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Barycentres en géométrie affine

Ce document définit la notion de barycentre dans un espace affine. Un barycentre est le point pondéré unique vérifiant certaines propriétés équivalentes comme la somme des vecteurs pondérés partant de ce point étant nulle. Le document présente ensuite diverses propriétés des barycentres.

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Hicham Khallouki
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Barycentres en géométrie affine

Ce document définit la notion de barycentre dans un espace affine. Un barycentre est le point pondéré unique vérifiant certaines propriétés équivalentes comme la somme des vecteurs pondérés partant de ce point étant nulle. Le document présente ensuite diverses propriétés des barycentres.

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GEOMETRIE AFFINE

Accueil
Document de travail pour la préparation au CAPES
Deuxième partie : BARYCENTRES
Page de Titre

Marie-Claude DAVID, Frédéric HAGLUND, Daniel PERRIN


Sommaire [Link]@[Link]

JJ II 8 décembre 2003

J I
Dans cette deuxième partie nous étudions la notion de barycentre qui
est la traduction en affine du concept de combinaison linéaire dans un
Page 1 de 25
espace vectoriel. Le lecteur verra que c’est un outil très efficace pour
faire de la géométrie et notamment pour montrer que des points sont
Retour alignés ou que des droites sont concourantes.
Faites des dessins, encore des dessins, toujours des dessins !
Plein écran

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Quitter
C ONTENU DU COURS

I. Espaces affines
II. Barycentres
III. Convexité
Accueil
IV. Applications affines

Page de Titre

Dans l’introduction, vous trouverez le mode d’emploi de ce document et les conseils de


Sommaire navigation.

JJ II
Dans cette partie, E est un espace affine.
J I

Page 2 de 25 Table des matières


Retour 1 Définitions et propriétés 4
1.1 Point pondéré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Masse totale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Plein écran
1.3 Barycentre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.4 Remarques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Fermer 1.5 Segment . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.6 Isobarycentre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Quitter 1.7 Parallélogramme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.8 Associativité du barycentre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.9 Le théorème de double associativité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

2 Barycentres et sous-espaces affines 11


2.1 Caractérisation des sous-espaces affines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.2 Sous-espace affine engendré. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

Accueil
3 Repères affines et coordonnées 14
3.1 La remarque de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3.2 Points affinement indépendants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Page de Titre
3.3 Critères d’indépendance affine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.4 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
Sommaire 3.5 Proposition. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.6 Coordonnées cartésiennes selon un repère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
JJ II 3.7 Coordonnées barycentriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

4 Compléments sous forme d’exercices 21


J I 4.1 ♣ Equation barycentrique d’une droite. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4.2 Demi-droites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Page 3 de 25 4.3 Demi-plans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
4.4 Barycentres, aires et triangle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
4.5 ♣ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
Retour

Plein écran

Fermer

Quitter
1. D ÉFINITIONS ET PROPRIÉTÉS
1.1. Définition. On appelle point pondéré un couple (a, λ) où a est un
point de E et λ un réel. Le nombre λ est appelé le poids ou la masse de a.

4 L’intuition de points affectés de masses est excellente, mais attention,


Accueil
contrairement à ce qui se passe en physique, ici les masses peuvent être
négatives.
Page de Titre

1.2. Définition. Le réel Λ = ri=0 λi est dit masse totale de la famille de


P
Sommaire
points pondérés {(a1 , λ1 ), (a2 , λ2 ), . . . (ar , λr )}.
JJ II 1.3. Théorème et définition. Soit {(a1 , λ1 ), (a2 , λ2 ), . . . (ar , λr )} une fa-
mille de points pondérés de masse totale non nulle. Il existe un unique point
J I g de E qui vérifie l’une des conditions équivalentes suivantes : 1
i) ri=0 λi −
P →=−
ga

0,
i
ii) ∀α ∈ R Pi=0 αλi −

Pr →=−
ga

i P0 ,
Page 4 de 25
→= r λ−
iii) ∃a ∈ E ( ri=0 λi )−
ag →
i aai ,
Retour Pr → Pri=0 −
− →
iv) ∀b ∈ E ( i=0 λi ) bg = i=0 λi bai .
1 Chacune de ces conditions doit être sue et utilisée selon le contexte, il est maladroit de se contenter d’en
Plein écran
apprendre une et de redémontrer les autres quand celles-ci donnent le résultat directement. Chacune correspond à
un choix particulier d’origine dans (iv).
Fermer

Quitter
Le point g est appelé barycentre des points ai affectés des masses λi ou
barycentre de la famille {(a1 , λ1 ), (a2 , λ2 ), . . . , (ar , λr )}.
Démonstration :Montrons d’abord que les conditions sont équivalentes. Il est clair que i) et
ii) sont équivalentes et que iv) implique iii). Pour voir que i) implique iv) on écrit la relation
de Chasles avec un point b quelconque :
r X − r r r
Accueil →
− → −→ X − → X −→
λi −→=
X
0 = gai λi (gb + bai ) = ( λi )gb + λi bai ,
i=0 i=0 i=0 i=0
Page de Titre
d’où le résultat. La démonstration du fait que iii) implique i) s’obtient en lisant le calcul
Sommaire
précédent à l’envers.
L’existence et l’unicité du point g sont claires avec iii) : si on choisit a ∈ E quelconque
r
Pr X λi −→
JJ II et si on pose λ = i=0 λi , on a g = a + aai . 
i=0
λ

J I 1.3.1. ♠ Soient a, b et c trois points non alignés d’un plan affine. Soient g le barycentre de
{(a, 6), (b, −2)} et ω le barycentre de {(a, 2), (b, −1/2), (c, −1/2)}. Sur une figure, placer
Page 5 de 25 les points a, b, c, g et ω.

1.3.2. ♠ Montrer que les triangles abc et a0 b0 c0 ont même isobarycentre si et seulement si
Retour −→0 − → − →
aa + bb0 + cc0 = ~0.
Plein écran
1.4. Remarques
Fermer 1.4.1. Le barycentre est une “moyenne” des points pondérés : la “barycentration” est ana-
logue à une intégration et s’utilise souvent de manière analogue.
Quitter
1.4.2. Le barycentre ne dépend pas de l’ordre des points pondérés.
1.4.3. On ne demande pas que les points ai soient deux à deux distincts.

1.4.4. ♠ Existe-t-il dans le plan affine quatre points a, b, c et m tels que m soit barycentre
du système {(a, 1), (b, 1), (c, 1)} et barycentre du système {(a, 2), (b, 0), (c, 2)} ?

1.4.5. Si λn est nulle, alors le barycentre de la famille {(a1 , λ1 ), (a2 , λ2 ), . . . , (an , λn )}


Accueil est le barycentre de la famille {(a1 , λ1 ), (a2 , λ2 ), . . . , (an−1 , λn−1 )}

Page de Titre
1.4.6. Très important Grâce à (ii), on voit qu’on ne change pas le barycentre quand on
Pn λi par un même nombre α non nul. On peut donc supposer que la
multiplie chaque masse
masse totale Λ = i=0 λi de la famille est 1 en prenant α = Λ1 .
Sommaire
Pn Pn
1.4.7. Notation Lorsque i=0 λi = 1, on notera parfois le barycentre i=0 λi .ai . Cela
JJ II revient à considérer les points comme des vecteurs en vectorialisant E à partir d’un quel-
conque de ses points. (C’est la formule (iv)).
J I
1.4.8. ♠ Soit {(a1 , λ1 ), (a2 , λ2 ), . . . (ar , λr )} Pune famille de points pondérés de R2 où ai
n
est le couple (xi , yi ) et où la masse totale Λ = i=0 λi n’est pas nulle. Alors le barycentre
Page 6 de 25
de la famille {(a1 , λ1 ), (a2 , λ2 ), . . . , (ar , λr )} est le point (x, y) tel qu’on ait
Pn Pn
Retour i=0 λi .xi λi .yi
x= et y = i=0 .
Λ Λ
Plein écran
1.4.9. ♣ Généralisez ce dernier résultat à R3 , Rn .

Fermer 1.4.10. ♠ Dans l’espace affine de l’exemple I.1.2, déterminer le point m barycentre des
points i = (1, 0, 0), j = (0, 1, 0) et k = (0, 0, 1) affectés des coefficients a, b, c avec a + b +
Quitter
c = 1.
Pn
1.4.11. ♥ Les Pnfonctions scalaires (c’est-à-dire m 7→ i=1 λi mai 2 ) et vectorielle (c’est-
à-dire m 7→ i=1 λi − −→) de Leibniz, que vous avez rencontrées dans le secondaire et qui
ma i
se calculent à l’aide de barycentres, sont au programme du CAPES (et notamment de l’oral).
Vous devrez donc les avoir revues pour le concours.

1.5. Segment Grâce aux barycentres, on peut définir la notion de segment donc donner
Accueil un sens précis à l’expression : m est entre a et b.
Définition : Soient a et b deux points de E. Le segment [ab] est l’ensemble
Page de Titre des barycentres des points a et b affectés de masses positives. Les points a et
b sont appelés les extrémités du segment [ab].
Sommaire
1.5.1. ♠ Montrez que le point m appartient à [ab] si et seulement si il existe un réel α de
[0, 1] tel que m soit le barycentre de {(a, α), (b, 1 − α)}. z
JJ II
1.5.2. ♠ On dit parfois que [ab] est le segment fermé d’extrémités a et b. Définir les no-
J I tions de segments (ou intervalles) ouverts et semi-ouverts. z

Page 7 de 25
1.6. Isobarycentre
Définition : Si toutes les masses des points pondérés considérés sont égales et
non nulles, le barycentre est appelé isobarycentre. L’isobarycentre de deux
Retour
points a et b distincts est appelé milieu 2 du segment [ab].
Plein écran 1.6.1. ♠ Le milieu m d’un segment [ab] appartient au segment [ab] et il est caractérisé par
la relation −→ = 1−
am
→ −→ −→
2 ab ou par la relation équivalente am = mb.
Fermer
2 On notera que cette notion de milieu est purement affine : elle peut se définir indépendamment de l’existence

d’une distance sur l’espace affine considéré. Dans un problème de géométrie purement affine (sans introduction
Quitter d’une distance), on ne peut pas caractériser le milieu par les relations ma = mb = 12 ab : cela n’a aucun sens. Bien
entendu, en géométrie euclidienne, cette caractérisation est très importante.
1.6.2. ♠ Donnez les coordonnées du milieu de deux points de R2 , puis de l’isobarycentre
de n points de R2 . Déterminer l’isobarycentre des points i, j, k de 1.4.10.

1.7. Parallélogramme

1.7.1. ♣ Montrez que aba0 b0 est un parallélogramme (cf. I.6.4) si et seulement si les seg-
Accueil ments [aa0 ] et [bb0 ] ont même milieu.

Page de Titre
1.7.2. ♣ Soient trois points non alignés a, b et c et un point d dans [bc]. Construire un point
m sur la droite (ab) tel que le milieu n de [cm] soit sur la droite (ad).
Sommaire
1.8. Associativité du barycentre

JJ II Le résultat suivant permet de remplacer dans la recherche d’un bary-


centre un groupe de points pondérés par leur barycentre, affecté de la
J I somme de leurs masses (si elle n’est pas nulle).

Page 8 de 25 Proposition : Soit I = {0, 1, · · · , n}. Supposons qu’on ait une partition de I,
soit I = J0 ∪· · ·∪Jr (les Jk étant disjoints). Soient a0 , · · · , an des points de E
Retour
et λ0 , · · · , λn des scalaires
P de somme non nulle. Pour chaque k = 0, 1, · · · , r
on suppose que µk = i∈Jk λi est non nul et on note bk le barycentre de la
famille {(ai , λi ), i ∈ Jk }. Alors rk=0 µk est non nul et le barycentre b des
P
Plein écran
points bk affectés des masses µk (k = 0, . . . , r) est aussi le barycentre de la
famille {(ai , λi ), i ∈ I}.
Fermer Pr Pr P Pn
Démonstration :On a k=0 µk = k=0 i∈Jk λi = i=0 λi et cette quantité est non
nulle par hypothèse.
Quitter
 
Pr −→ − → Pr P −→
Par définition du barycentre on a k=0 µk bbk = 0 , soit encore k=0 i∈Jk λi bbk =

− −→ −→ −−→
0 . En appliquant la relation de Chasles : bbk = bai + ai bk pour i ∈ Jk on obtient
r X r n r

→ X −→ X X −−→ X −→ X X −−→
0 = λi bai + λi ai bk = λi bai + λi ai bk .
k=0 i∈Jk k=0 i∈Jk i=0 k=0 i∈Jk
Accueil
P −−→ → −
Comme bk est le barycentre de la famille {(ai , λi ), i ∈ Jk }, on a i∈Jk λi ai bk = 0 pour
Page de Titre Pn −→ − →
tout k. On en déduit i=0 λi bai = 0 , d’où le résultat.

Sommaire 

JJ II Cette proposition a de très nombreuses applications : outre les récur-


rences qu’elle permet, elle entraîne l’identité d’un grand nombre de ba-
rycentres (autant qu’il y a de partitions I = J0 ∪ · · · ∪ Jr comme dans la
J I proposition). Les applications directes suivantes doivent être connues.

Page 9 de 25
1.8.1. ♣. Isobarycentre de trois points Soient a, b, c trois points non alignés d’un plan af-
fine, g l’isobarycentre de a, b, c et a0 , b0 , c0 les milieux de [bc], [ca], [ab]. Montrer que g est
Retour le point d’intersection des médianes [aa0 ], [bb0 ], [cc0 ] et qu’il est situé au tiers de chacune
−→ −→
d’elles : par exemple on a a0 g = 13 a0 a.
Plein écran
1.8.2. ♣. Construire un triangle à partir de ses médianes Etant donné trois droites concou-
rantes construire un triangle admettant ces droites comme médianes (utiliser 1.7.1).
Fermer

1.8.3. ♣. Centre de gravité d’un tétraèdre. Soient a, b, c et d quatre points non coplanaires
Quitter de E (ces points déterminent un tétraèdre, leur enveloppe convexe (cf. III.2.1) dont ils sont
les sommets) et g leur isobarycentre. On note i, j, k, i0 , j 0 , k 0 les milieux des segments [ab],
[ac], [ad], [cd], [bd] et [bc].
Montrer que les droites (ii0 ), (jj 0 ) et (kk 0 ) sont concourantes en g.
Que dire des droites joignant un sommet du tétraèdre au centre de gravité de la face
opposée à ce sommet ?
Que dire des 6 plans Aff{abi0 }, Aff{acj 0 }, Aff{adk 0 }, Aff{cdi}, Aff{bdj}, Aff{bck} ?
Accueil Donner des constructions géométriques du centre de gravité d’un tétraèdre.

Page de Titre
1.9. Le théorème de double associativité
Proposition : Soient a0 , · · · , an et b0 , · · · , br deux familles de points de E.
Pour tout j = 0, · · · ,P
r, on suppose que bj est barycentre des points ai affectés
Sommaire
des masses λij avec ni=0 λij = P1 pour tout j. Soit g le barycentre des points
bj affectés des masses µj avec rj=0 µj = 1. Alors g est barycentre des points
JJ II
ai affectés des masses νi = rj=0 µj λij (supposées non nulles).
P
Démonstration :Notons déjà qu’on a :
J I
n
X n X
X r r
X n
X r
X
νi = µj λij = µj λij = µj = 1.
Page 10 de 25
i=0 i=0 j=0 j=0 i=0 j=0

On a aussi les relations :


Retour
n n X
r  r n
X 
νi −→= −→= −→
X X X
gai µj λij gai µj λij gai .
Plein écran
i=0 i=0 j=0 j=0 i=0

Comme bj est le barycentre des (ai , λij ) on a i=0 λij −


Pn→=−
ga

gbj en
Fermer i Pnvertu de→1.3 iii). Mais,
comme g est le barycentre des (bj , µj ), on en déduit que le vecteur i=0 νi −gai est nul, d’où
la conclusion par 1.3 i).
Quitter

1.9.1. ♠ Soit g l’isobarycentre d’un triangle abc. Ecrire le milieu de [ag] comme bary-
centre des points a, b et c.

1.9.2. ♠ En utilisant 1.3.2 ou la double associativité du barycentre, montrer que les tri-
angles abc et a0 b0 c0 ont même isobarycentre si a0 (resp. b0 , c0 ) est le milieu de [bc] (resp. [ca],
[ab]).
Accueil L’exercice suivant sera repris tout au long de ce chapitre :

Page de Titre 1.9.3. ♣ Soient abc un triangle, a0 un point du segment [bc], b0 un point du segment [ac] et
c0 un point du segment [ab]. On veut déterminer l’ensemble F des isobarycentres des points
Sommaire
a0 , b0 et c0 .
a) Ecrire ces hypothèses comme en 1.5 : a0 un point du segment [bc] i.e a0 est barycentre
de (b, α), (c, 1 − α) . . .
JJ II b) Ecrire l’isobarycentre de a0 , b0 et c0 comme un barycentre de a, b et c. (à suivre en 4.5)

J I
2. BARYCENTRES ET SOUS - ESPACES AFFINES
Page 11 de 25 2.1. Caractérisation des sous-espaces affines
Proposition : Soit V un sous-espace affine de E. Alors V est stable par ba-
Retour rycentration (i.e. le barycentre de toute famille finie de points de V pondérée
de façon quelconque est encore dans V ). Réciproquement, si V est une partie
Plein écran (non vide) de E stable par barycentration, alors V est un sous-espace affine
de E.


Fermer
Démonstration :1) Supposons V affine de direction PnV . Soient a1 , · · · , an des points de V
et soit g le barycentre de la famille (ai , λi ), avec i=1 λi = 1. Soit a un point de V . On a


donc −→ = Pn λ −
ag → −→
i=1 i aai . Comme a et les ai sont dans V , les vecteurs aai sont dans V , donc
Quitter −

aussi leur combinaison linéaire ag. Comme a est dans V , il en résulte que g est dans V .
2) Réciproquement, supposons V stable par barycentration. Soient a, x, y des points de
V et λ un scalaire. Définissons les points z et t de E par les formules : −→ = −
az →+−
ax → et
ay

− −→
at = λ ax. Par définition d’un sous-espace affine, il s’agit de montrer que z et t sont dans
V . Mais, en utilisant la relation de Chasles, on obtient les formules −−
→+−
za →+−
zx →=−
zy

0 et

− → −
− →
(1 − λ) ta + λ tx = 0 qui montrent que z et t sont des barycentres des points a, x, y, donc
sont dans V . 
Accueil

Ainsi, les sous-espaces affines sont exactement les parties stables par
Page de Titre barycentration. Cela fournit une nouvelle méthode pour montrer qu’une
partie est un sous-espace affine.
Sommaire
2.1.1. ♣ Soit V une partie non vide de E, telle que pour tous a, b distincts dans V , la droite
JJ II (ab) est contenue dans V . Montrer que V est un sous-espace affine. z

2.2. Sous-espace affine engendré. Les barycentres permettent une nouvelle des-
J I cription du sous-espace engendré par un nombre fini de points :
Proposition : Soient a0 , · · · , ar ∈ E. L’ensemble des barycentres des ai
Page 12 de 25 (avec toutes les masses possibles de somme 1) est égal au sous-espace affine
Aff{a0 , · · · , ar } engendré par les ai .
Retour Démonstration :
1) Si g est le barycentre des ai affectés des masses λi (de somme 1) on écrit :
Plein écran r
g = a0 + −
a→ λi −
a−→
X
0 g = a0 + 0 ai
Fermer i=1

de sorte que g est bien dans le sous-espace engendré par les ai .


Quitter
2) Réciproquement si g est dans le sous-espace engendré par les ai on écrit :
r r
λi −
a−→ −
a→ λi −
a−→
X X
g = a0 + 0 ai ⇔ 0g = 0 ai
i=1 i=1

et en décomposant chaque vecteur −


a−→ −→ −→
0 ai en a0 g + gai on obtient
Accueil
r r
λi −
 → X
λi −→ = ~0
X
1− ga0 + gai
Page de Titre i=1 i=1
Pr
Sommaire
et donc g est le barycentre des ai affectés des masses (1 − i=1 λi ), λ1 , · · · , λr . 

JJ II 2.2.1. ♠ Interpréter la proposition précédente dans le cas où E est l’espace affine de I.1.2
et où les points ai sont les points i, j, k de 1.4.10.
J I 2.2.2. ♥ Soit A une partie quelconque de E. Montrer que Aff A est l’ensemble X des
barycentres des familles finies de points de A affectés de masses quelconques. z
Page 13 de 25

En particulier, si a et b sont deux points distincts de E, la droite (ab) est


Retour l’ensemble de tous les barycentres de a et b. Ainsi, trois droites (ab),
(a0 b0 ), (a00 b00 ) sont concourantes en un point g si et seulement si g est
Plein écran barycentre de a et b, de a0 et b0 , de a00 et de b00 : il n’est pas étonnant
que la propriété d’associativité du barycentre entraîne des résultats de
concourance.
Fermer

Quitter
3. R EPÈRES AFFINES ET COORDONNÉES
3.1. La remarque de base
Proposition : Soient k + 1 points a0 , a1 , · · · , ak de E. Le sous-espace affine
Aff{a0 , a1 , · · · , ak } est de dimension au plus k.
Démonstration :
Accueil Par définition, la dimension de Aff{a0 , a1 , · · · , ak } est celle de sa direction. D’après
I.4.3, la direction de Aff{a0 , a1 , · · · , ak } est le sous-espace vectoriel Vect(−
a− → −−→
0 a1 , · · · , a0 ak )
−−→ −−→
qui admet donc un système générateur de k vecteurs : {a0 a1 , · · · , a0 ak }, sa dimension est
Page de Titre
alors au plus k. 
Sommaire
3.1.1. Remarque On notera la différence avec les espaces vectoriels : il faut k + 1 points
pour engendrer un sous-espace affine de dimension k (c’est normal, il faut une origine en
JJ II plus).

J I 3.2. Points affinement indépendants


Définition : Soient a0 , a1 , · · · , ak des points de E. On dit que a0 , a1 , · · · , ak
Page 14 de 25 sont affinement indépendants si le sous-espace affine engendré par les ai est
de dimension k.
Retour
3.2.1. Remarque On notera que cette notion est indépendante de l’ordre des ai .

Plein écran 3.2.2. Exemples


i) Deux points distincts sont affinement indépendants.
Fermer
ii) Trois points non alignés sont affinement indépendants.
♠. Démontrez (i) et (ii).

Quitter
3.3. Critères d’indépendance affine
Proposition : Les assertions suivantes sont équivalentes
i) Les points a0 , a1 , · · · , ak sont affinement indépendants.
ii) ∀i = 0, · · · , k, ai ∈ / Aff{a0 , · · · , abi , · · · , ak } (où la notation abi si-
gnifie qu’on omet le point ai ).
Accueil
ii bis) ∀i = 0, · · · , k, ai n’est pas barycentre des points {a0 , · · · , abi , · · · , ak },
iii) Les points a0 , a1 , · · · , ak−1 sont affinement indépendants et ak n’ap-
partient pas à Aff{a0 , · · · , ak−1 } (i.e. n’est pas barycentre des points {a0 , · · · , ak−
iv) Pour tout i ∈ {0, · · · , k}, les vecteurs − a− → −−→ −−−→ −−−→
Page de Titre
0 ai , a1 ai , · · · , ai−1 ai , ai+1 ai , · · · ,
sont linéairement indépendants.
v) Il existe i ∈ {0, · · · , k} tel que les vecteurs − a− → −−→ −−−→ −−−→
Sommaire
0 ai , a1 ai , · · · , ai−1 ai , ai+1 ai , · ·
soient linéairement indépendants.
JJ II
Démonstration :L’équivalence de ii) et ii bis) résulte de 2.2.
Montrons i) =⇒ ii). On a vu en 3.1 ci-dessus que le sous-espace
J I
Xi = Aff{a0 , · · · , abi , · · · , ak },
Page 15 de 25
engendré par k points, est de dimension ≤ k − 1. Si ai est aussi dans Xi , le sous espace
engendré par a0 , · · · , ak est égal à Xi donc de dimension ≤ k − 1 ce qui contredit i).
Retour iii) =⇒ i) Comme les points a0 , · · · , ak−1 sont affinement indépendants, l’espace X0 =
Aff{a0 , · · · , ak−1 } est de dimension k−1. Mais alors, comme ak n’est pas dans X0 , l’espace
Plein écran X engendré par a0 , · · · , ak est strictement plus grand que X0 , donc de dimension ≥ k, donc
égale à k en vertu de 3.1 et on a prouvé que les points sont affinement indépendants.
ii) =⇒ i) On raisonne par récurrence sur k. Pour k = 1 la propriété est évidente grâce
Fermer
à 3.2.2 i). Passons de k − 1 à k. Pour i > 0, le point ai n’est pas dans le sous-espace affine
engendré par a1 , · · · , abi , · · · , ak . Par l’hypothèse de récurrence les points a1 , · · · , ak sont
Quitter donc affinement indépendants. L’implication iii) =⇒ i) permet alors de conclure.
En vertu de 4.3 on a, pour tout i,


(∗) X = Aff{a0 , · · · , ak } = ai + Vect(−
a−→
i aj , j 6= i) = ai + Vi .

Cela montre aussitôt i) =⇒ iv). L’implication iv) =⇒ v) est évidente. Enfin, si on a v)




avec l’indice i on applique la formule (∗). L’espace vectoriel Vi est de dimension k et on en
Accueil déduit que X est un sous-espace affine de dimension k ce qui montre i).
Les propriétés iv) ou v) montrent que si les points a0 , · · · , ak sont affinement indépen-
Page de Titre dants il en est de même de toute sous-famille de points. Combiné avec i) =⇒ ii) cela achève
de montrer i) =⇒ iii). 
Sommaire
3.3.1. ♠ Expliciter les conditions dans le cas de quatre points.

JJ II 3.3.2. Remarque L’assertion “∃i ∈ {0, · · · , k} ai ∈


/ Aff{a0 , · · · , abi , · · · , ak }” n’impli-
que pas l’indépendance affine des k + 1 points.
J I ♠. Donnez un exemple

3.4. Définition Soient E un espace affine de dimension n et V un sous-


Page 16 de 25
espace affine de dimension k. Un repère affine de V consiste en la donnée
d’une suite de k + 1 points a0 , · · · , ak affinement indépendants de V .
Retour
3.4.1. ♠ Montrez qu’alors le sous-espace affine Aff{a0 , · · · , ak } est égal à V .
Plein écran
3.4.2. ♠ Vérifiez que les points i, j, k forment un repère affine de E (cf. I.1.2 et 1.4.10).
Fermer
Comme dans les espaces vectoriels un repère est donc “libre et généra-
teur”, mais attention, il faut un point de plus.
Quitter Attention, un repère affine est une suite ordonnée de points.
3.4.3. ♠ Montrez qu’un repère affine d’une droite est un couple de points distincts de la
droite, un repère affine d’un plan un triplet de points non alignés du plan, un repère affine de
l’espace de dimension 3 un quadruplet de points non coplanaires de cet espace.

3.5. Proposition. Soient V un espace affine de dimension k et a0 , · · · , ak


des points de V . Les assertions suivantes sont équivalentes :
Accueil
i) a0 , · · · , ak forment un repère affine de V ,
ii) −
a− → −−→ ~
0 a1 , · · · , a0 ak forment une base de V ,
Page de Titre
iii) Pour tout i = 0, · · · , k le point ai n’appartient pas à Aff{a0 , · · · , b
ai , · · · ak }
(n’est pas barycentre des points {a0 , · · · , abi , · · · , ak }).
Sommaire
Démonstration : Cela résulte immédiatement de 3.3. 

JJ II 3.5.1. ♠ Soit V = Aff{a0 , · · · , ak }. Montrez qu’on peut extraire de {a0 , · · · , ak } un


repère de V . Montrez que tout espace affine admet (au moins) un repère affine.
J I
3.6. Coordonnées cartésiennes selon un repère
Dans ce paragraphe on utilise un repère affine a0 , a1 , · · · , an de E mais on fait jouer un
Page 17 de 25
rôle particulier au point a0 : c’est l’origine du repère.

Retour Définition : Soit m ∈ E. On a l’égalité : m = a0 + − a−→


0 m, puis, comme les

a− → ~ −−→ Pn −−→
0 ai forment une base de E, on écrit a0 m = i=1 λi a0 ai . Les λi sont appe-
Plein écran lées coordonnées (cartésiennes) du point m dans le repère (a0 , a1 , · · · , an ),
d’origine a0 , de E.
Fermer

Quitter
Choisir un repère dans un espace affine E de dimension n permet d’as-
socier à chaque point m ses n coordonnées cartésiennes dans le repère,
et ainsi d’identifier E avec Rn .
L’emploi des coordonnées cartésiennes permet toutes les opérations u-
suelles de la géométrie analytique. Son intérêt est de ramener un pro-
blème de géométrie à un calcul. C’est une méthode très puissante qu’on
Accueil
doit toujours penser à employer si on ne voit pas de solution géomé-
trique plus rapide. On se reportera aux exercices pour voir comment
Page de Titre écrire en termes de coordonnées des équations de droites, plans, etc.
Cependant les coordonnées cartésiennes font jouer un rôle particulier à
Sommaire
l’origine : cette dissymétrie peut compliquer inutilement une démons-
tration. Pour traiter analytiquement un problème où tous les points
jouent le même rôle, il vaut mieux utiliser les coordonnées barycen-
JJ II triques que nous introduisons ci-dessous.

J I
3.7. Coordonnées barycentriques
Proposition et définition : Soient a0 , · · · , ar des points de E affinement
Page 18 de 25 indépendants, de sorte que a0 , · · · , ar est un repère du sous-espace affine
engendré V = Aff{a0 , · · · , ar }. Alors tout point m de V s’écrit, de ma-
Retour Pr unique, comme barycentre des points ai affectés de masses λi vérifiant
nière
i=0 λi = 1. Les réels λi s’appellent les coordonnées barycentriques de m
Plein écran
sur le repère a0 , · · · , ar de V .
Démonstration :Il reste à prouver l’unicité de l’écriture de m comme barycentre. D’après la
définition (iv) du barycentre, supposons qu’on ait à la fois :
Fermer
r r r r

a−→ λi .−
a−→ et −
a−→ µi .−
a−→ où
X X X X
0m = 0 ai 0m = 0 ai λi = µi = 1
Quitter
i=1 i=1 i=0 i=0
Alors, comme a0 , · · · , ar est un repère, les vecteurs −
a−→
0 ai sont linéairement indépendants, de
sorte
Pr que l’on Par λi = µi pour i = 1, · · · , r. Enfin on en déduit λ0 = µ0 grâce à la relation
i=0 λi = i=0 µi = 1. 

3.7.1. ♣ Voici le genre de manipulations qu’il faut savoir effectuer :


Dans le plan R2 , on considère les trois points a = (3, 1), b = (−1, 2) et c = (0, −1).
Accueil Montrez que (a, b, c) est un repère affine de R2 .
Déterminez les points p et q de R2 dont les coordonnées barycentriques dans (a, b, c)
Page de Titre
sont respectivement ( 61 , 13 , 12 ) et ( 12 , 14 , 14 ).
Quelles sont les coordonnées barycentriques dans (a, b, c) du point r de R2 dont les
→ →

coordonnées cartésiennes dans (a; ab, − ac) sont (2, 1) ?
Sommaire
Enfin, donnez les coordonnées barycentriques dans (a, b, c) du point g, barycentre de
{(p, 1), (q, 2), (r, 5)}.
JJ II
3.7.2. Le théorème de double associativité sur les barycentres (cf. 1.9) se traduit en termes
J I de coordonnées barycentriques sous la forme suivante :
Proposition : Soit (a0 , · · · , an ) un repère affine de E et soient b0 , · · · , br des
Page 19 de 25 points de E. On suppose que bj a pour coordonnées barycentriques λij , i =
0, · · · , n sur le repère P (a0 , · · · , an ). Soit g le barycentre des bj affectés des
Retour coefficients µj avec rj=0 µj = 1. Alors les coordonnées barycentriques de g
sur le repère (a0 , · · · , an ) sont les nombres νi = rj=0 µj λij (∗).
P
Plein écran
Si, de plus, on a r = n et si (b0 , · · · , bn ) est aussi un repère affine de E
(de sorte que les µj sont les coordonnées barycentriques de g sur le repère
Fermer (b0 , · · · , bn )), la formule (∗) décrit comment varient les coordonnées bary-
centriques de g dans le changement de repère.
Quitter
3.7.3. ♣ Soit E le plan de R3 d’équation x+y +z = 1, cf. I.1.2 et 1.4.10. Si m = (x, y, z)
est un point de E, quelles sont ses coordonnées barycentriques dans (i, j, k) ?

3.7.4. Coordonnées barycentriques et triangle. 3


On note α, β, γ les coordonnées barycentriques d’un point m du plan sur le repère a, b, c.
a) On suppose que m n’est pas situé sur les droites (bc), (ca), (ab). Traduire cette condi-
Accueil tion sur α, β, γ.
b) On suppose les droites (am), (bm), (cm) respectivement non parallèles à (bc), (ca),
Page de Titre
(ab). Traduire cette condition sur α, β, γ.
c) Sous les hypothèses précédentes, on désigne par a0 , b0 , c0 les intersections de (am), (bm), (cm
avec (bc), (ca), (ab). Calculer les coordonnées barycentriques de a0 , b0 , c0 sur a, b, c, puis
Sommaire
celles de m sur a, a0 ; b, b0 ; c, c0 .

JJ II 3.7.5. ♣. Théorème de Céva. Soient a, b et c trois points affinement indépendants d’un


plan affine E (i.e. tels que dim (Aff{a, b, c}) = 2, cf. 3.2). On considère trois points a0 , b0 et
J I c0 sur les droites (bc), (ac) et (ab) ; on suppose

a0 6∈ {b, c}, b0 6∈ {a, c} et c0 6∈ {a, b}.


Page 20 de 25
Montrer que les droites (aa0 ), (bb0 ) et (cc0 ) sont concourantes ou parallèles si et seulement

→ −→ −→
Retour a0 b b0 c c0 a
→×−
si le produit − →×− → vaut −1. (cf. IV.4.1 pour la définition du rapport de deux
a0 c b0 a c0 b
vecteurs)
Plein écran
Lorsque chaque rapport vectoriel vaut −1, on retrouve un résultat connu. Lequel ?
3 Les techniques de ce paragraphe sont très utiles pour résoudre de nombreux problèmes de concours de droites.
Fermer

Quitter
Contrairement au théorème de Thalès, le résultat précédent n’est pas
explicitement au programme du CAPES. Il apparaît cependant très
fréquemment dans les épreuves écrites (sous une forme plus ou moins
dissimulée).

Accueil 3.7.6. ♣. Application. Soit (a, b, c) un repère du plan affine. On considère les points a0 , b0
et c0 de coordonnées barycentriques respectives (0, 2/3, 1/3), (3/4, 0, 1/4) et (3/5, 2/5, 0).
Les droites (aa0 ), (bb0 ) et (cc0 ) sont-elles concourantes ? Si oui, donner les coordonnées
Page de Titre
barycentriques du point de concours.

Sommaire 3.7.7. ♣. Théorème de Gergonne. Même situation que Céva, on suppose (aa0 ), (bb0 ), (cc0 )
concourantes en m. Montrer que l’on a :
JJ II −−→ −−→ −−→
a0 m b0 m c0 m
−→ + −
→ + −→ = 1.
J I a0 a b0 b c0 c

Page 21 de 25 4. C OMPLÉMENTS SOUS FORME D ’ EXERCICES


4.1. ♣ Equation barycentrique d’une droite. Soient E un plan affine et (a, b, c)
Retour
un repère de E. On appelle x et y les coordonnées cartésiennes d’un point m de E dans ce
repère (−→ = x−
am

ab + y −

ac) et (α, β, γ) les coordonnées barycentriques de m sur ce repère
Plein écran (α + β + γ = 1). On considère trois points m1 , m2 , m3 du plan. Posons

x1 x2 x3 α1 α2 α3
Fermer

D = y1 y2 y3 et ∆ = β1 β2 β3


Quitter 1 1 1 γ1 γ2 γ3
Montrer que les trois points m1 , m2 , m3 sont alignés si et seulement si D ou ∆ est nul.
En déduire que l’équation barycentrique d’une droite (c’est-à-dire la relation qui lie les
coordonnées barycentriques de ses points) est de la forme λα + µβ + νγ = 0 avec λ, µ, ν
non tous égaux.

Beaucoup de figures géométriques (comme la droite, cf. ci-dessus) sont


Accueil
définies par une (ou plusieurs) relation(s) portant sur les coordonnées
cartésiennes. En passant aux coordonnées barycentriques, on voit qu’on
Page de Titre peut aussi définir la figure par une (ou plusieurs) relation(s) sur les coor-
données barycentriques. Pour certains problèmes le système de relations
Sommaire
ainsi obtenu est plus simple en barycentrique qu’en cartésien.

JJ II 4.1.1. ♠ On reprend les notations de 3.7.4. Donner l’équation barycentrique de la droite


(aa0 ) puis de la droite parallèle à (bc) passant par m.

J I 4.1.2. ♣ On appelle Da , Db , Dc respectivement les droites passant par a, b, c et paral-


lèles à (bc), (ca), (ab). Caractériser sur leurs coordonnées barycentriques les points de de
Page 22 de 25 ces droites.
Soit a0 le point d’intersection de Db et Dc et, de même, b0 , c0 . Calculer les coordonnées
Retour
barycentriques de a0 , b0 , c0 sur (a, b, c). Déterminer le milieu de [b0 c0 ] et l’isobarycentre de
a0 , b0 , c0 .
Interpréter ces résultats et les comparer avec 1.9.2.
Plein écran

4.1.3. ♣. Utiliser un déterminant pour donner une démonstration du Théorème de Méné-


Fermer laus ( IV.7.7.2).

Quitter
4.2. Demi-droites
Définition : Soient a et b deux points distincts de E. La demi-droite [ab)
est l’ensemble des points p de (ab) tels que le segment semi-ouvert [bp[ (=
[bp] − {p}) ne contienne pas a.
♣. Soit m un point de (ab). On a donc − → = λ.−
am

ab avec λ réel.
a) Montrez que [ab) est l’ensemble des points m de (ab) tels que λ soit positif ou nul (on

am→
note λ = − → , cf. IV.4.1).
ab
Accueil b) Montrez que [ab) est l’ensemble des points de (ab) dont la coordonnée barycentrique
sur b dans le repère (a, b) est positive.
Page de Titre c) Montrez enfin que si (a, b, c) est un repère affine d’un plan affine E, alors [ab) est
l’ensemble des points m dont les coordonnées barycentriques sont de la forme (α, β, 0),
avec β ≥ 0.
Sommaire

4.3. Demi-plans
JJ II Définition : Soient a, b et c trois points non alignés d’un plan affine E. Le
demi-plan (fermé) délimité par (bc) et contenant a (noté E + dans la suite) est
J I l’ensemble des points m de E tels que (bc) ne coupe pas [am[ (i.e. (bc) ∩
[am[= ∅).
Page 23 de 25
4.3.1. ♠ Faites un dessin pour vous convaincre que cette définition correspond bien géo-
métriquement à l’intuition d’un demi-plan. Qu’obtiendrait-on si dans la définition on rem-
Retour plaçait “ne coupe pas [am[” par “ne coupe pas [am]” ? Remarquez que a appartient à E + .

Plein écran
Notre but est maintenant de transformer cette définition géométrique en
une définition analytique ; nous nous donnons un repère affine (a0 , b0 , c0 )
Fermer de E où a0 est choisi comme origine. Nous allons caractériser les points
de E + , d’abord par leurs coordonnées cartésiennes, puis par leurs coor-
Quitter
données barycentriques dans le repère (a0 , b0 , c0 ).
4.3.2. ♣ Dans le repère affine (a0 , b0 , c0 ), on suppose que l’équation de la droite (bc) est
donnée par la forme affine f (cf. IV.2.6.5) :

m ∈ (bc) ⇔ f (m) = 0

et que f (a) est positif. On veut montrer :


Accueil
m ∈ E + ⇔ f (m) ≥ 0

Page de Titre Soient m un point de E et φm la fonction de R dans R définie par :

φm (t) = f (a + t−→
am).
Sommaire

(i) Montrez que φm est une fonction polynôme de degré au plus 1. Pour quels points m
JJ II est-elle constante ? En déduire qu’une équation de la droite ∆ passant par a et parallèle à
(bc) est f (m) = f (a).
J I (ii) Soit m tel que φm n’est pas constante, quand φm s’annule-t-elle ? Etudier son signe.
En déduire que si m n’appartient pas à ∆, la droite (am) rencontre (bc) en un point unique
p et que E + est l’ensemble des points m qui vérifient f (m) ≥ 0. Explicitez cette écriture en
Page 24 de 25
coordonnées cartésiennes.
(iii) Montrez, à l’aide des définitions géométriques, que, si m n’est pas sur ∆, on a l’équi-
Retour valence :
m ∈ E + ⇐⇒ m ∈ [pa).
Plein écran On cherche maintenant une condition nécessaire et suffisante sur les coordonnées bary-
centriques (α, β, γ) de m dans le repère (a, b, c) pour que m appartienne à E + .
Fermer e) Appliquer les résultats précédents au cas où le repère choisi est (b, c, a) : déterminer f
et f (a).
f) Caractériser les points de ∆ et de E + par leurs coordonnées barycentriques.
Quitter
g) Décrire l’ensemble des points vérifiant α = 32 .
4.4. Barycentres, aires et triangle Soit un triangle abc dans un plan affine P . Soit
m un point du plan. Une base B de P~ étant donnée, on appelle aire algébrique du triangle
construite sur les vecteurs −→ et −
ma

mb dans cet ordre le nombre réel 12 detB (−→ −
ma,

mb) que l’on
notera Aalg (mab). On pose :

α0 = Aalg(mbc) , β0 = Aalg(mca) et γ0 = Aalg(mab).


Accueil
4.4.1. Montrer que m est barycentre de (a, α0 ), (b, β0 ) et (c, γ0 ).
Page de Titre
4.4.2. On se place maintenant dans le plan affine euclidien et on suppose que m est dans
l’intérieur du triangle. Pour retrouver le résultat précédent :
Sommaire
– Utiliser le produit vectoriel en Terminale.
– Utiliser la définition de l’aire géométrique d’un triangle à l’aide de la hauteur au col-
JJ II lège. (On pourra commencer par le cas où m est sur un côté du triangle.)

J I 4.4.3. Application. Montrer que les médianes et les côtés d’un triangle définissent six petits
triangles de même aire.
Page 25 de 25
4.5. ♣ Suite de 1.9.3. Pour k égal à 1 ou 2, on pose :
Retour
k−→ k−→ k−→
ak = b + bc, bk = c + ca, ck = a + ab
3 3 3
Plein écran c) Montrer que F contient les points a1 , a2 , b1 , b2 , c1 , c2 .
d) Donner un encadrement des coordonnées d’un point g de F dans le repère affine
Fermer
(a, b, c). Montrez que F est contenu dans un hexagone (intersection de 6 demi-plans) que
l’on dessinera. (A suivre en III.2.6.4.)

Quitter

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