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Mémoire de Master Professionnel en Géologie

Ce document décrit la méthodologie de rédaction d'un mémoire de master 2 professionnel en géologie appliquée et mines et pétrole. Il explique le processus de rédaction du mémoire, les objectifs attendus et les chapitres clés à inclure comme l'organisation préliminaire et la déontologie.

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Mémoire de Master Professionnel en Géologie

Ce document décrit la méthodologie de rédaction d'un mémoire de master 2 professionnel en géologie appliquée et mines et pétrole. Il explique le processus de rédaction du mémoire, les objectifs attendus et les chapitres clés à inclure comme l'organisation préliminaire et la déontologie.

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METHODOLOGIE DE RECHERCHE EN MASTER PRO

GEOLOGIE APPLIQUEE & MINES ET PETROLE


(Par Pr Nkouathio David)

LE MEMOIRE EN MASTER PROFESSIONNEL


Introduction

Le mémoire professionnel est un document de recherche personnelle qui doit


s'inscrire dans le projet professionnel de l'étudiant. Il adresse au lecteur une problématique
générale qui entre dans l'axe professionnel choisi par l’encadreur professionnel (ou
l’entreprise) en collaboration l'étudiant. Le mémoire se réalise pendant l'année M2 du master
et se soutient devant un jury dans le cadre de la formation.

La rédaction d’un mémoire de Master 2 correspond à un niveau d’exigence bien


particulier. Il s’agit bien souvent de rédiger un mémoire de fin d’étude et votre directeur de
mémoire aura des attentes relativement élevées en conséquence.

Tout d’abord, le volume d’un mémoire de Master 2 professionnel ne comporte en


règle générale pas plus de 50 pages, l’analyse attendue doit donc être davantage poussée
et cela doit se refléter quantitativement mais aussi qualitativement.

Rédiger un mémoire de Master 2 est un travail de longue haleine nécessitant


théoriquement plusieurs mois afin d’approfondir les recherches bibliographiques au
maximum mais aussi afin d’avoir suffisamment de temps pour réaliser l’étude terrain, les
travaux appliquées à son thème et ainsi infirmer ou confirmer vos hypothèses de départ.

La rédaction du mémoire de Master 2 ne s’improvise donc pas, elle nécessite un


investissement personnel important et un temps de réalisation considérable.

En règle générale, la méthodologie de rédaction d’un mémoire de Master 2 différera


en fonction de la spécialité du diplôme préparé. Un master 2 professionnel et un master 2
recherche imposeront deux méthodologies de rédaction distinctes : un mémoire de fin
d’étude en master 2 recherche impliquera des recherches plus approfondies qui viendront
se matérialiser dans l’approche de la problématique de recherche et quantitativement à
travers le volume requis en nombre de pages qui devrait également être plus substantiel,
s’approchant quasiment de la démarche adoptée lors de la rédaction d’une thèse de
Doctorat. D’ailleurs il est d’usage de considérer qu’un étudiant en master 2 recherche aura
davantage tendance à s’orienter vers un doctorat et vers la préparation d’une thèse.

1
A contrario, la réalisation du mémoire de master 2 professionnel s’orientera
davantage vers une problématique plus pratique, orientée sur la vie de l’entreprise, et
s’inscrit dans le cadre d’une réflexion où l’étudiant se prépare à rejoindre le milieu
professionnel. Le mémoire constituera une transition entre une approche théorique
universitaire et une approche du terrain plus professionnelle.

LE MEMOIRE PROFESSIONNEL

Un enseignement professionnel a pour but de donner aux apprenants les savoirs


professionnels utilisables dans un contexte de travail défini par les activités (on aurait dit
autrefois "métiers") auxquelles prépare le diplôme. Bien entendu, on ne saurait oublier
l'importance des connaissances générales et fondamentales nécessaires, y compris les
"compétences d'arrière-plan" ou "compétences ressources" comme la maîtrise du langage.
Autrement dit, dans le contexte de travail, les diplômés font preuve de "professionnalité"…
‘’On peut dire que la professionnalité est faite d'un mélange de connaissances (données par
l'université), de "compétences ressources" (données à la fois par l'université et par
l'expérience de la vie) et de compétences professionnelles (données par l'entreprise)

La compétence professionnelle qui "est une combinaison de connaissances, de


savoir-faire, expériences et comportements s'exerçant dans un contexte précis. Elle se
constate lors de sa mise en œuvre en situation professionnelle à partir de laquelle elle est
validable". Toutefois il manque, par rapport à la professionnalité, la référence aux
compétences ressources qui s'articulent autour de notions telles que maîtrise du
raisonnement abstrait et du langage, capacité de prise de distance réflexive vis-à-vis de soi
et de son environnement, comportement d'autodiscipline et de socialisation, comportements
civils. Quelles que soient les définitions, on voit bien que la "professionnalité" ne peut être
construite que par l'association de l'université et de l'entreprise.’’

1/ Présentation générale et objectifs

Le mémoire professionnel s’articule aux autres éléments du dispositif de formation


(stages, modules et éléments de formation rencontrés). Il est enrichi par eux et permet en
retour de leur donner sens, par une approche raisonnée de la pratique professionnelle
initiant à une attitude de recherche pédagogique favorisant une appropriation personnelle de
la formation Le mémoire professionnel vous apprend donc à recueillir, analyser, organiser et
présenter une réflexion sur un projet professionnel élaboré au cours des deux années du
Master Professionnel.

2
Au cours de la formation, l'étudiant doit progressivement construire, à partir des
enseignements reçus, de son ambition, de son expérience en entreprise, son projet
professionnel. Il est accompagné pour cela par son enseignant référent, membre de l'équipe
pédagogique (académique) et d’un professionnel (maître d'apprentissage extérieur) chargé
de l’aider dans sa démarche d’élaboration du projet professionnel.

Les principes généraux

Le mémoire constitue l’opportunité de développer un sujet en lien avec ses intérêts


particuliers, en articulation avec le stage, les diverses expériences professionnelles, la
formation universitaire et le projet professionnel. La rédaction d’un mémoire professionnel
vise à développer également une réflexion et une attitude critique par rapport à sa pratique
professionnelle, et à la pratique professionnelle

Les objectifs attendus

Le travail de recherche s'appuie sur l'analyse des pratiques professionnelles,


rencontrées en particulier lors du stage (mais pas seulement), et doit permettre de vérifier les
capacités de l’étudiant à :

- Identifier un problème ou une question concernant les pratiques envisagées (les actions);

- Analyser ce problème en se référant aux travaux existant dans ce domaine.

- Proposer des pistes de réflexion ou d'action.

- Conduire une action professionnelle (les actes) dans le domaine envisagé

- Analyser les écarts entre la prescription (les attendus des actions) et l’activité vécus

Il ne doit être ni une simple narration d'un travail personnel sans analyse ni une
réflexion critique, ni être une réflexion théorique ou historique extérieure à l'expérience de
l’étudiant.

Conclusion :

Le mémoire de Master Pro est un travail de recherche, et quelle qu’en soit la forme, il
est attendu de l’étudiant qu’il démontre un certain nombre de compétences :

- L’élaboration d’une problématique professionnellement pertinente (sujet);

- Le choix approprié et l’utilisation pertinente de références


- L’utilisation d’une méthodologie appropriée (méthode) et les capacités d’analyse et
d’argumentation ;
- Une mise en perspective fondée sur les expériences passées, les résultats obtenus et les
conclusions dégagées durant les deux années de formation.

3
CHAP. I. ORGANISATION PRELIMINAIRE

Un mémoire est le fruit d’un travail original qui suppose donc une investigation,

des matériaux et une analyse. Il s’agit donc d’un investissement (physique, financier et

matériel), et donc un compromis entre temps, les moyens dont on dispose et le savoir

acquis. Un engagement à faire avant de démarrer, à planifier,…

I.1 Déontologie, éthique et droits d'auteur

Les questions de déontologie et d'éthique en recherche ne se limitent pas qu'aux

projets impliquant des sujets humains ou animaux, ou posant des risques pour la santé

et l'environnement. Un aspect, l'honnêteté intellectuelle, transcende toutes les disciplines. La

recherche universitaire se réclame en effet d'une honnêteté des plus rigoureuses.

Celle-ci ne se limite pas uniquement à la véracité des résultats mais touche également la

façon dont ils sont acquis et diffusés, y compris les idées qui ont amené un projet en

l'état où on le décrit. Le contenu d'un mémoire ou d'une thèse n'est en effet jamais

entièrement original, ne serait ce que par les nombreux travaux qui auront servi à la

mise en perspective et à la définition du problème, ou les méthodes éprouvées qui auront

été utilisées. Les idées ou les concepts repris ou développés sont des contributions

importantes à reconnaître, car leur utilisation sans mention est assimilable au plagiat.

Attention ! Le plagiat n'est pas limité à une reprise plus ou moins intégrale des mots ou

des données d'autrui, et la paraphrase ou la reformulation ne sont pas des opérations de

blanchiment. Il convient donc de référer explicitement aux auteurs originaux dans ses

commentaires, explications ou interprétations, afin d'éviter toute équivoque.

I.2. Plagiat de thèse

Face à la complexité des travaux de recherche et aux diverses contraintes

comme le manque de temps, le plagiat d’un mémoire est perçu par certains étudiants

comme une solution de facilité, qui obnubilés par la réussite de leur thèse, négligent

4
l’éthique professionnelle. De nombreux étudioants n’hésitent pas à copier-coller tout ou

une partie d’un document telle que l’introduction de thèse, ou la structure d’un schéma.

Alors, si vous vous demandez comment rédiger une thèse sans tomber dans le

plagiat, on vous répondra qu’il suffit d’avoir une bonne organisation et d’être conscient

de l’importance de l’éthique professionnelle.

a) Définition du plagiat académique

Plagier, c’est :

- s'approprier le travail créatif de quelqu'un d'autre et le présenter comme sien;

- prendre des extraits de texte, des images, des données, etc. provenant de sources

externes et les intégrer à son propre travail sans en mentionner la provenance;

- résumer l'idée originale d'un auteur en l'exprimant dans ses propres mots, mais en

omettant d'en mentionner la source.

b) Qu’est ce qu’un plagiat de thèse ?

Lorsqu’on transcrit une partie ou l’intégralité d’un texte, sans citer comme source

l’auteur de l’ouvrage duquel on s’est inspiré, cela signifie qu’on s’est approprié les travaux

des autres : cela définit le plagiat. Peut être considéré comme plagiat l’utilisation d’une

photographie, d’une image, des tableaux extraits d’un ouvrage, sans référer à l’auteur ou

à la source.

Quelles sont les sanctions encourues en cas de plagiat ?

Plagier revient à tricher ce qui signifie que si on se fait prendre, on risque des

sanctions sévères, pouvant aller de la note zéro à l’interdiction d’examens ou encore à

l’exclusion de l’université ou de l’École. Dans des cas plus graves, l’étudiant peut se

retrouver expulsé de l’ensemble des universités du pays. Mais cela dépendra de la

décision de la commission disciplinaire de l’établissement

L’étudiant comparaitra devant une commission de discipline constituée par le

Doyen et autres membres de l’administration, les enseignants, des étudiants etc... Cette

5
commission débattra de la nature de la sanction, en fonction de plusieurs éléments telle

que la préméditation de la tricherie ou l’utilisation d’outils ou de documents interdits,

entre autres critères.

Alors, avant de recourir au plagiat de mémoire, il vaut mieux se demander si le jeu en

vaut la chandelle.

• Comment faire pour éviter le plagiat de mémoire ?

Sachez qu’il est possible d’éviter le plagiat dans le cadre de la rédaction d’une

thèse : un bel état d’esprit, une bonne organisation et la planification des tâches à

réaliser ainsi qu’une bonne connaissance de l’éthique professionnelle, dont le respect des

droits d’auteur.

Une bonne planification permet d’accomplir chaque tâche dans les temps, donc

d’avoir le temps nécessaire pour la rédaction. Il faut également référencer ses sources

chaque fois qu’on doit citer un auteur. En cas de doute testez vos écrits avec des

outils anti-plagiat disponibles en ligne.

c) Logiciel anti plagiat

Véritable fléau dans les universités, le plagiat est désormais pris plus au sérieux. Les

établissements d’enseignement supérieur se dotent de plus en plus des logiciels anti-

plagiat. Les logiciels de détection de similitudes. (Il y aurait actuellement sur le marché

plus de 40 logiciels de détection du plagiat. Certains sont gratuits, d’autres fonctionnent

sous licence)

Le système effectue une recherche de similitude entre un document soumis à

analyse avec les documents accessibles sur Internet et ceux présents dans la base de

référence propre à l’université.

La démarche se veut simple, rapide et efficace. Le fichier numérique déposé est

analysé (il faut 5 à 10 minutes pour scruter une thèse de 400 pages). Puis un rapport

statistique est publié. L’étudiant peut alors constater la part de plagiat présente dans

son devoir. Lorsque la thèse dépasse le seuil minimum de 15%, jugé acceptable par

l’instance universitaire, les couleurs évoluent vers le orange, puis le rouge lorsque le

6
copier coller est trop conséquent. Pour davantage de transparence et d'honnêteté, ce

rapport statistique doit être obligatoirement joint à la thèse.

II- Le sujet de thèse :

La thèse devrait être un travail de recherche en géologie, et donc, il faudrait

i- trouver un sujet intéressant

Cela signifie trouver un sujet qui s’inscrit dans les travaux existants ou dans une

ligne de recherche d’un laboratoire et apporter un élément nouveau. Mais aussi un sujet

qui intéresse les autres, la communauté scientifique (ce qui suppose des contacts avec

les organismes, des institutions, des laboratoires,…). Ces derniers exigent souvent que la

thèse aboutit à une publication (contraintes supplémentaires) dans la ligne éditoriale

d’un journal.

ii- Choisir quelque chose de faisable

Le sujet doit être clairement exprimé, le domaine doit être appréhendable et le

sujet techniquement réalisable. L’accès au terrain doit être possible pour prélever les

échantillons.

III- Conduite pratique d’un travail de recherche

Les mémoires et thèse en géologie représentent une occasion de se confronter

aux nécessités de la recherche. Il s’agit donc de faire,

- Construire une démarche d’investigation

- Exposer une problématique cohérente

- Définir et mettre en jeu une méthode pertinente, adaptée au moyen et au

temps dont vous disposez

- Faire ressortir clairement l’objectif principal et spécifique

- Sélectionner et analyser les informations utiles

7
- Montrer qu’on a atteint l’objectif principal (au moins une esquisse de solution

au problème posé)

1- Le choix du sujet :

Il est difficile de trouver un sujet inédit. Néanmoins, il est important de

s’entourer d’un certain nombre de précautions pour choisir un sujet intéressant :

- consulter les mémoires et les articles qui ont déjà été soutenus sur les

thèmes ou les domaines qui vous intéressent en particulier

- Lire les articles concernant les travaux de recherche en géologie en général,

- Recherchez les données de cadrage sur les questions qui vous intéresse ou qui

peuvent contribuer de façon significative à l’élaboration de votre thème de

recherche.

2- Les questions à se poser :

- Sur quels critères choisir son sujet ?

Le sujet doit vous intéresser, il doit dans la mesure du possible être original. Il

doit dans la mesure du possible apporter une contribution, aussi minime soit-elle, à

l’avancement des travaux sur la question. Il doit être faisable dans le temps que vous

disposez. Il doit bien sûr relever de vos compétences. Cependant, votre directeur de

Thèse est là pour vous aider. Il peut vous aider à définir une problématique, à choisir

une méthode d’investigation, à planifier votre travail, à analyser vos résultats. Vous

aurez à travailler longuement avec lui : choisissez donc quelqu’un avec qui vous êtes

susceptible de vous entendre. En fonction du sujet que vous aurez choisi, vous aurez

besoin d’autres experts (dans d’autres domaines des sciences de la Terre ou de la vie ou

même dans d’autres disciplines : des statisticiens, informaticiens, géographes,….).

Informer toujours votre Directeur ou votre superviseur : ils sont là pour vous aider à

les contacter.

3- Votre organisation

8
Il est encourageant et utile de commencer un système de classement. Ouvrez,

dans votre logiciel de traitement de texte, un fichier différent pour chaque chapitre et

un pour les références.

- Avoir un cahier (journal) de recherche : dans ce cahier, on notera tout ce qui vous

passe dans la tête (référence d’ouvrage, notes de conférence, nom ou adresse des

personnes ressources, idées que l’on vient d’avoir tout seul ou en discutant avec un

collègues, ne pas oublier de dater toutes ces informations)

- organiser le rangement de toutes les informations recueillies : photocopies d’un

article ou d’une thèse, premières version dactylographies de thèse (introduction,

sommaire,…) ou feuilles de résultats d’analyse,…. La qualité du travail dépend de la

capacité à accumuler les éléments, de las mettre en relation et donc de les retrouver.

- Faîtes une copie de sauvegarde de ces fichiers et renouvelez ces sauvegardes

quotidiennement, hebdomadairement ou mensuellement (selon la période de rédaction ou

la fiabilité de votre ordinateur). Ne gardez jamais le disque de sauvegarde près de

l'ordinateur. C'est une bonne idée de faire une copie de sauvegarde géographiquement

séparée de votre ordinateur. Par exemple, vous pouvez vous envoyer un exemplaire à

vous même par email. En regle générale, sauvegarder constamment une copie de vos

fichiers sur un support inamovible (CD, DVD, Clés USB, mémoire externe,…)

- s’organiser par rapport au temps : Evaluer à priori le temps nécessaire pour

chaque étape et se fixer une date butoir pour chaque partie du travail. On a souvent

tendance à sous évaluer le temps nécessaire pour réaliser l’ensemble du travail. Essayez

de gagner du temps : par exemple, faire la bibliographie au fur et à mesure : pendant

que vous rédiger la problématique, vous pouvez faire déjà le point sur les méthodes,….

Attendez vous toujours à des difficultés, sur le terrain, pendant l’analyse (parfois vous

n’avez pas de résultats et vous êtes obliger de repartir sur le terrain ou de

recommencer certaines analyse : n’hésiter pas et ne vous décourager pas). En général,

gardez du temps pour la rédaction et plusieurs relectures : en général pour un travail

complet et assidu de niveau Master/Maîtrise, prévoyez en moyenne un an.

9
IV- Déroulement du travail :

Faire un tableau synthétique des différentes étapes : exemple :

Etapes Méthodes observations

Choix du thème Expériences personnelles, lectures, OK


rencontres, conseils

Formulation de la Faire un avant projet de recherche à valider


question de départ par les personnes compétentes (directeur,
superviseur, chef de laboratoire,…)

Phase exploratoire Bibliographie, étude géographique de ta région Voir X


de travail, préparation de la descente sur le
terrain (achat des cartes topographiques,
photographies aériennes, matériels de
terrain,…). Lectures sur les différentes
méthodes d’approche de ton environnement.
Contact pour le séjour, les guides,…

Descente sur le terrain Méthodes de prélèvement, de collecte et de


conservation des échantillons

Laboratoire Organiser votre travail dans votre (vos) Adresses


laboratoires, à défaut, Rechercher les utiles et
différents laboratoires pour l’analyse des contacts
échantillons et sélectionner la meilleure offre.

Résultats et Utiliser les logiciels spécifiques, utilisez vos


interprétation notes de lectures pour faire des références et
des comparaisons.

Conclusion, résumé,
abstract

10
CHAP. II. LA RECHERCHE EN MASTER PROFESSIONNEL EN
GEOSCIENCES

Votre thèse s'adresse en premier lieu aux membres de votre jury. Ce seront des
experts du domaine scientifique dans le cadre duquel vous avez effectué vos recherches.
Mais l'expert mondial concernant votre sujet, c'est vous, ne l'oubliez jamais. Vos lecteurs
n'auront probablement pas consacré leurs trois ou quatre dernières années à ce sujet. Vous
n'écrivez pas pour vous-même, mais pour eux, et votre exposé doit être suffisamment clair
pour leur permettre de comprendre.

A- Objectifs des travaux de recherche (mémoire, thèse, articles, …)

L’objectif principal est de contribuer à élargir le spectre de connaissances, a lever les


zones d’ombres sur un thème. Pour y parvenir, les objectifs spécifiques doivent être
poursuivis :

- faire le point sur l’état de la recherche d’un sujet spécifique,

- apporter un éclairage nouveau sur ce sujet,

- montrer (dans le cas d’un mémoire) ou démontrer (dans le cas d’une thèse) comment
les connaissances scientifiques ont pu être augmentées sur cette question par des travaux
d’application (dans le cas d’un mémoire) ou théorique ou méthodologiques (dans le cas
d’une thèse) : autrement dit : « qu’avez-vous de nouveau à apprendre à la communauté
scientifique ? »

- fournir au lecteur toutes les informations pertinentes afin qu’il puisse vérifier la
fiabilité des résultats et leurs interprétations,

- réussir à transmettre les connaissances d’une façon complète et efficace avec clarté,
précision, concision, sobriété, rigueur et honnêteté.

Ces objectifs montrent bien que toutes les parties d’un mémoire ou d’une thèse sont
essentielles, du titre au corps principal du texte. En plus la présentation matérielle doit être
attrayante et organisée, et donc facilement et aisément consultable.

Structure générale du mémoire de Master Professionel GAMP

Parties préliminaires (paginés en chiffres romains à partir de la


dédicace)

11
- une page de titre,
- une page de dédicace,
- une page de remerciements,
- une table des matières,
- un résumé et/ou un abstract (suivi des mots-clés),
- une liste d’abréviations,
- une liste des figures,
- une liste des tableaux,
- une liste des annexes.
Structure du corps du mémoire :
Au DST, le mémoire de Master doit être structuré de la manière ci-
dessous, paginé en chiffre arable dès la première page de l’introduction.
Introduction générale
Chapitre I. Généralités comprenant les éléments suivants : Milieu naturel
ou milieu physique ou cadre géographique, présentation de la structure d’accueil
et la revue de la littérature.
Chapitre II. Matériels et Méthodes
Chapitre III. Résultats
Chapitre IV. Discussion et interprétation
Conclusion Générale
Liste de références
Annexes
La police doit être Times New Roman, la taille de caractères de 12 et
l’interligne de 1,5. Les marges de gauche et de droite 2,5. La marge de haut et
de bas, 2,5. Les titres des chapitres sont cependant de taille 14.

B- Parties du mémoire ou de la thèse

Le mémoire ou la thèse est généralement composé de cinq éléments qui sont dans
l’ordre :

- des parties préliminaires (au début) et complémentaires (à la fin) ;

- une introduction ;

- un développement ;

- une conclusion

- des références

I- Parties préliminaires

12
Les parties préliminaires d’un mémoire ou d’une thèse, placées au début de
l’ouvrage, sont généralement les suivantes, dans l’ordre en fonction des laboratoires ou des
Département:

- une page de titre,

- une page de garde, ou page blanche (si nécessaire),

- épigraphe (facultatif)

- une page de dédicace et/ou de remerciements

- une table des matières,

- un résumé et/ou un abstract suivit des mots-clés,

- une liste d’abréviations

- une liste des figures,

- une liste des tableaux,

- une liste des annexes

Ces premières parties en dehors de la page de garde sont paginés en chiffres


romains.

1- Page de titre :

La page de titre comprend obligatoirement les informations suivantes :

Les noms du département, de la faculté de l’université et/ou du laboratoire

Le titre (thème abordé, sujet traitée)

Le nom de l’étudiant

Le diplôme postulé

L’année du diplôme.

Nom et grade des encadreurs et/ou superviseurs

Concernant le titre, son choix est tout un art de concision et d’honnêteté, car il est le
premier élément de décision pour le lecteur. Il doit être le plus bref possible, tout en
contenant le plus d’informations possible. Le titre est aussi le meilleur élément de marketing
du document.

2- Epigraphe, dédicace et/ou de remerciements

13
Epigraphe :

Il s’agit d’une courte citation choisie pour représenter l'esprit dans lequel le travail a
été réalisé. C’est un élément facultatif placé après la page de titre.

Dédicace

La dédicace est un hommage que l'auteur souhaite rendre à une personne physique
ou morale de son choix.

Remerciements :

Grâce aux remerciements, l'auteur attire l'attention du lecteur sur l'aide que certaines
personnes lui ont apportée, sur leurs conseils ou sur toute autre forme de contribution lors de
la réalisation de sa recherche. Le cas échéant, c'est dans cette section que le candidat doit
témoigner sa reconnaissance à son directeur de mémoire ou de thèse, aux organismes
dispensateurs de subventions ou aux entreprises qui lui ont accordé des bourses ou des
fonds de recherche.

Si le mémoire ou la thèse est en français et que l’étudiant souhaite rédiger des


remerciements en anglais à une personne en particulier, il doit insérer une seconde page
de remerciements intitulée « Acknowledgments ».

3-Table des matières

Apres le titre et le résumé, c’est la table de matière qui est la plus consulté dans un
mémoire. Elle comprend donc tous les titres ou les intertitres des sous-sections, identifiés
numériquement dans le texte, avec le numéro de page correspondante. Les pages
préliminaires entre la table des matières et l’introduction sont numérotées en chiffres
romains. La première page de l’introduction est la page 1 et la numérotation arabe se
poursuit jusqu’à la toute dernière page des annexes. (Si un titre ou un intertitre prend plus
d’une ligne, il ne doit pas empiéter sur l’espace réservé à la pagination ou à la numérotation)

4- Résumé

De toute votre thèse, cette partie sera celle qui aura le public le plus grand. Il est
mieux de l'écrire vers la fin, mais pas à la dernière minute parce que vous aurez besoin d'en
faire plusieurs jets.

Dans la prise de décision de la lecture d’un ouvrage (surtout d’un mémoire), le


résumé est décisionnel, d’autant plus dans le cas d’un lecteur d’une langue autre que celle
dans laquelle est rédigé le mémoire ou la thèse. C’est pourquoi, il faut présenter un résumé
au moins en français et en anglais et si possible dans une autre langue. Il doit inclure au
moins les principaux éléments suivants :

14
- Une présentation générale brève de la région,

- La problématique et/ou l’objectif principal,

- La méthodologie utilisée,

- Les principaux résultats et leur interprétation (avec des données quantitatives)

- L’aspect innovateur, apport nouveau, atteinte des objectifs fixés de l’étude ou la


principale conclusion

- La limitation de l’étude et les recommandations (si nécessaire)

Par contre, un résumé ne comprend jamais des tableaux, des figures ou des
références. (le résumé le plus efficace doit comprendre généralement 200 à 250 mots soit de
20 à 25 lignes pour un mémoire de maîtrise).

Parfois certains départements ou laboratoire exigent des mots-clés pour le


catalogage dans les bibliothèques et/ou l’indexation dans les banques de données
bibliographiques. Il et recommandé d’indiquer entre 5 et 10 mots-clés. Ces mots sont choisis
en relation avec la rédaction du titre.

5- La liste des abréviations, figures, tableaux ou des annexes.

Les titres doivent être expressifs et comprendre l’ensemble du message que l’on veut
véhiculer. Ils doivent faire l’objet d’un appel dans le texte. Ils doivent servir à appuyer et
illustrer des affirmations ou des constats (le lecteur ne doit jamais devoir se demander à quoi
elles servent exactement).

- Les abréviations

Lorsque les symboles ou abréviations utilisés dans la thèse sont trop nombreux, ils sont
énumérés et définis dans une liste toujours placée avant par ordre alphabétique. Si
par contre le texte contient peu d’abréviations, il n’est pas nécessaire d’en dresser une
liste. Cependant, la première fois que l’énoncé est utilisé, on l’inscrit au long, suivi entre
parenthèses de son abréviation.

Exemple : Antibodies were diluted in phosphate buffered saline (PBS). La prochaine


fois vous pouvez simplement utiliser l’abbréviation, (e.g. Sections were rinsed three
times in PBS)

L’abréviation des mots comme l’utilisation des sigles et des acronymes ne se fait pas
au hasard. Elle doit respecter certaines normes :

Exemple de Normes:

15
- Normes du systeme international d’unités

E.G : Kretz, 1983 for mineral abbreviations, [Link]/Lithology

STANDARD ABBREVIATIONS FOR LITHOLOGIC DESCRIPTIONS

Norme AFNOR

- Les titres de périodiques peuvent être abrégés selon la norme internationale ISO 4

- Les figures :

La liste de figures comprend tous les graphiques, diagrammes ou histogrammes,


organigrammes, illustrations, photographies, images et cartes même hors format ou hors-
texte (ou en pochette) avec le même titre que celui utilisé dans le texte, et le numéro de
page à laquelle ils se trouvent.

Toutes les figures sont numérotée suivant l’ordre séquentiel d’apparition dans le texte
(figure 1, figure 2, figure 3,…). Mais dans un travail d’envergure, on peut commencer l’ordre
séquentiel des figures d’une section à l’autre, en faisant précéder le numéro d’ordre de la
figure du numéro de section (figure 1.1, figure 1.2,….).

- Les tableaux :

Les règles sont les mêmes que celles des figures. Le titre du tableau comprend
nécessairement les variables ou l’ensemble des variables en causes.

- Les annexes.

Les règles sont les mêmes que celles des figures. Mais habituellement, elles sont
numérotées en ordre séquentiel simple (annexe 1, annexe 2, annexe 3,…). En annexe, est
placé tout le matériel qui n’est pas nécessaire à la compréhension du mémoire ou de la
thèse, mais qui les complète ou les étaye ou qui ont servi de base de calcul, pour tracer des
courbes, des histogrammes etc…. Mais il faut que chaque annexe soit appelé dans le texte
en ordre séquentiel. Les annexes doivent comporter par exemple :

- la description d’appareils ou de techniques,

- les tableaux trop détaillés de résultats

- les listes de données,

- les trames d’enquêtes,

- les aspects informatiques,….

16
En règle générale, il faut mettre en annexe toutes les informations non comprises
dans le texte qui seraient nécessaires à une personne qui voudrait refaire l’expérience, les
calculs,..

Les pages des annexes sont numérotées à la suite des pages du mémoire ou de la
thèse et non de façon indépendante.

II- Introduction :

L'introduction doit être intéressante. Si le lecteur la trouve fatigante, il est


improbable que vous ranimerez son intérêt dans les chapitre suivants. Allez à la
bibliothèque et lisez les introductions de plusieurs thèses. Cette partie va
probablement passer par plusieurs copies, pour qu'il puisse être simple, logique,
court et intéressant à la fois. Il est parfois utile de demander à quelqu'un qui n'est pas
spécialiste de le lire et d'y faire des critiques

L’auteur y expose, sans entrer dans les détails, le cadre général de la question
abordée et l’aspect plus spécifique qui sera traité. En quelques mots : Que voulez vous faire,
et pourquoi ?

L’introduction est essentielle car elle représente le premier contact avec le lecteur.
Elle doit donc l’accrocher et susciter son intérêt.

L’introduction comporte une seule partie (pas de sous-chapitre) et se structure en


entonnoir : elle doit guider progressivement le lecteur vers le fond du sujet (il faut débuter en
des termes assez généraux pour petit à petit cerner le sujet de façon de plus en plus
détaillée). Elle comprend en général les points suivants :

L’introduction est le véritable début du mémoire ou de la thèse. Elle sert à susciter


l’intérêt du lecteur pour le sujet et à préciser ce que contient l’ensemble du mémoire. Sa
première page est la page 1 du manuscrit. Les différents éléments suivants doivent se
retrouver dans l’introduction :

• Contexte de l’étude.

• Problématique.

• Objectifs

• Structure du mémoire

- l’intérêt ou la portée scientifique, pratique économique ou social (facultativement)

17
Travaux antérieurs (revue de la littérature) :

Il s’agit de faire une présentation de tous les travaux déjà effectués dans ton domaine
d’étude. Il s’agit un peu d’une rétrospective du problème : c’est-à-dire ce qui est acquis et
cela d’une façon critique et synthétique des travaux antérieurs. Ou alors présenter les points
forts et les points faibles des recherches antérieures et comment les résultats servent à la
présente recherche. Cet exercice doit amener à la formulation de la problématique.

En définitive, il faut s’appuyer sur quelques documents de référence et indiquer les


principaux résultats et modèles explicatifs déjà énoncés dans ce domaine, faire le point sur
l’avancement des recherches dans le domaine). Il est question de montrer l’originalité,
l’intérêt de la recherche (expliquer le point précis auquel il vous semble que l’ensemble des
études effectuées avant vous n’a pas répondu), ou répondu partiellement, ou bien vous
voulez tester une nouvelle méthode pour confirmer des résultats antérieurs.

III- le Développement (corps de la rédaction)

Il est divisé en ensembles hiérarchisés : parties subdivisées en chapitres, chapitres


composés de sous chapitres, eux-mêmes composés de paragraphes. Comprend en
général les quatre chapitres suivants :

- Chapitre I. Les Généralités (Présentation de la structure d’accueil et cadre


naturel de l’étude)

- Chapitre II. la méthodologie, parfois matériel et méthodes (cadre


expérimental),

- Chapitre III. Présentation et l’analyse des résultats

- Chapitre IV. lnterprétation et la discussion

1- cadre naturel

a) Cadre géographique : il s’agit de faire une présentation de la zone d’étude pour


ceux qui ont un sujet qui porte sur un terrain d’étude ou même l’endroit ou matériel de travail
expérimental (argile par expl) est prélevé. Cette présentation doit tenir compte des données
de la littérature et être compléter et vérifier avec les données récoltés sur le terrain
(populations par expl). Dans cette partie il est nécessaire de consigner toutes les
informations qui puissent permettrent à d’autres personnes de descendre sur le terrain et de
refaire la démarche ou de vérifier les conclusions. Le cadre géographique devrait
comprendre (en fonction du sujet) les différents points suivants :

18
- la localisation de la zone d’étude

- la climatologie (pluviométrie, température, vents, ruissellement, inflitration, pour


certains….)

- la géomorphologie (relief, morphologie,…)

- la végétation de la région (flore et même la faune)

- la description du réseau hydrographie

- population et activités économiques

b) Contexte géologique : Comme dans le cas de la présentation géographique, il


s’agit de faire une présentation du cadre géologique. Cette partie est souvent difficilement
séparable des travaux antérieurs pour ceux qui ont un travail de géologie fondamentale. Il
s’agit donc de présenter le contexte géologique régional : les différents événements
géologiques sur le plan lithologique, (métamorphisme, magmatisme, sédimentaire)
tectonique, risque (séisme, glissement de terrain, chute de pierre,…) qui se sont déroulés
dans la région. On peut y ajouter des données liées à la pédologie si cela n’a pas été fait
dans la partie précédente.

3- PRESENTATION GENERALE LA STRUCTURE D’ACCUEIL

- Présentation de la structure d’accueil (sous forme d’organigramme)

- Organisation de la compagnie

- Présentation du laboratoire d’accueil

- Présentation du permis de recherche,…

2- Méthodes

Le principe est simple: il devrait être possible pour un chercheur compétent, suivant
votre description, de reproduire exactement ce que vous avez fait.

Le cadre expérimental (ou méthodologie ou matériel et méthodes) est ce qui convient


de faire pour vérifier les hypothèses ou pour atteindre les objectifs fixés dans l’introduction. Il
est nécessaire de consigner ici tous les renseignements qui permettraient à d’autres
personnes de répéter une expérience ou d’en vérifier les conclusions. (Cette façon de faire
est essentielle en science, car c’est la seule façon de détecter la fraude scientifique). Cette
partie devrait comprendre autant pour le terrain que pour le laboratoire les principaux volets
suivants :

19
- une présentation de l’échantillonnage représentatif et des sujets (échantillon,
population et site d’étude)

- Une description de l’instrumentation et l’indication de ses limites.

- Une présentation des étapes méthodologiques. Les techniques et méthodes


de prise, d’analyse et de traitement des données, tant au laboratoire que sur le terrain ou par
d’autres moyens. (Le protocole expérimental). On décrit le déroulement de l’expérience
étape par étape. Une bonne technique consiste à considérer le lecteur comme un intéressé
doutant, à lui faire découvrir pas à pas la démarche logique, qui conduit à des résultats
fiables menant à des interprétations et conclusions irréprochables. Décrire le déroulement
(avec dates et lieux) le plus précisément possible.

- Si la description d’une méthodologie est très développé (aspects


informatiques, calculs et formules,..) il est préférable d’en faire simplement un résumé et de
porter les détails en annexe.

- Le matériel : Liste des outils de mesure utilisés, leurs caractéristiques techniques en


détail ainsi que leur validation et degré de précision.

Décrire le matériel pour traiter les résultats : traitement mathématique,

(Développement des formules, calculs pour arriver aux résultats présentés,…)

3- Présentation et l’analyse des résultats

La présentation et l’analyse des résultats représentent en géologie la partie objective


du mémoire ou de la thèse. Cette partie comprend plusieurs chapitres, concernant chaque
aspect du sujet. On peut donc avoir en fonction du thème d’étude :

- étude des photographies aériennes,

- travaux cartographiques sur cartes et MNT,

- étude lithologique (descente sur le terrain et échantillonnage des roches,


sédiments ou des sols),

- étude structurale : prendre des mesures de direction et ou de pendage de toutes


les structures observées sur le terrain (foliation, linéation, plis, failles,
cisaillements, schistosités, filons, …)

- Prospection hydrogéologique

- Prospection géophysique

- Prospection géotechnique

20
- Phase de laboratoire (étude microscopique des lames minces, analyse des sols,
analyse des eaux,…)

La règle générale à suivre dans la présentation des résultats consiste à donner tous
les faits qui se rapportent à la question de recherche, que ces derniers concordent ou non
avec le point de vue du scientifique : c’est la règle cardinale du témoignage et de l’honnêteté
scientifique.

A l’aide des résultats, les hypothèses et les objectifs de départ formulés sont
confirmées ou infirmées. Lors du commentaire, les résultats sont présentés du général au
particulier, afin d’en mettre l’accent sur les premiers ; Il ne faut jamais entremêler les
descriptions méthodologiques ou des interprétations avec l’analyse des résultats.

Remarque :

Les tableaux et figures ne parlent pas d’eux-mêmes, ils doivent être supportés par
une légende simple et agréable à lire.

Cette partie du mémoire étant la plus rébarbative, vous veillerez à ne pas l’encombrer
de trop de résultats. Les résultats mineurs, non pertinents par rapport aux hypothèses seront
placés dans les annexes.

Avant de présenter les résultats, il est intéressant d’expliquer en quelques mots dans
quel ordre vous allez les donner. De manière générale, on commence toujours par présenter
les résultats les plus importants. On les explique et ensuite, on présente les tableaux et
figures qui s’y rapportent. De cette façon, les lecteurs qui ne sont pas familiarisés avec les
statistiques peuvent éviter les chiffres tout en comprenant les résultats.

Quelques recommandations :

- Ne pas commencer directement à parler de chiffres, introduire d’abord le(s)


résultat(s)

- - Toujours fournir le seuil de signification de vos résultats (pour prouver la validité


des résultats).

- - Les tableaux ne doivent pas être utilisés à l’excès.

- - Les tableaux doivent pouvoir être lus sans difficulté, ils doivent donc être
introduits par un titre clair et précis. Au sein du texte, vous pouvez prendre le
lecteur par la main et le guider à travers vos tableaux et figures (« comme est
possible de constater dans la première colonne du tableau A, les … »).

21
- - Chaque section dans la présentation des résultats doit être ponctuée d’un
résumé de ce qui a déjà été dit. Le lecteur n’a pas à revenir systématiquement en
arrière pour poursuivre sa lecture sans difficulté.

4- Interprétation et la discussion des résultats

a) Interprétation : l’interprétation des résultats consiste à tirer ses propres


conclusions de leur analyse : c’est la partie un peu subjective comparée à celle de l’analyse
des résultats. (dans le système anglo-saxon, elle est souvent qualifié de discussion interne).

Cette partie est en fait l’interprétation de tous les résultats, même ceux qui ne
concordent pas avec l’ensemble, ceci tout en mettant l’accent sur l’essentiel. C’est ici que le
jury constatera si les hypothèses de recherche sont vérifiées ou infirmées, c’est-à-dire si la
théorie reflète la réalité en termes de fidélité et de validité. Il faut savoir que les résultats
négatifs sont aussi intéressants en recherche (font avancer la science) que les résultats
positifs. Dans ce cas la conclusion partielle devra porté sur ce qu’il y aurait lieu de faire pour
obtenir éventuellement des résultats positifs à l’état actuel de la science.

b) Discussion : La discussion consiste à établir le pont entre l’interprétation des


résultats et les travaux antérieurs (dans le système anglo-saxon, elle est souvent qualifié de
discussion externe). C’est dans cette partie qu’on établit la relation avec les études
antérieures. On y décrit comment les nouvelles connaissances s’intègrent dans le domaine
étudié et en quoi elles différent de celles qui existaient déjà. : c’est la contribution du
mémoire ou de la thèse à l’avancée de la science. C’est dans cette partie qu’on connaît la
portée du mémoire. Cependant, il ne faut pas tomber dans le piège de mettre trop en
évidence les travaux antérieurs par rapport à ses propres résultats. Il n’est pas prudent de se
servir de travaux que l’on n’a pas lus en se fiant à des tiers (tel auteurs in….), car ces
derniers peuvent avoir fait des erreurs de lecture ou d’interprétation.

La discussion doit constituer un miroir de l’introduction. Qu’est-ce qu’on a appris


depuis ? L’hypothèse a-t-elle été infirmée ou confirmée ?

C’est également le moment de comparer vos résultats avec les données obtenues
par d’autres chercheurs (dans la littérature) avant vous, expliquer les différences (s’il y en a).

S’il y a des résultats surprenants, vous pouvez vous pencher sur les éléments
méthodologiques susceptibles de les expliquer. Comment pourriez-vous améliorer votre
protocole ? Mentionner les limites de l’étude, de la méthode.

Si vos résultats donnent lieu à de nouvelles interrogations, essayez de suggérer des


pistes de recherches susceptibles d’y apporter réponses.

22
Proposition d'une structure de la Discussion:

- Rappel du (des) résultat(s) principal(aux) de l'étude (un paragraphe qui répond


à votre question) ;
- Comparaison des résultats avec la littérature ;
- Discussion des résultats ;
- Limites méthodologiques ;
- Conclusion.

IV- Conclusion

La conclusion est aussi importante que l’introduction. Elle donne la dernière


impression au lecteur du mémoire, l'image finale qui influencera "fortement" le jury dans son
évaluation. En aucun cas, elle ne devra laisser le lecteur sur une impression d’inachevé !

En règle générale, la conclusion comprend les éléments suivants :

- un rappel de la problématique ou de la question centrale

- les principaux résultats de l’étude. Il ne s’agit pas de présenter la synthèse des


conclusions partielles du texte comme certains ont tendance à le faire

- les apports théoriques de l’étude

- les limites de la recherche au niveau théorique, empirique et méthodologique

- les voies futures de recherche (ouvrir le débat sur une question plus large)

Attention, la conclusion doit être très synthétique. Une conclusion ne comporte jamais de
résultats ou d’interprétation nouvelles. On peut aussi donner les recommandations. On doit
aussi présenter les limites et les faiblesses du travail.

V- Références

Il faut faire la différence entre une liste de références et une bibliographie.

Une bibliographie est une collection plus ou moins exhaustive d’ouvrages sur un sujet
spécifique.

Par contre, la liste de références regroupe, par ordre alphabétique d’auteurs, chaque
report à un ouvrage qui a servi et auquel il est fait appel d’une façon spécifique dans le texte.
Ne sont donc inscrit en références que les ouvrages qui ont servi d’une façon immédiate à la
rédaction du texte et à la réalisation des figures, tableaux et annexes, et dont on fait appel de
façon explicite dans le texte.

En définitive, dans une publication scientifique :

23
−une référence bibliographique est l’ensemble des éléments qui décrivent
un document et permettent de l’identifier ;

−une citation bibliographique est une référence brève à un document,


placée dans le corps du texte de la publication ;

−l’ensemble des références bibliographiques des documents utilisés lus, ou du


moins consultés, pour rédiger une publication donnée forme la liste des références
bibliographiques ;

−une bibliographie est une liste autonome de documents, consultés ou non,


relatifs à un sujet donné.

NB. Rôle des informations bibliographiques

L’auteur les utilise pour :

−fournir des éléments permettant de définir le problème traité ;

−éviter la répétition de la description de techniques déjà publiées ;

−apporter des éléments de comparaison pour apprécier les résultats présentés.

Elles sont utiles au lecteur :

−s’il est spécialiste du sujet traité : pour évaluer si l’auteur maîtrise son sujet ;

−sinon : pour s’informer sur le problème traité dans l’article.

A moins de traiter un sujet des plus innovateurs, la valeur des ouvrages consultés
peut consacrer la crédibilité de la recherche et sert d’orientation à d’autres chercheurs.

En général, il existe une certaine anarchie dans la présentation des références


(chaque établissement, revue, maison d’édition à ses règles). Mais il est possible de suivre
certains principes d’uniformité et aussi de valeur de l’information. Il est suggéré de s’en tenir
à l’écriture la plus simple et la plus complète des références dans les titres ou les noms des
revues, à ce moment il est facile d’adapter la forme des références aux exigences des
différentes revues lors de la publication ultérieure d’articles dérivés de la thèse ou du
mémoire.

Dans une référence, la valeur principale de l’information passe d’abord par le ou les
auteur(s) et l’année d’édition, car c’est la seule façon que l’on s’y réfère dans le texte lui-
même. A la suite donner le titre de l’ouvrage, puis « l’adresse » à laquelle le document peut
être trouvé et son nombre de pages.

24
Les renseignements qu’il faut consigner dans une référence différeront en fonction du
type de document consulté : c’est ce qui est vu dans le paragraphe suivant à partir
d’exemples.

La bibliographie c’est l’ensemble des documents utilisés pour traiter un sujet. Elle est
composée de références bibliographiques.

La bibliographie est présentée triée par ordre alphabétique des noms d’auteurs, puis
par date, ou par ordre de citation (elle est alors numérotée). Si elle est très longue, elle peut
être classée par thèmes : à l’intérieur des rubriques, on retrouve le classement alphabétique
par auteurs. Elle se trouve à la fin du document, ou à la fin de chacun des chapitres dans
certains ouvrages. Elle doit être présentée de façon homogène dans le style choisi pour
chaque élément (taille des caractères, police et graisse, retraits, etc…). Elle doit éviter de
signaler les documents non publiés « peu sûrs » du type : articles « soumis pour publication,
résumés de congrès, communications orales,

La référence bibliographique c’est l’ensemble des éléments qui décrivent un


document et permettent de l’identifier et de le localiser, si bien que le lecteur peut le
retrouver sans avoir recours à vous.

Une référence bibliographique :

• varie selon le type (ouvrage, articles, congrès,…) et le support (papier, on line,


cédérom,…) du document auxquels elle se rapporte (cf. chapitre 3),

• est constituée d'éléments (auteur, année, titre, édition,…) indispensables au bon


signalement. Ces éléments doivent respecter un ordre précis (cf. chapitre 3)

NB. Pour retrouver les éléments d'une référence bibliographique, les principales
sources sont les pages de titre et de couverture des documents. Bien entendu il existe
d'autres sources : dos de page de titre,… (cf. Hensens, H. Catalogage informatisé :
traitement des fonds de laboratoires. Montpellier : IRD, 2004. 46 p. multigr. Disponible sur :
<[Link]

La note bibliographique

C’est la description abrégée, dans le texte, du document consulté. La note


bibliographique assure la correspondance exacte avec la référence bibliographique qui décrit
la source de façon plus complète.

La note bibliographique se présente sous la forme :

25
1. (auteur, date) dans le corps du texte : système le plus répandu, ou

2. numéro renvoyant à une note de bas page ou à une liste numérotée de références :
système plus précis, mais plus long et moins utilisé.

Exemples :

1. Le modèle de consommation alimentaire (Lambert, 1987) a cependant survécu…

2. Le modèle de consommation alimentaire (1) a cependant survécu…

_____________

(1) Lambert, J.L. L’évolution des modèles de consommation alimentaire en France.

NB. Dans la bibliographie, la place de la date dans la référence bibliographique


change selon le système de note adopté. La date se trouve :

1. après l’auteur dans le système auteur date

2. après l’éditeur dans le système notes bibliographiques de bas de page

Références successives à un même document

Pour ne pas alourdir le texte ou les notes en bas de page, on utilise les abréviations
latines (surtout utilisés quand les notes bibliographiques sont en bas de page) :

• Ibid. (ibidem) = ici-même

Fait référence au document immédiatement précédent.

• Op. cit. (opere citato) = œuvre citée

Fait référence à un document déjà cité précédemment mais qui en est séparé par une ou
plusieurs autres références.

Exemple

« Le modèle de consommation alimentaire (Lambert, 1987) a cependant survécu [...].


Le classement hiérarchique entre les aliments s’en trouve modifié (Bertrand, 1992) [...]. La
contrainte économique devient alors moins forte (ibid.) sur les achats des produits
alimentaires et la nécessité de production domestique se réduit dans de nombreux ménages
(Lambert, op. cit.) ».

Références à des documents différents du même auteur et de la même année

Faire suivre la date de publication d’une lettre permettant de différencier les


documents.

26
Exemples :

Dans le texte : (Krugman, 1991a) … (Krugman, 1991b)

Dans la bibliographie :

Krugman, P. 1991a. Geography and trade. Louvain : Belgium university press.

Krugman, P. 1991b. Increasing returns and economic geography. Journal of political


economy, n. 99, p. 483-499.

La citation textuelle

C’est la reprise exacte d’un passage extrait d’un document.

Citation courte : Insérée dans le texte, précédée et suivie de guillemets.

Exemple :

Au-delà de ce présupposé commun, une hypothèse déterminante –et sans doute la


plus fédératrice- concerne l’acception majeure de Perroux liée au développement : « la
croissance n’apparaît pas partout à la fois ; elle se manifeste en des points ou pôles de
croissance avec des intensités variables ; elle se répand par divers canaux et avec des
effets territoriaux variables pour l’ensemble de l’économie » (Perroux, 1955).

+ Référence complète dans la bibliographie

Perroux, F. (1955) Matériaux pour une analyse de la croissance économique. Paris : Institut
de Science Economique Appliquée.

Citation longue :

Détachée du texte, précédée et suivie de guillemets.

Exemple :

Parmi les diverses citations que je pourrais avancer à cet égard, je me contenterai
d’en donner une, provenant d’un article de Bourdieu paru dans le Monde Diplomatique en
1998.

« Le monde économique est-il vraiment, comme le veut le discours dominant, un


ordre pur et parfait, déroulant implacablement la logique de ses conséquences prévisibles, et
prompt à réprimer tous les manquements par les sanctions qu’il inflige ? […] Et s’il n’était, en
réalité, que la mise en pratique d’une utopie, le néolibéralisme, ainsi convertie en programme
politique, mais une utopie qui, avec l’aide de la théorie économique dont elle se réclame,
parvient à se penser comme la description scientifique du réel ? »

27
Notez que le plus souvent la critique avancée porte sur le lien entre théorie
néoclassique et néo-libéralisme.

+ Référence complète dans la bibliographie

Bourdieu, P. (1998) L’essence du néolibéralisme. Le Monde diplomatique, n. 528, mars


1998. p. 3.

1- Rédaction des références bibliographiques selon le type de document consulté

a) Livre ou manuel :

Exemple : Bardintzeff J.-M. 2006. Volcanologie. (3e éd.), Dunod, Paris, 284p

b) Livre dans une collection :

Exemple : Dubois J.M., Morin D, Pouliot M., 2004. Les rapports de recherche. Les Editions
géographiques. Sherbroke, Bulletin de recherche n°100, 50p.

c) Thèse, mémoire ou rapport de fin d’études

Exemple : Foka T.R., 2001. Chemical characterization of volcanic breccia from Fongo-Tongo
as a potential soil amender; comparison with volcanic ash from Foumbot and marl from
Kompina. Mem. Maîtr. Univ. Dschang. 73p.

GUSTEDT J., ARNE TELLE J., 2001. A Work-Optimal Algorithm on log delta n Processors
for a P-Complete Problem. RR-4174. Villers les Nancy : INRIA,. 9 p. multigr.

Tematio P., 2005. Etude cartographique et pétrographique des sols à caractères


ferrallitiques et andosoliques dan les monts Bambouto (ouest-Cameroun): influence de la
lithologie et des facteurs du milieu sur la nature et la distribution des sols en région de
montagne tropicale humide. Thèse doct. Etat, Univ. Ydé I, 277p.

Il est inutile de mentionner que c’est un document non publié, façon de faire souvent
constaté en milieu anglo-saxon.

Rapport de recherche ou rapport technique :

Dubois J-M., 2004. Les rapports de recherche. Département de géomatique, Université de


Sherbrooke ; rapport au Ministère de l’éducation du Quebec, Sherbrooke, 50p.

d) Ouvrage collectif :

De Wever P., Jaupart C., Guiraud M., Komorowski J-C., Sautter V., Boudon G., Parodi
G. C., Leyrit H., Lenat J-F., Bardintzeff J-M., 2003. Le volcanisme, cause de mort et source
de vie. Vuibert. Mus. Nat. D’Hist. Naturelle. Paris, 325p.

28
e) Article ou chapitre dans un ouvrage collectif :

Bardintzeff J.-M., 2002. L’homme et les volcans de la préhistoire à l’antiquité et à nos


jours : volcan nuissible, volcan utile, in MISKOVSKY J.-C. Ed. Géologie de la préhistoire,
GEOPRE, Paris, Presses Universitaire de Perpignan. 267-276.

Blake S., 1990. Viscoplastic models of lava domes, in FINK J., Ed. Lava flows and
domes, Springer-Verlag. Berlin, 88-126.

Tsafack D., 2004. La montagne dans les Hautes terres de l’Ouest. Chap. 3, p. 17-20,
in Dubois J.-M., La montagne en Afrique. Ed. Géographiques, Nathan, Dschang, 300p.

Lockwood J.P., Rubin M., 1989. Origin and age of the lake Nyos maar, Cameroon. In :F. Le
Guern and G. Sigvaldason (Ed.), The lake Nyos Event and Natural CO2 degassing. J.
Volcanol., Geotherm. Res., 39, 117-124

f) Article dans une revue :

Nkouathio D.G., Kagou Dongmo A., Bardintzeff J-M, Wandji P., Bellon H, Pouclet A.,
2008. Evolution of volcanism in graben and horst along the Cameroon Line: Implication for
tectonic evolution and mantle source composition. Mineral. Petrol. 94:287–303. DOI
10.1007/s00710-008-0018-1

Signification de DOI : DOI : Digital object identifier (DOI, littéralement « identifiant


d'objet numérique ») est un mécanisme d'identification de ressources numériques, comme un
film, un rapport, des articles scientifiques, etc. Les DOI permettent notamment de faciliter
l'utilisation des bases de données bibliographiques ainsi que les logiciels de gestion
bibliographique.
Un DOI est un cas particulier d'identifiant Handle. C'est à la fois le mécanisme de
nommage des ressources et un protocole de résolution des identifiants en adresses plus
concrètes.
Allègre C., Condomines M., 1982. Basalt genesis and mantle structure studies through
Th-isotopic geochemistry. Nature, 299, 21-24.

Meyers J.B., Rosendahl B.R., Harrison C.G.A., Ding Z.-D., 1998. Deep-imaging seismic
and gravity results from the offshore Cameroon Volcanic Line, and speculation of African
hotlines, Tectonophysics, 284, 31-63.

g- Résumé de communication

Gountie Dedzo M., Nono A., Njonfang E., Zangmo Tefogoum G., Kagou Dongmo A.,
Nkouathio D.G., 2009. Le volcanisme ignimbritique de la Ligne du Cameroun (Monts
Bambouto et Bamenda, Ouest-Cameroun) : Signification dans la genese des caldeiras. Int.
Coll. 3 MA, Beni Mellal, 23-24 Avril, p74-75.

29
Nono A., Nkouathio D., Gountie Dedzo M., Njonfang E., Kagou Dongmo A., Tchoua F.,
2003. Zonal and vertical variation in welding rate and composition of ignimbrite in the
Bambouto volcano (Cameroon line, Central Africa): Volcanological importance. European
Geophysical Soc., Abst. Vol. 5, p. 14541.

Nkouathio D.G., Ménard J.-J., Wandji P., Bardintzeff J.M., Vicat J.P., et Kagou Dongmo
A ., 1998. Genèse des volcans monogéniques du graben de Tombel (Ouest-Cameroun). 17e
RST, Brest (France), 31 mars – 3avril 1998, 166-167.

h- Document anonyme en général

Anonyme, 1959. Encyclopédie de la Pléiade. La Terre. Paris, Gallimard édit., 1734p.

i- Document anonyme avec organisme parrain

Anonyme, 1979. Vocabulaire de la géomorphologie. Paris, Hachette édit., Conseil


intern. De la Langue française, 219p.

j- Document anonyme gouvernemental

Ministère de la Coopération et du Développement, République Française, 1991.


Mémento de l’agronome, 4e éd. Collection "Techniques rurales en Afrique", 1635p.

k- Communication personnelle (incluant le courriel)

Pomerol T.K., Communication personnelle. Département de Géographie, Université


de Dschang. pomerol@[Link]

N.B. : la communication peut avoir été faite indifféremment de façon orale, écrite ou par
courriel.

l- Carte publiée seule

Ronov AB, Khain VE, Seslavinsky KB (1984) Atlas of Lithological-paleogeographical


maps of the world: Late Precambrian and Paleozoic of continents. USSR Academy of
Sciences Press, Leningrad

m- Carte publiée dans un ouvrage

Dumort J.C., 1968. Carte géologique de reconnaissance du Cameroun à l’échelle


1/500.000, feuille Douala-Ouest avec notice explicative. Imp. Nationale, Yaoundé,
Cameroun, 69p.

n- Photographies aériennes

Photograpic Surveys, 1985. Photographie aérienne Q85603-139 au 1/20.000. Institut


National de Cartographie. Photothèque nationale, Yaoundé, Cameroun..

30
o- CD-ROM

AUTEUR. (s’il y a lieu ). Nom de la base de données [CD-ROM]. Edition. Lieu


d'édition : Éditeur, année de publication. Titre de la partie.

Exemple :World factbook [CD-Rom]. [Washington, D.C.] : Central Intelligence Agency, 1990.
Spain vital statistics

p- Document électronique (Site Internet)

Rédiger la référence comme pour le document papier correspondant (ouvrage,


chapitre d’ouvrage ou article).

Indiquer [en ligne] après le titre de l’ouvrage ou du périodique (pas de l’article !) et la


tomaison.

Signaler (correctement) l’adresse électronique du document entre « <> », suivie la


date de la consultation entre « () » dans la zone de Notes.

Exemples :

• Laurent C., Mouriaux, M.F. 1999. La multifonctionnalité agricole dans le champ de la


pluriactivité [en ligne]. Lettre du Centre d’Etudes de l’Emploi, octobre 1999, n. 59, p. 1-10.
Disponible sur : [Link] [Link]. .(Consulté le 29
mars 2003)

• NATIONAL ACADEMIC OF SCIENCES. Astronomy and astrophysics in the new


millennium [ en ligne ]. Washington : National Academic Press, 2001. Disponible sur :
[Link] (consulté le 31.01.2001).
ISBN 0309070317

• YOUNG Keith. Rocks of the Austin area. Chapter 2 . In : Geology of the Austin area [ en
ligne ]. Disponible sur : [Link] (consulté le
31.01.2001).

q- Décret, loi, circulaire papier

AUTEUR. Titre. Journal officiel, n° du JO, date de publication, nombre de pages.

Exemple : FRANCE. MINISTERE DE L'ECOLOGIE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE.


Décret n°2003-832 du 26 août 2003 modifiant le décret n°98-1262 du 29 décembre 1998
portant statut des personnels de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage.
Journal officiel, n°201 du 31 août 2003, p. 14907-14910.

r- Document non consulté

31
De façon exceptionnelle, lorsque tous les efforts pour consulter un document cité
dans un autre ouvrage ont échoué, il est possible d’y faire référence de la façon suivante
dans le texte : (Nono, 2009, in Tchuemkam, 2011). Dans ce cas, les deux ouvrages sont
mentionnés dans la liste des références.

S- Communication dans une conférence (congrès)


NOM, Prénom. année de publication, Titre de la communication. In : NOM, Prénom. Titre de
la conférence, date de la conférence, lieu de la conférence. Lieu d’édition : Editeur
commercial, nombre de pages. (Titre de la collection, n°de la collection) ISBN (facultatif)
Exemple :
ULSHRESHTHA, A. 2007. Remote actuation control system : aircraft flight control for
hydraulic-servo& electric actuation. In : MARE, Jean-Charles (ed.), Proceedings of the third
International conferenceon “Recent advances in aerospace actuation systems and
components”, June 13-15 2007, [Link] : INSA, 2007, p. 155-163.

T- Thèse électronique
AUTEUR. Titre de la thèse.[en ligne] Discipline. Lieu de soutenance : Etablissement de
Soutenance, année de soutenance,.nombre de pages. Disponible sur : <URL> (date de
consultation)
Exemples :
LISCOUET-HANKE, S. 2008. A model-based methodology for integrated preliminary sizing
and analysis of aircraft power system architectures.. [en ligne] Thèse de doctorat en génie
mécanique. Toulouse : INSA, 174 p. Format PDF. Disponible sur : < [Link]
insatoulouse. fr/archive/00000251/01/[Link]> (consulté le 21/07/2016)
CID PASTOR, A. 2006. Conception et réalisation de modules photovoltaïques électroniques.
[en ligne]Toulouse : Institut national des sciences appliquées, 145p. Format PDF. Disponible
sur : <[Link] (Consulté le
15/10/2008)

U- Support de cours
i) Imprimé
NOM, Prénom. Titre. Edition année du cours,. Lieu d’édition : Etablissement, nombre de
pages
Exemple :
SCOTT, S. 2009. Mathématiques : algèbre linéaire. Toulouse : INSA. Publications INSA 1ère
année,Cours, 83p.
ii) Electronique
NOM, Prénom. Année du cours, Titre. Edition. [En ligne].Lieu d’édition : Etablissement,
nombre de [Link] sur : <URL> (date de consultation)
Exemple :
SCOTT, S. 2009. Mathématiques : algèbre linéaire. [En ligne].Toulouse : INSA.
Publications INSA 1ère année, Cours, , 83p. Disponible sur : < [Link]
fr/[Link]?courseId=168> (Consulté le 20/07/2009)

V- Sites Internet
Sites Web ou Blogs
AUTEUR ou ORGANISME (responsable du site). Titre de la page d’accueil [en ligne]. (date
de création du site,date de mise à jour)Disponible sur : <URL> (date de consultation).
Exemples : Sites Web

32
Centre National de la Recherche Scientifique. Laboratoire de mécanique et d’acoustique. [en
ligne]. (modifié le 6 février 2008) Disponible sur :< [Link] (Consulté
le 05/01/2012)
Service des bibliothèques de l’UQAM. InfoSphère : quoi de neuf ?. [en ligne]. (2010, mise à
jour le25/10/2011). Disponible sur [Link]
/[Link] (Consulté le 05/01/2012)
Exemples : Blog
BERMES, E.. Figoblog : un blog sur internet, la bibliothéconomie et la confiture de figues.
[en ligne]. (modifié en 2008) Disponible sur : < [Link] (Consulté le
05/01/2012)

W- Article dans une encyclopédie


i) Imprimé
NOM, Prénom. Titre de l’article. In : Titre de l’encyclopédie. Tomaison. Edition. Lieu
d’édition : éditeur commercial, année de publication, nombre de pages.
Exemples :
BOIS, G, 2008.. Turbomachines : calcul des écoulements incompressibles. In : Techniques de
l’ingénieur : Traité Mécanique, vol. BM4 219. Paris : Techniques de l’ingénieur, 2008,
BM4219-1 à BM4219-14
FOX, R. Sadi C.. In : Encyclopaedia Universalis, corpus 4. Paris : Encyclopaedia Universalis,
2002, p. 1005-1006

2- Abréviations des titres de périodiques

Les titres de périodiques peuvent être abrégés selon la norme internationale ISO 4

1997 : Règles pour l'abréviation des mots dans les titres et des titres des publications.

Certains sites présentent des tables de correspondance entre les titres de périodiques
complets et abrégés, ils permettent de rédiger correctement les abréviations des titres de
périodiques sans avoir à consulter la norme.

ISI Journal Abbreviations Index

Liste de titre de périodiques (titre complet, titre abrégé correspondant)


[Link]

D.W. Craik Engineering Library Portail d'accès à des sites d'abréviation de titre de
périodiques [Link]

33
CHAP. III. QUELQUES NORMES GENERALES DE REDACTION ET
DE PRESENTATION DE MEMOIRE

1- Figures et tableaux :

Les figures (dessins, graphiques, diagrammes, histogrammes, organigrammes, cartes,


photographies, images) et les tableaux doivent être considérés comme des documents
complets en soi et être placés au bon endroit dans le texte, en général toujours à la suite de
leur appel dans le texte. La légende fait partie intégrante de chaque figure ou tableau, de
même que toute note explicative essentielle ou toute référence à un autre ouvrage qui a
servi à sa fabrication (Commission géologique du Canada, 1979) : elles ne doivent pas être
placées dans ou à la suite du titre.

Le numéro et le titre sont toujours placés au-dessus du tableau et hors de son cadre.
Dans le cas des figures, ils sont placés en dessous et hors du cadre. Si un tableau ou une
figure est reproduit intégralement ou modifié, on y indique la source (extrait de…. ; tiré de
…., modifié de ….., d’après….., inspiré de …..). Dans le cas d’un tableau long qui se
présente sur plus d’une page, il faut poursuivre le tableau en répétant les en-têtes des
colonnes au début de chacune des pages.

Les cartes, schémas, coupes stratigraphiques ou topographiques, photographies


aériennes verticales ou images satellitaires doivent toujours comporter une échelle
graphique. En général, l’échelle numérique est déconseillée en raison de risque de
modification de format à la suite de l’impression ou de la reproduction. En outre, les
photographies obliques et prises sur le terrain utilisées dans le mémoire doivent comporter
un objet facilement identifiable et reconnu à titre d’échelle.

Un graphique est un mode de représentation préférable au tableau, puisqu’il permet


facilement la comparaison, en revanche, le tableau est indiqué quand il est impératif de
déterminer des valeurs avec précision. Il est recommandé de présenter les variables
indépendantes en ordonnée et les variables dépendantes en abscisse.

Dans le texte lui-même, on fait référence aux figures et tableaux de l’une ou l’autre façon
suivantes :

- de façon passive, en énonçant une affirmation et en l’appuyant, par exemple par


« (figure 3) » à la fin de la phrase ou du membre de phrase ;

- de façon active, en énonçant une affirmation à l’aide de la figure ; par exemple, on


dira « A l’aide de la figure3, on a pu,….).

34
2- Unités de mesure

Le système international (SI) d’unités de mesure est obligatoire. (Tableaux ci-dessous)

En général, il faut retenir que le signe décimal est traduit par une virgule et non par un
point. Il est préférable d’indiquer les unités en abrégé, en laissant un espace entre le nombre
et le symbole de l’unité, les nombres de plus de 1 000 sont séparés par une espace, par
tranche de trois chiffres, de part et d’autre de la virgule décimale. Par ailleurs, un zéro est de
mise devant la virgule dans les nombres plus petits que l’unité et les nombres inférieurs à 10
s’inscrivent en lettres à moins qu’ils ne fassent partie d’une énumération

Tableau 3.1. Symboles des unités de mesure

35
Tableau 3.1. Symboles des unités de mesure (suite)

Tableau 3.2. Multiples et sous-multiples décimaux des unités de mesure

36
Tableau 3.2. Multiples et sous-multiples décimaux des unités de mesure (suite)

3- Termes étrangers

Tous les termes étrangers doivent être en italique. Cependant, ils peuvent être soulignés
si le texte en cause et déjà en italique : s’ils sont soulignés, chaque mot doit être souligné
séparément.

4- Normes d’écritures en sciences de la vie et de la terre :

En stratigraphie, les unités chronostratigraphiques commencent par une lettre


majuscule. Exemple : le Précambrien (éon), le Paléozoïque (ère), le Quaternaire (période), le
Pliocène (étage), le Burdigalien (sous-étage ou âge). Les unités lithostratigraphiques suivent
la même logique (le groupe d’Anticosti, la formation de Jupiter)

En Biologie, dans l’ordre de la nomenclature, le règne, l’embranchement, la classe,


l’ordre, la famille ne s’écrivent pas en italiques et commencent par une minuscule. Par
contre, le genre et l’espèce s’écrivent en latin et en italiques avec une majuscule au début du
premier terme. Exemple (Homo sapiens, Ulmus americana)

5- Capteurs et satellites

Les images de télédétection ne sont pas prises par des satellites ou des avions, mais
par des capteurs à bords de ces vecteurs. Afin d’identifier les images utilisées dans le
mémoire ou la thèse, le nom du capteur (expl. HRV) est d’abord mentionné, puis le mode
d’acquisition (expl. XS pour la multibande) avant le nom du satellite (expl. SPOT).

Exemple : TM de Landsat, HR (XS) de SPOT, RSO de RADARSAT,…

37
Le numéro de satellite peut également être ajouté (Exemple : SPOT-2) ainsi que le
numero de bande (Exemple : TM5) pour éviter toute confusion.

6- Équations

Toutes les équations doivent être numérotées de façon séquentielle en chiffre arabe
afin d’en faciliter le repérage dans le texte. La numérotation apparaît auprès de la marge
droite du document, entre parenthèses. Les équations tant mathématiques que chimiques
suivent la même numérotation.

Les termes de l’équation et les symboles, s’ils ne sont pas expliqués dans le texte,
seront présentés dans une légende sous l’équation. Un soin particulier sera à la taille des
exposants et des indices (lisibles et correctement placés), et la mise en majuscule ou non
des lettres.

Par exemple :

7- Style

Le style de votre thèse est important. Le texte doit être clair. Une thèse bien écrite
sera plus facile à lire, ce qui vous apportera quelques avantages.

Des mots courts et des phrases simples sont généralement meilleurs. Pourtant, il
arrivera que vous ayez besoin d'une phrase compliquée parce que l'idée est compliquée. Si
votre déclaration fondamentale exige plusieurs qualifications, chacune de celles-ci peuvent
avoir besoin d'une phrase

Quelquefois il est plus facile de présenter de l'information et des discussions par une
série de points numérotés, plutôt que par un ou quelques paragraphes longs et maladroits.
Une liste de points est souvent plus facile à écrire. Vous devriez pourtant être prudent de ne
pas trop vous servir de cette présentation: votre thèse doit être une discussion persuasive, et
non pas seulement une liste de faits et d'observations.

38
Avant de soumettre un texte à votre maître de thèse, faites-le passer par un logiciel
de correction d'orthographe afin qu'il puisse se concentrer sur les points importants. Si vous
avez des défaillances grammaticales caractéristiques, ou une tendance à ajouter des
phrases informelles, prêtez-y une attention particulière avant de rendre votre travail.

En règle générale, tout doit être logique, exact, prouvé, clair et concis. Le style doit
être démonstratif.

8-Quelques conseils

a) « je », « nous », « on » ?

A quelle personne écrit-on son mémoire ? Il faut que le mémoire soit le plus
impersonnel possible.

- Le recours à la première personne du singulier (« je ») peut paraître prétentieux et


égocentrique. Il est également dangereux car vous risquez de vous attribuez des idées qui
ne sont pas les vôtres ou une démarche que d’autres ont développée avant vous.

- L’utilisation de la première personne du pluriel (« nous »), généralement attribuée aux rois
et aristocrates, peut donner un caractère pompeux et ridicule.

- Le « on », impersonnel et vague, donne souvent une impression d’imprécision. De plus,


utilisé avec fréquence, il peut lasser le lecteur.

Il faut donc, dans la manière du possible, éviter le « je », le « nous » et le « on » !


Attention, acceptable si utilisés avec modération pour "alléger" un paragraphe.

- Que faire alors ? En fait, il est conseillé de chercher le véritable sujet du verbe et d’y
recourir. Le travail ne peut que gagner en précision ! Cela permet de préciser la pensée.

Exemple :

« Nous avons fixé la vitesse de course à 12 km/h… »

« La vitesse de course a été fixée à 12 km/h… »

j'ai mesuré la fréquence..." (La voix active) mieux : "la fréquence a été mesurée..." (La voix
passive).

Cependant, certaines personnes préfèrent l'actif parce que c'est plus clair, plus logique
et elle rend simple l'attribution. Mais, les avantages cités pour la voix passive sont plus
interressants : (i) beaucoup de thèses sont écrites dans la voix passive, et (ii) des gens très
polis trouvent l'usage du "je" impudique.

39
- La phrase doit être bien structurée et courte, il convient donc de bien jouer sur les
ponctuations. Eviter, les redondances, les tournures passives, les expressions négatives ou
dubitatives, les inversions, …

- De façon abrégée, l’heure s’écrit de la manière suivante : 8 h 45, 8 h 5, 8h. La date


dans l’ordre, en jour, mois, année avec des traits d’union : 28-09-2008.

- Ponctuation et autres signes :

Les règles d’utilisation d’une espace ou non avant ou après les signes de ponctuation,
les signes arithmétiques ou les autres signes et symboles fréquemment utilisés sont très
diverses et différents selon les régions. Cependant les règles d’utilisation les plus fréquentes
sont présentées sur le tableau ci-dessous

b) Il n'est pas nécessaire de transformer votre thèse en chef-d'oeuvre d'édition. Votre


temps et énergie peuvent être plus effectivement dépensés à améliorer le contenu que
l'apparence.

Souvent, un diagramme clair et acceptable peut être dessiné à la main plus rapidement
qu'avec un logiciel graphique.

En général, les étudiants passent trop de temps sur les diagrammes---temps qui aurait pu
être passé en critiquant les discussions, en rendant plus claires les explications, en
cherchant des erreurs et en réfléchissant d'avantage sur la signification des résultats.

9- Enumération

Lorsqu’une énumération est faite à la suite d’un premier membre de phrase qui se
termine par les deux-points, chacun des membres de l’énumération est précédé d’un tiret,
commence par une lettre minuscule et se termine par un point-virgule. En outre, la fin du
dernier membre constitue la fin de la phrase et se termine par un point.

10- Ponctuation et autres signes

Les règles d’utilisation d’une espace ou non avant ou après les signes de
ponctuation, les signes arithmétiques ou les autres signes et symboles fréquemment utilisés
sont très diverses et différents souvent suivant les continents. Cependant l’utilisation les plus
courantes sont présentées dans les tableaux suivants :

40
Tableau 3.3. Présence ou non d’une espace justifiante avant ou après les signes de
ponctuation, les signes arithmétiques ou les autres signes et symboles couramment
utilisés (insécable : qui ne peut être séparé de la fin de la phrase, du mot ou du nombre
qui précède ; tous les systèmes de traitement de texte comportent une manipulation
nécessaire à cet effet)

Unités de mesures

Le système international (SI) d’unités de mesure est obligatoire. En général, il

faut retenir que le signe décimal est traduit par une virgule et non par un point. Il est

preferable d’indiquer les unités en abrégé, en laissant un espace entre le nombre et le

41
symbole de l’unité, les nombres de plus de 1 000 sont séparés par une espace, par

tranche de trois chiffres, de part et d’autre de la virgule décimale. Par ailleurs, un zéro

est de mise devant la virgule dans les nombres plus petits que l’unité et les nombres

inférieurs à 10 s’inscrivent en lettres à moins qu’ils ne fassent partie d’une énumération

42
43
44
45
46
CHAP. 4. LA COMMUNICATION SCIENTIFIQUE

La communication scientifique peut se faire de manière orale, écrite, visuelle ou


multimédia. La finalité étant de transmettre les résultats de recherche. Il convient donc de
savoir au préalable quels sont les objectifs, le public cible (scientifique averti,
pluridisciplinaire ou général ; populaire averti ou général,…) et les types de communications.

Les objectifs

"L’hypothèse la plus brillante, l’étude préparée et exécutée avec le plus grand soin, les
résultats les plus frappants ont très peu d’importance jusqu’à ce qu’ils aient été transmis".
(Selltiz et al. 1977). De plus, c qui n’est pas publié est généralement perdu, pour la société et
pour le progrès scientifique. Les principales motivations pour communiques sont :

- échanger avec ses pairs,

- rendre compte de ses activités,

- présenter un mémoire ou soutenir une thèse devant un jury,

- se faire connaître dans son milieu et dans son domaine,

- établir sa crédibilité auprès de ses pairs,

- avoir de l’avancement dans les échelons universitaires ou des laboratoires de


recherche.

Les types de communications

- La communication scientifique orale : pour un auditoire scientifique averti sur la


méthodologie et les résultats prévus. Le but de cette communication est d’obtenir une
rétroaction rapide avec les spécialistes, afin de confirmer ou d’ajuster la démarche entreprise.

- La communication scientifique orale ou visuelle (affichage ou poster session) : pour


un auditoire scientifique averti sur l’analyse et l’interprétation des résultats finaux. Le but de
cette étape est d’obtenir rapidement la paternité des résultats et de contribuer rapidement à
l’avancement de la science.

47
- La communication scientifique écrite : pour un auditoire scientifique averti ou non
sous forme de rapport de recherche ou technique dans lequel sont consignés d’une façon
exhaustive, toute la démarche et tous les résultats de la recherche.

- La communication scientifique écrite : pour un auditoire scientifique averti sous


forme d’article dans une revue à comité de lecture. Le but est de faire autorité dans le monde
scientifique de sa discipline en rejoignant le maximum de spécialistes. Il est recommandé de
rédiger un article dérivé d’un mémoire ou d’une thèse car c’est l’étape terminale normale et
valorisante d’une recherche.

- La communication scientifique écrite : pour les auditoires scientifiques non avertis ou


populaires, sous forme d’article de vulgarisation. Le but est de faire partager les
connaissances acquises à l’ensemble de la communauté scientifique. Elle est recommandée
après le dépôt du mémoire ou de la thèse.

- La communication scientifique orale ou visuelle (affiche) : pour un auditoire averti


ou non, sous forme de conférence ou d’article de revues ou de mensuels populaires. Le but est
de sensibiliser les scientifiques de disciplines connexes aux résultats de recherche.

- La communication scientifique orale ou écrite : pour un auditoire populaire averti ou


non sous forme de conférence ou d’article de revues ou mensuels populaires. Le but est
d’informer des groupes spécialisés ou non des principaux résultats de recherche.

I- Les exposés oraux

La première forme de communication que devrait apprendre un étudiant est la


communication orale. L’étudiant devrait s’exercer à faire des exposés oraux périodiques dans
le cadre de ses cours ou séminaires, pour se préparer à sa vie professionnelle. Pour un expos
oral, il y a trois types de préparation à entreprendre :

- une préparation mentale

- une préparation du message

- une préparation du matériel visuel.

1- Préparation mentale

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Il faut se préparer mentalement à l’exposé oral, afin d’acquérir la maîtrise de soi et
d’éviter le trac le plus possible. Il y a trois façons complémentaires d’y arriver :

- bien maîtriser son sujet et veiller à ce qu’il ne demeure pas de concepts ou de


procédures flous.

- Se convaincre d’être le spécialiste de la question traitée, contrairement aux personnes


de l’auditoire.

- Essayer de prévoir les questions possibles de l’auditoire.

2- Préparation du message

Les étudiants qui doivent présenter des exposés dans le cadre des activités
pédagogiques ont à la fois un avantage et un handicap. L’avantage est d’avoir la plupart de
temps un texte rédigé à l’avance sur lequel se baser. Mais le texte est en même temps un
handicap, car il prédispose à faire un exposé trop relié au détail du texte. Il en résulte un
exposé comportant trop de matière, dans lequel l’essentiel est noyé dans les détails et la
présentation dépasse souvent le temps alloué. De plus les illustrations du texte projetées à
l’écran ne sont généralement pas adaptées à la communication visuelle.

A partir du texte, il faut donc préparer l’exposé de la façon suivante :

- faire un plan précis du message à véhiculer (différent du plan du mémoire ou de la


thèse)

- mettre l’accent sur les points essentiels du message ou les idées principales

- habiller ces idées principales de quelques idées secondaires afin de s’assurer que
l’argumentation est complète (il n’est pas nécessaire de tout dire car on peut laisser certaines
considérations au questionnement de l’auditoire).

- Ecrire si possible ces points sur des fiches aide-mémoire, numérotés dans l’ordre de
présentation

- baser l’exposé sur du matériel visuel ou audiovisuel

- expérimenter l’exposé au préalable devant des camarades de classe, des ainées du


laboratoire des collègues ou des enseignants disponibles, même s’ils ne sont pas de votre
spécialité. A défaut, répéter son exposé à haute voix, dans ce cas on peut aussi s’enregistrer
dans avec un téléphone portable ou autre magnétophone.

49
De façon générale, il faut adapter l’angle de traitement de l’exposé. Le niveau
d’approfondissement de la matière, le vocabulaire et la nature des exemples sont fonction du
type d’auditoire.

3- Préparation du matériel visuel

Le matériel visuel est constitué de transparents, de diapositives ou de documents sur


support informatique : il permet de gagner du temps pour l’exposé. Néanmoins, avoir toujours
sur soi une copie imprimée avec les planches en couleur au cas d’un désagrément quelconque
du matériel informatique ou en cas de panne électrique.

A) Préparation sur support électronique :

De nos jours, les présentations se font presqu’exclusivement sur support électronique.


Il est alors fondamental de :

- Veiller à ce que le matériel présenté soit facilement visible par l’auditoire. Par
exemple, il faut garder un bon contraste entre le fond de l’écran (pâle) et le lettrage
ou le trait des figures (foncés). Il faut également se rappeler que le résultat projeté
est souvent différent du résultat à l’écran de l’ordinateur.

- Il est nécessaire de préparer son matériel avec soin, et surtout ne pas simplement
copier les figures et les tableaux du mémoire. En effet, ces figures sont
habituellement trop chargées dans le texte et il faut les épurer pour ne garder que
l’essentiel ou en scinder en plusieurs diapositives. En général, il est conseillé de ne
pas présenter plus d’une idée par transparent car les personnes de l’auditoire lisent
plus vite que l’orateur ne parle et leur attention risque de se disperser.

- La taille des caractères doit être bien grands (au moins 14 points). Il faut en plus
faire des essais afin d’être certain que le message pourra être projeté en entier sur
tout l’écran. Pour cela aussi, éviter que le message ne soit pas transcrit trop près
des bordures.

- Dans la mesure du possible, préparer la présentation avec le même matériel que


celui qui sera utilisé lors de l’exposé afin d’éviter de mauvaises surprises à la
dernière minute (incompatibilité de logiciel, temps d’affichage, couleurs,…).

50
- Garder toujours prés de soi une copie de la dernière version de l’exposé sur un CD
ou un DVD ou tout autre support fiable.

- Veiller à toujours garder le contrôle dans le déroulement de l’exposé, pour pouvoir


s’arrêter, repartir et revenir en arrière en temps voulu à la suite d’une interruption
ou d’une question.

- Veiller à pouvoir se positionner rapidement n’importe où dans la séquence des


planches au moment des questions.

B) Préparation des diapositives

Les présentations des diapositives de photographies ou d’images et des diapositives de


figures, de cartes, de tableaux ou de texte sont très différentes, mais dans tous les cas, il ne
faut pas présenter trop ni trop rapidement. Il faut donc les choisir avec parcimonie.

Dans le cas des diapositives de photographies ou d’images, il faut veiller à indiquer


clairement les points essentiels que l’auditoire doit visualiser et retenir, ainsi qu’à donner une
indication de l’échelle des phénomènes.

Dans le cas des diapositives de figures ou de texte, il ne faut pas présenter une figure
ou un texte tiré directement du mémoire, car le lettrage n’est pas en général adaptée et souvent
même les dimensions et le symbolisme. Il faut également que le contraste entre le lettrage et
le fon soit approprié pour un maximum de lisibilité.

C) Préparation des transparents

Le transparent est certainement le moyen le plus rapide, le moins coûteux et le plus à la


portée de tous. Il faut dans ce cas appliquer les mêmes règles que pour la présentation en
support électronique. En plus si le transparent sert à présenter les idées, il est recommandé de
ne pas y mettre plus d’une dizaine de lignes à la fois. Afin de ne pas se perdre, il est
recommandé de numéroter les transparents de façon séquentielle et même de dupliquer les
transparents que l’on veut projeter plusieurs fois.

D) Utilisation de cartes de grand format.

Dans un exposé oral, on peut se servir de cartes de grand format (cartes géologique par
exemple). Dans ce cas, on doit les afficher et les pointer pour expliquer la répartition spatiale

51
de certains phénomènes importants. Il faut cependant aussi prévoir des agrandissements
d’extraits significatifs sur le support visuel (transparent, diapositive, PowerPoint,…).

E) Familiarisation avec les lieux et l’équipement :

Il est recommandé de faire des essais la veille dans la salle d’exposé pour se
familiarisé avec la salle. (il est courant de se retrouver dans une salle où on ne peut faire
l’obscurité nécessaire ou, au contraire, dans une salle trop obscure où on ne peut consulter ses
fiches ; ce constat peut vous déstabiliser au moment de présenter votre exposé). En plus il faut
se présenter dans la salle de l’exposé bien avant le début afin d’essayer et de maîtriser
l’équipement audiovisuel : la connaissance des lieux et de l’équipement augmente la
confiance en soi.

4- du déroulement de l’exposé

Les principaux points à retenir sont les suivants :

- ne jamais s’excuser au départ de son manque de préparation ou de la piètre qualité


de ses illustrations.

- Ne jamais lire son texte, car on perd son auditoire et on risque de perdre le contrôle
si on saute des lignes par inadvertance.

- Veiller à s’installer à un endroit où on ne cache pas l’écran à l’auditoire.

- Présenter un plan sommaire de l’exposé tant pour entrer dans le sujet que pour
donner des points repères à l’auditoire.

- Entrer dans le vif du sujet immédiatement

- Bien choisir les phrases introductives car ce sont elles qui seront décisives pour
retenir l’attention de l’auditoire

- Regarder l’auditoire en face, généralement une personne à la fois en balayant la


salle. Laisser son texte hors de portée afin de ne pas être tenté de s’en servir.

- Veiller à s’exprimer d’une voix assez forte, de ne pas parler trop rapidement et de
prononcer distinctement.

- Veiller aussi a ne pas présenter trop de matériel audio-visuel

52
- Lors des périodes de questions, il faut être certain de bien saisir les questions avant
d’y répondre, au besoin les noter (ne donc pas oublier un stylo pour les notes).
Prendre soin également de noter les remarques pertinentes ou les propositions de
correction des membres de jury dans le cas d’un mémoire.

- Enfin, il est bon de prévoir des transparents (ou diapositives ou images audio-
visuelles) sur des points qui ne seront pas présentés mais sur lesquels des questions
sont probables.

53
ERRATA
Cette partie est à éviter au maximum, cependant :

• Errata L'ISO 7144 conseille d'imprimer un feuillet inséré après le titre et de l'intituler
"erratum" (si vous n'avez qu'une seule erreur) ou "errata". En règle générale évitez
d'établir une page d'errata. (C'est un piège qui attirera l'attention sur vos erreurs. S'il
en reste beaucoup, il est plus facile et plus élégant de réimprimer les pages
corrigées...)

• Inséré avant le sommaire ou la table des matières, ou inscrit sur le recto d'une feuille
volante rajoutée pour signaler des erreurs ou coquilles relevées lors de la lecture après
impression des exemplaires papier.

• Doivent figurer en en-tête : le titre et sous-titre, le numéro de volume éventuel, le nom


de l'auteur, la date et le lieu de soutenance.

• Le texte doit être présenté comme suit :

Page ligne au lieu de lire

80 4 publication présentation

54

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