Recherche Sur: Universite Abdelmalek Essaadi Faculte Des Sciences Tetouan
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Réalisé par:
EL BAKKALI Rafika
EL FAQUYRI Loubna
Enseignant :
DIOURI Jaouad
Filière : SMP4
Module : M.C- E
Le liant peut être « hydraulique » (car il fait prise par hydratation ; ce liant est couramment appelé
ciment) ; on obtient dans ce cas un béton de ciment couramment utilisé. On peut aussi utiliser un liant
hydrocarboné (bitume), ce qui conduit à la fabrication du béton bitumineux. Le coulis est un mélange
très fluide de ciment et d'eau. Enfin, lorsque les granulats utilisés avec le liant hydraulique se réduisent
à des sables, on parle alors de mortier (sauf si l'on optimise la courbe granulaire du sable et dans ce cas
on parle de béton de sable). Le béton frais associé à de l'acier permet d'obtenir le béton armé qui est un
matériau de construction courant.
Histoire:
Le pont du Jardin des plantes de Grenoble, premier ouvrage au monde en béton coulé, construit en
1855 par Joseph et Louis Vicat
En raison de son importance stratégique, sa recette est un secret militaire gardé confidentiel par les
Cimmériens, les Phéniciens et les Égyptiens. Permettant la construction de ports artificiels, de
forteresses, de temples et de monuments commémoratifs, il se répand dans les colonies grecques grâce
aux conquêtes d'Alexandre le Grand, puis dans l'empire romain, après son alliance avec Neapolis avant
de tomber en désuétude à la chute de celui ci.
Redécouvert par l'occident seulement depuis le XIXe siècle notamment grâce à Louis Vicat, le béton de
ciment est, à l'heure actuelle, le matériau de construction le plus utilisé.
La réaction chimique qui permet au béton de ciment de faire prise est assez lente : à peine 75 % de la
résistance mécanique finale au bout de 7 jours. La vitesse de durcissement du béton peut cependant être
affectée par la nature du ciment utilisé et par la température du matériau lors de son durcissement. La
valeur prise comme référence dans les calculs de résistance est celle obtenue à 28 jours (80 % de la
résistance finale). Le délai de 28 jours a été choisi afin de pouvoir contrôler la résistance 4 semaines
après avoir coulé le béton. Ainsi, un béton coulé un vendredi sera vérifié un vendredi, ce qui évitera
d'avoir à faire des tests durant les week-ends. Il est possible de modifier la vitesse de prise en
incorporant au béton frais des adjuvants (additifs) ou en utilisant un ciment prompt (ciment Vicat). Il
existe d'autres types d'adjuvants qui permettent de modifier certaines propriétés physico-chimiques des
bétons. On peut, par exemple, augmenter la fluidité du béton pour faciliter sa mise en œuvre en utilisant
des plastifiants, le rendre hydrofuge par l'adjonction d'un liquide hydrofuge ou d'une résine polymère,
ou maîtriser la quantité d'air incluse avec un entraîneur d'air.
la méthode Baron ;
la méthode Bolomey ;
la méthode de Féret ;
la méthode de Faury ;
la méthode Dreux-Gorisse.
La formulation d'un béton doit intégrer avant tout les exigences de la norme NF EN 206-1, laquelle, en
fonction de l'environnement dans lequel sera mis en place le béton, sera plus ou moins contraignante
vis-à-vis de la quantité minimale de ciment à insérer dans la formule ainsi que la quantité d'eau
maximum tolérée dans la formule. De même, à chaque environnement donné, une résistance garantie à
28 jours sur éprouvettes sera exigée aux producteurs, pouvant justifier des dosages de ciments plus ou
moins supérieurs à la recommandation de la norme, et basée sur l'expérience propre à chaque entreprise,
laquelle étant dépendante des ses matières premières dont la masse volumique peut varier, notamment
celle des granulats.
Les applications:
Le mode, la durée et les conditions de l’acheminement du béton sont des éléments déterminants dans sa
formulation. Ils ont chacun une influence particulière sur sa manœuvrabilité et sa qualité.
Le béton se transporte soit par des moyens manuels (seau, brouette...), soit, pour de grandes quantités,
par des moyens mécaniques. Dans ce cas, il est généralement transporté depuis la centrale à béton par
camions malaxeurs ou «toupies» (capacité 7 à 15 m3).
Une fois sur le chantier, il est transvasé soit dans des bennes à béton (750 litres à 2 m3 et à volant ou à
manchette) qui sont levées à la grue pour être ensuite vidées dans le coffrage, soit dans une pompe à
béton qui est accouplée à un mât de distribution du béton. Il peut aussi être projeté à l'aide d'un
compresseur pneumatique. Cette technique est très utile afin d'exécuter plusieurs réparations sur des
ouvrages en béton.
Certaines toupies sont aussi équipées d’un tapis roulant (d’une dizaine de mètres) permettant dans
certains cas de se passer du moyen de levage.
Le démarrage du temps de prise du béton se fait à partir de son malaxage. Le transport entame donc ce
temps et doit être le plus rapide possible pour préserver un maximum de manœuvrabilité du béton
pendant sa mise en place.
La température lors du transport est aussi importante. La rapidité de prise du béton est fortement
influencée par la température ambiante. Il est ainsi possible d'utiliser de l’eau froide par très grosses
chaleurs et de l’eau chaude par temps froid, lors du malaxage. Certain camions sont également
calorifugés
Lorsqu'il est soumis à l'action d'une charge rapidement croissante, le béton se comporte comme un
matériau fragile. D'une part, sa rupture n'est pas précédée de déformations importantes et, d'autre part,
sa résistance à la traction est beaucoup plus faible que sa résistance à la compression.
On se préoccupe assez peu de sa durabilité, de son imperméabilité. Très souvent un béton de résistances
mécaniques élevées est durable bien que l'on puisse confectionner avec un ciment très performant un
béton sous dosé, peu étanche, de durabilité limitée, mais possédant cependant les résistances en
compression exigées.
On verra que la résistance du béton dépend d'un grand nombre de paramètres : le type et le dosage des
matériaux utilisés, le degré et la condition de réalisation etc.
Par ailleurs, la résistance du béton est fonction d'une quantité de facteurs autres que la classe de ciment
et qui sont à contrôler et à surveiller dès le choix de la qualité des granulats et tout au long de la chaîne
de bétonnage.
La résistance d'un béton est une notion toute relative et elle dépend de la méthode d'essai utilisée
(comprenant la forme des éprouvettes).
La résistance en compression
La résistance en compression à 28 jours est désignée par fc28. Elle se mesure par compression axiale de
cylindres droits de révolution et d'une hauteur double de leur diamètre. Le cylindre le plus couramment
employé est le cylindre de 16 (d = 15,96 cm) dont la section est de 200 cm2. La normalisation
européenne indique comme dimension des cylindres d = 15 cm de H = 30 cm.
Elle varie suivant la taille des éprouvettes essayées. Plus celles-ci sont petites et plus les résistances
sont élevées. La résistance sur cylindre d'élancement 2 (par exemple diamètre de 16 cm, hauteur de 32
cm) est plus faible de l'ordre de 20% que la résistance sur cubes de 20 cm (Fig.1).
La résistance en traction
Généralement le béton est un matériau travaillant bien en compression, mais on a parfois besoin de
connaître la résistance en traction, en flexion, au cisaillement. La résistance en traction à 28 jours est
désignée par ft28.
La mesure se fait par mise en traction de cylindres identiques à celle de la résistance en traction par
fendage, mais l'essai est assez délicat à réaliser car il nécessite, après sciage des extrémités, le collage
de têtes de traction parfaitement centrées, l'opération devant avoir lieu sans aucun effort de flexion
parasite.