Ecole Nationale de Commerce et de Gestion - Casablanca
Semestre 1 – Année Universitaire 2018/2019
Informatique
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Chapitre 2 : Histoire et
développement des systèmes
informatiques
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1- Introduction
L’humain était amené à traiter un ensemble important de données pour en extraire
des informations utiles.
Il était amener à résoudre des problèmes, le processus de résolution consiste à
trouver les opérations de calcul à effectuer pour retrouver l'information recherchée.
Exemples :
En navigation : Sachant la vitesse du vent et la distance à parcourir, l'homme devait
savoir la durée du voyage. Cette information lui permet de s'approvisionner avec des
quantités alimentaires suffisantes.
En agriculture : Sachant la superficie d'une parcelle, il voulais savoir le nombre de
grains à planter, pour assurer un bénéfice maximal.
En commerce : Sachant la demande et l'offre sur un produit, il voulait savoir la date
optimale pour vendre son produit.
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2- Les systèmes de numérotation
Avant de traiter ses données (distance, surface, prix…), il fallait d'abord les
représenter. La représentation lui assure la possibilité d'enregistrer ses données sur
des supports.
Intéressant nous à la représentation des nombres
Initialement l'humain était amené à :
-Métriser ses troupeaux.
-Métriser l'effectif des soldats dans une armée….
Solution
-Comptage par des jetons enfilés ou cailloux (en latin calculi)
-Comptage par les doits
l'humain à mis en place une symbolisation pour représenter ses effectifs, il a inventé
les nombres. Ces nombres ont été utilisés pour quantifier les distances, les volumes,
les quantités….
Il a également mis en place des symboles (alphabet ) pour la représentation des sons.
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2- Les systèmes de numérotation
Un système de numérotation décrit la façon avec laquelle
les nombres sont représentés.
On trouve plusieurs systèmes de numérotation (système romain, babylonien, arabe….)
Chaque système se définit par :
1- Un alphabet (A): C'est l'ensemble constitué des symboles utilisés pour la
représentation d'un nombre.
2- Règles d'écriture : C'est l'ensemble des règles à respecter pour représenter un
nombre.
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2- Les systèmes de numérotation
Exemple 1 : Système de numérotation Romain
Alphabet :
Exemple de règles :
Lorsqu'un symbole est placé à droite d'un symbole plus forts que lui, sa valeur
s'ajoute.
Exemple : CCLXXI→271
Lorsqu'un symbole est placé à gauche d'un symbole plus fort que lui, on retranche sa
valeur.
Exemple : CCXLIII →243
On ne groupe jamais 4 symboles identiques dans l'écriture.
Exemple : Le chiffre 9 s'écrit IX et non VIIII
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2- Les systèmes de numérotation
Exemple 2: Numérotation babylonienne
Les babyloniens (environ 2000 ans avant J.C), utilisés comme symboles, le clou pour
l'unité et le chevron pour les dizaines.
Ce système de numérotation est positionnel, la valeur d'un symbole dépond de sa
position dans l'écriture.
A partir de "60", chaque symbole écrit à gauche du dernier chevron vaut sa valeur
multipliée par 60. C'est un système de numérotation de base 60.
Exemples : (3x60)+(24)=204
60 60 60
20 4
(13x601) +(13x600) =793
12x60² + 31x601 + 22x600 =45082
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2- Les systèmes de numérotation
Exemple 3: Système de numérotation Décimal
C'est un système de numérotation de base 10 (Un symbole peut prendre 10 formes
possibles).
Alphabet : {0,1,2,3,4,5,6,7, 8,9}
Le symbole écrit à l'extrême droite vaut sa valeur seulement, le symbole écrit à gauche
vaut sa valeur multipliée par 10. C'est un système de base 10.
C'est un système de numérotation positionnel, la valeur d'un symbole dépend sa position .
2463=2x103+4x102+6x101+3x100
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3-Les outils de calcul et de traitement
En Europe, la numérotation romaine était la plus utilisée durant le premier millénaire.
Le XIème siècle constitue l'apparition du système de numérotation de base (10) en
Europe suite à la traduction du célèbre livre d'Al-Khwarizmi vers le latin (Livre sur le
calcul indien).
Les outils arithmétiques restent jusqu'à cette époque en cours de développement, on
utilisait souvent les abaques pour les opérations arithmétiques.
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3-Les outils de calcul et de traitement
Les abaques
Principe de l'abaque :
L'abaque été utilisée comme outil permettant d'effectuer les
opérations arithmétiques de base, particulièrement l'addition, la
soustraction et la multiplication.
Sur chaque abaque se trouve plusieurs colonnes, la colonne de
droite est consacrée aux unités, la colonne à coté aux dizaines et
ainsi de suite.
Chaque colonne est composée de deux parties (haute et basse).
Sur la colonne de droite, une boule sur de partie basse
représente un effectif égale à 1, une boule de la partie haute
représente un effectif de cinq.
Exemples :
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3-Les outils de calcul et de traitement
John Napier (Jean Neper) (1550-1617)
En 1614, le mathématicien écossais présenta sa théorie des logarithmes. Il met en place
des tables (tables de Neper) qui vont permettre de calculer le logarithme des nombres.
Neper propose l'utilisation de ces tables pour simplifier les opérations de multiplication
complexes.
Son idée consiste à transformer chaque opération de produit en une opération de
sommation.
Exemple : Calcul du produit de 32x16
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3-Les outils de calcul et de traitement
Utilisation de la table de Neper :
En utilisant la notion du logarithme on trouve les égalités suivantes :
32=25 16=24
Ainsi on transforme 32 x 16 on une nouvelle écriture 32x16=25x24=2(4+5) =29
A l'aide de la même table du logarithme on peut retrouver la valeur de 29=512
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3-Les outils de calcul et de traitement
William Oughtred (Règle de calcul):
Il réalise un outil mécanique (Règle de calcul) (imaginées dès 1620,
réalisées en 1632) pour le calcul du logarithme.
Ces outils remplacent les tables de Neper pour les calculs
complexes.
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3-Les outils de calcul et de traitement
Blaise Pascal (Pascaline)
Pascal met au point en 1642 la Pascaline, sa machine
est capable de faire des opérations de sommation
de façon automatique par intervention mécanique
simple de l'humain.
Gottfried Leibniz
Il met en place une machine mécanique capable d'effectuer les quatre opérations
arithmétiques de base (+,-,x,/).
Il développe également l'arithmétique binaire (Les règles de calcul dans la base 2). Ce
système de numérotation sera par la suite adopté pour la représentation des nombres
sur les ordinateurs.
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3-Les outils de calcul et de traitement
Age de la révolution industrielle
Avant l'âge de la révolution industrielle, les machines déjà décrites sont capables
d'assurer des taches fixes (+,-,x,/). L'utilisateur ne pouvait pas étendre les
fonctionnalités de la machines.
Également, chaque machine de calcul ne peut effectuer une suite répétée des
opérations de façon autonome. A chaque opération, l'intervention de l'homme était
nécessaire.
Le concept de programmabilité des machines apparait en 1728 dans l'industrie du
textile (le machine répète l'exécution des taches de manière autonome, les taches
exécutées sont imposées par l'utilisateur en définissant un programme de
déroulement des taches)
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3-Les outils de calcul et de traitement
En 1728 : le mécanicien français Falcon construit un outil de commande des machine de
tissage. Le profil (motif) à tisser dépend d'une planchette en bois perforée par un
ensemble de trous. La géométrie de répartition des trous assure l'obtention du motif
spécifique désiré.
En 1805 : Joseph Jacquard perfectionne le système de
Flacon en remplaçant les planchettes de bois par des
cartes articulées et perforées. L'articulation de
plusieurs cartes permet de produire des profils de plus
grande taille et plus complexes que ceux obtenus par
une planchette de bois.
Le déroulement de la tache de tisser est programmée. On pouvait choisir un
processus de tissage en imposant un programme introduit dans les cartes.
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3-Les outils de calcul et de traitement
Similairement à la programmation du tissage, on voulait programmer le déroulement des calculs en
programmant le fonctionnement des machines de calcul déjà inventées.
Au milieu du XIXème siècle, Charles Babbage considéré comme le père fondateur de
l'ordinateur, découvre le concept des machines programmées de Jacquard. Il décide de
reproduire le même principe de programmation sur les machines de calcul.
Machine de calcul Machine de calcul
Programme de fonctionnement
(Cartes perforées) + arithmétique programmable
Au lieu des fils qui sont les éléments d'entrée de la machine à tisser, la machine à
calculer possède en entrée des nombres (A) et (B) :
Cette suite d'instruction devait se faire dans une succession
Exemple de programme : chronologique, la carte doit indiquer quelle opération à faire (+,-
Instruction 1 (Somme ) : S=A+B ,x,/). Les résultats de chaque opération devait être enregistrés sur
un support.
Instruction 2 (produit): D=S*(A+B) La machine avait besoin des interfaces d'introduction des
Instruction 3 (Division) : T=D/2 opérandes et des interfaces d'écriture des résultats en plus de la
machine qui assure les calculs.
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3-Les outils de calcul et de traitement
On 1833, Babbage se lance dans son projet d'une machine capable de mener des
séquences d'opérations arithmétiques. Le déroulement d'une séquence est fonction
des opérations demandées à travers les plaques perforées.
On trouve dans sa machine analytique des idées
avancées pour son époque, qui seront adoptées
et réinventées par les constructeurs
d'ordinateurs une centaine d'années plus tard.
Comme la notion du processeur, de mémoire, de
programme ou les techniques des interfaces
d'entrées/sorties.
Malheureusement la machine de Babbage était irréalisable avec les techniques et les
outils de son temps. Elle ne sera jamais complétée.
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3-Les outils de calcul et de traitement
XXème siècle
Au 20ème , l'électricité (élément qui manquait à la machine de Babbage) sera l'élément
clé qui donnera naissance à la première machine de calcul programmable.
En 1938 Claude Shannon reprend dans sa thèse à l'MIT, les idées de Leibniz et de
Boole. Il combine les nombres binaires de Leibniz et l'algèbre de Boole à fin de réaliser
les opérations de calcul arithmétiques sur des circuits électriques.
Durant cette même époque, d'autres chercheurs parvint à conclure que la
représentation des nombres décimaux est réalisable sur des circuits électriques, ces
circuits sont capables de manipuler des bits (ainsi on peut former des nombres
binaires sur des circuits électriques). ces circuits facilitent la combinaison des nombres
par des opérateurs arithmétiques (+; -; x; /) et logiques.
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3-Les outils de calcul et de traitement
Durant la même époque (1936), Alan Turing publie à l'université de Cambridge ses
travaux de recherche sur les Nombres Calculables où il traite des problèmes
théoriques impossibles à résoudre. Il propose pour cela sa machine universelle qu'il a
imaginé, "La Machine de Turing".
Cette machine est capable de mener des opérations de calcul récursives, elle est
capable de lire est écrire sur un support appelé ruban.
En 1944, IBM et l'université de Harvard ont arrivé à réaliser une machine
électromécanique capable de mener une séquence contrôlée des opérations de calcul
(Mark 1). La machine était capable de mener des opérations de multiplication sur des
Nombres de 23 chiffres en 6 secondes. Elle était capable de mener des opérations de
soustraction et d'adition en trois dixième de seconde.
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3-Les outils de calcul et de traitement
1945 : Naissance de l'ordinateur
C'est en 1945 que John Eckert et John Mouchly terminent à l'université de
Pennsylvanie, la construction de la machine de calcul électronique : l'ENIAC
(Electronic Numerical Integrator And Calculator)
Cette machine programmable et numérique, contient 18000 tubes électroniques.
Elle était capable de mener une opération de multiplication sur un nombre de 10
chiffres en 3 millisecondes.
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3-Les outils de calcul et de traitement
Avant la fin de 1945, John Van Neumann qui
intervient dans le même projet "ENIAC", propose
l'EDVAC (Electronic, Discrete, Variable Automatic
Computer). Sa nouvelle machine était capable de
stocker les instructions du programme dans la
mémoire de la machine.
Caractéristiques de la machine de Van Neumann:
1: Une machine contrôlée par un programme.
2 : Les instructions sont codées sous forme binaire et enregistrées en mémoire
3: Le programme peut modifier ses propres instructions.
4 : Les instructions permettant la rupture des séquences
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3-Les outils de calcul et de traitement
Architecture de Van Neumann :
1-Unité Arithmétique et Logique (UAL)
2-Unité de Commande
3-Mémoire
4-Unité d'entrée
5-Unité de sortie
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4- Révolution de l'industrie informatique
Transistor (1948)
Le grand problème des ordinateurs construits avant 1960 été la fiabilité, le prix et
l'encombrement de ses composants (tubes à vide).
en 1948, trois scientifiques (Walter H. Brattain, John Bardeen et William Shockley) des
laboratories Bell découvrent le transistor.
En 1960, la deuxième génération des ordinateurs apparait, on remplace les tubes à vide
par les transistors. Ce nouveau ordinateur présente plusieurs avantages :
- Prix moins cher.
- Moins encombrant.
- Plus fiable.
- Plus de capacité de stockage…
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4- Révolution de l'industrie informatique
Loi de Moore :
Gordon [Link] l'un des fondateur de Intel, a estimé que l'évolution du nombre des
transistors à mettre sur un microprocesseur double chaque deux années. Cette
estimation s'est avérée précise entre les années 1971 et 2001, ou le nombre des
transistors a doublé chaque 1,96 ans.
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4- Révolution de l'industrie informatique
1970 connait la naissance des ordinateurs de la troisième génération avec l'apparition
des circuits intégrés. Ces composants intègrent des circuits électriques composés
principalement des transistors regroupés sur des volumes très compacts.
Au début des années 80, on arrive à faire des circuits intégrés contenant des centaines
de milliers de transistors et en fin de la décade, on dépasse largement le million.
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4- Révolution de l'industrie informatique
Evolution du nombre de transistors dans un microprocesseur
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