaître pour l’Épiphanie ; puis
la Chandeleur ; célébration de l’Ordre Cosmique, lors de la guerre contre les Noi-
rauds en Mai ; de la Vie, lors de la Hiérogamie* ; des promesses de mai et des maria-
ges au Solstice d’été ; des Moissons, du Battage sur l’Aire sacrée*, des récoltes et
des Vendanges ; puis venait la fête du souvenir des ancêtres “divins” à la Samhain,
avec l’abattage rituel des animaux et leur salaison et, finalement la mort du Vieux Roi-
Soleil au Solstice d’hiver avec son double visage de l’an qui meurt et de l’an qui
naît symbolisé par Janus chez les Romains…
Lammas) et, (passé la Samhain/ moisson des fruits, ce qui forme la “Triade des Mois-
sons” marquant la belle saison), la Chandeleur/ Imbolc ou Fête des Chandelles qui con-
firme la Re-naissance du Dieu-Fils (Soleil) à la Neu Helle/ Jul* (Ste Brigitte, la Triple
Mère).
Mais : « Les quatre fêtes celtes* des données irlandaises médiévales sont déca-
lées de 45 jours par rapport à leur date calendaire réelle : il existe donc deux dates
solsticiales et deux dates de fêtes équinoxiales. » Le Roux-Guyonvarc’h, Les Fêtes
Celtiques, G.L.M. 2002.
Les Celtes connaissaient fort bien les huit fêtes traditionnelles comme le prouve
le Bouclier de Fionn en étoile octoradiée des anciens Irlandais, bouclier qui était
un calendrier ! Nous pouvons le rapprocher de la figure héraldique de l'Escarboucle
que nous avons vu dans notre article Blasons* – la chaîne de cet escarboucle étant
celle de Lug qui lie* les participants/ initiants du rite* par le pouvoir de son Logos,
son “Verbe” sacré* – ou bien à la figure du Muhlespiele vu dans l’article Astrologie*
nordique : l’Étoile de Wotan !.
Nous verrons aussi dans l’article Runes* les divisions de l'espace et du Temps,
qui correspondent à nos huit fêtes traditionnelles : tout d'abord ces 4 fêtes agricoles ty-
piques de la 3° Fonction* et qui correspondent (à cinq jours prés) aux visées des levers
et couchers héliaques aux solstices qu’est la Croix de Taranis ou Rune* du Don des
Dieux*”. Ensuite, les quatre fêtes astronomiques* et initiatiques* de la 1ère Fonction*
dumézilienne – les solstices et les équinoxes – qui forment la croix* “grecque”. L’en-
semble constitue les huit fêtes traditionnelles du monde boréen si caractéristiques de la
“religion cosmique des Indo-Européens*” selon le très heureux titre du livre du pro-
fesseur Jean Haudry !
5
Décalées : Nous verrons par ailleurs que ce décalage est probablement dû au glissement zodiacal
provoqué par la précession des équinoxes (cf. § in art. Astronomie*)…
6
21 Jan 21 Nov
Solstice d’hiver
2 FÉVRIER z 22 Déc Ú 2 NOVEMBRE
IMBOLC SAMHAIN
Remarquons bien ici à nouveau que le calendrier des fêtes* celtiques est décalé
de 40 jours, et qu’il est presque comme la Rune Gebo “don des dieux : cette croix
de Taranis est cadrée sur le lever des Pléiades 6 , dispositif qui précéda de longtemps la
croix dite grecque des solstices et des équinoxes car les Grecs commençaient leurs
moissons avec le lever des Pléiades et faisaient leurs semailles au lever des Hyades :
« Il ne fait guère de doute que, dès les premiers âges, la nécessité pratique de
fixer les saisons propices aux semailles [sator]n et aux plantations a fait plus qu’une cu-
riosité purement spéculative pour favoriser la connaissance de l’astronomie*, en obli-
geant les primitifs à interroger la grande horloge céleste afin d’y trouver l’indication
des saisons de l’année. » Frazer.
~~~~~~~~~
6
Pléiades : Il se pourrait fort bien que ce soit là la cause du décalage de ces fêtes de 3° Fonction* :
on sait en effet que les Druides (1° Fonct.) commençait la fête d’initiation plus tôt ! màj 16-10-04
7
En irlandais, ichtar dèsigne à la fois le "bas" et le "Nord" tandis que tuas signi-
fie simultanément "haut" et "Sud". De même, t-air, l'Est, est la région qui est "devant"
tandis que t-iar, l'Ouest, est au contraire la région située à l'arrière. En conséquence,
l'observateur faisant face à l'Est a le Sud ou le monde lumineux, réservé aux vivants, à
sa droite [N r.t : à dextre, le sens du déplacement solaire] et le Nord ou le monde
obscur, dévolu aux morts et dénommé séd, à sa gauche [id. senestre], (voir le dia-
gramme plus bas).
De même que le royaume des vivants est au-dessus du royaume des morts, le
Sud est au-dessus du Nord. Aussi, les Celtes irlandais donnaient-ils la préfèrence à la
droite dans la royaume des vivants et à la gauche dans la royaume des morts comme
en témoigne la représentation de la face intérieure du chaudron d'argent de Gundes-
trup (situé au Danemark). En conformité avec une analogie générale, le royaume des
vivants est une image inversée du royaume des morts.
Samain ("réunion", "assemblée") : Il s'agit d'une "fête" compléte qui rassemble les
êtres vivants et ceux du sédh*. Elle réclame en conséquence le concours des représen-
tants des trois fonctions* de la tradition celtique :
- sacerdotale ("prêtres" ou druides);
- guerrière (noblesse militaire ou flaith);
- productrice (artisans).
Lugnasad ("assemblée de Lug") : Lug est à lui seul tous les dieux et en assume toutes
les fonctions. La "fête" fait ici réfèrence à son aspect royal. Elle honore le souverain,
intermédiaire entre les deux autres fonctions, en tant que dispensateur des richesses ex-
térieures et intérieures ainsi que du bon gouvernement de la société et de soi-même.
Imbolc : fut totalement occultée par la fête chrétienne de sainte Brigite, héritière de
Brigit, divinité féminine qui fut aussi l'initiatrice des "arts" (ou des métiers manuels et
intellectuels). "Fête" la moins influente des quatre, elle termine le cortège de leur suc-
cession selon leur ordre d'importance que retrace le diagramme ci-dessous :
Samain, "fête" de l'intégralité des cycles des morts et des vivants propre au monde
obscur (Nord-ouest) ; Beltaine, "fête" sacerdotale propre au monde lumineux (Sud-
est); Lugnasad, "fête" royale, pendant temporel de la "fête" sacerdotale (Sud-ouest);
Imbolc, "fête" de la fonction artisanale (Nord-est).
~~~~~~~~~
Màj du 7 déc. 05 proposée par coupi@ vu/ site polonais "Slowianska Zadruga"
WESOLYCH SWIAT
Quatre fêtes principales étaient célébrées chez les Slaves:
-21 mars : premier jour du printemps :SWIETO JARE (“Fête du printemps”) consa-
crée à la (re) naissance, à la nouvelle vie après le froid hiver. Pour cet événement des
oeufs étaient peints (pisanki), ils représentaient le symbole de régénération de la vie.
Cette fête était dédiée au dieu ROD (qui regarde dans les 4 directions : Il voit tout, sait
tout, supra), personnification de la providence et de la destinée. ROD, remplit un rôle
important lors de la naissance d'un enfant : il prédit au nouveau-né son avenir, sa
chance, sa durée de vie ou, à contrario, des peines et une mort prompte. (note de trad.
Coupi : nous retrouvons la racine "rod" dans le polonais actuel "rodzina": famille.
11
-21-22 août : premier jour de l'été SWIETO KRESU (littéralement “fête du terme”)
où KUPALA (Note: nom de la fête du solstice d'été chez les Slaves, de "kupa" :
monceau, tas, comme les meules de foin.) C'était aussi la célébration et l'adoration du
feu. Pendant la nuit de cette fête, poussait une fougère légendaire, un feu brûlait et des
couronnes de fleurs étaient jetées sur l'eau. Les garçons et les filles se constituaient en
couples. La cérémonie était dédiée au dieu DADZBOG SWAROZYC.
-23 septembre : premier jour de l'automne SWIETO PLONOW (“fête des récoltes”)
consacrée à la moisson de l'année, le dieu était remercié pour les récoltes, et invoqué
pour une production encore meilleure l'année suivante. après les augures sur l'avenir et
les prières, suivaient les festins rituels. Les dieux honorés étaient: PERUN et
DADZBOG SWAROZYC.
-21-22 décembre : premier jour de l'hiver :SWIETO ZMARLYCH (fête des morts)
consacrée aux ancêtres. Des feux étaient allumés dans les cimetières afin de réchauffer
les morts. Des banquets étaient également organisés pour honorer les défunts afin que
ceux ci ne souffrent pas de faim. Aux carrefours étaient allumés des brasiers de bran-
ches séches où de paille appelés "grumadki" pour réchauffer les morts. Cette fête était
consacrée au dieu WELES.
Note à propos de la mort : Les Slaves croyaient que chaque être possédait une
âme,qui après la mort partait pour une province appelée NAWIA (note : prononcer
NAWION, le A terminal étant un A cédille).
C'est un pays caché quelque part et profondément sous la terre, où tous les
braves gens vivent dans un éternel bonheur. Leurs esprits pouvaient de temps en
temps retourner sur la terre. Des incantations magiques étaient formulées par les diffè-
rentes familles,pour assurer une réception conforme et digne de ces mânes*. Toute
cette population se rendaient au cimetière et consommaient alors des aliments, en ré-
servant un morceau pour les trépassés. Un feu brûlait réchauffant ainsi les esprits
voyageurs.
Les âmes mauvaises avaient la faculté aussi de retourner, dans le but de tour-
menter les gens. Le défunt juste après la mort était traité avec un honneur indiffèrent.
Mais celle ci réveillait toujours parmi les vivants un certain respect. Le mort était ha-
billé avec les meilleurs habits, paré de bijoux, il n'était pas rare de l'accompagner
12
*********
Ce § a provoqué de nombreux envois de nos visiteurs
mais ces articles complémentaires en .pdf (©) ne reflétant que l’opinion
de leur auteur ne sont donc soumis sur le site de R&T que pour faire réfléchir ceux
de nos visiteurs que cela intèresserait comme autant de fenêtres ouvertes…
Ils n’entraînent généralement pas notre aval complet pour autant.
Vous trouverez ici des liens vers ces “supplé[Link]”
rangés ici par ordre alphabétique :
~~~~~~~~~
Màj du 16 oct. 04 : Voulez-vous lire maintenant un article vu le 1er fév. 04
sur le site de Patrice Guinard: [Link] : Les quatre fêtes* des Celtes,
suivi de l’article “Les principales fêtes traditionnelles héritées des Gaulois”
par Boutios, vu sur le site <Les Druides du Québec> le 12 mars 04 ?
Cliquez alors sur le bouton : [[Link]] et retour automatique ici !
~~~~~~~~~
Mise à jour du 28 nov. 05 : voulez vous lire maintenant
quelques compléments sur les 8 fêtes celtiques ?
cliquez alors sur le bouton [[Link]] et retour ici pour continuer !
~~~~~~~~~
Mise à jour du 28 nov. 05 : voulez vous lire maintenant
quelques compléments sur les calendriers et les fêtes celtiques ?
cliquez alors sur le bouton [[Link]] et retour ici pour continuer !.
~~~~~~~~~
Mise à jour du 28 nov. 05 : voulez vous lire maintenant
quelques compléments sur les calendriers et les fêtes celtiques ?
cliquez alors sur le bouton [[Link]] et retour ici pour continuer !
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Mise à jour du 28 nov. 05 : voulez vous lire maintenant
quelques compléments sur Les Fêtes traditionnelles Kalash ?
cliquez alors sur le bouton [[Link]] et retour ici pour continuer !
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~~~~~~~~~
Mise à jour du 25 nov. 06 proposée par Geerlodt@ : voulez vous lire maintenant
quelques compléments sur Les Fêtes chrétiennes (?) des Quatre Temps ?
cliquez alors sur le bouton [[Link]] et retour ici pour continuer !
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qui, tactiquement, était prévisible pour remplacer astucieusement le Dieu Fils Soleil de
nos ancêtres celto-germaniques afin de les amener à reporter leurs espoirs et leurs dé-
votions sur Celui que leurs Arts figureraient bientôt sous les traits de leurs propres An-
cêtres…
Disons donc quelques mots des Fêtes de l’Avent – cette “avant renaissance
de la Nouvelle Clarté/ Neu Helle” tant pour les Celtes* que pour les Germains*, ces
deux “cousins” qui composent nos Racines comme un feutre de riche terreau, celui
que déposent sans dèsemparer les Nornes/ Nonnes/ Parques/ Moires de Notre Destin*
d’occidental sur les fragiles Racines de Notre Arbre* du Monde Yggdrasil/ Irminsul* :
Lorsque nous parcourons le Net, nous ne trouvons en général pas ces rappro-
chement avec l’Ancienne Coutume que nous traitons dans un ensemble d’articles sé-
parés nommés Paganisme*, Religion*, Rites*, Mythes* et même Église*.
Certains sites Internet islandais (mais qui parle l’islandais dans ce pays à part
les rares immigrés), ou allemands (mais les Turcs parlent bien mieux cette langue que
nous), certains sites disions nous, le font et fort bien, et le site de traduction en ligne
<[Link]/wl/translate/fr/[Link]> peut vous aider si… vous connaissez
déjà bien la question païenne sans les a priori péjoratifs des “militants” chrétiens (nous
sommes ici sur un plan culturel – et dans le second millénaire – mais ces gens semblent
jaillir du Moyen-Âge et des vannes de leur l’Inquisition ! « Pardonnez-leur Seigneur,
car ils ne savent pas ce qu’ils font ! ») .…
Étymologie : Avent – du latin adventus qui signifie “venue, arrivée; –> advenir”.
Cette période débute quatre semaines avant la veillée de Neu Helle/ Noël mais, celle
des chrétiens est une “mise en forme” (formattage) qui inclut obligatoirement les qua-
tre dimanches précédents.
Pour eux, ce terme classique fut employé pour dèsigner la venue du Christ par-
mi les hommes depuis Grégoire I, nommé aussi Grégoire le Grand pape de 590 à 614.
L'Avent, représente la période de la préparation de "la venue du Christ" et marque le
début de “l'année ecclésiastique” (…) j-f.c
Pour les anciens, le symbole principal de l'Avent est sans conteste la lu-
mière, ce qui est compréhensible à cette époque de l'année car la lumière non seule-
ment chasse l'obscurité mais aussi représente l'espoir et la lutte contre le mal (j-f.c) :
i.e. le Grand Hiver Fimbulvetr…
vieux Dieu Soleil se couchant en fin de saison lorsque, très bas sur l'horizon en feu, il
nous annonce sa mort imminente.
Sur les couronnes de Suède, les bougies sont souvent blanches, couleur de fête
et de pureté, anticipant la venue espérée du Dieu-Fils Solaire. En Autriche chrétienne,
on les choisit violettes car cette couleur est symbole de pénitence. Côté symboles, on a
d'un côté l'espoir et la joie, et de l'autre la contrition et l’illusion !
Un "calendrier de l'Avent" pour espèrer et… patienter : la légende édifiante nous dit
que « cette tradition germanique est née de l'imagination d'un père de famille voulant
canaliser l'impatience de ses enfants. Il découpa des images "pieuses" qu'il leur remit
chaque matin et, plus tard, les images pieuses auraient fait place à des biscuits anima-
liers. Le calendrier de l'Avent serait né ainsi. » ([Link])
Mais cette déviation chrétienne ne résiste même pas à une analyse superficielle :
- a/ les calendriers almonat runiques ou runenstav, ces bâtons gravés de Runes* sa-
crées et de symboles festifs, existent depuis de forts nombreux siècles – il y en a dans
tous les musées nordiques ; ils existent sans doute aussi depuis des millénaires mais, le
bois pourrissant et les feux* d'autodafé ("acte de foi") de l'Église* nous empêchent
maintenant de le démontrer (n’était-ce pas leur but?)…
- b/ Par ailleurs, les animaux en pain d'épices dans le genre du Sanglier des Ardennes
sont de filiation directe depuis Gullinbursti, ce “sanglier aux soies d'or” de la Déesse
Germano*-Scandinave Freyja°, symbole de fécondité !
Màj j-f.c : «« Patronne des mineurs, des carriers, des alpinistes, des canonniers, des
pompiers [tous ceux qui utilisent des explosifs ou sont proches du feu ! On se rappelle-
ra à ce sujet du nom de la réserve de poudre dans la Royale : la “Ste Barbe”] et des
prisonniers. Selon une ancienne tradition germanique le jour de la Sainte Barbe on
coupe une branche de cerisier pour la mettre dans un vase : si ses bourgeons éclosent
le soir de Noël, on peut y voir un bon présage de fécondité et de chance en amour
pour les jeunes filles car la fête de la Sainte Barbe est associée à des rites de fécondités
et de divination :
En Provence, c'est à la Sainte Barbe qu'on inaugure les Fêtes de Noël en met-
tant du blé ou des lentilles à germer dans une coupelle que l'on dispose devant la fenê-
tre. Si de jeunes pousses vertes apparaissent pour Noël, c'est le signe d'une bonne ré-
colte pour l'année à venir. »»
Dans ces deux cas, il s'agit "des Jardins d'Adonis" 12 , le Dieu* printanier récur-
rent des Phéniciens de Byblos, rite* bien connus dans toute l’Europe depuis l'antiquité
et qu’on pratiquait encore dans mes familles du Vivarais et du Dauphiné…
Alors vient Nicolas/ Klaus – qui n’est autre que “Le Vieux Woden”, l’Ours
Ar(k)tos – qui est accueilli en famille : il apporte des présents qu’on appellera plus tard
étrennes13 , un ours en peluche en particulier pour les plus petits, tout comme chez les
Aïnous du Japon (cf. § Ours° in art. Bestiaire*).
Sant Niklaus se nomme “Stutten Kerl” en Westphalie, expression dans laquelle
on retrouve la “jument blanche” Stutten (cf. § art. Blasons*) et le “jeune drôle” Kerl,
si ce n’est Karl “l’homme libre” qui donnera naissance au Jarl “le noble nordique”…
« Le Père Fouettard serait un avatar d’Oel (cf. ole in art. Sacré*)n , fils d’Odhin,
ancien dieu germanique, pour qui il châtiait sur terre les méchants. Odhin lui-même au-
12
Jardins d'Adonis : On en trouve en ce moment dans les Super Marchés, rayon animalerie, mais
cela s’appelle “herbe à chat”...
13
Le mot étrennes vient du latin streniae, souvenir de Strenia la déesse de la santé et de la force
physique : un des premiers rois de Rome, Tatius « prit les auspices de la nouvelle année en cueillant
les rameaux d’un arbre du bois de Strenua (un bosquet sacré)n… » Symmaque, exp. X, 35. De là
l’habitude prise de s’échanger ces rameaux sacrés* (cf. Le Rameau d’Or de Frazer…)
19
rait fourni certains traits à la légende de saint Nicolas voyageant la nuit à cheval. Si au-
jourd’hui le grand saint a été dépassé par le Père* Noël, il continue toujours d’accom-
plir sa mission dans les pays germaniques et alémaniques et les Lorrains se pressent
encore le 6 décembre pour l’accueillir.
« Le 5 décembre au soir, Küssnacht-am-Rigi au bord du Lac des Quatre Can-
tons en Suisse resplendit d’une multitude de petites lumière et s’anime d’un vacarme
(Schembart)n retentissant : comme chaque année, on fête Saint-Nicolas.
« Origines : Répandu dans de vastes contrées de la Suisse centrale et sous des
formes très variées, le Klausjagen14 dèsigne la coutume dont généralement saint Nico-
las et Schmützli forment l’essentiel. Dans un cortège de Saint-Nicolas, le Schmützli15 à
la particularité d’avoir le visage noirci à la suie 16 . Il joue un rôle comique et il se
charge de distribuer les punitions aux enfants (…)
« Au signal d’un coup de mortier, les Geisselklepfer “les claqueur de fouet”
font claquer leur fouet (cf. aussi in art. Sexualité*)n dans un ensemble cadencé afin de
chasser les mauvais esprits et de permettre à la lumière de revenir sous la forme de
multiples scintillements qui apparaissent au loin. Les Iffelträger ou “porteurs de
mitre”, compagnons du saint revêtus d’un surplis blanc avec une ceinture rouge, sont
coiffés d’une immense mitre mesurant jusqu’à deux métres de haut et pesant une
quinzaine de kilos ! Ces coiffures de cartons sont finement ajourées à la manière de vi-
traux et une bougie trône à l’intérieur.» Béatrice de Villaine et Guillaume d’Andlau,
Les Fêtes retrouvées, Casterman 1997.
On aura reconnu là, une figure de l’If (iffele träger “porteurs de petits Ifs),
l’If étant le porte cierge qui, finalement, s’enflammait dans l’église, lui-même souvenir
du vieil If sacré* brûlé rituellement pour le Solstice d’Hiver/ Jul (cf. infra)…
14
Jagen “chasser” : on pensera évidemment à la Chasse Sauvage de Hellequin/ Wotan*.
15
Le Schmützli : “le Machuré” en dauphinois c.à d.… le Noiraud !
16
noirci à la suie : comme le zwarte Piet des Hauts Landais (E. D.)
20
Le 8 décembre, Fête des lumières : C’est en fait Lucie qui est fêtée par anticipation
par l’allumage de milliers de petits lumignons sur les fenêtres, en particulier à Lyon
(notre Lugdunon gauloise), ville où l’Église* a profondément déformé et déplacé de
cinq jours cette fête de Luce, la lumineuse parédre de Lug17 : dans un premier temps
en Fête de la légendaire Blandine, “Blanche lumière” (c’est bien le sens de Luce/ Lu-
cie/ Lucina) et, dans un deuxième temps, à la consécration de Lyon à la Vierge par le
roi Louis XIII, “en souvenir de la grande peste” dit-on.
Il a suffi alors de déplacer la date au huit décembre pour prétendre qu’il s’agis-
sait là d’une fête différente, mais pas trop pour ne pas gêner le peuple fidèle qui ainsi
continuait ses antiques dévotions…
Remarquable, cette nouvelle date est celle de l’inauguration d’une nouvelle sta-
tue à Marie et les Lyonnais furent conviés à faire une nouvelle procession en l’honneur
de l’idole d’une religion qui traite nos ancêtres d’idolâtres ! Il n’y rien à y comprendre,
je sais, mais il y a pire : c’est la récente dégénérescence de cette fête en “carnaval
mondialiste” (voilà la troisième dégradation). Ceci laisse rêveur : l’Église préfèrerait-
elle lutter encore contre le paganisme* son adversaire séculaire (satan en hébreux) et
perdre ainsi la figure lumineuse de la Vierge Lucie ?
Peut-être est-ce pour plaire aux “Enfants de 89” qui tiennent en main la ville
commerçante, les évêchés et le cardinalat ?
le plus grand profit de l’Église* ce qui explique que Marie qui, si l’on en croit les
Évangiles, n’eut aucun rôle dans le magistère de son fils, ait dû prendre cette impor-
tance inattendue…
Ici, elle donc est Blandine, la pseudo martyre de Lyon/ Lugdunum (la “colline
dunon de Lug”), nom dont on voit tout de suite qu’il a remplacé celui de Blanche lu-
mière ou Lucine, la parédre du Dieu* gaulois de la lumière (physique et intellectuelle):
notre Lug le bien nommé ! Ce hasard erst tellement énorme qu’l prouve que ce mar-
tyr est une invention…
Chez nos cousins païens de souche germanique, cette fête de l’hypothétique sainte
Blandine est toujours appelée “Fête de Frigg, la Reine de lumière” : c’est elle
“l’épouse” d’Odhin/ Wotan* ! Les correspondances sont évidentes…
Lucie, prénom féminin avec Luce et Lucienne signifie "lumière" en latin. Pour
nous, affreux europaïens (culturels) il saute aux yeux qu’elle est la parèdre de Lug et,
d’ailleurs, les Espagnols la nomment Lucina. On trouve aussi son nom dans celui de
Mélusine* qui pourrait signifier Mère Lucine (cf. notre article*)…
Traditionnellement, ce jour là, “la plus belle et la plus blonde” des jeunes filles
porte une couronne de bougies sur la tête telle les Caenis, les antiques “jeunes filles
Ourses” (nubiles) de Grèce. Dans certaines régions, ce sont actuellement tous les en-
fants qui portent la couronne de lumière : ne sont-ils pas tous des “Dieux-Fils” qui
vont apparaître : « Épiphania ! » et “la Lumière d’un foyer” ?
En Suède : «« Le jour de la Sainte Lucie, on peut voir dans les rues de Stock-
holm, des jeunes filles blondent qui défilent coiffées de bougies avec des gerbes
de blé d’Or nouées de rubans rouge et revêtues de manteaux de fourrure blanche.
Dans tous les villages et dans les écoles on élit et on couronne une Sainte Lucie.
Le soir, elles défilent toutes dans les rues en chantant le traditionnel "Sankta Lucia".
Elles sont accompagnées de garçons déguisés en Rois Mages qui portent des chapeaux
pointus parsemés d'étoiles dorées : de vrais petits Odhin-Wotan*. Il y a des défilés et
des fêtes toute la journée et même des concours de Lucie.
En Hongrie, la Sainte Lucie est le jour de la bénédiction des moissons. Les en-
fants étendent de la paille sur le pas de la porte et s'agenouillent pour former des
voeux de bonheur. »» vu sur [Link]ê[Link] Màj du 25-11-06 !
maisons, les jeunes filles enfilent une longue robe blanche ceinturée de rouge ainsi que
la plus jeune des filles qui est coiffée d'une couronne de bougies blanches allumées sur
la tête. Les garçons portent des chapeaux terminés par des étoiles dorées.
Garçons et filles se rassemblent autour du lit des parents. La plus jeune des
filles, s'avance toute illuminée et portant un plateau sur lequel sont disposés des mets
pour le petit déjeuner : un café fumant, des brioches au safran, des gâteaux au gingem-
bre en forme d'étoile, de pantin ou de cœur (les lussebullar). Les enfants chantent des
chants traditionnels.
On peut voir dans les rues de Stockholm, des jeunes filles blondes qui défilent
coiffées de bougies et revêtues de manteaux de fourrure blanche. Dans tous les villages
et dans les écoles on élit et on couronne une Sainte Lucie. Le soir, elles défilent toutes
dans les rues en chantant le traditionnel "Sankta Lucia". Elles sont accompagnées de
garçons déguisés en Rois Mages qui portent des chapeaux pointus parsemés d'étoiles
dorées. Il y a des défilés et des fêtes toute la journée et même des concours de Lucie.
En Hongrie, la Sainte Lucie est le jour de la bénédiction des moissons. Les en-
fants étendent de la paille de le pas de la porte et s'agenouillent pour formuler des
vœux de bonheur.
À Gams (Autriche), la nuit de la Saint-Thomas : « Depuis la réforme du calen-
drier grégorien [N] adopté en 1584 en Autriche, la nuit de la Saint-Thomas, le 21 dé-
cembre, correspond avec le solstice d'hiver et donc avec la nuit la plus longue de
l'année. Cette position lui a donné une signification particulière dans le calendrier festif
d'hiver. La Thomasnacht a donc relayé et progressivement remplacé le Luzientag qui
occupait cette position jusqu'à la réforme du calendrier : avant que le pape Grégoire
XIII ne procéde à la réforme du calendrier en 1582, la Sainte-Lucie, le 13 décembre,
correspondait au solstice d'hiver et au jour le plus court de l'année.
Dans le Burgenland autrichien où vivent des populations d'origine hongroise
et en Hongrie s'est maintenue la tradition des " Lucies ". j-f.c
Grégoire XIII était un Pape astronome, certes, mais sous son pontificat, la
dénaturation du paganisme* sacré* de ses ancêtres fut bien digne du combat perma-
nent de cette "Église* d'origine exotique !
Mais, pourquoi pensé-je donc ici au "Cheval de Troie" ? Les Dieux* seuls le sa-
vent… Remettons donc la Fête de Lucie au 8 novembre !!!
La Saint Martin le 11 novembre : "A la Saint Martin il faut goûter le vin" : Autre-
fois partout en Europe, s'ouvraient le jour de la Saint Martin, les dernières grandes foi-
res de l'année. On y faisait commerce de cochonnailles, d'oies et de canards gras et
c'est à la Saint Martin qu'on tuait le cochon. C'était aussi l'occasion de renouveler les
baux de fermages et d'engager pour l'année les ouvriers agricoles.
On venait aussi tirer le vin nouveau des dernières vendanges et goûter la bière
de Noël spécialement brassée à cette occasion, ce qui explique que le "mal de Saint
Martin" reste une expression populaire pour parler de l'ivresse due aux excès de bois-
son pendant les foires de la Saint Martin. De même "Fêter la Saint Martin" signifie
faire bonne chère, c'est une fête d'abondance* comme le Mardi Gras et ceci s'explique
par le fait qu'après la Saint Martin commençait le petit carême de Noël.
Les marchés de Noël sont les cousins de ces anciennes foires de la Saint Martin.
Dans le Nord et le Pas de Calais la Saint Martin est fêtée par les enfants qui dé-
filent dans les rues en brandissant des lanternes réalisés dans des légumes creusés, en
particulier des betteraves. Cette coutume très ancienne [qui est] appelée fête des Gué-
nels, célèbre la fin des travaux agricoles » [Cette fête est devenue l'Halloween des Ir-
24
landais, puis fut expatriée aux USA pour la plus grande gloire du commerce… de
mauvais goût !]
Les enfants allemands, autrichiens et hollandais fêtent aussi la Saint Martin la
nuit du 11 novembre : ils passent dans les maisons pour apporter des petits pains brio-
chés aux enfants sages et des crottes d'ânes aux paresseux. Puis le soir, on déguste une
oie rôtie en famille (…) »» joyeuses-fê[Link]
Selon l’hypothése la plus commune, le sens d’origine de Jul est “Roue”, c’est
à dire Roue du Temps/ Ouroboros* (cf. aussi notre art. Astrologie* nordique), c’est
donc la Roue de l’Année et correspondant à l’anglo-saxon wheel, mais aussi
“kermesse, fête”, quoique ce soit ici un sens dérivé, c’est à dire second.
Certains pensent que le nom de Jul peut provenir du germanique jéochol,
“(époque des) tempêtes de neige” mais il s’agit aussi là d’un sens second déduit de
cette période du Solstice d’Hiver, les “douze jours” qui précédent la Neu Helle20 ou
20
Neu Helle : “nouvelle clarté”, est la véritable étymologie de notre mot Noël, de Neu “nouvelle”
– gaulois noios, grec neos, britannique new, allemand neu ; et Helle “clarté”, en grec helios.
C’est la fête appelant la lumière à renaître, ce qui est particulièrement évident dans le Nord !
21
Yaou : pourquoi pensons-nous alors à YHVH (Jahveh) le dieu ethnique des Éburons/ Ébros de
Palestine au temps où, encore “païens*”, ils “adoraient” ce Pieu/ Pal en If éburo…
25
En Suède c’est Julgran, mot où l’on retrouve le soleil “gran” (cf. art. Apollon*), ce
qui en fait une “roue solaire” ou “roue de l’année” toujours, et que nous avons vue
longuement dans l’article traitant de l’Astrologie* en Europe du Nord. Nous retrou-
vons en cette saison cette couronne enrubannée sur les portes de nos maisons pour ac-
cueillir “le Voyageur”, c’est à dire Wotan* lui-même : le Grand Ase Alt/Ase (Atlas) !
Le premier signe astrologique* de ce “Moulin de la Grande Chanson”, ou zo-
diaque “Roue de la Vie” pour nos cousins Grecs, est le Capricorne, animal mythique
que nos cousins septentrionaux appellent un Julbock (prononcer Youlboc!) ou “Bouc
de Noël”. Ce bouc de paille blonde (solaire) au col enrubanné de rouge est offert tradi-
tionnellement chez nos cousins septentrionaux – sous le septième arc – lors des douze
jours du Solstice d’hiver, au moment de la commémoration des “divins” ancêtres et
lorsque se fait par conséquent l’Alfablot, le traditionnel “sacrifice aux Elfes*” qui in-
troduira la fête de fécondité. Mais, il existait aussi d’autres animaux, sacralisés à cette
époque (cf. art. Bestiaire* des Dieux*) dont les effigies de pailles commencent par la
racine Jul : le julsvin par exemple qui est le sanglier que l’on mange pour la Neu Helle,
et d’autres noms en Jul tels que le “Feu de Jul” et le “Chant de Jul”…
On dit aussi que les six premiers de ces douze jours sont la Fête* des Morts
(ou des Ancêtres) et que c’est eux qui, accompagnant Odhin/ Wotan* et son cheval
22
Jolnir : est l’ancêtre des géant Thurses, les Jötunnar, et aussi des Trölls, leurs folkloriques cari-
catures…
26
Les Saturnales : À l'origine, les Saturnales avaient lieu à l'occasion des semailles, mais cette tradi-
tion se perdit avec le temps. Cette célébration servit peu à peu à justifier toutes sortes de réjouissances
effrénées, de fêtes et d'orgies (banquets et “tableaux vivants” rituels).
Le poète gréco-romain Lucien, qui vécut au IIème s. EC, décrivit les Saturnales comme
étant des beuveries populaires suivant les libations rituelles, dans la joie accompagnée de vacarme
(chambard), de jeux et danses populaires prolongeant les antiques rites*, la nomination de rois de la
fête et des dons de repas aux esclaves, car en ce jour de Joie, de liesse, la gentillesse des mœurs était
le lot de chacun.
Comme pendant nos actuelles fêtes de Noël – qui ne sont que leur continuation – on
s’offrait des cadeaux : des porte-bonheur, du miel, des gâteaux, de l'or étaient courant. Dans l’attente
du printemps espéré, on décoraient les maisons avec du lierre, des branches de houx et de gui et, tout
travail – à part celui de la cuisinière et du banquier – était interdit.
Rome confrontée au culte de Mithra : Malgré l'influence croissante de l'Église* et de ses dis-
ciples, les rites liturgiques chrétiens ne parvenaient pas à s'imposer face aux festivités païennes
des Saturnales. Cette fête pleine d'entrain entrava longtemps la propagation du christianisme. Mais
son implantation fut également menacée par un autre culte fortement implanté dans l'Empire romain :
le culte de Mithra.
Tardivement, l’Empire s’étant étendu, les centurions – souvent d’origine étrangère – ra-
menèrent les éléments cultuels de leur patrie ou importèrent des Cultes à Mystères qui, comme notre
23
Cette Chasse Sauvage est une réalité météorologique fort bruyante – le Chambard – mais habi-
tuellement sans grandes conséquences. Cependant, sa plus belle démonstration fut en France le dou-
blé catastrophique qui initia le deuxième millénaire : la première, le 25/ 26 décembre 1999 qui, depuis
la Manche, ravagea la Bretagne, l’Île de France, le Nord et l’Alsace ; la seconde, le 27/ 28 décembre,
qui s’attaqua à la côte atlantique depuis de la Bretagne jusqu’au Pyrénées mais que ralenti ensuite le
Massif Central, puis les Alpes…
La Nachtchar “Troupe de Nuit” se compose de deux légions nocturnes, la Rechte Fahrt (le Juste
Voyage) qui méne les morts au lieu de leur séjour, et la Hexen-fahrt (le Voyage des sorcières*, cf.).
Mais les inquisiteurs ramènent le tout au “départ pour le sabbat” des sorcières (c. à d. leurs… esbats).
27
actuelle Maçonnerie*, se pratiquaient dans l’Armée statinnée dans ces lointaines provinces. C’est
pourquoi, aux IIème et IIIème s. AEC, son culte se répandit dans tout l'Empire romain et l'empereur
Aurélien en fit même la religion* d'État. Les milites romains, dont bon nombre vénéraient Mithra, fu-
rent les ambassadeurs de cette religion qu'ils répandirent dans les provinces les plus éloignées de
l'Empire.
Dans l'ancienne religion perse/ iranienne, Mithra était le Dieu de la Lumière, le sym-
bole* de la clarté et de la pureté et il combattait les forces “maléfiques” càd les Noirauds de l’hiver ou
les Géants* des Forces Naturelles (daimon) inférieures (infernales).
Au IVème s., pour enrayer ce culte “païen*”, l'Église* prit une mesure très astucieuse :
la fête de la naissance du Christ fut avancée du 6 janvier au 25 décembre car le solstice
d'hiver du 25 décembre était la fête la plus importante de l'année mithraïque, on fêtait la Renais-
sance du Sol invinctus “dieu-soleil invaincu”. De plus; l'Église* n'hésita pas à déclarer le Christ
lui-même "sol invinctus".
Puis, elle procéda de la même manière au cours de l'évangélisation d'autres peuples : la
fête de Noël fut transférée sur les jours de fête païens locaux importants, tels la fête de Jul chez
les Germains. L'objectif restait le même : faciliter le passage de l’Ancienne Coutume païenne à la
nouvelle “foi” chrétienne.
Un élément facilita cette démarche : il s'avérait impossible de fixer une date précise
pour la naissance du Christ qui n’est pas précisée dans les évangiles canons et comme il n'existait pas
à l’époque de calendrier universellement valable, la plupart des chrétiens furent vite convaincus que la
date de la naissance du Christ était le 25 décembre..
On s'interrogea sur la manière dont on allait célèbrer l'événement. Les autorités ecclé-
siastiques s'accommodèrent globalement de l'esprit des saturnales qui avaient été le berceau des ins-
pecteurs/ évêques à Rome. Même si ces fêtes exubérantes choquaient un peu les moeurs chrétiennes,
il ne fut pourtant pas impossible de concilier les deux rites*. En effet beaucoup d'éléments de la fête
païenne s'adaptaient aisément au nouveau cadre chrétien et il ne fut pas difficile, par exemple, de créer
un lien entre le houx aux feuilles piquantes et la couronne d'épines du Christ.
Les traditions Païennes : Au VIème siècle EC, le pape Grégoire tempêtait contre les fêtes exubé-
rantes, les danses* et le couronnement des portes et se prononçait en faveur d'une fête plus
“spirituelle” et non laïque. La coutume qui choquât le plus était celle des hommes déguisés en femme
ou en animal (Cernunnos*), ou même nus qui improvisaient des saynètes de satyres et de pans.
L'Église tenta donc d'interdire toute représentation de pièces de théâtre pendant les fêtes de Noël afin
de contrer ce type de rite*.
Cependant, en Europe du nord et de l'ouest, elle se montrât longtemps très réticente à in-
tégrer les traditions païennes du Solstice d'hiver dans sa fête de Noël et c'est ainsi que les coutumes
de Noël devinrent paradoxalement de plus en plus variées.
Noël au Moyen Âge : Au VIème s., le pape Grégoire envoya Augustin sur les îles britanniques
pour évangéliser la population anglo-saxonne. Il donna l'ordre aux moines d'intégrer les cérémonies
chrétiennes dans la tradition des païens afin que ces mutations ne les effraient pas trop.
Avec la propagation du christianisme, la fête de Noël commença aussi à jouer un rôle
de plus en plus important dans la vie politique des peuples européens. Par suite de l'écroulement de
l'administration romaine et du système de transport, la communication entre les souverains se fit de
plus en plus rare. Ainsi, Noël, devint l'une des rares occasions pour les princes de se rencontrer.
Dans l'Europe entière, les rois – dèsormais chrétiens – se faisaient couronner ce jour là, tel Charle-
magne (le “Tueur de Saxons”) Roi des Francs, qui fut nommé Empereur du Saint Empire romain, par
le pape, le jour de Noël de l'an 800.
On se réunissait pour d'immenses festivités, qui étaient caractérisées par un gaspillage
inouï, espoir propitiatif de l’abondance* des futures récoltes. On se retrouvait autour d'immenses ta-
blées, autour desquelles on mangeait et on buvait souvent en excès, on dansait et on jouait. Les jeux*
de cartes étaient particulièrement à la mode. En Angleterre cette pratique n'était autorisée que durant la
période de Noël.
Les pièces de théâtres et les représentations scéniques étaient très appréciées dans toute
Europe depuis l’antiquité. Elles étaient en général assez évocatries, animées voire équivoques. Leur
contenu symbolique puisait souvent dans les traditions et les rites* païens*. Au lieu d'interdire for-
mellement ces pratiques, l'Église* tenta de leur opposer des pièces et tableaux vivants qui avaient
pour thème principal la naissance du Sauveur selon les données des Evangiles de Matthieu et de Luc
28
et, pour faire bon poids, elle les baptisa “mystères : les voies du Seigneur sont impénétrables, donc
“mystérieuses”, alors que les “mystères antiques” étaient mystériques, càd “initiatiques*” (cf. art.).
Les crèches vivantes que nous connaissons aujourd'hui en sont vraisemblablement issues, alors que
les Santons sont certainement plus anciens, puisque zodiacaux…
Une fête familiale ou communautaire ? Alors que Jul ou la Neu Helle/ Nouvelle Clarté/ fête
du Solstice d’Hiver était une “fête solaire” re-liant toute la communauté*, peu à peu la fête familiale
devint un symbole* de prodigalité qui déplaisait aux puritains. En Ecosse les presbytériens interdirent
dès 1583 les fêtes de Noël. Les puritains anglais finirent par faire triompher leurs conceptions lors de
la guerre civile de 1642. On fut alors obligé de travailler le jour de Noël comme un jour ordinaire.
Mais certains continuèrent à fêter Noël en famille et le roi finit alors par lever cette interdiction.
Même dans les pays catholiques comme l'Italie et la France, où les puritains n'avaient
pas beaucoup d'influence, Noël était devenu une fête de recueillement en famille alors que la Nativité
d’un “Sauveur” incitait à une joie totale !
Aux XVIIIème et XIXème s., la tradition des “dons et contre dons” de cadeaux à la
Neu Helle ou des étrennes au Premier Jour de l'An solaire fut colonisée par l’Église qui prétendit que
les cadeaux de Noël sont une représentation symbolique des présents que les Roi Mages (cf. supplé-
ments, infra) auraient (?) apporté à l’Enfant Jésus. Or, bien avant César, les fonctionnaires se fai-
saient offrir des cadeaux par la population au début de chaque année, et même les esclaves recevaient
des cadeaux de leurs maîtres. Dans chaque foyer, on offrait des sacrifices aux Dieux* pour la fête du
solstice d'hiver afin que ceux-ci protègent la maison des “mauvais esprits” naturels, c’est à dire des
daimons du Vent froid et du Gel – les Noirauds – et qu'ils veillent sur la future fertilité des champs.
»» Texte reçu par @… Màj du 25 nov. 06.
« Tils àr ok fridhar ! »
“Pour une saison fertile et paisible ! ”
Chez les Romains : c’était l’époque des angeronalia ou fête d’Angerona qui avaient
lieu le 21 Décembre. La déesse était représentée la bouche bandée et scellée, un doigt
sur les lévres, geste symbolique de silence (cf. infra, Aryas), ce que mon Maître Geor-
ges Dumézil compare avec les mythes* hindous dans son livre La religion Romaine
Archaïque. Sans doute Angerona (Angoisse) attendait-elle l’arrivée de Janus le dieu
Bifrons (“l’an qui meurt et l’an qui naît”, infra) qui apportera le surgissement du
Nouveau Soleil comme Dieu-Fils pour l’épiphania (“apparition” de la lumière) :
24
Gerbes d’étincelles : Avis à nos modernes organisateurs de fêtes : ceci est très joli mais très
dangereux pour les vêtements et la peau ! Voilà bien des trous qui pourraient provoquer des procès…
25
Junon : Chez les Étrusques* la déesse poliade de Veies est Vei, mais elle fut appelée Juno Regina
par les Romains (Camille)…·
30
Chez les Berbères* les deux solstices sont toujours fêtés par des feux, ce sont En-
naïr fin décembre et Ansara fin Juin…
Chez les Aryas des Indes : le silence est, dans la religion cosmique des ”Indo-Euro-
péens*” (cf. Jean Haudry), un moyen de tirer le soleil de son obscurité pour permet-
tre l’émergence d’un monde nouveau : pour le sortir de l’éclipse il faut rendre aux
dieux* une adoration dénudée, une adoration sans mot prononcé, au moyen du qua-
trième Brahman (“étape, prescription”). Ainsi s’explique que le silence ait une fonc-
tion éducative. C’est aussi un vieil usage brahmanique, qu’à un problème mal posé on
répond par le silence. » M. Eliade, Le Yoga, Immortalité et liberté, Payot 91.
«« Les R(i)bhu, qui à l’origine étaient des êtres ordinaires, ont gagné l’état di-
vin en réalisant une suite d’exploits : l’un d’eux consiste à dormir douze jours chez
Agohya, “celui qui ne doit pas rester caché”, divinité généralement identifiée au soleil
pendant les douze jours du Solstice d’Hiver, qui rappellent le Grand Cataclysme
[cf. art. Déluges*]. Ils s’y rendent en compagnie de Savitar “l’incitateur” (volonté de
puissance) car le soleil n’en ressort que par une intervention des Sages Asuras, des in-
citateurs, des magiciens blancs”, et c’est cela qui en fait des héros.
Le solstice d’hiver, fête de la naissance de Shiva n’a pas le même caractère de
lubricité (que les fêtes du carnaval ou celles du 1er Mai). Elle fut transférée plus tard
au bambino chrétien, qui est aussi la fête de la naissance de Skanda (“Jet de sperme”),
culte souvent transféré aujourd’hui à l’enfant Krishna. “Dans la fixation des époques
des fêtes de l’année chrétienne… transparaît le souvenir de mainte cérémonie de l’épo-
que antérieure. À Delphes, c’est en hiver que les Thiades, c’est à dire les Bacchants du
Parnasse, réveillent un enfant au berceau, le liknites, qui était un petit Dionysos dont
on fêtait la réapparition vers le temps du solstice d’hiver” (H. Jeanmaire, Dionysos)”.
»» Alain Daniélou, Shiva et Dionysos, GLM.
Cet “incitateur”, ce dieu* qui assure la renaissance du monde après la crise es-
chatologique nommée chez les Germano-scandinaves Ragnarök, “crépuscule” ou plu-
tôt “destin des Dieux”, est Vidar 26 le forestier, “l’Ase silencieux” fils d’Odhin/ Wo-
tan* venu au secours des “jeunes dieux” ses successeurs : il tue Fenrir en lui arrachant
la mâchoire inférieure avec sa grolle (cf. art. Graal*).
Dans le monde celtique cette fête du solstice d’hiver est la fête d’Alban Artuan, qui a
lieu le VIIII Riuri (21/ 22 décembre) et son nom signifie “sommet de dureté”.
À l’issue de cette “longue nuit” solsticiale, les jours recommencent à croître et
nos ancêtres voyaient le soleil “naître” symboliquement* d’une pierre dressée
(Menhir) ou d’une caverne (Dolmen), symboles de la Terre Mère* et grandir de jour
en jour : rappelons que nombre de ces Pierre Percées sont des appareils de visée solsti-
ciale qui déclencheront ces fêtes de l’Épiphania/ Neu Helle ou Jul ! (cf. art. Astrologie*
nordique).
Mise à jour du 22 nov. 05, Vu sur le site Les Baladins de la Tradition le 27 déc. 04 :
« La fête du solstice d’hiver portait chez les celtes le nom de Egi An Ed, ce
qui signifie germe de blé, et en breton Eginane, Egyn en Grande Bretagne, Eginalto
en Galice et Aguianeu en Gaule. Avec le temps, on a prétendu que Aguianeu était une
déformation en “patois” de "Au gui l’an neuf" ce qui n’est pas exact. Aguianeu est
le symbole de la résurrection de la nature et de sa réincarnation par le fait des semailles
26
Vidar : Dumézil établit un rapport formel entre Vidar et Vishnou dans son livre Mythe et épopée.
31
Folklore : « En Suisse : la commune d’At Jula possède une très ancienne chapelle,
dite “de Jul”, laquelle passe pour avoir été consacrée au Soleil. Les chrétiens y vien-
nent prier à Noël pour demander une heureuse année. » Dr. V. Coremans, Sur les fê-
tes de Jul, 1851. Rééd. l’Anneau, Ruisbroeck (B) 1993…
Cette fête cosmique est fondamentale car elle servait à recadrer le calendrier
paysan annuel – qui était précédemment lunaire et dérivait donc chaque année (cf. art.
Astrologie* nordique) – sur un événement solaire indiscutable : le raccordement hiver-
nal du Cercle de l’Année ou trinôme runique*, appelé Zodiaque “roue de la Vie” par
les Grecs, et Ouroboros* au Moyen-Âge. Ce Cercle est la Julkranz affichée sur nos
portes ou placée au milieu du chemin de table (et sera à nouveau le 1er mai, la cou-
ronne enrubannée de notre Arbre* de Vie printanier)…
Roue du temps qui passe tel qu’on peut le voir la nuit quand tournent les étoi-
les ou en repérant chaque nuit leur glissement par rapport à un pic ou un cairn : c’est
là le double mouvement de l’horloge céleste et celui du calendrier annuel sur un repère
temporel fixe : la Roue du Cosmos que les Nordiques appellent le grotsongrmölle ou
“Moulin de la Grande Chanson” !
Mais, comme à l’accoutumée, l’Église* a colonisé cette fête en inventant une
Naissance du Christ à cette date et, quoique nos “petits curés” semblent tout en igno-
rer 28 , le pape Jean Paul II, dans la foulée de saint Patrik, a reconnu le 22 déc. 1993
que le 25 décembre est une fête païenne. Il a en effet déclaré :
« Chez les païens de l'Antiquité, on célébrait l'anniversaire du soleil invincible
ce jour-là afin qu'il coïncide avec le solstice d'hiver. Il a semblé logique et naturel pour
les chrétiens de remplacer cette fête par celle du seul Soleil véritable : Jésus-Christ. »
C’est mieux que rien mais, est-ce ma formation scientifique qui m’empêche
quelque peu de comprendre le sens véritable de l’expression “seul soleil véritable” ?
Celui que je vois tous les jours clairs de beau temps (indo-européen *Diew) serait-il
donc un Soleil… virtuel ? Màj 23 nov. 05.
28
Ignorer : ce phénoméne de retard à l’action s’appelle “hystérésis” en physique (allumage, magné-
tisme) et, lorsqu’un “petit curé” se crispe sur ses connaissances (superstitio) de séminariste, quand on
le pousse dans ses derniers retranchements : il devient… hystérique ! » Euphronios Delphyné.
33
La Neu Helle !
Notes de Folklore :
Màj 26nov. 06 : « En Bretagne, à l’époque carolingienne, Noël marquait le début de
l’année...»
En Écosse, c’est la fête d'Hogmanay qui célèbre la divinité solaire Ogmios/ Lug ou
34
Hogmagog29 …
« Les Hollandais de Twente laissaient une gerbe de blé dans leur champ en disant
« Voor Wode en zijn paard30 » “pour Wotan* et… son cheval” (Sleipnir)n . »
Alain de Benoist, Fêter Noël, Pardès, 1994.
29
Hogmagog : Gog : Éthique d’Istrie raconte qu’Alexandre le Grand repoussa Gog et Magog ainsi
que “22 nations de méchants” jusque sur les bords de l’Océan Septentrional : c’est ce souvenir histo-
rique qui a dû passer dans la Bible car dans l’Ancien Testament, en y prêtant quelque attention, on
peut lire que Gog était un Prince nordique qui régnait dans le Pays de Magog (Ézéchiel 38-39)…
Mais « On retrouve cette vielle fête des Éburons diabolisée dans l’Apocalypse de Jean XX,8 (qui
n’est pas l’Évangéliste) sous ce nom de Gog et Magog ce qui est, proprement, l'art de jeter ses ancê-
tres au feu, auto da fe : l’ethnomasochisme n’est pas loin ! » Euphronios Delphyné.
30
Paard : la parenté phonique avec parédre est évocatrice…
35
L’Arbre de Neu Helle illuminé semble être le souvenir des thuyas de Thulé en feu*
après la chute du bolide Surt sur l’Atlantide* boréenne dans la Mer Kronienne (Mer
du Nord) : comme une épée flamboyante (cf. Blason* de Colmar et “meuble héraldi-
que : Le Bras Armé”) Surt avait traversé l’Europe* en venant du Ciel de la Mer
Rouge (rougie par son éclat), laissant son indicible souvenir, ça et là, sous les noms de
Seth/ Sekhmet, Phaéton, Python, Typhon et, chez les Celtes*, la peur que “Le Ciel
leur tombe sur la tête”, avant d’aller détruire de fond en comble la prestigieuse civi-
lisation du Nord !
C’est cela, sans doute, qui fit qu’il est resté un symbole d’éternité de la na-
ture par son feuillage persistant, mais aussi de renaissance annuelle annoncée
par ses bourgeons en forme de petites chandelles rosâtres semblant dire :
Dans nos veillées familiales, notre Arbre* de Neu Helle est alors illuminé à
minuit par de vraies bougies figurant les étoiles de cette grande nuit de douze jours 31 .
Il est aussi surmonté de la traditionnelle Rune* de Vie : Algiz , l’Élan Alce qu’est la
pointe du sapin en sa forme naturelle – lequel doit toujours être vivant – pointe dorée
pour la circonstance, comme le Nouveau Soleil.
Les astres y sont aussi présents sous la forme des boules lumineuses qui rem-
placent de nos jours les traditionnelles pommes d’or et les “treze desser 32 per Noué”,
friandises et fruits secs de nos amis “prouvençaùs” dont les indispensables noix
dorées : ils sont ainsi propitiatoirement appelés à poursuivre fermement leur destin*
dans le firmament avec quelques santons* d’animaux et personnages zodiacaux pan-
théon) sous la conduite du Soleil (“dominus” devenu “Notre Seigneur”) sur sa natte
de paille rayonnante et spiralée comme le soleil attendu…
Décoré ainsi, notre Arbre* de Noël ne préfigure-t-il pas dans ce “temps de
l’année” réduit à douze jours, le mât de cocagne, d’abondance* qui suivra la Fête de
l’Arbre de Mai confirmant la renaissance de la Nature accompagnée des rites* astro-
logiques* de la Danse des Rubans.
Blanche-Neige] ; cependant, il y avait également des noix peintes, des sucreries et figu-
rines de massepain ou de pain d'épice en formes d'animaux [le sanglier de Freyja]. Au
XIXème siècle, des figurines et de petits jouets faits par la famille, en papier, fil de fer,
verre ou cire ont été ajoutés aux comestibles ; plus tard, sont venus de mini jouets en
bois de Nuremberg, des instruments de musique, des petits vélos, des animaux de la
ferme [en pâte à sel, avant que d’être] en plomb... un véritable “marché de Noël” !
Mais, faut-il rappeler que la tradition plus archaïque n’est évidemment pas du
tout citadine : les rites* de Solstice d’Hiver se fêtaient à l’origine en plein air, autour
du feu* clanique et un glögg carabiné servait d’antigel (n’est-ce pas Geo ?)…
En Russie : le sapin de Noël s’appelle toujours Jolka, souvenir des fondateurs varé-
gues, les Russ (rouss = goths) !
Màj 25 nov. 06 : Il existe également des documents attestant d'une fête le 24 décem-
bre 1510 à Riga en Lettonie où des marchands dansaient autour d'un arbre décoré
de roses artificielles avant de le brûler.
En France, l'arbre de Noël fut introduit à Versailles en 1738, par Marie
Leszcynska, femme de Louis XV.
Ces jours “magiques”* (comme on le dit de nos jours) où l’on offre des vœux,
des étrennes – mot qui, rappelons le, vient de Strenna la déesse romaine de la santé et
du bon développement du corps – sont ces jours où l’on s’offrait un rameau d’or du
du Bois de Strenn ! Dons et contre-dons s’échangent sans souci de valeur* ou de réci-
procité, en purs signes d’affection pour fêter à nouveau la renaissance du Grand Fé-
condateur, le Soleil !
Viennent alors les jours alcyoniens, c’est à dire les sept jours qui suivent le sols-
37
tice d’hiver, jours où la mer était calme, ces jours pendant lesquels le mythique Al-
cyon33 pouvait construire son nid flottant mais nous, nous savons qu’il s’agissait là de
la grue° sacrée des marais, Delphis…
Mais; dans nos régions, on a surtout retenus les douze jours dits
"die Zwoelften" qui sont pleins de célébrations spéciales, en particulier pour la veillée
du nouvel an et pour le premier jour de cette “nouvelle année pleine de promesse”.
On disait aussi que ces douze jours présageaient les douze mois à venir...
tra le Yulleuchter sur la table. Sa vieille bougie brûlée a été employée pour toutes les
fêtes familiales de l'an passé. Elle est donc presque terminée. Le Jul-leuchter devra
donc recevoir la nouvelle bougie cette nuit. Tout comme nos ancêtres ne permettaient
pas que le feu* sacré s'éteigne, de la même manière notre Yul-leuchter doit toujours
avoir une flamme allumée. Ainsi le chandelier devient le symbole de l'éternelle lumière
du Soleil. Chacun réfléchit à cela lorsque, à minuit, la bougie de l'an qui finit est em-
ployée pour allumer celle de l'an nouveau qui est mise à sa place. »» V. Coremans
Sur la fête de Yul voir aussi : Ura Linda. Une saga indo-européenne : Le
peuple frison. Texte et notes d'Herman Wirth, pag. 174, Edizioni Barbarossa, 1989
(commandes : barbarossasrl@[Link])
Yule :
“Sonne le départ du vieux,
Carillonne l’arrivée du nouveau !
Sonne le départ du faux,
Carillonne l’arrivée du Vrai ! “
Précepte de l’Asa-Tru.
La Décoration de Jul ; « Pour célèbrer Noël, la famille entière décore la maison aux
couleurs traditionnelles de la fête : rouge soleil et vert nature. Cette coutume de déco-
rer la maison avec du feuillage est réellement très, très ancienne. Il y a bien longtemps
39
qu’en décembre, les maisons étaient décorées de cette façon pour célèbrer la fin des
longues nuits d'hiver. Le houx, avec ses feuilles vertes épineuses et ses baies rouges est
disposées en couronnes sur le chemin de table, mais aussi accrochée à la porte pour
accueillir les invités ; le traditionnel gui* des Druides apporte la pérennité au foyer et
la bonne chance aux couples qui s'embrassent sous son bouquet ; le romarin symbolise
l'amitié et, le lierre, l'affection : "je meurs où je m'attache !" » <[Link]>.
La Bûche dans la cheminée : Nous nous sommes inspiré ici du texte La Veillée de
Noël de <[Link]>, en y mettant quelque peu notre patte “boréenne” (en
italique) : «« Il y a bien longtemps, la famille entière - grands parents, parents et en-
fants - se rassemblaient autour du feu du clan*; puis ce fut devant la cheminée. C'était
pour souhaiter le retour du soleil et de la végétation que l'on célébrait cette veillée de
Noël.
Les enfants chantaient des airs [ [Link] ] célestes et écoutaient les
histoires de Héros solaires – toujours victorieux des "Noirauds" du gel et du vent gla-
cé – que leur racontaient les grands parents tandis qu'une grande bûche 36 brûlait dans
la cheminée, ou bien encore ils réclamaient les histoires de Loki le Tricheur dont les
sarcasmes étaient eux aussi de… feu* !
De nos jours, dans les cités sans âme, la bûche de Yuletide est symbolisée par
un gâteau mais, à cette époque, c'était une très grande bûche qui brûlait dans la chemi-
née de la maison familiale. La bûche était choisie en bois dur afin que le feu brûle toute
la nuit. Elle était décorée de feuillages persistants et de rubans avant d'être transporté
dans la cheminée. En Provence, après sa dépose, le chef de la famille sanctifiait la bû-
che avec de l'huile d'olive présage de bonne récolte.
Màj du 25 nov. 05 : «« La bûche sera allumée dans la pièce à vivre ou, mieux, dans
la salle des banquets réunissant tout le clan* car l'ambiance du réveillon de Noël est
spéciale et différente de la nuit du Jour de l'An : cette “Nuit des Mères” de nos ancê-
tres celto-germanique* est heureusement restée une fête de famille au sens clanique
puisque célébrant les liens entre les générations réunies.
Ce geste cérémoniel, dérivé des diverses célébrations païennes* associées
au solstice d'hiver, subsiste encore dans les campagnes malgré la mode germano-
anglo-américaine assez commerciale et peu écologique du Sapin de Noël°. j-f.c+
R&T
La bûche, de bonne taille, est décorée de nœuds de ruban rouge et de trois
grosses bougies, verte, rouge, et blanche, représentant les trois générations : les
36
Bûche : en anglais "log", ce qui est intèressant puisque c'est la racine du nom du Dieu celtique
Lug, lui dont la parole initiatique* brûlait comme le feu (…de la Connaissance !)…
40
“Grans”, les Parents et les Enfants. Un Ancien, et l’un des petits enfants, fillette ou
garçonnet – on en change tous les ans - prennent ensemble la bûche rituelle et la
disposent dans la cheminée sur un lit de sarments.
L’enfant s’éloigne un peu, et le “gran” vide avec une certaine cérémonie, une
tasse de marc de pays sur la bûche, dans un lent aller retour. Dans son passe-main,
chacun remarque que la céramique est un Moustier-Sainte-Marie représentant un
nain* qui souffle avec énergie dans une trompe, Gjallar sans aucun doute…
Toujours très calme, l’ancêtre frotte une longue allumette de cheminée et il
“éclaire” la bougie rouge avec précaution car, soudain, tout s’enflamme et les sar-
ments vont servir d’allume-feu à la Bûche sacrée…
La bûche apporte chaleur et lumière à la veillée et, sur sa rôtissoire, une oie
qui diffuse dans toute la maison un fumet parfumé d'épices rejoindra bientôt le
“chemin de table décorée de branchettes de sapin en forme de Rune* de VIe, et
d’une guirlande de houx qui relie symboliquement tous les membres du clan*. Les
néo-païens ont évidemment à cœur de consommer une tête de sanglier
En Hongrie des petits fagots de paille sont placés à côté de chaque convive.
Dans d’autres familles, plus Fidèles aux traditions celto-nordiques, ce sera la
hure de sanglier ou, plus prosaïquement, la traditionnelle tête de cochon grillée ou
un cochon de lait – cuit… chez leur boulanger ! qui trônera au centre, entre deux
julturm…
Banquet joyeux, bruyant avec force tostes 37 aux anciens et aux nouveaux nés
de l’année, des chants aussi et quelques morceaux de musique joués par Pierre sur
son Nickelharpa, d’autres par Mathilde et son luth, accompagnée des jumeaux* avec
leur flûte baroque, musique et chants qui nous ont sensiblement rapproché de la mi-
nuit…
Et, le repas se terminera par une profusion de friandises tels les “treze dessers
per Noué” des Provençaux, cependant que les enfants excités courent dans tous les
sens Ô leur chaussette tirelire à la main – celle-là même qui était accrochée à la
cheminée et qui contient les “commandes” faites à Ruprecht/ Nicolas ou Père Noël*
(cf.) pour trouver dans une montagne de boites multicolores les cadeaux à offrir à
chacun.
Glögg, le vin chaud de Noël : Il n'y a rien de plus typique que cette Tradition de
Noël, du Glögg", un vin bien épicé qu'on sert uniquement durant cette période avec
du pain d'épices. Bien chaud avec des raisins et des amandes, il renferme tous les par-
fums et la chaleur de la tradition.
Ingrédients
- 1 bouteille de vin rouge (vin de table)
- 100 à 500 ml de vodka (facultatif)
- 5 - 20 clous de girofle
- 1 cuillerée à thé comble de graines de cardamome
- 2 à 4 bâtons de cannelle
- 1 ou 2 morceaux de gingembre
- les zestes d'un demi citron
- 125 à 250 ml de sucre
- 1 cuillerée à thé comble de sucre vanillé
Pendant toute la fête, penser au Troll : Dans la forêt, il existe des créatures qui s'y
cachent, à l'abri du soleil... Quelles étaient donc ces étranges créatures ? Nul ne le sa-
vait mais les hommes pensaient qu'elles avaient des pouvoirs surnaturels et ils décidè-
rent de les appeler : Trolls !
Pour en savoir plus, cliquez sur le petit troll dans le site <[Link]>.
À minuit, les Norvégiens et les Suédois viennent de souffler la bougie vert fon-
cée de l’an nouveau sous leur Julturm/ Jul-leuchter puis, après l’alphablot et quel-
ques chants traditionnels pendant lesquels la céramique s’est refroidie, ils allument la
bougie dorée de l’an nouveau qui, maintenant, est posé sur ce chandelier sacré*…
Toute veillée de Noël se devait d'être agrémentée par des chants de Noël,
et plus particulièrement par les plus anciens de nos vieux noëls français
et les plus connus des chants de nos “cousins” européens :
[Link]/culture/noel/franc/[Link]
Grand-maman vous fredonne Noël Blanc en français, mais vous aimeriez pouvoir ...
Voici ce qu’il vous faut pour mettre musique et chants dans vos foyers. ...
[Link]/LQ/auteurD/devailly/[Link] - 10k -
Les 12 Jours :
Màj du 23 nov. 05 reçue par @ mais, malheureusement, sans réfèrence www. :
« Les "douze jours" d'hiver raccordent l'un à l'autre le calendrier lunaire et le ca-
lendrier solaire. Ces jours sont suspendus entre deux modes de mesure du temps et
n'appartiennent pas au déroulement ordinaire de la vie. Suivant les cultures et les
44
époques, ce temps " hors du temps " était considéré comme un retour au chaos pri-
mordial, propice à la venue des ancêtres, des morts parmi les vivants ou encore à
une suspension temporaire de l'ordre moral favorable à la circulation des masques. »
Le "bestiaire*" traditionnel des fêtes d'hiver en Slovaquie : les jours situés entre
la Saint-Nicolas et l'Épiphanie sont l'occasion de sorties de groupes masqués au centre
desquels on retrouve une série de masques* zoomorphes : le Taureau, la Chévre,
l'Ours, la Cigogne, etc...
Leurs jeux symbolisent la victoire de la vie sur la mort, la vitalité, la force et
constituent des éléments d'anciens rites* de magie* agraire.
Le Nouvel An :
Nous ne citons que pour mémoire cette fête “qui ne correspond à pas grand
chose de plus sur le plan astral que nos fêtes traditionnelles du Solstice d’Hiver et de
l’Épiphanie. Cependant quelques détails, régionaux ou nationaux, peuvent nous rappe-
ler nos racines enfantines et, de là, peuvent ouvrir la porte à la mythologie comparée…
Nous prendrons donc garde à les conserver !
Par exemple : «« Dans l'ensemble de l'Est européen, attaché au rite ortho-
doxe et sous influence de la civilisation gréco-byzantine, le 1er janvier, jour de la fête
de saint Basile le Grand, personnification des forces protectrices et bienveillantes, est
extrêmement important dans la conscience populaire.
En Pologne : le jour de l'an dans la région de Zywiec, les Dziady sont les
masques* qui sortent dans la nuit de la Saint-Sylvestre et du nouvel an, dans quelques
villages situés autour de cette ville du sud de la Pologne.
En Roumanie, le tournant de l'année : "Dans une grande partie de l'Europe
centrale et orientale, la chévre est le déguisement zoomorphe le plus significatif dans le
cycle des fêtes d'hiver. partout où elle apparaît, la chévre dispense bonheur, santé, ri-
chesse ". »» màj. 23 nov. 05, j-f.c. On pensera au bouc de Jul et au Capricorne !
En Espagne : « le 1er janvier au douze coups de minuit, chacun mangera
douze grains de raisins pour être chanceux et prospère toute l’année et la Télévision
retransmet l’arrivée du Nouvel An en direct de la Puerta del Sol, la Porte du Soleil39
38
L'autre Jean est le Baptiste : les deux font la paire pour détruire l'idée des Solstices, toujours
cette lutte contre la "religion astrale des Indo-Européens” (titre du. livre du Prof. Jean Haudry ).
39
Puerta del Sol : il est évident qu’il y avait là un antique dolmen de visée solsticiale qui donna
son nom au lieu. Qu’il y ait eu ensuite une porte monumentale en ville ne le contredit en rien puisque
ce dolmen était la “porte sacrée” de l’apparition du Dieu Fils (cf. art. Astrologie* nordique) !
45
l’Épiphanie
ou “apparition” de la lumière… solaire !
Màj du 23 nov. 05 reçue par @ sans réf. Wwww. : « Fermant le cycle des "douze
jours", l'Épiphanie assure la retraite des esprits chthoniens et maléfiques et est
l'occasion d'un ensemble de rite* de passage et de renouveau. Date de l'ancien nouvel
an chez les chrétiens orthodoxes, c'était le jour de la bénédiction des eaux [Bona Dea],
signe indéniable du renouveau de la nature et gage de prospérité.
Chez nos Gaulois, le VIII Atenoux Riuri (4-5 janvier), avait lieu la cueillette du Gui
sacré*, “plante lunaire toujours verte dont Pline a heureusement popularisé le rituel de
nos ancêtres” alors qu’il se mourrait à Rome.
Nous détaillons cela et l’interprêtons selon les découvertes de “Racines et Tra-
ditions” dans le paragraphe Gui de notre article Arbres* des Dieux…
À Rome : C’est la fête de Sol Invictus, le “Soleil Invaincu” qui présentaient le jeune
Phœbus nu sur une natte d’épis blonds tressés en Soleil rayonnant, ce qu’on retrouve
dans la Crèche provençale avec les douze signes du Zodiaque en Santons* autour de
lui : zodiaque figurant l’Astrologie* nordique de Wotan*, le chef des Ases, et qui
n’était autre chez leurs ancêtres (Villanoviens?) que la “suite annuelle” des astérismes
runiques* ou Trinôme sacré*.
l’empereur romain – sous la forme d’un enfant divin, légitime successeur de ses ancê-
tres les Dieux*… »
Folklore : Un rituel de quête terminait jadis la période des 12 jours de fêtes. C’est le
moment où l’on distribue les galettes41 traditionnelles dite de Meaux en Meldois (du
gaulois meldi42 plaine du “plaisir”) qui sont en pâte feuilletée, farcie43 à la frangipane.
Elles sont “dorées” au jaune d’œuf et au miel et traditionnellement décorées d’un
“soleil en spirale”, évidemment, puis garnies d’une fève-Phœbus, symbole des germi-
nations à venir :
Décrivons le rite* populaire tel que nous l’avons connu et tel qu’il s’est conservé :
un jeune enfant (TT) est placé au milieu de la table et, lorsque le maître de maison pro-
nonce le mot “Phœbé” ou “fève ;” il demande la première part “pour les Dieux*”,
ensuite, à chaque nouvelle part, le mot “Phœbé?” lui fait dèsigner un des convives.
Cette “Part aux Dieux”, christianisée en Part à “Dieu”, est souvent gardée
pour “le Voyageur” qui vient frapper à la porte, dans lequel on reconnaît aisément
sous ce qualificatif signifiant les traits d’Odhin/ Wotan*. On l’appelle aussi la part du
pauvre44 par marque d’hospitalité (xéna) native…
Celui qui trouve la fève est sacré Roi de la fève au cri de “Phœbus-Roi” (ou
Phœbé Rex). Il choisit sa Reine, ce qui est souvent l’occasion de se déclarer et doit of-
frir une boisson de son cru que tout le monde boira à sa santé, criant ”le Roi boit !”
Puis les enfants, après avoir joué au Roi et à la Reine avec les couronnes, plan-
tent cette fève45 dans un vieux pot de confiture devant une fenêtre – aux adrets ! ou,
41
Galette : À la Révolution la tradition est si bien ancrée qu'elle ne pourra plus être supprimée et
sera ridiculement remplacée par la Fête du Bon Voisinage avec un Gâteau de l'Égalité (on ne doit plus
parler de rois!) » <[Link]> Màj 17-10-04.
42
Meldi : pourrait-on rapprocher cette racine de l’indou medh qui signifie “miel” : « le char des
Açvins est dit porteur de miel, “madhuvahena”» et « Les Açvins portent le fouet Madhudasa à plu-
sieurs branches qui dégoutte de miel et procure la force », fouet avec lequel on fouettait les rayons de
miel pour en extraire le divin suc (ce type de fouet existe encore en Australie). On pensera aussi au
patronyme des Médes et à celui de Médé(e)…
43
Farcie : Les nonnenfarz autrichiens ou “pets de nonne” sont une pâtisserie qui à l’origine était
« fabriquée avec du pain d’épice de deux couleurs, une matière marron foncé composée de la même
pâte semblait jaillir d’une fente de l’enveloppe de pâte claire. Mais on doit expliquer ici plus précisé-
ment ce nom de “nonne”. Il signifie “stérile, incapable, nuisible”, ce qui explique pourquoi des ins-
tincts destructeurs portent ce nom. Ce nom existait déjà lorsque des couvents s’implantèrent et leurs
occupantes furent appelées par des mots déjà existants. Le gâteau ainsi que son nom n’ont pas de lien
direct avec les religieuses. Le déterminant dérivé de la racine fas dèsigne ce qui est produit ; le tout est
donc une chose produite par des gens incapables : du vent, du vide ! » Guido von List.
Oserais-je rappeler ici les “Gâteaux de l’égalité” ? Du vent… du vide ?
44
Pauvre : En Basse Bretagne, c'est un pauvre tirant un cheval orné de buis et de laurier qui s'arrête
de porte en porte pour recueillir la part des pauvres. » <[Link]> Màj 17-10-04.
45
Plantent cette fève : Le Blé de la Sainte-Barbe est une fête que tout bon païen se doit de prati-
quer. II est important, nous ne cessons de le rappeler, de maintenir ces fêtes traditionnelles qui nous
vienne de la plus haute antiquité. Les chrétiens qui ont maintenu le blé de la sainte Barbe (?) en ont
perdu le sens, il n‘est pour eux qu‘un simple élément décoratif qu‘ils nomment d‘ailleurs le « Blé de
la Crèche ». Cette tradition qui a su se maintenir si longtemps même dans le cadre de l‘Eglise* mon-
tre, s‘il en était besoin, l‘attachement que nos ancêtres montraient ä l'ancienne coutume ou Religion de
la Nature que l'Église* dut conserver.
47
en suivant les conseils du “Maître d’école”, la posent sur un lit de coton mouillé : heu-
reux temps des “hussards noirs” où la Science allait de paire avec la Tradition et où
nos gamins trouvaient facilement leur Identité dans les Racines familiales !
“Comme le temps passe…”
C’est ce même jour qu’aux portes de Grenoble, on va visiter les Cuves de Sas-
senage en l’honneur de Cérés (cf. notre art. Mélusine*) pour deviner la quantité des
récoltes à venir d’après la hauteur de l’eau dans les célèbres “cuves” qui inspirèrent
Dante Alighieri pour la rédaction de so “Enfer”…
Mise à jour du 22 nov. 05 : Toujours à Grenoble, il existait une fête du coq mettant
en scéne un combat de six coqs de chaque coté (les 6 premiers mois, les jours grandis-
sent; et les 6 suivants, ils raccourcissent).
Le Feu de l’épiphania en Provence, comme la “fête des lumières” chez les Grecs
(neu helle en celtique et en germanique), est traditionnellement fait avec l’odorant ge-
névrier Juniperus (–>Janus) qui est toujours vert et dont chaque famille apporte un
fagot pour participer à ce Feu* de joie communautaire*.
Màj 16-10-04 : « En Alsace, au début du siècle dernier, les boulangers et les pâtissiers
offraient le 6 janvier, jour de l'Épiphanie, la galette des Rois à leurs meilleurs clients,
comme les pharmaciens offraient ce même jour, un fortifiant à base de vin rouge appe-
lé Hypocrace. Certains boulangers ont conservé cette coutume jusqu'à la Deuxième
Guerre Mondiale. Ce 6 janvier, dans le calendrier, était autrefois appelé das grosse neu
Jahr, la grande nouvelle année. La période des douze jours intercalaires symbolisant
les douze mois de l'année se terminait. La vie sociale "normale" reprenait ses droits
car, avec la fête de l'Épiphanie, prend fin le cycle de Noël.
Le lendemain, dans les familles alsaciennes, on dépouille le sapin de ses atours
et on range la Crèche. » Extraits du livre "l'Alsace et ses fêtes". »
Mise à jour 16 oct. 04 « Les fêtes solaires et celtiques qui furent incorporées dans la
religion* chrétienne son innombrables, à tel point que saint Augustin qui fut chargé de
convertir les Gaulois, n’y parvenant pas, incorpora les fêtes gauloises in toto dans
l’Église* chrétienne. Elles y sont encore, et célébrées aux mêmes dates. Prenez comme
exemple la célèbre Saint-Jean qui est une des plus importante fête du Dieu-Soleil, re-
présenté sur terre par le Feu sublime ! » Marcel Homet, À la Poursuite des Dieux So-
laires, edit. j’ai lu.
47
Christianisée : Si l’Église bénit les cours d’eau le 6 janvier, c’est pour effacer le souvenir de la
fête païenne des sources, dans les mystères de Dionysos et ceux d’Isis et Osiris !
Màj 17-10-04. Personnages légendaires de la mythologie chrétienne « Qui étaient les trois mages ?
On ne sait rien d'eux, ni leurs noms, ni leur nombre, ni ce qui les a motivés. Des mages suivant une
étoile, déjà symbole divin, et venant d'Orient dixit Mathieu l'évangéliste [d'assez loin en tout cas pour
avoir mis 12 jours (!)n à arriver]rt. Des astrologues* car ils suivaient une étoile ? Ce n'est qu'au IIème
s. que Tertullien les faits “rois”, histoire de trouver une justification à une prédiction de l'ancien testa-
ment. Le nombre de trois mages est arrêté par saint Léon au Vème s. car il renvoie à la Trinité et aux 3
cadeaux qu'ils apportent. Au VIIème s. est fixé la notion des 3 âges de la vie, un vieillard, un homme
et un adolescent. Un évangile apocryphe, arménien, révéle les noms des Mages "Melkior, Balthazar et
Gaspard" mais ces noms, oubliés puis retrouvés, ne s'imposeront qu'à partir du XIème s. Le Moyen
Âge voit apparaître le Noir et ce sont alors les 3 continents connus qu'ils symbolisent avec les 3 races,
un Blanc, un Jaune et un Noir, attribuées au XVéme siècle. Tout cela est très mouvant et
adaptatif ! » <[Link]> .
R&T : On voit qu’il s’agie d’une “fabrication” de plus en plus tardive, mais les bases sont hébraïque :
les trois “Grand Races” sont issues des fils de Noë, Japhet pour les Européens, Sem pour les Asiani-
ques (Sémites), Cham ou Chem/ Kém pour les Égyptiens (Kémia)/ Nord-Africains.
Un schéma initiatique (nationaliste) à l’usage des candidats à l’Allia (le retour) prétendait d’ailleurs
que c’était l’origine du triangle de Jéhovah? Par métissage est apparu trois autres races formant le se-
cond triangle entrelacé au premier et formant ainsi “l’étoile de David”. De nouveaux métissages
(internes) on crée une nouvelle sizaine qui porte le total des “tribus d’Israël” à 12 !… Cqfd ?
49
L’Étoile de Béthléhem : était sensée guider leurs pas jusqu’à la Crèche zodiacale 50
du jeune Phœbus “apparaissant” (épiphania), dont certains supposent qu’il s’agit du
souvenir mythique de l’explosion provoquée par la rencontre inéluctable des soleils ju-
49
Crèches : il n’y jamais eut non plus (historiquement) ni “Crèche”, ni Béthléem. Ces légendes
ont été élaborées dans la foulée du syncrétisme propre à la naissance du Dogme chrétien. Remarquons
d’ailleurs que le mot Crèche, qui fut employé pour la première fois en 1789 par Brunot avec le sens
“d’asile” vient du francique krippia, alors qu’une légende “bien pensante” en fait une invention de
« saint François d’Assise qui, en 1223, aurait fait célèbrer la messe de minuit de Greccio (I) – Grec-
cio –> crêche – devant une étable, en recréant avec des êtres vivants les circonstances de la nativité
selon la technique des “Mystères” joués sur les parvis à l’époque : très joli retricotage !
C’est bien pour coloniser (phagocyter) le rite* de présentation du jeune Dieu-Fils solaire sur sa
natte d’épis rayonnant lors de l’épiphania que l’Église* agit ainsi et depuis bien plus longtemps que
Bruno : le sens du mot provençal belen nous appuie dans ce sens : il signifie… “Crèche de Noël” chez
Frédéric Mistral, or c’est la racine de Belennos, le Soleil des… Gaulois !!! Tout cela ne marche qu’a
condition que nous soyons incultes : n’est-ce pas ce but qui explique l’obscurantisme dit médiéval ?
50
Crèche zodiacale : Divers indice donnent à penser que cette Crèche de Neu Helle (=Nouvelle
Clarté) est l’héritière de figurines antiques représentant le sanglier solaire à toison spiralée en svasti-
ka* (cf. Arduina/ Freyja), puis celle d’un sanglier chevauché par le Dieu-Fils ou Phœbus renaissant.
La même représentation d’Apollon enfant figurant sur une natte solaire – radiante ou spiralée – est
d’ailleurs au centre de cet Asile/ Krippia/ Crèche et est d’origine romaine donc païenne pour ce qui
concerne les Provençaux : c’est le personnage central de cette “apparition de la Nouvelle Clarté/ Neu
Helle/ épiphania”. La présence de l’indispensable bœuf & du bouc sacrés – sacrificiels ! ne surpren-
dra quiconque. La présence du père Jupiter/ Wotan/ Zeus et de la mère Diane/ Frigg/ Héra/ Brigitte ne
surprendra pas non plus les Européens qui ont gardé quelques racines authentiques. Quand à l’Asne°
remplaçant l’Ase, nous en parlons par ailleurs dans notre article Bestiaire* des Dieux. Certaines figu-
res de Crèches anciennes confirment bien ce point de vue ! VOIR à ce sujet notre article Santons*!
50
meaux qui formaient en ces temps-là l’étoile double Sirius, catastrophe stellaire qui eut
lieu peu avant notre ère et dont le souvenir a été récupéré pour embellir la légende
christique… elle est traitée dans l’article r.t “Père Noël” (bouton de lien” idem). Le
souvenir du bolide Seth/ Shekmet/ Phaéton/ Python/ Surt nous semble bien plus pro-
bable (cf. art. Déluges* et Blasons*), car :
« Le Merveilleux, mais aussi l’Effroi
sont les deux mamelles du… Cheval de Troie ! »
Euphronios Delphiné
*********
Ce 2°§ a provoqué de nombreux envois de nos visiteurs
mais ces articles complémentaires en .pdf (©) ne reflétant que l’opinion
de leur auteur ne sont donc soumis sur le site de R&T que pour faire réfléchir ceux
de nos visiteurs que cela intèresserait comme autant de fenêtres ouvertes…
Ils n’entraînent généralement pas notre aval complet pour autant.
Vous trouverez ici les liens vers ces “supplé[Link]” :
~~~~~~~~~
Maj 4 déc. 05 : Le meilleur de ce que nous avons trouvé sur le Net : À lire !
Quelques réflexions sur la symbolique de la fête de Noël
Vu sur [Link]/Rotasolis/[Link] :
Cliquez sur le bouton : [[Link]] et retour automatique ici !
~~~~~~~~~
Màj du 13 déc. 04 : Voulez-vous lire maintenant un intèressant article
tiré du livre de Tony van Renterghem vu sur le site de Thulé Italia/ Paganalia
et traduit par notre correspondant et ami Slan’a Gaêl/@ ?
Cliquez alors sur le bouton : [[Link]] et retour automatique ici !
~~~~~~~~~
Màj du 23 nov. 05 : Voulez-vous lire maintenant un intèressant article
de Patrice Guinard, vu sur [Link] le 6janv. 05
L'étoile de Bethléem : Un scénario organisé par des astrologues ?
Cliquez alors sur le bouton : [[Link]] et retour automatique ici !
*********
Màj du 23 nov. 05 : Voulez-vous lire maintenant un intèressant article
L'étoile des Mages vu sur [Link]/archives/[Link] ?
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Mise à jour du 8 déc. 05 : voulez vous lire maintenant
La fête de la Sainte lumière (Epiphanie, Ste. Maigre) par le Dr. Coremans
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Màj du 23 nov. 05 : Voulez-vous lire maintenant un intèressant article
Gâteaux de décoration de jul de Sigrun, extrait de Heimdal numéro 20 ?
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Màj du 23 nov. 05 : Voulez-vous lire maintenant un conte pour nos enfants,
du Docteur O. J. (2000 Nordische Zeitung), vu sur <[Link]> ?
Jul : éternel arbre de "Neu Helle"
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51
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Mise à jour 28 janv. 04 : Voulez-vous lire maintenant un article
de Pierre Lance sur “La vérité historique”?
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Màj du 23 nov. 05 : Voulez-vous consulter 2 articles sur Le Solstice d’Hiver :
l’un du Groupe de Recherche et d’Études pour la Civilisation Européenne,
l’autre vu sur <[Link]/pagan/[Link]> ?
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Mise à jour 25 nov. 06 : Voulez-vous lire maintenant un article
décrivant la fête des SylvesterKlause à Urnäsch en Suisse alémanique ?
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seconde saison :
et retour
automatique ici “Printemps”
Autorisation de citations :
Vous pouvez extraire de cette étude toute citation utile à un travail personnel
sous la condition sine qua non de citer son auteur et le nom de l’ouvrage :
Christian Mandon
“ Les origines de l’Arbre de Mai ”
dans la cosmogonie runique des Atlantes boréens
à paraître.