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DTR E 4.4 : Isolation et Étanchéité Toitures

Le document technique réglementaire D.T.R E 4.4, approuvé par le Ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme, traite des travaux d'isolation thermique et d'étanchéité des toitures en tôles d'acier nervurées. Il fournit des prescriptions techniques pour la mise en œuvre de ces travaux, en précisant les matériaux et les méthodes à utiliser. Ce document s'applique à toutes nouvelles études à partir de trois mois après sa publication au Journal Officiel.

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DTR E 4.4 : Isolation et Étanchéité Toitures

Le document technique réglementaire D.T.R E 4.4, approuvé par le Ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme, traite des travaux d'isolation thermique et d'étanchéité des toitures en tôles d'acier nervurées. Il fournit des prescriptions techniques pour la mise en œuvre de ces travaux, en précisant les matériaux et les méthodes à utiliser. Ce document s'applique à toutes nouvelles études à partir de trois mois après sa publication au Journal Officiel.

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MINISTERE DE L'HABITAT ET DE L'URBANISME

DTR document
technique
règlementaire

E 4.4

TRAVAUX D'ISOLATION
THERMIQUE ET D'ETANCHEITE
DES TOITURES EN TOLES
D'ACIER NERVUREES
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET
POPULAIRE

MINISTERE DE L’HABITAT ET DE L'URBANISME

Document Technique Réglementaire

( D.T.R. E 4-4 )

TRAVAUX D'ISOLATION
THERMIQUE ET D'ETANCHEITE
DES TOITURES EN TOLES
D'ACIER NERVUREES

Centre National d'Etudes et de Recherches Intégrées du Bâtiment

2004
ISBN : 9961-845-10-2
Dépôt légal : 1430-2004
COMPOSITION DU GROUPE TECHNIQUE SPECIALISE

“Travaux d'isolation thermique et d'étanchéité


des toitures en tôles d'acier nervurées”
D.T.R . E 4.4

Président du Groupe :

Mr BOUHOUCHE Said Consultant

Vice Président du Groupe :

Mr BOUROUIBA Mohamed Nabil Directeur Général - EBN

Rapporteur :

Mme OUABRI Lynda Chargée d’études - CNERIB

Membres :

AIT SAID Sid Chef de département Matériaux et Composants CNERIB


BAHIDJ Rabah Chef de département Génie Civil - E.N.C.C
BENOUALI Hamid Attaché de recherches - CNERIB
BOUMEDJANE Boualem Ingénieur en Génie Civil - CNA
IDIR Mustapha Chargé de recherches - CNERIB
KHALED Hisham Chargé de recherches - CNERIB
KHERRAT Ouahiba Ingénieur en Génie Chimique - Sofape
KROUBI Malek Attaché de recherches - CNERIB
LABRAOUI Fayçal Ingénieur en Génie Civil - E.M.A
OUALI Mahfoud Ingénieur en Génie Mécanique - Batimetal
REBZANI Braham Consultant - CNERIB
RODESLY Yazid Architecte - B E T / ATB
ROUIDJALI Réda Ingénieur en Génie Civil - C.T.C- Centre
TELMAT Zinedine Ingénieur en Génie Civil - ENGCB
ARRETE MINISTERIEL PORTANT APPROBATION DU
DOCUMENT TECHNIQUE REGLEMENTAIRE E 4.4

« Travaux d'isolation thermiqueet d'etancheite des toitures en toles d'acier nervurees »

Le Ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme,

-Vu le décret n° 82-319 du 6 Moharem 1413 correspondant au 23 Octobre 1982 portant transformation de
l'Institut National d'Etudes et de Recherche en Bâtiment en Centre National d'Etudes et de Recherches
Intégrées du Bâtiment (CNERIB) ;

- Vu le décret n° 86-213 du 13 Dhou El Hidja 1406 correspondant au 19 Août 1986 portant création d’une
commission technique permanente pour le contrôle technique de la construction ;

- Vu le décret présidentiel n° 03-215 du 7 Rabie El Aouel 1424 correspondant au 9 Mai 2003 portant nomination
des membres du gouvernement ;

- Vu le décret exécutif n° 92-176 du 01 Dhou El Kaada 1412 correspondant au 04 Mai 1992 fixant les
attributions du Ministre de l’Habitat ;

ARRETE,

ARTICLE 01 - Est approuvé le document technique réglementaire D.T.R E 4.4 intitulé


"Travaux d'isolation thermique et d'étanchéité des toitures en tôles d'acier nervurées"
annexé à l’original du présent arrêté.

ARTICLE 02 - Les disposition du document technique réglementaire, visé à l'article 1er ci-dessus, sont
applicables à toute nouvelle étude, trois (3) mois aprés la date de publication du présent
arrêté au Journal Officiel de la République Algérienne Démocratique et Populaire.

ARTICLE 03 - Les maîtres d'ouvrages , les maîtres d'oeuvre, les entreprises de réalisation, les organismes
de conrôle et d'expertise sont tenus de respecter les dispositions du document technique
réglementaire suscité.

ARTICLE 04 - Le Centre National d’Etudes et de Recherches Intégrées du Bâtiment (CNERIB), est chargé
de l’édition et de la diffusion du présent document technique réglementaire, objet du présent
arrêté

ARTICLE 05 - Le présent arrêté sera publié au Journal Officiel de la République Algérienne Démocratique
et Populaire.

Fait à Alger, le 5 Safar 1425


correspondant au 27 Mars 2004

Mohamed Nadir HAMIMID


PREAMBULE

Le présent Document Technique Réglementaire DTR E 4.4 a été adopté et approuvé par la Commission
Technique Permanente pour le Contrôle Technique de la Construction lors de la tenue de sa vingt deuxième
session qui s’est tenue au siège du Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme le Mercredi 05 Novembre
2003.

Il donne les prescription techniques pour la mise en œuvre de l’isolation thermique et de l’étanchéité des
toitures constituées par des éléments porteurs en tôles d’acier nervurées. Ce DTR fait suite au DTR E 4.1
« Travaux d’étanchéité des toitures terrasses et des toitures inclinées - support maçonnerie- ».

Ce document était attendu par les professionnels du secteur au vu de l’utilisation de plus en plus large des
tôles d’acier nervurées dans les construction de préfabrication légères et dans les ouvrages industriels.

Ce document définit la mise en œuvre de l’isolation thermique des tôles d’acier nervurées pour les deux
cas de disposition de l’isolant (isolant au dessus et au dessous de la tôle nervurées) ainsi que l’exécution de
l’étanchéité des parties courantes et des ouvrages particuliers.

Il est à noter que les tôles d’acier nervurées étant en elle-mêmes étanche, ce document définit la mise
œuvre de l’étanchéité sur toitures dont l’isolant est au dessus de la tôle et qu’il est nécessaire, de ce fait, de
le protéger.

Par ailleurs, ce document précise les caractéristique auxquelles doivent répondre les différents matériaux
entrant dans la composition des toitures devant recevoir l’isolation thermique et l’étanchéité. Les condi-
tions particulières relatives à la pose des tôles d’acier nervurées galvanisées ou pré laquées sur les diffé-
rents appuis (acier, béton ou maçonnerie et bois) sont également données. Il est de même des pentes et
recouvrements.

Si, lors de la mise en application de ce DTR, il ressort que certains points restent difficilement applicables
ou méritent des explication ou améliorations, il est rappelé que toutes les propositions d’enrichissement
sont les bienvenues. Nous vous remercierons de les adresser à la Direction de la Recherche et de la
Construction du Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme ou à la Direction du CNERIB.
SOMMAIRE
CHAPITRE I : DISPOSITIONS GENERALES

1 - OBJET...........................................................................................................................................04
2 - DOMAINE D’APPLICATION..................................................................................................04
3 - DEFINITIONS..........................................................................................................................04
3.1 - Couverture...............................................................................................................................04
3.2 - Pare-vapeur..............................................................................................................................04
3.3 - Noues et chéneaux.......................................................................................................................04
3.4 - Isolation thermique.......................................................................................................................05
3.5 - Revêtement d’étanchéité...........................................................................................................06
4 - COMPOSITION DES TOITURES............................................................................................06
5 - CLASSIFICATION DES TOITURES..........................................................................................06
5.1 - Classification selon l’usage de la toiture........................................................................................06
5.2 - Classification selon la pente.......................................................................................................07

CHAPITRE II : PRESCRIPTIONS CONCERNANT LES MATERIAUX

1 - GENERALITES.........................................................................................................................09
2 - TOLE D’ACIER NERVUREE....................................................................................................09
2.1 - Caractéristiques géométriques...................................................................................................09
3 - PARE – VAPEUR........................................................................................................................10
4 - MATERIAUX D’ISOLATION THERMIQUE..............................................................................11
5 - MATERIAUX D’ETANCHEITE................................................................................................11
5.1 - Enduits d’application à chaud (EAC)..........................................................................................11
5.2 - Enduits d’imprégnation à froid (E.I.F)........................................................................................11
5.3 - Matériaux d’étanchéité en feuilles..............................................................................................12
5.4 - Matériaux d’étanchéité en feuilles autoprotégées.........................................................................12
6 - MATERIAUX POUR COUCHE D'INDEPENDANCE ET DE DESOLIDARISATION.............12
7 - AUTRES MATERIAUX ET ACCESSOIRES...............................................................................12
7.1 - Fixations pour tôles d’acier nervurées..........................................................................................12
7.2 - Fixations pour isolants thermiques sur tôles d’acier nervurées......................................................13
7.3 - Protection contre la corrosion...................................................................................................13

CHAPITRE III : DISPOSITIONS PARTICULIERES

1 - GENERALITES........................................................................................................................14
2 - CONDITIONS PARTICULIERES AUX APPUIS........................................................................14
2.1 - Surface d’appui........................................................................................................................14
2 .2 - Dimensions minimales.................................................................................................................14
3 - DISPOSITIFS D’EVACUATION DES EAUX PLUVIALES......................................................15
4 - PENTES ET RECOUVREMENTS DES TOLES D’ACIER NERVUREES................................15
4.1 - Cas de l’isolant en dessous de la tôle nervurée..........................................................................15
4.2 - Cas de l’isolant au dessus de la tôle nervurée..............................................................................15
4.3 - Dispositions communes aux deux cas...........................................................................................16
5 - PARE-VAPEUR.........................................................................................................................16
6 - PANNEAUX ISOLANTS..........................................................................................................16
7 - OUVRAGES PARTICULIERS....................................................................................................17
7.1 - Les reliefs.................................................................................................................................17
7.2 - Rives, faîtages simples et égouts................................................................................................18
7.3 - Contre-bardages........................................................................................................................18
7.4 - Joints de dilatation.....................................................................................................................19
7.5 - Noues et chéneaux.......................................................................................................................19
7.6 - Traversées de toiture...................................................................................................................20
7.7 - Lanterneaux, exutoires de fumée, aérateurs................................................................................21

CHAPITRE IV : MISE EN ŒUVRE DE L’ISOLATION THERMIQUE

1 - GENERALITES........................................................................................................................23
1.1 - Nature des isolants.......................................................................................................................23
1.2 - Epaisseur des isolants..................................................................................................................23
1.3 - Ventilation de la toiture.................................................................................................................23
2 - ISOLATION EN DESSOUS DE LA TOLE NERVUREE............................................................24
2.1 - Isolation sous pannes....................................................................................................................24
2.2 - Isolation sur pannes......................................................................................................................24
2.3 - Isolation entre pannes avec lame d’air non ventilée.....................................................................25
2.4 - Isolation entre pannes sans lame d’air..........................................................................................25
3 - ISOLATION AU DESSUS DE LA TOLE NERVUREE............................................................26
3.1 - Principe de pose........................................................................................................................26
3.2 - Fixation des panneaux isolants....................................................................................................27
3.3 - Mise en œuvre des fixations mécaniques......................................................................................29
3.4 - Cas particuliers........................................................................................................................29
3.5 - Isolation au niveau des points singuliers......................................................................................29

CHAPITRE V : MISE EN OEUVRE DE L’ETANCHEITE

1 - DISPOSITIONS GENERALES..................................................................................................31
1.1 - Dispositions préalables à la pose...............................................................................................31
1.2 - Système de pose de revêtement.................................................................................................31
2 - ETANCHEITE DES PARTIES COURANTES.............................................................................31
2.1 - Pose des revêtements....................................................................................................................31
2.2 - Pose du complexe multicouche traditionnel..................................................................................32
2.3 - Pose du revêtement non traditionnel..........................................................................................33
2.4 - Dispositions particulières aux aires ou chemins de circulation dans le cas de revêtements
autoprotégés.............................................................................................................................34
2.5 - Dispositions particulières pour les toitures de forte pente..............................................................34
3 - ETANCHEITE DES OUVRAGES PARTICULIERS...................................................................34
3.1 - Relevés d’étanchéité...................................................................................................................34
3.2 - Etanchéité des noues....................................................................................................................36
3.3 - Chêneaux.....................................................................................................................................36
3.4 - Faîtages, arêtiers et divers changements de pente.......................................................................37
3.5 - Bandes métalliques reliées à l’étanchéité (rives, égouts, faîtages simples)....................................38
3.6 - Raccordement des entrées d’eaux pluviales au revêtement d’étanchéité et à la descente
d’eaux pluviales.........................................................................................................................40
3.7 - Traversées de toiture...................................................................................................................42

4 - PROTECTIONS LOURDES DES REVETEMENTS D’ETANCHEITE....................................43


4.1 - Protection rapportée meuble........................................................................................................43
4.2 - Protection rapportée dure............................................................................................................43

ANNEXES
ANNEXE I - Zones de vent.............................................................................................................45
ANNEXE II - Classification des locaux en fonction de leur hygromètre et de l’ambiance intérieure.....46
ANNEXE III - Dimensions des évacuation des eaux pluviales...........................................................48
ANNEXE IV - Références normatives.............................................................................................49
CHAPITRE I

DISPOSITIONS GENERALES
1 - OBJET

Le présent Document Technique Réglementaire (D.T.R.) définit l’exécution des ouvrages d’isolation
thermique et d’étanchéité sur toitures constituées par des éléments porteurs en tôles d’acier nervurées.

Ces toitures comportent des parties courantes et des ouvrages particuliers (noues, reliefs, joints
dilatation de l’ossature, lanterneaux, dispositifs d’évacuation des eaux pluviales, etc.).

2 - DOMAINE D’APPLICATION

Le présent document s’applique aux toitures répondant aux définitions de l’article 3 du présent
chapitre.
Il ne s’applique pas aux toitures réalisés dans les régions sous climat de montagne.

Commentaire :

Le climat de montagne est caractérisé par un enneigement durable et important qui risque de
porter préjudice à la résistance de la tôle nervurée.

3 - DEFINITIONS

3.1 - Couverture :

Ensemble des ouvrages et matériaux de revêtement qui assurent le “ couvert” d’un édifice. La couverture,
partie extérieure de la toiture, ne participe pas à la stabilité des ouvrages mais doit protéger de façon
étanche et durable les super structures d’un édifice contre les intempéries.

3.2 - Pare-vapeur :

C'est un dispositif de protection contre la migration de la vapeur d’eau placé sous la couche d’isolation
thermique. Ils peut être constitué d’écrans rapportés continus ou de bandes mises en place sur les
recouvrements des tôles d’acier nervurées.

3.3 - Noues et chêneaux :

Le terme “ noue traditionnelle ” désigne la ligne rentrante inclinée formée par l’intersection latérale de deux
pans de couverture. ( figure 1.a )
Le terme “ noue “ désigne la ligne rentrante, inclinée ou à pente nulle, formée par l’intersection
inférieure de deux pans de couverture ( noue centrale) ou d’un pan de couverture et d’une paroi
verticale ( noue de rive). ( figure 1.b)

Le terme “chéneau ” désigne un ouvrage de collecte des eaux pluviales construit en encorbellement ou
intérieur. ( figure 2 )

-4-
a/ Noue traditionnelle b/ Noue de rive

Figure 1 – Noues

Figure 2 – Chéneaux

3.4 - Isolation thermique :

Elle est destinée à réduire les échanges de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur des bâtiments.
Quand elle est disposée par-dessus la tôle d’acier nervurée, elle est constituée de panneaux isolants
non porteurs, qui servent également de support continu, sur lesquels est appliqué le revêtement
d’étanchéité.
Quand elle est disposée en sous face de la tôle d’acier nervurée, on distingue deux types de toiture :

- Toitures froides : caractérisées par la présence en sous face de la plaque nervurée d’une lame d’air
ventilée avec l’air extérieur.

- Toitures chaudes : ce sont les toitures isolées qui ne comportent pas de lame d’air en sous face de la tôle
ou si elle existe, elle n’est pas ventilée avec l’air extérieur.

3.5 - Revêtement d’étanchéité :

Dans le présent document, le terme “ revêtement d’étanchéité ” désigne la totalité du complexe d’étanchéité
proprement dit appliqué en parties courantes sur l’isolation thermique et en relevés.

-5-
4 - COMPOSITION DES TOITURES

Les toitures en tôles d’acier nervurées peuvent être décomposées en plusieurs parties essentielles
(figure 3) ; on distingue selon la disposition de l’isolant :

• Isolant en dessous de la tôle nervurée

Plafond éventuel, Pare-vapeur, Isolant thermique, Lame d’air éventuelle, Tôle nervurée.

• Isolant en dessus de la tôle nervurée

Plafond éventuel, Tôle nervurée, Pare-vapeur, Isolant thermique, Revêtement d’étanchéité.

Commentaire :

Les fonctions de plafond, de pare-vapeur et d’isolation thermique peuvent être regroupées en un


seul élément. Certains produits combinent en outre, les fonctions précédentes à celles d’isolation
acoustique et ou de correction acoustique
tôle nervurée revêtement
lame d'air d'étanchéité
isolant thermique isolant
thermique
pare-vapeur
pare-vapeur

plafond tôle nervurée

plafond

Figure 3a - Isolant en dessous de la tôle nervurée. Figure 3b - Isolant en dessus de la tôle nervurée.

Figure 3 - Composition de la toiture

5 - CLASSIFICATION DES TOITURES

5.1 - Classification selon l’usage de la toiture :

En fonction de l’accessibilité, les toitures en tôles d’acier nervurées sont classées en trois catégories :

5.1.1 - Toitures inaccessibles :

Ce sont des toitures recevant uniquement une circulation réduite à l’entretien normal de l’étanchéité et de
ses accessoires.

5.1.2 - Aires ou chemins de circulation (pentes ≤ 50%) :

Ce sont des zones soumises à des passages nécessaires à l’entretien courant des appareils et installations
en toiture.

-6-
5.1.3 - Zones Techniques (pente ≤ 5%) :

Ce sont des zones soumises à une activité conduisant à une majoration des charges d’entretien (entretien
d’appareils, circulation intense, ... ).
Les Cahiers des Charges fixent les surfaces à traiter en zones techniques, indiquent les charges à
prendre en compte et précisent si les chemins d’accès aux zones techniques doivent être traités en
zones techniques.

Commentaire :

Les charges des équipements disposés sur les toitures doivent être reportées directement sur l’ossature.

5.2 - Classification selon la pente :

5.2.1. Pente des surfaces horizontales :

En fonction de la pente des surfaces horizontales, les toitures en tôles d’acier nervurées avec revêtement
d’étanchéité sont classées en deux catégories :
- toitures - terrasses plates : pente inférieure ou égale à 5%
- toitures inclinées : pentes > 5%

Commentaire :

Dans le cas de toitures à versants plans de pentes différentes, chaque plan est traité selon la
catégorie de pente à laquelle il appartient . Cependant, si des versants dont la longueur n’excède
pas 2 m ont une pente inférieure à 5% et se raccordent à des éléments de pente supérieure à 5%, les
premiers sont classés dans la catégorie des toitures inclinées.

Dans le cas de toitures courbes dont la pente varie de façon continue, la pente maximale détermine
la catégorie.

Dans le cas où la variation continue de la pente comporte une partie formant fil d’eau, cette partie
doit être considérée comme une noue.

5.2.2 - Pente dans les noues :

On distingue trois types de noues :


- noue à pente nulle (noue sans pente) c’est celle dans laquelle le fil d’eau est horizontal
- noue de pente comprise entre 0,5 % et 1,5% ;
- noue de pente ≥ 1,5%.

Commentaire :

Le choix d’un type de noue a des conséquences sur :

- la vérification éventuelle de l’ossature sous le phénomène d’accumulation d’eau ;


- le nombre et l’implantation des entrées d’eaux pluviales.
- la longueur des noues entre point haut et point bas.

-7-
5.2.3 - Pente dans les chéneaux :

On distingue deux types de chéneaux :

- Chéneaux à pente nulle (chêneaux sans pente). Ce sont ceux dans lesquels le fond est horizontal
- Chéneaux en pente, ce sont ceux dans lesquels le fond présente une pente au moins égale à
0,5%.

-8-
CHAPITRE II

PRESCRIPTIONS CONCERNANT LES MATERIAUX


1 - GENERALITES

Les matériaux doivent faire référence aux normes techniques ou aux avis techniques en vigueur. Ils sont
identifiés par des fiches techniques qui comportent au moins les indications suivantes :

- L’appellation commerciale .
- Le nom du fabricant ou du distributeur ;
- Le schéma de la section droite, les principales dimensions étant cotées ;
- Les valeurs des principales caractéristiques utilisées pour la définition des performances du produit.

2 - TOLE D’ACIER NERVUREE

Ce sont des plaques nervurées en tôle d’acier galvanisée obtenue par profilage à froid conformément
aux prescriptions des normes en vigueur. On distingue :
- la tôle d’acier galvanisée prélaquée ou non
- la tôle d’acier revêtue en continu d’alliage de zinc-aluminium ( 95% de zinc).

Commentaire :

Les plaques peuvent être perforées ou crevées sur tout ou partie de la tôle afin d’obtenir une
correction acoustique.

2.1 - Caractéristiques géométriques :

2.1.1 - Dimensions :

La forme des nervures doit être compatible avec emboîtement correct longitudinal et transversal des
tôles d’acier nervurées à la pose.

Un bord plat de 15 mm minimum est nécessaire sur chaque rive de la plaque nervurée, la nervure emboîtante
comportant une remontée de 15 mm minimum.

La largeur minimale de la nervure mâle doit permettre une solidarisation correcte des tôles nervurées
à leur emboîtement longitudinal au moment de la pose (voir figure 4).

La largeur minimale du fond de nervure (partie plane) sera de 15 mm.

L’ouverture haute de la nervure sera au maximum de 70 mm.

-9-
Figure 4 : Tôle d’acier nervurée - Dimensions des nervures

2.1.2 - Tolérances :

DIMENSION TOLERANCE (t)

Longueur L≤2m 0 ≤ t ≤ + 8 mm
L L>2m 0 ≤ t ≤ 0,04 L
Largeur utile “ lu ” lu = Entraxe des nervures t = ± 1%
de rive emboîtantes
Profondeur des nervures principales “ h ” -1mm ≤ t ≤ 0

Figure 5 - Largeur utile de la tôle

3 - PARE - VAPEUR

Peut être constitué de l’un des éléments suivants :


- Voile de verre collé sur feuille d’aluminium
- Tôle d’acier plane galvanisée prélaquée avec revêtement convenable en sous face
- Bandes auto-adhésives constituées soit :
- de cire micro-cristalline armée d’un voile de verre, papier Kraft autoprotégé par feuille
d’aluminium ou similaire.
- de liant auto-adhésif revêtu d’une feuille d’aluminium
- Ecrans rapportés
- Feutre bitumé surfacé type 36S
- Bitume armé
- Aluminium bitumé.

- 10 -
4 - MATERIAUX D’ISOLATION THERMIQUE

Les matériaux d’isolation thermique peuvent être mous en rouleaux ou rigides en panneaux choisis selon la
conception de l’isolation de la toiture.

Les matériaux mous destinés à une isolation en sous-face de la tôle d’acier nervurée sont généralement à
base minérale ( ex. : fibre de verre, fibre de roche ).

Les panneaux isolants rigides sont :

a) - à base minérale ( ex. : panneaux en fibre de verre ou de roche ),


b) - à base végétale ( ex. : panneaux de fibres de bois ),
c) - à base mixte ( ex. : panneaux de perlite expansée et de fibres cellulosiques agglomérées au
bitume ).

Les panneaux isolants non traditionnels doivent faire l’objet d’un Avis Technique qui doit définir
notamment :
- les dimensions extrêmes d’utilisation, ( longueur, largeur, épaisseur) ;
- leurs caractéristiques pondérales, mécaniques, hygro-thermiques, de stabilité dimensionnelle ;
- leur conductivité thermique utile ;
- leur mode de pose ;
- les possibilités d’association des panneaux isolants entre eux ;
- le cas échéant, les revêtements d’étanchéité associés et leurs modes de pose (collage à
l’EAC, soudage, fixation mécanique, etc.).

5 - MATERIAUX D’ETANCHEITE

5.1 - Enduits d’application à chaud (EAC) :

Les enduits d’application à chaud sont à base de bitume oxydé (ou bitume soufflé).

Ils peuvent contenir une certaine proportion de fines inertes. Le taux de fines ne doit pas dépasser
30% de la masse totale. Les caractéristiques minimales des EAC doivent être conformes aux normes en
vigueur; notamment :
- le point de ramollissement bille et anneau minimal doit être égal ou supérieur à 100°C
- la pénétration à 25°C doit être comprise entre 25 et 45 dixième de mm.
- la perte de masse au chauffage à 163°C pendant 5h doit être inférieure à 1%.

On entend par couche d’EAC, une couche de matériau, de masse de bitume pur 1,2 kg/m² en moyenne
et 1kg/m² minimum.

5.2 - Enduits d’imprégnation à froid (EIF) :

Les Enduits d’Imprégnation à Froid sont des produits à base de bitume en solution ou en émulsion.
La teneur en bitume doit être égale ou supérieure à 40%.

- 11 -
5.3 - Matériaux d’étanchéité en feuilles :

On distingue les différents types suivants :


- Feutres bitumés
- Bitumes armés
- Feutres bitumés avec compléments d’indépendance: Les bitumes armé et les feutres bitumés
utilisés en première couche peuvent recevoir en usine un complément d’indépendance (papier
kraft crêpé, ...). Les matériaux comportent une lisière en sous-face de 6 cm de largeur environ.
- Feuilles de bitume modifié par élastomères SBS : Les feuilles sont identifiées dans les Avis
Techniques des systèmes. Elles sont définies par leur épaisseur minimale et leur armature.
- Feuilles de bitume modifié aux APP : identifiées dans les Avis Techniques.
- Feuilles de haut polymères (PVC) : identifiées dans les Avis Techniques.

5.4 - Matériaux d’étanchéité en feuilles autoprotégées :

Certains matériaux d’étanchéité reçoivent en usine une autoprotection.


On entend par autoprotection toute protection anti- U.V de la membrane.

6 - MATERIAUX POUR COUCHE D’INDEPENDANCE ET DE DESOLIDARISATION

- Ecran voile de verre : le voile de verre est obtenu par répartition régulière de fibres de
verre, sans direction préférentielle, encollées entre elles pour former une feuille. Le voile
doit conserver, après immersion de 24 h dans l’eau à 50°C une résistance à la traction d’au
moins 70% de sa résistance avant immersion.

- Papier kraft : de 70g/m² minimum, il est éventuellement crêpé.

- Papier dit “ entre deux sans fil ” : il est constitué de deux papiers kraft de 60g/m² chacun,
contre collés par 20 g/m² de bitume.

- Ecran de désolidarisation : non tissé à base de polypropylène, polyamide ou polyéthylène


de masse surfacique minimale 170 g/m².

7 - AUTRES MATERIAUX ET ACCESSOIRES

7.1 - Fixations pour tôles d’acier nervurées :

Les fixations doivent être compatibles avec les différents types d’ossatures.

Elles peuvent être des vis autoperceuses ou autotaraudeuses, des tire-fonds, des clous à scellement,
des rivets à expansion, des goujons ou tout autre système répondant à la spécification de l’alinéa ci-
dessus.

Commentaire :

La stabilité des tôles nervurées ne fait pas l’objet du présent document, se référer aux documents
relatifs à la conception .

- 12 -
7.2 - Fixations pour isolants thermiques sur tôles d’acier nervurées :

Elles peuvent être soit mécaniques soit par collage par EAC ( Article3.2 Chapitre IV ).

Ces mêmes fixations servent au platelage support de pare-vapeur.

7.3 - Protection contre la corrosion :

La protection de la fixation est assurée par un revêtement métallique (électro zingage, galvanisation)
éventuellement complété par un revêtement organique.

Lorsque les pointes des fixations sont exposées à des ambiances à très forte hygrométrie, les fixations
sont en acier inoxydable. Il est admis que la pointe foreuse des vis ne soit pas du même niveau de
protection.

Lorsque les pointes des fixations ne sont pas exposées, les fixations sont en acier inoxydable ou
protégées par un revêtement métallique.

- 13 -
CHAPITRE III

DISPOSITIONS PARTICULIERES
1 - GENERALITES

La conception des toitures en tôles nervurées doit tenir compte notamment du degré hygrométrique
environnant extérieur, donc du lieu où est implanté le projet (annexe I), et intérieur donc de l’ambiance
d'utilisation du local (annexe II ).
Certaines dispositions du présent chapitre doivent faire référence aux documents réglementaires y
afférent

2 - CONDITIONS PARTICULIERES AUX APPUIS

2.1 - Surface d’appui :

La pose ne peut avoir lieu que si les surfaces d’appui sont planes et parallèles au plan de la couverture
en partie courante, continues et sans saillie.

2.2 - Dimensions minimales :

a) Pose sur profils ouverts et profils creux en acier :


L’épaisseur minimale du profil à l’appui est de 1,5 mm
La largeur d’appui minimale sur de tels profils est de 40 mm

b) Pose sur profils incorporés et ancrés dans le béton ou la maçonnerie ( voir figure 6) :
L’épaisseur minimale du support à l’appui est de 2,5 mm
La largeur minimale d’appui est de 60 mm. Toutefois, cette largeur peut être ramenée à 40
mm pour des poutres en béton armé ou précontraint préfabriquées mises en œuvre
conformément au “ Cahier des Prescriptions Techniques des éléments de structure en
béton ” suivant des tolérances de montage compatibles avec l’exécution des présents travaux
de couverture.
L’acier constituant ces appuis est de limite d’élasticité minimale 235 N/mm². Il est galvanisé ou
peint.

e ≥ 2,5 mm
h ≥ 20 mm
l : largeur

Figure 6 : Appuis par profilés sur charpente en béton

- 14 -
c) Pose sur éléments de charpente en bois :
La largeur minimale d’appui sur des éléments de charpente en bois est de 60 mm.
La hauteur minimale sous appui des éléments de charpente en bois est de 80 mm lorsqu’on fixe
par vis ou tire-fond.

3 - DISPOSITIFS D’EVACUATION DES EAUX PLUVIALES

Les détails des dispositions d’évacuation des eaux pluviales sont donnés en annexe III.

Les eaux pluviales recueillies par la toiture sont :


- collectées par les noues ;
- conduites par les entrées d’eaux pluviales (EEP) aux descentes d’eaux pluviales (DEP) qui
les évacuent.

Les entrées d’eaux pluviales peuvent être :


- soit “en fond de noue” et conduire les eaux directement dans les DEP .
- soit “en déversoir (latéral)” et conduire les eaux dans une boîte à eaux extérieure, située en tête
de DEP.

4 - PENTES ET RECOUVREMENTS DES TOLES D’ACIER NERVUREES

4.1 - Cas de l’isolant en dessous de la Tôle nervurée :

Le choix de la pente minimale de la toiture dépend essentiellement de la hauteur des nervures.


La pente minimale recommandée est :
- 7% lorsque la hauteur de la nervure est supérieure ou égale à 35 mm,
- 10% lorsque la hauteur de la nervure est inférieure à 35 mm.

Le choix de pentes inférieures à celles-ci doit faire l’objet d’une étude particulière.
Le recouvrement transversal se fait obligatoirement au droit des appuis, il est de 30 cm minimum. Il
est admis des recouvrements inférieurs allant jusqu’à 15 cm moyennant un complément d’étanchéité
constitué d’une bande filante comprimée entre les deux tôles et aussi près que possible de l’axe de
fixation.

Le recouvrement longitudinal (ou latéral) est donné par l’emboîtement de la nervure de rive “ emboîtante ”
sur la nervure de rive “ emboîtée ” de la plaque nervurée précédente. La pose est effectuée dans le sens
opposé aux vents dominants.
Les plaques sont posées avec les nervures parallèles à la ligne de la plus grande pente.

4.2 - Cas de l’isolant au dessus de la Tôle nervurée :

La pente de la toiture doit être supérieure à 3 %.


Le recouvrement transversal se fait obligatoirement au droit des appuis, il est de 50 cm minimum.
Le recouvrement longitudinal (ou latéral) s’effectue comme pour le cas précédent sans la condition
des vents dominants.

- 15 -
4.3 - Dispositions communes aux deux cas :

La longueur maximale du rampant doit être de 40 m.


Pour le recouvrement longitudinal, lorsque les tôles sont coupées longitudinalement et si le porte à faux de
la plage coupée excède 10 cm, la nervure est reconstituée. L’assemblage est assuré par couturage tous les
50 cm environ. (voir figure 7)

Couturage assurant l'assemblage

Figure 7 : nervure reconstituée dans le cas de coupe longitudinale des tôles

Dans le cas de toitures courbes et lorsque les nervures des tôles d’acier sont dans le sens de la pente,
une étude particulière est requise pour déterminer si un profil est compatible avec la portée, la
charge et le rayon de courbure, ainsi que l’incidence sur les caractéristiques et la densité des fixations.
Les tôles d’acier nervurées ne doivent en aucun cas servir à l’accrochage d’éléments tels que les
plafonds suspendus, luminaires, dispositifs d’extinction automatique d’incendie, etc.
L’emploi de tôles d’acier nervurées est admis quelle que soit l’ambiance du local considéré ( voir annexe
II).

Dans les locaux à forte hygrométrie ou à atmosphère agressive même de façon intermittente, il est nécessaire
de prévoir une protection complémentaire contre la corrosion par tout procédé qui sera précisé dans les
Cahiers des Charges ( peinture, plastification, prélaquage, etc.) . Dans ces locaux, l’emploi des tôles
d’acier nervurées perforées est interdit.

Commentaire :

Les chambres froides doivent faire l’objet d’une étude particulière

5 - PARE-VAPEUR

Les pare-vapeurs sur tôles d’acier nervurées ne sont obligatoires que dans le cas de locaux à forte
hygrométrie.
La mise en œuvre d’un dispositif pare-vapeur est obligatoire sur tôles d’acier nervurées perforées.
Seuls, peuvent être utilisés les dispositifs en feuille et ce, sur bâtiments autres que ceux à forte
hygrométrie.

6 - PANNEAUX ISOLANTS

Les Cahiers des Charges doivent définir la résistance thermique de la couche isolante. En outre,
l’épaisseur de la couche isolante doit être telle que le point de rosée ne se situe jamais à la sous-face
des tôles d’acier nervurées.
Elle peut comporter un lit ou plusieurs lits de panneaux. Dans ce dernier cas, il est recommandé d’utiliser
des panneaux de même nature.

- 16 -
7 - OUVRAGES PARTICULIERS

Les ouvrages particuliers représentent des points singuliers qui doivent recevoir un traitement adéquat ;
ces ouvrages sont :
- les reliefs,
- les rives, faîtages simples et égouts,
- les contre bardages,
- les joints de dilatation de la structure porteuse,
- les noues, les chêneaux,
- les traversées de toiture,
- les lanterneaux exutoires de fumée, aérateurs, etc.

7.1 - Les reliefs :

On appelle reliefs les ouvrages émergents sur lesquels l’étanchéité est relevée. Ils doivent être solidaires
de l’élément porteur en tôle d’acier nervurée. Ils sont constitués de costières en tôles d’acier,
éventuellement revêtues de panneaux isolants. L’isolation thermique des reliefs est traitée à l’article
3.5.1 chapitre IV

Ils doivent comporter, à leur partie supérieure, un ouvrage étanche qui écarte l’eau ruisselant sur les
éléments placés au-dessous d’eux, afin d’éviter l’introduction d’eau derrière le revêtement d’étanchéité
(article 3.3 chapitre V).

La partie du dispositif faisant larmier doit présenter un recouvrement d’au moins 4 cm (figure 8), et
être en saillie de 4 cm au minimum par rapport au support du relevé d’étanchéité, à l’exclusion des
bandes porte-solin et ouvrages rapportés analogues démontables pour lesquels la saillie peut être
limitée à 1cm.

Figure 8 : Forme des reliefs

- 17 -
7.2 - Rives, faîtages simples et égouts :

Dans le cas de revêtement d’étanchéité autoprotégé, ces ouvrages peuvent être traités avec une bande
reliée au revêtement d’étanchéité et présentant une retombée (figure 9).

Figure 9 : Revêtement d’étanchéité autoprotégé avec bande reliée au revêtement

Dans le cas de revêtement d’étanchéité avec protection lourde, les rives et faîtages simples doivent
être réalisés avec costières, les égouts pouvant être réalisés avec une bande prise dans le revêtement
d’étanchéité et présentant une retombée (figure 10).

Figure 10 : Revêtement d’étanchéité avec protection lourde

7.3 - Contre-bardages :

7.3.1 - Costières support de contre bardage :

Lorsqu’il est utilisé une costière support de contre-bardage, elle peut être solidaire soit de la structure
porteuse uniquement, soit des tôles d’acier nervurées.
Elle est obligatoirement réalisée en tôle d’acier protégé contre la corrosion d’épaisseur minimale
12/10 mm.
Elle doit comporter, en tête, une aile horizontale faisant saillie de 4 cm au moins avec une retombée
verticale de 3 cm (figure 11).

Figure 11 : Costière support de contre-bardage Figure 12 : Fixation du contre bardage

- 18 -
7.3.2 - Fixations du contre-bardage :

Il est rappelé que si la hauteur du contre-bardage dépasse 1m, il est obligatoire de prévoir des fixations
intermédiaires en plus de celles des extrémités haute et basse, sur les lisses (figure 12).

7.4 - Joints de dilatation :

Les joints de l’ossature (joints de dilatation, différences de niveaux) sont prolongés dans la toiture
(figure 13).

Figure 13 : Joints de dilatation

Des appuis continus pour les tôles d’acier nervurées sont prévus de part et d’autre du joint de
dilatation.
Les joints plats sont interdits.
Les joints de dilatation sont bordés de part et d’autre par des costières métalliques recevant un
relevé d’étanchéité éventuellement sur isolant thermique.
Dans le cas de joints transversaux (coupant la ligne de plus grande pente), la partie amont est traitée
comme une noue de rive avec descentes d’eaux pluviales.
Les costières répondent aux spécifications du § 7.1.
Le couronnement de l’une des deux costières doit coiffer l’aile verticale de l’autre costière, avec un
recouvrement de 4 cm.

Commentaire :

L’espace entre les deux costières peut être rempli d’un matériau isolant compressible (laine minérale
par exemple) ; dans ce cas, une tôle d’acier galvanisé fixée d’un seul côté pontera le joint entre les
deux tôles d’acier nervurées ( figure 13) de façon à permettre le libre mouvement du joint.

7.5 - Noues et chêneaux :

7.5.1 Ce type de couverture se prête bien à la réalisation de noues permettant d’assurer une continuité
de l’isolation et de l’étanchéité. Au cas toutefois où l’évacuation des eaux pluviales, le parti
architectural et la réalisation de la structure porteuse, par exemple, nécessitent la réalisation de
chêneaux, on respectera les dispositions de l’article ci-après.

7.5.2 Les chêneaux doivent être conçus en encorbellement de façon que le débordement éventuel se
produise toujours du coté extérieur du bâtiment (paroi latérale extérieure de hauteur inférieure à celle
intérieure). Ils sont conçus selon les techniques traditionnelles de la couverture ou peuvent admettre un
revêtement d’étanchéité, à la condition qu’il ne soit pas solidarisé avec celui des parties courantes (figure
14).

- 19 -
Figure 14 : Chéneau en encorbellement Figure 15 : Chéneau intérieur en
en maçonnerie maçonnerie

La section du chéneau et le nombre des évacuations d’eaux pluviales seront prévus en conséquence pour
éviter le risque supplémentaire entraîné par le débordement d’eau.
S’il est impossible d’éviter les chéneaux intérieurs, ceux-ci doivent être conçus également suivant les
techniques de couverture ou d’étanchéité. Dans le dernier cas, leur revêtement d’étanchéité doit être
désolidarisé de celui des parties courantes (figure 15).

7.6 - Traversées de toiture :

Les ouvrages traversant les tôles d’acier nervurées doivent être désolidarisés de l’étanchéité par
fourreau, sauf dans le cas de certaines ventilations (voir tableau 3-1 ci-aprés). Il doit être prévu un ouvrage
empêchant la pénétration des eaux de ruissellement entre le fourreau et l’ouvrage traversant.

La réalisation de cet ouvrage incombe à l’entreprise qui effectue la dernière intervention (figure 16).
Les traversées ne doivent pas se situer dans les noues à moins de 50 cm du fil d’eau. Une distance
minimale de 50 cm doit exister entre les divers ouvrages en émergence, ainsi qu’entre eux et les
acrotères, afin de permettre l’exécution des travaux de raccordement d’étanchéité.

- 20 -
Le tableau 3-1 présente les conditions et dispositions pour différentes traversées de toitures.

Conditions FIGURES DES DIFFERENTES TRAVERSEES


et dispositions

Traversée de toiture:

1er / Cas général

- Platine et fourreau

Chevêtre obligatoire pour φ > 150 mm


Figure 16 : Cas général
ème
2 / Tuyau de ventilation
Φ < 150 mm et h
entre 15 et 25 cm
- Platine soudée sur manchon traversant.

Figure 17 : Tuyau de ventilation

Autres traversées:(*)

1er cas : Φ < 150 mm


- Platine et fourreau.

2eme cas : Φ > 150 mm


- Prévoir un chevêtre.

Figure 18 : Traversée de forte section.

(*) Cheminées,canalisations autres que ventilations poteaux


Tableau 3.1

7.7 - Lanterneaux, exutoires de fumée, aérateurs :

Des chevêtres peuvent être nécessaires dans le cas où les pénétrations ont des dimensions importantes
pour soutenir et fixer les tôles d’acier nervurées et de supporter les ouvrages éventuels rapportés. Ces
éléments sont fixés sur des costières répondant aux spécifications de l’article 7.1, Chapitre III(figure 19).
Des costières préfabriquées en matériaux différents peuvent être utilisées dans les conditions des Avis
Techniques les concernant .

- 21 -
Figure 19 : Lanterneaux

Ils doivent être implantés de telle manière qu’un passage de 1 m soit réservé entre eux et les émergences
(lanterneaux, joints de dilatation, acrotères, etc.). Pour les ouvrages unitaires de petites dimensions,
cette distance peut être réduite à 50 cm (figure 20).

(a)

(b)

Figure 20 : Implantation des lanterneaux, exutoires de fumée

Les dispositifs linéaires filants perpendiculaires à la pente autres que ceux situés en faîtage doivent
être de longueur inférieure ou égale à 10 m, afin de permettre l’évacuation des eaux et une circulation plus
aisée lors des travaux de l’entretien. Ils doivent être arrêtés à 1 m des noues, acrotères et joints de
dilatation. Ils doivent être traités comme les noues de rives du point de vue de leur hauteur.

- 22 -
CHAPITRE IV

MISE EN ŒUVRE DE L’ISOLATION THERMIQUE


1 - GENERALITES

L’isolation thermique peut être disposée soit en sous face de la tôle nervurée, soit au dessus, auquel cas, il
est nécessaire de protéger l’isolant par l’application d’un complexe d’étanchéité.

1.1 - Nature des isolants :

L’utilisation de tous les types d’isolants est permise lorsque l’isolation thermique est prévue en
dessous de la tôle d’acier nervurée.

Lorsqu’elle est prévue au dessus, seuls sont permis, les panneaux isolants non porteurs pouvant
recevoir un revêtement d’étanchéité (suivant les avis techniques correspondants, le cas échéant).

1.2 - Epaisseur des isolants :

L’épaisseur de la couche isolante doit être telle que le point de rosée ne se situe jamais à la sous face
des tôles d’acier nervurées.

Elle peut être réalisée en un ou plusieurs lits de panneaux (de même nature ou de natures différentes)
conformes aux dispositions des avis techniques concernés.
Les cahiers des charges définissent la résistance thermique de la couche isolante de la toiture ou le
coefficient de déperdition surfacique (ks).

1.3 - Ventilation de la toiture :

Ces dispositions concernent le cas où l’isolant est placé sous pannes (article 2.1). Dans ce cas la
toiture est du type froide et il est nécessaire de ventiler la lame d’air avec l’extérieur pour éviter
toute condensation.

La ventilation impose des ouvertures en partie basse et des ouvertures en partie haute. Ces ouvertures
auront une section égale au 1/2000 ème de la surface projetée du versant considéré pour les locaux
courants à faible hygrométrie. Pour les locaux à moyenne hygrométrie, cette section est ramenée à
1/1000ème.

La section de chaque série d’ouverture ne dépasse pas 400 cm²/m.l. Les ouvertures de ventilation
peuvent être constituées par des dispositifs tels que faîtages ventilés, châtières, nervures des tôles.
Les ouvertures de ventilation en partie haute peuvent être disposées latéralement sur pignons à
condition que les pignons ne soient pas distants de plus de 12 m.

Commentaire :

Pour empêcher l’intrusion de petits animaux par les ouvertures de ventilation dont la plus petite
dimension est supérieure à 20 mm, il convient de prévoir un grillage à mailles fines.

- 23 -
2 - ISOLATION EN DESSOUS DE LA TOLE NERVUREE

Les dispositions ci-après concernent les parties courantes; les points singuliers de la toiture ne nécessitent
pas de dispositions particulières pour l’isolation.
Pour l’isolation placée en dessous de la tôle nervurée, on distingue en général quatre possibilités de
toiture, dont trois sont du type toiture chaude et une de type froide (isolation sous pannes).

2.1 - Isolation sous pannes :

Ce procédé d’isolation consiste à disposer les isolants sur un plafond horizontal ou un plafond
parallèle aux rampants.(figure 21)
Le liaisonnement à l’ossature doit être tel que les charges ascendantes ou descendantes s’exerçant
sur le plafond soient intégralement transmises à l’ossature principale.
Une barrière pare-vapeur est disposée sous l’isolation (rapportée ou incorporée à l’isolant ou au
plafond).
La sous toiture doit être réalisée de façon à avoir une lame d’air ventilée (article 1.3 ci-dessus)
continue d’épaisseur au moins égale à 4 cm.

ir
e d'a
Entré
pare-vapeur
Figure 21 : Isolation sous panne

2.2 - Isolation sur pannes :

Ce dispositif relève de l’avis technique. L’isolant constitué de feutre souple est déroulé sur les
pannes et tendu.(figure 22)
Les feutres présentent à leur face inférieure un pare-vapeur intégré et le jointoiement des feutres est
assuré par agrafage de languettes longitudinales renforcées. La fixation des plaques nervurées est
réalisée après la pose de l’isolant.

Figure 22 : Isolation sur panne

- 24 -
2.3 - Isolation entre pannes avec lame d’air non ventilée :

Ce type d’isolation est constitué soit :


- de panneaux isolants autoporteurs comportant un pare-vapeur en sous face, assurant également la finition
de la sous-toiture,
- de feutres souples avec un pare-vapeur en sous-face rapporté ou incorporé, qui reposent sur des plaques
assurant le plafond.

Ces procédés utilisent une ossature secondaire constituée de profilés T, généralement en tôle d’acier
galvanisée. La semelle de ces profilés comporte une largeur minimale de 35 mm. Ces profilés, disposés
perpendiculairement aux pannes, sont posés sur les ailes inférieures des pannes et munis de dispositifs
anti-soulèvement. (figure 23).

Commentaire :

Dans le cas où le pied de panne ne permet pas la pose des profilés T, il est nécessaire de rapporter
une pièce formant l’appui.

Les panneaux isolants auto-porteurs ou les plaques de sous-toiture sont mis en œuvre simultanément avec
les profilés qui constituent leurs supports et les fixations nécessaires. Les fixations sont espacées au maximum
de un (01) mètre.

lame d'air non ventilée

Fig. 23 : Isolation entre pannes avec lame d’air non ventilée

2.4 - Isolation entre pannes sans lame d’air :

Ce type d’isolation est constitué soit :


- de panneaux isolants autoporteurs comportant un pare-vapeur en sous face, complété par un feutre
souple déroulé par dessus,
- de feutres souples non hydrophiles normalisés, et avec un pare-vapeur en sous-face rapporté ou incorporé,
reposant sur des plaques assurant le plafond.

Les dispositions du paragraphe précèdent sont à respecter. De plus, le second lit sera déroulé avant
la pose des plaques nervurées, soit perpendiculairement aux pannes, soit parallèlement. Il présente
une épaisseur suffisante pour être en contact avec la sous face de la couverture en subissant une
légère compression. (figure 24)

- 25 -
Figure 24 : Isolation entre pannes sans lame d’air

Commentaire :

On peut également prévoir un système d’isolation entre deux plaques nervurées. Ce système se
compose pour l’essentiel de:
- Une peau intérieure (ou inférieure) composée de tôles nervurées posées sur les pannes,
- Une ossature secondaire (fausses pannes et parfois entretoises),
- Un feutre isolant (laine minérale du type souple, déroulable, non hydrophile),
- Une peau extérieure constituée par des tôles nervurées dont les nervures sont orientées dans
le même sens que celles des plaques inférieures.
Ce système constitue les “panneaux sandwich” assemblés sur chantier; la mise en œuvre des
“panneaux sandwich” fabriqués en usine et prêts à l’emploi relèvent de la procédure d’avis technique.

3 - ISOLATION AU DESSUS DE LA TOLE NERVUREE

Les dispositions ci-après concernent les parties courantes.

3.1 - Principe de pose :

Le principe de répartition et de pose des panneaux isolants est le suivant :


Les panneaux sont disposés de telle sorte que les joints doivent être décalés dans un sens (pose en
quinconce). Les joints alignés sont perpendiculaires aux nervures des tôles d’acier nervurées, ou
éventuellement de biais.(figure 25)
Lorsqu’il est prévu plusieurs lits, chaque lit sera disposé en quinconce, les joints de deux lits successifs
n’étant pas superposés.
Quel que soit le nombre de lits prévu, les panneaux isolants doivent être immédiatement protégés
des intempéries au fur et à mesure de leur mise en place, par la pose de la première couche du
revêtement d’étanchéité.
Au niveau des points singuliers, les panneaux doivent être parfaitement joints ; il n’est toléré aucun
vide au risque d’avoir des ponts thermiques et occasionner des désordres sur le revêtement d’étanchéité

- 26 -
Figure 25 : Joints alignés de panneaux isolants perpendiculaires aux nervures

3.2 - Fixation des panneaux isolants :

Les dispositions ci-après concernent les bâtiments dont la hauteur reste inférieure à vingt (20) mètres.
Pour les hauteurs supérieures, il faut se référer aux prescriptions données dans les avis techniques
des panneaux isolants.

3.2.1 - Pose en un seul lit :

La fixation des panneaux isolants sur leur support dépend de la nature de protection de l’étanchéité
prévue.

[Link]. Pour l’étanchéité avec protection lourde, la fixation des panneaux, est effectuée soit par
E.A.C. soit par une fixation mécanique centrale par panneau.

[Link]. Pour l’étanchéité autoprotégée, le nombre de fixations par mètre carré est donné en fonction de
la zone et du site de vent, dans le tableau 4.1 ci-après.

Tableau 4.1: Fixation des isolants sous revêtements autoprotégés

Zones de vent (*) I et II III

Sites de vent (**) Normal Exposé Normal Exposé


(***)
En surface horizontale 5 6 6 8
En périphérie sur 2m de large 6 10 10 10
Aux angles 10 12 12 12

(*)
Les zones de vent sont définies dans l’annexe I
(**)
On entend par site normal : Plaine ou plateau pouvant présenter des dénivellations peu
importantes étendues ou non( vallonnements, ondulations) et par site exposé : Au voisinage de la
mer : le littoral sur une profondeur de 5 Km, le sommet des falaises, les estuaires ou baies encaissées
et profondément découpées dans les terres ; A l’intérieur du pays : les vallées étroites où le vent
s’engouffre, les montagnes isolées et élevées et certains cols.
(***)
Deux fixations supplémentaires doivent être prévues pour le cas des bâtiments ouverts.

- 27 -
Commentaire :

Les “ sites de vent ” du présent DTR correspondent aux “ catégories de terrain ” décrits dans le
paragraphe 4 du chapitre 2 du DTR C2-47 du règlement neige et vent algérien ( RNVA ). [*]
- Site exposé catégorie de terrain I et II
- Site normal catégorie de terrain III et IV

La répartition régulière dans les deux sens est faite avec un minimum de quatre fixations à l’intérieur
du panneau, à raison d’une par angle, l’axe de la fixation étant à une distance de 10 à 20cm environ
des bords du panneaux.

Des exemples de répartition de fixations sont donnés dans le tableau 4.2 ci-après.

Tableau 4.2 : Exemples de répartition des fixations de panneaux isolants.

Nbr de fixations par Répartition par Nbr de fixations par Répartition par
(*) (*)
Panneau Panneau
(*) (*)
m² Panneau m² Panneau
+ + + + + + +
5 6 + + + 10 12 + + + +
+ + + +

6 8 + + + + + + + +
+ + 12 15 + + + + +
+ + + + + + + +

8 10 + + + + + + +
+ + Ou + + + +
+ + + + + + +
(*)
Panneau de dimensions 1,20 m x 1,00 m

3.2.2 - Pose en plusieurs lits :

[Link] Pour l’étanchéité avec protection lourde, la fixation des panneaux, est effectuée soit par
E.A.C. soit par une fixation mécanique centrale par panneau.

[Link] Pour l’étanchéité autoprotégée deux possibilités peuvent être envisagées :

- le premier lit comportant une fixation mécanique centrale par panneau et le lit supérieur devra être fixé
selon les dispositions de l’article [Link].
- le premier lit fixé selon les dispositions de l’article [Link]., et le lit supérieur sera collé par EAC si l’avis
technique de l’isolant le permet pour des pentes inférieures ou égales à 40% ; pour des pentes supérieures,
il y a lieu de prévoir en plus du collage des dispositifs de butée. (figure 26)

[*] RNVA : Règlement Neige et Vent Algérien, DTR C2-47. CNERIB 2000. Page 47

- 28 -
3.3 - Mise en œuvre des fixations mécaniques :

La fixation est constituée d’une plaquette ou d’une rondelle et d’un élément de liaison entre cette rondelle
et la tôle d’acier nervurée.
Différentes fixations peuvent être utilisées :
- rivets à expansion;
- vis auto perceuses;
- fixations à rupture thermique avec vis auto perceuses.

Commentaire :

Dans le cas de fixation des panneaux isolants aux tôles d’acier nervurées par l’intermédiaire de
rivets ou de vis, il est inévitable que les extrémités de ces fixations apparaissent en sous face des
tôles d’acier nervurées.

3.4 - Cas particuliers :

3.4.1 - Toitures de pente ≥ 100% et de versant de longueur ≥ 5 m :

En complément aux dispositions de l’article [Link]. du présent chapitre, les panneaux sont butés à
l’égout sur un élément rigide continu préalablement fixé sur l’élément porteur avant ou après le pare
- vapeur (figure 26).

buton métallique

Figure 26: Butée des panneaux isolants

3.4.2 - Toitures courbes :

Le liaisonnement à l’élément porteur est réalisé par des fixations mécaniques seules conformément
aux dispositions de l’article [Link]. du présent chapitre. Le format des panneaux doit être adapté à
la courbure de la toiture.

3.4.3 - Toitures des locaux à forte et très forte hygrométrie :

L’isolation dans ce cas nécessite une étude particulière. Toutefois, la fixation des isolants est réalisée
selon les mêmes dispositions énoncées aux articles du paragraphe 3.2., à l’exception des fixations mécaniques
qui doivent être :
- à rupture thermique (résistant à deux cycles kesternich) ;
- ou ne traversant pas les tôles d’acier nervurées et résistant à deux cycles kesternich ;
- ou résistant à douze cycles kesternich ou en acier inox .

3.5 - Isolation au niveau des points singuliers :

Les points singuliers des toitures concernant les ouvrages particuliers sont définis au chapitre III ; seuls les
reliefs et les joints de dilatation nécessitent des dispositions particulières.

- 29 -
3.5.1 - Les reliefs :

Pour limiter les risques de condensations locales, les Cahiers des prescriptions techniques peuvent prévoir
soit une isolation des costières, soit une continuité de l’isolation entre la costière et la paroi verticale.(figure
27).

costière

paroi verticale

Figure 27 : Isolation entre costière et paroi verticale

L’isolation des costières est constituée d’un seul lit, et le panneau doit être apte à recevoir un revêtement
d’étanchéité adhérent.

Commentaire :

Pour les relevés d’étanchéité < 0.30 m, les panneaux isolants seront fixés par collage à l’EAC ou
par fixations mécaniques seules comme suit :
- Collage à l’EAC : les panneaux sont collés jointifs au moyen d’une couche d’EAC à raison de
1.2 Kg/m² environ, sur une couche d’EIF.
- Fixations mécaniques seules : les panneaux sont fixés jointifs à raison de trois fixations par
mètre linéaire avec un minimum de deux par panneau. Les fixations d’extrémité sont situées à
environ 0.15 m des bords verticaux de chaque panneau.

Pour les relevés de hauteur comprise entre 0.30 et 0.60 m inclus, seules sont admises les fixations
mécaniques. Les panneaux sont fixés jointifs par une ligne de fixation haute et une ligne basse.
Chaque ligne comporte trois fixations par mètre linéaire avec un minimum de deux par panneau.

3.5.2 - Joint de dilatation :

Les joints de dilatations sont bordés de part et d’autre de costières recevant un revêtement d’étanchéité
sur l’isolant thermique. L’espace entre les deux costières peut être rempli d’un matériau isolant
compressible (laine minérale par exemple) ; dans ce cas, une tôle d’acier galvanisé fixée d’un seul
côté pontera le joint entre les deux tôles d’acier nervurées (figure 28)

revêtement
d'étanchéité
costière
isolant costière

Figure 28: Isolant entre costières de joint de dilatation

- 30 -
CHAPITRE V

MISE EN OEUVRE DE L’ETANCHEITE


1 - DISPOSITIONS GENERALES

Les dispositions du présent chapitre ne concernent que les toitures dont l’isolant thermique est posé au-
dessus des tôles d’acier nervurées (conforme aux articles 3 du chapitre IV).

1.1 - Dispositions préalables à la pose :

La pose des revêtements doit s’effectuer sur des supports secs et propres. Aucun travail d’étanchéité
ne doit être entrepris lorsque le support est à une température inférieure à + 2°C.
La pose de la première couche du revêtement d’étanchéité doit suivre celle des panneaux isolants.
La température de chauffage de l’Enduit d’Application à Chaud est de 220°C ± 30°C.

1.2 - Système de pose de revêtement :

On distingue trois systèmes de pose des revêtements d’étanchéité: système indépendant, système
semi indépendant et système adhérent.
Le système indépendant est applicable aux supports présentant une pente ≤ 5% ; le complexe
d’étanchéité est posé sur une feuille assurant son indépendance au support.
Le système adhérent est applicable quelle que soit la pente du support ; le complexe d’étanchéité
doit être solidaire du support (soudure ou collage par enduit à chaud ou autre).
Le système semi indépendant n’est pas traité dans le présent document et relève de la procédure
d’avis technique.

2 - ETANCHEITE DES PARTIES COURANTES

2.1 - Pose des revêtements :

Le complexe étanche peut être conçu et posé en multicouche, en bi-couche ou en monocouche selon
la nature du matériau et selon un système indépendant ou un système adhérent au support.

2.1.1 - Couches d’indépendance :

Elles sont définies au § 6 du chapitre II ; le recouvrement entre lés de la couche d’indépendance est
de 10 cm environ.

2.1.2 - Pose des feuilles d’étanchéité :

Les feuilles d’étanchéité constituant une même couche doivent être posées à recouvrement de 6 cm minimum.
On distingue deux modes de pose : la pose à lits parallèles et la pose à lits croisés.
Les joints de deux couches successives ne doivent pas se superposer mais être décalés.
Les feuilles d’étanchéité sont collées à l’EAC ou soudées en plein.

- 31 -
2.2 - Pose du complexe multicouche traditionnel :

Ce complexe d’étanchéité est constitué de revêtement traditionnel en bitume oxydé.

2.2.1 - Sur toitures plates :

[Link] - Pose en système indépendant :

Le complexe d’étanchéité est posé conformément aux dispositions de l’article 2.1.2. ci-dessus, Il est
composé de :
- une couche d’indépendance posée sur le support en respectant les dispositions de l’article
2.1.1 du présent chapitre.
- une feuille d’étanchéité à base de bitume oxydé armée de voile de verre à haute résistance et
d’un poids minimum de 1.8 kg/m² ;
- une feuille d’étanchéité à base de bitume oxydé armée d’une toile de verre et d’un poids minimum
de 4 kg/m² ;
- une feuille d’étanchéité à base de bitume oxydé armée de voile de verre et d’un polyester et d’un
poids minimum de 1.8 kg/m².

Pour la première couche du revêtement, seuls les recouvrements sont collés à l’EAC .
Les autres couches sont collées à l’EAC ou soudées en plein.
La masse moyenne du revêtement au mètre carré doit être de 10 kg.
Pour ce système de pose, le revêtement reçoit obligatoirement une protection lourde (Art. 4 du
présent chapitre ).
Le poids minimum des armatures doit être de 50 g/m² pour les feuilles fines (1.8 kg/m²) et de 90 g/m² pour
les autres feuilles (4 kg/m² et plus).

[Link] - Pose en système adhérent :

Toutes les couches du revêtement, telles que définies en [Link] du présent chapitre, sont collées à
l’EAC en respectant les dispositions de l’article 2.1.2. ci-dessus.
Ce revêtement n’est applicable que sur panneaux isolants aptes à recevoir l’EAC, en outre, ils ne
doivent pas comporter de surfaçage par film plastique.
La masse moyenne du revêtement au mètre carré doit être de 11kg.
Ce revêtement reçoit obligatoirement une protection lourde (Art. 4 du présent chapitre ).

2.2.2 - Sur toitures inclinées :

Pour ce type de toitures, seule la pose en système adhérent est admise. Elle s’effectue selon les
dispositions de l’article [Link] ci-dessus, avec la composition suivante :
- une couche d’EAC
- une feuille d’étanchéité à base de bitume oxydé armée d’une toile de verre et d’un poids minimum
de 5 kg/m²
- une feuille d’étanchéité à base de bitume oxydé armée d’une toile de verre avec un film thermofusible
et d’un poids minimum de 5 kg/m² ( autoprotégé par feuille métallique) soudable au chalumeau.

Les panneaux isolants ne doivent pas comporter de surfaçage par film plastique.

- 32 -
Commentaire :

Dans le cas où les panneaux isolants comportent un film plastique, la couche d’EAC doit être
supprimée, et la feuille est soudée en plein ; il est entendu que l’isolant est apte à recevoir des
revêtements soudés.

2.3 - Pose du revêtement non traditionnel :

Ces revêtements relèvent de l’avis technique et sont posés en bicouche ou en monocouche.

2.3.1 - Constitution :

Le revêtement d’étanchéité est composé d’une ou de deux couches de bitume amélioré ou modifié à
base de copolymères (par élastomère Styrène Butadiène Styrène ou polypropylène Atactique).
La pose des revêtements est effectuée soit par soudure soit par collage.

2.3.2 - Sur toitures plates :

[Link] - Pose en système indépendant :

La couche d’indépendance est posée sur le support en respectant les dispositions de l’article 2.1.1.
du présent chapitre.
Pour la première couche des revêtements, seuls les recouvrements sont collés ou soudés dans le cas de
feuilles d’épaisseur ≥ 2.5 mm.
La deuxième couche est soit collée soit soudée en plein. Les faces des feuilles d’étanchéité présentant
un film plastique ne doivent pas être collées sauf si ce film est prévu pour cet usage.
Ce système indépendant reçoit obligatoirement une protection lourde (Art. 4 du présent chapitre ).

[Link] - Pose en système adhérent :

La mise en œuvre des revêtements collés par Enduit d’Application à Chaud sur panneaux isolants
n’est possible que si ceux-ci ne comportent pas de surfaçage par film plastique.
Dans le cas de mise en œuvre de revêtement sans EAC, les panneaux isolants sont aptes à recevoir
des revêtements soudés et doivent bénéficier d’un avis technique favorable pour cet usage. A défaut,
les panneaux admettant le collage à chaud seront surfacés par EAC sur chantier avant soudage.
Dans le cas de système avec EAC, les couches du revêtement sont collées à l’EAC.
Dans le cas de système sans EAC, les couches sont soudées en plein.
La dernière couche du revêtement est soit autoprotégée, soit elle reçoit une protection lourde (Art.
4 du présent chapitre ).

2.3.3 - Sur toitures inclinées :

Dans ce cas, il n’est admis que la pose en système adhérent ( conformément à l’article [Link] ci-dessus ) et la
résistance thermique des panneaux isolants doit être inférieure ou égale à 2m² °C/W.

- 33 -
2.4 - Dispositions particulières aux aires ou chemins de circulation dans le cas de revêtements
autoprotégés :

Ces aires ou chemins doivent être traités de façon identique aux parties courantes avec application
complémentaire par soudage d’une feuille de bitume modifié par élastomère. Cette feuille de couleur
différente de celle des parties courantes, relève de la procédure d’Avis Technique.

Commentaire :

La différence de couleur permet de distinguer les aires ou chemins de circulation des parties
courantes.

2.5 - Dispositions particulières pour les toitures de forte pente :

Ces dispositions s’appliquent pour des pentes :


- > 20% dans le cas de revêtements multicouches ou bicouches à base de bitume modifié par élastomère
avec EAC,
- > 40% dans le cas de revêtements bicouches à base de bitume modifié par élastomère sans EAC.

Toutefois, dans le cas de soudage sur un isolant préalablement surfacé à l’EAC sur chantier, ces
dispositions s’appliquent à partir de pentes de 20%.

2.5.1 - Couche supérieure du revêtement d’étanchéité type bitume armé :

La longueur des lés est limitée à :


- 10 m pour les pentes comprises entre 20% et 100 % ;
- 7 m pour les pentes > 100%.

2.5.2 - Fixations mécaniques du haut des lés d’étanchéité :

Le haut des lés de la dernière couche du revêtement d’étanchéité est fixé avec interposition de
rondelles de 4 cm de diamètre minimum à raison d’une fixation tous les 20 cm.
Le haut des lés d’étanchéité dépasse l’axe des fixations d’au moins 5 cm. Le lé supérieur recouvre les
fixations avec un minimum de 6 cm au-delà du bord inférieur de la rondelle.
La fixation se fait soit par vis autoperceuses, soit par rivets à expansion.

3 - ETANCHEITE DES OUVRAGES PARTICULIERS

3.1 - Relevés d’étanchéité :

3.1.1 - Dispositions générales :

Les supports du relevé sont constitués :


- soit d’une costière en tôle d’acier galvanisée ;
- soit de panneaux isolants.
les revêtements appliqués en relevés sont toujours en système adhérent.
Les revêtements d’étanchéité en relevés, y compris les équerres de renfort, sont distincts des revêtements
en feuille des surfaces horizontales avec lesquelles ils se raccordent à la base par recouvrement soudé ou
collé.

- 34 -
Les éléments en feuilles des relevés sont appliqués par longueur maximale de 1m avec recouvrement
latéral de 6 cm minimum.
Les équerres de renfort peuvent présenter une longueur supérieure.

3.1.2 - Composition des relevés :

Les complexes d’étanchéité définis ci-dessous sont fixés aux costières en tôle d’acier galvanisée lorsque le
support du relevé est constitué de panneaux isolants non porteurs de hauteur > 30 cm.
Ces fixations, réalisées par vis autoperceuses ou rivets à expansion avec rondelles, sont disposées en
tête des relevés d’étanchéité à raison de quatre par mètre, situées à 30mm minimum du haut du lé, et
protégées des eaux de ruissellement. On peut tenir compte de ces fixations pour le maintien des
panneaux isolants.

[Link] - Relevés des multicouches traditionnels :

Le complexe d’étanchéité est composé comme suit :


- Une couche d’Enduit d’Imprégnation à Froid
- Une couche d’Enduit d’Application à Chaud
- Une équerre de renfort de 25 cm de développé en feuille d’étanchéité à base de bitume oxydé
armée d’une toile de verre et de voile de verre à haute résistance et d’un poids de 5 kg /m²
minimum soudée ou collée
- Une couche d’EAC sur la hauteur de l’équerre de renfort (facultative en cas de soudage)
- Une feuille d’étanchéité à base de bitume oxydé armée d’une toile de verre avec un film
thermofusible et d’un poids de 5 kg/m² minimum autoprotégée par feuille métallique soudée sur
toute la hauteur du relief avec talon de 15 cm minimum en partie courante.

[Link] - Relevés des systèmes non traditionnels :

Le complexe d’étanchéité est composé comme suit :


- Une couche d’Enduit d’Imprégnation à Froid
- Une couche d’Enduit d’Application à Chaud
- Une équerre de renfort de 25 cm de développé en bitume élastomère
- Une feuille de bitume élastomère autoprotégée soudée sur toute la hauteur du relief avec
talon de 15 cm minimum en partie courante
La feuille de bitume élastomère autoprotégée doit bénéficier d’un avis technique favorable.

- 35 -
3.2 - Etanchéité des noues :

3.2.1 - Cas des multicouches traditionnels :

Les dispositions relatives à l’étanchéité des noues dans le système traditionnel (multicouches) sont
représentées par les figures ci-après :

Figure 29 :Noue centrale Figure 30 :Noue de rive


(La dernière couche est appliquée perpendiculairement au fil d’eau)

3.2.2 - Cas des systèmes non traditionnels :

Les dispositions relatives à l’étanchéité des noues dans le système non traditionnel sont représentées
par les figures ci-après :

Figure 31 : Noue centrale Figure 32 : Noue de rive


(La dernière couche est appliquée perpendiculairement au fil d’eau)
L’étanchéité des noues en membranes monocouches relève de l’avis technique

3.3 - Chêneaux :

Sur les parois verticales, les éléments en feuille sont appliqués par bandes de largeur au plus égale à 1 m.
Dans le cas de chêneau de faible section, chaque couche du revêtement du fond et des parois latérales
peut être réalisée transversalement à partir d’une même feuille.
Les complexes d’étanchéité appliqués sur parois latérales définis ci-dessous doivent être fixés mécaniquement
aux supports lorsque la hauteur du revêtement dépasse 30 cm sur isolant ou 60 cm sans isolant.

Ces fixations sont réparties en tête des relevés d’étanchéité à raison de quatre par mètre, situées à 30 mm
minimum du haut du lé.

- 36 -
3.3.1 - Composition du revêtement :

En fond de chêneau, la composition du revêtement est la suivante :


- une couche d’EIF ( Facultative dans le cas du support en panneaux isolants),
- une couche d’EAC (Facultative sauf dans le cas de support en panneaux isolants dont l’avis
technique l’impose),
- une feuille de bitume modifié par élastomère,
- une feuille de bitume modifié par élastomère autoprotégée.

Sur les parois latérales, le revêtement se compose comme suit :

- une couche d’EIF (Facultative dans le cas du support en panneaux isolants)


- une couche d’EAC (Facultative sauf dans le cas de support en panneaux isolants dont l’avis
technique l’impose)
- une feuille de bitume modifié par élastomère soudée ou collée sur toute la hauteur avec
talon de 10 cm sur la partie horizontale.
- une feuille de bitume modifié par élastomère autoprotégée avec talon de 15 cm sur la
dernière couche du revêtement du fond de chêneau.

La feuille de bitume modifié par élastomère doit être visée favorablement dans l’avis technique

3.4 - Faîtages, arêtiers et divers changements de pente :

Une tôle de liaison en acier galvanisé de 0.75 mm d’épaisseur nominale, en 20 cm de développé, pliée au
centre fixée sur chaque aile sur les tôles d’acier nervurées tous les 50 cm :
- est nécessaire dans tous les cas lorsque l’angle formé par la rencontre des deux versants est
>186° ;
- est nécessaire si les tôles d’acier nervurées ne sont pas emboîtées ;
- n’est pas nécessaire si les tôles d’acier sont emboîtées et l’angle formé par la rencontre des
deux versants est ≤186°.

Pour les faîtages et divers changements de pente, il est possible, lorsque les tôles d’acier nervurées sont
posées parallèlement au faîtage et lorsque l’angle formé par la rencontre des deux versants est ≤ 186°, de
plier une tôle d’acier nervurée sans la couper à l’endroit de la ligne des changements de pente.

Dans ce cas, la tôle de liaison n’est pas nécessaire.


Un angle de 186° correspond, par exemple, à la rencontre de deux versants de pente 5%.

- 37 -
3.5 - Bandes métalliques reliées à l’étanchéité (rives, égouts, faîtages simples, ...) :

* Cas des revêtements d’étanchéité autoprotégés : les bandes métalliques reliées aux revêtements
d’étanchéité présentent une retombée. Un closoir supérieur est prévu entre les tôles d’acier nervurées
et l’isolant. (figures 33 et 34 )
* Cas de revêtements d’étanchéité avec protection lourde meuble :
- les rives et faîtages simples doivent être réalisés avec costières et relevés d’étanchéité.
- seuls les égouts peuvent être réalisés avec une bande métallique prise dans le revêtement
d’étanchéité et présentant une retombée ; dans ce cas la protection lourde est arrêtée par
une galerie garde-grève ajourée, par briques pleines ou tout procédé équivalent permettant
l’écoulement de l’eau. Les dispositions concernant le closoir supérieur et le calfeutrement
à l’air sont identiques à celles visées ci-dessus (figure 35).

Figure 33 : Rive ou faîtage simple avec revêtement d’étanchéité autoprotégé

Figure 34 : Egout avec revêtement Figure 35 : Egout avec revêtement


d’étanchéité autoprotégé d’étanchéité sous protection
lourde meuble
3.5.1 - Caractéristiques des bandes métalliques :

Les métaux à utiliser, éventuellement revêtus, ont les épaisseurs nominales suivantes :

- acier galvanisé ou inox : e ≥ 0,75 mm


- zinc : e ≥ 0,65 mm
- aluminium : e ≥ 0,80 mm
- cuivre : e ≥ 0,50 mm

- 38 -
La longueur maximale unitaire de chaque bande est environ de :

- 2 m pour l’acier (galvanisé ou inox ) ;


- 1 m pour le zinc, l’aluminium et le cuivre.
Le recouvrement entre bandes est de 10 cm minimum.

La largeur de l’aile insérée dans le revêtement d’étanchéité est de 10 cm minimum.

Si la bande comporte une retombée libre, celle-ci n’excède pas :


- 15 cm dans le cas de la tôle d’acier ;
- 10 cm dans le cas du zinc, de l’aluminium ou du cuivre.

Si la bande comporte une retombée fixée ou maintenue celle-ci n’excède pas :


- 30 cm dans le cas d’acier ;
- 20 cm dans le cas du zinc, de l’aluminium ou du cuivre.

Dans tous les cas, le recouvrement de la retombée par rapport à la partie inférieure des tôles d’acier
nervurées est de 4 cm minimum (figure 36).

Figure 36 : Bandes métalliques reliées à l’étanchéité – Recouvrement de la retombée

3.5.2 - Fixation des bandes métalliques :

L’aile insérée dans le revêtement d’étanchéité est fixée mécaniquement aux tôles d’acier nervurées à
travers l’isolant par vis auto perceuses ou rivets à expansion.
L’intervalle des fixations est d’environ 0,33 m dont une au moins au droit de chaque recouvrement.
Lorsque la retombée (figure 36) dépasse 15 cm dans le cas de l’acier ou 10 cm dans les autres cas, celle-
ci est obligatoirement fixée ou maintenue tous les 0,33 m environ, dont une fixation au moins au droit du
recouvrement.

3.5.3 - Raccordement au revêtement d’étanchéité :

La partie de la bande destinée à être insérée dans le revêtement d’étanchéité est enduite d’EIF.
La bande de métal est insérée entre deux couches de matériaux d’étanchéité. Au droit de cette bande le
revêtement d’étanchéité doit comporter trois couches. A cet effet, il est rapporté une bande complémentaire
d’étanchéité raccordée au revêtement (exemples de raccordement donnés en figure 36).

- 39 -
3.6 - Raccordement des entrées d’eaux pluviales au revêtement d’étanchéité et à la descente
d’eaux pluviales :

3.6.1 - EEP en fond de noue :

La platine est logée dans un décaissé de 10 mm d’épaisseur minimale, réalisé dans l’isolant, de façon à
éviter les surépaisseurs au droit de l’EEP.
Elle est enduite d’EIF sur ses deux faces et insérée dans le revêtement d’étanchéité. Une feuille
supplémentaire doit être disposée en sous-face.
La platine est fixée mécaniquement aux tôles d’acier nervurées.
Aucun joint ne devant exister dans l’épaisseur de la toiture ou faux-plafond non démontable, les
dispositions prises doivent rendre le joint entre canalisation et moignon aisément visible.
Le moignon doit déborder en sous-face de 15 cm (figure 37).

Figure 37 - EEP en fond de noue

3.6.2 - EEP en déversoir (latérale) :

Un décaissé de 30 mm d’épaisseur minimale est réalisé dans l’isolant de façon à constituer un encuvement
dont les dimensions minimales sont les suivantes (figure 38) :
- 25 cm de part et d’autre de l’orifice d’évacuation, le long de l’acrotère ;
- 50 cm perpendiculairement à l’acrotère.

La platine est enduite d’EIF sur ses deux faces et insérée dans le revêtement d’étanchéité. Une feuille
supplémentaire doit être disposée en sous-face.
La platine est fixée mécaniquement aux tôles d’acier nervurées.
La boite à eau extérieure est conçue pour que le niveau de débordement éventuel soit plus bas que
le fil d’eau de la noue .

Figure 38 : E.E.P. en déversoir


- 40 -
3.6.3 - Crapaudines, garde grèves :

Des dispositifs ( crapaudines ou garde-grèves) doivent être prévus pour arrêter les débris (feuilles, etc.)
susceptibles de provoquer un engorgement des descentes et les matériaux constitutifs de la protection
meuble éventuelle :
- quelque soit le type d’EEP dans le cas de protection meuble
- au droit des EEP en "fond de noue" dans le cas de revêtement d’étanchéité apparent.
Dans le cas de déversoir avec revêtement d’étanchéité apparent, ces dispositifs ne sont pas à prévoir,
mais la boîte à eau doit comporter une grille de protection assurant la même fonction.
Le niveau supérieur des crapaudines ou garde-grèves doit dépasser d’au moins 5 cm celui du
revêtement d’étanchéité (figure 39).
La section totale des ouvertures du dispositif doit être au moins 1.5 fois celle de la partie supérieure de
l’entrée d’eaux pluviales, avec dans le cas de garde-grèves, un minimum de 50 % pour le couvercle.

a) Crapaudine b) garde grève

Figure 39 : Niveau supérieur des crapaudines ou garde-grèves (exemples)

3.6.4 - Trop-pleins :

Les cahiers des charges précisent s’il y a lieu d’en prévoir ainsi que leur nombre, section et implantation.
(figure 40)
Dans les conditions de dimensionnement et d’implantation précitées des EEP, les trop-pleins n’ont
plus pour rôle d’assurer un débit d’évacuation des eaux pluviales mais un rôle d’alerte.
Les modes de raccordement aux revêtements d’étanchéité sont identiques à ceux des entrées d’eaux
pluviales mais sans encuvement dans l’isolant.

Figure 40 : Trop-pleins - Exemple de platine entièrement située dans le plan du relevé

- 41 -
3.7 - Traversées de toiture (ventilations, cheminées,etc) :

Les ouvrages traversant les tôles d’acier nervurées doivent être désolidarisés du revêtement d’étanchéité
par un fourreau.
Le raccordement au revêtement d’étanchéité se fait par une platine soudée au fourreau par soudure étanche.
Il doit être prévu un dispositif empêchant la pénétration des eaux de ruissellement entre l’ouvrage traversant
et le fourreau (figure 41).

Figure 41 : Traversées de toitures - Raccordement à l’étanchéité

La platine et le fourreau peuvent être :


- en tôle d’acier de 0.75 mm d’épaisseur minimale protégée contre la corrosion (galvanisé par
exemple);
- en zinc de 0.8 mm d’épaisseur minimale ;
- en plomb de 2.5 mm d’épaisseur minimale ;
- en matériau spécialement adapté à cet usage.
La distance entre le fourreau et le bord extrême de la platine ne doit pas être inférieure à 12 cm (figure
42).

Figure 42 : Traversée de toiture – Platine Figure 43 : Traversées de toiture


pour conduit chaud

La platine enduite d’EIF sur les deux faces est prise entre les couches du revêtement d’étanchéité.
Le fourreau doit saillir d’au moins 15 cm au-dessus de la protection.
Lorsque la traversée de toiture est un conduit chaud, un espace de 50 mm minimum doit être prévu entre
le fourreau et le conduit chaud pour créer la coupure thermique (figure 43) ; le fourreau doit descendre
jusqu’à la face inférieur des tôles d’acier nervurées.

- 42 -
4 - PROTECTIONS LOURDES DES REVETEMENTS D’ETANCHEITE

Les protections lourdes des revêtements d’étanchéité peuvent être rapportées meubles (toitures
inaccessibles) ou dures (toitures accessibles).
Elles doivent être exécutées dès que possible et, en tout cas, dès la fin de l’exécution des revêtements
d’étanchéité.

4.1 - Protection rapportée meuble :

Elle est assurée par une couche de granulats courants roulés de 4 cm d’épaisseur minimale, de
granularité comprise entre 5 mm et une dimension au plus égale au 2/3 de l’épaisseur de la protection.
Les granulats doivent être propres et exempts de sable et de terre végétale.

Commentaire :

La protection meuble rapportée devra être entretenue périodiquement.

4.2 - Protection rapportée dure :

Elle est assurée par des dallettes préfabriquées, en béton posées à sec, à joints secs, sur couche de
désolidarisation.

- 43 -
ANNEXES

- 44 -
ANNEXE I

ZONES DE VENT

ZONE I

Ain Defla El Oued Sétif


Ain Temouchent Guelma Sidi Bel Abbes
Alger Illizi Skikda
Annaba Jijel Souk Ahras
Batna Khenchela Tamanrasset
Bejaia Mascara Tarf
Biskra Médéa Tébéssa
Blida Mila Tissemsilt
Bordj Bou Arreridj Mostaganem Tipaza
Bouira Oran Tizi Ouzou
Boumerdes Oum El-Bouaghi Tlémcen
Chlef Rélizane
Constantine Saida

ZONE II

Adrar Ghardaia Ouargla


Bechar M’Sila Tiaret
El Bayadh Naama Tindouf

ZONE III

Djelfa
Laghouat
M’Sila : communes de Ain El Malh, Djebel Messad et Slim.

- 45 -
ANNEXE II

CLASSIFICATION DES LOCAUX EN FONCTION DE LEUR


HYGROMETRIE ET DE L’AMBIANCE INTERIEURE

1. HYGROMETRIE DES LOCAUX

1.1 Généralités :

Soit :

W : la quantité de vapeur produite à l’intérieure du local, exprimée en grammes par heure (g/h) ;
n : le taux horaire de renouvellement d’air, exprimé en mètres cubes par heure ( m3 / h ).

On définit quatre types de locaux en fonction de leur hygrométrie en régime moyen pendant la saison
froide.

• Local à faible hygrométrie :


W ≤ 2.5 g/m3
n
• Local à hygrométrie moyenne :

2.5 < W ≤ 5 g/m3


n
• Local à forte hygrométrie :

5 < W ≤ 7.5 g/m3


n
• Local à très forte hygrométrie :
W >7.5 g/m3
n

1.2 Classement descriptif indicatif :

Les cahiers des charges précisent la classe d’hygrométrie des locaux.


On trouvera ci-après et à titre indicatif un classement a priori des locaux les plus courants, compte
tenu de leur utilisation, leur destination et leur conception.

Commentaire :

Ce classement ne vise que l’hygrométrie des locaux à ambiance saine, sans prise en compte de
l’incidence d’une ambiance chimiquement agressive ( voir § 2 ).

Certains bâtiments classés ci-après peuvent posséder plusieurs locaux de classe d’hygrométrie différente.
Chaque bâtiment doit être considéré spécifiquement.

- 46 -
1.2.1 - Locaux à faible hygrométrie :

- Immeubles de bureaux non conditionnés, logements équipés de ventilations mécaniques contrôlées et de


système propres à évacuer les pointes de production de vapeur dés qu’elles se produisent ( hottes, ...).
- Bâtiments industriels à usage de stockage.
- Locaux sportifs sans public, non compris leurs dépendances ( douches, vestiaires …).

1.2.2 - Locaux à hygrométrie moyenne :

- Locaux scolaires sous réserve d’une ventilation appropriée.


- Bâtiments d’habitation, y compris les cuisines et salles d’eau, correctement chauffés et ventilés.
- Bâtiments industriels de production dont le process ne génère pas de vapeur d’eau, sauf indication
contraire précisée dans les cahiers des charges.
- Centres commerciaux.

1.2.3 - Locaux à hygrométrie moyenne mais à forte hygrométrie intermittente :

- Locaux sportifs avec public.


- Locaux culturels et salles polyvalentes ou de culte.

Les cahiers des charges précisent, en fonction de l’intensité de l’occupation , si les locaux sont classés en
moyenne ou forte hygrométrie. Sous réserve d’une ventilation appropriée, ils sont considérés en moyenne
hygrométrie.

1.2.4 - Locaux à forte hygrométrie :

- Bâtiments d’habitation médiocrement ventilés et sur-occupés.


- Locaux avec forte concentration humaine ( vestiaires collectifs, certains ateliers,….)
- Locaux climatisés.

1.2.5 - Locaux à très forte hygrométrie :

- Locaux spéciaux tels que locaux industriels nécessitant le maintien d’une humidité relativement élevée,
locaux sanitaires de collectivités d’utilisation très fréquente.
- Locaux industriels avec forte production de vapeur d’eau ( conserveries, teintureries, papeteries, laiteries
industrielles, ateliers de tissage, filatures, tannage des cuirs,…).
- Piscines.

2 . AMBIANCES INTERIEURES

Ambiance saine : milieu ne présentant aucune agressivité due à des composés chimiques corrosifs.

Ambiance agressive : milieu présentant une agressivité ( corrosion chimique, aspersions corrosives,..)
même de façon intermittente, par exemple piscines à fort dégagement de composés chlorés, bâtiments
d’élevage agricole, manèges de chevaux.

- 47 -
ANNEXE III

DIMENSIONS DES EVACUATIONS DES EAUX PLUVIALES

ENTREES D’EAUX PLUVIALES

Les diamètres des tuyaux de descente évacuant les eaux pluviales sont donnés par le tableau ci-après,
établi en admettant un débit maximal de 3 litres à la minute et par m² de surface de la projection horizontale
de toitures desservies.
La section du moignon peut rester constante ou se raccorder par un tronc de cône à un moignon cylindrique
de section plus petite.

Le diamètre minimal des moignons et des descentes pluviales est de 8 cm


(1) (2)
Entrée d’eau avec moignon cylindrique Entrée d’eau avec moignon tronconique

Surface en plan collectée Diamètre minimal Surface en plan


par une entrée d’eau (m²) du tuyau d’évacuation collectée par une
(3)
ou du moignon (cm) entrée d’eau (m²)
(3)
D (cm) d (cm) h (cm)

33 8 47 8
43 9 61 9
53 10 75 10
63 11 91 11
75 12 107 12
88 13 127 13
103 14 147 14
118 15 168 15
134 16 191 16
D = 2d environ

151 17 216 17
169 18 242 18
h = 1.5 d

189 19 270 19
209 20 300 20
230 21 329 21
253 22 362 22
277 23 394 23
302 24 430 24
327 25 466 25
400 26 570 26
472 27 680 27
550 28
625 29
700 30

(1) 1cm² de section de tuyaux de descente évacue 1m² de surface de toiture en plan
(2) 0,70 cm² de section de tuyau de descente évacue 1m² de surface de toiture en plan
(3) Le diamètre du moignon peut être légèrement inférieur pour tenir compte de l’épaisseur du matériau
constitutif.

- 48 -
ANNEXE IV

REFERENCES NORMATIVES

DTR E 4.1 Travaux d’étanchéité des toitures terrasses et toitures inclinées-


support maçonnerie - CNERIB 1997

DTR C 2.47 Réglement Neige et Vent RNVA 99 - CNERIB 2000

DTR C 3.2 Réglementation thermique des bâtiments « Fascicule 1 » - CNERIB 1998

DTR C 3.4 CLIMATISATION « Régles de calcul des apports calorifiques des bâtiments » -
CNERIB 1998

DTR E 4.2 Travaux d’étanchéité des joints dans les constrctions préfabriquées en grands
panneaux - CNERIB 1997

DTR C 2.45 Régles de conception et de calcul de maçonnerie - CNERIB 1997

DTR E 2.4 Travaux de maçonnerie de petits éléments - CNERIB 1998

DTR E 5.2 Travaux de menuiserie métallique - CNERIB 1998

DTR E 6.3 Régles de mise en oeuvre des revêtements de sol - CNERIB 2000

DTR E 6.1 Travaux d’enduits pour bâtiment - CNERIB 2000

- 49 -
C.N.E.R.I.B.
Cité Nouvelle El-Mokrani - SOUIDANIA - ALGER

(021) 37.00.79/89/90/91 Fax : (021) 37.04.31


Site web : [Link]  : cnerib@[Link]

PAO - CNERIB
ISBN : 9961-845-10-2

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