Le mot contentieux vient du latin « contentiosus » qui signifie « querelle », « débat »,
donc, contestation.
Le contentieux fiscal est l’ensemble des règles applicables aux litiges qui peuvent
survenir à l’occasion de l’assiette, de la liquidation ou du recouvrement des impositions.
" Le contentieux fiscal n'existe qu'au travers des moyens offerts aux justiciables, État ou
particuliers, pour faire valoir leurs droits ",
Cette procédure vise toute procédure engagée, soit après contestation du contribuable,
soit à l’initiative de l’administration, et ayant pour objet la réparation d’erreurs dans
l’application de la loi, en matière de détermination des bases d’imposition ou de liquidation de
l’impôt.
Le contentieux fiscal a connu une réforme au titre des nouvelles dispositions de la loi
de finances de 2009.
Le contentieux fiscal en matière d’imposition et de liquidation de l’impôt se déroule en 2
phases :
Soit une phase administrative ou intervient les commissions de taxation suite à la
procédure contradictoire de rectification, ou dans le cadre d’une procédure de
réclamation ou de recours gracieux.
Soit une procédure judiciaire ou intervient, le cas échéant, le tribunal administratif
du ressort du siége social ou du principal établissement du contribuable qui décide
d’y recourir.
Dans le cadre de ce travail, on se penchera sur l’ensembles des règles relatives à ce
sujet, on étudiera en premier lieu la phase administrative du contentieux fiscal pour
passer ensuite à la phase judiciaire.
Première partie : La phase administrative du contentieux
fiscal
Section1/Le contentieux fiscal dans sa phase administrative :
La phase administrative du contentieux, en matière fiscale, est celle qui est prévue
pour tous les impôts (IS, IR, TVA, Droits d’enregistrement) puisque la procédure
contentieuse a été harmonisée.
Ce contentieux fiscal peut être une procédure contradictoire de rectification, en effet,
si le contribuable conteste les rectifications apportées par l’administration fiscale aux
bases des impositions, ou par contre, si le litige concerne un impôt déjà établi et qu’il
estime irrégulier ou excessif, le litige est exercé selon la procédure de réclamation
devant l’administration fiscale.
La phase administrative se déroule devant les deux commissions de taxation : une
commission à caractère préfectoral et provincial et une autre commission, à caractère
national, qui joue le rôle d’une instance d’appel contre les décisions des commissions
locales.
A-Le contentieux fiscal suite à la procédure de
rectification :
Dans ce cadre, le litige trouve son origine dans les désaccords naissant suite à la
procédure de rectification. Ce qui permet au contribuable de porter le litige devant la
Commission locale de taxation puis faire appel devant la commission nationale de
recours fiscal.
Les rectifications apportées par l’administration à la base d’imposition soit sur la base
de déclaration du contribuable, soit selon la procédure de taxation d’office s’effectue
selon une procédure précise en deux phases : la première notification et la deuxième
notification.
La première notification :
Les rectifications sont adressés au contribuable soit par lettre recommandée
avec accusé de réception, soit par remise en main propre selon les formes
prescrites constatées par un certificat de remise, l’inspecteur des impôts doit
indiquer dans sa notification les motifs, la nature ainsi que le montant de
redressement envisagé et inviter le contribuable à présenter ses observations
dans un délai de 30 jours à compter de la date de la réception de la lettre de
notification, à défaut de réponse du contribuable dans le délai imparti,
l’imposition établie selon les bases notifiées et ne peut plus être contestée que
par voie de réclamation selon l’article 220 du CGI.