Modèle Conceptuel du Réseau Intelligent
Modèle Conceptuel du Réseau Intelligent
18 T_Abandon
Term._Attempt_Authorized
12
8. Select_Facility &
13
Present_Call
T_Called_Party_Busy
14 9. T_Alerting
T_No_Answer
T_Answer
15
10. T_Active 17
T_Disconnect
T_Mid_Call 16
Pour créer des normes, les concepteurs du réseau intelligent ont imaginé un modèle dit "modèle conceptuel"
(Intelligent Network Conceptual Model INCM) destiné à représenter un ensemble de sujets devant être
normalisés. Il est décrit par la recommandation UIT-T Q.1201.
Le modèle conceptuel du RI n’est pas un modèle utilisable pour une réalisation d'équipement. Il est constitué
de quatre "plans" où chaque plan représente un type de sujet nécessitant d’être normalisé.
Plan Physique
PE2
P2 PEn
P1
PE1 FE1
FE2
Pn
Les plans 1 et 2 (plan service et plan fonctionnel global) ont une nature différente des plans 3 et 4 (plan
fonctionnel réparti et plan physique). Les plans 1 et 2 sont concernés par la définition des services :
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le plan des services (Service Plane) donne des règles à respecter lorsque l’on invente un service.
le plan fonctionnel global (Global Functional Plane) donne une méthode formelle de description non
ambigüe d’un service.
Les plans 3 et 4 sont concernés par la réalisation d’un environnement fonctionnel et matériel capable
d’exécuter tout type de service pourvu qu’il soit défini en conformité avec les méthodes spécifiées dans les
plans 1 et 2.
le plan fonctionnel réparti (Distributed Functional Plane) définit une architecture fonctionnelle
d’exécution de service, c'est-à-dire des fonctions logicielles constituant un environnement d’exécution de
tout type de service défini en conformité avec les méthodes spécifiées dans les plans 1 et 2.
le plan physique (Physical Plane) indique comment répartir les fonctions du plan fonctionnel réparti dans
des machines physiques. Nous verrons que plusieurs scénarios peuvent être mis en œuvre à ce point de
vue
La normalisation ITU-T a prévu différentes étapes pour la spécification du réseau intelligent, appelées
"ensembles de capacités" (capability sets ou CS).
La norme de l’INCS1 (Intelligent Network Capability Set 1) est publiée en 1992. L’INCS1 est en réalité la
seule norme du réseau intelligent qui se trouve entièrement implémentée par les industriels.
Il avait été prévu qu’un nouvel ensemble de capacités serait publié tous les 2 ans. A ce rythme nous devrions
en être, à l’écriture de ces lignes, au CS7 ! En fait les normes du CS2 ont finalement été publiées en 1998 et ne
seront sans doute jamais implémentées dans la totalité des fonctions prévues. Il existe aujourd’hui des normes
INCS3 et INCS4, très peu différentes des normes INCS2 et qui ne font pas l’objet d’implémentation industrielles.
Le CS1 (capability set 1) regroupe l'ensemble des fonctionnalités de la première étape : Il précise la structure
précise des quatre plans fondamentaux du réseau intelligent avec en particulier :
les types de services à mettre en oeuvre (services de type « A »)
les différentes entités de chacun des plans du modèle.
les protocoles de communication entre les entités fonctionnelles.
Les normes UIT-T du réseau sont référencées selon la nomenclature Q.12XY avec les valeurs de X et Y
indiquée par le tableau de la figure 8 :
X Y
00 Général
10 CS1 1 - Principes, Introduction
20 CS2 2 – Plan Service (pas très défini pour CS1)
30 CS3 3 – Plan fonctionnel global
40 CS4 4 – Plan fonctionnel réparti
50 CS5 5 – Plan Physique
60 CS6 6 – réservé pour utilisation future
70 CS7 7 - réservé pour utilisation future
80 CS8 8 – Spécifications d’interface
90 Vocabulaire 9 – Guides utilisateurs du réseau intelligent
Avec cette nomenclature, il est très facile de déterminer le numéro de la norme applicable à une
problématique de réseau intelligent. Par exemple la norme du plan fonctionnel réparti de L’IN CS2 est
référencée Q1224 (X=2 pour CS2 ; Y=4 pour plan fonctionnel réparti)
Nous recommandons la lecture des guides utilisateurs. Par exemple le document Q1219 (Guide utilisateur de
INCS1) est un excellent document explicatif des méthodes du réseau intelligent.
Aujourd’hui, bien que ces normes soient toujours la référence pour le réseau intelligent, ce sont maintenant
les normes ETSI qui font autorité, au niveau mondial, en matière de Réseau intelligent. Les normes ETSI sont
essentiellement des reprises des normes UIT avec quelques modifications mineures, surtout au niveau du
protocole de signalisation INAP. C’est ainsi que la norme ETS 300 374-1 (Sept 1994) définit INAP pour le CS-1
auquel on se réfère souvent sous le nom de "ETSICORE INAP". Cette norme spécifie les interactions entre la
SSF, la SCF et la SRF. Initialement les interactions avec la SDF n’y sont pas définies. Elle comporte quelques
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simplifications par rapport à la norme UIT-T Q.1214 (plusieurs opérations sont remplacées par InitialDP et
EventReportBCSM).
Le problème auquel s’adresse la spécification Q1212 du plan service est la description des services tels qu'ils
peuvent être vus par un usager du service (Réseau privé virtuel, Numéro vert, télécommunications universelles
personnelles, etc.). Cette vue ne contient aucune information concernant la mise en œuvre des services dans le
réseau. Les services offerts par le RI sont décrits à l'utilisateur comme une composition de services plus
élémentaires appelés "fonctionnalités de services" (Services Features). Les fonctionnalités de services peuvent
être, par exemple, la mise en attente des appels, les annonces personnalisées, etc.
La normalisation définit deux types de services, ceux de type « A » et ceux de type « B ». Les services de
type « A » sont définis par la formule : "single ended, single point of Control, single medium". "Single ended"
signifie qu'ils ne font intervenir qu’une seule patte dans un seul modèle d’appel des différents modèles d’appels
mis en œuvre dans la communication (voir figure 4). "Single point of control" signifie que ces services ne font
intervenir qu’une seule plate forme de service. "Single medium" signifie que la communication n’est pas
multimédia. Nous dirions aujourd’hui qu'un service de type A n’agit que sur une session ne mettant en œuvre
qu’un seul media.
La liste des fonctionnalités de service définie par IN CS1 est donnée par le tableau de la figure :
En se basant sur ces fonctionnalités de service, la norme du plan service donne une liste de services
réalisables selon la technologie INCS1. Le but n’est naturellement pas d’imposer une liste fermée de services en
disant : voila les services de l’INCS1, mais de donn er des exemples de ce qui peut être réalisé avec la
technologie, étant entendu que d’autres peuvent concevoir des services originaux à condition de suivre les
mêmes règles.
La liste de services ainsi définis est indiquée par le tableau de la figure 10
AAB Automatic Alternative DCR Destination Call Routing SPL Split Charging
Billing
ABD Abbreviated Dialling ou FMD Follow-Me-Diversion VOT Televoting
Numérotation Abrégée
ACC Account Card Calling FPH Freephone ou Numéro Vert TCS Terminating Call Screening
CCC Credit Card Calling ou appel MAS Mass Calling UDR User Defined Routing
par carte de crédit
CF Call Forwarding ou Transfert MCI Malicious Call Identification UAN Universal Access Number
d'appel
CCBS Completion of Call to Busy PRM Premium Rate UPT Universal Personnal
Suscriber Telecommunication
CON Conference Calling SEC Security Screening VPN Virtual Private Network ou
Réseau Privé Virtuel
CRD Call Rerouting Distribution SCF Selective Call Forward on
busy / not answer
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Parmi ces services beaucoup sont très anciens et ne servent que d’exemples pour montrer que la nouvelle
technologie peut également les prendre en compte. Parmi ces services anciens qui existaient déjà dans le réseau
téléphonique nous pouvons citer ABD Numérotation Abrégée, CF Transfert d'appel, CON Conférence, MCI
Identification des appels malveillants.
Par contre de nouveaux services extrêmement innovants apparaissent :
FPH Libre appel ou Numéro Vert (numéros 800). Pour ces appels la facturation est à la charge de l'abonné
demandé. Nous avons déjà dit qu’il s’agit de LA killer application des réseaux intelligents en Amérique.
SEC Security Screening également très utilisé en Amérique par les professions sensibles (avocats, juristes,
médecins) qui souhaitent que les personnes qui les appellent donne un code.
VPN Réseau Privé Virtuel qui constitue une offre majeure des opérateurs pour les entreprises. Les abonnés
de ce service, qui peuvent être raccordés sur des commutateurs publics différents et même appartenant à des
opérateurs différents, communiquent entre eux avec une numérotation abrégée et bénéficient des mêmes facilités
que s'ils étaient raccordés derrière un même PABX. Ce service est une extension de la facilité « CO-Centrex » à
des abonnés répartis sur plusieurs commutateurs publics.
CCC Appel par carte de crédit. Ce service permet d'appeler depuis n'importe quelle ligne en mettant la
facturation à la charge du propriétaire de la carte
UPT La télécommunication personnelle universelle. Ce service dé-corrèle complètement le numéro d'abonné
du poste de téléphone utilisé. Comme pour l'appel à carte de crédit l'abonné au service UPT peut appeler de
n'importe quel poste, mais il peut aussi recevoir ses appels sur n'importe quel poste à condition de s'être déclaré
utilisateur de ce poste par un appel particulier
Le plan service indique la ligne à suivre pour concevoir un service. Le plan fonctionnel global donne une
méthode formelle pour décrire le service de manière non ambigüe. Selon cette méthode le service est décrit par
un enchaînement logique d’éléments de description (ou composants) formels réutilisables (éléments de
description indépendants du service) appelés Service Independent Building Blocks SIB. Par exemple le schéma
de la figure 11 décrit le fonctionnement du service AAB (Automatic Alternative Billing).
MATCH
Translate Charge
2 3 4 7 8 Traitement substitutif
User Verify Screen NO MATCH
Interaction
5 GSL
User
Interaction
1 6 9
Appel normal
POI
POI Basic Call Process POR POR
Address Clear Call Proceed
Analysed with New Data
Sur ce schéma nous voyons que l’appel normal s’appelle le BCP (Basic Call Process) et que le service réseau
intelligent ou traitement substitutif démarre à un point de débranchement de l’appel normal appelé Point Of
Initialization POI et qu’il est décrit comme une suite de SIB. Il y a un ou plusieurs points de retour possibles vers
l’appel normal appelés Points Of Return POR. La suite de SIB obéit à la Logique Globale de Service (Global
Service Logic GSL).
Un SIB n’est pas un programme, c’est une description formelle d’activités agissant sur des données. Les SIB
définissent une activité complète avec un point de départ logique et un ou plusieurs points d'arrivées logiques.
10
Les SIB sont définis d'une manière totalement indépendante de toute architecture spécifique du plan fonctionnel
réparti ou du plan physique. Les SIB doivent théoriquement être réutilisables d’un service à l’autre et permettre
de décrire tout service ou toute fonctionnalité de service.
Un schéma générique d'un module SIB est représenté sur la figure 12. Ce schéma montre que les SIB
utilisent deux types de données :
les données d'instance d'appel (CID=Call Instance Data), données de contrôle spécifiques de l’instance
d’appel et effacées à la fin de l’appel, qui sont fournies au SIB par le traitement d'appel (numéro
d'identification d'appel, état des ressources disponibles, etc.)
les paramètres statiques de paramétrage (gestion) du service valable pour tous les appels. Ces paramètres de
gestion sont appelés "données de support de service" (SSD=Service Support Data).
SSD
CID FP (Service Support Data)
(CID Field Pointer)
Début Fin 1
SIB Fin 2
Fin f
11
3.5. Le plan fonctionnel réparti Q1214
SMAF
gestion
SMF
signalisation
SCEF
media
SCF SDF
SRF
SSF SSF
CCAF CCF CCF CCF CCAF
L’architecture fonctionnelle d’exécution de service du réseau intelligent est indiquée sur la figure 13. Dans ce
diagramme, on trouve deux types d'entités fonctionnelles : celles qui sont relatives à l'exécution des services et
celles relatives à la création et la gestion des services. Les fonctions relatives à l'exécution des services sont les
suivantes :
la Call Control Agent Function (CCAF) représente le traitement d’appel d’un PABX RNIS qui traite la
signalisation avec la CCF et qui assure une exploitation de type PABX à l’utilisateur.
la fonction de contrôle d'appel (CCF pour Call Control function). Il s'agit du logiciel de traitement d'appel
des commutateurs.
la fonction de commutation de service (SSF pour Service Switching Function) est la fonction qui détecte que
les critères de débranchement vers un service substitutif sont vérifiés. Cette entité assure l'ensemble des
fonctions nécessaires à l'interaction avec les entités CCF et SCF en particulier la détection des points de
déclenchement du service (d'appels à la SCF) et l'interprétation des commandes de la SCF
la fonction de commande de service (SCF pour Service Control Function) réalise le traitement d'appel
substitutif pour les demandes de services RI. Elle dispose de la logique et de la capacité nécessaires au
traitement des services RI.
12
la fonction données de service (SDF pour Service Data Function) regroupe les données utilisateurs et réseau
auxquelles la SCF doit accéder en temps réel pour l'exécution d'un service RI.
la fonction ressource spécialisée (SRF pour Service Resource Function) est la fonction de contrôle des
ressources spécialisées (essentiellement des serveurs vocaux) nécessaires à l'exécution des services assurés
par le RI (réception de chiffres, passerelles,...).
Les fonctions relatives à la gestion / création des services sont les suivantes :
la fonction gestion de services (SMF pour Service Management Function) permet l'installation puis
l’exploitation et la surveillance de services RI
la fonction agent d'accès de service (SMAF pour Service Management Access Function) assure l'interface
entre le personnel chargé de la gestion de services et l'entité SMF
la fonction environnement de création de services (SCEF pour Service Creation Environment Function)
permet de définir, créer et tester des services assurés par le RI puis de les transférer dans l'entité SMF
Il y a 29 opérations ETSI Core INAP :dont nous donnons maintenant la liste et une brève description. Cette
liste est très intéressante parce qu’au fond, c’est la liste des 29 choses qu’un commutateur sait faire. En
comparaison, un routeur du réseau internet, machine strictement stateless, ne sait rien faire de tout cela et par
conséquent l’internet ne peut pas être un réseau intelligent ! La norme les classe par ordre alphabétique, nous
préférons ici les classer par types de fonctionnalités
Débranchement du service normal et retour au service normalInitial DP procedure. C’est l’opération qui
déclenche tout! Cette opération est envoyée par la SSF lorsque les critères d’armement sont vérifiés et qu’il
faut donc faire appel à une SCF pour recevoir les instructions nécessaires à l’exécution du service substitutif.
2) Continue procedure. C’est l’opération qui normalement termine le service! Elle demande à la SSF de
reprendre le traitement d’appel normal au point de l’appel où elle avait auparavant suspendu ce traitement
pour attendre des instructions de la SCF. Le traitement d’appel reprend alors son cours normal sans autres
substitutions de données ou d’actions de la part de la SCF.
3) Cancel procedure. Cette opération permet d’annuler une demande de service à une SCF
Demandes de supervisions d?événements et notifications d?occurrence de ces écénements
4) RequestReportBCSMEvent. La SCF demande à la SSF de superviser le passage par un DP déterminé. Ce
passage constituera un événement.
5) Event Report BCSM procedure. Lorsque le traitement d’appel passé par un DP indiquant un événement
dont la supervision a été demandée par une opération RequestReportBCSMEvent la SSF transmet la
notification de l’événement à la SSF. L’opération RequestReportBCSMEvent peut demander la supervision
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de plus d’un événement. Chaque événement détecté produira une notification séparée sous forme d’un
EventReportBCSM pour chacun d’eux.
Contrôle de service
24) Activity Test procedure. Opération utilisée par une SSF pour verifier que sa relation avec une SSF donnée
est bien toujours active
25) Activate Service Filtering procedure. La SCF donne des instructions à la SSF pour traiter certains appels
d’une manière spécifique sans plus d’instructions de la part de la SCF.
Service Filtering Response procedure. Dans le cas où un filtrage de service a été demandé par la SCF,
cette opération permet de renvoyer le contenu de compteurs spécifiés dans la demande de filtrage à la
[Link] Request Instructions procedure. Une SCF qui se rend compte qu’il n’y a pas de serveurs
vocaux (resources spéciales) joignables directement depuis le commutateur d’initialisation du service
redirige l’appel (par une opération Establish temporary connection) vers un autre commutateur duquel on
peut se connecter au serveur vocal. La SSF de cet autre commutateur (Assist SSF) demande des instructions
à la SCF avec l’opération Assist Request Instructions procedure.
28) Reset Timer procedure. Il existe une temporisation dans la SSF pour limiter la durée d’une instance de
service. Par cette opération, la SCF peut relancer la temporisation si elle s’aperçoit qu’elle risque de
déclencher.
29) Call Gap procedure. Cette operation institue un contrôle de flux entre la SCF et la SCF : la SCF demande à
la SSF de diminuer le taux de demandes de service par unité de temps.
3.6. Le plan physique Q1215
14
Le plan physique du modèle conceptuel du réseau intelligent décrit des scénarios pour implanter les
différentes entités fonctionnelles du plan fonctionnel réparti dans des machines physiques. Le plan physique
correspond donc à l'architecture matérielle d'un réseau structuré en RI. La norme impose de respecter les règles
suivantes :
la même entité physique (machine) peut inclure plusieurs fonctions (entités fonctionnelles)
une entité fonctionnelle ne peut pas être répartie dans plusieurs machines
il est possible d’inclure une même fonction dans des machines de types différents
Le scénario le plus simple, très souvent retenu, consiste à faire correspondre une machine à une fonction.
Dans ce cas la machine est identifié par le même nom que la fonction qu’elle embarque en remplaçant la lettre F
(Fonction) par la lettre P (Point). Il y a une exception notable à cette règle pour la machine embarquant la SRF
(en général un serveur vocal). Il est convenu d’appeler cette machine un "IP" (Intelligent Peripheral). La figure
14 décrit ce scénario.
SMAP SMP
gestion
signalisation
SMAF SMF
médias
IP
SRF SSF
SSF
CCF CCF
SSP SSP
Nous indiquons les diverses entités physiques PE (machines) que nous obtenons dans le cas de ce scénario.
Le Commutateur d'Accès au Service (SSP pour Service switching Point) est l'un des commutateurs du réseau
téléphonique, vers lequel l'appel de type RI est acheminé. En général les SSP sont des centres de transit. On peut
penser qu'à terme une majorité des commutateurs du réseau seront des SSP.
Le Point de Contrôle de Service (Service Control Point ou SCP) contient les programmes qui exécutent la
logique du service réseau intelligent. Typiquement, un SCP est composé d'une SCF et éventuellement d'une SDF.
Le SCP est connecté aux SSP via le réseau sémaphore et le protocole de signalisation INAP et peut aussi être
connecté à des IP
Le Point de Données de Service (Service Data Point ou SDP) contient les données utilisées par les
programmes de logique de service pour assurer les services. Typiquement, un SDP contient une SDF et
communique avec des SCP, SMP voire d'autre SDP,
Le périphérique intelligent (Intelligent Peripheral ou IP) contient des ressources matérielles spéciales
nécessaires aux services. Ce sont souvent des Organes Serveurs Vocaux OSV qui permettent d'envoyer des
indications vocales aux usagers d'un service. Typiquement, un IP est composé d'une SRF et est relié à un SSP.
Un IP peut par exemple être un générateur de tonalité, ou une passerelle d'audioconférence.
Le point de gestion de service (Service Management Point ou SMP) effectue les commandes de gestion, c’est
à dire de création de paramétrage, d’exploitation et de supervision des services. Typiquement un SMP contient
une SMF et éventuellement une SMAF. Il peut accéder à toutes les autres entités physiques,
Le point d'accès à la gestion de service (Service Management Access Point ou SMAP) permet aux
concepteurs ou aux exploitants de services d'accéder au SMP.
15
Le point d'environnement de création de service (Service Creation Environment Point ou SCEP) sert à définir,
élaborer, valider les services RI et à les introduire via le SMP dans les autres machines.
Le scénario que nous venons de décrire est le plus simple. Il existe d’autres scénarios de positionnement des
entités fonctionnelles d’exécution de service dans des machines. Lorsqu’un service obtient un grand succès il
faut équiper dans le réseau de nombreuses plates-formes. Quand on en vient à mettre pratiquement une plate-
forme par commutateur le recours au réseau sémaphore n’est plus nécessaire. Un simple réseau local à haut débit
permet de relier la plate-forme de service au commutateur comme indiqué sur la figure 15. Cette plate-forme de
service locale, qui contient la SCF et la SDF est appelée Adjunct (AD).
SDF AD SDF AD
SCF SCF
SSF SSF
CCF CCF
SSP SSP
Dans le scénario le plus simple ou dans le scénario avec des adjuncts, les appels ne sont jamais routés vers les
plate-formes de services. Ces plates-formes n’interviennent qu’au niveau de la signalisation. Il existe un autre
scénario où l’on décide de réorienter tous les appels qui invoquent un service donné vers un commutateur
spécialisé, qui embarque la fonction de contrôle de service SCF et la SDF dans la propre unité de contrôle du
commutateur. Ce commutateur spécialisé que l’on appelle un Service Node (SN) peut aussi contenir dans son
équipement une SRF. Tous les échanges avec un SN se font donc par l’intermédiaire de circuits du plan
utilisateur.
SDF
SN SCF SRF
SSF
CCF
SSF SSF
CCF CCF
SSP SSP
Enfin nous pouvons trouver des commutateurs privés PABX ou publics disposant pour un groupe d’abonnés
d’une exploitation privée (CO Centrex) qui embarquent la totalité des fonctions : CCAF, CCF, SSF, SCF, SDF,
SRF. Ces commutateurs tout à fait particuliers s’appellent des "Service Switching and Control Points SSCP".
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SDF
SCF SRF
SSF SSF
CCAFF CCF CCF
SSCP SSP
succès
Traduction Taxation succès
erreur erreur
La figure 18 donne la description du service dans le plan fonctionnel global. Les SIB utilisées sont la SIB
traduction (pour traduire le numéro en un numéro routable) et la SIB Taxation (chargé de la tarification de
l'appel).
La SIB traduction : Elle reçoit en CID (Call Instance Data) le numéro de l'appelant et le numéro de l'appelé
0800 PQMCDU (il n'a pas de signification routable). En SSD (Service Support Data), elle reçoit des
données à caractère permanent pour ce service, il s'agit ici de la correspondance 0800 PQMCDU numéro
routable.
La SIB Taxation : Elle reçoit en CID des consignes pour savoir qui s’occupe de la tarification. Cela peut être
le commutateur lui même ou éventuellement la SCF, selon les types d’équipements en place. D’autre part, la
SIB reçoit en SSD le tarif à appliquer et le numéro de l’abonné.
La figure 19 indique les premières étapes pour l’invocation du service : Le traitement d’appel natif du
commutateur se déroule en passant par les PIC de l’OBCSM et du TBCSM. Les services libres appels sont
caractérisés par une numérotation 0800 PQMCDU. La patte de contrôle du service est la patte demandeuse, et
c’est l’OBCSM qui est concerné par le service Libre Appel. La gestion du service a armé le DP3 "Analysed
Information" pour le critère "préfixe = 0800". A l’arrivée dans ce DP, le traitement d ’appel CCF envoie un
trigger request à la SSF et se suspend en attendant la réponse. La SSF, constatant que le critère "préfixe = 0800"
est satisfait, émet la commande "Initial DP" vers la SCF. Cette commande comporte comme paramètre la clé du
service c’est à dire l’indicateur du service libre appel "0800 "
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CCF SSF SCF
OBCSM Critères de déclenchement
DP3
Analysed_Information
Type de déclencheur DP3,
VerticalServiceCode VerticalServiceCode
Critère:0800XXXXXX 0800XXXXXX
La SCF démarre la logique de service et les étapes sont maintenant indiquées sur la figure 20. Il faut tout
d’abord solliciter la base de donnée pour assurer la traduction du numéro 0800 PQMCDU non routable en un
numéro physique vers lequel l’appel sera routé par la suite. La SCF interroge donc la base de donnée SDF qui
renvoie un numéro routable dans le réseau téléphonique et un numéro d’imputation pour la facturation de l’appel.
La SCF met en place la facturation à la charge du numéro demandé en envoyant la commande INAP Send
Charging Info à la SSF puis demande à la SCF de continuer l’appel vers le numéro demandé avec la commande
Connect. Un trigger notification parvient au CCF en réponse au premier trigger request. Le CCF est alors
capable d’acheminer l’appel
Initial DP
Seach (File,called)
SIB
Translate
Search result
PIC 3
En même temps que l’envoi du connect dans la traduction du numéro, la SCF peut envoyer un request report
BCSM Event (DP Answer et DP Disconnect) pour mettre en place la supervision de la réponse du demandé et de
la libération, dans le cas où la taxation est effectuée par la SCF
18