0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
280 vues20 pages

Inégalités et maîtrise de l'eau

Ce document décrit les inégalités liées à l'accès à l'eau potable à travers le monde. Il explique que l'eau est inégalement répartie géographiquement et que l'accès à l'eau dépend du niveau de développement des pays et des régions. Il souligne également les enjeux sanitaires liés au manque d'accès à une eau potable et aux risques posés par les variations climatiques.

Transféré par

marvyn
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
280 vues20 pages

Inégalités et maîtrise de l'eau

Ce document décrit les inégalités liées à l'accès à l'eau potable à travers le monde. Il explique que l'eau est inégalement répartie géographiquement et que l'accès à l'eau dépend du niveau de développement des pays et des régions. Il souligne également les enjeux sanitaires liés au manque d'accès à une eau potable et aux risques posés par les variations climatiques.

Transféré par

marvyn
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

________________________________________________________________

Les inégalités liées à l'eau : un défi du développement durable

________________________________________________________________

L'eau est donc le signe distinctif de notre planète, c'est l'eau qui module les climats et permet le
développement de la vie. L'eau est donc une ressource irremplaçable. Du fait de son caractère
vital, l'eau a une valeur symbolique forte, elle est du domaine du sacré depuis aussi loin que l'on
remonte l'humanité, qu'il s'agisse de religions, du domaine du sacré, de la philosophie, l'eau a une
valeur très forte.

Sur le plan politique dans l'histoire de l'humanité, les grands empires ont été conditionné à la
diffusion de techniques nouvelles de maitrise & contrôle de l'eau.
On a besoin de la contrôler quand elle est trop rare ou trop abondante.
Depuis l'Egypte antique avec le creusement du Nil, jusqu'aux aqueducs qui se sont développés
dans l'empire romain, la maitrise de l'eau est liée avec une autorité politique et une civilisation
particulière.

Autour du bassin méditerranéen, mais aussi avec le développement de la Mésopotamie, dans


l'empire Perse, en Asie du Sud il y a les civilisations indiennes, et le grand canal de Chine, ainsi
que les populations des Andes qui contrôlait l'irrigation de l'eau.

On a 7 grands foyers d'innovations hydrauliques qui se succèdent dans le temps & l'espace,
ces ouvrages hydrauliques sont caractérisés par une grande durabilité, qui ont peu à peu au cours
des 19e & 20e siècle été balayé par les innovations scientifiques, la modernité hydraulique se traduit
par les barrages, et de manière plus récente, les techniques de dessalement de l'eau de mer, et
l'irrigation goutte-à-goutte.

Tout cela montre que l'eau est une ressource vitale à tout point de vue, maitriser l'eau c'est aussi
maitriser les hommes.
Plus d'1 milliard d'être humains n'ont pas accès à l'eau à l'échelle du globe, en même temps, le
développement passe par le développement de l'irrigation, les écosystèmes aquatiques sont fragiles
mais indispensables.

L'enjeu est celui d'apporter de l'eau potable à tous, et en même temps d'accroitre la production
agricole irriguée pour faire face à la croissance démographique et il faut préserver les milieux
naturels.
Ce sont donc 3 éléments contradictoires, on a donc un triple défi : social, économique, et
durable.
Cela concerne la santé des populations, c'est donc aussi une question d'inégalité.
PB : entre inégales répartitions des marchandisation des ressources, comment garantir un accès
équitable à l'eau potable enjeu essentiel du DD ?
Plan du cours :

I/ Une ressource inégalement répartie et inégalement accessible

A/ Une ressource abondante mais inégalement répartie

B/ Une ressource inégalement accessible : rendre l'eau disponible

C/ La maitrise des risques liés à l'eau, un enjeu sanitaire

II/ L'eau, une ressource de plus en plus menacée

A/ Des usages de plus en plus gourmands

B/ Les risques locaux d'épuisement de la ressource

C/ Enjeux & risques du développement par l'irrigation

III/ Une ressource disputée : une géopolitique de l'eau.

A/ Les évolutions de la gestion de l'eau entre décentralisation & mondialisation

B/ Les risques hydro-politiques & les difficiles relations entre amont & aval

C/ Des conflits d'usage aux conflits territoriaux : la question des transferts d'eau.
I/ Une ressource inégalement répartie et inégalement accessible

A/ Une ressource abondante mais inégalement répartie

À l'échelle mondiale il n'y a pas de pénurie d'eau, 97 % de l'eau est salée, mais les stocks d'eau
douce est suffisant pour faire face aux besoins de la population, le problème vient donc de son
inégale répartition.

Quand on parle de la ressource de l'eau on parle de pénurie ou de stress hydrique, ces termes
sont définis par des seuils de Malin Falkenmark, c'est lui qui a déterminé ces seuils par habitant et
par année.
• Il a fixé le seuil de la vulnérabilité hydrique à 2500 m³/hab/an
• Le seuil inférieur est celui du stress hydrique qui est fixé à 1700 m³/hab/an
• Le seuil de la pénurie d'eau, d'une eau insuffisante à l'année, fixé à 1000 m³/hab/an

Donc une personne a besoin de 1000 m³ d'eau par an pour vivre.

On a donc une grande bande de sécheresse qui s'étend du Maroc à l'Inde en passant par
l'Afrique de l'Est. C'est dans cette région du monde que se pose de manière plus poussée la
question de l'eau.
Ce qui frappe c'est que l'on a de part & d'autre dans la Méditerranée les plus grandes inégalités
face à l'eau : opposition Nord-Sud, c'est une opposition parmi tant d'autres.

Les ressources les plus abondantes se trouvent en Amérique du Sud autour du bassin
Amazonien et autour du Canada, on a le golfe de Guinée, la Papouasie, & dans une moindre
mesure la Russie.

Ce sont donc de grands bassins forestiers ; l'état de la ressource en eau lorsqu'elle est abondante
est liée à la présence d'eau douce abondante.

Tout ce qui menace le maintien d'une foret équatoriale menace aussi par les mécanismes
climatiques l'état de l'eau douce.

Et le constat que l'on peut faire à l'échelle globale, il n'y a pas de lien direct entre ressource en
eau & niveau de développement, les stocks d'eau douce ne sont pas dépendant du niveau de
développement.

C'est ce 1er indice qui permet d'avoir une vision globale de l'abondance ou de la pénurie de l'eau
à l'échelle mondiale, mais cet indice admet des limites : même les pays dont les ressources sont
abondantes, présente des inégalités face à cette ressource.

L'autre limite est celle de l'accessibilité de cette ressource et donc de la capacité des états à
l'utiliser.
B/ Une ressource inégalement accessible : rendre l'eau disponible

Le 1er indicateur pour pouvoir comparer les pays : le PIB, & l'indice de pauvreté en eau IPE, c'est
un indice qui varie de 0 à 100 qui prend en compte 5 facteurs :

• l'état et la variabilité de la ressource : les conditions hydrologiques naturelles

• l'accessibilité : cette ressource est-elle facile d'accès pour des usages domestiques,
agricoles, l'eau virtuelle ? On ne prend pas en compte l'usage industriel

• L'utilisation effective de l'eau : répartition par domaine, on prend en compte la question du


gaspillage

• la capacité d'adaptation : on prend en compte un ensemble de critères qui vont de la dépense


des ménages du PIB de la mortalité infantile, aux investissement effectués dans ce domaine.

• L'environnement : on évalue les besoins en eau pour sauvegarder les écosystèmes, on prend
en compte la pollution des eau, les risques de crues, d'érosion.

Plus l'indice est élevée plus la situation est bonne, et donc la pauvreté en eau est faible.

L'IPE n'est pas la même chose que l'indice de pauvreté en eau

La capacité d'action des sociétés dépend du niveau de développement qui permet une meilleure
durabilité. On a donc une forte césure entre les pays du Nord & ceux du Sud, avec toujours cette
fracture entre le Nord & le Sud de la Méditerranée.

Parmi les pays en développement ce sont ceux qui ont une meilleure ressource qui ont un
meilleur indice.

Il y a donc aussi des différentiels entre les pays en développement. À l'échelle du monde on a le
continent africain qui est en difficulté, de par sa situation critique face à l'eau. C'est donc un
continent qui combine les 2 situations critiques : la pauvreté de l'eau & des difficultés à produire
de l'eau.
Le niveau de développement est donc le 1er critère qui joue dans cet exemple.

Les innovations en terme de techniques de l'eau sont le dessalement de l'eau de mer, et


l'irrigation goutte-à-goutte ont d'abord été testé par Israel.

Il y a donc beaucoup d'eau virtuelle dans ce pays, contrairement à des sociétés comme le Niger
ou le Cameroun c'est la faiblesse du marché local qui empêche l'accès à cette eau, et à faciliter
l'accès à cette eau ( creusement de nappes… )

La capacité d'adaptation est calculée en fonction des revenus des ménages comme une mesure
de ce qui pourrait pouvoir acheter et pouvoir s'adapter à une pénurie d'eau, le PIB/hab qui permet
de voir comment la population va survivre en fonction d'un événement.
La crise de l'eau quand elle existe, est avant tout le fruit d'un sous développement & d'inégalités
sociales, exemple de l'Afrique du Sud :

Quartier urbain formel de Wembezi qui a un IPE de 63.2, tandis que dans ce même quartier dit
informel ( bidonville ) on a un IPE de 40.1

On voit donc, que l'IPE est en lien avec le niveau de développement et donc un facteur
d'inégalités sociales, on a donc une première césure entre le quartier (in)formel.

Dans le cas de l'Afrique du Sud on nomme les bidonvilles : les « Township » ;

C'est donc une première géographie des inégalités sociales.

On a une 2e séparation entre les villes & les campagnes ; on a un IPE inférieur. On est donc dans
des territoires dont la capacité de l'état est faible.

La question centrale est celle de l'accessibilité.


C/ La maitrise des risques liés à l'eau, un enjeu sanitaire

Il est fondamental d'avoir accès à de l'eau potable, et on a de ce point de vue des risques qui
dépendent de la variabilité du temps des régimes des pluies ( pénurie, pluies fortes donc
inondations ) mais aussi de la quantité d'eau disponible.

Le Sud et l'Est de l'Inde & le Bangladesh sont touchés par de fortes inondations, dans le
cadre de la sécheresse on dit qu'elle fait partie du climat méditerranéen. ( les 2 saisons de pluies :
autonome, printemps. Saison sèche : été ) & aussi en Californie qui est soumis à un type de climat
similaire.

On a une sécheresse hivernale en Sibérie, face a ces situations naturelles les risques sont
inégaux : les crues, et les sécheresses sont des aléas climatiques, l'aléa se transforme en risque
lorsqu'il est rapporté à la vulnérabilité des sociétés & des économies.
On ne parle que de risques lorsque les populations sont concernés.

Globalement concernant tous les risques, les pays développés ont des dégâts matériels couteux
et peu de victimes, les pays en développement nombreuses victimes & dégâts matériels
relativement peu couteux à réparer.

Mais il y a la question de la résilience : la capacité des sociétés à se reconstruire, les pays


développés ont une meilleure résilience que les pays en développement.

Une eau de mauvaise qualité est transmetteur de maladies : le choléra, le typhus, la dysenterie.
Quand on parle de mauvaise qualité : c'est une pollution par la matière organique.

On a que des pays dit du Sud, qui sont touchés par le Choléra à la seule exception de
l'Afrique du Nord, on est dans une situation dans laquelle les coupures entre le Nord & le Sud est
frappante.

Cela révèle que la situation sanitaire du Maghreb est comparable à celle de pays développés.
Cela permet de questionner ces fameux BRICS, on est bien dans le cas de pays développement
donc dans des situations intermédiaires. Mais on a aussi des caractéristiques fortes de sous
développement.

On voit donc finalement que c'est en AL que les plus fortes épidémies ont lieues, elles sont
liées à de grandes catastrophes : séisme en Haiti, et en Pérou qui ont crée des conditions de
transmission du choléra. ( cette maladie se propage lorsque la société se déstructure )

En ce moment il y a une épidémie de choléra au Yémen, cela est du à sa situation de guerre


depuis plusieurs années, guerre cruelle qui fait de nombreuses victimes, on s'attaque donc aux
infrastructures de santé et aux civils.
Conclusion I

À l'échelle du monde l'eau douce est présente en quantité suffisante, elle est cependant
inégalement répartie mais surtout inégalement accessible & cette accessibilité est en lien avec le
niveau de développement quelque soit l'échelle considérée.

Et c'est également le niveau de développement qui détermine le niveau de vulnérabilité de la


population face à l'eau, le risque sanitaire montre l'importance de la résilience.

La question de l'eau détermine les possibilités d'accès et des besoins en eau, la consommation
des ressources dépend des niveaux de développement : les besoins en eau augmentent avec le
développement avec la forte croissance démographique, on a le développement d'une agriculture
irriguée, mais aussi le développement de l'industrie, l'urbanisation est aussi en lien, le
développement du tourisme, l'augmentation du niveau de vie est en lien avec l'augmentation des
besoins en eau.

De ce fait le développement en lui même apparaît comme un facteur de menace, c'est la


qu'apparait le lien entre mondialisation & ressource en eau.
II/ Une ressource de plus en plus menacée
A/ Des usages de plus en plus gourmands

Il faut distinguer les prélèvements en eau qui sont les volumes d'eau qui sont captés dans les
cours d'eaux ou dans les nappes phréatiques pour un usage qui peut être agricole industriel ou
domestique, l'eau de pluie n'est pas concernée.

En revanche quand on prélève cette eau, une partie est rendue au milieu naturel, l'eau
consommée est cette partie qui n'est pas revenue à son milieu naturel. Cette eau c'est une partie de
l'eau que l'on boit, c'est l'eau qui sert à fabriquer les plantes, ou de l'eau qui est intégrée dans un
produit.
Ainsi l'eau prélevée = eau consommée + eau restituée.

L'eau restituée est bien souvent de mauvaise qualité, l'eau consommée pour l'agriculture est
chargée de produits, l'eau de consommation humaine est imprégnée de produits d'hygiène.
Il faut considérer l'eau considérée de manière générale quand on parle d'eau prélevée.

L'agriculture est la 1ère activité nécessitant de l'eau, au niveau de l'industrie on a un


prélèvement plus important que la consommation. Le domestique pose la question du gaspillage.

Globalement on peut répartir :


• 70 % de l'eau est prélevée par le domaine agricole,
• les usages industriels représentent 20 %,
• les usages domestiques 10 % à l'échelle internationale.
Les écarts entre eau prélevée et eau consommée ont tendance à augmenter fortement depuis les
60's.

On a des écarts régionaux importants ; dans les pays du Sud la proportion d'eau prélevée par le
domaine agricole est plus forte que la moyenne mondiale ( 90 % de l'eau ) notamment en Afrique
& en Asie.

Alors que les pays du Nord ce sont les usages industriels et domestiques qui prélèvent le plus,
en Europe l'industrie consomme 50 % de l'eau, et les usages domestiques aux alentours de 13 %.

Au cours du dernier siècle, les prélèvements en eau ont été multipliés par 5, ils dépassent les
ressources disponibles, notamment au Maghreb, dans la péninsule Arabique, il y a aussi
l'Ouzbékistan.
B/ Les risques locaux d'épuisement de la ressource

La capacité d'adaptation des sociétés pouvait leur permettre d'avoir accès à des prélèvements,
exemple de l'Arabie Saoudite :

Les moyens financiers sont importants, on a une très forte capacité d'adaptation due à une
richesse élevée ( due à la rente pétrolière )

Faire fleurir le désert ne marche qu'un temps, c'est un usage peu durable de l'eau.
Cette eau vient d'un aquifère : nappes étendues riches en eau douce.
Les pompages de cette ressource en eau potable permettent de développer l'agriculture irriguée,
la nappe d'Arabie saoudite est en train de s'épuiser.

La découverte de ces aquifères a répandue une idée selon laquelle cette eau serait illimitée. On
a une concurrence très forte entre les gros & petits fermiers ( cela dépend du niveau de richesse )
: celui qui a les moyens financiers de fortement pomper les nappes cela contribue à la destruction de
ces nappes.

Résultat : on pompe de l'eau salée de la mer.

Il y a d'autres cas, dans lesquels il y a des assèchements de mer, comme celle de la mer d'Aral
du fait du développement de la culture du coton. Ajd on a une baisse continue du niveau de la mer
morte. En plus des nappes de la péninsule arabique.
C/ Enjeux & risques du développement par l'irrigation

C'est bien les 60's qui voit le développement massif de l'irrigation, la 1 ère condition du
développement c'est une meilleure alimentation ( la préoccupation de l'époque était de mettre fin
aux famines )
Le moyen privilégié fut les barrages qui ont plusieurs fonctions ; qui servent pour l'irrigation,
pour la production électrique, et le fait d'écrêter les crues ( réguler les cours d'eau dans le
temps )

Les risques

Cela perturbe les dynamiques de sédimentation, exemple du delta du Nil :


Vaste delta, dont la dynamique fluviale concerne les 4 principales villes de l'Egypte.

On a donc un recul du trait de côte, on a donc une vulnérabilité accrue de ce delta et du peuple
face à l'élévation du niveau de la mer.

Un barrage perturbe les écosystèmes, les barrages dégagent des gaz à effets de serre, ils
contribuent au réchauffement climatique.
Les barrages se comblent, ils sont de moins en moins efficaces au court du temps.
Pour toutes ces raisons, les grands barrages multifonctions sont de plus en plus contestés
pour leur inefficacité et leur dégradation de l'environnement.

On préfère, ajd, construire de petits barrages. Ceux-ci contribuent à recharger les nappes
phréatiques.

La question de l'irrigation est à double tranchant, le développement de l'agriculture a permis de


répondre aux besoins alimentaires mondiaux.

Cela dit désormais les solutions d'irrigations sont contestées, car ajd on prend en compte les
enjeux environnementaux de ces ouvrages hydrauliques, ainsi cette irrigation va se faire par petits
barrages ou bien par l'irrigation goutte-à-goutte.

Lorsque l'eau devient une ressource pour une activité économique, l'eau à une valeur
marchande puisque le fait d'irriguer une parcelle permet de valoriser les productions issues de celle
ci.

Au début des 70's lors de la conférence internationale sur l'eau & l'environnement réunie à
Dublin du 26 au 31 janvier 1992, que l'on a édicté le principe de Dublin.

• Il consiste à reconnaître la valeur marchande de l'eau. L'idée est bien de dire, dans une
logique libérale, le jeu du marché va permettre d'éviter de gaspiller cette ressource.

• On chiffre l'eau et on lui donne une valeur monétaire, et cela permet de chiffrer
l'eau virtuelle, cette question d'eau virtuelle on la doit à John Anthony Allen, l'idée est
de prendre en compte la circulation des marchandises à l'échelle du globe et de dire
qu'il y a à travers l'eau virtuelle un marché de l'eau. :
C'est donc l'économie de l'eau virtuelle.

En 1993 lorsqu'il énonce cette théorie, il considère que c'est par ce moyen que l'on peut
résoudre les questions de pénurie d'eau, les grands exportateurs d'eau virtuelles sont les gros
greniers du monde.

Globalement c'est la question de la dépendance qui se pose, et donc de la souveraineté,


comme étant une arme géopolitique.

Mais il y a aussi, pour toutes les matières 1 ères, la question des cours mondiaux de ceux-ci.
C'est donc une incertitude sur les comptes publics qui se pose, les cours du blé ont fortement
augmentés entre 2008 & 2010, les pays de la ceinture de la pénurie d'eau ont été fortement
concernés, en 2011 le printemps arabe se déclenchent.

On parle donc de ce qui compose la base de la vie humaine : l'eau & l'alimentation.

Ce pose donc le problème du mode de gouvernance : contradiction entre objectifs économiques


& politiques.
C'est parce qu'on a de nouveaux acteurs que la géopolitique de l'eau se pose.

III/ Une ressource disputée : une géopolitique de l'eau.

La géopolitique c'est quand on a des enjeux de pouvoir sur des territoires, l'eau est une ressource
localisée, elle est donc disputée entre différents acteurs, ces logiques d'acteurs se confrontent à
différentes échelles : locale, nationale, internationale.

A/ Les évolutions de la gestion de l'eau entre décentralisation & mondialisation

Depuis les 70's la question de la gestion de l'eau connaît des changements, c'est une mutation
qui est rentre dans le processus de mondialisation.
La demande était inférieur à l'offre possible, les buts poursuivis étaient des logiques de
développement, l'acteur principal de ces politiques de l'eau fut l'état en priorité. C'est l'époque des
grands barrages multi-fonctionnels.
Une tendance rompue, cette crise est un certain échec économique, des crises écologiques qui
se multiplient, c'est aussi le moment du grand endettement des pays du Sud. Les municipalités
rentrent dans un contexte de crise.
C'est dans ce contexte que se met en place une nouvelle gouvernance.

Gouvernance : concerne la façon dont les différents pouvoirs s'articulent et se combinent afin de
réaliser un but.

Cette nouvelle gouvernance de l'eau, son contexte d'émergence est la mondialisation à la fois
économique & politique, on a donc de nouveaux acteurs, on a donc l'état, & les différentes
échelles de gouvernement mais aussi une arrivée en force de nouveaux acteurs : des institutions
internationales : bailleurs de fonds ( qui prêtent de l'argent pour se développer ) on y trouve l'ONU,
la BM…

On a aussi des entreprises privées et notamment des entreprises multinationales et enfin des
organismes mixtes, ( forum de discussion ) on y trouve le conseil mondial de l'eau & ces différents
acteurs organisent régulièrement depuis la fin des 70's des rassemblements pour discuter de l'eau le
1er RDV fut celui de la conférence de l'ONU sur l'eau en 1977, mais aussi la conférence de
Dublin en 1992 ( lors de laquelle fut énoncés les principes de Dublin )

Le conseil mondial de l'eau organise tous les 3 ans un conseil en 2015 ce fut à Marseille et en
2018 à Brasilia.
C'est donc ce que l'on appelle plus communément le conseil mondial de l'eau
C'est cette communauté qui est un des acteurs de la mondialisation ( économique & politique )
de l'eau.

Sur le plan politique ces principes notamment ceux de Dublin sont utilisés comme préalable,
c'est donc une condition pour que les bailleurs de fond acceptent de prêter de l'argent.
On voit que le volet économique & politique se combinent.

Le principe n°1 de Dublin : la Gestion Intégrée de la Ressource en Eau ( GIRE )


• l'eau est une ressource vulnérable qui doit être gérée de façon durable au niveau du Bassin
Versant

On est donc à l'échelle de l'ensemble du territoire, on dépasse les frontières étatiques.


C'est donc un changement d'échelle

Le principe n°4 suppose la mise en pratique de 2 principes :


• consommateur payeur
• pollueur payeur

Les couts de gestion de l'eau doivent être supportés par les consommateurs, et les pollueurs.
L'énonciation de ces principes prône une décentralisation de l'eau, centrée sur l'échelle municipale.

Exemple : de la gestion de l'eau dans les pays du Sud

• Quels sont les acteurs ?


• Quels sont les enjeux territoriaux ? Sociaux ? Économiques ?
• Quels sont les conflits ? Rapports de force ?
Acteur(s) Enjeux Conflits/Rapports de force
État/ Institutions internes : Un des enjeux : Les conflits & rapports de force
Cadre législatif - pouvoir supporter le cout des sont multiples car les
infrastructures municipalités sont soumises à
des règles.
D'où le boom dans les 90's, des
compagnies privées dans le • Elles ne peuvent pas
domaine de la gestion de l'eau : prétexter l'impôt pour la
gestion de l'eau
Compagnie des eaux : • Rentabilité nulle face
- municipales / publiques aux prévisions
( 90 % de la gestion de l'eau D'où les questions :
est publique ) Comment assurer la viabilité
• Le jeu des acteurs de l'eau & en même temps
locaux est important garantir un accès à l'eau pour
avec des associations de les plus pauvres ?
consommateurs qui ont Comment concilier une
mené des campagnes logique économique et celle du
- compagnies privées : locales, pour protester contre développement durable ?
multinationales ( Veolia Eau, l'augmentation du tarif
Suez Environnement, Vivendi, de l'eau, mais aussi le
RWE Thame Water ; SAUR : manque de transparence Exemple de l'Afrique du Sud :
société d'aménagement urbain dans les partenariats
& rural ) • reconnaissance dans sa
* ( corruption ? Sur- constitution, d'un droit
Associations ( ONG, facturation ? ) commun d'appartenance
caritatives ) de l'eau comme bien
commun
( bien éco ? Social ? )

L'Afrique du Sud à 2 outils


*Les liens entre acteurs publics
& privés se font par des • tarification progressive
partenariats public-privé qui ( plus la consommation
sont l'outil de privatisation est grande plus on va
partielle ou totale de la gestion payer )
de l'eau.
• les 6 premiers m³ sont
gratuits. Et au-delà la
tarification est
progressive.

La contrepartie

• Il y a des
investissement lourds
qui sont réalisés afin de
mettre des compteurs
d'eau dans l'ensemble
des logements.
À la gestion locale de l'eau : on a une logique d'internationalisation et c'est dans la question
de la contrôle de cette ressource que l'on va retrouver cette logique.
Lorsqu'une ressource est partagée entre différents États elle devient source de risques.
B/ Les risques hydro-politiques & les difficiles relations entre amont & aval

À propos des relations amont-aval, & le contrôle de la ressource :

On a le principe n°1 de Dublin, qui lui met en avant le Bassin Versant ( surface de terrain
dans laquelle les précipitations s'écoulent vers un exutoire commun )
Lorsque ce bassin s'étend vers plusieurs pays, cela est susceptible de créer des problèmes et
donc la mise en place d'une gestion commune de ce bassin.
D'autant plus qu'historiquement la gestion de l'eau à moyenne échelle, et surtout l'aménagement
hydraulique est une affaire étatique.

Un risque hydro-politique est une combinaison de 3 facteurs :


• risque hydrologique de l'inondation & de la sécheresse, pour que ce risque hydrologique
devienne un risque hydro-politique il est nécessaire d'avoir les 2 autres facteurs ;
• fragmentation de ce bassin versant entre plusieurs états
• Situation d'opposition entre différents acteurs

C'est seulement quand ces 3 facteurs sont combinés que l'on parle de risques hydro-politique.

Dans ces risques on peut identifier plusieurs types de situations conflictuelles :


• négociations (in)formelles
• tensions
• guerre de l'eau ( guerre déclenchée au nom du contrôle de l'eau )

Un des cas les plus connus : c'est l'exemple des eaux du Jourdain

Acteurs/Analyse Enjeux
• Israel, Cisjordanie, Jordanie, Syrie, • Contrôle sur les eaux de ce cours d'eau ;
Liban, Territoires palestiniens car c'est un fleuve international ( qui
sert de frontière internationale )
• Ce fleuve prend sa source au Sud du
Liban, depuis la Guerre de 6 jours, • L'urbanisation est un enjeu clé,
Israel contrôle une partie de la source de l'agriculture, industrie, ce sont donc des
ce fleuve sur le territoire syrien enjeux économiques & sociaux.

• Lors de son parcours, on remarque que ce • Le contrôle de cette eau est un enjeu
fleuve a un débit qui change fortement. politique.

• On a des prélèvements d'eau tout au long • On a donc des enjeux économiques,


du fleuve dont le principal est celui sociaux, (géo)politiques,
d'Israel avec la conduite nationale, cet environnementaux.
aqueduc traverse l'ensemble du territoire
israélien.

• Ces prélèvements sont donc des réponses


aux besoins de la populations, & sert à
l'irrigation.

• Tant la Syrie & la Jordanie effectuent le


plus de prélèvements.
L'eau est donc prélevée par 3 grands pays, le débit le plus faible on le retrouve au début du lac de
Tibériade ( le débit augmente lorsqu'on se rapproche du Sud de cette région : la mer morte )

Analyse du rapport de force entre ces différents acteurs :

Le rapport de force est en faveur d'Israel car il y a eu une succession de guerre &
d'intervention militaire, alliance avec les EU ( qui renforce la capacité de riposte d'Israel ), Israel a
les moyens militaires afin de garder le contrôle.

C'est donc un différentiel économique qui fait la différence, certes les pays amont de par leur
capacité à ouvrir ou fermer l'accès à l'eau, ce sont les pays en aval qui ont une supériorité
économique dans cet exemple et donc qui permet de comprendre que la capacité financière est en
lien avec ce contrôle des eaux.

Il y a aussi la question du rapport de force israélo-palestinien. La Cisjordanie est signataire


des accords d'Oslo en 1993, dans ces accords est prévu une instance de coopération et de gestion
commune de l'eau c'est ce que l'on appelle « Joint Water Comitter » ( composé à la fois
d'israéliens & de palestiniens )

Le fait est que depuis 1993, un seul puit a pu être foré en Cisjordanie, depuis la guerre des 6
jours, c'est Israel qui contrôle la nappe phréatique. Les infrastructures d'irrigation des agricultures
israéliennes sont déjà présentes avant ces accords. Il n'y a pas de terrains irrigués en Palestine.

Les discriminations sont assez nombreuses envers les palestiniens : tarifs plus couteux.
Tandis que les israéliens ont bcp d'avantages pour l'irrigation.

Dans la bande de Gaza, il n'y a pas de comité de gestion, elle est frontalière de l'Egypte et
reçoit son eau de l'aquifère de Jordanie, on est donc dans une situation de pays en amont qui est le
plus fort politiquement et économiquement, les tensions sont fortes à la fois entre pays riverains &
entre Israel & les territoires palestiniens.

Certains auteurs disent que ce fut Israel qui a débuté la guerre afin de contrôler l'eau, ( guerre
des 6 jours ) cela dit il est évident que l'issue de cette guerre a revue la composition de cette vision.
On peut voir que la question de l'eau n'est pas l'enjeu primordial de la guerre, mais elle est le
point stratégique qui empêche de faire la paix.

Dans les 90's, Israel développe les techniques modernes d'irrigation : goutte-à-goutte ; les
usines de dessalement de l'eau de mer.
Quand on parle de guerre de l'eau il faut nuancer les propos, la question de l'eau reste
importante mais elle n'est plus un motif de déclenchement de guerre pour les militaires israéliens

Pour conclure les conflits liés à l'eau dans le monde comptent pour la plupart l'objet de
coopération de bassin, cette coopération n'exclue pas des rapports de force fortement inégaux.
La question des relations entre amont & aval est une question centrale car elle détermine la
dépendance, la mise en œuvre de cette coopération dépend de ces rapports de force locaux et des
relations entre riverains.

La gestion à l'échelle du bassin incite à repenser le rôle de l'état, ces tensions on les trouve
entre pays mais aussi à l'intérieur d'un même pays, ce sont aussi des tensions intra-nationales ou
entre région au sein d'un même pays.
C/ Des conflits d'usage aux conflits territoriaux : la question des transferts d'eau.

La question des transferts d'eau concerne des conflits d'usage : la croissance démographique
tend à remettre en cause cet usage de l'eau, est établit l'argument selon lequel 1L d'eau est plus
rentable en ville qu'en campagne en terme de richesse, l'agriculture est donc amenée à économiser
d'avantage l'eau. En opposition en campagne avec l'eau les agriculteurs produisent la nourriture.

C'est l'approvisionnement des villes qui est la priorité, il est donc nécessaire de faire venir l'eau
de plus en plus loin. On parle aussi du barrage géant de Belo Monte au Brésil, afin de produire de
l'hydroélectricité.

Exemple de la question des transferts d'eaux en Espagne

La Catalogne et l'Aragon sont traversés par l'Èbre, à l'époque franquiste, il y a eu une forte
centralisation étatique, il y a donc de forte tension entre la Catalogne & l’État en général.

Un des plus grands transferts d'eau : de Tage à Segura ( Murcia ), ces mauvais souvenirs de la
dictature fut réactivés par l'état fédéral espagnol qui a lancé un transfert d'eau entre l'Aragon & la
Catalogne, ce projet de transfert d'eau a vu de vive protestations expliquées par :
• des arguments environnementaux : cela perturbe l'environnement
• La question entre des autorités régionales & le pouvoir étatique central
• Cela aboutit donc à des conflits de types territoriaux.

La on est dans un conflit entre échelon de gouvernement, et entre région autonome & de l'état .
Comment la souveraineté est-elle répartie et distribuée ?

On voit donc des conflits dans un cadre démocratique. En 2006 l'état espagnol a renoncé à ce
projet.
Dans un cadre ou l'idée est de renforcer le rôle de l'état, les aménagements sont vecteurs de
renforcement du pouvoir étatique : exemple de la Turquie.

En Turquie il y a le projet GAP ( Projet Régional de développement du Sud-Est Anatolian )


Ce projet est un projet énoncé à la fin des 80's & dont le but est de construire une 20 aine de
barrage, dans cette région, où l'on trouve le Tigre & l'Euphrate.

Le sens de ce projet est expliqué par une double dimension interne & internationale :

• Dimension interne : au-delà de la question de l'intégration d'une région plus pauvre, il y a


aussi des préoccupation d'ordre géopolitique internes par le contrôle des populations Kurdes,
c'est donc une arme géopolitique.

Le levier du développement joue un rôle car ce sont les populations Kurdes qui sont
regroupées dans de grands villages, ce regroupement se fait vers des localités précises : de
grands bourgs loin des frontières.

• Dimension internationale : contestation de la part des pays frontaliers pour leur capacité
d'irrigation, la querelle porte sur le fleuve transnational, ce n'est donc pas une frontière
internationale.
S'il s'agissait d'un fleuve international cela nécessiterait une coopération internationale ainsi
une gestion commune de l'eau, or dans le cas d'un fleuve transnational il n'y a pas besoin de
coopération nécessaire.
Le conflit concerne les modalités d'intégration d'une minorité ethnique dans un pays.
Les inégalités foncières dans les régions concernées par les barrages restent fortes, ce qui
finalement est le principal problème de ce vaste projet.
Ce projet est donc critiqué de par sa dimension géopolitique, par le contrôle des populations
( et donc de leur déplacement )

Cette région peuplée par les Kurdes est une région fortement duale, et donc faire des projets
d'irrigation pour le développement est un souhait, or cela ne concerne qu'un nombre restreint
d'agriculteurs.

Conclusion III :
L'eau est un enjeu fort, qu'elle pouvait exacerbée les conflits mais la géopolitique de l'eau est
quelque chose de plus vaste que l'étude des guerres de l'eau car aucune guerre n'est déclenchée par
le contrôle de l'eau.

La géopolitique de l'eau passe par l'étude des rapports de force qui se cristallisent autour de la
ressource de l'eau, ces rapports de force s'expriment à travers divers conflits/tensions ; des conflits
d'acteurs ( exemple pour la gestion de l'eau dans les grandes villes entre acteurs privés/public ) ;des
conflits d'usage ( l'eau pour l'agriculture, domaine industriel et domestique )

Ces conflits débouchent sur des conflits territoriaux, ce sont des conflits de souveraineté ( à
l'échelle régionale comme en Espagne, ou dimension internationale entre pays en amont & en
aval )

On a donc divers degrés de conflits, pour l'exercice d'une certaine forme de pouvoir, c'est donc
aussi un des facteurs qui peut entrainer des conflits armés.

Dans ces questions géopolitiques, il y a les nouveaux équilibres, et la question du rôle étatique
dans la gestion de l'eau, cette place de cet acteur est en lien avec un double processus avec la
mondialisation marchande & politique autour de la gouvernance de l'eau ; le 2e processus étant celui
de la décentralisation.
Conclusion chapitre :
L'eau est un enjeu essentiel de développement car elle est vitale, et qu'elle est au coeur d'enjeux
de développement durable complexes. ( inégalité d'accès à l'eau )
C'est donc une question de plus en plus complexe à résoudre, de par le cadre d'action des
acteurs dans un contexte de marchandisation de la ressource.

La qualité de l'eau, mais aussi l'eau comme vecteur de maladie, ce sont donc les inégalités face
à l'eau potable, et aussi les pollutions de l'eau.
Les objectifs du millénaire ont permis des progrès sensibles, et les nouveaux objectifs du
développement durable pour la période 2015-2030 ont pour objectif l'universalisation d'une eau
potable & de qualité.

On passe d'une politique de l'offre à une politique de la demande. Mais la question d'un accès
équitable de l'eau s'inscrit dans des rapports de force nombreux, et qui se multiplient du fait de la
multiplication des acteurs.

Ces différents rapports de force donnent lieux à des partenariats ou des processus de
coopération mais localement ou régionalement ce sont des facteurs de risque hydro-politique.
Et on a 3 forces contraires : la logique marchande, logique de développement, tension & rapports
de force, qui peuvent empêcher la mise en place de mesures de véritable développement par la
question de l'eau.

Ces 3 forces on les retrouve dans divers défis du DD : dans le domaine de l'eau, l'énergie &
matières 1ères.

Vous aimerez peut-être aussi