Analyse des risques STEP Ain El Houtz
Analyse des risques STEP Ain El Houtz
Département d’Hydraulique
Houtz
Présenté
Et soutenu publiquement par
M. ROUISSAT. B Président
Mr. BOUMEDIENE. M Examinateur
Mr. CHIBOUB FELLAH. A Examinateur
Mme. BOUKLI HACENE. Ch Encadreur
Mr. BESSEDIK. M Encadreur
Mr ROUISSAT Bouchrit ;
station ;
de ce travail.
A Dieu seul revient ma gratitude en premier et dernier
lieu.
Nadir.
Toute ma famille.
MERIEM
Résumé
Les stations d’épurations rencontrent de temps à autres des problèmes qui pénalisent
leurs fonctionnements et limitent leurs fiabilités. Complexes dans leur compréhension,
leur maîtrise est parfois délicate pour les détecter. Le présent travail porte
essentiellement sur l’analyse de l’ensemble des dysfonctionnements qui peuvent nuire à
la continuité de service de la station d’épuration d’Ain El Houtz. Tout d’abord, nous
avons étudié la variation des différents paramètres physico-chimiques et du process sur
une série de données mensuelles de six ans d’exploitation (2009-2014) et nous les avons
comparés avec les normes de rejets algériennes. Les résultats de l’analyse ont été
présentés et discutées. Par la suite, nous avons appliqué la méthode de l’AMDEC sur les
différents dépassements de ces paramètres par rapport à la norme, ce qui permet de
comprendre l’origine et le problème de ces évolutions marqués, puis trouver des
solutions adéquates pour y remédier. Ainsi, nous avons généralisé cette méthode sur
l’ensemble des procédés de la STEP. Pour finir, nous avons proposé quelques solutions
qui peuvent aider la STEP à minimiser certains problèmes et améliorer ses
performances épuratoires.
Sewage treatment plants meet from time to time problems which penalize their
operation and limit their reliability. Complex in their understanding, their control is
sometimes difficult to detect. The present work focuses on the analysis of all
malfunctions which may affect the continuity of service of the waste water treatment
plant of Ain El Houtz. First, the variation of different physicochemical parameters and
the process on a series of six monthly operating data (2009-2014) were studied and
compared with the standards of Algerian norms. The results of the analysis were
presented and discussed. Subsequently, the FMEA method of the on different overruns
of these parameters in relation to the standard was applied. This allows to understanding
the origin and the problem of these marked developments, then finding their appropriate
solutions. Thus, this method was extended to all processes of the WWTP. Finally, some
solutions were proposed which can help the WWTP to minimize the problems and
improve the treatment performance.
Key words : malfunctions, analysis, waste water treatment plant of Ain El Houtz,
norms, FMEA, treatment performance.
الملخص
حصادف يذطاث يعانجت يٍاِ انصشف انصذً يٍ وقج َخش يشاكم يعشقهت نعًهها ويساهًت فً انذذ يٍ
يىثىقٍخها .حعذ هزِ األخٍشة يعقذة و صعبت فً فهًها و فً بعض األدٍاٌ َادسة انسٍطشة عهٍها.
انعًم انًقذو فً هزِ األطشودت ٌشحكض عهى حذهٍم جًٍع األعطال انخً قذ حؤثش عهى اسخًشاسٌت عًم يذطت عٍٍ
انذىث فً يعانجت اليٍاِ نمصشف انصذً.
أوال ،قًُا بذساست انخغٍشاث نًخخهف انعُاصش انفٍضٌىكًٍٍائٍت وسهسهت يٍ انبٍاَاث انشهشٌت نًذة سج سُىاث .بعذ
رنك قًُا بًقاسَت َخائج انخذهٍم ويُاقشخها وفقا نًعاٌٍش انصشف انجضائشي.
َظشي AMDECعهى يخخهف حجاوصاث هزِ انعُاصش بانُسبت إنى انًعاٌٍش ،يًا ة وفً وقج الدق قًُا بخطبٍق
سًخ بفهى يصذس و يشكم هزِ انخطىساث انًهذىظت.و إٌجاد انذهىل انًُاسبت نها .أٌضا قًُا بخعًٍى هزِ انُظشٌت
عهى كافت عُاصش انًذطت .أخٍشا قًُا باقخشاح بعض انذهىل انخً ًٌكُها أٌ حساعذ يذطت يعانجت يٍاِ انصشف نهذذ
يٍ بعض اليشاكم و حذسٍٍ كفاءة انخصفٍت.
الكلمات المفتاحية :االعطال ،حذهٍم ،يذطت يعانجت انًٍاِ عٍٍ انذىث انصشف انصذً ،انًعاٌٍش،AMDEC ،
كفاءة انخصفٍت.
Remerciements
Dédicace
Résumé
Introduction générale
II.6. Conclusion............................................................................................................... 35
IV.6. Axes d’amélioration proposés pour la STEP d’AIN EL HOUTZ ....................... 130
Conclusion générale
Bibliographie
Les annexes
Figure I. 1: schéma représente les conditions réunies pour éviter les dommages ........ 10
Figure I. 2: l’AMDEC et la re-conception .................................................................... 18
Figure I. 3: la démarche AMDEC .................................................................................. 20
Photo II. 1: Panoramique de la station d’épuration des eaux usées de la ville de Tlemcen
........................................................................................................................................ 24
Photo II. 2: Situation géographique de la station d’épuration d’AIN EL HOUTZ......... 25
Photo II. 3: Déversoir d’orage ........................................................................................ 27
Photo II. 4: Grille grossière manuelle ............................................................................. 28
Photo II. 5: Grille mécanisée .......................................................................................... 28
Photo II. 6: Déssableur – déshuileur ............................................................................... 29
Photo II. 7: Bac de récupération des sables et graisses ................................................... 29
Photo II. 8: Bassins d’aérations ...................................................................................... 30
Photo II. 9: La zone aérée dans le bassin d’aération ....................................................... 30
Photo II. 10: Vis de recirculation de l’eau nitrifiée vers la zone non aérée .................... 30
Photo II. 11: Zone non aérée dans le bassin d’aération .................................................. 31
Photo II. 12: Clarificateurs.............................................................................................. 31
Photo II. 13: Bassin de chloration ................................................................................... 32
Photo II. 14: Vis de recirculation .................................................................................... 32
Photo II. 15: Epaississeur................................................................................................ 33
Photo II. 16: Lits de séchage ........................................................................................... 33
Photo II. 17: Lits de séchage +Aire de stockage des boues séchées ............................... 34
Photo II. 18: Réservoir de stockage des eaux usées épurées (bassin de l’ONID) .......... 34
Tableau I. 1: Exemple de grilles d’APR ........................................................................ 11
Tableau I. 2: Exemple de grille d’APR .......................................................................... 11
Tableau IV. 1: Analyse des dysfonctionnements observés avec leurs causes et quelques
solutions spécifiques proposées pour les MES dans le cadre de l’AMDEC .................. 92
Tableau IV. 2: Principaux dysfonctionnements observés avec leurs causes et quelques
solutions spécifiques proposées (cas englobe la chaine commune de la variation de
DBO5 et DCO) ............................................................................................................. 104
Tableau IV. 3: représente le phénomène de foisonnement ........................................... 111
Tableau IV. 4: Les principaux dysfonctionnements observés avec leurs causes et
quelques solutions spécifiques proposées (cas englobe de l’oxygène dissous) ........... 116
Tableau IV. 5: Récapitule des points sensibles et recommandations principales à
appliquer pour l’ensemble des étapes de traitement de l’eau usée ............................... 129
AMDEC : Analyse des Modes de Défaillance, de leurs effets et de leurs criticité
NO2- : Nitrite
NO3- : Nitrate
O2 : Oxygène
PO4 3- : Orthophosphates
pH : potentiel d’Hydrogène
Cv : Charge volumique
Ts : Temps de séjour
K : coefficient de biodégradabilité
Le haut niveau de service de ces équipements nous amène à leur accorder une confiance
quasi-totale, et, de ce fait, nous ne nous interrogeons peut-être pas suffisamment sur les
conséquences de leurs éventuels dysfonctionnements. Ces défaillances sont tellement
peu envisagés que, lorsqu'ils surviennent, on constate parfois qu'il n'existe pas (ou qu'il
n'existe plus) de solution palliative ou alternative.
Dans le domaine industriel et dans celui des transports, la complexité croissante des
systèmes et des installations, la dangerosité de certains process, la recherche de
capacités et/ou de performances de plus en plus élevées, les impératifs économiques...
nous amènent à nous poser, avec peut-être encore plus d'acuité, la question du bon
fonctionnement de ces systèmes. En effet, leurs défaillances ou dysfonctionnements
peuvent avoir des conséquences considérables (pertes de vies humaines, atteintes à
l'environnement, pertes financières...).
La question de l’épuration des eaux usées prend dans le monde d’autant plus
d’importance que l’eau douce non polluée devient de plus en plus insuffisante en
quantité dans diverses région du globe. Mais, contrairement à ce qui se dit trop souvent,
l’humanité, dans son ensemble, ne peut pas épuiser ses ressources en eau.
• savoir comment et sur quoi agir, quelles mesures envisager, dans le cas où ces
situations apparaissent comme inacceptables.
L'analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité (AMDEC) est une
méthode qui nous permettra de répondre à ces attentes.
Enfin, une conclusion générale qui met le point sur un tel travail et ses extensions
futures.
I.1. Introduction
Parmis les outils et techniques de prévention des problèmes potentiels, la méthode
AMDEC « Analyse des Modes de défaillance, de leurs effets et leur criticité » (Failure
Mode and Effect Analysis, FMEA). Cette technique a pour but d’étudier, d’identifier,
de prévenir ou au moins de réduire les risques de défaillance d’un système, d’un
processus, d’un produit.
L’association Francaise de normalisation (Afnor) définit l’AMDEC comme étant « une
méthode inductive qui permet de réaliser une analyse qualitative et quantitative de la
fiabilité ou de la sécurité d’un système » . La méthode consiste à examiner
méthodiquement les défaillances potentielles des systèmes (analyse des modes de
défaillance), leurs causes et leurs conséquences sur le fonctionnement de l’ensemble
(les effets). Aprés une hiérarchisation des défaillances potentielles , basée sur
l’estimation du niveau de risque de défaillance, soit la criticité, des actions prioritaires
sont déclenchées et suivies [1].
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
Défaillance première
Défaillance d’un dispositif dont la cause directe ou indirecte n’est pas la défaillance
d’un autre dispositif [5].
Défaillance seconde
Défaillance d’un dispositif dont la cause directe ou indirecte est la défaillance d’un autre
dispositif [5].
Défaillance complète
Défaillance résultant de déviations d’une ou des caractéristiques au-delà des limites
spécifiées, telle qu’elle entraine une disparition complète de la fonction requise. « Les
limites correspondant à cette catégorie sont des limites spéciales spécifiées à cette fin »
[5].
Défaillance intermittente
Défaillance d’un dispositif subsistant pendant une durée limitée, à la fin de laquelle le
dispositif retrouve son aptitude à accomplir sa fonction requise, sans avoir été soumis à
une action corrective externe quelconque [5].
Défaillance progressive
Défaillance qui aurait pu être prévue par un examen ou une surveillance antérieure. « Ce
type de défaillance peut se détecter par un examen de l’évolution des caractéristiques du
dispositif » [5].
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
Défaillance mineure
« Défaillance, autre que critique, qui ne réduit pas l’aptitude d’un dispositif plus
complexe à accomplir sa fonction requise ». Elle nuit au bon fonctionnement du
dispositif en causant des dommages négligeables soit au système soit à l’environnement
[5].
Défaillance majeur
« Défaillance, autre que critique, qui risque de réduire l’aptitude d’un dispositif plus
complexe à accomplir sa fonction requise ». Elle est appelée également défaillance
significative. Elle ne cause pas de dommage notable au système, à l’environnement ou à
l’homme [5].
Défaillance critique
« Défaillance qui risque de causer des blessures à des personnes ou des dégâts
importants aux matériels ». Cette défaillance entraine la perte d’une(ou des) fonction(s)
essentielle(s) du dispositif avec un impact sur l’environnement, les systèmes et les
personnes [5].
Défaillance catastrophique
« Défaillance qui entraine la perte d’une(ou des) fonction(s) essentielle(s) d’un
dispositif en causant des dommages importants au dit système, à l’environnement et
peut entrainer la mort d’homme » [5].
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
Conditions latentes
DANGER
Barrrière n°4
Barrrière n°3
Barrrière n°2
Barrrière n°1
Erreurs actives
Accident
Photo I.1 : Modèle « Swiss cheese » à plaques de Reason [9]
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
Arrêt de
Pression à progression par
la Mauvais Fatigue une barrière
production organisation stress
interface
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
L'AMDEC a développé une méthode d'analyse des risques dans les installations. Cette
analyse permet de classer tous les éléments de l'installation selon leur niveau de
criticité. En fonction de ce classement, des modifications éventuelles sont apportées au
projet dès la conception [12].
La méthode est qualifiée d’inductive car son point de départ est la recherche des
événements élémentaires pour en déduire les conséquences finales. Par opposition, les
méthodes déductives consistent à analyser la conséquence finale pour en rechercher les
événements élémentaires [7].
Pour qu'un dommage à une personne puisse survenir, il faut que plusieurs conditions
soient réunies (figure I.1) :
Situation dangereuse
ou situation de risque
Événement déclencheur
(d’origine humaine ou
matérielle)
Pas de possibilité
d’évitement ou de
limitation du dommage
Accident ou
dommage
Figure I.1 : schéma représente les conditions réunies pour éviter les dommages [13]
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
Comme pour l’AMDEC, la démarche est formalisée dans des tableaux à colonnes. Là
encore, il n’existe pas de tableaux standards, mais des principes communs.
7 8 9 10 11
Accident conséquences Classification Mesures Application
potentiel par préventives de ces
gravité mesures
6 7 8 9
accident Effet Probabilité de Mesures
de l’accident l’accident de prévention
Les termes employés dans les colonnes du tableau I.1 correspondent aux notions
suivantes :
Système ou sous-système : identification de l’ensemble étudié
Phase : phase ou mode d’utilisation pendant lesquels certains éléments peuvent
générer un risque
Elément dangereux : élément du sous-système ou du système auquel on peut
associer un danger intrinsèque
Evénement causant une situation dangereuse : événements, dysfonctionnements,
erreurs…, qui peuvent transformer un élément dangereux en situation
dangereuse
Situation dangereuse : situation résultant de l’interaction de l’élément dangereux
et de l’ensemble du système, suite à un événement de la colonne précédente
Evénement causant un accident potentiel : événements, dysfonctionnements,
erreurs…, susceptible de transformer une situation dangereuse en accident
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
Dans le tableau I.1, on indique seulement la gravité des conséquences de l’accident s’il
se produit, alors que dans le tableau I.2, on indiquera la probabilité de cet accident, dans
l’esprit de la norme EN 1050 (les utilisateurs de ce tableau ont élaboré un système
d’évaluation de cette probabilité, non présenté ici).
L’APR a pour but de déceler les risques et leurs causes, d’étudier les conséquences
susceptibles d’apparaitre du fait de l’existence d’éléments dangereux, de définir des
règles de conception et des procédures permettant d’éliminer ou de maitriser les
situations dangereuses et les accidents potentiels ainsi mis en évidence, elle est
totalement orientée « danger ».
L’APR est une démarche inductive, mais aussi déductive, qui permet de rechercher des
combinaisons d’événements [13].
Déductive : la démarche est bien sûr inversé puisque l’on part de l’événement
indésirable et l’on recherche ensuite par une approche descendantes toutes les causes
possibles [4].
Elle ne peut pas être très complète pour des systèmes complexes, elle est réalisée au
début de la phase de conception, elle doit être considérée comme une première approche
des risques présentés par un système (analyse préliminaire des risques), l’AMDEC sera
ensuite utilisée comme un moyen d’analyse de la fiabilité et de la sécurité du système,
au fur et à mesure de l’avancement du projet [13].
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
L’AMDEC à été utilisée aux États-Unis par la société Mc Donnell Douglas depuis les
années soixante. Elle consistait à dresser la liste des composants d’un produit et à
cumuler des informations sur les modes de défaillance, leur fréquence et leurs
conséquences. La méthode à été mis au point par la NASA et le secteur de l’armement
sous le nom de FMEA pour évaluer l’efficacité d’un système [1].
A la fin des années soixante-dix , la méthode fait largement adoptée par Toyota, Nissan,
Ford, BMW, Peugeot, Volvo, Chrysler et d’autres grands constructeurs d’automobiles.
La méthode à fait ses preuves dans les industries suivantes : spatiale, armement,
mécanique, électronique, électrotechnique, automobile, nucléaire, aéronautique, chimie,
informatiqueet plus récemment, on commence à s’y intéresser dans les services [1].
Pendant les années quatre vignt, les constructeurs français d'automobiles ont introduit
des clauses de fiabilité dans les contrats avec leurs fournisseurs de composants pour les
automobiles, d'une part, et avec leurs fournisseurs de machines et équipements de
production, d'autre part. Dans ce dernier cas, les clauses prévoyaient généralement la
réalisation d'une AMDEC. Les tableaux AMDEC et la méthode d'évaluation de la
criticité qui avaient alors été élaborés pour la fourniture des équipements de production,
dans ce domaine de l'automobile, ont été ensuite fréquemment utilisés dans d'autres
secteurs. Cette appropriation n'a peut-être pas toujours été réalisée à bon escient (les
référentiels, la façon dont la méthode est mise en oeuvre dans un cadre précis, avec des
préoccupations spécifiques ainsi que les résultats auxquels on parvient, ne sont pas
forcément transposables dans d'autres domaines), mais elle a vraisemblablement
beaucoup contribué à propager la méthode AMDEC en France [13].
Actuellement :
• parmi les méthodes d'analyse de la fiabilité, l'AMDEC figure en bonne place
• certaines procédures définies dans le cadre d'une démarche qualité (application des
normes ISO 9000, par exemple) incluent l'utilisation de I'AMDEC à différents stades du
développement des produits ou des procédés
• dans ses principes, I'AMDEC est une méthode stabilisée depuis de nombreuses
années: la norme NF X 60-510 «Techniques d'analyse de la fiabilité des
systèmes - Procédure d'analyse des modes de défaillance et de leurs effets (AMDE)» a
été publiée en décembre 1986 [13].
I.7. L’AMDE
La notion de criticité viendra compléter l’AMDE pour donner l’AMDEC. Les relations
entre les défaillances et les effets qui en résultent constituent la partie AMDE, et il est
fondamental de comprendre comment décrire ces relations [13].
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
L’AMDE présente une limite :elle ne traite que les défaillances unique (simples), on dit
parfois que l’on ne s’intéresse qu’à un seul mode de défaillance à la fois , en faisant
l’hypothèse que tout le reste du système fonctionne correctement [13].
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
I.9. L’AMDEC
a) Dans quel but utiliser l’AMDCE ?
On ne réalise pas une AMDEC pour le plaisir de « faire de l’AMDEC » ou seulement
pour faire travailler ensemble un groupe de personnes. Il faut être conscient que
l’AMDEC requiert des compétences et du temps. Dans le cas de systèmes complexes,
comportant de nombreux composants, elle peut constituer un énorme travail.
Il convient donc de l’utiliser à bon escient, lorsque l’investissement (objectif, résultats
attendus, mobilisation des personnes cout) le justifie [13].
• L’étude AMDEC n’est pas un élément figé. Il est judicieux de la revoir après un temps
d’activité sur un produit, processus ou moyen de fabrication, et d’en réévaluer la
cotation. C’est un outil vivant.
• Chaque fois qu’une donnée d’entrée évolue (performance produit, plainte client, etc.),
il convient d’en réévaluer l’étude [6].
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
I.14.2. L’AMDEC-Produit
Elle est utilisée pour l’aide à la validation des études de définition d’un nouveau produit
fabriqué par l’entreprise.
Elle est mise en œuvre pour évaluer les défauts potentiels du nouveau produit et leurs
causes. Cette évaluation de tous les défauts possibles permettra d’y remédier, après
hiérarchisation, par la mise en place d’actions correctives sur la conception et
préventives sur l’industrialisation [7].
I.14.3. L’AMDEC-Processus
Elle est utilisée pour étudier les défauts potentiels d’un produit nouveau ou non,
engendrés par le processus de fabrication.
S’il s’agit d’un nouveau procédé, l’AMDEC-Processus en permettra l’optimisation, en
visant la suppression des causes de défaut pouvant agir négativement sur le produit. S’il
s’agit d’un procédé existant, elle permettra l’amélioration [7].
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
L’analyse fonctionnelle
L’étude qualitative :
Causes, modes, effets de défaillance
L’étude quantitative :
Évaluation de la criticité
La réévaluation de la criticité
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
b) L’analyse fonctionnelle :
Le but de l’analyse fonctionnelle est de déterminer d’une manière assez complète les
fonctions principales d’un produit, les fonctions contraintes et les fonctions
élémentaires.
Les fonctions principales : sont les fonctions pour lesquelles le système a été
conçu, donc pour satisfaire les besoins de l’utilisateur.
Les fonctions contraintes : répondent aux interrelations avec le milieu extérieur.
Les fonctions élémentaires : assurent les fonctions principales, ce sont les
fonctions des différents composants élémentaires du système.
Pour réaliser correctement l’analyse fonctionnelle il faut effectuer trois étapes
principales :
d) L’étude quantitative
Acceptabilité, criticité, critères de jugement
Une défaillance de « critique » si jugée à travers un ou plusieurs critères, elle nous
apparait inacceptable. La notion d’acceptabilité est une notion relative, elle n’a de sens
que dans un contexte donné [13].
Le jugement que nous pouvons porter sur une défaillance peut être :
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
C = F *G * D
e) La hiérarchisation
La hiérarchisation suivant l’échelle de criticité permet de décider des actions
prioritaires.
Elle permet de classer les modes de défaillances et d’organiser leur traitement par ordre
d’importance [1].
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ANALYSE DES MODES DE DEFAILLANCE, DE LEURS
Chapitre I EFFETS ET DE LEUR CRITICITE (AMDEC)
I.16. Conclusion
L'AMDEC peut s'appliquer à tout système ou processus présentant un nombre
significatif de défaillances potentielles et dont l'amélioration du fonctionnement procure
un gain significatif. Elle est totalement appropriée au secteur industriel, mais peut
également être transposée aux entreprises de services.
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Chapitre II DESCRIPTION DE LA STEP D’AIN EL HOUTZ
II.1. Introduction
La station d’épuration de la ville de Tlemcen (photo II.1) est de type Boues activées à
faible charge. Conçue pour une population de 150 000 eq/hab et d’une capacité de
30 000 m3/j, elle a été réalisée par l’Entreprise Hydrotraitement et mise en service le 05
Novembre 2005. Elle est gérée et exploitée actuellement par l’Office National de
l’Assainissement [24].
La station traite aujourd’hui les rejets des eaux usées de la ville de Tlemcen ainsi qu’une
partie des rejets d’Abou-Techfine, Oudjlida, une partie des rejets de la commune de
Chetouane est acheminée vers la STEP à l’aide d’une station de relevage se trouvant à
l’amont. Dans l’agglomération d’AIN EL HOUTZ, la station traite les eaux usées
collectées par un réseau d’assainissement de 110 km de la commune de Tlemcen [24].
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Chapitre II DESCRIPTION DE LA STEP D’AIN EL HOUTZ
-La station d’épuration de la ville de Tlemcen a été dimensionnée sur la base des
données suivantes :
Horizon : 2005
Type de réseau : unitaire
Nature des eaux brutes : domestiques
Population : 150 000 eq/hab
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Chapitre II DESCRIPTION DE LA STEP D’AIN EL HOUTZ
-Les caractéristiques du rejet qui doivent être garanties par l’étude du processus sur une
durée moyenne de 24 heures:
Principe de fonctionnement
La station d’épuration de la ville de Tlemcen est de type boues activées à faible charge,
avec aération prolongée à l’aide d’aérateur de surface à vitesse lente.
La plupart des systèmes de traitement biologiques des rejets organiques utilisent des
micro-organismes hétérotrophes qui emploient le carbone organique comme source
d’énergie et pour la synthèse cellulaire. Le procédé aérobie provoque le développement
de ces bactéries qui, par des actions physico-chimiques retiennent la pollution organique
et s’en nourrissent [24].
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Chapitre II DESCRIPTION DE LA STEP D’AIN EL HOUTZ
L’épuration par boues activées apporte elle aussi au milieu à traiter des bactéries
aérobies destinées à accélérer l’oxydation, mais alors ces bactéries sont amenées sous
forme de boues (qu’ajoute à l’effluent) très riches en faune microbienne. Après
traitement, l’effluent décante des boues floculées contenant en particulier cette faune, et
dont après décantation une partie importante doit être recyclée en tête de bassin pour
conserver une population microbienne bien adaptée à chaque instant à l’importance des
installations et au débit à traiter [25].
La station comprend :
Pour la partie Eaux Usées
b) Prétraitement
Déssableur - déshuileur
Sous forme trapézoïdale (photo II.6), le déssableur - déshuileur (2 unités) est équipé
d’un pont suceur et écumeur et a pour dimensions :
- Longueur : 26 m
- Largeur : 4 m
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Chapitre II DESCRIPTION DE LA STEP D’AIN EL HOUTZ
La photo II.7 représente un bac pour récupérer les sables et les graisses issus dans le
déssableur et déshuileur.
c) Traitement biologique
Après le prétraitement on obtient une eau qui est débarrassée des déchets grossiers,
sables et graisses et tout ce qui est flottant, le traitement se fait dans le bassin biologique
(Bassin d’aération) où se trouve la boue active qui va dégrader la matière organique et
par conséquent diminuée la charge polluante (DBO5, DCO et les MES) des eaux usées.
Bassins d’aération
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Chapitre II DESCRIPTION DE LA STEP D’AIN EL HOUTZ
- Largeur : 18,5 m
- Profondeur d’eau : 4,6 m
- Hauteur béton : 5,6 m
Chaque bassin est muni d’une zone aérée (zone de Nitrification) et zone non aérée
(zone de dénitrification).
Zone aérée
Comporte trois aérateurs de surface pour enrichir l’eau en oxygène (photo II.9), les
bactéries trouvant dans cette zone vont consommer l’oxygène introduit pour nitrifier les
eaux (formation de nitrate NO3-).
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Chapitre II DESCRIPTION DE LA STEP D’AIN EL HOUTZ
Contient un mélangeur pour homogénéiser les eaux nitrifiées avec la boue, en l'absence
d'oxygène dissous, de nombreuses bactéries hétérotrophes sont contraintes d'utiliser une
autre source d'oxygène. Elles utilisent alors l'oxygène combiné, c'est-à-dire celui
contenu dans le nitrate NO3 - d'utilisation complète de l'oxygène du nitrate produise
l'azote gazeux N2 (photo II.11).
d) Décanteurs secondaires
- Diamètre : 46 m
- Surface : 1661 m3
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Chapitre II DESCRIPTION DE LA STEP D’AIN EL HOUTZ
e) Bassin de chloration : Il est en béton armé et d’un volume de l’ordre de 700 m3.
Page 32
Chapitre II DESCRIPTION DE LA STEP D’AIN EL HOUTZ
g) Épaississeur
Il est en béton armé et à un pont support de la tête tournante avec moteur et réducteur -
Diamètre : 14 m
- Hauteur utile : 04 m
- Pente de fond : 1/10
Lits de séchage
Aire de stockage
Un espacement libre pour stocker les boues sèches et faciliter leurs transports vers les
agricultures (photo II.17).
Page 33
Chapitre II DESCRIPTION DE LA STEP D’AIN EL HOUTZ
Les eaux une fois épurées vont être dirigées vers un réservoir de stockage qui a été
réalisé en aval de la STEP de Tlemcen.
Ce réservoir est d’une capacité de 9300 m3, est réalisé par l’ONID pour assurer
l’irrigation du périmètre de Hennaya d’une superficie de 912 ha constitué exclusivement
d’arboriculture [24].
Photo II.18 : Réservoir de stockage des eaux usées épurées (bassin de l’ONID)
Page 34
Chapitre II DESCRIPTION DE LA STEP D’AIN EL HOUTZ
Les boues après séchage vont être vendues pour les agriculteurs et réutilisée à des fins
agricoles, permettant ainsi d’enrichir les sols sans recourir à des engrais chimiques.
II.6. Conclusion
Ce chapitre nous a permis de donner une vision détaillée sur le système fonctionnel
utilisé dans la station d’AIN EL HOUTZ, ainsi le fonctionnement de chaque procédé
issu dans l’épuration des eaux usées, à savoir : les prétraitements, traitement biologique
et décantation. Mais aussi, la station est équipée par un épaississeur et des lits de
séchages pour le traitement des boues.
Page 35
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
III.1. Introduction
Les paramètres de pollution analysés sont présentés dans la série successive des années
étudiées. En parallèle, les variations dans l’évolution du pH et de la température de
l’eau (brute et traitée) ont été également enregistrées.
Année 2009
Ces paramètres sont mesurés à l’entrée et à la sortie de la STEP. Les résultats obtenus à
partir les analyses expérimentales sont présentés comme suit :
Sortie
400
Entrée
300
Norme
200
100
0
Page 36
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Les MES représentent les matières qui ne sont ni à l'état dissous ni à l'état colloïdales,
donc filtrable. Elles sont organiques et/ou minérales et permettent une bonne évaluation
du degré de pollution d'une eau [26].
Les valeurs des MES dans les eaux usées à l’entrée de la STEP sont comprises entre
361 mg/l et 661,42 mg/l avec une moyenne de 511,2 mg/l. Ces valeurs enregistrées dues
à une instabilité de la qualité des eaux polluées.
Le taux des matières en suspension après traitement est compris entre 10 mg/l et 26,05
mg/l avec une moyenne de 18 mg/l qui est inferieure à la norme de rejet (30 mg/l) ce
qui implique une bonne décantation.
800
700
600
DBO5 (mg/l)
500 Sortie
400 Entrée
300 Norme
200
100
0
A partir de la figure III.2, on observe une forte concentration en DBO5 de l’eau brute à
l’entrée de la STEP durant le mois du février qui connue d’importante quantités de pluie
chargée en pollution, et durant le mois d’août qui atteint une valeur maximum de 684
mg/l avec une moyenne de 464 mg/l, qui est due à la qualité chimique de l’eau usée.
Page 37
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
1200
1000
DCO (mg/l)
800
Sortie
600
Entrée
400 Norme
200
En examinant les résultats trouvés, on remarque qu’à l’entrée de la STEP, les valeurs de
la DCO varient de 408 mg/l à 1084 mg/l avec une moyenne de 746 mg/l due à une
variation instable de la qualité chimique de l’eau brute.
A la sortie, on note des concentrations compris entre 9 mg/l et 75 mg/l qui restent au
dessous de la norme de rejet fixée qui est 90 mg/l.
L’azote des eaux usées est essentiellement constitué d’azote organique réfractaire
appelé azote dur (sous forme soluble et particulaire) et d’azote ammoniacal.
Les charges et les concentrations de NH4+, NO2- et NO3- sont exprimées en unités de N
[28].
Page 38
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
80
70
N-NH3 (mg/l)
60
50
Sortie
40
30 Entrée
20 Norme
10
0
Selon les résultats présentés sur la figure III.4, on remarque que les teneurs de l’azote
ammoniacal dans l’eau brute varient entre 50,49 mg/l et 72,63 mg/l avec une moyenne
de 61,6 mg/l. des valeurs constantes durant les mois d’août, septembre, octobre sont dus
à une absence des analyses.
Cependant à la sortie de la STEP, les valeurs du N-NH3 dans l’eau traitée sont dans
l’ensemble supérieures à la norme de rejet qui est 5 mg/l ce qui s’explique par la
présence d’un problème au niveau le traitement biologique.
Nitrate (NO3-)
Page 39
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
50
45
40
NO3 - (mg/l)
35
30 Sortie
25 Entrée
20
15 Norme
10
5
0
Figure III.5 : Variation moyenne des nitrates (NO3-) à l’entrée et à la sortie de la STEP
(janvier – décembre 2009)
Les nitrates (NO3-) sont des composés chimiques constitués d'azote et d'oxygène [29].
Les valeurs des nitrates obtenus dans les eaux usées à l’entrée de la STEP varient entre
50,49 mg/l et 72,63 mg/l avec une moyenne de 61,6 mg/l.
Dans les eaux traitées, on remarque que les teneurs en nitrates enregistrées sont
comprises entre 1,63 mg/l et 3,7 mg/l restent au-dessous de la norme de rejet ce qui
implique à une bonne oxydation de l’ammoniac.
e) Température
35
30
Température (C°)
25
20
15 Sortie
10 Entrée
5 Norme
0
Page 40
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
La température est un facteur écologique important. Elle joue un rôle important dans la
nitrification et la dénitrification biologique.
D’après le graphe III.6, les valeurs de la température analysées au cours de l’année sont
très proches. Elles se situent dans un intervalle de 15,87 C° à 25 C° pour l’eau brute et
entre 14,83 C° à 27 C° pour l’eau épurée, avec une moyenne de 20,9 C°. La variation de
la température au cours du temps est influencée par le changement saisonnier et la
température atmosphérique.
f) pH
8,5
8
pH
7,5 Sortie
Entrée
7
Norme
6,5
Norme
6
Selon les résultats indiqués, les valeurs de pH des eaux usées sont comprises entre 7,37
et 7,74 avec une moyenne de 7,6.
Le pH des eaux traitées, oscille entre 7,45 et 7,79 avec une moyenne de 7,6. La
variation du pH est dans les normes (6,5 – 8,5).
Année 2010
Pour cette année, les paramètres avec lesquelles les performances épuratoires ont été
étudiées sont : MES, DBO5, DCO, NO2-, NO3-, Pt, NH4+, la température et le pH.
Page 41
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
500
400
MES (mg/l)
300 Sortie
200 Entrée
Norme
100
0
La figure III.8 montre que la variation des MES à l’entrée de la station d’épuration est
généralement comprise entre 212,94 mg/l et 407,83 mg/l avec une moyenne de 310,4
mg/l, ces eaux usées sont à caractère domestique (la plage de la concentration des MES
à l’entrée ne dépassent pas 600 mg/l pour les eaux usées domestiques).
Concernant les valeurs à la sortie de la STEP varie entre 11,62 mg/l et 33,95 mg/l avec
une moyenne de 22,8 mg/l ce qui confirme à une bonne décantation.
450
400
DBO5 (mg/l)
350
300
250
200 Sortie
150
100 Entrée
50
0 Norme
Page 42
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
On remarque que les valeurs de la DBO5 de l’eau brute sont variables selon les mois,
elles oscillent entre 183,6 mg/l et 416,8 mg/l avec une moyenne de 300,2 mg/l. cette
valeur montre une teneur importante en matières organiques biodégradables.
Cependant à la sortie de la STEP, les valeurs du DBO5 dans l’eau traitée sont comprises
entre 13,88 mg/l et 24,13 mg/l, restent inférieures à la norme de rejet qui égale à 30
mg/l.
800
700
600
DCO (mg/l)
500
400
Sortie
300
Entrée
200
Norme
100
0
Les résultats obtenus pour les échantillons analysés sont compris entre 441,5 mg/l et
677 mg/l avec une moyenne de 559,3 mg/l. Ce qui est montre que les rejets sont chargés
en matières organiques.
Les teneurs en DCO enregistrées au niveau des eaux épurées de la station sont variés
entre 16,8 mg/l et 52,6 mg/l (restent au-dessous de la norme de rejet 90 mg/l).
Page 43
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
60
50
NH4+ (mg/l)
40
30 Sortie
20 Entrée
10 Norme
0
L'azote ammoniacal est présent sous deux formes en solution, l'ammoniac NH3 et
l'ammonium NH4 +, dont les proportions relatives dépendent du pH et de la
température.
Les résultats d’analyses obtenues montrent que les teneurs en (NH4+) à l’entrée de la
STEP sont comprises entre 35,6 mg/l et 49,9 mg/l avec une moyenne de 42,8 mg/l.
Concernant les eaux traitées, on observe une variation instable durant les mois qui varie
entre 1,56 mg/l et 8,82 mg/l. Cette variation est due à la nature des produits rejetés.
Nitrite (NO2-)
Page 44
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
1,2
1
NO2 - (mg/l)
0,8
0,6 Sortie
0,4 Entrée
0,2
Norme
0
D’après la figure, on observe que les teneurs en nitrites sont variables et instables durant
la période humide, elles varient entre 0,12 mg/l et 0,91 mg/l, ceci est dû à la présence
d’une pollution azotée dans les eaux brutes.
À la sortie de la STEP, les valeurs de nitrites sont comprises entre 0,05 mg/l et 0,21
mg/l (sont inférieurs à la norme de rejet 1 mg/l).
Nitrate (NO3-)
60
50
NO3 - (mg/l)
40
30
Sortie
20
Entrée
10 Norme
0
Page 45
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Les résultats d’analyses obtenus montrent que les valeurs de nitrates à l’entée et à la
sortie de la station d’épuration sont très proches.
On remarque que les teneurs en nitrates dans l’eau brute ont atteint une valeur maximale
de 48 mg/l, cette valeur montre que les rejets sont chargés en nitrates. La valeur
maximale enregistrée dans l’eau épurée égale à 35,6 mg/l.
10
8
Pht (mg/l)
Sortie
6
Entrée
4 Norme
Le phosphore (P) est largement répandu dans la nature : c’est le onzième élément le plus
abondant parmi les éléments de la croûte terrestre (0,12 %). Il existe dans la nature à
l’état combiné dans un grand nombre de minéraux [31].
Concernant les eaux traitées à la sortie de la STEP, un pic de 10,94 mg/l à été enregistré
durant le mois d’aout est probablement dû à des erreurs dans le dosage, avec une
moyenne de 5,9 mg/l.
Page 46
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
f) Température
Température (C°) 35
30
25
20 Sortie
15 Entrée
10
Norme
5
0
La température est un facteur très important dans l’activité bactérienne qui est le
fonctionnement des procédés biologiques.
Les valeurs de la température mesurées sont très proches, elles sont varient entre de
15,33 C° et 24,85 C° dans les eaux brutes et entre 14,01 C° et 26,36 C° dans les eaux
épurées, avec une moyenne de 20,2 (soit inférieure à la norme de rejet 30 C°).
g) pH
9
8,5
8 Sortie
pH
7,5 Entrée
7 Norme
6,5 Norme
6
Page 47
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Les valeurs du pH mesurées sont comprises entre de 7,44 et 7,71 avec une moyenne de
7,6. Ces valeurs s’inscrivent dans la fourchette des valeurs généralement observées pour
les eaux usées urbaines à caractère ménager.
Année 2011
Les résultats expérimentaux des paramètres suivants : MES, DBO5, DCO, NH4+, NO2-,
NO3-, Pt avec la variation de température, pH et de la conductivité, sont présentes par
l’année 2011:
400
350
300
MES (mg/l)
250
200
Sortie
150
Entrée
100
Norme
50
0
Les résultats d’analyses obtenues montrent que les teneurs en MES oscillent entre 251
mg/l et 352 mg/l avec une moyenne de 301,5 mg/l, cette valeur montre que les rejets
sont chargés en matières solides en suspension.
À la sortie de la STEP, les valeurs enregistrées sont comprises entre 10 mg/l et 26 mg/l,
elles sont inférieures à la norme de rejet fixée 30 mg/l.
Page 48
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
400
350
300
DBO5 (mg/l)
250
200
Sortie
150
Entrée
100
50 Norme
0
Les valeurs de la DBO5 obtenus pour les eaux usées sont comprises entre 204 mg/l et
339 mg/l, avec une moyenne de 271,5 mg/l. cette valeur montre une teneur importante
en matières organiques biodégradables.
800
700
600
DCO (mg/l)
500
400
Sortie
300
Entrée
200
100 Norme
0
Selon la figure III.19, on observe une variation instable sur la concentration en DCO qui
oscille entre 392 mg/l et 708 mg/l dans les eaux brutes, avec une moyenne de 550 mg/l,
ce qui est due à un changement de la nature des produits chimiques rejetés. Les valeurs
enregistrées au niveau de l’eau traitée, restent au-dessous de la norme de rejet (90 mg/l).
Elles sont comprises entre 15 mg/l et 48 mg/l avec une moyenne de 31,5 mg/l.
60
50
NH4+ (mg/)
40
30
Sortie
20
Entrée
10
Norme
0
On remarque que les teneurs en azote ammoniacal varient entre 37 mg/l et 54 mg/l dans
les eaux usées, avec une moyenne de 45,5 mg/l.
Les résultats obtenus à la sortie de la station d’épuration pour l’eau traitée montrent une
variation instable de la concentration en NH4+, ce qui implique une mauvaise oxydation
de l’azote ammoniacal dans la phase de nitrification (problème d’oxygénation).
Nitrite (NO2-)
Page 50
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
1,2
1
NO2 - (mg/l)
0,8
0,6
Sortie
0,4
Entrée
0,2
Norme
0
D’après la figure III.21, on observe que la teneur en nitrites des eaux, à savoir brutes ou
traitées est très faible. Ainsi, la différence de ces valeurs à l’entrée et à la sortie de la
STEP nous renseigne sur une légère variation, dont les valeurs se situent entre 0,05 mg/l
et 0,54 mg/l au niveau des eaux brutes. Qui est due à la nature de l’eau usée.
Concernant les eaux épurées, les valeurs sont comprises entre 0,05 mg/l et 0,25 mg/l
avec une moyenne de 0,2 mg/l.
Nitrate (NO3-)
50
45
40
35
NO3 - (mg/l)
30
25
Sortie
20
15 Entrée
10 Norme
5
0
Page 51
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
On observe un pic de 43,5 mg/l durant le moins du février qui est dû à une forte
concentration en nitrates dans les eaux usées brutes, avec une moyenne de 21,9 mg/l.
Les faibles valeurs enregistrées après ce pic soient dans les eaux brutes et les eaux
traitées s’expliquent par une dilution.
12
10
Pht (mg/l)
8
6
Sortie
4
Entrée
2
Norme
0
Selon les eaux épurées, les teneurs en phosphore sont comprises entre 1,2 mg/l et 6,6
mg/l, avec une moyenne de 3,9 mg/l qui est au-dessous à la norme de rejet.
f) Température
Page 52
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
35
30
Température (C°)
25
20
15 Sortie
10 Entrée
5 Norme
0
La gamme des valeurs enregistrées soient dans les eaux brutes et les eaux épurées, elle
est au-dessous de la norme fixée (30 C°) ce qui favorise la croissance des micro-
organismes d’où une bonne activité biologique.
À l’entrée de la STEP, on obtient des valeurs qui sont comprises entre 15,1 C° et 24,7
C°. Pour les eaux traitées, les valeurs varient entre 11,7 C° et 25,8 C°, avec une
moyenne de 18,8 C°.
g) pH
8,5
8
pH
7,5 Sortie
7 Entrée
Norme
6,5
Norme
6
Page 53
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Concernant les eaux à la sortie de la STEP, les valeurs de pH oscillent entre 7,3 et 7,7
avec une moyenne de 7,5 qui est au-dessous à norme de rejet (6,5 – 8,5).
h) Conductivité
1800
1700
Conductivité (µS/cm)
1600
1500
1400
1300
1200 Sortie
1100 Entrée
1000 Norme
900
800
À l’entrée de la STEP, Les valeurs mesurées sont comprises entre 1213 µS/cm et 1552
µS/cm, avec une moyenne de 1500 µS/cm, ce qui est due à une faible concentration en
sels dissous.
Concernant les eaux traitées, on obtient des valeurs qui varient entre 1048 µS/cm et
1239 µS/cm avec une moyenne de 1143,5 µS/cm.
Page 54
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Année 2012
Les paramètres analysés et a suivis sont comme suit : MES, DBO5, DCO, NH4+, NO2-,
NO3-, PO43-, matières inorganiques dissoutes (MID), conductivité, turbidité, pH,
température et O2 dissous.
450
400
350
MES (mg/l)
300
250
200 Sortie
150 Entrée
100
Norme
50
0
En examinant les résultats trouvés, on remarque à l’entrée de la STEP que les valeurs
des MES varient entre 244 mg/l et 414 mg/l avec une moyenne de 329 mg/l. Ces valeurs
observées s’inscrivent bien dans la plage des valeurs admises pour une eau usées à
caractère domestique.
À la sortie de la STEP, les teneurs en MES sont comprises entre 14 mg/l et 39,7 mg/l
avec une moyenne de 26,9 mg/l, ces valeurs dans les normes.
Page 55
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
350
300
DBO5 (mg/l)
250
200 Sortie
150 Entrée
100 Norme
50
0
D’après la figure, on observe une variation instable concernant les eaux brutes qui
oscille entre 115 mg/l et 314 mg/l, avec une moyenne de 214,5 mg/l, qui est due à un
changement instable de la concentration en matières biodégradables dans les eaux
usées.
900
800
700
DCO (mg/l)
600
500 Sortie
400 Entrée
300
200 Norme
100
0
On remarque que les valeurs de la DCO de l’eau brute sont variables selon les mois,
elles oscillent entre 401 mg/l et 809 mg/l avec une moyenne de 605 mg/l.
Dans l'eau, l'azote se trouve en solution sous forme combinée: nitrates (NO3-), nitrites
(NO2-), azote ammoniacal (NH3, NH4+), azote organique [35].
70
60
50
NH4+ (mg/l)
40
30 Sortie
20 Entrée
Norme
10
0
Les résultats d’analyses montrent que les teneurs en azote ammoniacal dans les eaux
brutes sont comprises entre 41 mg/l et 58 mg/l avec une moyenne de 49,5 mg/l.
Concernant les eaux traitées à la sortie de la STEP, on observe une variation instable qui
dépasse la norme de rejet fixée, ce qui indique à un processus de dégradation
incomplète de la matière organique due à une insuffisante d’oxygénation au niveau du
bassin d’aération, avec une moyenne de 9,5 mg/l.
Page 57
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Nitrite (NO2-)
1,2
1
NO2 - (mg/l)
0,8
Sortie
0,6
Entrée
0,4
Norme
0,2
0
À la sortie de la STEP, un pic de 0,9 mg/l à été enregistré, est s’expliquer par des
erreurs dans les analyses effectuées.
Nitrate (NO3-)
12
10
NO3 - (mg/l)
8
Sortie
6
Entrée
4
Norme
2
0
Page 58
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Les valeurs des nitrates obtenues, oscillent entre 0,2 mg/l et 1,7 mg/l pour les eaux
brutes et entre 0,2 mg/l et 5,8 mg/l, avec une moyenne de 3 mg/l pour les eaux épurées.
On observe que teneurs en nitrates ont augmenté considérablement dans les eaux
traitées par rapport aux eaux usées (figure III.32).
Les faibles concentrations en nitrates dans les eaux brutes sont dues à l’origine de
l’azote présent dans l’eau.
25
20
PO4 3- (mg/l)
15
10 Sortie
Entrée
5
Norme
0
À la sortie de la STEP, on remarque un dépassement par rapport aux eaux usées qui
atteint une valeur égale 21,7 mg/l sur la concentration de (PO43-), avec une moyenne de
11,4 mg/l qui est dépasse la norme de rejet fixée. Cette valeur est due à une mauvaise
déphosphatation au niveau du bassin d’aération.
f) Température
Page 59
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
35
30
Température (C°)
25
20
15 Sortie
10 Entrée
5 Norme
0
D’après les résultats obtenus et représentés dans la figure III.34, les valeurs de la
température sont très proches. Elles se situent dans un intervalle de 17 C° à 23 C° pour
les eaux brutes et de 11 C° à 24 C°, avec une moyenne de 17,5 C° pour les eaux
épurées. Ces valeurs sont inférieures à 30 C°, donc dans les normes de rejet.
g) pH
8,5
8
pH
7,5 Sortie
7 Entrée
Norme
6,5
Norme
6
Page 60
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Les valeurs du pH mesuré à l’entrée de la STEP sont comprises entre 7,8 et 8 avec une
moyenne de 7,9 qui est une caractéristique des eaux résiduaires, dont le pH est plus
favorable à l’action microbienne.
Concernant les eaux à la sortie de la STEP, les valeurs enregistrées varient entre 6 et 7,4
avec une moyenne de 6,7. Durant le mois du juin, on remarque un dépassement par
rapport à la norme de rejet qui dû à des erreurs pendant l’analyse.
h) Conductivité
1600
Conductivité (µS/cm)
1400
1200
1000
Sortie
800 Entrée
600 Norme
400
À la sortie de la STEP, les valeurs mesurées sont comprises entre 716 µS/cm et 1113
µS/cm avec une moyenne de 914,5 µS/cm.
i) O2 dissous
Page 61
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
7
6
O2 dissous (mg/l)
5
4
3
Sortie
2
Entrée
1
0
D’après la figure III.37, on observe un pic de 6 mg/l avec une moyenne de 3,3 mg/l
pour les eaux brutes et une valeur nulle pour les eaux traitées (durant le mois d’août).
Cette variation s’expliquée par l’influence de la température sur la solubilité d’oxygène
dans le bassin d’aération.
j) Turbidité
450
400
Turbidité (FTU)
350
300
250 Sortie
200 Entrée
150
Norme
100
50
0
Page 62
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Les résultats d’analyses indiquent que la turbidité varie entre 227 FTU et 389 FTU dans
les eaux brutes et entre 16,8 FTU et 57 FTU avec une moyenne de 36,9 FTU pour les
eaux traitées. Ce qui confirme que l’eau à l’entrée de la STEP est trouble.
16
14
12
MID (ml/l)
10
8
6 Sortie
4
Entrée
2
0
Pour l’analyse de ces matières dans la station d’épuration d’AIN El HOUTZ, on met les
échantillons d’eau dans les cônes et on attend environ 24H pour lire les résultats en
(ml/l) grâce aux graduations [37].
À la sortie de la STEP, la moyenne obtenue est de 0,1 mg/l. Sa diminution par rapport à
l’entrée conduit à une bonne épuration biologique.
Année 2013
Page 63
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
350
300
MES (mg/l)
250
200
150 Sortie
100 Entrée
50 Norme
0
La figure III.40 montre que la variation des MES à l’entrée de la STEP varie entre 171
mg/l et 298 mg/l avec une moyenne de 234,5 mg/l. cette variation est due à une
instabilité de la qualité des eaux brutes. Les valeurs obtenues à la sortie de la STEP
oscillent entre 12 mg/l et 48 mg/l avec une moyenne de 30 mg/l. Le rendement
d’élimination des MES avoisine les 93%.
300
250
DBO5 (mg/l)
200
150 Sortie
100 Entrée
50 Norme
0
Page 64
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Les valeurs de la DBO5 obtenus à l’entrée de la STEP varient entre 162 mg/l et 277
mg/l avec une moyenne de 219,5 mg/l. Cette valeur montre une teneur importante en
matières organiques biodégradables.
Concernant les eaux traitées à la sortie de la STEP, les valeurs de la DBO5 sont
comprises entre 4 mg/l et 14 mg/l avec une moyenne de 9 mg/l qui est au-dessous de la
norme (30 mg/l). Cette valeur confirme une bonne oxygénation qui favorise la
décomposition des matières biodégradables. Le rendement d’abattement de la DBO5 est
environ 96%.
500
450
400
DCO (mg/l)
350
300
250
200 Sortie
150 Entrée
100
50 Norme
0
Du fait que les eaux pluviales sont raccordées au même réseau d’assainissement (réseau
unitaire), avec les eaux usées domestiques et finissent par les diluer en diminuant ainsi
leur charge en pollution.
À la sortie de la STEP, les teneurs en DCO sont comprises entre 12 mg/l et 29 mg/l avec
une moyenne de 20,5 mg/l. Cette valeur s’explique par une bonne oxydation de la
matière organique. Le rendement d’abattement excède les 95%.
Page 65
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
50
45
40
NH4+ (mg/l)
35
30
25
Sortie
20
15 Entrée
10
5 Norme
0
Les résultats montrent qu’à l’entrée de la STEP, les valeurs varient entre 25,7 mg/l et
46,5 mg/l avec une moyenne de 36,1 mg/l.
Concernant les eaux traitées à la sortie de la STEP, les valeurs oscillent entre 0,4 mg/l et
5,6 mg/l avec une moyenne de 3 mg/l. Cette valeur montre un bon fonctionnement du
système biologique au niveau du bassin d’aération.
Nitrite (NO2-)
Page 66
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
1,8
1,6
1,4
NO2 - (mg/l)
1,2
1
0,8 Sortie
0,6 Entrée
0,4
Norme
0,2
0
En examinant les résultats, on remarque qu’à l’entrée de la STEP que les teneurs en
nitrites varient entre 0,11 mg/l et 1,14 mg/l avec une moyenne de 0,6 mg/l. Cette
variation est due à la nature des eaux usées.
Pour les eaux épurées, les valeurs en nitrites sont comprises entre 0,05 mg/l et 1,14 mg/l
avec une moyenne de 0,6 mg/l qui est au-dessous de la norme de rejet.
Nitrate (NO3-)
12
10
NO3 - (mg/l)
6
Sortie
4 Entrée
2 Norme
Page 67
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Les valeurs obtenues en nitrates sont comprises entre 1,1 mg/l et 5,86 mg/l pour les
eaux brutes et entre 0,8 mg/l et 5,5 mg/l avec une moyenne de 3,2 mg/l pour les eaux
épurées.
Les valeurs maximales sont enregistrées pendant la période hivernale car les eaux sont
entraînées par une forte quantité de pluie.
14
12
10
PO4 3- (mg/l)
8
6 Sortie
4 Entrée
2 Norme
Les valeurs oscillent entre 7,5 mg/l et 12 mg/l pour les eaux brutes et entre 4,7 mg/l et
10,06 mg/l avec une moyenne de 7,4 mg/l pour les eaux épurées.
f) Température
Page 68
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
35
30
Température (C°)
25
20
15 Sortie
10 Entrée
5 Norme
g) pH
8,5
8
pH
7,5 Sortie
7 Entrée
6,5 Norme
Norme
6
Page 69
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Les valeurs du pH mesurées sont comprises entre 7,6 et 8 pour les eaux brutes. Ces
valeurs s’inscrivent dans la gamme des eaux à caractère domestique.
Concernant les eaux traitées, les valeurs du pH varient entre 7 et 7,5 avec une moyenne
de 7,3. Elle est au-dessous de la norme de rejet (6,5-8,5).
h) Conductivité
1600
Conductivité (µS/cm)
1400
1200
1000
Sortie
800
Entrée
600 Norme
400
i) O2 dissous
Page 70
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
O2 dissous (mg/l)
5
4
3
2
Sortie
1
0 Entrée
La variation du taux d’oxygène dissous oscille entre 0,6 mg/l et 4,6 mg/l pour les eaux
usées et entre 1,5 mg/l et 5,3 mg/l avec une moyenne de 3,4 mg/l pour les eaux traitées.
j) Turbidité
300
250
Turbidité (FTU)
200
Sortie
150
Entrée
100 Norme
50
0
Page 71
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Les valeurs de la turbidité à l’entrée de la STEP varient entre 130 FTU et 268 FTU avec
une moyenne de 199 FTU. La diminution observée durant le mois du février s’explique
par une dilution considérable de l’effluent d’entrée.
Concernant les eaux à la sortie de la STEP, les valeurs de la turbidité sont comprises
entre 15 FTU et 49 FTU avec une moyenne de 32 FTU. Cette valeur montre que les
rejets sont chargés en matières colloïdales et en suspension.
7
6
5
MID (ml/l)
4
3
Sortie
2
Entrée
1
0
Concernant les eaux traitées, les valeurs varient entre 0,2 ml/l et 1 ml/l avec une
moyenne de 0,6 ml/l. Cette valeur s’explique par une forte charge en matières insolubles
dans l’eau.
Année 2014
L’évolution de la pollution des eaux usées est faite à partir de la détermination des
paramètres suivants : MES, DBO5, DCO, NH4+, NO2-, NO3-, PO43-, MID, conductivité,
turbidité, pH, température et O2 dissous.
Page 72
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
400
350
300
MES (mg/l)
250
200
Sortie
150
Entrée
100
Norme
50
0
Les résultats d’analyse indiquent que les teneurs en MES à l’entrée de la station
d’épuration varient entre 197 mg/l et 362 mg/l avec une moyenne de 279,5 mg/l. Cette
variation est due à une instabilité de la charge polluante en MES.
Concernant les eaux traitées à la sortie de la STEP, les valeurs sont comprises entre 13
mg/l et 51 mg/l avec une moyenne de 32 mg/l. Le rendement d’abattement des MES est
de 91%.
Page 73
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
350
300
DBO5 (mg/l)
250
Sortie
200
150 Entrée
100 Norme
50
0
L’effluent à l’entrée de la STEP présente des concentrations en DBO5 qui varient entre
143 mg/l et 298 mg/l avec une moyenne de 220,5 mg/l. Cette variation est due à une
instabilité de la qualité des eaux brutes à l’entrée de la STEP et montre une teneur
importante en matières organiques biodégradables.
Pour les eaux épurées, les teneurs en DBO5 sont comprises entre 11 mg/l et 49 mg/l
avec une moyenne de 30 mg/l. Cette valeur s’explique par la quantité d’O2 utilisée pour
la décomposition des matières organiques biodégradables.
700
600
DCO (mg/l)
500
Sortie
400
300 Entrée
200 Norme
100
0
Page 74
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Les résultats d’analyses montrent que les teneurs en DCO à l’entrée de la STEP
oscillent entre 199 mg/l et 589 mg/l avec une moyenne de 394 mg/l. Les faibles
concentrations en DCO ont été enregistrées durant les mois de février et mars, mois
pluvieux, où une dilution par les eaux de pluie a été constatée.
60
50
NH4+ (mg/l)
40
Sortie
30
Entrée
20 Norme
10
Les valeurs de NH4+ à l’entrée de la STEP sont comprises entre 29 mg/l et 49,1 mg/l
avec une moyenne de 39,1. Cette valeur due au changement saisonnier (période humide
et sèche) qui influe sur la qualité des eaux usées.
Page 75
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Concernant les eaux à la sortie de la STEP, les teneurs en NH4+ varient entre 3,2 mg/l et
19 mg/l avec une moyenne de 11,1 mg/l. Cette valeur dépasse la norme de rejet fixée (5
mg/l), elle s’explique par une mauvais nitrification de l’azote ammoniacal au niveau du
bassin d’aération (insuffisantes d’oxygène).
Nitrite (NO2-)
4
3,5
3
NO2 - (mg/l)
2,5
2
Sortie
1,5
Entrée
1
Norme
0,5
0
D’après la figure III.57, les teneurs en nitrites observées sont très variables au cours du
temps. Cette variation due à une instabilité de la qualité des eaux usées. Les teneurs en
NO2- au niveau des eaux brutes varient entre 0,16 mg/l et 2,81 mg/l avec une moyenne
de 1,5 mg/l.
À la sortie de la STEP, Un pic de 3,46 mg/l à été enregistré durant le mois de juin et
probablement dû à un déséquilibre au niveau de l’oxygénation ou de la flore
bactérienne.
La valeur moyenne de NO2- dépasse la norme de rejet fixée (1 mg/l), elle est de l’ordre
de 1,8 mg/l.
Nitrate (NO3-)
Page 76
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
12
10
NO3 - (mg/l)
8
6 Sortie
Entrée
4
Norme
2
D’après la figure III.58, on remarque que les teneurs en nitrates dans les eaux brutes
varient proportionnellement à celles dans les eaux traitées. Elles sont au-dessous de la
norme de rejet fixée.
À l’entrée de la STEP, les valeurs de nitrates oscillent entre 1,3 mg/l et 9,6 mg/l, elles
sont dues à la nature organique des eaux usées.
Pour les eaux épurées, les valeurs varient entre 0,7 mg/l et 7,1 mg/l avec une moyenne
de 3,9 mg/l. Cette valeur montre que les eaux traitées ne sont pas chargées en nitrates.
Page 77
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
16
14
12
PO4 3- (mg/l)
10
Sortie
8
6 Entrée
4 Norme
2
0
La figure III.59 montre une variation instable de la concentration en (PO43-) qui est
probablement due à une variation sur la qualité des eaux usées à l’entrée de la STEP.
Les valeurs varient entre 6 mg/l et 14 mg/l.
À la sortie de la STEP, les teneurs en (PO43-) sont comprises entre 2,9 mg/l et 10,2 mg/l
avec une moyenne de 6,6 mg/l qui est au-dessous de la norme de rejet.
f) Température
35
30
Température (C°)
25
20 Sortie
15 Entrée
10 Norme
5
0
Page 78
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
La variation de la température mesurée oscille entre de 17,9 C° et 20,5 C° pour les eaux
brutes et entre 11,2 C° et 21,2 C° avec une moyenne de 16,2 C° pour les eaux traitées.
Ces valeurs ne dépassent pas 30 C°. Elles sont conformes aux caractéristiques d’une
eau usée urbaine et favorise la croissance des micro-organismes et permettant une
bonne activité biologique.
g) pH
8,5
8
pH
7,5 Sortie
Entrée
7
Norme
6,5
Norme
6
Les valeurs du pH mesurées sont comprises entre 7,8 et 8 avec une moyenne de 7,9. Ces
valeurs s’inscrivent dans la fourchette des valeurs généralement observées pour les eaux
usées urbaines à caractère ménager (6,5 –8,5).
Concernant les eaux à la sortie de la STEP, les valeurs du pH oscillent entre 7 et 7,5
avec une moyenne de 7,3. On peut constater que cette valeur se situe dans la bonne
gamme d’activités microbiennes, qui favorise le traitement biologique.
h) Conductivité
Page 79
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
1600
Conductivité (µS/cm)
1400
1200
Sortie
1000 Entrée
800 Norme
600
400
i) O2 dissous
9
8
O2 dissous (mg/l)
7
6
5 Sortie
4 Entrée
3
2
1
0
Page 80
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
D’après la figure III.63, on remarque que la valeur maximale de l’O2 dissous est 0,8
mg/l dans les eaux brutes. Cette faible teneur présente un signe de pollution, qui est
probablement due à la grande présence des substances consommatrices d’oxygène.
j) Turbidité
350
300
Turbidité (FTU)
250
Sortie
200
Entrée
150
Norme
100
50
Les résultats d’analyses obtenues montrent une fluctuation allant de 193 FTU et 292
FTU pour les eaux usées et de 22 FTU et 86 FTU pour les eaux traitées avec une
moyenne de 54 FTU. Ce qui montre que les rejets sont chargés en matières colloïdales
et en suspension.
Page 81
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
5
MID (ml/l)
3 Sortie
2 Entrée
L’analyse profile des (MID) (figure III.65), montre que les teneurs varient entre 4 ml/l
et 5 ml/l pour les eaux usées et entre 0,2 ml/l et 1 ml/l pour les eaux épurées avec une
moyenne de 0,6 ml/l. Cette valeur due à la variation de la qualité des eaux à l’entrée de
la STEP durant les saisons et les mois de l’année.
Page 82
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Pour la STEP d’Ain El Houtz, les résultats trouvés sont présentés ci-après :
(III.1)
Page 83
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
Chapitre III
(III.2)
D’après la figure III.67, on remarque que la STEP fonctionne en faible charge (Cv < 0,5
kg DBO5 / m3.j), avec un léger dépassement (0,59 kg DBO5 / m3.j)
(III.3)
En examinant les résultats indiqués sur la figure III.68, on remarque d’importants temps
de séjour qui varie entre (20 – 60 h), ce qui montre que la STEP ne fonctionne plus en
faible charge mais plus tôt en aération prolonger (TS > 24). Ceci peut être dû au faite
que la STEP reçoit de faibles débits d’eaux usées.
Page 85
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
III.4. La biodégradabilité K
La biodégradabilité traduit l’aptitude d’un effluent à être décomposé ou oxydé par les
microorganismes qui interviennent dans le processus d’épuration biologique des eaux
[38].
Dans notre cas, les valeurs de DBO5 et de DCO ainsi que le rapport DCO/DBO5 sont
données au tableau III.1 :
Le tableau III.2 fait ressortir que durant l’année 2009, 2010, 2011 et 2013, les valeurs
du coefficient (K) oscillent dans une gamme supérieure à 1,5, ce qui montre que nous
sommes en présence d’une eau usée urbaine chargée en matières organiques
moyennement biodégradables qui est probablement due à un mélange d’effluents
Page 88
ETUDE DES PERFORMANCES DE LA STATION
Chapitre III D’EPURATION D’AIN EL HOUTZ
industriels, par contre durant l’année 2012 le coefficient de biodégradabilité est dépasse
2,5, ce qui implique à la présence d’une eau non biodégradable.
Concernant l’année 2014, la valeur du rapport (DCO/DBO5) est inférieure à 1,5 ce qui
montre que les eaux à l’entrée de la station d’épuration présentent des caractéristiques
d’une eau domestique biodégradable.
III.5. Conclusion
D’après les analyses obtenues durant les six ans d’exploitation de la STEP d’Ain El
Houtz présentent la variation de la concentration des paramètres de pollution au niveau
des eaux brutes à l’entrée et des eaux traitées à la sortie de la STEP, les eaux usées sont
moyennement minéralisées et biodégradables. Ainsi que, les rejets sont de nature
domestique et présentent un pH dans les normes. Elles sont riches en azote et en
phosphore avec la présence d’une forte concentration en NH4+ et faible teneur en nitrites
et nitrates présentes dans l’eau.
Le fonctionnement de la STEP est marqué par des dysfonctionnements de plusieurs
ordres (physico chimiques, biologique, ..).
Le chapitre IV va mettre le point sur les principaux dysfonctionnements, ces derniers
seront analysés dans le cadre de l’AMDEC.
Il faut signaler que l’analyse des différents paramètres a été faites année par année pour
dégager s’il y a lieu la périodicité des dysfonctionnements.
Page 89
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
IV.1. Introduction
Pour contrôler l’état de la station d’AIN EL HOUTZ et suivre son fonctionnement dans
l’épuration des eaux usées, les principaux dysfonctionnements rencontrés seront
analysés dans ce chapitre, à partir de la comparaison des analyses de l’eau épurée avec
les normes en vigueur. Quand ces dernières sont dépassées et liées à la non-conformité
des normes de rejet, les dysfonctionnements seront alors analysé en se basant sur
l’AMDEC qui analyse les modes de défaillance, trouve leurs causes, leurs effets et
cherche des solutions optimales pour résoudre les problèmes et définir leur criticité.
L’analyse des MES a été faite sur une série d’analyse de six ans (2009 – 2014), les
résultats d’analyse sont représentés dans la figure IV.1.
On remarque que au cours des années étudiés, aucun dépassement n’a été signalé, d’où
l’efficacité du traitement durant cette période.
1
((33,95 - 30 / 30) * 100) = 13,17 %.
Page 90
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
Les dysfonctionnements concernant les MES sont donnés dans le tableau IV.1, où
chaque défaillance est donnée en ses causes ainsi que les principales corrections
possibles.
Aussi, pour chaque défaillance, un degré de gravité est attribué pour montrer
l’importance de la défaillance vis-à-vis du fonctionnement de la station d’épuration.
Tableau IV.1 : Analyse des dysfonctionnements observés avec leurs causes et quelques
solutions spécifiques proposées pour les MES dans le cadre de l’AMDEC
-Pièce cassé à
l’intérieur -Réglage automatique 3
- Panne au niveau du -Présence d’un élément et rapide
peigne bloqué
-Colmatage
-Mal fonctionnement - Mettre des détecteurs
pour contrôler et mesurer 4
-Casse des grilles - Vitesse de passage le débit et la vitesse de
d’effluent très élevé passage à l’entrée
Page 92
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
-Bonne récupération du
sable
-Nettoyage continu
- Les équipements en
place doivent permettre
une évacuation
quotidienne des dépôts.
- Concevoir un dispositif
-Dépôts au fond et -Longe période de de récupération des refus
accumulation de l’effluent dans le bassin efficace et facile 2
matière sableuse -Problème au niveau du (canaux restant à sec en
racleur de fond l’absence de passage
d’effluents).
- Extraction journalière
(si opération manuelle)
des sables et dépôts de
fond d’ouvrage
- Vidanger l’ouvrage en
cas de non utilisation
-l’emplacement des
Surcharge de débit -Absence de suivi et détecteurs et des 3
au niveau de contrôle et mesure appareils de débit à
l’ouvrage continu l’entrée de l’ouvrage et
mesurer le temps.
Page 93
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
-Contrôle et maintenance
des organes
Page 94
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
Page 95
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
décantation réseaux)
(légèreté et grande - Dissocier les fonctions
surface de frottement) épaississement et
- Défaut de brassage du stockage des boues
bassin d'aération - Interdire le retour dans
la chaîne de traitement
des eaux, des égouttures
issues du silo de stockage
des boues
- Vérifier l'état du racleur
de fond du clarificateur.
- Augmentation de - Assurer un brassage
l'indice de correct du bassin
Mohlmann. d'aération
- Difficulté à la - Lutter contre les
décantation. émissions d'hydrogène
- Aspect floconneux sulfuré dans le réseau
des boues (légèreté d'assainissement
et grande surface de (installation de potes
frottement) et d'oxydation, injection
foisonnement d'air ou d'eau, poste
filamenteux de relèvement immergé
(explosion de la de sulfate de fer, tours
croissance d'oxydation)
bactérienne
assimilatrice du - Augmenter
soufre.) considérablement
- Odeur d'œufs l'aération et
pourris possible procéder à une extraction
(bulking) plus régulière des
boues
- User si nécessaire d'eau
- Surcharge organique de javel à raison de
avec carence en quelques grammes 3
aération par mètre cube.
(rinçage de réseau) La dose létale des
cultures filamenteuses est
inférieure aux
bactéries utiles à
l'épuration.
Cette application entraîne
un risque de destruction
totale de la microflore et
de production de
composés toxiques
(chloramines)
Page 96
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
- Raccordement
d'industriels ou - Rechercher la source
- Bonne épuration. d'artisans. acide
avec une mauvaise
décantation et une - Effluent à pH
sortie claire. anormalement bas - Neutraliser les effluents 3
- Présence de (<0,6)
filaments.
- Pas de présence - Développement de - Augmenter l'aération
notable d'hydrogène mycélium - Augmenter la fréquence
sulfuré (champignons et d'extraction des boues
moisissures)
-Fuite au niveau de
-Présence de boues décanteur -Vérifier les conduites de
dans le bassin de - Des situations de récupération de boues
chloration limite hydraulique du -Analyse continu de l’eau 3
clarificateur et un à la sortie
engorgement de celui-ci
La figure IV.2 montre les analyses effectuées pour la DBO5 au cour de la période (2009
– 20014) , on remarque des fluctuations instables des concentrations en DBO5 qui sont
supérieures à la norme en vigueur dans les eaux épurées, avec un dépassement minimal
de 16,67% et un dépassement maximal qui a atteint le 176,67%. (Voire la figure IV.2)
Par contre, durant les deux années 2010 et 2013, toutes les teneurs en DBO5 restent au-
dessous de la norme de rejet (aucun dépassement enregistré).
D’après la figure IV.3, toutes les concentrations en DCO varient dans une gamme
inférieure à la norme de rejet fixée (90 mg/l) pendant la série de données 2009 - 2014,
ce qui s’explique par une bonne dégradation des matières oxydables présentes dans
l’eau et bonne oxygénation harmonie avec le milieu bactérien.
Page 97
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
À la fin de l’année 2009 et début de 2010 et 2011 et durant toute la période de l’année
2012, on enregistre quelques pics dépassant la norme fixée, ce qui implique que
l’effluent à l’entrée de la STEP est non biodégradable (K ˃ 2,5) et traduit la présence
d’éléments inhibiteurs de la croissance bactérienne tels que les détergents et les
hydrocarbures.
Parmi ces dépassements, une valeur minimale de 2,65 à été enregistré durant le mois de
mars de l’année 2011 ainsi qu’une autre valeur maximale de 6,77 durant le mois de
mars l’année 2012.
Pratiquement à la fin de l’année 2012 et durant les deux années 2013 et 2014, l’effluent
varie entre nature biodégradable et moyennement biodégradable ce qui facilite sa
décomposition ou oxydation par les microorganismes qui interviennent dans le
processus d’épuration biologique des eaux.
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Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
Trois dépassements enregistrés, le premier avec une valeur maximale de 83 mg/l (Août
2011) et le second avec une valeur minimale de 55 mg/l (Mars 2011) et le dernier avec
une valeur de 50,9 mg/l (Janvier 2012). (Voire la figure IV.5)
L’analyse des différents dysfonctionnements est donnée dans le tableau IV.2. Cette
analyse est développée dans le cadre de l’AMDEC.
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Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
- Augmenter la teneur
-Mauvaise épuration -Insuffisance de boues en boues 3
-Surcharge organique -Augmenter le temps
-Cycle d'aération d'aération
insuffisant
- Présence de tensioactifs
dans les effluents reçus - Rechercher et traiter
(détergents) ou effluent la source d'apport de
- Présence de protéique. tensioactifs ou
mousses légères - Raccordement probable d'effluent protéique 3
protéique en surface d'industriels (laiterie) ou
des bassins d'artisans
- Augmenter la
recirculation des
- Départ de boues - Augmentation de la boues pour stopper
sans changement concentration en boues l'évolution du voile de
d'aspect dans le bassin d'aération : boues dans le
réaction à un à-coup clarificateur 3
- Augmentation de hydraulique ou à une
l'indice de surcharge temporaire - Procéder à
Mohlmann l'extraction des boues
pour obtenir des
boues plus jeunes,
plus décantables
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Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
- Diminuer
- Temps d'anoxie trop l'oxygénation du
court dans les bassins bassin d'aération
- Dénitrification - Recirculation trop - Augmenter la
3
faible faible de la liqueur mixte recirculation de la
(filière anoxie en liqueur mixte
tête) - Découvrir la source
- Rapport DBO5/N trop de déséquilibre. Agir à
faible la source
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Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
-Variation du pH
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Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
-Carence nutritionnelles
Peu marquée
(*Temps d’anoxie trop
long, flottants, retour
septique, dépôts
*Effluent dilué -Création d’une zone
Faible carence en de contact avant le 4
-Mauvais épuration nutriments (N et P) et en bassin d’aération
Au niveau du B.A O2
*Carence légère en
nutriments)
-Sous-charge de
l’installation
Cette variation est représentée par le rapport MES/DBO5 qui situe dans un intervalle de
0,8 à 1,2. Ce rapport donne une information sur la production de boue, fraction naturelle
apportée par les MES déjà présente dans l’eau brute [40].
D’après la figure, on remarque une variation instable sur la production de boue durant
toute la série de six ans, et pratiquement dépasse les 1,2 se qui s’explique par la
présence des grandes quantités en MES dans l’eau usée. On enregistre un pic de 3,19
durant l’année 2012.
Page 107
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
À partir de la figure IV.7, on remarque trois pics des teneurs en MES par rapport à
celles de DBO5 et DCO à la sortie de la STEP (eau épurée).
Durant mars de l’année 2013 : MES = 43 mg/l, DBO5 = 14 mg/l, DCO = 17 mg/l.
Durant aout de l’année 2013 : MES = 31 mg/l, DBO5 = 7 mg/l, DCO = 29 mg/l.
Durant février de l’année 2014 : MES = 31 mg/l, DBO5 = 12 mg/l, DCO = 20 mg/l.
Page 109
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Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
Le tableau IV.3 donne les principales causes, les solutions proposées ainsi que
l’indice de gravité.
-Le mode
d'écoulement des
eaux à traiter.
-Une détérioration
de la qualité du rejet
en
cas de perte de boue
épisodique ou
chronique
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Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
IV.2.8. pH
Pratiquement toutes les valeurs du pH varient dans la fourchette (6,5 – 8,5) (figure
IV.8), juste un pic à été enregistré durant le mois du juin de l’année 2012, il atteint une
valeur de 6 (dépasse la norme fixée et tend vers l’acidité de l’eau).
IV.2.9. Température
D’après la figure IV.9, on remarque que la variation de la température de l’eau est située
dans la norme fixée (30 C°).
La température de l’effluent est un facteur sensible qui à des répercussions diverses sur
le traitement et génère des dysfonctionnements variés.
À partir de la figure IV.10, deux pics ont été enregistrés au niveau des eaux à la sortie
de la STEP.
Une forte diminution de l’oxygène dissous montre que toute sa quantité est utilisée par
les bactéries dans le cycle de dégradation de la matière organique.
Page 112
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
Page 116
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
La figure IV.11 montre une variation instable de l’azote ammoniacal au niveau des eaux
traitées. Plusieurs pics ont été enregistrés durant la série des années étudiées.
Un pic maximal de 35 mg/l à été enregistrée durant le mois d’août de l’année 2011, et
un autre minimal de 7,1 mg/l durant le mois de mars de l’année 2010.
Cette variation est due à une transformation incomplète de NH4+ dans le bassin
d’aération.
Pratiquement toutes les valeurs sont au-dessous de la norme de rejet, sauf pour mars
2013 qui a été enregistrée un dépassement minimal de 1,14 mg/l et un autre maximal de
3,46 mg/l pour juillet 2014, ce qui s’explique par la transformation de l’azote
ammoniacal (NH4+) en nitrite (NO2-) grâce à l’apport d’oxygène (nitrification).
Une augmentation à été enregistrée durant la fin de l’année 2010 et début de l’année
2011 (figure IV.13), due à une forte oxygénation.
Page 117
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
Les teneurs en (PO43-) sont analysées sur une période de trois ans (2012 – 2013), et
traduisent une variation pratiquement stable, juste un dépassement de 21,7 mg/l à été
enregistré à la fin de l’année 2012, ce qui due principalement à une déphosphatation au
niveau du bassin d’aération. (Figure IV.14)
Pratiquement toutes les valeurs du phosphore total sont situées dans une gamme au-
dessous de la norme de rejet fixée.
Page 121
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
IV.2.16. Conductivité
D’après la figure IV.17, on remarque que les teneurs en matières insolubles décantables
(MID) dans les eaux épurées sont très faibles, ce qui confirme à une bonne décantabilité
des eaux.
Page 124
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
Les principales causes du développement de ces germes spécifiques des mousses sont à
rapprocher :
Croissance dispersée : présence d’une eau turbide, parfois laiteuse où seule est
présente une population dense de bactéries dispersées. Cette situation peut être
rencontrée lors du démarrage de la station (forte charge appliquée), ou après un
incident majeur ayant détruit ou lessivé la biomasse initiale.
Page 127
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
Mousses stables : Présentes en surface des bassins, elles sont plus ou moins
stables et visqueuses en fonction de leur concentration [41].
Foisonnement
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ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
Procédés Exploitation
Page 129
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Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
A la fin de l’année 2011, une des pièces du décanteur qui servait à faire fonctionner le
pont racleur s’est endommagé ce qui a engendré sa mise hors service, et donc la station
traitait ces eaux avec un seul décanteur.
Le même incident s’est reproduit cette année pour le deuxième décanteur mais cette
fois c’est une pièce de la vidange de fond qui s’est endommagé, ce qui a mis toute la
station hors service.
Après trois mois et demi d’arrêt, les pièces défectueuses ont été remplacées par des
pièces neuves ramenées de l’étranger.
Se munir d’une réserve de toutes les pièces spécifiques de chaque procédé pour
éviter de longue attente de livraison en cas de panne.
Construire des abris pour les lits de séchage en cas d’intempéries et éviter des
recirculations continues de boues de l’épaississeur vers le bassin d’aération.
Faire un deuxième épaississeur lorsque les boues dans les lits de séchages
n’arrivent pas à se déshydratés due aux conditions climatiques (période
hivernale).
Inclure des analyses microbiologiques au laboratoire.
Placer des dispositifs de mesure d’oxygène dissous et de pH dans le bassin
d’aération pour obtenir une bonne dégradation par les micros organismes et des
dispositifs de détection de la concentration des boues dans les décanteurs pour
s’avoir quand est ce qu’on doit les vidanger.
Penser à faire une décantation primaire pour réduire la teneur en MES.
Page 130
ANALYSE DES DEFAILLANCES DE LA STEP
Chapitre IV D’AIN EL HOUTZ
IV.7. Conclusion
Les résultats représentés dans les graphes montrent quelques évolutions concernant les
concentrations spécifiques aux paramètres analysés au niveau de la station d’épuration
d’AIN EL HOUTZ.
Page 131
Graphes
Chapitre III
Charge Massique
0,6
0,5
0,4
0,1
HOUTZ
0
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
J
J
S
S
N
N
J 2009
J 2010
J 2011
J 2012
J 2013
J 2014
Dates des analyses
Figure III.66 : Variation de charge massique (Cm) dans le bassin d’aération (2009 - 2014)
Page 84
Chapitre III
Charge Volumique
2,5
0,5
HOUTZ
0
J
J
S
S
N
N
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
J 2009
J 2010
J 2011
J 2012
J 2013
J 2014
Dates des analyses
Page 86
Figure III.67 : Variation de charge volumique (Cv) dans le bassin d’aération (2009 - 2014)
Chapitre III
Temps de séjour
70
60
50
30 Moyenne charge
temps (sj)
20
HOUTZ
10
0
J
J
S
S
N
N
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
J 2009
J 2010
J 2011
J 2012
J 2013
J 2014
Dates des analyses
Page 87
Figure V.68: Variation du temps de séjour de l’eau dans le bassin d’aération (2009 - 2014)
Chapitre IV
60
50
40
MES (mg/l)
30
Sortie
10
D’AIN EL HOUTZ
0
J
J
S
S
N
N
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
J 2009
J 2010
J 2011
J 2012
J 2013
J 2014
Dates des analyses
Page 91
Figure IV.1 : Variation interannuelle des matières en suspension (MES) à l’entrée et à la sortie de la STEP (2009 - 2014)
Chapitre IV
90
80
70
60
DBO5 (mg/l)
50
40
20
D’AIN EL HOUTZ
10
0
J
J
S
S
J 2009
N
J 2010
N
J 2011
N
J 2012
N
J 2013
N
J 2014
N
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
Dates des analyses
Page 98
Figure IV.2 : Variation interannuelle de la demande biologique en oxygène (DBO5) à l’entrée et à la sortie de la STEP
(2009 - 2014)
Chapitre IV
100
90
80
70
60
DCO (mg/l)
50
D’AIN EL HOUTZ
20
10
0
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
J
J
S
S
N
N
J 2009
J 2010
J 2011
J 2012
J 2013
J 2014
Page 99
Figure IV.3 : Variation interannuelle de la demande chimique en oxygène (DCO) à l’entrée et à la sortie de la STEP
(2009 - 2014)
Chapitre IV
8
D’AIN EL HOUTZ
1
0
J
J
S
S
N
N
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
J 2009
J 2010
J 2011
J 2012
J 2013
J 2014
Page 101
Figure IV.4 : Variation interannuelle des caractéristiques de la biodégradabilité de l’effluent à l’entrée de la STEP (2009 - 2014)
Chapitre IV
Relation commune entre la variation de la DBO5 et DCO à la
90
sortie de la STEP
80
70
60
50
40
20
0
J
J
S
S
N
N
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
J 2009
J 2010
J 2011
J 2012
J 2013
J 2014
Dates des analyses
Page 103
Figure IV.5 : Comparaison entre la variation interannuelle de la demande biologique en oxygène (DBO5) et la demande
2,5
1,5
D’AIN EL HOUTZ
0,5
0
M
M
J
M
M
J
M
M
J
M
M
J
M
M
J
M
M
J
S
S
N
N
J 2009
J 2010
J 2011
J 2012
J 2013
J 2014
Dates des analyses
Page 108
Figure IV.6 : Variation interannuelle sur la production de boue apportée par les matières en suspension (MES) à l’entrée de la STEP
(2009 - 2014)
Chapitre IV
Relation commune entre la variation des MES, DBO5, DCO à la sortie de la
STEP
90
80
70
60
50
40
20
D’AIN EL HOUTZ
10
0
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
J
J
S
S
J 2009
S
J 2010
S
J 2011
N
J 2012
N
J 2013
S
J 2014
N
Dates des analyses
Figure IV.7 : Comparaison entre la variation interannuelle des matières en suspension (MES), de la demande biologique
en oxygène (DBO5) et la demande chimique en oxygène (DCO) à la sortie de la STEP (2009 - 2014)
Chapitre IV
9
8,5
8
pH
7,5
7 Norme
D’AIN EL HOUTZ
6,5
6
M
M
J
M
M
J
M
M
J
M
M
J
M
M
J
M
M
J
S
S
N
N
J 2009
J 2010
J 2011
J 2012
J 2013
J 2014
Page 113
Figure IV.8 : Variation interannuelle du pH de l’eau à l’entrée et à la sortie de la STEP (2009 - 2014)
Chapitre IV
35
30
25
Température (C°)
20
10
D’AIN EL HOUTZ
5
0
J
J
S
S
N
N
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
J 2009
J 2010
J 2011
J 2012
J 2013
J 2014
Dates des analyses
Page 114
Figure IV.9 : Variation interannuelle de la température de l’eau à l’entrée et à la sortie de la STEP (2009 - 2014)
Chapitre IV
9
6
O2 dissous (mg/l)
D’AIN EL HOUTZ
2
0
J
J
J
J
J
J
F
A
S
A
S
A
S
N
N
M
D
O
D
O
O
J 2012
J 2013
J 2014
Page 115
Figure IV.10 : Variation interannuelle de l’oxygène dissous à l’entrée et à la sortie de la STEP (2012 - 2014)
Chapitre IV
40
35
30
25
NH4 + (mg/l)
20
10
D’AIN EL HOUTZ
5
0
J
J
S
S
N
N
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
J 2010
J 2011
J 2012
J 2013
J 2014
Page 118
Figure IV.11 : Variation interannuelle en azote ammoniacal (NH4+) à l’entrée et à la sortie de la STEP (2010 - 2014)
Chapitre IV
4
3,5
2,5
NO2 - (mg/l)
D’AIN EL HOUTZ
0,5
0
J
J
S
S
N
N
M
M
M
M
M
M
M
M
M
M
J 2010
J 2011
J 2012
J 2013
J 2014
Page 119
Figure IV.12 : Variation interannuelle des nitrites (NO2-) à l’entrée et à la sortie de la STEP (2010 - 2014)
Chapitre IV
40
35
30
25
NO3 - (mg/l)
20
Sortie
10
D’AIN EL HOUTZ
5
0
M
M
J
M
M
J
M
M
J
M
M
J
M
M
J
M
M
J
S
N
S
N
S
N
S
N
S
N
S
N
2014
J 2009
J 2010
J 2011
J 2012
J 2013
Dates des analyses
Page 120
Figure IV.13 : Variation interannuelle des nitrates (NO3-) à l’entrée et à la sortie de la STEP (2009 - 2014)
Chapitre IV
25
20
15
(mg/l)
3-
PO4
Sortie
D’AIN EL HOUTZ
0
J
J
J
J
J
J
F
A
S
A
S
A
S
N
N
O
O
M
D
J 2012
J 2013
J 2014
Dates des analyses
Page 122
Figure IV.14 : Variation interannuelle en ortho phosphates (PO43-) à l’entrée et à la sortie de la STEP (2012 - 2014)
Chapitre IV
12
10
8
Ph t (mg/l)
Sortie
D’AIN EL HOUTZ
2
Figure IV.15 : Variation interannuelle du phosphore totale (Ph t) à l’entrée et à la sortie de la STEP (2010 - 2011)
Chapitre IV
1600
1400
Conductivité (µS/cm)
1200
1000
D’AIN EL HOUTZ
600
400
Figure IV.16 : Variation interannuelle de la conductivité de l’eau à l’entrée et à la sortie de la STEP (2011 - 2014)
Chapitre IV
16
14
12
10
MID (ml/l)
D’AIN EL HOUTZ
2
0
O
O
M
D
J
J
M
J
J
M
J
J
F
A
S
A
S
A
S
N
N
J 2012
J 2013
J 2014
Dates des analyses
Page 126
Figure IV.17 : Variation interannuelle des matières insolubles décantables (MID) à l’entrée et à la sortie de la STEP (2012 - 2014)
Conclusion générale
Ces stations d’épuration peuvent se heurter à des problèmes divers reliés soit à
l’exploitation et à la gestion, soit au procédé lui-même, c’est pour cela que des
méthodes ont été développées pour y remédier. Parmi ces méthodes, l’AMDEC occupe
une place prépondérante.
Cette méthode a été appliquée pour étudier les défaillances de la station d’épuration
d’Ain El Houtz. Elle offre aux exploitants une vision complète et approfondie de la
STEP, de son fonctionnement et de son environnement (mais il n’est malheureusement
pas possible d’affirmer que nous serons totalement à l’abri d’un oubli).
Le fonctionnement de la STEP a été étudié sur les données d’une période de six ans
(2009-2014). Les analyses prises en considération sont les paramètres physico-
chimiques : MES, DBO5, DCO, O2 dissous, à l’entée (eau brute) et à la sortie de la
STEP (eau épurée) ainsi que les paramètres du process (Cm, Cv, Ts). Les principaux
résultats montrent que :
Pour les années 2009, 2010, 2011 et 2013 avec un rapport de biodégradabilité
K ˃ 1,5 cela signifie que les eaux de la STEP d’Ain El Houtz sont des eaux
moyennement biodégradables. Pour les paramètres physico chimiques (2013), le
rendement d’élimination des MES est de 93%, DBO5 est de 96% et DCO : 95%.
Pour l’année 2012, le rapport de biodégradabilité est supérieur à 2,5 (eaux non
biodégradables).
Pour l’année 2014, le rendement d’élimination est de 91% pour les MES, 87%
pour la DBO5 et 88% pour la DCO avec un rapport de biodégradabilité inférieur
à 1,5 (eaux biodégradables).
Page 132
En analysant les résultats, certains dépassements ont été trouvés par rapport aux normes
en vigueur. C’est dans ce sens que l’AMDEC est développée pour la STEP d’Ain El
Houtz. Cette analyse est succincte mais structurée dans le sens de mieux comprendre le
fonctionnement de la dite STEP.
Ce travail s’inscrit dans une démarche globale dont le but est d’étudier la sûreté de
fonctionnement de la station d’épuration d’Ain El Houtz, beaucoup d’effort sont à
déployer pour arriver à cet objectif.
Page 133
Références
[1] KELADA. J, 1994, l’AMDEC, École des Études Commerciales : Centre d’étude en
qualité totale.
[5] ZWINGELSTEIN. G, Diagnostic des défaillances (théorie et pratique pour les systèmes
industriels), Traité des nouvelles technologies – série diagnostic et maintenance, Notion de
risques, 30-53p.
[8] PERISSE. F, Étude et analyse des modes de défaillances des condensateurs électrolytiques
à l’aluminium et des thyristors, appliquées au système de protection du LHC (LARGE
HADRON COLLIDER), thèse présentée devant l’université Claude Bernard – Lyon I pour
l’obtention du diplôme de doctorat, Soutenue le 17/07/2003.
[10] DURET. D, PILLET. M, Qualité en production (De l’ISO 9000 à Six Sigma), Troisième
Éditions d’Organisation, 1998, 2001, 2005, ISBN : 2-7081-3388-8.
[11] HERGON. E, ROUGER. Ph, GARNERIN. Ph, La prévention des défaillances du
processus transfusionnel, Institut National de la Transfusion Sanguine, INSERM U363.
[12] PIROLLET. B, Tests de réception des tours de réfrigération, Laboratoire Européen pour
la physique des particules, CERN-ST-99-026, Présenté : 2nd ST Workshop, Chamonix,
France, février 2 - 5, 1999.
[17] Fiche pratique, 0512 Pratiquer l’AMDEC, base documentaire : Evaluer et maîtriser le
risque chimique, délivré le : 23/06/2014.
[22] MAREY. A, et all, Impact d'une démarche qualité en sécurité transfusionnelle sur la
prescription, l'optimisation des circuits, la traçabilité, Expérience du CHRU de Lille, Unité et
Comité de Sécurité Transfusionnelle et d'Hémovigilance.
[23] FRANÇOIS. J, INFOQUALITE, Lettre d'information du management par la qualité N°6
du 1er Juillet 2002.
[26] DEKHIL SOROR. W, ZAIBET. M, Traitement des eaux usées urbaines par boues
activées au niveau de la ville de Bordj Bou Arreridj effectué par la station d'épuration des
eaux usées ONA.
[27] SAADI. H, Etude des performances d’un lit bactérien classique à garnissage en
pouzzolane de Beni Saf, Soutenue le : 06/10/2013.
[28] DERONZIER. G et all, Traitement de l'azote dans les stations d'épuration biologique des
petites collectivités.
[30] BAHA. S, BENSARI. F, Épuration des eaux usées domestiques par les boues activées :
étude de la performance de la STEP d’Ain El Houtz dans la wilaya de Tlemcen, soutenue le
23/06/2014.
[31] AUBERT. C, Le phosphore : élément essentiel à la vie mais avec un impact sur
l’environnement lié aux activités humaines, TEMA nº 1 - janvier/février/mars 2007,
aubert@[Link].
[33] TANDIA. Ch. T, Contrôle et suivi de la qualité des eaux usées protocole de
détermination des paramètres physico-chimiques et bactériologiques, CREPA Janvier 2007.
[36] RUBAN. G et all, Mesurage de la turbidité sur échantillons : application aux eaux
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[41] DUCHENE. PH, Dysfonctionnements biologiques dans les stations d'épuration en boues
activées, Comité scientifique CEMAGREF, Actes du colloque, Lyon-21 octobre 1994.
Station de relevage
Nombre de Nombre de
désignation Prix unitaire
Caractéristique techniques Fournisseurs logo pieces en pièces en
DA
marche stock
CAPRARI
pompe HMT = 45m Via Emilia Ovest 900
submersible Q = 21 l/s (75,6 m3/h) 41123 Modena - Italy
3 /
Tel :+39 059 897 611 4 200 000,00
Fax : +39 059 897 89
Line :[Link]
les accessoires
de station / / / /
/
derelevage
P.A Maison neuve -6, rue
Marcel Dassault – 44986
Dégrilleur Poids total = 520kg.
SAINTE-LUCEL/LOIRE
Hauteur d’eau amont à Qmax = Cedex 1 / 2 500000,00
Tél : [Link].77
170m³/h
Fax : [Link].47
Line : [Link]
E –mail:
Annexe
[Link]@[Link]
Dégrilleur
Dessablage - Dégraissage
N de Prix
Nde pièces
désignation Caractéristique techniques Fournisseurs logo pièces en unitaire
en marche
stock DA
Bras de raclage EUROPELEC : 8 rue 2
des graisses / d’ABOUKIR 75002 PARIS
Puissance: 0.25 k watt Tél : 01-44-82-39-50 8 600 000,00
Motoréducteur Fréquence : 50HZ Fax: 01-44-82-39-51
I: 400V 1.25A Lien : [Link]
FP=0.57 E-mail : info@[Link]
R=100
Vs=9.5 t r / M n
BIOTRADE : hall Gilbert
Marque : AD01.5 Durand
Turbine Puissance : 1.5kw 135 avenue de Rangueil 31077 1 1
immergée pour Vitesse de rotation : 1390 tr/min TOULOUSE Cedex 4
déshuileur Poids : 34kg Tél : (+33)5 61 14 93 30
récupération Incliné en aluminium Fax : (+33)5 61 14 93 31
Annexe
Marque : SSS210
Débit : 18 m3/h SNOEK TECHNOLOGY
Surface de l’eau : 1.3m2 sa/nv-Europark-zuid7-B-9100
3
Volume : 0.5 m Sint-Niklaas-Belgique
Longueur : 2906 mm Tél : 03 766 64 22
Classificateur Hauteur : 1100 mm Fax : 03 766 64 23 1 /
à sable Largeur : 820 mm E-mail : snoek-
Hauteur de décharge : 1185 mm techno@[Link]
Puissance de moteur : 0.25 kw
Vitesse de rotation : 5 rpm
Diamètre entre : 100 mm
Annexe
Bassin d’aération
Marque : CAPRARI
Type : CMRY-4.0-4-80 CAPRARI
Puissance : 4 kw Via Emilia Ovest 900
Longueur : 840 mm 41123 Modena - Italy
Agitateur Largeur : 395 mm 5 /
Hauteur : 330 mm Tel :+39 059 897 611
Diamètre : 515 mm Fax : +39 059 897 89
Poids : 106.5 kg Line :[Link]
ENDRESS+HAUSER S.A.
Marque : COS41 3, Rue du Rhin (Z.I.)
Chaine de Gamme de mesure :0.05……20mg/l B.P. 150 2
mesure d’O2 Débit mini : 0.5cm/s 68331 Huningue Cedex,
Longueur de câble : 7m France
Tel:+33 (0)3 89 69 67 68
Fax:+33 (0)3 89 69 48 02
E-mail: info@[Link]
Web: [Link]
Garde-corps INTER ENTREPRISE
plates-formes / Z.I de Chetouane, Desserte 3
Tlemcen - Algérie
Lames Tél : +21343276050
Annexe
Clarificateur
Nombre de Nombre de
Prix unitaire
désignation Caractéristique techniques Fournisseurs logo pièces en pièces en
DA
marche stock
EUROPELEC : 8 rue 2 /
Ponts racleurs Diamètre : 18 m d’ABOUKIR 75002 PARIS
Hauteur : 3m Tél : 01-44-82-39-50 800 000,00
Fax: 01-44-82-39-51
réception des Line : [Link] 2 /
flottants Clifford / E-mail : info@[Link]
Annexe
Désinfection
Nombre de Nombre
Prix unitaire
désignation Caractéristique techniques Fournisseurs logo pièces en de pièces
DA
marche en stock
E-mail : [Link]@[Link]
EUROPELEC : 8 rue
d’ABOUKIR 75002 PARIS
Lame Tél : 01-44-82-39-50
déversant / Fax: 01-44-82-39-51 1 /
canal Line : [Link]
désinfection E-mail : info@[Link]
Canal de comptage
Nombre de Nombre
Prix unitaire
désignation Caractéristique techniques Fournisseurs logo pieces en de pièces
DA
marche en stock
Canal de / ENDRESS+HAUSER S.A.
comptage 3, Rue du Rhin (Z.I.) 1 /
Sonde / B.P. 150 1 / 800 000,00
ultrasons 68331 Huningue Cedex,
Type : préfabriqué à fond plat France
Canal venturi Débit nominal : 95m3/h Tel:+33 (0)3 89 69 67 68 1 /
Annexe
Nombre de Nombre
Prix unitaire
désignation Caractéristique techniques Fournisseurs logo pièces en de pièces
DA
marche en stock
Vannes sous
bouche à clé / / / 2 /
soutirage des 6 000 000,00
boues
Déshydratation de boues
Nombre de Nombre
désignation Prix unitaire
Caractéristique techniques Fournisseurs logo pièces en de pièces
DA
marche en stock
Marque : EMO
Type : OMEGA100 100
Modelé : OMEGA 100 100
Langueur : 2230 mm EMO
Largeur : 1900mm 4 rue Lépine - BP 53209
Hauteur : 1640 mm Parc d'Activités de la
Filtre à bande Poids : 1200kg RICHARDIERE 1 / 13 500
Débit acceptable des boues : 6m3/h 35530 NOYAL SUR 000,00
Largeur de toile : 1.0 m VILAINE
Longueur de filtration : France
- Egouttage : 1500mm Tél. : +33.(0)[Link].03
- Pressage : 3800 mm Fax : +33.(0)[Link].04
Puissance électrique : 0.75kw Line : [Link]
Débit d’eau de relevage : 6.0 m3/h E-mail : emo@[Link]
Vitesse d’entrainement de la toile :
0.72-25 m/min
Annexe
Unité de / 1 /
préparation
polymère
Eau industrielle
Nombre de Nombre
désignation Prix unitaire
Caractéristique techniques Fournisseurs logo pieces en de pièces
DA
marche en stock
Tuyauterie hydraulique
Nombre de Nombre de
La sortie Prix unitaire
L’alimentation logo pièces en pièces en
DA
marche(ml) stock
Sortie canal dégrilleur Alimentation PVC DN450 PN10 CANAL PLAST 5 /
// dégraisseur // ouvrage répartition PVC DN400 Z.I de Chetouane, Desserte 3
0.6 /
PN10 Tlemcen - Algérie 3 500 000,00
// ouvrage // bassin d’aération PVC DN400 Tél : +21343276050
répartition PN10 Fax : +21343274344 2*8 /
Line :
// bassin // dégazage PVC DN400 PN10 [Link]
d’aération e-mail: 2*1.5 /
info@[Link]
// dégazage // clarificateur PVC DN400 PN 10
2*30 /
comptage
Sortir des boues depuis Vers fosse à boues PVC DN280 PN10 2*15
/
clarificateur
Recirculation des boues Vers ouvrage de répartition PVC DN315 PN10 95 /
Refoulement des boues vers épaississeur PVC DN110 PN10
125 /
excèes
Soutirage des boues Vers table d’égouttage PVC DN 110 PN10
45 /
depuis silo
Refoulement pompe Vers bennes de stockage PVC DN225 PN10
20 /
gaveuse sortie table
Refoulement colature PVC DN 160 PN10
15 /
prétraitements et silo
Réseau gravitaire PVC DN225 PN10
95 /
colature bâtiment
Refoulement poste Vers ouvrage de répartition PVC DN90 PN10
colature 125 /
Installation électrique
Nombre de Nombre
Prix unitaire
désignation Caractéristique techniques Fournisseurs logo pieces en de pièces
DA
marche en stock
TELLHOW :
关于本站点的问题或建议,
Puissance : 250KVA Tel:86-791-88105588 Fax:86-
Groupe Type : THLC200PB-AC 791-88106688 2 / 7 000 000,00
électrogène Longueur : 3800mm 域名: [Link]
Largeur : 1120mm
请发至 :
Hauteur : 1940mm
manage@[Link]
Traduction : (Questions ou des
suggestions concernant ce site,
s'il vous plaît envoyer à
Tel :86-791-88105588 Fax :86-
791-88106688
Annexe
line : [Link]
E-mail: manage@[Link]
Boite jonction Prétraitement SCHNEIDER 3 /
ELECTRIC :Thalassa s/coto 1-
Bassin d’aération 9 sente boy di lyobrigat / /
(08830)
Clarificateur Tél : (0034)936353600 / /
belux@[Link]
Groupe électrogène 1 /
Arrête Arrête général TGBT SCHNEIDER 1 /
d’urgence Armoire de commende ELECTRIC :Thalassa s/coto 1- 3 /
Station de relevage + groupe 9 sente boy di lyobrigat 4 /
Prétraitement a clé (08830) 1 /
Zone de contact Tél : (0034)936353600 2x2 /
Bassin d’aération SCHNEIDER ELECTRIC 1x1 /
Clarificateur ALGER 1 /
Désinfection N 2 rout wladefayet 16000 4 /
Déshydrations daliibrahimealger 1 /
Eau industriel Tél : (00213)21 36 89 00 1 /
Poste dessous Line:[Link]-
[Link]
Annexe ETUDE CRITIQUES
22
Mots clés : dysfonctionnement, analyse, STEP d’Ain El Houtz, normes, AMDEC, performances épuratoires.
Abstract
Sewage treatment plants meet from time to time problems which penalize their operation and limit their reliability.
Complex in their understanding, their control is sometimes difficult to detect. The present work focuses on the
analysis of all malfunctions which may affect the continuity of service of the waste water treatment plant of Ain El
Houtz. First, the variation of different physicochemical parameters and the process on a series of six monthly
operating data (2009-2014) were studied and compared with the standards of Algerian norms. The results of the
analysis were presented and discussed. Subsequently, the FMEA method of the on different overruns of these
parameters in relation to the standard was applied. This allows to understanding the origin and the problem of these
marked developments, then finding their appropriate solutions. Thus, this method was extended to all processes of the
WWTP. Finally, some solutions were proposed which can help the WWTP to minimize the problems and improve
the treatment performance.
Key words : malfunctions, analysis, waste water treatment plant of Ain El Houtz, norms, FMEA, treatment
performance.
انًهخص
حعذ هزِ األخٍشة.حصادف يذطاث يعانجت يٍاِ انصشف انصذً يٍ وقج َخش يشاكم يعشقهت نعًهها ويساهًت فً انذذ يٍ يىثىقٍخها
.يعقذة و صعبت فً فهًها و فً بعض األدٍاٌ َادسة انسٍطشة عهٍها
ِانعًم انًقذو فً هزِ األطشودت ٌشحكض عهى حذهٍم جًٍع األعطال انخً قذ حؤثش عهى اسخًشاسٌت عًم يذطت عٍٍ انذىث فً يعانجت اليٍا
.ًنمصشف انصذ
بعذ رنك قًُا بًقاسَت َخائج. قًُا بذساست انخغٍشاث نًخخهف انعُاصش انفٍضٌىكًٍٍائٍت وسهسهت يٍ انبٍاَاث انشهشٌت نًذة سج سُىاث،أوال
.انخذهٍم ويُاقشخها وفقا نًعاٌٍش انصشف انجضائشي
يًا سًخ بفهى يصذس و، عهى يخخهف حجاوصاث هزِ انعُاصش بانُسبت إنى انًعاٌٍشAMDEC َظشي ة وفً وقج الدق قًُا بخطبٍق
أخٍشا قًُا باقخشاح. أٌضا قًُا بخعًٍى هزِ انُظشٌت عهى كافت عُاصش انًذطت.و إٌجاد انذهىل انًُاسبت نها.يشكم هزِ انخطىساث انًهذىظت
.بعض انذهىل انخً ًٌكُها أٌ حساعذ يذطت يعانجت يٍاِ انصشف نهذذ يٍ بعض اليشاكم و حذسٍٍ كفاءة انخصفٍت
. كفاءة انخصفٍت،AMDEC ، انًعاٌٍش،ً يذطت يعانجت انًٍاِ عٍٍ انذىث انصشف انصذ، حذهٍم، االعطال: انكهًاث انًفخادٍت