Comparaison des expressions figées en presse
Comparaison des expressions figées en presse
1
2
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Université LaarbiTébessi. TEBESSA
3
REMERCIEMENT
Je remercie aussi toutes les personnes qui ont pu m’aider et qui sont
intervenus d’une manière ou d’une autre dans la réalisation de ce mémoire,
notamment : le chef du département et tous les profs de l’université de nous
orienter tout au long de notre période de formation.
4
DEDICACE
5
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION GENERALE………………………………………….. 8
Premier chapitre:LE PHEOMENE DE FIGEMENT LINGUISTIQUE
I. Introduction………………………………………………………………………. 12
II. Définition de figement et locution……………………………………..……… 12
III. Les expressions et les locutions………………………………………………… 15
IV. Classement des locutions………………………………………………………… 16
V. Métaphore figée……………………………………………………………….. 22
VI. Les critères de figement ……………………………………………………… 23
VII. Caractéristiques majeur des expressions figées……………………………….. 24
1. L’opacité sémantique……………………………………………………….. 24
2. L’absence d’alternance paradigmatique……………………………………... 24
25
VIII. Figement et composition………………………………………………………..
6
Deuxième chapitre :LES PRESSES ÉCRITES PHRONCOPHONES
I. Introduction …………………………………………………… 37
II. PRESSE ECRITE ALGÉRIENNE……………………………. 37
43
III. PRESSE ECRITE FRANCAISE …………………………………..
43
1. Création et historique de la presse française « le Parisien »…..
45
2. Logo du journal français « le Parisien »……………………
45
IV. Conclusion ………………………………………………………………
47
I. Introduction ……………………………………………………………
II. Présentation du corpus….…………………………………………….. 47
III. Le choix du corpus …………………………………………………… 47
IV. Analyse du corpus ……....…………………………………………… 48
V. Le résultat du corpus….......…………………………………………. 54
VI. Conclusion …………………………………………………………… 54
CONCLUSION GENERALE……………………………..................... 55
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES………………...................... 57
ANNEXE………………………………………………………….............. 60
7
INTRODUCTION
GÉNÉRALE
8
Dans notre parler quotidien on s’exprime souvent par des mots mais aussi des
groupes de mots qui peuvent être prévisible ou imprévisible, ces groupes de mots sont
appelées souvent «expressionfigée », et parmi ces termes grâce aux quels notre langue
parait avoir plusieurs couleurs en nous permettant de se faire des différentes images
acoustiques à l’intérieur de nos esprits, on citera à titre d’exemple : locutions, expressions,
figements, défigements …etc.
Par ce présent mémoire on utilise une méthode comparative pour repérer, analyser et
quantifier les expressions figées de la langue française existant dans la presse algérienne «
le Quotidien d’Oran » par rapport à la presse française « le Parisien » pour ensuite établir
une similitude ou une différence entre les deux.
Nous allons nous garantir l’authenticité des hypothèses par le biais d’un travail
descriptif analytique qui passera en revue les expressions figées rassemblées dans la
rubrique « Tranche de Vie » du « Quotidien d’Oran » au cours de l’année Décembre 2014
/ Janvier, Fevries2015 ; et la presse Française « le Parisien » quelques journaux
télécharges en Octobre 2013 et Octobre 2015.
Notre étude a comme but d’atteindre la capacité de voir à quel niveau se présente
la presse algérienne par rapport à celle du journalisme français, ainsi que la fréquence
d’utilisation des locutions figées en analysant leurs richesses expressives et en se guidant
par notre passions de la découverte de la compétence culturelle des journalistes pour
apprécier la profondeur de leurs traces dans le vaste domaine des expressions figées
françaises.
9
Notre mémoire est conçu de trois chapitres précédés d’une introduction générale
annonçant et problématisant la thématique choisie : « les expressions figées », et une
conclusion qui propose des réponses à nos questionnements de départ.
Le premier chapitre est consacré aux définitions avec les critères de figement en
tant que phénomène linguistique intéressant à voir de plus près,en passant dans le second
chapitre,présentations des journaux et leurs historiques. Quant au dernier chapitre on
mettra un résultat d’une étude comparative entre les deux presses Algérienne et Françaises
pour arriver à une conclusion générale du mémoire.
10
Premier chapitre :
LE PHENOMÈNE DE
FIGEMENT
11
I. INTRODUCTION
Dans ce chapitre nous avons cité plusieurs définitions qui ont relation au phénomène
du figement qui est important dans nos actes de langage. Et dans ce présent chapitre nous
essayons aussi de mettre au jour les définitions etles exemples de ce phénomène. Il sera
aussi question d’expliquer le terme défigementainsi que les critères et les caractéristiques
des expressions figées.
Les expressions figées sont des groupes de mots qu’on ne peut pas modifier elles se
trouvent à mi-chemin entre la langue et le discours. En effet, lorsqu'elles sont lexicalisées,
elles relèvent de la langue, mais lorsqu'elles :«transcendent leur signification linguistique
pourdésigner un sens, elles relèvent aussi dudiscours ».La signification de ces expressions,
selon S. Mejri, elle :
Les séquences figées se diffèrent des suites libres par une« plus grande solidarité
entre leurs constituants »
Cette solidarité reste à définir pour chaque type de séquence, puisqu'il n'existe pas
une seule manière de figement. En effet, le figement est changeable, et il n'a pas toujours la
même étendue, ni la même intensité.
Le figement peut être considérer comme un mot très vague, c'est-à-dire en fonction
de la quantité des éléments des séquences qu'il englobe. Mais il peut aussi être considéré
en fonction de son degré.
1
Corinne LÉDÉE. : L'interprétation des expressions figées du français vers la Langue des Signes
Française. Le cas des expressions figées françaises relatives au corps
humain.Mémoire de Master 2 Sciences du [Link]écialité Interprétariat Langue des
Signes Française / français,
Septembre 2011, p.08.
12
Le figement peut déterminer la totalité ou seulement une partie d'une séquence
donné[Link] Gaston Gross (1996), les cas concernés par un figement complet
peuventêtre:
Un proverbe : (La nuit, tous les chats sont gris),
Une suite verbale : (avoir les yeux plus gros que le ventre),
Un substantif :(cordon-bleu, col-vert),
Une suite adjectivale (à cran),
Adverbiale (à fond la caisse) ou encore
Une locution prépositive (aux bons soins de).2
Mais l’emploi complet du figement n’est pas souvent fréquent. Dans une séquence,
généralement seule une sous-partie est réellement figée. Le fait de définir le début et la fin
du figement au sein d'une séquence revient à délimiter la « portée » du figement.
Toujours selon Gaston Gross (1996), le figement peut aussi être mesuré en termes
de degré. En effet, certaines séquences sont considérées comme moins figées que d'autres,
car elles peuvent faire l'objet d'une variation lexicale. Cette variation intervient
habituellement dans une position donnée et ne peut se faire de façon anarchique.
Ainsi dans la suite rater le coche, on peut remplacer le verbe « rater » par
« louper » ou « manquer »:« Louper le coche, manquer le coche. Il y a là une liberté
lexicale, même si le sens reste opaque dans les trois cas. Les variantes sont plus fréquentes
que le figement total […] »3
D’une autre part, cette possible variation lexicale, une autre propriété est utilisée
pour mesurer le degré de figement d'une séquence. Il s'agit d'observer les restrictions
sémantiques et syntaxiques auxquelles ses constituants doivent se soumettre.
Les relations entre certains éléments peuvent en effet être d'une grande liberté, ou au
contraire, très fortement contraintes. Plus ces relations sont étroites, moins il est possible
d'effectuer des changements pour mesurer le degré de figement d'une séquence, il s'agit
2
GASTON GROSS : Les expressions figées en français, noms composés et autres locutions,Editions
OPHRYS. Droits d'auteur. 1996, disponible sur :[Link]
OtRa4p8S4C&pg=PA10&lpg=PA10&dq=opacit%C3%A9+semantique&source=bl&o
ts=jvHv10he3Q&sig=maBJVLHoy5oAcFXN-My2dIdSUns&hl=fr&sa=X&ei=8-
FkVYXuA4LC7gblgoLQCg&sqi=2&ved=0CDgQ6AEwBA#v=onepage&q=opacit%C3
%A9%20semantique&f=false ,article consultée le 12/01/2015 , p. 15.
3
Ibid, p. 16.
13
donc d'observer les changements distributionnelles lexicales mais aussi les modifications
sémantique entre les constituants de cette séquence.
Exemples de transformations syntaxiques :
L’enfant a mangé cette pomme.
L’enfant la manger. (Pronominalisation)
Cette pomme l’enfant la manger. (Détachement)
C’est cette pomme que l’enfant la manger. (Restriction)
Cette pomme que l’enfant la manger. (Relativisation)
La locutionest un groupement de mots figés ayant la même fonction qu’un mot, tant
queles mots sont en différentes catégories qu'on appelle parties du discours. Mais il existe
des expressions qui forment une unité de sens, dont les mots sont fixes et que l'on peut
analyser, modifier, interpréter comme un mot simple. Selon l’importance qu'elles ont, on
appelle ces expressions locution nominales, locution adjectivale, locution verbale…
Ce sont aussi définit comme des suites de mots qu’on ne peut pas couper, ratisser ou
les allonger, il existe trois types des expressions figées les locutions, les dictons, les
proverbes.
En 1984, Jacqueline Picoche lors d’une conférence au sujet de la locution en moyen
français a énoncé toute une vérité :
« La notion de syntagme figé est susceptible de degrés ;
certains syntagmes figés peuvent admettre le sens usuel
et plénier des mots qui les composent ; les modifications
sémantiques dues à la subduction ou à la spécialisation
référentielle peuvent être compatibles avec une certaine
4
liberté syntaxique. ».
Les termes utilisés pour représenter ces groupes de mots – souvent appelés figés,
pour des raisons multiples que nous croyons pouvoir citer dans cette étude. Parmi ces
termes, on citera comme exemple locution, idiome, phrase figée, expression toute faite,
fonction lexicale et phrasème. Par exemple: « arc de triomphe » « hôtel de ville »
« pomme de terre »[Link] expressions éveillent chacun dans l’esprit une image unique et
non les images distinctes d’hôtel ; ville ; pomme ; terre…Comme l’indique déjàle sujet de
ce travail nous ramène à une problématique théoriquement vaste et très subtile.
4
Jana Slezáková : Les locutions figées et les expressions figurées dans les farces médiévales françaises,
université de Masarykovauniverzita, Akademickýrok 2005/2006,République tchèquep.08
14
Tableau n° : 01
Exemple des types locutions
On pourrait recopier la même phrase complexe pour définir l’expression, mais une
légère distinction apparait lorsqu’on met l’accent sur le développement de chaque terme :
5
REY, ALAIN.: Les implications théoriques d’un dictionnaire phraséologique. Le moyen français, revue
d’études linguistiques et littéraires fondée par Giuseppe di Stefano, p. 119.
15
c’est pour cela qu’on peut parler de locutions adverbiales ou prépositives, alors que ces
mots grammaticaux complexes ne seraient jamais appelés des expressions.
Alors l’expression a la même natureestimée comme une « manière d’exprimer
quelque chose »; elle mélange entre une rhétorique et une stylistique ; elle suppose le plus
souvent le recours à une figure : métaphore, métonymie, etc. Elle refuse toutes les possibilités
combinatoires ou transformationnelles qui caractérisent souvent une suite de ce type. Elle est
figée sémantiquement quand le sens est opaque ou non compositionnel, c'est-à-dire quand il
ne peut pas être déduit du sens des éléments composants.
Exemple : Les carottes sont cuites.
Ici le sens n’est pas transparent (clair) ; on ne peut pas le saisir.
Exemple : Venez manger les carottes sont cuites.
Ici le sens est transparent.
Le figement peut être partiel si la contrainte qui pèse sur une séquence donnée n'est
pas absolue, s'il existe des degrés de liberté (Gross 1996, p. 154)6
6
Gross. G: [Link]. p. 154
16
« Le nom est une catégorie que la grammaire a privilégié du
point de vue du figement : il est le seul qui ait reçu une
dénomination particulières (nom compose) ; toutes les
autres sont désignées sous le terme générique de locutions :
locutions verbales, adjectivales, adverbiales. »7
2. Locutions adjectivales
L’adjectif est un mot qui est liée toujours à un nomou à un pronom avec lequel il
s’accorde en genre et en nombre pour exprimer une qualité de l’être ou de l’objet nomme
ou pour introduit un nom dans le discours. Mais Gross leur donne une autre définition de
point de vue sémantique
7
Gross. G: [Link], p. 90.
8
Ibid. p. 90.
17
3. Locutions adverbiales
L’adverbe, un mot (ou une locution) invariable, fait partie des classes
grammaticales. Il a pour rôle de modifier ou de préciser le sens d’un verbe, d’un adjectif,
d’un autre adverbe, d’une phrase. Il a un lien très étroit avec l’adjectif, lien par analogie à
la morphologie. A propos de la morphologie, l’on constate une ambigüité syntaxique et
sémantique, en ce sens que l’on éprouve des difficultés à distinguer l’adverbe de l’adjectif
qualificatif.
Suite de mots, figée par l’usage, pouvant être substituée à un adverbe dans une
phrase pour constituer une nouvelle phrase grammaticalement correcte. Elles sont
caractérisées surtout par leur diversité.
Ex: Elle parle doucement.
Ex: Elle parle avec douceur.
4. Locutions verbales
9
MARIE VERONIQUE. : Le traitement automatique et lexicographique des locution verbales figées en
français,Mémoire de recherche, Université Paris3 Sorbonne nouvelle ILPGA.
Disponible : [Link]
Consultée le 09/03/2015,p .25.
18
4.1 Les verbes usuels
Les verbes usuels regroupent des verbes classiques tels que «chanter » ou
« danser ».
Le verbe est une partie de phrase qui peut être actualisé par leur conjugaison et par
leurs compléments. Le verbe « chanter» suppose que le sujet du verbe soit un humain et le
complément du verbe soit un nom appartenant à la classe sémantique duchant.
Cette relation combinatoire entre le verbe et son complément peut être représentée
ainsi : Le verbe opère une sélection sur l’ensemble des noms et cette sélection est restreinte
dans la mesure où n’importe nom ne peut pas se combiner avec n’importe quel verbe. Ce
type de notation sera utilisé dorénavant dans ce travail pour décrire un prédicat et ses
arguments.
10
MARIE VERONIQUE : Op. Citp.25
19
Figure n : 01
MANGER
(h, n)
h = humain
n = nourriture
Chanter
(h, n)
h = humain
n = chant 11
11
MARIE VERONIQUE : Op. Citp.26.
12
Ibid ,p.26 ,27.
20
Des verbes comme le verbe « être », « avoir », ou « faire » ont généralement un
emploi de verbe support. D’autres verbes peuvent être connotés sémantiquement et
apportent aux substantifs une actualisation mais aussi une contribution sémantique.
Ex: Max déborde d’affection pour Marie.
Le verbe « déborder » semble avoir un emploi de verbe support. Maurice Gross
ajoute d’ailleurs que les nominalisations sont des transformations qui transforment des
phrases à verbes ordinaires en phrases à verbes supports.
Ex: Max juge sévèrement Luc.
Max porte un jugement sévère sur Luc.
Les verbes supports ne présentent pas de restriction de sélection sur l’ensemble des
noms comme c’est le cas des verbes ordinaires. Gaston Gross dans un article consacré à la
lexicographie (1981) utilise le terme de « verbes opérateurs »13 pour faire allusion aux
verbes supports. Il dit donc qu’un verbe simple est traduit par un verbe de sens général
désigné sous l’appellation de « verbe opérateur » accompagné par un substantif de même
racine que le verbe simple.
Chacun des trois types de verbes décrits ici présentent des caractéristiques
particulières. Il est cependant impossible de proposer des classes de verbes parfaitement
distinctes. En effet, ces trois classes de verbes sont très proches et peuvent se confondre
dans la mesure où les trois types de constructions ont recours au même lexique.
Le verbe « porter » est présent dans ces trois phrases mais il n’a cependant pas le
même emploi. Dans la phrase (1), il s’agit d’un verbe ordinaire, la phrase n’est donc pas
figée et le verbe « porter » a un emploi libre. Dans la phrase (2), en revanche le verbe
13
MARIE VERONIQUE : Op. Cit, p.26,27.
21
« Porter » est un verbe composé employé dans une phrase figée et la phrase (3) emploie ce
verbe en tant que support du nom « affection ». Comme nous pouvons le voir, un même
verbe présente les trois emplois décrits ci-dessus. Le contexte peut permettre de déterminer
s’il s’agit d’un verbe ordinaire, d’un verbe support, ou d’un verbe figé.
5. Locutions phrase (locutions nomino-verbales)
Elles sont composées d’élément moniaux et possèdent des formes phrastiques les
locutions nomino-verbales les plus typiques sent les proverbes et les locutions
proverbiales, dictons, maximes
Par exemples : (a bon chat, bon rat, tel père tel fils …)
V. MÉTAPHORE FIGÉE
La métaphore est une figure de style qui consiste à établir une comparaison entre
deux réalités, comparaison qui est fondée sur une analogie que l’on instaure entre les deux
référents .On emploi donc un terme concret dans un contexte abstrait pour introduire une
comparaison , ainsi qu’on trouve derrière la majorité des locutions une image qui en
motive le sens L’image qu’ils évoquaient au départ s’est estompée; on parle alors de
métaphore figée, morte ou lexicalisée.
Les métaphores sont souvent mentionner dans le contexte de figement ou elles sont
décrites à l’aide des critères de figement. Par contre à leur relation qui nous emmène à une
relation zéro, autrement dit : il n’y a pas une relation forte entre les deux.
Exemples :
- Il est encore dans la fleur de l’âge.
- La racine du mal, c’est l’iniquité institutionnalisée.
- Ils ont annoncé un gel des salaires.
- Mon enfance s’est déroulée sans un nuage.
La métaphore figée est une métaphore passe dans le langage courant. Le mot ou
l’expression prend alors un sens nouveau qu’on trouve dans les dictionnaires.
Exemples :
« Lepied » d’un meuble.
« L’aile » d’un avion, etc.
22
VI. LES CRITÈRES DE FIGEMENT
Le figement est un phénomène très vaste qui se compose des trois critères principales
sont :
Le premier critère est un critère référentiel qui suppose qu’à une unité lexicale donnée
correspond un référent unique. Ce critère peut prendre appui sur cette citation de M.
Grevisse(1964) dans « Le Bon Usage »:
14
MARIE VERONIQUE : Op. Cit. p.17.
23
Dans les exemples Ex1 et Ex2 il n’est pas possible d’interpréter ces groupes
nominaux comme des syntagmes figés. Même s’ils permettent de se faire une idée de ce
qui caractérise principalement le figement, ces critères restent tout de même génériques et
devraient être plus précis. Le traitement automatique et lexicographique des locutions
verbales figées en français.
D’après toutes les définitions citées avant, nous pouvons mettre en accent sur les
caractéristiques majeures des expressions figées :
1. L’opacité sémantique :
L’opacité sémantique constitue, sans conteste, l’aspect le plus spectaculaire voir le
plus frappant des expressions figées. Elles ne sont pas interprétables, comme nous l’avons
déjà vu, qu’en vertu d’un travail réflexif plus ou moins laborieux et faisant appel à d’autre
sources comme dictionnaires et autres ouvrages de spécialité en la matière.
15
M. LAHLALI SAMIR. :Pour une approche syntactico-sémantique des expression figées dans le
« Quotidien d’Oran » cas de la rubrique « Tranche de vie » de l’année 2010,
Mémoire de Magistère, Université L'hadj Lakhdar - Batna ,2012 ,p.26 .
24
VIII. FIGEMENT ET COMPOSITION
16
YOUCEFI S. : Les chroniques dans la presse algérienne d’expression, Analyse de la créativité lexicale.
Cas de « Raina Raikom » et « Tranche de Vie », mémoire de Magister,
Université KasdiMerbah, OUARGLA, 2009, p.42
25
Donc un mot composé est obligatoirement construit par deux (ou plus) formants
autonomes. Ce point a était traiter avec plus de détail dans une définition empruntée à
[Link] et F. MARTIN-BERTHET qui considèrent que :
Il est à noter que les mots construit correspond à un Chois unique. Cette idée est
fortement soutenue par [Link] qui affirme qu' : "Il y a composition quand deux termes
identifiables pour le locuteur seconjoignent en une unité nouvelle à signifier unique et constant"
Cependant l'existence des composants à l'état libre ne peut en aucun cas refléter le
même référent du mot composé. Il est d'une grande importance de faire remarquer, comme
pour les autres procédés de formation de nouvelles notions, de la relation étroite entre la
composition et les autres modes de formation (emprunt, composition), car d'un côté un mot
composé peut inclure un mot dérivé ou emprunté. De l'autre côté il est fort possible de
dériver un mot composé.
17
YOUCEFI S. :[Link]. p.43.
18
Ibid: p.44.
26
Tableau n ° : 02
Ceux qui désignent toute unité composée de deux ou plusieurs mots simples ou
dérivés préexistants. Ces mots peuvent être soudés et donc ne pas comporter de
séparateurs.
GROSS oppose deux types de mots construits : les mots dérivés et les mots
composés. La dérivation consiste en le rajout à une racine d’un affixe (préfixe ou suffixe)
pour former un nom soudé.
La composition, elle, assemble entre eux des unités lexicales autonomes pour avoir
des unités polylexicales, séparées par des blancs ou par d’autres séparateurs.
19
M. LAHLALI SAMIR: [Link] p. 13.
27
Figure n° : 02
20
M. LAHLALI Samir :[Link] p.23.
21
GROSS, Gaston :[Link].p.16.
28
Pour but de rendre compte des traits caractéristiques d’une séquence figée, on doit
inéluctablement prendre en considération deux facteurs primordiaux : d’une part, l’opacité
sémantique qui constitue un véritable écueil dans son interprétation, et d’autre part, le
blocage qui pourrait avoir lieu dans certaines constructions syntaxiques.
Il en découle qu’une expression ne peut être figée que lorsqu’elle sémantiquement
opaque et syntaxiquement non libre.
L’expression figée en tant que signe linguistique a, comme la plupart des signes, un
signifiant et un signifié. Le signifiant est, comme c’est souvent le cas pour les notions
abstraites, plus facile à décrire que le signifié. Cependant, on peut imaginer que les notions
décrites par les noms des critères font partie, d’une manière ou d’une autre, du signifié de
l’expression figée.
Toutefois, en ce qui concernent les critères, nous n’avons pas de termes pour
décrire leur signifié. Il n’existe pas de mot pour décrire ce qu’ils auraient en commun. Le
trait qu’ils partagent est qu’ils arrivent à cerner certaines séquences de mots. Dans ce qui
suit, nous allons donc essayer d’identifier les ressemblances de famille des critères à l’aide
des expressions figées sur lesquelles ils ont été appliqués. C’est en regardant les
expressions identifiées qu’il est possible de comparer les traits que les critères ont en
commun.
Un échantillon d’expressions figées de divers types montrera que la plupart d’entre
elles ont des propriétés correspondant à plus d’un critère. Notre échantillon se compose des
29
3. Critères proposés par Gaston Gross
Pour Gaston Gross, une séquence figée est une suite de mots ayant une existence
autonome. Cette définition permet d’opposer le figement à la dérivation. Une séquence
figée peut donc offrir deux lectures. Prenons l’exemple suivant :
Ex: « Les carottes sont cuites ».22 Cette phrase peut avoir pour interprétation :
Ex: 1« Les carottes sont cuites » : Les légumes sont prêts. Dans cette interprétation,
le sens est compositionnel. La seconde interprétation notée n’est pas prédictible à partir des
éléments constituant la séquence.
Ex:2 « Les carottes sont cuites » : La situation est désespérée. Dans cette dernière phrase,
le sens est donc non compositionnel. Gaston Gross introduit la notion d’opacité sémantique
pour décrire la deuxième phrase L’opacité sémantique est un des critères proposés par G.
Gross pour distinguer les séquences libres des séquences figées. Ce critère correspond au
critère compositionnelle proposé au début de la section. Une suite est dite opaque quand
le sens n’est pas compositionnel et à l’inverse cette suite est dite transparente quand le sens
est compositionnel. Pour Gaston Gross, la deuxième phrase est donc opaque ou «
sémantiquement figée et contrainte lexicalement »
Les séquences figées permettent donc aux locuteurs d’avoir une double lecture
d’un même énoncé. En effet un énoncé peut être interprété de manière compositionnelle ou
figée. Le contexte d’énonciation permet aux locuteurs d’interpréter convenablement un
énoncé : il n’y a donc pas d’ambiguïté entre ces deux lectures.
G. Gross propose un deuxième critère qui est le blocage des propriétés
transformationnelles. Ce critère correspond au critère syntaxique proposé au début de la
section. Les séquences libres tolèrent en général un certain nombre de transformations ou
changements de structure. Ainsi des transformations telles que la passivation, la
pronominalisation, le détachement, l’extraction qui sont des transformations courantes sont
rendues impossibles. Prenons par exemple l’expression « casser sa pipe ».
Cette expression, dans sa lecture compositionnelle ou sémantiquement
transparente, signifie « briser l’objet qui sert à fumer et qui est une pipe ». La lecture figée
22
Marie Véronique : Op. Cit.p.18
30
IX. LESDIFÉRENTSTYPES DES EXPRESSIONS FIGÉES
Les locutions sont généralement décrites comme des syntagmes occupant une fonction
syntaxique précise au niveau de la phrase, à même titre que les mots simples: elles peuvent
grammatical, où l'aspect sémantique est relégué au second plan. Voici quelques exemples
de locutions: tant bien que mal (locution adverbiale), remettre en question (locution
Les dictons nous viennent d'un fond paysan, de génération en génération. Nos
ancêtres vivaient de ces dictons. Ils n'avaient pas de radio pour les renseigner; ils
apprenaient donc à connaître la nature pour éviter les foudres des éléments et pour
déterminer les périodes de semailles et de récoltes. Les dictons constituaient un véritable
code de conduite.
23
Gaston Gross (1996) [Link].p .154.
31
X. LE FIGEMENT ENTRE LOCUTION ET EXPRESSION
Nous allons ici faire un point très délicat dont l’objectif sera d’établir des balises
permettant de reconnaître les limites entre la notion d’expression et celle de locution.
A cet égard, Bruno LAFLEUR évoque une certaine similarité créant un lien de parenté
entre ces deux termes et affirme corollairement que : « La nuance est bien mince entre locution et
expression »24
Néanmoins, il est fort possible de reconnaître une locution par son emploi voué aux
différentes classes grammaticales : lentement est adverbe, chercher noise est locution
verbale alors que muet comme une carpe est une locution adjectivale.
A la lumière de ces exemples, nous remarquons que la confusion se situe entre locution et
expression figée et non pas entre locution et expression tout court.
Cette affinitéd’appartenance se fait bien ressentir dans l’intitulé de l’ouvrage de
Gaston GROSS :«Les expressions figées en français, noms composé et autres locutions».
Cet état de fait nous mènerait à conclure que les locutions forment une sous-
catégorie des expressions figées que Gross définit comme étant :
« Tout groupe dont les éléments ne sont pas actualisés individuellement»25
Ainsi, le sens de l’expression : boîte à savon « une voiture vétuste » n’est pas la
somme des sens des syntagmes constituant la chaîne phrastique, mais il en est tout autre.
Cette expression, qui en sus de son figement sémantique, présente un autre aspect de
figement : c’est le figement lexical. On ne peut en aucun cas insérer dans cette séquence
une autre unité lexicale comme un adjectif par exemple (* boîte à savon blanc).
Les clichés sont, selon certains auteurs, des locutions toutes faites, d’une banalité
établie et de lieux communs.
MAROUZEAU évoque le caractère typique du cliché ainsi que sa banalité qui en
font en quelque sorte les sentiers battus du langage humain.
LAFLEUR, quant à lui, entreprend cette notion sous une autre optique. Il dit à cet
égard que « les clichés sont des locutions toutes faites, transmises par la langue littéraire à
la langue commune ». Une simple confrontation nous permet de dire que les deux
définitions convergent sur l’aspect banal et l’emploi itératif et récurrent du cliché.
24
TAIBAOUI MOHAMMED.:Enjeux linguistiques des expressions figées dans les textes journalistiques :
Pour une approche automatique (TAL),Mémoire de magistère,
’Université KasdiMerbah-Ouargla,2009, p22.
25
GROSS, [Link], P14.
32
XI. DÉFIGEMENT
Si le figement constitue un fait peu ou prou difficile à contourner dans la mesure où
il rend assez ardue la tâche d’interpréter les expressions figées, le défigement est, quant à
lui, ce miroir déformant qui partant dans le sillage du défigement, cherche à élargir les
horizons d’interprétation par un simple jeu de mots sur le langage.
Il s’agit en effet, d’un fait linguistique créant un certain déblocage dans
l’expression figée, et ce en ayant recours à un jeu de substitution.
A l’encontre de la séquence figée qui a une syntaxe sempiternellement immuable,
le défigement porte sur une possibilité de substituer aux unités lexicales initiales d’autres
éléments de la même classe catégorielle. Cette substitution a pour objectif de créer des
effets émotifs tout en actualisant le sens de l’expression figée. Gaston GROSS dit que :
26
GASTON GROSS, [Link]. P20.
27
VICTOR HUGO: l’ogre et la fée. Disponible sur : [Link]
[Link],Consulté le 12/03/2015.
33
Un brave ogre des bois, natif de Moscovie,
Était fort amoureux d’une fée, et l’envie
Qu’il avait d’épouser cette dame s’accrut
Au point de rendre fou ce pauvre cœur tout brut.
L’ogre, un beau jour d’hiver, peigne sa peau velue,
Se présente au palais de la fée, et salue,
Et s’annonce à l’huissier comme prince Ogrousky.
La fée avait un fils, on ne sait pas de qui.
Elle était, ce jour-là, sortie, et quant au mioche,
Bel enfant blond, nourri de crème et de brioche,
Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso,
Il était sous la porte et jouait au cerceau.
On laissa l’ogre et lui tout seuls dans l’antichambre.
Comment passer le temps, quand il neige, en Décembre,
Et quand on n’a personne avec qui dire un mot ?
L’ogre se mit alors à croquer le marmot.
C’est très simple. Pourtant c’est aller un peu vite,
Même lorsqu’on est ogre et qu’on est moscovite,
Que de gober ainsi les mioches du prochain.
Le bâillement d’un ogre est frère de la faim.
Quand la dame rentra, plus d’enfant ; on s’informe.
La fée avise l’ogre avec sa bouche énorme :
As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j’ai ?
Lorsque Gaston Gross fait remarquer que « le défigement est très en usage dans les mots
croisés » (1996 : 20), on ne peut pas ne pas évoquer le recours surabondant de Perec à ce
procédé, dont le célèbre « fait de vieux os » pour définir « gélatine » constitue une sorte
d’exemple canonique.
34
XII. CONCLUSION
D’après les définitions précédentes nous pouvons constater que le figement est loin
d’être un phénomène marginal, c’est-à-dire qu’il est important mais il occupe, tout au
contraire, une place majeure dans nos productions langagières quotidiennes. La diversité
de ces définitions ainsi que les différentes catégories de phrases figées font de l’étude et de
l’analyse de ce phénomène des tâches assez ardues. Il faut savoir qu’on ne peut pas
modifier ni traduire une expression figée. Il est donc fort évident que pour s’aventurer dans
une telle étude, on doit faire montre d’une bonne maîtrise de certains concepts de base,
lesquels concepts serviront ultérieurement à jalonner la quête du sens.
35
Deuxième chapitre:
36
I. INTRODUCTION
L’Algérie est un pays qui a vécu une situation linguistique très intéressante, l’arabe
classique comme langue officiel et le français comme langue seconde. La presse écrite
algérienne a connu certain changement dans son évolution précisément dans la période
[Link] but dans ce chapitre est de définir la presse francophone le «quotidien
d’Oran » et la presse française « le parisien » et parler du statut de français dans l’Algérie.
" Le premier numéro est paru le 1 er janvier 1994. Fondé par un groupe de citoyens,
sa nature juridique est particulière. Société par actions, ses actionnaires sont au nombre de
87 détenteurs chacun d'une à dix actions. Aucun actionnaire n'a plus de dix actions. Leurs
profils vont du petit fonctionnaire à l'industriel et j'ai veillé en tant qu'élément
centralisateur à ce que leurs colorations politiques soient les plus larges possibles. Leurs
origines géographiques et ethniques aussi. La notion de bénéfice est secondaire pour les
actionnaires et j'ai tenu à ce que le personnel d'encadrement du journal soit non seulement
actionnaire mais aussi membres du conseil d'administration"28
28
Source : M. BENABOU, Directeur de publication du « Quotidien d’Oran »
37
disposition de ses lecteurs toutes les archives depuis janvier 2001. Deux versions, HTML
et PDF, sont consultables sur le site internet du quotidien. Le journal contient environ
trente-deux pages dans lesquelles sont traités des sujets différents d’une manière
impartiale. C'est ce que confirme le premier responsable en déclarant que :
Le journal privilégie l'analyse politique et le débat d'idées que ce soit pour les
sujets nationaux ou étrangers, qui s'étalent, selon leur importance, long de trente-deux
pages. De plus, il y a autres sujets qui touchent différents domaines de la vie et qui sont
traités par des plumes renommées. Le Quotidien d'Oran rassemble dans son édition du
jeudi les meilleures contributions des intellectuels et journalistes. La fin de l'année 2007,
où le journal se préparait pour fêter ses treize ans, était en couleurs, car nous avons assisté
à un changement de maquette, une impression faite pour la première fois sur papier
journal, et, enfin l'introduction de la couleur à la une et à la dernière page qui a eu lieu le
15 novembre 2007. Le treizième anniversaire était aussi marqué par le billet écrit par le
directeur général, directeur de la publication publié en page 32 et titré "le Quotidien d'Oran
a treize ans". Dans ce billet M.A. BENABBOU a souligné l'importance de la solidarité et
la réconciliation de tous les titres qui apparaissent en Algérie, tout en respectant la
discrétion et la concurrence dans ce noble métier. Pour en finir, l'auteur a adressé un
précieux conseil à tous ses confrères :
29
YOUCEFI S. :Op, Cit,, p.48.
30
Ibid.
38
2. Présentation des corpus utilisés « Tranche de vie »
Nous répertorions ci-après les différents types de phrases possibles dans « Tranche
de Vie » du « Quotidien d’Oran» .
Tranche de vie" traite des sujets qui correspondent à la vie de la société algérienne
en accordant -bien entendu- un titre très significatif et dans la plus part du temps péjoratif à
chacune de ces tranches. Cet intitulé est dans la totalité des cas est accompagné par un
dessin caricatural (soussigné) assez représentatif de la situation traitée. Concernant ce
chroniquer et ses écrits nous n'avons pu récolter aucun avis même défavorable. Seules ces
deux lignes qui témoignent sur ces productions et leur rédacteur comme suit :
31
"El Guellil" est un journaliste au quotidien d'Oran, qui écrit "Tranche de vie. Guellilen
arabe veut dire : pauvre, malheureux, sous-estimé, et indigent."
La rubrique de location "Tranche de vie", "Tranche de vie" n'est pas inventée par
l'auteur car cette structure existe dans le dictionnaire de langue française et qui se définit
comme la description réaliste et fidèle et comme photographiée sur le vif de la vie
quotidienne donc ces écrits reflètent la vie de tous les jours.
Le journaliste reflète la critique situation économique partagée par la majorité du peuple
algérien. Nous avons remarqué une grande simplicité dans la langue utilisée.
Le Quotidien d'Oran est un quotidien généraliste qui traite aussi bien de politique
intérieure que de sport, de culture ou d'actualité internationale. Toutefois, il consacre une
place particulière à l'actualité de la ville d'Oran et de sa région. Parmi les rubriques phares
du journal, citons:
En outre, Le Quotidien d'Oran est connu pour ses pages réservées au débat et à
l'analyse (notamment dans l'édition du jeudi). Cela lui donne la réputation d'un quotidien
sérieux et prisé par les élites algériennes.
31
YOUCEFI S.: Op, Cit,p.53.
39
Le 13 novembre 2008, le site internet a été la cible de hackers marocains en raison
des prises de position du journal en faveur de la cause de l'autodétermination du peuple
sahraoui.
32
YOUCEFI S: [Link]. p.17
40
période nous avons fait recours à une "hypothèse centrale" d'un grand spécialiste de la
sociolinguistique, notamment tout ce qui concerne les politiques linguistiques à travers le
monde entier et plus précisément encore celles des ex-colonies françaises. Il s'agit de L. J.
CALVET qui explique que la relation entre la langue du colonisateur et celle des
autochtones (le français et l'arabe dans notre cas) est généralement réalisée par un rapport
de supériorité dit "glottophagie"33.
Dans l'autre côté de la balance est placée la langue française considérée comme
première concurrente de la langue maternelle et la seule responsable du retard que la
langue arabe a fait. Cette situation va dicter les critères de la troisième étape qui se
caractérise de plus par la cohabitation des deux langues.
33
YOUCEFI S: [Link]. p.17
34
YOUCEFI S: [Link]. pp.18-19.
35
RAHAL, Safia. La francophonie en Algérie : mythe ou réalité ?. p. 2/3.
41
L’Algérien emprunte beaucoup de mots français, ces mots sont utilisés avec parfois
un léger changement phonétique soit pour les adapter à la phonétique arabe ou bien parce
qu’ils étaient empruntés dans un temps où la plus part des algériens était illettrés. Parmi ces
mots nous avons les plus fréquents comme par exemple : Comment ça va ? se dit : weche /
ça va ? La première partie (weche) veut dire : alors, ou comment, et la deuxième partie :
Ça va. Cette expression est très utilisée même parmi ceux qui sont très peu familiarisés
avec le français.
D’autres mots sont très fréquents dans le parler algérien avec un changement
graphique au début des mots, car le déterminant : le ou la deviennent : el (qui vient de
l’arabe).
Exemple :
El-Moto (la moto), El-Batiment (le bâtiment), El Cinéma (le cinéma), El-Cartable
(le cartable), El-match (le match), El-Machina (la machine), El tabla (la table), El-marché
(le marché).
Et il y a d’autres mots qui gardent correctement la phonétique et la graphique :
exemple : la gare, les cours, le train, la rue, la chemise, le restaurant, le bus, l’école,
journal, taxi… Ces mots qui témoignent de l’influence du français sur le parler algérien
sont enracinés dans le dialogue des algériens. Même si l’arabe contient la traduction de ces
mots, on continue toujours à utiliser les mots français, c’est devenu une habitude enracinée
dans le quotidien des algériens, au point que si on utilise le mot en arabe pour désigner le
mot « taxi » , on pensera l’une des deux choses ou bien l’interlocuteur est en train
d’ironiser, ou bien il montre ses capacités en langue arabe. Le français en Algérie, nous
amène à parler de son influence aussi sur le kabyle, car la kabylie est une grande région de
l’est algérien (la grande minorité en Algérie, environ 7 millions de personnes).
Le kabyle s’est enrichi au contact de plusieurs langues, notamment de l’arabe, pour
ce qui relève de la religion, et du français. Pour cette dernière, son impact est dû à une
politique volontariste des autorités coloniales, mais aussi à une immigration massive des
kabyles en France, depuis un siècle.
Et dans beaucoup d’autres domaines. Enfin, les liens qui unissent les algériens et la
langue française est une longue histoire, car à travers elle, ils ont exprimé leur malaise et
leur joie, elle est une fenêtre ouverte sur l’universalité et ils ont pu le réconcilier avec la
langue maternelle en créant un univers de coexistence entre les deux langues.
42
5. Logo du journal algérien « le Quotidien d’Oran »
Le logo de Le Quotidien d'Oran a été créé et élaboré par BrikciTani Abdelmadjid le 28
36
septembre 2011.
Figure n : 03
36
Wikipédia : disponible sur [Link]
consulté le 09/03/2015.
43
effet 10 éditions locales et une édition nationale intitulée Aujourd'hui en France. Voici
l’histoire de ce quotidien fondé en 1944.
Le Parisien est un quotidien régional appartenant au groupe Amaury. Son siège est
situé à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis
Ce journal, qui ne compte pas moins de 10 éditions départementales, se décline
aussi sous la forme d'une édition nationale intitulée Aujourd'hui en France. Le Parisien a
été créé en 1944, à la libération, sous le nom de Parisien Libéré.
Il a été fondé par trois membres de la Résistance : Émilien Amaury, Claude
Bellanger et M. Bloch-Mascar.
Le premier numéro du Parisien Libéré, paru dans les kiosques le 22 août 1944,
titrait "La victoire de Paris est en marche".
Ce journal ne doit pas être confondu avec Le Petit Parisien, dont la création
remonte à 1876 et qui fut l'un des principaux journaux populaires sous la IIIème
République. Le Petit Parisien a été interdit de parution en 1944 pour collaborationnisme.
Le Parisien Libéré 37s’est alors installé dans ses locaux avant de racheter ce titre en 1957.
Le Parisien Libéré s’est rapidement hissé aux premiers rangs de la presse régionale.
Dans les années 1960 et 1970, il s'est enrichi d'éditions départementales dans l'Oise, la
région Parisienne, la Somme et la Seine-Maritime. Philippe Amaury, le fils d'Émilien
Amaury, décida de moderniser ce titre et de repenser sa ligne éditoriale. Le 25 janvier
1986, ce quotidien est rebaptisé Le Parisien. La même année, il est pour la première fois
imprimé en couleurs : une place considérable est donnée aux illustrations et en particulier
aux photographies accompagnant le texte.
En 1994, le groupe lance Aujourd'hui en France, l'édition nationale reprenant les
informations nationales contenues dans le Parisien, ainsi que des pages spécifiques.
Le Parisien compte à ce jour dix éditions départementales et une édition nationale.
Ce titre, qui se présente comme un journal populaire de qualité, fait la part belle aux sujets
de la vie quotidienne et aux préoccupations des Français. Ce quotidien s’est imposé comme
l'un des meilleurs journaux d'investigation français et a détrôné France Soir (titre
aujourd’hui en perte de vitesse).
Il est l’un des seuls quotidiens français dont les ventes augmentent et qui réussit à
résister à la concurrence des journaux gratuits.
37
Wikipidia : disponible sur [Link] article consulté le 11/03/20015
44
2. Logo du journal français « le Parisien »
Figure n :04
IV. Conclusion :
Le français est présent dans les journaux des arabes et dans les actes langagiers des
journalistes algériens ainsi que certain rubrique chroniques sont titrées en arabe algérien
donc la confusion du français avec l’arabe en Algérie, est devenu après une très longue
histoire dont les journalistes se servent pour s’exprimer dans les deux langues.
38
Wikipédia : disponible sur [Link] article
consulté le 11/03/20015
45
Troisième chapitre :
LE FIGEMENT LINGUISTIQUE
COMME PROCEDE SOCIO-
LINGUISTIQUE DANS LES ÉCRITS
JOURNALISTIQUES
46
I. INTRODUCTION
Ce chapitre posera l’accent sur des différents points et la quantité des séquences
figées dans la presse Algérienne « Quotidien d’Oran » et la presse française « le
Parisien », dans le but de repérer et analyser les locutions existant dans les articles précisé
précédemment et ensuite faire comparer entre les deux journaux.
II. PRÉSENTAIONDUCORPUS
Nous répertorions ci-après les différents types de phrases possibles dans « Tranche
de Vie » du « Quotidien d’Oran ».
Tranche de vie traite des sujets qui correspondent à la vie de la société algérienne
en accordant -bien entendu- un titre très significatif et dans la plus part du temps péjoratif à
chacune de ces tranches. Cet intitulé est dans la totalité des cas est accompagné par un
dessin caricatural (soussigné) assez représentatif de la situation traitée. Concernant ce
chroniquer et ses écrits nous n'avons pu récolter aucun avis même défavorable. Seules ces
deux lignes qui témoignent sur ces productions et leur rédacteur comme suit : "El Guellil"
est un journaliste au quotidien d'Oran, qui écrit "Tranche de vie.
Guellil en arabe veut dire : pauvre, malheureux, sous-estimé, et indigent." la
rubrique de location "Tranche de vie", "Tranche de vie" n'est pas inventée par l'auteur car
cette structure existe dans le dictionnaire de langue française et qui se définit comme la
description réaliste et fidèle et comme photographiée sur le vif de la vie quotidienne donc
ces écrits reflètent la vie de tous les jours.
Le journaliste reflète la critique situation économique partagée par la majorité du
peuple algérien. Nous avons remarqué une grande simplicité dans la langue utilisée.
47
sous une forme humoristique. C’est pourquoi on assiste à une diversité lexicale qui cible
un lectorat assez large. La rubrique est présentée sous forme d’un article encadré pour
attirer l’attention du lecteur, avec une marque typographique spécifique (italiques).40
40
Khelladi Sid Ahmed : Processus d’intégration de l’emprunt lexical dans la presse algérienne d’expression
française,UniversitéHassibaBenboualiChlef- Algérie, p. 73
48
Loc9 Le pied de la grue.
Loc10 Du jamais vu depuis fort longtemps.
Tableau n° :03
Lesexpressions figées dans la presse Algérienne le « Quotidien d’Oran »
Perdre le gout des affaires Locution verbale Ne plus avoir l’envie de travailler
Locution nominale
Mauvais temps
(nom composé) Temps pluvieux
49
Le pied de la grue Locution nominale Support de la grue
Locution nominale
Sage-femme
(nom composée) Femme qui aide à l’accouchement
Locution nominale
Du jamais-vu depuis fort longtemps Voir un phénomène bizarre
(proverbe)
Comment lire dans les yeux de Locution adjectivale
Prévenir l’avenir
l’avenir (question)
2. Le Parisien
2loc1 L’avenir est dans nos mains
2Loc2 On ne passe pas du jour au lendemain de l’obscurité à la lumière
2loc3 Mise en avant
2loc3 Le loup gagne une bataille
2loc 4 L’argent ne lui a pas tourné la tête
2loc5 Je me sens se mieux en mieux
2loc6 L’argent ne lui a pas tourné la tête
2loc7 En colère entre le calendrier
2loc8 Sa pate gauche
2loc9 Une situation de cauchemar
2loc10 Pète un plombe
2loc11 La fine bouche
2loc12 Des larmes dans la voie
2loc13 Tombe dans la poche de
2loc 14 Celui qui fait des changements blesse
50
Tableau n° : 04
Les expressions figées dans la presse dans la pesse française
Sète sous les eaux Locution nominale Touchée par des tombées d’eau (pluie)
51
Tableau n° : 05
Les différents types des expressions figées dans tous les rubriques la presse
algérienne « Quotidien d’Oran »
Tableau n° :06
Les différents types des expressions figées dans tous les rubriques la presse
française le « Parisien »
52
Figure n :05
Les différents types des expressions figées dans tous les rubriques de la presse
algérienne
Figure n :06
Les différents types des expressions figées dans tous les rubriques de la presse
française
53
V. RESULTAT DE L’ANALYSE
Dans tous les exemples précédents, nous avons trouvé des expressions, des locutions de mots et
des proverbes dont tous les types qu’on a défini mais les arguments nominaux sont plus présent par
rapport aux autres locutions, par exemple les noms composés
Or, la position de ces derniers peut être occupée par d’autres types d’expressions, entre-autres,
occupe une grande place.
Les journalistes algériens utilisent tous types des locutions mais la totalité est un peut diminuer
par rapport aux français.
VI. CONCLUSION
Après toute une analyse nous sommes ici à même de remarquer que le nombre, la nature et la
structure syntaxique des séquences figées sont des catégories nominales similaires aux éléments
constitutifs des phrases dites libres.
La première remarque que nous avons prise c’est que les journalistes algériens utilisent
toutes les types d’expressions figées ainsi que les proverbes, les [Link] journal
francophone algérien est riches des formes fonctionnelles
le français peut se présenter comme une variété qui constitue une partie intégrante de la
situation linguistique algérienne, c’est pour quoi un grand nombre de lecteur sont attiré par la
lecture des presses francophones.
54
CONCLUSION GÉNÉRALE
55
Notre objet d’étude porte sur la comparaison entre l’expression figées qui existe
dans la rubrique «Tranche de vie » du quotidien algérien le « Quotidien d’Oran » et le
quotidien français le « Parisien » au niveau de la fréquence de ces expressions ; une
méthode quantitative et qualitative nous sert à quantifier l’existence et classer la catégorie
des expressions figées
La remarque que nous avons prise c’est que les expressions figées existent dans la
presse algérienne car elles constituent un pan assez important de notre langage et ils sont
largement employées tant à l’écrit qu’à l’oral.
Pour conclure, nous nous devons rappeler, encore une fois, que le figement a été,
est et sera toujours disponible dans notre vie quotidienne et nos journaux francophone
Algérien car leurs utilisation développes l’imagination des journalistes. Malgré la presse
française est plus fréquentes riches par rapport à notre presse « le Quotidien d’Oran ».
Les expressions figées constituent un pan assez important de notre langage car
largement employées tant à l’écrit qu’à l’oral. Nous nous sommes basé dans notre étude
aux seules expressions nominale figées alors que le figement est présent au niveau de
presque toutes les autres parties du discours : verbes, adjectifs, adverbes.
Le français peut se présenter comme une variété qui constitue une partie intégrante de
la situation linguistique algérienne, et le phénomène du figement est présent dans la réalité du
français en Algérie,
56
RÉFÉRENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
57
OUVRAGES :
MÉMOIRES :
58
Wikipédia : disponible sur [Link]
59
ANNEXES
60
La presse Algérienne :
« Tranhe de vie »
Le Quotidien d’Oran du mois de décembre (2014)
Le Quotidien d’Oran du mois de janvier (2015)
Le Quotidien d’Oran du mois de février (2015)
La presse française :
61
Article N° : 01
Le 04/01/2015 N° :6114
62
Article N° : 02
Le 01/02/2015 N° :6138
63
Article N° : 03
Le 05/01/2015 N° :6115
64
Article n° : 04
Le 31/12/2014
65
Article n° : 05
Le 30/12/2014 N° :6112
66
Article N° :06
Le 29/12/2014 N° :6111
67