Cartographie géologique du permis OUIAGA
Cartographie géologique du permis OUIAGA
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVE UNIVERSITE DE BAMAKO
Un Peuple Un But Une Foi
ECOLE NATIONALE D’INGENIEURS
DECEMBRE 2017
ABDERRHAMANE BABA TOURE
en collaboration avec
DEPARTEMENT DE GEOLOGIE
THEME
OPTION : METALLOGENIE
1.6. Granite :....................................................................................................................................................59
1.7. Granodiorite :...........................................................................................................................................59
1.8. Rhyolite :...................................................................................................................................................59
1.9. Gossan :.....................................................................................................................................................59
2. Structure :.....................................................................................................................................................59
2.1. La schistosité :...........................................................................................................................................60
2.2. Le cisaillement :........................................................................................................................................60
2.3. Les diaclases :...........................................................................................................................................60
2.4. La Brèchification :.....................................................................................................................................60
2.5. Les veines :................................................................................................................................................60
3. Tableau récapitulatif de structures mesurées :...........................................................................................60
4. Rose diagramme de fissuration :..................................................................................................................62
5. Altérations :...................................................................................................................................................65
5.1. Altération supergène ou météorique :....................................................................................................66
5.2. Altération endogène :..............................................................................................................................66
6. La minéralisation :........................................................................................................................................67
7. Interprétation de la carte géologique :.......................................................................................................67
CONCLUSION GENERALE ET RECOMMANDATIONS.............................................................................................70
1. CONCLUSION :...............................................................................................................................................70
2. RECOMMANDATIONS :.................................................................................................................................70
ANNEXE..................................................................................................................................................................72
BIBLIOGRAPHIE :....................................................................................................................................................80
AVANT-PROPOS
L’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Bamako, fut créée le 14 avril 1939 sous le nom de l’ETP-
AOF (Ecole des Travaux Publics de l’Afrique occidentale Française). Elle était destinée à la
formation des Adjoints Techniques en travaux publics, en topographie et des dessinateurs de
travaux publics. Après l’indépendance l’EFTP-AOF fut nommée Ecole Nationale
d’Ingénieurs Abderrahmane Baba TOURE (ENI-ABT) en vue de satisfaire les besoins en
cadres techniques nécessaires pour le développement du pays. Compte-tenu du besoin en
cadre supérieur et en différente spécialités en 1963-1964, que l’Ecole fut chargée de former
des ingénieurs et des techniciens dans les domaines suivant : Génie Civil (bâtiment et travaux
publics, hydraulique); Géodésie (topographie); Géologie (métallogénie, hydrogéologie);
l’Electromécanique. Afin d’assurer une bonne formation , des stages obligatoires d’au moins
trois (03) mois sont prévus pour les étudiants finalistes devant aboutir à l’élaboration d’un
projet de fin d’études.
DEDICACE
« Avant tout je rends grâce à Dieu le Père Tout Puissant créateur du ciel et de la terre,
et à son Fils Unique Jésus Christ notre Seigneur et Sauveur».
Je dédie ce mémoire à :
Ma très chère mère Mandou Hélène Déna, celle qui m’a donné la vie, celle qui m’a
appris à marcher, celle qui continue de veiller sur moi; maman les mots me manquent
pour exprimer ce que je ressens …merci.
Mon oncle Jean Firmin Déna car il a été pour moi, le père dont j’avais besoin
depuis l’âge de cinq(5) ans jusqu’aujourd’hui et qui m’a, assisté le premier jour
à l’école ; sans lui je ne serai pas là en train de vous écrire ces quelques
paragraphes.
Mon oncle Michel Déna qui, pendant mon adolescence a pris soin de moi et au cours
duquel il m’a enseigné les fondements de la vie à travers ses sages conseils qui m’ont
permis de braver des échelons.
REMERCIEMENTS
Mes sincères remerciements vont à l’endroit de :
La direction de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs, tout le corps professoral et le personnel de
l’Ecole Nationale d’Ingénieurs, en particulier les professeurs et le chef du département de la
Géologie pour la qualité de la formation et pour leur disponibilité dans notre encadrement.
Au chef de Cabinet du Ministre des Mines Madame TRAORÉ Oumou SOUMARE pour
son implication à la quête du stage pour les étudiants en fin de cycle.
A mon directeur de mémoire monsieur Mory SIDIBE pour sa rigueur et son dévouement qui
m’ont été vitaux.
Mon encadreur et chef du projet Ing. Ibrahim KONE, pour son accueil, sa détermination, la
transmission de son expérience en qualité de géologue principal. Suite à ses conseils j’ai pu
mener à bien ce projet de fin d’étude malgré le court délai.
Les éminents géologues comme : Abdoulaye KONE, Adama TRAORE, Zakaria DJIRE et
Mahamadou L. TOGOLA pour le partage de leurs expériences, pour leurs conseils et pour
leurs soutiens infaillibles.
Mes vifs remerciements à tout le personnel du camp et mes collaborateurs de travail qui m’ont
facilité la tâche.
A toute la famille Déna en particulier celle sise à Doumanzana Petit-Paris. Frères, sœurs,
collègues, ami(e)s et parents que tous trouvent réconfort dans ce présent mémoire car vos
noms resteront gravés dans mon cœur.
Enfin à tous mes camarades de classe et à tous ceux et celles, qui de près ou de loin ont
contribué d’une manière ou d’une autre à l’élaboration de ce projet de fin d’étude.
ACRONYMES ET ABREVIATIONS
Projet de fin de cycle d’Ingénieurs, Présenté et soutenu par Seydou DENA
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Cartographie géologique sur les cibles de Bara et de Bawa sur le permis de OUIAGA (sud de Sadiola):
contribution des puits et de l’étude des régimes de régolite
INTRODUCTION GENERALE
1. PREAMBULE :
Dans le domaine de la métallogénie la recherche de l’or reste un potentiel considérable au
MALI, en particulier dans la partie OUEST du MALI. Depuis les temps immémoriaux,
l’homme n’a cessé d’utiliser d’avantage les matières minérales pour la satisfaction de ses
besoins et l’amélioration de son mode de vie. Ces matières minérales sont toujours extraites,
soit par méthodes traditionnelles (cas de l’or), soit par méthodes technologiques avancées (cas
du plutonium et de l’uranium, etc.) de certaines formations dans lesquelles elles étaient
concentrées. Au départ une petite quantité d’éléments chimiques était utilisée en raison des
besoins limités de l’humanité d’une part, et du faible niveau scientifique et technologique de
l’homme, d’autre part. Avec l’augmentation rapide de la population du monde, combinée avec
l’amélioration du standard de vie de l’homme à travers le monde et l’évolution des
connaissances scientifiques et technologiques, beaucoup d’éléments furent découverts et
diversement utilisés. D’où la nécessité de découvrir un grand nombre de concentrations
minérales économiques et de perfectionner leur technique d’exploitation.
2. INTRODUCTION :
Dans l’objectif d’assurer une formation de qualité, des stages obligatoires sont attribués à
chaque étudiant finaliste afin de lier la théorie à la pratique et de se familiariser avec les
réalités de la vie professionnelle. C’est dans ce cadre que j’ai eu à effectuer mon stage de fin
de cycle au sein de la société minière RANDGOLD RESOURCES MALI dans le cercle de
Kayes, une zone communément appelé par les géologues MALI OUEST sur le permis de
OUIAGA. A la suite de ce stage un mémoire sera fourni, suivi par une soutenance pour
l’obtention du diplôme d’ingénieur de conception en métallogénie. C’est dans cet objectif que
j’ai travaillé sur les cibles de BARA et de BAWA au sein de la boutonnière de Kayes et de
Kedougou-Kenieba, connu pour ses potentialités aurifères avec la découverte de grands
gisements d’or comme les mines d’or de Loulo, de Gounkoto, de Sadiola, de Tabakoto-Ségela
et de Fekola au Mali, de Sabodala et de Massawa au Sénégal. A ceux-ci s’ajoutent plusieurs
projets en développement tels que DIANGOUTE et celui d’ALECTO MINERALS qui se
trouve dans le même couloir de déformation (Principale zone de cisaillement de MAKO) que
le projet de OUIAGA. Cette zone de cisaillement renferme d’important gisement au Sénégal
dont le plus connu est MASSAWA. C’est dans ce cadre que RANDGOLD RESOURCES
Projet de fin de cycle d’Ingénieurs, Présenté et soutenu par Seydou DENA
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Cartographie géologique sur les cibles de Bara et de Bawa sur le permis de OUIAGA (sud de Sadiola):
contribution des puits et de l’étude des régimes de régolite
MALI s’est fixé comme objectif de découvrir un gisement économiquement exploitable dans
la partie malienne de cette déformation majeure. Ainsi, le présent rapport que j’ai le plaisir de
vous présenter est cadré dans ce sens et est intitulé : « Cartographie géologique des cibles de
BARA et de BAWA sur le permis de OUIAGA (Sud de Sadiola) : contribution des puits et
de l’étude des régimes de régolite ». L’objectif des travaux sur ces deux cibles rendus
prioritaires suite à l’interprétation et à la combinaison des résultats de géochimie sol. Cette
priorité est issue des informations lithologiques et structurales, suite à la compréhension du
contrôle de l’anomalie sol définie en surface et si possible définir une minéralisation en
subsurface à travers les puits et des tranchées. Ainsi l’essentiel de ce mémoire sera développé
dans les chapitres qui suivent :
Les généralités ;
La géologie régionale ;
Les travaux effectués ;
La conclusion et les recommandations.
Résumé
Dans le cadre de la recherche de l’or certaines structures géologiques, telles que les
cisaillements, les failles, dykes ..., jouent un rôle fondamental dans les processus de
mise en place des minéralisations et de leur développement ultérieur. Elles servent
notamment à canaliser les fluides minéralisateurs et à servir de piège physico-
chimique suite à des variations lithologiques et/ou tectoniques brutales. La détection et
surtout la délimitation des enrichissements ne peut se faire uniquement par la
géochimie ; c’est pourquoi on cherche le plus souvent à délimiter des structures
géologiques, susceptibles de renfermer des minéralisations d’où le thème de ce
mémoire intitulé «Cartographie géologique des cibles de BARA et de BAWA sur le
permis de OUIAGA (Sud de Sadiola) : contribution des puits et de l’étude des
régimes de régolite ». Cette étude met en évidence la méthode d’établissement de la
carte de régolite, la corrélation des puits et permet de comprendre les structures
géologiques qui se trouvent au sein du permis ainsi que les différentes altérations que
peuvent subir les roches à la surface et au sein de la croûte terrestre.
CHAPITRE 1 : GENERALITES
1. Aperçu Géographique :
1.1. Localisation :
Le permis de OUIAGA se trouve sur la feuille topographique de Kossanto-Dalafara, région de
Kayes (République du Mali). Il est situé à 115Km au Sud-ouest de la ville de Kayes et à 48
km de la mine de Sadiola dans le cercle de Kayes. Le permis couvre une superficie de 50km²
et est situé dans son ensemble sur la continuité nord de la principale zone de cisaillement de
Mako. Il est bordé :
Au sud par le permis de kobokoto ;
Au Nord par le permis de Diangounté ;
À l’Ouest par la Falémé ;
À l’Est par le village de Saboussiré.
1.2. L’accès :
L'accès à la zone d’étude se présente comme suit : en partant de Bamako par la route nationale
(RN 24) bitumée reliant Bamako-Kéniéba, soit une distance de 481km et une portion de piste
latéritique de 150km moins entretenue reliant la ville de Kéniéba au village Kérékoto (où se
trouve le camp) en passant par les villages de Koffi, Dialafara et Broudala.
1.3. Climat :
La zone se caractérise par un climat de type tropical pré-guinéen qui comprend deux saisons :
Une saison sèche incluant une période sèche et froide (de novembre à février) se
traduisant par des chutes de températures entre le jour (30°) et la nuit (6 à 10°) et une
période sèche et chaude (de mars à mai) qui connaît des températures plus élevées (35
à 50°) avec des variations moins marquées ;
Une saison pluvieuse de juin à octobre avec des pluviométries pouvant atteindre
1200mm/an.
1.4. La flore :
La végétation est de type savane arborée où les graminées sauvages sont dominées par de
grands arbres tels que le néré, le tamarin, le caïlcédrat, le baobab, etc. avec des hautes herbes.
1.5. La faune :
La réserve faunique de la zone est encore importante. On y trouve de nombreuses espèces
d’animaux tels que : les singes, les babouins, de nombreux oiseaux, des pintades, de petits
rongeurs et une variété de reptiles.
1.6. Hydrographie :
Le réseau hydrographique le plus important de la zone est la rivière Falémé localisée à l’ouest
au sein du permis. Plusieurs cours d’eau saisonniers existent dans la région et finissent par se
déverser dans la rivière Falémé.
des débits importants et quelques puits à grands diamètres. La plupart des jeunes du village
sont employés par la société pour des travaux journaliers leur permettant de subvenir à leurs
besoins. Sur le plan scolaire le village est délaissé pour faute d’enseignants car dans le mois
les élèves n’ont droit qu’à deux (2) semaines de cours. Ce qui encourage certains enfants à
l’abandon. De même le ravitaillement en denrées de premières nécessités reste un problème
car l’accès est difficile.
Figure 2: Carte régionale des régolites du permis de OUIAGA avec le contour des
anomalies de la géochimie sol et les différentes cibles
En 1656-1663 Rocci décrivait le continent africain comme étant constitué de plusieurs blocs
soudés entre eux par des ceintures plissées et séparés par des zones mobiles. Les travaux de
Kennedy (1964), Bessenyei (1977) et Black (1980) ont montré que le continent africain est
constitué de quatre cratons limités par des chaînes panafricaines ; il s’agit du :
Craton Ouest africain, qui fera l’objet d’une étude générale dans ce chapitre ;
Craton de Congo ;
Craton de Kalahari ;
Craton du Sahara occidentale.
La conception ancienne d’un vaste bouclier pérenne pendant toute l’histoire des temps
précambriens a été remplacée par celle des cratons multiples séparés par des ceintures
orogéniques plissées qualifiées de ceintures mobiles (ROCCI, 1965 et Clifford, 1970, Black
and Liégeois, 1993). La succession des orogénèses a eu pour effet d'aboutir à une
cratonisation progressive du continent à partir de noyaux primitifs d'âge Archéen comme celui
du craton de Léo-Man et celui du craton du Congo. Les études ultérieures, et en particulier les
données de géochronologie, ont permis de mettre en évidence l'importance de "l'événement
thermo-tectonique panafricain" de Kennedy (1964) qui allait très vite être considéré comme
un cycle orogénique avec sédimentation, métamorphisme et granitisation (Black, 1966, 1967,
Gray, 2006) aboutissant à la formation de la ceinture panafricaine (Figure 2).
été daté dans ces fenêtres. Au sud par la dorsale de Léo qui couvre une large région qui va du
Liberia au Ghana en passant par la Guinée, le Mali la Côte d'Ivoire et le Burkina-Faso. Elle
est divisée aussi en deux parties: à l'Ouest, le domaine archéen de Man et à l'Est, le domaine
Birrimien du Baoulé-Mossi qui serait le prolongement des formations birrimiennes de
Kédougou-Kéniéba sous les formations paléozoïques du SW du bassin de Taoudéni. Les deux
domaines sont séparés par l'accident de Sassandra. L'archéen du Man, daté de 2.7 Ga, est
formé de gneiss métamorphisés dans le faciès granulite durant les cycles orogéniques du
Léonien (3.0 à 2.7Ga) et du Libérien (2.7 à 2.6 Ga). Ces gneiss sont surmontés de roches
vertes associant des méta-sédiments, de méta-volcanites et des formations ferrifères litées. Le
Birrimien du Baoulé Mossi est composé de méta-sédiments paléo-protérozoïques, de
métavolcanites et de granites mis en place autour de 2.2 -2.1 Ga. Les structures de ce domaine
sont le résultat de deux déformations paléo protérozoïques majeures: la première résulte d'une
tectonique tangentielle à l'origine de structures orientées N-S à NNE-SSW. La seconde
correspond à une déformation transcurrente. Elle est soulignée par la mise en place, autour de
2.1 Ga, de grands ensembles de granitoïdes. Le craton ouest africain est limité à l'Est et au SE
par des tronçons de la chaine panafricaine érigée au méso et néoprotérozoïque entre 1.8 et 0.6
Ga : Ahaggar et Adrar des Iforas à l'Est et les boucliers du Bénin et du Ghana au SE. À
l'Ouest des fenêtres de Kayes et de Kédougou Kéniéba, le craton ouest africain est limité par
la chaine calédono-hercynienne des Mauritanides structurée depuis la fin du Précambrien
jusqu'au Dévonien.
Enfin l'immense bassin de Taoudéni la partie centrale du craton ouest africain est occupée par
les sédiments déposés du protérozoïque supérieure au carbonifère. , d'une superficie de 1.5
millions de km2, recouvre en discordance majeure le cœur du craton. Il s'agit là du plus vaste
dépôt centre néo protérozoïque du monde. Il est formé de plateaux calcaires et de grès dont la
majeure partie est sous l'emprise de dunes mobiles ou statiques. Il compte une large part des
gisements ou indice pétroliers entre le Mali, l'Algérie, la Mauritanie et le Niger.
est recouverte en discordance par des sédiments du néo protérozoïque du bassin de Taoudéni
sur tous les autres côtés.
La Boutonnière de Kédougou Kéniéba (BKK) a été étudiée par le projet MALI-OUEST
en 1987 dans sa partie orientale. Il ressort de cette étude que la fenêtre Malienne a trois
grandes unités lithologiques s’étendant dans la direction Nord-Ouest, ce sont :
Un groupe supérieur (800 mètres environ) ou alternent des schistes, des grauwackes
et des quartzites.
Les bordures orientales et occidentales de la formation de Kéniébandi sont occupées par des
accidents cisaillant majeurs. Ces accidents cisaillant servent de transition de la formation de
Saboussiré à la formation de Kéniébandi, et la formation de Kéniébandi à la formation de
Kofi. La partie septentrionale de la formation de Kéniébandi montre des grés carbonates, des
volcanites intermédiaires, quelques sédiments détritiques, des tufs et méta-silts laminé.
Quartz-séricite-chlorite-carbonate-albite ;
Épidote-chlorite-albite-quartz-carbonate.
5. Tectonique:
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Cartographie géologique sur les cibles de Bara et de Bawa sur le permis de OUIAGA (sud de Sadiola):
contribution des puits et de l’étude des régimes de régolite
L’accident Sénégalo-Malien est une zone de cisaillement à mouvement senestre avec les
directions Nord-Nord-Est et Sud-Sud-ouest (directions qui jouent un rôle important dans le
processus de minéralisation en or de : Sadiola, Yatela, Loulo et Gounkoto. Il forme un couloir
large de 300 mètres environ et s’observe du Sénégal oriental jusqu’au Nord-Ouest de
Krouketo en territoire Malien ou elle disparait sous la falaise de la Tambaoura. Dans la zone
de cisaillement, certains affleurements sont caractérisés par la présence de pli d’amplitude
centimétrique à métrique avec des axes parallèles et subparallèles à la direction de la
foliation ; ainsi nous avons :
Les intersections de ces accidents avec l’accident Sénégalo-Malien constituent des zones
préférentielles de minéralisation aurifère dans la moitié Est (c’est la fracture de Sadiola).
Type primaire :
• Type 1 : la minéralisation est encaissée dans les turbidites tourmalinisées
(Loulo). L’or y est associé aux sulfures, il appartient au type turbidite, les
roches encaissantes détritiques sont fortement tourmalinisées ainsi que
certaines séries de la formation de la région.
Type secondaire :
• Type 6 : ce sont des placers alluviaux et éluviaux.
• Type 7 : celui-ci se présente sous forme de gisement latéritique (Ity en RCI).
La roche saine : c’est la partie de la roche qui n’a subi aucune altération ou
déformation durant les temps géologiques.
tachetée. Les zones claires sont plus riches en quartz, et les taches de rubéfaction
sont dues à la kaolinite. Le fond matriciel peut être jaunâtre, rougeâtre ou rosâtre.
Au fur et à mesure que l’on monte dans le profil d’altération, les taches se
nodulisent et forment des concrétions ferrugineuses. Son épaisseur peut atteindre
5m. Une couche de limons recouvre les cuirasses entre les plateaux latéritiques.
La cuirasse: elle occupe les sommets allant de 1 à 3 m d’épaisseur. Elle est soit
transportée, soit en place. Le cuirassement continue de nos jours. Le sommet du
profil est très enrichi en fer (jusqu’à 75% de Fe 2O3), et très induré. La transition,
entre carapace et cuirasse se fait par augmentation du nombre et de la taille des
nodules, de l’incrustation de fer sur les parois, ainsi que la diminution des vides, et
des plages argileuses à goethite. La couleur du fond matriciel vire au rouge du fer
de la concentration en fer. Les cuirasses, directement soumises à l’érosion peuvent
se dégrader. Cette dégradation se marque par une augmentation de la taille des
vides et une individualisation des nodules marqués. La dégradation des nodules
donne :
Le sol : c’est la mince couche de terre arable qui recouvre de manière discontinue
la surface des continents. Le type de sol d’une région dépend principalement du
climat, de la nature du matériel parental (le substratum rocheux) et de l’apport des
organismes vivants. Le sol est le support de la végétation, il se renouvelle très
lentement. On estime qu’il faut en moyenne 200 ans pour former 1cm de sol.
Sol
ROCHE SAINE
1.1.2. La latérite :
Du latin later, brique, est une roche rouge ou brune, qui se forme par altération des roches
sous les climats tropicaux. Le sens large désigne l'ensemble des matériaux, meubles ou
indurés, riches en hydroxydes de fer ou en hydroxyde d'aluminium, constituant des sols, des
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contribution des puits et de l’étude des régimes de régolite
horizons superficiels, des horizons profonds de profil d'altération. On trouve des latérites
surtout en domaine intertropical. Elles recouvrent 33 % des continents. La latérite désigne un
matériau induré, utilisé pour la construction d'édifice dans les régions tropicales.
Les sols latéritiques sont des sols maigres, lessivés et appauvris en silice et en éléments
nutritifs fertilisants (Ca, Mg, K, Na). La végétation, comme par exemple les grandes forêts
équatoriales, reste cependant abondante sur ces sols, bien que fragile. Le fer oxydé donne la
couleur rouge d'une latérite. La présence d'alumine Al 2O3 fait de certaines latérites appelées
bauxite le principal minerai d'aluminium. Il s'agit aussi d'une réserve importante d'aquifères,
les sols latéritiques filtrant environ 50 % de l'écoulement global.
Les différents auteurs qui ont étudié ce problème sont en désaccord sur le mode de formation
du profil d’altération :
NAHON (1976) et PION (1979) conçoivent, le profil comme une succession logique des
altérations, succession qui descend progressivement en profondeur. À l’aide des calculs
géochimiques, ces deux auteurs envisagent un départ des éléments de plus en plus poussés
depuis la roche jusque dans la cuirasse et considère donc le cuirassement comme le stade
ultime de l’altération de la roche.
Cependant LEPRUN (1979), bien qu’en accord avec ces auteurs, quant à l’autochtonie des
cuirasses et à leur dépendance directe de la roche mère (il parle de litho-dépendance), réfute le
modèle de succession logique des altérations. Il démontre en effet que le niveau d’altération
pistache de la base du profil est postérieur aux kaolinites sus-jacents, eux même postérieurs au
niveau cuirassé.
A ces trois auteurs qui ont étudiés ces phénomènes à l’échelle géochimique et envisage
l’autochtonie des cuirasses, s’opposent à la vision des géomorphologues (MICHEL, 1973,
GRANDIN, 1976, BOULET, 1986) qui ont étudiés le cuirassement à une échelle spatiale et
temporelle beaucoup plus vaste.
1.2.3. Le cuirassement :
Pendant la saison des pluies, au niveau de la remontée de la nappe aquifère, on assiste à une
hydrolyse des minéraux dont les éléments sont mis en solution. Avec le drainage latéral de la
nappe, les éléments les plus mobiles ; alcalins et alcalino-terreux, ainsi qu’une partie de la
silice et du fer dans une moindre mesure sont évacués. Il en résulte une accumulation relative
du fer, de la silice et de l’aluminium, à laquelle s’ajoute une accumulation absolue par le
transport de ces éléments depuis la surface.
Enfin le restant de l’aluminium qui n’est pas combiné avec la silice précipite sous forme de
gibbsite s’il représente une assez grande quantité ou bien dans le cas contraire se substitue au
fer dans la goethite ; c’est l’importance du lessivage du fer qui donnera à la cuirasse son
caractère plus ou moins alumineux.
Le mécanisme chimique mis en jeu dans l'altération des roches saines donnant des latérites est
l'hydrolyse totale. Une réaction engendre la destruction de tous les minéraux primaires et la
libération de leurs constituants. L’élimination des cations essentiels et d'une partie de Si, ainsi
qu'une insolubilisation et une accumulation relative des hydroxydes d'Al et Fe. Influent sur
cette réaction la valeur locale du pH et le drainage local, ainsi que le temps d'exposition.
Les altérations kaolinites sont un phénomène de climat humide à précipitation assez bien
répartie tout au long de l’année. Les minéraux de la roche sous la base de la cuirasse, sont
soumis à une lixiviation et altérés en une argile kaolinite. Directement sous la cuirasse, là où
l’écoulement latéral de la nappe est le plus fort, la lixiviation est suffisamment poussée pour
effacer la structure de la roche saine ; seuls de petits volumes gardent cette structure. Plus en
profondeur la lixiviation des minéraux primaires est moins poussée ; on assiste dans ce cas à
la formation d’argile kaolinite avec conservation de la structure roche.
C’est un phénomène de climat humide à peu humide. Sous la base du profil d’altération, ou
l’écoulement de la nappe est très faible, les roches sont soumises à un milieu confiné sans
grande possibilité de transport des éléments. Les minéraux primaires s’altèrent alors en
smectique ou en kaolinite selon leur nature.
Le faciès nodulaire : présente des nodules ferrugineux cimentés dans une matrice
argilo ferrugineuse ; ces nodules de tailles millimétriques à centimétriques et
présentant parfois un aspect pisolitique, se formeraient in situ au sein d’un emballage
matriciel selon la conception autochtoniste où seraient hérités des cuirasses
susjacentes selon la conception allochtoniste.
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contribution des puits et de l’étude des régimes de régolite
Une latérite peut se former à partir de n'importe quel type de roche, mais seulement si le
climat est aride sur une période prolongée. Cependant, il se forme autant de types de latérites
qu'il y a de roches d'origine. Lors de l'altération, les minéraux de base les plus instables
disparaissent (comme les feldspaths), et les ions les plus solubles s'échappent en solution. Les
autres restent sur place en formant de nouvelles roches.
Minéraux altérés : Les principaux minéraux altérés sont des silicates, et des carbonates
Les micas : ils libèrent les ions K et Fe. Biotites et muscovites donnent des glauconites,
se transformant en illites puis en montmorillonites de dégradation.
Le quartz : connu pour sa très forte résistance à l'altération, peut être trouvé avec un
taux de lessivage allant jusqu'à 20 % sous les climats tropicaux. Dans ces conditions,
la silice est beaucoup plus soluble et mobile que les oxydes de fer et d'aluminium et de
ce fait lessivée de façon préférentielle.
Les carbonates : calcite, dolomite, qui libèrent des ions bicarbonates (HCO3–) et
déposent les impuretés argileuses qu'elles contenaient éventuellement.
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contribution des puits et de l’étude des régimes de régolite
Les minéraux formés : L'altération des roches à l'origine des sols latéritiques
donnent lieu à la création de complexes d'altération de deux formes :
Les phyllosilicates : ce sont les argiles (les types d'argiles formés dépendent du
taux de lessivage subi par la roche),
Le régime résiduel : les zones à régimes résiduels sont des domaines caractérisés par
la conservation généralisée des profils d'altération latéritique. L'horizon résiduel peut
être latéritique ferrugineux et/ou de pisolites en vrac développés sur la roche saine ou
les sols caractéristiques développés à partir de lui. Les formations résiduelles incluent
tous les matériaux altérés sur place et qui n'ont jamais subi une quelconque forme de
transport. Elles couvrent principalement des aires résistantes au couple altération-
érosion.
Le régime érosionnel : ou l’affleurement est très proche de la surface et le sol est très
riche en fragments lithiques, est résiduel ou proximal, ou la géochimie sol réussie mais
les échantillons sont spécifiquement très lithiques.
Sur le terrain le travail consistait à marcher le long des lignes orientées Est-Ouest. Une fois
sur la ligne le géologue commence à décrire le site conformément au code des régolites. Cette
description prend en compte la morphologie du terrain (le type de régime) autour de la ligne.
Au fur et à mesure qu’on évolue sur la ligne, nous marquons la limite des différents régimes
rencontrés à l’aide des coordonnées du GPS tout en respectant l’échelle. Exemple : En
supposant que nous sommes sur la ligne 1503400 et qu’on rencontre un plateau on prend les
coordonnées en bas du plateau et une fois monté on prends encore les coordonnées cela est
faite pour avoir la dénivelé. Ensuite on fait le contour du sommet du plateau en reliant les
différents points. Pour les zones d’affleurements on fait également le contour. On identifie le
type de roches et faire des mesures structurales s’il en existe. Pour la représentation des
différents régimes sur le papier millimétré on procède de la manière suivante :
Les régimes, dépositionnel et dépositionnel sur un bas plateau sont représentés par
des points. Les alluvions (Al) sont également matérialisées par des points avec la
direction du cours d’eau correspondant ainsi que l’épaisseur du lit.
Les différents régimes de latérite (Cp1, Cp2, Cp3, Ch1, Ch2, Ch3, Cs et Cv) sont
représentés avec leurs contours ; pour ceux présentant des pentes (Cp1, Cp2, Ch1,
Ch2) le contour est doublé en fonction de la dénivellation et dans le cas contraire
le contour a une forme polygonale.
Les différents régimes érosionnels ((Eo1, Eo2, Eo3) correspondant aux zones
d’affleurements avec des différences d’altitudes, sont représentés sur le papier
Projet de fin de cycle d’Ingénieurs, Présenté et soutenu par Seydou DENA
42
Cartographie géologique sur les cibles de Bara et de Bawa sur le permis de OUIAGA (sud de Sadiola):
contribution des puits et de l’étude des régimes de régolite
Les régimes résiduels (Rsp2, Rsp3), sont matérialisés par des polygones fermés en
fonction de leurs épaisseurs.
Les types de routes rencontrées sont également matérialisés sur le papier millimétré
de manière différente. La matérialisation se fait par des lignes continues doubles
(pour les routes goudronnées), lignes discontinues doubles (pour les routes
latéritiques praticables par véhicule) et ligne unique discontinue (pour les pistes).
Après la cartographie sur le terrain, arrivé au bureau le report est effectué sur un papier calque
A0 avec le contour de la cible graduée à la même échelle que celui du papier millimétré utilisé
sur le terrain (1/5 000). Lors du report, nous commençons par coïncider les coordonnées sur le
papier millimétré avec celui du papier calque. Après cette phase, toutes les informations sur le
papier millimétré collectées sur le terrain sont reproduites avec la plus grande précision sur le
papier calque et cela s’effectue tous les jours après le terrain jusqu’à la fin de la cartographie.
Au fur et à mesure que le report s’effectue, une corrélation est faite de jour en jour entre les
limites des différents régimes sur des lignes contiguës.
Figure 8 : Carte régolite des cibles de Bara et de Bawa avec les anomalies de géochimie et
le programme de puits au 1/5000
3. La litho-échantillonnage:
Les travaux de la cartographie des régolites étaient accompagnés d’un échantillonnage des
affleurements rencontrés sur chacune des lignes cartographiées (appelé litho-échantillonnage).
Il consiste à prélever systématiquement les échantillons sur toutes les roches rencontrées (à
l’aide d’un marteau). Le géologue observe d’abord la texture ensuite à l’aide de la loupe,
identifie les différents minéraux de la roche afin d’avoir une idée sur la nature de la roche
c’est-à-dire s’il s’agit d’une roche plutonique, volcanique ou sédimentaire. Les échantillons
prélevés sont envoyés au laboratoire pour déterminer la teneur en Or ; cela nous permet
d’avoir une idée plus ou moins claire sur la distribution de l’or dans les différents types de
roches au sein de la cible; et partant de là de mieux interpréter les anomalies géochimiques
qui peuvent être in situ ou transportés.
Le fonçage des puits est une technique d’exploration de subsurface, elle peut avoir plusieurs
objectifs à savoir lithologique, structurale, altérations et minéralisation. Dans notre cas les
puits exécutés regroupaient chacun de ces facteurs. Ils ont été programmés à l’issue des
résultats de la géochimie sol complétée sur le permis à la maille de 400mx50m. L’objectif du
programme de puits était de tester chacune des anomalies sol pour mieux comprendre les
différents paramètres géologiques qui pourraient contrôler l’anomalie sol et si possible définir
une minéralisation. Ainsi un programme de 14 lignes de puits totalisant 321 puits a été
planifié sur les deux cibles. La distance entre les puits était de 25m.
1. Planification:
Les puits sont planifiés sur des lignes droites avec des directions perpendiculaires aux
anomalies de géochimie sol et aux structures que nous voulons tester. Lors de la planification
chaque ligne de puits et chaque puits sont munis d’un numéro pour permettre leurs
identifications sur le terrain. Dans notre cas précis les directions des lignes de puits ont été
choisies de la manière suivante :
La direction ENE- WSW (N070°) avait pour objectif de tester les anomalies
géochimiques et les structures d’orientation NW-SE.
Une direction Est-Ouest avait pour objectif de tester les anomalies géochimiques et
les structures d’orientation N-S, NNE-SSW et NNW-SSE.
2. Mode opératoire:
Elle consiste généralement à excaver verticalement dans le sol une forme d’un mètre carrée
dont la profondeur est fonction du niveau de la roche (saprolite). La profondeur des puits
varie selon le niveau de la saprolite qui peut différer d’un à l’autre. Mais il se trouve que dans
la plupart des cas le niveau de la saprolite n’atteint pas 7m.
Les puits sont positionnés sur une ligne droite suivant une direction précise. Ce
positionnement se fait avec la boussole et le GPS. Une fois la position (coordonnée) du puits
identifié par le GPS, le géologue fixe la direction choisie avec la boussole et ensuite
Projet de fin de cycle d’Ingénieurs, Présenté et soutenu par Seydou DENA
47
Cartographie géologique sur les cibles de Bara et de Bawa sur le permis de OUIAGA (sud de Sadiola):
contribution des puits et de l’étude des régimes de régolite
perpendiculairement à cette direction les manœuvres tracent les quatre côtés du puits. Ils sont
placés à 25m de distance l’un après l’autre jusqu’au dernier puits de la ligne. Sur chaque puits
est placé un piquet sur lequel est écrit le numéro du puits et les coordonnées UTM.
La cartographie des puits excavés est effectuée par le géologue de terrain. Elle consiste à
matérialiser sur un papier millimétré à une échelle de 1/100 le puits à cartographier avec les
limites (profondeurs) des différents régimes de régolite de haut en bas. Ensuite vient l’étape
de l’identification de la lithologie du puits, la description des types d’altérations et des
mesures de structures s’il y en existe. Pour finir, à la limite de chaque régime de régolite dans
le puits, le géologue met un piquet sur lequel un numéro d’échantillons est attribué
(échantillonnage par faciès de régolite). Chaque limite de piquet correspond à un échantillon.
Elle consiste à faire un rainurage vertical d’une épaisseur de 20 cm sur la paroi du puits
orienté vers le nord du bas vers le haut et cela pour éviter toute contamination entre les
différents échantillons à collecter. Un rainurage horizontal est également effectué au fond
du puits sur les quatre côtés. Ce processus est exécuté par trois (03) manœuvres sous la
supervision d’un technicien géologue :
Les manœuvres sont chargés de couper les échantillons dans le puits tout en respectant la
limite des piquets, à les acheminer en dehors du puits, au mixage et à la mise en sac.
Photo 3A
Photo 3B
Photo 3 : Phase de rainurage
6. Représentation de la section d’une ligne de puits:
Cette étape est réalisée au bureau. Elle consiste à matérialiser chacun des puits de la ligne
avec leur niveau topographique, et leurs informations sur un papier millimétré à échelle bien
définie. Pour cela nous utilisons deux (02) échelles ; une (01) échelle horizontale qui
matérialise la distance entre chaque puits excavé et une (01) échelle verticale qui matérialise
la profondeur verticale du puits. Une corrélation est ensuite effectuée à la fois entre les
différents niveaux topographiques et les limites des régimes de régolite de chacun des puits.
Ensuite on attribue soit une coloration ou des figurés aux limites de même nature de puits en
puits. Les différentes lithologies sont représentées avec différentes colorations en respectant le
pendage des couches projetées en profondeur.
Projet de fin de cycle d’Ingénieurs, Présenté et soutenu par Seydou DENA
50
Cartographie géologique sur les cibles de Bara et de Bawa sur le permis de OUIAGA (sud de Sadiola):
contribution des puits et de l’étude des régimes de régolite
Manuellement :
Projet de fin de cycle d’Ingénieurs, Présenté et soutenu par Seydou DENA
53
Cartographie géologique sur les cibles de Bara et de Bawa sur le permis de OUIAGA (sud de Sadiola):
contribution des puits et de l’étude des régimes de régolite
N° de AZ de N° de AZ de
Fissure Direction Fissure Direction
1 300 1 300
2 260 2 350
3 44 3 44
4 310 4 310
5 360 5 360
6 70 6 70
7 320 7 320
8 334 8 334
9 243 9 333
10 164 10 74
11 338 11 338
12 214 12 304
13 314 13 314
14 2 14 2
15 94 15 4
16 229 16 319
17 5 17 5
18 188 18 278
19 276 19 276
20 350 20 350
21 194 21 284
22 90 22 90
23 352 23 352
24 192 24 282
25 4 Tab 25 4 8
26 4 Tab 8B
26 4
27 7 27 7
28 102 28 12
Intervalle de
29 0° 16°8 31° 46° 61° 76 29
270° 286° 301°
8 316° 331° 346°
regroupement
30 15° 30°
282 45° 60° 75° 90° 30
285° 300° 315°
282 330° 345° 360°
Nombre 8 - 1 - 2 1 5 1 3 2 3 4
De Fissures
Tab 8C
Tableau 8 : Répartition des structures suivant AZD et l’Intervalle de Groupement
8fissures 5 Cm R : 5cm le rayon
1f X : 0,625 Cm
La direction principale de fissuration est comprise entre 0 et 15°.
Logiciel Dips :
9. Conclusion:
Les puits réalisés sur les cibles de Bara et de Bawa ont permis de mettre à jour la carte
lithologique de surface préalablement définie à partir de la cartographie, de confirmer la
direction des structures mesurées en surface. Ils ont aussi permis de mettre en évidence un
système d’altérations à la séricite, la silice, des oxydes de fer (hématite, limonite et la
magnétite), le graphite et la limonite. Actuellement, seul les 1/3 du programme de puits
planifié a pu être achevé. Les échantillons collectés ont été envoyés au laboratoire pour être
analysés pour or. Les résultats n’ont pas encore été reçus pour le moment pour pouvoir définir
une zone de minéralisation en subsurface.
1. Lithologie :
Elle est l’identification de la nature des roches rencontrées. Elle permet de définir la
composition minéralogique d’une roche, le pourcentage, sa texture et sa structure en vue de
donner un nom à la roche à partir du diagramme de Streckeisen.
Sur ces faits il a été identifié sur le permis de OUIAGA différentes lithologies classées selon
leurs composition minéralogique et leurs textures en roche à sédiment fin, roche d’intrusion
felsique, d’intrusion intermédiaire à mafique, d’intrusion mafique et enfin de roche
volcaniques:
1.1. Tufs volcaniques :
Roche formée par l’accumulation de projections volcaniques en fragments de quelques
millimètres pouvant contenir des blocs ou de cendres, et consolidée sous l’action de l’eau.
1.3. Chert (silex) :
C’est une roche siliceuse à grains fins d’origine chimique ou biochimique, le terme
regroupant le plus souvent, dans la pratique les silex, silexites et les jaspes (voir photo 4 pour
les variétés de Chert).
1.4. Gabbro :
Les gabbros sont des roches à texture grenue, mélano- à mésocrates. Ce sont des roches
magmatiques plutoniques. Le grain est très variable, avec des cristaux dépassant parfois le
centimètre. Leur teinte générale est noire, plus ou moins mouchetée de zones blanches qui
correspondent à des plagioclases. Du fait de l’altération, ces derniers présentent parfois des
teintes verdâtres (photo 5). Les gabbros sont des constituants importants de la croûte
océanique
1.5. Andésite :
Les andésites sont des roches à texture microlitique, de couleur grise et généralement claire :
ce sont des roches volcaniques. La texture est fréquemment porphyrique avec des
phénocristaux blancs de plagioclases et des cristaux plus sombres, brunâtres à noirs,
d’amphiboles, de pyroxènes ou de biotite. (Photo 6). Les andésites sont des constituants
majeurs du volcanisme des zones de subduction. Son équivalent plutonique qui est la diorite
est aussi observable dans la zone.
1.6. Granite :
Les granites sont des roches plutoniques à texture grenue, leucocrates. Leur couleur peut être
variée, parfois blanche, grise ou rose. Le grain est très variable, avec des cristaux dépassant
parfois le centimètre (photo 7). Tous les cristaux peuvent être de taille homogène, ce qui
donne une texture équante. Certains minéraux sont parfois d’une taille très supérieure aux
autres ce qui détermine une texture porphyroïde. Les granites sont des constituants abondants
de la croûte continentale.
1.7. Granodiorite :
Les granodiorites sont des roches à texture grenue : ce sont des roches plutoniques.
L’observation fait apparaître de nombreux cristaux de feldspaths blancs et des cristaux de
quartz transparents, à allure de gros sel. (Photo 8). Les minéraux sombres sont de couleur
noire à vert foncé. Les granodiorites sont des roches plutoniques mises en place en intrusions
de grande taille.
1.8. Rhyolite :
Les rhyolites sont des roches à texture microlitique, dont le verre, abondant, est parfois de
teinte grise mais plus fréquemment rouge : ce sont des roches volcaniques. Les phénocristaux
sont plus ou moins abondants selon les roches. Les rhyolites sont des roches volcaniques
relativement abondantes dans les zones de subduction.
1.9. Gossan :
Sous l’appellation du chapeau de fer, elle désigne une zone exposée en surface et oxydée ; elle
présente un aspect plus ou moins alvéolaire et des teintes jaunâtres à brun rouge (photo 09).
C’est une roche complexe formée de limonite et de minéraux divers, elle renferme souvent de
nombreux boxwerks de sulfure remplacé par la limonite.
2. Structures :
Du point de vue géologique on distingue les structures primaires qui sont des structures
acquises par les roches pendant leur dépôt (stratification …) ou leur mise en place
(fluidalité...) et les structures secondaires acquises postérieurement à leur mise en place. Les
structures observées sur le terrain sont les suivantes :
2.1. La schistosité :
C’est une structure mécanique, avec des plans de débit préférentiel de la roche (photo 10).
Tandis que la foliation se définit comme étant une structure des roches dont les minéraux sont
arrangées ou aplatis selon des plans parallèles. Ces deux termes diffèrent suivant
l’appellation anglo-saxonne ou francophone.
2.2. Le cisaillement :
Zone déformée séparant des blocs ayant subi un déplacement relatif ne se traduisant pas par
une faille bien définie. Dans une roche, bande où les cristaux ont été fortement étirés et
aplatis, où même ont cristallisé lors d’un mouvement cisaillant (photo 11).
2.4. La Bréchification :
C’est une transformation de la roche en brèche (photo 13) résultant de la fragmentation dans
un contact tectonique, les débris ayant été cimentés sur place (ciment en générale cristallin, de
précipitation chimique à partir des fluides chaud circulant à travers la zone broyée).
A
OUIAG
Shear 2 32
A 183743 1502618 65
OUIAG
Shear 2 15
A 183749 1502620 66
OUIAG
Shear 2 20
A 183749 1502623 69
OUIAG
Shear 2 6
A 183742 1502622 68
OUIAG
183735 1502323 71 Shear 2 14
A
OUIAG
183695 1502662 67 Fracture 1 57
A
OUIAG
183695 1502662 67 Fracture 1 98
A
OUIAG
Shear 2 20
A 183686 1502662 67
OUIAG
Fracture 2 255
A 183686 1502662 67
OUIAG
Fracture 2 98
A 183672 1502660 66
OUIAG
Shear 2 317
A 183868 1502896 79
OUIAG
183881 1502897 74 Shear 2 350
A
OUIAG
Shear 2 358
A 183881 1502897 79
OUIAG
Shear 2 317
A 183911 1502896 84
OUIAG
Shear 2 340
A 183914 1502888 84
OUIAG
Shear 2 330
A 183905 1502911 84
OUIAG
Shear 2 315
A 183740 1503026 84
OUIAG
183741 1503026 77 Shear 2 315
A
OUIAG
Shear 2 330
A 184034 1502719 79
OUIAG
Shear 2 324
A 184036 1502728 79
OUIAG
Shear 2
A 183477 1503139 68 208
OUIAG
Shear 2
A 183469 1503151 68 200
OUIAG
Shear 2
A 182221 1503075 61 350
Projet de fin de cycle d’Ingénieurs, Présenté et soutenu par Seydou DENA
61
Cartographie géologique sur les cibles de Bara et de Bawa sur le permis de OUIAGA (sud de Sadiola):
contribution des puits et de l’étude des régimes de régolite
OUIAG
183474 1503414 74 Fracture 2
A 210
OUIAG
Shear 2
A 183477 1503422 74 295
OUIAG
Shear 2
A 183624 1503607 79 25
OUIAG
Shear 2
A 183401 1503986 75 356
OUIAG 182725 1503485
Shear 2
A 68 10
OUIAG 182053 1503514
Shear 2
A 70 197
OUIAG 181626 1503490
Shear 2
A 79 215
OUIAG 182323 1503987
Shear 2
A 75 30
OUIAG 181981 1504091
Shear 2
A 77 80
OUIAG 181563 1504056
Fracture 1
A 88 235
OUIAG 181519 1504091
Shear 2
A 88 20
OUIAG 178341 1504164 300
Shear 2
A 88
OUIAG 176983 1503482 310
Fracture 1
A 88
OUIAG 176960 1503461 230
Fracture 1
A 88
OUIAG 176943 1503448 300
Shear 2
A 88
OUIAG 178123 1504184 115
Shear 2
A 88
OUIAG 177936 1504017 315
Shear 2
A 95
OUIAG 177929 1504034 320
Shear 2
A 97
OUIAG 177622 1504038 332
Fracture 1
A 78
OUIAG 177500 1503987 35
Fracture 1
A 70
OUIAG 177476 1504007 345
Fracture 1
A 76
OUIAG 177364 1503949 220
Fracture 1
A 70
OUIAG 181630 1504121 330
Shear 2
A 90
Intervalle de 0° 16° 31° 46° 61° 76 270° 286° 301° 316° 331° 346°
regroupement 15° 30° 45° 60° 75° 90° 285° 300° 315° 330° 345° 360°
Nombre 5 3 2 1 - - 2 5 2 5 2 3
De Fissures
Tab 10C
Tableau 10 : Répartition des structures suivant AZD et l’Intervalle de Groupement
8fissures 5 Cm R : 5cm le rayon
1f X : 0,625 Cm
Dans ce cas-ci on observe trois(3) direction principales de fissuration comprise entre 0-15° ;
285-300° et 315-330°.
Shear 80 88
Shear 60 47
Shear 80 70
Shear 70 60
Shear 42 45
Shear 50 45
Shear 45 60
Shear 44 54
Shear 68 298
Shear 72 290
Shear 72 80
Fracture 70 300
Shear 70 25
Shear 68 115
Shear 85 86
Shear 75 100
Shear 70 287
Shear 45 305
Shear 80 120
Shear 50 170
Fracture 90 325
Shear 70 100
Shear 80 30
Fracture 90 40
Fracture 90 320
Shear 70 30
Shear 70 205
Shear 60 45
Shear 70 50
Fracture 90 62
Fracture 40 125
Fracture 90 75
Fracture 40 310
Shear 30 60
Tab 11 : Pendage et sens de pendage
En faisant une étude comparative entre les structures observées en surface et ceux
observées dans les puits on constate que les principales directions de fissuration
(NNE-SSW et NNW-SSE) préalablement définies en surface sont confirmées en
subsurface.
5. Altérations :
Dans la plupart des régions du globe, les roches n’affleurent pas directement mais sont
recouvertes par une épaisseur plus ou moins importante de produits (altérites) résultant de leur
transformation au contact de l’hydrosphère et de l’atmosphère. Ces transformations tendent à
mettre les composants des roches en équilibre avec les conditions physico-chimiques régnant
à la surface de la terre. Elles commencent en général par la formation d’un sol, sur lequel se
développe la végétation. Sa nature reflète la composition des roches sous-jacentes (roches
mères) et les conditions de leur altération. On emploie aussi souvent le terme de régolite pour
désigner l’ensemble des éléments meubles ou indurés que l’on trouve au-dessus de la roche
saine et résultant directement de son altération. Le sol en est la partie superficielle où les
actions biologiques sont prépondérantes.
La Sulfuration : se traduit par l’affinité des minéraux pour le soufre et qui fait
intervenir la notion de chalcophilie. Suite à l’observation (à l’aide de la loupe) des
échantillons sur le terrain on pouvait constater la trace des sulfures, le plus souvent de la
pyrite ou chalcopyrite.
détaillée sur les cibles de Bara et de Bawa (Fig.15). Ces diverses cartes utilisées pour
l’interprétation géologique ont pour rôle : détaillée sur les cibles de Bara et de Bawa (Fig.15).
Ces diverses cartes utilisées pour l’interprétation géologique ont pour rôle :
Carte des affleurements : elle permet de localiser la position des différents types
d’affleurements rencontrés sur les deux (2) cibles.
La géologie des puits exécutés a permis de faire l’interprétation géologique sur les endroits
des deux cibles où la roche n’affleurait pas.
Figure 15 : Carte géologique des cibles de Bara et de Bawa avec les anomalies de
géochimie et le programme de puits au 1/5000
1. CONCLUSION :
À l’issue des travaux il ressort que la cartographie géologique de surface combinée avec les
puits reste, une des phases indispensables dans l’exploration de l’or. La recherche de ce
minéral utile est délicate, car le métal noble possède la particularité d’avoir une distribution
dite erratique. Ces deux méthodes permettent d’augmenter les chances de localiser et définir
les différentes caractéristiques d’une minéralisation en or dans une zone, car les travaux de
cartographie de surface et de subsurface nous ont conduits à identifier et à bien cerner les
structures et les lithologies porteuses de la minéralisation avec les altérations
accompagnatrices à travers la cartographie de régolite et l’excavation des puits. L’état actuel
de nos travaux n’a pas permis de définir avec exactitude si la minéralisation est liée à la
lithologie, à la structure ou aux lithologies et structures, d’où la nécessité de poursuivre les
travaux dans ce sens.
Enfin ce stage m’a permis de comprendre, la phase préliminaire dans la recherche de l’or
d’une part. D’autre part, la complexité de la nature et du sous-sol que constituent l’étude des
puits et des régimes de régolite et à quel point les notions de base (connaissances théoriques)
sont importantes pour une bonne compréhension sur le terrain.
2. RECOMMANDATIONS :
Suite à ces travaux il s’est avéré que, les travaux de subsurface pourraient être incomplets ; la
formation du cycle Ingénieur nécessite des mises à jour. En effet je recommande :
A la Société Randgold Resources Limited :
De tester toutes les anomalies en sol sur les deux cibles par des puits, car le
programmes actuel ne teste pas tous les points anomales de sol,
D’intégrer au programme de formation à tous les niveaux du cycle des cours d’anglais
parce que de nos jours les meilleurs documents sont en anglais et sur le terrain on est
contraint de se familiariser avec certains termes.
Enfin je demande au Directeur des Études (D.E) d’accorder des fiches de stage
individuel aux étudiants à temps et aussi d’augmenter leurs nombres qui sont
actuellement de trois (03) fiches. Cela augmentera le pourcentage de réussite pour une
obtention plus rapide d’un lieu de stage. /.
ANNEXE
a-) Silex
b-) Silex
Photo 5: Gabbro
Photo
6:
Andesite
Photo 7: Granite
Photo 8 : Granodiorite
Photo 9 : Rhyolite
P
hoto 12A: Diaclases
BIBLIOGRAPHIE :
Atlas-Géologie- Pétrologie- bcpst 2èannée ;
Dictionnaire de géologie Alain Foucault, Jean-François Raoult :(5e édition
Masson), DUNOD ;
Eléments de géologie 9ème édition Charles pomerol Maurice Renard ;
Sédimentologie (ISABELLE CJAN/ MAURICE RENARD) Edition MASSON ;
Cours de Cartographie de Dr Mory Sidibé ;
Cours de Pétrographie de Dr Mamadou. L. Bouaré (professeur à E.N.I-A.B.T) ;
Cours de Métallogénie Dr Assimi.B. Sidibé (professeur l’E.N.I-A.B.T) ;
Cours de Géologie Régionale Dr SOUMARE (professeur à l’E.N.I-A.B.T) ;
Wikipédia ;
[Link] Wikipédia;
Anciens rapports ;
Internet.
Les fractures et cisaillements influencent l'interprétation des anomalies géochimiques car ils permettent la circulation et accumulation de fluides minéralisateurs, ce qui peut modifier localement la géochimie de surface et fausser les indications des concentrations naturelles, nécessitant donc une combinaison avec l'analyse géostructurale pour une interprétation précise.
Le puits est crucial car il permet de tester directement les anomalies géochimiques en surface par une investigation lithologique, structurale, et de minéralisation en profondeur, donnant ainsi une validation directe aux interprétations géochimiques qui peuvent être influencées par des matériaux transportés.
Le litho-échantillonnage consiste à prélever des échantillons systématiquement des roches affleurantes pour analyser leur teneur en or et identifier la nature des roches. Ce procédé est crucial pour la corrélation des minéralisations avec les structures lithologiques dans les cibles de Bawa et Bara, enrichissant l'interprétation des données géochimiques.
Les structures géologiques comme les cisaillements, les failles, et les dykes sont fondamentales dans les processus de minéralisation aurifère car elles servent de canaux pour les fluides minéralisateurs et de pièges physico-chimiques, notamment lors de variations lithologiques ou tectoniques.
Les fissures mesurées au projet de OUIAGA se distribuent principalement dans les directions WNW-ESE, NW-SE, et NNE-SSW, influençant les mouvements tectoniques et l'écoulement des fluides à travers ces orientations, ce qui peut engendrer des zones de faiblesse et concentrer les matériaux minéralisateurs.
La cartographie des régolites est essentielle en exploration minière car elle permet de comprendre la distribution des différents types de régolites, particulièrement les profilés latéritiques dans les zones tropicales, ce qui est crucial pour cibler efficacement les gisements aurifères.
La richesse en fer au sommet des profils de régolite résulte du processus de cuirassement sous un climat tropical, favorisé par des conditions de température et d'humidité qui accélèrent la décomposition et la redisposition de minéraux comme la limonite, enrichissant davantage la zone en Fe2O3.
Les principaux types de régolites identifiés dans les cibles de Bara et Bawa sont la latérite (50%), le sol résiduel (20%), les dépôts (20%) et les érosions (10%)
La schistosité, avec ses plans de débit préférentiels, permet d'analyser les mécanismes de déformation et d'identifier les directions dominantes de la pression tectonique, ce qui aide à comprendre les orientations structurales influençant la localisation des minéralisations.
La saprolite se divise en saprolite grossière inférieure ou arène, caractérisée par des fragments minéraux primaires, et saprolite supérieure fine ou ferrugineuse, marquée par les minéraux secondaires à dominante ferrugineuse.