Master 2 : Machines Electriques
Matière : Commande des machines électriques
VARIATION DE VITESSE DES MOTEURS ASYNCHRONES
C’est quoi une variateur de vitesse?
Un variateur de vitesse est un convertisseur d’énergie permettant de moduler l’énergie
électrique fournie au moteur (Voir la Figure 1).
Figure 1. Variateur de vitesse.
Le variateur de vitesse permet de faire varier la vitesse de moteurs électriques
asynchrones qui, de conception, ont une vitesse de rotation constante. La variation de
vitesse est obtenue en faisant varier la fréquence de la tension d’alimentation du
moteur.
Le symbole fonctionnel d’un variateur de vitesse électronique deux sens de rotation
pour moteur asynchrone triphasé est le suivant :
Figure 2. Symbole fonctionnel d’un variateur de vitesse.
1
Les variateurs de vitesses sont des systèmes qui convertissent les caractéristiques d'une
alimentation en fonction d'une consigne donnée. Ils ont plusieurs fonctions parmi lesquelles :
Le démarrage : le moteur passe de la vitesse nulle jusqu'à sa vitesse établie en un temps
prédéfini et en évitant les pointes d'intensité.
La variation de vitesse : modification de la fréquence de rotation du moteur par accélération
ou décélération en un temps donné.
La régulation : la fréquence de rotation du moteur est maintenue constante quelles que soient
les fluctuations de la charge (dans certaines limites).
Le freinage : le moteur passe d'une vitesse établie à une vitesse inférieure (ralentissement) ou
à la vitesse nulle (arrêt) avec maintien en position possible.
L'inversion du sens de rotation : permet de faire fonctionner le moteur dans les deux sens de
rotation.
La récupération d'énergie : permet lors d'un ralentissement ou d'un freinage des systèmes de
transformer l'énergie mécanique en énergie électrique. Dans ce cas, le moteur fonctionne en
génératrice et l'énergie récupérée peut être soit dissipée dans des résistances, soit utilisée pour
recharger des batteries ou encore réinjectée dans le réseau.
Figure 3. Variateur de vitesse
2
Critères de choix
Parmi les critères de choix d’un variateur de vitesse :
Le type de moteur à raccorder (monophasé, triphasé),
Le type d’alimentation monophasée ou triphasée,
Le courant nominal absorbé par le moteur ou sa puissance nominale,
La tension nominale du moteur,
La plage de réglage de la vitesse (le moteur peut nécessiter une ventilation auxiliaire en
cas de fonctionnement permanent à basse vitesse),
Le type d’entrée de réglage de la vitesse (en tension 0 - 10 V, en courant 4 - 20 mA, via
une interface Ethernet, un bus de terrain…),
Les fonctionnalités « accessoires » (protection thermique, rampes de mise en vitesse et
d’arrêt, interface de programmation…).
Avantages - inconvénients
Parmi les principaux avantages des variateurs de vitesse :
Forte réduction du courant de démarrage,
Absence « d’à-coups » au démarrage des moteurs entraînant une meilleure fiabilité
mécanique,
Montée progressive en vitesse,
Couple indépendant de la vitesse (possibilité de démarrage de machines à couple
constant).
Les principaux inconvénients des variateurs de vitesse sont :
Coût élevé par rapport au démarrage classique par contacteurs,
Câblage plus complexe,
Nécessité d’une qualification plus élevée du personnel de mise en oeuvre.
Principe de la variation de vitesse d’une machine asynchrone (MAS)
La vitesse de rotation réelle nr d’un moteur asynchrone en fonctionnement normal est
toujours inférieure de quelques pour-cent ( 3 à 5 % ) à la vitesse de synchronisme ns (champ
tournant).
𝑓
𝑛𝑠 =
𝑝
𝑛𝑟 = 𝑛𝑠 − 𝑔. 𝑛𝑠
nr : vitesse de rotation réelle ( tr/s )
ns : vitesse de synchronisme ( tr/s )
f : Fréquence du réseau d’alimentation ( Hz )
p : nombre de paires de pôles.
plus le nombre de paire de pôles est important, plus la vitesse diminue;
plus le nombre de paire de pôles est important, plus le pas polaire est petit;
Exemple pour un moteur alimenté à 50 Hz.
NOMBRE DE PAIRE DE POLES 1 2 3 5 10
PAS POLAIRE EN DEGRE 180 90 60 33 18
-1
VITESSE DU CHAMP TOURNANT EN S 50 25 16.6 10 5
VITESSE DU ROTOR EN TOURS/MINUTE 3000 1500 1000 600 300
50
3
Il y aura donc deux moyens de faire varier la vitesse de rotation d’un
moteur asynchrone :
Agir sur le nombre de pôle à la construction ( moteurs à plusieurs BOBINAGES ).
Faire varier la fréquence du réseau d’alimentation ( variateur de vitesse électronique ).
Associés à un variateur de vitesse, les moteurs asynchrones à cage, de construction
robuste sans problème de commutation lié à un système balais - collecteur comme pour les
moteurs à courant continu, sont de plus en plus utilisés dans les applications à fréquence de
rotation variable.
La fréquence de rotation d’un moteur asynchrone est donnée par la relation :
On a : f = [Link] et g = (ns – n)/ns ⇒ n = ns (1-g) ⇒ vitesse de l’arbre n = (f/p) (1 – g)
Donc : 3 possibilités pour agir sur la vitesse :
Action sur p (f = Cte)
Action sur g
Action sur f
1. Action sur p (f = Cte)
Moteurs à enroulements séparés : plusieurs bobinages sont insérés au stator et le
nombre p de paires de pôles est différent pour chaque bobinage. À chaque bobinage alimenté,
on obtient une vitesse de synchronisme différente et au glissement près, une vitesse du rotor
différente.
1 paire de pôles par phase 2 paires de pôles par phase
Figure 4. Les bobinages.
La vitesse de rotation du rotor est donc directement liée au nombre de paires de pôles
par phase du stator.
Moteurs à couplage de pôles (Dalhander). Le stator est constitué de 6 bobinages et
selon leur mode de connexion, on obtient p1 ou p2 paires de pôles par phase.
4
La difficulté de maîtriser le couple de la machine et les faibles plages de variation de
la vitesse du moteur font que cette possibilité n'est pratiquement plus utilisée.
En associant les deux bobinages En associant deux bobinages en
en parallèle, leurs actions vont série, on double le nombre de
se superposer et ils se pôles (deux paires de pôles).
comportent La vitesse du moteur est divisée
comme un seul enroulement par deux.
(une paire de pôles).
Le moteur tournera à sa vitesse
maximale.
Boite à bornes et schéma
Figure 5. Boite à bornes.
Les différents couplages
[Link] de la boite à bornes 2. Couplage de la boite à bornes
Grande vitesse Petite vitesse
5
Les bornes « petite vitesse » sont Les bornes « grande vitesse » ne
mises en court circuit et les bornes sont pas connectées et les bornes
« grande vitesse » sont chacune « petite vitesse » sont chacune
reliées à une phase. reliées à une phase.
Ce couplage est aussi nommé Ce couplage est aussi appelé
« parallèle-étoile » : en effet, les « série-triangle » : en effet, les
bobinages sont reliés en parallèle bobinages sont reliés en série.
deux à deux.
Figure 6. Les differents couplages.
Figure 7. Circuits de commande et de puissance.
6
Moteur a deux enroulements sépares
Le moteur à enroulements séparés correspond à l’assemblage de deux moteurs à vitesses
différentes dans la même carcasse.
L’encombrement d’un tel moteur est plus important que pour un moteur asynchrone à
couplage d’enroulements (moteur de type Dalhander) mais le rapport des vitesses peut être
quelconque.
Figure 8. Moteur à deux enroulements sépares
Boite à bornes et schéma
Branchement pour la vitesse 1 Branchement pour la vitesse 2
Figure 9. Boite à bornes et schéma
7
Figure 10. Circuits de commande et de puissance.
[Link] sur g
On utilise un moteur asynchrone à rotor bobiné. En insérant des résistances en série
avec les enroulements rotoriques, le glissement varie. Ce type de moteur nécessite un système
bagues balais (connexion entre le rotor et les résistances). Ce procédé entraîne des pertes par
effet Joule importantes au rotor, le rendement est loin d'être optimal.
Figure 11. Moteur + rhéostat rotorique.
8
Augmenter le glissement fait baisser la vitesse tout en maintenant un couple moteur
maximal dans toute la plage de variation de la vitesse.
Cependant, abaisser la vitesse du moteur conduit à des pertes par effet Joule très
élevées. Le rendement de ce type de variateur n’est pas excellent.
[Link] sur f
Le contrôle de la vitesse ou de position des machines asynchrones nécessite
l’utilisation d’un convertisseur statique de puissance appelé conventionnellement onduleur de
tension. A partir d’une source de tension continue, le convertisseur statique peut, grâce à une
séquence appropriée d’ouverture et de fermeture de ses interrupteurs, commuter le courant
dans les phases de la machine afin d’obtenir un système triphasé de courant parfaitement
commandable.
Généralement la machine asynchrone est alimentée par deux convertisseurs en
cascade, le convertisseur coté machine est un onduleur de tension contrôlé par la technique de
modulation de largeur d'impulsion (MLI), et le convertisseur coté réseau est une redresseuse
triphasée double alternance à diodes, séparés par un filtre passe-bas (LC). La figure 2.1
illustre le schéma synoptique d'une machine asynchrone et de son alimentation.
~ Filtre passe =
~ MA
MAS
= bas
~ S
Source Redresseur à diode Onduleur de Moteur
électrique double alternance
triphasé tension Asynchrone
triphasé
Figure 12. Schéma global de l'alimentation de la MAS.
1. Redresseur : il transforme la tension alternative sinusoïdale en tension redressée
(unidirectionnelle).
2. Filtrage : il atténue ou élimine les phénomènes d'ondulation de la tension en sortie du
redresseur.
3. Onduleur: il transforme une tension continue en une tension alternative de fréquence
variable tout en maintenant le rapport U/f constant.
Schéma de principe de l'onduleur :
Figure 13. Onduleur + Moteur.
9
Un onduleur est un convertisseur statique assurant la conversion d’énergie électrique
de la forme continue (DC) à la forme alternative (AC). En fait, cette conversion d'énergie est
satisfaite au moyen d'un dispositif de commande (semi-conducteurs). Il permet d’obtenir aux
bornes du récepteur une tension alternative réglable en fréquence et en valeur efficace. La
Figure 14 représente schéma de principe de l’onduleur.
Source Entrée Sortie Source
=
Continue ~ alternative
Convertisseur DC AC
Figure 14. Schéma de principe de la conversion Continu - Alternative (DC – AC)
Un bras de l’onduleur est représenté par la figure 15.
Figure 15. Schéma d’un bras de l’onduleur à 2 niveaux.
Les différentes combinaisons de commande des interrupteurs sont représentées sur la
figure 16. A chacune de ces combinaisons correspond une position du vecteur tension. Ainsi
la figure 16 (k) montre la position du vecteur tension pour la combinaison (a), les
composantes suivant les axes U, V, W étant alors respectivement égales à E/2, - E/2, E/2.
L’extrémité du vecteur tension a donc seulement 8 positions possibles (figure 17) :
sur les sommets d’un hexagone pour les combinaisons (1) à (6),
au centre de l’hexagone (vecteur nul) pour les combinaisons (0) et (7).
Les tensions des phases statoriques du moteur asynchrone sont fonction des différentes
combinaisons des interrupteurs de l’onduleur de tension.
L’état des interrupteurs, supposés parfaits, peut être représenté par trois grandeurs
booléennes de commande Ti (i=a, b, c) telles que:
Ki=1 si l’interrupteur du haut (Ta, Tb,Tc) est fermé et celui du bas (T’a, T’b,T’c) ouvert.
Ki=0 si l’interrupteur du haut (Ta, Tb,Tc) est ouvert et celui du bas (T’a, T’b,T’c) fermé.
10
Figure 16. Les différentes combinaisons de commande des interrupteurs.
3 2
4 0, 7 1
5 6
Figure 17. Représentation vectorielle des tensions de l’onduleur à deux niveaux.
1. Calcul des tensions des nouds :
Les tensions des nouds a, b, c par rapport au point milieu fictif « o » de l’onduleur
s’exprime comme suit :
𝐸 𝐸
𝑉𝑎𝑜 = 2 (𝐾1 + 𝐾 ′ 1) = 2 𝐹1
𝐸 𝐸
𝑉𝑏𝑜 = 2 (𝐾2 + 𝐾 ′ 2) = 2 𝐹2
𝐸 𝐸
𝑉𝑐𝑜 = 2 (𝐾3 + 𝐾 ′ 3) = 2 𝐹3
Avec : 𝐹1 = 𝐾1 + 𝐾 ′ 1 𝐹2 = 𝐾2 + 𝐾 ′ 2 𝐹3 = 𝐾3 + 𝐾 ′ 3
1 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝐾1 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑒𝑟𝑚é 𝑒𝑡𝐾′1 𝑒𝑠𝑡 𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡
𝐹1 =
−1 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝐾′1 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑒𝑟𝑚é 𝑒𝑡 𝐾1 𝑒𝑠𝑡 𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡
1 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝐾2 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑒𝑟𝑚é 𝑒𝑡𝐾′2 𝑒𝑠𝑡 𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡
𝐹2 =
−1 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝐾′2 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑒𝑟𝑚é 𝑒𝑡 𝐾2 𝑒𝑠𝑡 𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡
1 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝐾3 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑒𝑟𝑚é 𝑒𝑡𝐾′3 𝑒𝑠𝑡 𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡
𝐹3 =
−1 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝐾′3 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑒𝑟𝑚é 𝑒𝑡 𝐾3 𝑒𝑠𝑡 𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡
2. calcul des tensions simples :
Pour obtenir les valeurs instantanées de ces tensions on part des tensions des
nœuds :𝑉𝑎𝑜 , 𝑉𝑏𝑜 , 𝑉𝑐𝑜 on aura donc :
𝑉𝑎 = 1/3(2𝑉𝑎𝑜 − 𝑉𝑏𝑜 − 𝑉𝑐𝑜 )
𝑉𝑏 = 1/3(2𝑉𝑏𝑜 − 𝑉𝑎𝑜 − 𝑉𝑐𝑜 )
𝑉𝑐 = 1/3(2𝑉𝑐𝑜 − 𝑉𝑏𝑜 − 𝑉𝑎𝑜 )
11
Avec :
𝐸
+ 𝑠𝑖 𝐾1 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑒𝑟𝑚é
𝑉𝑎𝑜 = 𝑉𝑎 − 𝑉𝑜 = 2
𝐸
− 𝑠𝑖 𝐾′1 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑒𝑟𝑚é
2
𝐸
+ 𝑠𝑖 𝐾2 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑒𝑟𝑚é
𝑉𝑏𝑜 = 𝑉𝑏 − 𝑉𝑜 = 2
𝐸
− 𝑠𝑖 𝐾′2 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑒𝑟𝑚é
2
𝐸
+ 𝑠𝑖 𝐾3 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑒𝑟𝑚é
𝑉𝑐𝑜 = 𝑉𝑐 − 𝑉𝑜 = 2
𝐸
− 𝑠𝑖 𝐾′3 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑒𝑟𝑚é
2
Les tensions 𝑉𝑎 , 𝑉𝑏 , 𝑉𝑐 ont nécessairement une somme nulle.
L’équation des 𝑉𝑎 , 𝑉𝑏 , 𝑉𝑐 peut s’exprimer au moyen des fonctions de connexions
comme :
𝑉𝑎 2 −1 −1 𝐹1
𝐸
𝑉𝑏 = −1 2 −1 𝐹2
6
𝑉𝑐 −1 −1 2 𝐹3
Le système [𝑉𝑎 𝑉𝑏 𝑉𝑐 ]𝑇 représente le modèle mathématique de l’onduleur à modulation
de largeur d’impulsion (MLI).
3. calcul des tensions composées :
Les tensions composés de l’onduleur triphasé sont données par :
𝐸
𝑉𝑎𝑏 = 𝑉𝑎𝑜 − 𝑉𝑏𝑜 = 2 [𝐹1 − 𝐹2 ]
𝐸
𝑉𝑏𝑐 = 𝑉𝑏𝑜 − 𝑉𝑐𝑜 = 2 [𝐹2 − 𝐹3 ]
𝐸
𝑉𝑎𝑏 = 𝑉𝑎𝑜 − 𝑉𝑏𝑜 = 2 [𝐹3 − 𝐹1 ]
La technique de MLI permet de commander la tension de sortie de l’onduleur en
amplitude et en fréquence à partir des signaux de commandes des interrupteurs de l’onduleur
tout en limitant l’effet des harmoniques.
Le principe de cette technique est expliqué dans la figure suivante. La comparaison
d’une onde sinusoïdale de fréquence fr d’amplitude Ar appelée onde de référence avec une
autre onde triangulaire de fréquence fp nettement supérieur à fr et d’amplitude Ap nous donne
les points d’intersections qui déterminent les instants de commutation des interrupteurs. La
modulation est caractérisée :
𝑓𝑝
indice de modulation : 𝑚 = 𝑓𝑟
= 25
12
𝐴
coefficient de réglage : 𝑟 = 𝐴 𝑟 = 0.87
𝑝
Avec : 𝑓𝑟 = 60𝑧 → 𝑓𝑝 = 1500𝑧
𝑉𝑎 = 0.87 ∗ 791 2 𝑣 → 𝑉𝑝 = 791 2 𝑣
Figure 18. Schéma de principe de commande MLI sinus triangle d’onduleur à 2 niveaux.
Le mode de fonctionnement est très simple :
Si 𝑉𝑟𝑒𝑓𝑘 ≥ 𝑉𝑝 le transistor supérieur du bras de pont conduit
Si 𝑉𝑟𝑒𝑓𝑘 < 𝑉𝑝 le transistor inferieur du bras de pont conduit
Ou : 𝑉𝑟𝑒𝑓𝑘 : représente une des trois tensions de référence.
𝑉𝑝 : représente le signal triangulaire ou l’onde porteuse.
Variateur de type redressement commandé
Avec ce type de variateur, on modifie la valeur moyenne de la tension redressée par
thyristor. Pour cela, on agit sur l'angle d'amorçage des thyristors.
Figure 17. Tension redressé.
Redresseur commandé : il transforme la tension alternative sinusoïdale en tension
ondulée variable.
13
Remarque :
Si 𝜃 = 𝜋, Vmoy = 0, le moteur ne tourne pas.
𝜋
Si 𝜃 < 2 , Vmoy > 0, le moteur fonctionne.
𝜋
Si 𝜃 > 2 , Vmoy < 0, le sens de rotation du moteur est inversé.
branchement d'un variateur de vitesse altivar
Les caractéristiques qui vous seront données concerneront le variateur de vitesse ALTIVAR
66 de SCHNEIDER (ancien télémécanique).
Figure 18 (a)
Schéma de raccordement d’un variateur (ALTIVAR 28)
Figure 18(b)
14
Variation de vitesse des machines synchrones
Dans le cas de la machine synchrone, le champ rotorique est produit par un enroulement
alimenté en courant continu ou par un aimant permanent, la pulsation Ωr est donc nulle. Le
rotor tourne à la même vitesse que le champ statorique.
Ωr = 0 Ω = Ωs
Pour assurer un fonctionnement à vitesse variable de la machine synchrone, il est nécessaire
d'alimenter la machine à fréquence variable . Pour éviter le "décrochage" de la machine, il
faut à tout instant que la pulsation des grandeurs statoriques s soit telle que s = p (p
représente le nombre de paires de pôles de la machine et la vitesse angulaire de rotation
du rotor). L'alimentation à fréquence variable de la machine (Fig. 19) se fait à l'aide d'un
convertisseur statique généralement continu alternatif.
La source d'entrée peut être du type source de courant ou du type source de tension. En sortie
du convertisseur, on contrôle l'amplitude des tensions statoriques ou l'amplitude des courants
statoriques et la fréquence fs est proportionnelle à la vitesse de rotation de la machine.
Figure 19
Afin de mettre en évidence les principes de réglage du couple électromagnétique de la
machine synchrone, nous allons raisonner à partir d'un diagramme de Fresnel (Fig. 20). La
machine synchrone est considérée en convention récepteur et nous utilisons le modèle de
Behn-Eschenbourg (machine à pôles lisses et circuit magnétique non saturé) qui n'est valable
qu'en régime permanent sinusoïdal. La machine est alimentée par un convertisseur statique
qui génère des signaux non sinusoïdaux mais le modèle de Behn-Eschenbourg reste valable
pour la composante fondamentale des courants et des tensions statoriques.
Figure 20.
15
Le couple électromagnétique s'exprime par :
Cem = Pem/Ω Ω = ws/p
Cem = 3. p. Φv. Is. cosѱ
[Link] synchrone alimentée par un commutateur de courant
La machine synchrone est alimenté par un pont de Graëtz triphasé à thyristor conformément à
la fig. 21. La source côté continu est de type source de courant et les thyristors commutent le
courant entre les différentes phases de la machine et remplissent ainsi le rôle de collecteur
"électronique". Lorsque la machine fonctionne en moteur, le pont à thyristors fonctionne en
onduleur non autonôme. Les tensions statoriques de la machine permettent, sous certaines
conditions, la commutation naturelle des thyristors.
Figure 21.
[Link] synchrone alimentée par un onduleur de tension MLI.
Le principe de contrôle du couple électromagnétique de la machine synchrone est toujours
basé sur la relation : Cem = 3. p. Φv. Is. Cos(ѱ)
L'onduleur de tension MLI permet d'obtenir des courants statoriques quasi sinusoïdaux et ceci
quel que soit le déphasage tension - courant . Il est donc possible de fonctionner avec = 0
( c o s (= 1) , pour avoir le maximum de couple électromagnétique :
Cem = 3. p. v. Is.
Afin de contrôler les courants dans chaque phase de la machine, il est nécessaire d'asservir le
rapport cyclique de la commande de chaque bras de l'onduleur conformément à la figure 22.
Le dispositif d'autopilotage doit générer, en tenant compte de la position du rotor, les trois
consignes de courant par phase de la machine synchrone. Une telle commande ne peut être
réalisée qu'en technique numérique.
Le capteur (ex : codeur absolu) fournit une image numérique de la position du rotor. Cette
image numérique de la position du rotor permet alors d'adresser deux EPROM dont le contenu
correspond à une sinusoïde numérisée. Un additionneur numérique permet éventuellement
d'introduire un décalage sur l'adresse des EPROM de façon à déphaser les courants is1réf, is2réf
et is3réf par rapport aux FEM de la machine (Contrôle de y). Mais puisque l'onduleur de
tension MLI le permet, il préférable de fonctionner avec y = 0 et d'obtenir le maximum de
couple de la machine. Les lignes de données des EPROM sont connectées à des
convertisseurs numérique-analogique (CNA) afin de reconstituer des signaux analogiques
sinusoïdaux d'amplitude constante. Les multiplieurs analogiques permettent, grâce à la
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grandeur continue Isréf, de contrôler l'amplitude des courants is1réf, is2réf et is3réf
(is1réf+is2réf+is3réf = 0). Vu de l'extérieur, ce dispositif est tout à fait analogue à une machine à
courant continu alimentée par un hacheur asservi en courant. On parle alors de moteur à
courant continu sans balais (Brushless Motor) pour désigner l'ensemble convertisseur-moteur
synchrone autopiloté.
Figure 22.
Figure 23.
17
[Link] de vitesse de la machine synchrone autopilotée.
l'asservissement de vitesse de la machine synchrone est réalisé par une régulation cascade ;
c'est à dire en rajoutant une boucle "extérieure" de vitesse qui génère la consigne de courant
Isréf (Fig. 24).
Figure 24.
Le circuit de puissance présenté à la figure 24 n'est pas réversible (redresseur à diode), aussi
faut-il envisager un dispositif de freinage rhéostatique lorsque la machine synchrone
fonctionne en génératrice. La tension de l'étage intermédiaire continu ne devant jamais
changer de signe, il faudrait pour obtenir la réversibilité de la structure, remplacer le
redresseur à diode par un onduleur de tension connecté sur le réseau alternatif.
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