Rapport sur l'Assistance Post-Conflit en Côte d'Ivoire
Rapport sur l'Assistance Post-Conflit en Côte d'Ivoire
RAPPORT FINAL
Décembre 2013
SOMMAIRE
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LISTE DES TABLEAUX ET GRAPHIQUES
Figure 1 : Répartition (en %) des productions des extraits de naissances sur la période 2010–2012 ............................................... 30
Figure 2 : Répartition (en %) des bénéficiaires des THIMO par zone selon le sexe ............................................................................. 34
Figure 3 : Répartition (en %) des bénéficiaires des AGR par zone selon le sexe................................................................................. 36
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LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
Sigles Définition
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I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L’ETUDE
Le Projet d’Assistance Post Conflit (PAPC) s’inscrit dans le cadre de l’appui de
la Banque Mondiale au Gouvernement de Côte d’Ivoire en vue d’améliorer
les opportunités d’insertion économique et d’accès aux services sociaux des
communautés et des individus affectés par la crise socio politique en Côte
d’Ivoire. Le Projet a bénéficié d’une première phase qui a démarré août 2009
et s’achèvera le 31 décembre 2013. Au cours de cette phase, le Projet a
réalisé des résultats satisfaisants, et constitue pour le Gouvernement un
instrument efficace pour soutenir les efforts de consolidation de la paix,
encourager la reprise économique et renforcer la cohésion sociale.
Cependant, la situation n’est pas totalement maitrisée et des risques de
résurgences de la violence demeurent en raison de la forte et profonde
déstructuration du tissu social lors de la crise post-électorale de 2010. Cela a
motivé la requête formulée par le Gouvernement, d’un financement
additionnel pour le Projet afin de lui permettre de disposer de ce puissant
instrument qui devrait lui permettre de consolider les acquis de la première
phase et l’aider à réaliser ces objectifs fondés sur le triptyque «Paix et
Sécurité», « Réconciliation nationale et Cohésion sociale » et « Reconstruction
et Relance économique » tel que rappelé lors du Conseil des ministres du 04
septembre 2013.
Tout comme la première phase et tirant parti les leçons apprises, le Projet
pour sa phase additionnelle sera mis en œuvre à travers quatre (4)
composantes :
Composante 1: Réinsertion socio-économique : Appui à la réinsertion socio-
économique de 8 500 jeunes gens vulnérables des deux sexes dans le cadre
des sous-composantes suivantes :
o des travaux publics à forte intensité de main-d’œuvre bénéficieront à
7 000 jeunes vulnérables et non qualifiés.
o le soutien à des activités génératrices de revenu bénéficiera à 1 500
jeunes vulnérables qualifiés qui ont perdu des possibilités d’emploi ou des
biens productifs en raison de la crise.
Composante 2 : Identification : Appui au processus d’identification nationale
à travers :
o Réhabilitation de 10 bureaux d’état civil et équipement de 30 autres
dans les 10 départements ciblés dans le cadre de chantiers-écoles
destinés à 500 jeunes vulnérables.
o Renforcement des capacités de 60 officiers d’état civil et de 260 agents
d’état civil et de responsables communautaires pour améliorer
l’enregistrement dans les zones ciblées.
o Soutien à l’opération d’enregistrement à l’état civil et de régularisation
dans les 200 communautés ciblées, une importance particulière étant
accordée aux enfants.
Composante 3 : Réhabilitation communautaire : Appui à la restauration de la
cohésion sociale et le règlement pacifiques des conflits au sein des
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communautés affectées par le conflit à travers un pack d’activités telles
que :
o Réhabilitation de 200 infrastructures communautaires pour améliorer
l’accès aux services sociaux.
o Conception et exécution de 200 projets en faveur de la cohésion sociale
pour promouvoir la réconciliation et l’atténuation des conflits, par
exemple des jardins communautaires. Cette sous-composante prévoit
également que l’on construise jusqu’à 500 maisons pour les personnes
déplacées.
o Soutien à 200 projets de redressement économique gérés par des
associations locales, notamment féminines.
Composante 4 : Gestion du projet : Appui à la gestion du PAPC (Unité de
coordination du projet doté de (3) bureaux régionaux) et le renforcement
ciblé des différents acteurs et organisations partenaires relatif à la
reconstruction post-conflit, la consolidation de la paix et la gouvernance.
Cette phase additionnelle se déroulera dans 200 communautés réparties
dans 10 départements auxquelles s’ajoutera une commune d’Abidjan. Aussi
pour mieux cibler les zones d’intervention (villages d’intervention), identifier les
actions plus pertinentes et surtout pour avoir des référence pour mesurer
l’impact des interventions du projet, le PAPC a sollicité l’Institut National de la
Statistique pour réaliser une étude de référence dans ces zones. Le présent
document est le rapport de cette étude.
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II. OBJECTIFS DE L’ETUDE
L’objectif principal de cette étude est d’établir une situation de référence
pour les zones d’intervention du Projet, en prévision de l’évaluation de
l’impact des activités du Projet au terme de sa durée. Cette situation de
référence se traduira par la constitution d’une base de données d’indicateurs
pertinents et fiables en rapport avec le cadre de résultats du Projet.
De manière spécifique, il s’agira de collecter des données et informations
dans les zones cibles du Projet et trois zones témoins relatives :
- à la démographie des départements et des villages des 10
départements et la commune Abobo dans le District d’Abidjan ;
- aux mouvements de populations dus à la crise (populations déplacées,
populations accueillies, etc.)
- à la situation de l’emploi des jeunes dans les 10 départements et la
communes d Abobo ;
- aux interventions semblables à celles du PAPC en cours dans les zones
ciblées ;
- aux secteurs économiques à fort potentialité susceptible d’intéresser les
jeunes ;
- au niveau de revenus des jeunes de 18 à 40 ans, la tranche d’âge cible
de la composante réinsertion socio-économique ;
- à la situation des groupements économiques dans les villages ;
- au nombre d’extraits délivrés en moyenne par mois et par an par les
différents centres d’état civil (sous-préfectures et mairies) dans les
localités ciblées et les zones témoins;
- à l’accès des populations à l’état civil (agents d’état civil secondaires
et centre d’état civil) à travers l’existence d’infrastructures adéquates ;
la distances moyennes à parcourir pour y accéder, l’existence d’agents
d’état civil secondaire dans les communautés villageoises ; les
contraintes à la fréquentation des centres ;
- le pourcentage d’enfants scolarisés sans extrait de naissance ;
- la proportion de personnes par tranche d’âge non déclarés à l’état civil
et spécifiquement les enfants âgés de 0 à 15 ans ;
- à la capacité des acteurs (officiers d’état civil, agents d’état civil et
agents d’état civil secondaires) en charge de l’état civil d’offrir un
service d’état civil de proximité ;
- la sécurité et la typologie des conflits dans les localités ciblées ;
- le nombre et la fréquence des conflits dans les communautés cibles ; à
dresser un classement des dix (10) localités enregistrant le plus grand
nombre de conflits ou/et une fréquence plus forte par département ;
- à la destruction des habitations privées du fait de la crise ;
- l’accès des populations aux services sociaux de base (hydraulique
villageoise, humaine, santé, éducation, etc.).
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III. METHODOLOGIE
La démarche mise en œuvre pour la conduite de l’Etude de Référence pour
la Phase Additionnelle du Projet d’Assistance Post Conflit dans les zones
Ouest, Nord, Centre et Abidjan et les trois Départements témoins s’articule
comme suit :
le cadre institutionnel ;
le cadre conceptuel ;
l’échantillonnage ;
la collecte des données ;
le traitement et l’analyse des données.
3.1. Le cadre institutionnel
L’étude a été réalisée par l’Institut National de la Statistique. Le PAPC en a
assuré le financement et a aussi apporté son appui technique dans
l’élaboration des instruments de collecte, la formation et l’exécution de
l’activité sur le terrain par l’implication active de ses Coordinateurs régionaux
et points focaux des structures d’appui.
Deux organes ont été mis en place : une Unité de Coordination et une
équipe technique de l’INS. L’Unité a assuré la coordination de l’ensemble des
travaux dont la finalisation et l’adoption des termes de référence de l’étude
et la supervision des travaux préparatoires. Il est composé de responsables et
des experts de :
la Direction du PAPC ;
le Département des Etudes, de la Recherche et de l’Ingénierie de
l’Institut National de la Statistique.
L’équipe Technique était composée de six (6) membres tous issus de l’INS.
3.2. Le cadre conceptuel
En amont de toutes les activités, des séances de travail regroupant les
membres de l’Unité de Coordination et l’équipe projet de l’INS ont eu lieu
pour partager la compréhension mutuelle des termes de référence, des
termes clefs de l’étude et de mettre en place une organisation pratique
d’exécution du projet dans le délai prescrit.
Deux types de données ont été retenus pour répondre au mieux aux termes
de référence validés de manière consensuelle :
Les données de routines dont dispose l’INS : qui sont essentiellement des
données d’enquêtes auprès des ménages les plus récentes (ENV2011,
EDS2012, Enquête emploi de 2012 et les projections de populations
issues du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de
1998) ;
Une enquête auprès des populations et des bénéficiaires des
interventions du PAPC ainsi que des localités concernées.
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3.3. L’Echantillonnage
L’étude couvre les zones d’intervention suivantes :
- Zone ouest : Duékoué, Guiglo, Toulepleu, Zouan-Houien et Bloléquin
- Zone Nord : Korhogo, Ferkessédougou et Bouna ;
- Zone Centre : Bouaké et Toumodi
- Zone Abidjan : Abobo
Par ailleurs, les localités de TANDA, DANANE et TIEBISSOU ont été choisies
comme zones témoins et ne faisaient pas parti des zones d’intervention du
PAPC.
L’échantillon de l’enquête a porté sur deux types de populations : (i) les
localités et (ii) les bénéficiaires. S’agissant des localités, 110 ont été tirées à la
proportionnelle sur un effectif de 200 dans la zone d’intervention du PAPC.
Quant aux bénéficiaires, sont concernées les personnes âgées de 18 à 40 ans
ayant participé aux sous-projets THIMO et AGR. A cet effet, devront être
interrogés 1230 bénéficiaires pour les THIMO et 270 bénéficiaires pour les AGR,
soit un total de 1500 bénéficiaires. A partir de la liste des bénéficiaires, il a été
procédé au tirage proportionnel des jeunes éligibles répartis sur l’ensemble
des localités ciblées.
Enfin pour l’enquête auprès des structures ayant en charge l’état civil, huit (8)
structures administratives ont été tirées au hasard parmi les localités couvertes
par l’enquête. Ce tirage a donné sept sous-préfectures et une marie.
Tableau 1 : Répartition de l’échantillon et de l’effectif dénombré
Ferkéssedougou
Abidjan (Abobo)
Zouan Hounien
TOTAL
réalisation
Type de questionnaire
toulepleu
Bloléquin
Tiébissou
Duekoué
Toumodi
korhogo
Taux de
Danané
Bouaké
Guiglo
Bouna
Tanda
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questionnaire Etat Civil. A ces questionnaires, s’ajoute les autres documents
techniques tels que le manuel de formation de l’agent, la note
méthodologique de l’organisation de la collecte, les fiches de rendement de
l’agent etc.
(i) Le questionnaire communautaire
Ce questionnaire est destiné aux comités de développement
communautaire (CDC) et a servi à recueillir les informations sur la
composante « Réhabilitations communautaires ». Il est structuré en cinq
sections qui sont :
démographie et migration ;
projets mis en œuvre ;
activités économiques des jeunes et des associations de
développement ;
accès aux services sociaux de base ;
situation et cohésion sociale.
(ii) Le questionnaire bénéficiaire
Il est conçu pour recueillir les informations sur la composante « Réinsertion
Economique ». Ce questionnaire est administré aux bénéficiaires de Travaux à
forte intensité de mains d’œuvre (THIMO) et les activités génératrices de
revenu (AGR). Il est composé de trois sections :
caractéristiques sociodémographiques ;
insertion économiques ;
opinion et perception.
(iii) Le questionnaire Etat Civil
Il est utilisé pour obtenir des informations sur la composante « Identification ».
Ce questionnaire a été administré aux officiers d’Etat civil. Il a porté
généralement sur le personnel, le fonctionnement et l’équipement de l’état
civil.
(iv) Les autres documents techniques
L’élaboration des autres documents techniques notamment le manuel de
formation de l’agent, la note méthodologique de l’organisation de la
collecte et les fiches de rendement de l’agent ont contribué d’une part à la
formation des agents enquêteurs et d’autre part, la conduite effective des
activités de terrain, c'est-à-dire la collecte des données.
3.4.2. Collecte des données
Le questionnaire a été intégré dans le Personnel Digital Assistance (PDA)
élaboré par l’INS et validé par le comité technique du projet. L’utilisation des
PDA permet d’assurer un contrôle qualité important car les différents sauts et
contrôle de cohérence sont intégrés dans le micro logiciel de saisie avant son
installation sur ces instruments. Ce dispositif permet d’effectuer la saisie des
données sur le terrain.
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Pour la présente opération de collecte de données, deux méthodes
d’enquête ont été utilisées. La première méthode repose sur le type
d’enquête où les personnes répondant sont invitées dans des points focaux
où elles sont interrogées en face à face sur les préoccupations préétablies et
contenues dans le PDA. Ceci s’applique pour l’administration des
questionnaires relatifs aux personnes bénéficiaires des THIMO et des AGR. La
seconde a trait à l’audience foraine dans les localités ciblées où
l’administration du questionnaire communautaire s’est faite à partir du PDA.
Pour une meilleure maitrise des PDA et du questionnaire, une formation a été
rendue nécessaire.
La formation des agents et chefs d’équipe s’est déroulée de manière à leur
permettre d’administrer le questionnaire et à utiliser le PDA. A l’issue de la
formation, un document technique contenant des instructions sur la collecte
a été remis à chaque équipe. Ce sont au total vingt-deux (22) agents et huit
(8) chefs d’équipes qui ont participé à la collecte des données sur le terrain.
Cette activité s’est déroulée en deux (2) étapes : du 08 au 10 décembre : la
collecte à Abidjan (dans la commune d’Abobo) et du 13 au 19 dans les
régions ciblées.
Par ailleurs, des missions de supervision ont précédé les équipes de collecte
sur le terrain et ont été par la suite présente durant toute la collecte de
données. Ces missions avaient pour objectif d’assurer la mobilisation
communautaire (en appelant les points focaux, les enquêtés, en prenant
contact avec les autorités locales, etc.) et d’assurer le suivi et le contrôle
qualité des données collectées par les agents.
3.5. Traitement et analyse des données
Les données collectées ont fait l’objet d’abord d’un traitement par l’équipe
informatique de l’INS et ensuite d’une analyse par l’équipe technique projet.
Le traitement des données a consisté à reverser les informations collectées sur
PDA dans un micro-ordinateur. Ces données ont été apurées et des tableaux
ont été produits à l’aide d’un logiciel adapté. Après l’apurement, la
validation et la tabulation, une équipe issue de l’équipe d’encadrement
technique a procédé à l’analyse des données au cours d’un atelier tenu à
Adgoville du 24 au 29 décembre 2013. Cette analyse a obéit à un plan
d’analyse préalablement élaboré et validé par le Comité de pilotage.
Le rapport provisoire a été soumis à la procédure de validation au cours d’un
atelier qui a vu la participation des principaux acteurs intervenant dans le
processus.
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IV. ANALYSE DES RESULTATS
4.1 Démographie
L’évolution de la population, selon les projections issues du Recensement
Général de la Population et de l’Habitat de 1998, est résumée dans le
tableau suivant (pour les détails des départements, cf. base de données
fichier population) :
Tableau 2: Evolution de la population dans les zones de l'étude
Evolution de la Années
population par ZONE 2001 2002 2003 2004 2005 2006
ZONE D'INTERVENTION
ZONE OUEST
Hommes 292816 302038 311370 320797 330329 340029
Femmes 267617 276046 284572 293190 301901 310766
Total 560433 578084 595942 613987 632230 650795
ZONE NORD
Hommes 475729 490710 505870 521189 536674 552431
Femmes 495218 510815 526596 542542 558661 575065
Total 970947 1001525 1032466 1063731 1095335 1127496
ZONE CENTRE
Hommes 388679 400919 413305 425820 438473 451347
Femmes 402780 415465 428299 441269 454379 467721
Total 791459 816384 841604 867089 892852 919068
ZONE ABIDJAN : ABOBO
Hommes 355587 366786 378117 389566 401141 412920
Femmes 347511 358455 369529 380719 392030 403541
Total 703098 725241 747646 770285 793171 816461
ZONES TEMOINS
DANANE
Hommes 172731 178170 183674 189237 194859 200580
Femmes 173651 179120 184654 190245 195897 201650
Total 346382 357290 368328 379482 390756 402230
TANDA
Hommes 123483 127373 131307 135283 139303 143393
Femmes 128591 132640 136738 140879 145064 149324
Total 252074 260013 268045 276162 284367 292717
TIEBISSOU
Hommes 38808 40030 41267 42516 43780 45065
Femmes 39779 41032 42299 43580 44874 46192
Total 78587 81062 83566 86096 88654 91257
Source : INS, Annuaire des statistiques sociales
Selon des estimations récentes (EDS 2012), la structure par classe d’âge révèle
que la population est extrêmement jeune car en moyenne près de 80% des
individus ont moins de 40 ans dans les zones d’étude. Ce poids
démographique de la jeunesse de la population dans les zones d’intervention
est de plus illustré par le fait qu’environ 48% des personnes sont âgées de 18 à
40 ans comme en témoigne le tableau suivant :
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Tableau 3 : Structure par âge et sexe de la population des zones d’intervention
Zone
Sexe [0-4] [5-11] [12-17] [18-25] [26-33] [34-40] [18-40] [41-99] Total
d'étude
Homme 16,4 22,9 15,0 10,8 7,3 6,4 24,6 21,1 100,0
Centre Femme 15,0 21,7 11,9 12,7 8,6 6,3 27,6 23,8 100,0
Ensemble 15,7 22,3 13,4 11,8 8,0 6,4 26,2 22,5 100,0
Homme 17,2 22,6 14,7 11,5 9,8 7,7 29,0 16,5 100,0
Ouest Femme 16,9 21,3 13,8 13,5 12,2 7,0 32,7 15,3 100,0
Ensemble 17,1 22,0 14,2 12,5 11,0 7,3 30,8 15,9 100,0
Homme 19,4 23,1 10,2 12,2 9,7 6,6 28,5 18,8 100,0
Nord Femme 17,2 20,8 11,7 13,2 12,3 6,4 31,9 18,4 100,0
Ensemble 18,3 21,9 11,0 12,8 11,0 6,5 30,3 18,6 100,0
Homme 12,5 15,0 10,1 18,0 17,3 9,9 45,3 17,0 100,0
Abidjan Femme 12,3 14,8 14,0 20,4 16,6 8,1 45,1 13,7 100,0
Ensemble 12,4 14,9 12,1 19,2 17,0 9,0 45,2 15,4 100,0
Source : INS, Enquête Démographique et de Santé 2012
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témoins, Ce sont Tanda (80%) et Danané (71%) qui enregistrent les plus fortes
proportions à côté d’Abobo (67%).
Tableau 4 : Proportion des localités ayant accueillies des déplacés, conditions d'accueil et prise en
charge des populations (ERPA 2013)
Type d’accueil et de prise Zones d'intervention Zones témoins
en charge OUEST NORD CENTRE ABOBO DANANE TANDA TIEBISSOU TOTAL
L’analyse des conditions d’accueil révèle que dans la majorité des localités
qui ont accueilli des déplacés, ceux-ci ont été intégrés dans les familles (98%)
et dans 7% des localités, ils ont bénéficié d’une portion de terre pour
s’installer. Dans toutes les zones, à l’exception de celle de l’Ouest (94%), c’est
exclusivement à 100% que les localités les ont intégrés dans les familles. En ce
qui concerne l’octroi d’une portion de terrain pour s’installer, ce sont 50% des
localités d’Abobo, 14% des localités de Danané et Tiébissou et 12% des
localités de la zone Ouest qui sont concernées.
S’agissant de la prise en charge, on note que dans 88% des localités, ce sont
les familles qui prennent en charge les déplacés contre 20%, 13% et 8% des
localités où ils sont respectivement pris en charge par eux-mêmes, par la
communauté villageoise ou les organismes. Dans la totalité des localités des
zones enquêtées, à l’exception de la zone Ouest (72%), les familles prennent
en charge les exilés. On notera que c’est à Tanda et dans la zone Ouest
seulement que l’on rencontre des villages où les déplacés sont pris en charge
par les organismes.
Il convient de signaler que selon les dernières estimations, le nombre de
déplacés internes est de 8948 personnes dans les zones de l’étude et de 901
personnes pour la zone de DANANE. La répartition par département est
résumée dans le tableau suivant :
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Tableau 5 : Estimation de la population de déplacés à partir des données monitoring
ZONE INTERVENTION PAPC (OUEST) ZONE TEMOIN
Duékoué Guiglo Toulepleu Zouan-Houien Bloléquin Total Danané
Effectif PDI 664 786 14 76 7408 8948 901
Source : HCR, estimation monitoring 2012
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Tableau 7 : Répartition (en %) des localités par zones d’intervention et zones témoins selon le niveau de
satisfaction, l’existence et le type de projet et les attentes des communautés (ERPA 2013)
Zones d'intervention Zones témoins
Total
OUEST NORD CENTRE ABOBO DANANE TANDA TIEBISSOU
Entièrement 28,6 6,9 25 - 42,9 20 100 26,6
Satisfaction Partiellement 69 75,9 56,2 100 57,1 80 - 65,1
Pas du tout 2,4 17,2 18,8 - - - - 8,3
Existence Oui 52,4 31 6,3 33,3 14,3 - 28,6 33
de projets
similaires Non 47,6 69 93,8 66,7 85,7 100 71,4 67
au PAPC
Existence Oui 31 13,8 6,3 - - 20 - 17,4
d'autres
Non 69 86,2 93,8 100 100 80 100 82,6
projets
Relever le
plafond 45,2 13,8 87,5 100 28,6 20 100 45,9
financement
Augmenter le
Attentes
nombre de 11,9 - 18,8 33,3 14,3 - 14,3 10,1
des
bénéficiaires
Populations
appropriation
des sous 11,9 3,4 37,5 33,3 42,9 - 100 21,1
projets
Autres 69 55,2 12,5 - 57,1 20 - 47,7
Total localités 42 29 16 3 7 5 7 109
Source INS /ERPA2013
Outre les sous-projets PAPC, l’étude a fait des investigations sur l’existence de
projets similaires ou autres projets dans les localités (Tableau 7). A cet effet, on
note que des projets similaires aux sous-projets PAPC existent dans 33% des
localités visitées et la zone Ouest est celles dont le plus grand nombre de
localités en bénéficient (52%), suivie de la zone du Nord (31%) et Abobo
(33%). Parmi les localités témoins, seul Tanda n’en bénéficie pas.
En ce qui concerne les autres projets, ce sont dans l’ensemble seulement 17%
des localités qui en ont fait cas dont 31% des localités de la zone Ouest, 14 %
des localités de la zone Nord et seulement 6% de la zone Centre. Parmi les
localités témoins, c’est seulement à Tanda (20% des localités) qu’on en a fait
cas.
Les communautés des localités où les sous-projets PAPC ont été mis en œuvre
sont en majorité satisfaites. En effet, globalement, 27% ont exprimé leur
entière satisfaction contre 65% qui le sont partiellement. Dans 8% des localités
visitées, les communautés ne sont pas du tout satisfaites. Les communautés
du Centre (19%) et du Nord (17%) sont les plus insatisfaites. A Abobo, toutes
les localités sont partiellement satisfaites de la mise en œuvre des sous-projets
PAPC.
Par rapport aux attentes des populations, il faut noter que les localités
attendent en priorité (46%) un relèvement du plafond de financement. Dans
les zones, 88% des localités du centre, 45% des localités de l’Ouest et 14% des
localités du Nord l’ont cité. Toutes les localités d’Abobo (100%) l’ont relevé.
Dans les localités témoins, on note que l’appropriation des sous-projets par les
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populations est la priorité à Danané (43%), tout comme à Tiébissou à égalité
avec le relèvement du plafond de financement (100%).
4.2.3. Activités économique des jeunes et associations de développement
L’étude, à travers l’enquête, permet de relever l’existence d’organisations
communautaires de base (OCB) financées par le PAPC dans 17% des
localités visitées, notamment à l’Ouest (26% des localités) et au Nord (14% des
localités) en ce qui concerne les zones cibles et seulement à Tanda (80%) en
ce qui concerne les localités témoins. Même si 14% des localités du Nord et
80% des localités de Tanda ont affirmé avoir bénéficié d’OCB financées par
le PAPC, il convient de relever que dans les faits, aucune OCB n’a été l’objet
de financement par le PAPC dans ces zones. Il s’agit certainement d’une
confusion faite par les communautés villageoises de ces zones.
On notera par ailleurs que d’autres genres d’OCB (non financées par le
PAPC) existent dans 67 % des localités visitées, notamment à l’Ouest (88% des
localités), au Nord (83%) et à Danané (100%).
Tableau 8 : Existence d’organisation communautaire de bases (ERPA 2013)
Zones d'intervention Zones témoins
Total
OUEST NORD CENTRE ABOBO DANANE TANDA TIEBISSOU
Existent-ils des Oui 26,20 13,80 80,00 17,40
Organisations
Communautaires
de Base (OCB)
financées par Non 73,80 86,20 100,00 100,00 100,00 20,00 100,00 82,60
PAPC dans votre
localité
Existence d'autre Oui 88,10 82,80 18,80 33,30 100,00 20,00 67,00
genre d’OCB Non 11,9 17,2 81,3 66,7 80,0 100,0 33,0
Effectifs des localités 3 7 5 7 16 29 42 109
Source INS /ERPA2013
Contribution au
développement du 25,00 36,40 75,00 42,10
Attentes village
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Dans les localités où l’on a des OCB financées par le PAPC, près de 21%des
populations affirment que la localité ne bénéficie pas du tout des retombées
des OCB contre 58% qui affirment le contraire. Au Nord, toutes les localités
(100%) affirment avoir beaucoup bénéficié des retombées.
Concernant le fonctionnement, on note que sur l’ensemble des localités
concernées, la grande majorité (74%) se dit satisfaite du fonctionnement. Les
localités qui ne sont pas satisfaites avancent comme raisons le manque de
moyen et de suivi. En termes d’attentes, les populations attendent surtout une
meilleure gestion (42%) et une contribution au développement de la localité
(42%).
Dans le cadre de la présente étude, des informations ont été collectées sur
l’identification, l’éducation, la santé, l’hydraulique et les infrastructures routières. Les
informations ont porté entre autres sur l’accessibilité des services, l’impact de la crise,
la réhabilitation, etc.
L’Etude de base sur les centres d’état civil et les connaissances, attitudes et
pratiques des populations en matière d’état civil réalisée par l’ INS en 2012 1 a révélé
que dans les régions du GBEKE, GUEMON, et TONKPI, respectivement 83%, 80% et
79,6% des populations âgées de 15 ans et plus sont déclarées à l’état civil et
respectivement 60%, 51% et 51% disposent d’un acte de naissance. Les principales
raisons de non déclaration et de non disponibilité évoquées sont les négligences et
les pertes.
Dans le cadre de la présente étude, les populations ont été interrogées pour évaluer
la disponibilité, l’accessibilité et la qualité des services.
Près de 51% des centres d’état civil rattachés aux localités enquêtées dans le cadre
de cette étude ont été affectés par la crise. Les zones les plus touchées sont l’ouest
(79%), le Nord (41%), Danané (100%). A Abobo, c’est un centre d’état civil sur trois.
1
Etude de base sur les centres d’état civil et les connaissances, attitudes et pratiques des populations
des régions du GBEKE, GUEMON, KABADOUGOU, TONKPI et WORODOUGOU en matière d’état civil, INS
2012
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L’ampleur des dégâts varie d’une zone à une autre. Cependant dans l’ensemble, la
plupart des centres d’état civil (38%) a été saccagée/incendiée contre 9%
partiellement détruits et 4% entièrement détruits. L’impact des dégâts est
perceptible à l’Ouest et à Danané où respectivement 61,9% et 71,4% des centres
d’état civil ont été saccagés ou incendiés.
Sur les 51% de centres qui ont subi l’impact, 33% ont été réhabilités contre 17% qui
n’en ont pas bénéficiés. Dans les zones, on note que tous les centres du Nord qui ont
subi l’impact de la crise ont été réhabilités, au contraire des autres zones où ce sont
un peu plus de la moitié. On relèvera par ailleurs qu’à Danané, très peu (14.3% des
centres affectés) ont été réhabilités. Sur les 33% de centres réhabilités, le PAPC a
financé environ 2% (à Danané et dans la zone Nord) tout comme la
communauté et 4% par des opérateurs économiques. Les 26% restants l’ont
été par d’autres structures dont l’Etat de Côte d’Ivoire (mairie, conseil
généraux, etc.) et autres institutions internationales.
Tableau 11 : Accès aux centres d'état civil et qualité des services (ERPA 2013)
Zones d'intervention Zones témoins
Ensemble
OUEST NORD CENTRE ABOBO DANANE TANDA TIEBISSOU
Moins de 30
23,8 13,8 18,8 33,3 - 40 - 18,3
mn
Temps mis pour
30 mn à 1h 38,1 41,4 12,5 66,7 28,6 40 57,1 36,7
joindre le CEC
Plus d'une
38,1 44,8 68,8 - 71,4 20 42,9 45
heure
Exigence Oui 50 31 81,3 33,3 100 - 85,7 52,3
d'autres frais
pour les actes Non 50 69 18,8 66,7 - 100 14,3 47,7
de naissance
Temps Moins de 30
59,5 31 50 33,3 28,6 80 85,7 50,5
d'attente pour mn
la 30 mn à 1h 19 37,9 18,8 33,3 42,9 20 14,3 25,7
déclarationd'un Plus d'une
21,4 31 31,3 33,3 28,6 - - 23,9
AN heure
Existence d'un Oui 28,6 55,2 31,3 - 14,3 60 42,9 36,7
CEC
Non 71,4 44,8 68,8 100 85,7 40 57,1 63,3
secondaire
Ensemble 42 29 16 3 7 5 7 109
Source INS /ERPA2013
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En termes de temps, dans la majorité des localités (45%), il faut plus d’une
heure pour se rendre au centre d’état civil pendant que dans 38%, il faut 30
mn à 1 heure de temps. Cela témoigne de l’éloignement des centres d’état
civil. Les zones de l’Ouest, notamment Danané (71% des localités sont à plus
d’une heure du centre d’état civil), Centre (69%) s’illustrent comme les zones
dont les localités ont plus de problème d’accessibilité aux services de l’état
civil.
Même si la loi autorise seulement les frais de timbre pour l’établissement de
l’acte de naissance en Côte d’Ivoire, des pratiques frauduleuses se sont
développées dans les centres d’état civil d’autant plus que les communautés
ont révélé l’exigence d’autres frais. Ce sont en général des frais exigés par les
agents d’état civil pour accélérer la délivrance des actes de naissance avec
quelquefois des prétextes de rupture de papier ou de timbres (Etude de base
sur les centres d’état civil et les connaissances, attitudes et pratiques des populations
des régions du GBEKE, GUEMON, KABADOUGOU, TONKPI et WORODOUGOU en
matière d’état civil, INS 2012). Dans plus de la moitié des localités (52%), les
communautés l’ont révélé. C’est une pratique beaucoup courante au
Centre (81%), et à l’Ouest (50%). Cela est confirmé par les localités témoins
de Tiébissou (86%) et Danané (100%).
Tout comme l’exigence de frais autres que les frais de timbre pour
l’établissement d’un acte de naissance, le temps d’attende apparait
également comme un frein. L’enquête a révélé que dans la majorité des cas,
il faut moins d’une heure d’attente dans les services pour déclarer une
naissance : dans 51% des localités, les communautés l’ont affirmé contre 26%
pour plus d’une heure. La célérité dans la déclaration des naissances semble
beaucoup plus courante à Tiébissou et Tanda : respectivement 86% et 80%
des localités l’ont affirmé.
Les centres d’état civil secondaires constituent une solution pour le
rapprochement des services de l’état civil des populations. L’enquête a
permis de révéler son existence dans 37% des localités enquêtées. La zone la
plus pourvue semble être la zone Nord et au Centre où respectivement 55%
et 31% des localités en bénéficient (60% des localités de la zone témoin de
Tanda et 43% de Tiébissou).
[2.]. Education
Par rapport à l’éducation, on note que 97% des localités visitées lors de
l’enquête sont dotées d’une école primaire. Dans les zones du Centre et de
l’Ouest, respectivement 13% et 2% des localités n’ont pas d’école primaire.
Partout ailleurs, toutes les localités en sont pourvues. Ces écoles sont
pratiquement toutes gérées par l’Etat à travers le COGES, quelle que soit la
zone. Au total, l’on a estimé au cours de l’enquête 822 classes du primaire,
777 enseignants et 35 360 élèves. Ce qui donne une moyenne de 43
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élèves/classe (variation de 40 à 487classes dans les zones) et un enseignant
pour 46 élèves (variation de 42 à 54 élèves/enseignant dans les zones).
Tableau 12 : Accès à l'éducation (ERPA 2013)
Zones d'intervention Zones témoins
Ensemble
OUEST NORD CENTRE ABOBO DANANE TANDA TIEBISSOU
Disponibilité d'une Oui 97,60 100,00 87,50 100,00 100,00 100,00 100,00 97,20
école primaire
Non 2,40 12,50 2,80
Etat 19,50 6,90 20,00 10,40
COGES
Mode de gestion 78,00 93,10 100,00 100,00 100,00 80,00 100,00 88,70
(école)
Ecole affectée par Oui 78,10 41,40 14,30 66,70 85,70 50,90
la crise Non 21,90 58,60 85,70 33,30 14,30 100,00 100,00 49,10
Enfants inscrits au Oui 100,00 93,10 81,30 100,00 100,00 100,00 100,00 95,40
CP1 sans extrait de
naissance Non 6,90 18,80 4,60
Ensemble 42 29 16 3 7 5 7 109
Source INS /ERPA2013
La moitié (51%) des écoles des localités a été affectée par la crise. Les
localités de l’Ouest (78%), notamment Danané (86%), et d’Abobo (67%) sont
celles dont les écoles ont le plus été affectées.
Dans les écoles des localités visitées, on enregistre des élèves sans extrait de
naissance inscrits au CP1. Leur effectif a été estimé à quelque 9 306 sur
l’ensemble des localités visitées. Ce phénomène a été notifié dans
pratiquement toutes les localités visitées (95%. Il n’y a qu’au centre (19%) et
au nord (7%) où certaines localités n’en ont pas fait mention .
L’ampleur des dégâts subis lors de la crise est consignée dans le Tableau. On
note ainsi que dans 33% des localités dont l’école a été affectée, l’école a
été détruite partiellement, dans 32% des localités, elle a été
saccagée/incendiée et dans 20% des localités, l’école a été entièrement
détruite. On a enregistré par ailleurs le départ d’enseignants dans 15 % des
localités. Dans la zone Ouest, les écoles ont été pour la plupart
saccagées/incendiées (41% des localités). Au Nord, c’est le départ des
enseignants qui a été l’impact majeur (58% des localités) tandis qu’au
Centre, toutes les écoles ont été partiellement détruites, tout comme Abobo.
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Tableau 13 : Degré de dégâts et réhabilitation des écoles (ERPA 2013)
Zones d'intervention Zone témoin
Ensemble
OUEST NORD CENTRE ABOBO DANANE
Entièrement détruit 21,9 - - - 66,7 20,4
Partiellement détruit 34,4 16,7 100,0 100,0 16,7 33,3
Ampleur des
dégâts Saccagé/incendié 40,6 25,0 16,7 31,5
Départ des
3,1 58,3 14,8
enseignants
Oui 65,6 50,0 50,0 50,0 100,0 64,8
Réhabilitation
Non 34,4 50,0 50,0 50,0 35,2
Ces écoles affectées par la crise ont été réhabilitées dans 65% des localités.
Ce sont les localités de l’Ouest qui semblent le plus bénéficier de la
réhabilitation puisque près de 7 localités sur 10 (66%) ont vu leur école
réhabilitée (100% des localités de Danané). Partout ailleurs, c’est la moitié
des localités qui ont vu leurs écoles faire l’objet de réhabilitation.
Les écoles ont été presqu’exclusivement réhabilité par le PAPC. En effet, 74%
des écoles ont été réhabilitées, par le PAPC, 6% par la communauté et 20%
par d’autres structures. Partout, c’est le PAPC qui a réhabilité les écoles sauf à
l’Ouest où on note l’intervention de la communauté (10% des localités) et
d’autres structures (33%).
[3.]. Santé
Sur l’ensemble des 109 localités qui ont fait l’objet de l’enquête, 42%
disposent d’un centre de santé. Les zones les plus pourvues sont Abobo
(100%), le Nord (52% des localités) et l’Ouest (38%). Par rapport aux localités
témoins, on note que 80% des localités visitées de Tanda disposent d’un
centre de santé contre 29% des localités de Danané et de Tiébissou. Le
nombre total de lits estimé par les responsables de ces établissements
sanitaires lors de l’enquête est 340 et le personnel qui y travaille se compose
comme suit : 14 médecins, 91 sages-femmes/infirmiers et 158 aides-
soignantes.
La gestion de ces centres incombe pour la majorité aux COGES (65% des
localités contre) et à l’Etat (28%). Aux dire des communautés, sur l’ensemble
des localités qui disposent d’un centre de santé, 37% (près de 4 centres de
santé sur 10) ont subi des dégâts pendant la crise. La zone la plus touchée est
l’Ouest (7 centres de santé sur 10) et celle qui a été la moins touchée est le
Nord (2 centres de santé sur 10).
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Tableau 14 : Disponibilité, mode de gestion et impact de la crise dans les centres de santé (ERPA 2013)
Zones d'intervention Zones témoins
Ensemble
OUEST NORD CENTRE ABOBO DANANE TANDA TIEBISSOU
Disponibilité Oui 38,1 51,7 25 100 28,6 80 28,6 42,2
d'un centre de
santé Non 61,9 48,3 75 71,4 20 71,4 57,8
Ensemble 42 29 16 3 7 5 7 109
Source INS /ERPA2013
Par rapport à la nature des dégâts, il ressort que la plupart (41%) des centres
de santé affectés a été saccagée ou incendiée. Environ 29% ont été
partiellement détruits contre 18% totalement détruits. Dans 12% des centres,
c’est le départ du personnel de santé qui a été signalé. A Abobo, tous les
centres affectés ont été saccagés ou incendiés. Au Centre, c’est la
destruction totale qui prime (100%) tandis qu’à l’Ouest, la majorité a été
saccagée ou incendiée (46%).
En termes de réhabilitation, on relève que 88% des centres de santé affectés
ont été réhabilités : 100% des centres de santé du Centre et de l’Ouest, 67%
des centres de santé du Nord. Aussi, la réhabilitation de 35% des centres de
santé affectés incombe au PAPC contre 6% à la communauté et 6% aux
opérateurs économiques. Les autres structures interviennent pour 41% des
centres de santé.
Tableau 15 : Ampleur des dégâts et réhabilitation des centres de santé (ERPA 2013)
Zones d'intervention Zone témoin
Ensemble
OUEST NORD CENTRE ABOBO DANANE
Entièrement détruit 9,1 33,3 100 17,6
Partiellement détruit 36,4 100 29,4
Degré des
dégâts Saccagé/incendié 45,5 33,3 100 41,2
Départ du personnel
9,1 33,3 11,8
de santé
Oui 100 66,7 100 100 88,2
Réhabilitation
Non 33,3 100 11,8
PAPC 27,3 50 100 100 40
Structure de Communauté 9,1 6,7
réhabilitation opérateurs
(Financement) 9,1 6,7
économiques
Autres 54,5 50 46,6
Ensemble 11 3 1 1 1 17
Source INS /ERPA2013
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[4.]. Hydraulique
Pour s’approvisionner en eau dans la plupart des localités (54%), il faut moins
de 30 mn. Dans 29% des localités, le temps moyen pour s’approvisionner en
eau se situe entre 30mn et une heure pendant les communautés de 17% des
localités mettent plus d’une heure. Le Centre apparait comme la zone où
l’accès à l’eau de boisson est plus difficile en termes de temps mis. En effet,
au regard des données du tableau, dans près de 38% des localités visitées, les
populations mettent plus d’une heure pour s’approvisionner (moins de 15%
des localités au Nord et à l’Ouest). Naturellement, Abobo, toutes les localités
mettent moins de 30 minutes. En termes de disponibilité, on note que ce sont
au total 79% des localités visitées qui disposent d’une pompe villageoise
fonctionnelle et 8,3% qui disposent d’une HVA.
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Tableau 16 : Accessibilité à l’eau potable (ERPA 2013)
Zones d'intervention Zones témoins
Ensemble
OUEST NORD CENTRE ABOBO DANANE TANDA TIEBISSOU
Rivière/marigot 4,8 25,0 5,5
principale
source Pompe villageoise 78,6 93,1 43,8 85,7 80,0 71,4 75,2
d'approvision
HVA 7,1 12,5 14,3 28,6 7,3
nement en
eau de Eau courante 6,9 18,8 100,0 7,3
boisson
Puits 9,5 20,0 4,6
Temps moyen Moins de 30 mn 59,5 55,2 31,3 100,0 57,1 80,0 28,6 54,1
mis pour aller
30 mn à 1h 28,6 31,0 31,3 28,6 - 57,1 29,4
chercher de
l'eau Plus d'une heure 11,9 13,8 37,5 14,3 20,0 14,3 16,5
Pompe villageoise
78,6 89,7 56,3 85,7 100,0 100,0 78,9
fonctionnelle
Disponibilité
Pompe villageoise
d'une pompe 7,1 6,9 25,0 8,3
non fonctionnelle
villageoise
Pas de pompe
14,3 3,4 18,8 100,0 14,3 12,8
villageoise
HVA fonctionnelle 7,1 6,9 6,3 14,3 28,6 8,3
Disponibilité HVA non
7,1 12,5 20,0 5,5
d'une HVA fonctionnelle
Pas de HVA 85,7 93,1 81,3 100,0 85,7 80,0 71,4 86,2
Ensemble 42,0 29,0 16,0 3,0 7,0 5,0 7,0 109,0
Source INS /ERPA2013
Près de 35% des localités ont vu leurs routes subir des dégâts en raison de la
crise. C’est au centre que les localités ont le plus souffert de la dégradation
des routes : 44% des localités (contre 41% à l’Ouest (86% à Danané) 21% au
Nord et 67% à Abobo. A Tanda et Tiébissou, aucune localité n’a vu sa route
affectée du fait de la crise.
Sur les 35% des localités qui ont vu leurs routes subir des dégâts du fait de la
crise, 26% ont eu des routes partiellement détruites contre 9% dont les routes
ont été entièrement détruites. Les localités de la zone Ouest sont celles dont
les routes ont subi le plus de dégâts (19%).
Aussi, peut-on noter que sur les 35% des localités dont les routes ont subi des
dégâts, 13% ont vu leur route réhabilitée (25% sur 44% des localités du Centre,
17% sur 21% des localités du Nord, 5% sur 41% des localités de l’Ouest). Les
localités de l’Ouest sont celles qui ont le moins bénéficiées de la réhabilitation
des routes.
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Tableau 17 : Praticabilité, impact de la crise et réhabilitation des routes (ERPA 2013)
Zones d'intervention Zones témoins
Ensemble
OUEST NORD CENTRE ABOBO DANANE TANDA TIEBISSOU
Praticabilité Oui 35,7 34,5 31,3 66,7 14,3 42,9 33
de la route en
toute saison Non 64,3 65,5 68,8 33,3 85,7 100 57,1 67
opérateurs
Structure de 3,4 6,3 1,8
économiques
financement
Autres 4,8 13,8 18,8 66,7 14,3 11
Ensemble 42 29 16 3 7 5 7 109
Source INS /ERPA2013
Tableau 18 : Nature, origine et sources potentielles de conflits dans les localités cibles (ERPA 2013)
Zones d’intervention Zones témoins
Total
Abobo Centre Nord Ouest Danané Tanda Tiébissou
exclusion/xénophobie 20 0 0 0 0 0 0 1,67
fonciers 20 0 90 50 100 0 100 56,67
Sources
rivalités ethniques 20 0 0 4,76 0 0 0 5
Potentielles
des Conflits politique 40 0 10 38,1 0 0 0 31,67
succession/chefferie 0 0 0 4,76 0 0 0 3,33
Page 26 sur 56
populations, à l’opinion sur la situation sécuritaire et à l’aide pour la
reconstruction de la localité.
S’agissant des localités affectées par la crise, 35% des localités visitées
affirment être affectées par la crise contre 65%, dans l’ensemble des zones.
Parmi les localités affectées par la crise, les proportions les plus élevées, sont
enregistrées à Abobo (67%) et à l’Ouest (54,8%) qui constituent la zone
d’intervention du PAPC dans la phase additionnelle. Par contre dans la zone
témoin, le Département Tiébissou qui possède la proportion la plus élevée est
seulement de 28,6%.
AIDE POUR LA RECONSTRUCTION DES oui 33.33 10.00 39.13 0.00 0.00 28.21
LOCALITES non 66.67 90.00 60.87 100.00 100.00 71.79
Page 27 sur 56
localités relevant dudit département. Cet état de fait pourrait s’expliquer ces
localités étaient sous contrôle gouvernemental.
Ainsi les réponses relatives à la destruction d’habitation, à l’aide pour la
réinsertion des populations, à l’aide pour la reconstruction des localités et à
l’opinion sur la situation sécuritaire proviennent des autres localités qui ont
affirmé avoir vécu des conflits.
Dans l’ensemble des zones où les localités ont vécu des conflits, 61.54%
répondent avoir subi des destructions d’habitation contre 38.46%. A Abobo et
dans la zone ouest constituent les zones où l’on enregistre des taux élevés
100% et 87%.
Répondant à la question relative à l’aide pour la reconstruction des localités,
28.21% des localités abondent dans le sens de bénéficier de l’aide contre
71.79%. Dans la zone d’intervention PAPC, seule la zone Ouest où l’aide
semble élevée avec un taux de 39,13%.
De ce qui est de l’aide pour la réinsertion des populations, parmi les 52,2% des
localités ayant vécu des conflits affirment avoir bénéficié de l’aide contre
48,7%.
Enfin sur la situation sécuritaire, plus de la moitié des localités (66,67%) la juge
« bonne » contre seulement 7,69% qui la trouve « préoccupante » quand
25,64% jugent la situation sécuritaire précaire. Dans la zone d’intervention
PAPC, les localités du Nord et de l’Ouest jugent la situation sécuritaire
davantage « bonne » avec des taux respectifs de 80% et de 69,57%
Tableau 20 : Dispositions prises pour la prévention des conflits dans les localités cibles (ERPA 2013)
ZONE D'INTERVENTION PAPC ZONE TEMOIN
Total
Abobo Centre Nord Ouest Danané Tanda Tiébissou
Amendes 0 47,06 9,09 36,36 33,33 0 50 32,42
Expulsion 0 5,88 0 5,19 0 0 0 3,3
Dispositions pour Lois
100 47,06 84,85 38,96 46,67 100 50 53,3
Prévenir les conflits coutumière
Corvée 0 0 0 3,9 0 0 0 1,65
Autres 0 0 6,06 15,58 20 0 0 9,34
Total 100 100 100 100 100 100 100 100
Source INS /ERPA2013
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4.3 Processus d’identification
Pour la Phase Additionnelle du PAPC, li est envisagé la poursuite des sous
projets de la composante « Identification ». Celle–ci est consacrée à la
réhabilitation et à l’équipement des bureaux d’état civil, au renforcement
des capacités des officiers et agents d’état civil et au soutien à l’opération
d’enregistrement à l’état civil et à la régularisation des extraits de naissance
des enfants dans les localités ciblées. Le sous chapitre, « Etat Civil » aborde les
aspects sus évoqués à travers le fonctionnement des services d’état civil, la
production d'extraits de naissance sur la période 2010-2012, la qualité du
personnel et les commodités de travail.
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« Les problèmes culturels et d’accessibilité ». (12 .5%) sont de loin les raisons
de non déclaration des naissances.
Enfin, s’agissant des solutions préconisées, dans l’ensemble des zones,
« Supprimer /augmenter les délais de déclaration (62.5%) constitue dans les
centres d’état civil visités, la solution primordiale et « la gratuité de la
déclaration » (37.5%) reste la solution secondaire. IL se dégage de ce tableau
que le manque/insuffisance de matériel constitue la première difficulté liée
au fonctionnement des centres d’état civil (87.5). La raison de non
déclaration des naissances est portée prioritairement sur
« l’ignorance/analphabétisme des parents » (87.5) et la solution préconisée
porte sur « « Supprimer /augmenter les délais de déclaration (62.5%)
Page 30 sur 56
Ces proportions sont de 0.7%, 6%, et 4.9% pour la même période. Quant à la
zone ouest, elle enregistre également de faibles productions d’extrait de
naissances (16.8%) pour l’année 2010, (18.3%) pour l’année 2011 et (11.6%)
pour celle de 2012.
Cette disproportion observée dans les trois zones d’étude pourrait être
étayée par des données de routine. Elle pourrait également trouver sa
justification dans les campagnes des audiences foraines menées dans le
cadre du processus d’identification de la population en faveur les actions de
sortie de crise couvrant la période de 2010 à 2012.
4.3.3. Renforcement des capacités des officiers et agents d’état civil
Le volet renforcement des capacités des officiers et agents d’état civil fait
référence principalement l’effectif des agents affectés à l’état civil et la
formation reçue. Celui-ci est présenté à travers les résultats obtenus au cours
de l’enquête.
Tableau 22 : Personnel affecté aux services d’état civil (ERPA 2013)
Personnel d'EC CENTRE NORD OUEST ENSEMBLE
Effectif total Formé Effectif total Formé Effectif total Formé Effectif total Formé
L’effectif total du personnel affecté à l’état civil dans les centres d’état civil
visités, est de 87. Parmi ce personnel, 67.8% déclarent avoir reçu une
formation soit 7 agents sur 10 dans l’ensemble des zones. Le corps d’officier
possède la proportion la plus élevée (80%) contre 65.5% des agents d’état
civil secondaire. Pour ce qui est de la formation des officiers, la zone nord
compte 3 officiers sur 5 qui ont reçu une formation ce qui représente un
pourcentage de 60% contrairement aux zones centre et ouest où tous les
officiers ont été formés.
S’agissant de la formation des agents d’état civil secondaire, 44.4% de ceux
de la zone ouest n’ont pas bénéficié de formation. Pour finir, l’on observe que
la zone centre, enregistre l’effectif (3) le plus faible de personnel affecté à
l’état civil notamment les agents d’état civil secondaire. Cette zone compte
également le même effectif (5) d’agent civil que la zone ouest. La qualité
des services dans les centres d’état civil dépend en partie de la formation
réalisée au profit des agents des deuxième et troisième catégories. Celle-ci
doit rester un objectif constant. C’est pourquoi, la proportion de 67.8% des
effectifs formés, bien que non négligeable doit être poursuivie.
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4.3.4. Commodités de travail
L’équipement des centres d’état civil et la disponibilité des intrants relatifs à la
production des extraits de naissances participent à la qualité des services
offerts. Le tableau ci-dessus met en lumière les résultats liés aux aspects
indiqués.
Tableau 23 : Répartition des équipements et de la gestion des stocks des centres d'état
civil
Zones d’intervention
CENTRE NORD OUEST ENSEMBLE
Equipement
mobilier de bureau adéquat 0 60 0 37,5
ligne téléphonique 0 20 0 12,5
salle d'archives climatisée 0 60 0 37,5
meuble de rangement dans la salle d'archive 0 60 0 37,5
Gestion des stocks
Ruptures périodiques de stock de timbres 100 60 50 62,5
Ruptures périodiques de stock de papier 100 80 100 87,5
Source INS /ERPA2013
Dans l’ensemble des zones, 37.5% des centres d’état civil visités déclarent
disposer de mobilier de bureau adéquat avec la même proportion pour la
salle d’archive climatisée et de meuble de rangement dans la salle
d’archives. Cependant, cette proportion cache d’énormes disparités entre
les zones, c’est le cas, dans les zones centre et ouest dont les répondants
affirment ne disposer d’aucun des équipements énumérés. Seulement 12.5%
des réponses favorables aux « oui » dans les centres d’état civil visités
possèdent une ligne téléphonique. Ces lignes téléphoniques sont
exclusivement localisées dans la zone nord. Les autres centres d’état visités
dans les zones centre et ouest répondent qui ne possèdent aucune ligne
téléphonique.
Page 32 sur 56
4.4 Réinsertion économique des jeunes
Le Projet d’Assistance Post-Conflit, dans sa phase additionnelle, attend
s’appuyer sur la composante « Réinsertion économique des jeunes » pour
apporter son appui à la réinsertion socio-économique de 8 500 jeunes gens
vulnérables des deux sexes. Cette volonté manifeste se traduira
conjointement par la mise en place de travaux publics à forte intensité de
main-d’œuvre (THIMO) au profit de 7 000 jeunes vulnérables et non qualifiés
et le soutien à des activités génératrices de revenu (AGR) à 1 500 jeunes
vulnérables qualifiés qui ont perdu des possibilités d’emploi ou des biens
productifs en raison de la crise.
Pour conduire à bien cette activité qui s’inscrit toujours dans la voie de
l’activation du soutien aux efforts de consolidation de la paix, à
l’encouragement de la reprise économique et au renforcement de la
cohésion sociale, il se trouve indispensable de disposer d’informations utiles
sur cette population cible. Aussi, ladite étude offre-t-elle l’opportunité
d’appréhender la situation de ces jeunes à travers l’analyse les données
relatives aux caractéristiques socioéconomiques et à la réinsertion
économique des bénéficiaires des THIMO et AGR des phases précédentes.
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Les bénéficiaires enquêtés au titre des THIMO au cours de l’opération sont en
proportion égale (50%), selon le sexe, dans l’ensemble des zones de
compétence du PAPC. Cependant, ce rapport par zone reste en faveur des
femmes dans les régions centre (54%), nord (61%) et plus particulièrement
dans la commune d’Abobo où 74% des personnes interrogées sont des
femmes.
Figure 2 : Répartition (en %) des bénéficiaires des THIMO par zone selon le sexe
Les bénéficiaires reçus par les enquêteurs sont relativement jeunes (84%) avec
un âge compris entre 20 à 39 ans. Il est à relever cependant une proportion
assez remarquable de bénéficiaires adultes (16%) âgés de 40 ans ou plus
enregistrée dans la zone centre du pays.
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Tableau 25 : Répartition des bénéficiaires par zone selon les caractéristiques économiques
(bénéficiaires THIMO)
Zone d'intervention Zone témoin
Total
ABOBO CENTRE NORD OUEST TIEBISSOU
Occupé 75,9 72,6 91 77,1 92,7 80,2
Au chômage 7,1 2,6 1,3 5,9 0,7 3,6
En quête de 1er emploi 2,7 - - 0,8 - 0,5
Statut Ménagère 4,5 2,9 0,9 2,3 0,7 2,2
d'occupation
(avant la crise) Elève/étudiant 8,9 20,1 5,6 8,2 5,8 11
Rentier - - - 5,7 - 1,7
Invalide 0,9 - 1,3 - - 0,3
Ne Sait pas - 1,7 - - - 0,5
Occupé 82,1 77,3 97,9 56,7 94,9 77,7
Au chômage 12,5 10,5 2,1 23,5 1,5 11,9
En quête de 1er emploi 1,8 0,9 - 5,7 - 2,1
Statut
d'occupation Ménagère 2,7 8,2 - 6,8 2,2 4,9
(après la crise)
Elève/étudiant 0,9 3,2 - 0,6 1,5 1,4
Rentier - - - 5,9 - 1,8
Ne Sait pas - - - 0,8 - 0,3
Secteur public/parapublic 16,1 2,6 18,9 1,7 - 6,5
Secteur privé formel 24,1 1,7 43,3 2 3,6 12,4
Secteur
Secteur agricole informel 4,5 2 9,9 22,4 53,3 15,9
d'activité
Secteur informel non agricole 49,1 78,7 25,8 49 39,4 52
Ne Sait pas 6,3 14,9 2,1 24,9 3,6 13,2
Ensemble 112 343 233 353 137 1178
Source : INS/ERPA 2013
Dans l’ensemble, la majorité (68%) exerce dans le secteur informel avec une
large proportion dans le secteur informel non agricole (77% du secteur
informel). La zone témoin (Tiébissou) se caractérise par la prédominance des
bénéficiaires des THIMO enregistrés dans le secteur agricole informel (53%).
Quant à la zone nord, c’est le secteur privé formel qui enregistre beaucoup
plus cette catégorie de bénéficiaires (43%).
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Figure 3 : Répartition (en %) des bénéficiaires des AGR par zone selon le sexe
90
Proportion (%)
80
70
60
50
40
30
20
10
0
ABOBO CENTRE NORD OUEST Total
Zone d'étude
Sexe Masculin Sexe Féminin
Comme les bénéficiaires des THIMO, ceux des AGR sont relativement jeunes
avec un âge à 84% compris entre 20 et 39 ans et vivent majoritairement en
union (59%) dans leur ensemble. Pourtant, pris par zone, les célibataires
demeurent les plus nombreux dans l’effectif des personnes bénéficiaires dans
les zones d’Abobo (55%) et du nord (56%).
Page 36 sur 56
Tableau 26 : Répartition des bénéficiaires AGR par zone selon les caractéristiques économiques
Zone d’intervention
Total
ABOBO CENTRE NORD OUEST
Masculin 57,4 83,9 59,6 43 56,8
Sexe
Féminin 42,6 16,1 40,4 57 43,2
15-19 5,8 1
20-24 21,3 17,7 36,5 13,3 19,6
25-29 38,3 17,7 28,8 20 24
Age 30-34 29,8 16,1 17,3 29,6 24,7
35-39 4,3 17,7 9,6 20,7 15,5
40-44 4,3 12,9 1,9 7,4 7,1
45 et plus 2,1 17,7 8,9 8,1
Jamais marié 55,3 38,7 55,8 23 37,2
Union libre 17 17,7 19,2 32,6 24,7
Situation
Marié (e) 25,5 37,1 25 39,3 34,1
matrimoniale
Divorcé/séparé 4,8 1
Veuf 2,1 1,6 5,2 3
Oui 72,3 74,2 76,9 77 75,7
Alphabétisation
Non 27,7 25,8 23,1 23 24,3
Jamais scolarisé 29,8 27,4 21,2 18,5 22,6
Préscolaire 3,2 1,9 1
Primaire 29,8 33,9 50 36,3 37,2
Niveau
2ndaire 1er cycle 14,9 17,7 17,3 24,4 20,3
d'instruction
2ndaire 2ème cycle 17 12,9 3,8 17,8 14,2
Supérieur 6,4 4,8 3,8 1,5 3,4
Programme non formel 2,1 1,9 1,5 1,4
Occupé 83 67,7 78,8 85,2 80,1
Au chômage 6,4 1,6 3,8 0,7 2,4
Statut En quête de 1er emploi 2,1 1,9 0,7
d'occupation
(avant la crise) Ménagère 4,3 1,6 3,8 0,7 2
Elève/étudiant 4,3 29 11,5 10,4 13,5
Rentier 3 1,4
Occupé 87,2 83,9 96,2 71,9 81,1
Au chômage 6,4 9,7 3,8 18,5 12,2
En quête de 1er emploi 2,1 0,3
Statut
d'occupation Ménagère 4,3 1,6 3 2,4
(après la crise)
Elève/étudiant 4,8 0,7 1,4
Rentier 5,2 2,4
Ne Sait pas 0,7 0,3
Secteur public/parapublic 4,3 4,8 1,9 3 3,4
Secteur privé formel 23,4 4,8 17,3 0,7 8,1
Secteur
Secteur agricole informel 2,1 32,3 1,9 5,2 9,8
d'activité
Secteur informel non agricole 61,7 45,2 75 77,8 67,9
Ne Sait pas 8,5 12,9 3,8 13,3 10,8
Ensemble 47 62 52 135 296
Source : INS/ERPA 2013
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majoritairement alphabétisés avec un niveau minimum du cycle primaire
acquis et demeurent occupés dans l’ensemble.
Ainsi, sur 1178 jeunes bénéficiaires des THIMO, 96% ont été recrutés
essentiellement entre 2009 et 2013. L’observation du tableau de répartition
des bénéficiaires selon l’année de recrutement et par zone montre que ceux-
ci sont issus en très grande partie des recrutements de 2012 et de 2013
respectivement pour les zones Abobo (70%) et de l’Ouest (69%).
Les salaires perçus servent pour 66% des interrogés à couvrir partiellement leur
besoin dans l’ensemble. Aussi, la majorité (63%) des bénéficiaires s’emploie à
Page 38 sur 56
réaliser diverses autres petites activités économiques notamment des travaux
liés à la maçonnerie (17%), la production/vente de culture vivrière (12%), la
production/vente de produits agricoles de rente (6%), etc. Cela s’observe
dans toutes les zones de compétence du PAPC plus particulièrement dans la
zone de Tiébissou où la très forte majorité (96%) s’adonne à autres activités
économiques. C’est dans la zone ouest qu’on observe un peu plus de la
moitié des bénéficiaires (51%) à demeurer sans activités secondaires.
Tableau 27 : Recrutement et activités économiques des bénéficiaires THIMO
Zone d'intervention Zone témoin
Total
ABOBO CENTRE NORD OUEST TIEBISSOU
2007 - 1,5 9,9 - - 2,4
2008 0,9 1,5 4,3 - - 1,4
2009 - 12,2 48,1 - 47,4 18,6
4Les enquêtés devant faire des efforts de mémoire, des défaillances ont du s’introduire à ce niveau
étant donné que le PAPC n’a pas fait de recrutement en 2013
5Ce salaire semble anormal par rapport aux taux du PAPC
6 Idem
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Tableau 28 : Couverture des besoins vitaux et autres activités économiques des THIMO
Zone d'intervention Zone témoin
Total
ABOBO CENTRE NORD OUEST TIEBISSOU
Totalement 5,4 3,9 0,4 5,4 24,8 6,4
Couverture
des besoins Partiellement 52,2 78,1 68 56,2 62,8 66,4
vitaux
Pas du tout 42,4 18 31,6 38,4 12,4 27,2
Production/vente de
5,4 - 20,6 8,2 42,3 12
cultures vivrières
Production/vente de
produits agricoles de 7,1 2 3 10,2 10,2 6,1
rente
Pêche/vente des
1,8 0,9 - 0,6 2,2 0,8
produits de la pêche
Production/Vente de
0,9 1,7 9 1,1 0,7 2,8
produits maraîchers
Production/Vente
d’attiéké/ Pâte de 3,6 0,9 0,4 1,7 4,4 1,7
manioc
Extraction et vente
d’huile de Palme
Autre activités
Élevage/vente de - 1,2 3 - 0,7 1
économiques
produits d’élevage
(lait, œufs, volailles)
Chasse/cueillette/Vent
e de produits de la 0,9 0,3 0,4 - - 0,3
Chasse/cueillette
Petits métiers (maçon,
charpentier,
cordonniers,
16,1 29,7 6,4 12,7 19 17,5
Production/Vente de
Boisson local (vin de
palme, tchapalo, etc.)
Autres 24,1 28,3 21,5 14,7 16,8 21,1
Aucune 40,2 35 35,6 50,7 3,6 36,7
Ensemble 112 343 233 353 137 1178
Source : INS/ERPA 2013
Au titre des AGR, tous les bénéficiaires interrogées (98%) ont fait l’objet
d’intégration au projet, essentiellement en 2009 (21%) et 2013 (55%), avec
une forte proportion en 2012 (plus de la moitié de l’effectif total). C’est en
2012 que la plupart des bénéficiaires interrogés dans les zones Abobo (77%)
et Ouest (84%) ont intégré les AGR.
Les bénéficiaires des AGR ont presque tous apprécié, à leur juste valeur, le
mode de recrutement qui s’est opéré par dossier/test (87%) et ont reconnu
avoir à 98% bénéficié de formation conséquente dans la gestion de leur
activité. Ces bénéficiaires (73%) dans leur ensemble, déclarent avoir été
assistés par le PAPC pendant leur installation (73%). C’est seulement ceux de
la zone nord (69%) et de la zone Abobo (60%) qui proclament en majorité
n’avoir pas bénéficié d’assistance pendant l’installation.
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rémunération. On observe néanmoins une proportion remarquable (20%) qui
perçoit plus de 60 000 FCFA à titre de revenu mensuel.
Tableau 29 : Recrutement et formation des bénéficiaires AGR
Zone
Total
ABOBO CENTRE NORD OUEST
2007 2,1 - 1,9 - 0,7
2008 - - - 1,5 0,7
2009 - 9,7 9,6 - 3,7
2010 - 71 32,7 0,7 20,9
Année de l'intégration
2011 4,3 12,9 11,5 3 6,8
2012 76,6 - 28,8 83,7 55,4
20137 17 4,8 15,4 11,1 11,5
Ne sait pas - 1,6 - - 0,3
Par dossier/test 74,5 88,7 82,7 92,6 87,2
Mode de recrutement connaissance 25,5 11,3 17,3 4,4 11,5
Autres - - - 3 1,4
Oui 93,6 98,4 98,1 100 98,3
Formation reçue
Non 6,4 1,6 1,9 - 1,7
Oui 40,4 77,4 30,8 99,3 73,3
Installation
Non 59,6 22,6 69,2 0,7 26,7
Oui 57,4 62,9 46,2 90,4 71,6
Suivi de l'activité
Non 42,6 37,1 53,8 9,6 28,4
1000 à 19000 34 74,2 55,8 20,7 40,2
20000 à 29000 27,7 3,2 26,9 13,3 15,9
30000 à 39000 14,9 1,6 5,8 12,6 9,5
Revenu mensuel
40000 à 49000 2,1 3,2 3,8 11,1 6,8
50000 à 59000 4,3 9,7 3,8 8,1 7,1
60000 et plus 17 8,1 3,8 33,3 20,3
Ensemble 47 62 52 135 296
Source : INS/ERPA 2013
Aussi, avant leur aux AGR, les bénéficiaires étaient pour la plupart occupés et
se retrouvaient beaucoup plus dans l’informel (35%) et dans le commerce
(20%).
7
Il s’agit ici de reliquat de bénéficiaires
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Tableau 30 : Activités économiques et opinion des bénéficiaires AGR
Zone
Total
ABOBO CENTRE NORD OUEST
Agriculteur 29 9,6 1,5 8,4
Pêcheur 0,7 0,3
Eleveur 1,9 3,7 2
Commerçant 6,4 3,2 17,3 34,1 20,3
Activités
économiques Travailleur dans le privé 23,4 6,5 15,4 1,5 8,4
antérieures
Travailleur dans le public 2,1 4,8 1,4
Travailleur dans l'informel 48,9 22,6 44,2 32,6 35,1
Autre à préciser 6,4 14,5 5,8 1,5 5,7
Aucune activité 12,8 19,4 5,8 24,4 18,2
Un bon salaire 27,7 19,2 2,2 8,8
Extension du projet à d'autres
8,5 3,2 1,9 6,7 5,4
localités
Attente du projet
Amélioration des conditions de
23,4 1,6 44,2 32,6 26,7
travail
Autre à préciser 40,4 95,2 34,6 58,5 59,1
Bon 97,9 98,4 92,3 99,3 97,6
Que pensez-vous
Mauvais 3,8 0,7 1
de la formation
Ne sait pas 2,1 1,6 3,8 1,4
Bon 36,2 66,1 23,1 78,5 59,5
Que pensez-vous
Mauvais 14,9 12,9 19,2 20 17,6
de votre installation
Ne sait pas 48,9 21 57,7 1,5 23
Bon 55,3 66,1 59,6 80 69,6
Que pensez-vous
du suivi de votre Mauvais 6,4 16,1 19,2 19,3 16,6
activité
Ne sait pas 38,3 17,7 21,2 0,7 13,9
Ensemble 47 62 52 135 296
Source : INS/ERPA 2013
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Parmi ceux qui y ont trouvé satisfaction, certains reconnaissent l’amélioration
apportée dans le bien-être de leur famille par leur capacité à la prendre en
charge quand d’autres soutiennent l’opportunité qui s’offre désormais à eux
à entreprendre des affaires (7%).Le mode de recrutement reste très bien
apprécié dans son ensemble (94%).
Pour les AGR, la majorité des personnes soumises aux questionnaires éprouve
une certaine satisfaction à participer au programme parce qu’ils estiment
bonne la formation dispensée (98%), l’aide apportée dans l’installation des
bénéficiaires (60%) et les efforts réguliers constatés dans le suivi de l’activité
par le PAPC sur le terrain (70%). Cependant, les bénéficiaires de la zone nord
semblent assez mitigés dans l’appréciation de l’aide apportée dans leur
installation (58%) ainsi que ceux, à un degré moindre, de la zone Abobo
(49 %).
Quant à leur attente du projet, les souhaits exprimés vont, entre autres, dans
le sens de l’amélioration des conditions de travail (27%), du relèvement du
niveau de salaire (9 %) et de la possibilité d’étendre le projet à d’autres
localités.
Tableau 31 : Opinion des bénéficiaires THIMO
Zone d'intervention Zone témoin
Total
ABOBO CENTRE NORD OUEST TIEBISSOU
Un bon salaire 63,4 5,5 68,2 24,9 61,3 35,7
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CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
L’étude a permis d’estimer à quelques 3 202 et 525 respectivement le nombre
de déplacés et d’exilés dans les localités cibles qui y sont dans la majorité des
cas intégrés et pris en charge par les familles. Les sous-projets mis en œuvre
dans les zones d’intervention du PAPC concernent en majorité la
réhabilitation des infrastructures de base (91% des localités) et la cohésion
sociale (26%). Parallèlement à ces sous-projets PAPC, l’étude a permis de
noter l’existence de projets similaires dans près de 17% des localités. Il
convient de noter à cet effet que les populations sont dans l’ensemble
satisfaites des projets réalisés dans leur localité. Des OCB financées par le
PAPC existent également dans les localités (17%) et les populations dans
l’ensemble se disent satisfaites et estiment recevoir des retombées positives
de ces OCB (58%).
Par rapport à l’accès aux services sociaux de base, on note que 87% des
localités sont à plus de 2 kilomètres des centres d’état civil et que la moitié
(51%) de ces centres a subi des dégâts pendant la crise. Environ 55% des
centre d’état civil qui ont subi un impact de la crise ont été réhabilités. Dans
le domaine de l’éducation, on retient que 97% des localités disposent d’une
école primaire dont 51% ont été affectées par la crise et 65%, réhabilitées
avec l’appui du PAPC pour la plupart. On note par ailleurs qu’un nombre
important d’enfants dans ces zones sont inscrits au CP1 sans extrait de
naissance.
Dans le domaine de la santé, on note que 42% des localités en sont pourvues
de centres de santé dont 37% affectées par la crise. Environ 88% des centres
de santé qui ont subi des dégâts ont été réhabilités par le PAPC en grande
majorité.
En ce qui concerne l’hydraulique, l’étude permet de noter que 75% des
localités s’approvisionnent principalement en eau dans les pompes
villageoises et 7% par le truchement des HVA. Le temps mis pour
s’approvisionner est estimé en moyenne à 30 mn dans la plupart des localités.
Cependant, on retient que 17% des localités mettent plus d’une heure à aller
chercher de l’eau de boisson. En termes d’infrastructures routières, on note
que plus de la moitié des localités ont des difficultés de déplacement en
saison de pluie, notamment.
La section se rapportant à la situation sécuritaire et à la cohésion sociale a
permis de recueillir les opinions et les dispositions prises par les localités pour
prévenir les conflits. Les réponses fournies par les localités relatives à leur
opinion sur les dégâts causés par les conflits, montrent la diversité des
informations recueillies sur la destruction des habitations, sur l’aide pour la
réinsertion des populations et sur la reconstruction des localités. Toutefois, les
localités (66,67%) jugent dans l’ensemble que la situation sécuritaire est
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« bonne ». S’agissant de l’origine ou la nature des conflits, les localités visitées
pensent majoritairement que les conflits ont des origines intracommunautaires
(44,2%) et pour la prévention des conflits, les localités optent pour
l’application des règles et des lois coutumières (53,3%). Quant aux sources
potentielles de conflit, toutes les localités visitées pensent majoritairement
(56,67%) que le foncier est une source potentielle de conflit.
Malgré les efforts entrepris dans le cadre du processus d’identification qui ont
contribué à l’amélioration du fonctionnement des services d’état civil, à la
production des extraits de naissances et aux commodités de travail, les
résultats des centres d’état civil visités révèlent des points d’ombre sur lesquels
des actions rigoureuses doivent être menées dans la cadre de la phase
additionnelle.
Il s’agit de la poursuite de la formation des agents d’état civil, l’équipement
des zones non encore pourvues de mobilier de bureau, de lignes
téléphoniques et d’encourager la population par des campagnes de
sensibilisation à déclarer les naissances dans les délais impartis. Concernant
les ruptures périodiques de stock de timbres et de papiers, des actions de
concertation entre les structures techniques telles le trésor public, l’imprimerie
nationale et le PAPC doivent être initiées en vue de palier à cet état de fait.
Par rapport avec l’insertion économique des bénéficiaires, l’on peut retenir
que les bénéficiaires interrogés ont été intégré depuis leur avènement et la
plus grande proportion a été recrutée entre 2008 et 2013. Ils étaient dans leur
majorité occupés, avant la crise, à exercer pour la plupart dans des activités
dites informelles. Si l’intégration aux programmes est opérée aux prix d’un
recrutement régulier apprécié de tous, les salaires obtenus servent
partiellement à couvrir leur besoin dans son ensemble. Ce qui les contraint à
s’octroyer dans l’ensemble d’autres petites activités économiques telles que
la maçonnerie, la production et vente de produit vivriers pour les
bénéficiaires THIMO.
En termes d’opinion, les bénéficiaires sont d’avis à reconnaitre que le PAPC,
en majorité les a aidés à acquérir des moyens utiles pour améliorer leur
condition de vie en leur donnant la possibilité de s’insérer dans la vie active.
Cela se traduit par les moyens techniques (formations) et financiers
(installation) mis à leur disposition ajouté au suivi de leur activité par des
personnes ressources en charge du PAPC.
Au terme de l’étude, les recommandations suivantes s’imposent :
1- Au titre de la composante 1 :
- La gouvernance du projet qui commande la prise en charge
devra être mieux expliquée aux bénéficiaires afin d’atteindre les
objectifs fixés ;
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- Le nombre de bénéficiaires devra être revu à la hausse afin de
contenter la majorité des populations cibles ;
2- Au titre de la composante 2 :
- Equiper les services d’état civil en mobilier de bureau et moyens
de communication ;
- Rapprocher les centres d’état civil des localités, notamment en
multipliant les centres d’état civil secondaires ;
- Solutionner les cas d’élèves inscrits au CP1 sans extraits de
naissance
3- Au titre de la composante 3 :
- Renforcer les actions de cohésion sociale surtout entre les
communautés afin de réduire les conflits ;
- Faire appliquer la loi et sensibiliser les populations sur le foncier
rural afin de réduire les conflits ;
- Enseigner les valeurs démocratiques aux populations
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ANNEXES
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ZONES CIBLES PAPC
LIBELLE INDICATEURS
ABOBO CENTRE NORD OUEST ENSEMBLE
Localité dont la route a été réhabilitée 66,7 25 17,2 4,8 12,8
4.6. Situation sécuritaire et cohésion sociale (Nature et origine des conflits)
Localité ayant connu un conflit Interethnique (%) 2,4 0,9
Localité ayant connu un conflit intercommunautaire (%) 6,9 4,8 3,7
Localité ayant connu un conflit intracommunautaire (%) 66,7 45,2 20,2
Localité ayant connu un conflit politique (%) 24,1 28,6 19,3
Localité ayant connu un conflit Foncier (%)
4.7. Sources potentielles de conflits
localité dont la source potentielle de conflit est
33,3 0,9
l’Exclusion/xénophobie (%)
localité dont la source potentielle de conflit est le Foncier (%) 31 50 30,3
localité dont la source potentielle de conflit sont les Rivalités
33,3 4,8 2,8
ethniques (%)
localité dont la source potentielle de conflit est la Succession
4,8 1,8
chefferie (%)
4.8 Proportion de localité ayant connu des destructions
10 87 100 60,5
d'habitation au cours de conflits (%)
4.9. Proportion de localité ayant reçu une aide pour la
10 39,1 28,9 50
réinsertion des populations (%)
4.10. Proportion de localité ayant une aide pour la
55 50
reconstruction de la localité(%)
5. IDENTIFICATION
5.1 Difficultés majeures liées au fonctionnement des centres
d’état civil
Localité où le centre d’état civil manque/insuffisance de matériel
100 80 100 87,5
(%)
Localité où le centre d’état civil Insuffisance/manque de personnel
100 40 50 50
qualifié (%)
Localité où le centre d’état civil Démotivation du personnel (%) 0 40 50 37,5
Localité où le centre d’état civil Manque de salle appropriée (%) 100 40 50 50
Localité où le centre d’état civil Ruptures fréquentes de papier (%) 100 40 100 62,5
Localité où le centre d’état civil Ruptures fréquentes de timbre (%) 100 40 50 50
Localité où le centre d’état civil Manque de registres (%) 0 0 50 12,5
5.2 Raisons de non déclaration des naissances(en % de localité)
Pauvreté des parents 0 20 0 12,5
Eloignement du centre 100 40 50 50
Ignorance/analphabétisme des parents 100 100 50 87,5
Refus des parents 0 20 50 25
Problème d'accessibilité (mauvais état de la route) 0 0 50 12,5
Problèmes culturels 0 20 0 12,5
5.3 Solutions préconisées (en % de localité)
Gratuité de la déclaration 100 20 50 37,5
Amélioration de la situation financière des parents 100 20 0 25
Supprimer/augmenter les délais de déclaration 0 80 50 62,5
5.4. Personnel d'EC
Localité où les Officiers formés (%) 100 60 100 80
Localité où Agents d'EC formés 100 75 20 68,2
Localité où Agents d'ECS formés 100 72 55,6 65,5
6. REINSERTION ECONOMIQUE DES JEUNES
6.1 Bénéficiaires THIMO
6.1.1 Statut d'occupation avant la crise
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ZONES CIBLES PAPC
LIBELLE INDICATEURS
ABOBO CENTRE NORD OUEST ENSEMBLE
Occupés 75,9 72,6 91 77,1 80,2
Chômeurs 7,1 2,6 1,3 5,9 3,6
6.1.2 Statut d'occupation après la crise
Occupés 82,1 77,3 97,9 56,7 77,7
Chômeurs 12,5 10,5 2,1 23,5 11,9
6.1.3 Secteurs d'activité
Public/parapublic 16,1 2,6 18,9 1,7 6,5
Privé formel 24,1 1,7 43,3 2 12,4
Agricole informel 4,5 2 9,9 22,4 15,9
Informel non agricole 49,1 78,7 25,8 49 52
6.2 Bénéficiaires AGR
6.2.1 Statut d'occupation avant la crise
Occupés 83 67,7 78,8 85,2 80,1
Chômeurs 6,4 1,6 3,8 0,7 2,4
6.2.2 Statut d'occupation après la crise
Occupés 87,2 83,9 96,2 71,9 81,1
Chômeurs 6,4 9,7 3,8 18,5 12,2
6.2.3 Secteurs d'activité
Public/parapublic 4,3 4,8 1,9 3 3,4
Privé formel 23,4 4,8 17,3 0,7 8,1
Agricole informel 2,1 32,3 1,9 5,2 9,8
Informel non agricole 61,7 45,2 75 77,8 67,9
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Annexe 2 : Liste des localités présentant des risques de conflits
Type de conflits
Nombre
Sous-Préfecture Nom de la localité de
Conflit
conflits Conflit Conflit Conflit Conflit Conflit
Inter Autre type de conflits
interethnique Intercommunautaire intracommunautaire Politique Foncier
religieux
ABIDJAN CLOETCHA 1 0 0 0 D 0 0
ABIDJAN ABOBO/PK18 1 0 0 0 D 0 0
TIEBISSOU ASSOKO YAO DIEKRO 1 0 0 0 D 0 0
TIEBISSOU AKOI N'DENOU 1 0 0 0 0 E 0
TEAPLEU BAUHIELEU 1 0 0 0 0 E 0
ZOUAN-HOUN GBONTEGLEU 1 0 0 0 0 0 F PROBLEME DE CHEFFERIE
BAKOUBLI BAKOUBLY 1 0 0 0 D 0 0
MEO PAHOUBLI 1 0 0 0 D 0 0
TIOBLY BAZOBLI 1 0 0 0 D 0 0
TOULEPLEU TOULEPLEU VILLAGE 1 0 0 0 D 0 0
BLOLEQUIN YOYA 1 0 0 0 D E 0
DOKE DOKE 1 0 0 0 D 0 0
ZEAGLO BEOUE 1 0 0 0 D 0 0
ZEAGLO ZEAGLO 1 0 0 0 D 0 0
BAGOHOUO SIBABLY 1 0 0 0 D 0 0
DUEKOUE DOUMBIADOUGOU 1 0 0 0 D E 0
KARAKORO LAVONONKAHA 1 0 0 C 0 0 0
KORHOGO KASSOUMBARGA 1 0 0 0 0 E 0
KORHOGO KAGBOLODOUGOU 1 0 0 0 0 0 F PAYSAN ET ELEVEUR
KORHOGO TIEGANA 1 0 0 0 0 E 0
TAI PETIT GUIGLO 2 0 0 0 0 E 0
PEHE DOUHOZON 2 0 0 C D E 0
TOULEPLEU BAKPAHI-DIOLE 2 0 0 0 D 0 0
BLOLEQUIN BLOLEQUIN VILLAGE 2 0 0 0 D E 0
TINHOU TINHOU 2 0 0 0 D E 0
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Type de conflits
Nombre
Sous-Préfecture Nom de la localité de
Conflit
conflits Conflit Conflit Conflit Conflit Conflit
Inter Autre type de conflits
interethnique Intercommunautaire intracommunautaire Politique Foncier
religieux
BAGOHOUO BAGOHOUO 2 0 0 0 D 0 0
DUEKOUE YAOUDE 2 0 0 C 0 E 0
FERKESSEDOUGOU NALEO 2 0 0 0 0 E 0
MEO BOHOBLY 3 0 0 0 D E 0
BOUKO VARGBO 3 0 0 0 0 E 0
DOKE GUIBOBLY 7 A 0 0 D E 0
KOUMBALA KALAKALA 8 0 0 0 0 E 0
BOUKO LANKIO 9 0 0 C 0 0 0
BOUNA SYALEDOUO 10 0 0 0 0 E 0
PEHE DIAIBLY 12 0 0 0 D E 0
BOUNA SOTITEDOUO 19 0 0 0 0 E 0
DANANE SOGALEU 20 0 0 0 0 E 0
BLOLEQUIN GOYA 20 0 0 0 D E 0
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Annexe 3 : Tableau synoptique des indicateurs (données secondaires)
DONNEES INDICATEURS
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Tableau 3: Répartition de la population active 18-40 ans par branche d'activités
Zone PAPC et sexe des individus
Secteur d'activités Abidjan Nord Centre Ouest
Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme
Agriculture 0,5 0,5 0,5 64,6 59,5 69,5 41,6 41,1 42,1 58,8 65,7 48,1
Sylviculture, cueillette - - - - - - 1,1 1,3 1 1,7 2,2 0,9
Elevage, chasse, pêche 0,4 0,7 - 0,6 1,2 0,1 0,4 0,5 0,2 0,7 0,8 0,5
Agro-alimentaire 1,2 1,5 0,8 0,5 0,7 0,3 0,4 0,8 - 0,1 0,2 -
Confection d'article
1,9 1,8 1,9 1,4 1,5 1,2 3,5 4,3 2,6 1,2 0,8 1,8
vestimentaire
BTP 3,5 6,1 0,2 0,8 1,6 - 2,7 5,1 - 0,7 1,2 -
Autres industries 5,4 8,4 1,6 2,9 4,9 0,9 3,2 4,2 2,1 2,3 3,3 0,6
Commerce de détail 32 22 44,7 15,7 11,3 19,9 16,2 12,3 20,6 19,4 9,8 33,8
Commerce de gros 4,7 3,8 5,9 1,3 1,8 0,8 8,8 3,6 14,5 1,2 1,3 1,1
Services de réparation 3,6 6,3 0,2 1,4 2,6 0,2 1,3 2,4 - 0,9 1,5 -
Hôtels et restaurants 4,2 2,5 6,2 1,3 0,9 1,6 2,4 0,4 4,5 1,4 0,9 2,3
Transports et
8,5 14,3 1,1 2 3,9 0,1 3,8 6,2 1,1 2,7 4,1 0,5
communication
Services au ménage 18,8 11,9 27,6 3,5 3,5 3,5 5,9 5,3 6,7 4,7 2,2 8,5
Autres services 15,4 20,2 9,4 4,3 6,7 1,9 8,9 12,6 4,8 4,3 5,9 1,9
Total 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100
Source: Enquête emploi, AGEPE, 2012
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DONNEES INDICATEURS
Tableau 4: Distribution du revenu moyen des populations de 18-40 ans par Zone d'étude selon le secteur d'activité
Zone PAPC et sexe des individus
Secteur d'activités Abidjan Nord Centre Ouest
Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme
Agriculture 33 064 37 937 18 203 48 133 66 102 16 771 22 088 27 390 14 314 38 579 45 201 15 398
Sylviculture, cueillette - - - - - - 14 664 10 833 - 35 654 45 605 -
Elevage, chasse, pêche 71 183 71 183 - 87 061 87 061 - 52 561 63 703 - 43 429 47 372 -
Agro-alimentaire 57 936 69 756 30 177 69 378 78 687 55 167 41 586 41 586 19 364 67 234 67 234 9 501
Secteurs Confection d'article
économiques à 57 603 53 545 67 370 46 568 50 748 38 669 27 506 27 501 13 013 33 788 19 047 12 000
vestimentaire
fort potentialité BTP 89 579 90 821 38 993 49 460 49 460 - 50 013 50 013 - 44 565 44 565 -
et niveau de
revenu des Autres industries 84 576 87 536 47 378 60 318 66 400 6 294 69 256 78 248 27 512 43 321 47 172 41 788
jeunes de 18 à Commerce de détail 65 094 89 029 49 881 56 014 74 594 46 377 41 470 52 579 52 572 37 306 46 162 8 694
40 ans
Commerce de gros 75 002 99 853 53 789 75 467 94 436 38 001 65 915 56 545 34 169 144 777 67 552 33 488
Services de réparation 76 533 77 634 46 575 39 319 35 504 72 000 120 012 120 012 68 539 28 866 28 866 270 854
Hôtels et restaurants 47 949 68 572 37 056 33 858 57 153 17 250 28 675 33 522 28 153 52 565 56 310 50 249
Transports et
74 883 75 905 58 868 67 413 69 941 15 388 52 191 55 446 27 576 53 813 54 329 45 000
communication
Services au ménage 50 648 75 043 35 699 62 970 66 215 58 212 61 575 73 007 45 173 26 160 42 154 17 600
Autres services 136 205 129 600 155 829 112 658 113 363 109 478 145 899 161 955 100 082 87 334 89 032 80 704
Source: Enquête emploi, AGEPE, 2012
Tableau 5: Distribution du revenu moyen des populations de 18-40 ans par Zone d'étude
Zone PAPC et sexe des individus
Abidjan Nord Centre Ouest
Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme Ensemble Homme Femme
Revenu Mensuel 76 204 91 809 55 410 55 658 70 827 32 896 50 991 60 955 38 724 42 517 48 660 31 800
Source: Enquête emploi, AGEPE, 2012
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DONNEES INDICATEURS
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BIBLIOGRAPHIE
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