XIXè siècle - A partir de 1830, ce sont des Juifs de Pologne,
puis du Liban, de Syrie ou d'Egypte qui trouvent refuge en Haïti.
XXè siècle - Dès l'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir, de
nombreux intellectuels haïtiens condamnent le nazisme.
En 1937, le gouvernement haïtien accepte de nombreux
réfugiés politiques avant de publier un décret-loi de
naturalisation.
Le 29 mai 1939, le président haïtien, Sténio Vincent, publie
ce décret qui "octroie la nationalité par contumace et la
citoyenneté haïtienne in absentia" aux réfugiés juifs d’Haïti.
Il y fait référence notamment à un épisode de l'histoire de
l'île : l’accueil et la naturalisation par Haïti de juifs d’Europe
persécutés.
Haïti, terre d'accueil
XVIè siècle - Pendant l'Inquisition, le pays accueille les Juifs
fuyant l’Espagne.
XVIIè siècle - L'île, devenue française, voit arriver des Juifs
de Hollande et du Brésil.
Malgré les édits de 1615, 1683 et 1685 ordonnant de
chasser les Juifs des îles françaises d’Amérique, des Juifs,
commerçants et industriels, y résident encore à la faveur
de ‘lettres de naturalité’.
Histoire des juifs d'Haïti
La première République noire est également l'une
des terres d'accueil (méconnue) des juifs.
Ces dernières années, Haïti a souvent été évoqué pour les
nombreuses tragédies qui s’y sont produites. Pourtant, l'on mentionne
assez peu suvent qu'il a accueilli, il y a des années, de nombreux juifs,
comme le détaille un article du site Israël Magazine.
L’exode des juifs fuyant l’Espagne vers Haïti débute pendant
l’Inquisition, mais c’est après la conquête française en 1633, que l’Etat
voit affluer une population plus importante. Malgré les édits de 1615,
1683 et 1685 ordonnant de les chasser des îles françaises
d’Amérique, des commerçants et industriels y restent et vivent
paisiblement. Des années après, ils continueront de s’y réfugier
jusqu’à compter 200 familles juives en Haïti en 1925, selon le
site Haitian Truth.
Pourtant pas destinés à se lier d’amitié, Haïtiens et Juifs ont
connu l’esclavage. C’est donc sans hésitation qu’en 1937, Haïti délivre
généreusement visas et passeports aux Européens fuyant le
nazisme et accueille 300 familles qui y resteront jusqu’aux années 60.
Une période prospère pour ce bout d’île avant les départs progressifs
pour favoriser les mariages entre juifs et face à la crise persistante. Au
début des années 2000, le Panama et les USA deviendront les
destinations de ceux qui étaient restés, suite aux vagues de violence.
«Il reste aujourd’hui moins d’une centaine de juifs en Haïti sur 8,5
millions d’habitants, dont les Weiner (exportateurs de café) et les
Salzmann (réfugiés d’Autriche)», fait savoir Haitian Truth.
Toutefois, les deux communautés gardent de bonnes relations et ont
des liens diplomatiques solides, Haïti avait même voté en faveur de la
création d’Israël en 1947 à l’ONU. Plusieurs ouvrages reviennent sur
ces rapports, comme Juifs de Saint-Domingue de Elvire Maurouard.
Lu sur Israël Magazine et Haitian Truth
Par Nathalie Szerman – Irina Razafim-Bahini.
Les Haïtiens se découvrent un intérêt nouveau pour leur communauté
juive. Le site de la Maison d’Haïti publie une enquête sur les Juifs d’Haïti,
une communauté ancienne qui vit dans l’une des régions les plus
difficiles du monde. Tremblements de terre, sida, choléra, pauvreté
endémique, ce pays aux paysages pourtant magnifiques, ceux des
Caraïbes, a connu tous les fléaux. Qui sont donc ces Juifs d’Haïti ?
Les Juifs accueillis pendant l’Inquisition
Haïti a accueilli, pendant l’Inquisition, les Juifs fuyant l’Espagne. Après
avoir été conquise par la France en 1633, Haïti voit arriver sur son sol un
grand nombre de Juifs de Hollande (beaucoup sont des anciens
marranes d’Espagne), et du Brésil. De nombreux Juifs chassés du Brésil
par la conquête des Portugais (1654) ont remonté la côte pour se
réfugier dans les îles Caraïbes (Jamaïque, Curaçao, Barbade et Saint
Domingue).
Le site de la Maison d’Haïti nous apprend que « malgré les édits de 1615,
1683 et 1685 ordonnant de chasser les Juifs des îles françaises
d’Amérique, des Juifs, commerçants et industriels, y résident encore à la
faveur de ‘lettres de naturalité’ et par intérêt économique. »
Les Juifs de Saint Domingue (Haïti) et la mauvaise période
des “Lumières”
Le 18ème siècle, dit “des Lumières”, représente une période plus difficile
pour la communauté juive, à la fois courtisée et spoliée : La romancière
Mme Maurouard livre un document sur l’histoire d’Haïti, “du temps
colonial où les Blancs étaient maîtres incontestés de l’île”. Ce fut une
période à la fois prospère et difficile pour les Juifs : Dans les îles, où l’on
manquait de main d’œuvre, la “Traite des nègres” était pratiquée, pour
travailler les cultures de canne et lancer l’industrie du sucre et du rhum.
« Opération tellement rentable que la France n’hésita pas (…) à lâcher
ses colonies du Canada et de Louisiane pour conserver ses îles à sucre
(Martinique, Guadeloupe, Saint Domingue). Mais ces îles avaient aussi
besoin de structures commerciales auxquelles les colons ne
connaissaient pas grand-chose. » La France fait alors appel aux Juifs
pour organiser avec l’Hexagone le commerce à grande échelle de ces
denrées lucratives.
Après avoir brièvement rappelé la condition des Juifs à Saint Domingue,
où ils étaient “tolérés”, vu que la colonie prospérait et enrichissait les
villes françaises, Madame Maurouard s’arrête aux années 1764 (soit près
d’un siècle plus tard), au moment où le Comte d’Estaing est nommé
gouverneur général des Colonies. Le comte d’Estaing arrive à Saint
Domingue muni de grands projets de “développement”. L’île lui paraît
sous-équipée et mal administrée. L’Etat est riche en main d’œuvre
(grâce aux esclaves) mais il faut de l’argent. « Le Gouverneur va donc le
prendre où il se trouve, et d’abord chez les gros commerçants, les Juifs
et quelques colons très fortunés. »
On ne chasse pas les Juifs mais on saisit ici et là leurs héritages. « Ainsi,
selon les différents ministres de Paris, et les gouverneurs exerçant dans
les Caraïbes françaises, les Juifs furent tour à tour menacés, désignés
comme ‘sans patrie’, spéculateurs, dangereux pour la société nationale,
concurrents des Français ; ou au contraire utiles au commerce,
enrichissant le pays où ils travaillent, pacifiques voisins qu’il faut
fréquenter sans fanatisme. »
Au 19ème siècle, ce sont des Juifs d’Europe de l’Est et du Moyen-Orient
qui vont chercher refuge en Haïti : au début du siècle, des Juifs de
Pologne, mais aussi du Liban, de Syrie et d’Egypte font partie des
nouveaux arrivants. Ils deviennent pour la plupart commerçants. De cet
épisode historique, il reste les vestiges d’une synagogue dans la ville de
Jeremie et de pierres tombales juives à Cap Haitien et Jacmel.
Dès 1937, Haïti délivre généreusement visas et passeports aux émigrés
européens fuyant le nazisme, et l’île atteint les 300 familles qui y
resteront jusqu’aux années 60. Les années 60 sont fructueuses pour la
communauté juive et pour le pays dans son ensemble. Les familles
juives recensées portent les noms de Cohen, Khan, Weiner, Dreyfus,
Hillel, Cardozo, Pereira, Goldman, Monsanto, Alvarez, Hakim. Ils
partiront progressivement, devant la crise persistante et « pour favoriser
les mariages de leurs enfants entre juifs », précise le site. Beaucoup vont
en Amérique.
Ceux qui restent finiront par partir pour le Panama ou les USA, au début
des années 2000, du fait des vagues de violence et de la situation
générale critique du pays. Il resterait aujourd’hui moins d’une centaine
de Juifs en Haïti, sur 8,5 millions d’habitants, dont les Weiner
(exportateurs de café) et les Salzmann (originaires d’Autriche).
L’amitié affichée de la Maison d’Haïti envers la communauté
juive internationale
On constate que le site de la Maison d’Haïti, qui a aussi une page
facebook colorée et régulièrement mise à jour sur l’actualité du pays,
Planète Haïti, opte pour l’amitié avec le peuple juif en traçant un
parallèle entre Shoah et esclavage. On ne peut s’empêcher de penser à
Dieudonné qui, lui, a fait le choix de mettre en compétition ces deux
histoires malheureuses…
« Juifs et Haïtiens, qui ont connu chacun la tragédie de l’esclavage, ont
produit au cours de leur histoire des mythes presque comparables.
Comme le zombi haïtien, le mythe du Golem incarne le fantasme de
l’homme transformé en automate, asservi à un maître », peut-on lire sur
le site de la Maison d’Haïti. La comparaison entre les destins juif et
haïtien va plus loin encore, puisant, non sans poésie, aussi bien dans
l’histoire des deux peuples que dans leurs rites religieux : « Comme les
Juifs de Prague, de Russie ou de Pologne survivaient autrefois dans le
shtetl avec l’énergie du désespoir et la force de la tradition, les paysans
haïtiens aujourd’hui s’élèvent au-dessus des pesanteurs du quotidien par
l’imaginaire. Ils s’entourent de miracles et de mythes surprenants. À
l’instar du dibbouk juif, l’esprit du vaudou haïtien plane sur la vie de tous
les jours comme une ombre portée. »
Et pour le cas où cette déclaration d’amitié ne serait pas assez explicite
(on ne se compare qu’à ceux que l’on aime), le site ajoute : « Les
Haïtiens ont toujours montré un grand respect pour la religion juive et
une grande amitié pour les Juifs. » C’est donc avec fierté que l’article,
mis en ligne en 2013 sur le site haïtien, rapporte que « beaucoup de
grandes familles juives (…) ont transité ici. »
1947 : Haïti vote en faveur de la création de l’Etat d’Israël
L’épreuve de l’amitié arrive en 1947 : Haïti vote en faveur de la création
de l’Etat ‘Israël à l’ONU. Israël et Haïti ont aujourd’hui des liens
diplomatiques solides et l’ambassade est localisée au Panama pour des
raisons de synergie. Lors du tremblement de terre qui a ravagé le pays il
y a quelques années, des témoins sur place dans le pays ont rapporté à
Israël Magazine que le grand hôpital israélien installé sous une tente
dans le pays avait été le plus efficace de tous les hôpitaux provisoires
importés de l’étranger. Des liens d’amitié et de confiance s’étaient en
outre établis et c’est avec beaucoup de regret que les Haïtiens avaient
vu les Israéliens rentrer chez eux.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la communauté et entrer en
contact avec les Juifs d’Haïti, le site de la Maison d’Haïti communique un
contact à Port au Prince : « Gilbert Bigio, homme d’affaires à la retraite
de Pétionville (Port au Prince), dirige la communauté, arborant un beau
drapeau d’Israël dans son jardin. Les coordonnées de la communauté
sont : “Jewish Community of Haiti” P.O. Box 687. Port-au-Prince. Tél. :
code local puis 509-1-20-638. »
« Les Juifs de Saint-Domingue (Haïti) » d’Elvire
Maurouard
Avec un sens de la dramaturgie, en
citant des archives publiques, notamment des correspondances, Elvire
Maurouard, enseignante et poète, centre cette brève « étude historique
» sur deux épisodes des Juifs de Saint-Domingue (Haïti) au XVIIIe
siècle. Cet article est republié car deux pilotes français, condamnés en
août 2015 à une peine de 20 ans de prison pour trafic de drogue par la
justice dominicaine, ont fui Saint-Domingue. Deux autres concitoyens y
demeurent, condamnés dans la même affaire.
Malgré les édits de 1615 et 1685 ordonnant de chasser les Juifs des Isles
françaises d’Amérique, malgré l’édit d’expulsion de 1683, des Juifs,
commerçants et industriels, y « résidaient à la faveur de lettres de
naturalité ».
Ils y étaient tolérés malgré le Code noir, par intérêt économique,
au XVIIIe siècle, dans cette île des Caraïbes. Leur nombre exact
reste inconnu. Demeure au Cap haïtien un lieu dénommé «
cimetière des juifs ».
Evoquant le procès (1739-1751) en contestation du testament d’Abraham Gradis, Elvire
Maurouard montre que la justice parfois reconnaissait aux juifs des droits encadrés (facultés
d’acquérir, de disposer, de tester valablement), sous réserve notamment de ne pas agir « en
haine de la religion catholique ».
Elle révèle des unions interdites, telle celle de « M. de Paz, juif accusé d’avoir envoyé les
deux mulâtresses qu’il a eues avec une négresse à Bordeaux pour parfaire leur éducation ».
La nomination du comte d’Estaing au poste de « gouverneur général des Isles françaises
sous le Vent de l’Amérique », à Port-au-Prince le 27 décembre 1763, marque un tournant
dramatique. Ce représentant du Roi contraint les Juifs au versement d’un impôt extraordinaire illégal
déguisé en « dons » obligatoires pour édifier des ouvrages publics. Ce qui suscite leur indignation. Avec
machiavélisme, le comte d’Estaing use de diverses tactiques pour contrer toute opposition et maintenir sa
décision inique. Ainsi, autoritaire et dédaigneux, il suscite la jalousie de commerçants et d’industriels
locaux chrétiens à l’égard de leurs homologues Juifs.
Fragilisés, discriminés, éprouvés par ces faits – M. Daguillard, « syndic des juifs », se convertit au
christianisme -, les Juifs de Saint-Domingue sollicitent en 1776 l’appui de leurs coreligionnaires – « Juifs
espagnols et portugais ou nouveaux chrétiens » – à Bordeaux, notamment de la famille Gradis, pour
substituer « un droit légal et bien défini » (« lettres-patentes ») à la « tolérance » et aux « privilèges »
précaires, régis par l’arbitraire et se traduisant parfois par des saisies d’héritages de juifs. Après études par
son administration, la monarchie française le leur refuse.
La Révolution française leur accordera des droits.
En août 1790, inquiets du « sort que la Révolution préparait aux colonies », les créoles à Bordeaux
nomment pour président David Gradis.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Domingue fut un des rares Etats à accueillir les Juifs
européens persécutés par les Nazis. Un fait historique rappelé par le webdocumentaire Shalom Amigos,
réalisé par Adrien Walter et Emmanuel Clémenceau.
Ce livre intéressant sur cette communauté méconnue aurait gagné à avoir une construction plus logique,
une introduction plus développée, un lexique, voire une chronologie et une carte.
Ce livre intéressant sur cette communauté méconnue aurait gagné à avoir une construction plus logique,
une introduction plus développée, un lexique, voire une chronologie et une carte.
Elvire Maurouard, Les Juifs de Saint-Domingue (Haïti). Editions du Cygne, 2008. 90 pages, 13 euros.
ISBN : 978-2-84924-086-1
Les premiers Juifs en Haiti
Haïti recevait les Juifs qui fuyaient l`Inquisition comme probablement Christophe Colomb
et la majorité de son équipage et le 1er juif est ainsi Luis de Torres, l’interprète de Colomb
en 1492. Après sa conquête par la France en 1633, elle voit affluer bien des juifs hollandais
du Brésil venus développer les plantations de sucre de canne et dont beaucoup sont d’ex-
marranes d’Espagne.
Malgré les édits de 1615, 1683 et 1685 ordonnant de chasser les juifs des Îles françaises
d’Amérique, des juifs, commerçants et industriels, y résident encore à la faveur de “lettres
de naturalité” et par intérêt économique. Au milieu du 18e siècle, les juifs sont de retour,
mais, dès 1804, la révolte d’esclaves menée par Toussaint L’Ouverture les en expulse à
nouveau. Les belles années des Juifs en Haïti
À partir de 1830, des juifs fuyant les pogroms polonais et bien d’autres (Liban, Syrie,
Egyte) y trouvent refuge. Ils s’installent près des ports pour travailler surtout dans le
commerce. On a découvert les ruines d’une synagogue clandestine dans la ville de
Jeremie et de pierres tombales juives à Cap Haitien et Jacmel. En 1915, on compte 200
familles juives en Haïti, nombre qui baissera avec l’occupation américaine et leur départ
vers les Amériques.
Juifs et Haïtiens qui ont connu chacun la tragédie de l’esclavage ont produit au cours de leur
histoire des mythes presque comparables. Comme le zombi haïtien, le mythe du Golem
incarne le fantasme de l’homme transformé en automate, asservi à un maîtreDès 1937, Haïti
délivre généreusement visas et passeports aux émigrés européens fuyant le nazisme et l’Île
atteint les 300 familles qui y resteront jusqu’aux années 60. Les années 60, temps de la
richesse et des espoirs de grand développement ultérieur d’Haïti ! On y rencontrait de
nombreux noms juifs : Cohen, Khan, Weiner, Dreyfus, Hilel, Cardozo, Pereira, Goldman,
Monsanto, Alvarez, Hakim, Silveira, dont, hélas, la majorité avait oublié leurs origines
ethnoreligieuses. Ils partiront progressivement, devant la crise persistante et pour favoriser
les mariages de leurs enfants entre juifs.
Ceux qui restent la quitteront pour Panama ou les USA, au début des années 2000, du fait
des vagues de violence. Il reste aujourd’hui moins d’une centaine de juifs en Haïti sur 8,5
millions d’habitants, dont les Weiners (exportateurs de café) et les Salzmanns (réfugiés
d’Autriche).
Les Haïtiens ont toujours montré un grand respect pour la religion juive et une grande
amitié pour les juifs. Les juifs fils de déportés se sentent en affinité avec cette république
fondée par d’anciens déportés, avec comme une complicité imaginaire entre le destin juif et
le destin haïtien.
Beaucoup de grandes familles ;les Sefarades (juifs sud) ont transité ici a savoir les Begin
(on trouve même une habitation près de la Vallée de Jacmel qui s’appelle ainsi ,référence
dans l’ ancien annuaire téléphonique Téléco) les Lazare (banque Lazarre en France) les
Gradis (banquiers en France )
Juifs et Haïtiens qui ont connu chacun la tragédie de l’esclavage ont produit au cours de leur
histoire des mythes presque comparables. Comme le zombi haïtien, le mythe du Golem
incarne le fantasme de l’homme transformé en automate, asservi à un maître. Comme les
juifs de Prague, de Russie ou de Pologne survivaient autrefois dans le shtetl avec l’énergie
du désespoir et la force de la tradition, les paysans haïtiens aujourd’hui s’élèvent au-dessus
des pesanteurs du quotidien par l’imaginaire. Ils s’entourent de miracles et de mythes
surprenants. À l’instar du dibbouk juif, l’esprit du vaudou haïtien plane sur la vie de tous les
jours comme une ombre portée.
Haïti avait, après moult atermoiements, voté en faveur de la création d’Israël en 1947 à
l’ONU. Israël et Haïti ont des liens diplomatiques solides et l’ambassade est localisée au
Panama pour des raisons de synergie. Yerouchalmi
Beaucoup de grandes familles Sefarades (juifs sud) ont transité ici a
savoir les Begin (on trouve même une habitation près de la Vallée
de Jacmel qui s’appelle ainsi,,référence dans l’ ancien annuaire
téléphonique Téléco) les Lazare (banque Lazarre en France) les
Gradis (banquiers en France ) la communauté de Curacao
Delegua ,le Dr Isaac Cardozo comme; rabbin en Haïti , les autres
noms qu’on retrouve Faxardo, Pereira, Almeyda, Dacosta.,
Fonseca , Leon, D’meza , Perez , Lopez , Crespo, Henriquez , Nunes ,
Levy, Cohen, D’ Aguilar a un moment donné (un des hommes les
plus riches du temps de la colonie ),Depas, Naar, Campos, Cahen,
Da Sylva – Juifs Ashkenazes( Nord ),Anglais: Moravia et Leys,
Autrichien Fisher.
Références : Locker par [Link]
Asusi lire la vie d’Isaac Moron Henriquez dont la ville de Moron
porte le nom pres de Jérémie sur [Link]
Sources et réseaux Sociaux
Louis Mercier
Bélair ALVARES, habitant propriétaire à Miragoane dont le nom rappelle celui d?une famille de
la "nation portugaise" les commerçants juifs sépharades de Bordeaux, et d?un notaire de
Léogane en 1818