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Guide Initiation

Ce document décrit les différents types d'initiation et le processus initiatique. Il explique les origines, les formes et les buts de l'initiation.

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Guide de

l’Initiation

Monographie diffusée par


l’Ordre Maçonnique Hermétique
Guide de l’Initiation

L’emploi du terme « Initiation » s’est généralisé aujourd’hui pour


signifier le fait de mettre au courant un individu aussi bien d’une science, d’un
art, que d’une profession (par exemple : initiation aux mathématiques), alors
qu’il désignait primitivement et essentiellement l’ensemble des cérémonies par
lesquelles sont était admis à la Connaissance de certains « mystères ».

Il est facile de comprendre d’ailleurs comment et pourquoi l’on est passé


du sens plus ancien au sens plus moderne, les pratiques de divers métiers (ceux
de gorgerons, d’alchimiste, de maçon, par exemple) étant gardées secrètes par
les maîtres qui ne les révélaient que peu à peu à leurs apprentis.

Les ethnologues ont été amenés à distinguer trois types d’initiation :

1. Celles qui font entrer les jeunes dans la catégorie d’adultes (initiations
tribales),

2. Celles qui ouvrent l’accès à des sociétés secrètes ou à des confréries


fermées (initiations religieuses),

3. Celles qui font abandonner la condition humaine normale pour accéder à


la possession de pouvoirs surnaturels (initiations magiques).

Si le premier type comporte toujours une partie religieuse et fonde le


rituel sur des archétypes mythiques, il constitue un rite de passage profane, au
contraire du deuxième. Si le premier a la fonction d’intégrer l’individu dans la
société, le troisième au contraire l’en sépare1 ; malgré ces différences, il est
possible de trouver une définition générale pour les trois : « L’Initiation est
toujours un processus destiné à réaliser psychologiquement le passage d’un état,
réputé inférieur de l’être, à un état supérieur » 2.

Il ne faut pas confondre Initiation et Illumination ! L’Illumination dans


l’expérience ascétique et mystique est un état d’éveil, une intelligence des
choses spirituelles.
1
[Link].
2
Serge Hutin qui a rejoint pour toujours le domaine de la Connaisance.

2
L’Initiation est l’action de révéler ou de recevoir la Connaissance d’une
pratique, les premiers rudiments d’une discipline. C’est le fait d’être admis aux
Mystères, d’être mis sur la voie d’un commencement menant à la Connaissance.
Celle-ci est souvent qualifiée d’ésotérique parce que secrète.

On peut être Initié dans un groupe, c’est-à-dire y être accepté. On peut


être Initié à un métier dont on vous enseigne les rudiments puis la pratique
parfaite. On peut être Initié à une science afin d’apprendre à la maîtriser. Dans
tous les cas, l’idée sous-jacente à celle d’Initiation reste la naissance. Le
néophyte comment l’enfant nouveau-né reçoit la lumière indispensable à une
évolution qui ne lui est jamais imposée, mais seulement suggérée.

LA TRADITION

Tradition et Initiation sont deux mots inséparables, car ils vivent l’un de
l’autre. La tradition est comparable à une chaîne dont les maillons relient le
passé et le présent, hier et aujourd’hui. La tradition transmet ce qui ne doit pas
être perdu, à savoir ce que l’homme a tiré de meilleur de lui-même au cours des
millénaires de son évolution.

LA DEMARCHE INITIATIQUE

Elle se caractérise par une entière liberté et ne peut être imposée par une

3
volonté extérieure, sous peine de devenir caduque. Toute démarche suppose une
marche. L’Initiation est un chemin semé d’embûches : les zones d’ombre du
doute. La démarche initiatique est une quête, un rêve éveillé et conscient, la
recherche d’un ailleurs, d’un « autre », de soi-même, au-delà de l’espace et du
temps. L’Initiation est aussi de nature empirique. Il ne fait pas confondre la
démarche initiatique qui est personnelle avec la démarche ésotérique qui est un
ensemble de choses.

LA TRANSMISSION DE L’INITIATION

Dans l’Antiquité, on nomme l’Initiateur « mystagogue » et le candidat au


Mystère « myste ». Transmettre l’Initiation, intemporelle, est un devoir
impératif pour ceux qui ont déjà été Initiés. Ainsi, la chaîne initiatique n’est pas
rompue. L’authenticité d’une Initiation est garantie par cette chaîne de nature
spirituelle.

LES TYPES D’INITIATION

Il existe trois types d’Initiation :

- L’Initiation spontanée, fulgurante, nommée autodidaxie. Comme son nom


l’indique, elle a la rapidité de l’éclair et prend souvent la forme d’une
révélation.

- L’Initiation provoquée ou Initiation symbolique reste celle de l’immense


majorité des adeptes. Quand le chercheur est prêt, il entre dans le temple
pour participer à un rituel qui le conduira à l’Eveil.

- L’Initiation effective a lieu au terme de la démarche, quand le quotidien a


fait place à l’Eveil. L’Initiation devient alors réelle, permanente. L’être est
sanctifié et renaît dans la sphère du sacré. Son rêve éveillé étant désormais

4
la réalité, il est véritablement enthousiasmé à l’écoute de chaque cellule
de son être.

LES BUTS DE L’INITIATION

L’Initiation propose un perfectionnement de l’être dont les principaux


objectifs sont les suivants :

- Tuer le vieil homme, se débarrasser de toutes les prisons mentales, de


toutes les attaches susceptibles d’entraver le développement intérieur.

- L’Initiation va révéler l’individu à lui-même, faire émerger les forces


constructrices qu’il possédait à l’état latent, l’éveille à une autre réalité.

- Une fois éveillé, l’homme va prendre conscience du fait que son état
supérieur lui donnera la maîtrise totale de lui-même. Il aura retrouvé le roi
qu’il portait en lui.

- Cette royauté le rendra apte à trouver sa juste place dans l’univers, à se


situer dans la hiérarchie spirituelle et à contribuer à l’harmonie du monde.

5
LE RITUEL INITIATIQUE

Il apparaît comme l’indispensable outil de l’Initiation provoquée ou


symbolique. Par définition, tout rituel est magique, initiatique et secret !

L’ETAT INITIATIQUE

Cet état, le plus souvent obtenu par le rituel, suspend la conscience de


veille et la limitation individuelle. On approche du Mystère en sortant de soi-
même et, à l’issue de cette épreuve, intervient la récompense ou couronnement.

Aspect théorique :
Le fondement et les origines

L’Initié est un voyageur, un pèlerin, qui parcourt la voie d’une quête


longue, voire plus longue que la vie. Aussi doit-il éviter les sentiers qui ne
mènent nulle part, les pièges du labyrinthe où il risque de se perdre.

L’Initiation c’est la procédure authentique des progressions spirituelles.


Le chemin de l’Initiation est une voie que nul n’indique. C’est une route parfois
erratique, souvent abrupte, toujours incertaine.

Le terme même d’Initiation revêt de nos jours une signification qui, sans
être péjorative, est quelque peu suspecte. Employée la plupart du temps de
manière abusive, cette expression est galvaudée. Il nous faut rétablir la vérité.

Initié vient du latin : Initiare, je débute. On peut définir la progression


traditionnelle de la manière suivante par ordre chronologique :

- le Néophyte,
- l’Initié,
- l’Adepte
- et le Maître.

La procédure initiatique est commune à la plupart des traditions, aussi


éloignées soient-elles les unes des autres.

6
Le terme même d’Initié est devenu synonyme d’homme de pouvoir, ou du
moins ceux qui sont affublés de ce qualificatif prétendent en posséder, alors que
ces « pouvoirs » ne sont que des incidents de parcours utilisables une fois
parvenu à un certain stade de l’évolution.

Souviens-toi homme sinistre,


de ton omniscience originelle.
Surgis de tes ténèbres intérieures.
Je n’instruis pas, J’éveille, et nul n’est
Initié que par lui-même

Roger Gibert-Lecomte
« Le grand jeu » (1930)

LES FORMES CLASSIQUES DE L’INITIATION

La procédure Initiatique, immuable depuis des millénaires connaît deux


grands courants. Le premier que l’on peut qualifier de collectif ou social, l’autre,
individuel et discret, s’apparentant à la voie des héros.

D’une façon générale, on peut définir le processus initiatique comme une


succession de naissances, d’évolutions, de mutations et de morts d’un même
individu. Ces « vies » successives dans une seule existence se traduisant chaque
fois par une progression hiérarchique du point de vue des niveaux de
conscience.

L’existence d’un être humain se déroule selon le schéma habituel :

- Gestation,
- Naissance,
- Développement,
- Croissance,
- Adolescence,
- Maturité,
- Sénescence,
- et se termine par la mort.

La procédure initiatique s’appuie sur cet archétype, le reproduisant


symboliquement pour « façonner » une existence « idéale » guidée dans sa
progression par les principes définis par un collège d’Initiés.

Le néophyte sélectionné pour la qualité de ces Connaissances ou pour ses


capacités est admis à l’Initiation. Il va dans le cadre de celle-ci « re-naître »,

7
d’où l’origine du prénom René, à une vie totalement différente. Cette naissance
prend le caractère d’un renoncement à la vie ordinaire et de l’entrée dans une
existence nouvelle : le monde initiatique.

LA PROCEDURE CLASSIQUE

Le sens profond de l’Initiation est la vie. Aux deux extrémités de celle-ci


se trouvent la naissance et la mort.

Le néophyte, pour pénétrer dans le monde Initiatique, doit consentir au


sacrifice suprême et « mourir » au monde profane. Ce renoncement est garant de
sa pureté. Souvenez-vous de cette phrase de Platon : « Mourir pour renaître ».

LES RITES D’INITIATION

Le prétendant à l’Initiation était le plus souvent mis en condition par un


« cycle préparatoire » de quelques mois. Dans le cas de l’Ordre Maçonnique
Hermétique, ce cycle préparatoire est effectué dans le cadre de l’association
Alpha International.

Ce conditionnement liminaire produit une sensibilisation émotionnelle,


exacerbant l’imagination, ce qui a pour fonction d’augmenter les effets des

8
différentes séquences de la cérémonie d’initiation.

Le premier acte du drame initiatique est symbolique de la mort du


candidat.

Viennent ensuite la formation et l’apprentissage des nouvelles fonctions


ou du nouvel état, selon qu’il s’agit d’une Initiation de type religieuse, mystique,
ou simplement laïque.

La maîtrise constitue la plus haute position hiérarchique ; celui qui a


atteint la plénitude peut validement initier les autres.

Le stade suivant est hors norme, car il correspond à un être sorti du monde
des hommes : c’est le statut de l’homme éveillé, le Bouddha vivant, pour
reprendre l’expression des traditions d’Orient, notion subtile qui n’est pas
toujours perçue dans certaines sociétés.

La procédure initiatique a pour fonction l’obtention d’un état particulier,


qui consiste à « défaire » l’emprise sociale, pour placer le nouvel Initié dans un
état de déconditionnement, le rendant disponible pour un apprentissage différent
du monde : le libérer de l’emprise des attachements, des désirs et des passions.
Le dépouiller de son égo (le moi social), le plaçant dans un état de pureté qui lui
permettra d’apprendre la technique de reconstruction d’un moi différent, de
l’être intérieur, théoriquement celui qui correspond à sa réalité profonde.

LE VERSEAU ET L’INITIATION

L’ère du Verseau : le Verseau annonce surtout un grand coup de balai

9
pour les sciences pseudo magiques qui encombrent les bibliothèques et les
cerveaux embrumés des gourous et de leurs ouailles.

Le Verseau est décapant, il dévoile pour mieux voiler !

Le Verseau nous apprend qu’il ne faut compter que sur nous-mêmes et


que l’évolution spirituelle doit être retrouvée au fond de nos cœurs.

La quête des pouvoirs


Si la quête des pouvoirs n’est pas une fin en soi, la plupart des Adeptes
d’Occident considèrent qu’il est important pour celui qui progresse,
d’en avoir la pratique. A la condition que celui-ci ne reste pas
prisonnier de cette « volonté de puissance ».

Cette option qui semble en opposition avec la plupart des conseils


traditionnels est, semble-t-il, empreinte de bon sens. Comment renoncer
en effet à ce que l’on ne connaît pas, et a fortiori, à une chose dont on
ne sait même pas si elle est à notre portée ?

10
LA FILIATION INITIATIQUE AVEC OU SANS MAÎTRE ?

L’enseignement traditionnel nous a habitué à une notion devenue


familière aux amateurs et aux chercheurs travaillant sur les sciences sacrées : la
hiérarchie initiatique : le néophyte (appelé apprenti en franc-maçonnerie),
l’Initié ou le disciple, l’Adepte, et enfin le Maître.

« L’Initiation implique une recréation de l’intérieur vers l’extérieur. »

Le néophyte :

Le néophyte est celui qui, appartenant au monde profane, décide de se


consacrer à l’étude des sciences initiatiques.

Le principal problème pour le néophyte est de trouver un enseignement ;


le plus simple est de prendre contact avec un collège initiatique ou de rencontrer
un Maître.

L’initié :

L’Initié est celui qui, ayant franchi une première étape initiatique, est
admis à recevoir l’enseignement traditionnel, puis à en débuter la pratique. Cette
phrase peut durer plusieurs années.

Ayant renoncé au monde profane, il prépare son acceptation au niveau


supérieur. C’est le stade du noviciat.

L’adepte :

L’adepte est celui qui, ayant parachevé la plus grande partie de ses études,
est libre de s’adonner à la recherche et au perfectionnement de son art.

Le propre de son activité est le travail sur son corps-énergie, la


construction de son « être intérieur » et l’élaboration de son corps de gloire.

Sa principale fonction est celle d’un opérateur, car il est en pleine


possession de sa capacité d’action et il sait choisir ses actions.

Le Maître :

Le Maître est généralement reconnu par ses semblables. Il possède la


plénitude des pouvoirs et renonce à les exercer égoïstement. Il a presque achevé
la construction de son être intérieur et maîtrise ses énergies. Ses passions sont

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maîtrisées et ses désirs égoïstes absents.

Il est en unité avec le « tout ». Il peut guider les adaptes les plus
avancées ; c’est un conseiller, un guide, plus qu’un initiateur.

La phase suivante est celle du « maître éveillé », notion difficilement


communicable, puisqu’il s’agit d’un être qui pénètre dans une dimension du
monde qui n’appartient plus au monde des hommes, mais à Dieu.

Le Maître doit guider, mettre sur la voie, mais ne pas imposer son savoir,
car chacun est différent de par sa personnalité et de par son ressenti, sinon c’est
un gourou.

La transmission et le problème
de la filiation

Il est difficile, dans la situation actuelle, de faire comprendre la quasi-


impossibilité d’une transmission horizontale valide dans l’époque qui est la
nôtre. Dans l’état actuel des choses, il ne persiste aucune filiation initiatique
historique valide !

Les grands courants initiatiques sont assez bien définis. Ce sont


principalement :

Les sorcelleries :
La sorcellerie dite « des campagnes ».
La sorcellerie initiatique.
Le chamanisme.

Les sociétés secrètes :


La Franc-Maçonnerie et ses dérivés.
Les Roses Croix.
Les Templiers
La Golden Dawn et groupes afférents.

Les collèges initiatiques de l’antiquité.

12
Le druidisme.

Bouddhisme, Zen et courants indiens et tibétains :


Hindouisme, Shivaïsme (Yogas, etc.)

Les grandes religions constituées :


Eglise Catholique (Romaine et Orthodoxe), Islam, Judaïsme.

Les traditions sorcières sont assez familières en Europe occidentale, bien


qu’une certaine confusion règne autour de ces spécialités. Il n’est pas question
ici d’initiations organisées, mais de passage de recettes et de tours de main. Une
exception cependant pour la Wicca qui est une organisation structurée et qui
confère des initiations.

Les sociétés secrètes, dont un certain nombre sont composées de membres


éminents et forts respectables, ne possèdent aucune filiation antérieure au XVIIe
siècle.

La Franc-Maçonnerie qui invoque le mythe compagnonnique d’Hiram


(architecte du temple de Salomon) est issue des mouvements rose-croix de la
moitié du XVIIe siècle tout au plus.

Les collèges initiatiques et fraternités de l’antiquité n’ont pour la plupart

13
pas survécu à l’effondrement du paganisme.

Le druidisme fait aussi partie des phantasmes initiatiques. C’est un cas


assez particulier dans l’histoire de l’ésotérisme, car cette tradition, très proche de
l’éthique chrétienne, s’est totalement fondue dans l’Eglise catholique quand
celle-ci s’est implantée en Europe. Les druides, hommes d’une grande culture,
interdisaient la transcription de leur enseignement.

Les courants rosicruciens sont assez sympathiques au demeurant.


Dommage qu’à partir d’un certain degré, l’enseignement soit délivré « goutte à
goutte » et que leurs « traditions » soient rarement plus anciennes que les
juridictions sociales qui leur ont donné leurs statuts associatifs !

Les groupes néo-templiers se rattachent par leur idéal de l’Ordre du


Temple, mais sans pouvoir démontrer une véritable filiation historique. La seule
organisation qui pourrait se targuer d’un authentique héritage templier est
certainement l’Ordre de Malte, en particulier son cercle intérieur.

Les filiations exotiques par contre attirent un grand nombre de


participants ; cela tient au fait que l’aspect magique des pouvoirs y est
particulièrement exacerbé, en tout cas au niveau du discours.

Les sectes modernes, quant à elles, ne peuvent prétendre à une filiation


d’aucune sorte, sinon d’être issue en ligne directe d’habiles commerçants.

Les grandes religions comme le christianisme et dans une moindre mesure


le judaïsme et l’islam, sont également structurées par rapport à une qualité de
filiation qui ne peut être mise en doute. Bien que la forme même de la hiérarchie
de l’Eglise catholique présente une structure initiatique, cet aspect s’est
relativement atténué depuis plusieurs siècles.

14
La transmission initiatique
Mythe ou réalité ?
Un grand nombre de chercheurs, victimes de certaines vulgarisations
abusives imaginent que la rencontre d’un « Maître authentique »
acceptant de leur conférer une Initiation traditionnelle produira un
effet immédiat d’éveil de potentialités et de pouvoirs exceptionnels.
En réalité, quand la rencontre d’un tel Maître se produit, ce qui est
assez rare, la transmission ne provoque aucune réaction spectaculaire
ni sur le plan physique, ni sur le plan psychique.

La transmission peut se comparer à un acte de jardinage. Imaginons


un jardinier préparant un espace de terrain pour y planter une graine.
La préparation étant effectuée, il place la semence, puis par bizarrerie
laisse sa tâche inachevée laissant faire le hasard !

Si les cieux sont cléments et que la pluie s’en mêle, la graine poussera,
dans le cas contraire elle séchera ou sera dévorée par les insectes ou
par les oiseaux.

La transmission initiatique est en tout point comparable : le Maître


confie un germe qu’il convient de cultiver avec assiduité, le travail ne
faisant que commencer. Cet acte de transmission n’est le plus souvent
qu’un geste symbolique, au mieux est-il une « reconnaissance ou une
identification » par la lignée de l’Initiateur, ou l’égrégore auquel il
appartient, avec parfois un mode opératoire pour développer de
nouvelles aptitudes.

15
Les formes d’expressions
magiques

L’apprentissage de l’ésotérisme pratique implique une Connaissance


parfaite de la réalité magique, y compris pour ceux que l’expérience n’attire pas.

LES MAGIES :

1. Magies cérémonielles : ce sont des procédures magiques de caractère


symbolique ou liturgique obéissant à un « calendrier » astrologique précis
et utilisant une panoplie d’accessoires souvent considérables.

2. La talismanie : il s’agit de pratiques rituelles spécifiques à l’établissement


ou la fabrication d’objets susceptibles d’avoir une action énergétique
favorable sur des évènements survenant dans l’existence de leur
possesseur.

3. La magie blanche : Sous cette expression ont été regroupées plusieurs


opérations disparates, qui ont dans l’esprit populaire, un caractère
religieux, mystérieux, magique, mais toujours bénéfique.

4. La magie noire : Il s’agit d’un amalgame de plusieurs techniques dont les


mises en œuvre ou les finalités sont orientées vers des actions de nuisance
ou employant des procédés sujets à caution (basse sorcellerie, magie des
sacrifices, technique des sorts, envoûtement primitif).

5. Les magies religieuses : Elles constituent un groupe à part. Il ne s’agit pas


réellement d’opérations magiques, mais d’une utilisation détournée d’un
grand courant religieux.

6. La magie égrégorique : C’est sans doute l’une des techniques les plus
fabuleuses des pratiques magiques. Peu connues, elles constituent un
corpus tentaculaire dont on retrouve les applications dans la plupart des
domaines métaphysiques et même dans la mystique !

7. La Goétie : C’est des formes les plus extrêmes des « arts noirs ». Il s’agit

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d’une magie cérémonielle de type évocatoire s’adressant principalement à
des entités démoniaques.

8. La magie rouge : Ce terme désigne les magies sacrificatoires ou utilisant


les vertus énergétiques d’appel universel du sang répandu. Inutile de dire
qu’un véritable Initié ne s’abaissera jamais à ce genre de pratique.

9. La nécromancie : Elle appartient au groupe des magies noires. A l’origine


ce terme désigne un procédé de divination par l’évocation des âmes des
morts.

[Link] théurgie : Elle mériterait le qualificatif de magie divine, ce qu’elle était


à l’origine. Les opérations théurgiques consistent en une interrogation sur
la nature de la création et une approche de la Connaissance du milieu
divin.

[Link] Kabbale : Bien qu’intégrée dans le contexte de l’ésotérisme, elle n’est


pas réellement une discipline magique. C’est avant tout un outil de
réflexion métaphysique, une discipline philosophique et théologique à
vocation théurgique.

[Link] sorcellerie : Elle se divise en deux courants principaux : la basse


sorcellerie, plus ou moins diabolisée, et la Sorcellerie dite initiatique qui
s’apparente à du chamanisme et qui n’a rien de diabolique.

[Link] chamanisme : Ancêtre direct de la sorcellerie, il a pratiquement


disparu. La fonction sociale du chaman était d’être l’intermédiaire (le
médium) entre le monde des hommes et celui des esprits.

[Link] magie tellurique : C’est « presque une magie » en ce sens qu’il s’agit
surtout de l’exploitation de forces naturelles qui sont à la portée de la
plupart des gens. C’est l’art (millénaire) d’utiliser les potentialités des
énergies de la Terre.

[Link] magie sexuelle : Du point de vue de la psychanalyse, on serait tenté de


dire que toutes les magies sont sexualisées ; il n’en demeure pas moins
que le fait d’inclure un acte sexuel dans un contexte rituel caractérise
complètement la cérémonie en question.

[Link] magie verte : Cette expression recouvre plusieurs techniques, les unes
appartenant à la phytothérapie traditionnelle ou à l’homéopathie, les
autres s’inscrivant totalement dans le contexte des pratiques magiques.
[Link] spagyrie et la palingénésie : La spagyrie est une discipline très

17
particulière, en ce sens qu’elle constitue la branche végétale de l’alchimie.
C’est une base importante dans un grand nombre de domaines de
l’ésotérisme : elle intervient dans la confection des charges talismaniques,
dans la pratique des condensateurs et accumulateurs des magies
religieuses et égrégoriques. Elle permet aussi la réalisation de certains
extraits et élixirs destinés à l’énergie spirituelle et au développement des
chakras ou à l’obtention de certains niveaux de conscience. La
palingénésie, branche peu connue de la spagyrie, possède des
ramifications proches de certaines pratiques de magie noire et de
nécromancie. C’est la science de l’utilisation de cristallisations spéciales
permettant de faire surgie les « esprits » des substances !

[Link] magie des angles : ou magie des Maîtres plieurs d’angles, devrait-on
dire, est un domaine mystérieux dont très peu d’adeptes connaissent
l’existence. C’est un des sommets de la haute pratique ésotérique.

[Link] Vaudou et la Macumba : Ce sont des magies récentes. On ne peut


qualifier ces deux spécialités de magie à part entière du fait de leurs
natures syncrétiques. Elles sont essentiellement axées sur les interventions
sur le domaine matériel : protection, envoûtement, prospérité,
dégagement, thérapie…

18
En guise de conclusion

L’Initiation est quelque chose d’extraordinaire. C’est une transformation


intérieure qui nous amène sur le chemin de la Connaissance. Une fois initié, on
possède des clés qui doivent nous ouvrir des portes. Tous les « pouvoirs » sont
en nous, à l’intérieur, tout au fond et il nous faudra les faire sortir, aller les
chercher et travailler avec le seul maître véritable : celui qui est nous, le « Je
suis ».

Une légende dit que le Créateur, après les animaux, créa « l’humain »
avec deux pieds et pas de fourrure, une intelligence et la Connaissance. Mais où
cacher celle-ci pour qu’il ne la découvre pas de suite ?

Le Créateur interrogea les animaux :

Le poisson lui dit : « Cachez là sous l’eau ».

Non, répondit le Créateur, car il va la trouver sans trop tarder.

L’oiseau lui dit : « Cachez là dans les airs » et le créateur fit la même
réponse.

La taupe s’apprêtait à parler quand le Créateur lui dit : « Non, pas sous
terre, car là aussi l’humain la trouvera. »

« Non, non » rétorqua le petit animal, il faut cacher cette Connaissance


tout au fond de lui-même pour qu’il la cherche longtemps et peut-être certains la
découvriront.

19
Abécédaire :

Alchimie : Science occulte qui connut un grand développement du XIIe au


XVIIIe siècles. Le véritable but des alchimistes n’était pas de faire de l’or, mais
plutôt de provoquer une transmutation intérieure de leur être.

Archétype : Idée qui sert de modèle à une autre.

Corpus : Ensemble de textes, de documents fournis par une tradition ou


rassemblés pour une étude.

Egrégore : Être énergétique composé d’un ensemble de personnes formant une


communauté d’esprit.

Esotérique : Chose dont la compréhension est réservée à une élite d’initiés.


Dans toute religion, on retrouve ces deux aspects : L’exotérisme : croyances
destinées à la grande masse des croyants, et l’ésotérisme où le véritable sens est
révélé à un petit nombre de personnes prêtes à recevoir.

Ethique : Qui concerne les principes de la morale.

Filiation : Suite d’individus ou d’organisations directement issus les uns des


autres. Aucun des Ordres initiatiques contemporains ne possède une filiation
historique véritable. La véritable filiation à rechercher est donc la filiation
spirituelle.

Gourou : Maître spirituel hindou. En Occident, ce terme a un sens péjoratif et


est devenu synonyme de « chef de secte ». Dans le monde initiatique, il ne peut
y avoir de « gourou », car l’adepte ne doit suivre qu’une seule personne : son
Maître intérieur.

Métaphysique : Partie de la réflexion qui a pour objet la connaissance absolue


de l’Être.

Mystique : Qui concerne les mystères de la religion.

Mythique : Qui concerne les récits populaires et légendaires.

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Néophyte : Adepte récent d’une doctrine.

Profane : Personne étrangère à une religion ou à un Ordre initiatique.

Syncrétique : Fusion de systèmes philosophiques ou religieux d’origines


différentes.

Talisman : Objet ou image préparé rituellement pour lui conférer une action
magique.

Tellurique : Qui concerne la terre.

Théurgique : Relatif à la pratique occultiste visant à entrer en contact avec des


émanations de la divinité.

21
AVERTISSEMENT

Il est établi que le Rite de la Haute Maçonnerie égyptienne n’a pas survécu à
Cagliostro survenue en 1795.

Le Rite égyptien de l’Ordre Maçonnique Hermétique est apparu juste après la


disparition du Grand Cophte. En effet, bien que les noms des grades soient différents, il
conserve la même structure interne que la Haute Maçonnerie égyptienne avec un système de 3
hauts grades.

Une loge créée à Venise en 1788 constitue le premier chaînon entre Cagliostro et
l’Ordre Maçonnique Hermétique.

Cette loge a été fondée par un groupe de sociniens auxquels Cagliostro a délivré une
patente de constitution. Mais cette Loge, très influencée par la pensée protestante, avait
abandonné la rituélie magico-kabbalistique au profit de références templières.

Une dizaine d’années plus tard, des frères issus de cette Loge n’ayant pas accepté ces
changements fondent en 1798 à Venise le Rite Kabbalistique Egyptien. C’est ce même Rite
que nous pratiquons aujourd’hui dans les loges de l’Ordre Maçonnique Hermétique.

© 2016 Ordre Maçonnique Hermétique

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