Économie d'énergie dans l'industrie céramique
Économie d'énergie dans l'industrie céramique
Contract number
EIE/06/222/SI2.444565
0 Introduction ............................................................................ 3
4 Les Tuiles.............................................................................. 22
0 Introduction
Les entreprises céramiques de toutes les branches céramiques et de tous les pays
européens ont été invitées à participer à ce “concours” afin de déterminer les
entreprises consommant le moins d’énergie et celles qui ont diminuées leurs
consommations. Dans un premier temps, le projet s’est limité à 60 entreprises dans 6
pays européens. Les partenaires du projet sont présentés sur la page web
[Link]
Le tableau 2 présente les résultats. Les calculs utilisés pour définir les rendements
énergétiques sont présentés en annexe 1.
Après le calcul de la consommation spécifique (sur deux années), rapporté à la quantité
massique de produits fabriqués, la réduction énergétique enregistrée par les entreprises
est calculée. Les entreprises sont ensuite classées anonymement par branche et par
niveau de réduction énergétique. Les 5 premiers de la partie “réduction énergétique”,
ainsi que le meilleur en absolue (meilleur SEC sur une année) par branche sont alors
listés. Les données énergétiques ne sont pas vérifiées pour l’instant, cependant une
vérification selon l’EUTS devrait être envisageable pour la majorité des compagnies.
1 Remarques générales
o Une usine qui travaille à pleine capacité possède une consommation énergétique
spécifique (SEC) plus basse qu’à plus faible régime (production inférieure à la
capacité de l’usine).
o Bien que l’énergie électrique consommée ne soit pas pris en compte, la
cogénération de chaleur ou de puissance (issue du four) peut être une bonne
stratégie pour sauver de l’énergie et diminuer les coûts.
EIE/06/222/SI2.444565 CERAMIN – Tutorial about Energy Saving - 10.3.10 7
2 Briques de structure
o Des additifs généralement utilisés comme isolant peuvent aussi être utilisés comme
source énergétique. La température de combustion de ces produits peut permettre
un apport calorifique supplémentaire. Ainsi, les déchets de graphite [47], le coke du
pétrole [17] ou la poudre de charbon [19] peuvent permettre d’obtenir des
températures allant jusqu’à 800°C.
o Des additifs de frittage comme des déchets de verre, des fumées de silice, les fibres
de verre ou minérale, ou des argiles grésantes, peuvent aussi aider à réduire la
température de frittage ou produire (séchage et cuisson) des produits plus légers
présentant des propriétés mécaniques similaires ([47], [29], [37] et [65]).
o Le besoin de plasticité, en particulier pour les briques modernes entraine
nécessairement l’utilisation d’une plus grande quantité d’eau. Une diminution d’eau
est possible par l’utilisation de meilleures argiles ou de plastifiants (additifs) qui
favorisent la plasticité de la masse. Ceci permet de réduire l’énergie consommé lors
du séchage ([47] [48] [21] [37]).
2.2 Le façonnage
2.3 Le séchage
Dans l’industrie céramique, le séchage consiste à évaporer l’eau physiquement lié (ou
eau colloïdale). Il est bien connu que l’eau est caractérisée par une capacité calorifique
élevée (4,2 kJ/kg K) et une très grande chaleur d’évaporation (2500 kJ/kg). Cette
énergie est nécessaire afin de chauffer, puis évaporer l’eau contenue dans la pâte
céramique. Ce qui est la cause directe d’une consommation énergétique élevée.
Le principal objectif consiste donc à se rapprocher autant que possible de la
consommation théorique et ainsi éviter les pertes énergétiques.
realistic objective
for process like the limit, but 5%
loss of heat through walls and
exhaustion air as well as 80%
relative moisture in exh. air
Limit of possibilities
For 150°C drying air,
surrounding at 10°C and 60%
relative moisture
Evaporation enthalpy
La figure 1 montre que pour le moment, 50% de l’énergie thermique dans la production
de produit céramique est utilisée pour sécher ([49]). Dans le Royaume Uni, l’utilisation
d’un procédé de “stiff pressing” a permis de diminuer ce taux à 30% ([9]).
o Le système qui collecte l’air chaud de la sortie du four et l’envoi vers le séchoir doit
être bien isolé afin de diminuer les pertes thermiques ([47]).
o Les séchoirs les plus modernes peuvent diminuer la durée de séchage de 90%
(comparé aux séchoirs conventionnels) ([49]).
o Des séchoirs alternatifs appelés « airless drying », utilisant une atmosphère sous
pression, permettrait une diminution du temps de séchage de 80% ([63]).
2.4 La cuisson
SEC in MJ/kg
Spezifischer Energieaufwand in MJ/kg
20
Glattbrand
final Porzellan
firing / porcelain
15
sanitary ware
Sanitaerporzellan
10
stoneware pipes
Steinzeugrohre
facing bricks
Klinker
roof tiles
Dachziegel
5
masonry bricks
Mauerziegel
0
900 1000 1100 1200 1300 1400
firing temperaturein inC°C
Brenntemperatur
Minimum Maximum
Figure 3: Consommation énergétique des différents produits céramiques cuits à des températures
différentes ([48]).
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La figure 4 représente le bilan énergétique d’un four tunnel utilisé dans la fabrication de
briques de structure. La plus grande perte énergétique concerne ici la colonne d’air
représentant le refroidissement du four, qui est néanmoins utilisée en partie pour le
séchage.
Figure 4: Bilan énergétique d’un four tunnel pour briques de structures ([47]).
1. Isoler du four
“Un des meilleur moyen de sauver de l’énergie est de limiter les fuites”(”However
one of the best possibilities to save energy is still to eliminate leakages” Don
Denison, Denison Inc. [21]).
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o Les roues des wagonnets devraient être en principe situées à l’extérieur du four
(“Wheel flanges of kiln car wheels should in principle be located on the outside” [2]).
o Les matériaux réfractaires constituant les wagonnets doivent être de bonne qualité
isolante et le plus léger possible, tout en étant adaptés aux chocs thermiques
existants au sein du four ([2] [3] [20]).
o La référence [2] présente une méthode de calcul afin de déterminer l’épaisseur
optimale des wagonnets en fonction de leur composition.
o Des suggestions afin d’éviter les pertes calorifiques dans le four sont présentées
dans les documents [2] et [33].
o De nouveaux designs de voute de four ont été développés afin de limiter les pertes
thermiques dues à leur dilatation différentielle entre les hautes températures et les
plus faibles ([2]).
3 Briques de parement
o Des additifs de frittage comme des déchets de verre, des fumées de silice, les fibres
de verre ou minérale, ou des argiles grésantes, peuvent aussi aider à réduire la
température de frittage ou produire (séchage et cuisson) des produits plus légers
présentant des propriétés mécaniques similaires ([47], [29], [35] et [65]).
o Le besoin de plasticité, en particulier pour les briques modernes entraine
nécessairement l’utilisation d’une plus grande quantité d’eau. Une diminution d’eau
est possible par l’utilisation de meilleures argiles ou de plastifiants (additifs) qui
favorisent la plasticité de la masse. Ceci permet de réduire l’énergie consommé lors
du séchage ([47] [48] [21] [37]).
o Des additifs organiques spéciaux peuvent être ajoutés pour obtenir des effets de
surfaces de flammage et de structure. Ceux-ci contribuent au dégagement de gaz
lors de la cuisson qui n’améliore pas le rendement énergétique. Cependant, le
département marketing obtient la décision finale ([21]).
3.2 Le façonnage
o Un façonnage à sec ou avec une faible humidité peut permettre une économie
d’énergie au niveau du séchage, mais demandera une énergie supérieure au
niveau du façonnage et peut influer sur la qualité du produit. Un optimum existe
([21]).
3.3 Le séchage
Dans l’industrie céramique, le séchage consiste à évaporer l’eau physiquement lié (ou
eau colloïdale). Il est bien connu que l’eau est caractérisée par une capacité calorifique
élevée (4,2 kJ/kg K) et une très grande chaleur d’évaporation (2500 kJ/kg). Cette
énergie est nécessaire afin de chauffer, puis évaporer l’eau contenue dans la pâte
céramique. Ce qui est la cause directe d’une consommation énergétique élevée.
Le principal objectif consiste donc à se rapprocher autant que possible de la
consommation théorique et ainsi éviter les pertes énergétiques.
La figure 1 montre que pour le moment, 50% de l’énergie thermique dans la production
de produit céramique est utilisée pour sécher ([49]). Dans le Royaume Uni, l’utilisation
d’un procédé de “stiff pressing” a permis de diminuer ce taux à 30% ([9]).
o Une bonne circulation de l’air au travers des briques permet un meilleur séchage
([47]).
o La Figure 2 montre que le coût énergétique de séchage est un compromis entre le
coût de l’énergie de chauffe et celui de ventilation. Il existe cependant un optimum
qu’il faut rechercher.
o L’enfournement et la densité d’enfournement doit permettre à la majeure partie des
surfaces à être facilement au contact de l’air de séchage ([5]).
o Des cycles de séchage plus rapide permettent de diminuer la consommation
d’énergie ([5] [6] [41] [44]).
o Eviter d’augmenter l’humidité de l’air et favoriser une augmentation de la densité
d’enfournement pour augmenter l’humidité de l’enceinte ([9]).
o Rediriger le flux d’air peut améliorer considérablement le séchage et diminuer sa
durée ([9]).
o Des logiciels de simulation du procédé de séchage peuvent être utilisés pour
optimiser le séchage ([36]).
o Dans le cas d’un couplage entre le four et le séchoir, le niveau d’énergie du four
gouverne le niveau d’énergie que reçoit le séchoir (et pas la demande énergétique
du séchoir). De ce fait, une basse énergie utilisée par le séchoir cause une grande
perte énergétique au niveau du four ([36] [42]).
o Le système qui collecte l’air chaud de la sortie du four et l’envoi vers le séchoir doit
être bien isolé afin de diminuer les pertes thermiques ([47]).
o Les séchoirs les plus modernes peuvent diminuer la durée de séchage de 90%
(comparé aux séchoirs conventionnels) ([49]).
o Des supports modernes de séchoir peuvent permettre une meilleure circulation de
l’air (figure 5, [49]).
EIE/06/222/SI2.444565 CERAMIN – Tutorial about Energy Saving - 10.3.10 18
3.4 La cuisson
1. Isoler du four
“Un des meilleur moyen de sauver de l’énergie est de limiter les fuites”(”However
one of the best possibilities to save energy is still to eliminate leakages” Don
Denison, Denison Inc. [21]).
o Les roues des wagonnets devraient être en principe situées à l’extérieur du four
(“Wheel flanges of kiln car wheels should in principle be located on the outside” [2]).
o Les matériaux réfractaires constituant les wagonnets doivent être de bonne qualité
isolante et le plus léger possible, tout en étant adaptés aux chocs thermiques
existants au sein du four ([2] [3] [20]).
o De nouveaux supports réfractaires en SiC peuvent être utilisés afin de diminuer la
charge de réfractaires ([2]).
o La référence [2] présente une méthode de calcul afin de déterminer l’épaisseur
optimale des wagonnets en fonction de leur composition.
o Des suggestions afin d’éviter les pertes calorifiques dans le four sont présentées
dans les documents [2] et [33].
o De nouveaux designs de voute de four ont été développés afin de limiter les pertes
thermiques dues à leur dilatation différentielle entre les hautes températures et les
plus faibles ([2]).
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o Un four tunnel devrait être utilisé pour un type de produits et le cycle de cuisson
devrait être optimisé pour ce type. Lorsque plusieurs produits sont cuits dans le
même four tunnel, il est difficile d’optimiser la cuisson. Des petits fours tunnels
“shuttle kilns” peuvent être utilisés pour les produits spéciaux, ou une réduction de
la diversité des produits peut permettre une optimisation de la cuisson ([9]).
o Revaloriser des calories issues des fumées et des gaz émis ([18] [47]).
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4 Les Tuiles
o Des additifs de frittage comme des déchets de verre, des fumées de silice, les fibres
de verre ou minérale, ou des argiles grésantes, peuvent aussi aider à réduire la
température de frittage ou produire (séchage et cuisson) des produits plus légers
présentant des propriétés mécaniques similaires ([47], [29], [65] et [35]).
o Le besoin de plasticité, en particulier pour les briques modernes entraine
nécessairement l’utilisation d’une plus grande quantité d’eau. Une diminution d’eau
est possible par l’utilisation de meilleures argiles ou de plastifiants (additifs) qui
favorisent la plasticité de la masse. Ceci permet de réduire l’énergie consommé lors
du séchage ([47] [48] [21] [37]).
o Des additifs organiques spéciaux peuvent être ajoutés pour obtenir des effets de
surfaces de flammage et de structure. Ceux-ci contribuent au dégagement de gaz
lors de la cuisson qui n’améliore pas le rendement énergétique. Cependant, le
département marketing obtient la décision finale ([21]).
4.2 Le façonnage
o Un façonnage à sec ou avec une faible humidité peut permettre une économie
d’énergie au niveau du séchage, mais demandera une énergie supérieure au
niveau du façonnage et peut influer sur la qualité du produit. Un optimum existe
([21]).
4.3 Le séchage
Dans l’industrie céramique, le séchage consiste à évaporer l’eau physiquement lié (ou
eau colloïdale). Il est bien connu que l’eau est caractérisée par une capacité calorifique
élevée (4,2 kJ/kg K) et une très grande chaleur d’évaporation (2500 kJ/kg). Cette
énergie est nécessaire afin de chauffer, puis évaporer l’eau contenue dans la pâte
céramique. Ce qui est la cause directe d’une consommation énergétique élevée.
Le principal objectif consiste donc à se rapprocher autant que possible de la
consommation théorique et ainsi éviter les pertes énergétiques.
La figure 1 montre que pour le moment, 50% de l’énergie thermique dans la production
de produit céramique est utilisée pour sécher ([49]). Dans le Royaume Uni, l’utilisation
d’un procédé de “stiff pressing” a permis de diminuer ce taux à 30% ([9]).
Figure 7: MobilSystem by Rotho- System of channel setters for roofing tiles /49/
4.4 La cuisson
1. Isoler du four
“Un des meilleur moyen de sauver de l’énergie est de limiter les fuites”(”However
one of the best possibilities to save energy is still to eliminate leakages” Don
Denison, Denison Inc. [21]).
o Les roues des wagonnets devraient être en principe situées à l’extérieur du four
(“Wheel flanges of kiln car wheels should in principle be located on the outside” [2]).
o Les matériaux réfractaires constituant les wagonnets doivent être de bonne qualité
isolante et le plus léger possible, tout en étant adaptés aux chocs thermiques
existants au sein du four ([2] [3] [20]).
o De nouveaux supports réfractaires en SiC peuvent être utilisés afin de diminuer la
charge de réfractaires ([2]).
o La référence [2] présente une méthode de calcul afin de déterminer l’épaisseur
optimale des wagonnets en fonction de leur composition.
o La référence [14] décrit un four rouleau spécialement dessiné pour les tuiles de
terre cuite, avec des supports extra-légers et des temps de cuissons inférieur à 120
min et un SEC très bas.
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sintering temperature
o Le façonnage demande une certaine plasticité donnée par l’ajout d’eau. Diminuer la
quantité d’eau par un meilleur choix des argiles qui donne de la plasticité est un bon
moyen de diminuer le SEC lors du séchage ([37]).
o Le façonnage qui utilise le moins d’eau est le plus intéressant pour économiser de
l’énergie au niveau du séchage
Utiliser un procédé de pressage isostatique lorsque la forme du produit le
permet. Aujourd’hui il est possible de façonner des produits creux par ce
procédé.
Les presses isostatiques les plus modernes peuvent presser des produits à une
humidité de 2%.
Le séchage des moules devient inutile par ce procédé.
Le pressage isostatique nécessite de granuler une barbotine. Il est important de
bien défloculer la barbotine de départ afin d’utiliser le moins d’eau et ainsi
économiser de l’énergie lors de l’atomisation (cf. Section sur les carreaux).
o Utiliser une barbotine à haute densité afin de diminuer la quantité d’eau à évaporer
(ou diminuer le temps de formage en moule en plâtre + séchage moules).
o Un design sophistiqué peut permettre d’éviter aux pièces d’avoir des temps de
séchage ou de cuisson trop élevés.
o Des décors présentant des couleurs ayant une seule température de cuisson
peuvent permettre de diminuer l’énergie utilisée pour la cuisson de décors.
o Un nombre restreint de produits différents (forme + décors) peut permettre
d’optimiser le process de production et la consommation d’énergie.
o Utiliser des nouveau procédé de façonnage (flexi flat) qui utilisent plusieurs moules
qui ne nécessitent aucun séchage. ([66])
o Des brûleurs supplémentaires qui peuvent être coupés si nécéssaire peuvent être
employés dans la chaine d’émaillage. ([64])
EIE/06/222/SI2.444565 CERAMIN – Tutorial about Energy Saving - 10.3.10 31
SEC [kcal/kg]
Figure 10: SEC en fonction de la température de cuisson des produits sanitaires [Friedherz Becker,
Riedhammer GmbH 2007]
5.3 Le séchage
Dans l’industrie céramique, le séchage consiste à évaporer l’eau physiquement lié (ou
eau colloïdale). Il est bien connu que l’eau est caractérisée par une capacité calorifique
élevée (4,2 kJ/kg K) et une très grande chaleur d’évaporation (2500 kJ/kg). Cette
énergie est nécessaire afin de chauffer, puis évaporer l’eau contenue dans la pâte
céramique. Ce qui est la cause directe d’une consommation énergétique élevée.
o Les effets d’un faible séchage (ou d’un mauvais séchage) est visible seulement
après la cuisson (rebus); ce qui impacte directement le SEC ([58]).
5.4 La cuisson
1. Isoler du four
“Un des meilleur moyen de sauver de l’énergie est de limiter les fuites”(”However
one of the best possibilities to save energy is still to eliminate leakages” Don
Denison, Denison Inc. [21]).
o Les roues des wagonnets devraient être en principe situées à l’extérieur du four
(“Wheel flanges of kiln car wheels should in principle be located on the outside” [2]).
o Les matériaux réfractaires constituant les wagonnets doivent être de bonne qualité
isolante et le plus léger possible, tout en étant adaptés aux chocs thermiques
existants au sein du four ([2] [3] [20]).
o De nouveaux supports réfractaires en SiC peuvent être utilisés afin de diminuer la
charge de réfractaires ([2]).
o La référence [2] présente une méthode de calcul afin de déterminer l’épaisseur
optimale des wagonnets en fonction de leur composition.
EIE/06/222/SI2.444565 CERAMIN – Tutorial about Energy Saving - 10.3.10 34
o L’utilisation de nouveaux fours tunnel pour des cuissons rapides permet une
diminution de la consommation de gaz de 50% ([50]).
o Dans la zone principale de cuisson, une pression de 10-15 Pa est recommandée
([74]).
o Dans le cas de mono-cuisson, il n’y a pas de cuisson du biscuit. La figure 11 montre
l’énergie qui est alors économisée.
o Augmenter le contrôle de la cuisson avec l’utilisation de nouveaux brûleurs ou de
nouveau système de contrôle multizone ([33] [51] [34]).
o Les brûleurs jet sont plus efficaces que les brûleurs conventionnels ([74]).
o Les brûleurs jet (vitesse des gaz chauds > 100 m/s) sont recommandés dans les
zones de préchauffage jusqu’à 700°C. Au delà de cette température, les
mouvements de convection permettent naturellement l’homogénéité de la
température. Les fours peuvent être facilement modifiés avec ce type de brûleur
pour sauver de l’énergie. ([74])
o Des techniques déjà décrites dans la partie “séchage” peuvent aussi s’appliquer ici
([33] [34]).
o L’air de combustion peut être préchauffé afin de diminuer l’énergie de combustion
utilisée pour chauffer l’air ([40]).
o Réduire les pertes superflues en chauffant le four sur toute sa longueur ([33]).
o Essayer d’optimiser la courbe de cuisson sur un type de produit et limiter la diversité
des produits cuits dans le même four. L’utilisation de petits fours tunnels peut
permettre de travailler sur des petites séries supplémentaires ([9]).
o Améliorer les mouvements d’air au sein du four ([47]).
o Les supports réfractaires sont là encore très consommateur d’énergie. Des supports
moderne très léger et peu dense permettent d’optimiser le poids de ces supports
([48]).
o Les meilleurs supports pour les articles de tables sont “pas de support” (cf. Roller
kiln”)
o Les fours tunnels utilisés peuvent être optimisés par l’utilisation d’un préchauffage
d’air, ou si celui-ci est couplé avec le séchoir ([8] [27]).
EIE/06/222/SI2.444565 CERAMIN – Tutorial about Energy Saving - 10.3.10 35
6.2 Le Façonnage
o Le façonnage qui utilise le moins d’eau est le plus intéressant pour économiser de
l’énergie au niveau du séchage
o Le procédé de coulage sous pression évite le séchage des moules en plâtre et
permet d’obtenir un tesson à 2% d’humidité sans utilisation de séchoir. Il nécessite
tout de même l’utilisation d’énergie électrique.
o Augmenter la densité de la barbotine en utilisant des dispersants permet
d’augmenter la vitesse de prise et donc de diminuer l’énergie utilisée.
o Un design sophistiqué peut permettre d’éviter aux pièces d’avoir des temps de
séchage ou de cuisson trop élevés.
o Un nombre restreint de produits différents (forme + décors) peut permettre
d’optimiser le process de production et la consommation d’énergie.
EIE/06/222/SI2.444565 CERAMIN – Tutorial about Energy Saving - 10.3.10 36
6.3 Le séchage
Dans l’industrie céramique, le séchage consiste à évaporer l’eau physiquement liée (ou
eau colloïdale). Il est bien connu que l’eau est caractérisée par une capacité calorifique
élevée (4,2 kJ/kg K) et une très grande chaleur d’évaporation (2500 kJ/kg). Cette
énergie est nécessaire afin de chauffer, puis évaporer l’eau contenue dans la pâte
céramique. Ce qui est la cause directe d’une consommation énergétique élevée.
o Un moyen de réduire la consommation d’énergie au niveau du séchage est de
coupler le séchoir au four, et ainsi utiliser les calories perdues dans les fumées du
four ([7]).
o Aujourd’hui le couplage séchoir / four est très courant, cependant un travail des
deux outils en parallèle est important pour ne pas perdre de calories. Ce qui signifie
qu’il ne faudrait pas d’arrêt le week-end sur l’ensemble de la chaine de production
pour optimiser le rendement énergétique ([43]).
o Un autre moyen d’optimisation est d’ajouter un système de contrôle de
ventilation/chauffage dans l’enceinte de séchage afin de contrôler l’atmosphère de
séchage en fonction de la quantité d’eau à évaporer ([6]).
o L’utilisation de petites quantités d’air avec une haute température diminue la perte
énergétique due au réchauffement de cet air ([36] [45] [49]).
o La Figure 2 montre que le coût énergétique de séchage est un compromis entre le
coût de l’énergie de chauffe et celui de ventilation. Il existe cependant un optimum
qu’il faut rechercher.
o Pour les produits façonnés par coulage traditionnel, une augmentation des séchoirs
micro-onde, en combinaison avec les séchoirs traditionnels, peut permettre de
diminuer l’énergie consommée dans l’opération de séchage ([57] [61]).
o Des temps de séchage plus court permettent de diminuer la consommation
énergétique ([5] [6] [41] [44]).
o Eviter d’augmenter l’humidité de l’air et favoriser une augmentation de la densité
d’enfournement pour augmenter l’humidité de l’enceinte ([9]).
o Rediriger le flux d’air peut améliorer considérablement le séchage et diminuer sa
durée ([9]).
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6.4 Cuisson
Le Tableau 3 représente le SEC de 3 types de fours que l’on peut rencontrer dans le
secteur sanitaire. Le “roller kiln” présente une faible quantité massique de réfractaire, ce
qui fait de lui le four le moins gourmand en énergie.
1. Isoler du four
“Un des meilleur moyen de sauver de l’énergie est de limiter les fuites”(”However
one of the best possibilities to save energy is still to eliminate leakages” Don
Denison, Denison Inc. [21]).
o Les roues des wagonnets devraient être en principe situées à l’extérieur du four
(“Wheel flanges of kiln car wheels should in principle be located on the outside” [2]).
o Les matériaux réfractaires constituant les wagonnets doivent être de bonne qualité
isolante et le plus léger possible, tout en étant adaptés aux chocs thermiques
existants au sein du four ([2] [3] [20]).
o De nouveaux supports réfractaires en SiC peuvent être utilisés afin de diminuer la
charge de réfractaires ([2]).
o La référence [2] présente une méthode de calcul afin de déterminer l’épaisseur
optimale des wagonnets en fonction de leur composition.
EIE/06/222/SI2.444565 CERAMIN – Tutorial about Energy Saving - 10.3.10 39
7.2 L’atomisation
Dans l’industrie céramique, le séchage consiste à évaporer l’eau physiquement lié (ou
eau colloïdale). Il est bien connu que l’eau est caractérisée par une capacité calorifique
élevée (4,2 kJ/kg K) et une très grande chaleur d’évaporation (2500 kJ/kg). Cette
énergie est nécessaire afin de chauffer, puis évaporer l’eau contenue dans la pâte
céramique. Ce qui est la cause directe d’une consommation énergétique élevée et
spécialement pour le procédé d’atomisation où la quantité d’eau peut atteindre 50% de
la barbotine.
o Un des atomiseurs les plus économes en énergie est présenté sur la figure 12
(rendement énergétique de 90% environ). Ce type d’atomiseur présente la
particularité de cogénérer de la chaleur ([73]).
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Fuel
Air
gas turbine
Losses
waste gas
Spray dryer
Power generation
used heat
Figure 13: Recyclage des calories des fumées du four vers l’atomiseur (par SACMI) [73]
7.4 La cuisson
Le Tableau 3 représente le SEC de 3 types de fours que l’on peut rencontrer dans le
secteur sanitaire. Le “roller kiln” présente une faible quantité massique de réfractaire, ce
qui fait de lui le four le moins gourmand en énergie. La Figure 13 montre la diminution
du temps de cuisson qu’ont subi les carreaux au cours du 20ème siècle. Le
développement du four rouleau fut la cause de cette évolution qui a permis de réduire
considérablement le SEC.
1. Isoler du four
“Un des meilleur moyen de sauver de l’énergie est de limiter les fuites”(”However
one of the best possibilities to save energy is still to eliminate leakages” Don
Denison, Denison Inc. [21]).
8 Références
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Corporation of Lawrencville. ZI Ziegelindustrie International, 2004, 10, 22-26
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