Méthodologie de recherche en gestion
Méthodologie de recherche en gestion
Introduction
Conclusion
INTRODUCTION
Définition de l’épistémologie :
L’épistémologie est la discipline qui étudie les sciences, leur situation parmi les autres
sciences et leur méthode.
L’épistémologie signifie étude des sciences ou encore d’une manière précise l’étude
critique de la science. Elle concerne de ce fait son objet qui est la connaissance
scientifique, ses hypothèses, ses méthodes, ses résultats et conclusion.
La réflexion épistémologique peut être exprimée à travers plusieurs vocabulaires :
Penser plus profondément la réalité.
Critiquer les théories et les méthodes des autres.
Mieux comprendre les phénomènes.
Raisonner d’une manière logique.
Argumenter de façon plus claire.
Philosophie
Epistémologie
Méthodologie
Philosophie :
Méthodologie :
Bref :
La philosophie qui se traduit par l’amour de savoir, utilise l’épistémologie afin de valider les
savoirs construits en adoptant une méthodologie rigoureuse pour y avoir.
En outre, pour les positivistes logiques, il convient de différencier les énoncés « analytiques
», correspondant notamment à des tautologies vraies par définition et qui n’apportent donc
aucune connaissance sur le réel, et les énoncés « synthétiques » qui, eux, sont porteurs de
connaissance sur le réel. Ce sont ces énoncés synthétiques qui nous apprennent quelque
chose sur le réel par la correspondance qu’ils instaurent avec le réel empirique et ce sont
eux qui doivent par conséquent pouvoir faire l’objet d’une vérification (ce que Carnap
nommera la « testabilité » dans un premier temps, puis qu’il assortira de la « confirmabilité
» dans un second temps). On retrouve ici un principe de base du positivisme, selon lequel
des énoncés théoriques (analytiques) doivent être liés à des énoncés d’observation
(synthétiques) par le truchement de règles de correspondance.
Comme, selon les positivistes, la connaissance scientifique ne peut trouver son origine que
dans l’expérience directe (« sensible »), ils privilégient le raisonnement inductif comme
mode principal de production des connaissances. Il s’agit alors de partir de l’observation de
faits particuliers pour remonter à des lois générales.
Outre ces hypothèses, le paradigme épistémologique positiviste préconise deux principes
méthodologiques. Le premier est le principe cartésien de division ou décomposition
analytique « en autant de parcelles qu’il se pourrait pour mieux résoudre [chacune des
difficultés] », et de « réduction du problème à sa plus simple expression ». La mise en œuvre
de ce principe suppose que le réel connaissable soit décomposable en parties, et que ces
parties soient également connaissables. Le second principe méthodologique privilégié est
adapté à l’hypothèse causaliste de détermination naturelle présentée ci-avant. Il s’agit du
principe de raison suffisante (Leibniz, 1710), selon lequel « rien n’arrive jamais sans qu’il y ait
une cause ou du moins une raison déterminante ».
Par ailleurs, l’objet d’étude est isolé de son contexte – qui est susceptible d’introduire des
perturbations –, de façon que la recherche puisse converger vers la vérité et expliquer le réel
tel qu’il est et fonctionne réellement, condition indispensable pour pouvoir ensuite le
contrôler et prédire son comportement futur. Une telle approche suppose implicitement
que l’objet d’étude est isolable de son contexte et n’interagit pas avec le chercheur. Cette
condition semble réalisable dans certains cas (notamment lorsque le projet de recherche se
prête à une approche expérimentale contrôlée atemporelle) mais pas dans d’autres. Par
exemple, lorsque l’intérêt du projet de recherche et la richesse de la compréhension
apportée résident précisément dans la prise en compte des relations que l’objet entretient
avec son contexte, ou bien encore quand des interactions entre le chercheur et le
sujet/objet de la recherche sont indispensables et bénéfiques au développement du projet
de recherche.
Ces limites ont ainsi conduit les chercheurs et épistémologues à développer d’autres
paradigmes épistémologiques, parmi lesquels les prochains à être présentés seront les
paradigmes post-positivistes.
De plus, pour Popper, les théories scientifiques, quel qu’en soit le domaine, ne peuvent pas
être vérifiées de façon certaine, mais peuvent seulement, de façon certaine, être réfutées.
Distinguant sur cette base les sciences des « non-sciences » ou « pseudo-sciences »
(démarcation), Popper introduit l’idée qu’une théorie, pour pouvoir être considérée comme
scientifique, doit pouvoir être réfutée par l’expérience (les termes « réfutation » et «
réfutabilité » semblent être préférables aux anglicismes « falsification » et « falsifiabilité »
parfois employés). Il rejette donc l’idée de pouvoir justifier une théorie par la vérification
empirique. Il soutient plutôt que, alors qu’on ne peut pas apporter la preuve certaine qu’une
théorie est vraie, en se servant de l’observation pour tenter de réfuter une théorie, on peut,
par la réfutation, apporter la preuve certaine qu’une théorie est fausse. Ce qui fait dire à
Popper : « Le jeu de la Science est en principe sans fin. Celui-là se retire du jeu qui décide un
jour que les énoncés scientifiques ne requièrent pas de tests ultérieurs et peuvent être
considérés comme définitivement vérifiés. »
Enfin, Popper accrédite l’idée intuitive d’un lien entre degré de corroboration et proximité
de la vérité (vérisimilitude). Une théorie ayant un degré de corroboration supérieur à une
autre à un instant donné lui est préférée car elle semble plus proche de la vérité à cet
instant.
D’autres auteurs, toutefois, comme Kuhn (1972), considèrent que, progresser vers une
théorie vraie par la réfutation suppose de pouvoir comparer les anciennes théories réfutées
aux plus récentes. Cela soulève la question de la confrontation théorique dès lors que de
profonds bouleversements conceptuels ont eu lieu, du fait de la réfutation des théories
antérieures. Ainsi, comment et sur quoi comparer des théories aussi différentes,
conceptuellement parlant, que la physique classique, par exemple, et la physique
quantique? Kuhn introduit à ce sujet l’idée d’incommensurabilité ; autrement dit, les
concepts sur lesquels il conviendrait de comparer les théories ne partagent aucune mesure
commune possible : ils sont incommensurables.
De plus, si la conception poppérienne est bien adaptée aux sciences de la nature classiques,
nombreux sont les auteurs à considérer que cette conception n’est pas compatible avec les
spécificités des sciences humaines et sociales. Pour Popper, toutefois, les discussions
relatives aux sciences humaines et sociales au regard de la conception poppérienne des
sciences sont essentiellement dues à une mauvaise connaissance et interprétation des
approches et méthodes des sciences de la nature. Il s’intéresse d’ailleurs spécifiquement aux
sciences sociales dans divers ouvrages, critiquant notamment l’historicisme de ces dernières,
qui se fait au détriment d’un rationalisme critique. Il dénonce ainsi l’ambition, selon lui
inatteignable, de prédiction historique que se sont assignées certaines sciences sociales.
Popper considère que sciences de la nature, d’une part, et sciences humaines et sociales,
d’autre part, peuvent être rapprochées autour d’une « même méthode hypothético-critique
» et « que les différences touchant la complexité de leur objet, l’utilisation des méthodes
quantitatives, l’interaction du sujet et de l’objet, la variation des conditions expérimentales,
etc. sont des différences de degrés dans l’applicabilité de la méthode critique plutôt que des
différences de nature qui requerraient pour les sciences sociales l’élaboration d’une
méthodologie différente ».
Divers chercheurs doutent cependant de la pertinence de cette conception pour les sciences
de gestion ou sciences sociales. Cela conduit, par exemple, Martinet à déclarer que « les
sciences de gestion […] ont cru obtenir une légitimité et une reconnaissance scientifiques en
adhérant à des principes épistémologiques et méthodologiques forgés pour la mécanique
rationnelle », et à poursuivre en leur suggérant « d’être plus ouvertes et plus créatrices » car
ces méthodes risquent de compromettre l’objet de la recherche. Ces chercheurs, parmi
d’autres, évoquent aussi les forts effets de contexte qui existent en sciences de gestion et
plus largement en sciences humaines et sociales. De plus, chaque situation y est singulière,
empreinte de variabilité, évolutive, se transforme, et cette évolution même, tout comme la
complexité des phénomènes étudiés, compromet une approche par la réfutation qui
suppose une simplification et une réduction difficiles, voire peu appropriées, dans ce cadre.
Les évolutions qui allègent des contraintes positivistes tout en tenant compte des
contraintes positivistes tout en tenant compte des apports poppériens. Les considérations
évoquées ci-avant ont ainsi amené nombre de post-positivistes à considérer qu’il n’est pas
toujours possible de saisir pleinement et parfaitement la réalité dans sa globalité, en
particulier dans le cas de systèmes humains et sociaux. Cela conduit Riccucci (2010) à écrire
que, pour les post-positivistes, « toute observation est imparfaite et faillible et sujette à des
inexactitudes. La science et la recherche doivent faire leur possible pour atteindre la réalité,
mais ce but ne pourra jamais être réalisé ». De ce fait, si les hypothèses positivistes
présentées précédemment, même une fois remises en cause par Popper et Kuhn, ne sont
pas rejetées en bloc, elles sont cependant reconsidérées en bien des aspects.
Deux courants majeurs relevant du post-positivisme se sont ainsi développés, avec souvent
des imbrications assez étroites, qui rendent parfois difficile la détermination des frontières
exactes de chacune de ces conceptions car les auteurs n’en donnent pas une vision unitaire
et consensuelle. Ces deux courants seront présentés ci-dessous : premièrement le réalisme
scientifique ; deuxièmement, le réalisme critique (transcendantal).
Le réalisme scientifique. Pour Hunt et Hansen (2008, p. 117)70, les quatre principes
fondamentaux du réalisme scientifique sont les suivants :
1. L’existence d’un monde indépendant de ce qui est perçu et des représentations qu’on
peut en avoir, conformément à la thèse du réalisme classique.
4. Des théories ayant pour intention d’expliquer des phénomènes observables peuvent
s’appuyer de manière appropriée sur des concepts non observables, selon un principe
qualifié par Hunt de réalisme inductif.
Dans le travail réalisé par Hunt, ce qui différencie le réalisme scientifique du positivisme est
clairement mis en avant. Ainsi, selon lui, alors que les positivistes faisaient preuve d’un
réalisme empirique seulement, appliqué aux seules entités observables, les entités
inobservables étant pour eux des concepts métaphysiques et donc des objets sans intérêt
pour la science, les réalistes scientifiques considèrent au contraire que les entités non
observables, intangibles, associées à une théorie présentent autant d’intérêt pour la science
que des entités observables, tangibles. Si les réalistes scientifiques s’appuient sur une
ontologie réaliste concernant la nature de la réalité, ce n’est pas véritablement le cas des
positivistes qui traitent ce qui se situe au-delà de l’expérience – et n’est donc pas
directement observable – comme étant d’ordre métaphysique. De même, selon Hunt, la
recherche (notamment celle en marketing qu’il examine plus particulièrement) a souvent
recours à la réification (ou « chosification ») des éléments inobservables, caractéristique
rejetée par les positivistes.
Enfin, les réalistes scientifiques accordent de la valeur aux méthodes quantitatives que
Bunge (mentionné par Nash, 2005) considère comme étant essentielles dans une science
mature ; ce que confirme Hunt (1992) lorsqu’il déclare que les réalistes scientifiques comme
les positivistes n’ont pas peur des mathématiques et des statistiques. Sur la question de la
causalité, Hunt précise également qu’elle doit jouer un grand rôle en science, et Hunt (1990)
de conclure que le réalisme scientifique se veut « ouvert sans être anarchique : il est ouvert
à toutes techniques et procédures qui adoptent honnêtement la poursuite de la vérité
comme un objectif, tout en déniant la vision anarchiste “anything goes” selon laquelle toutes
les procédures et techniques sont aussi viables et susceptibles de garantir notre confiance ».
Ainsi, l’hypothèse fondatrice d’ordre ontologique postule que le réel a un ordre propre
inhérent, stratifié en trois domaines : le réel empirique, le réel actualisé et le réel profond
(Bhaskar, 1998). Le réel profond désigne le domaine où résident les mécanismes
générateurs, les structures et les règles, qui gouvernent la survenue d’actions et
d’événements, qui eux prennent place dans le réel actualisé. Le réel empirique est constitué
des perceptions humaines de réels actualisés. Deux propriétés supplémentaires,
dénommées respectivement intransitivité et transfactualité, sont postulées à propos des
mécanismes générateurs : les mécanismes générateurs existent et œuvrent
indépendamment du fait que des humains les aient identifiés (intransitivité) ; les
mécanismes générateurs existent même lorsque cela ne se manifeste pas dans le réel
empirique (transfactualité). La manière dont les mécanismes générateurs sont activés
dépend de circonstances intrinsèques (liées à leurs règles internes de fonctionnement) et
extrinsèques (dépendant des contextes spécifiques dans lesquels ils opèrent). Ces notions
peuvent être illustrées par l’exemple du règlement intérieur d’une entreprise. Celui-ci
prévaut indépendamment du fait que des observateurs du fonctionnement de l’entreprise
en aient connaissance (intransitivité) et qu’il y en ait, ou pas, des manifestations apparentes
(transfactualité). Prenons l’exemple des congés annuels des salariés d’une entreprise. Les
dates de congés des salariés dépendent de circonstances intrinsèques au règlement intérieur
de cette entreprise – par exemple congés obligatoires pour tous les salariés pendant la ou
les périodes de fermeture annuelle de l’entreprise –, et de circonstances extrinsèques au
règlement intérieur telles que l’ensemble des demandes déposées par les salariés (qui
imposent souvent d’établir un planning des congés) et les jours fériés nationaux dans les
différents pays où l’entreprise est implantée.
L’hypothèse fondatrice d’ordre épistémique pose que ce qui est connaissable est le réel
empirique, c’est-à-dire l’ensemble des perceptions humaines d’événements, lesquels
événements surviennent dans le réel actualisé. Le processus de connaissance a pour but
fondamental l’identification des mécanismes générateurs qui sont postulés exister de
manière sous-jacente au réel actualisé étudié, ainsi que la compréhension du mode
d’activation des mécanismes générateurs en fonction de différentes circonstances
intrinsèques et extrinsèques possibles.
Ceci a conduit les théoriciens de ce courant à, dès l’origine, ne pas postuler d’hypothèses
fondatrices d’ordre ontologique sur l’existence et la nature d’un réel en soi qui serait
indépendant de l’humain qui cherche à le connaître. Ainsi, sans nier la possibilité d’existence
d’un réel en soi, le paradigme épistémologique constructiviste pragmatique postule
seulement l’existence de flux d’expériences humaines. À cet égard, von Glasersfeld (1988, p.
27)99 explique que : « Le constructivisme radical est radical parce qu’il rompt avec la
convention, et développe une théorie de la connaissance dans laquelle la connaissance ne
reflète pas une réalité ontologique “objective”, mais concerne exclusivement la mise en
ordre et l’organisation d’un monde constitué par notre expérience. » Contrairement à ce qui
est parfois écrit, le constructivisme radical ne nie pas l’existence possible d’un réel extérieur
au chercheur, indépendant de lui et de l’attention qu’il lui accorde. Il conteste seulement la
possibilité de connaître ce réel indépendamment des perceptions qu’il induit.
Cette absence d’hypothèse fondatrice d’ordre ontologique rend possible pour un chercheur
menant une recherche dans le paradigme épistémologique constructiviste pragmatique de
poser des hypothèses de travail d’ordre ontologique concernant le réel étudié : par exemple,
considérer les entreprises ou les organisations sociales comme des systèmes ouverts, ou
l’hypothèse constructionniste selon laquelle les phénomènes sociaux sont socialement
influencés par les acteurs sociaux (Mucchielli, 2006).
Cette deuxième hypothèse a été source de confusion. Elle ne signifie pas une inséparabilité
ontologique entre le sujet connaissant et ce qu’il étudie. Autrement dit, un chercheur peut
prendre comme hypothèse de travail que ce qu’il étudie existe indépendamment de lui.
Mais, dans ce cas, il ne peut pas prétendre que son expérience du réel étudié porte sur
l’intégralité de ce réel (elle ne porte peut-être que sur certains aspects, tout comme
lorsqu’on étudie une situation de gestion, on n’est jamais assuré d’avoir pris en
considération toutes les facettes de la situation).
En effet, la première hypothèse postule que ce qui est considéré comme connaissable est
l’expérience vécue, ou « expérience de la vie » (Husserl, 1970).
La deuxième hypothèse postule que la connaissance qu’un sujet développe d’une situation
est liée inséparablement à la fois à la situation et au sujet qui en fait l’expérience.
Notions de base :
Science : la Science est la connaissance relative à des phénomènes obéissant à des lois et
vérifiés par des méthodes expérimentales.
Gestion : Action ou manière de gérer, d’administrer, d’organiser quelque chose ainsi c’est
l’ensemble des connaissances empruntées aux sciences exactes et humaines permettant de
conduire une entreprise correctement.
Sciences de gestion : Les sciences de gestion ont pour objet d’éclairer l’action conduite de
façon collective par des groupes humains organisés : entreprises, associations,
administrations, etc.
Définir le champ de la gestion n’est pas facile, d’autant plus que nous vivons une importante
diversification de cette discipline par l’éclatement des sciences de gestion en différentes sous
disciplines. Nous pouvons décrire la gestion d’après les définitions proposées par Cohen
(1996), comme « un ensemble de pratiques, de discours et de connaissances théoriques ou
techniques relatifs à la conduite des organisations ».
La gestion peut être vue comme à la fois une pratique et une science de gouvernement des
organisations et ceci grâce à des actions et à des prises de décisions dans les disciplines
formant le champ de la gestion.
Nous pouvons diviser d’après Cohen (1996) la diversité de l’objet de gestion en quatre :
- Un ensemble de pratiques : considérer la gestion comme une composition d’opérations, de
pratiques, d’interventions qui se déroulent dans les entreprises ou les organisations. Ainsi, la
gestion est vue comme une discipline opératoire dont les moyens d’action et les effets
présentent une réalité empirique observable.
- Un ensemble de discours : c’est une composition de discours qui assurent une mobilisation
et un engagement dans l’action.
- Une visée commune : cette visée permet de regrouper les trois définitions précédentes et
d’essayer de les combiner afin d’avoir un objectif commun. C’est la maîtrise des différents
problèmes qui se présentent pour l’organisation, qu’ils soient théoriques ou pratiques ou
cognitifs afin de conduire le travail avec un ensemble de ressources et de contraintes.
Nous définissons la recherche comme une action organisée systématique, critique qui prend
naissance par un questionnement scientifique concernant un problème sous investigation dans
un objectif de trouver des réponses et de trouver des solutions ou bien de développer des
nouvelles théories et connaissances à partir de l’analyse d’un objet de recherche
Les questionnaires consistent en formulaires qui sont remplis par les déclarants seuls. Les
questionnaires peuvent être remis ou envoyés par la poste et collectés ultérieurement, ou
renvoyés au moyen d'une enveloppe déjà prête et affranchie. Cette méthode peut être
adoptée pour la population entière ou pour des secteurs échantillonnés.
Les questionnaires peuvent être utilisés pour collecter des données systématiques régulières
ou peu fréquentes et des données destinées à des études spécialisées. Les renseignements
contenus dans la présente section s'appliquent aux questionnaires destinés à tous usages,
mais les exemples ne portent que sur des données courantes, qu'elles soient régulières ou
peu fréquentes. Les données souvent recueillies au moyen de questionnaires concernent
entre autres les caractéristiques démographiques, les pratiques de pêche, les opinions des
parties prenantes à l'égard de la pêche ou de l'aménagement des pêcheries, des
informations générales sur les pêcheurs et sur les budgets alimentaires des ménages.
Un questionnaire doit être rempli par les déclarants eux-mêmes, ce qui suppose un niveau
d'alphabétisation élevé. Lorsqu'il existe plusieurs langues, les questionnaires doivent être
établis dans les principales langues du groupe cible. Il faut, dans ce cas, veiller tout
spécialement à la précision des traductions.
Pour maximiser les taux de renvoi, les questionnaires doivent être conçus de manière aussi
simple et claire que possible, en ciblant bien les sections et les questions. Mais surtout, les
questionnaires devraient être aussi brefs que possible. Si le questionnaire est envoyé à une
population-échantillon, il est préférable d'établir plusieurs questionnaires plus courts et
mieux ciblés, dont chacun est envoyé à un sous-échantillon. Si le questionnaire est utilisé
pour un dénombrement complet, il faut éviter soigneusement de surcharger le déclarant. Si
par exemple plusieurs organismes demandent les mêmes données, il faut s'efforcer d'en
coordonner la collecte afin d'éviter les doubles emplois.
Les questionnaires, comme les entretiens, peuvent comprendre soit des questions
structurées avec des cases à remplir, soit des questions à choix multiples, soit se présenter
sous la forme de questions libres auxquelles le déclarant est encouragé à répondre
abondamment et à choisir, dans une certaine mesure, son propre angle de perception.
Pour faciliter la compilation des formulaires et la saisie des données sous une forme
structurée, le formulaire doit en principe permettre une lecture automatique ou du moins se
composer de champs clairement identifiables et de réponses pré codifiées. En général, le
travail d'écriture devrait être réduit au minimum (cases à cocher, choix multiples) et de
préférence limité à des chiffres. Dans un formulaire à remplir librement, des mots clés et
autres procédures de structuration devraient être imposés pour faciliter ensuite la saisie et
l'analyse dans la base de données, si nécessaire.
2- Collecte des données par observation :
Dans l'observation directe, le chercheur procède directement lui même au recueil des
informations sans s'adresser aux sujets concernés ; il fait appel a son sens de l'observation.
Par exemple pour comparer le public du théâtre à celui du cinéma, un chercheur peut
compter les gens à la sortie, observer s'ils sont jeunes ou vieux, comment ils sont habillés
etc. Dans ce cas l'observation porte sur tous les indicateurs pertinents prévus. Elle a pour
support, un guide d'observation qui est construit à partir de ces indicateurs et qui désigne
les comportements à observer ; mais le chercheur enregistre directement les informations
sans que n'interviennent les sujets observés dans la production de l'information recherchée.
Dans le cas de l'observation indirecte, le chercheur s'adresse au sujet pour obtenir
l'information recherchée. En répondant aux questions le sujet intervient dans la production
de l'information. Celle-ci n'est pas prélevée directement et est donc moins objective. Elle
l'est d'autant que la construction de l'information fait intervenir deux liens : la personne qui
élabore l'information et l'instrument qui en permet la collecte. Il s'agit là de deux sources
possibles de déformation et d'erreurs que le chercheur doit contrôler pour que l'information
apportée ne soit pas faussée, volontairement ou non. Dans l'observation indirecte,
l'instrument d'observation est soit un questionnaire soit un guide d'interview. L'un et l'autre
ont pour fonction de produire ou d'enregistrer les informations requises par les hypothèses
et prescrites par les indicateurs. (Quand on fait une enquête sur la pratique religieuse on
aura comme indicateurs les sacrements, la messe, les pèlerinages, les grandes fêtes
religieuses etc.)
Il est très conseillé de présenter le questionnaire auprès d'un petit nombre d'individus
appartenant aux diverses catégories du public concerné par l'étude, mais si possible
différents 30 de ceux qui ont été retenus dans l'échantillon. Ce test préalable permet
souvent de détecter les ambiguïtés et tous les problèmes que soulèvent les réponses. Ce
n'est qu'après avoir testé et corrigé le questionnaire que l'on procédera à la collecte des
données.
Au cours d’une expérience, en tant que chercheur, vous manipulez une certaine variable (comme
une circonstance ou un phénomène), après quoi vous examinerez l’effet de cette manipulation. Ce
type de recherche est utilisé pour déterminer la causalité d’un phénomène. Vous examinez ici si la
variable manipulée provoque une différence sur la variable dépendante.
Une expérience peut se produire sous forme de recherche sur le terrain ou de recherche en
laboratoire.
Supposons que vous voulez connaître l’effet de la boisson énergisante sur la performance sportive.
Vous permettez aux répondants de venir dans un laboratoire deux fois et d’effectuer certains
exercices. La première fois, ils ne boivent pas de boisson énergisante et la seconde fois, ils en boivent
une certaine quantité. La boisson énergisante dans ce cas est votre manipulation. Vous pouvez
mesurer l’effet de la boisson énergisante en comparant les résultats des deux situations.
1- Recherche qualitative :
Lorsque vous voulez répondre à la question “pourquoi”, vous pouvez choisir la recherche
qualitative. Dans ce cas, vous ne mesurez pas les variables, mais vous travaillez de manière
plus interprétative.
Vous pouvez également mener une enquête de satisfaction client sous la forme d’entretiens.
L’avantage est que vous obtenez beaucoup d’informations des répondants. Vous pouvez
poser des questions et aller dans la profondeur. L’inconvénient est qu’il est plus difficile
d’analyser les résultats de manière chiffrée.
2- Recherche quantitative :
Dans la recherche quantitative, on se base sur des variables de mesure. Vous pouvez ensuite
utiliser ces données pour effectuer une analyse statistique afin d’arriver à une conclusion, ce
qui vous donnera un aperçu numérique de votre problème de recherche.
Une enquête de satisfaction client sous forme d’enquête est un exemple de recherche
quantitative. L’avantage d’une enquête est que vous pouvez choisir des options
prédéterminées et que les résultats peuvent être analysés correctement. L’inconvénient
d’une enquête quantitative sur la satisfaction des clients est que vous limitez les réponses
des répondants et que vous pouvez donc manquer des informations.
Une fois les résultats d’une investigation recueillis, on doit les mettre en perspective en les
reliant au problème étudié et à l’hypothèse formulée au départ: c’est l’étape de l’analyse
des résultats. Cette analyse permet notamment de faire apparaître l’influence de certaines
variables ou de certains facteurs sur le phénomène étudié. Il faut ensuite interpréter ces
résultats, c’est-à-dire faire le rapport entre l’analyse des données, la problématique et le
champ d’investigation au sein duquel la recherche s’est développée. Interpréter les
résultats, c’est en fait énoncer les conséquences théoriques et établir les avenues de
recherche suggérées par les résultats.
Conclusion
Il est essentiel de comprendre ce que sont l’épistémologie, l’ontologie et la méthodologie,
qui ont une incidence profonde sur les différents théoriciens et chercheurs de la discipline.
Ces trois matières sont en effet intimement liées, les choix épistémologiques menant eux-
mêmes à des choix ontologiques particuliers et ensuite à l’utilisation d’une ou plusieurs
méthodologies déterminées. Il est donc important de ne pas oublier que l’analyse qui
résultera de ces choix sera nécessairement orientée dans un cadre théorique précis, qui tout
en permettant d’expliquer certains phénomènes, ne pourra prétendre à l’exhaustivité.
De plus les sciences de gestion s'intéresse beaucoup au l'épistémologie afin d'encadrer tous
les recherches et d'unifier tous les études faites par les spécialistes de domaine. Le but
primordial c'est de mieux projeter les données résulte des recherches sur n'importe qu'il
champ d'appliquer et bien sûr tous cela dans le but le progrès et le développement des
sciences de gestion qui reste un domaine d'ambiguïté plus des années anciens.
BIBLIOGRAPHIE :