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Exercice sur les fonctions complexes

Le document présente la résolution d'exercices de mathématiques portant sur les fonctions d'une variable complexe. Il contient notamment la correction d'un exercice sur les singularités et la partie singulière de fonctions complexes.

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Mohamed Houhou
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L3 Mathématiques Printemps 2009/2010

Fonctions d’une Variable Complexe J. Melleray

Quelques exercices corrigés (2).

Correction de l’exercice 7.6


Notons avant de commencer que U est connexe par arcs et donc connexe.
a) En dérivant, l’égalité f (az) = f (z) nous donne af 0 (az) = f 0 (z) pour tout z ∈ U , donc (par récurrence)
an f 0 (an z) = f 0 (z) pour tout n ∈ N. On en déduit que

∀g ∈ N g(an ) = an f 0 (an .1) − f 0 (1) − f 0 (1) = 0 .

b) La fonction g s’annule sur {an : n ∈ N}, qui est un sous-ensemble infini 1 du cercle unité, lequel est
compact. Par le théorème des zéros isolés appliqué à g sur l’ouvert connexe U , on en déduit que g
est constante.
c) On sait que pour tout z ∈ U on a zf 0 (z) = f 0 (1). Si f 0 (1) = 0 alors on en déduit que f 0 (z) = 0
pour tout z ∈ U , et par connexité de U f doit alors être constante. Il nous faut donc prouver que
f (z)
f 0 (1) = 0. Si ce n’est pas le cas, alors la fonction g définie par g(z) = 0 est holomorphe sur U
f (1)
1 1
et on a g 0 (z) = . La fonction z 7→ admet donc une primitive holomorphe sur U (autrement dit,
z z
il y a une branche de logarithme sur U ), et comme U contient un cercle centré en 0 on sait que ce
1
n’est pas le cas (l’intégrale de z 7→ sur un tel cercle parcouru une fois dans le sens direct est égale
z
à 2iπ).
d) La preuve ne marche plus, puisque l’ensemble des an est maintenant fini. La conclusion n’est plus
valide non plus. Par exemple, en prenant a = −1 et f (z) = z 2 , on a une fonction non constante
holomorphe sur U et telle que f (az) = z pour tout z ∈ U .

1
Singularités et partie singulière de de z 7→ .
sin(z 2 ) √ √
Les singularités sont tous les z tels que z 2 = kπ avec k ∈ Z, autrement dit les ± nπ et ±i nπ avec n ∈ N.
Toutes ces singularités sont isolées.
Commençons par voir ce qui si passe en 0 : on sait que sin(z 2 ) ∼ z 2 en 0, et on en déduit que en 0 on a
1
f (z) ∼ 2 , ce qui donne immédiatement que 0 est un pôle d’ordre 2 de f . Pour calculer la partie singulière
z
de f en 0, le plus simple est de mettre en facteur 1/z 2 , et de calculer le développement limité à l’ordre 2
z2
de en 0 :
sin(z 2 )
z2 z2 1
= = = 1 + o(z 2 ) .
sin(z 2 ) z 2 + o(z 4 ) 1 + o(z 2 )
1
On en déduit que la partie singulière en 0 est .
z2
Soit maintenant z0 une singularité de f différente de 0. On a lim |f (z)| = +∞ quand z → z0 , donc z0 est
un pôle de f . Posons z = z0 + x et faisons tendre x vers 0 :
x x x
(z − z0 )f (z) = 2
= 2 2 = 2
sin(x + z0 ) sin(x + 2xz0 + z0 ) cos(z0 ) sin(x2 + 2xz0 )
1. a n’est pas une racine de l’unité, donc l’application n 7→ an est injective.

1
(la dernière égalité vient du fait que sin(z0 )2 = 0). En faisant un développement limité en 0 de sin(x2 +
2xz0 ) = 2xz0 + o(1), on en déduit que
1
lim (z − z0 )f (z) = .
z→z0 2z0 cos(z02 )

Toutes les singularités différentes de 0 sont donc des pôles d’ordre 1, et la partie singulière de f est égale à
1 √ √
– si z0 = ± kπ ou ±i kπ et k est pair.
2z0
−1 √ √
– si z0 = ± kπ ou ±i kπ et k est impair.
2z0
Remarque. On n’a pas calculé tout le développement en série de Laurent de f sur un petit disque épointé
au voisinage d’une singularité. A titre d’exemple, tentons de mener ce calcul en 0. On écrit :

1 1 z2
2
= 2 .
sin(z ) z sin(z 2 )

z2
On se retrouve donc à vouloir développer en série de Laurent la fonction z 7→ , qui est une fonction
sin(z 2 )
holomorphe en 0 ; ce développement sera donc une série entière 2 , de la forme an z 4n (parce que f (−z) =
P
f (z) et f (iz) = f (z) pour tout z ∈ U ).
Pour calculer les an , on peut par exemple essayer d’utiliser
+∞
sin(z 2 ) X z 4n
2
= (−1)n
z n=0
(2n + 1)!

On en déduit que
+∞
! +∞
! +∞
X X z 4m X X an (−1)m
1= an z 4n (−1)m = z 4p .
n=0 m=0
(2m + 1)! p=0
(2m + 1)!
n,m≥0,m+n=p

On retrouve ainsi le fait que a0 = 1, et une relation de récurrence permettant de calculer les an de proche
en proche :
p
X ap−m (−1)m
∀p ≥ 1 ap = − .
m=1
(2m + 1)!
Ceci ne nous donne pas pour autant une jolie formule pour les an ... Je n’en connais d’ailleurs pas.
eiz
Singularités et partie singulière de f : z 7→ .
1 + cos(z)
Les zéros du dénominateur sont les (2k + 1)π, avec k ∈ Z. Utilisons les développements limités en posant
z = (2k + 1)π + x et en faisant tendre x vers 0 :

ei(2k+1)π+ix −eix 1 − ix + o(x)


f (z) = = = 2
1 + cos((2k + 1)π + x) 1 − cos(x) x /2 + o(x3 )

On en déduit, en mettant en facteur 1/x2 :

1 2 − 2ix + o(x) 2 − 2ix + o(x)


f (z) = · = .
x2 1 + o(x) x2

2 2i
Par conséquent, la partie singulière de f en (2k + 1)π est 2
− , et le résidu
(z − (2k + 1)π) z − (2k + 1)π
est égal à −2i.


2. On sait aussi que le rayon de convergence de cette série sera π. Pourquoi ?

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