Arithmétique des entiers de Gauss
Arithmétique des entiers de Gauss
On appelle entier de Gauss un nombre complexe dont la partie réelle et la partie imaginaire
Partie I. Arithmétique des entiers de Gauss.
sont des entiers relatifs. On note Z[i] l'ensemble des entiers de Gauss.
1. a. Montrer que
Z[i] = x + yi, (x, y) ∈ Z2
Cette création est mise à disposition selon le Contrat 1 Rémy Nicolai Aari2car
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Dans ce problème, un réseau est une partie de Z[i] stable pour l'addition. Autrement dit,
une partie R de Z[i] est un réseau si et seulement si
∀(z, z 0 ) ∈ R2 , −z ∈ R et z + z 0 ∈ R
Il est évident que Z[i] est stable par conjugaison et multiplication par i. On dénit les
applications c, s et r de Z[i] dans Z[i] par :
∀z ∈ Z[i], c(z) = z, s(z) = i z, r(z) = iz
Un réseau R est dit 4-symétrique si et seulement si il est stable par r c'est à dire :
∀z ∈ R, r(z) = iz ∈ R
Soit n ≥ 2 un entier naturel. On dénit Sn et Tn par :
Sn = {z ∈ Z[i] tq Re(z) ≡ Im(z) mod n} , Tn = {z ∈ Z[i] tq Im(z) ≡ 0 mod n}
1. Vérier que s ◦ c = −c ◦ s = r.
2. Soit u ∈ Z[i]. Montrer que Z[i]u est un réseau et qu'il est 4-symétrique.
Un réseau R est dit carré si et seulement si il existe u ∈ Z[i] tel que R = Z[i]u. Fig. 2: Un réseau carré.
Comment peut-on justier ce terme ?
3. Soit n ≥ 2 un entier naturel. Montrer que Sn et Tn sont des réseaux. Pour quelles 1. a. Montrer que Ra est un réseau.
valeurs de n le réseau Sn est-il 4-symétrique ?
b. Montrer2 que R0 = Tp et que R1 = Sp .
4. On se propose de montrer que tout réseau 4-symétrique est carré.
Soit R un réseau 4-symétrique non réduit à 0. c. Soit a et b dans Z, montrer que
a. Soit u ∈ R. Montrer que tout G-multiple de u est dans R.
Ra = Rb ⇔ a ≡ b mod p
b. Montrer qu'il existe u0 ∈ R non nul tel que
∀v ∈ R, v 6= 0 ⇒ |u0 |2 ≤ |v|2 2. On suppose que a 6≡ 0 mod p. On dit dans ce cas que Ra est un satin.
c. Montrer que R = Z[i]u0 . Dans quel cas a-t-on |u0 | = 1 ? a. Montrer qu'il existe a0 ∈ Z tel que aa0 ≡ 1 mod p.
b. Montrer que c(Ra ) = R−a et que s(Ra ) = Ra0 .
Partie III. Armures et satins. c. Montrer que si a0 ≡ −a mod p alors Ra est carré.
Dans cette partie 1 , p désigne un nombre premier et a ∈ Z. On dénit Ra par d. Le réseau de la gure 2 est un satin. Déterminer p et a et vérier qu'il est bien
carré.
Ra = xp + yip + z(1 + ia), (x, y, z) ∈ Z3
3. a. Montrer que
∀(z, z 0 ) ∈ Z[i]2 , Im(zz 0 ) ∈ Z
1 D'après La géométrie des tissus d'Édouard Lucas. L'armure est le mode d'entrecroisement des ls de
chaîne et des ls de trame. Les armures peuvent être représentées par des réseaux Ra . 2 Notations T pour toile et S pour sergé : des types particuliers de tissus.
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2. Soit p un nombre premier dans Σ avec p = x2 + y 2 pour x et y non nuls dans Z. En déduire la classe d'équivalence pour ./ d'un x ∈ I .
a. Montrer qu'il existe λ et µ dans Z tels que λx − µy = 1. On pose a = λy + µx. 5. Montrer que p ∈ Pc si et seulement si p ≡ 1 mod 4.
b. Exprimer x et y en fonction de λ, µ, a.
c. Montrer que (λ2 + µ2 )p = 1 + a2 . En déduire que p ∈ Pc .
3. Montrer que tout p ∈ Pc0 est G-irréductible. En déduire, pour tout nombre premier p,
l'équivalence entre les trois propositions.
p ∈ Σ ⇔ p ∈ Pc ⇔ p n'est pas G-irréductible
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Donc Z[i]u est bien un réseau 4-symétrique. c. Soit z ∈ R. Écrivons la G-division euclidienne de z par u0 . Il existe des entiers de
Le terme carré est justié par le fait que les points d'axes dans Z[i]u sont ceux de Gauss q et r tels que
coordonnées entières dans le repère (O, →−u,→−
v ) où →
−
u est le vecteur d'axe u et →
−
v celui z = qu0 + r avec |r|2 < |u0 |2
d'axe iu. Comme r = z − qu0 avec z ∈ R et qu0 ∈ R d'après la question a., on en tire
3. Soit n ∈ Z∗ et z , z 0 deux entiers de Gauss r ∈ R. Mais comme |r|2 < |u0 |2 , la minimalité de |u0 |2 entraîne que r = 0. On en
) ( déduit
Re(z) ≡ Im(z) mod n Re(−z) ≡ Im(−z) mod n R = Z[i]u0
⇒
Re(z 0 ) ≡ Im(z 0 ) mod n Re(z + z 0 ) ≡ Im(z + z 0 ) mod n Le cas |u0 | = 1 ne se produit que si u0 est inversible ce qui revient à R = Z[i].
Donc Sn est un réseau. De même, les propriétés des congruences assurent que Tn est
Partie III. Armures et satins.
un réseau.
pour tout naturel n ≥ 2, 1 + i ∈ Sn . Si Sn est 4-symétrique, i(1 + i) = −1 + i ∈ Sn . 1. a. Chaque élément de Ra est une combinaison à coecients entiers de p, ip et 1 + ia.
Donc L'opposé d'un tel élément ou la somme de deux est encore une combinaison à
−1 ≡ 1 mod n ⇒ 2 ≡ 0 mod n ⇒ n = 2 coecients entiers. Cela traduit que Ra est un réseau.
Réciproquement, si n = 2, tout entier x est congru à son opposé modulo 2. Donc b. Pour tout élément u ∈ Tp , il existe λ ∈ Z tel que Im(u) = λp. On en déduit que
Re(z) ≡ Im(z) mod 2 ⇒ Re(iz) = − Im(z) ≡ Re(z) = Im(iz) mod 2 u = Re(u) + iλp = 0 p + λ (ip) + Re(u)(1 + 0 i) ∈ R0
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Donc R0 = Tp . De même, c. On suppose ici que a0 ≡ −a mod p. On va montrer que Ra est carré en montrant
d'abord qu'il est 4-symétrique puis en utilisant II.4. (tout réseau 4-symétrique est
∀u ∈ Sp , ∃λ ∈ Z tq Im(u) = Re(u) + λp ⇒ u = λp + 0ip + Re(u)(1 + i) ∈ R1 carré).
∀z ∈ Ra , iz = c(s(z))
∀u ∈ R1 , ∃(x, y, z) ∈ Z3 tq u = xp + yip + z(1 + i) D'après la question b. : s(z) ∈ Ra0 et c(s(z)) ∈ R−a0 . Or R−a0 = Ra car a0 ≡ −a
mod p. Donc iz ∈ Ra c'est à dire que le réseau est 4-symétrique.
⇒ Re(u) = xp + z ≡ yp + z = Im(u) mod p ⇒ u ∈ Sp
d. L'énoncé nous dit que le réseau présenté dans la gure est un satin. On peut
Donc R1 = Sp . trouver le p en comptant les points entres deux éléments sur une même colonne
c. Supposons Ra = Rb . Comme 1 + ia ∈ Ra , il existe des entiers x, y , z tels que (par exemple celle d'abscisse 2. On trouve p = 17. Le a (appelé décochement ) se
trouve en examinant le premier point de la colonne d'abscisse 1. On trouve a = 4.
( Comme 17 = 42 + 1,
1 = xp + z
1 + ia = xp + yip + z(1 + ib) ⇒
a = yp + zb 4 × (4) ≡ −1 mod 17 ⇒ 4 × (−4) ≡ 1 mod 17 ⇒ a0 ≡ −a mod 17
⇒ a = yp + (1 − xp)b = b + (y − xb)p ≡ b mod p La condition de la question c. est réalisée. Le satin est carré ce qui se voit bien
sur la gure.
Supposons a ≡ b mod p. Il existe alors λ ∈ Z tel que b = a + λp. On en déduit 3. a. Pour des entiers de Gauss z et z 0 , notons x = Re(z), y = Im(z), x0 = Re(z),
1 + ib = λp + 0ip + 1(1 + ia) ∈ Ra ⇒ Rb ⊂ Ra y 0 = Im(z 0 ). Ils sont tous entiers et
Im(z z) = xy 0 − x0 y ∈ Z
avec les stabilités. De a = b − λp, on déduit l'autre inclusion de la même manière.
D'où Ra = Rb . b. Soit u et u0 dans Ra , il existe des entiers x, y , z , x0 , y 0 , z 0 tels que
2. Dans cette question, a 6≡ 0 mod p. Donc a est premier avec p car p est premier. )
a. Comme a est premier avec p, le théorème de Bezout assure de l'existence d'entiers u = xp + z + i(yp + za)
⇒ Im(u u0 ) = (xp + z)(y 0 p + z 0 a)
a0 et λ tels que u0 = x0 p + z 0 + i(y 0 p + z 0 a)
a0 a + λp = 1 ⇒ aa0 ≡ 1 mod p − (yp + za)(x0 p + z 0 ) ≡ 0 mod p
b. Soit z ∈ c(Ra ). Il existe x, y , z entiers tels que car, dans le développement, les termes en az 0 a s'annulent et p se met en facteur
dans tous les autres.
z = xp + yip + z(1 + ia) = xp + (−y)ip + z(1 − ia) ∈ R−a
Comme dans Z[i], on peut trouver des u et v tels que Im(u u0 ) soit non congru à
On en tire c(Ra ) ⊂ R−a . L'autre inclusion est analogue d'où c(Ra ) = R−a . p, on en déduit que Ra 6= Z[i] ; par exemple pour u = 1 et u0 = i, Im(u u0 ) = 1.
Pour montrer que s(Ra ) ⊂ Ra0 . Il sut (à cause des stabilités) de prouver que c. Comme Ra est un satin, il existe a0 ∈ Z tel que aa0 ≡ 1 mod p donc il existe
s(1 + ia) ∈ Ra0 . λ ∈ Z tel que 1 = aa0 + λp. Considérons deux éléments particuliers de Ra
Par dénition de a0 , il existe un entier λ tel que 1 = aa0 +λp. Cela permet d'écrire : )
u = a0 p + (−λp) ip
⇒ Im(u u0 ) = a0 pa + λp2 = p(1 − λp) + λp2 = 1
s(1 + ia) = i(1 − ia) = a + i = a + (aa0 + λp)i = 0 p + λip + a(1 + a0 i) ∈ Ra0 u0 = 1 + ia
Comme a et a0 jouent des rôles symétriques, on a de même s(Ra0 ) ⊂ Ra et on Ces éléments particuliers ont été trouvés après une analyse eectuée au brouillon
conclut en remarquant que s est une involution (s ◦ s = Id). avec des coecients indéterminés.
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4. Dans cette question, on suppose qu'il existe a tel que a2 + 1 ≡ 0 mod p. On peut aussi b. Exprimons les relation comme un système aux inconnues x et y puis résolvons le
écrire cette relation comme par les formules de Cramer.
a(−a) ≡ 1 mod p
−µ
1
a. Avec les notations de la question 2, on peut donc écrire a = −a. On a montré 0
a
λ λ + aµ
dans ces conditions en III.2.c. que Ra est carré.
x= =
λ −µ λ2 + µ2
b. Comme Ra est carré, il est engendré par un de ses éléments. Notons u0 ∈ Ra tel (
λx − µy = 1 µ λ
que Ra = Z[i]u0 . ⇒
D'après la question II.3.c., il existe u et u0 dans Ra tels que Im(u u0 ) = p. Comme µx + λy = a
λ
1
µ a
le réseau est carré, il existe des entiers de Gauss z et z 0 tels que u = zu0 , u0 = z 0 u0 . λa − µ
y= =
On en déduit
λ2 + µ2
λ −µ
p = Im(z u0 z 0 u0 ) = Im(zz 0 ) |u0 |2
µ λ
| {z } | {z }
∈Z ∈Z
c. On remplace dans p = x2 + y 2 :
On en déduit que |u0 |2 divise p.
Il est impossible que |u0 | = 1 car on aurait Ra = Z[i] (d'après I.5.c.) en contra- (λ + aµ)2 + (λa − µ)2 (1 + a2 )λ2 + (1 + a2 )µ2
p= = ⇒ p(λ2 + µ2 ) = 1 + a2
diction avec II.3.a. On doit donc avoir |u0 |2 = p. Or u0 est un entier de Gauss, (λ2 + µ2 )2 (λ2 + µ2 )2
sa partie réelle et sa partie imaginaire sont entières donc p est la somme de deux
carrés d'entiers. On en déduit 1 + a2 ≡ 0 mod p c'est à dire p ∈ Pc .
3. Soit p un nombre premier. On se propose de montrer
Partie IV. Sommes de deux carrés.
p G-réductible ⇒ p ∈ Σ ⇒ p ∈ Pc ⇒ p G-réductible.
1. a. Cette question est une simple reformulation de III.4.b.
Supposons que p n'est pas G-irréductible. Il existe alors u ∈ Z[i] un G-diviseur de p
b. Soit n un entier naturel non nul. On suppose que, dans sa décomposition en
tel que |u|2 divise |p|2 = p2 (divisibilité dans Z) avec 1 < |u|2 < p2 . On peut envisager
facteurs premiers, tous les exposants des p ∈ Pc0 sont pairs. On veut montrer que
seulement trois possibilités : |u|2 = 1, |u|2 = p, |u|2 = p2 .
n ∈ Σ c'est à dire qu'il est somme de deux carrés.
Seule la deuxième est compatible avec les hypothèses sur u. On en déduit que p ∈ Σ.
Le point important est la stabilité de Σ par multiplication (question I.1.b).
Chaque diviseur premier p ∈ Pc est d'après 1.a. un élément de Σ. Peu importe Or, d'après les questions IV 1.a. et 2., p ∈ Σ ⇔ p ∈ Pc .
donc sa valuation, le produit de tous ces facteurs sera encore une somme de Pour compléter la boucle, il sut de montrer que p ∈ Σ entraine p non G-irréductible.
deux carrés. Si p ∈ Σ, il existe des entiers a et b tels que
Pour les diviseurs p ∈ Pc0 , les valuations sont paires. Leur produit sera un carré p = a2 + b2 = (a + ib)(a − ib)
donc une somme de deux carrés en prenant le deuxième carré de la somme nul.
Le produit de tous les diviseurs premiers sera bien une somme de deux carrés. ce qui signie que p est G-réductible.
2. Soit p un nombre premier avec p = x2 + y 2 pour des entiers x et y non nuls. 4. a. Les algorithmes d'Euclide (simple ou étendu) s'adaptent sans modication dans
a. Les entiers x et y sont forcément premiers entre eux car, à cause de p = x2 + y 2 , l'anneau des entiers de Gauss. On se donne deux entiers de Gauss non nuls u0
tout diviseur commun divise aussi p. Cette relation interdit à p d'être un diviseur et u1 puis, tant que uk est non nul, on divise uk−1 par uk en nommant uk+1
commun car p2 diviserait alors p. le reste obtenu. Le seul point nouveau est qu'il n'y a pas unicité du reste et du
Comme il sont premiers entre eux, le théorème de Bezout prouve l'existence d'en- quotient. Pour l'algorithme étendu, on utilise le quotient pour calculer deux suites,
tiers λ et µ vériant la relation demandée. convenablement initialisée et permettant d'exprimer uk comme combinaison de
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u0 et u1 . La validité de l'algorithme est justiée par le fait que l'ensemble des b. Soit n ∈ Σ et p ∈ Pc0 un diviseur premier de n. D'après la question 3., on sait que
diviseurs communs à uk et uk+1 est un invariant et que |uk |2 est une fonction de p est G-irréductible. Comme n est un carré d'entiers, il existe x et y entiers tels
terminaison. Il faut noter que l'on doit prendre le carré du module pour rester que n = x2 + y 2 = z c(z) avec z = x + iy .
dans N. Comme p divise n, on peut dire aussi que p G-divise zc(z).
b. Soit u0 et u1 deux entiers de Gauss non nuls et up le dernier reste non nul du Remarquons d'abord que, si p G-divise l'un des deux z ou c(z), on montre qu'il
G-algorithme d'Euclide. L'ensemble des diviseurs communs à u0 et u1 est aussi G-divise aussi l'autre en conjuguant la relation de divisibilité.
l'ensemble des diviseurs de up qui est donc aussi celui dont le carré du module Comme p est G-irréductible, s'il ne divise pas z il doit diviser c(z) d'après le
est le plus grand. On convient de le désigner comme un G-pgcd des deux. En G-théorème de Gauss ce qui est absurde. Ainsi p G-divise z , il existe λ ∈ Z[i] tel
multipliant up par un élément G-inversible on obtient un autre Gpgcd avec les que )
mêmes propriétés. z = λp
⇒ n = |λ|2 p2
En utilisant la version étendue du G-algorithme d'Euclide, on obtient λ et µ dans c(z) = λ p
Z[i] tels que up = λu0 + µu1 .
Deux entiers de Gauss seront dits G-premiers entre eux si et seulement si leurs Donc p2 divise n et le quotient |λ|2 est encore dans Σ.
G-pgcd sont G-inversibles. Si u et v sont G-premiers entre eux, en multipliant par Tant que le quotient admet au moins un diviseur premier dans Pc0 , on peut le
l'inverse du G-pgcd, on obtient : diviser par le carré de ce diviseur. Cela prouve que la valuation d'un élément de
Σ en un de ces diviseurs premiers doit être paire.
∃(λ, µ) ∈ Z[i]2 tq λu + µv = 1
Partie V. Congruences modulo 4.
c. Division euclidienne de u0 = 5 + 5i par u1 = −3 + 4i. On calcule le quotient
1. Dans I chaque classe de congruence modulo p admet un unique représentant et tous
complexe puis on l'approche au mieux par un entier de Gauss.
les éléments de I sont premiers avec p.
5 + 5i (5 + 5i)(−3 − 4i 5 − 35i 1 − 7i 1 − 2i Le seul représentant de la classe de −x est p − x. On a déjà montré (théorème de
−3 + 4i
=
25
=
25
=
5
= −i +
5
Bezout) l'existence d'entiers z tels que xz ≡ 1 mod p. Cette classe de congruence a
un unique représentant dans I , on le note x0 .
Comme aucun nombre demi-entier ne gure, une seule division euclidienne est 2. La réexivité et la symétrie de ./ sont évidentes d'après la dénition de la relation. La
possible : quotient q1 = i, reste transitivité devient aussi évidente lorsque l'on multiplie la dénition par (x0 y 0 )2 :
1 − 2i 5 + 10i x ./ y ⇔ (x4 + 1)x02 ≡ (y 4 + 1)y 02
u2 = (−3 + 4i) = = 1 + 2i
5 5
Division euclidienne de u1 par u2 . 3. a. L'équation n'a pas de solution.
x ≡ −x mod p ⇒ 2x ≡ 0 mod p ⇒ p divise 2x
u1 −3 + 4i (−3 + 4i)(1 − 2i) 5 + 10i
= = = = 1 + 2i ∈ Z[i]
u2 1 + 2i 5 5 Ce qui est impossible car p est premier avec 2 et x.
Le reste est nul. Un G-pgcd est 1 + 2i. b. L'équation admet deux solutions 1 et p − 1. En eet 1 et p − 1 sont bien solutions
et
5. a. Formulation du G-théorème de Gauss. Soit u, v , w non nuls dans Z[i]. Si u est
x = x0 ⇒ x2 ≡ 1 mod p ⇒ (x − 1)(x + 1) ≡ 0 mod p
G-premier avec v et s'il G-divise vw alors il G-divise w. La démonstration est
exactement la même que dans Z ou dans un anneau de polynômes. d'où x ≡ 1 mod p ou x ≡ −1 mod p.
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