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Memoire

L'hôpital El hadjar dispose d'un forage pour alimenter l'établissement en cas de coupure d'eau de l'ADE. Malheureusement, l'analyse de l'eau du forage a montré une salinité élevée d'environ 3000 ppm avec présence de fer et de matières en suspension. Le traitement de l'eau nécessite l'utilisation d'une chaîne de traitement à base d'osmose inverse pour éliminer les sels.

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Memoire

L'hôpital El hadjar dispose d'un forage pour alimenter l'établissement en cas de coupure d'eau de l'ADE. Malheureusement, l'analyse de l'eau du forage a montré une salinité élevée d'environ 3000 ppm avec présence de fer et de matières en suspension. Le traitement de l'eau nécessite l'utilisation d'une chaîne de traitement à base d'osmose inverse pour éliminer les sels.

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Faculté : Sciences de L’Ingéniorat

Département : Hydraulique

MÉMOIRE
Présenté en vue de l’obtention du diplôme de : Master

Etude d’une station de traitement et de


production d’eau potable à partir d’un forage
« Hôpital El-Hadjar »
Domaine : Sciences et Technologie
Filière : Hydraulique
Spécialité : hydraulique urbain et ressource hydraulique
Par : Harez Amira
Djelailia Hanane

DEVANT LE JURY

Président : M. AMARCHI Hocine U.B.M. Annaba


Directeur de mémoire : M. KHERRAT Rochdi [Link]. Annaba
Examinateur : Mme .BENABDESSALEM U.B.M. Annaba
Tamara
Examinateur : Mme LATIFI Sabah U.B.M. Annaba

Examinateur : M. ALLAOUA Abdallah U.B.M. Annaba


Remerciements
Je remercie Dieu Tout Puissant de m’avoir donné la patience et le
courage pour réaliser ce travail.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude et mes sincères


remerciements à mon encadreur Mr. Kherrat R et de m’avoir accepté
de m’encadrer et suivre ce Travail. , J’ai eu beaucoup de plaisir de
travailler avec lui, J’ai apprécié sa grande chaleur humaine et sa
disponibilité quotidienne. Merci Monsieur pour votre disponibilité et
votre gentillesse

J’adresse mes sincères remerciements aux membres de jury qui ont


accepté d’évaluer ce modeste travail.

Mes sincères remerciements à Mr Boutaghane H et Mr Samar H et


Mr Lachgar S de m’avoir soutenue et m’encourager toute la période
de mémoire.

Un grand merci aux enseignants du Département de l’hydraulique


ainsi que génie des procédés.

Enfin mes remerciements s’adressent aussi à tous ceux qui ont


contribué de près ou de loin à la réalisation de ce travail.

Amira
Dédicace
A Celle qui m’a enseigné la patience, la fierté et la réussite.

A la lumière qui éclaire mon chemin : ma chère maman

A celui qui m’a comblé d’amour et de courage à papa chéri.

A mes complices frère : Minou, Amir et Mazen.

A tonton Rochdi : ma reconnaissance ne se limite pas à une page, je salue


grandement vos efforts à la patience de savoir écouter, transmettre et
encourager.

A tous mes amis de ma promotion

A tous mes professeurs du département Hydraulique.

Amira
Remerciements
Pour commencer, je souhaite remercier mes deux directeurs de
recherche : Monsieur Kherrat R et Monsieur Botaghane H.

Je voudrais aussi remercier tous mes enseignants que ce soit de


licence ou de master.

Chacun d’entre vous m’a apporté un plus qui a fait de moi ce que je
suis devenue aujourd’hui.

Vous m’avez tout appris et cela je ne l’oublierai jamais.

Mes plus sincères remerciements :

Aux membres du jury ; qu’ils soient remerciés de nous avoir fait


l’honneur de juger notre travail.

Je remercie tous ceux qui m’ont aidée de près ou de loin à


l’élaboration de travail de recherche.

Djelailia Hanane
Dédicace
Je dédie ce travail à mes parents pour leur encouragement, leurs
conseils et leurs sacrifices.

Ce travail est dédié aussi à mes chères sœurs Atika et Sihem, les
étoiles sur terre qui illuminent ma vie et mon cher frère Brahim que
dieu le protège.

À mon ange nièce adorable Mayar.

Djelailia Hanane
Résumé

L’hôpital El hadjar est doté d'un forage qui permet d'alimenter l'établissement on cas de
coupure d'eau provenant de l'ADE. Malheureusement les analyse physico-chimique ont
montré que l'eau de ce forage présent une salinité élevé de l'ordre de 3000ppm avec présence
de fer et de matière en suspension.

L’utilisation d'une chaine de traitement permettant l'élimination de ses sels s’impose :

-La technique qu’on a choisie dans ce travail repose sur l'utilisation d'une station d'osmose
inverse avec toutes les étapes de prétraitement nécessaire.

Abstract

The El Hadjar hospital has a borehole to feed the establishment in case of water cutoff from
the ADE. Unfortunately the physicochemical analysis showed that the water of this drilling
has a high salinity of the order of 3000ppm with presence of iron and suspended matter.

The use of a treatment chain allowing the elimination of its salts is essential:

-The technique that we chose in this work is based on the use of a reverse osmosis station
with all the pretreatment steps required.

‫ملخص‬

‫ لألسف فان‬.‫يوجد في مستشفى الحجار بئر يسمح بتزويد المؤسسة في حالة انقطاع المياه من مديرية الموارد المائية‬
‫ جزء في المليون مع وجود لحديد‬3000 ‫التحاليل الفيزيائية والكيميائية أظهرت ان هدا البئر له ملوحة عالية تصل إلى‬
.‫والمواد المعلقة‬

‫ حيث تعتمد التقنية التي اخترناها في هذا العمل على استخدام محطة‬،‫يجب استخدام سلسلة عالجية تسمح بإزالة األمالح‬
.‫التناضح العكسي مع كل ا لخطوات المعالجة المطلوبة‬
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Les principaux éléments majeurs rencontrés dans l'eau……………………………………….11

Tableau 2: Norme d'eau potable selon l'Algérie et selon l'OMS (source ADE)………………………...….18

Tableau 3: Résultat d'analyse d'eau traité d'eau de forage de l'hôpital El-Hadjar………………………..48

Tableau 4: Les factures de correction approximatifs en fonction de la température…………………….65

Tableau 5: Les valeurs indicatives de fonctionnement des différentes membranes disponibles……..66

Tableau 6: Récapitulatif : fiche technique de chaque unité de traitement………………………………….69

LISTE DES FIGURES


Figure 1: Processus de coagulation-floculation et de sédimentation……………………………………25
Figure 2: traitement et stockage sur de l'eau……………………………………………………......................27

Figure 3: traitement et stockage sur l'eau…………………………………………………………………….….28

Figure 4: charbon actif en fibre et granulé……………………………………………………………………….29

Figure 5: classification des procédés barométriques membranaires selon la taille séparation…….…34

Figure 6: Principe de l'osmose inverse…………………………………………………………………………...35

Figure 7: Schéma d'un système d'électrodialyse……………………………………………………………….36

Figure 8: Principe de la distillation………………………………………………………………………………...37

Figure 9: schéma du mécanisme de filtration sur membrane………………………………………………...38

Figure 10: La membrane……………………………………………………………………………………………..43

Figure 11: Carte de localisation de l'hôpital El-Hadjar………………………………………………………….46

Figure 12: Capture sur logiciel de lewaplus………………………………………………………………………50

Figure 13: Filtre à cartouche…………………………………………………………………………………………60

Figure 14: Osmoseur de base……………………………………………………………………………………….61

Figure 15 : Osmoseur de base……………………………………………………………………………………….63


Remerciement

Dédicace

Résumé

Liste des tableaux

Liste des figures

Liste des abréviations

Introduction

Sommaire
Chapitre 1 : Généralité sur l’eau

1 Introduction : ............................................................................................................ 10

2 Définition de l’eau .................................................................................................... 10

3 Composition de l’eau ................................................................................................ 11

3.1 Espèces inorganiques.................................................................................................... 11

3.1.1Constituants majeurs ......................................................................................... 11

3.1.2 Les éléments traces métalliques ..................................................................12

3.2 Matières organiques ..................................................................................................... 12

3.2.1 Matières organiques dissoutes .....................................................................12

3.2.2 Matières organiques particulaires ................................................................ 12

4 Origine et différents types d’eau ............................................................................... 13

4.1 Eaux naturelles ............................................................................................................. 13

4.2 Eaux souterraines ......................................................................................................... 13

4.3 Eaux de surfaces ........................................................................................................... 14

4.4 Eaux potables ............................................................................................................... 14

4.5 Eaux douces.................................................................................................................. 14

4.6 Eaux dures .................................................................................................................... 14


4.7 Eaux de marais ............................................................................................................. 14

4.8 Eaux de mers et eaux saumâtres ................................................................................... 15

5 Paramètres caractéristiques de la qualité des eaux : ................................................... 15

5.1 Propriétés organoleptiques .......................................................................................... 15

5.1.1 La Couleur .............................................................................................. …15

5.1.2 Gout et odeur………………………………………………………………………………………………………14

5.1.3 Turbidité………………………………………………………………………………………………………………15

5.2 Caractères physico-chimiques………………………………………………………………………………………16

5.2.1 Temperature…………………………………………………………………………………………………………15

5.2.2 PH………………………………………………………………………………………………………………………..15

5.2.3 Salinité………………………………………………………………………………………………………………...15

5.2.4 Les résidus secs à 180°C……………………………………………………………………………………….15

5.2.5 Dureté ou titre hydrométrique (TH)……………………………………………………………………..16

5.2.6 Conductivité électrique………………………………………………………………………………………..16

5.2.7 Alcalinité………………………………………………………………………………………………………………16

5.2.8 Titre alcalimétrique (TA) ou titre alcalémitrique complet (TAC)………………………………16

5.2.9 Chlorure………………………………………………………………………………………………………………….16

5.2.10 Autre principaux éléments présents dans l'eau………………………………………………………16

6 Paramètres indésirables ou toxiques .......................................................................... 17

6.1 Fer et manganèse ......................................................................................................... 17

6.2 Métaux lourds .............................................................................................................. 18

7 Normes d’eau potable : ............................................................................................. 18

8 Les paramètres microbiologiques .............................................................................. 19

8.1 Les paramètres concernant les pesticides et les produits apparentés ............................ 20

9 Conclusion : .............................................................................................................. 21

Chapitre 2 : Les différents types du traitement des eaux potables


2.1 Introduction .............................................................................................................. 23

2.2 Objectif du traitement ............................................................................................... 23

2.3 Définition des objectifsdu traitement .........................................................................23

2.4 Les étapes du traitement de l’eau : ............................................................................ 23

2.4.1 Dégrillage et tamisage................................................................................. 24

2.4.2 Oxydation……………………………………………………………………………………………………………..23

2.4.3 Clarification………………………………………………………………………………………………………….24

[Link] Coagulation-floculation……………………………………………………………………………………25

[Link] Décantation…………………………………………………………………………………………………….25

[Link] Flottation…………………………………………………………………………………………………………25

[Link] Filtration………………………………………………………………………………………………………….25

2.4.4 Désinfection…………………………………………………………………………………………………………30

2.4.5 Stérilisation………………………………………………………………………………………………………….31

2.4.6 Autres traitements……………………………………………………………………………………………….31

2.5 CONCLUSION ........................................................................................................31

Chapitre 3 : Les procédés membranaires de traitement de l'eau

3.1 Introduction ................................................................................................ 33

3.2 Dessalement des eaux ................................................................................. 33

3.3 Osmose inverse ........................................................................................... 37

3.4 PRINCIPES DE L'OSMOSE INVERSE ..................................................... 38

3.5 MEMBRANES ........................................................................................... 41

3.6 APPLICATIONS INDUSTRIELLES ......................................................... 43

3.7 Conclusion :................................................................................................ 44

Chapitre 4 : Mise au point de la filière de traitement de l'eau d'un forage


profond (cité Larza hôpital El-Hadjar)

4.1 Situation géographique : ........................................................................................... 46


4.2 Introduction .............................................................................................................. 46

4.3 Caractéristiques de l’eau de forage ............................................................................ 47

4.3.1 Le forage………………………………………………………….……………………………………………………………45

4.4 Caractéristiques de la technologie ............................................................................. 47

4.4.1 Avantage………………………………………………………………………………………………………………………46

4.4.2 Inconvénient…………………………………………………………………………………………………………………46

4.5 Choix de la filière de traitement ................................................................................ 49

4.6 Calcul et interprétation ............................................................................................. 49

4.7 Description du logiciel lewaplus .............................................................................. 53

4.8 Chaine de traitement retenue ..................................................................................... 53

4.8.1 Pompe d’alimentation .......................................................................................... 53

4.8.2 Stockage de l’eau brute........................................................................................ 54

4.8.3 Préoxydation du fer ferreux ................................................................................. 55

[Link] Aération…………………………………………………………………………………………………………………..53

[Link] Oxydation chimique………………………………………………………………………………………………53

4.8.4 Deferrisation.....................................................................................................56

4.8.5 Filtration sur sable ou matiere(AG) ...................................................................57

4.8.6 Filtration sur charbon actif ................................................................................ 58

4.8.7 Déchloration……………………………………………………………….……………………………………………… 59

4.8.8 Injection d’antitartre : antiscalant ......................................................................59

4.8.9 Décarbonnatation à l’acide................................................................................ 60

4.8.10 Filtration fine sur cartouches ............................................................................. 61

4.9 Osmos Inverse .......................................................................................................... 63

4.9.1 Caractéristique générales de l’osmoseur ............................................................ 68

[Link] Le taux de production………………………………………………………68

[Link] Le taux de conversion ................................................................................ 70

[Link] Le taux de rejet ........................................................................................... 71


4.9.2 Paramètre influent ............................................................................................. 72

[Link] Temperature............................................................................................... 73

4.9.3 Pompe Hp ou pompe d’alimentation de l’osmoseur ............................................... 74

4.9.4 Puissance……………………………………………………………………………………………………………………….72

4.10 Etablissement des procédés standard opératoire……………………………………………………………...73

4.10.1 Définition de S.O.P……………………………………………………………………………………………………….73

4.10.2 Pompe d'alimentation …………………………………………………………………………………………………74

4.10.3 Filtre à sable…………………………………………………………………………………………………………………75

4.10.4 Filtre à charbon actif…………………………………………………………………………………………………….76

4.10.5 Filtre à cartouche………………………………………………………………………………………………………….77

4.10.6 Osmose inverse…………………………………………………………………………………………………………….78

4.11 Conclusion…………………………………………………………………………………………………………………………..79

Méthode de calcul : .......................................................................................................... 81


Liste des abréviations

MSPRH : Ministère de la santé et de la population et de la réforme hospitalière.

ETM : Elément traces métalliques.

µm : Micromètre.

PH : Potentiel Hydrogène.

g/L : gramme par litre.

OMS : Organisation mondiale de la santé.

NTU : Unité néphélométrie de turbidité.

Q : Débit.

PK : Constante d’acidité.

OI : Osmose inverse.

TDS : Total des solides dissous dans l’eau.

IX: Echange d’ion.

KW: Kilowatt.

SMBS : Meta bisulfite de sodium.

AG : Alumino silicate.

ORP : Potentiel redox.

SDI : silt densité index.

°C : degré Celsius.

°F : degré français.

TH : Titre Hydrométrique.
TAC : Titre alcalimétrique complet.

µs/cm : micro siemens par centimètre.

TA : Titre alcalimétrique.

ADE : Algérienne des eaux.

MES : Matière en suspension.

PVC : Polychlorure de vinyle.

Kg : Kilogramme.
Introduction

L’évolution que connaît l’environnement urbain et industriel pose, dans de nombreux pays,
le problème de l’eau. Par ailleurs il est certain que nos besoins en eau ne cesseront de croître
alors que les réserves en eau de bonne qualité diminuent.

Heureusement, ces dernières décennies témoignent d'un grand développement des nouvelles
technologies de traitement des eaux. En particulier plusieurs types de procédés ont démontré
être d'une grande valeur. Parmi les exemples, nous trouvons : l’osmose inverse,
électrodialyse, nano filtration, distillation... etc.

Les procédés membranaires font partie de ces nouvelles technologies qui peuvent jouer un
rôle environnemental important. Ces procédés permettent la production d’eau destinée soit
à la consommation humaine (dessalement de l’eau) soit aux industries (réutilisation de l’eau)
qui consomment de l’eau de pureté contrôlée dans leur chaîne de production (industries
agroalimentaires, industrie pharmaceutique,…etc.) ainsi pour d’autres usages notamment le
nettoyage des installations.

L’osmose inverse est un procédé qui permet l’obtention d’eau pure dépourvue de toute
espèce chimique ou bactériologique.

L’objectif de ce travail est d’alimenté en eau potable l’hôpital El-Hadjar à partir d’un forage
cet établissement a été créé par le décret exécutif n°2683 MSPRH du 20 janvier 2008, d’une
superficie 19700.00 m² ; sa capacité théorique est de 120 lits techniques.

Il a été mis en service le 21 février 2010.

L’établissement d’El-Hadjar est un établissement public à caractère spécifique doté de la


personnalité morale et l’autonomie financière, son offre de soin couvre plusieurs spécialités
médicales.

Il est doté de 11 services médicaux dont 05 salles d’opération et une banque du sang

Le travail présenté dans ce mémoire est orienté essentiellement sur quatre chapitres présentés
comme suit :

- Dans le premier chapitre nous abordons des généralités sur les eaux.
- Le deuxième chapitre est consacré au différent type de traitement d’eau potable.

- Le troisième chapitre est entièrement consacré à l’étude bibliographique concernant les


procédés membranaires et plus précisément l’osmose inverse.

- Dans le dernier chapitre nous présentons la filière de traitement ainsi que les
caractéristiques de différents équipements retenue pour l’obtention d’une eau potable, selon
la norme l’OMS

Nous terminons notre travail par une conclusion générale.


Chapitre 1 :
Généralité sur l’eau
1 INTRODUCTION :
La gestion rationnelle des ressources en eau douce est une des principales préoccupations
des sociétés humaines. Que cette ressource soit abondante, qu'elle l'ait été, mais se raréfie ou
qu'elle ait toujours plus ou moins manqué, l'eau est maintenant partout considérée comme
un bien précieux. La gestion de l'eau s'articule autour d'un certain nombre de points portant
sur :
- La fourniture d'eau potable aussi bien dans les villes que les campagnes, et dans les
villes, aussi bien dans les agglomérations structurées que dans les extensions péri-urbaines,
voire les bidonvilles.

- L’assainissement et le traitement des eaux usées. L'approvisionnement des


populations en eau potable et le traitement de leurs eaux usées sont les
conditions pour prévenir les maladies d'origine hydrique, particulièrement, dans les
pays dits " émergents. "
- la prévention des pollutions chroniques ou accidentelles d'origine domestique,
agricole ou industrielle seul moyen de protéger la ressource d'eau alimentaire
d'abord, mais aussi les hydro systèmes aériens ou souterrains et les équilibres
floristique ou faunistiques qu'ils abritent.
- l'approvisionnement en eau des industries et de l'agriculture qui fournissent les biens
de consommation, les énergies et les aliments nécessaires aux populations.

- la lutte contre les risques naturels liés à l'eau : inondations, coulées de boue, érosion,
aridité, sécheresse, feux de forêt, etc.
- le maintien des activités " aquatiques " qui vont du transport fluvial à la pêche
professionnelle en passant par une grande variété d'activités de loisir : baignade,
canotage, pêche de loisir, etc. [1]

2 DEFINITION DE L’EAU
C’est une Substance naturelle, souvent liquide et inodore, incolore, et sans saveur à l'état
pur, de formule chimique H2O, et peut se trouver dans les trois états de la matière (solide,
liquide, ou gazeux), l’eau est l’un des agents ionisants les plus connus, on l’appelle
fréquemment le solvant universel [2].

10
3 COMPOSITION DE L’EAU
La composition chimique de l’eau naturelle varie énormément d’une région à l’autre et pour
une même région d’une saison à l’autre. Ces variations chimiques dépondent de plusieurs
paramètres comme la solubilité des sels constituant l’écorce terrestre (CaCO3, CaSO4,
MgCO3, Na Cl), ainsi la composition physique des roches.

3.1 ESPECES INORGANIQUES

3.1.1Constituants majeurs
Ce sont essentiellement des composés ioniques, anions et cations, qui proviennent de la
dissolution des roches dans l’eau qui circule à leur contacte.

Le tableau suivant résume les principaux éléments majeurs rencontré dans l’eau.

Tableau 1.1 : Les principaux éléments majeurs rencontrés dans l’eau [3].

Carbonates Sodium

Bicarbonates Calcium

Silicates de Magnésium

Sels minéraux Sulfates Fer

Chlorures Potassium

Nitrates

11
3.1.2 Les éléments traces métalliques
Les « éléments traces métalliques » (ETM) sont définis comme les éléments métalliques
présents avec une concentration d’environ une partie par billion (10-3 [Link]-1) en masse, ou
moins. Les principaux éléments traces métalliques présentent dans l’eau sont :

Titane (Ti), Zinc (Zn), Nickel (Ni), Aluminium, (Al), Chrome (Cr), Cadmium (Cd),

Cuivre (Cu), Fer (Fe), Manganèse (Mn), Plombe (Pb), Mercure (Hg) [4].

3.2 MATIERES ORGANIQUES

3.2.1 Matières organiques dissoutes


La plupart du carbone organique dans l’eau est sous la forme de matière organique dissoute
et principalement de molécules à faible poids moléculaire et d’origines diverses. La
concentration des matières organiques dissoutes et particulaires dépend de type d’eau et sa
profondeur : l’eau de mer surfacique a une concentration plus élevée que l’eau en
profondeur.

On peut trouver dix milliers de molécules différentes dans l‘eau comme les produits de
dégradation de déchets végétaux, produits de synthèse organique soluble, et matières
azotées.

Le carbone organique dissous est un facteur important dans le cycle du carbone et la chaine
alimentaire. Il influence la pénétration de la lumière, l’échange de gaz à la surface [5].

3.2.2 MATIERES ORGANIQUES PARTICULAIRES


C’est la matière en suspension et en émulsion, elles peuvent être classifiées selon leur taille.
Dans l’eau surfacique, la plupart d’entre elles sont d’origine biologique.

Les plus petites particules (moins de 1 µm jusqu'à quelques dizaines de µm) se composent
de bactéries et d’autres détritus organiques fins, et des particules inorganiques
particulièrement des minéraux d’argile et des composés hydratés insolubles tels que
Fe(OH)3.

La gamme de taille allant de quelques dizaines à quelques centaines de µm comporte des


grands détritus et des agglomérats fécaux, produits de l’agrégation biologique (sable, boues,
pétrole, huiles,….).

12
L’eau contient également les gaz dessous ayant une grande importance dans les phénomènes
biologiques ainsi que chimique (corrosion) [6].

4 ORIGINE ET DIFFERENTS TYPES D’EAU


Sans rentrer dans les détails de l’origine des eaux et les relations entre leur composition,
nous pouvons envisager selon le mode de gisement, deux sources principales d’eau :

 Les eaux superficielles : les eaux des oueds, des lacs, des océans et des mers ;
 Les eaux souterraines accumulées dans les nappes.

Et sans empiéter encore sur les études particulières portant sur les types d’eau, lesquelles
établissent précisément une certaine corrélation entre composition et origine, nous
pouvons distinguer :

 les eaux naturelles


 Les eaux potables
 Les eaux douces
 Les eaux dures
 Les eaux de marais
 Les eaux saumâtres
 Les eaux salées.

4.1 EAUX NATURELLES


Les réserves disponibles d’eaux naturelles sont constituées des eaux souterraines
(infiltration, nappes), des eaux de surface stagnantes (lacs, retenues de barrage) ou en
écoulement (rivières, fleuves) et des eaux de mer [7].

4.2 EAUX SOUTERRAINES


Les eaux souterraines sont toutes les eaux se trouvant sous la surface du sol, dans la zone
de saturation et en contact direct avec le sol ou le sous-sol et se caractérise par une turbidité
faible ou leurs eaux bénéficient de filtration naturelle importante. Comme elle se caractérise
par une contamination bactérienne faible, car elle est habituellement à l’abri des sources de
pollution. Par conséquence la dureté est souvent élevée, et les eaux souterraines peuvent être
en contact avec des formations rocheuses contenant des métaux bivalents comme le calcium
ou magnésium. En plus, dans les eaux souterraines, le fer et le magnésium présentent une
concentration élevée [8].

13
4.3 EAUX DE SURFACES
Par opposition aux eaux souterraines, l'eau de surface est l'eau qui se trouve à la surface ou
proche de la surface du sol. Dans une zone donnée, il s'agit pour l'essentiel des cours d'eau,
des océans, des lacs et des eaux de ruissellement qui s'y trouvent. Sa température varie en
fonction du climat et des saisons. Ces matières en suspension sont variables selon la
pluviométrie, la nature et le relief des terres à son voisinage. Sa composition en sels minéraux
est variable en fonction du terrain, de la pluviométrie et des rejets. Une eau de surface est
ordinairement riche en oxygène et pauvre en dioxyde de carbone [8].

4.4 EAUX POTABLES


La notion de potabilité est liée directement à l’alimentation humaine. Une eau naturelle est
dite potable si elle présente les qualités suivantes :

 fraîcheur et limpidité
 absence d’odeur et de couleur
 goût agréable
 suffisamment douce, aérée
 minéralisation raisonnable
 absence de matières organiques et de germes pathogènes [8].

4.5 EAUX DOUCES


On parle d’eau douce par opposition aux eaux salées et aux eaux dures [8].

4.6 EAUX DURES


Une eau dure incruste à froid ou à chaud les récipients qui la contiennent. La dureté est
engendrée par la présence des ions calcium ; magnésium, et un à degré moindre le fer et
l’aluminium [8]

4.7 EAUX DE MARAIS


Les eaux de « marais » ou « tourbier » sont des eaux douces caractérisées par une faible
valeur de pH, due à la présence d’acides organiques et qui les rend très corrosives. On les
appelle parfois « eaux rouges » en raison de la présence des particules à base d’oxyde de fer
en suspension [8].

14
4.8 EAUX DE MERS ET EAUX SAUMATRES
La salinité observée dans les différents océans ou mers du globe résulte d’un équilibre entre
évaporation, pluies et apport des fleuves (salinité faible) d’une part et d’échange d’eau avec
les autres mers ou océans auxquels ils sont reliés d’autre part. [8].

Une eau saumâtre est une eau dont la teneur en sel est sensiblement inférieure à celle de l'eau
de mer. La concentration totale de sel dissous y est généralement comprise entre 1 et 10 g/l
alors qu'elle est (en moyenne) de 35 g/l pour l'eau de mer. Dans les estuaires maritimes, la
conjonction des courants d'eau douce avec l'eau de mer donne naissance à des poches d'eau
saumâtre.

5 PARAMETRES CARACTERISTIQUES DE LA QUALITE DES


EAUX :
Les qualités admises d’une eau d’alimentation impliquent la garantie de son innocuité vis-
à-vis de l’homme qui est appelé à la consommer. Une eau potable doit présenter un certain
nombre de caractères physiques, chimiques et biologiques et répondre, à certains critères
essentiels (incolore, insipide, inodore…) appréciés par le consommateur. Toutefois, ses
qualités ne peuvent pas se définir dans l’absolu, ni d’une manière inconditionnelle.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a édicté des normes internationales pour l’eau
de boisson [9].

5.1 PROPRIETES ORGANOLEPTIQUES

5.1.1 La Couleur
Dans l’idéal, l’eau potable doit être claire et incolore. Le changement de couleur d’une eau
potable peut être le premier signe d’un problème de qualité. Dans un échantillon d’eau,
l’intensité relative d’une couleur est analysée à l’aide d’une échelle arbitraire composée
d’unités de couleur vraie [10].

5.1.2 Gout et odeur

Les eaux de consommation doivent posséder un goût et une odeur non désagréables. La
plupart des eaux, qu’elles soient ou non traitées, dégagent une odeur plus ou moins
perceptible et ont une certaine saveur. Ces deux propriétés, purement organoleptiques, sont
extrêmes subjectives et il n’existe aucun appareil pour les mesurer. Selon les physiologistes,
il n’existe que quatre saveurs fondamentales : salée, sucrée, aigre et amère [10].

15
5.1.3 Turbidité

La turbidité désigne la teneur d’une eau en particules suspendues qui la troublent. C’est la
propriété optique la plus importante des eaux naturelles. On mesure la turbidité en unités de
turbidité céphalométriques (UTN) à l’aide d’un turbidimètre. Cet instrument envoie un rayon
de lumière à travers un échantillon d’eau et mesure la quantité de lumière qui passe à travers
l’eau par rapport à la quantité de lumière qui est réfléchie par les particules dans l’eau [10].

5.2 CARACTERES PHYSICO-CHIMIQUES


5.2.1 Température
Pour l’eau potable, la température maximale acceptable est de 15°C, car on admet que l’eau
doit être rafraîchissante. Quand les eaux naturelles sont au-dessus de 15°C, il y a risque de
croissance accélérée de micro-organismes, d’algues, entraînant des goûts et des odeurs
désagréables ainsi qu’une augmentation de couleur et de la turbidité. Les variations de
température saisonnières peuvent affecter les eaux, surtout quand elles sont superficielles
[11].

5.2.2 Potentiel d’hydrogène


C’est une mesure de l’activité des ions H+ contenus dans une eau. En chimie, par convention,
on considère le pH de l’eau pure comme celui qui correspond à la neutralité d’une solution.
Autrement dit, toute solution de pH inférieur à 7 (à 25°C) est considérés comme acide et
inversement [10].

5.2.3 Salinité
La salinité totale d’une eau correspond à la somme des cations et des anions présents
exprimée en mg/l [10].

5.2.4 Les résidus secs à 180°C


Les Résidus secs obtenus par évaporation, représentent les matières dissoutes et en
suspensions d’une eau [10].

5.2.5 Dureté ou titre hydrométrique (TH)


La dureté ou titre hydrotimétrique d’une eau est une grandeur reliée à la somme des
concentrations en cations métalliques, à l’exception de ceux des métaux alcalins (Na+, K+),
dans la plupart des cas, la dureté est surtout due aux ions calcium Ca 2+ et magnésium Mg2+

16
(ions alcalino-terreux). Un degré hydrotimétrique (°TH) correspond à une concentration en
ions Ca2+ ou Mg2+ .Un degré hydrotimétrique correspond aussi à un degré français (1°F)
[10].

5.2.6 Conductivité électrique


La conductivité des eaux potables est souvent liée à la concentration en sels minéraux
dissous. Son unité est exprimée en (µs/cm) [11].

5.2.7 Alcalinité
L’alcalinité d’une eau correspond à la présence des bicarbonates, carbonates et les
hydroxydes, elle est mesurée soit par le titre alcalimétrique (TA) ou par le titre alcalimétrique
complet (TAC) [12].

5.2.8 Titre alcalimétrique (TA) ou titre alcalimétrique complet (TAC)


Les valeurs relatives du TA et du TAC permettent de connaître les teneurs en hydroxydes,
carbonates et hydrogénocarbonates contenu dans l’eau. Le TA permet de déterminer, en
bloc, la teneur en hydroxydes et seulement la moitié de celle en carbonate. La TAC assure
la détermination de la teneur en hydrogénocarbonates [13].

5.2.9 Chlorure
Les teneurs en chlorures (Cl-) des eaux sont extrêmement variées et liées principalement à
la nature des terrains traversés. Ainsi, les eaux courantes non polluées ont souvent une teneur
en chlorures. Dans l’eau, le chlorure n’a ni odeur, ni couleur, mais peut procurer un goût salé
[14].

5.2.10 Autres principaux éléments présents dans l’eau

En plus du chlorure présent dans l’eau, elle contient aussi d’autres éléments chimiques,
cation et anion.

6 PARAMETRES INDESIRABLES OU TOXIQUES

6.1 FER ET MANGANESE


Ces deux éléments existent dans la plupart des eaux et sont généralement liés ; ils
6entraînent des conséquences similaires : formation de dépôts, goûts désagréables et
prolifération bactérienne. Bien que nécessaire à la nutrition humaine, le fer et manganèse
ne doivent pas dépasser certaines teneurs.

17
6.2 METAUX LOURDS
Certains éléments sont rarement présents dans les eaux à l’état naturel mais sont apportés
par les divers rejets. La dose dangereuse est difficile à fixer car la toxicité de ces éléments
est surtout d’origine cumulative. Les principaux d’entre eux sont : argent, cadmium,
cuivre, mercure, nickel, plomb, zinc …etc. [6].

7 NORMES D’EAU POTABLE :


Des normes sont imposées pour une eau de bonne qualité. Selon l’OMS, les normes pour
une eau potable sont d’assez large gamme, afin de s’adapter aux nombreux pays sous-
développés, qui ont une eau de très mauvaise qualité et qui n’ont pas de moyens
technologiques afin de suivre les traitements conformes et nécessaires pour rendre une eau
potable. Dans le tableau suivant, des normes d’eau potable selon l’Algérie et selon l’OMS
sont données :

Tableau 1.2 : Normes d’eau potable selon l’Algérie et selon l’OMS (source ADE).
Paramètre Unité norme Norme de
algérienne l'OMS
PH /
6.5-8.5 6.5-9.2
Température C° 25
/
Conductivité µs/cm 2800
/
Résidus sec à mg/l 2000 1500
180°C
Turbidité NTU 2 5
Dureté total mg/l 500 500
(TH)
Calcium mg/l 200
/
Magnésium mg/l 150 150
Sodium mg/l 200
/

18
Potassium mg/l 20
/
Sulfate mg/l 400 250
Chlorure mg/l 500 250
Nitrate mg/l 50 50
Nitrite mg/l
0.1 0.1
Aluminium mg/l
0.2 0.2
Phosphate mg/l
0.5 0.5
Ammonium mg/l
0.5 /
Matières mg/l 3
organique /
Métaux lourds mg/l
0.3 /
Fer mg/l
0.3 0.3
Manganèse mg/l
0.5 0.1

8 LES PARAMETRES MICROBIOLOGIQUES


L'eau ne doit contenir ni microbes, ni bactéries pathogènes, ni virus qui pourraient entraîner
une contamination biologique et être la cause d'une épidémie. Le dénombrement bactérien
consiste à rechercher des bactéries aérobies, c'est-à-dire celles qui pourraient se développer
en présence d'oxygène. Cette analyse est surtout significative pour l'étude de la protection
des nappes phréatiques.

À 37 °C et pendant une durée de 24 heures, on isole les bactéries vivant chez l'homme et
chez les animaux à sang chaud. Si la population bactérienne ne dépasse pas 10 unités/ml, on
peut en conclure qu’il n’y a pas de risques potentiels.

19
À 20-22 °C et pendant une durée de 72 heures, on isole les bactéries du milieu naturel. Si la
population bactérienne ne dépasse pas 100 unités/ml, on peut en conclure qu’il n’y a pas de
risques potentiels.

 Coliformes totaux et fécaux (Concentration maximale).


 Streptocoques fécaux (Concentration maximale).
 Clostridium sulfito-réducteurs (Concentration maximale).
 Staphylocoques pathogènes (Concentration maximale).

La présence de coliformes fécaux ou de streptocoques fécaux indique une contamination de


l'eau par des matières fécales. La présence d'autres coliformes, de clostridium ou de
staphylocoques laisse supposer une contamination de ce type. Dans les deux cas, des mesures
doivent être prises pour interdire la consommation de l'eau ou en assurer le traitement.

Les pollutions microbiologiques ne sont pas rares : d'après l'Institut Français de


l'Environnement, plus de 17 millions de personnes ont consommé en 1997 une eau
ponctuellement polluée par des streptocoques fécaux ou des coliformes. Dans ce domaine,
on manque encore d'études épidémiologiques. [15]

8.1 LES PARAMETRES CONCERNANT LES PESTICIDES ET LES PRODUITS


APPARENTES
Souvent dû à l'utilisation de produits destinés à la lutte contre les parasites, les insectes et les
herbicides, la présence de pesticides et des produits apparentés dans l'eau est limitée à des
doses infimes, à titre préventif pour la santé. La réglementation fixe à 0,1 mg/l la
concentration maximale par substance individuelle et à 0,5 mg/l le total des substances
mesurées. A forte dose, la toxicité sur l'homme (travailleurs exposés professionnellement)
et les animaux est indéniablement prouvée. Les pathologies les plus souvent décrites sont
des cancers. En revanche, les effets liés à l'ingestion de faibles teneurs, aussi bien dans
l'alimentation que dans l'eau distribuée, restent encore peu connus. On suspecte les pesticides
de "perturber les régulations hormonales et d'accroître le risque de cancers du sein, de la
prostate et du testicule" (étude de De Hayo et Van der Werf citée par Eurêka N°36 octobre
98) et de diminuer la fertilité masculine. [15]

20
9 CONCLUSION :
Pour obtenir le titre « d’eau potable » et ainsi pouvoir être consommée sans risque pour la
santé, l'eau brute puisée dans les rivières, fleuves, lacs et nappes phréatiques ou récoltée
grâce à l'eau de pluie doit subir de nombreux traitements. Ces opérations peuvent se faire à
l'échelle d'une agglomération, dans des usines privées ou publiques, mais aussi dans une
simple maison, pour sa consommation personnelle.

Cette eau, déjà au préalable contrôlé, va passer par plusieurs types de traitements différents
afin de respecter des normes de potabilité précises. Ces opérations, qu’elles soient réalisées
de manière complète en usine de traitement des eaux ou simplifiées pour pouvoir être
effectuées chez soi, produisent des résultats semblables bien que l’on ne réalise pas
exactement les mêmes actions. En effet, le traitement en usine emploie beaucoup plus de
traitements physico-chimiques. En revanche les traitements biologiques sont presque tous
conservés à petite échelle comme le prouvent les filtrations sur lit de sable ou avec charbon
actif.

21
Chapitre 2 :
Les différents types
du Traitement des
eaux potables
2.1 INTRODUCTION
Seules certaines eaux, dites minérales ou de source peuvent être commercialisées et
consommées sans traitement. Cependant, pour les eaux de source par fois des traitements
comme l’aération, la décantation et la filtration peuvent leur être appliqué. Toutes les autres
eaux du milieu naturel dites ‘brutes’ ont besoin d’un traitement avant d’être consommées,
afin de répondre aux normes en vigueur définissant une eau bonne pour la consommation
humaine. Elles sont alors acheminées jusque dans une usine de production d’eau potable. Le
traitement d’une eau brute dépend de sa qualité, liée à son origine, l’eau principale traitée
étant les eaux de surface et les eaux souterraines [16].

2.2 OBJECTIF DU TRAITEMENT


Le traitement doit être ajusté à la composition chimique de l’eau captée. Il varie donc d’un
site à l’autre. Si, pour certaines eaux, un traitement partiel ou simple tel que la filtration
rapide et la désinfestation des eaux suffit, d’autres nécessitent un traitement complet plus ou
moins complexe, voire des traitements spécifiques afin d’éliminer les polluants particuliers.
[17]

2.3 DEFINITION DES OBJECTIFS DU TRAITEMENT


Ceux-ci peuvent être répartis en deux groupes :

1-la santé publique, qui implique que l’eau distribuée ne doit apporter aux consommateurs
ni substances toxiques (organiques ou minérales), ni organismes pathogènes. Elle doit donc
répondre aux normes physico-chimiques et bactériologiques [17].

2-la protection du réseau de distribution, et aussi des installations des usagers (robinetterie,
chauffe-eau…) contre l’entartrage et/ou corrosion. Dans tous les pays, ces objectifs se
traduisent par une réglementation officielle. Cette dernière est fonction de critères de santé
publique, du degré de développement du pays considéré et des progrès de la technologie.
[17]

2.4 LES ETAPES DU TRAITEMENT DE L’EAU :


Le traitement d'une eau brute après son captage dépend de sa qualité et de ses constituants,
critères qui varient dans le temps. L'eau puisée dans l'environnement doit donc être analysée
en continu avant de subir le traitement de potabilisation approprié.

23
Ce contrôle exécuté, l'eau subit plusieurs traitements avant d'être distribuée dans les circuits
d'eau potable. [18]

2.4.1 Dégrillage et tamisage


Le passage de l'eau captée à travers des grilles et tamis élimine les plus gros débris. [18]

2.4.2 Oxydation

Si la charge organique est très importante ou s'il y a de l'ammoniaque, du fer ou du


manganèse en solution, l'oxydation facilite leur élimination lors de la phase de clarification.
Cette étape d'oxydation peut se faire avec du chlore ou de l'ozone. [18]

2.4.3 Clarification

La clarification regroupe les procédés de coagulation-floculation, décantation ou flottation


et de la filtration. Le but est d’éliminer les MES (matières en suspension) minérales et
organiques d’une eau brute ainsi qu’une partie des matières organiques dissoutes, fraction
floculable. Suivant les concentrations des différents éléments indésirables, plusieurs
techniques peuvent être mises en œuvre dont [19].

[Link] Coagulation-Floculation

Pour une eau brute présentant une légère turbidité, et/ou légèrement colorée, on ajoute un
coagulant et éventuellement un floculant. Les doses utilisées doivent être faible, car ces
réactifs diminuent la durée des cycles de filtration entre deux lavages. Le processus de
coagulation implique d’ajouter du fer ou de l’aluminium à l’eau comme du sulfate
d’aluminium, sulfate ferrique, chlorure ferrique ou des polymères. Ces produits chimiques
s’appellent des coagulants et ont une charge positive. La charge positive du coagulant
neutralise la charge négative des particules dissoutes et suspendues dans l’eau.

Quand cette réaction se produit, les particules se lient ensemble ou se coagulent (ce processus
peut également s’appeler floculation). Les particules plus grosses ou plus lourdes se
retrouvent rapidement au fond de l’approvisionnement en eau. Ce processus s’appelle la
sédimentation. Le diagramme suivant (Figure II.1) illustre les réactions et les processus de
bases qui se produisent durant la coagulation. La coagulation peut enlever un grand nombre
de particules organiques. La coagulation peut également enlever les particules suspendues,
y compris les précipités inorganiques, tel que le fer. Par contre, elle n’enlève pas tous les
virus et bactéries dans l’eau et elle ne peut pas produire de l’eau potable sûre. C’est,

24
cependant, une étape primaire importante dans le processus de traitement de l’eau parce
qu’elle enlève des particules, telle que le carbone organique dissout. Ainsi, moins de chlore
est nécessaire pour désinfecter l’eau [15]. Après avoir subi le traitement de coagulation, l'eau
va être transférée dans un autre bassin. C'est dans ce bassin où va commencer véritablement
l'accrétion. En effet, rien ne s'oppose plus alors au rassemblement des colloïdes neutralisés.
Il faut donc maintenir une agitation lente pour favoriser les accrétions. Celle-ci est accélérée
par l'ajout d'un polymère c'est-à-dire d'une grande molécule constituée par la répétition d'un
motif de base qui emprisonne les matières colloïdales agglomérées et formant ainsi des
flocons volumineux qui se déposent par gravité. C'est le floc. Elle est aussi accélérée par une
régulation d'un pH optimum pour obtenir la meilleure précipitation possible de l'ensemble
des hydroxydes métalliques qui viennent d'apparaître grâce à la réaction de coagulation [19].

Figure1 : Processus de coagulation-floculation et de sédimentation [19]

[Link] Décantation

Après avoir rassemblé les différentes petites particules en beaucoup plus grosses, il va
maintenant falloir faire décanter tout ceci. Dans un corps d'eau immobile les particules en
suspension plus lourdes que l'eau sont soumises à leur poids apparent [19].

[Link] Flottation

Elle permet de séparer les matières rassemblées en floc comme pour la décantation, mais
s'applique aux matières qui ne décantent pas ou très lentement telles que les graisses,
hydrocarbures… [20].

25
[Link] Filtration

Le système de filtration est composé de filtres avec des tailles différentes et se composent la
plupart du temps de gravier, sable et de charbon de bois. Il y a deux types de filtration de
base par le sable : la filtration lente par le sable et la filtration rapide par le sable. La filtration
lente par le sable est un processus biologique parce qu’elle emploie des bactéries pour traiter
l’eau. Les bactéries forment une couche sur la partie supérieure du sable et nettoie l’eau
pendant qu’elle traverse, en digérant les contaminants dans l’eau. La couche de bactéries
s’appelle le biofilm. La filtration rapide par le sable est un processus physique qui enlève les
solides en suspension dans l’eau. Cette filtration rapide est beaucoup plus répandue parce
que les filtres de sable rapide ont des débits assez élevés et exigent peu d’espace pour
fonctionner. Durant la filtration, le taux d’écoulement de l’eau peut aller jusqu'à 20 mètres
par heure. Les filtres sont généralement nettoyés 2 fois par jour.

Les particules qui sont enlevées dans l’eau durant la filtration dépendent de la taille des
filtres qui sont utilisés. La filtration lente enlève les bactéries, les virus et les protozoaires et
produit essentiellement de l’eau propre. Il est recommandé d’employer un désinfectant
comme mesure conservatoire. La filtration rapide enlève les particules suspendues, comme
les bactéries, les virus et les protozoaires. Dans les installations de traitement, la filtration
enlève un grand nombre de contaminants, mais exige toujours la désinfection pour produire
de l’eau potable sûre. Même si la filtration rapide ne puisse pas enlever toutes les bactéries
et les virus, c’est une étape importante dans le processus de traitement. La coagulation et la
filtration peuvent enlever les matières en suspensions et dissoutes, de sorte que la
désinfection soit plus réussie avec une quantité réduite de chlore. Le principe du filtre sous
gravier est d'imiter le cycle d'épuration de la nature en utilisant le fond sableux de l'aquarium.
L'eau chargée d'impuretés organiques (essentiellement des déchets solides, des substances
ammoniaquées et des nitrites) est entraînée par un courant lent descendant à travers
l'épaisseur de gravier. L'eau abandonne au passage ses impuretés solides dans le gravier. Le
charbon est une substance qui depuis longtemps est utilisé pour adsorber les impuretés. Le
charbon actif est un carbone qui a une légère charge électrique positive le rendant attirant
aux produits chimiques et aux impuretés. Pendant que l'eau traverse le charbon actif, les ions
négatifs des contaminants sont attirés sur la surface des granules de carbone. Les filtres de
charbon actif enlèvent/réduisent beaucoup de produits chimiques organiques volatils,
pesticides et herbicides, comme le chlore, le benzène, le radon, les dissolvants et d'autres
produits chimiques synthétiques trouvés dans l'eau de robinet [20, 21].

26
a) Filtration sur sable :

Il en existe deux types.

 Le Filtre à sable de prétraitement

Figure 2 : traitement et stockage sûr de l'eau [22]

Ce filtre est très simple à mettre en œuvre. Mais seul, il ne permet qu’un traitement sommaire
de l’eau.

Il consiste à remplir un récipient, souvent un simple bac de béton pourvu d’un robinet ou
d’un moyen de vidange, d’une couche de graviers plutôt assez fins et d’une couche beaucoup
plus importante de sable sur laquelle on verse l’eau à traiter qu’il suffit de recueillir au bas
du récipient.

Il est vraiment efficace lorsqu’il est utilisé en prétraitement d’autres méthodes de


désinfection (par rayonnement solaire, par chloration ou par ébullition) lorsque l’eau brute
dont on dispose est un peu trouble mais ne suffit pas à lui seul. [22]

27
 Le Filtre à sable biologique

Figure 3 : Traitement et stockage sûr de l'eau [22]

Les filtres à sable biologiques permettent un traitement complet et très efficace de l’eau.
Grâce à un niveau de l’eau maintenu constant à l’intérieur du filtre, il y a installation d’une
activité biologique qui élimine les germes pathogènes. Le filtre n’est pas efficace pendant
les premières utilisations car le filtre biologique n’a pas encore eu le temps de se former. Il
faut environ 3 semaines à la couche biologique pour parvenir à sa complète maturité.

Le filtre possède une plaque de diffusion servant à éviter de creuser le sable quand on y verse
l’eau. L’eau s’écoule à travers du sable fin. Le bas du filtre est composé d’une couche de
sable grossier et d’une couche de graviers. Un tuyau en PVC remonte jusqu’à la hauteur du
haut de la couche de sable, afin de maintenir le niveau d’eau constant à l’intérieur du filtre.

Le principal inconvénient de ce filtre est que l’eau s’écoule de plus en plus lentement au fur
et à mesure qu’on l’utilise. Lorsque le traitement devient trop lent, il faut remplacer le sable.
[22]

b) Filtration a charbon actif :


Filtration de l'eau au charbon actif Le charbon actif est utilisé depuis des siècles pour filtrer
l'eau destinée à la consommation humaine. Toutes nos fontaines à eau sont équipées d’un
système de filtration de l'eau au charbon actif qui garantit une eau plus propre et plus agréable
à boire qu’à son arrivée dans la machine. Les filtres au charbon actif agissent sur la qualité
organoleptique de l’eau en lui retirant le chlore, les contaminants, les particules et les autres
facteurs de goûts et d’odeurs indésirable. Boire de l’eau filtrée est un premier pas dans la

28
démarche de l’eau pure. Et la bonne nouvelle, c’est que les nutriments essentiels sont
conservés. Les minéraux naturels traversent le filtre pour vous apporter tous leurs bienfaits.
[23]

Figure 4 : Charbon actif en fibres et granulés [24]

1 Colmatage et régulation des filtres


Le mécanisme de la filtration consiste dans l'adsorption et la rétention sur les grains de
matériaux filtrant des particules floculées. Le "colmatage" qui se produit ainsi accroît la perte
de charge due au fonctionnement du filtre. Cette dernière se manifeste par la différence de
niveau entre le plan d'eau sur le filtre et le plan d'eau dans une cuve de réception d'eau filtrée,
à la sortie du filtre qui fonctionne à un débit donné. [25]

2 Lavage des filtres (décolmatage)


Le lavage d'un filtre à sable peut être déclenché :

· Lorsqu’une consigne de perte de charge maximale est atteinte ;

· En cas de dégradation de la qualité de l'eau filtrée.

29
· Par un signal.

Lorsqu'un filtre est mis à l'arrêt pour lavage, en période de production d'une installation
comprenant N filtres, la totalité du débit est répartie sur les (N-1) filtres restants en service.

Pour des raisons évidentes, le débit accepté par ces (N-1) filtres doit rester raisonnable. C'est
pourquoi, une unité de traitement destinée à produire 24h/24 devra comporter un nombre
suffisant de filtres. Pour une petite unité de traitement comportant moins de 4 filtres, le
lavage sera effectué hors des périodes de production. Le lavage est réalisé à contre-courant
du sens de filtration, à l'aide d'eau filtrée, avec ou sans procédures auxiliaires (air, balayage
de surface du matériau).

Les différentes procédures habituelles d'un lavage peuvent être réparties comme suit :

· 1ère phase : détassage. Injection d'air à contrecourant, dans le but de désentasser le lit de
matériau qui s'est progressivement compacté au cours du cycle de filtration.

· 2ème phase : lavage. Lavage à contre-courants simultanés d'air et d'eau filtrée.

Pendant cette phase, les forces de cisaillement exercées sur les dépôts, conjuguées aux
frottements des grains entre eux, permettent de décoller les particules ayant adhéré aux
grains au cours du cycle de filtration.

· 3ème phase : rinçage. Injection d'eau seule, à une vitesse supérieure à celle de la phase de
lavage. Cette phase de rinçage a pour objectif l'entraînement hors de la masse filtrante des
matières en suspension décrochées lors de la phase de lavage air +eau.

Le lavage d'un filtre à sable selon cette technique (air + eau) nécessite au total un volume
d'eau de lavage d'environ 4 m3/m2de surfaces filtrantes. Dans ces conditions, à raison d'un
lavage par filtre et par 24 heures, la perte en eau due au lavage s'élèvera à environ 3 % de la
production. [26,27]

2.4.4 Désinfection

Les bactéries et virus pathogènes qui demeurent dans l'eau sont éliminés lors de l'étape de
désinfection. On utilise pour cela du chlore, de l'ozone ou des ultraviolets. Une petite quantité
de chlore reste dans l'eau produite pour éviter un développement bactérien plus en aval, dans
le réseau d'eau. [20]

30
2.4.5 Stérilisation

Stérilisation est la destruction de tous les organismes vivants. L’eau est stockée dans de
grands réservoirs de stockage pour être ensuite distribuée [28].

2.4.6 Autres traitements

Éventuellement, la dureté de l'eau est corrigée pour éviter la corrosion ou l'entartrage des
canalisations.

En cas de pollutions spécifiques, aux nitrates ou aux pesticides par exemple, des traitements
de dépollution supplémentaires sont appliqués.

À la sortie de l'usine de potabilisation, l'eau est acheminée vers des réservoirs (châteaux
d'eau) puis jusqu'aux robinets. [20]

2.5 CONCLUSION :

Dans ce chapitre, nous avons vu les différents procèdes de traitement de l’eau potable.

Nous avons donné un aperçu sur l’objectif du traitement ensuite on a commencé par tout
d’abord dégrillage et tamisage, ensuite oxydation et clarification, en outre la désinfection et
enfin nous avons fini par une stérilisation.

31
Chapitre 3 :
Les procèdes
membranaires de
traitement de l’eau

32
3.1 Introduction
Les procédés de séparation membranaire regroupent un grand nombre de techniques
permettant de réaliser des séparations en phase liquide ou gazeuse sous l’action de diverses
forces de transfert. Celle-ci peut être un gradient de potentiel électrique (électrodialyse), un
gradient de concentration (pervaporation, dialyse) ou un gradient de pression. [29]

3.2 Dessalement des eaux


L’eau de mer est la matière première de l’usine de dessalement. Chacun peut observer ses
changements de température, de limpidité d’un lieu. Les écarts de salinité sont moins connus.
Salinité, température et matières en suspension sont les paramètres majeurs du
fonctionnement d’une unité de dessalement. La salinité mesure la concentration en sels
dissous ; elle s’exprime en g/l. du fait que les quantités de sels dissous sont souvent très
inférieures au gramme. Les salinités les plus basses se rencontrent au voisinage des pôles.
La quantité des sels dissous augmente au fur et à mesure que l’on rapproche de l’équateur.
Elle peut dépasser 50 g/l dans certaines zones, telles que la côte Est de l’Arabie saoudite ou
la chaleur et les hauts fonds favorisent l’évaporation. Exemple la mer morte la salinité est
estimé en vers 270 g/l. [30]

On a plusieurs types de dessalement qui est présenté dans :

a) La microfiltration :
Elle est définie comme un procédé de séparation solide / liquide. Le mécanisme est basé
exclusivement sur l’effet tamis (taille) et rend possible la rétention de particules en
suspension ou de bactéries dont la taille se situe entre 0.1 et 10 µm. Les pressions appliquées
sont de quelques dixièmes de bar pour éviter un colmatage important [31].

b) L’ultrafiltration :
Utilisée pour séparer des macromolécules et d’espèces colloïdales. Le solvant ainsi que les
solutés de faible masse molaire traversent la membrane selon un mécanisme convectif sous
l’effet de la pression, tandis que les espèces de taille supérieures (colloïdes, protéines,
polymères) sont retenues. Les pressions (jusqu’à 5 bar) sont supérieures à celles rencontrées
en microfiltration et le seuil de coupure se situe entre 103 et 106 Dalton [31].

c) La nano filtration :
Pour traiter des espèces de taille inférieur à 2 nm (sucre, colorant, sels,…) elle se situe à la
transition entre l’osmose inverse et l’ultrafiltration tant au niveau du seuil de coupure (200

33
à 1000 Dalton) qu’au niveau de la pression transmembranaire (5 à 25 bar). Les membranes
de nano filtration possèdent également une sélectivité spécifique vis à vis des espèces
ioniques, une rétention plus faible des Co-ions monovalents que des co-ions divalents et une
forte rétention globale pour les sels minéraux à faible concentration [32].

Figure5 : Classification des procédés barométriques membranaires selon la


taille de séparation [33]

d) L’osmose inverse :
L’osmose inverse a été découverte en 1850, ce procédé ne s’appliquera pour le dessalement
de l’eau de mer qu’en 1960. L’osmose inverse est utilisée à l’origine pour les eaux saumâtres,
elle est venue progressivement concurrencer la distillation pour le dessalement de l’eau de
mer tout d’abord pour des productions relativement faibles. [29]

Principe :

L’osmose est un processus naturel impliquant les écoulements de fluide à travers une barrière
membranaire semi-perméable. Il est sélectif dans le sens ou le solvant traverse la membrane
plus rapidement que passage des solides dissous. La différence de vitesse de passage entraine
une séparation solvant-solide. La direction de flux de solvant est déterminée par son potentiel
chimique, qui est en fonction de la pression, de la température et de la concentration des
solides dissous. L’eau pure en contact avec les deux côtés de la membrane semi-perméable
idéale à pression et température égales n’a pas de flux net à travers la membrane car le
potentiel chimique est égal des deux côtés. Si un sel soluble est ajouté à l’eau d’un côté de
la membrane, le potentiel chimique de cette solution saline est réduit. [29]

34
Figure 6 : Principe de l'osmose inverse [29]

e) L’électrodialyse :
L’électrodialyse est le procédé a membrane le plus ancien puisque la première installation
est en 1960. Il est particulièrement intéressant pour traitement des eaux saumâtres,
notamment celle dont la salinité ne dépasse pas 5g/l, mais rien ne s’oppose techniquement à
ce qu’on l’applique pour le dessalement des eaux beaucoup plus chargées en sels, et même
de l’eau de mer, bien que la consommation d’énergie électrique soit alors beaucoup plus
grande.[34]

Principe :

L’électrodialyse est une combinaison de l’électrolyse et la dialyse. Rappelons que la dialyse


consiste en un transfert d’un soluté (sel) à travers une membrane imperméable au solvant
(eau) sous l’influence d’une déférence de concentration du soluté, qui passent de
compartiment de plus forte concentration à celui de moins forte concentration.

L’électrodialyse d’une solution saline, sous l’influence d’un champ électrique, consiste alors
en une migration des ions de cette solution à travers des membranes sélectives. Dans les
systèmes de traitement basé sue l’électrodialyse, la séparation entre l’eau et les sels est
réalisée en faisant passer courant continu à travers l’eau porteuse d’ions, qui conduit les ions
dans l’eau source verts les électrodes de charge opposée. [34]

35
Figure 7 : Schéma d'un système d’électrodialyse [34]

f) La distillation :
La distillation est le processus de dessalement le plus courant, plus de 70% de toutes les
installations de dessalement utilisées aujourd’hui utilisent une certaine variation du
processus de la distillation. Ce principe de dessalement très simple a été utilisé dès l’antiquité
pour produire de très faible quantité d’eau douce sur les bateaux. [35]

Principe :

Dans les procédés de distillation, il s’agit de chauffer l’eau de mer pour en vaporiser une
partie, la vapeur ainsi produite ne contient pas de sels, il suffit alors de condenser cette vapeur
pour obtenir de l’eau douce liquide. L’inconvénient majeur des procédés de distillations est
leur consommation d’énergie, en effet pour transformer un kg d’eau liquide en 1 kg d’eau
vapeur à la même température il faut environ 2250 kilojoules. Afin de réduire la

36
consommation d’énergie des procédés industriels, des procédés multiples effets qui
permettent de réutiliser l’énergie libéré lors de la consommation ont été mis ou point.[35]

Figure 8 : Principe de la distillation [35]

De ce fait, nous avons constaté que l’osmose inverse est le meilleur procédé pour traiter l’eau
de forage de l’hôpital El-Hadjar

3.3 Osmose inverse

3.3.1 DÉFINITIONS

Une membrane semi-sélective est une membrane permettant certains transferts de matière
entre deux milieux qu'elle sépare, en interdisant d'autres ou plus généralement en favorisant
certains par rapport à d'autres. L'osmose inverse est un procédé de séparation en phase
liquide par perméation à travers des membranes semi-sélectives sous l'effet d'un gradient de
pression. L'écoulement s'effectue en continu tangentiellement à la membrane. Une partie de
la solution à traiter (débit Q0) se divise au niveau de la membrane en deux parties de
concentrations différentes : • une partie (débit Qp) passe à travers la membrane (perméat) •
une partie qui ne passe pas à travers la membrane (concentrat ou rétentat) et qui contient les
molécules ou particules retenues par la membrane [36]

37
Figure 9 : Schéma du mécanisme de filtration sur membrane [36]

La fraction de débit qui traverse la membrane est le taux de conversion Y défini par :
Y Q/Q p = 0
Le flux de matière intéressant est suivant les cas le perméat (cas de la déminéralisation
d'eau) ou le concentrat (concentration de produits alimentaires). Le débit de la solution
d'alimentation peut atteindre une valeur 500 fois supérieure à celle du débit de perméat. Lors
d'une filtration classique la suspension à traiter est amenée perpendiculairement au milieu
filtrant ; l'accumulation de matières forme une couche qui diminue la porosité et ainsi le
débit de filtration. L'écoulement tangentiel permet au contraire de limiter l'accumulation sur
la membrane des diverses espèces (particules, molécules, ions) retenues par cette dernière.
La sélectivité d'une membrane est définie par le taux de rejet R (ou taux de rétention) de
l'espèce que la membrane est censée retenir :

𝑪𝝄 − 𝑪𝒑 𝑪𝒑
𝑹= =𝟏−
𝑪𝝄 𝑪𝝄

Où :
C0 est la concentration de l'espèce à retenir dans la solution
Cp est la concentration de la même espèce dans le perméat.
L'osmose inverse utilise des membranes denses sans porosité qui laissent passer le solvant
et arrêtent les ions. [36]

3.4 PRINCIPES DE L'OSMOSE INVERSE


3.4.1 Pression osmotique :
L'osmose est le transfert de solvant à travers une membrane sous l'effet d'un gradient de
concentration. Si on considère un système à deux compartiments séparés par une membrane
38
semi-sélective et contenant deux solutions de concentrations différentes, l'osmose se traduit
par un flux d'eau dirigée de la solution diluée vers la solution concentrée. Si on applique une
pression sur la solution concentrée, la quantité d'eau transférée par osmose va diminuer.
Avec une pression suffisamment forte, le flux d'eau va même s’annuler : cette pression est
nommée la pression osmotique P (en faisant l'hypothèse que la solution diluée est de l'eau
pure). Si on dépasse la valeur de la pression osmotique, on observe un flux d'eau dirigé en
sens inverse du flux osmotique : c'est le phénomène d'osmose inverse.

La pression osmotique des électrolytes est donnée par la relation suivante :

Π = i.C.R.T

Où i est le nombre d'espèces d'ions constituant le soluté, C la concentration molaire du soluté


(mol.m3), T la température (K) et R la constante des gaz parfaits (8,31 [Link]-1.K-1). Π est
exprimée en pascals. Cette relation est valable pour des solutions diluées. [36]

3.4.2 Mécanisme diffusionnel:

En osmose inverse les transferts de solvant et de soluté se font par solubilisation - diffusion
: toutes les espèces moléculaires (soluté et solvant) se dissolvent à travers la membrane et
diffusent à l'intérieur de celle-ci comme dans un liquide sous l'action d'un gradient de
concentration et de pression. Le transfert ne dépend donc plus de la dimension des particules
mais de leur solubilité dans le milieu membranaire. Les séparations sont donc d'origine
chimique et sont liées au pouvoir solvant de la membrane.

Le flux massique Jsolvant (kg.m-2.s-1) de solvant et le débit volumique de solvant (m3.s-1)


traversant la membrane sont donnés par les relations :

𝐽𝑠𝑜𝑙𝑣𝑎𝑛𝑡 = 𝐴. (∆𝑃 − ∆Π )

Et

𝐴. 𝑆
𝑄𝑝 = . (∆𝑃 − ∆Π )
𝜌

Où :

39
A : est la perméabilité de la membrane au solvant (m-1.s),

S : la surface de la membrane (m2),

ρ : la masse volumique du solvant (kg.m-3),

∆P : la différence de pression de part et d'autre de la membrane

∆Π : la différence de pression osmotique de part et d'autre de la membrane.

∆Π est la pression osmotique du flux d'alimentation si le perméat est une solution très diluée.
Les pressions sont exprimées en pascals.

Le flux massique Jsoluté (kg.m-2.s-1) de soluté traversant la membrane est donné par la
relation :

𝐽𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡é = 𝐵. (𝑪𝝄 − 𝑪𝒑)

Où B est la perméabilité moyenne de la membrane au soluté (m.s-1), C0 et CP sont


respectivement la concentration en soluté de l'alimentation et du perméat de part et d'autre
de la membrane (kg.m-3).

On montre donc que le flux de solvant est proportionnel à la pression efficace ∆P - ∆Π tandis
que le flux de soluté en est indépendant. On montre également que le taux de rejet d'une
membrane augmente lorsque la pression efficace augmente.

La sélectivité des membranes d'osmose inverse pour les différentes espèces chimiques
dépend de leur possibilité de solvatation par l'eau. Les espèces les plus fortement solvatées
ont un taux de rejet toujours plus important. On peut en tirer les indications suivantes :

• les ions sont mieux retenus que les molécules.

• les protéines ont une rétention plus faible pour des pH proches du point isoélectrique.

• pour les acides faibles, le taux de rejet est élevé lorsque le pH est supérieur au pK.

• pour des ions de valence différente, le taux de rejet croît avec la valence des ions.

40
• pour des ions de même valence, le taux de rejet diminue si leur masse molaire augmente.
[36]

3.5 MEMBRANES

3.5.1 Constitution et assemblage en modules :

Les membranes sont le plus souvent fabriquées en acétate de cellulose ou en polymères de


synthèse (polyamides, polysulfones). Elles peuvent être planes ou tubulaires (épaisseur de
l'ordre de 200 µm) ou en fibres creuses obtenues en filant des polymères (diamètre intérieur
de 25 à 800 µm et diamètre extérieur de 50 à 1000 µm)

Les membranes sont caractérisées par leurs qualités de stabilité chimique (pH, oxydants,
dichlore ...), de stabilité thermique (important facteur pour les utilisations biologiques où il
y a stérilisation en autoclave), de stabilité microbiologique (dégradation bactérienne pour les
membranes en acétate de cellulose) et de résistance mécanique. Leur coût intervient dans 40
à 50 % de l'investissement d'une unité d'osmose inverse.

Pour être mises en œuvre les membranes doivent être montées dans des supports appelés
modules. Une enceinte résistant à la pression est toujours nécessaire. On trouve trois types
principaux :

• module spirale : une membrane plane est enroulée autour d'un tube creux collecteur de
perméat.

• module tubulaire : une membrane tubulaire est fixée sur un support poreux.

• module à fibres creuses : les fibres en U sont mises en faisceau et assemblées de façon à
réaliser l'étanchéité aux deux extrémités du module. Le liquide à traiter circule
perpendiculairement à l'axe des fibres tandis que le concentrat est recueilli dans une enceinte
qui enveloppe le faisceau et permet son évacuation à une des extrémités du module. Le
perméat s'écoule à l'intérieur de chacune des fibres puis dans un collecteur. [36]

3.5.2 Polarisation et colmatage :

La polarisation, apparaissant en osmose inverse, est un phénomène réversible (disparaissant


quand le gradient de concentration s'annule) caractérisé par une accumulation à la surface de

41
la membrane des espèces retenues. La concentration étant à la surface plus élevée que dans
le volume de la solution il s'ensuit une augmentation de la pression osmotique près de la
membrane et donc une diminution de la pression efficace ∆P - ∆Π : Le flux de perméat va
donc diminuer.

Le colmatage est possible en osmose inverse. On peut atteindre la limite de solubilité des
sels au niveau des membranes et avoir une formation de tartre lors de la déminéralisation
d'eaux salines. [36]

3.5.3 Procédés :

Les unités d'ultrafiltration ou d'osmose inverse comportent principalement en plus des


modules les éléments suivants :

• une pompe à haute pression (40 à 80 bars) pour l'osmose inverse.

• un échangeur de chaleur pour maintenir les liquides aux températures souhaitées.

Les procédés existent en discontinu comme en continu avec dans les deux cas des montages
permettant le recyclage des concentrats pour améliorer la séparation. Une étape d'élimination
préalable des plus grosses particules est toujours nécessaire. [36]

42
Figure10 : La membrane [37]

3.6 APPLICATIONS INDUSTRIELLES

Les principales applications de l'osmose inverse et de l'ultrafiltration sont les suivantes :

• traitement des eaux : dessalement de l'eau de mer et des eaux saumâtres, production de
l'eau ultra pure (industries électronique, pharmaceutique ...).

• extraction de protéines du lactosérum dans l'industrie laitière.

Les techniques présentées présentent les avantages suivants :

• opération à température ambiante ce qui évite la dégradation de molécules fragiles dans le


domaine agro-alimentaire.

• pas d'intervention de réactifs chimiques comme des agents d'extraction qui sont des sources
de pollution.

• consommation énergétique faible vis à vis de la distillation pour le dessalement de l'eau.

Néanmoins des inconvénients existent :

43
• baisse de la perméabilité et modification de la sélectivité en cas de colmatage des
membranes.

• sélectivité entre les espèces chimiques "soluté" toujours inférieure à 100 %.

• durée de vie limitée des membranes soit par perte de résistance mécanique soit par suite
d'une mauvaise tenue aux réactifs utilisés pour le nettoyage.[36]

3.7 Conclusion :

Nous avons donc vu que l’osmose est un phénomène de diffusion de liquides entre deux
solutions séparées par une membrane semi perméable.

L’osmose inverse peut quant à elle être utilisée pour le dessalement de l’eau de mer. Il faut
exercer une pression sur la solution la plus concentrée afin qu’elle passe à travers la
membrane et que l’eau soit filtrée. Les nappes phréatiques, les sources d’eau s’épuisent, ce
procédé pourrait donc résoudre de nombreux problèmes liés à l’eau dans les prochaines
années. [38]

44
Chapitre 4 :
Mise au point de la
filière de traitement
de l’eau d’un forage
profond (cité Larza
hôpital El-Hadjar)
4.1 SITUATION GEOGRAPHIQUE :
L’hôpital El-Hadjar est situé au sud-est de la wilaya d’Annaba.

Figure 11 : Carte de localisation de l'hôpital El-Hadjar [39]

4.2 INTRODUCTION
Après avoir évalué les besoins en eau de l’hôpital El-Hadjar, on a estimé sa consommation
journalière maximal est de 190mз/j.

Notre étude a pour objet la détermination d’un procédé de traitement adéquat de l’eau de
forage pour une production d’eau potable de débit 08 m3/h, conformément au norme
Algérienne Décret exécutif n° 11-125 du 17 Rabi Et Hani 1432 correspondant au 22 mars
2011 relatif à la qualité de l'eau de consommation humaine, pour les besoins de l’hôpital El-
Hadjar, Annaba.

On installe un réseau qui comporte plusieurs éléments à savoir, station de traitement,


conduite de distribution et des ouvrages de stockage de l’eau brute d’une capacité de 300mз.
Cette capacité peut être suffisante mais vu les problèmes de dysfonctionnement, perturbation
et coupure d’eau on doit mettre au point la chaine de traitement de l’eau de forage afin de
pouvoir produire un certain volume d’eau qui servira d’autonomie pour la station.

46
4.3 CARACTERISTIQUES DE L’EAU DE FORAGE

4.3.1 Le forage :

Un forage est un système de captage qui permet l’exploitation de l’eau d’une source
souterraine. L’eau peut être contenue dans les fissures, les interstices d’une roche ou bien
dans le sous-sol qu’on appelle aquifère ou encore nappe phréatique. Le forage consiste à
creuser le sol soit manuellement à l’aide d’outils légers, soit mécaniquement avec des
moyens plus lourds. Un forage peut atteindre les centaines de mètre de profondeur. Il existe
de nombreux types de forage, en fonction de la profondeur, de la quantité d’eau voulue et de
son utilisation.

4.4 CARACTERISTIQUES DE LA TECHNOLOGIE


Le forage s'effectue au moyen de machines semi- automatiques ou foreuses qui permettent
aux nappes profondes. Le forage est équipé d’un tube plein en PVC pour stabiliser les parois
et d’une crépine en face des venues d’eau pour assurer le captage de l’aquifère.

4.4.1 Avantages
Le forage captant les aquifères profonds mieux protégé contre la pollution permet l’accès à
l’eau de qualité et en quantité suffisante (pompe manuelle, système d’adduction d’eau, ..). Il
garantit l’accès permet l’accès à l’eau potable même pendant les périodes sèches.

4.4.2 Inconvénients

Le problème de maintenance de moyen d’exhaure, posé en milieu rural très défavorisé, est
un inconvénient majeur pour assurer un accès continu à l’eau des forages. Dans certains cas,
les populations locales sont réticentes au goût de l’eau du forage.

4.5 Choix de la filière de traitement


La base du choix du procédé de traitement et le dimensionnement des différents équipements
se fera à partir de l’analyse de l’eau brute.
Pour le bon déroulement de l’étude, la détermination du débit nominal du forage est une
donnée importante. Pour cela nous avons procédé à la mesure du débit qui est de l’ordre de
Q= 13 m3/h

47
Une fois que le débit a été déterminé et qu’il est suffisant et répond à la quantité voulue ou
attendue, nous avons commencé à prendre des échantillons d’eau afin de réaliser des
analyses physico-chimiques et microbiologiques pour préconiser le traitement adéquat de
l’eau c’est-à-dire la chaîne de traitement, sur la base des résultats des bulletins d’analyses
d’eau brute effectuées au sein du laboratoire contrôlent de la qualité de l’Algérienne Des
Eaux (A.D.E) Annaba et les obligations réglementaires

Tableau 4.1 : résultat d’analyse d’eau traité d’eau de forage de l’hôpital El-Hadjar

Degré
mg/L Degré français mg/L
français

Calcium 200,40 50.1 Bicarbonates 399 32.70

Magnésium 126,38 52,6 Sulfates 112 11.67

Fer 2,85 0,51 Chlorures 1246 178

Ammonium 1.96 0.54 Nitrites 0.03 0.01

Phosphore 0.025 0

Valeurs Unité Valeurs


Unité
mesurées mesurées

pH 7.08 Unite pH Conductivité 4020 µS/cm

mg/L de
Température 23 °C TH 1027
CaCO3
Indices
TDS 2035 mg/L 3.95 mg/L O2
permanganate

NB/ les caractéristiques physico chimiques de l’eau connaissent des variations importantes
selon les saisons, Exemple : la salinité peut atteindre 3000ppm et celle du fer jusqu’à 4ppm
(des informations prise par les analyses précédentes)

48
4.5 CALCUL ET INTERPRETATION :
Méthode de calcul :

 Ⅿмg=24 g

24
1 meq/Lмg²+ = = 12 mg/L
2
126,38 ∗ 50
мg²+ = = 526,6mg/L de CaCoз = 52,6℉
12

 ⅯCa²+ = 40 g

40
1 meq/LCa²+ = = 20 mg/L
2

200,40 ∗ 50 mg
Ca²+ = = 501 de CaCoз = 50, 1℉
20 L

TH = [Ca²+] + [Mg²+]= 50,1 + 52,6


TH= 102,7℉

Le pH de l’eau est de 7,08 c’est une eau neutre. D’après le résultat des analyses on trouve
que le TAC est inférieur au TH donc la dureté de l’eau est carbonaté.
TAC= 40℉< TH = 102 ,7℉
La dureté non carbonatée = TH – TAC =62,7℉ =627mg/L de CaCOз.
Comparant la teneur du fer avec la norme algérienne qui est de 0,3mg/L, on trouve qu’elle
est très élevée de plus le fer constitue en poison pour les membranes d’osmose inverse, en
outre l’eau n’est pas limpide parce que sa turbidité = 28NTU (rend la couleur de l’eau jaune
à orange).
La conductivité élevée ainsi que la salinité de l’eau, alors l’eau contient beaucoup de sel
dissous. On constate l’absence de Manganèse et les métaux lourds.

4.7 DESCRIPTION DU LOGICIEL LEWAPLUS :


LewaPlus® permet de planifier les systèmes à échange d'ions (IX) et à osmose inverse (OI)
sous diverses configurations, notamment certaines configurations de processus uniques

49
uniquement disponibles avec les technologies de produits Lewatit® et Lewabrane®. Le
logiciel de conception est unique dans l’industrie du traitement de l’eau, car il offre non
seulement la possibilité de traiter un flux après l’autre (unidimensionnel), mais aussi de
concevoir des systèmes de traitement complexes (bidimensionnels) avec différentes
technologies.

Et dans notre cas, on a utilisé logiciel pour calculer le TH, TDS, conductivité, pression
osmotique et la balance ionique.

Figure12 : Capture sur logiciel de lewaplus [40]

50
4.8 CHAINE DE TRAITEMENT RETENUE
Afin de déterminer les procèdes de traitement de l’eau de forage pour une production d’eau
potable de débit 8mз /h pour les besoins de l’hôpital El-Hadjar. A partir des interprétations
des analyses nous avons pu mettre au point la chaîne de traitement de l’eau de forage. La
chaîne commence par la construction d’une bâche tampon afin de pouvoir retenir un certain
volume d’eau qui servira d’autonomie pour la station et maintenir un débit d’alimentation
de la station constant et en plus éliminer une partie des matières en suspension. Comme l’eau
de forage contient du fer et que ce dernier est un poison pour la membrane d’osmose inverse,
on doit l’éliminer. Le fer est un des métaux les plus abondants de la croûte terrestre. Il est
présent dans l’eau sous trois formes : le fer ferreux, Fe2+, le fer ferrique, Fe3+ et le fer
complexé à des matières organiques (acides humiques, fluviques, stanniques …) et minérales
(silicates, phosphates, bicarbonates…). Le fer est un élément essentiel de la nutrition
humaine. Les besoins journaliers sont de 1 à 2mg. La présence dans l’eau au-delà de 0,1mg/L
est gênante car elle va conférer à l’eau une couleur jaune à orange, provoquant des dépôts
d’hydroxydes ferrique, donnant à l’eau un goût métallique désagréable et tâcher le linge.

51
Eau brute (forage)
çççç

Pompe d’alimentation 13 m3/h

Pré chloration
Réservoir d’eau brute 300 m3

Deferiseur

Filtre à sable Eau sale vers rejets

Bac eau de lavage

Filtre à charbon actif

Injection SMBS

Dosage anti scalant


µFiltre à cartouche 5µm /1µm
iltres à cartouche
5 µà cartouche
5 µm /1µm
à cartouche
Contrôles 5 µm 8m
Bloc Osmoseur /1µm
3
/h CIP Clean in place
m /1µm Lavages des membranes
1µm5 µm /1µm8 m3/h
osmoseur
µm
8 m/1µm
3/h

Bac de stockage eau traitée 200


m3
Correction du pH

Stérilisation
Vers distribution
52
4.8.1 POMPE D’ALIMENTATION :
L’extraction de l’eau de forage est assurée par une pompe d’alimentation centrifuge qui la
refoule vers une bâche de reprise (bassin tampon). Cette pompe est de débit de 13mз /h et
de hauteur manométrique totale de 5 bar ainsi d’une puissance de 5KW

4.8.2 STOCKAGE DE L’EAU BRUTE


En amont de la station sera prévu une bâche à eau en béton armé d’une capacité de : 300 m3.
Ce réservoir sera muni d’échelles, de garde-corps ainsi que de toute la robinetterie,
instruments de contrôle, contacteurs de niveau relie au PLC de l’osmoseur, indicateurs de
niveau visible, purge vidange et un trou d’homme.

4.8.3 PREOXYDATION DU FER FERREUX :


[Link] Aération :
L’aération permet de mélanger l’air à l’eau pour favoriser les réactions d’oxydation, enlever
les gaz dissous ou éliminer les goûts et odeurs. L’aération suit les lois de l’échange gaz-
liquide, pour le transfert des solutés à travers une interface air-liquide.

L’aération peut être installée en tête de la chaîne de traitement de l’eau comme étape de
peroxydation. Cette aération est nécessaire lorsque l’eau présente une carence en oxygène et
permet alors, soit :

• D’oxyder des éléments réduits, tels les ions ferreux ;

• D’augmenter la teneur en oxygène dans l’eau (améliorer le goût, éviter la corrosion des
conduites métalliques en formant une couche protectrice) ;

• D’éliminer des gaz indésirables (H2S, CO2 libre, sursaturation en oxygène, composés
organiques volatils, etc.).

L’aération permet aisément l’oxydation du fer s’il n’est pas à l’état complexé soit par la
matière organique (acides humiques) ou par la silice dissoute.29

[Link] oxydation chimique :


Les oxydants chimiques jouent le même rôle que l’aération en ce qui a trait à l’oxydation
des éléments réduits comme les ions ferreux. La combinaison avec l’étape d’aération est
toutefois intéressante puisque la demande en oxydant chimique peut être abaissée grâce à
l’action préalable de l’oxygène de l’air sur les composés réducteurs, volatils ou autres. 29

53
Dans les eaux bien aérées, le fer ferreux est oxydé en fer ferrique qui précipite sous forme
d’hydroxyde, Fe(OH)3. Dans les eaux souterraines (eau généralement ferrugineuse, des
teneurs en fer de 1 à 10mg/L étant communes), au contraire, l’absence d’oxygène fait que le
fer reste en solution. Au contact de l’air, ces eaux deviennent troubles par suite de la
formation du précipité rougeâtre selon la réaction chimique suivante :

2Fe2++ O2 + 4H2O 2Fe (OH)3 + 2H+

La réaction est d’autant plus rapide que le pH est plus élevé, pH>4, et que l’eau est plus
proche de la saturation en oxygène. Par contre la présence de matières organiques ou tout
autre élément complexant, retarde la réaction, nécessitant alors un traitement
complémentaire,

Consistant en une injection d’un oxydant puissant tel que l’eau de javel qui agit plus
rapidement que l’oxygène dissout selon la réaction :

2Fe2+ + 3HCLO + 3H2O Fe (OH)3 + 3H+ + 3Cl-

De plus, en agissant sur les matières humiques, ces oxydants peuvent précipiter le fer
colloïdal. Pour des eaux présentant un TAC notable, l’ion Fe 2+ souvent associé à l’ion
carbonate.

4.8.4 DEFERRISATION :
Les sels de fer dans les eaux souterraines sont instables ; ils réagissent avec l’eau pour former
des précipités insolubles qui sédimentent sous la forme d’un limon de couleur rouille (fer).

La présence de fer dans les sources d’approvisionnement en eau potable n’est pas souhaitable
pour un certain nombre de raisons qui ne sont pas liées directement à la santé.

Il arrive souvent que l’eau prenne alors un goût désagréable et paraisse impropre à la
consommation ; elle peut tacher la lessive et les accessoires de plomberie.

Dans le réseau de distribution, le fer peut sédimenter dans les conduites et réduire sa capacité
hydraulique.

Ils peuvent aussi promouvoir la croissance des Ferro bactéries ; ce sont des micro-
organismes qui tirent leur énergie de l’oxydation du fer. Ce phénomène conduit au dépôt
d’une pellicule biologique sur la paroi des conduites d’aqueduc.

Ces problèmes apparaissent ordinairement lorsque la concentration du fer dépasse 0,3 mg/L.

54
Les procédés de traitement d’élimination du fer sont basés sur l’oxydation des formes
réduites dissoutes (Fe2+) en formes insolubles ferriques (Fe3+) grâce à une réaction
d’oxydoréduction

Ces formes insolubles sont ensuite retenues sur un milieu filtrant granulaire. La première
étape de traitement est donc celle d’oxydation

La percolation de l’eau à travers un lit de granules appelé purolussite (MnO2 pur) offre un
autre avantage d’élimination du fer. Cette méthode permet la suppression du fer par
adsorption.

 Caractéristique technique du deferiseur (PUROLUSITE) retenue :

Le deferiseur doit être capable d’éliminer tout le fer dissous.

- Quantité : (01) ou (01+ 01) un en fonctionnement et l’autre en standby

- Vitesse de filtration optimale : < 10 m3/m2/h.

- Hauteur : 72 inch

- Diamètre : 36 inch

- Hauteur du lit : 36 inch

- Construction : fibre de verre

- Purolusite : 120 Litres

- Sable : 280 litres

4.8.5 FILTRATION SUR SABLE OU MATIERE AG


La filtration sur sable est nécessaire pour éliminer les agglomérats qui constituent la turbidité
de l’eau, afin de protéger la membrane contre le colmatage. Une fois l’eau déferrisée, elle
passe à travers le filtre en AG (Alumino-silicate). Le rôle de ce filtre est de retenir toutes les
matières en suspension. Le lavage du filtre est automatique est contrôlé par la perte de charge
du milieu filtrant.

 Caractéristique technique du filtre à sable

- Quantité : (01) ou (01+ 01) un en fonctionnement et l’autre en standby

- Vitesse de filtration : 10 m3 /h /m2

55
- Hauteur : 72 inch

- Diamètre : 36 inch

- Construction : Fibre de verre

- Media type : matière AG

- Densité : 2.6

- Pression de service : 5 bars

- Quantité : 400 L.

4.8.6 FILTRATION SUR CHARBON ACTIF


Apres avoir injectée l’eau de javel dans l’eau à traiter, on va avoir deux partie :

Une partie elle va servir à oxyder la matière organique et le fer, l’autre partie en excès va
être éliminée en faisant passer l’eau à travers un lit de charbon actif. L’emploi du charbon
actif que l’on tire plein profit de ce processus, cette substance étant l’une des adsorbants les
plus efficaces et le plus polyvalents. Face au nombre toujours croissant de micropolluants
dans les eaux brutes. On devra sans nul doute recourir de plus en plus fréquemment aux
procédés d’adsorption pour affiner les eaux de distribution. On entend par adsorption la
rétention de molécules ou de radicaux divers à la surface d’un corps solide appelé
l’adsorbant. Celui-ci peut agir ainsi en milieu gazeux ou en milieu liquide. Puisqu’il n’y a
pas de réaction chimique, l’adsorption est un processus réversible. Par ailleurs, l’adsorbant
n’étant que peu sélectif, il adsorbe une gamme très étendue de substances diverses ; il s’agit
là d’une caractéristique très intéressante pour le traiteur d’eau, face à la présence simultanée
de nombreux micropolluants. Son affinité est beaucoup plus marquée pour les composés
organiques. Le charbon actif montre aussi une bonne affinité pour certains composés
minéraux notamment pour les composés du plomb, du nickel, du titane. Il faut signaler, de
plus, qu’il retient les virus et les bactéries. Par ailleurs, le charbon actif adsorbe le chlore
actif et catalyse sa décomposition selon la réaction :

2HClO 2H+ 2Cl- + O2

L’adsorption d’un oxydant fort tel que HClO sur le charbon actif peut occasionner son
oxydation selon :

2HClO + C 2H+ + 2Cl- + CO2

56
On emploi le charbon en granulés dans des lits ou colonnes analogues aux filtres, avec des
hauteurs de couche, cependant, plus considérables, il peut s’agir d’écoulement gravitaire ou
d’écoulement sous pression ce qu’on a choisi comme écoulement, on tire alors plein profit
du charbon actif et du type d’écoulement car il est possible de réaliser la suppression entière
des micropolluants visés.

 Caractéristique technique du charbon actif

- Quantité : (01) ou (01+ 01) un en fonctionnement et l’autre en standby

- Vitesse de filtration : 10 m3 /h /m2.

- Hauteur : 72 inch

- Diamètre : 36 inch

- Construction : Fibre de verre

- Media type : charbon actif

- Pression de service : 5 bars

- Quantité : 500 L

- Densité : 255 kg/m3

4.8.7 DECHLORATION
Le dé chloration chimique est effectué à l’aide d’injection du réactif Meta bisulfite de sodium
SMBS afin d’éliminer le chlore libre total selon la réaction de dé chloration :

Na2S2O5 + H2O 2NaHSO3

NaHSO3 + HOCl + HClNa + HSO4

L’élimination du chlore libre résiduelle est primordiale car elle préserve la membrane de
l’osmoseur qui constitue un poison pour les membranes et augmente leur durée de vie.

Le profil de concentration du chlore libre est suivi par l’électrode ORP (potentiel redox).
C’est une électrode qui dose le chlore libre. Pour avoir une concentration nulle en chlore
libre il faut avoir un potentiel de l’eau inférieur à 250mv. L’avantage du bisulfite est qu’il
est aussi un réducteur d’oxygène qui ralentit considérablement le développement des germes
sur la membrane de l’osmoseur.

57
En théorie le dosage de bisulfite doit être fait stochiométriquement par rapport à la présence
de chlore libre dans l’eau, dans la réalité pour avoir une action immédiate il y a lieu de doser
10ppm de bisulfite par ppm.

 Caractéristique technique du de chloration

Quantité de bisulfite à doser : +/- 10 ppm par ppm de chlore libre.

Cet ensemble se compose de :

- 1 bac de 150 litres avec contrôle de niveau et agitateur mécanique

- 1 pompe doseuse électromagnétique : 2 LPH

La pompe doseuse est pilotée par compteur émetteur d’impulsion

4.8.8 INJECTION D’ANTITARTRE : ANTISCALANT


Les produits chimiques antitartre sont utilisés pour prévenir l’encrassement et
l’encrassement des membranes RO. L'échelle peut consister en un encrassement minéral tel
que le sulfate de calcium, le carbonate de calcium, le sulfate de baryum, la silice, le fluorure
de calcium et le sulfate de strontium. Le dosage de l'agent antitartre doit être effectué avant
d'atteindre les membranes d'OI afin de dissocier les sulfates, le carbonate de calcium et
d'autres encrassements minéraux.

Les produits chimiques antitartre sont utilisés pour traiter une eau d'alimentation de très
mauvaise qualité avec des taux de récupération très élevés. Lorsqu'il est utilisé correctement,
Anti scalant prolonge le délai entre les nettoyages de la membrane de quelques semaines à
quelques années dans certains cas. Sans Anticalcaire, les systèmes membranaires ne
seraient+
A partir de cela on remarque que le rôle de l’anti scalant est d’empêcher les dépôts ce qui
minimise les besoins en produits de nettoyage curatif, réduisant ainsi le temps d’arrêt pour
le nettoyage du système. Il sera comme le SMBS et l’eau de javel, injecté par pompe doseuse.
Le matériel doit être en matière plastique. La dose exacte dépend de la qualité de l’eau et des
conditions opératoires de l’installation. Il s’utilise de préférence pur et de qualité alimentaire.
Le bac de stockage doit être maintenu fermé et nettoyé à chaque remplissage.

58
 Caractéristique technique de l’antitartre

Pour protéger l’osmoseur contre l’entartrage. Le système est constitué de :

1 bac de 150 litres avec contrôle de niveau et agitateur mécanique 1 pompe doseuse
électromagnétique La pompe doseuse est pilotée par compteur émetteur d’impulsions 2
LPH

4.8.9 DECARBONATATION A L’ACIDE


Pour minimiser la quantité d’anti scalant vu que l’eau est très chargée en sel, on préconise
une décarbonatation à l’acide chlorhydrique ou sulfurique, mais de préférence à l’acide
chlorhydrique. L’addition d’un acide fort déplace les carbonates sous formes de gaz
carbonique suivant les réactions suivantes :

Ca (HCO3)2 +HCl + CaCl2 2H2O + 2CO2

Ca (HCO3)2 + 2H2SO4 + CaSO4 2H2O + 2CO2

L’addition d’acide est régulée par un pH mètre, le pH de l’eau doit être égal à 6,5 pour
déplacer 50% des bicarbonates en gaz carbonique.

4.8.10 FILTRATION FINE SUR CARTOUCHES


Les membranes d’osmose inverse sont très sensibles au colmatage par les matières
colloïdales, les ions minéraux qui ont tendance à précipiter ou à s’accumuler sur la surface
de la membrane, et les micro-organismes. Le SDI (silt density index) est un paramètre
indicateur du potentiel de fouling des membranes. Il dépend de la nature et de l’origine de
l’eau brute. Les fournisseurs des membranes recommandent un SDI inférieur à 3 en amont
des membranes. Afin d'avoir un SDI inférieur à 3, des filtres à cartouches (5microns et 1
micron) sont installés en amont des membranes (de l’osmoseur), pour retenir ces matières
en suspension entrainées par l’eau, d’une façon accidentellement et protégés les membranes.

 Caractéristique technique du filtre a cartouche

5 microns

 Nombre de filtre : (1)


 Pression de service : 4.0 bar
 Maximum pression : 10 bars
 Dim particule : 5 Micron

59
 Matériaux cartouche : Polypropylène
 Longueur : 30 inches

1 Micron

 Nombre de filtre : (1)


 Pression de service : 4.0 bars
 Maximum pression : 10 bars
 Dim particule : 5 Micron
 Matériaux cartouche : Polypropylène
 Longueur : 30 inches

Figure 13 : Filtre à cartouches "CF" [42]

4.9 OSMOSE INVERSE


L’osmose inverse ou inversée est le procédé mis en œuvre pour obtenir le résultat inverse à
l’osmose naturelle c’est à dire la production d’eau pure à partir d’une solution moyennement
voire faiblement concentrée.

Ce procédé inverse est obtenu par l’application d’une pression supérieure à la pression
osmotique sur la solution que l’on souhaite concentrer.
La mise en œuvre industrielle oblige à réaliser cette opération de façon dynamique avec
apport d’eau fraîche à concentrer et évacuation de l’eau concentrée en continu.

60
Osmoseur
Appoint sous pression
Perméat

Concentrat

Figure 14 : osmoseur de base

4.9.1 CARACTERISTIQUES GENERALES DE L’OSMOSEUR :


Il y a 3 caractéristiques principales que l’on retrouve sur tous les osmoseurs :

 Le taux de production (vision quantitative)

 Le taux de conversion (rendement)

 Le taux de rejet (vision qualitative)

Ces trois caractéristiques sont généralement demandée en garantie par les clients, il faut bien
en comprendre le sens.
[Link] Le taux de production :
Le taux de production est la capacité d’un osmoseur (ou d’une membrane) à produire une
quantité d’eau donnée en un temps donné.
En règle générale nous l’exprimons en litres par heure mais on rencontre aussi cette
quantification sous d’autres formes :

Mètre cube par heure 13 m3/h.


Mètre cube jour 312 m3/j.

61
[Link] Le taux de conversion :
Dans les systèmes simples à une seule membrane sans recirculation il n’y a qu’un seul taux
de conversion qui est celui de la membrane.
Dans les systèmes complexes à plusieurs membranes et/ou avec recirculation il y a deux
taux de conversion : le taux de conversion réel et le taux de conversion apparent.
Taux de conversion réel : nous considèrerons le taux de conversion membrane par
membrane selon la formule :
Débit de perméat∗100 8∗100
TC= Débit d’alimentation = = 61,54%
13

Dans le système ci-dessous nous avons un taux de conversion réel sur la membrane de
20%

Osmoseur

Appoint 13m3/h Perméat 8m3 /h

Concentrat 5 m3/h

Figure 15 : osmoseur de base

Le taux de conversion du système est de 61,5% mais le taux de conversion de la membrane


reste de 33,5% grâce à la recirculation.

 61,5% c’est le taux de conversion apparent du système


 33,5% c’est le taux de conversion réel de la membrane

[Link] Le taux de rejet


Le taux de rejet est l’expression de la performance des membranes d’osmose inverse à rejeter
la salinité c’est à dire à produire de l’eau pure.

Les membranes les moins performantes ont des taux de rejet de 95 à 96%, les plus
performantes de 99 à 99,5%.
Il va donc rester dans le perméat de 5 à 0,5 % de salinité dissoute qui va représenter la
conductivité de l’eau produite.

62
4.9.2 PARAMETRES INFLUENTS
De nombreux paramètres influent sur la quantité et la qualité de l’eau produite mais aussi
sur le dimensionnement et les paramètres de réglage de l’osmoseur.

[Link] La température :
La température influe principalement sur le taux de production. Les osmoseurs sont
dimensionnés pour une température théorique, mais à pression constante en fonction de la
température, le débit de production va augmenter ou diminuer de +/- 3% par degré Celsius
en plus ou en moins.

Le tableau 4.2 ci-dessous donne les facteurs de correction approximatifs en fonction de


la température. Par exemple si un osmoseur dimensionné pour produire 1 m3/h à 15°C est
alimenté avec de l’eau à 20°C il pourra produire 1 * 1.19 = 1.19m3/h.

°C Facteur Facteur
4 0.45 0.62
5 0.47 0.64
6 0.49 0.67
7 0.52 0.71
8 0.54 0.74
9 0.57 0.78
10 0.60 0.82
11 0.63 0.86
12 0.66 0.90
13 0.68 0.93
14 0.70 0.96

15 0.73 1.00

16 0.76 1.04
17 0.79 1.08
18 0.81 1.11
19 0.84 1.15
20 0.87 1.19
21 0.89 1.22

63
22 0.92 1.26
23 0.95 1.30
24 0.98 1.34

25 1.00 1.37

26 1.03 1.41
27 1.06 1.45
28 1.10 1.51
29 1.14 1.56
30 1.18 1.62

Les membranes disponibles actuellement sont les suivantes :

 Membranes type TW30 « Tape Water » : ce sont des membranes traditionnelles,


existant depuis de nombreuses années, idéalement conçues pour travailler à des
pressions de moins de 25 bar et des salinités inférieures à 2 000 ppm.

 Membranes type BW30 « Brackish Water » : il s’agit en fait des mêmes


membranes que les TW30, seule la structure extérieure des membranes diffère,
ce qui leur permet de travailler jusqu’à des pressions de 40 bar.

 Membranes LP. Les nouvelles membranes LP sont en fait les anciennes


membranes HP pour une surface de travail identique aux membranes TW ou BW,
elles permettent de produire la même quantité d’eau avec une pression inférieure
(par exemple : 15 bar pour les membranes TW ou BW, et seulement 10 bar pour
les membranes LP). Le taux de rejet de ces membranes est légèrement inférieur.

 Membranes XLE. Ce sont des membranes dites « Extra LowEnergy » qui pour
une même surface de membrane que les TW ou les BW, produisent une quantité
d’eau similaire à une pression beaucoup plus faible (15,5 bar pour 6,9 bar).
Cependant le taux de rejet de ces membranes est nettement inférieur aux
membranes traditionnelles : uniquement 99 % contre 99,5 % pour les membranes
traditionnelles. Elles sont faites pour travailler sur des eaux n’excédant pas 500
ppm de salinité totale.

 Membranes SW « Sea Water ». Elles sont utilisées sur des eaux de mer pouvant
aller jusqu’à 32 000 mg/l. Elles peuvent travailler jusqu’à des pressions de 70
bar. Elles produisent une eau de meilleure qualité, mais ont des débits de
production inférieurs à surface de membrane identique.

64
 Membrane SW30HR « Sea Water membranes High Rejection ». Elles sont
utilisées aussi pour l’eau de mer. Le taux de rejet de ces membranes peut monter
jusqu’à 99,7 %. Elles peuvent aussi travailler à 70 bars.

Le tableau 4.3 ci-dessous donne quelques valeurs indicatives de fonctionnement des


différentes membranes disponibles.
Surface Pression Débit Taux de TDS eau
M2 Bar M3/J Rejet % brute

Membranes 2,5
TW30-2540 2,6 15,5 3,2 99,5 2000
BW30-2540 2,6 15,5 3,2 99,5 2000
LP-2540 2,6 10,0 3,2 99,2 500
XLE-2540 2,6 9,6 3,2 99,0 500
SW30-2540 2,7 55,2 2,6 99,4 32 000

Membranes 4
TW30-4040 7,6 15,5 9,1 99,5 2 000
BW30-4040 7,6 15,5 9,1 99,5 2 000
BWLE-4040 7,6 10,3 8,7 99,2 2 000
LP-4040 8,1 10,0 10,2 99,2 500
XLE-4040 8,1 6,9 9,8 99,0 500
SW30-4040 7,4 55,2 7,4 99,4 32 000

Membranes 8
BW-330 30,7 15,5 28,4 99,5 2 000

BW-365 33,9 15,5 36,0 99,5 2 000

BW-400 37,2 15,5 39,7 99,5 2 000

BWLE-440 40,9 10,3 44,0 99,2 2 000

XLE-440 40,9 6,9 48,1 99,0 500

SW-380 35,3 55,2 23,0 99,7 32 000

SWHR-380 35,3 55,2 34,1 99,4 32 000

65
Dans notre cas on a choisi la membrane BW-400, est cela est basé sur l’influence des
paramètres à savoir la pression 15 bars, diamètre : 8’’, longueur 40’’.

4.9.3 Pompe HP ou pompe d’alimentation de l’osmoseur


Les performances d’une membrane d’osmose inverse sont évaluées en termes de pression
nette d’attaque (Pna) nécessaire pour produire le débit de perméat voulu et le passage en sel
correspondant. Le débit spécifique de permat pour une membrane donnée, qui définit la Pna
du système, détermine la pression d’alimentation Pa et la consommation énergétique d’un
système d’osmose inverse. La pression nette d’attaque (Pna) est la différence entre la
pression d’alimentation Pa de la pompe haute pression et la somme de la pression osmotique
de l’eau bruteπ (donc de la minéralisation de l’eau brute), la perte de charge ΔP, la pression
du perméat Pp et la pression osmotique du perméat, généralement négligeable.

Dans un système d’osmose inverse la pression Pna diminue le long du tube de pression à
cause de l’augmentation de la pression osmotique d’alimentation et la diminution de la
pression d’entrée due aux pertes de charges hydrauliques. Il est évident qu’il est nécessaire
que la pression d’entrée soit suffisamment élevée pour garantir aussi une pression Pna dans
le dernier module du système d’osmose inverse où la pression osmotique est la plus
importante.

Pna = Pa - (π + ΔP + Pp)

Avec π = i ∑Ci R T

La pression d’alimentation Pa dépend du facteur de conversion, de l’origine des membranes


(fabriquant, matériau..), de l’âge de la membrane, celle-ci se compactant dans le temps, la
pression doit être augmentée pour maintenir un débit constant. Plus la pression
d’alimentation sera élevée plus le flux transmembranaire sera important. Au-delà de la valeur
de la pression osmotique, le débit est directement proportionnel à la pression d’alimentation.
Celle-ci étant limitée par la résistance mécanique de la membrane. La pression
d’alimentation des modules est en moyenne égale à environ 2,5 fois la pression osmotique.
A la pression d’alimentation il faudra retrancher la perte de charges et la pression du
perméat, déjà citées auparavant. La pression d’alimentation sera dans l’intervalle de pression
12 à 14 bars.

66
4.9.4 Puissances :
Connaissant le débit et la pression d’alimentation nécessaires, il peut être choisi la pompe
définie par ces caractéristiques hydrauliques, puis le moteur électrique d’entrainement, en
sachant que la puissance absorbée à l’arbre de la pompe est donnée par la formule suivante :

Pab (KW) = Q (m3/h) x P (bar) x100/ 36 x ηp

Q = débit d’alimentation : 13 m3/h

P = pression fournie par la pompe 14bars

ηp = rendement de la pompe 85%

Pab = 13 x 14 x 100/36x 85 = 6KW

La puissance absorbée aux bornes du moteur électrique (Pb) se déduit de la puissance


absorbée à l’arbre de la pompe (Pab), en prenant en compte le rendement du moteur (ηm) et
éventuellement celui de la transmission (ηt).

Pb (Kw) =Pab /ηtxηm) = 6 /0,96 x 0, 85 = 8KW

ηm = 96%

ηt= 85%

Tableau 4.4: Récapitulatif : fiche technique de chaque unité de traitement

unité de traitement Quantité Débit Puissance


Pompe d’alimentation (en amont du un (01 +01) 12-13 m3/h 5KW
deferiseur)
Deferiseur (Purolusite) (01) ou < 10 m3/m2/h.
(01+ 01)
Filtre à sable (01) ou
(01+ 01) 10m3 /h /m2
Filtre à charbon actif (01) ou 10m3 /h
(01+ 01) /m2.
Spécifications du système une 08m3/h Minimum
unité(01)
Pompe haute pression unité: 01 12 m3/h 15 KW

67
Membranes RO 09
Eléments
POMPE DOSEUSE : CHLORATION Un (1) Un (1) 5 l/h à 4 bars
CIP DE LAVAGE DES 1 1300 W
MEMBRANES

4.10 Etablissement des procédés standard opératoire


4.10.1 DEFINITION DU SOP :

Standard operating procédure (SOP), est une procédure de sécurité qui décrit comment
affronter une menace et comment agir pour en diminuer le risque. Elle décrit les étapes à
suivre pour réduire la possibilité qu'un incident se produise et s'il se produit ce qu'il faut faire
pour en limiter les conséquences.

4.10.2 POMPE D'ALIMENTATION :

SOP de la pompe l'alimentation Article N°1


Date de l'article

29/05/2019
De la part de

Harez Amira

Djelailia Hanane

Le but : Une phase l'aspiration accéder la circulation de l'eau à travers les filtres, elle est
autorégulatrice et génère un débit.

L'utilisateur : L'opérateur.

Le temps : Selon les besoins.

68
Equipements et matériels : La pompe d'alimentation à membrane est fixé sur le bloc
moteur, Elle est constitué d'un orifice d'entrée d'une membrane, d’un ressort de refoulement,
ainsi d’un levier d'amorçages manuel et de commande d'une part d'un clapet de refoulement
d'autre part un clapet d’aspiration, Enfin d'un ressort antibruit et d'une came de commande.

Protocole : L’eau est pompée à l’aide d'une pompe d'alimentation centrifuge à débit 13 m3/h
de capacité 5KW et d'une hauteur manométrique totale 5bar.

Condition de sécurité : Les pièces soumises à des variations de température dont le contact
peut- être dangereux doivent être protèges par des dispositifs appropriés. Les dispositifs de
protection le contact accidentel de pièce en mouvement ne doivent être démonté que lorsque
la machine est à l'arrêt. Cette pompe ne doit en aucuncas factionner sans liquide.

69
4.10.3 FILTRE A SABLE :

SOP du filtre à sable Article N°2


Date de l'article

29/05/2019
De la part de

Harez Amira

Djelailia Hanane

Le but : Eliminer toute les particules en suspension à savoir les matières colloïdales,
matières minéral et organiques.

L'utilisateur : L’opérateur, l’ingénieure en processus, Ingénieure en hydraulique.

Le temps : Après avoir deferrisé l'eau.

Equipements et matériels : Le filtre est rempli d'un milieu filtrant en matière silicate
d'alumine non hydraté. Il est doté d'un système de lavage et de rinçage a eau et a air en
semi-automatique.

Protocole : Le filtre est rempli d’un milieu filtrant en matière AG (Silicate d’alumine non
hydraté). La hauteur de la couche est adaptée à la vitesse de filtration. Il doit être capable
d’éliminer toutes les particules en suspension à savoir les matières colloïdales, matières
minérales et organiques. Il est doté d’un système de lavage et de rinçage à eau et à air en
semi-automatique par circulation à contre -courant. Le système semi-automatique est
déclenché par un émetteur de différence de pression (différence de pression entre
l’admission et la sortie du filtre), qui est raccordée au PLC. Ce dernier gère cette opération

70
Condition de sécurité : Il est recommandé de détartrer le filtre du moins une fois par an. Si
les opérations de lavage et de rinçage du filtre ne sont pas fait correctement la qualité du
sable et de la filtration s'entrouvrent impactés filtre à sable dont être changer chaque 5ans.

4.10.4 FILTRE A CHARBON ACTIF :

SOP du filtre à charbon actif Article N° 3


Date de l'article

09/06/2019
De la part de

Harez Amira

Djelailia Hanane

Le but : Eliminer toute les matières organiques dissoutes, odeur couleur de l'eau, chlore
libre.

L'utilisateur : L’opérateur, l’ingénieure en processus, Ingénieure en hydraulique.

Le temps : Juste apes filtration à sable.

Equipements et matériels : Il est construit de fibre de verre, il est doté de vanne de


régulation ainsi d'un diffuseur avec raccord rapide.

Protocole : On emploi le charbon en granulés dans des lits ou colonne analogues aux filtres,
avec des hauteurs de couche plus considérable il peut s’agit d'écoulement gravitaire ou
d'écoulement sous pression.

Condition de sécurité :

Bien manipuler le filtre pendant le démontage.

Veiller à ne pas abimer ou déformer son étanchéité.

71
Ne pas laver le filtre sous l'eau durée, de vie 5ans il est important d’en charger au minimum
après 5ans.

4.10.5 FILTRE A CARTOUCHE:

SOP du filtre à cartouche Article N°4


Date de l'article

09/06/2019
De la part de

HarezAmira

Djelailia Hanane

Le but : Retenir les matières en suspension entre 1 à 5 micro entrainées par l'eau et protéger
les membranes.

L'utilisateur : L’opérateur.

Le temps : Après une décarbonatation à l'acide.

Equipements et matériels : Un filtre à cartouche se compose d'un cylindre dans lequel se


trouve une cartouche filtrante.

Protocole : Le fonctionnement de ce système est très simple, l'eau chargée d'imputé est
aspirée à l'aide d'une pompe elle passe ensuite dans le filtre où elle est nettoyée grâce à la
cartouche filtrante.

Condition de sécurité : Entretien doit être très régulier car la cartouche se salit vite en
moyenne il faut la nettoyer.

Une à deux fois par semaine.

Il est important d'en changer 2 cartouches par mois.

72
4.10.6 OSMOSE INVERSE :

SOP de l’osmose inverse Article N°5


Date de l'article

11/06/2019
De la part de

Harez Amira

Djelailia Hanane

Le but : Une technique de traitement de l’eau, production d’eau désalinée par un système
de filtrage très fin afin d’éliminer les sels et substances organiques présentes dans l’eau ainsi
une partie de bactéries et de virus.

L'utilisateur : L’opérateur.

Le temps : Selon les besoins.

Equipements et matériels : Un lot de 9 membranes, doté d’une pompe de haute pression


ainsi 2 une membrane d’osmose inverse.

Mode d’emploi : L’osmose inverse purifie l’eau en faisant passer par un volume d’eau
pressurisée à travers une membrane très fine en plastique désinfecter l’eau en amant de
l’osmose pour éliminer le chlore, les particules et retenir les contaminants susceptible de
souiller.

Condition de sécurité

La membrane d’osmose doit être changeable chaque 5ans.

73
4.11 CONCLUSION :
L’analyse d’eau de forage hôpital El-Hadjar à des caractéristiques physico-
chimique qui ne répond pas au norme international et algérienne surtout à savoir la
salinité qui est de l’ordre 3000 ppm avec présence de fer et en une turbidité élevé
de ce faite, nous avons préconiser une chaine comportant une série d’équipement
de prétraitement à savoir : differiseur , filtre à sable , filtre à charbon actif et
filtration fine sur cartouche .

L’eau ainsi obtenue sera traitée par une station d’osmose inverse comprenant neuf
membranes de type BW-400, ce qui permettra d’obtenir une eau potable
conformément à la réglementation et pour des raisons de sécurité on a établie pour
chaque équipement de la station un S.O.P

74
Conclusion général :

L’hôpital El-Hadjar est alimenté par le réseau public de l’ADE.

C’est établissement public hospitalier n’est pas suffisamment alimenté en eau pendant les
moments de pénurie à cause du dysfonctionnement et les coupures d’eau fréquente qui out
très souvent eu des répercutions négatif sur l’hygiène au sein de l’hôpital.

Pour cela on doit exploiter le forage abandonné non exploité par une station de traitement.

L’utilisation de ce dernier est basée sur des analyses physico-chimiques et bactériologiques.

Les analyses ont montré que l’eau n’est pas conforme aux normes algériennes et OMS
contient beaucoup de sels dissous ; C’est une eau l’ordre saumâtre ; la salinité est élevée ;
elle est de 3000ppm ainsi que la turbidité est de 2,8 NTU.

Comparant la teneur du fer avec la norme algérienne qui est de 0.3 mg /L on trouve qu’elle
est très élevée de plus ; la teneur du fer est considères comme un poison pour les membranes
d’osmose inverse.

De ce fait on a préconisé la filière de traitement suivante : on commence par une oxydation


chimique ; ensuite une deferisation ; filtration sur sable et sur charbon actif ; En outre une
déchloration et injection d’antitartre par ailleurs une decarbonatation à l’acide et filtration
fine a cartouche ; Enfin l’osmose inverse.

En définitive nous avons essayé d’établir une fiche technique de chaque équipement de la
station.

75
ANNEXE

76
METHODE DE CALCUL :

 Filtre à sable :

𝒅é𝒃𝒊𝒕
Surface de filtre = 𝒗𝒊𝒕𝒆𝒔𝒔𝒆 𝒅𝒆 𝒇𝒊𝒍𝒕𝒓𝒆×𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒇𝒊𝒍𝒕𝒓𝒆

𝒅é𝒃𝒊𝒕 𝟏𝟐
Surface = 𝒗𝒊𝒕𝒆𝒔𝒆×𝟐 = 𝟏𝟎×𝟐 = 2.4m²

Volume = surface × hauteur = 2.4×1.83 = 4.4mᵌ

𝝅×𝑫ᵌ
Diamètre= = 𝑠urfase
𝟒

2.4×𝟒
Diamètre =√ 3.14 = 1.7m

 Filtre à charbon actif :

𝒅é𝒃𝒊𝒕
Surface de filtre = 𝒗𝒊𝒕𝒆𝒔𝒔𝒆 𝒅𝒆 𝒇𝒊𝒍𝒕𝒓𝒆×𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒇𝒊𝒍𝒕𝒓𝒆

𝒅é𝒃𝒊𝒕 𝟏𝟐
Surface = = = 2.4m²
𝒗𝒊𝒕𝒆𝒔𝒆×𝟐 𝟏𝟎×𝟐

Volume = surface × hauteur = 2.4×1.83 = 4.4mᵌ

𝝅×𝑫ᵌ
Diamètre= = 𝑠urfase
𝟒

2.4×𝟒
Diamètre =√ 3.14 = 1.7m

Calcul d’un réservoir :

VRV = V besoin d’hôpital +V incendie

VRV = Le volume de réservoir (m3)

100∗12 𝑙
V besoin de l’hôpital = ∗ 1000 = 280𝑙/𝑗/𝑙𝑖𝑡 = 120 ∗ 280 = 33600 𝑗 /𝑙𝑖𝑡
365

V incendie : Le volume d’incendie =120 m3.

77
V besoin d’H = le volume dans 48h = 33600 ∗ 2 = 67200 l/j =67,2 m3/j.

VRV = V besoin d’hôpital + V Incendie

VRV =67,2 + 120 = 187,2 m3/j.

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