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Conception d'un réseau d'assainissement SIG

Ce document présente un mémoire de master sur la conception d'un réseau d'assainissement pour le village d'Ouled Bia en Algérie avec l'utilisation d'un système d'information géographique. Le mémoire contient une présentation de la zone d'étude, une étude hydrologique des précipitations, un calcul de base de la population et des débits, et une évaluation des débits d'eaux usées et pluviales à évacuer.

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Conception d'un réseau d'assainissement SIG

Ce document présente un mémoire de master sur la conception d'un réseau d'assainissement pour le village d'Ouled Bia en Algérie avec l'utilisation d'un système d'information géographique. Le mémoire contient une présentation de la zone d'étude, une étude hydrologique des précipitations, un calcul de base de la population et des débits, et une évaluation des débits d'eaux usées et pluviales à évacuer.

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Ministère de l’enseignement supérieure

Et de la recherche scientifique
Université Mohamed Boudiaf - M’sila

Faculté de technologie
Département d’Hydraulique
MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme
De MASTER
FILIERE : Hydraulique
Option : hydraulique urbaine
THEME

Conception d’un réseau d’assainissement avec


l’utilisation du Système Information
Géographique (SIG) pour la présentation
« Village d’Ouled Bia »
Commune d’ouled Addi Guebala (W. M’sila)

Dirigé par : Présenté par :


Mr. TEMIM Djamel MAHAMDI Alaeddine

Promotion : 2015/2016
Ministère de l’enseignement supérieur
Et de la recherche scientifique
Université Mohamed Boudiaf - M’sila

Faculté de technologie

Département d’Hydraulique

MEMOIRE

Présenté pour l’obtention du diplôme


De MASTER
FILIERE : Hydraulique
Option : Hydraulique urbaine

THEME

Conception d’un réseau d’assainissement avec


l’utilisation du Système Information
Géographique (SIG) pour la présentation
« Village d’Ouled Bia »
Commune d’ouled Addi Guebala (W. M’sila)

Dirigé par : Présenté par :


Mr. TEMIM Djamel MAHAMDI Alaeddine

Promotion : 2015/2016
Je rends un grand hommage à travers ce modeste travail, en signe de

respect et de reconnaissance envers :

M on cher père.

M a chère mère.

P our tous les sacrifices et leur soutien moral et matériel dont ils ont

fait preuve pour que je réussisse.

J e le dédie également à :

À tous mes proches de la famille Mahamdi, et plus particulièrement, mes soeurs et


mes frères tout à son nom et sans oublier la famille Selimani.

À tous mes chers amis et mes collègues de l’Université Mohamed Boudiaf -

M’sila.

E n un mot à tous les gens qui ont contribué ma réussite de près ou de loi n.
A l’issu de ce travail, nos remerciements tout premièrement à
DIEU tout puissant pour la volonté, la santé et la patience, qu’il nous a
donné durant toutes ces langues années.
Nous tenons également à exprimer nos vifs remerciements à :
 Notre promoteur Mr : TEMIM Djamel pour sa contribution à
l’élaboration de ce mémoire.
 L’ensemble des enseignants qui nous ont suivis durant notre cycle
d’étude.
 Tous les enseignants de département d’hydraulique.
Nous tenons aussi à exprimer nos vifs remerciements à toute
personne qui nous a aidé à élaborer ce présent travail, particulièrement
nos collègues de la promotion (2015-2016) « Option : Hydraulique
urbaine ».
Nos respects aux membres du jury qui nous feront l’honneur
d’examiner notre travail.
Liste des tableaux
Liste des figures

INTRODUCTION GENERALE ................................................................................................ 1

Chapitre I : Présentation de la zone d’étude


I-1- Introduction . ....................................................................................................................... 3
I-2- Situation géographique de la commune d’Ouled Addi Geubala ............................................ 3
I-3- Situation géographique de la zone d’étude ........................................................................... 4
I-4- Situation topographique ....................................................................................................... 4
I-5- Equipement existant............................................................................................................. 4
I-6- Situation démographique et réseaux existants ...................................................................... 5
I-7- Données naturelles du site . .................................................................................................. 5
I-7-1- Structure géologique . ................................................................................................... 5
I-7-2- Séismicité. .................................................................................................................... 5
I-7-3- Effets climatiques ......................................................................................................... 6
I-8- Conclusion . ......................................................................................................................... 9

Chapitre II : Etude hydrologique


II-1- Introduction . .................................................................................................................... 11
II-2- Objectif de l’étude hydrologique....................................................................................... 11
II-3- Les averses . ..................................................................................................................... 11
II-4- Période de retour . ............................................................................................................ 11
II-5- L’intensité moyenne de précipitation . .............................................................................. 12
II-6- Etude des précipitations . ................................................................................................. 12
II-6-1- Choix de la loi d'ajustement . ..................................................................................... 14
II-6-1-1-Ajustement à la loi de Gumbel . .......................................................................... 14
II-6-1-2-Ajustement de la série pluviométrique à la loi de Galton (loi log-normal) . .......... 19
II-6-2- Calcul de l’intensité de pluie ..................................................................................... 23
II-7- Conclusion . ..................................................................................................................... 24
Chapitre III : Calcul de base
III-1- Introduction .................................................................................................................... 26
III-2- Etude de l’évolution de la population . ............................................................................ 26
III-3- Découpage de l’aire d’étude en sous bassins élémentaires ............................................... 27
III-4- Système d’évacuation du réseau d’assainissement . ......................................................... 27
III-4-1- Système unitaire . ..................................................................................................... 27
III-4-2- Système séparatif . .................................................................................................... 28
III-4-3- Système pseudo séparatif . ........................................................................................ 28
III-5- Choix du système d’assainissement . ............................................................................... 28
III-6- Différent schéma d’évacuation . ...................................................................................... 29
III-7- Principe du choix du la tracé du réseau . ......................................................................... 30
III-8- Choix des limites des sous bassins . ................................................................................. 31
III-9- Choix du coefficient de ruissellement . ............................................................................ 31
III-10- Calcul de la population de chaque sous bassin . ............................................................. 32
III-11- Conclusion . .................................................................................................................. 38

Chapitre IV : Evaluation des débits à évacuer


IV-1- Introduction . .................................................................................................................. 40
IV-2- Évaluation des débits d’eaux usées . ................................................................................ 40
IV-3- Origine et nature des eaux usées . .................................................................................... 40
IV-3-1- Eaux usées d’origine domestique . ............................................................................ 40
IV-3-2- Eaux des services publics . ....................................................................................... 41
IV-3-3- Eaux industrielles . ................................................................................................... 41
IV-3-4- les eaux usées d’équipements . ................................................................................. 41
IV-4- Estimation du débit d’eau usée . ...................................................................................... 42
IV-4-1- Eaux usées d’origine domestique . ............................................................................ 42
a) Evaluation du débit moyen journalier rejetée . ............................................................... 42
b) Evaluation du débit de pointe . ...................................................................................... 42
IV-4-2- Eaux usées d’équipement ......................................................................................... 43
IV-4-3- Estimation des besoins des équipements en future . .................................................. 43
IV-5- Évaluation des débits d’eaux pluviales . .......................................................................... 49
IV-5-1- La méthode rationnelle . ........................................................................................... 49
IV-5-2- Méthode superficielle. .............................................................................................. 51
IV-6- Choix de la méthode de calcul . ....................................................................................... 53
IV-7- Conclusion . .................................................................................................................... 62
Chapitre V : Calcul hydraulique du réseau d’assainissement
V-1- Introduction ..................................................................................................................... 64
V-2- Conception du réseau . ..................................................................................................... 64
V-3- Dimensionnement du réseau d’assainissement . ................................................................ 64
V-3-1- Conditions d’écoulement et de dimensionnement ...................................................... 64
V-3-2- Mode de calcul . ........................................................................................................ 65
V-3-3- Dimensionnement du réseau d’assainissement . ......................................................... 69
V-4- Conclusion . ..................................................................................................................... 71

Chapitre VI : Les éléments constitutifs du réseau d’assainissement


VI-1- Introduction . .................................................................................................................. 73
VI-2-Ouvrages principaux . ...................................................................................................... 73
VI-2-1- Canalisations . .......................................................................................................... 74
VI-3- Ouvrages annexes . ......................................................................................................... 78
VI-3-1- Ouvrages normaux . ................................................................................................. 78
VI-3-2- Dimensionnement des regards de chute . .................................................................. 82
VI-3-3- Les ouvrages spéciaux . ......................................................................................... 83
a) Les déversoirs d’orage . ................................................................................................. 83
VI-4- Ouvrage de rejet. ............................................................................................................. 88
VI-5- Conclusion . .................................................................................................................... 90

Chapitre VII : Elaboration d’un SIG d'aide à la gestion du réseau


VII-1- Introduction . ................................................................................................................. 92
VII-2- Le Système d’Information Géographique (SIG) . ........................................................... 92
VII-3- Principe de méthodologie .............................................................................................. 93
VII-4- Présentation d’ArcGIS 10.1 . ......................................................................................... 93
VII-4-1- Présentation d’ArcGIS Desktop . ............................................................................ 94
VII-5- Organisation et structure des données . .......................................................................... 95
VII-6- L'information géographique . ......................................................................................... 95
VII-7- Unités cartographiques ................................................................................................. 96
VII-8- La gestion des réseaux assistée du logiciel ArcMap . ..................................................... 97
VII-9- Implantation et mise en œuvre des applications . ............................................................ 98
VII-10- Conclusion ................................................................................................................ 101
CONCLUSION GENERALE ................................................................................................ 102
BIBLIOGRAPHIE.
ANNEXES.
Chapitre I :
Tableau I- 1: Températures Max, Min, Moyen ............................................................................ 6
Tableau I- 2: Moyenne mensuelle de la pluviométrie .................................................................. 7
Tableau I- 3: Vitesses moyennes mensuelles des vents ............................................................... 7
Tableau I- 4: l’humidité mensuelle ............................................................................................. 8
Chapitre II :
Tableau II- 1: La série de la précipitation mensuelle et maximale journalier ............................. 13
Tableau II- 2: Caractéristiques empiriques de la série ............................................................... 14
Tableau II- 3: Résultat d’Ajustement des Pj max à la loi de Gumbel ............................................ 16
Tableau II- 4: Ajustement des Pj max à la loi de Gumbel ............................................................. 17
Tableau II- 5: Résultat d’Ajustement à une loi de GALTON (Log-normale) ............................. 20
Tableau II- 6: Ajustement à une loi de Galton (Log-normale) ................................................... 21
Chapitre III :
Tableau III- 1: Répartition de la population à différents horizons de calcul ............................... 26
Tableau III- 2: Coefficients de ruissellement en fonction de la densité de population .............. 31
Tableau III- 3: Coefficients de ruissellement en fonction de la catégorie d'urbanisation ........... 32
Tableau III- 4: Coefficients de ruissellement en fonction de Types d'occupation du sol ............ 32
Tableau III- 5: Nombre d’habitants des sous bassins de la zone I .............................................. 33
Tableau III- 6: Nombre d’habitants des sous bassins de la zone II ............................................. 37
Chapitre IV :
Tableau IV- 1: Besoins en eau domestique ............................................................................... 42
Tableau IV- 2: Débit des équipements de la zone I ................................................................... 43
Tableau IV- 3: Débit des équipements de la zone II .................................................................. 43
Tableau IV- 4: Débits d’eaux usées de pointe de la zone I......................................................... 44
Tableau IV- 5: Débit d’eaux usées de pointe de la zone II ......................................................... 47
Tableau IV- 6: Les paramètres équivalents dans le cas de l’assemblagedes BassinsVersants en
série ou en parallèle .................................................................................................................. 53
Tableau IV- 7: Débits pluviaux des pointes de la zone I ............................................................ 54
Tableau IV- 8: Débits pluviaux de pointe de la zone II.............................................................. 56
Tableau IV- 9: Tableau récapitulatif des résultats de la zone I et II ........................................... 58
Chapitre V :
Tableau V- 1: Le résultat de dimensionnement du collecteur secondaire 01 .............................. 69
Chapitre VI :
Tableau VI-1: Diamètres des conduites circulaires équivalents aux hauteurs des conduites
ovoïdes ..................................................................................................................................... 74
Tableau VI- 2: Les données de base pour le dimensionnement du DO ..................................... 87
Tableau VI- 3: Les résultats de calcule de Hst, Hd et L de DO ................................................ 88
Tableau VI- 4: Résultat de dimensionnent de la conduite transitant le débit vers l'exutoire ........ 88
Tableau VI- 5: Résultat de dimensionnent de la conduite transitant le débit vers STEP ............. 88
Chapitre I :
Figure I- 1: Plan de situation de la commune d’Ouled Addi Geubala .......................................... 3
Figure I- 2: Situation géographique du village d’Ouled Bia ........................................................ 4
Figure I- 3: l’état de sismique en Algérie .................................................................................... 5
Figure I- 4: Histogramme de la variation de la température ......................................................... 6
Figure I- 5: Histogramme de moyenne mensuelle de la pluviométrie .......................................... 7
Figure I- 6: Histogramme des vitesses moyennes mensuelles des vents ....................................... 8
Figure I- 7: Histogramme de la variation de l’humidité ............................................................... 8
Chapitre II :
Figure II-1: Courbe représente l’ajustement à une loi de Gumbel .............................................. 18
Figure II-2: Courbe représente l’ajustement à une loi de Galton ................................................ 22
Chapitre III :
Figure III-1: Schéma de système unitaire .................................................................................. 27
Figure III-2: Schéma de système séparatif ................................................................................ 28
Figure III-3: Schéma de système pseudo- séparatif .................................................................. 28
Figure III-4: Schéma des différents types de réseaux d'assainissement ..................................... 30
Chapitre V :
Figure V- 1: Schéma représente la surface et le périmètre mouillés .......................................... 66
Chapitre VI :
Figure VI- 1: Différents type de joints ..................................................................................... 77
Figure VI- 2: Schéma représent les types des branchements ..................................................... 79
Figure VI- 3: Schéma représente un Bouche d'égout à absorption par le haut ........................... 80
Figure VI- 4: Schéma représente emplacement des bouches d’égout ........................................ 80
Figure VI- 5: Schéma représentant un regard de visite ............................................................. 81
Figure VI- 6: Schéma de principe du déversoir d’orage ........................................................... 83
Figure VI- 7: Déversoir d'orage à seuil frontal (coupe en plan). ................................................ 84
Figure VI- 8: Déversoir d'orage à seuil latéral ........................................................................... 85
Figure VI- 9: Déversoir d'orage à double seuil latéral ............................................................... 85
Figure VI- 10: Déversoir d'orage avec ouverture du radier ........................................................ 86
Figure VI- 11: Ouvrage de rejet (vu de face) ............................................................................ 89
Figure VI- 12: Ouvrage de rejet (vu de gauche) ....................................................................... 89
Chapitre VII :
Figure VII- 1: Les Cinq composantes majeures du S.I.G ........................................................... 93
Figure VII- 2: Présentation d’ArcGIS 10.1 ............................................................................... 94
Figure VII- 3: L’interface de l’ArcMap..................................................................................... 95
Figure VII- 4: Exemple des données vectorielles ...................................................................... 96
Figure VII- 5: Exemple des données rasters .............................................................................. 97
Figure VII- 6: Extrait du plan d’une partie du réseau d’assainissement de village d’ouled Bia... 98
Figure VII- 7: Représentation sur ArcMap les caractéristiques du tronçon R04-R05 ................. 99
Figure VII- 8: Représentation sur ArcMap les caractéristiques du regard R03 ........................... 99
Figure VII- 9: Représentation sur ArcMap les caractéristiques d’un équipement (École)......... 100
‫ملخص‪:‬‬

‫هذه الدراسة تتضمن مختلف المراحل النظرية وكذلك حسابات تحديد أبعاد شبكة الصرف الصحي لقرية أوالد بيا‪ ،‬بلدية أوالد‬
‫عدي القبالة بوالية المسيلة‪.‬‬
‫أوال قمنا بتعريف منطقة الدراسة وكذلك بإعطاء لمحة شاملة وعامة في مجال دراسة تقييم المقدار الكمي للمياه المستعملة ومياه‬
‫األمطار للمدينة‪.‬‬
‫بعد تصميم الشبكة التي تغطي مركز القرية والمتكونة من منطقتين رئيسيتين‪ ،‬وألجل الحسابات الهيدروليكية وتبرير أقطار‬
‫القنوات استعملنا برنامج ‪ Covadis 10.1‬وبرنامج ‪.Excel 2016‬‬
‫وبعد االنتهاء من تصميم الشبكة أعطينا نظرة عامة حول أهم العناصر المكونة لشبكة الصرف الصحي متبوعة بانجاز قاعدة‬
‫بيانات لهذه الشبكة باستعمال نظام المعلومات الجغرافية العالمي ‪.SIG‬‬
Résumé :

Cette étude consiste à donner les différentes étapes théoriques, aussi les calculs de
dimensionnement du réseau d’assainissement du village d’ouled Bia commune d’ouled Addi
Guebala wilaya de M’sila. Premièrement nous avons donné un aperçue générale du milieu étude
suivi d’une évaluation des débits des eaux usées et pluviale de village. Après le
dimensionnement du réseau d’assainissement qui couvre-chef lieux de village composé de deux
zones principales, et pour les calculs hydrauliques et justifier les diamètres en utilise le logiciel
Covadis 10.1 et programme Excel 2016. Après la fin de planification du réseau nous avons
donné un aperçu sur les éléments constitutifs du réseau suivi par la réalisation d'une base des
données à l’aide du système géographique international SIG, en utilise ArcGIS 10.1.
Abstract :

This study aims to design the sewer network of Ouled Bia Village in Ouled Addi Guebala
Township (in M'sila departement), explaining also the various theoretical stages to achieve
similar studies.

Firstly, we explain the details of the used data the study area : topographic and hydrologic
parameters used in the computing of the waste water discharge, the pipe slope and the the flow
velocity. All the neighborhoods of Ouled Bia are covered by the network, respecting the self-
cleansing and the admissible velocity conditions. Finally, we had also develop a GIS integrating
all of the data and map commonly used in the management of this kind of network.
Introduction Générale
INTRODUCTION GENERALE
L'assainissement d'une agglomération a pour but de garantir l’évacuation des eaux usées
et pluviales dans des conditions favorables afin d’éviter les problèmes de santé et d’hygiène, les
inondations et les menaces sur les nappes phréatiques ensuite de procéder à leur traitement avant
leur rejet dans le milieu naturel par des modes compatibles avec les exigences de la santé
publique et de l’environnement.

Un réseau d'assainissement regroupe l'ensemble des étapes de collecte, de transport et de


traitement des eaux usées et des eaux de pluie d'une ville, d'un site industriel ou d'une parcelle
privée avant leur rejet dans le milieu naturel.

De tout temps l’assainissement des agglomérations a posé beaucoup de problèmes, les


techniciens et les gestionnaires se trouvent de ce fait confronté de plus en plus à des problèmes
de dimensionnement, de maîtrise et de gestion des réseaux d’assainissement. Ces dernières
années, le recours à l’outil informatique est devenu incontournable et essentiel pour la plupart
des études d’aménagement et d’aide à la décision.

L’importance quantitative et diversifiée des données, en relation avec les réseaux


d’assainissement et les espaces concernés par la collecte, a fait naître l’idée de l’utilisation des
systèmes d’information géographique, qui a donné une grande impulsion et efficacité à la gestion
de ces réseaux. Ces systèmes reposent sur une base des données cartographiques et une base des
données descriptives nécessaires pour schématiser, paramétré et discrétiser un réseau
d’assainissement.

Le présent travail consiste au dimensionnement du réseau d’assainissement unitaire du


village d’Ouled Bia de la Commune d’Ouled Addi Guebala (W. de M'sila), ainsi que la
constitution de la base des données de ce même réseau d’assainissement à l’aide d’un système
d’information géographique dans un objectif de contribuer à la bonne gestion de ce réseau.

Vu l'état médiocre des tronçons d'assainissement existants, on considère que la cité n’a
pas de réseau, pour cela, nous allons en premier lieu donner un aperçu général sur le milieu
d’étude, suivi d’une étude hydrologique, ensuite nous passerons aux calculs de dimensionnement
du réseau d’assainissement unitaire couvrant la totalité de la cité.

Les calculs hydrauliques du réseau projeté sont exécutés à l’aide des logiciels Covadis
10.1, Excel 2016 et pour le SIG on utilise logiciel ArcGIS 10.1.
CHAPITRE I

Présentation de la zone d’étude


Chapitre I Présentation de la zone d’étude

Chapitre I : Présentation de la zone d’étude

I-1- Introduction :

Avant d’entamer n’importe quel projet d’assainissement, l’étude du site est nécessaire
pour connaître les caractéristiques physiques du lieu et les facteurs qui influent sur la
conception de ce projet.
En effet, chaque site présente des spécificités liées à l’assainissement à savoir :
 Les données naturelles du site (topographie, climat …).
 Les données relatives à l’agglomération.
 Les données relatives au développement futur de l’agglomération.
 Les données propres à l’assainissement.
Donc la présentation de l’agglomération est une phase importante pour procéder à
l’élaboration de l’étude de conception du réseau d’assainissement du village d’Ouled Bia de la
commune d’Ouled Addi Geubala.
I-2- Situation géographique de la commune d’Ouled Addi Geubala :
La commune d’Ouled Addi Geubala est située à Nord-Est de la wilaya de M’sila à
environ 30 Km de chef-lieu de la wilaya, administrativement il appartient à la Daïra d’Ouled
Derradj. Il est limité :
 Au nord : par la commune de Bordj Ghedir (BBA), MAADID.
 Au sud : par la commune d'Ain Elkhadra.
 À l’est : par la commune de Barhoum.
 À l’ouest : par la commune d’Ouled Derradj.

Figure I-1: Plan de situation de la commune d’Ouled Addi Geubala

3
Chapitre I Présentation de la zone d’étude

I-3- Situation géographique de la zone d’étude :

Le village d’Ouled Bia, d’étalé elle a une superficie de 332 ha située à 05 km ou Nord-
Est du chef-lieu de la commune d’Ouled Addi Geubala (Figure I.2). Il est limité :
 Nord : la commune de Bordj Ghedir (BBA).
 Sud : chef-lieu de la commune d’Ouled Addi Geubala, route notionnel (RN40).
 Est : village d’Ouled Gesmiae.
 Ouest : la commune de Maadid.

Figure I-2 : Situation géographique du village d’Ouled Bia

I-4- Situation topographique de la zone :

La topographie joue un rôle déterminant dans la conception du réseau


d’assainissement, vu que le drainage d’eau usée doit s'effectuer généralement par gravité.
La zone d’étude est composée de deux (02) partie :
- Une partie urbanisée qui occupe 51 ha.
- L’autre partie est un terrain vide.
- La zone d’étude il repose sur assiette accidentée avec une pente forte du Nord vers le
Sud.

I-5- Equipement existant :

Dans la zone il y a huit (08) équipements :


- Ecole primaire. - Anex APC. - Une poste. - Un stade.
- Clinique. - Deux Mosquée. - Cimetière.

4
Chapitre I Présentation de la zone d’étude

I-6- Situation démographique et réseaux existants :

L'élément de la population est le principal critère dans toute étude relative aux zones
urbaines, économiques et sociales.
D’après les informations recueillies auprès des différents organismes administratifs, le
village compte environ 1995 habitants (RGPH 2008).
Le village est desservi par :

 Un réseau électrique.
 Un réseau de distribution de l’eau potable fonctionnel.
 Un ancien réseau d’assainissement défectueux.
 Un réseau de Gaz récemment réalisé.
I-7- Données naturelles du site :

I-7-1- Structure géologique :


La géologie étudie la nature du sol. Elle nous permettra l’étude des sols traversés, ce qui
sera capital pour déterminer le mode de réalisation des tranchées et les moyens pécuniaires et
matériels à utiliser, Parmi les structures géologiques les plus importantes dans cette région.

I-7-2- Séismicité :
D’après le classement des zones sismiques établi par le DTR, notre région d’étude est
classée « Non sismique ». DTR : document technique réglementaire.

Figure I-3 : l’état de sismique en Algérie

5
Chapitre I Présentation de la zone d’étude

I-7-3- Effets climatiques :

I-7-3-1- Climat :
La connaissance de la pluviométrie, les températures, le taux d'humidité de l'air et le
vent, nous permet de bien dimensionner le réseau et les ouvrages annexes d’assainissement.

Le climat de la zone d’étude est semi–aride caractérisé par un climat chaud et sec en
été, froid et pluvieux en hiver. Le mois de janvier est le plus pluvieux, par contre les mois de
juillet et août sont les plus chaudes, La pluviométrie est l’ordre de 209,68 mm à 300 mm.

I-7-3-2- La température :
D’après la station métrologique de M’sila Les variations périodiques annuelles sont
exprimées par les valeurs moyennes mensuelles.
La température moyenne mensuelle est estimée à 31.2° C, alors que la température
maximale est de 46.2 °C, enregistrée au mois de juillet et la valeur minimale est de 2.4 °C au
mois de janvier.
Tableau I- 1 : Températures Max, Min, Moyen

Mois Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Aout Sept Oct Nov Déc
Min 2,40 10,6 23,6 30,2 27,4 34,1 38 36,1 33,0 29,6 18,9 12,2
Moy 19,7 23,1 26,0 32,4 34,2 40,0 43,0 42,5 37,9 33,6 23,7 18,5
Max 21,3 28,7 28,2 34,1 37,2 43,3 46,2 44,8 41,0 36,8 28,1 22,1

Températures Max, Min, Moyenne Mensuelle

50
45
40
35
30 min
25
moy
20
15 max
10
5
0
Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Aout Sept Oct Nov Déc

Figure I- 4 : Histogramme de la variation de la température

Remarque : La source des données est l’ANRH de M’sila.

6
Chapitre I Présentation de la zone d’étude

I-7-3-3- La pluviométrie :

La pluviométrie est une donnée indispensable pour le dimensionnement d’un réseau


d’assainissement qui a pour but d’éviter les inondations provoquées par les eaux d’orage.

Les moyennes de précipitations enregistrées dans la région sur une période de 8 ans
sont inscrites dans le tableau I-2.

Tableau I- 2 : Moyenne mensuelle de la pluviométrie

Mois Sept Oct Nov Dec Jan Fev Mars Avril Mai Juin Juil Aout
Pmoy
52,2 62,9 38,1 51,3 44,8 36,5 53,4 53,2 25,3 11,8 14,9 12,4
(mm)

Moyenne mensuelle de la pluviométrie


70

60

50

40

30 Pmoy (mm)

20

10

0
sept oct nov dec jan fev mars avril mai juin juil aout

Figure I- 5 : Histogramme de Moyenne mensuelle de la pluviométrie

I-7-3-4- Les vents :

La direction du vent fréquemment, cet est le nord-ouest et vers le nord-est tandis que
l'été, nous trouvons les vents dominants de la direction du sud et la vitesse moyenne du vent
est de 4.32 m/s
Tableau I-3 : Vitesses moyennes mensuelles des vents

Mois Jan. Fév mars avril Mai juin juil aout Sep Oct Nov Déc

Vmoy
4,14 4,74 5,02 4,84 4,86 4,5 4,1 3,98 3,84 3,68 4,14 3,96
(m/s)
Remarque : La source des données est l’ANRH de M’sila.

7
Chapitre I Présentation de la zone d’étude

V moy mensuelles (m/s)


6

3
V (m/s)
2

0
Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Aout Sept Oct Nov Déc

Figure I- 6 : Histogramme des vitesses moyennes mensuelles des vents

I-7-3-5- L’humidité :
A partir de ce tableau nous observons que l’humidité maximale est estimée à 69% le
mois de février, alors que l’humidité minimale est de 32% durant le mois de juillet, ce qui
donne une humidité moyenne annuelle de 54%.

Tableau I- 4 : l’humidité mensuelle

Mois Jan Fév Mars Avril Mai Juin Juil Aout Sep Oct Nov Déc
Humidité
68 69 62 61 50 40 32 38 44 56 63 63
(%)

L'humidité mensuelle
80

70

60

50

40
Humidité (%)
30

20

10

0
Jan fév mars avril mai juin juil aout sep oct nov déc

Figure I- 7 : Histogramme de la variation de l’humidité

Remarque : La source des données est l’APC d’Ouled Addi Geubala et l’ANRH de M’sila.

8
Chapitre I Présentation de la zone d’étude

I-8- Conclusion :

Dans cette partie nous avons défini les données nécessaires concernant notre
agglomération du point de vue topographie, géologie, climatologie, démographie, ainsi que la
situation hydraulique, nous avons opté pour le dimensionnement total d’un réseau
d’assainissement.

9
Chapitre II Etude hydrologique

CHAPITRE II

Etude hydrologique

1
1
Chapitre II Etude hydrologique

Chapitre II : Étude Hydrologique


II-1- Introduction :

L’étude hydrologique est une partie très importante dans le calcul d’un réseau
d’assainissement. Cette partie prend toute son ampleur lorsqu’il s’agit de déterminer la
quantité des eaux pluviales d’un bassin donné. Il s’agit de déterminer l’intensité moyenne
maximale des pluies.
II-2- Objectif de l’étude hydrologique :

Les études hydrologiques relatives au dimensionnement des réseaux


d’assainissement relèvent d’une importance primordiale. En effet le dimensionnement, la
sécurité et la bonne exploitation des ouvrages sont étroitement liés aux paramètres
hydrologiques, notamment les apports et les débits des eaux pluviales.
Le caractère plus ou moins exceptionnel d'un événement pluvieux (h millimètres
pendant une Durée de t minutes) s'apprécie par sa fréquence de dépassement « F » ou sa
période de retour « T = 1/F »
II-3- Les averses :
Elles sont constituées par l’ensemble des précipitations issues d’une même
perturbation météorologique, la durée de ce phénomène varie entre quelques minutes à
plusieurs dizaines d’heures. Ces averses sont caractérisées par une forte intensité et un
ruissellement important, le volume d’eau qui tombe est relevé sur un hydrogramme suite au
dépouillement d’un pluviographe enregistrant la variation de la lame d’eau dans le temps.

Les averses les plus dangereuses sont les orages, car ces dernières sont caractérisées
par une forte intensité de pluie dans un intervalle de temps réduit, d’où résulte un
ruissellement important généralement très chargée. [2]
II-4- Période de retour :

Une période de retour c’est le temps que met une averse d’une intensité donnée pour
se manifester, une pluie de période de retour de 10 ans est une pluie qui peut se manifester
une fois tous les 10 ans au moins. Pour les projets d’assainissement, on opte généralement
pour une pluie décimale, le choix d’une période de retour de 10 ans est issue d’un compromis
entre les données techniques et économiques, d’un côté, et que la durée de vie de la plu part
des ouvrages projetés en assainissement n’ont pas une durée de vie très importante à cela
s’ajoute le phénomène de l’extension et de réaménagement des agglomérations qui ne suit pas
les schémas de développement préconisés au préalable. [2]

1
2
Chapitre II Etude hydrologique

II-5- L’intensité moyenne de précipitation :

Lors de l’étude d’une averse, il convient de déterminer les intensités moyennes pour
plusieurs valeurs échelonnées de l’intervalle de référence ∆t.
L’intensité moyenne se définie par le rapport de la hauteur d’eau tombée pendant une
durée Δt, soit :
h
im  [mm/h]……………………………………. (II – 1)
t
Avec :
 im : intensité moyenne en mm/h.
 ∆h : hauteur de pluie tombée pendant la durée ∆t.
Pour le calcul de l’intensité en absence des données instantanées des pluies, on fait recours
aux pluies maximales journalières. Pour cela on doit :

 Analyser les données pluviométriques et faire le choix du type de la loi à laquelle il


faut ajuster nos résultats.
 Calculer les paramètres de la loi choisie, et vérifier son adéquation.
 Calculer la valeur de l’intensité moyenne de précipitation. [2]
II-6- Etude des précipitations :

Pour l’étude des précipitations en assainissement on a besoin d’une série comportant


les précipitations maximales journalières pour une période la plus longue possible.

Comme base de données pluviométriques on se refaire aux informations recueillies par


la station pluviométrique de soubella de code 051111, Sur une pér iode de
fo nct io nnement de 1980 au 2005 qui a ét é four nie par l’ANRH de M’sila.

Pour cette station on dispose d’une série de données comportant les totaux des
précipitations mensuelles et les maximums journaliers pour 25 années d’observation, Les
valeurs de cette série sont reportées dans le tableau II-1.

Les précipitations maximales journalières sont ajustées à une loi statistique afin de
déterminer les pluies fréquentielles, ce qui permet de déterminer la pluie de courte durée pour
une probabilité P%.

1
3
Chapitre II Etude hydrologique

Tableau II- 1 : La série de la précipitation mensuelle et maximale journalier

P max j Pannuelle
Année Sept Oct Nov Dec Janv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Aout (mm) (mm)
1980 - 1981 16,3 0 18,6 11 0 12,5 2,6 4,6 1,9 3,6 8,3 3,4 18,6 82,3
1981 - 1982 7,4 6,8 0 8,9 3,8 4,6 9,5 17,4 19,9 0 0 0 19,9 78,3
1982 - 1983 2,8 15,6 17,9 1,3 0 5,3 0 16,3 3,5 3,8 0 27,2 27,2 93,7
1983 - 1984 0 0 1,3 1,4 13,1 2,4 4,7 5,9 6,4 4,2 0 5,9 13,3 45,3
1984 - 1985 0 7,2 11,3 0,7 15,5 15,6 9,4 5,9 5,3 2,3 1,5 0 15,6 74,7
1985 - 1986 10,4 9,3 9,1 11 5,3 3,4 10,8 7,5 0 14,4 0 4,3 14,4 85,2
1986 - 1987 4,3 6,9 5,8 7,8 12,4 6,7 9,9 8,9 6,2 6,5 3,9 7,9 12,4 87,2
1987 - 1988 0 12,9 21,5 4,2 3,8 0 4,8 24,5 17,8 18,3 0 0 24,5 107,8
1988 - 1989 0 3,8 9,4 5,3 0 4,6 0 4,8 6,8 12,5 0 7,2 12,5 54,4
1989 - 1990 22,4 14,2 6,9 6,9 9,3 0 9,7 20,2 26,4 5,7 9,2 0 26,4 130,9
1990 - 1991 8,9 0 8,6 9,5 0 6,2 22,9 0 20,3 0 0 0 22,9 76,4
1991 - 1992 6,6 27,8 14,7 6,9 9,5 5,6 9,9 4,5 16,5 4,3 18,2 0 27,8 124,5
1992 - 1993 5,6 0 5,6 0,5 0 11,5 1,3 3,9 14 1,4 0 0,4 14 44,2
1993 - 1994 20,1 0 19,3 15 3,8 3,9 3,5 0 0 0 0 0 20,1 65,1
1994 - 1995 12,5 6,9 1,7 2,8 14,2 0,4 24,6 4,5 0 3,9 0 0 24,6 71,5
1995 - 1996 6,7 1,2 2,6 12 22,7 10,1 16,8 17,1 26,7 31,4 21,8 10,5 31,4 179,7
1996 - 1997 8 11 4 4,3 10 10,7 2,5 5,3 11 16,9 28,5 9 28,5 120,7
1997 - 1998 17 2,9 2,5 11 13,2 10,7 15,7 16,8 38 23,1 13,7 2,6 38 204,4
1998 - 1999 12,5 1,2 13,1 6,8 11,42 3,4 3,4 7 3,3 3,5 0 13,1 13,1 33,7
1999 - 2000 17,5 30,4 8,5 15 0 0 4,9 1,7 30,4 5,9 0 4,3 30,4 118,7
2000 - 2001 9 6,7 3,4 8,9 29 4 2,1 10,5 10,6 0 0 1,7 29 85,9
2001 - 2002 10,9 12,5 6,6 6,9 2,7 0 2,4 2,6 2,7 7,9 1,8 3,3 12,5 60,3
2002 - 2003 7,9 6,3 5,4 6,8 42,5 7,4 1,3 5,1 9,3 9,1 1,9 0 42,5 103
2003 - 2004 11,2 22,6 13,1 11 0 1,7 13,1 26,4 29 7,1 4,5 8,9 29 148,2
2004 - 2005 12,6 8,1 14 16 8 10,3 11,9 3,5 0 6,7 5,6 1,9 16 98,2

Pour notre étude on passe par les étapes suivantes :

 Classer la série des précipitations par ordre croissant.


 Calcul de la fréquence expérimentale.
 Calcul des caractéristiques empiriques de la série de donnée.
 Ajuster graphiquement la série à la loi choisie.
 Calculer le quantile et son intervalle de confiance.

1
4
Chapitre II Etude hydrologique

Les caractéristiques de la série sont représentées dans le tableau II-2 :


Tableau II -2 : C aract éris tiques empiriques de la série avec N =25 ans
Caractéri stiques Formu les Valeu rs
N=25
∑ Xi
La so mme des P ma x j en i=1 563.9 mm
( mm)
La mo yenne des P m a x 1 𝑁 563.9
j
𝑋̅ = ∑ 𝑋𝑖 =
En ( mm) 𝑁 𝑖=1 25 22.56 mm
L’écart t ype « σ̂x » ̅ )2
∑N (X i − X ∑25 2
1 (X i − 22.56)
̂x = √ i=1
σ =√
N−1 25 − 1 8.42 mm
Coefficient de var iat io n ̂x
σ 8,42
Cv = ̅ =
« Cv » X 22,56 0.37
L'exposant climat ique
I l est donné par l’A.N.R.H b=0.33
De M’sila.

II-6-1- Choix de la loi d'ajustement :

Les lois d’ajustement sont nombreuses et ne peuvent être appliquées à un échantillon


que si les conditions homogénéité-stationnarité sont réunies.

Les critères de choix d’une loi sont liés à un ajustement graphique d’abord et ensuite à
un test de dispersion. L’allure des points sur un papier à probabilité permet d’accepter ou de
rejeter la loi (Toute sinuosité, mauvaise courbure ou cassure de pente est considérée comme
un mauvais ajustement). Les deux lois d’ajustement généralement utilisées dans ce genre
d’étude sont :

 Loi de GUMBEL.
 Loi de GALTON.

II-6-1-1- Ajustement à la loi de Gumbel :

La loi de GUMBEL a une fonction de répartition de la forme suivante :


−y
F(x) = e−e ………….. (II-2)

y = 𝛼(x − x0 ) .……...…(II-3)
1
Et l’équation de la droite de GUMBEL est : 𝑥 = (𝛼) 𝑦 + 𝑥0 . [3]

1
5
Chapitre II Etude hydrologique

Avec :

 x : Précipitation maximale journalière en (mm) qui correspond à une fréquence F(x).


 x0 : Paramètre de position en (mm).
 y : Variable réduite de "GUMBEL".
 𝛼 : Paramètre d’échelle différent de zéro et positif.
Pour ajuster notre série pluviométrique à la loi de Gumbel, on doit suivre les étapes suivantes
:

1- Classer les précipitations (xi ), observer par ordre croissant avec attribution d’un rang
(1,2……, m) à chacun d’elles selon la formule de Hazen :
m−0,5
F(xi ) = ………………… (II-4)
N

Avec :

 N : La taille de la série (N= 25).


 m : Numéro d'ordre.
2- Calculer la variable réduite de "GUMBEL" par la formule :
y = −ln[− ln F(x)] …………….. (II-5)

3- Calcul des paramètres d'ajustement « α » et « x0 ».


1
La droite de GUMBEL peut s'écrire sous la forme : x = [𝛼] y + x0 ………………… (II-6)

Avec :

1 1 √6
 : Pente de la droite de GUMBEL. = ( 𝜋 ) 𝜎𝑥 ……………… (II-7)
𝛼 𝛼
1
 x0 : Ordonnée à l'origine. x0 = x − 𝛼 y̅ …………… (II-8)
𝟏
Les paramètres et de « x0 » peuvent être aussi déterminés par la méthode de moindres carrés.
𝜶

4- Calcul le coefficient de corrélation :


∑N
i=1(xi −x)∗(yi −y)
R= 1 ………………. (II-9)
[∑N
i=1(x i −x) 2 ∗∑N (y −y)2 ]2
i=1 i

 R : Coefficient de corrélation qui nous renseigne sur le degré de liaison entre les
différents couples (x,y).
 𝑥̅ 𝑒𝑡 𝑦̅ : Sont respectivement les moyennes arithmétiques des variables x et y.
5- Calculer le quantile 𝑷𝒎𝒂𝒙 𝒊 𝟏𝟎% et son intervalle de confiance. [3]

1
6
Chapitre II Etude hydrologique

La variable réduite égale (y) :

y = - ln (- ln F (90%)) = 2,25

6- L’int er va lle de confiance du quant ile : [7]


L’int er va lle de confiance à 𝛼% sur un quant ile xF s’expr ime en fo nct io n
de l’écart -t ype 𝛿𝑥 .

𝑃𝑚𝑎𝑥 𝑗 10% : P ∈(28,38<33,55<44,97) = 95%

1 √6 1 1
= ( ) 𝜎𝑥 = 0.78 ∗ 𝜎𝑥 ⟹ = 0.78 × 𝜎𝑥 ⟹ = 0.78 × 8,42 = 6,57 mm
𝛼 𝜋 𝛼 𝛼

∑𝑁=25
𝑖=1 𝑦 14.15
𝑦̅: Moyenne de la variable réduite de GUMBEL : 𝑦̅ = = = 0,58 𝑚𝑚
𝑁 25
1
𝑥0 :Représente l’ordonnée à l’origine : 𝑥0 = 𝑥̅ − (𝛼 ) 𝑦̅ = 22.56 − 6.56 ∗ 0.58

⟹ 𝑥0 = 18.76 mm.
Donc : la droite de GUMBEL devient :
𝑥 = 6.57 𝑦 + 18.76
D’ou :
𝑃𝑚𝑎𝑥(𝑃%) = 6.57 𝑦 + 18.76
 Coefficient de corrélation :
∑𝑁
𝑖=1(𝑥𝑖 − 𝑥 ) ∗ (𝑦𝑖 − 𝑦)
𝑅= 1 = 0.98
[∑𝑁 2 𝑁 2 2
𝑖=1(𝑥𝑖 − 𝑥 ) ∗ ∑𝑖=1(𝑦𝑖 − 𝑦 ) ]

On vo it que R = 0.98 > 0.8, donc la corrélat io n est accept able.


Les résultats de calculs sont reportés dans les tableaux II-3 :

Tableau II-3 : Résultat d’Ajustement des Pj max à la loi de Gumbel

Caractéristiques de la série X y
Moyenne 22,56 0,58
Ecart type 8,42 1,56
Coefficient de variation 𝐂𝐕 0,37 2,69
Coefficient de corrélation R 0,98
Pente 6,57
Ordonnée à l'origine 𝐗 𝟎 18,76
Droite de régression X = 6,57 y i +18,76
𝑷𝒎𝒂𝒙 𝒋 𝟏𝟎% 33 ,55

1
7
Chapitre II Etude hydrologique

Tableau II- 4 : Ajustement des Pj max à la loi de Gumbel

Xo= 18,76
Taille n=25 I.C. à (en%)=95 U Gauss=1,96
g= 6,57

Valeurs
Valeurs Ordre de Fréquence Variable Valeur Valeur Borne Borne
de réduite
classées classement expérimentale expérimentale théorique infér supér
départ
18,6 12,40 1 0,020 -1,364 12,40 9,80 2,74 13,45
19,9 12,50 2 0,060 -1,034 12,50 11,97 6,13 15,27
27,2 12,50 3 0,100 -0,834 12,50 13,29 8,13 16,44
13,3 13,10 4 0,140 -0,676 13,10 14,32 9,66 17,40
15,6 13,30 5 0,180 -0,539 13,30 15,22 10,95 18,28
14,4 14,00 6 0,220 -0,415 14,00 16,04 12,08 19,12
12,4 14,40 7 0,260 -0,298 14,40 16,81 13,10 19,95
24,5 15,60 8 0,300 -0,186 15,60 17,55 14,05 20,78
12,5 15,60 9 0,340 -0,076 15,60 18,27 14,93 21,63
26,4 18,60 10 0,380 0,033 18,60 18,98 15,77 22,51
22,9 19,90 11 0,420 0,142 19,90 19,70 16,58 23,43
27,8 20,10 12 0,460 0,253 20,10 20,43 17,36 24,40
14 22,90 13 0,500 0,367 22,90 21,17 18,13 25,43
20,1 24,50 14 0,540 0,484 24,50 21,95 18,89 26,53
24,6 24,60 15 0,580 0,607 24,60 22,76 19,66 27,71
31,4 26,40 16 0,620 0,738 26,40 23,61 20,44 29,00
28,5 27,20 17 0,660 0,878 27,20 24,54 21,25 30,40
37,7 27,80 18 0,700 1,031 27,80 25,54 22,10 31,96
13,1 28,50 19 0,740 1,200 28,50 26,65 23,03 33,72
30,4 29,00 20 0,780 1,392 29,00 27,91 24,04 35,74
29 29,00 21 0,820 1,617 29,00 29,39 25,21 38,13
12,5 30,40 22 0,860 1,892 30,40 31,19 26,60 41,08
42,5 31,40 23 0,900 2,250 31,40 33,55 28,38 44,97
29 37,70 24 0,940 2,783 37,70 37,05 30,98 50,79
15,6 42,50 25 0,980 3,902 42,50 44,40 36,35 63,13

Fréquence [Link] [Link]éo. Borne inf. Borne sup. Valeur Fréq. théo. Pér. Ret.
0,90 2,25 33,55 28,38 44,97 33,55 0,90 10,00

1
8
Chapitre II Etude hydrologique

La représentation graphique de la loi de Gumbel :

Figure II- 1:Ajustement de la série pluviométrique à la loi de GUMBEL

1
8
Chapitre II Etude hydrologique

II-6-1-2- Ajustement de la série pluviométrique à la loi de Galton (loi log-normal) :


Une variable aléatoire a une distribution log normale lorsque y = ln(x) est
normale. La loi de Galton résulte de la loi normale mais est rendue dissymétrique par
un changement de variables. Sa fonction de ré partition est donnée par :
u
1 1 2
F(x) = ∫ e−2u du … … … … … … … … . . (II. 10)
√2π
−∞

F(x) : Fréquence au non dépassement.


* La variable réduite est de la forme :
xi − x̅
u= … … … … … … … . (II. 11)
σx
L’équation de la droite de GALTON est la suivante :
Log x(p%) = Logx̅ + σLog u(p%)
Est l’équation d’une droite sur papier GAUSSO-LOGARITHMIQUE avec en abscisse
l’échelle gaussienne et en ordonnée l’échelle logarithmique. [2]

* Procédé d’ajustement :

1- Classement des valeurs par ordre croissant (fréquence au non dépassement).


2- Calcul de la fréquence expérimentale.
3- Calcul des caractéristiques empiriques de la série initiale ̅x et 𝜎𝐿𝑜𝑔 𝑥 .
4- Calcul des caractéristiques de la série transformée en logarithme Log x̅ et 𝜎𝐿𝑜𝑔 𝑥 .
5- Report des valeurs sur papier GAUSSO-LOGARITHMIQUE.
6- Détermination de la droite de Galton : 𝐿𝑜𝑔 𝑥 = 𝐿𝑜𝑔 𝑥̅ + 𝑢𝜎𝐿𝑜𝑔 𝑥 .
7- Détermination de la valeur extrême soit graphiquement sur la droite, soit
analytiquement par :
𝑥𝑝 % = 10𝐿𝑜𝑔 𝑥𝑝 %
d′ ou:
xp % = 10Logx̅+up%σLogx … … … … … … … … (II. 12)

1
9
Chapitre II Etude hydrologique

 Calcul des paramètres d’ajustement par la loi de Galton :


Les résultats de calculs sont reportés dans le tableau II-5 :

Tableau II-5 : Résultat d’Ajustement à une loi de GALTON (Log-normale)

Caractéristiques de la série
La moyenne de la s ér ie 1,41
Ecart type 0,21

L’ équat ion de la dr oit e de Galt on Pmax j (10%) = 101,41+0,21(U(P%))

On peut dét erminer Pmax j (10%) par deux mét hodes (graphique ou
analyt ique), par la mét hode analyt ique on t rouve :
̅̅̅̅̅̅̅̅
 Pmax j (10%) = 10logXi +σ log U(P%)= 101,41+0,21(0.623)

 Pmax j (10%) = 34,75 mm.


Et par conséquent la méthode graphique nous donne :

 Pmax j (10%)= 34,25 mm.


L’int er va lle de confiance du quant ile :

 𝑃𝑚𝑎𝑥 𝑗 (10%) : P (27,67<34.25<41,62) = 95%

2
0
Chapitre II Etude hydrologique

Le résultat de calcul sont reportés dans le tableau II-6 :

Tableau II-6 : Ajustement à une loi de Galton (Log-normale)

Taille n= 25 [Link](x-xo) = 1,407052944


I.C. à (en%)= 95 U Gauss= 1,960
xo= 0 E.T. log(x-xo) = 0,206850966

Valeurs de Valeurs Ordre de Fréquence Variable Valeur Valeur Borne Borne


départ classées classement expérimentale réduite expérimentale théorique infér supér
18,6 12,40 1 0,015 -2,167 12,40 9,10 6,22 11,70
19,9 12,50 2 0,045 -1,691 12,50 11,41 8,29 14,21
27,2 12,50 3 0,076 -1,434 12,50 12,89 9,67 15,80
13,3 13,10 4 0,106 -1,248 13,10 14,09 10,79 17,10
15,6 13,30 5 0,136 -1,097 13,30 15,14 11,78 18,24
14,4 14,00 6 0,167 -0,967 14,00 16,10 12,70 19,29
12,4 14,40 7 0,197 -0,852 14,40 17,01 13,56 20,29
24,5 15,60 8 0,227 -0,748 15,60 17,88 14,39 21,26
12,5 15,60 9 0,258 -0,651 15,60 18,73 15,19 22,22
26,4 18,60 10 0,288 -0,559 18,60 19,56 15,98 23,16
22,9 19,90 11 0,318 -0,472 19,90 20,39 16,76 24,12
27,8 20,10 12 0,348 -0,389 20,10 21,21 17,53 25,08
14 22,90 13 0,379 -0,308 22,90 22,04 18,31 26,07
20,1 24,50 14 0,409 -0,229 24,50 22,89 19,09 27,08
24,6 24,60 15 0,439 -0,152 24,60 23,75 19,87 28,12
31,4 26,40 16 0,470 -0,076 26,40 24,62 20,67 29,21
28,5 27,20 17 0,500 0,000 27,20 25,53 21,48 30,34
37,7 27,80 18 0,530 0,076 27,80 26,47 22,32 31,53
13,1 28,50 19 0,561 0,152 28,50 27,45 23,18 32,80
30,4 29,00 20 0,591 0,229 29,00 28,48 24,07 34,15
29 29,00 21 0,621 0,308 29,00 29,57 25,01 35,60
12,5 30,40 22 0,652 0,389 30,40 30,73 25,99 37,17
42,5 31,40 23 0,682 0,472 31,40 31,97 27,03 38,89
29 37,70 24 0,712 0,559 37,70 33,32 28,14 40,78
15,6 42,50 25 0,742 0,651 42,50 34,80 29,34 42,90

Fréquence U de Gauss Valeur théo. Borne inf. Borne sup. Valeur Fréq. théo. Pér. Ret.
0,9 0.623 34,25 27,67 41,62 34,25 0,900 10,0

2
1
Chapitre II Etude hydrologique

La représentation graphique de la loi de Galton (log-normale) :

Figure II- 2: Ajustement de la série pluviométrique à la loi de Galton

22
Chapitre II Etude hydrologique

II-6-2- Calcul de l’intensité de pluie de 15min de durée et de période de retour de


10 ans par la formule de MONTANARI :

Pour le calcul de l’intensité moyenne de précipitation, nous utilisons la formule de


MONTANARI :

t b−1
It (15min)(p%) = I24 (p%) (24) … … … … … … … … . . (II. 12)

 𝐼𝑡 (15min)(𝑝%) : Intensité moyenne de précipitation pour une averse de fréquence (p%).


 𝐼24 (𝑝%) : Intensité moyenne de précipitation pour une journée de fréquence (p%)
donnée.
 𝑡 : durée de l’averse en heures, 𝑡 = 0.25ℎ = 15 min pour une période de retour de
10 ans.
 𝑏 : Exposant climatique de la région (b=0,33) qui est donné par l’ANRH (M’Sila).
Pour l’estimation de l’intensité moyenne de précipitation, nous admettons qu’une averse
ayant lieu une fois tous les 10 ans ; durant 15min, peut être la valeur optimale. Nous aurons donc
𝑡 𝑏−1 𝑃24 (10%) 𝑡 𝑏−1
: 𝐼15𝑚𝑖𝑛,10% = 𝐼24 (10%) (24) = (24)
24

a- D’après la loi de GUMBEL :


33.55 0,25 −0,67
𝐼15𝑚𝑖𝑛,10% = ( ) = 29,80 ⇒ 𝐼15𝑚𝑖𝑛,10% = 29,80 𝑚𝑚/ℎ
24 24
29.80
 i= ∗ 10000 = 82,78 l/s/ha.
3600

b- D’après la loi de GALTON :


34.25 0,25 −0,67
𝐼15𝑚𝑖𝑛,10% = ( ) = 30,37 ⇒ 𝐼15𝑚𝑖𝑛,10% = 30,37 𝑚𝑚/ℎ
24 24
30.37
 i= ∗ 10000 = 84,36 l/s/ha.
3600

 Interprétation des graphes (II-1 et II-2) :


La projection des données expérimentales sur les graphes II-1 et II-2 a permis de voir que la
loi de Galton est meilleure du moment que, la donnée expérimentale est proche de la droite
théorique.
Chapitre II Etude hydrologique
II-7- Conclu sion :
L’étude hydrologique nous a permis de déterminer l’intensité moyenne des précipitations.

On observe que l’ajustement de notre série de précipitations maximales journalières


s’ajuste bien (graphiquement et analytiquement) aux deux lois (loi de GUMBEL et loi de
GALTON). Pour le dimensionnement de notre réseau d’assainissement on opte pour la loi de
GALTON. Donc on prend de l’intensité de pluie pour une fréquence décennale égale à :

30,37mm/h.

Equivalent à: i = 84,36 l/s/ha.

9
Chapitre III Calcul de base

CHAPITRE III

Calcul de base

2
6
Chapitre III Calcul de base

Chapitre III : Calcul de base

III-1- Introduction :

Le réseau d’assainissement, quel que soit sa nature, projeté au niveau d’une zone
rurale ou urbaine, doit répondre à certains points à savoir :

 Assurer une évacuation correcte des eaux pluviales de manière à empêcher la


submersion dans les immeubles et à permettre une circulation aisée dans les rues en
temps de pluie et averses.
 Assurer les draines des eaux usées ménagères, et des eaux vannes.

III-2- Etude de l’évolution de la population :


On peut estimer le nombre d’habitants pour des horizons futurs, en utilisant la loi des
accroissements géométriques donnée par la relation suivante :

𝑃𝑡 = 𝑃0 (1 + 𝑇)𝑛 ................................. (III. 1)

Avec :
 Pt : Nombre d’habitants à l’horizon futur.

 P0 : Nombre d’habitants actuellement

 T : taux d’accroissement annuel de la population en (%), il est estimé à 2,6 %


(d’après L’A.P.C d’ouled Addi Geubala).

 n : écart d’années entre les deux horizons (2016-2041) n = 25ans.

Tableau III. 1: Répartition de la population à différents horizons de calcul

Année Nombre D’habitant Taux D’accroissement (%)

2008 1995 2.6


2016 2450 2.6
2041 4654 2.6

Le choix de Taux d’accroissement interannuel moyen de la population se fait sur la base


du développement du tissu urbain et l’horizon d’étude. Le taux d’accroissement de la
population (T) en Algérie varie de 1,5 à 3,5 %. Pour notre zone d’étude en prend T= 2,6 %
(selon le service de l'A.P.C d’Ouled Addi Geubala).

2
7
Chapitre III Calcul de base

III-3- Découpage de l’aire d’étude en sous bassins élémentaires :

En général, le bassin versant est un secteur géographique limité par les lignes de crête
ou par les lignes de partage des eaux.
Le découpage du site en sous bassins élémentaires doit être fait selon :
 La nature des sols.
 La densité des habitations.
 Les courbes de niveau.
 Les routes et voiries existantes.
 Les pentes et les contre pentes.
 Les limites naturelles (oueds, talwegs…).
Pour notre projet le découpage de la zone à étudier selon suivant l’urbanisation et la
densité des habitants. Les routes et voiries existantes, les courbes de niveaux, ainsi que les
pentes et les contres pentes. [3]

III-4- Système d’évacuation des eaux usées et des eaux pluviales :

Dans le système d’évacuation, le mode de transport de ces eaux est fonction de leur origine.

Trois systèmes se présentent pour l’évacuation des eaux usées et pluviales :

 Système unitaire.
 Système séparatif.
 Système pseudo séparatif. [4]
III-4-1-Système unitaire :

L'évacuation de l'ensemble des eaux usées et pluviales est assurée par un seul réseau.
Généralement pourvu de déversoirs permettant en cas d'orage le rejet direct, par
surverse, D’une partie des eaux dans le milieu naturel.

Figure III. 1 : Schéma de système unitaire

2
8
Chapitre III Calcul de base

III-4-2- Système séparatif :

Il consiste à réserver un réseau à l'évacuation des eaux usées domestiques et, sous
certaines Réserves, de certains effluents industriels alors que l'évacuation de toutes les eaux
météoriques est assurée par un autre réseau.

Figure III. 2 : Schéma de système séparatif

III-4-3- Système pseudo séparatif :

On appelle communément système mixte un réseau constitué suivant les zones en


partie en système unitaire et en partie en système séparatif.

Figure III. 1 : Schéma de système pseudo- séparatif

III-5- Choix du système d’assainissement :

Le choix du schéma du réseau d’évacuation à adopter, dépend des divers paramètres :


 Les conditions techniques et locales du lieu : système existant, la topographie du
terrain et la répartition géographique des habitants à desservir.
 Les conditions économiques : le coût et les frais d’investissement et d’entretien.
 Les conditions d’environnement : nature de rejet et le milieu récepteur.
 L’implantation des canalisations dans le domaine public. [5]
Remarque : Dans notre travail nous avons opté pour le système unitaire.

2
9
Chapitre III Calcul de base

III-6- Différent schéma d’évacuation : [6]

Le mode d’écoulement en assainissement est généralement gravitaire, donc dépendant


du relief et de la topographie du terrain naturel, pour assurer cet écoulement gravitaire on a les
différents schémas d’évacuations suivantes :

III-6-1- Schéma perpendiculaire :

Il est adopté pour les eaux pluviales des réseaux séparatifs s’il n’y a pas de traitement
qui est prévue. L’écoulement se fait directement dans le cours d’eau le plus proche. Suivant la
disposition des collecteurs par apport au cours.

III-6-2- Schéma par déplacement latéral :

Le schéma par déplacement latéral est le plus simple de ceux permettant de transporter
l’effluent à l’aval de l’agglomération en vue de son traitement. Les eaux sont recueillies dans
un collecteur parallèle au cours d’eau.

III-6-3- Schéma transversal ou oblique :

Le schéma à collecteur transversal ou oblique, permet plus aisément que le précédent,


le transit de l’effluent en aval de l’agglomération.

III-6-4- Schéma latéral par zone étagée :

Ce schéma est une transposition du schéma à déplacement latéral, mais avec


multiplication des collecteurs longitudinaux. Ils permettent de décharger le collecteur bas des
apports en provenance du haut de l’agglomération.

III-6-5- Schéma radial :

Si notre agglomération est sur un terrain plat, il faut donner une pente aux collecteurs
en faisant varier la profondeur de la tranchée, vers un bassin de collecte par la suite un
relevage est nécessaire au niveau ou à partir du bassin vers la station d’épuration.

3
0
Chapitre III Calcul de base

Schéma par déplacement


Schéma
Latéral
perpendiculaire

Schéma à collecteur Schéma par zone étagée


Transversal ou oblique

Schéma radial unique


Schéma radial par zone

Figure III-4 : Schéma des différents types de réseaux d'assainissement

III-7- Principe du choix du le tracé du réseau :

Le tracé des différents collecteurs se fait en fonction des paramètres suivants :

 La topographie du site.
 Implantation des canalisations dans le domaine public.
 Les conditions de rejet.
 Emplacement des cours d’eau et talweg.
 Emplacement du cours d’eau ou de la station d’épuration.
La profondeur des canalisations doit répondre à certains critères comme :
 La profondeur des caves avoisinante.
 La résistance de la canalisation aux efforts physique et au gel. [7]

3
1
Chapitre III Calcul de base

III-8- Choix des limites des sous bassins :


Le découpage des sous bassins est fait en tenant compte des paramètres suivants :

 Topographie du terrain.
 Les routes et voiries existantes.
 Nature d’occupation du sol, pour avoir des coefficients de ruissellement aussi proche
que possible.
 Limites naturelles : oueds, talweg, collines…etc. [7]

III-9- Choix du coefficient de ruissellement :

Le coefficient de ruissellement « 𝐶𝑟 » sera pris égal au taux d'imperméabilisation. Si


« 𝐴 » Est La surface totale du bassin versant, « 𝐴′ » la superficie de surface revêtue
𝐴’
𝐶= 𝐴𝑣𝑒𝑐 𝐶𝑟 ≥ 0,2
𝐴
Car, en zone urbanisée, la surface de la voirie et des aires de service représente à elle
seule Environ 20 % de la superficie de cette zone.
Ce coefficient a la possibilité de faire varier le débit d’eau pluviale du simple au double,
c’est pour cela que lors du découpage des sous bassins il faut que ces derniers soient aussi
homogènes que possible, pour minimiser les erreurs commises sur l’évaluation du coefficient
de ruissellement, Il dépend de plusieurs facteurs :
- La nature du sol.

- La pente du terrain.
- Le mode d’occupation du sol.

- La densité de la population.
- La durée de pluie.

- L’humidité de l’air. [1]


Tableau III- 2 : Coefficients de ruissellement en fonction de la densité de population [6]

Densité de la population (hab/ha) Cr


20 0.20
30 – 80 0.20 – 0.25
60 – 150 0.25 – 0.30
150 – 200 0.30 – 0.45
200 – 300 0.45 – 0.60
300 – 400 0.60 – 0.80
400 et plus 0.80 – 0.90

3
2
Chapitre III Calcul de base

Tableau III- 3 : Coefficients de ruissellement en fonction de la catégorie d’urbanisation [6]

Catégorie d’urbanisation Cr
Habitations très denses 0.90
Habitations denses 0.60 – 0.70
Habitations moins denses 0.40 – 0.50
Quartiers résidentiels 0.20 – 0.30
Square – garde – prairie 0.05 – 0.20
Tableau III-4 : Coefficients de ruissellement en fonction de Types d'occupation du sol [7]

Types d'occupation du sol Cr


Zone commercial 0,7≤ Cr ≤0.95
Lotissement 0,3≤ Cr ≤0,5
Zone résidentiel
Collectif 0,5≤ Cr ≤0,7
Habitats dispersés 0,25≤ Cr ≤0,40
Zone industriel 0,5≤ Cr ≤0,85
Parc et jardin publique 0,10≤ Cr ≤0,25
Terrain de sport 0,20≤ Cr ≤0,35
Drainées 0,1≤ Cr ≤0,13
Terres agricoles
Non drainées 0.03≤ Cr <0.09

III-10- Calcul de la population de chaque sous bassin :

A défaut de connaître le nombre exact des d’habitant de chaque sous bassin, on suit les
étapes suivantes afin de pouvoir estimer ce dernier.

 On estime le coefficient de ruissellement.


 On calcule le coefficient de ruissellement pondéré total
 On calcule la densité partielle de chaque sous bassin.
 On déduit le nombre d’habitant de chaque sous bassin.
III-10-1- Calcul du coefficient de ruissellement pondéré :
∑ 𝐶𝑟𝑖 ∗𝐴𝑖
𝐶𝑟𝑝 = ................................. (III. 2)
𝐴

23.76
⇒ Crp = = 0.46
51.04
Crp = 0.46

3
3
Chapitre III Calcul de base

Avec :
 Crp : Coefficient de ruissellement pondéré total.
 Cri : Coefficient de ruissellement de chaque sous bassin.
 Ai : Surface élémentaire de chaque sous bassin.
 A : Surface totale de la zone urbanisée.
III-10-2- Calcul de la densité partielle :
La densité partielle de chaque sous bassin est exprimée par la relation :
C ∗P
Di = C ri ∗A ……………. (III -3)
rp

Avec :

𝐷𝑖 : Densité partielle du sous bassin considéré.


𝐶𝑟𝑝 : Coefficient de ruissellement pondéré.
𝐶𝑟𝑖 : Coefficient de ruissellement de chaque sous bassin.
P : Population globale à l’horizon de calcul.
A : Surface totale de la zone urbanisée.
III-10-3- Calcul du nombre d’habitant de chaque sous bassin : [7]
Le nombre d’habitant de chaque sous bassin est donné par l’expression :

𝑃𝑖 = 𝐷𝑖 ∗ 𝐴𝑖 …………….. (III-4)

Avec :

𝐷𝑖 : Densité partielle du sous bassin considéré.


𝑃𝑖 : Population de chaque sous bassin à l’horizon de calcul.
𝐴𝑖 : Surface élémentaire de chaque sous bassin.
Les résultats de calcul du nombre d’habitants des sous bassins de la zone I sont
reportés dans les tableaux III-5 :

Tableau III-5 : Nombre d’habitants des sous bassins de la zone I

SB N° Surface (𝒎𝟐 ) Surface (ha) 𝐂𝐫𝐢 𝐀 ∗ 𝐂𝐫𝐢 𝐃𝐢 𝐍 𝐛𝐫𝐞 D’habitant


SB 01 3266,89 0,33 0,35 0,114 68,63 22

SB 02 3186,09 0,32 0,34 0,108 66,67 21

SB 03 1649,08 0,16 0,54 0,089 105,89 17

SB 04 3049,42 0,30 0,33 0,101 64,71 20

3
4
Chapitre III Calcul de base

SB N° Surface (𝒎𝟐 ) Surface (ha) 𝐂𝐫𝐢 𝐀 ∗ 𝐂𝐫𝐢 𝐃𝐢 𝐍 𝐛𝐫𝐞 D’habitant


SB 05 4260,29 0,43 0,43 0,183 84,32 36

SB 06 1333,68 0,13 0,42 0,056 82,36 11

SB 07 1398,24 0,14 0,23 0,032 45,10 6

SB 08 1240,51 0,12 0,26 0,032 50,98 6

SB 09 944,46 0,09 0,24 0,023 47,06 5

SB 10 7135,42 0,71 0,21 0,150 41,18 29

SB 11 2170,91 0,22 0,22 0,048 43,14 9

SB 12 1659,16 0,17 0,41 0,068 80,40 13

SB 13 3194,01 0,32 0,23 0,073 45,10 14

Sb 14 1477,81 0,15 0,42 0,062 82,36 12

SB 15 1037,81 0,10 0,46 0,048 90,20 9

SB 16 1803,67 0,18 0,49 0,088 96,09 17

SB 17 2003,76 0,20 0,26 0,052 50,98 10

SB 18 3670,20 0,37 0,24 0,088 47,06 17

SB 19 2311,84 0,23 0,32 0,074 62,75 15

SB 20 2026,28 0,20 0,38 0,077 74,52 15

SB 21 2024,04 0,20 0,49 0,099 96,09 19

SB 22 1304,00 0,13 0,45 0,059 88,24 12

SB 23 1537,25 0,15 0,44 0,068 86,28 13

SB 24 2248,64 0,22 0,49 0,110 96,09 22

SB 25 2225,34 0,22 0,48 0,107 94,12 21

SB 26 2293,77 0,23 0,52 0,119 101,97 23

SB 27 999,10 0,10 0,51 0,051 100,01 10

SB 28 2297,77 0,23 0,57 0,131 111,77 26

2626,06 0,26 0,59 0,155 115,70 30


SB 29

2155,18 0,22 0,48 0,103 94,12 20


SB 30

3
5
Chapitre III Calcul de base

SB N° Surface (𝒎𝟐 ) Surface (ha) 𝐂𝐫𝐢 𝐀 ∗ 𝐂𝐫𝐢 𝐃𝐢 𝐍 𝐛𝐫𝐞 D’habitant


SB 31 2209,87 0,22 0,46 0,102 90,20 20

SB 32 2521,96 0,25 0,44 0,111 86,28 22

SB 33 2985,53 0,30 0,48 0,143 94,12 28

SB 34 6560,31 0,66 0,37 0,243 72,55 48

SB 35 9645,86 0,96 0,64 0,617 125,50 121

SB 36 2912,40 0,29 0,51 0,149 100,01 29

SB 37 12205,23 1,22 0,31 0,378 60,79 74

SB 38 2551,40 0,26 0,32 0,082 62,75 16

SB 39 12081,15 1,21 0,35 0,423 68,63 83

SB 40 2669,70 0,27 0,18 0,048 35,30 9

SB 41 1761,15 0,18 0,36 0,063 70,59 12

SB 42 1680,92 0,17 0,55 0,092 107,85 18

SB 43 1099,75 0,11 0,49 0,054 96,09 11

SB 44 1485,03 0,15 0,21 0,031 41,18 6

SB 45 3676,42 0,37 0,22 0,081 43,14 16

SB 46 4326,68 0,43 0,51 0,221 100,01 43

SB 47 2397,77 0,24 0,62 0,149 121,58 29

SB 48 3305,23 0,33 0,58 0,192 113,73 38

SB 49 2336,51 0,23 0,55 0,129 107,85 25

SB 50 2158,34 0,22 0,46 0,099 90,20 19

SB 51 2047,85 0,20 0,37 0,076 72,55 15

SB 52 2294,26 0,23 0,29 0,067 56,87 13

SB 53 1194,43 0,12 0,36 0,043 70,59 8

SB 54 1785,57 0,18 0,38 0,068 74,52 13

SB 55 3741,08 0,37 0,51 0,191 100,01 37

SB 56 1663,80 0,17 0,21 0,035 41,18 7

SB 57 5438,94 0,54 0,62 0,337 121,58 66

SB 58 2475,33 0,25 0,61 0,151 119,62 30

SB 59 1371,56 0,14 0,43 0,059 84,32 12

SB 60 3105,14 0,31 0,52 0,161 101,97 32

3
6
Chapitre III Calcul de base

SB N° Surface (𝒎𝟐 ) Surface (ha) 𝐂𝐫𝐢 𝐀 ∗ 𝐂𝐫𝐢 𝐃𝐢 𝐍 𝐛𝐫𝐞 D’habitant


SB 61 2726,94 0,27 0,44 0,120 86,28 24

SB 62 4106,54 0,41 0,41 0,168 80,40 33

SB 63 3192,41 0,32 0,19 0,061 37,26 12

SB 64 3640,25 0,36 0,18 0,066 35,30 13

SB 65 3207,43 0,32 0,44 0,141 86,28 28

SB 66 2524,78 0,25 0,44 0,111 86,28 22

SB 67 2228,39 0,22 0,46 0,103 90,20 20

SB 68 3108,24 0,31 0,47 0,146 92,16 29

SB 69 1374,18 0,14 0,47 0,065 92,16 13

SB 70 1145,97 0,11 0,48 0,055 94,12 11

SB 71 2112,20 0,21 0,19 0,040 37,26 8

SB 72 5266,06 0,53 0,39 0,205 76,48 40

SB 73 2659,42 0,27 0,62 0,165 121,58 32

SB 74 4118,65 0,41 0,59 0,243 115,70 48

SB 75 2293,03 0,23 0,51 0,117 100,01 23

SB 76 3135,02 0,31 0,52 0,163 101,97 32

SB 77 2643,30 0,26 0,48 0,127 94,12 25

SB 78 3540,69 0,35 0,38 0,135 74,52 26

SB 79 1463,08 0,15 0,49 0,072 96,09 14

SB 80 2436,30 0,24 0,63 0,153 123,54 30

SB 81 1453,65 0,15 0,55 0,080 107,85 16

SB 82 3442,42 0,34 0,52 0,179 101,97 35

SB 83 3820,52 0,38 0,41 0,157 80,40 31

SB 84 2524,13 0,25 0,31 0,078 60,79 15

SB 85 1700,70 0,17 0,38 0,065 74,52 13

SB 86 1916,68 0,19 0,47 0,090 92,16 18

SB 87 2084,57 0,21 0,36 0,075 70,59 15

SB 88 1869,22 0,19 0,58 0,108 113,73 21

SB 89 1641,43 0,16 0,38 0,062 74,52 12

SB 90 3834,89 0,38 0,46 0,176 90,20 35

3
7
Chapitre III Calcul de base

Les résultats de calcul du nombre d’habitants des sous bassins de la zone II sont
reportés dans les tableaux III-6 :
Tableau III-6 : Nombre d’habitants des sous bassins de la zone II

SB N° Surface (𝒎𝟐 ) Surface (ha) 𝐂𝐫𝐢 𝐀 ∗ 𝐂𝐫𝐢 𝐃𝐢 𝐍 𝐛𝐫𝐞 D’habitant


SB 91 2154,53 0,22 0,39 0,084 76,48 16

SB 92 1707,57 0,17 0,37 0,063 72,55 12

SB 93 3249,91 0,32 0,39 0,127 76,48 25

SB 94 1430,87 0,14 0,41 0,059 80,40 12

SB 95 1228,70 0,12 0,49 0,060 96,09 12

SB 96 7934,30 0,79 0,33 0,262 64,71 51

SB 97 4655,67 0,47 0,44 0,205 86,28 40

SB 98 1550,94 0,16 0,43 0,067 84,32 13

SB 99 870,17 0,09 0,55 0,048 107,85 9

SB 100 4174,67 0,42 0,52 0,217 101,97 43

SB 101 3209,18 0,32 0,38 0,122 74,52 24

SB 102 4369,05 0,44 0,47 0,205 92,16 40

SB 103 6238,31 0,62 0,46 0,287 90,20 56

SB 104 1653,19 0,17 0,56 0,093 109,81 18

SB 105 8467,37 0,85 0,38 0,322 74,52 63

SB 106 1857,78 0,19 0,37 0,069 72,55 13

SB 107 5358,96 0,54 0,35 0,188 68,63 37

SB 108 1929,40 0,19 0,26 0,050 50,98 10

SB 109 3309,01 0,33 0,48 0,159 94,12 31

SB 110 2006,68 0,20 0,29 0,058 56,87 11

SB 111 2561,94 0,26 0,51 0,131 100,01 26

SB 112 2978,41 0,30 0,41 0,122 80,40 24

SB 113 3488,38 0,35 0,46 0,160 90,20 31

SB 114 1254,72 0,13 0,42 0,053 82,36 10

SB 115 4235,31 0,42 0,43 0,182 84,32 36

SB 116 1231,21 0,12 0,43 0,053 84,32 10

SB 117 2496,40 0,25 0,44 0,110 86,28 22

3
8
Chapitre III Calcul de base

SB N° Surface (𝒎𝟐 ) Surface (ha) 𝐂𝐫𝐢 𝐀 ∗ 𝐂𝐫𝐢 𝐃𝐢 𝐍 𝐛𝐫𝐞 D’habitant


SB 118 3115,77 0,31 0,42 0,131 82,36 26

SB 119 1497,85 0,15 0,41 0,061 80,40 12

SB 120 4121,77 0,41 0,42 0,173 82,36 34

SB 121 3165,13 0,32 0,29 0,092 56,87 18

SB 122 3065,42 0,31 0,38 0,116 74,52 23

SB 123 1774,05 0,18 0,45 0,080 88,24 16

SB 124 3072,14 0,31 0,56 0,172 109,81 34

SB 125 3386,03 0,34 0,62 0,210 121,58 41

SB 126 2831,99 0,28 0,57 0,161 111,77 32

SB 127 1080,77 0,11 0,55 0,059 107,85 12

SB 128 1042,73 0,10 0,56 0,058 109,81 11

SB 129 1108,23 0,11 0,48 0,053 94,12 10

SB 130 1467,59 0,15 0,34 0,050 66,67 10

SB 131 2669,35 0,27 0,53 0,141 103,93 28

SB 132 4833,93 0,48 0,56 0,271 109,81 53

SB 133 6572,04 0,66 0,62 0,407 121,58 80

SB 134 5023,09 0,50 0,39 0,196 76,48 38

SB 135 1477,91 0,15 0,34 0,050 66,67 10

SB 136 5797,25 0,58 0,38 0,220 74,52 43

SB 137 1444,54 0,14 0,36 0,052 70,59 10

SB 138 2713,83 0,27 0,34 0,092 66,67 18

SB 139 11785,72 1,18 0,52 0,613 101,97 120

SB 140 80651,12 8,07 0,64 5,162 125,50 1012

SB 141 15688,59 1,57 0,57 0,894 111,77 175

III-11- Conclusion :

Après avoir fixé l’horizon d’étude 2041 avec une population 4654 habitants se répartie
sur 141 sous bassins. Et déterminer les paramètres qui influent directement sur l’évaluation
des débits tels que le coefficient de ruissellement, les surfaces des sous bassins, la densité de
la population, nous avons adopté un système d’évacuation unitaire avec un Schéma
transversal ou oblique.

3
9
Chapitre III Calcul de base

4
0
CHAPITRE IV

Evaluation des Débits à évacuer

50
Chapitre III Calcul de base

Chapitre IV : Evaluation des Débits à évacuer

IV-1- Introduction :

L'établissement des réseaux d'assainissement d'une agglomération doit répondre à deux


objectifs principaux :

 L’évacuation correcte des eaux pluviales permettant :


o D’empêcher la submersion des zones urbanisées.
o D’éviter la stagnation de ces eaux particulièrement dans les points bas de
l'agglomération.
 La collecte et l'évacuation des eaux usées de toutes natures (eaux vannes, eaux
ménagères, eaux industrielles) en assurant leur transport, le plus rapidement possible,
jusqu'au lieu de leur traitement (la station d'épuration).

IV-2- Évaluation des débits d’eaux usées : [6]


Le but principal de l’évaluation des débits des eaux usées est de connaître la quantité et la
qualité des rejets à traiter (liquides provenant des habitations), car les eaux usées sont constituées
par des effluents pollués et nocifs qui peuvent être une source de plusieurs maladies à
transmission hydrique (fièvre, typhoïde, dysenterie…,), donc il faut évacuer ces eaux hors limite
de l’agglomération.

D’où ressort l’utilité de l’évaluation des quantités à traiter.

IV-3- Origine et nature des eaux usées : [7]

On distingue les eaux d’origines suivantes :

IV-3-1- Eaux usées d’origine domestique :

a) Nature et origine :

Les eaux usées d’origine domestique sont les eaux de consommation après usage, on les
désigne souvent par l’expression de retour à l’égout, ces eaux sont provenues de :

 Eaux vannes.
 Eaux de ménage, de bains et de douches.
 Eaux des cours.

5
1
Chapitre III Calcul de base

Ces eaux sont d’une extrême pollution et la fréquence de leur rejet suit le train de vie des
habitants pendant la journée.

b) Quantités à évacuer :

La quantité des eaux à évacuer dépend des chiffres de consommation en eaux potable et
qui à leurs tours dépendent de :

 Type d’habitats et leur degré de confort,


 Dotation en eaux potable,
 Conditions climatiques,
 Augmentation du niveau de vie des desservies,
 Prise en compte forfaitaire des eaux publiques et industrielles.

IV-3-2- Eaux des services publics :


Les eaux de lavage des espaces publics (cours, rue…) sont évacuées vers le réseau par
l’intermédiaire de puisard menu d’une grille. Les eaux usées des services publics : éducatifs,
sanitaires, touristiques, administratifs et différents autres services d’utilité publique seront pris en
compte avec les besoins domestiques

IV-3-3- Eaux industrielles :


Lors de l'évaluation des débits des eaux usées industrielles à prendre en compte pour la
détermination du réseau il conviendra de distinguer :
 D’une part, les industries existantes dont l'évaluation des débits doit résulter des
mesures « in situ ».

 Que certaines industries traitent directement leurs effluents permettant ainsi le rejet
dans le milieu naturel ou dans le réseau pluvial.

Notre agglomération ne comporte pas d’industries. Les eaux usées provenant de


l’agglomération sont d’origine domestique et publique.
IV-3-4- les eaux usées d’équipements :
On appelle équipements différents services publics : éducatifs, sanitaires, touristiques,
administratifs et différents autres services d’utilité publique. L’estimation se fait à base du
nombre de personnes qui fréquentent le lieu et sur la dotation requise pour chaque activité, à titre
d’exemple :
– Ecoles : 10 l/j/ élève. – CEM : 15 l/j/ élève.
– Douche : 50 l/ client. – Mosquée : 20 l/ fidèle

5
2
Chapitre III Calcul de base

IV-4- Estimation du débit d’eau usée :

Le débit des eaux usées est la somme de plusieurs eaux de provenances différentes :
IV-4-1- Eaux usées d’origine domestique : [1]

a) Evaluation du débit moyen journalier rejetée :

La base de calcul de ce débit est la consommation en eau potable, à laquelle on ajoute un


coefficient de rejet Kr, (Kr < 1).

Q moyj = Kr. D.N /86400 (l/s) ……………………………………. (IV – 1)


Avec :

Qmoyj : Débit d’eau usée rejetée quotidiennement (l/s).


Kr : Coefficient de rejet, on estime que 80% de l’eau potable consommée est rejetée.
D : Dotation journalière en eau potable, estimée à 150 l/ j / hab.
N : Nombre d’habitants total, N = 4654 habitants.
Pour notre projet et comme notre agglomération est moyenne, les besoins seront estimés sur la
base d’une dotation de 150 l/j/ha, avec un nombre de population de 4654 habitants à l’horizon
2041, Le tableau IV-1 résume les résultats :

Tableau IV- 1: Besoins en eau domestique

Nombre Dotation Besoins en eau Débit moyen journalier


Années
d’habitats (l/j/ha) (m3/j) (l/s)
2008 1995 150 299,25 3,46
2016 2450 150 367,50 4,25
2041 4654 150 698,10 8,08

b) Evaluation du débit de pointe : [1]

L’évaluation de débit de pointe s’effectue en fonction du nombre d’habitants, du degré de


développement de l’installation sanitaire et du régime de consommation.
Le débit de pointe est donné par la relation suivante :
Q p = K p ∗ Q moyj ………… (IV-2)
Avec :
 Q p : Débit de pointe.
 Q moyj : Débit moyen journalier (m3/j).
 K p : Coefficient de pointe.

5
3
Chapitre III Calcul de base

Ce coefficient est calculé à partir du débit moyen journalier :


2,5
K p = 1,5 + Si Q moyj ≥ 2,8 l/s ………………… (IV-3)
√Qmoyj

Kp = 3 Si Q moyj < 2,8 l/s ………………… (IV-4)

Remarque :

Pour notre étude l’évaluation du coefficient de pointe K p est estimée à partir du débit
moyen, selon la relation (IV-2).

Les résultats de calcul pour l’évaluation des débits d’eaux usées et des équipements, sont
illustrés dans les tableaux IV- 4 et IV-5 ci-dessous :

IV-4-2- Eaux usées d’équipement :

Les résultats de calcul pour l’évaluation des débits d’eaux usées des équipements, sont
illustrés dans les tableaux ci-dessous :

Tableau IV- 2: Débit des équipements de la zone I

Unité Nombre Dotation Q con moy Q usé total


SB N° Equipment
D’unité (l/j/unit) (l/s) (l/s)
38 Anex APC Employée 20 15 0,0035 0,0028
35 Ecole primaire Élève 330 10 0,0380 0,0300
37 Stade comunel m2 5520 10 0,6400 0,5100
37 Mosquée Fidèle 500 20 0,0290 0,0230
38 Clinique m2 100 10 0,0058 0,0046
38 Une poste Employée 10 15 0,0017 0,0014
39 Cimetière m2 10973 10 1,2700 1,0160
Tableau IV- 3: Débit des équipements de la zone II

Nombre Dotation Q con moy Q usé total


SB N° Equipment Unité
D’unité (l/j/unit) (l/s) (l/s)
91 Mosquée Fidèle 400 20 0,023 0,018

IV-4-3- Estimation des besoins des équipements en future :

Généralement la consommation des équipements est limitée entre 10% et 30% de la


consommation domestique, dans notre cas pour le village d’Ouled Bia on prendra la
consommation des équipements égale 10% de la consommation domestique (Q équi = 10%
Q doms ).

Les débits des eaux usées domestiquent et les débits des eaux usées des équipements en cas de
pointe sont respectivement récapitulés dans les tableaux suivants :

5
4
Chapitre III Calcul de base

Tableau IV- 4: Débits d’eaux usées de pointe de la zone I

Q eau usée
Dotation Q moyj Q pointe Q équi Q pointes
SB N° Nhab Kp Kr Domestique
(l/j/hab) (l/s) (l/s) (l/s) totales (l/s)
(l/s)
rejetée

SB 01 22 150 0,039 3 0,093 0,80 0,074 / 0,074

SB 02 21 150 0,037 3 0,088 0,80 0,070 / 0,070

SB 03 17 150 0,030 3 0,072 0,80 0,058 / 0,058

SB 04 20 150 0,034 3 0,082 0,80 0,065 / 0,065

SB 05 36 150 0,062 3 0,148 0,80 0,119 / 0,119

SB 06 11 150 0,019 3 0,045 0,80 0,036 / 0,036

SB 07 6 150 0,011 3 0,026 0,80 0,021 / 0,021

SB 08 6 150 0,011 3 0,026 0,80 0,021 / 0,021

SB 09 5 150 0,008 3 0,018 0,80 0,015 / 0,015

SB 10 29 150 0,051 3 0,121 0,80 0,097 / 0,097

SB 11 9 150 0,016 3 0,039 0,80 0,031 / 0,031

SB 12 13 150 0,023 3 0,055 0,80 0,044 / 0,044

SB 13 14 150 0,025 3 0,060 0,80 0,048 / 0,048

SB 14 12 150 0,021 3 0,050 0,80 0,040 / 0,040

SB 15 9 150 0,016 3 0,039 0,80 0,031 / 0,031

SB 16 17 150 0,030 3 0,072 0,80 0,057 / 0,057

SB 17 10 150 0,018 3 0,042 0,80 0,034 / 0,034

SB 18 17 150 0,030 3 0,071 0,80 0,057 / 0,057

SB 19 15 150 0,025 3 0,060 0,80 0,048 / 0,048

SB 20 15 150 0,026 3 0,062 0,80 0,050 / 0,050

SB 21 19 150 0,034 3 0,080 0,80 0,064 / 0,064

SB 22 12 150 0,020 3 0,048 0,80 0,038 / 0,038

SB 23 13 150 0,023 3 0,055 0,80 0,044 / 0,044

SB 24 22 150 0,038 3 0,089 0,80 0,071 / 0,071

SB 25 21 150 0,036 3 0,087 0,80 0,069 / 0,069

SB 26 23 150 0,041 3 0,097 0,80 0,077 / 0,077

SB 27 10 150 0,017 3 0,041 0,80 0,033 / 0,033

5
5
Chapitre III Calcul de base

Dotation Q moyj Q pointe Q eau usée Q équi Q pointes


SB N° Nhab Kp Kr
(l/j/hab) (l/s) (l/s) Dom rejet (l/s) (l/s) totales (l/s)

SB 28 26 150 0,045 3 0,106 0,80 0,085 / 0,085

SB 29 30 150 0,053 3 0,126 0,80 0,100 / 0,100

SB 30 20 150 0,035 3 0,084 0,80 0,067 / 0,067

SB 31 20 150 0,035 3 0,082 0,80 0,066 / 0,066

SB 32 22 150 0,038 3 0,090 0,80 0,072 / 0,072

SB 33 28 150 0,049 3 0,116 0,80 0,093 / 0,093

SB 34 48 150 0,083 3 0,197 0,80 0,157 / 0,157

SB 35 121 150 0,210 3 0,500 0,80 0,400 0,030 0,430

SB 36 29 150 0,051 3 0,120 0,80 0,096 / 0,096

SB 37 74 150 0,129 3 0,307 0,80 0,245 0,533 0,778

SB 38 16 150 0,028 3 0,066 0,80 0,053 0,009 0,062

SB 39 83 150 0,144 3 0,343 0,80 0,274 1,016 1,29

SB 40 9 150 0,016 3 0,039 0,80 0,031 / 0,031

SB 41 12 150 0,022 3 0,051 0,80 0,041 / 0,041

SB 42 18 150 0,031 3 0,075 0,80 0,060 / 0,060

SB 43 11 150 0,018 3 0,044 0,80 0,035 / 0,035

SB 44 6 150 0,011 3 0,025 0,80 0,020 / 0,020

SB 45 16 150 0,028 3 0,066 0,80 0,052 / 0,052

SB 46 43 150 0,075 3 0,179 0,80 0,143 / 0,143

SB 47 29 150 0,051 3 0,120 0,80 0,096 / 0,096

SB 48 38 150 0,065 3 0,155 0,80 0,124 / 0,124

SB 49 25 150 0,044 3 0,104 0,80 0,083 / 0,083

SB 50 19 150 0,034 3 0,080 0,80 0,064 / 0,064

SB 51 15 150 0,026 3 0,061 0,80 0,049 / 0,049

SB 52 13 150 0,023 3 0,054 0,80 0,043 / 0,043

SB 53 8 150 0,015 3 0,035 0,80 0,028 / 0,028

SB 54 13 150 0,023 3 0,055 0,80 0,044 / 0,044

SB 55 37 150 0,065 3 0,155 0,80 0,124 / 0,124

SB 56 26 150 0,012 3 0,028 0,80 0,023 / 0,023

SB 57 30 150 0,115 3 0,273 0,80 0,219 / 0,219

5
6
Chapitre III Calcul de base

Q eau usée
Dotation Q moyj Q pointe Q équi Q pointes
SB N° Nhab Kp Kr Domestique
(l/j/hab) (l/s) (l/s) (l/s) totales (l/s)
rejetée (l/s)

SB 58 30 150 0,051 3 0,122 0,80 0,098 / 0,098

SB 59 12 150 0,020 3 0,048 0,80 0,038 / 0,038

SB 60 32 150 0,055 3 0,131 0,80 0,105 / 0,105

SB 61 24 150 0,041 3 0,097 0,80 0,078 / 0,078

SB 62 33 150 0,057 3 0,136 0,80 0,109 / 0,109

SB 63 12 150 0,021 3 0,049 0,80 0,039 / 0,039

SB 64 13 150 0,022 3 0,053 0,80 0,042 / 0,042

SB 65 28 150 0,048 3 0,114 0,80 0,091 / 0,091

SB 66 22 150 0,038 3 0,090 0,80 0,072 / 0,072

SB 67 20 150 0,035 3 0,083 0,80 0,066 / 0,066

SB 68 29 150 0,050 3 0,118 0,80 0,095 / 0,095

SB 69 13 150 0,022 3 0,052 0,80 0,042 / 0,042

SB 70 11 150 0,019 3 0,045 0,80 0,036 / 0,036

SB 71 8 150 0,014 3 0,033 0,80 0,026 / 0,026

SB 72 40 150 0,070 3 0,166 0,80 0,133 / 0,133

SB 73 32 150 0,056 3 0,134 0,80 0,107 / 0,107

SB 74 48 150 0,083 3 0,197 0,80 0,158 / 0,158

SB 75 23 150 0,040 3 0,095 0,80 0,076 / 0,076

SB 76 32 150 0,055 3 0,132 0,80 0,106 / 0,106

SB 77 25 150 0,043 3 0,103 0,80 0,082 / 0,082

SB 78 26 150 0,046 3 0,109 0,80 0,087 / 0,087

SB 79 14 150 0,024 3 0,058 0,80 0,046 / 0,046

SB 80 30 150 0,052 3 0,124 0,80 0,099 / 0,099

SB 81 16 150 0,027 3 0,065 0,80 0,052 / 0,052

SB 82 35 150 0,061 3 0,145 0,80 0,116 / 0,116

SB 83 31 150 0,053 3 0,127 0,80 0,102 / 0,102

SB 84 15 150 0,027 3 0,063 0,80 0,051 / 0,051

SB 85 13 150 0,022 3 0,052 0,80 0,042 / 0,042

SB 86 18 150 0,031 3 0,073 0,80 0,058 / 0,058

SB N° Nhab Dotation Q moyj Kp Q pointe Kr Q eau usée Q équi Q pointes

5
7
Chapitre III Calcul de base

(l/j/hab) (l/s) (l/s) Domestique (l/s) totales (l/s)


(l/s)
rejetée

SB 87 15 150 0,026 3 0,061 0,80 0,049 / 0,049

SB 88 21 150 0,037 3 0,088 0,80 0,070 / 0,070

SB 89 12 150 0,021 3 0,051 0,80 0,040 / 0,040

SB 90 35 150 0,060 3 0,143 0,80 0,114 / 0,114

Tableau IV- 5: débit d’eaux usées de pointe de la zone II


Q eau usée
Dotation Q moyj Q pointe Q équi Q pointes
SB N° Nhab Kp Kr Domestique
(l/j/hab) (l/s) (l/s) (l/s) totales (l/s)
(l/s)
rejetée

SB 91 16 150 0,029 3 0,068 0,80 0,054 0,018 0,072

SB 92 12 150 0,022 3 0,051 0,80 0,041 / 0,041

SB 93 25 150 0,043 3 0,103 0,80 0,082 / 0,082

SB 94 12 150 0,020 3 0,048 0,80 0,038 / 0,038

SB 95 12 150 0,020 3 0,049 0,80 0,039 / 0,039

SB 96 51 150 0,089 3 0,212 0,80 0,170 / 0,170

SB 97 40 150 0,070 3 0,166 0,80 0,133 / 0,133

SB 98 13 150 0,023 3 0,054 0,80 0,043 / 0,043

SB 99 9 150 0,016 3 0,039 0,80 0,031 / 0,031

SB100 43 150 0,074 3 0,176 0,80 0,141 / 0,141

SB101 24 150 0,042 3 0,099 0,80 0,079 / 0,079

SB102 40 150 0,070 3 0,166 0,80 0,133 / 0,133

SB103 56 150 0,098 3 0,233 0,80 0,186 / 0,186

SB104 18 150 0,032 3 0,075 0,80 0,060 / 0,060

SB105 63 150 0,110 3 0,261 0,80 0,209 / 0,209

SB106 13 150 0,023 3 0,056 0,80 0,045 / 0,045

SB107 37 150 0,064 3 0,152 0,80 0,122 / 0,122

SB108 10 150 0,017 3 0,041 0,80 0,033 / 0,033

SB109 31 150 0,054 3 0,129 0,80 0,103 / 0,103

SB110 11 150 0,020 3 0,047 0,80 0,038 / 0,038

SB111 26 150 0,044 3 0,106 0,80 0,085 / 0,085

SB112 24 150 0,042 3 0,099 0,80 0,079 / 0,079

5
8
Chapitre III Calcul de base

Q eau usée
Dotation Q moyj Q pointe Q équi Q pointes
SB N° Nhab Kp Kr Domestique
(l/j/hab) (l/s) (l/s) (l/s) totales (l/s)
(l/s)
rejetée

SB113 31 150 0,055 3 0,130 0,80 0,104 / 0,104

SB114 10 150 0,018 3 0,043 0,80 0,034 / 0,034

SB115 36 150 0,062 3 0,148 0,80 0,118 / 0,118

SB116 10 150 0,018 3 0,043 0,80 0,034 / 0,034

SB117 22 150 0,037 3 0,089 0,80 0,071 / 0,071

SB118 26 150 0,045 3 0,106 0,80 0,085 / 0,085

SB119 12 150 0,021 3 0,050 0,80 0,040 / 0,040

SB120 34 150 0,059 3 0,140 0,80 0,112 / 0,112

SB121 18 150 0,031 3 0,074 0,80 0,059 / 0,059

SB122 23 150 0,040 3 0,094 0,80 0,076 / 0,076

SB123 16 150 0,027 3 0,065 0,80 0,052 / 0,052

SB124 34 150 0,059 3 0,139 0,80 0,112 / 0,112

SB125 41 150 0,071 3 0,170 0,80 0,136 / 0,136

SB126 32 150 0,055 3 0,131 0,80 0,105 / 0,105

SB127 12 150 0,020 3 0,048 0,80 0,039 / 0,039

SB128 11 150 0,020 3 0,047 0,80 0,038 / 0,038

SB129 10 150 0,018 3 0,043 0,80 0,034 / 0,034

SB130 10 150 0,017 3 0,040 0,80 0,032 / 0,032

SB131 28 150 0,048 3 0,115 0,80 0,092 / 0,092

SB132 53 150 0,092 3 0,219 0,80 0,175 / 0,175

SB133 80 150 0,139 3 0,330 0,80 0,264 / 0,264

SB134 38 150 0,067 3 0,159 0,80 0,127 / 0,127

SB135 10 150 0,017 3 0,041 0,80 0,033 / 0,033

SB136 43 150 0,075 3 0,178 0,80 0,143 / 0,143

SB137 10 150 0,018 3 0,042 0,80 0,034 / 0,034

SB138 18 150 0,031 3 0,075 0,80 0,060 / 0,060

SB139 120 150 0,209 3 0,497 0,80 0,397 / 0,397

SB140 1012 150 1,757 3 4,182 0,80 3,346 / 3,346

SB141 175 150 0,304 3 0,725 0,80 0,580 / 0,580

5
9
Chapitre III Calcul de base

IV-5- Évaluation des débits d’eaux pluviales : [1]

Lors d’une chute de pluie, seule la fraction d’eau ruisselée est prise en compte dans le
dimensionnement des réseaux d'assainissement, appelés à évacuer ces eaux pour une fréquence
décennale.

En fonction de l’étendue du bassin et de son urbanisation, nous considérons les deux


méthodes les plus utilisées pour l’évaluation du débit pluvial :

 La méthode rationnelle.
 La méthode superficielle

IV-5-1- La méthode rationnelle : [6]

Cette méthode est utilisée pour des surfaces limitées généralement inférieures à 10 ha,
Elle est facilement applicable pour des agglomérations de petite importance, et aussi peut être
intéressante pour des installations dont la surface est relativement limitée (usine, caserne, centre
commerciaux…).

Elle consiste à estimer les débits pluviaux suite à une averse d’intensité moyenne i
supposée constante durant la chute de pluie sur des surfaces d’influence de superficie A,
caractérisée par un coefficient de ruissellement Cr, La méthode rationnelle s’exprime par la
formule suivante :

Q = α ∗ Cr ∗ i ∗ A ………… (IV-6)

Avec :
 Q : débit d’eau de ruissellement (l/s).
 A : surface de l’aire d’influence (ha).
 Cr : coefficient de ruissellement, limite 0 < Cr <1.
 i : intensité de précipitation (l/s/ha).
 α : Coefficient correcteur de l’intensité tenant compte de la distribution de la pluie dans
l’espace, dont sa détermination est en fonction de la forme du bassin,
Les hypothèses de base de la méthode rationnelle sont les suivants :

 L’intensité de l’averse en l/s/ha est uniforme, dans le temps et dans l’espace, sur
l’ensemble du bassin drainé.
 Le débit de pointe Qp en m3/s de l’hydrogramme de ruissellement est une fraction du
débit précipité (i*A).

6
0
Chapitre III Calcul de base

 L’intervalle de récurrence du débit de pointe Qp est le même que celui de l’averse


d’intensité uniforme i.
 Le coefficient de ruissellement est invariable d’une averse à l’autre.

a) Validité de la méthode rationnelle : [1]

Cette méthode est efficace pour des aires relativement limitées (généralement inférieures
à 10 ha), le résultat est meilleur pour des aires plus faibles du faite de la bonne estimation du
coefficient de ruissellement, Aussi, elle est applicable pour des surfaces où le temps de
concentration ne dépasse pas 30 minutes.

b) Temps de concentration : [1]

Le temps de concentration d’un bassin est défini comme étant le temps mis par la pluie
tombée du point le plus éloigné pour Atteindre à l’exutoire du bassin versant,

t c = t1 + t 2 + t 3 …………. (IV-7)

Où :
 t1 : Temps mis par l’eau pour s’écouler dans les canalisations :
L
t1 = 60v ……… (IV-8)

- L : La longueur du tronçon considéré (m),


- v : La vit esse de l’eau dans le t ronçon ( m/ s) ,
 t2 : Temps mis par l’eau pour atteindre le premier ouvrage (bouche d’égout), ce temps
varie de 1 à 20 min,
 t3 : Temps de ruissellement dans un bassin ne comportant pas de canalisations :
L
t 3 = 11√I [min]……………. (IV-9)

Avec :

- I : La pente du terrain,
- L : Longueur du plus long parcours de l’eau (Km),
Trois cas peuvent être envisagés :

1- Le bassin ne comporte pas de canalisation : t c = t 3

2- Le bassin comporte un parcourt superficiel, puis une canalisation : t c = t1 + t 3

3- Le bassin est urbanisé et comporte une canalisation : t c = t1 + t 2

6
1
Chapitre III Calcul de base

4- Dans le cas général, pour les zones peu allongées, le temps de concentration est donné
par la relation explicite concernant les bassins situés au nord Algérien définit comme
suit :

L 0,77
t c = 0,0195 [ ] …………. (IV-10)
√I

Où :
- L : Longueur du plus grand parcourt de l’eau du sous bassin considéré (Km).
- I : La pente de sous bassin considéré.

c) Coefficient de correction (𝜶) : [4]

Pour tenir compte de la distribution de la pluie dans l’espace, il y a lieu d’appliquer un


coefficient correcteur α déterminé d’après une loi de répartition de pluie,

 Pour des bassins longs (rectangle étroit, largeur =1/2 de la longueur), ce coefficient sera
égal à :
α = 1 − 0,006√d/2 ……………. (IV-11)
 Pour des bassins ramassés (carré ou cercle) :
α = 1 − 0,005√d/2 …………… (IV-12)
Où :
 d : Distance du milieu du bassin à l’épicentre de l’orage.
Remarque :

Nous supposons que la répartition de la pluie dans chaque sous bassin est régulière et
constante durant la chute de pluie, vu que la surface de l’agglomération est faible, les valeurs
du coefficient réducteur α s’approchent de l’unité, par conséquent sera pris égal à 1.

IV-5-2- Méthode superficielle : [7]

Cette méthode a été proposée par CAQUOT en 1949, Elle tient compte de l’ensemble des
paramètres qui influent sur le ruissellement, elle s'écrit comme suit :
1 v 1 w
Q(f) = K u ∗ I u ∗ Cr u ∗ A u ………….. (IV-13)

Où :
 Q (f) : Débit d’eau pluvial de fréquence f= 90%, Q en [m3/s].
 K, u, v, w : Coefficients d’expression.
 I : Pente moyenne du collecteur du sou bassin considéré [m/m].

6
2
Chapitre III Calcul de base

 Cr : Coefficient de ruissellement.
 A : Surface du sous bassin considéré [ha].
Les coefficients d’expression K, u, v, w sont donnés par les relations :

(0,5)𝑏(𝑓) ∗𝑎(𝑓)
𝐾= ……..…. (IV-14)
6,6

𝑣 = −0,4𝑏(𝑓) ……….…. (IV-15)

𝑢 = 1 + 0,287𝑏(𝑓) ……… (IV-16)

𝑤 = 0,95 + 0,507𝑏(𝑓) …… (IV-17)

Avec : 𝑎(f) et b(f) sont des paramètres de la relation :

𝑖(𝑡, 𝑓) = 𝑎(𝑓) ∗ 𝑡 𝑏(𝑓) ……….. (IV-18)

Où :
 i (t, f) : Intensité de pluie de durée t (t = 15 min) et de fréquence f (f = 90 %).

a) Correction d’allongement : [1]

La formule de QUACOT n’est valable que pour un allongement moyen du bassin versant
égale 2 (M=2) :
L
All = M = = 2 ………… (IV-19)
√A

Avec :

 L : largeur du BV en [hectomètre],
 A : surface du BV en [ha],
M 0,7b(t)
Si M≠2 on doit corriger Qp par un paramètre β = [ 2 ] ……. (IV-20)

(Généralement b(t)=-0,5).

Remarque :
La valeur de M doit obligatoirement être supérieure à 0,8. Valeur qui correspond à un
bassin versant en forme de demi-cercle.

b) Détermination de la pente moyenne et le coefficient d’allongement équivalant :

L’application de la méthode de CAQUOT à un ensemble de bassins versants hétérogènes


placés en série ou en parallèle est délicate.

6
3
Chapitre III Calcul de base

Il est en effet nécessaire de rechercher les caractéristiques du bassin versant équivalent, le


tableau suivant fournie les règles d’assemblage à utiliser, sachant que dans certains cas des
anomalies peuvent apparaître.

Tableau IV- 6: Les paramètres équivalents dans le cas de l’assemblage


Des Bassins Versants en série ou en parallèle [8]

Paramètres
𝐴𝑒𝑞 𝐶𝑒𝑞 𝐼𝑒𝑞 𝑀𝑒𝑞
équivalents
2
∑ 𝐶𝑖 𝐴𝑖 ∑ 𝐿𝑖 ∑ 𝑙𝑖
Bassins en série ∑ 𝐴𝑖 [ 𝐿𝑖 ]
∑ 𝐴𝑖
∑ √∑ 𝐴𝑖
√𝐼 𝑖

Bassins en ∑ 𝐶𝑖 𝐴𝑖 ∑ 𝐼𝑖 𝑄𝑝𝑖 𝐿(𝑡𝑐 𝑚𝑎𝑥)


∑ 𝐴𝑖 ∑
parallèle ∑ 𝐴𝑖 ∑ 𝑄𝑝𝑖 √ ∑ 𝐴𝑖

c) Validité de la méthode superficielle : [8]

La méthode superficielle est applicable si seulement si les conditions suivantes sont :

 La limite supérieure de la surface du bassin est 200 ha,


 La pente est comprise entre 0,2 % et 5%,
 Le coefficient de ruissellement supérieur à 20 %,
 Le coefficient d’allongement M ≥ 0,8,
Remarque :

De façon plus qualitative, la méthode de CAQUOT ne s’applique correctement qu’à des


bassins versants urbains, homogènes, équipé d’un réseau d’assainissement correctement
dimensionné, sans ouvrages spéciaux (particulièrement de stockage), et fonctionnant à surface
libre.

IV-6- Choix de la méthode de calcul :

Selon cette démarche théorique, nous pouvons conclu d’après les caractéristiques de
village d’Ouled Bia, à savoir son caractère rural, ainsi que la superficie moyenne <10 ha, que la
méthode rationnelle est la plus fiable que la méthode superficielle.

Les résultats de calcul pour l’évaluation des débits d’eaux pluviales par la méthode
rationnelle, sont récapitulé dans les tableaux suivants :

6
4
Chapitre III Calcul de base

Avec :
 Q ep : Débit d’eau pluviale en (l/s).

 Cr : Coefficient de ruissellement, limite.


 i : Intensité de précipitation (l/s /ha).
 α : Coefficient correcteur de l’intensité.
Tableau IV- 7: Débits pluviaux des pointes de la zone I

SB N° Surface (ha) Cri i (l/s/ha) α Q ep (l/s)


SB 01 0,33 0,35 84,36 1 9,65
SB 02 0,32 0,34 84,36 1 9,14
SB 03 0,16 0,54 84,36 1 7,51
SB 04 0,30 0,33 84,36 1 8,49
SB 05 0,43 0,43 84,36 1 15,45
SB 06 0,13 0,42 84,36 1 4,73
SB 07 0,14 0,23 84,36 1 2,71
SB 08 0,12 0,26 84,36 1 2,72
SB 09 0,09 0,24 84,36 1 1,91
SB 10 0,71 0,21 84,36 1 12,64
SB 11 0,22 0,22 84,36 1 4,03
SB 12 0,17 0,41 84,36 1 5,74
SB 13 0,32 0,23 84,36 1 6,20
SB 14 0,15 0,42 84,36 1 5,24
SB 15 0,10 0,46 84,36 1 4,03
SB 16 0,18 0,49 84,36 1 7,46
SB 17 0,20 0,26 84,36 1 4,39
SB 18 0,37 0,24 84,36 1 7,43
SB 19 0,23 0,32 84,36 1 6,24
SB 20 0,20 0,38 84,36 1 6,50
SB 21 0,20 0,49 84,36 1 8,37
SB 22 0,13 0,45 84,36 1 4,95
SB 23 0,15 0,44 84,36 1 5,71
SB 24 0,22 0,49 84,36 1 9,30
SB 25 0,22 0,48 84,36 1 9,01
SB 26 0,23 0,52 84,36 1 10,06
SB 27 0,10 0,51 84,36 1 4,30
SB 28 0,23 0,57 84,36 1 11,05

6
5
Chapitre III Calcul de base

SB N° Surface (ha) Cri i (l/s/ha) α Q ep (l/s)


SB 29 0,26 0,59 84,36 1 13,07
SB 30 0,22 0,48 84,36 1 8,73
SB 31 0,22 0,46 84,36 1 8,58
SB 32 0,25 0,44 84,36 1 9,36
SB 33 0,30 0,48 84,36 1 12,09
SB 34 0,66 0,37 84,36 1 20,48
SB 35 0,96 0,64 84,36 1 52,08
SB 36 0,29 0,51 84,36 1 12,53
SB 37 1,22 0,31 84,36 1 31,92
SB 38 0,26 0,32 84,36 1 6,89
SB 39 1,21 0,35 84,36 1 35,67
SB 40 0,27 0,18 84,36 1 4,05
SB 41 0,18 0,36 84,36 1 5,35
SB 42 0,17 0,55 84,36 1 7,80
SB 43 0,11 0,49 84,36 1 4,55
SB 44 0,15 0,21 84,36 1 2,63
SB 45 0,37 0,22 84,36 1 6,82
SB 46 0,43 0,51 84,36 1 18,61
SB 47 0,24 0,62 84,36 1 12,54
SB 48 0,33 0,58 84,36 1 16,17
SB 49 0,23 0,55 84,36 1 10,84
SB 50 0,22 0,46 84,36 1 8,38
SB 51 0,20 0,37 84,36 1 6,39
SB 52 0,23 0,29 84,36 1 5,61
SB 53 0,12 0,36 84,36 1 3,63
SB 54 0,18 0,38 84,36 1 5,72
SB 55 0,37 0,51 84,36 1 16,10
SB 56 0,17 0,21 84,36 1 2,95
SB 57 0,54 0,62 84,36 1 28,45
SB 58 0,25 0,61 84,36 1 12,74
SB 59 0,14 0,43 84,36 1 4,98
SB 60 0,31 0,52 84,36 1 13,62
SB 61 0,27 0,44 84,36 1 10,12
SB 62 0,41 0,41 84,36 1 14,20
SB 63 0,32 0,19 84,36 1 5,12
SB 64 0,36 0,18 84,36 1 5,53
SB 65 0,32 0,44 84,36 1 11,91
SB 66 0,25 0,44 84,36 1 9,37

6
6
Chapitre III Calcul de base

SB N° Surface (ha) Cri i (l/s/ha) α Q ep (l/s)


SB 67 0,22 0,46 84,36 1 8,65
SB 68 0,31 0,47 84,36 1 12,32
SB 69 0,14 0,47 84,36 1 5,45
SB 70 0,11 0,48 84,36 1 4,64
SB 71 0,21 0,19 84,36 1 3,39
SB 72 0,53 0,39 84,36 1 17,33
SB 73 0,27 0,62 84,36 1 13,91
SB 74 0,41 0,59 84,36 1 20,50
SB 75 0,23 0,51 84,36 1 9,87
SB 76 0,31 0,52 84,36 1 13,75
SB 77 0,26 0,48 84,36 1 10,70
SB 78 0,35 0,38 84,36 1 11,35
SB 79 0,15 0,49 84,36 1 6,05
SB 80 0,24 0,63 84,36 1 12,95
SB 81 0,15 0,55 84,36 1 6,74
SB 82 0,34 0,52 84,36 1 15,10
SB 83 0,38 0,41 84,36 1 13,21
SB 84 0,25 0,31 84,36 1 6,60
SB 85 0,17 0,38 84,36 1 5,45
SB 86 0,19 0,47 84,36 1 7,60
SB 87 0,21 0,36 84,36 1 6,33
SB 88 0,19 0,58 84,36 1 9,15
SB 89 0,16 0,38 84,36 1 5,26
SB 90 0,38 0,46 84,36 1 14,88
Tableau IV- 8: Débits pluviaux des pointes de la zone II

SB N° Surface (ha) Cri i (l/s/ha) α Q ep (l/s)


SB 91 0,22 0,39 84,36 1 7,09
SB 92 0,17 0,37 84,36 1 5,33
SB 93 0,32 0,39 84,36 1 10,69
SB 94 0,14 0,41 84,36 1 4,95
SB 95 0,12 0,49 84,36 1 5,08
SB 96 0,79 0,33 84,36 1 22,09
SB 97 0,47 0,44 84,36 1 17,28
SB 98 0,16 0,43 84,36 1 5,63
SB 99 0,09 0,55 84,36 1 4,04
SB 100 0,42 0,52 84,36 1 18,31
SB 101 0,32 0,38 84,36 1 10,29
SB 102 0,44 0,47 84,36 1 17,32

6
7
Chapitre III Calcul de base

SB N° Surface (ha) Cri i (l/s/ha) α Q ep (l/s)


SB103 0,62 0,46 84,36 1 24,21
SB104 0,17 0,56 84,36 1 7,81
SB105 0,85 0,38 84,36 1 27,14
SB106 0,19 0,37 84,36 1 5,80
SB107 0,54 0,35 84,36 1 15,82
SB108 0,19 0,26 84,36 1 4,23
SB109 0,33 0,48 84,36 1 13,40
SB110 0,20 0,29 84,36 1 4,91
SB111 0,26 0,51 84,36 1 11,02
SB112 0,30 0,41 84,36 1 10,30
SB113 0,35 0,46 84,36 1 13,54
SB114 0,13 0,42 84,36 1 4,45
SB115 0,42 0,43 84,36 1 15,36
SB116 0,12 0,43 84,36 1 4,47
SB117 0,25 0,44 84,36 1 9,27
SB118 0,31 0,42 84,36 1 11,04
SB119 0,15 0,41 84,36 1 5,18
SB120 0,41 0,42 84,36 1 14,60
SB121 0,32 0,29 84,36 1 7,74
SB122 0,31 0,38 84,36 1 9,83
SB123 0,18 0,45 84,36 1 6,73
SB124 0,31 0,56 84,36 1 14,51
SB125 0,34 0,62 84,36 1 17,71
SB126 0,28 0,57 84,36 1 13,62
SB127 0,11 0,55 84,36 1 5,01
SB128 0,10 0,56 84,36 1 4,93
SB129 0,11 0,48 84,36 1 4,49
SB130 0,15 0,34 84,36 1 4,21
SB131 0,27 0,53 84,36 1 11,93
SB132 0,48 0,56 84,36 1 22,84
SB133 0,66 0,62 84,36 1 34,37
SB134 0,50 0,39 84,36 1 16,53
SB135 0,15 0,34 84,36 1 4,24
SB136 0,58 0,38 84,36 1 18,58
SB137 0,14 0,36 84,36 1 4,39
SB138 0,27 0,34 84,36 1 7,78
SB139 1,18 0,52 84,36 1 51,70
SB140 8,07 0,64 84,36 1 435,44
SB141 1,57 0,57 84,36 1 75,44

6
8
Chapitre III Calcul de base

Tableau IV-9 : Tableau récapitulatif des résultats de la zone I

SB N° Q eau usée domestique rejetée (l/s) Q équi (l/s) Q eau pluviale (l/s) Q totale de SB (l/s)
SB 01 0,074 / 9,65 9,72
SB 02 0,070 / 9,14 9,21
SB 03 0,058 / 7,51 7,57
SB 04 0,065 / 8,49 8,55
SB 05 0,119 / 15,45 15,57
SB 06 0,036 / 4,73 4,76
SB 07 0,021 / 2,71 2,73
SB 08 0,021 / 2,72 2,74
SB 09 0,015 / 1,91 1,93
SB 10 0,097 / 12,64 12,74
SB 11 0,031 / 4,03 4,06
SB 12 0,044 / 5,74 5,78
SB 13 0,048 / 6,20 6,25
SB 14 0,040 / 5,24 5,28
SB 15 0,031 / 4,03 4,06
SB 16 0,057 / 7,46 7,51
SB 17 0,034 / 4,39 4,43
SB 18 0,057 / 7,43 7,49
SB 19 0,048 / 6,24 6,29
SB 20 0,050 / 6,50 6,55
SB 21 0,064 / 8,37 8,43
SB 22 0,038 / 4,95 4,99
SB 23 0,044 / 5,71 5,75
SB 24 0,071 / 9,30 9,37
SB 25 0,069 / 9,01 9,08
SB 26 0,077 / 10,06 10,14
SB 27 0,033 / 4,30 4,33
SB 28 0,085 / 11,05 11,13
SB 29 0,100 / 13,07 13,17
SB 30 0,067 / 8,73 8,79
SB 31 0,066 / 8,58 8,64
SB 32 0,072 / 9,36 9,43
SB 33 0,093 / 12,09 12,18
SB 34 0,157 / 20,48 20,63
SB 35 0,400 0,030 52,08 52,51
SB 36 0,096 / 12,53 12,63
SB 37 0,245 0,533 31,92 32,70

6
9
Chapitre III Calcul de base

SB N° Q eau usée domestique rejetée (l/s) Q équi (l/s) Q eau pluviale (l/s) Q totale de SB (l/s)
SB 38 0,053 0,009 6,89 6,95
SB 39 0,274 1,016 35,67 36,96
SB 40 0,031 / 4,05 4,08
SB 41 0,041 / 5,35 5,39
SB 42 0,060 / 7,80 7,86
SB 43 0,035 / 4,55 4,58
SB 44 0,020 / 2,63 2,65
SB 45 0,052 / 6,82 6,88
SB 46 0,143 / 18,61 18,76
SB 47 0,096 / 12,54 12,64
SB 48 0,124 / 16,17 16,30
SB 49 0,083 / 10,84 10,92
SB 50 0,064 / 8,38 8,44
SB 51 0,049 / 6,39 6,44
SB 52 0,043 / 5,61 5,66
SB 53 0,028 / 3,63 3,66
SB 54 0,044 / 5,72 5,77
SB 55 0,124 / 16,10 16,22
SB 56 0,023 / 2,95 2,97
SB 57 0,219 / 28,45 28,67
SB 58 0,098 / 12,74 12,84
SB 59 0,038 / 4,98 5,01
SB 60 0,105 / 13,62 13,73
SB 61 0,078 / 10,12 10,20
SB 62 0,109 / 14,20 14,31
SB 63 0,039 / 5,12 5,16
SB 64 0,042 / 5,53 5,57
SB 65 0,091 / 11,91 12,00
SB 66 0,072 / 9,37 9,44
SB 67 0,066 / 8,65 8,71
SB 68 0,095 / 12,32 12,42
SB 69 0,042 / 5,45 5,49
SB 70 0,036 / 4,64 4,68
SB 71 0,026 / 3,39 3,41
SB 72 0,133 / 17,33 17,46
SB 73 0,107 / 13,91 14,02
SB 74 0,158 / 20,50 20,66
SB 75 0,076 / 9,87 9,94

7
0
Chapitre III Calcul de base

SB N° Q eau usée domestique rejetée (l/s) Q équi (l/s) Q eau pluviale (l/s) Q totale de SB (l/s)
SB 76 0,106 / 13,75 13,86
SB 77 0,082 / 10,70 10,79
SB 78 0,087 / 11,35 11,44
SB 79 0,046 / 6,05 6,09
SB 80 0,099 / 12,95 13,05
SB 81 0,052 / 6,74 6,80
SB 82 0,116 / 15,10 15,22
SB 83 0,102 / 13,21 13,32
SB 84 0,051 / 6,60 6,65
SB 85 0,042 / 5,45 5,49
SB 86 0,058 / 7,60 7,66
SB 87 0,049 / 6,33 6,38
SB 88 0,070 / 9,15 9,22
SB 89 0,040 / 5,26 5,30
SB 90 0,114 / 14,88 15,00

Tableau IV-10 : Tableau récapitulatif des résultats de la zone II

SB N° Q eau usée domestique rejetée (l/s) Q équi (l/s) Q eau pluviale (l/s) Q totale de SB (l/s)
SB 91 0,054 0,018 7,09 7,16
SB 92 0,041 / 5,33 5,37
SB 93 0,082 / 10,69 10,77
SB 94 0,038 / 4,95 4,99
SB 95 0,039 / 5,08 5,12
SB 96 0,170 / 22,09 22,26
SB 97 0,133 / 17,28 17,41
SB 98 0,043 / 5,63 5,67
SB 99 0,031 / 4,04 4,07
SB100 0,141 / 18,31 18,45
SB101 0,079 / 10,29 10,37
SB102 0,133 / 17,32 17,46
SB103 0,186 / 24,21 24,39
SB104 0,060 / 7,81 7,87
SB105 0,209 / 27,14 27,35
SB106 0,045 / 5,80 5,84
SB107 0,122 / 15,82 15,94
SB108 0,033 / 4,23 4,26
SB109 0,103 / 13,40 13,50
SB110 0,038 / 4,91 4,95

7
1
Chapitre III Calcul de base

SB N° Q eau usée domestique rejetée (l/s) Q équi (l/s) Q eau pluviale (l/s) Q totale de SB (l/s)
SB111 0,085 / 11,02 11,11
SB112 0,079 / 10,30 10,38
SB113 0,104 / 13,54 13,64
SB114 0,034 / 4,45 4,48
SB115 0,118 / 15,36 15,48
SB116 0,034 / 4,47 4,50
SB117 0,071 / 9,27 9,34
SB118 0,085 / 11,04 11,12
SB119 0,040 / 5,18 5,22
SB120 0,112 / 14,60 14,72
SB121 0,059 / 7,74 7,80
SB122 0,076 / 9,83 9,90
SB123 0,052 / 6,73 6,79
SB124 0,112 / 14,51 14,63
SB125 0,136 / 17,71 17,85
SB126 0,105 / 13,62 13,72
SB127 0,039 / 5,01 5,05
SB128 0,038 / 4,93 4,96
SB129 0,034 / 4,49 4,52
SB130 0,032 / 4,21 4,24
SB131 0,092 / 11,93 12,03
SB132 0,175 / 22,84 23,01
SB133 0,264 / 34,37 34,64
SB134 0,127 / 16,53 16,65
SB135 0,033 / 4,24 4,27
SB136 0,143 / 18,58 18,73
SB137 0,034 / 4,39 4,42
SB138 0,060 / 7,78 7,84
SB139 0,397 / 51,70 52,10
SB140 3,346 / 435,44 438,78
SB141 0,580 / 75,44 76,02

7
2
Chapitre III Calcul de base

IV-7- Conclusion :

Dans nos calculs des débits, on adoptera les paramètres suivants :

Notre agglomération ne comporte pas de grandes unités industrielles, donc les débits
d’eau usée d’origine industrielle ne seront pas quantifiés, les eaux usées d’origine publique,
seront prises en compte dans la quantification des eaux usées d’origine domestique. Pour le
calcul de la quantité d’eaux usées on adopte une dotation de consommation en eau potable de
150 l/j/habitant.

Pour le calcul des débits pluviaux, on a utilisé la méthode rationnelle car les surfaces des
sous bassins versent sont faibles.

Après les calculs des débits d’eaux pluviales et usée on a remarqué que
l’augmentation des débits pluviaux par rapport aux débits d’eau usée présente une faible
augmentation.

7
3
Chapitre III Calcul de base

CHAPITRE V

Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

7
4
Chapitre III Calcul de base

Chapitre V : Calcul hydraulique du réseau d’assainissement


V-1- Introduction :

Une fois que la totalité des débits est déterminée, on passe au calcul du réseau
d’assainissement et à sa conception. Du point de vue sanitaire les réseaux d’assainissement
devront assurer une évacuation des eaux usées dans des bonnes conditions en d'hors des zones
urbaines.

Les ouvrages d’évacuation (collecteurs et regards), doivent respecter certaines normes


d’écoulement, notamment la vitesse. L’implantation en profondeur se fait de manière à satisfaire
aux conditions de résistance mécanique due aux charges extérieures et avec un meilleur choix du
tracé des collecteurs.

V-2- Conception du réseau : [6]

La conception d’un réseau d’assainissement est la concrétisation de tous les éléments


constituant les branches du réseau sur un schéma global.

Les collecteurs sont définis par leur :

 Emplacement (en plan).

 Profondeur.

 Diamètres (intérieur et extérieur).

 Pente.

 Leur joints et confection.


Les regards de visite et de jonction sont également définis par leur :

 Emplacement (en plan).

 Profondeur.

 Côtes.

V-3- Dimensionnement du réseau d’assainissement : [8]

V-3-1- Conditions d’écoulement et de dimensionnement :

L’écoulement en assainissement est gravitaire dans la mesure du possible, donc tributaire


de la topographie du terrain naturel, en plus cet écoulement doit avoir une vitesse qui permet
l’auto curage, et ne détériore pas les conduites.

7
5
Chapitre III Calcul de base

La vitesse d’auto curage : comme les eaux usées sont des eaux chargées, qui contienne du
sable, facilement décantable. Pour empêcher ce phénomène, il faut que la vitesse d’écoulement
satisfasse aux conditions suivantes :

 Une vitesse d’ou moins 0,6 m/s pour le un dixième (1/10) du débit de pleine section.

 Une vitesse d’ou moins 0,3 m/s pour le un centième (1/100) du débit de pleine section. Si
ces vitesses ne sont pas respectées, il faut prévoir des chasses automatiques ou des
curages périodiques.

A l’opposé des considérations relatives à l’auto curage, le souci de prévenir la


dégradation des joints sur les canalisations circulaires et leur revêtement intérieur, les vitesses
d'écoulement doivent de même respecter des limites supérieures admissibles.

 Donc, il est déconseillé de dépasser des vitesses de l’ordre de (4 à 5) m/s à pleine


section.
 En ce que concerne la vitesse limite, on peut admettre une vitesse atteignant 6 m/s
pour les canalisations en béton ordinaire (surtout avec armature)
 Si la pente du terrain est trop forte, il y aura lieu de ménager du décrochement dans le
profil en long des ouvrages par l’introduction des regards des chutes.

V-3-2- Mode de calcul : [6]

Avant de procéder au calcul hydraulique du réseau d’assainissement en gravitaire, on


considère les hypothèses suivantes :

 L’écoulement est uniforme à surface libre, le gradient hydraulique de perte de charge est
égal à la pente du radier.

 La perte de charge engendrée est une énergie potentielle égale à la différence des côtes du
plan d’eau en amont et en aval.

 Les canalisations d’égouts dimensionnées pour un débit en pleine section Q ps ne débitent


en réalité et dans la plupart du temps que des quantités d’eaux plus faibles que celles pour
lesquelles elles ont été calculées.

Avant de procéder au calcul hydraulique du réseau on définit les paramètres suivants :

1- Périmètre mouillé (P) : c’est la longueur du périmètre de la conduite qui est en contact de
l’eau [m].

2- Section mouillée (S) : c’est la section transversale de la conduite occupée par l’eau [m²].

7
6
Chapitre III Calcul de base

3- Rayon hydraulique (Rh) : c’est le rapport entre la section mouillée et le périmètre mouillé
[m].

Figure V- 1: Schéma représente la surface et le périmètre mouillés [7]

4- Vitesse moyenne (v) : c’est le rapport entre le débit volumique [m3/s] et la section [m²].
5- L’écoulement dans les collecteurs est un écoulement à surface libre régie par la formule
de la continuité :

Q = v ∗ s ………. (V-1)

Avec :

 Q : Débit [m3/s].

 v : Vitesse d’écoulement [m/s].


 S : Section mouillée [m²].
Pour le dimensionnement de notre réseau on utilise la formule de CHEZY qui nous donne
la vitesse moyenne :

v = c ∗ √R h ∗ I …………… (V-2)

Où :

 c : Coefficient de CHEZY, il dépend des paramètres hydraulique et géométrique de


l’écoulement. Le coefficient "c" est donné à son tour par la formule de BAZIN :
87∗Rh
c= ……………. (V-3)
n+√Rh

 n : Coefficient de BAZIN qui dépend de la nature des parois.

n = 0,009 pour les tuyaux en PVC.

n = 0,013 pour les tuyaux en béton.

7
7
Chapitre III Calcul de base

6- Calcule de diamètre de réseau d’assainissement : [6]


3
n Qp 8
∅ = [0.03117 ] …………… (V-4)
√I

Avec :

 Q p : débit de pointe à l’amont de la conduite [m3/s].

 I : la pente de pose de conduite en %.

 D : Diamètre approximatif ou théorique [m].


 n : Coefficient de Manning sans unité qui dépond du matériau utilisé pour la fabrication
de l’ouvrage de drainage utilisé.

7- Normaliser le diamètre (D) en fonction du diamètre calculé (∅) de façon à avoir D ≥ ∅


disponible sur le marché.

8- Calculer les caractéristiques à pleine section :


8
0.03117
Q ps = D3 √I ……… (V-5)
n

4Qps
vps = …………….… (V-6)
πD2

Q
rQ = Q P ……………. (V-7)
ps

En fonction de la valeur calculée pour "rQ " on déterminé à partir de l’abaque (Annexe B)
deux valeurs correspondant qui sont rh et rv :
v
 Rapport des vitesses : rv = ………. (V-8)
vPS
h
 Rapport des hauteurs : rh = ………. (V-9)
D
Avec :

 Q p : Débit véhiculé par la conduite circulaire [m3/s].

 v : Vitesse de circulation de l’eau [m/s].


 h : Hauteur de remplissage dans la conduite [m].
 I : Pente du collecteur [m/m].

 Q ps : Débit de pleine section [m3/s].

 vPS : Vitesse à pleine section [m/s].


 D : Diamètre normalisé de la conduite [mm].

7
8
Chapitre III Calcul de base

9- Evaluer de la vitesse effective ainsi que la hauteur de remplissage :

v = rv ∗ vps ……… (V-10)

h = rh ∗ D ………... (V-11)

Après le calcul de la vitesse d’écoulement à l’intérieur de la conduite v = f (Q P , I, D), on


passe à l’étape de vérification de façon à avoir v ≤ 4 à 5 m/s.

En utilisant la méthode des régressions polynomiales et à partir des formules de Bazin nous
avons établi les relations entre rq et rv , ainsi entre rq et rh . Les relations sont les suivantes :

rv = −25,63 ∗ rQ 6 + 93,647 ∗ rQ 5 − 134,25 ∗ rQ 4 + 95,24 ∗ rQ 3 − 35,151 ∗ rQ 2 +


7,0395 ∗ rQ + 0,2263 ……….. (V-12)

rh = −11,423 ∗ rQ 6 + 40.641 ∗ rQ 5 − 55.497 ∗ rQ 4 + 37.11 ∗ rQ 3 – 12.857 ∗


rQ 2 + 2,8373 ∗ rQ + 0,0359 ………. (V-13)

7
9
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

V-3-3- Dimensionnement du réseau d’assainissement :

Le résultat de dimensionnement des collecteurs est récapitulé dans les tableaux suivants :
Tableau V- 1: Le résultat de dimensionnement du collecteur secondaire 01 (R01-R05)

Cote R Cote R
N°SB Tronçon TN amont TN aval Dist (m) 𝐐𝐭 (l/s) Pente % D (mm) D N (mm) 𝐐𝐩𝐬 (l/s) 𝐕𝐩𝐬 (m/s) 𝐫𝐪 H/D 𝐫𝐯 V (m/s)
Amont (m) Aval (m)
SB01 R01-R02 499,88 499,83 498,38 498,23 35,01 9,72 0,24 159 315 52,79 0,75 0,18 0,2985 0,79 0,64

R02-R03 499,83 499,77 498,23 498.13 35,03 17,29 0,27 191 315 57,81 0,82 0,30 0,3724 0,87 0,71
SB03
R03-R05 499,77 499,40 498,13 497,90 40,75 17,29 0,91 139 315 133,10 1,88 0,13 0,2545 0,72 1,36
Tableau V- 2 : Le résultat de dimensionnement du collecteur secondaire 03 (R10-R11)

Cote R Cote R
N°SB Tronçon TN amont TN aval Dist (m) 𝐐𝐭 (l/s) Pente % D (mm) D N (mm) 𝐐𝐩𝐬 (l/s) 𝐕𝐩𝐬 (m/s) 𝐫𝐪 H/D 𝐫𝐯 V (m/s)
Amont (m) Aval (m)
SB06 R10-R11 493,77 492,97 491,97 491,17 37,88 4,76 2,11 73 315 203,00 2,87 0,02 0,0958 0,37 1,07
Tableau V- 3 : Le résultat de dimensionnement du collecteur secondaire 04 (R19-R23)

Cote R Cote R
N°SB Tronçon TN amont TN aval Dist (m) 𝐐𝐭 (l/s) Pente % D (mm) D N (mm) 𝐐𝐩𝐬 (l/s) 𝐕𝐩𝐬 (m/s) 𝐫𝐪 H/D 𝐫𝐯 V (m/s)
Amont (m) Aval (m)
SB12 R19-R20 485,40 484,93 482,40 481,25 28,48 5,78 1,65 83 315 179,44 2,54 0,03 0,1152 0,42 1,07

SB13 R20-R21 484,93 484,31 481,25 482,31 40,46 12,03 1,53 110 315 172,92 2,45 0,07 0,1823 0,57 1,41

SB14 R21-R22 484,31 483,75 482,31 481,75 29,50 17,30 1,90 121 315 192,46 2,72 0,09 0,2107 0,64 1,73

SB15 R22-R23 483,75 483,13 481,75 480,63 48,40 21,36 1,28 141 315 158,10 2,24 0,14 0,2594 0,73 1,63

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Tableau V- 4 : Le résultat de dimensionnement du collecteur principale 02 (R04-R31) [collecteurs 01-03-04]

Cote Cote
N°SB Tronçon TN amont TN aval Dist (m) 𝐐𝐭 (l/s) Pente % D (mm) D N (mm) 𝐐𝐩𝐬 (l/s) 𝐕𝐩𝐬 (m/s) 𝐫𝐪 H/D 𝐫𝐯 V (m/s)
Amont (m) Aval (m)
SB02 R04-R05 500,27 499,40 498,27 497,90 30,55 9,21 2,85 89 315 235,72 3,34 0,04 0,1292 0,45 1,51

SB04 R05-R06 499,40 498,04 497,90 496,04 44,15 35,05 3,08 145 315 245,16 3,47 0,14 0,2664 0,74 2,57

SB05 R06-R07 498,04 497,40 496,04 494,90 42,90 50,63 1,49 190 315 170,61 2,41 0,30 0,3709 0,87 2,09

R07-R09 497,40 494,09 494,90 492,09 85,63 50,63 3,87 159 315 274,63 3,89 0,18 0,2986 0,79 3,07

SB07 R09-R11 494,09 492,97 492,09 491,17 43,48 53,36 2,58 175 315 224,19 3,17 0,24 0,3342 0,83 2,64

SB08 R11-R12 492,97 491,75 491,17 489,95 34,22 60,86 3,57 173 315 263,75 3,73 0,23 0,3296 0,83 3,08

SB09 R12-R13 491,75 490,11 489,95 488,11 46,40 62,79 3,53 175 315 262,61 3,72 0,24 0,3349 0,83 3,09
R13-R15 490,11 487,12 488,11 484,62 85,46 62,79 3,50 176 315 261,28 3,70 0,24 0,3356 0,83 3,08

SB10 R15-R16 487,12 485,66 484,62 482,66 41,81 75,53 3,49 188 315 261,03 3,69 0,29 0,3663 0,86 3,18

SB11 R16-R17 485,66 485,06 482,66 482,56 43,43 79,59 1,38 228 315 164,18 2,32 0,48 0,4930 0,99 2,30
R17-R23 485,06 483,84 482,56 480,84 91,19 79,59 1,34 230 315 161,57 2,29 0,49 0,4980 0,99 2,27
R23-R24 483,84 482,56 480,84 480,56 46,96 108,46 2,73 226 315 230,62 3,26 0,47 0,4838 0,98 3,20

SB16 R24-R25 482,56 481,13 480,56 479,13 44,30 108,46 3,23 219 315 250,97 3,55 0,43 0,4589 0,95 3,38
R25-R31 481,13 478,21 479,13 476,21 140,07 108,46 2,08 238 315 201,68 2,85 0,54 0,5258 1,02 2,92
Tableau V- 5 : Le résultat de dimensionnement du collecteur secondaire 10 (R81-R82)

Cote R Cote R
N°SB Tronçon TN amont TN aval Dist (m) 𝐐𝐭 (l/s) Pente % D (mm) D N (mm) 𝐐𝐩𝐬 (l/s) 𝐕𝐩𝐬 (m/s) 𝐫𝐪 H/D 𝐫𝐯 V (m/s)
Amont (m) Aval (m)
SB23 R81-R82 480,59 479,87 478,79 478,07 24,32 5,75 2,96 74 315 240,35 3,40 0,02 0,0969 0,38 1,28

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

V-4- Conclusion :

A travers ce chapitre, le dimensionnement des réseaux d’assainissement des deux


zones de village d’Ouled Bia est effectué à l’aide d’un abaque qui exprime la variation des
débits et des vitesses en fonction du remplissage. Le résultat de calcul montre que :

 Les vitesses réelles d’écoulement sont dans l’ensemble acceptables car elles sont
inférieures à 6 m/s (limite supérieur).
 Les vitesses d’auto curage sont respectées presque dans tout le réseau qui sont
supérieur à 0,6 m/s.
Les résultats de dimensionnement obtenu (débit Q, vitesse V, diamètre D) avec les
paramètres topographiques de terrain (cotes TN et les cotes radies des regards) et les pentes
des canalisations, sont représentées dans l'annexe A de la mémoire.

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

CHAPITRE VI

Les éléments constitutifs du réseau d’assainissement

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Chapitre VI : Les éléments constitutifs du réseau d’assainissement

VI-1- Introduction :

Le captage et l’évacuation des eaux usées et des eaux de ruissellement se fait à l’aide
du réseau d’égouts conçue pour fonctionner de préférence en écoulement gravitaires.

Les éléments constitutifs du réseau d’égouts se subdivisent-en :

 Ouvrages principaux : C’est les ouvrages qui ont pour rôle l’évacuation des eaux
jusqu’à leur point de rejet.
 Ouvrages annexes : Ils ont pour rôle de faciliter l’exploitation et l’entretien du réseau.

VI -2-Ouvrages principaux :

Les ouvrages principaux comprennent :

 Les tuyaux cylindriques préfabriqués en usine, qui sont distingués par leurs diamètres
intérieurs (diamètre nominal en mm).

 Les tuyaux ovoïdes préfabriqués qui sont distingués par leurs hauteurs intérieures
(nominale exprimé en cm).
 Les ouvrages visitables de profils particuliers.

L’utilisation des conduites circulaires est réservée aux faibles sections. La forme
circulaire est simple à fabriquer. Elle peut être utilisée pour les grandes sections avec certains
inconvénients :

 Largeur importante de la tranchée.


 Vitesse d’écoulement faible pour des tirants d’eau faibles. D’où surgit la difficulté du
curage et de l’entretien.
Pour pallier au problème d’auto curage, le profil circulaire est remplacé par la forme
ovoïde, quand cela est possible.

Les diamètres des conduites circulaires équivalents aux conduites ovoïdes de hauteur
H sont donnés dans le tableau suivant :

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Tableau VI- 1 : diamètres des conduites circulaires


Équivalents aux hauteurs des conduites ovoïdes [7]

H (cm) D (mm)
100 800
130 1000
150 1200
180 1400
200 1500

VI-2-1- Canalisations : [9]

a) Matériau des canalisations :

Il existe plusieurs types de conduites qui diffèrent suivant leur matériau constitutif et
leur destination.

a-1- Conduite en fonte :

Ce type de conduite a été imposé à titre de sécurité pour la traversée d’un bassin
hydrominéral par un collecteur d’eau usée. Les raffineries de pétrole utilisent couramment ce
type de matériau pour évacuer les eaux usées industrielles.

a-2- Conduites en béton non armé :

Les tuyaux en béton non armé sont fabriqués mécaniquement par un procédé assurant
une compacité élevée du béton. La longueur utile ne doit pas dépasser 2,50m. Ces types de
tuyaux ont une rupture brutale. Il est déconseillé de les utiliser pour les canalisations
visitables.

a-3- Conduites en béton armé :

L’armature formant la conduite en béton armé se compose :


 De génératrices disposées en parallèle. On peut parfois rencontrer plusieurs couches
de génératrices en fonction des conditions de pose.
 De cerces disposées de telle façon à former des grilles avec les génératrices et écartées
d’environ 15 cm les unes des autres.
 Les conduites type BONNA comportent en plus des armatures, une âme en tôle pour
assurer l’étanchéité et augmenter la résistance de la conduite.

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

a-4- Conduites en grés artificiels :

Le grès servant à la fabrication des tuyaux est obtenu à parties égales d'argile et de
sable argileux cuits entre 1200°C à 1300°C. Le matériau obtenu est très imperméable. Il est
inattaquable par les agents chimiques, sauf l'acide fluorhydrique. L'utilisation de ce type de
canalisation est recommandée dans les zones industrielles.

a-5- Conduite en amiante ciment :

Les conduites en amiante ciment à utiliser sont celles de série « assainissement » du


type sans emboîtement, le revêtement intérieur de la paroi est à base d’enduit anti-acide.

a-6- conduite en matières plastique :

On distingue :
 Les conduites en matières thermodurcissables.
 Les conduites en matières thermoplastiques.
Elles présentent les caractéristiques suivantes :
 Résistance aux chocs.

 Résistance au gel.

 Résistance à la corrosion chimique.

 Adaptation à la déformation.

 Facilité de pose et de transport.

b) Choix du type de canalisation :

Le matériau des conduites est choisi en fonction :

 De la nature du sol (agressivité, stabilité).

 De la nature chimique des eaux usées transportées par la conduite.

 Des efforts extérieurs auquel les conduites sont soumises.

 Du milieu à traverser.
Dans notre projet, nous avons opté pour :
 Les conduites en PVC pour les extensions pour les conduites des diamètres inférieur ou
égale 500 mm (∅ ≤500mm).

 Les conduites en béton et béton armé pour les conduites des diamètres supérieur
500mm (∅ > 500mm).

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

c) Les joints : [7]

Les joints utilisés généralement sont : les joints Rocla, torique, à demi emboîtement, à
collet, les joints plastique et Les joints des conduites en béton.

c-1- Joint type Rocla:

C’est des joints à emboîtement ou l’étanchéité est assurée grâce à l’anneau en


élastomère. Ce joint s’adapte pour les terrains en pente grâce à l’immobilité d’un anneau placé
dans son longis, Le jeu de 1cm permet le non transmission des contraintes longitudinales. Il
est valable pour tous les diamètres.
Ce type de joint assure une très bonne étanchéité pour les eaux transitées.

c-2- Joint à demi-emboîtement :

La liaison entre deux bouts se fait par bourrage de ciment, utilisé uniquement dans les
terrains durs et pour la canalisation sans charge. Le déboîtement et très facile pour les terrains
qui tassent et en pente.

c-3- Joint torique :

Il est remplacé dans la plupart des cas par le Rocla. Il s’adapte pour les sols faibles à
condition que la pression ne soit pas très élevée. Il s’adapte également pour les terrains en
pente grâce au jeu de 1cm.

c-4- Joint à collet :

C’est un joint à emboîtement rigide avec coulage en ciment, utilisé uniquement dans
les bons sols et à éviter dans les terrains argileux.

c-5- Joint plastique :

Ce joint est étanche et résistant même si la conduite est en charge. La présence du


cordon en bitume et la bague ou manchon en matière plastique contribue à la bonne
étanchéité. Il s’adapte presque à tous les sols si la confection est bien faite.

c-6- Les joints des conduites en béton :

Pour avoir une bonne étanchéité quel que soit la nature du sol, les joints doivent être
confectionnés en élastomère, contre les eaux intérieures et extérieures.

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Figure VI- 1: Différents type des joints [9]

d) Différentes actions supportées par la conduite :

Du fait que les canalisations sont exposées aux différentes actions (extérieures et
intérieures), le choix du matériau de la conduite doit être judicieux, parmi ces actions on cite :

d-1- Actions mécaniques :

Elles s’expriment par les frottements des particules (graviers, sables) présentes dans
l’eau à évacuer contre les parois intérieures de la canalisation. Ces actions engendrent
l’érosion de ces dernières.

d-2- Action statique :

Les actions statiques sont dues aux surcharges fixes ou mobiles comme le remblai, le
mouvement de l'eau dans les canalisations et celles des charges dues au trafic routier.

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

d-3- Action chimique :

Elles se passent généralement à l’intérieure de la conduite, et sont dues à des agents


chimiques présents dans les eaux d’origine industrielle.

e) Protection des conduites : [1]

Les moyens de lutte contre ces actions peuvent être résumés comme suit :

 Les temps de séjour des eaux usées dans les canalisations doivent être réduits au
maximum.
 L'élimination des dépôts doit s'opérer régulièrement, car ces derniers favorisent le
développement des fermentations anaérobies génératrices d'hydrogène sulfuré (H 2S).
Qui est le principal facteur de la corrosion de la partie sèche de la canalisation.
 Une bonne aération permet d'éviter les condensations d'humidité sur les parois et de
réduire ainsi la teneur en H2S.
 Le revêtement intérieur des conduites par le ciment limoneux ou le ciment sulfaté avec
un dosage suffisant dans le béton (300 à 350 kg/m3 de béton).
 L’empêchement de l'entrée des sables par implantation des bouches d'égout.
 Le rinçage périodique des conduites.
VI-3- Ouvrages annexes :

L’attention est attirée sur l’importance des ouvrages annexes tant des points de vue
constructifs que d’entretien pour l’exploitation rationnelle des réseaux d’égout.
Les ouvrages annexes comprennent :

 Les ouvrages normaux.

 Les ouvrages spéciaux.

VI-3-1- Ouvrages normaux :

Les ouvrages normaux sont les ouvrages courants. On les trouve aussi bien en amont
ou le long des réseaux. Ils assurent généralement la fonction de recette des effluents ou
d'accès au réseau.

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

a) Branchements : [1]

Leur rôle est de collecter les eaux usées et les eaux pluviales d'immeubles. Un
branchement comprend trois parties essentielles :

 Un regard de façade qui doit être disposé en bordure de la voie publique et au plus
près de la façade de la propriété raccordée pour permettre un accès facile aux
personnels chargés de l'exploitation et du contrôle du bon fonctionnement du réseau.
 Des canalisations de branchement qui sont de préférence raccordées sous un angle de
45° ou 60° par rapport à l'axe général du réseau public.
 Les dispositifs de raccordement de la canalisation de branchement qui sont liés à la
nature et aux dimensions du réseau public.
Le tracé de la conduite de branchement doit avoir une pente d’environ 3% pour
favoriser un écoulement avec rinçage interne de la conduite.

Figure VI- 2: Schéma représent les types des branchements [9]

b) Fossés :

Les fossés sont destinés à recueillir les eaux provenant des chaussées en milieu rural.
Ils sont soumis à un entretien périodique.

c) Caniveaux :

Ce sont des ouvrages annexes de voirie destinés à la collecte des eaux pluviales
provenant de la chaussée et éventuellement du trottoir.

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

d) Bouches d'égout : [1]

Les bouches d'égout sont destinées à collecter les eaux de surface (Pluviale et de
lavage des chaussées). On les trouve :
 Au point bas des caniveaux, soit sous le trottoir. La distance entre deux Bouches
d'égout est en moyenne de 50m, la section d'entrée est en fonction de l'écartement

Elles peuvent être classées selon deux critères : la manière de recueillir les eaux et la
manière dont les déchets sont retenus. On distingue la bouche à absorption latérale, ou à
absorption par le haut.

Figure VI- 3:Schéma représente un Bouche d'égout à absorption par le haut [9]

Bouches
d’égout

Regard

Réseau principal

Figure VI- 4:Schéma représente emplacement des bouches d’égout [9]

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

e) Les regards : [9]

e-1- Généralité :

Les regards sont en fait des fenêtres par les quelles le personnel d’entretien pénètre
pour assurer le service et la surveillance du réseau. Ce type de regard varie en fonction de
l’encombrement et de la pente du terrain ainsi que du système d’évacuation.

Figure VI- 5: Schéma représentant un regard de visite

La distance entre deux regards est variable :


 35 à 50m en terrain accidenté ;
 50 à 80m en terrain plat.
Sur les canalisations les regards doivent être installés :

 à chaque changement de direction.


 aux points de chute.
 à chaque changement de pente.
 à chaque changement de diamètre.
e-2- Types des regards :

On distingue différents types qui sont :

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

 Regard de visite :
Ces regards sont destinés à l’entretien courant et le curage régulier des canalisations
tout en assurant une bonne ventilation de ces dernières, l’intervalle d’espacement est de 35 à
80m.

 Regard de ventilation :
La présence d’air dans les égouts est la meilleure garantie contre la fermentation et la
production du sulfure d’hydraulique gazeux, la ventilation s'opère par :

 Les tampons des regards munis d’orifices appropriés.


 Les tuyaux de chute qui doivent être prolongés jusqu’à l’air libre.
 Les cheminées placées sur l’axe de la canalisation.
 Regard de jonction :
Ils servent à unir deux collecteurs de même ou de différentes sections, ils sont
construits de telle manière à avoir :
 Une bonne aération des collecteurs en jonction (regard).
 Les dénivelées entre les radiers des collecteurs.
 Une absence de reflux d’eau par temps sec.
 Les niveaux d’eau des conduites doivent être à la même hauteur.
 Regard de chute : [1]
C’est l’ouvrage le plus répondu en Assainissement, il permet d’obtenir une dissipation
d’énergie en partie localisée, il est très utilisé dans le cas où le terrain d’une agglomération est
trop accidenté.

Remarque :

Pour notre agglomération, les regards de jonction sont indispensables, ce sont les plus
rependus, car le terrain est accidenté, les pistes existantes suivent plusieurs directions, d’où
l’utilité de projeter des regards de jonction. Les regards de chute sont également utilisés pour
remédier aux fortes pentes.

VI-3-2- Dimensionnement des regards de chute : [7]

Le flux d’eau sortant d’un collecteur prend la forme d’un projectile, donc régie par les
deux lois suivantes :
x = vt……….. (VI-1)
1
y = gt 2 ……….. (VI-2)
2

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Où :
 x : La longueur du regard (m).
 y : La différence de niveau entre les deux collecteurs (m) à partir de la cote du radier.
 v : Vitesse d’écoulement dans la conduite (m/s).
2y
Des deux équations on aura : x = √ g ∗ V………. (VI-3)

VI-3-3- Les ouvrages spéciaux :

a) Les déversoirs d’orage :

Un déversoir d’orage est un ensemble de dispositifs permettant d’évacuer par sur verse
les pointes de ruissellement de manière à décharger le réseau aval.

Figure VI.6: Schéma de principe du déversoir d’orage

a-1- Emplacement des déversoirs d'orage : [1]

Avant l'emplacement des déversoirs d'orage il faut voir :


 Le milieu récepteur et son équilibre après le rejet des effluents dont il faut établir un
degré de dilution en fonction du pouvoir auto épurateur du milieu récepteur.
 Les valeurs du débit compatibles avec la valeur de dilution et avec l'économie générale
du projet, c'est à dire rechercher le facteur de probabilité de déversement de façon à
limiter la fréquence des lâcheurs d'effluents dans le milieu récepteur.
 La capacité et les surfaces des ouvrages de la station d'épuration pour éviter les
surcharges et le mauvais fonctionnement.
 Le régime d'écoulement de niveau d'eau dans la canalisation amont et aval.

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

a-2- Type des déversoirs d'orage :

On distingue différents types des déversoirs d'orage selon la pente, l’écoulement et la


position de la STEP (station d’épuration) :

 Déversoirs d'orage à seuil frontal.


 Déversoirs d'orage à seuil latéral.
 Déversoirs d'orage avec ouverture du radier.
 Déversoir d'orage à double seuil latéral.
 Déversoir d'orage à seuil frontal
Le déversement s'effectue en face du collecteur d'amenée ou dans un changement de
direction. Dans cette disposition, le seuil ne doit pas être élevé pour ne pas trop réduire la
section d'écoulement.
L'implantation de ce type de déversoir d'orage est indiquée sur une branche de réseau
adjacente à un collecteur de berge, à condition de ne pas être perturbée, par les mises en
charge imposées à l'aval.

Figure VI- 7 : Déversoir d'orage à seuil frontal (coupe en plan).

 Déversoir d'orage à seuil latéral :


Le déversoir d'orage classique à seuil latéral biais ou unilatéral à seuil haut ou bas peut
être équipé de dispositifs de vannage. Il présente l'intérêt majeur de permettre la conception
d'un seuil long sans occuper beaucoup de place.

A l'aval de la chambre de déversement, le contrôle du débit conservé en système


unitaire peut être réalisé par le choix d'un orifice calibré, situé à l'entrée du collecteur unitaire
aval ou collecteur d'acheminement des eaux polluées vers la station d'épuration.

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Figure VI- 8 : Déversoir d'orage à seuil latéral

 Déversoir d'orage à double seuil latéral :


Dans ce type de déversoir d'orage, la cunette transitant le débit de temps sec et de
« Petite pluie » est suspendue dans la longueur de la chambre.
Il s'agit d’un cas bien particulier, au niveau d'une chute dans le collecteur ou liés à de
très fortes pentes.

Figure VI- 9 : Déversoir d'orage à double seuil latéral

 Déversoir d'orage avec ouverture du radier :

Dans ce type de déversoir d'orage, le débit de temps sec et de « petite pluie » passe par
l'orifice dans le fond ou sur le côté du radier.

Le débit de fuite de temps sec ou de petite pluie se calcule selon la loi des orifices.
Il s'agit d'un type d'ouvrage à déconseiller fortement, qui a tendance à se boucher en
permanence, donc à déverser souvent par temps sec.

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Figure VI- 10 : Déversoir d'orage avec ouverture du radier

Il existe d’autres types de déversoirs comme :


 Déversoir siphoïde
 Les déversoirs automatiques.

a-3- Dimensionnement du déversoir d’orage :

Pour notre cas nous optons pour la triple dilution, c'est à dire, une partie d’eau usée
domestique pour deux parties d'eau pluviale. Donc, le débit qui se dirige vers la station
d'épuration par l'intermédiaire du déversoir d'orage est égal à trois fois le débit de temps sec.
Le débit restant sera rejeté vers l'exutoire par caniveau ou par conduite par la suite l’ouvrage
de rejet.

Remarque :

Dans notre projet nous avons un déversoir d’orage Latéral à dimensionner.

Mode de calcul : [9]

Pour le calcul des déversoirs d'orage à seuil frontal et conduite aval libre. On doit
adopter :

Le débit total de dimensionnement qui est égal à la somme des débits en temps sec (QEU)
et du débit pluvial (QPL)
Q T = QPL + Q E U ………. (VI-4)
Le débit de pointe transité vers le collecteur de rejet qui transporte les eaux vers
l’épuration : Q ST = 3 ∗ Q EU ………. (VI-5)
Le débit rejeté vers l’oued :
Q R = Q T − Q ST……….. (VI-6)

 On détermine la valeur de la lame déversée (Hd )


 On détermine la longueur du seuil, déversant (L).

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Dimensionnement du DO :

Les données de base pour le DO sont représentées dans le tableau VI-2 :


Avec :

 DO : déversoir d’orage.
Tableau VI- 2 : Les données de base pour le dimensionnement du DO

Paramètres Résultat
Diamètre d'entrée De 800 (mm)
Débit total à l'entrée Qe 1,728 (m3/s)
Débit à pleine section Qps 1,794(m3/s)
Débit du temps sec Qts 0,017 (m3/s)
Débit de pointe allant vers la station Qst 0,051 (m3/s)
Débit rejeté vers l’oued Qr 1,677 (m3/s)
La pente du collecteur 05 0,0088 (m/m)
Hauteur d'eau à l'entrée He 648,8 (mm)
Rapport de débit rQ 0,028
Rapport de hauteur rh 0,106
 Hauteur d'eau allant vers la station d’épuration :
Pour calculer la hauteur d’eau transitée vers la station d’épuration on doit passer au
Q
calcul de : rQ = Q st ………. (VI-7)
ps

Hst
rh = ……….. (VI-8) ⇒ Hst = De ∗ rh ………………. (VI-9)
De

D’après l’abaque on tire rh puit on calcul Hst .

H st = [Link] = 800 × 0,106= 84,8 mm


H st = 0,085 m.
 Hauteur de la lame déversant :
On doit calculer la hauteur de la lame d’eau déversant par la formule suivante :

Hd = He − Hst ……….. (VI-10)

 La longueur du déversoir :
On applique la formule de BAZIN :

2 3⁄
Q d = × m × L × √2g × Hd 2 ……….. (VI-11)
3

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Avec :
 Q d : débit déversé en m3/s.
 m : coefficient de débit, il dépend de la forme de seuil et il varie suivant la hauteur de
la lame déversant pour les crêtes minces nous prenons m = 0,6.
 L : La longueur du déversoir exprimée en mètres.
 g : La pesanteur : g = 9,81 m/s2.
 Hd : La hauteur de charge en mètre au-dessus du seuil du déversoir.
Donc :
3×Qd
L= ……….. (VI-12)
2×0,6×√(2×g)×H3d

Les résultats de calcule deHst , H d et L de DO sont reporté dans le tableau suivant :

Tableau VI- 3 : Les résultats de calcule de 𝐇𝐬𝐭 , 𝐇𝐝 et L de DO

Résultat normalisée
Paramètres Résultat (mm)
(m)
Hauteur d'eau allant vers la station
84,8 0,085
d’épuration Hst
La hauteur de la lame d’eau déversant Hd 565 0,6
La longueur du déversoir L 2228 2,5
 Dimensionnent de la conduite transitant le débit vers l'exutoire (𝐃𝐞𝐱 ) :
Tableau VI- 4 : Résultat de dimensionnent de la conduite transitant le débit vers l'exutoire

Qt (l/s) Pente % D (mm) DN (mm) Qps (l/s) Vps (m/s) rQ rh rv V (m/s)


1677,00 0,88 780 800 1791,88 3,57 0,94 0,7824 1,12 3,99
 Dimensionnement de la conduite transite le débit vers STEP (Dst) :
Tableau VI- 5 : Résultat de dimensionnent de la conduite transitant le débit vers STEP

Qt (l/s) Pente % D (mm) DN (mm) Qps (l/s) Vps (m/s) rQ rh rv V (m/s)


51,00 0,88 210 315 149.24 1,92 0,34 0,3996 0,89 1,71

VI-4- Ouvrage de rejet : [9]

Il est conçu pour l’évacuation des eaux pluviales dans un cours d’eau, ce dernier
est construit sur la rive de l’Oued.
Cet ouvrage a pour but de dissiper l’énergie d’écoulement à la sortie, et maintenir
la stabilité du collecteur dans le lieu de vidange. Donc, il est nécessaire pour la
protection des rives contre l’érosion provoquée par la vitesse d’écoulement.

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Cet ouvrage est constitué :


 D’une paroi verticale d’épaisseur 0,20m et de hauteur correspondant à la dimension
extérieure de la canalisation + 0,30 m.
 Deux parois latérales (bajoyers) d’épaisseur 0,20m et de hauteur décroissante vers
l’aval.
 Un radier d’épaisseur 0,25m, de section divergente vers l’aval à partir de la sortie de la
canalisation, avec une pente de 2%, une longueur de 2 m et une clé d’encrage à
l’extrémité.
 Un enrochement de même pente et même largeur que l’extrémité aval du radier, la
longueur est variable et arrive jusqu’à la berge de l’exutoire.

Figure VI-11 : Ouvrage de rejet (vu de face) [9]

Figure VI- 12 : Ouvrage de rejet (vu de gauche) [9]

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

VI-5- Conclusion :

Pour une exploitation optimale de notre réseau d’assainissement, il est nécessaire de faire un
bon choix des conduites qui le constituent et ceci selon la forme et le matériau par lequel elles sont
construites.

Ainsi dans notre cas et après avoir exposé les divers types de conduites, on a opté pour des
conduites circulaires en PVC pour le diamètre ≤500 mm et en béton armé pour le diamètre >500
mm car elles sont satisfaisantes aux conditions de notre projet.

De l’autre part pour faciliter les opérations de curage et assurer une meilleure sécurité à
notre réseau. On a procédé à l’implantation et au dimensionnement des divers éléments
constitutifs du réseau d’égouts à savoir :

 Les regards.

 Un déversoir d’orage de type latéral.


L'emplacement de déversoir d'orage en raison économique, fait la diminution des
sections en avale.

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

CHAPITRE VII

Elaboration d’un SIG d'aide à la gestion du réseau

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Chapitre VII : Elaboration d’un SIG d'aide à la gestion du réseau

VII-1- Introduction :

L'exploitant d'un réseau d'eau potable ou d'assainissement a la charge de faire de sorte


que l'eau provienne en quantité et en qualité au consommateur abonné ou que l'eau usée
provenant de ce même consommateur soit bien évacuée et traitée sans risque sur le milieu
naturel.

Pour effectuer son travail, il doit disposer d'outils indispensables tels que les détecteurs
de fuites, l'outillage de réparation…mais aussi, il doit connaitre parfaitement le réseau dont il
a la responsabilité.

De plus en plus, tous les agents deviennent conscients de la nécessité absolue de


disposer des plans de réseaux complets, précis, à jour, non seulement pour eux-mêmes, mais
aussi pour les équipes qui viendront les seconder lors de campagnes de détection de fuites, de
réparations pour aider au travail de ceux ne connaissant pas aussi bien le terrain.

C'est dans cette optique que s'inscrit ce travail, dont l'objectif est de mettre en place un
système d'information géographique pour le réseau d'assainissement du village d’Ouled Bia
pour contribuer efficacement à sa gestion quotidienne.

VII-2- Le Système d’Information Géographique (SIG) : [11]

Très simplement, un SIG est un outil informatique qui permet d’intégrer, de localiser,
d’analyser et de représenter des données spatiales du monde.

Un SIG est un système d’information permettant de rassembler, organiser, gérer,


analyser, contrôler, élaborer et représenter des informations localisées dans le temps et dans
l’espace.

VII-2-1- Pour quoi un SIG :

 La carte sur le SIG est un document d'emploi difficile beaucoup de papier.


 Des échelles différentes.
 Difficile à mettre à mise à jour.

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

VII-2-2- Les Cinq composantes majeures du SIG :

 Le matériel.
 Les utilisateurs.
 Les logiciels.
 Les données.
 Les méthodes.

Figure VII- 1: Les Cinq composantes majeures du S.I.G

VII-3- Principe de méthodologie : [11]

 La conception de la base de données, réalisée indépendamment des composantes


matérielles et logicielles.
 Génération des tables attributaire.
 Établissement des liens entre les objets graphiques et les informations sémantiques.
 Développement de requêtes selon les besoins de l’utilisateur.

VII-4- Présentation du logiciel utilisé « ArcGIS 10.1 » :

ArcGIS 10.1 est un logiciel de la firme ESRI, leader mondial des SIG. La figure VII-2
donne un aperçu de l’organisation de l’ensemble des produits ESRI. En rouge, sont entourées
les composantes que vous utiliserez au cours de ce projet. La version la plus simple du
logiciel ArcGIS desktop, ArcView, comprenant les applications ArcCatalog, ArcMap et
ArcToolbox ainsi que l’extension Spatial Analyst.

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Figure VII- 2: Présentation d’ArcGIS 10.1

(Source : [Link]

VII-4-1- Présentation d’ArcGIS Desktop : [12]

ArcGIS Desktop (littéralement ArcGIS de bureau) comprend une suite d’applications


intégrées les unes aux autres :

a) ArcCatalog : il facilite l’organisation et la gestion de toutes les données SIG


(cartes, jeux de données, modèles…).

b) ArcMap : c'est l’application centrale d’ArcGIS Desktop. Elle se subdivise en deux


interfaces : visualisation et traitement (analyse, édition…) des données géographiques dans la
fenêtre data view et mise en page de cartes dans la fenêtre layout view.

c) ArcGlobe : il est similaire à ArcMap ; mais il permet une visualisation 3D des


données sur lesquelles vous travaillez.

d) ArcToolbox : littéralement, la « boite à outils » d’ArcGIS, regroupe l’ensemble des


outils de géotraitement utiles pour réaliser des opérations sur les données géographiques. Elle
est disponible à partir des trois applications présentées ci-dessus. Un langage de
programmation visuel et facile d’utilisation, pour automatiser une suite de géotraitement.
En utilisant conjointement ces applications et ces interfaces, ArcGIS permet
d’effectuer toutes sortes de tâches SIG, y compris la cartographie, l’analyse géographique,
l’édition de données (création, mise à jour…), la gestion des données, la visualisation et le
géotraitement.

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Figure VII- 3: L’interface de l’ArcMap

Il est disponible à trois niveaux fonctionnels, du plus simple au plus perfectionné :

a) ArcView : est un outil SIG complet dédié à l’utilisation des données, la cartographie et
l’analyse.

b) ArcEditor : permet la création et la mise à jour avancées de données géographiques.

c) ArcInfo : est un outil SIG bureautique professionnel et complet, qui propose des fonctions
SIG complètes et de nombreux outils de géotraitement. [12]

VII-5- Organisation et structure des données :

 Un SIG organise les informations géographiques sous forme de couche (thèmes,


calques, plans…).
 Chaque couche représente un ensemble de données similaires.

VII-6- L'information géographique :

Désigne toute information sur des objets localisés à la surface de la terre. L'information
géographique a une double composante :

1- Une composante graphique :


 Description de la forme et localisation de l'objet (X, Y).
2- Une composante attributaire :
A chaque entité spatiale correspond des informations attributaires organisées dans une table.

63
Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

VII-7- Unités cartographiques : [11]


VII-7-1- Point :

Le point est un élément sans dimension. Sa localisation est donnée par ses coordonnées.
Ce concept est référencé à des étiquettes (constituant la légende) qui permettent sa
compréhension.

VII-7-2- Ligne ou segment :

Les lignes représentent les formes des objets géographiques trop étroits pour être décrits
Par des surfaces (ex : rue ou rivières) ou des objets linéaires qui ont une longueur mais pas de
surface comme les courbes de niveau.
VII-7-3- Le polygone ou surface ou zone :
La surface ou zone est l'espace limité par une ligne fermée. Du point de vue
cartographique, c'est un élément à deux dimensions. La localisation d'une surface s'exprime
par les coordonnées de son centre de gravité, d'une référence interne ou des sommets du
polygone qui forme ses limites.

VII-7-4- Modes de représentation :

Il s'agit ici du mode de représentation des données ci-dessus. Deux modes de


représentations sont possibles : il s'agit des modes vectoriel et matriciel. [SANG2006]

VII-7-4-1- Vectoriel :

Les objets sont représentés par des objets mathématiques élémentaires. Ce sont les
points, les lignes et les polygones. Les SIG travaillent de façon privilégiée en mode vecteur.
Ce mode ne repose pas sur la décomposition de l'image en cellules élémentaires, mais sur la
décomposition de son contenu en traits caractéristiques et éléments principaux.

Figure VII- 4: Exemple des données vectorielles

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

VII-7-4-2- Matriciel :
Il s'agit d'une image, d'un plan ou d'une photo numérisés et affichés dans le SIG en tant
qu'image. Le mode matriciel est appelé ainsi parce que l'on découpe l'image à l'aide de grilles
régulières ou encore matrice. Construite sur une partition régulière, souvent en carrés dits
pixels, l'image est rendue par la vision globale des surfaces élémentaires juxtaposées, comme
un écran d'ordinateur ou de télévision. Le mode raster est par exemple celui des informations
reçues des satellites ou des caméras numériques. C'est aussi celui des informations obtenues
par numérisation.

Figure VII-5 : Exemple des données rasters


Un système de coordonnées terrestres (sphérique ou projectif) permet de référencer les
objets dans l'espace et de positionner l'ensemble des objets les uns par rapport aux autres. Les
objets sont généralement organisés en couches, chaque couche rassemblant l'ensemble des
objets homogènes (bâti, rivières, voirie, parcelles, etc.).

VII-7-5- Géoréférencement : [12]

Le géoréférencement est utile pour positionner correctement dans l’espace, un fichier


de type raster, non géoréférencé, par exemple une carte papier ou une image aérienne.

- Pour notre projet le système de coordonnées utilisé est WGS_1984_UTM_Zone_31N.

VII-8- La gestion des réseaux assistée du logiciel ArcMap : [11]

Afin d’effectuer une gestion assistée par le SIG, des documents « mxd » ont été
élaborés. Ce type de fichier constitue avec le « mxt » les deux formats utilisés par ArcMap :

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

 Le mxd : permet la configuration d’un document en choisissant les couches


d’informations nécessaires à une thématique et les conditions de leur représentation
(mode d’affichage, échelles d’affichage de la couche, …).
 Le mxt : est le fichier de mise en page des informations. Il permet la configuration des
informations afin que celles-ci soient éditées.
Voyons dès à présent les travaux réalisés pour permettre la gestion des réseaux par les
documents « mxd ».

VII-9- Implantation et mise en œuvre des applications : [11]

Les données associées sont organisées sous forme de tables. Les noms d’attributs sont
introduits champ par champ selon leurs types (caractère, entier, flottant, virgule fixe, date,
logique).

Chaque entité géométrique (tronçon, regards, équipement…) est reliée à sa description


exhaustive. Ce lien se fait au moyen d’un identifiant interne. La figure représente une partie
du réseau d’assainissement du village d’Ouled Bia.

Figure VII-6 : Extrait du plan d’une partie du réseau d’assainissement de village d’Ouled Bia

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Le moyen le plus efficace pour concrétiser un concept demeure dans son application
sur le terrain. La mise en œuvre d’un SIG sur le réseau d’Assainissement du village d’Ouled
Bia nous a permis de formuler un nombre important de requêtes répondant à diverses
interrogations. A titre d’illustrations, on présente les exemples suivants :

Figure VII- 7 : Représentation sur ArcMap les caractéristiques du tronçon R04-R05

Figure VII-8 : Représentation sur ArcMap les caractéristiques du regard R03

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Figure VII-9 : Représentation sur ArcMap les caractéristiques d’un équipement (École)

Statistiques relatives aux résultats :

Pour interprété les résultats de notre travail à partir du ArcMap nous utilisons l’outil «
Statistics » pour avoir une idée sur les débits, les diamètres, la pente et les vitesses des
conduites sur l'ensemble des tronçons du réseau.
L’outil « Statistics » permet de calculer les statistiques principales (Nombre total, max,
min, Somme, Moyenne, Déviation standard), ainsi qu’un graphique de la distribution de la
fréquence des valeurs d’un champ sélectionné. On présente les exemples suivants :

Figure VII- 10 : Résultat de statistique sur les DN (diamètre normalisée) donnée par l’ArcMAP

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Figure VII- 11 : Résultat de statistique sur les vitesses donnée par l’ArcMAP

VII-10- Conclusion :

L’objectif de ce dernier chapitre est l’élaboration d’une base de données et de cartes


numérisées pour contrôler le fonctionnement du réseau d’assainissement du village d’Ouled
Bia.

Les opérations de saisie, stockage et mise à jour des données descriptives et


géographiques, permettent d’emmagasiner un historique des problèmes d’exploitation
(ruptures, ensablement, …) utiles pour les prévisions d’interventions sur le réseau.

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Conclusion Générale

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

CONCLUSION GENERALE :

A la fin de ce travail, on peut conclure que la réalisation d’un réseau d’assainissement,


de village d’Ouled Bia, repose sur plusieurs critères, dépendant de la nature du terrain, la
nature et la quantité des eau à évacuer, ainsi que le plan d’urbanisation de l’agglomération.
De tous ces critères résulte, le choix du système d’évacuation, ainsi que le schéma
correspondant.

Pour notre zone d’étude, l’évaluation des débits des eaux pluviales se fait par la
méthode rationnelle avec une période de retour de 10 ans. Les débits des autres types des eaux
usées (domestiques, et service publique) on été déterminés selon la répartition de la
population, avec un coefficient de rejet égale 0,8.

Le cheminement des collecteurs s’est fait selon la topographie du terrain en respectant


le tissu urbain et suivant le cheminement qui favorise l’écoulement gravitaire de l’eau, dans ce
cas nous avons essayé de vérifier les conditions suivantes :

 L'implantation du réseau est étudiée en donnant à la canalisation amont des pentes


permettant l'autocurage.
 La profondeur des ouvrages doit permettre le raccordement des immeubles riverains
au moyen de branchements dans la mesure du possible, par ailleurs cette profondeur
doit être telle que le recouvrement soit compatible avec le type d'ouvrage envisagé et
la nature des charges à supporter.
 On a projeté un déversoir d'orage pour rejeter les eaux pluviales vers l'oued afin
d'optimiser le diamètre de la conduite de rejet.
Le village d’Ouled Bia occupe une surface urbaine et semi-urbaine de 332 ha avec des
pentes de terrain variable entre 0.2 % à 4 % On a drainé tout cet espace par un réseau
d'assainissement d'une longueur 18,791 Km, réparti sur les diamètres ϕ 315 jusque ϕ 800 mm.
Dans notre travail, on a élaboré également une base de données avec cartes numérisées
pour contrôler le fonctionnement du réseau d’assainissement du Chef-lieu du village d’Ouled
Bia à l’aide des outils informatiques tels que le SIG. Ce dernier dispense autant l’utilisateur de
savoir appréhender correctement le fonctionnement du réseau d’assainissement.

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Annexe A : Dimensionnement du réseau d’assainissement.


Annexe B : abaque représente la variation des débits et vitesses en fonction de remplissage.
Annexe C : Tracé en plan de réseau d’assainissement (04 planche).
Annexe D : Profil en long de collecteur principaux 02 (R04 – R31) de la zone I.
Annexe E : Profil en long de collecteur principaux 23 (R170 – R200) de la zone II.
Annexe F : coupe en travers des regards R46, R58 , R278 et R135.

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

Annexe B : abaque représente variation des débits et vitesses en


fonction de remplissage

Abaque 1: variation des débits et vitesses en fonction de remplissage

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

[1]: GHANEM. Ramdane, et Hamza BEN MERZOUG, étude de réhabilitation de réseau


d’assainissement de la ville de Ain el Hdjele (W M’sila), mémoire de fin d’études, université
Mohamed Boudiaf m'sila 2009.

[2]: TOUAIBIA, B, 2003, «Cours d’hydrologie » Ecole nationale supérieure de


l’hydraulique, BLIDA.

[3] : LABORED.J. P, Eléments d’hydrologie de surface tome 2 critique et analyse statistique


des données hydrologiques, juin 1987, p. 99, France.

[4]: SALAH, B., 1993 « polycope d’assainissement », école nationale supérieure de


l’hydraulique, BLIDA.

[5] : François G, Brière, 1997 « distribution et collecte des eaux », édition de l’école
polytechnique de Montréal.

[6]: GOMELLA, C., GUERREE, H., 1986 « Guide d’assainissement dans les
agglomérations urbaines et rurales (tome 1), Eyrolles, Paris.

[7]: CLAUDON. J.G, les réseaux d’assainissement, 2eme edition 1985, p.482. Paris.

[8] : DJOUKBALA. Omar, Conception et dimensionnement d’un réseau d’assainissement


par logiciel COVADIS 9.1 commune d’Ouled Sidi Brahim (W M’sila), mémoire de fin
d’études, université Mohamed Boudiaf m'sila 2014.

[9] : DERNOUNI.F, (Cours d’assainissement, ENSH2004)

[10] : ABDELBAKI. C, et M ZEROUALI, modélisation d’un réseau d’assainissement et


contribution à sa gestion à l’aide d’un système d’information géographique - cas du chef-lieu
de commune de Chetouane (w Tlemcen), Larhyss Journal, ISSN 1112-3680, n° 10, Mars
2012, pp. 101-113.

[11] : Travaux Pratiques sur les Systèmes d’Information Géographique (SIG), Université de
Liège, Belgique, Version du 8 avril 2014.

[12] : TARI. Ahmed, Formation sur : systèmes d’information géographique SIG (Arcgis
10), institut national de perfectionnement de l’équipement, Session du : 17au 21/06/2015.

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Chapitre V Calcul hydraulique du réseau d’assainissement

:‫ملخص‬

‫ بلدية‬،‫هذه الدراسة تتضمن مختلف المراحل النظرية وكذلك حسابات تحديد أبعاد شبكة الصرف الصحي لقرية أوالد بيا‬
.‫أوالد عدي القبالة بوالية المسيلة‬
‫أوال قمنا بتعريف منطقة الدراسة وكذلك بإعطاء لمحة شاملة وعامة في مجال دراسة تقييم المقدار الكمي للمياه المستعملة‬
.‫ومياه األمطار للمدينة‬
‫ وألجل الحسابات الهيدروليكية وتبرير أقطار‬،‫بعد تصميم الشبكة التي تغطي مركز القرية والمتكونة من منطقتين رئيسيتين‬
.Excel 2016 ‫ وبرنامج‬Covadis 10.1 ‫القنوات استعملنا برنامج‬
‫وبعد االنتهاء من تصميم الشبكة أعطينا نظرة عامة حول أهم العناصر المكونة لشبكة الصرف الصحي متبوعة بانجاز‬
.SIG ‫قاعدة بيانات لهذه الشبكة باستعمال نظام المعلومات الجغرافية العالمي‬

Résumé :

Cette étude consiste à donner les différentes étapes théoriques, aussi les calculs de
dimensionnement du réseau d’assainissement du village d’ouled Bia commune d’ouled Addi
Guebala wilaya de M’sila. Premièrement nous avons donné un aperçue générale du milieu
étude suivi d’une évaluation des débits des eaux usées et pluviale de village. Après le
dimensionnement du réseau d’assainissement qui couvre chef lieux de village composé de
deux zones principales, et pour les calculs hydrauliques et justifier les diamètres en utilise le
logiciel Covadis 10.1 et programme Excel 2016. Après la fin de planification du réseau nous
avons donné un aperçu sur les éléments constitutifs du réseau suivi par la réalisation d'une
base des données à l’aide du système géographique international SIG, en utilise ArcGIS 10.1.

Abstract :

This study aims to design the sewer network of Ouled Bia Village in Ouled Addi
Guebala Township (in M'sila departement), explaining also the various theoretical stages to
achieve similar studies.

Firstly, we explain the details of the used data the study area : topographic and
hydrologic parameters used in the computing of the waste water discharge, the pipe slope and
the the flow velocity. All the neighborhoods of Ouled Bia are covered by the network,
respecting the self-cleansing and the admissible velocity conditions. Finally, we had also
develop a GIS integrating all of the data and map commonly used in the management of this
kind of network.

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