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Mémento du maraîchage à Kinshasa

Ce document technique décrit les pratiques agricoles maraîchères durables à Kimwenza (Kinshasa). Il présente les bases de la production maraîchère comme la production de plants sains en pépinière, la valorisation du compost, la protection des sols et l'importance de la fertilisation. Le document décrit également les cycles culturaux et résultats de production pour diverses cultures maraîchères.

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Mémento du maraîchage à Kinshasa

Ce document technique décrit les pratiques agricoles maraîchères durables à Kimwenza (Kinshasa). Il présente les bases de la production maraîchère comme la production de plants sains en pépinière, la valorisation du compost, la protection des sols et l'importance de la fertilisation. Le document décrit également les cycles culturaux et résultats de production pour diverses cultures maraîchères.

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Programme d’Appui au Développement Agricole

Périurbain de Kinshasa - PADAP

Mémento
Mémento
technique et économique du
maraîchage à Kimwenza
(Kinshasa)

Pratiques agricoles
et
Fiches cultures

Coopération

République Démocratique du Congo


EDITION 2008
2

KINSHASA

Avertissement : ce document a été réalisé par


AGRISUD International avec l’aide financière de
l’Union européenne et de la Coopération
française.
Sa reproduction est soumise à autorisation
préalable d’AGRISUD International.
3

Sommaire

Le contexte, les résultats et la méthode

Les bases de la production maraîchère durable


Des plants sains et robustes en pépinière
La valorisation de la matière organique : le compost
La protection des sols : le paillage
L’importance de la fumure de fond
Les mesures préventives et de protection des cultures
Le respect des successions culturales

Les cycles et les résultats de production


La culture de l’aubergine
La culture de la carotte
La culture du céleri et du persil
La culture du chou cabus
La culture du concombre
La culture de la coriandre
La culture de la laitue
La culture du fenugrec (méthy)
La culture du poivron et du piment
La culture de la tomate
4

Le contexte

Depuis 2005, AGRISUD International met en œuvre le programme d’appui au développement


agricole périurbain de Kinshasa (PADAP Kinshasa).
Ce programme, mené jusque fin 2008 dans la zone de Kimwenza associait les deux
composantes périmètres maraîchers de la vallée de la Lukaya, et périmètres de maraîchers de
Kimwenza.
Ces deux composantes ont été appuyées respectivement par la Coopération Française et par
l’Union Européenne. Elles ont été cofinancées par AGRISUD, la Fondation PHITRUST, les Caisses
d’Epargne Aquitaine Poitou Charente (CEAPC), et l’association « Toit de la Grande Arche ».
Deux partenaires principaux ont été associés à l’Action : FOLECO (fédération des Ong Laïques à
caractère Economique du COngo) et AGRIDEV (ONG du Congo Brazzaville).

Le contexte :
Le PADAP-Kinshasa s’inscrit dans une logique de développement durable des activités des maraîchers
professionnels. Il vise un renforcement de la dynamique de production déjà engagée tout autant que
la pérennisation des activités génératrices de revenus pour les maraîchers et maraîchères concernés.

En outre, il contribue à la sécurité alimentaire des populations kinoises qui ont aujourd’hui des
difficultés à s’approvisionner en légumes variés d’une part, et qui, d’autre part, ont accès à des
produits de qualité sanitaire très médiocre.

L’Action se justifie par le fait que les systèmes et les techniques de production nécessitent une réelle
amélioration, et que les activités de production menées doivent s’intégrer au mieux à la filière
maraîchère dans son ensemble et contribuer à la dynamiser.

Amélioration des techniques et des systèmes de production :


en vue d’améliorer la productivité du travail et de la terre,
en vue d’assurer une gestion rationnelle des ressources naturelles (fertilité des sols, ressources en
eau, matériel végétal),
et en vue de mettre au point et de promouvoir des systèmes agricoles à diffuser plus largement
dans l’environnement professionnel congolais (autres vallées du sud-ouest de Kinshasa et au-delà
dans le périurbain en général).

Intégration à la filière maraîchère et contribution à sa dynamisation :


par la promotion de formes d’organisations professionnelles capables
de rendre les services attendus par leurs adhérents (gestion de
systèmes aménagés, structuration amont et aval, conseil en gestion
des exploitations…),
par l’appui à la création d’un système d’observation et d’information
économiques au service des acteurs de la filière (amont-aval),
par l’émergence de nouveaux systèmes agricoles plus diversifiés et
économiquement porteurs dans le périurbain, systèmes à même à
terme de prendre le relais des systèmes intra-urbains en déclin.
5

Les activités
Les résultats

Les activités :
Identification et sélection des bénéficiaires maraîchers et commerçantes
Adaptation des techniques et des systèmes de production
Formation des exploitants maraîchers (formation action)
Réalisation d’aménagements hydro-agricoles et création de groupes d’irrigants (CUMA)
Suivi technico-économique et appui-conseil aux exploitants
Création d’organisations professionnelles et accompagnement
Mise en place et fonctionnement d’un système d’informations sur les filières et les marchés
(SIM)

Les résultats concrets :


402 exploitations maraîchères renforcées
190 exploitants et 41 Maîtres-exploitants formés
90 femmes commerçantes appuyées
13 périmètres de production aménagés et autant de groupes d’irrigants constitués
18 groupements de production créés et régulièrement appuyés
1 Union des groupements créée et renforcée : Union des Groupements Maraîchers de Kimwenza
(UGMK)
1 magasin de vente d’intrants implanté
Production annuelle de légumes frais : 800 tonnes (2 tonnes / an/ exploitation)
Revenu annuel net total moyen par exploitation : 1 700 $
Revenu annuel net total consolidé : 685 000 $
Chiffre d’affaire global annuel généré sur la filière : 750 000 $
6

Fiche pratique n°1

Des plants sains et robustes en pépinière

Préparation du lit de semences, semis et


entretien

Apporter un substrat de qualité riche en matière organique (terre La production des plants
sains et robustes en
noire de forêt, terre enrichie de compost ou fumier recyclé…)
pépinière maraîchère
Désinfecter le substrat avec de l’eau bouillante constitue la première clé de
Maintenir le substrat à une bonne hauteur (0,8 à 1 m) du sol la réussite d’une culture.
Il est donc judicieux de
Tracer des sillons de 2 cm de profondeur
placer les plants dans un
Semer en lignes distantes de 10 -15 cm environnement sain du semis
Bien respecter les densités de semis afin d’obtenir des plants au repiquage.
vigoureux A cet effet la pépinière
surélevée (dite « sur table »
Couvrir les sillons avec du sable blanc de carrière ou « sur pilotis ») est la plus
Recouvrir et plomber les lignes de semis avec une planchette indiquée, particulièrement
Arroser copieusement en saison des pluies.

Pailler les interlignes avec de la paille sèche finement hachée


Protéger le lit de semence si nécessaire (fortes pluies) par un film
transparent surélevé sur des arceaux
Oter le film protecteur par temps calme puis le remettre pour
protéger contre les intempéries
Protéger si possible avec une toile moustiquaire (évite les fortes
attaques d’insectes)

Avantages de la pépinière surélevée


1. Planche de semis indemne de tout ennemi des plants
2. Bonne fertilisation ciblée assurant la vigueur des plantules
3. Contrôle du milieu de culture
4. Protection contre les attaques d’oiseaux et autres ravageurs
5. Levée régulière des plantules
6. Réduction de l’infection par les agents de fonte de semis, les
nématodes à galles, le flétrissement bactérien, et la nervation
foliaire (bactériose)

Pour faciliter la reprise au champ il est conseillé d’endurcir les plants en pépinière avant leur
repiquage. Cela se fait en fin de pépinière de différentes manières :
Par une forte réduction de l’arrosage
En évitant des apports de fumure azotée
Par le retrait du film de protection de la pépinière
7
Fiche pratique n°2

La valorisation de la matière organique : le


compost solide
Matières à composter
Pailles de graminées hachées (Panicum, Brachiaria, Imperata,
Pennisetum…), herbes et déchets de jardin, branches d’arbustes La production maraîchère
broyées exige un sol bien pourvu en
Feuilles mortes des arbres (sauf eucalyptus) matière organique. Cette
matière organique se
Gadoues (ordures ménagères bien triées)
transformera
Litière des animaux ou fumier de ferme progressivement en humus
Purin de feuilles ou compost liquide = fermentation pendant 3 puis par minéralisation
semaines de 15 kg de fumier d’élevage et de 20 kg de feuilles de fournira aux plantes
légumineuses fraîches dans 100 litres d’eau l’alimentation dont elles ont
Purin d’élevage (jus d’élevage) besoin.
A cet effet, le compost est
Poudre calcaire
une source de matière
Fabrication du compost solide organique importante pour
Planter un poteau de 2 m de hauteur au centre d’une aire de 3m x 3m le maraîcher. Un bon
compost doit être fabriqué
Prendre de la matière organique sous les formes citées plus haut selon de bonnes pratiques...
Faire alterner les couches successives de bas en haut :
1. Couche de base constituée d’herbes
fraîches (25 cm)
2. Couche médiane (10 à 15 cm) de pailles ou
de feuilles mortes
3. Couche ultime (5cm) de terre mélangée au
fumier de ferme en poudre ou en liquide
4. Terminer avec une couche de transition de
0, 5 cm de poudre calcaire
5. Recommencer cette succession de couches
selon la disponibilité des matières
premières
Arroser copieusement avant de reprendre un nouvel
« étage » en respectant l’ordre des couches
Remuer le poteau d’aération chaque matin et
contrôler la température à l’aide des bâtons « thermomètres » plantés
dans le tas : chauffe jusque 70° puis refroidissement progressif

Maturation du compost
Activer le processus de décomposition par des arrosages
réguliers du tas de compost avec des purins, compost liquide ou
fiente liquide (au moment de la fabrication du tas puis des 2
retournements)
Tous les 15 jours, procéder au retournement dans l’ordre de
succession des couches (de haut en bas)
Le compost arrive à sa maturité complète au bout de 45 à 50
jours :
- Coloration brun foncé
- Tas complètement refroidi
Tas de compost après 2 retournements à - Odeur de litière forestière (absence de mauvaise odeur)
15 jours d’intervalle.
Les bâtons piqués dans le tas permettent
- Matière organique bien décomposée (friable)
de contrôler la température
8

Fiche pratique n°3

La protection des sols : le paillage

Matières utilisées pour le paillage

Pailles de graminées avant épiaison (Panicum, Brachiaria, Le paillage des sols cultivés
Imperata, Pennisetum…) permet de protéger les sols
de l’enherbement, de l’effet
Feuilles mortes des arbres (sauf eucalyptus) mécanique des pluies
Emondes d’arbustes légumineux (Acacia, Cassia, Leucaena…) (tassement), de préserver
Rameaux d’arbustes fragmentés l’eau dans le sol (limitation
de l’évaporation), et après
Réalisation du paillage enfouissement d’apporter de
Récolter les pailles de graminées avant que celles-ci ne soient en la matière organique.
graines (fauchage des graminées sauvages aux abords de la Pour ces différentes raisons
parcelle maraîchère ou de parcelles spéciales de graminées le paillage est un élément
cultivées [Link]. Brachiaria) fondamental de protection
de la fertilité des sols sous
Laisser faner l’herbe au sol au moins 3 jours après la fauche cultures maraîchères et
Etaler uniformément la paille (5 cm d’épaisseur au minimum) sur fruitières.
les interlignes de semis ou sur toute la surface et repiquer au Un bon paillage est épais,
travers du paillage composé d’herbes pré-
Réaliser le paillage soit après levée, soit avant le repiquage fanées non porteuses de
graines qui pourraient être
Rechercher un paillage de couleur claire qui a un effet répulsif une source d’envahissement
sur les insectes (pucerons et thrips) par les mauvaises herbes.
Veiller à ce que l’épaisseur de la couche de paille protège contre
les mauvaises herbes, l’évaporation, les érosions et les maladies
par éclaboussures (nervation noire des feuilles, nécrose blanche
du collet, flétrissement bactérien…)
Eviter le contact direct entre le collet et le feuillage des plantes
et le paillages (maintien d’humidité au pied des cultures et
transmission de maladies fongiques, gîte à escargots pendant la
saison des pluies...)

Avantages du paillage
Un sol paillé est protégé des rayons du soleil et du
dessèchement superficiel rapide
Le paillage permet de maintenir la vie biologique dans la
couche superficielle du sol
Un sol paillé est protégé des effets de tassement par le choc
des gouttes de pluie (ou de l’arrosage)
Une parcelle de culture paillée n’est pas envahie par les
mauvaises herbes
Le paillage évite les sarclo-binages répétés
Le paillage préserve les ressources en eau du sol en limitant
l’évaporation
Le paillage apporte après décomposition de la matière
organique supplémentaire
9

Fiche pratique n°4

L’importance de la fumure de fond

Matières à utiliser pour une bonne fumure de fond


La fumure de fond constitue
une réserve de fertilité qui
Fumier recyclé (préalablement mis en tas et arrosé, et après sera utilisée
refroidissement) progressivement par la
Compost pas trop décomposé plante.
Elle permet de redresser la
Compost liquide fertilité de sols épuisés par
Pailles sèches et feuilles diverses (sauf eucalyptus) les pratiques culturales
Cendre de bois intensives.
En cultures maraîchères et
Calcaire broyé lors de plantations
Apport de la fumure de fond fruitières, la fumure de fond
est une garantie de bons
Au moment du labour d’ouverture : apport du calcaire broyé (0,6 résultats pour l’avenir.
à 0,8 kg pour 10 m2) C’est un investissement pour
Après 10 jours environ, apport des autres éléments et le maraîcher.
enfouissement :
• Fumier moyennement décomposé (20 kg pour 10 m2) ou
compost solide (30 kg pour 10m2)
• Cendre de bois (2 à 3 kg pour 10 m2)
Remarque : le fumier ou le compost peuvent être remplacés par des
feuilles d’arbres et d’arbustes sèches. Dans ce cas apporter au même
moment de la fiente de volailles ou de chauve-souris (800 g de
fientes sèches pour 10m2) ou du compost liquide (arrosage avant
enfouissement : 5 litres de compost liquide dilués avec 5 litres d’eau
soient 10 litres de mélange pour 10m2)

Avantages de la fumure de fond


Réserve de matière organique et d’éléments minéraux pour les
cultures à cycle long (tomate, chou, aubergine)
Garantie de bons résultats pour les successions et associations
culturales maraîchères : effet de longue durée
Réduction du nombre d’apports de fumiers de couverture
(fientes de volailles) et d’engrais chimiques (NPK)
Amélioration de la qualité du sol : structure stable et
protection de la réserve en eau dans le sol
10

Fiche pratique n°5

Les mesures préventives de protection des


cultures maraîchères
Protection des plants en pépinière

Apporter une terre nouvelle à chaque démarrage de pépinière Les cultures maraîchères
sont l’objet d’attaques
Désinfecter le substrat avec de l’eau bouillante fréquentes de maladies et
Assurer une bonne fertilité organique de la terre des pépinières de ravageurs.
(fumier ou compost bien mûrs) Avant d’engager une lutte à
Maintenir le substrat à une bonne hauteur (80 cm à 1 m) du sol base de pesticides (naturels
(évite l’infestation à partir du sol) ou chimiques) il est
important de mettre en
Ne pas placer les pépinières à côté des vieilles plantations œuvre de bonnes pratiques
(cultures maraîchères en fin de cycle, grands arbres et vergers) et en pépinière et au champ.
les protéger si possible avec une toile moustiquaire Des plants sains et vigoureux
Respecter les densités de semis (une trop forte densité de semis sont plus résistants aux
provoque une faible vigueur des plants et entretien une humidité attaques.
importante favorable aux maladies). Procéder à un
éclaircissement si nécessaire.
Protéger les plantes des intempéries avec un film plastique
Ne pas placer les plants à l’ombre ni dans une atmosphère sans
aération
Contrôler quotidiennement l’état sanitaire et procéder à
l’élimination des plants malades et chétifs
Sélectionner les plants prêts au repiquage parmi les plus
vigoureux Association Chou / Aubergine - Kimwenza

Protection des plantes au champ

Utiliser des variétés de légumes bien adaptées aux conditions locales . Dans certains cas seules les
variétés importées seront résistantes ou tolérantes aux maladie et ravageurs. Il sera alors
nécessaire de les utiliser.
Dans le cas des plantes nécessitant un ombrage, bien confectionner les ombrières pour lutter
contre :
• L’ensoleillement et les grandes chaleurs
• les chocs mécaniques des gouttelettes des pluies
Réaliser une bonne fumure de fond pour bien nourrir les cultures maraîchères
Réaliser un bon paillage sur les plates bandes
Programmer de bonnes successions culturales en tenant compte des aspects agronomiques
(alternance des familles) et des besoins du marchés
Effectuer de bonnes associations pour une bonne gestion de l’espace et du parasitisme (plantes
pièges pour les nématodes, plantes insectifuges…)
Garder hors de son exploitation les mauvaises herbes (désherber régulièrement) et les déchets de
culture (brûler les plants arrachés malades et les plants arrachés en fin de cycle)
Utiliser les plants sains et vigoureux issus des pépinières surélevées (sur pilotis)
En cas d’attaque, utiliser les pesticides naturels ou, en dernier recours, les pesticides chimiques
autorisés
11
Fiche pratique n°6

Le respect des successions culturales

Les cultures maraîchères sont l’objet d’attaques


fréquentes de maladies et de ravageurs.
Afin d’éviter les attaques il est important de respecter de
bonnes successions culturales.
Ces successions permettent aussi de mieux valoriser la
Précédent fertilité des sols et de ne pas l’épuiser rapidement.
conseillé

Cultures maraîchères à mettre en place

Céleri Chou Fenugrec Poivron


Aubergine Carotte Concombre Coriandre Laitue Tomate
Persil pommé Méthy Piment

Méthy X X X X X

Radis X X X X X X

Pointe-
X X X X X
noire
Amarante X X X X X X X X

Chou
X X X
pommé
Chou
X X X
Chine
Oignon X X X X

Ciboule X X X X

Oseille
X X X X X X X
Guinée
Poivron
X X X X
Piment
Carotte X

Tomate X X X X X

Aubergine X X X X X

Céleri
Persil X X
Coriandre
12

Fiche culture n°1

L’aubergine

La culture de l’Aubergine peut être associée


avec l’Amarante ou la Pointe-Noire (chou
moutarde).
Les meilleurs résultats sont obtenus sur
paillage. L’aubergine aime les sols profonds
et protégés en surface.
Les variétés recommandées sont : Famille : Solanacées
• Mbimi, (variété du Congo Brazzaville - Nom latin : Solanum
lignée pure) melongena
• Kalenda F1, Obala F1 (hybrides Nom français : Aubergine
commerciaux) Lingala : Binsukulu
L’aubergine se cultive après :
Méthy - Radis - Pointe-Noire - Amarante

OPÉRATIONS CULTURALES

Semis en pépinière surélevée


Semis en pépinière à la volée ou en lignes en espacées de 10 – 15 cm
Densité de semis en pépinière : 5 g / m² (1000 plants / m2) permettant d’emblaver 250 m²
Germination à partir du 8e jour après semis
Travail du sol
Labour profond et confection des plates bandes
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Fertilisation de couverture
Compost liquide à 7 – 14 – 21 – 28 jours après repiquage
Epandage de fiente de volaille toutes les 2 ou 3 semaines (au pied et au travers du paillage) : un
seau de 10 litres pour 10 m2
Conduite de la culture
Paillage avant le repiquage
Distance inter plants : 50 cm
Distance inter lignes : 50 cm
Densité : 40 plants / 10 m²
Chaque plant est muni d’un tuteur en bois de 1,2 à
1,5 m
Arrosage 2 fois / jour (matin et soir) soit 2 arrosoirs
le matin et 2 arrosoirs le soir pour 10 m²
Récolte 25 à 35 jours après repiquage
Rendement : 10 à 15 kg / m2
13

PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.

Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Mines serpentines sur feuillages Mouche mineuse Potion gingembre + ail Diméthoate 15 ml /
+ piment ou 10 l
application huile de
neem
Toiles d’araignées ou décoloration Araignée rouge Elimination feuilles et Diméthoate 15 ml /
du feuillage apex fortement 10 l
atteints
Déformation des feuilles Tarsonème Diméthoate 15 ml /
10 l
Nécrose pariétale ou apicale de Anthracnose 1 Boîte de tomate
fruits vide de
Mancozèbe / 10 l
Galeries sur fruits Chenilles Potion gingembre + ail Cyperméthrine 15
+ piment ou ml / 10 l
application huile de
neem
Gonflement de fleurs Chenilles Potion gingembre + ail Cyperméthrine 15
+ piment ou ml / 10 l
application huile de
neem
Amas de pucerons Puceron Pulvérisation d’une Cyperméthrine 10
solution eau/ savon ml / 10 l
noir
Tache de rouille Rouille Equilibre biologique

Résultats économiques moyens


pour une planche de 10 m² d'Aubergine

4 000
Francs congolais

3 000

2 000 3 684 3 324

1 000
360

Produits Charges Marges

1 € = 680 Francs congolais (déc. 2008)


14

Fiche culture n°2

La carotte

Les récents résultats de production de


carotte dans les périmètres
maraîchers de Kimwenza ont montré
que la variété New Kuroda se
comporte relativement bien en saison
sèche et la variété Japan Cross en
saison des pluies. Cette culture n’est
pas répandue à Kimwenza bien que le
sol sableux y soit approprié
La carotte succède aux plantes : Famille : Ombellifères
• Chou pommé ou chou de chine Nom latin : Daucus carota
• Oignon ou ciboule Nom français : carotte
• Amarante
• Oseille
• Fenugrec (méthy)

OPÉRATIONS CULTURALES
Travail du sol et semis
Labour et confection des plates-bandes : bien travailler le sol qui doit être meuble pour permettre
une bonne pénétration des racines
Semis direct en lignes espacées de 15 – 25 cm dans le sens de la largeur de la plate bande
Densité : 1g sert à semer 12 à 16 mètres linéaires soit 3 à 4 m2
La levée des graines intervient 7 à 10 jours après le semis

Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²

Fertilisation de couverture
1 seau de 10 litres de fiente sèche en épandage pour 10 m², 7 à 14
jours après semis

Conduite de la culture
Paillage dès la levée en interligne
Arrosage modéré et régulier à raison de 4 - 5 arrosoirs par jour pour 10
m2
Eclaircissage lorsque les plants ont à 5 ou 6 feuilles (espacement entre
plants = 3 à 6 cm sur la ligne)
Récolte 2,5 à 3 mois après semis
Rendement : 20 à 40 kg pour 10 m2
15

PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…).L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.

Symptôme Origine Traitement naturel


Pourriture brune : feuilles cousues avec mini Rhizoctone Arrêter l’arrosage
stroma blancs
Attendre 3 ans avant de
Pourriture noire à brun du coeur Erwinia et Pythium replanter la Carotte,
Rotation assainissantes
Lésions noires sur les feuilles et les pétioles Alternaria dauci Privilégier les semis et
qui dessèchent prématurément débuts de cycles en période
fraîche (< 23°C et peu
humide) : grande saison
sèche et petite saison sèche
Déformation des racines Nématodes à galles Bon apport de matière
organique et rotation avec
plantes pièges : Arachides,
Tagètes
16

Fiche culture n°3

Le céleri et le persil
Le Céleri à couper est cultivé partout à
Kimwenza sur de grandes superficies et toute
l’année. C’est l’une des deux cultures qui est à
la base du système de production maraîchère,
avec l’amarante.
Le persil est cultivé sur de plus petites
superficies mais prend progressivement de
l’importance.
Ces cultures sont très exigeantes en fertilité et
préfèrent un climat frais, et une humidité
suffisante pendant toute la végétation.
Le céleri peut être associé au piment ou au Famille : Ombellifères
poivron. Nom latin : Apium
Le Céleri peut succéder aux plantes non sensibles aux nématodes à graveolens (céleri) et
galles et à la pourriture des feuilles (Cercosporiose, Septoriose) : Petroselinum sativum
• Pointe-Noire (persil)
Nom français : céleri /
• Oseille et Amarante
persil
• Radis

OPÉRATIONS CULTURALES
Semis en pépinière surélevée et ombragée
Semis en pépinière sur pilotis à la volée ou en lignes espacées de 5cm
Placer la pépinière en situation ombragée ou protéger avec les palmes (ombrière)
Densité : 300 à 400 g de semences pour planter 1ha
La levée des graines intervient 15 à 20 jours après semis
Travail du sol
Labour profond et confection des plates bandes sous ombrière

Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Fertilisation de couverture
Compost liquide tous les 7 jours : 10 litres / 10 m2
Ou fiente de volailles en épandage toutes les 2 semaines sur le paillage (1 seau de 10 litres pour
10 m2)
Conduite de la culture
Paillage avant le repiquage
Aménagement d’une ombrière végétale
Distance inter plants : 6 à 8 cm
Distance inter lignes : 10 à 12 cm
Arrosage 2 fois / jour (matin et soir) soit 3 arrosoirs le
matin et 3 arrosoirs le soir pour 10 m²
2 récoltes par mois (longueur des feuilles 25 à 30 cm)
5 à 6 récoltes successives si le sol est bien fertilisé
(fumures de fond et de couverture)
Rendement : 40 kg / 10 m2
17
PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.

Traitement naturel Traitement chimique


Symptôme Origine

Les feuilles sont Mouche du Potion gingembre + ail + Cyperméthrine 15 ml / 10


boursouflées se ratatinent Céleri piment ou applications l
et meurent préventives de purin de
feuille de neem
Taches brunes chlorotiques Septotoria, Mancozèbe
sur les feuilles Cercospora 1 boite de tomate vide (50
g / 10 l)
Le cœur du Céleri brunit, Pythium ou Bonne rotation
devient gluant Erwinia

La plante se ratatine, les Virus de la Eviter les terres infestées


feuilles se tordent et se mosaïque de
couvrent de taches brunes l’arabette

Résultats économiques moyens


pour une planche de 10 m² de Céléri

10 000

8 000
Francs congolais

6 000
8 862 7 858
4 000

2 000
1 004
0

Produits Charges Marges

Résultats économiques moyens


pour une planche de 10 m² de Persil

12 000

10 000
Francs congolais

8 000

6 000 11 233 10 348

4 000

2 000 885
0

Produits Charges Marges

1 € = 680 Francs congolais (déc. 2008)


18

Fiche culture n°4

Le chou cabus (pommé)

Cette culture est présente dans tous les sites


de Kimwenza mais peu fréquente. Il est
conseillé aux exploitants de la développer.
Le chou cabus est exigeant en fertilité (cycle
long) et est sensible à différentes attaques
phytosanitaires. Il est très souvent attaqué par
les chenilles et souffre régulièrement de
pourritures en saison des pluies.
Famille : Crucifères
Le chou pommé peut succéder à : Nom latin : Brassica
• Amarante et oseille de Guinée oleracea
• Fenugrec (méthy) Nom français : chou
• Oignon et ciboule pommé, chou cabus

OPÉRATIONS CULTURALES
Semis en pépinière surélevée et ombragée
Semis en pépinière sur pilotis en lignes espacées de 10 - 15 cm
1 à 2 g de semences / m²
Semis à la volée : graines mélangées avec du sable blanc de carrière
Couvrir le semis d’un paillis fin
Durée de la pépinière : 30 à 40 jours
Travail du sol
Labour profond et confection de plates bandes larges

Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Fertilisation de couverture
Compost liquide en épandage à 7 – 14 – 21 – 28 jours après repiquage :
10 litres / 10 m2
Ou fiente de volailles en épandage au travers du paillage, 15 – 30
jours après repiquage (1 seau de 10 litres pour 10 m2)
Conduite de la culture
Paillage avant le repiquage
Distance inter plants : 60 cm
Distance inter lignes : 60 cm en quinconce
Arrosage 2 fois / jour (matin et soir) soit 2 arrosoirs le matin et 2
arrosoirs le soir pour 10 m²
Récolte 60 à 75 jours après repiquage
Rendement : 25 kg / 10 m2
19

PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.

Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Amas de Puceron (coloration Pucerons Pulvérisation à base Cyperméthrine 10
rosacée de feuilles) de savon noir ml / 10 l

Nervation noire des feuilles Xanthomonas Attendre 3 ans avant


(lésions en forme de v) campestris de replanter les choux

Broutage des feuilles (limbe) Plutella xylostella Bacillus thuringiensis


(chenilles noctuelles) 50 g / 10 l

Pépinière surélevée
Pourriture des pieds Hernie du chou Attendre 3 ans avant
Plasmodiophora de replanter les choux
brassicae

Résultats économiques moyens


pour une planche de 10 m² de Chou pommé

2 500

2 000
Francs congolais

1 500
2 146
2 250
1 000

500
104
0

Produits Charges Marges

1 € = 680 Francs congolais (déc. 2008)


20

Fiche culture n°5

Le concombre
Cette culture est peu répandue mais a
donné de bons résultats à Kimwenza. Les
meilleurs récoltes sont obtenues durant
les mois pluvieux. Il est conseillé aux
exploitants de la développer.
Le concombre est moyennement exigeant
en fertilité (cycle long) et est sensible à
différentes attaques phytosanitaires. Il
est très souvent attaqué par les mouches Famille : Cucurbitacées
des fruits et souffre régulièrement de Nom latin : Cucumis
mildiou et d’oïdium. sativus
Le concombre peut succéder aux cultures Nom français : concombre
suivantes :
• Chou moutarde (Pointe-Noire)
• Radis
• Oignon et ciboule
• Fenugrec (Méthy)

OPÉRATIONS CULTURALES
Semis direct
Semis en poquet en lignes distants de 60 – 70cm, 3 à 4 graines à éclaircir à 2 graines
Densité 5 g / 20 m2
Paillage aussitôt après levée surtout en période pluvieuse
Chaque poquet est muni d’un tuteur en bois
Travail du sol
Labour et confection de plates bandes surélevées et de 1,50 m de large pour les cultures palissées
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Fertilisation de couverture
Fiente sèche 1 fois tous les 15 jours après semis (1 seau de 10 litres pour 10 m2)
Ou apport de compost liquide en arrosage sur le paillage tous les 1à jours (10 l / 10 m2)
Conduite de la culture
Arrosage 2 fois / jour (matin et soir) soit 2 arrosoirs le matin et 2 arrosoirs le soir pour 10 m²
Récolte 45 jours après le semis. Récolte échelonnée imposant l’arrêt des applications de produits
chimiques 15 jours avant le début de la collecte des concombres
Rendement : 40 à 60 kg / 10 m2
21

PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.

Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Pourriture humide des Mouche des fruits Diméthoate 15 ml /
10 l
fruits Rhagolethis,
Ceratitis et Dacus

Poudre blanche sur Oïdium Utiliser variété Poinsett


feuillage

Taches cubiques sur Mildiou Utiliser Poinsett ou variétés


résistantes
feuilles
Éviter une trop forte humidité
(arrosage le matin de préférence
et pas d’eau sur les feuilles)

Mines serpentines Mouche mineuse Bifenthrine 62 g /


10 l
(Liriomyza)

Résultats économiques moyens


pour une planche de 10 m² de Concombre

1 200

1 000
Francs congolais

800

600 1 083

400
708
200 375

Produits Charges Marges

1 € = 680 Francs congolais (déc. 2008)


22

Fiche culture n°6

La coriandre

La culture de coriandre est pratiquée dans


tous les sites maraîchers, mais sur de très
petites surfaces. Elle préfère les sols sains,
peu compacts, sableux ou sablo-argileux .
La coriandre peut succéder aux cultures
suivantes :
• Chou pommé
• Pointe-Noire Famille : Ombellifères
• Oseille Nom latin : Coriandrum
• Amarante sativum
• Poivron et piment Nom français : coriandre

OPÉRATIONS CULTURALES
Semis direct
Le choix de la variété repose sur la couleur claire et la bonne apparence des graines ainsi que leur
couleur brillante et uniforme. Les graines éclatées ou fendues sont destinées à la transformation.
• Densité : 12g / m2
• Distance inter lignes : 50 à 60 cm
• Distance inter plants : 2 cm
• Paillage aussitôt après levée sur inter lignes
Travail du sol
Labour et confection de plates bandes surélevées
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Fertilisation de couverture
Compost liquide en épandage à 7 - 14 - 21 jours après semis
Ou 1 seau de 10 litres de fiente sèche de volaille à épandre à 15 – 30 – 45 jours après semis pour
10 m2
Conduite de la culture
Arrosage 2 fois / jour (régulier mais sans excès) matin et soir : 1 arrosoirs le matin et 1 arrosoirs le
soir pour 10 m²
Rendement : 10 kg / 10 m2
23

PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.

Symptôme Origine Traitement naturel

Galle des tiges Champignon Choix variétal qualité des graines

Déclin de la graine Bactériose Respecter les successions


culturales

Résultats économiques moyens


pour une planche de 10 m² de Coriandre

5 000

4 000
Francs congolais

3 000

2 000 4 219 3 989

1 000
231
0

Produits Charges Marges

1 € = 680 Francs congolais (déc. 2008)


24

Fiche culture n°7

La laitue
La culture de la laitue occupe une
place saisonnièrement importante
sur les périmètres maraîchers.
On cultive des variétés locales
blondes frisées. Ces variétés se
vendent classiquement sur les
marchés locaux mais il existe des
filières bien plus rentables à
condition de cultiver les variétés
améliorées (batavia, reine des
Famille : Composées
glaces, laitue feuilles-de-chêne).
Nom latin : Lactuca sativa
La succession tient compte des
principales maladies et pestes : Nom français : laitue
Cercosporiose, nématodes à galles et
chenilles défoliatrices.
Les principaux précédents sont :
• Fenugrec (Méthy)
• Oignon et ciboule
• Oseille de Guinée
• Radis

OPÉRATIONS CULTURALES
Semis en pépinière surélevée
Semis sur lit de semence en pépinière surélevée, lignes espacées de 10 cm
Couvrir les lignes avec une mince couche de paille
Densité dans la pépinière: 5g / 1 m2. 1 gramme de semence permette d’emblaver 36 m² de
culture
La levée se produit 4 à 6 jours après semis.
Travail du sol
Labour et confection de plates bandes surélevées
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Fertilisation de couverture
Compost liquide à 7 – 15 – 21 jours après repiquage (10 litres / 10 m2)
Ou fiente de volailles : à 10– 20 jours, 1 seau de 10 litres / 10 m2
Conduite de la culture
Paillage avant le repiquage
Distance inter plants : 20 cm
Distance inter lignes : 20 cm
Sélection des plants sains et vigoureux
Arrosage 2 fois / jour (matin et soir) soit 2 arrosoirs de 10 litres le
matin et 2 arrosoirs de 10 litres le soir pour 10 m²
Durée du cycle : 65 jours (21 jours et pépinière, 35 jours sur le
terrain)
Rendement : 25 à 30 kg / 10 m2
25

PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.

Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Nécrose marginale Carence minérale Choix variétal

Galles sur feuillage Vers gris (chenilles Bacillus thuringiensis : Batic


terricoles (10 g / 1 l)
légionnaires)
Taches arrondies Cercospora Respecter les successions
nécrotiques culturales
Eviter les éclaboussures des
feuilles au moment de l’arrosage
et pailler les sols
Tumeurs des racines Nématodes à galles Respecter les successions
culturales
Apport de matières organiques
bien décomposées

Résultats économiques moyens


pour une planche de 10 m² de Laitue

6 000
5 000
Francs congolais

4 000
3 000 4 705
5 017
2 000
1 000
312
0

Produits Charges Marges

1 € = 680 Francs congolais (déc. 2008)


26

Fiche culture n°8

Le fenugrec - méthy
La culture du methi (ou méthy,
fenugrec et trigonnelle) est
pratiquée depuis peu dans tous
les sites maraîchers de
Kimwenza. Ce sont les
commerçantes récolteuses qui
l’ont introduite. Elles sont à la
base de l’approvisionnement en
semences. Les exploitants ne
maîtrisent ni l’aval, ni l’amont
de la filière bien qu’ils Famille : Fabacées
obtiennent des recettes très importantes en peu de temps. Les Nom latin : Trigonella
exploitants pourraient devenir autonomes en produisant leur propre foenum-graecum
semence. Nom français : fenugrec,
trigonelle
Le méthy succède aux plantes suivantes :
• Chou pommé
• Tomate et aubergine
• Carotte
• Piment et poivron

OPÉRATIONS CULTURALES
Semis direct en poquets
La semence de méthy est très coriace, elle nécessite un bon arrosage après semis.
• Densité : 12 g / m2
• Poquet avec 4 graines pour démariage ensuite
• Distance inter lignes : 15 à 20 cm
• Distance entre plants : 5 cm
Travail du sol
Labour et confection de plates bandes surélevées
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10

Fertilisation de couverture
Compost liquide en épandage à 7 - 14 - 21 jours après semis
Ou 1 seau de 10 litres rempli de fiente sèche de volaille à épandre à
15 – 30 jours après semis pour 10 m2
Conduite de la culture
Paillage avant le repiquage
Arrosage 2 fois / jour (matin et soir) soit 2 arrosoirs de 10 litres le
matin et 2 arrosoirs de 10 litres le soir pour 10 m²
Rendement : 10 à 15 kg de feuilles / 10 m2
27

PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.

Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Pourriture des feuilles Champignon Bien espacer les poquets

Dépérissement des Bactériose Respecter les successions


plants culturales

Résultats économiques moyens


pour une planche de 10 m² de Méthy

6 000
5 000
Francs congolais

4 000
3 000 5 375 4 636
2 000
739
1 000
0

Produits Charges M arges

1 € = 680 Francs congolais (déc. 2008)


28

Fiche culture n°9

Le poivron et le piment
La culture du piment et du poivron est
pratiquée dans tous les sites maraîchers de
Kimwenza. Le surfaces cultivées ne sont pas
encore très importantes mais les
associations de culture intégrant le piment
sont de plus en plus fréquentes.
Pour implanter les poivrons et piments il
faut privilégier les précédents culturaux non
sensibles aux maladies et aux pestes des
solanacées maraîchères (tomate,
aubergines, piments…). Famille : Solanacées
Privilégier certaines associations avec les Nom latin : Capsicum
spéculations telles que le Chou chinois, la annuum
pointe noire, l’amarante ou le céleri donne Nom français : poivron,
de bon résultats. piment

Dans l’ordre, les meilleurs précédents sont :


• Radis
• Coriandre, céleri et persil
• Oseille de Guinée et amarante

OPÉRATIONS CULTURALES
Semis en pépinière surélevée
6 g de semences en pépinière pour 100 m2 de culture
Durée en pépinière 30 à 45 jours
Sélection des plants vigoureux et sains pour le repiquage
Travail du sol
Labour et confection de plates bandes surélevées
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Chaulage : 80 à 100 g de calcaire broyé / m2
Fertilisation de couverture
Compost liquide en épandage à 7 – 14 – 21 – 28 jours après repiquage (10 litres pour 10 m2)
Ou fiente de volailles en épandage à 15 – 30 – 60 jours après repiquage en épandage au pied avec
1 seau de 10 litres pour 1m2
Conduite de la culture
Paillage avant le repiquage
Distance inter lignes : 50 cm
Distance inter entre plants : 50 cm
Chaque plant repiqué est muni d’un tuteur long de 1,20
– 1,50 m
Arrosage 2 fois / jour en tenant compte de la vigueur
croissante de la plante
Récoltes échelonnées débutant 45 à 60 jours après repiquage : rendement 3 à 4 kg / m2
29
PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.

Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Mosaïque Virus Choix variétal
Pourriture de fruits Chenille (Heliothis Bacillus
armigera) thuringiensis 10 g / 10 l
Nécrose apicale Carence en Ca, Mg Bien arroser, chauler

Flétrissement bactérien Bactérie (Pseudomonas Successions culturales


solanacéarum) Cultiver Narval
Déformation feuilles et Araignées Dicofol 10 ml /
fruits 10 l
Pourriture de fruit Mouches des fruits Cyperméthrine
10 ml / 10 l
Nervation noire de Bactérie (Xanthomonas Successions culturales
feuilles campestris)
Puceron et thrips Puceron Paillage argenté
Pulvérisation solution savon
noir

Résultats éc onomiques moy ens


pour une planc he de 10 m² de Piment

8 000
Francs congolais

6 000
4 000 6 684 6 165
2 000 519
0

Produits Charges Marges

Résultats éc onomiques moyens


pour une planc he de 10 m² de Poivron

5 000
Francs congolais

4 000
3 000
4 005 3 704
2 000
1 000 301
0

Produits Charges Marges

1 € = 680 Francs congolais (déc. 2008)


30

Fiche culture n°10

La tomate
La culture de la tomate
demande un sol profond, bien
travaillé, chaulé et riche en
matière organique.
Pour implanter la tomate il faut
privilégier les précédents
culturaux non sensibles aux
maladies et aux pestes des
solanacées maraîchères (exclure Famille : Solanacées
les poivrons, aubergines, Nom latin : Lycopersicum
piments…). esculentum
Privilégier certaines associations avec les spéculations telles que le Nom français : tomate
Chou chinois, la pointe noire, l’amarante et le céleri donne de bon
résultats.
Dans l’ordre, les meilleurs précédents sont :
• Coriandre, céleri et persil
• Oseille de Guinée et amarante

OPÉRATIONS CULTURALES
Semis en pépinière surélevée
2 g de semences pour 100 m2 de culture
Durée en pépinière 14 – 21 jours
Sélection des plants vigoureux et sains pour le repiquage
Eliminer les plants portant des racines gonflées ou tuméfiées.
Travail du sol
Labour et confection de plates bandes surélevées
Fertilisation de fond
3 à 4 brouettées de compost solide pour 10 m2 ou 20 Kg de fumier / 10 m²
Chaulage : 100 à 150 g de calcaire broyé / m2
Fertilisation de couverture
Compost liquide en épandage à 7 – 14 – 21 - 28 jours après repiquage
(10 litres pour 10 m2)
Ou fiente de volailles en épandage à 15 – 30 – 45 jours après repiquage
en épandage au pied avec 1 seau de 10 litres pour 1m2
Conduite de la culture
Paillage avant le repiquage
Distance inter lignes : 60 cm
Distance inter entre plants : 50 cm
Chaque plant repiqué est muni d’un tuteur long de 1,20 – 1,50 m
Tuteurer et tailler / égourmander les plantes régulièrement
Arrosage 2 fois / jour en tenant compte de la vigueur croissante de la
plante
Récoltes échelonnées débutant 45 à 60 jours après repiquage : rendement 8 à 10 kg / m2
31

PROTECTION PHYTOSANITAIRE
Avant tout recours aux produits de synthèse, le maraîcher doit veiller à maintenir en
permanence de bonnes conditions de culture (sol fertile et protégé, arrosage adéquat,
respect des précédents culturaux…).
La santé des plantes ainsi que leur capacité de résistance aux pestes (maladies et
ravageurs) dépend étroitement de leur vigueur et de leur bon état général.
Lorsque toutes les bonnes pratiques agroécologique sont mises en œuvre, les attaques sont
réduites et leur impact limité.
Si néanmoins de très fortes attaques mettent en danger la culture, l’utilisation des pesticides de
synthèse devra être limitée et correctement appliquée (dosages, délais avant récolte, précautions
sanitaires d’usage…). L’utilisation des pesticides naturels, s’il en existe, sera privilégiée.

Traitement
Symptôme Origine Traitement naturel
chimique
Mosaïque Virus Variété
Caraïbe, Mongal F1 et Ninja
Pourriture variqueuse Heliothis armigera Bacillus
de fruits (Chenilles) thuringiensis 10 g / 10 l
Nécrose apicale Carence Bien arroser et chauler
Ca, Mg
Flétrissement bactérien Pseudomonas Successions culturales et cultiver
solanacéarum Mongal F1, Caraïbo
(Bactéries) Bon apport de matière organique
Déformation feuilles et Acariens Dicofol 10 ml /
fruits 10 l
Dépérissement moelle Bactérie Successions culturales et respect
noire Erwinia carotovora fertilisation de fond
Puceron et thrips Environnement Paillage clair
Pulvérisation solution savon noir
Déformation des racines Nématodes à galles Bon apport de matière organique et
rotation avec plantes pièges :
Arachides, Tagètes

Résultats éc onomiques moy ens


pour une planc he de 10 m² de Tomate

4 000
Francs congolais

3 000
2 000 3 121 2 904
1 000 217
0

Produits Charges Marges

1 € = 680 Francs congolais (déc. 2008)


32

AGRISUD International est une ONG


française qui centre son action sur la
promotion d’un développement économique
durable centré sur les Très Petites
Partenaire France Entreprises.

AGRIDEV est une ONG de la République du


Congo, associée aux programmes d’appui
d’AGRISUD International au Maroc et en
République Démocratique du Congo depuis
Partenaire Congo 2005

La FOLECO est une ONG de la République


Démocratique du Congo, associée aux
programmes d’appui d’AGRISUD International
à Kinshasa depuis 2005
Partenaire RD Congo

Ce mémento technico-économique a Le Programme d’Appui au Développement Agricole


été conçu et réalisé par : Périurbain de Kinshasa (PADAP) a été conduit de mi 2005
à fin 2008 au profit des maraîchers de Kimwenza.
• Edmond BAOUAMIO - AGRIDEV
Kinshasa 400 exploitants ont été appuyé et accompagnés dans le
renforcement de leurs systèmes de production en vue
• Sylvain BERTON - AGRISUD d’améliorer de façon significative leurs revenus agricoles
International et leur contribution à l’approvisionnement de la ville de
• Raphaël VINCHENT - AGRISUD Kinshasa en légumes frais.
International Une Union des Groupements Maraîchers de Kimwenza a
été créée à la faveur de ce programme. Elle fédère 18
Contacts : groupements de producteurs de la zone.
AGRISUD International
48, rue de la SABLIERE L’Union Européenne, le Ministère français des Affaires
Etrangères, AGRISUD International, la Fondation
33500 Libourne - France
PHITRUST, les Caisses d’Epargne Aquitaine Poitou
Tel : +33 (0)5 57 25 17 06 Charente (CEAPC), et l’Association « Le toit de la grande
Courriel : agrisud@[Link] Arche » ont cofinancé ce programme d’actions.

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