Étude sur l'osmose inverse en Algérie
Étude sur l'osmose inverse en Algérie
MEMOIRE
En vue de l'obtention
DU DIPLOME DE MASTER EN
GENIE CHIMIQUE
Promotion 2016/2017
Sommaire
SOMMAIRE
Remerciements ............................................................................................................................................. i
Dédicaces .................................................................................................................................................... ii
Résumé....................................................................................................................................................... iv
Abstract……………………………………………………………………………………………………v
Références bibliographiques…………………………………………………………………………...76
REMERCIEMENTS
Avant tout nous remercions Ellah. Tout puissant de nous avoir accordé la force,
Dr Kouachi, pour son aide précieuse,pour les services qu’il nous a offerts et pour ses
orientations, que sans lui, ce travail, ne saurait etre accompli, et surtout pour son
jury mémoire.
Nous remercions plus particulièrement nos familles, pour leur soutien, leur
travail.
Nous remercions nos amis et tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à
l’élaboration de ce mémoire.
i
DEDICACE
A l’issue de plusieurs années de labeur, et après avoir franchi les différentes étapes
pédagogiques, voilà, enfin, arrivée au rang des détenteurs du Master II avec l’aide de
Dieu.
♣ Mes professeurs de département de génie des procédés sans exception qui m’ont
accompagné durant mes études.
♣ Mon cher père qui a été toujours à mes côtés le long de ma formation.
♣ Ma chère mère que dieu la prête une longue vie plein d’honneur ; Elle a le plaisir
de m’orienter au bon chemin, et suivre mes pas avec surveillance.
♣ Mes bougies, mes chers frères : Soufien et Khalil
♣ Mes fleures qui colorent ma vie, mes sœurs : Nawel, Nabila,Imen, Boutheyna.
MANEL
ii
DEDICACE
A l’issue de plusieurs années de labeur, et après avoir franchi les différentes étapes
pédagogiques, voilà, enfin, arrivée au rang des détenteurs du Master II avec l’aide de
Dieu.
♣ Mes professeurs de département de génie des procédés sans exception qui m’ont
accompagné durant mes études.
♣ Mon cher père qui a été toujours à mes côtés le long de ma formation.
♣ Ma chère mère que dieu la prête une longue vie plein d’honneur ; Elle a le plaisir
de m’orienter au bon chemin, et suivre mes pas avec surveillance.
♣ A l’ame de mon unique frère: Abd Elkrim qui nous a quitté recemment.
♣ Mes fleures qui colorent ma vie, mes sœurs : Chahinez et Besma.
♣ Mon futur mari qui m’a donnée la force et l’aide pour continue mes études-
grand merci.
♣ Mes chères amies : Manel, Wided, Somia, Khadidja, Fatima, Saida et Karima.
♣ Mes collègues de l'étude au Département de Génie des procédés sans exception.
♣ Toute personne qui éprouve les sentiments de joie en consultant mon travail.
♣ Toute ma famille … Tous qui m’aiment.
WIDED
iii
Résumé
De nombreux pays de notre planète sont menacés par des graves pénuries d'eau. Face
à un accroissement des besoins en eau pour l’alimentation, l’agriculture et l’industrie et
face à une démographie de plus en plus croissante, la difficulté d’approvisionnement en
eau potable se présente comme un véritable fléau à la vie humaine sur terre et source de
beaucoup de maladies autour de nous. Pour pallier à ce problème majeur de notre siècle, le
dessalement de l'eau de mer se présente comme un moyen industriel fiable de production
pouvant couvrir les besoins en eau douce de la plupart des pays du monde.
Dans cette étude, nous avons abordé la technique d’osmose inverse en domaine de
séparation membranaire pour le dessalement de l'eau de mer, qui, à priori, semble la moins
couteuse, peu polluante et offrant une eau de qualité meilleure. Cette étude a été focalisée
sur trois modèles différents dont l’interprétation mathématique a été traduite
qualitativement et quantitativement dans un milieu de simulation de Visual Basic 10
offrant le confort et la facilite d’une utilisation interactive. Le programme numérique
élaboré a été exploité pour interpréter les résultats du modèle mathématique afin
d’investiguer l’influences des paramètres explicites et de performance dans le déroulement
du processus d’osmose inverse.
iv
Abstract
Many countries of our planet are threatened by severe water shortages. Facing
growing water needs for food, agriculture and industry and considering, the rapid pace of
population growth, the increasing difficulty in assuring the supply of drinking water is an
impediment to human welfare on earth and the source of many diseases around us. To
overcome this major problem of our century, the desalination of seawater is seen as a
means of reliable industrial that could cover the freshwater needs of the greater part of the
world.
In this study, we discussed the reverse osmosis technique in the membrane separation
domain for seawater desalination, which seems, at first sight, to be the cheapest, least
polluting and offering better water quality. This study was focused on three different
models whose mathematical interpretation was translated qualitatively and quantitatively
into a Visual Basic 10 simulation environment offering comfort and ease of interactive use.
The elaborated numerical program was exploited to interpret the results of the
mathematical model in order to investigate the influences of the explicit and performance
parameters during the reverse osmosis process.
iv
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iv
LISTE DES FIGURES
vi
Figure III.2 : Modules à membrane enroulée en spirale.......................................................................40
Figure III.3 : Procédé typique d’osmose inverse avec tamisage, chloration, filtration, Acidification et
Figure IV.5 : Représentation graphique des résultats de la variation de la salinité de flux de perméat
Figure IV.6 : Effet de la pression osmotique efficace en fonction de débit d'alimentation (M ) .........59
Figure IV.8 : Représentation graphique des résultats de la variation de la salinité de flux de perméat
Figure IV.9 : Effet de la pression osmotique efficace en fonction du débit de perméat (M ) ..............63
Figure IV.10 : Représentation graphique des résultats de variation de la salinité de flux de perméat
Figure IV.11 : Effet de la pression osmotique efficace en fonction du débit de de rejet (P )..............66
Figure IV.13 : Représentation graphique des résultats de la variation de la salinité de flux de perméat
(X ) en fonction de la pression d'alimentation (P )........................................................68
Tableau I.2. Principaux sels dissous pour une eau de mer de salinité 35 g/l ........................................................ 6
Tableau I.3. Composition de l’eau de mer : pourcentages en masse des principaux éléments ............................. 8
Tableau IV.1 : Variation de la salinité de flux de perméat (X ) en fonction du débit d'alimentation (M ) ........... 57
Tableau IV.2 : Variation de la pression osmotique efficace en fonction du débit d’alimentation. ………………57
Tableau IV.3 : Variation de la salinité de flux de perméat (X ) en fonction du débit de perméat (M )…………. 61
Tableau IV.4 : Variation de la pression osmotique efficace en fonction du débit de perméat ............................. 61
Tableau IV.5: Variation de la salinité de flux de perméat (X ) en fonction de la pression de rejet (P ) .............. 64
Tableau IV.6 : Variation de la pression osmotique efficace en fonction de la Pression de Rejet …………..……65
Tableau IV.7 : variation de Salinité du flux de perméat (X ) en fonction de la pression d'alimentation (P )...…..67
Tableau IV.8 : Variation de la pression osmotique efficace en fonction de la Pression d’alimentation ……….. 67
Tableau IV.9 : Variation de Salinité du flux de perméat (X ) en fonction de la salinité des alimentations (X )…70
viii
Liste des abréviations
MF Microfiltration
UF Ultrafiltration
NF Nanofiltration
ED Electrodialyse
RO Osmose inverse
CFS Coagulation-Floculation-Sédimentation
pH potentiel d’hydrogène
P La pression hydraulique
La pression osmotique
La température
SR Le rejet de sel
X Salinité (ppm) ⁄
R le taux de récupération
M le débit d’eau ⁄
A la surface de la membrane
ix
La différence de pression osmotique moyennes
Les indices :
f alimentation
p perméat
b Saumure
s sel
Introduction
Générale
INTRODUCTION GENERALE
Introduction générale
L’eau est un élément vital, précieux et rare. Son rôle économique et social est très
important. Sa disponibilité dans le monde diminue et la demande en eau potable de bonne
qualité est de plus en plus forte.
En effet, la population augmente rapidement et les besoins en eau de l’industrie et de
l’agriculture sont de plus en plus élevés.
Les besoins en eau sont principalement répartis entre 4 types de consommation :
55% de l'eau consommée sert à fournir de l'énergie (barrage hydroélectrique,
refroidissement des centrales nucléaires, énergie géothermique, etc.),
18% est consommée par les particuliers ;
15% est utilisée par l'agriculture ;
12% est consacrée à un usage industriel [8].
Entre 1950 et 1990, la demande globale en eau a triplé et elle ne cesse d’augmenter.
Si la tendance actuelle se maintient, d’ici une trentaine d’années, la demande en eau
pourrait dépasser les quantités disponibles … il n’y aura simplement pas assez d’eau de
pluie pour combler nos besoins.
Nous avons besoin de plus d’eau dès maintenant. Selon les Nations Unies, disposer
d’eau est un droit humain, ce qui signifie que chacun devrait avoir facilement accès – tant
géographiquement que financièrement - à des quantités suffisantes d’eau potable et à des
installations sanitaires. La crise de l'eau potable annoncée pour les années 2000-2020
relance fortement l'intérêt de développer rapidement des techniques de dessalement moins
chères, plus simples, plus robustes, plus fiables, si possible moins consommatrices
d'énergie et respectant l'environnement. D’après, que ce qu’on a vu ci-dessus, le
dessalement de l’eau de mer et celui des eaux saumâtres constitue depuis plusieurs
décennies la solution à la pénurie d’eau dans nombreuses parties du monde.
Les technologies membranaires ont conquis, en l'espace de 3 décennies, une place de
choix dans le domaine du traitement de l'eau. Si aujourd'hui moins de 1% de l'eau potable
distribuée dans le monde est produite par un procédé faisant intervenir l'ultra ou la
microfiltration, plus d'une usine sur deux construite en 2011 fait intervenir une technologie
1
INTRODUCTION GENERALE
membranaire. De la même manière, le dessalement d'eau de mer par osmose inverse, mis
au point dans les années 60, représente plus de la moitié de la capacité de production
mondiale d’eau potable, ayant dépassé les procédés thermiques en 2009. La raison à cela
est une consommation énergétique par mètre cube d'eau dessalée environ 7 fois inférieure
en osmose inverse qu'en évaporation multiple effets. Ces quelques chiffres démontrent la
viabilité industrielle de ces procédés, qualifiés jusqu'il y a encore récemment de
"technologies nouvelles". Aujourd'hui, une amélioration constante des matériaux et une
meilleure conduite des procédés contribuent à diminuer les coûts de fonctionnement et à
fiabiliser les installations de traitement.
La séparation par membrane est une opération unitaire de séparation appliquée dans
les procédés de purification et de transfert de matière sélectif. En ce sens, elle est employée
notamment pour la production d’eau potable, fournissant une barrière de rétention aux
micropolluants, et le traitement d’effluents, en particulier des eaux usées industrielles, pour
le recyclage de solutés à valoriser et la limitation des rejets. Les procédés membranaires
sont intégrés dans les filières du traitement de l’eau à 2 niveaux. Ils peuvent constituer
l’opération centrale et principale du traitement, en particulier en dessalement.
Alternativement, les procédés membranaires peuvent être couplés, entres autres, à des
opérations unitaires de sorption, d’oxydation et/ou traitement biologique, notamment pour
le traitement des eaux résiduaires urbaines. L’intensification des applications pour les
procédés membranaires en traitement de l’eau est portée par la recherche et le
développement dans la synthèse et fonctionnalisation de matériaux formant la surface
active d’une membrane et l’industrialisation de membranes avec la conception de modules
membranaires de différentes géométries adaptées. De ce fait, une large gamme de modules
membranaires est actuellement commercialisée. Elle couvre une sélectivité allant de
l’échelle du micromètre, pour la rétention de matière colloïdale et de microorganismes, à
l’échelle atomique, pour le traitement des eaux saumâtres et de mer, envisagé pour
l’extraction de molécules d’intérêt (principes actifs en pharmaceutique) ou la rétention de
molécules cancérigènes ou toxiques pour l’environnement présentes en concentration de
l’ordre du µ g.L-1.
La technique de dessalement peut traiter les eaux de différentes origines : l’eau de
mer (dont la concentration en sels varie entre 35.000 à 49.000 ppm), l’eau saumâtre et
l’eau souterraine (où la concentration varie de 1.000 à 10.000 ppm), l’eau de drainage,
l’eau usée, l’eau polluée par les métaux lourds, et l’eau polluée par les radioactifs.
2
INTRODUCTION GENERALE
3
CHAPITRE I
GENERALITE
SUR LE PROCEDE
DE DESSALEMENT
ET TECHNIQUES DE
TRAITEMENTS DES
EAUX DE MER
CHAPITRE I GENERALITE
CHAPITRE I
GĔNĔRALITE SUR LE PROCĔDĔ DE DĔSSALEMENT ET
TECHNIQUES DE TRAITEMENTS DES EAUX DE MER
I.1 Introduction
L'eau est abondante sur terre, elle représente 1380 millions de km3. L'essentiel
toutefois est constitué d'eau de mer (97,2 %) et de glace (2,15 %) inutilisables directement.
L'eau douce, facilement disponible (lacs, fleuves, certaines eaux souterraines), ne
représente que 0,07 % de la ressource totale soit environ un million de km3. Mais la
répartition de cette eau est très inégale. En effet, dix pays se partagent 60 % des réserves
d'eau douce et vingt-neuf autres principalement en Afrique et au Moyen-Orient, sont au
contraire confrontés à une pénurie chronique d'eau douce. Dans ces pays, selon le Water
Ressources Institute, 250 millions d'individus, ne disposent pas aujourd'hui du minimum
vital d'eau défini à 1000 m3 par habitant et par an. 400 millions de personnes vivent en
situation de stress hydrique, estimé entre 1000 et 2000 m3 par habitant et par an. Et on
estime que 2,5 milliards de personnes pourraient souffrir du manque d'eau en 2050
compte-tenu de l'évolution de la démographie et de l'augmentation des consommations
d'eau.
Cependant dans les dernières années, la capacité des usines de dessalement s'est
fortement accrue et les coûts de production par m3 ont connu une forte diminution.
4
CHAPITRE I GENERALITE
I.2.1 Définitions
Une eau saumâtre est une eau salée non potable de salinité inférieure à celle de l'eau de
mer. La plupart des eaux saumâtres contiennent entre 1 et 10 g de sels par litre. Ce sont
parfois des eaux de surface mais le plus souvent des eaux souterraines qui se sont chargées
en sels en dissolvant certains sels présents dans les sols qu'elles ont traversés. Leur
composition dépend donc de la nature des sols traversés et de la vitesse de circulation dans
ces sols. Les principaux sels dissous sont le CaCO3, le CaSO4, le MgCO3 et le NaCl.
Une eau de mer nomme précisément des eaux marines côtières ou situées plus au large
dans la mer ou l'océan, dans laquelle la salinité est maximale. La salinité moyenne de l’eau
de mer est de l’ordre de 35 g/l, cependant cette valeur varie fortement selon les régions et
la saison : Mer Baltique : 7g/l, Mer méditerranée : 36 à 39 g/l, Golfe Persique : 40 à 70 g/l,
Mer morte : 270 g/l [2].
Le pH moyen des eaux de mer varie entre 7,5 et 8,4 (l'eau de mer est un milieu
légèrement basique), et leur pression osmotique d’environ 26 bars.
Lorsqu’on classe les eaux en fonction des quantités de matières dissoutes qu’elles
contiennent, on obtient les données présentées au tableau I.1.
L'eau de mer est composée d'eau et de sels, ainsi que de diverses substances en faible
quantité. Si plus des deux tiers des 94 éléments chimiques naturels sont présents dans l'eau
de mer, la plupart le sont en faible quantité et difficilement décelables. (Voir la figure I.1)
5
CHAPITRE I GENERALITE
Tableau I.2 : Principaux sels dissous pour une eau de mer de salinité 35 g/l
6
CHAPITRE I GENERALITE
7
CHAPITRE I GENERALITE
Tableau I.3 : Composition de l’eau de mer : pourcentages en masse des principaux éléments
I.2.2 Historique
− Dès le IVe siècle avant JC, Aristote observe le principe de distillation et le conseille aux
marins pour produire de l’eau douce à partir des « bouilloires ».
− Les premiers procédés industriels ont été mis au point dans les années 60
− 1978 : mise en service de la première unité de dessalement de l’eau de mer par osmose
inverse, à Djeddah en Arabie Saoudite.
− Au 1er janvier 2000, 13 600 usines de dessalement fonctionnaient dans plus de 120 pays
et totalisaient une capacité installée au niveau mondial d’environ 26 millions de m3/jour.
− De nos jours on assiste à une très forte augmentation (+10% par an) du volume d’eau
produit par dessalement : 52 millions m3/jour, soit 42 millions pour les eaux de mer et 10
millions pour les eaux saumâtres [2].
8
CHAPITRE I GENERALITE
Historiquement, les pays du golfe ont été les premiers à utiliser le dessalement et sont
actuellement les plus gros producteurs d’eau dessalée dans le monde. Certains pays comme
le Qatar dépendent même à 95% de cette ressource. En Europe, c’est l’Espagne qui est de
loin le premier pays producteur d’eau dessalée [2].
Depuis le premier colloque européen sur le dessalement (Athènes 1962) jusqu’à nos
jours, les techniques de dessalement n’ont cessé de se développer ; des milliers d’unités de
dessalement ont été construite dans les différentes pays notamment au moyen orient ou la
capacité de production d’eau dessalée représente 80% de la production mondiale ; l’Arabie
Saoudite détient à elle seule 40% de la production mondiale [3].
9
CHAPITRE I GENERALITE
capacité de quelques dizaines à quelques certaines de mètre cube par jour. En se référant à
l'expérience des 10 dernières années quelle que soit l'évolution du le pluviomètre et les
améliorations attendues par les ouvrages en coure de réalisation, il a été retenu de faire
appel au dessalement de l'eau de mer.
10
CHAPITRE I GENERALITE
Pour obtenir une eau potable : ils y'a plusieurs méthodes des traitements, on peut
Choisir d'un procédé de dessalement selon les paramètres suivants :
1) Une unité de pompage : La plupart du temps, on pompe l'eau de mer mais parfois,
des eaux souterraines qui peuvent présenter une salinité qui les rend impropres à la
consommation.
2) Une unité de décantation : constituée de grandes cuves permettant le dépôt des
impuretés les plus denses.
3) Une pompe de précharge : avec crépine, filtre.
4) Une unité de désalinisation : qui peut fonctionner selon 3 principes physiques
différents : la distillation - l'osmose inverse - l'électrodialyse.
5) Une unité de traitement des eaux usées : (généralement par floculation et filtration)
avant rejet.
6) Une source d'énergie, nécessaire notamment au pompage, à la mise sous pression
de l'eau, etc... Elle peut être, par ordre décroissant d'investissement.
11
CHAPITRE I GENERALITE
Pour dessaler l’eau il existe diverses techniques ; adaptables selon la nature de l’eau
à dessaler, l’environnement et les besoins à pouvoir [7].
Les technologies actuelles sont classées en deux catégories, selon le principe appliqué :
Parmi ces procédés, la distillation et l'osmose inverse sont ceux dont les
performances ont été prouvées pour le dessalement et sur lesquels nous allons nous
attarder. Les autres procédés pourront être présentés en annexe et selon l’importance. Quel
que soit le procédé de séparation du sel et de l'eau envisagé, toutes les installations de
dessalement comportent quatre étapes :
- Une prise d'eau de mer avec une pompe et une filtration grossière ;
12
CHAPITRE I GENERALITE
-Un pré-traitement avec une filtration plus fine, l'addition de composés biocides et de
produits anti-tarte ;
- Le procédé de dessalement lui-même ;
- Le post-traitement avec une éventuelle reminéralisation de l'eau produite.
Les procédés membranaires qui seront explicités sont des procédés baro-
membranaires, c’est à dire que la force motrice à l’origine du transfert de la matière à
travers la membrane est due à la différence de pression de part et d’autre de la membrane,
également définie comme la pression transmembranaire (PTM). Les membranes qui
fonctionnent sous cette force motrice sont au nombre de quatre : microfiltration,
ultrafiltration, nanofiltration, électrodialyse et osmose inverse. La pression appliquée est
croissante de la microfiltration à l’osmose inverse.
13
CHAPITRE I GENERALITE
14
CHAPITRE I GENERALITE
15
CHAPITRE I GENERALITE
L’électrodialyse est bien adaptée aux eaux saumâtres dont la salinité est assez faible,
inférieure à celle de l’eau de mer. C'est une technique assez peu consommatrice en énergie
mais elle ne convient qu'à la faible préparation de liquide [19].
16
CHAPITRE I GENERALITE
- Une partie qui ne passe pas appeler concentrât ou retentât qui contient les
particules retenues par la membrane [9].
17
CHAPITRE I GENERALITE
18
CHAPITRE I GENERALITE
I.11 Conclusion
Le dessalement est une technologie d’avenir c’est vrai, mais plutôt en cas de dernier
recours et quand aucune autre solution n’est possible. Les gouvernements devraient donc
éviter de se détourner de solutions de rechange moins coûteuse et moins agressives comme
l’économie d’eau et recyclage des eaux usées.
19
CHAPITRE Π
DESSALEMENT
DE L’EAU DE MER PAR
OSMOSE INVERSE
CHAPITRE Π DĔSSALEMENT DE L’EAU DE MER PAR OSMOSE INVERSE
CHAPITRE Π
DĔSSALEMENT DE L’EAU DE MER PAR
OSMOSE INVERSE
Π.1 Introduction
De nos jours, le dessalement de l’eau de mer et les eaux saumâtres est une nécessité
pour les régions en situation de pré-stress hydrique. Les procédés membranaires sont
particulièrement bien adaptés dans le cas d’une charge organique faible. Parmi ces
procédés, l’osmose inverse est relativement facile à mettre en œuvre. C’est une technique
très utilisée notamment pour le dessalement de l’eau de mer où on peut retirer 70% d’eau
consommable de l’eau de mer.
20
CHAPITRE Π DĔSSALEMENT DE L’EAU DE MER PAR OSMOSE INVERSE
Consiste à pomper l’eau de mer vers la station de dessalement, cette eau doit être
bonne du point de vue matières en suspension. Sont utilisés dans cette étape deux types de
technologies :
Les forages côtiers : soit verticaux soit sous forme de galeries horizontales
permettant d’obtenir une eau de très bonne qualité et relativement stables.
La prise d’eau de surface : peut être faite en pleine mer. Dans le cas idéal, le
captage doit être effectué en zone profonde, éloigné de la côte, protégé des
pollutions et des forts courants [12].
Π.2.2 Prétraitement
Le prétraitement de l’eau de mer avant osmose inverse est absolument nécessaire car
les membranes d’osmose inverse sont très sensibles au colmatage et une bonne qualité de
l’eau en entrée des modules d’osmose inverse est indispensable pour assurer des
performances stables de l’osmose inverse sur le long terme.
1. Chloration
2. Clarification
3. Prévention de l'entartrage
4. Déchloration
5. Filtration sur cartouches
21
CHAPITRE Π DĔSSALEMENT DE L’EAU DE MER PAR OSMOSE INVERSE
Π.2.2.1 Chloration
• Coagulation
• Floculation
Elle consiste à agglomérer sous forme de flocs les particules colloïdales neutralisés
auparavant par coagulation. Les membranes s'osmose inverse étant chargé négativement, il
est recommandé d'utiliser des floculants anioniques ou non ioniques.
• Sédimentation
La filtration sur sable peut être effectuée sous pression ou de façon gravitaire. La filtration
sous pression est utilisée en général pour les débits faibles et moyens (les vitesses de
filtration sont d'environ 10 à 15 km/h) alors que la filtration gravitaire est utilisée pour les
débits plus élevés (les vitesses de filtration sont d'environ 5 à 8 km/h).
L'entartrage des équipements doit être éviter. La méthode la plus utilisée pour éviter
les tartre (CaCO3, CaCO4, 2 H2O...) dans les modules d'osmose inverse consiste à injecter
dans l'eau brute des inhibiteurs d'entartrage ou antitartres. Les produits utilisés sont :
Les polyphosphates et les polymères carboxyliques [12].
Π.2.2.4 Déchloration
C'est la solution la plus utilisée car elle est efficace et d'un coût relativement faible.
Dans tous les cas, une installation d'osmose inverse doit être protégé par une
filtration de sécurité sur cartouches aux environs de 5 µm.
23
CHAPITRE Π DĔSSALEMENT DE L’EAU DE MER PAR OSMOSE INVERSE
L’osmose inverse utilise des membranes denses pour retenir la majorité des solutés et
ne laisser passer que le solvant (l’eau, en général). Le principe repose sur l’application,
côté alimentation, d’une pression supérieure à la différence de pression osmotique du
retentât et du perméat pour forcer le solvant à passer à travers la membrane. Les pressions
appliquées sont comprises entre 30 et 80 bar [22].
24
CHAPITRE Π DĔSSALEMENT
MENT DE L’EAU DE MER PAR OSMOSE INVERSE
A : Le niveau est identique dans les deux compartiments, L'eau circule de 1 vers 2.
C : Lorsqu’on applique une pression P >π,, l'eau circule en sens inverse, c'est-à-dire
c'est de 2
vers 1 et les sels restent bloqués dans le compartiment 2.
Les principaux constituants d'une installation d'osmose inverse sont les suivants :
- membrane proprement dite
- le module
- la pompe haute pression
- le poste de traitement
niveau de la membrane en deux parties de concentrations différentes. Une partie (débit QP)
passe à travers la membrane (perméat) alors que l'autre partie est retenue par la membrane
(concentrât ou retentât).
26
CHAPITRE Π DĔSSALEMENT DE L’EAU DE MER PAR OSMOSE INVERSE
Une membrane est une interface physique de faible épaisseur, qui contrôle le
transfert d’espèces chimiques entre les deux milieux qu’elle sépare. Cette interface peut
être homogène au niveau moléculaire, uniforme en composition et structure, ou elle peut
être chimiquement et physiquement hétérogène, contenant des pores de dimensions définis
ou contenant des couches superposées [14]. Du point de vue classification, il existe une
grande diversité des membranes. Elles sont classées par famille selon leur nature chimique,
leur structure et leur forme physique.
Le tableau Π.2 résume les avantages et les inconvénients des membranes organiques
suivant leur composition :
27
CHAPITRE Π DĔSSALEMENT DE L’EAU DE MER PAR OSMOSE INVERSE
Pour être mise en œuvre, les membranes doivent être montées dans des supports
appelés modules. Une enceinte résistant à la pression est toujours nécessaire. Il existe
quatre types de modules.
Modules plans
Les modules plans sont les plus anciens et les plus simples : les membranes sont
empilées en mille-feuilles séparées par des cadres intermédiaires qui assurent la circulation
des fluides [15].
Modules tubulaires
Un module tubulaire contient plusieurs tubes qui peuvent être en série ou en
parallèle. L’eau à traiter circule à l’intérieur des tubes et le perméat est recueilli à
l’extérieur des tubes. Les tubes constituent des canaux d’écoulement tangentiel [15].
28
CHAPITRE Π DĔSSALEMENT DE L’EAU DE MER PAR OSMOSE INVERSE
Modules spirales
C’est un module particulier de membranes planes qui sont enroulées autour d’un axe
creux collecteur de perméat. L’ensemble est introduit dans une enveloppe cylindrique dont
les sections donnent accès à l’entrée de l’alimentation et à la sortie du retentât [16].
29
CHAPITRE Π DĔSSALEMENT DE L’EAU DE MER PAR OSMOSE INVERSE
(interne- externe) ou à l’extérieur (externe-interne) des fibres creuses, selon que la peau
active est à l’intérieur ou à l’extérieur de la fibre creuse [16].
Technologie simple
Faible compacité (10 et 300 m²/m3)
Peu traités tous types de fluides (chargés,
Tubulaires Consommation d'énergie élevée
visqueux)
Coût élevé
Facilité de nettoyage
Π.2.3.5 Nanofiltration
30
CHAPITRE Π DĔSSALEMENT DE L’EAU DE MER PAR OSMOSE INVERSE
Π.2.4 Post-traitement
Le Bore doit être éliminé afin de respecter les normes sanitaires en vigueur pour la
consommation d'eau potable. Ce bore se trouve sous forme d'acide borique, acide faible.
Au pH de fonctionnement de l'osmose inverse (pH 6-7), le bore sous forme
moléculaire H3BO3 n'est pas retenu par les membranes d'osmose inverse. Or des teneurs
élevées en bore dans l'eau potable sont susceptibles de provoquer des problèmes de santé
tels que des problèmes de développement du fœtus et une diminution de la fertilité...
Figure Π.10 : Le problème du bore en osmose inverse : dissociation de l'acide borique en fonction
du PH [12].
Selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la valeur limite est de 0,5 mg/L.
Une des solutions possibles pour réduire la teneur en bore dans l'eau osmosée est
l'utilisation de résines spécifiques ; ces résines ont une très bonne efficacité (> 90 %) mais
leur régénération est relativement complexe. Ensuite un autre procédé d'échange d'ion
permet quant à lui de reminéraliser l'eau [12].
31
CHAPITRE Π DĔSSALEMENT DE L’EAU DE MER PAR OSMOSE INVERSE
Avantages
Après l’osmose inverse on obtient une eau très pure possédant des mesures
bioélectroniques parfaites pour la santé, pratiquement identiques qu’à celles des eaux
de sources les plus naturelles :
Inconvénients
32
CHAPITRE III
MODELISATION ET
CONCEPTION
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
CHAPITRE III
MODĔLISATION ET CONCEPTION
∑ (1)
Où
: est la température .
Une approximation pour peut être faite en supposant que 1000 ppm de Solides Dissous
Totaux (TDS) est égale à 75.84 kPa de pression osmotique.
La pression opératoire est ajustée pour surmonter les effets défavorables de ce qui suit :
• Pression osmotique
• Pertes de friction
33
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
• Résistance de la membrane
• Pression du perméat
+,
$ 100% ' (1 ) *+ ./ (2)
-
Par exemple, une eau de mer d'alimentation avec 42 000 ppm et un perméat ayant
une salinité de 150 ppm donne un pourcentage de passage de sel de 99.64%.
De même, pour une alimentation en eau saumâtre avec une salinité de 5000 ppm et
une salinité de perméat de 150 ppm, on obtient un pourcentage de passage de sel de 97%.
Les deux cas indiquent la différence spectaculaire entre les membranes de dessalement
d'eau de mer et d'eau saumâtre. La technologie actuelle des membranes fournit des valeurs
de rejet de sel supérieures à 99% pour les membranes d'eau de mer et d'eau saumâtre [23].
100% ' 01
1
23 (3)
-
Où R est le taux de récupération en (%), 45 est le débit d'eau du perméat, et 46 est le débit
d'eau d'alimentation. Le taux de récupération affecte le passage du sel et le débit du
produit. Une augmentation du taux de récupération, la concentration de sel sur le côté
alimentation-saumure de la membrane augmente, ce qui provoque une augmentation du
débit de sel à travers la membrane. De plus, une concentration de sel plus élevée dans la
34
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
• Les membranes sont formées d'un film mince de matière polymère de plusieurs
milliers d'angströms d'épaisseur coulée sur un matériau poreux polymérique.
• Les membranes commerciales ont une perméabilité à l'eau élevée et un degré élevé
de semi-perméabilité ; C'est-à-dire que le taux de transport de l'eau doit être
beaucoup plus élevé que le taux de transport des ions dissous.
• La membrane doit être stable sur un large intervalle de pH et de température, et
avoir une bonne intégrité mécanique.
• La durée de vie des membranes commerciales varie entre 3 et 5 ans. En moyenne,
les taux annuels de remplacement des membranes se situent entre 5 et 15% ; Cela
dépend de la qualité de l'eau d'alimentation, des conditions de prétraitement et de la
stabilité du fonctionnement.
• Les principaux types de membranes d'osmose inverse commerciales comprennent
l'acétate de cellulose (CA) et le polyamide (PA).
• Il faut noter que le choix de la membrane est souvent régi par des considérations de
compatibilité plutôt que par la performance de séparation et les caractéristiques
liées au flux [19].
35
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
Les membranes CA ont une structure asymétrique avec une couche superficielle
dense d'environ 1000-2000 A (0,1-0,2 micron) qui est responsable de la propriété de rejet
de sel. Le reste du film de membrane est spongieux et poreux et a une perméabilité d'eau
élevée. Le rejet de sel et le flux d'eau d'une membrane d'acétate de cellulose peuvent être
contrôlés par des variations de température et par la durée de l'étape de recuit [24].
36
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
potentiel d'encrassement élevé, par exemple avec les effluents municipaux et les eaux de
surface [24].
Cette configuration utilise une membrane sous la forme de fibres creuses, qui ont été
extrudées à partir de matériau cellulosique ou non cellulosique. La fibre est asymétrique
dans la structure et est aussi fine que les cheveux humains, environ 42 µm de diamètre
intérieur et 85 µm de diamètre extérieur, (figure III.1).
Des millions de ces fibres sont formées en faisceau et pliées en deux à une longueur
d'environ 120 cm. Un tube en plastique perforé servant de distributeur d'eau d'alimentation
est inséré au centre et s'étend sur toute la longueur du faisceau. Le faisceau est enveloppé
et les deux extrémités sont scellées en époxy pour former une extrémité de tube de perméat
en forme de feuille et une extrémité terminale qui empêche le courant d'alimentation de
contourner à la sortie de saumure.
Dans un module de fibres creuses, le débit d'eau du perméat par unité de surface de la
membrane est faible, et par conséquent, la polarisation de la concentration n'est pas élevée
à la surface de la membrane. Le résultat net est que les unités de fibres creuses
37
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
Dans une configuration enroulée en spirale, deux feuilles plates de membrane sont
séparées avec un matériau de canal de collecteur de perméat pour former une feuille. Cet
ensemble est scellé sur trois côtés avec le quatrième côté laissé ouvert pour le perméat à la
sortie. Une feuille de matériau d'écartement d'alimentation / saumure est ajoutée à
l'ensemble de feuilles. Un certain nombre de ces assemblages ou de ces feuilles sont
enroulés autour d'un tube de perméat en plastique central. Ce tube est perforé pour
recueillir le perméat des multiples assemblages de feuilles. L'élément de membrane enroulé
en spirale industrielle typique a une longueur d'environ 100 ou 150 cm et un diamètre de
10 ou 20 cm (Figure III.2) [23].
Le flux d'alimentation à travers l'élément est un chemin axial droit depuis l'extrémité
d'alimentation jusqu'à l'extrémité de saumure opposée, s'étendant parallèlement à la surface
de la membrane. L'alimentation du canal d'alimentation induit une turbulence et réduit la
polarisation de la concentration. Les fabricants spécifient les exigences d'écoulement de la
saumure pour contrôler la polarisation de la concentration en limitant la récupération (ou la
conversion) par élément à 10-20%.
38
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
série dans un tube de pression. Le flux de saumure provenant du premier élément devient
l'alimentation de l'élément suivant, et ainsi de suite pour chaque élément à l'intérieur du
tube de pression.
Les éléments enroulés en spirale sont le plus souvent fabriqués avec une membrane
en feuille plate soit d'un mélange de diacétate de cellulose et de triacétate (CA), soit d'un
composite à couche mince. Une membrane composite à film mince consiste en une mince
couche active d'un polymère coulé sur une couche de support plus épaisse d'un polymère
différent. Les membranes composites présentent habituellement un taux de rejet plus élevé
à des pressions de fonctionnement inférieures à celles des mélanges d'acétate de cellulose.
Les matériaux de membrane composite peuvent être du polyamide, de la polysulfone, de la
polyurée ou d'autres polymères [25].
Figure III.1 : Modules à membrane en fibres creuses, (a) Assemblage, (b) Dimensions des
fibres
39
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
Les systèmes d’osmose inverse peuvent se composer des éléments de base suivants [26] :
40
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
41
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
Figure III.3 : Procédé typique d’osmose inverse avec tamisage, chloration, filtration,
42
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
Le processus d’osmose inverse est défini en fonction d'un certain nombre de variables, qui
comprennent [25] :
→ Pression osmotique
→ Le transport de l'eau
→ Transport de sel
→ Passage de sel
→ Rejet de sel
→ Récupération de perméat
→ Polarisation de concentration
Dans cette partie d’étude nous avons mentionné les équations et les termes formant le
modèle d’osmose inverse simple. Le modèle repose sur les hypothèses suivantes :
La masse du perméat et les bilans du sel sont donnés par les relations suivantes [25] :
M9 M: ; M< (4)
Mf X f MP X P ; Mb X b (5)
43
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
La relation suivante définit la vitesse de passage de l'eau à travers une membrane semi-
perméable
45 ∆ )∆ AB (6)
Où
C
A est la surface de la membrane .
∆ D) 5 (7)
∆ D) E (8)
Où
D 0.5 6 ; H (9)
D 0.5 6 ; H (10)
44
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
4I D) 5 I B (11)
Où
C
A est la surface de la membrane .
J- +- KJL +L
D (12)
J- KJL
La salinité du perméat, 5, dépend des vitesses relatives de transport de l'eau et du sel par
membrane d'osmose inverse :
5 4I /4M (13)
Le fait que l'eau et le sel ont différents taux de transfert de masse à travers une
membrane donnée crée le phénomène de rejet de sel. Aucune membrane n'est idéale en ce
sens qu'elle rejette absolument les sels ; Les différents taux de transport créent un rejet
apparent. Les équations 6 et 11 montrent que l'augmentation de la pression de
45
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
fonctionnement augmentera le débit d'eau sans modifier le débit de sel, ce qui entraînera
une salinité plus faible du perméat [25].
Le modèle semi-empirique est basé sur des mesures du rejet de sel membranaire et de la
récupération du produit [28]. Plusieurs approches sont adoptées dans l'évaluation des
modèles expérimentaux, qui comprend les éléments suivants :
Rejet de sel
O
$ NO ; NC O
(14)
PQ /RK
Flux de perméat
MS ⁄A DO CW ; DC ΔP ) YΔπ (15)
Concentration membranaire
PQb
[\ [H ; [H ) c^ e `a ) l (16)
46
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
Rejet de sel
fO
SR 1 ) dAO ) 1 – AO e [Link]/Rhij k (17)
Flux de perméat
∆p )Y∆π
MS / A (18)
B1 cd ;B2 µ
Concentration membranaire
47
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
N u Nt ⁄NH (20)
48
CHAPITRE III MODĔLISATION ET CONCEPTION
Cw
N u exp (22)
Cfw
49
CHAPITRE IV
RESULTATS
ET
COMMENTAIRES
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
CHAPITRE IV
RESULTATS ET COMMENTAIRES
IV.1 Introduction
50
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Le langage de programmation joue un grand rôle dans l'interactivité du logiciel par les
outils qu'il offre au programmeur [41,42].
Les objets graphiques et le système de fenêtrage qu'il gère nous dispense de la routine
des fichiers avec format (cas du Fortran) et nous donne la possibilité de réaliser des
environnements de simulation aisés à manipuler, dotés d'interfaces performantes. Avec ce
langage, le développement de programmes performants et agréables dans un temps record est
une réalité, grâce à son outil de conception visuelle de l'interface utilisateur et de
programmation événementielle, l'explication tient dans le mode de fonctionnement du Visual
Basic, qui vient se loger au sein de Windows.
Tous ces avantages nous ont guidé à choisir le Visual Basic comme langage de
programmation.
Ainsi à l'aide de ce langage, on a pu réaliser notre programme qui offre le confort d'une
utilisation interactive, et qui propose beaucoup de fonctionnalité (sauvegarde, chargement,
copier et impression des résultats de calcul...), et le plus intéressant, c'est que notre programme
propose un calcul interactif et fonctionnel pour différents modèles de calcul pour la conception
d’une unité d’osmose inverse (modèle mathématique, modèle semi-empirique.....) avec la
possibilité de changer les unité de conversion des paramètres de calcul . Notre programme
propose aussi des feuilles en Excel et Notepad, et il suffit de cliquer sur le bouton droit de la
souris dans la feuille principale pour les avoir.
Elle est présentée par la figure IV.3. Elle comporte le menu présenté par la figure IV.1,
qui est composé des menus suivants :
51
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
File
Types (modèle mathématique, manufacturer spécifications et modèle semi-empirique)
semi
Edit (START Excel, START Notepad, Reading calculator)
Help (about).
Chaque menu comporte plusieurs commandes
Dis la mise en marche du programme une page d’accueil s’affiche et comprend trois
indications :
52
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Le programme de calcul est réalisé à l’aide du langage Visual Basic 10 dans une
interface orientée objet dont l’objet est très simple par sa structure de base notamment le
code exécutable.
La feuille de calcul
alcul principale qui permet de calculer les différentes paramètres du
problème avec le choix de varier
varie les paramètres d’entrée est située à gauche de la
feuille principale (Données ) pour avoir les données de sortie à la droite de l’écran
(Résultats ) encadrés tous deux par le contrôle « Frame » ou cadre du Visual Basic
B
10 qui sert de conteneur pour le groupement des contrôles, outre la fonction de
calcul de ce programme offre d’autres avantages relatifs à son fonctionnement
foncti
Windows que son interface utilisateur graphique qui permet à l’utilisateur de bien
comprendre le processus
processu de dessalement par osmose inverse .
Le programme comprend aussi d’autres options secondaires :
o L’option « copier, coller et couper »
o Bouton de commande « calculer » qui permet d’exécuter le programme.
53
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Système de messagerie :
Le système de messagerie ou le dialogue avec l'utilisateur est une autre nouveauté du
logiciel, elle permet d'éviter les graves erreurs, qui peuvent engendrer des résultats erronés, en
affichant des messages attirant l'attention de l'utilisateur sur l'erreur commise, il donne aussi la
possibilité de confirmer ou d'annuler un message pour permettre ensuite la continuité de
l'exécution du programme.
une indication sur son évolution aux cours du procédé d’osmose inverse afin de pouvoir
trouver leurs influences sur la performance du système étudié. Alors les calculs effectués
serons exploités en faisant varier la salinité du flux de perméat (X ) pour de tel sorte faire
parvenir une concordance entre une multitude de résultats de simulation pour la validation
des calculs du progamme développé. Concernant l'effet de la variation de la salinité de flux
de perméat, il sera investigué de tel sorte à trouvèer une bonne concordance avec sa
variation et la variation de la pression osmotique efficace afin de prédire l’augmentation ou
la diminution de la densité de flux de perméat. Une diminution de la pression osmotique
efficace conduit à une diminution de la densité de flux de perméat. Ainsi, ce dernier se
trouve moins dilué, ce qui peut conduire à une augmentation de la densité de flux. De ce
fait, nos calculs seront basés sur ce concept afin de permettre l’interprétation appropriée
d’un tel modèle pour de tel processus.
Les résultats obtenus dans cette section sont basées sur le modèle mathématique qui
est basée en faisant un bilan de matière par rapport aux sels, la perméation de sel et l’eau
citée précédemment afin de pouvoir calculer la salinité de perméat, la salinité de la
saumure, le débit massique de la saumure et la surface de la membrane. La solution
itérative des équations du modèle est évidente par le fait de la dépendance de la pression
osmotique sur la salinité du perméat et le flux de la saumure. Les séquences de la méthode
itérative suivis par le modèle en question sont comme suit :
• En assumant une valeur de la salinité de flux de perméat égale une valeur aléatoire ;
• Cette valeur sera par la suite prise en considération par notre programme pour
pouvoir calculer la salinité de la saumure en résolvant les équations du bilan de
matière du sel, jusqu'à obtention d’une égalité des valeurs de la surface de la
membre, d’où une méthode itérative a été employée par le modèle mathématique.
Une combinaison parfaite des résultats sera faite dans cette partie du mémoire dans le
but d’interpréter l’influence des différents paramètres explicites intervenant lors du
processus d’osmose inverse pour le dessalement de l’eau de mer. Les résultats seront ainsi
exploités à l’aide du programme numérique où ils vont permettre de discerner ou prédire le
changement des paramètres de sortie en fonction de l’augmentation ou la diminution des
conditions operatoires sur le fonctionnement et la performance de l’unité d’osmose inverse
à un seul étage.
55
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Débit de perméat 1 ⁄
Salinité d'alimentation 42 ⁄
Note : Il faut tout d’abord noter pour une utilisation adéquate du programme numérique il
faut prendre en consideration que la relation entre la pression d’alimentation et les
perméabilités à l'eau et aux sels est proportionnelle c-à-d que plus la pression
d’alimentation augmente plus les perméabilités de la membrane à l'eau et aux sels
diminuent confirmé par [30 ,31]. Cette tendance inversement proportionnelle pour la
perméabilité aux sels est due à la présence de la concentration de polarisation où la
concentration de sel à la paroi de la membrane est plus élevée que la concentration de l’eau
d’alimentation.
Nous effectuons ensuite des modifications sur les valeurs de la salinité de flux de
perméat & ' en fonction du débit d'alimentation &M ' jusqu’à obtention une égalité des la
valeur relative à la surface de la membre &(' dans le but de la validation des resultats pour
les autres valeur calculés comme montré dans le tableau IV.2.
Les calculs effectués seront ensuite exploités pour la conception d’un système de
dessalement par osmose inverse pour un seul étage en utilisant le modèle mathématique
pour l’obtention de la salinité de perméat, la salinité de la saumure, le débit massique de la
saumure et la surface de la membrane.
Débit d'alimentation (M )
2 2.5 2.8 3
Salinité de flux de perméat &Xd ' & ⁄ ' 0.18151 0.145 0.1349 0.1299
Débit massique de la saumure (M* ) & ⁄ ' 1.00 1.50 1.80 2.00
Débit d'alimentation (M )
2 2.5 2.8 3
Différence de pression efficace à travers la membrane ∆ & ' 7799.00 7799.00 7799.00 7799.00
Différence de pression osmotique efficace à travers la membrane ∆, 4757.27 4232.38 4057.01 3969.29
57
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Figure IV.5 : Représentation graphique des résultats de la variation de la salinité de flux de perméat
&X ' en fonction de débit d'alimentation (M )
58
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Nous avons opéré des variation du débit d'alimentation (M ) pour enregistrer des
résultats de la salinité de flux de perméat (X ). En modifiant ainsi dans le programme
numérique réalisé les valeurs de (X ) jusqu'à la correspondance des résultats de la surface
de la membrane où la méthode ittérative satisfaire aux exigences du modèle utilisé.
La représentation graphique de ses résultats nous donne une courbe descendante c’est
à dire que la salinité de flux de perméat (X ) diminue lorsque le débit d'alimentation (M )
augmente.
Comme nous pouvons le constater d’après l’analyse de l’évolution des différents
parametre calculés en fonction des paramètres opératoires représentés dans le tableau IV.1,
qu’une augmentation du débit d’alimentation entraîne une diminution de la salinité de la
saumure en provoquant cependant une diminution des pressions osmotiques des différents
flux entraînant ainsi une diminution considérable de la pression osmotique moyenne du
côté de l’alimentation alors en effet la différence de pression osmotique efficace à travers
la membrane diminuera de son côté.
Il est évident, d'après ces résultats, que la salinité de flux de perméat diminue de
façon remarquable lorsque le debit de la solution d'alimentation augmente. Cette
diminution peut être expliquée toujours en liaison avec l'expression du bilan de matière
reliant ce dernier avec le débit et salinité de l’alimentation et la saumure respectivement.
59
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Encore d’après les résultats obtenus en se basant sur le tableau IV.1, on peut estimer
que l'augmentation du débit d'alimentation engendre, en effet, une diminution des
pressions osmotiques &,' et &, ' ce qui correspond à une contre pression osmotique
provoquant une augmentation de la pression osmotique efficace donnée par &∆ /
∆, comme le montre le la courbe de la figure IV.6.
La pression efficace correspond à la pression de part et d’autre de la membrane (∆ )
diminuée de la différence de pression osmotique &∆,' de part et d’autre de la membrane.
Ainsi, elle correspond à la pression qui conduit réellement à la production de perméat. Plus
cette pression est élevée, plus le flux de perméat est important [33,34,35].
En effet la pression osmotique de flux d’alimentation reste constante ainsi que la
différence de pression efficace à travers la membrane ce qui engendrera une diminution
des flux. En conséquence la surface de la membrane diminuera par suite de l’augmentation
de la pression osmotique efficace.
Note : L'augmentation de la concentration d’alimentation peut engendrer une augmentation
de la polarisation de concentration à l'interface membrane-solution comme elle peut
accentuer, d'une façon non systématique, le colmatage par gélification ou précipitation des
solutés [36].
Tout en gardant les autres données constantes mentionées dans le paragraphe du titre
précédent dont nous procédons à la modification des valeurs de la salinité de flux de
perméat (X ) en fonction du débit de perméat (M ) jusqu’à obtention une concordance de
la méthode itérative menant à des valeurs similaires de la surface de la membrane. Un
tableaux recapitulatif est établie afin de pouvoir discerner toutes les variations ou les
changements des paramètres constituant le modèle mathématique pris en compte par notre
programme comme montré dans ci-dessous.
60
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Débit de perméat (M )
0.5 1 1.3 1.5
Salinité de flux de perméat &Xd ' & ⁄ ' 0.1091 0.145 0.19221 0.261348
Débit massique de la saumure (M* ) & ⁄ ' 2.00 1.5 1.20 1.00
Salinité moyenne au côté de l’alimentation & + ' & ⁄ ' 46.45 52.46 56.69 59.89
Pression osmotique de flux d’alimentation , & ' 3185.28 3185.28 3185.28 3185.28
Pression osmotique de flux de la saumure , & ' 3979.53 5301.47 6620.21 7933.47
Différence de pression osmotique efficace à travers la membrane ∆π 3574.13 4232.38 4888.17 5539.55
Différence de pression efficace à travers la membrane ∆P & ' 7799.00 7799.00 7790.00 7799.00
Débit de perméat (M )
0.5 1 1.3 1.5
Différence de pression osmotique efficace à travers la membrane ∆π 3574.13 4232.38 4888.17 5539.55
Différence de pression efficace à travers la membrane ∆P & ' 7799.00 7799.00 7799.00 7799.00
61
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Figure IV.8 : Représentation graphique des résultats de la variation de la salinité de flux de perméat
(X ) en fonction du débit de perméat (M )
62
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
La représentation graphique de ses résultats nous donne une courbe croissante c'est-
à-dire que la salinité de flux de perméat croix lorsque le débit de perméat (M ) augmente.
L’augmentation du débit de perméat entraîne une augmentation significative de la pression
osmotique de flux de la saumure suite a une augmentation de la salinité de la saumure (X* )
ce qui provoque cependant une augmentation considérable des pressions osmotiques
moyennes du côté de l’alimentation &,'. Alors suite à ces effets, la pression osmotique
efficace du système s'en trouve diminuée comme montré dans le tableaux IV.4.
On peut également remarquer d’après les résultats de calcul, une augmentation
considérable de la surface membranaire par suite de l’augmentation du débit de perméat
(M ), et la diminution de la pression osmotique efficace &∆P / ∆π '. Ces résultats justifies
en effet les expressions reliants le flux massique le débit volumique de la solution
traversant la membrane par unité de surface par unité de temps.
Note : On peut noter que d’après les données de la salinité de flux de perméat ou densité
de flux volumique cela permet de connaître la productivité de perméat par rapport à la
surface membranaire installée.
Remarque : Le phénomène de polarisation est souvent à l’origine de la limitation du débit
de perméat qui ne devient plus proportionnel à la différence de pression et atteint une
valeur limite [12].
63
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Dans les calculs effectués précédemment, nous avons focalisé notre étude sur le
changement des paramètres du modèle mathématique par rapport à deux paramètres
opératoires très importantes à savoir le débit de l’alimentation et celui de perméat.
Cependant nous allons réaliser la même procédure en variant les pressions opératoires tels
que la pression de rejet et d’alimentation. Le code du programme fonctionnera de la même
manière d’où l’obtention de deux valeurs égaux de la surface de la membrane sera évident
pour validation des autres résultats de calculs. Le tableau IV.5 récapitula les résultats
montrant la variation de la salinité de flux de perméat (X ) en fonction de la pression de
rejet (P* ).
Salinité de flux de perméat &Xd ' & ⁄ ' 0.16348 0.151565 0.14132 0.13236
Débit massique de la saumure (M* ) & ⁄ ' 1.50 1.50 1.50 1.50
Salinité moyenne au côté de l’alimentation & + ' & ⁄ ' 52.46 52.46 52.46 52.47
Pression osmotique de flux d’alimentation , & ' 3185.28 3185.28 3185.28 3185.28
Pression osmotique de flux de la saumure , & ' 5300.53 5301.14 5301.65 5302.11
Différence de pression osmotique efficace à travers la membrane ∆π 4230.51 4231.71 4232.75 4233.66
Différence de pression efficace à travers la membrane ∆P & ' 7399.00 7649.00 7899.00 8149.00
64
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Différence de pression efficace à travers la membrane ∆P & ' 7399.00 7649.00 7899.00 8149.00
Figure IV.10 : Représentation graphique des résultats de variation de la salinité de flux de perméat (X )
en fonction de la pression de rejet (P* ).
65
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Autrement, l’efficacité d’une membrane est caractérisée par sa capacité à retenir une
espèce présente en solution, qui est exprimée par le taux de rejet. Il donne la proportion de
la matière retenue par la membrane, par rapport à la concentration dans le flux
d’alimentation. Il dépend des conditions de polarisation puisqu’il rend compte du transfert
du soluté dans la couche de polarisation et dans la membrane.
Pression osmotique efficace (kPa)
Il faut tout d’abord mentionner que la concentration étant à la surface plus élevée que
dans le volume de la solution il s'ensuit une augmentation de la pression osmotique près de
la membrane et donc une diminution de la pression efficace &∆ / ∆, ' : le flux de
perméat va donc diminuer. Cependant d’après les résultats obtenu révélant que
l’augmentation des pression de rejet augmentera de façon progressive la pression efficace
et diminue la surface de la membrane.
66
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Débit massique de la saumure (M* ) & ⁄ ' 1.50 1.50 1.50 1.50
Salinité moyenne au côté de l’alimentation & + ' & ⁄ ' 52.46 52.46 52.47 52.47
Pression osmotique de flux d’alimentation , & ' 3185.28 3185.28 3184.88 3185.28
Pression osmotique de flux de la saumure , & ' 5300.91 5301.47 5301.75 5301.93
Différence de pression osmotique efficace à travers la membrane ∆π 4231.25 4232.38 4232.94 4233.31
Différence de pression efficace à travers la membrane ∆P & ' 7549.00 7799.00 7949.00 8049.00
Pression d'alimentation (P )
7000 7500 8000 8500
Différence de pression osmotique efficace à travers la membrane ∆π 4231.25 4232.38 4232.94 4233.31
Différence de pression efficace à travers la membrane ∆P & ' 7549.00 7799.00 7949.00 8049.00
67
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Figure IV.13 : Représentation graphique des résultats de la variation de la salinité de flux de perméat
(X ) en fonction de la pression d'alimentation (P
( )
68
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
69
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
Tableau IV.9 : Variation de Salinité du flux de perméat (Xd) en fonction de la salinité des
alimentations (X )
Salinité de l’alimentation &Xf '
35000 38000 40000 42000
Salinité de flux de perméat &Xd ' & ⁄ ' 0.1012 0.11816 0.131 0.145
Débit massique de la saumure (M* ) & ⁄ ' 1.50 1.50 1.50 1.5
Salinité moyenne au côté de l’alimentation & + ' & ⁄ ' 43.72 47.47 49.97 52.46
Pression osmotique de flux d’alimentation , & ' 2654.40 2881.92 3033.60 3185.28
Pression osmotique de flux de la saumure , & ' 4418.88 4797.23 5049.38 5301.47
Différence de pression osmotique efficace à travers la membrane ∆π 3528.97 3830.61 4031.55 4232.38
Différence de pression efficace à travers la membrane ∆P & ' 7799.00 7799.00 7799.00 7799.00
Différence de pression efficace à travers la membrane ∆P & ' 7799.00 7799.00 7799.00 7799.00
70
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
72
CHAPITRE IV RESULTATS ET COMMENTAIRES
73
Conclusion
Générale
CONCLUSION GENERALE
Conclusion générale
74
CONCLUSION GENERALE
Enfin nous pouvons dire que le modèle étudié et simulé utilise les paramètres de
pression et de débit alors qu’il néglige l’effet de la température sur le cours du processus dans
le bilan énergétique, et l’absence de la densité de flux de perméat dans le bilan de matière.
75
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