Le texte narratif
Rappel : le schéma narratif
Dans quel ordre se déroule cette histoire ? À quelle partie du schéma
narratif correspondent les images ?
Voir montage
1
1) Lis le conte « Le Petit Chaperon rouge ».
2) Complète la feuille de vocabulaire.
3) Sur une feuille, fais le schéma narratif du conte.
Le Petit Chaperon* rouge (Charles Perrault)
Il était une fois une petite fille de village, la plus jolie qu'on eût su
voir : sa mère en était folle, et sa mère-grand plus folle encore. Cette
bonne femme lui fit faire un petit chaperon rouge qui lui seyait* si bien,
que partout on l'appelait le Petit Chaperon rouge.
Un jour, sa mère, ayant cuit et fait des galettes, lui dit :
" Va voir comment se porte ta mère-grand, car on m'a dit qu'elle était
malade. Porte-lui une galette et ce petit pot de beurre."
Le Petit Chaperon rouge partit aussitôt pour aller chez sa mère-grand,
qui demeurait dans un autre village. En passant dans un bois, elle
rencontra compère le Loup, qui eut bien envie de la manger ; mais il
n'osa, à cause de quelques bûcherons qui étaient dans la forêt. Il lui
2
demanda où elle allait. La pauvre enfant, qui ne savait pas qu'il était
dangereux de s'arrêter à écouter un loup, lui dit :
" Je vais voir ma mère-grand, et lui porter une galette, avec un petit
pot de beurre, que ma mère lui envoie.
- Demeure-t-elle bien loin ? lui dit le Loup
- Oh oui, dit le Petit Chaperon rouge ; c'est par-delà le moulin que
vous voyez tout là-bas, à la première maison du village.
- Eh bien ! dit le Loup, je veux l'aller voir aussi, je m'en vais par ce
chemin-ci, et toi par ce chemin-là, et nous verrons à qui plus tôt y sera."
Le loup se mit à courir de toute sa force par le chemin qui était le
plus court, et la petite fille s'en alla par le chemin le plus long, s'amusant
à cueillir des noisettes, à courir après les papillons, et à faire des
bouquets des petites fleurs qu'elle rencontrait. Le loup ne fut pas
longtemps à arriver à la maison de la mère-grand ; il heurte : toc, toc.
" Qui est là ?
- C'est votre fille, le Petit Chaperon rouge, dit le Loup en contrefaisant
sa voix, qui vous apporte une galette et un petit pot de beurre, que ma
mère vous envoie."
La bonne mère-grand, qui était dans son lit, à cause qu'elle se trouvait
un peu mal, lui cria :
" Tire la chevillette*, la bobinette* cherra*." Le Loup tira la chevillette,
et la porte s'ouvrit. Il se jeta sur la bonne femme, et la dévora en moins de
rien, car il y avait plus de trois jours qu'il n'avait pas mangé. Ensuite il
ferma la porte, et s'alla coucher dans le lit de la mère-grand, en attendant le
Petit Chaperon rouge, qui quelques temps après, vint heurter à la porte :
toc, toc.
" Qui est là ?"
Le Petit Chaperon rouge, qui entendit la grosse voix du Loup, eut peur
d'abord, mais, croyant que sa mère-grand était enrhumée, répondit :
" C'est votre fille, le Petit Chaperon rouge, qui vous apporte une
galette et un petit pot de beurre, que ma mère vous envoie."
Le Loup lui cria en adoucissant un peu sa voix :
" Tire la chevillette, la bobinette cherra."
3
Le Petit Chaperon rouge tira la chevillette, et la porte s'ouvrit. Le
Loup, la voyant entrer, lui dit en se cachant dans le lit, sous la couverture
:
" Mets la galette et le petit pot de beurre sur la huche*, et viens te
coucher avec moi."
Le Petit Chaperon rouge se déshabille, et va se mettre dans le lit, où
elle fut bien étonnée de voir comment sa mère-grand était faite en son
déshabillé*. Elle lui dit :
" Ma mère-grand, que vous avez de grands bras !
- C'est pour mieux t'embrasser, ma fille !
- Ma mère-grand, que vous avez de grandes jambes !
- C'est pour mieux courir, mon enfant !
- Ma mère-grand, que vous avez de grandes oreilles !
- C'est pour mieux écouter, mon enfant !
- Ma mère-grand, que vous avez de grands yeux !
- C'est pour mieux te voir, mon enfant !
- Ma mère-grand, que vous avez de grandes dents !
- C'est pour te manger !"
Et, en disant ces mots, le méchant Loup se jeta sur le Petit Chaperon
rouge, et le mangea.
MORALITE
On voit ici que de jeunes enfants,
Surtout de jeunes filles,
Belles, bien faites et gentilles
Font très mal d'écouter toutes sortes de gens,
Et que ce n'est pas chose étrange,
S'il en est tant que le loup mange.
Je dis le loup, car tous les loups
Ne sont pas de la même sorte :
Il en est d'une humeur accorte,
Sans bruit, sans fiel et sans courroux,
Qui, privés, complaisants et doux,
4
Suivent les jeunes demoiselles
Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles.
Mais, hélas ! qui ne sait que ces loups doucereux,
De tous les loups sont les plus dangereux !
Vocabulaire de la moralité
Accorte : agréable, séduisante
Fiel : bile des animaux. Ici, aigreur, méchanceté (sens figuré)
Courroux : colère
Doucereux : qui agit avec des manières douces mais pas naturelles
Ruelles : espaces réservés entre un lit et un mur
Privés : familiers
Vocabulaire
D’après le conte « Le Petit Chaperon rouge », coche la définition qui,
d’après toi, correspond le mieux.
Un chaperon :
capuchon couvrant la tête et les épaules
personne qui sort avec quelqu’un pour le surveiller
couronnement d’un mur pour faciliter l’écoulement des eaux de pluie
Seyait :
portait
allait
couvrait
5
Une chevillette :
partie d’un instrument de musique (chevillier)
étoffe faite avec de la laine (cheviotte)
petite tige de bois ou de métal entrant dans la composition d’une
serrure
Une bobinette :
personne chargée du bobinage (bobineur)
machine à bobiner (bobineuse)
petit loquet servant à maintenir la porte, accroché à son montant
Cherra :
tombera
partira
cassera
Une huche :
table
coffre en bois dans lequel on range le pain
panier
Son déshabillé :
vêtement léger porté chez soi.
chemise de nuit
peignoir
6
I. Les caractéristiques des contes
1. Par quoi commencent les contes ? (= formule d’ouverture)
Il était une fois, il y a très longtemps, en des temps très anciens, au temps
passé….
il s’agit d’une présentation de départ.
2. Par quoi finissent les contes ? (= formule de fermeture)
Les noces durèrent 40 jours et 40 nuits, le prince et la princesse connurent
une longue vie de bonheur, ils se marièrent t eurent beaucoup d’enfants…
3. Comment se terminent les contes ?
Les contes se finissent SOUVENT bien. Le héros triomphe du mal, résout le
problème ou comprend une chose importante (moralité).
4. Qui sont les héros des contes ?
Des princesses malheureuses, des gens très pauvres, des enfants, des
animaux…
Ils n’ont souvent pas de nom, mais un surnom.
5. Qui sont les méchants des contes ?
Les belles-mères (marâtres), les ogres, les sorcières, le loup, des rois
puissants, des nains…
6. Où se déroulent les contes ?
On ne sait pas exactement. Des lieux reviennent souvent : la fontaine, la
forêt….
7. À quelle époque se déroulent les contes ?
Les contes se déroulent dans le passé, mais on ignore la date exacte.
7
C’était il y a très longtemps.
8. Y a-t-il des objets ou des personnages magiques dans les contes ?
Oui (des fées, des sorcières, des ogres, des génies). Ils aident le héros ou
s’opposent à lui. Il y a aussi des objets magiques (anneaux, fuseau, pomme
empoisonnée). On trouve aussi des nains, des elfes et les forces de la
nature.
9. Comment sont les animaux des contes ?
Les animaux sont très rusés. Ils peuvent parler avec les humains. Certains
sont bienveillants, d’autres très dangereux.
II. Les temps dans le récit
Rappel
Dans le 1
er
groupe, on trouve les verbes en -er comme manger, parler,
aimer, casser
Dans le 2 groupe, on trouve les verbes en –ir comme finir, dormir, agir,
e
partir
Dans le 3 groupe, on trouve les verbes irréguliers comme aller, tenir, venir,
e
recevoir, vouloir, prendre, mettre, connaître, faire, boire…
1) L’imparfait
Rappel des terminaisons
8
Je -ais
Tu -ais
Il / elle/ on -ait
Nous -ions
Vous -iez
Ils / elles -aient
2) Le passé simple
a) Relève les verbes au passé simple.
- ............................................. - .............................................
- ............................................. - .............................................
- ............................................. - .............................................
- ............................................. - .............................................
- ............................................. - .............................................
- ............................................. - .............................................
- ............................................. - .............................................
- ............................................. - .............................................
- ............................................. - .............................................
- ............................................. - .............................................
9
b) Essaye de compléter le tableau en t’aidant des verbes de la
page précédente.
1 groupe 2 groupe 3 groupe
er e e
Infinitif en –er Infinitif en – ir Infinitif en –re Infinitif - oire, Tenir, venir
-oir et être et les dérivés
Exemples manger finir dire boire tenir
Je mange- ai fin- is d- is b- us tin- s
Tu mange- as fin- is d- is b- us tin- s
Il / elle/ on mange- a fin- it d- it b- ut tin- t
Nous mange- âmes fin- îmes d- îmes b- ûmes tin- mes
Vous mange- âtes fin- îtes d- îtes b- ûtes tin- tes
Ils / elles mang- èrent fin- irent d- irent b- urent tin- rent
Exercice 1
Mettre au passé simple les formes suivantes
1. Paul (écrire) écrivit une longue lettre à son institutrice. Heureusement,
celle-ci ne (voir) vit pas les fautes d’orthographe et ne lui (donner)
donna pas de punition.
2. Les touristes (entrer) entrèrent dans la salle du musée sans un mot.
3. Les guerriers (assaillir) assaillirent la place forte et (remporter)
remportèrent une victoire inespérée.
4. C’est l’histoire de cinq garçons qui (découvrir) découvrirent une grotte
un beau matin de mai.
10
5. Elle (se souvenir) souvint longtemps de lui après son départ et lui
(envoyer) envoya de nombreuses lettres.
Exercice 2
Conjugue les verbes suivants au passé simple :
- à la 3e personne du singulier ;
- à la 3e personne du pluriel.
1. appeler il appela
ils appelèrent
2. empoigner il empoigna
ils empoignèrent
3. apprendre il apprit
ils apprirent
4. se rendre il se rendit
ils se rendirent
5. ménager il ménagea
11
ils ménagèrent
6. renouveler il renouvela
ils renouvelèrent
7. bâtir il bâtit
ils bâtirent
8. connaître il connut
ils connurent
9. naviguer il navigua
ils naviguèrent
[Link] il prolongea
ils prolongèrent
[Link] il rejoignit
ils rejoignirent
[Link] il sut
ils surent
[Link] il vécut
ils vécurent
[Link] il construisit
ils construisirent
Exercice 3
Identifie le temps des formes verbales suivantes.
L’imparfait et le passé simple sont mélangés
12
1. nous oubliions oublier
1
ère
[Link], indicatif imparfait
2. vous payiez payer
2 [Link], indicatif imparfait
e
3. il devina deviner
3 p. sg, indicatif passé simple
e
4. il revint revenir
3 [Link], indicatif passé simple
e
5. ils tombèrent tomber
3 [Link], indicatif passé simple
e
6. il apparut apparaître
3 [Link], indicatif passé simple
e
7. nous apercevions apercevoir
ère
1 [Link], indicatif imparfait
8. elle se souvint .................................................. se souvenir
3 [Link], indicatif passé simple
e
9. j’allais aller
1
ère
[Link], indicatif imparfait
[Link] vit voir
3 [Link], indicatif passé simple
e
[Link] tenait tenir
3 [Link], indicatif imparfait
e
13
[Link] dirigions diriger
1
ère
[Link], indicatif imparfait
[Link] mirent mettre
3 [Link], indicatif passé simple
e
[Link] finissaient finir
3 [Link], indicatif imparfait
e
III. L’emploi des temps
a) Lisons ensemble « Dix histoires de diable » de Nathalie BABBIT.
b) À l’aide du texte, complétons la synthèse.
SYNTHÈSE
On emploie l’imparfait : On emploie le passé simple :
1. Pour décrire le décor et les personnages.
Extrait : L1 à L3 « Il était une fois une
petite fille qui s’appelait Angela et qui faisait
toujours tout très bien, et jamais rien de
travers. En vérité, elle était parfaite. »
2. Pour raconter des actions répétées ou 1. Pour raconter des actions qui se sont
habituelles. produites à un moment précis, déterminé du
Extrait : L7à L9 « Bien plus, elle avait en passé.
permanence les cheveux impeccablement Extrait : L15 à L16 « Le jour où le diable
brossés et ne se rongeait jamais les entendit parler d’elle, il manqua en avoir une
ongles. » crise. »
14
3. Pour raconter des actions qui durent, qui
ne sont pas délimitées dans le temps.
Extrait : L12 à L14 « Elle continuait de bien
faire et d’être irréprochable, sans se soucier
des médisances. »
4. Pour donner des explications, des actions 2. Pour raconter des actions successives et
secondaires. importantes.
Extrait : L32 à L33 « Elle ne se grattait Extrait : L34 à L38 « Il s’arrangea pour
qu’une vache eût la malencontreuse idée de
même pas, et ne s’énervait pas
poser un sabot sur la poupée préférée
davantage. » d’Angela, mais la petite fille ne broncha pas.
Elle pardonna à la vache, expliqua que la
pauvre ne l’avait pas fait exprès. »
Exercices
Mets chaque verbe au temps qu’il convient (passé simple ou imparfait)
Texte 1
15
Il (être) était une fois deux frères, un riche et un pauvre. Le premier,
orfèvre, (avoir) avait un cœur dur et le pauvre (gagner) gagnait son pain en
faisant des balais, mais il (posséder) possédait un cœur bon et honnête. Sa
femme lui avait donné deux enfants qui (se ressembler) se ressemblaient
comme deux gouttes d'eau. Les deux garçons (aller) allaient de temps en
temps dans la maison de leur riche oncle, et, parfois, on leur (donner)
donnait quelques restes à manger. Un jour, en allant chercher du petit bois
dans la forêt, le pauvre homme (voir) vit un oiseau qui (être) était tout doré
et vraiment très beau. Il (s'arrêter) s’arrêta net et l' (admirer) admira
longuement. Alors, il (prendre) prit un caillou, le lui (jeter) jeta et le
(toucher) toucha juste. Mais il ne (tomber) tomba qu'une plume d'or et
l'oiseau (s'envoler) s’envola. L'homme (ramasser) ramassa la plume et la
(porter) porta à son frère. Quand il (arriver) arriva, celui-ci (compter) comptait
son argent. Il (regarder) regarda la plume et (offrir) offrit une grosse somme
à son frère, si pauvre, en échange.
Texte 2
Je me (remettre) mis en chemin. Le jour (baisser) baissait, mes chevaux
(courir) couraient la poste à fond de train. Nous ne (tarder) tardâmes pas à
pénétrer dans les profondeurs d’un bois aux chemins mal tracés, sans
ralentir pour cela notre allure. Les bosquets (balayer) balayaient les vitres,
accélérant leur mouvement. Bientôt, j’ (avoir) eus le sentiment d’une
catastrophe possible, et comme je me (demander) demandais quel serait
pour moi, en pareil cas, le meilleur parti à prendre, nous (verser) versâmes
au milieu d’un effroyable craquement. D’un bond, je (être) fus sur la route ;
l’ombre (être) était pleine de hennissements et de jurons, il (faire) faisait
froid. Je (parler) parlais déjà d’enfourcher le cheval de mon domestique et
de gagner ainsi Strasbourg, perspective qui, en cette saison ne me (sourire)
souriait guère, lorsque le cocher s’ (approcher) approcha de moi et me
(signaler) signala que, à quelques minutes de là à peine, il (connaître)
connaissait une cabane de bûcheron. Je (regarder) regardai successivement
16
le cocher et l’ombre. Le froid (presser) pressait, et bien que notre conducteur
ne m’inspirât pas confiance, je me (décider) décidai à suivre son avis.
ANTONIN ARTAUD, Le moine de Lewis (1931), Éditions Gallimard.
IV. Les connecteurs
a) En plus des éléments du schéma narratif, de quoi pourrait-on se servir
pour découper le texte « Dix histoires de diable » ?
- les paragraphes : chacun développe une idée
- les mots-liens, les connecteurs
- _____________________________________________________________________
b) Comment définirais-tu le mot « connecteur » ?
Un connecteur est un mot ou un group de mots qui établit un lien logique
ou chronoloique (temporel), entre deux idées ou deux informations dans un
texte.
Les connecteurs organisent le texte ou la phrase.
c) Dans le texte « Dix histoires de diable », entoure ce qui, d’après toi,
correspond à un connecteur.
17
Exercice
Place le connecteur au bon endroit dans le texte :
car – mais – jusqu’à – pour – puis – dès qu’ – pendant – après
Le soir, après avoir mangé sa soupe aux choux noyée d’eau,
Charlie allait toujours dans la chambre de ses quatre grands-parents pour
écouter leurs histoires, et pour leur souhaiter bonne nuit.
Chacun d’eux avait plus de 90 ans. Ils étaient fripés comme des
pruneaux secs, ossus comme des squelettes, et, toute la journée, jusqu’à
l’apparition de Charlie, ils se pelotonnaient dans leur lit, deux de chaque
côté, coiffés de bonnets de nuit qui leur tenaient chaud, passant le temps à
ne rien faire. Mais / Dès qu’ils entendaient la porte s’ouvrir, puis la voix du
petit Charlie qui disait : »Bonsoir, grand-papa Joe et grand-maman
Joséphine, bonsoir, grand-papa Georges et grand-maman Georgina », tous
les quatre se dressaient dans leur lit, leurs vieilles figures ridées lui
souriaient, illuminées de plaisir – et ils commençaient à lui raconter des
histoires. Car ils aimaient beaucoup le petit garçon. Il était leur seule joie et,
toute la journée, ils attendaient impatiemment l’heure de sa visite. Souvent,
ses parents l’accompagnaient et, debout dans l’encadrement de la porte, ils
écoutaient les histoires des grands-parents ; ainsi, chaque soir, pendant une
demi-heure environ, la chambre devenait un endroit joyeux et toute la famille
oubliait la faim et la misère.
Roald DAHL, Charlie et la chocolaterie, Folio Junior, pp. 20-21
18
V. Vocabulaire
A. L’ESPACE
Observe
1. Beau temps. On a mis tous les 2. Il y avait à Londres une
enfants à cuire ensemble sur la ménagerie que l’on pouvait visiter
plage. Les uns rôtissent sur le soit en prenant un billet, soit en
sable sec, les autres mijotent au remettant au contrôle, au lieu
bain-marie dans des flaques d’argent, des chiens ou des chats
chaudes. qui servaient de nourriture aux
COLETTE, Les Vrilles de la vigne, animaux.
Gallimard. Léon TOLSTOÏ, Histoires vraies, Gallimard.
1. Relève dans les deux extraits des noms indiquant des lieux. Souligne
en BLEU les noms propres et en ROUGE les noms communs.
2. Á quel grand domaine se rattachent ces noms : ville, montagne, mer,
campagne ?
L’espace
C’est le lieu général dans lequel sont situés tous les objets que nous
voyons. Le monde est l’ensemble de tout ce qui existe. L’univers se
compose des planètes et de l’espace dans lequel elles se déplacent. Ces
mots, très généraux, peuvent avoir plusieurs sens.
19
Sur le Terre, il y a plus de cent pays. On appelle région ou contrée une
grande étendue qui présente les mêmes caractéristiques, par exemple le
même paysage.
Monde – pays – paysage – étendue – contrée – univers - région
La campagne
Un pré est une petite prairie, c’est-à-dire un terrain couvert d’herbe pour la
nourriture des animaux, alors qu’un champ est un terrain cultivé.
Les coteaux et les collines portent des bois ou parfois des cultures. Les
arbres sont plus espacés dans les clairières.
Au fond des petites vallées – ou vallons - coulent des rivières.
Vallées – clairières – champ – vallons – collines – coteaux – pré – bois
La mer
Le littoral est l’étendue de pays le long des côtes maritimes.
Le rivage des mers ou des océans est une succession de plages, de
rochers, de falaises.
Au large de la côte, les bateaux doivent éviter les groupes de rochers :
récifs ou écueils.
Ecueils – plages- falaises- côtes maritimes – récifs – littoral – rivage – rochers
La montagne
Les routes empruntent les gorges ou les défilés que les torrents ont creusés.
Les randonneurs suivent les sentiers, parfois au bord d’une corniche.
20
Les alpinistes frôlent les précipices, des abimes impressionnants.
Les rochers ont souvent des parois abruptes.
Gorges – parois – sentiers – abimes – rochers – précipices – défilés – gorges
La ville
Une rocade fait le tour de la ville. Les routes se rejoignent dans les ronds-
points.
Après avoir franchi la banlieue puis les faubourgs, on s’approche du centre-
ville.
Les quartiers sont desservis par des rues de toutes tailles, de la simple
ruelle aux grandes artères comme les avenues et boulevards.
La principale ville d’une région est une métropole, c’est en général une
grande ville ; en revanche les bourgades, hameaux et villages sont des
petites agglomérations.
Agglomérations – faubourg – ronds-points – ruelle – villages – rocade – artères – avenues –
faubourgs – hameaux – quartiers – boulevards – centre-ville – métropole – bourgade
Mots outils
En plus, certains mots et expressions servent à situer dans l’espace. Ce
sont principalement :
- des prépositions indiquant la direction ou la position : vers, à, dans, chez,
contre, en, entre, sous, sur, près de, à côté de, le long de, loin de…
- des adverbes : (en) dedans, (en) dessus, (en) dessous, (en) dehors,
derrière, devant, ici, là, en haut, en bas, partout, au loin, au-delà, alentour…
- des adjectifs qualificatifs : proche, éloigné, central,latéral…
- des expressions : à l’horizon, aux environs de, dans les parages, au bord
de, au cœur de, à l’opposé de, à l’extérieur de…
21
B. LE TEMPS
Observe
Vers le soir, quand le lion se coucha pour dormir, le petit chien se coucha
près de lui et mit sa tête sur sa patte. Depuis lors, le petit chien ne quitta
pas la cage du lion. Le lion le laissait tranquille et quelquefois jouait avec
lui. Un jour, un monsieur qui était venu voir la ménagerie déclara qu’il
reconnaissait le ptit chien, qu’il était à lui et demanda qu’on le lui rendît.
Léon TOLSTOÏ, Histoires vraies, Gallimard.
Relève les mots et expressions qui indiquent le temps, par exemple le
moment et le jour.
Le temps est divisé par les hommes en petites et grandes unités :
secondes, minutes, heures, jours, semaines, mois, trimestres, semestres,
année. Dix ans font une décennie. Cent ans forment un siècle. Mille années
font un millénaire.
La date permet de situer un évènement dans le temps, grâce à :
des adverbes : hier, aujourd’hui, demain…
22
des groupes nominaux : la veille, le lendemain, le 22 juillet 2006, ce jour-
là, un jour, vers le soir, la semaine dernière, l’année prochaine….
La durée d’un évènement peut être précisée par :
des adjectifs qualificatifs : rapide, court, éternel, passager, fugitif…
des adverbes : vite, rapidement, brusquement, longuement…
des verbes : durer, passer, s’éterniser, se prolonger
La fréquence précise combien de fois un évènement a lieu. Elle est surtout
indiquée par :
des adverbes : quelquefois, parfois, rarement, souvent…
des expressions : de temps en temps, de temps à autre, tous les huit
jours, chaque semaine, une fois par moi…
La place d’un évènement est indiquée de multiples manières :
Pour dire qu’un Verbes Adverbes et Prépositions Conjonctions de
évènement se locutions subordination
passe….
…avant un autre précéder auparavant, avant, dès, dès que, depuis
23
précédemment… depuis… que, aussitôt
que…
…au même coïncider entre-temps, au pendant, durant, pendant que, au
moment qu’un fur et à au cours de…. moment où,
autre mesure….. tandis que…
….après un autre succéder plus tard, peu jusqu’à… jusqu’à ce que,
après, depuis en attendant
lors… que….
24