Mémento du maraîchage à Kinshasa
Mémento du maraîchage à Kinshasa
Mémento
Mémento
technique et économique du
maraîchage à Kimwenza
(Kinshasa)
Pratiques agricoles
et
Fiches cultures
Coopération
KINSHASA
Sommaire
Le contexte
Le contexte :
Le PADAP-Kinshasa s’inscrit dans une logique de développement durable des activités des maraîchers
professionnels. Il vise un renforcement de la dynamique de production déjà engagée tout autant que
la pérennisation des activités génératrices de revenus pour les maraîchers et maraîchères concernés.
En outre, il contribue à la sécurité alimentaire des populations kinoises qui ont aujourd’hui des
difficultés à s’approvisionner en légumes variés d’une part, et qui, d’autre part, ont accès à des
produits de qualité sanitaire très médiocre.
L’Action se justifie par le fait que les systèmes et les techniques de production nécessitent une réelle
amélioration, et que les activités de production menées doivent s’intégrer au mieux à la filière
maraîchère dans son ensemble et contribuer à la dynamiser.
Les activités
Les résultats
Les activités :
Identification et sélection des bénéficiaires maraîchers et commerçantes
Adaptation des techniques et des systèmes de production
Formation des exploitants maraîchers (formation action)
Réalisation d’aménagements hydro-agricoles et création de groupes d’irrigants (CUMA)
Suivi technico-économique et appui-conseil aux exploitants
Création d’organisations professionnelles et accompagnement
Mise en place et fonctionnement d’un système d’informations sur les filières et les marchés
(SIM)
Apporter un substrat de qualité riche en matière organique (terre La production des plants
sains et robustes en
noire de forêt, terre enrichie de compost ou fumier recyclé…)
pépinière maraîchère
Désinfecter le substrat avec de l’eau bouillante constitue la première clé de
Maintenir le substrat à une bonne hauteur (0,8 à 1 m) du sol la réussite d’une culture.
Il est donc judicieux de
Tracer des sillons de 2 cm de profondeur
placer les plants dans un
Semer en lignes distantes de 10 -15 cm environnement sain du semis
Bien respecter les densités de semis afin d’obtenir des plants au repiquage.
vigoureux A cet effet la pépinière
surélevée (dite « sur table »
Couvrir les sillons avec du sable blanc de carrière ou « sur pilotis ») est la plus
Recouvrir et plomber les lignes de semis avec une planchette indiquée, particulièrement
Arroser copieusement en saison des pluies.
Pour faciliter la reprise au champ il est conseillé d’endurcir les plants en pépinière avant leur
repiquage. Cela se fait en fin de pépinière de différentes manières :
Par une forte réduction de l’arrosage
En évitant des apports de fumure azotée
Par le retrait du film de protection de la pépinière
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Fiche pratique n°2
Maturation du compost
Activer le processus de décomposition par des arrosages
réguliers du tas de compost avec des purins, compost liquide ou
fiente liquide (au moment de la fabrication du tas puis des 2
retournements)
Tous les 15 jours, procéder au retournement dans l’ordre de
succession des couches (de haut en bas)
Le compost arrive à sa maturité complète au bout de 45 à 50
jours :
- Coloration brun foncé
- Tas complètement refroidi
Tas de compost après 2 retournements à - Odeur de litière forestière (absence de mauvaise odeur)
15 jours d’intervalle.
Les bâtons piqués dans le tas permettent
- Matière organique bien décomposée (friable)
de contrôler la température
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Pailles de graminées avant épiaison (Panicum, Brachiaria, Le paillage des sols cultivés
Imperata, Pennisetum…) permet de protéger les sols
de l’enherbement, de l’effet
Feuilles mortes des arbres (sauf eucalyptus) mécanique des pluies
Emondes d’arbustes légumineux (Acacia, Cassia, Leucaena…) (tassement), de préserver
Rameaux d’arbustes fragmentés l’eau dans le sol (limitation
de l’évaporation), et après
Réalisation du paillage enfouissement d’apporter de
Récolter les pailles de graminées avant que celles-ci ne soient en la matière organique.
graines (fauchage des graminées sauvages aux abords de la Pour ces différentes raisons
parcelle maraîchère ou de parcelles spéciales de graminées le paillage est un élément
cultivées [Link]. Brachiaria) fondamental de protection
de la fertilité des sols sous
Laisser faner l’herbe au sol au moins 3 jours après la fauche cultures maraîchères et
Etaler uniformément la paille (5 cm d’épaisseur au minimum) sur fruitières.
les interlignes de semis ou sur toute la surface et repiquer au Un bon paillage est épais,
travers du paillage composé d’herbes pré-
Réaliser le paillage soit après levée, soit avant le repiquage fanées non porteuses de
graines qui pourraient être
Rechercher un paillage de couleur claire qui a un effet répulsif une source d’envahissement
sur les insectes (pucerons et thrips) par les mauvaises herbes.
Veiller à ce que l’épaisseur de la couche de paille protège contre
les mauvaises herbes, l’évaporation, les érosions et les maladies
par éclaboussures (nervation noire des feuilles, nécrose blanche
du collet, flétrissement bactérien…)
Eviter le contact direct entre le collet et le feuillage des plantes
et le paillages (maintien d’humidité au pied des cultures et
transmission de maladies fongiques, gîte à escargots pendant la
saison des pluies...)
Avantages du paillage
Un sol paillé est protégé des rayons du soleil et du
dessèchement superficiel rapide
Le paillage permet de maintenir la vie biologique dans la
couche superficielle du sol
Un sol paillé est protégé des effets de tassement par le choc
des gouttes de pluie (ou de l’arrosage)
Une parcelle de culture paillée n’est pas envahie par les
mauvaises herbes
Le paillage évite les sarclo-binages répétés
Le paillage préserve les ressources en eau du sol en limitant
l’évaporation
Le paillage apporte après décomposition de la matière
organique supplémentaire
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Apporter une terre nouvelle à chaque démarrage de pépinière Les cultures maraîchères
sont l’objet d’attaques
Désinfecter le substrat avec de l’eau bouillante fréquentes de maladies et
Assurer une bonne fertilité organique de la terre des pépinières de ravageurs.
(fumier ou compost bien mûrs) Avant d’engager une lutte à
Maintenir le substrat à une bonne hauteur (80 cm à 1 m) du sol base de pesticides (naturels
(évite l’infestation à partir du sol) ou chimiques) il est
important de mettre en
Ne pas placer les pépinières à côté des vieilles plantations œuvre de bonnes pratiques
(cultures maraîchères en fin de cycle, grands arbres et vergers) et en pépinière et au champ.
les protéger si possible avec une toile moustiquaire Des plants sains et vigoureux
Respecter les densités de semis (une trop forte densité de semis sont plus résistants aux
provoque une faible vigueur des plants et entretien une humidité attaques.
importante favorable aux maladies). Procéder à un
éclaircissement si nécessaire.
Protéger les plantes des intempéries avec un film plastique
Ne pas placer les plants à l’ombre ni dans une atmosphère sans
aération
Contrôler quotidiennement l’état sanitaire et procéder à
l’élimination des plants malades et chétifs
Sélectionner les plants prêts au repiquage parmi les plus
vigoureux Association Chou / Aubergine - Kimwenza
Utiliser des variétés de légumes bien adaptées aux conditions locales . Dans certains cas seules les
variétés importées seront résistantes ou tolérantes aux maladie et ravageurs. Il sera alors
nécessaire de les utiliser.
Dans le cas des plantes nécessitant un ombrage, bien confectionner les ombrières pour lutter
contre :
• L’ensoleillement et les grandes chaleurs
• les chocs mécaniques des gouttelettes des pluies
Réaliser une bonne fumure de fond pour bien nourrir les cultures maraîchères
Réaliser un bon paillage sur les plates bandes
Programmer de bonnes successions culturales en tenant compte des aspects agronomiques
(alternance des familles) et des besoins du marchés
Effectuer de bonnes associations pour une bonne gestion de l’espace et du parasitisme (plantes
pièges pour les nématodes, plantes insectifuges…)
Garder hors de son exploitation les mauvaises herbes (désherber régulièrement) et les déchets de
culture (brûler les plants arrachés malades et les plants arrachés en fin de cycle)
Utiliser les plants sains et vigoureux issus des pépinières surélevées (sur pilotis)
En cas d’attaque, utiliser les pesticides naturels ou, en dernier recours, les pesticides chimiques
autorisés
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Fiche pratique n°6
Méthy X X X X X
Radis X X X X X X
Pointe-
X X X X X
noire
Amarante X X X X X X X X
Chou
X X X
pommé
Chou
X X X
Chine
Oignon X X X X
Ciboule X X X X
Oseille
X X X X X X X
Guinée
Poivron
X X X X
Piment
Carotte X
Tomate X X X X X
Aubergine X X X X X
Céleri
Persil X X
Coriandre
12
L’aubergine
OPÉRATIONS CULTURALES
PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.
Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Mines serpentines sur feuillages Mouche mineuse Potion gingembre + ail Diméthoate 15 ml /
+ piment ou 10 l
application huile de
neem
Toiles d’araignées ou décoloration Araignée rouge Elimination feuilles et Diméthoate 15 ml /
du feuillage apex fortement 10 l
atteints
Déformation des feuilles Tarsonème Diméthoate 15 ml /
10 l
Nécrose pariétale ou apicale de Anthracnose 1 Boîte de tomate
fruits vide de
Mancozèbe / 10 l
Galeries sur fruits Chenilles Potion gingembre + ail Cyperméthrine 15
+ piment ou ml / 10 l
application huile de
neem
Gonflement de fleurs Chenilles Potion gingembre + ail Cyperméthrine 15
+ piment ou ml / 10 l
application huile de
neem
Amas de pucerons Puceron Pulvérisation d’une Cyperméthrine 10
solution eau/ savon ml / 10 l
noir
Tache de rouille Rouille Equilibre biologique
4 000
Francs congolais
3 000
1 000
360
La carotte
OPÉRATIONS CULTURALES
Travail du sol et semis
Labour et confection des plates-bandes : bien travailler le sol qui doit être meuble pour permettre
une bonne pénétration des racines
Semis direct en lignes espacées de 15 – 25 cm dans le sens de la largeur de la plate bande
Densité : 1g sert à semer 12 à 16 mètres linéaires soit 3 à 4 m2
La levée des graines intervient 7 à 10 jours après le semis
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Fertilisation de couverture
1 seau de 10 litres de fiente sèche en épandage pour 10 m², 7 à 14
jours après semis
Conduite de la culture
Paillage dès la levée en interligne
Arrosage modéré et régulier à raison de 4 - 5 arrosoirs par jour pour 10
m2
Eclaircissage lorsque les plants ont à 5 ou 6 feuilles (espacement entre
plants = 3 à 6 cm sur la ligne)
Récolte 2,5 à 3 mois après semis
Rendement : 20 à 40 kg pour 10 m2
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PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…).L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.
Le céleri et le persil
Le Céleri à couper est cultivé partout à
Kimwenza sur de grandes superficies et toute
l’année. C’est l’une des deux cultures qui est à
la base du système de production maraîchère,
avec l’amarante.
Le persil est cultivé sur de plus petites
superficies mais prend progressivement de
l’importance.
Ces cultures sont très exigeantes en fertilité et
préfèrent un climat frais, et une humidité
suffisante pendant toute la végétation.
Le céleri peut être associé au piment ou au Famille : Ombellifères
poivron. Nom latin : Apium
Le Céleri peut succéder aux plantes non sensibles aux nématodes à graveolens (céleri) et
galles et à la pourriture des feuilles (Cercosporiose, Septoriose) : Petroselinum sativum
• Pointe-Noire (persil)
Nom français : céleri /
• Oseille et Amarante
persil
• Radis
OPÉRATIONS CULTURALES
Semis en pépinière surélevée et ombragée
Semis en pépinière sur pilotis à la volée ou en lignes espacées de 5cm
Placer la pépinière en situation ombragée ou protéger avec les palmes (ombrière)
Densité : 300 à 400 g de semences pour planter 1ha
La levée des graines intervient 15 à 20 jours après semis
Travail du sol
Labour profond et confection des plates bandes sous ombrière
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Fertilisation de couverture
Compost liquide tous les 7 jours : 10 litres / 10 m2
Ou fiente de volailles en épandage toutes les 2 semaines sur le paillage (1 seau de 10 litres pour
10 m2)
Conduite de la culture
Paillage avant le repiquage
Aménagement d’une ombrière végétale
Distance inter plants : 6 à 8 cm
Distance inter lignes : 10 à 12 cm
Arrosage 2 fois / jour (matin et soir) soit 3 arrosoirs le
matin et 3 arrosoirs le soir pour 10 m²
2 récoltes par mois (longueur des feuilles 25 à 30 cm)
5 à 6 récoltes successives si le sol est bien fertilisé
(fumures de fond et de couverture)
Rendement : 40 kg / 10 m2
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PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.
10 000
8 000
Francs congolais
6 000
8 862 7 858
4 000
2 000
1 004
0
12 000
10 000
Francs congolais
8 000
4 000
2 000 885
0
OPÉRATIONS CULTURALES
Semis en pépinière surélevée et ombragée
Semis en pépinière sur pilotis en lignes espacées de 10 - 15 cm
1 à 2 g de semences / m²
Semis à la volée : graines mélangées avec du sable blanc de carrière
Couvrir le semis d’un paillis fin
Durée de la pépinière : 30 à 40 jours
Travail du sol
Labour profond et confection de plates bandes larges
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Fertilisation de couverture
Compost liquide en épandage à 7 – 14 – 21 – 28 jours après repiquage :
10 litres / 10 m2
Ou fiente de volailles en épandage au travers du paillage, 15 – 30
jours après repiquage (1 seau de 10 litres pour 10 m2)
Conduite de la culture
Paillage avant le repiquage
Distance inter plants : 60 cm
Distance inter lignes : 60 cm en quinconce
Arrosage 2 fois / jour (matin et soir) soit 2 arrosoirs le matin et 2
arrosoirs le soir pour 10 m²
Récolte 60 à 75 jours après repiquage
Rendement : 25 kg / 10 m2
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PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.
Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Amas de Puceron (coloration Pucerons Pulvérisation à base Cyperméthrine 10
rosacée de feuilles) de savon noir ml / 10 l
Pépinière surélevée
Pourriture des pieds Hernie du chou Attendre 3 ans avant
Plasmodiophora de replanter les choux
brassicae
2 500
2 000
Francs congolais
1 500
2 146
2 250
1 000
500
104
0
Le concombre
Cette culture est peu répandue mais a
donné de bons résultats à Kimwenza. Les
meilleurs récoltes sont obtenues durant
les mois pluvieux. Il est conseillé aux
exploitants de la développer.
Le concombre est moyennement exigeant
en fertilité (cycle long) et est sensible à
différentes attaques phytosanitaires. Il
est très souvent attaqué par les mouches Famille : Cucurbitacées
des fruits et souffre régulièrement de Nom latin : Cucumis
mildiou et d’oïdium. sativus
Le concombre peut succéder aux cultures Nom français : concombre
suivantes :
• Chou moutarde (Pointe-Noire)
• Radis
• Oignon et ciboule
• Fenugrec (Méthy)
OPÉRATIONS CULTURALES
Semis direct
Semis en poquet en lignes distants de 60 – 70cm, 3 à 4 graines à éclaircir à 2 graines
Densité 5 g / 20 m2
Paillage aussitôt après levée surtout en période pluvieuse
Chaque poquet est muni d’un tuteur en bois
Travail du sol
Labour et confection de plates bandes surélevées et de 1,50 m de large pour les cultures palissées
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Fertilisation de couverture
Fiente sèche 1 fois tous les 15 jours après semis (1 seau de 10 litres pour 10 m2)
Ou apport de compost liquide en arrosage sur le paillage tous les 1à jours (10 l / 10 m2)
Conduite de la culture
Arrosage 2 fois / jour (matin et soir) soit 2 arrosoirs le matin et 2 arrosoirs le soir pour 10 m²
Récolte 45 jours après le semis. Récolte échelonnée imposant l’arrêt des applications de produits
chimiques 15 jours avant le début de la collecte des concombres
Rendement : 40 à 60 kg / 10 m2
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PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.
Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Pourriture humide des Mouche des fruits Diméthoate 15 ml /
10 l
fruits Rhagolethis,
Ceratitis et Dacus
1 200
1 000
Francs congolais
800
600 1 083
400
708
200 375
La coriandre
OPÉRATIONS CULTURALES
Semis direct
Le choix de la variété repose sur la couleur claire et la bonne apparence des graines ainsi que leur
couleur brillante et uniforme. Les graines éclatées ou fendues sont destinées à la transformation.
• Densité : 12g / m2
• Distance inter lignes : 50 à 60 cm
• Distance inter plants : 2 cm
• Paillage aussitôt après levée sur inter lignes
Travail du sol
Labour et confection de plates bandes surélevées
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Fertilisation de couverture
Compost liquide en épandage à 7 - 14 - 21 jours après semis
Ou 1 seau de 10 litres de fiente sèche de volaille à épandre à 15 – 30 – 45 jours après semis pour
10 m2
Conduite de la culture
Arrosage 2 fois / jour (régulier mais sans excès) matin et soir : 1 arrosoirs le matin et 1 arrosoirs le
soir pour 10 m²
Rendement : 10 kg / 10 m2
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PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.
5 000
4 000
Francs congolais
3 000
1 000
231
0
La laitue
La culture de la laitue occupe une
place saisonnièrement importante
sur les périmètres maraîchers.
On cultive des variétés locales
blondes frisées. Ces variétés se
vendent classiquement sur les
marchés locaux mais il existe des
filières bien plus rentables à
condition de cultiver les variétés
améliorées (batavia, reine des
Famille : Composées
glaces, laitue feuilles-de-chêne).
Nom latin : Lactuca sativa
La succession tient compte des
principales maladies et pestes : Nom français : laitue
Cercosporiose, nématodes à galles et
chenilles défoliatrices.
Les principaux précédents sont :
• Fenugrec (Méthy)
• Oignon et ciboule
• Oseille de Guinée
• Radis
OPÉRATIONS CULTURALES
Semis en pépinière surélevée
Semis sur lit de semence en pépinière surélevée, lignes espacées de 10 cm
Couvrir les lignes avec une mince couche de paille
Densité dans la pépinière: 5g / 1 m2. 1 gramme de semence permette d’emblaver 36 m² de
culture
La levée se produit 4 à 6 jours après semis.
Travail du sol
Labour et confection de plates bandes surélevées
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Fertilisation de couverture
Compost liquide à 7 – 15 – 21 jours après repiquage (10 litres / 10 m2)
Ou fiente de volailles : à 10– 20 jours, 1 seau de 10 litres / 10 m2
Conduite de la culture
Paillage avant le repiquage
Distance inter plants : 20 cm
Distance inter lignes : 20 cm
Sélection des plants sains et vigoureux
Arrosage 2 fois / jour (matin et soir) soit 2 arrosoirs de 10 litres le
matin et 2 arrosoirs de 10 litres le soir pour 10 m²
Durée du cycle : 65 jours (21 jours et pépinière, 35 jours sur le
terrain)
Rendement : 25 à 30 kg / 10 m2
25
PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.
Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Nécrose marginale Carence minérale Choix variétal
6 000
5 000
Francs congolais
4 000
3 000 4 705
5 017
2 000
1 000
312
0
Le fenugrec - méthy
La culture du methi (ou méthy,
fenugrec et trigonnelle) est
pratiquée depuis peu dans tous
les sites maraîchers de
Kimwenza. Ce sont les
commerçantes récolteuses qui
l’ont introduite. Elles sont à la
base de l’approvisionnement en
semences. Les exploitants ne
maîtrisent ni l’aval, ni l’amont
de la filière bien qu’ils Famille : Fabacées
obtiennent des recettes très importantes en peu de temps. Les Nom latin : Trigonella
exploitants pourraient devenir autonomes en produisant leur propre foenum-graecum
semence. Nom français : fenugrec,
trigonelle
Le méthy succède aux plantes suivantes :
• Chou pommé
• Tomate et aubergine
• Carotte
• Piment et poivron
OPÉRATIONS CULTURALES
Semis direct en poquets
La semence de méthy est très coriace, elle nécessite un bon arrosage après semis.
• Densité : 12 g / m2
• Poquet avec 4 graines pour démariage ensuite
• Distance inter lignes : 15 à 20 cm
• Distance entre plants : 5 cm
Travail du sol
Labour et confection de plates bandes surélevées
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10
m²
Fertilisation de couverture
Compost liquide en épandage à 7 - 14 - 21 jours après semis
Ou 1 seau de 10 litres rempli de fiente sèche de volaille à épandre à
15 – 30 jours après semis pour 10 m2
Conduite de la culture
Paillage avant le repiquage
Arrosage 2 fois / jour (matin et soir) soit 2 arrosoirs de 10 litres le
matin et 2 arrosoirs de 10 litres le soir pour 10 m²
Rendement : 10 à 15 kg de feuilles / 10 m2
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PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.
Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Pourriture des feuilles Champignon Bien espacer les poquets
6 000
5 000
Francs congolais
4 000
3 000 5 375 4 636
2 000
739
1 000
0
Le poivron et le piment
La culture du piment et du poivron est
pratiquée dans tous les sites maraîchers de
Kimwenza. Le surfaces cultivées ne sont pas
encore très importantes mais les
associations de culture intégrant le piment
sont de plus en plus fréquentes.
Pour implanter les poivrons et piments il
faut privilégier les précédents culturaux non
sensibles aux maladies et aux pestes des
solanacées maraîchères (tomate,
aubergines, piments…). Famille : Solanacées
Privilégier certaines associations avec les Nom latin : Capsicum
spéculations telles que le Chou chinois, la annuum
pointe noire, l’amarante ou le céleri donne Nom français : poivron,
de bon résultats. piment
OPÉRATIONS CULTURALES
Semis en pépinière surélevée
6 g de semences en pépinière pour 100 m2 de culture
Durée en pépinière 30 à 45 jours
Sélection des plants vigoureux et sains pour le repiquage
Travail du sol
Labour et confection de plates bandes surélevées
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Chaulage : 80 à 100 g de calcaire broyé / m2
Fertilisation de couverture
Compost liquide en épandage à 7 – 14 – 21 – 28 jours après repiquage (10 litres pour 10 m2)
Ou fiente de volailles en épandage à 15 – 30 – 60 jours après repiquage en épandage au pied avec
1 seau de 10 litres pour 1m2
Conduite de la culture
Paillage avant le repiquage
Distance inter lignes : 50 cm
Distance inter entre plants : 50 cm
Chaque plant repiqué est muni d’un tuteur long de 1,20
– 1,50 m
Arrosage 2 fois / jour en tenant compte de la vigueur
croissante de la plante
Récoltes échelonnées débutant 45 à 60 jours après repiquage : rendement 3 à 4 kg / m2
29
PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.
Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Mosaïque Virus Choix variétal
Pourriture de fruits Chenille (Heliothis Bacillus
armigera) thuringiensis 10 g / 10 l
Nécrose apicale Carence en Ca, Mg Bien arroser, chauler
8 000
Francs congolais
6 000
4 000 6 684 6 165
2 000 519
0
5 000
Francs congolais
4 000
3 000
4 005 3 704
2 000
1 000 301
0
La tomate
La culture de la tomate
demande un sol profond, bien
travaillé, chaulé et riche en
matière organique.
Pour implanter la tomate il faut
privilégier les précédents
culturaux non sensibles aux
maladies et aux pestes des
solanacées maraîchères (exclure Famille : Solanacées
les poivrons, aubergines, Nom latin : Lycopersicum
piments…). esculentum
Privilégier certaines associations avec les spéculations telles que le Nom français : tomate
Chou chinois, la pointe noire, l’amarante et le céleri donne de bon
résultats.
Dans l’ordre, les meilleurs précédents sont :
• Coriandre, céleri et persil
• Oseille de Guinée et amarante
OPÉRATIONS CULTURALES
Semis en pépinière surélevée
2 g de semences pour 100 m2 de culture
Durée en pépinière 14 – 21 jours
Sélection des plants vigoureux et sains pour le repiquage
Eliminer les plants portant des racines gonflées ou tuméfiées.
Travail du sol
Labour et confection de plates bandes surélevées
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Chaulage : 100 à 150 g de calcaire broyé / m2
Fertilisation de couverture
Compost liquide en épandage à 7 – 14 – 21 - 28 jours après repiquage
(10 litres pour 10 m2)
Ou fiente de volailles en épandage à 15 – 30 – 45 jours après repiquage
en épandage au pied avec 1 seau de 10 litres pour 1m2
Conduite de la culture
Paillage avant le repiquage
Distance inter lignes : 60 cm
Distance inter entre plants : 50 cm
Chaque plant repiqué est muni d’un tuteur long de 1,20 – 1,50 m
Tuteurer et tailler / égourmander les plantes régulièrement
Arrosage 2 fois / jour en tenant compte de la vigueur croissante de la
plante
Récoltes échelonnées débutant 45 à 60 jours après repiquage : rendement 8 à 10 kg / m2
31
PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.
Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Mosaïque Virus Variété
Caraïbe, Mongal F1 et Ninja
Pourriture variqueuse Heliothis armigera Bacillus
de fruits (Chenilles) thuringiensis 10 g / 10 l
Nécrose apicale Carence Bien arroser et chauler
Ca, Mg
Flétrissement bactérien Pseudomonas Successions culturales et cultiver
solanacéarum Mongal F1, Caraïbo
(Bactéries) Bon apport de matière organique
Déformation feuilles et Acariens Dicofol 10 ml /
fruits 10 l
Dépérissement moelle Bactérie Successions culturales et respect
noire Erwinia carotovora fertilisation de fond
Puceron et thrips Environnement Paillage clair
Pulvérisation solution savon noir
Déformation des racines Nématodes à galles Bon apport de matière organique et
rotation avec plantes pièges :
Arachides, Tagètes
4 000
Francs congolais
3 000
2 000 3 121 2 904
1 000 217
0