Fiabilité des systèmes électromécaniques
Fiabilité des systèmes électromécaniques
THEME
ABDENACEUR BELOUADEH
Remerciements
En premier lieu, nous tenons à remercier Dieu, notre
Créateur pour nous avoir donné la force pour accomplir ce
Travail.
Il est également très agréable de remercier tous des étudiants qui ont
Contribué à ce travail et me soutien constante
chapitre I :
TableauI.1 : Les ressources nécessaires pour chaque niveau de maintenance 9
chapitre IV :
Tableau IV.1 L’historique des pannes de la machine Aléseuse Fraiseuse. 46
Tableau IV.2 Calculde la fonction de répartition 49
Tableau IV.3 les paramètres de calcul de fiabilité. 50
Tableau IV.4 Estimation de la fiabilité et la fonction de répartition. 52
Tableau IV.5 Calculs de la fiabilité, du temps de défaillance et de la densité de probabilité. 54
Tableau IV.6 le calcul de la maintenabilité. 58
Glossaire
Glossaire
Di : Disponibilité intrinsèque.
Β : paramètre de forme.
Γ : Paramètre de position.
a et b : nombre réel.
Introduction Générale
La maintenance joue un rôle très important dans le domaine industriel, à partir leur influence sur le
niveau de la sureté de fonctionnement des systèmes électromécaniques. Le niveau de la sureté de
fonctionnement peut améliorer par l’optimisation d’un ensemble des paramètres tel que la fiabilité, la
maintenabilité, la disponibilité et la sécurité.
Au sens de dépannage d’un système électromécanique, toujours, il existe des activités de maintenance.
Mais ces activités étaient au départ peu ou pas formalisées : elles n’étaient pas nécessairement assurées
par du personnel spécialisé, ni encadrées par des méthodes spécifiques. De plus, elles consistaient à
réparer un équipement une fois que celui-ci était défaillant, mais n’intégraient que peu la notion de
“préventif ”, c’est-à-dire des interventions visant à prévenir la panne.
La notion formalisée de “maintenance” est relativement récente. Elle est apparue avec l’automatisation
des systèmes de production, les enjeux économiques et indus- triels croissants, les réglementations
strictes pour la protection de l’individu et de l’environnement.
La fonction de maintenance ne peut se réduire à la seule activité d’entretenir un parc de machine mais
a vocation à intervenir dans tout le cycle de l’exploitation du système (choix et conception du
matériel, mise en service, détermination des plans de maintenance, organisation et logistique des
activités de maintenance, suivi de l’évolution du système, etc.).[1]
Notre travail est basé sur le choix d’une machine importante dans l’entreprise MEI (la machine
Aléseuse Fraiseuse) et l’amélioration de la fiabilité de cette machine par une proposition d’un
ensemble des solutions concernant les éléments le plus tombe en panne et par suggestion d’un plan
préventif basé sur les opérations de la maintenance préventive systématique. Pour atteindre ces
objectifs, on segmente notre travail en quatre chapitres.
Le premier chapitre présente une mise en valeur de la maintenance comme impérative nécessaire à une
meilleure garantie de la disponibilité des équipements toujours en faveur d’un meilleur rendement de
la production et de l’économie. Quelques définitions concernant la maintenance corrective et la
maintenance préventive.
Le quatrième chapitre est la partie spéciale de notre mémoire où on va calculer puis améliorer la
fiabilité de la machine choisie par une proposition des solutions de défaillances et par une suggestion
d’un plan préventif.
1
CHAPITRE I.
LA FONCTION DE MAINTENANCE
Chapitre I : La fonction de maintenance
[Link]
A la fin des années 70, l’entretien était souvent le parent pauvre des services de l’entreprise. Les
dirigeants le considéraient uniquement comme un poste de dépenses et ne pensaient qu’à réduire ses
coûts.
L’entretien se contentait d’intervenir sur un système défaillant pour relancer la production et effectuait
les opérations courantes préconisées par le constructeur. Il n’y avait donc pas de prise en compte des
caractéristiques spécifiques et des conditions de fonctionnement (cadence, ancienneté, température
ambiante, etc.) des matériels. On pouvait donc être conduit à effectuer (sans évaluation à priori ou à
posteriori) trop ou pas assez d’entretien.
Les choses ont évoluée : la part du coût machine dans le coût de production ne cesse d’augmenter aux
dépends de celui de la main-d’œuvre. Ceci est dû à l’automatisation presque systématique des
procédés, et à leurs coûts croissant.
Dans ces conditions, la fonction maintenance est devenue stratégique. Entretenir, c’est subir alors que
maintenir, c’est prévoir et anticiper.
Les coûts directs de maintenance sont devenus secondaires voire négligeables par rapport aux coûts
indirects (non production, conséquences de la panne). [1][2]
[Link] maintenance
On définit la maintenance selon des normes telle que :
•La norme AFNOR X60-010 qui définit la maintenance par l'ensemble des actions permettant de
maintenir ou de rétablir un bien dans un état spécifié ou en mesure d'assurer un service déterminé . Au
sens strict du terme, la maintenance agit sur les biens et considère l'ensemble des opérations d'entretien
destinées à accroitre la fiabilité ou pallier des défaillances [1].
• La norme AFNOR NF EN 13306 offre une vision plus précise de la maintenance en indiquant que la
maintenance intègre l’ensemble des activités techniques, administratives ou de management qui ont
pour but de "maintenir ou de rétablir un équipement dans un état ou des conditions données de sûreté
de fonctionnement pour accomplir une fonction requise
Généralement, elle fait partie d'un ensemble d'actions effectuées pour que l'entreprise Plus puisse
prospérer. En effet, les installations industrielles sont perturbées, tout au long de leur exploitation, par
des dysfonctionnements qui affectent les couts de production, la qualité des produits et des services, la
disponibilité, la sureté, la sécurité des personnes... [3]
3
Chapitre I : La fonction de maintenance
•Selon la norme française NF EN 13306 X 60-319, la maintenance peut-être définie par:" l'ensemblede
toutes les actions techniques, administratives et de management durant le cycle de vie d'un bien,
destinées à le maintenir ou à le rétablir dans un état dans lequel il peut accomplir la fonction requise''.
• Prévisions à long terme : elles concernent les investissements lourds ou les travaux durables. Ce
sont des prévisions qui sont le plus souvent dictées par la politique globale de l’entreprise.
•Prévisions à moyen terme :la maintenance doit se faire la plus discrète possible dans le planning de
charge de la production. Il lui est donc nécessaire d’anticiper, autant que faire se peut, ses interventions
en fonction des programmes de production. La production doit elle aussi prendre en compte les
impératifs de suivi des matériels.
•Prévisions à courts termes : elles peuvent être de l’ordre de la semaine, de la journée, voire de
quelques heures. Même dans ce cas, avec le souci de perturber le moins possible la production, les
interventions devront elles aussi avoir subi un minimum de préparation. [1]
4
Chapitre I : La fonction de maintenance
La maintenance corrective
La maintenance préventive
Palliative (dépannage)qui basé sur l’opération de dépannage, parce que la défaillance est partielle.
Curative (réparation)qui basé sur l’opération de réparation parce que la défaillance est totale
Selon la norme AFNOR X-60-010, on définit la maintenance systématique comme étant une
maintenance préventive effectuée suivant un échéancier établi, suivant le temps ou le nombre d’unité
d’usage.
Selon la norme AFNOR X-60-010, on définit la maintenance conditionnelle comme étant une
maintenance préventive subordonnée à un type d’événement prédéterminé révélateur de l’état du bien
[1] etla maintenance préventive conditionnelle se caractérise par la mise en évidence de la partie
faible de l’équipement.
5
Chapitre I : La fonction de maintenance
Il est une action exécutée pour permettre à un bien défaillant d’accomplir sa fonction requise pendant
une durée limitée jusqu’à ce que la réparation soit exécutée.
• Réparation
Elle est une action exécutée pour rétablir la fonction requise d’un bien en panne. L’application de la
réparation peut être décidée soit immédiatement à la suite d’un incident ou d’une défaillance, soit après
un dépannage, soit après une visite de maintenance préventive conditionnelle ou systématique.
• Révisions
Ensemble des actions et examens de contrôle et d'intervention effectuée en vue d’assurer le bien contre
toute défaillance majeure ou critique, pendant un temps ou pour nombre d'unités d'usage donnée.
6
Chapitre I : La fonction de maintenance
• Inspection
• Contrôle
Il correspond à des vérifications de conformité par rapport à des données prédéterminées suivies d’un
jugement. Le contrôle peut comporter une activité d’information, inclure une décision, acceptation,
rejet……
• Visite
C’est l’opération de surveillance de maintenance préventive systématique qui s’opère selon une
périodicité prédéterminée. Ces interventions correspondent à une liste d’organes et un immobilisation
Du matériel. [6].
Les opérations à réaliser sont classées, selon leur complexité, en cinq niveaux. Les niveaux prix en
considération sont ceux de la norme NF X-60-010.
Actions simples nécessaires à l’exploitation et réalisées sur des éléments facilement accessibles en
toute sécurité à l’aide d’équipement de soutien intégré au bien. Ce type d’opération peut être effectué
par l’utilisateur du bien avec, le cas échéant, les équipements de soutien intégrés au bien et à l’aide des
instructions d’utilisation.
7
Chapitre I : La fonction de maintenance
par un technicien qualifié, à l’aide de procédures détaillées et des équipements de soutien prévus dans
les instructions de maintenance
Ces niveaux de maintenance font référence à la complexité des tâches à effectuer et aux ressources
humaines et matérielles nécessaires à la réalisation de chacune des tâches. Cette spécification est
détaillée dans le tableau 1. Le système de maintenance ainsi situé permet de préciser, de limiter et de
dégager les responsabilités et les attentes envers ce système. Cependant, ceci constitue une condition
nécessaire mais malheureusement non suffisante pour réussir l'implantation d'un système de
maintenance dans une entreprise. [7]
8
Chapitre I : La fonction de maintenance
Tableau l.1 Les ressources nécessaires pour chaque niveau de maintenance [3]
Généralement, la maintenance est joue un rôle très important dans le domaine industriel à cause leurs
intérêts tel que:
•Eviter les périodes de dysfonctionnement avantpanne, ainsi que les dégâts éventuelsprovoqués par
une panne intempestive.
9
Chapitre I : La fonction de maintenance
10
Chapitre I : La fonction de maintenance
Des taches de maintenance préventive systématique : des remplacements de tout ou partie d'un
matériel effectues a dates fixes, des observations de l'état du matériel (contrôles, inspections, tests, ...),
des taches de maintenance préventive conditionnelle : des taches de remises en état
entrainées par la détection d’une éventuelle de gradation,
des taches de maintenance corrective : des taches de remise en état effectuées suite à la
défaillance du matériel.
Les taches de remise en état préventives systématiques et correctives sont relativement simples à
décrire puisque leur processus de décision dépend soit d’une Périodicité donnée soit de l’apparition
11
Chapitre I : La fonction de maintenance
d’un mode de défaillance. On peut dans ce cas se référer aux modèles de maintenance élémentaires,
parmi lesquels :
En revanche, les taches de maintenance préventive conditionnelle sont basées sur L’observation de
l’état de dégradation du matériel. Il faut donc représenter les phénomènes qui peuvent être à l’origine
des décisions de remise en état, à savoir:
• le mécanisme de dégradation lui-même, comme dans la majorité des modèles de maintenance
conditionnelle en général, [9]
I.13. Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons illustré la notion de maintenance, classifié leurs différentes méthodes et
montré ses objectives dans le domaine industriel d’une part et on a cité les opérations de maintenance
et vu les cinq niveaux de maintenance d’une autre part. Dans le chapitre suivant, on va étudier la sûreté
de fonctionnement et voir les paramètres de SDF.
12
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
CHAPITRE II
LA SURETE DE FONCTIONNEMENT
13
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
II.1 Introduction
Dans l’industrie, on parle de plus en plus de sûreté de fonctionnement. Cette discipline, qui a acquis ce
nom et sa forme actuelle principalement au cours du dernier demi-siècle et dans les secteurs de la
défense, de l’aéronautique, de l’espace, du nucléaire, puis des télécommunications et des transports,
serait désormais utile, voire indispensable, à tous les secteurs de l’industrie et même d’autres activités.
De quoi s’agit-il ? La sûreté de fonctionnement est une riche palette de méthodes et de concepts au
service de la maîtrise des risques.[10]
La Sûreté de fonctionnement(Sdf) ou la science des « défaillances » qui est suivant les domaines
d’applications : analyse de risque (milieu pétrolier),éléatique, cinétique (science du danger), FMD
(Fiabilité, Maintenabilité, Disponibilité) que nous avons l’étudiée dans ce chapitre II, où on
caractérisons à la fois par les études structurelles statiques et dynamiques des systèmes, du point de
vue prévisionnel mais aussi opérationnel et expérimental (essais, accidents), en tenant compte des
aspects probabilités et des conséquences induites par les défaillances techniques et humaines.[1]
Ainsi, les problèmes rencontrés commençaient à être classés en deux catégories, celles relevant de la :
14
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
-sûreté de fonctionnement d’une part, incluant fiabilité (réponse au risque de panne), maintenabilité
(réponse au risque de maintenance difficile, voire impossible), disponibilité (réponse au risque de non-
mise à disposition au moment du besoin)
L’ensemble de ces évolutions s’est fait progressivement à partir des années 1950 et 1960.
L’électronique et l’informatique de pointe ont été les secteurs pionniers de la sûreté de fonctionnement
en raison, entre autres, d’une volonté politique de réussite dans les secteurs spatial ou nucléaire. Le
domaine militaire conventionnel a suivi rapidement, puis celui du civil complexe (aéronautique,
centraux téléphoniques, etc.), enfin le domaine grand public (automobiles, téléviseurs, etc.).
Enfin, un critère qui s’est développé progressivement est celui du facteur humain, dont les
dysfonctionnements ajoutent un éclairage supplémentaire aux analyses de risque. Ainsi, au fil des
temps, à partir de différents domaines de l’activité industrielle et de différentes fonctions dans
l’entreprise, les acteurs économiques ont regroupé l’ensemble des problèmes liés aux risques dans ces
deux notions de sûreté de fonctionnement et de sécurité, qui se retrouvent dans la notion très globale
de maîtrise des risques.[10]
Après cette brève synthèse de l’évolution historique qui a amené à l’étude et à la détermination des
notions de sûreté de fonctionnement et de sécurité, nous donnons dans la suite les diverses définitions
des fonctions, comportements et services d’un système ainsi que les concepts de base de la sûreté.
Nous présentons ensuite les attributs de la sûreté (disponibilité, fiabilité, sécurité-innocuité,
confidentialité, intégrité, maintenabilité), les entraves de la sûreté (fautes, erreurs, défaillances) et enfin
les moyens pour la sûreté (prévention des fautes, tolérance aux fautes, élimination des fautes, prévision
des fautes). [1]
La sûreté de fonctionnement est définie comme l’aptitude à délivrer un service de confiance justifiée.
Cette définition met l’accent sur la justification de la confiance, cette dernière pouvant être définie
comme une dépendance acceptée explicitement ou implicitement. La dépendance d’un système d’un
autre système est l’influence, réelle ou potentielle, de la sûreté de fonctionnement de ce dernier sur la
sûreté de fonctionnement du système considéré. La fonction d’un système est ce à quoi le système est
15
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
destiné, comme elle est décrite par la spécification fonctionnelle, qui inclut les performances attendues
du système. Le comportement d’un système est ce que le système fait pour accomplir sa fonction, et
est décrit par une séquence d’états. Le service délivré par un système est son comportement tel que
perçu par son ou ses utilisateurs. Un utilisateur est un autre système, éventuellement humain, qui est
en interaction avec le système considéré. La partie de la frontière du système où ont lieu les
interactions avec ses utilisateurs est l’interface du service. Un service est considéré correct si et
seulement si le service délivré accomplit la fonction du système. La défaillance (du service) est un
événement qui survient lorsque le service délivré dévie du service correct, soit parce qu’il n’est plus
conforme à la spécification, soit parce que la spécification ne décrit pas de manière adéquate la
fonction du système. Une erreur est une partie de l’état susceptible d’entraîner une défaillance. Une
faute est une cause adjugée ou supposée d’une erreur. Les modes de défaillance sont les manières
selon lesquelles un système peut défaillir, classées selon leur gravité.
La sûreté de fonctionnement peut aussi être définie comme l’aptitude à éviter des défaillances du
service plus fréquentes ou plus graves que ce qui est acceptable. Les défaillances du service plus
fréquentes ou plus graves que l’acceptable sont les défaillances de la sûreté de fonctionnement.
[11][12]
La fiabilité R(t) d’un composant élémentaire à l’instant t est généralement mesurée par la
probabilitéqu’il n’y ait pas de défaillance sur l’intervalle de temps [t0, t] sous des conditions de
fonctionnement données, sachant que le système est en bon fonctionnement à l’instant t0.
D’autres fonctions peuvent être déterminées à partir de R(t) par exemple F(t) = 1 − R(t) : lafonction
complémentaire de la fiabilité définie par la probabilité qu’un composant soit défaillantentre t0 et t.
Par ailleurs, le taux de défaillance λ(t) permet d’estimer la probabilité conditionnelle qu’une
défaillancese produise sur le composant élémentaire pendant un temps δt à l’instant t, en sachant que le
composant n’a pas eu de défaillance sur [t0, t].
16
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
Puisque nous allons utiliser ces grandeurs dans les calculs de la suite du travail, nous exposonsces
concepts d’une manière plus détaillée.
Soit T une variable aléatoire mesurant la durée de fonctionnement du composant avant défaillance(ou
également la durée de vie pour les composants non réparables).
Sachant qu’une variable aléatoire est définie par sa fonction de répartition et par sa densité de
probabilité.[13]
• F(t) = P[T ≤ t] est la fonction de répartition de la variable aléatoire T. Elle possède les propriétés
suivantes :
Les figures (II.1) et (II.2) illustrent des exemples de fonctions de répartition et la densité de
probabilité. F(t1) est la surface délimitée par la courbe f(t) et la droite qui coupe l’axe de t à l’instant t1,
pour cette raison la fonction de répartition est appelée également la probabilité cumulée.
17
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
1
(t ) lim P t T t t | T t (II.4)
t 0 t
(t )dt P t T t t | T t (II.5)
P t T t t T t
(t )dt
P T t
(II.6)
Sachant que T > t est inclue dans l’événement t < T ≤ t+δt donc
dR t
P[t T t dt T t P t T t dt ] f t dt dt (II.7)
dt
Notons que R(t) = P[T > t].
dR(t ) / dt
(t ) | t0=0 (II.8)
R(t )
18
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
t
R(t ) exp (t ).dt (II.9)
0
Comme l’indique la courbe en baignoire de la figure (II.3), le taux de défaillance est dépendant du
temps sur toute la durée de vie du composant élémentaire. Durant la période de jeunesse, les pannes
nombreuses du début diminuent avec le temps contrairement à la période de vieillissement où le
nombre de pannes s’accroît sans cesse. La période la plus importante est la période de vie utile durant
laquelle le nombre de pannes est le plus faible. Pour simplifier les calculs, il est communément admis
pendant la période de vie utile que le taux de défaillance soit approximé par une constante appelée λ.
Sinon, le problème posé est de modéliser ces grandeurs par des lois de probabilité connues. En effet, il
existe plusieurs lois, à titre d’exemple la loi exponentielle, la loi normale, la loi log-normale, la loi de
Weibull et la loi Gamma.
II.[Link] MTTF
Un autre indicateur de fiabilité est le MTTF (MeanTime To Failure) qui représente une estimation du
temps moyen de fonctionnement avant la première défaillance, ce temps a un rôle important en
fiabilité, il est souvent pris comme un indicateur permettant la comparaison des fiabilités des systèmes
fournis par un constructeur. Il est défini par :
MTTF R (t )dt (II.10)
0
19
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
En fiabilité, deux types de systèmes sont à distinguer les systèmes ayant une structure élémentaire et
ceux ayant une structure complexe. Une structure élémentaire contient des composants indépendants
en série ou en parallèle ou toutes combinaisons possibles de ces deux cas. Un système pouvant être
décomposé en plusieurs modules à structure élémentaire est considéré comme système simple ou
compliqué si sa taille est très importante. À l’inverse nous parlons de systèmes complexes quand le
système n’est pas constitué de structure élémentaire et si les composants ne sont pas indépendants. [1]
II.[Link].1Composants en série
Entrée …. …. Sortie
20
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
III.[Link].2Composants en parallèle
Nous présentons dans cette section les lois et les modèles de fiabilité susceptibles, selon l’expérience,
de représenter des distributions de durée de vie qui interviennent le plus fréquemment dans l’analyse
de la fiabilité mécatronique. Nous rappelons les principales propriétés de ces lois, les fonctions de
fiabilité associées, les densités de probabilité ainsi que les taux de défaillance. [14]
– la fiabilité
R (t ) e t (II.13)
21
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
– la densité de probabilité
f (t ) e t (II.14)
– le taux de défaillance
(t ) (II.15)
t ( x )2
1
2 0
F (t ) e 2 2
dx (II.19)
– la densité de probabilité
1 1
2
1
f (t ) e 2 (II.20)
2
22
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
(t )
R (t ) 1 (II.21)
t u
Si t suit une loi normale (μ, σ), u suit une loi normale centrée réduitedont la fonction de
répartition, notée ϕ, est donnée par :
u x2
1
(u )
2
e 2
dx (II.22)
– la fiabilité
log(t )
R(t ) 1 (II.23)
– la densité de probabilité
1 log( t )
2
1
f (t ) e 2
(II.24)
.t. 2
– le taux de défaillance
1 log( t ) 2
2
e
(t )
(II.25)
t 2 f (t )dt
0
Elle représente la loi de probabilité d’occurrence de a événements dans un processus poissonnier. Par
exemple si ti est le temps entre les défaillances successives d’un système, et que ti suive une
distribution exponentielle, le temps cumulé d’apparition de a défaillances suit une loi Gamma :
23
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
– la densité de probabilité
t
a 1 b
t e
f (t ) (II.26)
b a (a )
– le taux de défaillance
t
t a 1e b
(t )
(II.27)
(a) f (u)du
a
b
t
– la densité de probabilité
(a b) a 1
f (t ) t .(1 t )b1 (II.28)
(a)(b)
II.[Link].7 Loi uniforme
La loi uniforme est souvent utilisée en fiabilité pour les essais bayé siens en l’absence de
connaissances pour construire l’information a priori. Cette loi peut prendre toute valeur dans un
intervalle (a, b) avec une densité de probabilité constante.
– la fonction de répartition
t a
F (t ) (II.29)
ba
– la densité de probabilité
1
f (t )
ba
(II.30)
24
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
variable aléatoire non négative T, est obtenue en tenant compte des caractéristiques de base du
processus de fatigue. La variable aléatoire T représente les instants de défaillance.
1 t2 2 1 t
f (t ) . .exp 2 2 (II.31)
2 2 t 2 2 t
1
2 2 1
t 2
t
1 1
1 t 2
2
R (t ) 1
t
α >0,β>0 (II.32)
Il va sans dire qu’une réduction du taux de panne λ(t) entraine une amélioration de la fonction de
fiabilité R(t). C’est dans cette que optique que la maintenance a méliorative a été instaurée. La
maintenance préventive, avec toutes ses variantes, va en revanche tenter de ramener le taux de panne à
son niveau le plus bas en remplacement le composante usée sans améliorer les caractéristiques
intrinsèques de l’équipement. [11]
25
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
II.2.2.2 La Maintenabilité
II.[Link] Définition
C’est l’aptitude d’un système à être maintenue ou rétablie dans un état dans lequel elle peut accomplir
une fonction requise, lorsque la maintenance est accomplie dans des conditions données, avec des
procédures et des moyens prescrits (AFNOR (1993), norme NF x 60- 010).
C’est la probabilité que la maintenance d’un système S accomplie dans des conditions données, soit
effectuée sur l’intervalle (0, t) sachant qu’il est défaillant à l’instant t = 0.
M (t) = Pr (S est réparé sur l’intervalle (0, t)) [16]
II.[Link] Les critères de maintenabilité
Les normes NF X 60-300 et X 60-301 spécifient cinq types de critères de maintenabilité. Le première
est relatif à la surveillance de la maintenance préventive. Il est important de connaitre à ce niveau
l’accessibilité de la composante, sa démontrabilité et son interchangeabilité. Le deuxième est relatif à
la maintenance corrective, plus particulièrement, le temps de recherche de panne ou de défaillance et le
temps de diagnostic. Le troisième critère est relatif à l’organisation de la maintenance, pris en compte
par la périodicité du préventif, le regroupement à des périodes identiques, l’homogénéité de la fiabilité
des composants, la présence d’indicateurs et de computeurs et la complexité des interventions.
L’avant-dernier critère est lié à la qualité de la documentation technique. Celui-ci comporte la valeur
du contenu, la disponibilité de la documentation, le mode de transmission et les principes généraux de
rédaction et de présentation de la documentation technique. Le dernier critère de maintenabilité est lié
au suive de bien par le fabricant. [11]
II.2.2.3 La Disponibilité
II.[Link] définition de Disponibilité
La disponibilité est définie comme I’« aptitude d’un dispositif, sous les aspects combinés de sa
fiabilité, de sa maintenabilité et de la logistique de maintenance, à remplir ou à être en état de remplir
une fonction à un instant donné ou dans un intervalle de temps donné » (cf. NF X 60-503).
Cette définition est très dense et comporte trois parties qui méritent d’être commentées séparément.
26
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
Cela confirme qu’il ne faut pas confondre fiabilité et disponibilité, et que la fiabilité est une des trois
composantes de la disponibilité (figure II.7).
*Fiabilité
*Maintenabilité Disponibilit
é
– la fiabilité caractérise l’aptitude d’un matériel à fonctionner sans défaillance pendant un temps
donné ;
On conçoit alors aisément que plus la fiabilité et la maintenabilité sont élevées (respectivement, moins
de défaillances et temps de réparation plus faibles), meilleure sera la disponibilité.
« … à remplir ou à être en état de remplir une fonction … »On s’intéresse donc à un dispositif
opérationnel, c’est-à-dire soit en marche, soit prêt à fonctionner, mais non utilisé.
En effet, un dispositif peut être disponible (opérationnel) sans être en état de fonctionnement ; c’est le
cas, par exemple, d’un équipement de production en attente de produits ou d’un dispositif de secours
en attente de sollicitation.
Par contre, le dispositif est indisponible lorsqu’il fait l’objet d’opérations de maintenance préventive
nécessitant son arrêt. [17]
On notera que, si la maintenance préventive peut être un moyen d’assurer un niveau convenable de
fiabilité, trop de maintenance préventive peut conduire à une diminution de la disponibilité.
Dans tous les cas, on exprimera la disponibilité par un pourcentage, mais il y a lieu de distinguer la
disponibilité instantanée et la disponibilité stationnaire.
27
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
On parlera de disponibilité instantanée lorsque l’on s’intéresse à l’état d’un dispositif à un instant
donné. La disponibilité instantanée est alors définie comme la probabilité que le dispositif soit
opérationnel à un instant donné.
On parlera de disponibilité stationnaire lorsqu’on s’intéresse à l’état « moyen » d’un dispositif dans un
intervalle de temps donné. La disponibilité stationnaire est alors définie comme la proportion du temps
pendant laquelle le dispositif est opérationnel.
On peut souhaiter pour certains dispositifs qu’ils soient disponibles (donc ni en panne ni en
maintenance préventive) à un instant donné ; c’est le cas, par exemple, d’un véhicule de secours ou
d’un système d’armes. Il s’agit alors d’une préoccupation de disponibilité instantanée.
Pour d’autres dispositifs, on souhaiterait qu’ils soient disponibles « en permanence » ; c’est le cas, par
exemple, d’une installation de production d’énergie ou d’un équipement de production de type «
processus continu ». Il s’agit alors d’une préoccupation de disponibilité stationnaire.
Pour les équipements de production dans l’industrie manufacturière, les préoccupations peuvent être
différentes selon les organisations de production. [1]
Dans une organisation en flux tendus (juste à temps), on attend du dispositif qu’il soit disponible à
l’heure prévue pour le lancement du lot de fabrication. Il s’agit alors d’une préoccupation de
disponibilité instantanée.
Dans une organisation en flux poussés (production sur stocks), on attend du dispositif qu’il soit
disponible, par exemple, pendant 90 ou 95 % du temps possible de production, les stocks permettant
de rendre transparents pour les clients les 5 ou 10 % d’indisponibilité. Il s’agit alors d’une
préoccupation de disponibilité stationnaire.
D(t ) e ( )t (II.33)
On démontre également que la disponibilité stationnaire, notéeD∞, est la limite deD(t) quandttend vers
l’infini.
Autrement dit :
La vie du dispositif est une succession de phases : en état de marche (ou opérationnel), en état de
panne, en état de marche...
28
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
La fréquence des états de panne est en relation avec le paramètre de fiabilité λ, et la durée des états
de panne est en relation avec le paramètre de maintenabilité μ.
D(t) donne la probabilité de trouver le dispositif dans l’état de marche (ou opérationnel) à l’instant.
Sur une période de temps courte, cette probabilité n’est pas la même à chaque instant, mais sur une
période de temps très longue (infinie), le dispositif atteint un régime stationnaire dans cette
alternance des phases marche/panne, et la probabilité de le trouver en état de marche est alors la
même à chaque instant.
Si à chaque instant, la probabilité de le trouver en état de marche est la même, par exemple 90 %,
on peut considérer qu’il passe 90 % du temps en état de marche.
La disponibilité stationnaire correspond alors au ratio : temps de marche/temps total.
D (II.34)
Ou :
MTBF
D (II.35)
MTBF MTTR
Dans l’hypothèse où λ et μ sont supposés constants, on notera que les relations (II.34) et (II.35) sont
rigoureusement équivalentes, puisque MTBF = 1/λ et MTTR = 1/μ.
On remarquera également que la relation (II.34) correspond au premier terme de la relation (II.31),
constant quel que soit t (le second terme de la relation (II.33) tend vers zéro quand t tend vers l’infini).
Les relations usuelles (II.34) ou (II.35) ne peuvent alors être utilisées que lorsque l’on s’intéresse à la
disponibilité stationnaire.
• On qualifie de « système série » un système tel que la défaillance d’un seul de ses composants
entraîne la défaillance du système.
• On qualifie de « système parallèle » un système qui n’est défaillant que lorsque tous ses composants
sont défaillants.
29
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
1
Dsystème (II.36)
1àn 1/ Di (n 1)
1
Dsystème (II.37)
1 (1 Di )
1àn
II.2.2.4 La Sécurité
C’est l’aptitude d’un produit à ne pas entraîner de dommages graves aux personnes, à l’environnement
ou aux biens. Caractérisé par sa probabilité. La sûreté de fonctionnement regroupe les activités
d'évaluation de la Fiabilité, de la Disponibilité, de la Maintenabilité et de la Sécurité (FDMS) d'une
organisation, d'un système, d'un produit ou d'un moyen. Ces propriétés sont différentes mais
complémentaires. [18]
En ordonnée, on reporte les fréquences d’apparitions des défauts. On peut alors attaquer les
défauts par ordre d’importance.
30
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
Fréquence d’apparition
Cause de défaillance
figure : IV.8. Histogramme de PARETO
Remarque : nous pouvons aussi établir un diagramme de PARETO pour chaque cause principale
Intérêt de la méthode :
Comme nous voyons, cette analyse permet de ne pas se laisser prendre par des travaux de très faible
importance par rapport au volume des autres travaux : l’objectif étant de rentabiliser les actions .
a. D’une fabrication.
b. Du produit en stock.
c. Des clients, des fournisseurs.
d. Des pannes, des prélèvements.
Alors, c’est un moyen d’analyse qui permet de mettre en évidence, les individus d’une population les
plus marqués par le critère qui aura un impact significatif sur l’ensemble du fonctionnement.
Cette façon de procédé permettra de maîtriser petit à petit les différents domaines d’intervention et
aidera à mieux planifier les travaux de maintenance corrective ou préventive.
31
Chapitre II : La sureté de fonctionnement
100%
95%
80%
A B C
% ni
Figure: IV.8 courbe théorique d’analyse ABC
Zone B : dans cette zone 30% des pannes représentent 15% des temps d’arrêts, c’est la zone la moins
importante.
Zone C : dans cette zone 50% des pannes représentent 5% des heures d’arrêt , c’est la zone la moins
importante .
1 - On classe les pannes par ordre croissant et devant chaque panne sa durée
4 – On établit un graphique en abscisse les pourcentages cumulés des pannes et en ordonnées les
pourcentages cumulés des temps. [19][1]
II.4 Conclusion
Nous avons consacré à travers ce chapitre les notions de base concernant la fiabilité, maintenabilité et
la disponibilité pour bien comprendre les mots clés de notre travail, on vu aussi au cours de ce
chapitre, la théorie de la méthode ABC et l’histogramme de PARETO. Dans la suite de mémoire, nous
allons faire une application de la méthode MBF.
32
Chapitre III : information générales sur l’entreprise
CHAPITRE III :
L’ENTREPRISE
33
Chapitre III : information générales sur l’entreprise
III.1 Introduction
Le but de ce chapitre est de présenter la société algérienne maintenance des équipements industriels
dont on a fait notre stage, et de donner une vue de l’organisation interne spécifiant le procédé de
fabrication des profilés commercialisables qui comprend trois ateliers : refonte, traitement des surfaces
et l’extrusion.
Elle a Créée le 02/01/1998, MEI est devenue au fil du temps un professionnel industriel capable de
répondre à l’ensemble des besoins en matière de maintenance industrielle pour Sone gaz. Outre les
ateliers de M’sila, MEI dispose aussi de deux ateliers régionaux situés l’un à BECHAR et l’autre à
TOUGGOURT, ce qui lui donne la capacité d’assurer :
•la réparation et le revêtement des pièces par projection plasma (APS et HVOF).
MEI emploie 683 agents et a réalisé un chiffre d’affaires de 1,19 Milliards de dinars en 2006. La
société de maintenance des équipements industriels MEI a certifié depuis octobre 2003 son SMQ selon
la norme ISO 9001/2000. Pour améliorer ses performances environnementales MEI a lancé en 2007
une démarche pour obtenir la certification d’un système de management environnemental selon le
référentiel ISO 14001/2004.
34
Chapitre III : information générales sur l’entreprise
35
Chapitre III : information générales sur l’entreprise
MEI possède, également, un parc de machines d'usinages très complet, lui permettant De
travailler sur des pièces mécaniques de toutes formes, de tous métaux, de petites et De grandes
dimensions avec précision.
36
Chapitre III : information générales sur l’entreprise
•Effectuer l’équilibrage dynamique des pièces tournantes avant leurRemontage sur machine,
11740 mm
37
Chapitre III : information générales sur l’entreprise
2- La métallisation au plasma
3- La métallisation HVOF
Des procédés applicables sur pièces neuves ou à remettre en état et qui préservent les
caractéristiques mécaniques des pièces.
- Mécano-soudure
- Soudure
38
Chapitre III : information générales sur l’entreprise
(a) Application par rechargement manuel (b) Machine pour application par
de métaux antifrictions centrifugation de métaux
Figure III.8 : rechargement manuel de métaux antifrictions(a) Machine pour application par
centrifugation de métaux(b)
Nous fabriquons de nouvelles pièces détachées pour vos machines. Les réalisations peuvent être:
•Contrôle dimensionnel
•Contrôle géométrique
•Contrôle de dureté
•Contrôle non destructif (PT, MT, UT) Plus de 350 appareils de mesures sont à la disposition de leurs
inspecteurs qualifiés.
39
Chapitre III : information générales sur l’entreprise
•Tour verticale.
•Aléseuse fraiseuse.
•Equipement schnick.
•Cabine de peinture.
40
Chapitre III : information générales sur l’entreprise
Arbre, rotor,..)
III.7.2 Atelier de chaudronnerie
Cet atelier assure les travaux de réparation et confection (soudage, cintrage,..) des pièces : Il est équipé
essentiellement des machines suivantes :
-Soudage TIG
-Soudage MIG
-Soudage oxyacétylénique
III.7.3 Atelier métallurgie
Il composé le four pour l’étamage, le préchauffage la fusion de régule et d’une machine à réguler par
centrifugation, cette atelier répand au besoin de réglage de réparation de coussinets turbo alternateur
des groupes TV et TG de diamètre (100 à 2000mm) ainsi que les gros patins des fours de cimenteries.
L’atelier métallurgie comporte aussi
41
Chapitre III : information générales sur l’entreprise
•Installation (cabine) de sablage et cabine de peinture : pore sabler et peintre les moteurs, les
•Rechargement a la baguette.
Lorsque la machine est équipée d'accessoires facultatifs, elle peut usiner les faces difficilement
accessibles et sous différentes pentes. Dans ce but diverses sortes d'appareils de fraisage sont prévues
.Lorsque la machine est équipée d'un plateau à surfaces amovible, elle permet de travaille de gros trous
et les surfaces cylindriques.
Ainsi que de dresser les faces autour des alésages de dimensions importantes. D'autre accessoires
facultatifs permettent de tailler les filetages en système métrique et anglo-saxon, d’aléser les trous à
l'aide des barre d'alésage, d'une lunette, d'un table pivotante,…etc.
la machine est destinée avant tout aux travaux sur des pièces de fonderie ou soudées de grand
encombrement. En un seul montage peuvent être effectuées plusieurs différentes opérations.
•Montage très soigne de la broche en acier nitruré offrant les garanties de précision et de longue durée
de vie.
•Montage minutieux de la broche nitrurée, garantissent la précision et une longue durée de vie.
42
Chapitre III : information générales sur l’entreprise
•Lecture numérique des cordonnées pour le déplacement du montant du chariot port- broche
éventuellement pour la sortie de la broche avec présélection des cordonnées.
• Blocage automatique de tous les ensembles mobiles(ce n'et que l'ensemble devant se déplacer
• Possibilité de fraisage oblique dans trois plans perpendiculaires sous n'importe quel angle, grâce a la
combinaison des mouvements du chariot porte-broche et du montant, ce qui permet de réduire les
temps d'usinage surtout pour le fraisage des surfaces d'assise irréguliers …etc.
•Télécommande de la machine, concentrée dans un panneau pendentif actionné par moteur, ce qui rend
le service rapide et simple.
•Graissage centrale et par ensembles de tous les mécanismes mobiles et surfaces de glissement
nécessitant le service minimal.
43
Chapitre III : information générales sur l’entreprise
III.11 Conclusion
Ce chapitre a été intéressé premièrement à des généralités sur la machine Aléseuse Fraiseuse, sa
composition des matériels, ensuite on a expliqué le procédé d’extrusion de protection au niveau de
l’entreprise (MEI) qui est l’un des modes de fabrication des profilés commercialisables , où nous avons
essayé de donner une vue concernant ce procédé, enfin on a représentés l’importance de la machine
Aléseuse Fraiseuse dans la société. Pour évaluer l’état de cette machine, il est bien de connaitre dans le
suivant chapitre la théorie de l’analyse FMD.
44
Chapitre IV : L’analyse statistique de la FMD
45
Chapitre IV : L’analyse statistique de la FMD
[Link]
Généralement, pour appliquer l’analyse FMD, Il doit être choisi un système et leur historique des
pannes. L’évaluation du niveau de la sureté de fonctionnement est faite par l’étude de la fiabilité, la
maintenabilité et la disponibilité. Dans notre travail, on choisit la machine Aléseuse Fraiseuse à cause
de son importance dans l’entreprise MEI.
24
01 panneau d’command ne fonction 07
pas
32
02 Arrêt du mouvement de l’axe Z 50
80
03 panne an niveaux d’axe Z 45
176
04 panne le changement du broche) 14
184
05 panne de pompe hydraulique du 66
travail vertical
192
06 fuite d’huile au niveau du bac de la 17
pompe hydraulique
200
07 panne de table d’alésage 09
208
08 panne de la broche ne tourne pas 87
46
Chapitre IV : L’analyse statistique de la FMD
216
09 la broche ne tourne pas 90
232
10 panne d’axe X 44
240
11 sou de tirage 10
248
12 panne de servomoteur 100
256
13 Réparation de panne électrique 06
260
14 Réparation de la tabelle panne 120
électrique
264
15 panne de servomoteur 16
288
16 bruit anormale donne la broche 30
320
17 fuit d’huile au niveau du pressostat 04
328
18 panne d’axe Y 12
368
19 panne d’axe X 18
432
20 Réparation de la panne électrique 10
47
Chapitre IV : L’analyse statistique de la FMD
IV.3.L’analyse FMD
[Link] fiabilité
Pour simuler la fonction de fiabilité, on utilise un logiciel de simulation qui s’appelle Fiab Optim.
FIABOPTIM est un logiciel destiné à l'analyse numérique et graphique des données de Fiabilité.
II permet, à partir des données opérationnelles ou expérimentales, d'estimer la loi de distribution des
défaillances, d'estimer les paramètres caractéristiques de ces lois et de calculer ensuite la fiabilité
prévisionnelle du système étudié pour les dates (temps, cycles, km, etc.…) désirées. L’interface de ce
logiciel est illustrée par la figure IV.1.
Le logiciel opère à partir d’un fichier où sont stockées les données de fiabilité.
Vous pouvez enregistrer les données sous format OFI pour les données individuelles.
Si vos données ne sont pas encore enregistrées, vous devez les saisir à l’aide d’une fenêtre de saisie
(bouton Saisie).
Vous pouvez vérifier la saisie des données de type individuelles en cliquant sur le bouton Affichage, et
même les corriger à partir de ce tableau.
Dans l’étude individuelle, on consiste à choisir une méthode parmi celles proposées en fonction du
modèle choisi.
48
Chapitre IV : L’analyse statistique de la FMD
On va réaliser l’estimation selon la méthode choisie (estimation par la méthode de : Johnson Rangs
Moyens)
L’exécution du logiciel FiabOptim donne les résultats qui montrés par le tableau IV.2 et la figure IV.2.
01 24 0,04761905
02 32 0,0952381
03 80 0,1428571
04 176 0,1904762
05 184 0,2380952
06 192 0,2857143
07 200 0,3333333
08 208 0,3809524
09 216 0,4285714
10 232 0,4761905
11 240 0,5238095
12 248 0,5714286
13 256 0,6190476
14 260 0,6666667
15 264 0,7142857
16 288 0,7619048
17 320 0,8095238
18 328 0,8571429
19 368 0,9047619
20 432 0,952381
49
Chapitre IV : L’analyse statistique de la FMD
F(t)
0,990
0,900
0,700
0,400
1
0,200
2
3
0,050
0,030
4
0,010
5
0,004
6
0,002
t
1 2 3
10 2 4 6 8 10 2 4 6 8 10
La figure 0.2 illustre la représentation graphique de la fonction de répartition sur le papier de Wiebull.
A partir cette courbe, nous pouvons extraire les différents paramètres nécessaires pour calculer la
fonction de répartition théorique F(t). Le calcul de F(t)a pour but de choisir le modèle adéquat
(acceptable).Les valeurs de ces paramètres sont résumées dans le tableau suivant:
Paramètres Valeurs
Beta(ß) 11 ,446001
Eta(η) 1168,9857
Gamma(γ) -893,81757
MTBF 224,396601
50
Chapitre IV : L’analyse statistique de la FMD
Pour vérifier que le modèle est accepté pour calculer les différentes fonctions (la fiabilité, la densité de
probabilité et le taux de défaillance), on utilise le test de KOLMOGOROV-SMIRNOV.
IV.3.1 Test KOMOGOROV - SMIRNOV
L'idée du test est de comparer la fonction réelle de répartition des défaillances à la fonction de
répartition théorique.
Il consiste à mesurer l'écart point par point entre ces deux fonctions :
| ( ) ( )| (IV.1)
Où :
F (ti) est la fonction de répartition réelle, elle peut être obtenue par la méthode des rangs moyens:
( ) (IV.2)
( )
( ) (IV.3)
( | ( ) ( )| ) (IV.4)
Les résultats de comparaison entre les deux fonctions de réparation sont présentés dans le tableau
suivant :
51
Chapitre IV : L’analyse statistique de la FMD
52
Chapitre IV : L’analyse statistique de la FMD
Le tableau V.5 montre que Dmax =0.118 et d’après le tableau de KOMOGOROV – SMIRNOV (tableau
IV.4):
Par l’utilisation du logiciel Fiab Optim, on peut présenter graphiquement la fonction de répartition qui
montrées parla figure (IV.3)
F(t)
90 %
80 %
70 %
60 %
50 %
40 %
30 %
20 %
10 %
t
64,8 106 146 187 228 269 310 350 391
53
Chapitre IV : L’analyse statistique de la FMD
54
Chapitre IV : L’analyse statistique de la FMD
R(t)
90 %
80 %
70 %
60 %
50 %
40 %
30 %
20 %
10 %
t
64,8 106 146 187 228 269 310 350 391
f(t)
0,00329
0,00292
0,00256
0,00219
0,00183
0,00146
0,0011
0,00073
0,000365
t
64,8 106 146 187 228 269 310 350 391
55
Chapitre IV : L’analyse statistique de la FMD
La courbe de la densité de probabilité montre que cette dernière diminue avec le temps.
(t)
0,033
0,029
0,026
0,022
0,018
0,015
0,011
0,0073
0,0036
La figure IV.6 montre que le taux de défaillance augmente avec la variation du temps.
IV.3.3.1Calcul de R (MTBF)
Pour la moyenne des temps de bon fonctionnement MTBF =224,396h, la fiabilité est de :
* +
( ) (IV.5)
(
* +
( ) =0.5478
* +
( ) (IV.6)
(
* +
( ) =0.4521
56
Chapitre IV : L’analyse statistique de la FMD
( ) ( ) ( ) (IV.7)
* +
( ) ( )
( )
( ) ( ) (IV.8)
0,00615
D’après les résultats obtenus ci-dessus, on voit que la fiabilité de la machine est réduite à cause de la
progressivement du temps d’arrêt. Pour améliorer la fiabilité de la machine à 70%, il faut une moyenne
du temps de bon fonctionnement égale à 286.74 h (la moyenne de temps de bon fonctionnement
précédente égale à 224.3961h). Pour cela, on va proposer un plan préventif à base des opérations de la
maintenance préventive systématique a pour but de minimiser le temps de panne et augmenter le temps
de bon de fonctionnement.
IV.3.4 La maintenabilité
La fonction de maintenabilité est donnée par la relation suivante:
( ) (IV.9)
(IV.10)
0,26
Le tableau ci-dessous résume le calcul de la maintenabilité, pour N=20 pannes d’après l’historique
précédent.
57
Chapitre III : Historique d’entreprise
01 0,646
04
02 0,789
06
03 0,837
07
04 0,903
09
05 0,925
10
06 0,925
11
07 0,955
12
08 0,973
14
09 0,984
16
10 0,987
17
11 0,990
18
12 0,999
30
13 0,999
44
14 0,999
45
15 0,999
50
16 0,999
66
17 0,999
87
18 0,999
90
19 0,999
100
20 0,999
120
58
Chapitre III : Historique d’entreprise
Courbe de la maintenabilité
100
90
80
70
La maintenabilité
60
50
40
30
20
10
0 20 40 60 80 100 120
Le temps de reparation TTR (h)
(IV.11)
Avec:
MTBF = 224,396
MTTR= 37,750
Alors:
855= 85.5%
D’après la valeur de la disponibilité de la machine, on voit qu’elle est possible de l’améliorer, à partir
la progression de la moyenne du temps de bon fonctionnement (MTBF).
On a pour une fiabilité améliorée à une valeur de 70%, une moyenne du temps de bon fonctionnement
égale à 286.74h.
Donc la disponibilité pour la moyenne du temps de bon fonctionnement égale à 286.74 est de 88.37%.
59
Chapitre III : Historique d’entreprise
Pour obtenir cette amélioration, il doit connaitre les éléments les plus défaillants de la machine et faire
une préconisation a pour but d’augmenter le temps de bon de fonctionnement et minimiser le temps
d’arrêt. Par l’application de la maintenance préventive systématique sur la machine étudiée, on peut
faire un plan préventif à base des interventions sur les éléments le plus défaillants c’est-à-dire, on va
programmer les opérations de cette maintenance suivant un intervalle du temps prédéterminé, tout ça
nous permet d’améliorer MTBF.
Mais le problème majeur est le manque des informations sur les éléments que on va étudier, pour cela,
on ne peut pas réaliser le plan préventif.
IV.4. Conclusion
Au cours ce chapitre, nous avons prend les TBF de la machine choisie puis calculé la fonction de
répartition réelle et théorique a pour but de choisir la méthode convenable pour estimer la fiabilité de
cette machine. La maintenabilité et la disponibilité a été calculé et pour améliorer la fiabilité et la
disponibilité, il doit augmenter le temps de bon fonctionnement et minimiser le temps d’arrêt par les
opérations de la maintenance préventive systématique.
60
Conclusion général
Conclusion générale
La gestion optimale d’une machine tout au long de sa durée de vie, de la conception au
démantèlement, passe par la recherche d'un compromis entre des objectifs souvent conflictuels. On
distingue d'une part les performances économiques : coûts et bénéfices, et d'autre part les aspects de
fiabilité, de disponibilité, de la sécurité des personnes et de la sûreté des installations. Pour apporter
des éléments d'aide à la décision face à ce problème, il est nécessaire de disposer d'outils et méthodes
permettant d'analyser les installations industrielles et d'évaluer quantitativement leurs performances en
termes de maintenance, tout en respectant les contraintes économiques.
Dans notre travail, nous avons choisi une machine de rôle important dans l’entreprise MEI qui
s’appelle Aléseuse Fraiseuse. On a extrait leur historique de pannes pour calculer la fiabilité et la
disponibilité.
Pour représenter les résultats, nous avons utilisé un logiciel qui s’appelle FiabOptim, il nous permet de
simuler la fiabilité, la densité de probabilité et le taux de défaillance. D’après les résultats obtenus, on
voit que la fiabilité de la machine est un peu faible à cause de la progressivement du temps d’arrêt.
Pour améliorer la fiabilité de la machine à 70%, il faut une moyenne du temps de bon fonctionnement
égale à 286.74 h. Pour cela, il est nécessaire de réaliser un plan préventif à base des opérations de la
maintenance préventive systématique.
Dans les travaux futurs, nous allons améliorer le niveau de la sureté de fonctionnement des systèmes
électromécaniques par l’application des techniques de la maintenance préventive conditionnelle, telle
que l’analyse vibratoire, l’analyse des bruits, l’analyse des huiles et la thermographie.
61
Références bibliographiques
[1] ANTER LEBIDI, « Développement de la production d’un système électromécanique par une
proposition d’une politique de maintenance efficace » Mémoire de Master en génie électrique,
université de M’sila, 2014
[2] BEN DJAAFER AHMED, « Réalisation d’un plan de maintenance préventive systématique pour
l’amélioration de la sûreté de fonctionnement d’un système électromécanique » Mémoire de Master en
génie électrique, université de M’sila, Juin 2013.
[5] Negadi Ali, « la maintenance des Equipements de forage (CAS TP127 HASSI MESSAOUD) »
Mémoire de master génie mécanique, université ABDOU BEKR BELKAID-TLEMCEN, juin 2014
[6] Oustani Mebrouk / Nedjaa Mohammed Mokhtar, « Etude maintenance préventive d’un
turbocompresseur par analyse des huiles » Mémoire de master Génie mécanique, Université Kasdi
Merbah - Ouargla juin 2014
[7] LLAURENS Jérémy, « Mise en place d’un plan de maintenance préventive sur un site de
production pharmaceutique » Thèse présentée pour l'obtention du titre de docteur en pharmacie
diplôme d'état, université Joseph Fourier, faculté de pharmacie de Grenoble, 16 Février 2011.
[8] [Link]
[9] Valerie Zille, « Modélisation et évaluation des stratégies de maintenance complexes sur des
systèmes multi-composants » Thèse de Doctorat, l'Université de Technologie de Troyes, 28 janvier
2009
[10] [Link]
[17] Mathieu.G, « Modélisation des coûts de cycle de vie prévision des coûts de maintenance et de la
fiabilité Application à l’aéronautique», Thèse de doctorat d’Ecole centrale de Lyon, 2005.
[19] MEBARKIA Djalal, « Recherche d’une solution optimale d’exploitation et de maintenance des
gazoducs algériens tenant compte de la fiabilité des équipements des différentes lignes Devant »
2012/2013
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLÔME
DE MASTER EN GENIE ELECTRIQUE
Thème :
Amélioration de la fiabilité d’un système électromécanique par l’utilisation des
opérations de la maintenance préventive
Résumé :
Dans ce travail, nous avons extrait les TBF de machine Aléseuse Fraiseuse, ensuite on a calculé la
fonction de répartition réelle et théorique a pour but de choisir la méthode convenable pour estimer la
fiabilité de cette machine, la disponibilité et la maintenabilité ont été chiffré. Pour améliorer la fiabilité
à la valeur de 70%, nous avons proposé d’augmenter la moyenne de temps de bon fonctionnement de
la machine et minimiser leur temps d’arrêt par l’utilisation des opérations de la maintenance préventive
systématique.
Mots clés :
No d’ordre:186