Optimisation de l'eau à Laramanaye
Optimisation de l'eau à Laramanaye
Membres et correcteurs :
Mr .Bèga OUEDRAOGO
Promotion 2014/2015
DEDICACE
Je dédie ce mémoire a :
REMERCIEMENTS
RESUME
La ville de Laramanaye, une des cinq sous-préfectures du département de mont de lam dans la
région du Logone oriental (Tchad), est située dans une zone de socle, regorgeant
d’importantes réserves d’eau souterraine. Malgré ces réserves d’eau, la population est
confrontée à un sérieux problème d’accès à l’eau potable.
Cette situation s’explique par le manque d’un système d’alimentation en eau potable et des
infrastructures hydrauliques modernes adéquates pour exploiter les eaux souterraines.
Ainsi le Ministère de l’Hydraulique Urbaine et Rurale (MHUR) qui traduit la politique du
gouvernement en matière d’accès à l’eau potable, envisage une grande campagne de
réalisation des forages hydrauliques, et des systèmes d’alimentation en eau potable (AEP)
dans les centres ruraux.
Dans cette dynamique de réalisation des systèmes d’AEP dans les centres ruraux, la ville de
Laramanaye a bénéficié de la mise en place d’un système d’alimentation en eau potable.
Le présent mémoire de fin d’étude a pour objectif de mettre en place un système
d’alimentation en eau potable dans cette ville.
Afin de bien mener cette mission, après la présentation du projet et la présentation de la zone
d’étude on a eu à faire une évaluation de la population à l’horizon du projet qui est estimé à
11104 habitants avec une consommation journalière de 442 m³/jr.
Pour notre projet, le mode de distribution est gravitaire avec un réseau mixte de 5815m de
longueur .La capacité de notre réservoir est de 421,2 m³ alimenté par 4 forages qui refoulent
l’eau par 4 pompes des différentes caractéristiques. Le fonctionnement de ses pompes
immergées qui refoules l’eau jusqu’au réservoir, est assuré par un groupe électrogène de 40
KVA.
Le coût du projet s’élève à une somme de 238 052 070 FCFA, avec un prix de 386,73 FCFA
le mètre cube de l’eau.
ABSTRACT
City Laramanaye, one of twenty-two (22) regions of the Republic of Chad, is located in a
basement area, full of important groundwater reserves. Despite these water reserves, the
population is facing a serious problem of access to drinking water.
This situation is explained by the lack of a power supply system for drinking water and
modern water infrastructure adequate to exploit groundwater.
And the Ministry of Water Resources Urban and Rural (MHUR) which reflects the
government's policy on access to drinking water, plans a major campaign to achieve hydraulic
drilling rural and supply system drinking water (EPA) in rural centers.
In this dynamic implementation of water supply systems in rural centers, the city has
benefited Laramanaye the establishment of a system for supplying drinking water.
Establish a water supply system in the city herein end of study aims.
To properly carry out this mission, bitter presentation of the project and the presentation of
the study area we had to make an assessment of the population on the horizon of the project is
estimated at 11,104 inhabitants, with a daily consumption of 441 04 m³ / day.
For our project, we have a gravity feed mode with a mixed network of 5815m in length. We
had to size a tank 421.2 m³ by both methods (Table [Link]) powered by 4 wells that
repress the water pumps with 4 different characteristics. The operation of its pumps for the
water pumped to the reservoir is provided by a generator 40 kva.
The total cost of this project amounted to a total of 238,052,070 FCFA, with a cost of CFAF
386.73 per cubic meter of water.
SOMMAIRE
DEDICACE ................................................................................................................................. i
REMERCIEMENTS .................................................................................................................. ii
ABSTRACT .............................................................................................................................. iv
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 49
ANNEXES ............................................................................................................................... 50
INTRODUCTION GENERALE
L'eau constitue une denrée essentielle dans la vie de tout individu. Donc, sa maîtrise et sa
disponibilité en quantité suffisante et en qualité doit être une des premières préoccupations de
toute agglomération.
De cet aspect nous avons retenu le présent thème énoncé sur << L’optimisation d’un
système d’alimentation en eau potable dans la ville de Laramanaye au Tchad>>
Ce mémoire qui est le sacre de notre travail fait dans un premier temps la présentation de la
région concernée en passant par un aperçu des aspects géographiques et des potentiels
hydrographiques. En plus de l’étude, on a fait un état de lieux avant de proposer
sommairement le dimensionnement de notre système d’alimentation en eau potable.
II METHODOLOGIE DE TRAVAIL
La méthode utilisée pour mener à bien ce travail, comporte trois (3) phases essentielles qui
sont :
- Une phase de revue et d’analyse documentaire ;
- Une phase d’enquête sur le terrain pour la collecte de données complémentaires ;
- Une phase d’élaboration du rapport d’étude sur la base de l’analyse des informations
collectées ;
La recherche documentaire :
Elle est de deux types : une revue des connaissances bibliographiques relatives à Laramanaye,
et la collecte des données relatives à l’adduction d’eau potable. Le regard porte également sur
les différentes études effectuées au Tchad par des projets et, celles qui ont traité les problèmes
à l’alimentation en eau de centres socioéconomiques semblables à Laramanaye.
La recherche documentaire a également fait l’objet de la consultation de certains sites sur
Internet où nous avons pu collecter quelques des informations relatives au thème d’étude.
Sorties terrain et collecte des données complémentaires :
- Ces visites sur le terrain ont été effectuées comme suit:
- Entretien avec les responsables et personnels de l’eau dans les ministères en charge;
- Entretien avec les chefs des projets en charge de l’eau et quelques responsables du
bureau;
visite des sites et des technologies identifiées et échange avec les acteurs de terrain concernés.
Le Travail de bureau:
L’objet de cette phase est de faire l’analyse et la synthèse des informations de la recherche
documentaire et enquête sur le terrain, le tri des informations obtenues de la recherche
documentaire et la rédaction du rapport;
Pour mener à bien ce projet et pour une bonne optimisation des ouvrages hydrauliques, il est
évident pour nous de faire :
Cette étude entre dans le cadre du PN-AEPS élaboré par le Gouvernement du TCHAD qui
consiste à réduire a moitié les personnes n’ayant pas accès à l’eau potable d’ici 2020.
L’objectif du projet est l’amélioration des conditions des vies des populations au travers d’un
projet d’AEP.
Ce projet permettra aussi de réduire la pauvreté en milieu rural en rendant l’eau accessible à
toute la population à un prix acceptable.
L’objectif spécifique est de faire l’étude d’avant-projet sommaire (APS) des travaux et de
rédiger un rapport incluant l’ensemble des caractéristiques techniques des ouvrages et des
équipements de même qu’une estimation financière du cout de réalisation des travaux.
En plus ce projet vise l’amélioration des conditions des vies de la population en eau potable
ce qui conduirait aussi à l’amélioration des situations sanitaires des populations.
III. 5 Problématique
Les données d’exploitations des AEPS existants, montrent généralement qu’ils ont été
surdimensionnés : les consommations journalières relevées sont généralement en-dessous de
celles utilisées pour les études. Les systèmes classiques qu’on a l’habitude d’utiliser pour
évaluer les demandes en eau dans les projets d’AEPS ont tendance à les surestimer donc à
surdimensionnés les ouvrages, les équipements et réseaux hydrauliques d’où ce
surdimensionnement va engendrer une hausse du cout d’investissement du projet mais aussi
du prix de revient du mètre cube de l’eau.
Lors des projets d’AEP nous avons l’habitude d’utiliser des différentes méthodes pour
déterminer la consommation spécifique ainsi nous allons faire une analyse de ces méthodes
afin de choisir celle qui nous permettra d’optimiser le dimensionnement du réseau.
Située au sud du Tchad dans la région du Logone oriental, Laramanaye est l’une de cinq sous-
préfectures du département de Mont de lam. Situé à l’extrême sud-ouest du Tchad à 70 km de
Moundou et à 80 km de la frontière centrafricaine. On peut la repérer par les coordonnées (E
15°42´24,48´´)et(8°01´53,76´´).
2- Etude topographique
La topographie du terrain joue un rôle très important dans les écoulements gravitaires et
impose le plus souvent le tracé du réseau qui doit suivre le terrain naturel. En plus pour les
écoulements sous pression, la topographie est déterminante en ce sens elle permet d’avoir une
idée sur l’emplacement de notre réservoir en fonction de la charge requise. Cependant en
terrain plat on utilise parfois des stations de relevage dans le réseau pour palier le phénomène
d’approfondissement éventuel des canalisations. Le relief, le sens d’écoulement sont aussi des
éléments topographiques et morphologiques nécessaires à l’analyse hydrologique des bassins
versants.
3 - Situation socio-économique
4 - Hydrographie et pluviométrie
Laramanaye se trouve dans la région du Logone oriental. Ce dernier fait parti du bassin
endoréique du lac Tchad, l’élément hydrographique le plus important est le fleuve Chari et
plusieurs autres cours d’eau comme le Bahr Azoum et le Bahr Koh. Dans notre zone d’étude,
il existe des mares inondées pendant l’hivernage, mais le réseau hydrographique actuel n’a
pas un écoulement permanent. En dehors de la saison de crue, les mares sont asséchées à
l’exception des mares inondées au moment des fortes pluies. (sources/DREMT)
La ville de Laramanaye se trouve dans la zone soudanienne du Tchad c’est une zone
intermédiaire la pluviométrie moyenne est de 800 à 1300 mm par [Link] saison de pluie s’étend
de 5 à 7 mois. (Sources /PRASAC 2004)
5 - Le climat
Le climat de Laramanaye dont le chef-lieu Baibokoum dans la région du Logone oriental, est
de type soudanien. Le régime pluviométrique fait alterner deux saisons : une saison sèche et
une saison humide.
En saison sèche, l’air continentale est sujet à des fortes variations [Link] température
monte jusqu’au milieu de l’après-midi puis baisse fortement la nuit. Par contre l’air humide de
la saison de pluie ne donne lieu à ce variations diurnes la température reste constante et ne
dépasse pas la moyenne (27°).mais la forte hygrométrie qui règne rend ce régime plus
difficile à supporter que celui de la saison sèche. (Source/DREMT)
6 - Géologie
7 - Etude démographique
- 12 puits
- 4 forages
L’eau de boisson est fournie dans la ville par les puits et les forages. Les forages représentent
un réel espoir car ils permettent d’avoir de l’eau pure et limpide en toute période.
Les caractéristiques des ouvrages rencontrés à Laramanaye sont présentées dans le tableau ci-
dessous.
La demande en eau de la population de Laramanaye est influencée par les conditions socio-
économiques des usagers.
Nous adopterons deux types de distribution dans la commune : à partir des bornes fontaines et
des branchements privés et ensuite nous estimerons les besoins annexes de la commune, en
tenant compte des infrastructures socio-économiques (hôpitaux, écoles, marchés, lycées
etc…)
a- Estimation de la population
-
Pn=Po (1+ α)n
- Avec :
- Pn= Population après n années
- P0 = Population à l'année de référence
- n= nombre d’année qui sépare l’année Pn de l’année P0
- α= Taux d'accroissement de la population=3,5%
Année 2009 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Population 5392 6404 6628 6860 7100 7349 7606 7872 8148
Année 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030
Population 8433 8728 9033 9350 9677 10016 10366 10729 11104
Paramètres Normes
Qualité Villages Chef-lieu de Chef-lieu de
commune rurale ou commune urbaine
village d'au moins
3500 habitants
Directive OMS Directive OMS Directive OMS
Consommation 20 l/j/habitant 20 l/j/habitant BF : 20 l/j/habitant
spécifique en eau BP: 40 à 60
l/j/habitant
Distance 1 PEM à moins de 1 BF et 1 PDC à 1 BF et 1 PDC à
1000 m du centre moins de 500 m des moins de 500 m des
du groupement groupements groupements d'habitat
d'habitant d'habitat
Accessibilité 1 PEM/ tranche de 1 BF/500 habitant 1 BF/ 1000 habitants
300 habitants 1 PDC/100 habitant 1 PDC /100 habitants
1 PEM/ village de 1 BP/ 10 habitants 1 BP/10 habitants
moins de 300
habitants
Alors cela prouve que la norme imposée par l’OMS est raisonnable. Alors nous adoptons les
valeurs suivantes :
Les variations saisonnières ont une influence sur la demande globale et les dimensions du
système. Elles permettent d’évaluer les besoins de régulation des ressources en eau (barrage,
nappe souterraine).le coefficient de pointe saisonnier Cps, est le rapport de la consommation
journalière moyenne de la période de pointe et de la consommation journalière moyenne
calculée sur l’année.
Le coefficient de pointe saisonnier est influencé par la période de chaleur, les flux saisonniers
des personnes (tourisme par exemple), l’arrivée temporaire des consommateurs des ressources
alternatives du fait de la détérioration de leurs qualités ou de leurs tarissements. Il varie en
situation normale entre 1,1 en zone tropicale humide où les ressources en eau sont abondantes
et les températures stables, et 1.2 en zone sahélienne où le tarissement cyclique des ressources
alternatives se conjugue avec les fortes chaleurs. Notre zone d’étude ayant un climat de type
tropical nous prendrons un coefficient saisonnier de 1,1.
est estimé par des études statistiques sur divers systèmes similaires ou par le biais des
formules empiriques.
Suivant l’expérience Le coefficient de pointe horaire (Cph) varie de 2 à 2,5 pour les localités
de plus de 10 000 habitants.
taille de localité
< 10000 10000 à 50000 50000 à 200000 > 200000
(habitant)
Cph 2,5 à 3 2 à 2,5 1,5 à 2 1,5
Pour l’étude de notre projet nous prendrons un coefficient de pointe de 2,5 car nous sommes
au-delà de 10000 habitants.
4 - Besoins annexes
Les besoins annexes de la population concernent les services publics de l’état (centre de santé,
école, marche etc…) donc il sera retenu à 10% du besoin domestique journalier.
5 - Besoins pastoraux
Pour dimensionner un réseau d’alimentation d’eau potable en milieu rural il est important de
tenir compte du besoin des bétails. Mais dans le cas de ce projet, la consommation d’eau pour
cheptel se fera au point d’eau alternatif.
Les centres secondaires exploités généralement par la STE ont généralement des rendements
de l’ordre de 90%. Les statistiques montrent que les centres des plus petites tailles équipées de
système d’adduction (AEP), les rendements sont généralement plus élevés (95%). (Source :
SDEA)
7- Taux de desserte
Les normes misent en place par le SDEA, les taux de desserte en milieu rural sont de : 40% en
2006 et 80% en [Link] notre étude on garde le mêmes taux 40% et 80% pour les
échéances 2014 – 2030.
8 - Besoin en eau
Tableau 5: Récapitulatif des besoins en eau à l'horizon du projet
9 - Choix de la ressource
A l’horizon du projet (2030), les besoins à satisfaire sont ceux du jour de pointe qui s’élève à
441,90 m3/j .Alors il nous faut une ressource pouvant couvrir cette demande. Pour cela la
société tchadienne d’hydraulique (STH) a effectuée 4 forages qui ont un débit 27,11 m3/h. Vu
que les forages peuvent satisfaire cette demande, nous n’avons donc pas besoin de nous
tourner vers d’autres ressources. La commune dispose des mares dont l’utilisation de cette
eau nécessite des lourds investissements dans le processus de traitement. Nous choisirons
donc la ressource en eau souterraine de Laramanaye en raison de sa pérennité et de sa qualité
qui se rapproche de celle des eaux de consommation et qui nécessite une simple chloration.
Apres la réalisation des forages des analyses physico-chimiques et bactériologiques des eaux
doivent être faites. Certaines mesures comme la conductivité, le PH, la température et la
turbidité seront opéré sur place et d’autres mesures ou dosages dans un laboratoire agrée
(magnésium, calcium, chlorure, nitrate, sulfate, manganèse etc…).
Du point de vue bactériologique les eaux souterraines sont naturellement potables et sont bien
exclues de toute contamination extérieure.
b - Traitement de l’eau
c - Le système de captage
Le forage est un système de captage des eaux souterraines le mieux indiqué pour notre AEPS.
C’est un ouvrage très répandu qui a pour avantage de préserver la qualité de l’[Link] nécessite
très peu d’entretien. Ses couts des réalisations et des maintenances sont moindres par rapport
à ceux du captage des eaux de surface. Les forages utilises sont :
Pour refouler nous allons utiliser des pompes immergées ayant les caractéristiques requises.
d - Le stockage
Le réservoir d'eau potable joue un rôle capital dans le réseau de distribution. En effet, il
permet de faire face aux variations plus ou moins importantes de la demande en eau, d'assurer
le volume d'eau nécessaire pour la protection incendie et de faire face à une éventuelle
défaillance de l'une des composantes du réseau se situant à l'amont du réservoir (source
d'alimentation, usine de traitement, conduite d'adduction etc.). Les réservoirs servent donc
principalement à harmoniser la demande et la production. Dans le cas de cette étude, les
conduites d'adduction refoulent directement l'eau vers le réservoir de tête.
e - Le mode de distribution
Comme la topographie du site est vraiment favorable alors nous optons pour la distribution de
type gravitaire.
f - Structure du réseau
Les conduites du réseau seront en PVC. Leur mise en œuvre ne requiert aucune main-d’œuvre
qualifiée et leur coût est nettement moins élevé par rapport aux autres types de conduites
généralement utilisées au Tchad comme le PEHD.
Une pression nominale de 16 bars (PN10) est adoptée pour les réseaux de refoulement compte
tenu des surpressions engendrées par le phénomène de coups de bélier suite aux arrêts
brusques des pompes qui pourraient survenir au cours de l’exploitation.
Une pression nominale de 10 bars (PN10) est adoptée pour les réseaux de distribution où les
pressions sont généralement peu élevées (distribution gravitaire, terrain très peu accidenté).
g - Tracé du réseau
Le tracé du réseau prend en compte les points caractéristiques suivants :
- Les points des dessertes : les points des dessertes choisis sont les bornes fontaines et
les branchements privés. Ils seront placés sur les conduites tertiaires et respecterons un
rayon de 500m ;
- L’emplacement du réservoir : Le réservoir a été implanté en tenant compte des
conditions topographiques du terrain, de la situation du réseau ;
- Les principaux chemins (cas de centre non loti) sont soigneusement repérés pour le
passage des conduites. Les conduites seront enterrées pour les protéger contre les
intempéries et éviter l'encombrement des voies de circulation.
Nous allons dimensionner notre réseau avec le débit de pointe du réseau obtenu à l’horizon du
projet qui est de Q ph (débit de pointe horaire) = 12,78 l/s équivaut a 46m3/h
Dans le cas de notre projet nous avons décidé de mettre les bornes fontaines et les
branchements privés sur les conduites tertiaires.
Le débit délivré par chaque borne fontaine est de : Q(BF) = 0.55 l/s.
Le service en route est assuré par les conduites tertiaires. Le débit unitaire qui transite dans les
conduites tertiaires est donné par la formule suivante :
li est la longueur totale des conduites assurant le service en route, dans notre cas ce sont les
conduites tertiaires.
li = 5815 m.
Le débit de dimensionnement des conduites tertiaires assurant le service en route est un débit
fictif Q fictif = 0,55 x Q entrant + 0,45 x Q sortant
v est la vitesse d’écoulement qui est comprise entre 0,3 m/s v 1,5 m/s. pour une pression
minimale de 10 mce.
Pour le calcul des pertes des charges nous avons utilisé la formule de Darcy Weisbach.
Q débit en m3/s
L longueur de la conduite
D diamètre de la conduite
g intensité de la pesanteur
Est le coefficient de résistance il est fonction de Re nombres des Reynolds qui caractérisent
l’écoulement, ainsi que de la nature et la rugosité des parois de la canalisation.
Il faut noter qu’il existe encore de nombreuses formules exprimant la valeur de λ. Il faut
cependant retenir que dans le cas des parois lisses, le coefficient de résistance λ est
indépendant de la nature de la paroi, n'est fonction que du nombre de Reynolds et décroît
lorsque Re augmente.
Re : nombre de Reynolds
Les pertes des charges singulières seront prises égales à 10% des pertes de charges linéaires.
Pour le calcul de la partie maillée de notre réseau, nous avons utilisé la méthode d’égalisation
des charges de Hardy Cross.
Nous avons procédé par itération. Les itérations sont arrêtées lorsque la correction de débit sur
les mailles est inférieure à 1 l /s.
Tableau 7: Maille 1
Tronçon L (m) D (m) k (m) nu (m2/s) Q hyp Re k/D Lambda Cible vitesse hr hr/Q ¯q 1 ¯q 2 -q3 Q corr
A-B 100,00 0,160 0,000 10 8,97E-07 0,009 2 8,E+04 0,000 63 0,021 37 0,00 0,46 0,142 15,457 -0,000289 5 0,008890 5
B-C 400,00 0,160 0,000 10 8,97E-07 0,006 3 6,E+04 0,000 63 0,022 54 0,00 0,31 0,283 44,836 -0,000289 5 -0,00009 5 0,005925 9
C-G 300,00 0,075 0,000 10 8,97E-07 0,001 9 4,E+04 0,001 33 0,026 10 0,00 0,42 0,933 504,445 -0,000289 5 -0,000070 4 0,001490 1
G-1k 200,00 0,063 0,000 10 8,97E-07 0,001 3 3,E+04 0,001 59 0,027 47 0,00 0,40 0,726 576,375 -0,000289 5 -0,000070 4 0,000900 1
1k-1e 100,00 0,063 0,000 10 8,97E-07 0,000 7 2,E+04 0,001 59 0,029 73 0,06 0,22 0,121 173,293 -0,000289 5 -0,000070 4 0,000340 1
1e-1d 500,00 0,063 0,000 10 8,97E-07 -0,000 6 1,E+04 0,001 59 0,030 37 0,09 0,19 -0,455 758,598 -0,000289 5 -0,000889 5
1d-A 100,00 0,063 0,000 10 8,97E-07 -0,001 3 3,E+04 0,001 59 0,027 41 0,00 0,41 -0,380 294,359 -0,000289 5 -0,001579 5
• = 1,371 2 367,363
facteur de
¯q 1 = -0,00028 9
correction
Tableau 8: Maille 2
Tronçon L (m) D (m) k (m) nu (m2/s) Q hyp Re k/D lambda cible vitesse hr hr/Q ¯q 1 ¯q 2 -q3 -q4 Q corr
C-D 100,00 0,110 0,000 10 8,97E-07 0,004 4 5,E+04 0,000 83 0,023 37 0,00 0,39 0,152 34,383 0,000070 4 -0,00009 5 0,004406
D-E 400,00 0,110 0,000 10 8,97E-07 0,002 5 4,E+04 0,001 00 0,025 26 0,00 0,32 0,522 208,751 0,000070 4 0,00065 4 0,003224
E-1f 600,00 0,050 0,000 10 8,97E-07 0,000 8 2,E+04 0,002 00 0,029 00 0,00 0,43 3,246 3 864,627 0,000070 4 0,000910
1f-1e 400,00 0,050 0,000 10 8,97E-07 -0,001 1 3,E+04 0,002 00 0,028 08 0,00 0,54 -3,337 3 148,323 0,000070 4 -0,000990
1e-1k 200,00 0,050 0,000 10 8,97E-07 -0,000 4 1,E+04 0,002 50 0,032 34 0,00 0,32 -0,835 2 087,910 0,000070 4 0,00028 9 -0,000040
1k-G 200,00 0,063 0,000 10 8,97E-07 -0,001 1 3,E+04 0,001 59 0,027 93 0,00 0,36 -0,594 525,523 0,000070 4 0,00028 9 -0,000770
G-C 300,00 0,075 0,000 10 8,97E-07 -0,001 7 3,E+04 0,001 25 0,026 46 0,00 0,34 -0,592 344,255 0,000070 4 0,00028 9 -0,001360
• = -1,44 10 213,770
facteur de
¯q 1 = 0,000070 4
correction
Tableau 9: Maille 3
Tronçon L (m) D (m) k (m) nu (m2/s) Q hyp Re k/D Lambda cible vitesse hr hr/Q ¯q 1 ¯q 2 -q3 Q corr
F-Q 200,00 0,110 0,000 10 8,97E-07 0,002 7 4,E+04 0,001 00 0,024 95 0,00 0,35 0,301 111,194 -0,00065 4 0,00205 6
Q-K 250,00 0,063 0,000 10 8,97E-07 0,000 9 2,E+04 0,001 59 0,028 77 0,00 0,30 0,529 562,904 -0,00065 4 0,00028 6
K-1U 550,00 0,063 0,000 10 8,97E-07 0,000 9 2,E+04 0,001 59 0,028 77 0,00 0,30 1,164 1 238,390 -0,00065 4 0,00028 6
1U-V 200,00 0,050 0,000 10 8,97E-07 0,000 7 2,E+04 0,002 00 0,030 18 0,00 0,33 0,674 1 037,302 -0,00065 4 -0,00009 5 -0,00009 8
V-1a 450,00 0,063 0,000 10 8,97E-07 0,001 5 3,E+04 0,001 59 0,026 83 0,00 0,48 2,231 1 497,518 -0,00065 4 -0,00009 5 0,00074 2
1a-D 100,00 0,075 0,000 10 8,97E-07 0,001 7 3,E+04 0,001 33 0,026 52 0,00 0,38 0,254 153,308 -0,00065 4 -0,00009 5 0,00091 2
D-E 400,00 0,110 0,000 10 8,97E-07 0,003 2 5,E+04 0,001 00 0,024 34 0,00 0,41 0,824 257,445 -0,00065 4 0,00254 6
E-F 250,00 0,075 0,000 10 8,97E-07 0,002 1 4,E+04 0,001 33 0,025 65 0,00 0,48 0,984 468,804 -0,00065 4 0,00144 6
• = 6,963 5 326,865
¯q 1 facteur de
-0,00065 4
= correction
Tableau 10: Maille 4
Tronçon L (m) D (m) k (m) nu (m2/s) Q hyp Re k/D lambda cible vitesse hr hr/Q ¯q 1 ¯q 2 -q3 -q4 Q corr
1U-V 210,00 0,050 0,000 10 8,97E-07 -0,000 7 2,E+04 0,002 00 0,030 18 0,00 0,33 -0,715 1 100,169 0,00009 5 0,00065 4 0,00009 8
V-1a 450,00 0,063 0,000 10 8,97E-07 -0,001 5 3,E+04 0,001 59 0,026 83 0,00 0,48 -2,231 1 497,518 0,00009 5 0,00065 4 -0,00074 2
1a-D 100,00 0,075 0,000 10 8,97E-07 -0,002 0 4,E+04 0,001 33 0,025 78 0,00 0,46 -0,366 181,339 0,00009 5 0,00065 4 -0,00127 2
D-C 120,00 0,125 0,000 10 8,97E-07 -0,004 9 6,E+04 0,000 80 0,023 12 0,00 0,40 -0,177 36,515 0,00009 5 -0,00007 0 -0,00483 6
C-B 400,00 0,125 0,000 10 8,97E-07 -0,006 4 7,E+04 0,000 80 0,022 28 0,00 0,52 -0,992 154,697 0,00009 5 0,00028 9 -0,00602 6
B-H 500,00 0,110 0,000 10 8,97E-07 0,003 0 4,E+04 0,000 91 0,024 67 0,00 0,32 0,577 191,133 0,00009 5 0,00311 5
H-1U 680,00 0,050 0,000 10 8,97E-07 0,000 7 2,E+04 0,002 00 0,029 89 0,00 0,35 2,594 3 759,922 0,00009 5 0,00078 5
• = -1,310 6 921,292
facteur de
¯q 1 = 0,00009 5
correction
La côte du réservoir est choisie de telle sorte qu’il y ait 10 mCE comme pression dynamique à
tous les nœuds. Dans notre cas vu que la côte TN est de 319,5 m pour que la pression de 10
mCE soit satisfaite à tous les nœuds il faut élever le radier à 10,5 m par rapport à cette
dernière. Avec cette côte on peut déterminer la pression statique dans chaque nœud s’il n y a
pas d’écoulement.
12 - Dimensionnement du réservoir
Le réservoir est un dispositif aussi important que crucial dans le processus de distribution
d’eau en AEP, car il permet le stockage de la ressource entre la production et la desserte. Il
est aussi l’organe au travers duquel le traitement de l’eau peut se faire .Il règle aussi la
pression dans les conduites si la distribution se fait de façon gravitaire, donc son emplacement
s’avère donc très important dans le processus.
Le réservoir de stockage a pour fonction principale de résorber ou d'atténuer les phénomènes
transitoires préjudiciables au fonctionnement des installations et d’écrêter les phénomènes
cycliques dus au comportement des usagers c'est-à-dire qu’il sert de tampon entre la somme
des volumes mobilisés au cours de la journée et la distribution journalière, par l'accumulation
du surplus d'eau aux heures de faible consommation et sa restitution pendant les heures de
forte consommation. Ils participent à la sécurisation du système de distribution, à la continuité
du service et à l'amélioration de sa qualité. C’est un élément de confort de l’usager.
a- Le choix du site
minimale de service requise à tous les nœuds. Le site choisi pour le réservoir est à l’altitude
319,5m.
Pour une meilleure évaluation du volume de cet ouvrage, nous procéderons par deux
méthodes différentes dans leur approche. La méthode forfaitaire et la méthode du tableau
a- La méthode forfaitaire
La capacité de stockage sur le réseau de distribution est comprise entre 25% et 50%, avec une
moyenne 33%, de la consommation journalière de pointe, donc le tiers de cette (Denis
ZOUNGRANA, 2008), ce volume se décompose en trois : la réserve de distribution RD, la
réserve de sécurité RS, dépendant du niveau de service, la réserve d’incendie RI .Il se calcule
de la manière suivante :
Donc 147,3m3.
b - La méthode de tableau
Cette méthode consiste à repartir en fonction des heures de consommation, des coefficients de
consommation en se basant sur la demande pour ainsi évaluer la quantité d’eau consommée
pendant ces heures .Nous supposerons que le pompage se fait pendant 16h afin d’éviter les
heures de pointes de la STE (Société Tchadienne d’Eau) qui partent de 10h à 14h et de 16h à
[Link] but est de déterminer le volume distribué et le volume entrant à partir
de et du .
= 27,11 m3/h et
= 18,41 m3/h
Vc max = 150,6 m3
Tmin =
Le temps de séjour minimal requis est de 2h nous voyons que ce temps n’est pas respecté
alors nous nous proposons de déterminer un volume qui puisse remplir cette condition.
VU 150,6 x 2 = 301,2 m3
Vc min = 10,04 m3
Tmax = = 30 heures
Nous devons prévoir une réserve incendie, dans notre étude nous estimons un débit de 60 m3
avec un temps de pompage de 2 heures et cela nous donne 120 m3. Avec cette réserve
incendie nous obtenons un volume totale VT = 421,2 m3.
14 - Dimensionnement de la bâche
La bâche servira de point de collecte des eaux en provenance de nos quatre (04) forages avant
le refoulement vers le réservoir. Elle est positionnée de façon à minimiser les longueurs de
refoulement des 4 forages. Dans notre étude la bâche est dimensionnée pour stocker le volume
équivalent à 2h de pompage. Sa capacité utile se déduit alors.
CU = Qp x t avec t = 2h
4m x 4m x 3,5
Les conduites des refoulements seront dimensionnées avec les formules de Bresse tout en
respectant la condition de Flamant.
Formule de Bresse : D(m)=
Formule de Bresse modifié : D(m)=
Formule de Munier : D(m)=
Avec :
Q : le débit en m3/s
n : le nombre d’heure de pompage
Les vitesses induites par le diamètre de la conduite retenue doivent respecter la condition de
Flamant suivant laquelle : V ≤ 0,60+D(m).
Avec Q = 4,41 m3/h
Conduite1
Condition
D(m) D (mm) D choisi (mm) Dint (mm) V (m/s)
de Flamant
Formule de Bresse 0,052 52,5 63 53,6 0,543 0,675 ok
Conduite 2
D choisi Condition de
D(m) D (mm) Dint (mm) V (m/s)
(mm) Flamant
Formule de Bresse 0,0619 61,947 63 53,6 0,656 0,675 ok
Formule de Bresse modifié 0,095 95,582 110 76,6 0,370 0,69 ok
Formule de Munier 0,054 54,513 63 53,6 0,756 0,675 ok
Conduite3
D Condition
Dint V
D(m) D (mm) choisi de
(mm) (m/s)
(mm) Flamant
Formule de Bresse 0,0576 57,608 63 53,6 0,754 0,675 ok
Formule de Bresse modifié 0,0910 91,065 110 76,6 0,320 0,69 ok
Formule de Munier 0,050 50,695 63 53,6 0,654 0,675 ok
Conduite4
D Condition
Dint V
D(m) D (mm) choisi de
(mm) (m/s)
(mm) Flamant
Formule de Bresse 0,083 83,852 90 76,6 0,678 0,675 ok
Le choix des diamètres de refoulement relève d’un compromis entre, d’une part le souci de
réaliser le moins possible d’investissement (petit diamètre) et d’autre part le souci de réduire
les charges d’exploitation: une faible HMT engendre moins de charges énergétiques. Si on
adopte un grand diamètre, le prix de canalisation sera élevé, par contre les pertes de charge
seront réduites et la puissance du générateur d’énergie sera faible. On économisera sur le prix
du générateur et sur le prix de l'énergie nécessaire au pompage.
Si au contraire on adopte un petit diamètre, le prix de la canalisation sera plus mais le prix du
générateur et de l’énergie seront élevés.
a - Hauteur nanométrique
La HMT est la hauteur nette d’élévation ou énergie globale qu’il faut mettre en jeu au départ
de la pompe pour élever l’eau jusqu’au réservoir. Elle est calculée en fonction des pertes de
charges dans les conduites de refoulement, du niveau de déversement dans le château d’eau et
du débit d’exploitation du forage.
Avec :
Hg = Hauteur géométrique
Les pertes de charges ont été déterminées par la formule de Manning Strickler :
Q ² L n²
Pdcl 10,294
D 5,33
Où : Pdcl est la perte de charge linéaire exprimée en m
Q est le débit qui passe dans la conduite en m3/s
L est la longueur de la conduite en ml
D est le diamètre de la conduite exprimé en m
Forage Cote Profondeur Hauteur Débit Niveau Dénivelé HGT Pertes des HMT
terrain d’aspiration réservoir adductio dynamiqu forage- (m) charges (m)
naturel (m) (m) n (m3/h) e (m) réservoir (ΔH) (m)
(m) (m)
F1 326,50 39,12 10,5 4,41 24,62 1,1 33,5 0,8852 34,38
F2 326 ,70 38,17 10,5 6,14 25,60 1,1 35 1,0727 36,07
F3 326 ,95 41,98 10,5 5,31 31,40 1,1 30,12 1,0024 31,12
F4 327 ,06 37,10 10,5 11,25 26,60 1,1 38 0,7387 38,73
b - Puissance de la pompe
P= ɷ
Avec :
P : puissance de la pompe
ɷ : densité du liquide
Pompe 1
Condition : débit 4,41 m3/h valeur proche dans le tableau = 5m3/h
Sélection : type de pompe SQ5-50 Grundfos (cette pompe offre le meilleur rendement au
débit et à la HMT choisi)
Pompe2
Condition : débit 6,14 m3/h valeur proche dans le tableau = 6m3/h
Sélection : type de pompe SQ5-60 Grundfos (cette pompe offre le meilleur rendement au
débit et à la HMT choisie)
Pompe3
Condition : débit 5,31 m3/h valeur proche dans le tableau = 6m3/h
Sélection : type de pompe SQ5-50 Grundfos (cette pompe offre le meilleur rendement au
débit et à la HMT choisie)
Pompe4
Condition : débit 11,25 m3/h valeur proche dans le tableau = 12m3/h
Sélection : type de pompe SP60 - 3 (cette pompe offre le meilleur rendement au débit et à
la HMT choisie)
Raccordement tuyauterie Rp 3
Les groupes électropompes seront associés a leurs avals par les pièces suivantes :
pièces rôles
Manomètre Mesure de la pression à la sortie de la pompe
Vanne de refoulement Isolement de la pompe pour l’entretien
Purge d’air Elimination de l’air
Compteur Evaluation des quantités d’eaux refoulées
clapet Protéger la pompe
L’arrêt brusque de la pompe par suite de coupure d’énergie accidentelle ou d’une défaillance
mécanique provoque une oscillation de la pression (surpression ou dépression) dans la
conduite de refoulement. La valeur de cette oscillation de pression est donnée par la formule
suivante :
Formule d’Allievi :
a=
√
Avec:
D : le diamètre de la conduite
(Page 50 à 51 ENP)
Pour éviter le coup de bélier, la valeur de H+ doit être inférieure à la pression nominale de
la conduite de refoulement.
18 - Processus de traitement
Comme nous l’avons souligné plus haut nous utiliserons une pompe doseuse pour un meilleur
traitement de désinfection pour maintenir cette eau potable pendant tout le processus de
Le traitement préconisé est la chloration. Elle consiste à une élimination directe des micro-
organismes existants dans l’eau, par élimination de la matière organique qui constitue leur
support de vie. Pour la ville de laramanaye, nous utiliserons des pastilles de chlore.
a - Evaluation de l’expérience en matière de gestion des acteurs puis la proposition d’un mode de
gestion approprie pour le système
Dans la commune de Laramanaye, il n’existe pas de comité de gestion des points d’eau
modernes (forages, puits modernes), les PEA sont à la charge de la mairie qui par un contrat
les délègues à des particuliers pour la vente de l’eau.
Pour une meilleure implication de la population dans la gestion des points d’eau modernes et
dans l’objectif de réduire les difficultés rencontrées en matière de maintenance et de gestion
des infrastructures hydrauliques dans la localité de Laramanaye, nous proposons des solutions
pour assurer le fonctionnement permanent des équipements d’AEP et en même temps
valoriser les compétences locales en les responsabilisant. Ces solutions sont les suivantes:
Mettre en place un comité qui sera chargé de contrôler la gestion du système et de représenter
la population auprès de la commune et des exploitants.
20 - La source d’énergie
La localité de Laramanaye à l’état actuel n’est pas desservie par la SNE, nous estimerons le
coût de cette source, et à la suite nous estimerons le coût d’un groupes électrogène que nous
optimiserons .A l’échéance du projet à l’horizon 2030, nous supposons qu’en ce moment, la
ville sera desservie par la SNE. Pour couvrir les besoins en eau de la ville de Laramanaye, il
Le cout de notre projet s’élève à un montant de 238 052 070 FCFA hors taxe.
Un service d’eau génère des coûts variables selon le niveau de service choisi. Les charges de
fonctionnement d’un service doivent être évaluées avec précision car il s’agit d’un facteur
déterminant de la pérennité du service.
Pour la détermination du prix de l’eau, on doit donc tenir compte des charges d’exploitation et
des amortissements. Les amortissements ou provisions pour le renouvellement des ouvrages
permettent d’anticiper le remplacement des équipements et infrastructures qui ont une durée
de vie limitée. Les charges d’exploitations sont :
Tout l’enjeu consistera à équilibrer les charges d’exploitations et les amortissements par les
recettes financières récupérées du prix de l’eau. Le prix de revient de l’eau est calculé par la
formule suivante :
Hypothèses :
Salaires
- Chef d’agence : 200 000FCFA
- Technicien : 100 000 FCFA
- Fontainiers : 16 x 20000FCFA
- Gardiennage : 2 x 50000 FCFA
-
Traitement de l’eau
Consommation d’énergie
Année population Production Temps de Consommation Prix du litre de Coût annuel du
(m³/an) pompage annuelle de carburant gasoil carburant(Fcfa)
m³
2014 5392 78323,48 2889,10 32,35 520 16 822 000
- Les maintenances
Elles sont estimées à 5% du prix du groupe électrogène avec une augmentation de 10% les
sept dernières années. Cette estimation provient de l’étude faite sur six AEPS dans la région
du Sahel.
Année Personnel et Fontainiers Gardiennag Carburant traitement Maintena Total des dépenses
service x 1000 x1000 e x 1000 pour le groupe de l'eau x nce e x de fonctionnement
électrogène) x 1000 1000 x 1000
1000
2014 3600 2880 240 16822 160 300 29576,26
2015 3600 2880 240 19983 160 300 33837,77
2016 3600 2880 240 20680,4 160 300 34781,20
2017 3600 2880 240 21403,2 160 300 35756,76
2018 3600 2880 240 22157,2 160 300 36772,22
2019 3600 2880 240 22932 160 300 37818,29
2020 3600 2880 240 23732,8 160 300 38899,08
2021 3600 2880 240 24564,8 160 300 40020,87
2022 3600 2880 240 25422,8 160 300 41179,55
2023 3600 2880 240 26317,2 160 300 42384,44
2024 3600 2880 240 27237,6 160 330 43626,23
2025 3600 2880 240 28189,2 160 330 44910,11
2026 3600 2880 240 29177,2 160 330 46243,46
2027 3600 2880 240 31252 160 330 49043,83
2028 3600 2880 240 32344 160 330 50437,13
2029 3600 2880 240 33477,6 160 330 52046,2
2030 3600 2880 240 34647 160 330 53624,14
Total charge d’exploitation 520 673 000
Le total des charges d’exploitation s’élève à une somme de 520 673 000 FCFA.
Source : Le coût des systèmes d’approvisionnement en eau potable au Burkina Faso: une
application de l’approche des coûts à long terme
Christelle Pezon, Richard Bassono
IRC Centre international de l’Eau et de l’Assainissement
Mars 2012 Document de travail
Le tableau suivant montre les amortissements des installations
Tableau 22: Amortissement des installations
PR=
En tenant compte de rentabilité, le prix de l’eau sera fixé à 390 FCFA le mètre cube soit 78
FCFA le fut et 20 FCFA le bidon de 25 litres.
VI CONCLUSION
La mise en place d’un système d’alimentation en eau potable repose sur une analyse concise
et très détaillée de la demande totale de la ville. En effet cette analyse permet un choix
optimal des toutes les composantes du réseau et un bon dimensionnement des ouvrages. Pour
ce qui est du travail effectué, l’analyse globale de la demande en eau a permis de savoir qu’un
volume d’eau journalier 421,2 m³ serait nécessaire pour une alimentation normale de la ville
de Laramanaye à l’horizon du projet, mais aussi pour faire face à des éventuelles incendies.
En somme ce qu’il convient de retenir, ce que la ville de Laramanaye n’a pas été oubliée en
terme d’accès à l’eau potable par les acteurs du domaine notamment l’état tchadien.
En définitif ce projet de fin d’étude nous a été d’un intérêt [Link] a permis
l’approfondissement de nos connaissances en adduction d’eau potable. Il nous a aussi permis
de maitriser certains logiciels qui nous seront utile dans nos vies professionnelles. En somme
nos attentes sur ce projet sont largement atteintes.
Cependant il nous incombe de donner ici quelques recommandations dans la suite de cette
étude.
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES