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Armorial du Limousin : Familles et Héraldiques

Ce document présente plusieurs familles nobles du Limousin, avec pour chacune leur blason héraldique, leur origine et leur histoire. Il s'agit d'un armorial généalogique couvrant les XIIe au XXIe siècles.

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Armorial du Limousin : Familles et Héraldiques

Ce document présente plusieurs familles nobles du Limousin, avec pour chacune leur blason héraldique, leur origine et leur histoire. Il s'agit d'un armorial généalogique couvrant les XIIe au XXIe siècles.

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DEUXIÈME PARTIE

ARMORIAL GÉNÉRAL DU LIMOUSIN

DU XIIe AU XXIe SIECLE

FAMILLES, COMMUNAUTÉS, TABLE HÉRALDIQUE

ARMORIAL GÉNÉRAL DU LIMOUSIN

DU XIIe AU XXIe SIECLE

LES FAMILLES

1
A

ABADIE
Paul Abadie (1812-1884), l‟architecte du Sacré-Cœur de Montmartre et le restaurateur de nombreux
édifices religieux, fut chargé vers 1872 de la restauration de l‟église romane de Bénévent-L‟Abbaye (Cr.). A la
fin des travaux il offrit le vitrail sud du chœur de cet édifice représentant le Christ accompagné de ses armoiries
allusives de son métier d‟architecte.

Armes : d’argent à une équerre et un compas de gueules

nota : ces armoiries sont accompagnées de l‟inscription « Recordare Jesu bone quod domum tuam restauravie pie » et de la date de 1875

représentation : sur le vitrail du Christ derrière le maître-autel de l‟église de Bénévnt-L‟Abbaye (Cr.)

source : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p.34 ; documentation personnelle

D’ABADIE D’ARBOUCAVE ET DE LA SALLE


Cette famille n‟a de liens de parenté ni avec la précédente ni avec la suivante. Originaire de Foix
(Ariège) elle fut maintenue noble en 1700. Elle posséda une seigneurie dans le Poitou au XVIIIe siècle. L‟un de
ses membres semble avoir vécu à Magnac-Laval (H.V.) à la fin du XIXe siècle. Marie-Bathilde de Beaufranchet
épousa en 1880 Roger d‟Abadie. René-Raoul d‟Abadie fut fait comte romain héréditaire par bref du pape Léon
XIII de 1896 puis marquis par bref du même de 1899.

Armes : d’or à l’arbre de sinople au lévrier de gueules colleté d’argent attaché au tronc de l’arbre par une
chaîne du même ; au chef d’azur

nota : l’arbre (arbousier) vient d‟un jeu de mots avec Arboucave

Représentations : les armoiries précédentes sont celles que René Raoul d‟Abadie fit mettre vers la fin du XIXe siècle sur le vitrail de la
chapelle de SS René et Maximin dans l‟église de Magnac-Laval (HV.) à côté de celui de son épouse (?) N… Millet. Nous ne pouvons dire
quels étaient leurs liens avec Magnac-Laval,
sur le mur est de la chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.) on trouve les mêmes armoiries (avec en pointe une terrasse
d’azur) peintes vers 1900 sur décision du comte de Beaufranchet

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux du Limousin, p. 22 ; Fougeyrollas, p. 9 ; Jougla, I, p. 101 ; mssnac, tome 57, p. 243 et 256

D’ABBADIE
La famille d‟Abaddie possédait au XVIIe siècle la seigneurie de Château-Renaud (commune de Saint-
Groux, Charente), localité qui relevait alors de la généralité de Limoges. En 1513 Jean d‟Abbadie épousait sa
parente Marguerite d‟Abbadie. En 1666 son descendant, Jean-Louis de La Motte d‟Abbadie fut reconnu noble
d‟extraction depuis 1515. Nous ne trouvons plus trace de cette famille à la fin du XVII e siècle. Pour Jougla elle
était originaire du Limousin.

Armes : d’argent à un lion de gueules accompagné de deux mouchetures d’hermine de sable ; au chef d’azur
chargé de trois grives d’argent.

Sources: Descoutures, p. 186; Nadaud, I, p. 1; Jougla I p. 10; Rietstap, I, p. 2

2
D’ABBADIE D’ITHIRROTZ ET DE CHERCORAT
Cette famille d‟Abbadie ne semble pas avoir de lien avec la famille précédente. Originaire du Béarn
(Saint-Palais) elle fut anoblie par une charge de secrétaire du roi en 1741 et acquit la baronnie de Bressuire en
1770. En 1848 René d‟Abbadie possédait le château de Chercorat (commune de Magnac-Laval, HV). Elle
comptait près d‟une vingtaine de descendants en 2010.

Armes : XIXe siècle : écartelé : au 1, d’azur à l’épervier d’or contourné et perché sur un rocher du même; au 2,
de gueules au lion léopardé d’or passant contre un arbre de sinople sur une terrasse du même; au 3, d’argent à
la croix tréflée de gueules ; au 4, d’or à trois coquilles de sinople.
contemporaines : d’azur à l’épervier d’or

Sources : DVN, p. 13; Fougeyrollas, p. 9; Lecler, HV, p. 471; Valette, p. 27

D’ABZAC
La famille d‟Abzac, d‟extraction chevaleresque, présente une filiation suivie depuis 1287. Originaire du
Périgord, vraisemblablement du château d‟Ajat (ou Abzac) près de Périgueux, elle s‟est répandue en Agenais, en
Dauphiné et en Limousin. Hugues Ier d‟Abzac, co-seigneur de Clarens et fondateur de la dynastie était mort en
1323. Lors de la guerre de Cent-Ans cette famille soutint, semble-t-il, le parti anglais. Au XVe siècle elle a formé
plusieurs branches. Celle de La Douze (marquis en 1615) s‟éteignit en 1698 mais son titre fut repris par celle de
Reilhac. Au XVe siècle était apparue une branche de Mayac qui subistait encore en 2002. Adrien d‟Abzac,
seigneur de Lascaux comparut en 1789 à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Les
nombreuses branches de cette famille ont porté des armoiries sensiblement différentes. Mais chez la plupart
d‟entre elles on retrouve ce qui semble avoir constitué le blason originel et parlant qui est porté au XXI e siècle et
que nous indiquons ci-après.

Armes : d’argent à une bande d’azur chargée d’un besant d’or, à une bordure d’azur chargée de dix besants
d’or posés cinq en chef, deux en flanc et trois en pointe.

au XIVe et XVe siècle la branche aînée des d‟Abzac avait un écu différent :

Armes : écartelé : aux 1et 4, d’argent à la bande d’azur chargée d’un besant d’or, à la bordure d’azur chargée
de dix besants posés cinq en chef, deux en flanc et trois en pointe ; aux 2 et 3, d’or à la fasce de gueules
accompagnée de six fleurs de lis d’azur, trois en pointe et trois rangées en chef

au XIVe siècle Olivier et Adhémar d‟Abzac portaient d‟autres armes :

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’or à la fasce de gueules accompagnée de six fleurs de lis d’azur trois en pointe et
trois en chef ; aux 3 et 4 , de gueules à trois fasces d’or ; sur le tout d’argent à la bande d’azur chargée d’un
besant d’or, à la bordure d’azur chargés de dix besants d’or posés cinq, deux et trois.

la branche des Abzac de Mayac avait les armoiries ci-après au XVIIe siècle :

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’argent à la bande d’azur chargée de deux besants d’or, à la bordure d’azur
chargée de neuf besants d’or ; aux 2 et 3, de gueules à trois fusées d’argent posées en fasce.

la branche des Abzac de La Prade de Verdun a existé du XVe siècle au début du XIXe siècle. Elle
portait :

Armes : écartelé : aux 1et 4, d’argent à la bande d’azur chargée d’un besant d’or, à la bordure d’azur chargée
de huit besants d’or trois en chef, deux en flanc et trois en pointe (d‟Abzac) ; aux 2 et 3, d’azur à la fasce
d’argent accompagnée de six fleurs de lis d’or trois en chef et trois en pointe. Sur le tout de gueules à trois
léopards d’or l’un sur l’autre (de Barrière)

3
En 1696 Jacques d‟Abzac, écuyer, seigneur de Pressac (Ch), Elie-François d‟Abzac, seigneur de Tuffas
(Charente) et un autre Jacques d‟Abzac font enregistrer leurs armoiries à Angoulême.

Armes : de gueules à trois léopards d’argent l’un sur l’autre

En 1696 Jean d‟Abzac, écuyer, seigneur de Sermaze (Ch.) présente ses armoiries à l‟enregistrement à
Angoulême.

Armes : d’argent une bande d’azur et une bordure du même chargée de huit besants d’or

En 1891, selon Froidefond de Boulazac, les armoiries de cette famille synthétisaient les différents écus
portés antérieurement.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’argent à la bande d’azur chargée d’un besant d’or, à la bordure d’azur chargée
de huit besants d’or dont trois en chef, trois en pointe et deux en flanc (d‟Abzac); aux 2 et 3, d’or à la fasce de
gueules accompagnée de six fleurs de lis d’azur, trois en chef et trois en pointe. Sur le tout d’or à trois léopards
de gueules (de Barrière).

Cimier : une reine de Chypre issant d‟une couronne ducale.

Supports : deux gantes à têtes de femme portant sur leurs ailes les armes d‟Abzac et Barrière

nota : Gantonnet d‟Abzac avait été connétable du roi de Chypre Guy de Lusignan en 1391 ce qui peut expliquer le choix du cimier et des
supports

Sources : Agfl, p. 17, 30, 36, 88 ; Descoutures, p. 107-108 ; Froidefond de Boulazac, p. 27 ; Jougla, I, p. 110-111 ; Nadaud, I, p. 462-475 ;
Valette, p. 27 ; Verdier, p. 171

ADHEMAR D’EYMOUTIERS
En 1302 Adhémar d‟Eymoutiers, chanoine du chapitre de Saint-Yrieix (HV), avait un sceau armorié. Il
était peut-être de la famille de Châteauneuf (voir ce nom), implantée non loin d‟Eymoutiers, qui portait les
mêmes armes.

Armes : de…à une croix losangée de…

Source : Bosredon, HV, p. 208

DES AGES
Cette famille d‟extraction chevaleresque, connue depuis le XIV e siècle, semble originaire de la Basse-
Marche. Au XVe siècle elle se répandit dans le Berry, le Haut-Limousin, La Marche et le Bas-Limousin. Un
membre de cette famille était seigneur de Monestier (Cor.) en 1422. En 1472 Guillaume des Ages, écuyer,
possédait la seigneurie de Laleuf (Berry). Son petit-fils Gilbert fut seigneur de Boussac (Cr.) en 1567. Pierre des
Ages, né en 1683, fut maintenu dans sa noblesse par jugement de1715. La famille disparaît peu avant 1789.

Armes : d’argent au lion de sable, couronné d’or, armé et lampassé de gueules

Sources : Jougla, I, p. 122 ; Nadaud, I, p. 2 et 475-476

4
D’AGUESSEAU
A l‟origine de cette famille on trouve Pierre Aguesseau, bourgeois d‟Amiens au début du XVI e siècle.
Son petit-fils, François, bourgeois de Paris, épousa en 1580 Françoise Le Gay et fut anobli en 1594. Mais la
véritable ascension sociale de cette famille commence avec Antoine d‟Aguesseau, lieutenant-général au Châtelet
de Paris en 1620, Maître des Requêtes puis Intendant de justice en Picardie en 1630. Son fils Henri (1635-1716)
fut aussi Maître des Requêtes puis, successivement, Intendant du Limousin de 1666 à 1669, Intendant de
Guyenne en 1670 et Intendant du Languedoc en 1677. C‟est lui qui lança les enquêtes sur la noblesse en
Limousin. Son fils Henri-François naquit de Françoise Talon à Limoges en 1668. Il épousa en 1694 Anne Le
Fèvre d‟Ormesson. Procureur-général en 1700 et devient chancelier et garde des sceaux de France en 1717. Exilé
hors de Paris sous la Régence pour s‟être opposé au système de Law, il ne retrouva sa fonction de chancelier
qu‟en 1737 et la conserva jusqu‟à sa mort en 1751. Son petit-fils Henri né en 1753 épousa en 1775 Catherine de
Lamoignon. Il en eut quatre filles en qui le nom s‟est éteint. En 1755 sa petite-fille, Henriette d‟Aguesseau,
épousa Jean-Paul de Noailles.

Armes : d’azur à deux fasces d’or accompagnées de six coquilles d’argent posées trois, deux et un

Représentation : sur une verrière de Chigot (1937) dans l‟esaclier du château de Noailles (Cor.), I, p.14

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 31 ; Jougla, I, p. 615 ; Nadaud, II, p. 126

D’AIGREFEUILLE
Originaire du Languedoc la famille d‟Aigrefeuille était connue dès le XIV e siècle. On trouvait trois
Aigrefeuille dans l‟entourage des papes Limousin d‟Avignon dont Pierre d‟Aigrefeuille qui fut évêque de Tulle
en 1347, de Clermont en 1349 et d‟Avignon en 1367. En Bas-Limousin (Cor.) cette famille noble a possédé des
fiefs à Saint-Bonnet-Elvert, Champagnac-La-Prugne et Tudeils. Elle fut maintenue noble en 1671 sur preuves de
1454. Elle s‟éteignit, semble-t-il, peu après cette date.
Armes : d’azur à trois étoiles à six rais d’or ; au chef cousu de gueules ; à l’orle brochant sur le tout d’argent
chargée d’un tourteau de sable
Sources : Champeval, I, p. 234 et 237 ; Jougla, I, p. 128 ; Lartigue, p. 45 ; Merceron, p. 16

D’AIGURANDE
La famille d‟Aigurande était originaire de la localité de ce nom située dans le sud de l‟actuel département de
l‟Indre et qui, avant 1789, faisait partie de la Haute-Marche. Les Aigurande furent seigneurs du petit fief de
Beauvais-les-Lions (commune de Bonnat, Cr.) de 1438 à 1718. En 1715 François d‟Aigurande fut maintenu
noble sur preuves de 1518. La branche aînée de cette famille s‟éteignit vers 1840 et la cadette en 1866.
Armes : d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules
Supports : deux lions
Sources : Hugon, p. 78 ; Jougla, I, p.130, Supl., p. 75; Lainé, Archives historiques et généalogiques de la noblesse de France, Aigurande ;
Tardieu, gdghm, p. 1

5
D’AINE
Marius Nicolas d‟Aine fut intendant de la généralité de Limoges de 1775 à 1783. Il avait succédé à
Turgot dont il poursuivit l‟œuvre. Son cachet de 1782 portait un écu armorié ovale.

Armes : de gueules à un navire de… flottant sur une mer de … accompagné de neuf besants d’or rangés en orle
au-dessus du vaisseau.

Sources : Bosredon, HV, p. 156 ; Nouaillac, p. 156

D’AIROLLES
Cette famille de Limoges est citée par Jougla.

Armes : d’azur à deux arbres d’or posés en pal rangés en fasce accompagné en pointe d’un lac d’amour ; au
chef cousu de gueules chargé d’un oiseau d’argent

nota : cet écu est peut-être parlant par jeu de mots Airolles/airelles (ou myrtilles) et aussi par l‟oiseau évocateur de la première syllabe du
patronyme Air-.

Source : Jougla, I, p. 133

AJASSON ou ADJASSON
La famille Ajasson, d‟extraction chevaleresque, a tenu du XIIe au XVIIIe siècle la seigneurie de Vost
(cne de Lourdoueix-Saint-Pierre, Cr.) et celle de Grandsaigne du XVe au XVIIIe siècle. En 1789 Henri Ajasson
était à l‟assemblée de la noblesse de la Haute-Marche à Guéret et son frère Pierre à celle de la Basse-Marche au
Dorat. De 1525 au début du XXe siècle les Ajasson ont possédé le château de Grandsaigne (cne de Bonnat, Cr.).
Ils s‟éteignent avant 1914 dans la famile Le Pelley du Manoir.

Armes : d’argent à cinq fusées et deux demies d’argent posées en fasce

Armes autres selon Nadaud : d’argent à trois chevrons de sable

Devise ; « Chevaliers pleurent »

Représentation des armoiries : château de Grandsaigne (cne de Bonnat, Cr.),

Sources : Hugon, p. 27 ; Jougla, I, p. 134, Supp., p. 26 ; Lecler, Cr., p. 317, 372 et 494 ; Nadaud I, p. 25 et 479 ; Tardieu, gdghm, p. 1

6
ALART ou ALARD
Nobles d‟extraction ancienne les Alart venaient de l‟Orléanais. En 1447, le trésorier du comte de La
Marche, Anthoine Alart était seigneur des Monneyroux (cne de Clugnat, Cr.) et de La Prugne (cne de Châtelus-
Malvaleix, Cr.). Vers cette date il commença la construction à Guéret de l‟hôtel qui abrite aujourd‟hui le Conseil
général de la Creuse et que l‟on appelle hôtel des Monneyroux. Son fils Pierre acheva cet édifice. Du mariage de
ce dernier avec Marie Barton de Montbas, en 1494, il ne semble pas être né de descendant mâle car en 1514 la
seigneurie des Monneyroux passait aux Billon.

Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné de trois têtes de perroquet d’azur ; au chef du même
chargé de trois coquilles d’or

Représentation des armoiries (bûchées) : façade de l‟hôtel des Monneyroux à Guéret

Sources : Jougla, I, p. 136 ; Lecler, Cr., p. 326 et 330 ; Rietstap, I, p. 22 ; Tardieu, gdghm, p. 120 et 148

ALAYRAC ou ALEYRAC
Hugues d‟Alayrac, seigneur d‟Alleyrat (Cr.), chevalier, fit hommage pour son fief à Jean, seigneur de
Bourbon en 1265 et en 1280. Pour Jougla cette famille serait originaire du Languedoc. Vers 1760 Jean-Paul,
chevalier d‟Alayrac, était commandant d‟artillerie à La Guadeloupe. Il vivait encore en 1779 mais
vraisemblablement plus en 1789.

Armes (parlantes) : d’or au demi-vol de gueules

Sources: Jougla, I, p. 150; Lecler, Cr., p. 17; Nadaud, I, p.150

ALBERT
En 1699, Jean Albert, seigneur des Roussignes (commune de Jouillat, Cr.), conseiller du roi, assesseur
en l‟hôtel de ville de Guéret, fit enregistrer ses armoiries en application de l‟édit de 1696.

Armes : d’azur à la croix d’or

Source : Hugon p. 39

ALBIAC
Vers 1640 Léonard Albiac, avocat à Limoges, se fit faire par l‟émailleur Philippe Poncet des armoiries
surmontées d‟un heaume.

Armes : d’azur au lion contourné d’or surmonté d’une étoile du même.

Source : Poncet, p. 33

7
ALBIAC DE MARDALOU
Oncle du précédent, François Albiac de Mardalou était procureur à Limoges dans la première moitié du
XVIIe siècle. Mais il portait un écu sensiblement différent de celui de Léonard Albiac. Il était en outre
probablement seigneur de Mardaloux (cne de Saint-Martin-le-Vieux, HV). Son petit-fils, François d‟Albiac, était
aussi seigneur de ce lieu en 1699. Le descendant de ce derrnier, Jacques d‟Albiac, chevalier de Saint-Louis,
émigra sous la Révolution. Famille dont perd la trace au début du XIXe siècle.

Armes : de gueules à la bande d’argent accompagnée de deux lions d’or

Sources : Lecler, p.698 ; Poncet, p. 33

D’ALBIARS
Laurent d‟Albiars, d‟abord médecin du pape limousin Innocent VI, fut d‟abord évêque de Vaison-la-
Romaine de 1356 à 1361 puis accèda au siège épiscopal de Tulle. Il y mourut en 1370 et fut enseveli dans sa
cathédrale. Sa famille était originaire du village du Biard (commune de Chanac, Cor.). Elle fut anoblie par le roi
de France.

Armes : d’argent au chevron de gueules chargé en tête d’une fleur de lis d’or

Sources : Lartigue, p. 45 ; Nadaud, I, p. 480 ; III, p. 482

ALBIERS DU BECH
Cette famille est originaire du village de L‟Aubeyrou (cne de Corrèze, Cor.) d‟où elle a peut-être tiré
son patronyme. Sa filiation est suivie depuis Léonard Albier qui vivait vers 1610. Son fils Gilles fut bourgeois et
marchand à Corrèze. Le petit-fils de celui-ci, François-Jacques, était procureur d‟office de Corrèze de 1690 à
1701 et seigneur du Bech (fief et château situé dans la commune de Corrèze). En 1668 il avait épousé Marguerite
de Fenis. Il moururt en 1702. En 1738 ses héritiers vivaient encore à Corrèze.

Armes de type mécanique attribuées d‟office en 1701 : d’argent à une fasce componée d’argent et de gueules

Sources : Agfl, p. 204 ; Champeval, I, p. 1-2

ALBIN
En 1640 et 1642, soit peu de temps avant sa mort, Barbe Albin, veuve de Pierre du Vergier, se fit
confectionner des armoiries familiales ou personnelles probablement parlantes (cf. « albus » = blanc, la couleur
du plumage du cygne)

Armes : d’azur à une sphère montée sur un pied d’or accompagnée de deux cygnes d’argent affrontés

Source : Poncet, p. 34 et 148

8
ALBIS DE GISSAC
Cette famille, originaire du Languedoc, fut anoblie en 1603 en la personne de Pierre d‟Albis, seigneur
de Gissac (Aveyron). Antoine d‟Albis son petit-neveu fut maintenu noble en 1668. En 1860 le descendant de ce
dernier, Louis d‟Albis de Gissac, épousait la limousine Anne du Chastenet de Puységur. Leur fils Fulcran
d‟Albis de Gissac (1861- 1956), général de brigade, fut fait compagnon de la Libération.

Armes : d’azur au cygne d’argent accompagné d’un croissant aussi d’argent entre deux étoiles du même en chef

Sources : Jougla, I, p. 141 ; Internet

ALBIS DE RAZENGUES
Cette branche de la famille d‟Albis subsiste en 2010 (9 descendants masculins). Elle a probablement
une origine commune avec la précédente. Elle fut anoblie par une charge de secrétaire du roi en 1637 et
maintenue en 1668. L‟un de ses membres comparut à l‟assemblée de la noblesse de Toulouse en 1789.

Armes : d’azur semé d’étoiles d’or treillissé de sable

Sources : DVN, p. 15 ; Jougla, III, p. 135 ; Valette, p. 28

ALBOY
Les Alboy ont possédé de 1157 à 1633 la seigneurie du village disparu d‟Alboy (commune de Saint-
Julien-aux-Bois, Cor.). Toujours dans cette commune ils eurent la co-seigneurie de Julien-de-Quinsac (XVe
siècle ?). Famille peut-être subsistante sous le nom de d‟Alboy.

Armes : de gueules au chevron d’or accompagné de deux croisettes du même, une en chef et une en pointe

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 195-197 ; DFN, p. 14 ; Merceron, p. 54

D’ALBRET
Gabriel d‟Albret, seigneur de Lesparre et d‟Avesnes fut sénéchal du Limousin de de 1494 à 1497. Il
testa et mourut sans alliance en 1503. Il était de la célèbre famille d‟Albret connue depuis Amanieu, sire d‟Albret
et croisé en 1096. La dernière descendante de cette famille fut Jeanne d‟Albret 1528-1572), Reine de Navarre,
vicomtesse de Limoges et mère du roi Henri IV.

Armes : de gueules plain

Sources : Duquesne, p. 67 ; Jougla, I, p. 142 et 143

ALEONARD
On ne sait rien de la famile d‟Antoine Aléonard, curé de Saint-Avit-le-Pauvre (Cr.) de 1665 au début du
XVIIIe siècle, qui reçut d‟office des armes parlantes en 1697.

Armes : d’or à un renard d’azur

Sources : Hugon, p. 53 ; Lecler, Cr., p. 592

9
ALESME ou D’ALESME
Il est probable que le berceau de cette famille est à rechercher dans le village de ce nom situé dans la
commune d‟Auriat (Creuse). En 1638 Pierre d‟Alesme était trésorier de France à Limoges. Son frère(?) Jacques
d‟Alesme était seigneur du Breuil (cne de Saint-Pierre-Chérignat, Cr.) vers 1650. Le fils du premier, Jean-Marie
d‟Alesme, était seigneur de Châtelus-le-Marcheix (Cr.) en 1680 et parrainait avec son épouse la cloche de
l‟église de ce lieu. Il fut trésorier de France à Limoges comme tous ses descendants jusqu‟à la Révolution. Ils
furent probablement anoblis par cette charge au cours du XVIII e siècle. En 1788 N… d‟Alesme de Rigoulène fit
preuve de sa noblesse pour obtenir une sous-lieutenance. En 1789 Jean-Marie d‟Alesme de Salvanet comparut à
l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Selon Nadaud l‟une des six branches connues de
cette famille se serait fixée à Bordeaux. A notre connaissance elles sont toutes éteintes. Selon Froidefond de
Boulazac une branche se serait fixée au début du XVIIe siècle à Périgueux où elle aurait donné quatre maires à
cette ville entre 1620 et 1624.

Armes : - enregistrées en 1699 : d’azur à un chevron d’or accompagné en pointe d’un croissant du même ; au
chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or
- selon Nadaud, branche de Bordeaux : de gueules au chevron d’or accompagné d’un croissant
d’argent ; au chef cousu de sable chargé de trois molettes d’argent

Sources : Agfl, p. 51 ; Froidefond de Boulazac, p.32-33 ; Nadaud, I, p. 26, 480-484 ; Valette, p. 313 ; Verdier, p. 99

ALEXANDRE DE BEAUSSON
Cette famille originaire du Bourbonnais a possédé au XVII e siècle la seigneurie d‟Ajain (Cr.).

Armes : d’or au chevron de gueules accompagné de trois molettes d’éperon de sable

Source : Tardieu, gdghm, p. 1-2

ALGAY ou D’ALGAY
En 1561 Bernard Algay était procureur au siège royal de Brive. Son descendant direct Jean-Baptiste
d‟Algay était juge du duché d‟Ayen (Cor.) en 1788. Une d‟Algay épouse Lombard, vivait en 1885.

Armes : de… à un arbre de sinople à deux branchages de …

Source : Champeval, II, p. 2-4

ALLONVILLE
La famille d‟Allonville, d‟extraction chevaleresque, était connue en Picardie depuis 1376 avec
Geoffroy, seigneur d‟Allonville (Somme). En 1666 Pierre d‟Allonville, seigneur d‟Aclainville et de Reclainville,
époux de Marie de Maillard, fut reconnu noble. Son descendant Louis d‟Allonville, né en 1780, fut nommé
préfet de la Creuse le 22 avril 1814 lors de la première Restauration et le resta jusqu‟au Cent-Jours. Famille
éteinte.

Armes : d’argent à deux fasces de sable

Sources : Jougla, I, p. 159 ; Tulard, Dict. Napoléon, II, p. 570

10
ALLOUVEAU DE MONTRÉAL
Les Allouveau-Montréal, qui prendront le nom d‟Allouveau de Montréal en 1855, sont originaires de
Saint-Germain-les-Belles (HV). Ils sont connus depuis Louis Allouveau, notaire en ce lieu, qui vivait en 1586.
Son fils Léonard épousa en 1600 Jeanne de Verthamon fille de Roland de Verthamon, conseiller-secrétaire du
roi. Leur descendant Simon Allouveau de Montréal (1791-1873) fut général de division en 1852 et sénateur du
Second Empire de 1857 à 1870. Son frère aîné Mathieu, né en 1789, avait à la fin du XX e siècle des descendants
vivant à Chaugey-en-Sail-Les Bains (Loire).

Armes : d’or écartelé : au 1, à un soleil d’azur ; au 2, de … à cinq billettes d’azur posées 2, 1 et 2 (ou bien un
échiquier d’or et d’azur de trois rangs) ; au 3, au lion rampant de gueules ; au 4, à trois croissants d’azur posés
deux et un

Cimier : un lion

Supports : deux lions

Sources : Généa. lim. et march., I p. 5-15, VIII, p. 28 et 235; Nadaud I, p. 485-487

Représentation : vitraux du château de Traslage-en-Vicq près de Pierrebuffière (HV)

D’ALTON ou DALTON
La famille d‟Alton ou Dalton est originaire d‟Irlande. Au XVIIIe siècle une branche s‟installa en Ile-de-
France et une autre en Bas-Limousin. C‟est de celle-ci qu‟est issu Alexandre d‟Alton (1775-1759), né à Brive,
général de division sous le Premier Empire qui fut fait baron en 1809 et comte Shée de Linières en 1815. Son fils
Alfred (1815-1863), général de brigade, fut créé comte en 1860. Une branche d‟Alton-Shée s‟est éteinte au XIXe
siècle. En 2010 cette famille comptait une dizaine de descendants.

Armes d‟origine et contemporaines : d’azur au lion d’argent accompagné de cinq fleurs de lis d’or
Armes attribuées par lettres patentes en 1809 : coupé : au 1, de sinople au lis de jardin d’argent, tigé, feuillé et
terrassé d’or, au franc quartier des barons militaires qui est de gueules à l’épée haute d’argent ; au 2, d’azur au
lion rampant d’argent tenant dans sa patte dextre une branche de laurier du même et entouré de cinq étoiles
aussi d’argent en orle,

Sources : Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 126, Révérend, APE, I, p. 9-10 ; Valette p. 29

ALZIARY (ou ALZIARI) DE ROQUEFORT ET DE MALAUSSÈNE


Cette famille, originaire d‟Italie et établie dans le comté de Nice au XVII e siècle, fut anoblie par le roi
de Sardaigne en 1723 avec le titre de comte. Ses deux branches existent encore en 2009 : celle de Roquefort et
celle de Malaussène. La branche de Roquefort, selon Jougla et Rietstap, a eu des liens avec le Limousin. En 2008
Thiery Alziary de Roquefort, professeur de mécanique des fluides, vivait à Poitiers.

Armes : de gueules à la tour d’or o,

Sources : Internet, Jougla, I, p. 163; Rietstap, I, p. 40; Valette, p. 29

11
AMADON
En 1612 Alexandre Amadon, sieur de La Combette (commune de Saint-Chamant, Cor.), reçut des
lettres d‟anoblissement. Son fils Jean se maria vers 1630 avec Marguerite de Barat. Le dernier descendant connu
de cette famille est Pierre-Ignace né en 1683, fils de François-Louis Amadon, écuyer, seigneur de Rieupeyroux
(cne de Nonards, Cor.).

Armes : d’azur à une fasce d’or accompagnée de trois coquilles du même rangées en chef et en pointe d’une
épée d’argent mise en fasce

Sources : Descoutures, p. 289 ; Nadaud, I, p. 28

D’AMBERT
Arman d‟Ambert, « écuyer », était seigneur de La Johannie (cne de Curemonte, Cor.) à la fin du XVII e
siècle. En 1768, Bernard d‟Ambert, seigneur de Sérilhac (commune du Moustiers-Ventadour, Cor.), était
subdélégué d‟Egletons (Cor.). Il fut père de cinq filles. Famille éteinte au XIXe siècle.

Armes : selon Jougla : de gueules à un loup (ou panthère) passant d’argent ; au chef cousu d’azur chargé d’un
croissant d’or accompagné de deux étoiles d’argent
selon Bergues-Lagarde : d’or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, p. 54

Sources : Bergues-Lagarde, p.12 ; Jougla, I, p. 168

D’AMELIN ou HAMELIN
Vers la fin du Moyen-Age Hélie d‟Amelin vivait à Limoges. Au XVIe siècle Louis Hamelin était
marchand à Brives et prêtait hommage au vicomte de Turenne pour ses fiefs de Chazals et la Sarretie (cne de
Brives). En 1604 Charles d‟Amelin, écuyer, seigneur de La Vigne (commune d‟Arnac-la-Poste, HV), épousait
Jeanne Dupin. On trouve cette famille en Bas-Limousin, d‟abord près de Ségur (Cor.) vers 1670, puis en 1705 à
Lubersac (Cor.). En 1738 N… d‟Amelin paye un droit de joyeux avènement pour anoblissement par
réhabilitation survenu en 1674. Famille éteinte avec Joseph Amelin mort sans descendant mâle en 1758.

Armes au XVIIIe siècle : d’azur à trois croissants d’argent

Sources: Bosredon, Cor. , I p. 65; Champeval, I, p. 392-394, II, p. 13; Jougla, I, p. 170; Nadaud, I, p. 30; Verdier, p. 149

AMELLIN
Jacques Amellin, aumônier et confesseur du roi François I er, chanoine de la Sainte-Chapelle à Paris, fut
évêque de Tulle de 1536 à 1539. Il mourut à Sens (Yonne) le 1 er mai 1539 et y fut enterré

Armes : d’argent à deux barres de gueules

Sources: Jougla, I, p. 170; Nadaud, I, p. 487

12
ANCELIN DE LA FORGE
Famille originaire de l‟Ile-de-France. Hubert Ancelin, né en 1638, fut le frère de lait de Louis XIV. Ceci
lui valut une belle carrière écclésiastique : d‟abord aumônier de la Reine, il devint évêque de Tulle de 1681 à
1702, puis abbé de Ham jusqu‟à sa mort en 1720. Ses armes sont allusives de sa proximité avec le dauphin puis
roi. Famille éteinte au XVIIIe siècle.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à une fleur de lis d’or ; aux 2 et 3, d’argent à un dauphin d’azur couronné
et lampassé de gueules ; sur le tout, parti d’or et d’argent au lion de gueules brochant sur le parti

Sources : Lartigue, p. 59 ; Nadaud, I, p. 487

ANCHÉ
Cetter famille de l‟Agoumois possédait au XVe siècle la seigneurie de La Brosse (commune de
Montjean-Lorigny, Charente). Elle fut maintenue noble en 1667. Selon Fougeyrollas elle se serait implantée en
Limousin.

Armes : d’argent au lion de sable couronné, armé et lampassé de gueules

Sources : Fougeyrollas, Nouvel Arm. Poitevin, t. 1, p. 16

ANDRÉ
Cette famille, que l‟on connaît surtout au XVIIe siècle, possédait alors les seigneuries de Lourdoueix-
Saint-Pierre (Cr.), de La Betoulle et de La Marche (cne de Mortroux, Cr.).

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au lion d’or ; aux 2 et 3, d’azur au sautoir alésé d’or

nota : le sautoir alésé est une croix de saint André qui est ici une figure parlante

Source : Tardieu, gdghm, p. 8

ANDRÉ ou ANDRIEUX
Selon Nadaud trois familles des environs d‟Ussel ayant une racine commune ont porté ce nom. Les
deux qui ont eu des armoiries seraient passés en Auvergne. Il s‟agit d‟une part de celle de Robert André, sieur de
Ludesse (Puy-de-Dôme) en 1450, dont le dernier représentant a été Jean de Ludesse, doyen de Brioude , mort en
1605 et d‟autre part celle de Jacques André de La Ronade, bailli d‟Apchon (Puy-de-Dôme) autour de 1520. La
qualité de nobles d‟ancienne extraction leur fut accordée, après maintes péripéties en 1754, puis en 1766. Cette
branche avait une postérité à la fin du XIXe siècle mais semble actuellement éteinte.

Armes des André de Ludesse : d’or à un chevron d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or et accompagné de trois
hures de sanglier de sable
Armes parlantes des André de La Ronade : d’azur au chevron d’argent accompagné en chef de deux flanchis
d’or et en pointe d’un soleil du même

nota : les flanchis ou croix de saint André sont parlants

Sources : Jougla, I, p.181 et 184; Nadaud, I, p. 488-489

13
ANDRÉ
Cette famille André vivait à Limoges en 1600. A cette date l‟un de ses membres se fit faire des armes
parlantes.

Armes : de… à un chevron de… accompagné des lettres initiales L et A et en pointe d’un sautoir alésé (ou croix
de saint André) de…

Source : Arm. Lim. no 446

ANDRIEU
En 1635 François Andrieu, seigneur du Thil (commune de Meyssac, Cor.) dans la vicomté de Turenne,
avait épousé la noble Jacquette du Soulier qui lui avait apporté en dot les fiefs de L‟Aubeyrie et de Chanterane. Il
se disait « écuyer ». Mais, en 1698, son probable petit-fils se qualifiait de « bourgeois » et de « seigneur » du
Thil (ou du Theil) en faisant enregistrer ses armes parlantes. En 1700 Antoine Andrieu était seigneur de La
Mazière (commune de Saint-Dezéry, Cor.). En 1712 Jean Andrieu, seigneur du Battut, épousait Françoise de
Chabrignac (commune de Noailhac, Cor.).

Armes : d’azur à un sautoir (ou croix de saint André) d’argent

Sources : Agfl, p. 70 ; Champeval, II, p. 460 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 268

ANDRIEU DE LA MAZIERE
Cette famille a possédé près d‟Ussel à l‟époque moderne la seigneurie de Saint-Dézery (Cor.).

Armes (parlantes) : d’azur au sautoir d’argent accompagné en chef d’une étoile, à dextre d’un arbre, à senestre
d’un lion et en pointe d’un croissant, le tout d’or.

Source : Merceron, p. 50

D’ANDUZE
Les Anduze sont originaires du Languedoc. A une époque indéterminée ils ont eu des possessions à
Eygurande (Cor.).

Armes : de gueules à trois étoiles d’or

Sources : Jougla, I, p.187 ; Merceron, p. 24

D’ANGELY
Cette famille noble d‟ancienne extraction possédait à la fin du XV e siècle la seigneurie de Lonnes
(Charente). Elle a eu plusieurs alliances en Limousin et notamment avec les Jourdain, les Prévost, les La Tour et
les Lubersac. En 1666 elle fit preuve de sa noblesse depuis 1495. Au moins deux descendants vivaient en 2002.

Armes : d’argent à quatre croisettes de gueules (ou de sinople), 2 et 2

Sources : Descoutures p. 99-100 ; Jougla I p.189 ; Rietstap I p. 50 ; Valette p. 30.

14
D’ANGLARD OU DANGLARD
Anglard était un fief du Bas-Limousin situé dans la paroisse, aujourdhui commune de Sainte-Marie-La-
Panouse (Cor.). La famille d‟Anglard, dont on trouve trace dès le XIV e siècle, fut reconnue noble en 1667 sur
preuves remontant à 1505. Elle a compté plusieurs branches qui se sont répandues dans le Limousin et le
Périgord. En 1674 François d‟Anglard était seigneur de La Chapelle-Saint-Gonaguet (Dordogne). En 1701 un
d‟Anglard « écuyer » et sa femme vivaient de Tulle. En 1789 le baron d‟Anglard signe le cahier de doléances de
la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. En 1794 le général de carabiniers d‟Anglard du Claux se rallia à la
Révolution et fut maintenu dans son grade à la demande de ses troupes. Famille éteinte au XIX e siècle.

Armes familiales : d’argent à trois fasces de gueules, celle du chef surmontée d’un léopard d’azur

Armes attribuées d‟office en 1701 à N… femme d‟Anglard : d’argent à une rose de gueules boutonnée d’or
pointée de sinople

Sources : Agfl, 212 ; Champeval, I, p. 33 et 439 ; Descoutures, p. 32 ; Froidefond, I, p. 38 ; Verdier, p. 177

D’ANGOULEME
En 1495 Jean d‟Angoulême, fils de Pierre, seigneur de Curat (Charente) épousait Romaine de Saint-
Gelais. Leur fils Guy d‟Angoulême se mariait en 1530 avec Marguerite de Saint-Marsaud originaire d‟Uzerche
(Cor). En 1598 les preuves de noblesse présentées par cette famille furent jugées insuffisantes. Par contre celles
fournies par Charles d‟Angoulême en 1666, remontant à 1498, furent estimées satisfaisantes. Ce dernier avait
épousé en 1650 Charlotte de L‟Aumonerie issue d‟une famille du Haut-Limousin. Les d‟Angoulême
s‟éteignirent vers la fin du XVIIe siècle.

Armes : de gueules à cinq losanges d’argent accolés en fasce

Sources : Descoutures, p. 245 ; Jougla, I, p. 194 ; Nadaud, I, p. 34 et 490

D’ANJOU
Charles III d‟Anjou (1414-1473), comte du Maine et de Guise, petit-fils de Jean le Bon, fut gouverneur
du Limousin une première fois de 1443 à 1451 et une seconde fois de 1461 à 1466. De son mariage avec Isabelle
de Luxembourg il eut un fils Charles qui n‟eut pas de descendance.

Armes : tiercé en pal : au 1, d’argent à la croix potencée d’or cantonnée de quatre croisettes du
même (Jérusalem) ; au 2, d’azur semé de fleurs de lis d’or (France ancien) ; au 3, d’azur à trois fleurs de lis
d’or, à la bordure de gueules (Anjou)

Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouveneurs de province, p. 66 et 103-104 ; Jougla, I, p.90

« ANONYME «
En 1603 une personne non identifiée faisait réaliser par l‟auteur de l‟Armorial de Limoges un écu
portant des meubles un peu étranges.

Armes : de… à un pélican dans sa piété de… soutenu en pointe par une main posée en fasce de… chargée d’un
œil de…

Source : Arm. Lim. n° 586

15
« ANONYME »
L‟écu blasonné ci-dessous fut dessiné à la fin de l‟année 1603 dans l‟Armorial de Limoges.

Armes : de… à une bande de… accompagnée des lettres F et D en fasce et en pointe d’une mer de… surmontée
à dextre d’une étoile de …

Source : Arm. Lim. n° 444

D’ANTERROCHES
Nobles depuis 1478 les Anterroches sont originaires de Murat (Cantal). Initialement ils ont porté le nom
de Traverse. En 1748 Jean-Pierre d‟Anterroches était seigneur du Puy-d‟Arnac (Cor.). En 1789 son fils Blaise
était lieutenant des maréchaux de France. En 1789 le comte d‟Anterroches signait le cahier de doléances de la
noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Cette famille a une nombreuse descendance en ce déburt du XXI e siècle.

Armes : d’azur à la bande d’or chargée de trois mouchetures d’hermine accompagnée de deux croisettes d’or
une en chef et une en pointe, accompagnée en chef de trois ondes d’argent

Sources : Bergues-Lagarde, p. 15 ; Champeval, I, p. 369 ; DVN, p. 18 ; Valette p. 30 ; Verdier p. 102 et 177

ANTIGNAC puis D’ANTIGNAC


Avant 1577 Jean Antignac était seigneur de Saint-Marcel (cne de Malemort, Cor.). Son descendant Jean
Antignac était consul de Brive en 1649. C‟est probablement son petit-fils Philibert d‟Antignac, chevalier de
Saint-Louis, capitaine au régiment Royal-Etranger de cavalerie qui fut anobli le 4 mars 1721 par le duc de
Lorraine Léopold II.

Armes : de gueules à deux étendards d’argent mis en sautoir, chacun chargé d’une tête de lion arrachée et
affrontée de gueules

Cimier : un lion tenant un étendard

Sources : Champeval II, p. 13-14 ; Dom Pelletier, Nobiliaire de Lorraine, I, première partie, p. 9, deuxième partie p. 332

ANTILLAC
François Antillac était archiprêtre à Orgimel (Cor.) en 1701 quand il lui fut attribué d‟office des armes
mécaniques.

Armes : d’argent à trois pals d’azur

Source : Agfl, p. 216

16
D’ANTISSAC
Il a existé une famille bourgeoise d‟Antissac originaire du village d‟Antissac (cne d‟Ussac, Cor.) à
laquelle appartenait Guillaume d‟Antissac vivant à Brive en 1388. Son probable descendant, Pierre d‟Antissac,
était consul de Brive en 1474 et mourut en 1485. Le dernier représentant connu de cette lignée pourrait avoir été
Pierre d‟Antissac, curé de Tudeils (Cor.) en 1548, commanditaire possible pour son église d‟une Vierge de Pitié
portant sur son manteau les armes de sa famille.

Armes : de… au chevron de… accompagné en chef de deux oiseaux affrontés de… rampant sur le chevron et en
pointe d’une étoile à six rais de…

Représentation : sur le manteau de la statue de la Vierge de Pitié provenant de l‟ancienne église détruite de Tudeils (Cor.) déposée au
presbytère de cette localité

Sources : Champeval, I, p. 14 ; Internet, Base Mérimée, Tudeils, œuvres de France

D’APCHIER
Cette famille, originaire de l‟Auvergne et du Languedoc, reconnue noble en 1678, faisait déjà partie du
second ordre quand Guérin de Châteauneuf, seigneur d‟Apchier, épouse avant 1300 Méralde de Canillac issue
d‟une famille du Bas-Limousin. Au fil des siècles elle contracta de nombreuses alliances en Limousin : Turenne,
Ventadour, La Rochefoucault notamment. Elle a possédé plusieurs seigneuries dans l‟actuelle Corrèze au Lonzac
et à Saint-Exupéry-les-Roches. Le dernier du nom fut Charles-Nicolas, marquis d‟Apchier (1780-1836) qui eut
deux filles.

Armes (parlantes) : d’or à la tour de gueules ouverte crénelée de trois pièces, donjonnée de gueules, surmontée
de deux haches du même, adossées, posées en pal entre les deux créneaux

Cimier (parlant) : un sauvage couronné tenant une hache

Cri : « Atchier Nostre Dame »

Sources : Jougla, I, p. 206 ; Merceron, p. 52 ; Revel, I, n° 287

D’ARAQUI ou D’ARAQUY
En 1663 Jacques d‟Araqui, seigneur de Seignerolles (cne de Cornil, Cor.), fut maintenu noble sur
preuves de 1506. Sa famille venait du Quercy et d‟Auvergne. Elle comptait en 2010 plus d‟une dizaine de
descendants.

Armes : d’azur à un lion rampant d’or accompagné de dix besants du même mis en orle

Sources : Jougla, I, p. 211 ; Nadaud, I, p. 34; Valette, p. 31

ARBELAUD
En 1699 un membre de cette famille, greffier de l‟écritoire de Bellac (HV.), recevait des armoiries
complétées par le bureau d‟enregistrement de la généralité de Limoges.

Armes : de gueules à une merlette d’argent en cœur accompagnée de quatre trèfles du même.

Source : Agfl, p. 129

17
ARBONNAUD
En 1701 N… Arbonnaud, curé de Balledent (HV) depuis 1696, reçut d‟office des armoiries de type
mécanique.

Armes : de sable à deux chevrons d’or

Source : Agfl, p. 155 ; Lecler, HV, p. 42

ARBONNAUD
En 1701Michel Arbonnaud « contrôleur de la Maréchaussée » se voyait attribuer d‟office un écu de
type mécanique.

Armes : d’or à deux fasces de sinople

Source : Agfl, p. 151

ARBONNEAU
Vers le milieu du XVIIe siècle, « Monsieur Arbonneau docteur en médecine », se faisait peindre des
armoiries parlantes à rébus par l‟émailleur Philippe Poncet.

Armes : d’azur à l’aigle d’or accompagné en chef d’un arc-en-ciel du même et en pointe d’une rivière sur
laquelle nage un cygne d’argent

Source : Poncet, p. 34

ARCHAMBAULT
Archambault fut le septième évêque de Tulle. Nommé en 1348 par le pape limousin Clément VI, il
mourut à Avignon en 1361.

Armes : d’azur à trois canettes d’or posées deux et une

Source : Nadaud, I, p. 491

18
D’ARCHE
Cette famille noble depuis 1626 (Parlement deGuyenne) semble originaire de la petite ville d‟Arche en
Bas-Limousin. En 1643 Jean d‟Arche était procureur général à la Cour des aides de Bordeaux. Son fils (?) Jean
d‟Arche était trésorier de France à Limoges en 1680. Un autre Jean d‟Arche était lieutenant criminel au présidial
de Tulle à la fin du XVIIe siècle. Au siècle suivant quatre membres de cette famille acquirent des offices
anoblissants au Parlement et à la Cour des aides de Bordeaux. En 1789 deux d‟Arche étaient présents à
l‟assemblée de la noblesse de Tulle. Les d‟Arche ont formé plusieurs branches au cours du temps dont celle
d‟Ambrugeat (Cor.) éteinte en 1794 et celle de Pessan qui a une nombreuse descendance au début du présent
siècle.

Armes (parlantes) : d’azur à une arche de Noé d’or sur une rivière d’argent surmontée d’une colombe portant
dans son bec un rameau d’olivier de sinople

Sources : Agfl, p. 68 ; DVN, p. 19 ; Poncet, p. 65 ; Valette, p. 31 ; Verdier, p. 126 et 176

D’ARCHE
En 1701 l‟épouse de N… d‟Arche, lieutenant criminel à Tulle, reçut d‟office des armoiries.

Armes : d’or à trois quintefeuilles de gueules deux et un

Source : Agfl, p. 220

D’ARCHE DE L’AUZELOU
La branche des d‟Arche de L‟Auzelou (commune de Tulle) descend d‟Etienne Darche, greffier des
tailles à Tulle en 1579. Dans cette lignée on trouve Jean-Joseph Darche, trésorier de France à Limoges en 1698.
Il était seigneur de l‟Auzelou, signait de ce dernier toponyme et en avait tiré des armes parlantes. Il désigna pour
héritier son cousin Jean-François Darche, chevalier, qui fut guillotiné en 1794 et dont le fils mourut vers 1813
sans descendance.

Armes (parlantes) : de… à un oiseau (« auzelou » = petit oiseau en dialecte) sur un piédestal accosté de deux
étoiles de … et sommé d’une troisième étoile de …

Nota : en parler local l‟auzelou désigne l‟oisillon

Sources : Agfl, p. 68 et 226 ; Champeval, I, p. 129-133 ; Verdier, p. 102-103 et 118

ARDELIER
Vers 1680 l‟émailleur Philippe Poncet de Limoges (ou son successeur) réalisa les armoiries doublement
parlantes de N… Ardelier.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux ardillons du même et en pointe d’un rocher ardent
de gueules

Source : Poncet, p. 34

19
ARDANT
Les Ardant étaient aux XVIe et XVIIe siècles, pour la plupart, des artisans ou de riches négociants de
Limoges. Mais d‟autres, à la fin du XVIIe siècle, furent procureurs du roi. Vers 1750 Pierre Ardant acheta les
terres de Meillars (Cor.) et de La Grénerie (commune de Saint-Hilaire-las-Tours, HV). L‟un de ses fils, Siméon,
seigneur de La Grénerie, fut fait marquis de Meillars. Un autre fut convoqué à l‟assemblée de la noblesse de
Tulle en 1789.
D‟autres Ardant, aux XVIIIe et XIXe siècles, par mariage avec des femmes de la famille des libraires et
imprimeurs Babou, se lancèrent dans ces professions. D‟autres encore embrassèrent la carrière militaire dont,
notamment, Jacques et Paul Ardent, généraux du génie, respectivement sous les Premier et Second Empires. On
citera aussi le plus célèbre d‟entre eux, Charles Ardant du Pic (1821-1870), colonel d‟infanterie, mort au combat
devant Metz en 1870, et surtout auteur d‟un célèbre ouvrage de tactique intitulé « Etude sur le combat » publié
en 1886. Il laissa deux fils qui eurent une descendance.
Depuis le XVIe siècle cette famille a toujours eu dans ses armoiries un soleil et trois étoiles. Au XIX e
siècle ces mêmes meubles ont été utilisés comme emblèmes sur les publications des Ardant imprimeurs à
Limoges (un soleil dans les rayons duquel se trouvent trois étoiles disposées en triangle).

Armes (parlantes) de :
Jean Ardant, orfèvre, en 1650 : d’azur au chevron d’argent accompagné en pointe d’un soleil d’or ; au
chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or
Jean Ardant le jeune, orfèvre, en 1653 : d’azur au soleil d’or accompagné en chef de trois étoiles du
même posées 2 et 1
Georges Ardant, capitaine de bourgeoisie à Limoges en 1696 : de gueules à un chevron d’or accompagné
en chef des lettres G et A du même et en pointe d’un soleil argent ; au chef cousu d’azur chargé de trois
étoiles d’or
Armes attribuées d‟office en 1701 à Ardant le jeune, chanoine de la cathédrale Saint-Etienne : d’or à deux pals
d’azur

Sources: Agfl, p. 49, 50, 51, 148; Arm. Lim. n0 380; Jougla, I, p. 220 ; Nadaud, I, p. 36-37, p. 492-496 ; Poncet, p. 34

ARDICT

Vers 1599 Guilhem Ardict, « boulangier», faisait dessiner ou peindre ses armoiries par l‟auteur de
l‟Armorial de Limoges.

Armes : de … à un chevron de …accompagné en chef d’un croissant de… entre les lettres initiales G et A et en
pointe de la lettre D surmontée d’un arc de … cordé de …

Source : Arm. Lim., n° 385

ARDIT

Avant 1630 Martial Ardit, bourgeois et marchand à Limoges possédait des pièces de vaisselle armoriées
qui servirent de modèles pour la réalisation de panonceaux accompagnant son convoi funèbre.

Armes : d’azur à l’aigle au vol abaissé d’argent

Source : Poncet, p. 35

20
D’ARFEUILLE

N… d‟Arfeuille (ou Arfeulhe) était membre de la confrèrie de la Sainte-Croix de Limoges. En 1644 Il


était consul de cette ville et portait alors des armoiries parlantes.

Armes : d’azur au cœur d’or surmonté d’un chérubin du même accompagné de trois quartefeuilles aussi d’or,
deux posées aux cotés du cœur et une en pointe

Source : Poncet, p. 35

D’ARGENCE ou DARGENCE

Au XVIe siècle cette famille possédait la seigneurie des Ruisseaux (commune d‟Adriers, Vienne) qui
faisait partie de l‟élection de Limoges. En 1666 elle rapporta des preuves de noblesse remontant à 1551. Au
début du XVIIIe siècle, après la mort d‟Auvet d‟Argence, écuyer et seigneur de Saint-Euras (Charente ?), elle
semble éteinte.

Armes familiales (parlantes) : de gueules à une fleur de lis d’argent


Armes attribuées d‟office à Auvet d‟Argence en 1701 : d’or à trois pals ondés de sinople

Sources : Agfl, p. 172 ; Nadaud, II, p. 4

D’ARGENTAUD ou DARGENTAUD
N… d‟Argentaud, chanoine de la cathédrale de Limoges, reçoit d‟office en 1701 des armoiries de type
mécanique, peut-être parlantes.

Armes : de gueules à une bande d’argent

Source : Agfl, p. 145

ARLAVOIX ou ARLAVOIX
Cette famille du Périgord a possédé des terres à Chabrignac (Cor.). Eteinte avant 1750, nous ne savons
quel était son statut social. Peut-être était-elle noble d‟extraction ancienne.

Armes : d’azur à trois étoiles d’or au lambel du même

Représentation : sur le retable de l‟église de Chabrignac avec celles des Lubersac, des Lasteyrie et des Pompadour

Sources : Jougla, I, p. 239 ; Merceron, p. 14

21
D’ARLOT DE FRUGIE et DE CUMOND
La famille d‟Arlot, originaire du Périgord, est connue depuis Guillaume Arlot, seigneur de Frugie en
1347. En 1666 elle fournit les preuves d‟une noblesse d‟ancienne extraction remontant à 1480. La branche aînée
de Frugie s‟éteignit en 1750. La branche cadette de Cumond fut maintenue noble en 1698. Après la disparition
de l‟autre branche elle fut titée marquis de Frugie. En 1789 un de Cumond marquis de Frugie fut convoqué à
l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Saint-Yrieix (généralité de Limoges) et un autre membre de
cette famille comparut à Périgueux. Des descendants de cette famille vivaient en 2009 au château de Saint-
Antonin de Saint-Saud (Dordogne)

Armes : d’azur à trois étoiles d’argent en fasce au croissant du même en chef et en pointe à l’arlot ou grappe de
raisin d’argent feuillé de sinople

Sources : Froidefond de Boulazac, p. 39 ; Internet ; Jougla, I p. 231 et Supl. p. 45 ; Valette, p. 33 ; Verdier, p. 99 et 175

D’ARLUC ou DARLUC
Au commencement du XVIIe siècle vivait Jean Darluc, fils d‟un marchand de Tulle (Cor.), conseiller en
l‟élection de cette ville, seigneur du Breuil (cne de Gumond, Cor.) et de Grammont (cne de Saint-Martin-la-
Méanne, Cor.). Ses deux fils Jean et Etienne sont à l‟origine de deux branches de cette famille : d‟une part celle
de La Praderie, seigneurie située sur le territoire de Tulle, qui s‟achève avec Etienne Darluc, lieutenant-général
de Tulle, mort après 1770, et d‟autre part celle du Breuil (cne de Gumond) qui commence avec Jean Darluc (┼
1664), dont le petit-fils Ignace est vice-sénéchal de Tulle en 1657, et qui prend fin en 1743 au décès de Jean
Darluc, lieutenant de la grande prévôté de Limoges. En 1699, un autre Darluc, Jean-Martin, sieur d‟Elpy (ou du
Pic) dans l‟actuelle commune de Saint-Martin-Méanne, fait enregistrer des armes qui sont vraisemblablement
celles de la famille.

Armes familiales 1699 : d’azur à une fasce d’or accompagnée de trois fers de flèche d’argent, deux en chef et un
en pointe

Armes attribuées d‟office en 1701 à Ignace d‟Arluc : de sinople à trois pals ondés d’argent

Source : Agfl, p. 67 et 182 ; Champeva,l I, p. 133-136

D’ARMAGNAC
En 1441, Bernard d‟Armagnac, fils de Bernard comte d‟Armagnac, connétable de France et de Bonne
de Berry, était gouverneur du Haut et du Bas-Limousin. En 1424 il avait épousé Eléonore de Bourbon, fille de
Jacques II de Bourbon, comte de La Marche. Leur fils Jacques III d‟Armagnac fut aussi comte de la Marche de
1461 à 1477. En 1464 il se rallia à la Ligue du Bien Public qui rassemblait contre Louis XI la majorité de la
haute noblesse française. Pardonné une première après sa soumission en 1466, le « pauvre Jacques » comme
l‟appelait le roi, reprit les armes au sein d‟une nouvelle ligue où l‟on trouvait le roi d‟Angleterre et le duc de
Bourgogne. Après l‟échec de cette entreprise il fut condamné à mort et décapité à Paris en 1477.

Armes familiales : d’argent au lion de gueules

Armes de Jacques II : écartelé : aux 1 et 4, d’argent au lion de gueules ; aux 2 et 3, de gueules au lion léopardé
d’or ;à un lambel à trois pendants brochant sur le tout

Sources: Bosredon, HV, p. 157; Jougla, I, p.230; Joullieton, p. 273-275; Nadaud, III, p. 175-176 ; Rietstap, I, p. 76

22
D’ARMAGNY ou D’ARCQUIGNY
François d‟Armagny, écuyer, vivait dans la paroisse de Magnac-Bourg (HV) quand il épousa Madeleine
du Brac (HV) dont Loyse baptisée en 1597. En 1599 il était seigneur de Bussière-Poitevine (HV). Son
descendant Melchior d‟Armagny vivait en 1650 et avait trois enfants dont un fils. Cette famille, que Nadaud dit
originaire de la Marche, semble avoir disparu dès la fin du XVII e siècle.

Armes : d’argent fretté d’azur

Sources ; Lecler, HV, p. 137 ; Nadaud 1, p. 35-36

ARNAUD
En 1696 Pierre-Marcellin Arnaud, écuyer, était seigneur de La Peyrière (ou Perière) et de Lavaud, fiefs
situés dans l‟actuelle commune de Méasnes (Cr.). A cette date des parents du précédent, Claude et Bernard
Arnaud, respectivement seigneurs de La Goutte (commune de Méasnes) et de Lavaux de Méasnes, portaient les
mêmes armes. Si l‟on considère celles-ci, il est probable que ces Arnaud étaient de la famille de Robert Arnaud
d‟Andilly, procureur général du Parlement de Paris et restaurateur de l‟abbaye de Port-Royal où il se retira en
1643 et qui portait les mêmes armoiries.

Armes (parlantes) : d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux palmes et en pointe d’une montagne,
le tout d’or.

Sources: Hugon, p. 19-20; Jougla, I, p. 238

ARNAUD puis ARNAUD DE PEBEYRE


Pierre ou Jacques Arnaud, bourgeois de Tulle, avait épousé au début du XV e siècle Gaillarde de La
Salvanie qui était d‟une famille noble. Elle lui apporta la seigneurie de Pebeyre (commune de Saint-Pardoux-la-
Croisille (Cor.) pour laquelle il rendit hommage en 1412. Leur fils Jeand‟Arnaud-Pebeyre, seigneur de Pebeyre
et du Theil (commune de Saint-Pardoux-la-Croisille (Cor.), fut anobli en 1467. Pas de descendance connue au
XVIe siècle.

Armes : de gueules à trois bandes d’or

Sources : Champeval, I, p. 71 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 132-133 ; Merceron, p. 58

D’ARNAULT DE LA BORIE
Cette famille est originaire du Périgord (La Borie, commune de Champagnac-de-Belair, Dordogne).
Elle a donné un maire de Périgueux en 1529 en la personne de François Arnault, auteur de plusieurs ouvrages
d‟érudition. Son fils Pierre fut également maire de Périgueux en 1570. Les Arnault ont contractés au XVII e siècle
plusieurs alliances avec des familles limousines (du Laux, Beaupoil de Sainte-Aulaire). Ils semblent avoir accédé
tardivement à la noblesse, probablement peu avant 1789. Jougla fait d‟eux des Limousins. Ils semblent éteints au
XIXe siècle.

Armes : d’azur à la bande d’or chargée de trois losanges de gueules et accompagnée de trois étoiles d’argent,
deux en chef et une en pointe

Sources : Froidefond, I, p. 40-41 ; Jougla, I p. 238

23
ARPAJON
Le berceau des Arpajon, d‟extraction chevaleresque, était dans le Rouergue et l‟Auvergne. Vers 1500
Guy d‟Arpajon épousa Marie d‟Aubusson, dame du Monteil-au-Vicomte (Cr.). Leur descendant, Louis
d‟Arpajon, seigneur du Monteil-au-Vicomte, lieutenant-général des armées du roi, n‟eut qu‟une fille, Anne-
Claude qui épousaen 1741 Philippe de Noailles. Famille éteinte en 1736.

Armes : de gueules à la harpe d’or


ou écartelé : au 1, de gueules à la croix de Toulouse d’or (Toulouse, comtes de Lautrec) ; au 2, d’argent à
quatre pals d’azur (Séverac) ; au 3, de gueules à la harpe d’or (Arpajon) ; au 4, d’azur à trois fleurs de lis d’or
au bâton noueux péri en barre de gueules (Bourbon-Roussillon) ; sur le tout de gueules à la croix d’argent
(ordre de Malte)

Représentation : sur une verrière de Chigot (1937) dans l‟escalier du château de Noailles (Cor.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 69 ; Jougla, I, p. 241 et V, p. 161 ; Rietstap, II, p. 69 ; Tardieu, gdghm, p. 8-9

D’ARS
Guichard d‟Ars, sire de Torcy, fut sénéchal du Poitou et du Limousin vers le milieu du XIVe siècle. Son
sceau, appendu à un acte de 1350, comportait un écu timbré d‟un heaume de profil et cimé d‟une sorte de chapel
ou de corbeille.

Armes : de… à une bande de…

Source : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, t. 1, p. 23

D’ARSONVAL
Autour de 1680 N… d‟Arsonval était « procureur en la maison de ville de Limoges ». Il portait des
armoiries parlantes à rébus.

Armes : d’azur au couteau (ou dard) d’argent muni d’un manche d’or posé en pal à dextre, à une cloche d’or à
senestre et à un anneau de… en pointe

Source : Poncet, p. 35

ARTIGEAS
En 1732 le cachet ovale de N… Artigeas, vicaire-général du diocèse de Limoges, portait un écu rond à
ses armes (dessin d‟André Lecler).

Armes : d’azur à la bande d’or accompagnée de deux étoiles du même, l’une en chef et l’autre en pointe

Source : Bosredon, HV, p. 208-209

24
D’ASNIERES
Cette famille, anciennement Bertelin, était noble depuis 1477. En 1612 Isaac d‟Asnières, écuyer, était
seigneur de Chabrignac (Cor.). Protestant, il avait épousé une Du Chalar. Vers le milieu du XVIIe siècle cette
famille s‟établit en Saintonges, à Boussines (Charente). Jacob d‟Asnières y abjura la religion réformée. En 1697
une autre branche vivait à Maisonnais (HV). En 1789 N… d‟Asnières, domicilié à Limoges, fit preuve de sa
noblesse pour obtenir une sous-lieutenance. La famille eut les honneurs de la Cour un peu avant avant 1789. Elle
avait une descendance au début du XIXe siècle mais semble actuellement éteinte.

Armes : d’argent à trois croissants de gueules en bande

Sources : Jougla, I, p. 250 ; Nadaud, I, p. 40-41; Rietstap, I, p. 74; Valette, p. 32; Verdier, p. 99

D’ASSY ou D’ASSI
La famille d‟Assy, d‟origine berrichonne, aurait accédé à la noblesse au XVI e siècle. En 1656 René
d‟Assi, écuyer, était seigneur de l‟Age-Champroy et du Plaix-Jolliot (cne de Fresselines, Cr.). En 1712 Gabriel
d‟Assy, écuyer, était propriétaire du château de Champroy (cne de Fresseline, Cr.). Il était père de quatorze
enfants dont douze filles. A la fin du XIXe siècle cette famille avait encore une descendance. Elle semble
maintenant disparue.

Armes : d’argent à un lion de sable, armé et lampassé de gueules ; au chef du même chargé de deux croissants
adossés d’argent

Sources : Jougla, I, p. 255 ; Hugon, p. 33; Lecl, Cr. p. 286; Nadaud, I, p. 42; Tardieu, gdghm, p. 42

D’ASTORG
Selon Bergues-Lagarde la famille d‟Astorg, d‟origine castillane, serait venue en France au temps du roi
Louis IX et aurait acquis la seigneurie de Noaillac (Cor.) dans la vicomté de Turenne en 1268. Douce d‟Astorg
aurait épousé Elie de Noailles en 1280 et lui aurait apporté en dot la terre de Noaillac. Mais en réalité il semble
bien que les Astorg, originaires du Languedoc, furent anoblis par une charge de capitoul de Toulouse en 1392.
Cette famille comptait près d‟une cinquantaine de descendants au début du XXIe siècle.

Armes : d’or à une aigle éployée de sable

Sources : Bergues-Lagarde, p. 16 ; Champeval, II, p 387 ; DVN, p. 22 ; Jougla, I, p 257 ; Rietstap, I, p. 77 ; Valette, p. 32

D’ASTORG
Selon Rietsap il y aurait eu en Limousin une autre famille d‟Astorg dont il donne les armes.

Armes : de gueules au chef d’argent

Source : Ritestap, I, p. 77

25
AUBERT DE BULBON
Cette famille descendait d‟Etienne Aubert qui vivait à Pompadour (Cor.) en 1272. Guy, l‟un de ses fils,
fut anobli en 1328. Il était seigneur des Monts (commune d‟Ajain, Cr.), de Peyrat et de Pontarion (Cr.) en 1364.
Son autre fils, Etienne, né au château des Monts (commune de Beyssac, Cor.) devint pape à Avignon en 1352
sous le nom d‟Innocent VI. Il mourut en 1362 après avoir fait bâtir la Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon. Un
Aubert s‟installa en Auvergne au Montel-Gelat (Puy-de Dôme) en 1361. Le dernier du nom fut Jacques Aubert,
seigneur du Montel-Gelat et de Bulbon, mort en 1442.

Armes : de gueules au lion d’argent, à la bande d’azur brochant sur le tout ; au chef de gueules soutenu d’azur
et chargé de trois coquilles d’argent

Sources: Jougla, I, p. 204; Lecler, Cr., p. 528; Nadaud, I, p. 505-511; Rietstap, I, p. 79 ; Tardieu, gdghm, p. 9

AUBERT DE TOURNY
C‟est dans le Berry que se trouvent les racines de la famille Aubert. Mais au XVI e siècle elle acquit le
fief de Tourny en Normandie. A cette époque elle était probablement déjà noble. Louis-Urbain Aubert, marquis
de Tourny, était le fils d‟Urbain Aubert et d‟Anne Letellier. Né en 1690 il sera intendant de la généralité de
Limoges de 1730 à 1743 puis de celle de Bordeaux de 1743 à sa mort en 1760. Avec Turgot plus tard, c‟est lui
qui laissera en Limousin la marque la plus profonde, notamment en réalisant un important programme de
développement du réseau routier. Son fils unique Jean-Louis, seigneur de La Falaise et de Mantes-la-Jolie, meurt
en 1787 sans postérité.

Armes : de sable à une aigle d’or regardant une étoile du même posée en chef et à dextre

Sources : Internet ; Jougla, VI, p. 265 ; Nouaillac, p. 238

D’AUBÉRY DE SAINT-JULIEN
Cette famille a peut-être ses racines en Angoumois où l‟on compte quatre localités appelées Aubéry. Au
XVIIIe siècle elle possédait les seigneuries de Saint-Julien-Maumont (Cor.) et de Longueval (cne de Sioniac,
Cor.) ainsi que la co-seigneurie de La Chapelle-aux-Saints (Cor.). Elle fut, semble-t-il anoblie à la fin de
l‟Ancien Régime. En 1789 Jean d‟Aubéry était lieutenant au régiment de Touraine. En juillet 1789 un d‟Aubéry
signait de nouveaux pouvoirs à l‟assemblée de la noblesse du Bas-Limousin. Un descendant vivait encore en
1870. Famille éteinte.

Armes : d’azur au chevron d’argent accompagné de trois étoiles d’or

Représentation : sur un vitrail (vers 1880) de l‟église Saint-Martin de Brive dans un écu accolé à celui de la famille de Laporte de Lissac

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 29 ; Champeval, II, p. 195, 267, 295 et 526 ; Merceron, p. 48 et 56 ; Verdier, p. 142
et 179

26
D’AUBIGNÉ
Les Aubigné avaient leurs racines en Anjou. Appartenait à cette famille Agrippa d‟Aubigné (1552-
1630) compagnon d‟armes d‟Henri IV et poète qui fut le grand-père Françoise d‟Aubigné, (1635-1719),
marquise de Maintenon, maîtresse puis épouse secrète de Louis XIV. En 1698 Françoise d‟Aubigné, fille de
Charles comte d‟Aubigné, épousa Adrien de Noailles pair et maréchal de France en 1735. La famille d‟Aubigné
s‟éteignit en 1765 dans celle de Toulongeon.

Armes : de gueules au lion d’hermine, armé, lampassé et couronné d’or

Représentation : sur une verrière de Chigot dans le grand escalier du château de Noailles (Cor.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitaux en Limousin, p. 31 ; Jougla, I, p. 267. V, p. 161

AUBOUX (ou Auboust, ou Arboust)


La famille Auboux, d‟ancienne extraction (1408), est originaire de Saint-Maurice-près-Crocq (Cr.) où
vivait avant 1650 noble Gilbert Auboux. En 1693 un Auboux était seigneur de La Maison Rouge près de La
Souterraine (Cr.) et du Monteil (cne de Blanzac, HV). Jean-Claude Auboux, seigneur des Vergnes (cne de Saint-
Maurice-près-Crocq, Cr.)), fut maintenu noble en 1700 par l‟intendant de Moulins. Son fils Claude, né en 1697,
était page de la Grande Ecurie de Versailles en 1712. Un Auboux assista à l‟assemblée de la noblesse en 1789.
Sa descendance s‟est éteinte en 1840.

Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné en chef de deux hiboux de sable affrontés et en pointe d’un
arbre de sinople sur une terrasse du même ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

nota : armoiries à deux meubles parlants, les hiboux et l‟arbre (houx)

Sources : Hugon, p. 56-57; Jougl, I p. 269 ; Lecler, Cr., p. 66 ; Lecler, HV, p.96 ; Nadaud, I, p. 43-44 et 269; Tardieu, gdghm, p. 9

AUBUGEOIS
e
Cette famille est connue depuis Jean Aubugeois, médecin au Dorat en 1697. Au XIX siècle elle
possédait le château de La Ville-au-Bost (cne de Saint-Ouen, HV).

Armes familiales : d’azur au chevron d’argent (ou d’or) accompagné de trois étoiles(ou molettes) d’argent en
chef et d’un croissant du même en pointe

Armes de Jean Aubugeois en 1697 : d’azur à deux molettes d’argent en chef et un croissant du même en pointe

Armes attribuées d‟office à François Aubugeois de Magnac (HV) en 1701 : de sinople à deux chevrons d’or

Armes attribuées d‟office à N… Aubugeois, veuve de N… La Coste de Magnac (HV) : d’argent à trois pals de
sinople

Sources : Agfl, p. 58, 155, 156 ; Lecle, HV, p. 710

27
D’AUBUSSON DE LA FEUILLADE et DE CASTELNOUVEL
Ces Aubusson, qui avaient probablement des liens de sang avec les anciens vicomtes de Limoges,
proviennent de Ranulf I, vicomte d‟Aubusson en 884. Son descendant direct au sixième degré, qui vivait vers de
milieu du XIe siècle, fut Raynaud, époux d‟Alix de Comborn. Le petit-fils de celui-ci, Guy, vicomte d‟Aubusson
participa à la première croisade en 1095. Au Moyen Age les Aubusson étaient seigneurs dans la Marche
d‟Aubusson, de la Borne, de La Feuillade, du Monteil-au-Vicomte et de La Villeneuve (tous lieux situés dans
l‟actuel département de la Creuse). Au milieu du XVe siècle apparurent deux branches promises à une longue
postérité : celle de La Feuillade et celle de Castelnouvel.
Parmi les plus célèbres Aubusson de La Feuillade on peut citer d‟une part, Pierre d‟Aubusson (1423-
1503), Grand-maître de l‟ordre des Hospitaliers de Saint-Jean, qui s‟illustra en défendant Rhodes contre les
Turcs en 1480, et d‟autre part François d‟Aubusson, duc de La Feuillade, maréchal de France (1631-1691) et son
fils Louis (1673-1725), époux de Charlotte Phélyppeaux, maréchal de France et mort sans enfant.
L‟autre branche, celle de Castelnouvel, s‟éteindra à la mort de Pierre d‟Aubusson de La Feuillade
(1765-1848), chambellan de Joséphine de Beauharnais puis ambassadeur à Naples auprès du roi Joseph puis du
roi Murat. Fait comte de l‟Empire en 1810, il sera nommé pair lors des Cent-Jours, puis sous la Monarchie de
Juillet.

Armes : d’or à la croix ancrée de gueules

Cimier : un buste de More posé en fasce, habillé et tortillé d‟argent, les oreilles garnies de perles

ou une tête et col de dragon (Jean d‟Aubusson, + avant 1471)

Supports : un griffon à dextre et un lion à senestre

Cri : « Aubusson »

Sources: Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 33 ; Jougla, I, p. 271-272 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 151 ; Lecler,
Cr, p. 27 ; Nadaud, I, p. 54-95; Nouaillac, p. 157-158; Revel, I, n° 639; Tardieu, gdghm, p. 9; Révérend, APE, I, p. 27

Représentations : Eglise de La Villeneuve (Cr.) ; église du Monteil-au-Vicomte (Cr.) ; sur le vitrail de l‟arbre de Jessé de la chapelle de La
Borne (commune de Saint-Michel-de-Veisse, Cor.)

AUBUSSON
Des branches de cette famille bourgeoise originaire de Bourganeuf (Cr.) se sont implantées à Limoges
au XVI siècle. D‟autres branches sont restées à Bourganeuf et dans les environs jusqu‟au XIX e siècle (branches
e

du Piat, de Cavarlay, du Cloux, de Soubrebost). Certaines subsistent de nos jours. Elles ont souvent porté des
armoiries très différentes les unes des autres.

Armes de Guillaume Aubusson, marchand et membre de la Confrérie du Saint-Sacrement en 1556 : d’azur à


trois étoiles d’or

Jean et Charles d‟Aubusson, bourgeois de Bourganeuf en 1697 : de gueules à une fasce d’or accompagnée en
pointe d’un croissant

Armes de N… Aubusson, veuve Gadaud, vers 1650 : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent
entre deux étoiles d’or et accompagné en pointe d’une étoile du même

Armes de M. Aubusson, trésorier de France à Limoges, vers 1680 : coupé : au 1 fascé d’or et de gueules de six
pièces ; au 2 d’or au soleil d’argent

Sources : Agfl, p. 79-80; Arm. Lim., n° 436 ; Favone, p. 87; Hugon, p. 72 ; Nadaud, I, p. 86; Poncet, p. 35-36

28
AUBUSSON DE SOUBREBOST ET AUBUSSON DE CAVARLAY
Cette famille avait probablement des liens de parenté avec les nombreux Aubusson de Bourganeuf et de
Limoges. Au milieu du XVIIIe siècle, l‟un de ses membres, Charles Aubusson de Cavarlay, était sénéchal de
Pérusses (commune de Châtelus-le-Marcheix (Cr.). Il avait épousé vers 1745 Geneviève de La Fayolle. Leur fils,
Louis Aubusson de Soubrebost (1748-1820), contrôleur des guerres sous le Premier Empire, député de la Creuse
en 1813, fut fait chevalier héréditaire en 1817. Son fils, Joseph-Charles (1777-1823), maire de Bourganeuf sous
la Restauration, et son petit-fils Louis Jean (1810-1865) furent députés de la Creuse. Edouard, fils du précédent,
vivait encore à la fin du XIXe siècle. En 1817, Louis Aubusson de Soubrebost avait reçu un écu par règlement
d‟armoiries. La branche des Aubusson de Cavarlay a des descendants en 2012

Armes : d’argent à deux fasces de gueules et un croissant du même en pointe

Représentation : sur la pierre d‟entrée du caveau des Aubusson de Cavarlay (mur extérieur sud de la chapelle de l‟Arrier à Bourganeuf, Cr.)

Sources : Champeval, « Nos Aubusson » ; Hugon, p. 71 ; Internet ; Jougla, I, p. 272

AUBUSSON ou DAUBUSSON
En application de l‟édit de 1696 un Aubusson ou Daubusson, doyen du chapître de Saint-Amable de
Riom (Puy-de-Dôme) reçut d‟office des armoiries qui ressemblent, à l‟émail du champ prés, à celles de la ville
d‟Aubusson. Il s‟agit peut-être d‟un membre de la famille noble des Aubusson, seigneur du Poux (Cr.) et de
Banson au diocèse de Clermont, lequel pourrait être Hyacinthe d‟Aubusson qui étudiait à Riom en 1669. Il serait
le seul de cette famille à ne pas avoir fait enregistrer les armes familiales.

Armes : d’argent à un buisson enflammé de gueules

Sources: Hugon, p.81; Nadaud, I, p. 54-56

D’AUDEBARD ou D’AUDENARD
Au XVIe siècle les Audenard étaient seigneurs de La Saveuse et de Ferussat (cne de Saint-Priest-
Ligoure, HV). En 1614 Bertrand d‟Audebard, seigneur du Fressinet (Saint-Priest-Ligoure), fut député de la
noblesse aux Etats-Généraux pour La Guyenne. En 1669 ils furent reconnus nobles sur preuves de 1585. Ils
furent confirmés nobles en 1754. Leur descendance, maintenant éteinte, est suivie jusqu‟à la fin du XIXe siècle
avec le général Audebard de Férussac mort en 1871 et Henri d‟Audebard, baron de Férussac qui se marie en
1868.

Armes : d’azur à trois fasces d’or accompagnées de trois croissants du même posés deux au-dessous de la
première fasce et un au-dessous de la seconde fasce

Sources : Descoutures, p. 725 ; Jougla, I, p. 203 ; Nadaud, I, p. 88 et 520

29
AUDEBERT
Cette famille bourgeoise ne semble avoir de commun avec la précédente que le patronyme et
l‟implantation géographique dans les environs de Bellac. En 1698 François Audebert était seigneur de Gros-
Pommier (cne de Peyrat-de-Bellac, HV). En 1699, un autre François Audebert était conseiller du roi et vice-
sénéchal de la ville de Bellac. En 1767 le descendant de l‟un ou de l‟autre, J.B. Audebert, était trésorier de
France à Limoges et sieur de Fontmaubert (cne de Mézières, HV). Cette même année il épousait Marie Blactet
de La Soupardière. Pas de descendance connue.

Armes de François Audebert, vice-sénéchal en 1698 : de gueules à deux hallebardes d’argent rangées en pal et
un chevron abaissé d’or brochant
Armes de Francois Audebert, sieur de Gros-Pommier en 1698: d’or à cinq tourteaux-besants partis d’azur et
d’argent chargés de cinq flanchis de l’un en l’autre posés en sautoir

Source : Agfl, p.127 et 129 ; Nadaud, I, p. 86-87

AUDEBERT DE DINSAC
Pierre Audebert, seigneur de Dinsac (HV) vivait vers 1110. Il fut l‟un des bienfaiteurs de La Maison-
Dieu de Montmorillon (Vienne). Son descendant direct Pierre Audebert, sieur de Francour (cne de Saint-Junien-
les-Combes, HV), écuyer, vice-sénéchal de la Basse-Marche, né en 1570, fut tué en 1621 au siège de Monheurt
(Agenais). En 1699 François Audebert était vice-sénéchal de Bellac (HV). Pas de descendance masculine à la fin
du XVIIIe siècle.

Armes : de gueules au chevron d’argent surmonté d’un croissant entre deux étoiles d’or et accompagné en
pointe d’un lion passant du même

Représentation : sur un vitrail de la chapelle du xve siècle de l‟église ND de Bellac

Sources: Lecler, HV, p. 56, 59, 68, 659; Nadaud, I, p. 86-87

AUDEBERT DE LAUBUGE ET DE LA PINSONIE


Ces Aubebert étaient différents des précédents et des suivants. Leur famille possessionée uniquement
dans le Poitou faisait déjà partie du second ordre au début du XVI e siècle. Elle fut maintenue noble en 1672. Au
XIXe siècle ils eurent des liens familiaux (ou autres) avec le Limousin car ils firent don vers 1899 d‟un vitrail à
leurs armes à la chapelle (maintenant désaffectée) des Jésuites (Lycée Gay-Lussac) de Limoges. Peut-être à la
suite du mariage en 1878 d‟Antoinette Audebert de La Pinsonie (1850-1936) dont la mère était une La Pomélie
avec Marc-Antoine de Vandière de Vitrac (1845-1916). Famille subsistante au XXe siècle.

Armes : d’azur au sautoir d’or

Sources : DFN, p.29 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 16 ; Fougeyrollas, p. 27 ; Jougla, I, p..273

30
D’AUDEBRAND DES FARGES
Une branche de cette famille auvergnate est passée dans la Marche au XVII e siècle. Annet d‟Audebrand
est seigneur de Lavaud (commune de Sermur, Cr.) en 1700. En 1770 Jean d‟Audebrand possède ce fief. A la fin
du siècle la famille semble avoir disparue.

Armes familiales : d’azur à deux fasces d’or accompagnées en chef de trois besants d’argent

Armes attribuées d‟office en 1699 à Anthoine Audebrand, écuyer : d’argent à un annelet de gueules

Sources : Hugon, p. 63 ; Lecler, Cr., p. 737

AUDIER
Selon Nadaud « cette illustre famille de Limoges venait d‟Angleterre ». Cette origine, que rien n‟atteste
par ailleurs, a probablement été suggérée par les trois lions léopardés de ses armoiries qui rappellent les léopards
de la famille royale de Grande-Bretagne. En 1524, Martial Audier, licencié en droit, conseiller au Parlement de
Bordeaux, était seigneur de Montcheuil (cne de Saint-Martial de Valette, Dordogne). En 1666 les Audier furent
reconnus nobles depuis 1519. En 1725 François-Tibord Audier était seigneur du Mas, de La Tour et de
Champagnolle (cne de La Tour-Saint-Austrille, Cr.). Son fils unique se fit prêtre en 1722.

Armes : d’azur à trois lions léopardés d’or, lampassés de gueules, l’un sur l’autre

Sources : Descoutures, p. 99 ; Jougla I, p. 274 ; Nadaud, I, p. 88-90

AUDOINEAU
N… Audoineau, juge de Ladignac (HV), reçoit d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.

Armes : d’azur à trois fasces d’argent

Source : Agfl, p. 158

AUDONYL
En 1603 N… Audonyl portait un écu parlant (par jeu de mots avec « daim ») identique aux armes de la
ville de Guéret et rappelant celles des Barton de Montbas.

Armes : de… à trois arbres de … à un daim de… passant et brochant sur les troncs sur une terrasse de…
accompagné des lettres I et A

Source : Arm. Lim., n° 613

31
AUDOUARD
Au XVIe siècle les Audouard possédait la seigneurie de La Doumanerie (cne de Fontenay, Charente).
Jean Audouard fut anobli pour avoir exercé la fonction anoblissante d‟échevin de Niort de 1567 à 1587. Son
petit-fils Charles épousa en 1635 Louise Gautier. Sa noblesse fut confirmée en 1666. Cette famille semble
éteinte avant la fin du XVIIe siècle. Selon Jougla cette famille aurait été originaire du Limousin.

Armes (parlantes par le soleil qui « arde ») : d’azur à trois roses d’or accompagnées d’un soleil du même en chef

Sources: Jougla, I, p. 276; Nadaud, I, p. 90; Rietsap, I, p. 81

AUDUVERT ou AUDUBERT
La famille Auduvert, dont le patronyme est peut-être en réalité Audubert, est mal connue. En 1701
Pierre Auduvert était seigneur du Mont et bourgeois d‟Auriac (Cor.). En 1709 un sieur Daudubert était marchand
à Tulle. En 1762 Joseph Audubert, seigneur de Tudeils (Cor.), vend ses domaines de La Cour (cne de Sainte-
Fortunade, Cor.).

Armes familiales : d’or au chevron de gueules accompagné en pointe d’un cygne d’argent; au chef d’azur
chargé de trois étoiles d’argent

Armes attribuées d‟office en 1701 à Pierre Audubert : d’or à une fasce componée d’or et de sable

Sources : Agfl, p. 203 ; Champeval, I, p. 71 ; Merceron, p. 68

AUFAURE
D‟une famille bourgeoise d‟Auzances (Cr.) Michel Aufaure épousa en 1596 la noble Gabrielle de
Fricon. En 1701 Jean Aufaure, conseiller et procureur du roi pour les dépôts des gabelles d‟Auzances et de
Mainsat (Cr.), se voit attribuer d‟office des armoiries parlantes faisant allusion à son patronyme (l‟ours
symbolisant la force).

Armes : de gueules à un ours d’or

Sources : Hugon, p. 59 ; Tardieu, gdghm, p. 9

AUGAY
Aux XVIe et XVIIe siècles plusieurs membres de cette famille exerçaient des charges judiciaires dans la
Haute-Marche comme par exemple François Augay, procureur à Malval (Cr.) en 1569, et Jean Augay, conseiller
au présidial de Guéret, vers 1630. Ils possédaient de petites seigneuries telles La Mongie (cne de La Chapelle-
Taillefer, Cr.), La Fayolle et Escloubillat (cne de Bonnat, Cr.). En 1696, une femme de cette famille, Madeleine
Augay, veuve de Louis de Boueix, sieur de La Courcelle, faisait enregistrer ce qui semble être les armes
familiales.

Armes : d’azur à trois gerbes d’or

Nota : ces armes sont identiques à celles des de Brosse, seigneurs de Boussac

Sources : Hugon, p. 27 ; Tardieu, gdghm, p. 9-10

32
AUGEROLLES DE SAINT-POLGUES
Anthoine Augerolles, chevalier, était seigneur de Saint-Polgues (Loire) au XVe siècle.
Vraisemblablement cette famille avait accédé à la noblesse au siècle précédent. Elle existait encore au temps de
Louis XVI selon Valette qui la dit avoir été possessionnée dans la Haute-Marche.

Armes : d’or à la bande de sable; au chef de gueules chargé d’un lion issant d’or

Cimier : une tête de bouc

Cri : « Saint-Polque »

Sources : Jougla, I, p. 279 ; Revel, I, p. 543; Valette, p. 319

AUGIER
Ces Augier étaient notaires à Evaux-les-Bains (Cr.) aux XVIe et XVIIe siècles. Certains furent seigneurs
de Montgrémier (cne de Gouzon, Cr.) et des Escures (cne de Reterre, Cr.) en 1612. En 1810 Annet Augier,
procureur général auprès de Cour d‟Appel, fut fait chevalier de l‟Empire. Claude Augier du Chézeau (1756-
1847) fut élu député de la Creuse de 1817 à 1830. A la fin du XIX e cette famille comportait deux branches :
Augier du Chézeau et Augier de Montgrémier. Au moins cette dernière branche subsistait en 2010.

Armes : familiales avant 1789 : d’argent à deux couronnes d’épines d’azur entrelacées posées en fasce et
accompagnées de trois croissants de …, deux en chef et un en pointe
attribuées en 1810 par règlement d‟armoiries : d’argent à deux couronnes d’épines de sable entrelacées et
accompagnées de trois croissants d’azur ; à la champagne de gueules chargée du signe des chevaloiers
légionnaires qui est une croix d’argent à cinq doubles branches branches sans ruban ni couronne

Sources : DFN, p.30 ; Favone, p. 269; Jougla, I, p. 280 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 151 ; Tardieu, gdghm, p. 10

AUGIER
En 1699 François Augier, membre de la famille précédente, docteur en théologie, curé et official de
Chénérailles (Cr.) fit enregistrer des armoiries parlantes très différentes de celles de sa famille.

Armes : d’argent à une botte d’osier de sinople couchée en fasce et accompagnée de trois croissants de gueules,
deux en chef et une en pointe

Nota : on observera que les verges d‟osier, au même titre que la couronne d‟épines, font partie des instruments de la Passion du Christ

Sources : Hugon, p. 34 ; Tardieu, gdghm, p. 10

AUGIER
En 1701, Jean Augier, conseiller du roi, lieutenant au baillage d‟Evaux (Cr.), recevait d‟office des
armoiries. Lui aussi était vraisemblablement parent du précédent.

Armes : d’argent à deux chevrons de sable accompagné d’une rose du même en pointe

Source : Hugon, p. 61

33
D’AUMONT
La famille d‟Aumont était originaire du Hainaut et de la Picardie. Jean I d‟Aumont accompagna Louis
IX à la Croisade d‟Egypte en 1248. Jean V d‟Aumont épousa en 1480 Françoise de Maillé, dame de
Châteauroux (Indre) et seigneur en partie de Dun-le-Palestel (Cr.). Jean VI d‟Aumont (1522-1595), comte de
Châteauroux, chef du parti catholique en Haute-Marche, mourut au service du roi Henri IV. En 1665 la terre
d‟Aumont (Oise) fut érigée en duché. Le dernier du nom fut Louis d‟Aumont de Villequier (1809-1888).

Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné de sept merlettes du même, quatre en chef et trois en
pointe, ces dernières mal ordonnées

nota : il est probable que le chevron est parlant car il évoque la forme d‟un « mont »

Sources : Jougla, I, p. 234 et 235; Nadaud, I, p. 90 et 521 ; Tardieu, gdghm, p. 10

Représentations : salle des Croisades du Château de Versailles ; sur une litre funéraire de l‟église de Sagnat (canton de Dun-le-Palestel,
Creuse)

AUPETIT
Roch Aupetit était seigneur du Bouchet (cne de Lussat ou de Charron, Cr.) quand il lui fut attribué
d‟office des armoiries probablement parlantes et équivoques. On ne peut, en outre, exclure que les meubles
soient en lien avec le nom du fief.

Armes : d’or à trois asperges de sinople posées deux et une

Source : Hugon p. 65

AURIDIER ou D’AURIDIER ou DAURIDIERE


En 1701 Jean et Anthoine d‟Auridier qui se disaient écuyers se voyaient attribuer des armoiries
identiques en application de l‟édit de 1696. Ils étaient respectivement seigneurs du Doulaud (cne de Rougnat,
Cr.) et de Remiraud (cne d‟Evaux-les-Bains, Cr.).

Armes : d’or à une tour d’azur posée en bande

nota : la position assez insolite de la tour est peut-être intentionnelle pour marquer un doute sur la qualité revendiquée d‟écuyer

Source : Hugon, p. 61

AURIGET
Vers 1655 N… Auriget, habitant de Limoges, portait des armoiries parlantes.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois branches d’oranger de sinople ayant chacune un fruit
d’or

Source : Poncet, p. 36

34
AURIOUX
De cette famille aux racines limousines, selon Jougla, nous ne connaissons que les armoiries. Observons
qu‟il existe dans le département de Creuse un village appelé Aurioux (cne de Saint-Pierre-le-Bost, Cr.)

Armes : de gueules au griffon d’or onglé et becqué d’azur

Source : Jougla, I, p. 288

AUROUSSET
En 1699, Isaac Aurousset, conseiller du roi au présidial de la Marche à Guéret, fait enregistrer son écu.

Armes : d’azur à trois étoiles d’argent, deux en chef et une en pointe et une croisette d’or en abîme

Source : Hugon, p. 30

D’AUTIER DE LA VILLEMONTEE ET DE LA ROCHEBRIANT


Cette famille auvergnate d‟extraction chevaleresque est originaire de La Villemontée près de
Pontgibaud (Puy-de-Dôme). On la connaît depuis Robert Autié qui avait épousé en 1375 Agnès de Ségur et qui
fut tué à la bataille de Verneuil en 1424. Elle a possédé en Haute-Marche de nombreux fiefs tels Clairavaux
(Cr.), Le Theil (cne de Saint-Aignan-près-Crocq, Cr.), Saint-Merd-la-Breuille (Cr.). Maintenue noble en 1666
sur preuves de 1368. En 1758 elle fut substituée par alliance aux noms, armes et titres des La Rochebriant. En
1786 Louis-Amable d‟Autier se qualifiait de « premier baron de la Marche » à cause de sa terre de Clairavaux.
Descendance en 2012 pour la branche de La Rochebriant.

Armes : d’azur au chef denché d’or chargé d’un léopard passant de sable armé et lampassé de gueules

Devise : « Nec dura nec espera terrent »

Sources : DVN, p. 24 ; Jougla, I, p. 291 ; Nadaud, I, p. 526-527, Tardieu, gdghm, p. 13-14 et 134; Valette, p. 34

35
DU AUTHIER ou DU AUTIER
Cette famille d‟extraction chevaleresque depuis 1334, semble originaire des environs de Saint-Yrieix-
la-Perche (HV). Elle possédé dans la paroisse de Coussac-Bonneval (HV) les seigneuries de La Bastide, Las
Foussadias, La Faye, La Chourière et Leyssard. Elle s‟implanta en Bas-Limousin quand Antoine du Authier
épousa Jeanne de Lubersac en 1462. Il devint seigneur de Veyrat et de Peyrus (cne de Lubersac, Cor.). A la fin
de l‟Ancien Régime ils possédaient le château de La Baconnaille (cne d‟Auriat, Cr.). En 1789 Jean-Anthoine du
Authier était colonel du régiment de Penthièvre-Dragons. Pierre du Authier assista à l‟assemblée de la noblesse
de la sénéchaussée de Limoges en 1789. Vers 1850 une femme de cette famille épousa un de Calignon. Cette
famille avait deux descendants au début du présent siècle. Dans la salle des Croisades du château de Versailles
sont représentées les armoiries de Raoul et de Guillaume du Authier qui auraient accompagné Louis IX en
Egypte lors de la septième croisade.

Armes : de gueules à la bande d’argent accompagnée en chef d’un lion d’or et en pointe de trois coquilles du
même
ou de gueules à la bande d’argent accompagnée en chef d’un lion d’or couronné du même et en pointe de
trois coquilles d’or en bande ; au chef cousu de sinople chargé d’une croix de gueules

Représentation : au vitrail de saint Joseph (vers 1860) dans l‟église ND du Puy à Bourganeuf (Cr.) un écu du Authier avec chef cousu accolé
à un écu de Calignon

Devise : « Atavis et armis »

Sources : DVN, p. 23 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 34 ; Champeval, I, p. 395-396; Tardieu, gdghm, p. 12-13 ; Jougla, ,I,
p. 291; Nadaud, I, p. 93-95, 523-527; Valette, p. 33-34

D’AUVERGNE
Auvergne est un village de la commune de Saint-Junien-les-Combes (HV) qui est probablement le lieu
d‟origine de la famille haut-limousine de ce nom. Elle est connue à Limoges depuis le XIII e siècle. En 1525
Jeanne d‟Auvergne épousa Louis David, seigneur de Vaux (cne de La Jonchère, HV). En 1598 elle reste imposée
au rôle de la taille malgré ses velléités d‟accéder à la noblesse. On n‟en trouve plus trace dans le courant du
XVIIe siècle.
Armes : de… au vergne de sinople
Source : Lecler, p. 394 et 659

36
AVRIL
Plusieurs familles roturières de ce nom, dont on ne sait si elles avaient des liens de parenté, vivaient à
Limoges entre le milieu et la fin du XVIIe siècle. Elles portaient des armoiries différentes mais qui avaient
comme meuble commun un lion.
Armes de Joseph Avril « greffier de la Salle épiscopale » en 1648 : d’azur au chevron accompagné en chef de
trois étoiles et en pointe d’un lion, le tout d’or
Armes de N… Avril « de la Cité (épiscopale) » vers 1650 : d’or au lion de sable, au chef de gueules chargé d’un
soleil d’or
Armes de M. d‟Avril, médecin, peintes par l‟apothicaire Lamy avant 1650 : d’or au lion de sinople portant dans
patte dextre une croix de gueules
Armes de N… Avril, médecin à Limoges, vers 1670 : d’azur au chevron accompagné en chef d’un soleil et en
pointe d’un lion, le tout d’or
Armes attribuées d‟office à N… Avril, marchand de fer à Limoges en 1701 : d’argent à une fasce de gueules
Sources : Agfl, p.143 ; Poncet, p. 36-37

AVRIL DE ROCQUELIER
Il est possible que cette famille vivant au XVIIe siècle dans la paroisse de Bernat (élection
d‟Angoulême) ait eu un lien de parenté avec les Avril de Limoges. Leurs armes ont été enregistrées en 1697.
L‟année suivante ils furent reconnus nobles sur preuves de 1547. Ils semblent s‟être éteints au cours du XVIIIe
siècle.
Armes en 1697 : d’argent à un arbre de sinople terrassé du même ; au chef d’or chargé de trois étoiles d’or
Armes attribuées d‟office en 1701 à N… de Rocquelier, femme de N… Avril de Rocquelier : d’argent à deux
chevrons ondés de gueules
Sources : Agfl, p. 16 et 180 ; Poncet, p. 37 ; Verdier, p. 66

D’AYEN
Il a existé au Moyen Age une famille d‟Ayen d‟extraction chevaleresque qui détenait une importante
seigneurie dans la paroisse du même nom en Corrèze.
Armes : de gueules à une tour d’or
Sources : Guide de la Corrèze, Paris, 1991 ; Jougla I, p. 307 ; Rietstap I, p. 90

37
AYMENE
N… Aymene, seigneur de La Vergne, fut convoqué en 1470 à la revue du ban et de l‟arrière-ban de la
noblesse du Haut-Limousin à Saint-Léonard-de-Noblat (HV.).
Armes : d’azur au lion d’or armé et lampassé de gueules accompagné d’un croissant d’argent posé au canton
senestre du chef
Sources : Jougla, I, p. 308 ; Verdier, p. 28

D’AYMERIC DU CHASTAING
Cette famille est originaire du Périgord. Vers la fin du XVIe Françoise Aymeric du Chastaing avait
épousé Guy Faure, seigneur de Bostviger (cne de Saint-Paul, HV.). En 1598 un membre de cette famille fut rayé
du registre de la taille lors de l‟enquête menée par Martial Benoist, trésorier de France à Limoges en application
de l‟édit d‟Henri IV de janvier de la même année. En 1712 Antoine d‟Aymeric, lieutenant-général de la
sénéchaussée de Sarlat (Dordogne), reçut des lettres de noblesse avec concession d‟armoiries. Des membres de
cette famille comparurent en 1789 aux assemblées de la noblesse du Périgord et du Quercy. Famille
apparemment éteinte au XIXe siècle.
Armes : d’azur au dextrochère de carnation armé d’une épée haute d’argent en pal
Sources : Froidefond, I, p. 50 ; Généal. lim. et march., XVI, p. 408 ; Jougla, I, p. 309 ; Verdier, p. 38

AYMON
Cette famille poitevine, d‟où sont issus plusieurs maires de Saint-Maixent (Deux-Sèvres) entre 1558 et
1643, avait des attaches limousines selon Fougeyrollas. Elle fut maintenue noble en 1667.
Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de deux étoiles en chef et d’une coquille en pointe du même
Source : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, t.1, p. 30

38
B

BABIN DE LIGNAC
Les Babin de Lignac descendent de Jean Babin, seigneur des Forgeries, receveur du taillon, qui vivait à
Marcillac en Poitou au milieu du XVIIe siècle. Son fils Jacques fut anobli par lettres en 1697. Son arrière-petit-
fils Jacques Babin, né en 1729, épousa Marie d‟Oiron d‟une famille noble marchoise qui lui apporta des
possessions dans la Marche. En 1789 il comparut à l‟assemblée de la noblesse du Poitou. Cette famille a une
descendance en 2012.

Armes :
selon le règlement de 1697 : d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles d’argent et en
pointe d’un croissant
contemporaines : d’argent à quatre burelles d’azur à trois chevrons d’or (ou d’argent) brochant sur le
tout

Sources : DVN, p. 25 ; Jougla, I, p. 312 ; Valette, p.34

BABIOT
N… Babiot était marchand à Limoges quand il lui fut attribué d‟office des armoiries en 1701.

Armes : de sinople à une barre d’argent

Source : Agfl, p. 147

DU BAC DE COUDERC ET DE LA CHAPELLE


Les du Bac possédaient le fief de La Chapelle-Saint-Géraud (Cor.). On les connait depuis Jean du Bac,
avocat en parlement, qui vivait au début du XVIIe siècle. Son fils Antoine était qualifié d‟écuyer en 1657. Le
petit-fils de ce dernier, Jean-Gabriel du Bac, fut intendant de la vicomté de Turenne en 1733. En mars 1789
quatre du Bac résidant dans la sénéchaussée de Tulle signaient le cahier de doléances de la noblesse. Nous
n‟avons pas trouvé trace de cette famille au XIXe siècle.

Armes : d’argent à une palme de sinople issant d’un croissant d’azur accompagnée de deux lions affrontés de
gueules.

Sources : Jougla, I, p. 313 ; Verdier p. 102

BACHELIER
Vers 1640 Etienne Bachelier, vivant à Limoges, se fit faire des armoiries parlantes reflétant
l‟étymologie latine de son patronyme.

Armes : d’azur à trois branches de laurier de sinople fruitées de gueules

Source : Poncet, p. 37

39
DE BADEFOL D’ANS
Le berceau des Badefol, nobles d‟extraction ancienne, semble être le Périgord mais ils eurent plusieurs
alliances dans le Bas-Limousin. Ainsi en 1498 Jean-Antoine de Corbier, seigneur de Noailles (Cor.) épousa
Hélène de Badefol d‟Ans. En 1608 Marguerite de Badefol épouse Philippe de Royère. Selon Merceron ils
auraient été seigneurs d‟Albiniac près de Brive. Cette famille était encore représentée à la veille de la Révolution
en la personne de Françoise Bonneguise-Badefol d‟Ans.

Armes : d’azur à la croix d’or cantonnée aux 1 et 4, d’un besant d’or ; aux 2 et ,3 d’une défense de sanglier
d’argent

ou (selon Bosredon) : d’azur à un soleil à rais recourbés d’or

Sources : Champeval, I, p. 420 et 430 ; Froidefond, p. 51 ; Jougla, I, p. 318 ; Merceron, p. 8

BAGLION DE LA DUFFERIE
Cette famille d‟ancienne extraction (1499) est originaire du Maine. En 1898 Marguerite, fille du comte
Octave de Beaufranchet, épousa Joseph Baglion de La Dufferie, historiographe, auteur d‟une histoire de la
maison de Baglion. Selon Noëlle Bertrand « c‟est peut-être lui qui aida son beau-père à composer la fresque
d‟armoiries » du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.) vers 1900. Cette famille a une nombreuse descendance
en 2012.

Armes : d’azur au lion passantd la patte dextre appuyée sur un bâton, le tout d’or et trois fleurs de lis du même
en chef surmontées d’un lambel aussi d’or

Représentation : sur le mur sud de la chapelle du château de Moisse

Sources : DVN, p. 25. mssnac, tome 57 (article de Noëlle Bertrand), p. 247 et 255 ; Valette, p. 35

BAIGNOL
Tous les membres de cette famille de Limoges semblent avoir porté des armes dont le meuble principal
était un pigeon ou une colombe au XVIe et au XVIIe siècle, les autres meubles étant différents.

Armes de : Joseph Baignol, procureur au présidial en 1556 et confrère du Saint-Sacrement : d’azur au pigeon
d’argent

N… Baignol, « advocat » en 1599 : d’or à une colombe de… tenant dans son bec une branche de laurier
de …

M. Baignol de l‟élection de Limoges vers 1650 : d’azur au pigeon d’argent les pattes de gueules tenant
dans son bec un rameau de sinople posé sur un globe d’or

Joseph Baignol, consul de Limoges en 1657 : d’azur au pigeon d’argent sur une montagne du même

Sources: Arm. Lim., no 389; Poncet, p. 37

40
DE BAILLET
La filiation de la famille de Baillet est suivie depuis Henri, trésorier de France en 1547. Originaire de
l‟Ile-de-France elle a donné deux présidents du parlement de Paris. Elle fut maintenue noble en 1666. Sous la
Restauration un Baillet de Saint-Luc, garde du corps de Louis XVIII, épousa une de La Roque dont le grand-
père, J. B. Grellet de Beauregard, avait été député du Tiers-Etat de la sénéchaussée de Guéret aux Etats-
Généraux de 1789. Elle lui apporta en dot le château de Beauregard (cne de Saint-Priest, Cr.) qui devint la
résidence de la famille Baillet au XIXe siècle. Famille apparemment éteinte.

Armes : d’azur à la bande d’argent accompagnée de deux amphiptères d’or

Devise : « Non omnibus idem »

Sources : Jougla, I, p. 326, Tardieu, gdghm, p.14 et 76-77

DE BAILHOT DE LADOURNAT
En 1735 Catherine Bailhot de Ladournat avait épousé Jean-Baptiste Beaupoil de Saint-Aulaire qui
décédera en 1757. En 1753 ce dernier utilisait un cachet à ses armes et à celles de sa femme que nous indiquons
ci-dessous.

Armes : d’azur au chevron d’argent chargé de cinq charbons allumés de gueules accompagnés en chef de deux
étoiles d’or

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., p. 74, no 75

BAILLOT DU QUEYROIX et BAILLOT D’ESTIVAUX


Les Baillot étaient d‟une famille bourgeoise connue à Limoges dès le XVI e siècle, époque à laquelle ils
avaient déjà des armoiries parlantes qui ne changeront plus au cours du siècle suivant. Ce sont celles de M.
Baillot qui vivait à Limoges vers 1650, celles aussi de Jean Baillot, conseiller du roi au présidial de Limoges qui
les fit enregistrer en 1697. Son descendant Pierre Baillot, trésorier de France à Limoges en 1751 était seigneur de
La Martinerie (commune de Cieux, HV.), du Queyroix et de Goudonneix (cne de Peyrilhac, HV.). En 1789
Anne-Martial Baillot et son frère Benoist, officiers au Bureau des finances de Limoges étaient seigneurs
d‟Estivaux (cne de Veyrac, HV.) quand ils furent convoqués, « sans tirer à conséquence » à l‟assemblée de la
noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Il est probable qu‟ils avaient des charges anoblissantes. Anne-Martial
qui se disait écuyer émigra en 1791. Ses biens furent saisis et vendus. Il mourut en 1803. Les Baillot d‟Estivaux
eurent une descendance, considérée comme de noblesse inachevée, qui conserva jusqu‟en 1870 la terre et le
château d‟Estivaux lesquels passèrent alors dans la famille alliée de Chaisemartin. Les Baillot d‟Estivaux ont une
descendance en 2012.

Armes (parlantes) : d’azur à la fasce en divise d’argent accompagnée en chef de trois étoiles et en pointe de trois
écots (ou billots) du même posés en pal deux et un

Supports : deux licornes

Devise : « J‟ai baillé Dieu m‟a rendu »

Sources : Agfl, p. 10 ; Arm. Lim., no 574; DVN, p. 303 ; Lecler, HV, p. 222, 555 et 807; Poncet, p. 38; Verdier, p. 118 et 173

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BAJU
Cette famille, vraisemblablement limougeaude, se fit peindre des armoiries vers 1652.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent accompagné en chef de deux étoiles d’or et en
pointe de trois arbres de sinople posés un et deux, celui du milieu soutenu d’une étoile d’or

Source : Poncet, p. 38

BALAIRE
En 1645, quand il se fit faire ses armoiries, N… Balaire (ou Balairé) était « gendre chez le Maury », une
famille de Limoges, nous dit Philippe Poncet.

Armes : d’azur à deux étoiles d’or, un soleil du même en chef et une eau d’argent en pointe

Source : Poncet, p. 38

BALAN
Jean Balan, demeurant à Aixe-sur-Vienne (HV.), demanda à l‟émailleur Philippe Poncet de lui
confectionner des armes parlantes en 1645.

Armes : d’azur à la balance d’argent avec des plateaux d’or accompagnée de deux étoiles en chef et d’un cœur
du même

Source : Poncet, p. 38

BALAND
Mr Baland de Limoges portait vers 1670 les armoiries ci-dessous réalisées par Philippe Poncet.

Armes : d’azur à deux étoiles d’or en chef et un croissant du même en pointe.

Source : Poncet, p. 38

BALBE
La famille Balbe a possédé sous l‟Ancien Régime une seigneurie dans l‟actuelle commune de La
Chapelle-aux-Brocs (Cor.).

Armes : d’azur à trois étoiles à six rais d’or

Source : Merceron, p. 16

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BALLET
Jean Ballet (1760-1832), né à Evaux-les-Bains (Cr.), était avocat dans cette ville avant la Révolution.
En 1791 il fut élu député de la Creuse à l‟Assemblée législative et s‟inscivit au club des Jacobins. Il reprit ensuite
son métier d‟avocat à Evaux puis sous le Directoire il entra dans la magistrature. Après le 18 Brumaire il se rallia
à Bonaparte ce qui lui permit de faire une brillante carrière à la Cour d‟Appel de Limoges où il fut avocat général
en 1811. Aux Cent-Jours il fut élu député de la Creuse à la Chambre des représentants. En 1809 il avait été créé
chevalier de l‟Empire par lettres patentes avec règlement d‟armoiries. Sous l‟Empire au moins on note son
appartenance à une loge maçonnique.

Armes : d’azur à une balance d’argent surmontée d’un œil ouvert rayonnant d’or posé au deuxième point en
chef ; à l’écusson de gueules chargé du signe des chevaliers légionnaires qui est une croix d’argent à cinq
doubles branches sans ruban ni couronne

nota : la balance est allusive de sa fonction de magistrat et l’œil ouvert rayonnant est l‟œil divin du Grand architecte de l‟Univers issu de la
symbolique maçonnique

Sources : Boucher, La symbolique maçonnique, p. 93 ; Favone, p. 258-259 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 155

BALLIOT
N… Balliot demeurant à Pierrebuffière (HV.) se vit attribuer d‟office en 1701 des armoiries de type
mécanique par le bureau d‟enregistrement de l‟élection de Limoges.

Armes : d’or à deux barres de gueules

Source : Agfl, p. 153

DE BALLUE
Maurice de Balluë était, avant 1550, seigneur du Puy-de-Belair (commune de Saint-Quentin, Charente).
En 1668 son descendant François de Balluë fut confirmé dans sa noblesse mais déchargé par arrêt du conseil du
roi de porter des titres antérieurs à 1562. Il avait épousé l‟année précédente Philippe de Cambout qui était veuve
en 1697 et apparemment sans enfant. Jougla et Rietstap qualifient cette famille de limousine sans apporter de
justification. Cependant on relève en 1665 un Pierre de Balue, écuyer, commissaire pour le recouvrement de
divers droits féodaux dans la vicomté de Limoges et le comté de Périgord. Beauchet-Filleau dans son
« Dictionnaire des familles de Poitou » cite une famille Ballu répandue dans le Berry, la Marche et l‟Angoumois
qui porte les mêmes armes.

Armes : d’azur à la tour d’argent maçonnée de sable et surmontée d’un croissant d’argent

Sources : Agfl, p. 22, 25 et 37 ; Bosredon, Sigil. de la HV., p. 158 ; Descoutures, p. 189 ; Jougla I, p. 336 ; Nadaud, I, p ; 99 ; Rietstap, I, p.
105

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BALUZE
Les Baluze sont une vieille famille de Tulle (Cor.). En 1425 Pierre Baluze était libraire dans cette ville.
Jean-Charles Baluze, son descendant au début du XVIIe siècle, eut pour fils d‟une part, Etienne (1630-1718) le
célèbre érudit, et d‟autre part, Jean médecin à Tulle en 1662, qui vivait encore en 1698.
Il a aussi existé une branche des Baluze dite du Besson (cne de Tulle) et de Boissy (cne de Le Lonzac,
Cor.) dont est issu Martin Baluze, greffier en l‟élection de Tulle à la fin du XVII e siècle, qui fit enregistrer ses
armoiries en 1698. Enfin on notera qu‟une autre branche, celle des Baluze du Maine (cne de Tulle) qui furent
seigneurs du Cher et du Salvaneix (cne de Sarran, Cor.), est peut-être devenue noble au XVIIIe siècle. En effet en
mars 1789, un Baluze du Chiers signa les cahiers de doléance de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle et un
autre donna une procuration. Le dernier descendant de cette famille semble être Léonard Baluze (1760-1840),
maire de Vitrac (Cor.) en 1828.

Armes de :
Jean Baluze en 1698 : d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux trèfles et en pointe d’un épi
de blé du même.
Martin Baluze du Besson en 1698 : d’azur à un vase d’or duquel sortent des flammes de gueules

Sources : Agfl, p.68 et 69 ; Champeval, I, p. 72-76 ; Verdier, p. 176-177

BALZAC D’ENTRAYGUES ou D’ENTRAGUES


Cette famille noble du Rouergue a possédé sous l‟Ancien Régime la seigneurie de Bort-les-Orgues
(Cor.). L‟un de ses membres, Robert d‟Entraygues né vers 1450, fut sénéchal de Gascogne. Bon militaire il attira
l‟attention de Louis XI et compta parmi ses favoris. Il avait aussi des talents littéraires et écrivit notamment La
nef des batailles où est démontré l’ordre et train qu’un prince ou chef de guerre doit tenir pour conquester un
pays publié seulement en 1525 et une satire Le chemin pour aller à l’hôpital. Il mourut en 1503.

Armes : d’azur à trois flanchis d’argent posés deux et un ; au chef d’or chargé de trois flanchis d’azur

Sources : Jougla I, p. 338 ; Merceron, p. 14 ; Tardieu, Grand dictionnaire biographique du Puy-de-Dôme, p. 13

BANDEL
Léonard Bandel était chanoine de la cathédrale Saint-Etienne de Limoges en 1627 quand il fit peindre
ses armoiries par l‟émailleur Philippe Poncet. Ces armoiries semblent être familiales car, en 1884, un autre prêtre
du nom de Mathurin Bandel qui fut curé de Saint-Sulpice-les-Feuilles (HV.) de 1844 à 1885, les fit représenter
sur le vitrail de saint Mathurin qu‟il avait offert à la nouvelle église de sa paroisse.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent accompagné de trois losanges du même deux
en chef et un en pointe

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 25 ; Lecler, HV., p. 736-737 ; Poncet, p. 38

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BANDY DE NALÈCHE
La famille Bandy, originaire de Felletin (Cr.), est connue depuis le XVI e siècle. Au siècle suivant elle
acquit les seigneuries de Brousse (cne de Poussange, Cr.) puis, par mariage en 1654, celle de Nalèche (cne de
Moutier-Rozeille, Cr.). A cette époque on trouve dans cette famille des fabricants et des marchands de
tapisseries, des notaires et des magistrats. En 1789 Louis Bandy de Nalèche fut élu député du Tier-Etat. Son fils
François Bandy de Nalèche était général de brigade en 1803. En 1812 il fut créé baron de l‟Empire. En 1815 il
devint élu député de la Creuse. Son petit-fils Louis (1828-1879) fut à son tour député de la Creuse en 1876.
Avocat à la cour de cassation, il reçut le titre de comte romain vers 1870. Au XXe siècle l‟une ses descendantes
était l‟actrice Françoise Rozay. Famille représentée à la fin du XX e siècle.

Armes : d’azur au chevron d’argent accompagné de trois molettes d’or

Sources : DFN, p. 37 ; Carriat, fasc.1, p. 42 et fasc.5 p. 376-377; Jougla, I, 640; Lecler, Cr. p. 477; Révérend APE, III, p.314

BANQUET
Vraisemblablement officier royal Pierre Banquet fut chargé en 1404 de payer les charpentiers, maçons,
pierriers et manouvriers requis pour le siège du château de Courbefy (cne de Saint-Nicolas de Courbefy, HV.)
tenu par les Anglais. Ses armoiries figurent sur son sceau de cette époque.

Armes : de… à un chevron de…

Sources : Bosredon, Sigil. de la HV., p. 158 ; Lecler, HV., p. 707

DE BAR DE BAUGY ET DE LIMAUTON


Denis de Bar de Baugy était le petit-fils de Jean de Bar, seigneur de Baugy en Berry, valet de chambre
du duc Jean de Berry en 1396 et le fils de Pierre de Bar, écuyer, et valet de chambre de Charles VII. D‟abord
évêque de Saint-Papoul (Aude) il fut transféré au siège épiscopal de Tulle en 1472 avec l‟aide de Louis XI,
malgré l‟opposition d‟une partie des moines de cette ville partisans de Géraud de Maumont, originaire du Bas-
Limousin. En 1495 il permuta avec un autre évêque pour revenir à Saint-Papoul où il termina ses jours en 1517.
Il est l‟auteur d‟un étrange manuscrit d‟astrologie judiciaire. La famille de Bar de Baugy fut maintenue dans sa
noblesse en 1667. Elle perdura jusqu‟au XIXe siècle.

Armes : fascé de neuf pièces d’or d’argent et d’azur

Sources : Jougla, I, p. 343 ; Lartigue, p. 63; Nadaud I, p. 531-532

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DE BAR DE LA CHAPOULIE, DE LA CHAPELLE-SAINT-GERAUD, ETC.
La terre de Bar était située dans l‟actuelle commune de Corrèze (Cor.). En 1451 Jacques de Manceau
(alias de Bar) épousait Marie de La Chapoulie (cne d‟Ussac, Cor.). La famille de Bar à cette époque possédait la
seigneurie de La Chapelle-Saint-Géraud (Cor.). Elle était connue depuis Jean de Monceau dit de Bar, chevalier
en 1280. En 1598 Gui de Bar fit preuve de sa noblesse. Outre les seigneuries précitées il avait celles de Sainte-
Féréole (Cor.) et de Cornil (Cor.). En 1666 les de Bar furent maintenus nobles sur preuves de 1451. A la fin du
XVIIe siècle la famille a compté jusqu‟à quatre branches : de Bar seigneurs de Bar, de Bar seigneurs de La
Chapelle-Saint-Géraud, de Bar seigneurs de La Chapoulie et de Marlembourg et de Bar seigneurs de La Selve
cne de Cornil, Cor.). En 1789 un de Bar comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle.
Toutes les branches semblent avoir disparues au XIXe siècle.

Armes : d’argent à trois fasces de gueules ou fascé d’argent et de gueules ou fascé d’or et d’azur

Sources : Agfl, p. 107 ; Champeval, I, p. 19 ; Descoutures, p. 291-292 ; Nadaud, I, p. 99-102 et 531 ; Verdier, p. 179

BARAGUEY D’ILLIERS ou BARAGUAY D’HILLIERS


Originaire de l‟Ile-de-France le général Louis Baraguey, qui avait fait toutes les campagnes de la
Révolution et de l‟Empire, fut fait comte de l‟Empire en 1808. Il mourut à Berlin en 1812 des suites de la retraite
de Russie. Son fils Achille Baraguey d‟Illiers, né à Paris en 1795, prit part à la conquête de l‟Algérie en 1830.
Maréchal en 1854, il joua un rôle décisif en Crimée au siège de Sébastopol en 1854 et en Italie à la bataille de
Solférino en 1859. Il fut aussi sénateur sous le Second Empire. A cette époque il acquit le château et le domaine
de La Ribbe (commune du Grand-Bourg Cr.). A sa mort par suicide en 1878, ces biens revinrent à son neveu
Denys de Damrémont.

Armes : avant 1789 : d’argent à une bande de sable (ou de gueules) accompagnée à senestre d’une canette de
sable ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’argent
attribuées en 1808 à Louis Baraguey d‟Hilliers : écartelé : au 1, des comtes militaires qui est d’azur à
l’épée haute en pal d’argent; au 2, d’argent à un cheval cabré de sable ; au 3 de gueules semé d’étoiles
d’argent ; au 4 d’azur à un casque de dragon d’or, à la crinière de sable

nota : général de cavalerie Louis Baraguey a mis dans son écu deux figures allusives de son arme (le cheval et le casque). Le champ de
gueules du 3 et les étoiles d’argent rappellent par ailleurs des éléments des armoiries d‟avant 1789

Représentation des armes antérieures à 1789 : sur un vitrail (XIXe siècle) du chœur de l‟église de Le Grand-Bourg (Cr.)

Devise : « Fais ce que dois advienne que pourra »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 35 ; Jougla I, p. 344 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 155 ; Révérend
APE, I, p. 46 ; Tardieu, gdghm, p. 170

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BARAILON ou BARAILLON
Jean-François Barailon (1743-1816) naquit à Gandouly (commune de Viersat, Cr.) dont son père était
seigneur. Médecin de la faculté de Montpellier en 1765, député à l‟Assemblée constituante pour la sénéchaussée
de Riom, puis député de la Creuse à la Convention, il se plaça dans le camp des modérés en votant contre la mort
du roi et contre la loi du maximum. Il échappa de peu à la détention. Il fut élu député de la Creuse au Conseil des
Cinq-Cents en l‟An IV puis député en 1800 au Corps législatif dont Bonaparte le fit président l‟année suivante.
A partir de 1806 il cessa toute activité politique pour se consacrer à l‟archéologie et soutint la thèse (jamais
vérifiée) d‟une tribu gauloise des Cambiovicenses installé entre les Arvernes et les Lemovices. En 1814 il fut fait
chevalier de L‟Empire avec règlement d‟armoiries. De son mariage avec Magdeleine Devaureix il eut un fils, lui
aussi médecin, qui fut mairede Chambon-sur-Voueize et inspecteur des eaux minérales d‟Evaux-les-Bains (Cr.)

Armes : parti : au 1, de gueules chargé d’un E d’argent surmonté d’un filet alaisé posé en fasce du même et
accompagné de six palmes posées en orle, le tout d’or ; au ,2 d’azur à une verge de sable accolée d’un serpent
d’or ; à la champagne d’azur chargée du signe des chevaliers de la Réunion qui est une étoile à douze rais d’or

nota : la verge de sable accolée d’un serpent d’or évoque la profession initiale de J.F. Baralion. L‟Ordre de la Réunion fut créé en 1811 après
l‟annexion de la Hollande pour consolider l‟union de tous les territoires de l‟empire qui était alors à son apogée. L‟ordre compta treize
chevaliers et cinq commandeurs. Le E accompagné de six palmes évoque peut-être la ville d‟Evaux à laquelle Barailon s‟était interessé
notamment en raison de ses thermes romains

Sources : Carriat, Dictionnaire, fasc. 1, p. 43-45 ; Internet ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 42 et 156

DE BARBANCOIS
En 1362 Guillaume de Barbançois épousait Jeanne d‟Amblard. Il tirait son nom et son origine du petit
fief de Barbançois près de Châtelus-Malvaleix (Cr.). Au XVe siècle cette famille noble d‟extraction
chevaleresque passait dans le Berry tout proche et s‟implantait à Sarzay (Indre). A la fin du XVII e siècle elle se
scinda en deux branches : celle de Sarzay qui s‟éteignit au XIXe siècle et celle de Barbançois-Villecongis qui
subsista jusqu‟au début du XXe siècle.

Armes :
d‟origine : de sable à trois têtes de léopard d’or arrachées et lampassées de gueules
de la branche de Sarzay : écartelé : au 1, d’argent à trois chevrons de gueules ; au 2, burelé d’argent et
gueules de dix pièces ; au 3, d’hermine plain ; au ,4 d’azur à neuf molettes d’éperon d’argent posées 3, 3
et 3 ; sur le tout, de sable à trois têtes de léopard d’or arrachées et lampassées de gueules

Supports et cimier : trois licornes

Sources : Jougla, I, p. 341 ; Nadaud, I, p. 102 et 532; Tardieu, gdghm, p. 16

DE BARBARIN
Cette famille noble d‟extraction est originaire de l‟Angoumois (Confolens). L‟un de ses membres fut
seigneur de Veyrac (cne de Saint-Barbant, HV.) en 1733. Elle avait plusieurs descendants en 2012.

Armes (parlantes) : d’azur à trois barbeaux d’argent en fasce, celui du milieu regardant à senestre et les deux
autres à dextre

Sources : DVN, p. 26 ; Jougla, I, p. 348 ; Lecler, HV. , p. 610 ; Valette, p. 35

47
BARBAT et BARBAT DE CLOSEL
Pierre Barbat était lieutenant de la milice bourgeoise de la ville d‟Aubusson quand il présenta en 1697
ses armoiries à l‟enregistrement Il est probable que les Barbat du Closel, originaires de l‟Auvergne voisine et
anoblis par une charge de secrétaire du roi en 1734, avaient un lien de parenté avec les Barbat d‟Aubusson si l‟on
en juge par les armoiries.

Armes :
des Barbat d‟Aubusson : d’azur au chevron d’or accompagné de trois étoiles d’argent deux en chef et une
en pointe, celle-ci soutenue par un croissant d’argent
des Barbat du Closel (parlantes) : d’azur au chevron d’argent accompagné en chef de deux étoiles et en
pointe d’une barbe velue du même.

Sources : Jougla, I, 348 ; Lecler, Cr. p. 22 ; Valette, p. 35

BARBE
Famille originaire du Bourbonnais. En 1470 N… Barbe, seigneur de la Fourest Beaunay dans la
Marche, fut convoqué à la revue du ban et de l‟arrière-ban à Guéret. Vers 1645 Silvain Barbe, écuyer, seigneur
en partie de Cornissat (cne de Bussière-Dunoise, Cr.), épousa Silvaine Mogar. Leur descendant, Léonard Barbe,
fit enregistrer ses armoiries à Guéret en 1699. Cette famille noble s‟éteint au XVIII e siècle.

Armes : d’azur à une tête d’homme à deux faces barbues (ou Janus) d’or

Sources : Hugon, p. 29 ; Nadaud I, p. 103; Soultrait, Armorial bourbonnais, I, p. 89 ; Verdier, p. 31

DE BARBERIE DE SAINT-CONTEST
Les Barberie de Saint-Contest, originaires de la Normandie, descendaient de Thobie de Barberie anobli
en 1635. Son arrière petit-fils François-Dominique, seigneur de Saint-Contest, maître des requêtes au conseil
d‟Etat, succéda à Aubert de Tourny comme intendant de Limoges de 1743 à 1751. Famille éteinte à la fin du
XVIIIe siècle.

Armes : d’azur à trois têtes d’aigle arrachées d’or

Sources : Jougla, I, p. 350 ; Valette, p. 331

DES BARBON DE BELAT


On ne sait si « de Bellat » est un élément du patronyme ou simplement l‟indication d‟une origine
géographique (Bellac, HV.). En 1599, un membre de cette famille se fit faire un écu parlant par l‟auteur de
l‟Armorial de Limoges.

Armes : de… à un chien barbet de… ; au chef de …chargé d’un croissant de… entre deux étoiles de…

Source : Arm. Lim., no 384

48
BARBOU
Les Barbou étaient à l‟origine une famille d‟imprimeurs de Lyon connue depuis Jean Barbou, maître-
imprimeur, qui mourut en 1542. Son fils Hugues (1538-1603) s‟établit rue Ferrerie à Limoges en 1566 et se
spécialisa dans l‟édition religieuse de qualité. Ses descendants, aux XVII e, XVIIIe et XIXe siècles, continuèrent
son entreprise. En 1706, Pierre Barbou acheta le village de Courrières (commune d‟Isle, HV.) Vers 1730 l‟un
d‟eux acquit la seigneurie et le château de Monisme (cne de Bessines, HV.). D‟autres Barbou achetèrent des
charges importantes comme Léonard Barbou qui fut trésorier de France à Limoges en 1722 ou encore Martial
Barbou, greffier en chef de l‟élection de Limoges. En 1777 Martial Barbou fit construire une fabrique de papier à
Limoges. Les branches des Courrières et des Places subsistent en 2009.

Armes (vers 1650) : d’azur à une main dextre de carnation parée d’argent mouvante d’une nuée du même du
flanc senestre tenant une palme et un épi de blé d’or passés en sautoir et un croissant d’argent en chef

Sources : Agfl, p. 46 ; DFN, p. 39 ; Lecler, HV, p. 383; Nadaud, I, p. 535-538; Poncet, p. 38

BARDE
Cette famille vivait à Limoges au début du XVIIe siècle et probablement déjà au XVIe siècle. En 1601
l‟un de ses membres se fit faire ses armoiries par l‟auteur de l‟Armorial de Limoges.

Armes : de… à deux cygnes (ou oies) affrontés de … tenant par le bec un cœur de…

Source : Arm. Lim. no 459

BARDET
En 1641 N… Bardet, était maître-sellier à Limoges.

Armes : d’azur à l’arbre de sinople sur une champagne du même accosté de deux étoiles d’or

Source : Poncet, p. 38

DE BARDET DE BURC
La famille de Bardet de Burc était à l‟origine implantée en Auvergne. On la connaît depuis noble Jehan
de Bardet qui vivait à la fin du XVe siècle. Son petit-fils François de Bardet, qualifié d‟écuyer, fut condamné à
mort puis gracié par François Ier en 1545. Au XVIII e siècle plusieurs Bardet servirent dans le régiment des
dragons de Noailles et vécurent dans le Bas-Limousin où ils eurent des alliances avec les familles nobles des
telles les Auteroche et les Branquillanges. En 1789 N… Bardet de Burc fit preuve de sa noblesse pour une
candidature aux écoles militaires. C‟est probablement lui, prénommé Annet-Jacques, né en 1770, qui sera décoré
de la Légion d‟honneur sous l‟Empire. Le dernier du nom a été Antoine-Henri qui se maria en 1838 mais n‟eut
pas d‟enfants.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois étoiles aussi d’or et soutenant un lion du même.

Sources : Base Léonore (Légion d‟Honneur) ; Jougla, I, p. 358 ; Verdier, p. 99 et 102

49
BARDET DE MAISONROUGE
Né en 1764 à Maisonrouge (cne de Peyrilhac, HV.) dans une famille bourgeoise fortunée, Martial
Bardet s‟engagea comme volontaire dans l‟armée au début de la Révolution. Il y mena, selon J. Tulard, une
carrière sans éclat (sauf en Espagne), qui le conduisit néanmoins à être fait baron militaire en 1811 et à accéder
au grade de général de division en mars1814. Il fut anobli par la Restauration en 1823 et finit ses jours en 1837
dans son village de Maisonrouge.

Armes : familiales ? : de sinople à une chouette d’argent posée en pointe surmontée d’une épée posée en barre
et une croix haussée posée en bande, le tout d’or passé en sautoir
attribuées en 1811 : d’azur à une barre de gueules chargée de trois flanchis d’argent, accompagnée en
pointe d’un lion contourné d’or, lampassé de gueules ; au franc-quartier des barons militaires qui est de gueules
à l’épée haute en pal d’argent

Sources : Jougla, I, p. 358 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 157 ; Revérend, (Restauration), p…. ; Tulard, Dict. Napoléon, I, p.
168

BARDINET
Les Bardinet formaient plusieurs familles à Limoges au XVIe et au XVIIe siècle. En 1600 Jean(?)
Bardinet portait l‟écu ci-dessous.

Armes : de… au chevron de… accompagné en chef des lettres initiales I et B et en pointe d’une étoile de…

Source : Arm. Lim., no 367

BARDINET
Estienne Bardinet qui vivait à Limoges au milieu du XVIIe siècle se fit faire successivement autour de
1658 deux écus sensiblement différents sans que l‟on sache pour quelle raison.

Armes : 1- : d’azur au cœur d’or chargé des lettres E et B entrelacées


2- : d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’un croissant d’argent entre deux étoiles d’or et en pointe
d’un cœur du même chargé des lettres E et B de gueules

Source : Poncet, p. 39

BARDINET
En 1653, Pierre Bardinet demeurant à Limoges fit peindre ses armoiries par l‟émailleur Philippe Poncet.

Armes : d’or à l’arbre de sinople terrassé du même ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

Source : Poncet, p. 38

50
BARDON
En 1601 un « Monsieur Bardon » de Limoges portait un écu parlant par un bourdon de pèlerin. Vers
1630 un autre Bardon (ou le même), « conseiller » à Limoges, se faisait faire des armoiries parlantes mais avec
trois bourdons de pèlerin. Cependant en 1645 son fils, lui aussi « conseiller », avait un écu totalement différent et
parlant par un « bar », très proche de celui des Bardon de Segonzac, avec lesquels ils avaient peu-être un lien de
parenté.

Armes de : « Monsieur Bardon » en 1601 : de… au chevron de… accompagné en chef de deux étoiles de… et en
pointe d’un bourdon de pèlerin de …
Bardon « conseiller » en 1630 : d’azur à trois bourdons de pèlerin d’or posés en pal accompagnés en
flanc de deux étoiles du même et pointe d’un croissant d’argent
Bardon fils « conseiller » en 1645 : d’azur à l’aigle au vol abaissé d’or empiétant un poisson (bar)
d’argent

Sources: Arm. Lim., no 484; Poncet, p. 39

DE BARDON DE SEGONZAC
La filiation noble des Bardon de Segonzac est suivie depuis Guillaume de Bardon seigneur de
Migofolquier et de La Salle au diocèse de Sarlat vers 1450. Nadaud rattache cette famille aux Bardon, seigneurs
de La Roche (cne de Saint-Julien-le-Vendômois, Cor.) ce dont doute Champeval. Barons en 1623, ils sont
maintenus nobles en 1668. Selon Boulaud un vicomte Bardon de Brun, mort en 1625, aurait été originaire de
Peyrilhac (HV.). En 1784 François de Bardon de Segonzac, originaire du Limousin, prouve sa noblesse pour
entrer chez les pages de la Grande Ecurie. Plusieurs alliances limousines : Carbonnières, Lestrade, La Roche-
Aymon, Marqueyssac, Cette famille est représentée en 2012 par une nombreuse descendance.

Armes (parlantes) : contemporaines : d’or à l’aigle de sable tenant un poisson du même sur une rivière d’azur
de Bardon de Brun (+ 1625) sur vitrail XIXe siècle : d’or à un oiseau de sable aux ailes éployées
becqué de gueules empiétant un poisson de sable aux nageoires de gueules reposant sur une rivière d’azur, au
canton dextre chargé d’une croisette pattée de gueules

Représentation : sur un vitrail (XIXe siècle) de l‟église de Peyrilhac (HV.) armes du vicomte Bardon de Brun (+1625)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 23 ; Champeval, I, p. 398-400 ; DVN, p. 27 ; Froidefond, p. 467 ; Jougla, I, p. 359 ;
Nadaud, I, p. 106-107 ; Valette, p. 36 ; Verdier, p. 85

BARDONIN
Cette famille originaire de l‟Angoumois a eu deux branches au XVIIe siècle: celle des seigneurs de
Sommeville dans l‟élection de Saint-Jean d‟Angely et celle des seigneurs de Leures (cne de Montignac,
Charente) dans l‟élection de Cognac. En 1667 elle fut maintenue noble d‟extraction sur preuves de 1556, date à
laquelle François Bardonin avait épousé Jeanne de Couhé d‟une famille limousine. Autres alliances limousines :
Villoutreix et Aubert. Pour Jougla les Bardonin sont Limousins. La famille s‟éteint avant la fin du XVIIe siècle.

Armes : d’azur à trois molettes d’or posées deux et une

Sources: Jougla, I, p. 359; Nadaud, I, p. 107 et 539; Rietstap, I, p. 115

51
BARDONNAUD
En 1644 l‟émailleur Philippe Poncet peignait les armoiries parlantes d‟Hugues Bardonnaud demeurant
comme lui à Limoges.

Armes : d’azur au dextrochère d’argent vêtu d’or mouvant d’un nuage d’argent au flanc senestre et tenant deux
bourdons de pèlerin d’or en sautoir ; à trois étoiles d’or en chef

Source : Poncet, p. 39

DE BARDOULAT ET BARDOULAT DE LA SALVANIE


Au XIVe siècle la famille La Salvanie était implantée à Tulle (Cor.). En 1629 Jean de La Salvanie était
seigneur de Puymège (Cor.) et lieutenant particulier de la cour royale de Tulle.
Au XVe siècle les Bardoulat étaient marchands à Eymoutiers (HV). Au siècle suivant on relève plusieurs
notaires dans cette famille. En 1654 Pierre Bardoulat, seigneur du Plazanet, trésorier de France à Limoges et
anobli l‟année précédente, épousait Marie-Thérèse de La Salvanie. L‟aîné de leurs onze enfants, Dumine (ou
Dominique) Bardoulat (1655-1731) fut seigneur du Plazanet et de La Salvanie (cne de Laguenne, Cor.) et
également trésorier de France. En mars 1789 son petit-fils signa le cahier de doléances de la noblesse de la
sénéchaussée de Tulle. En 1758, N… Bardoulat achetait un office anoblissant de capitoul de Toulouse. Au début
du XXIe cette famille subsistait en descendance féminine.

Armes :

des La Salvanie : d’argent à un chêne de sinople entortillé d’un serpent de gueules

nota : le chêne est parlant (cf « silva » = la forêt)

des Bardoulat de souche : d’azur à un chevron d’argent accompagné de trois molettes d’éperon du même

de « Mr Bardoulat, lieutenant d‟Esmoutiers » en 1653 : d’azur à une branche de sinople fleurie d’une rose
soutenue d’un croissant d’argent accompagnée en chef de trois étoiles deux et un

des Bardoulat de La Salvanie : d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’une épée haute et d’une
hache et en pointe d’une tour ouverte, le tout d’argent ; au chef d’or chargé d’une salamandre de sable
enflammée de gueules

ou : coupé : au 1 d’argent au chevron de gueules surmonté de trois étoiles d’azur rangées en fasce,
accompagné en pointe d’une ancre de sable (Bardoulat) ; au 2, d’argent au chêne de sinople entortillé
d’un serpent de gueules (La Salvanie)

Représentation : dans l‟église de Saint-Priest-Thaurion, sur le vitrail (apparement brisé en 2009) des SS Pierre et Paul dans un coupé

attribuées d‟office en 1701 à N… Bardoulat, chanoine d‟Eymoutiers : de gueules à deux pals d’argent

attribuées d‟office en 1701 à N… Bardoulat, commissaire de la grande prévôté de Limoges : d’or à deux
fasces d’azur

Devise des Bardoulat de La Salvanie : « Impavidus et fidelis»

Sources ; Agfl, p. 149-150 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 25 ; Champeval, I, p. 356-359 ; Jougla, I, p. 361 ; Nadaud, I, p.
108 ; Valette, p. 36 ; Verdier, p. 99

52
BARET
Les Baret sont une ancienne famille de notaires de Guéret connue dès le XVI e siècle. En 1588 Anthoine
Baret fut député du Tiers-Etat pour la Haute-Marche aux Etats-Généraux de Blois. Au XVIIe siècle on relève
deux branches, les Baret des Cheises et de Beauvais et les Baret du Coudert.
Les Baret des Cheises et de Beauvais (ou de Bouvray) furent anoblies par lettres en 1635 en la personne
de René Baret, chevalier de Saint-Michel. En 1784 Pierre-André Baret était seigneur de Beauvais, de Drouillat et
des Cheises. Son fils Louis, né en 1751, possédait les seigneuries de L‟Age-au-Seigneur (cne du Grand-Bourg,
Cr.) et de Marchanteix (cne de Saint-Priest-la-Plaine, Cr.). Il fut président du tribunal de district de Boussac sous
la Révolution. Sa descendance vivait au château de L‟Age-au-Seigneur à la fin du XIXe siècle.
Les Baret du Coudert descendaient de Joseph Baret, notaire royal à Guéret en 1696. A sa postérité
appartenait N… Baret du Coudert, lieutenant-général du baillage de Montaigut-en-Combrailles (Puy-de-Dôme.)
en 1789 puis conseiller à la cour d‟Appel de Riom sous le Premier Empire. Sa descendance masculine s‟éteignit
avant 1914.

Armes : des Baret des Cheises : d’azur au chevron d’argent à une fasce du même brochant accompagnée en
pointe d’une merlette d’argent (ou de sable)

Représentations : au vitrail (XIXe siècle) de la Vierge de l‟église du Grand-Bourg (Cr.) et sur un vitrail de l‟église de Guéret

de Jacques Baret du Coudert (attribuées d‟office en 1701 et parlantes) : de sinople à deux barres d’argent

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 36 ; DFN, p. 40 ; Hugon, p. 45 ; Tardieu, gdghm, p. 16-17 ; Valette, p. 314

BARJON

Cette famille bourgeoise de Felletin est connue depuis Jean Barjon (1581-1661) notaire royal à Felletin.
En 1665 son fils Antoine était procureur du roi à Felletin et seigneur de Périssat (commune de Moutier-Roseille,
Cr.). En 1696 le marchand François Barjon avait le fief de La Chassaigne (commune de …).

Armes :
de François Barjon (précité) et d‟Antoine Barjon, procureur du roi aux dépôts de sel de d‟Ahun,
d‟Aubusson et de Chénérailles enregistrées en 1697 : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois
pigeons d’argent, deux en chef affrontés et un en pointe contourné
de François Barjon, secrétaire de l‟hôtel de ville de Felletin, attribuées d‟office en 1701 (et parlantes) : de
gueules à deux barres d’or chargées chacune d’un lien de jonc de sinople
d‟un autre François Barjon, curé de Saint-Maurice-près-Crocq (Cr.) reçoit lui aussi d‟office en 1701 des
armes parlantes : d’azur à une barre d’or chargée d’un brin de jonc de sinople

Sources : Hugon, p. 21, 25, 53 et 63 ; Tardieu, Gdhm, p. 17

BARJOT

Vers le milieu du XVIIe siècle, François Barjot demeurant probablement à Limoges ou dans les environs
de fit réaliser ses armoiries.

Armes : d’azur aux ciseaux posés en pal et ouverts d’argent accompagnés en chef d’une étoile du même et en
pointe d’un croissant d’argent

Source : Poncet, p. 40

53
DE BARMONT

Les Barmont étaient une famille d‟extraction chevaleresque qui, au Moyen Age, possédait les
seigneuries de Barmont (cne de Mautes, Cr.) et de Clairavaux (Cr.). Roger de Barmont, chevalier, vivait au XIII e
siècle. Le dernier du nom semble avoir été Philippe de Barmont conseiller au parlement de Paris à la fin du XVIe
siècle.

Armes : échiqueté de… et de…

Sources : Tardieu, gdghm, p. 17 et gddhm, p. 40

DE BARNOUILHE ou BARNOVILLIE DE LA VILLEDIEU


Cette vieille famille bourgeoise est originaire de Barnouilhe-en-Vicq (cne de Vicq, HV.). A la fin du
XVIe siècle elle s‟était divisée en deux branches. L‟une était celle des sieurs de La Villedieu (cne de Magnac-
Bourg, HV.) dont l‟auteur était Léonard de Barnouilhe, bourgeois de Vicq, qui vivait encore en 1603. Cette
branche disparut à la mort d‟Etienne d‟Etienne de Barnouilhe (1686-1758). L‟autre était celle des sieurs de
Barnouilhe fondée par le frère puîné de Léonard de Barnouilhe, lui aussi prénommé Léonard, qui fut notaire à
Barnouilhe-en-Vicq et mourut en 1661. Son descendant, Jean-Pierre Barnouilhe (1764-1838) eut trois filles et un
garçon mort en bas-âge. Au XVIIe siècle apparut un rameau issu de celui de La Villedieu avec François
Barnouilhe (ou Barnovillie), chirurgien à Saint-Germain-les-Belles (HV.), dont le fils Pierre, né en 1698, exerça
le même métier et eut une seule fille Marguerite. En 1701 N… Barnovillie de La Villedieu reçut d‟office des
armoiries de type mécanique en vertu de l‟édit de 1696.

Armes : de sinople à trois fasces d’or

Sources : Agfl, p. 158 ; Généal. lim. et march., II, p. 3-11

BARNY
En 1698 Jean Barny, avocat à Limoges fit enregistrer ses armoiries. Il est probable qu‟il avait un lien de
parenté avec Georges Barny, abbé de Grandmont de 1635 à 1654, qui portait les mêmes armes. On notera que
Pierre Barny de Romanet, seigneur de Moulins, était officier au bureau des finances de Limoges en 1774. En
1789 il participa à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Famille éteinte.

Armes : d’azur au chevron d’argent accompagné en chef de deux roses d’or en pointe d’un lion du même

Représentations : église de Mailhac (HV.) sur un bras reliquaire (abbé Barny) ; église de Les Billanges (HV.) sur petite cloche avec mention
« Georges Barny 1651 »

Sources : Agfl, p. 54 ; Jougla, I, p. 367; Lecler, HV., p. 92, 472 et 742; Poncet, p. 40 ; Verdier, p. 118

54
DE BARRAL DE LA BASTIE

Originaires du Dauphiné les de Barral de La Bastie furent anoblis en 1643 en la personne de Gaspard de
Barral, avocat au parlement de Grenoble. L‟un de ses descendants fut titré marquis de Montferrat en 1750. En
1843 Amélie-Octavie de Barral épousa le Creusois Claude-François de Beaufranchet (1818-1882) qui possédait
le château de Moisse (commune de Bétête, Cr.). Ce sont probablement eux qui offrirent, vers 1875, à l‟église de
Bétête trois vitraux armoriés à l‟occasion du mariage de leur fils, Ferdinand de Beaufranchet né en 1845, avec
Isabelle de Dreuille. L‟un représente saint Ferdinand, un autre sainte Isabelle et le troisième saint Amable.
Amable de Beaufranchet, né en 1783, était le grand-père de Ferdinand. Famille avec descendance en 2008.

Armes : de gueules à trois bandes d’argent

Représentation : sur le vitrail de saint Amable de la chapelle de l‟église de Bêtéte (Cr.) écu de Barral accompagné de celui des Beaufranchet

Supports : deux licornes

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 34 ; DVN, p. 30 ; Jougla, I, p. 371, suppl. p. 74 ; Tardieu , gdghm, p. 20 ; Valette,
p. 36

DE BARRAT

En 1691 Jean de Barrat était gouverneur de la vicomté de Turenne.

Armes : de gueules à trois fasces d’or

Source : Bosredon, Sigil. Bas-Lim., p. 446-447

BARRÉ DE SAINT-VENANT

Originaire de l‟Orléanais puis implantée à Niort la famille fut anoblie par une charge de secrétaire du roi
en 1744. Elle semble s‟être éteinte dans la famille limousine des Martin du Puytison vers la fin du XIXe siècle.
Un couple Barré de Saint-Venant-Martin du Puytison offrit un vitrail de la Vierge aux armes des deux familles à
l‟église de Feytiat (HV.).

Armes : d’azur à un chevron d’argent accompagné en chef de deux mouchetures d’hermine du même et en
pointe d’un soleil d’or

Représentation : sur un vitrail (fin XIXe siècle) avec celles des Martin du Puytison de l‟église de Feytiat (HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 21 ; Fougeyrollas, I, p. 43

DE BARRIAC

Cette famille noble était originaire de Perles (commune de Sainte-Illide, Cantal). En 1663 Jean-Antoine
de Barriac, écuyer, épousait à Serandon (Cor.) Antoinette de Melon vivant à Tulle. De cette union naquit en
1664, Guy-Joseph de Barriac. En 1718 il vivait encore, semble-t-il. Famille éteinte ultérieurement.

Armes : de gueules à trois bandes ondées d’argent ; au chef cousu d’azur chargé de deux étoiles d’or

Sources : Champeval, I, p. 221 ; Jougla, I, p. 377 ; Nadaud I, p. 110 et 540

55
BARRY

Chacun des trois membres de la famille Barry de Limoges qui vivaient au milieu du XVII e siècle
possédait des armoiries différentes.

Armes de :
Jean Barry père : de… à un lac d’amour de …accompagné en chef d’une étoile de … et aux flancs des
lettres J et B
N… Barry fils, « capitaine de la Maison de ville de Limoges » : parti : au 1, d’azur à trois barils
d’argent l’un sur l’autre ; au 2, d’azur à trois lions passants l’un sur l’autre d’or
Pierre Barry fils, « dict Gouvernat » : d’azur au lac ou cordelière d’argent entrelacée en forme de croix
accompagnée en chef d’une étoile d’argent et aux flancs des lettres P et B et en pointe de la lettre R

Source : Poncet, p. 40-41

DU BARRY

Itier de Bari était seigneur d‟Aixe-sur-Vienne en 1145. En 1330 Guillaume du Barry, possible
descendant du précédent, héritait de sa mère Marguerite de Rochefort, dame de Séreilhac (HV.). En 1560
Georges Barry de la Renaudie fut le chef de la conjuration d‟Amboise et exécuté à ce titre. Dans la seconde
moitié du XVIe siècle une branche de cette famille se convertit au calvinisme mais n‟avait plus de descendance
en 1599. Une autre s‟établit dans le Périgord où elle posséda le fief de Puycheny (commune de Champeau,
Dordogne) et celui de La Renaudie près de Nontron. Jean du Barry, écuyer, était seigneur de La Beytour (cne de
Saint-Martial-le-Vieux, Dordogne) quand il mourut en 1723 laissant une fille unique, Marguerite, épouse en
1748 d‟Elie d‟Escravayat. Peut-être est-ce lui qui fut maintenu noble en 1697 et 1718 par jugement des
intendants de Bordeaux.

Armes (parlantes) : d’argent à trois barres d’azur ; au chef d’or

Sources : Froidefond, p. 57-58 ; Généal. lim. et march., XIII, p. 1-42 ; Nadaud, I, p. 108-110 et p. 539-540

BARTON DE MONTBAS

La filiation des Barton de Montbas est connue depuis Jean Barton, secrétaire de Jacques de Bourbon, roi
de Naples en 1420 et comte de la Marche en 1424. Son fils Pierre acquit la seigneurie de Montbas (canton de
Mezières, HV). Son petit-fils Mathurin Barton de Montbas fit bâtir en 1487 le château de Massenon (cne
d‟Ahun, Cr.). Les preuves de leur noblesse d‟extraction ancienne remontent à 1489. Une branche de cette famille
posséda le fief de Massenon jusqu‟à la Révolution. En 1789 Léonard Barton de Montbas participa à l‟assemblée
de la noblesse de la Haute-Marche à Guéret. Plusieurs descendants en 2012.

Armes familiales : d’azur au cerf à la reposée d’or ; au chef échiqueté d’or et de gueules de trois traits
Armes parlantes et dépréciatives attribuées d‟office en 1701 à Marguerite Barton de Montbas, épouse de Guy du
Scel (lire d‟Ussel), baron de Châteauvert (commune de Saint-Martial-le-Vieux, Cr.) : d’or à une barre de
gueules

Représentation : sur un vitrail du xve siècle de la collégiale d‟Eymoutiers (HV.) ; sur la cloche dite « La Bartone » de l‟église paroissiale de
Guéret (Cr.)

Devise familiale : « Sans y penser »

Sources : Lecler, Cr. p. 415 ; Nadaud, I, p. 11-132 ; Tardieu, gdghm, p. 18 et 170 ; Valette p. 37

56
BASCLE ou BÂCLE

Les Bascle appartenaient à une famille du Bas-Limousin dont la dernière représentante connue fut Anne
Bascle, épouse d‟Etienne Lamoureux, seigneur de La Rochette et de Pampelone (cne de Lubersac, Cor.) et morte
en 1732. En 1701 N… Bascle, « juge de Lubersac », reçut d‟office des armoiries.

Armes : de sinople à trois pals d’or

Source : Agfl, p. 156

DE BASQUIAT DE MUGRIET

La famille de Basquiat, originaire de Saint-Sever (Landes) est noble d‟extraction depuis 1557. Elle fut
maintenue noble en 1734 et 1764. L‟un de ses membres était conseiller au Parlement de Bordeaux en 1785 et
assista à l‟assemblée de la noblesse de Gascogne en 1789. Elle comptait en 2010 plusieurs descendants dont un
médecin à Marsac (Cr.).

Armes : écartelé : au 1, de gueules à la bande d’argent chargée de trois flanchis du champ ; au chef d’argent
chargé d’une croix écartelée de gueules et de sinople à la bordure componée d’argent et de gueules de vingt
pièces (Basquiat) ; au 2, d’azur au dextrochère d’or issant d’une mer de sinople tenant un poisson d’argent en
fasce ; au 3, d’argent au coq de gueules perché sur une branche de sinople regardant un soleil d’or mouvant de
l’angle dextre du chef ; au 4, d’or au sautoir de gueules au franc-quartier chargé d’une fleur de lis d’or

Sources : DVN, p. 28 ; Jougla, I, p. 391 ; Valette, p. 37

BASSET
Le « sieur » Jean Basset, en 1642, habitait probablement dans la paroisse de Saint-Méard (HV.) à une
quarantaine de kilomètres à l‟est de Limoges.

Armes : d’or au cœur enflammé de gueules accosté des lettres initiales I et B accompagné en chef et en pointe de
deux branches de laurier de sinople en sautoir

Source : Poncet, p. 41

DE BASTARD DE SAINT-DENIS
En 1775, François de Bastard était chancelier du vicomte de Limoges, c‟est-à-dire de Charles-Philippe
de France, comte d‟Artois et futur roi Charles X. Il était en outre Grand Maître des Eaux et Forêts pour la
Guyenne et le Périgord, ancien premier président du Parlement de Toulouse. Sa famille originaire du Languedoc
avait été maintenue noble en 1671. Epoux en 1768 d‟Anne de Redon il eut pour fils Jean-Baptiste qui fut créé
baron de l‟Empire en 1812. Nombreuse descendance en 2012.

Armes : anciennes : d’azur au tonneau d’argent dans lequel boivent deux corneilles affrontées d’or soutenu d’un
croissant du même
contemporaines : mi-parti d’or à l’aigle d’Empire de sable et d’azur à une fleur de lis d’or

Sources : Bosredon, Sigil. de la HV., p. 159-160 ; DVN, p. 28 ; Jougla, I, p. 395 ; Valette, p. 37

57
DE BASTIDE ou GAYOT DE BASTIDE
La famille Bastide, qui aurait été d‟origine lyonnaise, se serait implantée au XV e siècle à Limoges.
Pierre de Bastide sera cinq fois consul de cette ville entre 1522 et 1546. Vers 1650 l‟émailleur Philippe Poncet
réalisa les armoiries d‟un membre de cette famille. Son descendant, Jean de Bastide, était chef du bureau des
contributions du district de Limoges en 1794. Son fils Aristide, né cette année-là, acheta vers 1850 le château du
Ludes (Loiret). Descendance au début du XXe siècle.

Armes : d’azur à la tête de taureau ou de vache) de gueules (ou d’argent) et un chevron d’or brochant sur le
tout.

Sources : Jougla, I, p. 394 ; Nadaud, I, p. 546-550, II, p. 285; Poncet, p. 41

BASTISTE
En 1701 François Bastiste, chirurgien à Ussel (Cor.), recevait d‟office des armes du type parlant par
allusion.

Armes : d’azur à une tour d’or

Source : Agfl, p. 218

BASTY
Bourgeois établis dans le nord de la Haute-Marche, vraisemblablement au XVe siècle, ils sont connus
depuis Jean Basty, seigneur de Vérines (cne de Genouillat, Cr.) en 1551. Gabriel Basty était seigneur de Vérine
et de La Nouaille (cne de Moutier-Malcard, Cr.) en 1640. Sa descendante, Jeanne Basty, épouse de Jean
Peschamp, conseiller au présidial de Guéret, reçoit d‟office en 1701 des armoiries parlantes de dérision.

Armes (1701) : de gueules au bâton d’or

Sources : Hugon, p. 51 ; Tardieu, gdghm, p. 18

DE BAY
Les de Bay étaient seigneurs du Cluzeau (ou du Chazeau), village situé sur le territoire de l‟actuelle
commune de Saint-Dizier-Leyrenne (Cr.). En 1667 ils furent confirmés nobles sur preuves de 1536. Leur lignée
semble éteinte avant 1700.

Armes : d’azur à trois croissants d’or

Sources : Descoutures, p. 313 ; Jougla, II, p. 21 ; Nadaud, I, p. 135-136

58
DU BATUT DE LA PEYROUSE
En 1584, Jean du Batut, seigneur de La Peyrouse (commune de Turenne, Cor.) avait épousé Isabeau
Conti. Maître de l‟hôtel du roi, il avait été anobli par lettre en 1593. Il eut trois fils dont l‟aîné Isaac qui fut
seigneur de Garrigues. Son descendant Joseph-Jacques du Batut, époux de Marie Lescot de Martinville, fut le
père de Jean, seigneur de La Peyrouse, né en 1729 et mort sans héritier.

Armes : d’azur au lion d’or armé de sable ; au chef d’argent chargé d’une étoile de sable.

Sources : Champeval, II, p. 155-156 ; Descoutures, p. 260-261 ; Jougla, II, p. 8 ; Nadaud, I, p. 132-133

BAUBIAD
Nous ne connaissons de ce Baubiad de Limoges que ses armories qu‟il fit faire par Philippe Poncet en
1640.

Armes : d’azur à l’aigle au vol abaissé d’or

Source : Poncet, p. 41

BAUBIAC
Nous ne savons si ce Baubiac avait un lien de parenté avec la précédente famille. En tout cas ses
armoiries réalisées entre 1667 et 1678 sont très différentes.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles d’argent et en pointe d’un croissant du
même

Source : Poncet, p. 41

BAUD
G. Baud de Limoges qui vivait en 1603 portait un écu que reproduit l‟Armorial de Limoges.

Armes : de… à une cordelière en forme de croix de …, les bras chargés des lettres initiales G et B,
accompagnée en pointe d’un croissant de…

Source : Arm. Lim., no 596

BAUD DE LESSERIE
Jean Baud de Lesserie, quand il fit enregistrer ses armes à la fin du XVII e siècle, se déclarait « conseiller
du roi, receveur et payeur ancien des officiers du bureau des finances de la généralité de Limoges ». Peut-être
était-il seigneur de Leysserie, petit village situé dans l‟actuelle commune de Saint-Hilaire-Bonneval (HV.).

Armes : d’azur à l’aigle au vol abaissé d’or surmontée de trois étoiles d’argent rangées en chef et soutenue d’un
croissant du même

Sources : Agfl, p. 44 ; Lecler, HV., p. 637

59
BAUDON DE MONY-COLCHEN
Cette famille de Paris descend de Jean Baudon, receveur des amendes, qui fut le père de François
Baudon né en 1696. Celui-ci, anobli par une charge de secrétaire du roi (1741-1762), fut fermier-général de 1757
à 1780. L‟un de ses descendants fut fait baron en 1843 et un autre comte en 1870. Au début du XX e siècle
Adolphe Baudon de Mony fit restaurer le château du Ris-Chauveron (cne d‟Azat-le-Ris, HV.). Descendance en
2012.

Armes : écartelé : au 1et 4, de gueules au pélican dans piété d’argent surmonté d’un soleil rayonnant ; au 2 et 3,
d’azur fascé d’or de six pièces chargé en abîme d’un écusson aussi d’azur au miroir d’argent enlacé d’un
serpent du même

Sources : DVN, p. 29 ; Jougla, II, p. 12 ; Lecler HV., p. 40 ; Valette, p. 37 et 302

DE BAUFFREMONT
Cette famille d‟extraction chevaleresque, connue avec Liébaud de Bauffremont depuis 1202, est
originaire du Barrois. Guillaume de Bauffremont, gentilhomme de la Bouche du roi d‟Espagne, épousa en 1588
Claudine de Villelume qui lui apporta vraisemblablement la seigneurie de Vars-sur-Roseix (Cor.). Leur
descendant, Louis de Bauffremont (1712-1769), fut fait prince du Saint-Empire en 1757. Son fils Alexandre de
Bauffremont (1773- 1833), comte de l‟Empire en 1810, était duc-pair de France en 1818. Par une alliance
Courtenay en 1712 ils devinrent cousins du roi. Cette famille a une postérité en 2009.

Armes : vairé d’or et de gueules


ou écartelé : au 1 et 4, contre- écartelé : au 1, vairé d’or et de gueules, au 2, de gueules à l’aigle d’or
chargé d’un écusson de sable à trois têtes de léopard d’argent, au 3, d’azur à dix besants d’argent (Villelume),
au 4, d’azur au chevron d’or ; aux 2 et 3 contre-écartelé : aux 1 et 4, d’azur à trois fleurs de lis d’or à la
bordure engrêlée de gueules, aux 3 et 4, d’or à trois tourteaux de gueules

Supports : deux anges

Cimier : une double fleur de lis

Devise : « Dieu aide le premier chrétien »

Représentation des armoiries : salle des croisades au palais de Versailles

Sources : DVN, p. 29 ; Jougla, II, p. 14-15 ; Merceron, p. 68 ; Valette, p. 38

BAYARD
De ces Bayard vivant à Limoges à la fin du XVIe siècle et au début du siècle suivant nous ne connaisons
que les armoiries reproduites dans l‟Armorial de Limoges vers 1600.

Armes : de vair (ou vairé de… et de…) ; au chef de …

Source : Arm. Lim. , no 447

60
BAYLE
En 1643 Pierre Bayle était l‟un des bayles des marchands de la ville de Limoges. Pour orner le local où
se tenaient les réunions de sa baylie il fit faire un panonceau à ses armes dont le modèle était un cachet dont il se
servait pour son commerce. C‟est l‟émailleur Philippe Poncet, actif à cette date à Limoges, qui choisit les émaux
or et azur. Les armes réalisées sont la transposition héraldique d‟une marque de marchand souvent utilisée, le
« quatre de chiffre ».

Armes : d’azur à la croix haute de deux traverses, l’extrémité du bras supérieur dextre réunie au sommet et le
pied fiché dans un cœur chargé des lettres initiales P et B, le tout d’or

Sources : Nadaud, I, p. 136 ; Poncet, p. 41

BAZIN DE PUYFAUCON
La famille Bazin possédait au XVIe siècle les fiefs de Puyfaucon et d‟Essette (cne de Rilhac-Lastours,
HV.). En 1598 les preuves de noblesse qu‟elle présenta furent jugées insuffisantes. Mais en 1667 elle fut
maintenus noble depuis 1546, date à laquelle Jean Bazin, écuyer, avait épousé Jeanne de [Link]. En 1789
N… Bazin de Puyfaucon comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Sa descendance
semble s‟être éteinte au cours du XIXe siècle.

Armes : de gueules au lion d’or armé et lampassé du même, accosté de deux (ou quatre) fleurs de lis aussi d’or

Sources : Agfl, p. 63 ; Jougla, II, p. 25 ; Nadaud I, p. 136-137 ; Verdier, p. 38 et 173

DE BEAUBREUIL
Cette famille avait ses racines à Limoges où trois hameaux portent le nom de Beaubreuil. Plusieurs
membres de cette famille furent avocats au cours du XVI e siècle et peut-être même avant. En 1558 Jean de
Beaubreuil, « avocat en Parlement », était membre de la confrérie du Saint-Sacrement qui avait sa chapelle dans
l‟église Saint-Michel-des-Lions à Limoges. Ses armoiries parlantes, comme celles de son possible descendant
N… Beaubreuil en 1599, ont pour meubles principaux « deux yeux » et « un pigeon ». Au commencement du
XVIIe siècle s‟y ajoute « un soleil ». Dans l‟Armorial général de 1696 de la généralité de Limoges on ne relève
aucun membre de cette famille qui semble s‟être éteinte avec Léonard de Beaubreuil, dit le baron de Sussac
(Dordogne), qui mourut sans descendance avant la fin du XVII e siècle.

Armes de :
Jean de Beaubreuil en 1558 : de gueules au chevron d’argent accompagné en chef de deux yeux d’argent
et en pointe d’un pigeon du même
N… Beaubreuil, juge et prévôt de Limoges et de son fils en 1648 : de gueules au chevron d’or
accompagné en chef de deux yeux d’argent et en pointe d’un pigeon du même, au chef cousu d’azur chargé d’un
soleil d’or

Sources : Arm. Lim. , no 382 ; Nadaud, I, p. 138; Poncet, p. 42; Verdier, p. 118

61
DE BEAUBREUIL
Il semble qu‟Anthoine Beaubreuil, maître-charpentier vivant en 1644, appartenait à une autre branche
de la famille de Beaubreuil mais portait des armes très semblables mais sans le pigeon.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’une étoile du même entre deux yeux d’argent et en pointe
d’un soleil d’or

Source : Poncet, p. 42

BEAUBRUEL
En 1699 Jean Beaubruel, chanoine de Saint-Junien (HV.) fit enregistrer ses armoiries ;

Armes : de sinople à un demi-vol d’aigle posé en bande et une traverse componée d’or et de gueules de dix
pièces brochant sur le tout

Source : Agfl, p. 128

DE BEAUCAIRE ou DE BEAUQUAIRE
Cette famille, venue du Bourbonnais, a possédé en Haute-Marche les seigneuries du Bouchet-Saint-
Julien (cne de Méasnes, Cr.) et de Puyguillon (cne de Fresselines, Cr.) au XVII e siècle. En 1715 elle fut
maintenue noble. Au XVIe siècle l‟un de ses membres, l‟historien François de Beaucaire de Puyguillon (1514-
1591), fut évêque de Metz et gouverneur des enfants d‟Henri II. Avant 1789 plusieurs Beaucaire ont commandés
des régiments. La dernière représentante de cette famille vivait au château des Portes (cne de Méasnes, Cr.) à la
fin du XIXe siècle.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au léopard lionné d’or ; aux 2 et 3, de gueules à la croix ancrée d’argent

Sources : Jougla II, p. 26 ; Tardieu, gdghm, p. 19

BEAUDRY DE PIENCOURT ou BAUDRY-PIENCOURT


En 1699 N… Beaudry de Piencourt, d‟une famille bourguignonne, épouse d‟un comte de La Roche-
Aymon, fit enregistrer ses armes à Evaux (Cr.) en même temps que celles de son mari.

Armes : de sable à trois mains dextre appaumées d’or

Sources : Hugon, p. 56 ; Jougla, II, p. 13

62
BEAUFAY ou BEAUFES
Les Beaufay ou Beaufes étaient d‟une famille d‟avocats, de notaires et de procureurs de Tulle. François
Beaufay était avocat à Tulle au moins de 1607 à 1613. Son fils François était qualifié de bourgeois et de seigneur
de Horts (cne de Naves, Cor.) en 1642 et 1664. Et son petit-fils, encore prénommé François, premier consul de
Tulle rendit hommage en 1725 pour les Horts au vicomte de Turenne. Le propre fils de ce dernier, autre
François, vivait en 1770.

Armes : de sable à une aigle de…

Sources : Agfl, p.214 ; Champeval, I, p. 78

BEAUFINET ou BOFFINET
Paul Beaufinet, curé de Saint-Aignan-près-Crocq (Cr.) de la fin du XVIIe siècle à 1712, reçut d‟office en
1701des armoiries parlantes par jeu de mots.

Armes : de gueules à deux dauphins renversés et affrontés d’argent

Sources : Hugon, p. 60 ; Lecler, Cr., p. 584

DE BEAUFORT
Il a existé en Bas-Limousin à la fin du XVe siècle une famille de Beaufort qui possédait une seigneurie à
Regal (Cor. ?). Elle ne semble pas avoir de lien avec son homonyme de Limoges qui se fit faire ses armoiries en
janvier 1600 par l‟auteur de l‟Armorial de Limoges.

Armes : de… à un arbre… sur une terrasse de … ; au chef de…chargé de trois étoiles de …

Sources: Arm. Lim., no 395; Verdier, p. 30

DE BEAUFORT
Cette famille auvergnate d‟extraction chevaleresque possédait au XIII e siècle les seigneuries de Beaufort
et de LaVergne (P. de D.). Au XVIe siècle ils avaient celles de Secondat, de Lavaud-Graton et de La
Maisonneuve dans la Haute-Marche. En 1513 quand Claude de Chaux épousa Dunet de Beaufort elle lui apporta
le fief du Monteil (commune de Bellegarde-en-Marche, Cr.). Leur descendant René de Beaufort était gouverneur
du pays de Combraille à la fin du XVIe siècle. Leur postérité s‟éteignit avec Marie de Beaufort qui avait épousé
Louis du Château en 1680.

Armes : d’or à la fleur de lis de gueules

Sources : Nadaud, I, p. 140-141 ; Tardieu, gdghm, p. 19-20

63
DE BEAUFRANCHET D’AYAT, DE LA CHAPELLE et DE RELIBERT
Les Beaufranchet, qui portaient le nom patronymique de Pelet, étaient d‟extraction chevaleresque
(1292). Ils avaient leurs racines en Auvergne au château d‟Ayat (Puy-deDôme). Au début du XVIe siècle Jean de
Beaufranchet avait épousé Antoinette de Teyssonnières. Leur descendant Gilbert de Beaufranchet, né à Ayat en
1695, prit pour épouse en 1725 Antoinette de La Chapelle qui lui apporta en dot le fief de La Chapelle (cne de
Lépaud, Cr.). Un autre Beaufranchet, Charles-Louis, frère du précédent, avait épousé en 1714 la marchoise Anne
Maistre, dame de Relibert (cne d‟Evaux-les-Bains (Cr.) et créé une autre branche. Henri Beaufranchet de La
Chapelle fut fait chevalier de l‟Empire par lettres patentes de 1813. Les Beaufranchet d‟Ayat disparurent au
début du XIXe siècle, ceux de la Chapelle et de Relibert au début du XXe siècle Fernand de Beaufranchet (1845-
1927), agronome et musicien qui vivait au château de Moisse (cne de Bétête, Cr.). Famille subsistante en 2012.

Armes : familiales : de sable au chevron d’or accompagné de trois étoiles d’argent

Représentation : sur un vitrail (vers 1871) de la chapelle de l‟église de Bêtéte (Cr.) ; sur un mur de la chapelle du château de Moisse (cne de
Bétête, Cr.)

Supports : deux lions

Devise : « Bello Francus »

attribuées par règlement d‟armoiries en 1813 à Henri Beaufranchet de La Chapelle : tiercé en fasce : au 1,
de gueules à un chevron d’or accompagné de trois étoiles du même ; au 2, d’azur à une fasce d’argent
accompagné de trois étoiles du même, deux et un ; au 3, de gueules au signe des chevaliers légionnaires qui est
une croix d’argent à cinq doubles branches sans ruban ni couronne

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 34 ; Carriat, dictionnaire des auteurs du pays Creusois, p. 48-49 ; DVN, p. 30 ;
Jougla, II, p. 30 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 164 ; Lecler, Cr., p. 360 ; Nadaud, I, p. 550-553 ; Tardieu, gdghm, p. 20

DU BEAUFRET
Originaire vraisemblablement du village de Beaufret (cne de Rougnat, Cr.) cette famille bourgeoise était
encore représentée à Auzances au commencement du XXe siècle ;

Armes (parlantes) : d’or fretté de d’azur ; au chef du même chargé d’un renard d’argent

Source : Lecler, Cr. p. 571

DE BEAUJEU-MONTPENSIER
Guichard et Humbert de Beaujeu participèrent à la croisade de 1147. Leur famille, originaire du
Beaujolais, était connue depuis le IXe siècle. En 1246, Catherine, Dauphine d‟Auvergne et dame de Crocq (Cr.),
épousait Gichard V de Beaujeu, seigneur de Montpensier. Leur fils, Eric de Beaujeu-Montpensier, seigneur de
Crocq et d‟Herment (Puy-de Dôme), se maria avec Alengarde d‟Aubusson et mourut devant Tunis 1270 lors de
la septième croisade. Humbert, frère du précédent, hérita de la seigneurie de Crocq et mourut en 1286 en laissant
une fille unique Jeanne qui s‟alliera à Jean de Dreux

Armes : de sable semé de billettes d’or au lion du même brochant


ou d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules ; à un lambel à cinq pendants brochant sur le tout

Sources : Jougla, II, p. 31 ; Tardieu, Hist. des villes d‟Auzances et de Crocq, p. 82

64
DE BEAUMONT
Louis de Beaumont, sénéchal du Limousin et gouverneur de La Rochelle, vivait vers le milieu du XVe
siècle selon Eygun qui donne son sceau dans sa “Sigillographie du Poitou“.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de… à l’aigle au vol abaissé se retournant de… ; aux 2 et 3, de... à une croix
tréflée de…

Supports : deux anges

Sources : Eygun, Sigillographie du Poitou jusqu‟en 1515 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 1, p. 49

DE BEAUMONT D’AUTICHAMP
Cette famille est originaire du Dauphiné où sa filiation chevaleresque est attestée depuis 1322. Elle a
compté de nombreuses branches dont quatre subsistaient en 2009 : Beaumont d‟Autichamp, Beaumont
d‟Autichamp du Repaire, Beaumont d‟Autichamp deVerneuil d‟Auty et de Beaumont d‟Autichamp-Beynac. Un
membre de cette famille, François de Beaumont d‟Autichamp du Repaire, né à Valence (Drôme) en 1690, fut
évêque de Tulle de 1741 à 1761. Sa mère était Jeanne d‟Aubusson décédée en 1699. Son demi-frère, Christophe
de Beaumont d‟Autichamp du Repaire (1703- 1781) fut archevêque de Paris où il se fit remarquer par sa charité
et par son hostilité aux philosophes des Lumières.

Armes : de gueules à la fasce d’argent chargée de trois fleurs de lis d’azur

Devise : « Impavidium ferient ruinae »

Sources : DVN, p. 31, Jougla, II, p. 35-37 ; Lartigue, no 797 ; Nadaud, I, p. 552 ; Valett, p. 38

DE BEAUNOM
Nous ne savons rien de ce Jean de Beaunom dont l‟émailleur Philippe Poncet décrit incomplétement les
armoiries dans son recueil et qui vivait au milieu du XVIIe siècle.

Armes : de … à un chevron de … accompagné de trois étoiles de…

Source : Poncet, p. 42

65
DE BEAUPOIL DE SAINTE-AULAIRE ou SAINT-AULAIRE
C‟est en Bretagne qu‟il faut chercher les origines de la famille de Beaupoil (ou Baupel) qui possédait au
XIVe siècle la seigneurie de Naomalet près de Rennes. Guillaume de Beaupoil passé au service de Jean de Blois,
vicomte de Limoges, à la fin du XIVe siècle, avait acheté en 1403 la seigneurie de Sainte-Aulaire près d‟Uzerche
(Cor.) où il mourut vers 1455. Un descendant fut anobli en 1599. Joseph de Beaupoil de Saint-Aulaire, seigneur
de Mansac (Cor.), fut reçu en 1706 à l‟Académie française. Le dernier de cette branche était Louis de Beaupoil,
colonel du régiment Enghien-Infanterie, tué au combat en 1709. Une autre branche, celle des barons de La
Luminade (commune d‟Antone, Dordogne) avait commencé avec François de Beaupoil qui mourut en 1542.
C‟est de ce dernier qu‟est issu Louis de Beaupoil de Saint-Aulaire (1778-1854), chambellan de Napoléon Ier qui
fut préfet de la Meuse en 1813 et membre de la Chambre des Pairs en 1829. Il a plusieurs descendants en 2012.

Armes : de gueules à trois couples de chiens d’argent en pal liés d’azur en pal

Représention : église de Saint-Aulaire (Cor.) : armes et portrait de Guillaume de Sainte-Aulaire

Sources : Descoutures, p. 437 ; Nadaud, I, p. 144, 165, 552 ; Valette, p. 39

BEAURE

Jacques Beaure, marchand à Saint-Léonard (HV.) fit enregistrer en 1699 ses armoiries en application
de l‟éditde1696. En 1769 Léonard Beaure possédait le fief de Marnigot ainsi que le domaine et le moulin de
Farebout (cne de Saint-Léonard, HV.). Peut-être étaient-ils parents avec la famille des Beaure d‟Augères qui
subsiste en 2009.

Armes : d’argent à un chef d’azur, à une plante de muguet de sinople mouvante d’une terrasse du même, les
fleurs d’argent brochant sur le chef et le pied accosté de deux roses de gueules

Sources : Agfl, p. 127 ; DFN, p. 47 ; Lecler, HV., p. 685

DE BEAUROYRE
La famille de Beauroyre, aux attaches limousines et périgourdines est connue depuis Guinot de Belroyre
qui vivait en 1448. Elle fut maintenue noble en 1667. Plusieurs de Beauroyre comparurent aux assemblées de la
noblesse de 1789, dont un dans la sénéchaussée de Tulle. Les derniers du nom s‟éteignirent vers 1900.

Armes : de gueules à trois pattes de griffon d’or posées deux et un, surmontées d’une étoile à dix rais d’or

ou de gueules à trois pattes de griffon d’or couronnées du même, les deux du chef surmontées d’une étoile à
dix rais d’or

Armes attribuées d‟office en 1701 à Jean de Beauroyre, seigneur de Vilac (commune de Saint-Robert, Cor.) :
d’or à trois chevrons ondés d’azur

Sources : Agfl, p. 187 ; Froidefond, p. 65 ; Jougla, II, p. 42 ; Nadaud, I, p. 166 ; Verdier, p. 82, 103 et 177

66
BEAUSOBRE
Répandus en Poitou, en Aquitaine, en Provence, en Prusse et en Suisse les Beausobre auraient leurs
racines dans le Limousin selon Fougeyrollas. Une branche reçut le titre de comte en 1710. Semble éteinte avant
1789.

Armes : coupé : au 1, de gueules à l’étoile à six rais d’argent ; au 2, d’azur à deux chevrons entrelacés d’or le
premier renversé

Sources: Fougeyrollas, Arm. poitevin, 1, p. 51; Jougla, II, p. 43; Rietstap, I, p. 143

DE BEAUVAIS
Beauvais était un fief situé dans l‟actuelle commune de Châteauneuf-la-Forêt (HV.) dont les Beauvais,
seigneurs du lieu, ont pris le nom. En 1494 Jean de Beauvais se mariait. En 1598 les preuves de noblesse de son
descendant David de Beauvais furent jugées insuffisantes. Mais celles que présenta en 1666 le petit-fils de ce
dernier, Léonard, furent reconnues valables. Au XVIII e siècle la dernière représentante de cette famille était N…
de Beauvais, épouse Blondeau, marquis de Laurière.

Armes : d’azur au pélican d’or dans son aire du même

Sources : Descoutures, p. 9 ; Nadaud, I, p. 165-166 ; Rietstap, I, p. 144

BEAUVIEUX
Nous n‟avons pu situer géographiquement cette famille dans le Limousin ou dans la Marche. Nous
savons simplement que Léonard Beauvieux fit enregistrer ses armoiries parlantes dans l‟élection de Limoges en
1699.

Armes : d’azur à un bœuf furieux d’argent accorné et onglé d’or et une tierce de gueules brochant en fasce sur
le tout

Source : Agfl, p.128

BÉCHADE DE LA SEYNIE ET DE ROCHEPINE


Gérald Béchade, chevalier du château de Lastours (cne de Rilhac-Lastours, HV.), vivait en 1118. En
1318 Adémar Béchade, damoiseau, demeurant à Champsac (HV.) épousait Agnès Noylet. Un membre de cette
famille N… Beschades, seigneur de La Seynie (cne de Séreilhac, HV.), est cité dans le rôle d‟armes de la
noblesse du Haut-Limousin convoquée au ban de 1470 tenu à Saint-Léonard de Noblat. Jean Béchade, seigneur
de Rochefort (cne de Séreilhac, HV.) vivait en 1487. Une partie de cette famille, au moins, semble s‟être
installée dans l‟Angoumois où l‟on trouve en 1653 un Jean Béchade, écuyer et seigneur de Rochepine (cne de
Saint-Germain et Grassat, Charente). Elle semble s‟être éteinte avant l‟enquête de noblese de 1666. Nous ne
savons si la famille de Béchade, anoblie en 1825 et représentée en 2009, a un lien avec la précédente.

Armes : d’azur à trois bêches d’argent posées deux et une

Sources : DVN, p. 32 ; Jougla, II, p. 49 ; Nadaud, I, p. 166-167 et 761 ; Verdier, p. 28

67
BECHAMEIL
Les Béchameil étaient originaires de Limoges. Vers le milieu du XVII e siècle l‟un d‟eux, qui était
capitaine, s‟illustra dans la défense de l‟île de Saint-Christophe dans les Antilles contre les Anglais. C‟est à ce
titre qu‟il fut anobli en 1666 avec toute sa famille ainsi que sa postérité tant féminine que masculine. Il avait
épousé Marie Colbert dont il eut deux filles. Selon Nadaud, Louis Béchameil, conseiller au conseil du commerce
sous Louis XIV et favori de ce roi serait de cette famille mais l‟auteur ne donne pas de filiation. Quoiqu‟il en soit
ce dernier Béchameil fut fait marquis de Nointel (Seine-et-Marne) en 1691. Sa descendance était éteinte à la fin
du XVIIIe siècle.

Armes de :

N… Béchameys vers 1657 : de… au chevron de… accompagné de trois épis de millet de…deux en chef et
un en pointe

N… Béchameil entre 1667 et 1678 : d’azur à trois épis de millet d’or deux et un

Louis Béchameil, marquis de Nointel : d’azur au chevron d’or accompagné de trois palmes du même

nota : Selon Poncet « d‟autres Béchameil avaient des armes différentes avec pour certaines un chevron rompu ». Pour le marquis de Nointel
on observera la substitution des palmes, plus glorieuses sans doute, aux épis de millet parlants

Sources : Nadaud, I, p. 167-168 ; Poncet, p. 42

BEGOUGNE DE JUNIAC
Jacques Begougne de Juniac, né à Limoges en 1762 et mort dans cette ville en 1841, fut colonel de
hussards sous le premier Empire. En 1808 il fut fait baron de l‟Empire Son fils, né en 1810, devint général de
division sous Napoléon III et n‟eut pas de postérité.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à une tour crénelée d’or surmontée d’une cigogne d’argent ; au 2, à
l‟insigne des barons militaires qui est de gueules à une épée en pal d’argent; au 3, de gueules à trois trèfles
d’argent

Sources : Jougla, II, p. 53 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 166 ; Révérend, APE, p. 72-73

BELAT
A la fin du XVIe siècle P. Belat de Limoges portait des armoiries probablement parlantes.

Armes : de… à un dextrochère de… mouvant d’une nuée de… et tenant une épée de … la pointe en haut sommée
d’une couronne de….

nota : On a probablement affaire avec le dextrochère armé à une figure parlante par jeu de mots « Belat » / « bello » (la guerre en latin) ; la
couronne symbolisant la gloire ou la victoire.

Source : Arm. Lim., no 398

68
DU BELLAY
Jean du Bellay (1492-1560) était né dans une famille angevine d‟extraction chevaleresque connue
depuis la fin du XIIe siècle. Il fut successivement évêque de Bayonne (1524), de Paris (1532), de Limoges
(1541), du Mans (1542), puis archevêque de Bordeaux (1544-1554). Il fut aussi un temps chargé des affaires de
la France à Rome ce qui lui valut d‟être créé cardinal en 1535. C‟est d‟ailleurs à Rome qu‟il se retira à la fin de
sa vie. Il se rendit surtout célèbre en cumulant les bénéfices de plus d‟une vingtaine d‟abbayes en France ce qui
lui attira les sarcasmes de Brantôme notamment.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’argent à la bande fuselée de gueules accompagnée de six fleurs de lis d’azur (du
Bellay) ; aux 2 et 3, d’or à l’écusson d’argent bordé d’azur et chargé d’une roue de gueules accompagnée d’une
orle de huit coquilles d’azur ; sur le tout d’argent au chef de gueules, au lion brochant d’azur armé, lampassé et
couronné d’or

Sources: Jougla, I, p. 156; Lartigue, no 144; Nadaud, I, p. 559-560; Rietstap, I, p. 156

BELLEMIE ou BELLEMYE
Les Bellemie étaient, pour la plupart, des marchands de Limoges. Pierre Bellemye vivait au début du
XVIIe siècle. Son fils A. Bellemye était bayle de la confrérie du Cierge des marchands en 1641. Ils portaient tous
des armoiries différentes mais parlantes par allusion.

Armes de : Pierre Bellemye avant 1630 : d’azur à trois œillets d’or, deux et un
[Link] en 1641 : d’azur à une tête de femme d’argent accompagnée de trois œillets d’or, deux et un
Bellemie « du Montan de Magnine » vers 1670 : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant
d’argent et accompagné de trois œillets d’or, deux et un

nota : les œillets figurent vraisemblablement « la belle amie » et la femme en général. Magnine était un faubourg de Limoges situé sur une
pente

Source : Poncet, p. 43

DE BELLEMINE ou DE BELLEMYE
En 1701 il fut attribué d‟office à N… de Bellemine, greffier de la justice ordinaire de Bourganeuf (Cr.),
des armoiries de type mécanique.

Armes : d’azur à trois chevrons ondés d’argent

Source : Hugon, p. 75

69
DE BELLOC DE CHAMBORANT
La famille de Belloc a été anoblie par la fonction de capitoul de Toulouse en 1647. Par décret impérial
de 1864 elle a relevé le nom de Chamborant (branche de Droux), éteint par défaut d‟héritier légitime en 1805 à la
mort d‟Alexis de Chamborant de Droux né en 1780. En 1808 Georges de Belloc fut fait chevalier de l‟Empire
par lettres patentes avec règlement d‟armoiries. Cette famille avait des descendants en 2009.

Armes : familiales : écartelé : aux 1 et 4, coupé d’or et de gueules à la bande coupée d’azur sur argent, chargée
d’un poisson de l’un en l’autre posé dans le sens de la bande (Belloc) ; aux 3 et 4, d’or au lion de sable
(Chamborant)
attribuées en 1808 à Georges de Belloc : parti : au 1, coupé d’or et de gueules à une bande coupée d’azur et
d’or, chargée d’un poisson d’argent ; au 2, d’or à un lion de sable armé et lampassé de gueules, senestré d’un
tiers en giron de gueules chargé du signe des chevaliers légionnaires qui est une croix d’argent à cinq doubles
branches sans ruban ni couronne

Sources : DVN, p. 33 ; Jougla, II, p. 65 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 167 ; Nadaud, I, p. 344-396 et 646-674 ; Valette, p. 46

BELLOT ou BELLOT DE MINIERES


Cette famille bourgeoise est originaire du Limousin. Son nom était Bellot. Elle y ajouta celui de la terre
des Minièrers qu‟elle possédait. Adopté en 1960 par son grand-oncle Geoffroy d‟Hallewyn Philippe Bellot des
Minières en a relevé le nom.

Armes : d’azur semé d’étoiles d’or au sautoir alésé d’argent brochant sur le tout

Source : DFN, p. 50 ; Jougla, II, p. 66

BELON
En 1645 Jean Belon de Limoges portait des armoiries parlantes.

Armes : d’or au chevron de gueules accompagné de trois oubelons de sinople

nota : l‟oubelon est une plante aquatique des étangs connue aussi sous les noms de massette, de canne de jonc et de quenouille

Sources : Poncet, p. 43

BELUT
En 1645 N… Belut, demeurant à Limoges, portait les armoiries ci-après.

Armes : d’azur au triangle d’or vidé d’azur et portant au centre un besant d’or, accompagné en chef d’une rose
du même, aux flancs de deux besants aussi d’or et en pointe d’un croissant d’argent

nota : ces armoiries sont probablement parlantes, au moins par la rose qui est la « belle fleur », et peut-être aussi par jeu de mots ténu entre
Belut et besant

Source : Poncet, p. 43

70
DE BELVEZEIX
La famille de Belvezeix était implantée en Auvergne. En 1613 Annet Pannetier, seigneur d‟Amont (cne
de Saint-Bard, Cr.), épousait Charlotte de Belvezeix, fille de Loys de Belvezeix, seigneur de Barberolles (Puy-
de-Dôme)

Armes : d’argent à une bande de sable chargée de trois étoiles d’or

Sources : Jougla, II, p. 68 ; Lecler Cr., p. 595

BENETON
En 1701 il fut tout naturellement attribué d‟office à Jean Beneton, maître-chirurgien à Auzances, des
armes parlantes.

Armes : d’argent à un bénitier de sable

Source : Hugon, p. 65

DE BENGY
Les de Bengy, originaires du Berry, furent anoblis en 1603 par la fonction d‟échevin de Bourges. La
famille comptait deux branches, celle de Puyvallée et celle des Porches. Elle avait en 2012 près d‟une centaine
de descendants. Vers 1850 Joséphine de Bengy de Puyvallée épousa Charles-Aymar de Foucauld de Dussac
(1824-1890). Ce sont probablement leurs écus accolés que l‟on voit sur un vitrail (vers 1899) de l‟ancienne
chapelle des Jésuites de Limoges

Armes : d’azur à trois étoiles d’argent posées deux et une

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 15 ; DVN, p. 34 ; Jougla, II, p. 72 ; IV, p. 43 ; Valette, p. 40

71
BENOIST ou BENOÎT
Cette famille, originaire des environs de Limoges, est connue depuis 1308 quand l‟un de ses membres
commença à rédiger un « livre de raison » qui sera poursuivi sur plusieurs siècles par ses descendants. Jusqu‟au
XVIe siècle les Benoist furent le plus souvent notaires. En 1556 le marchand Hélie Benoist était membre de la
confrérie du Saint-Sacrement de Limoges. A la fin du XVIe siècle Martial Benoist (1560-1625) participa
activement à la Ligue catholique mais il sut obtenir le pardon du roi Henri IV. Il était seigneur de Compreignac
(HV.) et du Mas de Lage (cne de Couzeix, HV.) et surtout président-trésorier général de France à Limoges. Au
XVIIe siècle d‟autres membres de cette vaste famille étaient des artisans comme le brodeur Pierre Benoist en
1645, ou marchands comme Grégoire Benoist qui était en outre « greffier en la chancellerie » en 1697.

Armes parlantes de :

Hélie Benoist, marchand, en 1556 : d’or à deux branches de buis de sinople accostées des lettres initiales
H et B de sable, le tout lié d’un ruban de gueules

nota : les branches de buis feuillées, utilisées en limousin pour la bénédiction lors de la fête des Rameaux, sont parlantes

Pierre Benoist, brodeur en 1645 : d’azur au chevron d’or accompagné de deux mains bénissantes d’argent
en chef et d’un arbre de sinople en pointe ; au chef d’azur soutenu d’or chargé d’un croissant d’argent entre
deux étoiles d’or

nota : l’arbre est probablement un buis

Grégoire Benoist, marchand, en 1697 : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois mains bénissantes du
même

Représentation : armoiries dans l‟église de Mortemart (HV.)

Sources : Agfl, p. 7 ; Jougla, II, p. 73 ; Nadaud, I, p. 170-177 ; Poncet, p. 43-44

BENOIST DE LOSTENDE
Lostende était un hameau situé dans l‟actuelle commune de Limoges dont un membre de la famille
Benoist possédait la seigneurie au XVIIIe siècle. Les liens de parenté avec les Benoist ci-dessus sont confirmés
par les ressemblances entre les armoiries. François Benoist de Lostende avait acheté avant la Révolution une
charge anoblissante. Bien que sa charge soit inachevée en 1789, il fut néanmoins convoqué à l‟assemblée de la
noblesse de la sénéchaussée de Limoges. En 1829 la famille Benoist de Lostende fut anoblie avec le titre de
baron. Un descendant en 2009.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois mains bénissantes d’argent, deux en chef et une en pointe

nota : Jougla dit deux mains bénissantes en chef et une épée d’argent montée d’or en pointe

Représentation : sur le grand vitrail de la chapelle ND de Pitié de la cathédrale de Limoges (1882)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 11 ; DVN, p. 34 ; Jougla, II, p. 73 ; Valette, p. 40 ; Verdier, p. 172

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BENOÎT XV
Le pape Benoît XV (Giacomo Della Chiesa), né à Gênes en 1854 et mort à Rome en 1922, n‟a pas de
liens familiaux ou autres avec le Limousin. Néanmoins ses armoiries figurent sur un vitrail de la chapelle privée
des Maupetit à Limoges.

Armes : tranché d’or et d’azur à une église d’argent au toit de gueules brochante ; au chef d’or chargé d’une
aigle issante de sable

nota : l’église (chiesa en italien) est parlante

Représentation : sur un vitrail de la chapelle privée des Maupetit, rue de la Croix Mandonnaud à Limoges

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 18 ; Neubecker, p. 236

DE BEON et DE BEON d’ARMENTIEU


On connaissait cette famille dans le Bigorre au XIIe siècle. Elle a eu deux branches : celle de Serre
éteinte en 1745 et celle d‟Armentieu qui commença avec Pierre de Béon à la fin du XIV e siècle et perdura
jusqu‟à la fin du XIXe siècle. Celle-ci s‟établit en Saintonge au XVIIe siècle et l‟un de ses rameaux s‟installa dans
le Limousin à Mortemart (HV.) avec Jean de Béon, écuyer, qui avait épousé marie-Louise du Pin en 1763. En
1846, Felix-Mathieu du Pin vivait avec sa famille à Mortemart. Mais à la fin du siècle elle semble éteinte.

Armes : au XIIIe siècle : d’or à deux vaches de gueules accornées, colletées et clarinées d’azur

au XIVe siècle (Béon d‟Armentieu) : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à quatre amandes d’argent posées deux et
deux ; aux 2 et 3, d’or à deux vaches de gueules accornées, colletées et clarinées d’azur

modernes selon Nadaud : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à deux lions d’or passant l’un sur l’autre ; aux 2 et 3,
d’argent à trois fasces de gueules

nota : les vaches sont parlantes par jeu mots bœuf/Béon, comme de le sont les amandes avec Armentieu

Sources : Jougla, I, p. 74-75 ; Nadaud, I, p. 177-178 et 561

BÉRANGER
En 1313, Jean Beranger, bailli de Limoges, possédait un sceau armorié.

Armes de : de… à trois lions de...

Supports : deux dragons

Cimier : un dragon

Source : Bosredon, HV., p. 160-161

73
BÉRAUD
Hugues Béraud ou Beraudi, damoiseau, vivait avec sa mère et ses frères en 1256. En 1697 Hélie Béraud
écuyer est seigneur de Murat (cne de Saint-Médard, Cr.) et fait enregistrer ses armoiries. Son fils unique Etienne,
tonsuré en 1713, est le dernier du nom. Hélie Béraud avait-il un lien de parenté avec les Beraud du XIII e siècle ?
Rien ne permet de l‟affirmer. En tout cas ses armes ci-dessous semblent modernes.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux moineaux affrontés et en pointe d’un croissant
du même

nota : il est possible que les moineaux soient parlants : dans le Maine le bairaud est un oiseau sans queue et dans le Morvann, le béron est un
rouge-gorge

Sources : Hugon, p. 20 ; Lachiver, Dictionnaire du monde rural, p. 147 et 206 ; Nadaud, I, p. 178

BERGÉ
En 1701 Léonard Bergé était procureur fiscal à Mainsat (Cr.) quand lui furent attribuées d‟office des
armoiries parlantes.

Armes : de sinople à une houlette de berger posée en pal

Source : Hugon p. 64

BERGEAU
En 1700 Louis Bergeau, bourgeois de Rilhac-Xaintrie (Cor.) fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent semé de châtaignes de sable

Source : Agfl, p. 107

BERGER
N… Berger de Limoges portait en 1601des armoiries à trois meubles parlants : les houlettes de berger,
l‟étoile du berger et l‟arbre du verger

Armes : de… à un chevron de… sommé d’une étoile de … et accompagné en pointe de deux houlettes de berger
de… et en pointe d’un arbre fruitier de…

Source : Arm. Lim., no 482

BERGERON
Cette famille, alliée à celle des Villedo, était comme celle-ci originaire de Pionnat (Cr.) et s‟était de
même établit à Paris au début du XVIIe siècle. En 1699 Gabriel Bergeron, « marchand bourgeois à Paris » avait
fait enregistrer son écu.

Armes : d’azur à un chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent accompagné de deux étoiles du même en
chef et une tour d’argent maçonnée de sable en pointe

Source : Hugon, Cr., p. 83-84 renvoi 139 et p. 87

74
BERGERON
Cette famille du Bas-Limousin n‟a pas de lien avec son homonyme marchoise ci-dessus. On connaît
Guillaume Bergeron, bourgeois de Chaumont (cne d‟Ussac, Cor.), qui vivait en 1631. En 1704 son possible
descendant, Pierre Bergeron ancien capitaine d‟infanterie, se disait écuyer et seigneur de Chauvignac (cne de
Saint-Pardoux-l‟Ortigier, Cor.). En 1763, Louis Bergeron de Magnac (cne d‟Ussac, Cor.) était admis comme
gendarme de la garde du roi. Ses filles, non mariées, vivaient à Chauvignac en 1784.

Armes : d’azur au lion de… la patte dextre de devant posée sur un globe de … accompagné en chef d’une étoile
de …

Source : Champeval, II, p. 51-52

DE BERMONDET DE CROMIÈRES
En 1512 Pierre de Bermondet, lieutenant général du sénéchal du Limousin, fut assassiné par le vicomte
de Rochechouart. La famille de ce dernier par jugement du Parlement de Paris de 1513 fut contrainte de
construire une chapelle expiatoire dans l‟église de Panazol (HV.). Les Bermondet furent anoblis en 1538 en la
personne de Jean de Bermondet de Cromières. Celui-ci était seigneur du Boucheron (commune d‟Oradour-sur-
Vayres, HV.), de Panazol (HV.) et de Saint-Laurent-sur-Gorre (HV.). Il avait épousé en 1526 Isabeau de La
Selve qui lui avait apporté la terre et la seigneurie de Cromières (cne de Cussac, HV.). Les Bermondet furent
maintenus nobles en 1598 et en 1667. En 1789, Charles de Bermondet, dit le marquis de Cromières, participa à
l‟assemblée de la noblesse de Montmorillon (Vienne). Cette famille avait une descendance en 2012.

Armes parlantes : d’azur à trois mains senestre appaumées d’argent posée deux et une.

Représentations : sur un vitrail du XVIe siècle de la chapelle des Bermndet dans l‟église de Panazol (HV.) ; sur le vitrail de saint Pierre de
l‟église du Grand-Bourg (Cr.)

Sources : Agfl, p. 61 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 10 ; DVN, p. 34 ; Jougla, II, p. 84 ; Valette, p. 41 ; Verdier, p. 38

BERNARD
En 1264 Pierre Bernard, chevalier et seigneur du château de Chalucet (cne de Boisseuil, HV.), avait sur
son sceau un écu triangulaire.

Armes : de… à deux demi-vols de … mouvant de senestre

Source : Bosredon, Sigil. HV., p. 25

BERNERON
Léonard Berneron était seigneur du Couret (cne de Lussac-les-Eglises, HV.) et officier de la grande
vénerie du roi à Lussac-les-Eglises en 1710. Sa fille Anne épousa son cousin Martial Vételay à Magnac-Laval
d‟où une descendance à la fin du XXe siècle.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d’un croissant, le tout d’or

Source : Généal. lim. et march., VIII, p. 232 et 234

75
BERNY
La branche aînée de cette famille bourgeoise de Nexon (HV.) est connue depuis N… Berny qui vivait
dans cette ville en 1570. Son descendant Pierre-François Berny (1720-1790) acquit en 1745 un office anoblissant
au bureau des finances de Bordeaux. Mais n‟ayant eu de son mariage en 1749 avec Françoise de David de La
Renaudie que deux filles mortes en bas-âge, il fit donation de cette charge à son neveu André Hébrard de
Veyrinas en 1764. L‟année précédente Pierre Berny avait reçu en héritage de son oncle le château du Puy-
Chevalier (cne d‟Oradour-sur-Vayres, HV.). La branche cadette, celle du Chalard (cne de Saint-Priest-sous-Aixe,
HV.), resta bourgeoise et s‟acheva avec Thomas Berny (1676-1712) qui eut trois filles et un fils mort sans
alliance.

Armes : d’azur à deux chevrons d’argent accompagnés de trois croissants du même posés deux et un

Sources : Bosredon, Sigil. HV, p. 51 ; Généal. lim. et march.V, p. 1-7 ; VIII, p. 245

DE BÉRON D’OCHE
Selon Valette cette famille était d‟origine limousine, au moins sous le règne de Louis XVI. Cependant
on la trouve principalement dans le Périgord. Elle était noble d‟extraction ancienne. En 1502 Pierre de Béron
avait épousé Marie de Corbiers d‟une famille famille limousine. Son arrière petit-fils Jean de Béron se maria lui
aussi en Limousin avec Marie de La Bastide. On note en 1760 un autre mariage limousin quand Charles de
Béron, seigneur d‟Oche, épouse Anne de Fayolle. C‟est probablement leur fils Pierre, né en 1761, qui comparut
en 1789 à l‟assemblée de la noblesse de Saint-Yrieix-la-Perche (HV.). Il mourut maire de Saint-Priest-des-
Fougères (Dordogne) en 1843. Son petit-fils, Pierre-Raoul de Béron d‟Oche (1821-après 1856), paraît avoir été
le dernier du nom. A Oche on trouve l‟ancien château de la famille de Béron qui fut remanié aux XIXe et XXe
siècles. Devenu propriété de l‟Etat il a été revendu en 2006 à un particulier.

Armes : d’azur à un lion d’or


ou d’azur à trois bandes d’or

Sources : Froidefond, p. 76 ; Jougla, II, p. 93 ; Internet

BERTEAUD
Jean-Baptiste Berteaud est né à Limoges en 1798 et est mort en 1879. Ordonné prêtre sous la
Restauration il fut professeur au petit-séminaire du Dorat (HV. En 1840 il fut nommé vicaire-général du diocèse
de Montpellier. Sacré évêque du diocèse de Tulle en 1842, il le restera jusqu‟à sa mort en 1879. Son épiscopat a
été marqué par de très nombreuses fondations religieuses. Ses armoiries personnelles sont allusives de son
ministère.

Armes :d’azur à deux bras d’argent sortant d’un nuage du même mouvant du flanc senestre de l’écu et jetant un
filet de sable sur une mer d’argent ombrée d’azur avec deux poissons au naturel, au soleil rayonnant d’or sur
deux nuées d’argent occupant tout le chef et chargé en cœur d’un X de sable

Devise: « In verbo autem tuo laxabo rete »

Sources : Lartigue, no 75 ; Nadaud, I, p. 568-569

76
BERTHELIN DE DOULEVANT
Cette famille est probablement la même que celle des Berthelin, originaires de l‟Isle-Aumont près de
Troyes (Aube). Les Berthelin de Doulevant furent anoblis en 1607. Jean-Nicolas Berthelin, écuyer, était maître
de forges à Doulevant-le-Château (Haute-Marne) au XVIIIe siècle. Le 4 juillet 1859 Joseph Berthelin de
Doulevant épousait Alix de Montbron de La Chérade à Saint-Bonnet-de-Bellac (HV.). Leurs descendants
vivaient encore dans la première moitié du XXe siècle. Famille éteinte.

Armes ; d’azur à une tête de léopard d’or, lampassée de gueules, à la bordure d’or

Représentation : sur un parti aux armes d‟alliance Chérade de Montbron / Berthelin de Doulevant au bas du vitrail (vers 1860) du chœur de
l‟église de Saint-Bonnet-de-Bellac (HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 24 ; Internet ; Jougla, II, p. 95 ; Palasi, Armorial de l‟Aube, I, p. 95

BERTIN
Les Bertin ont été seigneurs du Burg, de Las Peycherias et du Mazeau (cne de Saint-Cyr-la-Roche,
Cor.) du XVe au XVIIe siècle. En 1470 un Bertin, seigneur de La Reymondie, est cité dans le rôle d‟armes de la
noblesse du Bas-Limousin sans que l‟on puisse affirmer qu‟il était de la même famille. En 1666 Jean Bertin
fournit des preuves de son ascendance noble remontant à 1544. Il avait eu deux fils, Hélie et Jean, nés en 1656
dont on ne trouve plus trace à la fin du siècle.

Armes : de gueules (ou d’azur) au lion d’or rampant contre une épée d’argent garnie d’or en pal la garde en-
bas

Sources : Descoutures, p. 257-258 ; Nadaud, I, p. 180 ; Verdier, p. 30

DE BERTIN DE CHALUP olim BERTIN DE SAINT-MARTIN


Ces Bertin sont d‟origine périgourdine. Ils sont connus depuis 1529. François Bertin de Saint-Martin,
conseiller au Parlement de Bordeaux, épousait en 1562 Françoise de La Porte d‟où postérité. En 1754 Jean
Bertin, seigneur de Bourdeille (Dordogne) et maître des requêtes, fut anobli. De son mariage avec Lucrèce de
Saint-Chamand, née dans une famille de la Marche, naquirent onze enfants dont un fut ministre et un autre
évêque de Vannes. Cette famille a possédé la baronnie de Crocq (Cr.) de 1720 à 1738. Au XIXe siècle le petit-fils
de Jean de Bertin, Henri, ajouta à son nom celui de Chalup. Descendance en 2009.

Armes : écartelé : au 1, d’azur à une épée d’argent en pal ; aux 2 et 3, d’argent à une terrasse de sinople
plantée de trois roses de gueules, au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or ; au 4, d’azur au lion d’or

Sources : DVN, p. 36 ; Froidefond, p. 445 ; Jougla, II, p. 101 ; Valette, p. 42

BERTRAND
A la mort de « Mr Bertrand, chanoine de Saint-Etienne de Limoges », vers 1640, l‟émailleur Philippe
Poncet peignit ses armoiries sur des panonceaux destinés à figurer dans son cortège funèbre comme il était
d‟usage à Limoges.

Armes : d’azur à deux cygnes affrontés d’argent membrés d’or, buvant dans un vase du même

Source : Poncet, p. 44

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DE BERTRAND DE BEUVRON
La famille, originaire des confins du Berry et de la Haute-Marche, est noble d‟ancienne extraction
depuis 1443. Au XVIIIe siècle ils sont marquis de Pouligny (Indre) et de Tercillat (Cr.) par le mariage de Claude
de Bertrand avec une Noblet de Tercillat. De 1773 à 1789 ils posséderont aussi la seigneurie de Richemont (cne
de Lourdoueix-Saint-Pierre, Cr.). Cette famille aurait compté jusqu‟à dix-sept branches dont une seule, celle de
Beuvron, subsistait en 2009.

Armes : losangé d’hermine et de gueules


ou : losangé d’argent et de gueules une moucheture d’hermine de sable dans chaque losange d’argent

Devise : « Potius mori quam foedari »

Sources : DVN, p. 36 ; Jougla, II, p. 104; Lecler, Cr. p. 175 et 374; Tardieu, gdhm, p. 21; Valette, p. 42

BERTRAND DE SAINT-VAULRY
Les Bertrand de Saint-Vaulry venaient du Limousin avant de s‟installer dans la Haute-Marche
probablement lors du mariage de Jacques Bertrand avec Françoise Esmoingt en 1535. Son descendant direct,
Yves Bertrand, gouverneur d‟Oléron, épousa en 1627 Jeanne Tacquenet. Leur fils Gabriel, seigneur de Saint-
Vaulry (Cr.) et baron de Malval (Cr.), se maria avec Charlotte de Saint-Julien en 1657. En 1667 il apporta des
preuves de la noblesse de sa famille remontant à 1535. Leur fille unique Jeanne épousa Etienne de La Celle vers
1680.

Armes : d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules

Sources : Descoutures, p. 9-10 ; Lecler, Cr,. p. 717; Nadaud, I, p. 181 ; Tardieu, gdghm, p. 21

DE BERTRAND DE VILLEMORT
Ces Bertrand sont connus dans le Languedoc depuis la fin du XVe siècle. La branche de Frazin y
subsista, semble-t-il, jusqu‟au XVIIe siècle. Une autre issue de Jean de Bertrand, conseiller au parlement de
Toulouse en 1500, s‟établit dans la Marche où elle acquit le fief de Villemort (cne de La Celle-Dunoise, Cr.).
Guillaume de Bertrand, petit-fils du précédent, conseiller au grand conseil du roi, fut tué lors de la Saint-
Barthélémy (1572) bien que catholique. Il n‟avait pas de descendants.

Armes : d’azur au cerf d’or ; au chef d’argent

Sources : Jougla, II, p. 103; Tardieu, gdghm, p. 22

BESSAS DE LA MÉGIE
En 1663 Madeleine de Bessas épouse l‟écuyer Antoine de Rodarel. Au début du XVIIIe siècle Marie du
Theillet épouse un de Bessas. Ce dernier est-il un descendant de la famille noble de Bessat ou Bessas, originaire
de Beyssac (Cor.), dont on a trace en 1219 ? En 1777 un de Bessat était curé de Lézignac-Durand (Charente).
Des Bessas semblent avoir été seigneurs de La Mégie ou Mégis (cne de La Roche-L‟Abeille, HV). Selon Jougla
une branche se serait établie en Touraine.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à la fasce d’or accompagnée de trois béliers passant d’argent ; aux 2 et
3, coupé d’azur sur or à trois lions de l’un en l’autre

nota : les béliers sont probablement parlants car ils évoquent la « mégisserie » qui est un traitement des peaux de moutons

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Devise « Semper audax et tenax »

Sources : Champeval, I, p. 335, 386, 389, 391 et 464 ; Jougla, II, p. 107 ; Nadaud, I, p. 182 ; Rietstap, I, p. 188

BESSE
Vers 1640 le marchand chapelier François Besse et prêtre N… Besse de Saint-Pierre-du-Quyeroix à
Limoges avaient les mêmes armoiries. Sans doute avaient-ils un lien de parenté assez étroit.

Armes : d’or à l’arbre de sinople au léopard de gueules brochant sur le tronc de l’arbre

nota : l’arbre (parlant) est probablement un bouleau qui se dit « betou » ou « bessaou » en dialecte local

Source : Poncet, p. 44

BESSE
En 1701 Blaise Besse, curé de Vigeville (commune d‟Ahun, Cr.), se voit attribuer d‟office des armoiries
parlantes.

Armes : d’azur semé de besants d’argent

Source : Hugon, p. 47

BESSE
Comme le précédent Besse, avec lequel il avait peut-être des liens de parenté, Jean Besse, conseiller du
roi et lieutenant criminel en l‟élection de Combraille, reçoit d‟office, en 1701, un écu parlant par un jeu de mots
plus subtil (entre Besse et abaissé).

Armes : de sable au chevron abaissé d’or chargé de trois molettes de sinople

Source : Hugon, p. 61

BESSE
On a connu à Uzerche au XVIIe siècle deux familles Besse appartenant au monde judiciaire : les Besse-
Roger et les Besse-Nanot. Il est probable que N… Besse le jeune, conseiller au siège d‟Uzerche, qui se vit
attibuer d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique, appartenait à l‟une de ces deux familles.

Armes : de sinople à une fasce componée d’argent et de gueules

Source : Agfl, p. 207

DE BESSE DE BELLEFAYE
Connue aussi sous le nom de Besse de Volore, selon Jougla, cette famille limousine possédait la
seigneurie de Pontarion (Cr.) et celle de Peyrat (HV.) en 1369. Guillaume (ou Jacques) de Besse de Bellefaye qui
avait épousé Almodis Rogier, sœur du pape Clément VI, en eut une fille, Hyacinthe, qui épousa Jean de
Pierrebuffière et lui apporta en dot ou par héritage Pontarion (Cr.) et un fils, Nicolas de Besse, qui fut élevé au

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siège épiscopal de Limoges en 1343 puis créé cardinal l‟année suivante. Le frère de Guillaume de Besse eut un
fils qui mourut sans postérité.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’argent à la bande d’azur accompagné de six roses de gueules rangées en orle
(du Rosiers d‟Egletons), aux 3 et 4, d’azur au chevron d’or (de Besse de Bellefaye)

Sources : Bergues-Lagarde, p. 20 ; Bosredon, HV. p.25-26 ; Jougla, II, p. 108 ; Lecler, Cr., p. 528

BESSE DU MAS
En 1673 Jean Besse était lieutenant criminel en l‟élection d‟Evaux-les-Bains (Cr.) et possédait la
seigneurie du Mas près d‟Evaux. Au XVIIIe siècle François Besse était seigneur de La Chassagne (cne de
Ladapeyre, Cr.). Et en 1768, Jean-Baptiste Besse du Mas acquit la charge anoblissante de conseiller secrétaire de
la grande chancellerie. Il mourut en charge en 1782 sans probablement avoir accédé à la noblesse. Descendance
au XXe siècle.

Armes : d’azur à une fasce d’argent accompagnée en chef de trois rocs d’échiquier du même

Représentation : vitrail du château du Théret (cne de La Saunière, Cr.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 37 ; Lecler, Cr. p. 352 et 408 ; Tardieu, gdghm, p. 22 ; Verdier, p. 216

BESSE DE MEYMONT
Cette famille de notaires d‟Herment (Puy-de-Dôme) était connue depuis le XVIe siècle. Elle a possédé
des seigneuries en Basse-Auvergne telles que Le Haussepied (cne de Sauvagnat, Puy-de-Dôme) et Puy-Renaud
(cne Lastic, Puy-de-Dôme) et dans le Bas-Limousin telles que Les Combes (cne de Laroche-près-Feyt, Cor.) et
Le Laboureys (cne de Feyt, Cor.). L‟un de ses membres fut Pierre de Besse (1567-1539), prédicateur de Louis
XIII en 1611. Le dernier descendant connu de cette famille semble avoir été Jean-Baptiste Besse de Meymont
qui fut maire de Laroche-près-Feyt de 1832 à 1842.

Armes : d’argent au chevron componé d’or et de gueules de huit pièces, accompagné en chef de cinq roses de
gueules et en pointe d’un arbre arraché de sinople

nota : l‟arbre, probablement un bouleau (bessaû ou betou en parler local), est vraisemblablement parlant. Les cinq roses évoquent peut-être
un lien de parenté réel ou imaginaire avec les Besse de Bellefaye et à travers ces derniers la famille prestigieuse du Rosier d‟Egletons

Sources : Champeval, I, p. 79-80 ; Internet ; Merceron, p. 30

BESSES
D‟une famille bourgeoise de Felletin, François Besses était maire de cette ville en 1680. Il était seigneur
de Fourest (cne de Moutier-Rozeille, Cr.) et de Saint-Antoine (cne de Saint-Frion, Cr.). En 1696 son fils, aussi
François, fit enregistrer les armes familiales. En 1770, Joseph Besse était principal du collège de Felletin.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois étoiles du même, deux en chef et une en pointe

Sources : Hugon, p. 33 ; Tardieu, gdghm, p. 23

80
DE BESSEY
La famille de Bessey était implantée en Bourgogne. En 1587 Anne de Bessey épousa Guy des Cars.
C‟est probablement à cette occasion que les deux époux offrirent à l‟église des Cars une croix reliquaire de XII e
siècle sur laquelle ils firent mettre leurs armoiries.

Armes : d’azur à trois quintefeuilles d’argent

Représentation : sur croix reliquaire de l‟église de Les Cars (HV.)

Sources : Jougla, II, p. 148 ; Lecler, HV., p. 141

BESSINES
Vers 1650 vivait à Limoges un archer du nom de Pierre Bessines dont la famille était probablement
originaire de Bessines (HV.), localité arrosée par la Gartempe, affluent de la Vienne. C‟est peut-être cette rivière
qu‟évoque celle des armoiries qui sont par ailleurs parlantes par le jeu de mots Bessines / cygne.

Armes : d’azur au cygne d’argent sur une rivière du même accompagné des lettres P et B et en chef d’une étoile
de…

Source : Poncet, p. 44

BEYNACT
On ne sait qui était au juste cette « lieutenante de Beynact » qui commandait à l‟émailleur Philippe
Poncet de Limoges vers 1670 des armoiries qui transgressent la règle fondamentale de l‟héraldique. Elle ne
semble pas avoir de lien de parenté avec la noble famille périgourdine de Beynac qui portait des armoiries
entièrement différentes

Armes : d’azur à un arbre de sinople et une rivière d’argent en pointe

Sources : Froidefond, p. 79-80, Poncet, p. 44

BEYSSAC ou LE COMTE DE BEYSSAC


La famille Le Comte de Beyssac était originaire de l‟Auvergne d‟où elle essaima tant en Languedoc
qu‟en Limousin selon Jougla. Dans le Bas-Limousin, l‟un de ses ascendants était « roi des merciers » de
Treignac (Cor.) au XVe siècle. Elle fut anoblie en 1677. De 1442 à 1897 elle a possédé le domaine et le château
de Montceaux (cne de Viam, Cor.) qu‟elle fit construire en 1582. Elle semble éteinte.

Armes : Beyssac : d’argent à un arbre de sinople chargé d’un oiseau d’or


Le Comte de Beyssac : d’argent à l’arbre de sinople sommé d’une colombe d’argent accosté de deux étoiles
du même

nota : ici encore l‟arbre, probablement parlant, est un bouleau (Bessaû en parler local).

Représentation : sur un écu bûché du château de Montceaux (cne de Viam, Cor.)

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 317-319 ; Internet ; Jougla, II, p. 116, III, p. 31

81
BEYSSAT
Nous ignorons tout de ce M. Beyssat de Limoges qui vivait en 1628, à part ses armoiries.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’une étoile de… et accompagné de trois trèfles d’or

Source : Poncet, p. 44

BIAYS
En 1556 Jean Biays était « élu pour le roi en Haut-Limousin » et membre de la confrérie du Saint-
Sacrement de Limoges. Il était seigneur du fief incorporel de La Nouâtre (cne de Saint-Etienne-de-Fursac, Cr. et
de Jabreilles, HV). Ses armoiries étaient représentées sur les vitraux d‟une chapelle de l‟église Saint-Michel-des-
Lions qui appartenait à la dite confrérie. Un siècle environ plus tard son descendant « Mr Biays » se faisait faire
les mêmes armes. Mais, en 1603, un autre Biays de Limoges portait des armoiries différentes.

Armes de : Jean Biays (1556) : d’azur au chevron d’or accompagné de trois bâtons noueux d’argent
Mr Biays (1603) : de… à un chevron de… accompagné de trois pipes de …deux en chef et une en pointe

Sources: Arm. Lim., no 577; Boulaud, p. 80-81; Poncet, p. 44-45

BIGEARDEL ou BIGEARDET
Le fief du Bigeardel était situé dans l‟actuelle commune de Perpezac-le-Blanc (Cor.). Léonard
Bigeardel (1601-1661), qui se disait écuyer, avait épousé en 1634 Marguerite Bordas âgée de neuf ans. Ils
réhabilitèrent leur mariage en 1656. De cette union était né en 1649 un fils, François, qui fut seigneur de
Bleygeat (commune de Vigeois, Cor.) mais qui se qualifiait de « bourgeois » en 1672. Il mourut en 1729,
laissant une descendance. En est probablement issu Guillaume du Bigeardel-Bleygeat qui était chirurgien en
1771.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois coquilles d’argent deux en chef et une en pointe

Sources: Agfl, p. 77; Champeval, I, p. 414; Nadaud, I, p. 184-185

BIGOURIE ou BIGORIE
Cette famille tire probablement son nom et son origine géographique du village de La Bigourie (cne de
Chamboulive, Cor.). De 1526 à 1578 Jacques Bigorie fut notaire à Lubersac (Cor.). Son arrière petit-fils, Pierre
Bigourie, juge de la baronnie de Bret (Lubersac) de 1684 à 1691 mourut en 1701, année où il lui fut attribué
d‟office des armoiries de type mécanique. Son descendant, Aubin Bigorie, seigneur de La Gorce (cne de
Lubersac, Cor.), fut député à la Convention en 1793 et fusillé la même année comme Girondin. Sa fille unique en
perdit la raison et mourut à l‟âge de treize ans.

Armes : de sinople à trois pals d’argent

Sources : Agfl, p. 156 ; Champeval, I, p. 405-407

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BINET DU JASSONEIX
En 1491, Anthonins Binet était apothicaire à Tulle. Son fils Pierre en 1526 était aussi pharmacien et
sieur des Combes (commune de Corrèze, Cor.). Un autre fils, Etienne, était en 1535 seigneur du Bos et du
Jassonneix (cne de Meymac, Cor.). Pierre Binet du Jassoneix était maire de Tulle au début du XVII e siècle. En
1698 Pierre Binet du Jassoneix, bourgeois de Meymac, présenta ses armoiries pour enregistrement. La famille
conserva Le Jassonneix jusqu‟à la Révolution. Au XIXe et au XXe siècle plusieurs Binet du Jassoneix furent
médecins dans la Corrèze. En 2009 les deux derniers descendants de cette famille étaient Pierre Binet du
Jassonneix, médecin, et son fils Cyril Binet du Jassoneix, né en 1971, directeur de société.

Armes : d’azur à trois losanges d’or, deux et un

Sources : Agfl, p. 70 ; Champeval, I, p. 82-83 ; DFN, p. 63 ; Généal. lim. et march., XV, p. 1-18 ; Internet

BLANC DES ORMIERES ou LE BLANC DES ORMIERES


En 1674 François de Faucon avait acheté le château des Ormières (cne de Perpzac-le-Blanc, Cor.). à
Anne de Lafaye, veuve de François Le Blanc des Ormières. Cette famille était originaire du Périgord. Elle fut
maintenue noble en 1667. En 1674 Jacques Blanc des Ormières était convoqué au ban de la noblesse de la
sénéchaussée de Sarlat. Jean Le Blanc, seigneur de Saint-Just (Dordogne), participa à l‟assemblée de la noblesse
du Périgord en mars 1789. La famille semble éteinte vers 1800.

Armes : d’argent au lion de gueules couronné d’or

Sources : Champeval, I, p. 184 ; Froidefond, p. 82 ; Jougla, II, p. 134 ; Merceron, p. 42

BLANCHARD
Guillaume Blanchard, « ci-devant gager de la maison de ville de Limoges », portait des armes parlantes
vers 1640.

Armes : d’azur à la croix haute d’or et un cygne d’argent brochant sur sa tige qu’il entoure de son cou

Source : Poncet, p. 45

BLANCHARD
Ces Blanchard étaient-ils de la même famille que les précédents ? Probablement pas si l‟on en juge
d‟après les armoiries de Joseph Blanchard vers 1640 qui sont très différentes, quoique parlantes elles aussi, mais
autrement.

Armes : d’or à dix flammes de gueules posées 3, 2, 3 et 2

nota : les flammes ardent (cf le suffixe –ard)

Source : Poncet, p. 45

83
BLANCHARD DE CHAMPAGNAC
A la différence des précédents Blanchard, ceux-ci étaient nobles depuis l‟an 1500 quand Hugues
Blanchard épousa Marguerite de La Cour. En 1666 Pierre Blanchard, qui était le mari de Marguerite Meillard
depuis 1663, fut maintenu noble. En 1789 Hyacinthe Blanchard, seigneur de Champagnac (cne de Château-
Chervix, HV.), assista à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Saint-Yrieix-la-Perche (HV.). La
famille semble disparaître au XIXe siècle.

Armes : d’azur à un lion rampant d’or armé et lampassé du même, surmonté par trois couronnes de duc en chef

Sources : Descoutures, p. 12-13 ; Nadaud, I, p. 185-186 ; Verdier, p. 175

BLANCHARDON
N… Blanchardon de Limoges avait, vers 1650, des armoiries probablement parlantes.

Armes : d’azur au sautoir d’or accompagné en chef d’une étoile du même et en pointe d’un soleil aussi d’or

Source : Poncet, p. 45

BLANCHARDON
Ce Blanchardon, marchand au faubourg de Magnine à Limoges vers 1640, avait des armoiries
différentes de celles de son homonyme ci-dessus.

Armes : d’azur au dextrochère d’argent vêtu d’or issant d’un nuage d’argent et tenant trois épis de blé d’or

Source : Poncet, p. 45

BLANGER
Né à Abbeville (Somme) en 1821, François-Benjamin Blanger fut évêque de La Guadeloupe en 1873,
puis en 1883 évêque de Limoges où il mourut en 1887.

Armes : d’azur au sautoir d’or cantonné de quatre tiges de roseau d’argent

Représentation : répétées quatre fois sur le vitrail de la chapelle de Saint-François d‟Assise de la cathédrale de Limoges et sur un vitrail du
chœur de l‟église d‟Aixe-sur-Vienne (HV.)

Devise : « Infirma mundii elegit Deus »

Source : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 12 et 18; Lartigue, p. 80

BLÉREAU ou BLÉREAUD
Au XVIe siècle les Bléreau étaient seigneurs de Grassevaud (cne de Saint-Hilaire-la-Treille, HV.). En
1530 Savien Bléreaud épousait Marguerite de La Salle. En 1598 cette famille fut maintenue noble sur preuves
remontant à 1530. Le dernier du nom fut vraisemblablement Léon Blaireau, écuyer, qui avait épousé Jeanne
Bastide au début du XVIIIe siècle. Devenu veuf, et après un pélérinage à Rome, il se fit ermite à Pierrebuffière
(HV.) en 1726, au lieu-dit « L‟Ermitage » avec pour charge de prier pour les habitant de la ville.

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Armes : d’or à la bande d’azur chargée de trois croisettes d’argent et accompagnée en chef de trois croissants
du même

Sources : Descoutures, p. 10 ; Jougla, II, p. 140 ; Lecler, HV., p. 559 et 640 ; Nadaud, I, p. 192

DE BLOND ou DE BLOM
En 1498 Mondot de Blom épousa Jeanine d‟Oiron. Il était seigneur de Beaupuy près de Montmorillon
(Vienne) et de Puyrenaud (cne de Blond, HV.). C‟est très certainement de ce village de Blond que la famille de
Blom a tiré son origine et son nom. En 1667 Louis de Blom, seigneur de Maugué (Poitou), fut maintenu noble.
En 1789 François-Gabriel de Blom, chevalier de Saint-Louis, assista à l‟assemblée de la noblesse de la
sénéchaussée de Poitiers. Selon Lecler deux branches de cette famille subsistaient au début du XX e siècle mais
se sont éteintes par la suite. Cette famille a eu plusieurs alliances en Limousin : d‟Oiron, de Montrocher, Gain,
etc.

Armes : d’argent au sautoir de gueules cantonné de quatre croisettes pommetées de sable (ou de quatre aigles
de gueules)

Représentation : sur une pierre tombale du pavé de la nef de l‟église de Blond (HV)

Sources : Jougla, II, p. 142 ; Lecler, HV, p. 98-99 ; Nadaud, II, p. 192-193

BLONDEAU
Cette famille Blondeau ne semble pas avoir de lien de parenté avec celle des Blondeau de Laurière ci-
après. En 1630, l‟un de ses membres demeurant à Solignac (HV.) commanda ses armoiries à l‟émailleur Philippe
Poncet de Limoges.

Armes : d’azur à la tige de sinople fleurie au sommet d’une rose d’or soutenue en pointe d’un croissant d’argent
et accostée de deux étoiles d’or

Source : Poncet, p. 45

BLONDEAU DE LAURIERE
La famille Blondeau de Laurière est connue depuis Jean Blondeau, seigneur du Chambon (cne de
Condat, HV.), de Ventoux et de Combas (HV.). Trésorier de France au bureau des finances de la généralité
Limoges, il fut anobli par cette charge en 1639. En 1643 il épousait Marie du Bois. En 1657 il était consul de
Limoges. En 1751 son arrière petit-fils Martial Blondeau, lui aussi trésorier de France à Limoges, achetait la
terre de Laurière (HV.). En 1789 il assistait à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Sa
descendance s‟est éteinte en 1886. Les armoiries de cette famille dont le meuble principal est un lion ont
présenté trois variantes.

Armes de : Jean Blondeau en 1657 : coupé : au 1, d’argent au lion issant de gueules (Blondeau) ; au 2, d’azur à
l’arbre d’or accosté de deux étoiles du même, à la bordure de gueules chargée de six lions issant de gueules (du
Bois)
Jean Blondeau trésorier en 1680 : d’azur au lion d’or
Gabriel Blondeau de Venteau, écuyer, trésorier de France, en 1697 : d’azur au lion d’or les pattes de
devant passées en sautoir et la queue passée entre les pattes de derrière et remontant sur le dos

Sources : Agfl, p. 48 ; Jougla, II, p. 142 ; Nadaud, I, p. 193-194 ; Poncet, p. 45-46

85
DU BET ou DU BETZ
Jean Dubet, écuyer et seigneur du Pontet (cne de Lussat, Cr.), reçut d‟office en 1701 des armoiries de
dérision, probablement parlantes par jeu de mots entre « bec » et « dubet ». Peut-être était-il parent avec
Angélique Dubetz qui suit.

Armes : de sinople à une tête d’aigle d’argent becquée de gueules

Source : Hugon, p. 64

DU BETZ ou DUBETZ
En 1535 « noble Antoine du Betz, écuyer, demeurant à Coulaures (Dordogne) fut chargé d‟une
procuration de noble Jean de Royère » demeurant à Royère (Cr.). Selon Hugon cette famille serait une branche
des de May qui vivaient dans les environs de Chambon-sur-Voueize (Cr.). En 1700 Angélique-Gabrielle Dubetz
fit enregistrer des armoiries sans rapport avec celles des de May.

Armes : d’azur à un lion couronné à l’antique d’or, armé et lampassé de gueules

Sources: Hugon, p. 58; Nadaud, I, p. 182

DE BIENCOURT ou BIENCOUR
Une branche de la famille de Biencourt, qui était d‟extraction chevaleresque et originaire de Picardie,
s‟implanta en Haute-Marche en 1500 par mariage d‟Armand de Biencourt avec Anne du Peyroux, dame du Best
de Jun (cne de Boussac, Cr.). En 1608 Charles de Biencourt était seigneur de Moutier-Malcard et de Mortroux
(Cr.). En 1789, Charles de Biencourt, né en 1747, était député de la noblesse de la Marche aux Etats-Généraux.
Sa descendance s‟est éteinte au XXe siècle.

Armes familiales branche de la Haute-Marche : d’argent au lion d’azur, armé, lampassé et couronné de gueules

Sources : Jougla, II, p. 120 ; Lecler, Cr. p. 438 ; Tardieu, gdghm, p. 23

DE BIESSE
En 1701 Jeanne de Biesse, épouse de Joseph Le Groing, écuyer, seigneur du Plaix-Jolliet (cne de
Méasnes, Cr.), reçoit d‟office un écu contre paiement d‟un droit d‟enregistrement de vingt livres.

Armes : de gueules à une fasce vivrée d’argent accompagnée en pointe d’un croissant

Source : Hugon, p. 47

BILLAT
Michel Billat, qui était vraisemblablement marchand à Aubusson, fit enregistrer ses armoiries en 1697.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles du même et en pointe d’un cœur aussi
d’or enflammé de gueules et surmonté d’une étoile d’or

Source : Hugon, p. 24

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BILLON
Implantée en Haute-Marche au XVe siècle la famille Billon a peut-être possédé le petit fief et le château
de La Villatte-Billon (cne de Saint-Victor, Cr.). En 1493, Philippe Billon était sénéchal de Pierre II de Bourbon,
comte de La Marche. Famille noble d‟extraction ancienne éteinte au début du XVII e siècle.

Armes (parlantes) : d’azur à trois billots d’or posés l’un sur l’autre en bande

Sources : Jougla, II, p. 127; Tardieu, gdghm, p. 24

BITTARD DES PORTES ET DU CLUZEAU


Cette famille est originaire des Combrailles. En effet à la fin du XV e siècle on trouvait des Bittard,
seigneurs de Trapas (cne de Rougnat, Cr.) et des Portes (cne de Mainsat, Cr). En 1786, Jean-Baptiste Bittard
achète la seigneurie de Peyrudette (cne de Champagnat, Cr.) et son château qui deviendra la demeure familiale.
La même année il acquit l‟office anoblissant au premier degré après vint ans d‟exercice de conseiller secrétaire
du roi à la grande chancellerie. En 1790 la Révolution supprima cet office mais avec dédommagement. Son petit-
fils, Jean-Baptiste-Hyppolite Bittard des Portes (1815- 1899), fut général de division en 1875. Cette branche
s‟est éteinte au XXe siècle. Par contre la branche des Bittard du Cluzeau (cne de Mainsat, Cr.) qui commence
avec Michel (1760-1834), seigneur du Cluzeau, a plusieurs représentants en 2009.

Armes (parlantes) : d’azur à trois billettes d’or en fasce accompagnées en chef d’un croissant d’argent tourné à
dextre et en pointe d’un croissant du même tourné à senestre

Sources : DVN, p. 303, Généal. lim. et march., II, p. 12-30 ; Jougla, II, p. 131 ; Tardieu, gdghm, p. 24-25

DE BIZE
La famille de Bize était venue de Saintonge dans la Marche probablement au XVIe siècle. En 1567
Philippe de Bize était seigneur de Puymaigre (cne de Malleret, Cr.). En 1697 on trouvait un François de Bize
bailli de Boussac en 1698 et en 1709. C‟est lui qui fit enregistrer ses armoiries, vraisemblablement parlantes (le
bizet est une race de pigeons), en 1698. Les de Bize s‟éteignirent avant 1900.

Armes : d’azur à une colombe (ou pigeon) s’essorant d’or surmontée d’une croix pattée du même

Sources : Hugon, p. 77 ; Jougla, II, p. 131 ; Tardieu, gdghm, p. 25

DE BIZE
Une parente du précédent François de Bize, Suzanne de Bize, veuve de Jacques de Saux, qui vivait dans
la partie actuellement creusoise de l‟élection d‟Issoudun, reçoit d‟office en 1701des armoiries.

Armes : d’or à un lion d’azur armé et lampassé de gueules

Source : Hugon, p. 78

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DE BLANCHEFORT
Les Blanchefort étaient une branche cadette de la famille des vicomtes de Comborn apparue vers 1190.
Leur berceau était le fief et le château de Blanchefort situé dans l‟actuelle commune de La Graulière (Cor.). De
1483 à 1512, Guy de Blanchefort, fils de Guy III de Blanchefort et de Souveraine d‟Aubusson, fut d‟abord
grand-prieur pour la langue d‟Auvergne de l‟ordre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. C‟est à lui que le
grand-maître de l‟ordre, Pierre d‟Aubusson, confia en 1482 la garde de Zizim (ou Djem), frère du sultan Bajazet.
Celui-ci fut enfermé d‟abord dans le château que possédait Guy de Blanchefort à Bois-Lamy (cne de Moutier-
Malcard, Cr.) et ensuite dans une tour que fit construire spécialement l‟ordre de Saint-Jean dans son prieuré de
Bourganeuf, appelée depuis tour Zizim. En 1512 Guy de Blanchefort fut élu grand-maître de l‟ordre. Il mourut
en 1513en se rendant à Rhodes où était le siège de cet ordre. Son frère, Antoine de Blanchefort, mort sans
descendance, fut le dernier du nom.

Armes (celles des Comborn) : d’or à deux lions léopardés de gueules l’un sur l’autre

Armes du grand-maître Guy de Blanchefort : d’or à deux lions léopardés de gueules l’un sur l’autre
Blanchefort) ; au chef de gueules à la croix d’argent (ordre de Saint-Jean de Jérusalem)

Représentation : porte du chœur de l‟église de Bourganeuf

Sources : Lecler, Cr., p. 77 et 494 ; Nadaud, I, p. 187-191 ; Tardieu, gdghm, p. 50

BLANDIN
En 1697 Pierre Blandin, docteur en médecine et seigneur de Longechaud (cne de Saint-Sulpice-le-
Guéretois, Cr.), reçut d‟office des armoiries parlantes.

Armes : de gueules à un cygne d’argent contourné

Source : Hugon, p. 45

DU BOBERIL
La famille du Boberil, originaire de Bretagne, est noble d‟extraction chevaleresque (1379). Elle fut
maintenue noble en 1668. En 1881 Delphine, fille du comte Henri de Beaufranchet de La Chapelle, épousait
René du Boberil. Les armories des Boberil furent peintes vers 1900 sur le mur est de la chapelle du château de
Moisse (cne de Bétête, Cr.) qui appartenait alors aux Beaufranchet de Tercillat. La famille Boberil comptait
moins d‟une dizaine de descendants en 2002.

Armes : d’argent à trois ancolies d’azur

Représentation : sur un mur de chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.)

Sources : DVN, p. 39 ; mssnac, p. 243et 245 ; Valette, p. 44

DE BOERY ou BOUERY
Claude de Boery, seigneur de La Bertholie (cne de Jouillat, Cr.), était homme d‟armes de trente lances
au service du duc de Mortemart en 1574. En 1699 Anne Bouéry, veuve d‟Estienne de Nesmond, faisait
enregistrer ses armes familiales. En 1758, Jean Bouery était chapelain de l‟église du Moutier-d‟Ahun (Cr.). En
1789 Guillaume Boery, avocat à Châteauroux, fut élu député du Tiers-Etat aux Etats-Généraux. Le même
probablement fut fait chevalier de l‟Empire en 1811. François-Xavier Boery, ancien garde du Corps de Louis

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XVI, fut maire d‟Ahun (Cr.) de 1827 à 1837. Son descendant Xavier de Boery était nommé contrôleur général
des armées en 2002.

Armes :
enregistrées en 1699 : d’azur au chevron d’or accompagné de trois étoiles du même posées deux et une
familiales : d’azur au chevron d’or surmonté d’un soleil du même, accosté de deux étoiles du même et
accompagné en pointe d’un lion aussi d’or
Boery, chevalier de l‟Empire : d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’un soleil du même accosté de
deux étoiles d’argent et en pointe d’un lion aussi d’argent, à la bordure de gueules chargée du signe des
chevaliers légionnaires qui est une étoile d’argent à cinq doubles branches sans ruban ni couronne

Sources : DFN, p. 65 ; Internet ; Jougla, II, p. 149 ; Journal « La Montagne » 12.08.2008 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 178 ;
Nadaud, II, p. 195

DU BOIS
En 1699, Henri du Bois, écuyer, était seigneur de La Garde-Giron (cne de Prissac, Indre) qui était alors
une enclave marchoise en territoire berrichon.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné de neuf dés d’argent posés six en chef dont trois de chaque côté
deux et un, et trois en pointe un et deux

Source : Hugon, p. 35

DU BOIS
Martin du Bois était curé de Bujaleuf (HV.) en 1700 quand il présenta ses armoiries au bureau
d‟enregistrement de Guéret qui les modifia.

Armes : de sable à un chevron d’or chargé d’une molette d’azur

Source : Hugon, p. 54

DU BOIS DE JUMILLIAC
Nous ne savons qui était ce N… du Bois de Jumilliac, écuyer, qui fit enregistrer ses armoiries par le
bureau de Limoges en 1699. Elles étaient probablement non conformes car elles furent préalablement modifiées.

Armes : d’argent fretté de sinople ; au chef du même chargé de quatre pals d’argent

Source : Agfl, p. 131

DE BOISGELIN
Cette famille d‟extraction chevaleresque (1378) est originaire de Bretagne. En 1819 Cécile de Boisgelin
épousa Louis de Noailles (1783-1835) et vécut, semble-t-il, à Noailles (Cor.). La famille de Boisgelin compte
une très nombreuse descendance en 2012.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à la molette d’éperon d’argent ; aux 2 et 3, d’azur plain

Représentation : sur une verrière de Chigot (1937) dans l‟escalier du château de Noailles (Cor.)

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Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 31 ; DVN, p. 40 ; Jougla, II, p. 161, V, p. 161 ; Valette, p. 45

DE BOISMARTIN
Au milieu du XIVe siècle Philippe de Boismartin était lieutenant de Philippe Gillier, receveur du Poitou
et du Limousin pour le roi. A ce titre il possédait un sceau.

Armes : de… à une rose entourée d’un cercle

Source : Eygun, Sigil. Poitou juqu‟en 1515

DU BOIS DE SAINT-ETIENNE et DE MARGERIDES


Selon Jougla la famille du Bois de Saint-Etienne venue d‟Auvergne se serait implantée en Bas-
Limousin, vraisemblablement à Margerides (Cor.). En 1545 Jacques du Bois était seigneur de Souleilladour. Son
petit-fils Gabriel du Bois fut seigneur de Saint-Etienne. Jean du Bois reçut en 1643 ses lettres d‟anoblissement
qui furent vérifiés en 1667. Le dernier du nom fut probablement Louis du Bois de Saint-Etienne né en 1771. En
1789 la veuve du Bois de Margerides donnait procuration pour signer le cahier de doléances de la noblesse de la
sénéchaussée de Tulle.

Armes : d’argent au lion de gueules tenant une croix potencée du même ; au chef de gueules chargé de trois
étoiles d’argent

Sources : Descoutures, p. 290 ; Jougla, II, p. 158 ; Verdier, p. 178

DE BOISÉ DE COURCENAY
Les Boisé de Courcenay ont leurs racines en Auvergne (Fernoël, Puy-de-Dôme) et dans le Berry (Déols,
Indre). Ils sont nobles d‟ancienne extraction depuis 1452. En 1640 Léon de Boisé était seigneur du Cloux (cne de
Clugnat, Cr.). En 1744, Jeanne de Boisé vendit une partie du Cloux. Claude de Boisé de Courcenay (1778-1810)
fut chevalier de l‟ordre de Malte. Descendance en 2009.

Armes : d’argent à la fasce de sable

Sources : Tardieu, gdghm, p. 159 et gddhm, p. 88 ; Valette p. 45

DE BOISLINARD ou BOSLINARD ou BOSTLINARD, olim VERGNAUD


Le patronyme primitif de cette famille, connue dès 1306, était Vergnaud et fut porté jusqu‟au milieu du
e
XVI siècle. En 1456, Aimeric Vergnaud était seigneur de Bostlinard (cne de Rancon, HV.). Son petit-fils
François de Bostlinard était capitaine des châteaux de Rancon et du Dorat (HV.) en 1559 quand il épousa
Françoise de La Garde. Ses descendants Jean et Silvain de Boislinard furent maintenus nobles en 1667 sur
preuves remontant à 1456. Cette famille a eu dix-huit branches dans le Limousin, le Poitou et le Berry dont
plusieurs existaient encore au XVIIIe siècle sous le nom de Vergnaud. D‟ailleurs en 1789, un Guillaume
Vergnaud assistait à l‟assemblée de la noblesse de Limoges. Deux branches subsistaient encore au début du XX e
siècle mais elles ont disparu depuis.

Armes parlantes : d’argent au chêne (ou vergne) de sinople à la bordure engrêlée de gueules

Sources : Jougla, II, p. 164 ; Lecler, p. 568 ; Nadaud, I, p. 594-595 ; Verdier, p. 172

90
BOISSE
Ce Boisse qui fait se fait peindre des armoiries parlantes à Limoges vers 1679 est de condition roturière.

Armes : d’azur à l’arbre de sinople terrassé du même ; au chef cousu de gueules chargé d’une rose d’argent
entre deux étoiles d’or.

Source : Poncet, p. 46

DE BOISSE
La famille de Boisse était peut-être originaire du village de Boisse (cne de Saint-Yrieix-la-Perche, HV.).
Mais en 1237 André de Boisse, chevalier croisé, avait des possessions à La Farge (cne de Chamberet, Cor.). En
1574 par mariage avec Isabeau de La Bachellerie les de Boisse deviennent seigneurs d‟Eyjaux (HV.). En 1698
Jacques de Boisse, chevalier et seigneur de La Farge et d‟Eyjaux, fait enregister les armes familiales. En 1722
Guy de Boisse était seigneur de Fondonnet (cne de Chapelle-Spinasse, Cor.). Plus tard Ambroise, marquis de
Boisse, seigneur de La Farge et d‟Eyjaux, épousa Marguerite de Bassompierre à Lunéville d‟où Stanislas de
Bassompierre qui, marié en 1784 avec Adélaïde de Broglie, meurt en 1840 sans descendance. Les Boisse ont eu
plusieurs alliances dans le Bas-Limousin (du Breuil vers 1400, La Chassagne en 1529, Nauche vers 1610, du
Mas en 1722). Si l‟on suit Merceron ils auraient été possessionnés à Vigeois (Cor.).

Armes : fascé d’argent et de gueules de six pièces, les fasces d’argent chargées chacune d’une moucheture
d’hermine

représentation : sur une litre funéraire de l‟église de Murat (commune de Gourdon-Murat, Cor.) on voit un écu parti dont le 2 porte, semble-
t-il, les armes des Boisse

Sources : Agfl, p. 74 ; Champeval, I, p. 444 ; II, p. 92, 211, 378 ; Merceron, p. 70 ; Nadaud, I, p. 196-199 et 576; Verdier, p. 174

BOISSEAU DE LA GALERNERIE
Cette famille, implantée en Limousin et en Saintonge, était issue d‟échevins de Niort ou de Saint-Jean
d‟Angély. Elle fut maintenue noble en 1698 mais elle avait disparue au temps de Louis XVI.

Armes parlantes : d’azur à trois boisseaux (ou gerbes) d’or

Tenants : deux sirènes

Devise : « Hoc tegmine tutus »

Source : Jougla, II, p. 166

BOISSIÈRE
On trouvait cette famille dans le Limousin, le Poitou et la Picardie.

Armes : d’argent à la bande d’azur chargée en chef d’une fleur de lis d’or et en pointe de deux boulets (ou
besants) et accompagnée en chef d’un cygne d’azur ; au chef de gueules chargé d’un boulet (ou besant) d’or

Source : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin,I, p. 73

91
BOISSON DE LUSSAT
En 1697 Antoine Boisson, écuyer, faisait enregistrer ses armes à Angoulême. Selon Jougla sa famille
avait des attaches, non précisées, à Limoges. Elle comportait une branche de Rochemont qui, comme celle de
Lussat, avait une descendance au temps de Louis XVI. Toutes les deux semblent éteintes au XIX e siècle.
Apparemment ces Boisson n‟avaient pas de liens de parenté avec les Boysson du Périgord.

Armes : d’or à trois sapins de sinople posés en pal, terrassés du même

Sources : Agfl, p. 15 ; Froidefond, p. 105-106 ; Jougla, II, p. 167 ; Valette, p. 218

BONABRIT
De cette famille vivant vraisemblablement à Limoges dans les premières années du XVII e siècle nous ne
connaissons que les armoiries dessinées par l‟auteur de l‟Armorial de Limoges.

Armes : de… à une cordelière (ou cordon de saint François) de…nouée quatre fois en forme de croix de…
accompagnée d’ un croissant de … en pointe et des initiales M et B brochant à l’extrémité des bras de la croix

nota : ces armoiries sont vraisemblablement parlantes : la croix fournissant un bon abri

Source : Arm. Lim., no 390

BONAFOS
Famille de la Basse-Marche selon Fougeyrollas.

Armes : d’azur à trois pals d’or

Source : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, p. 74 (cite d‟Hozier, cabinet des titres 670)

DE BONAFOS DE BÉLINAY
Originaires de la Haute-Auvergne les Bonafos de Bélinay furent anoblis en 1654 et maintenus nobles en
1666. Claude de Poncy de Bonafos de Bélinay combattit lors de la guerre d‟indépendance des Etats-Unis (1776-
1783). Il comparut à l‟assemblée de la noblesse de Saint-Flour (Cantal) en 1789. Un autre membre de cette
famille, le baron de Bélinay de Bonnafos, comparut à l‟assemblée de la noblesse de Tulle en mars 1789. La
famille possède le château de Marèges à Liginiac (Cor.) depuis au moins le XIX e siècle. En 2012 elle comptait
une nombreuse descendance.

Armes : d’azur à trois colonnes d’ordre toscan d’or à la bordure du même

Sources : Bergues-Lagarde, p. 18-19 ; Bodinier (Dictionnaire des officiers de l‟armé royale ayant combattu aux E.U. lors de la guerre
d‟Indépendance) ; DVN, p. 41 ; Jougla, II, p. 171 ; Valette, p. 46 ; Verdier, p. 176

BONDET olim BONDET DE LA BERNARDIE


En 1662 Jeanne Comte, dont la famille sera anoblie en 1667, épousa Jean Bondet de La Bernardie, lieu
situé dans la commune actuelle de Le Lonzac (Cor.). En 1596 il y avait dans cette localité un notaire du nom de
Bondet. En 1788 Augustin Bondet de La Bernardie était seigneur de La Bouldoire (cne d‟Eyrein, Cor.). A cette

92
date (ou avant) la famille possédait un fief dans la paroisse de Madranges (Cor.). Un Bondet de La Bernardie
vivait à la fin du XIXe siècle. Famille avec descendance en 2009.

Armes : parti : au 1, de gueules à trois fasces d’or et un chef d’azur chargé de trois étoiles d’or; au 2, d’azur au
lion d’or armé et lampassé de gueules

Sources : Agfl, p. 34 ; Champeval, I, p. 112, 248, 303, 373 ; DFN, p. 68 ; Jougla, II, p. 174 ; Merceron, p. 34

DE BONFILS DE LA PEYROUSE
En 1844 cette famille du Limousin et du Périgord reçut du Grand duc de Toscane le titre de comte par
lettres patentes. En 1846 Léonce de Bonfils, ancien préfet du Doubs, fils d‟une Rochon de La Peyrouse, obtint
par ordonnance de s‟appeler de Bonfils de Lapeyrouse, au titre de dernier héritier du comte Rochon de
Lapeyrouse. Selon Froidefond de Boulazac, cette famille aurait laissé dormir une noblesse attestée au XVI e
siècle.

Armes : écartelé : au 1, d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux fleurs de lis du même et en pointe
d’une étoile aussi d’or à la bordure dentelée d’argen ; au 2, de gueules à trois besants d’argent posés deux et
un ; au 3, d’azur à la bande d’argent chargée de trois étoiles de gueules et accompagnée de deux chevrons
alésés d’argent ; au 4, de gueules semé d’épées hautes d’argent ; sur le tout, de gueules à la patte d’ours d’or
onglée de sable posée en bande au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or

Sources : Froidefond, p. 88-89 ; Jougla, II, p. 175

BONNEAU
En 1386, Ytier Bonneau, chevalier, était le lieutenant d‟Aimery de Rochechouart sénéchal du Limousin.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de… plain ; aux 2 et 3, de… plain

Source : Bosredon, Sigil. HV, p. 161

BONNET
Vers 1599 Gauthier Bonnet, vivant probablement à Limoges, portait un écu parlant que dessina l‟auteur
de l‟Armorial de Limoges.

Armes : de… à un chevron de… accompagné de trois bonnets de …

Source : Arm. Lim., no 373

BONNET
Famille bourgeoise, connue depuis Thomas Bonnet, élu à Guéret en 1521, les Bonnet ont été seigneurs
d‟Aubusson en partie et de Saint-Ptiest (Cr.). En 1589 Jean-Baptiste était notaire royal à Châtain (Cr.) Son
arrière petit-fils Henri Bonnet, qui exerçait la charge de lieutenant particulier au présidial de Guéret, faisait
enregistrer ses armoiries en 1697. A la même époque, Silvain Bonnet doyen du chapitre de La Chapelle-
Taillefer, probablement en lien de parenté avec le précédent, présentait des armes identiques à l‟enregistrement.

Armes : d’argent à un chevron de gueules accompagné de trois casques de sable posés de profil deux et un

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Sources : Hugon, p. 16 et 32 ; Tardieu, gdghm, p. 25

BONNET
Nous ne pouvons dire si Antoine Bonnet, juge seigneurial de Bridiers (cne de La Souterraine, Cr.), était
de la famille des précédents. Mais, n‟ayant pas présenté d‟armoiries à l‟enregistrement en 1700, il lui en fut
attribué d‟office qui étaient également parlantes par jeu de mots. En 1770 Pierre-Antoine Bonnet, seigneur de
Saint-Priest-la-Plaine (Cr.), était sénéchal de Bridiers.

Armes : d’azur au bouc naissant d’argent ; au chef échiqueté d’or et de sable de trois traits

Sources : Hugon, p. 70 ; Tardieu, gdghm, p. 25

BONNET
Ce Bonnet du Bas-Limousin, qualifié de « bourgeois de Valurgues » (Cor.), fit enregistrer ses armes
parlantes en 1701.

Armes : d’azur à un bonnet d’argent

Source : Agfl, p. 105

BONNET ou DEBONNET
Selon Soultrait cette famille, vraisemblablement bourgeoise, possédait à une époque indeterminée une
seigneurie à Gouzon (Cr.).

Armes : de sable au chien courant d’argent

nota : le chien, qui a un bon nez, est parlant par allusion à son flair

Source : Soultrait, Armorial du Bourbonnais, I, p. 126-127

BONNET DE LA CHABANNE
La famille Bonnet de La Chabanne semble avoir possédé à Saint-Bonnet-près-Bort (Cor.) une
seigneurie et un château (Le Bech-Changeant) de 1774 à la fin du XIXe siècle. L‟un de ses membres donna
procuration pour signer de cahier de doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle en mars 1789. Famille
apparemment éteinte.

Armes : d’azur semé d’étoiles d’argent au lion du même brochant sur le tout

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 374-375 ; Merceron, p. 50 ; Verdier, p. 177

DE BONNETIE
Les Bonnetie étaient seigneurs de Champagnac (cne de Nexon, HV.) et des Planches (cne de Meuzac,
HV.). En 1667 ils furent maintenus nobles sur preuves remontant à 1540. Ils s‟éteignirent au début du XVIII e
siècle.

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Armes : familiales : d’azur à deux tours d’argent maçonnées de sable au lion passant de gueules brochant

attribuées d‟office en 1701 : d’or à une barre de gueules

Sources : Agfl, p. 143 ; Descoutures, p. 91-92 ; Nadaud, I, p. 202

DE BONNEVAL
La famille de Bonneval tire son nom de la terre et château de Bonneval (cne de Coussac-Bonneval,
HV.). Elle est noble d‟extraction chevaleresque avec des preuves remontant à 1365. En 1360 Jean III de
Bonneval et ses frères se rangèrent du côté du roi d‟Angleterre. Cependant en 1373 ils obtinrent des lettres de
rémission de Charles V. Deux évêques de Limoges sont venus de cette famille : Bernard de Bonneval de 1391 à
1404 et Foucauld de Bonneval en 1513 avant de prendre le siège épiscopal de Périgueux. La branche des
Bonneval de Blanchefort s‟acheva à la mort en 1724 de Claude de Bonneval passé au service du Sultan de
Constantinople et connu sous le nom de Bonneval Pacha. Les branches du Chastaing et Juvigny apparurent au
début du XVIIe siècle. Il subsiste en 2012 la branche aînée et une branche cadette qui ont une nombreuse
descendance.

Armes : familiales anciennes : d’azur au lion d’or armé de gueules

familiales (XIXe siècle) selon Jougla : d’azur au lion de gueules armé, lampassé et couronné de gueules

attribuées d‟office en 1701 à Mechior de Bonneval, seigneur du Châtain (commune d‟Arfeuille-Châtain,

Cr.) : coticé d’argent et de gueules de dix pièces

représentation des armoiries familiales anciennes selon Jougla : salle des croisades du palais de Versailles

Supports : deux griffons d‟or

Devise (en dialecte limousin) : « Victorious a tot lous azars »

Sources : DVN, p. 42 ; Hugon, p. 62 ; Jougla, II, p. 184 ; Lecler, Cr., p. 149 ; Nadaud, I, p. 202-215 et 576-586 ; Tardieu, gdghm, p. 26 ;
Valette, p. 46

DE BONNEVIE DE PONIAT
Les Bonnevie de Poniat, originaires du Forez, furent maintenus nobles d‟extraction ancienne (1468) en
1666. L‟un d‟eux fut créé baron de l‟Empire en 1811. L‟un de ses descendants s‟installa dans la Creuse au
château de Vauchaussade (cne de Le Compas) à la fin du XIXe siècle. En 2012 la famille comptait une dizaine de
descendants.

Armes : d’azur à trois barbeaux d’argent posés l’un sur l’autre, à trois étoiles du même en chef

Représentation : sur un reliquaire de saint Eutrope dans l‟église de Pionnat (Cr.)

Sources : DVN, p. 42 ; Lecler Cr., p. 516 ; Tardieu, gdghm, p. 26 et gddhm, p. 214 ; Valette p. 46

BONNEYSSET
Les membres de cette famille bourgeoise qui vivaient à Solompnhac (Solignac, HV.) au XVII e siècle ont
porté des armoiries différentes selon Philippe Poncet. Mais nous ne connaissons que celles du « juge de

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Solompnhac » en 1642. En 1701 le descendant de celui-ci, qui ne se souvenait peut-être plus que sa famille avait
eu des armes soixante ans auparavant en reçut d‟office.

Armes :

du « juge de Solompnhac», présentées en 1642 : d’azur à l’arbre de sinople le tronc chargé d’un cœur d’or
surmonté de rayons de soleil issant du chef et des lettres initiales P et B, le tout d’or

nota : cet écu est parlant par le « cœur », le patronyme se prononçant et s‟entendant approximativement « Boun i sé », c‟est-à-dire « bon je
suis »

du « juge de Salagnac », attribuées d‟office en 1701 : de gueules à un chevron d’or


de N… Bonnesseit du Maraud, attribuées d‟office en 1701 : d’argent à deux barres de gueules

Sources : Agfl, p. 148 et 153 ; Poncet, p. 46

DE BONNEVIN
Cette famille, maintenue noble en 1667, a possédé des seigneuries dans le Poitou, la Saintonge, le
Blayais et le Limousin. Elle avait une descendance sous le règne de Louis XVI en Saintonge.

Armes : d’azur à un chevron d’argent accompagné de trois étoiles d’or

Sources : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 1, p. 77 ; Jougla, II, p. 185 ; Valette, p. 373

BONNIE
Pierre Bonnie, né à Donzenac (Cor.) en 1760, fut premier chirurgien du duc de Bourbon en 1821. Ceci
lui valut le titre de chevalier héréditaire par lettres patentes avec règlement d‟armoiries, lesquelles sont allusives
de son métier.

Armes : d’or au chevron d’azur chargé de trois étoiles du champ et accompagné en chef d’une coupe de sable à
dextre et d’une lampe allumée de gueules à senestre et en pointe d’une verge aussi de sable autour de laquelle
est une guivre (ou serpent) au naturel

Source : Révérend (Restauration) I, p. 278

BONNIN ou BOUNIN
Les Bonnin (ou Bounin) semblent originaires de Rancon (HV.) où leurs ancêtres étaient des artisans,
peut-être des serruriers. Cette famille de la Marche ou de la Basse-Marche a porté le nom de Bonnin de Beaupré.
Beaupré était un petit fief avec un château (disparu) situé dans l‟actuelle commune Sagnat (Cr.). A une date
indéterminée il passa à la famille de Saint-Germain-Beaupré qui en tira une partie de son nom. En 1693, Jean
Bonnin était seigneur de Nouit (commune de Balledent, HV.). Son petit-fils Jean-Claude Bonnin de Nouit,
conseiller du roi, acquit en 1767 la châtellenie de Rancon. Vers1760 il fut le premier à signaler l‟existence du
kaolin en Limousin avant la découverte de l‟important gisement de Saint-Yrieix-la-Perche (HV.). Son frère Jean,
auteur de la branche des Bonnin de Grandmont, assista à l‟assemblée de la noblesse de 1789 ; Il émigra ensuite
et vivait encore en 1814. Il a aussi existé une branche des Bonnin de Fraysseix qui a placé sur son écartelé aux 2
et 3 les armes de la famille éteinte des du Breuil (olim du Fraysseix)

Armes :

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des Bonnin de Beaupré : de gueules à trois bandes ondées d’or (ou d’argent)
des Bonnin de Nouit : de sable à la croix ancrée d’argent
des Bonnin de Fraysseix : écartelé : aux 1 et 4, d’argent à la croix ancrée de sable (Bonnin) ; aux 2 et 3,
d’azur à trois fasces ondées d’or (de Fraysseix) ; sur le tout d’argent à la fleur de lis de gueules

représentation (Bonnin de Nouit) : ancienne sacristie de l‟église de Rancon

Sources : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 1, p.77 ; Jougla, II, p. 185 ; Lecler, Cr., p. 579 ; Lecler, HV, p. 43-44, 97, 315 et 567 ;
Nadaud, II, p. 368-372 ; Rietstap, I, p. 246

BONNOT DE CHARLUS
N… Bonnot de Charlus, bourgeois d‟Ussel, se vit attribuer d‟office des armoiries en 1701. Une branche
Bonnot de Bay était encore représentée à la fin du XIXe siècle et portait les mêmes armes.

Armes : d’argent à deux léopards de sable l’un sur l’autre

Sources : Agfl, p. 223 ; Jougla, II, p. 186 ; Champeva, I, p. 508 et II, p. 200

BONY DE LAVERGNE et BONY DES EGAUX


Les preuves de noblesse des Bony remontent à 1401. A cette date ils étaient seigneurs de La Vergne
(cone de Saint-Priest-Ligoure, HV.). Selon l‟abbé Lecler cette famille serait venue d‟Italie en Limousin au XIII e
siècle. Elle fut maintenue noble en 1665 et 1717. Elle s‟est divisée en plusieurs branches au fil du temps dont
celle de de La Vergne (aînée) qui subsiste au XXIe siècle, celle de Montusson (Berry) éteinte au XVIIe siècle et
celle des Egaux (commune des Billanges, HV.) qui est, elle aussi, représentée de nos jours.

Armes : de gueules à trois besants d’argent posés deux et un

nota : probablement les besants sont-ils parlants comme le confirme la devise ci-après

Représentation : sur un vitrail de l‟église de l‟abbaye de Solignac (HV.) avec des annelets d’or à la place dse besants, sur un vitrail de la
chapelle funéraire des Bony de Lavergne dans l‟église des Billanges (HV.) et sur le vitrail du chevet de l‟église de Janailhac (HV.)

Cimier : un besant dans un vol de gueules

Tenants : deux anges

Devise : Byzantiis nummis pauperibus adest

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux du Limousin, p. 10 ,19 et 22; Descoutures, p. 11 ; DVN, p. 42 ; Jougla, II, p. 187-188 ; Lecler, HV ;
p. 91-94 ; Nadaud, I, p. 216-219 et 587-590 ; Valette, p. 46

BONYN ou BONNIN
Mr Bonyn, marchand à Limoges, qui avait été consul de cette ville en 1658, se fit peindre des armoiries
parlantes par l‟émailleur Philippe Poncet vers 1660.

Armes : d’azur au pélican sur son aire avec ses petit se becquetant l’estomac, le tout d’or et deux étoiles du
même en chef

nota : le pélican, oiseau christique symbolisant la charité et la bonté poussée jusqu‟au sacrifice, est l‟expression parlante du patronyme

Source : Poncet, p. 67

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BORDAGES ou DU BORDAGES
Jougla qualifie de limousine la famille Bordages sans plus de précisions. L‟Armorial général de 1696 la
situe en Angoumois où, à cette date, François Bordages était capitaine de la milice bourgeoise de cette ville.

Armes : d’argent au chevron accompagné en chef de deux croisettes et en pointe d’un lion le tout de gueules ; à
la bordure du même chargé de huit roses du champ (ou de roses sans nombre)

nota : la bordure ornée de roses est peut-être parlante

Sources : Agfl, p. 97 ; Jougla, II, p. 188

BORDERIE ou BORDERYE
En 1576 Jacques Borderie, bourgeois de Tulle, était marchand dans cette ville. Son fils (?) Antoine
Borderie était seigneur de Chadapeau (cne de Saint-Bonnet-L‟Enfantier, Cor.) en 1609 quand il fit peindre une
litre à ses armes dans la chapelle de Saint-Bonnet de l‟église Saint-Pierre de Tulle. En 1698 son fils Martial était
conseiller-vétéran au présidial de Tulle et son petit-fils, autre Martial, maire perpétuel de la ville. Ce dernier
possédait la seigneurie de Vernejoux (cne de Saint-Pardoux-L‟Ortigier, Cor.). La famille s‟éteint vers 1806 à la
mort d‟Alexis Borderie qui avait été seigneur de Saint-Priech (cne de Gimel, Cor.) avant la Révolution.

Armes : d’azur à une fasce d’or ou d’azur à une fasce d’or accompagné d’une étoile d’argent

Représentation : sur une litre funéraire dans la chapelle de Saint-Bonnet de l‟église Saint-Pierre de Tulle

Sources : Agfl, p. 66 ; Champeval, I, p. 84-85

BORDES

En 1701, Henry Bordes, « bourgeois » de Bourganeuf (Cr.) se vit attribuer d‟office un écu de type
mécanique.

Armes : de gueules à trois chevrons ondés d’or

Source : Agfl, p. 75

BORE ou BEAURE
En 1701 Antoine Bore était curé de Saint-Matin-Terressus (HV.) dans la châtellenie haute-marchoise du
Dognon (cne du Châtenet-en-Dognon, HV.) quand il fut attribué d‟office des armes parlantes.

Armes parlantes: d’azur à un vent d’argent (Boré) soufflant en bande

Source : Agfl, p. 54

DE BORN DE HAUTEFORT
La famille de Born, originaire du Bas-Limousin, possédait à la fin du XIIe siècle la seigneurie et le
château de Hautefort (Dordogne) par le mariage d‟Agnès de Las Tours avec Constantin de Born dont le frère

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était le chevalier-troubadour Bertrand de Born. La petite-fille de ce celui-ci, Marguerite de Born, fut la dernière
du nom et porta Hautefort à son époux un de La Faye. Mais dès 1388 ce fief passait aux Gontaud.

Armes : d’azur à un lévrier passant d’argent

Sources : Champeval, II, p. 116 ; Froidefond, p. 95 ; Jougla, II, p. 192 ; Nadaud I, p. 219-220

DE BOSREDON
Les Bosredon sont originaires de la Combraille auvergnate où ils possédaient le fief de Bosrédont (P. de
D.) au XIVe siècle. Géraud Dacbert (ou Dachert), dit de Bosrédon, était écuyer et chambellan du roi Charles V. Il
avait épousé la marchoise Ahelède d‟Etansannes. A cette époque la famille tenait plusieurs fiefs dont ceux
d‟Herment (Puy-de-Dôme), de La Breuille et de Manoux (cone de Saint-Merd-La-Breuille, Cr.). Leurs alliances
matrimoniales furent nombreuses dans la Marche : Chaslus, Châteauvert, Chaussecourte, Le Groing, Saint-Julien
notamment. Ils ont donné vingt-cinq chevaliers à l‟ordre de Malte. D‟extraction chevaleresque, en 1666 ils furent
confirmés nobles depuis 1344. Jean de Bosredon de Ransijat, ancien commandeur de Feniers (Cr.) signa la
capitulation de Malte devant Bonaparte en 1798. Appartenait aussi à cette famille Antoine de Bosredon,
conseiller général de Dordogne, conseiller d‟Etat et auteur de plusieurs sigillographies illustrées : Corrèze,
Haute-Vienne, Périgord, Angoumois, Auvergne. Les Bosredon ont encore une descendance en 2009.

Armes familiales : écartelé : aux 1 et 4, de gueules au lion d’or couronné à l’antique ; aux 2 et 3, de vair plain

Cimier : une tête et col de cerf

Devise : « Memento mei »

Cri : « Bosredont »

Armes de Charles de Bosredon, seigneur de La Breuille, enregistrées en 1699 : coupé : au 1, de vair plain; au 2,
de gueules à deux léopards d’or couronnés à l’antique d’argent

Armes de Jean de Bosredon, seigneur de Vielvoisin (commune de Mérichal, Cr.), enregistrées en 1700 : d’argent
à un croissant de gueules en chef et une étoile du même en pointe

Armes d‟Hubert de Bosredon, seigneur de Combraille (Puy-de Dôme) attribuées d‟office vers 1700 : d’or à un
croissant renversé d’azur

Sources : DVN, 43 ; Hugon, p. 56, 57, 58, 82 et 89 ; Jougla II, p. 197; Lecler, Cr. p. 669 ; Revel, I, n° 57 ; Tardieu, gdghm, p. 27 et 61 ;
Valette, p. 47

DE BORT
Famille originaire de Bort-les-Orgues (Cor.), les de Bort étaient nobles depuis 1472 en la personne de
Charles de Bort, gentilhomme, qui vivait encore en 1491. En cette fin du XV e siècle ils tenaient plusieurs
seigneuries en Bas-Limousin dans les paroisses de Sarroux, Condat, Pierrefitte, Tulle et une autre à Limoges. En
1651 Charles de Bort, seigneur de Pierrefitte (cne de Poussanges, Cor.), épousait Anne de Monclar et en 1666 il
fut confirmé noble sur preuves de 1472. Au XVIIe siècle cette famille avait deux branches : celle de Montegoux
(cne de Condat, Cor.) et celle de Beaune (cne de Saint-Angel, Cor.) qui s‟éteinte au siècle suivant. En 1852,
Jean-Joseph de Bort épousait Catherine de Laubie d‟où deux enfants qui vivaient en 1860. Pas de traces au-delà
de cette date.

99
Armes : anciennes : d’azur au sautoir d’or accompagné d’une étoile du même en chef

modernes (1698) : de gueules au sautoir d’or

Sources : Agfl, p. 71 ; Descoutures, p. 293-294 ; Jougla, II, p. 193 ; Nadaud, I, p. 220-221

BORY
En 1732, François Bory, prieur de l‟abbaye d‟Obazine (Cor.), possédait un sceau armorié. Peut-être
était-il de la famille poitevine des Bory anoblis par une charge à la fin du XVII e siècle.

Armes : d’azur au lion de … entouré de cinq flammes trilingues de… rangées en orle ; au chef cousu de gueules
chargé de trois étoiles de …

Sources : Bosredon, Sigil. Bas-Lim., II, p. 576

BORYE ou BORIE
Il y a eu à Tulle plusieurs Borye tels Antoine Borie marchand en ce lieu en 1567, Jean Borye marchand
lui aussi en 1679 et Michel Borye, procureur en 1703. On relève encore un Martial Borye, sieur de Masmaurel
(commune de Chamboulive, Cor.), en 1657. Nous ne savons à quelle famille se rattachait N… Borye, curé de
Davignac près d‟Ussel, qui fit enregistrer en 1701 des armoiries allusives de son sacerdoce.

Armes : d’argent à une bande d’azur chargée de trois croisettes d’or

Sources : Agfl, p. 216 ; Champeval, I, p. 17 et 85 ; II, p. 145 et 225

BORYE DES RENAUDES


Seul Jougla cite cette famille qu‟il dit limousine.

Armes : d’azur à l’arche de Noé d’or voguant sur des ondes d’azur surmontée d’une colombe d’or

Source : Jougla, II, p. 198

BOTHIER ou BOUTIER
Feu noble Pierre Bothier, autrement Fouchier, seigneur de Palhiès (cne de Dampniat, Cor.), est cité dans
un document de 1454. De 1532 à 1560 Dumine Boutier possédait les seigneuries de Palhiès et de La Rivière (cne
de Vitrac, Cor.). Cette famille prouva sa noblesse en 1598. En 1645, François Bothier lieutenant du roi au
Cateau-Cambrésis (Nord) épousa Jeanne du Périer. Il fut confirmé noble en 1666 sur preuves de 1537. Il ne
semble pas avoir eu de postérité.

Armes : d’argent à quatre fasces de gueules ; au franc-quartier d’argent chargé d’une étoile de sable (ou de
gueules)

Sources : Descoutures, p. 260 ; Nadaud, I, p. 222 ; Verdier, p. 38

100
DE BOTINAUD
Bertrand de Botinaud, né à Saint-Germain-les-Belles (HV.), chanoine de Saint-Martin-les-Tours en
1376, fut élu évêque de Tulle en 1408. Il y mourut en 1416.

Armes : d’azur à trois besants d’or chargés d’un cercle de sable et posés deux et un

Source : Nadaud, I, p. 595

BOUCHARD
Le berceau des Bouchard se trouvait en Angoumois où ils possédaient la seigneurie des Plassons (cne
de Bort, Charente). En 1521, Louis Bouchard comparut à Guéret pour la réforme de la coutume de la Marche.
Ayant épousé une Villelume, il avait probablement quelques possessions dans cette province. Pierre Bouchard,
fils naturel légitimé de Guy Bouchard seigneur d‟Aubeterre (Saintonge), fut anobli en 1560. Un siècle plus tard,
en 1664, noble Jean Bouchard, seigneur de Pleau, était conseiller au siège de Bellac (HV.). En 1667, Gaston
Bouchard, écuyer, était maintenu noble. Le dernier représentant de cette famille fut François Bouchard, comte
des Plassons, époux en 1746 de N… Legeard de Cherval.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur fretté d’or au chef cousu de gueules ; aux 3 et 4, de gueules à trois lions
léopardés d’or l’un sur l’autre

nota : le fretté, qui évoque les idées de grille, de fermeture, d‟obstacle, est probablement l‟illustration parlante du patronyme

Sources : Jougla, II, p. 203 ; Nadaud, I, p. 222-223

BOUCHAU
A la fin de l‟an 1600 N… Bouchau de Limoges portait un écu parlant.

Armes : de… au soleil de …

Source : Arm. Lim., no 450

DU BOUCHAUD DE MAZAUBRUN
En 1308 Guillaume Bouchaud était seigneur de Brie-le-Vieux (HV.). En 1576 Martial Bouchaud était
seigneur du Moulin-Batie (cne de Bussière-Galant, HV.). Son descendant André Bouchaud , qui se disait écuyer,
était seigneur du Mazaubrun (cne de Pageas, HV.) en 1624. Pierre Bouchaud, seigneur du Repaire et du
Mazaubrun, fut déchargé comme noble de la nomination faite de sa personne pour la collecte de la taille de la
paroisse de Bas-Châlus (HV.) par arrêt de la cour des aides de Clermont-Ferrand en 1756. Son fils Antoine
obtint en 1786 de plusieurs gentilshommes du Limousin un certificat portant qu‟il était d‟une ancienne noblesse.
En 1789 Thomas du Bouchaud comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. La famille
avait une descendance en 2002.

Armes : d’or au lion d’azur lampassé et couronné de gueules posé sur une terrasse de sinople mouvante de la
pointe

Sources : Jougla, II, p. 204 ; Lecler, HV., p.166 ; Nadaud, I, p. 223-224 et 595-597; Valette, p. 4 ; Verdier, p. 28 et 171

101
BOUCHER
En 1757, Louis de Bouthilier vendit la vicomté de Bridiers (cne de La Souterraine, Cr.) à Marguerite de
La Roche, veuve de Jean-Baptiste Boucher de son vivant trésorier général des colonies françaises de l‟Amérique.
Ces Boucher étaient originaires de Picardie. En 1767 Marguerite de La Roche en fit don à sa fille Marie-Victoire
de Rochechouart-Pontville qui la conserva jusqu‟à la Révolution.

Armes : d’argent à la fasce d’azur chargée de trois étoiles d’argent accompagnée de trois roses de gueules,
deux en chef et une en pointe.

Sources : Chartreix, p. 41-42 ; Jougla, II, p. 204

BOUCHER D’ORSAY
N… Boucher d‟Orsay, intendant du Limousin de 1710 à 1719 descendait d‟Arnoult Boucher, écuyer,
trésorier de France puis conseiller au parlement de Paris en 1401. Appartenait à la même famille en ligne directe,
Arnoult Boucher, seigneur d‟Orsay près de Paris qui fut Garde des Sceaux en 1594. Son petit-neveu François
Boucher d‟Orsay fut maintenu noble en 1668. La famille Boucher d‟Orsay s‟éteignit à la fin du XVIII e siècle.
L‟intendance de Boucher d‟Orsay en Limousin se signala par plusieurs embellissements de la ville de Limoges
dont les jardins en terrasse surplombant la Vienne.

Armes : de gueules semé de croisettes d’argent au lion d’or armé et lampassé de sable brochant sur le tout

Sources : Jougla, II, p. 205 ; Nouaillac, p. 238

DU BOUCHERON
Selon Jougla cette famille aurait ses racines dans le Quercy et dans le Languedoc. Dans le Bas-
Limousin elle aurait formé deux branches au XVIIe siècle : l‟une noble et l‟autre bourgeoise qui conservèrent les
mêmes armoiries. Les preuves de noblesse fournies par la branche aspirant à la noblesse en 1598 ne furent pas
trouvées suffisantes. Par contre, celles présentées en 1667 par Jean du Boucheron, époux depuis 1640 de
Charlotte de La Roche-Aymon, furent acceptées. En 1698, N… Boucheron, chevalier et seigneur d‟Ambrugeat
(Cor.) fit enregistrer ses armoiries. Au XVIIIe siècle ces du Boucheron sont seigneurs de Saint-Hippolyte (cne de
Montaignac-Saint-Hippolyte, Cor.). Les derniers de cette branche semblent avoir été les frères Gilbert et Etienne
du Boucheron, nés respectivement en 1743 et 1745 et élèves de l‟école militaire en 1759.
La branche restée dans la roture était représentée en 1698 d‟une part, par Joseph du Boucheron, sieur
d‟Aumanou, et Charles du Boucheron qui se déclaraient alors « bourgeois de Meymac » en faisant enregistrer
leurs armoiries et d‟autre part, par N… Boucheron, marchand à Aubeterre, qui reçut d‟office des armes de type
mécanique.

Armes : branche noble : d’or à trois lions de gueules


branche roturière : Joseph du Boucheron en 1698 : d’azur à trois lions de gueules deux et un ; au chef
d’azur chargé de trois étoiles d’or
Charles du Boucheron en 1698 : d’or à trois lions de gueules
N… Boucheron en 1701 (attribuées d‟office) : de sinople à trois pals ondés d’argent
P. Boucheron, notaire, en 1701 (attribuées d‟office) : de sable à deux fasces ondés d’argent

Sources : Agfl, p. 70, 72, 76, 174 et 176 ; Nadaud, I, p. 224-225 ; Verdier, p. 157

102
BOUCHEUIL
En 1586 Joseph Boucheuil était seigneur de La Gagnerie (cne de Le Dorat, HV.). Avocat au parlement
puis sénéchal du Dorat il avait épousé cette année-là Esther de Marent dont un fils aussi Joseph. Celui-ci,
procureur fiscal de la ville du Dorat, publia en 1627 un « Coutumier général du Poitou » et un « Traité des
conventions de succéder ». Son descendant, Joseph Boucheuil, était avocat au Dorat en 1697. La famille semble
disparaître au XVIIIe siècle.

Armes : d’azur à deux fasces d’or accompagnées en chef à dextre d’une étoile du même, à senestre d’un
croissant d’argent et en pointe d’une étoile d’or

Sources : Agfl, p. 58 ; Jougla, II, p. 207 ; Lecler, HV. p. 297

BOUDAUT
En application de l‟édit de 1696 N… Boudaut, sénéchal de Rochechouart (HV.), reçut d‟office en 1700
des armoiries parlantes de dérision.

Armes : d’azur à une fasce d’argent chargée d’un boudin de sable

Source : Passier, Armorial général du Poitou dressé en vertu de l‟édit de 1696

BOUDET
Vers 1640 Estienne Boudet, qui était maître-chirurgien à Limoges et N… Boudet, qui avait épousé une
femme de la riche famille des Ardant de Limoges, portaient des armes semblables à un détail près. Sans doute
étaient-ils de proches parents.

Armes de :
N… Boudet : d’azur au chevron d’or accompagné en pointe d’une étoiles du même
Estienne Boudet : d’azur au chevron d’or accompagné de deux étoiles du même, l’une en chef et l’autre
en pointe

Source : Poncet, p. 47-48

BOUDET
En 1701, Annet Boudet, docteur en médecine en Haute-Marche, reçut d‟office un écu parlant de
dérision

Armes : d’azur à un boutoir de maréchal d’or

Source : Hugon, p. 60

BOUDET DE PUYMAIGRE
C‟est dans le Berry et en Lorraine que se trouvent les origines des Boudet. En 1647, Suzanne de Bize,
fille de Gabriel de Bize seigneur de Puymaigre (cne de Malleret-Boussac, Cr.), porta ce fief à son époux Pierre
Boudet. En 1667 la famille Boudet de Puymaigre fut confirmée dans noblesse d‟extraction. En 1822 Jean Boudet
de Puymaigre (1778-1843) fut créé comte héréditaire. Sa postérité s‟éteignit à la fin du XIXe siècle.

103
Armes : d’or au demi-vol de sable

Sources : Hugon, p. 79 ; Jougla, II, p. 209 ; Tardieu, gdghm, p. 27-28

DU BOUEIX
La famille du Boueix, noble d‟ancienne extraction, était répandue dans la Marche et en Ile-de-France et
a eu plusieurs branches. Dans la Marche l‟une d‟elles a possédé la seigneurie de Richemont (cne de Lourdoueix-
Saint-Pierre, Cr.) du XVe siècle au début du XVIIe siècle. Elle fut mainteue noble en 1599, 1667 et 1717. Ses
derniers représentants sont morts avant 1900.

Armes : d’argent à deux fasces de gueules

Sources: Lecler, Cr. p. 374; Nadaud, I, p. 598; Rietstap, I, p. 266

BOUGRAUD
Selon l‟auteur de l‟Armorial de Limoges cette famille portait en 1603 des armoiries à initiales.

Armes : de… à une colombe de… tenant dans son bec un rameau d’olivier de…, accostée en fasce des lettres
initiales N et B

Source : Arm. Lim., nO 575

DE BOUILHAC DE BOURZAC
De cette famille on connaît essentiellement Jean de Bouilhac de Bourzac, fermier-général, originaire de
Guyenne et anobli en 1746. En 1771 il fut confirmé noble par édit royal enregistré en parlement. En mars 1789,
Jean-Baptiste de Bouilhac se fit représenter à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Au
XIXe siècle cette famille a possédé le château du Pin (cne de Salon-La Tour, Cor.). Vers 1950 vivait Jeanne de
Bouilhac de Bourzac, épouse Soisy de Kerampuil, probablement la dernière représentante de cette famille.

Armes : d’argent à la fasce de gueules chargée d’une plante de plantin d’or (ou de trois soucis d’or)
accompagnée de trois chardons fleuries et feuillés de gueules
ou d’argent à trois fasces ondées d’azur

Représentation : sur un vitrail (XIXe siècle) du château du Pin (cne de Salon-La Tour) un écu d’argent à trois fasces ondées d’azur

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 32 ; Jougla, II, p. 124 ; Verdier, p. 134 et 174

DE BOUILLÉ DU TRONCAY et DE BOUILLÉ DU CHARIOL, olim BOULIER


Cette famille d‟extraction chevaleresque est originaire du Maine. Elle s‟est établie dans l‟Auvergne et
dans la Marche au XIVe siècle. Elle est connue avec certitude depuis Pierre Bouillé (ou Boulier) seigneur du
Chariol (Puy-de Dôme) dont le fils Guillaume, qui vivait en 1328, est l‟auteur des deux branches de la famille.
La première, celle du Chariol, s‟éteignit en 1870 à la mort de Jacques comte de Bouillé. La seconde, celle du
Tronçay, fut maintenue dans sa noblesse en 1666. Appartenait à cette branche, François-Claude dit le marquis de
Bouillé qui réprima en 1790 le soulèvement de la garnison de Nancy et organisa l‟année suivante la fuite de
Louis XVI. Elle compte plusieurs descendants en 2009.

104
Armes : anciennes : d’argent à la fasce coticée de gueules frettée d’or
règlement de 1829 : écartelé : aux 1 et 4, d’argent à la fasce de gueules frettée d’or accompagnée de deux
burelles aussi de gueules; aux 2 et 3, de gueules à la croix ancrée d’argent
contemporaines : de gueules à la croix ancrée d’argent

Cimier : une tête de Maure

Tenants : deux maures armés de lances

Devise : « A vero bello Christi »

Cri : « Le Chariol »

Sources : Jougla, I, p. 214 ; Rietstap, I, p. 266; Valette, p. 48

BOUIRE DE BEAUVALLON
Famille limousine selon Jougla.

Armes : d’or à un chevron de gueules accompagné de trois coqs de sable

Source : Jougla, II, p. 215

BOUJASSON
En 1701 Antoine Boujasson, lieutenant de la milice bourgeoise de Felletin (Cr.), et François Boujasson,
marchand tapissier dans la même ville, reçurent d‟office chacun un écu identique mais héraldiquement non
conforme.

Armes : d’azur à une bande de gueules chargée de trois molettes d’or

Source : Hugon, p. 46

BOULHON ou BOUILLON
Les armoiries de cette famille de marchands et de gens de robe existaient en 1567 quand Marguerite
Boulhon, veuve de Pierre Mauplo, bourgeois et marchand de Limoges, les fait graver dans l‟église Saint-Pierre-
du-Queyroix à l‟occasion d‟une fondation de messe qu‟elle y avait créée. Ses descendants (?), M. Boulhon,
greffier de la sénéchaussée de Limoges en 1628 et le sieur Boulhon, commis au greffe de la prévôté générale et
confrère de Sainte-Croix en 1648, portaient des armes identiques.

Armes : parti : au 1, d’azur à l’aigle au vol abaissé d’argent ; au 2, de sinople à trois pommes de pin d’or
posées en fasce

Source : Poncet, p. 48

BOULONNOIS
Jacques Boulonnois « bourgeois de Treignac » (Cor.) reçut d‟office des armoiries en 1701

Armes : d’argent à une aigle bicéphale de sable

105
Source : Agfl, p. 215

BOUQUET ou BOUQUET DE JOLINIÈRE


Famille bourgeoise originaire du Poitou, avec une implantation dans le Limousin selon Jougla, qui a une
descendance en 2012 et possède des armes parlantes.

Armes : d’argent au bouquet de fleurs au naturel

Source : DFN, p. 75 ; Jougla, II, p. 220

BOURBONS, COMTES DE LA MARCHE


Louis Ier, comte de Clermont puis de La Marche, était le fils de Robert sixième fils de saint Louis né en
1256, comte de Clermont en Beauvaisis, et de Beatrix de Bourgogne. Il naquit en 1273 et mourut en 1341. Le roi
Charles IV le Bel lui donna le comté de la Marche en échange de celui de Clermont en 1327. De son mariage en
1310 avec Marguerite de Hainaut il avait eu un fils Pierre qui deviendra comte de la Marche en 1342 sous le nom
de Pierre Ier et sera tué en 1356 à la bataille de Poitiers. Leur second fils Jacques I er lui succédera mais mourra de
ses blessures à la bataille de Brignais en 1361. Le fils de Jacques de Bourbon, Jean I er fut comte de la Marche de
1361 à sa mort en 1393. De son mariage avec Catherine de Vendôme en 1364 naquit Jacques II de Bourbon,
comte de la Marche et de Vendôme en 1393. Comptant parmi les rares survivants de la bataille de Nicopolis
contre les Turcs en 1396, il épousa en 1406 Béatrix de Navarre, fille du roi Charles II de Navarre dont il eut six
enfants. Leur premier fils Louis II, duc de Bourbon, est à l‟origine de la dynastie des Bourbons, rois de France et
de Navarre qui débute avec Henri IV (1553-1610) fils d‟Antoine de Bourbon (1518-1562 et de Jeanne d‟Albret,
reine de Navarre. Elle s‟achève en 1883 à la mort d‟Henri de Bourbon, duc de Bordeaux. Jacques II se remaria
en 1415 avec Jeanne, reine de Naples et prit les titres de roi de Hongrie, de Jérusalem et de Sicile. Trompé
outrageusement par son épouse il se réfugia à Venise en 1421 et vendit une partie de ses domaines. Finalement
en 1435 il prit l‟habit de Franciscain à Besançon où il mourut en 1438.

Armes des Bourbons, comtes de la Marche jusqu‟à Jacques I er : d’azur semé de fleurs de lis d’or à la bande de
gueules brochant

Armes des Bourbons, comtes de la Marche de Jean I er à Jacques II de Bourbon : d’azur à trois fleurs de lis d’or,
au bâton de gueules en bande chargé de trois lionceaux d’argent brochant

Sources : Jougla, I, p. 59-61 ; Nadaud, III, p. 170-175

DE BOURBON-BUSSET DE CHALUS
La famille de Bourbon-Busset est une branche naturelle de la maison de France qui est issue de Louis
de Bourbon, évêque de Liège en 1455 et mort assassiné en 1482, qui laissa Pierre de Bourbon, né en 1564, dont
le fils Philippe épousa en 1530 Louise de Borgia, fille de César Borgia et de Charlotte d‟Albret, dame de Chalus
(HV.). Leur fils Claude de Bourbon, comte de Busset et de Chalus, épousa Marguerite de La Rochefoucaul en
1554 et fut gouverneur du Haut-Limousin en 1577 et 1578. Les Bourbon-Busset conservèrent Chalus jusqu‟à la
Révolution. Cette famille a encore trois branches (Busset, Châlus, Lignières) de nos jours et compte plus d‟une
dizaine de descendants.

Armes : d’azur à trois fleurs de lis d’or au bâton de gueules péri en barre posé en abîme ; au chef d’argent
chargé d’une croix potencée d’or cantonnée de quatre croisettes du même.

106
Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 69 ; DVN, p. 45 ; Jougla, II, p. 221-222 ; Nadaud, I, p. 225-228 ; Valette,
p. 48

BOURBON-MONTPENSIER
En 1503, à la mort de son mari Pierre II de Beaujeu, Anne de France, fille de Louis XI, devint comtesse
de la Marche. Leur fille Suzanne épousa en 1505 Charles III, duc de Bourbon-Montpensier. Dans leur contrat de
mariage une donation réciproque entre les époux faisait que Charles de Bourbon devenait comte de Clermont, de
Montpensier, du Forez, de la Marche et dauphin d‟Auvergne, seigneur du Beaujolais, de Combraille, etc. Mais
en 1523, après la mort de Suzanne de Bourbon survenue en 1521, Louise de Savoie, fille de Marguerite de
Bourbon sœur de Pierre II de Beaujeu, et mère de François I er soutint devant le parlement de Paris que toute la
succession de sa nièce lui revenait, nonobstant la donation entre époux. Devant cette cour elle obtint le séquestre
de tous les biens de Charles III de Bourbon. Celui-ci, peu après, commença à ourdir un complot visant à créer
pour lui un royaume de Bourgogne, puis il se mit au service de l‟empereur d‟Allemagne en Italie, trahissant le
roi de France. En juillet 1527 il fut tué au siège de Rome. Ayant été déclaré lèse-majesté tous ses biens dont la
Marche furent réunis à la couronne de France.

Armes : d’azur à trois fleurs de lis d’or, à une cotice de gueules dont la partie supérieure est d’or chargée d’un
dauphin d’azur

Sources : Jougla, I, p. 94 ; Joullietton, p. 279-287; Nadaud, III, p. 177-179

BOURBOULOU
Il est vraisemblable que les deux Jean Bourboulou, dont l‟émailleur Philippe Poncet a peint les armes
dans les années 1650-1655, appartenaient à la même famille, s‟ils n‟étaient pas une seule et même personne.

Armes de :
« Mr Jean Bourboulou, sergent royal» en 1650 : d’azur à deux étoiles l’une au-dessus de l’autre à dextre,
et une palme fichée dans un cœur à senestre, le tout d’or
Jean Bourboulou en 1654 : d’azur au cœur surmonté d’un soleil et de deux étoiles accompagné en pointe
d’un vol soutenu de deux branches liées ensemble par la base, le tout d’or

Source : Poncet, p. 48

BOURDEAU
Les armoiries de Jean Bourdeau demeurant à Aixe-sur-Vienne vers 1655 sont données dépourvues
d‟émaux dans le recueil de Philippe Poncet.

Armes : de… au chevron de… accompagné des lettres I et B

Source : Poncet, p. 48

BOURDEAU DE LA JUDIE
Nous ne savons pas si Jean-Baptiste Bourdeau, marchand à Limoges, qui fit enregistrer ses armoiries en
1697, avait un lien de parenté avec le précédent. Mais cela paraît douteux si l‟on s‟en tient aux seules armoiries.
Ce Bourdeau fut consul de Limoges en 1708. Assez curieusement il s‟est fortement inspiré des armoiries de la
ville de Bordeaux, les faisant ainsi parlantes à son propre usage. Son fils Pierre, né en 1694, seigneur du Mas qui

107
avait acquis la charge de secrétaire du roi en la chancellerie de Douai en 1762, fut anobli.. De son mariage avec
Madeleine Dorat il avait eu deux fils : Léonard auteur de la branche de La Judie subsistante en 2009 avec une
très nombreuse descendance et Martin auteur de la branche des Vaseix (cne de Verneuil-sur-Vienne, HV.)
éteinte au XXe siècle.

Armes : d’azur au château d’argent flanqué de quatre tours rondes pavillonnées et girouettées du même posé
sur une rivière aussi d’argent ondée de sable, le château sommé d’un clocher garni d’une cloche d’argent et
surmonté d’un lion léopardé d’or

nota : la ville de Bordeaux en dialecte local se prononce « Bourdé » ou « Bourdaou »

Sources : Agfl, p. 48 ; DVN, p. 45 ; Jougla, II, p. 223 ; Nadaud, I, p. 598-602 ; Poncet, p. 49 ; Valette, p. 48

DE BOURDEILLES ou BOURDEILLE
Henri-Joseph de Bourdeilles (1722-1802) était d‟une une famille noble du Périgord, connue depuis le
XIe siècle, qui avait déjà donné deux évêques de Périgueux aux XV e et au XVIe siècle. Il était né à Paizay-
Naudoin (Charente). Il fut évêque de Tulle de 1762 à 1764 puis fut transféré au siège épiscopal de Soissons. Sa
famille eut une descendance qui vivait dans le Périgord jusqu‟à la fin du XIX e siècle et eut des alliances dans le
Limousin (la dernière est de 1856). Henri-Joseph Bourdeilles a porté des armoiries très différentes de celles de sa
famille.

Armes familiales des Bourdeilles : d’or à deux pattes de griffon de gueules onglées d’azur posées l’une sur
l’autre.
Armes d‟Henri-Joseph Bourdeilles, évêque de Tulle : de gueules à dix billettes d’or

représentations des armes familiales : salle des croisades du palais de Versailles et sur le vitrail (vers 1856) de sainte Catherine de la chapelle
Saint-Antoine de Padoue (avec les armes Disnematin) dans l‟église Saint-Michel-des-Lions de Limoges. On les voit aussi sous forme
d‟armes d‟alliance avec celles des Saint-Aulaire dans un mi-parti sur un bénitier dans l‟église de Saint-Aulaire (Corrèze)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 13 ; Jougla II, p. 223 ; Lartigue, no 1852 ; Nadaud, I, p. 602

BOURDICAUD
En 1691 Pierre Bourdicaud était seigneur de Fougerolles (cne d‟Eymoutiers, HV.). Son fils Philippe
Bourdicaud, seigneur de Pedonneix et de La Baconnaille (cne d‟Auriat, Cr.) et de Saint-Priest-Palus (Cr), épousa
Marie Pichard de l‟Eglise-aux-Bois (HV) au début du XVIIe siècle. En 1699 François Bourdicaud fit enregistrer
ses armoiries. Marie fille de Charles Bourdicaud mourut en 1763. En 1786 Marie-Thérèse de Pichard, veuve de
Jean Bourdicaud, était seigneur de divers fiefs (Auriat, Vigeville, Peyrigeas).

Armes : familiales : d’azur à un chevron de gueules accompagné de deux trèfles et en pointe d’une quintefeuille
de gueules
attribuées d‟office à N… Bourdicaud, bourgeois d‟Eymoutiers et seigneur du May en 1701 : de sinople à
deux bandes d’argent

Sources : Agfl, p. 81 et 152 ; Hugon, p. 73; Lecler, HV., p. 227 et 686 ; Nadaud, I, p. 96 et 228; Tardieu, gdghm, p. 29

BOURDIER-RABI
En 1697 le marchand limougeaud Pierre Bourdier-Rabi faisait enregistrer ses armoiries.

108
Armes : d’argent au lion de gueules passant sur une terrasse de sinople accosté d’un P et d’un B, la terrasse
chargée d’un R ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’argent

Source : Agfl, p. 55

DE BOURDINEAU VILLECOURT
Les Bourdineau avaient parmi leurs ancêtres Jean Bourdineau notaire royal à Négrondes (Dordogne).
Parmi ses descendants on compte Pierre de Bourdineau qui acheta dans la seconde moitié du XVIII e siècle une
charge anoblissante de secrétaire du roi qui lui permit en 1789 de voter avec la noblesse de la sénéchaussée de
Saint-Yrieix (HV.). Il était seigneur de Vieillecour (ou Villecourt), village qui se partageait entre le Périgord et le
Limousin. Au milieu du XIXe siècle Firmin de Bourdineau, chef d‟escadron de gendarmerie demeurait à Saint-
Yrieix-la-Perche. On observera que les armes des Bourdineau du Limousin étaient identiques à celles d‟une
famille homonyme de l‟Orléanais. Famille éteinte.

Armes : d’azur à la fasce d’or accompagnée de trois losanges d’argent

Sources : Froidefond, p. 101 ; Jougla, II, p. 224 ; Valette, p. 313 ; Verdier, p ; 175

BOUREL olim BOUREL DU BOEIX


La famille Bourel était venue d‟Embrun (Hautes-Alpes) à Montluçon (Allier) en 1648. Au XVIIe et au
XVIIIe siècle les Bourel étaient seigneurs de Puypin (cne de Viersat, Cr.) et de Fleuraget (cne de Saint-Loup,
Cr.). Famille éteinte avant 1914.

Armes : de gueules à la croix d’or cantonnée aux 1 et 4 d’un ciboire ; aux 2 et 3 d’une couronne de trois
fleurons, le tout du même

Sources : Jougla, II, p. 226 ; Tardieu, gdghm, p. 29

DU BOURG
Il n‟est pas certain que Pierre du Bourg, chanoine du chapitre de Notre-Dame de La Chapelle-Taillefer,
appartenait à la famille du Bourg de Bozas. Quoiqu‟il en soit, en 1701 il lui est attribué d‟office des armoiries
parlantes et à enquerre.

Armes : de sable à trois maisons d’azur

Source : Hugon, p. 46

BOURGEOIS
Cette famille bourgeoise de Guéret est connue depuis Silvain Bourgeois, avocat à Guéret en 1676. En
1682 Valérie Bourgeois était l‟épouse du président du présidial de Guéret. Un siècle plus tard M. Bourgeois de
La Chaume, en 1777, se marie avec une Druillettes de Cher du Prat. A cette époque la famille comptait deux
branches : les seigneurs de La Chaume et les seigneurs de Saint-Léger (Cr.).

Armes : enregistrées par S. Bourgeois en 1697 : d’azur à la croix double d’argent (ou croix patriarcale) accostée
en chef de deux étoiles du même
enregistrées par Valérie Bourgeois la même année : d’azur à la croix d’or

109
reçues d‟office en 1701 : d’or à deux fasces crénelées de gueules et maçonnées de sable
nota : les fasces crénelées évoquant les murs d‟une ville sont parlantes
représentées sur un vitrail du XIXe siècle de la collégiale Saint-Etienne d‟Eymoutiers : d’azur à une croix
double alaisée d’or (famille Bourgeois de Longeville)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 21 ; Hugon, p. 31, 40 et 45 ; Tardieu gdghm, p. 29

DU BOURG DE BOZAS ET DE LUZENCON


La famille du Bourg a eu de nombreuses branches : Bozas (existante), Luzençon (existante), Auvergne
(éteinte au XVIIIe siècle), Champagne (éteinte en 1820). Jean du Bourg d‟une famille languedocienne fut anobli
en 1554. Mais son fils dérogea à la fin du XVIe siècle. Jean du Bourg, fils du précédent, obtint des lettres de
relief en 1667 et fut maintenu noble en 1669. En 1736 Just-Henri du Bourg marquis de Bozas, épousa Henriette
du Puy, fille de Jean du Puy, seigneur de Barmont (cne de La Celle-Barmontoise, Cr.). Monseigneur du Bourg,
évêque de Limoges et de Tulle de 1802 à 1822 était de cette famille. Il se rendit célèbre par la fondation d‟une
dizaine d‟ordres religieux de femmes dans son diocèse. La famille a une vingtaine de descendants en 2012.

Armes : d’azur à trois tiges d’épines d’argent posées deux et une

Représentation : sur un vitrail (XIXe siècle) De l‟ancien couvent du Sauveur de La Souterraine (Cr.)

Devise : « Lilium inter spinas »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 37 ; DVN, p. 45 ; Jougla, II, p. 226 ; Nadaud, I, p. 602 ; Tardieu, gdghm, p. 30 ;
Valette, p. 49

BOURGEOIS DE JESSAINT
Les Bourgeois de Jessaint étaient une famille champenoise dont un membre fut anobli au début du
XVIIIe siècle. Son fils épousa Jeanne de Creney d‟une noblesse un peu plus ancienne que la sienne. Leur fils
Claude-Laurent Bourgeois de Jessaint entra cinq ans avant Bonaparte à l‟école militaire de Brienne dont il devint
le fourrier receveur particulier en 1785. En 1794 après la chute de Robespierre il présida la municipalité de Bar-
sur-Aube. En 1800 Bonaparte le fit préfet de la Marne. Il le restera jusqu‟en 1838 ce qui est probablement un
record de durée à travers six régimes politiques. Il meurt en 1853. La Restauration en avait fait un baron en 1815
et un vicomte en 1826. Son petit-fils fut préfet de la Creuse de janvier 1868 à mai 1869.

Armes : coupé : au 1, d’azur à la bande d’argent accompagnée en chef d’une anille d’or et en pointe d’une
étoile du même ; au 2, d’or à deux lions rampants de gueules posés en bande

Sources : Jougla, II, p. 227 ; Tulard, I, p. 293-294

DE BOURGES
En 1588 Jacques de Bourges, écuyer, était seigneur de Champrenaud (cne de Bourganeuf ?, Cr.) et en
partie de Villemonteix (cne de Châtelus-le-Marcheix, Cr.). En 1598 il épousait Antoinette Barton de Montbas.
Une branche de cette famille, celle de Boussac (Cr.), existait encore à la fin du XIXe siècle.

Armes (presque identiques à celles de la ville de Bourges) : de sinople à trois moutons passant d’argent, deux et
un, à la bordure engrêlée d’or ; au chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or

Sources : Tardieu, gdghm, p. 30 et gddhm, p. 220

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BOURGEOIS DE LAVERGNE
La famille bourgeoise semble originaire de Saint-Junien ou de Châlus (HV.). En 1598, les titres de
noblesse de Jean Bourgeois, qui se disait écuyer, furent jugés insuffisants. Il les présenta de nouveau l‟année
suivante sans plus de succès. En 1600 il acheta La Joffrenie (cne de Bussière-Galant, HV.). Son fils Jean-
François épousa en 1634, en secondes noces, Madeleine Vaillant de La Rivière. Vers 1660 il était connu à
Limoges sous le nom de « Mr de La Rivière, gentilhomme ». En 1667 la famille Bourgeois fut enfin reconnue
noble depuis 1510. Elle fut maintenue dans le second ordre en 1700. En 1756 Pierre Bourgeois était seigneur de
La Joffrenie et du Cluzeau (cne de Bussière-Galant, HV.). Une branche de cette famille, celle des seigneurs de
Lavergne (cne de Rilhac-Racon, HV.) a commencé avec Pierre Bourgeois de Lavergne, chevalier de Saint-Louis,
né en 1705 et marié en 1751 avec sa nièce Barbe Certe. De cette union naquirent dix enfants dont Pierre
Bourgeois de Lavergne (1754-1813). Dans la descendance on comptait une dizaine de personnes en 2009

Armes : de sinople à trois lions d’or les deux du chef affrontés


Armes de Jean-François Bourgeois de La Rivière réalisées à sa demande en 1660 : d’azur à deux étoiles d’or en
chef et un croissant d’argent en pointe

Sources : Descoutures, p. 92 ; DVN, p. 46 ; Généal. Lim. et march., IV ; Lecler , HV, p.135; Nadaud , I, p. 228-229 ; Poncet, p. 100; Valette,
p. 49

BOURGUET
Le berceau de cette famille se trouve vraisemblablement dans le village du Bourguet (cne de Saint-
Hilaire-Peyroux, Cor.). En 1701, Léonard Bourguet se qualifiait de Bourgeois de Saint-Clément (Cor.) et était
juge de cette localité quand il lui fut attribué d‟office un écu de type mécanique. Son fils exerçait la même charge
en 1745 mais, en 1768 il était conseiller au présidial de Tulle. La famille Bourguet s‟est éteinte au début du XXe
siècle à la mort de Jules Bourguet.

Armes (1701) : d’argent à une fasce componée d’argent et degueules

Sources : Agfl, p. 204 ; Champeval, I, p. 38

DE BOURGUIGNON
En 1555 César de Bourguignon accéda au siège épiscopal de Limoges. Il y mourut en 1558.

Armes : de… à la croix alésée de… ; au chef de… chargé d’une étoile de…

Source : Lartigue, évêques, no 805

BOURJADE ou BOURGEADE
Jean-Jacques Bourjade était bourgeois de Saint-Gimel (Cor.) au commencement du XVIII e siècle quand
il fit enregistrer ses armoiries. Il avait assez probablement un lien de parenté avec les Bourgeade, seigneurs de
Lavarde (cne de Saint-Pantaléon, Cor.).

Armes : d’argent à un moulin à vent de sable ; au chef d’azur chargé d’un croissant d’argent

Sources : Agfl, p. 103 ; Champeval, II, p. 55-56

111
DE BOURNONVILLE
Cette famille champenoise a eu des branches en Picardie et dans les Flandres. La branche légitime
s‟éteignit à la mort en 1693 de François de Bournonville, pair de France en 1652, qui n‟eut qu‟une fille laquelle
épousa le maréchal de Noailles. Une autre branche, celle des seigneurs de La Haye, commença avec Jean de
Bournonville, enfant naturel légitimé en 1574. Elle s‟est poursuivie jusqu‟à nos jours et compte quelques
descendants en 2009.

Armes : branche légitime (éteinte) : de sable au lion d’argent, armé, lampassé et couronné de gueules la queue
en sautoir

Représentation : sur une verrière de Chigot (1937) dans le vestibule du château de Noailles (Cor.)

branche de La Haye : de sable au lion d’argent couronné d’or la queue fourchée en sautoir, à la barre de
gueules brochant sur le tout

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 31 ; Jougla, II, p. 231 ; Valette, p. 49

DU BOUSCHEYS ou DUBOUCHE
En 1644 Jean de Bouscheys (ou Dubouché), maître-serrurier à Limoges faisait peindre ses armoiries et
celles de son épouse dans un parti.

Armes : parti : au 1, d’azur à deux lévriers passant d’argent l’un sur l’autre ; au 2, d’azur au soleil d’or au chef
du même

nota : les deux lévriers sont parlants par calembour en dialecte local dans la mesure où le nom se prononce « dou bou chis », soit deux bons
chiens

Source : Poncet, p. 49 et 76

BOUSQUET
N… Bousquet, chanoine du chapitre d‟Eymoutiers (HV.), reçut d‟office en 1701 des armoiries de type
mécanique.

Armes : de sable à deux pals d’argent

Source : Agfl, p. 150

DU BOUSQUET DE SAINT-PARDOUX
Jean du Bousquet, qui était probablement noble d‟extraction ancienne, dérogea au XVI e siècle à une
date indéterminée. Il était seigneur de Saint-Pardoux-L‟Ortigier (Cor.). En 1668 ses arrières petit-fils, Charles et
Antoine du Bousquet, par arrêt du Conseil d‟Etat « sans avoir égard à la dérogeance faite par Jean du Bousquet
leur bisaïeul, en raison de leurs services » furent maintenus nobles sur preuves de 1542. En 1697 Joseph du
Bousquet (1666-1735) fit enregistrer ses armes. Un membre de cette famille comparut à l‟assemblée de la
noblesse du Bas-Limousin à Tulle en 1789. Ses descendants se sont perpétués jusqu‟à nos jours sous le nom de
du Bousquet de Saint-Pardoux.

Armes : de gueules au chef cousu d’azur chargé de trois étoiles (ou molettes) d’or

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Devise : « Toujours prêt »

Sources : Agfl, p. 77 ; Descoutures, p. 284 ; DVN, p. 46 ; Jougla, II, p. 233 ; Nadaud, I, p. 230-231 ; Valette, p. 49

DE BOUSSAC
Ces Boussac du Bas-Limousin n‟ont pas de liens familiaux avec les de Brosse de la Marche parfois
appelés Boussac à cause de leur seigneurie de Boussac (Cr.). Très tôt ils ont compté deux branches. Les Boussac,
seigneurs du lieu du même nom et demeurant à Tulle étaient nobles depuis au moins 1470. On observera qu‟il
existe en 2009 une famille de Boussac avec une nombreuse descendance qui a été anoblie en 1720 par la
fonction de capitoul de Toulouse et qui a les mêmes armes.
Les Boussac, seigneur d‟Hublanges (cne de Bar, Cor.), nobles depuis 1468, furent maintenus par
l‟intendant d‟Aguesseau en 1697. Cette branche subsistait au siècle suivant mais semble avoir disparu avant la
Révolution. Leurs armes sont un peu différentes de celles de la première branche.

Armes des : Boussac de Tulle : d’azur à un sautoir denché d’or accompagné de quatre croissants du même
Boussac d‟Hublanges : d’azur au sautoir d’or contre-bretessé de cinq créneaux du même accompagné de
quatre sautoirs d’argent

Sources : Champeval, I, p. 88-91; Descoutures, p. 295 ; DVN, p.46 ; Nadaud, I, p. 232-233 ; Valette, p. 49 ; Verdier, p. 67

BOUTAUDON
Les armoiries de Léonard Boutaudon peintes en 1652 ont probablement été créées antérieurement. En effet
l‟émailleur Philippe Poncet dit les avoir prises « sur un cachet d‟assiette » y ajoutant sur demande du fils du
commanditaire « heaulme et timbre ».

Armes : d’azur à l’arbre de sinople terrassé du même au soleil de gueules mouvant de l’angle dextre de l’écu

nota : il s‟agit ici encore d‟armes parlantes reposant sur un jeu de mots entre le patronyme et le « betou », désignation locale du bouleau

Source : Poncet, p. 49

BOUTAUD
En 1701 il futattribué d‟office à Jean Boutaud, procureur en la sénéchaussée de la Marche, des
armoiries allusives de la fonction de l‟intéressé. En effet, compte tenu de la tournure d‟esprit général des commis
de d‟Hozier dans généralité de Moulins, il est fort possible que les deux pigeons affrontés évoque l‟attitude
devant un tribunal de deux plaideurs qui en fin de compte seront « les pigeons » de l‟affaire (le terme « pigeon »
est employé dans le sens de dupe depuis 1490).

Armes : de sable à un pal d’argent accosté de deux pigeons affrontés du même

Sources : Hugon, p. 52 ; Le petit Robert, p. 1435 (article « pigeon »)

BOUTHIER DE MONS
Famille probablement originaire du Poitou où elle possédait au XVII e siècle la seigneurie de Mons (cne
de l‟Isle-Jourdain, Vienne). Une branche s‟installa dans la Basse-Marche.

Armes enregistrées en 1698 : d’argent à l’épervier de gueules

113
Source : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 1, p. 86

DE BOUTHILLIER-CHAVIGNY
Les Bouthillier, originaires de l‟Angoumois, ont été anoblis en 1536 par la fonction d‟échevin d‟Angers.
En 1736, Claude-Léon de Bouthillier, marquis de Chavigny, qui avait recueilli la seigneurie de Bridiers
(commune de La Souterraine, Cr.) dans la succession de sa tante, demoiselle Gabrielle de Mesgrigny, devint
vicomte de Bridiers. Cette famille était éteinte en 2001 en ligne masculine.

Armes : d’azur à trois fusées d’or accolées en fasce

Sources : Chartreix, p. 41 ; Tardieu, gdghm, p. 39, gddhm, p. 62 ; Valette, p. 50

BOUTINEAU ou BOUTINEU
Les armoiries de cette famille existaient au début du XVII e siècle, voire avant. En effet en 1603 Thomas
Boutineu faisait dessiner son écu par l‟auteur de l‟Armorial de Limoges. Par ailleurs les armes qui sont peintes
en 1658 à l‟occasion des obsèques de Jean Boutineau, chanoine de la cathédrale Saint-Etienne de Limoges, sont
la reproduction de celles figurant sur son cachet d‟argent. En 1697 un probable parent du défunt, comme lui
chanoine de Saint-Etienne, fera enregistrer des armes semblables, enrichies de meubles supplémentaires.

Armes de :
Thomas Boutineu (sic) en 1603 : de… deux mains opposées de… tenant une bague de… accompagnée en
chef des lettres initiales T et B et en pointe d’un croissant d’argent
Jean Boutinaud en 1658 : d’azur à deux mains d’argent mouvant d’un nuage du même à dextre et à
senestre et tenant un cercle d’or
N… Boutinaud en 1697 : d’azur à deux mains de carnation parées d’argent tenant une bague d’or avec
son chaton garni de rubis posée en cœur accompagnée de trois étoiles d’argent rangées en fasce

nota : par étymologie ludique le patronyme, interprété « bout tenant », a suggéré les mains tenant un cercle ou une bague

Sources: Agfl, p. 8; Arm. Lim., no 570; Poncet, p. 49

BOUTINIERGUE
Antoine Boutiniergue, conseiller honoraire au présidial de la Marche à Guéret et seigneur du Teil et de
La Villatte (commune de…), présenta ses armoiries pour enregistrement en 1697.

Armes : d’azur au lion passant d’or

Source : Hugon, p. 41

BOUTY
De cette famille qui vivait à Limoges autour de 1600 nous ne connaissons que le dessin à l‟encre de ses
armoiries

Armes : de… à un lion de… armé et lampassé de … accosté des lettres initiales F et B

Source : Arm. Lim., no 563

114
BOUVERYE
En 1697 le marchand limougeaud François Bouverye fit enregistrer ses armoiries parlantes.

Armes : d’or à un arbre de sinople sur une terrasse de sable et un serpent de gueules tortillé autour accosté des
deux lettres initiales F et B de sable

nota : le patronyme peut s‟entendre « bois vert » d‟où l‟arbre vert

Sources : Agfl, p. 8; Poncet, p. 50

BOUVILLE
Adhémar de Bouville était seigneur du Deffens (cne de Bussière-Poitevine, HV.) en 1228. Son sceau
portait un écu parlant.

Armes : de … au taureau furieux de…

Source : Bosredon, HV., p. 32-33

BOUYER
La famille Bouyer possédait la seigneurie de La Gorce, village maintenant disparu de la commune de
Condat (HV.). En 1548 Léonard Bouyer épousait Jeanne d‟Anglard et en 1581 son fils Pierre se mariait avec
Anne de Bonneval issue de l‟une des plus grandes familles du Limousin. Le dernier du nom semble avoir été
Pierre Bouyer qui avait épousé Renée de Cabarel en 1652 et avait été maintenu noble en 1666 sur preuves de
1548.

Armes : parti : au 1, d’argent à trois étoiles de gueules deux et un et un cœur du même en pointe (Bouyer) ; au
2, d’azur à un lion d’or armé et lampassé se gueules (Bonneval)

Sources : Descoutures, p. 12-13 ; Nadaud, I, p. 233-234

BOY DE LA COMBE DE LA MAZIERE


Au XVIIIe siècle François Boy de Lacombe acquit hors du Limousin un office anoblissant qui lui permit
de participer à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle en 1789. Un autre Boy de La Mazière
donna procuration pour la même occasion. Un descendant de cette famille fut conseiller général du canton
d‟Egletons sous le Second Empire. Famille éteinte.

Armes parlantes : d’or à un arbre de sinople

Sources : Bergues-Lagarde, p. 25 ; Jougla, II, p. 240 ; Verdier, p. 127, 176-177

BOYER
Parmi les diverses familles des environs de Brive et d‟Uzerche portant le nom de Boyer on relève celle
des juges de la seigneurie de Ségur (Cor.) de 1646 à 1741 qui étaient seigneurs de La Brousse (cne de Saint-
Julien, Cor.). Il est possible que Jacques Boyer, greffier et secrétaire de la maison de ville d‟Uzerche en 1697, ait

115
été l‟un d‟eux. Cette année-là il fit enregistrer un écu parlant par un bœuf et aussi, probablement allusif par un
croissant foulé (mais de quel évènement ou dans quelle intention ?)

Armes : d’azur à un bœuf passant d’or accorné et onglé d’argent foulant de son pied senestre de devant un
croissant du même ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or

Nota : peut-être s‟agit-il d‟une référence au siège mythique d‟Uzerche par les Sarrazins

Sources : Agfl, p. 78 ; Champeval, I, p. 409 et II, p. 56

BOYER
Cette famille du Languedoc fut maintenue noble en 1708. Bien que ses armoiries soient représentées au
château de Noailles (Cor.) nous ne savons pas quels furent ses liens avec le Bas-Limousin. Elle est éteinte.

Armes : de gueules au chef d’or chargé d’un bœuf passant de gueules

Représentation : sur une verrière de Chigot (1937) du vestibule du château de Noailles (Cor.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 31 ; Jougla, II, p. 240

BOYER
Ce Boyer, définit comme « bourgeois de Neuvic (Cor.) », semble appartenir à une famille autre que la
précédente. En 1701 il reçut d‟office des armoiries parlantes.

Armes : de gueules au rencontre de bœuf d’or

Sources : Agfl, p. 223 ; Champeval, I, p. 409

BOYER
Alexis Boyer, né à Uzerche en 1757 dans une famille pauvre, émigra à Paris où il entreprit des études de
médecine qui le conduisirent à une chaire de clinique chirurgicale en 1795. Chirurgien de Napoléon il
l‟accompagna lors des campagnes militaires de 1806 et 1807. Il fut fait baron de l‟Empire en 1809. Boyer fut
ensuite le chirurgien des trois derniers rois de France. Il mourut en 1833. Sa descendance s‟éteignit à la fin du
siècle.

Armes (en partie allusives de son métier) : écartelé : au 1, d’azur à une main appaumée d’or ; au 2, des barons
officiers de la maison de l‟empereur qui est de gueules à un portique d’argent surmonté d’un fronton et accostée
des lettres D et A du même ; au 3, de gueules à une verge en pal d’or tortillée d’un serpent d’argent ; au 4,
d’azur à un coq d’or, crêté de gueules

Sources : Bergues-Lagarde, p. 209 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 189 ; Nadaud I, p. 606 ; Révérend, APE, IV, p. 132

BOYLAUD
En 1644 N… Boylaud, vivant probablement à Limoges, portait des armoiries parlantes.

Armes : d’or à l’arbre de sinople surmonté d’un croissant d’argent entre deux étoiles du même

Source : Poncet, p. 50

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DE BOYOL
Pierre Boyol ou de Boyol était seigneur du Bâtiment (cne de Chamboret, HV.) et de Cieux (HV.) en
1582.

Armes : d’azur à la fasce en divise de gueules accompagnée en chef d’un lion passant d’or et en pointe de dix
besants du même

Source : Lecler, HV., p. 162 et 221

BOYOL
En 1699, Grégoire Boyol curé de Saint-Médard (Cr.) et vicaire en la châtellenie de Murat (cne de Saint-
Médard), fit enregistrer ses armoiries à Guéret.

Armes : d’azur à une fasce accompagnée en chef d’un lion passant et en pointe de six besants posés 3, 2 et 1

Nota : la similitude de ces armoiries avec celles de Pierre de Boyol qui suit suggère l‟existence d‟un lien de parenté

Source : Hugon, p. 41

DU BOYS
Cette famille de Limoges portait sous l‟ancien Régime des armoiries parlantes.

Armes : d’or à l’arbre arraché de sinople à la bordure de gueules chargée d’une rose d’or placée au point du
chef et de sept fermaux d’argent deux, deux, deux et un

Source : Jougla, II, p. 242

BOYSSADE
En 1701, N… Boyssade « bourgeois d‟Eyren » reçoit d‟office des armoiries.

Armes : d’or au sautoir de gueules

Source : Agfl, p. 219

BOYSSE
Cette famille qui avait probablement un lien de parenté avec les autres Boysse de Limoges vivait au
début du XVIIe siècle.

Armes : de… à une redorte de feuillage de… aux lettres initiales L et B en cœur surmontée d’une étoile de…

Source : Arm. Lim., no 360

117
BOYSSE
Dans les années 1640-1650 plusieurs Boysse de Limoges, ayant probablement des liens familiaux, ont
porté des armoiries présentant toutes un buisson de sinople parlant.

Armes de :

N… Boysse en 1644 : de… à un buisson de sinople sur une terrasse d’argent accompagné en chef de
trois étoiles de… et en pointe d’un croissant d’argent
Boysse de la Cité de Limoges : de… à un chevron de… surmonté d’un croissant entre deux étoiles de…
accompagné en pointe d’un buisson de sinople
Boysse, épicier : d’or à un buisson de sinople surmonté d’un croissant de gueules

Source : Poncet, p. 50

BOYSSEUILH olim BOISSEUIL


Cette famille avait probablement ses racines à Boisseuil (HV.) dont elle possédait la seigneurie au début
e
du XIII siècle. Sa filiation est suivie depuis Guy de Boisseulh, chevalier, qui vivait à Hautefort (Dordogne.) en
1239. En 1602 Antoine de Boisseuilh épousait Marguerite d‟Abzac. En 1667 son fils Jean-Jacques était
maintenu noble. En 1784 Reymond de Boisseuilh était admis aux honneurs de la Cour. En 1789 Jules, dit le
comte de Boisseuilh, comparaissait à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle et Théophile de
Boisseuilh à celle de la sénéchaussée de Limoges. En 2002 cette famille était encore représentée en descendance
féminine.

Armes : d’azur à la bande d’argent chargée de trois larmes de gueules


ou d’argent à la bande de sable chargée de trois larmes d’argent à la bordure de sable chargée de larmes
d’argent et de gueules

Ces armes rappelleraient que les compagnons d‟un Boisseuilh, blessé au visage dans un combat, lui auraient crié « Boys seulh » (essuie tes
yeux »)

Devise « Tinximus sanguine nostro »

Sources : Bergues-Lagarde, p. 26 ; Froidefond, p. 104-105 ; Jougla, II, p. 259-260 ; Nadaud, I, p. 199-200 ; Valette, p. 50 ; Verdier, p. 176

DE BRACHET
Un Brachet aurait participé comme chapelain à la deuxième croisade en 1147. Cependant les preuves de
noblesse de cette famille ne sont établies que depuis 1387. A cette date ils étaient seigneurs de Peyrusse (ou
Pérusse) dans l‟actuelle commune de Châtelus-le-Marcheix (Cr.) qui semble être leur berceau. En 1454 Jean
Brachet, écuyer, était seigneur de Pérusse, de Salagnac (cne du Grand-Bourg, Cr.) et de Montaigut-le-Blanc
(Cr.). En 1598 Guy Brachet, seigneur de Pérusse, était reconnu noble. De 1710 à 1789 trois Brachet seront
lieutenant-généraux de la Marche. Au fil du temps les Brachet ont formé plusieurs branches : Pérusse, Magnac,
Poussanges, Maslaurent, La Jalesse, Montaigut. Le dernier représentant de cette famille fut Alexandre Brachet,
marquis de Floressac, né en 1847, époux en 1879 de N… Le Vaillant de Douet et décédé sans postérité. Il
résidait au château du Maslaurent (cne de Croze, Cr.).

Armes :

familiales : d’azur à deux chiens braques d’argent posés l’un sur l’autre
enregistrées en 1697 par Jean Brachet seigneur en partie de Poussanges (Cr.) : d’azur à deux branches de
laurier d’argent passées en sautoir

118
nota : comme beaucoup d‟autres Jean Brachet ne déclara pas les armes familiales parlantes mais des armoiries de sa composition
également parlantes mais avec des branches

Représentation : des armes familiales : salle des Croisades du palais de Versailles


des armes déclarées : Armorial général de France, Bourbonnais, volume 2, p. 288

Sources : Hugon p. 16 ; Lecler, Cr. p. 594; Nadaud, I, p. 234-236; Tardieu, gdghm, p. 30

BRACHET DE LA JALEZIE
La branche bas-limousine des Brachet, dite de La Jalezie, commence avec Guy Brachet époux de
Catherine d‟Aubusson au début du XVIe siècle. Leurs descendants après 1600 étaient seigneurs de La Jalezie
(cne de Saint-Bonnet-La-Rivière, Cor.), de Marseix (cne de Seilhac, Cor.), de Beyssac (Cor.) et du Maslaurent
(cne de Croze, Cr.). Ils furent confirmés nobles en 1667. Le dernier représentant de cette branche semble avoir
été Louis Brachet, seigneur de La Bastide et Lafaye (cne de Coussac, Cor.), capitaine de cavalerie en 1778 et
chevalier de Saint-Louis qui comparut a l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges.

Armes : familiales : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à deux chiens braques d’argent passant l’un sur l’autre ; aux 2
et 3, d’azur à un lion d’or, lampassé et armé de gueules
attribuées d‟office en 1701 à Henri-Gilbert Brachet, seigneur de Lagorce (cne de Seilhac, Cor.) : d’argent à
trois fasces ondées de gueules

Sources : Agfl, p. 78 ; Champeval I, p. 409-412 ; Descoutures, p. 258-259 ; Nadaud, I, p. 235-237 et 607 ; Verdier, p. 171

BRACONOT
Vincent Braconot, curé de Saint-Martin-La-Méanne (Cor.) fit enregistrer en 1700 des armoiries à la fois
parlantes et allusives de sa qualité de prêtre.

Armes : d’azur à un bras d’argent ; chef de gueules chargé d’une croix d’or accostée de deux étoiles du même

Source : Agfl, p. 103

DE BRADE ou BRADDE
La filiation noble des de Brade est suivie depuis 1533. Ils étaient alors seigneurs de Brade (cne de
Genouillac, Cr.), village dont ils ont tiré leur patronyme. En 1697 Joseph de Brade, écuyer, était seigneur de
Brade quand il fit enregistrer ses armoiries. Au XVIIIe siècle ils étaient en outre seigneurs de Bonnat (Cr.), de
Mornay (cne de Bonnat, Cr.) et de Clugnat (Cr.). Dernier du nom, Jean-Baptiste de Brade ancien lieutenant des
maréchaux de France, mourut en 1810.

Armes : d’azur à une épée d’argent posée en pal et accostée en chef de deux fusées du même

Sources : Hugon, p. 39 ; Nadaud, I, p. 237, 607-608; Tardieu, gdghm, p. 30

BRAMAUD
Gérald Bramaud demeurant à Aixe-sur-Vienne en 1655 portait des armoiries parlantes par rapport à son
patronyme et aussi allusives de son lieu de résidence. Sa descendance subsiste en 2009 dans le Limousin et porte
le nom de Bramaud du Boucheron

119
Armes : vers 1650 : d’azur au poisson d’argent posé en fasce accompagné en chef d’une étoile d’or et des lettres
G et B du même et en pointe d’une rivière d’argent

nota : La dimension parlante de ces armoiries est probablement triple : « le poisson » étant un bar (anagramme de Bra-), lettres représentant
les initiales du nom de baptême et du patronyme et « la rivière » évoquant la dernière syllabe (eau) du patronyme
contemporaines : d’azur au chevron de gueules accompagné en chef d’un croissant d’argent à dextre et
d’une étoile du même à senestre et en pointe d’un poisson d’argent en fasce

Représentation : sur un vitrail donné par cette famille au XIXe siècle à la chapelle ND d‟Arliquet (cne d‟Aixe-sur-Vienne, HV.) mais détruit
lors d‟un bombardement en 1944

Sources : DFN, p. 80 ; Mingaud, Eglises de la Haute-Vienne, p. 14 ; Poncet, p. 51

DE BRANDIA
Aimeric de Brandia et Aimeric Brun, chevaliers et seigneurs en partie de Montbrun (cne de Dournazac,
HV.), se partagent le château de Montbrun (HV.) en 1309. En 1315 Hélie de Brandia fait une donation à Renaud
Estran son neveu qui était seigneur en partie de Montbrun.

Armes : parti : au 1, de… à trois lions rampants de… ; au 2, de… à la croix ancrée de…

Source : Nadaud, I, p. 238

BRANDIN
En 1701 Reymond Brandin, lieutenant de Lubersac (Cor.), reçoit d‟office des armoiries de type
mécanique ;

Armes : d’or à trois fasces de gueules

Source : Agfl, p. 157

BRANDON ou DES BRANDONS


La famille des Brandons est originaire de Lussac dans les environs de Montluçon (Allier) où elle
connue depuis le commencement du XIIIe siècle. Dans la Combraille et la Haute-Marche elle a possédé de
nombreux fiefs tels Lussat (Cr.), Le Fressinaud (cne de Nouhant, Cr.), Le Chiron (cne de Chamberaud, Cr.) et
Gouzon (Cr.). Le 17 décembre 1470 un Brandon, chevalier, est présent à la revue du ban et de l‟arrière-ban du
comté de la Marche à Guéret. De 1566 à 1577 Symphorien des Brandons était commandeur de la commanderie
des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Chamberaud (Cr.). Un membre de cette famille assista à
l‟assemblée de la noblesse du Burbonnais en mars 1789. La lignée semble éteinte au XIX e siècle.

Armes : de sable à l’aigle bicéphale d’argent becquée et membrée du même

Cimier : une aigle issant regardant

Cri : « Notre Dame a Brandon

Sources : Nadaud, I, p. 238-239 et 608 ; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, I, p. 139-140 ; Revel, I, n° 624; Tardieu, gdghm, p. 30-31,
gddhm, p. 68 ; Verdier, p. 19 et 31

120
BRANDON
Cette famille roturière n‟a pas de liens connus avec la précédente. En 1526 Michel Brandon, licencié en
droit, seigneur des Martres d‟Artières (Cor. ?), était officier du duc d‟Albany, seigneur de Donzenac, de Boussac
et de Malemort (Cor.). De 1526 à 1542 il sera bailli d‟Herment (Puy-de-Dôme).

Armes parlantes : d’argent à trois brandons allumés de gueules

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., II, p. 448

BRANDY
Jean Brandy était notaire à Lubersac de 1582 à 1613. Son descendant, Reymond Brandy, appelé
Brandin par d‟Hozier, était seigneur de La Chanconie (cne de Saint-Martin-Sepert, Cor.) en 1701 quand il reçut
d‟office un écu de type mécanique. Son petit-fils, François Brandy, seigneur de Leypinas Cr. ?), époux de
Henriette de Corbier en 1740 vivait au château de Puimaux (cne de Nieul, HV.) en 1773. Il semble avoir eu une
descendance.

Armes : d’or à trois fasces de gueules

Sources : Agfl, p. 157 ; Champeval, I, p. 412-413

DE BRANQUILANGES
La famille de Branquilanges est vraisemblablement originaire du village de Branquillanges (cne de
Vitrac, Cor.) où Antoine Branquillanges était tabellion en 1475. Par la suite, et jusqu‟au milieu du XVII e siècle,
elle a fixé sa résidence à Chapelle-Spinasse (Cor.) où Rodolphe Branquilanges, juge de Montagnac (Cor.) se
déclarait en 1634 « noble, écuyer et seigneur de Vintegeol ». En 1720 son descendant Léger Branquilanges, juge
de la ville de Tulle, semble avoir obtenu en 1720 des lettres de réhabilitation de noblesse après judicature
dérogeante. En 1789 un de Branquilanges signe le cahier de doléance de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle.
En 2009 cette famille comptait une très nombreuse descendance.

Armes (parlantes) : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois croix de saint Antoine (ou taus ou béquilles)
du même

Devise : « Quoderigit virtus, sustinet unimus »

Cri : « Aux trois tafs ! »

Nota : les « tafs » sont les taus de saint Antoine

Sources : Bergues-Lagarde, p. 27 ; Champeval, I, p. 4-7 ; DVN, p. 48 ; Valette, p. 51 ; Verdier, p. 176

BRAUD
Cette famille de Limoges ou des environs fit dessiner ses armoiries en 1602 par l‟auteur de l‟Armorial
de Limoges.

Armes : de… à une cordelière en forme de croix de… accompagnée en chef des lettres initiales P et B et en
pointe d’un croissant de…

Source : Arm. Lim., no 619

121
DE BRÉ
La famille noble des de Bré possédait aux XIIe et XIIIe siècles la seigneurie de Bré (cne de Coussac-
Bonneval, HV.) où elle avait son château. Quatre de ses membres participèrent aux croisades. La famille avait
probablement disparu avant 1300.

Armes : de… à trois lions de…

Sources: Lecler HV, p. 247; Nadaud, I, p. 239

DE BRÉAU
En 1628 Hugues de Bréau était prêtre de l‟église Saint-Michel-des-Lions de Limoges quand il se fit
peindre des armoiries allusives de sa fonction par l‟émailleur Philippe Poncet.

Armes : d’or à la croix haute de gueules fichée dans un cœur du même, deux rameaux de sinople sortant du bas
de la croix et deux autres en sautoir soutenant le cœur

Source : Poncet, 51

BREGEFER
Jean Bregefer, dit le Manoy, se faisait confectionner des armes parlantes en 1627 ;

Armes : d’azur à l’autruche d’argent portant dans son bec un anneau du même, senestrée d’une rose d’or

nota : l‟autruche a la réputation de manger le fer

Source : Poncet, p. 51

DE BRÉMOND D’ARS
Les Brémond d‟Ars étaient seigneurs d‟Ars près de Saintes (Charente-Maritime). Cette famille
d‟extraction chevaleresque a une filiation suivie depuis 1340. Guillaume de Brémond fut tué à Azincourt en
1415. En 1758 une branche s‟est établie dans le Limousin par le mariage en 1758 du comte Pierre de Brémond
d‟Ars avec Catherine de La Loüe du Masgelier (cne du Grand-Bourg, Cr.). Leur fils Pierre (1761-1816) fut
conseiller général de la Creuse en 1815. Le château du Masgelier restera dans cette famille jusqu‟à la fin du
XIXe siècle. Descendance en 2009.

Armes : d’azur à l’aigle bicéphale d’or

Représentation : au vitrail de saint Pierre dans l‟église du Grand-Bourg (Cr.) accolé à l‟écu des La Louë du Masgelier

Devise : « In fortuna virtutem, nobilitas est virtus

Sources : Boulard, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 36 ; DVN, p. 48 ; Jougla II, p. 252 ; Nadaud, I, p. 240 et 616-618; Tardieu, gdghm
p. 30-31, gddhm, p. 139 ; Valette, p. 51

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BRENIER DE SAINT-CHRISTO ET DE MONTMORAND
En 1768 François Brenier était commandeur de la commanderie de Puy-Denoix (cne de Beynat, Cor.)
de l‟ordre Saint-Jean de Jérusalem. Sa famille, originaire du Dauphiné et noble d‟extraction ancienne, avait deux
branches au XVIIIe siècle: celle d‟Espagne dite de Saint-Christo et celle de Montmorand. Un membre de la
seconde, Antoine Brenier de Montmorand (1767-1832), fut créé baron de l‟Empire en 1812 et vicomte
héréditaire en 1822. Général de brigade pendant la guerre d‟Espagne, en 1811 il fait sauter la forteresse
d‟Almeida et réussit à se frayer un chemin avec sa garnison à travers les troupes anglaises de Wellington. Ses
armoiries rappellent cet exploit. Descendance éteinte au XXe siècle.

Armes : familiales : d’azur semé de fleurs de lis d’or au sautoir de gueules chargé de cinq coquilles d’argent
: d‟Antoine Brenier de Montmorand : coupé : au 1, parti à dextre d’azur au sautoir de gueules chargé de
cinq coquilles d’argent et cantonné de vingt étoiles du même, six en chef, six en pointe et quatre à chaque flanc ;
et à senestre de gueules à l’épée en pal d’argent ; au ,2 d’argent à la forteresse ruinée de sable ouverte, ajourée
et enflammée de gueules, adextrée d’un lion rampant d’un lion rampant de gueules tenant de sa patte dextre une
épée d’argent.

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., II, p. 589 ; Jougla, II, p. 250 ; Tulard, I, p. 315

DE BRETHON
Famille originaire du Berry dont un membre, Gabriel de Brethon, épousa en 1772 Marie de Momet,
dernière descendante des Momet, seigneur de Villetourteix (cne de Le Compas, Cr.). Eteinte au XIXe siècle.

Armes : d’argent à l’aigle éployée d’azur surmontée en chef d’un lion passant du même, lampassé de gueules

Sources : Nadaud, IV, p. 412-413 ; Tardieu, gdghm, p. 31, gddhm, p. 223 ; Thaumas de La Thaumassière, « Hist. du Berry »

DE BRETTES
C‟est dans le Poitou que se trouvent les origines de cette famille qui possédait au XVI e siècle la
seigneurie et le château du Cros (cne de Cieux, HV.) qu‟elle conservera jusqu‟à la Révolution. Elle fut
maintenue noble en 1667 sur preuves de 1547. Jacques de Brettes commanda le ban de la noblesse du Limousin
en 1694. Par deux fois, pendant les Guerres de Religion et en 1793, le château familial du Cros fut détruit. Cette
famille était encore représentée en 2010.

Armes parlantes : d’argent à trois vaches de gueules clarinées d’azur passant l’une sur l’autre

nota : « la brette » en Limousin est une vache de race bretonne

Représentation : dans un parti du Breuil Hélion/de Brettes sur le vitrail de saint Joachim et de sainte Anne dans la chapelle sainte Anne et ND
de Lourdes dans la cathédrale de Limoges

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 11 ; Descoutures, p. 13 ; DVN, p. 49 ; Jougla, II, p. 255 ; Lecler, p. 221-222 ;
Nadaud, I, p. 240-241 ; Valette, p. 51

DU BREUIL ou DE BREIL
A côté des du Breuil nobles de Limoges existaient au XVII e des familles homonymes mais roturières.
C‟est à l‟une d‟elles qu‟appartenait un du Breuil ou du Breil, peut-être un prêtre pour qui l‟émailleur Philippe
Poncet peignit des armoiries en 1648.

123
Armes : de… au cœur d’or portant une croix haute du même.

Sources : Nadaud, I, p. 620-622 ; Poncet, p. 51

DU BREUIL
Aymeric du Breuil fut abbé de Saint-Martial de Limoges de 1361 à 1383. Son sceau portait un écu
armorié.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de… à une hache de… ; aux 2 et 3, de… à deux pals de… et un chef fascé de six
pièces de…

Source : Bosredon HV., p. 229-230

DU BREUIL DE LA CÔTE AU CHAPT


En 1432 le noble Jean du Breuil était seigneur de La Côte au Chapt (cne de Darnac, HV.).

Armes : de gueules à une manche mal taillée (ou une hache) d’argent

Source : Lecler, HV., p. 271

DU BREUIL HÉLION DE LA GUÉRONNIÈRE


Cette famille noble d‟extraction ancienne est originaire du Poitou d‟où elle s‟est répandue dans la
Basse-Marche et le Limousin. En 1413 Jean du Breuil Hélion avait épousé Marie de Partenay qui lui avait
apporté la terre de Combes près d‟Availles-Limousine (Vienne). Ses descendants ont formé plusieurs branches.
L‟une s‟est fixée en Languedoc où elle s‟est éteinte après avoir été maintenue noble en 1700. Une autre, restée
en Poitou, a contracté de nombreuses alliances avec des familles du Limousin : Bré, Chamborant, Tessièree,
Robert de Villemartin, etc. Elle fut maintenue noble en 1598 et en 1667. Des Breuil Hélion étaient seigneurs de
Villemartin (cne de Dinsac, HV.) et de Thouron (HV.). En 1789 Antoine du Breuil Hélion, décédé, fut
représentée par sa veuve à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée du Dorat (HV.). Cette famille a une
descendance en 2009

Armes : d’argent au lion de sable armé, lampassé et couronné de gueules (ou d’or)

Représentation : sur le vitrail de saint Joachim de la chapelle Sainte-Anne et ND de Lourdes dans la cathédrale de Limoges dans un parti du
Breuil Hélion/de Brettes et sur un vitrail de l‟ancienne chapelle des jésuites de Limoges

Supports : deux lions affrontés au naturel

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 11 et 15; DVN, p. 49 ; Jougla , II, p. 265 ; Lecler, HV, p. 275 et 758 ; Nadaud, II,
p. 387-390 ; Valette, p. 51

DU BREUIL
En 1729 Bernarde du Breuil avait épousé Annet Souham, notaire à Saint-Bonnet-la-Rivière (Cor.). Ses
possibles parents N… du Breuil, « bourgeois » de Chaveroche (Cor.) et N… du Breuil de Croizat qui se disaient
écuyer reçurent en 1701 des armoiries identiques revues et corrigées par le bureau d‟enregistrement.

Armes : losangé d’or et de sable

124
nota : ces armoiries sont peut-être parlantes dans la mesure où le losangé évoque « le breuil » qui est un enclos pour le bétail

Sources : Agfl, p. 219 et 223 ; Jougla, II, p. 256

DU BREUIL alias DU FRAYSSEIX


Ces du Breuil, quoique Bas-limousins, ne semblent pas appartenir à la même famille que les précédents.
En 1525 Pierre du Breuil, alias du Fraysseix, testait en faveur de ses trois fils. Le descendant de l‟un d‟eux
épousa en 1666 Jeanne de La Touche et devint seigneur de La Perrière (cne de La Porcherie, HV.). Le dernier de
cette lignée fut probablement Léonard Duffraysse ou du Fraysseix, capitaine d‟artillerie, mort en 1774. En 1547,
Marguerite du Breuil, « riche héritière », avait épousé Pierre de Beaupoil de Sainte-Aulaire, seigneur de La
Luminade (Cor.). Cette famille semble avoir été possessionnée à Gumont (Cor.) au XV e et au XVIe siècle.

Armes : d’argent (ou d’azur) à trois fasces ondées d’azur (ou d’or)

Sources : Champeval, II, p. 34 et 210 ; Internet ; Merceron, p. 26

DU BREUIL D’ARS
La famille du Breuil d‟Ars fut maintenue noble d‟extraction ancienne en 1670, en 1698 et 1776. Elle
provenait du Bourbonnais. Dans la Marche elle a possédé au XVII e siècle les seigneuries de Lourdoueix-Saint-
Pierre (Cr.) et de Galmaud (cne de Malleret, Cr.), puis au XVIII e siècle celle de Védignat, (cne d‟Ars, Cr.). En
1701 Guillaume du Breuil d‟Ars était chanoine du chapitre Notre-Dame de la Chapelle-Taillefer. Son patronyme
a le sens de parc à moutons dans le parler local. La famille s‟est éteinte au XIX e siècle.

Armes : familiales : d’azur à l’ancre (ou croix) d’argent ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or
parlantes par allusion attribuées d‟office au chanoine Guillaume du Breuil en 1701: d’azur à un mouton
passant contourné d’or

Devise : « Je brave le danger »

Sources : Hugon, p. 46, 47 et 49 (renvoi 77) ; Jougla II, p. 256 ; Lecler, Cr., p.289, 372 et 785 ; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, I, p. 145-
146 ; Tardieu, gdghm, p. 32

DU BREUIL DE BARAIZE ET DE SOUVOLLE


Cette famille d‟extraction ancienne (1450) avait son berceau au Breuil dans la paroisse de Baraize près
d‟Eguzon (Indre). Jean du Breuil surnommé Troulhard vivait en 1450. Cette famille a formé deux branches :
celle de Baraize éteinte au XVIIIe siècle et celle de Souvolle. Cette dernière était constituée des descendants de
Charles du Breuil, né en 1680, qui avait épousé en 1708 Anne de La Celle, fille de Claude de La Celle, seigneur
de Souvolle (cne de Saint-Sulpice-le-Dunois, Cr.). Elle a subsisté jusqu‟au début du XXe siècle.

Armes : d’argent à la fasce vivrée de gueules bordée de sable accompagnée de deux jumelles de gueules bordées
de sable

Sources : Jougla, II, p. 256 ; Nadau, I, p. 620-621 ; Tardieu, gdghm, p. 31

BRIANCE
Les deux étoiles et les deux croissants que Simon Briance de Limoges portait sur son écu peint en 1655
étaient probablement des figures parlantes.

125
Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’un croissant d’argent entre deux étoiles d’or et en pointe
un autre croissant d’argent

Source : Poncet, p.51

BRIÇONNET
Le cardinal Guillaume Briçonnet, intendant des finances du roi Charles VII, fut abbé commandataire de
Grandmont (cne de Saint-Sylvestre, HV.) de 1495 à 1507. Il offrit à l‟église de la paroisse de Saint-Sylvestre une
Vierge de Pitié en calcaire polychrome à ses armes au début du XVI e siècle.

Armes : d’azur à la bande componée d’or et de gueules, une étoile d’or sur le premier compon de gueules

Représentation : sur l‟écu écartelé du socle de la Vierge de Pitié de l‟église de Saint-Sylvestre (HV.)

Source : Cloulas-Brousseau, La statuaire de la fin du Moyen Age en Limousin, p. 116

DE BRIDIERS (famille des vicomtes)


La vicomté de Bridiers constituée autour du château de ce nom, dont il reste de nos jours une tour,
séparait la Haute-Marche de la Basse-Marche et s‟étendait pour l‟essentiel sur un petit quart nord-ouest de
l‟actuel département de la Creuse. Cette vicomté apparut au Xe siècle en même temps que les vicomtés
d‟Aubusson, de Comborn et de Rochechouart. Le premier vicomte de Bridiers semble avoir été, Gérard de
Crozant, seigneur de Bridiers vers l‟an Mil, qui aurait été issu des Ségur. La branche aînée se serait éteinte en
1137 mais, selon Nadaud des branches cadettes auraient subsisté jusqu‟au XIV e siècle ce qui semble douteux.

Armes : de gueules à la bande d’or

Sources : Jougla, II, p. 259 ; Nadaud, II, p. 622 ; Tardieu, gdghm, p. 62

DE BRIDIERS DE BETHENET, DE GARTEMPE, DE SAINT-JULIEN, DE


VILLEMOR
Cette famille de Bridiers qui a compté de nombreuses branches ne semble pas avoir de liens de parenté
avec la précédente. En effet d‟une part elle est originaire du Berry et d‟autre part elle n‟est connue et noble que
depuis 1425, soit longtemps après l‟extinction de la race des vicomtes de Bridiers. Cependant on doit remarquer
que leurs armories sont presque identiques à celles de ces derniers. Leur filiation est suivie depuis Jacques de
Bridiers seigneur du Gué (Berry ?) en 1425 et Hugues de Bridiers, seigneur de Gartempe (Cr.) en 1440. Il
semble que la branche de Villemor dérogea au XVII e siècle. Celle du Gué s‟éteignit vers la même époque. Les
Bridiers existant en 2009 semblent descendre de la branche de Bethenet.

Armes : familiales : d’or à la bande de gueules


branche de Villemor (éteinte) : d’azur à la bande d’or accompagnée en chef d’une croix fourchée du
même
parlantes attribuées d‟office en 1701 à Paul de Bridiers, baron de Saint-Julien (Cr.) : d’argent à un mors
de bride de gueules
parlantes attribuées d‟office en 1701 à Marie de Bridiers, femme de Henri Bertrand : d’argent à un
mors de bride de sable

126
Représentations (armes familiales) : voûte de l‟église des Grands-Chézeaux (HV) ; sur un tableau de l‟Adoration des Bergers de 1652 placé
dans l‟église de Saint-Julien-le-Châtel (Cr.) dans un écu accolé à un autre de la famille de Saint-Julien

Sources : DVN, p. 49 ; Hugon, p. 49 et 79 ; Jougla, II, p. 259 ; Nadaud, I, p. 259 ; Tardieu, gddhm, p. 62 ; Valette, p. 51

DE BRIDIEU
Le nom d‟origine de cette famille était Jacmeton. En 1531 Jacques de Bridieu, écuyer, épousait
Catherine de Montferant. Sa famille, venant du Poitou, s‟était répandue dès cette époque dans le Limousin et
dans la Marche. Une branche, celle du Claveau, s‟est éteinte au XVIIIe siècle. L‟autre, celle de La Baron, fut
reconnue noble en 1667 sur preuves de 1531. Charles de Bridieu, né en 1771, était page du duc d‟Orléans en
1785. En 2009 la descendance de cette famille vivait dans le Poitou.

Armes : d’azur à la macle d’argent cramponnée à sa partie supérieure de deux crampons posée en abîme et
accompagnée de trois étoiles d’or posées deux et une

nota : il est probable, qu‟à l‟origine, la macle cramponnée était une bride ou un mors de bride

Sources : DVN, p. 49 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 1, p. 92 ; Jougla, II, p. 260 ; Valette, p.51

DE BRIE DE SOUMAGNAC
Au XVe siècle la famille de Brie possédait les seigneuries du Bosfranc, des Termes et de Balanguas
situées dans les communes de Chalus (HV.) et de Gorre (HV.). Ils étaient peut-être originaires du village de Brie
(cne de Champagnac-la-Rivière, HV.) où se trouve encore de nos jours un château ou maison-forte du XVe
siècle. Ils furent maintenus nobles en 1598 et en 1667 sur preuves remontant à 1452 quand Jean de Brie rendit
hommage à Jean d‟Albret. Toutefois Valette donne la date de 1462. En 1789 Jean de Brie assistait à l‟assemblée
de la noblesse du Limousin. La branche de Soumagnac de cette famille a une descendance en 2009.

Armes : d’azur (ou d’or) à trois lions d’or (ou de gueules) armés, lampassés et couronnés de sinople (ou d’or)
deux et un

Sources : Descoutures, p. 13-14 ; DVN, p. 49 ; Jougla, II, p. 260 ; Nadaud, I, p. 244-245 ; Poncet, p. 51 ; Valette, p. 51

DE BRIGOULET DE MOUSSAT
Nous ignorons tout de Joseph de Brigoulet de Moussat qui vivait quelque part dans l‟élection de Tulle
quand il fit enregistrer ses armories en 1698.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois palmes du même

Source : Agfl, p. 75

DE BRIGUEIL
En 1339 Guillaume de Brigueil du baillage du Poitou et du Limousin faisait usage de son sceau armorié.

Armes : de… à une aigle de… ; au chef de… chargé de trois étoiles de…

Source : Bosredon, Sigil. HV, p. 35

127
BRIGUOT
Marcial Briguot, demeurant vraisemblablement à Limoges, se faisait peindre ses armoiries en 1630.

Armes : d’azur à l’aigle au vol abaissé d’or et un croissant d’argent en pointe

Source : Poncet, p ; 52

DE BRILLAC D’ARGY ou DE BRILHAC


Cette famille du Berry est connue depuis le XVe siècle. En 1491 l‟un de ses membres, Christophe de
Brilhac fut sacré évêque de Saint-Papoul (Aude). En 1494 il échangea son siège contre celui de Tulle où il
mourut la même année.

Armes : d’azur à trois fleurs de lis d’argent

Sources : Jougla, II, p. 263 ; Lartigue, évvêques, p. 92 ; Rietstap, I, p. 60

DE BRINON
Les de Brinon sont d‟une famille normande connue depuis Guillaume de Brinon, officier du roi Charles
V. Elle fut anoblie par une charge au parlement de Paris en 1559. En 1579 Yves de Brinon était trésorier de
France à Moulins. En 1789 son descendant Simon de Brinon, né en 1754, comparut à l‟assemblée de la noblesse
de Moulins. Cette famille a donné plusieurs branches : celle de Pontilland éteinte, deux branches normandes dont
celle de Saint-Cyr d‟où provient la branche du Bourbonnais. En 1850 Jules-Melchior de Brinon, qui était de cette
dernière branche, acheta le château de Flayat dans la Creuse. Son petit-fils fut Fernand de Brinon (1885-1947)
fut délégué du gouvernement de Vichy auprès des autorités allemandes pour la zone occupée puis secrétaire
d‟Etat. En 1947 il fut condamné à mort pour faits de collaboration. La famille avait quelques descendants en
2002.

Armes : familiales (branche aînée) : d’azur au chevron d’or ; au chef denché du même
de la branche du Bourbonnais : d’azur au chevron d’or accompagné en pointe d’un croissant d’argent; au
chef denché du même

Sources : Jougla, II, p. 264 ; Lecler, Cr., p. 271 ; Carriat, Dict. Cr. 8e fasc., p. 615-616 ; Tardieu, gdghm, p. 32 ; Valette, p. 42

BRISSAUD
En 1652 N… Brissaud, avocat à Limoges, se faisait faire ses armoiries.

Armes : parti : au 1, d’azur à trois étoiles d’argent rangées en fasce du même surmontées d’un soleil aussi d’or;
au 2, de gueules à deux mains d’argent tenant un cœur d’or

nota : le soleil résulte probablement d‟un jeu de mots avec la première syllabe du patronyme

Source : Poncet, p. 52

BRISSAUD
N… Brissaud, juge du bourg de Nieul (HV), reçoit d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.
Peut-être avait-il un lien de parenté avec l‟avocat précédent.

128
Armes : de gueules à deux chevrons d’or

Source : Agfl, p. 155

BRISSAUD
En 1697 Jean Brissaud, docteur en théologie, fit enregistrer ses armes, probablement parlantes par jeu
de mots. De 1690 à 1737 il fut curé de Saint-Fiel (Cr.).

Armes : d’azur à une biche passante d’or surmontée de trois étoiles d’argent rangées en fasce.

Sources : Hugon, p. 21 ; Lecler, Cr. p. 622

BRISSE
En 1699 Georges Brisse était lieutenant de la milice bourgeoise de la ville de Felletin. Avec son
probable parent Pierre Brisse ils firent enregistrer les mêmes armoiries.

Armes : d’azur à trois étoiles d’or posées deux et une

Nota : ces armoiries sont probablement parlantes par jeu de mots (brisse / brille) et imitent (involontairement ?) les armes royales.

Source : Hugon, p. 27 et 41

BRISSET
Dans cette famille le père et le fils ont porté des armoiries très différentes.

Armes : vers 1630-1640 de Jean Brisset, sergent royal et époux de Marsalle Roudaud : parti : au 1, d’azur à une
plante à trois tiges de sinople fleuries à leur sommet d’une rose d’or (Brisset) ; au 2, d’azur au chevron d’or
surmonté d’un soleil du même et accompagné en pointe d’une roue aussi d’or (Roudaud)
en 1648 de Nicolas Brisset, son fils : d’or à l’arbre de sinople ; au chef de gueules chargé de trois étoiles
d’or

Source : Poncet, p. 52

BRIVAL DE LAVIALLE
En 1778 Joseph Brival de Lavialle (cne de Marcillac-la-Croisille, Cor.) était lieutenant particulier de la
sénéchaussée de Ventadour (Cor.).

Armes : de… à un arbre issant d’une terrasse soutenu d’un croissant et accosté de deux lions affrontés grimpant
sur le fût de l’arbre ; au chef de gueules chargé de trois étoiles de…

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., no 449

DE BRIVEZAC ou BRIVEZAT
Il a existé à Tulle plusieurs familles du nom de Brivezac dont les liens de parenté sont incertains. On
connaît un Jacques de Brivezac, marchand à Tulle de 1587 à 1623 et seigneur de Monterot dans les environs de

129
cette ville. Sa descendance qui vivait à la fin du XVII e siècle ne semble pas avoir des liens de sang avec Pierre
Brivezac, procureur du roi à Tulle de 1690 à 1698 qui fit enregistrer en 1697 des armoiries peut-être parlantes.
En 1820 un Brivazac possédait le château du Peuch (cne de Saint-Bonnet-Avalouze, Cor.). On observera qu‟un
capitoul de Toulouse du nom de Brivazac portait en 1648 des armes assez semblables à celles de Pierre Brivezac.

Armes de : P. Brivezac (1697) : d’azur à un vase d’or garni de fleurs aussi d’or tigées et feuillées au naturel le
tout surmonté d’un croissant d’argent accosté de deux étoiles à six rais d’or
Brivazac capitoul : de gueules à une urne d’or d’où sort un bouquet tigé de sinople fleuri d’azur ; l’urne
accostée de deux lions affrontés d’argent les pattes de devant posées sur l’urne

Sources : Agfl, p. 68 ; Champeval, I, p. 92-94 ; Jougla, II, p. 266

BRIVAZAC DE BRIVAQUE
Il est possible que cette famille limousine signalée par Jougla soit originaire de Brivezac (Cor.).

Armes : de gueules au cœur d’or d’où jaillit un jet d’eau d’argent ; au chef cousu d’azur chargé de trois étoiles
à six rais d’or

nota : armoiries parlantes par le jet d‟eau et le dernier élément du patronyme –aque (voir « aqua » = eau en latin)

Devise : « Nil timet »

Sources : Champeval, I, p. 93-94 ; Jougla, II, p. 266

BROSSARD
Les Brossard étaient marchands à Tulle au XVe siècle. En 1552 Léonard Brossard était seigneur de
Guerinet (cne de Tulle) en 1552. Jacques Brossard, bourgeois et marchand à Tulle de 1601 à 1631, possédait la
seigneurie du Pont (cne de Cornil, Cor.) et fut maire de Tulle en 1656. Dans la seconde moitié du XVII e siècle
plusieurs membres de cette famille furent prêtres et d‟autres magistrats.

Armes de : N… Brossard, curé d‟Aulouze (cne d‟Albussac, Cor.) : de gueules à trois fleurs de lis d’argent et une
bande d’or brochant sur le tout
Jean-Daniel Brossard, seigneur du Pont (cne de Cornil, Cor.) et conseiller au présidial de Tulle, attribuées
d‟office en 1701 : d’azur à trois pals ondés d’or
N… Brossard, doyen du chapitre de Tulle, attribuées d‟office en 1701 : d’azur à la fasce componée
d’argent et de sinople

Sources : Agfl, p. 82, Champeval, I, p. 95

DE BROSSARD
Les de Brossard étaient une famille noble originaire des confins du Poitou et du Limousin. Elle fut
maintenue noble en 1667.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois fleurs de lis du même

Source : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 1, p. 94

130
DE BROSSES olim DES BROSSES
Les des Brosses dont le château était à Chaillac (Indre) descendraient des vicomtes de Limoges. En
1137 Gérald des Brosses était vicomte de Bridiers. Son fils Bernard lui succéda en 1167 mais en fut
probablement dépossédé par Aldebert IV de Montgommery, comte de la Marche. Roger des Brosses
accompagna Louis IX à la croisade de 1248 en Egypte. Louis des Brosses fut tué en 1356 à la bataille de
Poitiers. Pierre de Brosses (1375-1433), seigneur de Sainte-Sevère (Indre) et de Boussac (Cr.), vicomte de
Bridiers (cne de La Souterraine, Cr.), fut maréchal de France et compagnon d‟armes de Jeanne d‟Arc. Son fils
Jean II de Brosses épousa en 1437 Nicole de Blois, dite de Bretagne, fille unique de Charles de Chatillon de
Bretagne, baron d‟Avaugour. En 1454 il succéda à Jean de Bretagne, oncle de Nicole, pour le comté de
Penthièvre et écartela ses armes de celles de Bretagne. La famille de Brosses s‟éteignit en 1564 à la mort de Jean
IV qui avait épousé en 1536, Anne de Pisseleu, la maîtresse de François Ier. Il avait été comte de Penthièvre et de
Périgord, baron de l‟Aigle et seigneur de Boussac.

Armes familiales (parlantes) : d’azur à trois gerbes (ou brosses) d’or liées de gueules
Armes des de Brosses dits de Bretagne : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à trois gerbes d’or liées de gueules ; aux 2
et 3, d’hermine plain

Sources : Chartreix, p. 17-19 ; Jougla, II, 272 ; Nadaud, I, p. 246-251

BROSSIER DE LA CHARPAGNE
A cette famille poitevine appartenait N… de La Charpagne, abbé cistercien d‟Aubepierre (cne de
Méasnes, Cr.) de 1559 à 1581.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois roses de gueules

Sources : Jougla, Suppl. p. 125, Tardieu, gdghm, p. 35-36

DE BROUA
De cette famille nous ne connaissons que les armoiries l‟émailleur Philippe Poncet peignit en 1646.

Armes : d’azur à la cordelière en forme de croix d’argent accompagnée en chef de deux roses d’or

Source : Poncet, p. 53

DU BROUILLET
Les du Brouillet sont probablement originaires du Haut-Limousin où il existe un village de ce nom. Ils
ne semblent pas avoir de liens avec plusieurs familles homonymes, notamment en Guyenne. En 1698 N…
Brouillet, écuyer, fit enregistrer ses armoiries.

Armes : écartelé d’or et de sable à deux lions passant l’un sur l’autre et brochant sur le tout de l’un en l’autre

Sources : Agfl, p. 131 ; Jougla, II, p. 274

131
BROULHAUD
Les armoiries de Claude Broulhaud réalisées au milieu du XVII e siècle sont triplement parlantes

Armes : d’azur à l’aigle essorant d’un nuage d’argent et en pointe une rivière du même

nota : par trois jeux de mots résultant de la décomposition du patronyme le nuage évoque le brouillard, la rivière l‟eau et l‟aigle s‟essorant le
haut

Source : Poncet, p.53

BROUSSE
Les Brousse possédaient la seigneurie de Montpeyroux (cne d‟Arfeuille-Châtain, Cr.) au XVIIe siècle.
L‟un d‟eux, Jacques Brousse prêtre et théologien, était chanoine de Saint-Honoré à Paris en 1640. Un autre,
Michel Brousse, était procureur fiscal à Auzances en 1675. Un troisième, Jean-Louis Brousse avocat en
parlement, se vit attribuer d‟office des armoiries parlantes en 1701 dans l‟élection de Guéret.

Armes : d’or à trois brosses de sable posées deux et un

Sources : Hugon, p. 62 ; Tardieu, gdghm, p. 33

DE BRUCHARD
Les Bruchard tenaient au XVe siècle la seigneurie de Montmady (cne de Corgnac-sur-l‟Isle, Dordogne).
A la fin de ce siècle Jean Bruchard, écuyer était capitaine de cinquante hommes d‟armes. Du Périgord certaines
branches de cette famille passèrent dans le Haut puis dans le Bas-Limousin. La branche des seigneurs du Chalard
(cne de Mansac, Cor.) commença avec Pierre de Bruchard qui épousa en 1632 Jeanne de La Cosse. Par mariage
entre Pierre Bruchard et Jeanne de La Pomélie en 1645 une branche obtint la seigneurie de Margnac (cne de
Saint-Paul, HV.). Elle fut maintenue noble en 1666 sur preuves de 1485. Jean-Louis de Bruchard, officier aux
gardes françaises, vivait à Allassac (Cor.) en 1824. La famille subsiste en 2009.

Armes : d’azur à trois fasces d’or au pal d’argent (ou bande de gueules) brochant sur le tout

Supports : deux Hercules

Sources : Bergues-Lagarde, p. 28-29 ; Descoutures, p. 14 ; DVN, p. 50 ; Froidefond, p. 116 ; Jougla, II, p. 277, V, p. 321 ; Lecler, HV, p.
715-716 ; Nadaud, I, p. 624-628 ; Valette, p. 53

BRUGEYRON
En 1603 I… Brugeyron, vivait à Limoges ou dans les environs.

Armes : de… au chevron de… accompagné en chef des lettres initiales L et B et en pointe d’un croissant de…

Source : Arm. Lim., no 386

DE BRUGIÈRE, olim DE BRUGIÈRE DE LA BARRIÈRE


Selon Jougla cette famille était répandue dans le Limousin et le Périgord. Il s‟agit peut-être d‟une
branche de la famille auvergnate des Brugière de Barante dont les armes sont presque identiques. Les Brugière

132
de La Barrière ne semblent pas avoir été nobles. Le dernier du nom aurait été N… Brugière de La Barrière,
officier de chasseur à cheval, mort à la guerre franco-prussienne de 1870.

Armes : des Brugière de La Barrière : écartelé : aux 1 et 4, d’or à une montagne de sinople de trois coupeaux ;
au chef d’azur chargé d’un soleil rayonnant d’or ; aux 2 et 3, d’azur à la croix d’argent
des Brugière de Barante : écartelé : aux 1 et 4, d’or à une bruyère de sinople ; au chef d’azur chargé d’un
soleil rayonnant d’argent ; aux 2 et 3, d’azur à la croix pattée d’argent

nota : la bruyère des Brugière de Barante est étymologiquement parlante

Sources : Froidefond, I, p. 117-118 ; Jougla, II, p. 278 ; Valette, p. 53

DE BRUGIÈRE DE FARSAT
Blaise Brugière fut capitoul de Toulouse en 1650. Il était seigneur de Goyrans (Haute-Garonne) et avait
épousé Anne d‟Alesme d‟une famille limousine. Leur fils Jean fit preuve de sa noblesse en 1697 ou 1704. Son
propre fils Etienne-Joseph de Brugière de Goyrans, né en 1706, fut seigneur de Farsac (cne d‟Eymoutiers, HV.).
Son descendant Charles-Borromée de Brugière prouva sa noblesse pour entrer aux écoles militaires en 1784. Il
émigra sous la Révolution et servit à l‟armée de Coblence. C‟est probablement son petit-fils, Charles de Brugère
qui était juge suppléant au tribunal de Limoges et dernier de sa lignée.

Armes : d’azur à trois abeilles d’argent posées deux et une

Sources : Jougla, II, p. 278 ; Nadaud, II, p. 256, 628-629 ; Verdier, p. 99

DE BRUJAS
Jacques de Brujas, sénéchal du Dorat, était seigneur de L‟Age-Malcouronne et de La Barre (cne du
Dorat, HV.) en 1592. L‟Age-Malcouronne fut vendu en 1627 par Renée de Brujas. Après cette date on perd la
trace de cette famille. Mais en 1814 un Brujas du Chey (ou du Cheix, cne de La Bazeuge, HV.) est anobli. Mais
s‟agit-il de la même famille ?

Armes des Brujas du Chey en 1814 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux palmes du même et en
pointe d’un lion d’or, armé et lampassé de gueules

Sources : Jougla, II, p. 279 ; Lecler, HV., p. 48 et p. 296-297

BRUNERYE
Jacques Brunerye, bourgeois de Saint-Hilaire-les-Courbes (Cor.), se vit attribuer d‟office des armoiries
en 1701.

Armes : de sable à trois molettes d’argent deux et un

nota : l‟héraldiste Jean Merceron qui a proposé les armes de cette famille comme blason de la commune de Saint-Hilaire-les-Courbes en
1986 y a vu des merlettes et non des molettes

Sources : Agfl, p. 219 ; Merceron, p. 54

133
BRUNET
Pierre Brunet était conseiller du roi à Limoges en 1655. Son fils François tenait la même charge en
1680. Son petit-fils Martial, conseiller du sénéchal d‟Uzerche (Cor.) que l‟on qualifiait d‟écuyer, mourut en
1751. Le fils de ce dernier disparut sans descendance en 1761.

Armes : d’azur au léopard d’or accompagné en chef d’une étoile du même et de deux croissants d’argent

Sources : Nadaud, I, p. 256-257 ; Poncet, p. 53 ; Verdier, p. 118

BRUNI puis MONTBRUN

Selon Nadaud cette famille limousine serait issue des Sires de Lusignan, comtes de la Marche. En 1119
Aimeric Bruni fait donation au prieuré de Fontevrault de la terre de Boubon (cne de Cussac, HV.). Au XIII e
siècle les Bruni sont seigneurs en partie du château de Saint-Léonard (HV.), de Montbrun (cne de Dournazac,
HV.) et de Cromières (HV.). Au XIVe siècle Pierre Bruni prend le nom de Montbrun. En 1417 un autre Pierre de
Montbrun fut sacré évêque de Limoges. Son épiscopat fut émaillé de querelles avec les monastères, les prieurés
et de nombreux curés. Il mourut en 1457. La dernière héritière de cette famille, Isabelle de Montbrun, épousa en
1516 Ponthus d‟Estuer d‟où un fils unique François d‟Estuer de Caussade, baron de Montbrun.

Armes : d’or à la croix de gueules ou d’azur à la croix d’or

Représentation : dans un écu d’azur à la croix d’or (Montbrun) accolé à un autre parti d’or et d’azur à la fleur de lis de l’un en l’autre
brochant sur le parti (non identifié) en bas du vitrail du maître-autel de l‟église de Dournazac (HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 21 ; Nadaud, I, p. 257-271

BRUNIER
En 1645, le maître-ceinturier Brunier, dit Belat, vivant à Limoges, portait les armoiries ci-dessous.

Armes : d’azur à l’arbre de sinople terrassé du même, accompagné de cinq étoiles d’or.

nota : cet écu est probablement parlant par jeu de mots entre le patronyme et prunier

Source : Poncet, p. 53

BRUNON
Né à Marlhes (Loire) en 1913, Jean-Baptiste Brunon fut évêque auxiliaire de Toulouse en 1965 puis
évêque de Tulle de 1970 à 1985.

Armes : d’or chaussé de sinople

Devise : « La parole de Dieu est semence »

Source : Lartigue, évêques, no 912

BUGEAUD ET BUGEAUD DE LA PICONNERIE ET D’ISLY


Louis Bugeaud, seigneur de La Rebeyroulie (Dordogne) était conseiller-secrétaire du roi en 1723 et fut
anobli par cette charge. Son fils Simon épousa la Limousine Marie d‟Alesme. De ce mariage vint Jean-Ambroise

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Bugeaud, maintenu noble en 1772 qui fut le père de Thomas-Robert Bugeaud de La Piconnerie, né à Limoges en
1784. Celui-ci, simple caporal à Austerlitz en 1805, était déjà lieutenant-colonel en 1813 puis général et député
en 1831. En 1836 il fut envoyé en Algérie pour combattre l‟émir Abd-el-Kader et achever la conquête de ce
territoire. Il mena cette guerre avec des méthodes souvent brutales mais efficaces. Ses succès lui valurent d‟être
nommé gouverneur-général de l‟Algérie en 1841. En 1843 il fit prisonnier Abd-el-Kader. En 1847 par sa victoire
sur les Marocains à Isly il paracheva la conquête de la nouvelle colonie. Nommé maréchal de France et duc
d‟Isly, il revint en France en 1848 et y mourut du choléra l‟année suivante. Son fils Jean-Ambroise (1834-1868)
n‟eut pas de descendance. L‟une de ses deux filles Marie épousa en 1843 Antoine Gasson, receveur des finances.
Leurs enfants ajoutèrent à leur nom celui de Bugeaud de La Piconnerie et prirent les armes de leur grand-père.

Armes anciennes des Bugeaud : d’azur au chevron accompagné en pointe d’une étoile du même ; au chef cousu
de gueules chargé de trois étoiles d’or
Armes du maréchal Bugeaud : parti : au 1, d’azur au chevron d’or accompagné en pointe d’une étoile du
même ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or (Bugeaud ancien) ; au 2, coupé d’or à l’épée haute
de sable et sable au soc de charrue d’or (Bugeaud, duc d‟Isly)

nota : le 2 est une allusion héraldique à la devise-programme du maréchal pour l‟Algérie « Ense et arato » (« par l‟épée et par la charrue »)

Sources : Jougla, II, p. 290 ; Nadaud, I, p. 629-630 ; Valette, p. 342

BUISSAS
Bernard Buissas, né à Toulouse en 1796, devint évêque de Limoges en 1844 et le resta jusqu‟à sa mort
en 1856.

Armes allusives de sa fonction épiscopale : d’azur au mouton d’argent tenant de la patte dextre une houlette
d’or

Devise : « Animam pro ovibus »

Source : Lartigue, évêques, p. 96

BUISSON
N… Buisson, avocat à Bellac (HV.), se vit attribuer d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.

Armes : d’argent à deux bandes de gueules

Source : Agfl, p. 152

BUREAU
Cette famille Bureau vivait à Limoges vers 1600.

Armes : de… au chevron de … accompagné en des lettres initiales A, M et B de… et en pointe de la lettre R de…

Source : Arm. Lim., no 457

135
BUREAU, olim BUREAU DE BOURDET
Selon Jougla ces Bureau seraient d‟origine limousine. En tout cas à la fin du XVIe siècle la famille était
implantée dans l‟élection de Saintes (Charente.-Maritime.). En 1594 André Bureau reçut à Chartres des lettres de
noblesse qui furent confirmées en 1610. En 1666 Henri Bureau fit preuve de sa noblesse. Il était seigneur du
Bourdet (cne de Saint-André-du-Lidon, Ch. Mar), de l‟Ormont (cne de Tenat, Ch. Mar.) et du Boulet (cne de
Jay, Ch. Mar.). Famille éteinte au XVIIIe siècle.

Armes : d’argent au lion de gueules couronné d’or

Sources : Descoutures, p. 353-354 ; Jougla, II, p. 293 ; Nadaud, I, p. 272

DU BURG
Ces seigneurs de La Morélie (cne d‟Ayen, Cor.) furent maintenus nobles en 1667 sur preuves de 1557.
En mars 1789, un chevalier du Burg signa le cahier de doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle.
Famille éteinte au XIXe siècle.

Armes : d’azur à trois tours maçonnées de sable

nota : les tours sont peut-être parlantes

Sources : Descoutures, p. 285 ; Nadaud, I, p. 272-273 ; Verdier, p. 176

DU BURGUET
Ces du Burguet sont originaires de Guyenne d‟où ils se répandirent dans le Limousin, le Périgord, la
Normandie, le Poitou et l‟Ile-de-France. Selon Jougla ils furent anoblis en 1771.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en pointe d’un papillon montant d’argent, miraillé de sable ; au
chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or

Sources : Jougla, II, p. 294 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 1, p. 200

DU BURGUET DE CHAUFFAILLES
Famille maintenue noble en 1716 sur preuves difficilement réunies. A cette date Jean du Burguet,
écuyer, était greffier en chef du bureau des finances de Limoges. Il descendait d‟une famille qui avait créé au
XVIIe siècle une forge à Chauffailles (cne de Coussac-Bonneval, HV.). En 1762, François du Burguet de
Chauffailles, écuyer, épousait Marie de Touzac. En 1789 Jean du Burguet se fit représenter à l‟assemblée de la
noblesse de la sénéchaussée de Limoges. La dernière représentante des Burguet de Chauffailles fut Lucie-
Louise, épouse en 1851 de Théodore Chérade de Montbrun.

Armes parlantes : d’azur à une maison sommée d’une flèche empennée la pointe en haut accostée de six étoiles
mises en pal trois de chaque côté, le tout d’or (ou d’argent)

nota : la maison évoque un bourg et est ainsi parlante

Sources : Froidefond, p. 123 ; Lecler, HV., p. 248 ; Nadaud, I, p. 273 et 632; Valette, p. 313; Verdier, p. 174

136
BUSEYROUT
A la fin du XVIe cette famille demeurait vraisemblablement à Limoges ou à proximité.

Armes : de… à un arbre de… accompagné des lettres initiales A et B de… ; au chef de … à un croissant de…
accosté de deux étoiles de…

nota : l‟arbre est probablement un buis (parlant)

Source : Arm. Lim., no 359

BUSSELET
En 1699 Michel Busselet était seigneur de Bois-Robert dans l‟élection de Guéret quand il fit enregistrer
ses armoiries.

Armes : d’azur au lion d’or accompagné de deux étoiles du même l’une en chef et l’autre en pointe

Source : Hugon, p. 30

DE BUSSEUL
Cette famille d‟extraction chevaleresque est originaire de Bourgogne. Ses preuves de noblesse sont
établies depuis 1336. Au XIVe siècle elle comptait deux branches. En 1450 Raoulet de Busseul était écuyer-
tranchant de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Une branche a probablement émigré dans la Marche au XVII e
siècle car Anne-Claudine de Busseul fit enregistrer ses armes à Guéret en 1697. Au siècle suivant les Busseul
contractèrent plusieurs alliances dans le Limousin et la Marche : Valade, Scorailles, de La Porte, Puységur.
Henri, comte de Busseul et né en 1847, fut officier en Hongrie. Il avait un descendant en 2002 ;

Armes : fascé d’or et de sable de six pièces

Devise (parlante) : « Dieu est mon but seul »

Sources : Hugon, p. 16 ; Jougla, II, p. 297 ; Valette, p. 54

BUSSIÈRE
Simon Bussière huissier à Bellac et Françoise Massoulard eurent pour fils François Jean-Baptiste
Bussière, né en 1767 et mort en 1842. En 1811 il était chef de bataillon et fut fait la même année chevalier de
l‟Empire. Colonel sous la Restauration il devint chevalier héréditaire en 1817. Il laissa trois enfants dont un fils
né en 1810 et apparemment mort sans postérité.

Armes : d’or à une cuirasse de sable traversée en pal d’une épée haute de gueules sommée d’un casque taré de
profil de sable accompagné en chef de deux étoiles de gueule,s à la bordure de gueules chargée de deux étoiles
d’argent

Sources: Jougla, II, p. 296; Révérend, APE, I, p.389; Révérend, Titres… Rest,.I, p. 384

137
DE BUSSIÈRE ou DE LA BUSSIÈRE
Il y a eu plusieurs familles de ce nom en Poitou, en Bretagne, en Dauphiné et en Limousin avec des
armoiries différentes et sans liens de parenté attestés. Nous donnons ici les armes des Bussière du Limousin
connus depuis Jean de La Buxière, seigneur de La Buxière (cne d‟Arnac-la-Poste, HV.) qui vivait au milieu du
XVIe siècle. Son arrière petit-fils Annet de Bussière, époux d‟Anne d‟Armeny, fit preuve de sa noblesse en 1666
sur titres de 1527. A la fin du XVIIe siècle ces de Bussière semblent avoir disparu

Armes : d’azur à trois fasces d’or au pal d’argent brochant sur le tout

Sources : Descoutures, p. 15-16 ; Fougeyrollas, Nouvel [Link], 1, p. 102 ; Jougla, II, p. 296 ; Nadaud I, p. 273

BUSSON
Les Busson étaient connus au milieu du XVIe siècle au Dorat (HV.) et à La Souterraine (Cr.). Ils
semblent avoir été originaires du Berry et de la Basse-Marche. En 1540 la veuve de Jean Busson, sieur du
Gouanet (cne de Saint-Agnant-de-Versillat, Cr.) acheta le fief de l‟Age-Bouyer (cne de La Souterraine, Cr.).
Cette terre restera dans la famille jusqu‟à la Révolution. Une autre branche fut celle des Busson-Lavallière qui
commença avec Jean-François Busson de Lavallière (Busson-Lavallière sous la Révolution). Elle s‟est éteinte
dans la famille Patureau-Mirand de Châteauroux (Indre).

Armes : d’argent à trois étoiles de gueules posées deux et une

Représentations : manoir des Taillades et maison à La Souterraine (Cr.)

Source : Généal. lim. et march., III, p. 1-14

BUYSSON ou DU BUYSSON
Jean Buysson (ou du Buysson) fut de 1583 à 1588 abbé commendataire de l‟abbaye cistercienne de
Bonlieu (cne de Peyrat-la-Nonière, Cr.). Il était né dans une famille bourbonnaise, originaire d‟Auvergne, qui fut
maintenue dans sa noblesse en 1635. Les du Buysson ont eu une postérité jusqu‟au début du XX e siècle.

Armes : écartelé : au 1, d’or à un arbre arraché de sinople ; aux 2 et 3, d’azur à l’épée d’argent posée en pal
accompagnée de trois molettes d’éperon posées deux et une ; au 4, d’or à trois arbres arrachés de sinople

nota : il est probable que ces armes sont parlantes : les arbres évoquant des buissons

Sources : Jougla, II, p. 299 ; Lecler, Cr., p. 6-7. Tardieu, gdghm, p. 51

138
C

CABANIS
Le berceau de cette famille se trouve probablement dans le village de Cabanis (cne d‟Yssandon, Cor.).
En 1595 Pierre Cabanis était avocat à Yssandon et juge de Saint-Cyr-la-Roche (Cor.). Son descendant, Pierre-
Jean-Georges (1757-1808), né au château de Salaignac (cne de Cosnac, Cor.), fut médecin et philosophe.
Membre du Conseil des Cinq-Cents en 1798, participant actif au Coup d‟Etat du 18 brumaire, il fut l‟un des co-
auteurs de la constitution de l‟an VIII. Les services rendus à Bonaparte lui vaudront sa nomination au Sénat et un
titre de comte de l‟Empire en 1808. De son mariage avec Charlotte Grouchy, sœur du maréchal et belle-sœur de
Condorcet, il n‟avait eu qu‟une fille.

Armes : d’argent à la balance soutenue d’une verge entourée d’un serpent le tout de sable ; au franc-quartier
des comtes-sénateurs qui est d’azur au miroir d’or le manche entouré d’un serpent d’argent

nota : il s‟agit pour la figure principale d‟armes allusives de ses qualités de médecin (le caducée) et de législateur (la balance de Thémis)

Sources : Champeval, II, p. 61-63 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 199 ; Merceron, p. 72 ; Révérend, APE, I, p. 164 et IV, p.
165 ; Tulard, Dict. Napoléon, I, p 333-339

CAGNAT
Vers 1650 cette famille vivait vraisemblablement à Limoges.

Armes : d’azur au coq d’argent accompagné de trois étoiles de … en chef

Source : Poncet, p. 53

CAILLEBOT DE LA SALLE
La famille Caillebot de La Salle a ses racines à Verneuil (Eure). Noble d‟extraction depuis 1547, l‟un de
ses membres fut titré marquis en 1673. Marie-Louis Caillebot (1716-1796), lieutenant-général, fut gouverneur
pour la Haute et la Basse-Marche en 1752. Descendance en 2008.

Armes : d’or à six annelets de gueules

Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 224 ; Rietstap, I, p. 353 ; Tardieu, gdghm, p. 34 ; Valette, p. 35

CAILHAUD ou CAILLAUD
En 1643 Françoise Cailhaud, épouse de Pierre Mensat notaire à Solignac (HV.), portait des armoiries
parlantes.

139
Armes : d’azur à un mont de cinq coupeaux d’argent

nota : le «-haud » du patronyme a probablement suggéré le mont des armoiries

Source : Poncet, p. 53 et 116

DE CALIGNON
Originaire du Dauphiné, anoblie en 1592, la famille Cailignon semble s‟être installée dans la Basse-
Marche au XVIIIe siècle. En 1772 Calignon était seigneur de La Côte (cne de Mézières-sur-Issoire, HV.). En
1789 Just de Calignon, chevalier de Saint Louis, était officier dans l‟armée française. La même année le comte
Louis de Calignon se présentait à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. En 2009 la famille
avait un ou deux descendants.

Armes : de gueules à un agneau pascal d’argent portant un étendard d’or à la croix de gueules ; au chef cousu
d’azur chargé de deux coquilles d’or (ou d’argent)

nota : l‟agneau s‟explique peut-être par un jeu de mots avec les deux dernières syllabes du patronyme

Représentation : sur le vitrail de saint Joseph (vers 1860) dans la chapelle de ND du Puy à Bourganeuf (Cr.)

Sources : DFN, p. 39 ; Jougla, II, p. 310 ; Lecler, HV. p. 489 ; Valette, p. 55 ; Verdier, p. 103 et 173

CALVIMONT
Selon Froidefond de Boulazac, les Calvimont auraient été nobles d‟extraction chevaleresque (fin XIII e
siècle). Originaires du Périgord ils y possédaients plusieurs seigneuries telles que l‟Erm (cne de Rouffignac,
Dordogne), Campagne (cne de Le Bugue, Dordogne), Le Cheylard (Dordogne), etc. Au XVI e siècle cette famille
s‟est scindée en plusieurs branches dont une s‟établit dans le Bas-Limousin où elle détint les seigneuries de
Saint-Robert (cne d‟Ayen, Cor.), de Saint-Martial (cne de Cublac, Cor.) et de La Gorce (cne de Lubersac, Cor.).
Elle fut maintenue noble en 1666. En 1789 Jean-François de Calvimont, demeurant dans la paroisse Saint-Martin
de Brive, donna procuration pour le représenter à l‟assemblée de la noblesse du Bas-Limousin. Les Calvimont se
sont éteints vers la fin du XIXe siècle à la mort de Jean-Baptiste de Calvimont de Saint-Robert, ancien préfet de
la Dordogne et écrivain.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules au lion couronné d’or ; aux 2 et 3, d’azur à la tour d’argent maçonnée
de sable (armes de concession) ; sur le tout de gueules à la bande d’or chargée d’un lion de sable (Calvimont)

Représentations : les armoiries (xve siècle) d‟un abbé de Calvimont figurent sur un reliquaire-monstrance de l‟église Saint-Barthémemy
d‟Estivals, sur les cheminées du château de l‟Herm (commune de Rouffignac, Dordogne) et sur la porte d‟entrée de la chapelle de Verneuil
(commune de Saint-Robert, Cor.)

Sources : Champeval, II, p. 63-73 ; Froidefond, p. 125 et 266 ; Internet ; Jougla, III, p. 313 ; Nadaud, I, p. 275-276

DE CAMAING ou CAMAIN
Cette famille du Périgord possédait au début du XVIe siècle la seigneurie de La Prade, paroisse de
Magnac dans l‟élection d‟Angoulême. En 1522 Jean Camaing était conseiller au parlement de Bordeaux et fut
probablement anobli par cette charge. En 1555 son fils cadet, François de Camaing, était lieutenant criminel à
Brive (Cor.). N… Camain de La Prade fut maintenu noble en 1666. En 1789 deux membres de cette famille
donnaient procuration pour l‟assemblée de la noblesse de Périgueux. Pas de descendance repérée au XIX e siècle.

140
Armes : de gueules à un pal d’argent accosté deux lions affrontés d’argent ; au chef cousu d’azur chargé d’une
croisette d’argent entre deux étoiles du même

Sources : Froidefond, p. 125 et 267 ; Jougla, II, p. 314 ; Nadaud, I, p. 276-277 ; Valette, p. 342 ; Verdier, p. 50

DE CAMBOURG
Selon Jougla la famille de Cambourg est originaire du Poitou et de la Basse-Marche. En 1690 Jean de
Cambourg, écuyer et seigneur de La Cour-Genouillé dans l‟élection d‟Angoulême, fut maintenu noble. De son
mariage en 1680 avec Anne du Clos il eut un fils, aussi Jean, seigneur du Repaire qui fut maintenu noble en
1704 sur preuves de 1503 par Rouillé, l‟intendant du Limousin. Il épousa la fille du président trésorier de France
de Limoges Jacques de La Sudrie. Leur fils Jean Barhélémy comparaîtra à l‟assemblée de la noblesse de l‟Anjou
en 1789. Cette famille a plus d‟une cinquantaine de descendants en 2008.

Armes : de gueules à trois fasces échiquetées d’argent et d’azur à deux tires

nota : les armoiries de cette famille sont identiques à celle des Cambout de Coislin, famille bretonne d‟extraction chevaleresque, éteinter à la
fin du XIXe siècle. Les deux hermines des supports suggèrent fortement une origine bretonne. Cependant le lien de parenté n‟est pas établi.

Supports : deux hermines

Devise : « Jamais en vain »

Sources : Agfl, p. 37-38 ; DVN, p. 56 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 1, p. 107 ; Jougla, II, p. 316 ; Valette, p. 55 ; Verdier, p. 67

DE CAMPAGNE
La famille de Campagne avait une filiation suivie depuis 1257. Elle tirait son nom de la seigneurie de
Campagne (cne de Nexon, HV.) qu‟elle possédait depuis l‟origine. Du mariage de Guy de Campagne avec
Agnès de Las Tours vers 1330 naquit Geoffroy de Campagne qui hérita de son oncle Gouffier de Las Tours de la
terre de Lastours (cne de Rilhac-Rancon, HV.) sous condition de prendre le nom et les armes des Las Tours.
Cette famille s‟éteignit en 1576.

Armes : d’azur à trois tours d’argent posées deux et une accompagnées de six fleurs de lis du même posées trois,
deux et un

Source : Généal. lim. et march., t. VIII, p. 111-159

DE CAMPAGNE DES POUSSES ou DE CAMPANE


La famille de Campagne ou de Campane semble originaire de Nexon (HV.) où on en trouve trace au
e
XIII siècle. Elle a probablement un lien de parenté avec la précédente. Hélie de Campagne fut curé de Nexon
puis chanoine de la cathédrale Saint-Etienne de Limoges où il fut inhumé vers 1328. Gouffier de Campagne
(1340-vers 1430) eut trois fils naturels dont Gui, dit Guidon de Campagne, à qui il donna en 1406 ses droits sur
la tour et le fief des Pousses (cnes de Nexon et de Saint-Maurice-les-Brousses, HV.). En 1493 son descendant
Jean des Pousses était seigneur de Leyraud (cne de Saint-Maurice-les-Brousses, HV.). De fait ils étaient, encore
au XVIIe siècle appelés parfois de Leyraud. Les Campagne des Pousses possédaient en outre les seigneuries de
Rongiéras (cne de Janailhac, HV.) et de Viallefolle (cne de Saint-Maurice-les-Brousses, HV.). En 1598, leurs
preuves de noblesse furent jugées insuffisantes et ils durent payer la taille. En 1603 ils firent peindre leurs
armories par l‟auteur de l‟Armorial de Limoges et vers 1650 par l‟émailleur Philippe Poncet. En 1667 ils furent
maintenus nobles par d‟Aguesseau, l‟intendant du Limousin, sur preuves remontant à 1522. La branche du
Leyraud s‟éteignit en 1692 à la mort de Louis des Pousses qui était « d‟une extrême indigence et porté sur le

141
vin ». En 1738 disparaissait celle de La Bonnetie (cne de Nexon, HV.). Celle de Viallefolle avait pris fin au
début du XVIIe siècle.

Armes : d‟Hélie de Campagne (début XIVe siècle) : d’argent à une fleur de lis de gueules, à l’orle d’azur chargé
de onze besants d’or
XVIIe siècle : d’azur à une fleur de lis d’or accompagnée de six besants d’argent mis en orle

Représentations : sur portail ouest et clé de voûte de la nef de l‟église de Nexon (avec celles des Las Tours)
sur le grand vitrail de la chapelle de Sainte-Germaine on voit les armes du chanoine Hélie de Campagne (+ 1328) reproduites
trente-neuf fois au XIXe siècle

Sources : Arm. Lim. n° 553 ; Descoutures, p. 73, 94-95 ; Généal. lim. et march., t. VIII, p. 11-159 ; Nadaud, III, p. 378-382 ; Poncet, p. 104

CAMUS DU MARTROY
Emmanuel-Jean Camus du Martroy (1786-1843) avait commencé sa carrière sa carrière préfectorale à
Montenotte (Italie) en 1806 où il était secrétaire du préfet. Nommé auditeur au conseil d‟Etat en 1809 il fut créé
baron de l‟Empire par lettres patentes l‟année suivante. La même année il était nommé préfet de la Creuse. Il
démissionnera à la chute du Premier Empire en avril 1814. Nommé maître des requêtes sous la Restauration il
sera fait vicomte sur constitution de majorat par ordonnace royale de 1821 et poursuivra ensuite dans la carrière
préfectorale.

Armes (parlantes) : familiales : d’azur à une martre passante d’or


attribuées en 1810 : d’azur à une martre passante d’or ; au franc-quartier des barons tirés di Conseil
d‟Etat qui est un échiqueté d’or et de gueules

Sources : Jougla, II, p. 319 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 203 ; Révérend, APE IV, p. 174 ; Tulard, Dict. Napoléon, II, p. 380

DE CANTILLON
Les Cantillon sont originaires de Bonnac-la-Côte (HV.). Selon certaines sources elle serait venue
d‟Irlande après la bataille de Naseby en 1645. En 1701 mourait au village de La Lande (cne de Bonnac-la-Côte,
HV.) Charles Cantillon, sergent royal et bourgeois. La branche aînée de cette famille perdura jusqu‟à la mort en
1959 de Jean-Luc Cantillon, maçon de son état. La branche des sieurs de La Couture et de Lavaud (cne de
Bonnac-la-Côte) commença avec Pierre Cantillon (1674-1758), fils cadet de Charles Cantillon et époux en 1712
de Barbe Regnaudin, fille de Pierre Regnaudin, bourgeois et marchand de Limoges. Son fils Martial fut
conseiller du roi et son procureur dans l‟élection de Limoges. Sa descendance est représentée en 2009 par un
rameau dit Cantillon de Lacouture qui vit au château des Salles près de Draguignan (Var) et par un rameau
Cantillon-Tramont dont les descendants vivent tant à Limoges qu‟à Toulon.

Armes : d’azur au lion d’or accosté de deux flèches tombantes du même empennées d’argent

nota : le lion est parlant

Sources : DFN, p. 95 ; Généal. lim. et march., XVI, p. 109-144 ; Lecler, HV., p. 109-110

DE CARBONNEL DE CANISY
François de Carbonnel de Canisy, né à Avranches (Manche) en 1646, fut sacré évêque de Limoges en
1696. Il démissionna en 1706 et mourut à Paris en 1723. Il était d‟une famille d‟extraction chevaleresque dont la
filiation était établie depuis 1313. En 2002 existait encore une descendance féminine de cette famille.

142
Armes : coupé de gueules et d’azur à trois besants d’argent posés deux et un, chacun chargé d’une moucheture
d’hermine de sable

Sources : Jougla, II, p. 325 ; Lartigue, évêques,no 1021 ; Rietstap, I, p. 371 ; Valette, p. 56

DE CARBONNIÈRES
Le berceau de cette famille se trouverait, selon Lecler, à Carbonnières près de Laroquebrou (Cantal),
sans doute au XII° siècle. La filiation noble prouvée des Carbonnières remonte à Rigaud de Carbonnières qui
vivait en 1254. A cette époque ils étaient seigneurs de Merle (Cor.) dans le Bas-Limousin. En 1499, Hugues de
Carbonnières était seigneur de Saint-Brice (HV.) et possédait dans cette paroisse le château de La Vigne. Au
XVIe siècle ils étaient en outre seigneurs de Biron (cne de Salon, HV.). Ils furent reconnus nobles en 1598 et
1666. En 1786 Henri de Carbonnières fut admis aux honneurs de la Cour. Jean-François de Carbonnières, vicaire
à Arras et Jean-Baptiste de Carbonnières, comte de Saint-Brice, furent convoqués à l‟assemblée de la noblesse
du Haut-Limousin à Limoges en 1789. La famille comptait une trentaine de descendants en 2009.

Armes : d’argent à trois bandes d’azur, l’argent chargé de huit charbons ardents de gueules

Représentation : sur un vitrail (XIXe siècle) dans le vestibule du château du Pin (commune de Salon-La Tour, Cor.)

Devise : « Ils brûlent pour la vertu »

Sources : Agfl, p. 44 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 32 ; Descoutures, p. 16-17 ; DVN, p. 57 ; Jougla, II, p. 326 ; Lecler,
HV., p. 619 ; Nadaud, I, p. 636-638 ; Valette, p. 56 ; Verdier, p. 174

DE CARDAILLAC
Cette famille du Quercy tire son nom, et peut-être aussi ses origines, du bourg de Cardaillac (Lot). Elle
est noble depuis 1549. En 1592 Jean de Cardaillac était seigneur de Chassa (paroisse de Briefa, Cor.) et co-
seigneur de Curemonte (Cor.). En 1699 Jean de Cardaillac, écuyer, était seigneur de La Nouaille (cne de
Champagne-la-Noailles, Cor.) dans l‟élection de Tulle. Il avait été maintenu noble en 1697 par de Bernage,
l‟intendant du Limousin, en 1697. Cette famille a peut-être été aussi possessionnée à La Chapelle-aux-Saints
(Cor.) et à Nozières (cne de Collonges (Cor.). Les Cardaillac ont eu plusieurs alliances limousines : Fontanges,
Lestrade, Rideau notamment. La famille compte encore quelques descendants en 2009.

Armes : familiales authentiques: d’argent à la croix de gueules ; au chef d’azur bastillé de cinq pièces
familiales selon Froidefond et Esquieu : de gueules au lion d’argent armé, lampassé et couronné d’or,
entouré de treize besants en orle d’argent
de Jean de Cardaillac (1699) : écartelé de gueules et d’azur à une croix d’argent brochant sur le tout

Sources : Agfl, p. 121 ; Bergues-Lagarde, p. 31 ; Champeval, I, p. 205 et 331, II, p. 124, 297 et 372 ; DVN, p. 57 ; Esquieu, Quercy, p. 46-
51 ; Froidefond, I, p. 132 ; Jougla, II, p. 327 ; Merceron, p. 16 ; Valette, p. 56 ; Verdier, p. 67

DU CARLIER
Cités par Nadaud comme seigneurs de Couture (cne d‟Evaux-les-Bains ?, Cr.). Après 1621 Jean de
Bonneval, seigneur de Jurigny en Berry, épousa Antoinette du Carlier.

Armes : d’azur à trois amandes mises en pal d’or

Source : Nadaud, I, p. 583

143
CARRIER
En 1642, cette famille de Limoges portait des armoiries vraisemblablement parlantes par jeu de mots
entre le patronyme et « carreau » ou « carré », formes proche du losange.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois losanges d’argent chargés de trois étoiles d’or

Source : Poncet, p. 54

CARRIÈRE
Pierre Carrière, qui mourut vers 1657, avait été consul de Limoges. Il avait possédé deux écus
différents : le premier de son vivant et le second peint à l‟occasion de ses funérailles.

Armes : de son vivant : d’azur au lion contourné affronté avec un chien d’argent
pour son enterrement : d’azur au lion d’or surmonté d’une étoile du même

Source : Poncet, p. 54

CARTAUD
En 1578, Nicolas Cartaud, « fabricant de tapis » à Aubusson, était seigneur de La Vilatte (cne
d‟Aubusson ?, Cr.). Pierre Cartaud, avocat à Aubusson faisait enregistrer ses armoiries en 1699. François
Cartaud de La Villatte, chanoine et écrivain, mourut en 1737. Famille éteinte en 1825.

Armes : d’azur à trois étoiles d’or deux en chef et une en abîme et en pointe un croissant d’argent surmonté
d’un cœur d’or

Sources : Hugon, p. 24 ; Nadaud, I, p. 642; Tardieu, gdghm, p. 24

CARTON
Gaspard Carton, « bourgeois » de Chambonchard (Cr.), reçut d‟office, en 1701, un écu parlant.

Armes : d’or à trois roses de gueules et un franc-quartier d’argent

nota : le caractère parlant résulte d‟un jeu de mots entre « quartier » et « Carton »

Source : Hugon, p. 65

CASTAIGNAT
N… Castaignat, curé de Saint-Pardoux-le-Pauvre (cne de Sannat, Cr.), reçut d‟office des armoiries
parlantes en 1698. Assez curieusement celles-ci ressemblent beaucoup aux armes, bien réelles, de son quasi-
homonyme, Jean-Charles Chastaignac (ou Chastagnat), grand-prévôt de la maréchaussée du Limousin au début
du règne de Louis XIV (voir ce nom).

Armes de : N… Castaignat : d’argent à un châtaignier de sinople fruité de sable


Jean-Charles Chastaignac : d’argent au châtaignier de sinople fruité d’or, accosté de deux lions affrontés
de gueules

144
Sources : Hugon, p. 56 ; Nadaud, I, p. 368-369; Poncet, p. 56-57

CASTEL
Jean Castel, né à Foix en 1868, accéda au siège épiscopal de Tulle en 1918. Il l‟occupa jusqu‟à sa mort
en 1939.

Armes : d’azur au château d’argent maçonné de sable posé sur une terrasse de sinople surmonté d’un coussin
d’or posé en losange et chargé d’un Sacré-Cœur, accompagné en chef d’un franc-canton dextre de gueules
chargé d’un agneau pascal d’argent à la filière d’or, et d’un franc-canton senestre de gueules chargé de la
lettre M gothique couronnée d’or à la filière du même

nota : les armoiries de Monseigneur Castel sont parlantes par le château et symboliques par trois figures religieuses : le Sacré-Cœur et
l’agneau pascal, images du Christ, et le M couronné qui représente la Vierge Marie après son Assomption

Source : Lartigue, évêques, no 1063

CAVAIGNAC
L‟ancêtre des Cavaignac, venus de La Capelle de Bleys (Aveyron), fut Antoine de Cavaignac, seigneur
de Bleysse vers 1630. Son descendant, Jean-Baptiste Cavaignac, né à Gourdon (Lot) en 1762, était avocat et fut
député du Lot à la Convention en 1792. Plus tard il se ralliera à l‟Empire qui le fera baron en 1811. Vicomte
héréditaire en 1823, il mourra en 1829. Sous la Révolution il avait acquis des biens confisqués aux La
Rochefoucauld dans le Bas-Limousin et notamment à Saint-Cernin-Larche, à Chasteaux et à Brive (Cor.). L‟un
de ses deux fils, Louis-Eugène de Cavaignac général de division, participa à la conquête de l‟Algérie dont il
devint gouverneur général en 1848. En juin de la même année il noya dans le sang (des milliers de morts sur les
barricades et 1500 fusillés sans jugement) l‟insurrection des quartiers ouvriers de Paris. Candidat républicain à la
présidence de Seconde République la même année il échoua devant Louis-Napoléon Bonaparte. Il mourut en
1857. Sa famille s‟éteignit en 1905 à la mort de son fils.

Armes : coupé : au 1, de sable à un fort ruiné d’or ; au 2, de gueules à trois molettes d’or rangées en fasce
soutenues d’une mer d’argent

nota : le fort ruiné du 1 de son écu est probablement une évocation de son rôle en 1840 dans la défense de la ville de Cherchell (Algérie)
attaquée par les troupes de l‟émir Abd-el-Kader

Sources : Champeval, II, p. 73 ; Jougla, II, p. 356

CEAUX
Il y a eu à Tulle plusieurs notaires du nom de Ceaux au XVII e siècle. Un membre de cette famille avait
été capitoul de Toulouse en 1645 et anobli à ce titre. Louise de Ceaux, qui avait épousé en 1656 François de La
Selve, marchand à Tulle, appartenait probablement à une branche restée en Bas-Limousin. De même qu‟Antoine
Ceaux, conseiller du roi et receveur des consignations àTulle, qui fit enregistrer ses armes parlantes en 1698.

Armes : des Ceaux de Tulle : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois sceaux d’argent, deux en chef et un
en pointe
des Ceaux de Toulouse : d’azur au chevron d’or accompagné de trois rencontres de taureaux d’argent,
accornées du même ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles de…

Sources : Agfl, p. 71 ; Champeval, I, p. 23, 58, 96 et 244 ; Jougla, II, p. 359

145
CELIÈRE
Selon Lecler et Guibert Pierre Celière, vivant à Limoges vers 1640, aurait été de la famille noble des
Seiglière de la Haute-Marche qui portait elle aussi des épis de seigle dans ses armoiries. Cependant nous n‟avons
pas trouvé de Pierre Seiglière dans la généalogie de cette dernière famille.

Armes : d’azur à trois épis de seigle d’or posés deux et un accompagnés en chef d’un soleil du même

nota : armoiries doublement parlantes par jeu de mots en parler local entre le patronyme et seigle (« seille ») et soleil (« souleî »)

Sources : Poncet, p. 54 ; Nadaud, IV, p. 161 et 577

CELIÈRRE
Cette famille de Limoges, ou des environs, vivait au début du XVII e siècle et semble différente de la
précédente.

Armes : de… à une divise haussée de…accompagnée en chef d’un croissant de…entre deux étoiles de …et en
pointe de trois épis de seigle de …

nota : les épis sont parlants par jeu de mots entre le patronyme et seigle (« seille » en parler local)

Source : Arm. Lim., n° 437

CELLARIS
En 1701, N… Cellaris, curé de Forgès, reçut d‟office un écu parlant.

Armes : de gueules à trois bourdons de pèlerin d’argent posés deux et un

nota : les bourdons de pèlerin ont peut-être été inspirés par un jeu de mots entre Cellaris et celer (= rapide en latin)

Source : Agfl, p. 224

CELLEBOIS
André Cellebois était juge de La Roche (commune de Vigeois ?, Cor.) et habitait Saint-Salûe
(actuellement Saint-Salvadour, Cor.) quand il reçut d‟office en 1701 des armoiries.

Armes : de gueules à trois quintefeuilles d’argent posées deux et une

Source : Agfl, p. 216

CERCLEY
A la fin du XVIe siècle cette famille de Limoges portait des armoiries parlantes.

Armes : de… à un cercle (ou bague) de… ; au chef de … chargé de trois mouchetures d’hermine

Source : Arm. Lim., n° 357

146
DE CERIS
Au XVIe siècle la famille de Ceris possédait les seigneuries de Châteaucouvert (cne de Migron,
Charente), de Javerzat, de La Forest et de Mascluzeau (cne de Bois, Charente). Selon Jougla elle aurait eu aussi
des implantations dans le Limousin. On notera, à ce titre, qu‟en 1617 Abraham de Ceris avait épousé Renée de
La Couture-Renon (cne de Cieux, HV.). En 1666 Alexandre de Ceris, sieur La Forest, fut maintenu noble sur
preuves remontant à 1525. En 1697 François-Marie de Ceris, écuyer et sieur de Sanersac, fit enregistrer ses
armes à Angoulême. Famille probablement éteinte au XVIII e siècle.

Armes : d’azur à la croix alaisée d’argent

Sources : Agfl, p. 17; Descoutures, p. 226-227; Jougla, II, p. 360 ; Nadaud I, p. 643

DE CÉROU ou DE CÉRON
En 1770 Joseph de Cérou acquit l‟office anoblissant de capitoul de Toulouse. L‟année suivante il
épousait Louise Valetaud de Chabrefy et se qualifiait d‟écuyer. De 1776 à 1789 il fut lieutenant g énéral criminel
au présidial de Brive. Il possédait plusieurs seigneuries tant dans le Bas-Limousin que dans le Quercy telles que :
Le Jayle (commune de Malemort, Cor.), Le Moulin de Clairedent (commune de Dampniat, Cor.), Puy-Lebroux,
La Geneste et Sireygeol (communes de Cuzance et de Gignac, Lot). En 1789 il signa le cahier de doléance de la
noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Famille sans descendance connue au XIXe siècle.

Armes parlantes : d’or à trois bandes de gueules chargées de sept roues de… posées deux, trois et deux

Sources : Champeval, II, p. 75-76 ; Nadaud, I, p. 311 ; Verdier, p. 127 et 176

CERTAIN DE LA COSTE ET DE LA MESCHAUSSÉE


En 1623, Guillaume Certain ancien militaire mourait dans une rixe. De son vivant il habitait à Noailhac
dans la vicomté de Turenne (Cor.). Son fils et son petit-fils seront avocats. Son arrière petit-fils Pierre, sous-
lieutenant en 1705, acquit en 1714 de M. de Salignac-Fénélon, la seigneurie de La Meschaussée. En octobre
17 38 il obtint des lettres de noblesse en considération du fait que « sa famille a vécu noblement depuis plusieurs
siècles et qu‟il est en possession des fiefs de La Coste et de La Meschaussée ». Il lui est en outre attribué des
armoiries timbrées d‟un casque de profil orné de lambrequins d‟or et d‟azur. Deux membres de cette
comparurent à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle en 1789. Cette famille avait une
descendance en 1900 mais semble maintenant éteinte.

Armes : d’azur à une main dextre posée en pal

nota : la main est parlante dans la mesure où elle peut évoquer phonétiquement la première syllabe du fief de La Meschaussée

Sources : Champeval, II, p. 76-83 ; Jougla, II, p. 361 ; Verdier, p. 99, 140 et 176

CERTAIN DE CANROBERT ou CANROBERT


Cette famille a-t-elle eu un lien de parenté avec celle des Certain de La Meschaussée ? Ce n‟est pas
impossible, mais alors avant 1670. En 1678 un Jean Certain de Ban était consul de Saint-Céré (Lot). En 1764 son
descendant Jean-Louis Certain, avocat, était seigneur de Canrobert (cne de Laval-sur-Luzège, Cor.). Son fils
Antoine (1754-1825), capitaine et chevalier de Saint-Louis, sera à son tour seigneur de Canrobert à la veille de
1789. En 1807 il épousa, en secondes noces, Jeanne de Niocel, fille d‟un agriculteur de Saint-Céré (Lot). De
cette union naquit notamment François Certain de Canrobert (1809-1895), plus connu sous le nom de maréchal

147
de Canrobert qui s‟illustra au cours des guerres d‟Algérie, de Crimée, d‟Italie et franco-prussienne où il fut fait
prisonnier à Metz. Il avait une descendance avant 1914.

Armes : d’azur à une main appaumée d’argent

Sources : Champeval, II, p. 84-85 ; Rietstap I, p.366 (Canrobert)

CERTE
Vers 1655, Léonard Certe était avocat à Limoges.

Armes : d’azur à deux mains mouvantes d’un nuage d’argent aux deux flancs de l’écu et tenant une couronne de
laurier d’or, à un chevron abaissé du même, accompagné en pointe d’un cœur aussi d’or ; au chef cousu de
gueules chargé de trois étoiles d’or

nota : ces armoiries sont doublement parlantes : d‟une part, par les deux mains tenant une couronne qui rappellent la « foi héraldique » figure
évocatrice des notions de confiance et de certitude et d‟autre part, par le cœur qu‟évoque phonétiquement la première syllabe du patronyme

Source : Poncet, p. 55

CESSON
En 1701 Françoise Cesson, femme de Pardoux Jabrillac, seigneur du Montel (cne de Saint-Sulpice-le-
Guéretois, Cr.) se vit attribuer d‟office un écu parlant accolé à celui de son époux.

Armes : coupé d’or et d’azur

nota : le caractère parlant de cet écu résulte d‟un jeu de mots entre Cesson et scission, terme attesté dès 1486, qui conduit au coupé

Source : Hugon, p. 46

CEYNAT
Cette famille limougeaude vivait vers 1650.

Armes : d’azur à la fasce en divise d’argent accompagnée en chef d’un croissant d’argent et en pointe d’un seau
accosté de deux étoiles du même

nota : le nom de cette famille se prononçait vraisemblablement « Seillenat » évoquant ainsi le seau de bois appelé localement « seille » qui
figure sur son écu

Source : Poncet, p. 55

CEYRAC
En 1502 Géraud Ceyrac était notaire à Tulle. En 1633 Sébastien Ceyrac était président du présidial de
Tulle. Son fils Raymond, avocat à Tulle en 1648, était seigneur de Moulzac et de Bouschatel (cne de Chanteix,
Cor.) en 1659. A la fin du siècle Jean Ceyrac, avocat à Tulle, fit enregistrer des armes parlantes en rapport à la
fois avec son patronyme et son fief de Bouschatel. En 1738 Pierre Ceyrac, seigneur de La Tronche (cne de Saint-
Privat, Cor.) se qualifiait, sans doute abusivement, d‟écuyer. Sous le second Empire un Ceyrac était notaire à
Saint-Julien-Maumont (Cor.) et Sébastien Ceyrac de Bouchetel était avocat à Brive. Famille avec descendance
au XXe siècle.

148
Armes : d’argent à un arbre de sinople terrassé du même ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

nota : l‟arbre est l‟illustration graphique du nom de famille (cf. « cerrus » qui désigne en latin une variété de chênes et aussi celle du fief de
Bouschatel (cf. « bos » en dialecte local et « bois » en français)

Sources : Agfl, p. 72 ; Champeval, I, p. 97 et 377, II, p. 295

CHABANIEL
Pierre Chabaniel, procureur à Tulle de 1620 à 1640, était seigneur de Jassac (cne de Tulle, Cor.). Son
descendant Jacques Chabaniel, avocat en 1682, conseiller en l‟élection de Tulle et juge de la ville en 1693, fit
enregistrer ses armoiries en 1698. Un autre Chabaniel (ou Chabamel), bourgeois de Bort-les-Orgues (Cor.) qui
appartenait peut-être à la même famille, reçut d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.

Armes de : Jacques Chabaniel en 1698 : d’argent à un chevron de gueules accompagné en chef de trois étoiles
rangées en fasce du même et en pointe d’un pigeon aussi de gueules
attribuées d‟office à N… Chabaniel en 1701 : d’or à trois fasces ondées de gueules

Sources : Agfl, p. 68 et 182 ; Champeval, I, p. 97-98

DE CHABANES ou CHABANIS
Cette famille n‟a pas de lien avec la famille noble qui suit. Jean Chabanes était un bourgeois de Tulle,
marchand dans cette ville qui vivait entre 1624 et 1655. Il fut probablement le père de Jean-Joseph de Chabanes,
conseiller du roi, lieutenant général de la police à Tulle de 1676 à 1698. Ce dernier était aussi seigneur du Leyris
dans la paroisse de Saint-Julien à Tulle. C‟est peut-être son épouse qui reçut d‟office des armoiries en 1701. En
1684 Jean-Baptiste de Chabanes était seigneur de Durfort (cne d‟Uzerche, Cor.) et lieutenant général criminel
d‟Uzerche.

Armes de : Jean-Joseph de Chabanes vers 1690 : d’azur à une cabane d’argent maçonnée de sable et ajourée
d’une porte et de deux fenêtres
N… femme de N… de Chabanes lieutenant-général de Tulle en 1701 : fascé d’or et de gueules de six
pièces

Sources : Agfl, p. 67 et 220 ; Champeval, I, p.97

DE CHABANNES
La famille de Chabannes, connue depuis le XIIe siècle, descend des comtes d‟Angoulême par les sires
de Chabannais (Charente). Selon Lecler, complétant Nadaud, une branche se serait fixée dans le Bas-Limousin à
Charlus-le-Pailloux, près de Saint-Exupéry (Cor.) par le mariage en 1171 d‟Eschivat de Chabanais et de
Matabrune de Ventadour. Dans la Haute-Marche ils furent seigneurs de Bois-Lamy (cne de Moutier-Malcard,
Cr.) et de Nouzerines (Cr.). Leurs preuves de noblesse remontent à 1352. Une branche de Dammartin est apparue
à la fin du XIVe siècle par le mariage de d‟Antoine de Chabannes avec Marguerite de Nanteuil, comtesse de
Dammartin (Ile-de-France). Une autre branche fut celle de La Palice à laquelle appartenait Jacques de La Palice,
mar échal de France, tué à Pavie en 1525, et héros posthume et involontaire d‟une expression qui entretient sa
mémoire. Descendance en 2009

Armes : Chabannes : de gueules au lion d’hermine couronné d’or


Chabannes de Dammartin : écartelé : aux 1 et 4, de gueules au lion d’hermines couronné d’or ; aux 2 et 3,
fuselé d’azur et d’argent à la bordure de gueules ; sur le tout de gueules à trois pals de vair au chef d’or

149
Supports : deux lévriers

Devise : « Je ne le cède à nul autre »

Sources : DVN, p. 61-62 ; Jougla, II, p. 362-363 ; Lecler, Cr., p. 494 ; Nadaud, II, p. 311-312 et 644-652 ; Tardieu, gdghm, p. 36 ; Valette, p.
59

DE CHABANNES-PASCAUD
Cette famille, différente de celle des Chabannes précédents et qui ne semble pas avoir été noble,
possédait au XVIe siècle les seigneuries de Sazeirat (cne d‟Arrênes, Cr.), de Saint-Sulpice-de-Laurière (HV.) et
de L‟Âge-au-Seigneur (cne du Grand-Bourg, Cr.). Avant 1789 ils avaient leurs armes sur une litre funéraire de
l‟église d‟Arrênes (Cr.). En 1545 l‟un d‟eux était prieur de Marsac (Cr.). Nous n‟en avons pas trouvé trace au
XVIIe siècle.

Armes : d’argent à trois fleurs de lis de sable

Représentation : litre funéraire de l‟église d‟Arrênes (Cr.). Visible avant 1789, elle semble aujourd‟hui recouverte d‟un badigeon

Source : Nadaud, I, p. 652

DE CHABANS-JOUMARD
Cette famille périgourdine est connue depuis Hélie de Chabans de Richemont, seigneur d‟Agonac
(Dordogne) et grand-panetier de France en 1402. Elle s‟est divisée en deux branches : celle de Richemont et
celle d‟Espeluche. Elle fut maintenue noble par l‟intendant de Guyenne en 1667 sur preuves de 1307. Lors des
assemblées de la noblesse en 1789 elle envoya plusieurs représentants à celles de Guyenne et Saintonge.
François de Chabans de Richemont fut le dernier abbé cistercien de Bonlieu (cne de Peyrat-la-Nonière, Cr.) soit
de 1787 à 1791. Eteinte au XIXe siècle.

Armes : de gueules au lion d’argent armé et couronné d’or accompagné de douze besants du même rangés en
orle

Sources : Froidefond, p. 139-140 ; Jougla, II, p. 364 ; Tardieu, gdghm, p. 54

CHABASSE
En 1701 N… Chabasse, curé d‟Eitagnac (?) dans l‟élection de Limoges, reçut d‟office des armoiries de
type mécanique.

Armes : de gueules à une fasce d’or

Source : Agfl, p. 143

CHABRIDON DU SAILLANT
La famille Chabridon du Saillant vécut à Chanveix (cne d‟Auzances, Cr.) au XVIIIe siècle. Elle semble
avoir été noble d‟extraction à partir d‟une date indéterminée. Elle fut alliée aux de La Chapelle et de Maussabré.
Pierre de Chabridon du Saillant, chevalier de Saint-Louis, émigra sous la Révolution. Les biens de Sylvain

150
Chabridon, furent vendus comme biens appartenant à un père d‟émigré en messidor an VII. Il vivait encore en
1825.

Armes : de sable à la fasce cintrée d’or

nota : la fasce cintrée, évoquant un saillant, est peut-être parlante

Sources : Tardieu, gdghm, p. 37 ; Affiche du 21 messidor an VII imprimée chez Guyès à Guéret

CHABROL
Léonard Chabrol vivait à Limoges en 1648.

Armes : d’azur à la muraille d’argent maçonnée de sable, à une étoile d’or en chef

Source : Poncet, p. 55

CHABROU
N… Chabrou de Limoges vivait en 1600.

Armes : de… au cerf (ou chevreuil) passant contourné de…accompagné des lettres iniales I et C

nota : « chabrou », « chabrol » désignaient souvent le chevreuil dans le Limousin

Source : Arm. Lim., n° 107

CHABROU
En 1603 un autre (?) Chabrou portait des armoiries très voisines de celles du précédent. Peut-être
avaient-ils un lien de parenté.

Armes : de… au cerf passant de… accompagné des lettres initiales I et C

Source : Arm. Lim., nO 592

CHADENER ou CHADENIER
Il y a eu à Tulle au XVIIIe siècle, et probablement avant, une famille de notaires du nom de Chadenier.
Il est possible qu‟Antoine Chadener, curé de Liginiac (Cor.) à la fin du XVII e siècle, s‟y rattache. En 1698 il fit
enregistrer des armoiries parlantes par ses initiales et allusives de son sacerdoce par une couronne d‟épines,
probablement créées pour la circonstance.

Armes : d’azur à un chiffre composé d’un A et de deux C adossés et entrelacés d’or surmontés d’une couronne
d’épines du même

Sources : Agfl, p. 75 ; Champeval, I, p. 522

151
DE CHADEPEAU
On ne sait si les armoiries que fit enregistrer en 1701 l‟épouse de N… de Chadepeau, « conseiller
honoraire de Tulle », sont les siennes propres ou celles de son mari.

Armes : losangé d’argent et d’azur

Source : Agfl, p. 221

DE CHAILLOU DES BARRES


Claude-Etienne de Chaillou des Barres était fils d‟un maître de forges de Beaune-la-Ferrière (Nièvre).
Né en 1784, il avait épousé en 1805 l‟une des filles du ministre de l‟Intérieur Champagny. En 1806 il fut nommé
auditeur au Conseil d‟Etat. Probablement par la faveur de son beau-père il devint préfet de l‟Ardèche en 1810 où
il se signala par un faste qui faisait scandale dans la pauvre ville de Privas et par « son goût trop peu contenu
pour les femmes » selon ses notes administratives. Le 28 mars 1815, au retour de l‟Empereur, il est nommé
préfet de la Creuse. Evincé par la Seconde Restauration il ne sera resté que trois mois. Très fortuné il se consacra
dès lors à l‟embellissement de son château du Puits (Yonne). Baron en 1841, il meurt en 1857 après avoir
consacré les dernières années de sa vie à des études de littérature et d‟histoire locale.

Armes : familiales : d’azur à la croix alaisée d’argent cantonnée de quatre besants d’argent
en 1841 : tiercé en fasce : au 1, de gueules à la muraille crénelée d’argent surmontée d’une branche de
chêne ; au 2, d’azur à la croix alaisée d’or cantonnée de quatre rubis au naturel ; au 3, de sinople au rocher
d’or mouvant d’une mer d’argent
nota : il est possible que les rubis et le rocher soient des expressions parlantes du patronyme (qui peut s‟entendre « caillou ») comme le tiercé
en fasce, évoquant des barres serait celle du second
Sources: Jougla, II, p. 469 ; Rietstap, I, p. 397 ; Tulard, Dict. Napoléon, I, p. 415-417

DU CHALARD
Cette famille bourgeoise très ancienne (filiation suivie depuis 1444) est originaire de Saint-Léonard-de-
Noblat (HV.). Au XVIIe siècle on la trouvait au Dorat (HV.) où elle tenait l‟office de lieutenant particulier en la
sénéchaussée de la Basse-Marche de 1649 à 1779. Lors des recherches de noblesse menées par l‟intendant
d‟Aguesseau dans la généralité de Limoges en 1666, Jean du Chalard, seigneur de La Palisse (cne de Saint-
Léonard, HV.), qui se prétendait écuyer, fut condamné à 400 livres d‟amende pour usurpation de qualité. En
1707 Jean du Chalard était sieur du Pêcher (cne de Le Dorat, HV.). Son descendant Jean-Marie du Chalard,
seigneur de L‟Age-Pariolle (cne de Meauprévoir, Vienne) qui lui aussi se disait « écuyer » ne fut pas convoqué
aux assemblées de la noblesse du Poitou ou du Limousin. En ce début du XXI e siècle la famille a une nombreuse
postérité dont une branche vivant au Canada.
C‟est peut-être à cette famille qu‟appartenait Joachim du Chalard, né à La Souterraine (Cr.) à la fin du
XVe siècle. Juriste de formation il devint assez tôt avocat au Grand Conseil du roi. Converti au protestantisme
vers 1550 (mais cela est contoversé), il écrivit et publia une « Origine des erreurs de l‟Eglise » et en 1560 une
étude sur les « Ordonnances du roi Charles IX ». Il mourut en 1562 ou 1563. Nous ne lui connaissons pas de
descendance.
Armes : d’azur à trois larmes d’argent posées deux et une
nota : les larmes sont parlantes (cf. choir et chialer)
Sources : Agfl, p. 57 ; Carriat, II, p. 150-151, Chartreix, p. 50 ; Généal. Lim. et march., I, p. 23 ; Jougla II, p. 370 ; Lecler, HV., p. 297 ;
Nouaillac, p. 174

DE CHALUP
Jacques de Chalup était seigneur du Rat (Périgord) en 1553. A la fin du XVI e siècle un membre de cette
famille, lieutenant-général en la sénéchaussée de Bazas, fit construire un château à Carpia en Bazadais. Son
descendant Jacques de Chalup fut maintenu noble en 1667. Mais le fils (?) de celui-ci, François, dut apporter les
preuves de sa noblesse en 1704. Léonard-Alexis de Chalup était page de la Grande Ecurie en 1765 et comparut à

152
l‟assemblée de la noblesse du Périgord en 1789. Selon Jougla cette famille aurait eu aussi des origines
limousines. De fait elle a eu des alliances matrimoniales en Limousin, au moins au XIX e siècle (Beaupoil de
Sainte-Aulaire, Cosnac). En 2009 les Chalup avaient une dizaine de descendants.
Armes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules au lion d’or couronné du même ; aux 2 et 3, d’argent à trois cloches de
sinople rangées en pal
Représentation : porte de l‟hôtel Renaissance de la rue Eguillerie à Périgueux
Sources : DVN, p. 63 ; Froidefond, I, p. 140-141, II, p. 13 ; Jougla, II, p. 372 ; Valette, p. 59

CHAMBÉRY
En 1701 N… de Chambéry, écuyer, vivant dans l‟élection de Limoges, recevait d‟office des armoiries
de type mécanique. En 1789 cette famille était éteinte.
Armes : d’azur à deux fasces d’or
Sources: Agfl, p. 15; Nadaud, I, p. 342

CHAMBINAUD
Il y a eu à Limoges au XVIIe siècle plusieurs familles du nom de Chambinaud. En janvier de l‟an 1600
Jean (?) Chambinaud, vivant vraisemblablement dans cette ville se fit confectionner des armoiries dont le
meuble principal est atypique et surtout très difficile à définir.
Armes : de… à un trépied soutenant un édicule rond à toit pointu et équipé d’un robinet (?) de… sur une
terrasse de… accompagné en chef des lettres initiales I(J) et C
Source: Arm. Lim., n° 398

CHAMBINAUD
N… Chambinaud demeurait près de l‟église Saint-Martial de Limoges en 1648.
Armes : d’azur au lion d’or
Source : Poncet, p. 55

CHAMBINAUD
Joussem Chambinaud, ma rchand à Limoges en 1667, portait des armoiries parlantes évocatrices de son
nom de baptême et son patronyme.
Armes : d’azur à la cordelière d’argent entrelacée en forme de croix portant sur les bras deux coqs affrontés,
couronnés de gueules, accompagnée en chef d’un chérubin d’or et en pointe d’un cœur du même transpercé par
deux flèches aussi d’or empennées d’argent
nota : armes parlantes : les deux coqs (« jau » en dialecte) évoquent la première syllabe du nom de baptême et le chérubin semble avoir été
suggéré par par les deux premières syllabes du nom de famiille
Source : Poncet, p. 55

CHAMBON
La veuve N… du Chambon qui vivait à Ségur (Cor.) se vit attribuer d‟office en 1700 des armoiries de
type mécanique. Peut-être était-elle de la famille auvergnate et périgourdine des Chambon de Lissac.
Armes : d’argent à une fasce de sable
Sources : Agfl, p. 143 ; Froidefond, I, p. 142-143 ; Jougla, II, p. 375

DE CHAMBON
Cette famille d‟extraction chevaleresque tirait son nom de la localité de Chambon-sur-Voueize (Cr.). Un
Guillaume, « prince de Chambon » était à la première croisade en 1095. Amiel de Chambon vivait au moins
jusqu‟en 1114. Petronille de Chambon, épouse de Guy II comte d‟Auvergne, testait en 1209. Cette famille se
serait éteinte avec Hugues de Chambon, marié à Dalmacie fille de Guillaume comte d‟Auvergne, mort en son
château de Lépaud (Cr.) dans le premier quart du XIII e siècle.
Armes : fascé d’or et d’azur de six pièces
Sources : Nadaud, I, p. 343 et 655 ; Tardieu, gdghm, p. 37

DE CHAMBON DES TERNES ET DE MARCILLAT

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Cette famille sans liens de sang avec la précédente, mais originaire elle aussi de Chambon-sur-Voueize
(Cr.), apparaît avec Jean de Chambon, damoiseau et fils de feu Etienne de Chambon chevalier, qui prend à ferme
en 1310 le domaine de Modard (cne de Nouhant, Cr.) appartenant à l‟abbaye cistercienne de Bonlieu (cne de
Peyrat-la-Nonière, Cr.). En 1647 Jean de Chambon des Ternes (Cr.) est reçu chevalier de Malte dans la langue
d‟Auvergne. Sa famille sera maintenue noble en 1666 et confirmée dans sa noblesse en 1700. Elle s‟éteint en
1754. Cette famille possédait aussi une seigneurie dans la Combraille auvergnate à Marcillat (Puy-de Dôme).
Armes : d’azur à trois chevrons d’hermine ; au chef d’or chargé d’une fasce de gueules surmontée de deux
merlettes de sable
ou coupé : au 1, d’or à la fasce de gueules accompagnée en chef de deux merlettes rangées de sable;
au 2, de sable à trois chevrons d’hermine
Sources : Nadaud, I, p. 343-345 et 655 ; Jougla, II, p. 375 et Suppl., p. 155 ; Jouilleton, p. 371 ; Lecler, Cr., p. 121 ; Tardieu, gdghm, p. 37

DE CHAMBORANT ou DE CHAMBOURAND
La famille de Chamborant est conue depuis Aymoin de Chamborant qui vivait au XI e siècle. Elle tire
son nom du bourg de Chamborand (Cr.) où elle avait son château, actuellement ruiné, et où elle vécut jusqu‟au
XVIe siècle. Parmi les personnages les plus célèbres de cette famille on note Humbert de Chamborant, tué à la
bataille de Poitiers en 1356, et André-Claude, marquis de Chamborant, qui acheta en 1761 la charge de colonel
du deuxième régiment de hussards, unité avec laquelle il fit les dernières campagnes de la guerre de Sept Ans.
La maison de Chamborant s‟est divisée en plusieurs branches : celle des seigneurs de Lavaud (Cr.)
éteinte en 1569, celle des seigneurs du Theret (Cr.) éteinte au début du XVII e siècle, celle des seigneurs de Droux
(HV.) éteinte à la fin du XVIIIe siècle, celle des seigneurs de Perissat (HV.) éteinte au XIXe siècle et celle des
seigneurs de La Clavière éteinte en 1805. La fille du dernier Chamborant de La Clavière épousa le baron de
Belloc lequel fut autorisé en 1808 à joindre ses armes à celles des Chamborant. Leur fils obtint par décret
impérial de 1864 l‟autorisation d‟ajouter à son patronyme celui de Chamborant. Les Belloc de Chamborant ont
plusieurs descendants en 2008.

Armes : familiales : d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules

Représentation : sur deux vitraux (vers 1870) : l‟un dans la chapelle de la Vierge de l‟église de Chamborand (Cr.) avec les armes du pape Pie
IX et les mots « Ouverture du grand Concile du Vatican, 1869 » et l‟autre à proximité

des Belloc de Chamborant : écartelé : aux 1 et 4, coupé d’or sur gueules à la bande coupée d’azur sur
argent, chargée d’un poisson de l’un en l’autre ; aux 2 et 3, d’or au lion de sable
de Pierre de Chamborant, seigneur de La Clavière, attribuées d‟office en 1701 : d’argent au grand-duc de
gueules (armes parlantes, cf. « chat-huant » / Chamborant)
de « la dame de Chamborant » vivant à Availles-Limousine (Vienne), attribuées d‟office en 1701 : de sable
à une fasce componée d’argent et de sinople
nota : le deuxième régiment de hussards qui tenait encore en garnison en 2008 à Cesson près de Provins (Seine-et-Marne) avait sur son
insigne régimentaire les armes et la devise de la famille de Chamborant
Devise « Noblesse oblige et Chamborant autant »
Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 35 ; DVN, p.33 ; Hugon, p. 48 et 76 ; Lecler Cr., p. 37-38 ; Nadaud , I, p. 344-347
et 656 ; Valette, p. 40

CHAMBOURAN
Rien ne permet de savoir si la personne qui fit faire vers 1600 les armoiries ci-dessous avait un lien de
parenté avec la famille noble des Chamborant. Probablement s‟agit-il d‟armes purement individuelles
confectionnées pour une circonstance particulière. Le K est peut-être l‟initiale de Katherine.
Armes : de… à une cordelière en forme de croix de… accompagnée en chef des lettres initialas K et C et en
pointe de la lettre B
Source : Arm. Lim., nO 506

CHAMBOUT
Pierre Chambout, « prêtre et curé de Saint-Germain-le-Lièvre », probablement l‟actuelle commune de
Saint-Germain-les-Vergnes (Cor.), fit enregistrer en 1700 des armoiries allusives de son sacerdoce.

154
Armes : de sable à trois croix d’argent deux et une
Source : Agfl, p. 105

DU CHAMP DE LA GENESTE ou DUCHAMP-LA-GENESTE


Au XVIIIe siècle des Duchamp, dits de LaBorderie, vivaient à Sérilhac (Cor.). D‟autres possédaient une
seigneurie à Liourdres (Cor.). Au commencement de la Révolution un Duchamp, médecin, était membre de la
Société des Amis de la Constitution à Brive. En 1811, N… Duchamp-la-Geneste s‟occupait avec un avoué de la
vente par licitation de la vente du château et des domaines de Mellet près de Brive. Vers 1850 Colette Moussours
épousait N… Duchamp de La Geneste de Liourdres (Cor.), près de Beaulieu-sur-Dordogne.
Armes : d’argent à trois branches de genêt de sinople
Sources : Champeval, I, p. 303 et 365, II, p. 223, 238, 249 et 483 ; Merceron, p. 32

CHAMPAGNAT
En 1627 N… Champagnat, épouse du sieur Meynard de Limoges, fit peindre ses armes familiales. par
l‟émailleur Philippe Poncet.
Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en pointe d’un grelot du même ; au chef cousu d’azur chargé de
trois étoiles d’or
nota : le grelot, qui est peut-être une clochette, est une illustration parlante du patronyme (cf. « campana », la cloche en latin)
Source : Poncet, p. 55

DE CHAMPAGNE
Il a existé en Haut-Limousin une famille de Champagne issue au XIe siècle de celle des vicomtes de
Rochechouart et à laquelle appartenait notamment Hildegaire seigneur de Champagne (probablement
Champagnac-la-Rivière, HV.). Au début du XIII° siècle Jean de Champaninia, chevalier, était seigneur de La
Bachellerie (cne de Saint-Hilaire-Bonneval, HV.). En 1441 Seguin de Champanhas épousait Marguerite Coralie
dont le père était seigneur du Mazet (cne de Janailhac, HV.). En 1470 N… Champaignes était convoqué au ban
de la noblesse du Haut-Limousin. Cependant, compte tenu que les localités dénommées Champagne sont
nombreuses dans les provinces limitrophes du Limousin, nous n‟avons pas l‟assurance que la famille de
Champagne, dont Jougla nous dit qu‟elle est périgourdine et qu‟elle fut maintenue noble en 1668, avait bien ses
origines ou une implantation dans le Limousin. Nous retenons néanmoins ses armoiries.
Armes : d’azur à un cœur d’argent surmonté de trois étoiles d’or rangées en chef et soutenu d’un croissant
d’argent
Sources : Froidefond, I, p. 144 ; Jougla, I, p. 378 ; Nadaud, I, p. 347-349; Valette, p. 313; Verdier, p. 28

CHAMPALIMAUD
Les Champalimaud étaient une famille de marchands limougeauds. En 1697 Mechior Champalimaud,
“assesseur en la maison de ville de Limoges”, fit enregistrer ses armoiries.
Armes : d’azur à trois fleurs de gueules en bouquet ; au chef d’azur chargé d’un soleil d’or
nota : armoiries deux fois parlantes par allusion : d‟une part par le bouquet de fleurs qui évoque les champs et, d‟autre part par le soleil qui
est un emblème du dieu Apollon par jeu de mots avec –ampalimaud. On remarquera aussi les fleurs à « enquerre » (gueules sur azur)
Source : Agfl, p. 50

CHAMPALINAUD
Baptiste Champalinaud, marchand à Limoges, reçut d‟office en 1701 des armoiriies de type mécanique.
Armes : d’argent à un chevron de sable
Source : Agfl, p. 147

CHAMPEAUX
En 1699, Toussaint Champeaux, « avocat à la Cour », demeurant dans l‟élection de Bourganeuf (Cr.) fit
enregistrer ses armoiries.
Armes : d’argent à une bande de gueules ; au chef de sable chargé de trois losanges d’argent
Source : Hugon, p. 73

DE CHAMPELON

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Cette famille est originaire de Champelon (cne de Valence, Charente). Elle est connue depuis Jacques
de Champelon qui avait épousé Catherine Deschamps en 1522. Famille maintenue noble en 1666 à Angoulême.
En 1692 François de Champelon, écuyer, était seigneur de Longevergne (cne de Maisonnais-sur-Tardoire, HV.).
En 1704 mourait à l‟âge de 80 ans, Pierre de Champelon, seigneur de Lascoux (cne de Saint-Auvent, HV.). Mais
il fut inhumé dans la paroisse de Vezeix où il possédait la seigneurie du Mas-Mazet. Le dernier du nom fut Jean
de Champelon, seigneur de Boisredon et de Genouilhac (Charente), qui avait épousé en 1736 Madeleine Riffaud.
Armes : d’azur à une fasce d’or soutenue d’un lion rampant couronné du même
nota : le lion de ces armoiries est assez probablement parlant
Sources : Descoutures, p. 105 ; Nadaud, I, p. 349 ; Verdier, p. 67

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DES CHAMPS et DE CHAMPS DE BLOT
En 1654 François des Champs, seigneur du Crouzet, épousait N… Auroch qui lui apporta en dot le fief
de Nalèche (cne de Moutier-Roseille, Cr.). Son fils était toujours seigneur de Nalèche en 1699 quand il fit
enregistrer ses armoiries. Il appartenait assez vraisemblablement à la même famille que les de Champs de Blot,
originaires d‟Auvergne et anoblis en 1506 qui portent les mêmes armes et ont une descendance en 2009. Ils
furent maintenus nobles en 1666. C‟est en 1731 parle mariage de Hugues de Champs avec Agnès de Chauvigny
de Blot qu‟ils devinrent seigneurs de Blot. Cette famille a eu au moins deux alliances marchoises : Chaslus et
Villelume
Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois molettes d’éperon d’argent deux en chef et une en pointe
Sources : DVN, p. 63 ; Jougla, II, p. 382 ; Hugon, p. 27 ; Tardieu, gdghm, p. 150 ; Valette, p.60

DE CHANABIÈRES
Cette famille ne nous est connue que par L‟Armorial de Limoges où figurent ses armoiries parmi celles
répertoriées pour l‟année 1601.
Armes : de… à un soleil de… accompagné en chef de deux croissants de… et en pointe d’un lion passant
contourné de… accosté de deux lettres S, à deux oiseaux affrontés de … tirant chacun un rayon de soleil
Source : Arm. Lim., n° 470

DE CHANAC
Famille d‟extraction chevaleresque, qui était déjà connue en l‟an Mil dans le Bas-Limousin selon
Nadaud. Elle tirait son nom du village de Chanac (aujourd‟hui Chanac-les-Mines, Cor). Au Moyen Age elle
possédait deux seigneuries du nom de Chanac, l‟une à Seilhac (Cor.) et l‟autre à Allassac (Cor.). Appartenaient à
cette famille notamment Foulques de Chanac, évêque de Paris, mort centenaire en 1349 et son neveu, Guillaume,
évêque de Mende, créé cardinal en 1371. Cette lignée s‟éteignit au début du XVI e siècle quand la dernière du
nom, Valérie de Chanac, épousa Léonard de Genouillac.
Armes : familiales : burelé d’argent et d’azur au lion de gueules brochant
de Pierre de Chanac (sceau de 1256) : burelé à trois lions deux et un brochants
de Foulques de Chanac, évêque de Paris (sceau vers 1345) : burelé à un lion entouré d’une bordure chargée
de onze étoiles en orle
Sources : Bosredon, Sigil. Bas-Lim.,, p.124 ; Champeval, I, p. 101-103 ; Nadaud, I, p. 352-355 et 674

DE CHANTELOT DE LA CHIEZE (ou LA CHAISE)


Les Chantelot semblent originaires de Bourgogne. En 1491 Gilbert de Chantelot, épouse Isabelle, fille
naturelle de Charles de Bourbon, archevêque de Lyon. A la fin du XVI e siècle Pierre-Louis de Chantellot,
seigneur de La Chièze près d‟Ahun (Cr.) était commandeur du Palais près de Limoges. En 1666 la famille de
Chantelot fut maintenue noble. En 1751, Claire de Chantelot, fille d‟Etienne de Chantelot de La Chaize, épousait
Antoine de Barton de Montbas, capitaine au régiment de Nivernais-Infanterie, seigneur de divers lieux dans la
Marche. Cette famille disparut au XIXe siècle.
Armes : d’azur au lion d’or armé et lampassé de gueules
Sources : Jougla, II, p. 385 ; Lecler, Cr., p. 356

CHANTOIS
En 1593, Jean Chantois était seigneur de Lausmonerie (cne d‟Aixe-sur-Vienne, HV.) quand il avait
épousé Marguerite de La Foucaudie. Il possédait aussi la seigneurie de Cieux (HV.). En 1698 N… Chautois de
Caumounerie (en fait Chantois de Lausmonerie), qui se qualifiait d‟écuyer (mais l‟était-il ?), faisait enregistrer
ses amoiries à Limoges. Sa veuve, Léonarde Mandat, mourut en 1736 sans laisser de descendance connue.
Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné de trois tourteaux du même, deux en chef et un en pointe
Représentation : sur clé de voûte de l‟église d‟Aixe-sur-Vienne (HV.)
Sources : Agfl, p. 90 ; Lecler, HV., p. 5, 11 et 221 ; Nadaud, I, p. 356-357; Poncet, p. 56

DE CHANTOSME DE SOUPPLAINVILLE
Noble d‟extraction cette framille tirait son patronyme du nom de la paroisse de Chantosme (Indre),
enclave marchoise en terre berrichonne avant 1789. A la fin du dix-septième siècle François de Chantosme était

157
gentilhomme de la Grande Vénerie du roi. Vers 1700 il fit enregistrer ses armoiries à Paris. Sous Louis XVI la
famille semblait éteinte.
Armes : de gueules à un chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent et accompagné en chef de deux étoiles
d’or et en pointe d’un lion du même
Sources : Hugon, p. 85 ; Valette, p. 239 et 302

CHAPELET
Annet Chapelet, marchand à Auzances (Cr.) à la fin du XVII e siècle, reçut d‟office en 1701 des
armoiries parlantes.
Armes : d’or à un chapelet de gueules
Source : Hugon, p. 65

CHAPELLART ou CHAPELAS
On trouve peu de mentions de cette famille de bourgeois de Treignac (Cor.). Cependant en 1689 un
certain Pierre Chapelas achète une rente sur le fief du Maine-Sombre (cne de Chabrignac, Cor.) à la famille de
Lubersac. En 1700, Jacques Chapellart, bourgeois de Treignac, fait enregistrer un écu parlant et, la même année,
Pierre Chapellard (ou Chapelas), marchand et bourgeois de Treignac, reçoit d‟office un écu de type
mé[Link] 1722 Marie Chapelas épouse un d‟Espeyrut et lui apporte en dot les fiefs de Cavenoux (commune
de Viam, Cor.) et d‟Ussanges (cne de Treignac, Cor.)
Armes de : Jacques Chapellart (1700) : d’azur à une chapelle avec son clocher de sable garni de trois cloches
d’argent
Pierre Chapellart ou Chapellard (1700) : d’azur à trois bandes ondées d’argent

Sources : Agfl, p. 106 et 185 ; Champeval, I, p. 306 et 472

CHAPELLAS
Cet habitant de Limoges ou des environs s‟était fait peindre ses armoiries entre 1667 et 1678.

Armes : d’azur à une chapelle d’argent accompagnée de trois poires d’or, deux en chef et une en pointe

nota : les deux meubles de cet écu sont parlant : la chapelle et les poires par jeu de mots entre « -pellas » et « peras », c‟est-à-dire les poires
en parler local

Source : Poncet, p. 56

DE CHAPELLE DE JUMILHAC
Le berceau de cette famille est à Jumilhac-la-Grande (Dordogne) non loin de Saint-Yrieix-la-Perche
(HV.) dans l‟ancien diocèse de Limoges. En 1581 Henri Chapelle, riche maître de forges, consentit à Henri de
Navarre, le futur Henri IV, un prêt important. En 1597, le roi l‟anoblit pour services rendus. La terre de Jumilhac
fut érigée en marquisat en 1665. La famille a possédé plusieurs seigneuries dans le Haut-Limousin (Saint-Jean-
Ligoure, Saint-Priest, Le Mazet, Le Châtenet) et dans la Haute-Marche (Montaigut-le-Blanc, Arfeuille
notamment). Le duché-pairie du cardinal Armand du Plessis de Richelieu passa à sa mort à son neveu, Armand-
Jean de Vignerot. Son dernier descendant en fit donation en 1832 à Armand de Chapelle de Jumilhac qui dut
accoler à ses armes celles de Richelieu. Mais cette pratique semble avoir été abandonnée par la suite, en tout cas
par le dernier descendant des Chapelle de Jumilhac qui vivait en 2009.

Armes : d‟origine et contemporaines : d’azur à la chapelle d’or


en 1832 : parti : au 1, d’azur à la chapelle d’or (Chapelle) ; au ,2 d’argent à trois chevrons de gueules
(Richelieu)

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Sources : Agfl, p. 1 ; DVN, p. 64 ; Froidefond, I, p. 275-276 ; Jougla II, p. 338 ; Nadaud, II, p. 473-475, 605-606 ; Valette, p. 60

CHAPT DE RASTIGNAC
L‟ancien nom de cette famille est Cat ou Chat. Au XVe siècle, Jean Chat, huitième seigneur de
Rastignac (cne de Mansac, Dordogne), prit le nom de Chapt de Rastignac. Il vivait encore en 1491. Son
descendant François Chapt fut fait marquis de Laxion en 1653. Il fut maintenu noble en 1666. C‟est dans une
autre branche qu‟est né à Rastignac en 1684, Pierre-Louis Chapt de Rastignac qui fut évêque de Tulle de 1721 à
1724, puis archevêque de Tours et décéda en 1751. Un Chapt de Rastignac comparut en 1789 à l‟assemblée de la
noblesse de la sénéchaussée de Saint-Yrieix-la-Perche (HV.) en 1789. La dernière descendante de la famille fut
Zénaïde de Chapt de Rastignac (1799-1885), fille de Pierre de Chapt de Rastignac pair de France en 1823, qui
épousa le duc de La Rochefoucauld-Liancourt.

Armes : d’azur au lion d’argent couronné d’or

Supports : deux lions

Devise : « In Domino confido »

Sources: Froidefond, p.411-412. Jougla, II, p. 392 ; Lartigue, no 111 ; Révérend, Rest. II, p. 91

CHAPTAL
Vers 1650 Estienne Chaptal de Limoges portait un écu parlant marqu é de ses initiales.

Armes : de… à une hache de… entre les lettres E et C

Source : Poncet, p. 56

DE CHARDEBOEUF
Il y a eu à Magnac-Laval (HV.), à la fin du XVe siècle, deux familles Chardeboeuf, celle des seigneurs
d‟Etruchat et celle des seigneurs de Grandroche. Elles étaient assez probablement issues d‟un tronc commun car
leurs armoiries étaient identiques. En 1598 les preuves de leur noblesse furent jugées insuffisantes et elles durent
payer la taille. Mais en 1667 ces deux familles furent reconnues nobles. Les Chardeboeuf de Grandroche
s‟éteignirent à la mort de Louis de Chardeboeuf né en 1648 qui fut père de deux filles. La branche d‟Etruchat
existait encore en 1780 avec Jean-Baptiste de Chardeboeuf, né en 1709, lieutenant-général des armées du roi, qui
avait eu plusieurs enfants dont Eutrope-Alexis, dit l‟Abbé de Pradel, qui vivait au début du XIXe siècle. Un autre
fils fut créé comte en 1818. Famille éteinte.

Armes : d’azur à deux fasces d’argent accompagnées en chef d’un croissant du même, en cœur de quatre étoiles
d’or rangées en fasce et d’un rencontre de bœuf du même en pointe

Sources : Agfl, p. 46 ; Descoutures, p. 21-22 ; Jougla, II, p. 393 ; Nadaud I, p. 363-365 et 677

CHARDON
Cette famille, originaire des confins du Berry et du Poitou, était connue depuis le début du XII e siècle.
Elle a eu plusieurs alliances avec des familles de la Marche (Anne Esmoing avant 1550, Gabriel de Biencour,
écuyer, seigneur de Peyza (cne de Genouillac, Cr.) avant 1660. Elle s‟est probablement éteinte au XVIIIe siècle.

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Armes : d’argent au lion de gueules
Source : Nadaud, I, p. 306 et 677-678

CHARLES
L. Charles habitait Limoges à la fin de l‟année 1600.
Armes : de… au lion de…accompagné des lettres initiales L et C
Source : Arm. Lim., n° 449

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CHARLES
En 1645 Léonard Charles était « practicien » à Limoges.
Armes : d’azur au croissant d’argent et une eau du même en pointe
Source : Poncet, p. 56

CHARMAT DE RONCHO
La famille Charmat de Roncho avait probablement un lien de parenté ou simplement d‟amitié avec le
peintre Marc Le Bonhomme de Lajaumont (1853-1937) qui fit restaurer le château du Théret (cne de La
Saunière, Cr.) vers 1900. En effet ce dernier fit représenter les armoiries des Charmat de Roncho sur un vitrail de
son château.
Armes : d’azur à la bande d’argent chargée de trois feuilles doubles d’olivier de sinople accompagnée en chef et
en pointe de deux lions léopardés d’or passant posés en bande
Représentation : vitrail du château du Théret (commune de La Saunière, Cr.)
Source : Boulaud, p. 37

CHARPENTIER DE BELCOURT
La famille Charpentier venue des Flandres, selon Froidefond, se serait établie dans le Limousin et le
Quercy au XVIIIe siècle. En 1781 Jean-Baptiste de Charpentier, écuyer, seigneur de Touverat, conseiller du roi,
épousait à Les Martrets (cne de Blanzac, HV.) Marie-Elisabeth Brachet de Saint-Laurent. En 1838 un membre de
cette famille se mariait dans le Périgord.
Armes : de gueules à un arbre d’argent surmonté d’un croissant du même
nota : l‟arbre qui fournit le bois de charpente est pet-être parlant par allusion
Devise : « Caesi caesunt, occisi occidunt » (Coup pour coup, mort pour mort)
Sources : Froidefond, II, p. 40-41 ; Lecler, HV., p. 96

DE CHARPIN DE GENETINES
La filiation de cette famille du Forez est connue depuis 1446, date de son anoblisement. Elle a donné
deux branches. De celle de Genetines, éteinte au début du XXe siècle, est issu Antoine de Charpin de Genetines,
né à Saint-Romain d‟Urfé (Haute-Loire) en 1669, évêque de Limoges de 1707 à 1730, mort en 1739 dans son
pays natal. La branche de Feugerolles avait encore un descendant en 2009.
Armes : d’argent à la croix ancrée de gueules ; au franc-quartier d’azur chargé d’une étoile d’or
Sources : DVN, p. 65 ; Jougla, II, p. 399 ; Lartigue, n° 1183 ; Nadaud, II, p. 280 ; Valette, p. 60

CHARRON
Jean Charon, seigneur de Puivernaud (cne de Blond, HV.) au début du XVII e siècle, fut le père de Jean
Charron, seigneur de Beaulieu (cne de Vayres ?, HV.) et de Blond (HV.) en partie, épousa en 1656 Jacquette de
Marsanges. Leur fils François Charron, avocat au Parlement, seigneur des Forêts (cne de Chamboret, HV.), se
qualifiait d‟écuyer mais n‟était vraisemblablement pas noble. Le fils de ce dernier, autre François, était seigneur
des Forêts en 1745 et épousait la même année, en secondes noces, la veuve Marie de Lage. Pas de descendance
connue.
Armes parlantes enregistrées en 1697 de :
Joseph Charron, procureur à Bellac : de gueules à un chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles
d’argent et en pointe d’un chat accroupi du même
François Charron, avocat en Parlement : de gueules au chevron d’or surmonté d’une étoile du même et
accompagné de trois chats accroupis d’argent, deux en chef et un en pointe
Sources : Agfl, p. 54 et 94 ; Jougla, II, p. 398 ; Lecler, HV, p. 163 ; Nadaud, I, p. 367

DE CHASAUD ou DE CHAZAUD
Les Chasaud ou Cazaud sont originaires de l‟Angoumois. En 1662 « noble » Pierre Chasaud était avocat
au Parlement et juge-sénéchal du comté de La Vauguyon (cne de Maisonnais-sur-Tardoire, HV.). Il était
seigneur de l‟Ecanie (cne de Maisonnais). Son descendant Marie-Jules du Chasaud d‟Aliger mourut en 1768.
Armes : d’azur au lion couronné d’or surmonté de trois étoiles rangées en chef du même
Sources : Jougla, II, p. 426 ; Lecler, HV, p. 477 ; Nadaud, I, p. 367-368

161
DE CHASLUS ou DE CHALUS
Cette famille auvergnate est noble d‟extraction ancienne depuis 1412. Mais en 1333 Jean I, Dauphin
d‟Auvergne, seigneur de Crocq (Cr.) avait donné la terre et le château de ce lieu à Guillaume de Chaslus. Son
nom et son origine viennent du bourg de Chalus (Puy-de Dôme), situé dans la Combraille auvergnate. Robert de
Chalus fut tué à Azincourt en 1415. Pendant longtemps ils possédèrent les châteaux de Cordès et d‟Orcival en
Auvergne. Descendance en 2009.
Armes : d’azur au brochet d’or posé en bande accompagné de cinq étoiles du même, trois en chef et deux en
pointe
nota : armes parlantes par le brochet (lucius en latin) et les étoiles (cf. lux, la lumière en latin)
cri : « Chaslus »
Sources : DVN, p. 63 ; Jougla, II, p. 372 ; Tardieu, Hist. d‟Auzances et de Crocq, p. 81 ; Revel, I, n° 173 ; Tardieu, Grand dict. du Puy-de-
Dôme, p. 29-30; Valette, p. 59

162
CHASSAIGNE
La famille Chassaigne, originaire d‟Auvergne, fut anoblie en 1753 par une charge de secrétaire du roi.
Amable Chassaigne (1885-1962), évêque de Tulle de 1940 à 1961, naquit et mourut à Thiers (Puy-de-Dôme).
Les Chassaigne ont une descendance en 2009.
Armes familiales et parlantes : de gueules à l’étoile d’argent accompagnée de trois cors de chasse du même liés
de sable
Devise de Mgr Chassaigne : « Servir »
Sources : DVN, p. 65 ; Jougla, II, p. 402 ; Lartigue, évêques, no 1193 ; Valette, p. 61

CHASSAING DE FONTMARTIN ET DE LESPINASSE


Cette famille bourgeoise est, semble-t-il, originaire du nord-est de l‟actuelle Corrèze (Egletons, Bort-
les-Orgues). Notons qu‟il existe à Fontmartin (cne de Darnets, Cor.) un château du XV e siècle. Françoise
Chassaing de Fontmartin était marié avec Pierre Geoffre en 1598. Pierre Chassaing, « avocat de la ville
d‟Egletons » vivait vers 1643. Selon Champeval cette famille fut seigneur de Mauriange (cne de Veyrières, Cor.)
de 1603 à 1787.
Armes : selon Jougla : d’azur à un chêne d’or soufflé par deux vents d’argent mouvants des angles du chef
nota : armes parlantes (cf. « chassagne », lieu planté de chênes)
selon Merceron : d’azur à un roc d’échiquier d’or
Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 375-376 ; Champeval, II, p. 230 et 250 ; Jougla, II, p. 402 ; Merceron, p. 70 ; Nadaud,
I, p. 368

CHASSAING DE ROUFFIAT
Jean Chassaing était seigneur de Rouffiat (peut-être commune de Meymac, Cor.) en 1698 quand il fit
enregistrer ses armoiries. Peut-être était-il la même personne que Jean Chassaing, marchand à Brive vers 1680.
Armes : d’azur à un chef d’or soufflé par deux vents d’argent mouvants des angles du chef
nota : les deux vents sont une expression parlante du nom du fief (cf. en dialecte « roufflar » = souffler fort)
Sources : Agfl, p. 70 ; Champeval, II, p. 97

CHASSAN
Pierre-André Chassan, « assesseur en la maréchaussée de Tulle » en 1701, se vit attribuer d‟office cette
année-là des armoiries de type mécanique.
Armes : de gueules à trois fasces ondées d’argent
Source : Agfl, p. 183

DE CHASTAGNAC ou DE CHASTAIGNAT
En 1642 M. Chastagnac « receveur à Limoges » avait fondu en un seul écu ses propres armes parlantes
et celles de son épouse, née Descordes. Mais en 1655, devenu grand prévôt de Limoges, il préfèra un écartelé
plus classique. Guillaume de Chastagnac était officier au bureau des finances de Limoges en 1650. Les
Chastagnac étaient seigneurs de Pontarion (Cr.), de Neuvic et de Masléon (HV.) à la fin du XVII e siècle. Vers
1700 Charles-Joseph de Chastagnac fut nommé grand prévôt de la maréchaussée du Limousin. Son frère, Pierre
de Chastagnac, ci-devant colonel du Régiment de Charost et chevalier de Saint-Louis, fut inhumé à Pontarion en
1720. Leur autre frère, également prénommé Pierre, trésorier de France à Limoges en 1680 et maintenu noble en
1697, choisit un écu incluant les meubles des armes paternelles et maternelles. En 1789 un Chastaignac, baron de
Jussac (cne de Cognac, HV.) comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Cette
famille avait peut-être été anoblie au début du XVIIIe siècle. Pas de descendance connue au XIXe siècle.
Armes de M. Chastagnac « receveur » (1642) : d’argent au châtaignier de sinople sur une champagne du même,
fruité d’or (Chastagnac) accosté de deux lions affrontés de gueules (Descordes)
Armes de Mr Chastaignat, grand prévôt de Limoges (1655) : écartelé : aux 1 et 4, d’argent au châtaignier de
sinople (Chastagnac) ; aux 2 et 3, d’or à deux lions affrontés de gueules (Descordes)
Armes de Pierre Chastaignat, trésorier de France (1680) : d’or au châtaignier de sinople sur une terrasse du
même (Chastagnac) accosté de deux lions adossés de gueules (Descordes)
nota : c‟est seulement sur ce dernier écu que lions adossés (et parlants) des Descordes sont correctement représentés
Armes attribuées d‟office à Charles-Joseph de Chastagnac (1701) : écartelé en sautoir d’or et d’azur à une croix
d’hermine brochant sur le tout

163
Sources : Agfl, p. 194 ; Hugon, p. 194 ; Nadaud, I, p. 368 et 678; Poncet, p. 56-57 ; Tardieu, gdghm, p. 42 ; Verdier, p. 67, 118 et 171

CHASTANH
Amélius de Chastanh, damoiseau d‟Eymoutiers, faisait usage en 1267 d‟un sceau armorié.
Armes : de… à une bande de… accompagnée de six billettes de… rangées en orle
Source : Bossredon, Sigil. HV, n° 85

DE CHASTEIGNER DE LA ROCHEPOSAY, DE MALVAL, DE CHANTEMILLE


Les Chasteigner sont nobles d‟extraction chevaleresque depuis 1318 et ont une nombreuse descendance
en 2009. Ils sont originaires de la terre de La Chasteigneraye en Bas-Poitou. Cette famille a compté jusqu‟à dix-
sept branches dont celle de La Rocheposay qui subsiste. En 1571 Louis de Chasteigner (1535-1595), gouverneur
de la Marche, acheta les fiefs et châteaux de Malval (Cr.) et de Chantemiller (cne d‟Ahun, Cr.). A sa mort en
1595, son fils Jean, né en 1571, devint baron de Malval et seigneur d‟Abain (cne de Malval, Cr.). En 1647
Charles de Chasteigner, fils du précédent, vendit la baronnie de Malval à Yves Bertrand, seigneur de La Villatte.

Armes : branche de La Rocheposay : d’or au lion passant de sinople armé de gueules


branche du Richard (éteinte) : de sinople semé de châtaignes d’argent ; au chef cousu de gueules
nota : il est possible que le le lion de sinople et le champ de sinople évoquent la couleur du feuillage du châtaignier
Devise : « Par le sang et par les aïeux »
Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 223 ; DVN, p. 65 ; Jougla, II, p. 405 ; Macary, Châteaux en Creuse, p. 75
et 157 ; Tardieu, dghm, p. 42-43 ; gddhm, p. 7 et 135-136 ; Valette, p. 61

DU CHASTEL ou CHASTELAIN
Pierre du Chastel fut le vingt-troisième évêque de Tulle. Il naquit à Arc-en-Barrois (Meuse) dans une
famille noble. Grand érudit, ami d‟Erasme, il fut sacré évêque de Tulle en 1539, puis évêque de Mâcon en 1544
et évêque d‟Orléans où il mourut en 1552.
Armes : d’argent à une croix de gueules ancrée et cousue de sable à la partie qui forme ancre
Source : Nadaud, I, p. 678-679

DE CHASTELLUX DE RAUZAN
La famille de Chastellux, d‟extraction chevaleresque (1335 ou 1339), est originaire de la Bourgogne.
Henri-Louis de Chastellux (1786-1863) fut fait marquis de Duras par lettres patentes en 1819 et duc de Rauzan
la même année sans lettres patentes. De son mariage avec Claire de Durfort il eut plusieurs enfants dont Louise-
Marie qui épousa en 1842 Ernest de Lubersac. Leur descendance compte une vingtaine de descendants en 2009.
Armes : d’azur à la bande d’or accompagnée de sept billettes du même quatre en chef et trois en pointe
Représentation : sur le vitrail (XIXe siècle) de saint Etienne de l‟église de Lubersac (Cor.) dans un écu accolé à celui de la famille de
Lubersac
Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 30 ; DVN, p. 65 ; Jougla, II, p. 408 ; IV, p. 405 ; Valette, p. 61

DE CHASTENET DE PUYFERRIER
En 1537, Jean de Chastenet était seigneur de Peytavaud (cne de Bussière-Poitevine, HV.). En 1557 cette
famille noble fut convoquée au ban de la noblesse du Limousin. En 1609 N… de Chastenet vendit Peytavaud à
Maurice de La Rye. Les de Chastenet de Puyferrier étaient sans lien de parenté avec les du Chastenet qui suivent.
La famille semble éteinte au milieu du XVIIe siècle.
Armes : d’argent à l’aigle bicéphale de sable couronnée d’or
Sources : Jougla, II, p. 409 ; Lecler, HV., p. 138

DU CHASTENET
Cette famille de la Marche était noble d‟extraction depuis 1525 et fut maintenue en 1666. Elle a possédé
de nombreuses seigneuries autour de Bourganeuf : Quinsat (cne de Mansat, Cr.), Le Liège (cne de Saint-Hilaire-
le-Château, Cr.), Murat (cne de Saint-Dizier-Leyrenne, Cr.), Soubrebost (Cr.) et Mérignac (cne du Masbaraud-
Mérignat, Cr.). Léonard du Chastenet était lieutenant-général du sénéchal de Limoges en 1620. En 1701 un du
Chastenet était seigneur de La Chaux dans l‟élection de Bourganeuf. Après 1750 la famille semble éteinte.
Armes : familiales enregistrées en 1699 : d’argent à un châtaignier de sinople accosté de quatre mouchetures
d’hermine posées deux et deux ; au chef d’azur chargé d’un soleil d’or

164
familiales selon Tardieu : d’argent à un châtaignier de sinople ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or
attribuées d‟office en 1701 à N… du Chastenet, seigneur de La Chaux : d’argent à trois chevrons ondées de
sable
Représentation : Chapelle des Pères Recollets de Limoges (actuelle bibliothèque municipale) armoiries sans émail de Léonard du Chastenet
et de son épouse Antoinette du Verdier vers 1625
Sources : Descoutures, p. 314 ; Hugon, p. 73, 74 et 75 ; Lecler, Cr., p. 400, 638 et 741 ; Nadaud, I, p. 372 et 439 ; Tardieu, gdghm, p. 43

DE CHASTILLON
Les Chastillon avaient leurs racines dans le Poitou mais ils ont possédé des fiefs dans le Limousin et
dans la Marche. D‟ailleurs ils y ont contracté plusieurs alliances, notamment Chauvet, Saint-Julien, Saint-
Viance, Biencourt). En 1625 Pierre de Chastillon était seigneur de Mastrange (cne de Chamborand, Cr.). Ses
descendants conserveront ce fief jusqu‟en 1789. La famille de Chastillon fut maintenue noble en 1667 sur
preuves remontant à 1552. Le dernier représentant de cette famille semble avoir été Silvain, comte de Chastillon,
capitaine des grenadiers, né en 1725, et époux en 1771 d‟Henriette de Biencourt.
Armes : de gueules à une aigle éployée d’argent et couronnée d’or
Sources : Jougla, II, p. 409 ; Nadaud, I, p. 373

DE CHÂTEAUBODEAU olim BOCHARD


La famille de Châteaubodeau, qui porte le nom patronymique de Bochard, est originaire de
Châteaubodeau (cne de Rougnat, Cr.). En 1500 Jean Bochard et son épouse Anne de Jonat étaient co-seigneurs
du fief et du château de Châteaubodeau. Anobli en 1524, il mourut vers 1530. En 1534 ses fils Gilbert et Gabriel
vendirent la terre et le château de Châteaubodeau à François de Ligondès qui avait épousé Jeanne leur sœur. Les
Châteaubodeau furent maintenus nobles en 1667. La branche aînée de cette famille s‟est éteinte à la fin du
XVIIIe siècle. Une branche, qui subsiste, demeurait au XXe siècle au château d‟Ysseulh près de Châteauneuf-sur-
Cher (Cher).
Armes : familiales : d’azur au chevron d’or accompagné de trois quintefeuilles du même, celle de la pointe
surmontée d’un croissant d’argent
parlantes attribuées d‟office en 1701dans la généralité de Moulins à divers Châteaubodeau dont :
René de Châteaubodeau, écuyer : de gueules à une fasce ondée d’argent
Gabrielle de Châteaubodeau : de gueules à une bande bretesséed’argent
Marien de Châteaubodeau, écuyer : de gueules à une fasce ondée d’argent accompagnée en chef d’un
château du même

Nota : la fasce ondée (eau) évoque la dernière syllabe du patronyme et la bande bretessée les créneaux et les merlons d‟une courtine

Sources : DVN, p. 66 ; Hugon, p. 67 ; Lecler, p. 150 ; Tardieu, gdghm, p. 43-44 ; gddhm, p. 78-79 ; Valette, p. 61

165
DE CHÂTEAUNEUF
Cette famille de Châteauneuf ne nous est connue que par les armoiries blasonnées sommairement par
l‟auteur de l‟Armorial de Limoges en 1603. Le 1 du parti semble reprendre les armes de la famille angoumoise
éteinte des Châteauneuf du Breuil et de Forgemont qui eut des alliances limousines (Abzac et Roffignac
notammant).
Armes : parti : au 1, de… à deux lions léopardés de… ; au 2, de… au lion rampant de…
Sources : Armorial de Limoges, n° 555 ; Nadaud, I, p. 375-376

DE CHÂTEAUNEUF
Cette famille a possédé du XIIe au XIVe siècle la seigneurie de Châteauneuf-la-Foret (HV.). En 1184
Marthe, fille de Pierre de Châteauneuf, était abbesse de Bonnesaigne. Gaucelin de Châteauneuf se croisa en
1189. En 1371, Jordane, fille unique de Pierre de Châteauneuf, était veuve.
Armes : de… à une croix losangée de…
Sources: Lecler, HV, p. 190; Nadaud, I, p. 374

DE CHÂTEAUNEUF
Cette famille d‟extraction chevaleresque, implantée à Châteauneuf-en-Gévaudan, avait donné un grand-
maître de l‟ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1244. C‟est probablement un autre membre de la même famille
qui avait été grand prieur de la langue d‟Auvergne de cet ordre de 1373 à 1391 et résidait à Bourganeuf (Cr.) où
il mourut en 1401.
Armes parlantes : de gueules à trois tours crénelées d’or maçonnées de sable
Sources : Jougla, II, p. 412 ; Parinet, Le Grand Prieuré d‟Auvergne, p. 14 ; Rietstap, I, p. 409

DE CHÂTEAUNEUF
Le nom de cette famille apparaît dans le rôle d‟armes de la noblesse du Limousin en 1470. A cette date
elle possédait déjà la seigneurie du Chaslard (cne de Peyrat-le-Château, HV.). En 1553, Martial de Châteauneuf,
écuyer, époux d‟Adrienne Billon, faisait son testament. Son descendant, François de Châteauneuf, fut maintenu
noble en 1666 sur preuves remontant à 1553. Le dernier du nom semble avoir été Jean de Châteauneuf, né en
1759 et époux en 1803 de Louise de La Bermondie, mort en son château de La Villatte (cne de Saint-Junien-la-
Brégère, Cr.) vers 1820.
Armes : de sable au lion d’or lampassé du même et armé d’argent
Sources : Verdier, p. 28 ; Lecler, Cr., p. 643

166
DE CHÂTELUS
La famille de Châtelus était originaire de l‟Auvergne ou de la Haute-Marche où elle possédait au XIIe
siècle la seigneurie de Châtelus-Malvaleix (Cr.). Raynier de Châtelus vivait en 1189. Son descendant le cardinal
Aymeric de Châtelus mourut en 1349. Au XVe siècle Guy de Châtelus, seigneur de La Jonchère (HV.) épousait
Marguerite de Lajaumont. Famille éteinte à la fin du XVe siècle.
Armes : d’azur au chef cousu de gueules chargé de deux besants d’or à la bordure du même
Sources : Jougla, II, p. 414 ; Nadaud, I, p. 376 ; Tardieu, gdghm, p. 44

CHATTI DE LA JOUSSAC
Aimeric Chatti de La Joussac fut évêque de Limoges de 1371 à 1390. Il mourut dans sa résidence d‟Isle
(HV.) et fut inhumé dans la cathédrale de Limoges.
Armes : de… à deux léopards (ou lions) de… l’un sur l’autre
Sources : Lartigue,évêques, n° ; Nadaud, I, p. 681-686

CHAUD
En 1627, Pierre Chaud, juge de Châteauponsac (HV.), faisait peindre ses armoiries. En 1697 ses
probables descendants Jean Chaud, seigneur de La Chassaigne (cne de Châteauponsav, HV.) et du Dognon
(HV.) et Jacques Chaud, avocat, seigneur de La Menereix (cne de Châteauponsac, HV.) firent enregistrer les
mêmes armoiries. Selon Jougla les Chaud de La Chassaigne auraient été anoblis en 1697. Pas de descendance
connue.
Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles du même et en pointe d’un trèfle aussi d’or
soutenu d’un croissant d’argent posé sur une flamme de gueules
Sources : Agfl, p. 5 ; Jougla, II, p. 416 ; Lecler, HV, p. 197 ; Verdier, p. 118

DE CHAUMEIX ou DE CHAUMEYS
En 1455 Pierre de Chaumeys, demeurant à Aixe-sur-Vienne (HV.), fut témoin du testament de l‟écuyer
Pierre des Pousses. Cette famille a compté jusqu‟à quatre branches dont trois étaient éteintes au XVIII e siècle.
Celle du Verdurier (cne d‟Aixe-sur-Vienne, HV.) était connue depuis N… Chaumeys, « bourgeois d‟Aixe » qui
se mariait en 1570. En 1658 Joseph Chaumeys se faisait peindre ses armoiries par l‟émailleur Philippe Poncet.
En 1670 apparemment le même, qui orthographiait son nom Chaumeix et portait le surnom de Marrand, se
faisait faire des armes à enquerre et à initiales. Son descendant au cinquième degré fut Louis Chaumeix (1784-
1850), marchand en gros à Aixe-sur-Vienne, qui eut huit enfants morts jeunes.
Armes de : Joseph Chaumeys (1658) : d’or à l’arbre de sinople terrassé du même accompagné en chef de deux
étoiles de gueules
Joseph Chaumeix dit Marrand (1670) : d’azur à l’arbre de sinople terrassé du même accosté des lettres I et
C d’or et surmonté trois étoiles du même en chef

Sources : Généal. [Link] march., II, p. 94-103, VIII, p. 232 ; Poncet, p. 58-59

DE CHAUNAC-LANZAC
La famille de Chaunac, originaire de l‟Auvergne, serait passé dans le Quercy et ensuite dans le Périgord
où elle acquit les seigneuries de Montbette (cne de Domme, Dordogne) et de Besse (cne de Villefranche-de-
Belvès, Dordogne). Elle est connue depuis 1365 et ses preuves de noblesse remontent à 1393. Elle essaima dans
le Bas-Limousin, le Haut-Limousin et la Marche. En 1391 Isabelle de Chaunac, dame de Châtelus-le-Marcheix
(Cr.), épousait Jean de Prie. En 1631 Gaspard de Chaunac, seigneur de Lanzac (cne de Champagnac, Cor.) se
mariait avec Jeanne de Cosnac en 1631. En 1789 N… de Chaunac signait le cahier de doléances de la noblesse
de la sénéchaussée de Tulle. La famille a des descendants en 2009.
Armes : d’argent au lion de sable couronné de gueules
Devise : « Armis et atavis »
Sources : DVN, p. 67 ; Jougla, II, p. 419 ; Nadaud, I, p. 377 ; Valette, p. 62

DE CHAUSEYX

167
Léonard de Chauseyx était commandeur de la commanderie de l‟ordre de Malte de Puydenoix (cne de
Beynat, Cor.) en 1678. Il possédait un sceau armorié.
Armes : de… à une fasce de… accompagnée en pointe d’un croissant de… ; au chef de l’ordre de Malte
Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., no 589

CHAUSSARD
En 1701 Jean Chaussard, marchand à Felletin (Cr.), reçut d‟office des armoiries parlantes.
Armes : de gueules à deux souliers d’argent rangés en fasce
Source : Hugon, p. 44

DE CHAUSSARD
Selon Tardieu ces de Chaussard, seigneurs de Vieuvoisin (cne de Mérinchal, Cr.) et du Buisson (Cr.),
étaient nobles au XVe siècle. Selon la même source Gilbert Chaussard, sieur du Chaussard (lieu-dit non localisé)
était élu à Guéret en 1630. Mais était-il de la même famille que les sieurs de Vieuvoisin ? La famille de
Chaussart était originaire de Buges (cne de Saint-Martin-de-Vigouroux, Cantal).
Armes : parti : au 1, d’or à la croix ancrée partie d’azur et de sable ; au 2, de sable fretté d’or
Cri : « Chaussart »
Cimier : une tête et col de lévrier
Sources : Revel, p. 174 ; Tardieu, gdghm, p. 44

DE CHAUSSECOURTE
Famille d‟extraction chevaleresque les Chaussecourte étaient seigneurs de Cherdon (cne de Les Mars,
Cr.) depuis au moins le XIVe siècle et le resteront jusqu‟au milieu du XVIIIe siècle. En 1485 Marguerite de
Montflour apporta le fief de Montflour (cne de Tardes, Cr.) à son époux Gabriel de Chaussecourte. En 1670 ils
étaient seigneurs de Gartempe (Cr.) et 1743 de Champagnol (cne de Saint-Dizier-les-Tours, Cr.). Il y a eu quatre
branches dans la famille : Le Garreau, éteinte vers 1600, Montflour éteinte à la fin du XVIII e siècle, Gartempe
éteinte en 1709 et Puyhaut qui subsistait en 1900 et qui a disparu depuis cette date.
Armes familiales : parti émanché d’argent et de gueules
Armes parlantes de dérision attribuées d‟office en 1700 à :
Jean-Jérosme de Chaussecourte : d’or à une botte la genouillère abaissée dd sable accostée de deux tiges de
chardon de sinople
nota : deux figures parlantes : la botte la genouillère abaissée (= chausse courte) et les chardons (= «las chaussidas » en dialecte marchois)
Madeleine de Chaussecourte : d’argent à huit chausse-trapes de sable posées trois, trois et deux
Sources : Hugon, p. 59 et 82 ; Jougla, II, p. 420 ; suppl. p. 167 ; Lecler, Cr, p. 178, 233,292, 361 et 604 ; Nadaud, I, p. 377-379 et 687-692 ;
Tardieu, gdghm, p. 44-45

CHAUVEAU
En 1700 Jean Chauveau, qui se déclarait « sieur de La Cour » en l‟élection de Tulle, fit enregistrer ses
armoiries.
Armes : d’azur à une aigle éployée d’argent cantonnée de quatre étoiles du même
Source : Agfl, p. 103

CHAUVEAU DE ROCHEFORT
Cette famille bourgeoise possédait la co-seigneurie de Rochefort (cne de Sornac, Cor.) en 1500. Elle fut
anoblie en 1620. En 1640 Charles Chauveau de Rochefort avait épousé Judith de Maumont. Leur fils Jean
Chauveau se disait écuyer quand il fit enregistrer ses armes en 1698. N… Chauveau de Rochefort signait en
1789 le cahier de doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Sa fille Anne-Marie de Chauveau de
Rochefort épousa Jean-Baptiste Farges seigneur de Sirieix (cne de Treignac, Cor.). En 1772 les deux époux
furent institués donataires des biens de Claude-Ignace de Chauveau de Rochefort à charge de relever le nom les
armes et le titre du donataire. Famille éteinte semble-t-il.
Armes : d’argent à un lion de gueules
Sources : Agfl, p. 73 ; Bergues-Lagarde, p. 52 ; Champeval, I, p. 184, 439 et 525 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 329 ;
Nadaud, I, p. 379 ; Verdier, p. 177

168
DE CHAUVELIN
Les Chauvelin furent anoblis en 1553 en la personne de Toussaint de Chauvelin, conseiller au parlement
de Paris et procureur-général de Catherine de Médicis. Ils étaient originaires du Vendômois et de Paris. En 1633,
Jeanne du Boueix épousait Pierre de Chauvelin et lui apportait en dot la terre et le château de Richemont (cne de
Lourdoueix-Saint-Pierre, Cr.). Cette seigneurie resta chez les Chauvelin jusqu‟en 1745 quand s‟éteignit la
branche de Richemont. Des sept branches qui composaient cette famille au XVIIe siècle il ne subsistait en 2002
que celle de Beauregard en Poitou.
Armes : d’argent au chou sauvage à cinq feuilles de sinople, au serpent d’or entortillé à l’entour la tête en haut
nota : le chou et le serpent (venin) forment un rébus parlant
Sources : Jougla, II, p. 421-422 ; Lecler, Cr., p. 372-374 ; Tardieu, gdghm, p. 45 ; Valette, p. 62

CHAUVERON
Cette famille Chauveron n‟a pas de liens, semble-t-il, avec celle des Chauveron nobles. Elle vivait à
Châtelard (cne de Saint-Junien, HV.) au début du XVIIe siècle.
Armes : de gueules à la bande d’or chargée en chef d’une étoile de… et accompagnée de deux étoiles de …, une
en chef et une en pointe
Source : Arm. Lim., Annexe

DE CHAUVERON
La famille de Chauveron (Chouveyron de son nom primitif), dont la filiation noble est établie depuis
1361, commence avec maître Jean Chauveron, procureur de l‟évêque de Limoges, mort vers 1372. Son fils aîné
Audouin, chevalier, docteur ès lois, seigneur du Dognon (HV.) et de La Mothe-sur-Indre (Indre) mourut vers
1398. C‟est son fils cadet Jean Chauveron qui est à l‟origine de la lignée actuelle. Il était seigneur du Ris (cne du
d‟Azat-le-Ris, HV.) où il édifia en 1395 le château qui subsiste de nos jours, de Laurière (HV.) et de La Mothe
(Indre). En 1520 Pierre de Chauveron, qui avait épousé Dauphine de Jourgnac, devint seigneur de Jourgnac
(HV). En 1667 Jean-Baptiste de Chauveron fut maintenu noble. En 1684 le marquis de Chauveron fut admis aux
Honneurs de la Cour. François et Simon de Chauveron assistèrent à l‟assemblée de la noblesse de la
sénéchaussée de Limoges en 1789. Cette famille a des descendants en 2009.
Armes : d’argent au pal bandé d’or et de sable de six pièces
Cimier : une tête de griffon
Supports : deux lions
Sources : Descoutures, p.23 ; DVN, p. 67 ; Jougla, II, p. 422 ; Généal. lim. et march., p. 61-203 ; Lecler, HV., p. 39 et 400 ; Nadaud, I, p.
690 ; Valette, p. 62

169
CHAUVET
En 1449 Jean Chauvet était chambellan du roi et comte d‟Angoulême. A la fin du XV e siècle Jean et
Louis Chauvet possédaient la seigneurie de Fredaigne (cne de Nantiat, HV.). En 1508 un Chauvet était seigneur
de La Bruneterie (cne de La Bazeuge, HV.). Ils posséderont aussi les seigneuries de Nantiat et de Pellechavent
(cne de Chamboret, HV.). Une branche de cette famille, éteinte vers 1650, était seigneur de La Villate (cne de
Saint-Junien-les-Combes, HV.). C‟est à elle qu‟appartenait Charles Chauvet qui fit enregistrer ses armes à
Limoges en 1697. L‟autre branche fut maintenue noble en 1667 sur preuves remontant à 1449. En 1700 Joseph
Chauvet, chevalier de Nantiat, Lage et Peille-Chavant fit enregistrer ses armoiries. L‟année suivante N…
Chauvet de Nantiat, écuyer, se vit attribuer d‟office un écu de type mécanique. La dernière descendante de cette
famille semble avoir été Catherine Chauvet qui avait épousé au début du XVIII e siècle Jean-François Martin de
La Bastide.
Armes : en 1666 : d’argent à trois fasces d’azur accompagnées de neuf merlettes de sable posées 3, 3, 2 et 1
en 1697 (Charles Chauvet) : burelé d’azur et d’argent de dix pièces, les quatre premières d’argent chargées
de neuf merlettes de gueules, trois sur la première, deux sur la seconde, deux sur la troisième et deux sur la
quatrième
en 1700 (Joseph Chauvet) : d’argent à neuf merlettes de gueules posées 3, 3 et 3
attribuées d‟office en 1701 à N… Chauvet : d’argent à un pal de sinople
Sources : Agfl, p. 62, 94 et 141 ; Descoutures, p. 20 ; Jougla, II, p. 423 ; Lecler, HV., p. 502-503 ; Nadaud, I, p. 379-381

DE CHAUVIGNY
Cette famille, originaire du Berry et connue dès le XIIe siècle, a possédé la seigneurie de Dun-le-Palestel
(Cr.) aux XIVe et XVe siècles et celle de Crocq (Cr.) de 1350 à 1360. Jean III de Chauvigny, seigneur de
Levroux et de Neuvy-Pailloux (Berry), fut gouverneur du Limousin en 1342 et 1343 Elle s‟est éteinte à la fin du
XVe siècle.
Armes : d’argent à cinq fusées de gueules rangées en fasce et accompagnées en chef d’un lambel à cinq (ou six)
pendants d’azur
Supports : deux anges
Cri : « Chevaliers pleurent »
Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 65 ; Fougeyrollas, I, p. 129; Jougla, II, p. 423 ; Tardieu, gdghm, p. 45 ;
Gddhm, p. 102 ; Hist. des villes d‟Auzances et de Crocq, p. 84

DE CHAUVIGNY DE BLOT
Famille auvergnate et bourbonnaise dont la filiation noble est suivie depuis 1458 avec Guy de Blot,
sénéchal d‟Auvergne et époux de Françoise de La Fayette. Dès le XV e siècle elle résidait au château de Blot-
L‟Eglise (Puy-de-Dôme). Pierre de Chauvigny était député de la noblesse d‟Auvergne aux Etats-Généraux de
1614. Son petit-fils né à Blot en 1605, surnommé l‟Esprit, fut l‟auteur de nombreuses chansons satiriques contre
Mazarin au moment de la Fronde. Cette famille a possédé un fief dans l‟actuelle commune de Chirac-Bellevue
(Cor.) peut-être en lien avec l‟une de ses alliances limousines (Bosredon, La Roche-Aymon, Bourbon-Busset).
Quelques descendants en 2008.
Armes : écartelé : aux 1 et 4, de sable au lion d’or armé et lampassé de gueules ; aux 2 et 3, d’or trois bandes de
gueules
Cimier : une tête et col de lion
Cri : « Blot a Chouvigny »
Sources : Jougla, II, p. 423 ; Merceron, p. 20 ; Revel, I, n° 52 et 56 ; Tardieu, Dict. du Puy-de Dôme, p. 33 ; Valette, p. 62

CHAVAGNAC ou CHAVAIGNAC ou CHAVANIAT


Plusieurs membres de cette famille de Limoges ont porté dans la seconde moitié du XVII e siècle des
armoiries dont le meuble commun et parlant était un arbre (chêne ou châtaignier vraisemblablement). Certains y
ont ajouté un cheval également parlant.
Armes de : N… Chavaignac, « gendre de Mr Pinot, président », en 1653 : d’or à l’arbre de sinople sur une
champagne du même et un cheval passant de gueules brochant sur le tronc de l’arbre
N… Chavagnac vers 1670 : d’azur à l’arbre de sinople, au cheval d’or brochant sur le tronc de l’arbre
Léonard Chavaniat, doyen de la cathédrale de Limoges en 1697 : d’azur à l’arbre de sinople

170
Source : Poncet, p. 59

CHAVAILLE ou CHAVAILLES DE FOUGERAS


Famille connue depuis Pierre Chavaille, lieutenant-général d‟Uzerche (Cor.) et seigneur de Fougeras,
(cne de Condat-sur-Ganaveix, Cor.) qui fut convoqué aux Etats-Généraux de 1614 comme représentant du Tiers-
Etat. Il y fut violemment frappé à coups de bâton par le comte de Bonneval, représentant de la noblesse du Haut-
Limousin. En 1635 Antoine de Chavaille était officier au bureau des finances de Limoges. En 1687 François
Chavaille était seigneur de La Chaume (cne de Saint-Priest-Palus, Cr.) et de Beauvais (cne de Saint-Amand-
Jartoudeix, Cr.). Etienne de Chavailles, doyen de la cathédrale de Limoges, fit enregistrer ses armoiries en 1698.
Famille anoblie par lettres en 1752 ou 1772 et éteinte au XIX e siècle.
Armes familiales : d’azur à une étoile d’or accompagnée de trois cœurs d’or, deux en chef et un en pointe
Armes de d‟Etienne Chavailles en 1698 : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à une étoile d’argent accompagnée de
trois cœurs d’or (Chavaille) ; aux 2 et 3, de gueules à un lion d’argent couronné d’or et accompagné de treize
besants d’argent posés en orle (Cardaillac)

Sources : Agfl, p. 8 ; Jougla II, p. 425 ; Lecler, Cr., p. 695 ; Nadaud, I, p. 381, 692 et 702 ; Poncet, p. 59 ; Verdier, p. 118

DE CHAVANAT
La famille de Chavanat, d‟extraction chevaleresque était originaire de la Marche et de la Combraille
auvergnate. A la fin du XVe siècle Jacques de Chavanat possédait la seigneurie de Montgourd (cne de Les Mars,
Cr.). Son petit-fils Claude épousa au milieu du XVIe siècle Jeanne de Durat. Leurs descendants furent maintenus
nobles en 1667. Gabriel de Chavanat fit preuve de sa noblesse pour entrer aux écoles militaires en 1777 et
épousa en 1786 Marie-Silvie Coudert de Lavaublanche. Famille éteinte au XIXe siècle.
Armes familiales : d’azur à la croix d’argent cantonnée de quatre étoiles d’or
Armes attribuées parlantes d‟office à Robert de Chavanat en 1701 : d’or à un chat de gueules
Sources : Jougla, II, p. 425 ; Hugon, p. 52 et 59 ; Lecler, Cr., p. 405 ; Tardieu, gdghm, p. 46

CHAVEPEYRE
Lorsqu‟il fit peindre ses armoiries vers 1653 Guillaume Chavepeyre demeurait à Limoges. Il avait peut-
être un lien de parenté avec un autre Chavepeyre de Limoges, « gendre chez Gaudin » vers 1650, dont les
armoiries étaient parlantes.
Armes de : Guillaume Chavepeyre (1653) : de… à l’aigle de… accompagné en chef de deux étoiles de…
N… Chavepeyre (vers 1650) : d’azur à un rocher d’argent issant d’une rivière du même
Source : Poncet, p. 59

CHAVERON
En 1701 N… Chaveron, seigneur des Fosses dans l‟élection de Limoges, reçut d‟office un écu de type
mécanique.
Armes : de gueules à deux fasces d’argent
Source : Agfl, p. 151

CHAZAT
En 1698, Julien Chazat, sieur du Brigoulet et bourgeois de Meymac (Cor.), fit enregistrer ses armoiries.
Armes : de gueules à un chevron d’or accompagné de trois palmes du même, deux en chef et une en pointe
Source : Agfl, p. 70

DE CHAZERON
La famille de Chazeron possédait au XIVe siècle la seigneurie de Chazeron (Auvergne) d‟où elle tirait
son nom. François de Chazeron vivait en 1314. Vers le milieu du XV e siècle Antoinette de Chazeron avait
épousé Beraud IV, dauphin d‟Auvergne. En 1440 Jacques de Chazeron, seigneur du Monteil-Desgelat (Puy-de-
Dôme), était aussi seigneur de La Roche-L‟Abeille (HV.) et de Bré (cne de Coussac-Bonneval, HV.). En 1490,
Catherine de Chazeron vendit Bré à Hélie de Pompadour. Gilbert de Chazeron, né en 1550, était gouverneur du
Lyonnais en 1595. Sa fille Marguerite, qui avait épousé Jean d‟Apchier, vivait en 1606 et semble avoir été la
dernière du nom.

171
Armes : d’argent au chef émanché d’azur
Sources : Lecler, HV., p. 247 ; Nadaud, I, p. 382-383, Tardieu, Grand dict. du Puy-de-Dôme, p. 34

CHENAUD
L‟émailleur Philippe Poncet désignait ce Chenaud comme « l‟hopte de Gris », c‟est-à-dire l‟aubergiste
de Gris (ou Agri) qui est un hameau de la commune d‟Eyjeaux situé à une dizaine de kilomètres au sud-est de
Limoges. En 1653 il lui peignit des armoiries parlantes (cf. « chêne »)
Armes : d’azur à l’arbre de sinople terrassé du même
Sources : Lecler, HV., p. 315 ; Poncet, p. 60

CHENAUD
Ces Chenaud appartenaient à une vieille famille bourgeoise d‟Aubusson. En 1597 « honorable homme »
David Chenaud était sieur de La Cour, faubourg d‟Aubusson où il possédait un château. Cette famille s‟éteint au
XVIIIe siècle dans celle de Bosredon.
Armes : d’or au lion de gueules couronné du même ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or
Sources : Tardieu, gdghm, p. 46 et 92

DE CHÉRADE DE MONTBRON
Cette famille originaire de l‟Angoumois fut anoblie en 1695 en la personne d‟Etienne de Chérade,
conseiller du roi en la grande chancellerie et maire perpétuel de la ville d‟Angoulême. En 1666 l‟un de ses
membres fut titré comte. En 1760 ils possédaient la seigneurie de Drouilles (cne de Blond, HV.). En 1789 Louis-
Jacques de Montbron comparut à l‟assemblée de la noblesse de Limoges. Au XIXe siècle la famille possédait le
château de Montagrier (cne de Saint-Bonnet-la-Marche, HV.). En 1859 un membre de cette famille épousa une
Berthelin de Doulevant. Très nombreuse descendance en 2008.
Armes : d’azur à trois losanges d’or deux et un
Représentations : sur le vitrail de la chapelle de sainte Anne dans la nef de l‟église de Mézières-sur-Issoire (HV.) ; écu (vers 1860) parti aux
armes Chérade de Montbron et Berthelin de Doulevant dans l‟église de Saint-Bonnet de Bellac (HV) ; écu sur le vitrail (1901) de la chapelle
de la Vierge de l‟église de Masseret (Cor.) accolé à celui des Rolland de Blomac
Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 22, 24 et 30; DVN, p. 68 ; Jougla, II, p. 430 ; Lecler, HV., p. 101, 489, et 614 ;
Valette, p. 62 ; Verdier, p. 127 et 172

DE CHERBOUQUET
De 1667 à 1789 la famille de Cherbouquet a possédé la seigneurie de Cherbouquet, située dans la
commune de La Celle-Barmontoise (Cr.). Elle n‟était pas noble. Sa dernière représentante a été M me Peyronnet,
née Cherbouquet, qui vivait vers 1900 au château du Theil (cne de Saint-Aignant-de-Crocq, Cr.).
Armes : d’or à trois cœurs de gueules, deux et un
Sources : Lecler, Cr., p. 177 ; Tardieu, gddhm, p. 84-8

CHERMARTIN
La famille bourgeoise des Chermartin descendait d‟Antoine Chermartin, marchand à Crocq (Cr.) en
1517. En 1542 Loys Chermartin était notaire à Herment (Puy-de-Dôme). En 1781 cette famille possédait les
seigneuries des Bussières et du Monneix (cne de Saint-Oradour, Cr.) et de Tardes (Cr.). De 1781 à 1788 Victor
Chermartin était bailli de Crocq.
Armes : de… à une bande de… chargée de trois étoiles de… accompagnée à dextre d’un champ de vair et à
senestre d’un croissant contourné à dextre de… à côté d’un arbre de…
Sources : Lecler Cr., p. 674 ; Tardieu, gdghm, p. 46

CHESNE
Guillaume Chesne était sieur du Pescher (cne du Dorat, HV.) en 1562. Un de ses descendants possédait
le Vignaud (cne d‟Oradour-Saint-Genest, HV.) en 1631.
Armes parlantes : d’azur à trois glands d’or
Source : Lecler, HV., p. 297 et 521

CHEVARD

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En 1701, N… Chevard, « bourgeois de la ville de Saint-Léonard », reçut d‟office des armes de type
mécanique.
Armes : de sable à deux bandes d’argent
Source : Agfl, p. 153

CHEVIALE
Vers 1657 N… Cheviale était aumonier de l‟évêque de Limoges François de La Fayette.
Armes : d’azur à deux chiens rampants affrontés d’argent et à trois tours rangées en chef du même
nota : les chiens sont peut-être parlants par jeu de mots à moins qu‟ils soient un symbole de fidélité
Source : Poncet, p. 60

DE CHEVREUSE
Cette famille, selon Jougla, était originaire du Limousin. Mais lors de la recherche de noblesse de 1666
elle était localisée en Angoumois où l‟un de ses membres était qualifié de seigneur des Vallons, paroisse
d‟Ecurat (Charente).
Armes : d’azur au mouton passant d’argent surmonté d’une étoile d’or
nota : le mouton est peut-être une chèvre parlante
Sources : Jougla, II, p. 437 ; Verdier, p. 50

DE CHEVRIERS DE SAINT-MAURICE
Cette famille lyonnaise qui fut maintenue noble en 1634 doit sa célébrité à l‟un de ses membres qui fut
Juge d‟Armes de France de 1615 à 1641. Un autre, Léonard-François de Chevriers de Saint-Maurice, chevalier
de Malte, fut commandeur de la commanderie de Charrière (cne de Saint-Moreil, Cr.) appartenant à l‟ordre de
Saint-Jean de Jérusalem en 1727. Il fut ensuite grand prieur d‟Auvergne pour son ordre et seigneur de
Bourganeuf (Cr.). Mais il n‟y résida guère.
Armes : d’argent à trois chevrons de gueules
Sources : Jougla, II, p. 437 ; Lecler, Cr., p. 35 ; Parinet, p. 35

CHEYNIER-LE JOUHAN DE NOBLENS


Cette famille bourgeoise est originaire du Bas-Limousin. Au début du XIXe siècle elle s‟allia avec la
famille Le Jouhan de Noblens. En 1868 Paul Cheynier fut autorisé d‟accoler à son nom celui de cette famille et
en prit les armes. Descendance en 2009.
Armes : de gueules à un chevron d’or accompagné en pointe d’un lion d’argent ; au chef cousu d‘azur chargé
d’un croissant d’argent accosté de deux étoiles d’or
Sources : DFN, p. 113 ; Jougla, II, p. 458

CHEYRADE
En 1701 Michel Cheyrade, curé de Saint-Pierre-Chérignat (Cr.), reçut d‟office des armoiries.
Armes : de gueules à une barre d’argent chargée de deux fleurs de lis d’azur
Sources : Hugon, p. 49

DU CHEYRON DE BEAUMONT ET DU PAVILLON


Cette famille du Périgord est connue depuis Guinot du Cheyron, seigneur de La Maletie (Dordogne) qui
testa en 1558. Elle compte actuellement deux branches : celle de Beaumont, noble depuis 1538 dont rameau
releva en 1927 d‟Abzac de La Douze et celle du Pavillon, anoblie par une charge de secrétaire du roi tenue par
Pierre du Pavillon de 1677 à 1712 et faite comte héréditaire par bref pontificale en 1866. Au XVIIe siècle,
semble-t-il, un membre de cette famille était seigneur du Puy-Mesnil (cne d‟Azat-le-Ris ? HV.). Tous les
membres de la famille du Cheyron ont porté les mêmes armes à l‟exception d‟un cadet de la branche disparue de
La Dulgarie, Louis du Cheyron, chef de bataillon au 59e de ligne, chevalier de l‟Empire en 1809, tué l‟année
suivante à Salamanque (Espagne). Très nombreuse descendance en 2009.
Armes : familiales : d’azur à trois rocs d’échiquier d’or
de Louis du Cheyron (1809) : de sable au chevron de gueules accompagné en chef de deux épéees en pal et
en pointe d’un pavillon éployé, le tout d’or

173
nota : les armes de Louis du Cheyron sont à la fois doublement parlantes (cf chevron /cheyron et pavillon) et allusives (les épées)
Devise : « Coelum non solum »
Sources : DVN, p. 69 ; Froidefond, I, p. 21-212 ; Jougla, II, p. 438 ; Lamarque, p. 219 et 613 ; Valette, p. 62

CHEYROU
Vers 1650 Jean Cheyrou, notaire à Aixe-sur-Vienne, portait des armoiries parlantes à rébus.
Armes : d’azur à deux chiens d’or passant l’un sur l’autre renfermés dans un cercle d’or
Source : Poncet, p. 60

DE CHINIAC
En 1776 Pierre de Chiniac, avocat au parlement de Bordeaux, était lieutenant général de la sénéchaussée
d‟Uzerche. Il était en outre co-seigneur de la ville d‟Allassac (Cor.) et membre de l‟académie des Belles-Lettres
de Montauban. Peut-être était-il noble car son fils (?), Martial Chiniac de La Bastide, servait à Saint-Domingue
avec le grade de sous-lieutenant.
Armes (sur sceau d‟office) : de… à une salamandre d’or couronnée passant dans des flammes de…
Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim, II, no 451 ; Verdier, p. 103

CHIOCHE
Avant 1500 Mérigot Chioche, seigneur de La Vigerie (cne de d‟Arnac-la-Poste, HV.) avait épousé
Jeanne de Blond. Il mourut en 1504. Son descendant Etienne Chioche, qui avait épousé en 1630 Françoise de
Barrachin, fut maintenu noble en 1666. Il semble avoir été le dernier du nom.
Armes : d’or à cinq roses de gueules, trois et deux
Sources : Descoutures, p. 25 ; Lecler, HV., p. 271 ; Nadaud, I, p. 388

CHIRAT
En 1701 Annet Chirat, curé de Saint-Avid-de-Tardes (Cr.) se voit attribuer d‟office des armoiries
Armes : d’azur à une bordure d’or chargée de huit tourteaux de gueules
nota : il n‟est pas invraisemblable de voir entre les tourteaux de cet écu et le nom de la paroisse qui peut se lire « avide de tartes » un jeu de
mots chargé de dérision
Source : Hugon, p. 47

DU CHIRON
En 1577 Jehan du Chiron était seigneur de L‟Age-Malcouronne (cne du Dorat, HV.). Au XVIIe siècle
les du Chiron étaient seigneurs de trois villages dans la paroisse de Saint-Barbant (HV.) : Bramefan, La Betoulle
et Villards. Robert du Chiron qui vivait en 1540 était noble de fraîche date. En 1666 Philippe du Chiron, qui
avait épousé Jeane Chaigneau en 1648, fut maintenu noble. Mais à la fin du siècle la famille semblait éteinte.
Armes parlantes : d’azur à trois échelles d’or posées deux et un, accompagnées de deux étoiles d’argent en chef
et d’une en pointe
Sources : Descoutures, p. 24-25 ; Lecler, HV., p. 296 ; Nadaud, I, p. 388-389

CHOLNY DU POUGET ou CHOLVY


Au XVIIe siècle les Cholvy étaient une famille bourgeoise de Bort-les-Orgues (Cor.) dont une branche
se fixa à Tulle avec N… Cholvy, avocat au présidial de cette ville de 1674 à 1701. Son fils Jean-Joseph, sera
conseiller au même présidial en 1691. Vers 1730 lce dernier ou son fils était seigneur du Pouget (cne
d‟Espagnac, Cor.) et de Roffignac (cne de Lubersac, Cor.).
Armes : familiales (1736) : de… à un lion de…
attribuées d‟office en 1699 à Jean-Joseph Cholny : d’argent à trois pals ondés de sable
attribuées d‟office à N…, épouse Cholny en 1701 : d’argent à trois trèfles de sinople posés deux et un
Sources : Agfl, p. 181 et 220 ; Bosredon, Sigil. du Bas-Lim. I, no 164; Champeval, I, p. 89 et 109

CHOPPIN D’ARNOUVILLE
La famille Choppin d‟Arnouville fut anoblie par lettres en 1578 et maintenue en 1666. Sous la
Restauration ils furent barons d‟Arnouville par lettres patentes de 1826. Vers la fin du XIX e siècle une femme de
cette famille épousa à Salon-La Tour (Cor.) un de Cosnac. La famille Choppin d‟Arnouville subsiste en 2009.

174
Armes : d’azur à un cerf-volant d’or passant sur une pique d’argent fûtée d’or
Représentation : sur écu du vitrail (XIXe siècle) de sainte Honeste accolé à un autre de la famille de Cosnac dans l‟église de Salon-La Tour
(Cor.)
Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 30 ; DVN, p. 70 ; Jougla, II, p. 446

CHOPY
En 1698 Louis Chopy était « greffier des rôles de la ville de La Souterraine » quand il fit enregistrer ses
armoiries dans l‟élection de Limoges. Il descendait probablement du poète marchois François Chopy, auteur du
Siège de Chénérailles, mort en 1595. Son fils Antoine Chopy, né à La Souterraine, géographe publia en 1730
une étude sur le Lac de Genève avec la République de Genève.
Armes : d’argent à un sentier de gueules accompagné de quatre oignons appointés de sinople
nota : ces armoiries sont parlantes en dialecte local. En effet le sentier ou chemin de dit « la châou » et les oignons piquent à un double titre
Sources : Agfl, p. 69 ; Carriat, II, p. 111 ; Tardieu, gdghm, p. 180

CHORLLON
La famille Chorllon était originaire de Guéret et y vivait au XVII e siècle. En 1669 Isaac Chorllon était
greffier en l‟élection de Guéret. Il possédait les seigneuries de Rioux, de La Villatte et de Cherdemont (cne de
Guéret, Cr.). Son fils Jean-Baptiste Chorllon, né en 1634, avait acheté en 1664 une charge de président au
présidial de Guéret. En 1698, soit deux ans avant sa mort, il la transmit à son fils Alexis qui l‟exerça jusqu‟à son
décés en 1723. Ces trois Chorllon tinrent de 1634 à 1709 un Registre de famille. En outre Jean-Baptiste écrivit
ses Mémoires qui furent publiés en 1886. Une fille de Jean-Baptiste Chorllon, Valérie Chorllon de Cherdemont,
épousa Etienne Bonnet président du présidial de Guéret. Leurs deux fils se firent prêtres.
Armes : familiales : d’azur à un lion d’or rampant contre une branche de laurier du même surmontée d’une
flamme aussi d’or
nota : les trois meubles de cet écu sont parlants : la flamme évoquant la première syllabe du patronyme, le lion la seconde et le laurier
résultant d‟un anagramme de –orl-.
Représentation : Musée de Guéret (Cr.) armes Chorllon sur un buste-reliquaire de saint Pardoux
attribuées d‟office en 1701 à Anne Chorllon, femme de Jean Guillon, président au présidial de Guéret : de
sable à un mouton d’argent surmonté d’un croissant du même
nota : le mouton, antithèse du lion, procède probablement d‟une intention de dérision
Sources : Carriat, II, p. 111-112 ; Hugon, p. 39 et 51 ; Nadaud, I, p. 389 et 695 ; Tardieu, gdghm, p. 46-47

CHOULY
Originaire de Chalus-Chabrol (cne de Chalus, HV.), la lignée des Chouly est connue depuis Paul de
Chouly qui excerçait au début du XVIe siècle la fonction de receveur du chapitre de Saint-Yrieix-la-Perche
(HV.). Par la suite cette famille fut seigneur de Pezrmangle et de Monchasty (cne de Dournazac, HV.) et de
Béchade (cne de Jourgnac, HV.). Cette famille s‟est divisée en deux branches, Permangle et Lenclave, dont l‟une
a été anoblie en 1551 et l‟autre en 1591. En 1668 les deux branches furent maintenues nobles. Au XVIII e siècle
plusieurs membres de cette famille furent officiers-généraux. En 2002 subsistait un descendant mâle de la
branche de Permangle.
Armes : anciennes : d’azur à une fasce d’argent surmontée de trois fleurs de pavot du même et accompagnée
d’une feuille de châtaignier d’or en pointe
Chouly de Permangle (2002) : d’azur à la fasce d’argent accompagnée en chef de trois lis au naturel et en
pointe d’une fleur de lis d’or
Sources : Généal. lim. et march., II, 104-147 ; Jougla, II, p. 447 ; Lecler, HV., p. 302 et 400 ; Nadaud , I, p. 698 ; Valette, p. 64 ; Verdier, p.
97

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CHOUMEILS DE SAINT-GERMAIN
Cette famille roturière descend probablement de Pierre Choumeils, seigneur de La Chassagne et de
Saint-Germain-les-Vergnes (Cor.) en 1769. Son fils Jean-François Choumeils de Saint-Germain, contrôleur des
contributions directes, vivait en 1823. Son descendant Marcel Choumeils était professeur à Wassy (Haute-
Marne) en 1904.
Armes : parti : au 1 d’azur à trois barres d’argent ; au 2 échiqueté d’argent et de sable
Sources : Jougla, II, p. 447 ; Champeval, II, p. 17-18

CIBOT
Depuis la fin du Moyen Age au moins, les Cibot étaient la plus importante, en nombre et en influence,
des familles de bouchers de Limoges. Ils ont pendant plusieurs siècles exercé leur métier dans la rue Torte,
devenue rue de la Boucherie. Leur filiation est suivie depuis le début du XV e siècle. Au Moyen Age et à l‟époque
moderne ils ont été des membres influents de la puissante corporation des bouchers de Limoges et de la confrérie
de Saint-Aurélien dont la chapelle subsiste de nos jours. Les Cibot pratiquaient une forte endogamie tant dans
leur vaste famille qu‟à l‟intérieur de leur corporation. Pour se distinguer ils s‟attribuaient des surnoms évocateurs
tels que : Las Vachas, Penot (le balai), Tascher (dur au travail), Malinvaud (le rusé), Jalat (le froid), Parpaillaud
(le papillon), etc. Souvent aisés ils purent faire instruire leurs enfants dont certains devinrent magistrats, notaires
ou hommes d‟Eglise. En 1603 ils formaient à Limoges le groupe familial assujetti à la taille le plus nombreux
avec vingt-trois contribuables. Cette famille compte plusieurs descendants au début du présent siècle. A deux
exceptions près, toutes leurs armoiries portent un chevron et au moins un ciboire parlant.
Armes de :
Mr Cibot, avocat du roi, en 1599 : de… au chevron de… surmonté de trois étoiles posées en fasce et
accompagné en pointe d’un ciboire de… ; au chef de…chargé d’un soleil de…
A. Cibot, vers 1600 : de… à un chevron de…accompagné en chef des lettres initiales A et C et en pointe d’un
ciboire de…
N… Cibot, chanoine, en 1603 : de… à un chevron de… accompagné en chef de deux losanges de… et en
pointe d’un anneau (ou lettre O) de…
Jean Cibot, « gendre chez Trottier », en 1646 : d’azur au chevron d’or accompagné de trois ciboires du
même, deux en chef et un en pointe ; au chef cousu de gueules à l’étoile d’or entre deux croissants d’argent.
Jacques Cibot, bayle des marchands de Limoges, en 1646 : d’azur au chevron d’or accompagné de trois
ciboires du même ; au chef cousu de gueules à un croissant d’argent entre deux étoiles d’or
N… Cibot, seigneur du Rieu (commune de …), en 1679 : d’azur au chevron d’or surmonté de trois étoiles
rangées en fasce de… soutenant un soleil d’or, accompagné en pointe d’un ciboire de…
Jean Cibot, marchand à Limoges, en 1697 : d’azur à trois ciboires d’or posés deux en chef et un en pointe
accosté des lettres H et C d’argent
N… Cibot, chanoine, en 1701 (attribuées d‟office) : de gueules à une bande d’or (armes des Noailles)

Représentations : mur ouest de la chapelle Saint-Aurélien (Limoges) et cl é de voûte de cette chapelle


Sources : Agfl, p.10 ; Arm. Lim., n0 372, 416, 455 et 561 ; Généal. lim. et march., VI, p. 3-336 ; Poncet, p. 60 et 64

176
CIBOT
Avant 1700 Marcelle Cibot, qui appartenait peu-être la famille précédente, avait épousé N… Maledan,
seigneur de La Borie (commune de…), trésorier de France à Limoges. En 1701 il lui fut attribué d‟office des
armoiries de type mécanique.
Armes : écartelé en sautoir de gueules et d’argent à une croix de l’un en l’autre
Source : Agfl, p. 193

CLARE
Cette famille bourgeoise qui possédait les seigneuries de La Fargue et de Nègrevergne (cne de Camps,
Cor.) est connue depuis 1599 quand une femme de cette famille épousa un de Montmirail. Les Clare ont eu aussi
avant 1789 une seigneurie à Billac (Cor.). Cette dernière commune a d‟ailleurs pris leurs armoiries comme
emblème communal en 1987. Louise Clare, épouse Lachaud en 1870, vivait à Limoges avant 1914.
Armes : d’azur au soleil d’or ; au chef de gueules chargé d’un croissant d’or entre deux étoiles
nota : ces armes sont parlantes par les trois meubles qui donnent de la clarté
Sources : Champeval, I, p. 510, II, p. 412 ; Merceron, p. 12

DE CLARY DE SAINT-ANGEL ou DECLARY

La famille Declary ou De Clary était originaire d‟Uzerche (Cor.). En 1648 Mr Declary était trésorier de
France à Limoges. En 1679, Charles de Clary, seigneur de Saint-Angel (Cor.), probablement le fils du précédent,
tenait la même charge à Limoges. Son fils Pierre de Clary, lieutenant-général de Tulle, était mort en 1664 à l‟âge
de vingt-sept ans. Son descendant, Jean-Charles de Clary de Saint-Angel, acquit en 1754 un office anoblissant à
la Cour des aides de Clermont-Ferrand. C‟est probablement lui qui donna procuration en 1789 pour signer le
cahier de doléance de la noblesse du Bas-Limousin. Famille éteinte au XIXe siècle.
Armes : de Mr Declary en 1648 : d’azur à deux clés d’argent posées l’une au-dessus de l’autre en pal à dextre, et
un croissant d’argent soutenu d’un demi-soleil avec figure de profil à senestre
de Charles de Clary en 1679 : d’azur au chevron d’argent sommé d’un croissant d’or et accompagné en
chef de deux clés d’argent posées en pal l’une au-dessus de l’autre et en pointe d’un soleil d’or
nota : ces armoiries ont chacune deux meubles parlants : les clés et le soleil
Sources : Jougla, II, p. 453 ; Merceron, p. 68 ; Nadaud, I, p. 390; Poncet, p. 60-61 ; Rietstap, I, p. 428 ; Verdier, p. 172 et 177

CLAVAUD DE MASBERTRAND
Jean-Claude Clavaud du Masbertrand était « bourgeois » de Bellac en 1698.
Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux hameçons du même et en pointe d’un arbre aussi
d’or sommé d’un oiseau d’argent tenant dans son bec un hameçon d’or
nota : armes doublement parlantes car d‟une part, en latin « clavus » est le clou (et en français le clou de ligne est un synonyme d‟hameçon),
et d‟autre part, dans les parlers d‟oc un « avaud » est une variété de chêne
Sources : Agfl, p. 115 ; Lachiver, p. 132

CLÉDAT
On trouve des Clédat dans la bourgeoisie d‟Uzerche (Cor.) dans la seconde moitié du XVIIe siècle. En
1686 Elie-Joseph Clédat vivait à Allassac (Cor.) et c‟est peut-être lui qui reçut d‟office en 1701 un écu de type
mécanique. En 1697 un Clédat était sieur de La Baroudias (commune d‟Uzerche ?, Cor.). La famille existait
encore au début du XIXe siècle.
Armes : de sinople à une fasce componée d’argent et de sable
Sources : Agfl, p. 207 ; Champeval I, p. 372, 474 et 519

DE CLÉDAT
Cette famille a peut-être un lien avec la précédente. Martial-Gabriel de Clédat, né à Uzerche en 1764,
avait épousé peu avant la Révolution Jeanne Moreau, fille de Jacob Moreau, bibliothécaire de la reine Marie-
Antoinette et « secrétaire des commandements de Monsieur, frère du roi ». Peut-être est-ce à ce titre qu‟il fut fait
baron héréditaire par lettres avec règlement d‟armoiries en 1819. Mais Verdier indique qu‟un membre de cette
famille, Henry Clédat conseiller à la Cour des Aides de Montauban, avait été anobli par sa charge en 1784. C‟est

177
probablement le même qui donna procuration pour l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle en
mars 1789. La branche aînée des barons de Clédat est éteinte. La branche cadette a formé deux rameaux dont
l‟un a relevé illégalement le titre de baron et l‟autre porte le nom de Clédat de La Vigerie.
Armes : d’or à la fasce d’azur chargée d’une épée d’argent accompagnée en chef de deux étoiles d’azur et en
pointe d’une porte ouverte du champ et soutenue d’un croissant d’azur
nota : il est possible que la porte (clède ou clédou en dialecte) soit une figure parlante
Sources : DFN, p. 115 ; Révérend (Tapr), II, p. 150 ; Verdier, p. 127 et 176

CLÉMENT
Il y a eu à Limoges au XVIIe siècle deux familles Clément : l‟une avait dans ses armoiries pour meuble
principal et parlant une main et l‟autre une ancre. Parmi les Clément « à la main » on connaît Pierre Clément qui
était en 1653 premier frère de la confrérie de la Sainte-Croix et son homonyme qui vivait en 1647. D‟autres
Clément, dits Picheguay, avaient en plus sur leurs écus qui une barre, qui un chevron rompu.
Armes de : Pierre Clément (1647) : d’azur à la fasce en divise d’or accompagnée en chef de trois étoiles du
même et en pointe d’une main d’azur
Pierre Clément, frère de la Sainte-Croix (1653) : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de trois
étoiles du même et pointe d’une main d’argent
Source : Poncet, p. 60

CLÉMENT
Parmi les Clément « à l‟ancre » on trouve T. Clément, sergent royal en 1640, Joseph Clément, greffier
et consul de Limoges en 1644 et Mr Clément procureur, qui vivait encore en 1678 et portait des armoiries plus
riches en meubles que les autres.
Armes de : T. Clément (1640) : d’azur à l’ancre d’argent accostée des lettres T et C d’or
Joseph Clément (1644) : d’azur à l’ancre d’or posée sur une montagne d’argent accostée de deux étoiles
d’or
Mr Clément (vers 1670) : d’azur au lion passant de… accompagné en chef de nuages soutenant six étoiles
d’or, trois et trois et en pointe d’une ancre d’argent plongeant dans une mer du même
Source : Poncet, p. 61

CLÉMENT
N… Clément, seigneur de Mazuelle (cne de Beaune, HV.) reçut d‟office des armoiries de type
mécanique en 1701. Nous ne savons s‟il avait un lien avec l‟une des familles précédentes.
Armes : de sinople à deux barres d’or
Sources : Agfl, p. 154 ; Lecler, HV., p. 33

DU CLÉRÉ ou CLERC
En 1509 Etienne Cléré était seigneur de Darnac (HV.). Ses descendants acquirent les seigneuries de La
Fayolle, du Fretet et de Lage (cne de Saint-Barbant, HV.). Le dernier Cléré connu est Jean du Cléré qui avait
épousé Françoise de La Bastide en 1661 et fut maintenu noble en 1666.
Armes : d’azur à une main appaumée d’argent à la bordure de gueules
Sources : Descoutures, p. 25-26 ; Nadaud, I, p. 391 et 699

CLÉRET
En 1480 Pierre Cléret était greffier du Bas-pays limousin aux sièges de Brive et d‟Uzerche. Ses
armoiries sont représentées sur son sceau.
Armes : de… à deux fasces vivrées de…
Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., II, no 452

DE CLERMONT
Cette famille du Dauphiné compte parmi les plus anciennes familles d‟extraction chevaleresque
connues. En effet sa filiation est suivie depuis 1080. Elle subsiste de nos jours dans sa branche des Clermont-
Tonnerre avec une nombreuse descendance. Arnaud de Clermont, qui appartenait à l‟ordre des frères mineurs,
fut évêque de Tulle de 1333 à sa mort en 1337.

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Armes : de gueules à deux clés de saint Pierre d’argent passées en sautoir
Supports : deux lions
Cimier : un saint Pierre tenant deux cl és dans sa main
Devise : « Si omnes ego non »
Sources : DVN, p. 71 ; Jougla, II, p. 462-463 ; Lartigue, p. 118 ; Nadaud, I, p. 699 ; Valette, p. 64-65

CLERMONTEL
En 1701 il est attribué d‟office des armes parlantes à François Clermontel, fermier de la seigneurie de
Chard (Cr.) qui appartenait alors à la famille de Rochefort.
Armes : de sable à une montagne d’argent surmontée d’un soleil d’or
Sources : Hugon, p. 66 ; Lecler, Cr., p. 140

DU CLOU ou DUCLOU
Au XVIIe siècle plusieurs familles (ou membres d‟une même famille) du Clou de Limoges portaient des
armoiries dont un ou plusieurs meubles étaient des clous (parlants). Plusieurs Duclou étaient des marchands tels
Jean Duclou en 1627 ou N… du Clou en 1644, un autre possédait la petite seigneurie d‟Ardent (cne de Rancon,
HV.) en 1665 et un autre encore celles du Theillol (cne de Chaptelat, HV.) et de Fians (cne de Nantiat (HV.) en
1666. Selon Nadaud et le vicomte de Maussabré cette famille aurait été noble au début du XVII e siècle, mais
s‟étant livrée au commerce, elle serait tombée dans la roture. On observe qu‟en 1697 Jean du Clou fit enregistrer
ses armoiries à Limoges sans mentionner ni sa qualité ni son métier. Joseph du Clou était sieur d‟Ardent en
1740. Parmi les descendants de cette famille on relève dom du Clou, bénédictin de Solignac (HV.) et auteur d‟un
dictionnaire de la langue limousine, mort en 1790. A la fin du XIX e siècle on notait une postérité tant masculine
que féminine.
Armes de : N… du Clou, seigneur d‟Ardent en 1665 : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent
et accompagné de trois clous, deux en chef et un en pointe
Jean Duclou en 1627 : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent entre deux étoiles d’or et
accompagné en pointe d’un clou d’argent
N… du Clou en 1644 : d’azur au chevron d’or accompagné de trois clous d’argent
Léonard du Clou de Compreignac (HV.) en 1645 : d’azur à trois clous d’argent surmontés d’un
poisson du même
Jean Duclou (armes enregistrées en 1697) : d’azur au chevron d’or accompagné de trois clous
d’argent
Représentation : sur une pierre au village de La Petite Garde-Saint-Gérald (cne de Roussac, HV.) on voit un écu de … à trois clous de… ; au
chef de…, avec l‟inscription « Duclou-Lagarde 1632 »
Sources : Agfl, p. 5 ; Arm. Lim. nO 462; Lecler, HV., p. 180, 502, 568 et 595; Nadaud, I, p. 699-700; Poncet, p. 77

DU CLOUX ou DU CLOU
Cette famille était noble d‟extraction depuis 1548. A cette date Gabriel du Cloux était seigneur de
Soumagnac (cne de Peyrat-le-Château, HV.). Vers 1650 Gilbert du Cloux acquit la seigneurie de Saint-Avit
(Cr.). Il fut maintenu noble en 1666 et semble avoir été le dernier de sa lignée.
Armes : de gueules au lion d’or couronné du même, à trois étoiles aussi d’or en chef
Sources : Descoutures, p. 315 ; Lecler, Cr., p. 47 ; Nadaud, I, p. 391 ; Verdier, p. 50

DE CLUIS
La famille de Cluis, implantée à l‟origine dans le Berry et le Bourbonnais, est connue depuis le XIV e
siècle. Platard de Cluys vivait en 1418. Au début du XVII e siècle, François de Cluis, écuyer, épousait Marguerite
de Durat d‟une grande famille de la Haute-Marche. Il était seigneur de Gouzon (Cr.) et de Bastisse (cne de
Clugnat, Cr.). En 1701, mourut son petit-fils Joseph de Cluis, seigneur de La Motte-au-Groing et de La Villatte
(cne de Leyrat, Cr.). Cette famille semble éteinte en 1733, à la mort d‟Isaac de Cluis, gendarme du roi et fils du
précédent.
Armes : d’argent au lion (ou léopard) d’azur
Sources : Nadaud, I, p. 392 et 701-703 ; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, I, p. 206 ; Tardieu, gdghm, p. 47et gddhm, p. 218

DU CLUSEAU

179
Hugues de Clusetto ou du Cluseau était seigneur de La Trayne dans la vicomté de Turenne en 1445. Son
descendant, N… du Cluzeau dit Blanchard était mestre de camp d‟infanterie à la fin du XVI e siècle. Famille
éteinte ultérieurement.
Armes : d’argent au giron de gueules
Sources: Jougla, II, p. 466; Nadaud, I, p. 392 ; Rietstap, I, p. 437

CODET
En 1701 N… Codet, chanoine de Saint-Junien (HV.), reçut des armoiries de type mécanique.
Armes : d’argent à deux fasces d’azur
Source : Agfl, p. 150

COËFFIER D’EFFIAT
Famille originaire d‟Aigueperse (Puy-de-Dôme) et d‟extraction chevaleresque (1387). Gilbert Coëffier,
écuyer, fut fait chevalier sur le champ de bataille de Cérisolles (Italie) en 1544. Il acquit en 1557 la seigneurie
d‟Effiat (Puy-de-Dôme) et fut tué en 1569 à la bataille de Moncontour. Il avait épousé vers 1530 Bonne de Ruzé,
sœur de Martin Ruzé, secrétaire d‟Etat. Son petit-fils Antoine Coëffier, marèchal de France en 1631, acheta la
même année la baronnie de Crocq (Cr.) qui resta dans la famille jusqu‟en 1701. Il avait été substitué aux noms et
armes des Ruzé par son grand‟oncle maternel vers 1610. Son fils Henri, Coëffier d‟Effiat, plus connu sous le
nom de Cinq-Mars (1620-1642), conspira contre Richelieu qui le fit décapiter à Lyon. Le frère de ce dernier,
mort vers 1680, fut gouverneur du Bourbonnais et de la Basse-Auvergne. Son fils fut le dernier de la branche
aînée et mourut en 1719. Une branche cadette de la famille existait encore en 1789.
Armes : d‟origine : d’azur à trois coquilles d’or
après substitution (vers 1610) : du gueules au chevron ondé d’argent et d’azur de six pièces et accompagné
de trois lionceaux d’or, deux en chef et un en pointe

Sources : Tardieu, Grand dictionnaire biographique du Puy-de-Dôme, p. 34-35 ; gdghm, p. 47 ; gddhm, p. 99

DU COËTLOSQUET
Jean-Gilles du Coëtlosquet fut évêque de Limoges de 1739 à 1758. Il était né en 1700 à Saint-Pol de
Léon (Finistère) dans une famille dont les origines nobiliaires remontent au XIIIe siècle. Précepteur des enfants
de France en 1758, membre de L‟Académie française en 1761, il mourut à Paris en 1784. Son épiscopat s‟est
surtout signalé par la destruction sous le prétexte de vétusté de nombreuses petites églises et chapelles rurales.

Armes familiales : de sable semé de billettes d’argent au lion morné du même brochant

Devise : « Franc et loyal »

Sources : Jougla, III, p. 8 ; Nadaud, I, p. 703-704

DE COGNAC
La famille de Cognac est originaire de Cognac-la-Forêt (HV.) dont elle posséda la seigneurie et le
château du XVe au XVIIe siècle. Pierre de Cognac était servant dans les guerres du Charollais en 1429. En 1499
Mathurin de Compnhac, écuyer, faisait son testament. Le dernier représentant de cette famille semble avoir été
Mathurin de Cognac qui transmit son héritage à son neveu Pierre Joubert ou Annet de Cognac qui avait épousé
en 1628 Hélène Hélie de Pompadour.

Armes : d’argent au lion de gueules armé et lampassé d’azur

Représentations : clé de voûte de l‟église de Cognac-la-Forêt (HV.) avec les armes des de Lur et des Joubert de La Bastide

Sources : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 1, p. 145-146 ; Lecler, HV, p. 226-228

180
COGNACE ou COGNASSE
Les Cognace qui vivaient à Limoges en 1648 portaient des armoiries parlantes.. Un descendant de cette
famille appelé « Cognasse l‟aîné » était marchand à Limoges en 1701 quand il se vit attribuer des armes d‟office.

Armes de : Pierre Cognace (1648) : d’azur à l’arbre de sinople terrassé du même


N… Cognace (1648) : d’azur au cognassier chargé de coings de sinople
Cognasse l‟aîné (1701) : d’azur à un pal d’argent

Sources : Agfl, p. 142 ; Poncet, p. 62

COLAUD DE LA SALCETTE
Né à Saint-Georges-de-Commiers (Isère) en 1758 d‟un père avocat-général au parlement du Dauphiné,
Joseph-Louis Colaud de La Salcette devint conseiller à ce même Parlement en 1788. Il avait pour oncle Jacques
Colaud, ancien chanoine d‟Embrun, qui siégea à la Convention. En 1802, sous le Consulat, il fut nommé préfet
de la Creuse. En 1807 il entra au Corps Législatif. Son mandat fut renouvelé en 1813 après avoir été créé baron
de l‟Empire en 1811. Il décéda à Commiers (Isère) en 1832. Famille éteinte.

Armes : de gueules à une épée et un sabre passés en sautoir, surmontés d’un dauphin du même

nota : le dauphin est peut-être une allusion à sa province natale

Sources : Jougla, III, p. 15 ; Favone, p. 263 ; Tulard, Dict. Napoléon, II, p. 155

COLIN
Vers 1640 N… Colin était marchand à Limoges.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent accompagné en chef de deux étoiles d’or et
en pointe d’un arbre de sinople

Source : Poncet, p. 62

COLIN dit L’ANGELAUD


Jean Colin dit L‟Angelaud vivait à Limoges vers le mileu du XVII e siècle et portait des armoiries
parlantes en lien avec son sobriquet.

Armes : d’azur à l’ange vêtu d’argent, la tête et les mains de carnation, les ailes d’or, posé sur un globe de
gueules

Source : Poncet, p. 62

COLIN DE LA BRUNERIE
Selon Jougla cette famille serait originaire de Bourgogne et du Dauphiné. Nous ne savons dans quelles
circonstances elle acquit en Basse-Marche, vraisemblablement au XVIIIe siècle, les seigneuries d‟Azat-le-Ris, de
La Bazeuge et de La Perrière. Vers 1660 Philibert Colin était seigneur de Chenault en Auxois et conseiller au

181
Parlement de Dijon. En 1789 Victor Colin de La Brunerie, chevalier de Saint-Louis, ancien capitaine au
régiment de Brie, comparut à l‟assemblée de la noblesse du Dorat en mars 1789. Il mourut en 1795. Son fils
Jacques émigra et ne semble avoir eu de descendance.

Armes (parlantes) : d’azur à trois colonnes d’or posées en pal et rangées en fasce

Sources : Jougla, III, p. 17 ; Lecler, HV, p. 40 ; Nadaud, IV, p. 686 ; Palliot, p. 182

COLOMB
En 1699 Jean-Baptiste Colomb, curé de Saint-Maixant et de Saint-Martin (Cr.) pésenta à
l‟enregistrement un écu parlant.

Armes : d’argent à une colombe de sable portant dans son bec une branche de laurier de sinople ; au chef
d’azur chargé de trois étoiles d’argent

Source : Hugon, p. 42

DE COMBAREL
Hugues de Combarel fut d‟abord conseiller à la cour des aides, puis recruteur pour le compte du roi de
mercenaires à Gênes. En 1418 il fut élu évêque de Tulle par une partie des chanoines de la cathédrale de cette
ville. Mais son élection fut contestée par son compétiteur Martin de Saint-Sauveur et les autres chanoines. Il s‟en
suivit un long procès devant le parlement de Paris qu‟Hugues de Combarel finit par gagner en 1421. En 1422 il
permuta avec l‟évêque de Béziers, puis passa au siège épiscopal de Poitiers ou il mourut rn 1434. Il appartenait
probablement à la famille du Gibanel dont il est question ci-dessous mais portait des armoiries différentes.

Armes : d’or à un sabre de gueules garni d’or et posé en pal la pointe en haut

Représentation : église paroissiale Saint-Pierre de Tulle

Source : Nadaud, I, p. 306-307 et p. 705-706

DE COMBAREL DU GIBANEL
Le Gibanel était un fief situé dans la paroisse d‟Albussac (Cor.). En 1474 François Combarel, chevalier,
faisait son testament. En 1598 les preuves de noblesse de cette famille furet jugées insuffisantes. Mais en 1666
Jacques de Combarel du Gibanel, qui avait épousé avant 1650 une Grain de Saint-Marsaud, fut maintenu noble
sur preuves remontant à 1517. En 1789 un membre de cette famille signa le cahier de doléances de la noblesse de
la sénéchaussée de Tulle. Descendance en 2009.

Armes : familiales : parti : au 1, d’azur à trois coquilles d’or en pal ; au 2 de gueules à une demie-molette
d’argent mouvante de la partition de l’écu
enregistrées en 1701 par François de Combarel ; écartelé : aux 1 et 4 de gueules à trois mains dextres
appaumées d’argent ; aux 2 et 3 d’argent à une fleur de lis de gueules accompagnée d’une demi-molette de
sable mouvante de la partition

Sources : Agfl, p. 137 ; Descoutures, p. 295-296 ; DVN, p. 73 ; Nadaud, I, p. 394-397 ; Valette, p. 66

182
COMBE
Vers 1600 Pierre Combe, dont nous ne connaissons que les armoiries, demeurait à Limoges. Son parent,
B. Combe, portait les mêmes armes avec des initiales différentes (BC au lieu de P C).

Armes : de… à un chevron de… accompagné en chef des lettres initiales P et C et en pointe d’un cœur de …
marqué de trois points de…

Source : Arm. Lim., n° 426 et 610

DE COMBORN
Cette famille illustre du Bas-Limousin tire son nom du village de Comborn (Cor.) où elle avait, dès de
Xe siècle, son château actuellement ruiné. Elle commença avec Archambaud, surnommé Jambe Pourrie, qualifié
dès 962 de vicomte de Comborn. Elle prit fin Amanieu de Comborn qui mourrut en 1515 après avoir fait
donation de tous ses biens à son cousin Antoine Hélie de Pompadour. Les Comborn ont eu des alliances avec les
plus grandes familles du Limousin : Turenne, Rochechouart, La Tour, Limoges, Naillac, Ventadour, etc.

Armes : les aînés des Comborn ont portés des amoiries très différentes au cours du temps (et suivant les auteurs)

- d’or à trois lions d’azur (les plus fréquentes et qui sont aussi celles des Limoges)
- d’argent au lion de gueules couronné d’or, armé et langué de sable
- d’or à deux lions passants de gueules l’un sur l’autre
- de gueules à trois bandes d’or

Représentation : répétées trois fois sur un des vitraux du XIVe siècle de la chapelle de Saint-Joseph de la cathédrale de Limoges ; sur la
façade du clocher de Royère-de-Vassivière sous l‟horloge (Creuse) ; sur le pied d‟un reliquaire-monstrance du XIVe siècle du trésor de
l‟église paroissiale de Saint-Léonard-de-Noblat (4 représentations dont deux avec un lambel)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 12 ; Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 46 ; Merceron, p. 7 ; Internet ;
Nadaud, I, p. 398-414 et 706-708

DE COMBORT ou COMBOR
Malgré la similitude du patronyme, de l‟origine géographique (le Bas-Limousin) et des armoiries cette
famille apparue tardivement ne semble pas avoir de liens avec celle des Comborn. Selon Simon Descoutures,
Antoine de Combor, sieur d‟Anval (commune de Chamberet, Cor.) aurait été reconnu noble en 1598. Son fils,
aussi baptisé Antoine, épousa Catherine de La Tour, morte en 1651. Ce couple semble avoir eu une fille
Catherine de Combor, « dame de la Cour d‟Enval », qui fit enregistrer en 1698 les armoiries familiales.

Armes : d’or à deux lions passant l’un sur l’autre de gueules armés de sable

Sources : Agfl, p. 73 ; Descoutures, p. 433; Nadaud, I, p. 397

COMBRET DE MARCILLAC ou COMBREZ


Le nom de cette famille est cité dans le rôle de la noblesse du Limousin de 1470. A cette date ils étaient
probablement déjà seigneurs de Marcillac-la-Croisille (Cor.). Selon Jougla ils n‟auraient pas été anoblis avant
1661. En 1789 Arnaud Combret de Marcillac, lieutenant de la maréchaussée du Bas-Limousin comparut à
l‟assemblée de la noblesse de Tulle. Son fils, Léger Combret, sera préfet puis député de la Dordogne et mourra
en 1866 laissant deux filles.

183
Armes : de sinople au chevron engrêlé d’argent accompagné en pointe d’une épée en pal d’or posée la pointe en
haut ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or

Sources : Jougla, III, p. 28, Suppl., p. 185 ; Merceron, p. 34 ; Verdier, p. 29, 103 et 176

DE COMBREDET
En 1701 il fut attribué d‟office des armoiries identiques à Pierre et à Antoine de Combredet, notaires
royaux à Saint-Avit –le-Pauvre (Cr.).

Armes : de gueules à un chapeau d’argent

nota : « Coubre-te » dit-on en dialecte local pour inviter quelqu‟un à mettre son chapeau ou son manteau

Sources : Hugon, p. 53

DE COMMARQUE
Cette famille, noble d‟extraction chevaleresque depuis 1317, est originaire du Périgord. Mais certains de
ses membres se sont implantés en Auvergne, en Guyenne et Limousin. Dans cette dernière province ils
contractèrent de nombreuses alliances telles qu‟Abzac, Beaupoil de Sainte-Aulaire, Bosredon, Carbonnières,
Saint-Exupéry. La famille fut maintenue noble en 1667. En 1789, Joseph de Commarque, originaire du
Limousin, était garde du corps du roi. Plusieurrs descendants en 2009.

Armes parlantes : d’azur à une arche d’alliance d’argent surmontée de deux étoiles d’or

Supports ; deux lions

Devise : « Cum arca »

Sources : DVN, p. 74 ; Froidefond, p. 164 ; Jougla, III, p. 26 ; Valette, p. 66 ; Verdier, p. 104

DE COMMINGES, VICOMTE DE TURENNE


En 1306 Bernard VI, comte de Comminges, marié en premières noces à Marguerite, vicomtesse de
Turenne, utilisait un sceau armorié avec un parti de Comminges et de Turenne. En 1308 il en utilisait un autre
qui était un écartelé des armes des deux familles.

Armes : en 1306 : parti : au 1, de gueules à quatre otelles d’argent (Comminges) ; au 2, coticé d’or et de
gueules de douze pièces (Turenne)
en 1308 : écartelé : aux 1 et 4 de Comminges ; aux 2 et 3 de Turenne

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim. I, no 20 et 21

DE COMPTE
Bien que Champeval s‟en montre assuré on ne peut garantir que cette famille avait un lien de parenté
avec la famille Comte anoblie au XVIIe siècle. Quoiqu‟il en soit en 1701 Antoine Compte, prêtre et chambrier de
l‟église de Tulle, présenta à l‟enregistrement un écu a la fois parlant par allusion (5+5+5 font un compte) et
évocateur de sa fonction (le chambrier étant une sorte d‟intendant).

184
Armes : d’azur à quinze besants d’or posés cinq, cinq et cinq

Sources : Agfl, p. 217 ; Champeval, I, p. 120

COMTE
Les Comte du Bas-Limousin ont pour premier ancêtre connu Etienne Comte, demeurant à Treignac
(Cor.) qui, en 1403, fut reçu « chevalier en mercerie » par le « roi et gouverneur des merciers d‟Auvergne et du
Limousin », en fait le préposé chargé d‟assigner leurs places aux marchands dans les foires. En 1552 son
descendant Pierre Comte était seigneur de Beyssac (Cor.) et en 1578 seigneur d‟Arvis (cne de Bugeat, Cor.). En
1561 il avait épousé la noble Guyotte de Boysse, commencement d‟une ascension sociale qui les conduira à la
noblesse en 1667 « en considération des services rendus ». Mais en 1676 et 1706 ils durent payer des amendes
lordes faute d‟avoir produit des titres suffisamment anciens. En 1698 léonard Comte était seigneur de Beyssat
(Cor.) quand il fit enregistrer ses armoiries. Cette branche se poursuivra jusqu‟au décès de Casimir Comte de
Beyssac en 1899.
Une autre branche de la famille Comte fut celle des seigneurs de Monceaux-sur-Dordogne (Cor.) que
l‟on connaît depuis Pierre Comte, mort après 1602. Son descendant, autre Pierre Comte, sieur de Monceaux et de
Viam (Cor.) fit enregistrer ses armoiries en 1698. Joseph Comte, sieur de Monceaux, mourut en 1769. Il avait eu
dix enfants qui n‟eurent pas de postérité, au moins en ligne masculine.

Armes de : Léonard Comte, seigneur de Beyssat (1698) : d’argent à un arbre de sinople posé sur une terrasse du
même chargé d’une colombe d’argent.

nota : armes parlantes par jeux de mots sur le patronyme Comte/Colombe et sur le nom du fief Beyssat / bessaù (= bouleau en dialecte)

Pierre Comte, sieur de Monceau (1698) : d’argent à un arbre de sinople sommé d’une colombe de
gueules ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

Sources : Agfl, p. 70 et 74 ; Champeval, I, p.120-127

CONIGAM ou CONINGHAM
La famille Conigam serait venue d‟Irlande (ou de Bretagne) au XV e siècle. En 1520 la seigneurie du
Ris-Chauveron (cne d‟Azat-le-Ris, HV.) fut érigée en baronnie en faveur de Pierre de Conigam, chevalier de
l‟ordre du roi, par le connétable de Bourbon comte de la Marche. Le même fut dispensé de se présenter au ban de
1557 en raison de son grand âge. Peut-être fut-il le dernier du nom.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’or au pairle de sable ; aux 2 et 3, d’azur à trois fermaux d’or

Sources : Jougla, III, p. 35 ; Lecler, HV. , p. 35

CONSTANT
Un Constant était avocat à Limoges entre 1630 et 1640 quand il fit peindre ses armes. En 1697
Guillaume et Léonard Constant, conseillers du roi au présidial de Limoges, firent enregistrer des armories
identiques à celles de leur probable ascendant.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles du même et en pointe d’un croissant
d’argent (ou d’or) soutenant une palme de sinople

Sources : Agfl, p. 7 ; Poncet, p. 62

185
CONSTANT
Nous ne savons pas si cet autre Constant, notaire vers 1650, appartenait à la même famille que les
précédents malgré une certaine ressemblance entre ses armories et les leurs.

Armes : d’azur au croissant d’argent soutenant une palme de sinople

Source : Poncet, p. 62

CONSTANT
En 1643, Mathieu Constant était notaire royal à Château-Chervix (HV.).

Armes : d’or à l’arbre de sinople surmonté d’une étoile de gueules

Sources : Poncet, p. 62

DE CORAL ou CORALLI
Avant 1449 Golferius Coral était seigneur du Mazet (cne de Janailhac, HV.). Jean de Coral était à la
montre de la noblesse du Haut-Limousin en 1470. Cette famille fut maintenue noble en 1634 et 1667 et
confirmée noble en 1715 sur preuves de 1345 ou 1426. Une branche s‟installa dans le Poitou au XVII e siècle. La
famille comptait une vingtaine de descendants en 2009.

Armes : familiales : de gueules à la croix pattée d’or, chargée en abîme d’un bâton d’azur posé en bande,
soutenue de deux lions affrontés d’or
attribuées d‟office à la branche du Poitou en 1701 : d’or au griffon d’azur

Sources : DVN, p. 75 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, t1, p. 152 ; Jougla, III, p.44 ; Lecler, HV., p. 388 ; Nadaud, I, p. 424-427 et 708-
709 ; Valette, p. 67

DE CORBIER
Cette famille, noble d‟extraction ancienne depuis 1448, serait originaire du village de Corbières (cne de
Saint-Pardoux-L‟Enfantier, Cor.). Pendant trois siècles elle a vécu dans le Bas-Limousin où elle possédait les
seigneuries de La Galabertie, de Saint-Martin-Sepert (Cor.) et de Neuvic-Entier (HV.). Ce n‟est qu‟en 1743 par
le mariage de Jean-Michel de Corbier avec Marie de Chastagnac que la baronnie et le château de Pontarion (Cr.)
entreront dans cette famille. Le château y restera jusqu‟à la mort en 1835 de la veuve de Jean de Corbier,
maréchal de camp, décédé en 1821. Une descendance assez nombreuse existe en 2009.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au besant d’or ; aux 2 et 3, coupé d’or et de gueules

Devise : « Miserere mei Deus »

Sources : DVN, p. 75 ; Jougla, III, p. 45 ; Nadaud, I, p. 427 et 709 ; Tardieu, gdghm, p. 47-48 ; Valette, p. 67

DE CORDEBOEUF DE BEAUVERGER ET DE MONTGON

186
La famille de Cordeboeuf semble originaire d‟Auvergne où elle possédait la seigneurie de Cordeboeuf
(cne de Paray, Allier) qui lui aurait donné son nom patronymique. Elle était noble d‟extraction ancienne depuis
1434. En 1578 Pierre de Cordeboeuf fut substitué aux nom et armes des Léotoing-Montgond par son grand-oncle
maternel Jacques de Léotoing-Montgon. Au XVIIe siècle cette famille a possédé divers fief dans l‟actuel
département de la Creuse dont La Mothe-Mérinchal (cne de Mérinchal) et Martroux (cne de Dontreix). En 1667
les Cordeboeuf furent maintenus nobles. L‟un d‟eux, Charles-Alexandre (1690-1770), abbé de Montgon, fut
ministre du roi Philppe V d‟Espagne. Famille éteinte à la fin du XXe siècle.

Armes : anciennes : de sable au lion d’argent


modernes : écartelé : aux 1 et 4, d’or à trois fasces de sable ; aux 2 et 3, échiqueté d’argent et d’azur ; au
chef de gueules ; sur le tout écartelé en sautoir : aux 1 et 4, burelé d’argent et d’azur ; aux 2 et 3 d’hermines

Sources : Hugon, p. 82, renvoi 135; Jougla, III, p. 47 et Suppl., p. 189 ; Tardieu, gdghm, p. 48 ; Valette, p. 67

DE CORN
Originaire du Bas-Limousin, comme la famille de Cornil ci-après, elle est parfois confondue avec cette
dernière, d‟autant plus que leurs patronymes comme leurs armes présentent des analogies et que leur aire de
dispersion (Bas-Limousin et Quercy) est identique. Les Corn sont connus depuis Saxon (ou Sanchon) de Corn
qui accompagna Louis IX à la Croisade d‟Egypte. A cette époque, dans le Quercy, ils étaient seigneurs
d‟Anglars (Lot) et de Sonnac (commune d‟Assier, Lot) et dans le Bas-Limousin de Queyssac-les-Vignes (Cor.),
de Puymerle (cne de Billac, Cor.) et de La Chapoulie (cne de Cornil, Cor.). Les de Corn ont eu de plusieurs
alliances limousines : Aubusson, Bar, Scorailles, Verlhac, Turenne. En 1666 la famille fut reconnue noble sur
preuves de 1479. Un de ses membres comparut à l‟assemblée de la noblesse de Cahors en 1789. En 1825 Jean de
Corn, marquis de Peyroux, était maire de Brive. Son fils Alfred (1810-1897) eut une descendance dont nous
n‟avons pas trouvé trace au XXe siècle.

Armes : d’azur à deux cors de chasse d’or liés, enguichés et virolés de gueules, posés l’un sur l’autre ; au chef
bandé d’argent et de gueules

Représentation ; salle des croisades au château de Versailles

Cimier : un château flanqué de deux tours carrées

Supports : à dextre un chevalier soutenant de son épée une couronne royale ; à senestre un ange portant une croix

Devise : « Dieu est tout »

Sources : Champeval, II, p. 104-107 ; Descoutures, p. 263-264 ; Esquieu, p. 67-68 ; Jougla III, p. 50-51 ; Nadaud, I, p. 432 et 709 ; Verdier p.
78 et 163

DE CORNIL
Cette famille avait probablement ses racines à Cornil (Cor.) où elle avait déjà son château au temps de
la première croisade. Les Corn furent aussi seigneurs du Moulin d‟Arnac (cne de Beaulieu-sur-Dordogne, Cor.).
Une branche s‟établit en Quercy et y tint plusieurs seigneuries (Creysse, Prouilhac notamment). Raymond de
Cornil, né au château de Creysse près de Martel (Lot), était évêque de Cahors de 1280 à 1293. Cette branche
quercynoise s‟éteignit en 1541 dans la famille de Durfort et la branche du Bas-Limousin dans celle de Bar par
mariage en 1587 d‟Antoinette de Cornil avec François de Bar.

Armes parlantes: d’or à trois cors de chasse de gueules

Sources : Bergues-Lagarde, p. 39 ; Champeval, I, p. 59 et 513 ; Esquieu, p. 69 ; Merceron, p. 20

187
CORNUDET
En 1701 Jeanne Cornudet, veuve de Jacques Maître, qui vivait dans la Combraille reçut d‟office des
armoiries parlantes.

Armes : d’or à un cornet de gueules

Source : Hugon, p. 64

188
CORNUDET DES CHOMETTES
D‟une ancienne famille bourgeoise de Chambon-sur-Voueize (Cr.) venue à Crocq (Cr.) dans la première
moitié du XVIIe siècle, Renaud Cornudet, vers 1650, était conseiller de Son Altesse Royale, Mademoiselle la
Duchesse de Montpensier. Son descendant, Joseph Cornudet, né en 1755, seigneur des Chomettes (cne de
Basville, Cr.) était lieutenant-général du baillage de Montaigu (Auvergne). Elu député de la Creuse à
l‟Assemblée Législative en 1791, on le retrouve au 18 brumaire parmi les proches de Bonaparte. Napoléon le
récompensera en 1808 par le titre de comte de l‟Empire, puis en 1814 par celui de pair de France. Exclu de la
pairie en 1815 il la retrouvera par ordonnance royale de 1821 qui le fait baron-pair de France avec majorat. Il
meurt en 1834. Son fils Etienne-Emile sera député de la Creuse en 1831 et comme son petit-fils Joseph-Alfred en
1867 et son arrière petit-fils de 1882 à 1898. Famille éteinte en 1921.

Armes : coupé : au 1, d’azur chargé à dextre d’un miroir d’or accolé d’un serpent d’argent qui est le signe des
comtes d‟Empire et à senestre d’un lion passant d’or; au 2, de gueules à la fasce d’or

Représentation : sur les vitraux (seconde moitié du XIXe siècle) de saint Martial et de sainte Valérie dans l‟église de Crocq (Cr.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 35 ; Favone, p. 287 ; Jougla III, p. 55 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p.
229 ; Nadaud I, p. 711-712 ; Tardieu, gdghm, p. 48-49

DE COSKAËR dit LA VIEUVILLE


La famille de Coskaër était originaire de l‟Artois (ou de Bretagne selon Jougla). Avant 1472 Jean
Coskaer, dit La Vieuville, était seigneur de Farbus en Artois. En 1581 Robert de Coskaër, grand fauconnier du
roi, épousait Catherine d‟O de Verigny. L‟un de ses fils, Charles-François, fut abbé de Saint-Martial de Limoges
en 1652 et évêque de Reims en 1660. L‟autre, Charles, fut duc et pair de France en 1651. Louis, son petit-fils, né
en 1677, mourut sans descendance de ses deux mariages.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, fascé d’or et d’azur de huit pièces et trois annneaux de gueules rangés en chef
brochant sur les deux premières fasces ; aux 2 et 3, d’hermine au chef dentelé de gueules ; sur le tout d’argent
(ou d’or) à sept feuilles de sinople (ou d’azur) posées les tiges en bas 3, 3 et 1

Sources : Jougla, III, p. 60 ; Poncet, p. 102

DE COSNAC
La famille de Cosnac, d‟extraction chevaleresque depuis 1200, compte parmi les plus anciennes du Bas-
Limousin. Elle est connue depuis la fin du XII e siècle avec Elie de Cosnac qui se croisa en Palestine en 1190 et
Guillaume de Cosnac qui fut de la croisade contre les Albigeois. Pierre de Cosnac obtint le siège épiscopal de
Tulle en 1371. Cette famille a compté plusieurs branches qui furent maintenus nobles en 1667. La branche aînée
disparut en 1674 à la mort de François de Cosnac. Celle d‟Espeyruc (commune de Donzenac, Cor.) commença
avec Christophe de Cosnac, époux en 1624 de Jeanne d‟Espeyruc, et s‟éteignit en 1855. En 1789 le marquis et le
baron de Cosnac furent conviés à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. La branche qui subsiste
en 2009 est largement représentée.

Armes : d’argent semé de molettes de sable au lion du même couronné de gueules brochant sur le tout

Représentation : salle des croisades au palais de Versailles ; au vitrail de la Résurrection de la chapelle des Péinitents de Collonges (Cor.)
dans un écu accolé à celui de la famille de La Ramade ; sur un vitrail (XIXe siècle) du vestibule du château du Pin (commune de Salon-La
Tour, Cor.)

Devise : « Neque auro, neque argenta, sed honore »

189
Sources : Bergues-Lagarde, p. 40-41 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 29 ; Champeval, II, p.109-140 ; Descoutures, p. 261 ;
DVN, p. 76 ; Jougla, III, p. 61 ; Nadaud, I, p. 433-444 ; Valette, p. 61 ; Verdier, p. 67, 176 et 177

DE COSSÉ-BRISSAC
Cette famille angevine d‟ancienne extraction (1492) a encore en 2012 une importante descendance.
Arthus Timoléon Cossé, duc de Brissac et pair de France, eut pour fils Charles-Timoléon (+ 1732) dont la fille,
Catherine, épousa en 1735 Louis de Noailles (1713-1785), maréchal de France en 1775. Sa petite-fille Anne de
Noailles épousera en 1773 son cousin Jules-Marie (1756-1804) député de la noblesse aux Etats-Généraux de
1789.

Armes : de sable à trois fasces d’or denchées par le bas

Représentation : sur une verrière de l‟escalier d‟honneur du château de Noailles (Cor.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 31, Jougla, III, p. 63 et V, p. 161 ; Valette, p. 68

COSTA DE BEAULIEU
Cette famille descend de notaires de Mier (Lot) qui se seraient fixés vers 1500 à Beaulieu-sur-
Dordogne (Cor.). Jacques de Costa, avocat au parlement vivait en 1668. Ils furent seigneurs de Nallé (cne de
Liourdes, Cor.). Ils eurent plusieurs alliances dans le Bas-Limousin : Estresses, Darche, Meynard, etc. Jacques-
Frédéric Costa fut créé baron de l‟Empire en 1814, collation reconnue par Louis XVIII. Sa descendance
s‟éteignit dans seconde moitié du siècle.

Armes : d’or au panache en pal d’azur (ou de gueules) ; au chef d’azur chargé d’un croissant d’argent accosté
de deux étoiles d’or

Sources : Bergues-Lagarde, p. 43 ; Champeval, II, p. 288 et 368 ; Jougla, III, p. 64

COTTET ou COTHET DU PEUCH.


En 1293 Etienne Cothet (ou Cottet) était « procureur des religieux de Glandier » et avait un sceau
armorié. A la fin du XVe siècle la famille noble de Cottet possédait le fief du Peuch (cne de Fleurac, Dordogne).
En 1470 Jean Cottet, ancien commandeur de Paulhac (Cr.) était Grand prieur d‟Auvergne pour l‟ordre de Saint-
Jean de Jérusalem et résidait à la commanderie de Bourganeuf (Cr.). Au siècle suivant les Cothet s‟installaient
dans le Haut-Limousin et devenaient seigneurs de Laron (cne de Saint-Julien-le-Petit, HV.) et de Biars (cne de
Saint-Yrieix-la-Perche, HV.). La famille semble éteinte au XVIIe siècle.

Armes : familiales : d’or à trois lions de gueules


d‟Etienne Cothet (sceau de 1293) : trois lions contournés à la bordure de gueules chargée de huit besants

Représentation : écu sur la porte d‟une chapelle de l‟église de Sauvagnac (commune de Saint-Léger-la-Montagne, HV) appartenant avant
1789 à l‟ordre de Saint-Jean de Jérusalem que Jean Cotte fit réparer vers 1460

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim. II, nO 571 ; Froidefond, p. 168-169 ; Jougla, III, p. 67 ; Parinet, p. 18

190
DE COUBRAS
Nous ne savons qui était ce « M. de Coubras » dont l‟émailleur Philippe Poncet peignit les armoiries
parlantes en 1645. On notera que Coubras est un hameau situé sur la commune de Panazol (HV.) que possédait
en 1759 un certain M. de Perret.

Armes : de… au dextrochère mouvant au bas du flanc senestre tenant une épée en pal de… accostée de deux
étoiles de…

nota : le dextrochère (bras) est parlant

Sources : Lecler, HV., p. 539 ; Poncet, p. 63

DE COUCY
Enguerrand VII (+ 1397), l‟un des derniers descendants de la branche aînée des célèbres sires de Coucy,
seigneurs de Coucy et de Marle (Aisne) depuis le début du XI e siècle, fut gouverneur du Limousin à partir de
1389. De ses mariages avec Isabeau d‟Angleterre puis Isabeau de Lorraine, il n‟eut que des filles.

Armes : fascé de vair et de gueules de six pièces

Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 66 ; Jougla, II, p. 71

COUDER ou COUDERC
En 1698 Jean Couder, sieur de La Vassière dans le Bas-Limousin et sénéchal de Ventadour, faisait
enregistrer ses armoiries. C‟est probablement lui que Champeval qualifie de « procureur » en 1678. Son fils
Guillaume, avocat, fut seigneur de Puymarès (cne de Malemort, Cor.) de 1711 à 1738. En 1785 un Jean Couderc
et une demoiselle Couderc payent des droits de franc-fief, signes de roture.

Armes : d’azur à un arbre d’or sur une terrasse du même accosté de deux croissants d’argent

nota : armes parlantes car l’arbre sur sa terrasse est l‟image de l‟enclos arboré appelé « coudert » localement

Sources : Agfl, p. 70 ; Champeval, II, p. 140

COUDERT
Au commencement du XVIIe siècle les Coudert étaient des marchands de Guéret (Cr.). En 1697
François Coudert, seigneur de Varennes (cne de Saint-Dizier-les-Domaines, Cr.), conseiller du roi au présidial de
Guéret (Cr.), fit enregistrer ses armoiries. En 1789, Antoine Coudert, dernier lieutenant-général civil du présidial
de Guéret, signe le cahier de doléance de la noblesse de la Haute-Marche. Il en est de même de François Coudert
de La Vaublanche qui émigrera un plus tard. Au XIXe siècle Jules Coudert de La Villatte (1806-1869), juge aux
tribunaux de Chambon puis de Guéret, se fera connaître par des recherches archéologiques et historiques. La
famille Coudert a compté jusqu‟à six branches au XVIIIe siècle. Les armoiries de trois d‟entre elles nous sont
connues.

Armes de :
la branche de Sardent : d’azur au chevron d’or accompagné en pointe d’un agneau paissant d’argent ;
au chef cousu de gueules chargé de trois roses d’argent
nota : l‟agneau évoque le « coudert » qui désigne localement un enclos herbeux, parfois planté d‟arbres fruitiers, proche des habitations où
l‟on enferme certains animaux domestiques (moutons, oies, poules notamment)

191
la branche des Vareynes : d’azur au chevron d’or accompagné en pointe d’un agneau d’argent ; au chef
d’argent chargé de trois flammes de gueules

Représentation : sur un vitrail d‟une fenêtre latérale de la collégiale Saint-Etienne d‟Eymoutiers

la branche des Fougères : échiqueté d’or et d’azur à la bande d’argent brochant

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 21 ; Carriat, II, p. 124 ; Hugon, p. 32 et 39-40 ; Jougla, III, p. 71 ; Lecler, p. 728 ;
Nadaud, I, p. 426 et 729-730 ; Tardieu, gdghm, p. 50

DE COUDIER DU MAZET ou DECOUDIER


La famille De Coudier était originaire de Saint-Léger-la-Montagne (HV.). Au XVIIe siècle une branche
s‟établit à Saint-Etienne-de-Fursac (Cr.). Vers 1750 Michel de Coudier (1705-1788) était co-seigneur de La
Chabanne (cne de Saint-Etienne-de-Fursac, Cr.) et du Mazet (cne de Saint-Vaulry, Cr.) avec son beau-frère
Léonard Rogues. Sa fille Marie-Anne était morte sans postérité en 1779 malgré trois mariages successifs.

Armes attribuées d‟office à N… du Coudier en 1701 : d’argent à trois fasces de sinople

Sources : Agfl, p. 157, Boulaud, p. 23-32 ; Hugon, p. 71 ; Lecler, Cr., p. 611

DE COUHÉ
Les Couhé sont connus dans le Poitou depuis Jean de Couhé, écuyer, seigneur de La Roche-Agaït qui
épousa Ithière de Berland en 1426. Au début du XVI e siècle une branche cette famille prit le nom de Couhé de
Lusignan. En 1557 Paul de Couhé, devint vicomte de Bridiers (Cr.) du fait de son épouse Denise de Vorle. Il le
restera jusqu‟en 1600. Les Couhé du Haut-Limousin ont été seigneurs de L‟Estang (cne de Mézières, HV.) de
1485 à la fin du XVIIe siècle. En 1669 ils furent maintenus nobles sur preuves de 1427. Une troisième branche,
celle des seigneurs de La Touche (cne de Sèvres, Charente), a existé du début du XVI e siècle au milieu du XVIIe
siècle. En 2002 la dernière branche subsistante, celle des Couhé de Lusignan, n‟avait plus de descendance en
ligne masculine.

Armes : écartelé d’or(ou d’argent) et d’azur (ou de sable) à quatre merlettes de l’un en l’autre

Supports : deux lions

Devise : « pour loyauté maintenir »

Sources : Agfl, p. 31 et 33 ; Chartreix, p. 35 ; Descoutures, p. 27-28 ; Jougla, III, p. 75-76 ; Nadaud, II, p. 730-731 ; Valette, p. 68

COULOMB
En 1641, Jean Coulomb était seigneur de Courbiat (cne de Panazol, HV.). Mais en 1646 il ne l‟était
plus. Ses armoiries parlantes figuraient sur les vitres de sa maison selon l‟émailleur Philippe Poncet.

Armes : de gueules à la colombe d’argent portant dans son bec un rameau d’olivier, à la bordure d’azur
chargée de huit besants d’or

Sources : Lecler HV., p. 539 ; Poncet, p. 63

192
COULOMB
En 1654 un autre Coulomb, maître-horloger à Limoges, portait des armoiries proches de celles du
précédent avec lequel il avait peut-être un lien de parenté.

Armes : de… à la colombe d’argent portant dans son bec un rameau (d’olovier ?) de…

Source : Poncet, p. 63

COULOUDON
En 1699 Jean Couloudon, marchand à Felletin (Cr.) faisait enregistrer ses armoiries.

Armes : d’or à trois croissants de sable

Source : Hugon, p. 28

COULOUMY
En 1759 Jean-Baptiste Couloumy, notaire à Saint-Pantaléon-de-Larche (Cor.), épousait Marguerite
Treilhard qui lui donnera quatorze enfants. L‟un d‟eux, Annet-Antoine né en 1770, engagé volontaire au
régiment de Bourbonnais en 1789, sera général de division en 1813 et mourra de ses blessures à la bataille de
Leipzig la même année. En 1811 Napoléon Ier l‟avait fait baron de l‟Empire. Sa descendance s‟éteindra au début
du XXe siècle.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au lion contourné d’argent ; au 2, des barons militaires qui est de gueules à
l’épée haute en pal d’argent ; au 3, d’or à un pal d’azur chargé de deux étoiles d’or

Sources : Champeval, II, p. 140-141 ; Jougla, III, p. 78 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 232 ; Merceron, p. 58 ; Révérend, APE,
I, p. 256

COULSAUD
En 1701, N… Coulsaud était maire de la ville du Dorat quand il lui fut attribué d‟office des armories de
type mécanique.

Armes : écartelé en sautoir d’or et d’azur à une croix de l’un en l’autre

Source : Agfl, p. 193

COURAUD ou COURAULT
Les Courault étaient une famille noble originaire des confins du Berry et du Poitou. En 1485 Guillaume
Couraud était seigneur de Saint-Martin-le-Mault (HV.). En 1500 Gabriel Courault, né vers 1475, chevalier,
seigneur en partie de Saint-Etienne-de-Fursac, épousait Anne de Couhé. Leur fille unique, Catherine, se maria
avec Jacques de Veyrines, écuyer, qui devint seigneur en partie de Saint-Etienne-de-Fursac (Cr.). La branche
cadette des Courault de La Rochechevreux en Poitou fut maintenue noble en 1668 et ne s‟éteignit qu‟en 1782.

Armes : Couraut de Saint-Etienne-de-Fursac : de sable à la croix d’argent à la bordure de gueules


Couraut de Rochechevreux : de sable à la croix alésée d’argent, à la bordure de gueules

193
Sources : Boulaud, p. 8 ; Lecler, Cr., p. 611 ; Lecler, HV., p. 693; Nadaud, III, p. 447-448 et p. 730

DE COURS
Cette famille noble d‟ancienne extraction (1409) est originaire de Gascogne. Elle a essaimé ensuite dans
le Périgord, la Saintonge et le Limousin. Elle fut maintenue noble en 1667 et 1698. Il subsiste en 2008 une
branche de Saint-Gervasy avec de nombreux descendants.

Armes : d’argent au pin de sinople terrassé de sable et senestré d’un lion de gueules rampant contre l’arbre

Sources : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, I, p. 158 ; Jougla, III, p. 87 ; Valette, p. 69

DE COURTEIX
Les Courteix tiraient leur patronyme et leur origine du fief de Courteix situé près de Condat (Puy-de-
Dôme). Nobles d‟extraction chevaleresque, ils possédaient au XIVe siècle le fief de La Gorsse près de Saint-
Alvard (cne de Basville, Cr.). La branche des Courteix de Crocq était seigneur de Neuvialle (cne de La
Mazières-aux-Bonshommes, Cr.). Du XVIIIe au XXe siècle ils formeront une véritable dynastie de médecins. La
famille subsiste de nos jours.

Armes : d’azur à trois fasces ondées d’argent

Sources : DFN, p. 127 ; Jougla, III, p. 91; Tardieu, gdghm, p. 52

COURTEYS
Les Courteys de Limoges étaient membres de la confrérie de la Sainte-Croix dans la première partie du
XVIIe siècle et leur famille comportait vraisemblablement deux branches avec des armories légèrement
différenciées.

Armes : d’azur au chevron (ou au chevron rompu) d’or accompagné de trois têtes de porcs du même

nota : le « te » dans la Haute-Marche (et probablement aussi en Limousin) signifie à la fois le toit et l‟étable à cochons, d‟où les têtes de
porcs et le chevron, forme schématique du toit

Sources : Poncet, p. 63 ; Queyrat, II, p. 488

DE COURTENAY
Cette famille commença avec Pierre de France (1125-1187), sire de Courtenay, quatrième fils de Louis
VI dit le Gros, roi de France de 1108 à 1157. Son descendant François de Courtenay, épousa en premières noces
de Marguerite de La Barre, vicomtesse de Bridiers (cne de La Souterraine, Cr.). Ce fief passa ainsi dans la
famille de Courtenay de 1534 à 1566. Le dernier descendant de cette famille fut Roger, Prince de Courtenay,
époux de Geneviève de Bretagne-Avaugour, mort sans enfant en 1730.

Armes : d’or à trois tourteaux de gueules

Sources : Chartreix, p. 33 ; Jougla, I, p. 75-76 ; Jougla, III, p. 91

194
DE COURTHILLE DE SAINT-AVIT
Famille d‟ancienne extraction (1470) répandue dans la Haute-Marche et en Auvergne, les de Courthille
ont été seigneurs de Saint-Avit-le-Pauvre (Cr.) de 1671 à 1789 et de Saint-Sulpice-les-Champs (Cr.) de 1730 à la
Révolution. Ils furent maintenus nobles en 1634, 1667, 1697 et 1798. L‟un d‟eux participa à l‟assemblée de la
noblesse de la sénéchaussée de Guéret en 1789 et émigra par la suite ce qui lui valut la saisie et la vente de ses
biens. En 2009 les Courthille de Saint-Avit n‟avaient plus qu‟un seul descendant mâle.

Armes : d’argent à un chevron de gueules accompagné de neuf merlettes de sable, six en chef posées 4 et 2, trois
en pointe posées 2 et 1

Sources : DVN, p. 78 ; Jougla, III, p. 91 ; Lecler, Cr., p. 283, 364 et 712 ; Tardieu, gdghm, p. 52 ; Valette, p. 69

DE COURTIN
Originaire d‟Issoudun (Creuse) la famille de Courtin posséda au XVIII e siècle la seigneurie du Chauchet
(Cr.). En 1789 elle se fixe à Evaux-les-Bains (Cr.). A la fin du XIXe siècle elles‟est éteinte dans celle des
Fougeras-Lavergnolle.

Armes parlantes : d’azur à un cœur enflammé d’or accompagné de trois étoiles du même

Sources : Tardieu, gdghm, p. 52

COURTOYS
En 1698, N… Coutoys était était « juge de Masseré » (peut-être Mazerais dans la commune du Buis,
HV.) quand il présenta ses armoiries à l‟enregistrement.

Armes : d’argent à cinq merlettes de sable,une du côté dextre du chef, deux en fasce et deux en pointe, le franc-
canton senestre de gueules

Source : Agfl, p. 95 ; Lecler HV., p. 125

DE COUS DU MONTEIL
Cette famille bourgeoise semble originaire de Limoges. N… de Cous du Monteil fut la mère de
Monseigneur Albert Gilbert, né à Limoges en 1849, évêque du Mans de 1894 à 1898. Celui-ci, devenu évêque
d‟Arsinoë, mourut à Rome en 1914 et fut inhumé au cimetière de Louyat à Limoges. Dans leur chapelle privée,
rue Croix Mandonnaud à Limoges, les frères Maupetit firent construire un monument à la mémoire de
Monseigneur Gilbert. Sur les vitraux, œuvre du maître-verrier Chigot, on voit les armoiries de Mgr Quilliet,
évêque de Limoges, des papes Léon XIII et Benoît XV et des de Cous de Monteil.

Armes : d’azur à la fasce d’or chargée de trois croisettes de gueules et accompagnée deux colombes d’argent en
chef et d’un lion passant d’or en pointe

Représentation : sur un vitrail de la chapelle Maupetit, rue de la Croix Mandonnaud, à Limoges

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 18 ; Internet

195
COUSSY
Entre 1630 et 1640 N… Coussy, « huissier audiencier » à Limoges, portait des armoiries parlantes dans
la mesure où les arbres de son écu sont des houx (« coux » en dialecte).

Armes : d’or à deux arbres de sinople sur une terrasse du même

Source : Poncet, p. 63

DE COUSTIN DU MASNADAUD
Robert de Coustin aurait participé à la croisade d‟Egypte avec Louis IX en 1248. Mais les preuves de
noblesse de cette famille ne sont pas antérieures à 1364 quand Guillaume Coustin était seigneur du Chassaing
(cne de Saint-Vitte, HV.). Ce fief resta dans la famille jusqu‟en 1624 puis passa dans celle de Maumont. En 1490
Foucaud Coustin avait épousé Isabeau de Fougeyrac qui lui apporta la terre du Masnadaud (cne de Pageas, HV.)
qui ne sortit de la famille qu‟en 1921.. En 1667 René et François Coustin avaient été maintenus nobles. En 1772,
par mariage avec Anne de Saint-Viance, la famille acquit le fief et le château de Sazeirat (cne d‟Arrênes, Cr.).
François-Annet de Coustin du Masnadaud (1747-1798) comparut à l‟assemblée de la noblesse de Limoges en
1789, émigra en 1790 et prit le commandement des nobles du Limousin de l‟armée de Condé. Les Coustin ont
compté jusqu‟à quatre branches. Seule subistait en 2002, avec deux représentants, celle du Masnadaud.

Armes : branche aînée : d’argent au lion de sable, armé, lampassé et couronné de gueules
branche de Caumont (milieu du XVIe siècle) : parti : au 1, d’argent au lion de sable, lampassé, armé et
couronné d’or ; au 2, d’azur à trois léopards d’or, armés, lampassés et couronnés de gueules, posés l’un sur
l’autre

Repésentations : salle des Croisades au palais de Versailles ; sur un vitrail (XIXe siècle) de la chapelle de la Vierge de l‟église de Pageas
(HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin ; DVN, p. 79 ; Jougla, III, p. 98-99 ; Lecler, Cr., p. 22 ; Lecler, HV., p. 536 ; Nadaud,
I, p. 450-455, 736-739, Suppl. p. 197 ; Tardieu, gdghm, p. 53 ; Valette, p. 69

COUTISSON ou COUTISSON DU MAS


La filiation de la famille bourgeoise des Coutisson, originaires de Royère-de-Vassivière (Cr.), remonte à
Pierre Couty, dit Coutissou par diminutif en dialecte, lequel vivait en 1575. Avant 1789 ils avaient été seigneurs
du Mas (commune de Royère-de-Vassivière, Cr.). Jean-Baptiste Coutisson du Mas (1746-1806), fils du notaire
Etienne Coutisson, fut avocat avant d‟être élu député de la Creuse à la Convention. En l‟an IV il sera élu au
Conseil des Anciens. Son descendant Emile Coutisson de Vincent (1832-1900), important propriétaire foncier,
était juge de paix à Bourganeuf (Cr.) sous le Second Empire. En 1871 il est élu conseiller général de Bénévent-
L‟Abbaye (Cr.), puis député de la Creuse de 1889 à 1893 contre l‟ancien ouvrier maçon Martin Nadaud. Vers
1880 un membre de cette famille a fait mettre les armoiries familiales sur un vitrail de l‟église de Gentioux (Cr.)
avec celles du curé Sapin, prêtre de la paroisse à l‟époque. Une famille Coutisson d‟Auphelle existe en 2009.

Armes : d’azur à une coquille de saint Jacques d’or accompagnée de trois cœurs d’argent

Représentation : vitrail (en mauvais état) de l‟église de Gentioux (Cr.)

Sources : Boulaud, p. 35 ; Carriat, II, p. 127 ; DFN, p. 128 ; Favone, p. 247 ; Tardieu, gdghm, p. 53

196
COUTURIER DE FOURNOUË
La famille Couturier, noble d‟extraction depuis 1515, possédait en 1560 la seigneurie de Fournou (cne
d‟Anzême, Cr.) et au début du XVIIe siècle celle de Saint-Fiel (Cr.). Pendant plusieurs générations les Couturier
furent procureurs du roi au présidial de Guéret. L‟un d‟eux Abdon Couturier de Fournouë (1668-1752) édita et
commenta en 1744 les Coutumes de la province et comté-pairie de la Marche. Un autre membre de cette famille
fut le comte et amiral Joseph Couturier de Fournouë (1740-1800), dit Bras d’Argent, chef d‟escadre lors de la
guerre d‟indépendance des Etats-Unis, et chevalier à ce titre de l‟ordre de Cincinnati. De son épouse Jeanne de
Montalembert, il n‟eut qu‟un fils Bernard Couturier de Fournouë-Montalembert, géologue et grand voyageur,
qui mourut sans postérité en 1857. Son cousin, Gabriel Couturier de Fournouë, né en 1760, maire de Guéret
(Creuse) de 1806 à 1815, fut créé baron de l‟Empire par lettres patentes de 1813. Il fut père d‟une fillle unique.

Armes : familiales : d’azur à un chevron d’or surmonté d’une étoile du même accompagnée de trois branches de
laurier d’or posées deux en chef et une en pointe ; au chef de gueules soutenu d’une fasce en divise d’or et
chargé d’une croisette ancrée du même (ou de gueules) posée au premier canton
attribuées d‟office en 1701 à Anne Couturier ou Cousturier, épouse Midre : d’azur à un chevron d’argent et
un chef cousu de sinople

nota : le cousu du chef est probablement parlant

du règlement d‟armoiries de 1813 attribuées à Gabriel Couturier de Fournouë : d’azur au chevron d’or
accompagné de trois palmes du même, et surmonté d’une étoile d’or en chef ; au comble de gueules soutenu
d’une trangle du même ; au franc-quartier des barons membres du collège électoral qui est de gueules à une
branche de chêne d’argent posée en bande

Sources : Carriat, II, p. 128 ; Hugon, p. 39 et 51 ; Jougla, III, p. 101 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 233 ; Lecler, Cr., p. 622 ;
Nadaud, I, p. 751-754 ; Tardieu, gdghm, p. 144

COUVIN

Le « sieur de Couvin » avait probablement un patronyme qui ne nous est pas parvenu. Il vivait à
Limoges ou dans les environs en 1600.

Armes : de… au lion de … à huit trèfles de… posés en orle

Source : Arm. Lim., n° 410

DE COUX ou DE COULX
En 1666 cette famille qui possédait la seigneurie du Châtenet (cne de Lubersac, Cor.) fut maintenue
noble avec des preuves remontant à 1548, date du mariage de Léonard Decoux et de Françoise de Francoeur. En
1789 Charles-Roch de Coux, qui avait épousé Marie de Corbier, fille du seigneur de Pontarion (Cr.), comparut à
l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Son petit-fils Michel de Coux (1805-1873) fut
confirmé dans le titre de marquis de Coux en 1866. La famille compte plus d‟une dizaine de descendants en
2009.

Armes : d’argent à trois fasces d’azur à la bande d’azur brochant sur le tout

Sources : Champeval, I, p. 426-430 ; Descoutures, p. 26-27 ; DVN, p. 79 ; Jougla, III, p. 96 ; Nadaud, I, p. 455 ; II, p. 582 ; Valette, p. 69 ;
Verdier, p. 174

197
DES COUX
Les des Coux étaient au XVIIe siècle des bourgeois de Treignac (Cor.). Ils n‟ont pas le lien de parenté
connu avec les de Coux ci-dessus. En 1701, N… des Coux, curé de Saint-Hilaire-les-Courbes (Cor.) et Jean des
Coux, seigneur de Monteil (cne de Treignac, Cor.) présentèrent des armoiries identiques à l‟enregistrement.

Armes : de sinople au lion d’or

nota : le sinople qui évoque la couleur de la feuille du houx (« coux » en dialecte) est peut-être parlant

Source : Agfl, p. 216

DE COUZANCES
Henri de Couzances était sénéchal du diocèse de Limoges pour le roi de France en 1265 et portait un sceau
armorié.

Armes : de… à trois bandes de…

Source : Bosredon, HV, p. 125

CRAMARIDAS
En 1698 Jean Cramaridas, argentier du roi et seigneur de Chapelias (peut-être Chaptelat, HV), fit
enregistrer ses armoiries.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux glands les tiges passées en sautoir du même et en
pointe une fleur de souci tigée et feuillée aussi d’or

nota : le patronyme peut se lire en dialecte par anagramme partiel « Car maridas » (« car marié »). Les glands aux tiges passées en sautoir
symbolisent l‟union matrimoniale et le souci les… soucis qui peuvent en résulter

Source : Agfl, p. 115

DE CRAMAUD
Cette famille semble originaire de Cramaud (cne de Rochechouart, HV.) où elle étaitconnue depuis
1254 et appartenait à la noblesse de la vicomté de Rochechouart. A la fin du XIII e siècle elle s‟était scindée en
deux branches qui étaient éteintes au début du XVIe siècle. Le cardinal Simon de Cramaud, archevêque de
Reims, mourut en 1422.

Armes : d’azur à la bande d’or accompagnée de six merlettes du même rangées en orle

Représentation : mur gauche du chœur de l‟église de Biennac (Rochechouart)

Sources : Bosredon, HV., p. 48-49 ; Généal. lim. et march., III, p. 14-24 ; Lecler, HV., p. 15-24

DE CREIL DE BOURNAZEAU

Vraisemblablement originaire du Poitou, la famille de Creil de Bournazeau, s‟était répandue dans le


Limousin et en Ile-de-France. En 1595 elle fut anoblie par une charge. Jean de Creil était trésorier de France à
Limoges en 1681. Eteinte au XVIIIe siècle.

198
Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois clous de la Passion du même

Sources : Jougla, III, p. 104 ; Poncet, p. 63

DE CRÉMEAUX
François de Crémeaux, grand prieur de la langue d‟Auvergne de l‟ordre de Malte en résidence à
Bourganeuf de 1640 à 1642, appartenait à cette famille du Lyonnais et du Dauphiné, noble au moins depuis le
XVIe siècle, qui s‟éteignit au XVIIIe siècle.

Armes : de gueules à trois croisettes tréflées au pied fiché d’or ; un chef d’argent chargé d’une fasce ondée
d’azur

nota : par double jeu de mots deux éléments du patronyme sont illustrés par des figures : Cre- par les croisettes et –eaux par la fasce ondée

Sources : Jougla, III, p. 105 ; Parinet, p. 32

DE CRESSAC et DE CRESSAC DE SOLEUVRE


La famille de Cressac a ses racines à Bourdeilles (Dordogne). Selon Tardieu une branche de cette
famille aurait possédé en partie le fief de Moutier-Malcard (Cr.) dans la Haute-Marche en 1546 et aurait été
présente à Guéret à la fin du XIXe siècle. Une autre branche des Cressac, celle de Soleuvre, installée dans le
Poitou a été anoblie en 1776. Elle comparut à l‟assemblée de la noblesse de cette province en 1789. L‟un de ses
membres fut fait baron de l‟Empire en 1810 et baron héréditaire en 1819. En 2008 il existe toujours des Cressac
et des Cressac de Soleuvre.

Armes : Cressac du Périgord et de la Marche : d’or au monde de gueules cintré et croisé d’or, sommé d’une
croix pattée de gueules et soutenu d’une fleur de lis du même

Supports : deux sirènes ou un lion et une sirène

Devise : « Arte, marte, mare crescas »

Cressac de Soleuvre selon le règlement de 1776 : coupé : au 1, d’azur à une étoile d’argent accostée de
deux croissants du même ; au 2, d’argent à trois roses de gueules rangées en fasce
Cressac de Soleuvre selon le règlement de 1819 : coupé : au ,1 d’azur à une étoile d’argent accostée de
deux croissants du même ; au 2, d’argent à trois roses de gueules rangées en fasce ; sur le tout d’or au monde
de gueules sommé d’une croix pattée du même et soutenu d’un fer de lance (ou fleur de lis) de gueules
Cressac et Cressac de Soleuvre, armes contemporaines : coupé : au 1, d’azur à une étoile d’argent
accostée de deux croissants du même ; au 2, d’argent à trois roses de gueules rangées en fasce

Sources : DVN, p. 80 ; Jougla, III, p. 107-108 ; Froidefond, p. 175 ; Tardieu, gdghm, p. 54 ; Valette, p. 69

CROCHE
Les Croche de Limoges avaient comme figure principale sur leur blason, probablement depuis le XVIe
siècle, un corbeau parlant car en dialecte local le grand corbeau est appelé « cro ».

Armes : de N… Croche en 1601 et de François Croche en 1641 : d’argent au corbeau de sable perché sur une
branche feuillée de sinople
de N… Croche en 1671 : d’argent au corbeau de sable perché sur une branche feuillée de sinople senestrée
en chef d’une étoile de gueules

199
Source : Arm. Lim., n° 461

DE CROISANT ou DE CROIZANT
Au XVIe siècle la famille de Croisant possédait les seigneuries de Rivières (cne de Rivières, Charente),
d‟Allemagne (cne de Bussière-Galant, HV.) et de Brie (cne d‟Aixe-sur-Vienne, HV.). Sur preuves remontant à
1559 elle fut maintenue noble en 1598 et en 1667. En 1789 Germain de Croizant assista à l‟assemblée de la
noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Famille éteinte au XIXe siècle.

Armes : d’azur à la croix d’argent

Sources : Descoutures, p. 177 ; Lecler, HV, p. 9 ; Nadaud, I, p. 458-459 ; Verdier, p. 172

CROIZIER
Dans cette famille limougeaude on portait des armoiries parlantes au milieu du XVIIe siècle.

Armes de : Mr Croizier vers 1650 : d’azur au chevron d’or accompagné de trois croisettes d’argent
N… Croizier, prêtre, en 1653 : d’azur au chevron d’or accompagné de trois croisettes du même et en chef
d’un croissant d’argent

Source : Poncet, p. 64

DE CROS DE BELBEDER
Selon Jougla les de Cros de Belbeder auraient eu des racines marchoises. Anoblie en 1779, la famille
semble avoir disparu au siècle suivant.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’or à une rose de gueules tigée et feuillée de sinople ; au 2, d’azur au paon
rouant posé en fasce sur une terrasse de sinople ; au 4, de sinople à deux épées d’argent passées en sautoir et
surmontées d’un soleil d’or

Source : Jougla, III, p. 117

DU CROS DE BÉRAIL DES ONDES


Originaires de Salles-la-Source (Aveyron) les du Cros de Bérail des Ondes ont probablement possédé
des terres à Saint-Pantaléon-de-Lapleau (Cor.) au XVIIe siècle. En 1694 Joseph-Mercure de Corn épousait
Louise du Cros du Bérail des Ondes. La famille semble éteinte avant 1789.

Armes : d’azur au lion d’or couronné du même

Sources : Champeval, II, p. 106 ; Jougla, III, p. 116 ; Merceron, p. 58

DU CROS DE CALIMAFORT
Cette famille, vraisemblablement d‟origine chevaleresque, aurait eu ses racines à Croze (Cr.) dans la
Haute-Marche. Elle a fourni plusieurs hommes d‟Eglise. Parmi eux Jean du Cros de Calimafort, professeur de
droit canon, évêque de Limoges de 1348 à 1377 et mort à Avignon en 1383 et Pierre de Cros, proviseur de

200
Sorbonne, évêque de Senlis en 1342, cardinal en 1350, décédé lui aussi à Avignon en 1361. Au XV e siècle elle
semble éteinte.

Armes de Jean du Cros : d’azur à trois pans de muraille crénelés d’argent et maçonnées de sable ; au chef cousu
de gueules

nota : le terme de « fort » est utilisé dans le sens d‟ouvrage militaire de défense depuis le XIIIe siècle, il est donc possible qur les pans de
muraille crénelés soient une expression parlant de la dernière syllabe du patronyme

Sources : Lartigue, évêques, n° 1511 ; Nadaud, I, p. 757

CROUCHAUD
En 1655 N… Crouchaud, demeurant à Limoges, portait des armoiries à deux meubles parlants : la
croisette (cf. « crou », la croix, en dialecte) et le soleil qui est « chaud »). En 1679, un autre Crouchaud,
procureur, avait des armes similaires.

Armes de : N… Crouchaud en 1655 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux croisettes d’argent et
en pointe d’un soleil d’or
X… Crouchaud en 1679 : d’azur au chevron d’argent accompagné en chef de deux croisettes d’or et en
pointe d’un soleil du même

Source : Poncet, p. 64

CROUCHAUD
Ce P. Crouchaud qui vivait en 1600 à Limoges appartenait-il à la famille des précédents ? Nous ne
saurions le dire. Mais il tenait probablement un commerce car la figure principale de ses armoiries est une
marque de marchand.

Armes : de… à un cœur vidé de… chargé des lettres P, V et C et surmonté d’un quatre de chiffre de…

Source : Arm. Lim., n° 433

CROUZILLIE
Vers 1600 la famille Crouzillie de Limoges portait des armoiries.

Armes : de… à la bande de… accompagné de trois coquilles de..., une en chef et deux en pointe

Source : Arm. Lim. , n° 368

DE CUJAS

Au XVIe siècle cette famille noble a possédé la seigneurie de Pierrefolle (cne de Fresselines, Cr.).
Gabriel Cujas, écuyer, vivait en 1550 et sa mère en 1562. La famille était probablement éteinte au début du
XVIIe siècle car Pierrefolle était alors aux mains des Fauveau.

Armes : d’azur chapé d’argent, une tour couverte d’argent brochant

Sources : Jougla, III, p. 126 ; Lecler, p. 287 ; Tardieu, gdghm, p. 54

201
Le curé de BELLAC
Mathieu Moulinier, bachelier en théologie, fut curé de Saint-Sauveur et de Notre-Dame de Bellac (HV.)
de 1663 à 1707. En 1701 il avait reçu d‟office des armoiries en sa qualité de curé.

Armes : de sable à trois fasces d’argent

Sources : Agfl, p. 158 ; Lecler, HV, p. 62

Le curé de BERNEUIL
Il s‟agit peut-être de Jean Leduc qui fit orner de peintures l‟intérieur de l‟église de Berneuil (HV.) par le
peintre Jacques Mondot en 1705. En 1701 il avait reçu d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : de gueules à deux fasces d’or

Sources : Agfl, p. 151 ; Lecler, HV, p. 73

Le curé de BLANZAC
N… Gérald fut curé de Blanzac (HV.) de 1691 à 1705. En 1701 il se vit attribuer d‟office un écu de
type mécanique au titre de curé du lieu.

Armes : de gueules à deux barres d’or

Sources : Agfl, p. 154 ; Lecler, HV., p. 95

Le curé de CHABRAC
Nous n‟avons pu localiser l‟ancienne paroisse de Chabrac. Peut-être était-elle située sur le territoire de
l‟actuelle commune de Saint-Maurice-les-Brousses (HV.) où l‟on trouve un hameau appelé le moulin de
Chabrat. En 1701 le curé de Chabrac reçut d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : de sinople à trois fasces d’or

Source : Agfl, p. 147 et 703

Le curé de CHAMPSAC
En 1701 Jean de Ternes de Cheyrade, docteur en théologie, curé de Champsac de 1692 à 1731, se vit
attribuer d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : d’argent à une bande d’azur

Sources : Agfl, p. 144 ; Lecler, HV., 170

202
Le curé de CHAMPNÉTERY
Comme bien d‟autres curés, celui de Champnétery (HV.) reçut d‟office en 1701 un écu de type
mécanique.

Armes : d’argent à deux barres de sinople

Source : Agfl, p. 153

Le curé de CHAPTELAT
François Tardieu semble avoir été curé de Chaptelat (HV.) de 1683 à 1707. En 1701 il reçut d‟office des
armoiries de type mécanique.

Armes : de gueules à deux barres d’argent

Sources : Agfl, p. 154 ; Lecler, p. 178

Le curé de CHIRAC
En 1701 N…, curé de Chirac (Cor.) recevait d‟office des armoiries de type mécanique en application de
l‟édit de 1696.

Armes : d’argent à une bande de sable

Source : Agfl, p. 144

Le curé de CIEUX
Joseph Durand fut curé de Cieux (HV.) de 1786 à 1709. En 1701 il reçut lui aussi d‟office des armoiries
de type mécanique.

Armes : de sinople à deux fasces d’argent

Sources : Agfl, p. 151 ; Lecler, HV., p ; 217

Le curé de DARNETS
A ce prêtre anonyme de Darnets (Cor.) il fut attribué d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.

Armes : de sable à un chevron d’or

Source : Agfl, p. 213

Le curé de DOURNAZAC
François Moustiers était curé de Dournazac (HV.) en 1701 quand il reçut d‟office ès qualité un écu de
type mécanique.

Armes : d’argent à deux bandes de sinople

203
Sources : Agfl, p. 152 ; Lecler, HV, p. 299

Le curé d’EGUMONT ou GUMOND


Comme bien d‟autres curés du Bas-Limousin celui d‟Egumont ou Gumond (Cor.) se vit attribuer en
1701 des armoiries de type mécanique.

Armes : d’or au chevron d’azur

Source : Agfl, p. 211

Le curé d’EYGURANDE
En 1701, N…, curé d‟Eygurande (Cor.) se voyait attribuer d‟office un écu de type mécanique.

Armes : d’or à une fasce componée d’or et de sinople

Source : Agfl, p. 203

Le curé de GLANGES
A l‟instar de bien d‟autres curés de la généralité de Limoges, celui de Glanges (HV.) se vit conférer des
armoiries de type mécanique en 1701.

Armes : de gueules à trois fasces d’or

Source : Agfl, p. 158

Le curé de LA GARDE
On compte, dans le seul département de la Haute-Vienne, une vingtaine de villages appelés La Garde
parmi lesquels nous n‟avons pu trouver celui qui correspondait à l‟ancienne paroisse du même nom dont le curé
reçut d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.

Armes : d’or à deux chevrons de gueules

Sources : Agfl, p. 154

Le curé de LA GENEYTOUSE
En 1701 le curé de La Geneytouse (HV.) se vit attribuer d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : d’azur au chevron d’argent

Source : Agfl, p. 148

204
Le curé de LA MAZIÉRE
Les armoiries de ce prêtre désigné comme « N…, curé de La Mazière » (vraisemblablement un village
de la commune d‟Eyburie, Cor.), furent jugées héraldiquement incorrectes ou mal blasonnées en 1697. En 1701,
probablement après mise au point par le bureau d‟enregistrement elles furent acceptées.

Armes : d’argent à un arbre arraché de sinople

Source : Agfl, p. 104 et 212

Le curé de LAPLEAU
Le curé de Lapleau (Cor.) reçut d‟office en 1701 des armoiries un peu plus complexes que celles
attribuées à la plupart de ses confrères.

Armes : d’argent fretté d’azur ; au chef de gueules chargé de trois étoiles d’argent

Source : Agfl, p. 212

Le curé de LA PORCHERIE
En 1701 André-Daniel Beaupoil de Sainte-Aulaire était archiprêtre de La Porcherie (HV) quand il lui
fut attribué d‟office des armoiries de type mécanique, sans rapport avec ses armoiries familiales.

Armes : d’or à trois fasces de sable

Sources : Agfl, p. 157 ; Lecler, HV., p. 561

Le curé de LESIGNAS-SUR-GORRE
Cette ancienne paroisse était située sur le territoire de l‟actuelle commune de Chaillac-sur-Vienne
(HV.). En 1701 son curé reçut d‟office des armoiries de type mécaniques.

Armes : d’argent à deux bandes de gueules

Sources : Agfl, p ; 144 ; Lecler, HV., p. 149

Le curé et archiprêtre de LUBERSAC


Ce sont des armes de type mécanique qui furent attribuées anonymement en 1701 à l‟archiprêtre de
Lubersac (Cor.).

Armes : d’or à trois pals d’azur

Source : Agfl, p. 212

205
Le curé de MARCILLAC
En 1701 il est attribué à N…, curé de Marcillac (Cor.) un écu portant deux meubles à forte symbolique
chrétienne, la croix (la rédemption) et le cœur (la charité), au choix desquels il a probablement collaboré.

Armes : d’azur à une croix pattée d’argent chargée d’un cœur de gueules

Source : Agfl, p. 212

Le curé de MARGERIDES
L‟écu présenté à l‟enregistrement en 1697 par N…, curé de Margende (probablement Margerides, Cor.),
fut annoté « à expliquer plus amplement ». Quatre ans plus tard une nouvelle (?) version avec un meuble allusif
du sacerdoce de l‟intéressé fut acceptée.

Armes : de gueules à une croix alaisée d’or cantonnée de quatre étoiles du même

Source : Agfl, p. 104 et 213

Le curé de MARSAC
En 1701 N…, curé de Marsac (Cr.) dans l‟élection de Bourganeuf reçut d‟ofice des armoiries de type
mécanique.

Armes : de sable à une bande d’or

Source : Hugon, p. 70

Le curé de MEILHAC
N… Monestier était vraisemblablement curé de Meilhac (HV.) en 1701 quand on lui attribua d‟office
des armoiries de type mécanique.

Armes : d’or à deux chevrons d’azur

Source : Agfl, p. 154 ; Lecler, HV., p. 484

Le curé de MESTES
Les armoiries de N…, curé de Mestes (Cor.), finalement enregistrées en 1701, étaient pourtant bien
simples. Mais étaient-elles proches de celles présentées en 1697 à Brive et qui furent refusées en l‟état ?

Armes : de gueules à une aigle d’or

Source : Agfl, p. 104 et 213

206
Le curé de MOURIOUX
En 1701 il fut attribué d‟office à N …, curé de Mourioux (Cr.) dans l‟élection de Bourganeuf un écu de
type mécanique.

Armes : de sinople à une bande d’argent

Source : Hugon, p. 70

Le curé de MONTBRANDEIX
Curé de Montbrandeix (aujourdhui La Chapelle-Montbrandeix, HV.) depuis 1687, N… Boismourand
reçut en 1701, ès qualité, des armoiries de type mécanique.

Armes : d’argent à trois bandes de gueules

Source : Agfl, p. 158 ; Lecler HV, p. 174

Le curé de NANTIAT
Curé de Nantiat (HV.) de 1679 à 1712, N… Desthèves, qui n‟avait vraisemblablement pas d‟armoiries,
s‟en vit attribuer d‟office en 1701.

Armes : d’argent à deux chevrons de sable

Sources : Agfl, p. 155 ; Lecler, HV., p. 155

Le curé de NEUVIC
On ne sait ce qui fut reproché aux armes de N…, curé de Neuvic (Cor.), en 1697 mais ce fut seulement
en 1701 qu‟elles furent enregistrées après mise au point.

Armes : de sable à un léopard d’argent

Source : Agfl, p. 104 et 212

Le curé de PEYRAT-DE-BELLAC
Joachim Mondot était curé de Peyrat-de-Bellac en 1701 quand il reçut d‟office des armoiries de type
mécanique.

Armes : d’or à trois bandes de sable

Sources : Agfl, p. 158 ; Lecler, HV., p. 545

Le curé de RANCON
En 1701 N… Mauransannes, prêtre de Rancon (HV.) reçut d‟office en sa qualité de curé des armoiries
de type mécanique.

207
Armes : de sinople à deux chevrons d’argent

Sources : Agfl, p. 155 ; Lecler HV., p. 565

Le curé de ROCHE-LE-PEYROUX
Les armoiries qui furent enregistrées en 1701 pour le curé de Roche-le-Peyroux (Cor.), sans indication
de son patronyme, n‟étaient pas au point lors d‟une première présentation en 1697. Dans leur version définitive
elles portent deux meubles à signification religieuse : le cœur et les deux croisettes.

Armes : d’azur à une fasce d’or chargée d’un cœur de gueules accosté de deux croisettes du même

Source : Agfl, p. 104 et 212

Le curé de SAINT-BARBANT
En 1701 le curé de Saint-Barbant (HV), comme bien d‟autres dans la généralité de Limoges, reçut
d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : d’or à trois bandes de sinople

Source : Agfl, p. 158

Le curé de SAINT-BONNET-PRÈS-BORT
Cette localité de la Corrèze portait au XVIIIe siècle le nom Saint-Bonnet-Le-Port-Dieu. N…, curé de ce
lieu, avait vu ses armoiries refusées à l‟enregistrement en 1697 pour être finalement acceptées en 1701 après
remaniement. Comme d‟autres armes de prêtres elles sont chargées de croisettes allusives de leur ministère.

Armes : d’or à deux fasces de gueules accompagnées de six croisetttes du même, trois en chef, deux en fasce et
une en pointe

Source : Agfl, p. 104 et 213

Le curé de SAINT-ETIENNE-DE-FURSAC
N…, curé de Saint-Etienne-de-Fursac (Cr.) reçut d‟office en 1701 des armoiries de type mécaniques.

Armes : d’azur à deux barres d’or

Source : Agfl, p. 153

Le curé de SAINT-FRÉJOUX
Le curé de Saint-Fréjoux (Cor.) avait présenté en 1697 une première version de ses armories,
probablement créées pour la circonstance, qui ne fut pas acceptée. En 1701, le bureau d‟enregistrement après
avoir « suppléé aux défauts » les prit en compte.

Armes : d’azur à trois chevrons d’argent

208
Source : Agfl, p. 104 et 113

Le curé de SAINT-GENCE
N… Vidaud était probablement le curé de Saint-Gence (HV.) quand il reçut d‟office en 1701 des
armoiries de type mécanique.

Armes : d’or à trois bandes de gueules

Sources : Agfl, p. 158 ; Lecler, HV., p. 626

Le curé de SAINT-JEAN-LIGOURE
Le curé de Saint-Jean-Ligoure (HV.) reçut d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.

Armes : d’azur à deux bandes d’or

Source : Agfl, p. 152

Le curé de SAINT-JULIEN-PRÈS-BORT
L‟enregistrement des armoiries, pourtant bien simples, du curé N… de Saint-Julien-près-Bort (Bort-les-
Orgues) dans l‟actuelle Corrèze fut refusé en 1697 puis accepté en 1701 après correction.

Armes : d’or à trois fasces ondées d’azur

Source : Agfl, p. 104 et 213

Le curé de SAINT-JUNIEN-LES-COMBES
Isaac Vergnaud, curé de Saint-Junien-les-Combes de 1699 à 1709, reçu d‟office des armoiries de type
mécanique en 1701.

Armes : d’azur à deux fasces d’argent

Sources : Agfl, p. 150 ; Lecler, HV., p. 659

Le curé de SAINT-MARTIAL-SUR-ISOP
Il est probable que les armoiries que fit enregistrer en 1701 le curé de Saint-Martial-sur-Isop (HV.)
étaient des armes personnelles ou familiales.

Armes : de gueules à un sautoir d’argent accompagné de quatre croissants d’or ; au chef d’azur

Source : Agfl, p. 193

209
Le curé de SAINT-MARTIAL-DE-GIMEL
Trois croisettes allusives de son ministère sont les seuls meubles de l‟écu de N…, curé de Saint-Martial-
de-Gimel (Cor.) enregistré en 1701 après avoir été refusé en 1697 avec la mention « à expliquer plus
amplement ».

Armes : de gueules à trois croisettes d’argent posées deux et une

Source : Agfl, p. 103 et 211

Le curé de SAINT-PAUL
De 1699 à 1755, Mathurin Mérigot fut curé-archiprêtre de Saint-Paul (HV.). En 1701 on lui attribua
d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : de gueules à trois pals d’or

Sources : Agfl, p. 156 ; Lecler, HV., p. 714

Le curé de SAINT-SORNIN-LA-MARCHE
Joseph Maurat était curé de Saint-Sornin-la-Marche (HV) depuis 1693. En 1701 il reçut d‟office des
armoiries de type mécanique.

Armes : écartelé en sautoir d’azur et d’argent à une croix de l’un en l’autre

Sources : Agfl, p. 193 ; Lecler, HV., p. 731

Le curé de SAINT-VICTOUR
Les armoiries allusives du ministère de N…, curé de Saint-Victour (Cor.), lui ont été attribuées d‟office
en 1701.

Armes : d’azur à une croix fleuronnée d’or

Source : Agfl, p. 223

Le curé de SAINTE-MARYE
Sainte-Marye était au XVIIe siècle une paroisse proche de Saint-Hilaire-Peyroux (Cor.). En 1700 son
curé se vit attribuer d‟office des armoiries de type mécaniques.

Armes : d’or à trois bandes ondées d’azur

Source : Agfl, p. 185

Le curé de SANGON
Nous n‟avons pu localiser précisément cette cure située dans l‟élection de Limoges dont le desservant
reçut d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.

210
Armes : d’argent à la bande de sinople

Source : Agfl, p. 144

Le curé de SARROUX
Les armoiries présentées à l‟enregistrement en 1697 par N…, curé de Sarroux (Cor.) ne furent pas
agréées avec la mention « à expliquer plus amplement ». En 1701, les mêmes corrigées (ou d‟autres) avec des
figures allusives (les trois croix du Golgotha) furent reçues par le bureau d‟enregistrement de Limoges.

Armes : de sable à trois croix au pied fiché d’or

Source : Agfl, p. 104 et 213

Le curé de VALIERGUES
Comme celles de plusieurs autres curés du Limousin, les armoiries que N…, curé de Valiergues (Cor.),
tenta de faire enregistrer à Tulle ne furent pas jugées conformes en 1697. Ce n‟est qu‟en 1701 qu‟il reçut ses
armoiries rectifiées ou créées de toute pièce par le bureau d‟enregistrement.

Armes : d’or à un lion de sable

Source : Agfl, p. 104 et 213

Le curé de VAYRES
En 1701 le curé de Vayres (HV), qui était peut-être Joseph Joubert (curé de Saint-Jean-de-Vayres de
1693 à 1711), reçut d‟office des armoiries.

Armes : d’or à un annelet de gueules

Sources: Fougeyrollas, Nouv. Arm. Poitevin, p. 680. Lecler, HV, p. 792-793

DE CUREL

Les de Curel, originaires de Gondrecourt-le-Château en Lorraine, furent confirmés nobles en 1718 en la


personne de Hyacinthe de Curel. En 1819 Nicolas de Curel fut créé vicomte héréditaire par lettre. En 1853
Albert de Curel épousa une de Wendel d‟où descendance. Leur fils François de Curel (1854-1928) fut un auteur
dramatique à succès. La famille a possédé le château et le domaine de La Grande-Cazine (cne de Noth, Cr.) dans
la seconde moitié du XIXe siècle. Descendance en 2009.

Armes : d’azur au lion d’or, armé et lampassé de gueules, accosté d’un dextrochère tenant une balance d’argent
mouvant d’une nuée au naturel issante du canton senestre de l’écu et chargée d’une étoile aussi d’argent

Sources : DVN, p. 81 ; Jougla, III, p. 128 ; Valette, p. 70

211
DE CUSTOJOUL
La famille de Custojoul, originaire du Périgord, fut anoblie en 1617. Gérard de Custojoul fut abbé de
Beaulieu (Cor.) de 1631 à au moins 1657.

Armes : d’azur à trois clous de la Passion d’or posés deux et un

Sources : Bosredon, Sceaux du Bas-Lim., II, p. 557 ; Jougla, III, p. 130

212
D

D… Simone
On ne connaît pas le patronyme de cette Simone D… qui fit peindre ses armoiries en 1654 par
l‟émailleur Philippe Poncet. Probablement demeurait-elle à Limoges.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’une étoile entre les lettres S et D et accompagné en pointe d’un
soleil d’or

Source : Poncet, p. 80

DAGIER
En 1701 N… Dagier, juge de Saint-Michel de Laurière (cne de Laurière, HV) reçut d‟office des
armoiries de type mécanique.

Armes : de sable à deux fasces d’argent

Source : Agfl, p. 151

DALESME ou D’ALESME
Alesme est un hameau de la commune d‟Auriat (Cr.) qui est probablement le berceau de la famille
Dalesme. Aux XVIe et XVIIe siècles les Dalesme étaient une famille bourgeoise de Limoges. Plusieurs consuls
de cette ville, notamment en 1598, en 1620 et en 1628 en sont issus. D‟autres étaient receveurs de la taille ou
trésoriers généraux des finances comme N. Dalesme en 1657. C‟est l‟une de ces charges qui leur permit
d‟accéder à la noblesse à la fin du XVIIe siècle ou au début du siècle suivant. En 1789 Jean-Marie D‟Alesme,
baron de Châtelus-le-Marcheix (Cr.) comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges.
Jean-Baptiste Dalesme, qui appartenait probablement à une autre branche de cette famille, naquit à Limoges en
1762 d‟un père ingénieur. Sergent en 1782, il était général de division en 1794. En 1810 il fut créé baron de
l‟Empire. En 1814 on le trouve gouverneur de l‟île d‟Elbe. Il meurt à Paris en 1832. La famille s‟est éteinte vers
le milieu du XIXe siècle. Du XVIe au XIXe siècle les armes de cette famille ont présenté beaucoup de variantes
mais toutes avaient en commun un champ d‟azur, des croissants et des étoiles.

Armes de : N… Dalesme en 1600 : de… à une fasce de… accompagné en chef de trois étoiles de… et en pointe
d’un croissant de…
N… Dalesme, receveur du taillon en 1642 : d’azur au chevron d’or accompagné de deux étoiles du
même en chef et d’un croissant d’argent en pointe
N… Dalesme, seigneur de Rigoulène, en 1658 : d’azur au chevron rompu d’or accompagné en chef
de deux étoiles du même et en pointe d’un croissant d’argent
C… d‟Alesme, trésorier de France à Limoges, en 1680 : d’azur au chevron mi-parti d’or et de gueules
accompagné en chef de deux étoiles d’or et en pointe d’un croissant d’argent

213
Jean d‟Alesme, chanoine de la cathédrale de Limoges, en 1697 : d’azur à un chevron d’or
accompagné en pointe d’un croissant du même ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or
Jean-Baptiste d‟Alesme, baron de l‟Empire, en 1810 : coupé : au 1 parti, en a) d’azur à trois
croissants d’or, en b) du signe des barons militaires qui est de gueules à une épée d’or en pal la pointe en haut ;
au 2 d’argent à trois étoiles d’azur rangées en fasce

Sources : Agfl, p. 51 ; Arm. Lim., n° 425 ; Jougla, I, p.147 et III, p. 135; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 237 ; Nadaud, I, p. 26-
27 et 480-483; Poncet, p. 33-34; Révérend, APE, II, p. 3-4

Représentation : dans l‟Armorial des trésoriers généraux de France à Limoges ; sur le vitrail (vers 1860) de l‟Archange Gabriel de la chapelle
ND du Puy de Bourganeuf (Cr.)

DALLET
N… Dallet, médecin à Ussel (Cor.), se vit attribuer d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.

Armes : de sinople à trois bandes ondées d’or

Source : Agfl, p. 185

DALMAIS ou DALMAY
Aux XVIe et XVIIe siècles plusieurs membres de la famille Dalmais ont exercé les professions de
notaire ou de greffier dans le Bas-Limousin, notamment à Ayen, Saint-Robert et Louignac. En 1654 Jean
Dalmais, seigneur des Farges (cne de Louignac, Cor.) reçut ses lettres de noblesse. Son descendant Jean Dalmais
était seigneur de Pinsac (cne de Louignac, Cor.). En mars 1789 N… Dalmais, seigneur d‟Antissac (cne de
Louignac, Cor.) donnait procuration pour signer le cahier de doléances de la noblesse de la sénéchaussée de
Tulle. La famille avait encore des représentants au début du XIXe siècle.

Armes : coupé : au 1, d’azur à une épée d’argent en pal la pointe en haut accompagnée de deux croissants du
même ; au 2, d’or à un arbre arraché de sinople

nota : l’arbre arraché est probablement un orme ce qui en fait un meuble parlant par jeu de mots avec le patronyme

Sources : Champeval, II, p. 145-148 ; Descoutures, p. 265-266 ; Merceron, p. 22 ; Nadaud, II, p. 2 ; Verdier, p. 178

DAMAS DE VAUX
En 1701, l‟écuyer N… Damas de Vaux, qui vivait dans l‟élection de Limoges, se vit attribuer d‟office
un écu de type mécanique.

Armes : d’or à deux bandes de sinople

Source : Agfl, p. 151

DAMBLEVILLE
Ambleville est une commune de l‟actuel département de la Charente. A la fin de l‟année 1600 l‟auteur
de l‟Armorial de Limoges dessina dans son recueil les armoiries du « sieur d‟Ambleville ».On observera qu‟elles
ressemblent à celles des Rochechouart.

Armes : fascé-ondé de gueules et d’argent ; au comble de…

214
Source : Arm. Lim., n° 442

DANIEL
En 1317 Guillaume Daniel, bailli de Limoges, clerc du roi de France et lieutenant du sénéchal de
Poitou, possédait un sceau armorié partiellement effacé.

Armes : de… à un chevron de…

Source : Bosredon, HV, p. 164-165

DANIEL
Nous ne savons si Jacques Daniel, chanoine de Saint-Léonard, qui fit enrergistrer ses armoires en 1699,
était de la famille des Daniel de La Gasnerie ci-après.

Armes : d’argent à un tourteau de gueules chargé d’une étoile d’argent et accompagné quatre croissants
confrontés d’azur

Source : Agfl, p. 130

DANIEL DU MURAUD et DANIEL DE LA GASNERIE


La famille Daniel est vraisemblablement originaire du Palais-Sainte-Marie (cne de Thauron, Cr.) où elle est
mentionnée au XIIe siècle. En 1258 Guillaume Daniel était bourgeois de Saint-Léonar-de-Noblat. En 1275 avec
son frère Gaucelin ils étaient consuls de cette ville. Au début du XIV e siècle ses deux fils Reginald et Guillaume
furent anoblis. En 1432 Guillaume Daniel, chevalier, était seigneur du Muraud (cne de Saint-Denis-des-Murs,
HV.) et du Mazeau (cne de Saint-Priest-Thaurion, HV.). Sa descendance qui forma plusieurs branches ne
s‟éteignit qu‟au début du XVIIe siècle. Les branches demeurées bourgeoises, Daniel-Lacombe, Daniel-Lamazière
et Daniel de La Gasnerie se perpétuent au début du troisième millénaire.
En 1641 Pierre Daniel du Montfayon (cne de Châtenet, HV.), seigneur du dit-lieu, était avocat et juge
en la châtellenie du Pont-de-Noblat (cne Saint-Léonard-de-Noblat, HV.). En 1697 Léonard Daniel, sieur de
Montfayon et juge royal de Saint-Léonard, faisait enregistrer ses armoiries. Son fils, Guillaume Daniel de La
Gasnerie, était seigneur de La Gasnerie (cne de Saint-Martin-Terressus, HV.) en 1733. En 1789, Léonard Daniel
et son fils, officiers au bureau des finances de Limoges, bien que roturiers, furent admis à l‟assemblée de la
noblesse de la sénéchaussée de Limoges, comme possédant des fiefs (nobles ?).

Armes : d’azur au coq d’or accompagné en chef de deux étoiles d’argent et en pointe d’un croissant du même

Sources : Agfl, p. 62 ; DFN, p. 133 ; Généal. lim. et march., XIV, p. 27-66 ; Jougla, III, p. 143 ; Lecler, HV, p. 201 et 685 ; Verdier, p. 120

DARCHE
Les Darche de Limoges ne sont pas de la même famille que les d‟Arche du Bas-Limousin. Si leurs
armoiries sont également parlantes c‟est avec un meuble différent, en l‟occurrence une arche d‟alliance au lieu
d‟une arche de Noé. Le gantier N… Darche dont nous donnons ici les armes vivait à Limoges en 1644.

Armes : d’azur à l’arche d’alliance (ou coffre) d’argent

Source : Poncet, p. 65

215
DARGIER DE SAINT-VAULRY
Au XVIIIe siècle cette famille, originaire du Berry, a possédé dans la Haute-Marche les seigneuries de Beauvais
(cne de Bonnat, Cr.) et de Saint-Vaulry (Cr.). Elle est noble d‟extraction depuis 1537 et fut maintenue en 1667 et
1669. En mars 1789, Honoré-François d‟Argier, vicomte de Bernage, comparut à l‟assemblée des trois ordres de
la sénéchaussée de Guéret. En 1793 Valéry Dargier, baron de Saint-Vaulry et de Malval (Creuse), qui avait
émigré en 1791, rentra clandestinement. Reconnu, il fut arrêté, jugé, condamné à la peine capitale et exécuté à
Guéret le 27 octobre 1793. Il fut d‟ailleurs l‟unique laïc victime de la Terreur dans le département de la Creuse.
Cette famille a plusieurs descendants en 2009.

Armes : d’argent à trois tourteaux de gueules

Sources : DVN, p. 83 ; Nadaud, I, p. 663 ; Tardieu, gdghm, p. 2 ; Valette, p. 71

DARNAL DE NEGELLE
En 1786, Françoise Darnal de Negelle, épouse du vicomte Gabriel de Cosnac, scellait de son sceau
armorié personnel.

Armes : de… à un chevron de… accompagné de trois tourteaux d’azur

Source : Bosredon, Sceaux du Bas-Lim., I, p. 153, n° 199, renvoi 2

DAUBEROCHE
En 1700 N… Dauberoche, veuve de N… Lacoste, vivant à Magnac (HV.) se vit attribuer d‟office des
armoiries de type mécanique.

Armes : d’argent à trois pals d’azur

Source : Agfl, p. 156

DAUMA
En 1657, Jean (?) Dauma de Limoges possédait un écu parlant.

Armes : d’azur à trois mâts d’or sur une mer d’argent accostés des lettres I et D

nota : outre les initiales, ces armoiries sont rébus parlant : eau + mâts

Source : Poncet, p. 65

DAURY
En 1652 Noël Daury de Limoges portait des armoiries dont l‟élément parlant était le métal « or »
présent sur tous les meubles.

Armes : d’azur au cœur d’or accompagné en chef de trois étoiles du même et en pointe d’une fleur aussi d’or

Source : Poncet, p. 65

216
DAVID
Il y a eu plusieurs familles de ce nom en Haut-Limousin dont les liens de parenté sont incertains.
Certaines étaient nobles et d‟autres non. Parfois leurs armoiries présentent des ressemblances, parfois elles sont
très différentes. Celles que nous présentons ci-après appartenaient à des familles roturières. Leurs meubles sont
le plus souvent en rapport le récit biblique de l‟histoire du roi David : le roi David lui-même, le roi David
étouffant un lion, le lion seul, la harpe du roi David, etc.

Armes de : Jean David en 1643 : d’azur à la croix haute, au bras senestre recroisetté et le bras dextre réuni au
sommet, haussée sur les lettres A V entrelacées et accostée des lettres initiales J D, le tout d’or

nota : il s‟agit probablement d‟une ancienne marque de marchand assez fréquente (le quatre de chiffre)

N… David, juge de Razès (HV.), bayle de la confrérie de la Sainte-Croix de Limoges en 1645 : d’azur au
pigeon (ou colombe) d’argent,accosté de deux branches de sinople, en chef un croissant entre deux étoiles d’or
N… David de Limoges en 1650 : d’azur au lion d’or accompagné de huit dés à jouer d’argent rangés en
orle

nota : outre le lion biblique parlant par allusion, les dés résultent du jeu de mots « dés huit » pour David

Jean David de la rue du Clocher à Limoges en 1648 : d’azur au lion couronné accompagné de cinq roses
posées deux, deux et une, le tout d’or
Jean David, médecin à Limoges en 1660 : d’or au lion de gueules accompagné de cinq étoiles d’azur,
quatre sous la patte et une sur la tête
Mr David, épicier à Limoges, en 1679 : d’azur à une harpe d’or les cordes d’argent ; au chef cousu de
gueules chargé de trois étoiles d’or
Pierre David, seigneur de La Vergne, trésorier de la monnaie de Limoges en 1697 : d’azur au roi David
contourné d’argent couronné d’or, perçant avec un poignard d’argent garni d’or un lion d’argent lampassé et
armé de gueules, le roi senestré en chef d’une harpe d’argent

nota : un descendant de Pierre David, N… David de Saint-Hilaire, comparut à l‟assemblée de la noblesse de Limoges en 1789

Jacques David, bourgeois de Limoges, en 1697 : d’azur à un roi David suffoquant un lion qu’il tient par les
deux mâchoires, surmonté d’une harpe et soutenu d’une mer, le tout d’argent

Sources : Agfl, p. 52, 65, 81 et 92 ; Jougla, III, p. 134 ; Poncet, p. 65-66

DE DAVID ou DAVID
En 1598 et en 1666 cette famille fut maintenue noble sur preuves de 1499. Mais elle existait déjà à la fin
du XIIIe siècle en la personne de Pierre de David qui scellait d‟un sceau armorié en 1277. Au XVIe siècle ils
étaient seigneurs de Vantaux (cne de Solignac, HV.). En 1660 le mariage de François II de David avec Charlotte
d‟Abzac (HV.) apporta aux David le marquisant de Lastours (cne de Rilhac-Lastours, HV.).
A la fin du XVIIe siècle la famille comptait trois branches principales : celle des Renaudies, celle de
Lastours et celle des Etangs. En 1789 Charles de David, baron des Etang et Jean-François de David, baron des
Renaudies, participèrent à l‟assemblée de la noblesse de Limoges. La branche des Renaudies s‟éteignit en 1846
et celles des Etangs au début du XXe siècle.

Armes de : Pierre de David sur sceau de 1277 : de… à une coquille de…
Amelius de David sur sceau de 1296 : de… à une fasce de… chargée de trois coquilles de … accompagnée
de deux lions léopardés de…
David de La Renaudie : d’or à trois coquilles de sable posées deux et une

217
David de Lastours en 1698 : de sinople à trois coquilles d’argent posées deux et une ; au chef d’argent
chargé de trois coquilles de sable

Devise : « Impatiens pugna »

Sources : Agfl, p. 91 ; Descoutures, p. 32 ; Jougla, III, p. 153-154 ; Lecler HV., p. 394 ; Nadaud, II, p. 7, 39 et 616

DE DAVID DE LA ROCHE
En 1672, Jacques David, seigneur de La Roche (commune de Bourganeuf, Cr.), épousait Françoise
Bournazeau. En 1697 son fils (?), Philibert de David, qui se qualifiait d‟écuyer, faisait enregistrer ses armoiries.
Malgré la similitude des armoiries cette famille ne semble pas avoir de lien de parenté avec la famille
précédente.

Armes : d’argent à six coquilles d’or posées trois en chef, une en cœur et deux en pointe

Sources : Agfl, p. 81 ; Tardieu, gdghm, p. 55

DEAULX
Les Deaulx étaient seigneurs de Soulignac (cne de Cromac, HV.) en 1458. En 1598, année où ils furent
reconnus nobles, ils possédaient les seigneuries de Lage-Ponnet, de Nouailles et Chambon (cne de Bersac, HV.).
Mais en 1666 ils ne furent pas maintenus dans leur noblesse. La famille s‟éteignit en 1725.

Armes : d’azur au chevron d’argent accompagné en chef de trois besants du même

Sources: Lecler, HV. , p. 77 et 263 ; Nadaud, II, p. 11

DEAUX
Cette famille roturière comptait parmi ses membres en 1657 N… Deaux, maître-tailleur à Limoges dont
les armoiries étaient parlantes.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles du même et en pointe d’une cane nageant
dans une rivière du même

Source : Poncet, p. 67

DEBEAUNE ou DE BEAUNE
La famille Debeaune est probablement originaire de la paroisse de Beaune (aujourd‟hui Beaune-les-
Mines, HV.). Bernard Debeaune naquit à Coussac-Bonneval (HV.) en 1751 et mourut à Montgibaud (Corrèze,
HV.) en 1826. Sous Napoléon Ier il fut président de la cour d‟appel de Limoges ce qui lui valut d‟être fait
chevalier de l‟Empire en 1810. On ne lui connaît pas de descendance.

Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné de trois pins (ou arbres) au naturel

Sources : Jougla, II, p. 38 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 241 ; Révérend, APE, II, p. 19

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DECHAUDZ ou DECHAUX
Un Dechaux était notaire à Limoges en 1644 et portait des armoiries parlantes.

Armes : d’azur à un lion passant d’or et en pointe une flamme de gueules

Source : Poncet, p. 67

DÉCLAREUIL
N… Déclareuil était prêtre à Limoges vers 1679. Ses armoiries sont vraisemblablement parlantes dans
la mesure où elles portent quatre meubles évoquant la notion de « clarté » : un soleil, deux étoiles, un croissant et
une comète.

Armes : de… à une bande chargée de onze besants de…, accompagnée en chef d’un lion couronné de… accosté
d’un croissant et d’une étoile de… et en pointe d’un lion couronné de… surmonté d’une comète de… et soutenu
d’une étoile de… et d’un soleil de…

Source : Poncet, p. 67

DEFAYE
Les Defaye de Bourganeuf, avaient au XVe siècle une origine commune avec les de La Faye de Peyrat-
le-Château (HV.) anoblis au XVIe siècle. De nos jours ils ont des descendants à Bourganeuf (Cr.).

Armes : d’argent à l’arbre arraché de sinople accompagné en chef de deux étoiles de gueules

nota : l‟arbre arraché est parlant dans la mesure où il évoque un hêtre ou fayen (« fau » en dialecte). Par ailleurs on observera que ces
armoiries rappellent celles des Loménie, originaires également de Bourganeuf

Source : Généal. lim. et march., t. VIII, p. 25-48

DEGAT
En 1701 François Degat, prieur de Magnat-Lestrange (Cr.), reçut d‟office un écu parlant.

Armes : d’or à deux chats affrontés de sable

Source : Hugon, p. 62

DEGIN
En 1701, Etienne Degin, bourgeois et seigneur des Mazeaux (cne de Treignac, Cor.) et co-seigneur de
Pradines (Cor.) entre 1650 et 1750, reçut des armoiries « éclaircies » par le bureau d‟enregistrement de Tulle

Armes : d’azur au lion d’argent

Source : Agfl, p. 215

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DEGLANE
En 1643, Léonarde Deglane, épouse Joubert, se faisait peindre ses armoiries à Limoges par l‟émailleur
Philippe Poncet.

Armes : d’azur à un chevron d’or et une rivière d’argent en pointe.

nota : la rivière est une allusion parlante à la rivière la Glane qui se jette dans la Vienne en aval de Limoges

Source : Poncet, p. 68

DEGORCEIX
Vers 1660 N… Degorceix et son épouse N… Guy, demeurant vraisemblablement à Limoges, avaient
pour écu un parti représentant leurs armoiries respectives.

Armes : parti : au 1 d’or à l’arbre de sinople et un lion passant de gueules brochant sur le tronc de l’arbre ; au
2 d’azur au chevron d’or accompagné de trois roses d’argent, deux en chef et une en pointe et deux coeurs aussi
en pointe

nota : l’arbre de sinople des armes du mari est l‟expression parlante du patronyme du mari (las gorceix signifiant les haies dans le parler
limousin). Les deux cœurs des armes de l‟épouse sont peut-être une allusion à l‟amour conjugal

Source : Poncet, p. 68

DEGORSES
André Degorses, maître-pintier à Limoges et époux de N… Gentil, portait des armoiries vers 1627.

Armes : d’azur à deux étoiles rangées en fasce, accompagnées en chef des lettres A et D et en pointe de la lettre
G, le tout d’or

nota : les lettres A et D sont les initiales du nom de baptême et du patronyme du mari et G l‟initiale du patronyme de l‟épouse

Source : Poncet, p. 68

DELACHAUMETTE
Famille originaire des environs de Rochechouart (HV.). En 1700 Léon Delachaumette, greffier des rôles
d‟Oradour-sur-Vayres (HV.) reçut d‟office des armoiries parlantes.

Armes : de sable à une maison d’argent couverte de chaume d’or

Source : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, p. 176

DELACHENAUD
Entre 1630 et 1640 B. Delachenaud s‟était fait peindre un écu parlant par l‟émailleur de Limoges
Philippe Poncet.

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Armes : d’azur à l’arbre de sinople sur une champagne du même accosté à dextre de deux étoiles et d’un
croissant d’argent posés en triangle dont le croissant occupe le sommet près du tronc de l’arbre, et à senestre de
trois étoiles aussi déposées en triangle

nota : d‟une part l‟arbre de sinople est probablement un chêne parlant et d‟autre part placé sur un champ d‟azur il contrevient à l‟une des
règles de base de l‟héraldique qui interdit de placer une couleur sur une autre couleur

Souce : Poncet, p. 68

DELAPINE
« Mr Delapine, élu » à Limoges en 1642, portait un écu parlant.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois pommes de pin du même, deux et une

Source : Poncet, p. 68

DELAROCHE dit VOUZELLE


Les armoiries de N… Delaroche dit Vouzelle, peintes vers 1650, ont des meubles parlants évoquant le
patronyme (le rocher) et le sobriquet (les deux demi-vols)

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux demt-vols d’or et en pointe d’un rocher d’argent

Source : Poncet, p. 68

DELAUZE dit CHEVAL BLANC


Comme celles de Delaroche dit Vouzelle ci-dessus les armoiries de Delauze dit Cheval Blanc évoquent
par certains meubles le patronyme et le sobriquet. Le surnom venait de l‟enseigne de l‟hôtellerie du « Cheval
Blanc » que tenait la famille Delauze à Limoges au XVIe et au XVIIe siècle. En 1589 Léonard Delauze avait été
l‟un des chefs de la Ligue catholique à Limoges. Le 17 octobre de la même année, après la prise de cette ville par
l‟armée royale, il fut pendu avec quelques autres meneurs. Dans les documents de l‟époque il est plus souvent
désigné par son sobriquet que par son nom de famille. D‟où le « cheval d‟argent » figurant sur les armoiries
confectionnées pour son petit-fils vers 1650. On observera par ailleurs que, selon l‟émailleur et héraldiste
Philippe Poncet, certains autres Delauze avaient seulement un cheval blanc comme meuble principal. Quand au
poisson il s‟agit certainement d‟une alose qui était alors très fréquente dans la Vienne, rivière probablement aussi
figuré sur l‟écu de Delauze.

Armes : d’azur au cheval d’argent accompagné en pointe d’une rivière où nage un poisson du même

Sources : Guibert Louis, La Ligue à Limoges, 1884; Poncet, p. 68-69

DELAUZE
En 1644 Charles Delauze, probablement d‟une branche collatérale de la famille du précedent, portait
aussi des armoiries parlantes avec une alose mais sans le cheval blanc.

Armes : d’azur au chevron de… sommé d’un croissant, accompagné de trois étoiles de …, en pointe une rivière
où nage un poisson du même

221
Source : Poncet, p. 69

DELAVAULT
En 1600 Pierre Delavault, demeurant à Limoges, se faisait dessiner ses armoiries par l‟auteur de
l‟Armorial de Limoges.

Armes : de… à une serpe de … la pointe en haut accompagnée en chef de deux étoiles de… et en pointe des
lettres initiales P, V et D disposées en triangle

Source : Arm. Lim. , p. 428

DELAVAUT
N… Delavaut en 1628 et Jean Delavaut en 1650, tous les deux de Limoges, étaient peut-être de la
même famille. En tout cas leurs armoiries présentaient plusieurs analogies.

Armes de : N… Delavaut en 1628 : de… à l’arbre de… accompagné en pointe d’un croissant de… et un lion
passant de … brochant sur le tronc de l’arbre
Jean Delavaut en 1650 : d’azur à la fasce en divise d’argent accompagnée en chef d’un croissant d’argent
entre deux quintefeuilles d’or et en pointe d’un lion passant d’or brochant sur le tronc d’un arbre du même

nota : l‟arbre de chacun des deux écus est probablement parlant car l‟avaut est une variété de chêne

Source : Poncet, p. 69

DELAVAULT
Mr Delavault était marchand à Limoges vers 1650.

Armes : d’azur à la cordelière d’argent entrelacée en forme de croix et un pigeon d’argent en pointe

nota : la cordelière cruciforme et le pigeon (ou colombe) sont peut-être allusives d‟une dévotion particulière

Source : Poncet, p. 69

DELEGNAC ou DE LIGNAC
Il y a eu dans le Limousin à la fin du XIVe siècle un chevalier du nom de Guillaume de Lignac dont
Froissart a relaté les prouesses mais les armoiries ne nous sont pas connues. En 1648 l‟émailleur Phlippe Poncet
de Limoges peignit les armoiries de deux de Lignac ou Delegnac qui ne sont probablement pas les descendants
du précédent. Le premier, E. Delegnac était prêtre et le second, N… de Lignac ou Delignac portait des armes
identiques à celles des Babin de Lignac (voir ce nom), famille poitevine à laquelle il appartenait probablement.
Celle-ci est connue depuis Jean Babin, receveur du taillon à Marcillac (Cor.) en 1656 dont le fils Jacques fut
anobli par lettres en 1697 et reçut alors les armoiries ci-dessous. Son petit-fils, Adrien Babin de Lignac épousa
en 1757 Marie d‟Oiron d‟une famille limousine. Nombreuse descendance en 2009.

Armes de : E. Delegnac, prêtre en 1648 : d’azur à deux croissants d’argent posés en fasce et accompagnés en
chef des lettres E et D
N… de Lignac en 1648 et des Babin de Lignac en 1697 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef
d’une étoile du même et en pointe d’un croissant d’argent

222
Sources : DVN, p. 24 ; Jougla, I, p ; 312 ; Nadaud, III, p. 89 ; Poncet, p. 69 ; Valette, p. 34

DELORS
J. Delors de Limoges ou des environs s‟était fait dessiner des armoiries en 1603.

Armes : de… au chevron de… accompagné en chef de deux roses de… et en pointe d’un cœur de…

Source : Arm. Lim., n° 601

DELORT
N… Delort, marchand à Limoges, reçut d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique, peut-être
parlantes.

Armes : de gueules à une barre d’or

Source : Agfl, p. 146

DELMAS DE GRAMONT
En 1701, Pierre Delmas, procureur principal d‟Ussel (Cor.) et seigneur de Gramont (cne d‟Ussel), reçut
d‟office des armoiries de type mécaniques. Elles ne furent vraisemblablement jamais portées par la famille car
son petit-fils, Antoine Delmas, seigneur de Gramont, en avait d‟autres quand il épousa en 1764 Charlotte Autier
de Villetelle (paroisse de Laudagne au diocèse de Clermon-Ferrand). Une branche de cette famille a possédé le
château de La Ribière (cne de Chaveroche, Cor.) au XVIII e siècle. Une autre branche a été celle des Delmas de
La Coste dont était issu le général Guillaume Delmas de La Coste mortellement blessé à la bataille de Leipzig en
1813. Famille éteinte.

Armes de : Pierre Delmas en 1701 : de sinople à trois fasces ondées d’argent


Antoine Delmas en 1764 : d’argent à la croix ancrée de gueules

Supports : deux lions

Sources : Agfl, p. 184 ; Bergues-Lagarde, p. 44-45 ; Jougla, III, p. 166 ; Nadaud, II, p. 12 et 368

DEL PEYROUX DE BAR et DEL PEIROU DE MURAT


La famille del Peyroux était établie dans la vicomté de Turenne. Antoine del Peyrou vivait en 1540.
C‟est peut-être lui qui fut anobli en 1573. Jacques del Peyroux se rendit à l‟arrière-ban du vicomte de Turenne en
1690. Son petit-fils Pierre épousa en 1710 Lucie de Graffeuil et en eut huit enfants. La famille fit preuve de sa
noblesse pour des candidatures aux écoles militaires en 1746, 1761, 1774 et pour Saint-Cyr (Marguerite del
Peyrou de Murat avant 1767). A une époque indéterminée elle a possédé un fief dans la paroisse de Bassignac-
le-Haut (Cor.), un autre dans celle de Darazac (Cor.) et sans doute encore un autre à Bar (Cor.). Elle existait
encore à la fin du XIXe siècle à Argentat (Cor.) mais est maintenant éteinte.

Armes : de gueules à la bande d’or ; au chef cousu d’azur chargé de trois étoiles d’or

Représentation : dans un écu accolé à celui de la famille de Lamberterie sur un vitrail (1878) de ND de Pitié dans l‟église d‟Argentat (Cor.)

223
Sources : Bergues-Lagarde, p. 17 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 29 ; Jougla, V, p. 270 ; La Chenaye-Desbois, t. 8, p. 568 ;
Merceron, p. 10 et 22 ; Verdier, p. 83 et 97

DEMALEFILHE ou DEMAS LA FILLE


Cette famille roturière portait en 1644 des armes parlantes. Elle était probablement originaire du lieu
appelé Le Mas-la-Fille (cne de La Geneytouse, HV.).

Armes (parlantes) : d’azur au mât de navire d’or à la voile d’argent

Source : Poncet, p. 70

DEMAY
En 1602 et en 1640 cette famille limougeaude portait des armoiries chargées de meubles parlants, en
l‟occurrence des rameaux, évocateurs de la coutume du « mai » en Limousin (et ailleurs).

Armes de : J (ean) Demay en 1602 : de… à un chevron de… accompagné de trois rameaux de…, à une divise
haussée de… soutenant un chef de… chargé des lettres initiales I et D
N… Demay en 1640 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux rameaux de sinople et en
pointe d’une tête de licorne d’argent

Sources : Arm. Lim., n° 495 et 602 ; Poncet, p. 70

DEMURET ou MURET
En 1645 Léonard Demuret, marchand à Limoges, portait des armoiries parlantes. Elles étaient
identiques à celles de N… Muret vivant vers la même date au faubourg de Montmalher à Limoges. L‟un et
l‟autre étaient peut-être des parents des Muret de Bord (voir ce nom) qui portaient alors un écu un peu différent.

Armes de Léonard Demuret et de N… Muret vers 1645: d’azur à la muraille d’argent maçonnée de sable

Source : Poncet, p. 71 et 122

DENÉCHAU
Henri-Charles Denéchau, né à Trémentines (Maine-et-Loire) en 1832, occupa le siège épiscopal de
Tulle de 1879 à sa mort en 1908.

Armes : d’or à la branche de laurier et à la branche de chêne de sinople passées en sautoir

Sources : Lartigue, évâques, n° 1606

DENOYON
Antoine Denoyon, chanoine de Saint-Junien (HV.), fit enregistrer en 1699 un écu parlant par allusion.
L‟année suivante, un autre Denoyon, chanoine de la cathédrale de Limoges, reçut d‟office des armoiries de type
mécanique tout comme N… Denoyon, bourgeois de Saint-Junien

224
Armes de : Antoine Denoyon, chanoine 1699 : de gueule à un miroir rond d’argent bordé d’or et pommeté
d’argent, accompagné de quatre étoiles cantonnées du même

nota : cet écu est parlant par allusion car au XVIIe siècle on fabriquait des miroirs à Noyon (Oise)

N… Denoyon, chanoine 1701 : d’or à une bande d’azur


N… Denoyon, bourgeois de Saint-Junien 1701 : d’argent à deux fasces de gueules

Source : Agfl, p. 128 et 144

DENYS DE DANRÉMONT
Le membre le plus éminent de cette famille originaire de Damrémont (Haute-Marne) fut le général
Charles Denys de Danrémont (1783-1837), gouverneur général de l‟Algérie, tué au siège de Constantine
(Algérie). Son fils reçut en 1878 en héritage de son oncle, le maréchal-comte de Baraguey d‟Hilliers, le domaine
et le château de La Ribbe (cne de Le Grand-Bourg, Cr.). Il le vendit vers 1900 à M. Triollet, entrepreneur de
bâtiments, qui fut le beau-père d‟Elsa Triollet, épouse plus tard de l‟écrivain Louis Aragon. La famille Denys de
Danrémont avait été anoblie en 1815. Elle s‟est éteinte, semble-t-il, à la mort de Charles Denys de Danrémont,
petit-fils du général et diplomate, au début du XXe siècle.

Armes : parti : au 1, de… à l’épée d’or en pal accostée de deux flèches du même ; au 2, de sable au dextrochère
de … tenant un fanion de sinople ; au chef d’azur brochant sur la partition chargé d’une couronne murale d’or

nota : ces armoiries sont allusives de la carrière militaire du général Denys de Damrémont : outre l‟épée, les flèches et le dextrochère, la
couronne murale rappelle l‟assaut par la brèche ouverte dans la muraille de Constantine où il fut tué à la tête de ses troupes. Le fanion de
sinople évoque la couleur emblématique de l‟Islam et la victoire par la prise du drapeau

Sources : Jougla, III, p. 174 ; Révérend Rest. II, p. 336-337 ; Tardieu, gdghm, p. 54-55 ; Valette, p. 273

DEPERET
Au XVIIe ou au XVIIIe siècle vivait à Muret (cne d‟Ambazac, HV.) Jean Deperet dont nous ne
connaisons que les armoiries parlantes.

Armes : d’azur au chevron dargent accompagné de trois poires du même, deux en chef et une en pointe

Source Arm. Lim., Annexe

DEPLANCHE-LAFOND DE SAINT-MÛR
La famille Deplanche était une famille bourgeoise de Tulle (Cor.) au XVIIIe siècle. En 1770, N…
Deplanche avait épousé N… Reynal de Tessonnières. Leur fils, Jacques Deplanche-Lafont, juge de paix à La
Roche-Canillac (Cor.), épousa en 1816 Claire de Saint-Priest de Saint-Mûr, sœur du baron Joseph Deplanche-
Lafond, député et maire de Tulle. Leur fils Guy-Joseph (1817-1898) était avocat à Tulle en 1841. De 1847 à
1857 il fut secrétaire-général de la préfecture de la Corrèze, puis de 1857 à 1870 devint député de la Corrèze. En
1860 il fut autorisé par décret impérial à ajouter à son nom celui de Saint-Mûr et fut créé baron héréditaire sur
réversion du titre de son oncle maternel. En 1880 sa fille unique Marie-Françoise épousa Paul Brodin,
inspecteur-général des finances.

Armes : d’or à l’arbre de sinople terrassé du même au lion passant de sable armé et lampassé de gueules
brochant sut le fût de l’arbre qu’il entortille de sa queue

nota : il est possible que l‟arbre (qui fournit les planches) soit une figure parlante

225
Sources : Champeval, I, p. 251-252 ; Jougla, III, p. 174 ; Révérend, Familles titrés et anoblies au XIXe siècle, p.278-279

DEQUEIRAUX
Cette famille d‟Auzances (Cr.) est connue depuis N… Dequeiraux, notaire en 1498. En 1701, Jacques
Dequeiraux, greffier en chef de la juridiction des gabelles d‟Auzances et de Mainsat (Cr.), reçut d‟office des
armoiries probablement allusives de sa fonction. Sa descendance s‟éteignit en 1842.

Armes : de gueules à un aviron d’argent posé en bande

nota : il est possible que le meuble insolite de cet écu soit une allusion au tribunal spécial des gabelles qui pouvait condamner les trafiquants
de sel aux galères pour des durées de six à neuf ans

Sources : Hugon, p. 62 ; Tardieu, gdghm, p. 55-56

DESAIX DE VEYGOUX ou DES AIX DE VEYGOUX


Originaire d‟Ayat en Auvergne la famille Desaix ou des Aix était noble depuis le XVI e siècle. En 1580
Louis des Aix acheta à Gaspard d‟Allègre la seigneurie de Mérinchal (Cr.). Son descendant direct Gilbert-
Antoine Desaix et son épouse d‟Amable de Beaufranchet, d‟une famille Auvergante passée dans la Marche vers
1725, furent les parents de Louis-Charles Désaix, général de division né en 1768 et tombé le 24 juin 1800 à la
bataille de Marengo. Ses trois frères Gilbert, Jean et Annet furent faits barons de l‟Empire en 1808. Louis-Jean
(1790-1845), fils de Jean et donc neveu du général, fut colonel sous l‟Empire, baron en 1812 et député de Thiers
(Puy-de Dôme). Postérité éteinte au XIXe siècle.

Armes : familiales des Desaix de Veygoux : d’argent à la bande de gueules chargée de trois coquilles d’or
de Louis-Jean Desaix : écartelé : au 1, d’argent à la bande de gueules chargée de trois coquilles d’or ; au
2, de gueules à l’épée de sable garnie d’or posée en pal ; au 3, d’argent au lion de gueules ; au 4, d’azur à trois
pyramides accostées d’or terrassées du même

nota : les pyramides du 4 sont une allusion à la campagne d‟Egypte où le général Louis-Charles Desaix (« Le Sultan Juste ») s‟illustra
notamment à la batailles des Pyramides (21 juillet 1798). Au 1 ont été conservées les armes familiales.

Sources : Jougla, I, p. 133 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 250 ; Révérend, Rest. II, p. 52; Tardieu, Grand dictionnaire du Puy-
de-Dôme, p. 42-43 ; Tardieu, gddhm, p. 143

DESAINCTHORENT alias DE SAINCTHORENT


Cette famille bourgeoise vivait au XVIIe siècle à Boussac (Cr.). On comptait parmi eux des notaires, des
magistrats et des médecins. En 1685, Jean de Saincthorent était seigneur de Merverange (cne de Boussac-Bourg,
Cr.) et avocat au Parlement. Son descendant Pierre de Saincthorent était bourgeois de Boussac en 1750. François
de Saincthorent fut représentant de la Creuse au Conseil des Cinq-Cents en 1795. Son fils Jean (1795-1878) sera
député de ce département de 1832 à 1848. En 1871 Théophile de Saincthorent (1820-1881) fut élu à son tour
député de la Creuse. Il possédait le château de La Cellette (Cr.). Ses deux filles épousèrent chacune un membre
de la famille de Ligondès.

Armes : d’azur au chevron d’argent accompagné en chef de deux croissants et en pointe d’une aigle du même ;
au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or

Sources : Favone, p. 282 ; Tardieu, gdghm, p. 56

226
DESARDILLIERS
En 1699, Guillaume Desardilliers, bourgeois de Guéret, seigneur de Neufville (cne de Sainte-Feyre,
Cr.), conseiller du roi et élu en l‟élection de la Marche, fit enregistrer ses armoiries.

Armes : de gueules à un cygne d’argent surmonté d’une étoile du même posée au second quartier

Sources : Hugon, p. 56 ; Tardieu, gdghm, p. 56

DESBORIES DE FROIDEFOND
Selon Jougla cette famille aurait eu des origines limousines et périgourdines.

Armes : coupé : au 1, de gueules à deux ancres d’or adossées ; au 2, de sinople à une sirène tenant de sa main
droite un miroir et de sa main gauche un peigne, le tout au naturel

nota : le second élément du patronyme, « la fontaine froide », a peut-être suggéré les deux meubles en rapport avec l‟eau : la sirène et les
ancres

Source : Jougla, III, p. 176

DESCHAMPS
En 1701, Jean Deschamps, curé de Colondannes (Couloundannes en parler local) dans la Haute-
Marche, reçut d‟office un écu de dérision probablement parlant en référence au nom de la paroisse et peut-être
aussi allusif de sa fonction (le loup devenu berger).

Armes : coupé d’or et d’azur au loup de sable brochant sur le tout

Source : Hugon, p. 44

DESCHAMPS
En janvier 1600 l‟auteur de l‟Armorial de Limoges dessinait les armoiries, vraisemblablement parlantes,
de Maurice Deschamps de Limoges.

Armes : de… à trois arbres de… sur une terrasse de…

Source : Arm. Lim., n° 393

DESCHAMPS ou DES CHAMPS


Cette famille originaire de Châlus (HV.) est connue depuis Jean Deschamps qui vivait au début du XVI e
siècle. En 1528, celui-ci était seigneur du Cheyroux dans l‟ancienne paroisse de Lageyrat (cne de Châlus, HV.).
Jacques Deschamps, conseiller du roi de Navarre et son receveur-général pour le Périgord et la vicomté de
Limoges testait en 1587. Son descendant Léonard Deschamps était seigneur de La Tranchardie (cne de Châlus,
HV.) en 1654. En 1666 cette famille fut maintenue noble sur preuves de 1528. En 1683 Louis Deschamps était
seigneur de La Besse et du Cheyroux (cne de Châlus, HV.). Le dernier du nom semble avoir été Louis Des
Champs, écuyer et seigneur de Cheyroux et du Mouriaud (cne de Châlus, HV.), qui meurt en 1755.

Armes : d’or à trois fusées de gueules posées en fasce

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Sources : Descoutures, p. 93 ; Nadaud, II, p. 350-352

DES CHAMPS ou DESCHAMPS


Il est probable que Denis Des Champs, juge de la ville de Châlus (HV.) qui fit enregistrer ses armories
en 1697, appartenait à une branche restée roturière de la famille précédente. En tout cas ses armoiries étaient
différentes.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois étoiles du même

Source : Agfl, p. 8

DESCHAMPS
Ces Deschamps formaient une famille de marchands qui vivait à Limoges au XVIIe siècle (et peut-être
aussi au XVIIIe siècle). Toutes leurs armoiries sont des écartelés avec un chien (parlant par calembour –
champs /chien) et une ou plusieurs fasces.

Armes de : N… Deschamps, marchand en 1640 : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au chien rampant d’argent ; aux 2
et 4, d’or à trois fasces ondées d’or
Grégoire Deschamps, marchand en 1652 : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au chien rampant d’argent ; aux 2
et 3, d’argent à la fasce cintrée d’or
Jean Deschamps, assesseur à l‟hôtel de ville de Limoges : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au chien rampant
d’argent ; aux 2 et 3, d’argent à la fasce ondée de gueules

Sources : Agfl, p. 11 ; Poncet, p. 71

DESCORDES ou DECORDES
En 1641 un Decordes était lieutenant-général à Limoges. Son possible descendance, Martial Descordes ou de
Cordes, était seigneur de Félix (cne de Saint-Barbant, HV.) et conseiller du roi au présidial de Limoges en 1697
quand il fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’or à deux lions adossés de gueules

nota : ces armoiries sont peut-être parlantes, les lions adossés pouvant figurer la discorde

Sources : Agfl, p. 61 ; Poncet, p. 67

DESCOULX
En 1556, Léonard Descoulx, procureur au présidial de Limoges et membre de la confrérie de Saint-
Sacrement faisait représenter ses armes sur le registre de la dite confrérie.

Armes : d’azur à une muraille crénelée d’argent, maçonnée de sable, à une bordure de gueules chargée de
treize boucles d’or

Sources : Poncet, p. 71 et Registre de la confrérie du Saint-Sacrement, planche 3

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DESCOUTURES ou DE LAS COUTURAS
Cette famille qui a fourni au XVIe siècle plusieurs consuls à la ville de Limoges semble originaire du
lieu-dit Las Couturas (cne de La Jonchère, HV.). L‟un d‟eux, dit Symon II Des Coutures, négocia en 1547 avec
le roi Henri II la confirmation des privilèges accordés en leur temps à la ville et aux consuls de Limoges par le
roi Charles VI et le dauphin Louis. Son petit-fils Symon IV Descoutures (1609-1707) fut avocat au présidial de
Limoges et consul de cette ville en 1678 et 1697. Il fut aussi subdélégué pendant trente-cinq ans de dix
intendants successifs du Limousin. En 1666 l‟intendant d‟Aguesseau le chargea de vérifier les titres de noblesse
de la généralité de Limoges. Il reste de son travail un mauscrit que l‟abbé André Lecler a publié en 1901 sous le
titre « Nobiliaire de la généralité de Limoges ». Il était seigneur de Bort (cne de Saint-Priest-Thaurion, HV.) où il
fit construire un magnifique château qui subsiste encore (remanié) de nos jours. Il eut deux filles. La famille
Descoutures a compté plusieurs branches dont l‟une subsistait, semble-t-il, au début du XXe siècle.

Armes de : Symon II Descoutures en 1556 : de gueules au chevron d’or accompagné de trois épis de blé du
même ; au chef cousu d’azur chargé d’un soleil d’or
N… Descoutures, « gendre de M. Biays » en 1658 : d’azur à la croix alaisée d’or cantonnée de quatre épis
du même, deux et deux, et accompagnée d’un croissant d’argent en pointe
Symon IV Descoutures vers 1670 : d’azur au sautoir d’or cantonné de quatre épis de blé du même
Anne-Françoise Descoutures, épouse de Pierre Maldent de Hardy (attribuées d‟office en 1701) : écartelé
en sautoir de sinople et d’argent, à une croix de l’un en l’autre

nota : les épis des armes des Descoutures sont parlants dans la mesure où les épis de bl é sont une allusion à la « couture » qui est une terre
cultivée

Représentation : armes de Symon IV au-dessus de la porte principale du château de Bort (cne de Saint-Priest-Thaurion, HV.); sur un vitrail
de l‟église de Saint-Priest-sous-Aixe (HV.)

Sources: Agfl, p. 194; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 25 ; Lecler, HV., p. 394 et 728 ; Nadaud, I, p. 740-741

DESCUBES DE FERRANT
En 1614, Léonard Descubes, seigneur du Genest (cne de Saint-Yrieix-la-Perche, HV.) épousait Anne
Guy. En 1673 F. Descubes, consul de Limoges, était seigneur du Puydeau et de Ferrant (cne de Saint-Cyr (HV.).
En 1772, Charles-Joseph Descubes était seigneur de Lascaux et du Repaire (cne de Saint-Cyr, HV.). Cette
famille semblait éteinte à la fin du XIXe siècle.

Armes : d’azur à trois dés (ou cubes) d’or posés deux et un

Sources : Lecler, HV., p. 621-622 ; Nadaud, II, p. 13, 50 et 617 ; Poncet, p. 64

DESFLOTTES ou DES FLOTTES


Aux XVIe et XVIIe siècles plusieurs Desflottes étaient marchands à Limoges. D‟autres étaient notaires,
avocats ou écclésiastiques. Jean Des Flottes était consul de Limoges en 1634. En 1655 Léonard Des Flottes
aussumait la même fonction. Vers la même époque une branche de cette famille possédait la seigneurie de
Leychoisier (cne de Bonnac, HV.). Elle fut probablement anoblie, ou en voie de l‟être, à la fin du XVIII e siècle
car Joseph Des Flottes de Leychoisier assista à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges en
1789. Sa fille Marie-Madeleine avait épousé le comte de Sombreuil, gouverneur des Invalides en juillet 1789.
Une autre branche fut celle des seigneurs de Fombesse (cne de Saint-Jouvent, HV.). Elle avait commencé avec
Guy Des Flottes, seigneur des Bordes (cne de Jabreilles-Les Bordes ?, HV.) qui fut consul de Limoges en 1656
et 1678. Elle fut aussi probablement anoblie, car l‟un de ses membres servit comme chevalier noble dans l‟armée
constituée par les émigrés sous les ordres du prince de Condé. Il mourut en 1842 laissant deux filles. Les
différentes branches de cette famille ont porté des armoiries assez dissemblables mais généralement parlantes

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avec des meubles tels que qu‟un navire, des flots ou des houppes (ou flots). Mais selon Philippe Poncet
« d‟autres Desflottes avaient des armes différentes ».

Armes de :Léonard Des Flottes, bourgeois et marchand, au XVII e siècle sur sceau armorié : de… à cinq arbres
de… trois grands et deux petits
Desflottes, marchand à Limoges en 1642 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de trois flots (ou
houppes) d’argent et en pointe d’une étoile d’or au-dessus d’une mer d’argent
N… Desflottes, seigneur de L‟Echoysier, en 1656 : d’azur au navire d’or équipé d’argent sur une mer du
même accompagné en chef de deux étoiles d’or
son descendant enregistrées en 1697 : de sable au navire d’or flottant sur des ondes d’argent et un chef
d’argent chargé de trois étoiles d’azur
N… Desflottes, seigneur des Bordes, consul en 1657 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de
deux flots (ou houppes) du même et en pointe d’un navire d’or équipé d’argent sur une mer du même et un chef
cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or

Sources : Agfl, p. 11 et 93 ; Nadaud, II, p. 131, 179-181 ; Poncet, p. 72

DESJOBERT DE PRAHAS
Originaire du Berry, la famille Desjobert de Prahas était en voie d‟anoblissement en 1789 par une
charge de conseiller-secétaire du roi en la chancellerie du parlement de Grenoble obtenue en 1784. En 1789 elle
fut convoquée à l‟assemblée de la noblesse de Bourges. L‟un des derniers représentants de cette famille de
noblesse inachevée semble avoir été Jean Desjobert de Prahas, né en 1890 au château de Bosgenêt (cne de
Pionnat, Cr.) et mort vers 1980. Ingénieur agronome il fut responsable de la société hippique de la Creuse de
1934 à 1940. Il fut aussi l‟auteur de plusieurs publications archéologiques et historiques sur les environs de
Pionnat.

Armes : de gueules à trois étoiles d’or rangées en pal flanquées de deux gerbes de blé du même liées de sable

Sources : Carriat, fasc. 2, p. 144 ; DVN, p. 305 ; Jougla, III, p. 181

DESMAISONS ou DES MAISONS


Léonard Desmaisons était notaire à Saint-Léonard (HV.) à la fin du XVe siècle. En 1575 son arrière
petit-fils Jean Maisons était avocat à Limoges où il mourut en 1614. Le fils de ce dernier, Louis Des Maisons,
seigneur de Bonnefont (cne de Saint-Just, HV.), reçut en 1634 ses lettres d‟anoblissement. Il s‟était distingué
comme lieutenant des chevau-légers dans la défense de l‟île de Ré contre les Anglais. Ces lettres furent
confirmées en faveur de son fils Jean en 1667. En 1747 Jean Des Maisons était seigneur de Bonnefont et des
Villettes (cne de Saint-Just, HV.). Un Des Maisons fut convoqué à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée
de Limoges en 1789. Le dernier descendant de cette famille fut Gabriel Des Maisons (1791-1878), ancien
capitaine de la garde royale sous la Restauration, mort sans alliance, qui transmit son nom et ses armes à la
famille Du Treix.

Armes de : Jean Des Maisons en 1667 : d’or au chêne de sinople accosté de deux maisons de gueules et
surmonté de deux étoiles de sinople en chef
N… Desmaisons, vice-sénéchal du Limousin en 1674 : d’azur à une maison flanquée de deux tours
rondes d’or et brochant sur le tronc d’un arbre de sinople et trois étoiles d’argent en chef
Jean Des Maisons, « sieur de Bonnefont, gentilhomme », en 1697 : de gueules à deux tours d’or
maçonnées de sable, girouettées d’argent ; au chef d’argent chargé de trois molettes de sable

nota : on observera la substitution progressive dans ces armoiries parlantes, en une trentaine d‟années, des tours (plus nobles) aux maisons
(plus roturières). Sans compter, in fine, l‟apparition des girouettes et des molettes d‟éperons, autres attributs nobles.

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Sources : Agfl, p. 51 ; Descoutures, p. 58 ; Généal. lim. et march., VIII, p. 64-81 ; Jougla, IV, p. 508 ; Lecler, HV, p. 663 ; Verdier, p. 173

DESMARAIS
Les Desmarais, originaires de la Normandie, s‟implantèren au XVIIe siècle dans le Limousin. Ils étaient
nobles d‟extraction ancienne. En 1719 Marie-Françoise Deaulx apporta à son époux Jean-Louis Desmarais la
seigneurie de Chambon (cne de Bersac, HV.). En 1722 Pierre Desmarais, surintendant d‟Henri-Jules de
Bourbon, grand-maître de France, meurt au Noyer (cne de Bersac, HV.). En 1789, son petit-fils Joseph-Louis
Desmarais, ancien mousquetaire du roi, comparaît à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges.
La famille est éteinte avant la fin du XIXe siècle.

Armes : de gueules à la croix ancrée d’argent et une bande de sable chargée de trois coquilles d’argent
brochant

Sources : Jougla, III, p. 181 ; Lecler, HV., p. 77 ; Nadaud, III, p. 150-151, IV, p. 306-308 ; Verdier, p. 104 et 172

DÉSORTIAUX
Les Désortiaux, originaires du village des Ortiaux (cne de Saint-Martial-le-Vieux, Cr.) et y vivant, ont
constitué une dynastie de notaires connue depuis 1550. N… Désortiaux était notaire aux Ortiaulx en 1581
comme son fils Antoine le sera en 1610. Une branche de cette famille s‟était installée à Bourg-Lastic (Puy-de-
Dôme) en 1579 et s‟y était éteinte en 1858. Une autre avait possédé la seigneurie de La Geneste près d‟Ussel
(Cor.) dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Armes : d’azur semé de billettes d’or à un lion du même brochant

Source : Tardieu, gdghm, p. 56

DESPORS DE LA BORDERYE
Antoine Despors de La Borderye qui fit enregistrer ses armoiries en 1700 se qualifiait de « bourgeois de
Lapleau » (Cor.).

Armes : mi-parti : au 1, de gueules à une fasce d’or accompagnée en chef de trois étoiles du même et en pointe
d’une rose d’argent ; au 2, d’azur à un chevron d’argent surmonté d’un croissant d’or accompagné en chef de
deux étoiles du même et en pointe d’une cane d’argent dans une eau du même

nota : l‟eau du 2 est peut-être parlante par rapport au nom de la localité de résidence

Source : Agfl, p. 105

DESPRADEAUX
En 1701 Charles Despradeaux, bourgeois de Treignac (Cor.), fit enregistrer les armoiries qu‟il avait lui-
même, au moins en partie, imaginées.

Armes : de gueules à une fasce d’argent chargée de trois feuilles de trèfle de sinople

nota : les feuilles de trèfle symbolisent les « pradeaux » qui désignent localement des prés humides proches des cours d‟eau

Source : Agfl, p. 215

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DESPRÉS
Cette famille de Tulle est connue depuis 1443 en la personne du notaire Etienne Després. Au XVI e
siècle plusieurs Després étaient marchands à Tulle. En 1590 Jean Després était procureur dans cette même ville.
De 1604 à 1633 Jean Després (le même que le précédent ?), bourgeois et conseiller en l‟élection de Tulle, fut
seigneur de Chaillac (cne de Chamboulive, Cor.). Son petit-fils, Jean Després, était seigneur de Pommeyrols (cne
de Tulle) et conseiller au présidial de Tulle en 1701quand il reçut d‟office des armoiries de type mécanique. Son
propre petit-fils fut conseiller au parlement de Toulouse en 1747.

Armes : d’azur à une fasce componée d’or et de sinople

Sources : Agfl, p. 205 ; Champeval, II, p. 138-139

DESPREZ
Julien-Florian Desprez, né en 1807 à Ostricourt (Nord) fut d‟abord évêque de La Réunion en 1850,
ensuite évêque de Limoges de 1857 à 1859 et ensuite archevêque de Toulouse de 1860 à sa mort en 1895. Il
avait été créé cardinal en 1879.

Armes : coupé : au 1, de sinople à l’ancre d’argent ; au 2, parti : en a) de gueules à la croix tréflée d’or ; en b)
d’azur au monogramme de la Vierge (AM)

nota : les trois meubles (ancre, croix, monogramme marial) sont des figures allusives de la foi de Mgr Desprez. En outre le tréflé évoque
discrétement de manière parlante le patronyme

Représentation : sur le vitrail de saint Jean (XVe siècle, restauré XIXe siècle) de la chapelle Sainte-Valérie de l‟église Saint-Michel-des-Lions
à Limoges

Devise : « Spes nostra firma »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 13 ; Lartigue, n° 1391

DESTANG
Cette famille de seigneurs de Saint-Ippoly (ancienne élection de Tulle, Cor.) était noble d‟extraction
depuis 1542. En 1626 René Destang épousait Jeanne de Lestang. De cette union naquirent quatre garçons tous
vivants en 1664 : Alexandre, Pierre, Guy et François. On perd ensuite la trace de cete famille.

Armes : parti : au 1, d’or à trois bandes d’azur ; au 2, d’azur fascé d’or de six pièces, à deux étoiles d’argent en
chef et une en pointe.

Sources : Descoutures, p. 297 ; Nadaud, II, p. 16

DESTOUFF-MILET DE MUREAU
Louis-Marie-Antoine Destouff-Milet de Mureau (1751-1825) était né à Toulon d‟une famille originaire
de Verdun (Meuse). En 1789 il fut député suppléant de la noblesse pour la sénéchaussée de Toulon aux Etats-
Généraux. Il siégea ensuite à la Constituante. A la fin de 1790 étant capitaine et chevalier de Saint-Louis il s‟en
s‟engagea dans l‟armée. Grâce à l‟appui de Barras, il sera général de brigade puis directeur de l‟artillerie et du
génie. En l‟an VII, pendant quelques mois, il deviendra ministre de la guerre. Général de division en brumaire an

232
VIII, il appelé en l‟an X à la préfecture de la Corrèze où il restera jusqu‟en 1810. Il est fait baron de l‟Empire en
1811.

Armes : parti : au 1, de gueules à un lis de jardin d’argent tigé et feuillé de sinople ; au 2, de sable à deux aigles
accostées d’or

Sources : Lamarque, APE, p. 254 ; Rietstap, I, p. 530; Tulard, I, p. 648

DESTRESSES ou D’ESTRESSES
Cette famille possédait la seigneurie de Destresses (cne d‟Astaillac, Cor.) où l‟on voit encore son ancien
château au bord de la Dordogne. En 1553 Pierre Roquet, seigneur Destresses, fut anobli. Son fils Pierre Gaspard
prendra le nom du fief d‟Estresses à l‟occasion de son mariage avec Isabeau de Plats. Vers 1670 Barthélemy
Destresses épousait Jeanne de Turenne dont une fille unique qui vivait en 1710. Une autre branche était
représentée en 1789 par Jacques-Antoine, chevalier de Malte, qui comparut à Tulle en 1789, et émigra pour
servir dans l‟Armée de Condé. La famille avait encore une descendance au début du XX e siècle.

Armes : d’azur à un chevron d’argent accompagné de trois fers de lance (ou roquets) du même
selon Merceron : d’azur au chevron écoté d’or accompagné de trois fleurs de lis du même

nota : les fers de lances ou roquets ne sont parlants que si l‟on se souvient que le nom d‟origine de la famille était Roquet. Pour les armoiries
selon Merceron on observera qu‟en parler local le « ruqué » ou « rouqué » désigne un crochet en bois servant à accrocher un panier aux
poutres ou encore la partie d‟une branche coupée adhérant encore au tronc (la branche écotée) ou enfin la partie émergente d‟une souche

Sources : Bergues-Lagarde, p. 49-51 ; Descoutures, p. 285 ; Jougla, III, p. 314 ; Nadaud II, p. 17 ; Queyrat, Le parler de la région de
Chavanat, II, p. 451 ; Verdier, p. 176

DESTRUC
En 1698, Hugues Destruc, avocat à Neuvic (Corrèze), présentait ses armoiries pour enregistrement.

Armes : de gueules à trois cailloux d’or deux et un ; au chef cousu d’azur chargé de trois étoiles d’argent

nota : il s‟agit probablement d‟armes parlantes par jeu de mots dans la mesure où les cailloux sont aussi des rocs

Source : Agfl, p.71

DESVERGNES
En 1699, Pierre Desvergnes, seigneur de Comberosche (cne de …) et capitaine de la milice bourgeoise
de la ville d‟Aubusson (Cr.), présentait pour enregistrement des armoiries qui furent modifiées par le bureau de
Guéret.

Armes : d’azur à un lion d’argent tenant dans sa patte antérieure droite un épi de blé d’or tigé et feuillé du
même et accompagné en chef de deux étoiles aussi d’or

Source : Hugon, p. 43

DHAULIERAS
Entre 1630 et 1640 un certain Mr Dhauliéras, vivant à Aixe-sur-Vienne (HV.), se faisait peindre un écu
vraisemblablement parlant (l‟arbre pouvant être un lierre) par l‟émailleur de Limoges Philippe Poncet ;

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Armes : d’azur à l’arbre de… cantonné des quatre lettres initiales MLDH

Source : Poncet, p. 73

DIDIER
En 1627, le maître-brodeur de Limoges, Jean Didier portait des armoiries.

Armes : d’azur à la fasce en divise d’or accompagnée en chef d’une foi d’argent et en pointe d’un chevron d’or
et d’un écusson d’argent

Source : Poncet, p. 73

DE DIENNE
La famille auvergnate des de Dienne commença peut-être avec Léon de Dienne qui aurait participé à la
première croisade. Mais sa filiation prouvée ne remonte qu‟à Amblard de Dienne qui vivait en 1224. On relève
en 1481 un Antoine de Dienne dont les descendants furent maintenus nobles en 1667. En 1773 Vital de Dienne
épousa Catherine de Douhet d‟une famille du Bas-Limousin. C‟est probablement lui qui comparut à l‟assemblée
de la noblesse de Tulle en 1789. D‟autres de Dienne étaient à l‟assemblée de Riom. Cette famille s‟éteint au
XIXe siècle.

Armes : de sinople au chevron d’argent accompagné de trois croissants du même

Représentation : salle des Croisades du palais de Versailles

Sources : Jougla, III, p. 195 ; Verdier, p. 176

DILHOU
Jehan Dilhou vivait à Limoges vers 1600.

Armes : de… à une croix de… cantonnée aux 1 et 4 d’un rameau fleuri de trois fleurs de…, aux 2 et 3 d’un lion
de… armé et lampassé de…

nota : le lion est assez probablement parlant (cf. « liou » / lion en dialecte)

Source : Arm. Lim., n° 421

DISNEMATIN ou DAURAT
Cette puissante famille bourgeoise de Limoges est connue depuis au moins le XVI e siècle. Ses membres
portaient indifféremment les noms de Disnematin ou Daurat ou Dorat. Beaucoup parmi eux ont été des
marchands drapiers. Ils portaient tous les mêmes armoiries. Appartenait à cette famille le poète et humaniste
Jean Dorat (1508-1588) qui fut professeur au collège royal de Paris et eut pour élèves Ronsard et Belleau. La
dernière descendante de cette famille semble avoir été Hermine Disnematin de Salles qui avait épousé le vicomte
de Raoul de Ligondès en 1877.

Armes de Pierre Disnematin l‟aîné et de Simon Daurat, marchand drapier, en 1697 : écartelé : au 1, de gueules à
trois marteaux d’or, deux et un ; aux 2 et 3, d’azur à trois croisettes pattées d’or deux et une ; au 4, d’argent à
trois fasces de gueules

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notas : 1) on ne peut exclure une relation parlante par jeux de mots entre les marteaux et Disnematin
2) au 4 sont probablement les armes d‟origine des Daurat dont on a une représentation sous la forme d’argent à trois fasces d’azur sur un
vitrail de l‟église de Panazol (HV.)

Représentations : sur une verrière de la collégiale Saint-Etienne d‟Eymoutiers (HV.) et sur le vitrail de la décollation de sainte Valérie de la
chapelle Saint-Jean et Saint-Léonard de l‟église Saint-Michel-des-Lions de Limoges

Sources : Agfl, p. 45; Boulaud, Armoiries sur vitraux du Limousin, p. 10 et p. 13; Internet ; Jougla, III, p. 200 ; Nouaillac, p. 171-172 ;
Poncet, p. 73

DISSANDES DE BOSGENET ET DE LAVILLATTE


Cette famille est connue depuis Jean Dissandes, juge de Neufville (cne de Sainte-Feyre, Cr.), qui vivait
e
au XVII siècle. En 1737, Jean Dissandes, receveur des consignations à Guéret, achetait le fief et le château de
Bosgenet (cne de Pionnat, Cr.). Au XIXe siècle la famille a compté plusieurs branches. Celle de Lavillatte
subsiste en 2009.

Armes : coupé : au 1, fascé d’argent et de vair de quatre pièces; au 2, d’azur à la licorne d’argent couchée sur
une terrasse du même

Représentation : au vitrail (XIXe siècle) central de la chapelle du couvent du Sauveur de La Souterraine (Cr.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 37 ; DFN, p. 141 ; Lecler, Cr., p. 519; Tardieu, gdghm, p. 56-57

DIVERNERESSE
Les Diverneresse sont probablement originaires du village d‟Hiverneresse (cne de Gioux, Cr.) et se sont
établis à Felletin au XVIe siècle. Jacques Diverneresse était notaire dans cette ville en 1599. En 1668 sont
descendant y était fabricant de tapis. François Diverneresse était consul de Felletin en 1670 et seigneur de La
Mornaix (commune de Clairavaux, Cr.) en 1684. Pierre Diverneresse en l‟an II tenta d‟enlever la reine Marie-
Antoinette à la prison du Temple et de proclamer roi le dauphin Louis. Arrêté il sera acquitté par le tribunal
révolutionnaire. Un Diverneresse médecin exerçait à Châtelus-le-Marcheix (Cr.) au début du XXe siècle.

Armes : d’azur à une barre d’azur chargée de deux mains en barreau naturel qui tirent une chaîne d’or
accompagnée à dextre d’une couronne antique du même posée sur un parti d’argent et de gueules

Source : Tardieu, gdghm, p. 57-58 et 161-162

DOUBLET DE PERSAN
Originaire de la Basse-Normandie, la famille Doublet de Persan fut anoblie par une charge de secrétaire
du roi en 1670. Nicolas Doublet de Persan qui avait épousé en 1752 la fille du dernier des Foucaud de Saint-
Germain-Beaupré, sera seigneur du fief et château de Saint-Germain-Beaupré (Cr.) de 1766 à 1791. Plusieurs
descendants en 2009.

Armes : d’azur à trois doublets (ou libellules) volant en bande deux et un

Sources : DVN, p. 87 ; Tardieu, gdghm, p. 58

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DOLARS
En 1701, Bertrand Dolars seigneur de La Vernouille en Bas-Limousin, reçut d‟office un écu de type
mécanique.

Armes : de gueules à une fasce componée d’argent et de sable

Source : Agfl, p. 206

DOLET
Jean Dolet, curé de Latronche (Corrèze) fit enregistrer en 1701 des armoiries doublement allusives de
son sacerdoce.

Armes : d’azur à un massacre de cerf surmonté d’une croisette de même

nota : le cerf est un animal christique ce que souligne en outre la croisette

Source : Agfl, p. 213

DONNET DE FONTROBERT
Pierre Donnet était seigneur de Laubertie et du Rouveys (cne d‟Arnac-Pompadour, Cor.) et lieutenant
de la justice de Pompadour vers 1650. Il fut anobli par lettres en 1659 en raison de « ses services militaires et de
sa catholicité ». Il avait préparé longtemps à l‟avance sa sortie du rôle de la taille par des largesses à l‟égard des
autres taillables de sa paroisse. Il mourut en 1670. Son arrière petit-fils Pierre, seigneur du Rouveix, qui se faisait
appeler Donnet de Ségur, avait épousé en 1754 Jeanne d‟Abzac. Il participa à l‟assemblée de la noblesse de
Tulle en 1789. Son fils Pierre-Aubin mourut en 1806 sans descendance masculine.

Armes : d’azur à trois demi-vols d’argent deux et un

Sources : Champeval, I, p. 431-434 ; Descoutures, p. 284 ; Verdier, p. 176

DONNÈVE
La famille Donnève implantée à l‟origine à Beyssenac (Cor.) s‟est scindée en plusieurs branches à partir
du XVIe siècle. Celle de La Boissière (commune de Beyssenac) a commencé avec Pierre Donnève, seigneur de
ce lieu en 1598 et a perduré jusqu‟à la Révolution. Celle du Cheyroux (cne de Lubersac, Cor.), connue depuis
François Donnève, juge de La Jarousse (cne de Beyssenac) en 1650, existait encore en 1789. Celle du Buisson
(cne de Saint-Cyr, Cor.) se perpétuait encore au milieu du XVIIIe siècle. Enfin le rameau du Martinot (seigneurie
située dans la commune de Chabrignac, Cor.) apparue au XVII e siècle s‟est poursuivi au moins jusqu‟à la fin du
XIXe siècle.

Armes parlantes de 1731 : d’azur à une dame Eve s’élevant vers le ciel et tenant de la dextre un cœur d’or

Source : Champeval, I, p. 434-437

236
DONZE
Henri-Clément Donze naquit à Notre-Dame de Lourdes (Canada) en 1912 dans une famille originaire
du Nord de la France. Il fut évêque de Tulle (Cor.) de 1962 à 1970 et évêque de Tarbes et de Lourdes jusqu‟à sa
mort en 1983

Armes : de gueules à deux fasces ondées d’hermine

Devise : « Homines coniungere Christo »

Sources : Internet ; Lartigue, n° 1697

DORAT DE CHASTELUX
Ces Dorat sont peut-être une branche de la famille limougeaude des Daurat-Disnematin. Selon Jougla
ils furent maintenus nobles en 1704. Un représentant de cette famille vivait vers 1780 mais semble être décédé
avant 1789.

Armes : de gueules à trois croix ancrées d’or

Sources : Jougla, III, p. 207 ; Valette, p. 313

DOUBLARD DU VIGNEAU
La famille Doublard du Vigneau fut anoblie en 1736 par une charge à la chambre des comptes de
Nantes. Appartient à cette famille Simone Doublard du Vigneau qui fut conservateur du musée de Guéret de
1969 à 1990. Plusieurs autres descendants en 2009.

Armes : d’or à un chevron d’azur accompagné de trois trèfles du même ; au chef de gueules chargé de trois
couronnes comtales d’azur

Sources : Internet ; Valette, 56

DOUDINOT DE LA BOISSIÈRE
En 1553 Guillaume Doudinot était notaire royal à Saint-Germain-les-Belles. En 1697 Joseph Doudinot
du Chassein (cne de Saint-Germain-les-Belles, HV.) était vice-sénéchal de Limoges et Jean Doudinot était
bourgeois de la ville de Saint-Germain-les-Belles (HV.). Le fils de ce dernier Bernard, greffier en chef au bureau
des finances de Limoges de 1740 à 1759, fut anobli par sa charge. En 1771 ses cinq fils firent enregistrer leurs
titres. L‟un d‟eux, Joseph Doudinot de La Boissière, siègea à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de
Limoges en 1789. En 2002 cette famille comptait encore sept descendants dont six femmes.

Armes : familiales (1697) : d’azur (ou de gueules) à un chevron d’or accompagné en chef à dextre d’une étoile à
senestre d’une pomme de pin la tige en haut du même et en pointe d’un croissant d’argent
attribuées d‟office en 1701 à N… Doudinot, chanoine de Saint-Germain : parti d’or et de sinople chapé de
l’un en l’autre

Sources : Agfl, p. 64 et 195; DVN, p. 87 ; Généal. lim. et march., XIV, p. 67-95 ; Jougla III, p. 212 ; Valette, p. 75 ; Verdier, p. 134 et 172

237
DOUHET ou DE DOUHET
La famille des Douhet de Limoges semble différente de celle des Douhet de l‟Auvegne et de la Marche
évoquée ci-après. Ces Douhet semblent avoir été marchands à Limoges au XV e siècle. En 1591 Pierre de Douhet
était seigneur du Puy-Moulinier (cne de Le Palais, HV.). Il était greffier en chef du présidial de Limoges en
1614. En 1698 Jacques de Douhet, seigneur du Puy-Moulinier, était lieutenant-général du présidial de Limoges
quand il fut maintenu noble sur titre de 1523. Son petit-fils Jean-Baptiste de Douhet, écuyer, président au
présidial de Limoges, mourut en 1764 sans descendance masculine.

Armes : familiales et parlantes en 1601 : de gueules à une bande d’azur chargée de trois étoiles d’argent,
accompagnée de deux mains appaumées d’argent une en chef et l’autre en pointe ; au chef d’or
attribuées d‟office en 1701 à Jacques de Douhet, lieutenant-criminel : de sable fretté de six flèches d’or
empennées d’argent et un serpent ondoyant de sinople brochant en fasce sur le tout

nota : il est probable que les flèches étaient allusives de la charge de Jacques de Douhet ce qui signifierait qu‟elles ont été négociées avec le
bureau d‟enregistrement

attribuées d‟office en 1701 à Philippe de Douhet, conseiller du roi : d’or à cinq tourteaux de pourpre
enchaînés l’un à l’autre en sautoir par une chaînette d’azur

nota : aux émaux près ces armes rappellent les armes de Navarre (choix peut-être allusif pour un conseiller du roi)

Sources : Agfl, p. 126 et 129 ; Arm. Lim. n° 466 ; Jougla III, p. 212 ; Nadaud, II, p. 21-24

DE DOUHET D’AUZERS
Ces de Douhet, d‟une autre famille que celle des précédents, avaient leurs racines en Auvergne, à
Montel-le-Gelat (Puy-de-Dôme). Cette famille fut anoblie en 1479 ou 1483. En 1655 un de Douhet fit construire
dans la Haute-Marche le château de Monneyroux (cne de Dontreix, Cr.). Sa branche s‟est éteinte au XVIII e
siècle. A la fin du XXe siècle subsistaient celle d‟Auzers et celle de Romananges.

Armes : familiales : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la tour d’argent crénelée et maçonnée de sable ; aux 2 et 3, de
gueules à une licorne passante d’argent
attribuées d‟office en 1701 à N… de Douhet, prieur de Saint-Bar (Cr.) : de sable à trois bandes ondées d’or
attribuées d‟office en 1701 à Jean-François de Douhet, sieur des Monneyroux : d’argent à un chevron de
gueules
des Douhet de Cussac (Auvergne) selon Jougla : de sable à une oie d’argent (parlante)

Cimier : une licorne

Supports : deux licornes

Sources : DVN, p. 87 ; Hugon, p. 60 et 82 ; Jougla, III, p. 212 ; Nadaud, II, p. 58 ; Tardieu, gdghm, p. 58 ; Valette, p. 75

DOULHAT
Nous ne savons rien sur sur cette famille Doulhat (prononcer « Douillat ») qui vivait à Limoges ou dans
les environs et qui portait en 1648 un écu parlant.

Armes : d’azur à un vase d’argent garni de cinq branches d’œillet de sinople fleuries de gueules

Source : Poncet, p. 75

238
DOUMAIL
La famille Doumail possédait probablement une seigneurie dans l‟actuelle commune de Gros-Chastang
(Cor.). Pierre Doumail, qui fut seigneur et notaire de Gros-Chastang de 1595 à 1632, tint un livre de raison
publié en 1886. La famille possédait une chapelle funéraire où l‟on voit ses armes sur une clé de voûte dans
l‟église de Gros-Chastang. Elle s‟est semble-t-il éteinte vers 1715.

Armes : coupé : au 1, d’or à deux maillets de gueules passés en sautoir ; au 2, de vair

Représentation : sur clé de voûte d‟une chapelle de l‟église de Groschastang

nota : les deux maillets sont parlants par jeu de mots avec le patronyme

Source : Internet ; Merceron, p. 26

DOYNEL DE LA SAUSSERIE ET DE SAINT-QUENTIN (alias DOISNEL)


Seul Jougla donne à cette famille d‟extraction chevaleresque (1403) des origines marchoises. D‟autres
auteurs (Rietstap, Valette) la disent normande. Quoiqu‟il en soit elle fut maintenue dans sa noblesse en 1666 et
eut les honneurs de la cour en 1786. Elle avait des descendants en 2009.

Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné de trois merlettes de sable

Sources : DVN, p. 88 ; Jougla, III, p. 202 ; Valette, p. 75

DOYNEYS ou DOUEYNEY
Cette famille de marchands de Limoges avait au XVIe siècle et au début du XVIIe siècle des armoiries
qui étaient une ancienne marque de marchand. Elle semble originaire de Saint-Léonard-de-Noblat (HV.) dont
Martial Doyneis était consul en 1373. Son descendant Jean Doynais était seigneur de Dandalais (cne de Saint-
Léonard-de-Noblat) en 1534. Au milieu du XVIIe siècle elle choisit des roses comme meubles principaux.

Armes : en 1601 : d’azur à la croix haussée fichée dans la lettre D et portant au centre la lettre X, le bras
senestre recroisetté et le bras dextre joint au sommet de la tige, le tout d’or
de N… Doyneys vers 1650 : d’azur à trois roses d’or
de Mr Doueyney, prêtre vers 1670 : d’azur au chevron d’or accompagné de trois roses d’argent, deux en
chef et une en pointe

Sources : Arm. Lim,. n° 408 ; Lecler, HV., p. 685 ; Nadaud, I, p. 31 et 487; Poncet, p. 74-75

DE DREUILLE
La filiation noble de cette famille bourbonnaise remonte à 1404. Elle fut maintenue noble en 1666.
Léon de Dreuille, chevalier de l‟ordre de Saint-Jean de Jérusalem, était commandeur de La Vinadière (cne de
Soudaine-la-Vinadière, Cor.) de 1690 à 1711. Vers 1870 Isabelle de Dreuille épousa à Bêtéte (Cr.) le vicomte
Ferdinand de Beaufranchet. En 2009 la famille de Dreuille comptait une nombreuse descendance.

Armes : d’azur au lion d’or, armé, lampassé et couronné de gueules

Représentation : vitrail (vers 1871) de sainte Isabelle dans la chapelle de l‟église de Bétête (Cr.) ; fresque héraldique du château de QMoiss
(cne de Bétête, Cr.)

Sources : Bosredon, Sceaux du Bas-Lim., II, n° 995 ; DVN, p. 88 ; Jougla, III, p. 219 ; msssnah, tome 57, p. 240 ; Valette, p. 76

239
DE DREUX
En 1292, Jean II de Dreux, descendant de Robert de France cinquième fils de Louis VI le Gros, épousait
Jeanne de Beaujeu, dame de Montpensier, d‟Herment (Puy-de-Dôme) et de Crocq (Cr.). Tous les deux meurent
en 1309, laissant Pierre, comte de Dreux, seigneur de Crocq, qui mourut en 1345. De son mariage avec Isabelle
de Melun, il avait eu Jeanne de Dreux (1315-1346) morte sans descendance. Par arrêt du parlement de Paris de
1350 les seigneuries de Crocq, d‟Herment et de Montpensier furent adjugées à André de Chauvigny, un lointain
parent des Beaujeu.

Armes : échiqueté d’or et d’azur à la bordure de gueules

Sources : Jougla, I, p. 81-82 ; Tardieu et Boyer, Hist. de Crocq et d‟Auzances, p. 82

DRUILLETTE ou DROUILLETTE
Cette famile roturière possédait au XVIIe siècle les seigneuries de Matubert (cne de Sardent, Cr.) et de
Cherduprat (cne de Guéret, Cr.). La famille s‟éteint à la fin du XVIII e siècle à la mort de M. Druillette de Cher-
du-Prat, ancien conseiller au présidial de Guéret.

Armes attribuées d‟office en 1701 : d’or au lion naissant de sinople armé et lampassé d’azur

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 36 ; Hugon, p. 50 ; Tardieu, gdghm, p. 58

DUBAL ou DU BAL
Selon Champeval la famille Dubal portait le nom de son village natal Le Bai ou Le Bal (cne de Cornil,
Cor.). Le notaire Jean Dubal vivait avant 1565. Son fils, également baptisé Jean, était à cette date procureur de la
sénéchaussée de Tulle. Au XVIIe siècle plusieurs Dubal étaient dans le clergé, dans le notariat, la justice et le
commerce. Certains achetèrent des petits fiefs tels Pierre Dubal de La Tour (cne de Sainte-Fortunade, Cor.) en
1663 ou Jean Dubal, bourgeois de Tulle et seigneur de La Borde, La Jarrige, Madelmont, Larpaute, Tramond et
La Pelroussie (cne de Naves, Cor.). Le fils de ce dernier, Léonard, était conseiller au présidial de Tulle en 1685.
En 1698, sa veuve Martialle Borderie fit enregistrer ses armoiries. Leur fils vivait à Lyon de 1720 à 1730. En
1701, N… Dubal qui était chanoine du chapitre de Tulle se vit attribuer d‟office des armoiries. Dans la seconde
moitié du XVIIIe on ne trouve plus trace de cette famille dans le Limousin.

Armes : familiales en 1698 : d’azur au chevron d’or accompagné en pointe d’une étoile d’argent ; au chef d’or
attribuées d‟office en 1701 à N… Du Bal, chanoine : d’azur à une fasce componée d’argent et de sable

Sources : Agfl, p. 70 et 205 ; Champeval, I, p. 150

DUBANC
Jean Dubanc était médecin à Saint-Junien (HV.) quand il fit enregistrer en 1697 ses armories de type
parlant.

Armes : d’azur à un banc d’argent posé en fasce et accompagné de trois étoiles et en pointe d’un croissant du
même

Source : Agfl, p. 43

240
DUBOIS ou DU BOIS DE MARGERIDES
La famille Dubois, seigneurs de Margerides (Cor.) fut anoblie en 1643. Jean Dubois, écuyer, seigneur
de La Mazière (commune de…, Cor.) épousait Marie Dumont en 1659. En 1701 il reçut d‟office des armoiries
de type mécanique sans rapport avec ses armes familiales. En 1763, Dominique Du Bois de Saint-Hilaire,
descendant direct de Jean Du Bois épousa Marie-Françoise de Mérigoude de Favars vivant à Neuvic (Cor.). En
1757 il avait payé un droit de joyeux avènement pour anoblissement survenu depuis 1643. C‟est probablement sa
veuve qui, en mars 1789, donna procuration pour la signature du cahier de doléances de la noblesse de la
sénéchaussée de Tulle.

Armes : familiales : d’argent à un lion de gueules armé et lampassé du même, tenant entre ses griffes une croix
ancrée d’argent ; au chef de gueules chargé de trois étoiles d’argent
attribuées d‟office en 1701 : d’or à trois bandes ondées de gueules

Sources : Agfl, p. 185 ; Descoutures, p. 290 ; Nadaud, II, p. 26 et III, p. 187

DUBOIS-LA PISSE
Cette famille Dubois est une branche de la famille La Pisse. Elle n‟a d‟ailleurs porté ce nom de Dubois
que pendant trois ou quatre générations, soit de la fin du XVI e siècle à la fin du XVIIe siècle. Elle est ensuite
revenue à son patronyme d‟origine. Le Bois était une terre dont les La Pisse étaient seigneurs dans l‟actuelle
commune de Ladignac (HV.). En 1598 les preuves de noblesse de Louis Dubois /La Pisse ne furent pas jugées
suffisantes. Par contre celles fournies en 1666 par Jean Du Boys, arrière petit-fils du précédent, furent reconnues
valables sur preuves de 1558. Leurs armes étaient alors différentes de celles de la branche aînée des La Pisse.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois gerbes de blé d’argent en chef et en pointe d’un lion d’or
armé et lampassé de gueules

Sources : Descoutures, p. 34-35 ; Nadaud, II, p. 59-60, III, p. 538-539

DUBOIS
Martin Dubois fut, de 1666 à 1704, curé de Bujaloeuf (HV.), une enclave de la Haute-Marche dans le
Haut-Limousin. En 1699 il avait présenté à l‟enregistrement des armoiries jugées alors obscures. Aussi en 1701
reçut-il celles indiquées ci-dessous.

Armes : de sable à un chevron d’or chargé d’une molette d’azur

Sources : Hugon, p. 28 et 54 ; Lecler, HV, p. 126

DUBOIS
N… Dubois qui vivait à Solignac (HV.) en 1653 portait un écu parlant.

Armes : d’azur à l’arbre de… accosté des lettres I et D

Source : Poncet, p. 76

241
DUBOIS
Cette famille de Brive (Cor.), sans lien de parenté, semble-t-il avec les précédentes, a comporté de
nombreuses branches. Celle que nous évoquons ici est uniquement celle du cardinal Dubois. Elle commence
avec Pierre Duboys, chirurgien et consul de Brive de 1614 à 1647. Son fils Jean Dubois, médecin, fut le père de
Joseph (1650-1736), maire perpétuel de la ville de Brive en 1692, puis directeur des ponts, chaussées et levées de
France, et de Guillaume (1656-1723) le cardinal qui fut ministre de Louis XV sous la Régence. Appartenaient
peut-être à cette famille les Dubois de Saint-Hilaire dont la lignée perdura jusqu‟au début du XXe siècle.

Armes enregistrées en 1697 par Joseph Dubois : d’argent à trois arbres de sinople rangés sur une terrasse du
même, celui du milieu plus haut que les deux autres ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

Représentation : sur boiserie en mauvais état dans l‟église de Mercoeur (Cor.)

Sources : Agfl, p. 76 ; Champeval, I, p. 150-152, II, p. 156-167 ; Internet (œuvres de France) ; Jougla, III, p. 225

DU BOIS
En 1472 Antoine Du Bois, bourgeois et marchand de Limoges, achète la seigneurie de La Bachellerie
(cne de Compreignac, HV.). Un membre de cette famille était seigneur de Saint-Léger-la-Montagne (HV.). En
1697 Léonard Du Bois, sieur du Vert, et Pierre Du Bois bourgeois de Limoges faisaient enregistrer leurs
armoiries.

Armes de : Pol Du Boys, prieur de Saint-Gérald en 1640 : d’or à l’arbre de sinople à la bordure de gueules
chargée en chef d’un lion d’or passant et de sept roses du même posées trois sur chaque flanc et une en pointe
Pierre Du Bois, bourgeois de Limoges en 1658 : d’or à l’arbre de sinople à la bordure de gueules
chargée en chef d’un lion passant entre deux roses d’argent et sept boucles d’or trois à chaque flanc et une en
pointe
Léonard du Bois, sieur du Vert : d’or à l’arbre de sinople et une bordure de gueules chargée de huit
boucles d’argent
N… Du Bois vers 1650 : d’or à l’arbre de sinople et une bordure de gueules portant en chef une rose
d’or et sept roses d’argent posées deux, deux deux et une
Joseph Du Bois, conseiller au présidial de Limoges en 1697 : d’or à un arbre de sinople sur une terrasse
du même et une bordure de gueules chargée en chef d’un lion passant d’or et de sept boucles (ou bouces) du
même posées trois à chaque flanc et une en pointe

Sources : Agfl, p. 10, 45 et 91; Lecler HV., p. 235 et 672 ; Poncet, p. 75-76

DUBOIS
Paul Dubois (ou Du Bois) était curé de la paroisse d‟Oradour-sur-Vayres (HV.) quand il reçut d‟office
vers 1700 des armoiries parlantes de dérision.

Armes : d’or à une fascine de sinople mise en pal

Source : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 1, p. 196

DUBOUCHEYS
En 1601 N… Duboucheys de Limoges portait un écu parlant (cf. -cheys = chiens).

Armes : de… à deux chiens passant de… l’un sur l’autre

242
Source : Arm. Lim., n° 477

DUBOUCHEYS
En 1603, cette famille Duboucheys avait peut-être un lien de parenté avec la précédente, car elle portait
comme elle deux chiens parlants sur ses armoiries mais avec une position différente.

Armes : de… à deux chiens affrontés de… colletés de … accompagnés en chef d’une étoile de… et en pointe
d’une clé de…

Source : Arm. Lim., n° 560

DUBOURG
Né à Toulouse en 1751 Marie-Philippe Dubourg fut évêque de Limoges de 1802 à sa mort en 1822. Son
père, Valentin du Bourg était conseiller au Parlement de Toulouse et seigneur de Rochemontès. Docteur en
Sorbonne en 1778, prêtre ensuite à Toulouse il refusa le serment constitutionnel sous la Révolution. Sous la
Terreur il administra secrétement le diocèse de Toulouse.

Armes : d’azur à trois branches d’épine d’argent

Source : Lartigue, p. 146

DUBOYS
Comme la plupart des familles Dubois ou Duboys, celle-ci portait un arbre sur son écu mais s‟y
ajoutaient des fermeaux en bordure.

Armes : de… à un arbre de sinople de… sur une terrasse de… à la bordure de… chargée de huit fermeaux de …

Source : Arm. Lim., n° 392

DU BOYS ou DU BOIS DE MEYRIGNAC


Cette famille est peut-être originaire du village de Mérignat (cne du Masbaraud-Mérignat, Cr.). Elle
semble y avoir possédé une seigneurie au XVIIIe semble. En tout cas elle y a vécu au XIXe siècle. Elle a une
descendance en 2009. Cependant on notera que Jougla la fait venir de Bourgogne.

Armes parlantes : d’argent à un arbre de sinople sur une terrasse du même et un lion de gueules passant
brochant sur le fût

Représentation : sur un vitrail de la chapelle de Notre-Dame du Puy de Bourganeuf (Cr.) construite entre 1859 et 1863

Sources : DFN, p. 65 ; Jougla, II, p. 157 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 34

DUBRAC
N… Dubrac était avocat à Magnac-Laval (HV.) en 1701 quand il reçut d‟office des armoiries de type
mécanique.

243
Armes : d’argent à trois pals de gueules

Source : Agfl, p. 156

DUBREILHE
Cette famille vivait à Limoges au début du XVIIe siècle.

Armes : de… à un cor de chasse de… sommé de deux palmes en pal de…et accompagné de deux étoiles
en chef et une en pointe de…

nota : cet écu porte peut-être deux meubles parlants : le cor (cf. en parler local « briôoula » = pousser un mugissement) et les trois étoiles (cf.
« briglia » = briller)

Sources : Arm. Lim., n° 554 ; Queyrat, II, p. 54

DUCHEZ DE MACON
Les armoiries de Marie-Françoise Duchez de Macon qui résidait dans l‟élection d‟Evaux ont été
enregistées en 1699.

Armes : de gueules à une fasce d’argent accompagnée de trois étoiles d’or, deux en chef et une en pointe.

Source : Hugon, p. 56

DUCLOS ou DUCLAUX
En 1648 Pierre Duclos était marchand à Tulle. Son fils Jean était chirurgien dans cette ville en 1684 et
son petit-fils, autre Jean, fut plus tard juge de La Gorse et de Seilhac (cne de Chanteix, Cor.). En 1785 un
Duclaux était juge au présidial de Tulle.

Armes attribuées d‟office en 1701 à Jean Duclaux ou Duclos : d’argent à une fasce componée d’argent et de
sinople

Sources : Agfl, p. 204 ; Champeval, I, p. 152

DUCLAUX
Ces Duclaux de Saint-Clément (Cor.) sont vraisemblablement une branche de la famille précédente.
Pierre Duclaux, bourgeois de Saint-Clément, possédait dans cette localité de 1685 à 1723 le fief du Claux. C‟est
probablement, l‟un de ses proches, Perche Du Claux, avocat à Allassac (Cor.), qui reçut d‟office en 1701 un écu
de type mécanique.

Armes attribuées en 1701 : de sable à une fasce componée d’or et de gueules

Sources : Agfl, p. 207 ; Champeval, I, p. 152

DUCROS
Pierre Ducros, marchand à Saint-Léonard (HV.), fit enregistrer ses armoiries en 1699 ;

244
Armes : d’or à deux ancolies d’azur tigées et feuillées de sinople en chef et un cœur enflammé en pointe

Source : Agfl, p. 127

DUFAURE ou DUFORT
Le patronyme d‟origine de cette famille était Faure. Selon Nadaud elle aurait été noble au XIV e siècle ce
que rien ne prouve par ailleurs. Jean Dufaure acquit au XVII e ou au XVIIIe siècle un office anoblissant de
conseiller à la cour des Aides de Montauban. C‟est peut-être le même Jean Dufaure, écuyer, seigneur de
Viallebost (commune de Verneuil, HV.) et conseiller du roi au présidial de Limoges qui fit enregistrer ses
armoiries en 1697. Il est probable que Pierre Dufaure de Viallebost, prêtre de la collégiale de Saint-Junien, qui
présenta la même année des armoiries très différentes, était de la famille du précédent. Le dernier représentant de
cette famille a été Martial Dufaure de Bellisle (1778-1851), industriel à Verneuil-sur-Vienne, qui, de son épouse
Valérie Robert de Puicheny, n‟eut pas d‟enfants.

Armes de : Jean Dufaure, seigneur de Viallebost, en 1697 : d’azur au chevron d’or soutenu de trois bâtons du
même réunis et posés en pal et en sautoir ; au chef cousu de gueules

nota : il pourrait s‟agir d‟armes parlantes dans la mesure où les trois bâtons « renforcent » la voûte constituée par le chevron

Pierre Dufaure, prêtre, en 1697 : d’azur à trois barres d’or accompagnées en chef d’un soleil du même
naissant de l’angle dextre et en pointe d’un croissant tourné en bande

Sources : Agfl, p. 61 ; Généal. lim. et march., VIII, p ; 49-55 ; Poncet, p. 77 ; Verdier, p. 127

DUFAURE DE MURAT
Voutezac (Cor.) semble être le berceau de cette famille qui subsiste, semble-t-il, dans le Limousin en
2009. N… Dufaure-Murat fut maire de Voutezac de 1801 à 1807.

Armes : écartelé : aux 1 et 4 d’azur au lion d’or ; aux 2 et 3 d’or à l’arbre de sinople

Supports : deux lions

nota : les lions de l‟écu et des supports sont probablement parlants, le lion symbolisant la force. Il en est de même de l‟arbre qui est
probablement un hêtre ou fau

Représentation : sur le vitrail de saint-Martin de l‟église de Saint-Martin-Sepert (Cor.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 30 ; DFN, p. 145

DUFAURE
En 1666 Jean Dufaure, vicaire à Varetz (Cor.), portait un sceau armorié.

Armes : de… à un arbre de… issant d’un cœur de … accompagné en chef de trois étoiles de … et en pointe du
monogramme FD

nota : l‟arbre est probablement hêtre ou fau et donc, un meuble parlant. Le monogramme FD (et non JD) laisse penser qu‟il s‟agit de la
réutilisation d‟un sceau familial

Source : Bosredon, Sceaux du Bas-Lim. II, n° 604

245
DUFAURE
En 1619 Pierre Dufaure était sellier à Tulle. En 1681 Martin Dufaure était apothicaire dans cette même
ville et probablement le père d‟Etienne Dufaure, médecin à Roche (La Roche-Canillac, Cor.) qui fit enregistrer
en 1700 ses armoiries.

Armes : d’azur à un cœur enflammé de gueules surmonté d’une aigle d’argent regardant un croissant d’or

nota : il s‟agit sans doute d‟amoiries parlant par allusions : le cœur enflammé et l‟aigle symoblisant la force

Sources : Agfl, p. 103 ; Champeval, I, p. 152-153

DUFAURE DE BESSOL
Jean-Louis Dufaure de Bessol était né en 1746 dans une famille bourgeoise de Beaulieu-suir-Dordogne
(Cor.). Lieutenant-colonel sous Le premier Empire et chevalier de Saint-Louis en 1815 (?), il fut anobli en 1816
avec règlement d‟armoiries. Son fils fut général de brigade au début de la IIIe République et conseiller général du
canton de Beaulieu. Sa descendance est éteinte.

Armes : de gueules à l’épée haute d’argent montée d’or, posée en pal, supportant une couronne aussi d’or,
accostée à dextre d’une branche d’olivier d’argent et à senestre d’une branche de lis de jardin aussi d’argent

nota : ces armoiries sont allusives d‟un ferme soutien (l’épée) à la monarchie restaurée (la couronne et la branche de w lis) dans la paix
retrouvée (la branche d’olivier)

Sources : Bergues-Lagarde, p. 46 ; Jougla, III, p. 230 ; Révérend, Tap. Rest. II, p. 441-442

DUFAURE DE LAJARTE ET DE SAINT-MARTIAL


Les Dufaure de Lajarte et de Saint-Martial furent anoblis par charge. Au XVIIIe siècle ils étaient
seigneurs de La Queille (cne d‟Argentat, Cor.), de La Salesse et de La Gardelle (cne d‟Albussac, Cor.). Ils
avaient probablement un lien de parenté avec les Dufaure de Voutezac cités ci-dessus mais portaient des
armoiries très différentes. Un membre de cette famille comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée
de Tulle en 1789 et un autre à celle de Bordeaux. Ce dernier avait été anobli par une charge au parlement de
Bordeaux tenue de 1734 à 1745 et de 1745 à 1778. La famille a une nombreuse descendance au début du XXI e
siècle.

Armes : d’argent à trois couronnes ducales d’or enfilées d’une bande d’azur

Sources : Champeval, I, p. 153 ; Jougla, III, p. 230 ; Valette, p. 77 ; Verdier, p. 176

DUFAURE DE VOUTEZAC
Ces Dufaure, apparemment sans lien de parenté avec ceux de Tulle, étaient des bourgeois de Voutezac
(Cor.) et d‟Allassac (Cor.) qui possédaient en 1768 les seigneuries de La Salesse et d‟Albussac (Cor.).

Armes : de gueules au chevron d’or accompagné en pointe d’un croissant d’argent ; au chef cousu d’azur
chargé de trois étoiles d’or à six rais

Représentation : chapelle nord de l‟église d‟Albussac avec la date de 1599

Sources : Champeval, I, p. 152-153 ; Internet, site de la commune d‟Albussac ; Merceron, p. 8

246
DUFFOUR
Joseph Duffour (ou Dufourt), né à Bouganeuf en 1761, était le fils d‟Antoine Duffour, receveur des
aides en l‟élection de Bourganeuf, et de Marie Foucaud. Docteur en médecine, il fut médecin-chef de l‟hôpital
des Quinze-Vingts. De son mariage en 1817 avec Sophie Dardel il eut une fille, Aimée-Anaïs, née en 1819. Il
avait été, en 1790, le médecin de Madame, comtesse de Provence et épouse du futur Louis XVIII. Sous le
Directoire il fut celui de Barras. Sous la Restauration, médecin de la Cour, il reçut en 1817, le titre de chevalier
héréditaire avec règlement d‟armoiries. Il fut un ardent propagateur de la quinine et de la vaccine de Jenner. Il
mourut à Paris en 1821.

Armes (allusives de sa profession) : d’azur au pal d’argent accosté à dextre d’une tête d’Esculape et à senestre
de deux serpents entrelacés d’or posés en pal

Sources : Carriat, II, p. 152 ; Jougla, III, p. 231 ; Révérend, Restauration, II, p. 442

DUFORT
Cette famille d‟extraction chevaleresque semble originaire du Bas-Limousin où elle a contracté
plusieurs alliances (Cosnac, Champagnzc, Treyssac, notamment). Jean Dufort, deuxième du nom, vivait en 1304.
Son descendant Jean Dufort épousa en 1607 Jeanne de Grammont. A la fin du XVIII e siècle on les trouve dans le
Blésois où ils sont seigneurs de Cheverny et de Saint-Leu. Famille éteinte au début du XIXe siècle.

Armes : d’azur à trois épis d’or tigés et feuillés du même, celui du milieu mouvant d’un monticule d’or ; au chef
aussi d’or chargé de trois étoiles d’azur

Sources : Jougla, III, p. 131 ; La Chesnaye-Desbois, t 4, p. 58-69 ; Nadaud, II, p. 60-61 ; Valette, p. 244

DUFOUR
En 1701 Joseph Dufour, « greffier des rôles de Roche », (localité que nous n‟avons pu situer
précisément car il existe vingt-cinq villages de ce nom dans le seul département de la Creuse), reçut d‟office des
armoiries parlantes.

Armes : de sable à une fasce d’argent chargée d’un four de gueules

Source : Hugon, p. 51

DUFOUR
Marguerite Dufour, épouse de Mathieu Trenchant l‟aîné, vivant à Solignac (HV.) portait vers 1630 des
armoiries parlantes.

Armes : d’azur à la gueules de four d’argent surmontée des lettres M et D d’or

Source : Poncet, p. 105

247
DUFOUR
En 1749 N… Dufour était commandeur de l‟Ordre de Saint-Jean de Jérusalem pour la commanderie de
Bellechassagne (Cor.). Il possédait un sceau armorié.

Armes : de… à un chevron de… accompagné en chef de deux merlettes affrontées de …et en pointe d’un arbre
de…

Source : Bosredon, Sceaux du Bas-Lim. II, n° 588

DUFOUR DE NEUVILLE
Louis Dufour de Neuville, qui était d‟une vieille famille bourgeoise de Paris, acquit au XIX e siècle un
vaste domaine et un château à Combas (cne de Vicq-sur-Breuilh, HV.). Ses descendants y vivaient toujours en
2009.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux roses du même et en pointe d’un lion aussi d’or

Représentation : sur un vitrail (vers 1884) de Steinheil de la chapelle du château de Combas (cne de Vicq-sur-Breilh, HV.) accolé à un écu de
la famille Picquart

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 26 ; DFN, p. 145 ; Grandcoing, Les demeures de la distinction, p. 84, 194 et 257 ;
Internet

DUGON olim HUGON


Anoblie en 1565, la famille Dugon originaire de Bourgogne, a possédé les seigneuries de Bois-Lamy
(cne de Moutier-Malcard, Cr.) et de La Rochette (cne de Ladapeyre ?, Cr.). Elle fut maintenue noble en 1666. En
1758 Etienne Dugon, chevalier, épousait Marguerite Feydeau. Descendance en 2009.

Armes : d’argent à trois merlettes de sable posées deux et une

Sources : DVN, p. 89 ; Tardieu, gdghm, p. 58 ; Valette, p. 77

DUMAREIX
Jean-François Dumareix, né en 1767 à Bussière-Galant (HV.) était simple soldat en 1786. Mais en 1792
il était déjà capitaine et en 1804 il avait atteint le grade de colonel. En 1810 il fut créé baron de l‟Empire puis
baron héréditaire. Il mourut sans postérité en 1826.

Armes : coupé : au 1, parti d’or au vol ouvert de sable et de gueules à l’épée haute d’argent en pal (barons
militaires) ; au 2, d’azur au chevron d’or accompagné en chef de trois étoiles d’argent et en pointe d’un lion
couché d’or tenant de la patte droite une branche de laurier du même

Sources : Jougla, III, p. 236 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 263 ; Révérend, APE, II, p. 100

DUMAREST-BELLAIR alias DE NEUVILLE


Etienne-François Dumarest-Bellair, né à Guéret en 1758, fut d‟abord major de la garde nationale de
Guéret en 1789 puis capitaine aux volontaires de la Creuse en 1791. Fait prisonnier à Kaiserslautern (Palatinat)
en l‟an II, il fut promu chef de bataillon en 1801. Ensuite il devint ensuite commandant-adjudant en 1803 puis

248
adjudant-général. En 1809 il fut fait chevalier de l‟Empire. Il commanda la garde nationale de Guéret après la
Révolution de Juillet. Il mourut sans alliance dans sa ville natale en 1845.

Armes (allusives de sa carrière militaire) : d’azur à l’épée haute d’argent en pal montée d’or, accompagnée en
chef de deux têtes de cheval adossées d’or et en pointe de deux étoiles d’argent ; au chevron de gueules chargé
du signe des chevaliers-légionnaires qui est une étoile d’argent à cinq branches doubles sans ruban ni couronne

Source : Carriat, Dictionnaire des auteurs creusois, fasc., 5, p. 356 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p.263 ; Révérend, APE, II, p.
104

DUMAS
En janvier 1600 l‟auteur de l‟Armorial de Limoges dessinait les armoiries de N… Dumas de Limoges ;

Armes : de… à une nef de… habillée et équipée de…voguant sur une mer de…

Source : Arm. Lim., n° 402

DUMAS épouse Deschamps


En 1640 N… Dumas, épouse Deschamps et vivant à Limoges, avait elle aussi des armoiries parlantes

Armes : d’azur à un navire à trois mâts d’or et ses voiles d’argent sur une mer du même

Source : Poncet, p. 78

DUMAS
En 1697 un autre Dumas, chanoine de la cathédrale de Limoges faisait enregistrer lui aussi des armes
parlantes.

Armes : de sable à un mât de navire posé en pal d’or

Source : Agfl, p. 9

DUMAS
Léonard Dumas, curé de Chabannes (probablement Chavanat, Cr.), reçut d‟office en 1701 des armoiries
parlantes.

Armes : d’azur à un navire d’or mâté d’or et équipé d’argent

Source : Hugon, p. 48

DUMAS DE SOULAGES
François Dumas, juge de la châtellenie de Servières (Cor.), fut député du Tiers-Etat aux Etats-Généraux
de 1614. C‟est probalement lui qui acheta en 1623 la seigneurie de Soulages (cne de Saint-Chamans (Cor.)
laquelle resta dans la famille jusqu‟en 1825. La famille fut anoblie en 1681 par une charge de président de

249
l‟élection de Brive tenue pendant trois générations. En 1789 deux Soulages comparurent à l‟assemblée de la
noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Sous le Second Empire ils avaient encore une descendance.

Armes : coupé : au 1, d’azur au mont de six coupeaux d’argent ; au 2, de gueules à trois molettes d’or posées
deux et un,

Sources : Bergues-Lagarde, p. 47 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 150 ; Valette, p. 312 ; Verdier, p. 104 et 179

DUMAY
Jean-Baptiste Dumay fut anobli en 1814 ou 1815 par lettres-patentes du roi Louis XVIII. Il était né à
Limoges en 1773. Sa descendance semble s‟être éteinte au XIXe siècle.

Armes : d’azur à un mai d’or terrassé du même adextré d’un lis de jardin mouvant de la terrasse et senestré
d’un chien assis d’argent

nota : cet écu est à la fois parlant par le mai et allusif d‟une fidélité (le chien) à la royauté (le lis)

Sources: Jougla, III, p. 237; Nadaud, IV, p. 396; Rietstap, I, p. 573

DUMON
En 1701 N… Dumon, médecin à Meymac (Cor.) reçut d‟office des armes parlantes.

Armes : d’argent à une montagne de sinople accostée de deux trèfles du même

Source : Agfl, p. 217

DUMOND
Le chapitre des chanoines de Saint-Germain-les-Belles (HV.) fut fondé au XIV e siècle par le cardinal
Hugues Roger de Beaufort, frère du pape limousin Clément VI. Il était composé de treize chanoines et d‟un
doyen. En 1754 il fut uni au chapitre de la cathédrale de Limoges. En 1701 le chanoine N… Dumond qui n‟avait
pas présenté ses armoiries à l‟enregistrement en reçut d‟office de type mécanique.

Armes : d’argent à une barre de gueules

Sources : Agfl, p. 146 ; Lecler, HV., p. 632-633

DUMONT ou DUMOND
Dumyne Dumond, notaire à Bar (Cor.) en 1593 fut le grand-père de Vincent Dumond, seigneur du Teil
et du Pouget (cne de Vitrac-sur-Montane, Cor.). Ce dernier était juge de la baronnie de Corrèze en 1657 et vivait
encore en 1695. Il possédait la seigneurie de La Borde (cne de Corrèze, Cor.). Son troisième fils Martin (1663-
1740), avocat, fut seigneur de La Borde, du Pouget et du Teil et juge de Corrèze de 1688 à 1720. Pas de
descendance masculine connue au XVIIIe siècle.

Armes mécaniques attribuées d‟office en 1701 à :

Martin Dumond : d’argent à trois bandes ondées d’azur


N… Dumont, chanoine de Tulle : de gueules à une fasce componée d’argent et de gueules

250
Sources : Agfl, p. 184 et 206 ; Champeval, I, p. 19

DUMONT DE LA FRANCONIE
Les Dumont de La Franconie étaient seigneurs du village de ce nom situé dans la commune d‟Argentat
(Cor.). L‟un d‟eux fut anobli en 1722. En 1789 Jean Dumont de La Fromagie était officier au régiment de La
Fère. C‟est peut-être lui qui signa le cahier de doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Au XIX e
siècle la famille semble éteinte.

Armes : d’azur à un pal d’or accosté de deux lions affrontés du même ; au chef d’argent chargé de trois
losanges de gueules

Sources : Champeval, I, p. 156 ; Jougla, V, p. 81 ; Verdier, p. 104

DUMONT DE L’AGE-RIDEAU
Les Dumont étaient seigneurs de L‟Age-Rideau (cne de Razès, HV.) en 1493. En 1598 ils firent preuve
de leur noblesse. En 1667 ils furent maintenus sur preuves de 1547. La dernière descendante de cette famille
semble avoir été Marie Dumont, épouse de François Mérigot de Sainte-Feyre (Cr.), qui vivait en 1698. Lors de
son mariage elle avait apporté l‟Age-Rideau à son mari.

Armes : d’argent à une croix resarcelée de sable

Sources : Descoutures, p. 33 ; Lecler, HV., p. 570-571, Nadaud, II, p. 62

DUMONTEIL
En 1650 N… Dumonteil, vivant probablement à Limoges, était docteur en médecine.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles du même et en pointe d’un arbre de sinople
sommé d’une étoile d’or

nota : cet écu présente deux meubles parlants : le chevron qui est une représentation stylisée d‟un mont et l‟arbre qui est certainement un
tilleul (teil en parler local)

Source : Poncet, p. 80

DUMONTEILH dit PACQUETE


Haibitant vraisemblablement à Limoges en 1601 N… Dumonteilh dit Pacquete portait alors des armes
parlantes (cf. teil=le tilleul en parler local).

Armes : de… à un tilleul de… sur une terrasse de… à une divise haussée de… soutenant un chef de… chargé de
trois étoiles de…

Source : Arm. Lim., n° 475

251
DUMOULIN, puis DUMOULIN-ECKART, puis VON DER MÜLHEN AUF
BERTOLZHEIM

Originaire du Limousin le colonel Charles Dumoulin avait été fait chevalier de l‟Empire en 1812. En
1823 il fut créé comte héréditaire en France par lettres patentes avec règlement d‟armoiries. Ce titre fut reconnu
en Bavière en 1824 puis en 1840. Sans doute à la suite d‟un mariage les Dumoulin sont faits comtes Eckhart en
1857 puis comtes von der Mülhen auf Bertolzheim en 1870. Leurs armoiries reflètent en parti ces péripéties
patronymiques.

Armes : parti d’or et de gueules au chevron de l’un en l’autre ; au canton d’azur chargé d’une épée d’argent
(signe des comtes militaires) qui est Dumoulin ; enté en pointe d’un parti d’argent et de gueules à une branche
de chêne de sinople brochant sur le parti mouvant de la pointe englantée en haut de trois pièces mal ordonnées
d’or et feuillée en bas de deux pièces de sinople qui est Eckhart

nota : la branche de chêne est parlante (cf. die Ecke = le chêne)

Sources : Jougla, III, p. 238 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 518 et 627; Révérend, APE ; Rietstap II, p. 272

DUPERTUIS
En 1699, Jean Dupertuis, seigneur de Maisonnave dans l‟élection de Guéret, fit enregistrer son écu.

Armes : d’argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules

Source : Hugon, p. 38

DUPEYROUX
Nous ne savons pas si cette famille avait un lien de parenté avec celle des du Peyroux malgré la
ressemblance de leurs armoiries. René-Joseph Dupeyroux naquit à Villemonteix (commune de Saint-Pardoux-
les-Cards, Cr.) en 1763. Garde marine en 1780 il prit part à la guerre d‟indépendance américaine. Promu
lieutenant de vaisseau en 1788, il participa à la campagne d‟Egypte sous les ordres de Kléber. Remarqué par
Bonaparte il eut alors une carrière rapide. S‟étant illustré à Ulm, Austerlitz, Iéna, Friedland et Saragosse, il fut
fait baron de l‟Empire à titre militaire en 1811 et général de brigade en 1813. Il mourut à Lyon en 1835. Ses
deux fils nés en 1819 et 1820 devinrent officiers au service de l‟Autriche et n‟eurent pas de descendance.

Armes : d’azur à trois chevrons échiquetés (ou losangés) d’or et de gueules

Sources : Carriat, fasc. 5, p. 356 ; Jougla, III, p. 240 ; Révérend, APE, II, p. 107 ; Rietstap, I, p. 577

DUPIN
Ces Dupin étaient seigneurs de Saint-Barbant (HV.) de 1601 au XVIIIe siècle. En 1667 ils furent
maintenus nobles sur preuves remontant en 1514, date à laquelle Pierre-Dupin, seigneur de Bussière-Boffy (HV.)
avait épousé Françoise Guyot d‟Asnières. En 1661 Pierre Dupin, seigneur de La Maisonneuve (cne de Bussière-
Boffy, HV.) avait épousé Marguerite de Marsanges. En 1697 il fit enregistrer ses armoiries ainsi que Jean Dupin,
écuyer et que N… Dupin de La Picardie, peut-être ses fils. En 1789 cette famille semblait éteinte au moins en
ligne masculine.

Armes : d’argent à trois bourdons de pèlerin de gueules posées en pal

252
nota : armes parlantes par jeu de mots un peu forcé –pin / pèlerin

Sources : Agfl, p. 6, 57 et 91 ; Descoutures, p. 132-133 ; Lecler, HV., p. 133 et 610

DUPIN
En 1603 un Dupin de Limoges se faisait dessiner ses armoiries par l‟auteur de l‟Armorial de Limoges.
En 1643 N… Dupin, bayle des marchands de Limoges, portait des armoiries parlantes tout comme Catherine
Dorat, veuve Dupin en 1697.

Armes de : Dupin de Limoges en 1603 : de… à trois pommes de pin de…


N… Dupin en 1643 : d’azur à trois pommes de pin d’or renversées posées deux et un
Catherine Dorat, veuve Dupin en 1697 : d’argent à un chevron d’azur accompagné de trois pommes de
pin de sable, tigées du même deux en chef et une en pointe

Sources : Agfl, p. 46 ; Arm. Lim. , n° 332 ; Poncet, p. 78

DUPLESSIS
En 1601 N… Duplessis vivait probablement à Limoges et portait des armoiries. Lui-même, ou un
descendant, se faisait peindre des armes identiques vers 1640.

Armes : d’azur à trois couronnes soutenues de trois fleurs de lis d’or posées deux et un accompagnées de deux
palmes de sinople posées en pal une à dextre et une à senestre et en chef de deux autres du même posées en
sautoir

Sources : Arm. Lim., n° 475 ; Poncet, p. 78-79

DUPONT
En 1654 « Mr Dupont, advocat à Limoges », portait des armoiries parlantes.

Armes : d’azur à trois ponts à deux arcades crénelés d’argent posés deux et un

Source : Poncet, p. 79

DUPONT DE L’ETANG
Né à Chabanais (Charente) en 1765 dans une famille d‟origine limousine Pierre Dupont de L‟Etang
s‟engagea dans l‟armée hollandaise en 1784 puis la quitta en 1790 pour rejoindre l‟armée française. Après des
débuts agités selon Jean Tulard il gravit rapidement les différents grades pour atteindre celui de général de
brigade. On le retrouve ensuite général de division en 1797. Chef d‟état-major de Berthier il se distingue à
Marengo. En 1805 il participe à la campagne d‟Allemagne et en 1807 à la guerre contre la Prusse. En 1808 il est
en Espagne. C‟est là que sa carrière sera brisée par sa capitulation le 22 juillet 1808 à Baylen. Rapatrié en France
il est immédiatement destitué par Napoléon et enfermé au fort de Joux (Jura). Il y restera pratiquement jusqu‟à la
Restauration qui le fera ministre de la Guerre. Lors des Cent-Jours il devra s‟enfuir. Après Waterloo, confirmé
comte, il devient membre du Conseil d‟Etat et mènera jusqu‟à sa retraite en 1832 une vie politique très active en
tant que député libéral de la Charente. Il meurt en 1840. De son mariage avec Joséphine Bercon il avait eu un fils
qui eut en 1839 un fils unique né en 1839 lequel mourut sans alliance.

253
Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au pont ébréché de sable soutenu d’une rivière d’argent ombrée de sinople
et surmonté de trois étoiles d’or rangées en chef ; aux 2, de sinople au chêne d’argent accosté à dextre d’un
chien assis du même surmonté d’un œil ouvert au naturel rayonnant d’or ; au 3, d’or au sautoir de gueules
cantonné de quatre étoiles du même

nota : le pont ébréché du 1 est à la fois parlant et allusif de la carrière militaire de l‟intéressé. Il est possible que la rivière évoque l‟étang,
second élément du patronyme. Quand au chien il renvoie à la fidélité (qui sera mal récompensée) et l’œil à la vigilance

Sources : Jougla, III, p. 242 ; Nouaillac, p. 286 ; Réverend, Familles, titres des anoblis au XIXe siècle, p. 44-45 ; Tulard, I, p. 689

DUPRÉ
Jean Dupré était seigneur d‟Aigueperse près de Limoges vers 1650. Philippe Poncet le qualifie de noble
ce qui ne signifie pas nécéssairement son appartenance au second ordre. Comme plusieurs autres Dupré du Haut-
Limousin vers la même date il avait des trèfles (symboles du pré) parlants dans ses armoiries. C‟était aussi le cas,
un demi-sècle plus tard, de N… Dupré, curé de Vicq (HV.).

Armes de : Jean Dupré, seigneur d‟Aigueperse vers 1650 : d’azur au chevron d’or accompagné de trois trèfles
du même
J. Dupré vers 1630-40 : d’azur au chevron d’or sommé d’un croissant d’argent et accompagné de trois
trèfles d’or
Pierre Dupré en 1644 : d’azur au chevron d’or accompagné de trois trèfles du même ; au chef d’or chargé
des lettres initiales PDP
N… Dupré en 1655 : d’azur au chevron sommé d’un croissant et accompagné de trois trèfles le tout d’or
N… Du Pré, curé de Vicq en 1698 : de gueules à une fasce d’or accompagnée de trois trèfles du même,
deux en chef et un en pointe

Sources : Agfl, p. 93 ; Poncet, p. 79

DUPRÉ
Joseph Dupré, curé de Saint-Christophe, se vit attribuer d‟office en 1701, des armoiries allusives de son
ministère.

Armes : d’or à un ciboire de gueules

Source : Hugon, p. 49

DUPUIS DE BETTE
N… Dupuis de Bette, écuyer, était seigneur de la paroisse de Sainte-Catherine de Saint-Yrieix (HV.)
quand il fit enregistrer ses armoiries en 1697.

Armes : d’azur à un chevron haussé d’or accompagné en pointe d’un cœur supportant une croix pattée du même
au pied fiché dans le cœur

Source : Agfl, p. 60

254
DUPUY ou DUPUY DE MIRAMBEL
Famille originaire de Meymac (Cor.). De 1599 à 1603, Nicolas Dupuy était lieutenant-général du
baillage d‟Ussel. Son fils Nicolas, gendarme de la garde du roi, fut anobli en 1653. Il était seigneur de Mirambel
(cne de Bonnefont, Cor.). La dernière représentante de cette famille fut Françoise Dupuy qui épousa en 1730 le
baron de Monamy.

Armes : familiales : de sable au lion d’or couronné de gueules ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles
d’argent
de N… Dupuy, archiprêtre de Saint-Exupéry (1698) : de sable au lion d’or couronné du même, armé et
lampassé de gueules
attribuées d‟office à Philippe Dupuy, écuyer, en 1701 : d’or à une fasce componée d’or et d’azur

Sources : Agfl, p. 76 et 203 ; Descoutures, p. 468 ; Jougla, V, p. 395 ; Nadaud, II, p. 65 et III, p. 394-395

DUPUY
Outre la famille noble précitée il y a eu en Bas-Limousin plusieurs familles roturières du nom de
Dupuy. Notamment celle de Jean Dupuy de Bity (commune de Sarran, Cor.) qui était conseiller d‟élection vers
1660. N… Dupuy, bourgeois de Maussac, fit enregistrer ou reçut d‟office en 1701 un écu parlant. Pierre-Antoine
Dupuy, curé de Meymac (Cor.) se vit attribuer d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.

Armes de : N… Dupuy, bourgeois de Maussac : de sinople à un puits d’or maçonnée de sable


N… Dupuy, bourgeois de Saint-Ybards (Cor.) : d’or à une montagne de gueules ; au chef d’azur chargé
d’un croissant d’argent accosté de deux étoiles d’or

nota : le puy (ou peu, ou pou) désigne une hauteur dans le Limousin

Pierre-Antoine Dupuy, curé de Meymac : de gueules à trois fasces ondées d’or

Sources : Agfl, p. 183, 187 et 223 ; Champeval, I, p. 216

DUPUY
Jougla tient pour limousine une famille Dupuy dont les armoiries sont indiquées ci-dessous.

Armes : d’azur à deux pennons adossés d’argent

Source : Jougla, III, p. 246

DUPUY et DU PUY DES BOIGES


Ces Dupuy étaient originaires de Saint-Brice (HV.) où André Dupuy était notaire de 1595 à 1634. L‟un
de ses descendants, docteur en théologie et chanoine de Saint-Junien (HV.) reçut d‟office des armoiries de type
mécanique en 1698, les seules que l‟on connaisse de cette famille. Une branche cadette de ces Dupuy fut celle
des sieurs de Boiges qui commença avec Junien Du Puy et eut une descendance jusqu‟à la fin du XIX e siècle. La
branche aînée s‟éteignit dans les mâles à la mort de Pierre Du Puy tombé devant Verdun en 1916.

Armes attribuées d‟office en 1698 à N… Dupuy, chanoine de Saint-Junien : de sable à une bande d’argent

Sources : Agfl, p. 145 ; Généal. lim. et march., VII, p. 31-42

255
DUPUY DE SAINT-FLORENT
François-Victor Dupuy de Saint-Florent, né à Limoges en 1773, s‟engagea dans l‟armée révolutionnaire
en 1793. Elevé au grade de colonel en 1807, il fut fait chevalier de l‟Empire en 1809. En 1814 il était général de
brigade. Il mourut dans ville natale en 1838. On ne lui connaît pas de postérité.

Armes : d’argent à la fasce de gueules chargée du signe des chevaliers légionnaires qui est une croix à cinq
doubles branches d’argent sans ruban ni couronne accompagnée en chef et à dextre d’une tour ruinée d’azur et
à senestre d’une main armée d’une épée aussi d’azur, et en pointe d’un puits de sable soutenu de sinople adextré
d’un saule pleureur du même

nota : armoiries parlantes par le puits et allusives du métier des armes par la main armée et vraisemblablement d‟un évènement personnel ou
familial par le saule pleureur

Sources : Jougla, III, p. 246, Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 266 ; Révérend, APE, II, p. 113

DUPUYTREN
Guillaume Dupuytren naquit à Pierre-Buffière (HV.) en 1777. Très doué intellectuellement il enseigna
à l‟école de médecine de Paris dès l‟âge de dix-huit ans. Il se spécialisa très tôt dans la chirurgie. En 1818 il
devint chirurgien en chef de l‟Hôtel-Dieu. En 1821 il fut fait baron héréditaire. Il mourut en 1835 sans
descendance.

Armes : d’azur à la bande d’or chargée d’une branche de laurier de sinople accompagnée en chef d’un coq d’or
et en pointe d’une lampe allumée

Sources : Jougla, III, p. 256 ; Nadaud, II, p. 65-66

DUQUESNAY
Alfred Duquesnay, né à Rouen en 1814, fut sacré évêque de Limoges en 1871. En 1881 il devint
archevêque de Cambrai où il mourut en 1884.

Armes : de gueules à l’ange d’argent auréolé d’or posé sur une terrasse de sinople tenant de la dextre une épée
d’or et de la senestre un livre ouvert du même marqué des lettres Alpha et Oméga de sable, l’ange surmonté
d’une étoile à six rais d’or

Représentation : sur un vitrail de de la chapelle ND de Pitié de la cathédrale de Limoges (1882)

Devise : « Gladius spiritus verbum Dei »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 11 ; Lartigue, évêques, p. 153

DURAND
Vers 1660 N… Durand, curé de Saint-Mathieu (HV.) portait des armoiries parlantes (le rocher est dur).

Armes : d’azur à un rocher d’argent mouvant de la pointe

Source : Poncet, p. 80

256
DURAND
Il y a eu dans le Limousin et dans la Marche plusieurs familles portant le nom de Durand et dotées
d‟armoiries. Simon Durand, official de l‟évêché de Tulle et chantre de la cathédrale en 1691, était originaire de
Limoges. En 1701 il reçut d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : d’argent à une fasce componée d’argent et de sable

Sources : Agfl, p. 204 ; Champeval, I, p. 161

DURAND
En 1699, François Durand, seigneur des Fayes Haute et Basse (commune de Felletin, Cr.), et procureur
du roi en la châtellenie de Felletin, faisait enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent à un cœur de gueules percé d’une flèche en bande d’or et accompagné de trois roses de
gueules

Source : Hugon, p. 34

DURAND
Mathurin Durand se présentait en faisant enregistrer ses armoiries en 1697 comme « avocat, propriétaire
du greffe criminel en la sénéchaussée et siège présidial de la Marche à Guéret ».

Armes : d’azur à trois chevrons d’or ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles

Source : Hugon, p. 32

DURAND
On ne sait à laquelle des diverses familles Durand du Bas-Limousin il faut rattacher celle Jean-Baptiste
Durand, bourgeois de Tulle, qui présenta en 1700 ses armoiries pour enregistrement.

Armes : de gueules à trois épis d’or, deux et un ; au chef de gueules chargé de trois croissants d’argent

Sources : Agfl, p. 107 ; Champeval, I, p. 161

DURAND DE LA SAIGNE ET DU BOUCHERON


Joseph Durand du Boucheron était greffier de la juridiction consulaire de Tulle en 1740. En 1752, sa
fille(?) Marie de La Saigne épousait à Lubersac (Cor.) Jean-Baptiste Lagorse, capitaine. En 1817 Marie-Anne de
La Saigne du Boucheron épousait Joseph Guinguand, comte de Saint –Mathieu (HV.). N… Durand de La Saigne
du Boucheron fut nommé juge de paix du canton de Nieul en 1869. L‟un de ses fils mourut en 1872 des suites de
blessures reçues lors la guerre de 1870. Cette famille, qui avait deux descendants nés avant 1915, semble
maintenant éteinte. Bien qu‟elle ait porté les mêmes armes que les Durand de Laudonie qui comparurent à
l‟assemblée de la noblesse de Périgueux en 1789 elle n‟avait aucun lien connu avec eux.

Armes : de gueules à l’aigle d’or

Représentation : sur le vitrail (fin XIXe siècle) de la chapelle de la Vierge de l‟église de Nieul (HV)

257
Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 23 ; Froidefond, I, p. 186 ; Jougla, III, p. 250 ; Nadaud, II, p. 68 et 623-624

DE DURAT ou DURAS
Originaire de la Combraille auvergnate où se trouve la terre de Durat (cne de Pionsat, Puy-de Dôme), la
famille de Durat est noble d‟extraction ancienne depuis 1445. En 1442 Antoine de Durat était seigneurs des
Portes (cne de Mainsat, Cr.). En 1669 les Durat furent maintenus nobles. Du XVI e siècle jusqu‟à la Révolution
ils tinrent la charge de « Grand Bailli d‟épée du pays de Combrailles ». Henri de Durat de Vauchaussade fut tué
à la bataille d‟Iéna en 1806. La famille a compté plusieurs branches dont celle des Portes (éteinte au XVIII e
siècle), celle de Ludaix, celle du Mazeau (éteinte fin XVIII e siècle), celle de Vauchaussade. Descendance en
2009.

Armes : familiales : échiqueté d’or et d’azur à six tires chacune de cinq points
armes parlantes attribuées d‟office en 1701 à François de Durat, écuyer : d’or à une enclume de sinople
armes parlantes attribuées d‟office en 1701 à Sébastien de Durat, écuyer : d’or à une enclume de gueules ;
au chef d’azur

Cimier : un groupe de quatre chênes ou une sainte Catherine couronnée d‟or, tenant les instruments de sa passion

Cri : « Durat à sainte Katerine »

Devise : « Duravit, Durat, Durabit »

nota : si l‟échiqueté familial n‟est pas parlant par les chênes du premier cimier (arbres qui durent) le sont par allusion et naturellement la
devise

Sources : DVN, p. 90 ; Hugon, p. 64 et 67 ; Nadaud, II, p. 33, 68-70 ; Revel, I, n° 579 ; Tardieu, gdghm, p. 59-60 ; Valette, p. 78

DURFORT
Jacques Durfort, bourgeois de Goulles (Cor.), fit enregistrer en 1700 des armoiries parlantes.

Armes : de gueules à la tour d’argent ; au chef cousu d’azur chargé de deux étoiles d’or

Sources : Agfl, p. 106 ; Nadaud, II, p. 34

DURFORT DE SOURSAC
Cette famile a possédé un fief à Soursac (Cor.) avant la Révolution. Peut-être s‟agit-il de la famille
noble des Durfort seigneurs de Durfort dans la vicomté de Turenne qui existait au XVII e siècle.

Armes : de gueules à trois étoiles à six rais d’argent ; au chef du même chargé d’un lambel de gueules

Sources : Merceron, p. 66 ; Nadaud, II, p. 34

DURON DE SÉGONZAT
Cette famille noble d‟extraction ancienne, dont le nom patronymique était Duron, posséda de 1470 au
XVIIIe siècle la seigneurie de Ségonzat (cne de Malleret, canton de La Courtine, Cr.). Par la suite ils eurent
plusieurs autres seigneuries dans le sud-est de la Marche et dans le Franc-Alleu telles que Méouze (cne de Saint-
Oradoux-de-Chirouze, Cr.), Goubis (cne de Saint-Silvain-Bas-le-Roc, Cr.) et La Noudière (cne de Saint-Aignan-

258
près-Crocq, Cr.). En 1701 Annet de Ségonzat, écuyer, seigneur du Goubis (cne de Saint-Silvain-Bas-le-Roc)
reçut d‟office des armoiries de dérision. Une autre branche a possédé la seigneurie d‟Eygurande (Cor.). Le
dernier descendant de cette famille a été Etienne de Ségonzat, officier à l‟armée de Condé sous la Révolution,
qui mourut en 1840.

Armes : selon Jougla : parti émanché d’or et d’azur


selon Hugon : d’azur à une tour d’argent fermée de sable
attribuées d‟office en 1701 à Annet de Ségonzat : de gueules à une porte d’or soutenue d’un croissant du
même

nota : la porte qui repose sur un gond est parlante

Sources : Hugon, p. 29 et 59 ; Jougla, VI, p. 195 ; Lecler, Cr., p. 395, 584, 672-673 ; Nadaud, IV, p. 160 et 579 ; Tardieu, gdghm, p. 148

DUROU
Les Durou ou Duroux étaient des marchands de Limoges au XVII e siècle. Vers 1655 Guillaume Durou
portait déjà des armoiries qu‟il fit enregistrer en 1697.

Armes : d’azur à l’épée posée en pal d’argent, la poignée d’or, surmontée d’un soleil du même, une hallebarde
et une lance d’or ferrée d’argent posées en sautoir et brochant sur l’épée, deux étoiles d’or au flanc

Sources : Agfl, p. 45 ; Poncet, p. 80

DUSSER DE SAINT-HILAIRE
Cette famille a possédé une seigneurie à Saint-Hilaire-Taurieux (Cor.) de 1644 à 1789. Peut-être s‟agit-
il de la même famille que celle de Pierre Dusser, juge d‟Argentat (Cor.) et seigneur de Lavergne (cne
d‟Albussac, Cor.), qui vivait à la fin du XVIIe siècle.

Armes : de gueules à trois lions d’or posés deux et un

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 159 ; Champeval, I, p. 352 ; Merceron, p. 54

DUTOUR
N… Dutour vivait dans la paroisse maintenant disparue de Saint-Pierre-Château (commune
d‟Eymoutiers, HV.). En 1698 il reçut d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : de sinople à un chevron d’or

Source : Agfl, p. 148

DUTOUR
N… Dutour, chanoine d‟Eymoutiers, reçut d‟office en 1698 un écu de type mécanique.

Armes : d’argent à deux pals de sinople

Source : Agfl, p. 149

259
DUTOUR DE SALVERT-BELLENAVE
Cette famille bourgeoise d‟Auvergne (Riom, Puy-de-Dôme), fut anoblie en 1710 en la personne de
Claude Dutour par une charge de conseiller secrétaire du roi. Son fils Etienne-François (1711-1794) acheta la
terre et le château de Salvert (cne de Fontanières, Cr.) puis vers la même époque le marquisat de Bellenave dans
le Bourbonnais. Il fit diverses recherches en physique et fut correspondant de de l‟Académie des sciences. La
famille a une descendance en 2009.

Armes : de sable au chevron d’or accompagné de de trois croissants d’argent

Sources : DVN, p. 91 ; Jougla, III, p. 260 ; Tardieu, gdghm, p. 154 ; gddhhm, p. 202 ; Grand dict. biog. Du Puy-de-Dôme, p. 106

DUTREIX ou DUTREIL
En 1655 ou 1657 Antoine Dutreil ou Dutreix de Limoges se fit peindre ses armoiries par l‟émailleur
Philippe Poncet. Au XIXe siècle l‟un de ses descendants héritera du dernier Desmaisons et prendra ses armes.

Armes : d’azur à trois pigeons d’argent becqués et pattés de gueules

nota : les trois pigeons sont peut-être parlants (cf ; treï=trois)

Sources : Poncet, p. 80

DUTREY
Boulanger à Limoges en 1648, Pierre Dutrey portait des armoiries.

Armes : d’azur au chevron d’or sommé de la lettre P, accompagné en chef des lettres D et T d’or et en pointe de
trois coqs d’argent

Source : Poncet, p. 80

DUVAL
Il a existé plusieurs familles de ce nom à Tulle et dans les environs. Celle des Duval de Tulle et de
Saint-Mexant est connue par François Duval, bourgeois de Tulle, qui vivait dans cette ville de 1651 à 1679 et par
son fils également prénommé François qui reçut d‟office des armoiries en 1701. En 1852 un Duval était maire de
Saint-Mexant (Cor.). En 1986 cette commune a pris pour armes celles attribuées à François Duval en 1701.

Armes : de sable à trois fasces ondées d’or

Sources : Agfl, p. 184 ; Champeval, I, p. 163-164 ; Jougla, III, p. 260

DUVAL DE CHARISSOU
François Val ou Duval était greffier et notaire à La Rebeyrotte (cne d‟Eyrein, Cor.) en 1643. En 1665 il
se qualifiait de seigneur de La Guirande et de La Chièze (cne d‟Eyrein, Cor.). Son fils Léonard Duval était juge
de la prévôté de Clergoux (Cor.) en 1667 et fit enregistrer ses armoiries en 1700. Son descendant direct Jean-

260
Baptiste Du Val de La Guirande était bourgeois de Tulle en 1765 et seigneur de Charissou (cne de Gimel ?, Cor.)
en 1789. Cette famille avait encore des représentants au milieu du XIXe siècle.

Armes : d’azur au chevron d’argent accompagné en pointe d’un croissant du même ; au chef cousu de gueules
chargé de trois étoiles d’argent

Sources : Agfl, p. 105 ; Champeval, I, p. 165-166

DUVERGER
Mr Duverger, trésorier de France à Limoges en 1679, portait des armoiries.

Armes : coupé : au 1, d’azur à trois burelles, celle du milieu d’argent, les deux autres d’or ; au 2, d’azur au
soleil d’or

Sources : Poncet, p. 70

261
E

ERNAULT DES BRUSLYS


Pierre Ernault des Bruslys était receveur des tailles de l‟élection de Brive vers 1750. En 1763 il acheta
une charge de conseiller secrétaire du roi qui lui permit d‟être anobli. Entre 1770 et 1780 il se qualifiait d‟écuyer
et possédait plusieurs seigneuries : Moriolles, Rignac et Voisières (cne de Lissac, Cor.), La Chanaudie et Le Mas
del Pech (cne de Chasteaux, Cor.). En 1789 il sera convoqué à l‟assemblée de la noblesse de Tulle et mourra en
1797. Son fils Nicolas (1756-1809) sera général sous la Révolution et sous l‟Empire. Famille éteinte au XIX e
siècle.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de vair au chef d’azur chargé d’un lion léopardé d’argent ; aux 2 et 3, d’azur au
chevron d’or accompagné de trois têtes de chevrettes d’argent

Supports : deux lions

Représentation : porte d‟entrée du château de Moriolles (ou Mauriolles) situé dans la commune de Lissac (Cor.). A noter aux 1 et 4 un
échiqueté au lieu du vair

Sources : Bosredon, Sceaux du Bas-Lim., p. 167, n° 260 ; Champeval, II, p. 57-59 ; Jougla, III, p. 276 ; Verdier, p. 105, 127 et 178

ESCHAUPRÉ
En 1697 Jean Eschaupré, marchand drapier à Limoges, fit enregistrer un écu parlant, très proche de
celui des Eychaupré (voir plus loin). Il s‟agit peut-être d‟une branche de la même famille.

Armes : d’argent à une plante de tournesol de sinople sur une terrasse fleurie et boutonnée d’or, surmonté d’un
soleil du même, accosté des lettres A et B

nota : le rébus sur le nom (chaud pré) résulte d‟une part par du tournesol et du soleil (chaud) et d‟autre part de la terrasse fleurie (pré)

Sources : Agfl, p. 9 ; Poncet, p. 81

D’ECHIZADOUR ou DESCHIZADOUR olim MESCLAJOC


La famille d‟Eschizadour tirait son nom du hameau d‟Eschizadour (cne de Saint-Méard, HV.) où elle a
possédé un château jusqu‟à la Révolution. Il a existé au moins deux branches d‟Eschizadour. A celle du
Limousin appartenaient les seigneurs de Bethe (cne de Sussac, HV.) qui sont connus depuis 1290. En 1470
Léonard Mesclajoc était à la montre de la noblesse du Limousin en 1470. Ses descendants furent maintenus en
1667 sur preuves remontant à 1551. N… D‟Eschizadour vivait en 1701. Cette branche s‟est éteinte en 1783 à la
mort de Marie d‟Eschizadour. La branche marchoise possédait la seigneurie d‟Aubepeyre (cne de Saint-Yrieix,

262
Cr.). En 1506 Troulhard d‟Eschizadour, chevalier, seigneur d‟Aubepeyre, était l‟époux de Peronnelle de
Montalpedon. Leur dernière descendante sera Françoise d‟Eschizadour qui avait épousé en 1606 Louis Gourdon
de Genouillac.

Armes familiales : écartelé d’argent et de gueules

nota : ces armes sont probablement parlantes : la forme d‟échiqueté élémentaire de l‟écartelé évoquant le patronyme

Représentation : linteau d‟une porte latérale de l‟église de Saint-Méard (HV.)

Armes attribuées d‟office en 1701 à N… d‟Eschizadour, écuyer : d’azur à deux chevrons d’argent

Sources : Agfl, p. 155 ; Descoutures, p. 33 ; Généal. lim. et march. ,V, p. 14-33 ; Lecler, HV, p. 783 ; Lecler, Cr., p. 721 ; Nadaud, II, p. 90-
92 ; Verdier, p. 51

D’ESPEYRUC ou PAREIL D’ESPÉRUC


En 1472 Jacques Pareil était seigneur de Lavaud, de La Vergne et de La Chatonnie (communes de
Donzenac et de Lubersac, Cor.). La famille possédait également la terre d‟Espéruc dont elle prit le nom au XVIe
siècle et qui lui inspira les rocs d’échiquier de leurs armoiries. Le dernier représentant de cette famille fut Jean-
Joseph d‟Espeyruc né en 1755, député de la Corrèze sous la Restauration.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à trois rocs d’échiquier d’argent ; aux 2 et 3, d’azur à trois fasces d’or

Sources : Champeval, I, p. 303-310 ; Descoutures, p. 274-275 ; Jougla, V, p. 214 ; Nadaud, III, p. 303-308

ESPINET
Les Espinet étaient au XVIIe siècle une famille de notaires et de juges qui vivait à Combressol (Cor.).
En 1698 Guillaume Espinet, conseiller et avocat du roi au présidial de Tulle, fit enregistrer ses armoiries. Son
descendant, aussi prénommé Guillaume, exerçait les mêmes fonctions en 1750.

Armes de : Guillaume Espinet enregistrées en 1698 : d’azur à une barre d’or accompagnée de cinq étoiles du
même, deux en chef et trois en pointe posées en orle
N… Espinet, juge de Combressol, attribuées d‟office en 1701 : d’argent à un rosier de sinople fleuri de
gueules
N… Espinet, chanoine de Tulle, attribuées d‟office en 1701 : de gueules à une fasce componée d’or et de
sinople
N… femme de N… Espinet, avocat au présidial de Tulle, attribuées d‟office en 1701 : d’argent à une
rose de gueules boutonnée d’or, pointée, tigée et feuillée de sinople

nota : le rosier du second écu et la rose du dernier sont des figures parlantes, la rose étant une fleur sur tige épineuse

Sources : Agfl, p. 68, 205, 213 et 220 ; Champeval, I, p. 168

DES ESCOTS
Cette famille d‟extraction chevaleresque s‟est éteinte en 1489 dans celle des Sarrazin. Les Des Escots
ont été seigneurs de Babonneix (commune de La Chaussade, Cr.) et de Saint-Maixant (Cr.).

Armes : d’azur à la croix ancrée d’or

Source : Tardieu, gdghm, p. 60

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D’ESCOUBLEAU DE SOURDIS
D‟extraction chevaleresque, les Escoubleau étaient originaires du Poitou et descendaient de Maurice
Escoubleau qui vivait en 1354. En 1665 Henri d‟Escoubleau, marquis du Coudrais-Montpensier, épousa
Madeleine de Malesset, fille de Charles de Malesset, comte de Châtelus-Malvaleix dans la Haute-Marche qui lui
apporta en dot la terre de ce nom. Leur fils unique fut tué à la bataille de Neerwinden (Belgique) en 1693. Une
autre branche de cette famille eut pour dernier descendant Ange d„Escoubleau, marquis de Sourdis, né en 1789.

Armes : parti : d’azur et de gueules à la bande d’or brochant sur le tout

Source : Jougla, III, p. 285 ; Tardieu, gdghhm, p. 80-81 ; gddhm, p. 60

ESMOINGT olim AIMOUIN


Cette famille, éteinte au XXe siècle, était d‟extraction chevaleresque (XIIe siècle). Au fil du temps elle a
possédé de nombreuses seigneuries, principalement dans la Haute-Marche dont Lavaublanche (cne de Saint-Eloi,
Cr.), La Grillère (cne de Saint-Junien-la-Brégère, Cr.), Janaillat (Cr.), Le Moutier-Malcard (Cr.). Elle a eu des
alliances avec nombre de grandes familles marchoises : Bridiers, La Celle, Lhermitte (qui portait les mêmes
armoiries), Ligondès, Pichard, Phelip de Saint-Viance, Saint-Julien, Savignac notamment.

Armes : familiales : d’argent à trois chevrons de gueules


attribuées d‟office en 1697 à Marie Esmoingt, veuve de N… Pimperigeas : de sable à un moyeu de roue
d’or

nota : ces dernières armes sont à la fois allusives par le champ de l‟écu (noir comme il sied aux veuves) et parlantes par le moyeu de roue

Sources : Agfl, p. 80 ; Hugon, p. 28, 49 et 72 ; Jougla, III, p. 289 ; Nadaud, II, p. 101 ; Tardieu, gdghm, p. 60 ; Verdier, p. 101

ESPAGNE
La famille Espagne était originaire d‟Auch (Gers). Vers 1775 elle s‟établit à Aubusson (Cr.). Jean-Louis
Espagne (1769-1809) était simple cavalier dans les dragons de la Reine en 1787. Sous la Révolution il monta
rapidement en grade car en 1797 il fut promu général de brigade. En 1801 il put acheter le château du Cher de
Barmont (Cr.). En 1808 il fut fait comte de l‟Empire. L‟année suivante il trouva la mort à la bataille d‟Eylau. Sa
descendance s‟éteignit avant 1900.

Armes : coupé : au 1, d’azur à la pensée d’argent posée en chef et à senestre ; au 2, de gueules à la cuirasse et
au casque d’argent ; au franc-quartier des comtes militaires qui est d’azur à l’épée haute d’argent montée d’or
en pal, bordé de sable

nota : le casque et la cuirasse sont allusifs de la cavalerie, arme dans laquelle servit le général. La bordure de sable du franc-quartier indique
peut-être la mort au champ d‟honneur

Sources : Carriat, III, p. 256 ; Jougla, III, p. 289 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 272 ; Révérend, APE, II, p. 136 ; Tardieu,
gdghm, p. 183 ; Tulard, p. 237

D’ESPAGNE DE RAMEFORT
Les d‟Espagne de Ramefort, originaires de Comminges, sont connus depuis Arnaud de Comminges dit
d‟Espagne qui vivait au XIIIe siècle. Son petit-fils fut sénéchal du Quercy et du Périgord vers 1350. Son lointain
descendant Charles d‟Espagne de Ramefort, émigra en Espagne en 1791, devint capitaine général de Catalogne

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en 1826 et se fit remarquer sa férocité dans la répression des carlistes. Il mourut assassiné en 1839 laissant
plusieurs enfants qui ont des descendants en 2009 en Espagne. Ils semblent avoir eu une alliance Noailles au
XIXe siècle.

Armes : d’argent au lion de gueules ; à la bordure de sinople chargée de six écussons d’or bordés de gueules,
au lambel d’azur brochant

Représentation : sur une verrière du maître verrier Chigot (1937) dans le vestibule du château de Noailles (Cor.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 31 ; Internet ; Jougla, III, p. 289-290

ESPARBÈS DE LUSSAN
Cette famille de l‟Armagnac était connue depuis la fin du XIVe siècle. Elle donna plusieurs branches qui
furent toutes maintenues au XVIIe siècle. Le dernier rameau des Esparbès de Lussan fut représenté d‟une part par
Auguste d‟Esparbès (1827-1890) qui épousa, semble-t-il, une Bony de Lavergne mais n‟eut pas de postérité et
d‟autre part par son cousin germain Léon d‟Esparbès qui eut une descendance éteinte au XXe siècle. Ce sont les
armes d‟Auguste d‟Esparbès, marquis de Lussan, qui figurent sur un vitrail de l‟ancienne chapelle des Jésuites
de Limoges.

Armes : d’argent à la fasce de gueules accompagnée de trois éperviers de sable posés deux et un

nota : les éperviers sont parlants et c‟est par erreur que Boulaud les a considérés comme des merlettes

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 15 ; Jougla, III, p. 292

ESTIENNE DE MONTLUC DE LA RIVIÈRE


Les Estienne de Monluc étaient une vieille famille de robe Limoges qui avait donné sous l‟Ancien
Régime un consul de cette ville. Jean-Baptiste Estienne (1701-1767), seigneur de La Rivière, fut président de
l‟élection de Limoges. Son petit-fils Jean-Baptiste-Hyppolyte Estienne de Montluc, né en 1764, devint premier
président de la cour d‟appel de Limoges ce qui lui valut d‟être créé chevalier de l‟Empire en 1809, puis baron de
l‟Empire en 1810, titre confirmé en 1816. Descendance éteinte au commencement du XXe siècle.

Armes : du règlement d‟armoiries de 1809 : parti : au 1, de sable au rocher (ou mont) de six coupeaux d’or
sommé de trois épis de blé du même ; au 2, d’azur à la fasce ondée d’argent ; le parti soutenu d’une champagne
de gueules chargée du signe des chevaliers légionnaires qui est une croix d’argent à cinq doubles branches sans
ruban ni couronne
du règlement d‟armoiries de 1810 : parti : au 1, de sable au rocher (ou mont) de six coupeaux d’or sommé
de trois épis de blé du même ; au 2, d’azur à la fasce ondée d’argent ; au franc-quartier des barons présidents de
cour qui est de gueules à la toque de sable retroussée d’hermine

nota : ces armoiries sont parlantes par le mont (Montluc) et par la fasce ondée (la rivière)

Sources : Jongla, III, p. 309 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 394 ; Nadaud, II, p. 103 ; Révérend, APE, III, p. 13

ESTOURNEAU DE TERSANNES
Cette famille est originaire de la Basse-Marche où elle a possédé diverses seigneuries, notamment celle
de Tersannes (HV.) du XVe siècle à 1789, de Dompierre-les-Eglises (HV.) et du Ris-Chauveron (cne d‟Azat-le-
Ris, HV.) vers 1690. Elle en avait aussi d‟autres dans le Poitou. En 1794 Silvain Estourneau de Tersannes fonda
la branche bretonne de cette famille qui subsiste en 2009.

265
Armes : d’or à trois chevrons de sable accompagnés de trois étourneaux du même

Sources : DVN, p. 95 ; Jougla, III, p. 312 ; Lecler, HV, p. 40 et 784 ; Nadaud, II, p. 103, p. 627-632 ; Valette, p. 84

ESTRIBAUD DE LA GORRE ou DE GORRE


De cette famille bourgeoise étaient issus deux échevins de Bourges. Selon Jougla elle se serait
implantée dans le Limousin à une date non précisée (Gorre est une commune de la Haute-Vienne sur la rivière la
Gorre). En 1861 le compositeur Paul d‟Estribaud fit représenter à la salle Favart un opéra comique intitulé
Silvio-Silvia. La famille a une descendance en 2009.

Armes : de gueules à une tour d’argent terrassée du même, ajourée mi-hersée et maçonnée de sable sommée
d’une hampe en clé de sol pavillonnée du même avec la note « la »

nota : la clé de sol et la note la sont allusives de l‟art de Paul Estribaud

Sources : DFN, p. 155 ; Internet ; Jougla, III, p. 313

EUDEL
En 1810, Pascal Eudel, ancien receveur des douanes de Hambourg (Allemagne), acheta le château de
Thouron (HV.) et le restaura jusqu‟en 1830, date à il passa dans la famille du Breuil-Hélion.

Armes : d’azur au chevron d’argent accompagné de trois demi-vols d’argent

nota : armes parlantes (cf. la dernière syllabe « -el » qui évoque une aile)

Source : Lecler, HV. p. 788

EVRARD
Pierre Evrard, seigneur du Châtenet de Bort (cne de Balledent, HV.), vivait en 1595. Son petit-fils
épousa Julie de Maumont et son arrière petit-fils Anne de Luchat, d‟une famille noble de la Haute-Marche. Les
Evrard semblent avoir été anoblis au XVIIIe siècle. En tout cas Joseph Evrard fut admis aux écoles militaires en
1766. Ses descendants vivaient au début du XIXe siècle. Le mariage Evrard / de Luchat explique probablement
l‟identité des armoiries (aux émaux près) des deux familles.

Armes : d’argent à la croix de sable chargée de cinq coquilles d’argent

Sources : Jougla, III, p. 329 ; Lecler, HV. , p. 43 ; Nadaud, II, p. 95

EVRARD
Ces Evrard n‟avaient pas de liens familiaux connus avec les précédents. Ils descendaient de Théodort
Evrard, originaire de Cologne (Allemagne) qui s‟implanta à Ahun (Cr.) sous le règne de Louis XI ayant été
appelé comme enlumineur par le comte de la Marche, Jacques d‟Armagnac (1462-1477). Son arrière petit-fils,
notaire à Ahun, écrivit une « Histoire de l‟antique ville d‟Ahun ». La famille a possédé plusieurs fiefs dans les
environs d‟Ahun dont celui de Lavaud (cne d‟Ahun). Elle avait encore des descendants vers 1750.

Armes de : Annet Evrard, procureur du roi en la châtellenie d‟Ahun en 1697 : d’azur à trois chiens courants de
… posés deux et un

266
nota : les chiens courants, probablements des lévriers, sont parlants par jeu de mots avec Evrard

Jean Evrard, curé de Mazeyrat (Cr.), attribuées d‟office en 1701 : de sable à une bande d’argent frettée de
sinople

nota : armes allusives de l‟état écclésiastique par le noir et parlantes par jeu de mots fretté / Evrard

Sources : Hugon, p. 23 et 44 ; Tardieu, gdghm, p. 61 et gddhm, p. 30

EYCHAUPRÉ ou ECHAUPRÉ
En 1656 N… Eychaupré, vivant à Limoges avait des armoiries parlantes. Elles étaient identiques à
celles que portera en 1736 Pierre Echaupré, seigneur de Tranchepie (cne de Verneuil-sur-Vienne, HV.), qui se
disait écuyer. Celui-ci était en outre procureur du roi au bureau des finances de Limoges. Il semble avoir eu une
descendance au moins jusqu‟à la fin du XVIIIe siècle.

Armes : d’or à une plante de tournesol de sinople sur une terrassse du même fleurie de trois roses de gueules
surmontées d’un soleil du même

Sources : Lecler, HV., p. 800 ; Nadaud, II, p. 89 ; Poncet, p. 81

EYSSARTEAU
De cet Eyssarteau qui vivait à Limoges en 1648 nous ne connaissons que ses armoiries parlantes.

Armes : d’or à l’essart planté de quatre arbres entremêlés d’arbustes, le tout de sinople

Source : Poncet, p. 81

EYSSERAUD
En 1602 cette famille roturière de Limoges portait des armoiries.

Armes : d’or à un cœur de gueules à la bordure d’azur chargées de huit besants d’or

Source : Arm. Lim., n° 502

267
F

FABERT
En 1602 cette famille, probablement limougeaude, s‟était fait dessiner ses armoiries par l‟auteur de
l‟Armorial de Limoges.

Armes : de… à un monde de…

nota : ces armoiries sont peut-être parlantes par allusion si l‟on considère que « faber » en latin a le sens de « créer » et que le monde a été
créé par Dieu

Source : Arm. Lim., n° 538

FABRI
Pierre Fabri, « noble damoiseau », vivait à Egletons (Cor.) en 1342. Son frère (?), Jean Le Febvre dit
Fabry, docteur ès-lois, était doyen de l‟Eglise d‟Orléans quand il fut nommé dixième évêque de Tulle par le pape
Urbain V en 1370. L‟année suivante le pape Grégoire XI dont il était le cousin germain l‟éleva à la dignité de
cardinal. Il mourut à Avignon en 1373. En 1490 Jean Fabri épousait Anne de La Jaumont (ou L‟Age-au-Mont).
Leur descendance semble éteinte au XVIe siècle.

Armes de Jean Fabri, évêque de Tulle : d’azur au chef cousu de gueules chargé d’un lion issant d’argent

Source : Nadaud, II, p. 106-107 et 163

FARGE
Cette famille de Tulle aurait fourni deux médecins dans la seconde moitié du XVIIe siècle : Léonard
Farge, médecin à La Borie des Boiroux (cne de Saint-Augustin, Cor.) avant 1668 et Jean-Joseph Farge de La
Veyrière, médecin à Treignac (Cor.) qui fit enregistrer ses armes en 1701. Celles-ci sont d‟ailleurs identiques à
celles d‟Etienne Farges, curé de Bonnefond (Cor.), enregistrées la même année.

Armes : d’or au lion de gueules

Sources : Agfl, p. 213 et 219, Champeval, I, p. 83 ; Jougla, III, p. 339

268
FARGE ou FARGES DE MAS
Ces Farge, bourgeois de Treignac (Cor.), semblent être d‟une autre famille que celle des précédents. Au
XVIIe siècle ils ont été seigneurs de Vieilteil (cne de Lestars, Cor.) et du Sirieix (cne de Viam, Cor.). En 1700
Gabriel Farge, seigneur du Mas (cne de Treignac, Cor.) fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’azur à une croix alaisée d’argent cantonnée de quatre croisettes du même et un chef cousu de gueules
chargé de trois étoiles d’argent

Sources : Agfl, p. 106 ; Champeval, I, p. 171 ; Jougla, III, p. 339

DE FARGE
Cette autre famille Farge n‟apparaît avec une particule que dans la déclaration d‟armoiries de N…
Farge, curé d‟Affieux (Cor.) en 1700. Elles semblent avoir été créées pour la circonstance.

Armes : d’azur à trois larmes d’argent deux et une

Source : Agfl, p. 106

FARGES
Ces Farges semblent avoir eu leur berceau à La Salesse (cne de Ladignac, Cor.). En 1672 le bourgeois
François Farges possédait le fief de L‟Hort-Salesse (Ladignac). Il mourut en 1723. En 1698 son fils François
était seigneur de La Salesse et avocat. Son descendant Jean-François de Farges était seigneur de Combarel et de
La Salesse (cne de Ladignac) en 1767. Il sera maire de Tulle de 1775. En 1772 Jean-Baptiste Farges (fils du
précédent ?) ayant épousé Anne-Marie Chauveau de Rochefort, dernière descendante de cette famille, fut
donataire avec sa femme des biens de Claude-Ignace de Chauveau de Rochefort et de Gabrielle de Fénis de
Lacombe, veuve François de Chauveau, à charge de porter le nom, les armes et le titre de la famille de Chauveau
de Rochefort. C‟est probablement ce Jean-Baptiste Farges devenu de Chauveau de Rochefort qui donna
procuration en 1789 pour l‟assemblée de la noblesse de Tulle. Famille éteinte.

Armes : de François Farges enregistrées en 1698 : d’argent à une gerbe d’or


des Farges devenus Chauveau de Rochefort à partir de 1772 : d’argent au lion de gueules

Sources : Agfl, p. 102 ; Bergues-Lagarde, p. 52 ; Champeval, I, p. 170-171 ; Jougla, III, p. 339 ; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, II, p.
174

FARGINEL DE LARZAC
Selon Jougla cette famille du Limousin aurait été anoblie en 1738. Aucune autre mention à notre
connaissance.

de sable à l’ancre d’argent ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’argent

Source : Jougla, III, p. 339

269
FARGUES
En 1517 Jeanne de Fargues, dame de Jourgnac et du Garraud (cne de Jourgnac, HV.), épousait Jacques
de Chaussecourte.

Armes : d’argent au lion de gueules

Source : Lecler, HV., p. 400

FARNE
Les Farne étaient au XVIIe siècle une famille de marchands de Limoges. L‟arbre que l‟on voit dans leurs
armoiries est un frêne (farne ou frane ou fresse en parler local).

Armes de : N… Farne en 1645 : d’argent à l’arbre de sinople soutenu d’un croissant d’argent
Gabriel Farne, enregistrées en 1697 : d’azur à un arbre de sinople accosté d’un G à dextre et d’un F à
senestre d’or et une bordure du même
J. Farne, enregistrées en 1697 : d’azur à un arbre d’or accosté de deux lettres J et F du même
N… Farne, attribuées d‟office en 1700 : d’or à une fasce de sable

Sources : Agfl, p. 6, 51 et 143 ; Poncet, p. 81

DE FASSION DE SAINTE-FAY
Cette famille du Dauphiné, qui existait encore au XVIIIe siècle, a donné un commandeur de la
commanderie de Charrrières (cne de Saint-Moreil, Cr.) qui relevait de l‟ordre des hospitaliers de Saint-Jean de
Jérusalem de 1683 à 1689.

Armes : de gueules à une croix d’or cantonnée en chef de deux étoiles du même et en pointe de deux roses
d’argent

Devise : « Fulget et floret »

Sources : Jougla, III, p. 341 ; Tardieu, gdghm, p. 74

FAUCAL
La famille Faucal d‟extraction chevaleresque vivait au XIII e siècle à Lanteuil (Cor.) dans la vicomté de
Turenne. Leur lignée disparut au XVe siècle.

Armes : de… à quatre fasces de… ; au franc-quartier de… chargé d’un lion de…

Représentation : écusson sur le portail d‟une maison à Lanteuil (Cor.)

Source : Champeval, II, p. 179-181

DE FAUCHER DE LA LIGERIE
Les Faucher, selon Froidefond et Fougeyrollas, seraient originaires du Limousin d‟où ils passèrent dans
le Périgord. Isasac Faucher fut anobli par lettres d‟Henri IV en 1594 et épousa Rébecca de Vaux en 1698. Ils
s‟installèrent en Saintonge en 1614. Par mariage avec Marguerite de Solminhac Jean de Faucher acquit en 1645

270
le château de La Ligerie (cne de Fontaine, Dordogne). Ils furent maintenus nobles en 1667. En 1789 plusieurs
membres de cette famille assistèrent aux assemblées de la noblesse de Périgueux et d‟Angoulême. Quelques
descendants en 2009.

Armes : de gueules à une sauterelle (ou faucheux) d’or

Sources : DVN p. 98 ; Froidefond, p. 198 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 274 ; Jougla, III, p. 343 ; Va lette, p. 82

FAUCON ou FAULCON
Cette famille Faucon était originaire de Perpezac-le-Blanc (Cor.) où elle vivait à la fin du XVe siècle. En
1558 maître François Faucon était procureur en la juridiction d‟Ayen (Cor.). En 1658, Léonard Faucon seigneur
de Mayot (ou Mayac) près de Perpezac-le-Blanc et capitaine au régiment de Noailles fut anobli par lettres. Pierre
de Faucon son dernier descendant, seigneur de La Forêt (cne de Perpezac-le-Blanc), mourut en 1740.

Armes : d’azur à un faucon d’or membré et couronné du même perché sur un bâton aussi d’or

Sources : Champeval, II, p. 183-185 ; Descoutures, p. 267 ; Nadaud, II, p. 109-110

FAUCON DU RIS
François Faucon, vingt-quatrième évêque de Tulle, fut sacré dans cette ville en 1544. En 1550 il passa
au siège d‟Orléans, puis en 1522 à celui de Mâcon et enfin en 1556 à celui de Carcassonne où il mourut en 1565.
Sa famille, originaire de Bretagne et de Florence (Italie), portait le nom de Faucon du Ris. Elle avait obtenu en
1450 des lettres de réhabilitation de noblesse. En 1694 elle fit preuve de sa noblesse pour une entrée dans l‟ordre
de Malte. Elle s‟éteignit en 1751.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à une patte de faucon d’or armée de sable (Faucon) ; aux 2 et 3,
d’argent au taureau effrayé de sable à la bordure engrêlée du même (Bucelli)

nota : deux figures parlantes : la patte de faucon et le taureau (cf. il bue = le bœuf en italien)

Sources : Jougla, III, p. 344 ; Nadaud, II, p. 164

FAUCON DES LÈZES


Cette famille d‟extraction ancienne ne doit être confondue ni avec celle des Faucon, seigneurs de
Couprerie (cne de Saint-Georges, Charente), ni avec celle des Faucon, seigneurs de Mayac (cne de Perpezac-le-
Blanc, Cor.). Sa filiation remonte à Louis Faulcon, seigneur de Thouron (HV.) en 1461. Son fils Jean Faulcon
épousa vers 1470 Marie de Rochechouart. Au XVII e siècle ils devinrent seigneurs des Lèzes (cne de Nantiat,
HV.). Anne Faulcon des Lèzes avait publié des poésies à Paris en 1657. La descendance de cette famille s‟arrête
au commencement du XVIIIe siècle à la mort de Louis de Faulcon qui avait épousé Marie d‟Alesme en 1662.
Quand les Faulcon acquirent le fief des Lèzes des La Celle-Bonnefond ils écartelèrent leurs armes avec celles de
ces derniers.

Armes anciennes : d’azur à la croix d’or


modernes (XVIIe siècle) : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la croix d’or (Faucon) ; aux 2 et 3, d’azur à
trois tours d’argent une et deux mêlées de trois fleurs de lis d’or deux et une (La Celle-Bonnefond)
sur pannonceaux armoriés créés pour les obsèques de N… Faucon des Lèzes vers 1650 : écartelé : aux
1 et 4, d’azur à trois tours d’argent posées deux et une ; au 2, d’azur à trois fleurs de lis d’or ; au 3, d’azur au
pigeon d’argent

271
Sources : Descoutures, p. 35-36 ; Lecler, HV, p. 502 et 787 ; Nadaud, II, p. 109, 164 et 632 ; Poncet, p. 81-83 et 153

FAUCONNIER
François Fauconnier était « lieutenant particulier de Bellac » en 1697. Son fils (?), également prénommé
François, était écuyer et seigneur de l‟Age-Meillot (cne de Droux, HV.) et des Forges (cne de Blanzat, HV.) en
1753. En 1789 Jean-Baptiste Fauconnier, officier au régiment de Champagne, participait à l‟assemblée de la
noblesse de la Basse-Marche à Bellac (HV.) muni d‟une procuration de son père.

Armes : d’argent au faucon contourné d’argent posé sur un poing ganté du même issant du côté dextre de l’écu

Sources : Agfl, p ; 54 ; Lecler, HV., p. 307 ; Nadaud, II, p. 165 ; IV, p. 688

FAUDOY
En 1646 N… Faudoy demeurant au Pont-Saint-Martial à Limoges portait des armes parlantes.

Armes : d’or à l’arbre de sinople

nota : l‟arbre est probablement un hêtre (fau en parler local)

Source : Poncet, p. 82

FAUGERON ou FAUGEYRON ou FOUGERON


Cette famille est connue depuis Géraud Faugeron, notaire à Tulle en 1381. En 1531, Jean Fougeron, dit
Fédou, était marchand dans cette ville. Son descendant Julien Fougeron, avocat en 1701, épousa en 1703
Marguerite de Jarrige. Le dernier représentant de cette famille semble avoir été le médecin Génie (sic)
Faugeyron qui vivait à Tulle à la fin du XIXe siècle.

Armes attribuées d‟office en 1701 à Julien Fougeron (ou Faugeron) : de sable à une bande d’argent chargée de
trois coquilles du même

Sources : Agfl, p. 214 ; Champeval, I, p. 174

FAULTE
Les Faulte étaient au XVIe siècle des bourgeois et des marchands de Limoges comme Psalmet Faulte,
consul de Limoges en 1594 et en 1600 et comme son descendant également prénommé Psalmet qui assurait cette
fonction en 1669. Pierre Faulte procureur du roi à Limoges en 1701. En 1789 Antoine Faulte, seigneur du
Buisson (cne de Panazol, HV.), trésorier de France, était présent à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée
de Limoges. Y participait aussi Mathieu Faulte, seigneur de Ventaux (cne d‟Isle, HV.) et du Mas-du-Puy (cne de
Le Vigen, HV.) qui sera fusillé à Vannes en 1795 après l‟échec du débarquement royaliste de Quiberon. Le
dernier du nom semble avoir été le général de brigade Georges Faulte de Ventaux mort en 1911 qui laissa une
fille encore vivante en 1926. Très chargées au début du XVIIe siècle, les armes parlantes (cf. fau = le hêtre) des
Faulte ont été simplifiées par la suite.

Armes de : N… Faute en 1602 : de… à un arbre de… avec un lion de… brochant sur le tronc à la queue
enroulée autour du tronc de l’arbre sur une terrasse de… ; à la bordure de … chargée aux flancs de six faucilles
de… , en chef d’un croissant de… soutenant une croix de … et en pointe d’une faux de…

272
Pierre Faute, dit l‟aîné, seigneur du Buisson en 1616 : d’or à l’arbre de sinople sur une champagne du
même et un lion léopardé de gueules brochant sur le tronc de l’arbre ; à la bordure d’azur, chargée en chef d’un
croissant d’argent soutenant une croisette du même et une faux aussi d’argent avec le manche d’or

nota : ces armoiries ont trois figures parlantes : l’arbre (fau), les faucilles, la faux et probablement aussi le croissant, nom donné parfois à la
faucille montée sur un long manche pour émonder les arbres

François Faute, huissier en 1648 : d’azur à l’arbre de sinople sur une champagne du même, au lion
léopardé d’or brochant sur le tronc de l’arbre accompagné en chef d’un croissant soutenant une croisette d’or
aux flancs deux roses du même et en pointe d’une faux d’argent au manche d’or
Pierre Faulte, contrôleur des décimes du diocèse de Limoges, et Simon Faulte, marchand, enregistrées en
1696 : d’azur à un lion d’or sur une terrasse de sinople et passant derrière un arbre du même fourché de deux
branches que le lion embrasse de sa queue par devant et la repasse par derrière
Jean-Joseph Faulte, prévôt du chapitre de Saint-Martial de Limoges, sur un ex-libris de 1774 : d’azur à un
arbre de sinople sur une champagne du même, à un lion passant d’or brochant sur le tronc de l’arbre

Représentation : sur un vitrail de la Vierge dans l‟église de Saint-Jean-Ligoure (HV.) un écu ovale d’azur à l’arbre de sinople sur une
terrasse du même, au lion d’or passant derrière le tronc de l’arbre qu’il embrasse de sa queue (1926)

Sources : Agfl, p. 5; Arm. Lim., nO 528; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 24 ; Jougla, III, p. 387; Lecler, HV., p. 539 et 816;
Nadaud, III, p. 165-166

FAURE
Vers 1655 Jean Faure, hôtelier à l‟enseigne du « Pistolet », portait des armoiries parlantes par allusion et
allusives de son métier.

Armes : d’azur à une enclume d’argent; en chef un couteau du même à manche d’or et une lardoire du même

nota : l‟enclume illustre le patronyme Faure qui désigne en parler limousin le forgeron. Le couteau et la lardoire sont des outils de travail de
l‟hôtelier-restaurateur

Source : Poncet, p. 83

FAURE dit CHANDO


Louys Faure, dit Chando, était marchand à Limoges vers 1650 et portait des armoiries parlantes.

Armes : d’or à un arbre de sinople terrassé du même

Source : Poncet, p. 83

FAURE DE LA CHASSAIGNE
Cette famille, originaire semble-t-il de la Marche, s‟est implantée à Paris au XVIIIe siècle.

Armes : d’or à une fasce de gueules accompagnée en chef d’une tête de lévrier de sable accolée d’or et en pointe
d’un arbre de sinople

nota : l‟arbre de sinople est probablement un chêne (cf. chassaigne=la chênaie) symbole de la force parlant, donc doublement parlant

Source : Jougla, III, p. 350

273
FAURE DE FOURNOUX
Hortense Faure de Fournoux (1792-1815) avait épousé au début du XIXe siècle N… Rebière de Cessac.

Armes : d’argent à deux chevrons d’azur accompagné de trois cornes (ou défenses) de sable posées deux et une

nota : les cornes ou les défenses illustrent assez vraisemblablement le premier élément du patronyme

Représentation : avec celles de son mari elles figurent sur le vitrail de l‟autel de la Vierge de l‟église Saints Pierre et Paul de l‟église de
Guéret

Source : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 36

DE FAUVEAU
Cette famille, noble d‟extraction ancienne depuis 1497, était originaire de Saint-Sébastien, village
disparu de la commune de Saint-Sulpice-Laurière, (HV.) où elle possédait un château qui subsiste de nos jours.
Pierre de Fauveau participa à la rédaction de la coutume de la Marche en 1521. En 1642 Louis de Fauveau était
seigneur de Pierre Folle (cne de Fresselines, Cr.). Il fut maintenu noble en 1666. Son petit-fils Mathieu de
Fauveau, seigneur de la Rivière-Tranche-Cerf (cne de Saint-Sulpice-Laurière, HV.) mourut en 1727 sans
descendance.

Armes : d’argent à une bande de gueules chargée de trois chevrons d’or (ou de trois étoiles d’or)

Sources : Jougla, III, p. 351 ; Lecler, Cr., p. 287 et 699 ; Nadaud, II, p. 114 et 167 ; Rietstap, I, p. 652 ; Verdier, p. 52

DU FAUX
Léonard du Faux, chanoine du chapitre de Notre-Dame de La Chapelle-Taillefer (Cr.) reçut d‟office en
1701 des armes parlantes.

Armes : de sable à une faux d’argent emmanchée d’or posée en pal

Source : Hugon, p. 46

FAVARS
Les Favars étaient seigneurs du lieu d‟où ils tiraient leur nom, c‟est-à-dire l‟actuelle commune de
Favars près de Tulle. Ils étaient connus depuis le XIIe siècle. En 1348 Bertrand de Favars avait épousé Galienne
de Chanac. Leur fille, Jeanne de Favars, dernière du nom, se maria avec Guillaume de Lestranges qui donna à
ses descendants le nom de Favars. En 1457 Guillaume de Favars était seigneur de Saint-Yrieix-le-Déjalat (Cor.)
et de Favars (Cor.). Famille éteinte au XVIe siècle.

Armes : d’or à une plante de fèves à deux tiges de sinople

Sources : Champeval, II, p. 117-118 et 167 ; Nadaud, II, p. 115 et 167

FAVELON
On ne peut dire si cette famille, dont on connaît les armes en 1603, avait un lien de parenté avec celle
des Guy de Favelon qui vivait à Limoges vers 1642.

274
Armes : de… à une plante de fèves de… sur une terrasse de… celle-ci accostée des lettres initiales M et F

Source : Arm. Lim., n° 584

DE FAY ou FAYNO
Les de Fay, originaires du Vivarais, sont connus depuis au moins le XIIIe siè[Link] famille a donné
deux Grands Prieurs de la langue d‟Auvergne de l‟ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui avait
son siège au Grand Prieuré de Bourganeuf (Cr.). Il s‟agit de Pons de Fay (Grand Prieur de 1301 à 1308) et de
Renaud de Fay (Grand Prieur de 1347 à 1351). En 1643 un autre membre de cette famille était commandeur des
Hospitaliers de la commanderie de Chamberaud (Cr.). Le dernier des de Fay mourut en 1891.

Armes : de gueules à la bande d’or chargée d’une fouine d’azur

nota : la fouine est parlante par jeu de mots avec Fayno

Sources : Jougla, III, p. 356-357 ; Parinet, Le Grand Prieuré…, p. 11 et 13

DE FAYDIT DE TERSSAC
Cette famille, qui semble être originaire de Tersac (cne de Cressensac, Lot), est noble d‟extraction
chevaleresque depuis 1361. Elle a eu de nombreuses alliances en Limousin, Cosnac, Anglade notamment. Jean
Faydit de Terssac fut maintenu noble en 1700. Son petit-fils Paul fut admis aux honneurs de la cour en 1788. Il
comparut à l‟assemblée de la noblesse de Toulouse en 1789. Descendance en 2009.

Armes : burelé d’argent et de sinople de dix pièces, chaque burelle d’argent chargée d’une étoile de gueules

ou burelé d’argent et de sinople de pièces chaque burelle d’argent chargée d’une étoile de gueules
(Faydit) ; au chef d’azur parti par un trait de sable à deux lions affrontés d’or et couronnés du même (Sarrazac
ancien)

Sources : Champeval, II, p. 114 ; DVN, p. 99 ; Esquieu, p. 108 ; Jougla, III, p. 358 ; Nadaud, II, p. 107 ; Valette, p. 83

DU FAYET
En 1701 Georges du Fayet, « bourgeois de la ville de Bort » [-les-Orgues] (Cor.), reçut d‟office des
armoiries de type mécanique.

Armes : d’argent à trois fasces ondées de sable

Sources : Agfl, p. 183

DU FAYET DE LA TOUR
Les Du Fayet de La Tour ont leurs racines en Auvergne. Leur noblesse est attestée depuis 1414 ou
1421. En Bas-Limousin ils ont possédé un fief dans l‟actuelle commune de Liginiac (Cor.). Au XVIII e siècle une
demoiselle du Fayet de La Tour fut admise à la maison royale de Saint-Cyr. Cette famille compte plus d‟une
cinquantaine de descendants en 2009.

Armes : d’azur à la tour crénelée d’argent maçonnée de sable accompagnée à dextre d’un croissant d’argent et
à senestre d’une étoile d’or

275
Sources : DVN, p. 99 ; Merceron, p. 32 ; Valette, p. 83 ; Verdier, p. 82

FAYOLLE
Ces Fayolle étaient des bourgeois de Guéret qui sont connus depuis François Fayolle greffier en
l‟élection de Guéret en 1610. Ils possédaient de nombreuses seigneuries à la fin de l‟Ancien Régime : Les Salles
(cne de Sainte-Feyre, Cr.), Villeraput et Villejavat (cne de Glénic, Cr.), Fressanges et Fayolle (cne de Guéret).
En 1701 Silvain Fayolle, avocat en parlement, reçut d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : d’or à une fasce palée d’argent et de sinople de six pièces

Sources : Hugon, p. 50 ; Tardieu, gdghm, p. 61

DE FAYOLLE
En 1563 Jean de Fayolle, écuyer, était seigneur de Neuvic, de Saint-Pardoux et de Saint-Martial (Cor.).
En 1654 son descendant Jean de Fayolle, écuyer et seigneur de La Brugière, fut lieutenant de la grande prévôtée
de Limoges. Il épousa Jeanne des Cars. François de Fayolle, seigneur de Pressac (Charente), fut maintenu noble
en 1698. Famille éteinte au XVIIIe siècle, semble-t-il.

Armes : d’argent au lion de gueules chargé de deux palmes posées en sautoir au naturel et liées de gueules

Sources : Nadaud, II, p. 117 ; Verdier, p. 68

DE FELETZ
La famille de Feletz était implantée au XIIe siècle au château (ou repaire) de Feletz ancienne paroisse de
Saint-Trie, Cor.). En 1450 Guinot de Feletz, écuyer, s‟avoue vassal de Jean de Bretagne, vicomte de Limoges,
pour ses biens dans les châtellenies de Larche (Cor.) et de Terrasson (Dordogne). Par la suite on trouve les Feletz
principalement en Périgord, notamment à Aubas (Dordogne) et à Mansac (Cor.). En 1789 N… de Feletz signa
les cahiers de doléances de la noblesse du Bas-Limousin. Le dernier du nom fut probablement Charles de Feletz
d‟Aurimont (1767-1850), conservateur de la bibliothèque Mazarine et académicien en 1827.

Armes : d’argent au lion couronné de gueules, à une bordure d’azur chargée de huit besants du champ

Sources : Champeval, II, p. 190-194 ; Jougla, III, p. 362 ; Nadaud, II, p. 169

FÉLINES
On ne sait si « Monsieur Félines, chanoine théologal de Saint-Martial de Limoges », décédé vers 1642,
était de la famille des Félines de La Renaudie, originaire du Bas-Limousin. En tout cas ses armoiries étaient très
différentes de celles de cette dernière famille. Par contre, elles ressemblaient beaucoup à celles que portait un
siècle plus tôt Etienne Félines, membre de la compagnie du Saint-Sacrement dont le siège était dans l‟église
Saint-Michel-des-Lions à Limoges.

Armes de : Etienne Félines en 1556 : de gueules au lion d’or à la bordure d’azur chargée de treize étoiles de
sable
Monsieur Félines, chanoine, vers 1642 : d’azur au lion d’or à la bordure de gueules chargée de dix
besants d’or

276
Source : Poncet, p. 83

DE FÉLINES DE LA RENAUDIE
Félines est le nom d‟une ancienne paroisse incluse actuellement dans la commune de Prudhomat (Lot).
En Bas-Limousin (Cor.) elle possédait la seigneurie de La Renaudie (cne d‟Ussac, Cor.). En 1532 François de
Félines, seigneur de La Renaudie, épousait Jacquette de La Vergne. Son descendant Françoise de Félines épousa
Jeanne de Turenne. En 1666 il fut maintenu noble sur preuves remontant à 1532. Paul de Félines fut grand-prieur
d‟Auvergne de l‟ordre de Malte de 1698 à 1709 au siège de Bourganeuf (Cr.) comme le sera son neveu de 1725
à 1728. Jean-Joseph de Félines de La Renaudie, baron d‟Ussac, vivait en 1789. La famille s‟éteint à la fin du
XVIIIe siècle.

Armes : familiales anciennes : d’azur au soleil d’or


familiales au XVIIe siècle : d’azur à un soleil rayonnant aux rais alternativement droits et flamboyants d’or

Sources : Agfl, p. 82 ; Champeval, II, p. 194-197 ; Descoutures, p. 266-267 ; Hugon, p. 74 ; Nadaud, II, p. 117-118

DE FENIEU ou DE FÉNIEUX
La famille de Fenieu ou de Fénieux était originaire de Châteauponsac où certains de de ses membres
étaient notaires au début du XVIe siècle. Ils étaient seigneurs du Pin-Bernard (commune de Saint-Priest-le-
Betoux, HV.) en 1693 et de Vaubourdolle (commune de Châteauponsac, HV.) en 1697. Une branche de cette
famille, celle des seigneurs de Plaisance (Poitou ?), envoya un représentant à l‟assemblée de la noblesse de la
sénéchaussée de Montmorillon (Vienne) en 1789. A la fin du XIX e siècle les Fenieu n‟avaient plus de postérité
masculine.

Armes : familiales : d’azur au phénix essorant d’or, becqué et membré de gueules, posé sur la corne dextre d’un
croissant d’argent ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or

nota : le phénix est parlant

Représentation : clé de voûte de la chapelle Notre-Dame-de-Toute-Bonté de Châteauponsac (HV.)

attribuées d‟office à Jacques de Fenieu, curé de Châteauponsac, en 1701 : de sinople à quatre flammes d’or
posées deux et deux

nota : les flammes (feu) sont parlantes

Sources : Agfl, p. 55 ; Généal. [Link] march.,VII, p. 41-74 ; Jougla, III, p. 364 ; Nadaud, II, p. 170-172

DE FÉNIS
Les plus anciens représentants de cette famille étaient des marchands et des notaires de Tulle dont,
parmi ces derniers, Jean de Fénis qui vivait en 1534. Son descendant, Martial de Fenis, acheta en 1604 les
seigneuries de La Prade et de Condaillac (cne de Gimel, Cor.). Il avait été procureur du roi en l‟élection de Tulle
jusqu‟en 1599. Antoine de Fénis, seigneur du Tourondel, épousait Catherine de Bar. Son fils fut maintenu noble
en 1700. Cette branche aînée s‟éteignit à la fin du XIXe siècle. Parmi les autres branches (près d‟une dizaine)
plusieurs subsistaient au XIXe siècle.
Celle de La Prade avait été reconnue noble en 1698 sur titres de 1558 en la personne de Jean de Fénis,
seigneur de La Prade (cne de Corrèze, Cor.). Mais son grand-père, Pierre I de Fénis, se disait déjà écuyer en
1609. François-Martial de Fénis, neveu de Jean de Fénis, fut président du présidial de Tulle au début du XVIII e
siècle et reçut d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique. Sa descendance se poursuivit jusqu‟en 1815.

277
D‟un rameau de La Prade était issu François Fénis de La Borie d‟Urlan, chanoine de Tulle de 1700 à 1723 qui
fut lui aussi gratifié en 1701 d‟armoiries de type mécanique.
La branche de Combe avec Martial de Fénis qui avait créé au XVIIIe siècle à Tulle une manufacture
d‟armes à feu. La branche de Maussac et celle de Suzanne n‟existaient plus, semble-t-il, au XIXe siècle.
Une autre branche est celle que l‟on connaît depuis N… Fénis, apothicaire à Tulle en 1660, père de trois
fils dont deux furent prêtre et le troisième, médecin également à Tulle, qui reçut d‟office des armoiries en 170à.
Armes : familiales : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à un phénix s’essorant d’or sur son bûcher enflammé de gueules
regardant un soleil d’or mouvant de l’angle dextre du chef ; aux 2 et 3, de gueules à un lion d’argent
nota : le phénix est parlant
attribuées d‟office à : Joseph Defenis (ou de Fénis) médecin à Tulle en 1700 : de sinople à trois bandes
ondées d’argent
François de Fénis conseiller du roi en 1701 : d’azur à une fasce componée d’or
et d’argent
N… Fénis de La Borye chanoine en 1701 : de gueules à une fasce componée d’argent et
d’azur
Sources : Agfl, p. 185, 204 et 206 ; Champeval, I, p. 177-186 ; Jougla ,III, p. 365 ; Nadaud, II, 119 et 173 ; Poncet, p. 84 ; Verdier, p. 68

DE FERRAND
Originaires du Poitou, les Ferrand furent anoblis par lettres en 1574 en la personne de Jean Ferrand,
médecin du roi Charles IX. Antoine de Ferrand, grand-maître des Eaux-et-Forêts en 1697, était seigneur de
Villemillau (Cor. ?) quand sa fille Elisabeth épousa Jean de Montboissier, comte de Beaufort-Canillac. Cette
famille fut maintenue noble en 1708. Antoine de Ferrand (1747-1825), académicien, fut créé comte et pair de
France en 1817. Descendance en 2009.
Armes : d’azur à trois épées d’argent garnies d’or, posées en pal, celle du milieu la pointe en haut, les deux
autres la pointe en bas, une fasce d’or brochant sur le tout
nota : ces armoiries sont vraisemblablement parlantes, les épées (le fer) évoquant le patronyme
Représentation : sur cachet au musée de Brive
Devise : « Pro fide, pro rege, pro me »
Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim. I, p. 301 ; DVN, p. 100 ; Jougla, III, p. 370; Valette, p. 83

DE FERRÉ DE FREDIÈRES, DU PÉROUX, DE LA FOND


C‟est en Bretagne et en Poitou que se trouvent les origines de cette famille aux nombreuses branches.
Elle commence avec Guillaume Ferré qui vivait en 1358. Selon Fougeyrolas les Ferré auraient été des
gentilshommes verriers. D‟ailleurs l‟une de leurs seigneuries avait pour nom La Grande Verrerie. Sa
descendance fut maintenue noble en 1667, en 1669 et 1715. Martial de Ferré en 1602 et Jacques de Ferré en
1667 furent seigneurs de La Lande et de Lester (cne de Cieux, HV.). La famille aurait possédé une seigneurie à
Fredières dans l‟élection de Limoges au début du XVIIIe siècle quand vivait Jacques de Ferré. Le dernier du nom
semble avoir été Nicolas de Ferré, né en 1768 et page à la Grande Ecurie en 1783.
Armes : branche de Frédières : de gueules à la bande d’or accompagnée de trois fleurs de lis du même posées
deux et une
branche du Péroux : de gueules à l’épée d’argent garnie d’or posée en bande, la pointe en bas,
accompagnée de trois fleurs de lis d’or deux et une
attribuées d‟office en 1700 à Gauthier de Ferré : de sinople à huit fer à cheval d’argent posés trois, trois et
deux

nota : les armes de la branche du Péroux comme celles de Gauthier de Ferré sont parlantes
Sources : Descoutures, p. 37-38 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 280 ; Jougla, III, p. 373 ; Valette, p. 313 ; Verdier, p. 52

FERRIÈRES DE SAUVEBOEUF
La famille de Ferrières de Sauveboeuf possédait au XVe siècle le fief de Sauveboeuf (commune de
Saint-Paul, HV.). En 1483 Jean de Ferrières, écuyer et seigneur de Sauveboeuf, fut confirmé dans sa charge de
maître des Eaux-et-Forêts de Guyenne. La même année il épousait Marthe de Sainte-Hermine. Leur descendant,
Antoine de Ferrières de Sauveboeuf fut confirmé noble en 1666 sur preuves de 1483. Au XVIII e siècle les
Sauveboeuf s‟étaient répandus dans le Bordelais, l‟Auvergne, La Saintonge, Haut et Bas-Limousin. En 1789 un

278
Ferrières de Sauveboeuf se fit représenter à l‟assemblée de la noblesse de Tulle. En 2009 la famille comptait une
importante descendance.
Armes : familiales : d’argent à un pal de gueules accompagné de dix billettes du même posées en orle
attribuées d‟office en 1701 : à N… marquise de Sauveboeuf : d’argent à deux bandes de sable et à N…
marquis de Sauveboeuf : de gueules à un boeuf rampant d’or
Sources : Agfl, p. 152 ; Descoutures, p. 93-93 ; DVN, p. 100 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 281 ; Lecler, HV., p. 166 ; Nadaud,
II, p. 123-124 et 177-178; Valette, p. 84 ; Verdier, p. 176

FEUILLADE ou DE LA FEUILLADE
Cette famille ne doit pas être confondue avec celle des Aubusson de La Feuillade implantés dans la
Haute-Marche. Ils étaient seigneurs de La Feuillade (cne de Perpezac-le-Blanc, Cor.) donc originaires du Bas-
Limousin. En 1652 Jean de La Feuillade recevait ses lettres d‟anoblissement. Son fils, également prénommé
Jean, obtint son brevet de retenue en 1667. Pas de descendance connue dès la fin du siècle.
Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la croix ancrée d’or ; aux 2 et 3, d’or à l’aigle éployée de gueules
nota : on observera l‟analogie des 1 et 4 (aux émaux près) avec les armes des Aubusson de La Feuillade ce qui n‟est peut-être pas
entièrement le fruit du hasard
Sources : Descoutures, p. 266 ; Jougla, III, p. 381 ; Nadaud, II, p. 126

DE FEYDEAU
La famille Feydeau est originaire de la Combraille auvergnate et plus précisément du château de Feydel
(commune de Giat, Puy-de-Dôme). En 1463 Thomas Feydeau était seigneur de Néoux (Cr.). A la fin du XV e
siècle la famille s‟était scindée en trois branches. L‟une, bourgeoise, établie à Felletin (Cr.) y subsista jusqu‟au
XVIIIe siècle. Elle possédait les terres du Ronteix (cne de Gioux, Cr.) et de Noncellier (cne de La Nouaille, Cr.).
Une autre branche était noble d‟extraction ancienne depuis 1463. Elle s‟établit à Brou-sur-Chantereine (Seine-et-
Marne) au XVIIIe siècle. En sont issus Henri de Feydeau, évêque d‟‟Arras en 1701 et Charles-Henri de Feydeau
qui épousa en 1778 une Lamoignon. Elle s‟éteignit en 1882. La troisième branche dite de Saint-Christophe
(Charente) s‟établit en Basse-Marche en 1520. En 1772 Jean-César de Feydeau obtint des lettres de relief de
noblesse. Toutes ces branches portaient les mêmes armoiries. En 2009 la branche de Saint-Christophe compte
une très nombreuse descendance.
Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois coquilles du même
Sources : DVN, p. 100 ; Hugon, p. 25 et 38 ; Jougla, III, p.387-388 ; Suppl. p. 248

FEYDEAU DU RESSONNEAU ou FEYDAUD ou FESNEAU


Ces Feydeau formaient une famille plus ancienne que celle de leurs homonymes de la Marche. Ils
étaient originaires du Poitou (Montmorillon, Vienne) et leur noblesse semble remonter au XV e siècle. Ils furent
maintenus dans le second ordre en 1767 et en 1715. Une branche s‟installa dans le Limousin et la Basse-Marche
où ils furent notamment seigneurs de La Rivaillerie et de La Perrière (cne d‟Oradour-Saint-Genest, HV.) et
aussi de La Molière et du Chastain (cne de Saint-Barbant, HV.). En 1763 Pierre de Feydeau mourut au Châtain.
Son fils, René-Hilaire Feydaud, était sous-lieutenant en 1785 au régiment du Médoc. Il comparut à l‟assemblée
de la noblesse de la Basse-Marche du Dorat en [Link] de descendance connue.
Armes de : Jean Feydeau, seigneur de Persac (Vienne) sur sceau de 1420 : de … à six fleurs de lis en orle de…et
un croissant de… en abîme
modernes : d’azur semé de fleurs de lis d’or à la cotice en bande de gueules brochant sur tout
attribuées d‟office en 1700 à N… Feydeau de La Berlière : de sinople au faisceau d’armes d’or
Sources : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, p. 282 ; Jougla, III, p. 388 ; Lecler, HV., p. 521 et 610 ; Nadaud, IV, p. 687

FIALLON
En 1700 François Fiallon, curé de Mareille-au-Prieur (cne de Sous-Parsat, Cr.), se vit attribuer d‟office
des armoiries parlantes et allusives.
Armes : d’argent à une tête de mort de sable soutenue de deux os du même posés en sautoir ; au chef d’azur
chargé du mot « aeternitas » en lettres d’or
nota : la tête de mort est parlante par jeu de mots Mareille /mort ; le mot « aeternitas » est allusif de la fonction du prêtre de conduire les
fidèles vers une éternité heureuse, vers le ciel (l’azur du chef) après la mort
Source : Hugon, p. 43

279
DE FIEUX
Selon certains auteurs la famille de Fieux ne serait pas originaire du Limousin où elle s‟établit au XVII e
siècle. Quoiqu‟il en soit de 1624 à 1631 Jacques de Fieux était conseiller au présidial de Brive. Son fils Pierre
qui fut seigneur de La Bleynie (cne de Turenne, Cor.) et magistrat au présidial de Brive vers 1650, mourut vers
1676. Un membre de cette famille Jacques de Fieux fut sacré évêque de Toul en 1677 et mourut à Paris en 1687.
Un autre Jacques de Fieux était seigneur de Montaunet (cne de Sarrazac, Lot) vers 1700. Cette famille fut
maintenue noble par arrêt du conseil d‟Etat en 1674. En 1789 Jean-Baptiste de Fieux de Montaunet participa à
l‟assemblée de la noblesse du Bas-Limousin. La famille s‟éteignit en 1886 à la mort de Maurice de Fieux qui
vivait à Beaulieu (Cor.).
Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois trèfles du même, deux en chef et un en pointe
Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., I, p ; 180 ; Bergues-Lagarde, p. 56 ; Champeval, II, p. 198-201 ; Jougla, IV, p. 1

FILHOULAUD
Cette famille semble originaire de Glanges (HV.) où Léonard Filhoulaud était notaire royal à la fin du
XVI siècle et encore en 1609. Sa descendance, jusqu‟à la fin du XIXe siècle, fournira à chaque génération un
e

notaire installé à Glanges. Trois seront maires de cette localité au XIX e siècle. C‟est Emile Filhoulaud (1852-
1924) qui mettra fin à cette tradition en s‟installant médecin à Saint-Paul (HV.) en 1876. Cette branche de
Glanges a au moins trois descendants en 2009. Apparues au milieu du XIXe siècle les branches de Bouganeuf
(Cr.) et de Neuvic-Entier (HV.) subsistent en ligne féminine. Celle de Peyrat-le-Château (HV.) est représentée en
descendance masculine en 2009. Cette dernière branche est la seule qui porte des armoiries. Elles lui sont venues
du mariage de Paul Filhoulaud (1869-1939) en 1898 avec Marie-Mosnier-Thoumas, fille de Louis Mosnier-
Thoumas et de Marie-Augustine Martinot de Lavalade dont la famille avait des armoiries qui sont devenus aussi
celles de la famille Mosnier-Thoumas.
Armes : d’argent à deux chevrons de gueules, soutenus par deux épées du même posées en sautoir en pointe
Source : Généal. lim. et march. , XV, p. 19-38

FILLIAS
Cette famille bourgeoise était originaire de Chaludet près de Giat (Puy-deDôme) dans la Combraille
auvergnate. Elle y était connue depuis 1450. Plus tard une branche s‟établie dans la Haute-Marche aux Farges
(cne de Basville, Cr.), à Pompignat (cne de Banize, Cr.), à Guéret et à Aubusson selon Hugon. En application de
l‟édit de 1696 Jacques Fillias qui vivait à Fernoël (Puy-de-Dôme) reçut d‟office un écu de type mécanique.
Armes : d’or à la barre d’azur
nota : malgré le caractère mécanique apparent de ces armoiries, on peut se demander si le patronyme Fillias, qui évoque un lien de parenté,
n‟a pas suggéré malignement la barre souvent signe de bâtardise
Sources : Hugon, p. 81 ; Tardieu, gdghm, p. 62-63

FILLIOL
Cette famille semble originaire de Tulle où l‟on trouve en 1743 un marchand du nom de Filliol. Cette
famille avait une descendance masculine avant 1914. En 1700 un Filliol de Rillac-Xaintrie (Cor.) avait fait
enregistrer ses armoiries.
Armes : de gueules à trois flambeaux d’argent
Sources : Agfl, p. 107 ; Champeval, I, p. 104

FILLIOLET
Antoine Filliolet qui vivait à Lasbastisson (ou Bastissou) dans l‟actuelle commune de Rilhac-Rancon
(HV.) reçut d‟office des armoiries de type mécanique.
Armes : d’azur à trois pals d’argent
Sources : Agfl, p. 156 ; Lecler, HV., p. 156

FILLIOUX
En 1697 Jacques Fillioux, conseiller du roi et commissaire aux revues de la ville de Bourganeuf fit
enregistrer ses armoiries.
Armes : d’azur au lion d’or armé et lampassé de gueules
Source : Agfl, p. 71

280
FILLOUX
Famille originaire de Guéret. En 1699 Etienne Filloux était seigneur de Saint-Sulpice-le-Guéretois (Cr.),
conseiller du roi et élu en l‟élection de la Marche à Guéret. A la même date son homonyme Etienne Filloux était
seigneur du Cher (cne de Guéret) et capitaine de la milice bourgeoise de la ville de Guéret. Les armoiries qu‟ils
firent enregistrer étaient identiques.
Armes : d’or à trois têtes de More de sable posées deux et une
Source : Hugon, p. 31

FINET
En 1697 N… Finet, vivant dans la Haute-Marche et avocat au parlement de Paris, fit enregistrer ses
armoiries.
Armes : d’azur à une croix fleuronnée d’or au pied fiché dans un cœur de gueules
Source : Hugon, p. 83

FINGEAT
En 1698 N… Fingeat, qui se déclairait « écuyer » et vivait dans l‟élection de Limoges, faisait
enregistrer ses armoiries.
Armes : d’azur à un chevron accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d’un croissant, le tout d’argent
Source : Agfl, p. 93

FINOT
Antoine-Bernard Finot, né à Dijon en 1780, était auditeur au conseil d‟Etat en 1809. Nommé l‟année
suivante préfet du département du Mont-Blanc il se révèla rapidement un bon administrateur. En 1811 il est fait
baron de l‟Empire. Maintenu à son poste par la première Restauration, il démissionna pendant les Cent-Jours.
Sous la seconde Restauration il revi,t à sa préfecture. Il fut ensuite nommé préfet de la Creuse le 1er septembre
1824 et le restera jusqu‟en février 1824. En 1837 il sera élu député de la Corrèze. Sa descendance s‟éteint avant
1900.
Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à une rose d’argent ; au 2, échiqueté de gueules et d’or ; au 3, de gueules
au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles d’argent
Sources : Carriat, VI, p. 425 ; Jougla, IV, p. 4 ; Révérend, APE, II, p. 165 ; Tulard, I, p. 803

DE FITZ-JAMES
Jacques (James) II Stuart (1633-1701), roi d‟Angleterre, d‟Ecosse et d‟Irlande, eut d‟Arabella Churchill,
sœur du duc de Malborough, deux enfants naturels auxquels il donna le patronyme de Fitz-James (= fils de
Jacques) dont Jacques Fitz-James (1670-1734), duc de Berwick, Grand d‟Espagne, duc-pair et maréchal de
France en 1705. Ce dernier fut gouverneur du Limousin de 1707 en 1718. Son second fils Jacques de Fitz-James
(1702-1721) lui succéda de 1718 à 1721. Son frère (4em fils du duc de Berwick) né en 1711 et mort en 1731,
colonel du régiment de Berwick Irlandais Infanterie, fut à son tour gouverneur du Limousin à l‟âge de 10ans
(sic) de 1721 à 1729. Il démissionna et fut remplacé par son frère cadet Charles de Fitz-James (1712-1787) qui
restera gouverneur du Limousin jusqu‟en 1768. Ce dernier transmit sa fonction à son fils Jacques Charles de
Fitz-James (1743-1805), 5em duc-pair de Fitz-James, qui la conservera jusqu‟en 1791. Les Fitz-James auront
ainsi été gouverneurs de la province du Limousin pendant 83 ans, très loin du record des Villeroy gouverneurs
du Lyonnais de 1612 à 1791.
Armes : écartelé : aux 1 et 4, contre-écartelé d’azur à trois fleurs de lis d’or et de gueules à trois léopards d’or
l’un sur l’autre ; au 2, d’or au lion de gueules dans un double trêcheur fleuronné et contre fleuronné du même ;
au 3, d’azur à une harpe d’or cordée d’argent ; à la bordure componée d’azur et de gueules de seize pièces,
chaque compon de gueules chargé d’un léopard d’or
Devise : « Ortus et honore »
Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 46 et 73 ; Jougla, IV, p. 6

281
FLAMENC
La famille noble d‟extraction chevaleresque des Flamenc était connue dès le XIII e siècle avec Hélie
Flamenc dont on connaît le sceau au lion qu‟il utilisait en 1256. Vers cette époque Gaubert Flamenc, neveu de
Golfier de Las Tours, se faisait appeler seigneur de Pompadour (Cor.). Isabelle Flamenc de Bruzac vivait en
1422. En 1661 Philippe de Flamenc avait épousé Antoine de La Roche-Aymon. Les Flamenc semblent éteints
avant la fin du XVIIe siècle.
Armes : de sable au lion d’or armé, lampassé et couronné d’or
Sources : Champeval, I, p. 57 et 484 ; II, p. 114, 121 et 499 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, p. 283 ; Merceron, p. 70 ; Nadaud, II, p.
139

FLANCAUD

Peyronne Flancaud, veuve Verdier, demeurant à Sainte-Fortunade (Cor.) recevait d‟office des armoiries
en 1701.

Armoiries : d’azur à trois têtes d’aigles arrachées d’argent couronnées d’or

Source : Agfl, p. 218

FLEURAT
Cette famille était possessionnée dans le Limousin, à Loudun et à Châtellerault (Vienne) au XVIIe
siècle. Elle semble originaire du village de La Tarrade (cne de Flavignac, HV.) où ce nom était très répandu au
XVIe siècle. Vers le milieu du XVIIe siècle Jacques Fleurat était praticien au Puy (cne de Pageas, HV.) dont son
petit-fils Jean, clerc et praticien (c‟est-à-dire notaire subalterne), se dira « sieur » vers 1710. Une branche des
sieurs de La Veyssière, puis de Lessard (cne de Pageas, HV.) qui prit le nom de Fleurat-Lessard dans la seconde
moitié du XVIIIe siècle, avait plusieurs descendants à la fin du XXe siècle. Une branche de La Poumérolie (cne
d‟Oradour-sur-Vayres, HV.) a disparu après 1920 et une autre, dite de Doumailhac (cne de La Chapelle-
Montbrandeix, HV.), après 1900.

Armes : d’azur au griffon d’or surmonté d’une étoile du même

Sources : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, p. 284 ; Généal. lim. et march., XIV, p. 97-140 ; Jougla, IV, p. 10

FLOCARD
Alfred Flocard, né à Jorquenay (Haute-Marne) en 1866, fut sacré évêque de Limoges en 1920. Il mourut
dans cette ville en 1938.

Armes : parti : au 1, d’azur à la Sainte mouvant d’un nuage d’argent la tête accostée des lettres onciales SM ;
au 2, de gueules au saint-Martial mouvant d’un nuage d’argent accosté des lettres onciales SM ; une étoile
rayonnante d’or brochant sur le chef de la partition

Représentation : sur quatre cachets de cire de la statue reliquaire de Saint-Martin dans l‟église de Saint-Martin-le-Vieux (HV.)

Devise : « Omnia propter evangelium »

Cri : « Iter per tutum »

Sources: Lartigue, évêques ; Internet

282
FLOTTARD DE MONTAGU-LOMAGNE
La famille de Lomagne était originaire du Béarn. Celle de Montagu venait de Guyenne avec pour nom
patronymique Flottard. La filiation des Flottard de Montagu-Lomagne est suivie depuis le XIVe siècle. Antoine
Flottard de Montagu-Lomagne fut admis aux honneurs de la Cour en 1783 et comparut à l‟assemblée de la
noblesse de Cahors en 1789. Il avait épousé Michelle de Rochechouart-Pontville dont la mère possédait le fief de
Bridiers (cne de La Souterraine, Cr.) et le lui avait transmis. En 1820 elle fit donation du domaine et du château
de Bridiers à ses enfants Aspaïs et Armand. Ce dernier au décès de sa sœur en 1846 aliéna tous les biens de sa
famille dans la région. Famille éteinte vers 1900.

Armoiries : écartelé : aux 1 et 4, contre-écartelé d’argent et d’azur (Montagu) ; aux 2 et 3, de gueules au lion
d’argent (Lomagne)

Sources : Charteix, p. 43 ; Jougla, V, p. 81 ; Rietstap, I, p. 92

DE FOIX
La famille des comtes de Foix remonterait à Raymond, comte de Carcassonne, qui vivait au XI e siècle.
Elle semble avoir eu plusieurs branches dont celle Rabat d‟où serait issu le rameau de Fabas fondé par Jehan de
Foix mort entre 1500 et 1511qui aura des des descendants jusqu‟au début du XXe siècle. Jehan de Foix fut
gouverneur du Limousin de 1468 à 1470, puis du Milanais en 1495 puis du Dauphiné vers 1497.

Armes : d’or à trois pals de gueules

Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 67 et 104 ; Jougla, IV, p. 16

DE FONDANT
Les Fondant étaient seigneurs du Mas et La Valade (cne de Bersac, HV.) et des Forges (cne d‟Azat-le-
Ris, HV.). En 1451 Raymond de Fondant, damoiseau, épousait Louise Donarelle. En 1666 cette famille fut
reconnue noble d‟extraction. Jusqu‟à la Révolution elle ne quitta pas Bersac. En 1789 Jean-Baptiste Fondant
participa à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Vers 1850 cette famille n‟avait plus de
postérité.

Armes : d’azur à un chevron d’or surmonté d’une croix fleuronnée de trois fleurs de lis d’or ; au chef denché du
même

Sources : Descoutures, p. 37 ; Lecler, HV., p. 77-78 ; Nadaud, II, p. 132-133 et 181

FONDRON ou FONDION
Il existait vers 1670 à Bort-les-Orgues (Cor.) une famille Fondion dont un membre était greffier et un
autre archiprêtre à Bordeaux. Il est possible que N… Fondron, curé de Tarnac (Cor.) près de Bort, qui reçut
d‟office en 1701 un écu parlant (cf. « fond » en dialecte = fontaine), ait appartenu à cette famille.

Armes : d’argent à trois fasces ondées d’or

Sources : Agfl, p. 219 ; Champeval I, p. 368

283
DE FONSEC ou FONSÈQUE DE SURGÈRES
La famille Fonseca ou Fonsecha venait de Castille et s‟établit d‟abord en Italie puis dans le Brabant et
en Saintonge. En est issu Jean de Fonsec, qui fut nommé au siège de Tulle en 1553 mais ne fut jamais sacré,
s‟étant démis de son épiscopat pour devenir abbé de Saint-Martial de Limoges.

Armes famliales : écartelé : aux 1 et 4, d’or à cinq étoiles à six rais de gueules posées deux, une et deux ; aux 2
et 3, d’azur au lion d’or couronné du même

Sources : Lartigue, évêques, 170 ; Nadaud, II, p. 181 ; Rietstap, I, p. 687

DES FONTAINES
Cette famille originaire du Bourbonnais était aussi connue sous le nom de des Fontaines de La Perelle.
En 1700 Claude des Fontaines, écuyer, était seigneur de Thaury (cne de Chambon-sur-Voueize, Cr.) ou plus
probablement co-seigneur avec les Loubens de Verdalle. Il fit alors enregistrer ses armoiries. Famille éteinte.

Armes : d’azur à un chevron abaissé d’or surmonté de trois fontaines jaillissantes d’argent rangées en chef

Sources : Hugon, p. 57 ; Jougla, IV, p. 22 ; Tardieu, gdghm, p. 208

DE FONTANE, dit FONTANA


La famille de Fontane est originaire du Limousin selon Valette ou du Languedoc selon Jougla. Jacques
de Fontane dit Fontana (1765-1833), général de division, fut créé baron de l‟Empire en 1810. Il fut confirmé
dans son titre en 1816. Il fut enterré au cimetière du Père Lachaise où sa tombe existe encore en 2009 et son nom
est inscrit sur l‟Arc de Triomphe. De son mariage en 1798 avec Anne Ceccopieri il eut Gabriel (1798-1855) qui
continua. La famille avait une descendance en ligne féminine en 2002.

Armes : règlement de 1810 : d’or à une fontaine de sable d’où jaillissent des eaux de sinople ; à la bordure
componée de pourpre et d’argent ; au franc-quartier des barons militaires qui est de gueules chargé d’une épée
haute en pal d’argent
contemporaines : de gueules à l’épée d’argent

Sources : Internet ; Jougla, IV, p. 23 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 283 ; Valette, p. 85 et 315

DE FONTANGES
Cette famille d‟extraction chevaleresque (1373) est originaire de l‟Auvergne. Au XVIIe siècle elle
possédait les seigneuries de Chambon (cne de Neuvic, Cor.) et de Maumont (cne du Rosiers, Cor.). En 1507
Louis de Fontanges avait épousé Cécile de Chambon. En 1598 Raymond de Fontanges fut maintenu noble
comme son descendant Antoine de Fontanges le fut en 1666. Ce dernier fut le père de Mademoiselle de
Fontanges, maîtresse de Louis XIV, morte en couches en 1681. En 1765 Hugues-Marie de Fontanges était
chevalier de l‟ordre de Malte. En mars 1789 le marquis de Fontanges signait le cahier de doléances de la
noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Nombreuse descendance en 2009 pour la branche cadette de Chambon
détachée au XVIe siècle. Les autres sont éteintes.

Armes : selon Descoutures (1666) : de gueules au chef d’or chargé de trois fleurs de lis d’azur
selon Valette : d’azur à trois fleurs de lis d’or rangées en fasce

Supports (parlants) : deux anges dont l‟un porte une branche de laurier et l‟autre une branche d‟olivier

284
nota : le laurier (la gloire après la guerre) et l‟olivier (la paix) renvoient à la devise

Devise : « La paix ou la guerre - tout ainsi Fontanges »

Sources : Bergues-Lagarde, p. 58 ; Descoutures, p. 297-298 ; DVN, p. 102 ; Nadaud, II, p. 133-134 ; Valette, p. 85 ; Verdier, p. 178

DE FONTRÉAUX ou DE FONT-RÉAULX
Famille bourgeoise originaire de l‟Angoumois. En 1577 Guillaume de Fontréaux était seigneur du
Cheix (cne de La Bazeuge, HV.). L‟un de ses descendants était seigneur de Thouron (HV.) en 1637.
Descendance en 2009.

Armes : d’argent au soleil de gueules à une trangle du même abaissée vers la pointe de l’écu

Sources : DFN, p. 167 ; Jougla, IV, p. 27 ; Lecler, HV, p. 48 et 788

DE FONVALE
N… de Fonvale vivait à Availles-Limousine (Vienne) dans l‟élection de Limoges en 1701 quand il
reçut d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : d’hermine à une fasce componée d’argent et d’azur

Source : Agfl, p. 208

FOREST
En 1697 François Forest, greffier en l‟élection de Bourganeuf (Cr.), faisait enregistrer ses armoiries
parlantes. Il en était de même d‟Antoine Forest, seigneur de Masmory et lieutenant civil en l‟élection de
Bourganeuf, dont les armes parlantes étaient différentes. Sans doute y avait-il un lien de parenté entre eux.

Armes de : François Forest : d’argent à un arbre de sinople accompagné de trois croissants d’azur, deux en chef
et un en pointe
Antoine Forest : d’argent semé d’arbres de sable ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’argent

Sources : Agfl, p. 80 et 82; Hugon, p. 72

FORESTIER
En 1700 N… Forestier était greffier des rôles de la paroisse de Ladignac (HV.) quand il lui fut attribué
d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : de sable à une fasce d’or

Source : Agfl, p. 144

285
FORGEMOL DE BOSQUÉNARD et DU COUDERT
Originaire de La Souterraine et connue depuis le début du XVIe siècle, la famille Forgemol a possédé
sous l‟Ancien Régime de nombreuses seigneuries autour de cette localité dont Bosquénard, Crosmont et les
Fougères (cne de Saint-Maurice-La Souterraine, Cr.). En 1829 André-Sylvain Forgemol du Couder (1772-1839)
fut créé vicomte du Coudert à titre personnel par ordonnance royale. Cette branche était éteinte au milieu du
XIXe siècle. De celle de Bosquénard est issu Léopold Forgemol de Bosquénard (1826-1895), général de division
sous laIIIe République. Elle avait une descendance au XXe siècle qui semble maintenant éteinte.

Armes : d’azur à la fasce d’argent chargée de deux molettes d’or accompagnée en pointe d’un vol d’épervier
d’argent

nota : la dernière syllabe du patronyme –mol a probablement inspiré les molettes de l‟écu

Devise : « Ad alta virtute »

Sources : Jougla, IV, p. 34 ; Lecler, Cr., p. 487 et 664 ; Tardieu, gdghm, p. 63 -64 ; Révérend, Restaur., p. 100

DE FORGES DE CHÂTEAUBRUN ET DE PARNY


En 1330 Guillaume de Forges était seigneur de Droux (HV.). Sa fille épousa Pierre de Chamborand.
Son petit-fils (?) André de Forges, dit Florimond, était seigneur de Barreneuve dans le Berry en 1393. Au cours
des siècles suivants cette famille a contracté plusieurs alliances dans le Limousin et dans la Marche : Du Breuil,
De Sauzet, Chauvelin, Ajasson, etc. Elle fit preuve de sa noblesse en 1667. La branche de Parny apparue au
XVIIe siècle fut maintenue noble en 1782. Elle subsiste en 2009.

Armes : échiqueté d’argent et de gueules

Sources : DVN, p. 103 ; Jougla, IV, p. 34 ; Lecler, HV, p. 307

DES FORGES
Cette famille, probablement originaire de l‟Auvergne, a eu une alliance vers 1859 avec un membre de la
famille de Lasteyrie du Saillant.

Armes : d’argent au lion de gueules surmonté d’une croix pattée du même

Représentation : dans un écu accolé à celui de la famille de Lasteyrie sur un vitrail (XIX e siècle) d‟une chapelle de l‟église d‟Allassac (Cor.)

selon Rietstap : d’argent au lion de gueules à deux jumelles d’or brochant sur le tout

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 29 ; Rietstap, I, p. 692

FORMIGIER DE BEAUPUY DE GENIS


La filiation de cette famille originaire de Sarlat (Dordogne) est établie depuis Maître Jean Formigier,
seigneur de Beaupuy en 1583. Son descendant Pierre Formigier (1681-1756), capitaine et chevalier de Saint-
Louis, fut anobli par lettres en 1728. Son fils Joseph-Gautier de Formigier (1716-1786), seigneur de Beaupuy et
de Genis, épousa Louise de La Faye qui le représenta à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée secondaire
de Saint-Yrieix (HV.). Descendance en 2008.

Armes : d’azur à la bande d’argent chargée de trois tourteaux de gueules

286
Sources : Jougla, IV, p. 36 ; Valette, p. 86 ; Verdier, p. 175

FORNEL DE REILHAC et DE LA LAURENCIE


La famille Fornel est originaire d‟Italie et s‟est implantée en Angoumois au XVI e siècle puis essaima
dans le Périgord et le Limousin. En 1612 François Fornel obtint des lettres de noblesse. En 1666 Jean et François
de Fornel furent maintenus nobles. En 1671 Anne Descubes, fille de Léonard Descubes, porta la seigneurie de
La Laurencie (commune de Saint-Auvent, HV.) à son époux Pierre Fornel. Cette terre restera dans la famille
après 1789. Jean-Martial de Fornel, maire de Saint-Auvent, meurt en 1854. Il a des descendants en 2008.

Armes : d’azur à deux demi-vols adossés d’argent à la bordure de sable

Sources : Jougla, IV, p. 36 ; Nadaud, II, p. 137-142 ; Valette, p. 86

DE FORTIA ou DE LA FORTIE
Selon Champeval cette famille tirait son nom d‟un tènement situé près du village de La Vigère (cne de
Turenne, Cor.). En 1678 maître Jean de La Fortie aurait été anobli par le vicomte de Turenne comme celui-ci en
avait le droit. En 1705, noble Pierre de La Fortie, seigneur de La Queyrille (cne de Turenne, Cor.), était
procureur-général de la vicomté de Turenne. Le dernier représentant de cette famille semble avoir été Pierre de
Fortia, seigneur de La Querille, de Fourères et de Valeyrac qui testa en 1777.

Armes en 1708 : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à cinq billettes d’argent posées en orle ; aux 2 et 3, d’argent à une
aigle d’or

Sources : Champeval, II, p. 207-209 ; Verdier, p. 140

FOSSIAT
En 1699, Jean Fossiat, curé de La Celle-Dunoise (Cr.), fit enregistrer des armes parlantes à rébus.

Armes : d’argent à une faux et une scie jointes en forme de chevron d’azur, les dents de scie en dehors,
accompagné en pointe d’un arbre de sinople

nota : l‟arbre, dans cet esprit, est probablement un hêtre (ou fau en parler local)

Source : Hugon, p. 41

FOSSIAT BARRE
En 1701 Louis Fossiat Barre était juge de Châteauclos quand il reçut d‟office des armoiries parlantes.
Château-Clos était une miniscule vicomté située sur le territoire de l‟actuelle commune de d‟Anzême (Cr.). De la
fin du XVIe siècle à 1789 elle fut possédée par la famille de La Celle de Châteauclos.

Armes : d’or à une barre de gueules

Sources : Hugon, p. 49 ; Lecler, Cr., p. 151

287
FOUCAUD
En 1701 Joseph Foucaud, conseiller du roi, élu en l‟éléction de Bourganeuf, fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’azur à trois épis de blé d’or tigés et feuillés du même posés deux et un et une quintefeuille du même
posée en chef

Source : Hugon, p. 71

FOUCAUD DE SAINT-GERMAIN-BEAUPRÉ
A l‟origine de cette famille on trouve Raymond Foucaud de Saint-Germain-Beaupré mort avant 1246 et
inhumé dans l‟église de Saint-Germain-Beaupré (Cr.). Son descendant Guillaume Foucaud fut fait prisonnier à la
bataille de Poitiers en 1356. En 1430 Jean Foucaud s‟empara, aux côtés de Jeanne d‟Arc, de la ville de Lagny
dans la Brie qui était aux mains des Anglais. Il mourut en Italie sans descendance en 1468. Son frère Marc
continua la lignée. Dans la seconde partie du XVIe siècle Gaspard de Saint-Germain-Beaupré se rallia au parti
protestant et fut tué au siège d‟Ahun (Cr.) en 1591. Son petit-fils Henri se convertit au catholicisme et obtint de
Mazarin en 1645 l‟érection de la terre de Saint-Germain-Beaupré en marquisat. Le fils de ce dernier, Louis (mort
en 1711), fut gouverneur de la Haute et de la Basse-Marche. Le dernier des Saint-Germain-Beaupré fut Armand-
Louis (1691-1752) qui avait épousé Anne-Doublet de Persan. Plusieurs membres de cette famille furent abbés de
Bénévent-L‟Abbaye (Cr.) où les Saint-Germain avaient leur chapelle funéraire dans l‟église abbatiale. Les Saint-
Germain-Beaupré ont possédé de nombreuses seigneuries dans le nord de la Haute-Marche telles Dun-le-
Palestel, Crozant, Les Places, La Guierche, etc.

Armes : d’azur semé de fleurs de lis d’or

Cimier : une fleur de lis antique

Supports : deux lions

Représentations : - sur une pierre tombale de la chapelle de l‟église de Saint-Germain-Beaupré

- sur la clé de voûte déposée dans l‟église de Bénévent

- sur le linteau de la porte d‟entrée et autel de la chapelle du château des Places (commune de Crozant, Cr.)

Sources : Nadaud, II, p. 143-152 ; Lecler, Cr., p. 631-634 ; Tardieu, gdghm, p. 64

FOUCAUD DE TRUFET
Au commencement de l‟année 1600 l‟auteur de l‟Armorial de Limoges dessinait les armoiries de
N…Foucaud de Trufet.

Armes : de… au chevron de… accompagné en chef des lettres I et D et en pointe d’un gland de… ; au chef de …
chargé d’un gland de…

Source : Arm. Lim., n° 404

FOUCAULD DE PONTBRIAND, DE LARDIMALIE et DE MALEMBERT


Cette famille de Foucauld originaire du Périgord a eu des représentants dans la Marche et le Limousin.
D‟extraction chevaleresque elle est connue depuis 1292 quand vivait Bertrand Foucauld, donzel d‟Auberoche.

288
En 1789 Jean Foucaud de Malembert (1746-1803), seigneur de Rieux (cne de Saint-Yrieix, HV.) participait à
l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Saint-Yrieix. Charles de Foucauld (1858-1916), plus connu
sous le nom de Père de Foucauld, appartenait à la branche de Pontbriand qui était apparue en 1611 par le mariage
de Gaston de Foucauld avec Françoise de Pontbriand. Cette branche et celle de Malembert ont une descendance
en 2009.

Armes : d’or au lion morné de gueules ou d’or au lion issant de gueules (selon Bergues-Lagarde)
branche de Lardimalie (éteinte en 1959) : d’argent au lion de sable
branche : de Pontbriand (subsistante) : parti : au 1, d’or au lion morné de gueules ; au 2, d’azur au pont à
trois arches maçonnées de sable

Devise : « Hardi, ma lys » (jeu de mots sur Lardimalie)

Sources : Bergues-Lagarde, p. 59-60 ; DVN, p. 104 ; Jougla, IV, p. 42-43 ; Nadaud, II ; p. 187-188 ; Valette, p. 86 ; Verdier, p. 175

FOUCHER
En 1350 Gérard Foucher, seigneur de Sainte-Fortunade (Cor.), portait un écu sur son contre-sceau.

Armes : de… au chef de… à une bande de… brochantsur l’écu

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., I, p. 184, n° 247

FOUGERAS
Vers 1679 Mr Fougeras, apothicaire à Limoges, portait des armes parlantes.

Armes : d’azur à trois branches de fougères de sinople et un croissant d’argent en pointe ; au chef cousu de
gueules chargé de trois étoiles d’or

Source : Poncet, p. 85

FOUGERAS ou FAUGERAS
Cette famille ne semble pas avoir de liens avec la précédente ni avec la suivante. On la connaît à Saint-
Paul (HV.) depuis le XVIe siècle. Elle a donné du début du XVIIe siècle à la fin du XXe une dynastie de notaires
tous implantés dans la localité précitée. Elle a compté essentiellement deux branches : celle de Chaleys (cne de
Saint-Paul) qui s‟est éteinte au début du XVIIe siècle et celle de La Vergnolle (cne de Saint-Paul) qui fut fondée
vers 1640 par Paul Fougeras dont l‟épouse, Léonarde Gardelle, sœur de Paul Gardelle sieur de La Vergnolle, lui
apporta cette terre en 1667. De cette branche sortirent quatre rameaux dont trois subsistaient avec une importante
descendance en 2008. L‟un d‟eux porte le nom de Fougeras-Lavergnolle et les deux autres Fougeras de
Lavergnolle.

Armes : d’azur à la branche de fougère d’argent mise en bande accompagnée de deux alérions d’or

Sources : DFN, p. 168 ; Généal. lim. et march., XVI, p. 145-170

FOUGEYRAT
En 1645 N… Fougeyrat vivait probablement à Limoges ou a proximité.

289
Armes : d’azur à un pied de fougère à trois branches de sinople

Source : Poncet, p. 85

DE FOUGIÈRES
Au XIXe siècle cette famille a possédé le château de La Goutte-Bernard (commune de Les Grands-
Chézeaux, HV.).

Armes : d’or au chef de gueules émanché de trois pièces

Source : Lecler HV., p. 214

FOULHIAC ou FOUILLAC
En 1698 Jean Foulhiac, lieutenant de justice de Bort-les-Orgues (Cor.), fit enregistrer ses armoiries.
Cette famille ne semble pas avoir de liens avec la famille noble subsistante en 2009 des Foulhiac de Padirac qui
a d‟ailleurs d‟autres armoiries.

Armes : écartelé : au 1, d’argent à un sautoir de sable ; aux 2 et 3, d’azur à une gerbe d’or ; au 4, de gueules à
quatre fasces d’argent

Sources : Agfl, p. 72 ; Jougla, IV, p. 47

FOULLÉ
Né dans une famille du Nivernais Etienne Foullé fut intendant du Limousin en 1649 et en 1650. Il se
rendit fâcheusement célèbre par ses exactions contre les paysans du Bas-Limousin et de la Basse-Marche en
utilisant la troupe pour lever la taille, en détruisant les habitations des récalcitrants et en les pendant à l‟occasion.
Ses jugements sommaires furent cassés par le parlement de Bordeaux.

Armes : d’hermine à trois pals de gueules et une fasce d’azur brochant sur le tout

Sources : Jougla, IV, p. 47 ; Nouaillac, p. 214

FOULOURTON
Louis Foulourton était seigneur des Peyroux (cne de Chabrais, Cr.) en 1697 quand il fit enregistrer ses
armoiries.

Armes : d’azur à trois chevrons d’or

Source : Hugon, p. 25

DU FOUR
N… du Four était lieutenant de la justice ordinaire de Bourganeuf (Cr.) en 1701 quand il reçut d‟office
des armoiries de type mécanique.

Armes : d’azur à trois chevrons ondés d’or

290
Source : Agfl, p. 188

FOURETON ou FOURRETON ou FOURRETOU


Au XVIIe siècle les Foureton étaient marchands à Aubusson et seigneurs de Margeleix (cne de Puy-
Malsignat, Cr.). En 1725 ils furent anoblis par une charge de contrôleur des finances de la généralité de
Montluçon. Philibert Foureton fut le précepteur du marquis de La Fayette vers 1770. La famille s‟éteignit dans
celle d‟Agoust au début du XIXe siècle.

Armes : d’argent à trois hérissons de sable posés deux et un

nota : ces armoiries parlent par allusion, en effet les hérissons vivent sur les lisières des forêts et furètent pour trouver leur nourriture

Sources : Hugon, p. 42 ; Jougla, IV, p. 50 ; Lecler, Cr, p. 549 ; Tardieu, gdghm, p. 65

FOURNIER
Martial Fournier (1424-1514) fut chanoine de la collégiale de Saint-Junien (HV.). On lui doit la Mise au
Tombeau mutilée que l‟on trouve dans la chapelle du Saint-Sépulcre de cette église et qui porte ses armes
familiales

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’or ; aux 2 et 3, à cinq points d’or équipolés de quatre de sable, à la bande
denchée de gueules brochant

Représentation : sur la Mise au Tombeau de la chapelle du Saint-Sépulcre de la collégiale de Saint-Junien (HV.)

Source : Cloulas-Brousseau, La statuaire à la fin du Moyen Age en Limousin, p. 98

DE FOURNOUX
La famille de Fournoux est connue depuis 1194. Elle était originaire du château de Fournoue (cne de
Champagnat, Cr.) en Combraille marchoise. En 1506 Antoine de Fournoux était seigneur de Lavaud-Graton (cne
de Lupersat, Cr.). Les Fournoux se sont éteints vers 1550 dans la famille de Chaussecourte par le mariage de
Jeanne de Fournoux et de Jacques de Chaussecourte.

Armes : d’or à la bande de gueules accompagnée d’une croisette du même à l’angle senestre

Représentation : porte de la tour du château du Deveix (commune de Champagnat, Cr.) dans un cercle torsadé

Sources : Nadaud, II, p. 189 ; Tardieu, gdghm, p. 65-66

DE FOURNOULX ou DE FOURNOUX
Si l‟on en croit Fougeyrollas les origines de cette famille seraient limousines. Mais au XVI e siècle on la
trouve en Saintonge. En 1666 elle fut maintenue noble par d‟Aguesseau, l‟intendant de Limoges, sur preuves de
1521 (mariage de François de Fournoulx et d‟Angilberte de Duras). Peut-être est-ce la veuve du dernier des du
Fournoux qui fit enregistrer ses propres armoiries à Angoulême en 1699.

Armes : familiales : échiqueté d’argent et de gueules


de N… , veuve de N… du Fournoulx, enregistrées en 1699 : d’argent à une croix engrêlée de sable chargée
en cœur d’un croissant renversé d’or et cantonnée de quatre têtes de more adossées de sable et bandées d’or

291
Supports : deux lions

Sources : Agfl, p. 133 ; Descoutures, p. 339-340 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 294

DE FRAIGNE
Etienne de Fraigne d‟une famille noble d‟extraction ancienne originaire du Bourbonnais fut Grand
Prieur d‟Auvergne de l‟ordre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1680. Famille éteinte au début du
XIXe siècle.

Armes : d’or à une croix ancrée de sable

Sources : Jougla IV, p. 55 ; Parinet, p. 28-29

FRAISSE ou FRAYSSE ou FRAISSEYX

La famille Fraisse comptait plusieurs branches au XVIIe et au XVIIIe siècle. Du point de vue héraldique
il y avait ceux qui portaient un frêne dans leurs armoiries et ceux qui portaient des fasces ondées.
Au premier groupe appartenaient les Fraisse de Viane (cne de Lantenac, Cor.) qui sont connus depuis
Mercure Fraisse greffier à Tulle en 1624. En 1698 Léonard Fraisse de Viane, époux de Marie Brossard, faisait
enregistrer ses armes parlantes dans l‟Armorial Général. Un autre membre de cette famille, Vincent Fraisse,
avocat à Corrèze (Cor.) vers la même époque, avait un sceau armorié avec un frêne.
Dans le second groupe on trouvait les Dufraisse (ou de Fraisseyx) seigneur de Beausoleil (commune de
La Porcherie, HV.) et du Pommiers (cne de Saint-Cernin-de-Larche, Cor.) dont le lien de parenté avec les
précédents est peut-être assez ténu car, au début du XVIe siècle, ils s‟appelaient Du Breuil. Ils portaient des
armes différentes celles des Fraysseyx, seigneur de La Blanchardie (cne de Vic, HV.), anoblis en 1611 et de
celles des Fraysseyx de La Perrière (cne de Vic, HV.) maintenus nobles en 1666. La lignée des Dufraisse de
Beausoleil et du Pommier s‟achèva à la fin du XIXe siècle au décès de Charles du Fraysse, capitaine d‟artillerie,
qui n‟avait eu qu‟une fille Marie-Aimée morte sans alliance.

Armes :

des Fraisse de Viane en 1697 : écartelé : aux 1 et 4, d’or à un lion de gueules tenant de ses deux pattes un
arbre de sinople (Fraisse) ; aux 2 et 3, d’azur à trois épis de blé d’or liés du même (Brossard)

nota : l‟arbre est probablement un frêne (fraisse en parler limousin)

de Vincent Fraisse, avocat (XVIIe siècle) : de à un frêne de…issant d’un croissant de… et accompagné de
trois étoiles de… en chef
de Marie-A. du Fraysse de Beausoleil et du Pommiers en 1774 : d’argent à trois fasces ondées d’azur
des Fraysseyx, seigneur de La Blanchardie : d’or à trois fasces ondées d’azur
des Fraysseyx, seigneur de La Perrière : d’azur à fasces trois ondées d’or

Sources : Agfl, p. 69 ; Bosredon, Sigil. du Bas-Lim,. I, p. 186 ; Champeval, II, p. 209-215 ; Descoutures, p.28 et 460 ; Nadaud, II, p. 157-
158 ; Verdier, p. 53

FRANCHELINS
Cette famille, différente de la famille Aymar de Francheleins, est originaire des Dombes (commune de
Francheleins, Ain). Elle semble s‟être éteinte au XVIe siècle. Nous ne savons pas pourquoi le comte de

292
Beaufranchet de Tercillat vers 1900 fit peindre les armoiries de cette famille sur un mur de la chapelle de son
château de Moisse (cne de Bétête, Cr.). Peut-être une très ancienne alliance.

Armes : d’argent au lion de sable à une cotice de gueules brochant

Représentation : sur le mur est de la chapelle du château de Moisse (Cr.). Mais la cotice est ici remplacée par une bande

Sources : Jougla, IV, p. 59 ; mssnac, tome 57, p. 243 ; site internet de la commune de Francheleins

DE FRÉDY DE COUBERTIN
Cette famille parisienne est issue de Pierre Frédy, valet de chambre du roi Louis XI, qui l‟anoblit en
1477. Sans doute dérogea-t-elle par la suite car, en 1629 elle reçut des lettres de relief de noblesse. Vers 1830
Henry de Fredy épousa Delphine de Peny de Saint-Auvent. Celle-ci descendait d‟Isaac de Peny qui avait épousé
Anne de Rochechouart en 1681, laquelle lui avait apporté la terre et le château de Saint-Auvent (HV.). C‟est à
cette famille qu‟appartenait le baron Pierre de Fredy de Coubertin (1863-1937), le rénovateur des Jeux
Olympiques. Branche aînée éteinte et branche cadette en voie d‟extinction e 2009.

Armes : d’azur à neuf coquilles d’or posées trois, trois, deux et un

Sources : DVN, p. 105 ; Jougla IV, p. 64 ; Lecler HV., p. 607 ; Valette, p. 87

DE FRESSANGES DU BOST
Cette famille auvergnate était vraisemblablement originaire du bourg de Fressanges (Cor.). Une branche
se fixa à Magnat-L‟Etrange (Cr.) au début du XVIIIe siècle. En 1730 Jean de Fressanges épousait Marguerite
Texier qui lui apporta la seigneurie et le château du Bost (cne de Magnat-L‟Etrange, Cr.). Leur descendance
existait encore au début du XXIe siècle.

Armes : d’or à un arbre de sinople

nota : l‟arbre est probablement un frêne (cf. fraisse en parler local)

Sources : DFN, p. 173 ; Jougla, IV, p. 68 ; Lecler, Cr., p. 384 ; Tardieu, gdghm, p. 68-69

FRESSELINES
En 1357 Jean de Fresselines, chevalier et seigneur de Fresselines (Cr.), utilisait un sceau rond et armorié
sur une quittance au receveur général du roi. Sa famille s‟éteindra avant la fin du XVI e siècle.

Armes : de… au chef émanché de trois pièces de…

Source : Gandilhon, Sceaux du Berry, p. 35

FRESSINAUD
Les origines de la famille Fressinaud se trouvent à Saint-Léonard-de-Noblat (HV.). On lui connaît
plusieurs branches dont une restée dans la Haute-Vienne et une autre installée dans la Creuse. En 1828 M.
Fressinaud-Saint-Romain, conseiller général de la Creuse, achetait le château de Collonges (cne de Grand-
Bourg, Cr.). Descendance au XXe siècle.

293
Armes : d’argent à la grue au naturel, au vol abaissé regardant une branche de frêne de sinople à dextre

nota : la branche de frêne est parlante (cf. fraisse ou fresse = le frêne en dialecte) de même que sa position (haut). Par ailleurs il est
vraisemblable que la grue, oiseau au cou long évoque Collonges (Coullounges en parler local).

Sources : Jougla, IV, p. 59 ; Lecler, Cr., p. 69 ; Tardieu, gdghm, p. 69

DE FRICON
Les Fricon étaient d‟extraction chevaleresque (XIIe siècle). Au XVIe et au XVIIe siècle ils étaient
seigneurs de La Dauge (cne de Ladapeyre, Cr.), de Parsac (Cr.) et de Leyris (cne de Royère, Cr). En 1612
Jacques et François Fricon de La Dauge étaient reçus chevaliers de Malte. En 1667 la famille fut maintenue dans
sa noblesse. En 1699 N… Fricon, « seigneur de La Ligne en Limousin » fit enregistrer les armes familiales avec
une brisure. La même année, Louise de Fricon, veuve de Jean de Cluis, présenta des armoiries personnelles (car
elles ce ne sont celles ni des Fricon, ni celles des Cluis) que le bureau d‟enregistrement dut corriger. En 1740 un
membre de cette famille possédait le château du Théret (cne de La Saunière, Cr.). Des membres de cette famille
comparurent aux assemblées de la noblesse de Bourges et de Châteauroux en 1789. Famille éteinte en vers 1896
selon Jougla.

Armoiries : familiales : d’argent à la bande de gueules engrêlée de sable ou d’or à la bande de gueules bordée
de sable
de N… Fricon, seigneur de La Ligne, en 1699 : d’or à la bande de gueules ondée et bordée de sable
de Louise Fricon, veuve de Jean de Cluis, en 1699 : parti d’azur et de gueules à une tour d’or crénelée de
cinq pièces ouverte du champ et brochant sur le tout

Cimier : une Mélusine

Supports : deux griffons (parlants)

Sources : Hugon, p. 43, 76 et 15 ; Jougla, IV, p. 71 ; Lecler, Cr., p. 353, 499, 575, 731 ; Tardieu, gdghm, p. 70 ; Rietstap, I, p. 713

DE FROMENT
Cette famille descend de Jean Froment, notaire, secrétaire du roi et commissaire royal aux Etats de la
Marche en 1433. En 1557 Léonet de Froment, seigneur du Saillant (cne de Saint-Médard, Cr.), épousait
Marguerite de Pompadour. En 1602 Louis de Froment achetait la baronnie de La Borne (cne de Saint-Michel-de-
Veisse, Cr.). En 1815 François de Froment fut créé baron héréditaire par la Restauration. Descendance en 2009.

Armes : contemporaines : d’azur à un chevron d’argent accompagné de trois épis de blé liés par la tige d’or et
soutenus de trois merlettes du même ; au chef de gueules chargé de trois étoiles d’or

Représentation : sur le 1 d’un parti de Froment et d‟une famille non identifiée sur un vitrail (XIXe siècle) de l‟église d‟Evaux-les-Bains (Cr.)
avec une variante (d’azur à la gerbe d’or accomagnée de trois merlettes d’argentt)

attribuées d‟office en 1701 à François de Froment, lieutenant civil au siège d‟Evaux (Cr.) : d’azur à trois
épis de blé d’or posés deux et un ; au chef bandé d’argent et de sable de six pièces
attribuées d‟office en 1701 à Anne de Froment, veuve de N… La Motte : bandé d’argent et de sable à trois
roses de gueules brochant sur le tout posées deux et un

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 35 ; DVN, p. 106 ; Hugon, p. 61 et 64 ; Lecler, Cr., p. 668 ; Révérend,
Restauration,III, p. 106 ; Tardieu, gdghm, p. 70 ; Valette, p. 88

294
FROMENT
Les Froment de Tulle descendaient probablement de N… Froment, notaire en cette ville de 1651 à
1699. Certains furent également greffiers, d‟autres notaires et d‟autres encore procureurs ou avocats au XVII e et
au XVIIIe siècle. En 1789 Joseph Froment, écuyer et seigneur de Champlagarde et de Condamines (cne de
Tulle), était bailli de Versailles, ville dont une rue porta son nom au XIXe siècle. Une parenté avec les Froment
de la Haute-Marche est assez vraisemblable.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois épis de blé du même

Source : Champeval, I, p. 198-199

FROTTÉ
Cette famille originaire de Normandie et du Boulonnais est connue depuis Louis Frotté, contrôleur-
général des finances de la reine de Navarre, qui fut secrétaire du roi en 1541. De la branche cadette qui a
commencé avec Jean Frotté, fils du précédent, est issu Louis de Frotté (1766-1701), général en chef de l‟Armée
catholique et royale de Normandie sous le Consulat et fusillé en 1800. A la branche aînée appartenait René de
Frotté reconnu noble en 1576. Son descendant Henri de Frotté, dit le marquis de Frotté (1785-1856), fut un
éphémère préfet de la Creuse d‟avril à juillet 1830. En effet il fut remplacé après les Trois Glorieuses par N…
Deschamps le 12 août 1830. Descendance en 2009.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux molettes d’éperon du même et en pointe d’un
besant d’argent

Sources : Carriat, VI, p. 425 ; Jougla, IV, p. 76 ; Tulard, I, p. 829 ; Valette, p. 88

FRUCHAUD
Félix-Pierre Fruchaud, né à Trémentines (Maine-et-Loire) en 1811, accéda au siège épiscopal de
Limoges en 1859. Il le quitta en 1871 pour devenir archevêque de Tours où il mourut en 1874.

Armes : d’or à deux branches l’une de laurier et l’autre de chêne de sinople passées en sautoir, cantonnées de
quatre croisettes d’azur

Représentation : sur le vitrail de l‟arbre de Jessé dans la chapelle de la Vierge et sur les deux grands vitraux de la chapelle du Sacré-Cœur de
la cathérale de Limoges (vers 1865) ; Chapelle ND du Puy à Bourganeuf (Creuse)

Devise : « Simpliciter et confidenter »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 12 ; Lartigue, évêques, p. 175 ; Nadaud, II, p. 633

FUMEL
Guillaume de Fumel fut abbé de Grandmont (HV.) de 1437 à 1471. Son frère (?) Tandonnet de Fumel
fut capitaine du château de Chalucet (cne de Boisseuil, HV.) de 1439 à 1442. Ils appartenaient à une famille,
noble depuis au moins le début du XVe siècle, originaire de Guyenne. Celle-ci s‟éteignit à la mort de Louis de
Fumel-Montségur (1742-1803) qui avait eu deux filles de ses deux mariages.

Armes : d’or à trois pointes ou flammes d’azur

nota : les flammes sont probablement parlantes (pas de fumée sans flammes)

295
Source : Bosredon Sigil., HV., p. 165 et 222 ; Jougla, IV, p. 78

FURGAUD
En 1699 l‟archiprêtre Pierre Furgaud, curé d‟Aubusson et de Néoux, fit enregistrer des armes allusives
de son sacerdoce et probablement créées pour la circonstance.

Armes : d’azur à un nom de Jésus d’or soutenu de trois clous appointés du même

Source : Hugon, p. 24

FURGAUD ou FURGOT
Cette famille bourgeoise d‟Aubusson possédait la seigneurie de La Vergne (cne de Saint-Amand, Cr.).
Antoine Furgaud était avocat au Parlement de Paris en 1696. A la même date Jacques Furgaud était curé de La
Chapelle-et-Gigord (cne de Lépaud, Cr.). Sous la Restauration la famille acheta le château du Fôt (cne de Saint-
Amand, Cr.). Jean-Baptiste Furgaud, ingénieur des mines, mort en 1847, se faisait appeler Furgaud du Fôt. Sa
fille unique Louise épousa en 1843 Francisque du Rudel du Miral (1812-1884), président du conseil général de
la Creuse.

Armes : présentées en 1696 par Antoine Furgaud : d’azur à une fasce haussée d’or chargée de deux étoiles du
même accompagnée en chef de deux étoiles d’or et en pointe d’un chevron du même accompagné de trois roses
d’argent tigées du même, deux en chef et une en pointe
attribuées d‟office en 1697 à Jacques Furgaud, curé de La Chapelle : d’azur à une fourche d’argent
emmanchée d’or posée en pal

nota : la fourche est parlante

Sources : Hugon, p. 24 et 60 ; Tardieu, gdghm, p. 71

DE FUSEMBERT
P. A. de Fusembert n‟est probablement pas originaire du Limousin. Il fut trésorier de France à Limoges
en 1680. A cette date il fit représenter ses armoiries avec celles d‟autres trésoriers sur un plan de la ville de
Limoges dressé par Jouvin de Rochefort.

Armes : d’argent à l’arbre de sinople (fusain) ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

Source : Poncet, p. 88

FUZILLAC
En 1700 N… Fuzillac, juge de Port-Dieu (Cor.), fit enregistrer des armoiries parlantes.

Armes : de gueules à deux fusils d’argent

Source : Agfl, p. 104

296
G

GACHET DE LA MOTTE
Selon Rietstap une famille de se nom aurait eu une implantation dans le Beaujolais et dans la Marche ;

Armes : d’argent au chevron de sable accompagné de trois rabots de gueules


e
nota : il est possible que les rabots, qui permettent de dégauchir (terme attesté au XVI siècle) pièce de menuiserie, résultent d‟un jeu de
mots entre le patronyme et ce verbe

Sources : Dictionnaire Le Petit Robert, p. 375; Rietstap, I, p. 730

GADAULT ou GADAUD
Les Gadault étaient des officiers royaux et des consuls de Limoges connus depuis Martial Gadaud,
procureur au présidial de Limoges et membre de la confrérie du Saint-Sacrement en 1556. En 1657 N…Gadaud
était consul et seigneur de Las Villettas (cne de Saint-Just, HV.). Un autre Gadaud, fut procureur à Limoges en
1679. La famille était encore représentée en 1701 quand N…Gadaud reçu d‟office des armoiries de type
mécanique.

Armes de : Martial Gadaud en 1556 : d’or au chevron d’azur surmonté d’un cœur de sinople entre les lettres
initiales M G de gueules et accompagné d’une rose du même en pointe
N… Gadaud, consul en 1657 : d’azur au chevron d’or surmonté d’un cœur du même entre deux croissants
d’argent accompagné en pointe d’une rose du même
Gadaud, procureur à Limoges, vers 1679 : d’azur au chevron d’or surmonté d’un cœur de gueules entre
deux croissants d’argent soutenus de deux houppes d’or et accompagné de deux roses de gueules
N… Gadaud en 1701 (attribuées d‟office) : de gueules à une barre d’argent

Sources : Agfl, p. 146 ; Poncet, p. 85

DE GAIGNON
Cette famille venue des Flandres s‟installa dans la Marche où, au XVII e siècle, elle possédait la
seigneurie de Vilaines (cne de Saint-Vaury, Cr.). En 1668 elle fut maintenue noble mais en 1711 l‟un des ses
membres dut prouver sa noblesse pour entrer comme page aux Petites Ecuries. En 1698 elle fit enregistrer ses
armoiries à Versailles. Elle s‟est éteinte en 1776.

Armes : d’hermine à la croix de gueules

Source : Jougla IV, p. 84

297
GAIN DE LINARDS ou LINARS
Les Gain de Linards étaient l‟une des plus anciennes familles du Limousin : en 1056 un Guy de Gain
était bienfaiteur de la cathédrale de Limoges. Elle tirait probablement son nom du fief de Gain situé dans la
commune d‟Isle (HV.). Elle a compté trois branches au cours du temps. Celle de Linards commença quand Jean
I reçut en 1356 de son oncle G. de Lastours le fief de Linards situé dans l‟actuelle commune de ce nom en
Haute-Vienne. Joseph Gain de Linards, né en 1749 et chevalier de Malte, fut le dernier commandeur de Paulhac
(cne de Saint-Etienne-de-Fursac, Cr.) de 1783 à 1790. Elle s‟éteignit en 1918 à la mort d‟Aymery de Gain tombé
sur le champ de bataille. La branche d‟Oradour-sur-Glane provenait du mariage de Jean II de Gain et de
Catherine de Neuville, dame de d‟Oradour. Elle disparut à la fin XVI e siècle. Celle de Montaignac, issue du
mariage en 1606 de Charles de Gain et de Marie de Montaignac s‟éteindra au milieu du XIX e siècle. La famille
semble aussi avoir été possessionnée dans le Bas-Limousin (Rilhac-Treignac).

Armes : familiales : d’or à trois bandes d’azur ou d’azur à trois bandes d’or
enregistrées en 1698 par Pierre de Gain, curé de Sérandon (Cor.) : d’azur à une croix d’or cantonnée de
quatre croisettes du même
enregistrées en 1699 par N… de Gain, marquis de Linards : d’or semé de merlettes de sable à un léopard
rampant de gueules, lampassé et armé d’azur brochant

Représentations : clé de voûte de l‟église de Linards (HV) ; devant d‟autel (disparu ?) de l‟église de Paulhac (commune de Saint-Etienne de
Fursac, Cr.)

Sources : Agfl, p.72, 73, 75, 129 ; Descoutures, p. 460 ; Jougla, IV, p. 86 ; Nadaud, II, p. 196-197, 251-257

DE GAIN DE PRADINES
En 1701 Jean de Gain de Pradines, se présentait comme « bourgeois de Treignac » (Co.). Il reçut
d‟office des armoiries de type mécanique. Pierre de Gain, seigneur de La Veyrières (cne de Treignac, Cor.) et
trésorier général en 1768 était probablement le descendant du précédent. Cette famille est distincte de la famille
noble des de Gain de Linars et de Montaignac.

Armes : d’or à deux fasces de sable

Sources : Agfl., p. 221 ; Champeval, I, p. 123

GALANT
Vers 1640 René Galant de Limoges portait des armoiries.

Armes : de… à la cordelière entrelacée en forme de croix de …accompagneé en chef de deux étoiles de… et en
pointe d’un croissant de…

Source : Poncet, p. 86

GALLAND
Dans l‟armorial de 1696 on note que deux membres d‟une famille Galland firent enregistrer leurs armes
à Guéret. Il s‟agit de Michel Galland, écuyer et seigneur de La Varaine-Jarrige, et de Silvain Galland, écuyer et
seigneur de La Bussière. Peut-être avaient-ils un lien de parenté avec François Galland, fabricant de tapisserie à

298
Aubusson en 1636. L‟authenticité de leur noblesse n‟est pas attestée par ailleurs et nous n‟avons pu localiser
leurs seigneuries. Pas de trace au XVIIIe siècle.

Armes de : Michel Galland : d’argent à un sautoir de sable


Silvain Galland : d’azur à un sautoir de sable

Sources : Hugon, p. 36-37 ; Tardieu, gdghm, p. 71

GALLIARD
En 1698 Jean Galliard, maire de la ville de La Souterraine (Cr.), reçut d‟office des armoiries.

Armes : d’argent à un écureuil d’azur et une bordure dentelée d’or

nota : l‟écureuil, surnommé localement (mais aussi ailleurs) « gaillard », est parlant

Sources : Agfl, p. 129 ; Hugon, p. 69

GALLICHIER
La famille Gallichier était implantée à Bellac (HV.) où, en 1530 Martial Gallichier docteur en droit et
chanoine de Notre-Dame de Paris, avait fondé un hôpital. En 1601 l‟auteur de l‟Armorial de Limoges, dessinait
les armoiries de N… Gallichier. Et ce sont des armes identiques que portait un autre Gallichier vers 1650. En
1697, Pierre Gallichier, conseiller au siège royal de Bellac, faisait enregistrer ses armes.

Armes de : N… Gallichier en 1601 et vers 1650 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux roses du
même et en pointe d’un coq d’argent couronné et barbé de gueules
Pierre Gallichier en 1697 : d’azur à la fasce d’or accompagnée en chef d’une coquille d’argent
accostée de deux étoiles d’or et en pointe d’un coq contourné du même

nota : le coq (gallus en latin) est parlant

Sources : Agfl, p. 54 ; Arm. Lim., n° 488 ; Lecler, HV, p. 63 ; Poncet, p.86

GALLOIS
Originaire du Bourbonnais cette famille (noble ?) semble avoir possédé, selon Soultrait, la seigneurie
des Bouchauds (cne de Gouzon, Cr.). Peut-être a-t-elle un lien avec la famille provençale des Gallois de La Tour
qui portait également un sautoir d’or.

Armes : de gueules au sautoir d’or

Sources : Jougla, IV, p. 95 ; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, I, p. 265

GANGUE
Cette famille limougeaude s‟était dotée d‟armoiries vers 1599.

Armes : de… à une branche de trois rameaux de…, sur celui du milieu est perché un pigeon (ou une colombe)
de… adextré de la lettre initiale M et senestré de la lettre initiale G

Source : Arm. Lim. n° 387

299
DE GARABOEUF ou GARABIAU
Dans la seconde moitié du XVIe siècle Aimeric de Garaboeuf, écuyer, seigneur de Masvaleix et de Puy
de Baud, avait épousé Madeleine de Jumilhac. Leur fils (ou leur petit-fils) Jean de Garaboeuf épousa Antoinette
de Hautefort. Ils furent maintenus nobles en 1697 et 1718 par l‟intendant de Bordeaux. En 1789 N… Garaboeuf
seigneur de Beauplat (cne de La Roche-L‟Abeille, HV.) et N… Garaboeuf, seigneur de La Vaire furent
convoqués à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée secondaire de Saint-Yrieix-la-Perche (HV). Famille
éteinte au XIXe siècle.

Armes (parlantes) : d’argent à un bœuf (ou taureau) passant de gueules ; au chef d’azur chargé d’un croissant
accosté de deux étoiles d’or

Sources : Froidefond, p.226-227 ; Jougla, IV, p. 100 ; Nadaud, II, p. 199 et 265

GARAT
Les Garat, qui venaient du Midi, s‟établirent dans le Limousin et dans la Marche comme négociants en
épicerie au XVe siècle. En 1641 François Garat était officier au bureau des finances de Limoges comme le sera
son descendant N…Garat au XVIIIe siècle. En 1758 un Garat de La Reynie était consul de Limoges. En 1696 un
autre était commissaire de la maréchaussée du Limousin. D‟autres membres de cette famille restèrent dans
le négoce comme l‟épicier N… Garat qui se vit attribuer d‟office des armoiries en 1701. Avant 1750 Raymond
Garat père achetait la terre d‟Ende (HV.). En 1761 Raymond Garat fils épousait Jeanne de Turenne qui lui
apportait en dot le fief de Saint-Rieux (Cr.). En 1789 Pierre Garat de Saint-Rieux (Cr.) comparut à l‟assemblée
de la noblesse de la Haute-Marche à Guéret. La famille qui comptait encore plus d‟une dizaine de représentants à
la fin du XIXe siècle semble éteinte à la fin du XXe siècle.

Armes : familiales enregistrées en 1697 : d’azur aux lacs d’amour d’or accompagnés de trois étoiles du
même deux en chef et une en pointe surmontée d’un croissant renversé d’argent

nota : les lacs d‟amour sont parlants dans la mesure où ils sont une forme particulière de nœud comme le garrot lequel évoque
phonétiquement le patronyme Garat

Représentation : sur le socle d‟une statue de la Vierge du XVe siècle de l‟église de Bois seuil (HV.) on voit dans un mi-parti les armes des
Garat ici d’azur à trois étoiles d’or ; au chef de gueules chargé d’un croissant d’argent

de Garat de La Reynie, consul en 1658 : d’azur au chevron d’or accompagné en pointe d’un croissant
d’argent et d’une montagne du même ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or
de Nicolas Garat, commissaire de la maréchaussée en 1697 : d’azur au chevron d’or accompagné de trois
étoiles du même
attribuées d‟office à N… Garat, épicier, en 1701 : d’or au chevron d’azur

Sources : Agfl, p. 10, 48, 55 et 147 ; Arm ; Lim., Annexe ; Jougla, IV, p. 100 ; Lecler, Cr., p. 721 ; Nadaud, II, p ; 200-201 ; Poncet, p. 86 ;
Tardieu, gdghm, p. 71-72 ; Verdier, p. 99 et 118

GARLANDIER
Il est probable que Pol Garlandier de Limoges, qui fit peindre ses armoiries en 1658, avait songé pour
faire le choix des meubles de son écu à la parenté phonétique entre son patronymie et “galanterie“ évoqué par le
cœur et la rose.

Armes : d’or à une rose de gueules entourée par deux branches de laurier de sinople et à un cœur de gueules en
pointe

300
Source : Poncet, p. 87

GARNIER
En 1700 Antoine Garnier, probablement juge seigneurial de la famille marchoise noble des Lestrange,
et qui vivait dans l‟élection de Tulle, fit enregistrer son écu.

Armes : d’azur à la fasce d’or

Source : Agfl, p. 103

GARNIER DE LABAREYRE
Selon Jougla cette famille originaire de Toulouse aurait eu pour ancêtre Pierre de Garnier reconnu noble
en 1450. Cependant cet auteur émet des doutes sur la réalité de cette noblesse sous l‟Ancien Régime. Selon
d‟autres elle aurait été maintenue en 1592. Quoiqu‟il en soit on sait avec certitude que Jacques Garnier, notaire
royal, eut pour fils Jacques Garnier, avocat au parlement de Toulouse qui épousa en 1731 Madeleine Borie. Leur
petit-fils, Alexandre Garnier de Labareyre né en 1767, devint préfet de la Creuse de février 1817 à janvier 1822.
Il fut créé baron héréditaire en 1818. Descendance en 2009.

Armes : en 1818 : d’azur au chevron d’or accompagné de trois étoiles d’argent ; au chef du même chargé de
deux bandes de sinople accompagnées de trois tourteaux du même posés en barre

Sources : Carriat, fasc. 6, p. 425 ; DVN, p. 111 ; Jougla, IV, p. 108 ; Valette, p. 89

GARRACH
Cette famille de Limoges vivait en 1602 ;

Armes : de… à un chevron de… surmonté d’un croissant de… entre deux étoiles de … et accompagné en pointe
d’une montagne de…

nota : la dernière syllabe du patroyme “–rach“ évoque phonétiquement le roc ou la roche d‟où la montagne

Source : Arm. Lim., n° 519

GARREAU
En 1596 Jean Garreau était fabricant de tapis à Aubusson. Son fils Léonard possédait la seigneurie de
Saint-Avit (Cr.) avant 1626. Jean Garreau fut seigneur de La Villatte (cne d‟Aubusson, Cr.) en 1646. En 1701
Léonard Garreau se vit attribuer d‟office des armoiries parlantes. Son fils (?) Jean Garreau (1713-1794) fut
trésorier de France dans la généralité de Moulins de 1767 à 1790 et fut anobli par cette charge. Il tenait aussi la
seigneurie d‟Issoudun (Cr.). Son fils, Abdon Garreau du Planchat, fut maintenu noble en 1816. En 1861 Jenny
Garreau du Planchat, dernière représentante de cette famille, épousait un Château-Randon. Ces Garreau ne
doivent pas être confondus avec les Du Garreau de La Méchénie de Saint-Yrieix-la-Perche, nobles d‟extraction
depuis 1541.

Armes : familiales : d’azur à trois annelets d’or, deux et un


attribuées d‟office en 1701 à Léonard Garreau : d’or au sautoir d’azur accompagné de quatre larmes du
même

301
nota : les larmes (eau) sont parlantes

Sources : Hugon, p. 18-19 et 52 ; Jougla, IV, p. 109 ; Lecler, Cr., p. 594 ; Révérend, Rest. III, p. 129 ; Tardieu, gdghm, p. 72-73

GARREAU
Cette famille semble différente de la précédente et de celle, ci-après, des du Garreau de La Méchenie.
En 1652 N… Garreau, greffier de Châlus (HV.) et M. Garreau, chanoine de Saint-Martial de Limoges en 1676
avaient des armoiries parlantes identiques.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois losanges d’argent

nota : le losange évoque la forme d‟un carreau et serait ainsi parlant par jeu de mots avec le patronyme

Source : Poncet, p. 86 et 87

DU GARREAU DE LA MÉCHENIE
Ces Garreau du Haut-Limousin, nobles comme ceux de la Haute-Marche, étaient pourtant d‟une famille
différente. Ils possédaient les seigneuries du Puy-de-Bette, de La Brugère et de La Vergne (cne de Saint-Yrieix-
la-Perche, HV.). Ils furent maintenus nobles en 1666 sur preuves de 1541. En 1789 Jean-Baptiste du Garreau
était seigneur du Puy-de-Bette et Gabriel du Garreau était seigneur de La Méchenie (aussi cne de Saint-Yrieix-
la-Perche). La même année ils participaient à l‟assemblée de la noblesse du Limousin. La branche de La
Méchenie subsiste en 2009.

Armes : d’azur au chevron accompagné en pointe d’un cœur dans lequel est fichée une croisette, le tout d’or
attribuées d‟office en 1701 à N… Garaud (ou Garreau) du Mas, écuyer : d’argent à deux chevrons de
sinople

Sources : Agfl, p. 154 ; Descoutures, p. 39-45 ; DVN, p. 111 ; Lecler, HV., p. 785 ; Nadaud, II, p. 201, 269 et 274 ; Valette, p. 89

DE GARTEMPE
Ces Gartempe, qui n‟ont aucun lien avec les Voysin de Gartempe, possédaient à la fin du XVII e siècle
les seigneuries de La Cour (cne de Saint-Etienne-de-Fursac, Cr.), du Peux (cne de Saint-Pierre-de-Fursac, Cr.) et
des Taillades (cne de Bussière-Madeleine, Cr.). En 1686 l‟un d‟eux épousait Marguerite Chopy, originaire de La
Souterraine. En 1715 André de Gartempe, était juge sénéchal de la ville de La Souterraine. Son fils, également
André, possédait en 1771 les seigneuries de La Cour, des Taillades et de Cuculour (cette dernière sise dans la
commune de Chamborant, Cr.). Dans leur ancienne maison de La Souterraine on trouvait vers 1935 une plaque
de cheminée datée de 1761 où étaient peut-être représentées leurs armories.

Armes : de… à trois croisettes de… mises en pal

Source : Boulard, p. 72-73

DE GAS
En 1697, François de Gas greffier des rôles de la ville de Felletin (Cr.), était seigneur de La Villausse
(peut-être commune de Felletin). Il fit enregistrer un écu probablement parlant en lien avecle nom de sa terre.

302
Armes : d’azur à un lion d’or rampant sur une montagne de sinople mouvante du flanc dextre

Source : Hugon, p. 21-22

DE GASQUET
Originaire de la Provence (Marseille selon Esquieu), la famille de Gasquet fut anoblie en 1648 et
confirmée dans sa noblesse en 1760 (opinion contestée par d‟autres auteurs). Elle est représentée en 2009 par
une nombreuse descendance. Une branche s‟établit à Figeac (Quercy) avec Jean II de Gasquet qui y avait épousé
Anne de Paramelle en 1534. En est issu Pierre de Gasquet-Paramelle qui était seigneur de Bras (cne d‟Altillac,
Cor.) en 1663 et qui abjura le protestantisme en 1669. A la fin du XVII e siècle cette famille ne semble plus
présente dans le Bas-Limousin.

Armes : de sinople à un coq d’argent becqué d’or, membré et crêté de gueules ; au chef d’azur chargé d’un
soleil d’or

nota : le coq est probablement parlant

Devise : « Post nubila Phoebus »

Sources : Champeval, I, p. 57-58 ; DFN, p. 179 ; Esquieu, p. 119 ; Jougla, IV, p. 113 ; Nadaud, II, p. 203 ; Valette, p. 90

GAUBERT
Cette famille noble d‟extraction depuis 1547 est originaire de Saintonge où elle possédait près de Saint-
Jean d‟Angély plusieurs seigneuries dont celle du Poirier (cne de Verteuil, Charente). Nadaud la considère
comme limousine. Il est est vrai qu‟elle a eu plusieurs alliances dans cette province notamment avec les Coustin
du Masnadaud, les Croizant et les Tisseuil. Elle fit preuve de sa noblesse en 1666. La dernière descendante des
Gaubert fut Marguerite, épouse en 1729 de Charles Garnier des Prises.

Armes : d’azur à une main dextre d’argent appaumée et posée en fasce à la pointe de l’écu chargée dans le
milieu d’un œil au naturel et tenant entre son pouce une branche de laurier de sinople le tout surmonté d’un
pélican d’azur contourné becquetant son estomac

nota : les meubles ont certainement des significations symboliques relgieuses ou (et) profanes. Mais lesquelles ?

Sources : Descoutures, p. 117 ; Jougla, Supplément, p. 271 ; Nadaud, II, p. 205-208

DE GAUCOURT
La famille de Gaucourt descend de Raoul de Gaucourt, mort en 1307, qui vivait dans le comté de
Clermont-en-Beauvaisis (Picardie). Une branche se fixa dans le Berry au début du XV e siècle et recueillit dans
succession de Jean de Naillac les fiefs de Naillat, Fleurat et Dun-le-Palestel (Cr.). Charles de Gaucourt,
lieutenant pour le roi en Berry, épousa en 1720 Françoise de Valois de Murcy. Il y avait des Gaucourt en
Picardie au temps de Louis XVI. Famille éteinte au XIXe siècle.

Armes : d’hermine à deux bars adossés de gueules

Sources : Armorial du comté de Clermont-en-B., n° 128 et 495 ; Jougla, IV, p. 116 ; Nadaud, II, p. 160 ; Tardieu, gdghm, p. 206

303
DE GAUDON
En 1699 N… de Gaudon, épouse de Claude de Bosredon, écuyer et seigneur de Ransigeat (cne de Saint-
Merd-la-Breuille, Cr.), fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’azur à trois coquilles d’or posées deux et une

Source : Hugon, p. 38

GAUTIER
Jean Gautier (1700-1773) était juge de la juridiction de Coussages (cne de Chasteaux, Cor.). Son père
(et probalement lui-même) possédait la seigneurie de La Fauconnie.

Armes : d’argent au faucon de sable posé sur une terrasse de sinople ; au chef d’azur chargé de trois étoiles
d’or

nota : les armes parlent par allusion à la terre de La Fauconie

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., II, p. 45

GAULTIER
Un membre de cette famille de notable creusois, Jean-Baptiste Gaultier, a fait placer ses armoiriies sur
un vitrail représentant le baptême du Christ, offert à l‟église de Bourganeuf avec l‟inscription « don de J.B.
Gaultier 1855 ».

Armes : d’azur à trois feuilles de sinople deux et une

nota : armes peut-être parlantes par jeu de mots entre le patronyme et gaule ou branche

Représentation : sur vitrail du baptême du Christ dans la nef de l‟église de Bourganeuf (Cr.)

Source : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 34

GAULTIER DU MARASCHE ET DE VILLEMOUJEANNE


Psalmet Gaultier, écuyer, était président trésorier de France au bureau des finances de Limoges en 1771.
Il avait probablement été anobli par cette charge. Il possédait les seigneuries du Marasche (cne d‟Augne, HV) et
de Villemoujeanne (commune de Beaumont, HV.). Sa famille semblait éteinte en 1789.

Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné de trois feuilles de chêne de sinople posées deux et une

nota : les feuilles de chêne sont probablement une évocation parlante du patronyme

Sources : Lecler, HV, p. 32 et 51; Verdier, p. 118

GAVEAU
En 1602 « Monsieur Gaveau, conseiller » s‟était fait confectionner des armoiries.

304
Armes : de… à un chevron de… accompagné de trois cœurs de… celui de la pointe sommé d’une croix pattée et
fichée de…

Source : Arm. Lim., n° 505

DE GAY DE NEXON
Cette famille est noble d‟extraction depuis 1587. En 1603 l‟auteur de l‟Armorial de Limoges dessinait
les armoiries de cette famille. En 1669 elle fut confirmée noble. A cette époque elle possédait les seigneuries de
Nexon (HV.) et de Champagne (commune de Nexon, HV.). En 1789 Jean-Baptiste de Gay de Nexon assista à
l‟assemblée de la noblesse du Limousin. Descendance en 2009.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois chausse-trapes d’argent, deux en chef et un en pointe

Représentation : sur le vitrail de sainte Valérie et de sainte Jeanne d‟Arc dans l‟église de Nexon (HV.) et sur un vitrail du chœur de l‟église
de Benayes (Cor.) dans un écu (XIXe siècle) accolé à celui de la famille de Chérade de Montbron

Sources : Agfl, p. 62 ; Arm. Lim., n° 544 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 22 et 29 ; DVN, p. 113 ; Jougla, IV, p. 127 ;
Nadaud, II, p. 282-284 ; Valette, p. 91 ; Verdier, p. 174

GAY DE VERNON
Charles Gay, bourgeois de Saint-Léonard (HV.) et seigneur de Vernon (cne de Moissannes, HV.), avait
épousé dans les 1740 Valérie Fargeaud. De cette union naquit d‟abord en 1748 Léonard Gay de Vernon qui fut
curé de Compreignac (HV.) puis évêque constitutionnel de la Haute-Vienne en 1791. Un autre enfant Simon-
François vint au monde en 1760. Avant 1789 il était ingénieur et géomètre. Mais dès 1792 on le trouve adjudant-
général à l‟Armée du Rhin. En 1797 il est directeur des études à l‟école polytechnique dont il prend la direction
en 1804. Il est fait chevalier de l‟Empire en 1808 puis baron en 1811. Ce dernier titre sera confirmé et en 1830.
En 1812 et 1813 il fait les campagnes de Russie et d‟Allemagne. Il meurt à Saint-Léonard en 1822. Plusieurs
descendants en 2009.

Armes : de chevalier de l‟Empire en 1808 : tiercé en fasce : d’azur au casque de profil d’or ; de gueules au signe
des chevaliers légionnaires qui est de gueules à la croix d’argent à cinq doubles branches sans ruban ni
couronne ; d’argent au chevron de sable accompagné de trois geais du même
de baron de l‟Empire en 1811 : coupé : au 1 parti d’azur au casque de profil d’or ; au signe des barons
militaires qui est de gueules à l’épée haute en pal d’argent; au 2 d’argent au chevron de sable accompagné de
trois geais du même
contemporaines (2008) : d’azur au chevron d’argent accompagné de trois geais du même

nota : les geais sont parlants

Sources : Jougla ,IV, p.127 ; Lecler, HV, p. 493 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 295 ; Nadaud, II, p. 280-281 ; Révérend, APE,
II, p. 222 ; Révérend Restauration III, p. 149 ; Valette, p. 91 et 315

GAYE
Cette famille est différente de celle des La Gaye. Elle semble avoir possédé un fief à Alleyrat (Cor.)
avant 1789. Raymond Gaye était directeur du séminaire de Tulle en 1668. Bernard de Gaye fut maire d‟Egletons
(Cor.) dans la première moitié du XVIIIe siècle. C‟est probablement son petit-fils qui fut fait vicomte à titre
personnel en 1826.

Armes : d’or à la bande d’azur chargée de trois fleurs de lis des champs d’argent, tigés et feuillés du même

305
Sources : Champeval, I, p. 183 et 275 ; Jougla, IV, p. 128 ; Merceron, p. 8 ; Révérend ; Rest., III, p. 150

GEAY DE COUVALETTE ET DE MONTENON


Les Geay possédaient quelques seigneuries dans le Limousin et dans le Poitou (Montenon, Couvalette)
avant 1789. Peut-être étaient-ils de la même famille que les Geay de Fontenelle, nobles poitevins de la fin du
XVIIIe siècle. Au milieu du XIXe siècle ils vivaient à Poitiers.

Armes : d’or au chevron de gueules accompagné de deux molettes d’éperon de sable en chef et d’un geai du
même en pointe

Source : Beauchet-Filleau, Dictionnaire des familles du Poitou ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 314 ; Valette, p.353

GEDOYN ou GEDOIN
Les Gedoyn sont originaires de l‟Orléanais. Ils sont connus depuis Jacques Gedoin notaire à Orléans à
la fin du XVe siècle dont le fils fut secrétaire du roi François I er en 1515. Sa descendance forma quatre branches
dont l‟une s‟installa dans la Haute-Marche. Denis Gedoin était receveur des tailles à Guéret et juge haut-justicier
de la vicomté du Monteil-au-Vicomte (Cr.) en 1697. Il avait épousé Marguerite de Seiglière. Pas de descendance
connue.

Armes : écartelé d’or et d’azur à une croix recroisettée aussi écartelée de l’un en l’autre

Sources : Hugon, p. 19 ; Jougla, IV, p. 130 ; Tardieu, gdghm, p. 73

GÉNÉBRIAS
Il est probable que les Génébrias tiraient leur origine et leur nom du village de Génébrias (cne de
Berneuil, HV.). En 1591 Léonard Génébrias, consul de Limoges et seigneur de l‟Etang (cne de Peyrat-de-Bellac,
HV.), organisa la défense de Bellac contre les troupes de la Ligue catholique. Au XVIIe ou au XVIIIe siècle ils
étaient seigneurs de Gouttepagnon et de Grospoummier (cne de Peyrat-de-Bellac, HV.). Une branche de
Gouttepagnon qui subsiste en 2009 fut faite comte par bref du pape de 1896 pour services rendus par un membre
de cette famille, officier des zouaves pontificaux.

Armes : d’argent à trois genévriers de sable sur une terrasse du même, celui du milieu sommé d’une étoile de
gueules, à la licorne de gueules passant et brochant sur les troncs de genévriers

nota : les genévriers (janebris en parler local) sont parlants

Sources : DVN, p. 295 ; Lecler, HV., p. 74 et 546

DU GENEST
Cette famille était originaire des Genests (cne d‟Azerables, Cr.). En 1410 Jean du Genest était écuyer et
seigneur du lieu. En 1586 Balthazar du Genest, écuyer, était seigneur de Collonges (cne du Grand-Bourg, Cr.).
En 1598, ses deux fils Jean et Georges du Genest, furent reconnus nobles. Pierre-Jean du Genest, seigneur du
Repaire, qui mourut à Bordeaux en 1728 semble avoir été le dernier de cette lignée.

Armes : de sable à quatre demi-fusées d’argent mouvantes du chef

306
Sources : Lecler, Cr., p. 294 ; Nadaud, II, p. 209 et 287

DE GENESTE
Pierre de Geneste avait été notaire à Tulle de 1454 à 1498. Son fils, même prénom, acheta en 1509 les
fiefs de Celaur et d‟Espinous (cne de Chameyrat, Cor.). Son descendant Gilles de Geneste, co-seigneur de Favars
(Cor.), fut « président aux requêtes » au parlement de Bordeaux et vivait encore en 1647. Sa fille unique, Jeanne,
épousa le noble Gui de Bar en 1656.

Armes : d’argent au genêt de sinople ; au chef d’azur chargé de deux étoiles d’or

Sources : Champeval, I, p. 200-201 ; Merceron, p. 50

GENESY
Vers le milieu du XVIIe siècle Louys Genesy vivant à Limoges s‟était fait peindre ses armoiries par
l‟émailleur Philippe Poncet.

Armes : de… à un genêt de sinople accompagné d’un oiseau de…

nota : le genêt est certainement parlant mais l‟oiseau aussi s‟il s‟agit d‟un geai

Source : Poncet, p. 87

GENEYTY
Comme le précédent N… Geneyty portait en 1646 des armoiries parlantes au genêt

Armes : d’azur à un pied de genêt de sinople accosté de deux étoiles d’or

Source : Poncet, p. 87

DE GENIS
En 1697 N… de Genis demeurant dans l‟élection de Brive fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’azur à une croix d’argent accompagnée en chef de quatre créneaux du même mouvants du chef de
chaque côté

Source : Agfl, p. 77

GENTEAU
Le sieur Genteau, « marchand des faulxbourgs de Magnine » à Limoges et bayle des marchands de cette
ville en 1644, s‟était doté d‟armoiries.

Armes : d’argent à deux flèches d’or passées en sautoir la pointe en bas ; au chef de sable chargé d’une étoile
d’or entre deux d’argent

Source : Poncet, p. 88

307
GENTIL
En 1627 N… Gentil, épouse Degorses, portait des armes différentes de celles des de Gentil nobles.

Armes : d’azur à l’arbre de sinople soutenu d’un croissant d’argent accosté de deux étoiles d’or

Source : Poncet, p. 87

DE GENTIL DE ROSIER ET GENTIL DE LABREUILLE


Cette famille de Gentil, originaire de Saint-Yrieix-la-Perche (HV.), est connue depuis le XIVe siècle.
Dans la seconde moitié du XVe siècle Jean Gentil, outre sa charge de viguier, exerçait les métiers de tanneur et
de marchand. Son petit-fils Hélie Gentil, seigneur de Lachonchapt (cne de Sainte-Eulalie d‟Ans, Dordogne),
juge-viguier comme son aïeul, fut anobli en 1515 par Louise d‟Angoulême, mère du roi et régente. La branche
aînée des Gentil s‟éteignit en 1820. Une branche cadette, celle des seigneurs de La Faye (cne de Saint-Yrieix-la-
Perche), commença avec Léonard de Gentil (1697-1738) et se continua jusqu‟en 1904. Vers 1690 la seigneurie
du Rosier (cne du Châtenet-en-Dognon, HV.) passa dans la famille de Gentil par mariage de Silvain de Gentil
avec Louise de La Chapelle de Jumilhac. Leurs descendants ont formé la branche du Rosier qui avait plusieurs
descendants en 2008. Elle possède encore le château du Rosier. Il a existé de 1560 à 1901 une famille de Gentil
de Labreuille qui portait des armoiries différentes de celles des autres branches.

Armes : des Gentil de Rosier : d’azur au chevron d’or accompagné de trois roues de sainte Catherine du même,
à une épée d’argent en pal la pointe en haut brochant sur le tout

Représentation : sur le vitrail de l‟église Saint-Jean du Châtenet-en-Dognon (HV)

Supports : deux lévriers

Devise : « Servata fide dives » ou « du cœur de Gentil »

Gentil de Labreuille : de sinople à l’aigle d’argent, armé, becquée et couronnée de gueules tenant dans sa serre
droite une épée ondée du même

Sources : Agfl, p. 14 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 20 ; Descoutures, p. 41- 42 ; DVN, p. 113 ; Lecler, HV, p. 200-201,
764-765 ; Nadaud, II, p. 209-210 ; Valette, p. 91

DE GENTIL DE VILLARNOUX ET DE BRUTINE


Les Gentil de Villarnoux n‟avaient pas de liens avec les Gentil précédents. Leurs racines se trouvaient à
Brassaud en Saintonge. Ils étaient connus depuis Pierre Gentil, bourgeois de La Rochelle, dont le fils Seguin fut
nommé maire de cette ville en 1493, fonction qui conférait la noblesse. Sa descendance se répandit dans le Bas-
Poitou, dans le Gévaudan et dans le Berry, précisément à Villarnoux (cne de Ceaulmont, Indre). Ils auraient
possédé la seigneurie et le château de Bruine (cne du Châtenet-en-Dognon, HV). La branche de Brutine disparaît
en 1849 et celle de Villarnoux en 1882.

Armes : cinq points d’azur équipolés de quatre d’or

Source : Généal. lim. et march. V, p. 100-118

308
DE GENTY DE LA BORDERIE
Jougla cite cette famille de la Basse-Marche et donne ses armoiries sans plus. Il est possible que ce N…
de La Borderie, écuyer vivant probablement aussi dans la Basse-Marche et qui reçut d‟office en 1701 des
armoiries de type mécanique, ait été de la même famille. A la fin du XIXe siècle François-Joseph, maire de
Lesterps (Charente) pendant cinquante, ans fut fait comte héréditaire du Pape en 1891. Famille avec descendance
en 2009.

Armes : des Genty de La Borderie : d’azur au lion d’or surmonté de trois étoiles du même rangées en chef
N… Genty de La Borderie (attribuées d‟office en 1701) : d’argent à trois pals de sable

Sources : Agfl, p. 146 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 316 ; DVN, p. 295 ; Jougla, IV, p. 139

GEOFFRE
Estienne Geoffre vivait à Limoges en 1642 et portait deux meubles très expressifs de son nom.

Armes : d’azur au dextrochère d’argent vêtu d’or tenant un bouquet du même

Source : Poncet, p.88

GEOFFRE DE CHABRIGNAC
Les Geoffre de Chabrignac s‟appelaient anciennement Jouffre ou Geouffre de Chabrignat. Ils sont
nobles d‟extraction ancienne depuis 1457 et furent maintenus en 1666. Ils ont possédé plusieurs seigneuries en
Bas-Limousin : Brignac, Chabrignac (cne de Noaillac, Cor.) et Saint-Salvadour (Cor.). Elle semble avoir dérogé
avec Jean Geoffre (1659-1722) qui était receveur du taillon et avait épousé Marie Bayle. Son petit-fils Jean-
Baptiste Geoffre de Chabrignac, lieutenant-colonel au régiment de Bourgogne-Infanterie, épousa en 1770 Agnès
Semen de Brémont. En 1789 il fut maintenu noble après avoir obtenu des lettres de relief de dérogeance. Son fils
Jacques (1772- 1858) comparut à l‟assemblée de la noblesse de Vizille (Isère) en 1789. Appartenait
probablement à cette famille la demoiselle N… de Chabrignat demeurant dans l‟élection de Brives qui reçut en
1701 des armoiries de type mécanique. Les Geouffre de Chabrignac avaient une vingtaine de descendants en
2009. Une branche de La Pradelle existait au XVIIe siècle.

Armes : familiales : palé d’argent et de gueules de six pièces ; au chef fascé d’azur et d’or de six pièces
attribuées d‟office en 1701 à la demoiselle de Chabrignac : de sable à une fasce componée d’or et d’azur

Supports : deux sauvages

Devise : « J‟offre tout à la patrie »

Sources : Agfl, p. 207 ; Bergues-Lagarde, p. 63-65 ; Descoutures, p. 261 ; DVN, p. 114 ; Jougla, IV, p. 139 ; Nadaud, II, p. 454-455 ; Valette,
p. 91

GEOFRENET ou JAUFFRENET ou JOUFRENET


Les armes de cette famille présentent des variantes autour de deux meubles communs, trois chevrons et
un coq (jau en parler local).

Armes de : N… Geofrenet (ou Joufrenet), lors de son admission dans la baylie de la Sainte-Croix en 1626 :
d’azur à trois chevrons rompus d’or accompagnés en pointe d’un coq d’argent

309
du précédent devenu curé de Meilhac en 1645 : d’azur à trois chevrons d’or accompagnés d’un coq
d’argent en pointe
N… Geofrenet vers 1670 : d’azur à trois chevrons d’or accompagnés d’un coq du même en pointe

Source : Poncet, p. 88 et 94

DE GEORGE
En 1700 Gilbert de George, procureur en la châtellenie d‟Auzances (Cr.), était, semble-t-il en outre
notaire. Son fils Annet sera également notaire et épousera en 1725 Gilberte Pasquanet de Lavaudblanche. Les de
George ne possédaient pas d‟autres armoiries que celles qui leur furent attribuées d‟office en 1701 et qui sont
parlantes par allusion.

Armes : d’or à un dragon volant d’azur

nota : le dragon est à une allusion à celui que tua saint Georges

Sources : Hugon, p.65 ; Tardieu, gdghm, p. 73

GEORGES
Ces Georges sont des bourgeois de Corrèze (Cor.) connus depuis le XVI e siècle. De cette famille sont
issus de nombreux notaires et plusieurs prêtres. Vers 1580 le capitaine Olivier Georges commandait cinquante
arquebusiers locaux. A la fin du XVIIe siècle Martial Georges fut seigneur de Murat (cne de Courrèze, Cor.) et
avocat. Il fit enregistrer ses armoiries en 1701 après mise au point par les bureaux de d‟Hozier.

Armes : d’azur à une fasce d’or accompagnée de trois fers de flèches d’argent

nota : selon Champeval les fers de flèches seraient une allusion au guerrier saint Georges mais ces meubles ne sont pas à notre connaissance
un attribut de ce saint. Nous penchons plutôt vers une allusion aux balles tirées par les arquebuses remplacées ici par des fers de flèches plus
héraldiques

Sources : Agfl, p. 219 ; Champeval, I, p. 21

GÉRALD DE FAYE ou POMMELET GÉRALD DE FAYE


Cette famille est apparemment originaire du Limousin. En tout cas elle y a contracté de nombreuses
alliances : Maldent du Puy-Imbert, Mallent de Lestât, Vincent, Lescure, Duperat, Chauvet, Saint-Georges du
Fraisse, Martin de La Bastide, etc. Ses papiers de famille versés en 1982 aux Archives de la Haute-Vienne en
1982 couvrent la période 1406-1932. L‟un des derniers membres de cette famille semble avoir été Frédéric
Gérald de Faye, architecte, qui fut actif à Melun (Seine-et-Marne) dans le premier tiers du XXe siècle.

Armes : parti : au 1, d’azur à trois pals d’argent ; au 2, d’azur à trois fasces alaisées d’or ; au chef d’argent
chargé d’une aigle bicéphale de sable couronnée d’or

Représentation : dans deux écus sur un vitrail (XIXe siècle) de l‟église de Saint-Priest-sous-Aixe (HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 25 ; Internet

310
GERBAUD DE PEYRUSSE
Seigneurs de Peyrusse et de Malgane (cne de Chénérailles, Cr.) ainsi que des Ternes (cne de Pionnat,
Cr.) avant la Révolution, les Gerbaud étaient une famille bourgeoise originaire de Jarnages (Cr.). En 1815 le
médecin Jean Gerbaud (1762-1818) fut élu député de la Creuse. L‟année suivante il sera conseiller général.
Descendance au début du XXIe siècle.

Armes : d’azur à trois merlettes d’argent

Sources : DVN, p. 183 ; Favone, p. 268 ; Tardieu, gdghm, p. 73

GERGELASSE
Selon Rietstap cette famille aurait eu une implantation dans la Marche

Armes : d’azur à une écrevisse de gueules posée en pal

Source : Rietstap, I, p. 263

GERGOT
En 1640 et 1642 Jean Gergot demeurant au faubourg de Montmalher à Limoges fit peindre ses
armoiries sur deux panonceaux destinés à figurer aux fêtes des confréries de la Fête-Dieu et des Ames du
Purgatoire dont il était ou avait été bayle. L‟émailleur Philippe Poncet qui les réalisa précisa qu‟il les avait
copiées sur une assiette d‟étain.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent et accompagné de trois lettres G posées deux
en chef et une en pointe

Source : Poncet, p. 88

GERMAIN
A l‟origine de cette famille on trouve Jacques Germain, marchand et notable de Tulle en 1430. Son
descendant Jean Germain, seigneur de La Jante (cne de Saint-Salvadour, Cor.), épousa en 1551 Jeanne de Patras.
A cette date la famille était déjà noble ainsi qu‟elle le prouva lors de la recherche de noblesse de 1666. A la fin
du XVIIe siècle elle était éteinte.

Armes : d’argent à une main de gueules tenant une épée d’azur

nota : les deux meubles de l‟écu sont parlants et forment une sorte de rébus: l’épée qui illustre la syllabe « ger-» (guerre) et naturellement la
main

Source : Descoutures, p. 407

GERMAIN
Ces Germain roturiers n‟ont pas de lien de parenté connu avec les Germain nobles ci-dessus. Vers 1640
N… Germain demeurait « aux faulxbourgs de La Boucherie » à Limoges. Il portait un écu parlant bien antérieur
à cette date car l‟émailleur Philippe Poncet qui l‟avait peint disait l‟avoir « prins sur une assiette d‟estaing ».

311
Armes : d’azur à une plante de millet d’or accompagnée en chef d’un soleil du même à dextre et d’un croissant
d’argent tourné à senestre

nota : le soleil et la lune font germer le millet

Source : Poncet, p. 88-89

GEROUILHE
Vers le début du XVIIe siècle le marchand Emery Gerouilhe acheta le château d‟Ecosse (cne de Betête,
Cr.). Son fils Jacques acheta les charges de juge et d‟assesseur à la vice sénéchaussée de Guéret. Celui-ci la
transmit à son propre fils Jean Gerouilhe qui était assesseur au présidial de Guéret en 1701 quand il reçut
d‟office un écu parlant. Des héritiers de cette famille vendirent le château et le domaine d‟Ecosse aux
Beaufranchet en 1814. En 1989 la dernière (?) descendante de cette famille, une demoiselle Gerouilhe qui vivait
à La Châtre (Indre), fit don de ses archives au département de la Creuse.

Armes : d’azur à une porte d’or ; au chef chef cousu de gueules

nota : jeu de mots parlant entre le patronyme et « verouille » qui évoque la porte, sans compter le chef de gueules qui évoque la rouille

Sources : Hugon, p. 45; Internet ; Macary, Châteaux en Limousin, la Creuse, p. 116

GERVEYS
N… Gerveys ou Gervais demeurait à Limoges en 1644

Armes : d’azur au cygne d’argent sur une rivière du même

Source : Poncet, p. 89

DE GIAT ou DE GIAC
Cette famille d‟extraction chevaleresque est originaire du village de Giat dans la Combraille auvergnate
à la limite des départements du Puy-de-Dôme et de la Creuse. On connaît un Pierre de Giac qui fut chancelier
des ducs de Bourbon et de Berry, puis grand chancelier de France de 1383 à 1388 et enfin conseiller privé du roi
Charles VI jusqu‟à sa mort en 1407. Son petit-fils Pierre II fut intendant des finances de Charles VII mais,
accusé de dilapidations, il fut exécuté en 1424. Son principal accusateur, Georges de La Trémouille, épousa sa
veuve Catherine de l‟Isle-Bouchard. Son fils Louis de Giat mourut sans postérité vers 1480.

Armes : d’or à la bande d’azur accompagnée de six merlettes de sable en bande, trois en chef et trois en pointe

Cimier : un buste de vieillard

Cri : « Giac »

Sources : Jougla, IV, p. 149 ; Nadaud, II, p. 325-326 ; Revel, I, n° 51

GIBECIER
En 1603 C… Gibecier (ou Gebecier) de Limoges vivait à Limoges

Armes : de… au chevron de… accompagné d’une bourse de …

312
nota : la gibecière, terme attesté depuis 1280, était à l‟origine une bourse qui se portait à la ceinture

Source : Arm. Lim. n° 600

GIBUS
Vers 1650 N… Gibus, pâtissier à Limoges, portait des armoiries allusives de son métier.

Armes : de… à un pâté surmonté d’une couronne de…

Source : Poncet, p. 89

GICQUET DE PRESSAC ou GIQUET


La filiation de cette famille est suivie depuis Georges Gicquet, né vers 1507, qui était maître-couchier
(c‟est-à-dire fabricant de bassins de cuivre) à Limoges vers 1555. Son petit-fils Pierre était, marchand poylier et
sieur de Preissac (cne de Feytiat, HV.). En 1634 on trouve ce dernier bayle de la confrérie des Ames du
Purgatoire dont la chapelle était dans l‟église Saint-Michel-des-Lions à Limoges. En outre il collectait la taille
pour le quartier des Combes. Son descendant Alexis Gicquet de Pressac (1708-1772) possédait plusieurs
seigneuries : Chez Roger (cne d‟Aixe-sur-Vienne, HV.), Le Mas-du-Bost, Rolotaux, etc. Descendance en 2009.

Armes de : N… Gicquet vers 1679 : d’azur à deux dauphins adossés d’argent accompagnés d’une couronne
d’or en chef et d’une fleur de lis en pointe
contemporaines : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à deux dauphins adossés d’argent surmontés d’une fleur de
lis de gueules (Gicquet) ; aux 2 et 3, de gueules au lion d’or armé et lampassé d’azur (Pinchaud)

Sources : DFN, p. 184 ; Généal. lim. et march.,V, p. 119-128 ; Jougla, IV, p. 150

DE GILIBERT ou GILIBERT DE MERLHAC


Cette famille est distincte de celle des de Gillibert d‟Angoulême maintenue noble en 1666 et qui portait
des armoiries différentes. Les Gilibert du Bas-Limousin sont connus depuis Jean-Baptiste de Gilibert, seigneur
du Mas (cne de Brive, Cor.) marié à Antoinette du Breuil de Cognac. Il se disait écuyer mais était plus
probablement marchand de son métier. En 1673, son fils Zacharie, conseiller du roi, était encore qualifié de
roturier. Son descendant direct Jean de Gilbert était lieutenant-colonel de cavalerie en 1733 quand il épousa
Ursule de Sauguet d‟Amarrait. Il était en outre seigneur de Tinchurier (cne de Brive, Cor.), de Meilhac (cne de
Larche, Cor.), de Juans (cne de Nespouls, Cor.), de La Barbouze (commune de Dampniat, Cor.) etc. Il fut
probablement anobli car il avait acquis une charge anoblissante de conseiller secrétaire du roi au parlement
d‟Aix-en-Provence. Son fils Guillaume participa à l‟assemblée de la noblesse du Bas-Limousin en 1789. Sa
dernière descendante vivait encore en 1904.

Armes : de gueules au chevron d’or accompagné en pointe d’un chêne d’argent sur une montagne d’or ; au chef
cousu d’azur chargé d’un croissant d’argent accompagné de deux étoiles du même

Supports : deux levrettes

Sources : Champeval, II, p. 225-228 ; Descoutures, p. 298 ; Nadaud, II, p. 326 ; Verdier, p. 105, 127 et 178

313
DE GIMEL
Les Gimel sont connus depuis le XIe siècle et tirent leur nom du village de Gimel en Bas-Limousin dont
ils sont probablement originaires et où ils avaient seigneurie et château. François de Gimel, fut l‟un des chefs de
la Ligue catholique en Limousin, ce qui lui valut de voir le dit château rasé sur ordre d‟Henri IV en 1594. Cette
famille a compté plusieurs branches dont certaines ont subsisté jusqu‟au début XIX e siècle. M. de Gimel de
Lespinat fut convoqué à l‟assemblée de la noblesse du Bas-Limousin en 1789.

Armes de : la branche aînée : burelé d’argent et d’azur de dix pièces à la bande de gueules brochant sur le tout

Représentation : dans écu accolé à un autre de la famille de Lasteyrie sur un vitrail d‟une chapelle de l‟église d‟Allassac (Cor.)

la branche des Gimel de Paluel (Dordogne) : d’azur à quatre barrettes (billettes couchées) d’argent
traversées de dextre à senestre d’une cotice de gueules, le tout formant sautoir

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 29 ; Champeval, II, p. 202-209 ; Nadaud , I, p. 202-209 ; II, p. 119-120, 200, 209,
212, 273, 386, 403, 517 ; Verdier, p.178

GIMEZANE
Jean Gimezane était curé de Saint-Martial-d‟Entraygues (Cor.) quand il reçut d‟office en 1701 des
armoiries peut-être allusives du nom de sa paroisse, Entraygues signifiant « entre les eaux ».

Armes : d’or à trois fasces ondées d’azur

Source : Agfl, p. 212

GIRARD
N… Girard était seigneur du Deffant (cne de Bussière-Poitevine, HV.). Officier dans le régiment de
Rohan-Rochefort-Infanterie, il se distingua pendant la guerre de Sept-Ans. Jean-Bonnaventure Girard, chevalier,
assista à l‟assemblée de la noblesse de la Basse-Marche au Dorat en 1789.

Armes probables : d’argent à trois chevrons de gueules ou d’azur à trois chevrons d’or

Sources : Jougla, IV, p. 159 ; Nadaud, II, p. 339

GIRARD DE VILLESAISON
Cette famille du Berry est connue depuis Jean Girard, échevin de Bourges en 1529. Son fils Etienne,
seigneur de Vorlais, était écuyer quand il mourut en 1609. Son fils Jean fut l‟auteur de la branche de Villesaison
qui fut maintenue noble en 1708. Un membre de cette famille comparut à l‟assemblée de la noblesse d‟Issoudun
(Indre) en 1789. N… Girard de Villesaison fut préfet de la Creuse d‟avril 1853 à février 1856. Famille éteinte au
XXe siècle.

Armes : de gueules à deux colonnes torses d’argent posées en chevron et liées d’un double cordon du même

Sources : Carriat, fasc. 6, p. 425 ; Jougla, IV, p. 159

314
DE GIRARDIN
Cette famille originaire de Bourgogne est connue depuis le XVI e siècle notamment par Michel Girardin,
bourgeois de Troyes, qui fut reconnu noble en 1575. Aux XVII e et XVIIIe siècles un membre de cette famille fut
directeur général de la Compagnie des Indes et un autre contrôleur général de la marine. Xavier-Cécile de
Girardin (1762-1827), général sous la Révolution fut créé comte de l‟Empire en 1811. Son fils naturel, Emile de
Girardin né en 1806 en Suisse, commença par la littérature sous la Restauration et continua par le journalisme et
la politique sous la Monarchie de Juillet. Il fonda une série de publications dont « La Presse » qui inaugura l‟ère
des journaux à bon marché vivant principalement de la publicité. Elu député de la Creuse dans l‟arrondissement
de Bourganeuf en 1834, il obtint plusieurs mandats jusqu‟à la Révolution de 1848. Il mourut en 1881.

Armes : familiales : d’argent à trois têtes de gérardines (ou merles) de sable


(règlement de 1811) : écartelé : au 1, fascé de gueules et d’hermines de six pièces ; aux 2 et 3, d’argent à
trois têtes de gérardines de sable ; au 4, d’hermine au sautoir ondé de gueules chargé en abîme d’une étoile
d’or ; au franc-quartier des comtes militaires (c’est-à-dire à l’épée haute d’argent garnie d’or)

Sources : Favone, p. 271 ; Jougla, IV, p. 159 ; Tardieu, gdghm, p. 185

GIRAUD
Des Giraud étaient seigneurs de Sainte-Feyre (Cr.) et Saint-Sulpice-le-Guéretois (Cr.) aux XVIe et
XVIIe siècles. En 1559 Marguerite Giraud, fille de Jacques Giraud, épousait François du Plantadis. En 1698 Jean
Giraud était président des gabelles des dépôts d‟Auzances et de Mainsat (Cr.). Il reçut d‟office des armes
parlantes en 1698.

Armes : de gueules à une fasce crénelée de trois pièces d’or, accompagnée en chef d’une girouette du même

Sources : Hugon, p. 61 ; Tardieu, gdghm, p. 74

GIRAUDET
Marien Giraudet, élu en l‟élection de Combrailles, reçut d‟office des armoiries en 1701.

Armes : coupé d’or et de sable à une bande d’azur brochant sur le tout

Source : Hugon, p. 61

GLANES
En 1701 N… Glanes, bourgeois de Rilhac (Cor.) reçut d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : d’or à une fasce componée d’argent et de sinople

Source : Agfl, p. 203

DE GLENEST
La famille de Glenest semble originaire des environs de Rochechouart (HV.). Dans le Limousin elle a
possédé la seigneurie de Montfreboeuf (cne de Marval, HV.) au moins au XVII e siècle. Certains Glenest vivaient
dans le Périgord où ils étaient seigneurs de Vieillecour (cne de Saint-Pierre-de-Frugie, Dordogne) et de La

315
Morinie (cne de Saint-Barthelémy, Dordogne) et d‟autres encore en Saintonge. Ils furent maintenus nobles en
1668 et en 1704. La branche périgourdine subsistait sous le règne de Louis XVI ;

Armes : d’argent semé d’hermines de sable

Sources : Froidefond, p. 244-245 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, p. 325 ; Lecler, HV, p. 481 ; Valette, p. 343

GLORIA
Pierre Gloria était greffier des rôles de la paroisse de Nedde près d‟Eymoutiers (HV.) vers 1700.

Armes : de gueules à un soleil d’or entouré de neuf étoiles du même

nota : le soleil entouré d’étoiles symbolise vraisemblement la gloire et est donc parlant

Source : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 325

GORS DU SABLON
Cette famille, dont nous ignorons les attaches avec le Limousin, a ses armoiries sur un vitrail offert à la
chapelle des Jésuites de Limoges par Mme Linards à la fin du XIXe siècle.

Armes : d’argent à la bande d’azur chargée de trois losanges accompagnée de deux oiseaux de sable ; au chef
d’azur chargé de trois lambels à deux pendants de…

Représentation : vitrail de l‟ancienne chapelle des Jésuites de Limoges

Source : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 14

GOUDIN
Antoine Goudin, trésorier de France à Limoges en 1680, avait des armes parlantes. Mais en 1697 il fit
enregistrer des armes un peu différentes. Il fut probablement anobli en 1715. Son petit-fils Martin Goudin de La
Borderie (ou La Bouderie), fils de feu Goudin trésorier de France à Limoges, fut confirmé noble depuis 1715 en
application de l‟édit de 1771. Son fils, Martial Goudin, seigneur de La Borderie et du Genest (cne d‟Isle, HV.)
comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges en 1789. La famille s‟éteignit au XIX e
siècle.

Armes : d‟Antoine Goudin en 1680 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux coqs d’Inde affrontés
de sable, la tête de gueules et en pointe d’un navire équipé d’argent

nota : les coqs d‟Inde sont des dindons parlants par jeu de mots (gau ou jau d‟Inde = Goudin)

d‟Antoine Goudin en 1697 : d’argent à un chevron de gueules accompagné en chef de deux corneilles
affrontées de sable et en pointe d’une nef équipée du même voguant sur une mer d’azur

Sources : Agfl, p. 4 ; Jougla, IV, p. 182 ; Poncet, p. 89 ; Verdier, p. 135

316
GOUJON
Selon Tardieu cette famille bourgeoise de Montluçon, qui serait parvenue à la noblesse, avait une
branche marchoise, celle des seigneurs de La Fosse (cne de Reterre, Cr.) et du Moulin-Neuf (cne de Rougnat,
Cr.). Elle était éteinte en 1723. En 1701 l‟un de ses membres avait reçu d‟office des armoiries parlantes.

Armes : de sable à un chef cousu d’azur chargé de trois goujons d’argent

Sources : Hugon, p. 54 ; Tardieu, gdghm, p. 74

DE GOULLARD D’ARSAY
La famille de Goullard est d‟extraction chevaleresque (1349 ou 1359). Elle a possédé de nombreuses
seigneuries dans le Haut-Poitou et le Bas-Poitou. Elle était aussi seigneur de Vieillechèze (cne de…) dans le
Limousin. Elle fut maintenue noble en 1665 et 1715. Elle comptait une dizaine de descendants en 2009.

Armes : d’azur au lion d’or armé, lampassé et couronné de gueules

Sources : DVN, p. 118 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 328 ; Valette, p. 94

DE GOULLONS
En 1355 Renaud de Goullons, chevalier, était sénéchal du Poitou et du Limousin. Ses armes figurent sur
son sceau armorié.

Armes : de… à trois besants (ou tourteaux) de… au lambel de…

Supports : un lion et un lévrier

Source : Bosredon, HV, p. 127

GOUMY
Vers 1630-40 Léonard Goumy vivait à Limoges.

Armes : d’azur aux lettres initiales L et G d’argent accompagnées en chef de trois roses d’argent et en pointe
d’un croissant d’argent

Source : Poncet, p. 89

DE GOURDEAU
Cette famille du Poitou fut maintenue noble en 1667 sur preuves de 1430. En 1731 l‟un de ses membres
fut, chevalier de Malte, fut commandeur de la commanderie de Féniers (Cr.). Ses branches de Saint-Cyr et du
Plessis subsistaient en 1789 mais s‟éteignirent au XIXe siècle.

Armes : d’argent à une aigle bicéphale de sable becquée et armé d’or

Sources : Jougla, IV, p. 190; Tardieu, gdghm, p. 18 ; Valette, p. 313

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GOURDON
En 1641 Monsieur Gourdon était chanoine de la cathérale Saint-Etienne de Limoges.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de trois étoiles du même rangées en fasce et en pointe d’un
croissant d’argent

Source : Poncet, p. 89

DE GOURDON
N… de Gourdon vivant dans l‟élection de Brive (Cor.) faisait enregistrer leurs armoiries en 1697. Peut-
être était-il un descendant de Jean de Gourdon, seigneur de Reilhac (Lot) qui avait épousé au XV e siècle
Catherine de Corn dont la famille vivait dans la vicomté de Turenne. Mais les Gourdon du Quercy portaient
d‟autres armes.

Armoiries : d’argent à un rocher de sable

Sources : Agfl, p. 78 ; Champeval, II, p. 104-108 ; Esquieu, p. 125-126

DE GOURDON DE GENOUILLAC
Ces Gourdon étaient originaires du Quercy. L‟un des leurs participa à la première croisade en 1096. En
1491 Jean, coseigneurs de Gourdon (Lot) et seigneur de Genouillac (Creuse), épousa en secondes noces
Marguerite d‟Aubusson. En 1560 son fils Louis de Gourdon fut évêque de Tulle et en 1616 l‟un de ses petit-fils
épousa Françoise d‟Eschizadour, dame d‟Aubepeyre (cne de Saint-Yrieix-la-Montagne, Cr.). La branche de
Vaillac a possédé des seigneuries à Laguenne (Cor.), Branceilles (Cor.), Sadroc (Cor.) et Sainte-Féréole (Cor.).
A cette famille appartenait Henri Gourdon de Genouillac né en 1826 et auteur de nombreux ouvrages
d‟héraldique. La famille s‟est éteinte au début du XXe siècle.

Armes de : Aimeri de Gourdon en 1302 : de… au lion entouré de besants de…


Pons de Gourdon en 1359 : parti : au 1, d’azur à trois étoiles d’or en pal ; au 2, bandé d’or et de gueules
de six pièces
Armand de Gourdon, comte de Vaillac, en 1730 : d’azur à trois étoiles d’or posées en pal

Représentation : salle des croisades au palais de Versailles

Sources : Esquieu, p. 125-127 ; Jougla, IV, p. 191 ; Lartigue,évêques, p. 187 ; Nadaud, II, p. 290-292 ; Tardieu, gdghm, p. 75

DE GOURGUES
La famille de Gourgues avait ses racines dans la Guyenne et sa filiation noble remontait à 1556.
Armand-Jean de Gourgues (1643-1726) fut intendant de la généralité de Limoges en 1683, puis de celle de Caen
en 1686. Son fils Louis-Armand de Gourgues était prévôt de l‟ordre de Saint-Benoît à Brivezac (Cor.) en 1699.
Un descendant de cette famille, Guillaume de Gourgues, né en 1736, mourut sur l‟échafaud en 1794. Le dernier
du nom fut Dominique de Gourgues entré dans les ordres en 1901.

Armes : d’azur au lion d’or, armé et lampassé de gueules accosté de deux étoiles du même

Sources : Bosredon, Sigil. du [Link], n° 606 ; Jougla, IV, p. 191-192

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GOURJAULT ou DE GOURJAULT
Cette famille du Poitou, maintenue noble en 1667 et 1715, s‟était répandue dans le Limousin, la
Touraine, la Bretagne et l‟Ile-de-France. Sa filiation prouvée remontait à Jean Gourjault qui participa à une
montre en 1385. Une branche avait encore des descendants dans le Poitou sous Louis XVI qui eurent les
honneurs de la Cour en 1788. Eteinte au XXe siècle.

Armes : de gueules au croissant d’argent

Sources : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin 2, p. 330 ; Jougla, IV, p. 192 ; Valette, p. 353

GOURSAUD DE MERLIS
Jean-Baptiste Goursaud de Merlis, originaire du Limousin était trésorier général de France à Poitiers en
1773. Il descendait vraisemblablement de Pierre Goursau, seigneur de La Jousseline, qui vivait en 1663. Il
possédait les seigneuries de Merlis (cne de Vayres, HV) et de La Jousseline (cne de Saint-Auvent, HV.).
Administrateur du département de la Haute-Vienne sous la Révolution, il périt sur l‟échafaud à Paris en 1794.
Descendance en 2009.

Armes : d’azur à un châtaignier d’or sur une terrasse du même, au lion de sable couché au pied

nota : le châtaignier a été l‟arbre nourricier du Limousin jusqu‟à l‟introduction de la pomme de terre. Sa présence sur cet écu est peut-être
allusive

Sources : DFN, p. 190 ; Lecler, HV., p. 607 et 792-793 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 330

GOURSEAUD
N… Gourseaud était conseiller du roi et maire perpétuel de la ville de Rochechouart (HV.) à la fin du
XVIIe siècle. Il fut gratifié d‟office d‟un écu parlant de dérision en application de l‟édit de 1696.

Armes : d’or à une gourde de gueules accompagnée de deux molettes de sable en chef

Source : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 330

DES GOUTTES
Implantés dans le Lyonnais les des Gouttes furent reconnus nobles en 1549. L‟un d‟eux devint Grand
Prieur de l‟ordre de Malte pour la langue d‟Auvergne dont le siège était à Bourganeuf (Cr.) de 1644 à 1649.
Famille éteinte au XIXe siècle.

Armes : anciennes : de gueules à trois gouttes d’argent


modernes : tiercé en bande : au 1, d’argent plain ; au 2, de gueules à trois coquilles d’or posées dans le
sens de la bande ; au 3, d’azur à trois barres d’argent

Sources : Jougla, IV, p. 195 ; Parinet, p. 42-43

DE GOUZON
La seigneurie de Gouzon (olim Gozon) formait une enclave bourbonnaise sur les confins de la
Combraille et de la Haute-Marche. La famille de ce nom est connue depuis Allard de Goson qui vivait en 1187 et

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laissa six garçons. Son arrière petit-fils Gui, sire de Gouzon, devint propriétaire par sa femme d‟un château dans
la ville de Chauvigny en Poitou avant 1295. Sa descendance masculine se perpétua jusqu‟au milieu du XIVe
siècle. La dernière du nom fut Jeanne de Gouzon qui épousa en 1384 Guillaume de Bradon. Leur postérité
conserva la baronnie de Gouzon jusqu‟au XVe siècle.

Armes : de… à trois pals de…

Sources : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 331. Nadaud, II, p. 366-367

DE GRAFFEUIL ou GRIFFUELHE
Le fief primitif de la famille de Griffuelhe se situait à Greffulhe dans l‟actuelle commune de Roannes-
en-Carladez (Cantal) au XVe siècle. De l‟Auvergne ils seraient passés dans le Bas-Limousin selon Nadaud. Au
XVIIe siècle on les trouve en Champagne, seigneurs de Grandchamps et de Mont-Saint-Martin (Aisne ?). Ils
furent maintenus nobles par l‟intendant de Champagne en 1667. Ils semblent éteints à la fin du XVIII e siècle. Ils
ne doivent pas être confondus avec les Greffulhe anoblis en 1818 et qui subsistaient encore au début du XX e
siècle.

Armes : selon Guillaume Revel : d’argent à un arbre (houx) de sinople le tronc accosté de trois roses de gueules
selon Nadaud : d’argent à un houx de sinople accosté en chef de deux étoiles d’argent

nota : ces deux armoiries ont des meubles évoquant le patronyme (cf. griffe) : les roses, le houx, l’arbre (un houx)

Sources : Jougla, IV, p. 203 ; Nadaud, II, p. 373-374 ; Revel, n°. 446

GRAMONT DE VILLEMONTÈS
Selon Jougla, la famille Gramont de Villemontès maintenue noble en 1667, avait des liens avec le
Limousin. Pour notre part nous n‟avons trouvé aucune indication confirmant (ou infirmant) cette assertion.

Armes : parti : au 1, d’azur au lion d’or armé et lampassé de gueules ; au 2, de gueules au nœud gordien d’or ;
au chef d’or chargé de trois étoiles d’azur

nota : les Gramont sont la seule famille à avoir un nœud gordien dans leurs armoiries

Supports : deux lions au naturel

Sources: Jougla, IV, p. 392 ; Rietstap, I, p. 815

DE GRANCHANT
Cette famille semble avoir vécu à Limoges ou dans les environs au tout début du XVII e siècle.

Armes : de… à une terrasse de… d’où s’élèvent trois arbres de…, en fasce un croissant de… surmonté d’une
coquille de… accompagné à dextre d’un bourdon de pèlerin de… et à senestre d’un crochet (ou un fouet) de… ;
en chef les lettres initiales (?) L, I, G, H

nota : la terrasse et les arbres peuvent assurément figurer un « grand champ ». Par contre on ne sait quelle signification religieuse (ou autre)
précise donner à la présence d‟un bourdon, d’une coquille (de saint Jacques) et au fouet. Peut-être une allusion à un long et douloureux
pélérinage expiatoire

Source: Arm. Lim. nO504

320
GRAND
N… Grand, vivant à Limoges, « procureur en la cour de Parlement de Bouredeaux » portait vers 1650
des armoiries parlantes par allusion.

Armes : d’azur à une nuée d’argent partageant l’écu comme une fasce accompagnée en chef d’un soleil entre
deux étoiles et en pointe d’un monde surmonté de la croix aussi entre deux étoiles le tout d’or

nota : le soleil, le monde et les étoiles symbolisent la « grandeur » de l‟univers

Source : Poncet, p. 89-90

GRANDCHAMP DES RAUX


Cette famille bourgeoise de Treignac (Cor.) est connue depuis Jeanne Grandchamps de Treignac,
épouse de Hyppolite Comte avocat, qui vivait en 1670. En 1701 Jacques Grandchamps, seigneur des Raux (cne
de Treignac) et Jean-Baptiste Grandchamps, lieutenant de justice à Treignac reçurent d‟office des armoiries de
type mécanique. A la veille de la Révolution on trouvait une famille Grandchamp à Eyburie (Cor.). C‟est peut-
être la même qui obtint en 1906 d‟ajouter à son nom celui de des Raux et a des descendants en 2009.

Armes : fascé d’or et de gueules de huit pièces

Sources : Agfl, p. 214 ; Champeval, I, p. 122, 189, 257, 366 et 516 ; II, p. 411 ; DFN, p. 191

GRANCHIER
Les Grandchier étaient une famille bourgeoise de Felletin (Cr.) qui a fourni une dynastie de notaires du
XVIe au début du XVIIe siècle. Vers 1621 ils étaient seigneurs de Villemonteix (commune de Saint-Pardoux-les-
Cards, Cr.), du Mazeau (commune de Peyrat-la-Nonière, Cr.) et en partie du Ronteix (commune de Gioux, Cr.).
A la fin du XVIIe siècle l‟un d‟eux René Granchier, prêtre et curé de Saint-Quentin-la-Chabannes (Cr.), reçut
d‟office des armoiries parlantes de dérision.

Armes : de gueules à une seringue (ou clystère) d’argent posée en bande

Sources : Hugon, p. 44 ; Tardieu, gdghm, p. 75

DE GRANDSAIGNES ou DE GRANDSAGNE
Nous sommes mal informés sur cette famille du Rouergue qui était devenue noble au XVIII e siècle par
une charge de conseiller secrétaire du roi. Cependant on sait que Jean de Grandsaigne (1693-1767), écuyer, était
seigneur de Jauberties (ou de la Gobertie), village situé sur la commune de Saint-Junien (HV.). Son fils Jean qui
avait épousé en 1750 Marie-Louise du Solier participa avec son propre fils, lieutenant au régiment d‟Artois-
Infanterie, aux assemblées de la noblesse du Dorat (HV.) en 1789. Un autre Grandsaignes comparut à Mende. En
1788 il avait obtenu de d‟Hozier un certificat de noblesse. Famille en voie d‟extinction, Jean comte de
Grandsaignes, né en 1904, ayant été père de deux filles sans postérité semble-t-il.

Armes (parlantes) : d’azur à un grand cygne d’argent membré et becqué de sable

nota : le grand cygne est naturellement parlant

ou d’azur à cinq besants d’argent posés deux, deux et un

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Sources : DVN, p. 120 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, p. 727 ; Jougla IV, p. 210 ; Généal. lim. et march. ,VII, p. 75-95 ; Nadaud, II,
p. 226; Valette, p. 313; Verdier, p. 173-174

GRANGE
En 1599 l‟auteur de L‟Armorial de Limoges dessinait dans son recueil les armoiries de L. Grange, qui
vivait vraisemblablement à Limoges.

Armes : de… à une grange de… couverte de tuiles rondes de... ; au chef de… chargé d’un croissant de… accosté
de deux étoiles de…

Source : Arm. Lim., n° 366

GRANGEVIEILLE ou GRANGEVIELHE
Jean Grangevieille, marchand à Saint-Yrieix-la-Perche (HV.) en 1494, fut à l‟origine des trois branches
de cette famille : celle du Mazaubert (commune de Pageas, HV.), celle des Grangevieille dits le Rousseau et
celle des sieurs de La Chabroulie. Seule la première branche a une descendance par les femmes connue sous le
nom de Giraudon de Mazaubert qui sont les enfants d‟Yvonne Grandgevieille de Mazaubert, épouse Giraudon
décédée en 1950. La branche de La Chabroulie, malgré les efforts de J.B. Grangevieille (1751-1832) son dernier
représentant qui se qualifiait d‟écuyer et de comte, ne parvint pas à la noblesse.

Armes : branche de Grangevieille du Mazaubert au XVIIIe siècle : d’argent à trois grappes de raisin de gueules
posées deux et une
branche de Grangevieille de La Chabroulie vers 1827 : d’azur au lion d’or

Source : Généal. lim. et march., VII, p. 96-117

GRASMAGNAC
Vers 1655 N… Grasmagnac de Limoges s‟était fait peindre des armoiries par l‟émailleur Philippe
Poncet.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois étoiles du même

Source : Poncet, p. 90

GRASMAGNAT
Etienne Grasmagnat était bayle de la confrérie de la Sainte-Croix de Limoges en 1645.

Armes : d’azur à un croissant d’argent en chef et une étoile d’or en pointe

Source : Poncet, p. 90

DE GRAVE
Cette famille d‟extraction chevaleresque depuis 1400 est originaire du Languedoc. Elle semble avoir eu
une branche en Saintonge au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle un membre de cette famille épousa une limousine

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N… Bourdeau du Vaseix. Il offrit un vitrail à ses armes vers 1890 à la chapelle des Jésuites de Limoges. Sa
descendance en ligne masculine était éteinte en 2002.

Armes : d’azur à trois fasces ondées d’argent

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 14 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 333 ; Valette, p. 96

GREEN DE SAINT-MARSAULT, olim GRAIN


Cette famille, qui serait venue d‟Irlande, était implantée à l‟origine dans le Poitou et dans la Saintonge.
En 1521 Brandelis Green de Saint-Martin était vicomte du Verdier (cne d‟Eyburie, Cor.). En 1530 Jean Green de
Saint-Marsault était seigneur de Destré (cne de Salignat, Charente). En 1563 Jean Green de Saint-Marsault était
seigneur de La Feuillade (cne de Rieux-Martin, Charente). Son descendant N… Green de Saint- Marsault,
lieutenant des maréchaux de France, vivait en 1778. La branche du Verdier s‟est éteinte au XIX e siècle. Les deux
autres branches avaient quelques descendants en 2002.

Armes : branche du Verdier : parti : au 1, de gueules à trois demi-vols d’argent ; au 2, de gueules à onze
clochettes d’argent, quatre, quatre et trois

branche Destré et de La Feuillade : de gueules à trois demi-vols d’or deux et un

Sources : Bergues-Lagarde, p. 67 ; Descoutures, p. 42, 344 et 352 ; Nadaud, II, p. 222-224, 368 ; Valette, p. 96

GRÉGOIRE DE SAINT-SAUVEUR
Jean-Baptiste Amédée Grégoire de Saint-Sauveur fut abbé commandataire de l‟abbaye d‟Aubepierre
(cne de Méasnes, Cr.) de 1740 à 1772. Il devint ensuite évêque de Bazas (Gironde) puis député du clergé aux
Etats-Généraux de 1789. Sa famille qui était d‟extraction chevaleresque depuis 1325 s‟éteignit en 1835.

Armes : d’argent au château donjonné de trois tours de gueules maçonnées de sable

Sources : Jougla, IV, p. 220 ; Lecler, Cr., p. 6

GRELET
Gabriel et Léonard Grelet, marchands à Limoges, qui appartenaient sans doute à la même famille, firent
enregistrer en 1697 des armes un peu différentes mais parlantes par le même meuble.

Armes de : Gabriel Grelet : d’azur au lion léopardé d’or armé et lampassé de gueules tenant de sa patte gauche
un bâton en pal sommé d’un grelot du même
Léonard Grelet : d’azur au lion contourné d’or tenant un bâton sommé d’un grelot du même
N… Grelet, bourgeois de Limoges (attribuées d‟office en 1701) : d’argent au chevron d’azur

Source : Agfl, p. 47, 51 et 147

GRELLET
Il a existé plusieurs familles Grellet dans le Berry et en Auvergne. Les Grellet de la Haute-Marche sont
d‟origine bourgeoise et ont formé diverses branches : du Mazeau, du Montand, de Beauregard et de Néoux qui
existait encore au début du XXe siècle. Cette famille a donné nombre de magistrats, d‟avocats, de fabricants de

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tapisseries et d‟hommes politiques. Les seules armes connues des Grellet de la Haute-Marche sont celles
attribuées d‟office (et parlantes) en 1701 à Pierre Grellet, curé de Cressat (Cr.).

Armes : d’azur à une fasce engrêlée d’or

Sources : Hugon, p. 46 ; Tardieu, gdghm, p. 75-77

GRELLET DE LA DEYTE
Cette famille de la bourgeoisie limousine, qui subsiste en 2009, eut une branche anoblie en 1756 mais
maintenant éteinte. Selon Jougla elle aurait des liens avec la famille Grellet des Prades et de Fleurelle (ce que
semble montrer les armes de cette dernière).

Armes : parti : au 1, de sinople au lion d’argent lampassé et couronné d’or accompagné de sept grelots du
même en orle ; au 2, de gueules à trois grelots d’or ; au chef d’argent chargé d’un croissant accosté de deux
étoiles le tout d’azur

Devise : « Super emineat carritas »

Sources : DFN, p. 192 ; Jougla, IV, p. 220

GRELLET DE LA ROUZIÈRE
Probablement en lien de parenté avec les Grellet de la Haute-Marche les Grellet de La Rouzière étaient
originaires de Néoux (Cr.) où vivaient au milieu du XVIII e siècle le marchand François Grellet et son épouse
Françoise Cornudet. Leur fils Jean-Baptiste Grellet (1750-1844), notaire et juge de paix, fut député de la Creuse
au corps législatif en 1807. En 1813 il fut fait chevalier de l‟Empire et se alors fit appeler Grellet de La Rouzière.
On notera qu‟il était franc-maçon. Il eut une descendance au XIXe siècle.

Armes : d’azur à la gerbe d’or sommée d’un compas ouvert d’argent à la champagne de gueules chargée du
signe des chevaliers légionnaires qui est une croix d’argent à cinq doubles branches d’argent sans ruban, ni
couronne

nota : il est assez vraisemblable que le compas est allusif de son appartenance à la franc-maçonnerie

Sources : Favone, p. 263 ; Jougla IV, p. 221 ; Révérend, APE, II, p. 265 ; Tardieu, gdghm, p. 77

GRELLET DES PRADES DE FLEURELLES


Cette famille Grellet a eu des branches en Touraine, Auvergne, Poitou Berry et Limousin. Elle était
connue au XIXe siècle et avait des descendants au siècle suivant. Elle a souvent modifié ses armoiries.

Armes : avant 1877 : d’azur à trois fleurettes ou fleurs de pensées d’argent posée deux et un
en 1877 : d’azur au lion de… accompagné de trois fleurettes d’argent posées deux et une
en 1882 : d’argent à la croix de Lorraine de gueules (Fleurelles) ; sur le tout (Grellet de La Deyte)
écartelé : en a et d : de sinople au lion d’argent armé lampassé et couronné d’or accompagné de sept grelots du
même rangés en orle ; en b et c : de gueules à trois grelots d’or deux et un ; au chef d’argent chargé d’un
croissant d’azur accosté de deux étoiles du même ; sur le tout du tout (des Prades) : d’azur semé de marguerites
ou fleurettes d’argent, au lion du même armé, lampassé et couronné d’or
en 1902 : de sinople semé de fleurettes d’argent au lion du même contourné (?)

nota : on est ici dans un exemple type d‟armes changeantes mais constamment parlantes

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Cimier : une lionne ou une licorne issante d‟argent présentant une croix de Lorraine de gueules et un grelot d‟or

Colliers des ordres du Christ et de la Médaille militaire

Supports : à dextre un lion au naturel, à senestre une licorne au naturel colletée de gueules

Devise : « Gresle est, mais croistra » et « Duc in altum »

Sources : Fougeyrollas, Nouvel Armorial poitevin, 2, p. 335 ; Jougla, IV, p. 220 ; Rietstap II, p. 1254

GRENAILLES
Les Grenailles du Teil étaient d‟une famille bourgeoise d‟Uzerche. Ils semblent avoir été seigneurs de
La Brousse (cne de Treignac, Cor.) vers 1680. En 1676 Catherine Grenailles du Teil épousait François de Fenis
en lui apportant La Brousse mais mourrait l‟année suivante. Cette famille ne semble pas avoir eu d‟autres
armoiries que celles qui furent attribuées d‟office en 1701 à N… Grenailles, lieutenant particulier à Uzerche
(Cor.). La dernière représentante de cette famille aurait été Françoise Grenailles du Teil, épouse de François
Combret, décédée en 1766.

Armes : de sinople à une fasce componée d’or et de sable

Sources : Agfl, p. 206 ; Champeval, I, p. 186 et 418

GRENIER
En 1640 A. Grenier tenait l‟hôtelerie de La Couronne au Faubourg Magnine de Limoges.

Armes : d’azur à deux aigles au vol abaissé posées en fasce, l’une à côté de l’autre et accompagnées en chef des
lettres A et D

Source : Poncet, p. 91

GRENIER
En 1701 N… Grenier, greffier de la juridiction des traites foraines de Limoges, se vit attribuer d‟office
des armoiries de type mécanique.

Armes : d’argent à une fasce d’azur

Source : Agfl, p. 143

DE GRENIER ou DE GRANIER
Selon Louis Esquieu les Grenier ou Granier étaient à l‟origine des gentilshommes verriers qui
possédaient au XVIe siècle les seigneuries de Lassagnes, de Raisins, de Laborie et de Comiac dans le Quercy.
Nobles depuis 1547 ils se répandirent dans le Rouergue, le Bas-Limousin, le comté de Foix, l‟Armagnac, la
Bretagne et même l‟Angleterre. En 1497 Blanche Grenier avait épousé Bernard Malfaye, seigneur de Dampnat,
Cor.). En 1571 François de Grenier se mariait avec Marguerite de Pléaux (ou de Lapleau) et leur descendance
forma la branche des Grenier, seigneur de Pléaux qui fut maintenue noble en 1698 par l‟intendant du Quercy, Le
Pelletier de La Houssaye. D‟autres Grenier furent seigneurs d‟Arnac, de Saint-Cernin de L‟Arche (Cor.) et de La

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Couture près de Limoges. Des nombreuses branches qui subsistaient au début du XX e siècle Latour, Cardenal,
Liliac), il ne resterait plus en 2010 que celle des Granier de Cassagnac.

Armes : selon Nadaud : de gueules à la fasce d’or


selon Esquieu et Valette : parti (ou coupé) : au 1, de gueules à trois grenades versées d’or ouvertes du
champ ; au 2, d’azur au croissant d’argent

nota : la grenade ouverte qui contient des graines est évidemment parlante

Sources : Champeval, II, p. 340 ; DVN, p. 120 ; Esquieu, p. 129 ; Jougla, IV, p. 213 ; Nadaud, II, p. 229 et 377-378 ; Valette, p. 96

DE GRIFFOLET D’AURIMONT ou DE GRIFFOULES


En 1562 Pierre de Griffoules était seigneur du dit lieu (cne de Brive, Cor.) et de Jussac (Cor.). Il avait
épousé en 1546 noble Catherine de Bar. En 1666 ou 1668 cette famille fut maintenue noble sur preuves de 1532
selon Valette ou de 1546 selon Descoutures. Elle a compté plusieurs branches dont celle de Lentillac (cne de
Jussac) dont un membre comparut à Tulle en 1789, celle d‟Antissac (aussi cne de Jussac) éteinte au milieu du
XVIIIe siècle et celle d‟Ahuriront (Gers) qui subsistait en 2008.

Armes : losangé d’or et d’azur

Supports : deux griffons

nota : les griffons sont parlants

Sources : Descoutures, p. 268-269 ; DVN, p. 121 ; Jougla, IV, p. 224 ; Nadaud, II, p. 230-231 ; Valette, p. 97

DE GRIS
Vers 1650 Joseph de Gris vivait à Limoges.

Armes : d’azur à un arbre de sinople

Source : Poncet, p. 90

GRIVEL
A l‟origine les Grivel étaient implantés à Uzerches (Cor.) où, en 1729, le médecin Guillaume Grivel
était co-fermier de la prévôté bénédictine de Veix (Cor.). Son descendant, l‟avocat Jean Grivel (1749-1826),
membre de la Société des Amis de la Constitution au début de la Révolution, était juge au tribunal de district en
1798. Sous l‟Empire il sera président de la cour d‟appel de Limoges. Son fils aîné Jean (1778-1859), vice-amiral,
fut créé baron héréditaire en 1846. Le fils de ce dernier Louis (1827-1883), contre-amiral, fut confirmé dans son
titre de baron en 1870. Famille représentée en 2009.

Armes : de gueules au château d’or ajouré de sable ; au chef cousu d’azur chargé de trois étoiles d’argent

Devise : « Terra marique »

Sources : Champeval, II, p. 238-239 ; DVN, p. 121 ; Jougla, IV, p. 229 ; Nadaud, II, p ; 385-386 ; Valette, p. 86

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GROLÉE DE VIRIVILLE
De 1649 à 1663 César Grolée de Viriville fut Grand Prieur de la langue d‟Auvergne de l‟ordre de Malte
dont le siège était à Bourganeuf (Cr.). Sa famille originaire du Dauphiné était d‟extraction chevaleresque. Elle a
compté plusieurs branches dont une subsistait au début du XXe siècle. Elle semble éteinte en 2009.

Armes : gironné d’argent et de gueules et une couronne d’or en abîme

Sources : Jougla, IV, p. 230 ; Parinet, p. 33

GROZIEUX DE LAGUÉRENNE
En 1731 Jean Grozieux, d‟une famille bourbonnaise, demeurant à Chambon-sur-Voueize (Cr.) fit établir
un acte de notoriété pour la possession ancienne du nom de La Guérenne. Son fils Jean-Augustin, médecin
ordinaire du roi et échevin de Montluçon, fut intendant des eaux thermales de Néris (Allier) et d‟Evaux-les-Bains
(Cr.). Ses descendants François-Augustin et Jean (1750-1822) furent aussi intendants des eaux de Néris et
d‟Evaux. Cette famille était encore représentée à Chambon à la fin du XIX e siècle. Descendance en 2009.

Armes : de sinople à trois lapins courant d’or ; au chef cousu de d’azur chargé d’une lune d’argent (avec de
gros yeux)

nota : armes parlantes par les lapins (de garenne) et par les gros yeux de la lune

Sources : DFN, p. 194 ; Tardieu, gdghm, p. 78

GRUDY
Cette famille vivait vers le milieu du XVIIe siècle à Limoges

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de trois étoiles du même

Source : Poncet, p. 90 et 92

DE GUÉRET
Léonard de Guéret, avocat au parlement, se vit attribuer des armes parlantes et allusives en 1699.

Armes : d’argent à un renard de gueules ; au chef bandé d’or et de sable

nota : le renard, qui vit dans les guérets, est probablement parland à ce titre il l‟est aussi par jeux de mots avec le nom de baptême qui peut
s‟entendre « le renard »

Source : Hugon, p. 50

GUÉRIN
N… Guérin était médecin à Limoges vers 1650.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’un soleil du même et d’un croissant tourné d’argent et en
pointe d’une aigle au vol abaissé d’or portant dans son bec un épi de blé

Source : Poncet, p. 91

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GUÉRIN
On ne sait si cet autre Guérin, marchand à Limoges, était de la famille du précédent. Probablement
n‟avait-il pas d‟armoiries car il en reçut d‟office en 1701.

Armes : d’argent à un chevron de gueules

Source : Agfl, p. 147

GUÉRIN DE CHABANNES
Cette famille de Saint-Pierre-de-Fursac (Cr.) acquit dans cette paroisse au XVIIe siècle la seigneurie de
Chabannes et la conserva jusqu‟à la Révolution. Elle s‟éteignit à la mort de Louise Guérin (1712-1780) qui avait
épousé Léonard Rogues de Fursac en 1739.

Armes attribuées d‟office en 1701: d’argent à trois fasces de gueules

Sources : Agfl, p. 157 ; Boulaud, La châtellenie de Saint-Etienne de Fursac, p. 16 ; Lecler, Cr., p. 611 et 685

GUERY
Nicolas Guery et un autre Guery vivant vraisemblablement à Limoges vers 1652-1658 portaient des
armoiries semblables.

Armes de : Nicolas Guery : d’or au chevron de gueules accompagné en chef de trois étoiles du même et en
pointe d’une palme de sinople
autre Guery : d’or au chevron de gueules accompagné en pointe d’une palme de sinople ; au chef d’azur
chargé de trois étoiles d’or

Source : Poncet, p. 91

GUEYROUT
N… Gueyrout était « procureur d‟office » à Solignac (HV.) quand il lui fut attribué d‟office des
armoiries de type mécanique en 1701.

Armes : de sinople à un chevron d’argent

Source : Agfl, p. 148

GUEYTON
En 1644 Jean Gueyton, maître chirurgien à Solignac (HV.), portait des armoiries chargées de deux
cuillers de chirurgien allusives de son métier.

Armes : de… au cœur de…d’où sortent deux tiges de sinople fleuries d’une rose d’or surmonté d’une croisette
entre les lettres J et G du même et accosté deux cuillers de chirurgien d’argent posées en pal

Source : Poncet, p. 91

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GUI
Gui fut le quatrième évêque de Tulle en 1343.

Armes : d’or à une branche d’olivier de sinople chargée de fruits

nota : la branche d’olivier est peut-être en réalité une branche de gui

Source : Nadaud, II, p. 393

GUIBERT
En 1701 la veuve de N… Guibert, marchand à Limoges de son vivant, reçut d‟office des armoiries de
type mécanique.

Armes : de sinople à une barre d’or

Source : Agfl, p. 146

GUIDONIS
Les Guidonis possédaient en 1260 le château de Juvet (cne de La Roche-L‟Abeille, HV.). C‟est ici que
naquit vers cette date Bernard Guidonis qui se fit Dominicain en 1279 et se signala au début du XIV e siècle par
son zèle à poursuivre les derniers Albigeois. Il écrivit aussi de nombreux ouvrages de théologie avant d‟être
nommé évêque de Lodève (Hérault) en 1324. Il y mourut en 1334 et fut enseveli dans l‟église de Jacobins de
Limoges. Vers 1350 un membre de cette famille, Bernard Guidonis, épousait une du Masnadaud à Pageas (HV.).
Leur descendance s‟éteignit avec N… de La Guyonnie (ou Guidonis), seigneur de Juvet en 1647.

Armes : familiales : bandé de… et de… ; au chef de…chargé de trois cerises (ou guignes) de…
de l‟évêque Bernard Guidonis : bandé de… et de… ; au chef de… chargé de trois créneaux de…

Représentation : église des Jacobins (aujourd‟hui église paroissiale Sainte-Marie) de Limoges sur le tombeau de Bernard Guidonis

Sources : Lecler, HV. p. 591 ; Nadaud, II, p. 233, 243-245 et 393

DE GUIGNARD
Les Guignard étaient seigneurs de Beazaudon (cne de Tournemire, Cantal) et d‟Albignac (Cor.).
L‟écuyer Amalric de Guignard vivait en 1487. En 1530 Jean de Guignard rendait hommage au vicomte de
Turenne pour ses terres d‟Albignac. Ils furent maintenus dans leur noblesse en 1666 et semblent avoir disparus à
la fin du siècle.

Armes : d’azur à trois étoiles d’or surmontées d’un soleil du même

nota : armes parlantes car le soleil arde

Sources : Nadaud, II, p. 397-398

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DE GUILHAUME
En 1775 Louis de Guilhaume, seigneur des Hors et de Lespinasserie (cne de Naves, Cor.) avait un
cachet armorié.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné de deux roses d’argent et en pointe un croissant

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., p. 201

GUILHOT
Vers 1650 N… Guilhot était médecin, vraisemblablement à Limoges.

Armes : d’or au chevron de gueules accompagné d’un lion du même en pointe ; au chef d’azur chargé de trois
étoiles d’argent

nota : le lion est probablement parlant

Source : Poncet, p. 91

DES GUILLAUMANCHES DU BOSCAGE


Selon Champeval cette famille serait originaire de Brive. Mais elle semble plutôt avoir ses racines en
Auvergne où elle a possédé plusieurs fiefs tels que Le Boscage, La Bastide, Le Pouget et Les Salles. Elle fut
anoblie en 1516 et maintenue en 1666. Le général Guillaume du Boscage vivait sous la Restauration. Sa
descendance s‟éteignit à la fin du XIXe siècle.

Armes : d’argent à un taureau de gueules surmonté d’un lambel d’azur

nota : le taureau (ou le bœuf) est peut-être parlant car évoqué par la syllabe Bos-

Sources : Champeval, II, p. 138 ; Jougla, IV, p. 252 ; Rietstap, I, p. 850

DE GUILLAUME DE ROCHEBRUNE
Cette famille de l‟Orléanais, où elle possédait la seigneurie de Cormainville (Eure-et-Loire), vint dans le
Limousin en 1525. En 1697 Charles Guillaume, président au bureau des finances de Limoges, reçut d‟office des
armes mécaniques. Vers 1680, étant déjà trésorier de France, il avait fait représenter ses armoiries sur un plan de
la ville de Limoges. Il fut anobli par sa charge en 1698. Au début du XVIII e siècle son fils (?) Jean Guillaume qui
avait épousé la nièce et héritière de Nicolas de La Reynie, lieutenant de la police de Paris, réunit ses armes et
celles des La Reynie. Un descendant des Guillaume de Rochebrune comparut à l‟assemblée de la noblesse du
Bas-Limousin en 1789. Le dernier de cette lignée, Raoul de Guillaume, comte de Rocchebrune, mourut en 1924
au château de La Cour-d‟Aron (cne Saint-Cyr-en-Talmondais, Vendée). Au fil du temps cette famille à formé
d‟autre branches en Bas-Limousin, en Angoumois, en Saintonge et en Guadeloupe. Elles se sont toutes éteintes
au XIXe ou au XXe siècle.

Armes de : Charles Guillaume en 1680 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux roses d’or et en
pointe d’un croissant d’’argent
Charles Guillaume en 1701 (attribuées d‟office) : écartelé en sautoir d’or et d’azur à une croix de gueules
brochant sur le tout

330
Jean de Guillaume époux de N… de La Reynie : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au chevron d’or
accompagné en chef de deux étoiles d’argent et en pointe d’un croissant du même ; aux 2 et 3, contre-écartelé
d’azur à trois fasces d’or et de gueules à trois chevrons d’or

Sources : Agfl, p. 194 ; Généal. lim. et march., p. 141-181 ; Jougla, IV, p. 252-252 ; Nadaud, IV, p. 39 et 551-552 ; Poncet, p. 91

GUILLAUMET
Selon Jougla cette famille, maintenue noble en 1668 et en 1715, avait possédé en Basse-Marche la
seigneurie de Sévignac (peut-être Savignac, cne de Nantiat, HV.). Elle aurait apporté des preuves pour l‟entrée
de ses filles à Saint-Cyr en 1686 et 1689. Famille éteinte, semble-t-elle, avant 1789.

Armes : d’argent à trois hures de sanglier de sable ; au chef de gueules

Source : Jougla, II, p. 296

GUILLEMAUD
En 1701 N… Guillemaud, marchand à Limoges, reçut d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : d’azur à une barre d’or

Source : Agfl, p. 146

GUILLEMET
En 1699 Léonard Guillemet, avocat à La Souterraine (Cr.), fit enregistere ses armoiries à la fois
parlantes et allusives.

Armes : d’azur à une main dextre de carnation parée d’or mouvante d’une nuée du flanc senestre et tenant
suspendue une balance d’or accompagnée en pointe d’une hache d’armes entourée d’un faisceau à la romaine
d’argent posée en pal

nota : la main évoque d‟une manière parlante la dernière syllabe du patronyme. La balance est allusive de la justice, donc du métier d‟avocat

Source : Hugon, p. 69

GUILLEMIN
Ces Guillemin ont possédé plusieurs seigneuries dans le Poitou et le Limousin. Dans l‟actuelle
commune de Saint-Martin-de-Mault (HV.) ils avaient celles de Monternon vendue aux de Vérines en 1784 et
celle de La Chaume. Dans celle de Jouac (HV.) ils possédaient le Peu de La Tour acquis en 1634 et l‟Age. Le
dernier descendant de cette famille mourut à la Chaume en 1824.

Armes : de gueules à deux fasces d’or accompagnées en chef d’un sanglier passant du même et en pointe d’une
rose d’argent

Sources : Lecler, HV., p. 397et 693 ; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 345

331
GUILLEMIN DE PIÉGUT ET CHAUMONT
Les Guillemin étaient seigneurs de Coussac (cne de Coussac-Bonneval, HV.), de Chaumont (Indre) et
de La Chassaiggne (cne de Lagraulière, Cor.). Ils avaient du être nobles au XIV e siècle mais étaient tombés en
dérogeance au milieu du XVe siècle. Ils retournèrent dans le second ordre quand l‟écuyer Julien Guillemin
épousa Catherine de Salignac en 1494. En 1666 ils furent maintenus nobles d‟extraction ancienne. Au XVII e
siècle cette famille comptait deux branches dans le Haut-Limousin : celle de La Chassaigne (cne de Vigeois,
HV.) et de Piégut (cne de Coussac-Bonneval, HV.). Antoine Guillemin était sieur de l‟Age (cne de Jouac, HV.).
Les deux familles existaient encore en 1789. Pierre Guillemin, né en l‟an VII, fut le dernier du nom.

Armes : d’azur au chevron d’argent surmonté de deux levrettes du même et accompagné d’un croissant de… en
pointe

Sources : Descoutures, p. 43 ; Jougla, IV, p. 253 ; Lecler, HV, p. 397; Nadaud, II, p. 234-236 ; Verdier, p. 176

GUILLON
En 1656 Pierre Guillon, seigneur de La Valazelle (cne du Puy-d‟Arnac, Cr.) était conseiller du roi au
présidial et sénéchaussée de la Marche à Guéret. Le même, semble-t-il, était prévôt-châtelain de Guéret et
seigneur du Breuil (cne de Sainte-Feyre, Cr.) en 1669. Son fils Jean Guillon, était aussi seigneur du Breuil et
conseiller au présidial de Guéret en 1719. Gervais Guillon, seigneur de La Villatte-Billon (cne de Saint-Victor,
Cr.), était lieutenant-général criminel de la sénéchaussée en 1776.

Armes enregistrées en 1699 : d’azur à une tour d’argent accostée de deux roses et surmontée d’une étoile du
même

Sources : Hugon, p. 38 ; Nadaud, II, p. 338 ; Tardieu, gdghm, p. 78

GUILLOT ou GUILLOT DU DOUCET


En 1549 Jacques du Dousset ou Guillot du Doucet, originaire du Bas-Anjou épousait Loyse de
Aultefort, fille de Jean de Aultefort dit de Verneilh, seigneur du Puy (cne de Cussac, HV.). Ce dernier fief et son
château restèrent dans la famille Guillot jusqu‟à leur vente à M. Gaucher de Lavergne en 1766. Cette famille fut
maintenue noble en 1599, 1667 et 1715. Le dernier des Guilhot du Doucet fut Jean-Baptiste, mort célibataire en
1829.

Armes : de sable à trois besants d’argent (ou d’or)


ou d’argent au chevron de gueules à une fasce d’or brochant, accompagné d’un croissant de gueules en
pointe

Sources : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 347 ; Jougla, IV, p. 255 ; Lecler, HV., p. 268 ; Nadaud, II, p. 238-240

GUIMIER
Jougla est le seul à citer cette famille limougeaude.

Armes : de gueules à la bande d’argent chargée de trois étoiles d’or et accompagnée de deux demi-vols d’or

Source : Jougla, IV, p. 256

332
GUINDRE
N… Guindre, seigneur de La Porte dans l‟élection de Limoges se vit attribuer d‟office en 1701 des
armoiries de type mécanique.

Armes : d’azur à trois pals d’or

Source : Agfl, p. 156

GUINGANT DE GENSIGNAC ET DE SAINT-MATHIEU


La famille Guingant (ou Guingand) était présente dans le Limousin au XVII e siècle avec apparemment
deux branches : Gensignac et Saint-Mathieu (HV.). Charles Guingant seigneur de Gensignac était consul de
Limoges en 1692. Cette branche était représentée en 1789 par Martial Guingant ancien capitaine d‟infanterie et
était éteinte au XXe siècle. La branche de Saint-Mathieu, qui a quelques descendants au XXIe siècle, semble
commencer avec Martial Guingant, trésorier de France, qui fut anobli par sa charge avant 1715. Elle fut
confirmée dans sa noblesse par l‟édit de 1771. Descendance en 2009.

Armes : Guigant de Gensignac : d’azur au lion d’or ; au chef chargé de trois croix haussées de …
Guingant de Saint-Mathieu : d’azur au lion d’or ; au chef d’argent chargé de trois mouchetures d’hermine
de sable

Sources : Agfl, p ; 47 et 56 ; Nadaud, II, p. 241 et 399 ; Valette, p. 99 ; Verdier, p. 106, 118 135 et 172

GUINOT DE MONTCONSEIL
A une époque indéterminée, noble homme Guinot de Coula, écuyer, était seigneur du Repaire du Chaste
net (cne de Lubersac, Cor.). Les Guinot de Montconseil furent maintenus nobles en 1666 sur preuves de 1480.
Mais en 1698 la famille dut de nouveau prouver sa noblesse. Au XVII e siècle ils étaient seigneurs de Soulignat
(cne de Comac, HV.). En 1728 N… Guinot était marquis de Montconseil. En 1771 cette famille eut les honneurs
de la Cour. Deux Guinot comparurent aux assemblées de la noblesse de Saintes et de Saint-Jean d‟Angely en
1789. La famille s‟éteint au XIXe siècle.

Armes : anciennes : d’azur à trois pals d’argent au pied fiché ; au chef soutenu d’argent chargé de trois étoiles
du même
modernes : d’azur à trois pals d’argent ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

Sources : Descoutures, p. 319-320 et 465; Jougla, IV, p. 256 ; Rietstap, I, p. 252 ; Verdier, p. 80

GUIOT
Jean Guiot était notaire dans le marquisat de Lussac (HV.) à la fin du XVIIe siècle.

Armes attribuées d‟office vers 1700 : de gueules à cinq feuilles de chêne d’or posées en sautoir

Source : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 349

333
GUIOT DU DOIGNON
Cette famille d‟ancienne extraction (1499) semble avoir eu ses racines dans l‟Angoumois où elle
possédait la seigneurie de La Mirande (cne de Saint-Michel de Conflans, Charente). La branche aînée semble
s‟être éteinte au XVIIIe siècle. La branche cadette, celle de La Motte (cne deVillognon, Charente) avait pour
auteur Clément Guiot qui mourut vers 1550. Elle a compté parmi ses membres Jacques Guiot, seigneur de
Maspinard (cne de Marval, HV.) vivant en 1656. François Guyot mourut au château du Cros (cne de Cieux, HV.)
et Maurice Guiot, sieur du Repaire qui enregistra ses à Limoges en 1699. Marc Guiot, écuyer, était seigneur de
Lespard (cne de Cussac, HV.) en 1717. A l‟assemblée de la noblesse de la Basse-Marche du Dorat (HV.) en
1789 participait Mathieu Guiot du Doignon, seigneur de Saint-Quentin et de La Motte du Doignon. Cette famille
a des descendants en 2009 dans la branche du Doignon.

Armes : d’or à trois perroquets (ou guyots) de sinople becqués, membrés et colletés de gueules

nota : les perroquets parfois appelés guyots sont parlants

Sources : Agfl, p. 62 ; DVN, p. 125 ; Jougla, IV, p. 263 ; Lecler, HV., p. 610 ; Nadaud, II, p. 400-401 ; Valette, p. 99 ; Verdier, p. 54

GUY DE FAVELON
Vers 1652 cette famille roturière portait des armes à deux meubles parlants en rapport avec chacune des
composantes de son patronyme.

Armes : d’azur à l’arbre guinier (ou cerisier), fruité de guignes de gueules et senestré d’une branche de fève de
sinople fleurie d’argent

Source : Poncet, p. 92

GUY DE FERRIÈRES ET DE PUYROBERT


Les preuves de noblesse de cette famille remontent à 1442. Jean Guy, chevalier de l‟ordre du Camail et
du Porc-Epic fondé par Louis d‟Orléans en 1393, vivait en 1469. Les Guy possédaient les seigneuries de
Ferrières (cne de Messac, Charente) et du Genest (cne de Saint-Yrieix-la-Perche ?, HV.), de La Nouzière (cne de
Ladignac, HV.), de Puyrobert (cne de Champniers, Charente) et des Fontaines (cne de Montalembert, Charente).
Ils furent maintenus nobles en 1666 et en1689. En 1789 l‟un de ses membres comparut à l‟assemblée de la
noblesse de Saintes. La branche de Ferrières a disparu au XXe siècle mais celle de Puyrobert subsistait encore en
ligne féminine en 2002.

Armes : familiales enregistrées en 1697 : d’argent à trois boucles de gueules ; au chef d’azur
attribuées d‟office en 1701 à Jacqueline Garnier, veuve de Guy, seigneur de Fontaines (cne de
Montalembert, Charente) : d’argent à deux barres ondées de gueules

Sources : Agfl, p. 15 et 27 ; Jougla, IV, p. 259 ; Nadaud, II, p. 242-243, 392-393 ; Valette, p. 99

GUYBERT ou GUIBERT
Les Guybert, vraisemblablement des marchands de Limoges, portaient vers le milieu du XVII e siècle
des armoiries dont les meubles pouvaient suggérer une appartenance au second ordre.

Armes : en 1650 : parti : au 1, d’azur à l’aigle d’or ; au 2, d’azur à trois heaumes d’argent posés deux et un
attribuées d‟office en 1701 à la veuve Guibert, marchande : de sinople à une barre d’or

334
Sources : Agfl, p. 146 ; Poncet, p. 92

GUYNOT DE LA FOND
En 1701 il fut attribué à N… Guynot de La Fond, bourgeois de La Besse (Cor.) des armes probablement
parlantes en lien avec le second élément de son patronyme (La Fond = la fontaine).

Armes : de sable à trois fasces ondées d’argent

Source : Agfl, p. 218

GUYON
Il semble que la famille Guyon implantée à Vigeois et à Uzerche (Cor.) descendait de Loys Guyon,
écrivain du début du XVIe siècle. Il acquit près de Vigeois le village de La Nauche dont il devint seigneur. Il est
possible que N… Guyon, « conseiller du roi au siège d‟Uzerche », qui reçut d‟office en 1701 des armoiries de
type mécanique, ait appartenu à cette famille.

Armes : de sinople à une fasce componée d’argent et de sable

Sources : Agfl, p. 207 ; Nadaud, II, p. 381

GUYTARD ou GUITARD
Cette famille roturière de Limoges ne doit pas être confondue avec la famille noble des de Guytard avec
laquelle elle n‟a pas de liens connus. Fronton Guytard vivait en 1601. Jean Guytard était procureur à Limoges en
1644. Et en 1652 le prêtre Jacques de Guytard faisait peindre ses armoiries par l‟émailleur Philippe Poncet. Les
armes assez diverses des Guytard ont en commun au moins un chevron et un soleil ou une étoile.

Armes de : Fronton Guytard en 1601 : de… au chevron de… sommé de trois étoiles de… et accompagné en
pointe d’une rose le tout d’or
J. Guytard, procureur en 1644 : d’azur au chevron sommé d’un soleil entre deux étoiles et accompagné en
pointe d’une rose de…
Jacques Guytard, prêtre en 1652 : de… à un chevron sommé d’un soleil entre deux étoiles accompagné en
pointe d’un croissant de…

Sources : Arm. Lim., n° 92 ; Poncet, p. 92

DE GUYTARD
Les Guytard étaient seigneurs de Chambon, de Montjoffre, de La Borie et du Montazaud dans les
communes de Saint-Denis-des-Murs (HV.), de Saint-Eloi (Cor.) et de Chabrignac (Cor.). En 1670 Louis de
Guytard, chef de la branche aînée, mourut en laissant deux filles. En 1666 il avait été maintenu noble sur preuves
de 1523. Une branche cadette, dite de Riberolles, commença en 1631 avec François de Guytard et s‟acheva en
1898 à la mort d‟Albert de Guytard baron de Riberolles. Un de Guytard comparut à l‟assemblée de la noblesse
du Bas-Limousin en 1789. Famille éteinte, semble-t-il au XIXe siècle.

Armes : d’azur à un mouton d’argent

Sources : Agfl, p ; 92-93 ; Champeval, II, p. 454-456 ; Descoutures, p. 42-43 ; Jougla, IV, p. 258 ; Nadaud, II, p. 247-250 ; Verdier, p. 258

335
GUZE
En 1698 Jean-Martial Guze, « avocat en parlement et juge général du duché de Ventadour », fit
enregistrer ses armoiries.

Armes : d’or à une bande d’azur chargée de trois lis (de jardin) d’argent posés en bande

Source : Agfl, p. 74

336
H

HARTY DE PIERREBOURG
Cette famille est originaire d‟Irlande où elle portait le nom d‟O‟Harty. Olivier Harty, né à Knock Annt
(Irlande) vint en France comme soldat au régiment irlandais quelques années avant la Révolution. En 1789 il
était capitaine et en 1793 il fut nommé général de brigade. Il fut créé baron de Fleckenstein en 1812 et baron de
l‟Empire en 1813. Confirmé baron de Pierrebourg en 1828. En 1787 il avait épousé Marie de Groenweldt d‟où
l‟actuelle descendance dont était issu Olivier Harty de Pierrebourg, (1908-1973) qui fut député de la Creuse de
1951 à 1973 et maire de Guéret en 1971.

Armes : anciennes : d’or à la fasce de sable accompagnée de trois pigeons (ou colombes) volants du même
contemporaines : d’argent au deuxième point du chef chargé d’une canette (ou merle) de sable becquée et
onglée d’or

Sources : Carriat, 5, p. 412-413 ; DVN, p. 126 ; Jougla, IV, p. 278 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 314 ; Révérend, APE, III, p.
300 ; Valette, p. 100

D’HAUTECLAIRE olim COUILLAUD D’HAUTECLAIRE


A l‟origine cette famille avait pour patronyme Couillaud. Pour Jougla elle serait originaire du Limousin.
En 1503 Cybard Couillaud reçut provision d‟un office de maître des requêtes de l‟Hôtel du roi. Son fils Geoffroy
obtint un office de conseiller au parlement de Bordeaux en 1532 et fut anobli. En 1544 il reçut des lettres pour le
changement de son nom en celui de Hauteclaire. Il était alors seigneur de Fissac et du Maine-Gaignard (cne de
Rouillé, Charente). En 1666 son descendant fut maintenu noble. En 1704 Philippe de Hauteclaire, seigneur de La
Magdeleine, fut confirmé dans sa noblesse. Sa descendance semble éteinte vers le milieu du XVIII e siècle.

Armes : d’azur à une tour d’argent maçonnée de sable

nota : le tour « haute et claire » est probablement parlante

Sources : Agfl, p. 117 ; Descoutures, p. 120 ; Jougla, IV, p. 281 ; Nadaud, II, p. 477 ; Verdier, p. 68

DE HAUTEFORT ou AUTEFORT olim GONTAUT


La famille de Hautefort est connue depuis Pierre de Gontaut, seigneur de Badefol (Dordogne), dont le
petit-fils, Hélie de Gontaut épousa en 1388, Marthe de La Faye de Born, dame de Hautefort (Dordogne). Le fils
de ce couple, Antoine de Hautefort épousa Raymonde d‟Abzac vers 1420. Il fut le premier à renoncer aux noms
et armes des Gontaut pour prendre ceux de Hautefort. Leur petit-fils Jean de Hautefort fut capitaine de Châlus

337
(HV.) puis gouverneur du Périgord. Ce dernier eut un fils Gilbert qui fut créé marquis de Hautefort en 1614. Sa
descendance, maintenue noble en 1669, se poursuivit jusqu‟au début du XIX e siècle pour se fondre en 1818 dans
la famille de Damas. L‟autre fils de Jean de Hautefort Edme, seigneur de Thénon, devint gouverneur et sénéchal
du Limousin de 1581 à 1589, année de sa mort au siège de Pontoise.
Il a existé une autre branche de cette famille qui semble avoir commencé avec Thomas de Hautefort
marié en 1467 avec Catherine de Sédières. Elle fut maintenu noble en 1667 par l‟intendant du Limousin,
probablement à cause de sa baronnie de Saint-Chamant (Cor.). Elle eut plusieurs alliances limousines : Saint-
Chamant, des Cars, Cournil, Lestrange. En 1789 le marquis de Hautefort, vicomte de Ségur, comparut à
l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Saint-Yrieix (HV.). Jean-Louis de Hautefort, baron de
Marquessac, épousa en 1805 Adélaîde de Maillé de la Tour Landry dont il eut deux filles.

Armes des Gontaut : écartelé d’or et de gueules

Représentation : sur une verrière du maître verrier Chigot (1937) dans le vestibule du château de Noailles (Cor.)

Supports : Deux griffons

Devise ; « Perit sed in armis » et « L‟honneur y gît »

Armes des Hautefort : d’or à trois forces de sable

Devise : « Force ne peut vaincre peine »

Sources : Agfl, p. 71 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 31 ; Descoutures, p. 289 ; Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de
province, p. 70 ; Froidefond, p. 247 et 264-265 ; Jougla, IV, p. 178-179 et 281-282 ; Nadaud, I, p. 91-93

HÉBRARD DE VEYRINAS
Ces Hébrard sont une très ancienne famille de Nexon (HV.) où ils étaient déjà connus vers 1300. Ils y
ont possédé de nombreuses terres telles Veyrinas, Lartessie, Gravier, Leycuras, La Vigne, etc. dont ils ont
parfois ajouté le nom à leur patronyme. Ils ont formé plusieurs branches répandues dans le Périgord, le Quercy,
le Limousin et le Languedoc dont cinq subsistent en 2009. C‟est chez un membre de cette famille qui vivait à
Nexon en 1569 que fut transporté Wolfgang, duc des Deux-Ponts, chef d‟une troupe de protestants allemands qui
avait battu l‟armée royale à la bataille de La Roche-L‟Abeille. Sous l‟Ancien Régime, plusieurs membres de
cette famille ont tenu des offices de procureurs et de notaires à Nexon où ils ont constitué un important
patrimoine de biens dont certaines étaient des fiefs nobles comme Veyrinas. L‟un d‟eux André Veyrinas reçut de
l‟un de ses oncles comme cadeau de mariage en 1764 un office anoblissant de conseiller du roi au bureau des
finances de la généralité de Bordeaux qui lui aurait permis de prendre la qualité d‟écuyer. Mais à sa mort en
1776 sa veuve le revendit. Son fils Jean émigra sous la Révolution. Son petit-fils Joseph Hébrard de Veyrinas fut
blessé à la bataille de Solferino. De son mariage avec une de La Celle il eut trois enfants dont un fils André qui
continua.

Armes : selon Poncet (en 1640) : d’azur à deux croissants d’argent et une étoile d’or en pointe
attribuées d‟office en 1701 à Hébrard de Lartessie, seigneur de Veyrinas : de sinople à une fasce d’or
selon Nadaud : d’or au dextrochères de gueules tenant une lance du même accompagné de trois étoiles
d’azur

nota : ces dernières armoiries sont parlantes (cf. –brard /« bras » représenté ici par un dextrochère) et expriment peut-être par la lance une
aspiration au second ordre, celui qui combat

Sources : Agfl, p. 143 ; DFN, p. 202 ; Généal. lim. et march., III, p. 204-229 ; Nadaud, III, p. 489 et 636-637 ; Poncet, p. 92

338
HECQUARD
La famille Hecquard est connue depuis François Hecquard avocat au parlement de Paris en 1650. L‟un
de ses descendants hérita vers 1850 de sa mère Louise Barbuat le château de Vost (cne de Lourdoueix-Saint-
Pierre, Cr.).

Armes : coupé : au 1, d’argent à deux aigles de sable ; au 2, d’argent à la rose de pourpre

Source : Tardieu, gdghm, p. 123

HÉLIE DE POMPADOUR
En 1179 Geoffroy Hélie était seigneur de Ségur (Cor.). Son fils Geoffroy Hélie vivait encore en 1240 et
était seigneur de Pompadour (Cor.). Cette famille s‟est perpétuée dans plusieurs branches. Celle du Limousin y a
possédé de nombreuses seigneuries, outre Pompadour érigée en marquisat, telles que Treignac (Cor.), Saint-Cyr-
la-Roche (Cor.) et Laurière (HV.), L‟Age-Ponnet (cne de Bersac, HV.), etc. Le dernier de cette branche fut
Léonard Hélie de Pompadour né vers 1645, colonel du régiment de Beauce-Infanterie en 1684 et gouverneur du
Périgord qui mourut vers 1732. Sa fille unique Françoise, épouse en 1708 de Philippe Egon de Dangeau, liquida
semble-t-il, l‟héritage familiale. La branche de Villesèque commença vers 1431 quand Edouard de Pompadour,
appelé en Languedoc par son oncle Geoffroi de Pompadour évêque de Narbonne, épousa Raymonde d‟Auriac,
fille et unique héritière de Pierre d‟Auriac, seigneur de Villesèque-des-Corbières (Aude). Elle s‟éteignit en 1722
à la mort de Jacques Balthazar de Pompadour, seigneur de Villesèque. La branche du Château-Beauchet
(Dordogne) commença avec Ranulfe Hélie de Pompadour, époux de Constance de La Marche, qui reçut de sa
mère la seigneurie du Château-Bouchet. Jacques de Pompadour, seigneur de Château-Bouchet et de Janailhac
(HV.) et abbé de Saint-Maurin de Bordeaux, mourut en 1590.

nota : en 1745, Jeanne Poisson, épouse de Guillaume Le Normant et maîtresse de Louis XV, acquit la terre et la seigneurie de Pompadour.
Elle reçut alors le titre de marquise de Pompadour. En 1751 à l‟occasion de la naissance de Louis-Joseph, fils aîné du Dauphin Louis, elle
dota et maria une cinquantaine de jeunes filles vivant sur son domaine. En 1760 elle vendit ce fief où elle ne vécut jamais.

Armes : familiales (1259) : d’azur à trois tours d’argent, deux et une, maçonnées de sable
sur sceau armorié de Jaubert Hélie de Pompadour (XIIIe siècle) : de… à une doloire de…
attribuées d‟office en 1701 à N… marquis Hélie de Pompadour : d’or à deux barres de sable
attribuées d‟office en 1701 à N…, marquise Hélie de Pompadour : d’or à deux chevrons de sinople

Représentation des armes familiales : sur un vitrail de la cathédrale de Limoges

Sources : Agfl, p. 153 et 154 ; Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., II, n° 279 et Nouveaux Suppléments, n° 1180 ; Lecler, HV., p. 78 et 408 ;
Nadaud, II, p. 409-428

HERVY
Les Hervy selon une tradition familiale seraient des catholiques venus d‟Irlande pour échapper aux
persécutions des protestants au XVIe siècle. Quoiqu‟il en soit Michel Hervy, premier connu de ce nom, était
teinturier à Orléans quand il épousa Marie Guichet en 1610. Leur fils Pierre Hervy (1610-1686) s‟établit à
Limoges comme marchand teinturier. Le fils de ce dernier était lui aussi marchand teinturier à Limoges quand il
lui fut attribué d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique. Ses descendants sont nombreux en 2008 tant à
Limoges, qu‟à Bordeaux, à Paris et à Bénévent-L‟Abbaye (Cr.).

Armes attribuées d‟office en 1701 : d’azur à un chevron d’or

Sources : Agfl, p. 147 ; Généal. lim. et march, IV, p. 42-63

339
D’HILAIRE DE JOVYAC
Cette famille originaire du Vivarais avait une filiation noble prouvée depuis 1459. Elle a compté
plusieurs branches dont la dernière s‟est éteinte en 1881. La branche de Joyac comparut à l‟assemblée de la
noblesse du Berry en 1789. Au XIXe cette famille eut une alliance avec celle du Breuil Hélion de La Guéronnière
ce qui explique la présence des armoiries de ces deux familles sur deux vitraux de l‟ancienne chapelle des
Jésuites de Limoges.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à une porte fortifiée de trois tours crénelées d’argent ; aux 2 et 3, de
sinople au cygne d’argent

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin ; Jougla, IV, p. 302-303

HUGO
Pierre-Antoine Hugo, conservateur des Eaux-et-Forêts du duc de Lorraine, qui avait épousé en 1600
Marie de Riocourt serait l‟ancêtre de l‟écrivain Victor Hugo (1802-1885). Mais selon Jougla cette filiation est
incertaine. Il y a bien eu en Lorraine aux XVII e et XVIIIe siècles une famille Hugo issue du mariage de Claude
Hugo, écuyer, et d‟Elisabeth de La Brye dont la descendance noble est suivie jusqu‟à Thérèse Hugo née en 1771
et admise à Saint-Cyr en 1781. Mais Joseph Hugo, propriétaire à Nancy, marié en 1770 à Marguerite Michaud,
ne se relie pas, semble-t-il, à la famille précédente. Ce dernier couple eut plus d‟une dizaine d‟enfants dont
Joseph-Léopold (1773-1828), général de division sous l‟Empire et père de Victor Hugo, et Louis Joseph (1777-
1854), volontaire à quinze ans, colonel à trente-trois ans (son neveu magnifiera la charge décisive de son
régiment au cimetière d‟Eylau en 1808) puis général. Il prit sa retraite à Tulle dont il fut maire de 1849 à 1851. Il
avait acquis un domaine à Chameyrat (Cor.) en 1828 et épousé une tulloise, M lle Chaumont dont un fils Léopold
qui fut maire de Chameyrat et mourut en 1903. Sa fille Marie épousa l‟avocat Chirac de La Peyrussie (commune
de Naves, Cor.) mais fut veuve au bout d‟un an et entra ensuite au Carmel de Tulle. La famille Hugo a pris les
armoiries des Hugo nobles de Lorraine. Ces armes sont devenues en 1987 le blason communal de Saint-Paul
(Cor.). La famille Hugo possédait au Périer (cne de Saint-Paul) une chapelle (détruite au XIXe siècle) qui venait
d‟une donation de Marie Hugo, veuve Chirac, à son frère Léopold Hugo.

Armes : d’azur au chef d’argent chargé de deux merlettes de sable

Sources : Champeval, I, p.211-212 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 128 ; Jougla, IV, p. 316 ; Merceron, p. 60

HUGON
Cette famille roturière n‟a pas liens connus avec la famille noble qui suit. En 1697 Joseph Hugon, qui
était maire perpétuel de Saint-Junien (HV.), fit enregistrer des armoiries parlantes.

Armes : d’azur à un croissant d’argent accompagné en fasce de trois gonds d’or, deux aux flancs confrontés et
un en pointe, le tout surmonté de trois étoiles d’argent rangées en fasce

Source : Agfl, p. 48

HUGON DU PRAT ET SCOEUX


Selon Jougla cette famille serait connue depuis le XIVe siècle. Au XVe siècle les Hugon étaient
seigneurs du Prat et de Masgontier (cne de Soudaine-la-Vinadière, Cor.). François du Prat qui avait épousé
Jeanne de Montagnac fut reconnu noble d‟extraction depuis 1555 en 1598. En 1698 son descendant, François
Hugon du Prat, écuyer, était seigneur de Masgontier et de Scoeux (cne de Chamberet, Cor.) quand il fit

340
enregistrer ses armoiries, un peu différentes des armes familiales. En mars 1789 quatre membres de la famille
Hugon signèrent le cahier de doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Cette famille a encore une
descendance en 2008 (branche de Scoeux). On observera qu‟il a existé au XVIe et au XVIIe siècle dans le Haut-
Limousin des Hugon, seigneurs des Farges (commune de Saint-Jean-Ligoure, HV.), qui portait les mêmes armes
que les Hugon du Prat.

Armes familiales : d’azur à deux lions d’or


Armes enregistrées en 1698 : d’argent à trois trèfles de sable posés à senestre deux et un et deux lions de
gueules à dextre posés l’un sur l’autre

nota : les trèfles qui évoquent le pré (prat en parler local) sont parlants

Sources : Agfl, p. 74 ; Descoutures, p.44 ; DVN, p. 129 ; Jougla, IV, p. 316 ; Nadaud, II, p. 436-437 et 531; Valette, p. 103

D’HUGONNEAU
La famille Hugonneau est originaire du Haut-Poitou où elle a possédé la seigneurie de Boyat. En 1584
François Morin de Montchenu vendit à François Hugonneau la seigneurie la seigneurie des Brosses (cne
d‟Oradour-sur-Vayres, HV.). Ce dernier avait épousé en 1574 Marie de Rousiers de Cheronnac. Cette famille fut
anoblie en la personne de Philippe Hugonneau par lettres patentes de 1816. Il avait épousé Catherine de
Verdillac dont Ernest décédé en 1867 à Saint-Victurnien (HV.) laissant une postérité. Un descendant en 2009. Il
y a eu une branche du Chastenet établie, semble-t-il, dans la Marche et anoblie en 1767 dont la postérité est
éteinte et une branche de Boyat dans la Haute-Vienne au XIXe siècle.

Armes : branche subsistante en 2009 : d’or au chevron de gueules accompagné en chef de deux feuilles de houx
de sinople et en pointe d’un lion passant de sable armé et lampassé de gueules
branche du Chastenet : d’argent à trois feuilles de houx de sinople

nota : les feuilles de houx sont parlantes en lien avec la première syllabe du patronyme

branche de Boya t (selon Boulaud) : d’azur à trois bourdons de pèlerin d’argent rangés en pal

Représentation : sur le vitrail de sainte Paule et de saint Félix de l‟église de Cussac (HV.) avec celles Oudot de Dainville

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 20 ; DVN, p. 130 et 321; Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 362 ; Jougla,
IV, p. 317 ; Lecler, HV, p. 527; Nadaud, II, p; 438 et 532; Révérend, Restaur., IV, p. 18 ; Valette, p. 103

D’HUMIÈRES ou UMIÈRES D’OLMEYRAS


La famille d‟Humières, originaire de Conques (Aveyron), est noble d‟extraction depuis 1525. Ils furent
faits comtes d‟Humières par décret impérial de 1869. Vers 1890 le comte d‟Humières vivait au château de La
Majorie (cne d‟Altillac, Cor.) que sa famille tenait des Pestels par mariage depuis 1805. En 2009 la famille
compte plus d‟une centaine de descendants.

Armes (parlantes) : d’or à un orme de sinople à la levrette de gueules colletée d’argent passant devant le tronc

nota : l‟orme est parlant : une humière étant probablement une plantation d‟ormes (en latin ulmus qui a donné en occitan olm, lom, oume)

Sources : Bergues-Lagarde, p. 69 ; DVN, p. 130 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 171 ; Valette, p. 103 ; Villoutreix, Noms de
lieux en Limousin, p. 97

341
I

IGONIN ou IGENIN
La famille Igonin est probablement originaire du Poitou. Elle apparaît dans le Limousin et la Marche au
XVIIe siècle. En 1643 Jean Igonin, écuyer et sieur de Monthaurand (cne de Thouron, HV.) épousea Marguerite
Mazeau. En 1665 Philippe Igonin était sieur d‟Auriac (cne d‟Ambazac, 87). En 1697 Silvain Gonin était
procureur au présidial de Poitiers quand il fit enregistrer des armoiries différentes de celles de sa famille. En
1702 François Gonin était sieur de Ribagnat (cne de Saint-Martin-Terressus, HV.). A cette date la famille
comptait trois branches : celle de Montaurand éteinte vers le milieu du siècle, celle de Ribagnat éteinte au début
du XIXe siècle et celle du Mazet qui disparaît avec N… Igonin du Mazet mort à Poitiers en 1864.

Armes : branche limousine et marchoise : d’azur à la croix fleurdelisée d’or cantonnée de quatre épées d’argent
branche poitevine: d’azur à une montagne d’argent à deux lions affrontés du même rampant sur cette
montagne ; au chef aussi d’argent chargé d’une croix ancrée de sable
Sylvain Igonin en 1697 : d’azur au sautoir d’argent cantonné de quatre otelles appointées du même

Sources : Fougeyrollas, Nouvel Arm. poitevin, 2, p. 364 ; Hugon, p. 38 ; Lecler, HV, p. 20 ; Nadaud, II, p. 459, 536 et 637

IMBERT et IMBERT-LABOISSEILLE
Les Imbert sont originaires de Coussac-Bonneval et descendent de Etienne Imbert, sieur du Mas-la-
Croix (commune de Coussac-Bonneval, HV.), vice-sénéchal du Quercy et du Rouergue en [Link] fils Pierre
Imbert, notaire à Coussac-Bonneval, épousa en 1588 Jacquette de Pompadour, fille naturelle de Jacques de
Pompadour, chanoine (non prêtre) de la cathédrale de Périgueux. Son petit-fils Jean Imbert, sieur de La
Boisseille, fut procureur d‟office de la juridiction du marquisat de Bonneval Cette fonction fut exercée par les
aînés de chaque génération jusqu‟à la Révolution. Appartenait à cette famille Jean-Baptiste Imbert-Laboisseille
(1762-1816), chef d‟escadron de cavalerie en 1807, qui fut créé chevalier de l‟Empire en 1810 et dont nous
donnons les armoiries. Sa descendance s‟éteignit en 1936. La branche du Mas-la-Croix, apparue au XVIIIe
siècle, comptait trois descendantes du nom de Dupouy, en 2004.

Armes : anciennes : d’azur à trois fasces ondées d’or


de J.B. Imbert-Laboisseille (brevet de chevalier de l‟Empire, 1810) : de sinople au cheval galopant
d’argent, au comble du même chargé de deux molettes d’éperon d’argent posées au premier et au troisième
point du chef

nota : le cheval galopant et les molettes d’éperon sont allusives de la cavalerie dans laquelle servit J.B. Imbert-Laboisseille

portées depuis le XIXe siècle : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à trois fasces ondées d’or (Imbert) ; aux 2 et 3,
d’azur à trois tours d’argent posées deux et une (Pompadour)

nota : les armes Pompadour rappelle que la famille Imbert descend de Jacquette de Pompadour

Source : Généal. lim. et march. IV, p. 64-75 et XIII, p. 205-222 ; Révérend, APE, I, p.332

342
INSELE DE VALLADE
Nous ne savons qui était ce « noble Insele, sieur de Vallade » qui fit peindre vers le milieu du XVIIe
siècle à Limoges des arrmoiries à l‟occasion de l‟enterrement de sa fille. Ne faisait-il qu‟un avec le noble N…,
sieur de La Valade (voir ce nom) qui, vers la même époque, se fit faire un écu sensiblement différent ?

Armes de noble Insele de Vallade : d’azur à la croix fleurdelisée d’argent

Source : Poncet, p. 146

343
J

JABACH
Evrard Jabach, banquier à l‟origine, fut successivement directeur de la Compagnie des Indes et
dierecteur de la Manufacture royale de tapisseries d‟Aubusson dans la seconde moitié du XVII e siècle. En 1700
sa veuve Marie de Groot fit enregistrer à Paris ce qui semble être des armoiries de circonstance.

Armes : d’or à une foi de carnation parée de gueules et mouvante des deux flancs de nuées d’azur tenant une
rose du même tigée et feuillée de sinople soutenue d’un anneau aussi d’azur posé en pointe et un chef émanché
de deux pièces de sable

nota : On a sur cet écu trois meubles allusifs de l‟amour et du lien conjugal : la foi, l’anneau et la rose. Il est possible que le chef émanché de
représente le deuil (le sable) et la douleur (les pointes de l’émanché)

Source : Hugon, p. 83

JABRILLAC
Nous connaissons cette famille de Guéret depuis 1584. En 1627 Louis Jabrillac était greffier de la
sénéchaussée de Guéret. La famille possédait au XVIIe siècle la seigneurie du Monteil-D‟Allong, (cne de Saint-
Sulpice-le-Guéretois, Cr.). En 1697 Jean-François Jabrillac, procureur du roi au siège présidial de Guéret, et
Pardoux Jabrillac, conseiller du roi à ce même présidial, reçurent d‟office des armoiries. Le premier vivait encore
en 1724 et sa possible descendante Françoise Jabrillac en 1741. Famille éteinte, semble-t-il, dans la seconde
moitié du XVIIIe siècle.

Armes de : Jean-François Jabrillac : taillé d’or et de gueules


Pardoux Jabrillac : tranché d’argent et de sable

Sources : Hugon, p. 46 ; Nadaud, II, p. 544 ; Tardieu, gdghm, p. 81

JACQUES ou DE JACQUES
Les Jacques, originaires du Bas-Limousin, ont accédé à la noblesse en 1453 quand Aymard Jacques (ou
de Jacques) obtint du roi Charles VII en récompense de services rendus une exemption de toutes charges et
contributions. En 1497, Jacques de Jacques était seigneur de La Chassaigne (cne de Bugeat, Cor.). En 1666 cette
famille fut maintenue noble sur preuves de 1497. Elle semble s‟être éteinte avant 1750.

Armes : d’azur à deux étoiles d’or en chef et un croissant en pointe

Sources : Descoutures, p. 300 ; Jougla, IV, p. 333 ; Nadaud, II, p. 441-442 et 585

344
DE JANAILHAC
Cette famille était peut-être originaire de la paroisse de Janailhac (HV.). Jean de Janailhac fut maire de
Poitiers en 1469 et Léonard de Janailhac occupa cette fonction en 1477. On a trace aussi d‟un Eustache de
Janailhac, bourgeois de Limoges en 1487. Jacques de Janailhac fut consul de Limoges en 1508, 1513 et 1519.
Son possible descendant Jacques de Janailhac, qui avait eu une fille de son mariage avec Marguerite Dupeyrat,
était mort en 1601.

Armes : d’azur à la fasce d’or chargée de trois annelets de gueules et accompagnée de six étoiles (ou molettes)
d’or, trois en chef et trois en pointe

Sources : Fougeyrollas, t. 2, p. 367; Jougla, IV, p. 336 ; Nadaud, II, p. 546

DE JARRIE
Cette famille noble du Bourbonnais était connue depuis le début du XIV e siècle. Au XVIe siècle elle
possédait dans la Haute-Marche les seigneuries de Clairavaux et Saint-Avit (Cr.). En 1599 deux Jarrie étaient
chevaliers de Malte. Un autre, François de Jarrie, mort en 1591, laissa Gilberte laquelle épousa en 1601 un La
Rochebriant et fut la dernière représentante de cette famille.

Armes : d’or à la fasce de sable

Sources : Jougla, IV, p. 339 ; Lecler, Cr., p. 593 ; Nadaud, II, p. 443, 546-547 ; Tardieu, gdghm, p. 81

JARRIGE
En 1540, François Jarrige, dit Giroudo, était marchand à Tulle. Son petit-fils François, lieutenant
criminel dans cette ville et seigneur de Bournazel (cne de Saint-Jal, Cor.), mourut avant 1661. Le dernier des
Jarrige du Bournazel semble avoir été François, seigneur du Bourg d‟Enval et du Chastenet (cne de Saint-Jal,
Cor.) et du Mas d‟Aubepeyras (cne de Chanteix, Cor.), lieutenant particulier au présidial de Tulle, qui vivait
encore ainsi que son épouse en 1701. Un rameau de cette famille, les Jarrige de La Majorie (cne de Chanteix,
Cor.), commença avec Pierre de Jarrige qui était conseiller au présidial de Tulle en 1675 et qui fut l‟auteur d‟un
livre de raison publié au XIXe siècle. Son dernier descendant, qui émigra sous la Révolution, vivait encore en
1847.

Armes de : François Jarrige enregistrées en 1698: d’azur à une barre d’or accompagnée de deux coquilles
d’argent, une en chef et l’autre en pointe ; au chef cousu de gueules chargé d’un croissant d’argent accosté de
deux étoiles d’or
N…, épouse du précédent, enregistrées en 1701 : de gueules à trois besants d’argent deux et un

Sources : Agfl, p. 67 et 220 ; Champeval, II, p. 212-214 ; Jougla, IV, p. 330

DE JARRIGE DE LA MORÉLIE
La famille Jarrige avait ses racines à Saint-Yrieix (HV.) où Antoine Jarrige était marchand avant 1542.
De son épouse Marie Bardon il avait eu douze enfants qui étaient tous vivants en 1560. Parmi les garçons trois
formèrent chacun une branche : Jarrige, Jarrige de La Robertie et Jarrige de La Morélie. Seule cette dernière
branche accéda à la noblesse en la personne de Pierre de Jarrige, trésorier de France à Limoges, qui reçut en
1613 des lettres d‟anoblissement pour services rendus au roi pendant la lutte contre la Ligue catholique. Il fut

345
seigneur de La Morélie (cne de Payzac, Dordogne) et se fit appeler le plus souvent La Morélie comme d‟ailleurs
sa descendance. Il acquit également les seigneuries de La Guyonnie, de La Salesse et de La Rochette (cne de
Saint-Yrieix, HV.). Cette branche fut maintenue noble en 1666. Léonard de Jarrige de La Morélie (1749-1793)
eut un fils qui mourut en 1854 et deux filles.

Armes : selon Descoutures : d’azur à un chevron d’or sommé d’une croix du même et accompagné de deux
palmes d’argent et une tour du même en pointe.
selon Lecler qui les avait vues sur le vitrail d‟une maison de La Jourdanie (cne d‟Isle, HV.) : d’azur au
chevron d’or surmonté d’une croisette du même et en pointe d’une tour d’argent maçonnée de sable

Supports : deux sauvages ou deux satyres

Devise: « Tota mea in fides virtus »

Sources: Descoutures, p. 44-45; Généal. lim. et march. I, p. 82-112; Lecler, HV., p. 383; Nadaud, II, p. 443-444; Poncet, p. 93

JARRIGE DE LA ROBERTIE
Les Jarrige de La Robertie sont une branche restée roturière de la famille précédente. Leurs armes
étaient identiques à la croix près.

Armes : d’azur au chevron d’or accosté de deux palmes affrontées d’argent et accompagné d’une tour du même
maçonnée de sable

Source : Généal. lim. et march. I, p. 82-112

JARROUSSEAU
Selon Nadaud cette famille aurait possédé la seigneurie de Luchat (cne de Chassors, Charente). Mais
Jougla ladit limousine. Elle fut maintenue noble en 1666 sur preuves remontant à 1645. Elle disparaît avant
1750.

Armes : d’argent au lion ailé et dragonné de gueule, lampassé du même, tenant de sa dextre un guidon d’azur

Sources : Jougla, IV, p. 340 ; Nadaud, II, p. 444-445

JARY
En 1701 il fut attribué d‟office à N… Jary, juge du Chaslard (HV.) des armoiries de type mécanique.

Armes : d’argent à trois bandes d’azur

Source : Agfl, p. 158

JAUBERT
Adhémar Jaubert, clerc de la cour du vicomte de Limoges, avait en 1309 un sceau contenant un cercle
armorié.

Armes : de… à un arbuste à cinq branches fleuries de… les deux du bas chargées chacune d’un oiseau de…

346
nota : les oiseaux sont peut-être des coqs (jau en parler local) ce qui en ferait des figures parlantes

Source : Bosredon, Sigil. HV., p. 116-117

JAUBERT DE NANTIAT
On trouvait cette famille dans le Limousin, le Périgord, La Guyenne et la Saintonge. Dans le Limousin
ils devinent seigneurs du Bosfranc (cne de Châlus, HV.) en 1664 quand Henri Jaubert épousa Marie de Brie. De
ce mariage vinrent Jeanne, épouse Hélie de Lamorélie, morte en 1682 sans descendance et Paule, épouse en
1687 de Jean de Chastaignac. La similitude des noms, des armoiries et de l‟implantation géographique (la
commune actuelle de Chaslus, HV.) rend assez probable un lien de parenté avec la famille Joubert de Saint-
Séverin (voir ce nom).

Armes : d’azur à une fasce (ou une tour) d’or accompagnée de trois fleurs (ou six fleurs) de lis du même, deux
en chef et une en pointe(ou trois en chef et trois en pointe)

Sources : Descoutures, p. 468 ; Fougeyrollas, 2, p. 369 ; Lecler, HV., p. 160 ; Nadaud, II, p. 551 et 560

JAUCEN
Cette famille de Tulle est connue depuis Jean Jaucen qui vivait en 1458. En 1530, son probable
descendant Guillaume Jaucen, seigneur de La Boisse, demeurait à Tulle. En 1575 Jean Jaucen, dit Joannet,
marchand à Tulle et seigneur de Favars (Cor.), devint maire de Tulle en 1579. Son descendant Jean-Baptiste,
seigneur de Poissac (cne de Chameyrat, Cor.) était président du présidial de Tulle en 1687. Son petit-fils avait la
même charge en 1755 et se fit appeler Jaucen de Poissac. Il fut anobli en 1770 et obtint l‟érection de Poissac en
baronnie. La famille paraît s‟éteindre au début du XIXe siècle quand meurt Charles Jaucen-Poissac qui avait
émigré et dont les domaines avaient été confisqués. Une autre branche des Jaucen s‟était éteinte avec Marguerite
de Jaucen de La Geneste (cne de Sainte-Fortunade, Cor.) qui avait épousé en 1718 François des Moustiers.

Armes : d’azur à une cloche d’argent sommée d’un coq d’or, crêté et barbé de gueules et accompagnée de trois
étoiles d’or deux en fasce et une en pointe

nota : écu à rébus combinant le « jau » (coq en parler local) qui chante et « cen » (le chant) symbolisé par la cloche

Sources : Agfl, p. 67 ; Champeval, I, p. 218-222

DE JAUNHAC
Ce lignage serait un des plus anciens du Limousin et remonterait à Bernard de Jaunhac qui vivait vers
1050. Il devait probablement son nom au village Joniac (cne de Saint-Jean-Ligoure, HV.). Son descendant
Hugues de Jaunhac était seigneur en partie de Chalucet (Saint-Jean-Ligoure). Un Aymeri de Jaunhac était
seigneur en partie du château-bas de Chalucet et d‟Eyjeaux (HV.). D‟autres branches de cette famille
possédèrent l‟une la seigneurie de Royère (cne de La Roche-L‟Abeille, HV.), une autre la seigneurie de La
Porcherie (HV.), une autre encore les seigneuries de Saint-Vitte (HV.), Salon-la-Tour (Cor.) et de Forsac (cone
de Benayes, Cor.). La famille de Jaunhac s‟éteignit dans celle de La Baume en 1560 par le mariage d‟Agnès de
Jaunhac avec François de La Baume et dans celle de Pérusse des Cars par le mariage de Catherine de Jaunhac
avec Léonard de Pérusse des Cars en 1570.

Armes : branche de Chalucet (1260) : d’azur aux trois demi-vols d’or mouvants de senestre, posés deux et un
branche de Saint-Vitte (1256) : de… au pal de … au lambel à cinq pendants de…
branche de Forsac : de gueules à la fleur de lis d’or

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nota : les armoiries de la branche des Forsac sont représentées sur une porte d‟un bâtiment de l‟ancienne abbaye des Allois (commune de La
Geneytouse, HV.) dont plusieurs femmes de la famille de Jaunhac furent abbesses. Mais l‟attribution n‟est pas certaine

Sources : Généal. lim. et march., XIV, p.183-228 ; Lecler, HV., 358 ; Nadaud, II., p.457-458 et 571

JAYAC ou JAYAT
Cette famille était connue en 1603, date à laquelle ses armes furent dessinées par l‟auteur de l‟Armorial
de Limoges. Vers 1630-40 l‟émailleur Philippe Poncet peignit pour un Jayac, seigneur de La Garde, des
armoiries un peu différentes.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné en chef d’un croissant d’argent entre deux étoiles d’or et en
pointe d’un pigeon (ou geai) d’argent

nota : en parler local le geai est appelé « jaille »

Sources : Arm. Lim. n° 548 ; Poncet, p. 93

JEHANNOT DE BARTILLAT
Originaires de Montluçon les Jehannot de Bartillat sont connus depuis 1558. Ils ont possédé plusieurs
seigneuries dans les environs de cette ville : Bartillat, La Louve, Laage-Chevalier, Mossat, Pallières, Huriel,
Malicorne, etc. La famille fut anoblie par une charge de secrétaire du roi tenue de 1665 à 1686. Louis-Johachim
de Bartillat devint marquis d‟Huriel-Bartillat en 1744. Son descendant Henri-Armand (1812-1893) épousa N…
Joubert de Châteaumorand d‟une famille marchoise en 1871 d‟où la descendance actuelle.

Armes : d’azur au chevron d’or ; au chef de du même chargé d’un lion passant de gueules

Devise : « Transit Fama, ni renoventur labores »

Sources : DVN, p. 345 ; Jougla IV, p. 345 ; Valette, p. 105

JOHANAUD
Jean Johanaud vivait en 1658 à Aixe-sur-Vienne (HV.).

Armes : d’argent à un arbre de sinople terrassé du même, accosté des lettres I et I

Source : Poncet, p. 93

JOHANNAUD
En 1603 N… Johannaud vivait vraisemblablement à Limoges ou dans les environs de cette ville.

Armes : échiqueté de sable (?) et d’or

Source : Arm. Lim., n° 564

348
JORDAN
La famille Jordan, originaire du Lyonnais fut anoblie sous la Première Restauration par lettres patentes
de 1814 en la personne du député Auguste Jordan (1771-1821). Son petit-fils, le mathématicien Camille Jordan
(1838-1922), eut pour fils Camille Jordan (1863-1929) qui épousa en 1894 Marie-Caroline d‟Ussel. Celle-ci
avait un frère, Alexandre, qui avait épousé Eléonore Martin de Puytison en 1860. Vers la fin du XIX e siècle ces
deux femmes aménagèrent le château de La Garenne (cne de Boisseuil, HV.) et firent placer leurs armoiries sur
les verrières de la chapelle dont celles des Jordan.

Armes : de sinople à la fasce denchée d’or accompagnée en chef de deux étoiles du même et en pointe d’un jars
d’argent becqué et membré d’or

Nota : le jars est parlant par jeu de mots avec la première syllabe du patronyme

Représentation : sur une verrière de la chapelle du château de La Garenne (cne de Boisseuil, HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 19 ; DVN, p. 134, Internet ; Jougla, IV, p. 351 ; Valette, p. 105

DE JOSINAUD
En 1697 Jacques de Josinaud présentait ses armoiries à l‟enregistrement à Limoges en faisant état de ses
qualités d‟écuyer et de seigneur de La Méchenie (cne de Saint-Yrieix-la-Perche, HV.). Nous n‟avons pas trouvé
d‟autre mention de cette famille qui a, peut-être, un lien avec celle des Joussineau dont les armes sont cependant
différentes.

Armes : d’azur à deux fasces d’or

Source : Agfl, p. 60

JOSSET
De 1764 à 1789 Gilbert Josset, né dans une famille aux racines bourguignones et berrichones, fut
commandeur de la commanderie de Puy-de-Noix (cne de Beynat, Cor.) qui relevait de l‟ordre de Malte.

Armes : de… au coq contourné de… ; au chef de la religion de Malte

nota : le coq (ou jau) est parlant

Sources : Bosredon, [Link] Bas-Limousin, II, p. 590 ; Jougla, IV, p. 374

JOUBERT
Il ya eu dans le Haut-Limousin des Joubert nobles et d‟autres roturiers. Marcial Joubert qui vivait en
1643 et Jean Joubert notaire(?) vers 1658 appartenaient à la seconde catégorie.

Armes : d’azur au soleil d’or en chef et trois étoiles du même en pointe posées deux et une.

Source : Poncet, p. 93

349
JOUBERT DE LA BASTIDE ET DE CHÂTEAUMORAND
Cette famille originaire de Vaulry (HV.) dans la Basse-Marche. Son nom patronymique était Joubert
mais ils étaient dits de La Bastide car au XVe siècle ils avaient possédé un fief de ce nom dans le diocèse de
Périgueux. La filiation noble de cette famille est prouvée depuis 1408. En 1467 Pierre Joubert de La Bastide
demeurait à L‟Age (cne de Saint-Auvent, HV.). Au XVIe siècle ils possédaient les seigneuries de Croisset,
Montplaisir et Le Repaire (cne de Vaulry). Au XVIIe siècle ils possédaient le fief et le château de
Châteaumorand (cne de Saint-Junien, HV.). En 1598 et en 1666 ils avaient été maintenus nobles. Ils reçurent le
titre de marquis de Châteaumorand sous Louis XIV. Un membre de cette famille comparut à l‟assemblée de la
noblesse de la Basse-Marche en 1789. Descendance en 2002.

Armes : d’or à cinq fusées de gueules accolées et rangées en fasce

Représentation : sur une clé de voûte de l‟église de Cognac (HV.) avec celles de la famille de Cognac

Supports : deux Hercules armés d‟une massue

Sources : Agfl, p. 120 ; Descoutures, p. 91 ; Jougla, IV, p. 353 ; Lecler, HV, p. 188, 228 et 792 ; Nadaud, II, p. 451, 558-560 ; Valette, p. 106

JOUBERT ou JOUBERT DE SAINT-SÉVERIN


Ces Joubert étaient seigneurs de Lagérat (paroisse située dans l‟actuelle commune de Châlus, HV.) au
moins au XVIe siècle. En 1666 ils furent maintenus nobles sur preuves de 1541. Le dernier descendant masculin
de cette famille fut Denis Joubert, né en 1718, seigneur de La Feuillade (cne de Châlus, HV.), qui fut père de
quatre filles.

Armes : d’azur à la fasce d’or accompagnée de trois fleurs de lis du même, deux en chef et une en pointe
ou d’azur à la fasce d’or accompagnée de six fleurs de lis d’or, trois au-dessus et trois en dessous rangées
en fasce

Sources : Descoutures, p. 45 ; Jougla, IV, p. 353 ; Nadaud, II, p. 452-454

JOURDAIN
N… Jourdain, chevalier, vivait en 1701 dans l‟élection d‟Availles-Limousine quand il reçut d‟office des
armoiries de type mécanique.

Armes : d’hermine à une fasce componée d’or et de sinople

Source : Agfl, p. 208

JOURDAN
La famille Jourdan était originaire de Meyrargues (Bouches-du-Rhône). Vers 1750 le chirurgien N…
Jourdan s‟installa à Limoges où naquit en 1762 son second fils prénommé Jean-Baptiste. A dix-huit ans celui-ci
s‟engagea dans le corps des volontaires français qui combattait aux côtés des insurgés américains. Réformé il
revint à Limoges où il exerça le métier de mercier. Capitaine de la garde nationale de Limoges au début de la
Révolution, il accéda rapidement au grade de lieutenant-colonel du 2em bataillon de volontaires de la Haute-
Vienne. Il participa à la plupart des guerres de la Révolution. Il s‟illustra notamment en remportant la victoire de
Fleurus en 1794. Après le 18 brumaire il se rallia à Bonaparte qui le fit maréchal en 1804. Lors de la guerre
d‟Espagne on lui imputa la plupart des revers de l‟armée française. Rallié à Louis XVIII il fut créé comte en

350
1814. Il présida le Conseil de guerre qui jugea et condamna à mort le maréchal Ney. Sous Charles X il devint
gouverneur des Invalides. Il mourut en 1833. De son mariage en 1788 avec Jeanne Moulinier il eut cinq filles
dont Camille, épouse en 1808 de Paul Ferri-Pisani dont un fils Jean-Baptiste qui releva le titre et le nom de
Jourdan.

Armes : d’azur à un écusson en forme de bouclier chargé des lettres JBJ entrelacées formant chiffre, à la
bordure d’argent clouée de sable

Sources : Jougla, IV, p. 357 ; Nadaud, II, p. 582-588 ; Révérend, Restauration, IV, p. 74 ; Tulard, II, p. 90-91

JOURGNAC
En 1470 N… Journhac, seigneur d‟Eygaux (Eyjaux, HV.) était cité dans le rôle d‟armes de la noblesse
du Limousin. En 1520 Dauphine de Jourgnac épousait Pierre de Chauveron dans la paroisse de Jourgnac (HV.).
Anoblie à une date indéterminée (peut-être au XVe siècle) cette famille fut maintenue noble en 1701. En 1788
l‟un de ses membres fit preuve de sa noblesse pour entrer aux écoles militaires. Mais à cette date les Jourgnac
s‟étaient établie en Guyenne. Un Journiac de Saint-Méard comparut à l‟assemblée de la noblesse de Bordeaux en
1789. La famille paraît s‟éteindre au XIXe siècle.

Armes : d’azur à trois barres d’or

Sources : Jougla, IV, p. 357 ; Lecler, HV, p. 400 ; Valette, p. 298 ; Verdier, p. 29

JOUSSEN ou JOUSSENT
En 1603 M. Joussent et vers 1638, dame Maureilhe Joussen, épouse de l‟avocat limougeaud N…
Briguel, portaient les mêmes armoiries.

Armes : d’azur à la cordelière entrelacée en forme de croix portant sur les bras deux coqs affrontés d’argent

nota : les coqs (jaus en parler local) sont parlants

Sources : Arm. Lim. n° 567 ; Poncet, p. 94

JOUSSELIN ou JOSSELIN
Les Jousselin ou Josselin ont possédé différentes seigneuries dans les paroisses de Glanges (HV), Saint-
Germain-les-Belles (HV.) et Lubersac (Cor.). Ils furent maintenus nobles en 1598 et en 1666 sur preuves
remontant à 1462. Cette famille a eu trois branches : celle des seigneurs de Besselat (cne de Linard, HV.), celle
des seigneurs de Chaulet (cne de Lubersac, Cor.) et celle des seigneurs de Sauvagnat (cne de Saint-Germain-les-
Belles, HV.). En 1789 Antoine Jousselin de Sauvagnat comparut à l‟assemblée de la noblesse de Limoges. La
famille qui vivait au château de La Vidalie (cne d‟Ayen, Cor.) à la fin du XIXe siècle, est, semble-t-il, éteinte.

Armes : d’azur à trois fasces d’or

Sources : Agfl, p. 62 ; Bergues-Lagarde, p. 71 ; Descoutures, p. 46-47 ; Jougla, IV, p. 358 ; Nadaud, II, p. 459-462

DE JOUSSINEAU DE TOURDONNET
Le nom primitif de cette famille d‟extraction chevaleresque (1301 ou 1366) semble avoir été Freissinet.
Joussineau serait un surnom. A l‟origine ils étaient seigneurs de Freissinet puis de Tourdonnet (cne de Saint-

351
Priest-Ligoure, HV.). A la fin du XVIe siècle Roland de Joussineau possédait le fief de Jayac (cne de Château-
Chervix, HV.). En 1666 N… Joussineau, sieur de Jayac (ou Fayat), fournit les preuves de sa noblesse. La famille
eut cinq fois les honneurs de la Cour après 1770. En 1789 un Joussineau comparut à l‟assemblée de la noblesse
de la sénéchaussée de Limoges. La famille a compté une dizaine de branches. En 2008 subsiste celle de
Tourdonnet avec plusieurs dizaines de représentants vivant tous, semble-t-il, hors du Limousin.

Armes : de gueules au chef d’or

Supports : deux sauvages

Sources : Descoutures, p. 47-48 ; DVN, p. 135 ; Généal. lim. et march., VII,p. 118-170 ; Jougla, IV, p. 359 et 614; Nadaud, II, p. 463-466 ;
Valette, p. 106

JOUVEN
Vers 1650 Jean Jouven était maréchal-ferrant, à Limoges.

Armes : parti : au 1, d’azur à l’aigle au vol abaissé d’or ; au 2, d’azur à trois cœurs du même (sic) rangés en
pal

nota : Philippe Poncet qui les peignit observa que ces armes « ont été prinses sur une bague d‟or qu‟on m‟a fait voyr »

Source : Poncet, p. 94

JOUVIN DE ROCHEFORT
La famille Jouvin, alias Jouvin de Rochefort, est originaire de Normandie ou d‟Ile-de-France. Vers 1680
A. Jouvin de Rochefort, trésorier de France à Limoges et géographe, fit dresser un plan de cette ville « dédié à
MM. Les Trésoriers » avec leurs armories. Famille apparemment éteinte.

Armes : d’azur au chevron de gueules accompagné en chef de deux tours d’argent et en pointe d’une coquille
(ou un mont) du même

nota : il est possible que les tours évoquent le second élément du patronyme (roche fortifiée)

Sources : Jougla, IV, p. 360 ; Poncet, p. 94 ; Verdier, p. 118

JOUVENEL ou JOUVENEIL ou JOUVENEL DES URSINS


En 1738 Jean Jouvenel, seigneur de L'Estrade (cne de Cosnac, Cor.), appliquait sur son testament un
cachet oval à ses armes. Un descendant de cette famille semble avoir été Henry-Bertrand Jouvenel des Ursins
(1876-1935) journaliste au Matin avant 1914 et sénateur de la Corrèze de 1930 à 1935. Postérité en 2009.

Armes : de… à un arbre de… ; au chef de…. chargé d’un croissant de… accompagné de deux étoiles de…

nota : cette famille n‟a pas de liens avec les Jouvenel des Ursins de Champagne éteints depuis 1650

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim. I, p. 210 ; Champeval, II, p. 244-251 ; DFN, p. 218 ; Internet

352
JOVION
La famille Jovion possédait la seigneurie de Vieulx (cne d‟Ambazac, HV.) en 1480. En 1488 Mathieu
de Jovion, sieur de L‟Echoysier (cne de Bonnac-la-Côte, HV.), était receveur du roi dans la sénéchaussée de
Limoges. Son descendant Jean Jovion épousa en 1591 Madeleine de Lavaud qui lui apporta la seigneurie de
Drouilles (cne de Blond, HV.). En 1666 cette famille fut maintenue noble sur preuves de 1480. La dernière du
nom semble avoir été Jeanne de Jovion qui avait épousé en 1760 Pierre Chérade de Montbron.

Armes : d’azur à trois coqs d’argent pattés, becqués et crêtés d’or, posés deux et un

nota : les coqs (jaus en parler local) sont parlants

Source : Descoutures, p. 45

DE JOYET
Les de Joyet originaires vraisemblablement de Masseré (Cor.) ont formé depuis le XVI e siècle plusieurs
branches dans le Bas-Limousin. Elles descendent toutes de Jehan Joyet qui eut de Bernarde du Breuil Jean ,
seigneur de La Chassagne (cne de Condat, Cor.) qui s‟éteignit en 1681, Joseph, seigneur de La Tournerie (cne de
Juillac, Cor.) qui forma une branche très tôt éteinte, Jacques, seigneur de Maubec (cne d‟Uzerche, Cor.) à
l‟origine d‟une branche qui existait encore avant 1914 et Antoine, seigneur de La Guérenne, dont la descendance
possédait le château de La Font-Macaire (cne d‟Eymoutiers, HV.) vers 1900. En 1789 un membre de cette
famille avait signé le cahier de doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Une branche bourgeoise
subsiste dans le Limousin en 2009.

Armes de N… de Joyet de Maubec en 1789 : de gueules à trois chevrons d’or accompagnés en chef de deux
étoiles du même et en pointe d’un croissant d’or

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim. I, p. 210; Bergues-Lagarde, p. 72-73 ; Champeval, I, p. 145-147; DVN, p. 219 ; Nadaud, II, p. 467;
Verdier, p. 176

JOYET
Si l‟on en juge d‟après ses armoiries Jean Joyet, avocat au présidial de Limoges en 1658, appartenait à
une famille différente de la précédente.

Armes : d’azur au cerf d’or montant sur un rocher d’argent mouvant de la pointe dextre de l’écu

Sources : Nadaud, II, p. 467 ; Poncet, p. 94

JUDE ou JUDET
De cette famille on sait seulement qu‟elle a vécu à Pensol (HV.) au XVII e et au XVIIIe siècle. Dans une
maison de ce village une cheminée porte ses armoiries avec cette inscription : « M. Jude 1614 ». A cette date
Michel Jude était seigneur de Pensol et des Fougères. En 1727 Léonard Judet était seigneur des Fougères (cne de
Pensol). Lien possible avec l‟actuelle famille limousine des Judet de La Combe

Armes : de gueules à la fasce d’argent accompagnée de trois quintefeuilles d’or rangées en chef

Représentation : cheminée d‟une maison du bourg de Pensol (HV.)

Source : Lecler, HV., p. 542-543

353
DE JUGE DE LAFERRIÈRE
Les de Juge de Laferrière sont originaires de Saint-Cernin-de-Larche (Cor.) où on les connaissait dès le
XVe siècle. De 1572 à 1597 Bernard de Juge, capitaine et époux de d‟Anne de Chabanes, demeurait dans cette
localité. Son fils Pierre était procureur d‟office de Cousages (cne de Saint-Cernin) et seigneur de Ferrière (cne de
Chartrier-Ferrière, Cor.). Jacques Juge de Laferrière, propriétaire de plusieurs domaines agricoles près de
Chamboulive (Cor.), avait épousé en 1902 Marguerite Allouveau de Montréal dont il eut plusieurs enfants.
Descendance en 2009.

Armes : d’argent à trois mouchetures d’hermine posées deux et une

nota : les mouchetures d’hermine sont peut-être une allusion parlante discrète au manteau d‟hermine de certains juges

Représentation : au 3 d‟un écartelé sur un vitrail de l‟église de Nieul (HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 23 ; Champeval, I, p. 513-516 ; DFN, p. 219 ; Jougla, IV, p. 361

JUGE DE SAINT-MARTIN
La famille Juge de Saint-Martin est connue à Limoges depuis le début du XVe siècle. En 1509, 1521 et
1527 Pierre Juge fut élu consul de cette ville. Son descendant Nicolas Juge était conseiller du roi au présidial de
Limoges en 1697. Au XVIIIe siècle cette famille acquit les domaines de Boubaud et Saint-Martin du Faux
(commune de Nieul, HV.). Pierre-Nicolas Juge de Saint-Martin fut maire de Limoges en [Link] fils Joseph
(1743-1824), conseiller au présidial de Limoges en 1774, s‟est illustré par ses recherches et ses publications sur
l‟agriculture forestière avant et après la Révolution. Son fils Jean-Aimé suivra la même voie et sera maire de
Limoges de 1835 à 1839. Cette famille qui avait une descendance avant 1914 semble maintenant éteinte.

Armes en 1697 : d’azur à une main dextre de carnation mouvant du bas du flanc senestre tenant une épée
d’argent dont la poignée est d’or et supportant sur sa pointe une balance aussi d’argent aux deux plateaux d’or

nota : la balance, symbole de la justice, est naturellement parlante

Représentation : au 1 d‟un écartelé sur un vitrail de l‟église de Nieul (HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 23 ; Nadaud, II, p. 597-598 ; Poncet, p. 95

JUGEALS ou PEYRAT DE JUGEALS


La branche aînée de cette famille s‟était établie au XVIe siècle dans la vicomté de Turenne où elle
possédait la seigneurie de Jugeals (Cor.). En 1657 Henri de Peyrat de Jugeals épousait Jeanine du Saillant d‟une
famille du Bas-Limousin. C‟est probablement lui qui prouva en 1666 sa filiation noble remontant à 1367 devant
l‟intendant d‟Auvergne de Fortia. Auguste de Peyrat, la dernière représentante de cette branche, vivait à la fin du
XIXe siècle. Une branche cadette des Jugeals qui résidait à Salers (Cantal) en 1666 possédait la seigneurie de
Bassignac (Cor.).

Armes : d’azur à une fasce d’or accompagnée de trois étoiles d’argent deux en chef et une en pointe
ou : d’azur au lion d’argent

Sources : Champeval, II, p. 252-253 ; Nadaud, II, p. 468 et 598-599

354
JULIARD ou JUILHARD
Un membre de cette famille, qui était peut-être originaire du Bas Limousin, fut capitoul de Toulouse en
1658 et fut probablement anoblie par cette fonction. En 1707 Guillaume de Juliard, chanoine prévôt de l‟église
métropolitaine de Toulouse, fut fait héritier de Louise de Danjereux de Beaupuy, veuve du marquis de Bar
(Cor.). Il devint de ce fait seigneur de Cazilhac (cne de Saint-Salvadour, Cor.), de Bar (Cor.), de Saint-Clément
(Cor.) et de Saint-Avid de Favars (Cor.). A sa mort en 1737 ses biens revinrent à son frère, président du
parlement de Toulouse, puis à la fille de celui-ci Marie de Juliard, dernière du nom.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au soleil rayonnant d’or ; aux 2 et 3, de gueules à la gerbe de blé d’or liée
du même et accompagnée en chef d’un croissant d’argent

nota : il est probable que le soleil et la gerbe évoquent juillet le mois des moissons

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Limousin I, p. 211 ; Champeval, I, p. 58-59

JUILLAC
Il a probablement existé, dès le Moyen-Age, dans le Bas-Limousin, une famille de Juillac qui tenait une
seigneurie dans la paroisse de ce nom. A une date indéterminée, mais probablement antérieure au XVIe siècle,
des Juillac passèrent en Gascogne. Ils furent maintenus nobles en 1700. En 1789 certains comparurent aux
assemblées de la noblesse de Dax et de Comminges. Famille éteinte au cours du XIXe siècle.

Armes : de gueules au lion d’or armé, lampassé et couronné de sable tenant de sa patte dextre une épée d’or ;
au chef du même chargé de trois croissants de sable

Sources : Jougla, IV, p. 362 ; Nadaud, II, p. 409 et 602

JULIEN ou DE JULLIEN
Jehan de Julien était receveur des tailles en Haut-Limousin et membre de la confrérie du Saint-
Sacrement de Limoges en 1556. Il était en outre seigneur du Genesty et du Breuil (cne d‟Isle, HV.). Martial de
Jullien fut trésorier de France à Limoges en 1599 et mourut en 1609. L‟un de ses descendants fit peindre ses
armoiries vers 1640. La famille s‟éteint à la mort de Jacques de Julien en 1715.

Armes : de sinople au lion d’or à la bordure de gueules chargée de onze besants d’or

nota : ces armoiries sont probablement parlantes par jeu de mots entre la figure principale et la dernière syllabe du patronyme. Par ailleurs on
notera la similitude, peut-être pas fortuite, avecles armes de la vieille famille noble des de Saint-Julien

Sources : Nadaud, II, p. 469-470 ; Poncet, p. 95

JULIEN DE LA GUIGNARDIÈRE
Selon Jougla cette famille serait limousine.

Armes : de gueules parti d’une flèche d’argent adextrée de trois boucles du même en pal et senestrée d’un lion
rampant lampassé de sable

Source : Jougla, IV, p. 363

355
DE JULIEN DE PEGUEIROLLES
Cette famille du Languedoc semble avoir été anoblie au XVIIe siècle. Etienne de Julien de Pegueirolles,
conseiller secrétaire du roi à la cour des comptes, épousa en 1673 Antoinette de Tubières de Grimoard, de
Pestels de Lévis. Leur petit-fils Etienne-Hyppolite, président à mortier au parlement de Toulouse, fut créé
Marquis de Pegueirolles en 1759. Vers la fin du XIXe une descendante de cette famille, peut-être la dernière,
épousa un Rolland de Blomac qui possédait le château de La Grenerie à Salon-La Tour (Cor.).

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à trois molettes d’or et un chef d’or (Tubières de Lévis) ; aux 2 et 3, d’azur
à deux émanches d’or mouvantes du chef (Grimoard); sur le tout d’azur à la gerbe d’or surmontée de deux
étoiles du même (Pegueirolles)

Supports : un lévrier et un lion

Représentation : au bas du vitrail (XIXe siècle) de la chapelle de la Vierge de l‟église de Salon-La Tour (Cor.) un écu un peu différent des
armes ci-dessus (écartelé : aux 1 et 4 d’azur à trois molettes d’or ; aux 2 et 3 d’azur au chef emanché d’or) et dans la chapelle du château de
Lagrenrie sur un vitrail

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 30 ; Jougla, IV, p. 363 ; VI, p. 366

JUMEN
En 1701 N… Jumen était greffier de l‟écritoire de la ville du Dorat quand il lui fut attribué d‟office des
armoiries de type mécanique.

Armes : écartelé en sautoir de sinople et d’or à une croix de l’un en l’autre

Source : Agfl, p. 193

JUPILE
En 1645 N… Jupile se faisait peindre ses armoiries par l‟émailleur Philippe Poncet de Limoges.

Armes : d’or à l’arbre de sinople terrassé du même et un lion passant de gueules brochant sur le tronc d’arbre

Source : Poncet, p. 95

DE JUYÉ ou DE JUHÉ
La famille de Juyé semble descendre dans ses différentes branches d‟Etienne Diodelle parcheminier à
Tulle en 1477. Juyé (juillet ?) est le surnom que cette famille a porté avant 1450 et qui est devenu par la suite son
patronyme. Les Juyé, parmi lesquelles des marchands et des notaires, étaient nombreux à Tulle. En 1543, Jean
Juyé, bourgeois et marchand, acheta Geoffroy V Hélie de Pompadour la seigneurie de Seilhac (Cor.). En 1546 il
testa en faveur de son petit-fils, Jean de La Forestie fils de Libéral de La Forestie et de Sébastienne Juyé, à
charge de porter son nom et ses armes. C‟est probablement Jean de La Forestie devenu de Juyé, qui fut anobli
peu après. En effet 1666 son descendant, Pierre de Juyé, écuyer et seigneur de Seilhac, fut maintenu noble sur
preuves de 1558. Le même (ou son fils) fit l‟objet en 1697 d‟un jugement de maintenue de noblesse. L‟année
suivante, en faisant enregistrer ses armoiries il se qualifiait de chevalier. En mars 1789 N… de Juyé de Seilhac,
signait le cahier de doléances de la noblesse du Bas-Limousin. Cette famille s‟éteignit au XIXe siècle. Il y a eu
d‟autres Juyé ayant la même ascendance mais qui sont restés roturiers : ceux de La Marque qui disparurent au
début du XVIIe siècle et ceux de La Besse (commune de Laroche-près-Feyt, Cor.) qui subsistèrent jusqu‟à la
Révolution.

356
Armes de Jean Juyé en 1543 : de sable à un montjoie (ou mont de dix coupeaux) d’or

nota : le montjoie est probablement parlant par jeu de mots avec le patronyme

Armes de Pierre Juyé (ou Juzé) enregistrées en 1697 : d’argent à trois fasces de gueules à un lion d’or lampassé
et couronné du même et armé de sable brochant

Supports : deux lions

Sources : Agfl, p. 73 ; Arm. Lim., Annexe ; Champeval, I, p. 140-144 et 240-243 ; Descoutures, p. 301 ; Nadaud, II, p. 136-137; Verdier, p.
55

357
K

DE KARDÉRIAN
En 1279 Haudoin de Kardérian, chevalier, était sénéchal de Limoges et utilisait un sceau scutiforme.

Armes : de vair (ou vairé de … et de…) à une bande de… brochant

Source : Bosredon, Sigil. HV, p. 129

358
L

DE LAAGE
Les de Laage, nobles d‟extraction chevaleresque depuis 1397, étaient originaires du Bourbonnais. Au
XVIe siècle ils s‟implantèrent en Auvergne et dans la Marche. En 1597 ils étaient barons de Giat (Puy-de-Dôme)
et seigneurs de Feydey (cne de Giat), de Bridieu (cne de Saint-Yrieix-la-Montagne, Cr.) et de Saint-Avit (Cr.).
La dernière descendante de cette famille fut Jeanne de Laage, épouse de Gaspard de Couthille, qui mourut en
1653.

Armes : d’argent au chevron de gueules à la bordure de sable

Cimier : une aigle essorant

Cri : « Lage »

Sources : Lecler, Cr., p. 593 ; Jougla, IV, p. 382 ; Revel, I, n° 750 ; Tardieu, gdghm, p. 83

LA BACHELLERIE ou LA BACHELLIERE
On connaît cette famille depuis Gauthier de La Bachellerie qui fit un don à l‟abbaye d‟Uzerche au
commencement du XIe siècle. Elle semble avoir eu ses racines dans la vicomté de Turenne ou à Eymoutiers
(HV.) dont Léonard de La Bachellerie fut élu consul en 1720. Une branche de cette famille qui possédait les
seigneuries de Saint-Pardoux et de Mazerolles dans le Puy-de-Dôme actuel fut maintenue noble en 1666 sur
preuves remontant à 1486.
Une autre branche semble être restée dans le Haut-Limousin. En effet avant 1509 Jacques de La
Bachellerie devint seigneur d‟Eyjeaux (HV.) en épousant Marguerite de Jounhac. En 1593, un frère Léonard de
La Bachelerie était qualifié de prieur d‟Eyjeaux. Mais en 1628 cette terre passait dans la famille de Boisse. En
1789 Jacques de La Bachellerie, prêtre, assista à l‟assemblée de la noblesse de Limoges.
Une troisième branche s‟était implantée dans le Bas-Limousin à Veix (Cor.). En 1701 l‟un de ses
membres reçut des armes complétées ou modifiées par le bureau d‟enregistrement de Tulle. Deux de ses
descendants signèrent en 1789 le cahier de doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Cette s‟est
éteinte en 1860. Il subsiste en 2009 une branche d‟origine roturière.

Armes : branche de Saint-Pardoux : de gueules au lion d’or à trois barres de sable brochant sur le tout

branche de Veix (1701) : d’argent à trois pins de sinople

Sources : Agfl, p. 212 ; DFN, p. 226 ; Généal. lim. et march., IV et VIII ; Jougla, I, p. 314 ; Lecler, HV, p. 314 ; Nadaud, I, p. 97 et 519 ;
Verdier, p. 135, 174, 176, 178

359
DE LA BARDE
Les de La Barde semblent avoir eu leurs racines dans la paroisse du Grand-Bourg de Salagnac (Cr.) au
XIIIe siècle où ils avaient un château, aujourd‟hui détruit, dans le village de La Barde. En 1298 Guillaume de La
Barde se mariait. Son descendant Jacques de La Barde, seigneur du Masgellier (cne de Le Grand-Bourg, Cr.), est
cité dans le rôle d‟armes de la noblesse du Limousin et de la Marche de 1470. En 1528 Marguerite de La Barde,
dame du Masgelier, fit construire une chapelle funéraire subsistante dans l‟église du Grand-Bourgr de Salagnac
(Cr.). Jean de La Barde, ambassadeur de France en Suisse, reçut du roi la seigneurie de Marolles-en-Gâtinais en
1661. Il mourut en 1692. Son fils était mort en 1671 laissant une fille.

Armes : d’argent au sautoir de gueules chargé en cœur d’une étoile d’or et accompagné en chef d’une merlette
de sable

Représentation : dans la chapelle des La Barde, seule l’étoile des armoiries est représentée sur les dalles funéraires (la merlette est peut-être
une brisure)

Sources : Lecler, Cr., p. 315 ; Nadaud, II, 107 et 538 ; Verdier, p. 29

DE LA BARRE
En 1525 Jean de La Barre, chevalier et comte d‟Etampes, fut fait par François Ier comte de Penthièvre et
vicomte de Bridiers (Cr.). De son mariage avec Marie de La Primaudaye il eut trois filles dont Marie épouse de
François de Courtenay. Famille éteinte au XVIe siècle.

Armes : d’argent au chevron d’azur accompagné de trois molettes de sable

Source : Chartreix ; p. 32-33

LA BARRE
En 1663 Antoinette de La Barre, fille d‟Antoine de La Barre, seigneur de La Feuillade (commune de
Meymac, Cor.), épousait Jean-Chrysostome Darche, seigneur d‟Arche (Cor.). En 1701 Martin de La Barre, petit-
fils du précédent, reçut d‟office des armes de type mécaniques.

Armes : de gueules à trois pals ondés d’or

Sources : Agfl, p. 182 ; Champeval, I, p. 129

DE LA BASOCHE
On se sait rien de cette famille de Limoges sinon que l‟un de ses membres vivait entre 1630 et 1640 et
qu‟il avait des armoiries portant trois folies. Celles-ci sont peut-être une allusion à « la basoche », c‟est-à-dire
aux gens de justice dont les jugements portent parfois la marque de l‟arbitraire ou de la déraison.

Armes : d’argent à trois folies ou martinets garnis de grelots de sable

Source : Poncet, p. 108

360
DE LA BASTIDE
La famille de La Bastide est originaire de la paroisse de Vaulry (HV.) où elle possédait le château du
Croisset et aussi, non loin de là, le fief de Montplaisir (cne de Nantiat, HV). Par mariage en 1664 avec Silvie de
Chamborand, Mathurin de La Bastide devint seigneur du Montet (cne de Chéniers, Cr.).

Armes : d’argent à cinq fusées de gueules posées en fasce

Sources: Hugon, p. 24; Lecler, Cr., p. 451; Nadaud, I, p. 550

DE LA BAUME
Au XVIe siècle les La Baume étaient seigneurs de Foursac ou Foursat (cne de Masseret, Cor.) et
vraisemblablement de Bellechassagne (Cor.). En 1516 François I de La Baume rendit hommage au roi. En 1574
François II de La Baume, passé à la Réforme, devint gouverneur de Bergerac (Dordogne) en 1573. Du mariage
en 1594 de Bertrand de La Baume avec Marguerite de Beaufort-Canillac naquit Jean de Foursat (ou de Forsac)
qui fut Grand-Prieur d‟Auvergne de l‟ordre de Saint-Jean de Jérusalem dont le siège était à Bourganeuf (Creuse)
de 1663 à 1674. Les preuves de noblesse de cette famille remontant en 1541 furent fournies en 1598 et en 1666.
A la fin du XVIIIe siècle les nombreuses branches de cette famille étaient toutes éteintes. Le dernier représentant
de cette famille fut Jean-Annet de La Baume de Foursac qui vivait vers 1757 et eut deux filles. Les différentes
branches des La Baume avaient porté des armoiries très différentes.

Armes : branche aînée : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à un mouton d’or ; aux 2 et 3, d’argent à une aigle de sable
La Baume-Saint-Amour : d’or à la bande d’azur
La Baume-Montrevel : d’or à la vire d’azur mise en bande
La Baume de La Suze : d’or à trois chevrons de sable ; au chef d’azur chargé d’un lion naissant d’argent
La Baume de Foursac : écartelé : au 1, d’azur au cheval d’or ; au 2, de sable au lion d’or ; au 3, d’azur à
trois fleurs de lis d’or au bâton péri de gueules ; au 4, d’argent à l’aigle de sable ; sur le tout d’or à la fleur de
lis de gueules
François de la Baume de Foursac, marquis de La Baume (armes attribuées d‟office en 1701) : d’or à trois
pals de sinople

Sources : Agfl, p. 155 ; Descoutures, p. 290-291 et 439; Jougla, III, p. 16 ; Nadaud, I, p. 134-135 ; Merceron, p. 12 ; Poncet, p. 33-34

DE LA BELMONDIE
François de La Belmondie, écuyer, était seigneur d‟Auberoche en Périgord quand il épousa en 1571
Isabeau de Gontaut. Leur descendant Joseph de La Belmondie, chevalier était seigneur d‟Auberoche et de Vicq
(HV). Son fils (?) Jean-Claude de La Belmondie, seigneur de Saint-Julien-le-Petit (HV), épousa Jeanne de
Villoutreix en 1749. Pas de descendance connue.

Armes enregistrées en 1698 : de gueules à une tour d’argent et une bordure d’azur chargée de huit besants
d’argent

Sources: Agfl, p. 93 ; Nadaud, I, p. 170

DE LA BESSE ou BERTHOMIVAT DE LA BESSE


Cette famille originaire du Bourbonnais s‟installa au commencement du XIX e siècle à Chabrignac (Cor.)
et à Montaigu (cne de Condat, Cor.). Guillaume Berthomivat fut colonel sous la Restauration. Vers 1870 son fils,

361
dit le comte de La Besse, vivait à Chabrignac et son petit-fils, dit le vicomte René, demeurait à Montegoux. Ce
dernier vendit Montegoux en 1887 ou 1889. Famille apparemment éteinte.

Armes : de gueules au chevron d’or accompagné de trois étoiles d’argent, deux en chef et une en pointe

Sources : Bergues-Lagarde, p. 76 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 72

DE LA BICHE DE REIGNEFORT ET DE LAVAUD


Le patronyme initial de cette famille était Mercier. Etienne Mercier dit Labiche, bourgeois et marchand
à Limoges, testa en 1569. Au début du XVIIe siècle Mathieu Labiche, sieur de Gipoulou (cne d‟Isle, HV.) avait
épousé Paula de Beaubreuil dont un fils unique Jacques assassiné en 1624. Celui-ci semble avoir laissé trois
enfants parmi lesquels Pierre Labiche, seigneur de Reignefort (cne d‟Isle, Cr.) et conseiller au présidial de
Limoges. Son descendant Jean-Baptiste Labiche de Reignefort, mort en 1747, fut comme son propre père avocat
du roi au bureau des finances de Limoges. Ses fils Jean-Baptiste, Joseph et Nicolas firent enregistrer en 1772,
moyennant 6000 livres, la confirmation de l‟anoblissement conféré par la charge d‟avocat du roi de leur père et
de leur aïeul au bureau des finances de Limoges. Un Labiche de Reignefort fut fait chevalier de l‟Empire sous le
nom de Lavaud en 1813, chevalier à titre héréditaire en 1823 et anobli en 1826. Cette famille, qui a compté
jusqu‟à six branches, a plusieurs descendants en 2009.

Armes : de Etienne Labiche vers 1654 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles du même et
en pointe d’une biche passante d’or
N… Labiche, sieur de Reignefort (1679) : d’azur à la bande d’argent accompagnée en chef d’une étoile
d’or et en pointe d’une biche passante du même
du règlement d‟armoiries de 1813 : d’azur au chevron d’argent, accompagné en chef de deux étoiles du
même et en pointe d’une biche passante d’or ; à la champagne de gueules chargée du signe des chevaliers
légionnaires qui est une étoile à cinq doubles branches d’or sans ruban ni couronne
contemporaines : d’azur au chevron d’argent accompagné en chef de deux étoiles du même et en pointe
d’une biche passante d’or

Sources : Agfl, p. 43 ; Arm. Lim., no 498 ; DVN, p. 141 ; Généal. Lim. et march., XIII, p. 223-257 ; Jougla, III, p. 162 ; Lamarque, Armorial
du Premier Empire, p. 333 ; Nadaud, IV, p. 2, 401-405 ; Poncet, p. 95-96 ; Révérend, Rest. , p. 301; Valette, p. 108 ; Verdier, p. 135

DE LABONNE ou LABONNE
Originaire de Lubersac (Cor.) cette famille est connue depuis Jean Labonne notaire à Lubersac de 1547
à 1575. Son arrière petit-fils, bourgeois et seigneur de La Tenantie (cne de Lubersac, Cor.), reçut d‟office en
1701 un écu de type mécanique. La famille avait compté trois branches au XVIIe siècle. Elles étaient éteintes
vers 1750.

Armes : de N… de La Bonne, curé de Vitrac (Cor.), probablement créées pour la circonstance et enregistrées en
d’azur à une croix d’or
attribuées d‟office en 1701 à Léonard de Labonne : de sable à trois pals d’or

Sources : Agfl, p. 102 et 106 ; Champeval, I, p. 461-462

DE LA BORDE ou LABORDE
Les de La Borde portaient le nom de leur village d‟origine, La Borde (cne d‟Ussel, Cor.). Jean de La
Borde, seigneur de Bar (Cor.), était né dans la seconde moitié du XV e siècle. Cette famille fut maintenue noble
en 1666 sur preuves remontant à 1519. En 1769 Pierre de Laborde était seigneur de La Forestie dans le Bas-

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Limousin. Cette famille était encore représentée en 2002 en ligne féminine sous le nom de La Borde de
Granchet.

Armes : de sable à un lion d’or armé, couronné et lampassé du même

Sources : Champeval, II, p. 255 ; Descoutures, p. 292-293 ; Nadaud, I, p. 3 ; Valette, p. 108

LABOREYS
Le berceau des Laboreys semble avoir été le village de Laboureix (cne de Pionnat, Cr.). Leur filiation
est connue depuis Pierre de Laboreys notaire à Pionnat en 1401. Au milieu du XVII e siècle M. Laboreys,
seigneur du Mastribut (cne d‟Ahun, Cr.), était président du présidial de Guéret. Il mourut en 1664. Rodolphe
Laboreys était seigneur de Bospêche (cne de Domerot, Cr.) en 1699. En 1701 Anne Laborieix, épouse de
Claude-Martin de Biencourt, reçut d‟office des armoiries. Son descendant Pierre Augustin de Châteaufavier fut
député du Tiers-Etat pour la Haute-Marche en 1789. Famille éteinte au XIXe siècle.

Armes : familiales : d’azur (ou d’argent) au chevron de sable accompagné de trois fermaux de…l’ardillon mis
en pal.
attribuées à Anne Laboreys ou Laborieix en 1701 : de sinople fretté d’argent ; au chef de gueules

Sources : Hugon, p. 34 et 51 ; Lecler, Cr., p. 519 ; Nadaud, III, p. 531 ; Tardieu, gdghm, p. 83

DE LA BORIE
En 1690 Pierre de La Borie, écuyer, était président trésorier de France au bureau des finances de
Limoges. Il avait peut-être été anobli par sa charge quand il fit enregistrer ses armoiries en 1697. Celles-ci
étaient identiques, au champ près, à celles que Guillaume de Laborie-Beaupré présenta la même année. Pas de
descendance connue.

Armes de : Pierre de La Borie : d’argent à un lion de sable lampassé et armé de gueule ; au chef d’azur chargé
de trois étoiles d’or
Guillaume de Laborie-Beaupré : d’or à un lion de sable armé et lampassé de gueules ; au chef d’azur
chargé de trois étoiles d’or

Sources : Agfl, p. 47, 60 ; Verdier, p. 118

LABORNE
En 1645 Jean Laborne se faisait peindre ses armoiries par l‟émailleur Philippe Poncet de Limoges.

Armes : d’azur à la fasce (ou divise) d’or, accompagnée d’une étoile du même en chef et d’un navire équipé
aussi d’or en pointe sur une mer d’argent

Source : Poncet, p. 96

LABORNE
N… Laborne était juge de Peyrat-le-Château (HV.) en 1701 quand il reçut d‟office un écu de type
mécanique.

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Armes : de gueules à trois chevrons ondées d’or

Sources : Agfl, p. 188 ; Hugon, p. 75

DE LA BOULINIÈRE
Selon Jougla la famille de La Boulinière était implantée dans le Limousin et dans le Poitou.

Armes : d’or au sautoir de gueules ; au chef du même chargé d’une étoile d’or

Source : Jougla II, p. 217

DE LA BOURGEOISE
Cette famille, originaire d‟Availles-Limousine (Vienne), reçut d‟office en 1701 des armoiries de type
mécanique.

Armes : d’hermine à une fasce componée d’or et d’azur

Source : Agfl, p. 208

DE LA BREUILLE ou DE BREUILLE
Cette famille portait à l‟origine le nom patronymique de Bonnet. Elle descendait de Jean et de Jourdain
de La Breuille qui vivaient au XVIe siècle. Une branche avait acquis, probablement au milieu du XVII e siècle, le
fief de Laron (cne de Saint-Amand-Jartoudeix, Cr.). Une autre possédait le fief des Pousses (cne de Nexon,
HV.). Une autre branche prit le nom de La Porte à une date indéterminée. Elles furent maintenues nobles en
1667 sur preuves de 1543. En 1789 André de La Breuille fut convoqué à l‟assemblée de la noblesse de la
sénéchaussée de Limoges. La famille s‟éteint en 1963 avec J.B. de La Breuille ingénieur et chef d‟entreprise.

Armes : branche de Laron : d’azur à une ramure de cerf chevillées de huit cors d’or soutenue par un huchet
d’argent, et accompagnée de deux étoiles du même en chef et une en pointe

nota : ces armoiries sont pratiquement identiques à celles des La Breuille, sieurs des Pousses (cne de Nexon, HV.) qui descendent eux aussi
de Jourdain de La Breuille et de Gabrielle de Couhé

branche des Portes : de gueules au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles d’argent
attribuées d‟office en 1701 à J.B. de La Breuille, seigneur de La Triquerie (commune de Saint-Maurice-les-
Brousses, HV.) : d’argent à deux pals d’azur
attribuées d‟office en 1701 à N… La Breuille de Saint-Maurice-les-Brousses, écuyer : d’argent à deux pals
d’azur

Sources : Agfl, p. 149 ; Descoutures, p. 14-15, 312-314 et 445 ; Généal. lim. et march., t. VII et t. VIII, ; Lecler, HV, p. 512 ; Nadaud, III, p.
3

DE LA BROUË DE VAREILLES-SOMMIÈRES
La famille de La Brouë de Vareilles-Sommières est noble d‟extraction ancienne depuis 1406. Elle avait
ses racines en Auvergne mais au XVIIe siècle on la trouvait aussi dans le Poitou et dans la Basse-Marche. En
1664 Bernard de La Brouë, victime d‟une erreur judiciaire, fut condamné à mort et exécuté avec son fils aîné. La

364
famille fut maintenue noble en 1678. En 1789 un de La Brouë siégea à l‟assemblée de la noblesse de la Basse-
Marche et un autre à celle du Poitou. Descendance en 2009.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux coquilles d’argent et en pointe d’une main
d’homme du même

Sources : DVN, p. 143 ; Jougla II, p. 274 ; Valette, p. 109

DE LA BROUË
La famille bourgeoise des de La Brouë de Saint-Yrieix-la-Perche (HV.) fit enregistrer ses armoiries en
1699. Nous ne lui connaissons pas de liens avec la famille précédente.

Armes : d’argent à une rose de gueules posée en cœur et accompagnée de quatre coquerelles cantonnées, de
sinople

Source : Agfl, p. 128

LABROUSSE
Cette famille de Limoges se faisait faire ses armoiries en 1603.

Armes : de… à un cœur enflammé de… accompagné des lettres G et B en chef et la lettre B en pointe ; au chef
de… chargé d’un croissant de… entre deux deux étoiles de…

Source : Arm. Lim., n° 615

LABROUSSE
On ne sait si cette famille dont nous donnons les armoiries de 1600 avait un lien de parenté avec la
précédente.

Armes : de… au cœur de… surmonté d’un rameau (ou d’une plume) de… accosté de deux étoiles de… et soutenu
d’un croissant de…, aux lettres initiales NBD de… en pointe

Source : Arm. Lim., n° 414

DE LA BROUSSE
Philippe de La Brousse était seigneur de Teyssonnères (cne de Bujaleuf ?, HV.) quand il mourut en
1640. A cette occasion sa famille fit peindre ses armes « à partir d‟un cachet de vaisselle » laissant au peintre en
armoiries Philippe Poncet le soin de choisir les émaux. Il est possible que N… La Brousse, alias La Motte, qui
fut reconnu noble en 1598, appartenait à la même famille.

Armes : d’or à un arbre de sinople au lion de gueules passant derrière le tronc de l’arbre

Sources : Poncet, p. 53 ; Verdier, p. 39

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LA BRUE DE SAINT-BAUZILLE
La famille Labrue possédait, au moins de 1748 à 1789, la seigneurie de Saint-Bazile-Laroche (Cor.).
Jean-Jacques La Brue, conseiller du roi au parlement de Bordeaux, fut anobli par cette charge en 1755. En 1771
son fils, en application de l‟édit d‟avril 1771, dut payer une taxe de 6 000 livres pour confirmation de noblesse.
En mars 1789 il comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Ses biens furent confisqués
sous la Révolution. Son fils, Jacques-Louis La Brue de Saint-Bauzille (1761-1832), se fit prêtre et fut sacré
évêque sous le Premier Empire. En 1813 il fut créé par lettres patentes baron de l‟Empire avec transmission à
l‟un de ses neveux. En 1821 il devint évêque de Tempé en Thessalie (Grèce) et en 1832 mourut du choléra à
Paris. La famille semble s‟être éteinte en 1837.

Armes de J.L. La Brue de Saint-Bauzille (1813) : d’argent à trois merlettes de sable ; au franc-quartier des
barons évêques qui est de gueules à la croix alaisée d’or

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 141 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 334 ; Verdier, p. 128, 135 et 176

DE LA BUXIÈRE ou DE LA BUSSIÈRE
Cette famille d‟extraction chevaleresque tirait son nom du village et château (détruit) de La Buxière
(cne d‟Evaux-les-Bains, Cr.). Elle était connue depuis Barthélemy I, seigneur de La Buxière et de La Couture
(cne d‟Evaux-les-Bains, Cr.) qui vivait au XIVe siècle. Au XVe siècle les La Buxière semblent avoir été seigneurs
de La Buxière (cne d‟Arnac-la-Poste, HV.). En 1598 et en 1666 la famille fut maintenue noble. Elle s‟éteint avec
Marie de La Buxière, dame de Malleret, qui avait épousé en 1636 Gilbert de Jacquinet, écuyer.

Armes : d’azur à la fasce d’argent sommée d’un lion issant d’or accompagné en pointe de trois coquilles du
même
ou d’azur à trois fasces d’or au pal d’argent brochant

Sources : Descoutures, p. 15 ; Nadaud I,, p. 273-274 et 580; Tardieu, gdghm, p. 34

LA CAZE DU LAURENS
En 1698 Jean de La Caze du Laurens, « écuyer, conseiller secrétaire du Roy, maison couronne de
France et de ses finances », vivant dans la sénéchaussée de Tulle, fit enregistrer ses armoiries.

Armes : de gueules à une croix d’or chargée de cinq croisettes de gueules

Source : Agfl, p. 69

DE LA CELLE
La famille de La Celle est originaire de La Celle-Dunoise (Cr.) où elle possédait le château de Souvolle
en 1369. L‟un de ses membres figura dans le rôle d‟armes de la noblesse du Limousin en 1470. Les La Celle
furent seigneurs de Châteauclos (cne d‟Anzême, Cr.) de 1597 à 1789. Ils furent aussi seigneurs du Breuil (cne de
Compreignac, HV.) et de Thouron (HV.) en 1614. En 1634 François de La Celle fut maintenu noble sur preuves
remontant en 1399. Claude de La Celle était seigneur de Lavis (cne de Champsanglard, Cr.) en 1696. En 1789
François de Laclos fut député de la noblesse de la Haute-Marche. La branche aînée s‟est éteinte vers 1920 dans
la famille Diesbach. Subsistent en 2009 les branches de Châteauclos et de Mondon.

Armes : d’argent à l’aigle au vol abaissé de sable, becqué et membré d’or

nota : selon Nadaud elles auraient été à l‟origine : d’or semé de fleurs de lis et de tours de…

366
Représentations : église de la Celle-Dunoise (Cr.), château du Mazeau (cne de Peyrat-la-Nonière, Cr.), église de Bersac (HV.) sur un vitrail
de 1883 et 1914 et église de Mézières-sur-Issoire (HV) sur le vitrail de Saint-Louis (vers 1903)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 18-19 et 22 ; DVN, p. 143 ; Lecler, Cr., p. 15 et 708 ; Lecler, HV, 235 et 787 ;
Nadaud, III, p. 406-407 ; Tardieu, gdghm, p. 35, gddhm, p. 76, 128 et 167 ; Verdier, p. 32

DE LA CHAPELLE DU BOUCHEROUX
Cette famille était implantée en Berry et en Limousin et en Haute-Marche. En 1300 elle possédait la
seigneurie de La Chapelle-sous-Lépaud (Cr.). Elle ne doit pas être confondue avec les familles limousines de La
Chapelle de Carman et de La Chapelle de Jumilhac. Joseph de La Chapelle, écuyer, seigneur de Lavault, porte-
étendard du roi, fut maintenu noble en 1715. Son petit-fils Jean-Baptiste, seigneur du Boucheroux, épousa Claire
de Neufchèzes dont Henry de La Chapelle du Boucheroux né en 1771, admis aux écoles militaires en 1781 et
mort sans descendance. La famille a compté plusieurs branches toutes éteintes.

Armes : d’azur à la fasce d’argent accompagnée de trois étoiles d’or en chef


ou d’azur à la fasce d’argent accompagnée de trois étoiles d’or en chef et d’une croisette pattée du même
en pointe

Représentation : sur le mur nord de la chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.)

Supports : deux aigles

Sources : Jougla, II, p. 387 ; mssnac, tome 57, p 241 et 263 ; Lecler, Cr., p. 360 ; Rietstap, I, p. 403 ; Tardieu, gdghm, p. 38

DE LA CHAPELLE DE CARMAN
Selon Jougla la famille de La Chapelle de Carman était limousine. C‟est également le point de vue de
Verdier pour Jean-Joseph de La Chapelle de Carman, né en 1769, officier aux dragons de Bourbon, qui comparut
en 1789 à l‟assemblée de la noblesse du Bas-Limousin. D‟après certaines de ses alliances la famille serait
originaire du Quercy et du Périgord. Selon Merceron elle aurait possédé la seigneurie de Chauffour-sur-Veil
(Cor.). Eteinte avec M. de La Chapelle de Carman qui vivait encore vers 1872.

Armes : parti : au 1, d’azur à un pal d’argent accosté de deux bustes du même ; au 2, d’azur à six burelles d’or

Sources : Bergues-Lagarde, p. 77 ; Jougla, II, p. 387 ; Valette, p. 343 et 363

DE LA CHAPELLE SAINT-GÉRARD
En 1700 N… de La Chapelle Saint-Gérard fit enregistrer ses armoiries à Brives (Cor.).

Armes : d’argent à trois fasces de gueules

Source : Agfl, p. 77

DE LA CHAPELLE-TAILLEFER
Cette famille possédait en 1305 les seigneuries de La Chapt et du Theret (cne de La Saunière, Cr.) en
1305. Le membre le plus éminent de cette lignée fut le cardinal Pierre de La Chapelle-Taillefer (vers 1250-vers
1312). La dernière descendante fut Agnès de La Chapelle-Taillefer qui avait épousé Guillaume de Chamborant
en 1387.

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Armes : de gueules à deux (ou trois) fasces d’or

Sources : Lecler, Cr., p. 731 ; Tardieu, gddhm, p. 41 ; MSSNAC, t. 52 (2006), p. 275

DE LA CHARLONNIE
Originaire de l‟Angoumois cette famille des seigneurs d‟Anteroche fut maintenue noble en 1666. Mais à
cette date sa noblesse était toute récente car c‟est seulement en 1654 que François de La Charlonnie avait déclaré
vouloir vivre noblement. Son anoblissement résultait en fait de la fonction d‟échevin d‟Angoulême qu‟il avait
exercée. En 1757 un La Charlonnie du Maine-Giraud fut invité à payer un droit de joyeux avènement pour
anoblissement survenu depuis 1643. La famille de La Charlonnie a compté au moins deux branches portant des
armes différentes. A la veille de la Révolution elles semblaient toutes éteintes.

Armes : de La Charlonnie de La Blotais (Angoumois) : de sinople semé d’annelets d’argent à un héliotrope d’or
tigé et feuillé du même mouvant de la pointe
de La Charlonnie (Limousin en 1601) : de… à une fasce de… soutenant un chevron de… accompagné de
trois étoiles de…et surmontant un autre chevron de…accompagné de trois étoiles de…
de La Charlonnie (1666) : d’azur fascé d’or et de…de six pièces à un chevron accompagné de trois étoiles
aussi d’or en chef et de trois autres du même en pointe brochant sur le fascé

Sources : Arm. Lim. n° 362 ; Descoutures, p. 197 et 448 ; Jougla, II, p. 397 ; Verdier, p. 55 et 149

DE LA CHASSAGNE
Cette famille roturière du Haut-Limousin fit enregistrer ses armoiries en 1699. Elle avait peut-être un
lien de parenté lointain avec la famille noble du même nom.

Armes : d’argent semé de châtaignes de sable et un écusson d’or en cœur chargé d’une coque de châtaigne de
sinople

nota : armes parlantes par jeu de mots Chassagne/châtaigne

Source : Agfl, p. 128

DE LA CHASSAGNE
Comme la précédente cette famille était roturière. Quand N… de La Chassagne fit enregistrer ses armes
en 1699 il se désignait comme « sieur de Beaubiat » (cne de Saint-Léonard-de-Noblat, HV. ?).

Armes : parti de gueules et d’azur à un sautoir d’argent chargé de cinq molettes de sable

Sources : Agfl, p. 131 ; Lecler, HV, p. 684

DE LA CHASSAIGNE ou DE LA CHASSAGNE
En 1457 Simon de La Chassaigne était noble et seigneur de Champagne-la-Noaille (Cor.). Dans la
vicomté de Ventadour il y avait vers 1530, un autre Simon de La Chassagne, chevalier et baron de Mirambel
(cne de Saint-Remy, Cor.). Il a existé en Limousin, mais aussi dans la Marche, plusieurs familles nobles du nom
de La Chasssaigne ou La Chassagne jusqu‟à la veille de la Révolution. Il est possible que Pierre de La

368
Chassaigne, seigneur de La Rivière (cne de Mansac ?, Cor.), qui reçut d‟office en 1701 des armes de type
mécanique, ait appartenu à aux La Chassaigne du Bas-Limousin.

Armes : d’or à trois pals de sable

Sources : Agfl, p. 214 ; Champeval, II, p. 92-96

DE LA CHASSAIGNE
Ces La Chassaigne, originaires de la Basse-Marche, étaient seigneurs de Janaillat et Châtelus-le-
Marcheix (Cr.) au XVe et au XVIe siècle. En 1490 et en 1510 Antoine de La Chassaigne, seigneur de Montjoan
(cne de Magnac-Laval, HV.) rendit hommage au segneur de Magnac. En 1580 Geoffroy de La Chassaigne, était
l‟ambassadeur d‟Henri III en Allemagne. En 1598 et en 1666 les de La Chassaigne furent reconnus nobles sur
preuves de 1507. Vers 1700 mourait Jean de La Chassaigne, baron de Châtelus-le-Marcheix. En 1701 vivaient
encore Anne de La Chassaigne, épouse de Claude de La Celle, et Léonard de La Chassaigne, curé de La Forêt-
du-Temple (Cr.). La famille, distincte de celle des La Chassaigne de Sereys (Auvergne), était en voie
d‟extinction à la fin du XXe siècle.

Armes : familiales : d’azur à deux fasces d’or accompagnées de six étoiles du même trois en chef et trois en
pointe
ou d’azur à trois fasces d’or accompagnées de trois étoiles du même, deux en chef et une en pointe
ou d’azur à deux fasces alaisées d’or accompagnées de cinq étoiles du même, deux en chef, deux en fasce et
une en pointe (Jacques de La Chassaigne, seigneur de Monsauvant, 1699)
ou d’azur à deux fasces d’argent accompagnées de cinq étoiles d’or deux en chef, deux en face et une en
pointe (Anne de La Chassaigne, 1700)
attribuées d‟office en 1701 à Léonard de La Chassaigne : de sinople à un chevron d’or chargé d’une rose de
gueules

Sources : Agfl, p. 63 ; Descoutures, p. 19-20 ; Hugon, p. 32 et 50 ; Nadaud, III, p. 9-11 ; Tardieu, gdghm, p. 32 et 50 ; Valette, p. 109

DE LA CHASSIGNOLE ou DE CHASSIGNOLE
Les de La Chassignole sont connus depuis Jean de Chassignol, damoiseau, qui vivait en 1423. Vers la
fin du XVIe siècle Louis de Chassignole, demeurant à La Chassignole (cne de Sannat, Cr.), se mariait. En 1608
son fils (?) Jean de La Chassignole, seigneur de La Chaud et du Tirondet (cne de Sannat, Cr.) épousait
Jacqueline de La Roche du Ronzet. La famille fut maintenue noble en 1667. Elle semble s‟être éteinte peu après
cette date. Le fief de la Chassignole passa alors dans la famille de Luchat. Anne de Luchat, demoiselle de La
Chassignole, qui épousera en 1709 son cousin Joseph de Luchat grand bailli d‟épée Combraille, avait reçu
d‟office en 1701 des armes parlantes de dérision.

Armes : familiales : de gueules au lion d’or à deux bâtons d’azur en barre brochant sur le tout
attribuées d‟office en 1701 à Anne de La Chassignole : de sable au chat d’argent surmonté d’un
rossignol d’or

Sources : Hugon, p. 62 ; Jougla, II, p. 402 ; Nadaud, I, p. 368. ; Tardieu, gdghm, p. 42

LA CHATONNIE
En 1701 N… de La Chatonnie qui vivait dans l‟élection de Limoges reçut d‟office un écu de type
mécanique

369
Armes : d’or à une bande de sable

Source : Agfl, p. 144

DE LA CHÂTRE
Cette famille originaire du Berry est connue depuis Jean de La Châtre qui vivait en 1356. Une branche
de cette famille s‟était établie tardivement en Limousin. En 1763 Jean-Baptiste de La Châtre demeurait à
Leyraud (cne de Roussac, HV.). Son frère (?) Léonard de La Châtre, écuyer, demeurant lui aussi à Roussac,
épousait Marie-Laure de Cromac qui demeurait au Dorat (HV.). La famille s‟éteignit après 1836 à la mort de
Raoul, duc de La Châtre-Picardie.

Armes : de gueules à la croix ancrée de vair

Cimier : un buste d‟homme coiffé d‟un chapeau aux bords retroussés

Sources : Jougla, II, p. 416 ; Lecler, HV, p. 596 ; Nadaud, III, p. 11 et 410 ; Revel, I, n° 678

LACHAUD DE LA BORDE ET LACHAUD DE LORT


Les Lachaud étaient seigneurs de La Borde (ne de Meymac, Cor.) en 1687. Ils étaient parents des
Lachaud de Lort, seigneurs de La Plasse en 1737. En 1684 on connaissait un Jean Lachaud, avocat et juge de
Meymac. En 1829 Jean-Baptiste de L‟Ort, médecin, était maire de Meymac. La descendance des Lachaud de La
Borde est connue jusqu‟au début du XXe siècle. En 1698 Pierre Lachaud de La Borde fit enregistrer ses armoiries
parlantes et Jean-Joseph Lachaud de Lort, bourgeois de Meymac, fit de même en 1699. D‟autres Lachaud
reçurent des armes d‟office en 1701.

Armes de : Pierre Lachaud de La Borde (1698) : d’argent à un mouton de sable paissant ; au chef d’azur chargé
de trois étoiles d’or

nota : armes parlantes dans la mesure où la chaud ou la chalm désigne en dialecte la lande où paissent les moutons

Jean-Joseph Lachaud de Lort (1699) : d’azur à trois fasces d’argent et un cerf de sable brochant sur le
tout
Jean Lachaud, juge de Meymac, (attribuées d‟office en 1701) : d’azur à trois fasces ondées d’argent

N… Lachaud, prêtre (armes présentées et remaniées en 1700) : d’argent à un soleil de gueules

nota : armes parlantes car le soleil est chaud

Sources : Agfl, p. 71, 102, 183 et 218 ; Champeval, I, p. 12-14

DE LACHAUD
On ne sait si Jacques de Lachaud, médecin à Treignac (Cor.) en 1700, avait un lien de parenté avec les
autres Lachaud du Bas-Limousin. En tout cas ses armes, remaniées par le bureau d‟enregistrement de Tulle, sont
très différentes de celles de ses homonymes.

Armes : d’argent à un châtaignier de sinople, fruité du même

Source : Agfl, p. 104

370
DE LA CHÈZE ou DE LA CHIÈZE
Cette famille, quercynoise d‟origine, s‟était établie ensuite dans la vicomté de Turenne où elle possédait
des seigneuries à Jugeals (Cor.) et à Nazareth (cne de Jugeals). En 1666 Gilles de La Chièze, receveur des tailles
de la vicomté de Turenne, était seigneur de Mauriolles (cne de Cazillac, Cor.). De ses mariages avec Hélène de
Dallon, fille du Lieutenant criminel de Martel (Lot), puis avec Isabeau de Boutel, il avait eu deux filles et quatre
garçons.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à deux (ou trois) bandes) d’or ; aux 2 et 3, d’azur à deux lévriers
d’argent courant l’un au-dessus de l’autre

Sources : Esquieu, p. 156 ; Champeval, II, p. 257

LA CHIÈZE
En 1701, Guillaume de La Chièze, curé des Eglises-en-Dognon (aujourd‟hui Saint-Laurent-les –Eglises,
HV.) reçut d‟office un écu parlant évoquant à la fois sa fonction sacerdotal, son patronyme et sa paroisse.

Armes : d’azur à une église d’argent

Source : Hugon, p. 49

LACOMBE
Les Lacombe étaient une famille bourgeoise implantée à Tulle depuis le XV e siècle et d‟où sont sortis
de nombreux ecclésiastiques comme Antoine Lacombe, curé de Saint-Martin-de-Laval (Cor.), fils d‟Eymard
Lacombe, greffier et garde-sacs au siège royal de Tulle vers 1667. Il fit enregistrer ses armoiries en 1700.

Armes (à enquerre ?) : d’azur à un arbre de sinople

Sources : Agfl, p. 103 ; Champeval, I, p. 245

LACOMBE
En 1752 Jean-Louis Lacombe, prêtre, était seigneur-prévôt de Favars (Cor.) et chanoine de la cathédrale
de Tulle. Peut-être était-il issu de la famille précédente.

Armes sur son sceau : de… à un arbre de… sur une terrasse de… ; au chef de… chargé de trois étoiles de…

Source : Bosredon, Sigil. du [Link], p. 608

DE LACOSTE-LAREYMONDIE
Cette famille bourgeoise est originaire de La Reymondie (cne de Nonards, Cor.). En 1699 N… de La
Reymondye fit enregistrer ses armoiries à Brives. Cette famille était encore représentée près de Curemonte
(Cor.) au début du XXIe siècle.

Armes : d’azur à un lion d’or posé à dextre et une épée d’argent, les gardes et les poignées d’or, posées en pal à
senestre

Sources : Agfl, p. 122 ; Champeval, I, p. 247 ; DFN, p. 245

371
DE LA COUDRE
En 1699 François de La Coudre était conseiller au siège royal de la ville de Limoges en 1699.

Armes : d’azur à trois coquilles d’or rangées en pal, l’une sur l’autre et côtoyées de deux épis de blé du même

Source : Agfl, p. 126

DE LA COULDIÈRE
N… de La Couldière, avocat à Bellac (HV.), reçut d‟office des armoiries de type mécanique en 1701.

Armes : de gueules à deux bandes d’argent

Source : Agfl, p. 152

DE LA COUR
On ne sait si Léonard de La Cour de Pierre-Buffière (HV.) qui fit peindre ses armoiries en 1648 par
l‟émailleur Philippe Poncet était la même personne que « noble Léonard de La Cour », écuyer, seigneur de
Ventilhac (cne de Saint-Sylvestre, HV.) qui avait épousé Isabeau de Barny en 1646. En 1701 son probable
descendant N… de La Cour de Ventillat, écuyer, reçut d‟office des armes de type mécanique.

Armes : familiales (parlantes) : de… à une porte de château flanquée de deux tours rondes de…
attribuées d‟office à N…de La Cour de Ventillat en 1701 : d’or à deux bandes de sable

Sources : Agfl, p. 151 ; Nadaud, III, p. 13-14 ; Poncet, p. 96

DE LA COUTURE-RENON
Cette famille était probablement originaire du village de La Couture-Renon (HV.). Elle y était connue
depuis le XIIe siècle. En 1666 elle fut maintenue noble sur preuves de 1520. A cette date elle possédait les
seigneuries de Lavaud et Monsac (cne de Cieux, HV.). La branche aînée s‟est éteinte au XVIII e siècle. La
branche cadette de Beireix a subsisté jusqu‟au début du XXe siècle.

Armes : branche aînée : losangé d’or et de gueules


branche de Beireix : fretté d’or et de gueules

Représentation : les armes de la branche du Beireix sont représentées sur le vitrail (XIX e siècle) du Sacré-Cœur et sur le vitrail de Saint-
Martin dans l‟église de Blond (HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 19 ; Descoutures, p. 28 ; Jougla, III, p. 101 ; Lecler, HV, p. 101, 221-223

LACROIX
Au XVIIe siècle N… Lacroix, médecin à Limoges portait un écu parlant.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois croisettes du même, deux en chef et une en pointe

nota : les croisettes sont parlantes

372
Source : Poncet, p. 96

LACROIX
Il a existé dans le Bas-Limousin deux familles bourgeoises du nom de Lacroix : celle des seigneurs du
Puy-Hardy (cne de Saint-Eloy-les-Tuileries, Cor.), de Porterol et des Faucheries (cne de Lubersac, HV.) qui
reçut d‟office des armoiries en 1701 et celle des seigneurs des Piquets (cne de Juillac, Cor.) dont un membre fut
argentier de la reine en 1675.

Armes : Lacroix du Puy-Hardy en 1701 : de sable à trois pals d’argent


Lacroix des Piquets : de… à une croix pattée de…

Sources : Agfl, p. 157 ; Champeval, I, p. 463

DE LA CROIX DE CASTRIES
Les de La Croix de Castries sont originaires de Montpellier. Ils furent anoblis en 1487 par une charge de
conseiller à la cour des aides de cette ville. Leur présence dans le Bas-Limousin date de 1538 quand Jeanne de
Montfaucon, dame d‟Anglars (cne de Sainte-Marie-la-Panouze, Cor.), transmit sa part de succession dans
l‟héritage de la famille d‟Anglard à son fils Henri La Croix de Castries qui devint ainsi seigneur d‟Anglard. En
1619 Gilbert de Castries, seigneur d‟Anglars, épousait Maurélie de Fontanges d‟une famille bas-limousine. En
1668 toutes les branches de la famille de Castries furent maintenues nobles. Le général de Castries qui
commandait à Dien-Bien-Phu en 1954 appartenait à cette famille. En 2009 elle comptait plus d‟une vingtaine de
descendants.

Armes : d’azur à la croix d’or ou (selon Nadaud) d’azur à la croix d’argent chargée en cœur d’un croissant de
gueules

Devise : « Fidèle à son roi et à l‟honneur »

Sources : Agfl, p. 75 ; Descoutures, p. 296 ; DVN, p. 144 ; Jougla III, p. 114 ; Nadaud, I, p. 3 3, 489, III, p. 17 ; Valette, p. 110

DE LA CROIX-LAVAL
Cette famille du Lyonnais et de l‟Anjou est issue de Léonard Boussin (1644-1702), dit La Croix, dont le
fils Jean de La Croix (1675-1730) fut reçu trésorier de France à Lyon et anobli à ce titre en 1715. Au XVIIIe
siècle les La Croix étaient seigneurs de Laval. Au XXe siècle un La Croix-Laval épousa une Noailles,
vraisemblablement à Collonges (Cor.). En 1937 ils offrirent un vitrail à leurs armes au baptistère de l‟église de
cette localité. En 2002 la famille n‟avait plus qu‟un descendant.

Armes : d’azur à la croix tréflée d’or cantonnée de quatre têtes de lion arrachées et affrontées du même

Représentations : sur un vitrail du maître vitrier Chigot de 1937 dans l‟église de Collonges on voit les écus accolés des La Croix-Laval et des
Noailles. Mêmes armes sur des vitraux aussi de Chigot dans la chapelle du Christ de l‟église de Noailles et dans le vestibule du château de
Noailles (Cor.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 29 et 30; Jougla, III, p. 115 ; Valette, p. 111

373
DE LA CROIX DU REPAIRE DE LA JOVELLE ET DE LA CROIX DE SAINT-
CYPRIEN
Cette famille est probablement originaire de l‟Angoumois où des Lacroix de La Jovelle ont possédé
plusieurs seigneuries dans l‟actuelle commune de Cercleix (Charente). Jodet de La Croix vivait en 1660. Ses
descendants furent reconnus nobles en 1704 sur preuves de 1514. Gabriel de La Croix du Repaire de La Jovelle,
qui avait épousé en 1766 une Limousine Mlle de Villoutreys, participa à l‟assemblée de la noblesse de Périgueux
en 1789. Il fut fusillé à Nantes en 1793 ne laissant que deux filles. Subsiste en 2008 avec plusieurs représentants
la branche de Saint-Cyprien. Selon Nadaud une branche de cette famille, à laquelle appartenait Jean de La Croix
(1714-1761), écuyer, seigneur de Vitrac (cne de Maraval, HV.) et père d‟un fils qui vivait en 1786, aurait eu des
armes différentes. Elle semble éteinte au XIXe siècle.

Armes : familiales : d’argent au lion rampant de gueules armé et lampassé du même à la patte appuyée sur une
croix d’azur
de la branche de Vitrac (ou Vitrat) : de sinople à la bande d’or accompagnée en chef d’un mouton (ou un
bœuf) passant d’or et en pointe d’une croisette d’or

Sources : Froidefond, p. 173-174 ; Jougla, III, p. 116 ; Nadaud, III, p. 18-19 et 412-413 ; Valette, p. 110 ; Verdier, p. 69

DE LA CROPTE DE CHANTÉRAC
La famille de La Cropte de Chantérac est originaire selon Froidefond de Boulazac de l‟ancien repaire
noble de Chantérac dans la châtellenie de Saint-Astier (Dordogne) et de la paroisse d‟Ajac (Dordogne) où elle
possédait le château de La Cropte. Elle est d‟extraction chevaleresque étant connue depuis Pierre de La Cropte,
époux de Jeanne de Portafé, qui mourut avant 1395. Elle a eu plusieurs alliances dans le Limousin. Au XVII e
siècle elle a compté trois branches qui furent toutes maintenues nobles en 1666-67. La branche de Chantérac
subsiste en 2010 avec une très nombreuse descendance.

Armes : d’azur à une bande d’or accompagnée de deux fleurs de lis du même

Sources : DVN, p. 145 ; Jougla, III, p. 117 ; Froidefond, p. 174-175 ; Valette, p. 110

LADREYT (ou LADREIT) DE LA CHARRIÈRE ET DE LA CONDAMINE


A l‟origine de cette famille on trouve Abel Ladreyt, seigneur de Lacharrière et juge de la vicomté de
Privas (Ardèche) au commencement du XVIIe siècle. En 1786 Alexandre Ledreyt de La Charrière, officier et
chevalier de Saint-Louis, fut maintenu noble. Son fils (1800-1868), aussi Alexandre, fut nommé préfet de la
Creuse en novembre 1851 par Louis-Napoléon Bonaparte, soit quelques jours avant le coup d‟Etat du 2
décembre. Il resta dans son poste jusqu‟en avril 1853. De son mariage avec Joséphine Renault de Brioland, il
avait eu quatre fils d‟où une nombreuse descendance en 2008.

Armes : d’azur au pal d’argent chargé d’un faisceau de licteur au naturel et cantonné de quatre molettes
d’éperon d’argent

Sources : Carriat, fasc. 6, p. 425 ; DVN, p. 157 ; Jougla, IV, p. 388 ; Valette, p. 110

DE LA FAGEARDIE
Cette famille descend de Jean de La Fagardia, marchand à Tulle, mort en 1455. Celui-ci eut pour arrière
petit-fils Bertrand né en 1506, marchand de drap, qui fut syndic de Tulle en 1539. La famille a compté plusieurs

374
branches. En 1699 Martial de La Fageardie, seigneur de Saint-Germain-les-Vergnes (Cor.), de Saint-Agne (cne
de Saint-Martial-de-Gimel, Cor.) et en partie de Laval (cne de Saint-Mexant, Cor.), faisait enregistrer ses
armoiries. Deux autres membres de cette famille : François de La Fagerdye, curé de Bar de 1701 à 1722, et N…,
épouse de Pierre-Léonard (?) de La Fagerdye, conseiller à Tulle, firent de même mais leurs armes ne furent
agréées qu‟après modifications. Enfin Pierre-Léonard de La Fagerdye reçut d‟office des armes mécanique en
1701.

Armes de : Martial de La Fageardie (1699) : de gueules à deux triangles évidés et entrelacés d’or ; au chef cousu
d’azur chargé de deux étoiles d’or
François de La Fagerdye, curé de Bar (1701) : d’azur à trois palmes d’or

nota : les palmes, meubles à connotation religieuse (la palme du martyr), sont allusives

N… épouse de La Fagerdye (1701) : d’azur à un massacre de cerf d’or


Pierre-Léonard de La Fageardye (1701) : d’or à trois bandes ondées de sable

Sources : Agfl, p. 67, 184, 217 et 220 ; Champeval, I, p. 247-251, II, p. 177-179 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 20

LAFARGE
Il y a eu à Brive et dans les environs de cette ville plusieurs familles de ce nom. En 1701 N… Lafarge
était curé de Chaumeil (Cor.) lorsqu‟il reçut d‟office un écu de type mécanique.

Armes : de sable à une fasce componée d’argent et de gueules

Sources : Agfl, p. 207 ; Champeval, II, p. 420

LAFOSSE
Les Lafosse étaient des marchands de Limoges actifs au XVII e et au XVIIIe siècle. La famille semble
avoir eu deux branches avec des écus légèrement différents.

Armes de : N… Lafosse en 1628 : de gueules au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles et en pointe
d’un trèfle du même
N… Lafosse en 1630 et de Jean et Henri Lafosse en 1697 : de gueules au chevron d’argent accompagné
en chef de deux étoiles d’or et en pointe d’un trèfle du même

Sources : Agfl, p. 46 et 50 ; Poncet, p. 97

DE LA FAYE
Les La Faye (ou Lafaye) possédaient la seigneurie de Saint-Geniès-Ô-Merle (Cor.) depuis au moins
1516. Ils furent maintenus nobles en 1598 et en 1666 sur preuves de 1516. Appartenait vraisemblablement à
cette famille N… de La Faye, chanoine du chapitre d‟Eymoutiers qui reçut d‟office en 1701 des armoiries de
type mécanique. Malgré la quasi-homonymie ces de La Faye ne semblent pas avoir une origine commune avec
les de Faye, puis de La Faye de Peyrat-le-Château (HV.). Le dernier du nom a été Antoine de La Faye, seigneur
du Champlaurier (cne de Lézignac, Cor.), mort sans postérité en 1764 à l‟âge de vingt-huit ans.

Armes familiales : de gueules à la croix d’argent ; au chef bretessé de quatre créneaux du même

Supports : deux anges

375
Armes de N…de La Faye, chanoine (1701) : de sinople à deux pals d’or

Sources : Agfl, p. 149 ; Descoutures, p. 266-267 ; Nadaud, II, p. 115-116

DE LA FAYE
Cette famille Defaye puis de Faye puis de La Faye avait des origines géographique et familiale
communes avec les Defaye de Bourganeuf (Cr.). En effet comme ces derniers ils descendaient d‟une lignée de
notaires de Peyrat-le-Château (HV.) connue au XVe siècle. En 1495 Léonard Defaye était notaire et procureur de
la baronnie de Peyrat-le-Château. En 1597 il acheta le fief d‟Arlodeys (cne de Royère, Cr.). D‟autres s‟y
ajoutèrent par la suite : La Faye et La Grillère (commune de Saint-Junien-la-Bregère, Cr.), Villechenine et
Lacour (commune de Saint-Martin-Château, Cr.) et Le Leyris (cne de Royère, Cr.). Son fils Antoine de Faye,
seigneur de Villechenine (commune de Peyrat-le-Château, HV.) et de La Grillère (cne de Saint-Junien-la-
Bregère, Cr.), fut anobli par François Ier en 1524. En 1619 Jean de Fay ou de Faye dit La Porte baron du Léry
depuis 1583, gentilhomme limousin, fut reçu chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem en 1619. La dernière
descendante de la famille fut Marie de La Faye (1678-1750) épouse de Gaspard de Thianges, marquis de Lussat
(Cr.).

Armes : d’argent à une quintefeuille de gueules

nota : ces armes sont parlantes par jeu de mots Faye/feuille

Devise (parlante): « Ta foy mérite »

Sources : Nadaud, II, p. 167 ; Généal. lim. et march., t. VIII, p. 25-48 ; Lecler, Cr., p. 575 ; Tardieu, gdghm, p. 61

LA FAYOLE
Vers 1670 N… de La Fayolle, époux d‟une Martin de La Bastide, vivait à Limoges.

Armes : de gueules au chevron d’or accompagné de trois trèfles de sinople, deux en chef et un en pointe

nota : armes vraisemblablement parlantes (Fayolle/feuille)

Source : Poncet, p. 96

DE LA FILLOLIE

Les La Fillolie étaient seigneurs de La Reymondie (ancienne paroisse d‟Azinières, Cor.) au XVI e siècle.
En 1655 Pierre de La Fillolie était seigneur de La Serre (cne d‟Abjat, Dordogne). La famille semble aussi avoir
été possessionnée à Brignac-la-Plaine En 1666 elle fut maintenus nobles sur preuves de 1556. En 1767 Antoine
de La Fillolie, écuyer, était seigneur de Savignac et de La Valade (cne de Cublac, Cor.). Son fils Charles donna
procuration en mars 1789 pour signer le cahier de doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Famille
disparue au XIXe siècle, semble-t-il.

Armes : de gueules au lion d’or armé et lampassé de sable accosté de deux épées hautes posées en pal

Sources : Descoutures, p. 286-287 ; Jougla, IV, p. 3 ; Nadaud, III, p. 129 ; Verdier, p. 178

376
LAFON ou LA FON
Les Lafon semblent originaires de Saint-Yrieix-la-Perche (HV.) où, en 1582, messire Pierre de Lafon
était « syndic et secrétaire de Messieurs du chapître de Saint-Yrieix ». A la même date Yrieix de Lafon était
lieutenant du viguier de Saint-Yrieix. Vers 1650 Jean Lafon, gendre de M. Félines, et Antoine Lafon vivaient à
Limoges. En 1697 Yrieix de Lafont de Marconniat (cne de Saint-Yrieix-la-Perche, HV.) fit enregistrer ses
armoiries.

Armes de : Jean Lafon (vers 1650) : d’azur à la fontaine de trois bassins superposés d’or avec l’eau d’argent
accompagnés en chef de deux croissants du même
Antoine La Fon (vers 1650) : d’azur à la fontaine de deux bassins superposés d’argent
Yrieix de La Font de Marconiat en 1697 : de gueules à une fontaine à trois bassins l’un sur l’autre
d’argent sur le plus haut duquel sont perchés deux oiseaux affrontés du même

nota : les fontaines sont parlantes

Sources : Agfl, p. 59 ; Lecler, HV., p. 764 ; Nadaud, III, p. 423 ; Poncet, p. 97

LAFOND DE MASUBERT
Il ya eu (et il ya encore) dans le Limousin et notamment en Corrèze plusieurs familles portant les
patronymes de Lafond ou Lafont. Vers 1750 Marie de Lafond du Masubert était l‟épouse de Jean Decoux du
Monteil né dans une famille bourgeoise de Treignac (Cor.). C‟est probablerment son père ou son grand-père,
François Lafond de Masubert, dont dont les armoiries, attribuées d‟office en 1701, sont indiquées ci-dessous.

Armes : d’argent à une fasce ondée d’argent

nota : la fasce ondée évoque l‟eau de la fontaine (font en parler local)

Sources : Agfl, p. 221 ; Champeval, I, p. 524

LAFOND DE SAINT-MÛR ou DEPLANCHE-LAFOND


La famille Deplanche était connue dans les environs de La Roche-Canillac (Cor.) dès le XVe siècle. Au
XVIIe siècle l‟abbé Deplanche fut curé de La Roche-Canillac. Vers 1770 un membre de cette famille épousa une
Reynal de Teyssonnière. De cette union naquit N. Deplanche-Lafond (du nom d‟un héritage de la famille) qui se
fit notaire et épousa Joséphine de Saint-Priest de Saint-Mûr. Leur fils Gui-Rémy Deplanche-Lafond, né en 1817
à La Roche-Canillac, fut député de la Corrèze de 1857 à 1871. En 1856 il avait été autorisé par lettres patentes à
relever le nom de Priest de Saint-Mûr, puis en 1866 à prendre le titre de baron. Cependant sur opposition de la
famille subsistante de Saint-Priest il ne put faire usage de ce dernier nom. Pas de descendance connue.

Armes : d’or à l’arbre de sinople terrassé du même, au lion passant de sable, armé et lampassé de gueules,
brochant sur le fût de l’arbre qu’il entortille de l’extrémité de sa queue

Sources : Bergues-Lagarde, p. 78-79 et 222 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 124-126

DE LA FONS DE SAINT-ALGIS
Cette famille limousine qui est peut-être une branche noble de la famille précédente fut maintenue noble
en 1643. Elle fut confirmée en 1743. Descendance en 2009.

Armes : d’azur à trois chevrons d’or accompagnés de trois croissants d’argent posés deux et un

377
Sources : DVN, p. 145 ; Jougla, IV, p. 18

DE LAFONT
En 1700 Pierre de Lafont, qui était prieur et curé de Sauviat (HV.), reçut d‟office des armoiries
parlantes. Peut-être était-il de la famille précédente ou de la famille périgourdine de Lafon.

Armes : d’argent à une fontaine d’azur jaillissante dans un bassin ovale du même accompagné en chef de deux
mouches aussi d’azur, miraillées d’or

nota : outre la fontaine, les mouches, qui se sauvent devant le jet d‟eau, sont aussi parlantes par jeu de mot avec le nom de la paroisse

Sources : Froidefond, II, p. 86 ; Hugon, p. 43

DE LA FONT
En 1699 Joseph de La Font était conseiller du roi et assesseur en la vice-sénéchaussée de la Marche,
Montaigut et Combrailles, fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux roses d’argent et en pointe d’une aigle du même

Source : Hugon, p. 33

DE LA FOREST DE BULHON ou BOUCHARD DE LA FOREST


Philbert de La Forest fut commandeur de la commanderie de Chamberaud (Cr.) de l‟ordre des
Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de 1503 à 1517. Sa famille, qui était originaire de l‟Auvergne (paroisse
de Bulhon), fut maintenue noble en 1666. Elle avait encore deux représentants en 1789. Eteinte au XIX e siècle.

Armes : fascé de sable et d’argent de quatre pièces

Cimier : deux cornes

Sources : Jougla, IV, p. 30 ; Tardieu, gdghm, p. 68 ; Revel, n° 79

DE LA FORESTIE
La Forestie semble être un ancien village de l‟actuelle commune de Brive d‟où était originaire Jean de
La Forestie, consul de Brive en 1451. Ces La Forestie étaient marchands dans cette ville depuis plusieurs
générations. En 1589 Jean de La Forestie, trésorier général des finances à Limoges, épousait Jeanne de Verlhac.
Leur descendant, Pierre-Libéral de La Forestie officier au régiment de Provence-cavalerie, se mariait avec
Laurence de Pilhon, à Carpentras vers 1650. En 1666 cette famille fut maintenue noble sur preuves remontant à
1542. Leur fils Jean-Scipion sera co-seigneur de La Garde-Pareol (Vaucluse) et épousera en 1700 N… Dausse de
Lisle-en-Venaissin (Vaucluse) d‟où plusieurs enfants. Par la suite on perd la trace de cette famille.

Armes : d’or à une forêt d’arbres tigées et feuillés de sinople ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

Sources : Champeval, II, p. 201-207 ; Descoutures, p. 282-283 ; Nadaud, II, p. 136

378
LAFRIDE
N… Lafride de Limoges (?) vivait en 1648.

Armes : d’azur au lion d’or accompagné de deux étoiles du même en chef

Source : Poncet, p. 97

LAGARDE
Cette famille roturière ne semble pas avoir de liens familiaux avec les familles nobles du même nom.
N… Lagarde vivait à Aixe-sur-Vienne (HV.) entre 1667 et 1678.

Armes : d’azur à une fleur d’argent tigée et feuillée de sinople soutenue d’un croissant de gueules

Source : Poncet, p. 97

DE LA GARDE
Vers 1450 Jacques de La Garde, qui appartenait à une famille richement possessionnée des environs de
Montluçon (Allier), avait une seigneurie dans l‟enclave bourbonnaise de Gouzon (Cr.) à l‟intérieur du comté de
La Marche. On ne le connaît que par l‟armorial de Guillaume Revel.

Armes : d’argent à trois chevrons de gueules

Cimier : un cygne

Cri : « La Garde au Chevaulx »

Sources : Revel, I, p. 433 ; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, II, p. 25

DE LA GARDE
Il a existé dans le Limousin et dans la Marche plusieurs autres familles de La Garde : La Garde
d‟Auberty, La Garde de La Pomélie, La Garde de Tranchelion, La Garde de Nanteuil notamment. Nous ne
pouvons dire si Louise de La Garde appartenait à l‟une d‟elles. Celle-ci qui avait épousé Gilbert de Noblet,
seigneur de Tercillat (Cr.), était veuve en 1699 quand elle reçut d‟office un écu doublement parlant.

Armes : d’azur à une garde et poignée d’épée d’or accompagnée de trois chiens assis d’argent posés en pointe
deux et un

nota : les chiens qui montent la garde et la garde de l’épée sont parlants

Sources : Hugon, p. 77 ; Nadaud, II, p. 265-266, III, p. 557

LAGARDE et LAGARDE D’AUBERTY


Au XVIIe siècle les Lagarde étaient des bourgeois de Tulle. En 1698 Hiérosme Lagarde d‟Auberty était
avocat au parlement de Bordeaux quand il fit enregistrer ses armoiries. A cette date Martial La Garde était
« conseiller du roi, clerc et doyen des conseillers du présidial de Tulle ». Un autre Martial La Garde était avocat
à Tulle en 1701. La même année N… Lagarde était chanoine du chapitre de l‟église de Tulle. En 1789, Jérosme

379
de La Garde d‟Auberty figurait parmi les nobles du Bas-Limousin. Depuis au moins 1770 il était seigneur de
Cornil (Cor.). Cette branche noble paraît s‟éteindre au XIXe siècle.

Armes de : Hiérosme Lagarde d‟Auberty (1698) : de gueules à un chevron d’or accompagné de trois molettes
d’argent deux en chef et une en pointe ; au chef cousu d’azur chargé d’une croix pattée d’or
Baptiste Lagarde, bourgeois de Tulle (1698) : d’azur à un chevron d’oraccompagné de trois molettes
d’argent, deux en chef et une en pointe ; au chef cousu de gueules chargé d’une croix d’or
Martial Lagarde, conseiller du roi (1698) : d’azur à un pal d’or côtoyé de six étoiles du même et une
bande de gueules brochant sur le tout
Martial Lagarde, avocat à Tulle (armes attribuées d‟office en 1701) : de gueules à trois pals ondés
d’argent
N… Lagarde, chanoine à Tulle (armes attribuées d‟office en 1701) : de gueules à une fasce componée
d’or et de sable

Sources : Agfl, p. 67, 71, 105, 182 et 206 ; Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., p. 221 ; Verdier, p. 178

DE LA GARDE DE MONTLEZUN ou LAGARDE-MONTLEZUN


Si l‟on en juge d‟après ses armoiries cette branche des La Garde descendrait de Martial La Garde,
conseiller du roi à Tulle en 1698. Selon Jougla cette famille aurait peut-être été anoblie par une charge en 1783.
Cependant selon Laîné, il s‟agirait d‟une famille noble beaucoup plus ancienne connue dès le XII e siècle et
originaire de Lagarde-Enval (Cor.). Au début du XIVe siècle l‟un de ses membres avait épousé une femme de la
famille du Rosiers d‟Egletons à laquelle appartenait le pape d‟Avignon Clément VI (1342-1352). Un fils de ce
couple, Géraud de La Garde de Daumar, maître général des Dominicains, fut créé cardinal par Clément VI en
1342 et mourut l‟anné suivante. Un membre de la famille Lagarde s‟allia avant 1800 avec la dernière des
Montlezun de Padirac et obtint de s‟appeler de Lagarde-Montlezun. Descendance en 2009.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de Jérusalem qui est d’argent à la croix potencée d’or cantonnée de quatre
croisettes du même ; aux 2 et 3, d’azur au pal d’or cotoyé de six étoiles d’or du même et une bande de gueules
brochant

Sources : DFN, p. 247 ; Jougla, IV, p. 102 ; Saint-Allais, Nobiliaire général de France, p. 353-354

DE LA GARDE DE SAIGNES
Cette famille d‟extraction chevaleresque tirerait son nom de la terre de Saignes située près de Tulle
(Cor.) selon Nadaud. Mais elle est peut-être originaire du Quercy, plus précisément de Saignes (Lot). Quoiqu‟il
en soit on la trouve installée à Argentat (Cor.) en 1364. Elle a eu des branches en Auvergne, Périgord et
Languedoc. Elle fut maintenue noble en 1666, 1688 et 1700 sur preuves de 1397. Ses alliances limousines sont
nombreuses : Bourdeilles, Fontanges, Lestrade, Saint-Chamant, Turenne, Usson, notamment. Elle avait une
descendance en 2008.

Armes (parlantes) : d’azur à une épée d’argent mise en bande

Sources : DVN, p. 146 ; Jougla IV, p. 103 ; Nadaud, II, p. 267-268 ; Rietstap, I, p. 742 ; Valette, p. 121

DE LA GARDELLE
Il a existé à Toulouse et dans le Quercy sous l‟Ancien Régime deux familles nobles de ce nom mais
portant des armoiries différentes de celles réalisées en 1603 par l‟auteur de l‟Armorial de Limoges pour un de La
Gardelle vivant à Limoges.

380
Armes : de… à deux lions rampants l’un devant l’autre de… armés et lampassés de…

Sources : Jougla, IV, p. 103 ; Arm. Lim., n° 556

DE LA GARRIGUE
Connue depuis le XIIIe siècle les de La Garrigue étaient, semble-t-il, otiginaires de la Combraille. En
1249 les enfants de Guillaume de La Garrigue étaient vassaux du duc de Bourbon. En 1300 N… de La Garrigue,
vivant dans la paroisse de Tardes (Cr.), épousait N… La Roche-Aymon. En 1300 Guillaume de La Garrigue
faisait hommage d‟une dîme de la paroisse de Mainsat (Cr.) à l‟évêque de Limoges.

Armes : écartelé : au 1, de sinople au croissant d’argent ; au 2, d’argent à trois étoiles de pourpre ; au 3, de


gueules à deux tours d’or posées sur une montagne de sinople ; au 4, de sinople à deux pins arrachés d’or ; et
une croix d’or brochant sur l’écartelé

Sources : Jougla, IV, p. 110 ; Nadaud, II, p. 201 et 275

DE LA GASTINE
Cette famille avait pour nom patronymique Saint-Aignan. De 1444 à 1599 ils furent seigneurs de La
Gastine et de Confolent (cne de Saint-Pardoux-le-Vieux, Cor.). Vers la fin du XVIe siècle ils étaient seigneurs de
Lizières (Cr.). En 1666 ils furent maintenus nobles sur preuves de 1554. La famille semble s‟être éteinte au
XVIIIe siècle.

Armes : parti : au 1, d’azur au lion rampant d’or lampassé de gueules à une fasce brochant du même ; au 2,
coupé : en a d’azur à une tête de cerf d’or armée de cors sans nombre, en b d’argent à une fleur de lis de
gueules

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 272 ; Descoutures : p. 40 et 461 ; Nadaud, II, p. 204 et 276

LAGAYE ou DE LAGAYE DE LANTEUIL


Pierre de Gaye, époux de Françoise de Turenne à la fin du XV e siècle, était probablement seigneur de
Gaye (cne de Lostanges, Cor.). Leur fils Pierre fut seigneur de Malpeyre (cne de Lostanges, Cor.) et de Loubejac
(commune de Sionnac, Cor.). De lui proviennent deux branches de cette famille. Celle de Lanteuil s‟est
continuée jusqu‟à nos jours sous le nom de Lagaye de Lanteuil. Elle fut confirmée noble par d‟Hozier en 1740
sur preuves de 1598. En 1825 Jean-Silvère de Gaye (ou Lagaye), fils de Jean-Léonard de Gaye, seigneur de
Martignac (commune de Sainte-Féréole, Cor.), né en 1778 fut créé comte de Martignac. De tendance libérale il
fut ministre de l‟intérieur de Charles X en 1828 et 1829.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à trois lions d’or couronnés posés deux et un ; aux 2 et 3, de… à une bande
d’azur chargée de trois lis de jardin de sinople

Sources : Champeval, II, p. 218-221 ; DVN, p. 157 ; Jougla, IV, p. 128 ; Révérend Restauration IV, p. 140 ; Valette, p. 112

DE LAGE
Cette famille de seigneurs d‟Allards (cne de Pazay-Naudouin, Charente) fut maintenue noble en 1666
sur preuves de 1544. André de Lage était seigneur de Puyrageat (cne de Saint-Sulpice-le-Dunois, Cr.) quand il
épousa cers 1580 Anne de Sainte-Feyre dont une fille mariée en 1604. Vers 1594 Gui de Lage (ou de Laage) prit

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pour épouse Gabrielle, fille de François de Faulcon, écuyer, seigneur de Saint-Pardoux (HV.). La famille
semblait éteinte au XVIIIe siècle.

Armes : d’argent à une aigle (ou épervier) de sable s’essorant, couronnée d’or, aux serres d’argent, tenant dans
sa patte dextre un poisson d’azur

nota : l‟aigle est peut-être une allusion parlante au fief primitif des Allards

Sources : Jougla, IV, p. 390 ; Nadaud, III, p. 21-22

DE L’AGE
Cette famille, originaire du Berry, avait une branche dans le Haut-Limousin. En 1336 Meilhot de
L‟Age, écuyer, possédait probablement le fief de l‟Age-Meilhot situé près du Dorat (HV.). En 1368 Guillaume
de Agia était damoiseau au bourg de Lavignac (HV.). En 1540 René de L‟Age, chevalier, avait des terres à Puy-
Laurent (cne de Saint-Georges-des-Landes, HV.). Sous le règne de Louis XIII Antoine de L‟Age, seigneur de
Puy-Laurens et de La Ville-au-Brun (cne d‟Arnac-la-Poste, HV.), prit le parti de Gaston d‟Orléans et leva pour
le compte de celui-ci des troupes dans le Limousin et le Poitou ce qui lui valu d‟être condamné à mort par
contumace pour rébellion en 1633. En 1636 il fut incarcéré au château de Vincennes où il mourut. De son
mariage avec Marguerite de Vieux-Pont il n‟avait pas eu d‟enfants.

Armes : d’or à la croix de gueules

Représentation : dalle funéraire dans l‟église de Saint-Georges-des-Landes, (HV.)

Sources : Bosredon Sigil., HV., p. 245-246 ; Lecler, HV, p. 630-631 ; Nadaud, I, p. 2-3 et p. 658-659

DE LA GENESTE
En 1644 N… de La Geneste épousait Antoine de Beaubreuil vivant à Limoges.

Armes : de… au paon rouant de…

Source : Poncet, p. 97

DE LAGE PANNET
En 1701 il fut attribué d‟office à N… de Lage Pannet, écuyer, des armoiries de type mécanique. Lage Pannet
semble avoir été situé en Basse-Marche.

Armes : d’or à deux bandes d’azur

Source : Agfl, p. 151

DE LAGET
En 1699 Léonard de Laget, docteur en théologie, était archiprêtre d‟Anzême (Cr ;) et curé de Saint-
Sulpice-le-Guéretois (Cr.). Il fit enregistrer ses armoiries la même année.

Armes : d’azur à deux fleurs de lis d’or posées à dextre l’une sur l’autre et un dauphin aussi d’or couronné du
même à senestre

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Source : Hugon, p. 26

LA GORSE ou LA GORSSE, olim DE LIMOGES


Cette famille bourgeoise de Tulle a porté le patronyme de Limoges jusqu‟au milieu du XVI e siècle.
Geoffroy de Limoges était chevalier de l‟ordre de Saint-Michel en 1557. Son fils Jacques est appelé de La Gorse
en 1581 quand il épouse Catherine de Rollat. Les La Gorse furent maintenus nobles en 1598 et en 1666 sur
preuves remontant à 1557. En 1789 un La Gorsse, peut-être Jean-Baptiste La Gorsse de Limoges, se fit
représenter à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Son fils Pierre La Gorsse, né en 1766
rejoignit l‟armée des émigrés en 1797. Sa descendance s‟éteignit au XIX e siècle.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’or à un lion de gueules couronné du même ; au 2, d’azur à un roc d’échiquier
(ou une tour) d’argent ; au 3, d’argent à une étoile d’or

Sources : Agfl, p. 69 ; Jougla, IV, p. 179 (avec erreur sur les armes) ; Nadaud, II, p. 330-331 ; Verdier, p. 178

LAGRANGE
Cette famille du Haut-Limousin vivait à Pierrebuffière (HV.) en 1648 et en 1698.

Armes : en 1648 : écartelé : au 1, d’azur à une grange d’argent ; aux 2 et 3, d’argent au buisson de sinople ; au
4, d’or à l’arbre de sinople

nota : ces armoiries combinent les armes des Lagrange (la grange) et celle d‟une famille de Boysse (le buisson et l‟arbre)

en 1698 : d’azur à la grange d’argent maçonnée de sable surmontée de trois chérubins de carnation ailés
d’argent
ou : d’azur à la grange d’argent

Sources : Agfl, p. 94 ; Grandmaison, Dict. hérald. ; Nadaud, II, p. 373 ; III, p. 413 ; P oncet, p. 98

DE LA GRANGE
Jean de La Grange, baron de Tarnac (Cor.) était secrétaire du roi à sa mort en 1685 et avait
probablement été anobli par cette charge. Son petit-fils Pierre, seigneur de Tarnac et de Courtioux-Romanet (cne
de Neuvic, Cor.) se mariait après 1690. Son frère (?) Joseph de La Grange, écuyer et baron de Tarnac fit
enregistrer ses armoiries à Limoges en 1697. Il fut maintenu noble comme fils d‟un conseiller-secrétaire du roi
mort en charge en 1699. En 1789, un de La Grange, baron de Tarnac fut convoqué à l‟assemblée de la noblesse
de la sénéchaussée de Tulle. La famille s‟éteint en 1839 à la mort d‟Anne de La Grange.

Armes : familiales (1699) : de sable à trois merlettes d’argent posées une et deux ; au franc-canton d’hermine
attribuées d‟office en 1701 à N… de La Grange, chanoine du chapitre d‟Eymoutiers (HV) : de gueules à
deux pals d’or

Sources : Agfl, p. 121 et 149 ; Internet ; Nadaud, II, p. 227 et III, p. 413 ; Verdier, p. 179

DE LA GRANGE
Nadaud cite un Géraud de La Grange, Auvergnat ou Limousin, qui vivait vers 1450.

383
Armes : d’argent au chef émanché de quatre pointes de gueules

Source : Nadaud, II, p. 372

DE LA GUERCHE
Un La Guerche, d‟une famille bourguignonnne, est dit « gentilhomme de La Marche » par Bussy-
Rabutin dans ses Mémoires vers 1650.

Armes : d’azur à une fasce d’argent accompagné de trois cygnes du même

Sources : Jougla, IV, p. 241 ; Nadaud, II, p. 232

LAGUYAIRE
Au XVIIe siècle Guilhaume Laguyaire, vivant à Limoges ou dans les environs de cette ville, portait des
armoiries probablement parlantes.

Armes : d’azur à deux triangles entrelacés l’un en l’autre en forme d’étoile d’or accompagnés en pointe des
lettres initiales G et L

Source : Poncet, p. 98

DE L’AIGLE ou DE LAIGLE
La famille de L‟Aigle était originaire de la Saintonge où, au XVIe siècle, elle possédait les seigneuries
de La Laurencie (cne de Saint-Cyr-du-Doret, Charente-Maritime) et de La Montaigne (cne de Saint-Ciers-
Champagne, Charente-Maritime). Elle semble avoir accédé à la noblesse au début du XVIe siècle. Elle eut des
alliances dans le Limousin comme celle de Jean de L‟Aigle et d‟Anne Vidaud. En 1667 Joseph de L‟Aigle
fournit les preuves de sa noblesse à l‟intendant du Limousin. Sa descendance est éteinte à la fin du siècle.

Armes : de gueules à une aigle éployée d’argent

Sources: Descoutures, p. 321-322; Fougeyrollas, t. 2, p. 403 ; Jougla, I, p. 127 ; Nadaud, I, p. 24

LAIRE, olim LAIRE DE CORNILLON


Les Laire étaient originaires du Dauphiné. On les trouve ensuite en Auvergne. Apparue
vraisemblablement dans le Bas-Limousin avant le XVIe siècle leur famille disparaît à une date que nous n‟avons
pu déterminer. Elle avait été possessionnée à Eygurande (Cor.) et était vraisemblablement noble.

Armes : d’argent au lion de gueules

Sources : Jougla, IV, p. 392 ; Merceron, p. 24

DE LAJAUMONT ou LA JOUMOND
La famille de Lajaumont est originaire de Linards (HV.) où elle possédait le fief et le château (détruit
avant 1789) de L‟Age-au-Mont. En 1335 Marguerite, fille de Gaucelin de Lajaumont, épousait Durand de

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Boisse, chevalier. En 1465 par testament Jacques de Lajaumont demandait à être enterré dans l‟église de Linards
(HV.) où il avait fondé une chapelle. Pierre de Lajaumont épousa en 1520 Marguerite du Bousquet de Saint-
Pardoux (Cor.) et prit le nom de du Bousquet en conservant les armes Lajaumont. En 1668 François de
Lajaumont fut maintenu noble. Sa postérité semble s‟être éteinte vers 1725.

Armes : d’azur à la bande d’or accompagnée de six étoiles du même, trois en chef et trois en pointe mises en
bande

Représentation : sur la porte et la clé de voûte de la chapelle des Lajaumont dans l‟église de Linards (HV.)

Sources : Lecler, HV, p. 456-458 ; Nadaud, II, p. 571-573

LA JONIÈRE
De cette famille de la Basse-Marche on connaît François, châtelain royal du Dorat (HV.), et Antoine,
commissaire de cette ville, qui firent enregistrer leurs armes en 1697.

Armes : d’azur à une aigle à deux têtes d’argent, le vol abaissé

Sources : Agfl, p. 63 et 65 ; Jougla, IV, p. 351

LA JOUMARD
En 1642 N… La Joumard, vivant probablement à Limoges, portait des armoiries parlantes.

Armes : d’azur à une rivière d’argent bordée de joncs de sinople, à trois étoiles d’or en chef

Source : Poncet, p. 98

LAJOUMARD DE BELLABRE
Antoine Lajoumard de Bellabre était seigneur de Bellabre (cne de Bujaleuf, HV.). Bien que non noble il
participa à l‟assemblée de la noblesse de l‟élection de Limoges en 1789 en qualité de possesseur de fiefs « sans
tirer à conséquence ». Son fils Laurent, né en 1784, fut maire de Bujaleuf sous la Restauration. Cette famille a
une nombreuse descendance en 2009.

Armes : d’argent à la fasce de gueules accompagnée en chef de trois merlettes de sable et en pointe d’une feuille
de hêtre du même

Représentation : sur le vitrail de la Vierge dans l‟église de Bujaleuf (XIXe siècle)

contemporaines (internet) : d’argent à la fasce de gueules accompagnée en chef de trois merlettes de sable
et en pointe d’un trèfle du même

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 20 ; DFN, p. 249 ; Internet ; Lecler, HV., p. 127 ; Verdier, p. 173

DE LA JUGIE
Cette famille tient vraisemblablement son nom du petit fief de La Jugie (cne d‟Eyren, Cor.). Jacques de
La Jugie épousa en 1313 Guillemette du Rosiers d‟Egletons qui était de la famille du futur pape d‟Avignon,
Clément VI (1342-1352), et fut anobli en 1338. Peut-être ne fait-il qu‟un avec Jacques de La Jugiez qui participa

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aux batailles de Crécy (1346) et de Poitiers (1356) et qui mourut en 1358. Son fils cadet Guillaume sera évêque
de Béziers en 1341, puis cardinal en 1342. Il bâtira le palais des papes et les fortifications d‟Avignon. Un autre
fils Nicolas achètera le fief de Rieux-Minervois (Aude) et mourra vers 1400. Avec lui s‟éteint la première
maison de La Jugiez de Rieux dont les armes combinaient celles des La Jugiez et celles des Rosiers d‟Egletons.
Le neveu Nicolas de La Jugiez de Rieux, Guy de Puydeval, fonda vers 1350 la seconde maison de La
Jugie. Sa lignée s‟éteignit au XVe siècle Son arrière petit-fils, n‟ayant pas de descendance légua ses biens à sa
sœur Antoinette de La Jugie-Puydeval, épouse de Pierre Dupuy, seigneur de Mourèze (Hérault). De ce mariage
est issu Tristan Dupuy de La Jugie, seigneur de Mourèze, La Jugie, Espagnac et Puydeval. Cette lignée pris fin
au début du XVII e siècle à la mort d‟Anne Dupuy de La Jugie, comte de Rieux.

Armes : familiales (XIVe siècle) des La Jugie : d’azur à la fasce d’or


des La Jugie de Rieux (concession du pape Clément VI) : parti : au 1, d’azur à la bande d’argent
chargée de six roses de gueules (du Rosier d‟Egletons); au 2, d’azur à une fasce d’or (La Jugie)
des Dupuy de La Jugie, seigneurs de Mourèze : d’or à un lis fleuri de trois pièces de gueules

Devise des Dupuy de La Jugie : « Post funera vivet »

Sources : Champeval, I, p. 234-240 ; Jougla, IV, p. 362 ; Nadaud, II, p. 362

DE LA LANDE
Cette famille limousine, connue depuis Peyrot de La Lande De Saint-Sornin en 1400, était noble
en1484. Elle a eu deux branches : celle de L‟Age-Cartaud (cne de Saint-Sornin-la-Marche, HV.) et des Brousses
(cne d‟Oradour-Saint-Genest, HV.) et celle de Saint-Etienne et de Lavaud (cne de Bussière-Poitevine, HV.). Ces
branches portaient les mêmes armes. Elles furent maintenues nobles en 1667. En 1789 Jean-Baptiste de La
Lande, comte de Lavaud de Saint-Etienne, participa à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges.
La branche de l‟Age-Cartaud semble s‟éteindre au XVIIe siècle et celle de Saint-Etienne à la fin du XIXe siècle.

Armes : écartelé d’argent et d’azur ou d’azur et d’or

Représentation : sur le vitrail de saint-Joseph (avec celle des Parrott) dans l‟église de Linards (HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 15 et 22 ; Descoutures, p. 49-50 ; Jougla, IV, p. 406 ; Nadaud, III, p. 26-27, 413 ;
Verdier, p. 172

LALLOT DE LA VIALLE
Les armoiries de N… Lallot de La Vialle, bourgeois de Sexcles (Cor.), lui furent attribuées d‟office en
1701.

Armes : palé d’or et d’azur de six pièces

Source : Agfl, p. 119

DE LA LAURENCIE
Les La Laurencie, nobles d‟extraction chevaleresque depuis 1367, sont originaires, semble-t-il, du
Poitou et de l‟Angoumois. A cette date ils étaient probablement déjà seigneurs de Charras (Charente). On notera
qu‟il existe dans la commune de Saint-Auvent (HV.) un village de La Laurencie. En 1662 mourut N… de La
Laurence, seigneur de Millage (cne de Maraval, HV.). En 1666 Gabriel de La Laurence, seigneur de Charrias, fut

386
maintenu noble. En 1786 un membre de cette famille, considéré comme gentilhomme limousin, eut les honneurs
de la Cour. Les Laurencie ont une nombreuse descendance en 2009.

Armes : d’azur à une aigle bicéphale éployée d’argent au vol abaissée, becquée et membrée d’or

Devise : « Va où tu peux, meurs où tu dois »

Sources : Descoutures, p. 177 ; DVN, p. 148 ; Jougla, IV, p. 427 ; Lecler, HV, p. 608 ; Nadaud, III, p. 27-28 ; Valette, p. 112 ; Verdier, p. 56
et 80

DE LA LINDE
Cette famille est probablement originaire de Lalinde (Dordogne). En 1262 Jean de La Linde, chevalier,
était sénéchal pour le roi d‟Angleterre du Limousin, du Périgord et du Quercy et portait un sceau armorié.

Armes : de... à une croix engrêlée de…

Source : Bosredon, Sigil. HV, p. 214

DE LA LOÜE
Les Loüe étaient seigneurs du Masgillier et de La Villatte (cne de Le Grand-Bourg, Cr.) au XVIe siècle.
En 1701 trois membres de la famille La Loüe qui n‟avaient pas fait enregistrer leurs armes en reçurent d‟office.
En 1729 Joseph de La Loüe était seigneur de Puyléger et de Gest (cne de Saint-Sulpice-le-Dunois, Cr.). En 1789
Jacques de La Loüe participait à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Vers 1760 une
branche des La Loüe possédait les seigneuries de Souffransour (cne de Marsac, Cr.) et du Mont près de Paulhac
(cne de Saint-Etienne-de-Fursac, Cr.). La famille s‟éteint au XIXe siècle dans celle des Brémond d‟Ars.

Armes : familiales : d’argent à trois têtes de Maures de sable, deux et un

Représentation : au vitrail (XIXe siècle) de saint Pierre de l‟église du Grand-Bourg (Cr.)

attribuées d‟office en 1701 à Marie de La Loüe, veuve de N… de Chérignac : d’argent à une fasce bandée
de sinople et d’or de six pièces
attribuées d‟office en 1701 à N… La Loüe de La Villatte : d’azur à deux bandes d’argent
attribuées d‟office en 1701 à N… de La Loüe, seigneur du Masgelier : d’argent à deux chevrons d’azur

Sources : Agfl, p. 132 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 36 ; Descoutures, p. 53 ; Jougla, IV, p. 480 ; Hugon, p. 50 et 70 ;
Lecler, Cr., p. 707 ; Nadaud, III, p. 30-31 ; Tardieu, gdghm, p. 97

LA MAJORIE DE SOURSAC
La Majorie était un fief avec château situé dans la commune d‟Altillac (Cor.) non loin de Beaulieu-sur-
Dordogne. Selon Nadaud cette famille aurait été anoblie par Jean II Le Bon vers 1350. Mais en 1666 ne put faire
preuve de sa noblesse qu‟à partir de 1502. En 1789 Les La Majorie étaient seigneurs de Soursac (Cr.) et de
Courbes près de Mauriac (Cantal). En juillet de la même année un La Majorie signa un pouvoir aux députés de la
noblesse du Bas-Limousin. Après la Révolution la famille s‟est transplantée dans le Vivarais. En 2002 on
comptait cinq descendants mâles de ce nom.

Armes en 1666 : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la bande d’or (La Majorie) ; aux 2 et 3, coticé d’or et de gueules
de douze pièces (Turenne)

387
en 2002 : parti : au 1, d’azur à la bande d’or ; au 2, d’azur à trois bandes d’or

Sources : Jougla, IV, p. p. 509 ; Nadaud, III, p. 141-142 ; Valette, p. 113 ; Verdier, p. 179

LAMANEC
Qui était cette Antoinette Lamanec, « avocate à Tulle » qui reçut, semble-t-il d‟office, des armoiries en
1701 ? Nous n‟avons pu le savoir.

Armes : d’or à une aigle de gueules

Source : Agfl, p. 214

LA MARCHE DE LA BOISSIÈRE
Selon Merceron cette famille aurait tenu une seigneurie dans la paroisse de Lascaux (Cor.) sous
l‟Ancien Régime.

Armes : d’azur à un dextrochère muni de son fanon et tenant une fleur de lis, le tout d’argent

Source : Merceron, p. 32

DE LA MARCHE DE PUYGUILLON
Les de La Marche, connus depuis le XIe siècle, étaient nobles d‟extraction chevaleresque, avaient des
possessions dans la Haute-Marche et le Berry. Au XIVe siècle ils étaient seigneurs de Puyguillon (cne de
Fresselines, Cr.) où ils avaient un château qui existe encore de nos jours. En 1468 ils étaient seigneurs de
Bosgenêt (cne de Pionnat, Cr.). Ils furent maintenus nobles en 1668. La famille compta plusieurs branches. En
1789 celle de Parnac comparut à l‟assemblée de la noblesse de Bourges et celle de Puyguillon à l‟assemblée de
Guéret. La famille s‟éteignit dans sa branche de Parnac au XIXe siècle et dans celle de Puyguillon au début du
XXe siècle.

Armes : familiales : d’argent à la bordure de gueules ou d’argent au chef de gueules


attribuées d‟office en 1701 à Marguerite de La Marche : d’or à une bande de gueules chargée d’un lion
d’argent

nota : ces armoiries de 1701, peut-être par dérision, présentent des analogies avec celles authentiques des comtes de la Marche

Sources : Jougla, IV, p. 523 ; Hugon, p. 47 ; Lecler, Cr., p. 287 et 494 ; Nadaud, III, p. 152, IV, p. 313 ; Valette, p. 314, Tardieu, gdghm, p.
103

LAMARD
En 1697 N… Lamard était seigneur de Bariasson (peut-être Barriassoux dans l‟actuelle commune de Le
Grand-Bourg (Cr.) quand il fit enregistrer ses armoiries.

Armes : de gueules à un lion léopardé d’argent ; au chef cousu d’azur chargé de trois coeurs d’argent

nota : les cœurs évoquent l‟amour que suggère le patronyme

Source : Agfl, p. 91

388
LAMAZOU
Né en 1828 à Accous (Pyrénées-Atlantiques) Pierre-Henri Lamazou accéda au siège épiscopal de
Limoges en 1881 puis passa à celui d‟Amiens en 1883. Il mourut peu de temps après à Nevers.

Armes : tiercé en fasce : au 1, d’azur à la croix latine rayonnante d’argent ; au 2, d’or à deux vaches de gueules
accolées et clarinées d’azur ; au 3, d’azur à deux clés de saint Pierre d’argent passées en sautoir

nota : tous les meubles de cet écu sont allusifs : la croix rayonnante évoquant la foi, les vaches (empruntées aux armes du Béarn) le pays
natal et les clés le lien avec le Pape, successeur de saint Pierre, ainsi que le nom de baptême de l‟intéressé

Représentation : sur un vitrail de la chapelle Saint-Georges de la cathédrale de Limoges

Devise : « Fides, Spes, Caritas »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 11 ; Lartigue, p. 220

LAMBERT
Selon Jougla et Froidefond les Lambert étaient originaires de l‟Angoumois où ils étaient seigneurs de
Rouzières. Ils se seraient établis dans le Périgord vers le milieu du XV e siècle. Ils eurent de nombreuses alliances
limousines : du Lau, La Selve, Abzac, Durfort, Gentils, etc. En 1635 et 1667 Marc Lambert de Lamourat,
écuyer, seigneur des Rouzières (Périgord) fut maintenu noble. Son descendant Henri-Joseph, titré marquis de
Lambert, fut convoqué à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Saint-Yrieix (HV.) en 1789. Le fils de
ce dernier, Marie-Charles né en 1773, émigra et fut lieutenant-général des armées russes. Il eut un fils
Alexandre-Charles, né en 1815, qui ne semble pas avoir eu de postérité.

Armes : coupé émanché de gueules sur argent de trois pièces et de deux demies

ou selon Froidefond : d’azur à trois lambels d’argent ou encore d’azur à trois besants d’or

Sources : Froidefond, p. 280-281 ; Jougla, IV, p. 397 ; Verdier, p. 175

DE LAMBERTERIE
Cette famille, originaire du Limousin, serait venue au XIIe siècle dans le Périgord où il existe près de
Brantôme (Dordogne) un château de Lamberterie. En 1666 les Lamberterie furent maintenus nobles avec
preuves remontant à 1545. Leurs liens avec le Limousin ont été principalement matrimoniaux. Ainsi en 1573
Nicolas de Lamberterie avait épousé Marie de Marval d‟une famille de seigneurs du dit lieu (HV.). En 1774
Anne de Lamberterie avait épousé Jean du Verdier demeurant à Brive. Au début du XIX e siècle Arnaud de
Lamberterie, qui avait émigré en 1792, épousait Marie-Anne de Crozat originaire de Turenne (Cor.). De 1848 à
1882 Pierre-Louis de Lamberterie fut avocat à Brive. En 2009 les Lamberterie et les Lamberterie du Cros (cne de
Saint-Antoine d‟Auberoche, Dordogne) avaient une nombreuse descendance.

Armes : d’azur au lion d’argent armé et lampassé de gueules

Représentation : dans un écu accolé à un autre de la famille de Bar del Peyrou sur un vitrail de l‟autel de ND de Pitié dans l‟église d‟Argentat
(Cor.)

Cimier : un demi-Hercule portant une torche

Supports : deux sauvages tenant chacun une massue

Devise : « Vis atque virtus »

389
Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 29 ; Champeval, II, p. 262-265 ; Descoutures, p. 125-126 ; DVN, p. 158 ; Esquieu,
p. 165 ; Nadaud, III, p. 33 et 415 ; Valette, p. 113

DE LAMBERTYE
Les Lambertye sont originaires du Périgord et nobles d‟ancienne extraction depuis 1405. On les trouve
à la fin du XIVe siècle dans le Limousin où ils possédaient alors le château de Dournazac. Dans cette province ils
ont tenu plusieurs autres seigneuries telles que Montbrun (cne de Dournazac, HV.), Miallet, Le Chalard, Le
Bouchet (cne de La Chapelle-Montbrandeix, HV.). En 1605 Isabeau de Rochechouart en épousant Gabriel de
Lambertye lui apporta la seigneurie de Pensol (HV.) qui resta dans la famille jusqu‟en 1724. Montbrun fut érigé
en comté en 1644. Les Lambertye furent aussi seigneurs de Marval (HV.) de 1605 à 1794. La famille fit preuve
de sa noblesse en 1598 et en 1666. Vers le début du XVIII e siècle Nicolas-François de Lambertye, lieutenant-
général des Armées du roi, qui avait épousé en 1705 Elisabeth de Ligniville d‟une très ancienne famille lorraine,
acquit la baronnie et le château de Cons-la-Grandville (Meurthe-et-Moselle) lequel est toujours dans la famille.
Antoine de Lambertye, écuyer de Napoléon Ier, lieutenant-colonel de cavalerie, fut fait baron de l‟Empire en
1811. La famille, qui a eu plusieurs branches (La Faye, Gerbéviller, Tornielle, …), compte en 2009 une assez
nombreuse descendance.

Armes : Lambertye : d’azur à deux chevrons d’or


Lambertye-La Faye (1516) : parti : au 1, d’azur à deux chevrons d’or ; au 2, de gueules à la croix d’argent
au lambel à cinq pendants en chef (La Faye)
Lambertye-Tornielle (vers 1700) : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à deux chevrons d’or ; aux 2 et 3, d’or à
trois roses de gueules (Tornielle)
Lambertye-Gerbéviller (règlement de 1811) : écartelé : au 1, d’or à la bande de gueules chargée de trois
alérions d’argent ; au 2, des officiers de la Maison de L’Empereur, c’est-à-dire de gueules au portique à deux
colonnes surmonté d’un fronton d’argent accompagné des lettres D et A du même ; au 3, de gueules à la croix
d’argent ; au 4, d’or à deux membres ailés d’aigle tenant chacun un braquemard (épée courte) le tout de sable ;
sur le tout d’azur à deux chevrons d’or

Représentations : sur une litre funéraire découverte en 1878 dans l‟église de Pensol (HV.) ; sur un mur dans l‟église de Marval (HV.) ; église
de N.D. du Pont (Saint-Junien, HV.) ; église de Cons-la-Grandville (Meurthe-et-Moselle)

Devise : « Fais le bien, advienne que pourra »

Sources : DVN, p. 158 ; Jougla, IV, p. 399 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 339 ; Lecler, HV., p. 479, 542-543 ; Nadaud, III, p.
32, 415-432 ; Valette, p. 113

LA MONDIE
Selon Jougla cette famille serait limousine. En 1701 l‟un de ses membres, demeurant à Availles-
Limousine (Vienne) dans la généralité de Limoges, reçut d‟office des armories.

Armes : familiales : d’argent au chef de gueules chargé d’un lambel d’argent à cinq pendants
attribuées d‟office en 1701 : d’hermine à une fasce componnée d’or et de sable

Sources : Agfl, p. 208 ; Jougla, V, p. 78

390
DE LAMONERIE
Vers 1260 le damoiseau Guillaume de Lamonerie vivait à Salon (Cor.). Son fils, également prénommé
Guillaume, reconnaissait un peu plus tard un reliquat de rente à Etienne de Lubersac. Mais nous ne savons pas si
Jean de Lamonerie, écuyer, qui fit enregistrer en 1697 les armoiries ci-dessous, était de la même famille.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’une croix du même accostée deux palmiers confrontés d’argent et
accompagné en pointe d’une tour du même maçonnée de sable

Sources : Agfl, p. 59 ; Nadaud, III, p. 433

LAMORE DE LA VALETTE

En 1770 Julien de Lamore de La Valette, frère de Jean-François Lamore, seigneur de Mirande et de


Marcillac (cne de Marcillac-la-Croisille, Cor.) utilisait un sceau armorié.

Armes : de gueules au chevron d’argent accompagné en pointe d’un cœur traversé de deux flèches en sautoir
de… ; au chef d’azur chargé d’un croissant de… accosté de deux étoiles de…

nota : le cœur traversé de deux flèches est ambivalent signifiant à la fois en lien avec le patronyme la mort et l‟amour

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim. , I, p. 223

DE LA MOTHE ou DE LA MOTTE
Cette famille avait ses racines dans la Haute-Marche où elle possédait notamment le fief du Mas-
Laurent (cne de Croze, Cr.) en 1506. Vers cette date on la trouve aussi implantée dans le Bas-Limousin à Saint-
Pardoux-le-Vieux, à La Tourette et à Flomont (cne de Meyssac, Cor.). Elle applique alors une stratégie
matrimoniale qui consiste à épouser des femmes de condition noble : François de La Motte précité épouse
Jeanne de Rochefort et leur fils se mariera avec Françoise de Lestrange. En 1666 les La Motte furent maintenus
nobles sur preuves de 1546. En 1698, Jacques de La Mothe, écuyer, seigneur de La Mothe et de Saint-Pardoux
(Cor.), époux de Jeanne de Douhet, fit enregistrer les armoiries familiales. De 1678 à 1702 Etienne Delamote (ou
de La Mote) fut curé-prieur de Saint-Pardoux-Lavaud, Cr.). Il avait probablement un lien de parenté avec les De
La Mothe ; d‟ailleurs ses armoiries enregistrées en 1701, si elles sont différentes de celles de cette famille, sont
très voisines de celles de l‟autre prêtre membre de cette famille évoqué ci-après. En 1701, N… de La Mothe,
curé de Treignac (Cor.) présenta à l‟enregistrement des armoiries parlantes et allusives personnelles. En 1789
N… de La Mothe de Flomond, seigneur de Flomont (commune de Lagleygeolle, Cor.) servait dans l‟armée
royale. Il ne semble pas avoir eu de descendants, tout comme sa sœur, Antoinette de La Mothe-Flomond, épouse
Meynard, qui testa en 1790.

Armes : familiales : de sable au lion d’argent lampassé, armé et couronné d’or


de Etienne Delamotte ou de La Mothe, curé de Saint-Pardoux-Lavaud : d’argent à une croix haussée de
gueules plantée sur une montagne de sinople ; au chef d’azur chargé de deux étoiles d’or
de N… de La Mothe, curé de Treignac en 1701 : d’or à une montagne de sinople accostée d’une croisette
de gueules

Sources : Agfl, p. 70 et 215 ; Descoutures, p. 273-274 ; Hugon, p. 74 .Jougla, V, p. 121 ; Lecler, Cr, p.413 et 676 ; Nadaud, III, p.
264, IV, p. 455 ; Poncet, p. 99 ; Valette, p. 102 ; Verdier, p. 83, 106

391
LAMY
En 1699 Silvain Lamy, greffier des rôles de la taille de la paroisse de Mortroux (Cr.) faisait enregistrer
un écu parlant par allusions : la foi, le cœur et la rose fonctionnant comme symboles de l‟amitié.

Armes : d’argent à une foi de carnation tenant un cœur de pourpre surmonté d’une rose de gueules

Source : Hugon, p. 31

DE LAMY
Cette famille de Lamy était connue à Limoges au XIIIe siècle. Parmi ses membres les plus célèbres elle
a compté Guillaume Lamy (1308-1360) qui fut sacré évêque de Chartres en 1342 par le pape limousin Clément
VI et devint évêque de Fréjus en 1348. Il portait déjà les armes familiales et fut fait Bienheureux. En 1570 Jean
et Gabriel Lamy reçurent des lettres de noblesse du roi Charles IX et moururent sans descendance. Par contre la
lignée se poursuivit avec leur héritier (non noble) Martial Lamy. Dans la postérité de ce dernier on trouve Jean-
Baptiste Lamy, conseiller du roi, qui acquit en 1740 en Alsace un office anoblissant de secrétaire du roi, maison
et couronne de France. Il mourut à Limoges en 1777. Il était seigneur de La Chapelle et de Luret (cne de Saint-
Jean-Ligoure, HV.), fiefs qui étaient dans la famille depuis le XVI e siècle. Son fils Pierre de Lamy (1738-1807)
participa à l‟assemblée de la noblesse de Limoges en 1789. Il avait encore une descendance au commencement
du XXIe siècle.

Armes : de gueules à la colombe d’argent

Représentation : sur un vitrail de la chapelle Sainte-Anne, au-dessus des reliques du Bienheureux Guillaume Lamy, dans l‟église Saint-
Pierre-du-Queyroix de Limoges (avec une terrasse de sinople)

Devise : « Au besoin on reconnaît Lamy »

Sources : Boulaud, Armories sur vitraux en Limousin, p. 13 ; DVN, p. 159 ; Jougla, IV, p. 402 ; Lecler, p. 643 ; Nadaud, III, p. 433-452 ;
Poncet, p. 99 ; Verdier, p. 128 et 172

LAMY DE BOISCOUTEAUX
Ces Lamy sont probablement Auvergnats mais Nadaud signale, sans plus de précision, leur présence
dans le Limousin. Ils furent seigneurs de Boiscouteaux près de Randan (Puy-de-Dôme). En 1667 Jean Lamy,
seigneur de Boiscouteaux, fut maintenu noble sur preuves remontant à 1535. L‟un de ses descendants fit preuve
de sa noblesse pour entrer aux écoles militaires en 1769. Famille vraisemblablement éteinte au début du XIXe
siècle.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’argent au pin de sinople ; aux 2 et 3, d’azur à la tour d’argent ajourée de sable ;
sur le tout de sinople à l’étoile d’or

nota : le pin qui évoque peut-être le second élément du patronyme

Sources : Jougla, V, p. 402 ; Nadaud, III, p. 455-456

LAMY DE CROIX-VERD
Jean Lamy, seigneur de Croix-Verd (cne de Saint-Cyr-en-Doret, Charente-Maritime) fut trouvé
gentilhomme en 1598. Selon Nadaud cette famille aurait eu une implantation dans le Limousin. Il est possible
qu‟un Lamy qui fut évêque de Sarlat (Dordogne) et dont nous donnons les armoiries ait appartenu à cette famille.

392
Armes : de gueules à un arbre d’or

nota : l‟arbre est peut-être une évocation parlante du –Verd (couleur naturelle de l‟arbre) du patronyme

Source : Nadaud, III, p. 455

LAMY DE LOURY
Cette famille originaire de Touraine était probablement noble d‟extraction ancienne. Au XVI e siècle elle
possédait dans l‟Orléanais la baronnie de Loury quand Bonaventure Lamy épousa Louise de La Marche d‟une
famille de la Haute-Marche. Leur descendant Louis Lamy se maria en 1628 avec Louise de Rochechouart. Vers
le milieu du XVIIe siècle la baronnie de Loury passa dans la famille de Rochechouart ce qui semble signifier
l‟extinction des Lamy de Loury

Armes : d’azur à une harpie d’or le visage au naturel


ou d’azur à une aigle d’or ayant une tête de femme de carnation posée de front

nota : selon le dictionnaire Le Petit Robert la lamie, terme utilisé depuis 1528, est un monstre fabuleux à tête de femme qui dévore les enfants

Supports : deux lions d‟or

Cimier : une harpie éployée

Sources : Jougla, IV, p. 402 ; Nadaud, III, p. 455-456

LANDOUILLETTE DE LANGUIVIÈRE
Cette famille bretonne était issue de René de Landouillette, commissaire général de la Marine, anobli
lettres en 1690. Sa fille Marthe épousa en 1710 Jacques-Joseph Boisse, écuyer, seigneur de Treignac (Cor.),
d‟Eyjaux et de La Bachellerie (HV.). Le couple n‟eut pas, semble-t-il, de descendance.

Armes : de gueules à la fasce d’argent chargée de trois tourteaux de sable

Sources : Bosredon, Sigil. HV, p. 26-27 ; Isarny, Gargai, Lartigue, de Vaulchier, Nouveau nobiliaire de France, E-L, p. 407

LANDRI
On ne sait rien de la famille du « sieur Landri, escuier de Monseigneur l‟évêque de Limoges », qui fit
peindre en 1658 ses armoiries par l‟émailleur, Philippe Poncet.

Armes : d’or à une branche de laurier et deux palmes réunies par le bas, le tout de sinople

Source : Poncet, p. 99

DE LANDRIÈVE ou LANDRIESVE
Jean de Landriève, né à Saint-Amand-Montrond dans le Berry était fabricant de tapis à Aubusson en
1544. Au XVIIe siècle on trouve à Aubusson et à Bellegarde-en-Marche (Cr.) plusieurs tapissiers de ce nom tels
qu‟Antoine Landriève en 1632, Oradoux Landriève en 1634, Jean Landriève en 1669 et 1674, etc. En 1699, Jean
de Landriesve, seigneur des Bordes (cne de Saint-Quentin-la-Chabanne, Cr.) et son frère Gilbert, marchand à
Aubusson et seigneur d‟Espessat (cne de Saint-Pardoux-le-Neuf, Cr.), firent enregistrer leurs armoiries. A une

393
date indéterminée une branche de cette famille s‟installa en Touraine où elle possédait la seigneurie de Pont-de-
Ruan (cne d‟Artannes, Maine-et-Loire) et accéda à la noblesse. En 1789, Pierre de Landriève, garde du corps du
roi, comparut à l‟assemblée de la noblesse de Touraine. En 1791 Marthe de Landriève émigra. La branche
marchoise et la branche tourangelle de cette famille portaient des armoiries presque identiques. Famille
vraisemblablement éteinte au XIXe siècle.

Armes : branche marchoise : d’azur à un croissant d’argent surmonté d’une croix alaisée d’or
branche tourangelle : d’azur à une croix d’argent accompagnée en pointe d’un croissant du même

Supports : deux lions

Sources : Hugon, p. 30 ; Nadaud, III, p. 457 ; Lecler, Cr., p. 680 ; Tardieu, gdghm, p. 83

DE LANET
La famille de Lanet, originaire du Poitou, est noble d‟extraction depuis 1498. A la fin du XVI e siècle
Charles de Lanet était seigneur de Brigueil-le-Chantre (Vienne). Son fils Mathurin, né en 1613, s‟établit à
Chaliat dans le diocèse de Bourges vers le milieu du XVIIe siècle. Cette famille fut maintenue noble en 1669 et
1715. En 1789 François-Claude de Lanet, seigneur de La Garde-Giron, était à l‟assemblée de la noblesse de la
Marche à Guéret. En 1854 un Lanet fut fait comte romain en 1854. Un descendant en 2002.

Armes : de gueules au taureau passant d’argent onglé et accorné d’or

Sources : Jougla, IV, p. 407 ; Nadaud, III, p. 34 et 457 ; Valette, p. 114

DE LANGEAC
Les Langeac, originaires de l‟Auvergne, étaient d‟extraction chevaleresque. Au XVII e siècle ils ont
possédé des fiefs dans la Marche dont Clairavaux (Cr.) et La Courtine (Cr.). Au XVII e siècle Jean de Langeac fut
évêque de Limoges de 1532 à 1541. La famille s‟est éteinte dans celle des Scorailles au XVIIIe siècle.

Armes : d’or à trois pals de vair

Cimier : une tête et col de dauphin d‟azur, oreillé de gueules dans un vol

Cri : « Langhat »

Sources Nadaud, III, p. 457-460 ; Revel, I, n° 90 ; Tardieu, gdghm, p. 84

LANGLADE
Jean de Langlade, seigneur de Crouzat et de Vaux (paroisse de Saint-Julien-près-Bort, Cor.) depuis
1626, était avocat au Parlement en 1649. Il avait épousé noble dame de Fénis dont Pierre, né en 1642. Il était
probablement aussi le père de Jean de Langlade qui reçut d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.
Famille éteinte vers 1885 semble-t-il.

Armes : familiales : d’azur à l’aigle d’argent soutenue de deux triangles vidés et entrelacés du même

nota : les triangles sont probablement parlants

attribuées d‟office en 1701 : d’or à trois bandes ondées d’azur

Sources : Agfl, p. 94 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 366-368 ; Merceron, p. 56 ; N adaud, III, p. 34

394
LA NOUAILLE
En 1700 Antoine de La Nouaille était maire de la ville de Saint-Léonard-de-Noblat (HV.) quand il fit
enregistrer ses armoiries. Son descendant La Nouaille de Puyjoubert (cne de La Geneytouse, HV.) était officier
au bureau des finances de Limoges en 1754. En 1771 Guillaume La Nouaille était seigneur de Sousmagne (cne
de Saint-Léonard, HV.).

Armes : de gueules à la bande d’or accompagnée de deux molettes d’argent une en chef et une en pointe

Sources : Agfl, p. 127 ; Lecler, HV, p. 685-687 ; Verdier, p. 118

LA NOUAVE
En 1655 Philippe La Nouave, vivant probablement à Limoges ou à proximité de cette ville, portait des
armes parlantes.

Armes : d’or au noyer de sinople terrassé du même et fruité d’or

Source : Poncet, p. 99

DE LANRODIE
La famille de Lanrodie, originaire du Bas-Limousin, s‟établit en Auvergne au château des Excouts (cne
de Saint-Bonnet-de-Salers, Cantal) à la suite du mariage de Jean de Lanrodie avec Jeanne de Saint-Julien en
1601. Les Saint-Julien étaient répandus dans la Haute-Marche et dans l‟Auvergne (voir ce nom). En 1666, Jean-
François de Lanrodie, petit-fils du précédent fut maintenu noble. La famille disparaît au XVIII e siècle.

Armes : d’argent à trois étoiles d’azur

Source : Nadaud, III, p. 457

LANSADE
Cette famille Lansade, qui avait probablement une origine commune avec celle des Lansade nobles,
resta roturière. En 1699 François Lansade était seigneur de Royer (cne de Meuzac, HV.). Il était en outre
conseiller du roi et «élu dans la ville de Limoges ». Il portait des armes différentes de celles des Lansade nobles.

Armes : d’azur à une roue d’argent accompagnée de quatre œillets d’or mouvant des angles de l’écu

Sources : Agfl, p. 129 ; Lecler, HV, p. 486

DE LANSADE

Originaires du Périgord et du Languedoc, les de Lansade furent anoblis en 1654. Ils furent maintenus
nobles en 1666 puis en 1704. Mais en 1732 ils durent payer un droit de joyeux avènement de 2000 livres. Vers le
milieu du siècle Jacques de Lansade était baron de Saint-Bonnet (Cor.) et seigneur d‟Allassac et de Chanac
(Cor.). En 1773 sa fille Anne-Marie épousait Jean-François du Saillant. En 1764 l‟un d‟eux dut fournir les
preuves de sa noblesse pour être admis aux écoles militaires. En 1775 Dominique de Lansade était seigneur de

395
Meuzac (HV.). Un membre de cette famille comparut à l‟assemblée de la noblesse de Périgueux en 1789. Cette
famille semblait en voie d‟extinction à la fin du XXe siècle.

Armes parlantes : d’azur à deux lances d’argent passées en sautoir les pointes en haut accompagnées en chef
d’une étoile d’or

Sources : Bosredon, Sigil. HV, p. 60 ; Champeval, II, p. 281 ; Jougla, IV, p. 413 ; Valette, p. 114

DE LAPELIN
Cette famille du Bourbonnais nous est connue depuis Nicolas Lapelin, fils de Jean de Lapelin notaire
ducal à Moulins, qui vivait vers 1455. En 1615 son descendant Henri de Lapelin, procureur-général du duché du
Bourbon, épousait Catherine Feydeau d‟une famille noble marchoise. Les Lapelin furent maintenus nobles en
1667. Jean-Baptiste de Lapelin (1734-1807), chevalier de Saint-Louis, comparaît à l‟assemblée de la noblesse de
Montluçon en 1789. Une descendante de cette famille Marie de Lapelin, qui vivait à Budelière (Cr.) dans la
seconde moitié du XIXe siècle, peignait des tableaux religieux. Le dernier des Lapelin semble avoir été Antoine
(1836-1912).

Armes : d’or au chevron d’azur accompagné de trois roses de gueules

Sources : Jougla IV, p. 414 ; Mingaud, Eglises de Creuse, « Budelière » ; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, II, p. 36

LAPEYRIE DE LANGLADE
Jean-Pierre Lapeyrie, hôtelier à Brive, acquit en 1620 une métairie et des rentes à Sauvagnac et à
L‟Anglade (cne de Sainte-Féréole, Cor.). Pierre de Langlade (ou plus probablement Lapeyrie de Langlade) était
lieutenant criminel en l‟élection de Tulle de 1632 à 1643. En 1687 Jean Langlade était seigneur de Vaux
(commune de …, Cor.). Il reçut reçut d‟office en 1701 un écu de type mécanique. En 1788 Etienne Lapeyrie était
seigneur de Sauvagnac. Son fils Guillaume Lapeyrie-Langlade, sous-inspecteur des Eaux-et-Forêts à Tulle,
vivait à Sainte-Féréole (Cor.).

Armes attribuées d‟office en 1701 : d’or à trois bandes ondées d’azur

Sources : Agfl, p. 184 ; Champeval, II, p. 265

DE LA PISSE DE SAINTE-HÉLÈNE ou LA PISSE ou LA PIZE


Les La Pisse semblent originaires d‟Oradour-sur-Vayres (HV.) où ils possédaient au XVIIe siècle la
seigneurie des Brosses. Ils étaient nobles d‟extraction et furent maintenus dans leur noblesse en 1666 et 1715 sur
preuves de 1543. Deux représentants de cette famille participèrent à l‟assemblée de la noblesse de la
sénéchaussée de Limoges en 1789. Pierre La Pisse, né à Lyon en 1762, lieutenant en 1789, fut élevé au grade de
général de division en 1806. Créé baron de l‟Empire en 1808, il fut tué à la bataille de Talavera (Espagne) en
1809. Il n‟avait pas de postérité. Cette famille a compté plusieurs branches dont celle de Pierre-Nicolas, frère et
héritier du précédent, qui était colonel en 1810. Des descendants existent en 2009.

Armes : familiales : d’azur au chevron d’or accompagné de trois roses du même


du général-baron Pierre La Pisse (1808) : écartelé : au 1, d’azur au tétraèdre d’argent en abyme
accompagné de trois molettes d’éperon du même ; au 2, de gueules à l’épée haute d’argent qui est le signe des
barons militaires; au 3, de gueules au château à deux tours d’argent ajouré et maçonné de sable, la tour à
senestre ruinée ; au 4, d’or à trois têtes de Maures de sable tortillées d’argent, deux et une

396
nota : les têtes de Maures sont allusives des activités militaires en Corse de Pierre La Pisse

Sources : Jougla, V, p. 298 ; Lecler, HV, p. 527 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 342 ; Nadaud, IV, p. 535 ; Révérend, APE, III,
p. 42-43 ; Valette, p. 115

LA PIVARDIÈRE
Cette famille noble berrichonne avait une branche qui s‟établit à Guyjenait (cne de Saint-Quentin, Cr.).
Elle fut maintenue noble en 1669 sur preuves de 1519. Au XVII e elle contracta plusieurs alliances dans la
Marche : Miomandre, Malleret, La Chassaigne. Annet-Marien de La Pivardière participa à l‟assemblée de la
noblesse de La Marche à Guéret en 1789. Sa descendance s‟est éteinte au début du XIXe siècle.

Armes : d’argent à trois merlettes de sable, deux et un

Sources : Hugon, p. 18 ; Jougla, V, p. 299 ; Tardieu, gdghm, p. 124

DE LA PLACE
En 1465 Jean de La Place était qualifié de bourgeois de Saint-Jean-Ligoure (HV.). L‟un de ses
descendants Bertrand de La Place, époux de Françoise de Bosvigier, accéda à la noblesse en 1541. En 1573 son
fils Jean de La Place, écuyer, seigneur de La Brousse (cne de Saint-Jean-Ligoure), épousait Anne de Royère. Les
de La Place ont aussi possédé les fiefs de La Motte de Babaud et La Porcherie (HV.). De 1747 à 1751 Jean-
Joseph de La Place fut curé de Saint-Jean-Ligoure. En 1789 Jean-Joseph de La Place, probablement un neveu du
précédent, fut convoqué à l‟assemblée de la noblesse de Limoges. Ferdinand de La Place parrainait la nouvelle
cloche de l‟église de Saint-Jean-Ligoure en 1827. La famille s‟éteignit en ligne légitime en 1922 mais subsistait
en ligne naturelle au début du XXIe siècle.

Armes : d’argent à trois glands de sinople tigés et feuillés du même posés deux et un ou d’azur à trois glands
d’or tigés et feuillés du même posés deux et un

Supports : deux sauvages

Devise : « Regi et deo semper fidelis morior »

Sources : Descoutures, p. 71-72 ; Généal. lim. et march., t. IV, p. 151-202 ; Lecler, HV, p. 641-643 ; Rietstap, II, p. 447 ; Valette, p. 172

LAPOINTE
Vers 1650 N… Lapointe de Limoges portait des armoiries parlantes.

Armes : d’azur à une pyramide d’or

Source : Poncet, p. 99

DE LA POMÉLIE
En 1303 Hugues de La Roche achetait le mas de La Pomélie (cne de Saint-Paul, HV.). En 1438
François Germain, originaire de Solignac (HV.), épousait Marie de La Roche qui lui apportait en dot La Pomélie.
Leurs descendants en firent leur nom patronymique. En 1666 ils furent maintenus nobles sur preuves de 1539.
Mais certains prirent le nom de La Garde de La Pomélie, du nom d‟un autre de leurs fiefs, La Garde (cne
d‟Eymoutiers (HV.). C‟est peut-être par allusion parlante à ce dernier fief qu‟ils portent des tours dans leurs

397
armoiries. En 1789 Jean-Baptiste assista à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. La famille
de La Pomélie comptait plusieurs descendants en 2010 dont Pierre de La Pomélie, président du Centre régional
de la propriété forestière du Limousin.

Armes : familiales : d’azur à une tour d’or surmontée de deux tours d’argent maçonnées de sable
attribuées d‟office en 1701 à N… de La Pomélie, théologal d‟Eymoutiers : d’azur à deux pals d’or

Sources : Agfl, p. 82 et 149 ; Descoutures, p. 69 ; DVN, p. 150 ; Lecler, p. 715 ; Nadaud, III, p. 358-360 ; Poncet, p. 100 ; Verdier, p. 172 ;
Valette, p. 115

DE LA PORCHERIE
La famille de La Porcherie est probablement originaire du bourg de ce nom dans le département de la
Haute-Vienne non loin de Limoges. Elle était connue depuis Pierre de La Porcherie qui vivait en 1085. Vers
1180 Pierre-Bernard de la Porcherie fit un pélérinage à Jérusalem et épousa Claire de Comborn, fille du vicomte
Archambauld de Comborn. En 1216 Pierre de La Porcherie utilisait un sceau parlant armorié. Cette année-là le
château de la Porcherie fut détruit on ne sait pour quelle cause. En 1226 le même Pierre de La Porcherie portait
un sceau un peu différent. Seguin de La Porcherie vivait en 1241 et en 1247 mais avait des armoiries au lion.
C‟est peut-être après sa mort que la terre de La Porcherie passa dans une autre famille.

Armes de : Pierre de La Porcherie en 1216 : de… à un porc passant de …


Pierre de La Porcherie en 1226 : de… à un porc passant de… ; au chef fascé de … et de…
Seguin de La Porcherie en 1247 : de… à deux lions léopardés de… ; à un lambel à trois pendants de…

Sources : Bosredon, Sigil., HV, p. 61-60 ; Lecler, HV, p. 562

DE LA PORTE DE PUYFERRAT
Renaud de La Porte accéda au siège épiscopal de Limoges en 1294. De là il passa à l‟archevêché de
Bourges en 1316. En 1320 il fut fait cardinal. A sa mort en 1325 il fut inhumé dans la cathédrale de Limoges. Il
venait, semble-t-il, de la famille noble périgourdine de La Porte de Puyferrat connue depuis le début du XIII e
siècle et qui existait encore au XIXe siècle.

Armes (parlantes) : de gueules à la porte de ville accolée de deux tours d’or

Sources : Douet d‟Arcq, Inv. Des sceaux…, n° 6309 et 6656 ; Lartigue, évêques, n° 3043

DE LA PORTE ou BONNET
A l‟origine (XVe siècle ?) cette famille portait le nom patronymique de Bonnet. Elle pourrat être issue
des Bonnet de La Breuille au XVIIe siècle mais elle portait des armoiries différentes. Elle s‟être éteinte avant
1789.

Armes : de gueules au chevron d’or accompagné de deux étoiles d’argent

Source : Généal. lim. et march., t. VII, p. 1 à 23

398
DE LA PORTE ou DELAPORTE
Les de La Porte étaient une ancienne bourgeoise de Felletin. Au XVII e siècle Louis Delaporte était
avocat à Felletin et consul de cette ville. Il était seigneur des Farges (commune de Gioux, Cr.) et de La Morie
(cne de Saint-Quentin-La Chabanne, Cr.). En 1697 François de La Porte, seigneurs des Farges, était avocat à
Aubusson et sénéchal du duché de La Feuillade (Haute-Marche). En 1755 la famille noble des de Luchapt vendit
son château d‟Orgnat (cne de Saint-Dizier-la-Tour, Cr.) à Hervé de La Porte, seigneur de Piery. L‟un de ses
descendants le revendit en 1820 aux Rebière de Land. Pierre-François de La porte était avocat à Felletin en 1783.
Famille éteinte en 1851.

Armes : d’or (ou de sinople) à la bande d’azur (ou d’or) chargée de trois étoiles de sable et accompagnée de
trois croissants d’argent deux en chef et un en pointe.

nota : ces armoiries sont similaires à celles de la famille des de La Porte en Berry qui sont d’or à la bande d’azur

Représentation : sur un vitrail (vers 1900) du château du Théret (cne de La Saunière, Cr.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux, p. 37 ; Hugon, p. 22 ; Jougla, V, p. 348 ; Lecler, Cr., p. 605 ; Tardieu, gdghm, p. 124-135 et 164

DE LA PORTE-MAZARIN, duc de LA MEILLERAYE


Cette famille, certainement noble depuis le XVIe siècle avait ses racines dans le Vexin. Armand-Charles
de La Meilleraye, Grand-Maître de L‟Artillerie, fils de Charles de La Porte, avait épousé en 1631de Marie
Coëffier d‟Effiat, dame de Crocq (Cr.). En 1661 se remariait avec Hortense Mancini, nièce de Mazarin, à charge
pour lui de prendre le nom et les armes des Mazarin. Son petit-fils Paul-Jules de Rethel-Mazarin mourut en 1738
sans descendance masculine.

Armes : avant 1661 : de gueules au croissant d’hermine


en 1661 : d’azur à la hache consulaire d’or liée d’argent à la fasce de gueules chargée de trois étoiles d’or
brochant sur le tout

nota : les armes de 1661 sont celles de la famille du cardinal de Mazarin

Sources : Jougla, V, p. 349 ; Nadaud , I, p. 581 ; Tardieu et Boyer, Hist. des villes d‟Auzances et de Crocq, p. 93 ; Rietstap, II, p. 471

LAPORTE
Léonard Laporte était curé de Saint-Paul de Tulle en 1757. Il vivait encore en 1773. Son cachet armorié
était parlant.

Armes : de… à une porte de ville de… à deux tours ; au chef de … chargé d’un croissant de…entre deux étoiles
de…

nota : ces armoiries sont presques identiques à celles de Renaud de La Porte, évêque de Limoges en 1294

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim. II, p. 608

DE LA PORTE DE LUSIGNAC et DE LA PORTE-AUX-LOUPS

La famille de la Porte-aux-Loups est d‟extraction chevaleresque (1262). Originaire de la Saintonge elle


s‟est implantée dans le Périgord, dans le Haut-Poitou et dans la Basse-Marche selon Champeval. Elle s‟est
longtemps appelée de La Porte de Lusignac. Jacques de La Porte de Lusignac fut maintenu noble en 1667. Le

399
premier à prendre le surnom de « Aux Loups » tiré des armoiries de sa famille fut Gaspard-Armand de La Porte
qui épousa en premières noces en 1790 Catherine de La Thuillerie. L‟année précédente il avait comparut à
l‟assemblée de la noblesse de Saintes (Charente-Maritime). Cette famille avait, semble-t-il, une descendance en
2010.

Armes : d’azur à la fasce palée d’or et de gueules de six pièces accompagnée de deux loups passants d’or, l’un
en chef l’autre en pointe

Sources : Champeval II, p. 268 ; Jougla, IV, p. 348 ; Nadaud, III, p. 366 ; Valette, p. 115

DE LA PORTE ou DE LA PORTE DE LISSAC


En 1470 Jean de La Porte était seigneur d‟Ussac (Cor.). Une autre branche semble avoir commencé
avec François de La Porte, seigneur de La Retaudié (cne de Lissac, Cor.) en 1458. Cependant la filiation prouvée
de cette famille ne remonte qu‟à 1485 ou 1538. En 1668 Armand de La Porte fut maintenu noble. En 1777
François de La Porte de Lissac était chevalier de Saint-Jean de Jérusalem. Son fils Antoine de La Porte comparut
à l‟assemblée de la noblesse de Tulle en 1789. Son petit-fils Joseph-Louis fut le dernier du nom car sa fille
Blanche mourut sans descendance en 1911.

Armes : d’argent à trois pals de gueules

Représentations : armes peintes sur une cheminée du château de Lissac et sur une plaque de cheminée de ce même château. On les trouve
aussi sur vitrail de l‟église Saint-Martin de Brive (d’argent à trois pals de sable alaisés par le bas ; au chef d’azur chargé de trois étoiles
d’or) accolées à celle de la famille d‟Auberry de Saint-Julien avec la date de 1880

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim. I, p. 227 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 29 ; Champeval, II, p. 265-268 ; Jougla,
IV, p. 348 ; Nadaud, III, p. 369

DE LA PORTE DES VAUX et du THEIL


La filiation noble prouvée de cette famille originaire du Poitou et de la Basse-Marche remonte à Aubert
de La Porte, seigneur des Vaux ou des Vaulx (Vienne) qui vivait en 1480. Son descendant Pierre de La Porte,
seigneur de L‟Age-Malcouronne (cne du Dorat, HV.) et du Theil fut maintenu noble sur titres de 1498. Jérôme-
Augustin de La Porte des Vaux comparut à l‟assemblée de la noblesse de Montmorillon (Vienne) en 1789 et se
fit représenter à celle du Dorat. La famille compte une très nombreuse descendance en 2009.

Armes : d’or au chevron de gueules

Sources : DVN, p. 150. Jougla, V, p. 349-350 ; Lecler, HV, p. 296 ; Valette, p. 115 et 314

DE LAQUEUILLE ou DE LA QUEUILLE
Cette famille originaire de l‟Auvergne et du Forez est noble d‟extraction chevaleresque depuis 1392.
Assez tôt elle a eu plusieurs alliances dans le Limousin : Des Cars, Chabannes, Lastic, Scorailles notamment.
Elle fut maintenue noble en 1666. Jean-Claude de La Queuille était seigneur de Saint-Jal (Cor.) en 1773. En
1789 M. de La Queuille fut député de la noblesse aux Etats-Généraux pour le Bas-Limousin. De 1788 à 1790
Armand-Jean de Laqueuille fut le dernier commandeur de la commanderie de l‟ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem
de La Mazière-aux-Bonshommes (Cr.). La famille subsistait en 2002 mais semblait en voie d‟extinction.

Armes : de sable à la croix engrêlée (ou denchée) d’or

Représentation : au château de Châteaugay (Puy-de-Dôme)

400
Sources : Jougla, V, p. 408 ; Nadaud, IV, p. 542-543. ; Revel, I, n° 92 ; Tardieu et Boyer, Hist. des villes d‟Auzances et de Crocq, p. 134 ;
Valette, p. 115 ; Verdier, p. 80, 106, 177

LA QUINTINIE
Les La Quintinie seraient originaires de Bujaleuf (HV.). En 1151 un Hélie La Quintinie vivait à
Eymoutiers HV.). La famille serait passée ensuite dans le Haut-Limousin à Saint-Denis-des-Murs (HV.) puis
dans le Poitou et dans l‟Angoumois. Jean La Quintinie (1623-1688), le célèbre jardinier de Louis XIV, serait né
à Chabanais (Charente). On notera qu‟il cultiva et mit à l‟honneur à Versailles une variété de poire, dite de
Bujaleuf, appelée encore poire Virgoulé. Il fut anobli avec concession d‟armoiries en 1687.

Armes : d’argent au chevron d’azur accompagné en chef de deux étoiles du même et en pointe d’un arbre de
sinople

Nota : l’arbre est probablement allusif du métier de jardinier de Jean de La Quintinie

Sources : Internet ; Lecler, HV., p. 127 et 327

LARAMADE DE FRIAC ou RAMADE DE FRIAC


Cette famille du Bas-Limousin possédait, peut-être dès le XVe siècle, la seigneurie de Friac (commune
de Collonges, Cor.). Vers 1750 elle détenait celle de Traversac (cne de Ligneyrac, Cor.). En 1760 Jeanne Vergne
de La Jugie épousa Charles de La Ramade, écuyer et seigneur de Traversac. C‟est probablement lui qui avait fait
preuve de sa noblesse pour une entrée aux écoles militaires. Un de Traversac, demeurant à Saint-Palavy dans
l‟élection de Figeac (Lot) figurait au XVIIIe siècle sur une liste de la noblesse de la vicomté de Turenne (Cor.).
En 1789 Antoine Laramade de Friac (commune de Collonges, Cor.), ancien capitaine au régiment de
Condé et chevalier de Saint-Louis, était qualifié d‟écuyer. C‟est peut-être lui qui comparut en mars 1789 à
l‟assemblée de la noblesse de Tulle sous le nom de Traversat de Briat. Un de Briat de Traversat, conseiller-
secrétaire du roi, comparut celle de Cahors.

Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné en chef de trois étoiles du même posées deux et un et en
pointe d’un arbre arraché de sinople

nota : l‟arbre évoque le « rameau » lié à l‟étymologie du patronyme

Représentation : au vitrail (XIXe siècle) de la Résurrection de la chapelle des Pénitents de Collonges (Cor.) sur un écu accolé à celui des
Cosnac

ou d’or à l’arbre de sinople mouvant d’un croissant de gueules chargé de deux étoiles du même

Sources : Bergues-Lagarde, p. 60 ; Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., I, p. 229 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 29 ; Champeval,
II, p. 295 et 372 ; Jougla, V, p. 422 ; supplément, p. 121 ; Verdier, II, p. 140 et 127

DE LA RENOUDIE
Vers 1655 Mr de La Renoudie, vivait vraisemblablement à Limoges.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’un croissant d’argent entre deux étoiles d’or et en pointe
d’une rose du même

Source : Poncet, p. 100

401
DE LARFEUL
Les Larfeul, originaires de l‟Auvergne, étaient connus dès le XVI e siècle et existaient encore à la fin du
e
XIX siècle. En 1771 N… de Larfeul était seigneur de Saint-Amand (cne de Saint-Georges-Nigremont, Cr.) et du
Mas (cne de Condat, Puy-de-Dôme).

Armes (parlantes) : d’or au laurier arraché de sinople

Sources : Lecler, Cr., p. 589 ; Tardieu, gdghm, p. 84

DE LA RIBARDIÈRE DE MONESTIER
N… de La Ribardière de Monestier était receveur des tailles en l‟élection de Tulle en 1757. Il portait
des armoiries parlantes.

Armes : de gueules à trois bars d’argent l’un sur l’autre

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., II, p. 418

LA RIGONDIE
Jehane de La Rigondie, demeurant à Pierrebuffière, était veuve en 1648 de Léonard de La Cour.

Armes : d’azur au pigeon d’or posé sur une montagne d’argent et en chef un croissant du même

Source : Poncet, p. 100

DE LA RIVALLIÈRE et DE LA RIVALLIÈRE DE PREIGNAC DE FRAUENDORF


Selon Rietstap et Jougla cette famille est originaire du Limousin. Probablement sous la Révolution, elle
passa en Prusse où elle fut faite baron de Frauendorf par diplôme de 1815. L‟année suivante elle reçut du
gouvernement de la Restauration le titre de comte français de Preignac.

Armes : en Limousin : d’azur à trois quintefeuilles d’argent


en Prusse : d’or à l’écusson d’azur chargé de trois quintefeuilles d’argent et brochant sur un croc et une
ancre au naturel passés en sautoir

Cimier : une ancre renversée en pal brochant sur un panache de cinq plumes d‟autruche

Source : Jougla VI, p. 13 ; Révérend, Restauration 4 ; Rietstap, II, p. 579

LA RIVIÈRE DE CHANROY ou VAILLANT DE LA RIVIÈRE


Germain Vaillant, écuyer, seigneur de La Rivière de Champroi (aujourd‟hui La Ribière, cne de Rilhac-
Lastours, HV.) fut trouvé gentilhomme en 1598. Son fils, également prénommé Germain, épousa Marie
Jousselin de Sauvagnac en 1624 et mourut en 1657. C‟est de ce mariage que semble issu Jean de La Rivière de
Chanrois qui fit enregistrer ses armes en 1697. Famille éteinte au XVIII e siècle.

Armes : d’azur à trois lions d’or lampassés de gueules, deux en chef affrontés et un en pointe

Sources : Agfl, p. 63 ; Jougla, V, p. 16 ; Nadaud, IV, p. 26 et 241-242

402
DE LA ROCHE-ANDRY ou DE LA ROCHE
Cette famille noble du Poitou, probablement d‟ancienne extraction, a possédé la seigneurie de Clain
(Vienne) avant 1600 et la vicomté de Bridiers (Cr.) de 1605 à 1620. Elle semble s‟être éteinte à la fin du XVII e
siècle.

Armes : losangé d’argent et de gueules, chaque losange d’argent chargé de deux fasces d’azur

Sources : Chartreix, p. 36 ; Jougla, VI, p. 25

DE LA ROCHE-AYMON
La famille de La Roche-Aymon est noble d‟extraction chevaleresque depuis 1179. A cette date et
jusqu‟en 1195 ils étaient furent seigneurs de La Roche-Aymon (cne d‟Evaux-les-Bains, Cr.). De 1195 à 1789 ils
possédèrent la seigneurie de Mainsat (Cr.). Au XIXe siècle ils acquirent le château de Châtain (cne d‟Arfeuille-
Châtain, Cr.). Le membre le plus célèbre de cette famille est probablement Charles-Antoine de La Roche-
Aymon, archevêque de Reims et Grand Aumônier de France, qui sacra Louis XVI en 1775. Descendance en
2010.

Armes : branche aînée subsistante : de sable semé d’étoiles d’or au lion du même armé et lampassé de gueules
brochant

Représentation : sur deux vitraux (1873) de l‟église de Mainsat (Cr.)

branches de La Roussie, des Essarts et du Cluzeau (éteintes) : de sable semé de trèfles d’or au lion du même
armé et lampassé de gueules brochant
enregistrées en 1700 par Antoine de La Roche-Aymon : d’argent à trois pals de sable à un chevron du
même brochant
attribuées d‟office en 1701 à Michel de La Roche-Aymon, seigneur de Barmont (Cr.) et de Saint-Avit
(Cr.) : de gueules à une montagne d’or surmontée d’un rocher du même

nota : ces armes sont l‟expression graphique littérale du patronyme (roche et mont)

attribuées d‟office en 1701 à dame Magdeleine de La Roche-Aymon : d’or à une roche mi-parti d’azur et
d’argent

Cimier : un griffon assis la patte levée

Devise : Il sème partout la terreur et la mort

Cri : « La Roche Neymond »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 36 ; DVN, p. 150 ; Hugon, p. 48, 58 et 63 ; Jougla, V, p. 26 ; Lecler, Cr., p. 386 ;
Macary, Châteaux en Limousi, la Creuse, p. 246 ; Revel, I, n° 618 ; Valette, p. 115

DE LA ROCHE DE BEAUSAINT
Jougla et Rietstap placent en Limousin et en Belgique l‟origine de cette famille dont nous ne
connaissons que les armoiries.

Armes : parti de gueules et d’hermine à la bande ondée d’argent brochant sur le parti et chargée d’un lambel
d’azur posé en bande

403
Sources : Jougla, II, p. 25 ; Rietstap, II, p. 585

DE LA ROCHEBRIANT ou AUTIER DE LA ROCHEBRIANT


Nobles d‟extraction chevaleresque depuis 1388, les La Rochebriant étaient originaires du château du
même nom situé près de Saint-Jacques d‟Ambur (Puy-de-Dôme). Cette famille eut un député de la noblesse aux
Etats-Généraux de 1353. Au XVIIe siècle ils étaient seigneurs de Saint-Aignan-près-Crocq (Cr.) et de Clairavaux
(Cr.). En 1699 Gilbert-Amable de La Rochebriant de Clairavaux fit enregistrer ses armoiries. La branche aînée
s‟est fondue dans la maison de Montaignac en 1637 et la branche cadette dans la famille du Autier par mariage
de Marie-Rose de La Rochebriant avec le comte du Autier en 1758. Famille maintenue noble en 1666. La famille
d‟Autier de La Rochebriant subsiste en 2009.

Armes : écartelé d’or et d’azur ou écartelé d’or et d’azur à la bordure de gueules

Représentation : sur une pierre tombale de l‟église de Montfermy (Puy-de-Dôme)

Cimiers : un buste de sauvage au naturel (branche aînée) ou un sauvage issant tenant une massue de sinople
(branche cadette)

Cris : « La Roche » (branche aînée) ou « Barbary » (branche cadette)

Sources : DVN, p. 24 ; Nadaud, I, p.523-527, IV, p. 39 ; Revel, I, n° 67 et 217 ; Tardieu, gdghm, p. 134 ; Valette, p. 34

DE LA ROCHE D’OISY ou DE LA ROCHE


Cette famille aurait été originaire du Périgord, peut-être d‟Oisy (Dordogne). Elle semble s‟être ensuite
implantée dans le Limousin et puis en Champagne à Troisfontaines (Haute-Marne) dans la seconde moitié du
XVIIIe siècle. Sa filiation noble est suivie depuis le XVIe siècle. En 1789 l‟un de ses membres comparut à
l‟assemblée de la noblesse de Vitry-le-François. Elle s‟éteint au XIXe ou au XXe siècle.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux larmes d’argent et en pointe d’un lion d’or ; au
chef d’hermines

Sources : Jougla, V, p. 26 ; Palasi, Armorial de la Haute-Marne, n° 600

DE LA ROCHE DU ROUZET
Les La Roche du Rouzet sont originaires du Rouzet près de Giat (Puy-de-Dôme) dont ils furent
seigneurs de 1572 à 1789. En 1667 Joseph de La Roche, sieur du Rouzet et de Giat fut maintenu noble avec des
preuves remontant à 1490. En 1704 Antoine de La Roche épousait Marie-Sylvie du Breuil, dame de Galmaud
(commune de Malleret, Cr.). Leur fils Etienne, qui était seigneur de Viersat (Cr.), vendit Galmaud en 1766. Cette
famille avait un descendant en 2002.

Armes : d’azur à trois bandes d’or

Sources : Lecler, Cr., p. 289 ; Nadaud, IV, p. 31-32 ; Tardieu, gdghm, p. 133 ; Valette, p. 115

DE LA ROCHEFOUCAULD-COUZAGES
Cette branche cadette de la famille de La Rochefoucauld commence avec Henri de La Rochefoucauld,
septième fils de Jacques, baron de Chaumont-sur-Loire, qui avait épousé en 1639 Claude de Polignac-

404
Chalancon, dame de Couzages (cne de Chasteaux, Cor.). Cette seigneurie restera dans la famille jusqu‟à la
Révolution. Son dernier représentant fut Alexandre-Armand, né en 1767 et mort avant 1789. La branche aînée
existe en 012 avec une centaine de représentants.

Armes : burelé d’argent et d’azur de dix pièces à trois chevrons de gueules, le premier écimé, brochant sur le
tout

Sources : Champeval, II, p. 433 ; DVN, p. 151 ; Nadaud, IV, p. 79-80 ; Valette, p. 115-116

DE LA ROCHESOUVEL ou DE LA ROCHEPOT ou CHAUVEL ou LA


ROCHECHOUVEL
Cette familles aux patronymes instables possédait au XVIe siècle les seigneuries de Saint-Viance (Cor.)
et de Saint-Germain-les-Vergnes (Cor.). En 1545 François de La Roche-Pot avait épousé Jeanne Chauvel. En
1564 (?) leur fils marié à Françoise du Luc était juge de Saint-Germain et de Favars (Cor.). Le fils de ces
derniers, Hiérosme de La Rochepot, fut reconnu noble en 1598, comme le sera en 1666 son descendant Charles
Chouvel, sieur du Vert (cne de Saint-Viance, Cor.). La famille s‟éteint à la mort avant 1750 d‟Henri de La
Roche, écuyer et seigneur de Chauvel.

Armes : d’azur à un casque d’argent ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or

Supports : deux griffons ailés

Sources : Champeval, II, p. 268-270 ; Descoutures, p. 277-278 ; Nadaud, IV, p. 80-81

LA ROMAGÈRE ou LA ROUMAGIÈRE
Vers 1650 François de La Romagère était seigneur de La Lobertie (cne de La Chapelle-Montbrandeix,
HV.). La famille était également possessionnée dans le Périgord. Elle fut maintenue noble en 1666, en 1698 et en
1718 sur preuves remontant au XVe siècle. En 1789 un membre de cette famille comparut à l‟assemblée de la
noblesse de Périgueux (probablement Pierre de La Romagère, baron de La Fontaine près de Thiviers) et un autre
à Saintes. Eteinte au XIXe siècle.

Armes : d’azur au chevron brisé d’or, potencé et contre-potencé d’azur accompagné en chef de deux losanges
d’or en pointe d’un lion d’argent

Sources : Froidefond, p. 429 ; Jougla, VI, p. 50 ; Nadaud, IV, p. 115-116

DE LARON ou DE LERON
Famille originaire du fief de Laron (cne de Saint-Amand-Jartoudeix, Cr.) dans laquelle était né Jourdain
de Laron quarante-deuxième évêque de Limoges (élu en 1023 et mort en 1051). En 1266 Roger de Laron,
seigneur d‟Ajain (Cr.) épousait Aélis de Châteauneuf. En 1470 un Laron, seigneur d‟Ajain, est cité dans le
« Rôle d‟Armes de la noblesse du Limousin et de la Marche ». Cette famille paraît éteinte dans celle d‟Oiron, par
le mariage de Françoise de Laron, dame d‟Ajain, avec Louis d‟Oiron en 1544.

Armes : de… à l’escarboucle de six rais de…

Sources : Nadaud, III, p. 36 et 461-463 ; Tardieu, gdghm, p. 85, gddhhm, p. 31 ; Verdier, p. 32

405
DE LA ROUDIE
Cette famille roturière d‟Aixe-sur-Vienne (HV.) vivant au milieu du XVIIe siècle portait des armes
parlantes.

Armes de : Jean de La Roudie en 1654 : d’azur à une étoile d’or accostée des lettres I et R du même
accompagnée en chef de deux demi-roues aussi d’or et en pointe d’un croissant d’argent
N… Laroudie vers 1667 : de… au chevron de… accompagné en chef de deux demi-roues d’argent et en
pointe d’une montagne du même ; en chef les lettres L et R

Source : Poncet, p. 100

LA RUE ou DE LA RUE
C‟est probablement au village de La Rue (cne de Chamboulive, Cor.) qu‟il faut rechercher les origines
géographique et patronymique de cette famille. En 1598 Martial Larue était bourgeois de Tulle. En 1677 un
Larue était maire de Tulle. Il est assez vraisemblable que N… de La Rue, chanoine théologal de l‟église de Tulle
au début du XVIIIe siècle, appartenait à cette famille. Il en était de même de N… de La Rue du Griffouges près
de Brive. Tous les deux reçurent d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique. Le dernier membre connu de
cette famille fut Etienne La Rue qui habitait en 1756 à Faugères (commune de Saint-Hilaire-Peyroux, Cor.).

Armes attribuées d‟office en 1701 à :

N… de La Rue, chanoine : de gueules à une fasce componée d’or et d’azur


N… de La Rue du Griffouges : d’argent à trois chevrons ondés de gueules

Sources : Agfl, p. 188, 205 et 220 ; Champeval, I, p. 235

DE LA RYE ou DE LORIE
Les de La Rye ont possédé la seigneurie de La Côte-Mézières (cne de Mézières-sur-Issoire, HV.) de1
336 à 1591 ainsi que celle de L‟Auberge (ou La Berge) dans l‟actuelle commune de Saint-Bonnet-de-Bellac
(HV.) à une époque indéterminée. Leur noblesse fut confirmée en 1667 sur preuves remontant à 1326. En 1789
Robert de La Rye participa à l‟assemblée de la noblesse de la Basse-Marche au Dorat (HV.). Son frère Jacques
fut condamné à mort comme émigré en 1796. La famille s‟éteignit au XIXe siècle.

Armes : d’argent à une aigle de sable membrée et becquée d’or

Représentation : porte d‟entrée du manoir de L‟Auberge (ou La Berge) (cne de Saint-Bonnet-de-Bellac, HV.)

Sources : Agfl, p. 63 ; Descoutures, p. 76-77 ; Jougla, IV, p. 476 ; Lecler, HV, p. 489 et 613 ; Nadaud, IV, p. 21 et 688 ; Verdier, p. 56

DE LA SAIGNE
Cette famille est connue depuis Pierre de La Saigne, chevalier, vivait en 1355. Elle aurait été originaire
du Piémont et serait venue en France au XIIIe siècle. En 1560 Antoine II de La Saigne, seigneur du Mazeau (cne
de Peyrat-la-Nonière, Cr.), épousait Madeleine de Saint-Georges qui lui apportait la terre de Saint-Georges (cne
de Saint-Georges-la-Pouge, Cr.). Désormais les La Saigne prendront le et les armes des Saint-Georges en les
écartelant avec les leurs. En 1666 la famille fut maintenue noble sur preuves de 1553. En En 1789 Jean-Louis de
La Saigne de Saint-Georges, seigneur du Mazeau, comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de
Guéret. Les deux branches de cette famille ont subsisté, l‟une jusqu‟en 1861 et l‟autre jusqu‟au début du XX e
siècle.

406
Armes : avant 1560 : de sable au lion d’argent armé et lampassé de gueules
après 1560 : écartelé : aux 1 et 4, de sable au lion d’argent armé et lampassé de gueules (La Saigne) ; aux 2
et 3, d’argent à la croix de gueules (Saint-Georges)
de Philippe de La Saigne, écuyer et curé de Peyrat-le-Château (HV.) : de sable au lion d’argent armé et
lampassé de gueules

Sources : Hugon, p. 92 ; Jougla,V, p. 115 ; Lecler, Cr., p. 625 ; Nadaud, IV, p. 567-568 ; Tardieu, gdghm, p. 139-141 ; gddhhm, p. 190

DE LA SALLE
Ces de La Salle ont leurs racines dans la Basse-Marche (environs de Bellac). Ils furent anoblis en 1781
par une charge de secrétaire du roi à la cour des aides de Montpellier tenue pendant trois mois et vingt-deux
jours. Elle descend de Jean de La Salle, marchand tanneur à Bellac (HV.) en 1640. François de La Salle (1707-
1778), sieur de La Traverserie (cne de Peyrat-de-Bellac, HV.) fut le père de Martial de La Salle (1743-1781).

Armes : d’azur au lion d’or ; au chef de sable chargé de trois couronnes d’or à l’antique

Sources : DVN, p. 152 ; Valette, p. 116

DE LA SALLE DE ROCHEMAURE
Cette famille aurait été originaire du Béarn. Sa filiation noble remonte à 1471. Damien de La Salle
épousa en 1530 la noble marchoise Eléonore Brachet. Leur descendant Jean de La Salle fut maintenu noble en
1618. Le petit-fils de celui-ci, Joseph de La Salle, fut seigneur de Puygermaud et de Rochemaure (cne de Bort-
les-Orgues, Cor.). La famille de La Salle a également possédé la terre de Busséjoux (cne de Saint-Etienne-aux-
Clos, Cor.). Louis-Bernard de La Salle né vers 1775, dit le comte de La Salle de Rochemaure, fut colonel sous le
Premier Empire et épousa une Couthille de Giac. Leur petit-fils Anne-Louis de La Salle, militant catholiqu, fut
créé duc de La Salle par bref pontifical de 1899. Grand personnage fastueux et quelque peu mégalomane, il
organisait de somptueuses réceptions dans son château de Clavières (Cantal). Il mourut sans descendance en
1915.

Armes : de gueules à une tour d’argent donjonnée de trois pièces maçonnées de sable et soutenue de deux troncs
d’arbre écotés d’or posés en sautoir

Sources : Jougla, VI, p. 156-157 ; Internet ; Merceron, p. 52

DE LASCARIS DE TENDE
La famille de Lascaris de Tende descendait des comtes de Vintimille (Italie). En 1257 l‟un de ses
membres épousa Eudoxie de Lascaris, fille de Théodore Lascaris, empereur grec de Nicée (Turquie). Leur
descendance vivait encore à la fin du XVIIIe siècle. Antoine de Lascaris de Tende fut successivement évêque de
Riez (Alpes-de-Haute-Provence) en 1520, de Beauvais (Oise) en 1523, de Limoges de 1523 à 1532 et, de
nouveau, évêque de Riez en 1532. Il mourut à Avignon en 1539.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à l’aigle bicéphale éployée d’or ; aux 2 et 3, de gueules au chef d’or

Sources : Jougla, IV, p. 419 ; Lartigue, évêques, n° 3098 ; Nadaud, III, p. 464-465

407
DE LASCARIS D’URFÉ ou D’URFÉ
Ces Lascaris ne semblent pas avoir de liens familiaux avec les précédents. Leur patronyme à l‟origine
était Raybe. A la fin du XIIIe siècle ils possédaient la seigneurie d‟Urfé dont ils prirent le nom. Arnold d‟Urfé,
grand bailli du Forez, mourut en 1348. Son descendant Jacques d‟Urfé épousa en 1554 Renée de Savoie, fille du
duc de Savoie, qui reçut pour elle et pour ses descendants, par substitution à la famille de son mari, le nom de
Lascaris. De cette alliance naquirent d‟une part Honoré d‟Urfé, auteur du roman « L‟Astrée », et d‟autre part
Jacques d‟Urfé, grand bailli du Forez, qui fut le grand-père de Louis de Lascaris d‟Urfé (1647-1695), évêque de
Limoges de 1677 à sa mort. Celui-ci vécut son épiscopat dans la pauvreté, demeurant dans une simple chambre
du séminaire de Limoges et ayant donné tous ses biens aux victimes des épidémies et des disettes des années
1690. La famille s‟éteignit avec Joseph d‟Urfé mort sans postérité en 1724.

Armes : de vair au chef de gueules

Sources : Jougla, VI, p. 376 ; Nadaud, III, p. 465-466

LASCURE
En 1556 Jean et Joseph Lascure étaient marchands à Limoges et membres de la confrérie du Saint-
Sacrement de l‟église Saint-Michel-des-Lions. Leurs armoiries étaient identiques à celles que portera vers 1650
N… Lascure qui vivait lui aussi à Limoges.

Armes : d’or au chevron de gueules accompagné de trois roses du même

Source : Poncet, p. 100

DE LA SERRE
Les La Serre, nobles d‟extraction ancienne, étaient originaires de l‟Auvergne où on les connaissait déjà
en 1450. En 1450 Géraud de La Serre épousait Agnès du Bos. Leur descendant Louis de La Serre, qui avait
épousé en 1601 Françoise de Linard, fut reconnu noble en 1613. En 1676 Pierre de La Serre, sénéchal de la
vicomté de Turenne, reçut des lettres de relief de dérogeance. En 1789 deux La Serre comparurent à l‟assemblée
de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Famille éteinte après 1850.

Armes : de gueules à un cerf d’argent passant ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

nota : le cerf est parlant

Sources : Bergues-Lagarde, p. 87 ; Jougla, VI, p. 212 ; Nadaud, III, p. 115 ; Verdier, p. 177-178

LASNÉ DE VILLE
Les armoiries de cette famille sont représentées sur un vitrail (XIX e siècle) du château de Lavaupot (cne
de Saint-Sulpice-les-Feuilles, HV.).

Armes : d’azur à un mont à sept coupeaux d’argent surmonté de deux palmes posées en fasce et passées en
sautoir en forme de couronne du même

Cimier (parlant) : une tête d‟âne

Source : Boulaud, Armories sur vitraux en Limousin, p. 27

408
DE LAS SOUNAS
Vers 1655 Peryr de Las Sounas, époux de Marie Nadaud et demeurant à Limoges, se faisait faire des
armoiries dont le modèle était « un cachet d‟assiette ».

Armes : d’azur au Sauveur (ou Christ) vêtu d’or et d’un manteau d’argent tenant dans sa main senestre un
monde du même, la tête entourée de rayons d’or

Source : Poncet, p. 101

DE LASTEYRIE ET DE LASTEYRIE DU SAILLANT


Cette famille est connue depuis Gérard de Lasserie qui avait épousé Marguerite de Peyefumade avant
1350. Leur fils Guy, envoyé en 1379 à Montpellier par Charles V pour lever des subsides, fut massacré par la
population. Son descendant Bertrand de Lasteyrie fut fait chevalier de l‟ordre du Camail en 1443. Cette famille
possédait les seigneuries de Comborn et du Saillant (cne d‟Orgnac, Cor.) ainsi que celle du Saillant (cne
d‟Allassac, Cor.). En 1666 elle fut maintenue noble sur preuves remontant en 1371. Antoine de Lasteyrie,
marquis du Saillant et vicomte de Comborn, était sénéchal du Haut et du Bas-Limousin en 1698. En 1777 et en
1786 deux Lasteyrie furent admis aux honneurs de la cour. En 1789 Charles de Lasteyrie, qui avait épousé
Charlotte de Riquetti de Mirabeau, comparut à l‟assemblée de la noblesse du Limousin. Son fils Victorin fut créé
comte de l‟Empire en 1810 et nommé préfet en 1811. En 2009 cette famille avait une descendance.

Armes : familiales : de sable à l’aigle bicéphale d’or

Représentation : sur le manteau d‟une cheminée du château du Saillant (commune de Voutezac, Cor.) dans un écartelé Saillant et Comborn
sur un vitrail de 1859 dans une chapelle de l‟église d‟Allassac (Cor.)
attribuées d‟office en 1701 à N… Lasteyrie du Saillant vivant dans l‟élection de Brive : de sinople à trois
barres ondées d’or
du règlement d‟armoiries de 1810 : écartelé : au 1, de sable au vol ouvert d’or ; au 2, d’azur au cor
d’argent, enguiché de gueules accompagné de trois molettes d’argent deux et une ; au 3, d’argent au lambel à
trois pendants de gueules ; au 4, d’azur à quatre fasces d’argent ; au franc-quartier brochant des comtes
officiers de la maison de l‟empereur qui est d’azur au portique ouvert de deux colonnes surmontées d’un fronton
d’or accompagné des lettres D. A. (Domus Altissima) du même

Sources : Agfl, p. 187 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 29 ; Descoutures, p. 278-281 ; DVN, p. 161; Jougla, IV, p. 421 ;
Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 345. Nadaud, IV, p. 128-130 et 568-571 ; Valette, p. 116 ; Verdier, p. 178

DE LASTIC ET DE LASTIC DE SAINT-JAL


La famille de Lastic est originaire de l‟Auvergne. Lastic est un ancien château féodal situé à proximité
de Saint-Flour (Cantal) et qui relevait du duché de Mercœur (Corrèze). Selon Jongla les Lastic seraient issus de
la maison de Mercœur. A l‟origine elle portait le nom de Bompar. En 1211, Hugues seigneur de Lastic, aurait
accompagné Simon de Montfort à la croisade contre les Albigeois. Cependant les preuves de noblesse de cette
famille ne remontent pas au-delà de 1480. En 1568 Jean de Lastic épousa Gabrielle d‟Hérail. Leur fils Charles se
maria en avec Jeanne de Saint-Jal dont la famille possédait la seigneurie de Saint-Jal (Cor.). Leur descendance
fut maintenue noble en 1666. En 1698 le marquis de Saint-Jal possédait les terres de Chamboulive et de Saint-Jal
(Cor.). En 1789 Henri de Lastic-Saint-Jal fut convoqué à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle.
Il émigra en 1793. En 2009 la famille compte une nombreuse descendance.

Armes : familiales : de gueules à la fasce d’argent


attribuées d‟office en François de Lastic, chevalier de Saint-Louis, en 1701 : sinople à une fasce componée
d’or et de gueules

409
Cimier : col et tête de cheval

Cri : « Vieille Brioude » ou « Rochegunde »

Sources : Agfl, p. 206 ; DVN, p. 161; Jougla, IV, p. 422 ; Nadaud, III, p. 37, 469-479 ; Revel, I, n° 166, 178 et 420 ; Valette, p. 116

DE LAS TOURS ou DE LASTOURS


La famille de Las Tours était une branche de la famille de Laron. Gui de La Tours vivait en 1063. Il eut
pour fils Golfier de Las Tours qui participa à la première croisade. Sa descendance, qui posséda notamment la
seigneurie de Rilhac-Lastours (HV.), se perpétua jusqu „à Jean de Las Tours (+ 1576) qui, de son mariage avec
Madeleine de Pierrebuffière n‟eut qu‟une fille qui épousa Gabriei de La Douze en 1591 puis Henri de Bonneval
en 1622.

Armes : XIIe siècle: de gueules au dextrochère d’or tenant une épée nue d’argent en pal, la garde et la poignée
d’or
XIIIe siècle : d’azur semé de fleurs de lis d’or, à trois tours d’argent brochantes

Sources : Lecler, HV., p. 152 ; Nadaud, III, p. 40-49 et 479- 480

DE LA SUDRIE
La famille de La Sudrie ou de La Suderie était connue depuis le XVI e siècle dans le Limousin. En 1697
Jacques de La Sudrie, seigneur de Gamoury, conseiller du roi et président-trésorier de France à Limoges, fit
enregistrer ses armoiries. D‟autres La Sudrie furent trésorier de France à Limoges au XVIIIe siècle. En 1787 l‟un
d‟eux, dont la famille était probablement anoblie vers cette époque, fit preuve de sa noblesse pour sa candidature
à une école militaire. Un de La Sudrie comparut à l‟assemblée de la noblesse d‟Angoulême en 1789. La famille
disparut au XIXe siècle. Elle était différente de celle des La Sudrie du Quercy maintenue noble en 1666 et 1700
et qui existe encore en 2010.

Armes parlantes enregistrées en 1696 : écartelé : au 1, d’argent aux deux lettres J et J de gueules posées en pal ;
au 2, d’azur au croissant d’argent ; au 3, d’azur à une coquille d’or en chef et d’une demi-coquille d’or en
pointe mouvante de la partition ; au 4, d’or à une branche de suriette de sinople posée en pal

Sources : Agfl, p. 53 ; Jougla, VI, p. 248 ; Poncet, p. 101 ; Valette, p. 116 ; Verdier, p. 100

DE LA TOUR
Nous ne savons si Hugues de La Tour, évêque de Tulle de 1343 à 1346, avait des origines
bourbonnaises comme les La Tour de Montbellet ou auvergnates comme les La Tour-Saint-Igest, dont les
armoiries portent aussi trois tours. Mais peut-être était-il d‟une tierce famille.

Armes : d’azur à trois tours d’or

Sources : Jougla, VI, p. 330 et 334 ; Lartigue, p. 228 ; Rietstap II, p. 927

DE LA TOUR
Ces de La Tour étaient seigneurs de Neuvillard (cne de Saint-Bonnet-Briance, HV.) et de Vernejoux
(cne de Condat, Cor.). On peut suivre leur filiation depuis 1362. Ils firent preuve de leur noblesse en 1598 et en

410
1666. A la fin du XVIe siècle Jean de La Tour était le chef du parti protestant dans le Limousin. Sous l‟influence
de son épouse Suzanne de La Pomélie il abjura en 1616. Leurs derniers descendants François et Jean de La Tour
n‟eurent pas d‟enfants. Par testament leur succession passa en 1734 à François de La Lande. Il y eut dans cette
famille une branche de Nouailhas (cne de La Croisille, HV.) qui commence en 1565 avec Jean de La Tour époux
de Gabrielle de Corbier. Elle semble s‟éteindre au XVII e siècle.

Armes : familiales : d’azur à une tour d’argent maçonnée de sable


de François de Neuvillars enregistrées en 1697 : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à une tour d’argent maçonnée
de sable ; aux 2 et 3, d’azur à une bande d’or accompagnée de six étoiles du même, trois en chef posées en orle
et trois en pointe posées en bande

Sources : Agfl, p. 50 ; Descoutures, p. 84 et 95 ; Lecler, HV., p. 617-618 ; Nadaud, IV, p. 206

DE LA TOUR D’AUVERGNE
Antoine de La Tour fut sacré évêque de Tulle à Bordeaux en 1578. Il se démit de ses fonctions en 1584
et mourut l‟année suivante. Il était de la famille de La Tour d‟Auvergne qui était apparue au XI e siècle et
descendait d‟une branche puînée des anciens comtes d‟Auvergne.

Armes : d’azur semé de fleurs de lis d’or à une tour crénelée d’argent maçonnée de sable brochant sur le tout

Cimier : une tour sommée d‟un panache de sinople entre deux cornes

Cri : « La Tour »

Sources : Jougla, VI, p. 330-331 ; Nadaud, IV, p. 600 ; Revel, I, n° 15, 48 et 50 ; Rietstap, II, p. 927

DE LA TOUSCHE
Cette famille d‟extraction chevaleresque originaire du Poitou est connue depuis Guy de La Tousche
d‟Avrigny qui vivait en 1382. Elle se répandit en Berry, en Aunis et en Limousin. Louis de La Tousche était
seigneur de Montagrier (cne de Saint-Bonnet-la-Marche, HV.) et avait pour épouse Marie Barton de Montbas en
1505. En 1634, 1667 et 1715 la famille fit preuve de sa noblesse. Elle fut représentée en 1789 à l‟assemblée de la
noblesse du Poitou. En 2009 deux branches avec une nombreuse descendance subsistaient : celle d‟Avrigny et
celle de Beaulieu.

Armes : d’or au lion rampant contourné de sable, armé, lampassé et couronné de gueules

Source : DVN, p. 154 ; Jougla, VI, p. 341-343 ; Lecler, HV., p. 614 ; Valette, p. 117

DE LA TRANCHARDIE
Cette famille, dont nous ne connaissons pas le statut social, était probablement originaire de La
Tranchardie (cne de Chaslus, HV.). En 1602 un membre de cette famille portait les armoiries ci-après.

Armes : de…à un arbre de… sur une terrasse de…

Sources : Arm. Lim., n° 501 ; Lecler, HV., p. 161

411
DE LA TRANCHARDIE DE CHASLUS
Il existait probablement un lien entre cette famille et la précédente. Cependant ses armoiries relevées
également en 1602 étaient différentes.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de… à un lion couronné de… ; aux 2 e 3, de… à une tour de…ouverte et donjonnée
de trois pièces

Source : Arm. de Lim. n° 501

LA TREILLE
Vers 1655 N… de La Treille, était « maître-espinglier » à Limoges et portait des armes parlantes.

Armes : d’or à la treille de sinople fruitée d’argent sur une terrasse de sinople

Source : Poncet, p. 101

LATREILLE ou LA TREILLE
Il y a eu dans le Bas-Limousin plusieurs familles portant le patronyme de La Treille ou de Latreille.
Celle qui nous occupe ici est connue depuis le XVIIe siècle avec Bertrand Latreille, juge de Lisiac (cne de
Lentillac, Cor.) et époux de Madeleine de Vielbans. Leur petit-fils Léonard Latreille était seigneur de Lavarde
(cne de Saint-Pantaléon, Cor.). En 1750 Annet Latreille était conseiller aux sièges royaux de Brive et avait
épousé Marie-Honorée de Gaye. Leur fils Jean-Baptiste, avocat en 1770, épousera Catherine Maledent d‟Enval.
Leurs descendants se feront appeler Latreille de Lavarde, puis de Lavarde à la fin du XIXe siècle et Latreille de
Lavarde en 2009. Ils sont encore représentés en Corrèze.

Armes : de… à une treille (ou vigne) de… ; au chef de… chargé de deux étoiles de…

Sources : DFN, p. 258 ; Champeval, II, p. 287-288

DE LA TRÉMOILLE
Les La Trémoille étaient originaires du Poitou et se disaient issus des anciens comtes de cette province.
Leur filiation est établie depuis le XIe siècle. Guy de La Trémoille participa à la première croisade en 1096. Cette
famille posséda du XIe siècle à 1529 la seigneurie de Lussac-les-Eglises (HV.). Le dernier de cette lignée fut
Louis de La Trémoille (1910-1934).

Armes : d’or au chevron de gueules accompagné de trois aiglettes d’azur

Sources : Jougla, VI, p. 851 ; Lecler, HV., p. 851

DE LA TRIBOISIÈRE
En 1701 les La Triboisière vivaient dans l‟élection d‟Availles-Limousine (Vienne) qui relevait de
l‟élection de Limoges.

Armes attribuées d‟office en 1701 : d’hermine à une fasce componée d’or et de gueules

Source : Agfl, p. 208

412
DE LA TRIQUERIE DE VIALLEFOLLE
En 1701 N… de La Triquerie était seigneur de Viallefolle (cne de Saiont-Maurice-les-Brousses, HV.). Il
reçut d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique. En 1710 sa seigneurie était passée aux mains des David
de La Vergne.

Armes : d’argent à deux pals d’azur

Sources : Agfl, p. 149 ; Lecler, HV., p. 703

DU LAU D’ALLEMANS olim DU LAUX


La famille du Laux, noble d‟extraction ancienne depuis 1418, possédait les seigneuries de Boueix et de
Mouton dans l‟actuel département de la Charente. Au fil du temps elle contracta de nombreuses alliances avec
des familles limousines : La Fillolie, Beaupoil de Saint-Aulaire, Royère, Beauvais notamment. A la fin du XVI e
siècle plusieurs du Lau passèrent à la Réforme. Certains abjurèrent par la suite. Au milieu du XVII e siècle Isaac
du Laux était seigneur d‟Alemans et de Montardit (cne de Brassac, Dordogne). Sa famille fut maintenue noble en
1666. En 1786 Armand du Lau fut admis aux honneurs de la cour et en 1789 il fut député de la noblesse aux
Etats-Généraux. Son frère Jean, évêque d‟Arles, qui sera massacré aux Carmes en 1792, fut élu député du clergé.
En 2009 les du Lau comptait une dizaine de descendants.

Armes (parlantes) : d’or au laurier de sinople au lion léopardé de gueules brochant sur le fût de l’arbre ; à la
bordure de gueules chargée de seize besants d’argent

Devise : « Vaillance mène à gloire »

Sources : DVN, p. 161 ; Froidefond, p. 297-298 ; Jougla, IV, p. 423-424 ; Nadaud, III, p. 55-60 ; Valette, p. 117

DE LAUBARTES ou DE LOUBARTES
Cette famille d‟extraction chevaleresque est originaire de l‟Auvergne où elle portait à l‟origine le nom
patronymique de Cher. Elle possédait le fief de Loubartes près de Rochefort-Montagne (Puy-de-Dôme). Hugues
Dal Cher, chevalier, est nommé dans un testament de Robert I, comte de Clermont, daté de 1262. En 1453 Jean
de Loubartes était seigneur de Lascoux, paroisse de Saint-Julien-le-Lièvre près de Meymac (Cor.). Son fils Jean
épousera la marchoise Gilberte de La Roche-Aymon. Elle était veuve en 1517 avec une fille unique Anne.

Armes : d’argent au lion d’azur, au filet (ou cotice) du même mis en bande.

Sources: Nadaud, III, p. 601 ; Revel, n° 442

DE L’AUBESPINE
Cette famille originaire de Bretagne et implantée dans la Beauce donna successivement deux évêques
au diocèse de Limoges. Le premier fut Sébastien de l‟Aubespine qui accéda à ce siège épiscopal en 1558 et y
resta jusqu‟à sa mort en 1582. Le second fut son neveau, Jean de L‟Aubespine, qui lui succéda de 1583 à 1588 et
qui mourut à Paris en 1596. Leur famille était devenue noble en 1430 en la personne de Gilles de L‟Aubespine,
capitaine de Chartres. Un membre de cette famille fut créé marquis en 1650. Le dernier du nom fut Maximillien
de L‟Aubespine né en 1776 et mort au commencement du XIX e siècle. La famille semble avoir compté deux
branches, celle Châteauneuf et celle de Verderonne, portant toutes les deux des armoiries parlantes.

413
Armes : de L‟Aubespine, marquis de Verderonne : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au sautoir alaisé d’or cantonné
de quatre billettes du même ; aux 2 et 3, de gueules à trois fleurs d’aubépine d’argent
de l‟Aubepsine, marquis de Châteauneuf : écartelé : aux 1 et 4, contre écartelé d’azur au sautoir alaisé
d’or cantonné de quatre billettes du même et de gueules à trois fleurs d’aubépine d’argent (L‟Aubespine) ; aux
2 et 3, de gueules à la croix ancrée de vair (La Châtre)

Sources : Jougla, I, p. 261 ; Lartigue, n° 3154 ; Rietstap, I, p. 79

LAUDIN
En 1697 André Laudin, ancien conseiller au présidial de Limoges, fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’azur à trois lions léopardés d’or l’un sur l’autre

Sources : Agfl, p. 5 ; Poncet, p. 102

LAURENCE ou LAURENT
En 1701 il fut attribué d‟office à Nicolas Laurence, avocat en parlement et greffier en chef de l‟élection
de Combrailles, des armes parlantes.

Armes : de gueules à une branche de laurier d’or posée en pal

Source : Hugon, p. 60

LAURENS DE LÉZIGNAC
Cette famille de la Basse-Marche était seigneur de Lézignac (cne d‟Oradour-Saint-Genest, HV.). Mais
elle a eu de nombreuses possessions dans le Poitou telles que Villars (cne de Pressac, Vienne), Malhubert (cne
d‟Availles-Limousine, Vienne), Ceaux (cne de Sillars, Vienne), etc. Elle fut maintenue noble en 1598, en 1667,
en 1698 et en 1701. Elle semblait éteinte avant 1789.

Armes : familiales : d’argent à trois aigles de sable


attribuées d‟office vers 1700 à Antoine Laurent de Lézignac : de sable au gril d’argent
attribuées d‟office vers 1700 Alexis Laurent de Ceaux : de gueules au gril d’or

nota : le gril est l‟instrument du martyr de saint Laurent

Source : Fougeyrollas, t. 2, p. 422

LAURENS
Simon Laurens fut notaire royal, vraisemblablement à Limoges, de 1620 à 1642.

Armes : d’azur à la cordelière entrelacée en forme de croix d’argent

Source : Poncet, p. 101

414
LAURENS DE BAGNOLS
Etienne Laurens était sieur de Lorange (cne de Morterolles, HV.) en 1598. Il est à l‟origine des deux
principales branches de cette famille : celle de La Besge (voir ci-dessous) et celle de Bagnols (cne de Fromental,
HV.). Jean Laurens, seigneur de Bagnols, né en 1646, était lieutenant criminel de la Basse-Marche au siège du
Dorat (HV.) en 1697 quand il fit enregistrer ses armoiries. C‟est de son fils Antoine Laurent que proviennent les
rameaux de Fontbuffeau, éteint avec Etienne Silvain père de deux filles (voir ci-dessous) et des Combes qui
disparu avec Hubert Laurent des Combes au début du XIXe siècle.

Armes : d’argent à une fasce de gueules accompagnée en chef de deux étoiles et en pointe d’un croissant du
même.

Sources : Agfl, p. 57 ; Nadaud, III, p. 483-486

LAURENS DE LA BESGE
Marc-Léonard Laurens était le petit-fils de Etienne Laurens cité ci-dessus. Il était conseiller au siège
royal de Montmorillon (Vienne) et seigneur de La Besge et de Millat (cne de Fromental, HV.). Son petit-fils né
en 1770 émigra en 1792. La descendance de ce dernier semble s‟éteindre à la fin du XXe siècle.

Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d’un croissant du
même

Sources : Lecler, HV., p. 348-349; Nadaud, III, p. 483-486

LAURENS DE FONTBUFFEAU
Ce rameau des Laurens est issu de Jean Laurens de Bagnols dont un descendant acquit de Léonard
Thomas trésorier de France à Poitiers, vers la fin du XVII e siècle, le château de Lascroux (cne de Cromac, HV.).
Léonard Laurens de Fontbuffeau, procureur du roi au Dorat (HV.), épousa Marguerite Philippe en 1722. Leur
fils unique ne semble pas avoir eu de descendance. Leur fille aînée, Jeanne-Silvine se maria en 1751 avec
François de Montbel et lui porta Lascroux.

Armes : de… à un sautoir de… accompagné d’un croissant de… en pointe

Représentation : sur l‟autel de l‟église de Cromac (HV.)

Sources : Lecler, p. 260-263 ; Nadaud, III, p. 483-486

LAURENS ou DE LAURENS DE PUY-LA-GARDE


Cette famille originaire des environs de Tulle possédait les seigneuries du Puy-la-Garde, de La Vergne
et de Montmegou. Sa filiation noble est prouvée depuis 1515. En 1621 Antoine de Laurens de Puy-la-Garde était
reçu chevalier dans l‟ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. La famille fut maintenue noble en 1774. En 1789 l‟un de
ses membres comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Elle semble s‟être éteinte au
XIXe siècle.

Armes : d’azur à un poignard d’or accompagné de six roses de gueules posées en orle

notas : le poignard, muni d‟une garde, évoque peut-être le fief et le patronyme de Puy-la-Garde. Par ailleurs les six roses de gueules
rappellent celles des armoiries de la famille du Rosier d‟Egletons avec laquelle les Laurens avaient peut-être un lien de parenté.

Sources : Jougla, IV, p. 428 ; Nadaud, III, p. 486 ; Verdier, p. 176

415
LAURENT
En 1701 Pierre Laurent, bourgeois de la paroisse de Saint-Pardoux-Lavaud (Cr.), reçut d‟office des
armes de type mécanique.

Armes : de sinople à trois chevrons ondés d’or

Source : Hugon, p. 75

DE LAUTHONYE ou DE LANTHONIE
Les origines de cette famille remontent au commencement du XIVe siècle A cette époque elle possédait
le fief de La Farge (cne de Sainte-Fortunade, Cor.). Au XVIIe siècle elle détenait la seigneurie de Lauthonie (cne
de Sainte-Fortunade, Cor.) dont elle avait pris le nom. Elle était connue depuis Philippe de Lauthonie qui fut
déchargé du rôle de la taille par arrêt du Parlement de 1476. Au XVIe siècle les Lauthonie construirent un
splendide hôtel à Tulle, actuellement propriété de la ville. La noblesse des Lauthonie fut contestée en 1598 mais
reconnue en 1666. En 1634 Pierre de Lauthonie avait épousé Catherine de Maynard. C‟est probablement son fils
Joseph qui fit enregistrer ses armes en 1698. Jean-Charles, le petit-fils de ce dernier, acquit en 1754 par mariage
avec Anne-Marie de Teyssier la seigneurie et le château de Chaunac (cne de Naves, Cor.). En 1789 le baron de
Lauthonye signait les nouveaux pouvoirs des députés de la noblesse du Bas-Limousin. Avant 1914 cette famille
habitait encore à Chaunac avec une descendance masculine. Elle est maintenant éteinte.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à trois étoiles (ou molettes) d’or posées deux et un; aux 2 et 3, de
sinople à deux épis de blé (ou roseaux) en sautoir d’or

nota : graphiquement les épis de blé et les têtes de roseaux présentent une forte analogie. En outre il est possible que les roseaux soient une
évocation parlante de la première syllabe du patronyme (Lau/l‟eau)

Supports : deux griffons

Sources : Agfl, p. 73 ; Bergue-La Garde, p. 92-93 ; Champeval, I, p. 256-258 ; Champeval, Le Bas Limousin seigneurial, p. 8, 14, 37, 46 et
101 ; Descoutures, p. 302 -303 ; Internet ; Jougla, IV, p. 430 ; Nadaud, IV, p. 34, 55 et 487 ; Verdier, p. 177

DU LAURIER
En 1697 François du Laurier, curé d‟Issoudun (Cr.), présentait à l‟enregistrement ses armoiries
probablement créées, semble-t-il, pour la circonstance.

Armes : de sable semé de croisettes d’argent à un laurier arraché d’or brochant sur le tout

Source : Hugon, p. 23

DE LAUZANNE ou DE LOZANNE
Cette famille noble originaire de la Marche est connue depuis 1409. Outre une branche restée dans sa
province d‟origine deux se sont installées en Auvergne et en Bretagne. Dans la Marche la famille a possédé les
seigneuries de Lestang (cne de La Chaussade, Cr.), d‟Aurousset (cne de Saint-Médard, Cr.) et de Puy-Malsignat,
(Cr.). La plupart de ses alliances ont été limousines et marchoises : Anglars, Malleret, Durat, Vichy, Hautefaye,
Panevinon, Chaslus, Bosredont. En 1699 François de Lozanne, écuyer, fit enregistrer ses armories. Cette famille
a encore une descendance importante en 2009.

416
Armes : d’azur au croissant d’argent en abîme accompagné de deux étoiles d’azur, une en chef et une en pointe

Devise : « Candor exsuperat aurum »

Sources : DVN, p. 162 ; Hugon, p. 32 ; Jougla, IV, p. 430 ; Nadaud, III, p. 487-489 ; Tardieu, gdghm, p. 85 et 164 ; Valette, p. 118

DE LA VALADE
La famille de La Valade était originaire de la Saintonge où elle possédait la seigneurie de Saint-
Georges. Elle fut maintenue noble en 1667 et en 1699 sur preuves de 1497. En 1701 N… de La Valade, écuyer,
qui vivait dans l‟élection de Limoges (probablement dans la Basse-Marche) reçut d‟office des armoiries de type
mécanique. Une fille de cette famille présenta ses preuves de noblesse pour une admission à Saint-Cyr en 1784.
Famille éteinte.

Armes familiales : d’azur au chevron d’or accompagné de trois croissants d’argent deux et un
armes attribuées d‟office en 1701 : de sinople à deux barres d’argent

Sources : Agfl, p. 154 ; Descoutures, p. 325-326 ; Jougla, VI, p. 388 ; Nadaud, III, p. 60-61

DE LA VALADE (noble… seigneur de)


Ce « noble… seigneur de La Valade » dont l‟émailleur Philippe Poncet n‟a pas indiqué le nom dans son
recueil d‟armoiries n‟a probablement aucun lien de parenté avec la famille homonyme.

Armes : d’azur à un cœur de gueules chargé d’une croisette d’argent cantonnée de quatre fleurs de lis du même
posées deux et deux

Source : Poncet, p. 146

LAVANDIER
En 1603, I. Lavandier de Limoges portait des armoiries dont le meuble principal était une cordelière en forme
de croix. Ce sont des armes presques identiques qui furent peintes vers 1642 sur des pannonceaux à l‟occasion de
l‟enterrement de Marguerite Lavandier, mère de Jean Veyrier, sieur de La Quaintaine (commune de Panzol,
HV.) et trésorier de France à Limoges.

Armes de : I (Jean ?) Lavandier en 1603 : de… à une cordelière d’argent entrelacée en forme de croix de… dont
l’extrémité des branches dextre et senestre est chargée des lettres initiales I et L
Marguerite Lavandier en 1642 : d’azur à la cordelière d’argent entrelacée en forme de croix

Sources : Arm. Lim., n° 566 ; Lecler, HV., p. 541 ; Poncet, p. 102

DE LAVAU ou DE LAVAUD
Ces de Lavau semblent originaires de la Basse-Marche (Bellac) où ils étaient connus depuis au moins
Guillaume de Lavau qui accompagna Louis IX à la croisade d‟Egypte en 1249. En 1470 un de Lavau figurait
dans le rôle d‟armes de la noblesse du Limousin. Par la suite cette famille s‟établit dans le Poitou et la Bretagne.
En 1687 Michel de Lavau, seigneur de Saint-Hippolite et de La Roche-Giffart, fut maintenu noble. En 1781
Pierre de Lavau était président de la chambre des comptes de Bretagne. Son fils, Guy de Lavau (1787-1874) fut
préfet de police à Paris. Ses descendants vivaient encore au début du XX e siècle.

417
Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné de deux molettes à six rais du même et en pointe d’un
chêne de arraché de sinople

nota : le chêne est probablement une figure parlante. En effet « l‟avau » ou « avaousse » désigne en Provence (et peut-être aussi en
Occitanie) le chêne kermès. Ajoutons que la famille Lavau de Gayon (Guyenne) portait aussi un arbre dans ses armes et que la famille de
Lavaud (Limousin) avait trois glands dans les siennes.

Devise (parlante) : « Ut quercus fides »

Sources : Fougeyrollas, t. 2, p. 424 ; Jougla, IV, p. 432; Lachiver, Dictonnaire du monde rural, p. 132 ; Nadaud, III, p. 702 ; Verdier, p. 33

DE LAVAUD
Jougla cite une famille de Lavaud originaire du Limousin dont nous n‟avons pas trouvé de trace ailleurs.

Armes : d’azur à trois glands d’or

nota : comme pour les Lavau ci-dessus les glands (du chêne) sont vraisemblablements parlants.

Source : Jougla, IV, p. 432

DE LAVAUD ou LOUAUD
Cette famille de Lavaud ou Louaud possédait au XVIe siècle la seigneurie des Vergnes (cne de Saint-
Barbant, HV.). En 1666 elle produisit des piéces attestant de son appartenance à la noblesse depuis 1555. Pierre
Louault, écuyer, mourut en 1719 laissant une fille et un fils Jean né en 1715 dont la descendance ne s‟éteignit
qu‟en 1873 à la mort de Philippe de Lavaud-Saint-Etienne, comte de La Lande, décédé au château de
Neuvillards (cne de Saint-Bonnet-La-Rivière, HV.).

Armes : d’azur à trois fasces d’or

Sources : Descoutures, p. 53-54 ; Nadaud, III, p. 61, 124 et 491

DE LA VAUPILLÈRE ou LA VOLPILIERE
En 1700 Marie de La Vaupillère, veuve de Charles de Noblet, écuyer, seigneur de Tercillat (Cr.), fit
enregistrer ses propres armes familiales.

Armes : de gueules à un chevron d’or chargé de cinq tourteaux de gueules

Source : Hugon, p. 77

DE LAVAUR DE SAINTE-FORTUNADE olim DE SOURIS


Le berceau des Lavaur est le fief de ce nom situé dans la commune d‟Espagnac (Cor.). Il y a eu au
moins deux familles nobles du nom de Lavaur dans le Bas-Limousin issues d‟une souche commune. La première
est celle des seigneurs de Sainte-Fortunade (Cor.) qui furent maintenus nobles en 1666 sur preuves remontant à
1462. Elle encore représentée en 2010. La seconde est celle des seigneurs de Gaignac dans la vicomté de
Turenne (Cor.). Elle paraît éteinte depuis le début du XIX e siècle. Enfin Jougla donne des armoiries différentes
qui semblent être celles de la branche de Sainte-Fortunade.

Armes des : Lavaur de Sainte-Fortunade : d’azur au lion d’or

418
Lavaur de Gaignac : d’argent au chevron de gueules accompagné de trois croissants du même ; au chef
d’azur chargé de trois étoiles d’or
Lavaur de Sainte-Fortunade (selon Jougla) : parti : au 1, d’azur à trois rocs d’échiquier d’argent ; au 2,
d’azur au lion d’argent, couronné du même, armé et lampassé de gueules

Représentation : armoiries au-dessus de la porte de l‟escalier du château, propriété de la commune de Sainte-Fortunade (Cor.) depuis 1952

Devise : « Voluntas mea est in te »

Sources : Bergues-Lagarde, p. 94-95 ; DVN, p. 162 ; Internet ; Jougla, IV, p. 432 ; Nadaud, III, p. 491-492 ; Valette, p. 118

DE LAVAUX
De cette famille de l‟élection de Brive nous ne connaissons que ses armoiries enregistrer en 1697.

Armes : d’argent à trois bandes de gueules

Source : Agfl, p. 77

DE LA VEIX
N… de La Veix, veuve de N… de La Veix (cne de Veix, Cor.), écuyer, reçut d‟office en 1701 un écu
vraisemblablement parlant.

Armes : vairé d’or et de gueules

Source : Agfl, p. 212

DE LAVERGNE
Vers 1700 François de Lavergne, bourgeois du bourg de Blond (HV.), reçut d‟office des armoiries.

Armes : vairé d’or et de sable au pairle d’azur

Source : Fougeyrollas, t. 2, p. 425

DE LA VERGNE
Cette famille, noble d‟extraction, ancienne, est connue depuis le mariage de Raymond de La Vergne et
d‟Antoinette d‟Abzac en 1493. Elle a possédé les seigneuries de Lavaud-Bousquet et de La Vergne (d‟où elle a
tiré son nom) situées dans l‟actuelle commune de Château-Chervix (HV.) et aussi celle de Marginier (cne de
Janailhac, HV.). En 1789 Joseph de La Vergne vendit Marginier. En 1794 il fut condamné à mort par le tribunal
révolutionnaire de Paris. Cette famille subsistait au moins en ligne féminine vers 1850. Eteinte actuellement.

Armes : familiales : d’azur à trois cygnes d’argent posés deux et un


enregistrées par Jean de La Vergne en 1697 : d’azur à trois oies d’argent deux et une
enregistrées après modification par Louis de La Vergne en 1700 : cinq points d’or équipolés à quatre de
sable, chargés chacun d’un losange de l’un en l’autre

Représentation : armes familiales sur vitrail (vers 1860) de l‟archange Gabriel de la chapelle Notre-Dame du Puy à Bourganeuf (Creuse)

419
Sources : Agfl, p. 62-63 et 128 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 34 ; Descoutures, p. 80 ; Jougla, IV, p. 434 ; Lecler, HV., p.
186-187 et 388

DE LA VERGNE
En 1775 N… de La Vergne était seigneur de Champagne dans la commune actuelle de Château-Chervix
(HV.). Peut-être était-il de la famille des La Vergne ci-dessus. Cependant ses armoiries représentées sur un
cachet ovale n‟ont pas de rapport avec celles des de La Vergne nobles.

Armes : de… à trois croisettes de… posées deux et une

Source : Bosredon, [Link], p. 63-64

DE LA VERGNE
Ces de La Vergne ne sont pas de la même famille que les précédents bien qu‟originaires des environs
de Limoges. Ils s‟étaient implantés dans la Marche et dans le Périgord. A une date indéterminée ils seront
seigneurs de Moussy-le-Vieux dans la Brie.

Armes : de gueules à trois pals d’or chargés chacun d’une molette d’éperon de… en chef

Sources : Jougla, VI, p. 434 ; Nadaud, IV, p. 623

DE LA VERGNE
Cette famille de La Vergne est encore différentes des précédentes. Originaire du Quercy, elle était noble
depuis le milieu du XVe siècle quand Pierre de La Vernhe, seigneur de Juillac, des Paillis et de Pibiers (cne de
Seilhac (Cor.) avait épousé Jeanne de Clermont. En 1413 son père Benoît de La Vergne avait acheté la
seigneurie de Meysssac (Cor.). Ils étaient toujours seigneurs de Juillac quand ils furent maintenus nobles en
1666. Antoine de La Vergne, chevalier, seigneur de Juillac qui avait épousé en 1722 Marie-Susanne de Cosnac.
Le dernier du nom semble avoir été Henri de Lavergne, baron de Juillac, maire de Saint-Julien-Maumont (Cor.)
en 1828, qui décèda en 1871.

Armes : d’or à la rose de gueules

Sources : Bergues-La-Garde, p. 97 ; Champeval, II, p. 293-296 ; Descoutures, p. 282 ; Jougla, VI, p. 424 ; Nadaud, III, p. 66-67 et IV, p. 643

LA VEYRIE
Les La Veyrie étaient famille une bourgeoise qui semble avoir possédé une seigneurie à Hautefage
(Cor.) et une autre à Larivière dans le Bas-Limousin en 1678. Martin Meynard qui testait en 1682 avait épousé
Marie de La Veyrie. Le dernier descendant de cette famille semble avoir été Jean-Gabriel Martin de Laveyrie,
garde du corps, assassiné en 1791 à l‟âge de 23 ans.

Armes : d’azur au chevron d’argent surmonté d’une étoile du même en chef et accompagné en pointe d’un mont
de six coupeaux d’or

Sources : Bergues-Lagarde, p. 98 ; Champeval, I, p. 31 et II, p. 155

420
DE LAVIALLE
La famille Lavialle semble originaire de Seilhac (Cor.). Elle était noble au XVII e siècle quand N… de
Lavialle, écuyer, reçut d‟office des armoiries en 1701. En 1789 un Lavialle de La Mellière comparut à
l‟assemblée de la noblesse de Tulle. Dans la seconde moitié du XIXe siècle un Lavialle de La Meilliére,
propriétaire de La Brunie (cne de Chamboulive, Cor.) était colonel d‟artillerie et fut père de trois filles.

Armes : attribuées d‟office en 1701 : de sable à un chevron d’argent

Sources : Agfl, p. 212 ; Champeval, I, p. 71 ; Verdier, p. 177

DE LAVIGNAC
En 1701 N… de Lavignac, écuyer, seigneur de Pierrefitte dans le Bas-Limousin, fit enregistrer ses
armoiries après modification par le bureau d‟enregistrement de Tulle..

Armes : de sable à trois lions d’argent, deux et un

Source : Agfl, p. 214

DE LA VILLATE
La famille de La Villate, d‟extraction chevaleresque, était originaire du Velay où elle avait possédé de
nombreuses seigneuries telles Jagonas et Pradelles. Une branche s‟éteignit dans la maison bas-limousine des
Tinières qui en releva le nom et les armes, vraisemblablement au XVI e siècle. Ils étaient seigneurs de Montroux
(cne de Mesles, Cor.) et de Peyrissac (cne de Merlines, Cor.).

Armes : d’or à la bande de gueules

Source : Jougla, VI, p. 318 et 462

LA VOULTE
En 1628 N… La Voulte, dit Martialis, demeurant à Limoges, portait des armes parlantes.

Armes : d’azur à la voûte d’argent accompagnée en chef d’une étoile entre deux croissants de… et en pointe
d’un lion d’or accosté des lettres I et L

Source : Poncet, p. 103

LE BIGOT DE GASTINES
Marie Le Bigot de Gastines avait épousé en 1640 Geoffroy de Montaignac, seigneur d‟Etangsannes
(Cr.). En 1697 elle fit enregistrer ses propres armoiries familiales à Guéret. Elle était d‟une famille originaire du
Maine. Ses descendants vivaient encore à la veille de la Révolution.

Armes : parti : au 1, d’argent à une fasce de sable chargée de trois losanges d’or et accompagnée de trois
trèfles de sinople, deux en chef et un en pointe ; au 2, d’azur à une fasce d’argent chargée d’un croissant de
gueules accosté de deux étoiles du même et accompagnée en chef d’un lion passant d’or et en pointe d’un épi de
blé du même

421
Sources : Hugon, p. 28 ; Rietstap, I, p. 201; Tardieu, gdghm, p. 104-105

LEBLOYS
En 1643, « damoiselle Marguerite Lebloys, femme du dit sieur Juge » se faisait faire des armoiries
parlantes par jeu de mots Bloys/ bois par l‟émailleur Philippe Poncet de Limoges.

Armes : d’argent à l’arbre de sinople

Source : Poncet, p. 103

LE BONHOMME DE LAJAUMONT
Cette famille ne semble pas avoir eu de liens avec la famille noble des Lajoumond ou La Jaumont ou
L‟Age-au-Mont. Elle possédait au XVIIe siècle la seigneurie de Combret dans la paroisse de Saint-Denis-des-
Murs (HV.) où il y a un village de L‟Age. J. Bonhomme de La Jaumont était notaire royal à Lépaud (Cr.) en
1759. Gilbert Bonhomme de Lajaumont fut juge de paix à Boussac (Cr.) sous la Restauration. Son petit-fils,
Marc Bonhomme de Lajaumont, né à Chambon-sur-Voueize (Cr.) en 1853 et mort à Guéret en 1937, fut un
peintre paysagiste et un portraitiste de qualité. Vers 1900 il restaura le château du Theret (cne de La Saunière,
Cr.) qui avait appartenu notamment aux Chamborand et aux La Seiglière et l‟orna de fresques et d‟armoiries de
ces anciennes familles et d‟autres encore. S‟intéressant à l‟héraldique mais la maîtrisant mal, il se dota
d‟armoiries à enquerre. On notera que l‟Age-au-Mont (cne de Lussat, Cr.) s‟écrivait Lajaumont en 1782 et est
proche de Chambon-sur-Voueize, lieu de naissance du peintre. Famille éteinte à sa mort en 1937.

Armes : d’azur au chevron rompu de sable accompagné de trois tulipes d’argent

nota : dans le chevron rompu il faut peut-être voir une allusion à une filiation perdue avec les La Jaumont et dans les tulipes des fleurs aimées
des peintres

Eeprésentation : sur un vitrail du château du Theret (cne de La Saunière, Cr.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 37 ; Jougla, II, p. 176 ; Nadaud, II, p. 456 et 571 ; Tardieu, gdghm, p. 160-161

LE BORLHE
Vers le milieu du XVIIe siècle Pierre Le Borlhe était « conseiller du roi et assesseur en la ville de
Bellac » (HV.). En 1667 ayant pris indûment la qualité d‟écuyer il fut condamné pour usurpation de noblesse.
Son fils Joachim était bourgeois de Châteauponsac (HV.) à la fin du XVII e siècle. Il fut l‟auteur de la branche de
Chegurat (cne de Châteauponsac), seigneurie possédée en 1727. Le frère de ce dernier, Pierre Le Borlhe, fonda
la branche de Juniat (cne de Chamboret, HV.) qui s‟éteignit au XIX e siècle.

Armes : de gueules à une ancre d’argent et une fasce en divise d’or brochant sur le tout et chargée d’un poisson
d’azur

nota : l‟ancre et le poisson évoquent par allusion parlante le navire, le bord, ce dernier terme étant attesté avec le sens de vaisseau depuis
1112

Sources : Agfl, p. 126 et 127 ; Généal. lim. et march., t. VIII, p. 160-173

422
LE BOUTEILLER
Vers 1320 Blanche de Chauvigny, sœur d‟André de Chauvigny, seigneur de Crocq (Cr.) épousait Guy
Le Bouteiller de Senlis. Elle lui apporta vraisemblablement en dot le fief de Crocq (Cr.). En effet son fils Guy le
Bouteiller le possédait en 1363. Son petit-fils Guillaume Le Bouteiller était sénéchal du Limousin et de
l‟Auvergne en 1393. Epoux de Marie de Sermoise, il mourut en 1420. Leur fille unique Blanche Le Bouteiller,
dame de Crocq et d‟Artonne (Puy-de-Dôme) épousa Imbaud Brun du Peschin.

Armes : de gueules à trois coupes d’or deux et un


ou, selon Bosredon, écartelé d’or et de gueules

nota : les coupes qui évoquent la fonction de bouteiller sont parlantes par allusion

Sources : Bosredon, Sigil. HV., p. 128 ; Tardieu et Boyer, Hist. des ville dAuzances et de Croc, p. 84

LE BRUN DE CHARD
Cette famille a possédé les seigneuries de Chard (Cr.) et de Lioux-les-Monges (Cr.). Vers 1750
Antoine-Alexande Le Brun, conseiller à la cour des aides de Clermont-Ferrand, acheta le fief de Chard et le
revendit en 1770 à Michel Pasquanet de Lavaud.

Armes : de… à une colombe de… surmontée de trois étoiles de… en chef

Sources : Lecler, Cr., p. 140 ; Tardieu, gdghm, p. 86

LECAMUS dit LE CAMUS DE MOULIGNON


Jean Lecamus naquit à Aubusson en 1762. En 1792 il s‟engagea comme volontaire avec le grade de
sergent-major. Sa carrière militaire le conduisit au grade de général de brigade en 1806. Il fut créé baron de
l‟Empire en 1808. Le Moulignon était un château situé dans la commune de Ponthierry-Saint-Fargeau (Seine-et-
Marne). Lecamus en fut le maire sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. Sa fille unique Jenny épousa
vers 1830 Pierre-Abel Rémusat, titulaire de la chaire de chimie au collège de France. Elle mourut sans enfant en
1838. Jean Lecamus décéda à Andlau (Bas-Rhin) en 1846.

Armes : parti d’or et de sable, au chevron de l’un en l’autre, accompagné en chef d’un anneau d’azur à dextre et
d’un anneau d’or à senestre ; au comble d’azur chargé de deux étoiles d’argent ; au franc-quartier brochant des
barons militaires qui est de gueules à l’épée haute en pal d’argent

Sources : Carriat, fasc. 5, p. 356 ; Revérend, APE, III, p.72 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p.350 ; Rietstap, II, p. 39 ; Valette, p.
315

DE LECLACHE ou L’ESCLACHE
Cette ancienne famille de la Combraille est connue depuis le milieu du XVIIe siècle. Des Leclache ont
été seigneurs du Ronzet (Auvergne), du Mazeau (cne de Peyrat-la-Nonière (Cr.), des Ecurettes (cne de Charon,
Cr.) et de La Vossange (hameau de la Haute-Marche non localisé). Elle a compté parmi ses membres le
philosophe Louis de Léclache mort en 1671. En 1701 Jean de L‟Esclache, avocat en parlement et seigneur du
Mazeau, reçut d‟office des armoiries parlantes.

Armes : d’azur à un soleil naissant d’argent

Sources : Hugon, p. 63 ; Tardieu, gdghm, p. 86

423
LECLER
Famille bourgeoise originaire d‟Evaux, elle était connue dès le XV e siècle. En 1521 Jean Lecler
comparaissait à l‟assemblée chargée de rédiger la « Coutume de La Marche ». Son descendant N… Lecler fut
maire d‟Aubusson en 1800. Son petit-fils Felix Lecler (1814-1895) fut sénateur de la Creuse en 1889 et en 1895.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent accompagné en chef de deux étoiles du même
et en pointe d’une étoile aussi d’argent

Source : Tardieu, gdghm, p. 86

LE CLER DU RIVAUD
N… Le Cler était notaire à Evaux-les-Bains (Cr.) avant la Révolution. Son petit-fils François Le Cler,
lieutenant-colonel sous l‟Empire et officier de la Légion d‟Honneur, fut anobli en 1816. L‟année suivante il fut
autorisé à ajouter à son nom celui de du Rivaud. De son mariage avec Gilberte de Froment naquirent deux filles.

Armes : parti : au 1, d’azur à la gerbe d’or accompagnée de trois merlettes d’argent posées deux et un (de
Froment) ; au 2, d’or au lis de jardin au naturel terrassé de sinople à la levrette couchée de sable posée au
pied ; au chef de gueules brochant sur le parti chargé d’un delta d’or avec une croisette de gueules au milieu et
accosté de deux étoiles d’argent (Le Cler du Rivaud)

Représentation : sur un vitrail de l‟église d‟Evaux-les-Bains (Cr.)

Sources : Boulaud, Armoiries des églises du Limousin, p. 35 ; Jougla, II, p. 457 ; Valette, p. 315

LE CLÈRE
Thomas Le Clère était issu d‟une famille irlandaise noble et catholique qui avait émigré en France à la
suite de la défaite du roi Jacques II à la bataille de la Boyne en 1690. Son nom patronymique d‟origine était
Clear. Il était venu à Brives en 1764 comme entrepreneur-directeur de la manufacture royale de mouchoirs de
mousseline et de soie. Son fils Charles, né en 1762, lui succéda à la tête de cette entreprise. Il fut fait chevalier de
l‟Empire par lettres patentes de 1813 et créé baron par ordonnance royale en 1816. Son fils Guillaume, né en
1821, avait une descendance en 2009.

Armes :
du règlement d‟armoiries de 1813 : d’azur au soleil rayonnant d’or, surmonté d’une croix tréflée du même
et soutenu d’une trangle d’or ; à la champagne d’azur chargée du signe des chevaliers de La Réunion qui est
une étoile à douze rais d’or
du règlement d‟armoiries de 1816 : d’azur à un soleil d’argent surmonté d’une croix du même et soutenu
d’une trangle d’or

nota : le soleil qui génère la clarté est parlant

Sources : Champeval, II, p. 296-297 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 351 ; Révérend, TAPR, IV, p. 252 ; Valette, p. 120

424
LE CORGNE DE TIMADEUC ET DE LAUNAY
Famille bretonne noble depuis le commencement du XVI e siècle et qui s‟est éteinte à la fin du XVIII e siècle.
Elle aurait eu des liens de nature non définis avec les Beaufranchet de Bétête qui mirent ses armoiries sur un mur
de leur chapelle du châteazu de Moisse (commune de Bétête, Cr.) à la fin du XIX e siècle.

Armes : d’azur au lion passant d’or accompagné en chef de deux fleurs du même

Représentation : sur le mur est de la chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.)

Sources : Jougla, II, p. 50 ; mssnac, tome 57, p. 241-242 ;

LEFEBVRE
Marcel-François Lefebvre naquit à Tourcoing (Nord) en 1905. En 1947 il fut sacré évêque titulaire
d‟Anthédon puis évêque de Dakar. En 1962 il accéda au siège épiscopal de Tulle. En désaccord avec les
orientations du concile de Vatican II, il prit bientôt la tête du mouvement intégriste catholique. Il fonda et dirigea
un séminaire à Epône en Suisse et ordonna des prêtres. Il mourut 1991en rupture avec Rome qui l‟avait
excommunié.

Armes : parti : au 1, d’argent au lion de sable ; au 2, d’or à la croix de gueules chargée d’une étoile d’argent et
cantonnée de quatre étoiles d’azur

Devise : « Credimus caritati »

Sources : Lartigue, évêques ; Internet

DE LEFFE
La famille de Leffe, originaire d‟Argenton-sur-Creuse, est noble d‟extraction depuis 1504. Elle fut
maintenue en 1669. En 1687 Louis de Leffe, écuyer, était seigneur de Noué et de La Bernardière (cne de
Chaillac, Indre). Marie de Leffe, épouse de Jean de Fenieu, mourut à Châteauponsac (HV.) en 1697. Gabrielle de
Leffe demeurant à L‟Etang (cne de Saint-Hilaire-la-Treille, HV.) vivait en 1681. Un membre de cette famille,
Ingénieur en chef à la Compagnie du chemin de fer d‟Orléans vers 1860, participa à la construction de la ligne de
Paris à Limoges. Nombreuse descendance en 2009.

Armes : d’argent à trois merlettes de sable ou d’argent à trois merlettes contournées de sinople

Sources : DVN, p. 172 ; Jougla, IV, p. 437 ; Nadaud, III, p. 71 et 492 ; Valette, p. 121

LE FORT
Cette famille d‟extraction chevaleresque possédait la seigneurie des Ternes (cne de Pionnat, Cr.) vers
1250. Elle s‟éteignit à la mort en 1367 du bienheureux Roger Le Fort, fondateur du monastére Célestin des
Ternes, évêque de Limoges en 1328, d‟Orléans en 1343 et archevêque de Bourges de 1343 à 1367.

Armes : familiales : de gueules à deux fasces d’or


de Roger Le Fort : d’azur à une croix longue entortillée d’une S accostée de deux fleurs de lis d’or

Sources : Lecler, Cr., p. 517 ; Tardieu, gdghm, p. 64

425
LEGIER
En 1646 N… Legier de Limoges portait des armes parlantes par jeu de mots.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois yeux d’argent

Source : Poncet, p. 103

LEGIER DE LAGARDE
La famille Legier qui a eu des branches dans la Marche et dans le Poitou. Dans la Marche celle de
Beauregard s‟est éteinte au XVIIe siècle. Subsistait au début du XXe siècle celle de Lagarde qui possédait le
château de la Grande-Garde (cne de Gouzon, Cr.). En 1620 « noble homme » Michel Légier épousait Sylvie de
Rièges qui lui apporta la terre de Chavanabut (cne de Toul-Sainte-Croix, Cr.). En 1754 Jean-Louis Legier achète
le fief et le château de la Grande-Garde.

Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné de trois roses de gueules

Source : Tardieu, gdghm, p. 88-89

LE GROING
Originaire de La Motte-au-Groing (cne de Leyrat, Cr.) cette famille d‟origine chevaleresque (XII e
siècle) cette famille a possédé différentes seigneuries dans la Marche dont celles de Montgalbrun (cne de
Soumans, Cr.) en 1693, celle de La Romagère (commune de ….). Elle s‟est scindée en plusieurs branches au fil
des siècles : Villebouche, La Mothe-au-Groing, Treignat, La Romagère, etc… En 1696 Joseph Le Groing était
seigneur du Plaix-Jolliet (cne de Lourdoueix-Saint-Pierre, Cr.). Entre 1550 et 1780 elle a compté quatorze
chevaliers de Malte. La branche de La Romagère fut maintenue noble en 1666. Son dernier représentant
comparut à l‟assemblée de la noblesse de Saintes en 1789. L‟ensemble de la famille semble éteint au début du
XXe siècle.

Armes : branche de La Mothe-au-Groing : d’argent à trois têtes de lion arrachées de gueules lampassées et
couronnées d’or

nota : certaines branches brisent les armes ci-dessus d’un croissant en abîme d’azur ou de sable

Sources : Hugon, p. 35 ; Jougla, IV, p. 229-230; Lecler, Cr., p. 743 ; Tardieu, gdghm, p. 77

LEJEUNE
En 1633 Pierre Lejeune était président en l‟élection de Guéret. Son fils tenait Jean cette charge en 1669.
Le frère (?) de ce dernier Pierre Lejeune était prévôt-châtelain de Guéret l‟année suivante. En 1724 Nicolas
Lejeune, sieur de Fressanges (cne de Guéret, Cr.), était maire perpétuel de Guéret et châtelain de cette ville. Les
armes de cette famille étaient peut-être celles présentées en 1698 par Pierre Lejeune, prieur de Gouzon (Cr.). En
1701 un autre Pierre Lejeune, chanoine du chapitre de Guéret, reçut d‟office des armoiries.

Armes de : Pierre Lejeune, prieur de Gouzon : de gueules au chevron d’or chargé de deux merlettes affrontées
de sinople
Pierre Lejeune, chanoine de Guéret : d’argent à sept merlettes de gueules posées en orle

Sources : Hugon, p. 44 et 66 ; Tardieu, gdghm, p. 89

426
LE LARGE
Les Le Large étaient originaires du Berry. En 1697 Paul Le Large était écuyer et de Saules (Berry).
Seigneur de Lourdoueix-Saint-Pierre et de Saint-Michel (Cr.), Charles-Honoré Le Large fit partie de l‟assemblée
de la noblesse de la sénéchaussée de Guéret en 1789. Famille apparemment éteinte au XIX e siècle.

Armes de Paul Le Large : de gueules à un épervier (ou colombe) d’argent perché sur un chicot d’or posé en
bande et un croissant d’argent en pointe; au chef cousu d’azur chargé de trois étoiles d’or en chef

Sources : Jougla, IV, p. 416 ; Tardieu, gdghm, p. 84

LE LOUP
Ces Le Loup, d‟origine chevaleresque (1209), venait du Bourbonnais. On ne sait quand ils vinrent dans
la Haute-Marche. Mais en 1611 ils étaient seigneurs de Mérinchal (Cr.), de l‟Ecluse et de Préchonnet-Montfranc
(cne de Flayat, Cr.). Leur famille s‟éteint à la fin du XVII e ou au début du XVIIIe siècle.

Armes : d’azur au loup passant d’or

Cimier : tête de loup dans un vol

Sources : Jougla, IV, p. 481 ; Lecler, Cr., p. 271 et 430 ; Revel, p. 380 ; Tardieu, gdghm, p. 97

LE MEINGRE DIT BOUCICAUT


Cette famille noble d‟origine chevaleresque avait ses racines en Touraine. En sont sortis plusieurs
personnages illustres dont notamment : Jean, maréchal de France en 1356, Jean, comte de Beaufort et vicomte de
Turenne (Corrèze), maréchal de France en 1391 et Geoffroy, l‟un des rares survivants de la bataille de Nicopolis
contre les Turcs (1396), maréchal de France en 1404. A la fin du XV e siècle la famille est éteinte.

Armes : d’argent à l’aigle bicépale de gueules, becquée, membrée et languée d’azur

Source : Jougla, V, p. 34

LE MOINE
Jean Le Moine, « fils de feu Gaspard Le Moine » originaire de Limoges ou des environs, se faisait
peindre ses armoiries.

Armes : d’azur au pigeon d’argent sur une montagne de rochers du même, accompagné en chef de deux étoiles
d’or

Source : Poncet, p. 103

DE LENCLAVE DE NEXON
En 1701 N… de Lenclave de Nexon, qui vivait à Saint-Léonard de Noblat, reçut d‟office des armoiries
de type mécanique.

427
Armes : de sable à deux bandes d’or

Source : Agfl, p. 152

LENEMAND
Les armoiries enregistrées en 1698 par Joseph Lenemand qui vivait dans la généralité de Limoges
étaient parlantes par le cœur (aimant).

Armes : de gueules à un cœur sommé d’une croix haussée, accostée de deux étoiles une à chaque flanc, le tout
d’argent

Source : Agfl, p. 92

LE NOBLE ou LENOBLE
Les Le Noble ont pour ancêtre commun Pierre Lenoble, seigneur de Belley et de Thennelières (cne de
Villechétif, Aube) et maire de Troyes en 1575. Il fut député du Tiers-Etat aux Etats-Généraux de 1614. Son fils
(ou l‟un d‟eux) s‟établit, pour des raisons qui nous échappent, comme notaire à Sermur (Cr.) en 1590. Nombreux
parmi ses descendants furent ceux qui exercèrent cette profession ou celle d‟avocat. Deux branches de cette
famille existaient au début du XXe siècle, l‟une à Mautes (Cr.) et l‟autre à Poitiers.

Armes : d’azur à trois molettes d’éperon d’or ; au chef du même

Nota : les molettes d’éperon peuvent être vues ici comme des marques de noblesse en lien avec le patronyme

Sources : Jougla, V, p. 162 ; Tardieu, gdghm, p. 89-91

DE LENTILHAC
La famille de Lentilhac est originaire de la terre et du château du même nom situés entre Figeac et
Capdenac (Lot). Elle a possédé plusieurs seigneuries dans le Bas-Limousin : Gimel, Brignac, Sarran, Saint-
Bazile, Nonards, Chanac et Clergoux (Cor.). Le premier nom connu de cette famille a été Bertrand de Lentilhac
qui vivait en 1190 et le dernier Gaston-Félix de Lentilhac, né à Paris en 1831. Cette famille a eu de nombreuses
alliances dans le Limousin et la Marche au fil des siècles : Aubusson, Badefol, Barton de Montbas, Brachet,
Gimel, Hautefort, La Roche-Aymon, Lavaur, Limoges, Pierrebuffière, Saint-Chamans, etc.

Armes : de gueules à la bande d’or

Devise : « Non lentus in armis »

Sources : Champeval, I, p. 269-272 ; Nadaud, III, p. 493-528

DE LÉOBARDY
Selon Tardieu la famille de Léobardy, originaire d‟Irlande où elle portait le nom de O‟Bardty, aurait
émigré dans le Limousin vers 1570 à cause des persécutions des catholiques par la reine Elisabeth I
d‟Angleterre. Elle s‟installa d‟abord dans la paroisse de Bessines (HV.) où elle acquit le château de Pierrefiche.
Une chapelle de l‟église de Bessines servit longtemps de sépulture à cette famille. Jeanne de Léobardy fut
marraine de la cloche de cette église en 1707. La famille a possédé aussi dans cette paroisse la seigneurie de

428
Mazand. Elle tenait en outre celle de Framareix (cne de Folles, HV.). Il existe dans la commune de Nantiat (HV.)
un hameau du nom de Léobardy. Vers 1750 une branche de cette famille s‟installa au Vignaud (cne de La
Jonchère, HV.). En 1774 Joseph de Léobardy du Mazan acquit la charge de trésorier-général des finances de la
généralité de Limoges, charge anoblissante mais inachevée en raison de la Révolution. Descendance en 2009.

Armes : d’azur au lion d’or brandissant une hache ; au chef de sable chargé de trois étoiles d’argent

nota : le lion à la hache (lion hardi) est probablement parlant

Sources : DFN, p. 273 ; Lecler, HV., p. 82, 340, 395 et 502 ; Nadaud, III, p. 528-530 ; Tardieu, gdghm, p. 92 ; Verdier, p. 119

LÉON XIII
Le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci), né en 1810, fut pape de 1878 à 1903. Il n‟avait pas de
liens avec le Limousin. Cependant ses armoiries familiales ont été représentées sur le vitrail de saint Joachim
(second nom de baptême de Léon XIII) et de sainte Anne dans la chapelle de Sainte-Anne et de ND de Lourdes
(autrefois chapelle de la famille Bastide) dans la cathérale de Limoges.

Armes de la famille Pecci : d’azur à un pin de sinople terrassé du même, accompagné au canton senestre du
chef d’une comète d’or, la queue en bas ; à la fasce d’argent brochant sur le pin, le fût accosté en bas de deux
fleurs de lis d’argent

Représentation s: sur le quatrième vitrail de la chapelle de Sainte-Anne et de ND de Lourdes de la cathédrale de Limoges et sur le plafond en
bois de l‟église de Fromental (HV) surmonté de la tiare posée sur les clés de saint Pierre passées en sautoir

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 11; Maingaud, Eglises de la Haute-Vienne, p. 96 ; Neubecker, p. 236 ; Rietstap, II,
p. 401

LÉONARD
Cette famille Léonard qui vivait à Limoges au XVIIe et au XVIIIe siècle avait dans ses armoiries des
figures parlantes sous la forme de deux lions affrontés et parfois d‟une plante de nard. Vers le milieu du XVII e
siècle certains Léonard étaient receveurs des finances, d‟autres avocats. En 1697 Jean Léonard, seigneur de
Fressanges (cne de Vicq, HV.), trésorier de France à Limoges depuis 1674 et anobli par cette charge, faisait
enregistrer ses armes. Son fils Pierre-Joseph (1694-1777) fut également trésorier de France. En 1771 il fit
enregistrer ses titres de noblesse. En 1789, Catherine Texandier, veuve de Jacques-Léonard de Fressanges,
baronne de Nieul (HV.) se fit représenter à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges.

Armes de : M. le receveur Léonard en 1650 : d’azur au chevron d’or accompagné en pointe de deux lions
affrontés du même

Pierre Léonard, avocat, en 1652 : d’azur à une plante de nard de sinople fleurie au sommet d’une rose
d’or, accostée de deux lions affrontés du même sur une terrasse de sinople et en chef d’un croissant d’argent
Jean Léonard, fils du précédent, trésorier de France, enregistrées en 1697 : d’or à une plante de nard
de sinople fleurie d’argent en pal sommée d’un croissant de gueules et accostée de deux lions affrontés de sable

Sources : Jougla, IV, p. 443 ; Lecler, HV., p. 811 ; Nadaud, III, p. 74 ; Verdier, p. 134

DE LÉONARD,
En 1625 Etienne de Léonard était seigneur de Mauriolles (cne de Lissac, Cor.), de Faugères (commune
de Nespouls, Cor.) et de La Jugie (cne de Chasteaux, Cor.). Son petit-fils Antoine de Léonard semble avoir

429
prouvé sa noblesse vers 1697 avec des preuves remontant à 1555. En 1758, François de Léonard, seigneur de
Maurioles, époux de Claude de Durfort, était mestre de camp de cavalerie. On ne lui connaît pas de descendance.

Armes : d’azur semé de croisettes d’ot à un lion du même brochant ; au chef cousu d’azur chargé de trois étoiles
d’or

nota : ces armoiries sont probablement parlantes : par le lion (leo en latin) et par les étoiles qui ardent

Sources : Champeval, II, p. 298-299 ; Jougla, IV, p. 443 ; Nadaud, III, p. 75

DE LÉONARD
Cette famile était originaire de Noisières près de Brive (Cor.). Au début du XVIII e siècle, Pierre de
Léonard, seigneur de Noisières, écuyer, chevalier de Saint-Louis, épousait Marie de Fieux. Il était probablement
le frère d‟Ursule de Léonard, veuve de Philippe de Jumilhac, seigneur de Montaigut-le-Blanc (Cr.). En 1701 la
dite Ursule reçut d‟office des armoiries.

Armes attribuées d‟office en 1701 Ursule de Léonard : de sable à une bande d’or accompagnée de trois trèfles
d’argent deux en chef et une en pointe

Source : Nadaud, III, p. 75

DE LÉPINE
En 1770 N… de Lépine était subdélégué de l‟intendance de Limoges. Peut-être s‟agit-il de Martial de
L‟Epine, petit-fils de Toussaint de L‟Epine qui avait été anobli par une charge de conseiller à la cour des aides de
Bordeaux. Il écrivit beaucoup sur la numismatique et sur l‟histoire du Limousin jusqu‟à sa mort en 1795. Jean-
Baptiste de L‟Epine comparut à l‟assemblée de la noblesse de Limoges en 1789. Sa famille semble originaire du
diocèse de Chartres et serait venue dans le Limousin avec Etienne de Lépine, receveur des décimes à Limoges en
1710. Elle est éteinte au XIXe siècle.

Armes (parlantes) : écartelé : aux 1 et 4, d’argent au cœur de… entouré d’une couronne d’épines de… ; au chef
de gueules chargé de trois annelets de … ; aux 2 et 3, d’azur à cinq annelets de… posés 2, 2 et 1

Supports : deux lions

Sources : Bosredon, Sigil. HV., p. 167-168 ; Nadaud, III, p. 75-76 et 608 ; Verdier, p. 129, 135 et 172

LE PRUNIER DE LEMPS
Cette famille de robe du Dauphiné avait une filiation qui remontait à 1430. Elle semble avoir accédé à la
noblesse avant la fin du XVIe siècle. François du Prunier de Lemps fut le dernier Grand Prieur de l‟ordre de
Saint-Jean de Jérusalem à Bourganeuf (Cr.) de 1789 à 1791. Il était aussi l‟utlime descendant de cette famille

Armes : de gueules à la tour d’argent, crénelée et sommée d’un donjon du même

Sources : Jougla V, p. 389 ; Parinet, p. 40

430
DU LÉRIS DE PEYRAMONT
Cette famille de seigneurs de Peyramont (cne de Condat-sur-Ganaveix, Cor.) fut maintenue noble en
1669 sur preuves de 1548. En 1681, Louis du Léris (ou du Leyris) était seigneur de l‟Age Peyramont (cne de
Sauviat, HV.). Son fils Léonard du Léris, chevalier, épousait Suzanne de Fayolle à Saint-Ybard (Cor.) en 1695.
En 1697 il présentait ses armories parlantes à l‟enregistrement. André du Léris de Peyramont, conseiller à la cour
de cassation, était sénateur en 1876. Sa fille Gabrielle unique épousa l‟année suivante Charles Tallon, député et
conseiller-général du Puy-de-Dôme.

Armes : d’argent à trois rochers de gueules, deux en chef et un en pointe ; au chef d’azur chargé de trois étoiles
d’or
ou d’azur à trois rochers d’or

nota : les rochers sont parlants (cf. peyre = la pierre)

Supports : deux léopards d‟argent

Sources : Agfl, p. 77 ; Descoutures, p. 96 ; Hugon, p. 26 ; Jougla, IV, p. 444 ; Nadaud, II, p. 76-78, 550 et 701

DE LESBOULIÈRE
En 1428 Pierre de Lesboulière, damoiseau, seigneur de Masseret (Cor.) épousait Marguerite de La
Tour. Sa famille est désignée de manières très diverses : Labouleris, Les Bolière, Arbollirds, Neboliéras, etc. Le
dernier descendant de cette famille, vraisemblablement noble, fut l‟écuyer François de Lesboulière, seigneur de
Montegoux (Cor. ?), décédé au plus tard en 1627. Une femme de cette famille, Serène de Lebouleris, abbesse des
Allois (HV.), qui vivait encore en 1460, fit représenter ses armoiries (sans émaux) sur son tombeau.

Armes : de… à un croissant montant de…accompagné de trois besants (ou tourteaux) de…

nota : armes peut-être parlantes (cf. les tourteaux ou boules)

Source : Nadaud, III, p. 531

DE LESCHERAINE
La famille de Lescheraine, originaire de Savoie, était d‟extraction chevaleresque depuis 1335. Elle reçut
le titre de marquis de Lescheraine en 1682. Claude-François, comte de Lescheraine devint Grand prieur
d‟Auvergne de l‟ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1728. Grand voyageur, il était rarement présent à
Bourganeuf (Cr.) au point qu‟il reçut du Grand Maître de l‟ordre l‟injonction de ne plus quitter cette ville. Il finit
par se retirer dans sa maison de Chambéry où il mourut en 1748 au terme d‟une vie fastueuse. Il était le dernier
du nom.

Armes : d’azur à la bande écotée d’or

Sources : Jougla, IV, p. 445 ; Parinet, p. 35-36

DE LESCLAUZE
Marguerite de Lesclauze, femme d‟Annet-Marie de Segonzat, écuyer et sieur de La Noudière (cne de
Saint-Aignant-près-Crocq, Cr.) reçut d‟office un écu parlant de dérision.

Armes : d’azur à une écluse d’argent

431
Sources : Hugon, p. 44 ; Lecler, Cr., p. 584

DE LESCOURS
Au XVIIIe siècle la famille de Lescours possédait les seigneuries de Nieul (HV.) et d‟Oradour-sur-Glane
(HV.) qu‟elle conserva jusqu‟à la Révolution. Au XVIe siècle certains Lacours passèrent à la Réforme. L‟un
d‟eux abjura après la révocation de l‟édit de Nantes. En 1666 ils fournirent des preuves de leur noblesse
remontant à 1510. Ils étaient originaires de Guyenne près de Saint-Emilion (Gironde). Au fil du temps s‟étaient
créées plusieurs branches dont deux subsistaient en 1880 : l‟une en Poitou et l‟autre en Guyenne, celle des
comtes de Parançay. Elles semblent s‟éteindre au XXe siècle.

Armes : familiales : bandé d’or et d’azur de dix pièces


attribuées d‟office à Jeanne de Lescours en 1701 : de sinople à trois barres d’argent

Devise : « Regi suo semper fidelis »

Sources : Agfl, p. 162 ; Arm. Lim., Annexe ; Descoutures, p. 52-53 ; Fougeyrollas, t. 2, p. 440; Nadaud, III, p. 78, 532-536 et 702

LESPINAS
Cette famille bourgeoise et marchande de Lubersac (Cor.) ne semble pas avoir eu de liens de parenté
avec les de Lespinats dont il est question ci-après. Elle aurait eu au moins deux branches. Celle qui existait à la
fin du XIXe siècle avait commencé avec Antoine Lespinas qui était greffier en 1758. Son descendant Jules-
Quentin fut médecin-expert dans la célèbre affaire criminelle Lafarge. Le fils de ce dernier, Edmond Lespinas,
était juge au tribunal de Saint-Yrieix (HV.) en 1883. Les armoiries de cette famille semble fortement inspirées de
celles des de Lespinats.

Armes : d’azur à la fasce d’or accompagnée de trois (ou deux) étoiles en chef et un croissant du même en pointe

Sources : Champeval, I, p. 464-465 ; Nadaud, III, p. 79-80

LESPINASSE ou ESPINASSE DE BORT


Cette famille est connue depuis Calmine Lespinasse dont le petit-fils Antoine, marchand et bourgeois de
Tulle, avait acquis en 1623 le fief de Lasserre (cne de Seilhac, Cor.). C‟est peut-être à cette famille
qu‟appartenait N… Lespinasse, bourgeois de Bort, qui fit enregistrer son écu à 1698. Ces Lespinasse avaient
peut-être un lien de parenté avec les Lespinasse de Pebeyre ci-après.

Armes : d’azur à un lion couronné de sable

Sources : Agfl, p. 72

LESPINASSE ou ESPINASSE, COMTE DE PÉBEYRE


Jean Lespinasse, seigneur de Puyberre en 1641, était premier élu en l‟élection de Tulle. Il avait un
cachet armorié parlant. Selon Champeval, Pierre de Lespinasse, bourgeois de Tulle et seigneur de Pébeyre (ou
Puyberre) avait été consul de Tulle de 1759 à 1774. Son fils Jean-François, écuyer, lieutenant d‟infanterie et
seigneur de Pébeyre, comparut à l‟assemblée de la noblesse de Tulle en 1789. Il émigra sous la Révolution et fut

432
fait colonel par brevet royal de 1815. Son petit-fils Louis-Charles (1817-1901) sera préfet des Landes sous le
second Empire et se fera appeler comte de Pébeyre.

Armes de : Jean Lespinasse en 1641 : de… à un pin de… ; au chef de… chargé de trois étoiles de…
N… Lespinasse, bourgeois de La Tomette (Cor.) (attribuées d‟office en 1701) : d’azur à cinq besants d’or
posés en sautoir
e
Lespinasse, comte de Pebeyre (début XX siècle) : d’or au pin de sinople fruité d’or chargé d’un écusson de
gueules à un lion d’or ; au chef de gueules chargé d’un soleil d’or accosté de deux croissants du même

nota : le pin est parlant

Sources : Agfl, p. 72, 205, 212 et 218 ; Bergues-Lagarde, p. 99 ; Champeval, I, p. 272-277 ; Jougla, IV, p. 448 ; Verdier, p. 177

DE LESPINATS ou LESPINAS

En 1666 cette famille présente des preuves de sa noblesse remontant à 1496. A cette date les de
Lespinas étaient seigneurs de Lespinasse (cne de Treignac, Cor.). A la fin du XVII e siècle Louis de Lespinats
était seigneur d‟Ouliat (commune de Salon, Cor.). Il eut en 1696 un fils Philippe mort sans descendance.

Armes : d’azur à la fasce d’or accompagnée de deux étoiles d’argent en chef et un croissant du même en pointe
ou fascé d’azur et d’or chargé de deux étoiles d’argent en chef et un croissant du même en pointe

Sources : [Link]., Annexe; Descoutures p. 301-302 ; Nadaud, III, p. 79-80 et 321

LE SORRE
En 1641 Joseph Le Sorre, qui vivait probablement à Limoges, se faisait faire ses armoiries par
l‟émailleur Philippe Poncet.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent et accompagné de trois flammes de gueules,
deux et un

nota : les flammes de gueules sont parlantes dans la mesure où elles illustrent un patronyme qui peut signifier fauve, roux ou brillant en
ancien français.

Sources : Godefroy, Lexique de l‟ancien français, p. 563 ; Poncet, p. 104

LESTABLE
En 1701 Robert Lestable, bourgeois de Saint-Angel (Cor.), reçut d‟office des armoiries parlantes de
type mécanique.

Armes : d’or à deux bandes d’azur

Source : Agfl, p. 223

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DE LESTANG
Cette famille d‟extraction chevaleresque (1396) est originaire de l‟Angoumois et du Poitou. Au XVII e
siècle une branche possédait les seigneuries de Puy-Malsignat (Cr.) et de Modard (cne de Lépaud, Cr.). Pierre de
Lestang testait en 1642. Sa petite-fille Antoinette de Lestang, dame de Modard, était avocate au parlement de
Paris en 1698. Il est probable que Gilbert de Lestang, curé de Champsanglard (Cr.), qui fit enregistrer des
armoiries personnelles à la fin du XVIIe siècle, appartenait à cette famille. Ces de Lestang ont une descendance
en 2009 (Lestang de Turigny et Lestang de Ringère).

Armes : familiales : d’argent à sept fusées de gueules en fasce


de P. de Lestang, curé de Champsanglard : d’or au lion passant de gueules ; au chef de sable chargé
d’une étoile d’or accostée de deux coquilles d’argent
attribuées d‟office en 1701 à Gaspard de Lestang, seigneur du Courtiau (cne de Rougnat ?, Cr.) : d’or à
une fasce de gueules chargée de deux papillons d’argent
nota : les ailes des papillons évoquenr celles des anges et sont donc parlantes par jeu de mots –ang /ange
attribuées d‟office en 1701 à Etienne de Lestang, procureur de Lépaud (Cr.) : d’azur à sept poissons
d’argent posés en orle

nota : comme les précédentes ces armoiries sont parlantes, mais ici par allusion

Sources : DVN, p. 173 ; Hugon, p. 42, 62 et 66; Nadaud, III, p. 80-83 ; Tardieu, gdghm, p. 92 ; Valette, p. 126

DE LESTANG
En 1538, Etienne de Lestang, avocat, épousait de Louise de Juyé. Il était seigneur de Lestang (cne de
Brive, Cor.). En 1561 il fut député du Tiers-Etat aux Etats-Généraux d‟Orléans. Son fils Antoine, né en 1541,
était consul et président du présidial de Brive en 1586. Il fut auteur de différents ouvrages dont une « Histoire
des Gaules ». Il mourut sans descendance en 1617 et fut inhumé dans le couvent des Cordeliers de Toulouse.

Armes : d’azur à deux poissons d’argent contrepassés posés en fasce

nota : les poissons sont parlants par allusion

Représentation : sur une clé de voûte en calcaire déposée au musée Labenche (Brive, Cor.) avec la date 1542 (?)

Source : Champeval, II, p. 302-302

DE LESTANG
Ces de Lestang, malgré la similitude des armoiries, semblent avoir appartenu à une famille différente de
la précédente. En effet ils possédaient au XVIe siècle la seigneurie du Viallar (ou Viallard) dans l‟actuelle
commune de Janailhac (HV.). Ils semblent avoir disparu avant la recherche de noblesse de 1598.

Armes : d’azur à deux brochets d’argent posés en fasce

Source : Nadaud, III, p. 80

DE LESTANGS ou DE L’ETANG
Cette famille de Lestangs possédait en 1362 la seigneurie de L‟Etang (cne de Saint-Hilaire-la-Treille,
HV.). En 1400 Guillaume de L‟Etang épousa Marguerite Nabinaux qui lui apporta en dot les seigneuries de
Nabinaux (Charente) et du Vivier (cne de Longré, Charente). Leur descendant René de Lestangs fut maintenu

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noble en 1666. Jean de Lestangs, écuyer, seigneur du Boueix et du Puy-la-Savie (paroisse de Verneige (Cr.),
mourut en 1708. La famille a compté plusieurs branches : Nabinaux, Le Vivier et Rulles. Elles semblaient toutes
éteintes avant 1789.

Armes : d’argent à sept losanges de gueules posés quatre et trois

nota : on observera la similitude de ces armoiries avec celle de la famille de la famille noble de Lestang précitée (d’argent à sept fusées de
gueules). Peut-être ces deux familles venaient-elles de la même souche

Sources : Descoutures, p. 167, 123-124 et 417 ; Lecler, HV., p. 640 ; Nadaud, III, p. 80-81 ; Valette, p. 126 et 219

DE LESTAUBIÈRE ou L’OREILHE DE L’ESTAUBIÈRE


Cette famille était répandue dans le Périgord et la Normandie. L‟un des derniers représentants de cette
famille fut préfet de la Creuse pendant quelques mois de décembre 1877 à avril 1878. Pas de descendance
connue.

Armes : d’or à trois aiglettes de sable rangées en fasce

Devise : « Recte et honeste »

Sources : Froidefond, II, p. 94 ; Jougla IV, p. 450 ; Carriat, fasc.6, p. 425

DE LESTERPS DE BEAUVAIS ou DE LESTER


Cette famille, établie à Magnac (HV.) dans la Basse-Marche au XVIe siècle, semble originaire du bourg
de Lesterpt, près de Confolens (Charente). En 1596 Pierre Lesterpt, avocat, était procureur du roi en la
sénéchaussée de la Basse-Marche. Lui ou ses descendants possédèrent les seigneuries de Beauvais, de Berneze et
de Champouraud (cne de Magnac-Laval, HV.). Au XVIIIe siècle la plupart des Lesterps furent avocats ou
militaires. Benoist Lesterpt de Beauvais (1750-1794) fut député du Tiers-Etat en 1789. Député à la Convention,
il fut suspecté d‟avoir laissé les insurgés de Lyon s‟emparer des fusils de la manufacture de Saint-Etienne en juin
1793 et pour ce motif fut condamné à mort et guillotiné. Son petit-fils Henri de Lesterps de Beauvais (cne de
Magnac-Laval, HV.) né en 1835, chef d‟escadron lors de la guerre franco-prussienne, fut créé comte romain par
bref du pape de 1878. Il eut un fils, François (1864-1938), lieutenant-colonel de cavalerie, qui restaura le château
de La Chabroulie (cne d‟Isle, HV.). Son propre fils, Gaultier de Lesterps de Beauvais, capitaine de cavalerie,
mourut au combat en 1940. Sa fille, épouse de La Selle, a des descendants qui possèdent encore La Chabroulie.

Armes : d’azur à une souche arrachée d’or accompagnée de deux rameaux du même
ou d’or à la souche arrachée de sinople terrassée du même

nota : armes parlantes car en latin « stirps » signifie « souche »

Supports : une chèvre et un lion

Représentations : armes de Jean de Lesterpt sur la cloche fondue en 1740 de l‟église d‟Oradour-Saint-Genest (HV.) et sur le grand vitrail
(XIXe siècle) de l‟église d‟Isle (HV.)

Devise (parlante) : « Stirps nobilis non deficit »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 22 ; DFN, p. 275 ; Jougla, IV, p. 450 ; Généal. lim. et march., p. 228-256 ; Lecler,
HV., p. 519 ; Nadaud, II, p. 545-548 et 703

435
DE LESTRADE DE LA COUSSE ou DE LA COUSSE
La famille de Lestrade de La Cousse est une famille noble d‟ancienne extraction (1439) originaire du
Périgord. On la trouvait dans la Haute-Marche à Ars (Cr.) en 1599, dans le Haut-Limousin à Thouron (HV.) au
XVIIe siècle par mariage avec Hélène de Faulcon et en 1701 à La Roche-L‟Abeille (HV.) et enfin dans le Bas-
Limousin à Venarsal et à Nonards (Cor.) au XVIIIe siècle. Elle avait une descendance féminine au début du XXIe
siècle.

Armes : d’or à la fasce d’azur chargée de trois étoiles d’argent accompagnées de trois mouchetures d’hermine
de sable deux en chef et un en pointe

Sources : Champeval, I, p. 330 ; Nadaud, III, p. 83 ; Valette, p. 126 ; Verdier, p. 126

DE LESTRANGE
La filiation de cette famille d‟extraction chevaleresque est connue depuis 1351. Ella a possédé plusieurs
seigneuries dans la Haute-Marche dont celle éponyme de Lestrange (cne de Magnat-Lestrange, Cr.) et celle du
Leyrit (cne de Basville, Cr.). Elle s‟est divisée en plusieurs branches pour la plupart éteintes au XVIIIe et au
XIXe siècle (Gouzon, le Leyrit, le Boze). En 1667 elles avaient toutes été maintenues nobles. En 1789 Joseph de
Lestrange (1715-1796) comparut à l‟assemblée de la noblesse de Guéret et César de Lestrange à celle
d‟Annonay (Ain). Albert de Lestrange (1771-1848) fut créé baron de l‟Empire en 1814. En 2009 la famille de
Lestrange compte une nombreuse descendance.

Armes : de gueules à deux lions adossés d’or surmontés d’un léopard d’argent

Sources : Jougla, IV, p. 451 ; Lecler, Cr., p. 364, 384 et 627 ; Nadaud, III, p. 83-84 ? 549-550 ; Tardieu, gdghm, p. 92 ; Valette, p. 126

LE TEXIER
Selon Jougla la famille Le Texier serait originaire du Limousin d‟où elle se serait répandue ensuite dans
le Berry et le Lyonnais. La branche berrichone a possédé la seigneurie de Menetou (Cher). Elle a compté parmi
ses membres un trésorier de France à Orléans, un conseiller secrétaire du roi en 1729, un receveur-g énéral des
finances en 1733.

Armes : d’or au chevron de sable accompagné de trois merlettes du même


ou d’azur au mont d’or mouvant du flanc dextre

Source : Jougla, VI, p. 286

LE TONNELIER DE BRETEUIL
Charles-Achille Le Tonnelier de Breteuil fut intendant de la généralité de Limoges de 1724 à 1733. Il
venait d‟une famille originaire du Beauvaisis anoblie en 1572 par une charge de secrétaire du roi. Son
descendant Achille-Charles fut créé baron de Breteuil en 1810, puis comte de Breteuil en 1813 et enfin baron-
pair héréditaire en 1824. Il avait quelques descendants en 2008.

Armes : d’azur à l’épervier essorant d’or, longé et grilleté du même

Sources : DVN, p. 171 ; Jougla, VI, p. 393 ; Valette, p. 127

436
LEUCHY
Pierre III Leuchy fut abbé de Valette (Cor.) en 1397 et en 1418. Ses armoiries familiales figurent sur
sceau du début du XVe siècle.

Armes : de… au chevron de… accompagné en chef de deux étoiles de… et en pointe d’une tête d’homme à la
barbe pointue de…

Source : Bosredon, Sigil. du Bas Lim. II, p. 583

LEULIER DE LA FAVERIE DU CHÉ


Cette famille bourgeoise de la Basse-Marche a complété son nom par celui de ses propriétés dans les
villages de La Faverie (cne d‟Oradour-Saint-Genest, HV) et du Ché (cne de Glanges, HV.). En 2009 elle a
plusieurs descendants, notamment dans la Haute-Vienne.

Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné de trois étoiles du même

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 16 ; DFN, p. 275 ; Internet

LEVANEUR
Jacques Levaneur, marchand à Brive au début du XVIII e siècle et époux de Marguerite Cheyssial, eut
pour fils Silvain Levaneur maître-chirurgien juré de la ville de Brive en 1741. Le père et le fils portaient les
mêmes armoiries.

Armes : de… à un oiseau (vanneau ?) de… ; au chef de… chargé de trois étoiles de…

Source : Bosredon, Sigil. Bas-Lim. II, p. 462 et 481

L’EVÊQUE DE LA CASSIÈRE
Cette famille d‟extraction chevaleresque a compté un Grand-Maître de l‟ordre des chevaliers de Saint-
Jean de Jérusalem devenu ensuite ordre de Malte. Il fut élu en 1572 mais suspendu quelques années plus tard.
Auparavant il avait été Grand-Prieur de la langue d‟Auvergne à Borganeuf (Cr.).

Armes : d’argent au lion de gueules

Sources : Jougla III, p. 318 ; Nadaud III, p. 86 ; Parinet, p. 25-26

DE LÉVIS et DE LÉVIS-MIREPOIX
Cette famille originaire de l‟Ile-de-France et du Languedoc est d‟extraction chevaleresque avec une
filiation prouvée depuis 1180. Le premier du nom fut Philippe de Lévis mort en 1208 dont le fils Guy participa à
la croisade de 1209 contre les Albigeois menée par Simon de Montfort. François de Lévis, évêque de Tulle de
1515 à 1535, était de cette famille. En 2009 l les Lévis comptaient quelques descendants.

Armes : d’or à trois chevrons de sable

Couronne et manteau de duc

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Devise : « Dieu aide au second chrétien Lévis »

Sources : DVN, p. 175-175 ; Jougla, IV, p. 455-456 ; Lartigue, p. 244 ; Valette, p. 127

LEYCHOUSIER
On ne peut dire si le « sieur Leychousier, prêtre », qui vivait à Limoges(?) vers 1657 était de la même
famille que les de Leychousier ci-après. Quoiqu‟il en soit ses armoiries sont très différentes.

Armes : d’or à un arbre de sinople soutenu d’un cœur de gueules et accosté de deux étoiles d’azur

Source : Poncet, p. 104

DE LEYCHOUSIER ou LEYCHOISIER ou LESCHAUSIER


Cette famille ne doit pas être confondue avec celle des Desflottes, seigneurs de Leychoisier (voir ce
nom). Elle était probablement originaire du village de L‟Echoisier (cne de Bonnac-la-Côte, HV.). En 1648 Jean
de Leychoisier portait des armes parlantes. N… de Leschoisier, chanoine du chapître de la ville d‟Eymoutiers,
reçut d‟office en 1701 un écu de type mécanique

Armes de : Jean de Leychousier (1648) : d’azur au pigeon d’argent sur un chou d’or et un soleil du même en
chef

nota : le chou est une figure parlante mais peut-être aussi le pigeon (cf ; « auzé » = oiseau en parler local) et le soleil par le jeu de
mots chou /chaud

N… de Leschausier, chanoine, en 1701 : de gueules à deux bandes d’or

Sources : Agfl, p. 152 ; Poncet, p. 104

LEYMARIE
En 1602 cette famille de Limoges ou des environs avait des armoiries doublement parlantes.

Armes : de… au chevron de… accompagné en chef de deux mains appaumées de… et en chef d’une foi de…

nota : les deux mains (« las mas » en parler local) et la foi, symbole du mariage (cf. les–marie) sont parlantes

Source : Arm. de Lim. n° 535

DE LEYNIA
Vers 1620 Jean Leynia, seigneur de Marianges (cne de Chaumeil, Cor.) avait épousé Catherine Nauche.
Son descendant, Baptiste Leynia-Jarrige, vivait avant 1740. Une branche de cette famille semble avoir vécu à
Treignac, une autre à Corrèze et une autre encore à Beaumont dans l‟actuel département de la Corrèze. En 1755
N… Leyniat de Maurianges était juge de Beaumont et seigneur de Maurianges. Au début du XX e siècle on notait
l‟existence d‟au moins cinq descendants masculins de cette famille. En 1984 les armes des Leynia ont été
adoptées par la commune de Beaumont (Cor.). En 2010 subsiste une famille Leynia de La Jarrige.

Armes : parti : au 1, d’argent au lion de gueules accompagné en chef d’une étoile du même ; au 2, d’argent à
trois fasces de gueules ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

438
Sources : DFN, p. 276 ; Champeval, I, p. 26, 42, 73, 124 et 315 ; II, p. 365, 380 et 515 ; Merceron p. 12

LEYSENNE
Les armoiries de N… Leysenne, qui était avocat à Limoges vers 1654, sont peut-être allusives de sa
profession car la « foi » est symbole de l‟engagement et de la confiance qui doivent s‟établir entre l‟avocat et ses
clients ; la croix attestant de la solennité de ce lien.

Armes : d’azur à la foi d’argent accompagnée en chef d’une étoile d’or et en pointe d’une croix haute du même
soutenue d’un croissant d’argent

Source : Poncet, p. 104

DE LEZAY dit DE LUSIGNAN


Selon Jougla, relayant d‟autres auteurs, cette famille du Poitou aurait eu un lien de parenté remontant au
XIIe siècle avec la célèbre famille de Lusignan. En 1429 Jean de Lezay, seigneur des Marais (Poitou) était au
sacre de Charles VII à Reims. En Limousin ils possédaient vers 1600 la seigneurie de La Côte-au-Chapt (cne de
Darnac, HV.) qui resta dans la famille jusqu‟à la Révolution. Claude-Hugues Lezay, titré marquis de Lusignan,
ambassadeur auprès de l‟Empereur d‟Autriche mourut en 1707. Son petit-fils Philippe de Lezay, lieutenant des
armées du roi, comparut à l‟assemblée de la noblesse du Dorat (HV.) en 1789. Ancien député de la noblesse aux
Etats-Généraux, il mourut sans postérité en 1814.

Armes : selon Lecler : burelé d’argent et d’azur de dix pièces au lion de gueules armé, lampassé et couronné
d’or brochant
selon Jougla : burelé d’argent et d’azur, à l’orle de huit merlettes de gueules ; au franc-quartier du même

nota : le burelé est celui de l‟authentique maison de Lusignan

Sources : Jougla, IV, p. 457 ; Lecler, HV., p. 271

DE L’HERMITE
Cette famille originaire du château du Souliers (cne de Janaillat, Cr.) a parfois revendiqué (ou d‟autres
l‟ont fait pour elle) un lien de parenté avec Pierre Lhermite, le célèbre prédicateur de la première croisade. Cette
ascendance n‟est plus considérée comme crédible, ne serait-ce que parce que ce moine avait embrassé très jeune
l‟état ecclésiastique et surtout parce que il était originaire d‟Amiens et non de la Marche. Les preuves de
noblesse de cette famille ne sont pas antérieures à 1406 selon Valette. Dès le XV e siècle les trois branches de
cette famille (Le Soulier, Le Dognon, La Rivière) ont eu des alliances prestigieuses comme Bourbon, Lastours,
Boussac, Colbert, Montisquiou, Maugiron, La Chapelle-Taillefer, La Roche-Aymon, Esmoing, etc. Deux
personnages ont marqué l‟histoire de cette famille. Le premier est François de L‟Hermite, dit Tristan L‟Hermite
(1601-1655) qui dut s‟exiler en Angleterre après avoir commis un meurtre. Rentré clandestinement en France il
se cacha dans le Poitou chez Scévole de Sainte-Marthe qui lui donna le goût des lettres. Il produisit un roman
autobiographique « Le page disgracié » et plusieurs pièces de théâtre dont « La Marianne » qui lui ouvrit les
portes de l‟Académie française en 1649. Le second, frère cadet du précédent, est Jean-Baptiste, dit le chevalier
de l‟Hermite, écrivit divers ouvrages d‟héraldique dont « L‟histoire généalogique de la noblesse de Touraine »
en 1651. En 2009 la famille (branche de La Rivière) compte une quarantaine de descendants.

Armes : anciennes (branche aînée) : d’argent à trois chevrons de gueules


anciennes (branche cadette des seigneurs d‟Augne, HV.) : d’argent à trois chevrons de gueules à la bordure
d’azur

439
contemporaines (parlantes et allusives) : parti : au 1, de sinople au patenôtre d’or accompagné de trois
quintefeuilles d’argent ; au 2, d’argent à trois chevrons de gueules, au chef de Jérusalem

Représentations : sur un socle de statue dans la chapelle N.D. du Puy (Bourganeuf, Cr.) ; dalle funéraire aux armes des Lhermite dans la
chapelle de la Vierge de l‟église d‟Augne (HV.) ; clé de voûte du portail du château de La Rivière (cne d‟Augne, HV.)

Supports : deux lions

Couronne de comte

Cimier : une colombe

Devise : « Prier vault à l‟Hermite »

Sources : Descoutures, p. 51 et 472 ; Jougla, IV, p. 298 ; Lecler, Cr. p. 343 ; HV., p. 31-32 ; Nadaud, III, p. 512-526 ; Tardieu, gdghm, p. 79-
81 ; Valette, p. 127

DU LI ÈGE et DU LIÈGE DE PUYCHAUMEIX


La famille du Liège, qui était encore représentée en 2008, est originaire du château détruit du Liège (cne
de Saint-Hilaire-le-Château, Cr.). Elle fut maintenue noble en 1714 sur preuves de 1584. Jusqu‟en 1791 elle
posséda la seigneurie de Puychaumeix (cne de Saint-Hilaire-le-Château, Cr.).

Armes : de gueules à une épée d’argent posée en bande

Sources : Jougla, IV, p. 459 ; Lecler, Cr., p. 638 ; Tardieu, gdghm, p. 93 ; Valette, p. 128

LIESVRY ou LESVRY
Avant 1697 N… de Liesvry, époux décédé de Marie-Tixier du Bost, était chef de bataillon et
vraisemblablement noble. En 1699 Marie de Liesvry, épouse de Gilbert-Amable de La Rochebriant, de
Clairavaux (Cr.) faisait enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent à un loup de sable

Source : Hugon, p. 21 et 27

DE LIGONDÈS
Cette famille d‟extraction chevaleresque depuis 1364 est originaire du château du Ligondès (cne de
Chambonchard, Cr.). Elle a possédé les seigneuries du Ligondès et du Claux (cne de Nouhant, Cr.) vers 1380, de
Saint-Domet (Cr.) en 1557, de Grenouillet (cne de Saint-Pardoux-les-Cards, Cr.), de Châteaubodeau (Cr.) en
1570, etc. Le personnage le plus notable de cette famille a été Gaspard de Ligondès, mort en 1729, lieutenant-
général de Saintonge, qui s‟illustra dans les guerres du règne de Louis XIV. François de Ligondès (1732-1805)
comparut à l‟assemblée de la noblesse de Riom en 1789 et Claude de Ligondès à celle de Châteauroux. Plusieurs
branches ont existé : Châteaubodeau, Rochefort, Nouzerines, Saint-Domet. La famille subsiste en 2009.

Armes : d’azur semé de molettes d’or au lion du même brochant

Devise : Spectantibus terrorem incutit Leo rugens

Sources : DVN, p. 175 ; Jougla, IV, p. 463 ; Lecler, Cr., p. 122, 296, 607 ; Macary, Châteaux en Limousin, la Creuse, p. 89 ; Nadaud, III, p.
557-566 ; Valette, p. 128

440
DE LIGNAUD DE LUSSAC
En 1397 Jean Lignaud, damoiseau, était seigneur de L‟Age-Bernard (aujourd‟hui La Borderie) dans
l‟actuelle cne de Lussac-les-Eglises (HV.). Son descendant René Lignaud était seigneur de L‟Age-Bernard, de
Lusac et du Fief Lussacois en 1605. Son fils Maximilien, filleul de Sully, fut créé baron de Lussac en 1654. Le
descendant de ce dernier, Louis de Lignaud, fut fait marquis de Lussac en 1761. Son fils comparut aux
assemblées de la noblesse de Poitiers et du Dorat (HV.) en 1789. La famille a plusieurs descendants en 2009.

Armes : d’argent à trois merlettes de sable

Supports : deux lions

Devise : « Vaincre et surmonter »

Sources : DVN, p. 175 ; Jougla, IV, p. 461 ; Lecler, HV., p. 462 ; Nadaud, III, p. 88, 552-557 ; Valette, p. 128

LIGOURE
Cette famille était vraisemblablement originaire de village de l‟actuelle commune de Saint-Jean-
Ligoure, HV ou de Ligoure (cne de Solignac, HV.). On connaît les armoiries qu‟elle portait en 1603.

Armes : de… à un chevron de…accompagné en chef des lettres initiales F et L et en pointe d’une étoile de…

Source : Arm. Lim. , p. 362

LIMOGES (vicomtes de)


Il y a eu successivement quatre races de vicomtes de Limoges entre le IX e et le XIVe siècle.
La première semble avoir été une branche de la famille de Ségur qui aurait régné entre 887 et 1130. Elle
commença avec Foucher ou Fulcherius qui cumulait les qualités de vicomte de Ségur et de vicomte de Limoges
et s‟achèva avec Adémar III Le Barbu qui mourut sans descendance masculine en 1130. Selon Nadaud il aurait
porté des armoiries d’or à trois lions d’azur ce qui ne paraît guère vraisemblable car avant 1130 le système
héraldique ne fonctionnait pas encore.
La seconde race est issue du mariage de Brunissande, fille d‟Adémar III, avec Archambaud de Comborn.
Elle se perpétua jusqu‟en 1263. Elle prit des armoiries proches de celles des Comborn.
La troisième race descend de Marie née en 1260, fille de Gui VI de Comborn et d‟Arthur II, héritier du
duché de Bretagne et fils de Jean II de Bretagne et de Béatrix d‟Angleterre. Leur fils Gui III, prit les armes de
Bretagne qu‟il brisa d‟une bordure de gueules. Ce dernier n‟eut de son mariage avec Jeanne d‟Avaugour qu‟une
fille aussi prénommée Jeanne.
La dernière race vient du mariage de Jeanne de Bretagne avec Charles de Blois (1319-1361). La vicomté de
Limoges passa alors dans la famille de Blois qui conserva les armoiries précédentes.

Armes de : la seconde race (1130-1263) : selon Nadaud : d’argent au lion de gueules couronné d’azur, armé et
lampassé de sable ; selon Jougla : d’or à trois lionceaux rampants d’azur
de la troisième et de la quatrième race (vers la fin du XIII e siècle) : d’hermine à la bordure de gueules

Sources : Jougla, IV, p. 462 ; Nadaud, III, p. 89-113 et 569-584

441
DE LIMOGES ou PALET DE LIMOGES ou LAGORSE DE LIMOGES
Cette famille, qui semble avoir accédé à la noblesse en 1557, n‟avait pas de liens de parenté avec la
famille des vicomtes de Limoges. Au XIVe et au XVe siècle les Palet de Limoges, ou de Limoges, étaient des
marchands puis des notaires de Tulle. Au début du XVI e siècle Pierre-Jean Palet de Limoges était seigneur de La
Gorse (cne de Seilhac, Cor.). A une date indéterminée ils achetèrent le fief noble de Beaufort (cne de Gumont,
Cor.). En 1707 le sieur Limoges de Beaufort fut déclaré usurpateur de noblesse et du payer une amende de 100
livres. Cependant en 1789 N. de Lagorse de Limoges signa le cahier de doléances de la noblesse de Tulle. Une
branche de cette famille, celle de Donzenac (Cor.), existait encore en 1850. Famille maintenant éteinte.

Armes : familiales : écartelé : aux 1 et 4, d’or au lion de gueules ; aux 2, d’azur à un roc d’échiquier (ou une
tour) d’argent ; au 3, d’azur à une étoile d’or
nota : on observera que les vicomtes de Limoges (seconde race) portaient d’or à trois lions d’argent et que les La Gorse en Vivarais portaient
de gueules à trois rocs d’échiquier d’or
Représentation : sur litre funéraire dans l‟église de Seilhac (Cor.)
attribuées d‟office à N… femme de Gabriel de Limoges en 1701 : d’argent fretté d’azur au chef d’or

Sources : Agfl, p. 69 et 219 ; Bergues-Lagarde, p. 105-106 ; Champeval, I, p. 278-281 et 330 ; Descoutures, p. 299 ; Nadaud, II, p. 330-331 ;
Verdier, p. 178

LIMOUSIN
Jean Limousin était marchand à Saint-Léonard-de-Noblat (HV.) à la fin du XVIIe siècle.

Armes : d’argent à une croix ancrée et vidée d’azur cantonnée de quatre flammes de gueules mouvantes des
angles de l’écu

Source : Agfl, p. 127

LIMOUSIN
Il a existé au XVIIe et au XVIIIe siècle une famille Limousin, différente de la précédente, qui vivait dans
l‟élection de Limoges. En 1697 Jean et Louis Limousin, respectivement père et fils, firent enregistrer leus armes.
C‟est peut-être l‟un de leurs descendants qui comparut à l‟assemblée de la noblesse de Limoges en 1789.

Armes : d’argent à cinq croisettes de sable

Sources : Agfl, p. 96 ; Jougla IV, p. 463 ; Poncet, p. 108

LIMOUSIN ou LYMOSIN
Les Limousin (ou Lymosin) étaient au début du XVII e siècle des émailleurs et des marchands de
Limoges. En 1697 Léonard Limousin, greffier en chef du bureau des finances de Limoges était seigneur de
Neuvic-Entier et de Masléon (HV.). A cette même date N… Limousin était marchand à Limoges. Cette famille
semble s‟éteindre en 1762 à la mort de Joseph Limousin, qualifié de chevalier par Nadaud, mais l‟était-il ? Selon
une source récente elle aurait une descendance en 2009 qui porterait le nom de Limousin de Neuvic depuis 1988.

Armes (en 1650 et en 1697): d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux croisettes d’argent (ou d’or)
et en pointe d’un vase d’or garni de trois tiges de lis blanc au naturel

nota : il est assez probable que les lis sont parlants

Représentation : sur un vitrail (vers 1890) dans le vestibule du château de Neuvic-Entier (HV.)

442
Sources : Agfl, p. 4 et 49 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux, p. 27 ; DFN, p. 278 ; Nadaud, III, p. 114 ; Poncet, p. 108

DE LINIÈRES
La famille de Linières tire son nom de la seigneurie de Linière (cne de Charensat, Puy-de-Dôme) dans
la Combraille près d‟Auzances (Cr.). Selon Nadaud elle aurait eu un lien de sang avec celle des Linières du
Berry. Guillaume de Linières fut tué à la bataille de Poitiers en 1356. Le dernier représentant de cette famille fut
Antoine de Linières, gouverneur de Chartres, qui épousa en 1566 Françoise de Courtenay dont trois filles. Il fut
seigneur en partie de Bridiers (cne de La Souterraine, Cr.) de 1595 à 1604.

Armes : d’azur au lion d’or

Sources : Chartreix, p. 36 ; Jougla, IV, p. 464 ; Nadaud, III, p. 584-585

DE LISTEMAILLE
En 1701 N… de Listemaille, avocat à Bort-les-Orgues (Cor.), reçut d‟office des armoiries de type
mécanique.

Armes : d’or à trois fasces ondées d’azur

Source : Agfl, p. 182

DE L’ISLE DU GAST
Implantée dans le Maine la famille de L‟Isle du Gast est connue depuis 1559. Benjamin de L‟Isle du
Gast, né en 1675, fut d‟abord vicaire général de Chartes et accéda au siège épiscopal de Limoges en 1730. Lors
de la grande disette du Limousin des années 1737 et 1738 il nourrit plusieurs centaines d‟affamés pendant
plusieurs mois. Il mourut en 1739 et fut inhumé dans la cathédrale Saint-Etienne de Limoges.

Armes : de gueules à la croix d’argent frettée d’azur

Devise : « Christi dedecus, decus meum »

Sources : Jougla, IV, p. 326 ; Lartigue, évêques, n° 3443 ; Nadaud, II, p. 275-276

DE LIVENNE
Selon Jougla cette famille serait originaire du Limousin. En fait on trouve trace de plusieurs de ses
représentants principalement à Saint-Ouen (Charente-Maritime) où elle a possédé les seigneuries de Grosbos et
de Saint-Genis et à Bignac (Charente) avec la seigneurie de La Motte. En 1620 Elisabeth de Livenne épousa
François de Lescours seigneur de Nieul (HV.) et d‟Oradour-sur-Vayres (HV). En 1666 la famille fut maintenue
noble sur preuves de 1481. Un de Livenne comparut à l‟assemblée de la noblesse de Saintes en 1789. La dernière
descendante de cette famille fut une baronne de La Porte-aux-Loups d‟une famille limousine qui vivait au
commencement du XXe siècle.

Armes : d’argent à deux fasces de sable fréttées d’or et d’or de six pièces accompagnées de trois étoiles de sable

Sources : Descoutures, p. 417-418 ; Jougla, IV, p. 466 ; Nadaud, III, p. 117 et 586

443
DE LIVRON
Les preuves de noblesse de cette famille originaire du Dauphiné remontent à 1393. Une branche
s‟établit à Bourbonne (Haute-Marne) par le mariage de Bertrand de Livron avec Agnès (ou Françoise) de
Bauffremont en 1477. Mais vers la même date Bertrand de Livron était seigneur de Vars-sur-Roseix (Cor.). Elle
s‟éteignit avant 1750. Une autre branche vint en 1341 dans le Limousin où elle acquit les seigneuries d‟Objat et
d‟Ayen (Cor.). Jacques de Livron, damoiseau d‟Objat, vivait en 1430. Son fils Antoine épousa Marguerite de
Noailles. Au XVIe siècle les de Livron s‟installèrent dans l‟Angoumois où ils formèrent deux branches : celle de
Puyvidal (cne de Saint-Constant, Charente) et celle du Maine-Gruyer et de Beaumont (cne de Dirat, Charente).
La famille fut maintenue noble en 1666. Un membre d‟un rameau de Puyvidal comparut à l‟assemblée de la
noblesse d‟Angoulême en 1789. Cette famille est encore représentée en 2009.

Armes : d’argent à trois fasces de gueules, au franc-quartier d’argent chargé d’un roc d’échiquier de gueules

Représentation : sur une clé de voûte de l‟église d‟Objat (Cor.)

Sources : Bergues-la-Garde, Nobiliaire du Bas-Lim., p. 109 ; Descoutures, p. 118 et 673 ; DVN, p. 176 ; Internet ; Jougla, IV, p. 466 ;
Nadaud, III, p. 117-119 ; Poncet, p. 108 ; Valette, p. 128

LOGE MACONNIQUE DES « AMIS RÉUNIS DE L’ORIENT DE LIMOGES »


Cette loge fondée vers le milieu du XVIIIe siècle avait un sceau armorié.

Armes : d’azur à un dextrochère de… mouvant d’une nuée du flanc senestre de… tenant une main de justice
de… surmonté d’une étoile de…

Source : Bosredon, HV, p. 175

DE LOMAGNE DE FIRMACON
Lomagne et Firmacon étaient deux seigneuries situées dans le Gers. La famille de Lomagne serait issue
de Donat Sanche, troisième fils de Sanche IV, duc de Gascogne qui vivait en 930. Sa descendance a compté
plusieurs branches. De l‟une d‟elle sont sortis les comtes d‟Armagnac et de Fezensac par mariage de Mascaronne
d‟Armagnac avec Odon de Lomagne en 1150. Vers 1345 Odon de Lomagne avait épousé Catherine de
Ventadour, fille de Gérard de Ventadour et de Marguerite Rogier de Beaufort. Elle lui apporta en dot les
seigneuries de Donzenac (Cor.) et de Boussac (cne d‟Orliac-de-Bar, Cor.). Leur descendant direct Gilles de
Lomagne (vers 1440-vers 1505) n‟eut de son mariage qu‟une fille Anne qui épousa un seigneur limousin,
Bertrand du Lau en 1508.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’argent au lion de gueules ; au 2, d’azur treillissé d’or de quatre pièces clouées
du même ; au 3, de gueules à trois besants d’or

Sources : Jougla IV, p. 469 ; Internet

LOMBARD
François Lombard était fabricant de tapisseries à Aubusson en 1601. Un Léonard Lombard fut consul de
cette ville en 1607. En 1697 Louis Lombard et François Lombard étaient respectivement receveur des
consignations et greffier en la châtellenie d‟Aubusson. En 1788 Léonard-François Lombard possédait la
seigneurie des Granges (cne d‟Aubusson, Cr.).

444
Armes : d’azur à un monde d’or cerclé et croisé du même accompagné en chef de deux étoiles d’or en pointe
d’un croissant d’argent

Sources : Hugon, p. 22 ; Tardieu, gdghm, p. 95

LOMBARD
Vers 1655 Jacques Lombard de Solignac (HV.) portait comme plusieurs homonymes des armoiries
parlantes par jeu de mots Lom-/l‟orme.

Armes : d’or à l’arbre de sinople soutenu d’un croissant de gueules et accosté des lettres I et L

Source : Poncet, p. 109

LOMBARD
Vers 1640 Noêl Lombard vivait à Solignac (HV.).

Armes : d’azur au croissant d’argent accompagné de trois étoiles d’or deux en chef et une en pointe

Source : Poncet, p. 109

LOMBARDIE ou LOMBARD
Vers 1643 Anne L…, (probablement Lombard ou Lombardie), veuve de feu Janot, « hopte de
Salignac » (Solignac, HV.) avait des armes à enquerre et vraisemblablement parlantes.

Armes : d’azur à l’arbre de sinople accosté des lettres A et L d’or

Source : Poncet, p. 109

LOMBARDIE
Vers 1640 Léonard Lombardie, vivant probablement à Limoges ou dans les environs de cette localité,
portait des armoiries.

Armes : d’azur à l’arbre de sinople sur une champagne du même accosté de deux lettres L d’or du même

nota : ces armes sont à enquerre (cf. le sinople sur l‟azur) et probablement parlantes (cf. jeu de mots Lom- /orme)

Source : Poncet, p. 109

DE LOMÉNIE
Les de Loménie sont originaires, semble-t-il, du village disparu de Loménie (cne de Saint-Yrieix-la-
Perche, HV.) Très tôt elle s‟est scindée en plusieurs branches, certaines nobles, d‟autres demeurées roturières.
Les branches nobles ont été celles : de Brienne qui commença avec Martial de Loménie, tué à la Saint-
Barthélémy en 1572 et s‟achèva avec Athanase de Loménie mort sur l‟échafaud en 1794 ; celle de Marné,
agrégée à la noblesse au XVIIe siècle et éteinte en 1899 ; celle des Forges anoblie par charge en 1637 également
éteinte ; celle de La Faye, anoblie par lettre en 1638 et éteinte en 1690. Les branches roturières furent encore

445
plus nombreuses. Ce sont notamment celles du Monteil à laquelle appartenait 1699 Jean de Loménie, ancien
receveur des tailles, seigneur du Monteil et de Saint-Martin (cne de Saint-Martin-Château, Cr.), seigneuries qui
resteront jusqu‟à la Révolution dans cette famille éteinte en 1817 à la mort d‟Hercule de Loménie ; celle de Roby
installée dans le Haut-Limousin et éteinte en 1822 ; celle de Puyrenon à laquelle appartenait Louis de Loménie
membre de l‟Académie Française mort en 1877 ; celle de La Terrade (éteinte en 1691) ; celle d‟Annot (éteinte en
1844), celle d‟Aubagne (éteinte en 1871), etc. Il resterait en 2009 une branche roturière de Loménie dont le nom
s‟écrivait Deloménie.

Armes : des Loménie nobles : d’or à l’arbre arraché de sinople aux racines du même posées sur un tourteau de
sable ; au chef d’azur chargé de trois losanges d’argent
des Loménie roturiers : d’argent à l’arbre arraché de sinople aux racines du même posées sur un tourteau
de sable ; au chef d’azur chargé de trois losanges d’argent

notas : 1) certains Loménie portaient un tourteau d’argent ; 2) toutes ces armes sont parlantes car l’arbre est vraisemblablement un orme
(oum ou loum en parler local) qui était par ailleurs l‟arbre éponyme des Lémovices au temps de la conquête des Gaules.

Sources : Agfl, p. 55 et 147 ; DFN, p. 279 ; Hugon, p. 73 ; Jougla, IV, p. 470 ; Lecler, Cr., p. 658-659 ; Nadaud, III, p. 119-120, 595 ; Poncet,
p. 69-70

LONDEIX ou LONDAYS
En 1626 Jean Londays (ou Londeix) acheta à Olivier de Saint-Georges, la seigneurie de Veyrac (HV.).
En 1647 il était avocat au présidial de Limoges. Il fut, selon Jougla, anobli en 1661. C‟est probablement vers
cette époque qu‟il fit mettre un timbre et un heaume au-dessus de ses armoiries. Au XVIIIe siècle cette famille
comportait au moins deux branches : celle du Puygiron (cne de Saint-Martin-le-Vieux, HV.) et celle de La
Brosse. Un Londeix était seigneur de Champagnac (cne de Bussière-Poitevine, HV.). En 1756 et en 1769 deux
Londeix firent preuve de leur noblesse pour leur candidature aux écoles militaires. En 1789 un membre de cette
famille comparut à l‟assemblée de la noblesse de Limoges. Les derniers du nom disparaissent au XIX e siècle.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent et accompagné de trois mains au doigt majeur
levé du même deux en chef et une en pointe

nota : armoiries parlantes en dialecte local (long dé = long doigt)

Sources : Jougla, IV, p. 471 ; Lecler, HV. , p. 137 ; Nadaud, III, p. 121, 590 ; Poncet, p. 109

LONGEAUD ou LONGEA U
La famille Longeaud a son berceau à Oradour-sur-Vayres (HV.) où l‟un de ses membres avait été
notaire en 1544. Mais la filiation la plus certaine commence avec François Longeaud, bourgeois d‟Oradour-sur-
Vayres en 1620. Sa descendance a formé une dizaine de branches dont celle des Longeaud des Brosses qui
subsistait en 2002 en ligne masculine et celle des Longeaud-La Grange en ligne féminine.

Armes : de sable à l’amphiptère (serpent ou dragon ailé) d’argent (ou de gueules) accosté de quatre besants
d’or deux en chef et deux en pointe

Source : Généal. lim. et march., II, p. 164-195 ; VIII

DE LONGENALLE
N… de Longenalle, bourgeois d‟Ussel (Cor.) reçut d‟office en 1701 des armories de type mécanique.

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Armes : de gueules à trois chevrons d’or

Source : Agfl, p. 218

DE LONZY
En 1603 Barthélemy Lonzy était prieur bénédictin de Millevaches (Cor.).

Armes : de… à un croissant de… surmonté de deux étoiles de…

Source : Bosredon, Sigil. Bas-Lim. II, p. 573

DE LORME DE PAGNAT
Pour Jougla les de Lorme de Pagnat (ou Pagnac) seraient d‟origine bourbonnaise et limousine, peut-être
parce que l‟on trouve un village du nom de Pagnac dans la commune de Verneuil-sur-Vienne, HV.). En 1668
elle fut maintenue noble sur preuves de 1549. Leur famille semble éteinte avant 1789.

Armes : d’argent à trois merlettes de sable posées deux et une accompagnées de neuf étoiles du même rangées
trois en chef, trois en fasce et trois en pointe

Sources : Jougla, IV, p. 476 ; Lecler, HV, p. 800

LORRAINE (CLAUDE DE LORRAINE, DUC DE CHEVREUSE)


Claude de Lorraine (1578-1657), duc-pair de Chevreuse en 1612, grand-fauconnier en 1621, grand
chambellan la même année, qui avait été gouverneur de l‟Auvergne en 1612, fut gouverneur de la Marche de
1621 à 1631.

Armes : d’or à la bande de gueules chargée de trois alérions d’argent

Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 89 et 224 ; Jougla, p. IV, p. 447

LORTCOURNET
En 1642 N… Lortcournet, procureur et premièr frère de la confrèrie de la Sainte-Croix de Limoges
portait un écu parlant.

Armes : d’azur à un cor de chasse d’or accompagné en chef d’un soleil entre deux étoiles du même

Sources : Poncet, p. 109

DE LOSTANGES olim DE LA BRANCHE


De 1335 à 1448 cette famille a porté le nom patronymique de de La Branche. Elle prit ensuite de nom
du fief et château de Lostanges (Cor.) qu‟elle possédait. Elle est noble depuis au moins 1466. En 1446 Jean-
Aymar de Lostanges avait épousé Antoinette de Vayrines, dame de Saint-Alvere (Dordogne). Ses descendants se
qualifièrent de chevalier, puis de baron (XVIe siècle) et enfin de marquis de Saint-Alvedre (XVIIe siècle). En
1517 Pierre de Lostanges était coseigneur de Saint-Bonnet-Evert (Cor.) et de Beynat (Cor.). Cette famille eut les

447
honneurs de la cour au XVIIIe siècle. Deux Lostanges étaient chevaliers de Malte en 1760 et en 1789. En 1810
Bernard de Lostanges, chambellan de Napoléon, fut fait baron de l‟Empire en 1809 avec constitution de majorat,
puis comte de l‟Empire par lettres patentes de l‟année suivante Plusieurs descendants en 2008.

Armes : familiales : d’argent au lion de gueules armé, lampassé et couronné d’azur accompagné de cinq étoiles
de gueules posées en orle
du règlement d‟armoiries de 1809 : d’argent au lion de gueules, armé et lampassé d’azur, et accompagné
de cinq étoiles aussi d’azur en orle ; au franc-quartier des barons membres du collège électoral qui est de
gueules à la branche de chêne en bande d’argent
du règlement d‟armoiries de 1810 : d’argent au lion de gueules, armé et lampassé d’azur, et accompagné
de cinq étoiles d’azur ; au franc-quartier des comtes officiers de la maison de l‟empereur qui est d’azur au
portique à deux colonnes surmontées d’un fronton d’or, accompagné des lettres D.A. (Domus Altissime) du
même
nota : la couronne du lion des armes familiales, suspecte de véhiculer des souvenirs de l‟Ancien Régime, a été écartée des armoiries des
Lostanges de 1809 et 1810 comme de bien d‟autres (voir les armoiries municipales de Cologne où les couronnes des Rois Mages furent
remplacées par trois pointes)

Cimier (parlant) : un ange

Devise : « Fortitudine et sapientia »

Sources : Bergues-Lagarde, p. 110 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 369 ; Nadaud, III, p. 122-126 ; Jongla, IV, p. 479; Valette, p.
129 ; Verdier, p. 164

DE LOUAN
Cette famille noble d‟extraction depuis 1538 était possessionnée en Boubonnais où elle possédait
notamment les seigneuries de Voussac et de Coursays (Allier). Elle fut maintenue noble en 1666 et l‟un de ses
membres comparut à l‟assemblée de la noblesse du Bourbonnais en 1789. Au XIX e siècle les de Louan
achetèrent le château du Claud (cne de Lépaud, Cr.) qu‟ils vendirent vers 1890. Famille éteinte au début du XXe
siècle.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois croissants d’argent ou d’argent au chevron de sinople
accompagné de trois croissants de gueules

Sources : Jougla, IV, p. 479 ; Tardieu, gdghm, p. 96

DE LOUBENS DE VERDALLE
Les Loubens de Verdalle, nobles d‟extraction chevaleresque (1287), sont originaires du Languedoc.
Une branche, subsistante en 2008, s‟établit dans la Marche en 1633 lors du mariage de Louis Loubens de
Verdalle avec Marie de Bonneval. Elle fut maintenue noble en 1641. En 1668 ils étaient seigneurs de Louroux
(cne de Saint-Priest, Cr.). Une branche releva Le Groing de La Romagère. En 1789 un Loubens de Verdalle
comparut à l‟assemblée de la noblesse de Guéret. En 2008 des descendants de cette famille vivent dans la
Creuse.

Armes : familiales : de gueules au loup ravissant d’or


attribuées d‟office en 1701 Louis Loubens de Verdalle : de sinople à une croix de vair
attribuées d‟office en 1701 à un autre L. Loubens de Verdalle : d’argent à trois fasces vivrées de sinople

nota : de même que sont parlantes les armes familiales authentiques, les armoiries attribuées d‟ofice en 1701 le sont égalements (cf.
vair/Verdalle et sinople (vert)

448
Devise :Tout à Dieu, tout au roi

Cri : « Le loup »

Sources : DVN, p. 177 ; Hugon, p. 59 et 69 ; Jougla, IV, p. 479 ; Lecler, Cr., p. 149 et 690 ; Macary, Châteaux en Creuse, p. 86 ; Nadaud, III,
p. 125 et 602-603 ; Tardieu, gdghm, p. 96-97 ; Valette, p. 129

LOUBERT ou LOUBERS
Jourdan de Loubert, chevalier, fut sénéchal du Périgord de 1326 à 1333. De 1341 à 1346 il fut
gouverneur de la sénéchaussée du Poitou et du Limousin. En 1326 il avait reçu du roi Charles IV la seigneurie de
Laurière (HV.). Il est possible que N… Loubers qui fut capitoul de Toulouse en 1644 et maintenu noble en 1669
ait appartenu à cette famille.

Armes (sceau armorié de 1342) : de… au lion de …

Sources : Bosredon, HV., p. 127 ; Fougeyrollas, II, p.452 ; Jougla, IV, p. 480 ; Nadaud, III, p. 125

DE LOUBRAYRIE ou LOUBRÉRIE
Famille originaire de Montalvent en Quercy. En 1532 Antoine de Loubrayrie était seigneur de Combas
(commune de Saint-Remi, Cor.). Sa descendance fut maintenue noble en 1666. Elle disparut à la fin du XVIIe
siècle.

Armes : d’azur à trois rochers d’argent mis en fasce celui du milieu sommé d’un arbre tigé et feuillé d’or

Sources : Armorial de Limoges, Annexe ; Descoutures, p. 302 ; Jougla IV, p. 480 ; Nadaud, III, p. 226

LOUDIN ou LAUDIN
Anne Loudin (ou Laudin), épouse La Voulte, fit peindre ses armoiries en 1628.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent et accompagné en chef de deux larmes du
même et en pointe d’une croisette d’or

Source : Poncet, p. 109-110

DE LOYAC DE LA BACHELLERIE
La famille Loyac de La Bachellerie, originaire du Bas-Limousin, fut maintenue noble en 1697 sur
preuves de 1555. La Bachellerie était un fief situé dans la paroisse de Tulle. En 1656 Antoine Loyac était
président de l‟élection de Tulle. Avant 1697 un autre membre de cette famille aurait été gouverneur de la
Bastille. Au XVIIIe siècle Laurent Loyac, appartenant à une autre branche de cette famille, fut anobli par une
charge de conseiller au parlement de Bordeaux. Un de Loyac comparut en 1789 à l‟assemblée de la noblesse de
Tulle. Famille éteinte au XIXe siècle. Son nom a été relevé par une famille de la bourgeoisie bordelaise les Birac
de Loyac.

Armes (parlantes) : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent accompagné en chef de deux
étoiles d’or et en pointe d’une oie d’argent becquée et membrée d’or

Sources : Champeval, I, p. 196 et II, p. 19. Jougla, IV, p. 483 ; Valette, p. 313 ; Verdier, p. 70

449
DE LOZAL
En 1701 Gaspard de Lozal, curé d‟Ussel, fut doté d‟office d‟un écu mécanique.

Armes : d’or à trois bandes ondées de sinople

Source : Agfl, p. 184

DE LUBERSAC
La famille de Lubersac est d‟extraction chevaleresque (1267). En 1345 Bernard de Lubersac, seigneur
du Verdier-les-Lubersac (cne de Lubersac, Cor.) épousait de Gabrielle de Saint-Julien. Il fut fait prisonnier à la
bataille de Poitiers en 1356. Sa descendance forma plusieurs branches : La Foucade, Montions, Savignac et
Lubersac-Charina. Les Lubersac eurent les honneurs de la cour en 1751, 1766 et 1785. Le comte et le vicomte de
Lubersac participèrent à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle en 1789. Les représentants
actuels de cette famille sont issus de la branche de Chabrignac et possèdent toujours le château du Verdier.

Armes : de gueules au loup passant d’or

nota : ces armoiries sont parlantes par jeu de mots entre Lub- et loup

Représentation : écu placé au-dessus de la porte entre deux tours du château du Verdier (Lubersac, Cor.) et sur le vitrail de saint Etienne de
l‟église de Lubersac (Cor.) accolé à celui de la famille de Chastellux de Rauzan

Devise (parlante) : « In proelis promptus »

Sources : Bergues-Lagarde, p. 111 ; Bosredon, Sigil. du Bas-Limousin, II, n° 375 et 376 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p.
30 ; Champeval, I, p. 465-474 ; Descoutures, p. 11 et 54 ; DVN, p. 177 ; Jougla, IV, p. 485 ; Valette, p. 129 ; Verdier, p. 178

LUC ou DE LUC ou DU LUC

Selon Jougla et Nadaud au XIIIe siècle cette famille aurait possédé en partie la seigneurie de Hautefort
dans le Périgord. Au commencement du XVIIe siècle François du Luc était seigneur de Saint-Augustin et Pierre
du Luc, seigneur de Mansac dans la paroisse de Saint-Augustin (Cor.). Le fils du second était aussi seigneur de
Mansac mais demeurait à Saint-Salvadour (Cor.). Au mariage de sa fille en 1689 il ne savait pas signer. Le
dernier du nom semble avoir été Jean-Martin du Luc, notaire à Saint-Augustin en l‟an III et qui mourut en 1837
ne laissant pas de descendance masculine.

Armes : de gueules au château à trois tours d’argent maçonnées de sable ; au chef cousu d’azur chargé de trois
croissants mal ordonnés d’or

Sources : Champeval, I, p. 154-155 ; Jougla, IV, p. 485 ; Nadaud III, p. 130, 684-685

DE LUCHAPT ou DE LUCHAT
Les de Luchapt étaient connus depuis le XIIe siècle. Au XVe siècle ils furent seigneurs de Parsac (Cr.),
d‟Orgnat (cne de La Tour-Saint-Austrille, Cr.) et de Maurissard (cne de Chambon-sur-Voueize, Cr.). Gilbert de
Luchapt fut tué à Azincourt en 1415. Ses descendants Pierre et Guillaume de Luchapt furent condamnés à
l‟emprisonnement pour avoir pris de force et pillé vers le milieu du XV e siècle le château de Malval (Cr.). Avant
1662 la famille avait acquis la seigneurie de Lavaud-de-Pougnagot (cne de Le Grand-Bourg, Cr.). Elle fut

450
maintenue noble en 1666. En 1789 un de Luchapt comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de
Riom (Puy-de-Dôme). La famille s‟éteignit au début du XXe siècle en Normandie.

Armes : familiales : d’argent à la croix de sable chargée de cinq coquilles d’or


attribuées d‟office en 1701 à Joseph de Luchapt, sgr de Maurissard : de sable à un luth d’argent posé en
fasce

nota : ces dernières armoiries sont parlantes par jeu de mots

Sources : Hugon, p. 38 et 58 ; Jougla, IV, p. 486 ; Lecler, Cr., p. 69 et 499 ; Macary, p. 203 ; Tardieu, gdghm, p. 98

LUDIÈRE ou DE LUDIÈRE
En 1620 Grégoire Ludière était marchand à Tulle. Son probable descendant, Jean-François Ludière,
était procureur au présidial de cette ville en 1781. Pierre le fils de ce dernier, avocat à Tulle, fut élu député à
l‟Assemblée Constituante en 1790. Maire de Tulle en 1808, il fut anobli sous la Restauration en 1816. Son fils
Jean-François né en 1787 fit une carrière militaire. Sa fille unique épousa un Lavaur de Sainte-Fortunade en
1843.

Armes : parti : au 1, d’argent à trois peupliers de sinople deux passés en sautoir et un en pal surmontés d’un
croissant d’azur ; au 2, d’azur au cœur d’or surmonté de deux étoiles d’argent

Sources : Champeval, I, p. 282-283 ; Jougla, IV, p. 487 ; Réverend Rest., IV, p. 377

LUQUET DU CHAYLARD
A une époque indéterminée cette famille a possédé un fief dans la commune d‟Altillac (Cor.). Elle était
originaire d‟Oliergues en Auvergne. Une de ses branches s‟établit dans le Quercy au XV e siècle. L‟un de ses
membres comparut à l‟assemblée de la noblesse de Cahors en 1789. Eteinte au siècle suivant.

Armes (parlantes) : d’azur au loup d’or à la bordure engrêlée de gueules ; au chef cousu du même chargé de
trois étoiles d’or

Sources : Esquieu, p. 190 ; Merceron, p. 8

DE LURET
Jean de Luret était laboureur à Luret (cne de Saint-Jean-Ligoure, HV.) au commencement du XVIIe
siècle. Il mourut en 1641 laissant derrière lui plusieurs enfants dont Jean dit le Palou qui fut aussi laboureur et
Hugues qui se fit notaire. Le fils et le petit-fils de ce dernier furent également notaires dans la paroisse de Saint-
Jean-Ligoure. L‟arrière petit-fils, François de Luret né en 1700, sieur de L‟Abbaye (cne de Saint-Jean-Ligoure),
se constitua un vaste domaine agricole qui, à sa mort en 1770, atteignait 814 sétérées (soit environ 180 hectares)
dont le lieu noble de Chatouillas. Son onzième enfant Jean-Baptiste (1745-1810), seigneur de Feix (cne de Saint-
Jean-Ligoure) épousa la noble Marie-Thérèse Lamy de La Chapelle en 1767 et changea le nom du village de
Chatouillas en celui de Château-Elyas. Prudemment sous la Révolution il orthographia son nom en Deluret. Ses
cinq fils firent carrières dans l‟armée et dans la marine sauf le dernier, Pierre Elyas de Luret de Feix (1790-
1873), qui hérita du domaine de Château-Elyas. Le dernier du nom fut Pierre de Luret de Feix (1867-1958),
maire de Saint-Jean-Ligoure et propriétaire du château de L‟Age-du-Bois dans cette commune qu‟il transmit à sa
fille adoptive Odile Jacquet de Heurtemont de Luret de Feix.

Armes : d’azur à deux saute-haies d’argent ; au chef de gueules chargé d’un soleil d’or

451
nota : cet écu comporte deux meubles parlants : les saute-haies (cf la syllabe –et) et le soleil par jeu de mots (Luret/ Luirai)

Source : Généal. lim. et march., XIII, p. 259-268)

DE LUR-SALUCES
La famille de Lur est originaire du Bas-Limousin. Elle paraît avoir pris son nom d‟un ancien château
situé près de Masseret (Cor.). Elle est connue depuis de XII e siècle. En 1354 un chevalier appelé Giraud de Lur
donnait quittance. Cependant la noblesse prouvée de cette famille est de 1472. Elle a possédé dans le Haut-
Limousin un château dit de Lur entre La Porcherie et Château-Chervix (HV). Mais elle a essaimé
successivement dans le Périgord, le Bordelais et l‟Auvergne. Depuis un mariage contacté en 1586 avec
l‟héritière des marquis de Saluces en Piémont elle a pris le nom de Lur-Saluces. Un Lur-Saluces fut créé comte
de L‟Empire en 1810. La famille a quelques descendants en 2008.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à trois croissants d’argent, au chef d’or (Lur) ; aux 2 et 3, d’or au chef
d’azur (Saluces)

Sources : DVN, p. 178 ; Nadaud, III, p. 131-132, 685-686 ; Valette, p.130

DE LUSIGNAN
Les Lusignan, originaires de la ville de ce nom dans le Poitou, ont été comtes de la Marche de 1177 à
1309 (à l‟exception de la période 1199-1214). Le premier à porter ce titre a été Geoffroy de Lusignan de 1177 à
1185. Le dernier des Lusignan comtes de la Marche fut Gui de Lusignan (1303-1309) mort sans alliance. Le
comté passa alors à la couronne pour payer les dettes des derniers membres de cette famille à l‟égard du roi de
France. En 1212 Hugues IX Le Brun de Lusignan devint vicomte de Bridiers (cne de La Souterraine, Cr.). Son
fils Hugues X de Lusignan (avant 1190-1249), époux d‟Isabelle d‟Angoulême veuve du roi d‟Angleterre de
Jean-Sans-Terre, lui succéda. Sa fille Marguerite épousa Aymery IX de Thouars et lui apporta Bridiers en dot.
Tous les Lusignan ont porté un burelé (d‟argent et d‟azur en général) avec un nombre variable de pièces
et chargé parfois de meubles divers (lions, merlettes, etc.).

Armes : de Hugues IX de Lusignan : burelé d’argent et d’azur à six lions de gueules brochant sur le tout posés
trois deux, un ou burelé d’argent et d’azur de dix pièces
de Hugues X de Lusignan : burelé d’argent et de gueules de quatorze pièces à six lions de gueules posés
trois deux et un brochant sur le tout
de Guillaume de Valence arrière-petit-fils de Hugues X de Lusignan en 1295 : burelé de dix pièces d’argent
et d’azur, les burelles d’azur chargée de dix merlettes de gueules

Sources : Charteix, p. 20-22 ; Nadaud, III, p. 152-169 ; Tardieu, gdghm, p. 98

452
M

MACÉ ou DE MACÉ
Cette famille apparaît au milieu du XVIe siècle avec Pierre de Macé, seigneur de Montaigu (cne de
Sarroux, Cor.), qui épousa en 1556 Antoinette Lebel. Les Macé furent maintenus nobles en 1666. Ils semblent
avoir disparu, au moins dans le Limousin, à la fin du siècle.

Armes : en 1601 : de… à un arbre de… sur une terrasse de … surmonté de trois croissants d’azur
en 1666 : d’or à un arbre sec de sinople surmonté de trois croissants (ou 3 étoiles) d’azur en chef

nota : l’arbre sec (mât sé=sec en parler local) est probablement parlant

sources : Arm. Lim., sans numéro; Descoutures, p. 303 ; Jougla, IV, p. 494 ; Nadaud, III, p. 134

DES MACHONS
Les armoiries présentées en 1701 par Léonard des Machons, curé de Rosières (vraisemblablement
Rosiers, dans la Corrèze) et remaniées par le bureau d‟enregistrement de Tulle, étaient allusives de son sacerdoce
par les croisettes.

Armes : d’argent à une bande de gueules chargée de trois croisettes d’argent

Source : Agfl, p. 219

MACQUART
Cette famille est qualifiée de limousine par Jougla. Nous n‟avons pas pu la localiser avec plus de
précision. Ses armoiries sont différentes des deux familles homonymes originaires de Lorraine et de Paris.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’argent à une main dextre appaumée de gueules ; aux 2 et 3, de gueules à la
bande d’or

nota : ces armoiries sont probablement parlantes : la main exprimant la première syllabe du patronyme (cf. « las mas » = les mains en parler
limousin et l‟écartelé la seconde syllabe (- quart)

Source : Jougla, IV, p. 496

453
DE MADOT
Des Madot vivaient au bourg de Thouron (HV.) en 1602 où ils eurent une alliance avec les de
Vaucorbeil. Mais au milieu du XVIIe cette famille résidait dans le village du Masdot (cne de Le Grand-Bourg,
Cr.) auquel elle a probablement donné son nom. Elle y avait en outre sa chapelle funéraire qui subsiste encore en
2009. Les Madot furent à cette époque seigneurs du Souliers (cne de Janaillat, Cr.) et de Jouillat (Cr.). En 1653
Silvain de Masdot, qui avait épousé la fille du lieutenant général civil de la sénéchaussée de La Marche Louis
Redire, recueillit par démission la charge de son beau-père. Il vivait encore en 1697. Son petit-fils Silvain-
Antoine était titulaire de la même charge en 1753 laquelle était tenue en 1789 par son fils Louis-Antoine. La
famille fut vraisemblablement anoblie au XVIIIe siècle par cette charge car en 1782 Antoine-Louis de Mas dot,
seigneur du Souliers, se fit représenter à l‟assemblée de la noblesse de Guéret. Il émigra peu après ce qui valut à
sa mère d‟être mise en arrestation comme parente d‟émigré. Famille éteinte au XIX e siècle.

Armes : d’azur à la fasce d’or chargée d’une flèche couchée de sable accompagnée en chef d’un croissant
d’argent et en pointe d’un lion naissant aussi d’or

Sources : Hugon, p. 17, 40 et 45 ; Jougla, IV, p. 497 ; Lecler, HV, p. 788 ; Nadaud, III, p. 134 ; IV, p.291 ; Tardieu, gdgmh, p. 98 Valette, p.
314

MAGE
Cette ancienne famille bourgeoise d‟Aubusson (Cr.) est connue depuis Barthélémy Mage, consul de
cette ville en 1527. François Mage était notaire à Aubusson en 1698. D‟autres membres de cette famille furent
fabricants et des marchands de tapisseries, tels Pierre en 1650, Jean en 1665 seigneur de Chantemerle (cne de
Lépaud, Cr.), Pierre en 1705 seigneur du Puis (cne de Saint-Quentin-la-Chabannes, Cr.). En 1699 Jean Mage,
procureur du roi à Aubusson, fit enregistrer ses armoiries. L‟un des derniers représentants de la famille fut
Abdon Mage (1823-1869) qui explora le Sénégal et le Niger.

Armes : d’argent à un quatre de chiffre dont le pied est posé sur un triangle vuidé, entrelacé avec un chevron
aussi vuidé et alaisé du même, le tout soutenu d’un cœur de gueules en pointe

nota : ces armoiries sont probablement en partie (le 4 de chiffre) une ancienne marque de marchand

Sources : Hugon, p. 27 ; Tardieu, gdghm, p. 98-99, 164 et 197

DE MAGNAC
La famille de Magnac, originaire de Magnac (aujourd‟hui Magnat-Lestrange, Cr.), était l‟une des plus
anciennes familles d‟extraction chevaleresque de la Haute-Marche. Ithier Ier de Magnac vivait en 997. Un autre
Ithier de Magnac participa à la seconde croisade et mourut en 1147 à Laodicée (Turquie). Ithier II de Magnac
hérita avec son frère Odon de leur oncle Eudes de Cluis de la riche châtellenie de Cluis (Indre) en 1260. Il
accompagna Louis IX à la croisade de Tunis en 1270. Aymeric de Magnac fut maître des requêtes des rois Jean
II et Charles V. Les Magnac conservèrent leur seigneurie de Magnac jusqu‟en 1516. Leur descendance fut
maintenue noble en 1667. Charles de Magnac (1741-1830) émigra en 1792 et s‟engagea dans l‟armée de Condé.
Son arrière petit-fils Marie-Ethier (1848-1884) fut le dernier du nom.

Armes : de gueules à deux pals de vair ; au chef d’or chargé d’un lambel d’azur

Sources : Jougla, IV, p. 498 ; Lecler, Cr., p. 383 ; Nadaud, IV, p. 291-294 ; Mssnahc, t. 52 (2006), p. 97-109 ; Tardieu, gdghm, p. 101

454
DE MAGNAC DU CHÂTELARS, olim DE MAIGNAC
La famille de Maignac, connue dès seconde moitié du XIII e siècle, possédait au XIVe siècle le fief et le
château du Châtelars (cne de Saint-Junien, HV.) où naquit vers 1335 Aimeric de Maignac, évêque de Paris, qui
fut fait cardinal par le pape Clément VII et mourut à Avignon en 1385. Au XVII e siècle elle avait deux branches :
celle du Châtelard éteinte vers 1651 à la mort d‟Etienne de Magnac, seigneur du Châtelars, et celle de
Mazerolles (Charente) qui fut maintenue noble en 1703 sur titres de 1503 et qui disparut après 1706.

Armes : vers 1650 : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la main appaumée d’argent ; aux 2 et 3, d’or au lion de
gueules

enregistrées en 1700 après mise au point par le bureau d‟enregistrement à Jean de Magnac, écuyer,
seigneur de Mazerolles (Charente) : d’azur à deux lions affrontés d’or soutenus d’une foi d’argent

nota : la main appaumée et la foi sont ici des figures parlantes (cf. « las mas » = les mains en dialecte local)

Sources : Agfl, p. 120 ; Généal. lim. et march., XV, p. 39-81 ; Jougla, IV, p. 498 ; Lecler, HV, p. 657 ; Poncet, p. 110 ; Verdier, p. 70

DE MAGNAC ou DE MANHAC
Cette famille auvergnate ne semble pas avoir eu de liens avec les Magnac du Limousin et de la Marche.
En est issu Hugues de Magnac, évêque de Saint-Flour (Cantal) en 1395 puis de Limoges de 1404 à 1412.

Armes : écartelé de… et de… à quatre fleurs de lis de l’un en l’autre

Source : Lartigue, évêques, n° 3560

MAGRÉ
De cette famille de Limoges nous ne connaissons que ses armoiries datées de 1601.

Armes : de… à un chevron de… accompagné de trois couronnes de feuillage de…deux et un : au chef de…
chargé d’un croissant de… entre deux étoiles de…

Source : Arm. Lim., n° 489

MAGY
Cette famille est connue depuis Léonard Magy, bourgeois de Saint-Léonard (HV.), qui avait épousé en
1610 Léonarde Veyrier. Leur fils Jean Magy, sieur d‟Andalais (cne de Saint-Léonard) fut notaire royal dans cette
ville. Son descendant Simon Magy, avocat au parlement de Bordeaux, acquit un office anoblissant de président-
Trésorier de France au bureau des finances de Limoges en 1740. Son fils Guillaume, écuyer, seigneur
d‟Andalais, reprit cet office qui fut, semble-t-il à l‟origine de son anoblissement. Le fils de ce dernier Jean-
Jacques (1747-1820) comparut à l‟assemblée de la noblesse de Limoges en 1789 et mourut sans postérité.

Armes familiales : enregistrées en 1699 par N… Magy : de sable à cinq merlettes d’argent posées en chevron
renversé
en 1768 : de… à une aigle de… surmontée d’un soleil de…

nota : il est possible que ce changement d‟armoiries soit lié d‟une part à l‟acquisition de la seigneurie de Bas-Soleil (cne de Saint-Léonard,
HV.) qui expliquerait le soleil et d‟autre part l‟anoblissement de la famille vers 1750 qui expliquerait l‟aigle (oiseau noble)

Sources : Agfl, p. 131 ; Généal. lim. et march., IV, p. 135-144 ; Lecler, HV., p. 684 ; Verdier, p. 118

455
MAIGNE DE SARRAZAC
En 1597 Jacques Maigne était avocat du roi au présidial de Tulle. Son fils lui succédera en 1636.
Hugues de Maigne fils du précédent était seigneur de Sarrazac (Lot) en 1675. La charge d‟avocat du roi restera
dans la famille jusqu‟à la Révolution. Plus de descendance connue à la fin du XIXe siècle.

Armes (parlantes) : familiales : de… à trois mains de…

sur un cachet de Hugues de Maigne (1707) : écartelé : aux 1, d’azur à trois mains de… ; au 2, de
gueules à deux épées d’argent passées en sautoir (Deschamps de La Condamine) ; au 3, de gueules à trois tours
de… posées deux et un (de Sales) ; au 4, d’azur à trois besants d’argent (de Marqueyssac)

Source : Champeval, II, p. 310-311

MAILHARD ou MAILLARD
Cette famille, originaire de Bourgogne, semble s‟être installée dans le Limousin au XVI e siècle. Elle n‟a
apparemment pas de liens avec la précédente. Ses armoiries figuraient dans l‟Armorial de Limoges en 1603. En
1697 N… Mailhard était conseiller secrétaire du roi. C‟est peut-être lui qui fit peindre ses armoiries par
l‟émailleur Philippe Poncet avant 1678 et qui mourut dans sa charge de trésorier de France à Limoges en 1722.
Son petit-fils Jean-Baptiste Maillard (1714-1748), trésorier de France lui aussi, épousa en 1741 Marguerite
Guingand du Vignaud. Leur petit-fils, dit M. Chéri, qui vivait à la fin du XVIII e siècle ne semble pas avoir eu de
descendance. Un autre membre de cette famille, Joseph Maillard, né à Limoges, avait acquis à la Grande
Chancellerie de Paris, un office anoblissant en 1699. Sa branche s‟éteignit avant 1789.

Armes de : N… Malhiard en 1603 : de… à un martel de … posé en pal la tête sur un foyer de flammes de… ; au
chef de… à un croissant de… entre deux étoiles de… soutenu d’une divise haussée de…
N… Mailhard, conseiller du roi, avant 1678 : d’or à un martel de sable incliné sur un foyer de flammes de
gueules ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

nota : ces écus contiennent deux figures parlantes : le martel (ou maillet) et les flammes qui ard(ent)

Sources : Arm. Lim., n° 583 ; Jougla, IV, p. 502 ; Nadaud, III, p. 136 ; Poncet, p. 111 ; Verdier, p. 128

MAILHET DE VACHÈRES
Augustin Mailhet de Vachères naquit le 23aout 1763 à Présailles (Haute-Loire). Il fut sacré évêque de
Tulle en 1825. Il mourut dans cette ville en 1842.

Armes familiales (parlantes) : d’azur à trois maillets d’argent le manche en bas

Sources : Jougla, IV, p. 502 ; Lartigue, évêques, n° 3568 ; Nadaud, IV, p. 294

DE MAILLARD ou DE MALLIARD
Au XVIe siècle les Maillard pratiquaient à Brive le commerce et la banque. La branche aînée possédait
plusieurs seigneuries telles que Le Breil (cne de Lignerac, Cor.), Faucal dans la vicomté de Turenne (Cor.), La
Pacherie (cne de Noailhac, Cor.). Avant 1696 Pierre de Malliard, sieur de La Pacherie, conseiller au présidial de
Brive se disait écuyer mais l‟était-il ? C‟est douteux. Cette branche qui subsistait au commencement du XX e
siècle avait compté parmi ses membres Pierre-Marie, dit Gustave, Maillard qui fut le secrétaire de Ledru-Rollin
en 1848 et député de la Seine en 1885.

456
Une branche cadette était celle issue de Jean de Maillard, mort en 1548, seigneur de Quinhard (cne de
Brive) qui commença un livre de raison tenu sur plusieurs générations par ses descendants. Il fut premier consul
perpétuel de la ville de Brive. Son père, Etienne de Maillard, avocat en Parlement avait été lui-même consul
perpétuel de cette ville.

Armes : branche aînée : d’argent à quatre fasces de gueules la première et la quatrième denchées les pointes en
haut
branche cadette : d’argent à quatre fasces de gueules, la première et la quatrième denchées les pointes
en bas

nota : selon Champeval ces armes seraient parlantes : les bandes évoquant les liens (mal liées). Cette interprétation nous semble excessive

Sources : Bosredon, Sigl. du Bas-Lim., I, p. 284-286 ; Champeval, II, p. 311-318

DE MAILLÉ
D‟extraction chevaleresque (1069) les de Maillé sont originaires de la Touraine. A la fin du XV e siècle
Hardouin de Maillé était seigneur de Dun-le-Palestel (Cr.) en 1494 quand il épousa Françoise de La Tour-
Landry. Ce fief revint au roi de France qui l‟engagea à Gabriel Foucault de Saint-Germain-Beaupré. La famille
de Maillé de La Tour-Landry a une nombreuse descendance en 2009.

Armes : d’azur à trois fasces nébulées de gueules

Devise : « Stetit unda fluens »

Sources : Jougla, IV, p. 504 ; DVN, p. 180 ; Tardieu, gdghm, p. 504 ; Valette, p. 131

MAILLOT ou MAILHOT
En 1657 François Maillot, « contrôleur » à Limoges, épousa Jeanne Malignaud. Leur fils, Grégoire, fut
officier au bureau des finances de la généralité de Limoges en 1683. En 1697 il était président trésorier de France
toujours à Limoges et faisait enregistrer ses armories parlantes.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois maillets d’argent deux en chef et un en pointe

Sources : Agfl, p. 48 ; Jougla, IV, p. 502 ; Nadaud, III, p. 137, IV, p. 295 ; Poncet, p. 110 ; Verdier, p. 119

DU MAINE ou DU MAYNE
La famille du Maine semblait originaire du Bourg dans l‟arrondissement de Figeac (Lot) d‟où elle
s‟était répandue dans le Limousin et le Lyonnais. Elle aurait été noble au XV e siècle. En 1542 Jean du Maine,
chevalier, était baron du Bourg et de Descandillac. Son fils, Bertrand du Maine, était seigneur du Palant (cne de
Moissannes, HV.) et de Lasuaud (cne de Salon, Cor.). Son petit-fils Isaac du Maine, gouverneur de la ville et du
château d‟Antibes (Alpes-Maritimes), vendit pour 28000 livres sa seigneurie du Pallant afin de marier sa fille
unique à Jean de Carbonnières. Le couple qui vivait au début du XVIIe siècle n‟eut n‟eut pas de descendance.
Une branche lyonnaise de cette famille, dite Mayne di Bourg de L‟Espinasse qui avait été maintenue noble en
1668, existait encore au siècle suivant.

Armes : branche limousine : de gueules à la fleur de lis d’or

Représentation (du Mayne du Palan) : clé de voûte de l‟église de Moissannes (HV.)

457
branche lyonnaise : de gueules à la fleur de lis d’or ; au chef d’argent

Sources : Froidefond de Boulazac, II, p. 95 ; Lecler, HV., p. 492-493 ; Jougla, IV, p. 505 ; Nadaud, III, p. 137-138

MAISONNEUFVE
Le 17 octobre 1678 N … Maisonneufve faisait peindre ses armoiries parlantes par l‟émailleur
limougeaud Philippe Poncet.

Armes : d’azur à un arbre de sinople et une maison d’argent brochant sur le tronc de l’arbre

Source : Poncet, p. 111

MAISTRE ou MAITRE
Nobles d‟ancienne extraction les Maistre étaient originaire du Boubonnais. Philippe, seigneur de Lage,
fut chancelier du pays de Combraille de 1480 à 1497. Silvain Maistre, écuyer, était sieur de Villejus (cne de
Fransèches, Cr.) en 1644. Son fils François fut seigneur de ce lieu en 1672. Un autre (?) François Maistre,
écuyer, était seigneur du Mas-du-Theil (cne d‟Ahun, Cr.) quand il épousa en 1699 Marie de Bosredon. Jean
Maistre était prieur de l‟abbaye de Chambon-Sainte-Croix (Cr.) en 1701. La famille paraît éteinte avant la
Révolution.

Armes : enregistrées par Gilbert Maistre, écuyer, en 1699 : d’or à la croix ancrée de gueules
attribuées d‟office en 1701à Jean Maistre, prieur de Chambon-Sainte-Croix : de gueules à un bâton et une
épée d’argent passés en sautoir

nota : ces armoiries sont parlantes par allusion, l‟épée et le bâton étant des attributs du pouvoir, donc du maître

Sources : Hugon, p. 56 et 64 ; Jougla, IV, p. 508 ; Tardieu, gdghm, p. 101-102 ; gddhm, p. 219

MAJOU DE LA ROUSSELIÈRE ET DE LA DÉBUTRIE


Jacques-Charles Majou, né en 1755, seigneur de la Débutrie (cne de Rochetrefoux, Vendée), fut anobli
par lettres patentes du 28/09/1817. Son fils Jacques Charles Majou de La Rousselière (1805-1875) avait épousé
Caroline de Tusseau en 1830. De décembre 1860 à avril 1865 il fut préfet du département de la Creuse.
Nombreuse descendance en 2009.

Armes : d’azur à la tête de lion arrachée d’argent accompagnée de trois trèfles d’or

Sources : Cariat, fasc. 6, p. 425 ; DVN, p. 181; Fougeyrollas, 2, p. 464 ; Jougla, IV, p. 509 ; Valette, p. 131

MALABAY ou MALBAY DE LAVIGERIE


Pierre Malabay était maire de la ville du Dorat en 1697 quand il fit enregistrer ses armoiries. N…
Malabay (ou Malaboy), seigneur de Lage-Dumond (cne de Peyrat-de-Bellac, HV.), qui reçut d‟office des
armoiries en 1701, appartenait peut-être à la même famille.

Armes de : Pierre Malabay (1697) : d’or à un chevron de sable accompagné en chef de deux étoiles (ou molettes)
d’azur et en pointe d’un lion de gueules
N… Malabay (1701) : d’or à une bande de gueules

458
nota : ces armoiries attribuées d‟office sont identiques à celles, authentiques, de la famille de Noailles

Devises : « Pro nobili causa semper paratus »

Sources : Agfl, p. 64 et 144 ; Jougla, IV, p. 510 ; Lecler, HV., p. 458

MALAVERNIE
Cette famille possédait en 1603 un écu parlant proche de celui des Malavergne.

Armes : de…. à un arbre (vergne) de… sur une terrasse du même de… accosté des lettres initiales G et M

Source : Arm. Lim., n° 546

MALEDEN ou MALDEN ou MALEDENT


Au XVIe et au début du XVIIe siècle les Malden étaient marchands à Limoges. Certains furent consuls
de cette ville. A partir de 1650 plusieurs branches de cette vaste famille avaient certains de leurs membres au
bureau des finances de la généralité de Limoges tels : Etienne Maldent de Laborie en 1661, Pierre Maldent du
Puytison en 1680, N… Malden d‟Hardy en 1708, Simon Maledent de Feytiat en 1711. Vers 1743 N… Malden
de Viers fut anobli par la charge de conseiller au parlement de Bordeaux. En 1771 ses fils Malden de La Cabane
et Malden Denval firent enregistrer leurs titres. En 1789 François Maldent de Balésy et Jean Maden, seigneur de
Feytiat, participèrent à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Famille éteinte au XIXe siècle
dans ses branches nobles. Les Maldent ont tous porté des armoiries parlantes dont les meubles principaux étaient
deux ou trois lions léopardés (animaux à la mâle dent) accompagnés parfois de meubles secondaires parfois eux-
mêmes parlants (dents)

Armes de : N… Maleden en 1601 et vers 1650 ; d’azur à deux lions léopardés (ou passants) d’or l’un sur l’autre
à la bordure de gueules chargée de huit dents d’argent posées trois, deux, deux et une
Martial Maleden, consul en 1650 : d’azur à trois lions léopardés ou passants) d’or l’un sur l’autre à la
bordure de gueules
N… Maldent : d’azur à deux lions léopardés (ou passants) d’or l’un sur l’autre
Mr Maledant, trésorier, seigneur de La Borie en 1653 : d’azur à trois lions d’or l’un sur l’autre
accompagné en pointe d’un cœur du même
Pierre Maledent d‟Hardy, écuyer, seigneur de Puytison, trésorier général de France, en 1697 : parti : au 1,
d’azur à trois lions léopardés (ou passants) d’or l’un sur l’autre ; au 2, d’azur à une aigle d’argent
Martial Maledent, chanoine, Joseph Maledent, bourgeois et Maledent de Puy-Imbert, procureur du roi aux
traites foraines en 1697 : d’azur à trois lions léopardés (ou passants) d’or l’un sur l’autre

Sources : Agfl, p. 2, 7, 11, 56, 90 ; Arm. de Lim., n° 461 ; Jougla, IV, p. 511 ; Nadaud, III, p. 142 ; Poncet, p. 111 ; Verdier, p. 119, 128, 135,

172

MALEFILHE
Louis Malefilhe de Limoges possédait un écu en 1599.

Armes : de… à un pigeon (ou une colombe) de… tenant dans son bec un rameau feuillé de…, perché sur des
rochers de… et senestré d’une étoile de…

Source : Arm. Lim., n° 385

459
DE MALEMORT
Malemort est une commune incluse dans l‟agglomération de Brive (Cor.). Un Gaubert de Malemort,
« princeps Malamortensis », vivait en 1010 et était vassal de l‟évêque de Limoges. Son fils Pierre de Beaufort-
Malemort avait épousé Ameline de Ségur vers 1150. Guy de Malemort était neveu du vicomte de Limoges par sa
mère vers 1180. Cette lignée prit fin au décès de Jaubert de Malemort qui avait épousé vers 1350 Aude de
Ventadour, fille du vicomte Bernard de Ventadour. Leurs filles Galienne et Blanche vivaient encore en 1400. La
fille de Galienne, Jeanne, épousa Jean Montal, seigneur de La Roquebrou (Cantal), et lui apporta le fief de
Malemort. Une branche de cette famille prit le nom de La Serre de Malemort. En furent issus plusieurs
ecclésiastiques de haut rang tels que Hélie de Malemort de La Serre, archevêque de Bordeaux de 1188 à 1207,
Aimeric de La Serre de Malemort, évêque de Limoges de 1242 à 1272 et Gilbert de Malemort, proche parent du
précédent, qui lui succéda de 1275 à 1294 et fut inhumé dans sa cathédrale.

Armes : fascé d’argent et de gueules de six pièces


ou fascé d’argent et de gueules de six pièces, les première, troisième et cinquième chargées de neuf étoiles
(ou marguerites) de… posées quatre, trois et deux

Sources : Champeval, II, p. 342-349 ; Jougla, IV, p. 511 ; Nadaud, III, p. 142-145, IV, p. 302-303

MALET DE LA JORIE
Selon Froidefond la famille Malet de La Jorie serait issue (avant 1400) des Malet, sires de Graville
(Normandie). Mais cela semble incertain. En tout cas les Malet du Périgord et du Limousin dont nous parlons ici
sont nobles d‟extraction chevaleresque depuis 1375. Ils furent maintenus nobles en 1666 et en 1759. En 1773 ils
étaient admis aux honneurs de la cour. En 1789 un Malet de La Jorie comparut à l‟assemblée de la noblesse de la
sénéchaussée de Saint-Yrieix (HV.). Cette famille a eu plusieurs alliances limousines et marchoises : Barthon de
Montbas, Royère, La Roche-Aymon notamment. En 2009 elle est représentée par une nombreuse descendance
dans ses deux branches de La Jorie et de Roquefort ;

Armes : de gueules à trois fermaux d’or

nota : ces armoiries étaient celles des Malet de Graville

Supports : deux coqs

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., n° 560 ; DVN, p. 181 ; Froidefond, I, p. 323-324 ; Jougla, IV, p. 512 ; Valette, p. 131

MALEUGUE ou MALENGUE
Cette famille dont un membre, N… Maleugue, seigneur de Lespinasse (cne de Le Lonzac, Cor.),
apparaît dans le rôle d‟armes de la noblesse du Bas-Limousin de 1470, est mal connue. Elle semble s‟être éteinte
avant le XVIIe siècle. En 1967 ses armoiries ont été réutilisées dans armes des communes de Le Lonzac et de
Darnets (Cor.).

Armes : d’azur à trois poissons contre-passants d’argent

Représentation : clés de voûte de l‟église Saint-Maurice de Darnets et l‟église Saint-Martin de Le Lonzac (Cor.)

nota : ces armoiries sont probablement parlantes par jeu de mots avec « male aigue » = mauvaise eau, celle-ci symbolisée par les poissons
contre-passants

Sources : Merceron, p. 22 et 24 ; Verdier, p. 30

460
MALEVERGNE
En 1701 N… Malevergne, seigneur de La Faye (cne de La Roche-L‟Abeille, HV.) et N… Malevergne,
seigneur de L‟Age-Beaudeuf ou Lagebeau (cne des Chézeaux, HV.) reçurent des armoiries de type mécanique.

Armes de : N… Malevergne, seigneur de La Faye : de gueules à deux chevrons d’argent


N… Malevergne, seigneur de L‟Age-Beaudeuf : d’argent à deux chevrons de sable

Source : Agfl, p. 155 ; Lecler, HV., p. 214 et 589

MALEVERGNE
Les armoiries de Pierre Malevergne, vivant vraisemblablement à Limoges où dans les environs de cette
ville, étaient parlantes par un arbre qui était sans doute un aulne ou vergne. Peut-être s‟agit-il de Pierre
Malvergne (+ 1639), membre de la famille précédente, marchand à Limoges et propriétaires de terres à
Masdoumier (commune d‟Ambazac, HV.).

Armes : d’or à un arbre de…

Source : Généal. lim. et march., XV, p. 141 ; Poncet, p. 112

DE MALEVERGNE ou MALAVERGNE (à la Roche-L’Abeille)


Cette famille est originaire de village de Malevergne (commune de La Roche-L‟Abeille, HV.). Nous
pouvons en suivre la filiation depuis le début du XVI e siècle avec Pierre de Malevergne, notaire à La Roche-
L‟Abeille en 1497. Son descendant Jean de Malevergne, sieur de La Faye (commune de La Roche-L‟Abeille),
était avocat en parlement et procureur d‟office de la baronnie de La Roche-L‟Abeille. Cette branche de Lafaye
est représentée actuellement (2009) par Philippe Malevergne de Lafaye, ingénieur et père de trois enfants. Une
autre branche dite, de Puymie, a pour descendant Patrick Malevergne, ingénieur et père de deux filles. Les six
autres branches connues sont éteintes.

Armes : de… à l’arbre de… sur une terrasse herbée de…

représentation : ces armoiries figurent sur le cachet apposé sur le testament de Barthélémy de Malevergne, sieur du Châtenet (cne de La
Roche-L‟Abeille,HV ?) en date du 15 octobre 1658 (AD, HV., 4 E 2/366)

attribuées d‟office en 1701 à Jean Malevergne, sieur de La Faye : de gueules à deux chevrons d’argent

Représentation : ces armoiries, actuellement portées par la branche de La Faye, figurent sur un vitrail de la fin du XIX e siècle de l‟église de
Nieul (HV.)
attribuées d‟office en 1701 à François Malevergne, sieur de Langebost (commune de La Meyze, HV.) :
d’azur à deux chevrons d’or

Sources : Agfl, p. 155 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 23 ; DFN, p. 288 ; Généal. lim. et march., XV, p. 83-159

461
MALEVERGNE de FRESSINIAT ou MALAVERGNE (à Limoges)
De la fin XVe siècle au milieu du XVIIIe siècle ces Malevergne furent des marchands du Faubourg
Boucherie à Limoges. En 1697 Antoine Malavergne (1660-1743), bourgeois et marchand, était seigneur du
Masdoumier (cne d‟Ambazac, HV.) et « aide-major de la ville de Limoges », fit enregistrer ses armoiries. Au
cours de savie il fut en outre juge de police en 1686, lieutenant de la milice bourgeoise en 1695, consul en 1709
et prudhomme en 1721. Son fils Antoine Malvergne (1698-1773), docteur en médecine, consul de Limoges entre
1753 et 1755, acquit la seigneurie de Fressiniat (cne de Saint-Priest-Thaurion, HV.). Ses descendants portèrent le
nom de Malevergne de Fressiniat, s‟impliquèrent dans la vie politique locale et conservèrent le domaine de
Fressiniat. Le dernier du nom fut Lucien Malevergne de Fressiniat (1894-1925) mort sans postérité.

Armes de : d’or à l’arbre de sinople sur une terrasse du même accosté de deux lions affrontés de gueules

nota : cet écu est doublement parlant : par l’arbre qui est probablement un vergne (ou fresse en parler local)et par les deux lions affrontés
qu‟il faut voir ici comme de mâles animaux

Sources : Agfl, p. 10 ; Généal. lim. et march., XV, p. 137-159 ; Poncet, p. 112

MALIGNAULT ou MALIGNAUD
Un membre de la famille Malignault était « avocat du roi en l‟élection du Haut-Limousin » vers le
milieu du XVIIe siècle. Entre 1667 et 1678 un autre Malignaud portait des armoiries un peu différentes de celles
du précédent mais avec la même figure principale.

Armes de : Malignaut, avocat, vers 1650 : d’azur à un chevron accompagné en chef de deux étoiles et en pointe
d’une bisse ou vipère, le tout d’or
N… Malignaud entre 1667 et 1678 : d’or à une bisse ou vipère de sinople

nota : le serpent, qui est dans l‟iconographie chrétienne l‟une des représentations du diable, du Malin, sert ici de figure parlante

Source : Poncet, p. 112

DE MALLERET
Cette famille semble originaire du fief de Malleret près de Boussac (Cr.). Elle a aussi possédé les
seigneuries de Lussat (Cr.) de 1401 à 1645, de La Chassagne (cne de Saint-Hilaire-le-Château, Cr.) et de Saint-
Maixant (Cr.). Elle a exercé de façon héréditaire la charge de sénéchal du comte de La Marche. René de Malleret
était seigneur de Lussat au début du XVIIe siècle. Jean de Malleret fut député de la noblesse de la Marche aux
Etats-Généraux de 1789. Sa fille unique, épouse de Gaiser, mourut à Nancy en 1848.

Armes : familiales : d’or au lion de gueules


enregistrées en 1701 par Claude de Malleret, écuyer : d’or au sautoir d’azur accompagné en chef d’un lion
de gueules

Cri : « Malleret »

Représentations : sur une pierre tombale de René de Malleret dans l‟église de Lussat (Cr.) et sur un vitrail (vers 1900) du château du Theret
(cne de La Saunière, Cr.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 37 ; Hugon, p. 73 ; Lecler, Cr., p. 145, 379 et 649 ; Revel, I, n° 619 ; Tardieu,
gdghm, p. 102

462
MALLERET DE PEYRAT et DE VILLARD
Ces de Malleret sont sans lien de parenté avec la famille d‟extraction chevaleresque des Malleret de
laHaute-Marche. Ils sont connus depuis Antoine de Malleret, notaire à Peyrat-le-Château (HV.), mort en 1618.
Sa descendance a excercé différentes charges dans la baronnie de Peyrat et dans plusieurs seigneuries proches.
La dernière représentante de cette famille fut Luce de Malleret de Villard qui épousa en 1789 Yrieix d‟Alesme,
baron de Châtelus-le-Marcheix (Cr.) émigré en 1791. Leurs filles qui épousèrent l‟une un Lajoumard et l‟autre
un Malevergne ont de nos jours une postérité.

Armes selon Joseph Boulaud : d’or au sautoir d’azur accompagné en chef d’un lion de gueules

nota : ces armoiries sont identiques à celles enregistrées en 1701 par Claude de Malleret (voir ci-dessus) et lui ont vraisemblablement été
empruntées. Mais ce dernier qui les a faites enregistrer dans le cadre de l‟édit de 1696 ne les a probablement jamais portées.

Sources : Boulaud, Joseph, La terre de Salvanet et ses seigneurs, Limoges, 1932, p. 222-247 ; Généal. lim. et march. t. 2, p. 230-234

DE MALLESSETou MALESSE
Les Mallesset, connus depuis le XIVe siècle, étaient seigneurs de Châtelus-Malvaleix et de Roches (Cr.).
Gui de Mallesset mourut cardinal en 1412. En 1512 Pierre de Mallesset participa à la réformation de la coutume
de la Marche. Le dernier représentant mâle de cette famille fut Charles de Mallesset, comte de Châtelus-
Malvaleix qui mourut en 1670. Une branche des Mallesset a possédé des terres à Malesse (Saint-Privat, Cor.) du
XIIIe au XVe siècle ainsi qu‟à Noury (Saint-Privat, Cor.) jusqu‟en 1501.

Armes : d’argent au lion de gueules ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 192-194 ; Jougla, IV, p. 511 ; Lecler, Cr., p. 566 ; Nadaud, III, p. 146-147 ; Tardieu,
gdghm, p. 101

DE MALLEVAUD DE MARIGNY, alias DE BAR


En 1598 Jean Mallevaud, alias de Bar, fut trouvé gentilhomme. D‟autres branches demeurèrent
roturières notamment celle à laquelle appartenait Vincent de Mallavaud, médecin à Bellac en 1697. En 1768
François-Antoine de Mallevaud était seigneur de Marigny (commune de Le Dorat, HV.). Son frère François-
Henri épousa Marie de Biencourt de Loches (Indre-et-Loire) et comparut à l‟assemblée de la noblesse de Tours
en 1789.

Armes : d’azur à un chevron d’argent accompagné en chef de deux roses tigées et feuillées et en pointe d’un
dauphin (ou un bar) pâmé, le tout d’argent

nota : si le dauphin est en fait un bar ces armoiries sont parlantes

Sources : Agfl, p. 54 et 57 ; Jougla, IV, p. 515 ; Nadaud, III, p. 148

DE MALSAIGNÉ
N… de Malsaigné, avocat à Bort-les-Orgues (Cor.) reçut d‟office en 1701 un écu de type mécanique.

Armes : d’or à trois fasces ondées de sinople

Source : Agfl, p. 183

463
DE MALVIN DE MONTAZET
La famille de Malvin de Montazet était originaire du Rouergue et de l‟Agenais. Sa filiation prouvée
remontait à Charles de Malvin qui vivait à la fin du XV e siècle. En 1771 Charles de Malvin (1739-1825),
marquis de Montazet, acquit le fief de La Barde (cne de Saint-Sulpice-le-Dunois, Cr.) mais en 1785 il le revendit
à Léon Merle de La Brugière. En 1789 il comparut à l‟assemblée de la noblesse d‟Agen. Ses derniers
descendants semblent avoir été Antoine et Raymond de Malvin qui vivaient au XIX e siècle.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à trois étoiles d’or posées deux et un (Malvin); aux 2 et 3, de gueules à
deux balances d’or posées l’une sur l’autre (Montazet)

Sources : Lecler, Cr., p. 707 ; Jougla, IV, p. 516

MANDAT
Il a existé dans le Haut-Limousin, autour d‟Aixe-sur-Vienne, des Mandat nobles et des Mandat roturiers
qui avaient peut-être une souche commune. Leurs armoiries sont différentes. N… Mandat d‟Aixe-sur-Vienne qui
fit peindre ses armoiries à Limoges vers le milieu du XVII e n‟était vraisemblablement pas noble. Ses armoiries,
sont parlantes par les mains d‟argent et peut-être aussi alllusives par le bourdon de pèlerin et les coquilles de
quelque pélérinage proche ou lointain. En 1701 N… Mandat, chanoine de Saint-Junien (HV.), dont on ne sait à
quelle famille il appartenait, reçut d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes de : N… Mandat d‟Aixe-sur-Vienne (vers 1650) : d’azur au bourdon d’or posé en pal accompagné de
trois coquilles d’argent posées deux et un, celle de la pointe brochant sur le bourdon et de deux mains aussi
d’argent mises en sautoir au milieu du bourdon
N… Mandat, chanoine de Saint-Junien en 1701 : d’or à une barre de sinople

Sources : Agfl, p. 145 ; Poncet, p. 112

DE MANDAT-GRANCEY ou DE MANDAT
Cette famille commença à être connue, vers le début du XVIe siècle, avec Guillaume Mandat, juge de
Lastours (cne de Rilhac-las-Tours, HV.). Son petit-fils Galiot Mandat fut anobli en 1572 par une charge de
conseiller secrétaire du roi. C‟est de lui que provient la branche actuellement subsistante de cette famille qui
s‟est établie en Bourgogne au XVIIIe siècle. Il a existé du XVIe au XVIIe siècle une branche de Mandat,
seigneurs de Puidenus (cne de Lavignac, HV.) à laquelle appartenait Jean Mandat, lieutenant général à Limoges
en 1686, qui fut maintenue noble entre 1696 et 1704 par les intendants Bernage et Rouillé. Le dernier descendant
de cette branche semble avoir été Jean Mandat, seigneur de Beynac (HV.) qui testa en 1754 en faveur de Jean
Dalesme de Salvanet.

Armes : d’azur au lion d’or (ou d’argent) couronné du même(ou de gueules) ; au chef d’argent chargé d’une
hure de sanglier de sable accostée de deux roses de gueules

Cimier : un lion

Supports : deux lions

Représentation : sur une clé de voûte de l‟église Sainte-Croix d‟Aixe-sur-Vienne (HV.)

Sources : Bosredon, HV., p. 71 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux, p. 8 ; DVN, p. 182 ; Jougla, IV, p. 517 ; Lecler, HV., p. 5 ; Nadaud, III, p.
149 ; Poncet, p. 113. Verdier, p. 73

464
MANENT
Selon Nadaud, un certain Jean Manent aurait été anobli par Henri IV, en 1604 pour sa conduite
courageuse dans l‟une des dernières batailles des guerres de religion. Ce fait n‟est pas attesté par ailleurs. Ses
armoiries (où celles de l‟un de ses descendants) furent peintes vers 1642 par l‟émailleur Philippe Poncet d‟après
celles que l‟on voyait sur les vitraux d‟une maison de Limoges.

Armes : d’azur à une main d’argent issant d’un nuage d’argent au flanc senestre accompagnée en chef d’une
étoile d’or et en pointe d’une croisette ancrée du même

nota : la main est parlante par jeu de mots avec la première syllabe du patronyme

Source : Nadaud, III, p. 149 ; Poncet, p. 113

MANENT
En 1699 N… Manent, chanoine de la cathédrale de Limoges, fit enregistrer ses armoiries mais sans en
fournir une description ou une représentation suffisante. Elles sont différentes de celles des précédents Manent.

Armes : d’or à un cœur de carnation chargé d’un tau d’argent et accompagné de trois fleurs de violettes au
naturel tigées et feuillées de sinople deux en chef et une en pointe

Source : Agfl, p. 113

DE MANNY
Selon Jougla cette famille de seigneurs de La Barre serait originaire du Limousin où il existe près d‟une
vingtaine de villages appelés La Barre ou Les Barres. Mais ce toponyme se rencontre aussi dans l‟Angoumois.
Les de Manny furent anoblis en 1558 ou en 1601 et maintenus en 1634 et en 1668. En 1697 Christophe de
Manny fit enregistrer ses armoiries à Angoulême. Un membre de cette famille fit preuve de sa noblesse pour une
candidature aux écoles militaires en 1770. Pas de traces ultérieurement.

Armes : enregistrées en 1697 : d’argent au croissant de gueules


selon Jougla : écartelé : aux 1 et 4, d’argent au croissant de gueules ; aux 2 et 3, losangé d’or et de
gueules ; sur le tout d’or au lion de sable

Sources : Agfl, p. 21 ; Jougla, IV, p. 519 ; Verdier, p. 70

MANSIER
En 1526 André Mansier était seigneur de Châteaurenard (cne de La Souterraine, Cr.). Son fils Vincent, bachelier
ès-lois, était lieutenant de la ville de La Souterraine en 1549.

Armes (parlantes) : d’azur à trois mains d’argent

Source : Tardieu, gdghm, p. 102

DE MARANS
Les de Marans avaient leurs racines à Marans (Charente-Maritime). En 1460 Guillaume de Marans était
seigneur d‟Ormes (Charente-Maritime). Au XVIe siècle une branche de cette famille s‟établit dans la Basse-

465
Marche. En 1593 Gabriel de Marans possédait la seigneurie de Montruc (cne de Rancon, HV.). Sa descendance
fut maintenue noble en 1667 sur présentation de preuves remontant à 1489. En 1697 Joseph de Marans, écuyer et
juge châtelain royal était seigneur de La Bastide (cne de Rancon, HV.). En 1730 Vincent de Marans, écuyer, était
seigneur de Montruc (cne de Rancon). On notera que, malgré un anoblissement antérieur à 1500, deux membres
de cette famille furent astreints, en 1757, à payer le droit « de joyeux avènement » pour anoblissement survenu
depuis 1643. D‟autres branches des Marans s‟installèrent dans le Poitou et la Touraine. En 2002 cette famille
n‟était plus représentée qu‟en descendance féminine.

Armes : fascé contre-fascé d’or et d’azur de six pièces ; au chef gironné et contre- palé du même ; à un écusson
d’argent en abîme

Sources : Jougla, IV, p. 520 ; Lecler, HV., p. 568 ; Nadaud, IV, p. 308-311 ; Valette, p. 132

DE MARBOEUF
La famille de Marboeuf était originaire du Poitou. En 1504 une branche possédait le fief du Masmaud
(cne d‟Arnac-la-Poste, HV.). En 1598 et en 1666 elle fit preuve de sa noblesse. En 1677 Robert de Marboeuf
vivait toujours au Masmaud ainsi qu‟en 1695 la veuve de son frère Jean. Cette branche semble éteinte avant la
fin du siècle. Une autre branche se perpétua en Bretagne, dans le Poitou et la Vendée. C‟est à cette branche
qu‟appartenait Louis de Marboeuf qui fut gouverneur de la Corse à la veille de la Révolution. Il laissa un fils
Laurent qui fut fait baron de l‟Empire en 1809 et mourut sans alliance.

Armes : branche limousine : d’azur à deux chevrons d’or soutenus de deux épées d’argent en sautoir
branche poitevine : d’azur à deux épées d’argent montées d’or posées en sautoir les pointes en bas

Sources : Descoutures, p. 57 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 374 ; Lecler, HV., p. 26-27 ; Nadaud, III, p. 151

MARBOT
Les Marbot sont originaires du Rouergue et du Bas-Limousin. Louis Marbot, bourgeois de Beaulieu-
sur-Dordogne (Cor.) vivait encore au début du XVIII e siècle. Son petit-fils Jean, seigneur de La Rivière (cne
d‟Altillac, Cor.) fut le père d‟Antoine Marbot (1753-1800) qui fut député à l‟Assemblée Législative, puis
président du Conseil des Cinq-cents et général de division. Son fils Marcellin, né au château de La Rivière en
1782, fut de toutes les campagnes du Premier Empire. Colonel de hussards à trente ans, surnommé « Ventre-à-
terre » pour sa fougue au combat, il fut fait chevalier de l‟Empire en 1811 puis baron de l‟Empire en 1813. En
février 1815 il fut confirmé dans son titre de baron par ordonnance royale et lettres patentes assorties d‟un
règlement d‟armoiries. Proscrit pendant plusieurs années sous la Restauration, il ne reprit du service qu‟en 1829.
Promu lieutenant-général en 1839 après une campagne en Algérie contre Abd-el-Kader, il fut fait pair de France
en 1845. Mis à la retraite en 1848 il passa les dernières années de sa vie à rédiger ses célèbres « Mémoires ». Ses
deux fils, morts l‟un en 1865 et l‟autre en 1882, n‟eurent pas de postérité.

Armes : avant 1789 : d’or (ou d’argent) au cerf élancé de gueules (ou au naturel)
règlement d‟armoiries de 1811 : d’azur au hussard, monté, équipé et galopant d’argent, adextré en chef
d’une étoile d’or, et soutenu d’une champagne de gueules, chargée du signe des chevaliers légionnaires qui est
une étoile à cinq doubles branches d’argent sans ruban, ni couronne
règlement d‟armoiries de février 1815 : tranché : au 1, d’azur au hussard monté, armé et galopant
d’argent, adextré en chef d’une étoile d’or ; au 2, d’argent au cerf rampant de gueules, ramé d’or

nota : au 1, le hussard galopant est allusif des exploits du cavalier Marbot, protégé par sa bonne étoile ; au 2 on retrouve les armes de famille

Sources : Jougla, IV, p. 521 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 375 ; Révérend, APE, III, p. 179 ; Tulard,. II, p. 265-266

466
DE MARBOTIN
Cette famille, venue de l‟Italie au XVe siècle, de l‟Agenais fut anoblie par une charge à la fin du XVII e
siècle. Certains de ses membres comparurent aux assemblées de la noblesse de Bazas et de Saintes en 1789. En
1771 Marguerite de Marbotin avait épousé Jean Brossard, seigneur du Pont (cne de Cornil, Cor.). Un membre de
cette famille fut fait baron en 1810 avec institution de majorat et confirmé en 1816. Famille éteinte.

Armes : d’azur au lion d’or

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., I, n° 100 ; Jougla, IV, p. 521 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 375

DE MARCELLANGES
Originaire du Nivernais la famille de Marcellanges fut maintenue noble en 1668 sur preuves de 1404.
Elle a possédé en Auvergne au XVe siècle la seigneurie de La Motte-Marreau. Elle s‟est éteinte en 1810 à la mort
de N… de Marcellanges, ancien commandeur de l‟ordre de Malte pour la commanderie de Charrières (cne de
Saint-Moreil, Cr.) de 1772 à 1790.

Armes : d’or au lion de sable armé, couronné et lampassé de gueules

Cimier : un chat issant

nota : le chat du cimier est probablement parlant par allusion à la seigneurie de La Motte-Marreau dans la mesure où dans le Berry et dans la
Marche le « maraud » désigne le matou

Cri : « Marsillanges »

Sources : Jougla, IV, p. 522 ; Lachiver, Dictionnaire du monde rural, p. 1088 ; Revel, I, n° 707 ; Tardieu, gdghm, p. 74

MARCETTEAU puis MARCETTEAU DE BREM


La famille Marcetteau est originaire de Vendée. En 1867 Hyppolite Marcetteau obtint par décret
impérial l‟autorisation d‟ajouter à son nom une partie du nom de sa grand‟mère, née Renée Surineau de Brem. Il
semble avoir épousé une Limousine, N… Dumont-Saint-Priest. Cette famille fit placer ses armoiries familiales
sur un vitrail de l‟ancienne chapelle des Jésuites de Limoges vers la fin du XIX e siècle. Descendance en 2012.

Armes : familiales : d’azur à trois annelets d’or, deux et un ; au chef d’or chargé de deux étoiles d’azur à six
rais
des Brem, adoptées par H. Marcetteau de Brem en 1867 : d’azur à l’épée haute d’argent à la fasce de
gueules brochant

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 15; DFN, p. 290 ; Fougeyrollas, 2, p. 463

MARCHANDON
Cette famille avait pour premier représentant connu André Marchandon, bourgeois de Bénévent-
L‟Abbaye (Cr.). En 1573 Louis Marchandon était conseiller au présidial de Limoges. En 1584 Mathias
Marchandon fonda une vicairie dans l‟église de Bénévent-L‟Abbaye sous le patronage de Sainte-Barbe dont la
plupart des titulaires furent, jusqu‟à la Révolution, des membres de cette famille. Leurs descendants ont possédé
aux XVIIe et XVIIIe siècles plusieurs seigneuries dans l‟ouest de l‟actuel département de la Creuse : Le Triat
(cne de Marsac), La Faye, Puybeaumas et Montpelat (cne de Chamborand) et Azat (cne de Mourioux-
Vieilleville). En 1768 Jacques-Joseph Marchandon, seigneur de Naugeat (cne de Limoges, HV.), se disait écuyer
mais n‟était certainement pas noble. Cette année-là il publiait des Poésies diverses pour l’instruction et

467
l’amusement de la jeunesse. Joseph Marchandon, prieur de Marsac (Cr.), refusa le serment constitutionnel en
1791 et fut déporté à l‟île Madame où il mourut en 1794. La famille semble s‟éteindre au XX e siècle avec
Gabriel Marchandon (1895-1918) né à Mourioux (Cr.) et tombé dans les Ardennes lors des derniers combats de
la guerre.

Armes : familiales : d’or à un arbre de sinople sur une terrasse du même ; au chef d’azur chargé de trois étoiles
d’or
attribuées d‟office en 1701 à N… Marchandon, seigneur du Triat : d’or à trois bandes d’azur

Sources : Agfl, p. 6 et 158 ; Jougla, IV, p. 523 ; Nadaud, III, p. 152, IV, p. 312-313 ; Tardieu, gdghm, p. 102-103

MARCHANT DE LA VIVIE ou DE POUCH


Cette famille avait ses racines à Larche (Cor.) au XVIe siècle. En 1666 Jacques Marchand du Pouch était
seigneur de La Vivie (cne de Saint-Sernin de Larche, Cor.). Son fils Henri qui était garde du corps dans les
armées royales participa au siège de Douai en 1667. A cette date la famille n‟était pas noble. Par contre en 1705
elle avait été anoblie, depuis peu sans doute car suivant une note manuscrite des Archives Nationales « le sieur
Marant pour Marchand du Pouch, sieur du Vallon, demeurant au Pont-de-Larche, doit sa taxe pour confirmation
de noblesse ; est pauvre ». Jean de Pouch, seigneur de La Vivie, écuyer, vivait à Larche en 1762. Il n‟eut semble-
t-il que deux filles dont l‟une, Marguerite, épousa en 1789, Pierre Marchand, avocat, peut-être un cousin.

Armes : de gueules au chevron d’argent accompagné en pointe d’un croissant d’argent ; au chef cousu d’azur
chargé de trois roses d’argent

nota : le chevron, forme qui évoque un mont, est peut-être ici parlant car le patronyme Pouch désigne dans le parler local une hauteur avec
d‟autres toponymes tels que peu, pou, puech

Source : Champeval, II, p. 354-355

MARCH (es)
Pierre Marches fut prieur d‟Aureil (HV.) de 1308 à 1336. Ses armoiries sont représentées sur son
contre-sceau appendu à un acte de 1334.

Armes : échiqueté de … et de… ; au chef de…

Sources : Bosredon, HV, p. 216-217 ; Lecler, HV., p. 36

MARCIALOT ou MARCIALOT
Les Marcialot étaient originaires de Solignac (HV.). L‟un d‟eux qui vivait en 1658 et en 1667 se fit
peindre ses armoiries. En 1701 deux membres de cette famille reçurent d‟office des armoiries de type
mécaniques.

Armes de : N… Marcialot (vers 1657) : d’azur à trois étoiles d’or posées deux et une et une rivière d’argent en
pointe

nota : la rivière (l‟eau) est probablement parlante par jeu de mots avec la dernière syllabe du patronyme (-lot)

N… Marcialot, seigneur de Puy-Mathieu (cne de Le Vigen, HV.) en 1701 : d’or à un chevron de sable
N…Marcialot, lieutenant de Solignac en 1701 : d’or à deux bandes de gueules

Sources : Agfl, p. 147 et 151 ; Poncet, p. 113

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MARCILLAC DE CHABANNES
Les Marcillac de Chabannes étaient probablement originaires du Bas-Limousin où existent les paroisses
de Marcillac-la-Croze et de Marcillac-la-Croisille (Cor.). En 1666 ils étaient encore roturiers. Mais en 1698, en
faisant enregistrer ses armoiries, N… de Marcillac de Chabannes se déclarait écuyer. Cependant l‟accès de la
famille à la noblesse ne semble pas antérieur à 1771 et résulte d‟une charge de conseiller-secrétaire du roi au
parlement de Bordeaux acquise par Nicolas de Marcillac vers 1750. Pas de descendance connue.

Armes : enregistrées en 1698 par N… Marcillac de Chabannes : d’argent au sautoir alaisé de gueules en cœur
accompagné de trois molettes du même deux en chef et une en pointe
attribuées d‟office à l‟épouse de N… Marcillac en 1701 : bandé d’or et de sable de six pièces

Sources : Agfl, p. 75 et 221 ; Nadaud, III, p. 690 ; Verdier, p. 128 et 135

MARCOUL DE MONTMAGNER
Cette famille roturière de la Basse-Marche possédait au XVIIe siècle la seigneurie de Montagner (cne
d‟Arnac-la-Poste, HV.) et d‟Auffort (commune de …). Julien Marcoul fut inhumé en 1689 dans l‟église
d‟Arnac-la-Poste. Cette famille, qui a des descendants en 2009, porte maintenant le nom de de Montmagner de
Loute d‟Orlier de Saint-Innocent.

Armes : d’argent au lion de gueules passant, au chêne arraché, feuillé et englanté de sinople

Sources : DFN, p. 290 ; Lecler, HV., p. 27

MARCOUL
Un Marcoul, dont la parenté avec la famille précédente n‟est pas établie, vivant au Dorat en 1701, reçut
d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : d’or à deux chevrons de sable

Source : Agfl, p. 154

MARÉJOUX
Le nom de cette famille apparaît dans le rôle d‟armes de la noblesse du Bas-Limousin en 1470. Elle eut
probablement une alliance avec la famille du Rosier d‟Egletons. Leurs armoiries jointes à celles de cette dernière
famille d‟Egletons forment le blason de la commune de Saint-Angel (Cor.).

Armes : d’argent au lion de sable ; au chef d’azur chargé d’une étoile d’argent entre deux coquilles du même

Sources : Merceron, p. 46 ; Verdier, p. 30

Représentation : dans l‟église de Saint-Angel (Cor.) sur un écartelé du Rosiers branche cadette/Maréjoux

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MARELIÉRAS
En 1697 Charles Mareliéras « prêtre et greffier de la ville d‟Aixe-sur-Vienne » fit enregistrer ses
armoiries.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux écrevisses d’argent et en pointe d’un bouquet de
fleurs au naturel

Source : Agfl, p. 56

DE MAREUIL DE VILLEBOIS
Cette famille du Périgord était qualifiée de « premiers barons du Périgord » probablement dès le XIIe
siècle. En 1214 à la bataille de Bouvines l‟un des trois frères Mareuil fit prisonnier le comte de Flandres Ferrand
et reçut du roi Philippe-Auguste à titre de récompense la seigneurie de Villebois (Dordogne). Raimond de
Mareuil était grand prieur de l‟ordre du Temple pour la langue d‟Auvergne en 1288. De 1418 à 1420 Joffroy de
Mareuil fut gouverneur et sénéchal du Limousin puis de Saintonge de 1421 à 1441. De son mariage avec Anne
de La Rochefoucauld, il eut un fils dont la descendance s‟éteignit au XVI e siècle.

Armes : de gueules au chef d’argent, au lion d’azur brochant sur le tout

Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 66 ; Froidefond, I, p. 330 ; Jougla, IV, p. 527

DE MARGALET DE LAVAL
La filiation bourgeoise de la famille Margalet, originaire de Provence, remonte au XIV e siècle. Claude
Margalet, conseiller secrétaire du roi en Pronvence qui vivait en 1529 eut deux fils. L‟un de ses petits-fils
François épousa une Ségur. Un autre Gaspard de Margalet, seigneur de Laval, épousa Jeanne Batisse et se fixa
en Auvergne en 1602. Leur descendant Gabriel de Laval était notaire royal en 1737. Sa postérité se fixa dans le
Limousin à une date que nous n‟avons pu déterminer et subsiste en 2009 sous le nom de de Margalet de Laval.

Armes : d’azur à trois croissants d’argent l’un sur l’autre en pal

Sources : DFN, p. 291 ; Jougla, IV, p. 528

MARLIN
Famille bourgeoise implantée à Crocq (Cr.) elle a possédé avant 1789 plusieurs seigneuries dans la
Combrailles et la Haute-Marche telles Lavaud-Promis (cne de La Celle-Barmontoise, Cr.), Lavaud-Gouyard (cne
de Saint-Pardoux, Cr.), Chez-Queret (cne de Saint-Bard (Cr.). En 1594 Michel Marlin était seigneur du Teilloux
(cne d‟Arfeuille-Châtain, Cr.) et bailli de Crocq (Cr.). Ses descendants conservèrent cette fonction au XVII e
siècle. Par la suite beaucoup de Marlin eurent des carrières militaires. Les derniers du nom furent Michel Marlin
du Chanset (1780-1853) et Charles-Philippe mort vers 1881 sans descendance masculine.

Armes : d’azur à un veau d’or passant surmonté d’une couronne ducale du même et accompagné en pointe de
trois pommes de pin renversées, deux et une

nota : le veau est peut-être une évocation parlante des seigneuries de Lavaud-Promis et de Lavaud-Gouyard

Sources : Tardieu, gdghm, p. 103 ; Tardieu-Boyer, Hist. des ville d‟Auzances et de Crocq, p. 109-111

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DE MARMIER
La famille de Marmier était originaire de Langres (Haute-Marne). Son auteur fut Huguenin de Marmier,
bourgeois de cette ville en 1380. Son fils Jean Marmier fut anobli par l‟empereur Maximillien en 1477 et se fixa
à Gray (Haute-Saône). Le descendant de ce dernier, Philippe de Marmier, fut fait comte de l‟Empire français en
1810 puis pair de France en 1815. En 1820 il devint duc héréditaire par transmission de son beau-père, le duc de
Choiseul. A cette famille appartenait Lionel de Marmier né à Bellegarde-en-Marche (Cr.) en 1897 qui s‟illustra
comme pilote de chasse en 1918, puis pendant la guerre d‟Espagne dans le camp républicain et encore 1940. En
1942 il commande l‟escadre de bombardement lors de la bataille d‟El-Alamein. Il disparut en méditerranée en
1945. Famille éteinte à la fin du XXe siècle.

Armes (parlantes) : de gueules à une marmotte rampante d’argent

Sources : Cariat, fasc.5, p. 356 ; Jougla, IV, p. 532 ; Révérend, APE, V, p. 55 ; Valette, p. 133

DE MARMOND
En 1698 la veuve de N… de Marmond fit enregistrer un écu parlant.

Armes : d’azur à un chérubin (ou marmot) d’or en chef, deux trèfles d’argent posés en fasce et un cœur au
naturel posé en pointe et chargé d’un trèfle d’or

nota : si le chérubin est un marmot ces armes sont parlantes

Source : Agfl, p. 91

MARPIANNAS
Les Marpiannas vivaient probablement à Limoges au début du XVII e siècle. En 1603 leurs armoiries
furent dessinées dans l‟Armorial de Limoges.

Armes : de…au chevron de… accompagné en chef de deux étoiles de… et en pointe d’une rose de…

Source : Arm. Lim., n° 368

DE MARQUEYSSAC ou MARQUESSAC
Les Marqueyssac sont originaires du Sarladais (Dordogne). En 1382 un Raymond de Marqueyssac était
qualifié de « mercator sarlatensis ». En 1476 Jean de Marqueyssac est désigné comme noble (lui ou son père
l‟étaient vraisemblablement depuis 1443). Des membres de cette famille furent maires de Périgueux en 1562 et
1587. Au début du XVIIe siècle ils étaient seigneurs de Crozes et de Couzenac (cne de Sarrazac, Lot), fiefs qui
relevaient de la vicomté de Turenne en Bas-Limousin. Ils furent maintenus nobles en 1634 et [Link] de
Marquessac fut tué à la bataille de Fontenoy en 1757. En 1789 Pierre de Marqueyssac comparut à l‟assemblée de
la noblesse de la sénéchaussée de Saint-Yrieix (HV.). Il émigra en 1792 et servit dans l‟armée de Condé jusqu‟en
1801. Un descendant en 2002.

Armes (parlantes) : d’azur à trois marcs (ou besants) d’argent posés deux et un

Sources : Champeval, II, p. 355-360 ; DVN, p. 184 ; Froidefond, I, p. 331 ; Jougla, IV, p. 534 ; Valette, p. 133 ; Verdier, p. 175

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MARRAND
Vers le milieu du XVIIe siècle N… Marrand vivait à Limoges.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois croisettes d’argent dans un cercle d’or et posées deux en
chef et une en pointe

Source : Poncet, p. 113

DE MARSANGES
Cette famille a possédé jusqu‟à la Révolution les seigneuries de Berneuil (HV.), de Montrocher (cne
de Montrol-Senard, HV.) et de Puy-Barraud (cne de Vaury, HV.). En 1609 Pierre de Marsanges, fils de
Christophe de Marsanges, avait épousé Marguerite Tison. En 1666 les Marsanges furent maintenus nobles sur
preuves de 1516. En 1789 Charles et Henri de Marsanges participèrent à l‟assemblée de la noblesse de la
sénéchaussée de Limoges. Le fils de l‟un d‟eux, Louis de Marsanges qui avait émigré et était rentré
clandestinement, fut arrêté et fusillé à Dijon en 1798. La famille semble s‟éteindre dans le courant du XIX e
siècle.

Armes : d’argent à trois merlettes de sable

nota : les merlettes évoquent peut-être, d‟une manière parlante et héraldique, les mésanges que suggère le patronyme

Sources : Descoutures, p. 55-56, Jougla, IV, p. 535 ; Lecler, HV., p. 74, 495 et 792 ; Nadaud, III, p. 190-191 ; Valette, p. 313 ; Verdier, p.
172

DE MARTEL
Les de Martel, originaires du Poitou, sont nobles d‟extraction depuis 1504. Ils furent maintenus en
1665, 1668 et 1700. René de Martel, capitaine des vaisseaux du roi, comparut à l‟assemblée de la noblese de
Poitiers en 1789. Ils ont probablement eut les liens matrimoniaux ou autres avec le Limousin car leurs armoiries
figuraient au XVIIe siècle, selon Gaignières, dans un écartelé sur un vitrail de l‟église Saint-Pierre-du-Queyroix
de Limoges. Au début du XXIe siècle cette famille comptait une dizaine de descendants.

Armes (parlantes) : d’or à trois marteaux de gueules


ou (vitrail détruit de Saint-Pierre-du-Queyroix) écartelé : aux 1 et 4, d’or à trois marteaux de
gueules ; au 2 et 3, de gueules à trois fleurs de lis d’or

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux, p. 5 ; DVN, p. 184 ; Jougla, IV, p. 536 ; Valette, p. 133

MARTIAL
Noël Martial, maître-maçon à Limoges vers 1650, possédait des armoiries parlantes par allusion.

Armes : de… à un dextrochère tenant un sabre de… accosté des lettres initiales N et M

Source : Poncet, p. 113

472
MARTIGNON
Cette famille était connue en Provence au moins au XVIIe siècle. Ses armoiries figurent sur deux vitraux
e
du XIX siècle du château de Lavaupot (cne de Saint-Sulpice-les-Feuilles, HV.)

Armes : d’or au dextrochère de carnation vêtu de gueule mouvant du flanc senestre de l’écu, tenant une épée
d’argent en pal, accompagné de trois oignons de lis couchés de sable, deux à dextre l’un sur l’autre et un à
senestre

Cimier : trois plumes d‟autruche, une d‟or entre deux de gueules

Devise : « I dara »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 27 : Jougla, IV, p. 537

MARTIN
Vers 1679 N… Martin était prêtre de la communauté de l‟église Saint-Michel-des-Lions de Limoges.

Armes : de… à la fasce en divise d’or accompagnée en chef de trois étoiles de… et en pointe de deux branches
de sinople

Source : Poncet, p. 114-115

MARTIN ou MARTY dit DESSABLES


En 1603 Marty (ou Martin dit Dessables) de Limoges portait des armoiries parlantes. Vers 1642 Joseph
Martin, dit Dessables, s‟était fait peindre des armoiries un peu différentes par l‟émailleur Philippe Poncet.

Armes : de Marty, dit Dessables, en 1603 : de …à un chevron de… accompagné en chef de deux roses de… et en
pointe d’un canard de… nageant dans une mare de…
de Joseph Martin, dit Dessables, en 1642 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux roses du
même et en pointe d’un cygne d’argent nageant sur une eau du même

nota : ces deux armoiries sont parlantes par le jeu de mots mare/ Mar(tin). On observera aussi la substitution, entre 1603 et 1642, du cygne
plus valorisant au canard.

Sources : Arm. Lim. , n° 617 ; Poncet, p. 114

MARTIN dit LE BIZOUARD


En 1652 N… Martin, dite Le Bizouard, veuve de Barthélémy Guybert orfèvre, fit peindre ses armoiries
familiales « prises sur une assiette d‟estain ».

Armes : d’or à l’arbre de sinople accosté de deux branches du même

Source : Poncet, p. 114

473
MARTIN DE BIENCOURT
Au XVe siècle les Martin étaient seigneurs de Crozats, de Grandprat et Sagneville (cne de Pionnat, Cr.).
En 1468 Gervais Martin, écuyer, épousait Marguerite de La Marche, fille de Denis de La Marche, seigneur de
Bosgenet (cne de Pionnat, Cr.). Au début du XVII e siècle Honorée de Biencourt, dame de Bosgenet, se mariait
avec Isaac Martin d‟où Nicolas Martin de Biencourt mort en 1670. Son fils Etienne Martin de Biencourt était
châtelain de Chénérailles (Cr.) au début du XVIIIe siècle. Famille éteinte avant 1789.

Armes : d’azur au lion couronné de lauriers d’argent appuyé sur une branche de laurier aussi d’argent

Sources : Lecler, Cr., p. 518-519 ; Nadaud, I, p. 573-575 ; Tardieu, gdghm, p. 104

MARTIN DE CHÂTEAUROY
Pour Jougla, cette famille de seigneurs de Cornezat (?), est limousine Elle est plus probablement
angoumoise car la paroisse d‟Orivaux (ou Orival) où se situait le fief de Châteauroy est dans l‟actuel
département de la Charente. Jacques Martin reçut ses lettres de noblesse en 1601. En 1666 il fut confirmé noble.
Son fils, Jean Martin, était lieutenant-colonel en 1649. Il ne semble pas avoir eu de descendance.

Armes : d’azur à deux fasces d’or (ou d’argent)

Sources : Descoutures, p. 102 ; Jougla, V, p. 1 ; Nadaud, III, p. 192-193 ; IV, p. 336

MARTIN DE LA BASTIDE
En 1556 Pierre Martin, conseiller au présidial de Limoges, Jehan Martin, procureur au présidial de
Limoges, et Martial Martin, marchand à Limoges, étaient membres de la confrérie du Saint-Sacrement et
portaient les mêmes armoiries. En 1675 Martial Martin, conseiller au présidial de Limoges, faisait son testament.
Son fils Jean-Baptiste fut trésorier de France à Limoges et fut probablement anobli par sa charge en 1689. Les
deux fils de ce dernier Jean-François et Antoine-Joseph furent trésoriers généraux de France à Limoges au début
du XVIIIe siècle. En 1789 Jean-Baptiste Martin de La Bastide (1760-1815) et Léonard Martin de La Bastide
participèrent à l‟assemblée de la noblesse du Haut-Limousin. Le premier fut créé baron de L‟Empire en 1810
avec institution de majorat sur la terre de La Bastide. Son fils Pierre-Hyppolite (1787-1861) fut confirmé baron
héréditaire en 1825. En 2009 il a une nombreuse descendance.

Armes : en 1556 : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la tour d’argent maçonnée de sable ; aux 2 et 3, d’or à la fasce
de gueules
en 1697 : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la tour d’argent ; aux 2 et 3, de gueules à la fasce d’or
de J.B. Martin de La Bastide en 1810 : d’argent à la tour de sable ; au franc-quartier des barons
propriétaires qui de gueules à l’épi en pal d’argent
contemporaines : d’azur à la tour d’argent maçonnée de sable

Représentations : sur le vitrail (XIXe siècle) de la décollation de Sainte-Valérie de la chapelle Saint-Jean et Saint-Léonard de l‟église Saint-
Michel-des-Lions de Limoges ; sur le vitrail (vers 1860) de saint Pierre dans la nef de la chapelle ND du Puy à Bourganeuf (Cr.)

Sources : Agfl, p. 8, 19, 20, 36, 46, 51 et 56 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 13 et 34; DVN, p. 184 ; Jougla, V, p. 3 ;
Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 379 ; Nadaud, III, p. 192 ; Poncet, p. 114 ; Valette, p. 134 ; Verdier, p. 172

MARTIN DE LA GOUTTE-BERNARD
Cette famille est originaire du Berry. En 1462 Léonard Martin fut anobli par Louis XI. Il fit construire
le château de la Goutte-Bernard (cne de Les Chézeaux, HV.). Son petit-fils Jean Martin de La Goutte-Bernard

474
épousa Catherine Faulcon en 1520. Leur descendant se maria en 1598 avec Françoise d‟Aubusson. Au milieu du
XVIIe siècle une branche de cette famille possédait la seigneurie de Chassenon (Charente). Celle restée à la
Goutte-Bernard comparut à l‟assemblée de la noblesse du Berry en 1789. La dernière descendante de cette
famille semble avoir été Marie-Anne Martin de La Goutte-Bernard, née en 1767, qui épousa en 1811 N… de
Fougières.

Armes : d’argent à deux fasces ondées d’azur

Sources : Jougla, IV, p. 3 ; Lecler, HV, p. 214 ; Nadaud, III, p. 193

MARTIN DE PUYTISON
En 1651 François Martin, sieur de La Bourgade (cne de Coussac-Bonneval, HV.) épousa Marie Petiot,
fille de Marie Hardy héritière universelle de Pierre Hardy, sieur de Puytison (cne de Feytiat, HV.) et trésorier
général de France à Limoges. A la fin du XIXe siècle la famille possédait le château de La Garenne (cne de
Boisseuil, HV.). Bernard Martin du Puytison fut maire de Feytiat de 1851 à 1870. La famille compte plusieurs
descendants dans la Haute-Vienne en 2009.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la tour d’argent ouverte et maçonnée de sable, aux 2 et 3, de gueules à la
fasce d’or

Représentation : sur un vitrail de la chapelle du château de La Garenne (cne de Boisseuil (HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 19 ; DFN, p. 294 ; Internet ; Lecler, HV., p. 117 et 335

MARTINAUD
Les armoiries que portait en 1600 N… Martinaud de Limoges étaient peut-être une ancienne marque de
marchand.

Armes : de… à la lettre M de … accompagnée en chef de deux étoiles de… et en pointe d’un croissant de…

Source : Arm. Lim., n° 423

MARTINET
En 1699 Pierre Martinet, qui était prêtre et chanoine du chapitre de Notre-Dame de La Chapelle-
Taillefer (Cr.), présenta à l‟enregistrement ses armoiries.

Armes : d’argent au chevron d’azur accompagné de trois merlettes de sable deux en chef et une en pointe

nota : les merlettes, oiseaux héraldiques, évoquent le martinet (ou oiseau saint Martin), surnom devenu ici patronyme

Source : Hugon, p. 30

MARTINIE ou DELAMARTINIE
Cette famille bourgeoise était probablement originaire de La Martinie (cne d‟Orliacde-Bar, Cor.). Elle
était connue depuis Guillaume Martinie qui vivait à Orliac en 1577. Jean Martinie se désignait comme
« bourgeois de Liginiac» (Cor.) en 1700 quand il fit enregistrer ses armoiries. Ses descendants s‟llustrèrent dans
la carrière militaire au XIXe siècle. La famille semble éteinte avant 1950.

475
Armes (1700) : de gueules à trois étoiles d’argent, deux et un

Sources : Agfl, p. 106 ; Champeval, I, p. 286-287

DE MARTRET
Les Martret étaient seigneurs de Betut (cne de Chenailler-Mascheix, Cor.). Fabien de Martret, secrétaire
du futur Henri IV, fut un propagateur ardent du protestantisme dans le Bas-Limousin. En 1666 leur famille fut
maintenue noble sur preuves de 1527. Alexandre de Martet abjura la religion réformée en 1672. Le dernier
représentant de cette famille fut assassiné devant son domicile de Betut vers 1730 par l‟écuyer Arnaud Terriou,
seigneur de Chaleys.

Armes : de gueules à un chevron accompagné de deux cœurs et en pointe d’un croissant le tout d’argent

nota : les armoiries des Martret ont été adoptées comme armes communales en 1986 par la commune de Chenailler-Mascheix

Sources : Champeval, I, p. 50 ; Descoutures, p. 270 et 476; Merceron, p. 18 ; Nadaud, III, p. 196-197

MARYE
N… Marye était curé de Saint-Bonnet-Elvert (Cor.) quand il fit enregistrer ses armoiries après mise au
point par le bureau d‟enregistrement.

Armes : d’azur à une mer d’argent chargée d’un poisson de gueules

nota : ces armoiries sont parlantes par jeu de mots Marye/ maris (la mer en latin)

Source : Agfl, p. 217

MARZAT
N… Marzat en 1644 portait des armes à deux meubles parlants, un soleil qui « arde » et une mer
(cf »mare » en latin), qui en font un rébus.

Armes : d’azur au soleil d’or en chef et une mer d’argent en pointe

Source : Poncet, p. 115

DU MAS DE FOUGÈRE
Cette famille, qui s‟était établie au XVIIe siècle dans le Bordelais, serait une branche des du Mas de
Payzac (voir ce nom). Ils furent seigneurs de La Fougère (Gironde) et s‟éteignirent sous la Restauration. Ils
avaient été maintenus nobles en 1666 et 1715. Leurs armoiries sont différentes de celle des du Mas de Payzac.

Armes : de gueules à trois têtes de lion arrachées d’or

Source : Champeval, I, p. 443-445

476
DU MAS DE NEUFVILLE
Cette famille est différente de celle des du Mas de Payzac qui suit. Elle est connue depuis François du
Mas de Neufville, lieutenant-général au présidial de Brive au début du XVII e siècle. Son fils, François fut lui
aussi président de ce même présidial et reçut en 1661 des lettres d‟anoblissement. Il était seigneur de Neuville
(Cor.). Son fils né vers 1650 fut magistrat au parlement de Bordeaux.

Armes : en 1661 : écartelé : aux 1 et 4, d’or à la croix d’azur ; aux 2 et 3, d’azur au chevron d’hermine
accompagné de trois étoiles d’or

Sources : Descoutures, p. 270-271 et 476; Nadaud, III, p. 200-202, IV, p. 352

DU MAS DE PAYSAC
Les du Mas de Payzac ou Dumas de Peyzac étaient seigneurs de Payzac (Dordogne) en 1308, localité
située dans l‟ancienne sénéchaussée de Saint-Yrieix (HV.). En 1508 Jacques du Mas était seigneur du Mas de
Ségur (cne de Saint-Eloi, Cor.). En 1575 Pierre du Mas épousait Léonarde de Sainte-Aulaire, une Bas-
Limousine. Il fut dispensé de payer la taille en 1598. En 1666 la famille fut maintenue noble sur preuves de 1544
par d‟Aguesseau, intendant du Limousin. Une branche posséda la seigneurie de Château-Rocher (cne de
Maisonnais, HV.). Charles du Mas de Paysac fut créé baron de l‟Empire par lettres patentes de 1812 avec
règlement d‟armoiries. Cette branche aînée s‟éteignit en 1821. La branche cadette de La Lande continue en 2012.

Armes : anciennes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois croissants d’argent et en pointe d’un lion du
même adextré d’une étoile d’or
modernes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à la tour d’argent ouverte et crénelée de sable ; aux 2 et 3, de
gueules à la croix alaisée (ou aiguisée) d’argent cantonnée de quatre fleurs de lis d’or (ou d’argent)
de Charles du Mas de Payzac (1812) : de gueules à la croix d’argent chargée en abîme d’une tour de sable ;
au franc-quartier orlé d’argent des barons membres du collège électoral qui est de gueules à la branche de
chêne en bande d’argent

nota : ces armes du règlement de 1812 reprennent, dans un autre ordre, deux figures des armoiries modernes : la croix et la tour. Par contre
les fleurs de lis trop liées à l‟Ancien Régime ont disparu

Sources : Descoutures, p. 56-57 ; DVN, p. 185 ; Froidefond, p. 335-336 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, 264 ; Nadaud, III, p. 197-
200 ; Verdier, p. 172

MASBARET DU BASTY
Cette famille, connue au début du XVIe siècle à Saint-Léonard (HV.), était déjà noble à cette époque.
Léonard, sieur du Masbaret (cne d‟Eybouleuf, HV.), écuyer et sommelier du roi, fut consul de Saint-Léonard en
1653. Cette branche aînée semble s‟être éteinte dans la gêne financière vers 1650. Une branche cadette est
connue depuis Pierre Mabaret, bourgeois et marchand de Saint-Léonard, qui vivait encore en 1570. Son
descendant Antoine Masbaret (ou Mabaret) du Basty, bourgeois de Saint-Léonard (HV.), était seigneur du Basty
(cne d‟Eybouleuf, HV.) en 1734. Son petit-fils Jacques du Masbaret fut procureur du roi en l‟élection de
Limoges en 1756 et consul de Saint-Léonard (HV.) en 1774. Il était président trésorier de France au bureau des
finances de la généralité de Limoges en 1788. Il fut admis à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de
Limoges en 1789 « sans tirer à conséquence quant à sa qualité de noble ». Son fils Jean-Joseph (1760-1820) fut
maire de Saint-Léonard sous la Restauration. Cette famille a des descendants au début du XXIe siècle.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’une fleur de lis accostée de deux étoiles et en pointe de
trois besants posés en pal, le tout d’or

Devise : « J‟ai bâti, Dieu conserve »

477
Sources : Généal. lim. et march., XIII, p. 269-305 ; Jougla, IV, p. 493 ; Nadaud, IV, p. 352-354 ; Verdier, p. 173

MASCARON
Les Mascaron étaient d‟une famille languedocienne connue depuis le XIII e siècle et maintenue noble en
1670 et 1691. En est issu Jules Mascaron (1634-1703), d‟abord prêtre de l‟Oratoire, qui fut sacré évêque de Tulle
en 1671 avant de passer au siège d‟Angers en 1679. Il avait la réputation d‟un grand prédicateur. La famille
Mascaron s‟éteignit avant 1789.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à une tour d’or crénelée et maçonnée de sable ; aux 2 et 3, de gueules à
trois larmes d’argent posées deux et une

nota : les 2 et 3 semblent un ajout personnel de Jules Mascaron, peut-être une allusion à la « vallée de larmes » de la vie selon une certaine
tradition chrétienne

Sources : Jougla, V, p. 7 ; Rietstap, II, p. 169

DE MASCHAT ou DE MACHAT
On trouve le nom d‟Antoine de Maschat dans le rôle d‟Armes de la noblesse du Bas-Limousin de 1470.
En 1479 ce même Antoine était maître d‟hôtel d‟Agnet de La Tour, vicomte de Turenne. En 1526 son fils ou son
petit-fils épousa Françoise de Pompadour. Celui-ci était alors seigneur de La Meschaussée (cne de Turenne,
Cor.). En 1666 Jacques de Maschat fit preuve de sa noblesse sur document de 1526. Louis du Maschat de
Pompadour comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Saint-Yrieix en 1789. Le dernier de
cette lignée fut vraisemblablement François de Maschat-Pompadour mort avant 1850, époux d‟Elisa de Brachet,
dont il n‟eut pas d‟enfants.

Armes : anciennes : écartelé : aux 1 et 4, d’or à une main tournée de gueules (Maschat) ; aux 2 et 3, de gueules à
une bande d’or (Noailles) ; sur le tout d’azur à trois tours d’argent (Pompadour)
modernes : d’azur à une main dextre appaumée de gueules accompagné de trois tours d’argent maçonnées
de sable

notas : 1) la main (mo (sing.), mas(pl.) en parler local) est probablement parlante, 2) les armes modernes combinent la main des Maschat et
les tours des Pompadour

Sources : Champeval, I, p. 425, II, p. 240 ; Descoutures, p. 274 ; Jougla, IV, p. 494 ; Nadaud, III, p. 202 ; Rietstap, II, p. 122 ; Verdier, p. 30

DE MASCON DU CHEIX
Cette famille auvergnate avait une filiation noble remontant à 1445. Elle a compté plusieurs branches et
fut maintenue noble en 1666. De 1725 à 1734 Blaise de Mascon du Cheix fut commandeur de Chamberaud (Cr.)
qui appartenait aux hospitaliers de saint Jean de Jérusalem. Cette branche s‟éteignit avant 1789. Une autre
branche, celle de Sauzet qui envoya un député aux Etats-Généraux de 1789, subsista jusqu‟en 1811.

Armes : branche du Cheix : de gueules à la fasce d’argent accompagnée de trois étoiles d’or
branche de Sauzet : d’azur à une bande d’or accompagné de trois étoiles du même

Sources : Jougla, V, p. 7-8 ; Tardieu, gddhm, p. 68

478
DE MASCUREAU
Cette famille répandue dans le Limousin, le Poitou et l‟Angoumois fut anoblie en 1511 et maintenue
noble en 1599, 1666 et 1704. Elle serait originaire du Mas-Curaud (cne de Rochechouart, HV.). En 1669
François de Mascureau était seigneur du Petit-Moulin et de La Nadalie (cne de Marval, HV.). Sa descendance
s‟éteignit en 1830. De 1617 à 1869 il a existé une branche de Sainte-Terre dans le Poitou. La branche aînée
subsiste en 2009 avec une nombreuse descendance.

Armes : coupé : au 1, fascé d’argent et de gueules de six pièces ; au 2, d’argent à trois étoiles de gueules

Sources : DVN, p. 185 ; Lecler, HV., p. 587 ; Nadaud, IV, p. 354-360 ; Valette, p. 134 ; Verdier, p. 70

MASFRANC ou MASFRAND
Cette famille périgourdine avait ses racines à Puyraseau (cne de Pluviers-Piégut, Dordogne) où elle était
connue depuis Peyrot de Masfranc qui vivait encore en 1545. Au XVIII e siècle une branche possédait les
seigneuries de L‟Ecanie et des Dognons (cne de Maisonnais, HV.). Une partie de cete famille vendit la terre de
Puyraseau en 1780 aux Verneilh et émigra aux Amériques où elle semble s‟être éteinte. Le dernier du nom aurait
été Pierre Masfranc, seigneur de Panivol (Dordogne) dont la fille unique Jeanne se maria en 1814.

Armes : de sable au lion d’or tenant une épée en pal d’argent ; au chef d’or chargé de trois étoiles d’azur

Sources : Froidefond, I, p. 337 ; Jougla, Supplément, p. 385 ; Nadaud, IV, p. 360-362

DE MASGONTIER
Yrieix de Masgontier naquit 1641 à Saint-Yrieix-la-Perche (HV.) où sa famille possédait la seigneurie
de Laubanie. S‟étant engagé dans la carrière militaire il se fit remarquer par ses connaissances dans l‟art des
fortifications par Vauban. Lieutenant-général des armées du roi il fut anobli avec son frère en 1674. Il devint
gouverneur de Landau (Allemagne) en 1703. Madame de Sévigné le cite très favorablement dans plusieurs
lettres. En 1738 son descendant (ou celui de son frère) dut régler un droit de joyeux avènement. Famille éteinte
avant 1789.

Armes : d’azur à une levrette d’argent

Sources : Jougla, V, p. 8 ; Nadaud, III, p. 203 ; IV, p. 362 ; Verdier, p. 148 et 158

DE MASIVAUX
En 1700 N… de Masivaux, écuyer, vivant dand l‟élection de Limoges reçut d‟office un écu de type
mécanique.

Armers : de sable à une fasce d’argent

Source : Agfl, p. 143

MASLARDIER
En 1701 il fut attribué d‟office des armoiries à Françoise Maslardier, femme d‟Isaac Aurousset
conseiller au présidial de Guéret.

479
Armes : de gueules à un pal d’hermine accosté de deux étoiles d’or

nota : le pal d’hermine est probablement une allusion discrète à la magistrature du mari

Source : Hugon, p. 51

DU MASRAMBAUD
La famille du Masrambaud est probablement originaire du village de ce nom partagé entre les
communes de Lupersat et de Champagnat (Cr.). Avant la Révolution elle possédait la petite seigneurie de
Chébrezon, peut-être Chez Bouiron (Chier Brugeron en 1494) dans l‟actuelle commune de Saint-Dizier-la-Tour
(Cr.). Léon-Constantin du Masrembaud, avocat au parlement, fut maire d‟Aubusson avant la Révolution.
François du Masrambaud, aumonier de Monseigneur d‟Argentré, évêque de Limoges en 1789, fut l‟une des
victimes des massacres de septembre 1792. En l‟an III, François-Xavier du Masrambaud était secrétaire général
du district de Guéret. Une des branches de cette famille subsiste, semble-t-il, en 2009 à Versailles.

Armes : d’azur au vaisseau d’or, mâté et équipé d’argent

nota : le mât est parlant

Sources : Lecler, gdghm, p. 104 ; Lecler, Cr., p. 125 et 181

MASSIAS DE BONNES
Selon Jougla cette famille limousine se serait implantée à la Martinique. Elle avait été anoblie en 1704.

Armes (parlantes) : d’azur à trois masses d’armes d’or posées en pal rangées en fasce et une mer d’argent en
pointe

Source : Jougla, V, p. 10

MASSIT
En 1602 L. Massit vivant à Limoges s‟était fait faire un écu par l‟auteur de l‟Armorial de Limoges.

Armes : de… à un chevron de… sommé d’un croissant de… accosté des lettres initiales L et M et accompagné en
pointe d’un buisson de… soutenu d’une lettre B

Source : Arm. Lim. n° 500

MASSON DE SAINT-FELIX
Les Masson seraient originaires d‟Italie et se seraient installés d‟abord dans le Rouergue à Saint-Felix
de Sorgues (Aveyron) au XVIe siècle. Un membre de cette famille Jean-Antoine Masson, seigneur de Saint-
Felix, mousquetaire du roi en 1689 puis inspecteur général des gardes bourgeoises, fut anobli par lettre en 1723.
Une branche migra dans le Bas-Limousin peut-être vers la même époque. Quelques descendants en 2009 dont un
médecin.

Armes (parlantes) : d’azur à une massue d’or garnie de pointes de gueules et posée en pal

Sources : Bergues-Lagarde, p. 113 ; DVN, p. 186 ; Internet ; Jougla, V, p. 11 ; Valette, p. 135

480
MASSOULIE
Vers 1773 Jean-Baptiste de Massoulie, écuyer et seigneur de Saint-Michel, avait pour épouse Marie
Martin del Py d‟une famille de bourgeois de Tulle. En 1789 N… Massoulie était seigneur de Ponteil (cne de
Sionac, Cor.). Son frère était seigneur de Banes (cne de Beaulieu-sur-Dordogne, Cor.). L‟un d‟eux comparut à
l‟assemblée de la noblesse de Tulle et l‟autre y fut représenté par un tiers sur demande de sa veuve.

Armes (parlantes) : de… à deux massues de… posées en sautoir et liées de… ; au chef de… à un croissant de…
accompagné de deux étoiles de…

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., I, p. 407 ; Champeval, II, p. 368 ; Nadaud, IV, p. 677 ; Verdier, p. 176 et 178

MASSY
Selon Jougla cette famille aurait ses origines dans le Dauphiné. Mais selon Valette elle serait limousine.
L‟un de ses membres, Bernard Massy, fut fait chevalier de l‟Empire en 1811. Un autre fut créé baron sous le
Second Empire (1860). Sa postérité était en voie d‟extinction en 2002.

Armes : d’azur à la tour d’argent surmontée d’une épée du même en pal accostée d’une levrette et d’un lion d’or
appuyés sur la tour ; à la champagne de gueules chargée du signe des chevaliers légionnaires

Sources : Jougla, V, p. 12 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 380 ; Révérend, APE ; Valette, p. 135

DE MASVALLIER ou DE MASVALIER
Cette famille noble, originaire du Bourbonnais, semble s‟être établie dans le Bas-Limousin, le Haut-
Limousin et la Marche au XVIe siècle. En effet en 1598 un Mavallier de Chavrivière fut rayé du registre de la
taille ce qui semble attester de sa qualité de noble. Un autre, Masvallier de La Valade, fut soumis à vérification et
maintenu taillable. Son descendant N… Masvallier de La Vallade (cne de Chamberet, Cor.) fut cependant
reconnu noble en 1666 sur preuves de 1506. Cette famille a possédé un château et le village de Masvallier à
Lacelle (Cor.), une seigneurie au Châtenet (cne de Veyrac, HV.) et la seigneurie de Chénérailles (Cr.). Au XVIIe
siècle Etienne-Marie de Masvallier était seigneur du fief de Pradal et de son château (cne de Malleret, Cr.). On
perd la trace de cette famille à la fin XVIIIe siècle.

Armes : d’argent à la croix (ou la croix alaisée) de gueules

nota : ces armoiries combinées à celles des Comborn ont été choisies comme écu communal par la localité de Lacelle (Cor.) en 1984

Armes : Descoutures, p. 57-58 et p. 303-304 ; Jougla, V, p. 25 ; Internet ; Merceron, p. 28 ; Nadaud, III, p. 205 ; Tardieu, gdghm, p. 105 ;
gddhm, p. 171 ; Verdier, p. 39 et 58

MATAIL
N… Matail était curé de Saint-Ipoly (cne actuelle de Montaignac-Saint-Hippolyte, Cor.) en 1701 quand
il reçut d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : de sinople à la fasce d’or

Source : Agfl, p. 212

481
MATAULT
N… Matault, « lieutenant de Goulles » (Cor.), fit enregistrer en 1701 ses armoiries préalablement
« éclaircies » par le bureau d‟enregistrement.

Armes : d’azur à une tour d’or

nota : ces armoiries sont vraisemblablement parlantes par allusion, la tour illustrant la syllabe-ault (haut)

Source : Agfl, p. 219

DE MATERRE DE CHAUFFOUR
En 1698 Denis Materre, bourgeois de Treignac (Cor.), avocat au parlement et seigneur du Gibaudoux
(cne de Le Lonzac, Cor.), fit enregistrer ses armoiries. C‟est probablement sa fille, Thérèse Materre, qui épousa
André Comte, seigneur de Monceaux et de La Tronche (cne de Le Lonzac). Avant 1750 il y avait à Le Lonzac
un notaire du nom de Materre. En 1779, Jean-Charles Peschel épousait Marie Materre, fille de Denis Materre,
seigneur du Peuch (commune d‟Affieux, Cor.). Ces Materre de la Corrèze avaient-ils un lien de parenté avec le
Materre noble qui comparut à l‟assemblée de la noblesse de Cahors en 1789 ? C‟est assez probable en raison de
l‟identité de leurs armoiries. C‟est de cette famille qu‟était issu le général Materre (1772-1843) né à Limoges et
qui portait les mêmes armes. La famille de Materre de Chauffour anoblie en 1786 par une charge de conseiller
secrétaire du roi est représentée en 2009.

Armes : d’azur à un arbre d’argent sur une terrasse du même adextré d’un lion aussi d’argent contourné et
rampant contre le tronc de l’arbre et senestré d’un bouquet de trois roses du même mouvant de la terrasse et en
chef d’un croissant d’or accosté de deux étoiles du même

nota : cet écu avec sa terrasse, l‟arbre, les roses, le lion sous le croissant et les étoiles, représente peut-être la terre et serait de la sorte parlant
par allusion. Ajoutons que ces armoiries ont été reprises en 1986 par la commune corrézienne de Saint-Martin-Sepert

Sources : Agfl, p. 74 ; Champeval, I, p. 15, 123, 126, 315, 377 et 382 ; DVN, p. 186 ; Jougla, V, p. 13 ; Merceron, p. 56 ; Tulard, II, p.288

DE MATHAREL
Cette famille descendrait des Matarelli de Ravenne (Italie) et se serait implantée en Auvergne au XV e
siècle. Leur filiation prouvée remonte à Etienne Matharel mort en 1515 en laissant deux fils dont l‟un, Jean,
vivait en 1545. Le petit-fils de celui-ci Augustin Cathare (1578-1653), secrétaire du roi en 1621, fut anobli par
cette charge en 1651. Il fut maintenu noble en 1658. Son descendant direct, Auguste-Emmanuel, titré marquis de
Cathare de Fiennes, fut le père de N… Cathare, préfet de la Creuse d‟août 1856 à juillet 1859. La famille a une
nombreuse descendance en 2009.

Armes : d’azur à la croix haussée d’or, à trois étoiles d’or en chef et trois losanges du même en pointe

Supports : deux léopards lionnés

Devise : “In hoc signo vinces “

Sources : Cariat, fasc. 6, p. 425 ; DVN, p. 186 ; Jougla, V, p. 13; Valette, p. 135

482
MATHEYRON
En 1697 Pierre Matheyron était capitaine de la milice bourgeoise de la ville d‟Aubusson et faisairt
enregistrer ses armoiries.

Armes : d’azur à un cœur d’or sommé d’une croix d’argent accompagné de trois étoiles aussi d’argent posées
deux et une, celle-ci soutenue d’un croissant du même

Source : Hugon, p. 22

MAUBAYE
Cette famille, probablement limougeaude, vivait en 1642 et en 1648.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent accompagné en chef de deux étoiles d’or et en
pointe d’un cœur du même enflammé de gueules

Source : Poncet, p. 115

MAUBERNAT ou MAUBERNARD
La première mention de cette famille noble du Bas-Limousin se trouve dans une vente faite en 1227 à la
Chartreuse de Glandiers (Cor.). En 1296 Renaud Maubernard, damoiseau, faisait hommage à l‟évêque de
Limoges pour sa terre d‟Allassac (Cor.). Deux Maubernard ou Maubernat, l‟oncle et le neveu, furent
successivement évêques d‟Autun, le premier jusqu‟en 1361 et le second après cette date. Leur famille semble
avoir pris fin au XVe siècle.

Armes : d’argent à six coquilles de gueules

Source : Nadaud, IV, p. 365

MAUCLERC ou MAUCLER
La famille Mauclerc était principalement implantée dans l‟Aunis et le Bas-Poitou. Elle fut maintenue
noble en 1599, 1667 et 1715. En 1595 Marie Maucler, veuve en premières noces de de Jacques de Saint-Savin et
en secondes noces d‟Antoine Lignaud, acquit la terre et la châtellenie de Lussac-les-Eglises (HV.). Par testament
de l‟année suivante elle demandait notamment que « son corps soit accompagné de soixante pauvres de Lussac
portant une torche ardente de cire avec un écusson portant ses armoiries ». De son mariage avec Antoine
Lignaud elle avait eu un fils René qui continua la lignée que l‟on suit jusqu‟à François de Mauclerc de La
Muzanchère, colonel d‟infanterie en 1768, qui comparut à l‟assemblée de la noblesse de Poitiers en 1789.

Armes : d’argent à la croix ancrée de gueules

Sources: Fougeyrollas, t. 2, p. 479; Jougla, V, p. 16 ; Lecler, HV., p. 462

DE MAULMONT DE BRIDIERS
Cette branche de la famille de Maumont posséda la vicomté de Bridiers (cne de La Souterraine, Cr.) de
1462 à 1510 sans doute par l‟effet d‟une alliance. Ensuite la vicomté passa aux mains des de Brosse. Leurs
armoiries sont différentes de celles des autres Maumont.

483
Armes : d’azur à deux fasces d’or, à l’orle de gueules chargé de huit besants d’or

Sources : Chartreix, p. 26 ; Jougla V, p. 19 ; Valette, p. 136

MAUME
Gabriel Maume était secrétaire de l‟hôtel communal de la ville d‟Aubusson en 1697 quand il fit
enregistrer ses armoiries parlantes.

Armes : d’argent à un casque ou heaume d’or taré de front

Source : Hugon, p. 24

DE MAUMIGNY
Cette famille noble d‟extraction ancienne (1419 ou 1473) a son berceau dans le Nivernais. Elle fut
maintenue noble en 1666. Ses liens avec le Limousin sont tardifs car ils remontent seulement à la veille de la
Révolution quand Madeleine de Maumigny épousa Martial de Marsanges, seigneur de Vaulry (HV.) qui émigra
en 1791 et fut fusillé en 1798. Sa veuve se remaria avec Martial de La Bachellerie. Avant 1914 le château de
Vaulry appartenait aux Cordon alliés des Maumigny. Ces derniers ont quelques descendants en 2008.

Armes : d’argent au chevron de sable accompagné en chef d’une étoile de gueules ; au chef cousu d’or

Devise : « Retrocedere nescit »

Sources : DVN, p. 186 ; Jougla, V, p. 20 ; Lecler, HV., p. 791-792 ; Nadaud, IV, p. 364-365 ; Valette, p. 136

DE MAUMONT ou DE MAULMONT
Les preuves de noblesse de la famille de Maumont remontent à 1308. A cette date vivait Jourdain de
Maumont qui est à l‟origine des seigneurs de Chadeau (commune de Cressac, Charente) et de Laterie (cne de
Dournazac, HV.). Ces Maumont possédèrent Laterie du XIIIe siècle à 1695. Mais il eut d‟autres branches :
Bridiers (voir Maulmont ci-dessus), Saint-Vitte (HV.) et La Ribeyrie (cne de Saint-Gilles-les-Forêts, HV.) qui
resta dans la famille jusqu‟à la fin du XIXe siècle. En 1789 Antoine de Maulmont comparut à l‟assemblée de la
noblesse de la sénéchaussée de Limoges et Marc de Maulmont de La Ribeyrie à celle de Guéret. En 2002 cette
famille avait quelques descendants. Les Maulmont ont porté des armoiries très différenciées.

Armes : branche de Saint-Vitte : d’azur au sautoir ondé d’or accompagné de quatre tours d’argent maçonnées
de sable
branche de Laterie : d’azur à la croix alaisée d’or
branche de La Ribeyrie : d’azur à la croix d’or
Gérard de Maumont, chanoine du Puy-en-Velay : d’azur à deux fasces d’or
contemporaines : d’azur au sautoir engrêlé d’argent accompagné de quatre tours d’argent

Représentations : calvaire devant l‟église de Saint-Vitte (HV.) et sur un vitrail du XIXe siècle de la chapelle de la Vierge (ancienne chapelle
des Lambertie) dans l‟église de Dournazac (HV.)

Sources : Agfl, p. 56 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 21 ; Descoutures, p. 59-61, 131-132 ; Jougla, V, p. 19 ; Hugon, p. 27 :
Lecler, HV., p. 635 et 752 ; Nadaud, III, p. 208-218 ; IV, p. 365-392 ; Valette, p. 136 ; Verdier, p. 172 et 180

484
MAUPLE
En 1567 René Mauple, bourgeois et marchand de Limoges, portait des armoiries avec l‟initiale de son
patronyme.

Armes : de... à la lettre M surmontée d’une croix haute de... accostée d’une étoile et d’un croissant de..

Source : Poncet, p. 115

DE MAUPLE ou MAUPLE
Comme les précédents Mauple ceux-ci vivaient à Limoges où l‟un d‟eux Pierre Mauple fut consul en
1544 et 1550. Il était receveur des tailles pour le Haut-Limousin. En 1575 et 1576 il acheta la seigneurie de
Pennevayres (cne de Veneuil-sur-Vienne, HV.). Son fils Jean de Mauple, trésorier de France à Limoges à la fin
du XVIe siècle acquit en 1694 le fief de Laborie dans la paroisse de Saint-Michel-des-Lions et mourut à
Toulouse en 1622. Guillaume Mauple, seigneur de Laborie et de Pennevayres, qualifié d‟écuyer, vivait en 1720.
Sa fille unique Catherine mourut après 1755.

Armes : d’azur à l’aigle au vol abaissé d’or accompagné en pointe d’un croissant d’argent ; au chef cousu de
gueules chargé d’une étoile d’or entre deux croissants d’argent

Sources : Nadaud, III, p. 218 et IV, p. 392 ; Poncet, p. 115

MAURE
En 1638 Jean Maure demeurant à Tulle vendit pour vingt mille livres son office de vice-sénéchal au
présidial de cette ville. Maître Léonard Maure, notaire, vivait en 1667 à Tulle. N… Maure, prêtre et contrôleur
des décimes du diocèse de Tulle fit enregistrer en 1701 un écu parlant.

Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné de trois têtes de maures de sable

Sources : Agfl, p. 215 ; Champeval, I, p. 134 ; 151 et 317

MAUREIL
Seul Philippe Poncet mentionne ce Monsieur Maureil de Limoges dont il peignit les armoiries en 1644.
Son fils aurait eu une charge de « presidant à Limoges ».

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois étoiles de… celle de la pointe soutenue d’un croissant
d’argent

Source : Poncet, p. 115

MAURICE
Cette famille de pasteurs de Genève est connue depuis Frédéric-Guillaume (1750-1826), membre du
conseil des Deux Cents avant 1789, puis maire de cette ville de 1801 à 1814. Son fils Jean-Frédéric (1775-1851),
professeur de mécanique analytique à Genève, ensuite auditeur au Conseil d‟Etat à Paris, devint préfet de la
Creuse de 1807 à 1810. Il fut ensuite préfet de la Dordogne. Créé baron de l‟Empire en 1809, il mourut à Gênes
en 1851. A la fin du XIXe siècle il avait une descendance éteinte au siècle suivant

485
Armes : selon le règlement de 1810 : écartelé : au 1, d’azur à deux étoiles à six rais d’argent rangées en fasce ;
au 2, des barons tirés du Conseil d‟Etat (échiqueté d’or et de gueules) ; au 3, d’or à la tête de Maure de sable
tortillée d’argent ; au 4, d’argent aux serres d’aigle tenant une clé en fasce, le tout de sable

nota : la tête de Maure est certainement une figure parlante

Sources : Jougla, V, p. 22-23 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 382 ; Tulard, II, p. 290

MAURY
En 1697 François Maury, marchand à Limoges, fit enregistrer ses armoiries.

Armes : de gueules à l’arbre d’or accosté au pied d’un soleil à dextre et d’une lune à senestre ; au chef cousu
d’azur chargé de trois étoiles d’or

nota : tous les meubles étant d‟or on peut penser que ce métal est une évocation parlante du patronyme (cf. « aura »)

Sources : Agfl, p. 51 ; Poncet, p. 115

DE MAUSSAC
Les Maussac étaient seigneurs du lieu de ce nom situé près de Collonges-la-Rouge (Cor.) au XVIIIe
siècle. En 1786 N… de Maussac fit preuve de sa noblesse pour une entrée aux écoles [Link] membre de
cette famille, qui était peut-être Jean de Maussac, émigra sous la Révolution. En l‟an X sa maison de Brive fut
vendue. Une E. de Maussac de Sailhac (Cor.), probablement l‟ultime descendante de cette famille, se maria à la
fin du XIXe siècle avec le vicomte de Chabrignac.

Armes : d’or au chevron de gueules accompagné de trois étoiles d’argent

Sources : Champeval, I, p. 231 et 352 ; Nadaud, III, p. 220 ; Rietstap, II, p. 179 ; Verdier, p. 100

MAUVIS, olim MAUVISSE ou MAUVISE


Cette famille était originaire du Poitou mais semble avoir été possessionnée dans la Marche. Elle fut
maintenue noble en 1715 sur preuves de 1580. Certains de ses membres comparurent aux assemblées de la
noblesse de Poitiers et de Châtellerault en 1789. La dernière descendante de cette famille était peut-être Zélie-
Clémentine de Mauvise (1836-1915).

Armes : d’argent à la croix ancrée de sable accompagnée de deux croissants de gueules en chef

Sources : Internet ; Jougla, V, p. 23 ; Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, tome X, Mauvise ; Rietstap, II,
p. 179

MAUVOISIN
Léonard de Mauvoisin, chevalier et maître d‟hôtel du Boubonnais, vivait encore en 1476. Son fils Jean
de Mauvoisin épousa au début du XVIe siècle Jeanne de Marteret, dame de Bospêche (cne de Domeyrot, Cr.) qui
lui apporta en dot cette seigneurie. Famille éteinte avant 1700 semble-t-il.

Armes : d’azur à deux lions léopardés partis de gueules et d’hermine l’un sur l’autre

486
Supports : deux licornes

Cimier : une tête d‟ours arrachée au naturel ou saint Michel terrassant le dragon

Cri : La Forêt Mouvoisin

nota : les cimiers sont peut-être parlants, l‟ours et le dragon pouvant être considéré comme de « mauvais voisins »

Sources : Lecler, Cr., p. 231 ; Nadaud, IV, p. 393 ; Revel, I, n° 635; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, II, p. 92 ; Tardieu, gdghm, p. 106

DE MAY DE TERMONT
Les de May étaient originaires du Bourbonnais où ils possédaient près de Montluçon (Allier) la
seigneurie de Salvert vers 1500. Ils furent maintenus nobles au XVII e siècle sur preuves remontant à 1536.
Gaspard de May, chevalier de l‟ordre de Saint-Louis, était seigneur de Termont (cne d‟Evaux-les-Bains, Cr.) en
1710. La famille a possédé aussi le fief et de château du Boucheroux (cne de Lépaud, Cr). Un de May comparut
à l‟assemblée de la noblesse de Poitiers en 1789. La famille avait quelques descendants en 2009.

Armes : d’azur à une fasce d’or accompagnée de trois roses d’argent, deux en chef et une en pointe

Sources : Fougeyrollas, t. 2, p. 482 ; Jougla, V, p. 25 ; Nadaud, III, p. 220-221 ; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, II, p.92-93 ; Tardieu,
gdghm, p. 106 ; Valette, p. 136

MAYNARD
Nous ne savons à quelle famille Maynard ou Meynard du Bas-Limousin il faut rattacher ce N…
Maynard cadet, chanoine de la cathédrale de Tulle, qui reçut d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.

Armes : d’argent à une fasce componée d’argent et d’azur

Source : Agfl, p. 204

DE MAYNARD DE CHAUSSENEJOUX ou DE MEYNARD


Cette famille noble d‟extraction chevaleresque possédait au XIII e siècle le fief de Chaussenéjoux (cne de
Cressensac, Lot). Selon Esquieu elle aurait été d‟origine normande et aurait porté du XIII e au XVIIe siècle le nom
de Galvan. Selon Valette elle aurait été anoblie en 1607. Par le jeu de nombreux mariages dans le Bas-Limousin
(Cosnac, Gimel, Lignerac, Lambertyie, Lauthonie, Calvimont, etc.) elle fut possessionnée à Turenne, Tulle,
Beaulieu-sur-Dordogne. Elle possédait notamment les fiefs de Clairfage et La Galvanie (cne de Collonges-la-
Rouge, Cor.). Elle fut maintenue noble en 1666. En 1692 Barthélémy de Maynard, seigneur de Chaussenéjoux et
de Mezels, était syndic général de la noblesse de la vicomté de Turenne. Deux Maynard participèrent à
l‟assemblée de la noblesse de Cahors et quatre autres à celle de Tulle en 1789. La famille comptait quelques
descendants en 2002.

Armes : contemporaines : d’azur à une main dextre d’or


XIXe siècle (branche cadette ?) : d’azur à la main dextre appaumée de carnation en pal ; au chef de gueules
chargé de deux croissants d’or
XIIIe siècle : de gueules à la main d’argent
XIVe siècle : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à la main d’argent (Maynard); aux 2 et 3, de gueules à trois
bandes d’argent (Montbarla)
une branche cadette : d’argent au chevron d’azur accompagné de trois mains senestre coupées au poignet
de gueules

487
nota : les mains sont parlantes

Représentations: clé de voùte de la cathédrale de Tulle ; au bas du vitrail du chevet de l‟église de La Roche-L‟Abeille (HV.) sur écu accolé à
celui des Bony de Lavergne

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 24 ; Descoutures, p. 262-264 ; DVN, p. 191 ; Esquieu, p. 197 ; Nadaud, III, p. 222 ;
IV, p. 396-398 ; Valette, p. 138 ; Verdier, p. 58, 177-178

DE MAYNÉ
Etienne de Mayné, notaire royal à Brive (?), avait épousé Marguerite de Chastaing. Ils avaient eu une
fille, aussi Marguerite, qui épousa en 1678 Jean de Malliard, premier consul perpétuel de la ville de Brive. Pas
d‟autre descendance connue.

Armes : de… à un oiseau de… accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d’un chien passant de…

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., I, 285

DU MAYRET
En 1701 Marguerite du Mayret, épouse de M. de La Borderie, garde du corps du roi, qui vivait dans
l‟élection de Guéret à Maison-Feyne (Cr.) ou à Crozant (Cr.), reçut d‟office des armoiries.

Armes : échiqueté d’or et de sable à un écusson de gueules en cœur

Source : Hugon, p. 47

MAZAU
Pierre Mazau était « juge de Vignoux » (probablement Vignols, cne de Juillac, Cor.). Vers 1643 il
demanda à l‟émailleur Philippe Poncet de Limoges de lui peindre ses armoiries.

Armes : d’azur à l’agneau passant d’argent accompagné de trois glands d’or et en pointe d’une abeille entre les
lettres P et M, le tout d’or

Source : Poncet, p. 116

MAZAUREIX
En 1701 il fut attribué d‟office des armoiries parlantes à Joseph Mazaureix, lieutenant de la châtellenie
du Dognon (cne du Châtenet-en-Dognon, HV.) qui faisait alors partie de la Haute-Marche.

Armes : parti d’or et d’azur à une maison de gueules brochant sur le tout

Source : Hugon, p. 54

MAZEAU ou MAZEAU DES GRANGES


C‟est à Saint-Laurent-les-Eglises (HV.) que se trouvait le berceau de cette famille connue depuis Jean
Mazeau, notaire en ce lieu à la fin du XVIe siècle. Son fils, juge des juridictions de la châtellenie de Montcocu

488
(cne d‟Ambazac, HV.), épousa une noble, Anne de Fenieu. Son descendant Laurent Mazeau (1724-1816) acquit
la seigneurie des Granges (cne de Saint-Laurent-les-Eglises). Avocat au Parlement de Paris, il fut délégué à
l‟assemblée du Tiers-Etat de Limoges en 1789. Son arrière-petit-fils Charles Mazeau des Granges (1823-1901)
eut deux filles.

Armes : enregistrées en 1697 par Antoine Mazeau, notaire : de sable à une maison d’or, au chef du même

nota : la maison est parlante

Sources : Généal. lim. et march., t. I, p. 113-118 ; Hugon, p. 50

MEILLAC ou MEILHAC
Jean Meillac, bourgeois de Saint-Cirgues-la-Loutre (Cor.) et avocat, fit enregistrer ses armoiries en
1700.

Armes : d’azur à trois canards (ou canettes) d’argent, deux et un

Sources : Agfl, p. 107 ; Rietstap, II, p. 192

DE MEILHAC
Les de Meilhac de Limoges, qui vivaient dans cette ville vers 1600, ne semblent avoir de liens avec les
précédents. Leurs armoiries sont d‟ailleurs très différentes.

Armes : de… à un arbre (un saule ?) de… à trois branches de …sur une terrasse de… accompagné des lettres I
et D

Source : Arm. Lim., n° 438

MEILHAUD
Ces Meilhaud vivaient à Limoges en 1603 et portaient des armoiries parlantes.

Armes : de… à une colombe de… tenant dans son bec un épi de millet de…

Source : Arm. Lim., n° 594

DE MEILLARS ou DE MEILHARS
Cette famille tire son nom du fief de Meillars (cne de Meilhards, Cor.) qu‟elle possédait
vraisemblablement depuis le XVe siècle. En 1536 Julien de Meillars, épousait Antoinette de La Cassaigne. Au
temps des guerres de religion son fils se convertit au protestantisme. Il était seigneur de Curzac (cne de Saint-
Vitte, HV.), de Brie (cne de Champagnac, HV.) et de Flammont (Cor.). Il fut tué en 1578. Son petit-fils, Philippe
de Meillars, fut maréchal de camp sous Louis XIII et se fit catholique peu avant sa mort survenue en 1653. Ses
deux fils Jacques et Jean-Marie qui furent maintenus nobles en 1666 ne semblent pas avoir eu de descendance.
La terre de Meilhards fut érigée en marquisat au profit de l‟un d‟eux.

Armes : d’or à deux (ou trois) pals de gueules chargés chacun de trois étoiles d’argent

nota : les étoiles qui « ardent » sont probablement parlantes

489
Sources : Descoutures, p. 58-59 ; Jougla, V, p.33 ; Nadaud, III, p. 226-229 ; Poncet, p. 116

MELIAND
Vers 1675 Victor Meliand était prévôt d‟Evaux-les-Bains (Cr.).

Armes : de… à une main de… sortant d’un nuage de… mouvant de la pointe senestre de l’écu soutenant un cœur
enflammé de… percé d’une flèche de… et en chef un demi-soleil rayonnant de…

Représentation : stalles du chœur de l‟église d‟Evaux-les-Bains (Cr.)

Source : Lecler, Cr., p. 250

MELON
Les Melon étaient des bourgeois de Tulle connus depuis Pierre de Melo (ou Melon) qui vivait en 1460.
En 1636 Antoine Melon, marchand à Tulle, était seigneur de Malleret (Cor.) et de Ludières (cne de Saint-Yrieix
(HV.). En 1645 il était en outre seigneur de Pezares (cne de Davignac, Cor.), du Chier et de Sourdes (cne de
Sarran, Cor.). Son petit-fils Joseph-Antoine Melon était seigneur de Pezares et assesseur en l‟élection de Tulle
quand il fit enregistrer ses armories en 1698. Il y eut une autre branche, celle des seigneurs du Verdier (paroisse
de Tulle-Saint-Pierre) à laquelle appartenait Jean-Baptiste Melon avocat à Tulle en 1651 dont le fils, Charles-
Antoine, fit aussi enregistrer ses armoiries en 1698. Un autre membre de cette famille, François Melon, curé de
Lagarde (Cor.), fit de même en 1701. Il y avait au XVIII e siècle à Toulouse une famille Melon ou Meslon dont
un membre fut capitoul de cette ville en 1725 et qui portait des armes analogues.

Armes de : Joseph-Antoine Melon en 1698 : d’azur à trois melons de sinople (sic), tigés et feuillés du même,
deux en chef et un en pointe
Charles-Antoine Melon en 1698 : d’azur à trois melons d’or deux et un
François Melon, curé de Lagarde en 1701 : d’azur à trois melons d’or ouverts de gueules

Sources : Agfl, p. 68, 76 et 216 ; Jougla, V, p. 36 ; Champeval, I, p. 292-293

DE MELUN
La famille de Melun, originaire de l‟Ile-de-France, était connue depuis le Xe siècle. Elle a compté
jusqu‟à neuf branches légitimes qui s‟éteignirent entre le XVe siècle et 1739. Une branche naturelle subsista
juqu‟à la fin du XIXe siècle. Simon de Melun qui était sénéchal du Limousin, du Périgord et du Quercy en 1280
appartenait, semble-t-il, à une branche cadette. Fils d‟Adam III, vicomte de Melun et de la comtesse de Sancerre,
il épousa Marie de La Salle et mourut en 1308.

Armes : d’azur à sept besants d’or, trois, trois et un ; au chef d’or chargé d’une canette de…

Sources : Bosredon, Sigil., HV., p. 125 ; Jougla, V, p. 36-37

MEMAT
En 1701 Jean Memat, bourgeois de la ville d‟Auzances (Cr.), fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent à une fasce ondée de sable accompagnée de trois croisettes de gueules, deux en chef et une en
pointe

490
Source : Hugon, p. 65

MENOT
En 1701 N… Menot, chanoine du chapitre d‟Eymoutiers (HV.) reçut d‟office des armoiries de type
mécanique.

Armes : de sinople à deux pals d’argent

Source : Agfl, p. 149

MENSAT
François Mensat (ou Mensac) était banquier à Tulle en 1684. En 1688 il était assesseur en l‟élection de
cette ville, puis conseiller-élu de 1695 à 1715. Son fils François « conseiller élu » à Limoges qui faisait
enregistrer ses armes en 1697, et son petit-fils Pierre, mort vers 1766, étaient seigneurs de Saint-Priest-de-Gimel
(Cor.).

Armes enregistrées en 1698 : d’azur à un chevron d’or accompagné en pointe d’une main appaumée du même

nota : la main est parlante

Sources : Agfl, p. 68 ; Champeval, I, p. 296-297

MENSAT
Pierre Mensat, « notaire royal à Solignac (HV.) » portait en 1643 des armes à enquerre.

Armes : d’azur à l’arbre de sinople avec des pommes de pin, accosté des lettres initiales MP et M d’or

Source : Poncet, p. 116

MENUDIER
En 1648 N… Menudier de Limoges portait des armes parlantes par allusion.

Armes : d’argent à l’arbre de sinople terrassé du même accosté de deux roses de gueules

nota : l‟arbre fournit la matière première du travail du « menudier » c‟est-à-dire du menuisier

Source : Poncet, p. 116

MERAULT
Cette famille originaire de la Marche et installée à Paris a eu plusieurs branches. Celle de Villiers fut
anoblie par charge en 1602. Celle de Boinville et de Châteaufort l‟a été dans les mêmes conditions en 1630. Les
Merault furent maintenus nobles en 1684 et 1707. Leurs lignées semblent éteintes en 1789.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois molettes du même et en pointe d’une merlette d’argent

nota : armes parlantes par jeu de mots entre le nom et merlette et molette

491
Source : Jougla, V, p. 41

MERCIER
Gérald Mercier était apothicaire à Limoges en 1642 quand il fit peindre ses armoiries.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent et accompagné en chef de deux étoiles d’or et
en pointe d’un fermail du même son ardillon d’argent

nota : le fermail, ou boucle de ceinture, est vendu par le mercier et est donc ici un meuble parlant

Sources : Poncet, p. 116

DE MERCY
Cette famille, noble semble-t-il, possédait en 1548 les seigneuries de Mercy (commune de Genouillac,
Cr.) et de L‟Etang (cne de Le Compas, Cr.). Etienne de Mercy eut de son mariage avec Gabrielle Gastet deux
enfants Antoinette et Gabriel nés respectivement en 1617 et 1618. Famille éteinte vers 1650 dans celle des du
Cloux.

Armes : de gueules au lion d’or couronné du même, à trois étoiles d’or en chef

Source : Tardieu, gdghm, p. 106

MERIGOT
On ne peut dire si Alexis Merigot, chanoine de la cathédrale Saint-Etienne de Limoges à la fin du XVIIe
siècle, était de la famille des Merigot de Sainte-Feyre ci-après. C‟est peu probable car ses armoiries sont très
différentes. Il les fit enregistrer en 1697 mais nous ne savons pas si elles sont familiales ou personnelles.

Armes : d’argent à un pont à cinq arches de sable sur une rivière d’azur, le pont sommé d’un arbre de sinople

nota : le pont à ses arches est peut-être allusif du pont Saint-Etienne sur la Vienne qui est au pied de la cathérale de Limoges. On observera
aussi que le « go » ou « got » désigne le gué en parler local

Sources : Agfl, p. 53 ; Villoutreix, Noms de lieux de la Corrèze, p. 57

MERIGOT DE SAINTE-FEYRE
Les Merigot étaient connus depuis Joachim Merigot, marchand à Genouillac au début du XVI e siècle.
Son descendant Antoine Merigot,conseiller du roi et châtelain d‟Ahun, fut anobli avant 1600. Son fils Mathurin
acheta les seigneuries de La Tour-Sainte-Austrille (Cr.) et de Sainte-Feyre (Cr.). Il était alors lieutenant-général
de Sa Majesté pour le comté et sénéchaussée de la Marche. Il fut le père de Gabriel Merigot, confirmé noble en
1674, chevalier et sénéchal de la province de la Marche. Cette fonction resta dans la famille jusqu‟à la
Révolution. Les Merigot furent seigneurs de L‟Age-Rideau (cne de Razès, HV.). Alexandre Merigot qui fit
construire l‟actuel château de Sainte-Feyre, comparut à l‟assemblée de la noblesse de Guéret en 1789. Famille
éteinte en 1823.

Armes : d’azur au chevron d’or chargé de trois coquilles de sable, accompagné de trois étoiles (ou molettes)
d’argent deux en chef et une en pointe

492
Sources : Hugon, p. 30 et 87 ; Jougla, V, p. 44; Lecler, Cr., p. 618 ; HV., p. 571 ; Nadaud, II, p. 120-121 ; Tardieu, gdghm, p. 107

MERLE DE LA BRUGIÈRE DE LAVEAUCOUPET


La filiation de cette famille est connue depuis Jean Merle qui vivait en 1622. Son descendant direct
Léon Merle, né en 1704, était seigneur de La Brugière et de Laveaucoupet (cne de Saint-Sulpice-le-Dunois, Cr.).
Son fils Léonard-François de La Brugière de Laveaucoupet possédait vers 1770, outres les seigneuries précitées,
celles de La Barde et de Montchaudrier. Deux de ses fils émigrèrent sous la Révolution. Son petit-fils, Sylvain-
François Merle de Brugière de Laveaucoupet (1806-1892), sera général de division après avoir fait toutes les
campagnes du Second Empire et de la guerre franco-prussienne. Descendance en 2009.

Armes (parlantes) : coupé : au 1, d’azur à une merlette d’argent ; au 2, d’argent au lion issant de sable
couronné d’or, armé et lampassé de gueules

nota : armoiries parlantes par la merlette

Sources : DFN, p. 303 ; Jougla, IV, p. 45 ; suppl., p. 127 ; Lecler, Cr., p. 707 ; Tardieu, gdghm, p. 107

DE MERLE
Les de Merle étaient originaires de Saint-Geniez-ô-Merle (Cor.) où ils possédaient leur château depuis
le XIIIe siècle. Raoul de Merle, chevalier, vivait en 1264. Un de Merle parut en 1470 au ban de la noblesse du
Bas-Limousin. Une branche de cette famille a subsisté dans cette région jusqu‟au XVII e siècle. Dans le Périgord
ils portaient le nom de Merle de Montgaillard. Ce fief passa en 1600 à Jean de La Bermondie par son mariage
avec Françoise de Merle.

Armes : d’or à deux cotices (ou une jumelle) de sable en bande accompagnées de six merlettes du même

Sources : Froidefond, p. 347 ; Jougla, V, p. 45 ; Nadaud, IV, p. 405 ; Verdier, p. 30

DU MERLE
Cette famille normande, qui compte plus d‟une soixantaine de descendants en 2009, est noble
d‟extraction chevaleresque depuis 1302. Vers la fin du XIXe siècle elle semble avoir eu une alliance avec la
famille de Noailles.

Armes : de gueules à trois quintefeuilles d’argent, deux et une

Représentation : sur un vitrail du vestibule du château de Noailles (Cor.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 31 ; DVN, p. 189 ; Jougla, V, p. 45 ; Rietstap, II, p. 205 ; Valette, p. 137

MERLIN
Il existait à Limoges au XVIIe siècle plusieurs familles Merlin. On ne sait à laquelle appartenait en 1655
Jean Merlin, prêtre de Saint-Michel-des-Lions, qui portait les armoiries ci-dessous.

Armes : d’or à trois tiges de lis sinople liées ensemble à la base, fleuries d’argent et une merlette de sable
becquée d’or sur chaque fleur

493
nota : nous ne savons, ici encore, si ces armoiries sont familiales ou personnelles. Il est clair que les merlettes sont parlantes. Mais il est
possible que les fleurs de lis le soient également dans la mesure où elles sont la fleur de la Vierge Marie qu‟évoque la première syllabe du
patronyme

Source : Poncet, p. 116

MERLIN
Vers le milieu du XVIIe siècle une autre famille Merlin de Limoges avait également des armoiries
parlantes par des merlettes. Une branche de ces Merlin, les Merlin-Lema, avait plusieurs descendants en 2002.

Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné en chef de deux merlettes de sable affrontées et pointe
d’un cœur de gueules

Sources : Généal. Lim. et March., t. VIII, p. 174-201 ; Poncet, p. 116

DE MERLY
Les armoiries de cette famille ont été représentées sur un vitrail de l‟ancienne chapelle des Jésuites de
Limoges. Nous savons simplement qu‟elle eut peut-être une alliance avec la famille de Grave.

Armes (parlantes) : d’or à cinq merlettes de sables en sautoir, deux, un et deux

Source : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 14

DE MESCHATIN DE LA FAYE
Cette famille, probablement noble, a donné au XVIIe siècle un commandeur de l‟ordre de Saint-Jean de
Jérusalem en la personne de Claude de Meschatin qui fut à la tête de la commanderie de Féniers (Cr.) en 1632.
En 1619 Euchariste de Meschatin épousait Annet de Bonneval, seigneur de Varenne et de Rougnac. Les
Meschatin étaient encore représentés à la fin du XVIIIe siècle.

Armes : d’or au rencontre de cerf de gueules

Sources : Jougla, V, p. 47 ; Tardieu, gddhm, p. 108 ; Valette, p. 147

DE MESGRIGNY
La famille de Mesgrigny était originaire de Champagne où elle avait accédé à la noblesse en 1487. Elle
fut maintenue noble en 1666. En 1718 Charles-Hubert de Mesgrigny, chevalier, recueillit la vicomté de Bridiers
(cne de La Souterraine, Cr.), au titre d‟héritier de demoiselle Louise Pot de Rhodes dernière du nom et morte
sans alliance. Il mourut lui-même sans descendance en 1733. La famille de Mesgrigny s‟est éteinte au XIX e
siècle.

Armes : d’argent au lion de sable

Sources : Chartreix, p. 40-41 ; Jougla, V, p. 47-48

494
DU MESNIL-SIMON
La famille du Mesnil-Simon, originaire du Vexin, était connue depuis 1316. En 1416 Simon du Mesnil
était échanson de la reine Isabeau de Bavière. En 1446 Jean du Mesnil-Simon, conseiller du roi et sénéchal du
Limousin, faisait usage d‟un sceau rond armorié. On trouvait les du Mesnil-Simon en Saintonge au XVIIIe siècle.
Louis du Mesnil-Simon comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Saintes en 1789. Son fils
Etienne mourut sans descendance en 1842.

Armes : sur sceau de 1339 : de… un gant renversé de…accompagné à dextre d’une croisette de…
modernes : d’argent à six mains dextre de gueules les doigts en bas posés trois, deux, un

devise : « L‟effroi des Sarrazins »

nota : les six mains (Simon) sont parlantes

Sources : Rietstap, II, p. 207 ; Gandilhon, Sceaux du Berry, p. 43 ; Jougla, V, p. 50 ; Regnier M., Deux armoriaux occasionnels au XIV e
siècle, p. 98

MESTADIER
Jacques Mestadier (1771-1856) était le fils d‟un notaire de La Souterraine (Cr.). Après des études de
droit il s‟engagea dans l‟armée révolutionnaire et servit comme lieutenant du génie à l‟armée des Alpes. Avocat
à Limoges sous l‟Empire, il entra dans la magistrature sous la première Restauration. D‟opinions royalistes il fut
fait chevalier à titre héréditaire en 1815. Il fut élu député de la Creuse de 1822 à 1830 et conseiller général de ce
département de 1832 à 1847. On ne lui connaît pas de descendance.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux roses du même et en pointe un cœur enflammé d’or

Sources : Cariat, fasc. 5, p. 349 ; Favone, p. 269 ; Jougla, V, p. 51 ; Révérend, Restauration, p. 5 ; Valettte, p. 315

MESTIVIER et DE MÉTIVIER DE LA BESSE


Les Mestivier étaient probablement originaires de Reygade (Cor.) dont ils furent les seigneurs au moins
au XVIIe siècle sinon plus tôt. Au début du XVIIIe siècle ils possédaient le château de Doux (cne d‟Altillac,
Cor.). Selon Jougla ils auraient été anoblis en 1698 peut-être par une charge au parlement de Bordeaux. En 1715
Anne de Métivier épousait Joseph de Corn, chevalier. En 1760 les Métivier étaient seigneurs justiciers de
Reygade (Cor.). En 1789 N… Métivier de La Besse était capitaine de cavalerie et c‟est probablement lui qui
signa en juillet 1789 un pouvoir aux députés de la noblesse. Pas de postérité connue. Les armoiries des Métivier,
enregistrées en 1701 par Antoine Mestivier curé de Reygade, ont été adoptées comme armoiries municipales par
la commune de Reygade.

Armes (1701) : parti : au 1, de gueules à une gerbe de blé d’or soutenue d’un croissant d’argent ; au chef
d’azur chargé d’une étoile d’or ; au 2, d’azur à une bande d’argent ; au chef du même chargé de trois étoiles de
gueules

nota : la gerbe est une allusion parlante au patronyme, métiver signifiant moissoner

Sources : Agfl, p. 137 ; Champeval, II, p. 107 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 167 ; Jougla, V, p. 52 ; Merceron, p. 44 ;
Verdier, p. 179

495
MÉTREAU
Né à Bordeaux en 1856, Joseph Métreau fut évêque auxiliaire de Tours en 1912, puis évêque de Tulle
de 1913 à 1918, année de sa mort.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’un croissant d’argent et d’une étoile rayonnante du
même et en pointe d’un coutelas ondé d’argent garni de gueules

Devise : « Omnia in Christo »

Source : Lartigue, évêques, p. 268

DE MEULAN D’ABLOIS
Cette famille était une branche de la famille de Meulan originaire de l‟Angoumois selon Jougla ou de
Paris selon Valette. Elle donna plusieurs secrétaires du roi au XVIII e siècle d‟où son anoblissement. L‟un d‟eux
fut, de 1784 à 1790, le dernier intendant du Limousin. En 1818 il fut fait comte héréditaire. Famille éteinte.

Armes : échiqueté d’or et d’azur

Sources : Jougla, V, p. 53 ; Nouaillac, p. 238 ; Révérend, Restauration, p. 5 et 1912 ; Valette, p. 303

MEYNARD
Ces Meynard vivaient au début du XVIIe siècle dans la Cité, c‟est-à-dire dans le quartier épiscopal de la
ville de Limoges. La famille présentait à l‟époque plusieurs branches avec des armes différentes mais toutes
parlantes.

Armes :
1601 : de… à une main de…tenant un arc de…, à une fasce en divise haussée de… soutenant un chef de…
chargé de… d’un croissant de… accosté des lettres I et M
1627 : d’azur à une main d’argent tenant un arc d’or

nota : armoiries à rébus parlant Meyn- (main), -ard (Arc)

Sources : Arm. Lim., n° 491 ; Poncet, p. 117

MEYNARD DE FAVELON
Vers 1670 N… Meynard de Favelon était docteur en médecine à Limoges.

Armes : d’or à la bande d’azur chargé d’un cœur d’or entre deux étoiles d’argent accompagnée en chef d’une
branche de fèves de sinople et en pointe d’une main de carnation ardente de gueules

nota : la main ardente est parlante comme la branche de fèves

Source : Poncet, p. 117

496
MEYNARD DE LAFARGE, DE MELLET et DE QUEILLE
Cette famille de Tulle et des environs est connue depuis Léonard Meynard, apothicaire dans cette ville
de 1575 à 1595. Elle s‟est divisée en plusieurs branches dont les liens de parenté ne sont pas établis avec
certitude. La branche des seigneurs de Lafarge et du Tournier (cne de Chaumeil, Cor.) commença avec Jaques
Meynard, président de l‟élection de Tulle de 1628 à 1639 et mort après 1651. Son fils Jean, président de
l‟élection de Tulle de 1685 à 1694, fit enregistrer ses armoiries en 1698. Le fils de ce dernier Jean-Martin de
Meynard (1654-1745), conseiller au parlement de Bordeaux, semble avoir été anobli par cette charge. En tout cas
son fils Jean-François fit enregistrer son titre de noblesse en 1771. Ses descendants vivaient au début du XX e
siècle. De la branche de Mellet (cne de Condat-sur-Vézère, Dordogne) est issu Jean-Baptiste Meynard qui acquit
en 1734 un office anoblissant au parlement de Pau. Son titre de noblesse fut enregistré par son fils en 1771. Il
semble que la branche de Queuille ou Cueille (cne de Sainte-Fortunade, Cor.) accéda également à la noblesse.
En 1789 trois Meynard (Queuille, Maumont et Mellet) participèrent à l‟assemblée de la noblesse de la
sénéchaussée de Tulle. L‟un d‟eux fut fait baron héréditaire en 1823. Famille apparemment éteinte au cours du
XXe siècle. Nous n‟avons pu établir de liens avec la famille quercynoise de Meynard, anoblie en 1607 et qui
subsiste en 2008.

Armes de : Jean Meynard de Lafarge en 1698 : d’azur à une main appaumée d’or ; au chef cousu de gueules
chargé de deux croissants d’argent
Jean Meynard de Lafarge (attribuées d‟office en 1701) : de sinople à trois fasces ondées d’or
Jacques-Gabriel Meynard, chanoine de la cathédrale de Tulle (attribuées d‟office en 1701) : d’argent à
une fasce componée d’argent et d’azur
N… Meynard, fait baron héréditaire en 1823 : parti : au 1, d’azur à la main appaumée de carnation ; au
2, d’argent à l’ancre de sable ; au chef de gueules brochant sur le parti chargé d’une étoile d’argent accostée de
deux croissants du même

Sources : Agfl, p. 68, 184, 204 ; Champeval, I, p. 28-35 ; Jougla, V, p. 54 ; Valette, p. 138 ; Verdier, p. 100, 136 et 177

MEYNARD DE LA CHASSAGNE
Les Meynard de La Chassagne étaient d‟une famille bourgeoise de Tulle et étaient peut-être issus d‟une
souche commune avec les Meynard de Lafarge. Léonard Meynard, mort avant 1660, était conseiller au présidial
de Tulle. Son fils Eymar fut coseigneur de La Chassagne (cne de Vitrac-sur-Montane, Cor.) et également
conseiller au présidial de Tulle en 1650. Son fils Pierre (1664-1704), bourgeois du village de Corrèze (Cor.), fit
enregistrer ses armoiries en 1701. Nous n‟avons plus de traces de sa descendance après 1750

Armes : de gueules à trois coquilles d’argent

Sources : Agfl, p. 222 ; Champeval, I, p. 35

MEYVANGES
En 1602 un prieur de Limoges ou des environs de cette ville du nom de Meyvanges portait les armoiries
ci-dessous.

Armes : de… aux lettres initiales J et M accompagnées en chef d’un croissant de… entre deux étoiles de… et
pointe d’une mer de…

Source : Arm. Lim., n° 533

497
DE MEYVIÈRES
La famille de Meyvières est connue depuis le XVe siècle. A cette époque elle possédait la seigneurie du
Porteau d‟Artois dans la paroisse de Saint-Nicolas d‟Uzerche (Cor.). En 1525 Pierre et Guillaume de Meyvières
se partagèrent la succession de leur père Mador de Meyvières et de leur mère Guillemine de Bonfil. En juillet
1789 N… Meyvières d‟Artois signa les nouveaux pouvoirs des députés de la noblesse du Limousin. Famille
éteinte au siècle suivant.

Armées : d’argent à un chevron de gueules accompagné de trois étoiles de sable.

Sources : Arm. Lim., Annexe ; Descoutures, p. 306 ; Jougla, V, p. 55 ; Nadaud, III, p. 234-235 ; Verdier, p. 179

DE MIALET DE FARGUES ou MEALET DE FARGUES


En 1701 Henri de Mealet de Fargues était chevalier de l‟ordre de Saint-Jean de Jérusalem à la
commanderie de Bourganeuf (Cr.). Beaucoup plus tard, de 1750 à 1761, il sera commandeur de celle de
Lavaufranche (Cr.). En 1666 sa famille, originaire de l‟Auvergne, avait été maintenue noble sur preuves de 1537.
Mais bien avant 1450 elle appartenait déjà au second ordre. Elle était encore représentée à la fin du XVIIIe siècle.

Armes : familiales : d’azur à trois étoiles d’or ; au chef du même

de Henri Mialet (1701) : d’azur à trois étoiles d’argent posées deux et un ; au chef d’or abaissé sous celui
de la religion de Malte qui est de gueules chargé d’une croix d’argent

Cri : « Mealet »

Sources : Hugon, p. 74 ; Jougla, V, p. 29 ; Revel, I, n° 73 ; Tardieu, gddhm, p. 215

DES MICHEAUX DE LA FAYE ou DE LAFAYE DE MICHEAUX


Selon Jougla les Des Micheaux seraient originaires du Limousin avec des branches dans le Vivarais.
Selon Rietstap la famille aurait eu ses racines dans le Languedoc. Amyeu des Micheaux vivait au XIV e ou au
XVe siècle. Son descendant Arthaud des Micheaux obtint en 1498 (?) des lettres de réhabilitation de noblesse.
Son dernière descendante Marie des Micheaux épousa en 1570 Simon de La Faye qui devint seigneur des
Micheaux et prit vraisemblablement les armoiries de son épouse. Leur lointain descendant Charles-Flavien de
Lafaye de Micheaux se maria en 1855 avec Jeanne Devallon d‟où une postérité au début du XXI e siècle..

Armes : d’azur à trois chiens d’argent à mi-corps deux et un surmontés en chef d’un croissant du même soutenu
d’une étoile aussi d’argent

nota : les mi-chiens sont parlants

Sources : DVN, p. 157 ; Jougla, V, p. 56 ; Rietstap, II, p. 220

MICHEL
En 1627 Catherine Michel, épouse du sieur Reculet conseiller, faisait peindre ses armoiries par
l‟émailleur de Limoges Philippe Poncet. Elles étaient identiques, aux émaux près, à celles qu‟un certain J.
Michel portait en 1600.

Armes de : J. Michel en 1600 : de… à un lion de… ; au chef de… chargé de trois étoiles de…
Catherine Michel en 1627 : d’azur au lion d’or ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or

498
Sources : Arm. Lim., n° 448 ; Poncet, p. 117

MICHEL
Joseph Michel vivait à Limoges en 1599 quand l‟auteur de L‟Armorial de Limoges dessina ses
armoiries.

Armes : de… à trois coquilles de… ; au chef de…chargé de trois coquilles de…

nota : les coquilles (de saint Michel) sont probablement parlantes

Source : Arm. Lim., n° 378

MICHEL DE LAVERINE
Cette famille Michel possédait au début du XVIe siècle la seigneurie de La Verine (ou La Veyrine)
située dans l‟actuelle commune de Saint-Jean-Ligoure (HV.). Martial Michel de Laverine épousa en 1526 Louise
de Sainte-Marie dont François qui testa en 1595 et fut rayé du registre de la taille en 1598. Son petit-fils Louis
Michel de Laverine fut maintenu noble en 1668. De son mariage en 1660 avec Marie de Marolles il eut plusieurs
fils. Famille éteinte avant 1750.

Armes : d’azur à la bande d’or à six étoiles en orle du même

Cimier : un lévrier

Supports : deux lévriers d‟argent colletés d‟or

nota : les lévriers sont peut-être parlants par jeu de mots avec le nom de la seigneurie

Sources : Jougla, IV, p. 57 ; Nadaud, III, p. 326 ; Verdier, p. 39

MICHEL DE LEYRAT
Pierre Michel était seigneur de Leyrat (cne d‟Estivals, Cor.) vers le milieu du XVII e siècle. Son petit-fils
Antoine naquit en 1712. Le dernier du nom semble avoir été Pierre Michel, né en 1739, curé d‟Affieux (Cor.) en
1789, qui vivait encore à Donzenac (Cor.) en 1825.

Armes : d’or au sautoir de gueules accompagné en chef d’une étoile du même

Source : Champeval, II, p. 369

MICHELON
Cette famille limougeaude, qui semble avoir constitué plusieurs branches, portait au XVII e siècle des
armoiries à deux meubles principaux : un chevron et une coquille de saint Michel donc parlante. Selon
Gaignières elle avait ses tombeaux dans l‟église disparue des Carmes de Limoges. Elle existait
vraisemblablement encore au début du XXe siècle car ses armes furent placées sur un vitrail de l‟église dde
Mézières-sur-Issoire reconstruite en 1903

Armes de : N… Michelon vers 1640 : d’azur (ou de gueules) au chevron d’or accompagné de trois coquilles
d’argent

499
autre Michelon vers 1640 : de… au chevron de… surmonté d’une étoile entre deux coquilles de…
accompagné en pointe d’une coquille de… soutenue d’un croissant de…
Jean Michelon, conseiller du roi, en 1697 : d’azur à un chevron d’or surmonté d’une étoile du même et
accompagné de trois coquilles d’argent, deux en chef et une en pointe

Représentations : sur une verrière du premier étage du musée Adrien Dubouché de Limoges et sur le vitrail de sainte Marthe au chœur de
l‟église de Mézières-sur-Issoire (HV.)

Sources : Agfl, p. 49 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 11 et 22 ; Poncet, p. 117

MIDRE
Au commencement du XVIIe siècle Pierre Midre était conseiller au présidial de Guéret. En 1639 Silvain
Midre était lieutenant assesseur criminel à Ahun (Cr.). En 1699 François Midre, seigneur de Saint-Sulpice-le-
Donzeil (Cr.), faisait enregistrer ses armoiries. La même année son homonyme et probable parent, François
Midre, conseiller au présidial de Guéret, recevait d‟office un écu parlant de dérision. N… Midre fut maire de
Guéret en 1790. Un membre de la famille Midre-Saint-Sulpice fut percepteur à Ahun en 1815 et émailleur de
talent à ses moments perdus.

Armes de : François Midre, seigneur de Saint-Sulpice, en 1699 : d’azur au soleil d’or

nota : le soleil, qui est au zénith à midi, est parlant

François Midre, conseiller au présidial de Guéret, attribuées d‟office en 1699 : parti d’argent et d’azur à
une mitre d’or brochant sut le tout

nota : la mitre est également parlante

Sources : Hugon, p. 29 et 50 ; Tardieu, gdghm, p. 108 et 195

MIDY
Les Midy, ou au moins certaines branches de cette famille, étaient des marchands de Limoges au XVI e
et au XVIIe siècle. C‟est probablement pour cette raison qu‟en 1603 l‟un deux portait un écu qui était inspiré
d‟une marque de marchand.

Armes : de… à un cœur vidé de… chargé de la lettre initiale M posé sur le pied d’une croix à deux traverses
de… sommée d’une étoile à cinq branches de…

Source : Arm. Lim. , n° 571

MIDY
Il est vraisemblable que ces Midy, également des marchands, avaient des liens de parenté avec les
précédents. Cependant leurs armoiries, on ne peut plus parlantes, étaient différentes.

Armes de : Pierre Midy (vers 1670) : d’azur au cadran d’or marqué de douze heures de sable sur un cercle
d’argent, l’aiguille d’or fleurdelysée au bout et tournée sur midi, accompagné en chef de deux étoiles d’or
N… Midy, enregistrées par sa veuve en 1697 : d’azur au cadran d’argent marqué de douze heures de
sable, l’aiguille d’or fleurdelysée au bout, la pointe tournée sur midi, le tout surmonté d’un soleil d’or

Martial Midy, marchand à Limoges, enregistrées en 1699 : d’azur à un soleil d’or enté en pointe d’argent

500
Sources : Agfl, p. 54 et 131 ; Poncet, p. 118

MILANGE
En 1701 il fut attribué d‟office à N… Milange, bailli de Bort-les-Orgues (Cor.), des armoiries de type
mécanique.

Armes : de sable à trois pals ondés d’argent

Source : Agfl, p. 182

MILLANGES ou MILLANGE
Les Millanges de la Haute-Marche étaient vraisemblablement originaires du village de Millemillanges
(cne de Saint-Goussaud, Cr.). Simon Millange, né vers 1540, d‟abord avocat à Bordeaux, dirigea ensuite dans
cette ville le collège de Guyenne. En 1576 il obtint le privilège d‟imprimeur du roi qui lui permit de publier les
œuvres d‟auteurs contemporains célèbres tels que : du Bartas, Montaigne, Montluc et Sponde. Etienne Millange,
docteur en Sorbonne, qui était prieur de Saint-Martin de Mautes (cne de Mautes (Cr.), fit enregistrer ses
armoiries parlantes en 1700.

Armes : d’azur à trois chérubins (ou anges) de carnation, ailés d’or, posés deux et un

Sources : Carriat, fasc. 5, p. 357 ; Hugon, p. 58

MILLET
Nous ne savons quels liens avec le Limousin avait la famille de ce nom dont les armoiries sont
représentées avec celles d‟une famille d„Abadie sur un vitrail de l‟église de Magnac-Laval vers la fin du XIXe
siècle. Avant 1789 une famille Millet possédait les seigneuries de Jollycoeur et et de Beauvais (cne de
Monismes, Vienne). Elle était peut-être originaire de Bourges.

Armes : de gueules à une gerbe de blé (ou de mil) d’or accostée de deux oiseaux affrontés de sable sur une
terrasse de sinople

Représentation : au vitrail des SS Maximin et René dans l‟église de Magnac-Laval (HV.)

Source : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 22 ; Fougeyrollas, 2, p. 492

DE MILLY
Avant d‟être Grand Maître de l‟ordre de Saint-Jean de Jérusalem, Jacques de Milly avait été Grand
Prieur de cet ordre pour la langue d‟Auvergne dont le siège était à Bourganeuf (Cr.) de 1446 à 1454. Il était né
dans une famille auvergnate d‟extraction chevaleresque.

Armes : de gueules au chef denché d’argent

Sources : Jougla, V, p. 63 ; Parinet, p. 17 ; Tardieu, gddhm, p. 55

501
MINAUD ou MINAR
En 1699 Claude Minaud était seigneur de La Chinaud (cne de Fresselines, Cr.) et « avocat en
parlement ».

Armes : d’argent à deux écureuils affrontés de gueules rampant contre une branche de noisetier de sinople et
supporté par un cœur enflammé mi-parti de sable et d’or, le cœur adextré du mot BEATI et senestré du mot
MITES de sable et surmonté de trois étoiles aussi de sable rangées en fasce.

nota : les écureuils sont parlants : en effet en parler local « mine » et « minaou » désignent le chat et « chateïcuraou » l‟écureuil

Sources : Hugon, p. 36 ; Queyrat, II, p. 93 et 305

MINOT
Pierre Minot était marchand à Eymoutiers (HV.) en 1697 quand il fit enregistrer son écu qui était peut-
être une ancienne marque de marchand.

Armes : d’argent à deux lettres capitales A et D de sable posées en fasce accompagnées en chef d’une étoile de
gueules et en pointe d’un croissant d’azur accosté de deux étoiles de gueules

Source : Agfl, p. 58

DE MIOMANDRE
La famille de Miomandre, originaire de Felletin (Cr.) est connue depuis Antoine Miomandre, seigneur
de Laubard (cne d‟Alleyrat, Cr.) en 1584. Elle reçut ses lettres de noblesse en 1638 et fut maintenue en 1666. La
branche limousine eut un représentant à l‟assemblée de la noblesse de Limoges en 1789 et celle du Bourbonnais
en eut un autre à l‟assemblée de Moulins. Ces deux branches nobles se son éteintes au XX e siècle. Une branche
roturière existait à Felletin au XVIIe et au XVIIIe siècle dont un représentant fut René (ou Pierre) de Miomandre
capitaine de la milice bourgeoise de Felletin en 1697 et seigneur de Saint-Pardoux-le-Neuf (Cr.).

Armes déclarées en 1697 :


de la branche noble du Laubard : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au lion d’or, armé et lampassé de gueules ;
aux 2 et 3, d’argent à une aigle éployée de sable
de la branche noble de Saint-Pardoux-D‟Arnet : d’azur à un amandier de trois branches sans feuilles
fruité de trois amandes d’or accompagné en chef de deux étoiles du même et supporté par un croissant d’argent

nota : l‟amandier est parlant

Sources : Hugon, p. 35 et 37 ; Lecler, p. 356 et 675 ; Nadaud, III, p. 237 ; IV, p. 409-412 ; Tardieu, gdghm, p. 108 et 109

DE MIRABEL
Cette famille d‟origine chevaleresque serait originaire du Quercy. Gautier de Mirabel, abbéd‟Uzerche
(Cor.), vivait en 1133. Les Mirabel ont possédé vers le XII e siècle le château de Saint-Angel (Cor.) près d‟Ussel.
Ils étaient aussi les protecteurs du monastère de ce lieu. Cette famille existait encore au XIII e siècle.

Armes : d’azur à six besants d’or, trois, deux et un, et huit étoiles du même, deux, trois, un et deux

Source : Nadaud, IV, p. 411-412

502
DU MIRAL ou DUMIRATou DUMYRAT
Les du Miral étaient probablement originaires du hameau du Mirat situé dans la commune de Tulle.
Leur ancêtre commun semble avoir été Etienne de Mirato qui vivait en 1430. En 1561 et en 1586 on trouve des
notaires Dumyrac à Tulle. En 1578 Jean du Mirat (ou Dumyrat) était seigneur de La Tour (cne d‟Alassac, Cor.)
et maire de Tulle. De 1696 à 1712 Dominique du Miral, seigneur de La Tour, fut gouverneur de Tulle. En 1692 il
avait épousé Louise Darche. En 1698 il fit enregistrer des armoiries d‟alliance parlantes dans toutes leurs
composantes. Une autre branche, celle des Dumirat de Boussac (cne de Sainte-Fortunade, Cor.) commença avec
Pierre Dumirat, avocat à Tulle de 1626 à 1662 et seigneur de Boussac. Son fils Jean-Martial, avocat et juge du
chapitre de Tulle, seigneur de Boussac et du Mont (cne de Sainte-Fortunade, Cor.), faisait enregistrer en 1698
des armes un peu différentes de celles de l‟autre branche. Sa descendance existait encore à la veille de la
Révolution.

Armes : des du Miral, seigneurs de La Tour : d’argent à un arbre arraché de sinople


de Dominique du Miral en 1698 : écartelé : au 1, d’argent à un arbre arraché de sinople (du Miral) ; aux 2
et 3, d’azur à une arche de Noé d’or sur des ondes d’argent sommée d’une colombe tenant une branche d’olivier
de sinople (Darche) ; au 4, d’argent à une tour de sable (du Miral, seigneur de La Tour ?)
Jean-Martial du Miral en 1698 : d’argent à un arbre de sinople fruité d’or et surmonté de trois étoiles de
gueules

Sources : Agfl, p. 69 ; Champeval, I, p. 157-160

DE MIRAMBEL
Les Mirambel étaient seigneurs de Champagne-la-Nouaille (Cor.) et de Saint-Hilaire-les-Courbes (Cor)
à la fin du XVe siècle. En 1476 Bertrand de Mirambel épousait Louise Faucal. En 1666 ils furent maintenus
nobles sur preuves remontant à 1488. La veille de la Révolution François de Mirambel était lieutenant aux
dragons de Monsieur, frère du roi et son frère Jean-Louis était garde du corps de Monsieur. Leur postérité paraît
s‟éteindre au XIXe siècle.

Armes (parlantes) : d’azur à trois miroirs en ovale d’argent

Représentation : sur une clé de voûte de l‟église de Courteix (Cor.)

Sources : Armorial de Limoges, Annexe ; Descoutures, p. 305-305 ; Jougla, V, p. 66 ; Lemaitre, Des Templiers aux chevaliers de Malte, p.
156 ; Nadaud, III, p. 227-238 ; Verdier, p. 107

DE MIRAMONT
La famille de Miramont possédait une seigneurie dans la paroisse de Saint-Germain-les-Uzerche (Cor.)
vers le milieu du XVIe siècle. En 1548, Guy de Miramont, seigneur de Saint-Exupéry (Cor.) avait épousé
Madeleine de Saint-Nectaire qui fut l‟une des héroïnes huguenotes des guerres de religion. En 1612 Jean de Mir-
amont reçut des lettres de légitimation qui furent vérifiées par la chambre des comptes de Paris. Aussi, en 1666,
ses descendants furent-ils maintenus nobles sans difficulté. Godefroi de Mimeront, chevalier, était seigneur de
Caudebec (commune d‟Jussac, Cor.). En 1787 N… de Miramont de Caudebec, fit preuve sa noblesse pour sa
candidature à une sous-lieutenance. Famille actuellement éteinte.

Armes : d’azur à un lion d’or armé et lampassé de gueules adextré de six besants de…, un, deux et trois, et
senestré de trois besants d’or deux et un

Sources : Descoutures, p. 271 ; Jougla, V, p. 66 ; Nadaud, III, p. 230 ; Rietstap, II, p. 230 ; Verdier, p. 100

503
DE MONCEAUX
Le nom de cette famille venait d‟une terre dépendant de l‟abbaye de Tulle qu‟elle possédait selon un
acte de foi et hommage datant de 1272. Bernard de Monceo était seigneur de Bar (Cor.) en 1323 et 1326. Pierre
de Monceaux, seigneur de Brousse, Vernines et Hauteroche, (paroisse de Camps ou Champs, Cor.) vivait en
1610. Toutes les branches des Monceaux semblaient éteintes à la fin du XVII e siècle.

Armes : d’or à trois fasces de gueules ou de gueules à trois fasces d’argent ou d’azur à trois fasces d’or

Sources : Bergues-Lagarde, p. 118-119 ; Nadaud, IV, p. 415-416

DE MOLEN DE LA VERNÈDE
Cette famille avait ses racines dans le Languedoc et l‟Auvergne où elle fut maintenue noble en 1667 sur
preuves remontant à 1530. N… de Molen de La Vernède, fut commandeur de la commanderie de La Croix-au-
Bots (commune de Saint-Domet, Cr.) 1762 à 1764. La famille avait encore des descendants en 1789.

Armes : de sinople à trois flanchis alaisés d’or

nota : cet écu a deux éléments parlants en rapport avec les deux composantes du patronyme : le champ de sinople (ou vert) et les flanchis qui
évoquent les ailes d‟un moulin

Sources : Jougla, V, p. 71 ; Lecler, Cr., p. 221 ; Tardieu, gddhm, p. 100

DE MOMET
Les Momet descendaient de Georges Momet, notaire à Auzances (Cr.) en 1551. Son fils Georges fut
seigneur de Farges et lieutenant général d‟Auzances et de Sermur (Cr.). Il épousa en troisièmes noces après 1580
Gabrielle de La Roche-Aymon d‟une famille illustre de la noblesse marchoise. En 1677 Louis de Momet, écuyer
et gentilhomme ordinaire du duc d‟Orléans, était en outre élu en l‟élection de Combraille et seigneur de La Faye
(cne de Les Mars, Cr.). L‟un de ses fils Gabriel, procureur du roi en l‟élection de Combraille et seigneur de
Haute-Serre (commune de Dontreix, Cr.), fit enregistrer les armoiries familiales en 1699. Les deux autres, Pierre,
élu en l‟élection de Combrailles, et Gilbert, conseiller de Son Altesse Royal et châtelain d‟Auzances, reçurent
d‟office des armoiries en 1701. La dernière représentante de cette famille semble avoir été N… Thaury, veuve
Momet, qui mourut à la fin du XIXe siècle.

Armes : familiales : d’azur au lion d’or accompagné de quatre croissants posées un, deux et un, et de quatre
étoiles posées entre les croissants

Représentation : sur un vitrail (XIXe siècle) de l‟église Saint Pierre-Saint Paul de Guéret dans un coupé : en a) d’or à deux fasces crénelés de
gueules ; en b) de sable au lion d’or accompagné de quatre étoiles et de quatre croissants d’argent joint à un parti de Drouillette de
Cherduprat

attribuées d‟office à Pierre de Momet en 1701 : d’or à un lion de gueules et une jumelle d’argent brochant
attribuées d‟office à Gilbert de Momet en 1701 : d’argent à un tourteau de gueules accompagné en chef de
deux mouchetures d’hermine de sable

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 36 ; Hugon, p. 56, 59, 64 et 65 ; Lecler, Cr., p. 233, 366 et 405 ; Tardieu, gdghm, p.
110

504
MONAMY ou DE MONAMI
La famille de Monamy est originaire du Bas-Limousin ou de l‟Auvergne. En 1440 Guillaume de
Monami était châtelain de Jarnages (Cr.). En 1742 les Monamy possédaient la seigneurie de La Courtine (Cr.).
En 1787 un Monamy de Mirambel fit preuve de sa noblesse pour une candidature aux écoles militaires. La
famille s‟éteignit dans celle des Burin des Rosiers au XIXe siècle.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois larmes d’argent

Sources : Lecler, Cr., p. 208 ; Tardieu, gdghm, p. 110 ; Verdier, p. p. 98

DU MONARD ou DE MOSNARD
François du Mosnard, écuyer, seigneur du Vignaud (cne La Jonchère (HV.), épousa en 1585 Esther
Boyol, fille de Pierre, écuyer, seigneur de Montcocu (cne d‟Ambazac, HV.). En 1560 cette famille possédait la
seigneurie de Ventenat et en 1650 celle de La Bussière-Etable (cne de Châteauponsac, HV). En 1697 ils étaient
en outre seigneurs de Villefavard, HV.). Le dernier représentant de cette famille semble avoir été Charles du
Mosnard dont la veuve se remariait en 1722.

Armes : d’argent à la fasce de gueules accompagnée de trois aiglettes d’azur deux en chef et une en pointe

Sources : Agfl, p. 59 ; Lecler, HV., p. 196 et 197 ; Nadaud, III, p. 262-263

MONDIN ou MONDAIN DE LA MAISONROUGE


Cette famille du Berry et de la Marche était connue, et probablement noble, dès le XVe siècle. Elle fut
maintenue noble en 1669. En 1706 elle possédait les seigneuries de La Maison-Rouge (cne de Saint-Maurice-La
Souterraine, Cr.) et de Montautre (cne de Fromental, HV.). En 1789 N... Mondin de La Maisonrouge participa à
l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. François-Xavier Mondin de La Maisonrouge fut le
dernier abbé de Grandmont (cne de Saint-Sylvestre, HV.) de 1748 à 1787 dont l‟ordre avait été supprimé depuis
1771. La famille s‟éteignit au XIXe siècle.

Armes : d’argent à la fasce de gueules accompagné de trois étoiles du même

Sources : Jougla, V, p. 75 ; Lecler, Cr., p. 664 ; Nadaud, IV, p. 413-414 ; Tardieu, gdghm, p. 110 ; Verdier, p. 172

MONDOET
En 1698 François Mondoët était « conseiller du roi au siège royal de Bellac » quand furent enregistrées
ses armoiries complétées par le bureau d‟enregistrement de Limoges.

Armes : d’argent à trois fasces componées d’argent et d’azur de quatre pièces et deux vergettes de gueules
brochantes

Source : Agfl, p. 126

MONDON
En 1698, Etienne Mondon, médecin à Ussel (Cor.) faisait enregistrer ses armoiries.

505
Armes : d’azur à un lion d’or armé et lampassé de gueules, ayant entre ses deux pattes de devant un monde
d’argent croisé du même ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’argent

nota : le monde est parlant

Source : Agfl, p. 68

MONDOT DE LAGORCE ET DE LA MARTHONIE


Selon Jougla la famille Mondot serait limousine. La dernière descendante de cette famille semble avoir
été Juliette de Mondot de Lagorce qui épousa vers 1850 Hyppolite Dijols lequel releva le nom des Mondot. Leur
descendance subsiste en 2009 sous le nom de Dijols de Mondot.

Armes : de gueules au lion d’or ; au chef cousu de sable chargé de trois étoiles d’argent

Sources : DFN, p. 141 ; Jougla, V, p. 75

DE MONESTAY
Les Monestay, nobles depuis 1462, étaient originaires du Bourbonnais. En 1611 Gilbert de Monestay
qui avait épousé Claudine de Chazeron, dernière descendante de cette famille, pris le titre de marquis de
Chazeron. Il ajouta les armes de sa femme aux siennes. Les Monestay furent maintenus dans de second ordre en
1669. François de Monestay, gouverneur de Brest, était seigneur de Chazeron (Auvergne) et de Chard (Cr.) à sa
mort en 1697. Il avait épousé en 1646 Anne de Murat. Un Monestay comparut à l‟assemblée de la noblesse de
Moulins en 1789. A cette date la famille ne portaiy plus semble-t-il les armes des Chazeron ; La famille disparut
au XIXe siècle.

Armes : d’argent à une bande de sable chargée de deux étoiles d’or

ou écartelé : aux 1 et 4, d’or au chef émanché de trois pièces d’azur (Chazeron) ; aux 2 et 3, d’argent à la
bande de sable chargée de deux étoiles d’or (Monestay)

nota : il est possible que les étoiles aient une signification parlante (cf. estoile en ancien français)

Représentation : armes de François de Monestay et de son épouse Anne de Murat sur des boiseries de cheminée du château de Chard

Sources : Jougla, V, p. 75-76 ; Lecler, Cr., p. 141 ; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, II, p. 107-108

MONTGASCON
La famille de Montgascon était seigneur de Montgascon (cne de Luzillat, Puy-de-Dôme) au XIIIe siècle. Elle
s‟est éteinte en 1279. A-t-elle eu vers cette date une alliance avec la famille marchoise des Beaufranchet ? Ceci
expliquerait pourquoi à la fin du XIXe siècle de comte Octave de Beaufranchet a fait peindre les armes des
Montgascon sur un de la chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.).

Armes : de gueules au chef de vair

Représentation : sur le mur est de la chapelle du château de Moisse

Sources : Jougla, V, p. 96 ; mssnac, tome 57, p. 243

506
DE MONGRUT
Durand de Mongrut était seigneur du Chassin (cne de Le Compas, Cr.) au début du XVI e siècle et était
déjà probablement noble. En 1637 François de Mongrut achetait le château, détruit au XIX e siècle, de Segondat
(cne de Le Compas). En 1701, son descendant Antoine de Mongrut, écuyer et seigneur de Segondat, reçut
d‟office des armoiries parlantes de dérision à rébus. Le fils unique de ce dernier, également prénommé François,
se fit prêtre et mourut après 1751.

Armes : familiales : d’azur à l’aigle bicéphale, becquée et onglée d’or posée sur une montagne du même
attribuée d‟office en 1701 à Antoine de Mongrut : de sable à une grue de charpentier d’or posée sur une
montagne du même

Sources : Hugon, p. 59 ; Lecler, Cr., p. 147 ; Nadaud, IV, p. 422-423 ; Tardieu, gdghm, p. 112 ; Valadeau, Nouveau dict. de la Creuse, p. 87

DE MONNEDIOR
N… de Monnedior était curé de Sanam (Saran ?, Cor.) en 1701 quand il fit enregistrer ses armoiries
parlantes.

Armes : d’azur à six besants d’argent posés trois, deux et un

Source : Agfl, p. 219

MONNEYRONT
Cette famille roturière est différente de la famille noble presque homonyme des Mosneron. En 1603
N… Monneyront de Limoges ou des environs, portait des armoiries à rébus parlant.

Armes : de… à un mont de sept coupeaux de… sommé d’un héron de… accompagné en chef de deux étoiles de…

Source : Arm. Lim., n° 540

MONNIN DE MARNAY
Au début du XXe siècle le peintre Marc Bonhomme de Lajaumont, propriétaire du château du Théret
(cne de La Saunière, Cr.), en entreprit la restauration en faisant placer des vitraux armoriés aux impostes de
plusieurs fenêtres. Les armoiries représentées semblent être celles de plusieurs de ses ancêtres ou de ses amis.
C‟est ainsi qu‟on y voit celles d‟un Monnin de Marnay.

Armes : parti d’or et de pourpre à une croix pattée de l’un en l’autre

Représentation : sur un vitrail (vers 1900) au château du Théret (cne de La Saunière, Cr.)

Source : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 37

DE MONS
Cette famille apparement noble aurait possédé, selon Soultrait, à une époque non précisée des
seigneuries à Salvert (cne de Fontenières (Cr.) et à Chambon (Cr.). Elle aurait eu ses racines en Bourbonnais. De
fait en 1410 Gilbert de Mons, écuyer et époux de Marguerite d‟Aubigny, était capitaine châtelain de Jenzat
(Allier) et possédait le château de Mont près de Chantelle (Allier). Son descendant, Maurisse de Mons, se maria

507
avec Péronelle de Rochedragon vers 1545. Le couple n‟ayant probablement pas eu d‟héritier Mons passa alors
aux Rochedragon. On observera qu‟une famille Mons en Normandie, noble depuis 1375, portait les mêmes
armoiries avec brisure.

Armes : d’azur à l’aigle d’or membrée et becquée de gueules

Sources : Germain R., Châteaux, fiefs et maisons fortes en Bourbonnais, s. d. (vers 2000), p. 72, article Mont ; Internet ; Jougla, IV, p. 79 ;
Soultrait, Armorial du Bourbonnais, II, p. 109

DES MONSTIERS-MÉRINVILLE
Cette famille d‟extraction chevaleresque (1374) serait venue de Savoie pour s‟installer dans le Poitou et
dans le Limousin au XIIIe siècle. On trouve les Monstiers-Mérinville au Fraisse (cne de Nouic, HV.) où ils ont
leur château dès 1230. Ils étaient seigneurs d‟Aubis et de La Valette (cne de Nouic, HV.), de Champeau (cne de
Gajoubert, HV.), de Montrocher (cne de Montrol-Sénart, HV.). Jean des Monstiers, évêque de Bayonne et
diplomate du roi Henri II, reconstruisit le château du Fraisse. En 1715 Charles des Monstiers fut maintenu noble
sur preuves de 1379. François-Martial et François-Augustin des Monstiers comparurent en 1789 à l‟assemblée de
la noblesse de Montmorillon (Vienne). René des Monstiers fut évêque de Chambéry et de Genève en 1802. Dans
la seconde moitié du XIXe siècle un membre de cette famille acquit le château de Sannat (cne de Saint-Junien-
les-Combes, HV). La famille comptait une nombreuse descendance en 2009.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’argent à trois fasces de gueules ; aux 2 et 3, d’azur à deux lions passants d’or
l’un sur l’autre

Représentations : sur le vitrail de saint Pierre dans l‟église de Mézières-sur-Issoire (HV.), sur les vitraux de saint Henri et de saint Jean (vers
1877) de l‟église de Nouic (HV.) et sur quatre vitraux de l‟église de Saint-Martial-sur-Isop (HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 22 ; DVN, p. 194 ; Jougla, V, p. 80 ; Lecler, HV., p. 352, 495, 519 et 660 ; Nadaud,
III, p. 251 ; IV, p. 424-428 ; Valette, p. 140

DU MONT
Ces du Mont étaient implantée dans le sud du Berry au XVII e siècle où ils possédaient la seigneurie de
Lange-du-Mont (cne de Balaize, Indre) qui relevait de la collecte de la taille de l‟élection de Guéret. En 1701
Henry du Mont fit enregistrer ses armoiries à Guéret qui furent modifiées par le bureau local d‟enregistrement.
La famille fut anoblie en 1787 avec des armories différentes des précédentes. Descendance éteinte.

Armes (parlantes) : enregistrées en 1701 : de gueules à un cerf d’or rampant contre un rocher d’argent mouvant
de la pointe dextre
en 1787 : d’or à un mont de sinople mouvant de la pointe de l’écu sur le haut duquel est un mouton
passant d’argent ; au chef de gueules chargé de trois étoiles d’argent

Sources : Hugon, p. 43 ; Jougla, V, p. 81

DE MONTAGUT
Ce Jean de Montagut, qui se fit faire des armoiries parlantes en 1642, était « maître orlogeur » à
Limoges.

Armes : d’azur à la face en divise d’or accompagnée en chef de deux roses du même et en pointe d’une
montagne aigue d’argent

Source : Poncet, p. 118

508
DE MONTAIGNAC ou MONTAGNAC
La noblesse prouvée de la famille de Montagnac ou Montaignac remonte à 1398. Elle a formé plusieurs
branches dont celle des Montaignac de Chauvance qui a de nos jours une importante descendance. D‟autres se
sont répandues dans la Marche, le Haut-Limousin, l‟Auvergne et le Bourbonnais. Elle a possédé, au moins
jusqu‟à la Révolution la terre de son nom entre Brive et Tulle. Au XVII e siècle Guy de Montaignac était seigneur
d‟Etangsannes (commune de Saint-Chabrais, Cr.) et d‟Arfeuillère (cne de Chénérailles, Cr.). En 1669 les
différentes branches de cette famille furent maintenues nobles. Sylvain de Montaignac, capitaine au régiment de
Reine-Cavalerie en 1757, était seigneur d‟Etangsannes et de Chénérailles. La famille a compté une dizaine de
chevaliers de Malte notamment au XVIIIe siècle. Elle compte une très nombreuse descendance en 2008.

Armes : anciennes : de sable à la croix d’argent


contemporaines : de sable au sautoir d’argent accompagné de quatre molettes d’or (ou d’argent)
attribuées d‟office en 1701 à Sylvaine d‟Arnac, épouse du marquis de Montaignac : palé d’or et de gueules
de huit pièces

Sources : Jougla, V, p. 21 ; Lecler, Cr., p. 170 ; Nadaud, IV, p. 417 ; Valette, p. 140

DE MONTAIGU DE BOUZOLS ET DE BEAUNE


Selon Jougla les Montaigu auraient été originaires de l‟Auvergne et du Languedoc. Elle est connue
depuis Guérin de Montaigu (vers 1280-1230) Grand-Maître de l‟ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1207. Un
autre membre de cette famille, Eudes de Montaigu, fut Grand Prieur de cet ordre pour la langue d‟Auvergne dont
le siège était à Bourganeuf (Cr.) en 1344. La famille a eu des alliances dans le diocèse de Limoges : Beaufort-
Canillac en 1662, Noailles en 1783 par exemple. Les liens des Montaigu de Bouzols avec la Marche à la fin du
XVIIIe siècle sont affirmés par Valette. Ils s‟éteignent au cours du XIXe siècle.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à une tour d’argent portillée de sable mouvant de la pointe et sommée
de deux tourelles d’argent (Montaigu) ; aux 2 et 3, écartelé en sautoir d’argent et de gueules (Beaune)

Sources : Jougla, V, p. 83 ; Parinet, p. 12-13 ; Rietstap, II, p. 248 ; Tardieu, Grand dictionnaire du Pu-de-Dôme, p 79 ; Valette, p. 314

DE MONTAL
Le Montal était un fief situé dans la sénéchaussée de Tulle et mouvant de la vicomté de Turenne. A une
date indéterminée Orde de Montal rendait hommage à l‟évêque de Limoges pour sa terre de Malemort. Les
Montal étaient surtout nombreux en Auvergne où ils étaient notamment seigneurs de La Roquebrou (Cantal).
Famille éteinte dans celle de Nozières qui en reprit le nom et les armes vers 1472.

Armes : de gueules fretté d’or semé de coquilles du même dans les claires-voies

nota : selon Emmanuel de Boos les de Montal avaient « pour armoiries des coquilles, mais les dispositions en sont curieusement mouvantes
pour une famille de cette importance »

Sources : Boos Emmanuel (de), Armorial d‟Auvergne et du Bourbonnais, p. 93 ; Nadaud, III, p. 242 ; IV, p. 418

DE MONTALEMBERT
Les preuves de noblesse cette famille poitevine d‟extraction chevaleresque remontent à 1317. Elle a eu
assez tôt de nombreuses branches dans l‟Agenais, la Saintonge, le Languedoc, la Bretagne et le Limousin. En

509
1700 Jeanne-Marie de Blanchie de Pierre-Buffière épousait Jean de Montalembert, lieutenant des maréchaux de
France, et lui portait la terre de Nedde (HV.). Le fils de ce dernier, Charles de Montalembert, vendit à Raymond
de Garat en 1746 la seigneurie et le marquisat de Nedde. Il lui céda aussi la terre de La Villeneuve située près
d‟Eymoutiers. Les Montalembert ont contractés de nombreuses alliances limousines telles Scorailles en 1624,
Pierrebuffière en 1695, Vidaud du Doignon en 1740, Couturiet de Fournoue en 1786, Rochechouart en 1756. La
famille de Montalembert comptait en 2009 plus d‟une centaine de descendants.

Armes : d’argent à la croix ancrée de sable

Cimier : une tête et col de lévrier

Supports : une autruche et un singe

Devise : « Ferrum, fero, ferro, feror »

Sources : Fougeyrollas, fasc. 2, p. 497 ; Jougla, V, p. 83-84 ; Lecler, HV., p. 504 ; Nadaud, III, p. 242 ; Valette, p. 140

MONTALIER
Marie Montalier, épouse de Jean Bourdeau, vivait à Aixe-sur-Vienne (HV.) vers 1655-57 quand elle se
fit peindre sur un parti des armoiries, semblables à celles de son mari avec en plus un croissant.

Armes : de… au chevron de… accompagné des lettres initiales M et M et en pointe un croissant de…

nota : le croissant est ici probablement une marque de féminité

Source : Poncet, p. 49

MONTAUDON
Les Montaudon, originaires de La Souterraine (Cr.), semblent descendre d‟un Montaudon de La Forest
qui vivait au XVIIe siècle. C‟est probablement de lui que proviennent les nombreuses familles de notables de ce
nom que l‟on a compté au XIXe siècle et au début du XXe siècle à La Souterraine. Plusieurs firent carrière dans la
médecine, le droit, la politique ou dans l‟armée. Ainsi Alexandre Montaudon (1818-1899) participa à la plupart
des campagnes du Second Empire et aux batailles autour de Metz lors de guerre franco-prussienne. Il commanda
aussi le premier corps d‟armée de Versailles qui écrasa la Commune de Paris. Un autre, André Montaudon
(1868-1951), fut vers 1900 précepteur des enfants du Shah de Perse qui le fit « comte ». C‟est probablement un
ancêtre de cette famille qui se fit faire des armoiries en 1853 par l‟émailleur de Limoges Philippe Poncet.

Armes : de… à un globe terrestre de… surmonté d’une croix de…

nota : en héraldique le globe terrestre est souvent appelé « monde » ce qui en fait ici un meuble parlant par jeu de mots

Sources : Carriat, fasc. 5, p. 361-363. Poncet, p. 118 ; Tardieu, gdghm, p. 195-196

MONTAUNET
N… Montaunet vivant dans l‟élection de Limoges fit enregistrer ses armoiries en 1697.

Armes : de sable à un chevron d’or accompagné de trois trèfles du même

nota : le chevron qui évoque schématiquement un mont est probablement parlant

510
Source : Agfl, p. 78

DE MONTAZEAU
Il existe dans le département de la Haute-Vienne cinq hameaux appelés Montazeau. Il est possible la
famille de Montazeau qui se fit peindre vers 1640 des armoiries parlantes à rébus tirait son nom de l‟un d‟eux.

Armes : d’azur au mont d’argent de trois coupeaux sur une eau du même surmonté de deux étoiles d’or posées
en fasce et un soleil aussi d’or en chef

Sources : Lecler, HV., p. 847 ; Poncet, p. 118

DE MONTBEL
Selon Soultrait cette famille serait venue de Savoie en Limousin et en Bourbonnais. En 1517 Jacques de
Montbel était seigneur de La Maison-Rouge (cne de Saint-Sulpice-les-Feuilles (HV.). En 1527 Jean de Montbel
possédait la seigneurie de Champeron (cne de Lussac-les-Eglises, HV.). Le descendant l‟un d‟eux Robert de
Montbel obtint en 1597 un brevet de gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. Antoine de Montbel de
Champeron fut maintenu noble en 1668. René de Montbel fut fait comte de Montbel en 1770. Son fils, Jules-
Gilbert, comparut à l‟assemblée de la noblesse de Tours en 1789. Le petit-fils de ce dernier Charles de Montbel
(1811-1840) n‟eut qu‟une fille, Luce, épouse La Rochefoucauld en 1854.

Armes : selon Jougla : d’or au lion de sable à la bande componée d’hermine et de gueules de six pièces brochant
sur le tout
selon Lecler : d’or à la bande componée d’hermine et de gueules

Sources : Jougla, V, p. 87 ; Lecler, HV., p. 260, 462 et 737 ; Nadaud, III, p. 243 ; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, II, p. 113

DE MONTBERON ou MONTBRON
Les Montberon, originaires d‟une localité de ce nom proche d‟Angoulême, étaient une famille
d‟extraction chevaleresque connue depuis Robert, sire de Montberon, qui vivait en 1140. Au XIVe siècle Isabelle
de Ventadour avait épousé Robert de Montbron dont la famille possédait une seigneurie dans le Bas-Limousin à
Saint-Julien-le-Vendômois (Cor.). Au début du XXe siècle Henri de Montbron vivait au château de Chauffailles
(cne de Coussac-Bonneval, HV.). Famille actuellement éteinte, semble-t-il.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, fascé d’or et d’azur de dix pièces ; aux 3 et 4, de gueules plain

Sources : Champeval, II, p. 92, 210, 436 ; Merceron, p. 54

DE MONTBOISSIER
Cette famille était originaire de l‟Auvergne où elle était connue dès le XII e siècle. Pierre Le Vénérable, abbé
de Cluny était un Montboissier. Elle fut seigneur du Monteril-au-Vicomte (Cr.) à une époque indeterminée. Elle
s‟éteignit à la fin du XIXe siècle. Elle avait peut-être eut des liens avec la famille de Beaufranchet qui possédait
le château de Moisse (cne de Bétête, Cr.) au XIXe et au XXe siècle.

Armes : d’or semé de croisettes de sable au lion du même brochant

Représentation : sur le mur est de la chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.)

511
Sources : gdghm, p.112 ; Jougla, V, p. 88 ; Mssnac, tome 57, p. 241-242

DE MONTCHENU
Cette famille d‟extraction chevaleresque (XIIIe siècle) était originaire du Dauphiné. En1532 Marin de
Montchenu, gouverneur et sénéchal du Limousin, épousait Antoinette de Pontbriand fille de François de
Pontbriand, seigneur de Nieul (HV.). Il fut seigneur de Pierre-Buffière (HV.). La dernière branche légitime des
Montchenu s‟éteignit en 1864 à la mort de Gaston de Montchenu. Il subsista jusqu‟au XXe siècle une branche
naturelle issue d‟Abel de Montchenu (1709-1769) qui fut choisie comme héritière par Gaston de Montchenu
précité.

Armes : de gueules à la bande engrêlée d’argent

Devise : « Voie droite »

Cri : « Montchenu »

Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 68 ; Nadaud, III, p. 244 ; Jougla, V, p. 90

MONTEIL
N… Monteil, bourgeois de Margerides (Cor.) près d‟Ussel fit enregistrer un écu parlant en 1700. Peut-
être était-il de la famille de ce paysan de Sarran (Cor.) devenu sénéchal du duc de Ventadour au milieu du XVII e
siècle.

Armes : d’argent à une montagne de sable ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

Sources : Agfl, p. 104 ; Champeval, II, p. 117 et 298

DU MONTEIL ou DUMONTEIL
En 1556 Jehan du Monteil était marchand à Limoges et membre de la confrérie du Saint-Sacrement
dont le siége se trouvait dans l‟église Saint-Michel-des-Lions.

Armes : d’azur au chevron d’argent accompagné de trois étoiles d’or

nota : le chevron, figuration stylisée du mont, est donc parlant

Source : Poncet, p. 119

DE MONTERUC ou DE MONTERUD
Cette famille d‟origine chevaleresque était connue dès le XIII e siècle. Au siècle suivant elle a donné
deux cardinaux : Pierre, évêque de Pampelune, en 1356 et Arnulf, évêque de Sisteron, en 1378. On observera
que Monteur (ou le Montluc) est un village situé sur le territoire de la commune de Rancon (HV.). En 1378
Guyonnette de Monteruc, épousait Jean d‟Aubusson, seigneur de La Borne et du Monteil-au-Vicomte (Creuse).
Cette famille s‟est éteinte en 1696 par le mariage de Catherine et Louise de Monteruc avec deux Roffignac.

Armes : selon Lecler : losangé d’argent et d’azur (ou de gueules)

512
selon Nadaud : de gueules au chevron d’argent accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d’un
rocher, le tout du même

nota : le rocher est parlant

Représentation : sur un vitrail d‟une chapelle du XVe siècle dans l‟église N.D. de Bellac (HV)

Sources : Lecler, HV, p. 56, 59, 95 et 97 ; Nadaud, III, p. 245-246, IV, p. 419

MONTET
En 1666 Jean-Pierre Montet, notaire de La Trelhe et procureur des châtellenies de Saint-Hilaire-
Peyroux et de Chameyrat (Cor.), possédait un cachet armorié.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de… à une main appaumée de… ; aux 2 et 3 de… à un lévrier passant de…

Source : Bosredon, Sigillographie du Bas-Lim., II, p. 466

DE MONTEYROULET
Nous ne savons rien de ce « Mr de Montreyroulet » qui fit peindre ses armories à Limoges au milieu du
XVIIe siècle. Sa famille était probablement roturière et bien implantée localement car vers la même époque un
autre Monteyroulet avait des armes légèrement différentes que connaissait l‟émailleur Philippe Poncet.

Armes de : Mr Monteyroulet : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux roses d’argent et en pointe
d’un soleil d’or
autre Monteyroulet : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles d’argent et en pointe d’un
soleil d’or

Source : Poncet, p. 119

DE MONTFRABOEUF
Au XVe sièclefamille de Montfraboeuf possédait la seigneurie de La Chabroulie (cne d‟Ayen, Cor.).
Dans le rôle de la noblesse du Bas-Limousin de 1470 on relève le nom de quatre membres de cette famille. En
1666 Charles de Montfraboeuf fut maintenu noble sur preuves remontant à 1520. Antoine de Montfraboeuf,
écuyer, seigneur de La Chassagne (cne d‟Ayen, Cor.) vivait en 1764. La même année un Montfraboeuf de Razat
(cne d‟Ayen, Cor.) fournit les preuves de sa noblesse pour entrer aux écoles militaires. Au XIX e siècle la
familleétait éteinte.

Armes : d’azur à un lion rampant d’or armé, couronné et lampassé du même

Supports : deux chevreuils

nota : les chevreuils des supports évoquent le fief originel de La Chabroulie (cf. chabrol = le chevreuil en parler local)

Sources : Descoutures, p. 272-273 ; Nadaud, III, p. 247-248 ; Verdier, p. 30 et 91

513
DE MONTGIBAUD
Le fief de Montgibaud (cne de Montgibaud, Cor.) a donné son nom à la famille de Montgibaud. Celle-ci
a possédé aussi au XVIe siècle les seigneuries du Vieux-Châtenet (cne de Masseré, Cor.) et de La Jaubertie (cone
de Salon, Cor.). Les Montgibaud furent dispensés du paiement de la taille en 1598. En 1666 ils furent maintenus
nobles sur preuves de 1532. Le dernier descendant connu de cette famille fut Bertrand de Montgibaud,
lieutenant-général des armées du roi, qui mourut en 1763 âgé de quatre-vingt-quatre ans.

Armes : familiales : d’argent à un laurier de sinople issant d’un croissant de sable


attribuées d‟office en 1701 à Marguerite de Montgibaud, veuve de Jacques de La Baune d‟Escabillou : d’or
à trois fasces d’azur

Sources : Agfl, p. 157 ; Descoutures, p. 60-61 ; Nadaud, I, p. 143 ; III, p. 248-250

DE MONTGOMMERY
Les Montgommery étaient issus d‟une vieille famille normande qui avait suivi Guillaume le Conquérant
lors de la conquête de l‟Angleterre. Au XIIe siècle ils avaient toujours des possessions sur le continent. Vers
1167 Aldebert IV de Montgommery, qui tenait de son père Aldebert III le comté de la Marche, chercha à réunir
la Haute et la Basse-Marche en s‟emparant de la vicomté de Bridiers qui les séparaient. Mais en 1177 il vendit
son comté à Henri II, roi d‟Angleterre.

Armes : d’or au lion de sinople, armé et lampassé de… ou d’azur au lion d’or armé et lampassé d’argent

Sources : Chartreix, p. 18-19 ; Joullieton, Hist. de la Marche, p. 144, renvoi 1 ; Tardieu, gdghm, p. 112

MONTJAUVY ou MONTJAUVIS
Vers 1652 N… Montjauvis de Limoges se faisit faire des armoiries.

Armes : d’azur à un pied d’iris à cinq branches de sinople fleuries d’argent aux étamines d’or accosté des
lettres I et B du même

nota : c‟est peut-être une réminescence mythologique qui a guidé le chois de l‟iris : Iris était en effet la messagère des dieux (de Jovis
notamment)

Source : Poncet, p. 119

MONTJAUVY (N… gendre de)


Ce N… gendre de Montjauvy, dont nous ignorons tout sauf qu‟il vivait Limoges en 1655-57, portait les
armories ci-dessous.

Armes : d’azur à un arbuste de sinople sur un rocher d’argent accosté des lettres I et G d’or et en chef deux
étoiles d’or

nota : le rocher évoquant un mont est parlant

Source : Poncet, p. 119

514
MONTJOUFFRE ou MONTJEOFFRE
On ne sait qui était ce Mr de Montjouffre dont l‟émailleur Philippe Poncet peignit les armoiries vers le
milieu du XVIIe siècle. En effet la seigneurie du Montjeoffre (cne de Saint-Denis-des-Murs, HV.) appartenait à
cette époque à la famille noble des Guittard dont les armes n‟ont rien de commun avec celle de ce personnage.

Armes : parti : au 1, d’azur à trois fasces d’or ; au 2, d’azur à deux lions passants d’or l’un sur l’autre

Sources : Poncet, p. 118 ; Lecler, HV., p. 624

DE MONTLAUR
En 1381 Dauphine de Montlaur, issue d‟une famille de Comminges, épousait Jacques du Peschin,
seigneur de Crocq (Creuse) et de Guerines (Puy-de-Dôme). Elle vécut au château de Crocq où elle mourut vers
1458. Cette famille fut maintenue noble en 1699 sur des preuves de 1523. Eteinte.

Armes : d’or au lion de vair couronné du même

Sources : Jougla, V, p. 101 ; Tardieu et Boyer, Hist. de la ville de Crocq, p. 86

DE MONTLOUIS
Ces Montlouis étaient d‟origine poitevine. En 1666 et en 1670 ils furent maintenus nobles sur preuves
remontant à 1449. Vers 1760 Pierre de Montlouis, écuyer, vivait à Lussac-les-Eglises (HV.). En 1769 il épousait
Marie Naude de la paroisse de Verneuil (HV.). Famille éteinte au XIXe siècle.

Armes : d’azur à trois chevrons d’or, accompagné de trois fleurs de lis du même

nota : armoiries probablement parlantes : le chevron évoque la forme d‟un mont- et les lis font un jeu de mots avec -louis

Source : Jougla, V, p. 101 ; Nadaud, III, p. 253

DE MONTLOUIS DU MANIL
Cette famille possédait le fief du Maschat (cne d‟Ussel, Cor.) en 1672. A la fin du siècle elle avait en
outre la seigneurie de Mareilles (cne d‟Ussel). Apparement elle n‟était pas noble. Elle s‟éteignit à la mort de N…
de Montlouis, seigneur de Mareilles qui avait épousé Aymée de Gentilhac dont il n‟eut qu‟une fille.

Armes attribuées d‟office en 1701 : d’argent à trois fasces ondées de sinople

Sources : Agfl, p. 183 ; Champeval, I, p. 272, 283 et 506

MONTMORD ou MONTMAUR
N… Montmord, curé de Saint-Hilaire-Foyssat (Cor.) qui fit enregistrer en 1700 un écu allusif de son
ministère et parlant, appartenait vraisemblablement à la famille des Montmord de Tulle.

Armes : de sable à trois croix d’argent deux et une

nota : le sable (ou noir) évoque la mort et la couleur attribée aux Maures ; les trois croix évoquent celles du calvaire et le christianime

Sources : Agfl, p. 76 ; Champeval, II, p. 370-372

515
DE MONTMORENCY-LAVAL
Pierre de Montmorency-Laval, marquis de Laval-Lezay et de Magnac (aujourd‟hui Magnac-Laval,
HV), était gouverneur pour le roi de la Haute et de la Basse-Marche, quand il épousa en 1681 Marie-Françoise
de Salignac-Fénelon. Leur petit-fils Guy-André (1728-1798), premier baron de la Marche, duc de Laval en 1758,
fut fait maréchal de France en 1783. Celui-ci fut le grand-père de Mathieu de Montmorency-Laval (1767-1826),
député de la noblesse aux Etats-Généraux de 1789 qui se signala notamment en proposant de faire disparaître les
armoiries en tant que signe de féodalité. Il fut fait comte de l‟Empire en 1808. En 1810 il était Grand-Maître de
l‟ordre secret royaliste et antimaçonnique des « Chevaliers de la Foi ». Louis XVIII le fit ministre des Affaires
Etrangères en 1821. De son mariage en 1788 avec Pauline d‟Albert de Luynes il n‟eut qu‟une fille qui épousa un
La Rochefoucauld.

Armes : d’or à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d’argent et cantonnée de seize alérions d’azur

Supports : deux anges tenants une palme

Devise : « Dieu Ayde au premier baron chrétien »

Cri : « Aplanos »

Sources : Jougla, V, p. 102-104 ; Lecler, HV, p. 470 ; Nadaud, III, p. 60-61

DE MONTMORIN-SAINT-HÉREM
Les Montmorin-Saint-Hérem étaient connus depuis 1062 avec Etienne, seigneur de Montmorin (Puy-
de-Dôme), qui avait épousé Béatrice de Mercœur. Au XVe siècle leur descendant Geoffroy de Montmorin (mort
en 1417) avait épousé Dauphine de Thinière d‟une famille bas-limousine. Leur fils Jacques fut à l‟origine de la
branche de Saint-Hérem d‟où est issu le ministre des Affaires étrangères de Louis XVI de 1787 à 1789 qui fut
soupçonné de faire partie du « complot autrichien » et massacré à la prison des Carmes en septembre 1792. Il
était seigneur d‟Orliac-de-Bar (Cor.). Sa petite-fille, ultime descendante de la famille, fut Louise de Montmorin-
Saint-Hérem qui avait épousé en 1807 Jean d‟Aurelle de Cornais. Cette dernière famille, noble depuis 1612,
releva Montmorin-Saint-Hérem en 1816 et prit le nom de d‟Aurelle de Montmorin-Saint-Hérem. Elle avait une
postérité en 2009.

Armes : de gueules semé de molettes d’argent au lion du même armé et lampassé d’azur brochant

Sources : DVN, p. 23 ; Jougla, I, p. 287 ; V, p. 104 ; Valette, p. 3

MONTROUX DE RIGNAT (ou RIGNAC)


Les Montroux étaient seigneurs de Rignat (cne de Grandsaigne, Cor.). Ils furent dispensés du paiement de la
taille en 1598. Charles de Montroux épousa Marguerite de Ferrières de Sauveboeuf en 1664 et fut maintenu
noble en 1666 sur preuves de 1543. Le chevalier François de Montroux, probablement le dernier de ce nom,
vivait encore en 1701.

Armes : familiales : d’azur à un cor de chasse d’or accompagné d’un soleil du même à dextre et d’une lune
d’argent à senestre, et surmonté d’une étoile aussi d’argent

nota : le soleil et la lune ont des traits humains

attribuées d‟office à François de Montroux, chevalier, en 1701 : de sinople à trois pals ondés d’or

516
Sources : Agfl, p. 182 ; Champeval, I, p. 5 et 272 ; Descoutures, p. 305 ; Nadaud, III, p. p. 254 et 259

MONTROUX DE LA VILLATE ET DE PEYRISSAC


Cette famille, noble d‟extraction depuis 1478, avait probablement une origine commune avec celle des
Montroux de Rignat. Leur patronyme a souvent varié : Montroux de La Villate, Montroux de Peyrissac, La
Nonnain (fin XVIe siècle), La Villate (XVIIIe siècle). La Villate était un fief situé dans la commune de Peyrissac
(Cor.). En 1478 un membre de cette famille, Frenol de Montroux, avait épousé Isabeau de La Villatière. Leur
descendance était représentée en 1770 par N… de La Villate, commandeur de Montbrison (Haute-Loire) pour
l‟ordre de Malte. Famille éteinte.

Armes : d’or à une bande de sable chargée de trois étoiles d’argent

Sources : Arm. de Lim. n° 376 ; Descoutures, 305-306 et 481 ; Nadaud, III, p. 254-256

DE MORAS
Les Moras, qui ont une postérité en 2009, sont originaires de Benevento dans l‟ancien royaume de
Naples. Le premier membre de cette famille, établie en France au début du XVI e siècle, semble avoir été Michel
de Moras, noble d‟extraction ancienne, qui fut « commissaire établi au gouvernement des fruits de l‟abbaye » de
chanoines Augustins de Bénévent (Cr.). On observera que les liens avec Benevento (Italie) remontaient à la fin
du XIe siècle (vers 1080) quand une partie des reliques de l‟apôtre saint Barthélemy fut transférée de cette ville à
l‟église de Segundélitas dans le Haut-Limousin, localité qui prit alors le nom de Bénévent (devenue Bénévent-
L‟Abbaye dans l‟actuel département de la Creuse en 1847). Le fils de Michel de Moras, César, obtint des lettres
de naturalité en 1565. Vers cette époque ils acquirent le fief et le château de Chamborant situé non loin de
Bénévent. En 1615 Horace de Moras épousa Gabrielle de Père qui lui apporta le fief de Lavaud (cne de Blanzac,
HV.). En 1699 Jacques de Moras fit enregistrer ses armoiries. En 1769 Jacques de Moras, écuyer, vivant dans la
paroisse de Chamborant (Cr.) épousa Gabrielle de Gallichier, de la paroisse de Peyrilhac (HV.). La famille
Moras, d‟extraction ancienne en Italie, avait été reconnue noble en France en 1565.

Armes : de gueules à deux épées d’argent passées en sautoir cantonnées de quatre molettes d’or (ou d’azur)

Sources : Bonneau, Bénévent-L‟Abbaye, p. 4 et 9-11 ; DVN, p. 198 ; Hugon, p. 62 ; Lecler, HV., p. 96 ; Nadaud, III, p. 256-257, IV, p. 448-
449; Tardieu, gdghm, p. 113 ; Valette, p. 141

DE MORCEL
En 1287, Guy de Morcel, damoiseau de Ségur (Cor.) avait un sceau armorié. Hélie de Morcel,
damoiseau, fit hommage à l‟évêque de Limoges en 1295. En 1358 Adémar Morselli, chevalier, vivait à
Champagne-sur-Gorre (HV.). Cette famille semble éteinte au XVIe siècle.

Armes : de gueules à une croix de vair cantonnée de quatre étoiles d’or

Sources : Bosredon, [Link] Bas-Lim., I, p. 303 ; Nadaud, III, p. 258 ; IV, p. 449

MOREAU ou MOURAUD ou MOUREAU


Guy Moreau, écuyer, était seigneur de La Tribarderie (cne de Magnac-Laval, HV.) en 1536. Son fils
François du Mouraud, fit preuve de sa noblesse en 1598. Leur descendant Jean du Moreau, écuyer, était seigneur
de Leyraud (cne de Roussac, HV.) quand il fut maintenu noble en 1666. Son fils, Jean, seigneur du Leyraud, fit

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enregistrer en 1699 un écu modifié par les soins des commissaires chargés d‟enregistrer les armoiries dans le
cadre de l‟édit de 1696. La famille s‟éteignit en 1703 à la mort d‟Henri du Mouraud qui ne laissa que deux filles
qui épousèrent, l‟une un Guiot d‟Asnières et l‟autre un du Clou

Armes : familiales : palé d’argent et de sable de sept pièces ; au chef contre-palé du même de sable et d’argent
attribuées en 1699 : d’azur à trois pals d’or ; au chef de gueules chargé de trois écussons d’argent

Représentation : sur linteau de la porte d‟entrée du château (ruiné) de Tribarderie (cne de Ma gnac-Laval, HV.)

Sources : Agfl, p. 114 ; Descoutures, p. 63-64 ; Généal. lim. et march., tome V, p. 204-209 ; Lecler, HV., p. 596 ; Nadaud, III, p. 258-259

MOREAU
En 1700 Etienne Moreau, conseiller du roi, maire perpétuel de la ville d‟Ahun (Ayen en parler local) et
seigneur de La Grange (cne d‟Ahun, Cr.), fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent à un chêne de sinople planté dans un cœur de gueules ; au chef d’azur chargé de trois étoiles
d’or

nota : le chêne de sinople est peut-être une allusion parlante à la ville d‟Ahun, soit Ayen en parler local, terme qui a aussi le sens de gland

Source : Hugon, p. 29

MOREAU
En 1697 Jean Moreau, avocat à Aubusson ou à Ahun, fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent à deux M entrelacés de sable

Source : Hugon, p. 23

MOREAU DE MONTCHEUIL
Le berceau de cette famille se trouve à Montcheul (cne de Saint-Martial de-Valette, Dordogne) dont elle
était seigneur à la fin du XVIIe siècle. Jean-Nicolas Moreau, avocat en parlement, acheta en 1743 la charge
anoblissante de président-trésorier de France, général des finances et garde-scel de la généralité de Poitiers. Il
mourut en 1772 ayant tenu sa charge pendant vingt ans. Ses deux fils comparurent à l‟assemblée de la noblesse
de Périgueux en 1789. L‟un d‟eux Jean-Paul qui avait émigré sous la Révolution épousa en 1807 à Saint-
Léonard (HV.) Jeanne Tandeau de Marsac. Leur fils Jules Moreau de Montcheuil demeurant à Selhère (cne de
Saint-Mathieu, HV.) épousa en 1855 Berthe Goursaud de Merlis. Pusieurs descendants en 2009.

Armes : d’or au chevron de gueules accompagné de trois étoiles du même

Sources : DVN, p. 199 ; Froidefond, I, p. 388-389 ; Jougla, V, p. 112 : Nadaud, III, p. 260 ; IV, p. 449 ; Valette, p. 142

DE MOREL DE FROMENTAL DE LA CLAVIÈRE


Au début du XVIIe siècle Jean Morel, président du présidial de Limoges, acquit la seigneurie et le
château de Fromental (HV.). Son petit-fils Mathieu Morel, également président du présidial de Limoges, fut
anobli par cette charge en 1704 puis confirmé dans sa noblesse en 1717. Au XVIIIe siècle cette famille possédait
d‟autres seigneuries dans le Haut-Limousin telles que La Clavière (cne de Nantiat, Cr.), Montaudière et La Cosse

518
(cne de Veyrac, HV.), Saint-Léger-la-Montagne (HV) et La Chabannes-Gerguy (cne de Saint-Pierre-de-Fursac,
Cr.). En 1789 Martial Morel de Fromental, comte de La Clavière et seigneur d‟Eguzon (Indre), comparut à
l‟assemblée de la noblesse de Guéret. La famille Morel posséda le château de Fromental jusqu‟au début du XX e
siècle. Elle avait encore un descendant en 2002.

Armes : d’azur au chevron accompagné de trois étoiles, celle de la pointe soutenue d’un croissant, le tout d’or

Sources : Agfl, p. 3 ; Jougla, IV, p. 112 ; Lecler, HV., p. 348 et 672 ; Nadaud, IV, p. 683 ; Poncet, p. 119 ; Valette, p. 142

MORELLON
L‟avocat en parlement et juge châtelain de Mainsat (Cr.), Charles Morellon, reçut d‟office en 1701des
armes parlantes.

Armes : d’argent à un pairle de sinople accompagné en chef d’une tête de more de sable

Source : Hugon, p. 60

MORILLAC
N… Morillac, curé de Saint-Cirgues-la-Loutre (Cor.), reçut des armes parlantes préalablement corrigées
par le bureau d‟enregistrement.

Armes : d’argent à un mûrier de sinople fruité de pourpre

Source : Agfl, p. 215

MORIN DE MONTCHENU
Vers 1500 Antoinette de Pontbriant porta la terre des Brosses (cne d‟Oradour-sur-Vayres, HV.) à son
époux François Morin de Montchenu. Cette terre fut vendue en 1584 à la famille Hugonneau par leur descendant
François de Montchenu. Les Morin étaient originaires de Vouthon (Charente) et probablement nobles
d‟extraction ancienne. Cette famille était peut-être une branche cadette de la famille de Montchenu qui portait
des armes analogues.

Armes : de gueules à la bande engrêlée d’argent chargée d’une aigle d’azur

Sources : Lecler, HV., p. 527 ; Nadaud, III, p. 261

MORNAC
Les Mornac étaient une famille de médecins d‟Ussel (Cor.) connue depuis le XVII e siècle. En 1700 N…
Mornac, médecin de la ville d‟Ussel, fit enregistrer ses armoiries. En 1767 le docteur Mornac, seigneur de
Badour (?) mariait sa fille avec Pierre Moncourier, seigneur de Beauregard (cne d‟Ussel).

Armes : d’or à une branche de laurier de sinople posée en pal, le haut se courbant à dextre, surmontée de trois
étoiles de gueules rangées en chef

Sources : Agfl, p. 104 ; Champeval, I, p. 506

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DE MORNAY
La famille de Mornay, connue depuis le XIIIe siècle, était originaire du Berry. Une branche s‟était
établie au XVIe siècle dans le fief et château de Mornay (cne de Bonnat, Cr.). En 1674 Silvain de Mornay
épousait Gabrielle Noblet de Tercillac. Leur fils François vivait en 1728. Claude-Henri de Mornay comparut à
l‟assemblée de la noblesse du Perche en 1789. Le dernier descendant de cette famille noble semble avoir été
Auguste-Napoléon de Mornay (1813-1893).

Armes : selon d‟Hozier : d’azur semé d’étoiles d’argent à une fasce de sable chargée de trois étoiles d’argent
selon Jougla : burelé d’argent et de gueules de huit pièces au lion morné brochant de sable couronné d’or

nota : lion morné = lion sans langue, ni griffes, ni queue. Naturellement ce lion est ici parlant

Sources : Hugon, p. 36 ; Jougla, V, p. 118 ; Macary, Châteaux Creuse, p. 104 ; Tardieu, gddhm, p. 114

MORTAGNE
En 1328 Pons de Mortagne était capitaine des sénéchaussées du Limousin, de l‟Angoumois, de
Saintonge et du Poitou. Sa famille était originaire de Guyenne et du Poitou.

Armes : de gueules au pal d’or accompagné de douze (ou six) losanges du même, six de chaque côté, deux, un,
deux un

Sources : Bosredon, HV, p. 169 ; Rietstap, II, p. 265

MORTEMART ou MORTEMARD DE BOISSE


Cette famille n‟a rien de commun avec la famille limousine d‟extraction chevaleresque des
Rochechouart de Mortemart. Dans les années 1880 il y eut des procès retentissants entre ces deux familles sur la
question de leur nom. Les Mortemard de Boisse étaient au XVIIIe siècle une famille de bourgeois de Limoges
que l‟on connaît depuis Pierre-Alexandre Mortemart, sieur de La Forêt et consul à Barcelone qui mourut en
1777. Son fils, Marc-Marie Mortemard de Boisse, né en 1756, embrassa la carrière militaire. En 1789 il était
capitaine au régiment de Bourbon. Colonel sous l‟Empire et fait chevalier de l‟Empire en 1814, il fut créé
chevalier de Saint-Louis sous la Restauration. Il mourut en 1842. Son frère François-Jérôme de Mortemart, né à
Lyon ajouta une particule à son patronyme. Chevalier de l‟Empire en 1811, chambellan du grand-duc de
Toscane, il fut créé duc de Casale par diplôme du duc de Parmes. Parmi ses descendants on compte le général
René de Mortemard de Boisse (1887-1977), engagé en 1906, capitaine en 1915, général de brigade à titre
temporaire, commandant la 62e division de l‟armée des Vosges. Il fut fait prisonnier avec ses troupes le 23 juin
1940. La famille a des descendants en 2009.

Armes : de Marc Mortemart de Boisse (1814) : parti : au 1, fascé d’hermine et de gueules de six
pièces ; au 2, d’azur au tronc d’arbre d’argent terrassé de sinople sommé d’une branche feuillée du même,
surmonté d’un dextrochère d’or armé de toutes pièces et tenant une épée haute d’argent, montée d’or, et
senestré d’une étoile d’argent rayonnante d’or ; le parti soutenu d’une champagne de gueules au signe des
chevaliers légionnaires qui est une croix à cinq doubles branches d’argent
de François Mortemart de Boisse (1811) : parti : au 1, coupé : a) d’or au coq d’azur crêté et barbé de
gueules ; b) d’argent au chevron d’azur accompagné de trois alérions de gueules ; au 2, d’azur au tronc d’arbre
d’argent soutenu de sinople sommé d’une branche feuillée du même et surmonté d’un dextrochère armé d’argent
tenant une épée du même, montée d’or et accostée d’une étoile d’argent rayonnante d’or ; à la bordure de
gueules chargée du signe des chevaliers légionnaires

520
nota : le tronc d’arbre est probablement en relation parlante avec le second élément du patronyme. On notera aussi que ce tronc est fourchu :
la branche gauche coupée (morte) et celle de droite feuillée. Peut-on y voir une allusion discrète à un lien de parenté avec les authentiques
Mortemart (Rochechouart) dont les Mortemard de Boisse seraient un rameau vivant ?

Sources : Bruges R, Les combattants du 18 juin (1940), tome 5, La fin des généraux, p. 263-266 ; DFN, p. 318 ; Jougla, V, p. 119 ;
Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 400 ; Révérend, APE, III, p. 288-289

DU MOSNARD
Les du Mosnard étaient seigneurs de Villefavard (HV.), de Ventenat (cne de Châteauponsac, HV.) et du
Vignaud (cne de Saint-Barbant, HV.) au XVIIe siècle. En 1666 la famille fut maintenue noble par d‟Aguesseau,
l‟intendant du Limousin, sur preuves remontant à 1405, date à laquelle Bertrand du Mosnard avait épousé
Catherine de Rancon. En 1771 Jean-François du Mosnard épousait Elisabeth d‟Assé. En 1789 Jacques et Jeran
du Mosnard, seigneurs du Vignaud, se firent représenter par Jean Dupin, seigneur de Saint-Barbant, à
l‟assemblée de la noblesse du Dorat (HV.). Un autre du Mosnard comparut dans la Maine. Famille éteinte au
XIXe siècle, semble-t-il.

Armes : d’argent à la fasce de gueules accompagnée de deux aiglettes d’azur en chef et d’une en pointe

Source : Descoutures, p. 62-63 ; Jougla, V, p. 120 ; Lecler, HV., p. 197 et 817 ; Nadaud, III, p. 263-264 ; IV, p. 453

MOSNERON ou DE MOSNERON
Selon Jougla les Mosneron seraient originaires de Bretagne. Mais Rietstap les dit languedociens. Jean
Mosneron avait épousé la Limousine Catherine de Muret en 1680. Leur fils Jean-Baptiste, né à Saint-Sylvestre
(HV.), vivait au Couret (cne de Saint-Laurent-les-Eglises, HV.) au commencement du XVIIIe siècle. Il épousera
Françoise de Vaucourbeil et fera état de sa qualité de noble (non prouvée par ailleurs) dans son testament. Leur
fils Jacques de Mosneron du Couret, chevalier de Saint-Louis et mousquetaire gris, épousera Marthe de La Louë
d‟où deux filles mortes religieuses avant 1800. Une branche bretonne de cette famille fut anoblie en 1822 et
créée baron héréditaire. Elle n‟a pas de postérité.

Armes : parti : au 1, de pourpre au vaisseau marchand d’or mouvant du flanc dextre sur une mer de sinople ; au
2, d’or au mont de sinople mouvant de la pointe et sommé d’une tige de lis au naturel ; au chef d’hermine
brochant sur le parti

Sources : Jougla, V, p. 120 ; Lecler, HV., p. 665 ; Nadaud, III, p. 263 ; Révérend, Restauration, V ; Rietstap, II, p. 268

MOSNIER
François-Israël Mosnier était né en 1771 à Rancon (HV.) dans une famille bourgeoise établie depuis
longtemps en ce lieu car elle avait ses tombeaux dans l‟église paroissiale. Il était colonel des tirailleurs de la
garde impériale quand il fut créé baron de l‟Empire en 1813. On ne lui connaît pas de descendance.

Armes : coupé : au 1, parti : de sable à trois chevrons d’or accompagnés en chef de deux étoiles d’argent, et des
barons militaires qui est de gueules à l’épée haute d’argent; au 2, d’azur à la colonne d’argent soutenue du
même chargée d’un lion passant de gueules lampassé d’or tenant de sa patte dextre un sabre d’argent monté
d’or

nota : le signe des barons militaires et le sabre d’argent sont allusifs de la carrière militaire de François Mosnier

Sources : Jougla, IV, p.120 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 400 ; Lecler, HV., p. 564 ; Révérend, APE, III, p. 291

521
DU MOTTIER DE LA FAYETTE
Les du Mottier de La Fayette étaient d‟extraction chevaleresque. En effet le fondateur de cette lignée
avait été Gilbert Mottier qui vivait en 1284. Aux XIVe et XVe siècle ils étaient seigneurs de Pontgibaud (Puy-de-
Dôme). Au XVIe siècle Jean Mottier de La Fayette possédait la seigneurie de Hautefeuille (cne de Saint-Bard,
Cr.). Il fut tué lors des guerres de Religion en 1568. La terre de Hautefeuille resta dans la famille jusqu‟en 1665.
Marie-Joseph du Mottier de La Fayette (1757-1834) est devenu une figure historique comme Major du corps
expéditionnaire français en Amérique lors de la Guerre d‟Indépendance américaine, comme député de la
noblesse aux Etats-Généraux de 1789 et enfin comme acteur de premier plan de la création de la Monarchie de
Juillet en 1830. Ses deux fils qui devinrent sénateurs sous le Second Empire n‟eurent pas de postérité.

Armes : de gueules à la bande d’or à la bordure de vair

Représentation : sur le mur nord de la chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.)

Cimier : une tête et col de lion accorné d‟or

Cri : « La Fayette »

Sources : Jougla, V, p. 134 ; Lecler, Cr., p. 18 ; Revel, I, n° 36

MOUFLE
Originaire de Saint-Paul (HV.), où on la repère vers 1660, cette famille y était encore implantée à la fin
e
du XX siècle. Le premier Moufle connu est Jean, notaire à Saint-Paul, qui fut l‟agent d‟affaires du marquis de
Sauveboeuf. Lors des enquêtes de noblesse de 1666-67 il dut payer une amende de 50 livres pour avoir usurpé la
qualité d‟écuyer. Ses descendants furent marchands sur trois générations. En 1789 Léonard Moufle fut délégué
du Tiers-Etat pour sa paroisse à l‟assemblée de la sénéchaussée de Limoges. Cette famille, qui posséde encore
des propriétés au Trentelaud (cne de Saint-Paul, HV.), avait une nombreuse descendance en 2009.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de deux roses d’argent et en pointe d’une épée du même posée en
pal

nota : ces armoiries récentes ont une histoire : ce sont celles de la famille Boursault du Tronçay (Berry). Vers 1920 Madame Desormaux,
née Boursault du Tronçay et dernière représentante de sa famille, demanda à son gendre M. Patureau-Mirand de reprendre ses armes. Plus
tard ce dernier fit la même chose avec son gendre Georges Moufle.

Sources : Généal. lim. et march., t. II, p. 235-241 ; Jougla, V, p. 126

MOUGENC
En 1770 Jean-Baptiste Mougenc, bourgeois et marchand à Tulle (Cor.), était consul de cette ville. Il
était aussi seigneur de Saint-Avit (cne de Favars, Cor.) et coseigneur de Favars. Il avait des descendants à Tulle
avant 1914.

Armes : d’argent à cinq merlettes de sable

Source : Champeval, I, p. 299-301

MOUJON DE LA VALETTE
En 1698 Jean Moujon de La Valette, demeurant dans l‟élection de Limoges, fit enregistrer ses
armoiries.

522
Armes : d’azur à un rocher d’or sur lequel rampent deux lièvres affrontés du même

nota : ces armoiries sont peut-être parlantes par deux jeux de mots subtils : Moujon/mont (rocher) et La Valette/lièvre

Source : Agfl, p. 43

DU MOULIN
Les du Moulin étaient seigneurs des Coutanceries (cne de Darnac, HV.) dès le XV e siècle. En 1666 cette
famille put produire des preuves de noblesse remontant à Mérigot du Moulin qui vivait en 1459. Celui-ci avait
été présent à la revue de du ban et de l‟arrière-ban de la noblesse de 1470. En 1661 Gagriel du Moulin épousait
Marie de Crémone d‟où probablement François du Moulin qui vivait en 1706 et qui fut le dernier du nom.

Armes : d’azur à un moulin à vent d’or

Sources : Descoutures, p. 63 ; Lecler, HV., p. 271 ; Nadaud, III, p. 265 ; Verdier, p. 33

MOULINARDZ
Mr Moulinardz, prêtre de Saint-Pierre de Limoges, était bayle de la confrèrie de la Sainte-Croix en
1645. Ses armoiries de 1644 étaient doublement parlantes (par le moulin et par les flammes que suggère la
syllabe finale -ardz

Armes : d’azur à un moulin à vent d’argent, les ailes d’or posées sur des flammes de gueules

Source : Poncet, p. 120

MOULINIER
Les Moulinier ont été nombreux à Limoges aux XVIIe et au XVIIIe siècle. Ils étaient de conditions
sociales très diverses : épiciers, marchands en gros, greffiers, juges, procureurs, avocats, consuls de Limoges.
L‟un d‟eux fut officier au bureau des finances de Limoges en 1708. Plusieurs ont possédé de petites seigneuries
mais aucun n‟accéda à la noblesse. Tous avaient un moulin comme meuble principal de leurs armoiries.

Armes de : N… Moulinier en 1602 : de … à un moulin à vent de…accosté de deux rameaux de… sur une
terrasse de…
N… Moulinier, consul de Limoges en 1638 : d’azur à un moulin à vent d’argent surmonté d’un croissant
de… et de trois étoiles en chef de…
Martial Moulinier, seigneur de Puymaud, juge et prévôt royal à Limoges en 1697 : d’azur au moulin à
vent d’argent, ouvert, ajouré et maçonné de sable
Jean Moulinier, avocat au parlement de Bordeaux en 1697, seigneur de Puydieu (commune de Peyrilhac,
HV.) : d’azur au moulin à vent d’argent maçonné de sable sur un tertre (ou terrasse) au naturel
Jean Moulinier, épicier à Limoges, en 1697 : d’azur au moulin à vent d’argent maçonné de sable accosté
des lettres initiales J et M d’or
Barthelémy Moulinier, procureur au bureau des finances de Limoges, se qualifiant « d‟écuyer » en 1699 :
d’argent à un chevron de gueules accompagné en chef de deux molettes et en pointe d’un moulin à vent d’or

nota : les molettes sont peut-être là pour signifier une noblesse déjà acquise ou à venir. Barthelemy Moulinier avait acheté en 1687 la
seigneurie de Beauvais (cne de Saint-Amand-Jartoudeix, Cr.) et le village de La Chaume (cne de Saint-Priest-Palus, Cr.)

N… Moulinier, greffier de la maison de ville de Bellac (HV.) (attribuées d‟office en 1701) : d’or à deux
fasces d’argent

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Sources : Agfl, p. 4, 11, 44, 48, 52, 60 et 150 ; Arm. Lim., n° 517 ; Hugon, p. 36 ; Jougla, IV, p. 127 ; Lecler, Cr., p. 695 ; Lecler, HV., p.
555 ; Poncet, p. 120 ; Tardieu, gdghm, p. 114 ; Verdier, p. 119

MOUNIER ou MOUSNIER ou MOSNIER ou MEUNIER


En 1556 Pierre Mosnier, membre de la confrérie du Saint-Sacrement dont le siège se trouvait dans
l‟église Saint-Michel-des-Lions de Limoges. Les Mounier étaient des marchands de Limoges connus dès le XVI e
siècle et qui étaient encore actifs au début du XVIIIe siècle. En 1658 Mr Mousnier, bourgeois, marchand et consul
de Limoges se faisait peindre ses armoiries. En 1697 Léonard Mounier, marchand drapier à Limoges et N…
Mounier, marchand à Limoges et sieur de La Chassagne, firent enregistrer des armoiries [Link].

Armes de : Pierre Mosnier, membre de la confrérie du Saint-Sacrement, en 1556 : d’azur à trois poissons
d’argent en fasce
Pierre et Jean Monsnier 1612 : de … à trois poissons de… posés en fasce l’un sur l’autre
Léonard Mounier en 1697: de gueules à trois poissons d’argent en fasce l’un sur l’autre, celui du milieu
couronné
N… Mounier sieur de La Chassaigne en 1658: de gueules à trois poissons d’argent en fasce l’un sur
l’autre; au chef cousu d’azur chargé de trois étoiles d’argent
Yrieix Meunier en 1697 : d’azur à trois poissons d’argent posés en fasce l’un sur l’autre

nota : toutes ces armoiries sont parlantes car le meunier est un poisson d‟eau douce blanc

Sources : Agfl, p. 44, 57 et 59 ; Arm. Lim., n° 420 et Annexe ; Poncet, p. 121 et 122

MOURET
En 1652 Dominique Mouret, maître-orfèvre à Limoges, se faisait peindre ses armoiries par l‟émailleur
Philippe Poncet.

Armes : d’or au chevron rompu de gueules accompagné de trois branches de mûrier de sinople fruitées au
naturel

nota : cet écu a deux figures parlantes : d‟une part les branches de mûrier et d‟autre part, peut-être, le chevron rompu qui évoque l‟idée de
mort

Source : Poncet, p. 120

MOURIER ou MOURIEZ
Pierre Mouriez, négociant à Limoges, épousait vers 1745 Jeanne Menieux. De ce mariage naquit
notamment en 1766 un fils cadet, lui aussi prénomé Pierre, qui fut lieutenant en 1792 et parvint en 1811 au grade
de général de brigade. En 1810 il avait été fait baron de l‟Empire avec rectification de son patronyme en
Mourier. Ce titre fut confirmé sous la Monarchie de Juillet et transmis en 1841 à son neveu Pierre-Léon
Chameau (1811-1887), qui prit le nom de baron Mourier. Pierre Mourier mourut en 1844 sans descendance. Par
contre Pierre-Léon Chameau, puis Mourier, eut une une postérité éteinte au XXe siècle.

Armes : coupé : au 1, parti de sable au levrier passant et soutenu d’or et au signe des barons militaires qui est de
gueules à l’épée haute d’argent en pal) ; au 2, de sinople à cinq chevrons d’argent

Sources : Jougla, V, p. 129 ; Révérend, APE, III, p. 296 et Familles titrées et anoblies au XIXe siècle, p. 105; Lamarque, Armorial du Premier
Empire, p. 402 ; Tulard, II, p. 354

524
DE MOURILHERAS ou DEMORELIERAS
Jean de Mourilheras était apothicaire à Aixe-sur-Vienne (HV.) en 1645. Il fit alors reproduire des
armoiries familiales antérieures à cette date. Il est probable que Charles Mareliéras, prêtre et greffier de la ville
d‟Aixe-sur-Vienne, qui fit enregistrer en 1697 des armoiries semblables aux précédentes, était de la même
famille.

Armes de : Jean Mourilheras en 1645 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux aigles au vol
abaissé d’argent posées dans le sens du chevron et en pointe d’un vase d’argent à trois roses d’or ; en chef trois
étoiles du même
Charles Mareliéras en 1697 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux écrevisses d’argent et
en pointe d’un bouquet de fleurs au naturel

nota : les écrevisses, crustacés que l‟on trouve parfois dans les mares, sont peut-être parlantes

Sources : Agfl, p. 56 ; Poncet, p. 121

MOURINS D’ARFEUILLE
Les Mourins d‟Arfeuille sont nobles d‟extraction chevaleresque depuis 1400. Ils étaient seigneurs de
Villefort (cne de Sainte-Feyre-la-Montagne, Cr.) et d‟Arfeuille (cne de Felletin, Cr.) où ils résident encore de nos
jours dans le château familial. En 1470 Jean Mourins d‟Arfeuille fut convoqué au ban de la noblesse. En 1700
Charles-François d‟Arfeuille était seigneur du Chalard (cne de Poussanges, Cr.). Yves Mourins d‟Arfeuille
comparut à l‟assemblée de la noblesse de la Haute-Marche à Guéret en mars 1789. Jacques Mourins d‟Arfeuille,
officier de cavalerie, fut tué dans les combats de 1940.

Armes : familiales : d’azur à la fleur de lis d’or accompagnée de trois étoiles du même, deux en chef et une en
pointe

Représentation : sur une cheminée du château de Villefort (commune de Sainte-Feyre-la-Montagne, Cr.)

enregistrées en 1699 par Jeanne Mourins d‟Arfeuille, épouse de Joseph Fricon, seigneur de Parsac (Cr.) :
d’azur à trois léopards d’or posés deux et un
attribuées d‟office en 1700 à Charles-François d‟Arfeuille, époux de Marie M. de La Roche-Aymon : d’or à
deux fasces de sable et deux pals d’argent brochant sur le tout

Devise : « Virtus astra petit »

Sources : DVN, p. 201 ; Hugon, p. 35 et 55 ; Jougla, I, p. 224 ; Lecler, Cr, p. 267, 483 et 621 ; Macary, p. 24 ; Nadaud, I, p. 37 ; IV, p. 684 ;
Tardieu, gdghm, p. 113 ; Valette, p. 143

MOUVEYL
Au début de l‟année 1602 cette famille de Limoges portait des armoiries.

Armes : de… à un chevron de… accompagné en chef de deux étoiles de… et en pointe d’une étoile de… soutenue
d’un croissant de…

Source : Arm. Lim., n° 496

525
DE MOUYERADE
En 1698 N… de Mouyerade, juge au bourg de Nexon (HV.), fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent à deux chevrons d’azur accompagnés de trois croissants du même deux en chef et un en pointe

Source : Agfl, p. 91

DE MURAT
Cette famille, qui avait des origines auvergnates et bourbonnaises, a possédé des seigneuries dans la
Haute-Marche : Puy-Haut (cne de Lussat, Cr.), Viersat (Cr.) en 1553 et Puygrenier (cne de Gouzon, Cr.). Elle
semble avoir été noble d‟ancienne extraction. Son dernier représentant fut Nicolas de Murat, colonel d‟infanterie,
mort en 1672.

Armes : échiqueté d’or et d’azur ou losangé d’or et d’azur (branche aînée)

nota : ces armoiries sont assez vraisemblablement parlantes car l‟échiqueté évoque les pierres d‟un mur

Cimier : une tête et col de lion

Cri : « Murat »

Sources : Jougla, V, p. 137 ; Lecler, Cr., p. 380 et 793 ; Nadaud, III, p. 137 ; Revel, I, n° 472, 473 et 668 ; Tardieu, gdghm, p. 114

DE MURAT DE SERRE
En mars 1789 N… de Murat, seigneur de Monastier-Port-Dieu (Cor.), signait le cahier de doléances de
la noblesse dans la sénéchaussée de Tulle. Il était, semble-t-il, brigadier dans un régiment de chevau-légers.
Famille auvergnate éteinte.

Armes : d’argent à une fasce de gueules accompagnée de six merlettes de sable, trois en chef et trois en pointe

Sources : Merceron, p. 38 ; Verdier, p. 108 et 178

MURAT DE ROCHEMAURE
Comme la précédente dont elle pourrait être une branche, celle des Murat de Rochemaure était originaires de
l‟Auvergne. Elle a eu des liens de nature non déterminée avec la famille marchoise des Beaufranchet. Elle
semble éteinte depuis longtemps.

Armes : d’argent à la bande de gueules accompagnée de six merlettes de sable rangées en orle

Représentation : sur le mur est de la chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.)

Sources : mssnac, tome 57, p. 242 ; Rietstap, II, p. 287

MURET
Selon J. Boulaud, reprenant les relevés de Gaignières, il y avait au XVII e siècle sur le vitrail situé
derrière le grand autel de l‟église Saint-Pierre-du-Queyroix de Limoges, les armoiries d‟une famille Muret
différentes de celles des autres familles de ce nom, bien que parlantes par le même meuble.

526
Armes : de gueules à la muraille ouverte de deux portes de… surmontée de deux tourelles du même

Source : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 5

MURET DE BORD
Léonard Muret, « marchand commissionné » à Limoges acheta vers la fin du XVIIe siècle la seigneurie
de Grand-Pagnac (cne de Verneuil, HV.). Son petit-fils N… Muret, seigneur de Bort (cne de Saint-Priest-
Thaurion, HV.) et écuyer, épousa vers 1765 Anne Romanet du Caillaud, fille de N… Romanet, secrétaire du roi.
Il comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges en 1789. Sa descendante Hermine
Muret de Bort épousa en 1845 Edmond de Tesserenc qui restaura le château de Bord (XVII e siècle). Jules Muret
de Bort, ancien magistrat et membre du conseil général de la Haute-Vienne, dont la fille unique mourut en 1870,
semble avoir été le dernier du nom.

Armes : branche noble : d’argent à la muraille crénelée de sable ; au chef d’azur chargé d’un croissant d’argent

Représentation : sur façade de la chapelle funéraire dans le village de Muret (commune d‟Ambazac, HV.)

Sources : Jougla, V, p. 138 ; Lecler, HV., p. 22, 728 et 800 ; Nadaud, III, p. 267-268 ; IV, p. 456-457 ; Valette, p. 313 ; Verdier, p. 173

MURET DE PAGNAC
Cette famille Muret avait peut-être une origine commune avec la précédente. Elle a donné plusieurs
consuls à la ville de Limoges au XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle au moins ils étaient seigneurs de Pagnac (cne de
Verneuil-sur-Vienne, HV.). Léonard Muret de Pagnac, avocat en Parlement, y avait une chapelle en 1759. Ses
descendants possédaient encore la terre de Pagnac en 1818 qui passa avant 1837 aux Gicquet de Pressac. La
famille subsiste en 2009.

Armes : selon Jougla : d’argent à la muraille crénelée de sable ; au chef de gueules chargé de trois étoiles
d’argent
selon Lecler : d’argent à la muraille maçonnée de sable ; au chef d’azur chargé de deux croissants
d’argent

Sources : DFN, p.321 ; Jougla, V, p. 138 ; Leclar, HV., p. 800

DE MURINAIS
Cette famille noble du Dauphiné a donné de 1547 à 1555 un Grand Prieur de l‟Ordre de Malte pour la
langue d‟Auvergne dont le siège était à Bourganeuf (Cr.) en la personne d‟Humbert de Murinais. Elle semble
éteinte avant 1750.

Armes : d’azur au lion d’or armé et lampassé de gueules

Sources : Jougla, V, p. 138 ; Parinet, p. 25 ; Rietstap, II, p. 288

527
N

DE NABERAT
En 1619 Anne de Naberat, docteur en droit et aumonier ordinaire du roi, était à la tête de la
commanderie du Temple d‟Ayen (cne d‟Ayen, Cor.) qui appartenait à l‟ordre de Malte.

Armes : tiercé en fasce : au 1, de gueules à trois croissants d’or ; au 2, d’azur à trois étoiles d’argent ; au 3, de
gueules à un léopard d’or ; au chef de l’ordre de Malte

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., II, p. 591

NADAUD
Il y a eu à Limoges, dans le Haut-Limmousin, dans la Marche et dans le Berry plusieurs familles
Nadaud de conditions sociales très diverses. Nous évoquons ici celle à laquelle appartenait l‟abbé Joseph Nadaud
(1712-1775), né et mort à Limoges, auteur de nombreux ouvrages sur l‟histoire du Limousin et notamment d‟un
Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges publié et complété en 1880 par l‟abbé André Lecler. Son
ancêtre le plus lointain semble avoir été Jehan Nadaud, docteur ès-lois, qui vivait en 1296. Beaucoup parmi les
descendants de ce dernier s‟illustrèrent dans la magistrature, la collecte des impôts, le notariat, l‟armée et le
clergé. La famille avait encore des représentants au commencement du XX e siècle.

Armes : d’or à trois pals de gueules ; au chef d’azur chargé de trois fers de lance antique posés en pal

Source : Nadaud, IV, p. 458-477

NADAUD
M. Nadaud demeurait à Limoges vers 1600.

Armes : de… au chevron de… accompagné en chef d’une étoile de… accostée des lettres initiales M et N et en
pointe d’un ballot de…

nota : il est possible que le ballot soit allusif d‟une activité commerciale

Source : Arm. Lim., n° 419

NADAUD
Léonard Nadaud était maître-cordonnier à Limoges vers 1630.

528
Armes : d’azur au chevron de… accompagné de trois étoiles de… deux en chef et une en pointe et accosté des
lettres initiales L et N de…

Source : Poncet, p. 122

NADAUD
En 1602 P. Nadaud de Limoges portait des armoiries parlantes. En 1655 Marie Nadaud, veuve Las Sounas,
qui était peut-être la fille du précédent, avait des armoiries semblables enrichies de meubles supplémentaires.

Armes de : P. Nadaud (1602) : de… à l’Enfant-Jésus rayonnant de… dans une crèche entre l’âne et le bœuf à
mi-corps de…, surmonté d’une étoile de… aux lettres initiales P et N de… en chef
Marie Nadaud (1655) : d’azur à l’Enfant-Jésus d’or dans une crèche d’argent entre la Sainte-Vierge et
saint Joseph, vêtu d’or avec un manteau d’argent, une lanterne du même les éclairant, un nuage d’argent
mouvant du chef d’où descendent des rayons d’or

nota : Nadaud signifie Noël en parler local d‟où les scénes de la Nativité illustrant les deux armoiries. Cependant on observera sur le second
écu la présence de la Vierge Marie qui est peut-être l‟expression parlante du prénom de la veuve Las Sounas

Sources : Arm. Lim., n° 508 ; Poncet, p. 122-123

NADAUD DES ESCURES, DE LA ROBIÈRE, DE VALETTE


Blaise, Claude et Charles Nadaud des Escures étaient les enfants de Jean Nadaud, vice sénéchal de
l‟Agénois et de Gascogne. Apparemment ils naquirent à Limoges vers 1550, ville qu‟ils quittèrent après les
guerres de religion pour s‟établir dans la Haute-Marche. Ils acquirent plusieurs fiefs : Les Escures (cne de
Glénic, Cr.), Valette, La Villetelle (cne de Saint-Fiel, Cr.), Péchadour ou Péchadoires (cne de Jouillat, Cr.),
Nouzerolles (Cr.), La Robière (cne de Saint-Sulpice-le-Guérétois, Cr.), etc. La branche des Escures est surtout
connue depuis Blaise Nadaud qui déclara en 1669 son fief et manoir des Escures et s‟acheva avec Etienne
Nadaud des Escures, avocat au parlement de Paris, qui mourut après 1734. La branche de La Robière (ou La
Ribière), qui commença avec Claude Nadaud au XVIe siècle lequel tenait son fief de son épouse Gabrielle de
Magistry, et s‟acheva avec Sylvain Nadaud qui vivait encore en 1729. La branche de Valette descendait Charles
Nadaud (1619-1679) s‟établit dans le Berry. Elle ne s‟éteignit qu‟à la mort de Léon-César Nadaud de Valette qui
fut fait marquis de Valette en 1848 par le grand-duc de Toscane Léopold II.

Armes : branche des Escures : de sinople à la croix ancrée d’argent chargée en cœur d’une étoile de sable
branche de La Robière : de sinople à la croix ancrée d’argent chargée en cœur d’une molette d’éperon de
sable
branche de Valette (Berry) : d’argent au chevron de gueules accompagné de deux étoiles du même et en
pointe d’un croissant aussi de gueules surmonté d’une merlette de sable
enregistrées en 1700 : de sinople à un écusson d’argent et une fasce de gueules chargée d’une vouivre
brochant sur le tout

Sources : Jougla, IV, p. 145 ; Nadaud, IV, p. 497-503

DE NAILLAC
Cette famille d‟extraction chevaleresque, originaire de Naillat (Cr.), était connue dans la Haute-Marche
depuis de XIIe siècle. Les Naillac furent vicomtes de Bridiers (cne de La Souterraine, Cr.) de 1275 à 1429. Ainsi
se succédèrent : Pierre I de Naillac de 1275 à 1307, Pierre II de Naillac, Périchon de Naillac, père de Philbert de

529
Naillac (+ 1421), grand-maître de l‟ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui rendit l‟ordre plus
indépendant à l‟égard de Rome, Guilaume de Naillac (1369-1406) et enfin le dernier du nom Jean de Naillac,
sénéchal du Limousin et Grand Pannetier de France, tué à la bataille des Harengs près d‟Orléans en 1429.

Armes : d’azur à deux lions passants d’or l’un sur l’autre

Représentation : sur une dalle funéraire dans la chapelle nord de l‟église de Bénévent-L‟Abbaye (Cr.)

Sources : Chartreix, La vicomté de Bridiers, p. 24-26 ; Jougla, V, p. 142 ; Lecler, Cr., p. 479 ; Nadaud, III, p. 270 ; Tardieu, gdghm, p. 115

NANOT
Léonard Nanot, chanoine du chapitre de Notre-Dame de La Chapelle-Taillefer (Cr.), reçut d‟office des
armoiries en 1697.

Armes : de gueules à trois coquilles d’or posées deux et une, et une bordure d’argent

Source : Hugon, p. 46

NANTIAT ou NANTIAC
Au XVIIe siècle les Nantiac, dont le berceau était peut-être la paroisse de Nantiat (HV.), appartenaient
au monde judiciaire. N… Nantiat vivait à Limoges vers 1601. Jean Nantiac et son fils Léonard étaient procureurs
à Limoges vers 1650. Un autre Nantiac était avocat dans cette ville en 1648.

Armes de : N… Nantiat (1601) : de … au chevron de… accompagné en chef de deux croissants de … et en


pointe d’une étoile de…
N… Nantiac, avocat (1648) : d’azur à une étoile d’or et un croissant d’argent en pointe
Jean et Léonard Nantiat, procureurs (1650) : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de trois étoiles
d’or et en pointe d’un croissant d’argent

Sources : Arm. Lim., n° 452 ; Poncet, p. 123

NARDONNET
Jean Nardonne était maître-cordonnier à Limoges en 1655.

Armes : d’azur au monde de … portant une croix d’or, accosté de deux étoiles du même, surmonté d’un arc-en-
ciel d’argent

nota : l’arc-en-ciel est l‟évocation parlante de la syllabe –ar- du début du patronyme

Source : Poncet, p. 123

NAUCHE
Il y a eu dans la Corrèze plusieurs familles du nom de Nauche. Celle des seigneurs des Pommiers (cne
de Le Lonzac, Cor.) est connue depuis Roch de La Roche dont le fils, Jean, reçut en 1586 une donation de Jean
de Nauche à charge de prendre son nom. Le descendant de Jean de La Roche de Nauche, Charles de Nauche fut
maintenu noble en 1666 sur preuves de 1555. Cette famille était encore représentée en 1716 par Jean-François
Nauche, écuyer et seigneur de Pommiers. Une autre branche, celle des Nauche de La Martinie (cne d‟Objat,

530
Cor.), fit enregistrer ses preuves de noblesse à Bordeaux en 1700 ou 1701. Elle semble s‟être éteinte au XIX e
siècle.

Armes : Nauche, seigneurs de La Martinie : d’azur à une haie d’or et trois étoiles d’argent en chef

nota : la haie est probablement parlante car l‟ouche ou auche est un terrain clos du Poitou à l‟Auvergne

Sources : Descoutures, p. 311-312 ; Champeval, II, p. 378-380 ; Jougla, V, p. 147 ; Lachiver, p. 123 et 1226

NAUGAT
J. Naugat, qui vivait à Limoges vers 1600, exerçait probablement une profession marchande comme le
suggère le quatre de chiffre de ses armoiries.

Armes : de… aux lettres initiales I et N surmontées d’un quatre de chiffre de…

Source : Arm. Lim. n° 418

NAUJAT
N… Naujat vivait vraisemblablement à Limoges vers 1655 quand se fit peindre des armoiries parlantes
par l‟émailleur Philippe Poncet.

Armes : d’or au noyer de sinople terrassé du même

nota : le noyer (noujié ou noudjié en parler local) est parlant

Source : Poncet, p. 123

NAURISSART ou NAURISSARD
La famille Naurissart serait originaire de Turquie. Elle s‟établit à Limoges dans la première moitié du
XVIIIe siècle. Jean-Etienne Naurissart était ingénieur des Ponts-et-Chaussées de la généralité de Limoges vers
1750. Son fils Louis, né en 1743, qui avait épousé en 1764 Anne de La Biche, acquit en 1766 l‟office de
directeur de la Monnaie à Limoges. Disposant d‟une importante fortune il fit construire à Limoges en 1788, sur
les plans de l‟architecte Broussaud, un magnifique hôtel particulier, siège actuel de la Banque de France. Il fut en
outre maire de Limoges de 1780 à 1784. En 1788 il acheta la seigneurie et le château de Brignac (cne de
Royères, Haute-Vienne). En 1789 il fut élu député du Tiers-Etat aux Etats-Généraux pour la sénéchaussée de
Limoges. En 1791 il sera député à l‟assemblée Constituante et en novembre de la même année de nouveau maire
de Limoges. Très vite il est remarqué à Paris pour son hostilité aux idées révolutionnaires et est incarcéré en
1793 mais réussit à s‟enfuir. Considéré comme émigré une partie de ses biens est confisquée. En l‟an III il
parvient à se faire rayer de la liste des émigrés et s‟installe à Paris où il fonde une banque. Mais au début de
l‟Empire ses affaires périclitent. Il se retire alors au château de Genevières près de Cahors (Lot) où il meurt en
1809 sans descendance.

Armes : d’azur à une gerbe de blé d’or accompagnée en chef de deux étoiles du même

nota : le blé qui fournit le pain, nourriture de base, évoque le patronyme par jeu de mots nourrir/ Naurissart

Source : Notre province, Revue mensuelle éditée par le Centre d‟études régionalistes de Limoges, n° 13, mars-avril 1943, p. 58 à 62

531
NAVARRE
On ne peut dire si N… Navarre, femme de Charles-François Noblet, écuyer et conseiller du roi maison
et couronne de France, avait un rapport avec le Limousin ou La Marche. En 1699 elle reçut d‟office à Paris un
écu dont un meuble (la couronne) semble évoquer la charge de son époux qui, lui, était bien d‟origine marchoise.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d’une couronne du même

nota : il existe de nos jours plusieurs familles Navarre dans les départements de la Creuse et de la Haute-Vienne

Sources : Hugon, p. 88 ; Internet

NAVIÈRES
Aux XVe et XVIe siècles les Navières étaient armuriers à Limoges. Aux XVII e et XVIIIe siècles ils
étaient marchands dans cette ville. N… Navières vivait en 1599. Vers 1640 un membre de cette famille se faisait
peindre ses armoiries par l‟émailleur Philippe Poncet. En 1697 le marchand Martial Navières et son probable
parent N… Navières de La Boissière, « marchand de drap et de serge » faisaient enregistrer leurs armoiries. La
famille Navières du Treuil a une descendance en Limousin en 2009.

Armes de : N… Navières (1599) : de… à un navire… démâté de…sur une mer de… surmonté de deux épées
passées en sautoir la pointe en haut de…
N… Navières (vers 1640) : d’azur au navire équipé d’or la voile d’argent sur une mer du même, deux
épées passées la pointe en haut aussi d’argent en sautoir brochant sur le navire
Martial Navières (en 1697) : de gueules à un navire équipé d’or les cordages de sable, les voiles d’argent,
les guidons d’or et d’azur, voguant sur une mer d’azur
Navières du Treuil (XIXe siècle) : d’azur à un navire équipé d’argent aux voiles du même, sur une mer
aussi d’argent

nota : le navire qui figure sur toutes les armoiries des Navières est naturellement parlant. Quant aux épées des armes antérieures à 1650 elles
étaient probablement allusives du premier métier de cette famille

Représentation : armes des Navières du Treuil sur un vitrail du XIXe siècle de l‟église de Blond (HV.)

Sources : Agfl, p. 51 et 53 ; Arm. Lim., n° 375 ; Boulaud, Amoiries sur vitraux en Limousin ; DVN, p. 324 ; Poncet, p. 124

NEAULME
Les armes parlantes des Neaulme, qui vivaient probablement à Limoges, furent dessinées en 1602.

Armes : de… à un heaume de… à une divise haussée de… soutenant un chef de… chargé de trois étoiles de…

Source : Arm. Lim., n° 536

NÈGRE
Albert Nègre naquit à Saint-Bonnet-de-Chirac (Lozère) en 1853. Il fut sacré évêque de Tulle en 1908. Il
quitta ce siège pour l‟archevêché de Tours en 1913. Il y mourut en 1931 et fut y inhumé.

Armes : coupé : au 1, d’azur à la croix potencée d’or ; au 2, d’or à cinq pals de gueules

Devise : « Surgute eamus »

532
Source : Lartigue, évêque, n° 4004

DE NESLE olim DE CLERMONT


Plusieurs maréchaux de France et un connétable (en 1285) sont issus de cette famille qui possédait les
seigneuries de Mello et d‟Offremont en Picardie au Moyen Age. A l‟origine les de Nesle portait le nom de
Clermont. A la suite du mariage de Raoul Ier de Clermont avec Gertrude de Néelle (au XIII e siècle ?) elle prit le
nom de Néelle devenu par la suite de Nesle. En 1345 Guy de Néelle était maréchal de France et lieutenant du roi
pour le Limousin. Il mourut en 1352. Sa descendance s‟éteignit à la fin du XV e siècle.

Armes : de gueules semé de trèfles d’or à deux bars adossés du même brochant

Représentation : Salle des Croisades au château de Versailles

Sources : Bosredon, HV., p. 169-170 ; Jougla, V, p. 152

DE NESMOND
Cette famille a pour auteur Guillaume de Nesmond, avocat à Angoulême en 1546. Deux de ses fils
furent conseiller au parlement de Bordeaux et un autre échevin d‟Angoulême de 1570 à 1598. En 1586 Jean de
Nesmond était seigneur du Cros et de Pézard (cne de Le Dorat, HV.). Une autre branche était seigneur de
Chassenon (Charente). En 1660 François de Nesmond était conseiller au présidial de Guéret et seigneur de La
Betoulle (cne de La Saunière, Cr.). En 1660 Marie de Nesmond était dame de Saint-Victurnien (Cr.). En 1668 les
Nesmond furent maintenus nobles sur preuves de 1505. En 1719 Henri de Nesmond, archevêque de Toulouse, fu
membre de l‟Académie française. En 1793 Jean et Joséphine de Nesmond furent déclarés suspects à Guéret. Le
dernier représentant de cette famille semble avoir été Jean-Paul de Nesmond, né en 1875, qui vivait vers 1900 au
château de Réneville près de Fécamp (Seine-Maritime).

Armes : d’or à trois cors de chasse de sable enguiché de gueules (ou d’azur)
ou de sable à la croix ancrée d’argent

Sources : Agfl, p. 57 ; Descoutures, p. 182-183 ; Hugon, p. 29, 84 et 88 ; Jougla, V, p. 152 ; Nadaud, III, p. 525 ; IV, p. 522-524 ; Tardieu,
gdghhm, p. 116

DE NEUCHÈZE
Cette famille poitevine d‟extraction chevaleresque (1320) fut maintenue noble en 1667 et a encore des
descendants en 2009. Selon Soultrait elle aurait été possessionée dans le Poitou principalement mais aussi dans
le Bourbonnais et dans la Marche mais pour ces deux dernières provinces l‟auteur ne fournit aucune indication
sur les implantations.

Armes : de gueules à neuf molettes d’azur posées trois, trois et trois

Sources : DVN, p. 204 ; Jougla, V, p. 152 ; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, II, p. 136

DE NEUFVILLE DE MAGNAC
Cette famille semble originaire de Neuville dans le Bas-Limousin, localité dont ils furent seigneurs au
XVIe siècle. Antoine de Neufville était baron de Magnac (HV.) en 1547. Il avait épousé Claude du Bellay-la-
Flotte dont Marguerite épouse d‟Horace de Bonneval en 1583, Marie épouse de Jacques d‟Urfé et François, abbé

533
de Grandmont (+ 1596). Il mourut en 1590 et sa terre de Magnac passa dans la famille Salignac de La Motte-
Fénelon.

Armes : de gueules (ou d’or) à la croix vidée d’argent remplie de sinople

Représentation : sur pierre tombale d‟Antoine de Neufville dans le pavé de l‟église de Magnac-Laval (HV)

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 157 ; Internet ; Lecler, HV., p. 469-470, Nadaud, III, p. 276-277

NEUFVILLE DE VILLEROY
On ne sait quelles ont été les attaches précises de cette famille noble d‟extraction avec le Limousin au
e
XVII siècle. Par contre elle était connue en Ile-de-France où, en 1507, Nicolas de Neufville était conseiller
secrétaire du roi. Son fils Nicolas, chevalier, seigneur de Villeroy (Seine-et-Marne ?) était prévôt des marchands
de Paris en 1568. Dans sa descendance on trouve Nicolas de Neufville (1602-1685), duc de Villeroy, maréchal
de France dont le fils Louis-Nicolas de Neufville (1663-1734) épousa Marguerite-Le Tellier de Louvois en 1693
et fut lui aussi maréchal de France. Le dernier du nom fut Gabriel-Louis (1731-1794), lieutenant des armées du
roi, qui comparut à l‟assemblée de la noblesse de Forcalquier en 1789. Vers 1650, l‟apothicaire Lamy de
Limoges peignit les armoiries d‟un membre de cette famille.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois croisettes ancrées du même

Sources : Jougla, V, p. 154 ; Poncet, p. 124

NICOLAS
Pierre Nicolas, marchand à Limoges en 1646, paraît avoir été d‟une famille différente de celles des
autres Nicolas ci-après.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’une cordelière aux lacs entrelacés en forme de 8 d’argent et
accompagné en pointe d’un coq d’argent crêté et barbé de gueules dans un nid d’or

nota : cet écu est parlant par rébus (nid-coq-lacs)

Source : Poncet, p. 124

NICOLAS
A cette autre famille Nicolas appartenait N… Nicolas, veuve de Jean Martin de Lausbepy, qui fit
enregistrer ses armoiries en 1699.

Armes : d’azur à un marc d’or posé en cœur et accompagné de quatre besants d’argent chargés chacun d’une
étoile de sable

nota : ces armoiries, remaniées par le bureau d‟enregistrement, ne sont peut-être pas celle de l‟épouse, mais peu-être celles du mari. En effet
dans ce dernier cas elles seraient parlantes par jeu de mots (Martin / marcs cinq) et allusives par les étoiles noires symboles du deuil

Source : Agfl, p. 127

534
NICOLAS
Nous ne savons si ce N… Nicolas qui reçut d‟office en 1701 un écu de type mécanique appartenait à
l‟une des diverses familles Nicolas ici citées.

Armes : d’or à un chevron de sinople

Source : Agfl, p. 147

NICOLAS DE LA COSTE DE LAVAL


Cette famille avait ses racines dans la vicomté de Turenne (Cor.). En 1628 Etienne Nicolas était
receveur général de cette vicomté. Sa descendance y possédait la seigneurie de La Coste (cne de Nespouls, Cor.).
Les Nicolas de La Coste furent maintenus nobles en 1738 sur preuves de 1649 et de 1610. Alain de Nicolas de
La Coste, fils de Joseph Nicolas, écuyer, et de Marthe de Dumond, naquit en 1714. En 1742 il était maître de
camp de cavalerie. En 1789 il participa à l‟assemblée de la noblesse du Bas-Limousin. A cette date, son fils, N…
Nicolas de La Coste était sous brigadier des gardes du corps du roi. Descendance nombreuse en 2009.

Armes : d’azur au lion d’or armé, lampassé et couronné de gueules tenant dans la patte droite une épée haute
d’argent

Sources : Carte de Cassini (Internet) ; Champeval, II, p. 314 ; DVN, p. 204 ; Jougla, V, p. 157 ; Valette, p. 144 ; Verdier, p. 83 et 108

NICOLAS DE LA REYNIE ET DE TRASLAGE


Selon Robert Merceron cette famille avait des origines bas-limousines (Saint-Bonnet-L‟Enfantier, Cor.).
Jean Nicolas, seigneur de Traslage (cne de Vicq, HV.), avocat et érudit, était juge de Pierrebuffière, de Vicq, de
Saint-Priest-Ligoure (HV.) vers 1580. Il se convertit brièvement au protestantisme puis revint au catholicisme. Il
épousa N… Suduiraud en 1586 et mourut en 1595. Ils eut deux petits-fils : Jean Nicolas, sieur de Traslage,
lieutenant de la sénéchaussée de Limoges mort en 1660, dont le fils décéda sans alliance en 1698 et Gabriel
Nicolas de La Reynie, seigneur de Vicq (HV.), lieutenant-général de la police de Paris en 1667 à 1697 qui
mourut doyen des conseillers d‟Etat en 1709. De son alliance en 1684 avec Gabrielle de Garribal il avait eu
Gabriel-Jean, décédé en 1734 sans postérité.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à trois fasces d’or ; aux 2 et 3, de gueules à trois chevrons d’argent (ou
d’or)

Sources : Jougla, V, p. 158 ; Merceron, p. 48 ; Nadaud, III, p. 278 ; Poncet, p. 124 et 125

NICOLLAS
A la fin du XVIe siècle P. Nicollas, demeurant à Limoges ou dans les environs de cette ville, portait des
armoiries avec ses initiales.

Armes : de… à un chevron de… accompagné en chef de deux étoiles de… et en pointe d’un croissant de…
adextré de la lettre P et senestré de la lettre N

Source : Arm. Lim., n° 363

535
NICOT
Au milieu du XVIe siècle Jacques Nicot, né en 1532, était seigneur de La Loge (cne de Saint-Maurice-
les-Brousses, HV.). Selon Nadaud son frère aîné Jean Nicot, ambassadeur de France au Portugal en 1559 et
auteur en 1606 d‟un Trésor de langue française aurait introduit le tabac en France. Mais ce lien de parenté est
incertain. Des descendants de cette famille vivaient au début du XX e siècle au Puy-de-Banneix (cne de Jourgnac,
HV.). D‟autres Nicot qui, comme les précédents, portaient un coq sur un nid sur leurs armoiries, vivaient à
Limoges vers le milieu du XVIIe siècle.

Armes de :

Nicot, seigneurs de La Loge (XVIe siècle) : d’argent au chevron de gueules accompagné en chef de deux
croissants du même et en pointe d’un nid surmonté d’un coq au naturel

Représentation : sur tableau où figure Jean Nicot dans une maison du Puy-de-Banneix

N… Nicot, « marchand à Limoges, gendre de chez Chabrol », en 1642 : d’azur au chevron d’argent
accompagné en pointe d’un coq du même, crêté et barbé de gueules dans un nid d’argent
Nicot de Limoges vers 1650 : d’azur au coq d’argent crêté et barbé de gueules sur un nid d’argent où sont
deux œufs du même accompagné en chef de deux étoiles d’or

nota : toutes ces armoiries sont parlantes par rébus (nid, coq)

Sources : Nadaud, III, p. 278 ; IV, p. 525-527 ; Poncet, p. 125

DE NIEUL
Cette famille, qui tirait son nom de la paroisse de Nieul (HV.), était connue depuis Ranulphe de Nieul,
abbé du Dorat, mort en 1235. Rotarius de Nieul, chevalier, rendit hommage à l‟évêque de Limoges en 1296. On
connaît les armoiries de son descendant Raterius de Nieul, seigneur de Monrocher et de Nieul en 1367. Il semble
que cette famille s‟est installée dans le Berry ultérieurement. Elle fait enregistrer à Bourges en 1697 des armes
différentes de celles de Rotarius de Nieul. Elle semble s‟éteindre avant 1789.

Armes de :

Raterius de Nieul (1367) : de… à un lion de… à la bordure de … besantée de…

de la famille de Nieul (Berry) en 1697 : d’azur au chevron d’or accompagné de six coquilles d’argent
rangées quatre en chef et deux en pointe

Sources : Jougla, V, p. 159 ; Lecler, HV., p. 515 ; Nadaud, III, p. 279

NIVEAU
Cette famille de notaires et de juges de la Haute-Marche est connue depuis 1617. A cette date François
Niveau était élus pour la collecte de la taille et Jean Niveau était seigneur de La Mongie (cne de Janaillat, Cr.).
En 1697 Antoine Niveau était seigneur de Villedary (cne de Saint-Victor, Cr.). En 1701 Annet Niveau,
lieutenant de la milice bourgeoise de Guéret, seigneur de Montlevade (cne de Saint-Sulpice-le-Guéretois, Cr.)
reçut d‟office un écu parlant de dérision. Au début du XIX e siècle Jean-Baptiste Niveau de Villedary était juge
suppléant au tribunal de Guéret. Cette famille a des descendants en 2009.

Armes : d’or à un niveau de gueules

Sources : DVN, p. 326 ; Hugon, p. 44 ; Tardieu, gdghm, p. 115

536
DE NOAILLES
Cette grande et célèbre famille du Bas-Limousin tire son nom de la terre et du château de Noailles près
de Brive. Un Pierre de Noailles aurait accompagné Godefroy de Bouillon lors de la première croisade. Hugues,
seigneur de Noailles, vivait en 1225 et en 1235. En 1248 il participa à la croisade d‟Egypte et mourut en Terre
Sainte. Antoine de Noailles, né en 1504, possédait de nombreuses seigneuries dans le Bas-Limousin : Merle,
Malesse, Leris, Chambres, Carbonnières, Monclar, Malemort et Brive. Rares sont les évènements de l‟histoire de
France auxquels cette famille n‟a pas été mêlée : guerre de Cent-Ans, guerres de Religions, Fronde, guerres de
Louis XIV et de Louis XV. En 1663 Noailles fut érigé en duché-pairie. En 1737 un Noailles fut duc d‟Ayen.
Sous la Terreur cinq membres de cette famille furent guillotinés. D‟autres se rallièrent à l‟Empire dont
Dominique-Just de Noailles qui devint chambellan de L‟Empereur. En 1897 Mathieu de Noailles épousa la
poétesse Anna de Brancovan, plus connue sous le nom d‟Anna de Noailles. Entre les deux guerres un Noailles et
son épouse Marie-Laure furent les promoteurs et les mécènes de l‟art contemporain. La famille est toujours
représentée en 2010.

Armes : familiales : de gueules à la bande d’or

Représentations : armoiries sur verrières du maître- verrier Chigot (1937) dans la chapelle de la Vierge de l‟église de Noailles (Cor.) et dans
le vestibule du château de Noailles

de Emmanuel de Noailles, comte de l‟Empire en 1811 : de gueules à la bande d’or ; au franc-quartier des
comtes membres du collège électoral qui est d’azur à la branche de chêne en bande d’argent
de Dominique-Just de Noailles, comte de l‟Empire en 1810 : d’or à la bande de gueules ; au franc-quartier
comtes officiers de la maison de l‟empereur qui est d’azur au portique ouvert à deux colonnes surmontées d’un
fronton d’or accompagné des D. A. (Domus Altissima) du même
de Alfred-Louis de Noailles, comte de l‟Empire en 1810 : d’or à bande de gueules ; au franc-quartier des
comtes militaires qui est de gueules à l’épée haute en pal d’argent

Cimier : une tête et col de daim

Sources : Champeval, II, p. 384-402 ; DVN, p. 205 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 406 ; Nadaud, III, p. 284-298 ; Revel, I, n°
307 ; Valette, p. 145

NOALHER ou NOUALHIER
Si l‟on s‟en tient à leurs armoiries il a existé à Limoges plusieurs familles Noalher différentes mais qui
avaient peut-être une origine commune. En tout cas leurs généalogies sont complexes. Mais on peut tenter de les
classer héraldiquement en fonction du meuble principal de leurs armoiries en Noalher au nuage, Noalher au
chevron et Noalher à l’aigle.
Les Noalher ou Noualhier au nuage. De cette famille nous connaissons uniquement N… Noualhier,
veuve de Jean Leschouzier qui vivait vers 1657 près du collège de Limoges.
Les Noalher au chevron sont connus depuis Mr Noalher, procureur, qui vivait en 1627. Son probable
parent, Mr Noalher, dit Chabrou, vivait en 1657 à Limoges. Il est peut-être l‟ancêtre de Joseph-Louis Noallher de
La Borie, écuyer, qui avait acheté un office anoblissant hors du Limousin et dont la veuve Geneviève Petiniaud
vota avec la noblesse en 1789.
Les Noalher à l’aigle puis à la colombe. En 1623 Jean Noalhier était seigneur de Bailes ou Baille (cne
d‟Isle, HV.). Antoine Noalhier, sieur de Bailes fit enregistrer ses armes en 1697. N… Noalher de Baille, trésorier
de France à Limoges en 1757 fut probablement le père de Martial et d‟Antoine Noalher qui en tant qu‟officiers
au bureau des finances de Limoges tenant un fief furent assignés à l‟assemblée de la noblesse de Limoges en
1789. Descendance au début du XXe siècle ?

537
Armes : des Noalher au nuage : N… Noalher ou Noualhier), veuve de Jean Leschouzier (1657) : d’azur aux
lettres N et P entrelacées, surmontées de trois étoiles d’azur dans un nuage d’argent et accompagnées en pointe
d’un croissant d’argent

nota : le nuage par jeu de mots avec le patronyme est probablement parlant

des Noalher au chevron : Mr Noalher, procureur (1627) : d’azur au chevron accompagné en chef de trois
étoiles et en pointe d’un poignard ou stylet, posé en pal, la pointe en bas, le tout d’or
Mr Noalher, dit Chabrou (1655) : de gueules au chevron abaissé d’or accompagné des lettres M et N et en
pointe d’un croissant d’argent et en chef de trois étoiles rangées d’or
Jean-J. Noalher, sgr de La Borie, écuyer (avant 1789) : de gueules au chevron de… chargé d’un poisson
de…et accompagné de trois coquilles de … deux et un
des Noalher à l’aigle : N… Noualhier vers 1667 : d’azur à l’aigle d’or
Antoine Noalher de Bailes (armes enregistrées en 1697) : d’argent à l’aigle contournée, le vol
abaissé de sable

nota : en 1763 N… Noualhier, secrétaire du roi, avait sur son cachet une aigle tenant un rameau d‟olivier

familiales au début du XXe siècle : d’argent à la colombe au vol abaissé de sable tenant un rameau
d’olivier dans son bec

nota : rare exemple d‟une colombe de sable

Représentation : sur un vitrail d‟une chapelle latérale de l‟église de Berneuil (HV.)

Sources : Agfl, p. 53 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 18 ; Nadaud, III, p. 280 ; IV, p. 527-529. Poncet, p. 125-126 ; Verdier,
p. 121 et 129

DE NOBLET
En 1575 Annet de Noblet, homme d‟armes, était seigneur de Tercillat (Cr.) et de Villermont dans la
Beauce. Son fils Nicolas fut fait chevalier de Malte en 1613. En 1699 Charles-François de Noblet, « écuyer et
conseiller du roi et de ses finances » fit enregistrer à Guéret un écu parlant. Son fils Jacques-Charles de Noblet
né en 1701, « placé chez M. d‟Hozier » Juge d‟Armes de France fut maintenu noble en 1717 sur preuves de
1550. Ceci lui permit, l‟année suivante, d‟être reçu page de la Grande Ecurie de Versailles. Il mourut vers 1750
sans descendance masculine de son mariage en 1723 avec Barbe de Mornay.

Armes : selon Jougla : de gueules au chevron d’or accompagné en pointe d’une gerbe de blé du même
enregistrées en 1699 : d’azur à trois gerbes d’or surmontées d’une trangle du même

Sources : Hugon, p. 36 ; Jougla, V, p. 162 ; Lecler, Cr., p. 759 ; Nadaud, III, p. 298-299 ; Tardieu, gdghm, p. 115

DE NOGARET DE LA VALETTE
La famille de Nogaret était originaire du Languedoc. Elle avait donné trois branches : celle des ducs de
Candale éteinte en 1621, celle des ducs et pairs d‟Epernon éteinte en 1581 et celle des ducs et pairs de La
Valette. C‟est à cette dernière branche qu‟appartenait Jean-Louis Nogaret de La Valette (+ 1642) colonel général
de l‟infanterie, amiral et gouverneur et sénéchal du Limousin en 1592 et 1593 puis de nouveau en 1596 et 1597.
Auparavant il avait été gouverneur du Boulonnais (1583), de Metz (1583), d‟Anjou (1586), de Normandie
(1587) et de Saintonge (1587). On notera qu‟entre 1593 et 1596 ce fut une femme, Diane (1539-1619), duchesse
d‟Etampes et d‟Angoulême, fille naturelle légitimée d‟Henri II et de Philippe Duc, qui fut gouverneur du
Limousin. En 1622 Jean-Louis Nogaret sera gouverneur de Guyenne. Son fils mourra sans postérité en 1661.

538
Armes (parlantes) : d’argent au noyer de sinople ; au chef de gueules chargé d’une croix alaisée d’argent
ou écartelé : aux 1 et 4, d’argent au noyer de sinople ; aux 2 et 3, de gueules à la croix de Toulouse
d’or

Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 70 et 71; Jougla, V, p. 164

DE NOLLET
La filiation noble de la famille de Nollet, originaire du village de Nollet (cne de Blond, HV.), est
attestée depuis 1450. A cette date Jean de Nollet épousait Jeanne Reynaud. En 1569 Robert de Nollet, «écuyer,
était seigneur du Roussie, de Nollet et du Mas du Bots (cne de Blond) et de Lépaud (cne de Bellac, HV.). La
famille fut maintenue noble en 1667 sur preuves de 1482. En 1669 Paul de Nollet était sénéchal de la Marche.
Son descendant Paul de Nollet (1751-1819), capitaine de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, comparut à
l‟assemblée des trois ordres au Dorat en mars 1789. Il émigra en 1791 et épousa Françoise de Clermetz dont il
n‟eut pas d‟enfants.

Armes : d’azur à trois fleurs de lis d’argent deux et un

Supports : deux anges

Sources : Descoutures, p. 66-67 ; Jougla, V, p. 167 ; Généal. lim. et march., t. V, p. 209-225 ; Lecler, HV., p. 69 et 101 ; Valette, p. 314 ;
Verdier, p. 97

NONIQUE
En 1701 fut attribué d‟office des armoiries de type mécanique à N… Nonique, juge de Bénévent-
L‟Abbaye (Cr.).

Armes : d’azur à deux barres d’argent

Source : Hugon, p. 70

DE NOROY
Nous ne savons quel était le statut social de ce de Noroy dont l‟émailleur Philippe Poncet peignit les
armoiries parlantes en 1641. Il était plus probablement roturier que noble.

Armes : d’azur aux lettres DN entrelacées d’or surmontées d’une couronne du même et soutenues d’un croissant
d’argent

Source : Poncet, p. 126

539
O

D’OIRON ou D’OYRON
Cette famille est, semble-t-il, originaire du Poitou où elle était connue dès 1428. Au XVIe siècle on la
trouve aussi dans le Berry et la Marche. La branche marchoise commence avec Louis d‟Oiron, baron d‟Ajain
(Cr.), qui épouse en 1508 Françoise de Liron. Leur fils Jacques se mariera en 1556 avec Gabrielle d‟Aubusson.
Ils auront Louis, baron d‟Ajain et de Gouzon (Cr.) marié en 1582 à Claude du Colombier. La famille fut
maintenue noble d‟extraction en 1666. Un membre de cette famille comparut en 1789 à l‟assemblée de la
noblesse de Montmorillon (Vienne). La branche des Oiron de Gouzon avait encore plus d‟une dizaine de
descendants en 2009.

Armes : d’argent à trois roses de gueules, tigées et feuillées de sinople

Sources : DVN, p. 207 ; Jougla, V, p. 180 ; Lecler, Cr., p. 15, 308 et 600 ; Nadaud, II, p. 25, 58 –59 ; Tardieu, gdghm, p.116 ; Valette, p. 106

D’ORADOUR
On est mal renseigné sur cette famille d‟Oradour qui semble s‟éteindre au XIV e siècle. Elle aurait
possédé le château du Boucheron (cne d‟Oradour-sur-Vayres, HV.). Jean d‟Oradour avait un sceau en 1290.
Géraud d‟Oradour vivait en 1301.

Armes : sur sceau de J. d‟Oradour (1290) : de… au chef de… bastillé chargé de six billettes de… trois à dextre et
trois à senestre, à la croix de… brochant sur le chef

Sources : Lecler, HV., p. 527 ; Nadaud, III, p. 303

D’ORGNAC ou D’ORNHAC
Cette famille tire probablement son nom du village d‟Orgnac actuellement Orgnac-sur-Vézère, (Cor.).
Elle est connue depuis Etienne d‟Ornhac qui vivait au XI e siècle. En 1420 Guy d‟Ornhac fils de Jean et de
Catherine de Saint-Chamans, qui venait de recueillir la succession de sa mère, prit le nom des Saint-Chamans
mais conseva ses armes familiales. Cette famille a possédé dans le Bas-Limousin, outre Orgnac, de nombreuses
autres seigneuries : Saralhac, Lostanges, Le Pescher, Silhac, Lissac, Saint-Silvain, Escorailles, Vassignac. Elle
semble s‟éteindre au XVIe siècle.

Armes : d’or à trois corneilles (ou corbeaux) de sable

nota : les corneilles sont peut-être parlantes par jeu de mots Ornhac/corneille

540
Sources : Champeval, I, p. 99 et 108 ; II, 111 ; Nadaud, IV, p. 532

D’ORLÉANS
En 1626 Gaston d‟Orléans, frère de Louis XIII, qui avait épousé Marie de Bourbon, duchesse de
Montpensier, acheta la seigneurie de Combraille. Ils eurent une fille unique Anne-Marie-Louise d‟Orléans
(1629-1693), duchesse d‟Orléans, dame d‟Auzances et du pays de Combraille, probablement la plus riche
héritière de France. Elle fut l‟une des meneuses de la Fronde et légua sa fortune à son cousin germain Philippe I er
d‟Orléans, frère du roi Louis XIV. Auzances et la Combraille restèrent aux mains des Orléans jusqu‟en 1789.
Leur dernier seigneur fut Louis-Philippe-Joseph d‟Orléans, dit Philippe Egalité sous la Révolution, guillotiné en
1793.

Armes : d’azur à trois fleurs de lis d’or au lambel à trois pendants de gueules

Représentation : sur un tympan muré de la porte latérale de l‟église de Lupersat (Cr.)

Sources : Lecler, Cr., p. 376 ; Tardieu, gddhhm, p. 90-91

D’ORLHAC
Durand d‟Orlhac était probablement natif d‟Orlhac, paroisse du diocèse de Tulle. Il fut élu évêque de
Limoges en 1236. Mais une partie du clergé s‟opposa à cette élection d‟où un procès qui ne fut tranché par le
pape Grégoire IX qu‟en 1240. Il fit bâtir à Limoges l‟église des Frères Prêcheurs à partir de 1241 ainsi que
l‟église des Chartreux du Glandier (Cor.). Il mourut en 1245 et fut inhumé dans l‟église du couvent des Frères
Prêcheurs.

Armes : d’argent à deux bandes d’azur

Sources : Lartigue, évêque, n° 4100 ; Nadaud, IV, p. 531-532

OROER
Jean d‟Oroer, chevalier, était sénéchal du Limousin et du Poitou en 1316 et utilisait un sceau armorié.

Armes : de… au chef de… chargé de trois coquilles de…

Sources: Bosredon, HV, p. 135; Fougeyrollas, t. 2, p. 519

D’ORSANNE ou DORSANNE
Jougla attribue des origines marchoises à cette famille qui était principalement implantée dans le Berry
(Issoudun). Ce qui est certain c‟est qu‟elle a contracté plusieurs alliances dans la Marche : Barjon, Lestang,
Ligondès notamment. Sa filiation noble prouvée remonte jusqu‟à Jacques d‟Orsannes dont le fils, Antoine,
épousa en 1539 Louise Jacob. Elle fut maintenue en 1667. En 1789 N… d‟Orsanne, seigneur de Saragosse (sic)
comparut à l‟assemblée de la noblesse du Berry. Elle comptait une quinzaine de descendants en 2008.

Armes : d’argent au chevron de gueules ; au chef d’azur chargé de trois macles d’or

Sources : DVN, p. 208 ; Jougla, V, p. 191 ; Valette, p. 147

541
OUDOT DE DAINVILLE
Cette famille est originaire de Vouziers (Ardennes). On la trouve ensuite à Gondrecourt (Meuse) puis en
Auvergne à Marsaut (Puy-de-Dôme). Vers la fin du XIXe siècle Félix Oudot de Dainville épousa Pauline
Hugonneau de Boyat, héritière du château du Puy (cne de Cussac, HV.) qui est toujours dans la famille Oudot de
Dainville. Appartiennent à cette famille : Maurice Oudot de Dainville (1886-1960) archiviste-paléographe, le
Jésuite et professeur à l‟Ecole des Chartes François Oudot de Dainville (1909-1871) et l‟amiral Alain Oudot de
Dainville, chef d‟Etat-major de la Marine jusqu‟en 2008. Assez nombreuse descendance en 2009.

Armes : d’azur à deux chevrons d’or accompagné de trois étoiles du même posées deux et un

Représentation : dans l‟église de Cussac (HV) sur le vitrail de sainte Paule et de saint Félix offert à l‟occasion du mariage de Pauline
Héronneau et de Félix Oudot de Dainville avec les armes Hugonneau de Boyat

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 20 ; DFN, p. 331 ; Internet ; Lecler, HV., p. 268-269

542
P

PABOT
La famille Pabot demeurait à Limoges au moins à la fin du XVI e siècle. J. Pabot vivait en 1603 et N…
Pabot en 1657. Ils portaient des armoiries fortement ressemblantes.

Armes de : J. Pabot en 1603 : de… à un monde de… sommé d’une croix de… accostée de deux étoiles de… et
chargé d’un chevron de… accompagné en chef des lettres initiales I et P et en pointe d’un croissant de…
N… Pabot en 1657 : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois mondes d’argent à la croix d’or, deux
en chef et un en pointe

Sources : Arm. Lim., n° 581 ; Nadaud, IV, p. 304 ; Poncet, p. 126

PACQUET
En 1701 Jean Pacquet, greffier des rôles de la paroisse d‟Evaux-les-Bains (Cr.), qui avait négligé de
faire enregistrer ses armoiries que, peut-être, il ne possédait pas, en reçut d‟office.

Armes : d’or à une bande de gueules chargée de trois rocs d’échiquier d’or

nota : les rocs d’échiquiers (ou tours) pourraient être parlants. En effet le poquet, qui désignait un petit cheval en ancien français, évoque une
autre figure du jeu d‟échec qui est le cavalier qui se déplace presque comme la tour. Le jeu de mots poquet/Pacquet aurait conduit ainsi au
choix du roc d’échiquier

Source : Hugon, p. 61

PAIGNON
Les différentes familles Paignon du Haut-Limousin semblent avoir eu une origine commune qui se situe
dans le village de Paignon (cne d‟Aixe-sur-Vienne, HV.). L‟une d‟elles possédait le fief de Brie dans le château
d‟Aixe-sur-Vienne ou à proximité au début du XVIIe siècle. François Pagnon qui avait probablement acquis un
office anoblissant au bureau des finances de Limoges était qualifié de baron de Brie en 1653. En 1697 Philippe
Pagnon, procureur au bureau des finances de Limoges en 1697 se disait écuyer, tout comme Paul Pagnon de La
Borie de Lascaux. En 1789 Jean Pagnon de La Faye, seigneur de Cubertefond (cne de Coussac-Bonneval, HV.),
comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Saint-Yrieix-La Perche, (HV.). Cette famille des
Paignon nobles s‟éteignit au XIXe siècle. Au XVIIe d‟autres Paignon travaillaient dans le commerce au XVIIe
siècle. Les armoiries de tous les Paignon portaient un chevron et étaient parlantes à l‟exception de celles qui
furent attribuées d‟office en 1701.

543
Armes de : N… Paignon, conseiller (1646) : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles du
même et en pointe d’un paon rouant au naturel
Mr Paignon, marchand (1650) : de… au chevron accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d’un
paon rouant surmonté d’un soleil, le tout d’or
Paul Paignon de La Borie, écuyer (1697) : d’argent au chevron de gueules accompagné en chef de deux
croisettes du même et en pointe d’un palmier de sinople
Philippe Paignon, conseiller du roi (1697) : de sinople au chevron d’or accompagné en chef de deux
étoiles du même et en pointe d’un paon rouant au naturel
N… Paignon, écuyer (armes attribuées d‟office en 1701) : d’argent à deux chevrons de gueules

Sources : Agfl, p. 49, 59 et 154 ; Jougla, V, p. 201 ; Lecler, HV., p. 9 ; Nadaud, IV, p. 304, 532-538 et 676 ; Poncet, p. 127 ; Valette, p. 314 ;
Verdier, p. 119 et 175

PAILLER
En 1697 N… Pailler, veuve de N… Pailler, juge de Roussac (HV.), fit enregistrer un écu parlant.

Armes : d’azur à trois épis d’or mouvante d’une motte (ou terrasse) du même accompagnés en chef de deux
étoiles aussi d’or

Source : Agfl, p. 53

PAJOT DE MARCHEVAL
Les Pajot de Marcheval, originaires de Paris, ont probablement été anoblis par une charge de conseiller
secrétaire du roi sous le règne de Louis XIV. Ils furent maintenus nobles en 1699. L‟un d‟eux fut intendant de la
généralité de Limoges de 1756 à 1761. Un autre comparut à l‟assemblée de la noblesse d‟Orléans en 1789.
Famille éteinte au XIXe siècle.

Armes : d’argent au chevron d’azur accompagné de trois têtes d’aigle de sable arrachées de gueules

Sources : Jougla, V, p. 203 ; Nouaillac, p. 238

DU PALANT
On peut supposer que les du Palant étaient originaires du Pallant (cne de Moissannes, HV.). On ne sait
si leur famille était noble ou roturière. Elle semble s‟être alliée au XVI e siècle avec les du Maine, seigneur du
Palland avant 1567. Elle s‟est éteinte très tôt, probablement bien avant 1600.

Armes : d’or à trois fasces de sable


ou de… à trois chevrons de…

Représentation : sur une porte et sur des pierres tombales de l‟église de Moissannes (HV.)

Sources : Lecler, p. 492-493 ; Nadaud, III, p. 305 ; IV, p. 533

544
PALAYS
Vers 1640 Simon Palays, sieur du Breuil et de La Vergne (cne de Saint-Just, HV., était juge de la cour
ordinaire de la Cité de Limoges. Ses armoiries étaient parlantes.

Armes : d’azur au château à deux tours d’argent, les toitures de gueules et les girouettes d’argent

Source : Poncet, p. 127

DE PALESTEL
Cette famille possédait au au XIIe et au XIIIe siècle la seigneurie de Dun-le-Palestel. Elle s‟éteignit
s‟éteignit dans la maison de Brosse.

Armes : de… à une jambe humaine de… posée en pal et un cœur de…

Sources : Lecler, Cr., p. 239 ; Tardieu, gdghm, p. 117

DE PANÉVINON
Cette famille est originaire d‟Ahun (Cr.). On suit sa filiation depuis François de Panévinon, écuyer,
seigneur de Reville (cne de Gouzon, Cr.) en 1550. Ce dernier demeurait au château de ce lieu construit au XV e
siècle et qui subsiste encore de nos jours. Son arrière petit-fils, Silvain de Panévinon, fut maintenu noble en 1666
sur preuves de 1555. En 1701 Charles de Panévinon, écuyer, seigneur de Bel-Air (cne de Chambon-Sainte-
Croix, Cr.) reçut d‟office un écu parlant. La famille possédait en 1770 le château et la seigneurie de Marsat (cne
de Chambon-sur-Voueize, Cr.). En 1789 Gilbert de Panévinon, seigneur de Marsat, comparut à l‟assemblée de la
noblesse. Une branche de cette famille s‟était installée dans la Somme à la fin du XIXe siècle. Famille éteinte.

Armes : familiales : d’argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules, à la fasce aussi de gueules brochant

attribuées d‟office en 1701 à Charles de Panévinon : de gueules à un pavillon d’or

nota : le pavillon est parlant

Sources : Jougla, V, p. 207 ; Hugon, p. 63 ; Lecler, Cr., p. 121 et 557 ; Nadaud, IV, p. 306 ; Tardieu, gdghm, p. 117

PANNE
N… Panne, greffier des rôles et notaire à Saint-Geniez-ô-Merle (Cr.), reçut en 1701 des armoiries
allusives et parlantes évoquant son métier.

Armes : d’or au griffon de sable

Source : Agfl, p. 216

DE PANNETIER
Cette famille semble originaire de la Bourgogne où une branche subsistait au moins sous le Premier
Empire. La branche marchoise est connue depuis Georges de Pannetier qui était seigneur d‟Amont (cne de Saint-
Bard, Cr.) en 1585. Sa dernière descendante fut Marie-Sylvie de Pannetier, dame d‟Amont, qui épousa en 1746
Louis François de La Celle.

545
Armes : d’azur à une épée la pointe en haut en pal d’argent accostée de trois étoiles d’or, une en chef et deux en
pointe

Sources : Jougla, V, p. 207 ; Lecler, Cr., p. 595 ; Tardieu, gdghm, 117 ; gddhm, p. 21

DE PANNEVEYRE ou PANEVERE
A l‟origine les Panneveyre étaient établis dans le Limousin. On les trouve ensuite dans le Poitou et dans
la Marche. Selon Nadaud ils étaient connus dès le XIIIe siècle. Dans la Marche cette famille a possédé les
seigneuries des Chasseignes près de Crocq (Cr.), de Combraille (commune de Viersat, Cr.) et de La Brousse (cne
de Saint-Maurice, Cr. ?). Un membre de cette famille fut Grand Prieur d‟Auvergne de l‟ordre des chevaliers de
Saint-Jean de Jérusalem de 1401 à 1402. Les Panneveyre furent maintenus nobles en 1666 sur titre de 1514. La
famille a compté plusieurs branches dont trois se sont éteintes avant 1789, une autre au XIXe siècle et la branche
aînée au XXe siècle.

Armes de : la branche aînée en 1666 : d’azur au poisson d’argent posé en bande


la branche aînée au XIXe siècle : d’azur à la bande d’or
la branche du Poitou au XVIe siècle : d’or au lion de gueules

Sources : Jougla, p. 206 ; Nadaud, IV, p. 314-315 ; Tardieu, gdghm, p. 117

PANNIER D’ORGEVILLE ou PANIER D’ORGEVILLE


Les Pannier d‟Orgeville, originaires du Dauphiné, furent anoblis par une charge d‟échevin de Lyon en
1745. On ne sait dans quelles circonstances ils achetèrent plusieurs seigneuries dans la Combraille telles
Mérinchal, La Mothe-Mérinchal (cne de Mérinchal, Cr.), Cherdon (cne de Les Mars, Cr.). Ces seigneuries
acquises entre 1720 et 1727 par Jacques Panier d‟Orgeville, maître des requêtes, furent revendues pour payer ses
dettes par sa veuve Emilie de Sainte-Hermine en 1777 à la famille de Vissaguet. Pas de descendance connue.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles d’argent et en pointe d’une rose d’or

Sources : Jougla, V, p. 207 ; Lecler, Cr., p. 178 et 430 ; Tardiieu, gdghm, p. 117 ; Tardieu et Boyer, Hist. des villes d‟Auzances et de Crocq,
rubrique « Mérinchal »

DE PANTADIS
En 1701 N… Pantadis était avocat à Ussel (Cor.) quand il fit enregistrer des armoiries probablement
mises au point par le bureau d‟enregistrement.

Armes : d’azur à un palmier d’or

nota : le palmier est peut-être parlant par un jeu de mots avec la première syllabe du patronyme

Source : Agfl, p. 212

PANTAILLON
En 1699 N… Pantaillon, veuve de Jean de Rièges, seigneur de Villemonteix (cne de Saint-Pardoux-les-
Cards, Cr.) fit enregistrer ses armoiries.

546
Armes : d’azur au lion naissant d’or jetant des flammes au naturel par la gueule et par les oreilles

nota : le lion est vraisemblablement parlant

Source : Hugon, p. 38

PAPON DU BREUIL
En 1611 Gabriel Papon du Breuil était seigneur de Corrigé (cne de Chamboret, HV.) et en 1612 du
Breuil et de Fontenille (cne de Berneuil, HV.). Famille apparemment éteinte au XVIIe siècle.

Armes : d’or à la croix d’azur cantonnée de quatre langues de feu de gueules


ou d’or à la croix d’azur denchée de gueules

Source : Lecler, HV., p. 74 et 163

PAPOT
N… Papot, chanoine de la cathédrale de Limoges, reçut d‟office en 1701 des armoiries de type
mécanique.

Armes : d’azur à une fasce d’or

Source : Agfl, p. 143

PAQUELET
En 1701 N… Paquelet, veuve de Murat de Châteauneuf, se vit attribuer d‟office des armoiries de type
mécanique.

Armes : de sable à un chevron d’or

Source : Agfl, p. 148

PARADIS DE PAULHAC
Cette famille fut anoblie en 1618 par une charge d‟échevin de Lyon tenue en 1608 par Louis Paradis qui
épousa Yolande de Busselet. Leurs petits-fils Jacques et Antoine de Paradis furent maintenus nobles en 1666 par
l‟intendant du Limousin. Ils étaient seigneurs de Paulhac (cne de Saint-Barbant, HV.). En 1789 Silvine de
Paradis, veuve de Pierre de Paradis, se fit représenter à l‟assemblée de la noblesse du Dorat par Gabriel du Theil,
chevalier. Famille éteinte au XIXe siècle.

Armes : d’argent à trois oiseaux de paradis (ou pigeons) de sable

Sources : Descoutures, p. 66-67 ; Jougla, V, p. 210 ; Nadaud, III, p. 306 ; IV, p. 686 ; Rietstap, II, p. 385

PARDONNAUD
En 1603 N… Pardonnaud, qui vivait probablement à Limoges, se faisait dessiner ses armoiries.

547
Armes : de… au chevron de… accompagné en chef de trois étoiles de… et en pointe d’un croissant de… accosté
des lettres initiales N et P

Source : Arm. Lim., n° 557

PAREIL D’ESPERUC
Dès le XVe siècle (ou peut-être le XIVe siècle) les Pareil d‟Espérou étaient seigneurs de Lavaur, de La
Vergne, de La Chatonie (cne de Donzenac, Cor.) et de Lubersac (Cor.). En 1472 Jacques d‟Espérou rendait
hommage pour sa terre d‟Espérou. En 1666 cette famille fut reconnue noble sur preuves de 1472. Le dernier
représentant de la branche aînée fut Jean-Joseph, vicomte de Parle, né en 1755, seigneur de La Ganne et de
Forças (commune de Bénayes, Cor.). Capitaine d‟artillerie et chevalier de Saint-Louis sous l‟Ancien Régime il
sera député de la Corrèze vers 1829. Sa fille unique meurt en 1887. Une autre branche, celle des seigneurs de
Lavaur (cne de Donzenac, Cor.) commença avec François d‟Espérou (+1615). Elle s‟éteignit au XIX e siècle à la
mort de Joseph d‟Esperuc (1736-1774) dont la descendance fut uniquement féminine.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à trois rocs d’échiquier d’argent ; aux 2 et 3, d’azur à trois fasces d’or

nota : les rocs d’échiquier sont parlants

Sources : Champeval, I, p. 303-309 ; Descoutures, p. 274-275 ; Jougla, V, p. 213

PARELON ou PARLON
Cette famille bourgeoise de Bénévent-L‟Abbaye (Cr.) est connue depuis le XVIIIe siècle. Vers 1760
Sylvain Parelon, curé de ce lieu de 1755 à 1792, fut en procés avec Mathurin Lemaire dernier abbé des
chanoines Augustins de Bénévent. En 1790 Silvain Parelon devint maire de la localité comme le sera l‟un de ses
descendants, Gédéon Parelon-Sauzet, de 1830 à 1858. Lors de la restauration de l‟église romane de Bénévent par
l‟architecte Abadie de 1875 à 1880, Elisabeth Parlon, épouse Durand, offrit un vitrail sur lequel elle fit
représenter ce qui semble être les armes des Parlon. De 1951 à 1959 Gustave Parlon, marchand de boissons, fut
élu conseiller général communiste du canton de Bénévent-L‟Abbaye. La famille est toujours représentée en
2009.

Armes : d’azur à trois bourdons de pèlerin d’argent rangés en pal ; au chef d’argent chargé de trois merlettes
de sable

Représentation : sur un vitrail (XIXe siècle) du choeur de l‟église de Bénévent-L‟Abbaye (Cr.)

Sources : Bonneau, Bénévent-L‟Abbaye d‟hier et d‟aujourd‟hui, p. 20, 85 et 114 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 33-34 ;
Dayen, dans Mssnac, 1996, p. 100-101

PARIS
N… Paris, dit Sazerat, vivant au faubourg de La Boucherie à Limoges et qui était peut-être boucher,
portait en 1643 un écu parlant.

Armes : d’azur à la ville d’or

nota : Sazeirat est un village de la cne d‟Arrênes (Cr.)

Sources : Lecler, p. 733 ; Poncet, p. 127

548
PARJADIS
Il y a eu au XVIIe siècle plusieurs notaires du nom de Parjadis à la Rivière (cne de Forgès, Cor.). En
1701 N… Parjadis se qualifiait de bourgeois de Saint-Chamant (Cor.) quand il fit enregistrer ses armoiries. Cette
famille existait encore à Tulle à la veille de la Révolution. Il existe en 2009 dans le Cantal une famille Parjadis
de Larivière qui est probablement une branche des Parjadis du Limousin.

Armes : d’argent à une aigle à deux têtes de gueules

Sources : Agfl, p. 220 ; Champeval, I, p. 76 ; II, p. 182 ; DFN, p. 335

PARROTT
La famille Parrott, d‟origine irlandaise et installée aux Etats-Unis, avait une branche dans l‟Etat de
Virginie dont un membre s‟est allié à la famille limousine de La Lande de Saint-Etienne vers la fin du XIXe
siècle. Le couple fit don d‟un vitrail à leurs armes à la chapelle des Jésuites de Limoges et d‟un autre à l‟église
de Linards (HV.) en 1891.

Armes : de gueules à l’orle d’argent ; au chef chargé de trois macles d’or

Représentations : sur un écu accolé à celui des La Lande sur un vitrail de la chapelle des Jésuites de Limoges et sur le vitrail de saint Joseph
dans l‟église de Linards (HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 15 et 22 ; Internet

PASQUANET DE LAVAUD DE PIERREBRUNE


Le nom primitif de cette famille était Laval. Elle était connue depuis 1444 à Auzances (Cr.). En 1755
les Pasquanet étaient seigneurs de Lavaud-Blanche (cne de Saint-Eloi, Cr.) et de Pierrebrune (Puy-de-Dôme). La
famille s‟éteignit en 1914 au décés d‟Eugénie de Pierrebrune.

Armes : d’or au lion de sable accompagné au canton senestre d’une étoile d’azur et en pointe d’un croissant du
même

Représentation : sur un vitrail (XIXe siècle) du château du Théret (cne de La Saunière, Cr.)

Devise : « Ma douleur est mortelle » (accompagnée d‟un cœur percé)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux du Limousin, p. 37 ; Jougla, Suppl., p. 412 ; Tardieu, gdghm, p. 118

PASQUET DE SAINT-MESMIN
Cette famille était implantée au XVIe siècle dans le nord-est de l‟actuel département de la Dordogne qui
faisait partie du Bas-Limousin avant 1789. A cette époque Antoine Pasquet était seigneur de Savignac et de
Saint-Mesmin (Dordogne). Au début du XVIIe siècle les Pasquet étaient en outre seigneurs de Salagnac
(Dordogne). Cette famille a comporté jusqu‟à cinq branches. Elle a eu plusieurs alliances limousines telles que :
des Cars, La Cropte de Chantérac, Pradel de La Maze, Bonneval, La Morélie, Maumont. En 1667 elle fut
maintenue noble sur preuves de 1539. En 1701 Hélie Pasquet de Saint-Mesmin qui vivait dans l‟élection de
Brive reçut d‟office un écu de type mécanique. Charles Pasquet, époux de Charlotte de Maumont, comparut à
l‟assemblée de la noblesse de Limoges en 1789. La famille s‟éteignit en 1907 à la mort de Marthe Pasquet de
Saint-Mesmin, épouse Lacoste-La Reymondie.

549
Armes : familiales : d’azur au cerf d’or nageant dans une onde d’argent

nota : il est vraisemblable que le patronyme qui évoque Pâques a suggéré le cerf, animal christique par excellence

Représentation : sur la pierre tombale de Jehan Pasquet (+ 1595) dans la chapelle du château Savignac-Ledrier (Dordogne)

attribuées d‟office en 1701 à Hélie Pasquet de Saint-Mesmin : de sinople à une fasce componée d’or et de
sinople

Sources : Agfl, p. 206 ; Champeval, I, p. 476-480 ; Descoutures, p. 275-276 ; Jougla, V, p. 220 ; Nadaud, III, p. 309-310

DE PASSAC
Gauthier de Passac, seigneur de La Crouzette (village disparu de la commune de Cromac, HV.), fut
sénéchal du Limousin au moins de 1376 à 1380. Il mourut en 1409.

Armes : burelé (ou echiqueté) d’argent et d’azur à trois pals de gueules brochant sur le tout

Sources : Bosredon, Sigil. HV., p. 127 ; Lecler, HV., p. 264

PASTOUREAU
On trouvait cette famille dans le Périgord et dans le Limousin. Elle était distincte de celle des
Pastoureau du Poitou anoblie au début du XVIIe siècle par une charge d‟échevin de Niort. Jean Pastoureau,
marchand, dit le Vieux, et Marguerite Pastourelle, sa femme, vivaient en 1495. Ils furent les parents de Dauphin
Pastoureau qui acheta à Alain d‟Albret, vicomte de Limoges, en 1487 la châtellenie de Nontron (Dordogne)
située alors (et jusqu‟en 1790) dans le diocèse de Limoges. Le même acheta en 1501 et 1502 une dizaine
d‟autres seigneuries situées dans le Périgord et dans le Limousin. L‟une de ses filles épousa un de Maumont et
une autre un Douhet marchand à Limoges. Son frère, Jean Pastoureau le Jeune, marchand lui aussi, vivait en
1532. En 1758, deux de ses descendants qui étaient contrôleurs des guerres, François Pastoureau, écuyer, et son
fils Charles Pastoureau, seigneur de La Mesnardie près de Ribérac (Dordogne), furent confirmés nobles. Cette
famille était apparemment éteinte en 1789. Au début du XXe siècle, selon A. Lecler, d‟autres branches des
Pastoureau, existaient encore

Armes : selon Froidefond : d’azur au chevron d’or accompagné de trois étoiles du même
selon Nadaud : de… à un mouton passant de…
ou de… à une houlette de berger en pal de… accostée d’un chien et d’un mouton de…

Sources : Descoutures, p. 252 ; Foidefond, II, p. 115-116 ; Nadaud, III, p. 311 ; IV, p. 533-535

PASTOUREAU DE PUYMODE
Ces Pastoureau sont originaires du Poitou où on les connaissait au XVI e siècle. L‟un d‟eux fut maire de
Poitiers en 1571. Ils avaient, selon Fougeyrollas, une origine commune avec les Pastoureau de La Braudière qui
sont nobles d‟extraction depuis 1528 et subsistent en 2009. Possessionnés dans le Limousin ils semblent avoir
disparus avant 1789.

Armes : d’azur au chevron d’or chargé de sept aiglettes de sable et accompagné en pointe d’une gerbe d’or

Sources: DVN, p. 211; Fougeyrollas, p. 577

550
PATRIS DE LABRO olim LE PATRIS DE LABRO
La famille Patris de Labro était originaire du Languedoc. De 1707 à 1737 le monastère bénédictin
d‟Uzerche eut pour abbé François Patris de Labro. Dix après sa mort cette institution fut sécularisée.

Armes : de gueules à un griffon d’or

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., II, p. 580 ; Jougla, V, p. 225

PAULY
C‟est probablement le terme dialectal limousin « pau », désignant le paon, qui a inspiré le meuble
principal de l‟écu de N… Pauly qui vivait à Limoges en 1601.

Armes : de… au paon rouant de… sur une terrasse de…

Source : Arm. Lim., n° 479

PAUTE
En 1322 Geoffroi Paute était chanoine à Limoges et scellait d‟un sceau rond (armoirié ?).

Armes : de… à un badelaire la pointe en haut de… accosté de deux fleurs de lis de…

Source : Bosredon, Sigil. HV., p. 212-213

PECONNET
En 1642 Jean Peconnet, « maître orpheuvre » à Limoges faisait peindre ses armoiries. En 1603 son père
portait les mêmes.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois colonnes du même

nota : ces armoiries sont parlantes par un jeu de mots très ténu Peconnet/colonne et aussi, probablement, allusives par le choix de l’or,
matière première des orfèvres, pour le chevron et les colonnes

Sources : Arm. Lim., n° 538 ; Poncet, p. 127

PELISSON DE FONTANIER
Les Pelisson de Fontanier sont originaires de Savoie et du Dauphiné. En 1556 l‟un d‟eux fut Premier
président au conseil souverain de Chambéry. Un autre était conseiller au parlement de Toulouse vers 1590. Le
représentant le plus éminent de cette famille fut Paul Pelisson de Fontanier (1624-1693), conseiller maître à la
Chambre des comptes de Montpellier en 1659, maître des requêtes à la chambre des comptes de Paris en 1674 et
membre de l‟académie française. Protestant à l‟origine il se convertit au catholicisme en 1676 et reçut en
récompense la charge d‟historiographe du roi et la commende de l‟abbaye de Bénévent (Cr.) de 1676 à 1688.
Avec les revenus de son bénéfice il fonda à Bénévent une école et un hôpital.

Armes : d’azur au massacre de bœuf d’or

Sources : Bonneau, Bénévent d‟hier à aujourd‟hui, p. 12 ; Jougla, V, p. 236 ; Tardieu, gdghm, p. 297

551
DE PELLET ou DE PELET
En 1698 François de Pellet, écuyer, sieur de Fonvieille et de Néboilièras (cne de Glanges, HV.), fit
enregistrer ses armoiries à Limoges. Il mourut en 1707 au Temple de Magnac (cne de Vicq, HV.). Pierre des
Pelets, peut-être le fils du précédent, avait épousé Anne Filhoulaud au début du XVIII e siècle. Il mourut en 1713
laissa plusieurs enfants dont Léonard qui eut lui-même une descendance. Famille éteinte avant 1789 semble-t-il.

Armes : d’azur à trois barres d’or chargées de six tourteaux de sable, un sur la première, trois sur celle du
milieu et deux sur la dernière

Sources : Agfl, p. 94 ; Lecler, HV., p. 363 : Nadaud, III, p. 314

PELLISSIER DE FÉLIGONDE
Les Pellissier de Féligondes sont originaires de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) où l‟on suit leur
filiation depuis 1423. Michel Pellissier était élu de la municipalité de Clermont en 1508. Une branche non noble
de cette famille possédait près de Crocq (Cr.) les seigneuries du Mont, de Lavaiud-Gouyard et de Bingilleix en
1617. Elle disparut au XIXe siècle. La branche de Clermont descend de Michel Pellissier anobli en 1666 par une
charge de conseiller secrétaire du roi. Son descendant, Michel-Claude Pellissier de Féligonde (1765-1853), fut
député du Puy-de-Dôme sous la Restauration. Son petit-fils Alphonse Pellissier de Féligonde épousa vers le
milieu du XIXe siècle Marie Rebière de Land et s‟installa au château d‟Orgnat (cne de Saint-Dizier-la-Tour, Cr.).
Descendance en 2009.

Armes : d’azur au pélican d’argent dans aire d’or avec sa piété de gueules ; au chef d’argent chargé de trois
mouchetures d’hermine de sable

Sources : DVN, p. 212 ; Jougla, V, p. 235 ; Lecler, Cr., p. 605 ; Valette, p. 150 ; Tardieu, gdghm, p. 118 ; ddhm, p. 163 ; Grand [Link]. du
Puy-de-Dôme, p. 87

PELLUCHEON
A la fin du XVIIe siècle cette famille d‟Oradour-sur-Vayres (HV.), enclave poitevine relevant de la
sénéchaussée de Montmorillon (Vienne), reçut d‟office des armoiries parlantes.

Armes : de sinople à un manchon d’argent

Sources : Fougeyrollas, p. 580

PÉNICAUTou PÉNICAUD
En 1600 cette très ancienne famille de Limoges portait des armoiries parlantes. Guillaume Pénicaud fut
anobli en 1785 par une charge de conseiller à la cour des Aides de Bordeaux. Cette branche s‟est éteinte au XIX e
siècle. Une autre branche, non noble, avait dans sa descendance un négociant et un architcte avant 1950.

Armes : de gueules au pélican d’argent

Sources : Arm. Lim., nO 424 ; Généal. Lim. et March., tome XVI, p.156; Jougla, V, p. 243 ; Verdier, p. 129

552
PÉNIGOT
Avant 1572 Jean Pénigot était bourgeois de Limoges et marchand dans cette ville. Sa femme et son fils
vivaient en 1593. En 1701 N… Pénigot, sieur de Soumagne (une dizaine de hameaux portent ce nom dans la
Haute-Vienne), reçut d‟office des armoiries de type mécanique. Les véritables armes de cette famille sont
probablement celles que peignit l‟émailleur Philippe Poncet en 1645.

Armes : familiales (1645) : d’azur à deux soleils d’or en chef, au lac ou cordelière entrelacée en forme de croix
d’argent, soutenue par un croissant d’argent du même et accostée des lettres initiales I et P
attribuées d‟office en 1701 à N… Pénigot : de sable à deux chevrons d’argent

Sources : Agfl, p. 155 ; Généal. lim. et march., tome XVI, p. 174 ; Poncet, p. 127

PENOT
Vers 1640-42 Jean Penot était membre de la confrérie de la Sainte-Croix de Limoges. Il fit peindre alors
ses armoiries sur un panonceau destiné à figurer lors des réunions de cette confrérie.

Armes : d’or au balai à trois liens de sinople posé en pal, surmonté d’une étoile de gueules.

nota : le balai, appelé penot en parler limousin, est parlant

Source : Poncet, p. 128

PENOT ou DE PEYNOT
En 1701 Louis Penot était seigneur de Villerange (cne de Lussat, Cr.) où il possédait un château. Ses
descendants y vivaient au moins dans la première moitié du XIX e siècle. Il lui fut attribué d‟office des armoiries
parlantes.

Armes : d’azur à six plumes d’argent passées en sautoir deux et deux et posées deux et un

nota : le caractère parlant des plumes tient au jeu de mots Penot/ penna (plume en latin)

Sources : Hugon, p. 59 ; Lecler, Cr., p. 381

PÉPIN DE BELLISLE, olim BELLE-ISLE


Cette famille originaire de Bretagne est noble d‟extraction ancienne depuis 1472. Elle est connue depuis
Jean Pépin, écuyer et seigneur de La Banie près de Rennes. Son descendant Marc Pépin, seigneur de Martigné,
fut maintenu noble en 1666. Julien Pépin (1708-1785), écuyer, seigneur de Bellisle et officier de marine, fut
confirmé noble en 1735 et 1776. Son fils Jean-Baptiste (1758-1827), lieutenant des maréchaux de France, sera
préfet de la Creuse d‟août 1816 à février 1817. En 2009 il avait une descendance féminine.

Armes : d’argent au chevron componé de sept pièces, quatre de sable et trois d’argent, accompagné de trois
pommes de pin du même

Sources : Carriat, fasc. 6, p. 245 ; DVN, p. 213 ; Jougla, V, p. 245 ; Valette, p. 150

553
PÈRE puis PÈRE DE LIBOUREIX
Jean Père, bachelier ès lois, vivait à Bellac (HV.) en 1446. En 1478 il rendit hommage à Pierre de
Bourbon, comte de la Marche, pour sa seigneurie de Liboureix (cne de Blanzac, HV.). Son fils Jacques Père,
châtelain du Dorat (HV.), rendait hommage en 1506 à Anne de France, fille de Louis XI, pour la même
seigneurie. François Père était seigneur de Lavaud (cne de Blanzac, HV.) en 1549. Son descendant direct Etienne
possédait les seigneuries du Liboureix et de Lavaud en 1645. La famille Père fut maintenue noble en 1666 par
l‟intendant d‟Aguesseau sur preuves de 1478. En 1761 Antoine Père, écuyer, seigneur de Vauguenige (cne de
Saint-Pardoux-Rancon, HV.) épousait en secondes noces Anne de Roffignac qui mourut sans enfant en 1763. La
famille semble éteinte en 1789.

Armes : selon Nadaud : d’azur à trois passiers (ou nasses) d’argent


selon Jougla : d’azur à trois pals vairés d’argent et de gueules

Sources : Descoutures, p. 67-68 ; Jougla, V, p.247 ; Lecler, HV., p. 96 et 713 ; Nadaud, III, p. 315-316

PERGAUD
En 1701 il fut attribué d‟office à N… Pergaud, juge du bourg de Salagnac (cne de Le Grand-Bourg,
Cr.), des armoiries de type mécanique.

Armes : d’or à deux pals de sinople

Source : Agfl, p. 148

PERIER
Vers 1641 Marcial Perier de Limoges se fit peindre des armoiries parlantes.

Armes : d’or à un arbre (poirier) de sinople sur une terrasse du même, accosté des lettres M et P de sable

Source : Poncet, p. 128

PÉRIER
Cette famille Périer était originaire du Dauphiné. Claude Périer (1742-1801), écuyer, et seigneur de
Vizille, fut conseiller-secrétaire du roi en la chambre des comptes du Dauphiné. Il eut cinq enfants dont Casimir
Périer (1777-1832), banquier et président du conseil des ministres de Louis-Philippe. Un autre, Camille (1781-
1841), polytechnicien entra en 1809 au Conseil d‟Etat et fut nommé préfet de la Corrèze où il se montra
particulièrement efficace. Il fut confirmé dans son poste par la Restauration et par les Cent-Jours mais la seconde
Restauration le révoqua. En 1837 il fut fait Pair de France. Pas de descendance. Cette famille semble apparentée
aux Périer du Palais, autre famille dauphinoise, qui possédait les armoiries ci-après.

Armes (parlantes) : d’azur à un poirier d’argent terrassé de sable ; au chef de gueules chargé de trois annelets
d’argent

Sources : Jougla, V, p. 248-249 ; Rietstap, II, p. 412 ; Tulard, II, p. 489

554
PERIÈRE
Vers 1650 M. Perière, seigneur de Chatreix (cne de Limoges), dit M. de Chastrey, était avocat du roi.
Vers la même date N... Perière portait comme le précédent des armoiries parlantes mais un peu différentes. En
1697 Jean-Michel Perière, écuyer, était seigneur du Vignaud (cne de La Jonchère, HV.) et président du présidial
de Limoges. Il avait probablement été anobli par sa charge assez récemment car sa famille ne figurait pas dans la
liste des maintenus nobles établie en 1666. Il ne semble pas avoir eu de postérité.

Armes de : M. Perière, seigneur de Charteix (vers 1650) : d’or à l’arbre de sinople accosté de deux lions
affrontés de gueules
N… Perière (vers 1650) : d’azur à l’arbre d’or accosté de deux lions affrontés du même sur une
champagne de rochers d’argent
Jean-Michel Perière, écuyer, seigneur du Vignaud, président du présidial de Limoges (en 1697) :
d’argent à l’arbre de sinople sur une terrasse du même accosté de deux lions affrontés de gueules

nota : l‟arbre des ces trois écus est probablement un poirier et est donc parlant. N… Perière vers 1650 a intoduit un second meuble parlant :
les rochers (ou pierres)

Sources : Agfl, p. 2 ; Jougla, V, p. 254 ; Lecler, p. 202 ; Nadaud, IV, p. 317 ; Poncet, p. 128

PÉRIGAULD
En 1699 Jean-François Périgauld, conseiller du roi, président de l‟élection de Combraille, faisait
enregistrer ses armoiries. Son descendant Louis-Pierre Périgauld de Rocheneuve (1741-1822), né à Lépaud (Cr.),
lieutenant-colonel à l‟armée de Sambre-et-Meuse en 1792, commanda le bataillon des volontaires de la Creuse,
surnommé « le bataillon infernal ».

Armes : d’azur au chevron alaisé d’or accompagné de trois besants du même, posés deux et un

Sources : Cariat, fasc. 5, p. 355 ; Hugon, p. 56 ; Lecler, p. 361 ; Tardieu, gdghm, p. 198

PÉRIGORD
Il y a eu à Saint-Junien (HV.) au XVIIIe et au XIXe siècle une famille bourgeoise du nom de Périgord.
Mais nous ne savons pas avec certitude si Ambroise Périgord, seigneur de La Guimandie et de Villechenon (cne
de Vayres, HV.) en faisait partie. Subdégué de l‟intendant de Poitiers pour le département de Rochechouart
(HV.) il acheta en 1757 une charge anoblissante de conseiller secrétaire du roi en 1757. En 1789 il comparut à
l‟assemblée de la noblesse de Poitiers. De son mariage en 1751 avec Anne de Lestang il eut seize enfants dont
neuf filles. L‟un de ses fils Jean-François Périgord, né en 1766 était curé de Vayres en 1821 et en 1843. Famille
éteinte avant 1900 semble-t-il.

Armes : d’azur à trois pommes de pin de pourpre

Sources : Fougeyrollas, p. 581 ; Jougla, V, p. 250 ; Généal., lim. et march., t. XVI, p. 208, 224- 227, 256 ; Lecler, HV., p. 526, 793-
794 ; Nadaud, III, p. 317 ; Valette, p. 354

PÉRONNEAU
Jean Péronneau était procureur du roi au siège des Eaux et Forêts de la Marche à Guéret vers le milieu
du XVIIIe siècle. Son fils Pierre Péronneau, né à Guéret en 1754, fut conseiller à la cour d‟appel de Limoges sous
le Premier Empire. Créé baron de l‟Empire en 1813, la Restauration l‟anoblit par lettres patentes royales avec

555
règlement d‟armoiries de 1815. Son petit-fils, Louis de Péronneau qui vivait encore vers la fin du XIX e fut père
de deux filles et d‟un garçon Jean avocat à Guéret, mort sans alliance.

Armes : parti : au 1, d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules ; au 2, d’azur au chevron d’or
accompagné de trois étoiles d’argent, deux et une ; au franc-quartier des barons membres du collège électoral
qui est de gueules à la branche de chêne en bande d’argent

Sources : Jougla, V, p. 231, p. 251 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 419. Révérend, Restauration, 5

PEROTOU
Le bourgeois Jean Perotou, dit Fellerou, vivait à la fin du XVII e dans la partie poitevine de la paroisse
de Javerdat (HV.). En application de l‟édit de 1696 il fit enregistrer des armoiries de type parlant.

Armes : de gueules à trois perroquets d’argent posés deux et un

Source : Fougeyrollas, p. 582

DU PÉROUX
En 1701 Marien du Péroux, bourgois du Chauchet (Cr.) et François du Péroux, écuyer, seigneur des
Moreaux (cne d‟Aulon ?, Cr.) reçurent d‟office le même écu parlant. Cette famille ne sembla pas avpoir de liens
avec la famille homophone des du Peyroux, noble depuis le début du XV e siècle.

Armes attribuées d‟office en 1701 : d’argent à une bande d’azur chargée de trois poires (ou pommes) d’or

Sources : Hugon, p. 59 et 62 ; Lecler, Cr., p. 159

PERROT
En 1644 Nicolas Perrot, « maître du logis des Troys Piliers » à Limoges se faisait peindre des armoiries
parlantes.

Armes : d’azur au perroquet d’or

Source : Agfl, p. 128

DE PÉRUSSE DES CARS


Le berceau de la famille de Pérusse des Cars, l‟une des plus anciennes du Limousin, se trouve au
château (détruit) de Peyrusse (cne de Châtelus-le-Marcheix, Cr.). Aimeric de Pérusse vivait en l‟an 1000 et
mourut après 1027. Il avait épousé Yolande de Lusignan. Leur descendant direct Geoffroy de Pérusse acquit la
terre et le château des Cars (HV.) qui est resté dans la famille jusqu‟à nos jours. Les preuves de noblesse des
Pérusse des Cars sont attestées depuis 1281. Ils ont eu des alliances prestigieuses : Albret, Harcourt, S égur,
Ventadour, Hélie de Pompadour, Polignac, Cossé Brissac notamment. En 1789 Louis-Nicolas de Pérusse fut élu
député de la noblesse de Châtellerault aux Etats-Généraux de 1789. Son fils André-François fut fait duc des Cars
sans lettres patentes en 1825. La branche aînée de cette famille a plusieurs descendants en 2008. Lesautres
branches sont éteintes : La Vauguyon au XVIe siècle, Saint-Bonnet au XVIIe siècle et Merville au XVIIIe siècle.

Armes : branche aînée : de gueules au pal de vair

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branche de Saint-Bonnet : de gueules au pal vairé de… et de…
branche de La Vauguyon : de gueules au pal de vair à la bordure engrêlée d’argent
branche de Merville (Auvergne) : écartelé : aux 1 et 4 de gueules au pal de vair ; aux 2 et 3 d’azur à trois
coquilles d’or (Montal) ; sur le tout de gueules à la croix pommetée d’hermine

Représentations : sur la porte d‟entrée et une clef de voûte de l‟église paroissiale de Les Cars (HV.) ; salle des Croisades au château de
Versailles ; sur un reliquaire de l‟église des Cars (HV.)

Cimier : un bras tenant une épée avec légende : « Sic per usum fulget »

Supports : deux sauvages

Devise : « Fais ce que dois, advienne que pourra »

Sources : Jougla, V, p. 260-261 ; Lecler, HV., p. 141 ; Nadaud, I, p. 279-309 et 638–642 ; Rietstap, II, p.418 ; Tardieu, gdghm, p. 119

PERRON
En 1701 Joseph Perron, juge de Bourganeuf (Cr.) et avocat au parlement, fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent à un tigre couché de sable ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

nota : le tigre est rarissime en héraldique (4 occurrences dans Rietstap pour les pays francophones)

Source : Hugon, p. 73

PERROT
En 1699 Jeanne Perrot, veuve de Jean de Saincthorent et vivant dans l‟élection de Guéret, reçut d‟office
des armoiries parlantes.

Armes : de sable à une fasce ondée d’or chargée d’une autre fasce ondée d’azur et accompagnée de trois rocs
d’échiquier d’argent deux en chef et un en pointe.

nota : les faces ondées évoquent par allusion un cours d‟eau, un torrent (terme connu avant le XV e siècle) et par conséquence le second
élément du patronyme de l‟époux défunt. Quand aux rocs d‟échiquier ils viennent de la seconde syllabe du nom de l‟épouse.

Source : Hugon, p. 77

PERROT DE CHEZELLES
Cette famille semble être celle qui se faisait appeler Perrot de Mondières avant 1789. Elle ne doit pas
être confondue avec celle des Perrot de Chazelle originaire d‟Ile-de-France. Le peintre Marc de Lajaumont a fait
représenter les armes des Perrot de Chezelles sur un vitrail du château du Théret (cne de La Saunière, Cr.). Ce
sont vraisemblablement les armes parlantes de l‟un de ses ancêtres.

Armes : d’argent au perroquet de sinople issant d’un mont de pourpre (ou de sinople) chargé en pointed’un
croissant d’argent ; au chef de gueules chargé de deux étoiles d’or

Représentation : sur un vitrail (vers 1900) du château du Théret (cne de La Saunière, Cr.)

Sources : Boulaud, Armoiriessur vitraux en Limousin, p. 37 ; Jougla, V, p. 258

557
DE PERRY
Les Perry, qui venaient peut-être d‟Irlande, étaient implantés dans l‟Angoumois au XV e siècle. En 1667
ils furent maintenus nobles sur titres de 1470. Ils eurent des alliances dans Haut-Limousin. Ainsi en 1681 Anne
de Rochechouart épousa Isaac Perry et lui porta le château de châtellenie de Saint-Auvent (HV.). En 1724
Françoise Green de Saint-Marsault, épousa Jean Perry. Leur fils François-Louis fut titré marquis de Nieul (HV.).
Autres alliances limousines : Bonneval vers 1470 et Abzac en 1596. En 1789 Pierre de Perry participa à
l‟assemblée de la noblesse d‟Angoulême. Cette famille avait encore un descendant en 2002.

Armes : d’argent à la bande de sable accompagné de deux lions de gueules

ou d’azur à deux lions de gueules passants ; au chef de sable

Sources : Froidefond, I, p. 444 ; Lecler, HV., p. 607 ; Nadaud, III, p. 316 ; IV, 524 ; Valette, p. 151

PESCHAMPS ou PESCHANT
Les Peschant étaient une vieille famille bourgeoise de Chénérailles (Cr.). En 1700 Joseph Peschant était
seigneur de Malleret (commune de Saint-Chabrais, Cr.) et maire de la ville de Chénérailles. A cette date Jean-
Antoine Peschant était conseiller au présidial de Guéret. Les Peschant possédaient le château de Malleret en
1649 et le conservèrent au moins jusqu‟au commencement du XVIIIe siècle. A la veille de la Révolution Etienne
Peschant, demeurant à Poitiers, était inspecteur des chasses du comte d‟Artois.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles du même et en pointe d’un poisson
d’argent posé en pal

nota : le poisson, dans la position du poisson pêché, est parlant par allusion

Sources : Hugon, p. 32 et 34 ; Lecler, Cr., p. 596 ; Tardieu, gdghm, p. 119

PESCHANT
Annet Peschant, docteur en médecine, vivait à Chénérailles (Cr.) en 1700. Il avait probablement un lien
de parenté avec les Peschamps précédents.

Armes : de gueules à une croix ancrée d’or cantonnée de quatre trèfles du même

Source : Hugon, p. 25

DU PESCHIN
Les du Peschin, dont le nom patronymique était Brun, furent seigneurs de Crocq de 1365 à 1400 du fait
du mariage de Blanche Le Bouteiller, dame de Crocq et d‟Imbaud du Peschin. Ils étaient originaires du
Bourbounais où se trouve la terre du Peschin. En 1416 Jacquette du Peschin avait épousé Bertrand de La Tour
d‟Auvergne, comte d‟Auvergne. Ce fut l‟apogée de la famille. En effet en effet au milieu du XV e siècle Pierre du
Peschin dut emprunter à Jacques Coeur pour équiper son fils pour les dernières batailles de la guerre de Cent
Ans. La chute du financier l‟obligea à vendre la plupart de ses biens.

Armes : coupé d’argent et d’azur à la croix ancrée de gueules sur l’argent et d’argent sur l’azur

Cimier : une aigle issant

558
Cri : « Le Brun au Peschin »

Sources : Nadaud, III, p. 318 ; Revel, I, n° 524 et 595 ; Tardieu, gdghm, p. 120 ; Tardieu et Boyer, Histoire des villes d‟Auzances et de
Crocq, p. 84-88

DU PESTEL DE VIALORE ou PESTEILS


La famille de Pestel ou Pesteils était implantée dans le Bas-Limousin au XVe siècle. En 1485 Françoise
de Pestel épousait François de Saint-Exupéry. Au début du XVIIe siècle Camille de Pestel épousait Anne de
Noailles, marquis de Montclar qui mourut en 1648. En 1666 elle fut maintenue sur preuves remontant à 1470.
Jacques du Pestel, seigneur de La Chapelle-aux-Saints (Cor.), mourait en 1666 laissant veuve Anne de Hautefort.
Il était probablement le père de N… du Pestel de Vialore qui était curé d‟Auriac (Cor.) en 1698 lorsqu‟il fit
enregistrer les armories familiales. Des branches de cette famille existaient en Auvergne à la veille de la
Révolution. Au XIXe siècle les du Pestel s‟éteignent aussi bien en Auvergne qu‟en Limousin.

Armes : d’argent à une bande de gueules accompagnée de six flanchis du même posés en orle, trois en chef et
trois en pointe

Cimier : un buste de More

Cri : Pesteilh

Sources : Agfl, p. 73 ; Jougla, V, p. 262 ; Merceron, p. 48 ; Nadaud, III, p. 319 ; IV, p. 534 ; Revel, I, n° 55

PÉTINIAUD
Les Pétiniaud étaient des marchands de Limoges au XVIIe siècle. En 1699 Jean Pétiniaud fit enregistrer
ses armoiries après mise au pont avec le bureau d‟enregistrement de Limoges. A la fin du XVIII e siècle deux
membres de cette famille acquirent des anoblissants hors du Limousin : Jacques Pétiniaud, seigneur de
Beaupeyrat (commune de Limoges), conseiller à la cour des Aides de Montpellier en 1779, et Joseph Pétiniaud,
conseiller à la cour souveraine de Colmar en 1777. En 1775 le premier était seigneur de Jourgnac (HV.) et le
second du Garreaud (cne de Jourgnac, HV). En 1789 Jean-Baptiste Pétiniaud, seigneur de Beaupeyrat, comparut
à l‟assemblée de la noblesse de Limoges. Jacques Pétiniaud du Garreaud et Raymond Pétiniaud de Jourgnac,
prêtres qui avaient refusé le serment constitutionnel, furent déportés à Rochefort où ils moururent en 1794. La
dernière descendante cette famille pourrait avoir été Jeann-Marie Pétiniaud de Juriol (cne de Le Palais, HV.) qui
épousa en 1807 Joseph Lamy de La Chapelle. Leurs descendants vivaient encore au début du XX e siècle à Juriol.

Armes (1699) : d’argent à un arbre de sinople terrassé du même, chargé à dextre sur la plus haute branche d’un
nid d’or sur lequel vole un oiseau de sable portant à manger à ses petis

nota : ces armories sont parlantes par rébus (petit nid haut)

Sources : Agfl, p. 114 ; Lecler, HV., p. 400-401 et 533-534 ; Poncet, p. 129 ; Verdier, p. 172

PETIT
En 1697 Joseph Petit, marchand à Limoges, fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’or à un arbre de sinople terrassé du même et un lion de sable couché au pied de l’arbre qu’il
embrasse de sa queue

Source : Agfl, p. 60

559
PETIT
En 1701 il fut attribué d‟office des armoiries de dérision à Claude Petit, veuve de Jacques Rolin, écuyer
et écuyer et se seigneur du Bouchaud (commune de Bussière-Dunoise, Cr.).

Armes : d’argent à un rat de sable posé en pal

nota : le rat est parlant par jeu de mots approximatif avec la première syllabe du patronyme du nom du mari

Source : Hugon, p. 53

PETIT
Il est probable que cette famille n‟avait pas de lien de parenté avec la précédente. En 1701 Gilbert Petit
procureur d‟office de la châtellenie de Lépaud, reçut d‟office des armoiries parlantes de dérision.

Armes : d’azur à une poule d’argent entourée de sept poussins du même posés en orlre.

nota : les poussins sont les petits de la poule. Par ailleurs le cri « piti », « piti » appelle les poules à la distribtion du grain dans la Marche

Source : Hugon, p. 65

PETIT
En 1644 N… Petit vivait à Limoges et faisait peindre ses armoiries par l‟émailleur Philippe Poncet.

Armes : d’azur au cœur d’or ; au chef cousu de gueules chargé d’un soleil d’or

Source : Poncet, p. 114

PETIOT puis DE PETIOT


Joseph Petiot était procureur du roi au présidial de Limoges et membre de la confrérie du Saint-
Sacrement en 1556. Il est probable que Joseph Petiot, qui était juge ordinaire de la ville de Limoges en 1593,
appartenait à cette famille tout comme Mathieu Petiot, seigneur de Chavaignac (cne de Peyrilhac, HV.), qui fut
consul de Limoges en 1596. Nicola Petiot, fut anobli par une charge de trésorier général de France en 1696. Il fut
confirmé noble en 1701. Son descendant Thomas de Petiot, écuyer, seigneur de Tailhac (commune de
Chamboret, HV.), assista à l‟assemblée de la noblesse de Limoges en 1789. Famille éteinte au XIX e siècle.

Armes de : Jean Petiot (en 1556) : d’azur au chevron d’argent accompagné de trois molettes du même ; au chef
cousu de gueules chargé de trois pigeons d’argent

Mathieu Petiot en 1594 et N… Petiot, seigneur de La Mothe (cne de Peyrilhac, HV.)en 1655 : d’azur au
chevron d’or accompagné de trois pigeons d’argent deux en chef et un en pointe ; au chef cousu de gueules
chargé de trois étoiles d’or

M. Petiot, conseiller en 1659 : de gueules au chevron d’or accompagné de trois pigeons d’argent, deux en
chef et un en pointe

Catherine Baillot, veuve de Pierre de Petiot, sieur de Chavaignac, en 1697 : d’azur au chevron d’or
accompagné de trois pigeons d’argent

nota : dans l‟ancien français le pigeon est le petit (petiot) d‟un oiseau

560
Sources : Agfl, p. 5, 9 et 10 ; Arm. Lim., n° 437 ; Jougla, V, p. 263 ; Lecler, HV., p. 163 et 554-555 ; Nadaud, IV, p. 319-320 ; Poncet, p.
129-130 ; Valette, p. 314 ; Verdier, p. 119 et 162

PEYNICHON
En 1700 Joseph Peynichon était procureur du roi en la vice-sénéchaussée de la Marche quand il fit
enregistrer ses armoiries. Son descendant Joseph Peynichon, procureur à Guéret, était seigneur des Barres (cne
de Saint-Loup, Cr.) en 1784.

Armes : d’argent à un écureuil de sable rampant contre une branche de noisetier de sinople

nota : l‟écureuil, animal à la queue longue (penitus en latin) et touffue a été suggéré par le patronyme

Sources : Hugon, p. 29 ; Tardieu, gdghm, p. 120

PEYRAT
N… Peyrat qui vivait en 1700 dans l‟élection de Limoges reçut d‟office des armoiries de type
mécanique.

Armes : d’argent à une fasce de sinople

Source : Agfl, p. 143

DE PEYRAT ou PEYRAC DE JUGEALS ou JUGEALS


La famille est originaire de la vicomté de Turenne. En 1496 Catherine Peyrat de Jugeals épousait
Guillaume Jouffre. En 1623, Jean de Peyrat, écuyer, était seigneur de Jugeals (aujourd‟hui Jugeals-Nazareth,
Cor.). En 1653 sa fille Anne de Pezyrat de Jugeals épousait Mercure de Chabrignac. Son fils, Henri de Peyrat de
Jugeals, fut maintenu noble en 1666 sur preuves remontant à 1367. Une branche de cette famille s‟éteignit en
1696 et une autre, celle de Peyrat de Jugeals de Veilhan, n‟était plus représentée à la fin du XIX e siècle que par
deux sœurs.

Armes : d’azur à la fasce d’or accompagnée de trois étoiles d’argent deux en chef et une en pointe

ou, selon Nadaud : d’azur au lion d’argent

Sources : Bergues-Lagarde, p. 125 ; Champeval, I, p. 224 et 230 ; II, p. 414 ; Jougla, V, p. 267 ; Merceron, p. 28 ; Nadaud, II, p. 468 et 599

DU PEYRAT DE THOURON
Vers 1600 Antoine du Peyrat, marchand, était seigneur du Masjambot (cne de de Limoges). Son fils
Jacques, conseiller au présidial de Limoges, épousa Jeannette de Verthamont en 1609 et devint trésorier de
France en 1620. Le fils de celui-ci, Joseph du Peyrat de Thouron, doyen des trésoriers de France, fut anobli en
1704. Il mourut à l‟âge de 97 ans en 1721. Un descendant de cette famille, seigneur de la baronnie de Thouron
(HV.), épousa Elisabeth Couteillias de Laribière en 1768. En 1789 Joseph du Peyrat, chevalier, baron de
Thouron, officier au Royal-dragons, assista à l‟assemblée générale de la noblesse de la Basse-Marche au Dorat
(HV.). Au commencement du XXe siècle Louis du Peyrat qui avait épousé Lucile Juge de Saint-Martin vivait au
Mas (cne de Thouron, HV.). Cette famille semble maintenant éteinte.

Armes : d’azur à la tour d’argent ouverteet maçonnée de sable

561
ou d’azur au château donjonné de trois tours d’or maçonnées de sable

Sources : Arm. Lim., n° 371 ; Jougla, V, p. 267 ; Lecler, HV, p. 788-789 ; Nadaud, II, p. 27-30, 619-632 ; Poncet, p. 78 ; Verdier, p. 100 et
118

PEYRICAUD
En 1701 Gabriel Peyricaud, archiprêtre de Bénévent-L‟Abbaye (Cr.) et curé de Saint-Sulpice-le-Dunois
(Cr.), se vit attribuer d‟office des armoiries évocatrices de sa qualité d‟archiprêtre. Le siège de l‟archiprêtré de
Bénévent, qui comprenait près de soixante-dix bénéfices, était à Saint-Sulpice-le-Dunois.

Armes : d’argent chapé de gueules à un croissant d’or

nota : le chapé résulte d‟un jeu de mots avec archiprêtre

Sources : Hugon, p. 44 ; Lecler, Cr., p. 706

DE PEYRISSAC
En 1745 Marie-Gilette de Peyrissac vivait dans son château de Peyrissac (cne de Saint-Robert, Cor.).
Elle avait épousé Mathieu de Chassaignac dont elle eut une fille, prénommée aussi Marie qui se maria en 1756
avec Grégoire Calvimont, co-seigneur de Saint-Robert et capitaine de grenadiers, qui était veuf en 1786.

Armes : d’or à la bande de sable chargée de trois étoiles d’argent

Sources : Bosredon, Sigil. Bas-Lim. , I, p. 336 ; Champeval, II, p. 69

PEYROCHE
Les Peyroche étaient des bourgeois de Limoges dont le nom est connu depuis la fin du XIV e siècle. On
connaît trois branches de cette famille. La première fut celle des sieurs du Reynou (cne de Le Vigen, HV.) qui
commença avec Jean Peyroche marchand de Limoges qui vivait en 1473 et dont le dernier du nom fut Joseph
Peyroche (1762-1836), membre de la loge maçonnique « Les Amis Réunis » de Limoges en 1808 et membre de
la confrèrie du Très-Saint-Sacrement en 1818. La seconde commence avec Léonard Etienne Peyroche lequel se
maria en 1790 avec Marie d‟Arnaud de Sarrazignac d‟une famille noble d‟extraction du Périgord. D‟où une
nombreuse descendance en 2008. La dernière branche fut celle de Puyguichard (cne de La Roche-L‟Abeille,
HV) que l‟on suit depuis Jean Peyroche de Puyguichard (1675-1751) bourgeois et marchand de Limoges et
exempt de la maréchaussée. Son fils Jean-Baptiste Peyroche acheta en 1775 un office anoblissant et mourut en
charge en 1785 ce qui permit à son fils Joseph-François de se qualifier d‟écuyer. Ce dernier n‟eut qu‟une fille,
qui épousa en 1815 le baron Pierre Martin de La Bastide En 1603 un membre de cette famille faisait dessiner ses
armoiries par l‟auteur de l‟Armorial de Limoges. En 1638 N… Peyroche était avocat et M. Peyroche avocat et
consul de Limoges en 1658. Il vivait encore entre 1667 et 1678.

Armes : d’azur à deux lions passants l’un sur l’autre (ou contre-passants) d’or, à la bordure de gueules chargée
de huit roses d’or

Sources : Arm. Lim., n° 538 ; Géné. lim. et march., XVI, p. 170-200 ; Poncet, p. 130-131

562
PEYRON
Catherine Peyron, veuve de Jean Mousnier, vivait à Limoges en 1650 et portait les armoiries ci-dessous.

Armes : d’azur à trois médailles d’or posées deux et un

Source : Poncet, p. 131

PEYROT ou PEIROT
Bernard Peirot, seigneur des Batisses ou de Batisse (cne de Clugnat, Cr.), était trésorier de France en la
généralité de Bourges en 1728. Son descendant, N… Peyrot, fut fait baron de L‟Empire en 1810. Famille éteinte
au cours du XIXe siècle.

Armes : coupé : au 1, parti à dextre d’azur au cor de chasse d’or et à senestre des barons militaires qui est de
gueules à l’pée haute d’argent posée en pal ; au 2 d’or au lévrier en quête soutenu de sinople

Sources : Jougla, V, p. 269 ; Lecler, Cr., p. 193 ; Nadaud, III, p. 313 ; Révérend, APE, IV

DU PEYROUX
Cette famille serait originaire du château du Peyroux (cne de Saint-Chabrais, Cr.) dont ils auraient été
seigneurs jusqu‟en 1646. Cette famille a compté jusqu‟à dix branches dans la Haute-Marche, le Berry, le
Bourbonnais, l‟Auvergne, la Picardie et même la Suisse. Dans la Marche ils furent seigneurs de Surdoux (cne
d‟Auzances, Cr.), de La Spouze (cne de La Celle-sous-Gouzon, Cr.) au XVIe siècle, de Lage et de Jardon (cne de
Parsac, Cr.) au XVIIIe siècle. A Jardon, acheté en 1772, ils firent construire un château. Ils furent aussi seigneurs
de Puy-Haut (cne de Lussat, Cr.) de 1632 à au moins 1700. En 1667 Léonet du Peyroux fut maintenu noble sur
preuves de 1519. En 1789 Michel du Peyroux, seigneur de Salmagne, comparut à l‟assemblée de la noblesse de
Riom (Puy-de-Dôme). Deux autres du Peyroux se firent représenter par Annet de Saint-Julien à l‟assemblée de la
noblesse de la sénéchaussée de Guéret. René-Joseph du Peyroux de Lage fut fait baron de l‟Empire par lettres
patentes de 1811 avec règlement d‟armoiries mais sa postéruié s‟éteignit en 1854. En 2009 la branche de
Mazière avait une assez nombreuse descendance.

Armes : familiales : d’or à trois chevrons d’azur au pal du même brochant sur le tout
attribuées d‟office en 1701 à Elisabeth du Peyroux : d’azur à un perroquet d’or
nota : le perroquet est parlant
du règlement d‟armoiries de 1811 : d’azur à trois chevrons échiquetés d’or et de gueules ; au franc-quartier
des barons militaires qui est de gueules à l’épée haute en pal d’argent
nota : les armes familiales ont été conservées dans leur structure mais avec modification des émaux conformément à la pratique du Conseil
du sceau des titres pour les armoiries d‟Ancien Régime

Sources : DVN, p. 215 ; Hugon, p. 48 ; Jougla, V, p. 269 ; Lecler, Cr., p. 345, 380-381 et 499 ; Nadaud, III, p. 534-535 et 684 ; IV, p. 534 ;
Tardieu, gdghm, p. 121 ; gddhm, p. 165 ; Valette, p. 152

PHELIPPES
En 1698 Jean Phelippes était receveur des contributions de la ville du Dorat (HV.) quand il fit
enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent à un lévrier courant de gueules accolé d’or accompagné de trois trèfles de sinople, deux en
chef et un en pointe

563
Source : Agfl, 114

PHILIP ou PHÉLIP DE SAINT-VIANCE


Cette famille est originaire de Saint-Viance (Cor.). Elle est connue depuis Hélie Phélip de Saint-Viance
seigneur de Saint-Viance et de La Garde (Cor.) en 1456. Elle fut maintenue noble en 1598 et en 1666 sur
preuves de 1541. C‟est par un mariage avec Marguerite de Chabannes en 1595 que les seigneuries de Chabannes
(cne de Laurière, HV.) et de Sazeirat (cne d‟Arrênes, Cr.) entrèrent dans cette famille et y restèrent jusqu‟à la
veille de la Révolution. La famille de Saint-Viance a eu plusieurs branches dont celle des seigneurs d‟Objat
(Cor.) qui s‟éteignit en 1878 et celle des seigneurs de Puymège dont la dernière représentante fut Elisabeth
Phélip de Saint-Viance (1810-1907) épouse de Larmandie.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à un cor d’argent enguiché du même accompagné de trois étoiles aussi
d’argent ; aux 2 et 3, d’or à quatre fasces de gueules

Sources : Champeval, II, p. 463-470 ; Descoutures, p. 285-286 ; Jougla, V, p. 272 ; Lecler, Cr., p. 409 et 521 ; Nadaud, III, p. 321-324 ;
Tardieu, gdghm, p. 122

PHÉLYPEAUX
Cette famille de noblesse de robe était originaire de Blois. Elle avait pour auteur Guillaume Phélypeaux,
bourgeois de cette ville, décédé avant 1527. Son petit-fils Louis est à l‟origine des trois branches des
Phélypeaux. La première fut celle de La Vrillière qui prit fin à la mort en 1771 de Louis Phélypeaux, secrétaire
d‟Etat. La seconde était celle de Buzançais avec Jean Phélypeaux, conseiller d‟Etat mort en 1660 laissant une
fille. La troisième fut celle de Pontchartrain qui commença avec Paul Phélypeaux (1569-1621, seigneur de
Pontchartrain, secrétaire d‟Etat en 1610, et qui s‟acheva avec Jean-Frédéric (1701-1781), ministre d‟Etat et
époux sans postérité de Marie-Jeanne Phélypeaux de La Vrillière sa cousine. C‟est à cette branche que se
rattache vraisemblablement Antoine Phélypeaux, sieur du Fresnoy, receveur des tailles, qui fut le second avec
son épouse Angélique Testart à faire enregistrer ses armoiries par le bureau de Limoges en 1697.

Armes : familiales : d’argent semé de quartefeuilles d’or au franc quartier d’hermine


branche de La Vrillière : écartelé : aux 1 et 4 d’azur semé de quartefeuilles d’or (Phélypeaux); aux 2 et 3,
d’or à trois maillets de sinople (Mailly)
branche de Pontchartrain : écartelé : aux 1 et 4 d’azur semé de quartefeuilles d’or (Phélypeaux) ; aux 2 et 3
d’argent (ou d’or) à trois lézards de sinople posés en pal deux et un (Cottereau)

Sources : Agfl, 2 ; Jougla, V, p. 271-272

PICAUD ou PICOT
Les Picaud ont été châtelains de Bellegarde-en-Marche (Cr.) qui appartenait au domaine royal. Ce fut le
cas notamment de Jacques Picaud en 1633 et de Jean Picaud. Ce dernier reçut d‟office en 1701 des armoiries
parlantes. En 1739 un autre Jean Picaud, prévôt de Bellegarde, était seigneur des Coutures, paroisse de Saint-
Julien de Bellegarde (?), en 1739.

Armes : de sable à une pique d’or posée en bande

Sources : Hugon, p. 63 ; Tardieu, gdghm, p. 123

564
PICHARD
Les Pichard sont originaires de L‟Eglise-aux-Bois (Cor.). Ils furent anoblis en 1625 et maintenus nobles
en 1667. Par mariage avec une de Bridiers au début du XVIIe siècle Antoine Pichard devint seigneur de Saint-
Julien-le-Châtel (Cr.). A la fin du même siècle Catherine Esmoingt, fille de Guy Esmoingt, seigneur de
Villemonteix (cne de Châtelus-le-Marcheix, Cr.), porta ce fief à son époux François de Pichard. Germain de
Pichard, seigneur de Villemonteix, se fit représenter à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Guéret
en 1789. Le dernier descendant connu de cette famille fut Pierre de Pichard, baron de Saint-Julien-le-Châtel,
mort à Toul-Sainte-Croix (Cr.) en 1870.

Armes : familiales : d’azur à trois bourdons d’or, deux en chef et un en pointe, ce dernier surmonté d’une étoile
d’argent

nota : une branche de cette famille restée bourgeoise, qui vivait à Eymoutiers (HV.) en 1697, portait les mêmes armoiries. Appartenait
probablement à cette famille Antoine Pichard, chanoine d‟Eymoutiers qui reçut d‟office les armoiries de type mécanique ci-dessous

attribuées d‟office en 1701 à Antoine Pichard : d’or à deux fasces de gueules

Sources : Descoutures, p. 97 ; Hugon, p. 75 ; Lecler, Cr., p. 575 ; Nadaud, II, p. 102 ; III, p. 322 ; IV, p. 535 ; Tardieu, gdghm, p. 123 et 220 ;
Verdier, p. 149

PICHON
En 1655 N… Pichon demeurant à Limoges se fit peindre par l‟émailleur Philippe Poncet des
armoiries « prinsent sur un pannonceau ayant servi à des honneurs funèbres ». Il n‟en fut probablement pas
satisfait car en 1657 il s‟en fit peindre d‟autres enrichies de nouvelles figures.

Armes : en 1655 : d’azur au croissant contourné d’argent entre deux étoiles d’or, des nuages d’argent en chef et
une rivière du même en pointe
en 1657 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’une étoile du même et en pointe d’un arbre de
sinople ; en chef un croissant d’argent entre deux étoiles d’or et en pointe une rivière d’argent

Source : Poncet, p. 131

PICHON
François Pichon, marchand à Limoges, fit enregistrer ses armoiries parlantes en 1697.

Armes : d’azur au pigeon d’argent accosté des lettres initiales F et P

Source : Agfl, 9

PICON
Cette famille d‟extraction chevaleresque (1259) serait originaire de Savone (Italie) et portait au XIII e
siècle le nom de Piconis. En 1395 Firmin Piconis épousa Jeannette de Enna, sœur d‟Octavien podestat de
Savone. C‟est vers 1550 que les Piconis seraient venus dans le Limousin à l‟occasion du mariage de Pierre
Piconis avec Agnès de Montjou ou Monthieu. En 1688 Jean Picon, seigneur des Lèzes (cne de Nantiat, HV.) et
de Chasseneuil (cne de Saint-Symphorien, HV.), épousait Marguerite de Chastagnac. En 1668 et 1786 les Picon
furent maintenus nobles sur preuves de 1559. La famille existait encore en 1666 mais elle semblait éteinte en
1789.

565
Armes (parlantes) : d’azur à un dextrochère d’argent tenant un dard en pal du même ; au chef cousu de gueules
chargé de trois couronnes d’or

Supports : deux griffons

Sources : Descoutures, p. 70-71 ; Jougla, V, p. 277 ; Lecler, HV., p. 503 et 745; Nadaud, III, p. 325-326

PICOT
Joseph Picot né à Boussac (Cr.) en 1773, fourrier du palais impérial, fut créé chevalier de l‟Empire en
1810. Il mourut dans les environs de Blois en 1837.

Armes : de sable à la fasce de gueules chargée du signe des chevaliers légionnaires, accompagnée en chef d’une
épée haute en pal d’or, soutenue d’un vol ouvert du même et en pointe d’un château flanqué de deux tours, le
pont-levis levé, le tout d’or

nota : l’épée en pal qui évoque la pique est probablement parlante

Sources : Carriat, p. fasc. 5, p. 356 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 423 ; Révérend, APE, IV, p. 47-48

PICQUART
Cette famille a eu une alliance vers la fin du XIXe avec un membre de la famille Dufour de Neuville
propriètaire du domaine et du château de Combas (cne de Viq-sur-Breilh, HV.)

Armes (parlantes) : d’azur au chevron d’argent accompagné de trois roses d’or tigées et feuillées du même

Représentation : écu sur vitrail (vers 1884) accolé à un autre aux armes des Dufour de Neuville dans la chapelle du château de Combas

Source : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 26

PICQUET
Cette famille, qui ne paraît pas avoir de liens avec celle des Picquet ci-après, portait des armoiries vers
1600.

Armes : de… à un chevron de… accompagné de trois étoiles de…, deux en chef et une en pointe soutenues
chacune d’un croissant de … et accosté des lettres initiales G et P

Source : Arm. Lim. , n° 559

DE PICQUET DE VIGNOLLES et PICQUET DE JUILLAC


Il manque une documentation pour établir une généalogie de cette famille que Rietstap dit originaire de
Gascogne et Jougla du Languedoc. Les Vignols et les Piquets sont (ou étaient) deux villages situés dans la la
commune de Juillac (Cor.). En 1870 Joseph-Henri Picquet de Vignolles, né au château de Puydeau (cne de Saint-
Cyr, HV.) près de Rochechouart, était général et comte de Juillac. Selon Jougla cete famille aurait eu une
filiation noble depuis 1556 et aurait été maintenue en 1700 sur preuves de 1551 et l‟un de ses membres aurait
comparu à Muret. Elle semble s‟être éteinte autour de 1900.

566
Armes : Picquet de Vignolles : écartelé : aux 1 et 4, de gueules au lion d’or armé, lampassé et couronné de
sable tenant une épée d’or ; au chef du même chargé de trois croissants de sable ; au 2, de sable à un cep de
vigne d’argent accolé à son échalas du même ; au 3, d’argent à trois têtes d’aigle arrachées de gueules
becquées, languées et couronnées de sable

nota : le cep de vigne évoque Vignolles et l’épée (qui pique) Picquet

autres armes : d’azur au lion d’or armé et lampassé de sable ; au chef cousu de gueules chargé de trois
croissants d’argent

Cimier : le lion de l‟écu surmonté de la légende « Numque impune »

Supports : deux lions d‟or armés lampassés et couronnés de sable

Devise : « Semper audax et fortis »

Sources : Jougla, V, p. 279 ; Lecler, HV., p. 602; Nadaud, II, p. 602 ; Rietstap, I, p. 435

PIE IX
Le pape Pie IX (Giovanni Mastaï-Ferretti), né en 1792, régna de 1846 à sa mort en 1878. Il n‟a aucun
lien familial avec le Limousin. Cependant, à la fin du XIXe siècle, un évêque de Limoges fit représenter ses
armoiries sur le vitrail des SS Pierre et Paul de la chapelle Saint-André de la cathédrale de Limoges.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au lion couronné le pied senestre sur un globe, le tout d’or (Mastaï) ; aux 2
et 3, d’argent à deux bandes de gueules (Ferretti)

Source : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, 11 ; Neubecker, p. 236

PIÉDIEU puis SAINTE-FEYRE


Selon Jougla cette famille serait une branche naturelle de la maison de Foix. Elle était implantée
initialement dans le Berry. En 1427 Guillaume Piédieu, licencié ès-lois, était lieutenant du sénéchal de la
Marche. La filiation de cette famille est établie depuis Jean de Piédieu, écuyer et seigneur de Sainte-Feyre (Cr.)
en 1506. C‟est à cette date que la famille prit le nom patronymique de Sainte-Feyre. Jean de Piédieu épousa
Françoise Foucault de Saint-Germain-Beaupré. Outre Sainte-Feyre les Piédieu possédaient dans la Haute-
Marche les seigneuries du Gué-au-Chat et des Couperies (commune de Bussière-Dunoise, Cr.) et dans le Berry
celles de Saint-Florent et de Villegagnon. La famille s‟éteignit probablement au commencement du XVIIe siècle
quand la seigneurie de Sainte-Feyre fut vendue aux Mérigot.

Armes : d’azur au chevron d’or chargé de trois coquilles de sable

Sources : Jougla, VI, p. 147 ; Nadaud, II, p. 119-120 ; III, p. 326 ; Tardieu, gdghm, p. 106, 123 et 198

DE PIERREBUFFIÈRE
Cette famille descendait, selon Nadaud, de Faucher vicomte de Limoges qui vivait à la fin du X e siècle.
Son fils Gaucelin était seigneur de Pierrebuffière en 1037. Jean de Pierrebuffière, compagnon de Jean-sans-Peur,
mourut au siège de Tunis de 1390. Les Pierrebuffière ont possédé de nombreuses seigneuries dans le Limousin et
dans la Marche telles : Le Breuil (cne de Saint-Sulpice-Laurière, HV.), Peyrat-le-Château (HV.), Saint-Yrieix-la-
Montagne (Cr.), Pontarion (Cr.), Le Monteil-au-Vicomte (Cr.), Saint-Paul (HV.), Champerret (Cor.). Converti au
protestantisme comme toute sa famille Abel de Pierre-Buffière se rangea du côté d‟Henri IV. De 1588 à 1593 il

567
combattit la Ligue catholique dans le Limousin et écrasa en 1594 la révolte paysanne des Croquants. La famille
de Pierrebuffière fut maintenue noble en 1667 sur preuves du XIV e siècle. Son dernier représentant a été Charles-
Aymar de Pierrebuffière, chevalier de Saint-Louis, mort en 1761.

Armes : d’or au lion de sable, armé et lampassé de gueules

Représentation : sur une verrière du maître verrier Chigot (1937) dans le vestibule du château de Noailles (Cor.) mais de sable au lion d’or

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 31 ; Généal. lim. et march., I, p. 119-176 ; Jougla, V, p. 283 ; Lecler, HV., p. 739 ;
Nadaud, III, p. 326-342 ; Tardieu, gdghm, p. 123-124

DE PIERREFITTE
Nous n‟avons aucune information sur cette famille dont le nom est identique à celui de la paroisse
corrézienne de Pierrefitte située non loin de Tulle. En 1701 l‟épouse de N… de Pierrefitte, écuyer, fit enregistrer
des armoiries modifiées par le bureau d‟enregistrement.

Armes : de gueules à deux faces d’or accompagnées de huit molettes du même posées en orle

Source : Agfl, p. 213

PIERRON
Michel Pierron, curé de Saint-Silvain-de-Bellegarde (Cr.), fit enregistrer ses armoiries en 1699.

Armes : de gueules à un cœur d’or surmonté d’un pigeon d’argent accompagné d’une étoile du même posée à
dextre du chef

nota : le pigeon qui évoque phonétiquement le patronyme est probablement parlant. Quand au cœur, attribut de la charité en tant qu‟amour
divin depuis le XIIIe siècle, il est une allusion à sa qualité de prêtre

Sources : Hugon, p. 41 ; Tervarent, Attributs et symboles…, p. 131

PIGNE ou PIGNÉ
Jean Pigne était président en l‟élection de Limoges en 1697 quand il fit enregistrer ses armoiries
parlantes. C‟est peut-être son fils, N… Pigné de Montignac (commune de Rilhac-Rancon, HV.) de Laborderie,
qui fut officier au bureau des finances de Limoges à partir de 1729. Nous ne lui connaissons pas de postérité.

Armes : d’azur au pin de sinople (sic) sur une terrasse du même

Sources : Agfl, p. 49 ; Poncet, p. 132 ; Verdier, p. 119

PIGNET
Né à La Souterraine (Cr.) en 1772, major d‟infanterie sous le premier Empire, Pierre Pignet fut fait
chevalier de l‟Empire par lettres patentes du 18 aout 1810.

Armes : d’or au chevron de gueules chargé du signe des chevaliers légionnaires et accompagné de trois lions
tenant chacun une épée haute de sable posés deux et un

Sources : Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 265 ; Révérend, APE, IV, p. 52-53

568
DU PILLE
Cette famille connue depuis le XVIe siècle fut anoblie par une charge au XVIIIe siècle. En 1749 André
du Pille, dit le baron de La Bosse, était vicomte du Monteil-au-Vicomte (Cr.). La famille s‟éteignit à la mort
d‟Anne-Adélaïde du Pille qui avait épousé François du Pouget en 1751. Une autre branche s‟installa en
Beauvaisis. L‟un de ses membres comparut à l‟assemblée de la noblesse de Chaumont-en-Vexin en 1789. Elle
disparut au XIXe siècle.

Armes : de gueules au chevron d’or accompagné en chef de deux croissants d’argent et en pointe d’un globe
cintré d’or

Sources : Jougla, V, p. 287 ; Lecler, Cr., p. 448-449 ; Nadaud, III, p. 352-353 ; Tardieu, gdghm, p. 124

DU PIN ou DUPIN
Les du Pin ont possédé de nombreuses seigneuries situées dans l‟actuel département de la Haute-Vienne
(Bussière-Boffy, Saint-Barbant, Saint-Cyr, Saint-Martin, Veyrac) ainsi que celle de Lesterp (Charente). Peyrot
(ou Pierre) du Pin vivait à la fin du XVe siècle. En 1598 et 1666 cette famille fit preuve de sa noblesse sur titres
de 1493 mais selon le Catalogue de la noblesse française les preuves seraient plus anciennes (1420). Antoine du
Pin était sieur de Roche (cne de Darnac, HV.) en 1678. François-Louis du Pin comparut à l‟assemblée de la
noblesse de Poitiers en 1789. En 2008 cette famille compte de nombreux descendants répartis dans trois
branches : La Guérivière, La Richerie et Saint-Cyr.

Armes : d’argent à trois bourdons de pèlerin de gueules posés en pal rangés en fasce

nota : les bourdons de pèlerin sont parlants par jeu de mots Pin/ pélerin

Sources : Descoutures, p. 68-69 ; DVN, p. 217 ; Jougla, V, p. 289 ; Lecler, HV., p. 271 et 688 ; Nadaud, II, p. 29-32. Valette, p. 153

PINCHAUD
Jean Pinchaud, marchand à Limoges, se faisait peindre ses armoiries en 1628.

Armes : d’azur à l’arbre de sinople (sic) sur une champagne du même accompagné de trois pigeons d’argent
deux aux flancs et un en pointe

nota : les pigeons et l’arbre (un pin probablement) sont parlants par jeu de mots avec Pinchaud

Source : Poncet, p. 128

DE PINDRAY D’AMBELLE
Cette famille d‟extraction chevaleresque (1388) est originaire du Périgord et plus précisément de
Connezac (Dordogne). Mais selon Froidefond sa filiation serait suivie depuis Josselin qui était seigneur de
Pindray (Vienne) en 1364. Quoi qu‟il en soit ses preuves de noblesse remontent à 1388. Vers 1630 François de
Pindray était seigneur d‟Ambelle (cne de Sainte-Croix ?, Dordogne). Au XVIIe siècle elle avait des branches en
Poitou et en Saintonge. En 1647 Pierre de Pindray, écuyer, seigneur des Granges et de Lascoux (cne de Cussac,
HV.), épousait Charlotte de Saint-Laurent-sur-Gorre dont la famille fut anoblie au XVIIe siècle. Les Pindray
furent maintenus nobles par les intendants du Poitou et de La Rochelle en 1667 et 1699 et par l‟intendant de
Bordeaux en 1697 et 1718. Pierre de Pindray d‟Ambelle comparut à l‟assemblée de la noblesse de Périgueux en
1789. Cette famille avait quelques descendants en 2002.

569
Armes : d’argent au sautoir de gueules

Supports : deux sauvages

Sources : Froidefond, I, p. 394 ; Jougla, V, p. 291, Nadaud, III, p. 343-345 ; Valette, p. 153 ; Verdier, p. 87

PINETON DE CHAMBRUN
La famille Pineton de Chambrun, noble d‟extraction ancienne (1491), est originaire du Gévaudan selon
le « Catalogue de la noblesse française ». Mais selon Hugon, qui invoque le témoignage de Cyprien Pérathon,
l‟historien d‟Aubusson, les Pineton de Chambrun, auraient leurs racines dans cette ville. En effet Chambrun était
une terre située soit dans la paroisse voisine de Saint-Alpinien (Cr.), dans celle de Saint-Médard (Cr.). Les
Pineton de Chambrun auraient quitté la Haute-Marche au XVIe pour s‟installer à Nîmes où ils se convertirent au
protestantisme. En 1789 Antoine Pineton, dit le vicomte de Chambrun (1731-1798), comparut à l‟assemblée de
la noblesse de Mende. Une de ses descendantes épousa en 1895 l‟explorateur Pierre Savorgnan de Brazza. La
famille compte plusieurs descendants en 2009.

Armes (parlantes) : d’azur trois pommes de pin d’or les queues en bas
ou écartelé : aux 1 et 4, d’azur à trois pommes de pin les queues en bas ; aux 2 et 3, d’argent à
l’aigle au vol abaissé de sable

Sources : DVN, p. 217 ; Hugon, p. 87, note 151 ; Jougla, V, p. 292 ; Valette, p. 123

PINOT
Les Pinot semblent originaires de Saint-Germain-les-Belles (HV.) où ils étaient implantés dès le XVe
siècle. En 1488 Germain Pinot, bachelier en droit, fit rebâtir l‟hôpital de Saint-Germain. En 1530 Pierre Pinot,
bourgeois et marchand à Limoges, épousait Marguerite Colomb. Il est probable que les différents Pinot qui
vivaient à Limoges au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle avaient des liens de parenté. La famille a compté jusqu‟à
cinq branches dont la dernière à disparaître fut celle des coseigneurs de La Grillerai (cne de Saint-Germain-les-
Belles, HV.) qui s‟éteignit en 1839 à la mort de Françoise Pinot, fille de Martial Pinot, maître-sellier à Limoges.
Les armoiries des différentes branches des Pinot sont toutes parlantes mais avec des différences marquées dans
le chois des meubles.

Armes de : Jean Pinot (1609-1649), président de l‟élection de Limoges, en 1642 : d’or au pin de sinople sur une
champagne du même avec des pommes de pin au naturel
N… Pinot d‟Aixe-sur-Vienne en 1648 : d’azur au pin de sinople avec cinq pommes de pin au naturel sur
des rochers d’argent, surmonté d’une étoile et accosté de deux autres de…
Mr Pinot, «élu » en 1650 : d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent accompagné de trois
pommes de pin la tige en bas d’or deux et une
Jean Pinot, « bourgeois et lieutenant de bourgeoisie à Limoges » en 1697 : d’azur à trois pieds humains
d’argent deux et un
Bernard Pinot, « receveur général des domaines de Limoges » en 1697 : d’argent à trois pommes de pin de
sable, deux et une, les tiges en haut

Représentation : sur clé de voûte de la chapelle des Pinot dans l‟église de Saint-Germain-les-Belles (HV.)

Sources : Agfl, p. 50 et 52 ; Généal. Lim. et march., I, p. 177-190 ; Lecler, HV, p. 632 ; Nadaud, IV, p. 344 ; Poncet, p. 132

570
DE PINS
La famille de Pins est originaire du Languedoc. Elle a eu trois branches qui remontent au XIV e siècle
mais dont la souche commune est inconnue. C‟est d‟une Brachet, noble d‟extraction chevaleresque depuis 1362,
que descendait Jean-Paul-Gaston de Pins (1766-1850) fils de Paul de Pins de Caucalières et de Marguerite
Chabrol de Montaison, qui fut évêque de Limoges de 1822 et 1824 puis administrateur du diocèse de Lyon.
Charles X le fit pair de France en 1827. Il mourut à Lyon. La famille de Pins compte de nombreux descendants
en 2009.

Armes (familiales) : de gueules à trois pommes de pin d’or, les queues vers le bas

Représentation : sur vitrail du baptême du Christ dans la chapelle de Bonnefont de l‟ancien petit séminaire d‟Ajain (Creuse) et sur le vitrail
des Rois Mages de l‟église Saint-Michel-des-Lions de Limoges (d’azur à trois pommes de pin de sinople)

Devise (familiale) : « L‟un des neuf barons de Catalogne »

Cri (familial) : « Du plus hault des pins »

Sources : DVN, p. 218 ; Jougla, V, p. 294-295 ; Lartigue, évêques, p.297 ; Valette, p. 153

PINTIER
En 1701 les armoiries de Mathieu Pintier, curé de Saint-Salüe (Saint-Salvadour ?, Cor.), après examen
par le bureau d‟enregistrement et réglées d‟une manière parlante et allusive.

Armes : de gueules à un calice d’or

Source : Agfl, p. 216

PIQUET
Louis Piquet était maître sellier à Limoges en 1645.

Armes : de… au chevron de… accompagné en pointe d’un cœur de…percé d’une flèche ; au chef de… chargé
d’une étoile entre un soleil et un croissant contourné de…

nota : la flèche qui pique le cœur est probablement parlante

Source : Poncet, p. 132

PITAUD ou PITAULT
Cette famille bourgeoise possédait la seigneurie de La Chapelle (commune de…). En 1654 Barthélemy
Pitault était châtelain de Chénérailles (Cr.). Léonard Pitaut, curé de Pierrefitte (Cr.), reçut d‟office en 1701 des
armoiries parlantes. Barthélemy Pitault était bourgeois de Chénérailles en 1753.

Armes : d’argent à un chevron de gueules accompagné en pointe d’un pic de sable

Sources : Hugon, p. 45 ; Tardieu, p. 214

571
PITEU
En 1601 Jean (?) Piteu vivait à Limoges.

Armes : de… à une cordelière en forme de croix de… aux lettres initiales I et P chargeant à dextre et à senestre
les bras de la croix

nota : la croix est probablemet une allusion parlante au patronyme Piteu (= pieux)

Source : Arm. Lim. , n° 456

DE PLACE
Cette famille du Limousin existait sous l‟Ancien Régime.

Armes : de gueules à une main d’or appaumée et posée en pal

Devise : « In fide robur »

Sources : Jougla, V., p. 294 ; Rietstap, II, p. 447

PLAISANT DE BOUCHIAC
Cette famille était implantée sur le territoire de Perpezac-le-Noir (Cor.) où elle tenait les fiefs de
Puymaillot, Bigardel, Le Bousquet et La Prade au XVI e siècle. Jean Plaisant de Bouchiac était noble quand il fit
son testament en 1429. Ses descendants furent maintenus dans le second ordre en 1598 et en 1666 sur preuves de
1519. N… Plaisant de Bouchiac signa le cahier de doléance de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle en mars
1789. La dernière descendante de cette famille semble avoir été N… Plaisant de Bouchiac, épouse de Pierre-
Olivier de Cosnac, décédée sans enfant en 1883.

Armes : d’azur à un chevron d’or surmonté d’une croisette ancrée du même et accompagné de trois coquilles de
saint Jacques d’argent, celle de la pointe surmontée d’un croissant d’argent

Sources : Champeval, II, p. 136 ; Descoutures, p. 276 ; Nadaud, III, p. 349-351 ; Verdier, p. 178

PLANCHARD DE CUSSAC
Cette famille originaire du Bas-Limousin (Beaulieu-sur-Dordogne) fut anoblie en 1752 par une charge
de conseiller secrétaire du roi acquise hors du Limousin. En 1789 Alexis Planchard de Cussac, capitaine de
cavalerie, signa le cahier de doléance de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. La même année il épousait
Marie Plaisant du Bouchiat. En 2009 leurs lointains descendants étaient près d‟une cinquantaine.

Armes : de gueules à un chevron d’or accompagné en pointe d’un cygne d’argent ; au chef cousu d’azur chargé
de trois étoiles d’or

nota : le cygne d’argent est assez probablement parlant par jeu de mots blanchard/Planchard

Sources : Bergues-Lagarde, p. 126 ; Champeval, II, p. 374 ; DVN, p. 218 ; Valette, p. 153-154 ; Verdier, p. 109, 129 et 178

572
PLANTA DE WILDENBERG
Cette famille suisse est originaire de Zernez dans le canton des Grisons. Elle s‟établit dans le Dauphiné et
fut reconnue noble en France en 1721. En 1880, Fernande de Beaufranchet de Tercillat (1859-1889) épousa
Conrad Planta de Wildenberg d‟où descendance een 2012.

Armes : d’argent à une patte d’ours au naturel coupée de gueules montante de dextre à senestre

Représentation : sur le mur est de la chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.)

Sources : DVN, p. 218 ; Jougla, V, p. 301 ; mssnac, tome 57, p. 242 ; Valette, p. 154

DE PLANTADIS
La famille du Plantadis était répandue dans la Marche et dans l‟Auvergne dès le XIII e siècle. Au XVIe et
e
au XVII siècle ils furent seigneurs du Leyrit (cne de Basville, Cr.) et de Mérinchal (Cr.). Louis du Plantadis était
écuyer en 1556. La dernière descendante de cette famille semble avoir été Gilberte, fille de Gabriel du Plantadis
et de Jacqueline de Langeac, qui avait épousé Guy de Lestranges en 1641.

Armes : d’argent au chêne de sinople englanté d’or sur une terrasse du même ; au chef d’azur chargé d’un
croissant d’argent accosté de deux étoiles d’or

nota : en parler local un « plantadis » est une plantation d‟arbres figurée ici par un chêne et ses glands

Représentation : sur une porte du château du Bost (cne de Magnat-L‟Etrange, Cr.)

Devise (également parlante) : « Fructum dabit in tempore suo »

Sources : Jougla, V, p. 302 ; Lecler, Cr., p. 364 ; Nadaud, III, p. 352 ; Tardieu, gdghm, p. 124

DE PLAS ou DES PLAS


Selon Nadaud la famille de Plas tiendrait son nom d‟un fief de Plas où elle avait son château (qui existe
toujours) dans la commune de Curemonte (Cor.). De là elle aurait essaimé dans le Périgord, le Quercy,
l‟Angoumois et l‟Auvergne. Selon Champeval de Vyers, la famille de Plas serait d‟ancienne noblesse avec un
Hélie de Plas, coseigneur de Curemonte en 1437. Mais selon Valette les de Plas sont nobles d‟extraction depuis
1530. Claude de Plas, seigneur de Salgues et de Reveillon (cne d‟Albignac, Lot), fut maintenu noble en 1698.
L‟une ses filles fut admise à Saint-Cyr en 1700. Un comte de Plas était député de la noblesse aux Etats-Généraux
de 1789. Un autre (ou le même) était officier de cavalerie à la même date. En 2002 cette famille subsistait en
ligne féminine.

Armes : d’argent à trois jumelles de gueules posées en bande

Représentation : sur une litre funéraire à l‟extérieur de l‟église de La Chapelle-aux-Saints (Cor.)

Sources : Champeval, I, p. 377 ; II, p. 123 ; DVN, p. 219 ; Internet ; Jougla, V, p. 303 ; Nadaud, III, p. 352 ; IV, p. 538-539 ; Valette, p. 154 ;
Verdier, p. 178

PLASSE
Il y a eu deux familles Plasse à Corrèze (Cor.) : les Plasse du Chassaing et les Plasse du Bessou. De
1537 à 1603 François de Plasse était notaire à Corréze et seigneur du Chassaing (cne de Chaumeil, Cor.). Son
petit-fils (?) Léonard Plasse fut conseiller au présidial de Tulle de 1655 à 1704. Il possédait aussi sur le territoire

573
de Chaumeil les domaines du Mas-Fumat, La Terrade et Maurianges. Son fils Jean Plasse, né en 1659, seigneur
du Chassaing, était conseiller au présidial de Tulle en 1701 quand il reçut d‟office des armoiries de type
mécanique.

Armes : d’azur à une fasce componée d’or et de sable

Sources : Agfl, p. 205 ; Champeval, I, p. 40-41

DES PLASSES ET DE LA SALVIE


Nous ignorons tout de cette famille, apparement noble, à laquelle appartenait Louis des Plasses et de La
Salvie, écuyer, qui fit enregistrer ses armoiries préalablement retouchées par le bureau de Limoges en 1699.

Armes : parti : d’or et de gueules un pal de sinople ; au chef bastillé d’azur abaissé sous un autre chef cousu de
gueules

Source : Agfl, p. 115

DE PLAZANET
Un membre de cette famille du Bas-Limousin fut fait baron à titre personnel par Charles X en 1826.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef et à dextre d’une hache contournée d’argent et à senestre
d’une épée du même

Source : Jougla, V, p. 364

DE PLÉAUX ou DE LAPLEAU
Cette famille possédait au XIVe siècle le fief de Jugeals (Cor.) qui passa en 1402 aux Peyrat lors du
mariage d‟Antoinette de Pléaux avec Etienne de Peyrat. Cette famille se fondit en 1571 dans celle des Grenier
quand Marguerite de Pléaux, unique héritière de Pierre de Pléaux, épousa François de Grenier.

Armes : de gueules au lévrier d’argent rampant d’argent colleté d’azur et accompagné de six (ou douze)
billettes d’argent mises en orle

Source : Nadaud, III, p. 377-378

PLENAS MEYJOUX ou PLEINEMAISONS

Les Plenas Meyjoux, parfois désignés par leur patronyme en langue française Pleinemaisons,
appartenaient au XVIe et au XVIIe siècle à la puissante corporation des bouchers de Limoges. En juin 1688 les
frères François, Jean et Pierre Plainemaison participèrent activement aux émeutes de la Ligue catholique contre
le pouvoir royal avec presque toute leur corporation. Leurs armoiries parlantes datées de 1602 étaient identiques
à celles d‟un autre membre de cette famille. En 1697 Pierre de Plainemaison, curé de Saint-Mathieu (HV.),
paroisse relevant alors du Poitou, fit enregistrer des armories proches de celles de 1602.

Armes : dessinées en 1602 : de… à une maison ouverte à trois niveaux de… couverte de tuiles rondes de…,
accompagnée en chef des lettres M et D et en pointe de la lettre P
enregistrées en 1697 : de gueules à une maison d’or

574
Sources : Arm. Lim., n° 614 ; Cassan, Le temps des guerres de Religion. Le cas du Limousin (vers 1530-vers 1630), p. 276-279 ;
Fougeyrollas, 3, p. 590

DU PLESSIS D’ARGENTRÉ
La famille du Plessis d‟Argentré, d‟ancienne extraction (1420), est l‟originaire de Bretagne (château du
Plessis, cne d‟Argentré, Ille-et-Vilaine). Deux membres de cette famille ont été, l‟un évêque de Tulle et l‟autre
évêque de Limoges au XVIIIe siècle. Le premier, Charles du Plessis d‟Argentré né en 1675, était docteur en
Sorbonne en 1700 et aumônier du roi en 1709. Il devint évêque de Tulle en 1725 et le resta jusqu‟à sa mort en
1740. Le second, Louis-Charles du Plessis d‟Argentré, neveu du précédent, naquit à Argentré en 1723 et fut
vicaire-général à Poitiers avant d‟accéder au siège épiscopal de Limoges en 1758. Grand seigneur imprégné de
l‟esprit des Lumières, jouissant d‟une fortune considérable lui permettant de vivre dans le faste, il se fit
construire un magnifique palais épiscopal, aujourd‟hui transformé en musée. En 1792 il émigra à Munster
(Allemagne) où il mourut en 1808. La famille du Plessis d‟Argentré est actuellement représentée par environ une
centaine de personnes.

Armes : de gueules à dix billettes d’or

Représentation : sur le vitrail central de la chapelle de l‟ancien évêché de Limoges (actuel musée)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 17 ; Jougla, V, p. 305 ; Lartigue, p. 151 ; Nadaud, I, p. 499-500 ; Valette, p. 154

POIGNAND DE LA SALINIÈRE et POIGNAND DU FONTENIOUX


Une branche éteinte de cette famille fut anoblie en 1718 par une fonction de maire de Poitiers et deux
autres par une charge de secrétaire du roi en 1774. Cette branche eut une alliance avec la famille de La Couture
Renon de Beireix au XIXe siècle. Les familles Poignand de La Salinière et Poignand du Fontenioux comptaient
environ une trentaine de descendants en 2009.

Armes : Poignant de La Salinière : de gueules au lion d’or (ou d’argent au lion de gueules)
Poignant du Fontenioux : de gueules au porc-épic au naturel (ou d’or)

Représentation : sur un vitrail de la chapelle du Sacré-Cœur de l‟église de Blond (HV.). J. Boulaud a vu un buisson et non un porc-épic

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 19 ; DVN, p. 219-220 ; Fougeyrollas, 3, p. 591 ; Valette, p. 154

POILLEVET
En 1699 Louise Poillevet, épouse de Marc-Antoine de Maumont, écuyer et seigneur du Chalard, (cne de
Bujaleuf, HV.), fit enregistrer à ses armoiries à Guéret.

Armes (parlantes) : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à une tête humaine d’argent le poil levé, posée de front ; aux 2
et 3, d’argent à trois mouchetures d’hermine posées deux et un

nota : la tête au poil levé est parlante

Source : Hugon, p. 36

POISSON
Pierre Poisson était prieur de Sermur (Cr.) en 1701 lorsqu‟il reçut d‟office un écu parlant.

575
Armes : de sable à un écusson d’or chargé d’un poisson de gueules

Source : Hugon, p. 60

DE POIX
Les de Poix sont connus depuis Gautier Tyrrell, sire de Poix (Picardie), qui vivait en 1030. Son fils
Gautier de Poix tua à la chasse le roi d‟Angleterre Guillaume Le Roux. En 1470 son descendant, Mery de Poix,
qui appartenait à une branche cadette de cette famille, était capitaine des francs-archers du Haut-Limousin.
David de Poix, vivant en 1612, fut le dernier du nom.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’or au vol de gueules ; aux 3 et 4, de gueules à la bande d’argent accompagnée
de six croisettes recroisettées rangées en orle

Sources : Bosredon, HV., p. 170 ; Jougla, V, p. 316

DE POLIER
Cette famille originaire de Venise serait venue dans le Rouergue à une époque indeterminée. L‟une de
ses branches s‟était établie en Suisse (Pays de Vaud) et une autre dans la Marche. En 1723, noble Jean-Baptiste
Polier, seigneur de Glénic (Cr.) et en partie des Ecures (cne de Glénic), avocat à Guéret, épousait à Bonnat (Cr.)
Madeleine-Rose du Theillier dont le père était seigneur en partie de Bonnat. Un rameau de cette famille reçut en
1827 le titre de comte. Elle semble éteinte.

Armes : d’argent au coq de sable becqué, crêté et éperonné de gueules

nota : le coq a été suggeré par jeu de mots Polier/poule

Sources : Jougla, V, p. 318 ; Lecler, Cr., p. 303 ; Nadaud, III ; Révérend, Restauration, V ; Rietstap, II, p. 461

POMAREL
Quatre générations de Pomarel se succédèrent comme juges civils et criminels de la châtellenie de
Larche (Cor.) avec Michel en 1683, Henri en 1690, François en 1711 et Guillaume en 1747. Sur leur cachet on
voyait un écu ovale et parlant.

Armes : d’argent au pommier de sinople fruité d’or accompagné en chef de deux étoiles du même

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., II, p. 467

POMMELÉE
Famille limousine citée par Jougla sans plus de précisions.

Armes : d’azur à la tour d’or sommée de deux tourelles d’argent maçonnée de sable

Sources : Jougla, V, p. 322 ; Rietstap, II, p. 463

576
DE POMMERYE
Cette famille de Neuvic (Cor.) possédait dans cette paroisse la terre de La Vaysse. En 1612 Joachim du
Gibanel épousait Antoinette de Pommerie. Dans le dernier quart du XVII e siècle Martin-Antoine Dumond (1663-
1740), avocat et juge de Corrèze (Cor.) épousait Marie de La Pommerye de Labrousse (cne de Neuvic, Cor.). En
1698 Elie de Pommerye, sieur de La Vaysse et juge de Neuvic, fit enregistrer ses armoiries parlantes.

Armes : d’azur à trois pommes d’or

Sources : Agfl, p. 71 ; Champeval, I, p. 19, 115 et 217

POMMIER
Cette famille Pommier n‟avait pas de liens avec celle des de Pommiers ci-après. En 1701 N… d‟or. En
1701 N… Pommier, bourgeois de Reillac (Cor.), reçut d‟office un écu de type mécanique.

Armes : d’or à une fasce componée d’or et de sable

Source : Agfl, p. 206

DE POMMIERS
Il existait au XVe siècle une famille de Pommiers dont le nom figure dans le rôle d‟armes de la noblesse
du Bas-Limousin de 1470. Elle ne figure pas dans le nobiliaire de la généralité de Limoges réalisé autour de
1670 par Simon Descoutures. Cependant en 1700 Jean-François de Pommiers, écuyer, seigneur de La Boissière
de La Bernardie (cne de Le Lonzac, Cor.), fait enregistrer ses armoiries que Champeval considère comme celles
des « Pommiers primitifs ». Ultérieurement nous ne trouvons plus trace de cette famille.

Armes : parti : au 1, de gueules à trois fasces de d’or et un chef d’azur chargé de trois étoiles d’or ; au 2, d’azur
à un lion d’or armé et lampassé de gueules

Sources : Agfl, p. 108 ; Champeval, II, p. 280 ; Verdier, p. 31

DE PONCE, abbé de Bonnaygue


L‟abbaye cistercienne de Bonnaygue était située sur le territoire de l‟actuelle commune de Saint-
Fréjoux dans l‟arrondissement d‟Ussel (Cor.). Elle avait été fondée en 1143 par saint Etienne d‟Obazine. De
1349 à à au moins 1369 ce de Ponce y était abbé. Nous ignorons tout de sa famille.

Armes : de… à une croix de…chargée de cinq chicots de… à une bande de…brochant sur le tout

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., II, p. 559

PONCET
Les Poncet de Limoges avaient au moins un pont à deux arches comme figure parlante dans leurs
armoiries. Le prêtre Jean Poncet vivait en 1655. L‟émailleur et peintre d‟armoiries, Philippe Poncet, appartenait
probablement à cette famille. Ce sont ses armes que l‟on voit sur la première page de son recueil d‟armoiries.

Armes de : Jean Poncet, prêtre, en 1655 : d’azur au pont à deux arches d’argent sur une rivière du même et une
croisette aussi d’argent en chef

577
nota : si le pont est parlant, la croisette est allusive de la qualité de prêtre de l‟intéressé

Philippe Poncet, émailleur, vers 1650 : d’azur au pont à deux arches d’argent accompagné en pointe de
branches de branches sèches de noyer au naturel

nota : le pont à deux arches figurant dans l‟armorial de Philippe Poncet ressemble étroitement au pont Saint-Etienne sur la Vienne construit
au Moyen Age et qui existe encore aujourd‟hui. Ce pont et les branches sèches (« sé « en parler local) forment un rébus complet du
patronyme

Source : Poncet, planche I, figure 7 et p. 133

DE PONOT
En 1701 Louis de Ponot, écuyer et seigneur de Fouillouze (Combraille ?), reçut d‟office des armoiries
parlantes.

Armes : de gueules à deux ponts d’or posés l’un sur l’autre

nota : le pont supérieur est un pont haut (Ponot)

Source : Hugon, p. 63

PONROY
En 1653 N… Ponroy de Limoges portait les armoiries ci-dessous.

Armes : d’azur à la croix haussée fichée dans un cœur d’or et une étoiles du même en chef

Source : Poncet, p. 133

DE PONS
Il y a eu dans l‟Angoumois et le Périgord deux familles de Pons qui avaient peut-être une origine
commune et certainement les mêmes armoiries : celle de Saint-Maurice (Périgord) qui fut maintenue noble en
1667 sur preuves de 1285 et celle de Courbancières (cne de Vieux-Ruffec, Charente) confirmée dans sa noblesse
en 1666 avec des preuves remontant à 1491. Renaud de Pons, gouverneur de Guyenne, Saintonge et Limousin en
1343, fut tué à la bataille de Poitiers en 1356. En 1698 Anne de Pons, seigneur de La Soulière dans l‟élection de
Limoges, fit enregistrer ses armoiries dans cette ville. La première de ces branches s‟éteignit vers 1850 et la
seconde en 1836. Au fil des siècles ces familles eurent de nombreuses alliances limousines : Durfort, Ferrières,
SaintE-Aulaire, Saint-Germain-Beaupré, Ségur, Tiercelin des Brosses, etc.

Armes : d’argent à une fasce componée (ou bandée) d’or et de gueules de six pièces
ou d’argent à trois fasces de gueules

Sources : Agfl, p. 114 ; Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., n° 238 ; Descoutures, p. 172 ; Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p.
65 ; Fougeyrollas, 3, p. 594 ; Jougla, V, p. 327-328 ; Nadaud, III, p. 361-362

PONSARD
Vers 1658 N… Ponsard, qui vivait à Eymoutiers (HV.), fit peindre ses armoiries par l‟émailleur
Philippe Poncet.

578
Armes : d’azur à la divise d’or accompagnée de trois rose du même deux en chef et une en pointe

Source : Poncet, p. 133

PONT
Cette famille que nous n‟avons pu identifier a ses armoiries représentées sur la fresque héraldique du
château de Moisse (CNE de Bétête, Cr.) non loin de celles du comte de Beaufranchet, propriétaire des lieux à la
fin du XIXe siècle.

Armes : d’azur à une arche de pont d’or

Représentation : sur le mur nord de la chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.)

Source : mssnac, tome 57, p. 241

DU PONT
Cette famille d‟origine saintongeaise était connue depuis Martial du Pont dont le fils Guyot se mariait
vers 1480 avec Jeanne Forestier et qui vivait encore en 1516. Ses descendants furent maintenus nobles en 1666
sur preuves de 1481. Jean du Pont qui avait épousé en 1649 Isabeau Faure était seigneur de Sauvagnac
(Charente), de La Peyre, des Poiriers (cne d‟Ambazac, HV ?) et de Chapelas (cne de Maisonnais, HV.). Les du
Pont, très nombreux au XVIIIe et au XIXe siècle se sont éteints au siècle suivant.

Armes : d’azur à quatre chevrons d’or (ou de gueules)

Sources : Nadaud, III, p. 363 ; Jougla, V, p. 331-332

DE PONTBRIAND
Cette famille d‟origine bretonne descend de Jean de Pontbriand dont le quatrième fils Pierre seigneur de
Montréal, de Chadeuil et de Verteillac, eut pour fils François (1501-1569), sénéchal et gouverneur du Limousin
de 1545 à 1568. Son fils Hector n‟eut pas de postérité. Une autre branche des Pontbriand subsistait encore au
début du XXIe siècle.

Armes : d’azur au pont d’argent à trois arches maçonnées de sable

Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 69 ; DVN, p. 221 ; Jougla, V, p. 335

DE PONTVILLE et DE ROCHECHOUART-PONTVILLE
La famille de Pontville aurait été connue depuis le XIIIe siècle. Mais on ne sait rien de précis avant Jean
de Pontville (vers 1450-vers 1500), chevalier et seigneur de Saint-Léger-la-Montagne (HV.) et de La Chabanne-
Judaud (cne de Saint-Pierre-de-Fursac, Cr.)., avait épousé en 1470 Anne, vicomtesse de Rochechouart. Par son
contrat de mariage il s‟engagea à porter ainsi que ses descendantsle nom et les armes des Rochechouart. Il est à
l‟origine de la branche des Rochechouart-Pontville qui s‟est éteinte avec Armand-Constant, vicomte de
Rochechouart-Pontville qui mourut sans alliance en 1832.

Armes : Pontville : de gueules au pont d’or

Représentation : porche de léglise de Saint-Etienne-de-Fursac (Cr.) avec brisure

579
Rochechouart-Pontville : écartelé : aux 1 et 4, fascé ondé d’argent et de gueules (Rochechouart) ; aux 2 et
3, de gueules au pont d’or (Pontville)

Sources : Jougla, V, p. 340 ; Lecler, Cr., p. 685 ; Nadaud, IV, p. 64-76

POPON DE MAUCUNE
Antoine-Louis Popon de Maucune était issu d‟une famille du Dauphiné anoblie par une charge de
secrétaire du roi. Né à Brive en 1772 il était lieutenant dans un régiment de pionniers en 1789. Rallié tôt à la
Révolution puis à l‟Empire il eut une carrière militaire assez rapide : général de brigade en 1807 et général de
division en 1811. En 1809 il avait été fait baron de l‟Empire et son frère Louis en 1810. En demi-solde sous la
Restauration il se fit remarquer par une conduite scandaleuse dans les maisons de jeu du Palais-Royal. Il mourut
en 1824. Pas de descendance. Les Popon de Maucune semblent être une branche des Popon de Maveuve
(Dauphiné) qui portaient des armoiries différentes.

Armes : de Antoine-Louis Popon de Maucune, baron de l‟empire en 1809 : d’azur au cerf passant d’or ; au
franc-quartier barons militaires qui est de gueules à l’épée haute en pal d’argent
de Louis Popon de Maucune, baron de l‟empire en 1810 : d’azur au cerf passant d’or surmonté d’un lambel
à trois pendants d’argent ; au franc-quartier des baron militaires qui est de gueules à l’épée haute en pal
d’argent

Sources : Champeval, II, p. 416 ; Jougla, V, p. 340 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 428 ; Tulard, II, p. 289

DE PORCHIER
Famille limousine et champenoise qui fut maintenue noble en 1668. Elle a possédé les seigneuries du
Claux-en-Champagne, de Lonjour et de La Veyssière (HV.).

Armes (parlantes) : d’or à trois hures de sanglier de sable arrachées de gueules, deux et un

Source : Jougla, V, p. 342

DE POREPIC
Cette famille de Limoges portait vers 1599 un écu parlant.

Armes : de… à un porc-épic de…

Source : Arm. Lim. , n° 386

POT
Cette famille était issue de Raoul Pot qui avait épousé en 1292 Radegonde de La Failhe. Celui-ci était le
fils de Guillaume Pot, seigneur de Champroy (cne de Saint-Dizier-Leyrenne, Cr.). La ligne aînée, celle des
seigneurs de La Roche-Nolay (Côte-d‟Or) dont les représentants les plus éminents furent d‟une part Régnier Pot
(1362-1432) qui prit le nom de Palamède à l‟occasion d‟une croisade de Prusse en 1389 et des armories
personnelles, et d‟autre part son petit-fils Philippe Pot (1428-1494), grand sénéchal de Bourgogne passé ensuite
au service de Louis XI. Cette ligne s‟éteignit en 1502 à la mort de Félix Pot. Une autre ligne s‟était installée dans
le Berry à Rhodes (Indre). Elle avait commencé avec Jean Pot et Souveraine de Blanchefort qui eurent au début
du XVIe siècle trois fils auteurs chacun d‟une branche : d‟abord celle des seigneurs des Chézeaux (HV.),

580
vicomtes de Rhodes, vicomtes de Bridiers (Cr.) qui a donnée une lignée de Grands Maîtres des cérémonies de
France (+1705), ensuite celle des seigneurs de Piégu qui comparut à Montmorillon en 1789 (+ 1894) et enfin
celle des barons d‟Aubigny éteinte, semble-t-il, à la fin du XVIIe siècle. On notera que la branche de Rhodes
posséda la seigneurie de Lavaupot (cne de Saint-Sulpice-les-Feuilles, HV.).

Armes : ligne aînée : d’or à la fasce d’azur


ligne cadette Pot de Lavaupot : d’or à la fasce d’azur au lambel de gueules à trois pendants
de Raoul (Palamède) Pot en 1393 : écartelé : aux 1 et 4, d’or à la fasce d’azur ; aux 2 et 3, échiqueté
d’argent et de sable (ou échiqueté d’argent et de sable) à deux badelaires de gueules posés en bande l’un sur
l’autre)

nota : l‟échiqueté adopté par Régnier Pot, dit Palamède, figure sur l‟écu imaginaire attribué au Moyen Age à Palamède, l‟un des héros de la
guerre de Troie. On notera aussi que Palamède est dans la mythologie grecque le Titan créateur du jeu d‟échecs. Quant aux badelaires, armes
par excellence des cavaliers turcs, ils sont une allusion à un récit plus ou moins légendaire : en 1396, Régnier Pot fait prisonnier par les Turcs
à la bataille de Nicopolis (1396), fut présenté au sultan Bajazet qui le fit combattre avec un badelaire contre un lion avec promesse de vie
sauve en cas de victoire. Régnier-Palamède, invoqua la Vierge par le cri de guerre de sa famille « Tant elle vault », et tua le lion. Il fut ainsi
gracié et reçut en cadeau le badelaire du fils du sultan. D‟où les deux badelaires de ses armoiries.

Représentation : un écu d’or à la fasce d’azur au bas du vitrail (vers 1884) de saint François de l‟église de Saint-Sulpice-les-Feuilles (HV.)

Supports : deux lions

Cimier : une tête d‟aigle d‟azur becquée d‟or

Lambrequins : d‟or et d‟azur

Devise ou cri : 1° « Tant elle vault » 2° « A la belle »

Sources : Jougla, V, p. 353 ; Lecler, HV., p. 213, 397 et 737 ; Nadaud, III, 369-376 ; Neubecker, p. 250 ; Rietstap, II, p. 474

POTHON DE XAINTRAILLES
Cette famille gasconne d‟origine chevaleresque est connue depuis au moins le XIV e siècle. Elle était
seigneurs de Xaintrailles (Lot-et-Garonne). En 1437, quand le futur maréchal de France Jean Pothon de
Xaintrailles épousa Catherine Brachet d‟une famille marchoise, il devint seigneur de Salagnac (cne de Le Grand-
Bourg, Cr.). Une branche cadette, celle des comtes de Regnac établie en Bourgogne et en Champagne, fut
maintenue noble en 1669. Cette famille semble s‟éteindre au XVIII e siècle.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’argent à la croix alaisée de gueules (Pothon) ; aux 2 et 3, de gueules au lion
d’argent (Xaintrailles)

Sources : Jougla, V, p. 354 ; Tardieu, gdghm, p. 160

POUGEARD DU LIMBERT
François Pougeard du Limbert (1853-1838), né à Confolens (Charente), fut préfet de la Haute-Vienne
de 1800 à 1802. Il fut fait baron de l‟Empire en 1810 et confirmé en 1817. Son fils Jean-Joseph (1786-1848)
épousa Delphine Jourdan. Sa fille Marie-Laure (1796-1872) épousa un Juge Saint-Martin (1791-1859). Leur fille
Marie-Laure se maria avec un Noualhier, également Limousin. Plusieurs membres de cette famille furent
inhumés dans la chapelle privée des Juge Saint-Martin à Saint-Martin-du-Faux (cne de Nieul, HV.). Les
Pougeard du Limbert ont quelques descendants en 2009.

Armes : lettres patentes de 1810 : d’azur au chevron d’argent accompagné de trois boulets d’or ; au franc-
quartier des barons préfets qui est de gueules à la muraille crénelée d’argent surmontée d’une branche de chêne
du même

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contemporaines : d’azur au chevron d’argent accompagné de trois boulets d’or

Représentation : armes accolées à celles de la famille Juge de Saint-Martin sur un vitrail de la chapelle funéraire de la famille Juge de Saint-
Martin à Saint-Martin-du-Faux (cne de Nieul, HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 23 ; DVN, p. 224 ; Jougla, V, p. 359 ; Lamarque, Armorial du premier Empire, p.
430 ; Valette, p. 156

DU POUGET DE NADAILLAC
Cette semble originaire du Quercy. Elle noble d‟extraction ancienne depuis 1416. En 1450 elle ajouta à
son nom celui de Cadillac par suite du mariage de Guillaume II du Pouget avec Alamane de La Manganine,
dame de Cadillac (Lot). En 1568 François du Pouget de Cadillac épousa Rose d‟Aubusson qui lui porta en dot la
terre de La Villeneuve (commune de Vallière, Cr.). En 1606 leur fils fit reconstruire le château de La Villeneuve
qui resta dans la famille jusqu‟en 1770. Du XVIIe siècle à 1789 ils furent seigneurs de Saint-Pardoux-Rancon
(HV.) et de Saint-Symphorien (HV.). En 1789 Alexandre du Pouget comparut à l‟assemblée de la noblesse de la
sénéchaussée de Limoges. Son fils Sigismond fut député de la Haute-Vienne en 1815. Des branches de cette
famille s‟implantèrent dans la Touraine, le Berry et le Périgord. Descendance en 2010.

Armes : familiales : d’or au chevron d’azur accompagné en pointe d’un mont de six coupeaux de sinople

nota : le chevron et le mont sont deux figures parlantes illustrant le patronyme Pouget, forme locale dérivée du latin podium qui désigne une
hauteur dont les variantes occitanes sont nombreuses : puy, peu, pech, peuch, pouge, pouget, etc…

enregistrées en 1698 par François du Pouget, seigneur de Nadaillac et de La Villeneuve : d’or à une fasce de
gueules chargée d’un lézard d’argent

Sources : Esquieu, p. 94 ; Hugon, p. 44 ; Jougla, V, p. 360 ; Lecler, Cr., p. 778 ; HV, p. 712 et 744-745 ; Nadaud, III, p. 377 ; IV, p. 540;
Rietstap, II, p. 476 ; Tardieu, gdghm, p. 125

POULHIOT ou POULIOT
Nous ignorons si M. Poulhiot dont l‟auteur de l‟Armorial de Limoges dessina les armoiries en 1603
appartenait à la famille des Pouliot de Saint-Junien (HV.) qui, depuis le XVe siècle, étaient des artisans
travaillant le cuir et des marchands. Elle a fourni de nombreux consuls de cette ville. Au fil du temps elle s‟est
morcelée en plusieurs branches dont l‟aînée, celle de Servalouse (ou Cervaloze, cne de Saint-Junien, HV.), a
encore une descendance en 2008.

Armes : de… au chevron de… surmonté d’une étoile de… et accompagné à dextre d’un rameau de… sommé de
la lettre M et à senestre d’un rameau sommé de la lettre initiale P et en pointe d’un croissant de…

Sources : Arm. Lim., n° 516 ; Généal. lim. et march., t. XVI, p. 201-258

POUTE DE NIEUL ET DE PUYBAUDET


La famille Poute de Nieul est originaire de laBasse-Marche où on la connaissait dès le XIIIe siècle. Sa
filiation prouvée remonte à 1427. En 1441 Percheron Poste (ou Poute), écuyer et seigneur de Dampierre (HV.),
obtient du seigneur de Magnac la permission de fortifier son château. En 1599 Jean Poute, seigneur de Fromental
(HV.) fut maintenu noble. Jean-Baptiste Poute fit preuve de sa noblesse en 1666 et épousa Marie Arnoul, dame
de Nieul (HV.) en 1671. Un Poute était seigneurs de Saint-Sornin-Leulac (HV.) au XVIIe siècle. Un autre fut
baron de Villefavars (HV.) en 1761. Amable Poute, écuyer, était seigneur du Chiron (cne de Peyrat-la-Nonière,
Cr.) au XVIIIe siècle. En 1789 Arnoul-Claude Poute, marquis de Nieul, comte de Confolens, présida l‟assemblée

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des trois ordres à Saintes (Charente-Maritime). La branche de Nieul s‟est éteinte à la mort de Maurice, marquis
de Nieul en 1859. La branche de Puybaudet apparue vers 1650 comptair une quarantaine de descendants en
2008.

Armes : d’argent à trois pals de sable au chevron du même brochant sur le tout

Sources : Agfl, p. 46 ; DVN, p. 224-225 ; Jougla, V, p. 369 ; Lecler, HV., p. 277 et 816 ; Nadaud, III, p. 382-383 ; Valette, p. 157

POULVEREL
Poulverel est un village près de La Vigerie (cne de Mansac, Cor.). La famille de ce nom avait ses
racines à Brive et à Tulle au XVe siècle où des Poulverel étaient marchands et d‟autres avocats. Etienne
Poulverel (mort en 1775) était gentilhomme de la vicomté de Turenne en 1737. Mais sa noblesse ne semble pas
avoir été reconnue par le roi de France lors de l‟intégration de la vicomté dans le royaume en 1738. Son fils
Etienne Poulverel, né à Brive en 1738, avocat, semble avoir été anobli par les Etats de la Navarre espagnole sous
le nom de Polverel. Résidant à Paris sous la Révolution, il fut un Jacobin fervent. Son fils François Polverel,
lieutenant-colonel et chevalier de Saint-Louis, fut créé baron héréditaire en 1827 et mourut sans alliance.

Armes : en 1738 : de … à une bande de… accompagnée de deux cœurs de.., un en chef et un en pointe

nota : les cœurs évoquent le pouls (terme connu depuis de XIIe siècle)

selon Jougla (XIXe siècle ?) : d’or à trois bandes de gueules chargées chacune d’une molette d’argent

Sources : Champeval, II, p. 417-419 ; Jougla, V, p. 320, Valette, p. 235

DU POUX
En 1701 Gilbert du Poux, « ci-devant lieutenant criminel de robe courte », dans la Haute-Marche reçut
d‟office des armories.

Armes : de sable à trois écussons d’argent posés deux et un

Source : Hugon, p. 63

POUYAT ou POYAT
Cette famille vivait au milieu du XVIe siècle à Limoges où Pierre Pouyat était receveur de l‟abbaye de
La Règle. Au XVIIe siècle presque tous les Pouyat étaient des bourgeois et des marchands de Limoges. Tel
Pierre Pouyat qui fut en outre élu collecteur des tailles (mort vers 1750) et qui eut 16 enfants. L‟un d‟eux André-
Joseph (1720-1800) créa en 1773 une faïencerie près de Saint-Yrieix-la-Perche, (HV.) et, peu après, ouvrit une
carrière de kaolin. Ces activités lui donnèrent les moyens d‟acheter une charge anoblissante de conseiller
secrétaire du roi en la chancellerie près de la cour du parlement de Pau en 1786. Il prit, semble-t-il, la qualité
d‟écuyer mais ne comparut pas aux assemblées de la noblesse de1789. Il fonda en 1791 la Société populaire de
Saint-Yrieix-la-Perche. Son fils François Pouyat (1752-1838), seigneur de Parpayat (cne d‟Isle, HV.), se bâtit
une véritable fortune dans la porcelaine tant à Paris (manufacture Russinger) qu‟à Saint-Léonard-de-Noblat
(HV.). Maire de Limoges en 1794 et 1794, il fonda en 1800 la loge maçonnique des « Amis-Réunis ». Son fils et
surtout son petit-fils Emile Pouyat (1806-1892) poursuivirent cette activité industrielle en se spécialisant dans
production de porcelaine de luxe. De son mariage avec Marie-Rose Aubusson de Soubrebost il n‟eut qu‟une fille
Jeanne, épouse en 1857 de Pierre-Hubert Martin de La Bastide. Il existe encore à Limoges et à proximité des
descendants d‟une autre branche des Pouyat. Toutes les armoiries de cette famille se caractérisent par deux

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figures parlantes, le chevron et le mont (ou rochers), qui évoquent le « puy » ou « pou » c‟est-à-dire la colline ou
la hauteur.

Armes de : N… Pouyat, « femme du sieur Hébrard » : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de trois
étoiles du même et en pointe d’un mont de trois coupeaux d’argent
N… Pouyat : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de trois étoiles du même et en pointe d’un
rocher d’argent
Charles Pouyat en 1653 : d’azur au chevron d’or accompagné en chef des lettres C et P et en pointe d’un
rocher d’argent

Sources : Généal. lim. et march., XIV, p. 325-360 ; XVI, p. 153 ; Poncet, p. 133

DE POYENNE
La famille de Poyenne, originaire de Picardie, fut maintenue noble en 1668 sur preuves du XV e siècle.
L‟un de ses membres, Pierre de Poyenne, seigneur de Bazincourt dans le baillage de Senlis (Oise) épousa
Madeleine de Panneveyre, dame de La Ville-Bussière en Berry, vers le début du XVIe siècle. Gabriel de
Poyenne, seigneur de Mortroux (Cr.), se maria avec Françoise de Chamborant. Leur fille Marguerite de Poyenne
prit pour époux Charles de Biencourt en 1608. La dernière représentante de cette famille semble avoir été
Charlotte de Poyenne, fille de Louis de Poyenne et d‟Anne de Saint-Julien, dame en partie de Mortroux. Elle
épousa un roturier, François Mounicat, qui fit réparer le château de Mortroux en 1742 où elle vivait en 1752.

Armes : d’or au lion de sable (ou d’azur) armé, lampassé et couronné de gueules
ou de sable au lion d’or armé, lampassé et couronné de gueules

Sources : Fougeyrollas, p. 574 ; Jougla, V, p. 369 ; Lecler, Cr., p. 458 ; Tardieu, gdghm, p. 126-127

POYLEVÉ
Au XVIe siècle les Poylevé de Limoges étaient des marchands. Certains se convertirent au
protestantisme comme Jean Poylevé qui, lors des émeutes de la Ligue catholique, fut mis en état d‟arrestation et
vit sa demeure pillée puis incendiée. Il est possible que N… Poylevé, marchand papetier à Limoges vers 1670,
soit l‟un de ses descendants. Il portait des armoiries parlantes.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois têtes humaines aux cheveux relevés d’argent posées, deux
en chef et une en pointe

Sources : Cassan, Le temps des guerres de religions (le cas du Limousin vers 1530, vers 1630), p. 257-259; Poncet, p. 133

DE PRADAL
La famille d‟Etienne de Pradal, commandeur du Temple d‟Ayen pour l‟Ordre de Malte en 1678, était
peut-être originaire du Périgord où il existait en 1789 un fief des Pradals dans la sénéchaussée de Sarlat.

Armes : de… à une fasce de… accompagnée en chef d’un cygne de… et en pointe de trois étoiles de… ; au chef
de l’ordre de Malte

Sources : Bosredon, II, p. 592 ; Froidefond, II, p. 274

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DE PRADEL DE LAMAZE, alias LAMASE
Les Pradel de Lamaze sont originaires des environs d‟Uzerche (Cor.). En 1604 ils étaient seigneurs
d‟Espartignac (Cor.). Ils furent probablement anoblis par lettres dans seconde moitié du XVII e siècle et
confirmés dans leur noblesse en 1700. Daniel Pradel (+ 1670) était seigneur de La Maze et fermier de l‟écurie de
la reine quand il avait épousé Marie de Roffignac en 1654. Son descendant Jean de Pradel de Lamaze comparut à
l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle en mars 1789. L‟année suivante il sera assiégé dans son
château de La Motte (cne d‟Allassac, Cor.) par la population locale qui se livrera au pillage après le départ du
propriétaire. Cette famille comptait plus d‟une quarantaine de descendants en 2009.

Armes : familiales : de sable au lion léopardé d’argent ; au chef d’or chargé de trois billettes d’azur
attribuées d‟office en 1701 à Jacques de Pradel (+1723): de sable à trois barres ondées d’argent

Sources : Agfl, p. 187 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 67 ; DVN, p. 225 ; Jougla, V, p. 157 ; Nadaud, III, p. 383, 414 ; IV, p.
554 ; Valette, p. 157 ; Verdier, p. 101 et 179

PRADEL DE SAINT-CHARLES
Nous ne savons si cette famille avait un lein de parenté avec la précédente. Selon Jougla elle se serait
implantée dans le Languedoc et le Bas-Limousin. L‟un de ses membres fut fait chevalier de l‟Empire en 1810.
Pas de descendance connue.

Armes : d’or au chevron de gueules chargé du signe des chevaliers légionnaires et accompagné en chef de deux
épées hautes en pal de sable et en pointe d’un coq du même barbé et crêté de gueules

Sources : Jougla, V, 371 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 431

PRADINAS
De N… Pradinas, bourgeois de Meymac (Cor.) au début du XVIII e siècle, on ne connaît rien d‟autre que
ses armoiries attribuées d‟office en 1701.

Armes : de gueules à trois fasces d’or

Source : Agfl, p. 214

DE PRAGELIER
La famille de Pragelier, qui était probablement noble d‟extraction ancienne, semble avoir eu deux
branches : l‟une dans Angoumois et l‟autre dans le Haut-Limousin. La première était celle des seigneurs de
Roumejouze (cne de Lussat, Charente) qui s‟acheva à la mort de Pierre de Pragelier époux de Françoise
Bouchaud qui disparut vers 1672 laissant quatre filles. C‟est probablement l‟une d‟entre elles, Jacquette de
Pragelier, veuve de N… de Pomme, écuyer, qui fit enregistrer à Angoulême en 1699 des armoiries différentes de
celles de sa famille. La branche limousine est connue depuis Olivier de Pragelier qui était seigneur du Breuil
(cne de Janailhac, HV.) en 1455. En 1490 son petit-fils Jean de Pragelier était seigneur de Chaillac (cne de La
Roche-L‟Abeille, HV.) et épousait en 1696 Begnigne des Roches. Leur descendant Jacques de Pragelier se
mariait en 1598 avec Marie Coral, fille de Pierre Coral, seigneur du Mazet (cne de Janailhac, HV.). Leur fils
Jean de Pragelier, époux en 1650 de Charlotte Panis, veuve, semble avoir été le dernier de cette lignée qui fut
maintenue en 1666 sur preuves de 1405.

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Armes : familiales : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à une tour crénelée d’argent ; aux 2 et 3 d’azur à trois
croissants d’argent
Jacquette de Pragellier (1699) : d’argent à une jumelle de gueules posée en bande entre deux autres
jumelles d’azur posées de même

Sources : Agfl, p. 134 ; Descoutures, p. 171-172 Lecler, HV., p. 388 et 591 ; Nadaud, III, p. 384-385 ; Verdier, p. 60

DE PRÉAULX
La famille de Préaulx, originaire de Touraine, est d‟extraction chevaleresque (1332) et a une nombreuse
descendance en 2009. En 1852 elle eut une alliance avec un membre de la famille limousine de Saint-Martin-de-
Bagnac.

Armes : de gueules au lion d’argent armé lampassé et couronné d’or ; au chef d’argent chargé d’une fasce
vivrée de sable

Représentation : sur le vitrail du chœur de l‟église de Saint-Bonnet-de-Bellac (HV.) écu parti aux armes Saint-Martin-de-Bagnac et Préaulx
(milieu XIXe siècle)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 24 ; DVN, p. 225 ; Jougla, V, p. 374 ; Valette, p. 157

PRÉVOST
En 1701 N… Prévost demeurant à Pierrebuffière (HV.) se vit attribuer d‟office des armoiries de type
mécanique.

Armes : d’argent à deux bandes d’azur

Source : Agfl, p. 151

DE PRIEZAC
Les Priezac étaient probablement originaires du village de ce nom situé dans l‟actuelle commune de
Saint-Solve (Cor.). Daniel de Priezac, conseiller d‟Etat, fut membre de l‟Académie française au début du XVII e.
siècle. Son fils Salomon sera écrivain. Marc de Priezac (+ avant 1680), écuyer, épousa Françoise Girard. Leur
fille Catherine de Priezac, dernière du nom, épousa Antoine du Chastelet, fils de René du Chastelet et de
Gabrielle de Lenoncourt descendants de vieilles familles lorraines.

Armes : de gueules à l’aigle d’or accompagné d’une étoiles du même posée au canton dextre du chef

Sources : Jougla, V, p. 380 ; Nadaud, III, p. 391

PRINSAUD
Jean Prinsaud était seigneur de Plaud (cne de Saint-Junien, HV.) à la fin du XVe siècle quand il épousa
Antoinette de Bridiers (+ 1512) dont il eut six enfants. Leur fils, seigneur du Châtenet (cne de Veyrac, HV.)
épousa vers 1531 Antoinette de Magnac. Les preuves de noblesse de cette famille furent trouvées insuffisantes
en 1598 mais furent reçues en 1666. Christophe Prinsaud, époux d‟Anne de Nollet, était seigneur de Purcy (cne
de Darnac, HV.) en 1691. Pas de descendance connue au XVIII e siècle.

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Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois croissants (ou croisettes) du même en chef et un lion
léopardé aussi d’or en pointe

Sources : Descoutures, p. 72 ; Jougla, V, p. 384 ; Lecler, HV., p. 271 ; Nadaud, III, p. 391-392

PROGES
Vers le milieu du XVIIe siècle cette famille fit peindre ses armoiries par l‟émailleur Philippe Poncet de
Limoges.

Armes : d’azur à un globe (ou monde) de… cerclé et sommé d’une croix d’or

Source : Poncet, p. 133

PROGY
Les armoiries de cette famille de Limoges furent dessinées en 1601 par l‟auteur de l‟Armorial de
Limoges.

Armes : de… à trois carrés vidés de…posés deux et un ; au chef de… chargé d’un pélican dans sa piété de…

Source : Arm. Lim. , n° 493

PROXIMARD
Les Proximard étaient probablement originaires du village de Proximard (cne de Panazol, HV.) près de
Limoges. Vers 1643, à la mort de N… Proximard, épouse du maître cordonnier de Limoges N… Maubaye, on fit
peindre ses armes familiales sur des panonceaux destinés à figurer lors de la cérémonie funèbre.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’une branche de sinople fleurie d’argent à dextre, au
pélican dans sa piété du même à senestre et en pointe d’un arbre de sinople

nota : la branche et l‟arbre sont deux meubles parlants car, en parler local, le « mâr » désigne une grosse branche d‟arbre

Sources : Lecler, HV., p. 870 ; Poncet, p. 134

DE PRUNH
En 1370 Jean de Prunh, écuyer, vivant à Rochechouart (HV.), épousait Jeanne de Creus. On connaît son
sceau armorié de 1342. Vers 1375, Guillaume de Prunh, peut-être le frère de Jean, était chevalier, seigneur de
Puyjoyeux (cne de Rochechouart, HV.) et de Rochefort (cne de Séreilhac, HV.) et capitaine du château de
Rochechouart appartenant au vicomte Louis de Rochechouart. En 1405 sa fille Jeanne, dame de Rochefort,
épousait Jacques Béchade, seigneur de La Seynie (commune de Saint-Yrieix-la-Perche, HV.). Elle était veuve en
1435. Elle fut peut-être la dernière descendante de la famille Prunh

Armes : écartelé : aux 1 et 4, échiqueté d’argent et de gueules de cinq traits ; aux 3 et 4, d’argent

Sources : Généal. lim. et march., t. XVI, p. 11-13 ; Nadaud, III, p. 393

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PRUNIER
En 1701 il fut attribué d‟office des armoiries parlantes à Michel Prunier, bourgeois de Pontcharraud
(Cr.).

Armes : d’or à un prunier de sinople fruité d’or

Source : Hugon, p. 60

DE PUIFFE
La famille de Puiffe est originaire du Poitou ou peut-être du Périgord où existe un lieu-dit Puiffe
(commune de Firbeix, Dordogne). Elle est connue depuis le XVI e siècle. François-Jacques de Puiffe, seigneur du
Fermigier (cne de Pensol, HV.), prit semble-t-il, le titre d‟écuyer du fait qu‟il était l‟un des 200 chevau-légers de
la garde du roi. De son mariage avec Françoise Robert de la paroisse de Lageyrac (HV.) naquit une fille Anne
qui épousa en 1727 Jean de Villevaleix et probablement un fils François dont la fille Marie porta le Fermigier à
son mari l‟écuyer Benoît Jaubert en 1751. Ce sont probablement les Puiffe qui bâtirent le château du Fermiger.
Une famille de Puiffe de Magondeau a des descendants au commencement du XXIe siècle.

Armes : d’azur à la bande d’or et à l’épée haute d’argent posée en barre la pointe en haut, montée d’or et
brochant sur le tout

Sources : DFN, p. 357 ; Jougla, V, p. 391 ; Lecler, HV., pq. 543 ; Nadaud, III, p. 394 ; IV, p. 541-542

DU PUY
Cette famille d‟extraction chevaleresque (XIVe siècle) avait ses racines dans le Berry où elle possédait
la seigneurie de Vatan (Cher). Elle est connue depuis Jean du Puy dit Le Grand qui mourut en 1422. Son petit-
fils, Gilbert du Puy, fut bailli du Valois et chambellan du duc d‟Orléans en 1478. Les du Puy possédaient dans la
Haute-Marche les seigneuries de Barmont (cne de Mautes, Cr.), de La Celle-Barmontoise et de Clairavaux (Cr.).
La famille prit fin à la mort en 1612 de Philippe du Puy, conseiller au Parlement de Paris.

Armes : échiqueté d’argent (ou d’or) et de gueules de sept tires

Sources : Jougla, V, p. 395 ; Lecler, Cr., p. 417 ; Tardieu, gdghm, p. 127

DU PUY, olim DU PUIS


Bien que originaires du Berry comme les précédents, ces du Puy sont d‟une famille différente de la
précédente. Guillaume du Puy de Dames fut évêque de Limoges en 1235 et mourut l‟année suivante. G. du Puy,
chevalier, vivait en 1262. Lui-même, ou ses descendants, possédaient dans le Berry les seigneuries de Dames, du
Coudray-Monin, de Vaux et de La Forêt. Jeanne, fille de Hyacinte de Bellefaye et de Jean de Pierrbuffière,
épousa en 1397 Geoffroy du Puy et lui porta les terres de La Tour-Saint-Austrille (cne de Saint-Dizier-La Tour,
Cr.) et de Chantemille (commune d‟Ahun, Cr.). Fait prisonnier à Azincourt en 1415, Geoffroy du Puy mourut en
1421 laissant un fils, Jean, qui fortifia Chantemille et La Tour-Saint-Austrille. Louis fils, du précédent, seigneur
de Bellefaye (cne de Soumans, Cr.), etc., fut chambellan de Charles VII et de Louis XI, sénéchal de la Marche et
gouverneur de Châtellerault (Vienne). Il mourut en 1484. Son arrière petit-fils Claude du Puy (1526-1577)
accompagna à Cracovie en 1573 le futur Henri III lorsqu‟il fut élu roi de Pologne et protégea sa fuite cent jours
plus tard. Il mourut à Rome en 1577 et fut enterré à Saint-Louis des Français. Sa fille unique Jeanne épousa
Louis de Saint-Gelais.

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Armes : d’or au lion d’azur accompagné en chef de deux molettes de gueules

Sources : Jougla, V, p. 394 ; Lartigue, n° 1879 ; Lecler, Cr., p. 603-604 ; II, p. 63-64 ; III, p. 397-399 ; Tardieu, gdghm, p. 59 et 127-128

PUYBERRE
N… Puyberre était la veuve de N… Espinasse, assesseur en l‟élection de Tulle, quand il lui fut attribué
d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.

Armes : d’azur à fasce componée d’argent et de gueules

Source : Agfl, p. 205

PUYFOYARD DE LA FOND
En 1699 Pierre Puyfoyard de La Fond, conseiller du roi et juge des appeaux de Ségur, fit enregistrer ses
armoiries.

Armes : d’or à trois fleurs d’iris (ou de glaïeuls) d’azur leurs tiges apointées en cœur et accompagnées de trois
quintefeuilles de gueules mal ordonnées

nota : les glaïeuls sont probablement parlant par allusion dans la mesure où ils poussent dans les lieux humides telles les fontaines (=fonds en
parler local)

Source : Agfl, p. 128

DE PUYGUYON ou DE PUIGUION
Cette famille de la Basse-Marche possédait les seigneuries de La Voûte et de Lagauverie. Elle fut
maintenue noble en 1667 et 1715. En 1784 elle dut faire preuve de sa noblesse pour une entrée aux écoles
militaires. Anne-Marie Boetaud, veuve de Pierre de Puiguion, ancien capitaine au régiment de Flandre, se fit
représenter en 1789 à l‟assemblée de la noblesse du Dorat par Jean-Armand Audebert, chevalier. Famille éteinte
au XIXe siècle.

Armes : d’or à la tête de cheval contournée de sable

Sources : Jougla, V, p. 391 ; Nadaud, IV, p. 686

PUYJALLON
La famille de Puyjallon semble originaire du Bas-Limousin d‟où elle serait passée, au moins en partie,
en Quercy et en Bordelais. Sa filiation remonte à 1610. Plusieurs Puyjallon furent consuls de Martel (Lot) et un
autre trésorier de France. Une dame Melon, née de Puyjallon, mourut à Corréze (Cor.) en 1879 après avoir fait
de nombreux legs notamment aux pauvres de Tulle. Il existe en 2009 dans le Sud-Ouest une famille Lajard de
Puyjalon.

Armes : d’argent à la bande d’azur accompagnée en chef d’une étoile de gueules surmontée de trois billettes du
même et en pointe d’un mont de six coupeaux de sinople mouvant de la pointe

nota : le mont, évocation du puy, est parlant

Sources : Champeval, I, p. 295 ; DFN, p. 249 ; Esquieu, Additions, p. 57 ; Jougla, V, p. 398

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DU PUYLAGARDE
Cette famille semble avoir tenu un fief dans l‟actuelle commune de Laval-sur-Luzège (Cor.).

Armes : de gueules à l’épée d’argent posée en bande la garde en bas accostée de six roses du même posées en
bande de part et d’autre trois et trois

nota : l‟épée est naturellemnt parlante. Par ailleurs on observera que les La Garde de Saignes portaient portaient les mêmes armes moins les
roses. Faut-il y voir un lien de parenté ?

Source : Merceron, p. 32

DU PUY DE SEMUR
Tardieu cite une famille du Puy qui serait descendue de la famille du Puy de Dames et plus précisément
de Perrin du Puy, petit-fils Guillaume du Puy, seigneur des Dames (Berry) qui vivait en 1318. Cette filiation, de
l‟aveu même de Tardieu, n‟est pas prouvée. Cependant cet auteur cite un du Puy, baron de Semur ou Sermur,
Cr.), marié en 1836 à une une Bosredont de Combraille, et qui avait une descendance en 1895.

Armes : d’or à la bande de sable chargée de trois roses d’argent ; au chef d’azur chargée de trois étoiles d’or

Source : Tardieu, Gdhm, p. 59

PUYSNEGE DE SAINT-PRIEST ou PUINESGE


Le nom patronymique de cette famille est Regnaudin. Elle possédait probablement depuis le XVI e siècle
la seigneurie de Puynesge (ou Puy Neige) dans l‟actuelle commune de Le Palais (HV) près de Limoges. Antoine
Regnaudin, sieur de Puynesge, était président-trésorier de France à Limoges en 1692. En 1697 il faisait
enregistrer ses armoiries en se qualifiant d‟écuyer. Son fils Jean-François Regnaudin, trésorier de France et
chevalier, mariait sa fille Madeleine en 1750 avec Joseph Limousin de Neuvic.

Armes : selon Lecler : d’azur à une foi d’argent posée en fasce vêtue du même et accompagnée en chef de deux
étoiles d’or et en pointe d’un croissant d’or
selon Tardieu : de gueules au chevron de … accompagné en chef de deux étoiles de… et en pointe d’une
montagne d’or

nota : le chevron et la montagne sont l‟illustration parlante du « puy »

Sources : Agfl, p. 7 ; Jougla, V, p. 536 ; Lecler, HV, p. 534 ; Nadaud, IV, p. 15 ; Tardieu, gdghm, p. 127 ; Verdier, p. 114

DU PUY DE SAINT-REMY ET DE MIRAMBEL


Les du Puy étaient originaires de la paroisse de Bonnefon (Cor.) où ils possédaient les seigneuries de
Mirambel et de Saint-Rémy. Guillaume de Podion (ou du Puy), chevalier, demeurant à Saint-Martin-Terressus
(HV.) fit son testament en 1275. Il est possible, en tout cas comme le suggère Nadaud, que Nicolas du Puy,
seigneur de Mirambel qui fut anobli par lettres en 1640, ait fait parti de la même famille. Son fils Philippe du
Puy, père de cinq enfants, fut assigné à l‟arrière-ban de 1690, mais s‟excusa du fait de ses charges de famille. Sa
descendance semble avoir disparu, comme celle d‟autres branches, avant 1750.

Armes : de sable au lion d’or couronné de gueules ; au chef cousu du même chargé de trois étoiles d’argent

590
Sources : Jougla, V, p. 395 ; Nadaud, III, p. 394-396

DE PUYDEVAL
La terre de Puydeval était située dans la sénéchaussée de Tulle, dans l‟actuelle commune d‟Espagnac
(Cor.). Guy de Rieux de Puydeval testa en 1371. Son fils Guillaume de La Jugie-Puydeval était seigneur de La
Jugie, de Puydeval et baron de Rieux quand il épousa en 1370 Catherine de Mornay. Il mourut en 1387 laissant
notamment Jean qui eut de son troisième mariage avec Marguerite de Thurin, Pierre de Puydeval. Celui-ci
mourut sans descendance vers 1470 léguant à sa femme Antoinette tous ses biens qu‟elle porta à son second mari
Pierre Dupuy, seigneur de Mourèze et de Carzouls (Hérault), qui fut baron de Rieux, seigneur de La Jugie,
Puydeval, Espagnac, etc. Leur descendant Anne Dupuy, comte de Rieux en 1601, n‟eut qu‟une postérité
féminine.

Armes des Rieux de Puydeval : d’azur à deux lions affrontés d’or

Cimier : un demi-chien

Supports : deux griffons

Devise (en espagnol) : « Que tieme la morte, de vita non es digno »

Sources : Champeval, I, p. 237-238 ; Jougla, V, p. 391 ; Merceron, p. 24 ; Nadaud, III, p. 398 ; IV, p. 542

PUYVINAUD ou PUIVINAULT
Selon Jougla cette famille limousine fut maintenue noble en 1715 sur preuves de 1458. Marguerite de
Puyvinaud, qui vivait dans la première moitié du XVIe siècle, fut la mère d‟Edme de Maumont, écuyer, seigneur
de la Ligne (cne de Lafat, Cr.)

Armes : coupé d’argent et de sinople à la croix pattée de l’un en l’autre brochant sur le coupé

Sources : Généal. lim. et march., t. XVI, p. 70 ; Jougla, V, p. 392

591
Q

QUARTIER ou CARTIER
Cette famille de Montluçon (Allier), qui avait des branches dans le Berry, s‟implanta à Chambon-sur-
Voueize, (Cr.) au XVIIIe siècle. A cette époque et au siècle suivant elle eut dans la bourgeoisie locale plusieurs
alliances avec les familles Mourlon, Grozieux, Michelon.

Armes : écartelé de sinople et d’azur à deux poissons de l’un en l’autre brochant sur l’écartelé

nota : armoiries parlantes dans la mesure où le patronyme est évoqué par l‟écartelé et par les poissons qui forment quatre morceaux

Source : Tardieu, gdghm, p. 128

DE QUEYRIAUX
Cette famille est originaire d‟Auzances (Cr.) où l‟un de ses membres était était notaire en 1498. Elle se
répandit par la suite dans le Limousin et l‟Auvergne. La branche limousine est connue depuis Jean de Queyriaux
qui épousa une du Plantadis en 1680. Son descendant Jean-Baptiste de Queyriaux prit part aux guerres de
Vendée dans le camp des insurgés sous la Révolution et en 1832 lors de la tentative de soulèvement de la
duchesse de Berry. Le petit-fils de ce dernier, Marie-Jean, organisa avec un descendant de Cathelineau le corps
des volontaires vendéens de la guerre de 1870. Il avait des descendants au XXe siècle.

Armes (parlantes) : de gueules à la fasce d’or accompagnée de trois losanges (ou carreaux) du même posés deux
et un

Devise : « Dieu et le Roi »

Source : Tardieu, gdghm, p. 128-129

DU QUEYROIS ou DUQUEYROIS
Les du Queyrois étaient d‟une famille bourgeoise de Saint-Junien (HV.) connue au XVIIe et au XVIIIe
siècle. Madeleine Duqueyrois avait épousé vers 1660 Clément Hugon, seigneur de Roux, bourgeois de Saint-
Junien puis maître de forges à Busserolles (Dordogne). En 1697 Jacques-Etienne du Queyrois, bourgeois de
Saint-Junien fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’azur à deux triangles entrelacés d’or en forme d’étoile accompagnés en chef de deux étoiles et en
pointe d’un croissant d’argent

Sources : Agfl, p. 11 ; Généal. lim. et march., t. XVI, p. 224 et 313

592
DE QUIGNIARD ou QUINHARD
En 1310 Pierre de Quinhard était garde du sceau à Brive. Son descendant Jean Quinhard, bourgeois, fut
second consul de cette ville en 1424 et en 1437. Vers 1470 Antoine de Quinhard possédait la seigneurie
d‟Estavel (cne de Brive-la-Gaillarde, Cor.) et celle d‟Alvinhac (Lot). Cette lignée disparaît avec Catherine de
Quignard qui épousa Jean du Chaylard en 1604 et mourut en 1645.

Armes : d’azur à trois étoiles d’or et un soleil du même en chef

nota : le soleil qui « arde » est parlant

Source : Champeval, I, p. 423-424

QUILLIET
Hervé-Raphaêl Quilliet, né à Bois-Bernard (Pas-de-Calais) en 1859, fut sacré évêque de Limoges en
1913. Il passa à l‟évêché de Lille en 1920 et mourut à Rouvroy-les-Lens en 1928.

Armes épiscopales : parti : au 1, d’hermine au livre des Evangiles d’argent à tranches de gueules chargé des
mots LUX VERA, LUX MUNDI de sable (Université catholique de Lille); au 2, de gueules au Sacré-Cœur d’or
enflammé du champ, surmonté d’une croix haute du second

Représentation : sur un vitrail de la chapelle privée de l‟évêché de Limoges (ancienne résidence des Oblats)

Devise: « In viritate et in cordo perfecto »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 17 ; Lartigue, évêques, p. 307

QUINAULT
Les origines marchoises de Philippe Quinault (1635-1688), poète, collaborateur de Lulli et académicien,
après avoir été tenues pour assurées au XVIIIe et au XIXe siècle sont actuellement très controversées pour ne pas
dire plus. Seuls indices fragiles de cette appartenance : l‟existence d‟une rue « Chez Quinault » à Felletin (Cr.)
berceau présumé de sa famille et le fait que le poète est entré comme valet au service d‟un autre écrivain
marchois, Tristan L‟Hermitte (1601-1655) né au Soliers (cne de Janaillat, Cr.). Ajoutons que la première épouse
de Philppe Quinault, Prime Riquier, serait née dans la Marche. A noter qu‟il existait une famille Quinault
originaire de Bretagne qui portait les mêmes armoiries. Avec toutes les réserves précédentes nous donnons les
armoiries de Philippe Quinault telles qu‟elles furent enregistrées à Paris par sa seconde épouse Louise Goujon en
1699.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois soucis tigés et feuillés du même

Sources : Carriat, fasc., 6, p. 440-441 ; Hugon, p. 87 ; Jougla, V, p. 410 ; Tardieu, gdghm, p. 198-199

593
R

RABANIDE ou RABANÈDE
La famille Rabanide était originaire de Tulle où l‟on trouvait au début du XVIe siècle un Nicolas
Rabanide, dit Charissou dont le fils Jacques était marchand de vin ambulant en 1539. C‟est probablement son
descendant Antoine-Joseph Rabanide, président trésorier-général de France à Limoges (1708), qui épousa en
1699 Magdeleine de Mensat, dame de Saint-Priest, née en 1781. De cette union naquirent sept enfants dont deux
garçons qui furent aussi trésorier de France : François (1702-1745) mort sans alliance et Antoine-Joseph (1712-
1761) qui fut en outre curé de Chamboulive (Cor.). Mort en 1715 Antoine-Joseph avait été anobli par sa charge
vraisemblablement la même année. Sa veuve, qui vivait encore en 1773, avait fait enregistrer l‟année précédente,
moyenant une taxe de 6 000 livres l‟anoblissement de son époux en application de l‟édit d‟avril 1771 pour la
confirmation des anoblisements survenus depuis 1715.

Armes : de… à trois tiges de fleurs de… issant d’une terrasse de… ; au chef de… chargé d’un lion naissant
de….

Sources : Bosredon, HV., p. 170 ; Champeval, I, p. 320-321 et 530-531 ; Verdier, p. 119 et 136

RABAYNE ou RABEIN
Originaire de La Saintonge où elle possédait la seigneurie de Mazerolles (cne de Saint-André-de-Lidon,
Charente-Maritime) la famille Rabayne semble avoir eu une branche limousine. Sa filiation est suivie depuis le
XVe siècle et elle fut maintenue noble à la fin du XVIIe siècle. Elle existait encore dans la seconde moitié du
XVIIIe siècle. Joseph Rabein était chanoine du chapitre d‟Eymoutiers (HV.) en 1701 quand il lui fut attribué
d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : familiales : d’argent à la fasce de gueules accompagnée de six coquilles du même


attribuées d‟office en 1701 à J. Rabein : d’argent à deux pals d’or

Sources : Agfl, p. 149 ; Jougla, V, p. 413 ; Nadaud, IV, p. 2

RABILLIAC
N… Rabilliac qui vivait à Magnac-Laval (HV.) en 1701 reçut d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : d’or à trois pals de sable

Source : Agfl, p. 156

594
RABY
Les Raby, nombreux à Limoges au XVIIe siècle, étaient principalement des marchands. C‟était le cas de
Jean Raby apothicaire en 1644 et de N… Raby, épicier en 1701.

Armes de : Jean Raby (1644) : d’azur au lion d’or traversé par une flèche du même
N… Raby, attribuées d‟office en 1701 : d’azur à une barre d’argent

Sources : Agfl, p. 146 ; Poncet, p. 134

RABY
Nous ignorons si N… Raby, curé de Champagnac-la-Noaille (Cor.) avait un lien de parenté avec les
Raby marchands à Limoges au XVIIe siècle. En tout cas ses armoiries, mises au point par le bureau
d‟enregistrement de Tulle en 1701, sont différentes.

Armes : de gueules à un croissant d’argent accompagné de trois étoiles d’or, deux en chef et un en pointe

Source : Agfl, p. 214

DE RAFÉLIS DE SAINT-SAUVEUR et DE RAPHÉLIS-SOISSAN


Cette famille de Milan, dont la filiation d‟ancienne extraction remonte à 1453, s‟établit en Provence au
XVe siècle. Elle fut reconnue noble en France en 1555. Elle a une descendance en 2008. Charles-Joseph de
Rafélis de Saint-Sauveur, né en 1725 à Sarrians (Tarn), fut évêque de Tulle de 1764 à 1791.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’or à la croix recroisettée et alaisée d’azur ; aux 2 et 3, de gueules au roc
d’échiquier d’argent

Sources : Jougla, V, p. 417 ; Lartigue, évêque, n° 4464 ; Nadaud, IV, p. 543 ; Révérend, APE, IV, p. 104 ; Valette, p. 159-160

RAFILHAC ou ROFILHAC
En 1325 Guilhem de Rafilhac, vicaire-général de l‟évêque de Limoges, avait un sceau armoirié. En
1353 un Guillaume de Rofilhac, peut-être un neveu du précédent, était prévôt de l‟église d‟Eymoutiers (HV.) et
avait aussi un sceau armorié.

Armes de : Guilhem de Rafilhac (1325) : de… à deux cotices de… à la bordure besantée de…
Guillaume de Rofilhac (1354) : de … à trois bandes de…. accompagnées de six besants (ou tourteaux) de
…, trois en chef et trois en pointe

Source : Bosredon, Sigil. HV., p. 213 et 214

DE RAFFIN DE LA RAFFINIE
Les Raffin de La Raffinie ont leur berceau en Haute-Auvergne et plus précisément à Salers (Cantal). En
1400 Pierre de Raffin était seigneur de Perciar en Agenais et possédait aussi des terres dans le Limousin à
Malause (peut-être Malauze, cne de La Souterraine, Cr.). A une date indéterminée François Raffin épousait N…
de Lignerac, d‟une famille du Bas-Limousin. Cette famille fut maintenue noble en 1666 sur preuves de 1504.
L‟un de ses descendants prouva sa noblesse pour entrer comme page à la Grande Ecurie de Versailles 1770 et un

595
autre pour postuler aux écoles militaires en 1783. Des Raffin comparurent aux assemblées de la noblesse de
Saint-Flour, Nérac, Agen et Nîmes en 1789. La famille comptait une dizaine de descendants en 2009 dont le
comte de Raffin secrétaire général de l‟association d‟entraide de la noblesse française.

Armes : anciennes : d’azur à la fasce d’argent accompagnée en chef de trois étoiles d’or
contemporaines : d’argent à deux raves de sinople en pal

nota : les raves sont parlantes par jeu de mots

Sources : Champeval, II, p. 69 ; DVN, p. 231 ; Internet ; Jougla, V, p. 417 ; Nadaud, III, p. 143 ; IV, p. 3 ; Valette, p. 160

RAGON
La famille Ragon était originaire du Berry où elle possédait les seigneuries de Charroy et de
Beauregard. Charles Ragon, écuyer, seigneur de Bar (Cor.) fut conseiller du roi à la cour des monnaies de Lyon
au début du XVIIIe siècle. Son fils, Gilbert Ragon, était commandeur de la commanderie de l‟ordre de Malte du
Temple d‟Ayen en 1751. Famille éteinte en 1793.

Armes : d’azur à un mouton d’argent entouré d’un serpentd’or aiguilloné de sable ; au chef de l’ordre de Malte

nota : le serpent vient peut-être d‟un jeu de mots Ragon/ dragon, ce dernier étant représenté par un serpent

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., II, p. 594 ; Jougla, Supplément, p. 421

RAMADE
François Ramade fut curé de Croc (Cr.) de 1685 à 1704. N‟ayant pas fait enregistrer d‟armoiries il lui
fut attribué d‟office en 1700 un écu parlant.

Armes : de gueules à trois branches de laurier d’or posées en pal

nota : les branches de laurier sont aussi des rameaux parlants

Sources : Hugon, p. 63 ; Tardieu, gdghm, p. 96

RAMAT
N… Ramat, curé de l‟enclave poitevine de Mortemart (HV.) en 1697, portait des armoiries parlantes.

Armes : d’azur à un rameau d’olivier mis en pal renversé

Source : Fougeyrollas,3, p. 609

DE RAMERU
En 1683 Isaac-Jacques de Rameru, écuyer, était contrôleur des fermes du roi et demeurait au village du
Grand-Theil (cne de Beaune, HV.). Il était originaire de Greux (Vosges) et mourut en 1730. Son fils Antoine, né
en 1699, seigneur de La Cour, épousa en 1723 Marguerite de La Loüe, en eut douze enfants et se fit prêtre à la
mort de sa femme vers 1740. Sa fille Jeanne de Rameru (1738-1774) épousa François Cantillon en 1760
procureur en la sénéchaussée de Limoges. Il ne semble pas que ses deux garçons, François né en 1725 et Martial
né en 1736, aient été encore vivants en 1789.

596
Armes (parlantes) : d’azur à la croix ramée (ou composé de deux rameaux en croix) d’argent

Sources : Agfl, p. 65 ; Généal. lim. et march., t. XVI, p. 117 ; Nadaud, IV, p. 4-5

DE RANCON
Aymeric de Rancon vivait en 996 et en 1030. Dans la première moitié du XII e siècle Gui de Rançon
était seigneur de La Vaugelade (cne de Châteauponsac, HV.). En 1248 il participa à la seconde croisade. Son
petit-fils Geoffroy de Rancon épousa Isabelle de Lusignan, fille d‟Hugues X, comte de la Marche, en 1294. Au
XVe et au XVIe siècle les Rancon possédèrent la seigneurie de Villefavard (HV.). En 1421 le parlement de
Poitiers mettait sous séquestre le château de Villefavard provenant de la succession de Jean de Rancon. Famille
éteinte avant 1470 semble-t-il.

Armes : d’or semé de losanges d’azur au pal de gueules brochant

Représentation : salle des Croisade au château de Versailles

Sources : Lecler, HV., p. 197, 566 et 817 ; Nadaud, IV, p. 6

RANJON
En 1699 François et André Ranjon, coseigneurs du Chaslard, reçurent d‟office chacun un écu identique.
Leur seigneurie était peut-être celle du Bas et du Haut-Chalard, hameaux situés sur le territoire de la commune
de Peyrat-le-Château (HV.) dont, en 1664, Jacques Ranjon était curé.

Armes : écartelé de sable et de sinople à une molette à huit pointe d’argent posée en cœur et brochant sur le tout

nota : la molette, forme rayonnante, est probablement parlante par jeu de mots rayon/Ranjon

Sources : Agfl, p. 129 ; Lecler, HV, p. 548

RASTOUIL
Né à Marseille Louis Rastouil fut évêque de Limoges de 1938 à 1966.

Armes : d’argent à la croix d’azur chargée en abîme du mot Pax en lettres majuscules gothiques, cantonnée aux
1 et 4 d’un rameau de châtaignier feuillé et fruité de sinople, aux 2 et 3 d’une roue dentée et crenelée de sable

nota : l’argent à la croix d’azur représente les armes de Marseille, ville natale de Mgr Rastouil. Le rameau de châtaignier évoque une
production agricole emblématique de son diocèse et la roue dentée les petites industries locales

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux du Limousin, page 17, note 1 ; Internet

RATEAU ou RATAUD ou RASTEAU


La famille du Rateau était originaire des Arnaux (cne d‟Ars, Charente). Elle fut maintenue noble en
1666 sur preuves de 1554 ou 1557. Selon Fougeyrollas et Jougla elle aurait été possessionnée dans le Limousin
(à La Vigerie ?). Eteinte au XVIIIe siècle.

Armes : d’azur à deux bâtons d’or en sautoir, accompagnés d’une étoile de sable (sic) en chef, de deux autres
étoiles aux flancs et d’un croissant en pointe, le tout du même

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Sources : Fougeyrollas, 3, p. 611 ; Jougla, V, p. 432 ; Nadaud, IV, p. 8

RATIER ou MONTROCHER
Abon Ratier était seigneur de Montrocher (cne de Montrol-Sénard, HV.) en 1232. Au XIVe siècle sa
descendance était connue sous le nom de Montrocher. Avant 1338 Foucaud de Rochechouart, seigneur de
Mortemart (HV.), avait épousé Alix de Montrocher, sœur d‟Abon, de Raton et d‟Aymeric de Montrocher. La
dernière représentante de cette famille a été Marie de Montrocher, épouse à la fin du XVI e siècle de François
Faulcon, écuyer, seigneur de Saint-Pardoux-Rancon (HV.).

Armes : échiqueté de… et de… ; au chef de… chargé d’un lambel de…

Sources : Lecler, HV, p. 495 ; Nadaud, III, p. 253 ; IV, p. 446-447

DE RAVENEL
Selon Jougla la famille de Ravenel serait originaire de la Marche. Elle aurait été maintenue noble en
1584 sur filiation établie depuis 1442. Elle avait encore une descendance au XVIII e siècle.

Armes : d’argent à la quintefeuille de gueules et au lambel à trois pendants d’azur en chef

Source : Jougla, V, p. 434

RAYMOND
En 1599 G. Raymond, vivant à Limoges, se fit dessiner un écu parlant par rébus (rais-mont) par l‟auteur
de l‟Armorial de Limoges

Armes : de… à un soleil rayonnant de… posé sur un mont de… surmonté d’une étoile de… entre les lettres
initiales G et R

Source : Arm. Lim., n° 391

RAYMOND
Ces Raymond avaient probablement un lien de parenté avec la famille précédente. En tout leurs
armoiries, également parlantes, sont très ressemblantes.

Armes de : J (ean) Raymond en 1602 : de… à une montagne de… surmontée d’une ombre de soleil de…
accostée des lettres initiales I et R ; au chef de… chargé de trois étoiles de…
Jean Raymond, « marchand frangeur » à Limoges en 1652 : d’azur au soleil d’or accompagné en chef de
trois étoiles du même et en pointe d’une montagne d’argent accostée des lettres I et R d’or
Mr Raymond, « premier frère de la confrérie de la Sainte-Croix » en 1628 : d’azur au soleil d’or
accompagné en pointe une montagne d’argent

Sources : Arm. Lim. n° 513 ; Poncet, p. 134

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RAZÈS
Les Razès étaient des bourgeois de Limoges qui firent enregistrer leurs armoiries parlantes en 1697.

Armes : d’azur au chevron abaissé d’or sommé d’un croissant d’argent et accompagné de trois roses d’or, deux
en chef et une en pointe

nota : les roses sont le fruit d‟un jeu de mots avec le patronyme. En outre il est possible que le chevron abaissé, forme stylisé du toit ait été
suggéré par le terme « rase » qui désigne dans le parler local l‟espace, souvent ouvert, entre le sommet d‟un mur et la toiture

Sources : Agfl, p. 43 ; Poncet, p. 134

DE RAZÈS DE MONISME
La famille de Razès avait probablement ses racines dans la paroisse (actuellement commune) de ce nom
dans la Haute-Vienne. Vers le milieu du Xe siècle Aimeric, seigneur du château de Razès et sa femme Sibelle
donnèrent leur chapelle castrale à la cathédrale de Limoges. Aimeric et Guillaume, leurs descendants,
confirmèrent cette donation vers 1087 ou 1092. En 1210 Hélie de Razès fut écrasé ainsi que deux de ses fils et
une fille par l‟écroulement d‟une tour de son château. Guillaume de Razès vivait en 1280. En 1356 Guillaume de
Razès était seigneur de Monisme (cne de Bessines-sur-Gartempe, HV.). Après 1430 N… de Razès fit construire
(ou reconstruire) le château de Monisme. La famille fut maintenue noble en 1666 sur preuves de [Link]
derniers descendants de la branche de Monisme semble avoir été Edme-Léonard de Razès, colonel du régiment
de Champagne qui mourut à Utrecht des suites de ses blessures lors de la guerre de la ligue d‟Augsbourg à la fin
du XVIIe siècle. La branche du Pin-Bernard commença avec François de Razès, écuyer, seigneur du Pin-Bernard
(cne de Saint-Priest-le-Betous, HV.) qui vivait en 1563. Son descendant François de Razès du Pin-Bernard se
maria en 1709 avec Marguerite Autor mais il ne semble pas avoir eu de postérité. Il a existé tardivement une
branche du Puy-Bertrand (cne d‟Ambazac, HV.) dont un représentant Gabriel de Razès fit enregistrer en 1700
des armoiries différentes de celle de la famille. Enfin il existé dans le Poitou, au moins au XVIIe siècle, une
branche des seigneurs de Ché et de La Foujassière qui a donné un maire de Poitiers en 1646.

Armes : familiales : d’argent à trois pals de gueules ; au chef d’or


ou d’argent à trois pals de gueules ; au chef d’or chargé de trois tourteaux de…
enregistrées en 1700 par Gabriel de Razès de Puy-Bertrand : d’azur au lion d’argent armé et lampassé de
gueules posé en cœur et accompagné de huit roses d’or posées en orle

nota : les roses sont parlantes

Représentation : Eglise de Razès au bas d‟un pilier ; sur une pierre tombale du cimetière de Razès

enregistrées en 1700 par Henriette Le Vacher, veuve de Charles de Razès du Ché et de La Foujassière :
d’azur à trois pals d’or et un chef d’argent chargé de trois plantes (ou rameaux) de fougères de sinople

nota : les fougères évoquent probablement le nom du fief de La Foujassière

Sources : Agfl, p. 128 ; Descoutures, p. 74-76 ; Fougeyrollas, 3, p. 613 ; Jougla, V., p. 439 ; Lecler HV., p. 570 ; Nadaud, IV, p. 11-13 et 544

DE RAZES ou DE RAZE DE PUYGRENIER


Cette famille pourrait être une branche des Razès précédents établie dans le Poitou. L‟analogie de leurs
armoiries permet de le penser. Elle a fourni un échevin à la ville de Poitiers au XVI e siècle et un lieutenant-
général du Poitou au XVIIe siècle. Ces fonctions leur ont peut-être permis d‟accéder à la noblesse. Ils furent
seigneur du Ché (Poitou) et de Puygrenier (commune de Blond, HV.). Un rameau a possédé la seigneurie de

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Chez-Gallet (cne de Roussac, HV.) où il possédait un manoir qui subsiste encore. La famille était éteinte au
XVIIIe siècle.

Armes : d’azur à trois pals d’or ; au chef d’argent chargé de trois rameaux de fougères de sinople

Sources : Jougla, V, p. 439 ; Lecler, HV., p. 595 ; Nadaud, IV, p. 544

DES RÉAULX
Les des Réaulx sont peut-être originaires du Nivernais mais plus probablement de la Champagne. Elle
était connue depuis le XIVe siècle. De 1452 à 1457 Aymery des Réaulx fut grand prieur de la langue d‟Auvergne
de l‟ordre de Saint-Jean de Jérusalem implanté à Bourganeuf (Cr.). Famille éteinte au début du XX e siècle.

Armes : d’or au lion monstrueux à la tête humaine de carnation posée de front, barbée et chevelée du second

Sources : Jougla, V, p. 440 ; Parinet, p. 24

DE REBEYREIX ou DE RIBEYREIX
La famille de Ribeyreix, originaire du château de Ribeyreix (cne de Saint-Priest-les-Fougères,
Dordogne), possédait en 1539 les seigneuries de Saint-Priest-les-Fougères (cne de Thiviers, Dordogne) et de
Courbefy (cne de Saint-Nicolas, HV.). A cette date elle avait déjà accédé à la noblesse. Selon La Chesnaye-
Desbois sa filiation est suivie depuis le milieu du XIVe siècle. En 1598 Jean de Ribeyreix, baron de Courbefy,
épousa en 1598 Anne de Couten de La Barde. Jacques de La Salle de Ribeyreix, seigneur de Saint-Priest et du
Moulin-Basti (cne de Bussière-Galant, HV.) fut maintenue noble en 1666. Dans la Haute-Marche la famille a eu
deux branches : celle de Nouzerines (Cr.) et celle de Monneyroux (cne de Clugnat, Cr.). En 1789 Pierre-Thibaud
de Ribeyreix, seigneur de Nouzerolles (Cr.) et Henri-Armand de Ribeyreix, seigneur de Clugnat et de Jalesches
(Cr.) comparurent à l‟assemblée de la noblesse de Guéret en mars 1789. Les différentes branches semblaient
toutes éteintes à la fin du XIXe siècle.

Armes : d’azur à trois lions couronnés d’or, armés et lampassés de gueules, celui de la pointe passant

Sources : Froidefond, I, p. 417-418 ; Jougla, V, p. 469 ; Lecler, Cr., p. 435 ; Lecler, HV., p. 707 ; Nadaud, IV, p. 18-19 et 683; Poncet, p.
134 ; Tardieu, gdghm, p. 60 ; Valette, p. 344

REBIÈRE ou REBIERRE
Cette famille de Limoges dont on connaît les armoiries en 1603 et au milieu du XVII e siècle ne semble
pas avoir eu des liens de parenté avec les Rebière de Cessac, de Land et de Naillac de la Haute-Marche.

Armes : en 1603 : de… à un canard de… nageant dans une rivière de… ; au chef de… chargé d’un croissant
de… entre deux étoiles de…
vers 1650 : de… au cygne de… sur une rivière du même ; au chef de… chargé d’un croissant entre deux
étoiles de…

nota : la rivière est parlante

Sources : Arm. Lim., n° 604 ; Poncet, p. 134

600
REBIÈRE DE CESSAC
La famille Rebière de Cessac est issue de la même souche que celle des Rebière de Land (voir ci-
dessous). Elle est originaire de Cessac (cne de La Celle-Dunoise, Cr.). Philippe Rebière, sieur de Cessac, né en
1760, épousa en 1817, Hortense Couturier de Fournoüe, fille de l‟amiral Couturier de Fournoüe (1740-1801).
Leur fils Pierre Rebière de Cessac (1821-1890) fut l‟auteur de nombreux ouvrages sur l‟archéologie et l‟histoire
de la Creuse. Il fut substitué aux noms et titres de son oncle le comte de Fournoüe-Montalembert, fils de
l‟amiral. Son fils Jean-Marie Rebière de Cessac né en 1860 ne semble pas avoir eu de descendance.

Armes : d’argent à la fasce de gueules accompagnée en chef d’un croissant de sable entre deux étoiles du même
et en pointe d’une étoile de sable

Représentations : au vitrail (vers 1890) de l‟autel de la Vierge un écu Rebière de Cessac accolé à un écu Faure de Fournoüe ; sur un vitrail de
l‟église de Saint-Sulpice-le –Guéretois (Cr.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 36 ; Jougla, V, p. 441; Nadaud, IV, p. 546-548 ; Rietstap, II, p. 534 ; Tardieu,
gdghm, p. 129 et 199

REBIÈRE DE LAND
Il s‟agit probablement d‟une branche des Rebière de Cessac et de Naillac. Au XVIII e siècle ils
possédaient le château de Land (disparu) près de Chambon-sur-Voueize (Cr.). Vers 1760 Barthélemy Rebière de
Land, avocat au parlement, acheta le fief et le château de La Faye (subsistant) dans l‟actuelle commune de Saint-
Dizier-la-Tour (Cr.). Au début du XIXe siècle il possédait le château voisin d‟Orgnat. Les dernières descendantes
de cette famille semblent avoir été Marie Rebière de Land, épouse de Paul Pellissier de Féligondes, et Louise,
épouse de M. de Sainte-Marie.

Armes : attribuées d‟office en 1701 : d’azur à la rivière ondoyante d’argent posée en barre
XIXe siècle : d’argent à la rivière ondoyante d’azur posée en bande

nota : la rivière est naturellement parlante

Sources : Hugon, p. 46 ; Lecler, Cr., p. 605 ; Tardieu, gdghm, p. 129

REBIÈRE DE NAILLAC
Cette branche des Rebière fut anoblie dans la seconde moitié du XVII e siècle, semble-t-il. En 1692
André Rebière était, écuyer et seigneur de Naillac (Cr.), Fleurat (Cr.) et Cessac (cne de La Celle-Dunoise, Cr.).
Son descendant, Gabriel-Pierre Rebière de Naillac, chevalier, participa à l‟assemblée de la noblesse de Haute-
Marche à Guéret en 1789. Il émigra et mourut en Angleterre en 1809 sans descendance. Mêmes armes que les
Rebière de Cessac.

Armes : d’argent à la fasce de gueules accompagnée en chef d’un croissant de sable entre deux étoiles du même
et en pointe d’une étoile aussi de sable.

Sources : Lecler, Cr., p. 272 ; Nadaud, IV, p. 689 ; Tardieu, gdghm, p. 129 ; Valette, p. 314

REBOUL
Cette famille citée par Jougla était originaire de l‟Auvergne et de la Haute-Marche Dans cette dernière
province elle aurait possédé le fief de Sauzet (cne de Chambon-sur-Voueize, Cr.). Elle fut peut-être anoblie par
une charge de président du conseil supérieur de Clermont-Ferrand au XVIIe siècle. Maintenue noble en 1772 sur

601
preuves de 1676 elle comparut aux assemblées de la noblesse de Riom (Puy-de-Dôme) et de Clermont-Ferrand
en 1789. Pas de descendance connue.

Armes : d’azur au chevron d’or accompazgné en pointe d’une écrevisse passante d’argent

nota : il y a probablement un jeu de mot parlant entre le patronyme et l‟écrevisse qui se déplace souvent à rebours

Sources : Jougla, V, p. 441 ; Lecler, p. 95

DE RECHIGNEVOISIN DE GURON
La filiation noble des Rechignevoisin remonte à 1402 quand Guillaume de Rechignevoisin épousa
Catherine Martin de Guron. Cette famille était implantée dans le Poitou et la Saintonge. L‟un de ses descendants,
Louis de Rechignevoisin, fut sacré évêque de Tulle en 1653. Il passa au siège de Comminges en 1678 où il
mourut en 1693. Jean le fils de son frère Gabriel fut maintenu noble en 1667. Le dernier représentant de cette
famille a été Xavier de Rechignevoisin mort en 1893.

Armes : d’azur à une fleur de lis d’argent

Sources : Jougla, V, p. 442 ; Nadaud, IV, p. 548 ; Rietstap, II, p. 533

DU RECLUS DE GAGEAC
Originaire du Périgord où elle était notamment implantée à Saint-Martial de Valette (Dordogne) cette
famille a eu au moins une branche limousine. En effet en 1480 elle possédait le le manoir du Mas-Bertier (cne de
Marval, HV.). Elle fut maintenue noble en 1672 et en 1707. François du Reclus, baron de Gageac, et Jean du
Reclus, chevalier, comparurent à l‟assemblée de la noblesse de Périgueux en 1789. L‟un dernier descendant fut
René du Reclus qui vivait encore vers 1860.

Armes : d’azur à trois chabots d’argent rangés en pal

Sources : Froidefond, p. 413 ; Jougla, V, p. 443 ; Lecler, HV., p. 481 ; Nadaud, III, p. 14 ; IV., p. 548

RECOUDER
N… Recouder était avocat à Rochechouart (HV.) à la fin du XVII e siècle quand il lui fut atribué d‟office
des armoiries parlantes de dérision.

Armes : d’or à un bras armé et plié en chevron de gueules

nota : le bras armé et plié met en évidence le coude

Source : Fougeyrollas, 3,p. 613

RECULET
Vers 1627 Mr Reculet « conseiller » et Jean Reculet, « maître apothicaire » récemment décédé, avaient
des armoiries identiques. Appartenait probablement à la même famille Jacques Reculet « confrère de la Sainte-
Croix » dont les armes étaient les mêmes que celles des deux précédents mais avec des émaux différents.

Armes de : Mr Reculet et de Jean Reculet vers 1627 : d’azur à trois écrevisses d’or

602
Jacques Reculet vers 1627 : d’or à trois écrevisses de gueules

nota : les écrevisses, qui se déplacent parfois à reculons, sont des figures parlantes

Source : Poncet, p. 134-135

REDONDELLI ou REDONDAUD
Pierre Redondaud fut abbé de Grandmont (cne de Saint-Sylvestre, HV.) de 1388 à 1389. En 1389 il
utilisait un sceau armorié.

Armes : de… à deux fasces de… accompagnées en chef de trois besants (ou tourteaux) de…

Sources : Bosredon, Sigil., HV., p. 742 ; Lecler, HV., p. 74

En 1701 Bernard Regnard, bourgeois de Chambonchard (Cr.), reçut d‟office des armoiries parlantes.

Armes : d’or à un renard de gueules couronné d’azur

nota : le renard et sa couronne (cf. régner) sont parlants

Source : Hugon, p. 65

REGNAULD
Les Regnauld étaient une famille bourgeoise de Genouillac (Cr.) dont certains membres avaient été
notaires dans cette localité de 1597 à 1878. Jacques Regnard fut seigneur de Prugnes (cne de Nouziers, Cr.) en
1638. A la même date un autre Regnauld était seigneur de Fougereaux (cne de Chéniers, Cr.). En 1690 Annet
Regnauld, notaire royal, fit enregistrer des armoiries différentes de celles d‟autres Regnauld. De 1842 à 1848
Sylvain Regnauld (1806-1888), notaire et maire de Genouillac, fut député de la Creuse. Cette famille avait
encore des descendants au commencement du XXe siècle.

Armes : selon Tardieu : d’azur à la fasce d’or accompagnée de trois losanges du même, deux en chef et un en
pointe
enregistrées en 1699 par Annet Regnauld : d’azur semé d’étoiles d’or à un cygne contourné d’argent sommé
d’une croisette pattée du même, adextré de la lettre A et senestré de la lettre R d’or

Sources : Hugon, p. 33 ; Tardieu, gdghm, p. 130-131

RENAUD
En 1701 François Renaud, curé, prieur et seigneur de Chantosme (Indre) sur les limites de l‟actuel
département de la Creuse, reçut d‟office des armoiries.

Armes : d’argent à une grenouille de gueules posée en bande

nota : la grenouille est un meuble de dérision parlant par jeu de mots avec « rainette » (autre désignation de ce batracien depuis 1425)

Source : Hugon, p. 49

603
RENAUDIE
En 1580 Jean Renaudie était notaire à Lubersac. C‟est peut-être l‟un de ses descendants, N…
Renaudie, » marchand à La Bersat » (probablement Lubersac, Cor.), qui reçut d‟office des armoiries de type
mécanique en 1701.

Armes : de gueules à trois pals de vair

Sources : Agfl, p. 156 ; Champeval, I, p. 481 ; Jougla, V, p. 456

RENAUDIN ou REGNAUDIN
Cette famille était connue à Limoges en 1603. En 1624 Anne Maledent veuve de Thomas Renaudin,
bourgeois et marchand, vivait probablement à Isle (HV.) près de Limoges. Parmi leurs descendants on trouve
Antoine Renaudin, conseiller du roi, président trésorier de France à Limoges en 1692, seigneur de Puyneige,
(cne de Le Palais, HV.) qui fit enregistrer ses armoiries en 1697. Il se déclarait alors « écuyer » et avait peut-être
été anobli par sa charge. Son fils, François Renaudin, également trésorier de France à Limoges, maria sa fille en
1750 à Joseph Limousin de Neuvic, chevalier et seigneur de Masléon (HV.) et de Neuvic-Entier (HV.).

Armes : en 1603 : de… à une foi de… vêtu de… posée en fasce et accompagnée en chef d’une lettre initiale R
soutenue d’un croissant de…
en 1697 : d’azur à une foi d’argent vêtue du même posée en fasce et accompagnée en chef de deux étoiles
d’or et en pointe d’un croissant du même

Sources : Agfl, p. 6 ; Arm. Lim., n° 576 ; Champeval, II, p. 321 ; Jougla, V, p. 456 ; Lecler, HV., p. 382 et 584 ; Nadaud, IV, p. 15 ; Verdier,
p. 119

DE RENIER ou REGNIER DE GUERCHY


En 1378 Colas Renier (ou de Renier) était trésorier des guerres en Auvergne, Berry et Limousin. Il
appartenait à une famille répandue en Berry, Nivernais et Bourgogne. Elle fit preuve de sa noblesse en 1586 et
fut titrée baron de La Guerche. Elle existait encore dans la seconde moitié du XVIII e siècle sous le nom de
Regnier de Guerchy dans le Nivernais.

Armes : d’azur à six besants d’argent trois, deux et un

Sources : Bosredon, Sigil. HV., p. 171 ; Jougla, V, p. 448 ; Valette, p. 329

RENOUARD
Firmin-Léon Renouard, né à Longpré-les-Corps (Somme), fut évêque de Limoges de 1887 à 1913

Armes : d’argent à la croix d’azur (ou de sable) chargée d’un chrisme d’argent en abîme

nota : ces armes, créées pour la circonstance, sont allusives de sa fonction

Représentations: sur les vitraux de saint Joachim et de sainte Anne de la chapelle Sainte-Anne et ND de Lourdes dans la cathédrale de
Limoges et sur le plafond en bois de l‟église Saint-Martin de Fromental (HV) avec celles du pape Léon XIII son contemporain

Devise : « Fide Firmus »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 11 ; Lartigue, évêques, p. 311 ; Mingaud, Eglises de la Haute-Vienne, p. 96

604
DU REPAIRE
Le Repaire ainsi que le Moulin du Repaire étaient des villages situés dans la commune de Moissannes
(HV.). Jean du Repaire, écuyer, seigneur du Repaire dans la paroisse de Moissannes, avait épousé Isabeau de La
Martonie vers 1660. En 1698, son fils Jean du Repaire de Landeix, demeurant dans la paroisse Saint-Etienne
(cne de Saint-Léonard-de-Noblat, HV.) épousait Marie de Lambertye. Leur fils, également prénommé Jean, et
seigneur de Beauclair (?) se maria à Uzerche (Cor.) avec Anne du Faure. De cette union vint une seule fille
Anne, née en 1724.

Armes : attribuées d‟office en 1701 à N… du Repaire, seigneur de Ladignac, dans l‟élection de Limoges, reçut
d‟office un écu de type mécanique : de gueules à la fasce d’argent

Sources : Agfl, p. 143 ; Lecler, HV., p. 879-880 ; Nadaud, IV, p. 16

REYDIER
Louis Reydier était premier lieutenant général civil de la sénéchaussée de Guéret. Il se démit en 1653 en
faveur de son gendre Silvain de Madot. En 1697 sa veuve fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent au chef d’azur chargé d’une croix d’or

Source : Hugon, p. 45

REYMOND
En 1701 N… Reymond, chanoine du chapitre d‟Eymoutiers (HV.) reçut d‟office des armoiries de type
mécanique.

Armes : de sable à deux pals d’or

Source : Agfl, p. 149

REYMOND ou DE REYMOND
En 1572 François Reymond (ou Raymond) était l‟un des quatre consuls élus par les habitants de Bellac
(HV.) pour l‟année. Il était probablement marchand de son état et acquit en 1581 le droit de nommer le vicaire de
l‟une des nombreuses vicairie de l‟église de Bellac En 1610 un Raymond était sieur du Cluzeau et lieutenant
civil et criminel au siège de Bellac. François Raymond, écuyer, était lieutenant général en 1655. Son fils (?)
François-Gabriel de Reymond était président lieutenant-général de la ville de Bellac en 1699 quand il fit
enregistrer ses armoiries.

Armes : d’azur à un casque d’argent orné d’or accompagné en chef de deux molettes du même et en pointe
d’une épée couchée d’argent garnie d’or

Sources : Afgl, p. 126 ; Nadaud, IV, p. 174 ; Lecler, HV, p. 61 et 67

DE REYMOND
André de Reymond était un bourgeois de Guéret qui reçut d‟office des armoiries en 1701

605
Armes : d’or à un lion mi-coupé de sable et d’argent

nota : le lion, roi (« reî » en parler local) des animaux, est parlant. De plus, coupé en deux et enfreignant partiellement la règle de
superposition des émaux, il est probablement ironique

Source : Hugon, p. 50

REYNAUD
Avant 1600 cette famille de Limoges possédait un écu parlant.

Armes : de… à une couronne ducale (?) de… soutenue de trois étoiles de… une et deux

nota : la couronne allusive du roi (« reî » en parler local) et les rais des étoiles sont parlants par rapport à la première syllabe du patronyme

Source : Arm. Lim., n° 365

REYNIE
Cette famille, vraisemblablement limougeaude, est différente de celle des La Reynie (voir ce nom). En
1602 elle portait les armoiries ci-dessous.

Armes : mi-parti : au 1, de… à une aigle bicéphale de… ; au 2, de… à six cœurs de… mis en pal trois et trois

Source : Arm. Lim., n° 513

REYNIER
François Reynier était prêtre de l‟église Saint-Michel-des-Lions de Limoges en 1645.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’une croisette d’argent entre deux étoiles d’or, accompagné en
pointe d’un croissant d’argent surmonté d’une couronne d’or

nota : ces armoiries sont probablement personnelles. Elles sont à la fois parlantes par la couronne et allusives du sacerdoce de l‟interéssé par
la croisette

Source : Poncet, p. 135

REYNIER
Marie Reynier, épouse de Simon Briance, vivait à Limoges vers 1655. On ne sait si elle avait un lien de
parenté avec le prêtre François Reynier ci-dessus. En tout cas ses armoiries étaient très différentes.

Armes : d’azur à l’aigle au vol abaissé d’or accompagné de trois cœurs d’or deux en chef et un en pointe

nota : l’aigle, roi des oiseaux, évoque le patronyme

Source : Poncet, p. 135

606
DE RIBEYRES ou DE RIBÈRE
Les de Ribeyres ici cités sont originaires de l‟Auvergne (une autre branche venait du Comtat-
Venaissin). Antoine de Ribeyres fut conseiller au parlement de Paris en 1657, maître des requêtes en 1667,
intendant du Limousin en 1671 et 1672 puis du Poitou en 1688. Il fut président du Grand Conseil et mourut en
1712. L‟un de ses descendants comparut à l‟assemblée de la noblesse d‟Issoudun (Indre) en 1789. Famille
éteinte au XIXe siècle.

Armes : d’azur à une fasce ondée d’argent accompagnée de trois canes du même, becquées et membrées de
gueules

nota : la fasce ondée et les canes (oiseaux aquatiques) sont l‟expresion parlante du patronyme (Ribère/rivière)

Sources: Fougeyrollas, 3, p. 618; Jougla, V, p. 468

RICHARD
En 1701 N… Richard, greffier des rôles de Linards (HV.), reçut d‟office un écu de type mécanique.

Armes : de sable à trois fasces d’or

Source : Agfl, p. 158

RICHARD DE LA TOUR ou RICHARD DE LA TOUR AUX PAULMES


Cette famille était connue à Montmorillon (Vienne) depuis 1467. Jean Richard, écuyer, était seigneur de
La Tour Aux Paulmes (cne de Verneuil-Moustiers, HV.) en 1579. Son fils Robert fut maintenu noble en 1600.
Sa descendance dut encore faire preuve de sa noblesse en 1669 et en 1715. Nombreux représentants en 2008.

Armes : de sable au chef cousu de gueules chargé d’un lambel d’or à cinq pendants

Sources : DVN, p. 235 ; Jougla, V, p. 472 ; Lecler, HV., p. 795-796 ; Nadaud, IV, p. 20 et 550-551 ; Valette, p. 162

RICHOMME
En 1701 il fut attribué N… Richomme, bourgeois de Sainte-Fortunade (Cor.) et greffier des rôles de
cette localité, des armoiries préalablement « éclaircies et suppléées » par le bureau d‟enregistrement de Tulle.

Armes : d’argent à un chevron d’azur chargé de cinq besants d’or

nota : les besants d’or, symboles de richesse, qui évoquent à la fois le patronyme et la localité de Sainte-Fortunade sont probablements
parlants

Source : Agfl, p. 217

DE RICOUX
C‟est à Tersannes (HV.), où existe encore de nos jours le château de Ricoux, que se situe le berceau de
cette famille qui a compté trois branches. Celle des seigneurs de Ricoux et celle des seigneurs de Soulignac (cne
de Cromac, HV.) se sont éteintes au XVIe siècle. La troisième branche, celle des seigneurs de La Sicardière (cne
de Saint-Léger-Magnazeix, HV.) est connue depuis Guillaume de Ricoux, écuyer, qui avait épousé vers 1400

607
Jeanne de Gautheron. Son descendant au 8em degré François de Ricoux, né à Saint-Léger-Magnazeix, seigneur du
Chiron (cne de Tournon-Saint-Martin, Indre) fut maintenu dans sa noblesse d‟extraction en 1669. Vers 1797
René de Ricoux s‟installa à Loche-sur-Loire (Indre-et-Loire) comme percepteur des contributions directes et
buraliste. Son fils Eugène épousa en 1847 Silvine Dubois, fille de laboureur. On ne connaît pas leur
descendance.

Armes : de gueules à trois gantelets d’argent posés deux et un

Supports : deux sauvages

Source : Génal. Lim. et march, t. IV, p. 203-212

DES RIÈGES ou DES RIESGES


La famille des Rièges était originaire du Bourbonnais. Joseph des Rièges, écuyer et seigneur de
Villemonteix (cne de Saint-Pardoux-les-Cards, Cr.) depuis 1660, fit enregistrer ses armoiries à Guéret en 1698.
Les des Rièges ont également possédé la seigneurie de Gouzougnat (Cr.) au moins en 1669. Leur famille
s‟éteignit dans celle des du Peyroux par le mariage en 1753 de Marie-Thérèse des Rièges avec Amable du
Peyroux.

Armes (1698) : d’azur au croissant d’argent surmonté de deux étoiles du même ; au chef palé d’azur et d’or de
six pièces
ou selon Tardieu d’azur au croissant d’argent surmonté de deux étoiles du même ; au chef d’or

Sources : Hugon, p. 16 ; Jougla, VI, p.5 ; Lecler, Cr., p. 309 ; Nadaud, IV, p. 22 ; Tardieu, gdghm, p. 131

DU RIEU ou DURIEU ou DURIEUX


En 1522, François Brachet seigneur de Montaigut-le-Blanc (Creuse) et de Salagnac (Creuse) attribua à
Etienne du Rieu le greffe de sa justice de Montaigut. Celui-ci acquit rapidement la seigneurie de Villepréaux
(cne de Montaigut-le-Blanc) et se qualifiait d‟écuyer dès 1548. Son fils aîné Antoine, écuyer, fut seigneur de
Villepréaux et de Fontbuffeau (cne de Saint-Léger-Magnazeix (HV.). En 1551 il obtint la charge de lieutenant
particulier de la sénéchaussée de Guéret. Cette branche des seigneurs de Villepréaux se poursuivit jusqu‟à Jean-
François du Rieu de Villepréaux (1788-1809) tué à la bataille de Wagram. Le père de ce dernier, Joseph-Sylvain
du Rieu (1747-1836) avait fait reconstruire l‟actuel château de Villepréaux et avait émigré sous la Révolution. La
famille a compté deux autres branches : d‟une part celle des seigneurs de Fontbuffeau (cne de Saint-Léger-
Magnazeix, HV.) qui commença avec Gaspard du Rieu (+ vers 1688) et s‟acheva avec son fils aîné Joseph du
Rieu mort avant 1701 sans postérité et d‟autre part celle des seigneurs de la Villatte-Billon (cne de Saint-Victor-
en-Marche, Cr.) dont l‟auteur fut Etienne du Rieu, licencié ès-lois et avocat, qui acquit en 1585 de la famille
Brachet, le fief, justice et seigneurie de la Villatte-Billon. Cette dernière branche s‟éteignit à la mort, avant 1691,
de François du Rieu dont les enfants n‟eurent pas de descendance. La famille avait été maintenue noble en 1671
sur preuves de 1548.

Armes de : Gaspard du Rieu (1671) : d’azur au sautoir d’or


Joseph du Rieu (1697) : d’azur au sautoir d’or accompagné en pointe d’un croissant d’argent

Sources : Agfl, p. 60 ; Descoutures, p. 96-97 ; Généal. lim. et march., XVI, p. 259-280 ; Jougla, III, p. 257 ; Nadaud, IV, p. 22-23 ; Valette, p.
313 ; Tardieu, gdghm, p. 131-132 ; Tardieu, Gddhm, p. 223

608
DU RIEU DU PRADEL
La famille du Rieu, d‟extraction chevaleresque, était originaire du Rouergue d‟où elle se répandit dans
le Languedoc, le Quercy, l‟Agenais le Hurepoix, la Lorraine et le Bas-Limousin. Selon Champeval cette dernière
branche aurait dérogé vers 1520 quand elle acquit la terre et le château du Pradel (cne de Monceaux, Cor.). Entre
1610 et 1656 Pierre Pradel du Rieu fit bâtir ou rebâtir La Franconie (cne d‟Argentat, Cor.) dont il était seigneur.
En 1783 les du Rieu de Pradel se disaient écuyers mais ne l‟étaient pas. Famille connue en 2009 dans le
Limousin sous le nom de Durieu de Pradel.

Armes : d’azur à trois fasces ondées d’argent ; au chef cousu de gueules chargé de trois fleurs de lis d’or

nota : les trois fasces ondées sont une évocation parlantes du patronyme Rieu (= ruisseau)

Sources : Bergues-Lagarde, p. 132 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 144, 160 et 162 ; DFN, p. 148 ; Esquieu, p. 237-238

RIGAUD
Jean Rigaud (1589-1653), docteur en médecine à Saint-Yrieix-la-Perche (HV.), fut l‟auteur de la
branche de cette famille dite de Seignat (cne de Jumilhac-le-Grand, Dordogne) qui s‟éteignit en descendance
masculine à la fin du XVIIIe siècle. Une autre branche, celle du Vigneau, commença avec Jean Rigaud, sieur du
Vigneau et de Trigand (cne de Juillac, Cor.), commis-greffier à Juillac en 1643. Vers 1784 les Rigaud du
Vigneau s‟établirent à Genis (Dordogne). En 1827 Jean-Baptiste, dit Emile, Rigaud du Vigneau acheta le
château de Saint-Sulpice d‟Excideuil (Dordogne) où vivent toujours ses descendants.

Armes :
anciennes : d’azur à un cœur d’or entouré de trois flèches d’argent
contemporaines (qui sont aussi celles des Rigaud de Grandfont, Canada) : d’argent au chevron d’azur
accompagné en chef de deux hures de sanglier arrachées de sable et en pointe d’une tête de limier de gueules
accolée d’argent

Sources : Froidefond, II, p. 125 ; Généal. lim. et march.,VIII, p. 212-227

RIGONDAUD
N… Rigondaud vivait entre 1658 et 1678 au Moulin-Rabaud, hameau situé dans la commune de
Limoges sur le ruisseau de L‟Aurence, un affluent de la Vienne.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné des lettres initiales I et R du même et en pointe de deux coqs
d’argent crêtés de gueules affrontés sur une champagne de sinople

nota : les coqs (« jau » en dialecte) sont probablement parlants par un jeu de mots très ténu avec le patronyme

Source : Poncet, p. 135

DE RILHAC ou DE REILHAC
Cette famille tirerait son nom du village de Rilhac (cne de Rilhac-Xaintrie, Cor.). Mais vers 1360 vivait
un Géraud de Rilhac né au château de Rilhac (Cantal). En 1667 elle fut maintenue noble en Auvergne et en
Limousin sur preuves de 1343. En 1470 N… de Rilhac est cité dans le rôle d‟armes de la noblesse du Limousin.
En 1681 Antoine-Charles de Rilhac mariait sa fille. Albert de Rilhac, lieutenant-colonel, épousait en 1711
Antoinette de Coustin du Masnadaud. La famille semble s‟être éteinte dans celle de Carbonnières par le mariage
de Laure de Rilhac avec Jean-Baptiste de Carbonnières en 1730. On notera qu‟une branche des Rilhac s‟était

609
installée dans la Brie où elle acquit les seigneuries de Bonneuil et de La Queue-en-Brie (Val-de-Marne). Une
autre était dans la Haute-Marche où elle possédait la seigneurie de Boussac (Cr.) en 1649 et une dernière dans le
Haut-Limousin avec les seigneuries de Salagnac et de Lascoux (cne de Le Grand-Bourg, Cr.).

Armes : familiales : d’argent à sept vergettes de gueules ou palé d’argent et de gueules de dix pièces
attribuées d‟office en 1701, lieutenant-colonel du régiment de Royal-Roussillon : fascé d’or et de gueules de
six pièces

Sources : Champeval, I, p. 271 ; Jougla, V, p. 450 ; Merceron, p. 46 ; Nadaud, IV, p. 15 , 23, 548-550 ; Tardieu, gdghm, p. 132 ; Verdier, p.
31

RIOBLANC
On ne sait si Annet Rioblanc, notaire royal à Champagnat (Cr.) en 1701, avait un lien de parenté avec
Gilbert Rioublant ci-dessous. Il n‟avait probablement pas d‟armoiries car il en reçut d‟office cette année-là.

Armes : de gueules à un sceptre d’argent posé en pal

nota : le sceptre est une figure allusive de la charge de notaire royal ; de couleur argent il évoque de manière parlante le second élément du
nom. On remarquera en outre que que « roi » est l‟anagramme de Rio-, autre justification parlante du sceptre

Source : Hugon, p. 50

DE RIOLS DE FONCLARE
Cette famille, originaire d‟Auvergne et du Languedoc, a une filiation prouvée qui remonte Bernard de
Riols (vers 1480), seigneur de Dourgues (Languedoc) qui eut trois fils auteurs chacun d‟une branche :
Trémolèdes, Fonclare et Moussans. La branche de Trémolèdes fut maintenue noble en 1668, celle de Fonclare en
1753 et celle de Moissans en 1771. Vers 1745 des Riols possédèrent la seigneurie de Delhors (cne de Saint-
Julien-le-Pèlerin, Cor.). Ils ont eu descendance assez nombreuse en 2008.

Armes (branche de Fonclare) : d’argent à un arbre arraché de sinople ; au chef d’azur chargé d’un croissant
d’argent entre deux étoiles d’or

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 184 ; DVN, p. 236 ; Jougla, VI, p. 9 ; Valette, p. 163

DE RIOU DE QUESSAC ou DE RIOUX


Nous ne savons rien de la famille du chevalier de Riou de Quessac qui reçut en 1701 des armoiries
préalablement « suppléées et éclaircies » par le bureau d‟enregistrement de Tulle.

Armes : d’azur à six macles d’argent posés deux, deux et deux

Source : Agfl, p. 217

RIOUBLANT
En 1699 Gilbert Rioublant, curé de Champagnat (Cr.), fit enregistrer ses armoiries.

Armes : de gueules à une fasce ondée d’argent chargée de trois canettes de sable

610
nota : la fasce ondée d’argent avec des canettes est parlante dans la mesure où elle évoque le cours d‟un « ru » ou « ri » ou « rio » en parler
local

Source : Hugon, p. 42

DE RIQUETTI, marquis de MIRABEAU


La famille de Riquetti était une très ancienne famille provençale connue depuis Antoine Riquetti, juge à
Digne (Hautes-Alpes). Elle fut confirmée noble en 1668. En 1743, Victor de Riquetti épousait Geneviève de
Vassan, fille de Charles de Vassan et de Thérèse de Ferrières, dernière héritière du marquis de Sauveboeuf,
grand sénéchal d‟Auvergne. Elle avait apporté en dot le fief de Pierrebuffière (HV.) dont elle était baronne. De
ce mariage naquit d‟abord en 1749 Honoré-Gabriel de Riquetti, dit le comte de Mirabeau, qui fut député du
Tiers-Etat en 1789 puis président de l‟assemblée législative en 1791, puis, en 1754, Boniface, marquis de
Mirabeau, surnommé Mirabeau-Tonneau, député de la noblesse de Limoges en 1789. Le premier mourut sans
postérité en 1791 et le second, époux d‟Adélaîde de Robien, eut une descendance qui s‟éteignit en 1884.

Armes : d’azur à une bande d’or accompagnée en chef d’une demi-fleur de lis du même, défaillante à dextre et
fleuronnée d’argent et en pointe de trois roses du même rangées en orle

Sources : Jougla, VI, p. 12 ; Nadaud, IV, p. 24-25

RIVET
Les Rivet étaient des marchands de Brive connus depuis le XVI e siècle. Antoine Rivet, notaire, mourut
en 1780. Son fils François-Libéral Rivet était avocat au parlement de Bordeaux et lieutenant-général de
l‟élection de Brive de 1768 à 1787. Son propre fils Philippe-Léonard (1768-1857), préfet impérial de la
Dordogne de 1800 à 1808, sera créé chevalier de l‟Empire en 1808 puis baron de l‟Empire en 1810. De 1831 à
1837 on le trouve préfet de la Corrèze. Son fils lui succédera de 1839 à 1848. Famille éteinte avant 1914.

Armes : avant 1789 (parlantes) : de… à une rivière de… accompagnée en chef de trois étoiles de…
en 1808 : d’or au dragon (ou amphistère) d’azur, ailé de sable ; à la champagne de gueules chargée du
signe des chevaliers légionnaires qui est une croix d’argent à cinq doubles branches sans ruban ni couronne
en 1810 : d’or au dragon (ou amphistère) d’azur, ailé de sable ; au franc-quartier des barons préfets
qui est de gueules à la muraille crénelée d’argent, surmontée d’une branche de chêne du même

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., II, p. 469 ; Champeval, II, p. 429-430 ; Jougla, VI, p. 14 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire,
p. 447 ; Révérend, APE, IV, p. 144 ; Tulard, II, p. 653

RIVIÈRE
Cette famille de Brive descendait de Jean Rivière, notaire en cette ville de 1532 à 1553. Au XVII e siècle
plusieurs Rivière furent procureur au présidial de Tulle : Pierre en 1592, Martin en 1604, Jean de 1662 à 1692,
Pierre en 1698. D‟autres ont été conseillers à ce même présidial : Jean de 1647 à 1657 et Martin en 1698 qui fit
enregistrer son écu parlant et dont l‟épouse reçut des armoiries modifiées par le bureau d‟enregistrement.

Armes de : Martin Rivière (1698) : d’azur à un cygne d’argent nageant sur des ondes du même ; au chef cousu
de gueules chargé de trois étoiles d’or

nota : les ondes sont une rivière parlante

N… Rivière épouse du précédent, « supplées et éclaircies » par le bureau d‟enregistrement de


Tulle (1701) : d’argent à une fasce d’azur chargée de trois roses d’or

611
Sources : Agfl, p. 75 et 220 ; Champeval, I, p. 327 ; II, p. 431

ROBERT DE VILLEMARTIN
Jean Robert, fils d‟Herald Robert, seigneur de Glénic (Cr.) et de Jalesches (Cr.), naquit en 1544. Il
devint lieutenant général de la juridiction de la Basse-Marche en 1580. Son fils Pierre Robert, né en 1589 au
Dorat (HV.), fut l‟auteur de nombreux écrits sur l‟histoire de la Marche. Appartenaient à la même famille
Philippe Robert, écuyer, seigneur de Villemartin (cne de Dinsac (HV.), qui avait épousé en 1681 Silvine du Rieu
et Jacques Robert (1594-1676), sieur de Bois-Lavaud (cne de Balledent, HV.). Cette famille a aussi possédé la
seigneurie de Saint-Sornin-la-Marche (HV.). Entre 1880 et 1885 un descendant des Robert fit construire sur sa
propriétéde Grandchamp l‟hospice de Notre-Dame de Consolation classé en partie monument historique.

Armes : d’azur au cygne éployé d’argent à deux têtes becqées d’or, membré et lampassé de gueules

Représentation : sur quatre vitraux de la chapelle de Grandchamps (commune du Dorat) bâtie en 1878 sur le tombeau des Robert

Sources : Généal. lim. et march., XVI, p. 276 ; Internet ; Lecler, HV, p. 43, 274, 297 et 732

ROBERT DE SAINT- JAL et ROBERT DE LIGNERAC


Selon Nadaud cette famille portait à l‟origine le nom patronymique de Murc. Elle était connue depuis
Robert de Murc, seigneur de Saint-Jal (Cor.), qui vivait au commencement du XIe siècle. C‟est son fils Timard
(ou Adhémar) qui se fit appeler Robert. Il était miles de Bernard, vicomte de Comborn, vers 1100. La filiation
noble des Robert est suivie depuis 1260. En 1337, N… Robert épousa Bertrande de Cosnac en 1337 et acquit le
fief de Lignerac (actuellement Ligneyrac, Cor.) dans la vicomté de Turenne. Son descendant Joseph Robert,
marquis de Lignerac, grand bailli d‟épée d‟Auvergne, mourut en 1741, son fils Charles-Joseph qui hérita des
titres et biens de la maison de Tubières-Caylus en 1765. Il était seigneur de Saint-Quentin-La Chabannes (Cr.).
L‟héritage Caylus fit des marquis et comtes de Lignerac des grands d‟Espagne de première classe. En 1783 ils
étaient duc à brevet de Caylus et en 1817 ils devinrent ducs héréditaire de Caylus. Le dernier de cette lignée fut
François-Joseph Robert de Lignerac mort sans postérité en 1905.

Armes : selon Bosredon (sceau de Bertrand de Rotbert, seigneur de Saint-Jal en 1425) : de gueules à une bande
d’or accompagnée de six étoiles du même rangées en orle
selon Nadaud : d’argent à trois pals de gueules
selon Tardieu : d’azur à trois étoiles à six rais d’or ; au chef du même (Caylus) ; sur le tout d’argent à trois
pals d’azur (Robert)

Représentation : sur les portes des églises de Ligneyrac et de Sarazac (Corrèze)

Sources : Bergues-la-Garde, Nobiliaire du Bas-Limousin, p. 104 ; Bosredon, Sigil. du Bas-Limousin, I, p. 378 ; Jougla, VI, p. 19-20 ;
Nadaud, IV, p. 26-29 ; Tardieu, gdghm, p. 132-133

ROBICHON
Gilles Robichon, fils de Jean Robichon médecin, était seigneur des Granges (cne d‟Aubusson, Cr.) et
procureur du roi en la châtellenie d‟Aubusson en 1641. En 16 33 il avait acquis la seigneurie des Poux (cne de
Saint-Amand, Cr.). En 1699 Michel Robichon, seigneur en partie de Salesse (cne d‟Alleyrat, Cr.), était lieutenant
de la bourgeoisie de la ville d‟Aubusson. A la même date Michel Robichon était prieur d‟Ars (Cr.). Tous les

612
deux firent enregistrer des armoiries très semblables. La famille s‟éteignit vers 1642 par la mort d‟Antoine
Robichon décédé sans postérité.

Armes, de : Jean Robichon : d’argent à une biche de sable grimpant sur une montagne de sinople
Michel Robichon : d’argent à une montagne de sinople sur laquelle est posée une biche ayant la tête
levée de sable

nota : la biche est parlante

Sources : Hugon, p. 23 et 41 ; Lecler, HV., p. 588 ; Tardieu, gdghm, p. 123

ROBIN DE LOURCELIÈRE
Les Robin de Lourcelière, originaires du Poitou, sont connus depuis le XIVe siècle. En 1580 Pierre
Robin était capitaine de Grandmont (cne de Saint-Sylvestre, HV.). Cette famille reçut au XVIe siècle des lettres
de relief de dérogeance et fut maintenue noble en 1669. En 1675, Anne Robin fille du sénéchal de Brigueil en
Poitou, épousa Jacques-François de Brettes, seigneur des Cros (cne de Cieux, HV.) et capitaine de chevau-légers
de la garde royal qui mourut avant 1699. Ile eurent pour fils Pierre de Brettes qui continua. En 1699 Anne Robin,
alors veuve, fit enregistrer des armes un peu différentes des armoiries familiales.

Armes : familiales : de gueules à trois fers de pique d’argent deux et un les pointes en bas
d‟Anne Robin (1699) : d’or au chevron ondé d’azur accompagné de trois fers de flèche de sable deux et un
les pointes en bas

Sources : Agfl, p. 126 ; Jougla, VI, p. 21 ; Lecler, HV., p. 221-222 ; Nadaud I, p. 618 ; IV, p. 30

ROCHE
En 1697 André Roche, bourgeois de Saint-Junien (HV.), faisait enregistrer ses armoiries parlantes.

Armes : d’argent à un rocher de sable surmonté des lettres initiales A et R

Source : Agfl, p. 11

DE ROCHEBARON
Les Rochebaron étaient originaires du Forez d‟où ils se répandirent dans l‟Auvergne et dans la
Bourgogne. D‟extraction chevaleresque cette famille s‟éteignit vers 1440 dans celle Chalençon qui en releva le
nom et les armes. Jacques Pelet de Beaufranchet épousa en 1527 Loiuse de Rochebaron. En 1584 Christophe de
Chalençon de Rochedragon acheta la vicomté de Châteauclos (cne d‟Anzême, Cr.). Mais en 1597 son fils (?)
Balthazard, la vendit à la famille de La Celle qui la conserva jusqu‟en 1789.

Armes : de gueules au chef échiqueté d’argent et d’azur de deux tires

Représentation : sur le mur nord de la chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.)

Cimier : une tête et col de lion

Cri : « Rochebaron »

Sources : Jougla, VI, p. 29 ; mssnac, tome 57, p. 241 et 249 ; Revel, I, n° 829 ; Tardieu, gdghm, p. 134 ; Tardieu, gddhm, p. 76

613
DE ROCHECHOUART
Cette famille, parmi les plus anciennes de France, est issue d‟Aimery de Rochechouart, quatrième fils
de Géraud, vicomte de Limoges qui vivait en 980. En 1096 son descendant Aymery IV participa à la première
croisade. En 1205 Aymery VII (+ vers 1230) épousa Alix de Mortemart dernière héritière de cette famille. Leur
fils cadet Guillaume est à l‟origine de la lignée des Rochechouart de Mortemart. Leur aîné Aimery IX (+ 1285)
épousa Jeanne de Tonnay-Charente. Leur descendance a constitué la branche actuelle des Rochechouart. La
branche du Bourdet s‟éteignit au XVe siècle et celle de Pontville en 1822. De cette dernière provenaient la
branche de Tonnay-Charente, disparue en 1672 et celle de Montpipeau éteinte en 1741. Les Rochechouart furent
admis treize fois aux honneurs de la cour au XVIII e siècle. En 1789 Victurnien Jean-Baptiste, duc de Mortemart
et Victurnien Bonnaventure, marquis de Mortemart, représentèrent la noblesse aux Etats-Généraux. Descendance
en 2009.

Armes : Rochechouart : fascé ondé d’argent et de gueules de six pièces

Représentations : au-dessus d‟une porte de la cour d‟honneur du château (actuellement sous-préfecture) de Rochechouart (HV.) et sur les
voûtes de l‟église de Chaillac (HV.)

Rochechouart de Mortemart : fascé ondé d’argent et de gueules de six pièces à une belette de sable sur la
deuxième fasce d’argent

Devise : « Ante mare undae » (Avant que la mer fut au monde Rochechouart portait les ondes)

Sources : DVN, p. 238 ; Jougla, VI, p. 29-30 ; Lecler, HV., p. 497-498 ; 578-586 ; Maingaud, Les églises de la Haute-Vienne, p. 49 ;
Nadaud, IV, p. 39 et 552 ; Valette, p. 165

DE ROCHEDRAGON
Cette famille de la Marche s‟est répandue dans le Bourbonnais, l‟Auvergne et le Berry. En 1359
Antoine de Rochedragon était seigneur du Puy-Malsignat (Cr.). Son descendant Geoffroy de Rochedragon
possédait en 1638 les seigneuries de La Villatte et La Vaurelle (cne d‟Alleyrat, Cr). Il fut maintenue noble en
1634 et 1666 sur titres de 1549. Vers 1690 (?) Jean-Josph de Rochedragon était seigneur de Gartempe (Cr.). En
1701, Jean de Rochedragon, chevalier de l‟ordre de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de Féniers, (Cr.),
reçut d‟office un écu parlant. Deux membres de cette famille comparurent en 1789 à l‟assemblée de la noblesse
du Berry. Dans la première moitié du XIXe siècle le dernier des Rochedragon fut le marquis Anselme de
Rochedragon qui avait épousé une fille du maréchal Mac Donald et qui mourut sans postérité en 1852.

Armes : 1545 (Tardieu) : d’or au lion échiqueté d’azur (ou d’or) et de gueules
1697 (Hugon) : d’azur au lion passant d’or
1701 (attribuées d‟office à Jeanne de Rochedragon) : de gueules au dragon d’or posé sur un rocher
d’argent

Cimier : un dragon

Cri : « Rochedagu »

Sources : Hugon, p. 16 et 53 ; Jougla, VI, p. 30 ; Revel, I, n° 213 ; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, II, p. 173 ; Tardieu, gdghm, p. 134 ;
Tardieu, gddhm, p. 174

DE ROCHEFORT DE CHÂTEAUVERT ET DE SAINT-ANGEL


La famille de Rochefort est originaire de Rochefort-Montagne Puy-de-Dôme) où elle possédait un
château au commencement du XIVe siècle. En 1312 elle tenait la seigneurie de Châteauvert (commune de Saint-

614
Martial-le-Vieux, Cr.). Vers la fin du XIVe siècle Gaufridus de Rochefort, chevalier, était seigneur de Saint-
Angel (Cor.). Ses descendants seront seigneurs de ce lieu et de Couffy (Cor.) jusqu‟à la fin du XVI e siècle. Cette
famille fut titrée baron de Saint-Angel et marquis de Theobon. En 1506 Guillaume de Rochefort épousait Laure
de Tinières, dame en partie de Mérinchal (Creuse). Le dernier du nom semble avoir été Jean de Rochefort,
seigneur de La Mothe-Mérinchal (cne de Mérinchal, Cr.) marié en 1601 avec Gilberte du Peyroux. Leur fille
unique Gilberte, épousa vers 1637 Jean-François de Cordeboeuf.

Armes : fascé d’or et de gueules de six pièces

Représentation : sur pierre tombale avec chevalier en armure de cette famille (XIVe siècle) dans l‟église de Couffy-sur-Sarsonne (Cor.)

Cimier : un sauvage tenant une massue

Cri : « Rochefort »

Sources : Jougla, VI, p. 31 ; Lecler, Cr., p. 140, 152, 557 et 656-657 ; Nadaud, IV, p. 77,555 et 608 ; Revel, I, n° 437 et 438 ; Tardieu,
gdghm, p. 134-135 ; Tardieu, gddhm, p. 79

DE ROCHEFORT D’ÉPERCIEUX, olim DE ROCHEFORT DE LA VALETTE


Originaires du Forez ces Rochefort, selon Tardieu, auraient possédé les seigneuries de Chard (Cr.), de
Salvert (cne de Fontanières, Cr.) et de Gouzon (Cr.). Tel n‟est pas le point de vue d‟A. Lecler. Selon Jougla Les
Rochefort d‟Epercieux ont une filiation suivie depuis 1370 et la branche qui subsiste en 2008 serait un rameau
naturel dont les ascendants auraient émigré en Russie d‟où ils seraient revenu en 1920. Quoiqu‟il en soit, la
filiation noble de cette famille est établie depuis 1510 et l‟un de ses membres comparut à l‟assemblée de la
noblesse du Forez en 1789.

Armes : parti de vair et de gueules

Sources : Jougla, VI, p. 31 ; Lecler, Cr., p. 140 ; Tardieu, gdghm, p.135 ; Valette, p. 165

DE ROCHEFORT-LUçAY
Cette famille de la Franche-Comté a eu une descendance dans le Berry et en Combraille (Evaux-les-
Bains, Cr.). Une branche, dite de Pleuvant, fut anoblie en 1619 et s‟éteignit en 1690. La branche de Luçay, qui
prouva sa noblesse en 1718, comparut aux assemblées de la noblesse d‟Issoudun, de Bourges et de Moulins en
1789. Il en serait issu un rameau dérogeant auquel aurait appartenu Louis de Rochefort-Lu çay (1790-1871) né à
Evaux-les-Bains (Cr.), père du célèbre journaliste Henri de Rochefort (1830-1910 ?), fondateur de « La
Lanterne » et de « L‟Intransigeant ».

Armes : d’azur semé de billettes d’or ; au chef d’argent chargé d’un lion léopardé de gueules

Sources : Favone, p. 337 ; Jougla, VI, p. 31-32 ; Tardieu, gdghm, p. 200

ROCHETTE
Les Rochette on été seigneur des Outeix (cne de Croze, Cr.). Ils ont eu plusieurs alliances avec des
famille de la Marche. Ils s‟éteignirent vers 1550 lors du mariage de Rose Rochette des Outeix avec Louis de
Lestrange, seigneur de Magnat-Lestrange (Cr.).

Armes : d’azur à la fasce d’argent chargée de trois alérions de gueules et accompagnée de trois étoiles d’or,
deux en chef et une en pointe

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Sources : Tardieu, gdghm, p. 135

ROCHETTE DE LEMPDES
Cette famille auvergnate fut anoblie en 1650 par une charge de secrétaire du roi, maison et couronne de
France. Elle semble avoir eu des liens, peut-être familiaux, avec la famille marchoise des Beaufranchet qui ont
mis les armes des Rochette, un peu modifiées, sur un mur de la chapelle de leur château de Moisse (cne de
Bétête (Cr.). Elle compte plus de vingt descendants en 2012.

Armes :

traditionnelles : d’azur à trois rochers d’or posés deux et un ; au chef du même

écu au château de Moisse : d’azur à un mont de trois coupeaux

Représentation : mur est de la chapelle du château de Moisse (Cr.)

Sources : DVN, p. 239 ; Jougla, VI, p. 38 ; mssnac, tome 57, 241 ; Valette, p. 165

ROCHON
Louis Rochon, seigneur de Puycheny et de Taillandié (Cor.), fut maintenu noble en 1705 sur
présentation des lettres de 1615 enregistrées par la chambre des comptes de Paris, d‟un arrêt du Conseil de 1669,
des lettres de confirmation de 1671 enregistrées à la cour des aides de Paris et de la quittance de la taxe de
confirmation imposée par la déclaration du 16 janvier 1696. Pierre Rochon, fils du précédent, écuyer et ancien
capitaine de dragons, mourut en 1749 à Lortolarit (cne de Montgibaud, Cor.). Son frère (?), sieur de Lortolarit,
père de quinze enfants, décédé en 1755, avait été anobli en 1723. En 1789 un Rochon de Montazet (Cor.) signa
les nouveaux pouvoirs aux députés de la noblesse du Bas-Limousin. Famille apparemment éteinte.

Armes (parlantes) : d’azur au rocher d’argent posé sur un tertre de sable

Sources : Jougla, VI, p. 88 ; Nadaud, IV, p. 81-82 ; Verdier, p. 72 et 179

ROCHON ET ROCHON DE VALETTE


François Rochon était lieutenant en l‟élection de Guéret en 1681. Son fils Jean-Charles occupait la
même fonction en 1727. Ils avaient vraisemblablement un lien de parenté avec d‟une part, François Rochon,
conseiller, procureur du roi aux dépôts de sel de Guéret et de Jarnages (Cr.) et seigneur de La Valette et de
Chabannes (Cr.) et d‟autre part, un autre François Rochon, lieutenant en l‟élection de la Marche et intendant de
la maison de Chaulnes, qui reçurent d‟office chacun des armoiries en 1701. C‟est probablement un descendant
du premier, N… Rochon de Valette, qui fut anobli avec concession d‟armoiries en 1816.

Armes de : François Rochon, conseiller (attribuées d‟office en 1701) : de gueules à un rocher d’or
François Rochon, lieutenant (attribuées d‟office en 1701) : d’argent à trois roses de gueules en chef et un
rocher de sable en pointe

nota : les rochers et les roses sont parlants

N… Rochon de Valette (1816) : d’azur au rocher d’argent accompagné à senestre d’un lion contourné
d’or, surmonté de trois étoiles du même rangées en fasce et soutenu d’une trangle aussi d’or

Sources : Jougla, VI, p. 38 ; Hugon, p. 45 et 88 ; Tardieu, gdghm, p. 135

616
DE RODAREL ou DE RODOREL
Cette famille est originaire du Quercy où elle possédait au début du XV e siècle le fief de Frayssinet-le-
Gourdonnais (Lot). Elle a accédé à la noblesse en 1478 avec Pierre Rodorel dit de Frayssinet qui fit son
testament en 1503. Au XVIe siècle, dans le Bas-Limousin, les Rodorel étaient seigneurs de Gordon, de La
Brousse et de La Pradelle (cne de Chamboulive, Cor.). En 1701 ils furent maintenus nobles par l‟intendant du
Quercy. La branche aînée s‟éteignit à la mort d‟Antoine de Rodorel en 1767. La branche cadette des Rodorel de
Seilhac avait commencé avec Annet Rodorel, troisième fils de Pierre Rodorel (+ 1603), qui avait épousé Jeanne
de La Gorsse en 1629. Cette branche possédait la seigneurie de Seilhac (Cor.) en 1672 et l‟un de ses descendants
comparut à l‟assemblée de la noblesse de Cahors en 1789. Elle a une postérité en 2008.

Armes : d’azur au roc d’or ou d’argent au rocher de sable (Nadaud)

nota : le roc (ou rocher), qui évoque la première syllabe du patronyme, est parlant

Supports : deux griffons

Sources : Champeval, I, p. 328-337 ; Descoutures, p. 277 ; DVN, p. 239 ; Esquieu, p. 241 ; Jougla, V, p. 40 ; Nadaud, IV, p. 82 ; Valette, p.
165

DE ROFFIGNAC ou ROUFFIGNAC ou ROUFFIGNAT


Selon Nadaud les Roffignac prétendaient être la plus ancienne famille du Limousin. Elle serait attestée
en 1060 bien que sa noblesse prouvée ne soit pas antérieure à 1385 avec Regnault de Roffignac, chevalier et
coseigneur de Saint-Germain-les-Vergnes (Cor.). Elle tire peut-être son nom de celui du village de Rouffignac
(cne d‟Orgnac-sur-Vézère, Cor.). Au XVe siècle la famille possédait la seigneurie d‟Allassac (Cor.). A partir du
XVIe siècle elle a compté de nombreuses branches : celle de Sannat (cne de Saint-Junien-les-Combes, HV.) qui
est largement représentée en 2008, celle d‟Allassac (Cor.) éteinte après 1701, celle de Couzages (cne de
Chasteaux, Cor.) qui disparaît avant 1600, celle de Meaulce (Nivernais) qui s‟éteint au début du XVIII e siècle,
celle de Belleville (cne de Feuillade, Charente) également éteinte. Une branche naturelle, celle de La Grimodie
(commune de Roussac, HV.) qui commença avec Léonard de Roffignac, obtint des lettres de légitimation de la
cour des Aides de Montferrand en 1606 et fut maintenue noble au XVIII e siècle sur preuves de 1630. L‟un de ses
descendants comparut à l‟assemblée de la noblesse de Limoges en 1789. Elle s‟est éteinte vers 1900.

Armes : branche de Sannat : d’or au lion de gueules


branche de La Grimodie : d’or au lion de gueules à la barre du même brochant
attribuées d‟office en 1701 à Guillaume de Roffignac de La Grimodie : d’or à un pal de sinople
attribuées d‟office en 1701 N… de Roffignac d‟Allassac : de sable à trois bandes ondées d’or

Représentations : sur une cloche de l‟église paroissiale de Saint-Germain-les-Vergnes avec la date de 1507
sur une sculpture en bois dans la chapelle du château du Saillant (commune de Voutezac, Cor.)

Sources : Agfl, p. 55, 141 et 187 ; Champeval, I, p. 338-351 ; Descoutures, p. 77-78 ; DVN, p. 239 ; Internet ; Jougla, V, p. 41-42 ; Lecler,
HV, p. 595 et 660 ; Nadaud, IV, p. 82-95 et 555 ; Valette, p. 165

ROGER
En 1697 Jean Roger, marchand vivant probablement à Aubusson (Cr.), présentait à l‟enregistrement des
armoiries parlantes à rébus.

Armes : d’azur à un rocher d’argent sur lequel est posé un geai s’essorant du même ; au chef cousu de gueules
chargé de trois étoiles d’argent

617
Source : Hugon, p. 24

ROGER ou ROGIER ou ROGIER DE BEAUFORT ou ROGIER DE BEAUFORT-


CANILLAC
Cette famille du Bas-Limousin était probablement noble au XIIIe siècle. En 1300 Pierre Rogier (peut-
être Rosier) était seigneur de Maumont (cne du Rosiers-d‟Egletons, Cor.) où il avait son château. Son fils cadet
Guillaume Rogier vivait en 1313. Il fut le père de Pierre Rogier (1291-1352) d‟abord moine bénédiction de
l‟abbaye de La Chaise-Dieu, puis évêque d‟Arras et enfin élu pape à Avignon de 1242 à 1352 sous le nom de
Clément VI. Le fils aîné de Pierre Rogier, Guillaume Rogier deuxième du nom (+ 1344), reçut de Philippe VI de
Valois la châtellenie de Beaufort en Anjou. De son premier mariage avec Marie de Chambon il avait eu Pierre
(1329-1381), créé cardinal à dix-neuf par son oncle Clément VI, et qui fut le dernier pape d‟Avignon sous le
nom de Grégoire XI de 1373 à 1378. Ce fut lui ramena à Rome de siège pontifical. Guillaume Rogier eu un autre
fils, Guillaume (+ 1397), troisième du nom, vicomte de Turenne et comte de Beaufort dont la lignée s‟éteignit
dans les femmes au milieu du XVe siècle. De son second mariage avec Guérine de Canillac il eut Marquis né
vers 1346 qui fonda la branche des Beaufort de Canillac qui se poursuivit jusqu‟à Jacques de Beaufort-Canillac
qui épousa vers 1475 Jacqueline de Créqui dont il n‟eut pas d‟enfant. Par testament de 1511 il légua tous ses
biens à son neveu Jacques de Montboissier qui releva son nom et ses armes. De cette famille sont issus deux
évêques limousins : Gérard Rogier, évêque de Limoges de 1317 à 1324 et Hugues Rogier, évêque de Tulle de
1342 à 1363 et fut inhumé dans l‟église de Masseret (Cor.).

Armes : Rogier : d’argent à la bande d’azur accompagnée de six roses de gueules mises en orle

nota : ces armoiries sont parlantes par jeu de mots Rogier/ rosier

Représentation : au 2 d‟un écu sur un vitrail de l‟église de Nieul (HV.) et sur le linteau de la porte d‟entrée du palais des papes à Avignon

Rogier de Beaufort-Canillac : écartelé : aux 1 et 4, d’argent à la bande d’azur accompagnée de six roses de
gueules mises en orle (Rogier) ; aux 2 et 3, d’azur au lévrier d’argent accolé de gueules à la bordure crénelée
d’argent (Canillac)

Cimier (Beaufort-Canillac) : un chien issant au naturel

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 23 ; Jougla, VI, p. 43 ; Nadaud, IV, p. 95-107 ; Revel, I, n° 17

ROGIER et ROGIER DES ESSARTS


A lafin du XVe siècle la famille Rogier vivait à Beaune (HV.) où elle possédait sans doute déjà le fief
des Essarts. Au début du XVIIe siècle elle offrit à l‟église de Beaune une statue de saint Christophe à ses armes.
Mr Rogier, conseiller et marguillier de l‟église Saint-Michel-des-Lions, mourut la 7 janvier 1679. C‟est peut-être
son fils Jean Rogier, conseiller du roi au présidial de Limoges et seigneur des Essarts (commune de Beaune,
HV.) qui fit enregistrer ses armoiries en 1697. Au siècle suivant Jean Rogier des Essarts acquit un office
anoblissant de conseiller au conseil supérieur d‟Alsace et fit enregistrer son titre de noblesse en 1771. Famille
éteinte.

Armes de : de la famille Rogier au début du XVIe siècle : de gueules au lion d’or accompagné de trois roses du
même, deux en chef et une en pointe
Mr Roger (+ 1679) : d’or à la bande d’azur accompagnée de six roses de gueules posées en orle
Jean Rogier, sgr des Essarts en 1697 : d’argent à la bande d’azur accompagnée de six roses de gueules
posées en orle

nota : l‟homonymie avec la famille des deux papes limousins a conduit cette famille Rogier, puis Rogier des Essarts, encore roturière au
XVIIe siècle, à « relever » à cette époque les armoiries de la famille noble éteinte au début du XVIe siècle, d‟abord en en modifiant le champ

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puis en les reprenant intégralement, suggérant ainsi une parenté probablement mythique. Elle achevait ainsi une patiente évolution héraldique
commencée très tôt (XVe siècle ?)

Sources : Agfl, p. 5 ; Cloulas-Brousseau, La statuaire de la fin du Moyen Age en Limousin, p. 69 ; Lecler, HV., p. 33 ; Nadaud, IV, p. 109 ;
Poncet, p. 135 ; Verdier, p. 119 et 136

ROGUES DE FURSAC
Cette famille bourgeoise était originaire de La Jonchère (HV.). En 1739 Léonard Rogues épousait
Louise Guérin de La Chabanne-Judaud (cne de Saint-Pierre-de-Fursac, Cr.) et devint seigneur de ce village. A sa
mort en 1778 il laissa deux fils : d‟une part Léonard (1750-1816) qui s‟établit dans le Poitou et dont la
descendance existe encore en 2008, et d‟autre part Pierre-Léonard (1750-1830) qui fut seigneur de Saint-
Etienne-de-Fursac et La Nouâtre (Cr.). Ce dernier devint maire de Saint-Etienne-de-Fursac de 1790 à 1793 et de
1800 à 1830, date de sa mort. L‟un de ses descendants obtint d‟ajouter à son nom en 1869 le nom de l‟ancienne
seigneurie famille. Ce dernier a encore une postérité au début du XXIe siècle.

Armes : de gueules à la croix ancrée d’argent chargée de cinq billettes d’azur posées un, trois et un

Représentation : sur vitrail de la chapelle des Jésuites de Limoges

Sources : Boulaud, La châtellenie de Saint-Etienne de Fursac…, p. 33-70 ; DFN, p. 375 ; Lecler, Cr., p. 685

DE ROHAN-LÉVIS
Les familles de Lévis et de Rohan ont leur filiation prouvée depuis le XIIe siècle pour la première et le
e
XIII siècle pour la seconde. Hercule-Mériadec, prince de Rohan et de Soubise, né en 1669, épousa en 1694
Anne-Geneviève de Lévis, fille de Louis-Charles de Lévis, duc de Ventadour (Cor.). Il fut fait duc et pair en
1714. En 1732 il épousa Marie de Courcillon, fille du marquis de Dangeau et de Françoise de Pompadour. Au
XVIIIe siècle du fait du mariage de 1694, le duché de Ventadour passa dans la famille de Rohan.

Armes : parti de trois traits et coupé d’un : au 1, semé de France à la bande componée d’argent et de gueules
brochant (Evreux) ; au 2, de gueules aux chaînes d’or posées en orle, en croix et en sautoir (Navarre); au 3, d’or
à quatre pals de gueules (Aragon) ; au 4, d’or au lion de gueules renfermé dans un double trescheur fleuronné et
contre-fleuronné du même (Ecosse) ; au 5, d’hermine (Bretagne) ; au 6, d’argent à la guivre d’azur issante de
gueules (Milan) ; au 7, d’argent à la fasce de gueules à la bordure d’azur (Saint-Séverin) ; au 8, d’or à la bande
de gueules chargée de trois alérions d’argent (Lorraine) ; sur le tout parti de gueules à neuf macles d’or rangées
en fasce trois, trois et trois (Rohan) et d’hermine (Bretagne)

Sources : Bosredon, I, p. 372-375 ; DVN, p. 245 ; Jougla, VI, p. 45-46

ROLLAND DE BLOMAC ET DE CHAMBAUDOIN


Pierre Rolland était un bourgeois de Villefranche d‟Albi en 1640. L‟un des ses descendants, anobli au
XVIIIe siècle, fut à l‟origine de la branche de Blomac dont un membre, Jean-Baptiste, fut créé baron de l‟Empire
en 1814. Vers 1900 cette branche, maintenant éteinte, s‟allia aux Chérade de Montbron. Subsiste la branche de
Chambaudoin en 2009.

Armes : d’azur au chevron d’argent accompagné en chef de trois étoiles d’argent et en pointe d’une levrette
courante aussi d’argent et bouclée de gueules

Représentations : au vitrail de la chapelle de la Vierge de l‟église de Masseret (Cor.) dans un écu accolé à celui de la famille Chérade de
Montbron et au vitrail de saint Hilaire de l‟église de Salon-La Tour (Cor.) également accolé à celui de la famille Chérade de Montbron

619
Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 30 ; DVN, p. 241 ; Jougla, VI, p. 48

DE ROLLAT DE MARSAT
D„extraction chevaleresque cette famille depuis 1392, cette famille était implantée dans le Bourbonnais
où elle possédait plusieurs seigneuries : Brugeac, La Pouge, Marsat et Thoury. Elle fut maintenue noble en 1667.
L‟un de ses membres fut Louis-Nicolas de Rollat de Marsat, commandeur de l‟ordre de Saint-Jean de Jérusalem
pour la commanderie de Charrières (cne de Saint-Moreil, Cr.) de 1730 à 1745. Famille éteinte en 1831.

Armes : fascé (ou bandé) d’argent et de sable de huit pièces

Sources : Jougla, VI, p. 49 ; Tardieu, gdghm, p. 74

DE ROMANET DE BEAUNE
Au XIVe siècle les Romanet étaient des bourgeois d‟Eymoutiers. En 1392, l‟un d‟eux, Pierre Romanet
l‟aîné devint seigneur de Farsac (cne d‟Eymoutiers, HV.). Un autre, Léonard Romanet, fut prévôt du chapitre
d‟Eymoutiers de 1483 à 1485. Un autre encore, Jean Romanet, fut consul de Limoges en 1504 et 1510 comme le
sera son fils Pierre en 1545 et en 1551. En 1542 Mathieu Romanet, bourgeois d‟Eymoutiers, possédait la terre de
La Vialle qui était déjà en partie dans la famille en 1500. La famille de Romanet fut anoblie en 1644. En 1661
mourut Pierre de Romanet, seigneur de Beaune (cne d‟Eymoutiers, HV.), qui fut enseveli dans la chapelle
familiale dite du Sépulchre dans la collégiale d‟Eymoutiers. Les Romanet de Beaune ont une nombreuse
descendance en 2008.

Armes : d’argent au chevron de gueules chargé en chef d’une étoile d’or et accompagné de trois branches de
romarin de sinople, le tout surmonté d’un lambel de gueules

nota : les branches de romarin sont parlantes

Représentation : sur un vitrail d‟une fenêtre latérale de la collégiale Saint-Etienne d‟Eymoutiers (de gueules au chevron d’argent…)

Sources : Jougla, VI, p. 51 ; Lecler, HV.p. 320, 326-328 ; Nadaud, IV, p. 109 et 559 ; Tardieu, gdghm, p. 135 ; Valette, p. 166

ROMANET DU CAILLAUD
Cette famille serait, selon Jougla, une branche détachée de la famille de Romanet de Beaune
probablement avant 1600. On la connaît depuis David Romanet, consul de Limoges en 1615 et en 1630. Son
petit-fils Siméon Romanet (1686-1753), seigneur du Caillaud (cne d‟Isle, HV.), fut anobli par une charge de
conseiller secrétaire du roi au parlement d‟Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Il fut le père de Mathieu
Romanet du Caillaud, écuyer, né en 1714 et confirmé noble en 1771. Le fils de ce dernier, Pierre-François
Romanet du Caillaud né en 1747, maire d‟Isle, comparut à l‟assemblée de la noblesse de Limoges en 1789. Son
frère cadet, Joseph Romanet du Caillaud (1748-1829), fut général de brigade et fait chevalier de l‟Empire en
1810. La famille comptait encore quelques descendants en 2009.

Armes : familiales : d’argent au chevron d’azur accompagné de trois branches de laurier de sinople
de Joseph Romanet du Caillaud, chevalier de L‟Empire en 1810 : d’argent au chevron d’azur accompagné
de trois branches de laurier de sinople, celles supérieures inclinées vers le sommet du chevron ; à la bordure de
gueules chargée du signe des chevaliers légionnaires qui est une étoiles à cinq doubles branches d’argent

nota : la forte similitude entre les branches de romarin et les branches de laurier rend encore plus probable l‟existence d‟un lointain lien de
parenté avec les Romanet de Beaune

620
Sources : DVN, p. 242 ; Jougla, VI, p. 51 ; Lecler, HV, p. 382 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 451 ; Nadaud, IV, p. 560-561 ;
Valette, p. 166

ROMANET de LIMOGES
Ces Romanet avait-il une lointaine parenté avec ceux des deux familles précédentes ? On ne peut
l‟exclure. Mais, bien que vivant à Limoges, ils étaient d‟une condition sociale moindre. En effet N… Romanet
était maître pintier en 1642 et Jean-Baptiste Romanet « marchand bourgeois » à Limoges en 1697. A cette même
date la veuve de feu N… Romanet, « bourgeoise et marchande de la ville de Limoges », faisait enregistrer les
armoiries de son défunt mari. Enfin on trouve un Jean Romanet marchand de sel à Limoges en 1701.

Armes de : N… Romanet, maître pintier (1642) : d’azur au marteau d’argent soutenu d’un croissant du même et
accosté de deux branches de sinople
nota : cet écu est allusif du métier de son possesseur par le marteau qui est utilisé pour fabriquer les pintes en étain. Il est aussi probablement
parlant par les branches qui pourraient être de romarin comme celles des Romanet de Beaune
Jean-Baptiste Romanet (1697) : d’or au chevron de gueules accompagné de trois palmes de sinople, celle
de la pointe posée en pal
Feu N… Romanet (1697) : d’azur au chevron de gueules accompagné de trois branches de romarin de
sinople, deux en chef et une en pointe
nota : on remarquera la forte analogie entre ces deux écus et ceux des Romanet de Beaune et des Romanet du Caillaud. Sans doute peut-on y
voir le signe d‟une ascendance commune. En outre on remarquera que les armes de Feu N… Romanet sont à enquerre
Jean Romanet, marchand, (attribuées d‟office en1701) : de gueules à un pal d’argent

Sources : Agfl, p. 6, 44 et 142 ; Poncet, p. 136

DE RONCHEVOL D’ESTAING
Famille originaire du Beaujolais et du Forez qui semble avoir eu des liens familiaux ou autres avec la famille
marchoise des Beaufranchet dont un membre à la fin du XIXe fit peindre les armes des Ronchevol sur un mur de
la chapelle du Château de Moisse (cne de Bétête, Cr.). Un de ses membres comparut à l‟assemblée de la noblesse
du Beaujolais en 1789. Famille éteinte.

Armes : d’or à l’aigle de gueules becquée et membrée d’azur

Représentation : sur le mur est de la chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.) (aigle ni becquée, ni membrée d‟azur)

Sources : Jougla, VI, p. 54 ; mssnac, tome 57, p. 242, ; Rietstap, II, p. 600

RONDEAUX ou ROUDEAUX
Jean Rondeaux était marchand à Ahun en 1587. Vers cette date la famille possédait les seigneuries de
Vaurousset (cne de Saint-Médard, Cr.) et du Mastribut (cne d‟Ahun, Cr.). En 1611 Gilles Rondeaux était
châtelain de La Tour-Saint-Austrille (Cr.). En 1699 Jacques Rondeau, seigneur de Las Champs (cne d‟Ahun,
Cr.), lieutenant de la châtellenie d‟Ahun, Louis Rondeau, seigneur du Saillant (commune de Saint-Médard, Cr.)
et N… Roudeoux, seigneur Essarts (cne de Fransèches ?, Cr.), lieutenant de la sénéchaussée de la Marche, firent
enregistrer des armoiries identiques. La même année François Rondeaux, seigneur de Vallereix (cne de Jarnages,
Cr.) et Guillaume Rondeaux, procureur du roi en l‟élection de la Marche, firent aussi enregistrer des armoiries
identiques mais différentes de celles des précédents. En 1701 Jean Rondeaux, seigneur du Mastribut, reçut
d‟office des armoiries. Famille disparue au XIXe siècle.

621
Armes de : Jacques, Louis et N…Rondeaux (1699) : d’azur au chevron d’or surmonté d’une étoiles et
accompagné en pointe de trois annelets entrelacés, le tout d’or
Guillaume et François Rondeaux (1699) : de sable à trois annelets d’argent entrelacés ; au chef cousu
d’azur chargé de trois étoiles d’argent
Jean Rondeaux (attribuées d‟office, 1701) : d’argent à cinq annelets de sable posés trois et deux

nota : les annelets entrelacés ou non sont parlants

Sources : Hugon, p. 23, 31, 33, 34 et 52 ; Tardieu, gdghm, p. 136

DE ROQUEFEUILLE
En 1697 Jacques de Roquefeuille, sieur de Montvert dans l‟élection de Tulle, fit enregistrer ses
armoiries. La même année il fut maintenu noble par ordonnance de Bezons, intendant du Languedoc de 1668.
Nous ne pouvons savoir s‟il avait des liens de parenté avec les Roquefeuille-Versols (éteints), les Roquefeuille-
Montpeyroux et les Roquefeuille-Cahuzac (subsistant en 2009) qui portaient des armes différentes et que l‟on
trouvait dans le Languedoc, le Rouergue et la Bretagne.

Armes : échiqueté d’or et de gueules de seize pièces

Sources : Agfl, p. 72 ; DVN, p. 242 ; Esquieu, p. 242-243 ; Jougla, V, p. 58-59 ; Valette, p. 166 ; Verdier, p. 72

DE ROQUELAURE
Cette famille était originaire de l‟Armagnac et remontait sa filiation à Pierre, seigneur de Roquelaure en
1231. En 1601 Rose de Roquelaure épousa François de Noailles (1584-1645), comte d‟Ayen (Cor.). Ils eurent
Anne de Noailles, duc de Noailles et pair de France en 1663. La famille s‟éteignit à la mort de Jean- Sylvestre
marquis de Roquelaure en 1811.

Armes : d’azur à trois rocs d’échiquier d’argent

Représentation : sur une verrière du vestibule du château de Noailles (Cor.) dans un écartelé

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 31 ; Jougla, V, p. 161 et VI, p. 59-60

DE ROQUEMAUREL
Les Roquemaurel sont originaires de l‟Auvergne. Ils sont nobles d‟extraction ancienne depuis Bethon
de Roquemaurel qui vivait en 1420. Le descendant de celui-ci Antoine de Roquemaurel épousa Anne de Reilhac
d‟une famille du Bas-Limousin en 1597. Cette famille fut maintenue noble en 1666. En mars 1789 le marquis de
Roquemaurel, comte de La Nouaille (cne de Bonnefond, Cor.) donna procuration pour signer le cahier de
doléances de la noblesse du Bas-Limousin. A une époque indéterminée les Roquemorel possédaient une
seigneurie dans l‟actuelle commune de Lafage-sur-Sombre (Cor.). Nombreuse descendance en 2008.

Armes : d’azur à trois rocs d’échiquier d’or ; au chef d’argent chargé d’un lévrier passant de sable.

Cimier : une tête et col de lion

Cri : « Roquemorel »

nota : les rocs sont évidemment parlants. Il en est peut-être de même du lévrier noir (cf. roquet maure). Par ailleurs on remarquera que la
commune de Lafage-sur-Sombre a pris pour blason communal les armes des Roquemaurel en 1987

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Sources : DVN, p. 242 ; Jougla, V, p. 60 ; Merceron, p. 28 ; Revel, I, n° 100 ; Valette, p. 166 ; Verdier, p. 178

DE ROSSIGNOL DE LA COMBE ET DE SCEAUX


La famille a eu des branches dans le Limousin, le Périgord et le Poitou. Au début du XVII e siècle
Martial Rossignol était coseigneur de l‟Age-au-Seigneur (cne du Grand-Bourg, Cr.) et demeurait à Paulhac (cne
de Saint-Etienne-de-Fursac, Cr.). Son fils Jean fut seigneur de La Cour (cne de Saint-Etienne-de-Fursac, Cr.). La
branche de Sceaux (peut-être Sceaux, commune d‟Arnac-la-Poste, HV.) fut anoblie en 1711 par une charge de
conseiller secrétaire du roi. Elle avait encore un descendant à la fin du XX e siècle. La branche de La Combe
comparut à l‟assemblée de la noblesse de Saint-Yrieix-la-Perche (HV.) en 1789 en qualité d‟officier du bureau
des finances possédant un fief. Elle semble être éteinte au XIXe siècle.

Armes : d’azur à trois épées d’argent rangées en pal les pointes en bas

Sources : Froidefond, I, p. 421 ; Jougla, VI, p. 68 ; Nadaud, IV, p. 114 ; Valette, p. 167 ; Verdier, p. 119 et 121

ROUARD
Claude Rouard était marchand à Limoges et membre de la confrérie du Saint-Sacrement dont le siège
était à l‟église Saint-Michel-des-Lions. Son fils Claude, greffier criminel du présidial, collecteur du canton du
Clocher (Limoges) en 1571 et 1577 et consul de ce même canton en 1563 et 1589 fut l‟un des meneurs de la
Ligue catholique en rébellion contre le pouvoir royal. Le 15 octobre 1589 Claude Rouard et d‟autres notables
avec une troupe de 120 hommes s‟emparèrent de l‟église Saint-Michel-des-Lions puis parcoururent la ville aux
cris de « Mort aux Huguenots ! Tue ! Tue ! ». Rapidement neutralisés par le parti royaliste puis sommairement
jugés Rouard et trois de ses complices furent pendus. Le dernier descendant masculin de cette famille fut Edgard
Rouard de Card (1853-1934), agrégé des facultés de droit, qui adopta en 1926 ses neveux Madeleine et Charles
Dizac. Ceux-ci prirent le nom de Dizac-Rouard de Card.

Armes de : Claude Rouard en 1556 : d’argent au rocher au naturel ardent de gueules sur une terrasse de sinople
N… Rouard (vers 1650) et de Mr Rouard, consul (1658) : d’or au rocher au naturel ardent de gueules

nota : le rocher ardent est un rébus du patronyme : Rou-ard

Sources : Cassan, Le temps des Guerres de Religion…, p. 391 ; Généal. lim. et march., I, p. 191-202 ; Nadaud, IV, p. 114 ; Poncet, p. 136-
137

ROUBERT
Aymery Roubert vivait à Aixe-sur-Vienne (HV.) avant 1656. Sa veuve, Valérie Guygan, fit peindre les
armes de son défunt mari à l‟occasion de ses obsèques en y ajoutant les initiales de leurs noms et prénoms
respectifs.

Armes : d’azur au pont à cinq arches sur une rivière d’argent, en chef un croissant d’argent accosté des lettres
A et R d’or soutenues de deux étoiles d’or et entre les arches les lettres V et G aussi d’or

nota : la rivière a peut-être été inspirée par la première syllabe du patronyme Rou- qui évoque en parler local le ruisseau (ri, ru, riou)
Par ailleurs le pont pourrait être la figuration héraldique du pont médiéval à sept arches d‟Aixe-sur-Vienne. Mais le pont, qui réunit deux
rives, pourrait aussi être ici un symbole de l‟union conjugale

Sources : Lecler, HV., p. 10 ; Poncet, p. 137

623
ROUCHAUD
En 1603 l‟auteur de l‟Armorial de Limoges dessinait les armes de la famille Rouchaud.

Armes : de… à un volcan de… enflammé de… et accosté des lettres I et B

nota : le jeu de mots Rouchaud = rocher chaud est à l‟origine du choix d‟un volcan en éruption comme figure parlante

Source : Arm. Lim., n° 545

ROUCHAUD
Vers 1643 Pierre Rouchaud, peut-être un parent du précédent, avait son domicile « près de la roche du
pont Sainct-Marcial à Limoges ». Ses armoiries sont également parlantes.

Armes : d’azur au rocher d’argent entouré de flammes de gueules accompagné des lettres P et R d’or

Source : Poncet, p. 137

ROUDAIRE
Cette famille de notaires de Biollet (Puy-de-Dôme) y possédait une seigneurie à Binleix. Vers 1700
Michel Roudaire, greffier des rôles de Vilosanges (Puy-de-Dôme) reçut d‟office des armoiries. Vers 1760 un fils
cadet vint s‟établir à Guéret. Il fut l‟arrière grand-père du lieutenant-colonel François Roudaire (1836-1881)
auteur d‟un projet, jamais réalisé, de mer intérieure dans le Sahara tunisien dans le but de modifier le climat des
territoires environnants.

Armes : d’or à un épervier d’azur

Sources : Hugon, p. 82 ; Tardieu, gdghm, p. 136 et 200

ROUDEAU ou ROUDAUD
En 1603 un membre de cette famille portait un écu parlant (une roue) avec ses initiales. Entre 1630 et
1640 Jannette Roudeau, qui était l‟épouse de Mr du Puy-Parlier (cne de Saint-Just, HV.), avait aussi des
armoiries parlantes mais avec trois roues.

Armes de : N… Roudeau (1603) : de … à un chevron de… accompagné en chef des lettres initiales L et R et en
pointe d’une roue de…
Jannettte Roudeau (vers 1630-1640) : d’azur au chevron d’or accompagné de trois roues du même

Sources : Arm. Lim. , n° 569 ; Lecler, HV, p. 652-653 ; Poncet, p. 134

ROUDEOUX
Cette famille semble avoir eu ses racines dans le Bourbonnais où elle possédait une seigneurie appelée
Vallerux. Une branche s‟établit dans la Haute-Marche où elle tint plusieurs seigneuries non localisées : Le Clos,
La Plagne et le Breuil. Pierre Roudeoux, seigneur de La Plagne en 1789 épousa Hélène Thomas cette année là.

Armes : de sable à la vire d’argent ; au chef cousu d’azur chargé de trois étoiles d’argent

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nota : la vire (en fait trois anneaux concentriques) est ici une figure parlante

Sources : Jougla, VI, p. 73 ; Tardieu, gdghm, p. 136

ROUERON
En 1699 Marie Roueron, veuve de Jean Monamy, conseiller du roi et président en l‟élection de
Combraille, fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’azur à trois étoiles d’or rangées en fasce et un croissant d’argent en pointe

Source : Hugon, p.55

DU ROUGET
La famille du Rouget avait ses racines dans le Rouergue. Elle avait été maintenue noble en 1698 sur
preuves de 1531. Antoine de Rouget, abbé commendataire d‟Aubepierre (cne de Méasnes, Cr.) de 1723 à 1740,
en était issu. Les du Rouget existaient encore en 1789 mais se sont éteints au XIXe siècle.

Armes : d’or à trois rougets de gueules posés en pal, deux et un

Sources : Jougla, VI, p. 76 ; Lecler, Cr., p. 6

ROUGIER
Les Rougier étaient une famille de Limoges dans laquelle on trouvait vers 1540 un Albert Rougier,
bourgeois et marchand à Limoges, en 1603 un N… Rougier et en 1638 un Moyse Rougier, notaire royal dont le
père était contrôleur (ou conseiller ?). Les trois derniers portaient des armoiries identiques et parlantes par trois
roses.

Armes : d’azur à trois roses d’or

Sources : Arm. Lim., n° 597 ; Généal. lim. et march., XVI, p. 285 et 419 ; Poncet, n° 137

ROUGIER
On peut penser que ces autres Rougier de Limoges avaient des liens de parenté avec les précédents :
leurs armoiries parlantes ne s‟en distinguent que par la présence d‟un chevron. L‟un d‟eux faisait dessiner ses
armes en 1603. Un autre (ou le même), Michel Rougier, demeurait rue de la Fontaine du Chevalet à Limoges en
1628. Un autre encore était receveur des consignations en 1654. Tous les trois portaient les mêmes armes.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois roses du même

Sources : Arm. Lim. n° 589 ; Poncet, p. 137

ROUGIER
En 1521 Jean Rougier, vivant dans la Haute-Marche, était « bachelier en loi ». Son descendant Jean
Rougier, procureur du roi en 1598 et seigneur de Beaumont (cne de Charron, Cr.), vivait encore en 1628. En

625
1699 Jean Rougier de Guéret et François Rougier, seigneur de Beaumont et capitaine de la milice bourgeoise de
la ville de Guéret, firent enregistrer leurs armoiries. Celles-ci sont identiques à celles des Rougier du
Bourbonnais qui firent preuve de leur noblesse pour l‟entrée de l‟une de leurs filles à Saint-Cyr en 1739. Comme
celles des autres Rougier les armes de ces Rougier roturiers sont parlantes.

Armes : d’argent à trois roses de gueules tigées et feuillées de sinople, posées deux et une

Sources : Hugon, p. 33 ; Jougla, VI, p. 76 ; Nadaud, IV, p. 114 ; Tardieu, gdghm, p. 137

ROULHAC d’Aixe-sur-Vienne
Ces Roulha, famille bourgeoise d‟Aixe-sur-Vienne (HV.), avaient peut-être un lointain lien de parenté
avec les Roulhac de Limoges dont il est question ci-après. Mais aucun document ne permet de le démontrer.
Cependant les armoiries des deux familles ont en commun trois étoiles et un croissant ce qui pourrait constituer
l‟indice d‟une communauté d‟origine.
Le premier membre connu des Roulhac d‟Aixe-sur-Vienne est François, bourgeois et marchand, qui
vivait en 1597. Son probable petit-fils Jean Roulhac, lui aussi bourgeois et marchand, était en outre maître
arpenteur en 1656. Il mourut en 1667. De lui sont issues les trois branches de cette famille dont la première ne
s‟éteignit qu‟en 1952 et les deux autres respectivement en 1867 et vers 1875.

Armes de Jean Roulhac (vers 1656) : de… au chevron de … accompagné en chef d’un croissant de… entre deux
étoiles de… et en pointe d’une étoile de… soutenue par les lettres initiales I et R

Sources : Généal. lim. et march., XVI, p. 281-282 et 385-402 ; Poncet, p. 138

ROULHAC DE ROCHEBRUNE et GRÉGOIRE DE ROULHAC


Cette famillle, qui tire son nom du village de Roulhac (cne de Saint-Hilaire-Bonneval HV.) et a en 2009
de nombreux descendants tant en France qu‟aux Etats-Unis, est issue probablement de François Roulhac, notaire
à Limoges en 1531 et certainement de Jean Roulhac, notaire royal à Limoges de 1539 à [Link] dernier eut
quatre filles et trois fils. De l‟aîné Joseph Roulhac proviennent les nombreuses branches disparues des Roulhac à
l‟exception de celle des Roulhac de Rochebrune. Du troisième fils Guillaume Roulhac provient la branche des
Grégoire de Roulhac.
Les Roulhac de Rochebrune descendent de la branche de Trachaussade (cne de Peyrilhac, HV.) à
laquelle appartenait Jacques Roulhac (1687-1757) qui avait été anobli par l‟acquisition d‟une charge de capitoul
à Toulouse en 1747. Son petit-fils Jacques-Christine (1755-1826), écuyer, était seigneur de Rochebrune et du
Châtelard (cne de Saint-Junien, HV.). Il développa au Châtelard une importante fabrique de papier et comparut à
l‟assemblée de la noblesse de Limoges en 1789. Sa postérité est importante en 2009 tant en ligne masculine
qu‟en ligne féminine.
Les Grégoire de Roulhac sont issus de Guillaume de Roulhac, fils cadet de Jean Roulhac précité.
Négociant en gros de denrées diverses, collecteur des tailles pour le canton de Manigne (Limoges) et consul pour
ce canton en 1595 et 1601, il avait épousé en 1575 Anne Grégoire fille (unique apparement) de Jacques
Grégoire, bourgeois et marchand à Limoges. Son fils Jacques (mort vers 1630), lui aussi bourgeois et marchand
épicier à Limoges, époux en 1599 de Jeanne de Verthamon, releva le nom des Grégoire et se fit appeler Grégoire
de Roulhac. Son descendant Guillaume Grégoire de Roulhac (vers 1670-1700), seigneur de Faugeras (cne de
Boisseuil, HV.), avocat au parlement de Bordeaux, acquit en 1689 une charge anoblissante de conseiller
secrétaire du roi. Le petit-fils de ce dernier également prénommé Guillaume (1751-1824), écuyer, seigneur de La
Borie (commune de Solignac, HV.) et de Faugeras, fut maire de Limoges de 1785 à 1789. Il sera fait fait
chevalier de l‟Empire en 1809 et baron de l‟Empire en 1811. Le frère de ce Guillaume, Jean-Baptiste dit John
Grégoire de Roulhac (1758-1810) s‟implanta en 1782 en Caroline du Nord (USA) où il acheta une plantation et
fut l‟auteur d‟une branche américaine représentée en 2008 par Joseph Deroulhac, pasteur baptiste né en 1953.

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Une deuxième branche américaine issue de François Léonard Grégoire de Roulhac (1767-1852) s‟installa vers
1795 dans le Tenessee (USA). Son dernier descendant connu est Joseph-Benedict Roulhac né en 1965 et vivant
dans le Maryland. Les Grégoire de Roulhac français sont au nombre d‟une trentaine en 2009.

Armes : - contemporaines des :


Roulhac de Rochebrune : selon M. Pierre de Rochebrune (2008) : d’azur au chevron d’or accompagné
en chef d’un croissant de d’argent et en pointe de trois étoiles mal ordonnées du même
selon Valette (2002) : parti : au 1, d’azur à trois étoiles d’or, au chef de gueules chargé
d’un croissant d’argent ; au 2, de gueules à la tige de lis arrachée d’argent chargée d’un lion rampant d’or
(Grégoire) de Roulhac 1811: parti : au 1, d’azur à trois étoiles d’or, au chef de gueules chargé d’un
croissant d’argent ; au 2, de gueules à la tige lis arrachée d’argent chargée d’un lion rampant d’or ; à la
bordure de gueules chargée du signe des barons légionnaires ; au franc-quartier chargé du signe des barons
procureurs généraux

- anciennes de :
N… Roulhat (vivant à Limoges en 1602) : de… à trois étoiles de… deux et une ; au chef de… chargé
d’un croissant de…
M. Roulhac, procureur (1628) : d’azur à trois étoiles d’or ; au chef cousu de gueules chargé d’un
croissant d’argent
N… Roulhac de Traschaussade marchand (attribuées d‟office en 1701) : de sinople à une fasce d’argent
Grégoire de Roulhac, avocat en parlement (1697) : d’azur à une fasce en divise haussée accompagnée
en chef d’un croissant d’argent et en pointe de trois étoiles du même posées deux et une
Guillaume Grégoire de Roulhac, écuyer, conseiller secrétaire du roi (Paris 1698) : parti : au 1, d’azur à
trois étoiles d’argent deux et une ; au chef cousu de gueules chargé d’un croissant d’argent ; au 2, de gueules au
lion d’or tenant entre ses pattes de devant une boule du même, à la bordure d’azur
Joseph Grégoire de Roulhac, écuyer, seigneur de Thias, lieutenant général en la sénéchaussée de
Limoges (1722-1781) : parti : au 1, d’azur à trois étoiles d’or deux et une ; au 2, d’azur semé de fleurs de lis
de…, à l’écusson de gueules au lion de… en abîme

Nota : selon Philippe Poncet d‟autres Roulhac portaient vers 1658 des armes de… au cheron rompu de … les trois étoiles autour

Sources: Agfl, p. 45, 46 et 144; Arm. Lim., n° 534 ; Généal. lim. et march., XVI, p. 280-402 ; Jougla, IV, p. 219 ; Lamarque, APE, p. 454 ;
Lecler, HV, p. 637 ; Nadaud, II, p. 351 et IV, p. 115 ; Poncet, p. 137-138 ; Révérend, APE, III, p. 238 et IV, p. 179 ; Valette, p. 179 ; Verdier,
p. 128

DE ROUSIERS ou DES ROSIERS


Les de Rousiers sont originaires de Saint-Brice (HV.) où le juriste maître Jean de Rosiers se mariait en
1338. Il semble que cette famille avait déjà accédé à la noblesse en 1429 quand Jean de Rosiers épousait Jeanne
de Cognac. Mais selon Valette sa noblesse serait plus récente (1599). En tout cas en 1699 François de Rosiers,
seigneur de La Pellanderie (cne de Magnac-Bourg ?, HV.), ainsi que Louis de Rousiers, seigneur des Granges
(cne de Lesterps, Charente) furent trouvés gentilshommes. Pierre de Roziers, écuyer, épousait en 1747 à Saint-
Sulpice-les-Feuilles (HV.) Marie-Anne de Puyferrat. Descendance en 2008 dont un général et un vétérinaire
installé au Vigen (HV.)

Armes : selon Nadaud : d’argent à trois roses de gueules tigées et feuillées de sinople
selon Valette (2002) : d’argent au chevron d’azur accompagné de trois boutons de roses au naturel
attribuées d‟office en 1701 à N… des Roziers, écuyer : d’azur à une bande d’argent

Sources : Agfl, p. 143 ; Descoutures, p. 432 ; DVN, p. 245 ; Jougla, VI, p. 65 ; Lecler, HV, p. 619 ; Nadaud, IV, p. 111-114 ; Valette, p. 167

627
ROUSSAUD
Vers 1650 N… Roussaud demeurait probablement à Limoges ou dans les environs de cette ville.

Armes : d’azur au soleil d’or en chef et une rose du même en pointe

nota : les deux meubles de l‟écu sont le fruit d‟un triple jeu de mots : le soleil est rond (« rou » en parler local) et chaud (cf-saud) et la rose se
dit « rouse » en parler local

Source : Poncet, p. 138

ROUSSEAU
Bernard Rousseau, seigneur du Puy-la-Vaisse dans l‟élection de Tulle, fut anobli en 1655. Son fils
François obtint en 1666 un brevet de retenue attestant que son père avait été anobli. Il semble avoir eu un fils
également prénommé François dont l‟épouse, Anne Meyrot mourut en 1710.

Armes : d’argent à une bande vairée de gueules et d’argent (ou de gueules et d’or) accompagnée de deux
croissants d’azur en chef et un en pointe

Sources : Descoutures, p. 307 ; Jougla, VI, p. 80 ; Nadaud, IV, p. 116 ; Verdier, p. 61

DE ROUSSEAU ou DEROUSSEAU
N… de Rousseau était « procureur » en 1643. Peut-être s‟agit-il de Guillaume Derousseau, procureur au
présidial de Limoges, d‟une très ancienne famille de Saint-Junien dont la fille Marie était née en 1654, et dont le
fils Léonard, sieur des Borderies, se mariait en 1677.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois pigeons d’argent

Source : Généal. lim. et march., XVI, p. 244

DU ROUSSEAU
En 1697 François du Rousseau, avocat à Limoges, présentait ses armoiries à l‟enregistrement.

Armes : d’azur à trois étoiles d’argent en chef, deux roses du même en fasce et une tour ouverte, crénelée et
maçonnée de sable aussi d’argent et posée en pointe

Source : Agfl, p. 8

DU ROUSSEAU DE FAYOLLE
En 1502 Jean du Rousseau, écuyer, était seigneur de Marandat. La postérité de son fils Junien, marié en
1540, se divisa en deux branches. La première fut celle de Ferrières et de Seichère (cne de Saint-Mathieu, HV.)
qui fut maintenue noble en 1671 et la seconde fut celle de Fayolle maintenue noble en 1671 et 1698. Cette
dernière envoya un représentant aux assemblées de la noblesse de Civray et de Poitiers (Vienne) en 1789.
François du Rousseau de Seichère (1771-1792) s‟enrôla dans l‟armée de Condé. Le dernier descendant de cette
famille semble avoir été Hubert du Rousseau, marquis de Fayolle, marié en 1893 à Julie de Gourjault.

628
Armes enregistrées en 1697 par Jacques Rousseau de Ferrières : de gueules au chevron d’argent accompagné de
trois besants du même, deux en chef et un en pointe ; au chef d’argent chargé de trois losanges de gueules

Sources : Agfl, p. 30 ; Internet ; Jougla, VI, p. 81 ; Lecler, HV, p. 702

ROUSSELLE
En 1656 Pierre Rousselle était procureur du roi à Limoges. En 1701 son possible descendant, N…
Rousselle, avocat au parlement reçut d‟office un écu de type mécanique.

Armes de : Pierre Rousselle (1656) : d’azur au soleil d’or accompagné en pointe de deux ruisseaux d’argent

nota : les trois meubles sont parlants par jeux de mots (ruisseler / ruisseaux et –selle/soleil)

N… Rousselle (attribuées d‟office en 1701) : d’argent au chevron de sinople

Sources : Agfl, p. 147 ; Poncet, p. 138

ROUSSET
Cette famille vivait à Limoges vers 1655-1657.

Armes : d’or à l’arbre sec au naturel ; au chef de gueules chargé de trois roses (ou étoiles) d’or

nota : ces armoiries sont parlantes : en parler local sec se dit « sé » et la rose « rouse »

Source : Poncet, p. 138

ROUSSET
Laurent Rousset était élu pour la perception et le contentieux de la taille dans l‟élection de Guéret en
1633. En 1672 son fils Jacques lui avait succédé dans cette charge. Le chanoine Laurent Rousset du chapître de
Notre-Dame de La Chapelle-Taillefer, probablement un proche parent du précédent, fit enregistrer ses armoiries
en 1699.

Armes : d’azur à un arbre arraché de sinople d’or mouvant d’un croissant d’argent

Sources : Hugon, p. 30 ; Tardieu, gdghm, p. 137

ROUVERY
Les Rouvery vivaient à Aixe-sur-Vienne (HV.) en 1655.

Armes : d’azur à l’arbre de sinople terrassé du même accosté des letttres initiales R et R accompagné en chef de
deux petis arbres de sinople

nota : les trois arbres forment une rouvraie, c‟est-à-dire une plantation de chênes communs ou rouvres. On observera de plus que le sinople
sur l‟azur est une enquerre, assez fréquente à Limoges

Source : Poncet, p. 139

629
ROUX DE LUSSON ET DE REILHAC
Selon Froissart Alain Roux et son frère Pierre furent condamnés pour brigandage et écartelés à Paris en
1388. Leur famille, originaire du Périgord (Lusson était un fief situé dans l‟actuelle commune de Saint-Front-la-
Rivière, Dordogne), se répandit dans l‟Angoumois et dans le Limousin. En 1661 elle fut maintenue noble sur
preuves de 1454. En 1688 Jacques Roux, écuyer, demeurant à Farges (cne de Saint-Jean-Ligoure, HV.), épousait
Françoise Chapelon, veuve de Jacques Hugon, écuyer, seigneur de Farges. La famille a possédé aussi des terres à
Beysserac (Cor.). En 1789 elle fut représentée aux assemblées de la noblesse de Limoges et de Périgueux. La
branche de Lusson est éteinte mais subsiste en 2009 celle de Reilhac avec une trentaine de descendants.

Armes : d’azur à trois fasces d’argent (ou fascé d’argent et d’azur de six pièces); au chef du même chargé de
trois fleurs de lis d’or

Sources : DVN, p. 245 ; Froidefond, I, p.434-435 ; Jougla, VI, p. 87 ; Merceron, p. 12 ; Nadaud, IV. p. 118-120 ; Valette, p.168

ROY DE LOULAY ET DE PIERREFITTE


Selon Tardieu ces Roy étaient une très ancienne famille de Felletin (Cr.). On trouve en effet des Roy
consuls de cette ville dès le XIVe siècle. En 1545 Jean Roy consul depuis 1531 rendait hommage à François Ier au
nom de la ville. En 1609 les consuls Louis et Jean Roy prennaient des mesures réglementant la fabrication des
tapisseries. En 1724 Pierre Roy, seigneur de Marcellien (cne de Saint-Rieux-la-Montagne, Cr.), achèta à Pierre
Mage le fief de Peyrefitte (cne de Poussanges, Cr.) pour 6550 livres. Son petit-fils Antoine Roy sera maire
perpétuel de Felletin de 1765 à 1789. Un autre Roy de Peyrefitte devint aussi maire de cette ville et conseiller
général de la Creuse de 1830 à 1848. Appartenait encore à cette famille l‟abbé Jean-Baptiste Roy de Peyrefitte
(1819-1865) auteur de nombreux ouvrages sur l‟archéologie et l‟histoire de la Haute-Marche. Il collabora en
outre à l‟édition du « Nobiliaire du diocèse de Limoges » du curé Nadaud continué par l‟abbé Lecler à la fin du
XIXe siècle. Ces deux branches, Loulay (aîné) et Pierrefitte (cadette), subsistent en 2009.

Armes : Loulay (Saint-Jean d‟Angély) : d’azur à trois étoiles d’argent


Pierrefitte : de sable à deux épées d’argent passées en sautoir, accompagnées en chef de trois étoiles d’or et
en pointe d’un croissant d’argent

Représentation des armes des Roy de Pierrefitte : sur un autel de l‟église Notre-Dame du château de Felletin

Devise : « Rex ubique »

Sources : DFN, p. 381 ; Nadaud, IV, p. 565 ; Tardieu, gdghm, p. 137-138 et 201 ; Tardieu, gddhm, p. 166

ROY ou DU ROY DE CHAUMAREIX


Vers 1550 Bertrand Roy était notaire à Ayen (Cor.). En 1613 son descendant Etienne Duroy de
Chaumareix était aussi notaire mais à Objat (Cor.). Le fils de ce dernier Hérard du Roy, seigneur de Chaumareix
(cne d‟Objat) fut anobli en 1655 et maintenu en 1666 par d‟Aguesseau, intendant du Limousin. Cependant en
1739 et en 1757 deux de ses descendants durent payer le droit de « joyeux avènement » pour anoblissement
survenu depuis 1643. Jean-Jacques du Roy de Chaumareix, capitaine de vaisseau, émigré sous la Révolution,
commandait la « Méduse » qui fit naufrage le 2 juillet 1816 à proximité des côtes africaines. La dernière
descendante de cette famille semble avoir été Fernande Duroy de Chaumareix qui avait épousé en 1892
l‟adjudant Charles Bourguet.

Armes : parti : au 1, de… à une fasce de… accompagnée en chef de trois étoiles de… et en pointe d’une fleur de
lis de… accostée de deux dauphins de… ; au 2, coupé de… à une tour de… et de à un lion de…

nota : les dauphins et la fleur de lis sont des allusions parlantes du patronyme Roy

630
Sources : Champeval, I, p. 447-448 ; Jougla, VI, p. 95 ; Nadaud, IV, p. 121 ; Verdier, p. 149

DE ROYÈRE DE BRIGNAC
Cette famille a une filiation noble depuis 1384 selon Valette Mais selon les « Généalogies limousines et
marchoises » les origines de ces Royère remonteraient à Vauquelin de Royère qui était vraisemblablement en
1150 un chevalier du château d‟Oblat (cne de Saint-Léonard-de-Noblat, HV.). Elle possédait dans l‟actuelle
commune de Royère (HV.) le fief de Rignac où elle fit construire, sur autorisation royale de 1445, un château qui
subsiste en partie encore de nos jours. Ce fief passa dans la famille de Villoutreix par le mariage de Jeanne de
Royère avec Marc de Villoutreix en 1714. Les Royère de Brignac firent preuve de leur noblesse en 1598 et en
1666. En 1784 N… de Royère, vicomte des Peyreaux (cne d‟Ayen, Cor.), prouva noblesse pour une candidature
à une sous-lieutenance. Jean-Marc de Royère, évêque de Tréguier (Côtes-d‟Armor), fut député du clergé aux
Etats-Généraux de 1789. La famille a une assez nombreuse descendance tant masculine que féminine en 2009.

Armes : familiales : d’argent à trois fasces de vair ou trois fasces vairées ou de gueules à trois fasces de vair
selon Bergues-Lagarde : d’or à trois fasces ondées de gueules ; au chef d’azur
d‟Antoine de Royère de Brignac enregistrées à Limoges en 1697 : d’azur à neuf cloches d’argent posées
trois, trois et trois

nota : les cloches imitent le vair tant par les émaux que par la forme : mode mineur de désapprobation de l‟édit de 1696

Sources : Agfl, p. 53 ; Bergues-Lagarde, p. 138 ; Descoutures, p. 75-76 et 307 ; Généal. lim. et march. , p. 199-303 ; Jougla, VI, 96-97 ;
Lecler, HV., p. 598 ; Nadaud, IV, p. 121-124 ; Valette, p. 168

DE ROYÈRE (ou AYMERIC, seigneurs DE ROYÈRE, puis DE ROYÈRE)


Cette famille de Royère est issue d‟Hélie Aymeric, chevalier, qui vivait au milieu du XIV e siècle. Son
fils Guy Aymeric était damoiseau de Royère (cne de La Roche-L‟Abeille, HV) en 1385 quand il épousa Galiane,
fille et héritière d‟Agnès de Royère, dame de Royère. Son fils Jean Aymeric, né en 1396, déclarait se nommer
Jean de Royère en 1461 lors d‟une enquête du parlement de Paris. En 1506 ce nom de Royère semble bien être le
patronyme définitif de cette famille. Son descendant Pierre de Royère, seigneur de Royère, né en 1552, passa à la
Réforme et fut un des plus fermes soutiens d‟Henri IV dans le Limousin. Son descendant Pierre de Royère fut
maintenu noble en 1669 avec ses frères. Le dernier descendant de cette famille, Claude de Royère de Champvert
(cne de La Porcherie, HV.), né en 1754, lieutenant de cavalerie, passa en 1792 à l‟armée de Condé. Il rentra en
France vers 1802. De son second mariage avec Marguerite de David de Lastours en 1804 il n‟eut qu‟une fille
Sophie, épouse d‟Augustin de Maulmont, dont elle n‟eut pas d‟enfant.

Armes : d’azur à trois demi-vols d’or posés deux et un

Supports : deux sauvages

Sources : Généal. lim. et march., XV, p. 161-197, Jougla, VI, p. 96

DES ROYS D’ESCHANDELYS et DES BORDES


Les des Roys d‟Eschandelys et des Bordes, originaires de l‟Auvergne, sont nobles d‟extraction
chevaleresque depuis 1253. Jean Roys, chevalier, vivait encore en 1261. Son descendant François des Roys fut
maintenu noble en 1667. Plusieurs membres de cette famille devinrent chanoines de Brioude au XVII e siècle.
Claude-Etienne des Roys, né à Echandelys (Puy-de-Dôme) en 1753, fut successivement premier page du roi en
1771, capitaine de cavalerie, grand sénéchal du Limousin puis député de la noblesse de cette province en 1789.
Maire de Moulins (Allier) en 1810, Napoléon Ier le fit baron de l‟Empire en 1812. En 1821 il devint comte

631
héréditaire et mourut à Avrilly (Allier) en 1823. Son fils Etienne-Annet, né à Saint-Cyr (HV.) en 1788, fut créé
pair de France en 1832. Il avait un descendant en 2009.

Armes (règlement de 1812) : d’azur à la bande d’argent chargée de trois étoiles de gueules

Sources : DVN, p. 246 ; Jougla, VI, p. 97 ; Révérend, APE, II, p. 369 ; Valette, p. 168

RUAUD ou DE RUAUD
Au XVIIe siècle (et peut-être avant) il y a eu à Limoges deux familles Ruaud : celle qui avait une aigle
dans ses armoiries et celle qui avait un chevron et trois trèfles. Nous évoquons ici les Ruaud à l‟aigle. Ces Ruaud
étaient, au moins au XVIIe siècle, une importante famille de bourgeois de Limoges. N… Ruaud était prêtre en
1601. Martial Ruaud, sieur de La Fayolle (cne de Saint-Paul, HV.) et bourgeois de la Cité de Limoges, se mariait
en 1614. Blaise Ruaud, bourgeois de Limoges, était sieur de Laugerie et du Chazaud, vers 1660. Son fils Joseph
(1663-1727) fut sieur du Chalard et aussi bourgeois de Limoges. Il épousa en 1718 une Grégoire de Roulhac. De
cette famille sont issus plusieurs chanoines de Saint-Junien (HV.) et d‟Eymoutiers (HV.). En 1697 Jean de
Ruaud, conseiller et procureur du roi en la sénéchaussée de Limoges, paya le droit d‟enregistrement des
armoiries mais ne les présenta pas et n‟en reçut pas d‟office. La même année N… Ruaud, chanoine théologal de
Saint-Junien, fit enregistrer un écu différent de ceux des autres Ruaud.

Armes de : N… Ruaud, prêtre en 1601 : de… à l’aigle au vol abaissé de… à la bordure de… chargée de huit
besants (ou tourteaux) de…
Marcial Ruaud en 1641 : d’azur à l’aigle au vol abaissé d’or accompagnée en chef des lettres initiales M
et R et en pointe de la lettre I du même
N… Ruaud, seigneur du Chaseau (cne de Limoges) et de N… Ruaud, consul en 1650 : d’or à l’aigle
éployée à deux têtes de sable ; à la bordure de gueules chargée de huit besants d’or
Jean de Ruaud, chanoine théologal de Saint-Junien (1697) : d’or à une aigle de sable à deux têtes
N… Ruaud, chanoine de Saint-Junien (attribuées d‟office en 1701) : d’argent à deux fasces de sinople

Sources : Agfl, p. 52, 92 et 150 Arm. Lim., n° 476; Généal. lim. et march., XVI, p. 332 et 410 ; Poncet, p. 139-140

RUAUD
A cette autre famille Ruaud de Limoges qui portait un chevron et trois trèfles sur ses écus, appartenaient
N… Ruaud et N… Ruaud de La Fayolle, vivant à Limoges respectivement en en 1638 et en 1650.

Armes de : N… Ruaud (1638) : d’azur au chevron d’or accompagné de trois trèfles du même
N… Ruaud de La Fayolle (1650) : d’or au chevron de gueules accompagné de trois trèfles de sable

nota : les trèfles sont peut-être l‟expression parlante d‟un jeu de mot entre Ruaud et « ruaie » qui, selon Lachiver, désigne un tas de foin sec
près à être engrangé

Sources : Lachiver, Dict. du monde rural, p. 1487 ; Poncet, p. 139-140

RUBEN
Cette famille d‟Aubusson a peut-être eu des liens de parenté avec la suivante originaire d‟Eymoutiers
comme semble le montrer la similitude des armories. Elle a compté deux branches : celle de Lavaud-Promis (cne
de La Celle-Barmontoise, Cr.) et celle d‟Aubusson. La première, malgré de belles alliances, au XVI e et au XVIIe
siècle, a disparu à la mort de Louis de Ruben en 1672 sans avoir accédé à la noblesse. Celle d‟Aubusson acquit
plusieurs petits-fiefs dont Les Farges (cne de Néoux, Cr.) et Vialleix (cne d‟Aubusson). En 1697 Claude Ruben

632
de Vialeix, seigneur en partie de Monteil-La-Dou (cne de Champagnat, Cr.) fit enregistrer ses armoiries. En
1701 Marguerite Ruben, femme de Jean Gerouille, assesseur au présidial de Guéret, fut gratifiée d‟office d‟un
écu parlant. Le dernier Ruben connu semble avoir été Louis, seigneur de Vialeix, qui vivait en 1749.

Armes de : Claude Ruben (1697) : d’azur au chevron surmonté d’un croissant et accompagné de trois coquilles,
deux en chef et une en pointe, le tout d’argent
Marguerite Ruben (attribuées d‟office en 1701) : de gueules à un nœud de ruban d’or

Sources : Hugon, p. 34 et 51 ; Jougla, VI, p. 100 ; Tardieu, gdghm, p. 138

RUBEN DE LOMBRE ou DE RUBENT


En 1397 Pierre de Ruben, bachelier « in decretis », chanoine de Limoges et délégué du siège
apostolique, faisait usage d‟un sceau armorié. La seigneurie de Lombre, qui appartenait jusqu‟en 1556 à la
famille de ce nom, était située dans l‟actuelle commune d‟Eymoutiers. Pierre Ruben, juge châtelain
d‟Eymoutiers et subdélégué de l‟intendant du Limousin, la possédait en 1668. A la même date Jean Ruben,
époux de Marie de La Pomélie, était seigneur du Mas (cne d‟Eymoutiers, HV.). En 1698, selon Nadaud, Antoine
Ruben, écuyer, était gentilhomme ordinaire de Mgr le duc d‟Orléans. En 1786 Antoine Ruben était seigneur du
Mas et Joseph Ruben, seigneur de Lombre. Cette famille était également présente dans le Bas-Limousin où des
Ruben ont possédé un fief à Peret Bel-Air près de Meymac (Cor.). En dépit de l‟opinion de Nadaud la famille ne
semble pas avoir accédé à la noblesse. Une famille de Ruben portant le titre de baron subsiste en 2009.

Armes de : Pierre Ruben (1397) : de… à un chevron de… accompagné de trois coquilles de…
Pierre Ruben de Lombre de la ville des Moutiers (enregistrées en 1697) : écartelé : au 1, de gueules à un
chevron d’or accompagné de trois coquilles d’argent deux en chef et une en pointe ; au 2, d’azur au chevron
d’or accompagné de trois étoiles du même deux en chef et une en pointe ; au 3, d’azur à un cor de chasse d’or
surmonté d’un massacre de cerf du même ; au 4, de gueules à trois molettes d’argent, deux et une ; au franc-
canton d’hermine
N… Ruben de Lombre, juge châtelain d‟Eymoutiers (1763) : de gueules au chevron d’or traversé
d’un poisson posé en fasce, la tête brochant sur le côté dextre du chevron, et accompagné de trois coquilles du
même, deux en chef et une en pointe

nota : le poisson, vraisemblablement un omble-chevalier, est parlant

Représentation : en bas d‟un vitrail (XIXe siècle) de la chapelle de la Vierge de la collégiale Saint-Etienne d‟Eymoutiers (HV.) (Ruben de
Lombre du Coudert)

Sources : Agfl, p. 58 ; Bosredon, HV., p. 156 et 215 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 21 ; Champeval, I, p. 522-523 ; DFN,
p. 382 ; Internet ; Jougla, VI, p. 100 ; Lecler, HV, p. 327 ; Merceron, p. 42 ; Nadaud, IV, p. 126

RUDEL ou RUDEL DE PONS et DE BERGERAC


En 1251 Elie Rudel et Hoelis de Turenne son épouse, au terme d‟un arbitrage entre eux et Raymond VI
vicomte de Turenne, reçurent le château de Larche (Cor.) près de Brive. Ils eurent un fils Renaud de Pons qui eut
huit enfants de son mariage avec Marguerite de Bergerac laquelle testa en 1289. Il semble sa succession revint à
son neveu Raymond VII, vicomte de Turenne.

Armes : d’or à une patte (ou deux pattes) de griffon de gueules

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., I, p. 38 ; Froidefond, I, p. 75

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RUDEL DU MIRAL
Les Rudel étaient une famille bourgeoise de Clermont-Ferrand qui a possédé avant 1789 différents fiefs
en Auvergne tels Le Miral (cne de Lezoux, Puy-de-Dome), La Foulhouse, La Caze, Le Chariol. Claude Rudel du
Miral (1719-1807), avocat et maire de Thiers en 1789, fut élu député à la Convention en 1792 qu‟il présida
comme doyen d‟âge. Ensuite il présida, au même titre, le Conseil des Anciens de 1795 à 1798. Son petit-fils
Francisque Rudel du Miral (1812-1884) créa une ferme école à La Villeneuve (cne de Vallières, Cr.) où il
possédait un château qui existe encore. Il fut un temps président du conseil général de la Creuse. Famille éteinte
semble-t-il.

Armes : de sable au lion d’or armé et lampassé de gueules ; au chef d’argent chargé d’une étoile de gueules

Devise : « Fortis in arduis lucens »

Sources : Jougla, VI, p. 100 ; Lecler, Cr., p. 778 ; Tardieu, gdghm, p. 109 ; Tardieu, Grand dictionnaire de Puy-de-Dôme, p. 97

RUPIN
La famille Rupin, probablement originaire de Tulle, est mais elle mal connue avant le début du XVIIe
siècle. Pierre Rupin était orfèvre à Montignac-le-Comte (Dordogne) et vivait encore en 1613. Son fils Pierre sera
conseiller du roi et agent d‟affaires des ducs de Hautefort. Sa descendance s‟achevera avec Jeanne de Rupin
épouse avant 1753 d‟Adrien du Verdier seigneur de Martignac (cne de Cressenssac, Lot). Une autre branche de
cette famille fut celle de La Borie avec Pierre Rupin, seigneur de Lauterye (cne de La Feuilade, Cor.) qui acquit
en 1746 un moulin près de Larche (Cor.). Le dernier descendant de ces Rupin semble avoir été Ernest Rupin,
fondateur du musée de Brive en 1878, grand érudit aux multiples talents (peintre, dessinateur et photographe) et
esprit curieux de tout mais papillonant, qui mourut sans postérité en 1909.

Armes (parlantes) : d’argent au pin de sinople fruité d’or accosté en pointe de deux croissants gueules

Source : Champeval, II, p. 436-442

RUYNEAU DE SAINT-GEORGE
La branche aînée des Ruyneau est connue depuis Michel Ruyneau, notaire à Pontcharraud (cne de
Saint-Georges-Nigremont, Cr.) dont le fils cadet, Fiacre Ruyneau, est l‟auteur de la branche des seigneurs de
Saint-Georges-Nigremont. En 1684 un membre de cette famille, avocat au parlement de Paris, moqué à cause de
son nom, obtint de Louis XIV le droit de le changer en celui de Duval. En 1789 François Ruyneau de Saint-
George (1727-1816) présida l‟assemblée du Tiers-Etat de Felletin (Cr.) et fut élu délégué pour l‟élection de
Guéret. Ses deux fils ayant émigré ses biens furent saisis. Deux branches de cette famille existent en 2008 : celle
des Ruyneau de Saint-George qui vit à Buxière d‟Aillac (Indre) et celle des Ruyneau de Saint-George-Poléon qui
vit à Paris et à Saint-Georges-du-Bois (Charente).

Armes de: Ruyneau de Saint-George : d’azur à trois brochets d’argent posés l’un sur l’autre

nota : les poissons, jusqu‟au XXe siècle (cf. Tardieu), étaient précisés comme étant des senches ce qui a donné lieu dans cette famille à une
légende forgée à la fin de l‟Ancien Régime selon laquelle les Ruyneau descendaient du duc d‟Aquitaine Sanche Matarra. Celui-ci qui aurait
vécu au Xe siècle, aurait été surnommé Ruyne, peut-être en raisons de ses exploits guerriers. Il aurait eu deux fils, Ruyneau et Ruyneterre,
dont le premier, le comte Ruyneau, aurait organisé la défense de la Marche contre les Normands. La devise familiale (ou le cri), « Ruyneau,
Ruyneterre », a, peut-être, été aussi à l‟origine de ce récit mythique. Plus vraiesemblablement les brochets, grands prédateurs qui dépeuplent
les rivières, ont été suggérés par le premier élément du patronyme (cf. ruine eau)

Représentation : sur un vitrail (vers 1900) du château du Théret (commune de La Saunière, Cr.)

634
Ruyneau de Saint-George-Poléon : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à trois brochets d’argent posés l’un sur
l’autre (Ruyneau) ; aux 2 et 3, d’argent au mouton paissant de sable surmonté et accosté de trois branches
d’épines de sinople (de Poléon)
Jean Ruyneau, sieur du Bezut (cne de Néoux, Cr.), attribuées d‟office en 1700 : d’or à une fasce
d’azur chargé d’un corbillon d’argent

nota : le corbillon est un petit panier, étroit en son milieu, pour mettre les oublies. Ce panier vide évoque probablement la ruine.

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 37 ; DFN, p. 383 ; Généal. lim. et march., IV, p. 213-234 ; Jougla, VI, p. 106 ;
Jougla, Suppl., p. 432 ; Hugon, p. 51 ; Lecler, Cr., p. 627 ; Tardieu, gdghm, p. 138-139

635
S

SABARDIN
Cette famille originaire du Berry fut maintenue noble en 1773. Un Sabardin était lieutenant des maréchaux
de France en 1789. En 1817 Claude-Amable Beaufranchet de Tercillat épousa en secondes noces Marie-E.
Sabardin. Les armoiries de sa famille Sabardin furent peintes sur la fresque héraldique du château de Moisse
(cne de Bétête, Cr.) vers 1900. Famille éteinte en 2012.

Armes : d’azur au daim d’or, à la bande du même brochant

Représentation : sur le mur nord de la chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.)

Sources : Jougla, VI, p. 109 ; mssnah, tome 57, p. 240-241 et 265

DE SACONAY
La famille de Saconay d‟extraction chevalersque, originaire du Lyonnais, était connue dès le XIIIe
siècle. Elle a donné de 1610 à 1619, en la personne de Pierre de Saconay, un grand prieur de l‟ordre de Malte
pour la langue d‟Auvergne dont le siège était était à Bourganeuf (Cr.). Elle s‟est éteinte au XIXe siècle.

Armes : de sable à trois étoiles d’argent ; au chef du même chargé d’un lion issant de gueules

Sources : Jougla, VI, p. 112 ; Parinet, p. 30

SAGE
Jean-Philippe Sage, seigneur de Saint-Silvain (trois paroisses de la Haute-Marche portant ce nom, nous
ne pouvons dire laquelle est concernée), reçut d‟office des armories en 1701.

Armes : de gueules à deux visages de profil adossés d’argent

nota : armes parlantes par allusion dans la mesure où le sage est celui qui, comme Janus, connaît le passé et prévoit l‟avenir.

Sources : Hugon, p. 54 ; Jougla, VI, p.113 ; Tervarent, Attributs et symboles, p. 468

DE SAGEY
Claude-Joseph de Sagey naquit à Ornans (Doubs) en 1759. Il était d‟une famille franc-comtoise qui
semble avoir été noble d‟extraction ou anoblie après 1600 et dont l‟un de ses membres, titré vicomte de Sagey en
1784, comparut à l„assemblée de la noblesse de Dôle (Jura) en 1789. Evêque de Tulle de 1823 à 1829 Claude-

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Joseph de Sagey mourut à Paris en 1836. Nommé chanoine de Saint-Denis en 1824 il semble avoir administré
son diocèse par procureur.

Armes : d’azur à la croix ancrée d’or

Sources : Jougla, VI, p. 114 ; Lartigue, évêques, n° 4761 ; Nadaud, IV, p. 566

SAHUGUET et DE SAHUGUET D’AMARZIT


Originaires du Béarn les Sahuguet furent maintenus nobles en 1666 sur preuves de 1543. Leur arrivée
dans le Bas-Limousin est probablement liée au mariage de Denis de Sahuguet avec Marguerite Joyet de Maubec.
Leurs descendants seront, au début du XVIIe siècle, seigneurs de Rouye et des Termes (paroisse de Saint-
Mesmin dans l‟élection de Brive) et d‟Ussac (Cor.). Une autre branche de cette famille, celle du Vialard, eut
pour dernier représentant Jacques de Sahuguet qui institua en 1658 pour héritier Jacques Damarzit, président du
Présidial de Brive, sous condition de porter son nom et ses armes. Les trois fils de ce dernier furent anoblis en
1733. Les deux branches de cette famille s‟éteignirent au XIXe siècle.

Armes : familiales : d’azur à un croissant d’argent en pointe surmonté d’une coquille de saint Jacques du mêmet
accosté de deux épées d’or les pointes en bas
attribuées d‟office en 1701 à Jean Sahuguet, seigneur de Rouye : d’argent à trois chevrons ondés d’azur

Sources : Agfl, p. 188 ; Champeval, I p. 10-12 ; Descoutures, p. 278 ; Jougla, VI, p. 114 ; Nadaud, IV, p. 127-128 ; Verdier, p. 129

DE SAINCTHORENT ou DESAINCTHORENT ou DE SAINT-ORENS


Il semble que cette famille, originaire de l‟Angoumois et de Saintonge et dont le nom a connu plusieurs
orthographes, s‟est scindée au début du XVIe siècle en deux branches : l‟une devenue noble et l‟autre restée
bourgeoise. La première (Saint-Orens) était angoumoise. En 1666 elle fut maintenue noble sur preuves de 1519.
Elle comparut à l‟assemblée de la noblesse de Saint-Jean d‟Angély en 1789 et s‟éteignit à la fin du XIX e siècle.
La branche bourgeoise s‟établit au XVIIe siècle à Boussac (Cr.). En 1685 Jean de Saincthorent était seigneur de
Mervéranges (cne de Boussac-Bourg, Cr.). En 1697 il faisait enregistrer ses armoiries à Guéret. Vers cette
époque Antoine de Saincthorent demeurait à Maison-Dieu (cne de Boussac-Bourg, Cr.). En 1635 Robert de
Saincthorent était prieur de Toul-Sainte-Croix (Cr.). François de Saincthorent (1766-1823) supprima la particule
devant son nom en 1790. Il fut député de la Creuse au Conseil des Cinq-Cents en 1797. Son fils François (1795-
1878), qui avait repris la particule, devint député de la Creuse en 1834 et en 1848. Le fils de ce dernier,
Théophile (1820-1881), fut élu député légitimiste de la Creuse de 1871 à 1876. Famille éteinte dans celle de
Ligondès.

Armes : branche noble (Angoumois) : parti : au 1, d’azur à la tour d’argent maçonnée de sable ; au 2, d’azur à
la croix de Malte aussi d’argent
branche bourgeoise (Creuse) : d’azur au chevron d’argent accompagné en chef de deux croissants et en
pointe d’une aigle du même ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or

Sources : Favone, p. 262, 273 et 283 ; Hugon, p. 77 ; Jougla, VI, p. 138 ; Tardieu, gdghm, p. 56 ; Verdier, p. 61

DE SAINT-ASTIER
La famille périgourdine de Saint-Astier fut maintenue noble en 1668 sur preuves de 1451. Mais elle
était connue déjà au XIIIe siècle. En est issu Arnaud de Saint-Astier, premier évêque de Tulle de 1317 à 1333.
Les Saint-Astier se sont éteints au XIXe siècle. Selon Froidefond ils ont formé très tôt plusieurs branches avec

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des armoiries différentes : Montanès et Antonne, trois lions, Montréal, une fasce, Bories et Lieu-Dieu, cinq
fasces, Isle, trois aigles, etc.

Armes : familiales : d’azur à trois aigles de sable posées en chef deux et une et en pointe trois cloches du même
bataillées d’or et posées du même

nota : les trois cloches rappelleraient que, à la mort en 1275 de Pierre de Saint-Astier, évêque de Périgueux, retiré chez les dominicains de
Limoges, toutes les cloches de cette ville se seraient mises spontanément à sonner

d‟Arnaud de Saint-Astier (1317) : d’azur au lion léopardé d’or, lampassé de gueules et surmonté à dextre
d’une étoile d’or

Sources : Champeval, II, p. 281 ; Froidefond, I, p. 439-442 ; Jougla, VI, p. 118 ; Nadaud, I, p. 594

DE SAINT-AVIT ou DE SAINT-AVY
Cette famille est différente de celle des Courthille de Saint-Avit bien que l‟une et l‟autre aient possédé
la seigneurie de Saint-Avit-le-Pauvre (Cr.). Les Saint-Avy étaient, semble-t-il, d‟extraction chevaleresque bien
que leur filiation suivie ne soit pas antérieure au XVe siècle. Outre la seigneurie précitée ils possédèrent celle de
Saint-Domet (Cr.) ainsi que plusieurs autres dans le Berry. Certains membres de cette famille furent abbés de
Bonlieu (commune de Peyrat-la-Nonière, Cr.). En 1670 les Saint-Avit furent maintenus nobles. François de
Saint-Avit, dernier descendant de cette famille, mourut en 1830.

Armes : d’azur à trois fasces d’argent accompagnées en chef de trois besants (ou roses) du même
ou de gueules à la croix ancrée d’argent chargée de cinq coquilles de sable

Représentations : écusson aux armes sur une statue d‟un abbé de Saint-Avit dans l‟église de l‟ancienne abbaye de Bonlieu (Cr.). Armoiries
sur des cheminées du château du Mazeau (cne de Peyrat-la-Nonière, Cr.) construit en 1560 par Jean de Saint-Avit, abbé de Bonlieu

Sources : Jougla, VI, p. 119 ; Nadaud, IV, p. 132-133 ; Lecler, Cr., p. 507-509 et 607 ; Tardieu, gdghm, p. 140 et gddhhm, p. 140

DE SAINT-CHAMANS, ORNHAC DE SAINT-CHAMANS, olim DE SAINT-AMANS


Le berceau de cette famille était le château de Saint-Chamans près de Tulle (Cor). Elle était connue dès
le XIIe siècle et aurait porté alors le nom de Saint-Amans. Elle a compté plusieurs branches : Ornhac, Phelip,
Hautefort. Elle possédé de nombreuses seigneuries tant dans le Bas-Limousin : Montquant et Sugarde (cne
d‟Altillac, Cor.), Saint-Chamant (Cor.), Orgnac-sur-Vézère (Cor.) que dans la Haute-Marche : La Borne (cne de
Blessac, Cr.) et Saint-Marc-à-Frongier (Cr.) par exemple. Odon de Saint-Chamans fut grand maître de l‟ordre du
Temple en 1171. En 1666 elle fut maintenue noble sur preuves de 1479. Plusieurs Saint-Chamant comparurent
aux assemblées de la noblesse de 1789 à Sézanne, Provins et Vendôme. La famille s‟est éteinte en 1918 à la mort
d‟Henri de Saint-Chamans, époux de la Creusoise Edme Cornudet.

Armes : d’argent à trois fasces de sinople ou de sinople à trois fasces d’argent à l’engrêlure du même en chef

Représentation : sur clé de voûte de l‟église de Saint-Chamant (Cor.)

Sources : Descoutures, p. 269-270 ; Jougla, VI, p. 121 ; Lecler, Cr., p. 651 ; Tardieu, gdghm, p. 140 ; Verdier, p. 164

DE SAINT-EXUPÉRY
Le fief d‟origine de la famille est situé à Saint-Exupéry-les-Roches (Cor.) près d‟Ussel. Une première
famille de Saint-Exupéry établissait sa filiation depuis 1290. Elle se serait installée vers 1330 en Auvergne par le

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mariage d‟Hélie de Saint-Exupéry avec l‟héritière de Raymond de Miremont. Elle s‟éteignit à la mort de Guy de
Saint-Exupéry, bailli des montagnes d‟Auvergne de 1558 à 1562, qui ne laissa que trois filles. La famille actuelle
de Saint-Exupéry descendrait de Hiblet de Saint-Exupéry de Miremont mort vers 1360. Mais selon le
généalogiste Chérin (1764) la preuve de la jonction entre les deux familles n‟a pu être fournie Nobles
d‟extraction ancienne depuis 1405 les Saint-Exupéry ont compté trois branches dont deux subsistent. L‟aînée,
celle du Fraysse (cne de Saint-Julien-de-Terrasson, Dordogne) commença en 1400 quand Géraud de Saint-
Exupery épousa Marie du Fraysse. Elle fut maintenue noble en 1667 et comparut en Périgord en 1789. La
cadette, celle de Saint-Amans en Quercy, commença en 1511 quand Jean de Saint-Exupéry épousa Jeanne de
Merens. Elle fut maintenue noble en 1698.
En 2009 les Saint-Exupéry étaient environ une centaine dans les deux branches réunies. Le pilote et
écrivain, Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944), appartenait à cette famille.

Armes : branche de Miremont : d’or au lion de gueules


branche du Fraysse : écartelé : aux 1 et 4, d’or au lion de gueules ; aux 2 et 3, d’azur à l’épée haute
d’argent garnie d’or posée en pal (Fraysse)
branche de Saint-Amans : écartelé : aux 1 et 4, d’or au lion de gueules ; aux 2 et 3, de sable à trois fasces
d’argent à l’aigle d’azur brochante (Merens)

Cimier : une tête et col de cerf ramé de gueules

Sources : DVN, p. 248 ; Froidefond, I, p. 447-448 ; Jougla, VI, p. 123 ; Nadaud, IV, p. 134-135 et 571-577 ; Revel, I, n° 308 et 398 ;
Valette, p. 170

DE SAINT-FIEF
En 1445 Pierre de Saint-Fief, seigneur d‟Essenat (cne de Saint-Cyr, HV.), épousait Agathe de Meillars.
Cette famille posséda aussi une seigneurie à Saint-Paul (cne de Janailhac, HV.). Elle fut maintenue noble en
1669 sur preuves de 1445. En mars 1789 Charles de Saint-Fief, capitaine d‟artillerie, seigneur en partie de
Gorce, Pleuville et Maranche, comparut à l‟assemblée de la noblesse du Dorat (HV.). Sa descendance s‟éteignit
au XIXe siècle.

Armes : d’azur à un chevron d’argent accompagné de trois croisettes du même posées deux et une

Sources : Descoutures, p. 39 ; Jougla, VI, p. 125 ; Lecler, HV., p. 621 ; Nadaud, II, 127-129 et 178 ; Valette, p. 314

DE SAINT-GEORGES DE VÉRAC et DU FRAYSSE


Cette famille de la Haute-Marche est citée depuis 1281. Cependant sa filiation prouvée n‟est pas
antérieure à 1404, date à laquelle Olivier, seigneur de Saint-Georges-la-Pouge (Cr.), épousa Catherine de
Rochechouart. Leurs descendants formèrent quatre branches qui se répandirent dans le Poitou, l‟Aunis et la
Bourgogne. Elles furent toutes maintenus nobles entre 1666 et 1670. Trois, celles de Suaux, de Vérac et de
Marsy s‟éteignirent au début du XIXe siècle. Subsistait alors la branche du Fraysse (cne de Berneuil, HV.) qui
disparut à la mort de Louis de Saint-Georges du Fraysse, qui, de son mariage avec Marie de Fornel en 1855,
avait eu quatre filles.

Armes : Saint-Georges de Vérac : d’argent à la croix de gueules


Saint-Georges de Vérac du Fraysse : écartelé : au 1, d’argent à la croix de gueules (Saint-Georges); au 2,
fascé nébulé d’argent et de gueules (Rochechouart)

nota : les armoiries d’argent à la croix de gueules sont les armoiries que l‟on attribue traditionnellement à saint Georges, patron des
chevaliers

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Représentation : sur le vitrail (XIXe siècle) de la Vierge de l‟église Saint-Cessateur de Berneuil (HV.)

Cimier : une Mélusine au naturel chevelée d‟or tenant de sa main dextre un miroir d‟argent bordé d‟or et de sa
main senestre un peigne d‟argent dans une cuve d‟or

Supports : deux sirènes au naturel tenant chacune un miroir et se peignant

nota : en 1786 Charles de Saint-Georges du Fraysse avait épousé Jeanne de Couhé de Lusignan d‟une famille du Poitou qui avait ajouté à son
patronyme celui de Lusignan au début du XVIIe siècle. C‟est ainsi que la célèbre Mélusine de l‟authentique maison de Lusignan, éteinte
depuis longtemps, est venue tardivement orner le cimier et constituer les supports des Saint-Georges du Fraysse. Philippe Grandcoing
rapporte qu‟à la fin du XIXe siècle à Berneuil (HV.) une tradition voulait que l‟une des dernières dames du Frayse ait été la descendante
ultime de la fée Mélusine

Sources : Jougla, III, p. 75-76 ; VI, p. 126 ; Lecler, Cr., p. 624 ; Grandcoing, Les demeures de la distinction, p. 128 ; Tardieu, gdghm, p. 140-
141

DE SAINT-JULIEN
Les Saint-Julien étaient originaires de la Haute-Marche et tiraient leur nom de leur fief de Saint-Julien-
Châtel (Cr.). En 1360 ils étaient seigneurs de Flayat (Cr.) et en 1460 de La Rochette et de Peyrudette (cne de
Champagnat, Cr.). Elle a eu de multiples branches tant dans la Marche que dans le Berry : Beauregard, Saint-
Marc, Flayat, Perudette, La Chezotte, La Terrade, Saint-Vaulry, qui étaient toutes éteintes à la fin du XVIIIe
siècle. Elle a été l‟une des grandes familles de la Haute-Marche à l‟égal des Aubusson et des La Roche-Aymon
et fut admise aux honneurs de la cour en 1762. Son dernier représentant semble avoir été Jacques de Saint-Julien,
baron de Malval (Cr.), qui comparut à l‟assemblée de la noblesse d‟Issoudun (Cher) en 1789.

Armes : familiales : de sable semé de billettes d’or au lion du même, armé et lampassé de gueules brochant sur
le tout

Représentations: sur une porte et une cheminée du château du Plaix-Joliet (cne de Lourdoueix-Saint-Michel, Cr.) et sur un tableau de de
l‟Adoration des Bergers de1652 dans un écu accolé à un autre de la famille de Bridiers

attribuées d‟office en 1701 à Jean-Marie de Saint-Julien et à son épouse dans deux écus accolés identiques :
d’argent à un chien d’azur passant

nota : le chien de dérision résulte probablement d‟un jeu de mots hasardeux avec le patronyme mais symbolise aussi, dans le même esprit, la
fidélité conjugale

Sources : Hugon, p. 47 et 49 ; Jougla, VI, p. 130 -131; Lecler, Cr., p. 270, 567 et 640 ; Nadaud, II, p. 470 et 602 ; Tardieu, gdghm, p. 141

DE SAINT-LAURENT
Guillaume de Saint-Laurent, seigneur de Gorre (HV.) vivait au début du XVI e siècle. En 1616 François
de Saint-Laurent, était seigneur de Feuillade (Charente). Son fils François possédait les seigneuries des Arsis et
de Fayolle (cne de Lussac, HV.) et de Feuillade (cne de Saint-Laurent-sur-Gorre, HV.). Ses descendants furent
maintenus nobles en 1669. Une branche de cette famille possédait à la fin du XVI e siècle et au début du XVIIe
siècle la seigneurie de Manegay (cne de Varaigne, Dordogne). En 1771 JML de Saint-Laurent-sur-Gorre, baron
de Saint-Cyr (HV.), conseiller honoraire au bureau des finances de Limoges, fit enregistrer ses titres. Il semble
avoir été le dernier du nom.

Armes : d’azur semé de fleurs de lis d’or à un lion rampant de gueules couronné et armé du même, lampassé
d’or et brochant sur le semé

Sources : Jougla, VI, p. 131 ; Na daud, III, p. 50-55 ; Verdier, p. 136

640
DE SAINT-MARTIAL
La famille originaire du Limousin était connue depuis Guy de Saint-Martial qui vivait en 1308 et 1323.
Son fils, également prénommé Guy fut seigneur de Fromental (HV.) en 1356. Les Saint-Martial furent aussi
possessionnés aux Angles-sur-Corrèze (Cor.). Ils furent maintenus nobles en 1666. Les principales branches de
cette famille s‟installèrent en Auvergne. Celle de Grugeac s‟éteignit à la fin du XVII e siècle dans les familles de
La Rochefoucauld et de Lur-Saluces et celle d‟Aurillac et de Conros s‟acheva à la mort, avant 1830, de N… de
Saint-Martial de Conros, député du Cantal.

Armes : d’azur au rai d’escarboucle d’or, boutonné de gueules

Sources : Jougla, VI, p. 133 ; Lecler, HV., p. 347 ; Nadaud, III, p. 191 ; IV, p. 325-329

DE SAINT-MARTIAL
Il y aurait eu une autre famille de Saint-Martial dans le Bas-Limousin et en Auvergne. Selon
Gaignères elle serait originaire vraisemblablement originaire de Saint-Martial-Entraygues (Cor.) et aurait
commencé avec Guy de Saint-Martial qui vivait en 1323 et se serait éteinte avec Pierre de Saint-Martial en 1423.
Ce dernier aurait disposé de tous ses biens en faveur de son neveu Jacques de Plaignes à charge pour lui de
porter le nom et les armes des Saint-Martial. En faisait aussi partie le cardinal Hugues de Saint-Martial (+ 1403).

Armes : selon Nadaud : Hugues de Saint-Martial (+1393) : d’argent au lion de gueules à la bordure de sable à
huit besants d’argent

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 148 ; Jougla, VI, p. 133; Merceron, p. 148 ; Nadaud, IV, p. 325-329; Revel, I, p. 212-
213; Verdier, p. 80

DE SAINT-MARTIN DE BAGNAC
Vers 1500 Gratien de Saint-Martin devint seigneur de Bagnac (cne de Saint-Bonnet-la-Marche, HV.)
par son mariage aves Françoise de Latouche. Son descendant Jean de Saint-Martin fut maintenu noble sur
preuves de 1526, noblesse confirmée en 1718. En mars 1789 Jean de Saint-Martin se fit représenter à
l‟assemblée de la noblesse du Dorat. Le dernier héritier de cette famille, Jean-Baptiste de Saint-Martin, mourut
sans postérité dans son château de Bagnac en 1892.

Armes : bandé d’argent et de gueules de six pièces, les bandes d’argent semées de mouchetures d’hermine de
sable

Représentation : sur un vitrail du chœur de l‟église de Saint-Bonnet-Bellac (HV.) accolé à un écu de la famille de Préaulx (1852)

Sources : Agfl, p. 56 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 24 ; Jougla, VI, p. 134 ; Lecler, HV, p. 614 ; Nadaud, III, p. 195 ; IV,
p. 337-338 et 687

DE SAINT-MATHIEU
Gérald de Saint-Mathieu, écuyer, seigneur de Reilhac (cne de Neuvic-Entier ?, HV.) épousait vers 1580
Louise de Bermondet. Leur descendant possible Charles de Saint-Mathieu vivait en 1691. Cette famille, qui ne
doit pas être confondue avec les deux familles homonymes de Saintonge, avait disparue au XVIIIe siècle.

Armes : d’azur à trois fasces d’argent

Sources : Jougla, VI, p. 135 ; Lecler, HV, p. 544 ; Nadaud, IV, p. 364

641
DE SAINT-MAUR
Cette famille noble originaire du Boubonnais avait une branche marchoise qui a possédé de 1515 à 1750
la seigneurie de Lourdoueix-Saint-Pierre (Cr.). En 1675 Gabriel de Saint-Maur, écuyer, était seigneur de Vervy
(cne de Fresselines, Cr.). Son frère Robert de Saint-Maur, seigneur de Lourdoueix-Saint-Pierre, épousa en 1676
Léonarde de La Marche dont dix enfants. Jacques de Saint-Maur fut grand prieur de Malte pour la langue
d‟Auvergne à Bourganeuf (Cr.) en 1681. En 1789 N… de Saint-Maur comparut à l‟assemblée de la noblesse de
Guéret. Famille éteinte au commencement du XIXe siècle.

Armes : d’argent à deux cygnes de sable becqués et membrés de gueules, posés l’un sur l’autre

nota : les cygnes noirs évoquent la couleur attribuée aux Maures

Sources : Jougla, VI, p. 135 ; Lecler, Cr., p. 287 ; Nadaud, III, p. 219 ; Parinet, p. 34 ; Tardieu, gdghm, p. 141

DE SAINT-MAURISSE-LE-BROSSAIS
Cette famille, probablement originaire de Saint-Maurice-les-Brousses (HV.), n‟est mentionnée que dans
l‟Armorial général de 1696 sous la forme « N… de Saint-Maurisse-le-Brossais, écuier » suivi du blasonnement
de ses armoiries de type mécanique.

Armes attribuées d‟office en 1701 : d’argent à deux pals de gueules

Source : Agfl, p. 149

DE SAINTE-MAURE
Avoye, dame de Sainte-Maure et dernière héritière de la famille de ce nom, épousa en 1185 Guillaume
de Pressigny. Celui-ci prit alors le nom et les armes de sa belle-famille. Selon le Père Anselme et Nadaud, l‟un
de ses descendants, Pierre II de Sainte-Maure serait devenu vicomte de Bridiers (cne de La Souterraine, Cr.) de
1340 à 1372. Mais la question est controversée par d‟autres sources qui donnent des Thouars et des Naillac
comme vicomtes de Bridiers à cette époque. Charles-Victor de Sainte-Maure de Montausier, dernier du nom,
mourut sans alliance en 1887.

Armes : d’argent à la fasce de gueules

Sources : Chartreix, p. 24 ; Jougla, VI, p. 148-149

DE SAINT-MESMIN
La famille de Saint-Mesmin est originaire de l‟Orléanais. Elle semble avoir été anoblie par une charge
d‟échevin d‟Orléans au XVe ou au XVIe siècle. En 1590 elle fut maintenue noble. D‟une branche qui s‟était fixée
dans le Bourbonnais semble être issu un ascendant du peintre creusois Le Bonhomme de Lajaumont (1853-1937)
qui fit figurer les armes brisées (?) des Saint-Mesmin sur un vitrail de son château du Théret (cne de La Saunière,
Cr.) vers 1900. Famille éteinte à une date indéterminée.

Armes : familiales : d’azur à la croix componée d’argent et de gueules chargée en cœur d’une croisette d’azur et
cantonnée de quatre fleurs de lis d’or

Représentation : sur un vitrail (vers 1900) du château du Thuret (cne de La Saunière, Cr.) d’azur à la croix componée d’argent et de gueules
cantonnée de quatre fleurs de lis d’argent

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 37 ; Jougla, VI, p. 136

642
DE SAINT-NECTAIRE ou SÉNECTÈRE
Cette famille auvergnate connue depuis le XIIIe siècle possédait depuis la fin du XVIe siècle la terre et le
marquisat de Saint-Victour (Cor.). Elle s‟éteignit en 1785 à la mort de Henri-Charles de Saint-Nectaire.
Cependant François-Gabriel Thibault de La Carte qui avait épousé en 1698 l‟une des filles de Henri-François,
duc de La Ferté-Saint-Nectaire, pair de France, mort en 1703 sans héritier mâle, fut substitué aux noms et armes
des Saint-Nectaire. Cette famille Thibault de la Carte de La Ferté-Sénectère, d‟ancienne extraction (1440) et
maintenue en 1715, a une plus d‟une soixantaine de descendants en 2008.

Armes : Saint-Nectaire : d’azur à cinq fusées d’argent rangées en fasce


Thibault de La Carte de La Ferté-Sénectère : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la tour d’argent crénelée de
trois pièces et maçonnée de sable (Thibault de La Carte) ; aux 2 et 3, d’azur à cinq fusées d’argent rangées en
fasce (Saint-Nectaire)

Représentation : les armes familiales des Saint-Nectaire figurent sur le bouclier ovale d‟une statue du XVIIe siècle de saint Victor en soldat
romain qui se trouve dans l‟église paroissiale Saint-Victor de Saint-Victour (Cor.)

Sources : DVN, p. 267 ; Internet ; Jougla, VI, p. 137 et 205 ; Nadaud, IV, p. 273-275

DE SAINT-OURS ou SAINTOURS ou XAINTOURS


La famille de Saint-Ours a ses racines dans le Périgord mais semble avoir aussi été possessionnée dans
le Limousin. Elle fut maintenue noble en 1666 et en 1697. Certains de ses membres comparurent en mars 1789
aux assemblées de la noblesse de Sarlat, de Périgueux et de La Rochelle. Elle a encore quelques descendants au
début du XXIe siècle.

Armes : d’azur à l’ours d’or au croissant du même posé au canton dextre du chef

Sources : DVN, p. 250 ; Jougla, VI, p. 138 ; Valette, p. 171

SAINT-PRIECH DE LESTRADE ou SAINT-PRIEST


Cette famille bourgeoise était représentée en 1669 par Jean Saint-Priech lieutenant de la maréchaussée
de Tulle. Il avait cinq enfants dont François qui était seigneur de Lestrade (cne de Saint-Martial de Gimel, Cor.)
et demeurait à Laguenne (Cor.) vers 1675. En 1701 ce dernier était également lieutenant de la maréchaussée de
Tulle. D‟oncle en neveu les Saint-Priech tiendront cette charge jusqu‟à la Révolution. Le dernier du nom semble
avoir été Guy-Joseph de Saint-Priech de Saint-Mür, juge au tribunal de Tulle en 1828 puis membre du Conseil
général de la Corrèze.

Armes : probablement attribuées d‟office en 1701 : d’argent au lion de gueules

Sources : Agfl, p. 221 ; Champeval, I, p. 352-354

SAINT-QUENTIN
En 1383 Louis de Saint-Quentin, seigneur de Saragnac en la sénéchaussée de la Marche, épousait
Marguerite de Sauvaignac (Sauvagnac, HV.).

Armes : d’argent à la fasce d’azur accompagnée en chef de trois étoiles de sable

Sources : Jougla, VI, p. 143 ; Nadaud, IV, p. 1

643
DE SAINT-ROBERT
Monsieur de Saint-Robert vivait à Limoges entre 1667 et 1678. Philippe Poncet, l‟émailleur, lui peignit
ses armoiries.

Armes : d’azur à la fasce d’argent accompagnée en chef de deux étoiles d’or et en pointe de trois roses du même
posées deux et une

Sources : Poncet, p. 140

DE SAINT-SAUVEUR
Martin de Saint-Sauveur fut, de 1416 à 1421, le quatorzième évêque de Tulle. Mais il semble que ce fut
son vicaire-général qui administra son diocèse. Il était d‟une famille normande qui portait alors le nom de
Gresille et possédait plusieurs seigneuries dont celle de Saint-Sauveur. En 1645 elle changea son patronyme en
celui de Saint-Sauveur. En 1671 elle fut maintenue noble sur preuves de 1508. Elle portait alors des armoiries
différentes de celles de l‟évêque de Tulle.

Armes de l‟évêque Martin de Saint-Sauveur : d’azur à une image du Sauveur d’or tenant dans la droite un
monde du même surmonté de la croix, la gauche étendue comme celle d’un homme qui parle

Sources : Jougla, VI, p. 144 ; Nadaud, IV, p. 577

DE SAINT-YRIEIX
Cette famille devait son nom à sa seigneurie de Saint-Yrieix-la-Montagne (Cr.). Antoine et Hugues de
Saint-Yrieix y vivaient en 1462. En 1488 Louis de Saint-Yrieix était à la bataille de Saint-Aubin du Cormier
(Ille-et-Vilaine). Les preuves de noblesse des Saint-Yrieix furent jugées insuffisantes en 1598. Il leur fallut
attendre l‟enquête de noblesse de 1667 pour qu‟ils fussent reconnus nobles sur preuves de 1540. La famille s‟est
éteinte au cours du XVIIIe siècle.

Armes : selon Descoutures : d’azur à trois fioles à parfum d’argent en fasce soutenues de trois étoiles d’or en
pointe posées deux et une
selon Nadaud : d’azur à trois hirondelles d’argent en fasce soutenues de trois étoiles d’or en pointe posées
deux et une

nota : les fioles à parfum (cf. sentir) et les hirondelles sont parlantes

Sources : Descoutures, p. 316 et 501 ; Jougla, VI, p. 146 ; Lecler, Cr., p. 721 ; Nadaud, IV, p. 287-288 et 541 ; Tardieu, gdghm, p. 141 ;
Verdier, p. 32 et 61

DE SAINTE-MARIE
La famille de Sainte-Marie était originaire du village de Sainte-Marie-la-Claire (cne de Château-neuf-
la-Forêt, HV.). Dans l‟église maintenant disparue de ce lieu elle avait droit de litre, de banc et de tombeau. Gilles
de Sainte-Marie, damoiseau, vivait en 1494. Dans le Bas-Limousin ils furent seigneurs de Bort-les-Orgues et de
Laval-sur-Luzège (Cor.). En 1598 Gabriel de Sainte-Marie fut reconnu noble comme le sera son petit-fils
François en 1666. Un de Sainte-Marie, seigneur de Brivezac (Cor.), assista à l‟assemblée de la noblesse de la
sénéchaussée de Tulle en mars 1789. La famille s‟éteignit au début du XIX e siècle.

Armes : d’argent à cinq merlettes de sable, deux à dextre, trois à senestre, posées l’une sur l’autre ; au franc-
quartier de gueules

644
ou d’azur à trois pigeons d’argent accompagnés de trois étoiles d’or deux en chef, et une en pointe

Sources : Descoutures, p. 64-65 ; Jougla, VI, p. 148 ; Lecler, HV, p. 192 ; Nadaud, III, p. 187-189 ; IV, p. 318

DE SALÈS ou SALIS
Jean de Salis (ou Salès) fut avocat à Brive de 1587 à 1631. Son descendant François de Salès, chevalier
de Saint-Louis et capitaine de dragons, épousa vers 1760 Suzanne de Guibert, fille du gouverneur des Invalides.
Son fils Marc, capitaine à Chamborant Hussards en 1789, participa à l‟assemblée de la noblesse de la
sénéchaussée de Tulle la même année. Colonel de cavalerie sous la Restauration il mourut en 1831 sans
postérité.

Armes : de gueules à trois tours d’or 2 et 1 ; au chef cousu d’azur à trois étoiles d’or

Sources : Champeval, II, p. 443-444 ; Verdier, p. 108

DE SALEYS
Cette famille de Limoges est connue depuis Pierre Saleys, bourgeois et marchand de Limoges, qui était
membre de la confrérie du Saint-Sacrement en 1556. En 1602 l‟auteur de l‟Armorial de Limoges dessinait les
armoiries d‟un P. Saleys. Vers 1650 deux autres Saleys faisaient peindre leurs armoiries par l‟émailleur Philippe
Poncet. Toutes ces armes ont un meuble commun et parlant qui est un saule.

Armes de : Pierre Saleys, confrère du Saint-Sacrement (1556) : d’or au saule de sinople


P. Saleys (1602) : de… au saule de… accosté des lettres P et S sur une terrasse de…
Pierre Saleys l‟aîné (vers 1650) : d’or au saule de sinople
N… Saleys (vers 1650) : d’or à l’arbre (saule) de sinople au lion passant de gueules brochant sur le
tronc de l’arbre

Sources : Arm. Lim., n° 524 ; Poncet, p. 140-141

DE SALIGNAC puis DE SALIGNAC-FÉNÉLON


Cette famille noble était connue depuis 1474. Elle a peut-être une origine commune avec celle des
Salignac de La Mothe-Fénélon mais la preuve n‟en a pas été rapportée. Elle semble plutôt avoir son berceau dans
l‟Angoumois d‟où elle a essaimé vers le Limousin et la Marche. En 1527 François de Salignac était seigneur de
Puy-Joly (cne de Lafat, Cr.) quand il épousait Louise de Cognac. Les Salignac furent maintenus nobles en 1667.
En 1771 Jean Raymond de Salignac épousa une héritière d‟une branche cadette de la famille de Salignac de La
Mothe-Fénélon et ajouta à son nom celui de Fénélon. Leur fils, également prénommé Jean-Raymond, fut institué
héritier de la famille de la Mothe-Fénélon par le dernier descendant de cette dernière famille en 1828. La famille
de Salignac-Fénélon avait encore quelques descendants en 2002. Appartenait à cette famille François de Saligac
de La Mothe-Fénélon (1651-1715), précepteur du duc de Bourgogne et archevêque de Cambrai.

Armes : anciennes : d’azur à trois fusées d’or rangées en fasce


modernes (anciennes armes des Salignac de La Mothe-Fénélon) : d’or à trois bandes de sinople

Représentations : armes à trois fusées : sur le tombeau de B. de Salignac entre l‟abside et le chœur de l‟église de Malval (Cr.) ; armes à trois
bandes : sur une cloche du XVIe siècle de l‟église de Saint-Eloi-les-Tuileries (Cor.)

Sources : Jougla VI, p. 153-154 ; Lecler, Cr., p. 397, 469 et 773 ; Nadaud, IV, p. 138-140 ; Poncet, p. 140 ; Valette, p. 171

645
SALLANDROUZE
Le berceau de cette famille se trouve probablement dans le village de Sallandrouze (cne de Saint-
Maurice-près-Crocq, Cr.). Maître Joseph Sallandrouze, fabricant de tapis à Felletin en 1599, acheta en 1608 à
Annet Mourin d‟Arfeuille les fiefs de La Mornaix (cne de Clairavaux, Cr.) et de La Vedrenne (cne de Saint-
Quentin, Cr.). Cette branche aînée a eu dans sa descendance Charles-Jean Sallandrouze de La Mornaix (1808-
1867), industriel du tapis et la tapisserie à Aubusson, qui fut député de 1846 à 1867 et président du conseil
général de la Creuse. L‟un de ses fils fut maire d‟Aubusson de 1861 à 1878 et un autre contre-amiral à la fin du
XIXe siècle. De la branche cadette qui portait le nom de Sallandrouze-Le Moullec était issu Gabriel-Charles
(1824-1885) qui créa la fabrique de tapisseries Saint-Jean à Aubusson. Il a existé aussi d‟autres Sallandrouze.

Armes : Sallandrouze : écartelé : aux 1 et 4, d’argent à trois roses de gueules ; aux 2 et 3, d’azur à une molette
d’argent
Sallandrouze de La Mornaix : écartelé : au 1, d’argent à trois roses de gueules ; aux 2 et 3, d’azur à une
molette d’argent ; au 4, de sable à une tête de mort surmontant deux os croisés d’argent

nota : les roses évoquent les deux dernières syllabes du patronyme car la « rouze » est le nom de la rose en dialecte. La tête de mort et les os
sont en rapport avec la première syllabe (cf. mort) de l‟autre élément du patronyme Mornaix

Source : Tardieu, gdghm, p. 141-143

SALMONT
Louis Salmont, prieur de l‟abbaye cistercienne de Bonlieu (cne de Peyrat-la-Nonière, Cr.), reçut
d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique.

Armes : d’argent à deux fasces d’azur et deux pals d’or brochants

Source : Hugon, p. 55

SALOT
Vers 1640 « Mr Salot, esleu » à Limoges portait les armories ci-dessous.

Armes : d’azur à la divise d’or accompagnée en chef de trois étoiles du même et en pointe d’une bisse (ou
vipère) aussi d’or posée en fasce

Source : Poncet, p. 141

DE SALVIAC DE VIELCASTEL
La famille Salviac de Vielcastel est originaire du Quercy où sa filiation noble est prouvée depuis 1466.
Elle a eu plusieurs alliances dans le Bas-Limousin. Charles de Vielcastel de Salviac épousa en 1789 Marguerite-
Sophie de Griffolet dont la famille possédait le fief de Lentillac (cne d‟Ussac, Cor.). Il fut créé baron de l‟Empire
en 1810. Son fils Charles-Théodore naquit en 1790 au château de Lentillac et devint maître des requêtes au
Conseil d‟Etat. De son mariage avec la limousine Adélaïde de Boisse vint une postérité encore bien représentée
en 2009.

Armes : de gueules à une tour d’or ouverte du champ donjonnée de trois tourelles non crénelées du même et
maçonnées de sable

Sources : Bergues-Lagarde, p. 178 ; DVN, p. 253 ; Jougla, VI, p. 162 ; Valette, p. 172

646
SALVIAT
Cette famille de la bourgeoisie de Brive (Cor.) est connue depuis Antoine Salviat, procureur et consul
de cette ville en 1581. Son descendant François Salviat était médecin dans cette localité en 1704. Libéral-
François Salviat, né en 1743, fut maire de Brive en 1790. Plusieurs membres de la famille Salviat ont porté au
XVIIIe siècle des armoiries toutes différentes.

Armes de : Elie Salviat, chirurgien à Brive en 1756 : de… à un monde de… accompagné en chef de deux étoiles
de… et en pointe d’un croissant de…
François Salviat, notaire à Bugeat (Cor.) en 1780 : écartelé en pairle : au 1, d’azur à un croissant
d’argent posé en chef et accompagné de deux étoiles d’or abaissées ; au 2, d’or à trois fasces de… au rameau de
sauge (ou d’olivier) de…brochant sur les fasces inférieure et médiane accosté de deux colonnes de… ; au 3, de
gueules à une flèche de… posée en fasce à dextre et une étoile rayonnante de… à senestre
Jean Salviat, chanoine de Turenne (1787) : parti : au 1, de gueules au lion de… ; au 2, d’azur à la bande
d’argent accompagnée en chef d’une roue de sainte Catherine d’argent et en pointe d’un besant du même

nota : ces trois armoiries ont des meubles parlants évoquant le patronyme traduit en latin pour la circonstance salvia (la sauge) ou salus (le
salut) ou sal (le sel, le salaire) et -viat (cf viaticum, l‟argent du voyage, le viatique). Celles d‟Elie Salviat sont parlantes par un monde (sphère
surmontée d‟une croix qui apporte le salut). Celles de François Salviat le sont par le rameau de sauge. Enfin celles de Jean Salviat par à la
fois par la roue, instrument du supplice de sainte Catherine d‟Alexandrie mais en même temps instrument de son salut, et par le besant qui
est un salaire (sal) et un viatique pour le voyage (viaticum)
Sources : Champeval, II, p. 445-446 ; Jalouneix, Les armoiries parlantes… p. 3-4

DE SALVERT ou DE MONTROGNON DE SALVERT


La filiation de cette famille auvergnate est suivie depuis 1460. Elle fut maintenue noble en 1667 et en
1698 sur preuves de 1496. Dans la seconde moitié du XVIIe siècle Louis de Salvert, écuyer et seigneur de
Ribeyreix (cne de Poussanges, Cr.), épousait Jeanne de Brachet. En 1721 leur fils Léonard entrait dans les
ordres. Cette famille semble aussi avoir possédé une seigneurie à Merlines (Cor.). D‟autres branches des Salvert
se perpétuèrent par la suite dont une qui a des descendants au XXIe siècle.
Armes : d’azur à la croix ancrée d’argent
Représentations : sur une pierre placée devant l‟église de Charbonnières-les-Varennes (Puy-de-Dôme) et sur un vitrail (vers 1900) du château
du Théret (cne de La Saunière, Cr.). Celles de Charbonnières-les-Varennes sont brisées d‟une bordure engrêlée
Cimier : une aigle essorant
Cri : « Montrognon »
Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 37 ; DVN, p. 198 ; Jougla, VI, p. 161-162 ; Lecler, Cr., p. 536 ; Merceron, p. 36 ;
Nadaud, IV, p. 144 ; Revel, I, n° 591 ; Valette, p. 141

DE SANCERRE
La famille de Sancerre était issue des comtes de Champagne. Elle possédait au XIVe siècle les
seigneuries Châtillon-sur-Loing et de La Ferté-Loupière en Berry ainsi que le comté de Sancerre (Cher). Louis
de Sancerre (1342-1402) fut gouverneur du Limousin de 1380 à 1388 (?) puis lieutenant-général en Guyenne et
enfin connétable de France en 1397. Famille éteinte au XVe siècle.
Armes : d’azur à la bande d’argent accompagnée de deux doubles cotices potencées et contre-potencées de
treize pièces d’or ; au lambel à trois pendants de gueules
Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 66 ; Jougla, VI, p. 66

SANDENOY
En 1697 Jean Sandenoy qui vivait dans la paroisse du Buis (commune de Couzeix, HV., probablement)
fit enregistrer ses armoiries à Limoges.
Armes : d’azur à une fasce d’or chargée d’un coq de gueules et accompagnée de trois étoiles d’or, deux en chef
et une en pointe
nota : le coq qui chante de nuit est parlant par jeu de mots (cf. chant de nuit / Sandenoy)
Source : Agfl, p. 47

SANDRIER

647
Selon Jougla un Sandrier, conseiller secrétaire du roi au XVII e siècle, aurait appartenu à une famille
implantée dans l‟Ile-de-France et dans le Limousin.
Armes : d’azur à un rameau à deux branches de laurier d’or soutenu par un croissant du même
Source : Jougla, VI, p. 163

DE SANEGRAND
Marthe de Sanegrand était veuve de N… du Montel-Randonnat (cne d‟Aubusson, Cr.), greffier des
tailles de la ville d‟Aubusson, quand elle fit enregistrer en 1697 des armoiries particulièrement chargées de
symboles assez difficiles à interpréter.
Armes : d’argent au cœur de sable accompagné à dextre du chef d’un soleil d’or et en pointe d’un chêne du
même qui est adextré d’une tête de mort d’argent couronnée de sinople et senestré d’un cœur d’or
nota : le cœur de sable et la tête de mort couronnée sont probablement des allusions au veuvage de l‟interessée. Mais, à l‟inverse, le soleil (le
Christ est parfois appelé « Sol invictis »), la couronne de sinople (signe d‟espérance), le cœur d’or (opposé au cœur de sable), l chêne d‟or
(sous lequel Abraham reçut des révélations de Yahvé) sont peut-être l‟expression de l‟espérance chrétienne
Source : Chevalier er Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, p. 221 et 891-892 ; Hugon, p. 25

SANGUIN DE MEUDON
En 1414 Guillaume Sanguin était seigneur de La Malmaison et de Maffliers (Ile-de-France). Son
descendant Antoine Sanguin de Meudon, dit le cardinal de Meudon, fut sacré évêque d‟Orléans en 1535 puis fut
fait cardinal en 1539. En 1544 il accéda au siège épiscopal de Limoges et en 1550 il devint Grand Aumonier de
France et archevêque de Toulouse. Il mourut en 1559.
Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’argent à la croix engrêlée de sable cantonnée de quatre merlette du même ; aux
2 et 3, de gueules au chevron d’or accompagné de trois quintefeuilles du même
Sources : Jougla, VI, p. 162 ; Lartigue, évêques, n° 4891

SANSON ou SANXON
Au XVIIe siècle les Sanxon ou Sanson étaient des bourgeois de Limoges. Du mariage de Léonard
Sanson et de N… Béchameil était né en 1697 Jean Sanson qui sera reçu officier au bureau des finances de
Limoges en 1743. En 1752 il possédait dans l‟actuelle commune de La Roche-L‟Abeille (HV.) les seigneuries de
Royère et de La Guyonnie. Son fils Guillaume Sanson sera à son tour officier au bureau des finances de Limoges
en 1769. En mars 1789, probablement anobli par sa charge, il participe à l‟assemblée de la noblesse de la
sénéchaussée de Limoges. Son propre fils, Siméon Sanson de Royère, écuyer et mousquetaire du roi, qui avait
épousé Marguerite de Léonard de Fressanges, émigra en 1791. Il revint ruiné à Limoges en 1802 où il fut
conservateur de la bibliothèque de la ville de Limoges de 1817 à sa mort en 1827. Son fils Guillaume, contrôleur
principal des contributions, eut de son mariage avec Anne Goursaud de Merlis cinq filles mortes sans alliances.
Armes : d’azur au lion d’or rampant contre une colonne du même, accompagné en chef et à dextre d’une étoile
aussi d’or
nota : la colonne et le lion évoquent deux exploits du Samson de la Bible
Sources : Bosredon, HV, p. 172 ; Généaologies lim. et march., XV, p. 288-301 ; Lecler, HV., p. 592 ; Nadaud, iv, p. 144-145 ; Poncet, p.
141 ; Verdier, p. 121

SANZILLON
Selon Nadaud Bernard Sanzillon, dont les ascendants étaient de riches marchands de Saint-Yrieix-la-
Perche (HV.), fut anobli dès 1341. Cependant en 1666 Jean de Sanzillon, seigneur du Pouzol et de Bonnetie dans
l‟ancienne paroisse de La Rochette (cne de Saint-Yrieix-la-Perche) ne put fournir de preuves de sa noblesse
antérieures à 1507. Cette famille possédait au XVIe siècle les seigneuries de La Foucaudie (cne de Saint-Yrieix-
la-Perche) et de La Genette et de La Gallinie (cne de Saint-Julien-le-Vendômois, Cor.). Au XVIe siècle certains
Sanzillon se firent appeler de La Foucaudie. Mais au siècle suivant leurs descendants portaient de nouveau le
nom de Sanzillon. En 1789 le marquis Yrieix de Sanzillon de La Foucaudie et le prêtre Jean de Sanzillon
assistèrent à l‟assemblée de la noblesse de Limoges. Le dernier du nom semble avoir été Adhémar de Sanzillon
qui vivait encore en 1895.

Armes : d’azur à trois pigeons d’argent, deux en chef et un en pointe

648
nota : il est probable que les pigeons sont en fait des mésanges (ou senzilles en limousin) et sont parlants

Sources : Agfl, p. 51 ; Champeval, I, p. 449-493 ; Descoutures, p. 78-79 ; Jougla, VI, p. 166 ; Lecler, HV., p. 764 ; Nadaud, IV, p. 154-155 ;
Verdier, p. 175

SAPIENTIS ou SAGE
Cette famille, qui avait latinisé son patronyme Sage en Sapientis, était connue depuis Pierre Sapientis,
« licencié en décrets », juge baronnial de La Roche-Canillac (Cor.) en 1414 et juge ordinaire de Donzenac (Cor.)
en 1434. Dans sa descendance que l‟on suit jusqu‟à son extinction dans la première moitié du XIXe siècle on
trouve des avocats, des magistrats, des receveurs des tailles, des consuls de Brive et de nombreux
ecclésiastiques. Au XVIIIe siècle certains furent seigneurs de Favars (commune de Nespouls, Cor.) et de
Chauffenjal (cne de Nouaillac, Cor.). C‟est probablement à cette époque que certains accédèrent au second ordre
comme N… Sapientis qui était capitaine au régiment de Limoges en 1789 ou le chanoine Jean Sapientis qui
donna procuration la même année pour l‟assemblée de la noblesse deTulle.

Armes : de… à un pommier arraché de … très fruité de … autour duquel s’enroule un serpent de… surmonté en
chef d’un croissant de… accompagné de deux étoiles de…

nota : armes parlantes par allusion : le pommier et le serpent évoquent l‟arbre de la science (« sapiens ») du jardin d‟Eden

Supports : deux oiseaux

Sources : Champeval, I, p. 44 ; II, p. 446-448 ; Verdier, p. 108 et 179

SAPIN
Cette famille, selon Jougla, serait originaire du Bourbonnais. Au XVI e siècle on la trouve établie à
Mérinchal dans le Franc-Alleu (Creuse). En 1550 Georges Sapin de Sapinière, époux de Gilberte Môtier de La
Fayette, fit construire un petit château à Belair (cne de Mérinchal, Cr.) qui sera détruit en 1590 au cours des
guerres de la Ligue catholique. En 1696 Marie-Louise de Villelume cédait un domaine situé aux Roussines (cne
de Chard, Cr.) à Georges Sapin, notaire royal, seigneur de Belair et châtelain de Panery (cne de Mérinchal, Cr.).
Elle lui vendit aussi le domaine de Truffy (Mérinchal) qui était encore dans la famille Sapin au début du XXe
siècle. En 1780 Marie-Louis Sapin, seigneur de Truffy, acheta le château des Roussines que ses héritiers
revendront.

Armes : d‟origine : d’azur au sapin arraché d’or


des Sapin de Belair : parti d’argent et d’azur au sapin de sinople brochant
des Sapin de Truffy : de gueules au chevron d’argent accompagné en pointe d’un croissant d’or ; au chef
d’argent chargé d’un sapin de sinople
attribuées d‟office en 1701 à Georges Sapin, notaire royal à Mérinchal : parti d’argent et de gueules à un
lapin de sinople brochant sur le tout
de Marien Sapin, curé de Gentioux en 1880 : d’argent au chevron de gueules accompagné en chef de deux
croissants de… et en pointe d’un arbre de sinople sur une champagne du même

Représentation : vers 1880 Marien Sapin, curé de Gentioux (Cr.), fit représenter ses armes sur un vitrail qu‟il avait offert à son église

Devises : Sapin de Belair : « In altum aspiciam »


Sapin de Truffy : « Pro rege et pro fide semper »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 35 ; Hugon, p. 66 ; Jougla, VI, p. 166 ; Lecler, Cr., p. 298, 430-431 et 572 ;
Tardieu, gdghm, p. 146-147 ; gddhm, p. 163

649
SARDINE
Entre 1667 et 1667 N… Sardine, qui vivait probablement à Limoges ou dans les environs, se fit peindre
ses armoiries.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d’un rameau sec de sable
soutenu d’un croissant d’argent

Source : Poncet, p. 141

SARRAZIN
Cette famille possédait, au moins depuis 1524, la seigneurie du Mazet (cne d‟Ambazac, HV.). Louis
Sarrazin, écuyer, était seigneur du Mazet en 1585. Il fut dispensé de la taille en 1598. Son petit-fils Albert
Sarrazin, seigneur en partie du Mazet, fut maintenu noble en 1666 sur preuves de 1524. La petite-fille de ce
dernier, Marie Sarrazin, épousa en 1578 François Ducoudier bourgeois de Saint-Etienne de Fursac (Cr.) et reçut
en dot le Mazet. Elle semble avoir été la dernière représentante de la famille.

Armes : de gueules à trois fleurs de lis d’argent (ou d’or) mal ordonnées

Sources : Descoutures, p. 79-80 ; Jougla, VI, p. 170 ; Nadaud, IV, p. 146, 177 et 577

SARRAZIN
A la différence des Sarrazin du Mazet ces Sarrazin, demeurant vraisemblablement à Limoges, étaient
des roturiers.

Armes : d’azur au chevron d’or chargé d’une coquille d’argent accompagnées de trois roses (ou fleurs) d’or

Source : Poncet, p. 121

DE SARRAZIN
Vers 1436 Guillaume Sarrazin, fils cadet de Géraud II Sarrazin et de Jeanne de Saint-Yrieix, dame de
Saint-Denis (commune de La Ccourtine, Cr.), En 1546 Antoine de Sarrazin, seigneur de La Fosse et de Saint-
Denis (cne de La Courtine, Cr.), épousait Jeanne de Villelume. En 1610 Pierre de Sarrazin fut maintenu noble
comme le sera son petit-fils Christophe en 1667 sur preuves de 1535. Vers la fin du XVIIe siècle ils devinrent
seigneurs de Ronteix (cne de Gioux, Cr.). Cette famille a eu des branches dans le Bas-Limousin, l‟Auvergne, le
Bourbonnais et le Poitou. En 1789 un membre de la branche de la Marche comparut à l‟assemblée de la noblesse
de Guéret. Et un autre fut élu député de la noblesse de Vendôme. En 2002 on comptait une dizaine de
descendants.

Armes : branche de La Fosse (éteinte) : parti : au 1, d’azur chargé de besants sans nombre d’or (Villelume) ; au
2, d’argent à la bande de gueules chargée de deux coquilles d’or (Sarrazzin)
Jean-Louis Sarrazin, seigneur de La Courtine (1697) : d’azur à la bande d’or chargée de trois coquilles de
sable
branche actuelle (2002) : d’argent à la bande de gueules chargée de trois coquilles d’or

Cimier : un buste de maure, le vêtement couvert de caractères pseudo-couffiques

Cri : « La Jugie » ou « La Juzie »

650
Devise : « Deo et sancto Petro »

Sources : Descoutures, p. 309 ; Hugon, p. 16 ; Jougla, VI, p. 170-171 ; Lecler, Cr., p. 208 et 301 ; Nadaud, IV, p. 147-148 ; Revel, I, n° 375 ;
Valette, p. 172

DE SARTELON
Jean-Pierre Sartelon était avocat au Parlement après 1750. De son mariage avec Marianne Fougeron il
eut Antoine-Léger, né à Tulle en 1772, qui devint commissaire ordonnateur des guerres sous le Premier Empire
et fut fait chevalier de l‟Empire en 1808. Député de la Corrèze en 1813 et en 1815, il mourut en 1825 laissant
une fille.

Armes : d’azur au chevron cousu de gueules chargé du signe des chevaliers légionnaires, accompagné en chef à
dextre d’un croissant d’argent et à senestre d’un livre d’or ouvert traversé en bande d’une épée d’argent et en
pointe d’une levrette aussi d’argent

nota : deux meubles semblent allusifs : le livre ouvert traversé d’une épée qui est celui du comptable des dépenses de guerre et la levrette
symbole de fidélité à l‟empereur

Sources : Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 461 ; Révérend, APE, IV, p. 214

DE SARTIGES
Famille d‟extraction chevaleresque depuis 1223 ou 1362, les Sartiges sont originaires de l‟Auvergne. Ils
furent maintenus nobles en 1666. Certains s‟installèrent dans le Limousin à l‟occasion de mariages comme par
exemple Antoinette de Sartiges qui épousa en 1717 Louis-Charles de Combarel du Gibanel, seigneur de La
Rebeyrotte (cne de Saran, Cor.) et grand sénéchal du duché de Turenne. Leur fils François de Combarel (1728-
1803) fut baron de Sartiges. En 1789 un Sartiges du Luc (cne de Bugeat ?, Cor.) fit preuve de sa noblesse pour
obtenir une sous-lieutenance. La famille compte plusieurs descendants en 2008.

Armes : d’azur à deux chevrons d’or accompagné de trois étoiles d’argent deux en chef et une en pointe, le
chevron du chef surmonté d’une fleur de lis d’or

Supports : deux griffons

Devise : « Lilium pro virtute »

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., p. 131 ; DVN, p. 259 ; Jougla, VI, p. 26 ; Nadaud, IV, p. 577 ; Valette, p. 173 ; Verdier, p. 100

DE SAULZET D’ESTIGNIÈRES
Louis de Saulzet (ou du Saulzet) d‟Estignières fut grand prieur de l‟ordre de Malte pour la langue
d‟Auvergne dont le siège était à Bourganeuf (Cr.) de 1632 à 1639. Sa famille, originaire de L‟Auvergne, fut
maintenue noble en 1668 et 1698 sur titres de 1559. L‟un de ses membres comparut à l‟assemblée de la noblesse
de Riom en 1789. Elle s‟éteignit dans le courant du XIX e siècle.

Armes : de gueules à quatre flanchis d’or, deux, un et un

Sources : Parinet, p. 31 ; Jougla, VI, p. 178

651
DE SAUNADE
Cette famille bourgeoise ou noble, originaire du Bourbonnais, s‟établit assez tôt dans la Marche car en
1439 elle possédait les seigneuries de La Chaze (cne de Sermur, Cr.) et de Saunade (peut-être Saudade, cne de
Mérinchal, Cr.). Elle existait encore en 1701 quand Giberte de Saunade reçut d‟office des armoiries. Elle paraît
s‟être éteinte bien avant 1789.

Armes : familiales : d’argent à la fasce d’azur chargée de trois étoiles d’or


attribuées d‟office en 1701 à Gilberte de Saunade : de gueules à un cuvier d’argent

nota : le cuvier ou seau est parlant par rapport à la première syllabe du nom

Sources : Hugon, p. 62 ; Jougla, VI, p. 178 ; Lecler, Cr., p. 168 et 736

SAUNIAC ou SAUNIAC DE MESSILLAC


La famille de Sauniac a eu des branches dans le Limousin et en Auvergne.

Armes : d’or à un cœur de gueules soutenu à un croissant d’argent

Source : Jougla, VI, p. 178

DE SAURET D’AULHAC
Cette famille avait des origines auvergnates et alsaciennes. Elle fut anoblie en 1747 par une charge de
secrétaire et comparut à l‟assemblée de la noblesse Saint-Flour (Cantal). Elle eut une alliance au XIXe siècle avec
la famille Bony des Egaux. Elle semble éteinte.

Armes : de gueules à trois harengs d’or embrochés par la tête par un bâton alésé du même en fasce
ou d’argent à deux poissons de gueules l’un sur l’autre, l’un contourné ; au chef d’azur chargé de trois
étoiles d’argent

nota : les harengs embrochés sont des harengs saurs (c‟est-à-dire fumés) et sont parlants

Représentation : église des Billanges (HV.) sur un vitrail de la chapelle funéraire des Bony des Egaux

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin ; Jougla, VI, p. 179

652
SAUTE
En 1697 N… Saute, veuve de N… Crouzeil bourgeois de Limoges, fit enregistrer des armoiries qui sont
plus probablement les siennes que celles de son défunt mari.

Armes : d’azur à trois de têtes de chien coupées d’argent accolées et bouclées du même, deux et une, surmontées
d’un cor de chasse d’or

Source : Agfl, p. 46

DU SAUZAY ou DU SAUZET
Cette famille, sans lien avec les de Sauzet ci-après, serait originaire de Venise et aurait émigré à Lyon
au XIIIe siècle. Une branche se serait fixée dans le Berry puis dans la Marche où elle possédait la seigneurie de
Besseret (cne de La Souterraine, Cr.). En 1444 Nicolas du Sauzet, épousa Anne de La Celle dont Jacques marié à
Françoise de Savignac. La dernière branche des du Sauzay s‟est éteinte au milieu du XIX e siècle.

Armes : d’azur à une tour d’argent maçonnée de sable sur une terrasse de sinople accompagnée en chef de deux
étoiles d’argent

Sources : Jougla, VI, p. 182 ; Tardieu, gdghm, p. 147

DE SAUZET
La famille de Sauzet était probablement d‟extraction chevaleresque avec une filiation suivie depuis
1391. Au XVe siècle elle possédait les seigneuries de Sauzet (paroisse du Grand-Bourg de Salagnac, Cr.) et du
Clos de Marsac (cne de Marsac, Cr.) ainsi que celle de La Chabanne (cne de Bénévent-L‟Abbaye, Cr.).
Ultérieurement elle a eu des fiefs au Disant et à Saulière (cne de Saint-Martial, HV.). Elle fut maintenue noble en
1598 et en 1670. En 1701 Charles de Sauzet, seigneur de La Chabanne, se vit attribuer d‟office des armoiries de
type mécanique. Son fils Gilbert de Sauzet qui vivait vers le milieu du XVIII e siècle fut le père de deux filles
dont l‟une épousa un Tandeau de Marsac et lui porta en dot le Clos de Marsac. L‟autre, Jeanne-Marie, veuve de
Gaspard des Marais, se fit représenter en 1789 à l‟assemblée de la noblesse de Limoges.

Armes : de gueules à cinq fusées d’argent accolées en fasce ; au chef d’argent chargé de cinq merlettes de sable
enregistrées en 1697 par Gilbert de Sauzet du Disant : d’azur à cinq pigeons d’argent en chef posés deux et
un et trois macles du même en pointe
attribuées d‟office en 1701Charles de Sauzet de La Chabanne : de sinople à une bande d’or

Représentations : armoiries (cinq fusées accolées en fasce) sur la clé de voûte de la chapelle des Brémond d‟Ars de l‟église du Grand-Bourg
de Salagnac (Cr.)

Sources : Agfl, 64 et 145 ; Descoutures, p. 81-82 ; Jougla, VI, p. 182 ; Lecler, Cr., p.406 ; Nadaud, IV, p. 153-154 et 672

SAVARY DE LANCOSME
Originaire de Touraine et du Perche, les Savary de Lancosme étaient d‟extraction chevaleresque avec
filiation prouvée depuis 1354. Une branche vint dans la Marche à l‟occasion, semble-t-il, du mariage de Claude
de Savary avec René de Malleret (+ 1622) au début du XVII e siècle. Elle y posséda plusieurs seigneuries :
Sauzettes (cne de Méasnes, Cr.), des Mazeaux (cne de Nouziers, Cr.) et Nouziers (Cr.). Le dernier représentant
de cette branche marchoise fut Antoine Savary de Lancosme né en 1733. D‟autres branches de cette famille
eurent une postérité jusqu‟au milieu du XIXe siècle.

653
Armes : écartelé d’argent et de sable ou sable et d’argent

Représentation : sur la pierre tombale de René de Malleret et de Claude Savary dans l‟église de Lussat (Cr.)

Sources : Généal. lim. et march., IV ; Jougla, VI, p. 183 ; Lecler, Cr. , p. 379 et 495 ; Tardieu, gdghm, p. 148

DU SAVARY
Cette famille du Savary est originaire de Mortemart (HV.) où N… du Savary (1538-1606) était avocat
au parlement. Son frère Jean Savary était prieur des Augustins de Mortemart de 1598 à 1600. Son petit-fils
Robert du Savary, né au Savary (cne de Blond, HV.), se qualifiait de sieur de Savary et était chirurgien à
Mortemart. Leur descendance masculine s‟est éteinte à la fin du XVIII e siècle. Mais il existe de nos jours une
nombreuse postérité par les deux dernières femmes de la famille Emilie (+ 1875) et Marie-Sylvie (1822) ont de
nombreux descendants dans des familles existantes telles que Rogues de Fursac, Lemoyne des Forges, Duboy de
La Labarre.

Armes : familiales : d’azur à trois pommes de pin d’or, celle de la pointe soutenue d’un croissant d’argent
attribuées d‟office à Jean Savary, avocat au parlement en 1701 : d’or à une savate de sable

nota : la savate de dérision attribuée à Jean Savary est naturellement parlante

Source : Généal. lim. et march., IV, p. 234-251

SAVAUDIN
Les armoiries attribuées d‟office en 1701 à Pierre Savaudin, seigneur de Treignac (Cor.) sont de type
mécanique.

Armes : de gueules à un chevron d’argent

Source : Agfl, p. 215

DE SAVENE ou DE FAVENA
Bernard de Savene, ancien curé de Saint-Hilaire-Bonneval (HV.), fut évêque de Limoges en 1219. Il
mourut assassiné le 22 juillet 1226 à Avignon et fut inhumé au prieuré de l‟Artige (cne de Saint-Léonard, HV.).

Armes : de sinople à la croix d’argent

Sources : Lartigue,évêques, n° 4921 ; Nadaud, IV, p. 577

DE SAVIGNAC
Les Savignac tirent probablement leur nom du village de Savignac (cne de Lizières, Cr.). En 1473 noble
Vincent de Savignac était seigneur de Saint-Priest-la-Feuille (Cr.). Au XVIe siècle ils possédaient les seigneuries
de Saint-Priest-la-Feuille (Cr.), La Chabanne-Bertrand et de La Maison-Rouge (cne de Saint-Maurice-La
Souterraine (Cr.) et de Vaux (cne de La Jonchère, Cr.). André de Savignac fut tué au siège d‟Ahun (Cr.) en 1588
lors des guerres de Religion. Les Savignac ont été anoblis en 1516 et maintenus nobles en 1667 et 1678. Un de
leurs descendants, Joseph de Savignac de Vaux, comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de
Limoges en 1789. Par la suite, ayant émigré, il participa au débarquement de Quiberon et y fut fusillé en 1795.

654
Les Savignac furent faits comtes héréditaires par bref pontifical en 1914. La famille comptait une vingtaine de
descendants en 2009.

Armes : coupé d’azur et d’argent à deux étoiles du second en chef et une rose de gueules en pointe

Sources : DVN, p. 255 ; Jougla, HV, p. 184 ; Lecler, Cr., p. 692 et 748 ; Lecler, HV., p. 395 ; Nadaud, IV, p. 154-156 ; Tardieu, gdghm, p.
148; Valette, p. 173

SAVOIE
La famille de Savoie descend d‟Humbert-aux-Mains-Blanches, comte de Maurienne, mort en 1048. Elle
s‟est perpétuée jusqu‟à nos jours notamment dans la Maison royale d‟Italie. Amédée VIII obtint en 1416 le titre
de duc de Savoie. De son alliance en 1393 avec Marie de Bourgogne il eut Louis I er époux d‟Anne de Lusignan
en 1433. De ce dernier mariage naquirent Amédée IX dont les deux fils devinrent successivement duc de Savoie
et Philippe II, dit Sans-Terre, qui hérita en 1496 du duché de Savoie et mourut l‟année suivante. De son mariage
en 1585 avec Claudine de Brosse il laissa une postérité encore représentée en 2010. Philippe II se mit pendant
très longtemps au service des rois de France. A ce titre il devint gouverneur du Limousin et de Guyenne de 1466
à 1468 puis du Dauphiné en 1485.

Armes : de gueules à la croix d’argent

Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 67, 97 et 104 ; Jougla, VI, p. 184-185

DE SCHOMBERG
Une branche de la famille Schomberg originaire de Saxe s‟établit en France au XVI e siècle avec
Gaspard de Schomberg, gouverneur de la Basse et de la Haute-Marche en 1595 à 1599, qui épousa Anne de
Chasteigner fille de Louis de Chasteigner, gouverneur de la Marche en 1591. Leur fils Henri de Schomberg
(1575-1632), gouverneur de la Marche en 1599, fut maréchal de France en 1625. En secondes noces celui-ci
épousa Anne de La Guiche qui vivait en 1647 et possédait le mas de Maslonge (cne de Saint-Germain-de-
Masseret, HV.). Leur fils Charles de Schomberg, maréchal de France, gouverneur du Limousin et de la
Saintonge de 1627 à 1633, mourut sans postérité. Une autre branche française des Schomberg existait encore en
1789.

Armes : d’argent au lion coupé de gueules et de sinople

Sources : Agfl, p. 10 et 154 ; Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 71 et 224 ; Jougla, VI, p. 190 ; Lecler, HV., p. 647 ;
Nadaud, IV, p. 156 ; Poncet, p. 141

SCLAFER ou ESCLAFER DE JUGEALS


Il a existé dans le Bas-Limousin au moins trois familles répondant au nom patronymiques de Sclafer
sans que l‟on puisse établir entre elles avec certitude un lien de parenté. En 1700 Jean Esclafer, bourgeois du Roc
(cne de Mareuil, Lot) acheta la seigneurie de Jugeals (Cor.) à François de Salignac, marquis de Fénelon. Il avait
été anobli par le vicomte de Turenne. En 1789 son descendant N… Sclafer participa à l‟assemblée de la noblesse
de la sénéchaussée de Tulle. Son fils Charles-Pierre, maire de Jugeals en 1828, n‟eut pas de descendance.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles d’or et en pointe d’un lion du même

Sources : Champeval, II, p. 448-450 ; Jougla, III, p. 282

655
SCLAFER DE LA GORCE
Vers 1600 Etienne Sclafer, notaire, demeurant à Nadaillac (Dordogne). En 1698 Louis et Gabriel
Sclafer étaient seigneurs de Chandoulent près de Nadaillac. Vers la même époque Jean Sclafer demeurait à
Gorce (cne de Chartrier-Ferrières, Cor.). Vers 1746 cette famille se fait appeler La Gorce ou Sclafer-Lagorce. A
la fin du XIXe siècle on trouve des familles de ce nom à Nontron et à Montignac (Dordogne).

Armes : d’azur à une épée la pointe en haut, soutenue d’un croissant d’or et accompagnée de deux étoiles du
même

Source : Champeval, II, p. 448-550

SCLAFER ou ESCLAFER DE LA RODE


Jean Sclafer de La Rode (cne de Turenne, Cor.) épousa en 1618 Jeanne de Chaunac. Leurs enfants
Jacques et Gabriel se disaient écuyers. L‟un de leurs descendants, Joseph Sclafer de La Rode, était maire de
Turenne en 1787. C‟est peut-être lui qui signa de nouveaux pouvoirs aux députés de la noblesse en juillet 1789.
Plus de trace de cette famille au XIXe siècle. On notera qu‟en 1984 une famille Esclafer de la bourgeoisie du
Limousin obtint d‟ajouter à son nom celui de La Rode.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur semé de larmes d’argent et de flammes d’or, au franc-canton de gueules ;
aux 3 et 4, d’azur à une tour d’argent surmontée d’un croissant du même

nota : Bergues-Lagarde dit que les Sclafer de La Rode portaient des armes parlantes où figurait une roue (cf. rode =la roue, en parler
limousin)

Sources : Champeval, II, p. 448-453 ; DFN, p. 152 ; Jougla, III, p. 282 ; Verdier, p. 179

SCLAFER (autres)
Selon Bergues-Lagarde deux branches de la même famille portaient des armes différentes.

Les Sclafer… : d’azur à trois fers de lance d’argent posés en fasce (armes probablement parlantes)

Les Sclafer de Chaunac : d’argent au lion de sable

nota : ces dernières armes sont celles de la famille de Chaunac (avec laquelle des Sclafer auraient eu une alliance) mais dont le lion est
toutefois couronné de gueules

Sources : Bergues-Lagarde, p. 146-147 ; Jougla, II, p. 419

DE SCORAILLES ou ESCOURAILLES
Cette famille originaire de L‟Auvergne est d‟extraction chevaleresque avec des preuves qui remontent à
1168. Pa r la suite elle se répandit dans l‟Agenais, le Limousin, le Languedoc et la Bourgogne. Marquet de
Scorailles était seigneur de Malemort (Cor.) en 1454. Son fils, autre Marquet, épousa Hélène de Salagnac. Leur
fils Louis reçut en partage Roussille (Cor.) et Montpensier (Auvergne). Leur petit-fils Rigaud, époux d‟Anne
d‟Aubusson, fut seigneur de La Mazière (Cor.). Louis de Scorailles épousa en 1616 Guillemine de Fontanges
d‟où Jean-Rigaud, baron de Fontanges, qui se maria en 1640 avec Marie-Eléonore de Plas. Ils furent les parents
de Marie-Angélique, née en 1660, demoiselle d‟honneur de Madame et maîtresse de Louis XIV en 1679, créée
duchesse de Fontanges la même année et morte en 1681. La famille de Scorailles avait été maintenue noble en

656
1666. En 1789 le comte de Scorailles signa le cahier de doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle.
Actuellement la famille de Scorailles est représentée par une très nombreuse descendance.

Armes : d’azur à trois bandes d’or

Sources : Descoutures, p. 264-265 ; DVN, p. 255 ; Jougla, VI, p. 191-192 ; Nadaud, II, p. 42 ; IV, p. 157-158 ; Valette, p. 174 ; Verdier, p.
177

SEBASTIANI DELLA PORTA


Issu d‟une famille d‟artisans corses le général Sebastiani (1772-1851) fut créé comte d‟Empire en 1809.
En 1840 Louis-Philippe en fit son ministre des Affaires Etrangères et l‟éleva à la dignité de maréchal de France.
Son frère Jean-Tiburce fut fait vicomte héréditaire par Charles X en 1830. Mort sans postérité en 1871 il avait
transmis son titre à un neveu issu d‟une branche collatérale, Eugène-Tiburce Sébastiani, confirmé vicomte
Sébastiani en 1872, qui fut préfet de la Creuse de septembre 1874 à avril 1876. Sa descendance s‟est éteinte au
XXe siècle.

Armes : d’azur au griffon d’or

Sources : Carriat, VI, p. 425 ; Jougla, VI, p. 193 ; Tulard, II, p. 747-748

DE SÉDIÈRES
Un cadet de la famille de Gimel (Cor.) ayant épousé au XIIIe siècle (?) Isabelle de Bauxthier, ses
descendants prirent ce nom qui évolua en Bautier, puis Boutié. Au XIV e ou au XVe siècle un membre de cette
famille qui sétait marié avec la dernière héritière de la famille de Sédières releva ce nom. La terre et le château
(subsistant en 2008) de Sédières sont situés sur le territoire de la commune de Clergoux (Cor.). Dominique de
Sédières vivait en 1535 et en 1560. Il avait épousé Anne de Pierrebuffière dont Pierre que Charles IX fit
chevalier de l‟ordre de Saint-Michel. En 1666 Jacques de Sédières fut maintenu noble sur preuves de 1535. La
famille semble s‟être éteinte avec Marie-Gabrielle de Sédières qui mourut en 1734.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois palmes du même

Représentation : sur un vitrail armorié de l‟église de Clergoux (Cor.)

nota : en 1984 la commune de Clergoux prit les armes des Sédières comme blason communal

Sources : Champeval, I, p. 271 et 488 ; Descoutures, p. 280 ; Jougla, VI, p. 194 ; Nadaud, IV, p. 159 ; Verdier, p. 154

SEGOND
Les Segond étaient des marchands de Limoges au XVIe et au XVIIe siècle. Pierre Segond était membre
de la confrérie du Saint-Sacrement établie à l‟église Saint-Michel-des-Lions à Limoges en 1556. En 1700 Jean
Second était seigneur de Villedard (cne de Saint-Jouvent, HV.) comme son descendant N… de Villedard en
1783. Les différents membres de cette famille ont tous porté un arbre dans leurs armoiries, soit sec, soit feuillé,
qui était probablement un houx car leur patronyme en parler local se prononce « Ségou » qui peut s‟entendre « sé
cou » soit « houx sec ». Toutes les nombreuses branches de cette famille bourgeoise semblent s‟être éteintes au
XVIIIe siècle à l‟exception de celle de Villedard dont derniers représentants disparurent vers 1807.

Armes de : Pierre Segond (1556) : d’or à l’arbre de sinople chargé au milieu du tronc d’une rose de gueules sur
une terrasse de sinople ; à la bordure d’azur chargée de douze besants d’or

657
Zachée Segond vivant en 1627 au faubourg de la Boucherie à Limoges : d’or à l’arbre effeuillé au naturel
chargé en haut du tronc d’une rose de gueules sur une terrasse de sinople ; à la bordure d’azur chargée de
douze besants d’or
Bonnaventure Segond vivant en 1627 au faubourg de Montmaillé : d’or à l’arbre effeuillé au naturel
chargé en haut du tronc d’une rose de gueules sur une terrasse de sinople
Mr. Segond, prêtre vers 1650 : d’azur à l’arbre de sinople et une chapelle d’argent brochant sur le tronc
d’arbre
Antoine Segond (enregistrées en 1697) : d’argent à un arbre de sable passant par la pointe et sortant de
l’oreille d’un cœur de gueules
Jean Segon (d) (attribuées d‟office en 1701) : de sable à deux barres d’or

Sources : Généal. lim. et march., XIII, p. 307-334 ; Poncet, p. 141-142

DE SÉGUR
Cette famille, noble d‟ancienne extraction, est originaire du Bas-Limousin et plus précisément de Ségur-
le-Château (Cor.). Sa filiation est prouvée depuis Raymond de Ségur qui vivait en 1435 et testait en 1453. Elle a
compté de nombreuses branches dont certaines subsistaient encore au XIX e siècle mais une seule existait encore
à la fin du XXe siècle (Ségur-Lamoignon). Une branche, celle de Leschères d‟Arnoncourt, se fixa en Autriche en
1809 et fut admise dans la noblesse de Bohême et de Moravie. En 1667 toutes les branches des Ségur furent
maintenues nobles. En 1789 leurs descendants comparurent dans de nombreuses assemblées de la noblesse : Ile-
de-France, Guyenne, Orléanais, Champagne notamment. En 1805, Louis Philippe de Ségur (1753-1830) fut
nommé grand-Maître des Cérémonies de Napoléon Ier. En 1808 il fut créé comte de L‟Empire. Puis en 1814 et
1819 il devint pair de France. Il sera ambassadeur de France en Russie.

Armes : familiales : écartelé : aux 1 et 4, de gueules au lion d’or ; aux 2 et 3, d’argent plain
attribuées en 1808 à Louis-Philippe de Ségur, comte de l‟Empire : écartelé : au 1, des comtes conseillers
d‟Etat qui est un échiqueté d’or et d’azur ; aux 2 et 3, de gueules au lion d’or ; au 4, d’argent plain
règlement de 1824 : écartelé : aux 1 et 4, de gueules au lion d’or ; aux 2 et 3, d’argent plain ; à la bordure
de sable chargée de neuf besants d’or

Sources : Descoutures, p. 356-357 ; Jougla, VI, p. 198-199 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 466 ; Nadaud, IV, p. 160 ; Révérend,
APE, IV, p. 235-238 ; Valette, p. 174

SÉGURET
Claude Séguret, prêtre et prévôt du chapitre d‟Eymoutiers (HV.) de 1695 à 1705, fit enregistrer ses
armoiries en 1697.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à une tour d’argent accompagnée de trois étoiles d’or rangées en chef ; aux
2 et 3, d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux molettes d’argent et en pointe d’un lion d’or

nota : la tour qui assure la sécurité est parlante par jeu de mots avec Séguret

Sources : Agfl, p. 3 ; Lecler, HV., p. 30

DE SEIGLIÈRE ou DE LA SEIGLIÈRE
La famille de Seiglière était originaire du Poitou. Des branches s‟établirent dans la Marche et en
Picardie. Jean Seiglière (1454-1489) était seigneur de Beaumont (cne de Saint-Yrieix-les-Bois, Cr.). Alexandre
Seiglière, seigneur de Cressac (Cr.), acheta la seigneurie d‟Ajain (Cr.) en 1661. Jean Seiglière était seigneur de

658
Jouhet (cne de Guéret) en 1699. La même année Marguerite Seiglière, épouse Gédouin, qui possédait
probablement la seigneurie de Boisfranc (cne de Jouillat, Cr.) achetait le château de Jouillat. Cette famille a
compté dans la Marche d‟autres branches : Le Breuil et Salles notamment. Une autre branche anoblie en 1643,
qui a possédé dans la Marche les seigneuries de Boisfranc et du Plantadis, s‟installa en Picardie où elle détenait
la seigneurie de Soyecourt. La dernière branche de cette famille semble s‟être éteinte au XIX e siècle à la mort
d‟Etienne de Seiglière du Plantadis, baron du Breuil, qui avait été officier au régiment de Bièvre-Infanterie avant
1789.

Armes : d’azur à trois épis d’or posés deux et un

Représentation : écu au-dessus d‟une porte du château du Théret (cne de La Saunière, Cr.)

Sources : Hugon, p. 19 et 31 ; Lecler, Cr., p. 15 et 723 ; Jougla, VI, p. 199 ; Tardieu, gdghm, p.149

SEILLAT DE MARSAT
Cette famille possédait les fiefs de Marsat, de La Boudie et de Ruffignac (cne de Lanteuil, Cor.) dans la
vicomté de Turenne. Poncet de Marsac, seigneur de Seilhac (Cor.) vivait dans la première moitié du XVI e siècle.
En 1660 Henri de Seilhac, seigneur de Ruffignac, épousait Jeanne d‟Angeard. Il fut maintenu noble en 1666 sur
preuves de 1548. Famille apparemment éteinte avant 1700.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au lion d’or armé de sable ; aux 2 et 3, de gueules à trois rochers d’argent ;
à la croix d’or brochant sur l’écartelé

Sources : Descoutures, p. 280-281 ; Jougla, VI, p. 200 ; Nadaud, IV, p. 161

SEISAC
En 1701 N… Seisac, « bourgeois de Bort-les-Orgues (Cor.) et sieur de Rochemont », reçut d‟office des
armoiries de type mécanique.

Armes : de sable à trois pasl ondés d’or

Source : Agfl, p. 182

DE SELVE DE SARRAN
Géraud Laselve était maître chirurgien à Tulle vers 1617. Son fils Antoine fut apothicaire dans cette
ville et eut pour fils François (vers 1640-vers 1697), marchand à Tulle qui est à l‟origine des Selve de Sarran et
des Selve de Bity. Le cadet Jean-Martin, conseiller du roi, trésorier de France, receveur des décimes du diocèse
de Tulle et seigneur de Saint-Avid (cne d‟Espagnac, Cor.), fut anobli par charge en 1749. Son fils François,
trésorier de France, paya en 1772 un droit de confirmation de noblesse. Les Selve de Sarran qui ont une
descendance au début du XXIe siècle.

Armes : d’azur à deux fasces ondées d’argent

Représentation : sur une voûte de l‟église de Cussac (HV.)

Sources : Champeval, I, p. 23-25 ; Jougla, VI, 201 ; Valette, p. 174 ; Verdier, p. 109 et 177

659
DE SELVE DE BITY
Etienne le fils aîné de François Laselve précité, marchand à Tulle, fut conseiller au présidial de Tulle de
1701 à 1728. Son fils, qui fut anobli par charge de secrétaire du roi en 1746, était seigneur de Bity (cne de
Sarran, Cor.). Il vivait au château de ce lieu, devenu vers 1970 propriété de Jacques Chirac ancien président de la
République. En 1789 Jean-Martin de Selve de Bity (1751-1838) était capitaine dans la première compagnie des
mousquetaires du roi. Son arrière petit-fils Joseph-Fernand (1836-1910), banquier à Ussel en 1868 fut le père de
deux filles.

Armes : présentées et mise au point en 1701 : d’argent au chevron d’azur accompagné de trois trèfles de sinople

Sources : Agfl, p. 222 ; Chameval, I, p. 23-25 ; Jougla, VI, p. 200 ; Valette, p. 174

DE SEMIANAC
Cette famille, inconnue d‟autres sources, est qualifiée de « Maison de Semianac » par l‟auteur de
l‟Armorial de Limoges en 1603. La présence d‟un chef de Malte peut laisser penser qu‟il s‟agissait d‟une famille
noble.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, de… à un cor de… enguiché de… accompagné de trois étoiles de … deux en chef et
une en pointe ; aux 3 et 4, burelé de … et de… ; au chef de Malte

Source : Arm. Lim., n° 608

SEMIENTY
N… Semienty était juge de Florentin (?) en 1701 quand il reçut des armoiries « éclaircies » par le
bureau d‟enregistrement de Tulle.

Armes : d’azur à trois chevrons d’argent

Source : Agfl, p. 216

SENAMAUD
La famille Senamaud a compté de nombreuses branches à Limoges au XVIIe et au XVIIIe siècle. Leur
patronyme pouvant s‟entendre « Saint-Amour » ils firent figurer sur leurs armoiries un cœur et une croix.
Certains Senamaud étaient des marchands de Limoges tels Joseph Senamaud qui était en outre lieutenant de ville
en 1680 ou un autre Joseph Senamaud qui épousa la noble Catherine Roulhac en 1748. D‟autres furent greffier
de père en fils comme Jean et André Senamaud qui vivaient dans la première moitié du XVII e siècle. D‟autres
encore furent notaires comme Gabriel Senamaud notaire royal à Saint-Jouvent (HV.) mort en 1694.

Armes de : Jean Senamaud, commis au greffe (1645) : d’azur à la croix d’or fichée dans un cœur du même vidé
d’azur où sont les lettres I et S d’or
Martial Senamaud (1646) : d’azur à une croisette d’or en chef et un cœur traversé d’une flèche du même
en pointe, les lettres M et S posées en flanc
N… Senamaud, dit Preyssat (1648) : d’azur à la croix haute d’or fichée en un cœur du même vidé d’azur
au milieu duquel est un croissant d’argent, accostée des lettres M et S
N… Senamaud, juge garde de la monnaie à Limoges (1697) : d’argent à une croix haussée de gueules au
pied fiché dans un cœur du même, accostée de deux étoiles d’argent

Sources : Agfl, p. 53 ; Généal. lim. et march., p. 110, 180, 310 et 318 ; Jougla, VI, p. 203 ; Poncet, p. 142-143

660
DE SENIGON
Cette famille qui, selon Jougla, aurait eu des attaches limousines, périgourdines et agenaises. En 1720
par lettres patentes anoblissantes elle fut substituée aux noms et armes de la famille de Rousset du Cluseau qui
avait été maintenue noble en 1697 par l‟intendant du Périgord. Jean de Senigon du Rousset de fit représenter à
l‟assemblée de la noblesse de Périgueux en mars 1789. Un baron de Senigon de Roumefort vivait à Saint-Jean
d‟Angely (Charente) sous le Second Empire. Famille éteinte.

Armes : avant 1720 : d’or à deux lions affrontés d’azur


ou d’azur à trois cigognes d’argent, armées, membrées, becquetées et allumées de gueules
après 1720 : écartelé : aux 1 et 4, d’or à deux lions affrontés d’azur ; aux 2 et 3, d’or à trois bandes de
sinople ; sur le tout d’azur à trois cigognes d’argent, armées, membrées, becquetées et allumées de gueules

nota : les armes des Rousset du Cluseau étaient d’or à trois bandes de sinoples, soit les mêmes armoiries que la famille de Salignac-Fénélon
dont elle était peut-être une branche. Par ailleurs les cigognes des Senigon sont parlantes

Représentation : sur un vitrail (XIXe siècle) de la chapelle de la Vierge dans l‟église de Boisseuil (HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 19 ; Froidefond, I, p. 433 et 469-470 ; Jougla, VI, p. 83 et 205

DE SEREILHAC
Selon Nadaud la terre de Sereilhac était située à trois lieues et demie de Limoges. Elle aurait donné son
nom à une famille qui était déjà éteinte au milieu du XIVe siècle.

Armes : d’argent l’aigle au vol abaissé de sable

Source : Nadaud, IV, p. 579

DE SERMENTY
En 1698 Jacques de Sermenty, juge de Davignac (Cor.), fit enregistrer ses armoiries en 1698.

Armes : d’azur à un coq d’argent crêté et barbé de gueules

Source : Agfl, p. 107

DE SERMUR
Cette ancienne noble famille de l‟Auvergne s‟est éteinte au XVII e siècle. Elle a possédé un fief dans
l‟actuelle commune de Camps-Saint-Mathurin-Léobazel (Cor.).

Armes : d’hermine à la bande de gueules

Sources : Jougla, VI, p. 210 ; Merceron, p. 14

661
DE SEROUX
La famille de Seroux est originaire de l‟Ile-de-France. La branche aînée de Venette, subsistante en
2009, fut anoblie en 1717. La branche cadette de Bienville le fut en 1698 et s‟est éteinte en 1977. De 1874 à
1929 elle fut propriétaire du château du Bazaneix (cne de Saint-Fréjoux, Cor.) sur lequel elle fit apposer ses
armoiries.

Armes : d’azur à la rose d’argent accompagnée en chef de deux étoiles d’or

Représentation : au-dessus d‟une porte du château du Bazaneix

Sources : DVN, p. 258 ; Internet ; Merceron, p. 52

SERRE DE BAZAUGOUR
En 1574 messire Jean Serre, juge du chapitre de la cathédrale de Tulle, achetait une maison dans cette
ville. Son probable descendant Antoine Serre était seigneur de Bazaugour (cne de Chamboulive, Cor.) en 1769
quand il prêtait serment pour sa réception dans l‟office de conseiller du sénéchal de Tulle. En 1789 il possédait
sept domaines dans la paroisse de Chamboulive. Cette famille avait des descendants au début du XX e siècle.

Armes (parlantes) : d’azur à la bande d’or accompagnée de deux cerfs courants d’argent un en chef et un en
pointe

nota : les cerfs sont parlants

Sources : Bergues-Lagarde, p. 156 ; Champeval, I, p. 364-365

SERVE
Jacques Serve, lieutenant de la justice de Saint-Silvain (Cor.), fit enregistrer ses armoiries en 1700.

Armes : d’azur au lion d’or

Source : Agfl, p. 106

SERVIENTIS
Pierre Servientis, seigneur du Puy d‟Arnac (Cor.), vivait en 1311. Un Servientis capitoul de Toulouse en
1446, portait les mêmes armes que les Servientis du Bas-Limousin avec une bande d’azur brochant. S‟agit-il de
la même famille que celle de Jean Servientis de Bersac (HV.) qui épousa vers 1697 Madeleine Chauveron ? Il y
a eu aussi dans le Bas-Limousin un notaire Servientis qui vivait en 1637. A une époque indéterminée des
Servientis ont été seigneur de Davignac (Cor.).

Armes : famille du Bas-Limousin : de gueules au cerf passant d’or


capitouls de Toulouse : de gueules au cerf passant d’or à la bande d’azur brochante

nota : le cerf (latin cervus) est parlant

Sources : Champeval, I, p. 232 ; II, p. 102 ; Jougla, VI, p. 214 ; Merceron, p. 22 ; Nadaud, IV, p. 162

662
DE SERVIÈRES
La filiation prouvée de la famille de Servières remonte à Jean de Servières qui vivait dans la seconde
moitié du XVe siècle. Au XVIe siècle elle a contracté de nombreuses alliances dans le Limousin telles La Marche,
Chalus, Bosredon, Peyroux. Elle fut maintenue noble en 1658 sur preuves de 1494. Au XVII e siècle elle s‟est
installée en Auvergne en continuant toutefois à prendre des épouses limousines (Beaufranchet, La Salle,
Loubens). En 1789 Gilbert de Servières comparut à l‟assemblée de la noblesse de Riom. La famille semble
s‟éteindre au début di XXe siècle.

Armes : fascé d’or et de gueules de six pièces

Représentation : sur le mur nord de la chapelle du château de Moisse (cne de Bétête, Cr.)

Sources : Jougla, VI, p. 214 ; mssnah, tome 57, p. 240-241 et 262 ; Nadaud, IV, p. 579-580 ; Valette, p. 229

SERVIERS
En 1264 Pierre Serviers était sénéchal des diocèses de Limoges, Périgueux et Cahors pour le roi de
France et utilisait un sceau armorié. La ressemblance de son écu avec celui des Servières précédents pourrait
laisser penser qu‟il était de leur famille, la bande étant alors une brisure.

Armes : fascé de… et de… à une bande de… brochante

Source : Bosredon, HV., p. 125

SEUGNIAC
En 1700 N… Seugniac, bourgeois de Ladignac (Cor.) présentait ses armes à l‟enregistrement.

Armes : de gueules à un lion d’argent

Source : Agfl, p. 104

DU SIGNE
Cette famille, vraisemblablement roturière, a possédé une seigneurie à Saint-Silvain (Cor.) au XVIIe et
au XVIIIe siècle.

Armes (parlantes) : d’azur à un cygne d’argent nageant sur une onde du même ; au chef cousu de gueules
chargé de trois étoiles d’or

Représentation : dans l‟église de Saint-Sylvain sur une toile peinte représentant saint Martin, datée de 1696 et signée F. Roche, on voit dans
deux écus ovales les armes de la famille du Signe et celles d‟une autre famille

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 152-153 ; Internet ; Merceron, p. 62

DE SILHOUETTE
Cette famille originaire de Guyenne et d‟Ile-de-France a compté parmi ses membres un conseiller
secrétaire du roi en 1712, un conseiller au parlement de Metz en 1735 et un contrôleur général des finances. Vers

663
la fin du XVIIe siècle Marie-Gratie de Silhouette épousa N… Pichon, receveur des tailles de l‟élection de Brive.
Elle mourut en 1759.

Armes : de sinople à un navire d’argent sur une mer du même mouvante de la pointe de l’écu ; au chef parti : au
1, de gueules à une croix ancrée d’or ; au 2, d’or à un lion de gueules

Sources : Jougla, VI, p. 223 ; Nadaud, IV, p. 163

SIMMONET ou SIMMONOT
Une branche de cette famille du Berry s‟est établie dans la Haute-Marche vers la fin du XVIe siècle en la
personne d‟André Simonnot, avocat au parlement de Paris, qui était sieur de Montlebeau (cne de Vareilles, Cr.).
Son descendant Rolland Simmonot, sieur de Montlebeau qui avait épousé Jeanne de La Celle, se qualifiait
d‟écuyer. Il mourut au Peuch (cne de Mouhet, Indre) en 1688. C‟est probablement le fils de ce dernier, Pierre
Symonot, qui confirmé noble en 1709 et vivait encore à Montlebeau en 1729. Famille éteinte avant 1789.

Armes : d’azur à trois coqs d’or crêtés, becqués et onglés de gueules ; au chef d’argent chargée d’une épée de
gueules posée en bande la pointe en haut

Sources : Jougla, VI, p. 226 ; Lecler, Cr., p. 780 ; Nadaud, IV, p. 164

SIMON
En 1701 N… Simon, chanoine de Saint-Junien (HV.) reçut d‟office des armoiries de type mécanique.
Peut-être appartenait-il à la même famille que Joseph Simon, sieur La Barde (commune de Rochechouart ?) et
secrétaire du roi, dont Nadaud dit qu‟il était écuyer.

Armes : d’azur à une bande d’or

Sources : Agfl, p. 145 ; Nadaud, IV, p. 164

SIMON
A la fin du XVIIe siècle N… Simon était procureur fiscal de Rochechouart (HV.). En 1701 il reçut
d‟office des armoiries parlantes à rébus.

Armes : d’azur à une scie de sable posée sur un mont d’argent

Source : Fougeyrollas,p. 655

DE SINGARAUD ou DE SINGAREAU
Les Singareau ou Singaraud étaient une famille bourgeoise de Saint-Junien (HV.) à laquelle appartenait
vers 16 30 Jean Singareau, avocat en parlement et élu de Saint-Junien. Son fils Léonard Singareau, notaire, se
mariait en 1633. Vers 1690 un autre Jean Singareau, sieur de Baronneau (en Saint-Junien) et bourgeois de Saint-
Junien épousait Jeanne Pouliot. En 1782 Marie-Thérèse Singareau, fille de Jean Singareau seigneur de Prunièras
(cne de Saint-Junien) et maire de Saint-Junien, épousait Jacques-Christine (sic) Roulhac de Rochebrune.

Armes : attribuées d‟office à N… Singaraud, bourgeois de Saint-Junien en 1701 : de sinople à deux fasces d’or

664
attribuées d‟office à la veuve N… de Singareau ou Singaraud (vivant à Availles-Limousine, Vienne) en
1701 : de sable à une fasce componée d’argent et de sable

Sources : Agfl, p. 151 et 208 ; Généal. lim. et march., XVI, p. 249, 256 et 300 ; Lecler, HV., p. 149

SIRIEY
Il a existé au XVIIIe siècle dans la vicomté de Turenne une famille du nom de Sirieix de Bourdelle (cne
de Servières-le-Château, Cor.) qui fut anoblie par le vicomte de Turenne dont c‟était une prérogative. Peut-être
s‟agit-il de la même que celle appelée Siriey dans l‟Armorial de Limoges en 1601.

Armes : de … à un cerisier de… fruité de… sur une terrasse de… accompagné à dextre de la lettre initiale J et à
senestre de la lettre initiale S

nota : le cerisier (cireï en parler local) est parlant

Sources : Arm. Lim., n° 460 ; Verdier, p. 140

SORNIN
Cette famille était originaire de la Basse-Marche où existe une localité de Saint-Sornin-la-Marche
(HV.). Elle était roturière mais possédait une importante fortune. Elle avait ses racines à La Plaigne (cne de
Châteauponsac, HV.) et à l‟Age-Mal-Couronne (cne de Le Dorat, HV.), villages où elle possédait des
seigneuries. En octobre 1605 Jacques Sornin hébergea Henri IV dans son château de La Croix du Breuil (cne de
Bassines, HV.). Il se faisait, semble-t-il, appeler le chevalier Sernin de La Plaigne et fut inhumé à La Souterraine
(Cr.) en 1640. En 1637 André Sernin, élu en l‟élection du Blanc (Indre), avait épousé à Pareilles (Cr.) Claudine
Baron, veuve de Guy Simon not, écuyer et sieur de Montréjeau. C‟est peut-être le même qui était seigneur de
Miellat (commune de Fromental, HV.). En 1678 un Sernin, qui était seigneur de Le Martinet (cne de
Châteauponsac, HV.), semble avoir été l‟ultime descendant de cette Pendant tout le XVII e siècle les Sornin
prétendirent à la noblesse mais ne furent pas maintenus lors des recherches de l‟intendant d‟Aguesseau de 1666.
Le dernier descendant mâle de cette famille semble être Gilbert Sornin, né en 1925 et père de trois filles.

Armes : d’argent à la bande de sable accompagnée de trois étoiles de dix rais posées deux à dextre et une à
senestre de… ; au chef cousu d’or et de gueules
ou d’azur à la bande d’argent accompagnée de trois molettes d’éperon d’or, une à senestre et deux à
dextre ; au chef d’argent

Sources : Champeval, Notice historique sur la maison de Saint-Martin-de-Bagnac, p. 162 ; Généal. lim. et march., XIII, p. 384 ; XVI, p. 111 ;
Lecler, HV, p. 27, 81, 197, 348-349 et 500 ; Nadaud, IV, p. 160

SORY DE VOUTEZER
En 1699 N… Sory de Voutezer (ou Voutezac, Cor.) fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent à un chevron de sinople accompagné en chef de deux roses de gueules et en pointe d’un
croissant d’azur.

nota : ces armoiries sont probablement parlantes : Sory donne rosy (la rose) par anagramme et le chevron évoque la voûte (Voutezer)

Source : Agfl, p. 122

665
SOUCHARD
Une branche de la famille Souchard, originaire du sud de la France, se fixa à Evaux-les-Bains (Cr.) au
XVe siècle. En 1697 Jean Souchard, « contrôleur des exploits à Evaux » et Arnaud Souchard « fermier à
Viersat » qui n‟avaient probablement pas d‟armoiries en reçurent d‟office. En 1750 une branche des Souchard
tenait la seigneurie de Montflour (cne de Tardes, Cr.) et acquit en 1785 le château de ce lieu qu‟elle possédait
encore au début du XXe siècle. La famile subsiste, semble-t-il, en 2009.

Armes : attribuées d‟office en 1701 à Jean Souchard : de sable à une souche d’arbre d’argent posée en fasce
Attribuées d‟office en 1701 à Arnaud Souchard : de gueules à un tronc d’arbre d’or couché en fasce

Sources : DFN, p. 403 ; Hugon, p. 61 et 65 ; Lecler, Cr., p. 757 ; Tardieu, gdghm, p. 150

SOUDANES (DES)
Antoine des Soudanes était curé de Saint-Laurent-sur-Gore (HV.) à la fin du XVIIe siècle. Avant lui en
1620, 1630 et 1650 trois autres des Soudanes avaient desservi cette église.

Armes : d’azur à une croix d’argent

Sources: Fougeyrollas, 3, p. 720; Lecler, HV., p. 667

DE SOUDEILLES
Cette famille, noble d‟extraction ancienne depuis 1444, devait son nom à son fief de Soudeilles (Cor.).
On la connaît depuis Luc de Soudeilles, damoiseau, qui vivait autour de 1450. Son descendant Annet de
Soudeilles, sénéchal du duché de Ventadour, fut maintenu noble en 1666. Son fils Louis-Marie, chevalier,
marquis de Soudeilles, était lieutenant-général du Bas-Limousin. Le dernier du nom fut le marquis de Soudeilles,
officier de hussards, qui participa à la guerre d‟indépendance des Etats-Unis en 1776 et signa en 1789 le cahier
de doléances de la sénéchaussée de Tulle. Son fils Louis mourut sans alliance en 1795.

Armes : familiales : échiqueté d’argent et d’azur


données par l‟Armorial de Limoges 1600: cinq points d’azur équipolés de quatre points d’argent
attribuées en 1701 : d’argent à trois fasces ondées d’azur

Sources : Arm. Lim., (écu collé, non numéroté) ; Descoutures, p. 308-309 ; Jougla, VI, p. 239 ; Nadaud, IV, p. 167-168 ; Verdier, p. 177

DE SOUFFRAIN
La famille de Souffrain possédait au XVIe siècle la seigneurie de La Vergne (commune de…) dans le
Limousin. Elle passa ensuite dans le Berry et fut maintenue noble en 1715 sur preuves de 1558. En 1745 et en
1772 elle fournit encore des preuves de noblesse respectivement pour une entrée à Saint-Cyr et une autre aux
écoles militaires. L‟un de ses membres comparut à l‟assemblée de la noblesse du Berry en mars 1789.
Apparemment éteinte au XIXe siècle.

Armes : d’argent à la bande d’azur chargée de quinze besants d’or posés en sautoir cinq par cinq ; au chef de
gueules chargé de trois croissants d’argent

Sources : Jougla, V, p. 239 ; Valette, p. 240

666
SOUHAM
Joseph Souham (1767-1837) était le fils de Joseph Souham, bourgeois et seigneur de Souham (cne de
Lubersac, Cor.). Simple cavalier en 1786, il devint, à la faveur de la Révolution, général de brigade puis de
division en 1793. Emprisonné au Temple sur le soupçon d‟avoir participé aux complots de Moreau et de
Pichegru, il sut se réhabiliter aux yeux de Napoléon qui le fit comte de l‟Empire en 1810. Cependant en 1814 il
fut accusé de défection avec Marmont à la bataille d‟Essonne. Ses trois fils moururent jeunes et sans postérité. Sa
fille Joséphine épousa en secondes noces le fils du maréchal Ney.

Armes : coupé : au 1, parti : a) des comtes militaires qui est d’azur à l’épée haute en pal d’argent ; b) de
gueules à la tour d’argent ouverte, crénelée, maçonnée de sable et ruinée à dextre ; au 2, d’or au lion de gueules
armé d’une épée de sable accosté de six étoiles d’azur rangées en pal, trois à dextre et trois à senestre

Sources : Champeval, I, p. 495-496 ; Jougla, VI, p. 239 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 471 ; Révérend, APE, IV, p. 260-261 ;
Tulard, II, p. 779

DE SOUILLAC
Cette famille connue dans le Quercy dès le XIe siècle portait le nom de son fief situé dans l‟actuel
département du Lot. Mais elle en a possédé d‟autres dans le Périgord tels Montmège et Gaubert (cne de
Terrasson, Dordogne) et Azerat (cne de Hautefort, Dordogne) et d‟autres encore autour d‟Uzerche (Cor.). Les
Souillac se disaient issus des vicomtes de Turenne. La branche de Montmège s‟éteignit en 1655 au décès de Jean
de Souillac, maître de camp d‟un régiment d‟infanterie et celle d‟Azerat prit fin en 1803 à la mort de Jacques de
Souillac, chef d‟escadre et gouverneur des Indes occidentales pendant la guerre d‟indépendance américaine, qui
avait participé à l‟assemblée de la noblesse du Périgord en 1789.

Armes : d’or à trois épées de gueules mises en pal, la pointe en bas

Sources : Esquieu ; p. 260 ; Froidefond, I, p. 478-479 ; Jougla, VI, p. 239 ; Nadaud, IV, p. 169-173

DU SOULIER ou DU SOLIER
La famille du Soulier a possédé différentes seigneuries dans le Limousin. En 1722 elle comptait sept
frères qui obtinrent à cette date des lettres recognitives de noblesse. Ces lettres précisaient leurs alliances nobles
dans le Limousin et dans le Poitou ainsi que les charges qu‟ils avaient acceptées (Parlement de Bordeaux,
trésoriers de France à Limoges, président de sénéchaussée en Poitou, etc.). Trois branches subsistaient en 1789 et
deux au XIXe siècle, l‟une dans le Bourbonnais et l‟autre en Touraine. La famille s‟est apparemment éteinte au
XXe siècle. Dans la seconde moitié du XIXe siècle une femme de cette famille épousa un Barret des Cheises (cne
de Le Grand-Bourg, Cr.).

Armes : de gueules au lion d’or tenant une épée d’argent posée en pal la pointe en haut garnie d’or accosté de
deux gantelets aussi d’or

Représentation : sur un vitrail de la chapelle de la Vierge de l‟église du Grand-Bourg (Cr.)

Sources : Armorial de Limoges, Annexe ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 36 ; Jougla, VI, p. 240 ; Nadaud, IV, p. 580-581 ;
Verdier 109 et 172

SOULOYTE ou SOLVY ou SOLVYTE


Les Souloyte étaient des marchands de Tulle connus depuis le XVI e siècle. Léonard Souloyte, bourgeois
de Tulle vivait en 1630. Antoine Souloyte était receveur alternatif des décimes du diocèse de Tulle en 1648. Il

667
est probable que Jean Souloyte, lui aussi receveur des décimes en 1698 quand il fit enregistrer ses armoiries, était
le neveu du précédent.

Armes : d’azur à une alouette d’or s’essorant et regardant un soleil du même

nota : l’alouette est parlante par jeu de mots et probablement aussi le soleil (souleï en parler local)

Sources : Agfl, p. 73 ; Champeval, II, p. 109, 139 et 151

DE SOURIS DE LA PRADERIE
Martin de Souries, qui possédait vraisemblablement le petit fief de Souries (cne de Sainte-Fortunade,
Cor.), avait épousé en 1420 Jeanne de Lavaur, unique héritière d‟une famille noble qui était seigneur de Lavaur
(cne d‟Espagnac, Cor.). Il était marchand à Tulle et en 1451 commissaire des tailles. Son fils Jean de Souris
épousa Mathée de Rosa qui était elle aussi d‟une famille noble. Leur descendant Mercure de Lavaur, baron de
Sainte-Fortunade en 1647, fut maintenu noble en 1666 sur preuves de 1462. Il mourut en 1703 à l‟âge de 92 ans.
Un membre de cette famille était à l‟assemblée de la noblesse de Tulle en 1789. Au début du XXI e siècle la
branche de La Praderie (cne de Le Lonzac, Cor.), seule subsistante, était représentée par une dizaine de
descendants.

Armes : Souris (anciennes) : d’or à trois souris de sable


Souris de La Praderie (contemporaines) : d’or à trois trangles de gueules en pointe surmontées de trois
souris de sable rangées en fasce et celles-ci de trois étoiles de gueules que surmonte un croissant d’azur

Sources : Champeval, I, p. 258-265 ; Descoutures, p. 309-310 ; DVN, p. 260 ; Jougla, VI, p. 177 ; Valette, p. 177

SOUSTRE
En 1701 Pierre Soustre « bourgeois de Saint-Paul (Cor.) » reçut d‟office des armoiries de type
mécanique.

Armes : d’or à un chevron de gueules

Source : Agfl, p. 224

STUER ou ESTUER
Les Stuer étaient originaires de Bretagne. Le premier membre de cette famille que l‟on connaît dans la
Marche est Jean Stuer, seigneur de La Barde (cne de Le Grand-Bourg, Cr.), qui épousa Catherine Brachet en
1463. N‟ayant pas eu d‟enfant de son mariage il institua héritier son frère cadet Guillaume d‟Estuer en 1490.
L‟arrière petit-fils de celui-ci, Jacques d‟Estuer, comte de Lavaugyon, épousa Marie de Roquelaure en 1607 et
n‟eut qu‟un un fils mort sans postérité et deux filles.

Armes : d’argent au sautoir de gueules


ou d’argent au sautoir de gueules cantonné de quatre roses du même

nota : le sautoir est parlant par jeu de mots

Sources : Jougla, Suppl., p. 237-238 ; Nadaud, II, p. 94 et 103 ; Tardieu, gdghm, p. 150

668
SUDRE
Cette famille était originaire de Cahors où l‟un de ses membres, Etienne Sudre, était consul en 1248.
Une branche se fixa à Laguenne (Cor.) non loin de Tulle au XIII e siècle. Un rameau de cette branche s‟installa
dans la Marche, peut-être au XVIe siècle. Les Sudre y acquirent plusieurs seigneuries dont celles de Chez-
Rateau, de L‟Etat, du Peu, de La Roche, de La Villatte (cne de Chéniers, Cr.). En 1758 M. Sudre était seigneur
de La Prugne-au-Pot (cne de Nouziers ? Cr.). En 1758 Jean Sudre, conseiller du roi, possédait La Prugne-au-Pot
et les Carlières (cne de Chéniers, Cr.). Vers 1900 La famille était représentée par Rodolphe Sudre qui avait reçu
en 1881 le titre de comte par un bref du pape.

Armes : de gueules à la bande d’argent chargée de cinq chevrons de sable

Source : Tardieu, gdghm, p. 150-151

SUDUYRAUD et DUROY DE SUDUIRAUT


Les Suduyraud possédaient à la fin du XVIe siècle et au XVIIe siècle le domaine du Repaire et le château
de La Rivière (cne de Saint-Germain-les-Belles, HV.). En 1602 l‟un d‟eux fit dessiner ses armoiries par l‟auteur
de l‟Armorial de Limoges. N… de Suduyraud, conseiller au parlement de Bordeaux en 1644, mourut en 1654.
Son fils (?) Blaise de Suduyraud, chevalier, fut président de la cour des aides de Guyenne et vivait encore en
1677. La même année sa fille, Catherine de Suduyraud probablement la dernière du nom, épousait Jean Duroy,
chevalier. Vers cette époque les Duroy prirent le nom Duroy de Suduyraud et inclurent les armes des Suduyraud
dans leur parti. Les Suduyraud avaient été anoblis en 1654 par une charge de conseiller au parlement de
Bordeaux. Les Duroy de Suduiraut furent faits barons par décret impérial de 1863. Subsistent en 2012 avec une
nombreuse descendance deux branches : Duroy de Suduyraut (aînée) et Duroy de Bruignac (cadette).

Armes : des Suduyraud : d’argent à trois hures de sanglier de sable


des Duroy de Suduiraut et des Duroy de Bruignac : parti : au 1, d’argent à trois mouchetures d’hermine de
sable ; au 2, d’or à trois hures de sanglier de sable arrachées du même et défendues d’argent

nota : les hures sont des figures parlantes par jeu de mots avec –uyraud

Sources : Arm. lim. , n° 510 ; DVN, p. 90 ; Jougla, III, p. 258 ; Nadaud, IV, p. 175-176 ; Poncet, p. 143 ; Valette, p. 78

669
T

TABAUD
En 1701 Guillaume Tabaud, seigneur de Chantosmes (Indre), ancienne paroisse de la Haute-Marche
avant 1790, élu en l‟élection de La Châtre et Pierre Tabaud, seigneur de Charsay (Indre), procureur du roi en
l‟élection de La Châtre, reçurent d‟office des armoiries des armoiries identiques.

Armes : d’or à l’aigle de sable

Source : Hugon, p. 78

DE TACQUENET
La filiation de cette famille remonte au XVe siècle. Les Tacquenet étaient nobles dès le XVIe siècle et
s‟étaient alors répandus dans le Bourbonnais et dans la Marche. A cette époque ils étaient seigneurs de La Mothe
(cne de Mérinchal, Cr.) et du Cros (cne de Saint-Laurent, Cr.). Pierre de Tacquenet fut président en l‟élection de
Guéret en 1615. Pierre de Tacquenet était premier président de la Cour des aides de Clermont-Ferrand en 1645.
En 1599, 1667 et 1715 la famille fut maintenue noble. En 1697 Gabriel de Tacquenet était seigneur de Neuville
(commune de Bussière-Dunoise, Cr.). Les Tacquenet s‟éteignirent à la fin du XIX e siècle.

Armes : d’argent à la tête de maure de sable tortillée d’argent

Sources : Hugon, p. 20-21 ; Jougla, VI, p. 255 ; Lecler, Cr., p. 646 ; Nadaud, IV, p. 177 ; Tardieu, gdghm, p. 151

DE TAILLEFER DE ROUSSILLE
Cette famille, originaire du Périgord et de Guyenne, a eu des branches dans le Haut-Limousin et dans la
Basse-Marche. En 1689 Henri de Taillefer, chevalier, comte de Roussille, sieur des Renaudies (cne de Saint-
Hilaire-Lastours, HV.) avait épousé Marie d‟Abzac. Leur fils, Jean-François de Taillefer, vivait en 1720. En
1789 le comte Henri-Athanase de Taillefer comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Saint-
Yrieix-la-Perche (HV.). Avant 1783, pour attester qu‟il descendait des anciens comtes d‟Angoulême (éteints en
1218), il avait changé de patronyme se faisant désormais appeler comte Wlgrin (sic) de Taillefer. Le denier du
nom, Alduin Wlgrin, dit le marquis de Taillefer, mourut en 1895 laissant une descendance féminine.

Armes : selon Nadaud : de gueules à trois fasces d’or


selon Jougla : de gueules, à une main de carnation, vêtue d’argent mouvant du canton dextre du chef tenant
une épée du même montée d’or, mise en bande, la pointe en bas, tranchant une barre de fer de sable posée en
barre et accompagnée de deux étoiles d’or l’une en chef et l’autre en pointe

nota : l’épée tranchant une barre de fer est naturellement parlante

Sources : Lecler, HV, p. 879 ; Jougla, VI, p. 257 ; Nadaud, IV, p. 178 ; Verdier, p. 175

670
DE TALARU DE CHALMAZEL
Les Talaru de Chamazel étaient une famille du Forez dont la noblesse remontait 1215. Elle s‟éteignit en
1850. N… de Talaru de Chalmazel fut commandeur de l‟ordre de Malte pour la comanderie de Chamberaud
(Cr.) de 1676 à 1703.

Armes : parti d’or et d’azur à la cotice de gueules brochant sur le tout

Sources : Jougla, VI, p. 259 ; Tardieu, gddhm, p. 68

TALHANDIER
En 1655 Barthémy Talhandier de Limoges faisait peindre ses armoiries par l‟émailleur Philippe Poncet.

Armes : d’azur au soleil d’or accompagné en chef de deux croissants d’argent

Source : Poncet, p. 143

DE TALLEYRAND et DE TALLEYRAND-PÉRIGORD
Cette famille d‟extraction chevaleresque (1245) était originaire du Périgord. Elie de Talleyrand de
Périgord fut évêque de Limoges de 1324 à 1328 puis d‟Auxerre. Fait cardinal en 1331 il mourut à Avignon en
1364. Son lointain arrière-neveu fut Charles-Maurice, évêque d‟Autun en 1788, député du clergé en 1789,
ministre des affaires étrangères sous le Directoire, le Consulat, le Premier Empire et la première Restauration.
Les Talleyrand s‟éteignirent en 1879 et les Talleyrand-Périgord au XXe siècle.

Armes : de gueules à trois lions d’or armés et lampassés et couronnés d’azur

Sources : Jougla, VI, p. 260-261 ; Lartigue, évêque, n° 5113 ; Valette, p. 179

TAMOINAUD ou THAMOYNEAU
Les Thamoyneau étaient au XVIIe siècle des marchands et des notaires de Saint-Junien (HV.) tels
Jacques Thamoyneau le jeune, sieur de La Lande (cne de Saint Martin-de-Jussac, HV.), qui se mariait en 1626
ou N… Thamoyneau, notaire, qui vivait en 1705. Peut-être n‟avaient-ils pas d‟armoiries car N… Tamoinaud,
bourgeois de Saint-Junien (HV.) et seigneur des Champs (cne de Saint-Junien) en reçut d‟office en 1701.

Armes : d’argent à deux fasces de sable

Sources : Agfl, p. 150 ; Généal. lim. et march., XVI, p. 240, 247 et 255

TANCHON
Cette famille de bourgeoisie terrienne semble originaire du village de Paulhac (cne de Saint-Etienne-de-
Fursac (Cr.). En sont provenus au XVIII e siècle plusieurs notaires, juges et procureurs. En 1793 Claude Tanchon
acheta pour 23 000 livres le domaine que possédait à Paulhac la commanderie de l‟ordre de Saint-Jean-de-
Jérusalem. Vers 1825 cette famille vivait encore à Paulhac.

Armes : d’argent à un poisson (tanche) de gueules sur un autre d’azur surmonté en chef d’une étoile du même

671
Source : Boulaud, La Châtellenie de St-Etienne de Fursac…, p.87 et 90

TANDEAU DE MARSAC
Cette famille semble originaire de Tandeau (cne de Saint-Denis-des-Murs, HV.) près de Saint-Léonard-
de-Noblat. Elle était connue dès le XVIe siècle. En 1590 Etienne Tandeau achetait la seigneurie du Mascrochet
(cne Champnétery, HV.). En 1701 N… Tandaud, seigneur du Mascrochet, recevait d‟office des armoiries de
type mécanique. Cette famille fut anoblie par une charge de trésorier général de France à Limoges en 1743. En
1750 Grégoire Tandeau épousait Anne-Marie de Sauzet qui lui apporta en dot le Clos de Marsac (cne de Marsac,
Cr.). Sous la Révolution Henri-Louis Armand Tandeau de Marsac qui avait émigré fut tué à l‟armée de Condé.
En 2012 cette famille avait des descendants vivant dans le Limousin.

Armes : familiales : d’or au chevron d’azur chargé de cinq étoiles d’or accompagnées en pointe d’un canard
voguant sur une eau d’argent

nota : armes parlantes par jeu de mots eau/ Tandeau

Représentations : sur le vitrail (vers 1880) de la Vierge de l‟église de Bénévent-L‟Abbaye (Cr.) deux écus accolés Tandeau de Marsac et
Tournyol du Clos

Sources : Agfl, p. 153 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 33 ; DVN, p. 263 ; Jougla, VI, p. 263 ; Lecler, Cr., p. 406 ; Lecler,
HV., p. 169

TARAVEAU
Les Taraveau étaient une famille de Limoges dont certains membres furent notaires au XVII e siècle tel
Joseph Taraveau en 1653.

Armes de : N… Taraveau en 1645 : d’azur au chevron accompagné en chef d’une étoile et en pointe d’une fleur
de lis surmontée d’une couronne, le tout d’or
Joseph Taraveau, notaire en 1652 : d’azur au chevron accompagné en chef d’une rose à dextre, d’une
étoile à senestre et en pointe d’une fleur de lis surmontée d’une couronne, le tout d’or

Source : Poncet, p. 143

TARDIEU ou DE TARDIEU
Vers 1679 N… Tardieu était lieutenant du juge royal de Limoges. Il était probablement de la famille
auvergnate de ce nom qui fut maintenue noble en 1666 sur preuve de 1540. Celle-ci s‟éteignit au début du
XVIIIe siècle mais nom nom fut continué par une famille Daudé qui écartela avec ses propres armoiries.

Armes : d’azur au chevron d’or surmonté d’une étoile du même, accompagné en chef par deux épis aussi d’or et
en pointe d’une main (ou d’une pique) d’argent

Sources : Jougla, VI, p. 265 ; Poncet, p. 144

TARDIF
Une famille Tardif, venant de Saint-Benoît-du-Sault (Indre), a exercé la profession de notaire de père en
fils à Chambon-sur-Voueize (Cr.) de 1610 à 1849. Vincent Tardif (1837-1915), qui fut maire de Chambon-sur-
Voueize en 1872 et député de la Creuse en 1893, appartenait à cette famille.

672
Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois trèfles du même

Sources : Jougla, VI, p. 266 ; Tardieu, gdghm, p. 152

TARDIVET
Gérald Tardivet était marchand à Saint-Léonard-de-Noblat (HV.) en 1699 quand il fit enregistrer ses
armes. Sa famille était connue depuis le début du XVII e siècle. Claude Tardivet était seigneur du Repaire (cne
Saint-Léonard-de-Noblat, HV.) en 1786. En 1789 ses deux fils étaient gardes du corps du roi à Versailles. Lors
de la journée révolutionnaire du 6 octobre l‟un d‟eux protégea Marie-Antoinette. Ses descendants possédaient
encore le Repaire au début du XXe siècle.

Armes : d’argent à un mûrier de sinople sur une terrasse du même et accosté en fasce de deux mûres de pourpre

nota : le mûrier est peut-être parlant étant donné que dans le Limousin c‟est un arbre à floraison et à fructification tardives et que le
patronyme peut s‟entendre en parler local « tard y vé », soit « y vient tard »

Source : Agfl, p. 127 ; Lecler, HV., p. 686

TARDY
Famille originaire de la Marche. En 1614 N… Tardy était notaire à Vedignat (cne d‟Ars, Cr.). En 1697
Jean Tardy était juge à Châteauponsac (HV.) et faisait enregistrer ses armoiries. En 1716 Jacques Tardy était
juge à Bessines (HV.). Son petit-fils Léonard Tardy, avocat, épousait Marie de Létang vers 1750. Cette famille a
plusieurs descendants en 2012 dans le Limousin.

Armes enregistrées en 1697 : d’azur à une croix d’or cantonnée en chef de deux étoiles du même et en pointe de
deux croissants d’argent

Sources : Agfl, p. 57 ; Tardieu, gdghm, p. 152

TARNEAU
Jean Tarneau demeurait à Aixe-sur-Vienne (HV.) vers 1648 où il y avait à cette époque une paroisse de
Tarn. Au début du XVIe siècle le notaire Jean de Tarno avait fondé une vicairie dans l‟église de ce lieu.

Armes : d’azur au chevron d’or sommé d’une étoile du même et accompagné de trois lettres T, celle de la pointe
soutenue d’un croissant d’argent

Sources : Lecler, HV., p. 13 ; Poncet, p. 144

TAVEAU DE MORTHEMER DE LAVIGERIE


Cette famille semble descendre Guillaume Taveau qui fut maire de Poitiers en 1388. Sa filiation noble
est établie depuis 1428. Elle possédait dans le Poitou les seigneuries de Morthemer (cne de Valdivienne, Vienne)
et de Lavigerie (cne de Fleuré, Vienne). En 1701 le chevalier Louis Taveau vint s‟établir à Saint-Barbant (HV.)
après l‟incendie de son château de Lavigerie. Son arrière petit-fils, Jacques, assista à l‟assemblée de la noblesse
de la noblesse de Montmorillon (Vienne). Le petit-fils de ce dernier fut capitaine des mobiles de la Haute-Vienne
lors de la guerre de 1870. L‟année suivante il participa aux combats contre la Commune de Paris. La famille
avait encore un descendant en 2008.

673
Armes : d’or au chef de gueules chargé de deux pals de vair

Sources : DVN, p. 265 ; Jougla, VI, p. 273 ; Nadaud, IV, p. 583-589 ; Valette, p. 179

TEILLAC
En 1701 N… Teillac, curé de Saint-Geniez-ô-Merle (Cor.), reçut en 1701 des armoiries qui avaient été
préalablement « supplées, éclaircies et blasonnées » par le bureau d‟enregistrement de Tulle.

Artmes : d’or à un arbre de sinople

nota : l’arbre, vraisemblablement un tilleul (theil en parler local) est parlant

Source : Agfl, p. 224

TENANT DE LA TOUR
En 1390 Etienne Tenant était juge des appeaux du vicomte de Limoges. Son fils Jean, seigneur de
Champs dans la paroisse de Saint-Pierre (cne de Saint-Yrieix-la-Perche, HV.) était noble en 1440. En 1636 la
cour des aides de Bordeaux déclara « noble d‟extraction et d‟état actuel » François Tenant, seigneur de Razac et
de La Mothe (cne de Thiviers, Dordogne). François Tenant, fils du précédent, était seigneur de La Tour (cne du
Chalard, HV.) en 1678. La famille fut maintenue noble en 1682 et 1714. En 1789 Mathieu Tenant, né en 1728,
assista à l‟assemblée de la noblesse de Saint-Yrieix-la-Perche (HV.). Son petit-fils Antoine-Louis Tenant de La
Tour, né en 1808, ancien élève de l‟Ecole normale supérieure sera le précepteur du duc de Montpensier, fils de
Louis-Philippe. Son frère aîné Charles (1805-1885), avocat puis magistrat, est à l‟origine de la branche
contemporaine de cette famille qui compte une dizaine de descendants en 2009.

Armes : selon d‟Hozier : d’azur à l’arbre (pin) de sinople sur une terrasse du même, accompagné en chef de
deux merlettes (ou molettes) de sable
contemporaines : d’argent au lion de gueules accompagné en chef de deux merlettes de sable

Sources : Champeval, II, p. 498-509 ; DVN, p. 265 ; Froidefond, I, p. 485 ; Jougla, VI, p. 277; Nadaud, IV, p. 180-181 ; Valette, p. 179 ;
Verdier, p. 109 et 175

DES TERMES
Au XVIe siècle cette famille possédait les seigneuries de Pierretaillade et de La Vexière (cne de
Meyssac, Cor.) dans la vicomté de Turenne. En 1667 Antoine des Termes fut maintenu noble sur preuves de
1550. Son fils Pierre, écuyer, épousa en 1711 Françoise de Castres dont une fille, Marie, reçue à Saint-Cyr en
1736. Les de Termes ont possédé une seigneurie dans le Périgord à Veyrignac (cne de Gaulegeac, Dordogne).
Un membre de cette famille comparut à l‟assemblée de la noblesse de Périgueux en 1789.

Armes : d’or à trois fasces ondées de gueules ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’argent

Sources : Descoutures, p. 281-282 ; Froidefond, I, p. 285 ; Jougla, VI, p. 278 ; Nadaud, IV, p. 181-182

TERRIOU
Pierre Terriou était curé de Soudeilles en 1701 quand il lui fut attribué d‟office des armoiries de type
mécanique.

674
Armes : d’azur à une fasce componée d’or et de gueules

Agfl, p. 205

TERRIOU DE LA CHASSAIGNE
Au début du XVIe siècle Martial Terriou était tenancier du fief de La Chassaigne (cne de Vitrac, Cor.)
pour le compte du noble Joseph de Soudeilles. Son petit-fils Martial Terriou fut coseigneur de La Chassaigne en
1612. Le fils de ce dernier, Léonard Terriou époux de Catherine de Bar, reçut des lettres d‟anoblissement en
1646 et fut maintenu noble en 1668. Jean-Martial Terriou épousa en 1680 Renée de Ferrières de Sauveboeuf et
acheta en 1684 la seigneurie du Monteil (cne de Vitrac, Cor.). Leur fils Arnaud , seigneur de Chaleys (cne de
Vitrac, Cor.), a laissé le souvenir d‟un personnage singulier : duelliste acharné il dormait tout botté et éperonné
dans le lit conjugal. Querelleur aussi, il tua son voisin M. de Martret devant sa maison. Son épouse Louise de
Joffre de Chabrignac le fit assassiner par un domestique en 1738. De leur union étaient nées trois filles qui
vivaient encore vers 1789.

Armes : familiales : d’azur à deux épées d’or en sautoir accostées de deux palmes du même, surmontées d’un
croissant d’argent et soutenues d’un rocher du même en pointe

nota : le rocher, figure de la terre, est parlant. En outre, on peut penser que les épées croisées d’or et les palmes aussi d’or évoquent d‟une
manière allusive toute la fierté d‟avoir accédé au second ordre qui a le privilège des armes

Sources : Agfl, p. 75 ; Champeval, I, p. 49-50 ; Descoutures, p. 311 ; Jougla, VI, p. 280 ; Nadaud, IV, p. 183

TERRIOU DE LA FIERRE ou LA FYERE


Cette famille originaire, elle aussi de Vitrac (Cor.), avait probablement une lointaine parenté avec la
précédente. Jacques Terriou était marchand à la Fyere (cne de Vitrac) de 1548 à 1575 et propriétaire en partie du
village du Mont (cne de Vitrac) depuis 1566. En 1698 N… Terriou de La Fyere fit enregistrer ses armoiries. Sa
descendance se poursuivit jusqu‟à la fin du XIXe siècle avec Eugène Terriou, notaire à Corrèze de 1835 à 1875 et
conseiller général de la Corrèze, qui n‟eut qu‟une fille Marie demeurée veuve sans enfant.

Armes : enregistrées en 1698 : d’argent au lion de gueules

Sources : Agfl, p. 108 ; Champeval, I, p. 52-53

TERRIOU DE LA FOND
Les Terriou de La Fond, comme ceux de La Fyere, se qualifiaient de bourgeois de Corrèze (Cor.). En
1698 Léonard Terriou était seigneur de Lafond (cne de Bar, Cor.) quand il fit enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent à un rameau d’olivier à deux branches de sinople

Sources : Agfl, p. 108 ; Champeval, I, p. 53

DE TERSAC
Selon Jougla cette famille du Bas-Limousin était connue dès le XIe siècle. Elle possédait les seigneuries
de Ligonne, Lambres, Le Colombier et Montrognon. A la fin du XVI e siècle Jean de Tersac, seigneur de
Ligonne, avait épousé à la fin du XVe siècle Marguerite de Comborn d‟où deux enfants qui se marièrent avec des
Ségur en 1517. Descendance apparemment éteinte avant le XVIIe siècle.

675
Armes : d’argent au chef de sable chargé de deux besants d’argent

Sources : Champeval, II, p. 123 ; Jougla, VI, p. 280

DE TESSEROT
Les Tesserot furent seigneurs des Places (cne de Saint-Hilaire-les-Places, HV.) et de Segonzac (Cor.).
Ils étaient connus depuis 1407 quand Michel de Tesserot épousait Philippe de Marclaire. N… Tesserot,
damoiseau de Solignac (HV.), vivait vers le milieu du XVe siècle. En 1598 Guillaume Tesserot, seigneur du Mas
(cne de Solignac, HV.), fut rayé du rôle de la taille. Son petit-fils Joseph Tesserot, seigneur des Places (cne de
Nexon, HV.) fut maintenu noble par l‟intendant du Limousin en 1666 sur preuves de 1467. A la fin du règne de
Louis XIV cette famille connut de graves revers de fortune. Néanmoins le comte Tesserot de Segonzac signa de
nouveaux pouvoirs aux députés de la noblesse en juillet 1789. Jusqu‟à la fin du XIXe siècle les Tesserot firent
figure de notables. Vers 1980 deux branches de cette famille avaient une descendance : celle de Chaumeix (cne
de Dournazac, HV.) et celle de Ladignac (HV.). Elles vivaient d‟ailleurs dans chacune de ces deux localités.

Armes : d’or à une trangle bastillée de quatre pièces soutenue d’un pal abaissé le tout d’azur

Représentation : sur la façade du château de Segonzac (Cor.)

Sources : Descoutures, p. 82-83 ; Généal. lim. et march.., I, p. 208-221 ; Jougla, VI, p. 282 ; Nadaud, IV, p. 183, 589-590 ; Valette, p. 314 ;
Verdier, p. 179

TESSIER DE CADILLIAC
Cadillat était un village situé dans l‟actuelle commune de Saint-Léonard-de-Noblat (HV.). En 1701 N…
Tessier de Cadilliac, « bourgeois de la ville de Saint-Léonard », reçut d‟office un écu de type mécanique.

Armes : d’or à deux barres d’azur

Sources : Agfl, p. 153 ; Lecler, HV, p. 139

DE TESSIÈRES DE BLANZAC et DE TEXIÈRES


Cette famille, originaire du Périgord et d‟ancienne extraction, est connue depuis Jean de Teissières
vivant en 1488. Elle a formé plusieurs branches dans le Limousin, le Poitou et le Périgord. En 1502 Raymond de
Tessières épousa Antoinette de Lavergne qui lui porta la seigneurie de Bois-Bertrand (cne de Balledent, HV.) qui
resta dans la famille jusqu‟à la Révolution. Louis de Texières, écuyer, seigneur de La Vergne-Bois Bertrand, fit
enregistrer ses armoiries à Limoges en 1697. La branche du Poitou fut maintenue noble en 1599, celle du
Limousin en 1667 et celle du Périgord en 1668. En 1789 Gabriel de Teyssières, seigneur de Bellecize (?)
participa à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges. Les familles de Tessières de Blanzac et de
Texières compaient plus d‟une soixantaine de descendants en 2012.

Armes : losangé d’argent et de gueules

Sources : Agfl, p. 50 ; Descoutures, IV, p. 83-84 ; DVN, p. 266 ; Froidefond, I, p. 488-489 ; Lecler, HV., p. 42 ; Nadaud, IV, p. 590-592 ;
Valette, p. 180

676
TESTART
Angélique-Nicole Testart, épouse d‟Antoine Phélippeaux, sieur du Fresnoy et receveur des tailles à
Limoges, fit enregistrer ses armoiries en 1697.

Armes : d’or à une montagne de sinople accompagnée en chef de deux étoiles d’azur

nota : la montagne est probablement une évocation indirecte de la tête qui est le sommet du corps

Source : Agfl, p. 1

TESTUT-DELGUO
Cette famille semble originaire d‟Argentat (Corrèze). Avant 1685 Jean Testu était juge de Bré (Cor.).
En 1789 Jean-Joseph Testut-Delguo était gendarme du roi. Vers 1810 Jean-Paul Testut-Delguo (1774-1854),
maire d‟Argentat (Cor.), avait eu une fille Jeanne qui épousa en 1832 Jean Lafond de La Geneste, juge de paix. Il
reçut en 1818 des lettres d‟anoblissement avec concession d‟armoiries.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en pointe de deux épées d’argent montées d’or et posées en
sautoir ; au chef d’argent chargé d’une tête de Maure de sable

nota : la tête de Maure fait référence au premier élément du patronyme

Sources : Champeval, I, p. 132 et 397 ; Jougla, VI, p. 285 ; Révérend, Restauration 6, p. 335-336 ; Verdier, 97 et 109

TEULIER dit MENSAT


N… Teulier, dit Mensat, vivait à Limoges vers 1643 quand il se fit confectionner un écu parlant
évocateur à la fois de son patronyme et de son surnom.

Armes : d’azur à une maison d’argent couverte de gueules accostée de deux arbres de sinople sur une
champagne du même et accompagnée en chef d’un croissant

nota : en parler local le teulier désigne le tuilier : la maison est couverte de gueules c‟est-à-dire de tuiles. Le « manse », qui a donné le plus
souvent en Limousin « mas » (mais on trouve aussi Mansoux, Mansat, Mansouleix dans la Creuse), désignait une petite propriété rurale
comportant des terres et une ferme avec une maison. C‟est précisément cette dernière figure (avec des arbres pour faire plus champêtre) de
l‟écu qu‟a suggéré le surnom

Sources : Cassagne, Origine des noms de villages, Creuse, p. 163-164 ; Poncet, p. 144

TEULIER
Ces Teulier, qui portaient des écus au chevron, semblent être d‟une autre famille que celle de Teulier dit
Mensat. Le père, Pierre Teulier, était décédé avant 1650. Ses deux fils Barhélemy et Pierre vivaient en 1653 à
Limoges.

Armes de : Barthélemy Teulier : d’azur au chevron d’or accompagné en chef des lettres B et T d’or et en pointe
d’un croissant d’argent
Pierre Teulier : d’azur au chevron d’or accompagné en chef des lettres P et T du même et en pointe d’un
arbre de sinople

nota : le chevron qui évoque un toit, et donc indirectement les tuiles qui le recouvrent, est peut-être parlant. Il en est peut-être de même de
l’arbre de Barthélemy Teulier qui pourrait résulter d‟un jeu de mots Teulier/peuplier

677
Source : Poncet, p. 144

TEULIER
Ce Pierre Teulier, demeurant au faubourg de la Boucherie à Limoges, était peut-être boucher de son état
vers 1650.

Armes : d’azur à la croix alaisée d’or soutenue de la lettre T du même, accompagnée en chef de deux étoiles
d’or et en pointe d’un croissant d’argent

Source : Poncet, p. 144

TÉVENY ou THÉVENY ou THEVENIN


Les Téveny étaient des marchands de Limoges. Au milieu du XVI e siècle Léonard Théveny avait acheté
la seigneurie de Puy-Chenours (commune de Glanges, HV.). Lui-même et ses descendants épousèrent des
femmes de la noblesse (Beauvais, La Pomélie, Echizadour, Barton de Montbas). En 1668 Josias Thévenin, qui
s‟était indument qualifié d‟écuyer, fut condamné à 200 livres d‟amende et à la destruction du timbre de ses
armoiries. Seigneur de Glangetas (cne de Glanges, HV.), il mourut vers 1700 D‟autres branches de cette famille
n‟eurent pas de telles ambitions. Ainsi vers 1644 Marie Téveny qui avait épousé Louis Champolimaud,
bourgeois et marchand drapier. Ainsi leur fille Jeannette, dotée de 5 000 livres, se mariera en 1659 avec Jean
Peyroche, bourgeois et marchand à Limoges. Ainsi encore au siècle suivant Jeanne Thévenin qui épousera vers
1750 Martial Ardant, bourgeois et marchand de Limoges.

Armes : selon l‟Armorial de Limoges (1601) : de… à un chien passant de… colleté de… à la fasce haussée en
divise de… soutenant un chef de… chargé d’un croissant de… entre deux étoiles de…
selon Philippe Poncet (vers 1650) : d’azur au lévrier d’argent lampassé de gueules et colleté de sinople
selon l‟Armorial général (1697) : d’azur à une divise haussée d’or accompagnée en chef d’un croissant
accosté de deux étoiles du même et en pointe d’un lévrier d’argent, lampassé de gueules et colleté de sinople sur
une terrasse de sable

Sources : Agfl, p. 44 ; Arm. Lim., n° 490 ; Généal. lim. et march., XVI, p. 180, 187 et 318 ; Nadaud, IV, p. 183 ; Poncet, p. 144

TEXANDIER
Au XVIe siècle les Texandier étaient des orfèvres de Limoges. En 1596 Psalmet Texandier réalisa pour
la confrérie du Saint-Sacrement de Limoges un ange d‟argent d‟un poids de 10 marcs. Au siècle suivant les
Texandier firent partie de la bourgeoisie marchande de Limoges. Certains exerçaient parallèlement d‟autres
activités telles que collecteur des tailles, capitaine de la milice bourgeoise, juge consul de la bourse. Vers 1642
l‟un d‟eux fit peindre ses armoiries. En 1688 Jean-Baptiste Texandier, « greffier en chef au bureau des finances
et chambre du domaine », acheta la seigneurie et le château de L‟Aumonerie (cne d‟Aixe-sur-Vienne, HV.). En
1698, en enregistrant ses armoiries à Limoges, il se déclarait écuyer ayant probablement été anobli par sa charge.
Son petit-fils Jean-Baptiste Texandier, seigneur de L‟Aumonerie et de Verneuil-sur-Vienne (HV.), fit enregistrer
les titres confirmant à perpétuité sa noblesse et celle de ses descendants contre le paiement de la somme de 6 000
livres en application de l‟édit d‟avril 1771. Sa fille unique, Catherine-Joséphine Texandier, épousa en 1786 le
comte de Louis de Villelume et lui porta en dot L‟Aumonerie qui resta dans la famille au XIX e siècle. A une
branche demeurée roturière de cette famille appartenait Hiérosme Texandier, marchand et bourgeois de Limoges,
seigneur de La Jourdanie (cne d‟Isle, HV.) qui fut consul de Limoges et colonel de la milice bourgeoise en 1711.
Une branche établie dans le négoce et dans la banque à Bordeaus au début du XVIIIe siècle perdura jusqu‟en
1870. Les autres semblaient également éteintes à la fin du XXe siècle.

678
Armes : d’azur à une tour d’argent (ou d’or) accompagnée en chef d’une fleur de lis d’or et de trois étoiles aussi
d’or posées deux aux flancs et une en pointe

Sources : Agfl, p. 111 ; Généal. lim. et march., XIV, p. 361-391 ; XVI, p. 185 ; Lecler, HV., 11, Verdier, p. 119 et 136

TEXANDIER
Nous ne pouvons dire avec certitude si les membres de cette famille de marchands de Limoges avaient
des liens avec les Texandier précédents. En tout cas ils ne possédaient pas d‟armoiries car, en application de
l‟édit de 1697, il leur en fut attribué d‟office.

Armes de : Pierre Texandier, marchand et capitaine de bourgeoisie (1698) : de sable à une barre d’or
N… Texandier, marchand (1701) : écartelé en sautoir d’or et d’argent avec une croix de sinople brochant
sur le tout

Source : Agfl, p. 146 et 194

TEXIER DE JAVERLHAC
A l‟origine de cette famille on trouve Barthélemy Texier, conseiller au parlement de Bordeaux,
coseigneur de Javerlhac (Dordogne), qui épousa vers 1507 Jeanne Pastoureau, dame de Javerlhac. Un autre
membre de cette famille semble avoir été Bernard Texier, « commissaire-juré de l‟official de Limoges et du scel
authentique en la vicomté de Limoges». Un descendant de ces Texier fut Junien Texier, sieur du Mas-Pommier
(cne de Marval, HV.). Il eut de Renée Jourde un fils baptisé en l‟église de Marval par Jean Texier, vicaire puis
curé du lieu de 1681 à 1702. A l‟assemblée de la noblesse de l‟Angoumois assistèrent un Texier de Javerlhac et
un Texier de La Pegerie. Un autre membre de cette famille comparut à Périgueux et un autre à Tours. Famille
éteinte au XIXe siècle.

Armes : branche de Javerlhac (Périgord) : d’azur à trois (ou cinq) navettes de tisserand d’or
branche de Boige (Périgord ?) : d’azur à trois navettes d’or ; au chef de… chargé d’un croissant de…
branche limousine : d’argent à cinq écrevisses de gueules posées, deux, une et deux
branche tourangelle : d’or au porc-épic de sable posé sur une terrasse de sinople ; au chef de gueules
chargé d’un croissant d’argent accosté de deux étoiles de sable à cinq scorpions (ou écrevisses) d’or
ou de sable à cinq scorpions d’or

nota : il est possible, qu‟à un moment donné, les navettes de tisserand (parlantes) ont pu être confondues avec des scorpions ou des
écrevisses

Sources : Froidefond, I, p. 487 ; Jougla, VI, p. 286 ; Lecler, HV., p. 479 ; Nadaud, IV, p. 594-595

TEYSSANDIER DE LAUBARÈDE
Seul Jougla cite cette famille du Périgord qu‟il dit originaire du Limousin et dont il donne les armes.

Armes : de sable au croissant contourné d’argent

Source : Jougla, VI, p. 287

TEYSSIER
En 1701 N… Teyssier, assesseur au juge d‟Uzerche (Cor.), reçut d‟office un écu de type mécanique.

679
Armes : de sinople à une fasce componée d’argent et d’azur

Source : Agfl, p. 207

TEYSSIER DE LEYRAT
Nous ne savons si cette famille avait des liens avec les Teyssier précédents et avec les Teyssier de
Mazel qui suivent. Elle est connue depuis Etienne Teyssier, bourgeois de Tulle en 1622, qui eut de son mariage
avec Martine Darche un fils également prénommé Etienne. Celui-ci fut seigneur de Leyrac et de La Serre (cne de
Naves, Cor.) dans la vicomté de Turenne. Son fils Jean-Léonard (ou encore Honoré) devint colonel de la milice
bourgeoise de Tulle à la fin du XVIIe siècle. Etienne Teyssier de Leyrat , mort en 1765, a été le dernier du nom.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois coquilles d’argent, deux en chef et une en pointe

Sources : Agfl, p. 67 ; Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., p. 504 ; Champeval, I, p. 370-371

TEYSSIER DU MAZEL, DE CHAUNAC et DES FARGES


Selon les preuves fournies pour une entrée dans l‟ordre de Malte en 1774 cette famille était noble depuis
1593 quand Jean Teyssier, seigneur de Chaunac (cne de Naves, Cor.), épousa Marguerite du Verdier. Mais selon
le nouveau d‟Hozier elle aurait été anoblie en seulement en 1701. Son petit-fils Jean-Joseph était écuyer et
seigneur du Mazel ou Masmazel (cne de Tulle) lors de son mariage avec Françoise de Fenis en 1665. En 1698,
quand il fit enregistrer ses armoiries, il était avocat au parlement. Son fils ou son petit-fils Blaise Teyssier était
capitaine de cavalerie en 1730 et maria ses filles Jeanne-Aymée et Thérèze en 1754 respectivement avec un
Lauthonie et un de Loyac.

Armes : branche du Mazel : de gueules à un chevron d’or accompagné en chef de deux roses d’argent tigées et
feuillées d’or et en pointe un agneau pascal d’argent la croix et la banderole d’or ; au chef cousu d’azur chargé
de trois étoiles d’or
branche des Farges : d’argent à deux jumelles de gueules posées en bande

nota : ces dernières armoiries étaient celles des Régis des Farges, famille alliée aux Teyssier

Sources : Agfl, p. 66 ; Champeval, I, p. 369-371 ; Jougla, VI, p. 287 ; Verdier, p. 109

TEYSSIEU
N… Teyssieu, était « lieutenant-assesseur au juge d‟Uzerche » en 1694.

Armes : de… à deux dauphins affrontés de… accompagnés en pointe d’un croissant de… ; au chef de… chargé
de trois étoiles de…

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., p. 470

THAURRIAC ou TAURIAC
En 1698 Jean Thaurriac, prêtre et curé de Reillac (peut-être Rilhac-Treignac, Cor.) fit enregistrer ses
armoiries en 1698.

Armes : d’or à trois lions de gueules, deux et un

680
Source : Agfl, p. 72

DU THEIL ou DU TEIL
Les du Theil, nobles d‟extraction ancienne depuis 1467, sont originaires de l‟Angoumois où ils
possédaient au XVe siècle la seigneurie de Saint-Christophe (cne de Lesterp, Charente). Dans le Limousin ils
avaient les seigneuries de L‟Age-Malcouronne (cne de Le Dorat, HV.) de Beaulieu (cne de Pensol, HV.) et de La
Triboissière (cne de Meyssac, Cor.). En 1667 la famille fut maintenue noble sur preuves de 1472. Simon du
Theil épousa en 1710 Marie Foucard de La Garde, dame de La Rochère. En 1789 deux du Theil comparurent à
l‟assemblée de la noblesse du Dorat. L‟un d‟eux, Louis, ne laissa qu‟une fille, épouse Henri Guiot, dont les deux
fils obtinrent par décret de 1864 le droit d‟ajouter à leur nom celui de La Rochère. Cette branche compte une
vingtaine de descendants en 2010. Une autre branche perdura jusqu‟à la fin du XIX e siècle.

Armes : d’or au lion de gueules armé, lampassé et couronné d’argent ; au chef d’azur

ou d’or au chef d’azur, au lion de gueules armé, lampassé et couronné d’argent brochant sur le tout

Sources : DVN, p. 91 ; Jougla, VI, p. 289 ; Lecler, HV., p. 297 ; Nadaud, IV, p. 179-180 ; Rietstap, II, 1236 ; Valette, p. 79 ; Verdier, p. 100

THÉVENOT
En 1854 Paul de Villelume, marquis de Chamboret (HV.), épousait Nancy Thévenot. Vers 1860 les
deux époux firent don d‟un vitrail à leurs armes accolées à la chapelle de Notre-Dame du Puy de Bourganeuf
(Cr.) qui était en cours de reconstruction.

Armes de Nancy Thévenot : d’azur à deux épées d’or en sautoir la pointe en haut accompagnées de trois étoiles
du même

nota : ces armoiries rappellent celles des Moras

Représentation : sur le vitrail de la multiplication des pains de la chapelle de N. D. du Puy à Bourganeuf (Cr.) avec celles des Villelume

Source : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 34 ; Jougla, VI, p. 468

DE THIANGES
La famille de Thianges était originaire du Nivernais où on la connaissait dès le XIII e siècle. En 1453 elle
s‟éteignit dans une branche la famille de Villelume qui en releva le nom et les armes. Dans la Haute-Marche ces
de Thianges-Villelume furent seigneurs de Lussat (Cr.) et de Malleville (cne de Reterre, Cr.) de 1680 à 1789.
N… de Thianges, dame de Lussat, reçut d‟office en 1701 des armoiries de dérision. La famille fut admise aux
honneurs de la Cour en 1768 et s‟éteignit en 1800.

Armes : familiales : d’argent à trois trèfles de gueules


attribuées d‟office en 1701 à N… de Thianges, dame de Lussat : de vair à un cheval de gueules

Sources : Hugon, p. 66 ; Jougla, VI, p. 293 ; Lecler, HV., p. 379 et 557 ; Tardieu, gdghm, p. 152

681
THIBAUD DE NOBLET, marquis de LA ROCHETHULON
Originaire du Beaujolais et implantée dans le Poitou la famille Thibaud de La Rochethulon fut anoblie
en 1627. Vers la fin du XIXe siècle un de Cosnac épousa à Salon-La-Tour (Cor.) une Thibaud de La
Rochethulon. Cette famille comptait dizaine de descendants en 2009.

Armes : d’argent au chevron d’azur ; au chef du même

Représentation : sur une verrière (XIXe siècle) du château du Pin (cne Salon-La Tour, Cor.) on voit deux écus accolés l‟un aux armes des
Cosnac, l‟autre aux armes des Thibaud de La Rochethulon

Supports : deux licornes

Sources : DVN, p. 266-267 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 32 ; Jougla, VI, p. 294 ; Rierstap, II, p. 902 ; Valette, p. 180

THIVEAU
On connaît la famille Thiveau depuis Léonard Thiveau depuis Léonard Thiveau qui avait épousé en
1550 Gabrielle Pradilhon. Leur fils Louis Thiveau, seigneur de Rempnat (HV.), mourut avant 1594. L‟un de ses
descendants Jacques Thiveau (+ 1672), seigneur du Cluzeau, se qualifiait d‟écuyer. Son fils, Jean-Baptiste
(1671-1724), seigneur des Ternes (cne de Beaumont-du-Lac, HV.), se qualifiait aussi écuyer. Le fils de ce
dernier, Alexis Thiveau des Ternes, se dira plus modestement bourgeois des Ternes. De son mariage avec Anne
Reynaud d‟Augères il n‟aura qu‟un fils mort sans alliance après 1810. Une autre branche cette famille, celle des
seigneurs du Mazeau (cne de Rempnat, HV.), commença avec Julien Thiveau mort en 1632. Le fils aîné de ce
dernier Jean Thiveau (+ vers 1686) prit lui aussi la qualité d‟écuyer et se disait noble. Ce que fit, à son tour, son
petit-fils Laurent Thiveau, capitaine dans l‟infanterie et chevalier de Saint-Louis, qui mourut en 1772 sans
postérité. Une dernière branche de Las Tresmoillas et du Mazeau, apparue dans la seconde moitié du XVIIe
siècle s‟éteignit à la fin du siècle suivant.

Armes : de… au chevron de… accompagné de deux palmes de… en chef et d’une montagne de… en pointe

Représentation : sur le testament de 1763 de Laurent Thiveau, seigneur du Mazeau, (AD Corrèze, E 660)

Source : Généal. lim. et march., XV, p. 318-336

DE THOIRE-VILLARS
La famille de Thoire, originaire de Savoie, était issue des barons de Faucigny. Sa filiation est connue
depuis Pierre de Thoire qui vivait en 1257. Elle a produit de nombreuses branches, toutes éteintes au XIXe siècle,
dont celle de Villars qui a possédé une seigneurie à Eygurande (Cor.). Le nom des Thoire fut relevé par la
famille de Cordon qui subsiste en 2008 mais ne porte plus le nom des Thoire.

Armes : de gueules à trois bandes d’or

Sources : DVN, p. 75 ; Jougla, VI, p. 302 ; Merceron, p. 24 ; Valette, p. 66

THOMAS
N… Thomas était procureur à Limoges en 1628.

Armes : d’azur à une mer portant un vaisseau équipé, le tout d’argent accompagné en chef de quatre étoiles
rangées en fasce d’or

682
nota : le vaisseau est parlant par son mât

Source : Poncet, p. 144

THOMAS
En 1699 Silvain Thomas, curé de Saint-Léger-le-Guérétois (Cr.), fit enregistrer ses armoiries allusives
de son sacerdoce.

Armes : d’azur à une croix haussée d’argent accompagnée en chef de deux étoiles du même

Source : Hugon, p. 42

THOMAS-DURIS
Victor Thomas-Duris fut maire de Bénévent-L‟Abbaye (Cr.) à plusieurs reprises de 1872 à 1908. C‟est
lui qui lança la restauration de l‟église romane de cette localité dans les années 1875-1880. A la fin des travaux il
fit représenter ses armories sur un vitrail qu‟il offrit à cette église.

Armes : de gueules au chevron d’argent accompagné de trois dés de sable

Représentation : sur vitrail de l‟église de Bénévent-L‟Abbaye

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 33-34 ; Bonneau, Bénévent d‟hier et d‟aujourd‟hui, p. 20

THOMASSON
La famille Thomasson a possédé, au moins à partir du XVI e siècle, de nombreuses seigneuries d‟une
part dans le Périgord, telles celles de La Condaminas (cne de Cognac, Dordogne) et de Plamont (cne de Saint-
Germain-des-Prés, Dordogne), et d‟autre part dans le Haut-Limousin telles celles de Puy-Chalard (cne de Saint-
Nicolas-Courbefy, HV.) et du Queyroix (cne de Saint-Yrieix-la-Perche, HV.). Elle fut maintenue noble en 1667
et 1692 sur preuves de 1545. En 1789 Jacques Thomasson, écuyer et seigneur du Queyroix, assista à l‟assemblée
de la noblesse de Saint-Yrieix-la-Perche, HV.). La branche périgourdine et la branche limousine ont disparu à la
fin du XIXe siècle.

Armes : de gueules au chevron (ou chevron rompu) d’argent accompagné en chef d’un lion d’or et en pointe
d’une étoile du même

Sources : Froidefond, I, p. 490-492 ; Jougla, VI, p. 307 ; Nadaud, IV, p. 596-598

THONNELIER DE SAINT-MAUR
Cette famille originaire du Bourbonnais a eu des attaches dans la Marche. Elle fut anoblie en 1816 et
autorisée à ajouter à son nom celui de Saint-Maur.

Armes : d’argent au chef de gueules chargé de trois besants d’argent

Sources : Valette, p. 318 ; Révérend, Restauration, 6 ; Jougla, VI, p. 307

683
DE THOUARS
Cette famille connue depuis le XIe siècle était originaire de Bretagne et du Poitou. Par le mariage de
Marguerite de Lusignan fille d‟Hugues X, comte de la Marche, avec Aymery IV de Thouars en 1265, la vicomté
de Bridiers (Cr.) entra dans la famille de Thouars. Elle y resta jusqu‟en 1350. La famille de Thouars s‟éteignit
dans sa branche aînée au XIVe siècle et au XVe siècle dans sa branche cadette.

Armes : d’or semé de fleurs de lis d’azur ; au franc quartier de gueules


ou d’argent au sautoir d’azur chargé de cinq roses du champ

Sources : Chartreix, La vicomté de Bridiers, p. 23 ; Jougla, VI, p. 309

DE THY
La famille de Thy, d‟extraction chevaleresque et originaire de Bourgogne, a eu des branches dans le
Forez, dans le Mâconnais et le Beaujolais. Elle fut maintenue noble en 1669 sur preuves de 1394. En 1543
Raymond de Thy (ou de Thys) était commandeur de l‟ordre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem pour la
commanderie de La Croix-au-Bost (cne de Saint-Domet, Cr.). Cette famille subsiste en 2008 dans sa branche
aînée et dans une branche cadette, de Thy de Milly, qui releva Milly au XVI e siècle.

Armes : d’argent à trois lionceaux de gueules posés deux et un, le premier tenant une fleur de lis d’or

Sources : DVN, p. 268 ; Jougla, VI, p. 311-312 ; Tardieu, gddhm, p. 99 ; Valette, p. 181

DE TIEBESON
En 1697 N… de Tiebeson, vivant dans l‟élection de Brive, fit enregistrer ses armoiries.

Armes : de gueules à trois pals d’argent ; au chef fascé d’azur et d’or de six pièces

Source : Agfl, p. 78

TIERCELIN DE RANCÉ
Les Tiercelin de Rancé étaient originaires de Baslou (cne de Dercé, Vienne). En 1499 Jean de Rancé
était seigneur de La Chapelle-Baloue (Cr.). Son descendant Jean de Rancé sera capitaine du château de Crozant
(cne de Crozant, Cr.). en 1575. Il eut un fils, Jean, né en 1558 qui était maréchal de camp en 1618. Le fils de ce
dernier, Jean-Louis Tiercelin de Rancé né en 1658 d‟un second mariage, avait quatre ans à la mort de son père.
Comte de La Chapelle-Baloue, seigneur de Saint-Sébastien (Cr.), de Fleurat (Cr.), de La Pouge et de Naillat (Cr.)
et du Chastelier (cne de Pommier, Indre), il acheta en 1690 pour 40 000 livres la charge de colonel du régiment
de Bourbon-Cavalerie, dépense qui ruinera sa famille. En effet il sera tué au siège de Namur en juin 1692,
laissant à son épouse, sa fille et sa mère dépouillées de tous leurs biens. Son fils mourra à l‟âge dix ans. Sa fille
Marie-Hyancinthe, âgée alors d‟environ douze ans, épousera quelques années plus tard Louis de Foudras comte
de Châteautiers.

Armes : traditionnelles : d’argent à deux tierces d’azur passées en sautoir et cantonnées de quatre merlettes de
sable

nota : les deux tierces sont vraisemblablement parlantes

Représentation : sur la pierre tombale de Jean-Louis Tiercelin enchâssée dans le mur sud de l‟église de Burdinne près de Namur (Belgique)

684
enregistrées en 1697 par Jeanne-Marie Turpin, veuve de J. L. Tiercelin : d’argent à un sautoir d’azur
cantonné de quatre merlettes de sable

Sources : Basin M., Une maison noble…, dans MSSNAC, t. XVIL, 1996, p. 57-72 ; Hugon, p. 18 ; Jougla, VI, p. 312 ; Lecler, Cr., p. 43 ;
Tardieu, gddhm, p. 72

DE TINIÈRES
La famille de Tinières, originaire de l‟Auvergne (Cantal) et déjà connue au XII e siècle, recueillit à la fin
e
du XIV siècle les biens de la famille de La Villatte (Forez) à charge d‟en porter le nom et les armes. Elle eut
trois branches : celle de Val (aînée) qui resta en Auvergne et disparut au XV e siècle ; celle de La Courtine (Cr.) et
de Mérinchal (Cr.) éteinte au XVIe siècle ; celle de La Villatte qui acquit des seigneuries à Mestes (Cor.) et à
Saint-Sulpice-les-Bois (Cor.) puis s‟établit dans le Bas-Limousin où elle contracta plusieurs alliances (Nadaillac,
Lubersac, du Breuil,). Elle fut maintenue noble en 1666 sur preuves de 1470. Elle porta assez tôt le nom et les
armes des La Villatte ou un écartelé de Tinières et de La Villatte. Elle s‟éteignit au XVIII e siècle.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’or à la croix ancrée d’azur (ou de sinople) (Tinières) ; aux 2 et 3, d’or à la
bande de sable chargée de trois étoiles d’argent (La Villatte)

Cimier : une tête et col de cerf de gueules

Sources : Jougla, VI, p. 318 et 462 ; Lecler, Cr., p. 430 ; Merceron, p. 36 ; Nadaud, IV, p. 644 ; Revel, I, n° 35 ; Tardieu, gdghm, p. 152-153

TIREBATZ
P. Tirebatz vivait à Limoges vers 1600.

Armes : de… à une divise (ou fasce) haussée de… accompagnée en chef de deux étoiles de… et en pointe d’un
lion de… armé et lampassé de… accosté des lettres initiales P et T

Source : Arm. Lim., n° 422

DE TISSEUIL
En 1483 Pierre de Tisseuil, seigneur des Courades (cne d‟Arnac-la-Poste, HV.), épousait Jeanne de
Genouillé. En 1666 Jean de Tisseuil fut maintenu noble sur preuves de 1483. En 1777 la famille fit à nouveau
preuve de sa noblesse pour une entrée à Saint-Cyr. En 1789 elle comparut à l‟assemblée de la noblesse du Dorat
(HV.). Le titre de vicomte fut attribué en 1826 à un membre de la branche cadette qui avait encore un descendant
en 2008.

Armes : d’argent (ou d’azur) à trois hures de sanglier de sable défendues d’argent

Sources : DVN, p. 269 ; Descoutures, p. 84 ; Jougla, VI, p. 320 ; Nadaud, IV, p. 188 et 599 ; Valette, p. 183

TIXIER
La filiation de cette ancienne famille bourgeoise de Felletin (Cr.) est connue depuis Jacques Tixier qui
fut consul de Felletin en 1479. Dans sa descendance on trouve dom Léon Tixier, général de l‟ordre des Charteux
de 1642 à 1649 et son frère François Tixier, maître particulier des eaux et forêts de la Marche mort en 1663. Le
fils de ce dernier, devint par son épouse Anne du Plantadis, seigneur du Bost (cne de Magnat-Lestrange, Cr.) en

685
1661. Cette branche du Bost s‟est éteinte au XVIIIe siècle. Une autre branche existait encore à Aubusson au
début du XXe siècle où elle était représentée par un médecin, un banquier et un avocat.

Armes : d’azur à un alcyon d’argent sur une mer du même

nota : l‟alcyon, oiseau fabuleux de la mythologie grecque, avait sept jours avant et sept jours après le solstice d‟hiver pour construire son nid
sur la mer et couver ses œufs. En parler local le tissier était le tisserand. En latin texere signifie à la fois construire son nid et tisser. Ce sont
probablement ces considérations érudites qui ont guidé le choix de l‟alcyion des Tixier de Felletin

attribuées d‟office en 1701 à Antoine Tixier, curé de Saint-Hilaire (Cr.), à François Tixier, notaire à Felletin
et à Jacques Tixier, procureur en la sénéchaussée de la Marche : d’or à deux navettes de tisserand d’azur posées
en fasce l’une sur l’autre

Sources : Hugon, p. 21, 44 et 45 ; Lecler, Cr., p. 384 ; Tardieu, gdghm, p. 153 ; Tervarent, Attributs et symboles…, p. 34-35

TIZON
Les Tizon du Limousin, de Bretagne et de La Saintonge semblent venir d‟un tronc commun. En effet
toutes leurs branches portent un fretté dans leurs armoiries. Dans le Limousin ils furent seigneurs de La Marche
(cne de Coussac-Bonneval ?, HV.). La branche de Saintonge faisait remonter sa filiation noble à 1492. Elle
comparut à l‟assemblée de la noblesse de Saintes en 1789. Famille éteinte.

Armes : d’argent fretté d’azur

Sources : Fougeyrollas, 3, p. 672; Jougla, VI, p. 321

TOULZAC
Dans la seconde partie du XVIIIe siècle les Toulzac étaient une famille bourgeoise de Brive. Pierre
Toulzac vivait avant 1773. Son fils Pierre-Jacques, lieutenant criminel de la sénéchaussée de Brive, utlisait en
1787 un cachet portant un écu carré.

Armes : de… à un arbre de… ; au chef de… chargé des lettres I et T

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., p. 470 ; Champeval, II, p. 533

TOURIAUD
Cette famille vivait à Limoges ou dans les environs de cette ville vers 1600.

Armes : de… au lion passant de… entourant de sa queue un arbre de… sur une terrasse de…

nota : le lion dont la queue entoure l‟arbre est peut-être parlant

Source : Arm. Lim. , n° 565

DE TOURNEFORT
Prosper de Tournefort naquit en 1761 à Villes (Vaucluse). Il fut évêque de Limoges de 1824 à sa mort
en 1844.

686
Armes : d’azur à la tour donjonnée d’argent, maçonnée et ouverte de sable, accostée de deux lions affrontés
d’argent

nota : la tour est certes parlante mais aussi les lions symbolisant ici la force qu‟exprime le second élément du patronyme<

Représentation : sur le vitrail de l‟arbre de Jessé dans la chapelle de la Vierge de la cathédrale de Limoges (vers 1865)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 12 ; Lartigue, p. 349 ; Nadaud, IV, p. 600

DE TOURNEMIRE
La famille de Tournemire a ses racines en Auvergne. Elle fut maintenue noble en 1667 sur preuves de
1249. Au fil du temps les Tournemire ont eu plusieurs alliances avec des familles du Bas-Limousin : tel Anne de
Tournemire qui épousa vers 1500 de Jean de Chauveron ou Charles de Tournemire, demeurant à Chirac (Cor.)
qui épousa Françoise Sarrazin. En 1785 N… Tournemire de La Chaux qui vivait dans le Limousin fit preuve de
sa noblesse pour une candidature à une sous-lieutenance. Les Tournemire ont une nombreuse descendance en
2008. Il a existé une branche languedocienne éteinte au début du XIV e siècle.

Armes : de Golfier de Tournemire (1450) : d’or à une tour de gueules accostée de deux étoiles d’azur à la cotice
d’argent brochant sur le tout
branche du Languedoc (éteinte) : d’azur à une tour d’argent ouverte et ajourée de sable surmontée de deux
étoiles et accostée de huit mouchetures d’hermine rangées en orle
contemporaines (branche subsistante) : d’or à trois bandes de sable au franc-quartier d’hermine, à la
bordure de gueules chargée de onze besants d’or

Sources : Champeval, II, p. 99 et 201 ; Jougla, VI, p. 337 ; Nadaud, IV, p. 209 et 600 ; Rietstap, II, p. 929 ; Valette, p. 182 ; Verdier, p. 81 et
100

DE TOURNIER
Cette famille faisait probablement partie de la noblesse de la vicomté de Turenne qui fut reconnue
comme telle lors de la prise en charge de cette vicomté par l‟administration royale en 1738. En effet à cette date
on trouve dans la liste des nobles viscomtins les noms d‟un premier Tournier, vivant à Turenne (Cor.), et d‟un
autre Tournier, lieutenant criminel à Martel dans l‟élection de Figeac (Lot). On peut penser que Jacques-Louis de
Tournier, chevalier et seigneur de La Chambaudie (vicomté de Turenne), dont on connaît le sceau armorié de
1787, était de la famille des seconds

Armes : d’argent à une tour de… ; au chef de… chargé de trois étoiles de….

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., I, p. 399 ; Verdier, p. 140

DE TOURNYOL
La filiation bourgeoise de cette famille marchoise qui a compté cinq branches, dont quatre sont éteintes,
est suivie depuis 1522. La branche des seigneurs du Râteau (cne de Bonnat, Cr.) fut anoblie par deux charges de
conseillers du roi en 1731 et 1764. L‟un de ses membres, François de Tounyol, comparut à l‟assemblée de la
noblesse de la sénéchaussée de Guéret en 1789. Elle s‟est éteinte en 1881. Celle de La Faye (cne de La Tour-
Saint-Austrille, Cr.) disparut en 1793. Celle de La Rodde (cne de Guéret), dont Gabriel de Tournyol était
seigneur en 1701, prit fin en 1855. Celle des Valades (cne de Sainte-Feyre, Cr.) s‟éteignit en 1878. Seule subsiste
en 2009 la branche du Clos (cne d‟Anzême, Cr.) dont le représentant le plus éminent a été Sylvain Tournyol du
Clos (1729-1803), avocat à Guéret, subdélégué de l‟intendant du Limousin pour la Marche, qui fut élu député de
la Creuse pour le Tiers-Etat aux Etats-Généraux en mars 1789.

687
Armes : Tournyol du Râteau : de gueules à une tour d’argent ; au chef cousu de gueules chargé d’une étoile
d’argent
Tounyol de La Faye (attribuée d‟office en 1701) : de gueules à une tour d’argent posée en barre
Tournyol de La Rodde : de gueules une tour crénelée d’argent ; au chef cousu d’azur chargé d’un
croissant d’argent entre deux étoiles du même

Représentation : sur vitrail (XIXe siècle) de la Vierge du chœur de l‟église de Bénévent-L‟Abbaye (Cr.) deux écus accolés d‟Henri Tandeau
de Marsac et d‟Antoinette Tournyol

Tournyol du Clos : d’azur à une tour crénelée d’argent maçonnée de sable ; au chef cousu de gueules
chargé d’un croissant d’argent entre deux étoiles du même

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 33 ; DVN, p. 415 ; Jougla, VI, p. 339 ; Généal. lim. et march., I, p. 192-229 ;
Hugon, p. 29 et 52 ; Lecler, Cr., p. 553 ; Nadaud, IV, p. 601-607 ; Tardieu, gdghm, p. 154

TOURON
François Touron était notaire à Saint-Yrieix-la-Perche (HV.) quand il fit enregistrer un écu parlant en
1699.

Armes : d’azur à un besant d’argent

nota : le besant, tout rond, est parlant

Source : Agfl, p. 42

TOUZAC DE CHAUFAILLES
Cette famille originaire d‟Uzerche (Cor.) fut anoblie en 1737 par une charge de conseiller secrétaire du
roi à la grande chancellerie en la personne de Léonard Touzac (né en 1680), qui avait été receveur des tailles à
Bourganeuf (Cr.) et à Limoges. Elle possédait la seigneurie de Royère (cne de Bonnac-la-Côte, HV.) et de
Beausoleil (commune de Compreignac, HV.). En 1776 Antoine de Touzac acheta la seigneurie de Trasforêt (cne
d‟Ambazac, HV.) Bernard et Antoine Touzac de Saint-Etienne comparurent à l‟assemblée de la noblesse de
Limoges en mars 1789. Leurs descendants n‟avaient plus de postérité à la fin du XIX e siècle.

Armes : d’azur au lion d’argent ; au chef d’or chargé de trois étoiles de gueules

Supports : deux lions

Sources : Armorial de Limoges, Annexe ; Bosredon, HV, p. 117 ; Jougla, VI, p. 342 ; Lecler, HV., p. 22 et 110 ; Nadaud, IV, p. 210 ;
Verdier, p. 129, 172-173

TRANCHANT DE LA BORDERIE
N… Tranchant de La Borderie était un bourgeois de Limoges qui reçut d‟office des armoiries de type
mécanique en 1701.

Armes : de sable à une barre d’argent

Source : Agfl, p. 147

688
DE TRANCHELION ou DE LA GARDE TRANCHELION
La famille de Tranchelion était originaire du château de Tranchelion (cne de Pierrebuffière, HV.). Elle y
résidait dès le XIIe siècle. En 1307 Pierre de Tranchelion était chevalier. Son descendant Pierre de Tranchelion
participait à une revue d‟armes à Fougères (Ille-et-Vilaine) en 1489. Au XVIe siècle on trouve des membres de
cette famille dans la Touraine et l‟Orléanais. Deux branches existaient au XVII e siècle : celle d‟Ermenonville qui
fut maintenue noble en 1668 et en 1700 et celle de Senvières et de Palluau confirmée noble en 1635. Famille
éteinte au XVIIIe siècle.

Armes : d’azur à un lion d’argent percé d’une épée du même en bande, la garde et la poignée d’or

Sources : Jougla, VI, p. 345 ; Lecler, HV., p. 560 ; Nadaud, IV, p. 210-211

TRAMONT ou TRAMONT
A cette famille, probablement originaire de Tramond (cne de Naves, Cor.), appartenait en 1587 un
Maître Tramond de Tulle qui était co-fermier d‟un domaine à La Rochette (cne de Pradines, Cor.). En 1700 N…
Tramont, curé de Ladignac (Cor.) faisait enregistrer ses armoiries.

Armes : de sable à une croix d’argent

nota : la croix d’argent est probablement allusive du sacerdoce

Sources : Agfl, p. 103 ; Champeval, I, p. 150 et 177

TRANCHECERF
En 1408 Pierre de Tranchecerf échange sa seigneurie de La Perrine au diocèse de Bourges pour celle de
La Ribière (ou La Rivière) située dans l‟actuelle commune de Saint-Sulpice-Laurière (HV.). En 1470 son
descendant N… Tranchecerf fut convoqué au ban et à l‟arrière-ban de la noblesse du Haut-Limousin. En 1584
Léonet de Tranchecerf, écuyer et seigneur de La Rivière, épousait Gabrielle de La Saigne. Ce même Léonet fut
maintenu noble en 1598. Antoine de Tranchecerf était seigneur de Fursac (Cr.) à la fin du XVI e siècle. Son fils
Pierre fut curé de Saint-Pierre-de-Fursac en 1601. Anne de Tranchecerf épousa vers 1650 Charles de
Masseboeuf. La famille fut maintenue noble en 1666 selon Boulaud. En 1701 N… de La Rivière-Tranchecerf,
écuyer, reçut d‟office des armoiries de type mécanique. Plus de trace après cette date.

Armes : familiales : d’azur au cerf passant d’or percée d’une épée d’argent dont la garde et la poignée sont d’or
attribuées d‟office en 1701 : d’argent à deux barres d’azur

nota : les armes familiales sont parlantes

Sources : Agfl, p. 153 ; Boulaud, La châtellenie de Saint-Etienne de Fursac, p. 11 ; Descoutures, p. 432 ; Lecler, HV., p. 739 ; Nadaud, IV, p.
215 ; Verdier, p. 19 et 29

TRANSCHAMPS
En 1699 Léonard Transchamps, « bailli de Dun-le-Palestel (Cr.) », présenta ses armoiries à
l‟enregistrement.

Armes : gironné d’or et d’azur

nota : en fait dans l‟Armorial général cet écu est ainsi blasonné : parti, coupé, taillé et tranché d’or et d’azur. Le tranché serait ainsi un
élément parlant

689
Source : Hugon, p. 27

TRAPES
Raoul de Trapes fut sénéchal du Limousin en 1260, puis de 1266 à 1269. Son sceau utilisé dans un acte
de 1260 porte ses armoiries.

Armes : de… losangé de… et de… à une bande de… brochant, accompagnée à dextre d’une fleur de lis de…

Source : Bosredon, Sigil., HV., p. 123-124

TRAVERSIER
Vers 1657 N… Traversier était avocat à Limoges quand l‟émailleur Philippe Poncet peignit ses
armoiries.

Armes : d’argent au cœur traversé par une flèche de gueules, accosté par deux nuages d’azur, accompagné en
chef de trois étoiles de gueules et en pointe de deux rameaux de sinople

nota : cet écu, particularité rare, contient quatre figures parlantes : la flèche qui traverse, les nuages qui font l‟averse, les étoiles qui sont trois
(cf. Tra-) et les rameaux qui sont verts (cf. –vers-)

Source : Poncet, p. 145

TRECH ou TREICH
Du XVIIe au XXe siècle il a existé dans les environs de Meymac (Cor.) de nombreux Treich ou Trech.
En 1701 Jean-Baptiste Trech, trésorier de la cathédrale de Tulle et N… Trech de La Farge, bourgeois de
Meymac, firent enregistrer les mêmes armoiries. Vers la même époque un sieur Trech vivant à Meymac épousait
Marianne Salagnac. En 1760 Pierre Lachaud se mariait avec Marie Treich des Farges (commune de Meymac,
Cor.).

Armes enregistrées en 1701 : d’azur trois trèfles d’or

nota : les trèfles sont parlants par jeu de mots avec le nom

Sources : Agfl, p. 217 ; Champeval, I, p. 355, 363 et 529

TREILHARD
En 1580 Dominique Treilhard était consul de Brive comme le sera un autre Treilhard en 1628. Jean
Treilhard fut avocat à Brive de 1673 à 1701. Son arrière petit-fils Jean-Baptiste né en 1742 était lui aussi avocat
mais au parlement de Paris en 1761. En 1789 il sera élu député du Tiers-Etat aux Etats-Généraux. On le trouve
ensuite député à la Convention puis au Conseil des Cinq-cents. Conseiller d‟Etat en l‟an X il fut l‟un des
principaux inspirateurs du code civil et du code pénal. Napoléon le fit comte de l‟Empire en 1808. Mort en 1810
on l‟inhuma au Panthéon. Son fils devint le premier préfet de la Seine. Son dernier descendant a été le vicomte
Jules Treilhard qui était diplomate en 1908.

Armes : avant 1789 : d’azur à deux chevrons d’argent accompagnés en chef de deux étoiles de…et en pointe
d’un cep de vigne en forme de treille issant

nota : le cep ou treille est parlant

690
en 1808 : d’azur à trois palmes d’or posées deux et une ; au franc-quartier brochant des comtes conseillers
d‟Etat qui est un échiqueté d’or et d’azur

Sources : Bosredon, II, Sigil. du Bas-Lim., p. 505 ; Champeval, II, p. 472-475 ; Jougla, VI, p. 848 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire,
p. 484 ; Révérend, APE, IV, p. 324-325 ; Tulard, II, p. 870

TRENCHANT
Mathieu Trenchant l‟aîné qui vivait à Solignac (HV.) entre 1630 et 1640 fit peindre ses armoiries par
l‟émailleur Philippe Poncet.

Armes : d’azur au dextrochère vêtu d’or tenant en pal une épée d’argent, la garde et la poignée d’or accosté des
lettres initiales M et T du même et en chef de deux étoiles d’or

nota : l’épée, arme tranchante, est ici une figure parlante

Source : Poncet, p. 145

TRIBOUDET DE MAINBRAY
Cette famille du Berry et du Nivernais fut anoblie par la fonction de maire de Bourges en 1755 et fut
maintenue noble à ce titre en 1759. Un membre de cette famille comparut à l‟assemblée de la noblesse de
l‟élection de Bourges en 1789. Au XIXe siècle un Tribouday eut une alliance dans la famille limousine des Bony
de Lavergne. Ils avait un descendant en 2002, semble-t-il.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de trois macles du même

Représentation : sur le vitrail (XIXe siècle) du chevet de l‟église de Bujaleuf (HV.) un écu accolé à celui des Bony de Lavergne

Support : un lion couché

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 19 ; Jougla, VI, p. 356 ; Valette, p. 183

TROMPONDON ou TRONPOUDON
Les Trompondon étaient originaires de Saint-Léonad-de-Noblat (HV.) où ils possédaient les fiefs du
Repaire et de Landeix. Ils furent maintenus nobles en 1700 sur preuves de 1547. En 1701 Pierre Trompondon,
conseiller du roi, maire perpétuel de la ville de Bourganeuf, et Pierre Trompondon de La Chaume (cne de
Bourganeuf (Cr.), firent enregistrer les armoiries familiales. Leur descendance avait disparu bien avant 1789.

Armes : d’or à la bande d’azur

Sources : Hugon, p. 71 et 73 ; Jougla, VI, p. 361 ; Nadaud, IV, p. 216

DU TRONCHAY DE VAYRES ou DU TRONCHET


Originaire de l‟Ile-de-France et anoblie par une charge judiciaire au début du XVII e siècle, une branche
de cette famille fut créée marquis de Vayres par lettre patente en 1689. Renée du Tronchay, fille de Louis du
Tronchay de Vayres, épousa en 1698 François du Pouget, seigneur de Nadaillac (Lot) et de La Villeneuve (cne
de Vallières, Cr.). En 1701 il lui fut attribué d‟office des armoiries parlantes par le bureau d‟enregistrement de
Guéret.

691
Armes : familiales : d’azur à l’aigle d’or, au soleil du même posé au canton dextre du chef
attribuées d‟office en 1701 : d’azur au tronc d’arbre d’argent couché en fasce

Sources : Hugon, p. 44 ; Jougla, VI, p. 362

Les Troutier étaient des marchands de Limoges dans la première moitié du XVIIe siècle. Tel N…
Troutier, qui était bayle des marchands de Limoges en 1644. Tous avaient tous un cheval (parlant) comme
meuble principal de leurs armoiries.

Armes de : N… Troutier (1602) : de… au cheval de… passant sur une terrasse de…
N… Troutier, bayle des marchands (1644) : d’azur au cheval gai passant d’argent
Jean Troutier (vers 1644) : d’azur au cheval sellé et bridé passant sur une plaine, le tout d’or

Sources : Arm. Lim., n° 526 ; Poncet, p. 145-146

TUILLIER
En 1701, N… Tuillier le jeune, marchand et lieutenant de bourgeoisie à Limoges, reçut d‟office un écu
de type mécanique.

Armes : d’argent à une barre de sable

Source : Agfl, p. 146

DE TULLES
Une branche de cette famille limousine fut anoblie en 1815 et s‟est éteinte avant la fin du XIXe siècle.
Selon Jougla elle aurait eu une origine commune avec la famille de Tulle de Villefranche, originaire du Comtat-
Venaissin et noble depuis 1382 dont subsiste en 2008 une branche cadette passée en Bourgogne au XVIIIe siècle.
Ce point de vue a été contesté par Champeval de Vyers. Néanmoins l‟analogie des armoiries est troublante.

Armes de : Tulles (Bas-Limousin) : d’argent au pal de gueules chargé de trois abeilles d’or
Tulle (Comtat-Venaissin) : d’argent au pal de gueules chargé de trois papillons d’argent miraillés d’azur

Sources : Champeval, I, p.374-375 ; DVN, p. 272 ; Jougla, VI, p. 368

DE TURENNE
La vicomté de Turenne, située au sud de Brive, fut la possession de cinq familles successives entre le
IXe et le XVIIIe siècle : celle de Turenne au IXe et au Xe siècle, celle de Comborn qui s‟éteignit en 1304, celle de
Comminges de 1304 à 1350, celle de Rogier de Beaufort de 1350 à 1444 et enfin celle de La Tour de 1444 à
1750. La première lignée est antérieure à l‟apparition de l‟héraldique. La seconde, qui commença vers 1040 avec
Archambault de Comborn, porta vraisemblablement d‟abord les armes des Comborn. C‟est peut-être Raymond
de Comborn, vicomte de Turenne, mort croisé au siège de Saint-Jean d‟Acre en 1191, qui prit des armoiries
totalement différentes de celles des Comborn et qui restèrent celles de toutes les familles se réclamant à un titre
ou à un autre de la vicomté de Turenne jusqu‟à nos jours. On notera que Raymond IV, vicomte de Turenne qui
vivait en 1211 ou 1214 avait un sceau équestre avec bannière et bouclier armoriés où l‟on voit un coticé. La
troisième race commença en 1304 à la mort de Raymond VII de Comborn, dont la fille unique Marie porta la
vicomté de Turenne en dot à son époux Bernard IX de Comminges. Au décès de son épouse en 1311 celui-ci se

692
remaria avec Mathé de L‟Isle-Jourdain d‟où un fils Jean mort sans descendance et une fille Cécile qui, après
avoir épousé Jacques d‟Aragon, vendit la vicomté à Guillaume Rogier de Beaufort en 1350. La quatrième lignée,
issue donc de Guillaume Rogier de Beaufort mort en 1394, se poursuivit jusqu‟à Pierre Rogier de Beaufort mort
en 1444. La fille de ce dernier épousa Agne de La Tour d‟Auvergne. Cette cinquième race, qui conserva la
vicomté de Turenne jusqu‟en 1738 date à laquelle Charles-Godefroy de La Tour d‟Auvergne la vendit au roi de
France pour éponger ses dettes de jeu. Cette dernière famille écartelait La Tour d‟Auvergne et Turenne.

Armes : Comborn-Turenne (XIIIe siècle) : coticé d’or et de gueules de douze pièces


Comminges-Turenne : (XIVe siècle) : parti : au 1, de gueules à la croix pattée d’argent (Comminges) ; au 2,
coticé d’or et de gueules de douze pièces (Turenne)
La Tour d‟Auvergne-Turenne (XVe –XVIIIe siècle) : écartelé : aux 1 et 4, d’azur semé de fleurs de lis d’or à
la tour maçonnée de sable brochant sur le tout (La Tour-d‟Auvergne) ; aux 2 et 3, coticé d’or et de gueules de
douze pièces (Turenne)

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., I, p. 29 ; Jougla, VI, p. 330-331 et 369-370 ; Nadaud, IV, p. 190-205 et 217-253 ; Verdier, p. 137-
141

DE TURENNE D’AYNAC et D’AUBEPEYRE


Cette famille est une branche naturelle des Rogier de Beaufort, vicomtes de Turenne de 1394 à 1444.
Elle serait issue de Hector de Turenne dit le Bâtard de Turenne, né vers la fin du XIVe siècle et mort en 1457 à
qui son père, Raymond, comte de Beaufort, donna par testament en 1399 les seigneuries d‟Aynac, Saint-Hilaire,
Ussac et Durfort-Soursac (Cor.). Le fils aîné d‟Hector de Turenne, Pierre, fut l‟auteur de la branche actuelle des
Turenne d‟Aubepeyre qui fut maintenue noble en 1666 et 1707. Elle a compté un comte de l‟Empire en 1811 et
deux pairs de France créés par lettres patentes de 1815 et de 1831. En 2008 elle avait une quarantaine de
descendants.

Armes : familiales : bandé de gueules et d’or de dix pièces


de Henry marquis de Turenne, marquis d‟Aynac et comte de l‟Empire en 1811 : bandé de gueules et d’or de
dix pièces ; au franc-quartier brochant des comtes militaires qui est d’azur à l’épée haute en pal d’argent

Sources : DVN, p. 272 ; Jougla, VI, p. 369-370 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 485 ; Valette, p. 184

DE TURENNE, HENRI DE LA TOUR, MARÉCHAL DE TRANCE


Nous donnons ci-dessous les armes d‟Henri de La Tour d‟Auvergne, fils d‟Henri de La Tour, vicomte
de Turenne, duc de Bouillon, prince souverain de Sedan et d‟Elisabeth de Nassau, Né en 1611, maréchal de
camp en 1634, maréchal de France en 1643, gouverneur du Limousin en 1653, Henri de Turenne épousa la
même année Charlotte de Caumont. Maréchal-général en 1660, colonel-général de la cavalerie légère, il fut tué
d‟un boulet de canon à Salzbach (Allemagne) en 1675. De 1659 à 1673 il utilisa un sceau armorié blasonné ci-
dessous.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur semé de fleurs de lis d’or à la tour d’argent brochant sur le tout (La Tour
d‟Auvergne) ; au 2, d’or à trois tourteaux de gueules (Boulogne) ; au 3, coticé d’or et de gueules de douze
pièces (Turenne) ; sur le tout parti d’or au gonfanon de gueules frangé de sinople (Auvergne) et de gueules à la
fasce d’argent (Bouillon).

Source: Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., p. 52

693
TURGOT
La famille Turgot est connue depuis Jean Turgot, seigneur des Tourailles en Normandie qui fut maintenu
noble en 1473. C‟est à sa descendance qu‟appartenait Robert-Jacques Turgot, seigneur de l‟Aulne, maître des
requêtes, qui fut intendant de la généralité de Limoges de 1761 à 1774 puis contrôleur général des finances de
1774 à 1776. Lors des treize années qu‟il passa à Limoges il mena une série d‟actions marquantes telles que la
reconstruction de nombreuses routes, l‟allègement de la fiscalité, le remplacement de la corvée royale par une
taxe, l‟organisation de bureaux et d‟ateliers de charité. Le souvenir qu‟il a laissé en fait un Limousin d‟adoption.
Il mourut sans alliance en 1781. L‟un de ses frères eut une descendance jusqu‟à la fin du XIX e siècle.

Armes : d’hermine fretté de gueules de dix pièces

Source : Jougla, VI, p. 370

TURPIN DE JOUHÉ
Cette famille était répandue dans l‟Angoumois, le Poitou et la Saintonge. Elle possédait, probablement
dès le XVe siècle la seigneurie de Busserolles (cne de Bussière-Poitevine, HV.). En 1497 Louis Turpin épousa
Marguerite d‟Alonne. Leur descendant Gaspard Turpin, seigneur de Bussière-Poitevine, fut maintenu noble en
1666 et 1700 sur preuves de 1414. Sa postérité s‟est éteinte vers 1900. On notera qu‟en 1987 un certain Noêl
Boyer demanda d‟ajouter à son nom celui de sa trisaïeule issue des Turpin de Jouhé.

Armes : d’azur à trois besants d’or

Sources : Descoutures, p. 85-86 ; DFN, p. 80 ; Jougla, VI, p. 372 ; Nadaud, IV, p. 608

TURPIN DE LA CROIX
Les Turpin de La Croix étaient originaires de l‟Anjou. Ils furent anoblis en 1590. En 1649 Jeanne-Marie
Turpin de Crissé (ou de La Croix) épousa Jean Tiercelin de Rancé, seigneur de La Chapelle-Baloue (Cr.). Elle
lui donna un fils prénommé Jean-Louis, né en 1658, qui deviendra colonel de cavalerie et sera tué en 1692 au
siège de Namur. Celui-ci fut le père d‟une fille, Marie-Louise (vers 1681-1752), qui épousa en 1697 Louis de
Foudras, comte de Châteautiers, dont la petite-fille, Louise-Henriette de Lusignan se mariera en 1749 avec
Lancelot Turpin de Crissé, un petit-neveu de Jeanne-Marie Turpin de Crissé. Leur fils Henri Turpin sera colonel
de hussards en 1789 et denier seigneur de La Chapelle-Baloue.

Armes : losangé d’argent et d’azur ; au chef d’or chargé d’un lion issant de gueules

Sources : Hugon, p. 18 ; Jougla, VI, p. 371 ; Mssnac, XLVI, p. 57-72, 2777-289 ; Rietstap, II, p. 951

694
U

D’ULMET ou DULMET ou ULMET


Cette famille du Bas-Limousin a compté plusieurs branches dont une qui fut anoblie en 1641 et 1644 et
maintenue en 1739. Elle avait peut-être un lien avec Me Jean L‟Olmet ou Dulmet, juge de Collonges et de
Lostanges (Cor.) qui était mort avant 1585. Jean Dulmet, baron de Blanat (Lot) qui vivait à Collonges (Cor.)
comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle en mars 1789. C‟est probablement lui qui
signa en juillet 1789 de nouveaux pouvoirs aux députés de la noblesse. A la même époque un Ulmet de La Serre
servait dans les chevau-légers. Cette branche noble s‟éteignit au siècle suivant. Une branche roturière existait,
selon Champeval, à Brive au XVIIIe ou au XIXe siècle. En 1870 M. Ulmet, né en 1796, était curé-doyen de
Bénévent-L‟Abbaye (Cr.).

Armes : de gueules à trois lions d’argent deux et un

Sources : Champeval, I, p. 142 et 360 ; Jougla, VI, p. 375 ; Ordo du diocèse de Limoges, année 1870, p. 112 ; Nadaud, IV, p. 678 et 680 ;

Verdier, p. 109 et 179

D’USSEIL
En 1697 le « marchand regalier », Jacques d‟Usseil qui vivait dans la sénéchaussée de Guéret, faisait
enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent au chevron d’azur surmonté de trois étoiles rangées en chef du même et accompagné en pointe
d’un cœur aussi d’azur enflammé de gueules

Source : Hugon, p. 25

D’USSEL
La famille d‟Ussel, originaire du Bas-Limousin, est noble d‟extraction chevaleresque sur preuves de
1353. Selon Nadaud elle descendrait des vicomtes de Ventadour. Elle a possédé de nombreuses seigneuries dont
celles d‟Ussel (Cor.), de Flayat (Cr.), de Crocq (Cr.), de Châteauvert (cne de Saint-Martial-le-Vieux, Cr.) ou
d‟Eygurande (Cor.). En 1666 Gilbert d‟Ussel fut maintenu noble. Au XVIII e siècle la famille compta cinq
chevaliers de l‟ordre de Malte dont un commandeur, François d‟Ussel de Châteauvert. En 1789 le marquis
d‟Ussel et le vicomte d‟Ussel comparurent à l‟assemblée de la noblesse de Tulle. Un membre de cette famille,
Jean-Yacinthe, page de la Petite Ecurie en 1766, fut fait baron de l‟Empire en 1808 (descendance éteinte). Une
autre branche, celle des d‟Ussel d‟Anglars, prit au XIVe siècle les armes des Anglars et s‟éteignit à la fin du XIXe
siècle. Les d‟Ussel, dont certains vivent toujours dans la Corrèze, sont près d‟une centaine en 2010.

Armes : branche aînée : d’azur à l’huis ou porte d’or la serrure et les bris d’huis de sable accompagnée de trois
étoiles d’or deux en chef et une en pointe

695
branche d‟Ussel d‟Anglars : de sable au lion d’argent lampassé, armé et couronné de gueules, accompagné
de trois étoiles d’argent posées deux en chef et une en pointe

nota : l’huis est parlant par jeu de mots

Représentation : sur la porte d‟entrée et sur un vitrail du château du Bost (cne de Magnat-L‟Etrange, Cr.)

Supports : deux lions

Devise : « Huis scelle mon droit »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux…, p. 37 ; DVN, p. 273 ; Jougla, VI, p. 379 ; Lecler, Cr., p. 270 ; Nadaud, IV, p. 608-619 ; Valette,
p. 184 ; Verdier, p. 165

696
V

VACHERIE
En 1701 N… Vacherie était juge châtelain du Dorat en 1701 quand il reçut d‟office des armoiries
parlantes.

Armes : de sable à une vache d’argent

Source : Agfl, p. 193

VACHIER
François Vachier, juge châtelain de Lépaud (Cr.), reçut d‟office en 1701 des armories parlantes.

Armes : d’azur à une vache d’argent clarinée de gueules

Source : Hugon, p. 63

VAILLANT DE LA RIVIÈRE
Germain Vaillant, écuyer et seigneur de La Rivière-Rivière (cne de Rilhac-Lastours, HV.) fut trouvé
gentilhomme en 1598. Sa petite-fille, Madeleine Vaillant de La Rivière, épousa en 1634 Jean-François
Bourgeois, seigneur de La Joffrenie (cne de Bussière-Poitevine, HV.). Vers 1650 elle fit peindre ses armoiries
familiales. Famille éteinte en 1657.

Armes : d’or à trois fasces d’azur

Sources : Nadaud, IV, p. 26 et 241 ; Poncet, p. 100

DU VAL
Jacques du Val était bailli de Crocq (Cr.) quand il reçut d‟office en 1701 des armoiries.

Armes : de gueules à un vol d’aigle d’hermine

nota : armes parlantes par jeu de mots entre Val et vol

Source : Hugon, p. 60

697
VALEN
En 1643 Jean Valen était procureur au tribunal de la vicomté de Turenne et seigneur de Vaures (cne de
Lignerac, Cor.). En 1763 son descendant Antoine Valen, seigneur de La Joffrie (cne de Turenne, Cor.), sera
lieutenant civil et criminel en la prévôté royale de Turenne. En 1860 cette famille vendit son château de La
Vigerie (cne de Turenne).

Armes : de… à un lion de… ; au chef de… chargé de trois étoiles de…

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., p. 471 ; Champeval, II, p. 477

VALIÈRE DE SIVERGNAT et VALIÈRE-VIALEIX


Les Valière sont l‟une des plus anciennes familles bourgeoises de Saint-Léonard-de-Noblat (HV.). A la
fin du XVIIe siècle on comptait deux branches descendant de Léonard Valière, marchand à Saint-Léonard et de
sa femme Claude Nicard épousée en 1620. Pierre Valière, bourgeois et marchand de Saint-Léonard se maria
avec Léonarde Lalanne en 1673. Leur fils Pierre Valière (1691-1763) fut seigneur de Sivergnat (cne de Saint-
Léonard, HV.) et de Romefort (cne de Neuvic-Entier, HV.) et auteur d‟une branche éteinte à la fin du XX e siècle.
Leur autre fils Jacques (1695-1765) posséda la seigneurie de Vialeix (cne de Sauviat, HV.) et auteur d‟une
branche qui a une nombreuse descendance en 2010.

Armes : d’argent à deux fasces ondées de sinople

Source : Généal. lim. et March., I, p. 226-242

VALLADE
N… Vallade vivant à Limoges en 1600 portait les armoiries ci-dessous.

Armes : de… à une fontaine de… jaillissante de… accompagnée de trois épis de blé de… deux et un ; au chef
de… chargé d’un croissant de… entre deux coquilles de…

Source : Arm. Lim. , n° 403

VALLADON
Mr Valladon (de Limoges ?) vivait en 1641.

Armes : parti : au 1, coupé d’azur à la croix alaisée d’argent surmontant deux trèfles d’or et d’azur aux lettres
M et A entrelacées d’or ; au 2, d’azur à l’ange ailé vêtu d’argent portant un rameau de sinople, des rayons d’or
issant du chef

Source : Poncet, p. 146

VALLENET
Les Vallenet étaient une ancienne famille bourgeoise d‟Aubusson. En 1506 Bernard Valenet et son frère
Jean, tous les deux marchands à Aubusson, possédaient des droits féodaux dans la châtellenie de Felletin (Cr.).
Michel Vallenet fut consul d‟Aubusson en 1521. En 1577 Australe Vallenet, capitaine du château d‟Aubusson,
possédait la seigneurie d‟Orseille (cne du Moutiers-Rozeille, Cr.). Son fils, Jean Vallenet, fut député du Tiers-

698
Etat pour la Haute-Marche aux Etats-Généraux de 1614. Il est probable que Michel Vallonet, curé de Fran sèches
(Cr.), qui fit enregistrer ses armoiries en 1697, appartenait à cette famille. En 1761 on relève aussi à Auzances
(Cr.) l‟existence d‟un notaire du nom de Jean-François Vallenet.

Armes : d’argent à un œillet de gueules mouvant d’un croissant du même accosté de deux étoiles d’azur

Sources : Hugon, p. 41 ; Tardieu, gdghm, p. 156

DE VALLETTE
En 1758 N… de Valette, lieutenant criminel à Saint-Yrieix-la-Perche (HV.), avait un cachet ovale
armorié.

Armes : parti : au 1, de… à une tour de… ; au 2, de… à une croix fleuronnée de… ; au chef de… chargée de
trois tours de…

Source : Bosredon, HV., p. 174

DE VALON DU BOUCHERON D’AMBRUGEAC


La famille de Valon d‟Ambrugeac était originaire du Quercy mais elle a possédé des terres dans le Bas-
Limousin dont Le Jardin (Cor.) et Ambrugeat (Cor.). Sa filiation noble remonte à 1399 avec Bernard de Valon
qui avait épousé Florence de Neuvic de Champiers. Leur fils Guérin hérita des seigneuries de Champiers et de
Boucheron dont il prit le nom et les armes. Cette famille fut maintenue dans le rôle de la taille en 1598 mais put
apporter en 1666 ses preuves de noblesse remontant à 1399. En 1668 Charles de Valon du Boucheron
d‟Ambrugeac épousa Marie de Chauvigny de Blot qui était veuve à la fin du siècle. Leur descendant Joseph-
Alexandre, chevalier de Malte, comparut à l‟assemblée de la noblesse de Riom en 1789 et le vicomte Valon de
Saint-Hyppolite (Cor.) à celle de Tulle. La famille s‟est éteinte avant 1950.

Armes : familiales : écartelé : aux 1 et 4, contre-écartelé d’or et de gueules (Valon) ; aux 2 et 3, d’or à trois
lions de gueules (Boucheron)
attribuées d‟office à Marie de Chauvigny, veuve de Charles de Valon en 1701 : d’or à un pal d’azur chargé
de trois roses d’argent

Sources : Agfl, p. 224 ; Champeval, I, p. 111 et 321 ; Descoutures, p. 294 ; Jougla, VI, p. 397-398 ; Nadaud, I, p. 30 ; Verdier, p. 81, 101,
165 et 177

DE VANDIÈRE DE VITRAC
Cette famille du Périgord, qui a une cinquantaine de descendants en 2019, est noble d‟extraction depuis
1541. Elle comparut à l‟assemblée de la noblesse de Périgueux en 1789. Une branche releva d‟Abzac après
adoption en 1822. En 1878 Marc-Antoine de Vandière de Vitrac (1845-1916) épousa à Limoges Antoinette
Audubert de La Pinsonie (1850-1936). C‟est probablement à la suite de ce mariage que les deux familles
offrirent vers 1899, chacune un vitrail armorié à leurs armes respectives, à la chapelle, maintenant transformée
en centre culturel, des Jésuites de Limoges.

Armes : d’azur à trois trèfles d’or

Sources : Bonnefond, I, p. 522 ; Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 16 ; DVN, p. 276 ; Internet ; Jougla, VI, p. 490; Valette, p.
185

699
VANTOIS
On ne sait si N… Vantois, « commissaire ordonné par le roi pour la délivrance de Chalucet » (commune
de Boisseuil, HV.) en 1393, avait des attaches avec le Limousin. Il utilisait un sceau armorié.

Armes : de… à un lion de…

Source : Bosredon, Sigil. HV., p. 174

VARACHAUT ou VARRACHAU
Les Varachaut étaient au XVIIe siècle, et peut-être avant, des marchands de Limoges. C‟était aussi la
profession de Mathieu Varrachau dont les armoiries furent peintes en 1644 et de Blaise Varachaut, bourgeois de
Limoges, qui fit enregistrer ses armes en 1697.

Armes de : Mathieu Varrachau (1644) : d’azur à la croix haute fichée sur les lettres A et V entrelacées, le bras
senestre de la croix et l’extrémité du bras dextre réunis au sommet de la tige, le tout d’or
Blaise Varachaut (1697) : d’argent à un chevron de gueules accompagné en chef de deux croissants
d’azur et en pointe d’un arbre de sinople sur une terrasse du même ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

Sources : Agfl, p. 50 ; Poncet, p. 147

VARACHEAU
On ne sait si cette famille avait un lien de parenté avec les Varachaut précédents. Peut-être étaient-ils,
comme ceux-ci, des marchands de Limoges. Vers 1600 Narde Varacheau épousait Pierre Limousin l‟aîné
bourgeois et marchand corroyeur à Limoges. Les armes de ces Varacheau étaient très différentes de celles
Varachaut précédents.

Armes (1602) : de…à un champ labouré de… bordé en chef par une rangée d’arbres de… et parcouru par un
attelage de deux bœufs (ou vaches) de… tirant une charrue de…trainant une herse de… guidée par un chien
ravissant de… colleté de…

nota : cet écu-tableau est parlant par jeu de mots entre le patronyme et vache

Sources : Arm. Lim., n° 434 ; Généal. lim. et march., XIV, p. 344

DE VARAGNE DE BELESTAT ET DE GARDOUCH


Cette famille du Languedoc était noble depuis le milieu du XIV e siècle. Elle a donné plusieurs capitouls
de Toulouse. En 1752 Jean-Sébastien de Varagne de Belestat était chevalier de l‟ordre de Malte, commandeur de
Pontcharaud (Cr.) et receveur général du grand prieuré de Toulouse. En 1789 François de Varagne de Gardouch,
marquis de Belestat, possédait dans le Bas-Limousin les seigneuries de Bar et de Cazillac (cne Saint-Salvadour,
Cor.). Il comparut en mars la même année à l‟assemblée de la noblesse de Tulle. Le dernier représentant de cette
famille mourut en 1863.

Armes : d’or à la croix de sable

Devise : « Deo juvante »

Source : Jougla, VI, p. 403

700
DE VAREILLE
En 1736 Jean François de Vareille était juge civil, criminel et de police de la vicomté de Treignac
(Cor.). Jougla cite une famille Vareilles en Ile-de-France portant les mêmes armes au lambel près.

Armes : burelé d’or et d’azur à un lambel d’argent en chef

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., II, p. 471 ; Jougla, VI, p. 403

VARÉLIAUD
Antoine Varéliaud naquit à Uzerche (Cor.) en 1776 et mourut à Paris en 1840. Il était le neveu de
d‟Alexis Boyer médecin de Napoléon Bonaparte en 1804. Grâce à l‟appui de son oncle il fut nommé en 1805
chirurgien de la Maison de l‟Empereur. Cette fonction lui valut d‟être créé chevalier de l‟Empire en 1810. De
son mariage avec Appoline Bonnet il eut un fils né en 1810 qui fut vice-président du tribunal de Chartres sous la
Monarchie de Juillet et confirmé dans son titre de chevalier par décret impérial de 1863. La fille unique de ce
dernier épousa en 1866 Robert de Montagu.

Armes : d‟Antoine Varéliaud, en 1810 : tiercé en pal : de sinople à trois chevrons d’argent ; de gueules chargé
du signe des chevaliers non légionnaires qui est un anneau d’argent ; et d’or

Sources : Jougla, VI, p. 403 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 487 ; Révérend, APE, IV, p. 350 ; Tulard, II, p. 919

DE VARS
La famille de Vars avait ses racines dans la Saintonge où, au XVI e siècle, elle possédait la seigneurie du
Cluzeau (commune de Saint-Hilaire-des-Coux, Charente-Maritime). En 1666 elle fut maintenue noble sur
preuves de 1554. Une branche s‟était établie dans le Limousin où, en 1551, Miles de Vars, écuyer, était seigneur
de Saint-Jean-Ligoure (HV.). Un peu plus tôt il avait épousé N… de Coignac, dame de Saint-Jean-Ligoure et de
Château-Chervix (HV.). De cette union ne vinrent que des filles. La branche restée saintongeaise semble avoir
disparue avant 1700.

Armes : d’azur à trois cœurs d’argent

Sources : Descoutures, p. 318 ; Jougla, VI, p. 406 ; Nadaud, IV, p. 244 et 620

DE VASSAN
Originaire de la Champagne et du Valois, cette famille avait établi en 1788 sa filiation noble depuis
1382. Mais à cette date, et encore dans la seconde moitié du XVe siècle, les Vassan étaient des marchands. En
1666 leur noblesse n‟avait été prouvée que depuis 1531. Une branche s‟éteignit en 1769. A une autre appartenait
Charles, dit le marquis de Vassan, qui avait épousé en 1716 Anne-Thérèse de Ferrières de Sauveboeuf, marquise
de Sauveboeuf, qui lui apporta en dot la terre de Pierrebuffière (HV.). Leur fille unique se maria en 1743 avec
Victor de Riquetti, marquis de Mirabeau. Ils furent les parents de Gabriel-Honoré de Riquetti, marquis de
Mirabeau, député du Tiers-Etat en 1789 et président de l‟Assemblée législative en 1791 qui mourut la même
année sans postérité. La famille de Vassan s‟éteignit en 1869.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné de deux roses d’argent en chef et d’une coquille du même en pointe

Sources : Jougla, VI, p. 12 et 407 ; Lecler, HV, p. 166 et 559

701
VASSINHAC D’IMÉCOURT ou VASSIGNAT ou VASSIGNAC
La famille noble de Vassinhac doit probablement son nom au petit fief de Vassagnac (cne de Lubersac,
Cor.). Elle a possédé également des terres à Collonges-La-Rouge (Cor.). En 1422 l‟hôtel de Vassinhac à
Voutezac (Cor.) fut vendu. De 1400 à 1677 les Vassinhac de la branche aînée furent gouverneurs de la vicomté
de Turenne et vécurent à Collonges (Cor.). En 1614 Jean de Vassinhac appartenant à une branche cadette, qui
avait suivi le vicomte de Turenne en Champagne, épousa Anne de Vaudin, dame d‟Imécourt (Ardennes) et prit le
titre de comte d‟Imécourt. Au XVIIIe siècle ils furent admis quatre fois aux honneurs de la cour. En 1789 divers
membres de cette famille comparurent aux assemblées de la noblesse de Vitry-le-François, d‟Etain, de Carignan
et de Clermont-en-Argonne. Leur postérité s‟est poursuivie jusqu‟à nos jours.

Armes : d’azur à la bande d’argent cousue de sable

Représentation : sur le mur extérieur de la chapelle des Vassinhac qui est la sacristie l‟église de l‟église Saint-Pierre de Collonges

Sources : Bergues-Lagarde, p. 173 ; Champeval, I, p. 504 ; DVN, p. 277 ; Jougla, VI, p. 410 ; Valette, p. 186 ; Verdier, p. 81

VAUBRUN
N… Vaubrun était fourbisseur à Limoges vers 1679 quand il fit peindre ses armoiries parlantes.

Armes : d’azur au bœuf (ou veau) passant d’or

Source : Poncet, p. 147

DE VAUCHAUSSADE
Cette famille, dont le nom primitif était de Kaer, est originaire de l‟Auvergne selon certains auteurs
mais plus probablement de Lavaud-Chaussade (cne de Le Compas, Cr.) dans la Combraille. En 1552 elle
possédait la seigneurie de Le Compas. En 1581 Claudia, fille de Jean de La Grange seigneur de Brousse (Cr.),
épousa Gilbert de Vauchaussade et lui porta en dot le fief et le château de Brousse (Cr.) qui restera dans la
famille jusqu‟à la fin du XIXe siècle. La famille fut maintenue noble en 1666 sur preuves de 1422. En 1701
Marie de Vauchaussade, Denis de Vauchaussade, seigneur du Chez, et Armand de Vauchaussade, seigneur du
Compas reçurent d‟office le même écu parlant de dérision. En 1789 un membre de cette famille comparut à
l‟assemblée de la noblesse de Riom. En 2010 subsiste la branche des Vauchaussade de Chaumont.

Armes : familiales : d’azur à une étoile d’argent surmontée d’un croissant du même

Représentation : sur une ancienne croix dans le bourg de Le Compas (Cr.)

attribuées d‟office en 1701 : de sinople à un pied de cheval d’or

nota : le pied de cheval avec son sabot évoque une chaussure et est ainsi parlant

Sources : DVN, p. 278 ; Jougla, VI, p. 414 ; Hugon, p. 62 et 63 ; Lecler, Cr., p. 198 ; Tardieu, gdghm, p. 156 ; Valette, p. 186

DE VAUCOURBEIL ou VAUCORBEL
Cette famille était originaire de l‟Ile-de-France. On ne sait dans quelles circonstances Antoine de
Vaucorbeil, né en 1520 à Crépy-en-Valois (Oise) et marchand, s‟établit à Thouron (HV.) où un château du XVIe
siècle porte toujours son nom. Son petit-fils Pierre de Vaucorbeil, sieur de L‟Age (cne de Thouron,) et procureur
d‟office de la châtellenie de Thouron en 1669, se qualifiait (sans justification) d‟écuyer. En 1676 il était

702
lieutenant de robe courte en la sénéchaussée de la Basse-Marche. Son fils Jacques de Vaucorbeil était seigneur
de Puybarreau (cne de Saint-Jouvent, HV.). Joseph Dupeyrat, baron de Thouron, lui fit un procès pour tentative
de meurtre. En 1765 Mathieu de Vaucorbeil (1730-1810), écuyer, seigneur de La Bachellerie (cne de Saint-
Jouvent, HV.) et avocat du roi, était officier au bureau des finances de la généralité de Limoges. En 1789 il
comparut à l‟assemblée de la noblesse du Haut-Limousin. En 2010 la famille comptait près d‟une quarantaine de
descendants. Selon le « Dictionnaire de la vraie noblesse » elle serait de noblesse inachevée.

Armes : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la tour d’argent sur laquelle est posé un corbeau d’or (ou une merlette de
sable) ; aux 2 et 3, d’or au lion de gueules

nota : le corbeau est parlant

Sources : DVN, p. 310 ; Généal. lim. et march., XV, p.337-365 ; Jougla, VI, p. 414 ; Lecler, HV., p. 645 et 788 ; Nadaud, IV, p. 246 ;
Verdier, p. 121

DE VAUCOURBEIL
Cette famille est peut-être une branche demeurée roturière de la famille précédente. En 1701 N… de
Vaucourbeil, bourgeois de Bellac (HV.), reçut d‟office des armoiries de type mécanique.

Armes : de sable à deux fasces d’or

Source : Agfl, p. 151

DE VAULBRUNE
Au XVIIe siècle Mr de Vaulbrune de Limoges, peut-être originaire du village de Vaubrune situé dans
l‟actuelle commune de Marval (HV.), portait un écu parlant.

Armes : d’or semé d’arbres de sinople traversé par un chemin de terre au naturel (brun ?)

Source : Poncet, p. 147

DE VAULONDAIS
N… Vaulondais, « écuyer et sieur de Voyrat » dans l‟élection de Limoges fit enregistrer ses armoiries
en 1697.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux mains les majeurs et les pouces allongés, les
autres pliés et en pointe d’une étoile d’aussi d’or au-dessus d’une rivière d’argent

nota : les deux doigts (dés en parlar local) allongés (-londais) et la rivière qui coule dans un val (-vau) sont deux figures parlantes formant
rébus

Source : Agfl, p. 6

VAURILLON
En 1643 Pierre-Noêl Vaurillon, notaire à Tulle, était seigneur de Lachaud (cne de Sainte-Fortunade,
Cor.) et de Lavergne (cne de Vitrac, Cor.). Son descendant Jean Vaurillon de Lachaud, qui avait épousé
Elisabeth de Plas de Salgues en 1729, fut « anobli en tant que de besoin » en 1749. Famille probablement éteinte
au début du XIXe siècle.

703
Armes : d’argent au lion de sable ; au chef de gueules chargé de trois étoiles d’or

Sources : Champeval, I, p. 376-377 ; Jougla, VI, p. 418

DE VAYRES
Cette famille doit probablement son nom au bourg de Vayres (HV.) qui, avant la Révolution, faisait
partie l‟archiprêtré de Nontron (Dordogne). Au XVIIe siècle elle possédait la seigneurie de La Forest (cne de
Genis, Dordogne). Elle fut maintenue noble en 1667 sur preuves de 1446. Le dernier représentant de cette
famille semble avoir été Joseph de Vayres qui vivait encore en 1787. Les de Vayres ont eu plusieurs alliances
dans le Limousin : La Cropte de Chantérac, Lavaud, Aumaistres, Lestrade notamment. D‟ailleurs Jougla les
localise en Limousin.

Armes : d’argent à un lion de sable armé et lampassé de gueules et une bordure d’azur chargée de neuf besants
d’or
ou de gueules à une aigle d’argent ; au chef du même chargé de trois fleurs de lis d’azur

Sources : Descoutures, p. 88-89 ; Froidefond, I, p. 507 ; Jougla, VI, p. 385 ; Lecler, HV., p. 792 ; Nadaud, IV, p. 246-247

VEDRENNE
Pierre Vedrenne, seigneur de La Besse (cne de Mansac, Cor.) vivait en 1660. En 1702 Pierre Vedrenne,
seigneur de Las Gorsas, demeurait à La Brousse (cne d‟Yssardon, Cor.). Il était peut-être le frère de Jean de
Vedrenne, curé d‟Eyrein, qui reçut d‟office en 1701 des armes allusives de son sacedoce. En 1758 Léonard
Vedrenne était avocat et consul de Brive. La famille existait encore au milieu du XIXe siècle.

Armes : attribuées d‟office en 1701 : d’argent à une bande de sable chargée de trois croisettes d’or

Sources : Agfl, p. 214 ; Champeval, I, p. 477-478

DE VÉDRINE ou DE VÉDRIN
Les Védrine ou Védrin avaient leurs racines dans le Bourbonnais. Au XVIIe siècle ils étaient seigneurs
du Champset (cne de Saint-Georges-Nigremont, Cr.) et de la Villette. Léonard de Védrine, écuyer et garde du
corps du roi, fit enregistrer ses armoiries à Guéret en 1697. La famille semble s‟éteindre au début du XVIIIe
siècle.

Armes : d’azur à trois macles d’argent posées en fasce

Sources : Hugon, p. 37 ; Jougla, VI, p. 424 ; Tardieu, gdghm, p. 156

DE VEILHAN ou DE VEILHANES
La famille de Veilhan ou de Veilhanes était originaire de l‟Auvergne. Au début du XVI e siècle une
branche s‟installa dans le Bas-Limousin où elle possédait la seigneurie de Pennacors (cne de Neuvic, Cor.). Les
de Veilhan furent maintenus nobles en 1666 sur preuves de 1519. Cependant on note qu‟un membre de cette
famille, seigneur de Saint-Martial (Cor.), est cité dans le rôle d‟armes de la noblesse du Bas-Limousin en 1470.
Un branche subsistait dans le Bourbonnais en 1789 qui s‟est éteinte, semble-t-il, au XIXe siècle.

Armes : d’argent à trois croissants d’or

704
Sources : Jougla, VI, p. 424 ; Nadaud, IV, p. 247 ; Verdier, p. 31

VENASSIER ou DE VENASSIER
Cette famille était probablement originaire du village de Venassier (cne de Folles, HV.). Si l‟on en croit
Nadaud et Boulaud elle aurait été noble au XVIIe siècle. En 1629 François de Venassier, écuyer, était seigneur de
Beauvais dans la paroisse de Paulhac (cne de Saint-Etienne-de-Fursac, Cr.). En 1760 et 1774 Jean-Baptiste de
Venassier était avocat au présidial de la Marche à Guéret. En 1836 Pierre de Venassier était docteur en médecine
et maire de Saint-Etienne-de-Fursac. Son fils, mort en 1874, fut également maire de cette localité et résidait à
Paulhac.

Armes : d’azur à une tête de cerf d’argent ramée de sable, à deux étoiles d’or en chef

nota : la tête de cerf qui évoque la vénerie est parlante

Sources : Boulaud, La châtellenie de Saint-Etienne de Fursac…, p. 83-84 ; Nadaud, IV, p. 247

DE VENTADOUR
La vicomté de Ventadour (Cor.) qui couvrait le nord-est de l‟actuel département de la Corrèze avait été
détachée au XIe siècle de la vaste vicomté de Comborn. On compte trois races successives de seigneurs de
Ventadour (cne de Monstier-Ventadour, Cor.). La première, celle des vicomtes de Ventadour, commence avec
Ebles de Comborn (+ 1096) et s‟achève avec Louis de Ventadour (+ 1500) qui laissa une fille unique Blanche,
épouse en 1492 de Louis de Lévis. Ce mariage est à l‟origine de la lignée des Ventadour-Lévis qui commence
avec Gilbert de Lévis-Ventadour, compagnon d‟armes de François Ier, qui obtint d‟ériger Ventadour en duché en
1518. Il prit, selon le testament de son grand-père maternel, le nom et les armes des Ventadour. Mais en 1622
son descendant Anne de Lévis, duc de Ventadour et pair de France, portait un écartelé avec sur le tout l‟écu des
Ventadour. Son descendant Louis-Charles de Lévis mourut en 1717 laissant une fille unique Anne-Geneviève,
épouse en secondes noces en 1694 d‟Hercule de Rohan, duc de Rohan-Rohan. Leur fils François-Jules né en
1697 est à l‟origine de la troisième race des Ventadour, duc de Rohan-Rohan, qui s‟éteignit à la mort en 1787 de
Charles de Rohan-Rohan qui n‟eut pas de postérité de ses trois mariages.

Armes : familiales : échiqueté d’or et de gueules


d‟Anne de Lévis, duc de Ventadour, en 1622 : écartelé : au 1, bandé d’or et de gueules de six pièces
(Thoiré-Villars) ; au 2, d’or à trois chevrons de sable (Lévis) ; au 3, de gueules à trois étoiles d’or, deux et
une (Anduze) ; au 4, d’argent au lion de gueules (Layre) ; sur le tout échiqueté d’or et de gueules (Ventadour)

Sources : Jougla, VI, p. 428 ; Nadaud, IV, p. 247-267

DE VENTENAT
En 1699 Moïse de Ventenat était juge de Montégut (peut-être Montaigut-le-Blanc, Cr.) quand il fit
enregistrer ses armoiries. On ne sait si Philippe de Ventenat, bourgeois et marchand de Saint-Léonard (HV.),
originaire de Saint-Martin-Château (Cr.), qui avait épousé en 1708 Marie de Labiche, était de cette famille.

Armes : d’or au lion de gueules

Sources : Généal. lim. et march., XVI, p. 149 ; Hugon, p. 38

705
VENTENAT
Existe-t-il eu un lien avec cette famille et la précédente ? Nous ne saurions le dire. En tout cas leurs
armoiries sont très différentes. Notons que du XVe siècle à 1793 un château s‟élevait au lieu-dit Ventenat dans la
commune de Châteauponsac (HV.). Sous le premier Empire Alexis-Mathieu Ventenat fut maire de
Châteauponsac. Il est possible que le Ventenat qui fit peindre ses armoiries par l‟émailleur Philippe Poncet de
Limoges en 1658 ait été un ancêtre du précédent.

Armes : d’azur au rocher d’argent mouvant de la pointe dextre de l’écu d’où sortent des flammes de gueules et
une tête d’argent soufflant le vent d’une nuée du même mouvant de l’angle senestre de l’écu

nota : la tête soufflant un vent est parlante

Sources : Lecler, HV., p. 193 et 197 ; Poncet, p. 147

DU VERDIER et DU VERDIER DE GENOUILLAC


Ces familles sont originaires du Bas-Limousin et plus précisément du village du Verdier (cne
d‟Allassac, Cor.). Jean du Verdier, trésorier général de France à Limoges de 1586 à 1595, fut anobli par cette
charge. François du Verdier, sieur des Courades, fut maintenu noble en 1666. Cette branche s‟est perpétuée
jusqu‟à nos jours. Issu d‟une autre Pierre du Verdier avait acquis en 1704 un office anoblissant de conseiller
secrétaire du roi au parlement de Bordeaux. Il mourut en charge en 1713. Son fils Charles du Verdier de
Genouillac devra acquérir contre 25 000 livres une nouvelle charge de conseiller secrétaire du roi pour satisfaire
aux exigences d‟une décision royale de 1717. Il put accéder à la noblesse et est à l‟origine de la branche des du
Verdier de Genouillac largement représentée en 2009. En 1789 N… du Verdier, seigneur de Martignac,
comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle.

Armes : familiales contemporaines : d’or à l’arbre de sinople ; au chef d’azur chargé d’un croissant d’argent
de Mariens du Verdier, abbé de Saint-Martial de Limoges (vers 1650) : d’argent à une branche de laurier de
sinople soutenue d’un croissant de gueules
de François du Verdier (1666) : d’or à un croissant de gueules d’où sort un laurier de sinople
de N… du Verdier (vers 1670) : d’argent à trois branches de laurier de sinople soutenues d’un croissant de
gueules
attribuées d‟office à N… marquise du Verdier (1701) : d’azur à trois fasces d’argent

nota : toutes les armes des du Verdier (sauf celle attribuée en 1701) sont parlantes par le sinople (vert)

Cimier : un croissant d‟argent surmonté d‟un faucheur au naturel

Sources : Agfl, p. 157 ; Champeval, II, p. 478-483 ; Descoutures, p. 98 et 429 ; DVN, p. 279 ; Jougla, VI, p. 430 ; Nadaud, IV, p. 267 ;
Poncet, p. 147-148 ; Valette, p. 186 ; Verdier, p. 129

DE VERDILHAC
La famille de Verdilhac est originaire de Bellac (HV.). Elle a possédé au XVIII e siècle plusieurs
seigneuries dans la Basse-Marche telles que Savignac (cne de Berneuil, HV.), Verdilhac (cne de Nouic, HV.), La
Lande et Lamothe (cne de Mortemart, HV.) et dans le Haut-Limousin, notamment La Vergne (cne de Saint-
Junien (HV.) et Le Loubier (cne de Saint-Victurnien, HV.). Elle fut anoblie en 1826 et a encore quelques
descendants en 2010.

Armes : d’argent au chevron de gueules accompagné de trois colombes d’azur (ou trois verdiers de sinople), (ou
trois merlettes de sable)

706
nota : les verdiers de sinople sont ici parlants

ou selon Fougeyrollas citant Poplimont : de gueules à un vol d’argent

Sources : Fougeyrollas, p. 685 ; Généal. lim. et march., XIV, p. 117 ; XVI, p. 127 ; Jougla, VI, p. 431 ; Lecler, HV, p. 519 et 749; Poplimont,
La France héraldique, tome 8 ; Valette, p. 186

VERDILLAT
Malgré la différence d‟orthographe il est probable que cette famille est la même que la précédente. En
faisait partie à la fin du XVII e siècle Joseph de Verdillat, bourgeois de Mortemart (HV.). Semblables celles des
Verdilhac, ses armoiries étaient également parlantes (mais à rébus).

Armes : de gueules à un chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles du même et en pointe d’un verdier
d’argent pris dans un lacs du même

nota : le lacs est pris ici dans le sens de nœud coulant pour capturer les oiseaux

Source : Fougeyrollas, 3, p. 685

DE VERDUN DE LA CRENNE
Pierre de Verdun de La Crenne fut le dernier abbé commendataire de l‟abbaye d‟Aubepierre (cne de
Méasnes, Cr.) de 1772 à 1791. Il était issu d‟une famille de Normandie maintenue noble en 1599, 1624 et 1666
sur preuves de 1478. Elle est représentée en 2010 par une nombreuse descendance.

Armes : d’or fretté de sable

Sources : DVN, p. 279 ; Jougla, VI, p. 431 ; Lecler, Cr., p. 6 ; Ta rdieu, gdghm, p. 36 ; Vallette, p. 186

VERGES
Au commencement de l‟année 1603 la famille Verges de Limoges se faisait faire un écu parlant par
l‟auteur de l‟Armorial de Limoges.

Armes : de… à une colombe de… portant dans son bec un rameau (ou verge) de…

nota : la verge, du latin virga, est une petite branche mince feuillée ou non. Il est vraisemblable qu‟elle était de sinople sur l‟écu de la famille
Verges

Source : Arm. Lim., n° 539

DU VERGIER
Vers 1640 pour l‟enterrement de Pierre du Vergier sa famille fit peindre sur des pannnoceaux des
armoiries « prinses d‟un surciel de tapisserie ». Les mêmes furent reproduites à l‟occasion des obsèques de sa
veuve, dame Albin.

Armes : d’argent à un arbre de sinople et deux mains de carnation vêtues de sinople (ou de sable) tenant un
cœur de gueules brochant sur le tronc de l’arbre

nota : l’arbre de sinople (vert) est parlant

707
Source : Poncet, p. 148

DU VERGIER
Vers 1655 un autre du Vergier ou Duvergier, « commandant dans le château d‟Aixe (-sur-Vienne) »,
portait des armoiries différentes de celles du du Vergier précédent.

Armes : d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de trois étoiles du même et en pointe d’un croissant
d’argent

Source : Poncet, p. 148

DE VERGNAS
Vers 1650 Louy de Vergnas, vivant à Limoges où à proximité de cette ville, portait un écu parlant.

Armes : d’azur à la lettre L surmontée d’une étoile de… accostée de deux branches de sinople

nota : il est probable que les branches vertes sont des branches de vergne ou aulne et sont doublement parlantes

Source : Poncet, p. 148

DE VERGNAS
Nous ne pouvons dire si ce Léonard de Vergnas, « l‟un des deux cents chevau-légers de la garde du
roi », qui fit enregistrer ses armoiries à Limoges en 1697 en se déclarant écuyer, avait un lien avec la famille
précédente. Nous ne savons rien de sa propre famille.

Armes : d’argent à une fasce de gueules

Sources : Agfl, p. 45 ; Jougla, VI, p. 433

VÉRINAUD
Les Vérinaud étaient seigneurs de Champagnac (cne de Bussière-Poitevine, HV.) et du Mosnard (cne
d‟Adriers, Vienne) au XVIIe siècle. Cette famille est connue depuis Perrin Vérinaud, damoiseau, qui vivait au
début du XVe siècle. Elle fut maintenue noble en 1669 sur preuves de 1424. Elle comptait alors deux branches :
celle de Champagnac et celle du Mosnard. Elle disparut probablement au commencement du XVIIIe siècle car en
1732 la seigneurie de Champagnac était passée dans la famille de Londeix.

Armes : branche de Champagne : de sable à trois croissants d’argent


branche du Mosnard : de sable à trois croissants d’argent à la bordure de gueules

Sources : Descoutures, p. 87-88 ; Jougla, VI, p. 435 ; Lecler, p. 137 ; Nadaud, IV, p. 268-269 ; Verdier, p. 63

DE VÉRINES
Cette famille a essaimé dans le Berry, dans le Poitou et dans la Marche. En 1544 Jacques de Vérines
épousait Catherine de Couraud qui lui porta les droits et les titres de seigneur en partie de Saint-Etienne-de-

708
Fursac (Cr.). La famille possédait encore cette seigneurie en 1585. En 1609 un de Vérines était commandeur de
l‟Ordre de Malte pour la commanderie de La Croix-au-Bost (cne de Saint-Domet, Cr.). En 1601 ils étaient
seigneurs de Soulignac (cne de Cromac, HV.) et en 1613 de La Tribardière (cne de Saint-Georges-des-Landes,
HV.). La famille fut maintenue noble en 1666 et en 1745 sur titres de 1585. Un de Vérines participa à
l‟assemblée de la noblesse de Montmorillon (Vienne) et un autre à celle du Dorat (HV.). Antoine de Vérines,
seigneur de Saint-Martin-le-Mault (HV.), eut un fils qui émigra en 1792 et un autre suspecté d‟émigration qui fut
guillotiné à l‟âge de 18 ans à Paris, la veille du 9 thermidor an II. Famille éteinte en 1882 à la mort de Natalie de
Vérines, épouse Pastoureau.

Armes : d’argent à trois bandes de gueules, celle du milieu chargée de cinq (ou trois) coquilles d’or (ou
d’argent)

Sources : Boulaud, La châtellenie de Saint-Etienne de Fursac, p. 10 ; Généal. lim. et march., II, p. 252-263 ; Jougla, VI, p. 435 ; Lecler, HV.,
p. 263, 631 et 693 ; Nadaud, IV, p. 624

VERLHAC
Au début du XVIe siècle les Verlhac étaient des notaires de Brive. Au XVIIe siècle certains possédaient
la seigneurie de La Coste (cne de Dampnat, Cor.). En 1646 Jean de Verlhac était procureur du roi à Brive. Son
fils Etienne tenait la même charge en 1684 et encore en 1701 quand il lui fut attribué d‟office des armoiries de
type mécanique. Jean de Verlhac, coseigneur de La Chassaigne (cne d‟Ussac, Cor.), fut anobli en 1776 par une
charge de procureur du roi tenue pendant trente ans. C‟est probablement lui qui signa en mars 1789 le cahier de
doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Tulle. Son fils Jean-Baptiste Verlhac sera maire de Brive en
1825. A la fin du XIXe la famille n‟avait plus de descendance masculine.

Armes : selon Champeval : d’argent à trois pals de gueules ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or
attribuées d‟office en 1701 à Etienne Verlhac : de sinople à trois barres ondées d’argent

Sources : Agfl, p. 187 ; Champeval, II, p. 483-487 ; Jougla, VI, p. 435 ; Verdier, p. 177

DE VERNEILH DE PUYRASEAU
Cette famille était probablement originaire du village de Verneilh (actuellement Varnet ou Verneuil, cne
de Nexon, HV.) où on la connaissait depuis le milieu du XVI e siècle. Cependant la filiation des Verneilh n‟est
certaine que depuis Jean de Verneilh dont le fils Jean-Baptiste, notaire royal, épousait Catherine Brun en 1736.
Leur fils Joseph, né à Nexon en 1756, eut une brillante carrière : préfet de la Corrèze sous le Premier Empire, il
fut élu sept fois député de la Dordogne. Il fut aussi l‟auteur de nombreux ouvrages d‟histoire, de statistique et de
de droit. En 1813 il avait été fait chevalier de l‟Empire et fut anobli par Louis XVIII en 1815. Il mourut à
Limoges en 1839. Puyraseau était sous l‟Ancien Régime un fief situé dans l‟actuelle commune de Piégut-
Pluviers (Dordogne) qui appartenait à la famille de La Vallade dont une fille, Christine, épousa en 1784 Joseph
de Verneilh. Les de Verneilh de Puyraseau ont une descendance en 2012.

Armes : de Joseph de Verneilh de Puyraseau, chevalier de l‟Empire (1813) : d’argent au croissant de gueules
sommé de trois palmes réunies par les tiges de sinople ; au comble de gueules chargé de trois étoiles d’argent ;
le tout soutenu d’une champagne d’azur chargée du signe des chevaliers de la Réunion qui est une étoile à douze
rais d’or
de Joseph Verneilh de Puyraseau, anobli avec règlement d‟armoiries de 1815 : d’argent à un croissant de
gueules sommé de trois palmes de sinople réunies par le bas ; au chef de gueules chargé de trois étoiles d’argent

nota : les palmes de sinople (vert) sont parlantes par rapport à la première syllabe (Ver-) du patronyme

709
Sources : Jougla, VI, p. 436 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 490 ; Nadaud, IV, p. 624-628 ; Révérend, APE, IV, p. 359 ;
Valette, p. 187

DE VERNEUIL DE LABONNE
Cette famille semble être une branche de la famille périgourdine des Verneuil de la Barde et de Cressac
qui comparut à l‟assemblée de la noblesse de Périgueux en 1789 et qui portait des armes analogues. Elle semble
s‟éteindre à la fin du XIXe siècle. Certains de ses membres semblent avoir vécu au XIXe siècle à Dournazac
(HV.).

Armes : d’argent au chevron d’azur accompagné de trois aigles (ou alérions) de sable

Représentation : sur le vitrail (XIXe siècle) du maître-autel de l‟église de Dournazac (HV.)

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 21 ; Froidefond, I, p. 511-512 ; Jougla, VI, p. 437

DE VERNINAC
Cette famille était originaire du Quercy et plus précisément de Souillac (Lot). En 1713 Bernard
Verninat était avocat et juge à Souillac. A la veille de la Révolution des Verrninac étaient seigneurs de Saint-
Maur et de Paillez (cne de Souillac, Lot). Jean-Etienne de Verninac avait acheté en 1785 le château de Cloze
(cne de Sarrazac, Cor.). A l‟assemblée des trois ordres réunie à Cahors en 1789 un Verninac juge et un Verninac
de Saint-Maur étaient délégués du Tiers-Etat pour la sénéchaussée de Martel (Lot). Henri-François, petit-fils de
Jean-Etienne précité, fut sénateur radical de la Corrèze en 1883 et vice-président du Sénat en 1901. Il n‟eut pas
de descendance masculine.

Armes : Verninac de Saint-Maur : de vair à une aigle de gueules

nota : le vair est parlant par jeu de mots avec la première syllabe du nom

Verninac autre branche: d’argent à un chevron d’azur à un aulne (ou vergne) de sinople sur une terrasse du
même ; au chef de gueules chargé d’une étoile d’argent accostée de deux croissants du même

nota : le vergne est deux fois parlant par jeu de mots avec la première syllabe du nom Ver-, qui évoque à la fois l‟arbre (vergne) et sa couleur
(vert)

Sources : Champeval, II, p. 487-489 ; Esquieu, p. 275-276 ; Jougla, VI, p. 437

DE VERTHAMON
La famille de Verthamon est connue depuis Martial de Verthamon, seigneur de Bonabrit (cne de Le
Vigen, HV.) qui vivait en 1550. Elle a compté de nombreuses branches dont celles de Lavaud, de Bussière-Boffy
(HV.) et de Fromental (HV.) qui comparurent en 1789 aux assemblées de la noblesse de Bordeaux, de Limoges
et du Dorat. Elles sont toutes éteintes à l‟exception de la branche du Mas qui subsiste en 2012 dans son rameau
de Chalucet avec une quinzaine de descendants. L‟auteur de cette branche fut Jean de Verthamon, trésorier de
France à Limoges en 1569 et anobli par cette charge en 1583.

Armes : écartelé : aux 1, de gueules au lion passant d’or ; aux 2 et 3, cinq points d’or équipolés de quatre
d’azur ; au 4, de gueules plain

devise : « Fays que dois advienne que pourra »

710
Sources : Agfl, p. 3, 51 et 56 ; DVN, p. 280 ; Fougeyrollas, p. 687 ; Jougla, VI, p. 441 ; Lecler, HV., p. 113 et 348 ; Nadaud, IV, p. 270 et
268 ; Valette, p. 187

VESCHÈRE
Christophe de Veschère, procureur en la sénéchaussée et siège présidial de la Haute-Marche à Guéret en
1701, se vit attribuer d‟office des armoiries.

Armes : gironné d’argent et de gueules

Source : Hugon, p. 48

VESSIÈRE ou VEYSSIÈRE
En 1697 Jean Vessière, « marchand drapier et de soye » à Limoges, fit enregistrer ses armoiries. Sa
fille, Marcelle Veyssière, avait épousé en 1678 Pierre Roulhac, sieur de Trachaussade (cne de Peyrilhac, HV),
avec une dot de 9 000 livres.

Armes : d’azur à un navire équipé d’argent, à la bordure de gueules chargée de huit losanges d’or

nota : le navire (ou vaisseau) est parlant par jeu de mots avec le patronyme

Source : Agfl, p. 4 ; Généal. lim. et march., XVI, p. 292

VÉTELAY
Selon une tradition familiale les Vételay seraient venus de Pologne ou de Hongrie dans le Berry au XV e
siècle. D‟après Thaumas de La Thaumassière un Vételay fut échevin de Bourges en 1565. Vers 1600 des
membres de cette famille s‟installèrent à Magnac-Laval (HV.) et y firent souche. Mais leur filiation certaine ne
commence qu‟avec Jean Vételay, avocat à Magnac-Laval, qui épousa Catherine Roche en 1609. Son fils Joseph
(1617-1695), avocat en parlement et procureur fiscal de la baronnie de Magnac, était sieur de La Valette (cne de
Magnac-Laval). En 1644 il avait épousé Marie de Cressac. En 1698 Martial-Joseph Vételay était seigneur de
Beaurepade (actuellement Beaurepas, cne de Magnac-Laval, HV.) et juge sénéchal de cette localité. Cette
famille a formé plusieurs branches dont l‟une a subsisté en ligne masculine jusqu‟à Guy Vételay, né en 1907,
diplômé d‟HEC, décédé vers la fin du XXe siècle.

Armes : des Vételay selon Thaumas de La Thaumassière (XVe siècle) : d’or à quatre hures de sanglier
affrontées et mises en sautoir de sable dentées et allumées d’argent
de Martial Vételay (1698) : parti : au 1, d’azur à un chevron accompagné en chef de deux étoiles et en
pointe d’un croissant, le tout d’or (Berneron) ; au 2, d’argent à une bande de sinople accompagnée de deux
croisettes du même, une en chef et une en pointe (Vételay)

Sources : Agfl, p. 94 ; Généal. lim. et march., II, p. 232-243 ; Lecler, HV., p. 471

DE VEYNY D’ARBOUZE
La famille de Veyny était originaire de Fernoël (Puy-de-Dôme). En 1575 Antoine de Veyny avait
épousé la dernière héritière de la famille d‟Arbouze. A cette occasion il ajouta à son nom et à ses armes ceux de

711
cette dernière famille. Les Veyny étaient seigneurs de Marsillat (cne de Saint-Merd-les-Oussines, Cor.) depuis
que Michel de Veyny, chevalier, avait épousé Peyronne de Marcillat vers 1540. En 1549 le même avait été
anobli par lettres royaux. Gilbert de Veyny était capitaine du château de Crocq (Cr.) en 1613. Son fils Claude de
Veyny fut maintenu dans sa noblesse en 1667 sur titres de 1549. De son mariage avec Françoise des Assis il eut
deux fils dont la postérité, au moins masculine, s‟éteignit au début du XVIII e siècle. Une branche cadette, dite de
Chérette (Bourbonnais) apparue au XVIe siècle, se prolongea jusqu‟à la fin du XIXe siècle.

Armes (parlantes) : écartelé : aux 1 et 4, d’or à un arbousier de sinople (Arbouze) ; aux 3 et 4, de gueules à une
colombe d’argent fondant en bande de haut en bas ; sur le tout d’azur à trois molettes d’éperon posées deux et
un, au bâton de gueules péri en bande (Veyny)

Sources : Descoutures, p. 310-311 ; Jougla, VI, p. 444 ; Merceron, p. 58 ; Nadaud, IV, p. 270-272 ; Soultrait, Armorial du Bourbonnais, II, p.
236 ; Tardieu et Boyer, Histoire des villes d‟Auzances et de Crocq, p. 79

DE VEYRAC
Jean de Veyrac, bourgeois de Saint-Bonnet-le-Pauvre dans le Bas-Limousin, reçut d‟office en 1701 un
écu parlant.

Armes : vairé

Source : Agfl, p. 216

VEYRIAUX
En 1699 Jacques Veyriaux était greffier de la maison de ville de Saint-Léonard (HV.) quand il fit
enregistrer ses armoiries.

Armes : d’argent à un croissant d’azur accompagné de huit annelets de gueules rangés en orle

Source : Agfl, p. 130

VEYRIER
Le berceau de la famille Veyrier semble avoir été le village du Veyrier situé dans l‟actuelle commune
de Saint-Léonard-de-Noblat (HV.). Au XVIIe et au XVIIIe siècle on trouve plusieurs Veyrier vivant à Saint-
Léonard ou dans les environs de cette localité. Ce fut le cas de Jean Veyrier, « commissaire de la ville de Saint-
Léonard » en 1697 et seigneur de Maleplane (cne de Saint-Léonard, HV). Son petit-fils Joseph Veyrier de
Maleplane sera seigneur de Maleplane, de Saint-Martin et de La Reynerie en 1763 et 1785. Maleplanr était
toujours dans la famille avant 1914. Un autre membre de cette famille, Jean-Baptiste Veyrier de Virolles (cne de
Saint-Martin-Terressus, HV.), épousa en 1696 Madeleine Massiot qui porta en dot la seigneurie du Muraud (cne
de Saint-Denis-des-Murs, HV.). Leur descendant Jean-Baptiste Veyrier était seigneur du Muraud et du Prassard
(cne de Saint-Denis-des-Murs) en 1769 et en 1786. La famille limousine contemporaine des Veyrier du Muraud
est un rameau de la précédente. Vers 1640 d‟autres Veyrier vivaient à Limoges où ils faisaient peindre leurs
armoiries par l‟émailleur Philippe Poncet.

Armes de : N… Veyrier de Limoges (vers 1640) : d’azur au calice d’or accosté de deux cygnes d’argent
affrontés, le bec dans le calice comme pour y boire
Jean Veyrier, commissaire de la ville de Saint-Léonard (1699) et de Jean Veyrier, curé du Châtenet-en-
Dognon (1701) : d’azur à deux cygnes affrontés d’argent buvant dans un calice d’or surmonté d’une étoile aussi
d’or et soutenu d’un croissant du même

712
nota : bien que le calice soit héraldiquement en or il évoque la fonction du verre à boire et est ainsi parlant

Sources : Agfl, p. 54 ; Hugon, p. 42 ; Jougla, Suppl., p. 445 ; Lecler, HV., p. 624 et 685 ; Poncet, p. 149

DE VEYRIÈRES
Ces seigneurs de Veyrières et du Laurens (cne d‟Altillac, Cor.) étaient nobles d‟extraction depuis 1547.
Plusieurs membres de cette famille se firent appeler du Laurens, tels François en 1613 et Jean en 1655. Le
dernier descendant de cette lignée semble avoir été Jean-Baptiste de Veyrières, écuyer, demeurant à Beaulieu-
sur-Dordogne (Cor.) qui avait épousé en 1765 Jeanne Drolenvaux, originaire de Strasbourg.

Armes : d’argent à trois verres de gueules et une branche de laurier de sinople en abîme posée en bande

nota : les verres et peut-être aussi la branche de laurier sont parlants

Sources : Descoutures, p. 283-284 ; Jougla, VI, p. 446 ; Nadaud, IV, p. 272

VEYSIERRE
La famille Veysierre dont on relève les armoiries dans l‟Armorial de Limoges en 1602 ne semble pas
avoir de lien de parenté avec la famille Vessière (ou Veyssière) précitée. Elle portait d‟ailleurs des armoiries
complétement différentes.

Armes : de… à l’arbre arraché et renversé de… les racines surmontées d’un croissant de… accompagné de trois
étoiles de… une en chef, une à dextre et une à senestre ; aux lettres initiales L et V accostant le tronc

nota : l’arbre la tête en bas résulte peut-être d‟un jeu de mots entre Veysière et « versé »

Source : Arm. Lim., n° 507

VÉZY DU POUGET ET DE BEAUFORT


Les Vézy sont originaires d‟Ussel. Jean Vézy, seigneur du Pouget, avocat et juge de Collonges (Cor.)
mourut en 1647. Tous ses descendants, jusqu‟à Jean-Christophe de Vézy qui vivait en 1793, exercèrent les
mêmes fonctions. La branche du Pouget, demeurant au château du Martray près de Collonges, subsistait au XIX e
siècle mais s‟est éteinte ensuite. Celle de Beaufort s‟installa dans les Ardennes où elle est encore en 2009.

Armes : branche de Beaufort : de gueules à la fasce d’argent chargée de trois croisettes de sable et
accompagnée en chef de trois anneaux d’or et en pointe d’un croissant du même
branche du Pouget : d’azur à deux pistolets de… posés en sautoir
autres armes de la branche du Pouget : coupé : au 1, d’azur à une étoile d’argent ; au 2, d’or à un
croissant de gueules ; à la fasce d’argent brochant sur le coupé et chargée de quatre losanges de gueules

Sources : Arm. Lim., Annexe, n° 6 ; DFN, p. 428 ; Jougla, VI, p. 406 ; Nadaud, IV, p. 272

DE VICHY
D‟extraction chevaleresque (1341) la famille de Vichy était originaire de l‟Auvergne et du Bourbonnais.
En 1598 François de Vichy épousa Françoise de Langeac, dame de Puy-Malsignat (Cr.), qui lui apporta en dot la
seigneurie et le château de ce lieu. En 1701 Hélène de Vichy, veuve de N… Bosredon, écuyer, seigneur de Saint-

713
Merd-la-Breuille (Cr.) présenta ses armoiries à l‟enregistrement. La famille contracta d‟autres alliances
limousines et marchoises : Lauzanne, Panévinon, Madot, Magnac, notamment. Elle fut maintenue noble en 1668
et avait encore une descendance masculine en 2002.

Armes (parlantes) : de vair plain

Cimier : un sauvage issant entre deux cornes

Cri : « Vichers »

Sources : Jougla, VI, p. 448-449 ; Hugon, p. 37 ; Revel, I, n° 277 ; Tardieu, gdghm, p. 156 ; Gddhm, p. 174

VICOMTES DE LIMOGES
Adhémar V était le fils d‟Adhémar IV de Comborn, vicomte de Limoges et de Marguerite de Turenne.
Il fut vicomte de Limoges de 1148 à 1199. Il épousa Sara, fille du comte de Cornouailles. Ses armoiries seraient
les plus anciennes du Limousin.

Armes : d’or à trois lionceaux d’azur armés et lampassés de gueules

Jean de Bretagne : né en 1286 il était le fils d‟Arthur II, duc de Bretagne et de Marie, vicomtesse de
Limoges et fille unique de Guy VI, vicomte de Limoges et de Marguerite de Bourgogne. Il fut vicomte de
Limoges de 1297 à 1341.

Armes : échiqueté d’or et d’azur ; au franc-quartier d’hermine à la bordure de gueules

Jean de Bretagne, comte de Montfort, fils d‟Arthur II de Bretagne et de Yolande de Dreux, donc demi-frère
du précédent, fut vicomte de Limoges de 1341 à sa mort en 1345

Armes : de gueules au lion d’argent, la queue nouée, fourchée et passée en sautoir

Charles de Blois, fils de Guy de Châtillon, comte de Blois et de Marguerite de Valois, épousa en 1337 Jeanne
de Bretagne, vicomtesse de Limoges. Il sera vicomte de Limoges de 1345 à 1364.

Armes : d’hermine plain

Jean de Blois dit de Bretagne, succéda à sa mère Jeanne de Bretagne, vicomtesse de Limoges de 1364 à
1384. Il mourut en 1403 laissant de son mariage avec Marguerite de Clisson Olivier de Bretagne qui fut vicomte
de Limoges de 1403 à 1413

Armes de Jean et d‟Olivier de Bretagne : d’hermine à la bordure de gueules

Henri II d‟Albret, roi de Navarre, fut vicomte de Limoges de 1531 à 1533

Armes : coupé d’un trait et parti de deux : au 1, de gueules à une chaîne d’or en orle, en croix et en sautoir
(Navarre) ; au 2, écartelé : en a et d d’azur à trois fleurs de lis d’or (France) ; en b et c de gueules plain
(Albret) ; au 3, d’or à trois pals de gueules (Foix) ; au 4, d’or à deux vaches de gueules accornées, colletées et
clarinées d’azur (Béarn) ; au 5, d’azur à trois fleurs de lis d’or à la bordure componée d’argent et de gueules
(Evreux) ; au 6, d’or à quatre pals de gueules flanqués à dextre de gueules au château sommé de trois tours d’or
et à senestre d’argent au lion de gueules (Aragon) ; sur le tout d’or à deux léopards de gueules (Bigorre)

Sources : Bosredon, HV., p. 6 à 15 ; Jougla, IV, p. 462 ; Nadaud, III, p. 89-115

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VIDAUD
Vers 1655 N… Vidaud était pintier à Limoges. Ses armoiries portaient le même meuble principal que
celles des Vidaud du Dognon ci-après. Mais ce n‟est pas nécessairement l‟indice d‟un lien de parenté.

Armes : d’azur à un lion passant d’or accompagné en chef d’un croissant d’argent

Source : Poncet, p. 149

VIDAUD DU DOGNON
Ces Vidaud ou Videau, seigneurs de Chambereau et de Chaminade (cne de Lézignac-Durand, Charente)
dans la généralité de Limoges, étaient connus dès 1400. Gaspard Videau vivait au début du XVIe siècle. En 1603
un membre de cette famille, demeurant probablement à Limoges, se fit dessiner ou peindre ses armoiries. En
1618 Jean Vidaud, écuyer et garde des sceaux en la sénéchaussée de Limoges, épousait Françoise de Douhet. La
famille fut maintenue noble en 1666 sur preuves de 1580. En 1694 Jean Vidaud, écuyer et lieutenant particulier
du présidial de Limoges, acquit le fief du Dognon (cne du Châtenet-en-Dognon, HV.). Le même qui avait
négligé de faire enregistrer ses armoiries en reçut d‟office en 1701. Son fils, autre Jean, n‟eut qu‟une fille qui se
maria en 1736 avec François Rémond, chevalier. Mais la famille Vidaud a eu d‟autres branches dans
l‟Angoumois et le Limousin au XVIIIe siècle. En 1789 messire Michel Videau du Dognon, chevalier, comparut à
l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée d‟Angoulême et messire Vidaud, comte du Doignon à celle de la
sénéchaussée de Limoges. En 2002 la famille Vidaud du Dognon de Pomerait avait un descendant. On observera
qu‟il a existé dans le Dauphiné au XVIIe et au XVIIIe siècle une famille Vidaud de La Bastie qui portait les
mêmes armoiries que celles des Vidaud du Dognon ce qui pourrait être l‟indice d‟une origine commune très
ancienne. Par contre on ne saurait dire si les Vidaud du Dognon avaient des liens avec d‟autres familles
homonymes du Haut-Limousin.

Armes : en 1603 : de… à un lion passant de… armé et lampassé de… ; au chef de… chargé de trois fleurs de lis
de… rangées en fasce et soutenu d’une divise de…
attribuées d‟office en 1701 à Jean Vidaud, écuyer : d’or à un pal d’azur
contemporaines : d’azur au lion d’or surmonté d’une divise d’or accompagnée de trois fleurs de lis du
même rangées en chef

Sources : Arm. Lim. , n° 585 ; Descoutures, p. 152 ; Hugon, p. 76 ; Lecler, HV., p. 201 et 401 ; Jougla, VI, p. 451 ; Nadaud, IV, p. 274, 674
et 695 ; Valette, p. 188 ; Verdier, p. 173

VIDAUD DU GARAUD
Cette famille Vidaud roturière n‟a pas de rapport, semble-t-il, avec les Vidaud du Dognon. Elle
possédait de petis fiefs mais ne portait pas d‟armoiries. Ainsi N… Vidaud, seigneur de Sainte-Valérie (ou La
Croix de Sainte-Valérie, cne de Nexon, HV.) et Jean Vidaud, bourgeois de Limoges et seigneur du Garaud (cne
de Journiac, HV.) qui reçurent d‟office des armoiries en 1701. En 1775 les sept héritiers du sieur Vidaud
vendirent Le Garraud à Joseph Pétiniaud de Limoges. En 1771 un certain Jean-Baptiste Vidaux était sieur
d‟Einvaux (cne d‟Isle, HV.).

Armes : attribuées d‟office en 1701 à Jean Vidaud du Garaud : d’or à un pal de gueules
attribuées d‟office en 1701 à N… Vidaud, seigneur de Sainte-Valérie : de sable à un pal d’argent

Sources : Agfl, p. 141 et 142 ; Lecler, HV., p. 201 et 401

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VIGENAUD
Les Vigenaud étaient une famille bourgeoise limougeaude connue au moins depuis la fin du XVIe siècle.
Ils portaient tous des armoiries avec un lion ou un léopard brochant sur le tronc d‟un arbre. Vers la fin du XVII e
Paule Vigenaud avait épousé Michel Brugière, avocat à la cour et assesseur au présidial de Limoges., d‟où une
fille qui épousera un Roulhac en 1709.

Armes de : N… Vigenaud en 1603 : de … à un arbre de… sommé d’une étoile de… et issant en pointe d’un
croissant de… à un lion passant de… brochant sur le tronc, la queue entourant ce tronc
Guillaume Vigenaud vers 1657 : d’or à l’arbre de sinople au léopard couronné de gueules brochant sur
le tronc accompagné en chef d’une étoile et en pointe d’un croissant aussi de gueules
N… Vigenaud vers 1657 : d’or à l’arbre de sinople à un lion passant de gueules brochant sur le tronc et
accompagné en chef un croissant de gueules

Sources : Arm. Lim., n° 572 ; Généal. lim. et march., XVI, p. 317 ; Poncet,. 149-150

VIGNAUD
Cette famille n‟avait pas de liens connus avec la famille noble du Vignaud (voir ci-dessous) et portait
des armoiries différentes. Au commencement du XVIIe elle vivait vraisemblablement à Limoges ou dans les
environs de cette ville où l‟on trouve une douzaine de villages appelés Le Vignaud, témoins d‟une viticulture
disparue.

Armes : en 1603 : de … à un plant de vigne arraché trois tiges de… feuillées, fruitées et vrillées de…

Sources : Arm. Lim., n° 468 ; Lecler, HV., p. 908

DU VIGNAUD DE VILLEFORT
Ces du Vignaud portaient à l‟origine le nom de Joudrinaud (ou Joudrinaux) et seraient venus du Poitou
dans le Haut-Limousin au XVe siècle. En 1470 ils étaient seigneurs du Vignaud (cne de La Jonchère, HV.). Leur
changement de patronyme s‟est fait avant 1540. En 1544 Guy du Vignaud, archer de la garde du roi, seigneur
des Egaux (cne des Billanges, HV.) et des Vories (cne de Folles, HV.), accéda à la noblesse. La même année son
fils (?) Jacques du Vignaud, seigneur de Villefort (cne de Folles, HV.) épousait Marguerite de Bridiers, de la
famille d‟ancienne extraction des seigneurs de Gartempe (Cr.). La famille du Vignaud fut maintenue noble en
1634, 1667 et 1696. L‟un de ses membres comparut à l‟assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de Limoges
en mars 1789. Au commencement du XXIe siècle la branche de Villefort, seule subsistante, avait encore quelques
descendants.

Armes : d’azur à un chevron d’argent accompagné en chef de deux étoiles d’or et en pointe d’un croissant
d’argent

Représentation : sur le linteau de la porte d‟entrée de la chapelle du château des Egaux (cne des Billanges, HV.)

Sources : Descoutures, p. 89 ; Généal. lim. et march., XIV, p. 302 et XVI, p. 28 ; Jougla, VI, p. 456 ; Lecler, HV., p. 94, 338- 341, 396 et
739 ; Nadaud, IV, p. 277-279 ; Valette, p. 188 ; Verdier, p. 104

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DE VIELBANS
Au XVe siècle les Vielbans étaient des marchands de Brive. Très tôt ils ont formé plusieurs branches :
celle d‟Arussac (cne de Dampnat, Cor.), de Pommiers, de Neuvillars et de Maslacroix (cne de Brive, Cor.). C‟est
à cette dernière branche qu‟appartenait Etienne Vielbans, avocat à Brive, qui épousa sa cousine Marie Vielbans
d‟Arussac en 1715. En 1730 il était conseiller secrétaire du roi auprès de la cour des aides de Montauban ce qui
lui permit d‟accéder à la noblesse. Son fils Guillaume Vielbans signa en mars 1789 le cahier de doléances de la
noblesse de la sénéchaussée de Tulle. En 1803 il était maire de Cublac (Cor.). Sa descendance s‟est éteinte en
ligne masculine à la fin du XXe siècle.

Armes : selon Valette : d’azur au chevron d’or accompagné en pointe d’une épée haute d’argent montée d’or ;
au chef d’or chargé de deux grenades enflammées de gueules
selon Champeval : de sable à trois oriflammes d’argent posées deux et une

nota : les oriflammes qui évoquent l‟appel au ban sont probablement parlantes

Sources : Champeval, II, p. 490-496 ; Jougla, VI, p. 452 ; Valette, p. 188 ; Verdier, p. 179

DE VIELBANS DE POMMIERS
Cette famille était une branche demeurée roturière de la famille précédente. En 1782 Jean de Vielbans,
seigneur de Pommiers (cne de Lignerac, Cor.) et époux de Jeanne de La Coste de Combescot, possédait un
cachet armorié. Son écu, très différent de celui de la famille noble, était parlant.

Armes : de… à un pommier de… chargé de trois étoiles de…

Source : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., I, p. 620

DE VIERSAT
La famille de Viersat qui possédait la seigneurie de ce nom (cne de Viersat, Cr.) était connue au XV e
siècle. En Auvergne elle possédait la seigneurie de Châtelguyon (Puy-de-Dôme) vers 1445. Elle s‟éteignit en
1553 dans la famille de Murat. Jean de Viersat, chambrier de l‟abbaye de Chambon-sur-Voueize (Cr.) et Charles
d‟Aubusson firent construire la chapelle de La Borne (commune de Saint-Michel-de-Veisse, Cr.) en 1524 et y
apposèrent leurs armoiries.

Armes : d’argent à six (ou sept) fusées de sable accolées en bande

Représentation : sur le mur du porche et le vitrail de l‟arbre de Jessé de la chapelle N.D. de La Borne (cne de Saint-Michel-de-Veisse, Cr.)
avec celles des Aubusson

Cri : « Viersat »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 33 ; Lecler, Cr., p. 217 ; Revel, I, n° 702 ; Tardieu, gdghm, p. 670-671 et 793

VIGIER
Il a existé à Gimel (Cor.) du XIe au XVIIe siècle une famille noble de ce nom à laquelle ne semble pas
avoir appartenu Claude Vigier, curé de Mercoeur (Cor), qui fit enregistrer ses armoiries en 1700.

Armes : d’argent à un arbre de sinople ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

nota : l’arbre est peut-être parlant car la « vige » désignait, dans l‟Auvergne toute proche de Mecoeur, le saule ou l‟osier

717
Sources : Agfl, p. 106 ; Champeval, I, p. 202-208 ; Lachiver, Dictionnaire du monde rural, p. 1691

VIGIER
Henri Vigier fut le premier curé de l‟église saint Martial du Pont-de-Noblat (commune de Saint-
Léonard-de-Noblat, HV.) reconstruite en 1877 dans un style néomédiéval. Au vitrail de saint Martial qu‟il avait
offert il fit mettre un écu qui fut peut-être le sien.

Armes : d’argent à trois fasces ondées d’azur

Représentation : sur vitrail (1877) de l‟église du Pont-de-Noblat

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 24 ; Mingaud, Les églises de la Haute-Vienne, p. 234

DE VIGNES DE PARIZOT ET DE PUYLAROQUE


Cette famille du Quercy existait encore en 2002 dans sa branche de Puylaroque. Noble d‟extraction
ancienne depuis 1492 elle avait été maintenue noble en 1668. En 1737 Jean-Auguste de Vignes de Parizot était
commandeur de l‟ordre de Malte pour la commanderie du Temple d‟Ayen (cne d‟Ayen, Cor.). Un membre de la
famille de Vignes comparut à l‟assemblée de la noblesse de Toulouse en 1789 et un autre à celle de Cahors.

Armes : d’argent (ou d’or) à une vache de gueules clarinée d’azur paissant sur une terrasse de sinople

Sources : Bosredon, Sigil. du Bas-Lim., I, 593 ; Jougla, VI, p. 458 ; Valette, p. 188

DE VILLARDZ
En 1641 cette famille, citée uniquement par Poncet et différente des autres familles de Villars ci-après,
avait un écu à rébus (ville-arc).

Armes : d’azur à la ville d’argent accompagnée en pointe d’un arc d’or

Source : Poncet, p. 150

DE VILLARS olim DE VIALLARD puis DU VILLARD


Selon Jougla cette famille, originaire du Limousin et du Périgord, avait une filiation noble suivie
jusqu‟au XVIe siècle avec Pierre de Villars qui testa en 1555. Dans le Haut-Limousin elle a possédé la seigneurie
de Leybardie (cne de Rilhac-Lastours, HV.). En 1789 Georges de Villars, écuyer, vivant à La Cournerie (cne de
Saint-Avitde-Villars, Dordogne) était à l‟assemblée de la noblesse de Périgueux en 1789. En 2010 elle comptait
une dizaine de descendants.

Armes : écartelé d’azur et d’argent au lion (ou au lion contourné) de sable brochant sur le tout

Sources : Froidefond, I, p. 520 ; Jougla, VI, p. 462 ; Valette, p. 188 ; Verdier, p. 73

718
DE VILLARS-LA BROSSE
La famille de Villars, originaire du Bourbonnais, a donné plusieurs branches dans cette province, une
autre dans le Bas-Limousin et une autre encore dans le Périgord. En 1697 Philibert de Villars, sieur de La
Brosse, demeurant à Saint-Rémy (Cor.), fut maintenu noble sur preuves de 1533. Il est vraisemblablement la
même personne que N… Villars-La Brosse, écuyer et seigneur du Masdiollet (cne de Saint-Rémy ?) dont les
armoiries refusées une première fois furent enregistrées en février 1699. Cette branche bas-limousine avait
disparu bien avant 1789. Trois membres des Villars du Périgord se firent représenter à l‟assemblée de la noblesse
de Périgueux en 1789. Lignée éteinte, semble-t-il, au siècle suivant.

Armes : d’hermine au chef de gueules chargé d’un lion issant d’argent

Sources : Agfl, p. 69 et 121 ; Froidefond, I, p. 519-520 ; Jougla, VI, p. 462 ; Verdier, p. 73

VILATTE
En 1644 Jean Vilatte, vivant à Limoges, portait un écu parlant.

Armes : d’azur à une ville d’or

Source : Poncet, p. 156

DE VILLEBLEVIN
Pierre de Villeblevin fut sénéchal du Limousin en 1312. Sa famille était vraisemblablement d‟origine
champenoise ou bourguignonne (Villeblevin est situé dans l‟actuel département de l‟Yonne près de Sens). Il
faisait usage d‟un sceau armorié.

Armes : de… à une croix de…

Source : Bosredon, Sigil. HV., p. 126

DE VILLEBOIS
Pierre de Villebois, « prêtre et prévost pasteur » du chapitre du la collégiale de Saint-Junien (HV.) fit
enregistrer ses armoiries en 1697. Sept membres de la famille de Villebois se sont succédés dans cette fonction
d‟oncle en neveu ou de frère en frère depuis Pierre de Villebois, docteur en théologie de l‟université de Rome et
conseiller du roi en 1675, jusqu‟à Jean-Charles de Villebois en 1737. Nous ne savons pas s‟ils avaient un lien de
parenté avec la famille périgourdine des Villebois-Mareuil (ou Mareuil de Villebois) qui portait des armoiries
différentes.

Armes : d’azur à trois barres d’or accompagnées en chef d’un soleil du même naissant de l’angle dextre et en
pointe d’un croissant d’argent tourné en bande

Sources : Agfl, p. 65 ; Jougla, VI, p. 465 ; Lecler, HV., p. 654

VILLEDO
Michel Villedo (1585-1670) naquit à Pionnat (Cr.) dans la Haute-Marche. Il se fit architecte et surtout
entrepreneur de maçonnerie à Paris où il construisit plusieurs rues et s‟enrichit considérablement. Louis XIII en

719
fit son « Maître général des bâtiments du roi et œuvres de maçonnerie ». Son fils François lui succéda dans cette
fonction. Son autre fils Guillaume prendra le relais en 1676 et achetera la seigneurie de Clichy près de Paris. Ses
armoiries seront enregistrées à Paris par sa veuve Marie Hardouin en 1697. Le fils de Guillaume Villedo et de
Marie Hardouin, Michel Villedo de Clichy, chanoine prébendé de la cathédrale de Strasbourg, fit enregistrer en
1698 un écartelé de Villedo et de Hardouin. Trois femmes de cette famille, désormais implantée à Paris, y firent
enregistrer leurs armes à la fin du XVIIe siècle.

Armes : de Guillaume Villedo : de gueules à deux pals bretessés et maçonnés d’or

nota : ces pals bretessés et maçonnés qui évoquent des murs en construction sont peut-être une allusion au métier d‟origine des Villedo

de Michel Villedo de Clichy, chanoine : écartelé : aux 1 et 4, de gueules à deux pals bretessés d’or et une
bordure d’azur (Villedo) ; aux 3 et 4, d’azur à un chevron d’or surmonté d’un soleil du même et accompagné en
chef de deux étoiles d’argent et en pointe d’un lion d’or (Hardouin)

Villedo Catherine, veuve de Michel Noblet architecte : d’azur au chevron d’or accompagné de six étoiles
d’argent dont cinq en chef (3et 2) et une en pointe

Villedo Madeleine veuve Rosteau, bourgeois de Paris : d’argent au chevron de sinople accompagné de trois
trèfles du même

Villedo Marguerite, épouse Antoine Picon, vicomte d‟Andrezel : de gueules à deux pals d’or

Sources : Carriat, fasc ; 7, p. 551 ; Hugon, p. 82, 83, 84, 86 et 87

DE VILLEDON
D‟extraction ancienne les Villedon ont formé de nombreuses branches en Auvergne, Aunis, Limousin et
Poitou. La plus ancienne, celle des seigneurs de Maisonnais (ou Maisonnet, HV.), avait une filiation remontant à
1447. Jacques de Villedon possédait la seigneurie du Monteil (cne de La Bazeuge, HV.) en 1553, année où il
épousait Magdeleine de Saint-Martin de Bagnac. La famille de Villedon fut maintenue noble dans ses différentes
branches en 1667. Plusieurs membres de cette famille comparurent aux assemblées de la noblesse de mars 1789
tant au Dorat (HV.) qu‟à Guéret (Cr.) ou encore à La Rochelle, Poitiers et Saintes. Les différentes branches des
Villedon s‟éteignirent toutes, semble-t-il, au XIXe siècle.

Armes : d’argent à trois fasces ondées de gueules ou d’or à trois fasces ondées de gueules

Sources : Fougeyrollas, 3, p. 692 ; Jougla, VI, p. 466 ; Lecler, HV., p. 48

DE VILLELUME et DE VILLELUME DE SOMBREUIL


La famille de Villelume est d‟extraction chevaleresque avec une filiation prouvée depuis 1334.
Cependant, selon certains auteurs tels Lecler et Jougla, un membre de cette famille aurait participé à la première
croisade de 1096 à 1099. Elle semble tenir son nom du château de Villelume (cne de Mérinchal, Cr.), détruit par
les Anglais en 1357, mais qui resta dans la famille jusqu‟en 1730. Au cours du temps les Villelume se sont
répandus dans l‟Auvergne, la Marche, le Limousin et le Bourbonnais. Dans la Marche, outre la seigneurie de
Mérinchal, ils ont possédé celle de Saint-Bard (Cr.). Dans le Haut-Limousin ils furent seigneurs du Bâtiment, de
Corrigé et de Morcheval (cne de Chamboret, HV.) et de Trasforêt (cne d‟Ambazc, HV.). En Auvergne ils
tenaient la seigneurie de Barmontet (cne d‟Herment, Puy-de-Dôme) de 1357 à 1791. En 1667 Jean de Villelume,
seigneur de Chamboret, fut maintenu noble. Léonard de Villelume, dit le marquis de Villelume comparut à
l‟assemblée de la noblesse de Limoges en 1789. Jules-Gaspard de Villelume, fils de Louis de Villelume et de
Maurille Vireau de Sombreil, dite Mademoiselle de Sombreuil, fut substitué en 1814 aux noms et armes des

720
Sombreuil et fut à l‟origine de la branche des Villelume de Sombreuil qui subsiste en 2012 ainsi que la branche
aînée des Villelume.

Armes : Villelume : d’azur à dix besants d’argent posés 4, 3, 2, 1

Représentations : sur le mur nord de la nef de l‟église paroissiale d‟Eygurande (Corrèze) ; sur le vitrail (vers 1860) des disciples
d‟Emmaüsde la chapelle ND du Puy à Bourganeuf (Cr.)

nota : selon une légende familiale ces armoiries seraient la copie d‟un drapeau pris aux musulmans lors de l‟assaut final contre Jérusalem le
15 juillet 1099 et que Godefroy de Bouilllon aurait remis à Guillaume de Villelume en récompense de son courage au combat. Un tel
drapeau, musulman ou non, a été conservé au château de Barmondet jusqu‟à sa destruction en 1793.
A défaut d‟être allusives les armes Villelume pourraient être parlantes par jeu de mots Villelume/mille lunes, les dix besants, dont la forme et
la couleur évoquent la pleine lune, valant ici symboliquement mille lunes.

Villelume de Sombreuil : écartelé : aux 1 et 4, d’azur à dix besants d’argent (Villelume) ; aux 2 et 3, de
gueules au dextrochère d’or sortant d’un nuage du même et tenant un badelaire d’argent (Sombreuil)
attribuées d‟office en 1701 à Jacques de Villelume : d’or à une fasce de sinople chargée d’une lune
d’argent

nota : la lune parlante attribuée ici par dérision est un aussi argument en faveur du caractère parlant des armoiries véritables

Cri : « Villelume »

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 34 ; DVN, p. 282 ; Hugon, p. 48 ; Jougla, VI, p. 468 ; Lecler, Cr., p. 431 et 595 ;
Lecler, HV, p. 163 ; Revel, I, n° 450 et 621 ; Valette, p. 189

DE VILLEMERLE
Il y a eu dans la Haute-Marche une famille de Villemerle, originaire vraisemblablement soit de
Villemerle dans l‟actuelle commune de Jouillat (Cr.) soit de Villemerle dans celle du Moutier-d‟Ahun (Cr.).
Appartenait à cette famille Pierre de Villemerle entrepreneurs des fortifications du roi Louis XIV à Strasbourg et
à Landau (Palatinat). Un autre, peut-être le fils du précédent, s‟allia en 1698 aux du Liège, une famille noble de
la Haute-Marche. Ils ne semblent pas avoir possédé d‟armoiries. Par contre un autre Pierre de Villemerle, prêtre
communaliste de la communauté des prêtres d‟Aubusson, fit enregistrer en 1701 des armoiries allusives de son
sacerdoce.

Armes de Pierre de Villemerle, prêtre communaliste, (1701) : d’argent à un nom de Jésus de sable soutenu de
trois clous de la Passion appointés du même, entouré d’une couronne d’épines aussi de sable

Sources : Hugon, p. 41 (note 28) ; Lecler, Cr., p. 804

DE VILLEMONTEIL
N… de Villemonteil, bourgeois de Liginiac (Cor.) reçut d‟office en 1701 des armoiries de type
mécanique.

Armes : de sable à trois bandes ondées d’argent

Source : Agfl, p. 185

DE VILLEMONE ou VILLEMOUNE ou WILLEMOUNE


Selon Tardieu cette famille d‟origine écossaise se serait fixée dans la Marche au XIII e siècle. Quoiqu‟il
en soit en 1406 Jean de Villemone (ou Villemoune) était châtelain de Guéret et trésorier de Jacques II de

721
Bourbon, comte de la Marche. Au XVIe siècle Jean de Villemoune, seigneur de La Nosière et de La Ribbe (cne
de Le Grand-Bourg, Cr.), participait en 1521 à la rédaction de la coutume de la Marche. L‟un de ses descendants
N… de Villemoune, seigneur de Salagnac (Cr.), fut maintenu noble en 1666. Le dernier du nom fut Charles de
Villemoune, ancien juge de paix, décédé en 1890 au Grand-Bourg (Cr.), qui légua son nom et ses armes à Pierre
Baillot d‟Estivaux.

Armes : d’azur à la barre d’or accompagnée en chef de deux étoiles d’argent et en pointe d’un croissant du
même

Sources : Généal. lim. et march., XVIII, p. 391-400 ; Jougla, VI, p. 469 ; Nadaud IV, p. 658 et 666 ; Tardieu, gdghm, p. 157 ; Verdier, p. 173

DE VILLEMOR
Cette famille n‟est citée, à notre connaissance, que par Jougla qui la dit limousine et donne ses
armoiries. Elle tire peut-être son patronyme du petit village de Villemor (ou Villemort) situé dans la commune
de La Celle-Dunoise (Cr.). Il y a eu d‟autres familles du même nom mais avec des armoiries différentes en
Champagne, Guyenne et Picardie.

Armes : losangé d’hermine et de gueules

Sources : Jougla, VI, p. 469 ; Lecler, Cr., p. 105

DE VILLENEUVE
Cette famille noble du Languedoc a une filiation suivie depuis 1183. Elle a compté au moins huit
branches au fil des siècles. En 1781 Jean-Joseph, dit le marquis de Villeneuve, fut admis aux honneurs de la
Cour. De son mariage avec Marie d‟Amblard étaient nés trois garçons dont Pons-Louis-François (1774-1840),
dit le marquis de Villeneuve-Hauterive, qui fut préfet de la Creuse de janvier 1823 à septembre 1824. Il ouvrit de
nombreux chantiers (enseignement, communications, agriculture notamment). Mais, comme précédemment dans
le département du Cher, ses méthodes autoritaires lui valurent l‟hostilité des notables locaux (conseillers
généraux, députés, magistrats). Il fut rapidement muté dans la Corrèze. En 2012 la famille de Villeneuve
comptait une dizaine de descendants.

Armes : de gueules à l’épée d’argent garnie d’or posée en bande, la pointe en bas

Sources : Carriat, fasc. 6, p. 425 ; fasc. 8, p. 579-580 ; DVN, p. 283 ; Jougla, VI, p. 470 ; Valette, p. 189

DE VILLIERS DE L’ISLE-ADAM
Cette famille d‟extraction chevaleresque, originaire de l‟Ile-de-France, était connue depuis le XIIe
siècle. En étaient issus d‟une part Charles de Villiers de l‟Isle-Adam, évêque de Limoges de 1519 à 1529 et
d‟autre part Philippe de Villiers de l‟Isle-Adam (1464-1534), dernier Grand-Maître de l‟ordre des chevaliers de
Saint-Jean de Jérusalem à Rhodes, qui défendit cette île assiégée par Soliman le Magnifique puis capitula et
replia l‟ordre sur Malte en 1522. La famille de Villiers de l‟Isle-Adam s‟éteignit en 1581. Son nom et parfois ses
armes furent reprises par d‟autres familles sans preuves de parenté dont celle de l‟écrivain Auguste Villiers de
l‟Isle-Adam mort en 1889. Elles semblent ne plus avoir de postérité actuellement.

Armes : d’or au chef d’azur chargé d’un dextrochère d’argent mouvant du flanc, revêtu d’un manipule
d’hermine pendant sur l’or

Représentation : sur le vitrail de la chapelle ND de Pitié de la cathédrale de Limoges (1882)

722
Cimier : une tête de coq

Lambrequins : d‟argent et d‟azur

Devise : « Va oultre » ou « La main à l‟œuvre »

Sources : Jougla, VI, p. 478 ; Lartigue, évêques, n° 5416 ; Rietstap, II, p. 1007

VILLOUTREIX
En 1633 François Villoutreix, médecin à Aixe-sur-Vienne (HV.), portait les armoiries ci-dessous.

Armes : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de trois étoiles de… et en pointe d’un château de…

nota : le château est peut-être une illustration parlante de la ville qu‟évoque le nom

Source : Poncet, p. 151

VILLOUTREYS
Il est fort possible que cette famille ait eu une origine commune avec la famille roturière des Villoutreix
précédente et avec la famille noble des Villoutreys qui suit. En 1602 ses armoiries furent dessinées par l‟auteur
de l‟Armorial de Limoges.

Armes : de… à la tour ouverte et crénelée de… accompagnée en chef de trois étoiles de…

Source : Arm. Lim., n° 494

DE VILLOUTREYS et DE VILLOUTREYS DE BRIGNAC


La famille de Villoutreys a une noblesse prouvée qui remonte à 1495 quand Guillaume de Villoutreys
épousait Marguerite de La Roche. Leur fils Pierre, seigneur de La Judie (cne de Saint-Martin-le-Vieux, HV.)
vivait en 1530. Il fut l‟auteur de trois branches : celle de La Judie qui s‟éteignit au début du XIXe siècle, celle de
Chevilly disparue au XVIIe siècle et celle du Breuil, maintenue noble en 1694 dont Marc-Antoine qui épousa en
1714 Jeanne de Royère de Brignac. Leur descendance constitue la branche subsistante des Villoutreys de
Brignac qui compte plus d‟une centaine de descendants en 2009.

Armes : Villoutreys : d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’un croissantd’argent accosté de deux étoiles
du même et en pointe d’une rose aussi d’argent
Villoutreys de Brignac : écartelé : aux 1 et 4, d’azur au chevron d’or accompagné en chef d’un croissant
d’argent accosté de deux étoiles du même et en pointe d’une rose aussi d’argent (Villoutreys) ; aux 2 et 3, de
gueules à trois fasces de vair (Brignac)

Sources : Agfl, p. 91 ; DVN, p. 284 ; Jougla, VI, p. 279 ; Lecler, HV., p. 498 et 698 ; Nadaud, IV, p. 282-283 ; Poncet, p. 151 ; Valette, p.
188

VINCENT ou DE VINCENT
En 1697 Jean-Baptiste Vincent, seigneur de Thède (cne de Limoges ?) était « conseiller du roi,
lieutenant général civil et de police de la sénéchaussée du Limousin et siège présidial de Limoges et président de

723
l‟hôtel de la dite ville ». Il se qualifiait d‟écuyer lors de l‟enregistrement de ses armoiries mais sa noblesse n‟est
pas attestée par ailleurs.

Armes : d’azur à l’aigle d’or la tête contournée

Sources : Agfl, p. 3 ; Jougla, VI, p. 481 ; Poncet, 152-143

DE VISSAGUET DE LA TOURETTE
Les Vissaguet étaient une famille auvergnate dont un membre, Antoine-Joseph de Vissaguet, fut
président du bureau des finances de Riom (Puy-de-Dôme) en 1777. La même année il acheta le château de La
Mothe-Mérinchal (cne de Mérinchal, Cr.). L‟année suivante il épousa Catherine de Lestang (+ 1807). Il sera le
dernier seigneur de Mérinchal. A une date indéterminée il vendit son château de La Mothe-Mérinchal au notaire
Gory.

Armes : d’argent à la fasce de gueules accompagnée en chef de trois étoiles et en pointe d’un lévrier de sable

Sources : Tardieu, gdghm, p. 159 ; gddhm, p. 144

VITON
En 1701 Joseph Viton, marchand à Auzances (Cr.), reçut d‟office des armoiries.

Armes : d’argent à un sautoir de gueules chargé en cœur de deux épées d’argent passées en sautoir

Source : Hugon, p. 66

VITRAT ou VISTRAT
Vers 1650 il y avait à Limoges plusieurs familles Vitrat portant, selon Philippe Poncet, des armoiries
différentes. Nous ne connaissons que les armes parlantes de N… Vitrat qui vivait vers 1655. Notons que l‟auteur
de l‟Armorial de Limoges (vers 1600) cite une famille Vitrac portant des armoiries dans la partie disparue de son
recueil.

Armes : d’azur à deux vitraux en forme de losange d’argent accompagnés en chef d’un losange du même et en
pointe d’un cœur d’or

Source : Arm. Lim. , Table alphabétique n° 244; Poncet, p. 152

VITY dit LA PLANTE


Vers 1604 F. Vity dit La Plante, vivant probablement à Limoges, portait des armoiries parlantes
illustrant son patronyme et son sobriquet.

Armes : de… au chevron de… accompagné en chef des lettres initiales F et V et en pointe d’un plant de vigne
de… feuillé et fruité de…

nota : vitis, qui désigne la vigne en latin, a été rapproché du patronyme et du sobriquet pour générer par un meuble doublement parlant car il
est vigne et plante

Source : Arm ; Lim., n° 618

724
DE VIVONNE DE LA CHÂTAIGNERAIE
Connue depuis le XIIe siècle la famille de Vivonne était originaire du Poitou et se disait issue de la
famille de Lusignan. En 1250 Antoine de Vivonne, chevalier, possédait la seigneurie de La Châtaigneraie
(Vendée). Au début du XVIe siècle André de Vivonne était seigneur de La Farge (commune de Valllière, Cr.).
Son fils, Charles de Vivonne, vendit La Farge à Jean de La Roche-Amon en 1570. François de Vivonne, qui
avait été sénéchal du Limousin de 1537 à 1543,fut tué en duel en 1547. La dernière branche de cette famille
maintenue noble en 1667 s‟éteignit peu après.

Armes : d’hermine au chef de gueules

Sources : Duquesne, Dictionnaire des gouverneurs de province, p. 68 ; Jougla, VI, p. 492 ; Leclerc, Cr., p. 777 ; Rietstap, II, p. 1015 ;
Tardieu, gdghm, p. 159

DE VOLONDAT
Volondat, petit village de la commune de Laurière (HV.), est problement le berceau de la famille de ce
nom qui s‟est répandue, avec et sans la particule, dans le Limousin et dans la Marche où elle subsiste. Jacques de
Volondat, chanoine de la cathédrale de Limoges, mourut en 1607. En 1625 Simon Volondat passait un contrat de
mariage devant notaire à Limoges. En 1662 Anne de Volondat épousait Pierre Gadaud. N… Volondat fit peindre
ses armoiries presque identiques à celles de Jacques de Volondat en 1679.

Armes de : Jacques de Volondat (1607) : d’azur à trois pigeons d’argent posés deux et un et une rivière du
même en pointe ; au chef d’or chargé de trois étoiles de…
N… Volondat (1679) : d’azur à trois pigeons d’argent posés deux et un et une rivière du même en pointe

nota : la décomposition du nom en Vol-onde (Voul-oundas en parler local) a conduit au choix parlant des pigeons qui volent et de la rivière
ou onde

Sources : Généal. lim. et march., XIV, p. 393 ; XVI, p. 289 ; Lecler, HV., p. 406 et 409 ; Poncet, p. 152

VOUHET
Les de Vouet étaient originaires du Berry. Vers 1390 Georges de Vouet, chevalier, seigneur de Vouet
(commune de Dunet, Indre) et de Malicornay (Indre) épousait Marguerite de Magnac, dame du Solier (cne de
Magnac-Laval, HV.) et du Fief-Lussacois (cne de Lussac-les-Eglises, HV.). En 1501 Catherine de Vouet
épousait Hélion Le Groing, seigneur marchois, grand maître de l‟artillerie de France. La famille de Vouet semble
avoir été aussi possessionnée dans la Marche (Aleyrat et Châtelus-le-Marcheix, Cr.). Elle fut maintenue noble en
1666 et 1703 sur preuves de 1559. Elle semble s‟être éteinte en 1789.

Armes : d’azur au chevron d’argent accompagné de trois fleurs de lis d’argent.

Sources : Généal. Lim. et March., XIV, p. 293 ; XVI, p. 23 ; Nadaud, IV, p. 286

VOUREYS
Au début du XVIIe siècle Jeanne Roulhac, née en 1588, épousait Léonard Voureys, marchand et épicier
à Limoges. Avant 1640 Marcelle Voureys s‟était mariée avec Isaac Cybot. Ce couple portait un parti réunissant
les armes de l‟un et de l‟autre. Celles de l‟épouse sont différentes des armes familiales des Voureys et semblent
avoir été créées pour faire pendant à celles du mari qui comportaient un chevron.

725
Armes : familiales (vers 1655) : d’or à l’arbre de sinople accosté de deux étoiles de gueules

nota : l’arbre peut s‟expliquer par le jeu de mots Voureys/forêt (fourêt en parler local).

de Marcelle Voureys (vers 1642) : d’azur au chevron d’or accompagné en chef des lettres initiales M et V et
en pointe de la lettre R du même

Sources : Généal. et march., XVI, p. 382 ; Poncet, p. 64 et 152

VOUZELLE, autrement LA ROCHE


Cette famille de marchands et de consuls de Limoges est connue aussi depuis le XVI e siècle sous le nom
de La Roche dit Vouzelle. En était membre Pierre de La Roche dit Vouzelle, marchand, consul du quartier du
Marché de Limoges, capitaine de la milice en 1575 et vice-sénéchal du Limousin à partir de 1579. Il fut l‟un des
meneurs de l‟émeute de Ligue catholique de Limoges d‟octobre 1589 ce qui lui valu d‟être pendu. C‟est
probablement son descendant, Michel Vouzelle « autrement La Roche », qui fit peindre ses armes parlantes en
1644. En 1686 Vincent Vouzelle (1663-1699), seigneur de Palemes (cne de Razès ?, HV.), épousait Françoise
Cantillon. Il est à peu près certain que ces Vouzelle étaient de la même famille que les Delaroche dit Vouzelle
(voir ce nom).

Armes : d’azur au rocher d’argent

nota : cas où le sobriquet, et non le patrononyme, a inspiré le meuble parlant

Sources : Cassan, Le temps des guerres de Religion, p.391 ; Généal. lim. et march., XVI, p.111 ; p. Poncet, p. 152

DE VOYER DE PAULMY D’ARGENSON


René de Voyer d‟Argenson, comte de Paulmy, fut intendant de police, justice et finance pour le
Limousin de 1632 à 1636. Ses fils n‟eurent pas de descendance. Une autre branche de cette famille originaire de
Touraine et d‟extraction chevaleresque (1374) compta parmi ses membres Marc-René, marquis d‟Argenson en
1700, filleul de la République de Venise, Garde des sceaux de France et président du conseil des finances. Son
descendant, également Marc-René, fut créé baron de l‟Empire en 1810. Postérité en 2008.

Armes : d’azur à deux lions léopardés d’or, couronnés du même, armés et lampassés de gueules

Sources : DVN, p. 286 ; Jougla, VI, p. 498 ; Lecler, HV., p. 423 ; Valette, p. 190

DE VOYON
Vers 1605 Jeannette de Voyon était veuve de Léonard Romanet, avocat et juge prévôt de Limoges. En
1675 Jacques de Voyon, marchand et bourgeois de Limoges, était seigneur de Pascaille ou de La Pacaille (cne de
Veyrac, HV). Joseph Voyon du Buisson, écuyer et seigneur du Buisson (cne de Veyrac, HV.) vécut de 1696 à
1769. Il eut deux fils (sans descendance connue) et quatre filles. Au XVIII e siècle la famille possédait le fief de
La Planche (cne de Saint-Hilaire-Bonneval, HV.).

Armes : d’azur au croissant d’argent accompagné de trois étoiles d’or deux en chef et une en pointe

Supports : deux aigles enchaînées (XVIIIe siècle)

Couronne : de marquis (XVIIIe siècle)

726
Sources : Arm. Lim., Annexe ; Généal. lim. et march., XVI, p. 251 et 287 ; Internet ; Lecler, HV., p. 637 ; Poncet, p. 152

VOYSIN DE GARTEMPE
La famille Voysin était originaire de Tours (Indre-et-Loire). Elle s‟était implantée dans la Haute-
Marche avec Léonard-François, vice-sénéchal de Guéret en 1585. En 1757 François Voysin, subdélégué de
l‟intendant de Limoges et avocat à Guéret acheta la terre et le château de Gartempe pour 44 000 livres. Il mourut
en 1766. Son fils Jean-Baptiste (1759-1840) fut député de la Creuse à l‟assemblée législative en 1791. Il avait été
le dernier seigneur de Gartempe (Cr.). Président de la cour d‟appel de Metz sous le Premier Empire il fut créé
chevalier en 1811. En 1819 Louis XVIII le fit baron héréditaire et Louis-Philippe le créa pair de France en 1835.
Son fils Hyppolite-François Voysin de Gartempe (1794-1839) fut promu avocat général à la cour de cassation
sous la Monarchie de Juillet. Il n‟eut qu‟un fils, Emmanuel Voysin de Gartempe, qui fut père de deux filles nées
en 1862 et 1867.

Armes : d’azur au croissant d’argent en cœur accompagné de trois étoiles d’or posées deux et un
autres armes selon Jougla : coupé : au 1, de gueules à la bande d’hermine accostée de quatre étoiles d’or,
deux en chef et deux en pointe ; au 2, d’argent au chevron d’azur accompagné de trois flammes de gueules

Sources : Lecler, p. 292 ; Jougla, VI, p. 498 ; Lamarque, Armorial du Premier Empire, p. 562 et 636 ; Révérend, APE 4 et Restauration 6 ;
Rietstap, II, p. 1020, Tardieu, gdghm, p. 159-160 et 210 et gddhm, p. 116

727
W

DE WATERS
Cette famille était venue d‟Irlande en France à la fin du XVII e siècle pour fuir la persécution anglaise
après la défaite du roi Jacques II à la bataille de la Boyne en 1690. Elle fut reconnue noble en France en 1699. En
1779 elle devint comte du Saint-Empire par lettres patentes. En 1788 l‟un de ses membres présenta des preuves
de noblesse pour une candidature à l‟ordre de Malte. De juillet 1815 à août 1816 N… Waters fut préfet de la
Creuse. Famille éteinte.

Armes : de gueules à la fasce ondée d’argent chargée d’une croisette de gueules et accompagnée de six têtes de
léopards d’or posées en fasce, trois en chef et trois en pointe

Sources : Carriat, fasc. 6, p. 425 ; Hugon, Les anciens préfets de la Creuse (1800-1870) ; Jougla, VI, p. 503

728
II

ARMORIAL GÉNÉRAL DU LIMOUSIN

DU XIIe AU XXIe SIECLE

LES COMMUNAUTÉS

LES COMMUNAUTÉS ADMINISTRATIVES

(Provinces, départements, communes)

729
AFFIEUX (commune, Cor.)

d’or à trois coquilles de sinople posées deux et une ; au franc-canton d’or chargé de deux lions
passants de gueules l’un sur l’autre

nota : armoiries adoptées en 1981 qui combinent celles des David de Lastours (coquilles) et celles des Comborn (lions passants), anciens
seigneurs de la paroisse

Source : Merceron, p. 8

AHUN (commune, Cr.)


fascé d’argent et d’azur de six pièces

nota : ces armoiries présentées et enregistrées en 1700 dans l‟Armorial général s‟inspirent du sceau des consuls d‟Ahun du XIVe siècle
portant un écu armorié qui aurait été un burelé de sable et d’argent de dix pièces

Sources : Hugon, La Creuse dans l‟Armorial général de France, p. 40 ; Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 22-23 ; Lartigue,
Armorial des communes de France ; Lecler, Cr., p. 11

AIX (commune, Cor.)


d’azur au loup passant d’or ; au franc-quartier senestre échiqueté d’or et de gueules

nota : votées en 1981 les armoiries d‟Aix, située dans l‟ancienne vicomté de Ventadour , reprennent l‟échiqueté de cette famille et l‟écu de la
famille Le Loup, seigneur du lieu au XVe siècle

Source : Merceron, p. 8

AIXE-SUR-VIENNE (commune, HV.)


d’azur au château-fort de gueules posé sur un pont à trois arches d’or sur une rivière d’argent ; au chef
chargé de trois lions léopardés du champ couronnés et lampassés de gueules

nota : ces armoiries contemporaines sont allusives de la géographie et de l‟histoire d‟Aixe-sur-Vienne : la rivière Vienne, son pont et son
château médiéval aujourd‟hui en ruine

Sources : Internet ; Lartigue, Armorial des communes de France (HV.)

ALBIGNAC (commune, Cor.)


d’azur à la croix d’or cantonnée : aux 1 et 4, d’un besant d’or ; aux 2 et 3, d’une défense de sanglier
d’argent

nota : ces armoiries, qui reprennent celles de la famille périgourdine de Badefol possessionnée à Albignac, ont été votées en 1979

Sources : Froidefond, I, p. 51 ; Merceron, p. 8

ALBUSSAC (commune, Cor.)


de gueules au chevron d’or accompagné en pointe d’un croissant d’argent ; au chef cousu d’azur
chargé de trois étoiles d’or

730
nota : votées en 1984, ces armoiries reproduisent celles de la famille Dufaure de La Salesse qui a possédé une seigneurie à Albussac du XVIe
siècle à 1789

Sources : Internet, site de la commune d‟Albussac ; Merceron, p. 8

ALLASSAC (commune, Cor.)


attribuées d‟office en 1701 : de sable à une fasce componée d’or et de sable

votées en 1981 : parti : au 1, coupé : en a) de sable à l’aigle d’or au vol abaissé, en b) d’argent au lambel à
trois pendants de gueules en fasce; au 2, d’or au lion de gueules

nota : Allassac n‟avait jamais eu d‟armoiries avant celles qui lui furent attribuées d‟office en 1701 dans une série de type mécanique dont la
pièce unique était une fasce componée. Le blason voté en 1981 par le conseil municipal réunit les armes des Lasteyrie (le 1 du parti) qui sont
originaires du village de Lasteyrie situé dans cette commune et celles des Roffignac (le 2 du parti) qui ont été coseigneurs d‟Allassac au
moins à la fin du XVIIIe siècle

Sources : Agfl, p. 187 et 207 ; Bergues-La-Garde, Nobiliaire du Limousin, p. 88 et 130. Merceron, p. 8

ALLEYRAT (commune, Cor.)


d’or à la bande d’azur chargée de trois lis d’argent tigés et feuillés du même posés en bande

nota : voté en 1987 ce blason reprend les armoiries de la famille Gaye qui possédait une seigneurie à Alleyrat au XVIIIe siècle

Source : Merceron, p. 8

ALTILLAC (commune, Cor.)


d’azur au loup d’or à la bordure engrêlée de gueules ; au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles
d’or

nota : ces armes, adoptées par la municipalité en 1981, sont celles de la famille du Luquet du Chaylard possessionnée dans cette localité
sous l‟Ancien Régime

Sources : Esquieu, p. 190 ; Internet, site de la commune d‟Altillac ; Merceron, p. 8

AMBAZAC (commune, HV.)


d’argent au tau d’azur ; au chef de gueules chargé d’une aigle d’or issante de la partition

nota : le tau ou béquille de saint Antoine est peut-être une allusion à Etienne de Muret, né vers 1045 au village de ce nom dans la commune
d‟Ambazac, fondateur de l‟ordre de Grandmont, mort en 1124 et canonisé en 1189. Il mena une existence proche de celle des solitaires
d‟Egypte comme saint Antoine le Grand (+356) dont l‟un des attributs était un tau (ou béquille de saint Antoine)

Sources : Lartigue, Armoiries des communes de France HV. ; Lecler, HV., p. 21

AMBRUGEAT (commune, Cor.)


d’or à trois lions de gueules posés deux et un

nota : En 1981 la municipalité d‟Ambrugeat a calqué ses armoiries sur celles de la branche noble de la famille du Boucheron qui possédait
une seigneurie à Ambrugeat au XVIIe et au XVIIIe siècle

731
Source : Merceron, p. 8 : Nadaud, IV, p. 224-225

ANGLES-SUR-CORRÈZE (Les) (commune, Cor.)


d’azur au rais d’escarboucle d’or

nota : voté par le conseil municipal en 1981 ce blason reprend les armoiries de la famille de Saint-Martial qui eut plusieurs alliances dans le
Bas-Limousin (Saint-Chamans, Scorailles, La Rochefoucauls, de Roziers, etc.) avec un fief aux Angles-sur-Corrèze

Sources : Merceron, p. 8 ; Nadaud, iv, p. 325-329

ARGENTAT (commune, Cor.)


d’azur à deux clés d’argent adossées et entrelacées par l’anneau et posées en pal

nota : selon Merceron ces armes, « utilisées depuis plus d‟un siècle », seraient celles d‟un ancien chapelain d‟Argentat. Elles furent
adoptées comme armoiries municipales. A noter qu‟en 2009 cette ville possède aussi un logo

Sources : Boulaud, Armoiries sur vitraux en Limousin, p. 29 ; Internet, site de la commune d‟Argentat ; Merceron, 10

ARNAC-LA-POSTE (commune, HV.)


d’or à la tour fortifiée de deux ouvertures d’argent ; au chef de gueules chargé d’un cor d’argent
surmonté d’un fouet du même

nota : tous les meubles de ces armoiries sont allusifs : la tour est probablement celle du village de Lubignac, maintenant en parti ruinée, qui
appartint aux Barton de Montbas, le cor et le fouet rappellent qu‟il y a eu un relais de poste au village de Montmagner sur la route royale de
Toulouse à Paris

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes de la Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 24-27

ARNAC-POMPADOUR (commune, Cor.)


d’azur à trois tours d’argent maçonnées de sable

nota : ces armoiries sont celles la famille Hélie de Pompadour qui possédait la seigneurie de Pompadour (commune d‟Arnac-Pompadour) dès
le XIIe siècle

Sources : Merceron, p. 10 ; Nadaud, II, p. 409

ASTAILLAC (commune, Cor.)


d’azur au chevron écoté d’or accompagné de trois roquets du même, deux en chef et un en pointe

nota : ces armoiries, adoptées en 1986 par la municipalité, sont celles des Roquet d‟Estresses, puis d‟Estresses, une ancienne famille
seigneuriale du lieu, qui y avait son château (subsistant en 2009)

Sources : Internet ; Merceron, p. 10

732
AUBAZINES (commune, Cor.)
parti : au 1, de gueules au soleil d’or soutenu de deux étoiles du même ; au 2, d’azur à la lune en
croissant d’argent soutenue de deux étoiles du même

nota : ces armoiries seraient celles de l‟ancienne abbaye cistercienne (XIIe siècle) d‟Aubazines reprises par la municipalité en 1978

Source : Merceron, p. 10

AUBUSSON (commune, Cr.)


armes traditionnelles (1636, 1665, 1790) : d’argent au buisson de sinople sur une terrasse du même ;
au chef de gueules chargée d’un croissant d’argent accosté de deux étoiles du même
armes de l‟Armorial général de 1697 : d’argent à un buisson de sinople

nota : les armoiries de ville sont parlantes par jeu de mots. Hugon a émis l‟hypothèse que les « vraie »s armoiries d‟Aubusson seraient celles
de l‟armorial de 1697, celles portant un chef avec croissant et étoiles pouvant être celles de la famille du Plantadis aux émaux près

Représentations : sur une fontaine de la ville ; sur une clé de voûte de l‟église paroissiale ; sur la face aval du pont de La Terrade construit en
1636 ; sur un vitrail de 1897 du musée Adrien-Dubouché de Limoges

Devise (parlante) : « Inter spinas floret »

Sources : Hugon, La Creuse dans l‟armorial général de France, p. 40 ; Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 17-21 ; Lartigue,
Armoiries des communes ; Lecler, Cr., p. 26

AUGNE (commune, HV.)


parti de gueules et de sinople au monogramme de AUGNE de gueules (sic) brochant, soutenu d’une
étoiles d’argent

nota : ces armoiries sont peu conformes aux règles de l‟héraldique

Sources : Internet ; Lartigue, Les armoiries des communes de France, Haute-Vienne

AUREIL (commune, HV.)


tranché : au 1, d’azur à la colombe d’argent tenant un épi de blé d’or ; au 2, de gueules à la main
bénissante appaumée de carnation

nota : c‟est à Chavagnac (commune d‟Aureil) que vint se fixer vers 1080 l‟ermite Gaucher (vers 1060-1140). L‟écu évoque un épisode de la
vie du saint : celui-ci cherchant un lieu pour fonder un monastère fut guidé par une colombe apprivoisée qui, un certain jour, arracha des
brins de la paille qui couvrait le toit de sa cabane et les déposa tous au même endroit. Gaucher comprit alors que l‟oiseau lui désignait ainsi
l‟emplacement du futur monastère. Quant à la main bénissante elle est une allusion aux bénédictions que donne saint Gaucher.

Sources : Lecler, HV., p. 33-37 ; Internet

AURIAC (commune, Cor.)


d’or au lion de gueules

nota : ce blason communal voté en 1985 reprend les armoiries de la famille de Saint-Exupéry qui posséda une seigneurie à Auriac

733
Sources : Internet ; Merceron, p. 10

AUZANCES (commune, Cr.)


fascé d’or et de gueules de six pièces, à une aigle d’argent brochant sur le tout

nota : sous l‟Ancien Régime Auzances avait ses consuls et était l‟une des châtellenies de la Combraille. Cependant, avant qu‟elle en soit
dotée d‟office en 1701 par l‟Armorial général de France, elle n‟avait pas d‟armoiries. Par ailleurs on observera que celles-ci ont
vraisemblablement un caractère parlant par jeu de mots avec « auzé », l‟oiseau en parler local

Sources : Hugon, La Creuse dans l‟Armorial général de France, p. 64 ; Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 23-24

AYEN (commune, Cor.)


tiercé en fasce : au 1, de gueules à la croix d’argent (ordre de Saint-Jean de Jérusalem) ; au 2, d’azur à
trois fleurs de lis d’or (France) ; au 3, de gueules à la bande d’or (Noailles)

nota : ces armoiries choisies par délibération du conseil municipal de 1964 sont allusives du passé d‟Ayen : le 1 évoque l‟ancienne
commanderie de l‟ordre de Saint-Jean de Jérusalem (Malte) qui existait avant 1789 à Ayen , le 2 le royaume de France et le 3 la famille de
Noailles dont un membre, Henri de Noailles (+ 1623), fut fait comte d‟Ayen en 1592

Sources : Jougla, V, p. 161 ; Merceron, p. 10

AZAT-LE-RIS (commune, HV.)


d’azur à trois fleurs de lis d’or à la bande abaissée cousue de gueules chargée de trois lionceaux d’or ;
sur le tout d’argent au pal bandé d’or et de sable

nota : Azat-le-Ris faisait partie de la Basse-Marche qui était, de 1335 à 1438, dans le domaine des Bourbons comtes de la Marche. Ce sont
leurs armes à peine modifiées qui forment le champ des armoiries de la commune. L‟écusson d’argent au pal bandé d’or et de gueules
représente les armoiries de la famille de Chauveron seigneur du Ris, qui y fit construire à la fin du XIVe siècle un château qui subsiste en
2012

Sources : Internet ; Jougla, I, p. 59-60; Lecler, HV., p. 39-40

BALLEDENT (commune, HV.)


d’azur au pal denché d’argent

nota : le pal denché est probablement parlant

Source : Internet

BAR (commune, Cor.)


d’argent à trois fasces de gueules

nota : ces armoiries communales votées en 1980 sont celles de la famille de Bar (ou de Monceau) qui possédait la seigneurie de Bar au début
du XVe siècle

Sources : Jougla, I, p. 161 ; Merceron, p. 10; Nadaud, I, p. 100

734
BASSIGNAC-LE-BAS (commune, Cor.)
d’azur à trois bandes d’or; au franc-canton coticé d’or et de gueules

nota : adoptées en 1987 les armoiries de cette commune combinent celles de la famille de Gain de Montaignac qui fut seigneur de Bassignac-
le-Bas au moins au XVIIe siècle et celles (le coticé) de la famille de Turenne dont la vicomté englobait cette localité

Sources : Merceron, p. 10 ; Nadaud, II, p. 255

BASSIGNAC-LE-HAUT (commune, Cor.)


parti : au 1, d’argent à la bande de gueules accompagnée de six flanchis du même posés en orle
(Pestel) ; au 2, de gueules à la bande d’or ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or (Del Peyroux)

nota : adoptées en 1985 ces armoiries associent celles des Del Peyroux et des Pestel (ou Pesteil) originaires de l‟Auvergne dont un membre
François de Pestel épousa en 1677 Marguerite Del Peyroux qui tenait de son père la seigneurie du Mas (cne de Bassignac-le-Haut)

Sources : Internet ; Merceron, p. 10

BEAULIEU-SUR-DORDOGNE (commune, Cor.)


coupé : au 1, de gueules à l’enceinte fortifiée d’argent à trois tours crénelées et couvertes du même,
ouvertes et ajourées de sable ; au 2, d’azur à un dextrochère d’argent mouvant du flanc senestre, tenant une clé
du même posée en pal le double panneton en haut

Représentations : sur le mur d‟une impasse donnant sur la place de La Bredolle et sur un tableau de la Crucifixion du XVII e siècle placé
dans la chapelle des Pénitents

nota : ces armoiries sont celles de la ville depuis le XIVe siècle : le 1 évoque la ville et le 2 probablement l‟ancienne abbaye cistercienne. En
2009 elles coexistent avec un logo

Sources : Internet ; Merceron, p. 12

BEAUMONT (commune, Cor.)


parti : au 1, d’argent au lion de gueules accompagné en chef d’une étoile du même ; au 2, d’argent à
trois fasces de gueules, au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

nota : ces armoiries sont celles de la famille de Leynia dont une branche possédait la seigneurie de Beaumont au XVIIIe siècle. Elles ont été
adoptées en 1984 par la municipalité

Source : Merceron, p. 12

BEAUMONT-DU-LAC (commune, HV.)


d’azur au mont d’or surmonté d’un soleil du même, à la champagne d’argent chargée d’une fougère de
sinople

nota : le mont d’or est parlant mais aussi allusif de l‟altitude de cette commune, la plus élevée du département de la Haute-Vienne. La
fougère, également allusive, est la plante la plus fréquente et la plus emblématique de son terroir

Sources : Internet ; Lecler, HV., p. 50

735
BELLAC (commune, HV.)
d’argent au château de sable couvert d’une toiture en dos d’âne, flanqué de deux tours et donjonné
d’une autre pavillonnée et girouettée du même, le tout sur une rivière d’azur ; au chef aussi d’azur chargée de
trois fleurs de lis d’or mal ordonnées

nota : ces armoiries sont celles que la ville de Bellac fit enregistrer en 1698

Sources : Agfl, p. 86 ; Lecler, HV., p. 55-71

BELLECHASSAGNE (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur au loup passant d’or ; aux 2 et 3, d’or à l’aigle de sable armée et languée
de gueules ; sur le tout d’or à la fleur de lis de gueules

nota : ces armoiries, largement inspirées de celle de la famille La Baume de Foursat ou de Foursat, ont été votées en 1984

Source : Merceron, p. 12

BELLEGARDE-EN-MARCHE (commune, Cr.)


de sable à trois pals d’argent chargés chacun de six tourteaux de gueules

nota : ces armoiries ne sont pas d‟anciennes armes seigneuriales, du moins à notre connaissance. Elles semblent provenir d‟un plomb de
tapisserie du début du XVIIe siècle (Bellegarde fut jusqu‟au milieu du même siècle un important centre tapissier) sur lequel deux érudits
locaux, Pérathon et de Cessac, crurent voir vers 1860 les armes de la ville. Ce point de vue ne fut pas accepté par Bosvieux conservateur des
archives départementales de la Creuse à l‟époque. Nous les avons retrouvées sur internet en 2009

d’azur au sautoir d’or cantonné de quatre tours d’argent

nota : cet écu est une création de l‟archiviste Bosvieux qui, sur demande du préfet Bertrand Salle, réalisa en 1860 les armoiries des quatre
villes chefs lieux d‟arrondissement et vingt-cinq villes chefs-lieux de canton du département de la Creuse pour orner le grand salon de la
préfecture de Guéret. Il reprend les armes de la famille de Maumont qui posséda différentes seigneuries dans la Haute-Marche mais n‟eut
d‟autres liens avec Bellegarde que sa qualité d‟engagiste du domaine royal de Bellegarde à la fin du XVIIe siècle

d’or à une tête de chèvre de sable accornée d’argent ; au chef d’azur chargé d’un cœur enflammé
accosté de deux croissants, le tout d’or

nota : ces armoiries ont été proposées par l‟héraldiste Henri Hugon en 1933. Le chef reproduit un motif ornemental avec diverses variantes
que l‟on trouve à Bellegarde-en-Marche sur plusieurs maisons du XVIe ou du XVIIe siècle. La tête de chèvre illustre une légende locale selon
laquelle les habitants de la ville assiégée par une troupe de brigands auraient lancée sur leurs assaillants une tête de chèvre fraîchement
coupée pour montrer qu‟ils pouvaient soutenir longtemps leur défense. Il existe d‟ailleurs de nos jours à Bellegarde une « Confrérie des
mangeurs de chèvres » qui organise une fête annuelle sur ce thème

Sources : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 32-34 ; Internet ; Lartigue, Armorial des communes de France

BENAYES (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, de gueules à trois rocs d’échiquier d’argent posés deux et un ; aux 2 et 3, d’azur à
trois fasces d’or

Représentation : dans l‟église paroissiale ?

nota : ces armoiries, que Benayes a prises comme blason en 1984, sont celles da la famille Pareil d‟Espéruc dont nous n‟avons pu déterminer
le lien avec cette commune

736
Sources : Internet ; Jougla, V, p. 214 ; Merceron, p. 12

BÉNÉVENT-L’ABBAYE (commune, Cr.)


en 1701 : d’or à une bande de sable

nota : ces armoiries furent attribuées d‟office en 1701 à la ville de Bénévent qui, apparemment, n‟en possédait pas. Cependant la ville n‟en fit
jamais usage car en fait elle en avait d‟autres et depuis longtemps. Elles se trouvaient notamment sur une ancienne cloche qui fut refondue et
baptisée en 1725. En effet en marge du registre des baptêmes de la paroisse à la date du 25 septembre 1725 on lit cette mention : « l‟écusson
de la dite ville était un quarré de hauteur de 2 pouces semé de trois fleurs de lis et une quatrième coupée par le milieu dont le côté senestre
était une clé et le dextre l‟autre moitié de ladite fleur de lis ; le dit écusson n‟ayant point été mis sur la présente cloche par l‟oubly des sieurs
Etienne Coutaud et Léonard Boisse, maîtres fondeurs de Limoges, attendu le chagrin de l‟avoir manquée une première fois faute de l‟avoir
faite trop épaisse »

traditionnelles (avant 1701) : d’azur à trois fleurs de lis et une quatrième, défaillante et accostée d’une
clé le panneton en haut, le tout d’or

nota : ces armoiries figuraient sur la cloche de l‟église paroissiale Saint-Barthélemy avant 1725 (voir nota ci-dessus). Les fleurs de lis sont
peut-être empruntées aux armes de la famille Foucaud de Saint-Germain-Beaupré qui fournit deux prieurs et cinq abbés (dont Louis de
Foucaud qui fit ériger en 1458 le prieuré de Bénévent en abbaye). Cette famille avait dans l‟abbatiale de Bénévent sa chapelle et ses
tombeaux. Or elle portait d’azur semé de fleurs de lis d’or. Quand à la clé on notera qu‟elle est souvent utilisée dans armes des abbayes et
des chapitres. L‟union de la fleur de lis défaillante et de la clé pourrait avoir un rapport avec l‟érection du prieuré en abbaye par Louis
Foucaud, abbé de 1422 à 1466

contemporaines (vers 1970) : d’azur à une clé le panneton en haut accostée en pointe d’une fleur de
lis défaillante et accompagnée en chef d’une fleur de lis accostée de deux coquilles de saint Jacques, en fasce de
deux fleurs de lis et en pointe de deux coquilles de saint Jacques, le tout d’or

nota : l‟apparition des coquilles de saint Jacques est une allusion à la création vers 1970 d‟un relais pour les pèlerins de saint Jacques de
Compostelle,

Sources : Bonneau, Bénévent - L‟Abbaye d‟hier et d‟aujourd‟hui, p. 18-19 ; Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 24-24 ; Internet ;
Lecler, Cr., p. 50-51

BERNEUIL (commune, HV.)


d’azur au dolmen d’or posé sur une terrasse du même ; au chef d’argent chargé de trois frênes
arrachés de sinople

nota : on trouve un menhir et trois dolmens sur le territoire de la commune d‟où la présence allusive de l‟un de ces derniers sur l‟écu. Les
frênes sont peut-être une allusion historique (et parlante) au domaine et seigneurie du Fraisse (= frêne en parler local) qui s‟étendait sur la
majeure partie de l‟actuelle commune avant 1789

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes de France, HV

BERSAC (commune, HV.)


d’azur au viaduc à huit arches de deux étages d’argent posé entre deux versants d’or sur une rivière du
champ ; au chef d’argent chargé d’un berceau de gueules accosté de deux sacs du même

nota : armoiries en partie allusives par l‟image du viaduc ferroviaire de Rocherolles sur la Gartempe construit en 1854 et en partie parlantes
par le rébus que forment le berceau et les sacs (Berce-sacs)

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne

737
BESSINES-SUR-GARTEMPE (commune, HV.)
de sinople au sphinx d’or assis et contourné

nota : il y avait à Bessines dans le mur d‟enceinte de l‟ancienne chapelle Saint-Michel une sculpture représentant un sphinx à demi-couché.
Vers 1873 il fut transporté au musée lapidaire de Limoges. Cette figure serait ainsi allusive.

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 89

BEYNAC (commune, HV.)


d’azur à la tige de blé à trois épis d’or posée en bande, au rameau de noyer fruité d’argent posé en
barre brochant

nota : ces armoiries évoquent probablement des productions agricoles locales

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne

BEYNAT (commune, Cor.)


palé d’argent et de gueules de six pièces ; au chef fascé d’argent et d’azur de six pièces

nota : les armes de cette commune, qui résultent d‟une délibération du conseil municipal de 1987, sont celles de la famille subsistante en
2012 des Geoffre de Chabrignac qui étaient seigneurs de Beynat au moins en 1632 et en 1718

Sources : Internet ; Nadaud, II, p. 455 ; Merceron, p. 12

BEYSSAC (commune, Cor.)


de gueules au lion d’argent à la bande d’azur brochant sur le tout ; au chef de gueules soutenu d’une
divise d’azur et chargé de trois coquilles d’argent

nota : par délibération de 1980 la commune de Beyssac a choisi pour blason les armoiries de la famille Aubert d‟où est issu Etienne Aubert,
pape de 1352 à 1362 à Avignon sous le nom d‟Innocent VI. Il était né en 1282 au village des Monts (paroisse de Beyssac)

Sources : Internet ; Merceron, p. 12 ; Nadaud, I, p. 505

BEYSSENAC (commune, Cor.)


fascé d’argent et d’azur de six pièces ; au chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or

nota : la famille Roux de Lusson fut possessionnée à Beyssenac au XVIIIe siècle. Ce sont ses armoiries qui sont utilisées comme blason
communal depuis 1986

Sources : Internet ; Merceron, p. 12 ; Nadaud, IV, p. 118-120

BILLAC (commune, Cor.)


d’azur au soleil d’or ; au chef cousu de gueules chargé d’un croissant d’argent accompagné de deux
étoiles d’or

nota : en 1987 la mairie de Billac (ou Bilhac) choisi comme blason communal les armes des Clare, seigneurs de la localité au XVIIIe siècle

738
Source : Merceron, p. 12

BLANZAC (commune, HV.)


de sable au linteau d’or chargé d’inscriptions du champs ; au chef cousu de gueules chargé de deux
sacs d’argent

nota : le « linteau » est en fait une pierre à dévotion dite des « sept petits tombeaux » portant des marques transversales déposée à
l‟extérieur de l‟église Saint-Martin de Blanzac. Les sacs d’argent sont un rébus exprimant le nom de la commune (blancs sacs)

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Mingaud, Les églises de la Haute-Vienne, p. 34

BLOND (commune, HV.)


d’azur à l’église d’or ; au franc-canton d’argent chargé d’un sautoir de gueules cantonnée de quatre
croisettes pommetées de sable

nota : l’église de cet écu représente l‟église romane de Blond. Le franc-canton a réutilisé les armes de la famille de Blond ou de Blom qui
figurent sur une pierre tombale de la nef de l‟église

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes de la Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 98

BOISSEUIL (commune, HV.)


d’argent à trois arbrisseaux terrassés de sinople ; au chef de gueules chargé d’une pensée d’or

nota : les arbrisseaux sont une expression parlante du nom de la commune qui peut d‟entendre « bois saule »

Sources : Internet ; Lartigue ; armoiries des communes, Haute-Vienne

BONNAC-LA-CÔTE (commune, HV.)


parti : au 1, d’or au monogramme BONNAC en lettres capitales de gueules ; au 2, coupé : en a) d’azur
à trois coqs d’argent, crêtés et membrés d’or, en b) de gueules à deux pals d’argent

nota : le 2 réunit probablement les armes deux familles seigneuriales de Bonnac : en a) celles des Jovion qui furent seigneurs du village de
l‟Eychoisier ; en b) une autre famille

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 109

BONNAT (commune, Creuse)


de gueules à trois fasces d’or, chacune chargée en son centre d’une étoile d’azur

nota : ces armoiries ont été créées en 1860 par l‟archiviste départemental Bosvieux pour orner le grand salon de la préfecture de la Creuse.
Elles ne s‟inspirent d‟aucunes armes antérieures seigneuriales ou autres

Source : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 34-25

739
BONNEFOND (commune, Cor.)
d’or au chevron de gueules accompagné de trois branches de romarin de sinople deux en chef et une en
pointe

nota : les armoiries de Bonnefond, qui ont été inspirées par celles de l‟actuelle famille de Romanet de Beaune, ont été choisies par le conseil
municipal en 1985.

Sources : Merceron, p. 12 ; Nadaud, IV, p. 109 et 556 ; Valette, p. 166

BORT-LES-ORGUES (commune, Cor.)


attribuées en 1701 : d’azur à trois bandes ondées d’or
votées en 1932 : d’azur à trois flanchis d’argent, deux et un

nota : avant le XVIIIe siècle la ville de Bort ne possédait pas d‟armoiries. Cependant en 1699 elle en présenta pour enregistrement mais elles
ne furent pas acceptées en l‟état avec la mention « à expliquer plus amplement ». Finalement cette ville en reçut d‟office en 1701 dans une
série de type mécanique. Selon Merceron « un [autre] blason, utilisé depuis longtemps, a été confirmé par une délibération du conseil
municipal de 1932 ». Il s‟est inspiré (3 flanchis au lieu de 6) des armes de la famille de Balzac d‟Entraygues, seigneur du lieu au XV e siècle

Sources : Agfl, p. 76 et 185 ; Internet ; Merceron, p. 14

BOUSSAC (commune, Cr.)


d’azur à trois brosses (ou gerbes de blé) d’or liées de gueules, posées deux et une

nota : les de Brosse (Berry) furent seigneurs de Boussac de 1256 à 1565. Ce sont leurs armoiries que le géographe Malte-Brun attribua à la
fin du XIXe siècle à la ville de Boussac. Elles figuraient déjà sur un écusson créé en 1860 pour la préfecture de la Creuse. Les brosses sont
naturellement parlantes mais au XIXe siècle on leur préféra, sur différents supports, des gerbes de blé de forme proche mais socialement plus
valorisantes.

Sources : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 35-36 ; Internet

BOURGANEUF (commune, Cr.)


de sable à trois chevrons ondés d’argent

nota : la ville de Bourganeuf ne possédait pas d‟armoiries jusqu‟à ce qu‟il lui en soit attribué d‟office en 1701 en application de l‟édit de
1696. Elles sont utilisées de nos jours par la municipalité en concurrence avec un logo plus coloré qui s‟en inspire d‟ailleurs fortement

Représentation : à Bourganeuf sur la façade de la mairie et sur le monument aux morts de la guerre de 1914-1918

Sources : Agfl, p. 189 ; Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 25-26

BOSMIE-L’AIGUILLE (commune, HV.)


coupé de gueules et de sable, au monogramme BOSMIE en lettres capitale d’or brochant sur la
partition et surmonté du nombre en chiffres romains MDCCLXXXXII d’argent

nota : Bosmie qui, sous l‟Ancien Régime, était incluse dans la paroisse d‟Isle, fut érigée en commune en 1792. C‟est cette date qui figure en
chiffres romains dans les armes de la localité

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 381

740
BRANCEILLES (commune, Cor.)
d’azur au phénix d’or sur son immortalité de gueules regardant un soleil d’or mouvant du canton
dextre du chef

nota : la famille de Fénis a possédé sous l‟Ancien Régime de très nombreuses seigneuries dans le Bas-Limousin. Ses armoiries ont été prises
comme blason municipal par la commune de Branceilles en 1987

Sources : Merceron, p. 14 ; Champeval, I, p. 177-193

BREUILAUFA (commune, HV.)


d’or à trois hêtres terrassés de sinople ; au chef de gueules chargé d’une croix d’argent

nota : les trois hêtres (fau ou fa en parler local) sont conformes à l‟étymologie de ce village au Moyen Age (brolhum fagi, le bosquet aux
hêtres). Il y avait à Breuilaufa, en 1248 et par la suite, une sous-commanderie de l‟ordre de Saint-Jean de Jérusalem dont les armes figurent
au chef des armes communales

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 120 ; Villoutreix, Noms de lieux du Limousin, p. 97

BRIGNAC-LA-PLAINE (commune, Cor.)


De gueules au lion d’or, armé et lampassé de sable, accosté de deux épées hautes posées en pal

nota : choisies par la municipalité de Brignac-la-Plaine en 1984 ces armoiries sont celles de la famille de La Fillolie possessionnée dans le
Bas-Limousin

Sources : Merceron, p. 14 ; Nadaud, II, p. 129

BRIVE-LA-GAILLARDE (commune, Cor.)


d’azur à neuf épis d’or disposés par trois en forme de fleur de lis, posées deux et un

nota : ces armoiries, antérieures à la Révolution, ont été confirmées selon Merceron par une délibération de 1815. Elles ont été intégrées
récemment dans un logo plus complexe

Sources : Internet ; Merceron, p. 14

BRIVEZAC (commune, Cor.)


d’argent à cinq merlettes de sable posées 2 et 3 ; au franc-canton de gueules

nota : ce blason, adopté en 1985, a repris les armoiries de la famille de Sainte-Marie qui possédait la seigneurie de Brivezac en 1789

Sources : Internet ; Merceron, p. 14 ; Nadaud, III, p. 187-189

BUJALEUF (commune, HV.)


d’azur à la charrue d’or posée sur une plaine ondée du même, surmontée d’une étoile d’argent

nota : la charrue posée sur des sillons ( ?) exprime la vocation agricole de cette commune

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes de France, Haute-Vienne

741
BUGEAT (commune, Cor.)
gironné d’or et d’azur de huit pièces à la croix de Malte d’argent brochant ; au chef de gueules chargé
d’un sapin d’argent accosté de deux abeilles volantes d’or

nota : cet écu, créé par l‟héraldiste Robert Louis (selon Merceron), a été adopté par le conseil municipal en 1981. Il est allusif de deux des
principales productions de cette commune : le bois de sapin et le miel

Sources : Internet ; Merceron, p. 14

BUSSIÈRE-BOFFY (commune, HV.)


d’argent au rameau de buis de sinople accompagné de deux rencontres de bœuf de gueules accornées
d’or

nota : le rameau de buis est l‟expression parlante de l‟étymologie de Bussière (lieu planté de buis). Les rencontres de bœuf résultent d‟un jeu
de mots entre bœuf et Boffy

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 132

BUSSIÈRE-GALANT (commune, HV.)


d’argent au rameau de buis de sinople accompagné de deux têtes de coqs de gueules allumées d’or

nota : ici encore le rameau de buis est parlant comme les têtes de coqs (cf. gal ou jal = coq en parler local)

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 134-135

BUSSIÈRE-POITEVINE (commune, HV.)


d’azur au templier vêtu d’une cotte et coiffé de mailles d’argent, croisé et ceinturé de gueules et accosté
de deux rameaux de buis d’or ; au chef d’argent chargé de trois croisettes ancrées de gueules

nota : ici encore le buis est un meuble parlant ; quant au « templier » il est allusif d‟un gisant du XIIIe siècle représentant un chevalier tenant
une épée qui est maintenant placé à l‟entrée de l‟église de Bussière-Poitevine

Sources : Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 136 ; Mingaud, Eglises de la Haute-Vienne, p. 46

CAMPS-SAINT-MATHURIN-LÉOBAZEL (commune, Cor.)


d’hermine à la bande de gueules ; au franc-canton coticé d’or et de gueules

nota : située dans la vicomté de Turenne et à proximité de l‟Auvergne, la commune de Camps-Saint-Mathurin-Léobazel a choisi en 1985 un
écu combinant les armes de la famille auvergnate des Sermur disparue au XVIIe siècle et celles des Turenne (le coticé)

Sources : Internet ; Jougla, VI, p. 210 ; Merceron, p. 14

CHABRIGNAC (commune, Cor.)


écartelé : au 1, de gueules au loup ravissant d’or ; au 2, de sable à l’aigle éployée d’or ; au 3, d’azur à
trois tours d’argent maçonnée de sable ; au 4, d’azur à trois étoiles d’or au lambel à trois pendants du même en
chef

742
nota : ces armoiries reprennent celles de différentes familles donataires du retable du XVIIIE siècle de l‟église de Chabrignac : Lubersac au 1,
seigneurs du lieu XIVe siècle, Lasteyrie au 2, Pompadour au 3 et Arlavoix au 4. Blason adopté en 1985

Représentation : sur retable de l‟église de Chabrignac

Source : Merceron, p. 14

CHAILLAC-SUR-VIENNE (commune, HV.)


d’azur à l’église d’or ; au franc-canton senestre fascé-ondé de gueules et d’argent de six pièces

nota : l’église est l‟image de l‟église romane de cette commune. Le franc-canton a repris les armes de la famille de Rochechouart qui fut
seigneur de Chaillac à partir de 1304 et dont les armes figurent dans l‟église de Chaillac

Sources : Lartigue, Les armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 148

LE CHALARD (commune, HV.)


de gueules à l’église romane fortifiée d’argent, couverte d’or, posée dans un ancien cimetière du
même ; au franc-canton cousu d’azur semé de fleurs de lis d’or chargé de trois tours d’argent brochantes

nota : Le Chalard possède effectivement une église romane fortifiée et un cimetière médiéval. Le franc-canton est la reprise des armoiries de
la famille de Las Tours à la quelle appartenait Golfier de Las Tours, héros de la première croisade, mort au début du XIIe siècle et enterré
dans l‟église du Chalard

Sources : Lecler, HV., p. 152 ; Nadaud, III, p. 40-49 et 479-480

CHÂLUS (commune, HV.)


de sinople à l’arc couché de gueules, cordé de sable, à la flèche ajustée du même, soutenue d’une boule
aussi de sable et accompagnée de neuf quilles d’or posées en orle

nota : l‟arc évoque l‟arbalète dont un carreau blessa mortellement le roi d‟Angleterre Richard Cœur-de-Lion qui assiégeait Châlus au
printemps 1199. Les quilles viennent de la légende du trésor constitué de statues d‟or que le vicomte de Limoges aurait découvert à Châlus
et qui aurait suscité la convoitise du roi Richard, amenant finalement celui-ci à se lancer dans une guerre qui lui sera fatale

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 157-161

CHAMBERET (commune, Cor.)


écartelé : parti : au 1, coupé : en a) d’or à deux lions passants de gueules ; en b) de sable au lion d’or ;
au 2, fascé d’hermine et de gueules de six pièces

nota : voté en 1981 les armoiries de Chamberet sont une combinaison de celles des vicomtes de Comborn (au 1-a), de celles des
Pierrebuffière (au 1-b) et de celles des Boisse. Ces derniers furent seigneurs de Chamberet au XIIIe siècle

Sources : Internet ; Merceron, p. 14 ; Nadaud, I, p. 196

CHAMBON-SUR-VOUEIZE (commune, Cr.)


d’argent à quatre champignons de gueules posés deux et deux

743
nota : bien que cette ville ait été pourvue d‟une charte de franchise par le duc Louis II de Bourbon-Beaujeu dès 1408 elle n‟avait pas
d‟armoiries. Il lui en fut attribué d‟office en 1701 en application de l‟édit de 1696. Elles sont vraisemblablement parlantes par jeu de mots
Chambon/champignon. Ces armes sont utilisées de nos jours par la municipalité

Sources : Armorial général du Bourbonnais, élection d‟Evaux, communautés, n° 2 ; Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 26-27 ;
Internet

Représentation : sur le sol de la place de l‟église (réalisation vers l‟an 2000)

CHAMBORAND (commune, Cr.)


d’or au lion de sable lampassé de gueules

nota : ces armoiries sont celles de la famille de Chamborant qui fut seigneur de ce lieu jusqu‟au commencement du XVIe siècle

Sources : Internet ; Lecler, Cr., p. 122-123

CHAMBORET (commune, HV.)


d’azur à la fasce ondée d’argent accompagnée en chef d’une maison d’or couverte de gueules et en
pointe de trois glaïeuls aussi d’or

nota : la fasce ondée et les glaïeuls sont une double évocation allusive et parlante de la rivière La Glayeuille qui traverse la commune. La
maison d’or est probablement la maison médiévale de Chamboret

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes de France, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 161-163

CHAMBOULIVE (commune, Cor.)


d’or au châtaignier de sinople fruité de gueules sur une terrasse de sinople ; au chef d’azur chargé de
trois fleurs de lis d’or

nota : ces armoiries, votées en 1975 par la municipalité, auraient été empruntées à un cachet en usage du début de la Révolution (1790)

Source : Merceron, p. 16

CHAMEYRAT (commune, Cor.)


d’azur à la cloche d’argent soutenant un coq d’or crêté et barbé de gueules et accompagnée de trois
étoiles d’or, deux aux flancs et une en pointe

nota : ces armoiries reprennent celles de la famille Jaucen qui possédait la seigneurie de Poissac (commune de Chameyrat) au XVIIe et au
XVIIIe siècle

Sources : Champeval, I, p. 218-22 ; Internet ; Merceron, p. 16

CHAMPAGNAC-LA-NOAILLE (commune, Cor.)


d’argent à trois miroirs de gueules

nota : la famille de Mirambel possédait la seigneurie de Champagne-la-Noaille à la fin du XVe siècle. Ce sont ses armoiries que la
municipalité a choisies pour créer le blason communal en 1981

744
Sources : Merceron, p. 16 ; Nadaud, III, p. 227-228

CHAMPAGNAC-LA-PRUNE (commune, Cor.)


d’argent à trois étoiles à six rais de gueules ; au chef de gueules

nota : ces armoiries, prises comme blason communal en 1986, sont celles de la famille d‟Aigrefeuille possessionnée à Champagnac-la-Prune
au XVIe et au XVIIe siècle

Sources : Champeval, I, p. 237-238 ; Merceron, p. 16

CHAMPAGNAC-LA-RIVIÈRE (HV.)
de gueules au char romain d’or à la champagne cousue de sinople chargée d’une fasce ondée d’argent

nota : ces armoiries ont deux figures parlantes : la champagne et la fasce ondée qui évoque le second élément du toponyme (la rivière étant
la Tardoire) et une figure allusive, le char romain, qui synthétise les nombreux vestiges gallo-romains découverts dans la commune

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 165-167

CHAMPNÉTERY (H V.)
d’azur à cinq épis de blé d’or plantés dans une terrasse du même, semée de touffes d’herbe de sinople

nota : les épis d’or et les touffes d’herbe de sinople sont allusifs des deux principales productions agricoles de la commune : les céréales et
l‟élevage ovin et bovin

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; de La Torre, Haute-Vienne, Champnétery

CHAMPSAC (HV.)
d’azur à la paysanne vêtue d’or semant une plaine labourée de gueules

nota : cette paysanne rappelle la célèbre semeuse des pièces de monnaie de la IIIe République. Elle constitue aussi un rébus sur le nom de la
commune dans la mesure où elle marche dans un champ portant le sac des semailles

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne

CHANAC-LES-MINES (commune, Cor.)


burelé d’argent et d’azur de douze pièces, au lion de gueules brochant

nota : ces armoiries choisies par le conseil municipal de Chanac-les-Mines en 1979 sont celles de la famille de Chanac originaire de ce lieu et
éteinte au XVIe siècle

Sources : Merceron, p. 16 ; Nadaud, I, p. 352-355 et 674

745
CHANTEIX (commune, Cor.)
d’azur au sautoir engrêlé d’or cantonné de quatre croissants d’argent ; au franc-canton d’or chargé
de deux lions de gueules

nota : votées en 1978 les armoiries de Chanteix combinent les armes de la famille de Boussac, qui possédait des seigneuries non loin de
Chanteix à Bar et à Donzenac, avec celles des vicomtes de Comborn (le franc-canton)

Sources : Merceron, p. 16 ; Nadaud, I, p. 232-233

CHAPELLE-SPINASSE (commune, Cor.)


d’azur au sautoir ondé d’or cantonné de quatre tours d’argent maçonnées de sable; au franc-canton
échiqueté d’or et de gueules

nota : Chapelle-Spinasse faisait partie de la vicomté de Ventadour d‟où la présence de l’échiqueté de cette famille dans les armes de cette
localité votées en 1987 par le conseil municipal. Le reste de l‟écu reproduit les armoiries des Maumont de Saint-Vitte largement
possessionnés dans le Bas-Limousin

Source : Merceron, p. 18

CHAPTELAT (commune, HV.)


d’azur à un saint Eloi, vêtu et nimbé d’or, forgeant avec un marteau du même sur une enclume d’argent
un châsse aussi d’or émaillée de gueules

nota : saint Eloi (vers 588-659) naquit à Chaptelat. Ayant appris le métier d‟orfèvre (ou de maréchal-ferrant) le trésorier du roi Clotaire II le
fit venir à Paris où il exerça son art à l‟atelier monétaire royal. A l‟avènement de Dagobert II en 628 il devint son conseiller. Ce dernier
l‟autorisa à créer un monastère à Solignac (HV.). En 640 Eloi fut élu évêque de Noyon et mourut dans cette ville en 659. Les meubles de
l‟écu de Chaptelat évoquent cette figure locale et nationale.

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 176-178

CHARTRIER-FERRIÈRE (commune, Cor.)


mi-parti : au 1, d’argent à l’aigle éployée de gueules ; au 2, bandé d’or et de gueules de douze pièces

nota : le 1 de cet écu reprend les armes des Le Meingre dit Boucicaut dont un membre, Jean, comte de Beaufort, fut vicomte de Turenne à la
fin du XIVe siècle. Au 2 sont les armes de la famille de Turenne dont relevait Chartrier-Ferrière. Armoiries votées en 1982 par le conseil
municipal.

Sources : Jougla, V, p. 34 ; Merceron, p. 18

CHASTEAUX (commune, Cor.)


burelé d’argent et d’azur à trois chevrons de gueules, le premier écimé, brochant sur le tout canton

nota : blason adopté par le conseil municipal de Chasteaux en 1983 qui a utilisé les armoiries des La Rochefoucauld dont un membre, Henri
de La Rochefoucauld, avait épousé en 1639 Françoise de Polignac-Chalançon, dame de Couzages (paroisse de Chasteaux). Le couple fut à
l‟origine de la branche des La Rochefoucauld-Couzages qui ne s‟éteignit qu‟à la veille de la Révolution

Sources : Champeval, II, p. 433-434 ; Merceron, p. 18

746
CHÂTEAU-CHERVIX (commune, HV.)
d’azur au donjon carré d’argent posé sur une terrasse d’or

nota : le donjon est la tour du XIIe siècle, vestige d‟un château des vicomtes de Limoges, que l‟on voit dans ce village

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 183-188

CHÂTEAUNEUF-LA-FORÊT (commune, HV.)


de sable au lion d’or

nota : ces armoiries sont celles de la famille de Pierrebuffière dont un membre, Jean de Pierrebuffière, gouverneur du Limousin, épousa en
1300 Anne de Châteauneuf et devint ainsi seigneur de Châteauneuf

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 190

CHÂTEAUPONSAC (commune, HV.)


d’azur à la fasce d’argent

nota : ces armoiries furent attribuées d‟office à la ville de Châteauponsac en 1698 en application de l‟édit de 1696

Sources : Agfl, p. 143 ; Internet

CHÂTELUS-MALVALEIX (commune, Cr.)


tiercé en pal : au 1, d’or au lion de gueules, au chef d’azur chargé de trois étoiles d’argent (Malesset) ;
au 2, parti d’azur et de gueules, à la bande d’or brochant (Escoubleau) ; au 3, de sable semé d’étoiles d’or au
lion du même brochant (La Roche-Aymon)

nota : ces armoiries sont une création de l‟archiviste départemental Auguste Bosvieux qui les réalisa en 1860 sur demande du préfet de
l‟époque pour orner le grand salon de la préfecture. Il a en fait juxtaposé les armoiries de trois familles nobles qui furent possessionnées à
Châtelus-Malvaleix entre le XVe et le XVIIIe siècle. Mais, à l‟exception des Malesset, leurs principales seigneuries se situaient ailleurs : le
Poitou pour les Escoubleau et la Combraille pour les La Roche-Aymon. Curieusement la grande famille féodale locale, celle des Malval, n‟a
pas été mise à contribution.

Source : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 36-37

CHAUFFOUR-SUR-VEIL (commune, Cor.)


parti : au 1, d’azur au pal d’argent accompagné de deux bustes du même ; au 2, d’azur à six burelles
d’or

nota : ces armoiries communales de 1987 sont la reproduction de celles des La Chapelle de Carman, famille limousine maintenue noble en
1667

Sources : Jougla, II, p. 387 ; Merceron, p. 18

CHAVANAC (commune, Cor.)


d’or à la dansarelle d’azur, de gueules et d’argent

747
nota : en 1985 la municipalité de Chavanac a pris un blason avec un meuble unique, la « dansarelle », qui reproduit une statue du début du
XVIe de l‟église Saint-Jean-Baptiste représentant Salomé vêtue de rouge et de bleu portant sur un plateau d‟argent la tête coupée du saint

Sources : Internet ; Merceron, p. 18

CHAVEROCHE (commune, Cor.)


d’argent à la croix ancrée de gueules

nota : ces armoiries, votées en 1986, sont celles de la famille Delmas possessionnée à La Ribière (commune de Chaveroche) au XVIIIe siècle

Sources : Internet ; Merceron, p. 18

CHENAILLER-MASCHEIX (commune, Cor.)


de gueules au chevron accompagné de deux cœurs en chef et d’un croissant pointe, le tout d’argent

nota : ces armoiries, choisies en 1986 par le conseil municipal, sont celles de la famille de Martret, éteinte au XVIIIe siècle, qui possédait la
seigneurie de Betut (commune de Chenailler-Mascheix)

Sources : Champeval, I, p. 50 ; Merceron, p. 18 ; Nadaud, III, p. 196-197

CHÉNÉRAILLES (commune, Cr.)


de gueules à trois chênes arrachés d’or posés en bande

nota : Chénérailles eut une franchise et des consuls dès la seconde moitié du XIIIe siècle. Cependant il ne nous est parvenu ni sceau ni
armoiries de cette ville. En 1701 n‟ayant pu présenter ses armes pour enregistrement en application de l‟édit de 1696 il lui en fut attribué
d‟office qui sont parlantes. On observera que plusieurs auteurs (Bosvieux, Lecler, Nadaud et Ta rdieu) ont lu chaînes au lieu de chênes et
les ont placées soit en barre soit en bande

Sources : Armorial général de la généralité de Moulins, élection de Guéret, communautés, n° 6 ; Bosredon, Les armoiries des villes
creusoises, p. 27-28

CHIRAC-BELLEVUE (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, de sable au lion d’or ; aux 2 et 3, d’or à trois bandes de gueules

nota : en 1986 la commune de Chirac-Bellevue a choisi ces armoiries en souvenir de la famille de Chauvigny-Blot qui, originaire de
l‟Auvergne toute proche, avait peut-être des possessions à Chirac-Bellevue

Sources : Jougla, II, p. 423 ; Merceron, p. 20

CITÉ DE LIMOGES (ancienne ville épiscopale)


La Cité de Limoges correspondait à l‟ancienne ville gallo-romaine et avait l‟évêque pour seigneur. Elle
abritait d‟ailleurs la cathédrale et le palais épiscopal. C‟est l‟évêque qui nommait seul les quatre consuls de la
Cité, lesquels n‟avaient que modestes pouvoirs de police et de voirie. La Cité n‟a jamais eu d‟armoiries et il ne
lui en fut pas attribué en 1696. Cependant au XIIIe siècle elle possédait un sceau représentant « une courtine
crénelée dans laquelle s‟ouvre une porte cintrée garnie de ferrements que surmontent un donjon carré percé
d‟une baie géminée à plein cintre et deux tourelles en forme de calotte arrondie »

748
Sources : Lecler, HV., p. 415 ; Poncet, p. 105

CLERGOUX (commune Cor.)


d’azur au chevron d’or accompagné de deux palmes du même

nota : ces armoiries municipales, votées en 1977, sont celles de la famille de Sédières qui fit construire le château subsistant de Sédières
(commune de Clergoux) au milieu du XVIe siècle

Sources : Champeval, I, p. 274 et 488 ; Internet ; Merceron, p. 20

COLLONGES-LA-ROUGE (commune, Cor.)


d’azur à la bande d’argent ; à l’écusson en cœur coticé d’or et de gueules de douze pièces

nota : ces armoiries, votées par le conseil municipal en 1978, sont inspirées de celles de la famille de Vassinhac, la plus puissante au XVIe
siècle de ce village situé dans la vicomté de Turenne, complétées par l‟écusson des Turenne.

Sources : Internet ; Jougla, VI, p. 419 ; Merceron, p. 20

COMBRESSOL (commune, Cor.)


d’argent à la jumelle en bande de sinople accompagnée de deux bandes du même, à la bordure de
sinople, la jumelle chargée en cœur d’un écu échiqueté d’or et de gueules à la bordure de sinople

nota : ces armoiries, adoptées en 1972 par la commune de Combressol, sont une création de M. Bodeveix. L‟écu échiqueté est celui des
Turenne

Source : Merceron, p. 20

COMPREIGNAC (commune, HV.)


de gueules au buste de saint Martin, vêtu et nimbé d’or, accosté des lettres SM ; au chef cousu d’azur à
trois fleurs de lis d’or

nota : l‟église de Compreignac, construite au XIIe siècle, a été placée depuis l‟origine sous le patronage de saint Martin de Tours. Le chef aux
fleurs de lis rappelle probablement les armes de la famille de Sarrazin qui posséda de 1388 à 1553 le château disparu du Mazet au nord de la
localité et qui portait de gueules à trois fleurs de lis d’argent mal ordonnées. Elles ressemblent beaucoup aux armes de la ville de Limoges

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 234

CONCÈZE (commune, Cor.)


écartelé de gueules et d’hermine

nota : ces armoiries, choisies en 1986 par le conseil municipal, réunissent les armes de Bretagne et d‟Albret. En 1470 Alain d‟Albret,
vicomte de Limoges et seigneur de Concèze, épousa Françoise de Blois, dite de Bretagne. En 1485 il donna Concèze à son cousin de
Pompadour

Sources : Internet, site de Concèze ; Merceron, p. 20

749
CONDAT-SUR-GANAVEIX (commune, Cor.)
d’azur à une étoile d’argent accompagnée de trois cœurs d’or, deux en chef et un en pointe

nota : ces armoiries, votées en 1987 par la municipalité, sont celles de la famille Chavaille, seigneur de Faugeras (commune de Condat-sur-
Ganaveix) au XVIIe siècle

Sources : Internet ; Merceron, p. 20 ; Nadaud, I, p. 381 ; 692 et 701

CONFOLENT-PORT-DIEU (commune, Cor.)


de gueules semé de molettes d’or au lion du même brochant sur le tout

nota : ces armoiries, votées par le conseil municipal en 1986, sont celles de la famille de Montmorin originaire de l‟Auvergne et
possessionnée dans le Bas-Limousin

Sources : Jougla, I, p. 286 ; Merceron, p. 44

CORNIL (commune, Cor.)


d’or à deux cors de chasse de gueules l’un sur l’autre

nota : en 1979 la commune de Cornil a adopté comme armes communales parlantes celles de la famille de Cornil originaire de ce lieu

Sources : Internet ; Champeval, I, p. 59 ; Merceron, 20

CORRÈZE (département)
écartelé : au 1, d’or à deux lions passants de gueules ; au 2, échiqueté de gueules et d’or ; au 3, d’or
coticé d’or et de gueules ; au 4, d’or à trois lions d’azur armés et lampassés de gueules

nota : c‟est l‟héraldiste corrézien Robert Merceron qui proposa vers 1970 un blason départemental réunissant les armoiries des quatre
familles vicomtales qui régnèrent au Moyen Age sur le Bas-Limousin devenu en 1790 le département de la Corrèze, à savoir les Comborn
(au 1), les Ventadour (au 2), les Turenne (au 3) et les Limoges (au 4). Ce projet, présenté par l‟archiviste départemental Guy Quincy, fut
adopté par le conseil général le 11 janvier 1975.

Sources : Internet ; Merceron, Les blasons de la Corrèze, p. 7

CORRÈZE (commune, Cor.)


d’argent à trois bandes ondées de sinople

nota : ces armoiries furent attribuées d‟office en 1701 à « la ville de Courèze » en application de l‟édit de 1696. Selon Merceron elles furent
utilisées par la suite avant d‟être adoptées officiellement en 1980. Leur succès durable tient probablement au fait que la forme ondée évoque
à la fois la commune et la rivière Corrèze qui la baigne

Sources : Agfl, p. 184 ; Merceron, p. 20

COSNAC (commune, Cor.)


d’argent semé de molettes de sable au lion du même, armé, lampassé et couronné de gueules brochant
sur le tout

750
nota : ces armoiries retenues en 1980 par la commune de Cosnac sont celles de la famille de Cosnac

Source : Merceron, p. 20

COUFFY-SUR-SARSONNE (commune, Cor.)


fascé d’or et de gueules de six pièces ; au franc-quartier échiqueté de gueules et d’or

nota : ces armoiries, votées en 1986 par le conseil municipal, combinent les armes (le fascé) de la famille de Rochefort (éteinte au XVIIe
siècle) qui, outre ses fiefs de la Haute-Marche, possédait la seigneurie de Couffy et celles (l‟échiqueté) des vicomtes de Ventadour suzerains
des Rochefort pour Couffy

Sources : Lecler, Cr., p. 140 ; Merceron, p. 22 ; Tardieu, Gdghm, p. 134-135

COURTEIX (commune, Cor.)


d’or à un écu de gueules en cœur chargé d’une croix d’argent brochant sur épée aussi de gueules posée
en bande

nota : ces armoiries reproduisent celles d‟une dalle funéraire anonyme de l‟église de Courteix. La famille de La Garde de Saignes
d‟extraction chevaleresque et possessionnée dans le Bas-Limousin portait des armes avec une épée en bande. Peut-être s‟agit-il d‟un membre
de cette famille, chevalier de l‟ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem qui portait de gueules à la croix d’argent

Sources : Internet ; Jougla, IV, p. 103 ; Merceron, p. 22

CREUSE (département)
d’azur semé de fleurs de lis d’or à la bande de gueules brochant chargée de trois lionceaux passants
d’argent

nota : ces armoiries, qui sont celles des Bourbons de la branche cadette des comtes de la Marche, ont été utilisées lors de la création du
département de la Creuse en 1790 et 1791 pour les affiches administratives de ce département. Elles n‟ont jamais été adoptées officiellement
par le conseil général de ce département

Sources : Hugon, Armoiries des villes creusoises, p. 2 et 3 ; Internet

CROCQ (commune, Cr.)


parti de 3, coupé de 2 : au 1, d’or au dauphin d’azur allumé et loré de gueules (dauphins d‟Auvergne) ;
au 2, coupé d’argent et d’azur à la croix ancrée brochant sur la partition de l’un en l’autre (Brin du Peschin) ;
au 3, d’or au gonfanon de gueules à trois pendants, bordé de sinople (comtes d‟Auvergne) ; au 4, de sable semé
de billettes d’or au lion du même, onglé et lampassé de gueules brochant ; au 5, d’azur à un huit d’or verrouillé
de sable, accompagné de trois étoiles d’or, deux en chef et une en pointe (Ussel) ; au 6, de gueules à un chevron
ondé d’azur et d’argent de six pièces, accompagné de trois lionceaux d’or, deux en chef et un en pointe (Coeffier
d‟Effiat) ; sur le tout d’azur semé de fleurs de lis d’or à la tour d’argent brochant (La Tour d‟Auvergne)

nota : comme la plupart des villes de la Creuse, Crocq n‟avait pas d‟armoiries bien qu‟elle eut été dotée de franchises dès le XIIIe siècle. Ce
n‟est que vers 1860 qu‟un écu à ses armes fut composé, probablement par l‟archiviste Bosvieux, pour décorer le grand salon de la
préfecture de la Creuse. Il en fut fait une copie sur panneau de bois pour la mairie de Crocq vers la même époque. Vers 1887 ces armoiries
furent reproduites sur une tapisserie municipale réalisée par un tapissier de Felletin. Elles figurèrent ensuite sur le monument aux morts de la
guerre de 1914-1918. On les trouve aujourd‟hui sur le drapeau de la ville. Ce blason municipal est composé des armoiries de sept familles
seigneuriales qui furent possessionnées, certaines pour peu de temps comme les Saint-Julien, d‟autres pour plusieurs siècles comme les
Beaujeu-Montpensier à Crocq.

751
Représentations : monuments aux morts de Crocq ; drapeau de la ville de Crocq

autres armes (écusson du musée de Guéret) : d’azur à deux tours jumelles ruinées d’or sur une
montagne du même mouvante de la point, à une croisette aussi d’or en chef ; au franc-quartier d’azur semé de
fleurs de lis d’or à la tour d’argent brochant

Sources : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 38-41 ; Internet

CUBLAC (commune, Cor.)


coupé : au 1, d’azur à l’épée haute d’argent en pal accompagnée de deux croissants du même ; au 2,
d’or à l’arbre arraché de sinople

nota : le blason de Cublac a été choisi en 1981 par la municipalité. Il reproduit les armoiries de la famille Dalmais (ou Dalmais), anoblie au
XVIIe siècle et qui possédait une seigneurie aux Farges (commune de Louignac), village proche de Cublac

Sources : Champeval, II, p. 145-148 ; Internet ; Merceron, p. 22

CUREMONTE (commune, Cor.)


d’argent à trois jumelles en bande de gueules

nota : choisies en 1987 les armoiries de Curemonte reproduisent celle d‟une famille seigneuriale locale, les Plas de Curemonte, seigneurs de
Curemonte du XIIIe siècle à 1789

Sources : Internet, Merceron, p. 22

DAMPNIAT (commune, Cor.)


de sable à un mont de dix coupeaux d’or ; au franc-canton coticé d’or et de gueules de douze pièces

nota : Sébastien de Juyé, ambassadeur en Espagne, était seigneurs de Dampniat vers 1560 d‟où le choix de ses armoiries (de sable à un mont
ou montjoie) par la commune en 1984 accompagnées de celles des vicomtes de Turenne dont relevait la localité avant 1789

Sources : Champeval, II, p. 454 ; Merceron, p. 22

DARAZAC (commune, Cor.)


de gueules à la bande d’or ; au chef d’azur chargée de trois étoiles d’or

nota : les Del Peyroux de Bar ayant possédé des seigneuries à Bar (Cor.) et à Darazac la commune a fait de leurs armoiries le blason
communal en 1985

Sources : Internet, Merceron, p. 22

DARNETS (commune, Cor.)


mi-parti : au 1, échiqueté d’argent et d’azur (Soudeilles) ; au 2, d’azur à trois poissons contrepassants
d’argent (Maleugue)

nota : les familles de Soudeilles et Maleugue ont leurs armoiries sur des clés de voûte de l‟église Saint-Maurice de Darnets. C‟est
probablement ce qui a conduit la municipalité de Darnets à les associer dans le blason communal en 1981

752
Représentation : clés de voûte de l‟église de Darnets

Sources : Internet ; Merceron, p. 22

DAVIGNAC (commune, Cor.)


de gueules au cerf passant d’or

nota : ces armes votées en 1981 reprennent celles de la famille Servientis probablement possessionnée à Davignac avant 1789

Source : Merceron, p. 22

DONZENAC (commune, Cor.)


attribuées en 1701 : de sable à une fasce componée d’or et de sinople

votées en 1988 : d’or à la gamade (ou fauvette à tête noire) au naturel portant dans son bec une brindille de
sinople et volant en bande vers un nid du même où se trouvent ses « gamadous » de sable ; au chef d’azur
chargé de trois fleurs de lis d’or

nota : les armoiries de 1701 ont été attribuées d‟office en application de l‟édit de 1696 à la ville d‟Allassac qui n‟en possédait pas. Ce sont
des armes de type mécanique issues d‟une série dont la pièce unique est une fasce componée. Selon J. Merceron les armoiries de 1988 ont été
utilisées pendant très longtemps avant d‟être officialisées par un vote du conseil municipal

Sources : Agfl, p. 207 ; Merceron, p. 22

DROUX (commune, HV.)


parti : au 1, d’or au lion de sable ; au 2, de sable à deux barres d’argent

nota : sur cet écu ont été réunies : au 1 les armes de la famille de Chamborant (le lion) qui posséda la seigneurie de l‟Age-Meillot (commune
de Droux) de 1509 à la fin du XVIIIe siècle et au 2 les armoiries attribuées d‟office en 1698 à la ville de Magnac-Laval (maintenant chef-lieu
du canton qui inclut la commune de Droux)

Sources : Agfl, p. 154 ; Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 305-307

DUN-LE-PALESTEL (commune, Cr.)


créées en 1860 (série de la préfecture de la Creuse) : écartelé : au 1, d’argent à un chevron de gueules
accompagné de sept merlettes du même, quatre en chef et trois en pointe (famille d‟Aumont) ; au 2, d’azur semé
de fleurs de lis d’or (famille Foucauld de Saint-Germain-Beaupré) ; au 3, d’or à une bande bretessée et contre-
bretessée de sable (famille Grivel de La Pesselière) ; au 4, d’azur à trois doublets(ou libellules) d’or volant en
bande, deux et un (famille Doublet de Persan)

nota : ces armoiries ont été créées en 1860 à la demande du préfet de la Creuse par l‟archiviste Bosvieux qui a rassemblé les armes de
différents seigneurs de Dun : celles des d‟Aumont, seigneurs aux XVE et XVIe siècle, celles des Foucauld, seigneurs de 1639 à 1766, celles
des Grivel, famille berrichonne dont les liens avec Dun nous sont inconnus et enfin celles des Doublet de Persan qui achetèrent aux
Foucauld la seigneurie en 1766. Ces armoiries ne semblent avoir été utilisées par la ville

proposées en 1933 par Henri Hugon : écartelé : aux 1 et 4, d’or à un donjon carré flanqué d’une tourelle
ronde de sable sur une terrasse du même ; au 2, d’azur à une jambe humaine en pal surmontée d’un cœur, le
tout d’or (famille du Palestel) ; au 3, d’azur semé de fleurs de lis d’or (famille Foucauld de Saint-Germain-
Beaupré)

753
nota : le 1 et le 4 de ces armoiries stylisent un dessin de l‟ancien château de Dun-le-Palestel antérieur à 1789 (la terrasse, très pentue, est
conforme à l‟étymologie du lieu : dunum = hauteur fortifiée) ; le 2 évoque la famille du Palestel, longtemps seigneur de ce lieu et éteinte
avant 1250 ; le 3 rappelle la seigneurie des Saint-Germain-Beaupré. Ces armes étaient utilisées par la commune en 2009.

Sources : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 42 ; Internet ; Lartigue, Armoiries des communes de France, Creuse

EGLETONS (commune, Cor.)


échiqueté d’or et de gueules

représentation : sur le linteau d‟une porte obturée de style gothique dans la ville d‟Egletons (vieille place)

nota : ces armoiries, qui sont celles de la famille de Ventadour seigneur de la ville au Moyen Age, furent enregistrées en 1699 en application
de l‟édit de 1696. Ce choix fut confirmé par un vote du conseil municipal en 1988

Sources : Agfl, p. 72 ; Internet ; Merceron, p. 24

ESPAGNAC (commune, Cor.)


d’azur à deux lions affrontés d’argent

nota : ces armoiries communales, adoptées en 1988, sont celles de la famille de Puydeval qui possédait le château éponyme de Puydeval,
subsistant et situé dans la commune d‟Espagnac

Sources : Champeval, I, p. 237-238 Internet; Merceron, p. 24 ; Nadaud, III, p. 398

ESTIVALS (commune, Cor.)


d’or au sautoir de gueules accompagné en chef d’une étoile du même

nota : votées en 1984 par le conseil municipal les armoiries d‟Estivals sont celle la famille Michel de Leyrat qui possédait la seigneurie de
Leyrat (commune d‟Estivals) au XVIIe siècle

Sources : Champeval, II, p. 369 ; Merceron, p. 24

ESTIVAUX (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, de gueules à la tour d’argent maçonnée de sable ; aux 2 et 3, de gueules à la croix
aiguisée d’argent cantonnée de quatre fleurs de lis d’or

nota : ces armoiries communales adoptées en 1981 reprennent celles de la famille du Mas de Payzac, originaire du Périgord, possessionnée
dans le Bas et le Haut-Limousin

Sources : Descoutures, p. 56-57 ; Merceron, p. 24 ; Nadaud, III, p. 197-200

EVAUX-LES-BAINS (Cr.)
armes de la prévôté d‟Evaux : de… à deux clés de… passées en sautoir

nota : il y a eu à Evaux sous l‟Ancien Régime une prévôté puis un chapitre de l‟ordre de Saint-Augustin qui, selon Tardieu, possédait l‟écu
ci-dessus

754
armes attribuées d‟office en 1701 : de sable à trois chevrons d’or accompagné d’une étoile du même en
pointe

nota : Evaux, capitale de La Combraille, fut confirmée dans ses franchises en 1385. On ne lui connaît pas d‟armoiries avant celles qui lui
furent attribuées d‟office en 1701. Elles sont toujours utilisées en 2009.

Représentations: sur un panonceau dans le secrétariat de la mairie d‟Evaux et sur le monument aux morts de la guerre de 1914-1918 (mais ici
l‟étoile a été placée en chef)

Sources : Armorial général, Bourbonnais, élection d‟Evaux, n° 10 ; Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 28 ; Internet

EYGURANDE (commune, Cor.)


écartelé : au 1, de gueules à trois bandes d’or (Thoire-Villars) ; au 2, d’or à deux chevrons de
sable (Levis); au 3, de gueules à trois étoiles d’or deux et une (Anduze) ; au 4, d’argent au lion de gueules
(Layre) ; sur le tout échiqueté d’or et de gueules (Ventadour)

Représentation : dans l‟église d‟Eygurande sur les deux vitraux (1942) de la Vierge à l‟Enfant

nota : voté en 1977 le blason d‟Eygurande, localité située dans l‟ancienne vicomté de Ventadour, réunit sur son écartelé les armes de familles
ayant possédé des seigneuries dans cette commune

Sources : Internet ; Merceron, p. 24

EYMOUTIERS (commune, HV.)


attribuées en 1701 : de sinople à deux bandes d’or

armes créées au XIXe siècle : d’argent à trois fleurs de lis d’or et trois trèfles de… en chef

nota : avant le XVIIIe siècle la ville d‟Eymoutiers n‟avait pas d‟armoiries. En 1701 il lui en fut pas attribué d‟office en application de l‟édit
de 1696. Les armes ci-dessus semblent être une création du XIXe siècle que n‟utilise pas en 2010 la municipalité qui leur a préféré un logo

Sources : Agfl, p. 152 ; Internet ; Lartigue, Les armoiries des communes, Haute-Vienne ; Malte-Brun, La France illustrée, tome V

EYREIN (commune, Cor.)


parti : au 1, d’argent à bande d’azur accompagnée de six roses de gueules posées en orle ; au 2, d’azur
à la fasce d’or

nota : les armes d‟Eyren choisies en 1983 sont celles d‟une branche la famille de La Jugie, les La Jugie de Rieux (seigneurs de Rieux-
Minervois, Aude) qui les reçurent en concession du pape limousin Clément VI en 1342. Ce dernier était de la famille du Rosier d‟Egletons,
laquelle avait probablement des liens avec ses voisins territoriaux les La Jugie probablement possessionnés à Eyrein. Les armes ainsi
concédées combinent les armoiries proprement dites des La Jugie d’or à la fasce d’argent et celles des du Rosiers d‟Egletons d’argent à la
bande d’azur accompagnée de six roses de gueules

Sources : Champeval, I, p. 234-240 ; Jougla, IV, p. 362 ; Merceron, p. 24

FAVARS (commune, Cor.)


d’or à la plante de fèves à deux tiges de sinople; au franc-canton coticé d’or et de gueules

nota : votées en 1986 ces armoiries combinent les armes parlantes de la famille Favars (Guillaume de Favars était seigneur de ce village
éponyme en 1457) et celle de des vicomtes de Turenne

755
Sources : Champeval, II, p. 117-118 ; Merceron, p. 26 ; Nadaud, II, p. 115 et 167

FELLETIN (commune, Cr.)


d’argent à la croix ancrée de gueules

nota : ces armoiries figuraient sur un titre de l‟Hôtel-Dieu de Felletin de 1397 et sur l‟empreinte d‟un sceau armorié des consuls de Felletin
apposé sur un titre du XVIIIe siècle avec la devise « In hoc signo vinces». On remarquera que ces armes sont quasiment identiques à celles de
vicomtes d‟Aubusson, seigneurs de la ville, qui portaient d’or à la croix ancrée de gueules. Mais ce sont les suivantes qui leur ont été
préférées à la fin du XIXe siècle

ou d’or à trois fasces de gueules, celle du milieu chargée de trois feuilles de laurier-tin d’argent

nota : ces armoiries parlantes (cf. feuille-tin) ont été attribuées d‟office en 1701 en application de l‟édit de 1696 par la ville qui,
vraisemblablement n‟en avait pas présenté à l‟enregistrement, soit parce qu‟elle n‟en possédait pas, soit parce qu‟elle n‟avait pas voulu en
présenter. Quoiqu‟il en soit ce sont ces armes qui furent mises en 1876 sur la bannière la société musicale de la ville et vers 1880 sur les
bornes-fontaines de la localité et, au début du XXe siècle, sur le fronton de l‟immeuble de la Caisse d‟Epargne

Représentations : sur une bannière déposée à la mairie et sur le fronton de l‟immeuble de la Caisse d‟Epargne

Sources : Armorial général, Bourbonnais, élection de Guéret, communautés n° 4 ; Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 28-34 ;
Internet ; Abbé Pataux, Histoire de Felletin

FEYT (commune, Cor.)


parti : au 1, d’azur semé de besants d’or ; au 2, d’argent à la bande de gueules chargé de deux
coquilles d’or

nota : choisi en 1986, ce blason communal reprend les armoiries de la branche éteinte des Sarrazin seigneurs de La Fosse (commune de La
Courtine, Cr.) qui avaient aussi des possessions dans le Bas-Limousin et celles aux besants des Villelume alliés des Sarrazin

Sources : Lecler, Cr., p. 208 et 301 ; Merceron, p. 26 ; Valette, p. 172

FEYTIAT (commune, HV.)


écartelé : au 1, d’argent au chef d’azur ; au 2, d’azur à trois lions passants d’or, lampassés de
gueules ; au 3, d’azur à la tour d’argent ouverte, maçonnée et ajourée de sable ; au 4, de gueules à la fasce
d’or

nota : un prieuré de religieux de l‟ordre de Grandmont fut fondé au Châtenet (commune de Feytiat) au début du XII e siècle. Vers 1550 cette
communauté fut remplacée par un prieuré de femmes dit de Notre-Dame du Châtenet qui subsista jusqu‟à la Révolution. Elle avait pour
armes un écu d’azur à une Vierge d’argent tenant l’Enfant Jésus sur son bras droit, sur un croissant d’or. Le 1 des armes de Feytiat combine
les deux principaux émaux de ces armoiries ; au 2 on trouve les armoiries des Maledent qui étaient seigneurs du village du Mas-Gauthier en
1789 ; aux 3 et 4 on observe les armes les armes des Martin, seigneurs de La Plagne en 1740. Le Mas-Gauthier et La Plagne sont deux
hameaux de Feytiat

Sources : Internet ; Lartigues, Les armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 335

FORGÈS (commune, Cor.)


parti : au 1, de sinople à trois fasces d’argent ; au 2, de gueules à la croix d’argent remplie de sinople

nota : adopté en 1984 le blason de Forgès est composé au 1 des armes des Saint-Chamant dont le marquisat englobait cette localité et au 2
de celles d‟une famille Neuville connue dans Bas-Limousin et en Auvergne au XVIIe et XVIIIe siècle

756
Sources : Champeval, II, p. 373 et 404 ; Internet ; Merceron, p. 26

GENOUILLAC (commune, Cr.)


d’azur à la bande d’or chargée de lions (ou lionceaux) de gueules et accompagnée en chef d’une croix
de Toulouse et en pointe d’un pont à trois arches d’argent sur une rivière du même surmonté de trois chausse-
trapes mal ordonnées d’or

nota : ces armoiries sont une création récente et anonyme trouvée sur internet. Elles comportent au moins trois figures allusives : la bande
chargée de trois lions qui, rappelant les armes des Bourbons comtes de la Marche, attestent l‟appartenance de Genouillac à cette ancienne
province, la croix de Toulouse qui inscrit la localité dans l‟Occitanie et le pont sur une rivière qui évoque le pont de Genouillac sur la Petite
Creuse

Source : Internet

GENTIOUX-PIGEROLLES (commune, Cr.)


de gueules à la croix d’argent

nota : ces armoiries sont une création en 1860 de l‟archiviste Bosvieux pour le grand salon de la préfecture de Creuse. Elles rappellent que
Pallier, un village de cette commune, fut le siège d‟une commanderie de l‟ordre du Temple, puis, après la dissolution de celui-ci, une
commanderie de l‟ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. En effet ces armes sont celles des chevaliers de Saint-Jean puis de Malte

ou d’or à une lettre gothique G de sinople ; au chef de gueules à la croix d’argent

nota : ces armoiries furent proposées en 1933 par l‟héraldiste Henri Hugon, la lettre G étant l‟initiale de Gentioux et le chef rappelant l‟ordre
des chevaliers de Saint-Jean

Sources : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 42-43 ; Internet

GIMEL (commune, Cor.)


burelé d’argent et d’azur de dix pièces à la bande de gueules brochant

nota : ces armoiries, adoptées par le conseil municipal en 1978, sont celles de la famille de Gimel possessionnée en ce lieu jusqu‟à la
Révolution. Elles seraient celles des Lusignan (le burelé) dont les Gimel se disaient descendants avec une brisure (la bande)

Sources : Internet ; Merceron, p. 26

GOULLES (commune, Cor.)


d’argent à trois bandes d’azur accompagnées de huit charbons de sable allumés de gueules posés un,
trois, trois et un

nota : la famille de Carbonnières avait à Goulles une seigneurie et deux tours toujours debout. Ce sont ses armoiries que la commune de
Goulles a retenu comme armes municipales en 1983

Sources : Internet ; Merceron, p. 26

757
GOURDON-MURAT (commune, Cor.)
écartelé : aux 1 et 4, fascé d’argent et de gueules, les fasces d’argent chargées chacune de trois
mouchetures d’hermine ; aux 3 et 4, d’azur à cinq fusées accolées d’argent rangées en fasce

nota : ces armes ont été votées en 1986 par le conseil municipal. Elles correspondent aux armes d‟alliance des Boisse (le fascé) et des
Sennectère de Saint-Victour (les fusées). Les premiers étaient seigneurs de Murat au moins au XVIe siècle. Les seconds étaient originaires de
l‟Auvergne. En 1623 Charles de Boisse épousa Françoise de Sennectère de Saint-Victour

Sources : Internet ; Jougla, II, p. 166 ; Merceron, p. 26

GOUZOUGNAT (commune, Cr.)


burelé d’azur et d’argent de vingt pièces à un croissant d’argent surmonté de deux étoiles d’or
brochant ; au chef d’or

nota : ces armoiries sont celles, à peine modifiées, de la famille de Rièges qui possédait la seigneurie de Gouzougnat au XVII e siècle et qui
portait d’azur au croissant d’argent surmonté de deux étoiles du même ; au chef d’or

Sources : Internet (Logos et blasons); Lecler, Cr., p. 309

GRANDSAIGNE (commune, Cor.)


d’azur au cor de chasse d’or surmonté d’une étoile d’argent et accompagné à dextre d’un soleil d’or et
à senestre d’une lune d’argent

nota : ces armoiries, que la commune de Grandsaigne a adoptées en 1985, sont celles de la famille Montroux de Rignac éteinte vers la fin du
XVIIe siècle. Elle possédait le château détruit de Rignac (commune de Grandsaigne).

Sources : Champeval, I, p. 5 et 273 ; Internet ; Merceron, p. 26

GROS-CHASTANG (commune, Cor.)


coupé : au 1, d’or à deux maillets de gueules posés en sautoir ; au 2, de vair

nota : les armoiries de la commune, votées en 1982, sont la réutilisation de celles de la famille Doumail qui possédait la seigneurie de Gros-
Chastang au XVIe et au XVIIe siècle.

Sources : Internet ; Merceron, p. 26

GUÉRET (communes, Cr.)


d’azur à trois peupliers de sinople sur une terrasse du même, au cerf d’or passant brochant sur les
peupliers

nota : les armoiries contemporaines de Guéret ont une assez longue histoire. En effet elles semblent s‟être fortement inspirées de celles
d‟une vieille famille noble de Guéret, les Barton de Montas dont les armoiries figurent en 1561 sur la grosse cloche de l‟église de Guéret
appelée La Bartonne sous la forme : de… au cerf à la reposée de… entre trois arbres de… sur une terrasse de… et en 1610 sur la porte de
l‟ancien hôtel de ville (ancien logis de la famille Barton de Montas ?) sous la forme : de… au cerf à la reposée de… brochant sur trois arbres
à larges feuilles de… En 1701, en application de l‟édit de 1696 la ville de Guéret fit enregistrer un écu d’azur à un cerf passant d’or en chef
et trois arbres du même rangés en pointe. Vers 1790 sur un sceau armorié de la municipalité apparaît l‟écu que l‟on connaît actuellement
avec un cerf sur une terrasse passant devant trois arbres de forme élancée

758
Représentations : sur un écu en granit de la façade de l‟hôtel de ville de Guéret (vers 1930) ; sur la cloche « La Bartonne » de l‟église
paroissiale de Guéret ; sur la porte du 21 rue de la Mairie à Guéret

Sources : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 11-17 ; Hugon, La Creuse dans l‟armorial général de France, p. 40

GUMONT (commune, Cor.)


d’or à trois fasces ondées d’azur

nota : adoptées par un vote communal en 1896, ces armoiries avaient été celles de la famille du Breuil qui avait eu des possessions à
Gumont au XVe et au XVIe siècle

Sources : Champeval, II, p. 34 et 210 ; Internet ; Merceron, p. 26

HAUTEFAGE (commune, Cor.)


d’azur au chevron d’argent surmonté d’une étoile du même et accompagné en pointe d’un mont de six
coupeaux d’or

nota : ces armoiries adoptées en 1984 par la municipalité sont celles de la famille bourgeoise des La Veyrie qui possédait au XVIIe siècle
plusieurs seigneuries dont celle de Hautefage

Sources : Champeval, I, p. 31 ; II, p. 155 ; Merceron, p. 28

HAUTE-VIENNE (département)
d’hermine à la bordure de gueules, à la fasce ondée d’azur brochant

nota : ces armoiries, non officielles, ont été proposées vers 1951 par l‟héraldiste Robert Louis. Celui-ci a utilisé les armoiries des vicomtes de
Limoges issus d‟une branche cadette des ducs de Bretagne (XIV e siècle) auxquelles il a ajouté une fasce ondée évoquant la rivière la Vienne
qui a donné son nom au département. En 2012 le département de la Haute-Vienne utilise un logo qui représente un triangle quelconque jaune
sur lequel brochent lettres hv attachées bleues en écriture cursive
Ajoutons que les membres de la légion de gendarmerie départementale du Limousin qui regroupe les gendarmeries de la Corrèze, de la
Creuse et de la Haute-Vienne porte depuis de nombreuses années sur leur uniforme un écusson d’hermine à la bordure de gueules

Source : Internet (Robert Louis, gendarmerie, Haute-Vienne)

JARNAGES (commune, Cor.)


de sinople au jars d’argent nageant sur une onde du même, à un soleil rayonnant d’or en chef

nota : le bourg de Jarnages n‟a pas été doté d‟armoiries avant que, sur demande du préfet de la Creuse, l‟archiviste Bosvieux réalise un écu
destiné au grand salon de la préfecture en 1860. Le jars nageant est un rébus évoquant le nom de cette localité. Le soleil qui « arde » est un
autre jeu de mots qui s‟ajoute au précédent. Selon Henri Hugon le sinople serait une allusion aux prairies qui environnent Jarnages. Dans une
version récente des armes de ce bourg apparue sur internet en 2008 le jars est contourné

Sources : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 44-45 ; Internet

759
JOUAC (commune, HV.)
de sinople au foudre d’or

nota : le foudre est parlant par allusion dans la mesure où Jouac viendrait d‟un nom d‟homme latin Jovius qui évoque Jovis /Jupiter dont l‟un
des attributs est un foudre

Sources : Internet ; Lartigue, Les armoiries des communes ; Lecler, HV., p. 395-397 ; Villoutreix, Noms de lieux en Limousin,p. 45

JUGEALS-NAZARETH (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la bande d’or accompagnée de trois étoiles d’argent, deux en chef et une
en pointe ; aux 2 et 3, d’azur au chevron accompagné de deux étoiles en chef et d’un lion en pointe, le tout d’or

nota : ces armoiries communales votées en 1984 combinent les armoiries de deux familles : aux 1 et 4 celles des Peyrat et aux 2 et 3 celles
des Sclafer. Les premiers furent seigneurs de Jugeals du XVe siècle à la fin du XVIIe siècle et les seconds à partir de 1700

Sources : Champeval, I, p. 224-230 ; II, p. 448-450 ; Merceron, p. 28 ; Nadaud, II, p. 468-470

JUILLAC (commune, Cor.)


parti : au 1, de gueules au pal de vair ; au 2, d’or à trois forces de sable posées deux et une

nota : ces armoiries, choisies en 1987 par le conseil municipal, combinent celles des Pérusse des Cars au 1 et celles des Hautefort au 2. Les
premiers furent seigneurs de Juillac à la fin du XIV e siècle et les seconds portèrent le titre de barons de Juillac

Sources : Internet ; Merceron, p. 28

LA BAZEUGE (commune, HV.)


parti : au 1, de gueules à la main de justice d’argent ; au 2, d’azur à la croix recroisettée d’or

Source : Internet

LACELLE (commune, Cor.)


d’argent à la croix de gueules ; au franc-canton d’or chargé de deux lions passants de gueules l’un sur
l’autre

nota : le blason de Lacelle, voté en 1984, est composé d‟une part des armoiries de la famille de Masvallier, possessionnée dans le
Bourbonnais, la Marche et le Bas-Limousin où elle possédait un château à Lacelle au XVIIIe siècle ainsi que le village de Masvallier, et
d‟autres part de celles des vicomtes de Comborn (les lions passants)

Sources : Descoutures, p. 57-58 ; Internet ; Nadaud, III, p. 205 ; Merceron, p. 28

LA CHAPELLE-AUX-BROCS (commune, Cor.)


d’azur à trois étoiles d’or à six rais ; au chef de gueules chargé d’une croix d’argent

nota : en 1985 le conseil municipal s‟est doté d‟armoiries associant les armes d‟une famille Balbe et celles de l‟ordre de Malte (le chef) qui
possédait en ce lieu une chapelle (actuellement en ruine) et une commanderie venues des Templiers

760
Sources : La Torre, Corrèze (guide), article La Chapelle-aux-Brocs ; Merceron, p. 16

LA CHAPELLE-MONTBRANDEIX (commune, HV.)


coupé : au 1, parti : en a) d’azur à trois fleurs de lis d’or au bâton péri de gueules posé en bande, au
chef cousu du même chargé d’une croisette pattée d’or, en b) d’azur au chevron d’or ; au 2, d’argent à l’église
de sable couverte d’azur

nota : l‟église du 2 est naturellement parlante ; le a) du 1 est constitué des armes de Claude de Bourbon-Busset dont la veuve, Marguerite de
La Rochefoucauld, seigneur de La Chapelle-Montbrandeix, fit peindre les armoiries en 1587 sur une litre funéraire à l‟intérieur et à
l‟extérieur de l‟église de La Chapelle-Montbrandeix

Sources : Internet ; Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 175

LA CHAPELLE-AUX-SAINTS (commune, Cor.)


de gueules au lion d’argent armé, lampassé et couronné d’or, accompagné de treize besants d’argent
posés orle

nota : ces armoiries choisies en 1988 sont celles de la famille de Cardaillac. Elles semblent avoir été préférées à celles de la famille du Plas
qui figurent sur les murs extérieurs de l‟église de La Chapelle-aux-Saints (d’argent à trois jumelles de gueules)

Sources : Froidefond, I, p. 132; Merceron, p. 16

LA CHAPELLE-SAINT-GÉRAUD (commune, Cor.)


d’argent à une palme de sinople issante d’un croissant d’azur et accompagnée de deux lions affrontés
de gueules

nota : adoptées en 1985 par la municipalité ces armoiries sont celles de la famille du Bac qui possédait au XVIIIe siècle la seigneurie de La
Chapelle-Saint-Géraud

Sources : Jougla, I, p. 313 ; Merceron, p. 16 ; Verdier, p. 102

LA COURTINE (commune, Cr.)


d’azur à une courtine de rempart crénelée d’argent entre deux tours du même, accompagnée en chef
d’une grenade enflammée d’or posée entre deux rameaux d’ajonc du même

nota : en 1224 La Courtine fut la première ville de l‟actuel département de la Creuse à obtenir une charte et des consuls. Néanmoins on ne lui
connaît pas d‟armoiries avant celles que proposa vers 1933 l‟héraldiste Henri Hugon et qui sont toujours en usage par la municipalité. Elles
sont à la fois parlantes par la courtine et allusives d‟une part par la grenade allumée qui évoque le camp militaire créé en 1904 et toujours en
activité et d‟autre part par les deux rameaux d’ajoncs qui symbolisent la végétation du plateau de Millevaches

Source : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 38

LADIGNAC-SUR-RONDELLE (commune, Cor.)


d’azur au chevron d’or accompagné en chef de trois gerbes d’argent et en pointe d’un lion passant d’or
armé et lampassé de gueules

761
nota : la famille Dubois semble originaire d‟un lieu appelé Le Bois dans l‟actuelle commune de Ladignac. Une branche de cette famille
subsiste en 2009. Ce sont ses armoiries que la commune de Ladignac-sur-Rondelle a choisies en 1981 comme blason communal

Sources : Descoutures, p. 34-35 ; Merceron, p. 28 ; Nadaud, II, p. 59-60 ; III, p. 538-539

LAFAGE-SUR-SOMBRE (commune, Cor.)


d’azur à trois rocs d’échiquier d’or ; au chef d’argent chargé d’un lévrier passant de sable

nota : ces armoiries, votées par la municipalité en 1987, reprennent les armes parlantes de la famille quercynoise des Roquemaurel
(subsistante en 2009). Si les Roquemaurel ont eu plusieurs alliances dans le Bas-Limousin du XIIe au XIXe siècle ils ne semblent pas y avoir
possédé des terres. Le seul lien que nous connaissons est Jean de Roquemaurel, prieur commendataire du prieuré de Lafage-sur-Sombre en
1742.

Sources : Internet (texte de l‟abbé Poulbrière de 1894) ; Jougla, II, p. 60 ; Merceron, p. 28

LAGARDE-ENVAL (commune, Cor.)


d’azur au pal d’or accosté de six étoiles d’or du même, à la bande de gueules brochant sur le tout

nota : ces armoiries, adoptées en 1981, sont celles de Géraud de La Garde de Daumar, maître général des Dominicains, créé cardinal en
1342 par son parent du Rosier d‟Egletons qui avait été élu pape sous le nom de Clément VI la même année. La famille de La Garde tirait son
nom et son origine de la paroisse de Lagarde (maintenant Lagarde-Enval)

Sources : Merceron, p. 28 ; Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, p. 353-354

LAGLEYGEOLLE (commune, Cor.)


de sable au lion d’argent armé, lampassé et couronné d’or

nota : adoptées en 1986 par la municipalité ces armoiries sont une réutilisation de celles de la famille de La Mothe de Flomond qui possédait
en 1789 la seigneurie de Flomond située dans la commune

Sources : Descoutures, p. 273-274 ; Internet ; Jougla, V, p. 121; Merceron, p. 28

LAGRAULIÈRE (commune, Cor.)


d’azur au lion d’argent armé et lampassé de gueules

nota : votées en, 1981 les armoiries de cette commune ont repris celle de la famille de Bonneval dont un membre, le comte André de
Bonneval colonel des grenadiers royaux, fut seigneur de Blanchefort (commune de Lagraulière) après 1760

Sources : Merceron, p. 30 ; Saint-Allais, Nobiliaire universel de la France, p. 402

LAGUENNE (commune, Cor.)


de gueules à la bande chevronnée de sable et d’argent de dix pièces ; au franc-canton échiqueté de
gueules et d’or

nota : ces armoiries communales créées en 1979 associent l‟échiqueté des vicomtes de Ventadour et les armes de Guillaume Sudre, né à
Laguenne au début du XIVe siècle, d‟abord dominicain à Brive, puis évêque de Marseille, créé cardinal par le pape Urbain V en 1366 et mort
à Avignon en 1373

762
Sources : Internet ; Merceron, p. 30

LAMAZIÈRE-BASSE (commune, Cor.)


d’azur à trois bandes d’or

nota : en 1989 la commune a pris pour blason communal les armoiries de la famille Scorailles dont un membre au moins, Rigaud de
Scorailles époux d‟Anne d‟Aubusson, fut seigneur de Lamazière au XVIe siècle

Sources : Jougla, VI, p. 191-192 ; Merceron, p. 30

LAMAZIÈRE-HAUTE (commune, Cor.)


de gueules à neuf macles d’or posés trois, trois et trois

nota : en 1694 par mariage le duché de Ventadour, dont relevait la paroisse de Lamazière-Haute, était passé de la famille de Levis à celle de
Rohan d‟où le choix des armoiries de cette dernière famille comme blason communal en 1986

Sources : Jougla, VI, p. 45-46 ; Merceron, p. 30

LAMONGERIE (commune, Cor.)


d’azur à deux chevrons d’or sommés d’une fleur de lis du même et accompagnés de trois étoiles
d’argent deux en chef et une en pointe

nota : en 1988 la commune a choisi pour blason communal les armes de la famille de Sartiges originaire d‟Auvergne qui eut des alliances
(Combarel) et des charges (grand sénéchal de Turenne) dans le-Bas-Limousin au XVIIe et au XVIIIe siècle

Sources : Jougla, VI, p. 26 ; Merceron, p. 30 ; Nadaud, IV, p. 577

LANTEUIL (commune, Cor.)


de gueules à quatre fasces d’or ; au franc-quartier d’or chargé d’un lion de gueules

nota : ces armoiries communales sont, pour le franc-quartier, celles de la famille Foucault (ou Foucauld) originaire du Périgord qui a
possédé une seigneurie à Lanteuil.

Sources : Froidefond, I, p. 214 ; Merceron, p. 30

LAPLEAU (commune, Cor.)


de gueules à deux lions adossés d’or, à un léopard d’argent

nota : les armoiries votées par la commune de Lapleau sont celles de la famille de Lestrange possessionnée principalement dans la Marche et
secondairement dans le Bas-Limousin. Ainsi en 1339 le damoiseau Hélie de Lestrange vivait à Lapleau (probablement dans le château
familial de Laborie, aujourd‟hui détruit)

Sources : Champeval, I, p. 234 ; Internet ; Jougla, IV, p. 451 ; Merceron, p. 30

763
LARCHE (commune, Cor.)
d’azur à l’arche de Noé d’or sur une mer d’argent avec à senestre une colombe volant du même portant
dans son bec un rameau d’olivier d’or ; au chef de gueules à la bande d’or

nota : choisies par le conseil municipal de Larche en 1981 ces armes combinent celles des Darche (l’arche de Noé) et celles des Noailles (le
chef). Les premiers étaient probablement originaires de Larche et les seconds comptaient la châtellenie de Larche dans leur duché-pairie créé
en 1663

Sources : Champeval, II, p. 394 ; Internet ; Merceron, p. 30

LA ROCHE-CANILLAC (commune, Cor.)


parti : au 1, de gueules à trois fasces ondées d’argent ; au 2, d’azur au lévrier rampant d’argent armé
et colleté de gueules, à la bordure componée d’argent

nota : choisi en 1966 par la municipalité ce blason se compose des armes de deux familles ayant tenu des seigneuries à La Roche-Canillac :
les Laroche (les fasces ondées) du XIe au XVe siècle et les Beaufort puis Beaufort-Canillac (le lévrier) du XVIIe siècle à 1789. Ce bourg a
porté le nom de La Roche –Limouzi jusqu‟en 1774, date du passage de la seigneurie aux Beaufort-Canillac

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 125 ; Merceron, p. 46

LA ROCHE-L’ABEILLE (commune, HV.)


d’or au mont à trois coupeaux de sinople sommé d’une tour de gueules ; au chef de gueules chargé de
trois abeilles du champ

nota : ces armes sont parlantes par le mont qui évoque La Roche et par les abeilles qui sont l‟autre élément du toponyme. La tour est
probablement une allusion au château-fort de La Roche-L‟Abeille démantelé à la Révolution

Sources : Internet ; Lartigue, Les armoiries des communes, Haute-Vienne ; La Torre, Haute-Vienne

LAROCHE-PRÈS-FEYT (commune, Cor.)


d’argent au chevron componé d’or et de gueules de huit pièces, accompagné en chef de cinq roses de
gueules et en pointe d’un arbre arraché (ou mai) de sinople

nota : voté en 1986 ce blason communal reprend les armoiries de la famille de Besse de Meymont qui possédait en 1657 la seigneurie des
Combes (commune de Laroche-près-Feyt). De 1832 à 1842 un descendant de cette famille fut maire de la localité

Sources : Champeval, I, p. 78-80 ; Internet ; Merceron, p. 30

LASCAUX (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur à trois tours d’argent maçonnées de sable (Pompadour) ; au 2, d’azur à un
dextrochère muni de son fanon tenant une fleur de lis le tout d’argent (La Marche de La Boissière); au 3, d’or à
deux lions passant de gueules l’un sur l’autre (Comborn)

Représentation partielle : dans l‟église Saint-Pierre de Lascaux une litre funéraire porte un mi-parti : au 1, d’argent au lion de
gueules (Annet de La Bastide de Cognac; au 2, d’azur à trois tours d’argent (Hélène de Pompadour)

nota : l‟écartelé choisi en 1976 par la mairie de Lascaux rassemble les armoiries des Pompadour, seigneurs de Lascaux, des La Marche de
La Boissière (famille bretonne dont nous ignorons le rapport avec Lasacaux) et des Comborn dont le berceau est au château de Comborn
(commune d‟Orgnac-sur-Vézère, Cor.) à proximité de Lascaux

764
Sources : Internet ; Merceron, p. 32 ; Nadaud, I, p. 298 ; Rietstap, II, p. 151

LA SOUTERRAINE (commune, Cr.)


d’azur à trois fasces d’or

nota : la ville de La Souterraine a reçu d‟office des armoiries en 1701 en application de l‟édit de 1696. Auparavant elle n‟en possédait pas.
Depuis la fin du XIXe siècle elle en a fait un assez large usage car on les trouve sur son cachet municipal, sur d‟anciennes bannières de
sociétés et sur la façade de son lycée

Représentation : sur la façade du lycée de la ville

Sources : Agfl, p. 157 ; Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 31-32

LA TOURETTE (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, de sable au lion d’argent armé lampassé et couronné d’or ; aux 2 et 3, d’azur à
trois poissons contrepassant d’argent l’un sur l’autre

nota : ces armoiries, choisies en 1982, combinent les armes de deux familles seigneuriales du lieu : les La Mothe (le lion) qui possédèrent le
château et le fief éponyme de La Mothe du XIVe au XVIIe siècle et les Maleugue de Lespinasse, possesseurs du château de Lespinasse de
1422 à 1521

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 269-271 ; Merceron, p. 66

LATRONCHE (commune, Cor.)


d’azur à trois pommes d’or ; au franc-canton échiqueté d’or et de gueules

nota : ces armoiries retenues par la commune de Latronche en 1988 sont faites de celles des Ventadour (l’échiqueté) et de celles (parlantes)
des Pommerye. Ces derniers étaient des bourgeois, seigneurs de La Vaysse (commune de Neuvic, Cor.) non loin de Latroche

Sources : Champeval, I, p. 217 ; Merceron, p. 32

LAVAL-SUR-LUZÈGE (commune, Cor.)


de gueules à l’épée d’argent posée en bande accostée de six roses du même posées de part et d’autre
trois et trois

nota : ces armoiries, votées en 1986, sont celles de la famille bas-limousine des Puy-Lagarde

Source : Merceron, p. 32

LE BUIS (commune, HV.)


d’argent à la branche de sinople posée en pal ; au dauphin d’azur brochant

nota ; la branche de sinople est une branche de buis

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 125-126

765
LE CHASTANG (commune, Cor.)
d’azur à la main appaumée d’or ; au franc-canton coticé d’or et de gueules de douze pièces

nota : ces armoiries ont été votées en 1984 par la municipalité de Le Chastang. On y voit les armes de la famille Certain de La Meschaussée
probablement possessionnée au Chastang et, au franc-canton celles, des vicomtes de Turenne dont relevait Le Chastang

Sources : Merceron, p. 18 ; Nadaud, I, p. 643

LE DORAT (commune, HV.)


armes enregistrées en 1698 : d’azur à la bande abaissée de gueules chargée de trois lions (ou
lionceaux) d’argent accompagnée de trois fleurs de lis d’or,

Sources : Agfl, p. 86 ; Internet

L’EGLISE-AUX-BOIS (commune, Cor.)


d’azur à trois bourdons de pèlerin d’or posés deux et un, celui du milieu surmonté d’une étoile d’argent

nota : les Pichard étaient seigneurs de l‟Eglise-aux-Bois en 1697. Ce sont leurs armoiries que la commune a choisi en 1986 comme blason
municipal

Représentation : sur un linteau du château détruit des Pichard à l‟Eglise-aux-Bois

Sources : Agfl, p. 50 ; Internet ; Merceron, p. 24

LE GRAND-BOURG (commune, Cr.)


d’azur à cinq fleurs de lis d’or posées trois et deux

nota : ces armoiries de 1860, destinées à orner le grand salon de la préfecture de l a Creuse, sont dues à l‟archiviste Bosvieux qui a
reproduit celles du chapitre de la cathédrale Saint-Etienne de Limoges qui avait fondé l‟église du Grand-Bourg au XIIIe siècle

parti : au 1, d’or à une tour donjonnée de sable, au chef d’azur chargé de deux chiens braques
passants d’argent l’un sur l’autre ; au 2, d’argent à une église de sable, au chef d’azur chargé de cinq fleurs de
lis d’or

nota : ces armoiries proposées en 1933 par l‟héraldiste Henri Hugon sont allusives du passé du Grand-Bourg, d‟une part dans sa dimension
féodale (le 1) avec les armes des Brachet seigneurs et possesseurs du château (détruit) tout proche de Salagnac et les armes du chapitre
fondateur de Saint-Etienne de Limoges (le chef du 2), d‟autre part dans sa dimension religieuse avec l‟église du Grand-Bourg (XIIIe siècle)

Sources : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 43-44

LE JARDIN (commune, Cor.)


écartelé d’or et de gueules ; sur le tout échiqueté de gueules et d’or

nota : la commune a choisi ce blason en 1988 en combinant l‟écartelé de la famille de Valon, seigneur de Le Jardin avant 1789 et l‟échiqueté
des vicomtes de Ventadour

Sources : Champeval, II, p. 34 et 210 ; Merceron, p. 28

766
LE LONZAC (commune, Cor.)
d’azur à trois poissons contrepassants d’argent

nota : ces armoiries choisies par la commune en 1967 sont celles de la famille de Maleugue de Lespinasse

Sources : Internet ; Merceron, p. 34

LE PESCHER (commune, Cor.)


parti : au 1, d’or à trois corbeaux de sable ; au 2, de sinople à trois fasces d’argent à la dentelure du
même en chef

nota : le blason du Pescher voté en 1986 réunit les armes parlantes des Ornhac (les corbeaux ou corneilles) seigneurs du Pescher au XVIe
siècle et les armes des Saint-Chamans largement possessionnés dans le Bas-Limousin

Sources : Champeval, I, p. 99 et 108 ; II, p. 111 ; Merceron, p. 44

LES BILLANGES (commune, HV.)


d’azur à une statuette reliquaire d’or de saint Etienne de Muret

nota : lors de la distribution des reliques de l‟abbaye de Grandmont (commune de Saint-Sylvestre, HV.) en 1787, l‟église des Billanges reçut
notamment une statuette représentant saint Etienne de Muret vêtu d‟une dalmatique et soutenant un livre reliquaire

Source : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 92

LES CARS (commune, HV.)


de gueules au pal de vair

nota : ces armoiries sont celles de la famille Pérusse des Cars dont le château ruiné subsiste encore dans la commune

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 141

LESTARDS (commune, Cor)


écartelé : aux 1 et 4, d’argent à l’arbre arraché de sinople, fûté de sable, fruité d’or et accompagné en
chef de trois étoiles de gueules ; aux 2 et 3, d’azur à la tour d’argent maçonnée, crénelée et ajourée de sable

nota : choisies en 1988 par la municipalité ces armoiries s‟inspirent fortement de celles que les Dumyrat, seigneurs de La Tour, portaient à la
fin du XVIIe siècle

Sources : Agfl, p. 69 ; Champeval, I, p. 157 ; Merceron, p. 32

LE VIGEN (commune, HV.)


d’argent au clocher de gueules ; au chef d’azur chargé d’un pont à cinq arches du champ

nota : le clocher de Le Vigen est un clocher-mur remarquable du XIe siècle. Sur le chef est représenté le pont du XIIIe siècle sur La Briance

767
Sources : Internet ; Lartigue, Armorial des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 814-816

LIGINIAC (commune, Cor.)


d’azur la tour d’argent ajourée et maçonnée de sable accompagnée à dextre d’une étoile d’or et à
senestre d’un croissant d’argent ; au franc-canton dextre échiqueté de gueules et d’or

nota : les armoiries de Liginiac ont été adoptées en 1980. Elles empruntent les armes parlantes de la famille du Fayet de La Tour et les armes
des Ventadour (échiqueté) dont dépendait Liginiac

Sources : Merceron, p. 32 ; Valette, p. 83 ; Verdier, p.

LIGNAREIX (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’argent à trois miroirs de gueules (Mirambel) ; aux 2 et 3, d’azur à trois poissons
contrepassants d’argent l’un sur l’autre (Maleugue)

nota : les Miranbel et les Maleugue de Lespinasse furent coseigneurs de Lignareix d‟où l‟utilisation de leurs armoiries comme blason
communal depuis 1980

Sources : De la Torre, Corrèze, Guide complet ; Merceron, p. 32

LIGNEYRAC (commune, Cor.)


d’argent trois pals de gueules ; au franc-quartier coticé d’or et de gueules de douze pièces

nota : les Robert de Ligneyrac furent seigneurs de Ligneyrac dans la vicomté de Turenne de 1337 à la Révolution. Leurs armoiries jointes à
celles des Turenne figurent dans le blason de la commune voté en 1980

Sources : Jougla, VI, p. 19-20 ; Merceron, p. 32 ; Nadaud, IV, p. 26-29

LINARD (commune, Cr.)


tiercé en pairle renversé : au 1, d’azur au lion d’or lampassé de gueules ; au 2, de gueules à la fasce
ondée d’hermine ; au 3, d’or à trois quintefeuilles (ou fleurs de lin) d’azur

nota : au 1 on a représenté les armes de la famille de Bonneval qui possédait en 1764 la seigneurie de Linard. Au 2 la fasce ondée évoque la
Petite Creuse qui traverse la commune. Au 3 les fleurs de lin évoquent de manière parlante le nom de la localité

Sources: Internet ; Lartigue, Armorial des commune, Creuse ; Jougla, II, p. 184 ; Lecler, Cr., p. 365

LIMOGES (commune, HV.)


de gueules au buste de saint Martial de carnation, vêtu et diadémé d’or, accosté des lettres SM à
l’antique du même ; au chef cousu de gueules chargé de trois fleurs de lis d’or

nota : saint Martial, évangélisateur du Limousin, premier évêque et saint patron de la ville de Limoges est la figure principale des armes de
la ville de Limoges. Mais il semble qu‟en 2012 la ville préfère un logo évocateur des arts du feu traditionnels (émail, vitrail et porcelaine)

représentation : sur le pavillon central de l‟Hôtel de ville de Limoges (1883)

Sources : Internet (Wikipédia) ; Lecler, HV., p. 437 ; Nadaud, III, p. 567

768
LIMOUSIN (province)
d’argent parti de gueules, chapé de l’un en l’autre

nota : la province du Limousin, comme celle de la Marche, n‟avait pas d‟armoiries sous l‟Ancien Régime. Celles ci-dessus lui furent
attribuées d‟office en 1701, contre paiement d‟un droit d‟enregistrement de 300 livres (le plus élevé de tous ceux perçus dans la généralité de
Limoges), en application de l‟édit de 1696. On observera que cet écu est presque identique à celui de la famille allemande des Raitenbach,
mais il ne s‟agit là, vraisemblablement, que d‟une coïncidence fortuite. La région actuelle du Limousin à un logo constitué d‟un L brochant
sur une feuille de châtaignier

Sources : Agfl, p. 195 ; Rietstap, II, p. 528

LIOURDRES (commune, Cor.)


d’argent à trois branches de genêts de sinople mises en pal

nota : votées en 1987 les armes communales de Liourdres ont réutilisé les armoiries parlantes des du Champ de la Geneste qui vivaient à
Liourdres au XIXe siècle

Sources : Merceron, p. 32 ; Champeval, I, p. 303

LISSAC-SUR-COUZE (commune, Cor.)


d’argent à trois pals de gueules alésés par le bas et mouvant d’une divise du même soutenant un chef
d’azur chargé de trois étoiles d’or

nota : en 1458 François de La Porte de Lissac était seigneur de La Retaudié (commune de Lissac). Les armoiries votées en 1987 par la
municipalité de Lissac-sur-Couze diffèrent quelques peu de celles de la famille de Lissac

Sources : Champeval, II, p. 265-268 ; Merceron, p. 32

LOSTANGES (commune, Cor.)


d’argent au lion de gueules armé, lampassé et couronné d’azur accompagné de cinq étoiles de gueules
posées en orle

nota : en 1983 la commune s‟est dotée d‟un blason qui est celui de la famille subsistante en 2009 des Lostanges, originaires et seigneurs de
ce lieu avant 1789

Sources : Internet ; Merceron, p. 34

LOUIGNAC (commune, Cor.)


de gueules à trois fasces de vair

nota : la commune a pris pour blason communal les armoiries de la famille subsistante des Royère possessionnée dans le Haut et le Bas-
Limousin (notamment à Ayen et à Louignac)

Sources : Internet ; Merceron, p. 34 ; Nadaud, IV, p. 121-124

769
LUBERSAC (commune, Cor.)
de gueules au loup passant d’or

nota : voté en 1893 le blason de cette commune qui reprend celui de la famille de Lubersac qui en est originaire et y possède toujours le
château du Verdier (2010)

Sources : De La Torre, Corrèze, guide complet « Lubersac » ; Internet ; Jougla, IV, p. 485 ; Merceron, p. 34 ; Valette, p. 128

MADRANGES (commune, Cor.)


parti : au 1, de gueules à trois fasces d’or, au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or ; au 2, d’azur au
lion d’or armé et lampassé de gueules

nota : les armoiries communales de Madranges ont été créées en 1987 en reprenant celles de la famille Bondet de La Bernardie connue ici
depuis le XVIIe siècle

Sources : Champeval, I, 273 et 303 ; DVN, p. 68 ; Internet ; Merceron, p. 34

MAGNAC-BOURG (commune, HV.)


d’azur à deux barres d’argent

nota : ces armoiries furent attribuées d‟office à la ville de Magnac en 1698

Source : Agfl, p. 154

MAILHAC-SUR-BENAIZE (commune, HV.)


de sinople au dolmen d’or

nota : ces armoiries sont allusives des dolmens que l‟on trouve dans cette commune à Bouéry et de La Vaudelle

Sources : Internet ; Lecler, HV., p. 472-473

MAISONNAIS-SUR-TARDOIRE (commune, HV.)


d’azur à la maison d’argent ; au mantel d’or chargé d’un chapeau d’archevêque de sinople

nota : cet écu est parlant par la maison et allusif par le manteau et le chapeau d’archevêque qui évoquent Bertrand de Maisonnais que le pape
limousin Innocent VI fit archevêque de Naples en 1359 (+ 1362)

Sources : Internet ; Lecler, HV., p. 475

MALEMORT-SUR-CORRÈZE (commune, Cor.)


fascé d’argent et de gueules de six pièces, les fasces d’argent chargées de neuf étoiles (ou
quintefeuilles) de gueules posées quatre, trois et deux

nota : les armoiries communales votées en 1983 réutilisent celles de la famille de Malemort, originaire de ce village

Sources : Internet ; Merceron, p. 34

770
MANSAC (commune, Cor.)
d’argent au lion de gueules couronné du même, à la bordure d’azur chargée de huit besants d’argent

nota : votées en 1987 les armoiries de Mansac sont celles de la famille de Feletz qui fut possessionnée dans le Périgord et dans le Bas-
Limousin

Sources : Froidefond, I, p. 203-204. Internet ; Merceron, p. 34

MARCILLAC-LA-CROISILLE (commune, Cor.)


de sinople au chevron déjoint d’argent accompagné en pointe d’une épée du même, la pointe en haut ;
au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or (Combret); à la bordure échiquetée de gueules et d’or
(Ventadour)

nota : adoptées en 1977 par un vote du conseil municipal les armes communales associent les armoiries légèrement modifiées des Combret,
seigneurs de Marcillac à partir de la fin du XVe siècle et celles des vicomtes de Ventadour

Sources : Internet ; Jougla, III, p. 28 ; Merceron, p. 34

MARCILLAC-LA CROZE (commune, Cor.)


d’azur à la fasce d’argent accompagnée en chef de trois étoiles d’or

nota : votées en 1987 ces armoiries sont les armes anciennes des Raffin originaires de Salers et possessionnés dans le Limousin

Sources : Internet ; Merceron, p. 34

MARS-LA-TOUR (commune, Cor.)


parti : au 1, d’azur à trois étoiles d’or en pal ; au 2, d’or à trois bandes de gueules

nota : les armes de Mars-la-Tour choisies en 1984 sont celles des la famille de Gourdon de Genouillac possessionnée dans la Bas-Limousin
avec peut-être une seigneurie à Mars-la-Tour

Sources : Esquieu, p. 425-427 ; Merceron, p. 36

MARGERIDES (commune, Cor.)


d’argent au lion de gueules tenant avec ses pattes avant une croix ancrée du même ; au chef aussi de
gueules chargé de trois étoiles d’argent

nota : ces armoiries résultent d‟un vote de 1986 et représentent les armes de la famille Dubois, seigneurs de Margerides, anoblie en 1643

Sources : Descoutures, p. 290 ; Merceron, p. 36

MASSERET (commune, Cor.)


de gueules au franc-quartier d’or chargé de trois lions d’azur

771
nota : Masseret était située dans la vicomté de Limoges qui appartint de 1463 à 1572 à la famille d‟Albret. Ceci explique la présence des
armoiries des premiers vicomtes de Limoges (d’or à trois lions d’azur) et celles des Albret (de gueules plain) dans les armoiries votées en
1981

Sources : Merceron, p. 36 ; Nadaud, III, p. 109-112

MAUSSAC (commune, Cor)


de gueules au chevron d’or accompagné de trois palmes du même (Chazat); au franc-canton échiqueté
de gueules et d’or (Ventadour)

nota : en 1697 Jean Chazat était sieur du Brigoulet (commune de Meymac, Cor.) hameau situé non loin de Maussac dans la vicomté de
Ventadour. La commune de Maussac a utilisé les armes de l‟un et de l‟autre pour constituer son blason en 1982

Sources : Agfl, p. 70 ; Merceron, p. 36

MEILHARDS (commune, Cor.)


d’or à trois pals de gueules chargée chacun de trois étoiles d’argent

nota : la famille de Meilhards (ou Meillars) posséda la seigneurie d‟où elle tirait son nom du XVe au XVIIe siècle. Ce sont ses armoiries que
la commune a prises comme blason en 1986

représentation : au 1 d‟un parti sur le tombeau de Philippe de Meilhards (1653) et de son épouse Julie de Salagnac (+ 1693) dans l‟église
paroissiale Saint-Yrieix à Meilhards (Cor.)

Sources : Descoutures, p. 58-59 ; Internet ; Merceron, p. 26 ; Nadaud, III, p. 226-229

MÉNOIRE (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, palé d’argent et de gueules de six pièces (Geoffre de Chabrignac) ; au chef fascé
d’azur et d’or de six pièces ; aux 2 et 3, d’azur à la fasce d’or accompagné de trois étoiles d’argent deux en
chef et une en pointe (Peyrat de Jugeals)

nota : les armes de la commune de Ménoire, votées en 1984, sont constituées de celles des familles Geoffre de Chabrignac et Peyrat de
Jugeals. Ces familles étaient possessionnées dans la vicomté de Turenne dont relevait la paroisse de Ménoire

Sources : Merceron, p. 36 : Nadaud, II, p. et p. 454, 468, 569 et 598

MERCOEUR (commune, Cor.)


d’azur au lion d’argent accompagné douze besants posés en orle ; au chef d’or chargé de trois molettes
de sable

nota : selon Merceron ces armoiries sont empruntées depuis 1986à celles d‟une famille de Veyrac

Source : Merceron, p. 36

MERLINES (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la porte d’or les huis et les serrures du même, accompagnées de trois
étoiles d’or, deux en chef et une en pointe (Ussel) ; aux 2 et 3, d’azur à la croix ancrée d’argent (Salvert)

772
nota : la famille d‟Ussel posséda une seigneurie à Merlines et, peut-être aussi, celle de Salvert d‟où le choix en 1987 des présentes armoiries

Sources : Internet ; Merceron, p. 36

MESTES (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’or à la croix ancrée de gueules (Tinières) ; aux 2 et 3, d’or à la bande de sable
chargée de trois étoiles d’argent (La Villatte)

nota : la famille de Tinières originaires de l‟Auvergne (Cantal) eut une branche éteinte au XVIIIe siècle qui porta les armes des La Villatte
écartelées ou non avec les siennes. Elle fut seigneur ou coseigneur de Mestes. La commune de Mestes vota en 1985 leurs armes écartelées
comme blason communal

Sources : Internet ; Jougla, VI, p. 318 ; Merceron, p. 36

MEYMAC (commune, Cor.)


d’azur à trois pals ondés d’argent

nota : ces armoiries, votées en 1988 par le conseil municipal, sont celles attribuées d‟office en 1699 à la ville de Meymac en application de
l‟édit de novembre 1696. Elle n‟en possédait pas antérieurement.

Sources : Agfl, p. 182 ; Merceron, p. 38

MEYRIGNAC-L’ÉGLISE (commune, Cor.)


d’argent à l’arbre de sinople sur une terrasse isolée du même, au lion de gueules passant devant le fût
de l’arbre

nota : ces armoiries sont celles de la famille du Bois de Meyrignac (subsistante en 2009) originaire du Masbaraud-Mérignat (Creuse) et
seigneur de Villemonteix (commune de Châtelus-le-Marcheix, Creuse) au XVIIIe siècle. C‟est probablement l‟identité du nom de la
commune et du patronyme qui ont guidé le choix de ces armoiries communales en 1986

Sources : DFN, p. 65 ; Internet ; Merceron, p. 38

MEYSSAC (commune, Cor.)


d’or à trois fasces ondées de gueules ; au chef de gueules chargé de trois étoiles d’or

nota : la famille des Termes possédait au XVIe siècle les seigneuries de Pierretaillade et de La Vexière (commune de Meyssac) dans la
vicomté de Turenne. Ce sont ses armoiries qu‟a choisies en 1983 la commune de Meyssac comme blason communal

Sources : Descoutures, p. 281-282 ; Merceron, p. 38

MILLEVACHES (commune, Cor.)


coupé : au 1, de gueules à la lettre M romaine ; au 2, de sinople à la vache passante d’or clarinée du
même, onglée et cornée de sable

nota : ces armes communales adoptées en 1964 sont parlantes par rébus (mille vache) et allusives de la principale ressource locale : l‟élevage
(une vache dans un pré). La lettre-chiffre romaine est probablement aussi une allusion aux vestiges de l‟époque gallo-romaine trouvés dans
la commune

773
Sources : de La Torre, Corrèze guide complet, Millevaches ; Merceron, p. 38

MONCEAUX-SUR-DORDOGNE (commune, Cor.)


d’azur à trois fasces d’or

nota : le blason communal, voté en 1966, a repris les armes de la famille de Monceaux, seigneur de cette paroisse de 1272 au XVI e siècle

Sources : Bergues-La Garde, Nobiliaire du Bas-Limousin, p. 118 ; Merceron, p. 38

MONESTIER-MERLINES (commune, Cor.)


d’argent au lion de sable couronné d’or, armé et lampassé de gueules

nota : la famille des Ages possédait le fief de Monestier en 1422. Ce sont ses armes que la commune de Monestier-Merlines a choisies en
1987 comme blason communal

Sources : Bergues-la-Garde, B+Nobiliaire du Bas-Limousin, p. 11 ; Merceron, p. 38

MONESTIER-PORT-DIEU (commune, Cor.)


d’argent à la fasce de gueules accompagnée de six merlettes de sable, six en chef et six en pointe

nota : adoptées en 1966 ces armoiries communales ont repris les armes de François Murat de Serre (1750-1807), seigneur de Port-Dieu en
1779

Sources : Internet ; Merceron, p. 38 ; Verdier, p. 108 et 178

MONTAIGNAC-SAINT-HIPPOLYTE (communes, Cor.)


de sable au sautoir d’argent cantonné de quatre molettes d’or (Montagnac) ; au franc-canton échiqueté
de gueules et d’or (Ventadour)

nota : la famille de Montagnac (ou Montaignac) fut seigneur de Montaignac du XIIIe siècle à la Révolution. Elle possédait à nouveau à la fin
du XIXe siècle le château et son domaine situés dans l‟ancien duché de Ventadour. Ce sont ces considérations qui ont conduit en 1979 la
municipalité de Montaignac-Saint-Hippolyte à réunir sur son blason les armes de ces deux familles

Sources : Champeval, Le [Link] seigneurial, p. 118-120 ; Merceron, p. 38

MONTGIBAUD (commune, Cor.)


d’argent au laurier de sinople issant d’un croissant de sable

nota : en 1984 le conseil municipal de Montgibaud a opté pour un blason communal reprenant les armoiries de la famille éteinte de
Montgibaud possessionnée en ce lieu du XVIe au XVIIIe siècle

Sources : Descoutures, p. 60-61 ; Merceron, p. 38

MORTROUX (commune, Cr.)


coupé d’argent et de sable au lion de l’un en l’autre brochant sur la partition, à la bordure de gueules

774
ou de gueules à trois pots d’or posés deux et un ; au chef d’hermine

nota : ces deux armoiries trouvées en 2009 sur le site interne « Blasons et logos » semblent être des créations non validées par la commune.
Le lion de l’un en l’autre évoque peut-être ceux que l‟on trouvait sur les armes de deux familles alliées, les Poyenne et les Biencourt, qui
furent seigneurs de Mortroux au début du XVIIe siècle. Quant aux pots ils sont allusifs de l‟activité artisanale de poteries vernissées qui
fonctionna à Mortroux jusqu‟au milieu du XIXe siècle

Sources : De La Torre, Creuse, Mortroux ; Internet (site « Blasons et logos ») ; Lecler, Cr., p. 457-458

MOUSTIER-VENTADOUR (commune, Cor.)


échiqueté d’or et de gueules

Représentation : les armes familiales figurent avec traces de polychromie sur une pierre trouvée lors de fouilles du château de Ventadour en
1968 et déposée provisoirement au château de Béchadie (Uzerche, Cor.). En outre on trouve dans le château de Ventadour un élément de
manteau de cheminée représentant les armoiries des Beaufort-Ventadour (parti) datable de 1445

nota : c‟est sur le territoire de cette commune que se trouve (ruiné) le château de la famille de Ventadour issue des vicomtes de Comborn au
XIe siècle. Après l‟extinction de cette lignée en 1500 ses terres passèrent par mariage aux Lévis-Ventadour. C‟est donc tout naturellement que
la municipalité du Moustier-Ventadour a choisi les armoiries de la famille de Ventadour comme blason communal en 1988

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 114-115 ; Internet ; Merceron, p. 40

NAVES (commune, Cor.)


d’argent au lion de sable armé, lampassé et couronné de gueules

nota : la famille de Chaunac, probablement originaire du village de ce nom situé dans la commune de Naves, en posséda la coseigneurie du
XIIIe au XVe siècle. Ce sont ses armoiries que la municipalité de Naves a choisi en 1980

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 8 ; Merceron, p. 40

NESPOULS (commune, Cor.)


d’azur au lion d’or armé, lampassé et couronné de gueules, tenant dans sa patte dextre une épée en pal
d’argent

nota : en 1983 la commune de Nespouls s‟est dotée d‟armoiries reprenant celles de la famille des Nicolas, seigneurs de La Coste (commune
de Nespouls), qui ont une descendance en 2009

Sources : carte de Cassini (Internet) ; Champeval, II, 314 ; DVN, p. 204 ; Merceron, p. 40

NEUVIC (commune, Cor.)


d’argent à trois bandes ondées de gueules

nota : en 1700, en application de l‟édit de novembre 1696, la ville de Neuvic reçut d‟office des armoiries de type mécanique car,
apparemment elle n‟en possédait pas. Ce sont ces armoiries « utilisées depuis longtemps » qui furent officialisées par une délibération du
conseil municipal de 1988

Sources : Agfl, p. 184 ; Merceron, p. 40

775
NEUVIC-ENTIER (commune, HV.)
d’argent à trois bandes ondées de gueules

nota : ces armoiries trouvées sur internet sont identiques à celles de Neuvic (Corrèze) ci-dessus, ce qui semble étonnant

Source : Internet

NEUVILLE (commune, Cor.)


de gueules à la croix d’argent chargée d’une croix alaisée de sinople

Représentations : sur les clés de voûte des églises de Neuville et d‟Argentat (Corrèze)

nota : ces armoiries sont celles de la famille de Neuville originaire de cette commune et qui y fut possessionnée au XVe et au XVIe siècle.
Elles furent choisies en 1982 comme blason communal

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 157 ; Merceron, p. 40

NOAILHAC (commune, Cor.)


parti : au 1, d’or à trois bandes de sinople ; au 2, coupé : en a) d’or à la main appaumée de gueules,
en b) d’azur à trois tours d’argent maçonnées de sable

nota : en 1986 la commune de Noailhac pour constituer son blason a associé les armoiries de trois familles du Ba s-Limousin : au 1
celles des Salignac, au 2 a) celles des Maschat et au 2 b) celles des Pompadour

Source : Merceron, p. 40

NOAILLES (commune, Cor.)


de gueules à la bande d’or

nota : ces armoiries communales choisies en 1981 sont celles des Noailles originaires de ce lieu qui fut érigé en duché-pairie en 1663 au
profit de la famille

Sources : Champeval, II, p. 384-402. Merceron, p. 40

NONARDS (commune, Cor.)


parti : au 1, de gueules au chevron d’argent accompagné de deux cœurs en chef et d’un croissant en
pointe le tout d’argent ; au 2, de gueules à la bande d’or

nota : le blason de Nonards voté en 1987 est constitué des armes des familles de Martret (armoiries au 1) et de Lentilhac (armoiries au 2)
qui possédaient des seigneuries à Nonards au XVIe et au XVIIe siècle

Sources : Champeval, I, p. 50 et et 269-272 ; Merceron, p. 40

OBJAT (commune, Cor.)


d’argent à trois fasces de gueules ; au franc-quartier d’argent chargé d’un roc d’échiquier de gueules

776
nota : la famille de Livron originaire de Champagne acquit en 1341 la seigneurie d‟Objat. Ce sont ses armoiries que cette commune a
choisies pour blason en 1977

Sources : Bergues-la-Garde, Nobiliaire du Lim., p. 109 ; Merceron, p. 40

ORADOUR-SUR-GLANE (commune, HV.)


d’or à la croix latine haussée de sable issant d’un brasier de gueules montant de la pointe, cantonnée
en chef de deux dagues de gueules la garde de sable posées, l’une en bande et l’autre en barre, la pointe tournée
vers le centre de la croix

nota : ces armoiries évoquent le massacre de la population et l‟incendie de la localité le 10 juin 1944 par une compagnie de la division SS
« Das Reich »

Sources : Internet ; Lartigue, Armoiries des communes, Haute-Vienne

ORGNAC-SUR-VÉZÈRE (commune, Cor.)


d’or à deux lions passants de gueules l’un sur l’autre

nota : ces armoiries communales votées en 1978 sont empruntées à celles de la famille de Comborn dont le château d‟origine se situait dans
l‟actuelle commune d‟Orgnac

Sources : de Bergues-Lagarde, p. 34-35 ; Merceron, p. 42

ORLIAC-DE-BAR (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’argent au lion de gueules ; au 2, d’azur treillissé d’or et clouté du même ; au 3
de gueules à trois besants d’or

nota : au XIVe siècle la famille de Lomagne de Firmacon fut seigneur de Boussac dans la commune actuelle d‟Orliac-de-Bar ; ce sont ces
armoiries que la municipalité a prises comme blason

Sources : Internet ; Merceron, p. 42

PALAZINGES (commune, Cor.)


de gueules au chevron d’or accompagné en pointe d’un chêne du même sur une terrasse d’argent ; au
chef d’azur chargé d’un croissant d’argent entre deux étoiles du même

nota : ces armes communales votées en 1983 s‟inspirent largement de celles de la famille de Gilibert qui détenait de nombreuses seigneuries
au sud de Brive

Sources : Champeval, II,, p. 225-228 ; Merceron, p. 42 ; Nadaud, II, p. 326

PALISSE (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, contre-écartelé d’or et de gueules ; aux 3 et 4, d’or à trois lions de gueules posés
deux et un

777
nota : en 1989 la commune a choisi pour constituer son blason de réunir les armes des familles de Valon (le contre-écartelé) et de Champiers
du Boucheron (les lions). Les Valon étaient seigneurs du Boucheron (commune de Palisse) à la fin du XIV e siècle. Les Champiers du
Boucheron possédèrent le Boucheron en 1389 et Malsagne (commune de Palisse) en 1452

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 396-397 ; Merceron, p. 42

PANDRIGNES (commune, Cor.)


d’azur à la fasce d’or accompagnée en chef d’une étoiles d’argent

nota : le blason communal de Pandrignes voté en 1985 reprend celui de la famille de Borderie de Vernéjoux qui posséda la baronnie de La
Rochette (commune de Pandrignes) au XVIIIe siècle

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 18 ; Merceron, p. 42

PÉRET-BEL-AIR (commune, Cor.)


de gueules au chevron d’or traversé par un poisson d’argent et accompagné de trois coquilles du même
deux en chef et une en pointe

nota : la famille Ruben de Lombre acquit en 1466 des seigneuries à Jugie et à Teilhac (commune de Péret-Bel-Air). Ce sont ses armoiries que
la commune de Péret-Bel-Air a choisi pour faire son blason communal en 1986

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 296-297 ; Merceron, p. 42

PEROLS-SUR-VÉZÈRE (commune, Cor.)


d’or à un écureuil de gueules grimpant sur une branche de châtaignier de sinople posée en bande,
feuillée et fruitée du même

nota : selon Robert Merceron le choix d‟un écureuil se réfère à une légende locale. Blason voté en 1986

Source : Merceron, p. 42

PERPEZAC-LE ŔBLANC (commune, Cor.)


d’argent au lion de gueules couronné du même

nota : prises comme armoiries communales en 1986 par la municipalité de Perpezac-le-Blanc, ces armes furent celles d‟une famille
seigneuriale locale, les Blanc des Ormières, seigneurs des Ormières (commune de Perpezac-le-Blanc) jusqu‟en 1674

Sources : Champeval, I, p. 184 ; Merceron, p. 1986

PERPEZAC-LE-NOIR (commune, Cor.)


d’azur au chevron d’or chargé d’un écu aussi d’or à deux lions passants de gueules l’un sur l’autre et
accompagné trois coquilles d’or deux en chef et une en pointe

nota: ce blason a été voté par la commune en 1978. Il combine les armoiries des vicomtes de Comborn dont les terres incluaient Perpezac-le-
Noir et les armoiries des Plaisant de Bouchiac, seigneurs de Puymaillot, Bigardel, Le Bousquet, (commune de Perpezac-le-Noir) au XVIe
siècle en les modifiant quelque peu

Sources : Champeval, II, p. 136 ; Merceron, p. 42

778
PEYRAT-LA-NONIÈRE (commune, Cr.)
de sable à trois chevrons ondés d’or

nota : Ces armoiries sont contemporaines. En 1699 des armes identiques furent attribuées d‟office à la ville de Peyrat-le-Château (HV.) qui
faisait partie de l‟élection de Bourganeuf et non à Peyrat-la-Nonière. Les armes de Peyrat-le-Château sont maintenant d’azur à trois chevrons
ondés d’or

Sources : Hugon, p. 75 ; Lartigue, Armorial des communes de France (Creuse)

PEYRAT-LE-CHÂTEAU (commune, HV.)


d’azur à trois chevrons ondés d’or

nota : ces armoiries de type mécanique furent attribuées d‟office en 1699 à la ville de Peyrat-le-Château qui n‟en avait pas antérieurement

Source : Agfl, p. 189

PEYRISSAC (commune, Cor.)


d’azur à deux lions d’or armés et lampassés de gueules

nota : au XVIIIe siècle la famille Hugon-Marliat avait des rentes en saumons et anguilles sur le village de Mazières dans la paroisse de
Peyrissac. C‟est peut-être ce qui a inspiré à la commune actuelle la décision de prendre pour blason en 1985 les armes de cette famille.

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 100 ; Merceron, p. 44

PIERREBUFFIÈRE (commune, HV.)


de sable au lion d’or

nota : ces armoiries sont celles que portait la famille de Pierrebuffière issue des vicomtes de Limoges qui prit le nom de sa seigneurie au XIe
siècle

Source : Internet ; Lecler, HV., p. 559

PIERREFITTE (commune, Cor.)


de gueules à la fasce d’argent

nota : ces armoiries communales votées en 1985 sont celles de la famille Lastic de Saint-Jal (subsistante en 2012) qui possédait la seigneurie
de Pierrefitte en 1627, 1695 et 1750.

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 53 ; Merceron, p. 44

PIERREFITTE (commune, Cr.)


de gueules à une épée d’or en pal la pointe en haut, chapé d’argent à deux mouchetures d’hermine de
sable en chef

779
nota : l’épée et le gueules chapé évoquent par leur forme générale l‟étymologie du nom de cette commune (pierre pointue) liée à l‟existence
d‟un menhir disparu. Ces armoiries sont une création récente non entérinée, semble-t-il, par la municipalité

Sources : Internet (site « Blasons et logos ») ; Lecler, Cr., p. 511-512

PONTARION (commune, Cr.)


coupé : au 1, parti, en a) fascé ondé d’or et de gueules de six pièces, en b) d’or à la croix ancrée de
gueules ; au 2, d’azur au pont antique d’argent à trois arches ajourées du champ

nota : le blason de Pontarion a été créé en 1860 par l‟archiviste Bosvieux dans la série préfectorale de 1860. Au 1 ces armes réunissent les
armoiries de deux familles seigneuriales qui ont possédé le fief de Pontarion : les Aubusson (la croix ancrée) qui le possédaient en 1249 et
les Mortemart (le fascé ondé) en 1365. Au 2 le pont est à la fois allusif de la rivière Thaurion qui arrose ce bourg et parlant

Sources : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 45 ; Internet ; Lecler, Cr., p. 527-528

PRADINES (commune, Cor.)


d’azur au lion d’argent

nota : En 1650, 1720 et vers 1750 les Degin ou Degains, bourgeois de Treignac (Cor.), étaient coseigneurs de Pradines. Ce sont leurs armes,
enregistrées à Tulle en 1701, que la commune de Pradines a pris pour blason en 1986

Sources : Agfl, p. 215 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 311

PUY-D’ARNAC (commune, Cor.)


d’azur à la bande d’or chargée de trois mouchetures d’hermine de sable accompagnée de deux
croisettes d’or, une en chef et une en pointe, et surmontée de trois ondes d’argent

nota : Au XVIIIe siècle les Anterroches étaient seigneurs de Puy-D‟Arnac. Ce sont leurs armes qui ont été choisies en 1985 comme blason
communal

Sources : Champeval, I, p. 369 ; Merceron, p. 44

QUEYSSAC-LES-VIGNES (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur à deux cors de chasse d’or posés l’un sur l’autre d’or, liés et virolés de
gueules (Corn); aux 2 et 3, bandé d’argent et de gueules (Béduer)

nota : la famille de Corn devint seigneur de Queyssac par le mariage en 1536 d‟Astorg de Corn avec Jeanne de Vayrac, dame de Queyssac.
Cette branche conserva Queyssac jusqu‟à son extinction vers la fin du XVIIIe siècle. L‟écartelé de cette branche des Corn combine leurs
armoiries et celle de la famille quercynoise des Béduer. Ce sont ces armes que la commune de Queyssac a choisies comme blason municipal
en 1987.

Sources : Champeval, II, p. 104 et 105 ; Merceron, p. 44

RANCON (commune, HV.)


losangé d’or et d’azur au pal de gueules brochant

nota : ces armoiries sont celles légèrement modifiées de la famille de Rancon, seigneurs du lieu du XIIe au XIVe siècle (les Racon portaient
un semé de losanges et non un losangé)

780
Sources : Internet ; Lecler, HV., p. 567

RETERRE (commune, Cr.)


de gueules à l’épée d’argent posée en barre la pointe en bas, accompagnée en pointe et à senestre
d’une moucheture d’hermine d’argent ; au franc-quartier d’or chargé de trois tiercefeuilles de gueules

nota : ces armoiries viennent du site internet « Blasons et logos » et ne semblent pas avoir été votées par la municipalité. Le champ de
gueules est peut-être l‟illustration parlante du nom médiéval de la commune Ruba terra (terre rouge) d‟où dérive le nom actuel. Le franc-
quartier est aux armes de la famille de Thianges qui, au XVIIe et au XVIIIe siècle, possédait le château de Malleville situé dans la commune

Sources : Internet (Blasons et logos) ; Lecler, Cr., p. 556-557

REYGADE (commune, Cor.)


parti : au 1, de gueules à une gerbe de blé d’or soutenue d’un croissant d’argent ; au chef d’azur
chargé d’une étoile d’or ; au 2, d’azur à la bande d’argent ; au chef du même chargé de trois étoiles de gueules

nota : votées en 1981 les armoiries de Reygade sont la réplique de celles de la famille Métivier (ou Mestivier), seigneur justicier de Reygade
en 1760 et qui possédait une chapelle dans l‟église Saint-Eutrope et Saint-Caprais. En 1768 un Métivier du Doux, ex-curé de Bassignac,
faisait un legs à l‟église de Reygade

Sources : Champeval de Vyers, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 167 ; Merceron, p. 44

RILHAC-TREIGNAC (commune, Cor.)


parti : au 1, d’azur à trois bandes d’or (Gain de Linards) ; au 2, d’or à trois coquilles de sinople
(David de Lastours)

nota : le blason adopté par la commune de Rilhac-Treignac en 1986 est constitué des armoiries des Gain et des David de Lastours. Au milieu
du XIVe siècle les premiers avaient hérité en partie des seconds. Ils furent peut-être, dès lors, seigneurs de la localité

Source : Merceron, p. 46

RILHAC-XAINTRIE (commune, Cor.)


d’argent à sept vergettes de gueules

nota : le blason de cette commune, voté en 1985, a repris les armes de la famille de Rilhac qui a possédé la seigneurie de Rilhac-Xaintrie du
XIIe au XVIIe siècle

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 194 ; Merceron, p. 46

ROCHECHOUART (commune, Cor.)


fascé ondé d’argent et de gueules de six pièces

nota : ces armoiries sont celles de la famille de Rochechouart originaire de cette localité

Source : Internet

781
ROCHE-LE-PEYROUX (commune, Cor.)
d’azur à la croix d’or chargée en cœur d’un croissant de gueules

nota : au XVIIIe siècle la famille (subsistante en 2009) de La Croix de Castries, originaire du Languedoc, possédait la seigneurie de Roche-
Le-Peyroux. Ce sont ses armes, “brisées“ d‟un croissant, que la commune a choisies comme blason communal en 1986

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 391 ; Merceron, p. 46

ROSIERS D’EGLETONS (commune, Cor.)


d’argent à la bande d’azur accompagnée de six roses en orle de gueules, trois en chef et trois en pointe

nota : la famille Rogier ou Rosiers d‟où sont sortis las papes Clément VI et Grégoire XI, était seigneur de ce lieu vers 1300. En 1979 la
commune les a prises pour blason

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 111 ; Merceron, p. 46

R0SIERS-DE-JUILLAC (commune, Cor.)


d’azur au lion d’or armé, lampassé et couronné du même ; au franc-canton d’or chargé de deux lions
passants l’un sur l’autre

nota : les armoiries communales, votées en 1960, sont faites d‟une part, des armes des Montfraboeuf (le lion) possessionnés à La Chabroulie
(commune d‟Ayen) qui faisait partie, comme Rosiers de Juillac, de la châtellenie d‟Ayen et d‟autre part de celles des vicomtes de Comborn
dont le territoire comprenait Rosiers-de-Juillac

Sources : La Torre, Guide de la Corrèze ; Merceron, p. 46

ROUSSAC (commune, HV.)


d’azur à l’étoiles d’argent ; au chef de d’or chargé de deux sacs de gueules

nota : les sacs (rouges) forment un rébus parlant (roux sacs)

Source : Internet

ROYÈRE-DE-VASSIVIÈRE (commune, Cr.)


de sinople à trois roues d’argent

nota : comme celles de beaucoup de localités de la Creuse les armoiries de Royère-de-Vassivière sont une création de l‟archiviste Bosvieux
sur demande du préfet du département en 1860. Il aurait pu choisir les armes des Comborn qui furent seigneurs de Royère et dont les armes
figurent sur le clocher de l‟église sous l‟horloge. Il préféra une création parlante de type populaire (par jeu de mots avec roue), sans lien avec
l‟étymologie scientifique qui voit dans ce toponyme une plantation de chênes (rouvres). Ajoutons que Royère portait le nom de Roveria au
7em siècle

Sources : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 47 ; De La Torre, Creuse, Royère-de-Vassivière ; Internet

782
SADROC (commune, Cor.)
d’azur à trois étoiles d’or posées en pal

nota : ces armoiries communales, votées en 1985, sont empruntées à la famille Gourdon de Genouillac qui avait de multiples seigneuries
dans le Bas-Limousin

Sources : Esquieu, p. 125-127 ; Merceron, p. 46

SAILLAC (commune, Cor.)


d’or à la rose de gueules

nota : ces armoiries adoptées en 1987 par la commune sont celles de la famille de La Vergne, seigneurs de Meyssac (Cor.) depuis 1413 et
probablement seigneurs de Saillac

Sources : Bergues-La Garde, Nobiliaire du Bas-Lim., p. 97 ; Merceron, p. 46

SAINT-ANGEL (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’or au lion de sable ; au chef d’azur chargé d’une étoile d’argent entre deux
coquilles du même ; aux 3 et 4, d’argent à la bande de gueules accompagnée de cinq roses du même trois en
chef et deux en pointe

Représentation : dans l‟église de Saint-Angel

nota : ces armoiries que l‟on voit dans l‟église de Saint-Angel seraient celles d‟une alliance entre la famille de Marejoux (le lion) connue
vers 1470 et celles d‟une branche cadette des Rosiers d‟Egletons (les cinq roses). Elles ont été prises comme blason communal en 1986

Sources : Merceron, p. 46 ; Verdier, p. 30

SAINT-AUGUSTIN (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur au phénix d’or sur son immortalité de gueules regardant un soleil d’or
issant du canton dextre du chef ; aux 2 et 3, d’argent à l’arbre arraché de sinople (bouleau) ; au chef d’azur
chargé de trois étoiles d’or

nota : la famille de Beyssac posséda à Saint-Augustin la seigneurie de Beyssac au XVIIe et au XVIIIe siècle et la coseigneurie du bourg au
XVIIIe siècle. Quand aux de Fénis ils eurent des terres aux mêmes époques dans le hameau de Le Tourondel. C‟est pourquoi en 1987 la
commune de Saint-Augustin combina sur un écartelé les armes parlantes de ces deux familles, soit le phénix des Fénis et le bouleau des
Beyssac

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 34-37 ; Merceron, p. 46

SAINT-AULAIRE (commune, Cor.)


mi-parti : au 1, de gueules à trois couples de chien d’argent en pal, les liens d’azur ; au 2, d’or à deux
pattes de griffon de gueules armées d’azur posées l’une sur l’autre

Représentation : sur un bénitier en bronze dans l‟église de Saint-Aulaire

nota : ces armoiries sont les armes d‟alliance de Jean de Saint-Aulaire (les couples de chien) et de Marguerite de Bourdeilles (les pattes de
griffon) qui se marièrent en ce lieu en 1506. Elles sont devenues le blason communal en 1985

783
Sources : Internet ; Merceron, p. 48

SAINT-AUVENT (commune, HV.)


d’argent à la bande d’azur chargée en chef d’une étoile d’or, accompagnée de deux lions de gueules un
en chef et l’autre en pointe, à une foi de carnation brochant sur le tout

nota : ces armoiries, à l‟exception de la foi, sont celles de la famille de Perry qui devint par mariage seigneur de Saint-Auvent en 1681. Quant
à la foi elle évoque, peut-être, le pèlerinage de Notre-Dame de La Paix créé dans la paroisse en 1947

Sources : Internet ; Julien, La Haute-Vienne secrète, p. 96 ; Lecler, HV., p. 607

SAINT-BAZILE (commune, HV.)


de gueules à l’écusson d’argent au lion de sable et accompagné de trois râteaux démanchés d’or posés
deux et un

nota : l’écusson d’argent au lion de sable est celui de la famille de Coustin du Masnadaud dont un membre devint seigneur de Saint-Bazile
par mariage avec une Bermondet en 1687. Les râteaux sont probablement allusifs de la vocation agricole de la commune

Sources : Internet ; Lecler, HV., p. 612

SAINT-BAZILE-DE-LA ROCHE (commune, Cor.)


d’azur au lion d’or, armé, lampassé et couronné de gueules

nota : ces armoiries communales sont empruntées à celles de la famille de Rochedragon qui eut au XV et au XVIe siècle la seigneurie de
Saint-Basile-de-La-Roche

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 141 ; Merceron, p. 48

SAINT-BAZILE-DE-MEYSSAC (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur au chevron d’argent accompagné de trois étoiles du même ; aux 2 et 3,
burelé d’argent et d’azur de dix pièces, à la bande de gueules brochant

nota : ces armes municipales votées en 1987 réunissent les armoiries des Aubery aux 1 et 4 et celles des Gimel aux 2 et 3. En 1777 Marie
d‟Aubery de Saint-Julien avait épousé Urbain de Lasteyrie du Saillant, coseigneur de Saint-Bazile-de-Meyssac. Vers la même date Paul-Gui
de Gimel de Tudeil était aussi coseigneur de cette localité, cependant sa famille, vraisemblablement bourgeoise, n‟avait pas de lien avec les
Gimel nobles éteints vers 1600 dont les armoiries figurent sur le blason de Saint-Bazile de Meyssac

Sources : Bergues-La Garde, p. 66 ; Champeval, I, p. 209 ; Internet ; Merceron, p. 48

SAINT-BONNET-AVALOUZE (commune, Cor.)


parti : au 1, d’azur au rais d’escarboucle d’or boutonné de gueules ; au 2, d’azur à trois tours d’argent
maçonnée de sable

nota : sur le blason de la commune sont réunies les armes des Saint-Martial (au 1) et des Pompadour (au 2). A notre connaissance ces
familles n‟étaient pas possessionnées à Saint-Bonnet-Avalouze mais avaient cependant de nombreuses seigneuries dans le Bas-Limousin

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 20 ; Internet ; Merceron, p. 48

784
SAINT-BONNET-ELVERT (commune, Cor.)
écartelé : aux 1 et 4, de sinople à trois fasces d’argent ; aux 2 et 3, de gueules à trois fasces ondées
d’argent

nota : voté en 1984 le blason de cette commune est composé des armoiries des Saint-Chamant (les 1 et 4) et des La Roche (les 2 et 3) qui
furent seigneurs de la paroisse au XVIe et au XVIIe siècle

Sources : Champeval, Le Bas Limousin seigneurial, p. 151 ; Merceron, p. 48

SAINT-BONNET-LA-RIVIÈRE (commune, Cor.)


d’azur à deux chiens braques d’argent l’un sur l’autre

nota : ces armoiries sont celles de la branche bas-limousine de la famille marchoise des Brachet qui furent seigneur de La Jalezie (paroisse
de Saint-Bonnet-la-Rivière). Elles furent choisies par la commune en 1987

Sources : Champeval, I, p. 409-412 ; Merceron, p. 48

SAINT-BONNET-L’ENFANTIER (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur à trois fasces d’or ; aux 2 et 3, de gueules à trois chevrons d’or ; sur le
tout d’or à deux lions de gueules l’un sur l’autre

nota : l‟écartelé communal, voté en 1986, reprend les armoiries des Nicolas de La Reynie originaires de Saint-Bonnet-L‟Enfantier et le sur le
tout celles des Comborn dont la vicomté englobait cette paroisse

Sources : Nadaud, II, p. 158 ; Merceron, p. 48

SAINT-BONNET-LES-TOURS-DE-MERLE (commune, Cor.)


d’argent à la bande de gueules accompagnée de six flanchis en orle, trois en chef et trois en pointe

nota : ces armories communales, utilisées actuellement semble-t-il, est une réplique des armes de la famille des Pesteils, coseigneurs de la
paroisse de la fin du XVe siècle au XVIIIe siècle et possesseurs du château du Rieu de 1495 à 1679

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 188-189 ; Merceron, p. 48

SAINT-BONNET-PRÈS-BORT (commune, Cor.)


d’azur semé d’étoiles d’argent au lion du même brochant

nota: ces armoiries communales, votées en 1986, sont celles des Bonnet de La Chabanne, une famille noble qui possédait le château du Bech-
Changeant à Saint-Bonnet-près-Bort à la veille de la Révolution

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 374-375 ; Merceron, p. 50 ; Verdier, p. 177

SAINT-CERNIN-DE-LARCHE (commune, Cor.)


d’argent à trois mouchetures d’hermine de sable ; au franc-canton coticé d’or et de gueules

785
nota : située dans l‟ancienne vicomté de Turenne, la commune a pris en 1986 les armes (le coticé ) de cette ancienne famille en les plaçant
sur celles (les mouchetures) des Juge de Laferrière, famille subsistante en 2009, originaire de Saint-Cernin-de-Larche

Sources : Champeval, I, p. 513-516 ; DFN, p. 213 ; Jougla, IV, p. 261 ; Merceron, p. 50

SAINT-CHAMANT (commune, Cor.)


de sinople à trois fasces d’argent

nota : le blason de cette commune, voté en 1983, reprend les armes de la famille de Saint-Chamans originaire et seigneur de Saint-Chamant
du XIIe siècle à la Révolution

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 148-150 ; Descoutures, p. 268-270 ; Jougla, VI, p. 121 ; Merceron, p. 50

SAINT-CIRGUES-LA-LOUTRE (commune, Cor.)


d’or à la loutre de sable allumée du champ et frappée d’un marteau de gueules, au chef aussi de
gueules chargé d’une tour d’argent accostée de deux merlettes affrontées d’or

nota : Le blason communal choisi en 1970 illustre une légende locale selon laquelle lors de la construction de l‟église de Saint-Cirgues le
maçon chargé de ce travail, après plusieurs écroulements inexpliqués, lança par fureur son marteau qui tomba sur une loutre et la tua. Il
comprit alors que c‟était là un signe céleste et reprit avec succès les travaux sur l‟emplacement ainsi désigné. Notons que la loutre et son
marteau figurent dans l‟église de Saint-Cirgues sur un mur et sur une clé de voûte à l‟intérieur de l‟église.

Sources : Internet ; Merceron, p. 50

SAINT-CLÉMENT (commune, Cor.)


d’argent au genêt de sinople ; au chef d’azur chargé de deux étoiles d’or

nota : ces armes communales, choisies en 1985, sont celles de la famille Geneste qui posséda la seigneurie de Saint-Clément de 1617 à 1675

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 55 ; Merceron, p. 50

SAINT-CYPRIEN (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’or, au lion de gueules ; aux 2 et 3, d’azur à l’épée haute d’argent garnie d’or
posée en pal la pointe en haut

nota : le blason que la commune a choisi en 1986 reprend les armes des Saint-Exupéry du Fraisse (famille subsistante en 2009)

Sources : Froidefond, I, p. 447-448 ; Jougla, VI, p. 123 ; Merceron, p. 50

SAINT-CYR-LA-ROCHE (commune, Cor.)


d’azur au lion d’or accompagné à senestre d’une épée d’argent la garde en or posée en pal la pointe en
haut, au franc-canton senestre d’azur à trois tours d’argent maçonnées de sable

nota : ces armoiries, votées en 1985 par le conseil municipal, rassemblent les armes des Bertin du Burg (le lion), seigneurs vers le XVe siècle
du Burg, de Las Pecherias et du Mazeau (commune de Saint-Cyr-la-Roche) et les armes des Pompadour (les tours), vicomtes de Comborn au
XVIIe siècle

Sources : Bergues-la-Garde, p. 128-129 ; Descoutures, p. 257-258 ; Merceron, p. 50

786
SAINT-DEZÉRY (commune, Cor.)
d’azur au sautoir d’argent accompagné en chef d’une étoile, à dextre d’un arbre, à senestre d’un lion et
en pointe d’un croissant, le tout d’or

nota : le blason de Saint Dezéry, adopté en 1986, s‟inspire des armes (d’azur au sautoir d‟argent) de la famille Andrieu, seigneur de Mazière
(commune de Saint-Dezéry) au XVIIe et au XVIIIe siècle

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 268 ; Merceron, p. 50

SAINT-ELOI-LES-TUILERIES (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, de gueules à la tour d’argent ; aux 2 et 3, d’or à trois bandes de sinople

nota : la commune pour son blason de 1985 a emprunté d‟une part, les armoiries de la famille de Salignac dont l‟écu à trois bandes se trouve
sur la cloche de 1532 de l‟église de Saint-Eloi-des-Tuileries, et d‟autre part les armoiries des Dumas de Payzac dont un membre était
seigneur du Mas de Ségur (commune de Saint-Eloi-les-Tuileries, Cor.) en 1508

Sources : Descoutures, p. 56-57 ; Froidefond, I, p. 335-336 ; Jougla, VI, 153-154 ; Merceron, p. 50

SAINT-ETIENNE-AUX-CLOS (commune, Cor.)


de gueules à la tour d’argent donjonnée de deux pièces et soutenue de deux troncs d’arbre écotés d’or
passés en sautoir

nota : ce blason voté en 1987 a repris les armoiries de la famille de La Salle de Rochemaure, seigneurs de Saint-Etienne-aux-Clos avant 1711

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 263 ; Jougla, IV, p. 156 ; Internet ; Merceron, p. 52

SAINT-ETIENNE-LA-GENESTE (commune, Cor.)


d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent accosté de deux étoiles d’or et accompagné
en pointe d’un cygne (ou d’une oie) d’argent

nota : la seigneurie de Laveix (commune de Saint-Etienne-aux-Clos) appartint à la famille de Loyac de 1635 à 1745. La commune a pris
leurs armoiries en 1986 comme blason communal

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 393 ; Jougla, IV, p. 483 ; Merceron, p. 52

SAINT-EXUPÉRY-LES-ROCHES (commune, Cor.)


d’or au château de gueules donjonné de trois tours du même, à deux haches d’azur posées en pal entre
les deux tours

nota : les comtes d‟Apchier de Châteauneuf-Randon furent seigneurs de Saint-Exupéry-les-Roches de 1690 à 1787. Leurs armoiries furent
prises comme blason communal en 1987

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 258 ; Merceron, p. 52

SAINTE-FÉRÉOLE (commune, Cor.)


d’argent à trois pals de gueules ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

787
nota : en 1984 la municipalité a pris les armes de la famille de Verlhac qui, selon Champeval, est originaire d‟un village de la commune
appelé Verlhac et ensuite Sicard.

Sources : Champeval, II, p. 483 ; Merceron, p. 52

SAINT-FIEL (commune, Cr.)


d’azur au chevron surmonté d’une étoile, et accompagné de trois palmes (ou branches de laurier), deux
en chef et une en pointe, le tout d’or

nota : ces armoiries attribuées sur internet à cette commune sont fortement inspirées de celles de la famille Couturier qui posséda la
seigneurie et le château de Saint-Fiel du commencement du XVIIe siècle à 1770

Sources : Internet (site Blasons et logos) ; Lecler, Cr., p. 622

SAINTE-FORTUNADE (commune, Cor.)


parti : au 1, d’azur à trois rocs d’échiquier d’or ; au 2, d’or au lion de sable, couronné du même, armé
et lampassé de gueules

nota : le blason de Sainte-Fortunade, adopté en 1981, est celui de la famille de Lavaur de Sainte-Fortunade qui fut seigneur de la paroisse de
1560 à 1789

Sources : Internet ; Merceron, p. 52

SAINT-FRÉJOUX (commune, Cor.)


d’azur à une rose d’argent accompagnée en chef de deux étoiles d’or

nota : le blason de Saint-Fréjoux, datant de 1988, est celui de la famille Seroux de Bienville. Cette famille, subsistante en 2009, fut
propriétaire du château du Bazaneix (commune de Saint-Fréjoux) de 1874 à 1929

Sources : DVN, p. 258 ; Internet ; Merceron, p. 52

SAINT-GENIEZ-Ô-MERLE (commune, Cor.)


d’or semé de merlettes de sable, à la tour de gueules maçonnée de sable, ouverte et ajourée du champ,
brochant sur le tout

nota : au XIVe siècle Saint-Geniez comptait sept châteaux contigus où demeuraient les coseigneurs des familles Merle, Carbonnières, Verlhac
et Pestels. Leurs ruines (les tours de Merle), partiellement restaurées, subsistent en 2012 et ont inspiré de manière parlante (les merlettes) et
allusive (la tour) les armoiries communales adoptées en 1970

Sources : Internet ; Merceron, p. 52

SAINT-GERMAIN-LAVOLPS (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la porte d’or, la serrure et les bris d’huis du même, accompagnée de trois
étoiles aussi d’or; aux 2 et 4, fascé d’or et de gueules de six pièces

788
nota : Guillaume de Rochefort possédait le fief et le château de La Bachélerie en 1472. En 1522 ces possessions passèrent dans la famille
d‟Ussel qui les conserva jusqu‟en 1669. Le blason communal de 1986 est fait des armes de ces deux familles (Ussel aux 1 et 4, Rochefort
aux 2 et 3)

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 337-339 ; Merceron, p. 52

SAINT-GERMAIN-LES-BELLES (commune, HV.)


d’argent à la bande d’azur

nota : en 1698 la ville de Saint-Germain-les-Belles reçut d‟office des armoiries d’argent à une barre d’azur

Source : Agfl, p. 146

SAINT-GERMAIN-LES-VERGNES (commune, Cor.)


d’or au lion de gueules ; au franc-canton senestre d’or à deux lions passants de gueules l’un sur l’autre

nota : dans son blason, voté en 1977, la commune de Saint-Germain-les-Vergnes a réuni les armoiries de deux familles qui eurent des
coseigneuries sur son territoire, les Roffignac (d’or au lion de gueules) et les Comborn (d’or à deux lions de gueules). Les armes des
Roffignac sont représentées sur une cloche de l‟église datée de 1507

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 10 ; Internet ; Merceron, p. 52

SAINT-HILAIRE-FOISSAC (commune, Cor.)


de gueules au loup passant d’argent ; au chef d’azur chargé d’un croissant d’or entre deux étoiles
d’argent

nota : votées en 1986 les armoiries communales ont repris celle des Ambert qui étaient possessionnés dans le Bas-Limousin, notamment à
Curemonte (Cor.)

Sources : Boredon, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 115, 116 et 176 ; Jougla, I, p. 148 ; Merceron, p. 54

SAINT-HILAIRE-LES-COURBES (commune, Cor.)


de gueules à trois molettes d’argent

nota : en 1701 Jacques Brunerye, bourgeois de Saint-Hilaire-les-Courbes, reçut d‟office des armoiries de sable à trois molettes d’argent.
Elles ont probablement inspiré en 1986 le blason choisi par la commune où les merlettes ont été substituées aux molettes

Sources : Agfl, p. 219 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 91 ; Merceron, p. 54

SAINT-HILAIRE-LUC (commune, Cor.)


de gueules au chef d’or chargé de trois fleurs de lis d’azur

nota : la famille de Fontanges était seigneur cette localité en 1578 et de 1711 à 1789. Elle avait droit de sépulture et droit de litre dans
l‟église. Le blason de la commune voté en 1987 reproduit les armes de cette famille

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 399-400 ; Merceron, p. 54

789
SAINT-HILAIRE-PEYROUX (commune, Cor.)
d’azur à trois arbres d’argent posés deux et un ; au franc-canton bandé d’or et de gueules de douze
pièces

nota : les armes de cette commune ont été votées en 1979. Elles associent l‟écu aux arbres des Dubois de Saint-Hilaire qui en furent
seigneurs au XVIIIe siècle et le bandé des vicomtes de Turenne, seigneurs au XIVe, XVe et XVIe siècle

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 11 ; Merceron, p. 54

SAINT-HILAIRE-TAURIEUX (commune, Cor.)


de gueules à trois lions d’or posés deux et un

nota : adopté en 1981 le blason communal reprend les armoiries de la famille Dusser de Saint-Hilaire qui fut seigneur de la paroisse de 1644
à 1789

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 159 ; Merceron, p. 54

SAINT-JAL (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, burelé d’argent et d’azur de dix pièces à la bande de gueules brochant sur le tout :
aux 2 et 3, de gueules à la bande d’or accompagnée de six étoiles du même posées en orle

nota : ce blason a été voté par la commune en 1980. Il rappelle que de 1442 à 1560 les Gimel, dont les armes sont aux 1 et 4, ont été
seigneurs de Saint-Jal où ils avaient succédé aux Robert de Saint-Jal (armes aux 2 et 3), seigneurs du lieu de 1280 à 1441

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 53-54 ; Mercecon, p. 54

SAINT-JULIEN-AUX-BOIS (commune, Cor.)


de gueules au chevron d’or accompagné de deux croisettes du même, une en chef et une en pointe

nota : le blason communal de 1985 a repris les armoiries de la famille d‟Alboy, seigneur du fief de ce nom de 1157 au début du XVIIe siècle.
Leur château subsiste à Alboy (commune de Saint-Julien-aux-Bois)

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 195-197. Merceron, p. 54

SAINT-JULIEN-LE-PÈLERIN (commune, Cor.)


d’azur à l’arbre arraché de sinople ; au chef de gueules chargé d’un croissant d’argent entre deux
étoiles d’or

nota : vers 1745 la famille Riol ou Riols possédait une seigneurie à Delhors dans l‟actuelle commune de Saint-Julien-le-Pèlerin. Ce sont leurs
armoiries qui figurent depuis 1986 sur le blason de cette commune.

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 184 ; DVN, p. 236 ; Merceron, p. 54

SAINT-JULIEN-LE-VENDÔMOIS (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur au pal de vair ; aux 2 et 3, contre-écartelé : en a et d fascé d’argent et
d’azur, et en b et c de gueules plain

790
nota : adopté en 1986 par le conseil municipal le blason communal réuni les armes de deux familles possessionnées au XIV e siècle à Saint-
Julien-le-Vendômois les Peyrusse des Cars et les Montberon

Sources : Champeval, II, p. II, p. 92 et 202 ; Merceron, p. 54

SAINT-JULIEN-MAUMONT (commune, Cor.)


d’azur au chevron d’argent accompagné de trois étoiles d’or, au franc-canton coticé d’or et de gueules
de douze pièces

nota : la famille Aubery (armes au chevron) a possédé plusieurs seigneuries dans le Bas-Limousin (Saint-Julien-Maumont, Sionac, La
Chapelle-aux-Saints, Saint-Bazile-de-Meyssac notamment) toutes relevant de la vicomté de Turenne dont l‟écu est un coticé. Le blason de la
commune de 1986 est fait de la réunion des armoiries de ces deux familles

Sources : Champeval, II, p. 195 et 267 ; Merceron, p. 48 et 56

SAINT-JULIEN-PRÈS-BORT (commune, Cor.)


d’azur à l’aigle d’argent soutenue de deux triangles vidés et entrelacés du même

nota : le blason de cette commune, voté en 1986, reprend les armoiries de la famille Langlade (éteinte vers 1885) qui posséda plusieurs
seigneuries dans cette commune du début du XVIIe siècle à 1789 : Crouzat, Forches,Jeux, Liginiat, Nuzegoul, Vaux

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 366-368 ; Merceron, p. 56

SAINT-JUNIEN (commune, HV.)


d’azur à un lion d’or couronné et lampassé de gueules

nota : la ville de Saint-Junien fit enregistrer ses armoiries en 1699 en payant un droit d‟enregistrement de 50 livres. Etaient-elles antérieures à
cette date ? En tout cas la ville n‟en a jamais eu d‟autres

Sources : Agfl, p. 43 ; Internet

SAINT-LÉONARD-DE-NOBLAT (commune, HV.)


armes traditionnelles : d’azur à une entrave de prisonnier d’argent posée en fasce, accompagnée de
trois fleurs de lis d’or deux en chef et une en pointe

nota : les meubles des armoiries de cette ville figurent sur une empreinte de sceau (non armorié) de son consulat de 1308, la matrice étant
probablement des années 1260-1270. On y voit un semé de fleurs de lis, une entrave de prisonnier, des chaînes, saint Léonard debout
accueillant un prisonnier. En effet saint Léonard, un ermite limousin qui aurait vécu au début du VIe siècle et aurait délivré une reine franque
des douleurs de l‟enfantement, selon une Vita sanctissimi Leonardi (vers 1030), a pour attribut principal une entrave de prisonnier. Son culte
local semble être antérieur au Xe siècle. Invoqué pour toutes les délivrances, mais principalement celle des prisonniers, saint Léonard est
vénéré dans près de six cents lieux de culte en Europe. Les armoiries à l’entrave de la ville de Saint-Léonard, qui sont utilisées actuellement,
sont probablement très anciennes. Ce sont elles qui figurent dans un écu taillé sur le socle d‟une croix de chemin, dite Croix Chigot, qui date
du XVIIe siècle. Sur le grand sceau du consulat de Saint-Léonard de 1308 on trouve l‟entrave tenue par une chaine brochant sur un semé de
fleurs de lis. Cependant ce ne sont pas ces armoiries qui figurent dans l‟Armorial général de France en 1699 mais des armes parlantes à
rébus, vraisemblablement attribuées d‟office

Représentation : sur le socle de la croix de Chigot (Saint-Léonard) sans les fleurs de lis

attribuées en 1699 : d’azur à un lion passant d’or en chef et deux arcs du même cordés d’argent et
passés en sautoir et deux arcs passés en sautoir

791
nota : par rébus on peut lire Léo (le lion)-arcs

Sources : Agfl, p. 126 ; Cahier de l‟inventaire général des monuments et richesses artistiques du Limousin, n° 13, 1988, p. 9, 24 et 87 ;
Internet

SAINTE-MARIE-LAPANOUZE (commune, Cor.)


d’argent au lion passant de gueules surmontant trois fasces du même

nota : en 1986 la commune a voté un blason communal qui reprend les armes de la famille d‟Anglard qui possédait au XV e siècle le fief
d‟Anglard dans la paroisse de Sainte-Marie-Lapanouze et en était probablement originaire

Sources : Descoutures, p. 32 ; Merceron, p. 56

SAINT-MARTIAL-DE-GIMEL (commune, Cor.)


de gueules à deux triangles vidés et entrelacés d’or; au chef d’azur chargé de deux étoiles d’or

nota : la famille La Fageardie fut, au XVIIe siècle, seigneur ou coseigneur du village de Saint-Agne situé dans cette commune. Ce sont ses
armes qui figurent sur le blason municipal voté en 1985

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 20 ; Merceron, p. 56

SAINT-MARTIAL-ENTRAYGUES (commune, Cor.)


d’argent au lion de gueules à la bordure de sable chargée de huit besants d’or

nota : la famille noble de Saint-Martial, dont «était issu le cardinal Hugues de Saint-Martial (+ 1403) possédait la seigneurie de cette paroisse
au XIIIe au début du XVe siècle

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 148

SAINT-MARTIAL-LE-MONT (commune, Cr.)


tiercé en pairle renversé : au 1, de gueules à un vase d’or ; au 2, d’azur à deux fasces d’argent ; au 3,
d’argent à une moucheture d’hermine de sinople

nota : ces armoiries ont été créées par le site internet « Blasons et logos »

Source : Internet

SAINT-MARTIN-LA-MÉANNE (commune, Cor.)


d’or maçonné de gueules au chevron aussi d’or accompagné en pointe d’un poisson d’argent mis en pal
sur un champ d’azur ; au chef de sinople chargé de deux pommes d’argent

nota : ces armoiries, créées par le conseil municipal en 1988 sont allusives de l‟économie passée et contemporaine de Saint-Martin-la-
Méanne. Ce bourg, situé sur la Dordogne, a compté autrefois de nombreux mariniers et pêcheurs professionnels évoqués par le poisson mais
aussi des maçons (le mur de briques). Quand à l‟agriculture contemporaine elle est représentée par les pommes et le chef de sinople (les
prairies et l‟élevage)

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 139-141 ; Internet ; Merceron, p. 56

792
SAINT-MARTIN-LE-VIEUX (commune, HV.)
d’or à trois barres de gueules ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

Source ; Internet

SAINT-MARTIN-SEPERT (commune, Cor.)


d’azur à un arbre d’argent sur une terrasse du même, adextré d’un lion aussi d’argent et rampant
contre le tronc de l’arbre et senestré d’un bouquet de trois roses mouvantes de la terrasse d’argent, le tout
accompagné en chef d’un croissant d’or accosté de deux étoiles du même

nota : ce blason voté en 1986 est la copie des armoiries du général Jean Materre (1772-1843) dont la famille était possessionnée dans le Bas-
Limousin notamment à Saint-Hilaire-les-Courbes en 1783

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 91 ; DVN, p. 186 ; Merceron, p. 56

SAINT-MERD-LA-BREUILLE (commune, Cr.)


coupé : au 1, parti, en a) d’argent à trois losanges posés en fasce, en b) de gueules au lion d’argent ; au
2, d’azur à deux chevrons d’or

nota : ces armoiries figurent sur un site internet mais ne semblent pas avoir reçu l‟aval de la municipalité

Source : Internet (site « Blasons et logos »)

SAINT-MERD-LES-OUSSINES (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’or à l’arbre (arbousier) de sinople, à la bordure denchée de gueules ; aux 2 et 3,
de gueules à la colombe d’argent fondante en barre, au chef d’or ; sur le tout, d’azur à trois molettes d’or, au
bâton de gueules péri en bande

nota : ces armoiries communales votées en 1987 étaient celles de la famille éteinte des Veyny d‟Arbouze qui poséda au XVIIe et au XVIIIe
siècle plusieurs seigneuries dans la paroisse : Saint-Merd, Lissac, Meyzonial et Marcis

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 324 et 325 ; Merceron, p. 58

SAINT-MEXANT (commune, Cor.)


de sable à trois fasces ondées d’or ; au franc-canton d’or à deux lions de gueules l’un sur l’autre

nota : cette commune, située dans l‟ancienne vicomté de Comborn, a fait usage pour son blason des armes des Comborn (au franc-canton) et
de celles attribuées d‟office en 1701 (les fasces ondées) à une famille bourgeoise de ce lieu, les Duval d‟où sont sortis au XIX e siècle un
général et un archevêque

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 9 ; Merceron, p. 58

SAINT-MOREIL (commune, Cr.)


d’argent à deux croisette pattées de gueules rangées en bande et deux mouchetures d’hermine rangées
en barre, à la filière de gueules

793
nota : ces armoiries sont une création récente de l‟association « Saint-Moreil Patrimoine » et ont été acceptées par un vote du conseil
municipal en 2004. La présence de mouchetures d’hermine dans une filière de gueules évoque les armoiries des vicomtes de Limoges issus
de la maison de Bretagne et pourraient rappeler que Saint-Moreil était dans la généralité de Limoges avant 1789. Les croisettes pattées
rappelle la croix des Templiers qui possédèrent la commanderie de Charrières (commune de Saint-Moreil) passée ensuite aux Hospitaliers
dont subsistent des ruines en 2012

Sources : Internet ; Valadeau, Nouveau dictionnaire … de la Creuse, p. 269

SAINT-PANTALÉON-DE-LAPLEAU (commune, Cor.)


d’azur au lion d’or couronné du même

nota : choisi en 1981 le blason de Saint-Pantaléon-de-Lapleau a repris les armes des du Cros de Berail-des-Ondes, famille du Languedoc
dont une femme, Louise du Cros, épousa en 1694 le Bas-Limousin Mercure-Joseph de Corn, seigneur de Queyssac (Cor.)

Sources : Jougla, III, p. 51 et 116 ; Merceron, p. 58

SAINT-PANTALÉON-DE-LARCHE (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur au lion contourné d’argent ; aux 2 et 3, d’or au pal d’azur chargé de deux
étoiles d’or

nota : ces armoiries votées en 1981 sont celles du général Couloumy (1772-1813), né dans une famille de notaires de Saint-Pantaléon-de-
Larche et tué à la bataille de Leipzig en 1813

Sources : Champeval, II, p. 140-142 ; Jougla, III, p. 78 ; Merceron, p. 78

SAINT-PARDOUX-CORBIER (commune, Cor.)


de gueules à la bande d’or accompagnée de six étoiles du même posées en orle

nota : ce blason communal de 1986 est constitué des armoiries de la famille Robert de Saint-Jal possessionnée dans le Bas-Limousin du XVe
siècle à la Révolution

Sources : Merceron, p. 58 ; Nadaud, IV, p. 26-29

SAINT-PARDOUX-LA-CROISILLE (commune, Cor.)


de gueules à trois bandes d’or

nota : ces armoiries, choisies en 1987, reprennent celles d‟une famille bourgeoise de Tulle, celle des Arnaud, qui fut par mariage seigneur de
Pebeyre (commune de Saint-Pardoux-la-Croisille) en 1412 et parvint à la noblesse en 1467

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 132-134 ; Merceron, p. 58

SAINT-PARDOUX-LE-NEUF (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la main appaumée d’or, au chef cousu de gueules chargé de deux
croissants d’argent ; aux 2 et 3, de gueules au chef d’or chargé de trois fleurs de lis d’azur

nota : le blason de cette commune est constitué des armoiries des Meynard (la main appaumée) et de celles des Fontanges (les fleurs de lis),
familles possessionnées dans le Bas-Limousin

794
Source : Merceron, p. 58

SAINT-PARDOUX-LE-VIEUX (commune, Cor.)


parti : au 1, d’azur au lion d’or chargé d’une fasce de gueules ; au 2, coupé : en a) d’azur au massacre
de cerf d’or, en ) d’argent à la fleur de lis de gueules

nota : ces armoiries communales qui datent de 1981 sont la réplique de celles de la famille de Saint-Aignan (aussi appelée La Gastine) qui
posséda de 1444 à 1599 les seigneuries des villages de Confolens et de La Gastine (Saint-Pardoux-le-Vieux)

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 272-273 ; Merceron, p. 58

SAINT-PARDOUX-L’ORTIGIER (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, de gueules au chef cousu d’azur chargé de trois molettes d’or ; aux 2 et 3, d’azur à
la bande d’or accompagné de six étoiles du même posées en orle

nota : le blason de cette commune, voté en 1980, rassemble les armes des Bousquet de Saint-Pardoux (les molettes) et celles des La jaumont.
(les étoiles). Les Bousquet étaient seigneurs de Saint-Pardoux-L‟Ortigier. Pierre de Lajaumont, d‟une famille du Haut-Limousin, épousa en
1520 Marguerite du Bousquet et s‟engagea à prendre le nom de du Bousquet tout en conservant les armes Lajaumont

Sources : Descoutures, p. 284 ; DVN, p. 46 ; Merceron, p. 58 ; Nadaud, II, p.572

SAINT-PAUL (commune, Cor.)


d’azur au chef d’argent chargé de deux merlettes de sable

nota : ces armoiries de 1987 sont celles de la famille du général Léopold Hugo, oncle de l‟écrivain. Léopold Hugo (1777-1854) avait acheté
en 1828 le château de Chameyrat (Cor.). Il fut élu maire de Tulle de 1849 à 1851. Sa fille Marie, veuve Chirac, qui s‟était faite carmélite à
Tulle, donna à son frère Léopold une chapelle qu‟elle possédait au Perier (commune de Saint-Paul)

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 128 ; Merceron, p. 60

SAINT-PRIEST-DE-GIMEL (commune, Cor.)


d’azur à la fasce d’or chargée d’un tourteau de gueules, accompagnée en chef de deux roses d’argent
et en pointe d’un cœur du même

nota : ces armoiries communales de 1983 sont celles des Mensat une famille noble ( ?) locale qui possédait au XVIIe et au XVIIIe siècle les
seigneuries de La Bastide et de Brache à Saint-Priest-de-Gimel

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 21. Merceron, p. 60

SAINT-PRIVAT (commune, Cor.)


d’or au lion de gueules, au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

nota : le blason de Saint-Privat voté en 1984 est celui de la famille Malesse ou Malesset qui possédait du XIIIe au XVIe siècle des seigneuries
dans deux villages de cette commune : Malesse et Noury

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 193 ; Merceron, p. 60 ; Nadaud, III, p. 146

795
SAINT-RÉMY (commune, Cor.)
de sable au lion d’or, armé, lampassé et couronné de gueules ; au chef cousu du même chargé de trois
étoiles d’argent

nota : la famille du Puy a possédé dans la commune de Saint-Rémy plusieurs seigneuries : celle du bourg de Saint-Rémy en 1666, celle de
Mirambel de 1629 à 1742 et celle du Madiolet en 1755

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 341 et 342

SAINT-ROBERT (commune, Cr.)


écartelé : aux 1 et 4, de sable au lion d’or ; aux 2 et 3, d’azur à la tour d’or

nota : la commune a choisi ce blason en 1984 en s‟inspirant des armes de la famille de Calvimont, originaire du Périgord mais dont une
branche cadette, éteinte au XIXe siècle, était possessionnée dans le Bas-Limousin et notamment à Saint-Robert

Sources : Champeval, II, p. 63-73 ; Internet ; Jougla, II, p. 313 ; Merceron, p. 60 ; Verdier, p. 177

SAINT-SALVADOUR (commune, Cr.)


de gueules à la tour d’or, au franc-canton du même chargé de deux lions passants de gueules l’un sur
l’autre

nota : la famille de Comborn a été seigneur du bourg de Saint-Salvadour au moins de 1476 à 1508. Quant aux La Tour, peut-être les La Tour
de Salles originaires du Quercy, nous ignorons leurs liens avec la commune. Cependant ce sont leurs armes parlantes combinées avec celles
des Comborn qui forment le blason de Saint-Salvadour depuis 1980.

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 45 ; Esquieu, p. 175 ; Merceron, p. 60

SAINT-SETIERS (commune, Cor.)


écartelé : au 1, d’hermine à la bordure de gueules ; au 2, de gueules à la fontaine de saint Sagittaire
d’argent surmontée d’une croix du même d’où coule un ruisseau d’azur en bande ; au 3, d’or à une branche de
bruyère de sinople ; au 4, de sinople au mouton paissant d’argent

nota : ce blason proposé par le docteur Gambelon, un habitant du pays, et adopté en 1974 par le conseil municipal est essentiellement
allusif. Le 1 reprend les armoiries de la troisième race des vicomtes de Limoges (armes de Bretagne-Blois avec brisure). Le 2 évoque la
fontaine à guérisons de saint Sagittaire le saint éponyme de la paroisse dont l église conserve les reliques avec celles de sainte Ségolène. Le 3
rappelle que la commune, située sur le plateau de Millevaches, contient de nombreuses landes à bruyère. Enfin le 4 fait référence à l‟une des
principales ressources locales : l‟élevage du mouton

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, 330 ; Merceron, p. 60

SAINT-SORNIN-LA-MARCHE (commune, HV.)


écartelé : aux 1 et 4 de gueules à la lettre capitale S d’argent ; aux 2 et 3, d’azur à trois fleurs de lis
d’or, à la bande de gueules chargée de trois lionceaux d’argent brochant sur le tout

nota : le S des 1 et 4 est l‟initiale de Saint-Sornin ; les 2 et 3 sont les armes des Bourbons comtes de la Marche, province dont relevait la
localité

Source : Internet

796
SAINT-SORNIN-LEULAC, (commune, HV.)
écartelé : aux 1 et 4, d’azur à la lettre capitale S d’argent ; aux 2 et 3, de sable à deux barres d’argent

nota : cette localité s‟appelait autrefois Saint-Sornin-Magnac. C‟est peut-être pour cela que les 2 et 3 de ses armes sont celles attribuées en
1699 à la ville de Magnac (HV.). Quant au S des 1 et 4 il s‟agit à l‟évidence de l‟initiale du nom

Sources : Internet ; Lecler, HV., p. 733

SAINT-SORNIN-LAVOLPS (commune, Cor.)


de gueules au renard ravissant d’or ; au franc-canton senestre d’azur à trois demi-vols d’argent

nota : ces armes communales sont de 1974. Le renard (vulpus en latin) est une évocation parlante du nom de la commune. Le franc-canton
reproduit les armoiries de la famille Donnet de Fontrobert qui possédait vers 1650 les seigneuries de Laubertie et de Rouveys (commune
d‟Arnac-Pompadour voisine de Saint-Sornin) et fut anoblie en 1659. Elle vivait, semble-t-il, au village de La Mazaurie (commune de Saint-
Sornin-Lavolps) en 1770. Le dernier ( ?) descendant de cette famille, Pierre Donnet, fut maire de la localité à la fin du XVIIIe siècle

Sources : Descoutures, p. 284 ; Internet ; Merceron, p. 60

SAINT-SULPICE-LES-BOIS (commune, Cor.)


d’or à la croix ancrée d’azur ; au franc-canton échiqueté de gueules et d’or

nota : voté en 1986 le blason de ce petit bourg réunit les armes des Ventadour (l’échiqueté), qui furent coseigneurs du village de Freytet
situé dans cette commune, et celles de la famille de Tinières (la croix ancrée)qui possédait de nombreuses seigneuries sur le plateau de
Millevaches telles La Courtine, Mérinchal, Le Montel et peut-être aussi Saint-Sulpice-les-Bois

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 285 ; Jougla, VI, p. 313 ; Merceron, p. 62

SAINT-SULPICE-LES-CHAMPS (commune, Cr.)


écartelé : aux 1 et 4 de sable à une crosse d’or en pal ; aux 2 et 3 de vair

nota : ces armoiries sont une création de 1860 de l‟archiviste Bosvieux à la demande du préfet de la Creuse. La crosse évoque saint Sulpice,
évêque de Bourges au VIIe siècle, qui a donné son nom à la localité. Le vair serait emprunté aux armes de la famille auvergnate des Bosredon
qui possédait plusieurs seigneuries dans la Haute-Marche mais aucune à Saint-Sulpice-les-Champs, semble-t-il

coupé : au 1, de sable à la crosse d’or en pal accompagné de deux lettres gothiques S du même ; au 2,
d’azur à la gerbe de blé d’or mise en bande et liée de sinople

nota : cette proposition d‟armoiries faite en 1933 émane de l‟héraldiste Henri Hugon. Le 1 est parlant avec les initiales de la localité et la
crosse du saint évêque qui lui a donné son nom. La gerbe de blé est une allusion au second élément du toponyme et à la vocation agricole du
terroir de Saint-Sulpice-les-Champs

Source: Hugon, Les armoiries des villes creusoises, p. 46-47

SAINT-SYLVAIN (commune, Cor.)


d’azur à un cygne d’argent nageant sur une onde du même ; au chef cousu de gueules chargé de trois
étoiles d’or

nota : votées en 1981 les armoiries communales sont celles de la famille Signe, seigneur (ou coseigneur) de Saint-Sylvain au XVIIe siècle.
Les armes de cette famille du Signe figurent sur une toile peinte représentant saint Martin, signée F. Roche, dans l‟église paroissiale de Saint-
Sylvain avec les armoiries d‟une autre famille avec la date de 1696

797
Sources : Champeval, p. 153 ; Internet ; Merceron, p. 62

SAINT-VAURY (commune, Cr.)

d’azur à un buste de saint [Martial] vêtu et diadémé d’or, accompagné de trois fleurs de lis d’or, deux
en chef et une en pointe

nota : le saint figuré sur cet écu n‟est pas saint Vaulry, qui fut ermite sur la montagne de Bernage (appelée aussi le Puy des Trois Cornes) au
VIIe siècle, mais saint Martial, évêque de Limoges au IVe siècle. En effet le chapitre de l‟abbaye Saint-Martial de Limoges créa au Xe siècle
à Saint-Vaury une prévôté qui subsista jusqu‟en 1726 et ce sont les armoiries de ce chapitre, telles qu‟elles furent enregistrées à Limoges en
1698, que l‟archiviste Bosvieux proposa pour la série des blasons de la préfecture de la Creuse en 1860

d’argent à la montagne à trois sommets égaux de sinople, au franc-quartier dextre d’azur portant un
buste de saint [Vaulry] d’or, vêtu et nimbé du même, accompagné de trois fleurs de lis d’or deux en chef et une
en pointe

nota : ces armoiries proposées en 1933 par Henri Hugon sont à la fois réalistes par la représentation du site du Puy des Trois Cornes tout
proche de Saint-Vaulry, et historico-religieuses par le buste de saint Vaulry (et non celui de saint Martial). Elles reprennent en outre les
fleurs de lis des armes de l‟abbaye de Saint-Martial de Limoges. Ni ces armes ni les précédentes n‟ont été adoptées par la municipalité

Sources : Agfl, p. 87 ; Hugon, Les armoiries des villes creusoises ; Lecler, Cr., p. 713 ;

SAINT-VIANCE (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur au cor de chasse d’or enguiché du même et accompagné de trois étoiles
aussi d’or ; aux 2 et 3, burelé d’or et d’azur de huit pièces

nota : cet écartelé qui est devenu en 1981 le blason de la commune est celui de la famille Philip de Saint-Viance, seigneur de cette paroisse
au XVe siècle, noble en 1541 et éteinte en 1907 (cependant les Philip portaient plutôt des fasces)

Sources : Descoutures, p. 285-286 ; Nadaud, III, p. 321-324 ; Merceron, p. 62

SAINT-VICTOUR (commune, Cor.)


d’azur à cinq fusées d’argent accolées et posées en fasce

note : la famille de Senneterre (ou Saint-Nectaire) fut seigneur de Saint-Victour de 1578 à 1733 et l‟un de ses membres prit le titre de comte
(en 1646) puis de marquis de Saint-Victour en 1661. En souvenir la commune a choisi pour blason en 1986 leurs armes qui figurent par
ailleurs sur le bouclier d‟une statue du 17e siècle de Saint-Victor en soldat romain installée dans l‟église paroissiale

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 377 ; Internet ; Merceron, p. 62

SAINT-YBARD (commune, Cor.)


de gueules au pal de vair, au lambel d’argent

nota : le blason dont s‟est dotée en 1981 la commune a repris les armes d‟une branche cadette de la famille de Peyrusse des Cars qui a
possédé plusieurs seigneuries à Saint-Ybard dont Gareboeuf de 1643 à 1793, La Vernouille et son château de du XVe au XVIII e siècle, et
Saint-Ybard de 1452 jusqu‟à la Révolution

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 73-76 ; Merceron, p. 62

798
SAINT-YRIEIX-LA-PERCHE (commune, Cor.)
en 1698 : d’or à trois pals de gueules

nota : sous l‟Ancien Régime la ville de Saint-Yrieix, qui avait pourtant un maire élu et quatre échevins depuis 1565, ne possédait pas
d‟armoiries. Elle n‟en présenta pas à l‟enregistrement en application de l‟édit de 1696. C‟est pourquoi il lui en fut attribué d‟office de type
mécanique en 1698

contemporaines : parti : au 1, d’azur à trois fleurs des lis d’or ; au 2, de gueules à la crosse abbatiale
d’or posée en pal

nota : un monastère fut fondé vers 560 par le moine Arédius ou Yrieix sur l‟emplacement de la ville actuelle de Saint-Yrieix. Le chapitre de
Saint-Yrieix avec à sa tête un abbé ou un doyen subsista jusqu‟à sa suppression en 1790. Le 2 avec la crosse d’abbé évoque ce passé
religieux

Sources : Agfl, p. 155 ; Internet ; Lecler, HV., p. 755-765

SAINT-YRIEIX-LE-DÉJALAT (commune, Cor.)


de gueules à la bande d’or ; franc-quartier échiqueté de gueules et d’or

nota : voté en 1978 les armoiries de la commune combinent les armes des Ventadour (l’échiqueté) et des Lentilhac qui y possédèrent
plusieurs seigneuries

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 109-110 ; Merceron, p. 62

SALON-LA-TOUR (commune, Cor.)


d’azur à la tour d’argent ; au franc-canton d’or chargé de trois lions d’azur

nota : le blason communal voté en 1978 a été créé par la réunion des armoiries des armes parlantes de la famille La Tour qui fut seigneur du
fief de La Tour du XIIe au XVIe siècle et des armoiries (les trois lions) des vicomtes de Limoges, seigneurs de Salon du XIe au XIVe siècle

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 76 ; Merceron, p. 62

SARRAN (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, de gueules à la bande d’or ; aux 2 et 3, d’azur au lion d’or

nota : les armoiries de Sarran ont été adoptées en 1987. Elles sont faites des armes des Lentilhac, seigneurs de Sarran au XVIII e siècle, et des
armes des Lavaur (le lion d’or), seigneurs de la paroisse au XVIIe siècle

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 30-31 ; Merceron, p. 62

SEGONZAC (commune, Cor.)


parti d’or et de gueules au pal de sinople brochant sur la partition ; au chef bastillé d’azur de cinq
pièces sous un autre chef cousu de gueules

nota : ces armoiries, votées en 1986, sont inspirées de celles de la famille de Tesserot (subsistante en Corrèze) qui posséda la seigneurie de
Segonzac au moins au XVIe siècle

Sources : Descoutures, p. 82-83 ; Merceron, p. 64

799
SÉGUR-LE-CHÂTEAU (commune, Cor.)
écartelé : aux 1 et 4, de gueules au lion d’or ; aux 2 et 3, d’argent plain

nota : la famille subsistante de Ségur, noble depuis le XV e siècle, est originaire de Ségur-le-Château (Cor.). En 1984 la commune de Ségur
lui a emprunté ses armoiries pour en faire le blason communal

Sources : Bergues-la-Garde, Nobiliaire du Bas-Limousin, p. 153-154 ; Jougla, VI, p. 198-199 ; Merceron, p. 64

SEILHAC (commune, Cor.)


d’azur au chevron d’or accompagné de trois seaux (ou seilles) d’argent, deux en chef et un en pointe ;
au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d’or

nota : ces armoiries choisies en 1968 par le conseil municipal sont une évocation parlante du nom de la commune par les seaux (ou seilles en
parler local)

Source : Merceron, p. 64

SERANDON (commune, Cor.)


parti : au 1, d’azur à trois coquilles d’or posées en pal ; au 2, de gueules à une demi-molette d’argent

nota : la famille de Combarel du Gibanel (subsistante) a possédé de nombreuses seigneuries à Serandon (Les Ages, Bellegarde, Charlane,
Clémensac, Enval, Vermillars) du XVIe siècle à 1789. Ses armoiries ont été prises comme blason communal en 1986

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 384-386 ; Merceron, p. 64

SÉRILHAC (commune, Cor.)


d’or à trois corbeaux de sable ; au franc-canton coticé d’or et de gueules de douze pièces

nota : les armes communales choisies en 1980 réunissent celles de la famille d‟Ornhac (les corbeaux ou corneilles parlantes) qui fut seigneur
de Sérilhac à la fin du Moyen Age et celles des Turenne (le coticé) qui eurent un château à Sérilhac

Source : Merceron, p. 64

SERVIÈRES-LE-CHÂTEAU (commune, Cor.)


parti : au 1, coticé d’or et de gueules de douze pièces; au 2, d’argent à la bande de gueules
accompagnée des six flanchis du même posés deux et un en chef et un et deux en pointe ; sur le tout d’azur au
château donjonné de trois tours crénelées d’argent

nota : en 1221 un cadet de la famille de Turenne était seigneur de Servières. De 1711 à 1784 la famille de Pesteils posséda la seigneurie de
ce bourg. Ce sont leurs armoiries (coticé des Turenne et la bande des Pesteils) que la municipalité a réunies en 1966 pour constituer de le
blason local en y ajoutant sur le tout un château allusif et parlant qui évoque celui du village, incendié en 1944 par les Allemands
et reconstruit après la guerre

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 210-215 ; Merceron, p. 64

800
SEXCLES (commune, Cor.)
d’or à la jumelle de sable posée en bande accompagnée de six merlettes du même en orle

nota : en 1983 la municipalité de Sexcles a pris comme blason communal les armes de la famille de Merle qui fut coseigneur de ce bourg au
XVe et au XVIe siècle

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 181-183 ; Merceron, p. 64

SIONAC (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’or à trois roses de gueules ; aux 2 et 3, d’or à trois fasces de sable

nota : c‟est en 1985 que la commune de Sionac s‟est dotée d‟armoiries. Les 2 et 3 ont été empruntés à une branche cadette de la famille de
Saint-Chamans, les Saint-Chamans de Longueval. Les 1 et 4 sont peut-être des armes d‟une alliance des Saint-Chamans (Oiron ?, Rougier ?)

Sources : Descoutures, p. 269-270 ; Jougla, VI, p. 121 ; Merceron, p. 64

SORNAC (commune, Cor.)

d’argent au lion de gueules

nota : ce blason communal, voté en 1985, a repris les armes de la famille Chauveau de Rochefort qui a possédé dans la paroisse la
coseigneurie de Rochefort de 1500 à la Révolution

Sources : Agfl, p. 73 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 329 ; Merceron, p. 64

SOUDAINE-LAVINADIÈRE (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, de gueules au lion d’argent armé, lampassé et couronné d’or ; aux 2 et 3, de vair

nota : nous ne savons pas pourquoi la commune a choisi pour blason en 1986 les armes des Bosredon qui ne semblent pas avoir eu de liens
territoriaux avec elle. Les armes de la famille Hugon, qui a possédé à la fin de l‟Ancien Régime plusieurs fiefs à Soudaine, auraient été
préférables si l‟on voulait une référence au passé local

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 97-99 ; Merceron, p. 66

SOUDEILLES (commune, Cor.)


parti : au 1, échiqueté d’argent et d’azur ; au 2, d’argent à trois pals de gueules

nota : la famille de Soudeilles, probablement originaire de ce lieu, en possédait la seigneurie du XIIe siècle à 1784. C‟est probablement pour
cela que la commune a choisi de placer leur échiqueté sur ses propres armoiries en 1986. Par contre on ne s‟explique pas la présence sur ce
blason communal des armes des Robert de Lignerac (les pals de gueules) sauf à imaginer que le village de Robert situé dans cette paroisse a
un rapport avec cette famille

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 294-296 ; Merceron, p. 66

SOUMANS (commune, Cr.)


de gueules au lion d’argent tenant un pic de mineur de sable au manche d’or ; au chef d’or au sautoir
de gueules

801
nota : le pic de mineur est une allusion aux mines d‟étain situées sur la commune près du village de Montebras, qui furent exploitées à
plusieurs reprises depuis l‟époque gauloise jusqu‟au XXe siècle

Sources : Internet (site « Blasons et logos »); Lecler,Cr., p. 743

SOURSAC (commune, Cor.)


de gueules à trois étoiles à six rais d’argent ; au chef du même chargé d’un lambel à cinq pendants de
gueules

nota : la commune a adopté comme blason en 1981 les armes de la famille de Durfort qui possédait la seigneurie et le château de ce nom dès
1296 et les conserva jusqu‟au début du XVIIe siècle

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 234-238 ; Merceron, p. 66

TARNAC (commune, Cor.)


de gueules à trois merlettes d’argent ; au franc-canton d’hermine

nota : les La Grange, dont les armoiries sont devenues celles de la commune en 1986, furent seigneurs de Tarnac de 1643 à 1789

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 321 ; Merceron, p. 66

THALAMY (commune, Cor.)


d’azur au vol d’or

nota : voté en 1986 ce blason communal est parlant par jeu de mots Thalamy / alas (les ailes en parler local)

Source : Merceron, p. 66

THIAT (commune, HV.)


coupé : au 1, d’azur à deux cuviers d’or ; au 2, de gueules à un cuvier d’argent

nota : jusqu‟au début du XXe siècle Thiat avait une fabrique de cuves à lessive avec une très importante production. C‟est ce passé
qu‟évoquent les cuviers du blason communal

Sources : Internet ; Lecler, HV., p. 784-785

THOURON (commune, HV.)


d’azur à deux tours d’argent ouvertes de gueules accostant une fleur de lis d’or et soutenues d’un
besant du même chargé de l’inscription 2 MARS 1439 de sable sur trois lignes

nota : les tours et le besant (rond) font par rébus le nom de la localité. La fleur de lis et la date du 2 mars 1439 rappellent que ce jour là le
roi de France Charles VII dîna au château de Thouron accompagné des duc d‟Anjou et de Bourbon

Sources : Internet ; Lartigue, Armorial des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 186-788

802
TOY-VIAM (commune, Cor.)
d’argent à trois rochers de gueules ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

nota : la famille de Leyris de Peyramont fut seigneur de Toy-Viam à une époque que nous n‟avons pu situer

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 319 ; Merceron, p. 66

TREIGNAC (commune, Cor.)


attribuées d‟office en 1701 : d’argent à trois bandes ondées de sable

autres armes (XIXe siècle) : d’azur à trois étoiles d’or

nota : ces dernières armoiries, « utilisées depuis longtemps », ont été officialisées par un vote de 1988

Sources : Agfl, p. 114 ; Merceron, p. 66

TROCHE (commune, Cor.)


écartelé : aux 1 et 4, d’azur à trois tours d’argent maçonnées de sable ; aux 2 et 3, burelé d’argent et
d’azur, au lion de gueules brochant

nota : créé en 1985 le blason de Troche est composé aux 1 et 4 des armes des Hélie de Pompadour dont la baronnie incluait la paroisse de
Troche et aux 2 et 3 celles des Chanac famille possessionnée dans le Bas-Limousin

Sources : Champeval, I, p. 101-103 ; Merceron, p. 101-103

TROIS-FONDS (commune, Cr.)


de gueules à trois fleurs de lis au naturel, feuillées de sinople ; au chef d’or chargé de trois fontaines
jaillissantes d’azur

nota : les trois fontaines sont parlantes

Source : Internet (site « Blasons et logos »)

TUDEILS (commune, Cor.)


d’or au chevron de gueules accompagné en pointe d’un cygne d’argent ; au chef d’azur chargé de trois
étoiles d’argent

nota : ces armoiries choisies en 1987 comme blason communal sont celles d‟une famille bourgeoise les Audubert ou Auduvert

Sources : Champeval, I, p. 71 ; Merceron, p. 68

803
TULLE (commune, Cor.)
de gueules à trois rocs d’échiquiers d’or ; au chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or

nota : en 1697 la ville de Tulle fit enregistrer des armes de gueules à trois rocs d’échiquier d’azur. Ultérieurement (peut-être à la
Restauration) il y fut ajouté un chef d’azur à trois fleurs de lis d’or. C‟est l‟ensemble qui fut entériné par un vote du conseil municipal en
1988

Sources : Agfl, p. 66 ; Merceron, p. 68 ; Nadaud, IV, p. 607-608

TURENNE (commune, Cor.)


coticé d’or et de gueules de douze pièces

nota : c‟est tout naturellement qu‟en 1978 la municipalité de Turenne a pris pour blason communal en 1978 les armoiries de la famille des
vicomtes de Turenne seigneurs du lieu pendant près de huit siècles

Sources : Merceron, p. 68 ; Verdier p. 137-141

USSAC (commune, Cor.)


de gueules à une coquilles d’argent en chef et un croissant du même en pointe accostés de deux épées
d’or la pointe en bas

nota : ces armoiries communales, votées en 1981, sont la reprise de celles de la famille de Sahuguet d‟Amarzit qui posséda la seigneurie
d‟Ussac au XVIIe siècle

Sources : Champeval, I, p. 6-13 ; Merceron, p. 68

USSEL (commune, Cor.)


attribuées d‟office en 1701 : de gueules à trois bandes ondées d’or:

armes contemporaines : d’azur à la parte d’or la serrure et les bris d’huis du même, accompagnée de trois
étoiles aussi d’or deux en chef et une en pointe

nota : il est probable que la ville d‟Ussel n‟avait pas d‟armoiries avant qu‟il lui en soit attribué d‟office en 1701 dans une série de type
mécanique. Les armes contemporaines sont parlantes et sont aussi celles de la famille subsistante d‟Ussel. Elles sont « utilisées depuis
longtemps par la ville et entérinées par un vote de 1988» selon Merceron

Sources : Agfl, p. 185 ; Merceron, p. 68

UZERCHE (commune, Cor.)


d’or à deux bouveaux de gueules posés l’un sur l’autre ; au chef d’azur chargé de trois fleurs de lis
d’or

Représentations : sur la porte Bécharie et sur le fronton de la porte d‟une maison de la rue des Barrys à Uzerche

nota : ces armoiries sont doublement allusives et peut-être légendaires. Les deux bouveaux renvoient à un siège d‟Uzerche pas les Sarrazins
au VIIIe siècle. Les assiégés affamés auraient fait sortir de la ville deux jeunes bœufs ou bouveaux ou taureaux bien nourris qui persuadèrent
les assiégeants que les habitants d‟Uzerche pouvaient continuer longtemps à résister ce qui les amena à renoncer à leur entreprise. Les fleurs
de lis seraient une concession du roi Charles VII en reconnaissance à la résistance des habitants à plusieurs sièges menés par les Anglais au
cours de la guerre de Cent Ans

804
Sources : Internet (ville d‟Uzerche) ; Merceron, p. 68 ; Nadaud, IV, p. 610

VALIERGUES (commune, Cor.)


d’azur au chevron d’or surmonté d’un croissant d’argent et accompagné en chef de deux clés d’or
posées en pal et en pointe d’un soleil aussi d’or, au franc-canton échiqueté de gueules et d’or

nota : les Ventadour (l‟échiqueté) au Moyen Age et les Clary (le croissant et le soleil ) au XVIIe siècle furent seigneurs ou seigneurs en
partie de Valiergues. C‟est pourquoi en 1985 la commune a choisi leurs armes pour constituer son blason

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 255 ; Merceron, p. 68

VARETZ (commune, Cor.)


d’or à la croix ancrée de gueules ; au franc-canton d’or chargé de deux lions passant de gueules l’un
sur l’autre

nota : Varetz relevait de l‟ancienne vicomté de Comborn (d’or à deux lions de gueules) et, de 1500 à 1844, une branche de la famille
d‟Aubusson (d’or à la croix ancrée de gueules) posséda la terre et le château de Castelnovel situé sur le territoire de la commune. Ceci
explique le choix des armoiries de ces deux familles pour constituer le blason communal en 1981.

Sources : Internet (commune de Varetz) ; Merceron, p. 68

VARS-SUR-ROSEIX (commune, Cor.)


parti : au 1, d’argent à trois fasces de gueules, au franc-canton d’argent chargé d’un roc d’échiquier
de gueules ; au 2, vairé d’or et de gueules

nota : en 1985 la commune de Vars-sur-Roseix a pris pour armoiries les armes d‟alliance des Livron (le 1 du parti) et des Bauffremont (le 2).
En effet en 1477 Bertrand de Livron, seigneur de Vars et capitaine de Coiffy en Champagne, avait épousé Françoise de Bauffremont

Sources : Internet (commune de Vars-sur-Roseix) ; Merceron, p. 68

VAULRY (commune, HV.)


parti : au 1, d’or au monogramme VAULRY en lettres capitales d’azur ; au 2, de gueules au candail (ou
lampe) allumé d’or

Sources : Internet ; Lartigue, Armorial des communes, Haute-Vienne

VAYRES (commune, HV.)


de gueules au chevron abaissé de vair accompagné de trois églises d’argent

nota : ces armes sont parlantes par le vair. Les trois églises sont des celles des trois paroisses anciennes de Vayres : Saint-Jean dont l‟église
reconstruite en 1873 est la seule qui subsiste en 2009, Saint-Pierre dont l‟église, vendue pendant la Révolution, fut convertie en maison
d‟habitation et Saint-Georges dont l‟église était entièrement ruinée en 1628

Sources : Internet ; Lartigue, Armorial des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 792-795

805
VÉGENNES (commune, Cor.)
d’argent à la croix de gueules ; au chef bastillé de quatre pièces d’azur

nota : le blason de Vegennes, voté en 1987, représente en fait les armes des Cardaillac-Vegennes dont un membre Jean de Cadillac était
seigneur de Végennes en 1613

Sources : Champeval, II, p. 372 ; Merceron, p. 70

VEIX (commune, Cor.)


d’or à une forêt de sinople ; au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or

nota : les armoiries de Veix votées en 1986 sont celles de la famille de La Forestie dont un membre abbé d‟Uzeche, acheta en 1636 les
ruines du château de Veix qui avait été incendié en 1581

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 105 ; Internet ; Merceron, p. 70

VENARSAL (commune, Cor.)


d’or à la fasce d’azur chargée de trois étoiles d’argent accompagnée de trois mouchetures d’hermine
de sable

nota : voté en 1984 le blason de cette commune réutilise les armes de la famille Lestrade de La Cousse qui fut seigneur de ce lieu au XVIIIe
siècle.

Sources : Champeval, I, p. 330 ; Merceron, p. 70 ; Nadaud, III, p. 83

VERNEIGES (commune, Cr.)


tiercé en pairle renversé : au 1, d’or à une feuille de châtaignier ( ?) de sinople en barre ; au 2, d’azur
à la croix alésée d’or ; au 3, de gueules au lion passant d’argent

nota : ces armoiries viennent du site internet « Blasons et logos ». Elles ne semblent pas avoir été entérinées par la municipalité

Source : Internet

VERNEUIL-MOUSTIERS (commune, HV.)


parti : au 1, de gueules à l’arbre arraché [vergne] d’argent ; au 2, d’azur à la crosse d’abbé d’or en
pal

nota : l’arbre reflète l‟étymologie de Verneuil qui portait en 965 le nom de Vernogillo (la clairière aux vergnes). La crosse rappelle qu‟il y
eut à Moustiers (paroisse unie à celle de Verneuil en 1801) un prieuré de l‟abbaye de Charroux (Vienne)

Sources : Internet ; Lartigue, Armorial des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 795-796 ; Villoutreix, Noms de lieux en Limousin, p.
5

VERNEUIL-SUR-VIENNE (commune, Cr.)


de gueules à la grappe de raisin d’or ; au chef du même chargé d’une crosse d’abbé et d’un bâton de
prévôt de sable passés en sautoir

806
nota : la grappe de raisin fait allusion au vignoble qui couvrait 20% du territoire de Verneuil au XVIIIe siècle et qui fait l‟objet d‟une
tentative de reconstitution depuis quelques années. Jusqu‟à la Révolution Verneuil avait une prévôté qui dépendait de l‟abbaye de Saint-
Martial de Limoges d‟où la crosse et le bâton de prévôt en sautoir

Sources : Internet ; Lartigue, Armorial des communes de France ; Lecler, HV., p. 796-801

VEYRAC (commune, HV.)


de vair au franc-quartier d’azur chargé de trois fasces ondées d’argent; au chef de gueules

nota : le vair du champ est parlant mais évoque aussi les armes de vair de la famille de Veyrac qui fut seigneur de ce village du XIIe au XIVe
siècle

Sources : Internet ; Lartigue, Armorial des communes de France, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 803

VEYRIÈRES (commune, Cor.)


d’azur au roc d’échiquier d’or

nota : la famille de Chassaing de Fontmartin fut seigneur de Mauriange, village de la paroisse de Veyrières de 1603 à 1787. Elle semble avoir
porté des armoiries différentes de celles que la commune de Veyrières dit lui avoir emprunté pour créer son blason en 1986

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, P 375-376 ; Merceron, p. 70

VIAM (commune, Cor.)


d’argent à l’arbre de sinople sommé d’une colombe de gueules ; au chef d’azur chargé de trois étoiles
d’argent

nota : les Le Comte de Beyssac ont possédé de 1442 à 1897 la terre de Montceaux (commune de Viam) et y ont fait édifier en 1582 un
château subsistant en 2009. C‟est pour cela que la commune a repris leurs armoiries par un vote de 1986 pour en faire son blason

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 316-318 ; Merceron, p. 70

VICQ-SUR-BREUILH (commune, HV.)


de gueules au monogramme VICQ en lettres capitales d’argent posées entre deux chênes d’or sur une
terrasse du même sur laquelle coule une rivière d’argent ; au franc-canton bandé d’or et de sable de six pièces

nota : le breuil (brolh en ancien occitan désigne un petit bois) d‟où les chênes parlants de l‟écu. Mais localement le Breuilh désigne l‟un des
cours d‟eau qui arrosent la commune d‟où la rivière d’argent. Quand au franc-canton bandé d’or et de sable ce sont les armes de la famille
de Salagnac (branche limousine) dont un membre Jean de Salagnac (+ 1528), protonotaire apostolique, fut curé de Treignac (Cor.) et
seigneur de Vicq

Sources : Internet ; Lartigue, Armorial des communes, Haute-Vienne ; Leclerc, HV., p. 809 ; Villoutreix, Noms de lieux du Limousin, p. 98

VIDEIX (commune, HV.)


d’azur au monogramme VIDEIX en lettres capitales d’or ; au franc-canton, fascé ondé d’argent et de
gueules de six pièces

nota : le fascé ondé est celui de la famille de Rochechouart, unique seigneur de Videix jusqu‟à la fin de l‟Ancien Régime

807
Sources : Internet, Lartigue, Armorial des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV, p. 812-814

VIERSAT (commune, Cr.)


d’or à trois fusées (ou losanges) accolées de sable en bande accompagnées de deux crosses de Bâle de
gueules, une en chef et une en pointe

nota : les fusées évoquent probablement les armes de la famille de Viersat originaire de ce lieu et qui portait six fusées de sable en bande.
Quant aux crosses de Bâle, un peu insolites ici, elles rappellent peut-être que Viersat a eu, avant 1789, un prieuré qui était sous le patronage
de saint Sulpice de Bourges

Sources : Internet (site Blasons et logos) ; Lecler, Cr., p. 793

VIGEOIS (commune, Cor.)


fascé d’argent et de gueules à trois mouchetures d’hermine de sable sur chaque fasce d’argent

nota : ce blason utilisé « depuis longtemps par la commune » selon Merceron et voté en 1981 est en fait celui de la famille de Boisse qui
était possessionnée dans le Bas-Limousin, probablement à Vigeois et sûrement à Chapelle-Spinasse (Cor.)

Sources : Champeval, I, p. 444 ; II, p. 92, 211 et 378 ; Merceron, p. 70

VIGNOLS (commune, Cor.)


de sable au lion d’or armé, lampassé et couronné de gueules

nota : ces armes, votées en 1988, sont celles de la famille de Flamenc originaire du Périgord tout proche et probablement en possédant d‟une
seigneurie à Vignols

Sources : Froidefond, I, p. 210 ; Merceron, p. 70

VILLEFAVARD (commune, HV.)


mi-parti : au 1, palé d’argent et de sable de sept pièces, au chevron aussi de sable brochant sur le
tout ; au 2, d’argent à la fasce de gueules accompagnée de trois aiglettes d’azur deux en chef et une en pointe

nota : ces armoiries réunissent les armes de deux familles seigneuriales ayant possédé Villefavard au XVIIIe siècle : les Poute dont les armes
sont au 1 et les Mosnard dont les armes sont au 2

Sources : Internet ; Lartigue, Armorial des communes, Haute-Vienne ; Lecler, HV., p. 817

VITRAC-SUR-MONTANE (commune, Cor.)


d’azur au chevron d’argent accompagné en pointe d’un croissant du même ; au chef de gueules chargé
de trois étoiles d’argent

nota : ces armoiries, votées en 1986 comme blason communal, sont celles de la famille de Val ou Duval qui possédait à Vitrac la seigneurie
de Le Mont et celle de La Vergne au XVIIe et au XVIIIe siècle

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 29-30 ; Merceron, p. 70

808
VOUTEZAC (commune, Cor.)
d’argent à la fasce crénelée de gueules chargée d’un lion d’or, accompagnée en chef d’une croisette
d’azur et en pointe d’une grappe de raisin de pourpre tigée et feuillée de sinople

nota : les armoiries de Voutezac ont été créées vers 1950 par un habitant du pays Jean Lajugie et officialisées comme blason communal par
un vote du conseil municipal de 1981. Tous les meubles sont allusifs : la fasce crénelée évoque les anciens remparts, la grappe de raisin
rappelle le vignoble autour de la ville qui produisait des vins renommés au XVIIe siècle et enfin la croisette est une évocation discrète de la
belle église fortifiée du XVe siècle. Le lion d’or est peut-être tiré des armes de la famille de Roffignac que l‟on voit sur une sculpture
représentant la Vierge dans la chapelle du château du Saillant situé sur le territoire de la commune

Sources : De la Torre, Corrèze, Voutezac ; Internet ; Merceron, p. 70

YSSANDON (commune, Cor.)


d’argent à la balance soutenue d’une verge entourée d’un serpent, le tout de sable ; au franc-quartier
d’azur au miroir d’or posé en pal autour duquel s’enroule et se mire un serpent d’argent

nota : ce blason adopté en 1985 reprend les armoiries du plus illustre des enfants du pays Pierre-Georges Cabanis (1757-1808). Fils de
l‟agronome J.B. Cabanis (1723-1786) promoteur de la culture de la pomme de terre dans le Bas-Limousin, médecin et philosophe du groupe
des idéologues, très lié à Condorcet, membre du Conseil des Cinq-cents, rallié à Bonaparte au 18 Brumaire, il prit une part active à la
préparation de la nouvelle constitution. En récompense de ses nombreux services, Napoléon le fit comte-sénateur en 1808. Le miroir au
serpent est le signe des comtes-sénateur. Les deux autres meubles de l‟écu sont allusifs des activités de Cabanis : le caducée évoque son
métier initial de médecin et la balance son rôle législatif et constitutionnel

Sources : Internet ; Merceron, p. 72 ; Tulard, I, p. 339-340

809
810
B

LES COMMUNAUTÉS PROFESSIONNELLES

811
ARTISANS, CABARETIERS ET HÔTELIERS DE LA VILLE DE BORT
(communauté des) (Cor.)

d’or à une Notre-Dame de carnation vêtue d’azur et de gueules

nota : armoiries attribuées d‟office en 1701 après avoir été « surcises » en 1700. Plusieurs évènements de la vie de la Vierge en font la
protectrice des hôteliers et cabaretiers, professions qui ont en charge les voyageurs : la Nativité, la Fuite en Egypte, les Noces de Cana. Par
ailleurs elle est l‟épouse du charpentier Joseph. Sous l‟Ancien Régime de nombreuses auberges et hôtelleries étaient à l‟enseigne de Notre-
Dame. Le bleu et le rouge sont les couleurs traditionnelles des vêtements de Marie

Source : Agfl, p. 108 et 222

ARTISANS DE LA VILLE D’EGLETONS (communauté des) (Cor.)


d’azur à un saint Joseph d’or tenant dans sa main un lis au naturel

nota : saint Joseph, père nourricier de Jésus, était menuisier ou charpentier, d‟où son choix pour les armes de cette communauté d‟artisans.
Le lis évoque sa chasteté. Présenté une première fois à l‟enregistrement en 1700 par une communauté qui en était dépourvue cet écu fut
refusé avec la mention « à expliquer plus amplement ». Probablement remanié par les soins des commissaires du juge d‟armes de France il
fut enregistré l‟année suivante contre paiement d‟un droit de 50 livres

Sources : Agfl, p. 108 et 222 ; Duchet-Suchaux et Pastoureau, La Bible et les saints, p. 190-191

ARTISANS ET HÔTELIERS DE LA VILLE DE MEYMAC (communauté des) (Cor.)


de sinople à une Notre Dame d’or

nota : en 1700 cette communauté présenta un écu qui ne fut pas enregistré avec la mention « à expliquer plus amplement ». Ces armoiries
après avoir été « éclaircies et blasonnées » par le bureau d‟enregistrement furent acceptées en 1701 et enregistrées contre paiement d‟un droit
de 50 livres. Ce choix de Marie comme figure unique n‟est probablement pas fortuit : pour les hôteliers qui accueillent les voyageurs il
renvoie aux récits évangéliques de la naissance du Christ au cours du voyage à Bethléem et de la fuite en Egypte, et pour les artisans il est
une allusion au métier de Joseph, époux de Marie et charpentier

Source : Agfl, p. 108 et 224

ARTISANS DE LA VILLE DE NEUVIC (communauté des) (Cor.)


de gueules à un saint Joseph d’or tenant de sa main dextre un lis au naturel

nota : présentées une première foi à l‟enregistrement en 1700 ces armoiries ne furent pas acceptées en l‟état. Ce n‟est que l‟année suivante,
après avoir été « supplées » ou « éclaircies », que l‟écu des artisans de Neuvic (Cor.) fut enregistré. Saint Joseph, le charpentier de Nazareth
et père nourricier de Jésus, est souvent le patron des artisans à l‟époque moderne. Le lis est ici un symbole de chasteté

Sources Agfl, p. 108 et 222 ; Duchet-Suchaux et Pastoureau, La Bible et les saints, p. 190-191

ARTISANS DE LA VILLE DE TREIGNAC (communauté des) (Cor.)


d’azur à un saint Joseph d’or tenant de sa main dextre un lis au naturel

nota : identiques à celles des artisans de Neuvic ci-dessus, avec toutefois un champ différent, les armes des artisans de Treignac (Cor.) furent
enregistrées dans les mêmes conditions

Sources ; Agfl, p. 108 et 221 ; Duchet-Suchaux et Pastoureau, La Bible et les saints, p. 190-191

812
AVOCATS DE LIMOGES (communauté des) (HV.)
d’azur à un saint Yves vêtu d’une soutane et d’une robe longue, la tête couverte d’un bonnet carré
tenant de sa main dextre une plume à écrire et de la senestre un sac pendant, le tout d’or sur une terrasse du
même

nota : la communauté des avocats de Limoges présenta ses armoiries pour enregistrement en 1697. Elles furent probablement créées pour se
conformer à l‟édit de 1696 par une communauté qui n‟en avait pas antérieurement. Mal figurées ou mal blasonnées selon le bureau
d‟enregistrement de Limoges elles furent mises au point par les commissaires de d‟Hozier, juge d‟armes de France, en 1699. Elles
représentent Yves de Tréguier (1263-1303), tertiaire de l‟ordre des Frères mineurs, juge ecclésiastique à Rennes, canonisé en 1366, qui
devint ensuite le patron des juristes, des avocats et des magistrats

Sources : Agfl, p. 65 et 130 ; Duchet-Suchaux et Pastoureau, La Bible et les saints, p. 315

AVOCATS, PROCUREURS ET NOTAIRES DE LA VILLE DE MEYMAC


(communauté des) (Cor.)

d’argent à un saint Yves de carnation, vêtu de sa robe de palais de sable, tenant en sa main un papier
plié d’argent

nota : cette communauté, probablement de circonstance, des professions juridiques de Meymac (Cor.) présenta à l‟enregistrement en 1700
des armoiries qui ne furent pas acceptées en l‟état. L‟année suivante, après mise au point par les commissaires du juge d‟armes de France,
elles furent enregistrées. Comme celle des avocats de Limoges la figure unique est un saint Yves représenté plus sobrement.

Source : Agfl, p. 108 et 223

AVOCATS, PROCUREURS ET NOTAIRES DE LA VILLE DE NEUVIC (communauté


des) (Cor.)

d’or à un saint Yves de carnation, vêtu d’une robe de palais de sable, la tête couverte d’un bonnet carré
du même tenant dans sa main dextre un papier plié d’argent et à sa ceinture un sac de palais du même

nota : « surcises » d‟enregistrement en 1700 avec la mention « à expliquer plus amplement » les armoiries des professions judiciaires de
Neuvic furent acceptées après remaniement en 1701. Ici saint Yves patron des juristes, des magistrats et des avocats est représenté avec tous
ses attributs : robe d‟avocat, barrette (le bonnet carré), papier plié qui est un placet (texte écrit pour demander justice) et sacs contenant des
rôles de procès

Sources : Agfl, p. 108 et 223 ; Duchet –Suchaux et Pastoureau, La Bible et les saints, p. 190-191

AVOCATS ET NOTAIRES DE LA VILLE DE TREIGNAC (communauté des) (Cor.)

d’argent à un saint Yves de carnation vêtu d’une robe de palais de sable, la tête couverte d’un bonnet
carré du même, tenant en sa main un sac de papiers d’or

nota : enregistrées en 1701 après avoir été « surcises » l‟année précédente avec la mention à «expliquer plus amplement » ces armoiries
représentent le saint patron des avocats et des notaires avec quelques variantes iconographiques

Source : Agfl, p. 108 et 221

AVOCATS ET NOTAIRES DE LA VILLE D’USSEL (communauté des) (Cor.)


d’or à un saint Yves au naturel vêtu de sa robe de palais de sable

813
nota : refusées une premières fois en 1700, ces armoiries remaniées furent enregistrées en 1701. Elles ont pour meuble unique le saint patron
de ces professions représenté sans autre attribut que sa robe d‟avocat

Source : Agfl, p. 108 et 223

BOUCHERS DE LA SOUTERRAINE (corporation des) (Cor.)


de… à un coutelas et une hache en sautoir chargés d’une pierre à aiguiser posée en pal de …

nota : ces armoiries figuraient à la fin de l‟Ancien Régime sur deux cloches de l‟église de La Souterraine que la corporation des
bouchers avait accepté de subventionner lors d‟une mise aux enchères organisée par le curé du lieu

Source : Hugon, Les armoiries des villes creusoises, page 32, renvoi 1

BOULANGERS DE LA VILLE DE LIMOGES (communauté des) (HV.)


d’or à une fasce d’azur

nota : en 1700 cette communauté qui, vraisemblablement, ne possédait pas antérieurement d‟armoiries en présenta au bureau
d‟enregistrement de Limoges qui les refusa avec la mention « à expliquer plus amplement ». En 1701 il lui en fut finalement attribué d‟office
et de type mécanique dans une série dont la pièce unique est une fasce

Source : Agfl, p. 90 et 142

BOURGEOIS DE LA VILLE D’EGLETONS (communauté des) (Cor.)


d’azur à trois chiens d’argent passants l’un sur l’autre

nota : cette communauté de circonstance, la seule de sa catégorie dans tout le Limousin, vit sa proposition d‟armoiries reportée pour
explication insuffisante en 1700. Après mise au point elle fut enregistrée l‟année suivante. Ce choix de trois chiens comme meubles de leurs
armoiries par les bourgeois d‟Egletons est peut-être l‟expression de leur soumission à l‟autorité royale (le chien symbolise souvent la
fidélité) avec éventuellement une connotation ironique (l‟édit de 1696 qui nous impose des armoiries moyennant finance nous traite comme
des chiens)

Source : Agfl, p. 108 et 222

CHIRURGIENS ET PERRUQUIERS DE LA VILLE DE LIMOGES (communauté des)


(HV.)

d’or à une fasce de gueules

nota : comme les autres communautés de métiers de la ville de Limoges celle-ci ne possédait probablement pas d‟armoiries. Les armes
qu‟elle présenta pour enregistrement en 1700 ne convenaient pas car elles furent refusées en l‟état avec la mention « à expliquer plus
amplement ». Finalement cette communauté reçu d‟office en 1701 un écu de type mécanique dans une série qui avait pour meuble unique
une fasce

Source : Agfl, p. 90 et 143

CONFRÉRIE DES MARCHANDS DRAPIERS ET TISSERANDS DE FELLETIN (Cr.)


de… à trois navettes de tisserand de… ; au chef de… chargé de trois étoiles de…

814
nota : ces armoiries antérieures à 1789 figurent sur le socle de la statue de la Vierge dans l‟église désaffectée de Notre Dame du Château à
Felletin (Creuse). La Vierge était la patronne des tisserands nombreux dans cette ville de tapisserie depuis le XVe siècle

Source : internet

CONFRÉRIE DU SAINT-SACREMENT DE LIMOGES


de gueules aux lettres gothiques entrelacées IHS [Iesus Hominum Salvator] d’or

nota : créée en 1235 la confrérie du Saint-Sacrement avait son siège en l‟église de Saint-Pierre-du-Queyroix, importante paroisse du Château
de Limoges. Elle proposait à ses membres l‟adoration de l‟hostie consacrée représentant le corps du Christ. Cette dévotion connut un nouvel
élan à partir de 1551 quand le Concile de Trente proclama la légitimité de ce culte en réponse aux protestants qui niaient la présence réelle du
Christ dans l‟hostie. Le nombre des confrères était limité à 20 ou 24. Elle recrutait surtout, au moins au XVI e et au XVIIe siècle, chez les
orfèvres et les émailleurs. Elle semble s‟éteindre à la fin du XVIIe siècle (1691 ?).

Source : Confréries et confrères en Limousin sous la direction de S. Capot et P. D‟Hollander, p. 105-123 (article d‟Alain Dionnet) et 197

CORDONNIERS ET SAVETIERS DE LIMOGES (communauté des) (HV.)


de sinople à un pal d’argent

nota : il est douteux que cette communauté ait possédé des armoiries avant 1700. Celles qu‟elle présenta pour enregistrement en 1700 ne
furent pas estimées acceptables en l‟état et furent remplacées par des armoiries de type mécanique dans une série dont la pièce unique est un
pal

Source : Agfl, p. 90 et 142

CORPS DE LA MARÉCHAUSSÉE DE TULLE (Cor.)


d’argent, à deux bâtons d’argent chargés de fleurs de lis sans nombre d’or, passés en sautoir

nota : les deux bâtons chargés de fleurs de lis (des bâtons de maréchal) symbolisent l‟autorité que la maréchaussée tient du pouvoir royale

Source : Agfl, p. 108 et 220

CORPS DES OFFICIERS DE LA JUSTICE ROYALE DE LA VILLE DE LIMOGES


d’or à deux pals de sable

nota : taxé d‟un droit d‟enregistrement de 50 livres, le corps des officiers de la justice royale présenta en 1700 un écu de circonstance dont
« la réception fut surcise » avec la mention « à expliquer plus amplement ». Ce qui ne fut pas fait car l‟année suivante ce corps reçut d‟office
des armoiries de type mécanique dans une série avec pour pièces deux pals

Source : Agfl, p. 93 et 148

815
CORPS DES PRÉSIDENTS TRÉSORIERS GÉNÉRAUX, GÉNÉRAUX DES
FINANCES, CONSEILLERS DU ROI, JUGES ET DIRECTEURS DU DOMAINE DU
BUREAU DE LA GÉNÉRALITÉ DE LIMOGES
parti de France et de Navarre

nota : ce corps prestigieux d‟où sont sortis de nombreux anoblis n‟avait pas d‟armoiries en tant que tel. Il en présenta rapidement après la
publication de l‟édit de 1696, soit en 1697, mais il lui fut demandé de les « expliquer plus amplement ». Elles furent acceptées en 1699. Leur
identité avec les armes royales avait peut-être posé problème

Source : Agfl, p. 2 et 86

CORPS DES OFFICIERS DE L’ÉLECTION DE LA VILLE DE LIMOGES


d’azur à trois fleurs de lis d’or, l’écu couronné à la royale

nota : comme les deux corps précédents celui-ci s‟est doté d‟armoiries doublement évocatrices de la royauté

Source : Agfl, p. 2 et 87

CORPS DES OFFICIERS DU PRÉSIDIAL DE LA VILLE DE LIMOGES


parti de France et de Navarre

nota : ce corps a pris les mêmes armes que celui des trésoriers généraux et dans les mêmes conditions, affirmant par ce choix sa proximité
avec le pouvoir royal

Source : Agfl, p. 2 et 87

CORPS DES OFFICIERS DU SÉNÉCHAL D’UZERCHE (Cor.)

d’or à trois chevrons ondées de gueules

nota : ces armoiries ont été attribuées d‟office en 1701 à ce corps des officiers de la ville d‟Uzerche dans une série dont la pièce unique était
des chevrons ondés

Source : Agfl, p. 187

GANTIERS DE LA VILLE DE SAINT-JUNIEN (communauté des) (HV.)


d’azur à un gant en or en pal et renversé soutenu d’une paire de ciseaux ouverts d’argent

nota : présentées une première fois pour enregistrement en 1697 les armoiries des gantiers de Saint-Junien (HV.) furent refusées avec la
mention « à expliquer plus amplement ». Ceci pourrait vouloir dire, soit qu‟elles préexistaient, soit qu‟elles furent créées pour déférer à l‟édit
de 1696, mais que leur figuration ou leur blasonnement était fautif. Quoiqu‟il en soit les armes de cette communauté sont allusives du métier
de gantier avec représentation de l‟outil principal, les ciseaux, et du produit de cette activité, le gant

Source : Agfl, p. 65 et 130

816
HÔTELIERS ET CABARETIERS DE LA VILLE DE TREIGNAC (communauté des)
(Cor.)

d’argent à trois barils de sable cerclés d’or deux et un

nota : les trois barils sont allusifs des métiers d‟hôtelier et de cabaretier

Source : Agfl, p. 1808 et 221

HÔTELIERS, CABARETIERS, PATISSIERS, APOTHICAIRES, BARBIERS ET


PERRUQUIERS DE LA VILLE D’USSEL (communauté des) (Cor.)
de gueules à une Notre Dame d’argent

nota : en application de l‟édit de 1696 cette communauté de circonstance avait proposé un écu à l‟enregistrement en 1700. Ces armoiries ne
furent pas acceptées en l‟état avec la mention « à expliquer plus amplement ». Après mise au point par les commissaires du juge d‟armes de
France elles furent enregistrées l‟année suivante contre paiement d‟un droit de 50 livres. Aux émaux près ces armes sont identiques à celles
des marchands de Tulle

Source : Agfl, p. 108 et 223

LIBRAIRES, IMPRIMEURS, SELLIERS, BASTIERS, PEINTRES ET


ÉPERONNIERS DE LA VILLE DE LIMOGES (communauté des) (HV.)
d’azur à un pal d’or

nota : cette association, purement circonstancielle de métiers disparates et créée pour lui soutirer un droit d‟enregistrement d‟armoiries de 50
livres, présenta en 1700 des armoiries probablement inacceptables qui furent remplacées d‟office en 1701 par un écu de type mécanique dont
le meuble unique et un pal

Source : Agfl, p. 90 et 325

MAÎTRES PÂTISSIERS, HÔTELIERS ET CABARETIERS DE LA VILLE DE


TULLE (communauté) (Cor.)
d’argent à une fasce componée d’argent et d’azur

nota : constituée pour la circonstance cette communauté en application de l‟édit de 1696 cette communauté reçut d‟office en 1701, contre
paiement d‟un droit d‟enregistrement de 50 livres, des armoiries de type mécanique dans une série dont le seul meuble était une fasce
componée

Source : Agfl, p. 204

MARCHANDS DE LA VILLE DE BORT (communauté des) (Cor.)


d’azur à un saint Louis roi de France, vêtu à la royale d’or

nota : saint Louis est l‟un des saints patrons des marchands

Sources : Agfl, p. 108 et 222 ; Dusserre, Les saints patrons des métiers et des corporations du Moyen Age au XIXe siècle, p. 41

817
MARCHANDS DE LA VILLE DE LIMOGES (communauté des) (HV.)
d’or à un pal de sable

nota : cette communauté n‟avait probablement pas d‟armoiries avant que l‟édit de 1696 ne lui en impose. Celles qu‟elle présenta pour
enregistrement en 1697 furent refusées avec la mention « à expliquer plus amplement ». Elles étaient probablement si peu acceptables qu‟il
lui en fut attribué d‟office en 1701 dans une série de type mécanique où la seule pièce est un pal

Source : Agfl, p. 49 et 141

MARCHANDS DE LA VILLE DE MEYMAC (communauté de tous les) (Cor.)


d’azur à un saint Louis, roi de France, vêtu à la royale d’or

nota : saint Louis est l‟un des saints patrons des marchands. La communauté des marchands de Meymac (Cor.) présenta une première fois
des armoiries pour enregistrement en 1700 lesquelles furent refusées avec la mention « à expliquer plus amplement ». Remaniées ou mieux
blasonnées elles furent enregistrées en 1701

Source : Agfl, p. 108 et 224

MARCHANDS DE LA VILLE DE TREIGNAC (communauté de tous les) (Cor.)


d’azur à un saint Louis, roi de France, vêtu à la royale d’or

nota : refusées d‟enregistrement une première fois en 1700, car non suffisamment explicites, les armoiries des marchands de Treignac (Cor.)
furent probablement améliorées avant d‟être inscrites dans l‟armorial général en 1701. Le roi saint Louis est l‟un des saints patrons des
marchands

Sources : Agfl, p. 108 et 223 ; Dusserre, Les saints patrons des métiers et des corporations, p. 41

MARCHANDS ÉPICIERS, HUILIERS, CHIRURGIENS, APOTHICAIRES,


BARBIERS ET PERRUQUIERS DE LA VILLE DE TULLE (communauté des) (Cor.)
d’argent à une Notre Dame de carnation, vêtue d’azur et de gueules et couronnée d’or

nota : cette communauté de commerçants créée pour la circonstance présenta à l‟enregistrement en 1700 des armoiries qui reçurent la
mention « à expliquer plus amplement ». L‟année suivante, après mise au point par les commissaires du juge d‟armes de France, elles furent
acceptées

Source : Agfl, p. 108 et 224

MARCHANDS FINS, BROSSIERS ET QUINQUAILLERS DE LA VILLE D’USSEL


(communauté des) (Cor.)

d’azur à une balance d’or surmontée d’une aune d’argent marquée de sable

nota : ces armoiries, probablement mal dessinées ou mal blasonnées, furent « surcises » d‟enregistrement en 1700 avec l‟indication « à
expliquer plus amplement ». Améliorées elles furent reçues contre 25 livres de droits l‟année suivante. La balance et l‟aune expriment le
souci d‟exactitude de ces marchands pour ce qui est des poids et des mesures des produits qu‟ils vendent

Source : Agfl, p. 108 et 223

818
MARCHANDS ORFÈVRES, POTIERS D’ÉTAIN, CHAUDRONNIERS,
TEINTURIERS ET CHAPELIERS DE LA VILLE DE TULLE (communauté des) (Cor.)
d’argent à une fasce componée d’argent et de sable

nota : cette communauté, qui n‟existait vraisemblablement pas avant que l‟édit de 1696 lui impose des armories, en reçut d‟office dans une
série de type mécanique qui avait pour seul meuble une fasce componée

Source : Agfl, p. 204

MÉDECINS ET APOTHICAIRES DE LA VILLE DE SAINT-JUNIEN (communauté des)


(HV.)

d’azur à deux caducées d’argent passés en sautoir et un soleil d’or brochant en cœur sur le tout

nota : probablement créées en application de l‟édit de 1696 ces armoiries jugées mal représentées ou mal blasonnées furent refusées à
l‟enregistrement en 1697 puis finalement enregistrées en 1699 après mise au point par les commissaires de d‟Hozier, juge d‟armes de France
en 1699. Les deux professions ici associées sont symbolisées par deux figures mythologiques : d‟une part le soleil évocateur du dieu
Apollon, bienfaiteur et guérisseur des hommes et d‟autre part le caducée attribut du dieu-médecin Esculape fils d‟Apollon

Sources : Agfl, p. 65 et 130, Chevalier et Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, p. 57 et 155

NOTAIRES DE LIMOGES (communauté des) (HV.)


de sinople à deux cygnes affrontés d’argent soutenus d’une foi de carnation posée et mouvante des
flancs

nota : les notaires de Limoges, qui n‟avaient probablement pas d‟armoiries antérieurement, en créèrent en 1697 en application de l‟édit de
l‟année précédente. Mal présentées ou mal blasonnées elles furent refusées en l‟état. Les commissaires de d‟Hozier, juge d‟armes, les mirent
au point et les enregistrèrent en 1699. Les figures de ces armoiries sont allusives de la charge de notaire : les cygnes affrontés peuvent
figurer les parties au contrat que rédige le notaire et la foi de carnation la confiance que doit inspirer la profession et qui doit exister entre les
contractants

Source : Agfl, p. 65 et 130

PROCUREURS DE LIMOGES (communauté des) (HV.)


d’azur à un saint Nicolas accompagné de deux sacs d’argent

nota : les armoiries que présenta à l‟enregistrement en 1697 la communauté des procureurs de Limoges, furent « surcises » faute d‟avoir
fourni « la figure ou l‟explication des armoiries ». Elles furent mises au point en 1699 par les commissaires de d‟Hozier juge d‟armes de
France. La présence de saint Nicolas (évêque de Myre, + vers 343), connu surtout comme patron des marins et des voyageurs, peut sembler
insolite. Elle peut s‟expliquer par la légende des trois enfants dépecés et mis dans un saloir par un boucher que saint Nicolas découvrit
(jouant ainsi le rôle de procureur) et ressuscita. Les sacs d’argent renvoient à une autre légende de saint Nicolas qui multiplia les sacs de blé
pour mettre fin à la famine qui frappait sa ville de Myre

sources : Agfl, p. 65 et 130 ; Duchet-Suchaux et Pastoureau, La Bible et les saints, p. 241-242

PROCUREURS DE LA VILLE D’USSEL (communauté des) (Cor.)


de gueules à trois barres ondées d’argent

nota : on peut s‟étonner de la présence d‟une communauté de procureurs dans une localité qui devait compter moins de deux mille habitants à
la fin du XVIIe siècle. Ceci s‟explique probablement par le fait que, depuis 1599, la justice ducale de la sénéchaussée de Ventadour avait été

819
transférée d‟Egletons (Cor.) à Ussel et recevait les appels de plus de deux cents juridictions inférieures. Ne possédant pas d‟armoiries cette
communauté de circonstance en reçut d‟office en 1701 dans une série de type mécanique qui avait pour pièces trois barres ondées

Sources : Agfl, p. 108 et 186 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 246-247

SERRURIERS, ARMURIERS, COUTELIERS, TAILLANDIERS ET MARÉCHAUX-


FERRANTS DE LIMOGES (communauté des) (HV.)
de gueules à un pal d’or

nota : communauté un peu plus homogène que d‟autres constituée dans le cadre de l‟édit de 1696 pour recevoir des armoiries, celle-ci avait,
semble-t-il, fourni en 1700 des armoiries qui furent « surcises » avec la mention « à expliquer plus amplement ». Elle en reçut d‟office en
1701 dans une série dont la pièce unique est toujours un pal

Source : Agfl, p. 90 et 142

TAILLEURS, TAPISSIERS, FRIPIERS ET CHAUSSETIERS DE LIMOGES


(communauté des) (HV.)

de sinople à un pal d’or

nota : cette communauté, constituée dans le cadre de l‟édit de 1696 pour en tirer un droit d‟enregistrement d‟armoiries, présenta en 1700,
semble-t-il, un écu qui fut refusé en l‟état avec la mention « à expliquer plus amplement ». La dite communauté n‟ayant pas modifié son écu
il lui en fut attribué d‟office en 1701 un autre de type mécanique dans une série dont la pièce unique est un pal

Source : Agfl, p. 90 et 142

TANNEURS DE LA VILLE DE LIMOGES (communauté des) (HV.)


d’or à une fasce de sinople

nota : les tanneurs de la ville de Limoges mis en demeure de faire enregistrer les armes de leur communauté par l‟édit de 1696, présentèrent
en 1700 un écu créé pour la circonstance qui fut jugé à « expliquer plus amplement » par le bureau d‟enregistrement de Limoges.
Apparemment ils ne le modifièrent pas et, en conséquence, se virent attribuer d‟office des armoiries de type mécanique dans une série dont la
seule pièce était une fasce

Source : Agfl, p. 90 et 143

TEINTURIERS, FOURBISSEURS, GANTIERS, PELLETIERS ET POTIERS


D’ÉTAIN DE LA VILLE DE LIMOGES (communauté des) (HV.)
d’argent à un pal de sable

nota : cette communauté hétéroclite, probablement créée pour la circonstance afin de lui soutirer un droit d‟enregistrement de cinquante
livres, proposa en 1700 des armoiries « à expliquer plus amplement » que les commissaires de d‟Hozier, juge d‟armes de France,
remplacèrent en 1701 par un écu de type mécanique inclus dans une série où la pièce unique est un pal

Source : Agfl, p. 90 et 141

820
C

LES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES

821
ABBAYE DES ALLOIS (HV.)
de gueules à un chevron d’argent

nota : fondée à une date indéterminée l‟abbaye bénédictine de femmes des Allois (commune de La Geneytouse, HV.) existait vers 1140. En
1503 elle comptait plus de 120 religieuses. Au XVIIIe siècle elle connut un déclin de ses ressources et des vocations si bien qu‟en 1750 les
religieuses durent quitter les Allois pour s‟établir au couvent des Grandes Claires dans la Cité de Limoges. En 1701 elles avaient reçu
d‟office un écu de type mécanique créé dans une série avec pour figure unique un chevron

Sources : Agfl, p. 140 ; Cahier de l‟inventaire no 13, Saint-Léonard-de-Noblat, un culte, une ville, un canton ; Lecler, HV., p. 358

ABBAYE D’AUBAZINE (Cor.)


parti : au 1, de… à deux étoiles posées en pal de…, surmontées d’un croissant de… ; au 2, de… à deux
étoiles posées en pal de… surmontées d’un soleil de…

représentation : dans un écusson surmonté d‟une crosse et d‟une mitre au-dessus du jubé de l‟église d‟Aubazine

nota : l‟abbaye cistercienne d‟Obazine fut fondée au XIIe siècle par Etienne d‟Obazine. Les armoiries ci-dessus figurent sur un sceau de 1740

Sources : Bosredon, Sigillographie du Bas-Limousin, II, p.576; Macary, Marie-Madeleine, La Corrèze, p. 202-203

ABBAYE DE BONNEIGUE ou BONNAYGUE (Cor.)


d’or à trois bandes ondées de sinople

nota : l‟abbaye cistercienne de Bonnaygue était située sur le territoire de l‟actuelle commune de Saint-Fréjoux (Cor.). Elle avait été fondée en
1143 par Etienne d‟Obazine sous le patronage de Notre Dame. Elle subsistait encore à la veille de la Révolution. En 1701 elle avait reçu
d‟office des armoiries de type mécanique en payant un droit d‟enregistrement de 50 livres

Sources : Agfl, p. 186 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigeurial, p. 266

ABBAYE DE BONNESAIGNE ou BONNESAGNE (Cor.)


d’or à trois chevrons de sable

nota : cette abbaye bénédictine de femmes, fondée vers 1150, était située dans la paroisse de Combressol (Cor.). Elle fut supprimée en 1790.
Elle avait fait enregistrer ses armoiries en 1698

Sources : Agfl, p. 75 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 287 ; Nadaud, I, p. 576

ABBAYE DE GRANDMONT (HV.)


d’argent au chef de gueules

nota : l‟ordre des religieux de Grandmont fut fondé en 1103 par Etienne de Muret né à Thiers (Auvergne) en 1045. Celui-ci avait été ermite
au village de Muret près d‟Ambazac (HV.) à partir de 1076 et y vécut jusqu‟à sa mort en 1124. L‟année suivante ses disciples transportèrent
son corps à Grandmont (commune de Saint-Sylvestre-La Crouzille, HV.). Cette abbaye eut de nombreuses filles notamment dans le Sud-
Ouest. En 1766 la commission royale chargée de la réforme des ordres monastiques proposa la suppression de l‟ordre de Grandmont. Ce qui
fut fait par une Bulle pontificale de 1772. Après la mort en 1787 du dernier abbé, François Mondain de La Maison-Rouge, le trésor de cette
abbaye, et notamment ses riches reliquaires, fut distribué dans différentes églises du diocèse de Limoges. Les armoiries de l‟abbaye de
Grandmont ne furent pas enregistrées dans l‟armorial général de 1696 pour des raisons qui nous échappent.

Sources : Lecler, HV., p. 741-742 ; Nadaud, II, p. 368

822
ABBAYE DE SAINT-AUGUSTIN DE LIMOGES (HV.)
d’azur à un cœur d’or percé de deux flèches d’argent et enflammé de gueules adextré de la lettre S
d’argent et senestré de la lettre A du même

nota : Les Augustins étaient l‟une des sept communautés religieuses d‟hommes existant au XVIIe siècle à Limoges. Le cœur percé de deux
flèches symbolise l‟amour divin. Ces armoiries, enregistrées en 1699 avec paiement d‟un droit de 50 livres, semblent être celles que
possédait cette communauté avant 1696

Sources : Agfl, p. 45; Lecler, HV., p. 440

ABBAYE DE SAINT-MARTIN DES FEUILLANTS DE LIMOGES (HV.)


de gueules à une croix d’or cantonnée : aux 1 et 4, d’une couronne fermée aussi d’or, au 2 et 3, d’une
coupe (ou ciboires) couverte du même ; au chef cousu de d’azur semé de fleurs de lis d’or

nota : Les Feuillants (ou cisterciens réformés) étaient une communauté instituée « pour instruire le peuple et l‟édifier ». Saint Martin, évêque
de Tours, était l‟un des patrons de la monarchie française. Ceci explique probablement la présence sur cet écu d‟une part, des couronnes et
des fleurs de lis, symboles de la royauté et d‟autre part des coupes couvertes (c‟est-à-dire des ciboires) et de la croix qui évoquent saint
Martin dans son sacerdoce

Sources : Agfl, p. 47 ; Duchet-Suchaux et Pastoureau, La Bible et les saints, p. 224 ; Nouaillac, Histoire du Limousin et de la Marche, p. 228

ABBAYE DE SOLIGNAC (HV.)


abbaye de Solignac : d’or à deux pals de gueules

couvent des religieux bénédictins de Solignac : d’argent à un pal d’azur

nota : l‟abbaye bénédictine de Saint-Pierre de Solignac, HV.), fondée par saint Eloi en 631 subsista jusqu‟à la Révolution. En 1700 elle
présenta pour enregistrement des armoiries qui furent « surcises » avec la mention « à expliquer plus amplement ». Cette demande resta
probablement sans réponse car l‟année suivante les commissaires chargés d‟appliquer l‟édit de 1696 attribuèrent d‟office à cette abbaye
(contre paiement d‟un droit de 50 livres) un écu de type mécanique dans une série où les pièces sont deux pals. La même année le « couvent
des bénédictins de Solignac » reçut un autre écu à un pal contre paiement d‟une taxe de 25 livres. On comprend assez mal ce qui semble être
une double imposition pour la même institution

Sources : Agfl,p. 93, 141 et 148; Lecler, HV., p. 776-778

CHAPITRE DU DORAT (HV.)


traditionnelles : de gueules à deux clés d’argent posées en sautoir et cantonnées de quatre fleurs de lis d’or

attribuées d‟office en 1701 : d’argent à un pal de gueules

nota : l‟abbaye royale de Saint-Pierre du Dorat fut fondée au VIIIe siècle par des bénédictins. Au Xe siècle ceux-ci furent remplacés par des
chanoines. Cette abbaye ne disparut qu‟à la Révolution. Les clés des armoiries traditionnelles sont celles que le Christ remit à l‟apôtre saint
Pierre (« Pierre, je te donnerai les clés du royaume des cieux ») et les fleurs de lis marquent le caractère royal de l‟abbaye. Ce sont peut-être
ces armes que le chapitre voulut faire enregistrer en 1699 mais elles furent refusées en l‟état avec la mention « à expliquer plus
amplement ». Cette mise au point ne fut pas faite car en 1701 le chapitre reçut d‟office des armoiries de type mécanique dans une série au pal

Sources : Agfl, p. 57 et 141. Duchet-Suchaux et Pastoureau, La Bible et les saints, p. 262 ; Lecler, HV., p. 282 -290

CHAPITRE DE L’ÉGLISE CATHÉDRALE DE LIMOGES (HV.)

823
d’azur à cinq fleurs de lis posées trois et deux

nota : ces armoiries furent présentées pour enregistrement en 1697 mais furent refusées en l‟état avec la mention « à expliquer plus
amplement », probablement à cause des fleurs de lis qu‟il fallut justifier. Elles furent définitivement enregistrées en 1699 contre versement
d‟un droit de 50 livres

Source : Agfl, p. 3 et 87

CHAPITRE DE L’ÉGLISE CATHÉDRALE DE TULLE (Cor.)


d’or à trois fasces ondées de sable

nota : ce chapitre ne possédait, semble-t-il, pas d‟armoiries quand il lui en fut attribué d‟office de type mécanique en 1701 avec paiement
d‟un droit d‟enregistrement de 50 livres

Source : Agfl, p. 183

CHAPITRE DE L’ÉGLISE COLLÉGIALE DE SAINT-MARTIAL DE LIMOGES


(HV.)

d’azur à un buste de saint Martial de carnation vêtu et diadémé d’or accompagné de trois fleurs de lis
du même, deux en chef et une en pointe

nota : refusées à l‟enregistrement en 1697, probablement à cause des fleurs de lis avec l‟indication « à expliquer plus amplement », ces
armoiries furent acceptées en 1699 contre paiement d‟une taxe de 25 livres. Ce sont probablement les armes traditionnelles de ce chapitre

Source : Agfl, p. 3 et 87

CHAPITRE DE SAINT-GERMAIN-LES-BELLES (HV.)


d’argent à une bande d’azur accompagnée de six roses de gueules trois en chef posées en orle et trois
en pointe posées en bande

nota : le chapitre de Saint-Germain-les-Belles (HV.) fut créé vers 1365 par le testament de l‟évêque de Tulle Rogier. Ce chapitre de treize
chanoines fut uni en 1754 au chapitre de la cathédrale de Limoges. En 1697 il avait fait enregistrer ses armoiries qui sont celles de la famille
du Rosier (ou Rogier) d‟Egletons (éteinte depuis longtemps, à laquelle appartenait son fondateur, proche parent du pape d‟Avignon Clément
VI

Sources : Agfl, p. 39 et 62 ; Lecler, HV., p. 632

CHAPITRE DE SAINT-JUNIEN (HV.)


d’azur à trois lions de sinople couronnés, lampassés et armés de gueules, deux en chef et un en pointe

nota : les chanoines prébendés de l‟église collégiale de Saint-Junien (HV.), avec à leur tête un prévôt, étaient au nombre de seize. Cette église
abritait le tombeau de l‟ermite saint Junien qui vivait en ce lieu au commencement du VIe siècle. Ce collège de chanoines avait été fondé par
saint Israël (vers 950-1014) originaire de Le Dorat. Il subsista jusqu‟à la Révolution. Les armoiries du chapitre furent enregistrées sans trop
de difficulté en 1699 bien qu‟elles ne respectent pas la règle qui interdit de mettre une couleur sur une couleur. On notera que ces armoiries
ressemblent à celles que fit enregistrer la ville de Saint-Junien la même année (même champ d’azur et aussi un lion couronné mais d’or)

Sources : Agfl, p. 24 et 45 ; Internet ; Lecler, HV., p. 654

824
CHAPITRE DE SAINT-LÉONARD (HV.)
d’azur à un lambel d’argent en fasce surmonté d’un saint Léonard de carnation à demi-corps vêtu
d’une aube d’argent et d’une dalmatique de pourpre semé de fleurs de lis d’or tenant de sa main dextre des
menottes (ou fers de prisonniers) du même et trois fleurs de lis d’or posées deux et un sous le lambel

nota : le collège des chanoines réguliers de Saint-Léonard fut fondé en 1105 autour des reliques de saint Léonard, ermite qui vécut au VIe
siècle. Il prospéra jusqu‟au milieu du XIVe siècle mais souffrit comme le reste de la population de la guerre de Cent Ans, des famines et des
épidémies de la fin du Moyen Age. Ce chapitre subsista néanmoins jusqu‟à la Révolution. Ses armoiries furent présentées à l‟enregistrement
en 1699 mais furent « surcises » avec la mention « à expliquer plus amplement ». Il est possible que l‟explication à fournir ait porté sur la
présence des fleurs de lis qui rappellent que, selon la Vita de ce saint rédigée vers 1030, saint Léonard aurait eu pour parrain le roi Clovis et
aurait obtenu d‟un autre roi Franc la forêt où il établit son ermitage. La version définitive de ces armes fut réglée en 1701. Elles représentent
le saint en buste avec son attribut principal les fers de prisonniers

Sources : Agfl, p. 54 et 114 ; Cahier de l‟inventaire 13, Saint-Léonard-de-Noblat, un culte, une ville et son canton, p.11-13 et 29-30

CHAPITRE DE SAINT-YRIEIX (HV.)


d’or à une croix potencée d’azur chargée de neuf losanges d’argent et cantonnée de quatre triangles de
sable

nota : c‟est vers 560 qu‟Aredius ou Yrieix, né à Limoges, fonda un monastère sur l‟emplacement de l‟actuelle ville de Saint-Yrieix (HV.).
Vers 1090 ce monastère fut érigé en collégiale avec un chapitre de chanoines réguliers qui comptait une trentaine de membres à la veille de
la Révolution qui le supprima en 1790. Les armoiries de ce chapitre avaient été présentées pour enregistrement en 1699 mais ne furent pas
acceptées en l‟état avec la mention « à expliquer plus amplement ». Les armoiries ci-dessus furent enregistrées en 1700

Source : Agfl, p. 42 et 125

CHAPITRE D’UZERCHE (Cor.)


de… à deux clés en sautoir de… surmontées d’une tiare de…

nota : le chapitre d‟Uzerche était placé sous le patronage de saint Pierre dont les attributs sont notamment les clés qui ouvrent et ferment les
portes du ciel et la tiare en tant premier pape

Sources : Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 61

COMMUNAUTÉ DE L’ORDRE DE SAINTE GENEVIÈVE DE FEYTIAT (HV.)


d’azur à un saint Augustin vêtu pontificalement tenant de sa main dextre un cœur enflammé et de sa
senestre sa crosse, le tout d’or, sur une terrasse du même

nota : cette communauté qui fit enregistrer ses armoiries en 1699 semble différente de celle de Notre Dame du Châtenet de l‟ordre de
Grandmont qui avait son établissement au Châtenet (commune de Feytiat, HV.). L‟ordre de sainte Geneviève créé en 1622 par Francesca de
Blosset suivait la règle de saint Augustin. Ceci explique la présence de ce saint avec deux de ses attributs : son cœur enflammé par l‟amour
de Dieu et de son prochain et sa crosse d‟évêque d‟Hippone (Algérie) où il mourut en 430

Sources : Agfl, p. 131 ; Duchet-Suchaux, p. 50-51 ; Internet ; Lecler, HV., p. 334

825
COMMUNAUTÉ DES PÈRES DOCTRINAIRES DE BELLAC (HV.)
d’azur à un buste de saint Charles Borromée de carnation posé de profil, vêtu d’un camail de gueules

nota : selon Lecler « le collège des Pères de la doctrine chrétienne fut fondé par les habitants de Bellac aux dépends de la ville par acte du 11
octobre 1648. Ils étaient trois prêtres, deux régents et un frère. Ils enseignaient trois classes de grammaire grecque et latine ». Il subsista
jusqu‟à la Révolution. Cette communauté avait pour patron saint Charles Borromée (1538-1584), archevêque de Milan et inspirateur du
catéchisme du Concile de Trente, qui fut canonisé peu après sa mort. La communauté de Bellac présenta des armoiries en 1699 qui furent
refusées en l‟état. Après mise au point elles furent enregistrées en 1700 avec paiement d‟une taxe de 25 livres

Sources : Agfl, p. 65 et 130 ; Internet ; Lecler, HV., p. 64

COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES D’AIXE-SUR-VIENNE (HV.)


de sable à un pal d’or

nota : la communauté des prêtres d‟Aixe-sur-Vienne (HV.), qui n‟avait vraisemblablement pas d‟armoiries en 1696, en présenta pour
enregistrement en 1700 mais elles furent refusées avec la mention « à expliquer plus amplement ». N‟ayant pas obtempéré elle reçut d‟office
un écu de type mécanique l‟année suivante dans une série dont la pièce unique est un pal

Sources : Agfl, p. 90 et 142 ; Cassan, Le temps des guerres de Religion, p. 128-131

COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DE BELLAC (HV.)


de gueules à une cloche d’argent bataillée d’argent et sommée d’une croix pattée et alaisée d’or

nota : présentées une première fois pour enregistrement en 1699 les armoiries de ces prêtres communalistes reçurent l‟observation « à
expliquer plus amplement ». Remaniées l‟année suivante elles furent alors enregistrées contre paiement d‟un droit de 25 livres. La cloche et
la croix sont allusives de la prêtrise

Source : Agfl, p. 65 et 130

COMMUNAUTÉ DE PRÊTRES DE BORT-LES-ORGUES (Cor.)


de gueules à un calice d’or

nota : l‟église Saint-Rémi de Bort-les-Orgues (Cor.) avait une communauté de prêtres-filleuls de 16 membres en 1665 qui existait encore en
1700 quand elle présenta des armoiries pour enregistrement. Celles-ci ne furent pas acceptées en l‟état avec la mention « à expliquer plus
amplement ». Probablement remaniées par les commissaires du juge d‟armes de France elles furent enregistrées l‟année suivante. Le calice
est allusif de la fonction sacerdotal

Sources / Agfl, p. 108 et 224 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 358

COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DE LA VILLE DE CHÂTEAUPONSAC (HV.)


d’argent à trois fasces de gueules

nota : ces armoiries de type mécanique furent attribuées d‟office à la communauté des prêtres de Châteauponsac (HV.) qui n‟en possédait
pas avant 1701

Source : Agfl, p. 157

826
COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DE LA VILLE DU DORAT (HV.)
écartelé en sautoir d’or et de gueules à une croix de l’un en l’autre brochant

nota : ces armoiries de type mécanique ont été attribuées d‟office en 1701 à cette communauté de prêtres du Dorat (HV.) contre paiement
d‟une taxe de 25 livres. La présence d‟une croix n‟a ici aucune signification religieuse car dans la même série elle figure sur les armes
décernées d‟office au maire du Dorat, à la veuve Vantaux de la même localité, à Charles Guillaume, président trésorier de France, etc.

Source : Agfl, p. 193 et 194

COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DE LA VILLE DE MAGNAC-LAVAL (HV.)


d’or à trois fasces de sinople

nota : ces armoiries de type mécanique furent attribuées d‟office en 1701 à la communauté des prêtres de Magnac-Laval (HV.)

Source : Agfl, p. 157

COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DE LA MISSION DE LIMOGES (HV.)


d’azur à un buste de saint Charles Borromée posé de profil, la tête de carnation entourée d’un cercle
rayonnant d’or, la camail de gueules et à une bordure de sable chargée de ces mots en caractère d’or
« Sigillum-seminarii-mission-Lemovic. »

nota : ces armes enregistrées en 1697 sont empruntées au sceau de cette communauté qui avait pour patron saint Charles Borromée (1538-
1584) l‟un des principaux artisans de la Contre-Réforme catholique

Source : Agfl, p. 47

COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DE L’ORATOIRE DE LA VILLE DE LIMOGES


(HV.)

d’azur à ces deux mots écrits en lettres d’or Jésus Maria l’un sur l’autre et enfermés dans une couronne
d’épines de sable

nota : créée dans la seconde moitié du XVIe siècle par Philippe Néri, la congrégation enseignante des prêtres de l‟Oratoire fut introduite en
France par le cardinal Pierre de Bérulle (1575-1629). A la fin du XVIIe siècle elle comptait 71 établissements en France dont celui de
Limoges fondé en 1619 dans la rue Manigne. Il fut détruit lors du grand incendie de 1690. Les Oratoriens sont placés sous l‟invocation du
Jésus et de Marie et la couronne d’épines est celle du Christ du Vendredi Saint. Ces meubles sont encore les emblèmes de l‟Oratoire en
2009

Sources : Agfl, p. 4 ; Internet ; Lecler, HV., p.

COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DE LA VILLE DE MEYMAC (Cor.)


de gueules à un calice d’or

nota : Meymac (Cor.) avait une communauté de prêtres filleuls qui comptait 33 membres en 1536. Elle était vraisemblablement moins
nombreuse en 1701 quand ses armoiries, identiques à celle de la communauté de Bort-les-Orgues, furent enregistrées

Sources : Agfl, p. 108 et 218 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 278

827
COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DE SAINT-JULIEN DE TULLE (Cor.)
d’azur à un nom de Jésus d’or enfermé dans un cercle ovale rayonnant du même

nota : l‟église Saint-Julien de Tulle avait depuis le XVe siècle une communauté de prêtres. Vendue comme bien national cette église fut
démolie en 1793. Les armoiries de cette communauté, enregistrées en 1700, sont les mêmes que celles des Jésuites de Tulle

Sources : Agfl, p. 108 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 2

COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DE SAINT-PIERRE DE TULLE (Cor.)


d’azur à un calice d’or

nota : l‟église Saint-Pierre de Tulle, ancienne église paroissiale, fut construite à la fin du XVIIe siècle par les Carmes déchaussés dans un
style classique. En 1700 elle avait une petite communauté de prêtres qui fit enregistrer en 1701 des armoiries allusives. Cette église,
maintenant désaffectée, sert de salle pour les expositions

Sources : Agf, p. 107 et 222 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 2 ; Internet

COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DE LA VILLE DE SAINT-LÉONARD (Cor.)


échiqueté d’argent et d’azur à une croix de gueules chargée de cinq flanchis d’argent brochante

nota : en 1699 cette communauté de Saint-Léonard (HV.) présenta des armoiries, peut-être confectionnées pour la circonstance, qui ne furent
pas agréées en l‟état et reçurent la mention « à expliquer plus amplement ». Remaniées par les commissaires du juge d‟armes de France elles
furent enregistrées en 1700. La croix chargée de cinq flanchis (ou croix de saint André) évoque peut-être symboliquement une communauté
ecclésiastique ou encore les cinq plaies du Christ

Source : Agfl, p. 66 et 131

COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DE LA VILLE DE LA SOUTERRAINE (Cr.)


d’argent à trois fasces de sable

nota : ces armoiries furent attribuées d‟office en 1701 à la communauté des prêtres de La Souterraine (Cr.) qui n‟en avait pas antérieurement.
Elles figurent dans une série de type mécanique dont les pièces sont trois fasces. Dans l‟armorial de 1696 elles précèdent ainsi les armes de la
ville de La Souterraine qui sont identiques aux émaux près

Source : Agfl, p. 157

COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES DE LA VILLE DE TREIGNAC (Cor.)


d’argent à trois croix haussées de sable rangées sur une terrasse du même, celle du milieu plus haute
que les deux autres

nota : à la fin du XVIIe existait dans l‟église paroissiale, Notre-Dame-des-Bans de Treignac (Cor.) une communauté de prêtres filleuls qui
présenta pour enregistrement des armoiries non conformes qui furent refusées en l‟état avec la mention à expliquer plus amplement.
Probablement révisées par le bureau d‟enregistrement de Tulle elles furent acceptées en 1701. Elles représentent le Golgotha avec la croix
du Christ entre celles des deux larrons

Sources : Agfl, p. 106 et 216 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 83

828
COMMUNAUTÉ DES PRÊTRES D’USSEL (Cor.)
d’or à une croix haussée de sable

nota : très simple dans sa conception, on comprend mal pourquoi cet écu ne fut pas accepté en 1700. Néanmoins il fut enregistré l‟année
suivante

Source: Agfl, p. 101 et 218

COMMUNAUTÉ DES RELIGIEUSES DE NOTRE-DAME DE LA VILLE DE SAINT-


JUNIEN (HV.)
d’azur à un Maria composé d’un M et d’un A d’or entrelacés, surmonté d’une croisette et accompagné
en pointe d’un bouquet de trois fleurs du même

nota : cette communauté de Saint-Junien (HV.) fut fondée en 1654 par Claudine de Dreux, épouse de Gédéon de Brettes, chevalier et
seigneur des Cros (commune de Cieux, HV.). Les religieuses issues de la communauté des Filles de Notre-Dame de Limoges s‟y établirent
en 1660. Ces armoiries enregistrées en 1697 proviennent peut-être d‟un cachet ou d‟un sceau de ce couvent. Le M et le A sont les initiales
d‟Ave Maria, premiers mots de la prière traditionnelle à la Vierge, la croisette évoque le Christ et le bouquet de trois fleurs est un hommage
à la Vierge et à son fils

Source : Agfl, p. 44

COMMUNAUTÉ DES RELIGIEUSES DE SAINTE-URSULE DE LIMOGES (HV.)


d’argent à une sainte Ursule de carnation vêtue de sable tenant de sa main dextre un cœur de gueules
transpercé percé d’une flèche en barre d’or et de sa main senestre une palme du même sur une terrasse de
sinople et autour de la sainte écrit en caractères de sable « Sancta Ursula »

nota : enregistrées en 1699 les armoiries de cette communauté proviennent probablement d‟un sceau ou d‟un cachet préexistant. Les
Ursulines de Limoges avaient ouvert en 1620 une école pour les jeunes filles de la ville. Leur couvent fut détruit en 1790 par un incendie
accidentel. Ursule, sainte probablement légendaire, dont le culte n‟apparaît pas avant le IX e siècle, aurait été la fille d‟un roi breton chrétien.
Avant d‟accepter le mariage avec le fils d‟un autre roi, elle fit un pèlerinage à Rome avec onze mille autres vierges. Au retour elles seront
martyrisées à Cologne par le roi des Huns, Ursule étant tuée d‟une flèche. C‟est cet attribut traditionnel avec la palme du martyr que l‟on
voit sur les armes des Ursulines de Limoges

Sources : Agfl, p. 43 ; Duchet-Suchaux et Pastoureau, p. 305-306 ; Lecler, HV., p. 441

COUVENT DES BÉNÉDICTINS DE SAINT-ANGEL (Cor.)


de sable à trois fasces ondées d’argent

nota : ce prieuré dépendait à l‟origine de l‟abbaye de Charroux (Vienne). Il fut par la suite, selon Champeval, rattaché au chapitre de Brioude
(Haute-Loire). Armes mécaniques attribuées d‟office en 1699

Sources : Agfl, p. 184 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 253

COUVENT DE BEUIL ou ABBAYE DE SAINTE-MARIE DE BUEIL (HV.)


d’azur à trois fasces ondées d’argent ; au chef cousu de gueules

nota : cette abbaye fondée vers 1120 était située dans le village de Bueil (commune de Veyrac, HV.). Elle fut très tôt unie à celle de
Citeaux. Elle était sous le patronage de la Vierge. La matrice conservée de son sceau du XIII° siècle représente la Vierge debout portant

829
l‟Enfant-Jésus et tenant de sa main droite une branche terminée par trois fleurs. Les armoiries qu‟elle fit enregistrer en 1698 n‟ont aucun
rapport avec le sceau précité. Cette abbaye subsista jusqu‟à la Révolution et fut vendue avec ses dépendances en 1791

Sources : Agfl, p. 93 ; Lecler, HV., p. 804 ; Nadaud, I, p. 144

COUVENT DES CARMÉLITES DE LIMOGES (HV.)


de sable chapé d’argent la pointe de sable terminée en croix pattée en chef, accompagnée de trois
étoiles à huit rais posées deux en chef et une pointe, de l’un en l’autre

nota : les Carmélites fondèrent un couvent à Limoges en 1618 qui subsista jusqu‟à la Révolution et se reconstitua sous le Concordat. Elles
furent l‟une des premières communautés à faire enregistrer dès 1697 leurs armes qui sont celles de cet ordre religieux créé au XIIIe siècle. La
pointe de sable terminée en croix pattée évoque vraisemblablement le Mont Carmel en Palestine, lieu où fut fondé cet ordre.

Sources : Agfl, p. 7 ; Internet ; Lecler, HV., p. 440-441

COUVENT DES FILLES DE SAINTE-CLAIRE DE SAINT-YRIEIX (HV.)


d’or à une barre de sable

nota : le couvent des filles de Sainte-Claire de Saint-Yrieix (HV.) fut fondé entre 1625 et 1630. En 1675 ces religieuses firent bâtir leur
chapelle. La communauté fut dissoute en 1790 et ses biens vendus. A la fin du XVIIe siècle elle ne possédait pas d‟armoiries. Il lui en fut
attribué d‟office en 1701 en application de l‟édit de 1696 avec un droit d‟enregistrement de 25 livres

Sources : Agfl, p. 146 ; Lecler, HV., p. 757 et 761

COUVENT DES RELIGIEUSES DE NOTRE-DAME DE LIMOGES (HV.)


d’azur à un Maria d’or composé d’un M et d’un A entrelacés sommé d’une croix haussée et soutenue
d’un bouquet de trois fleurs du même

nota : les religieuse de Notre-Dame ou Filles de Notre-Dame de Limoges fondèrent leur monastère en 1634 lequel perdura jusqu„à la
Révolution. Cet établissement fut recréé en 1864. Les armoiries de ce couvent furent enregistrées en 1697. Elles provenaient probablement
d‟un sceau ou d‟un cachet antérieur. Le M et le A ont les initiales d‟Ave Maria, les premiers mots de la prière traditionnelle à la Vierge. La
croix haussée évoque le Christ et le bouquet est un hommage au Christ et à sa mère. Leurs armoiries sont identiques à celles de la
communauté des religieuses de Notre-Dame de Saint-Junien

Sources : Agfl, p. 42 ; Lecler, HV., p. 441

COUVENT DES RELIGIEUSES DE SAINTE-CLAIRE DE TULLE (Cor.)


d’azur à une fasce componée d’or et de sable

nota : cette institution, qui ne possédait vraisemblablement pas d‟armoiries, en reçut d‟office de type mécanique en 1701

Source : Agfl, p. 205

COUVENT DES RELIGIEUSES DE SAINTE URSULE DE TULLE (Cor.)


d’azur à un lis au naturel mouvant d’une touffe d’épines de…

nota : le couvent des Ursulines de Tulle (Cor.) fut fondé vers 1618 et leur chapelle construite en 1630 avec les dons de familles nobles
(Baluze, Fénis, Gorse notamment). Cette communauté existait encore en 1789. A la fin du XVIIe siècle elles ne possédaient

830
vraisemblablement pas d‟armoiries. Elles en présentèrent pour enregistrement en 1700 qui ne furent pas acceptées en l‟état. Celles qui furent
enregistrées l‟année suivante semblent avoir été remaniées par les commissaires du juge d‟Armes de France. Elles évoquent très
indirectement sainte Ursule par le lis au naturel, symbole de pureté et de virginité et par la touffe d’épines qui évoque peut-être le martyr de
la sainte tuée par la flèche du roi des Huns

Sources : Agfl, p. 108 et 218 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 2 ; Duchet-Suchaux et Pastoureau, p. 204

COUVENT DES RELIGIEUSES DE LA TRINITÉ DU DORAT (HV.)


d’azur à un saint Benoît d’argent posé de front et accosté des lettres S et B du même

nota : la première abbesse de cette communauté bénédictine fut Catherine de Biron de Salagnac qui conserva cette fonction de 1624 à 1652.
En 1789 les religieuses étaient au nombre de vingt-deux. Leurs armoiries présentées une première fois pour enregistrement en 1699 ne
furent pas acceptées. Modifiées par leur soins ou par ceux du bureau de Limoges, elles furent enregistrées en 1701. La figure principale est
celle du fondateur de leur ordre

Sources : Agfl, p. 58 et 114 ; Lecler, HV., p. 292-293

COUVENT DES RELIGIEUSES DE SAINT-JOSEPH DE LA PROVIDENCE DE


LIMOGES (HV.)
d’azur à un saint Joseph tenant un petit Jésus par la main, le tout d’argent

nota : la promotion du culte de saint Joseph par sainte Thérèse d‟Avila à la fin du XVIe siècle amena de nombreuses communautés religieuses
au siècle suivant à se placer sous son invocation. Parmi elles on note celle des sœurs de Saint Joseph de la Providence de Limoges fondée
vers 1650 par Marcelle Chambon, dite Madame Germain, « pour l‟instruction des pauvres filles orphelines ». Cette institution qui prit un
développement considérable jusqu‟à la Révolution se reconstitua à Limoges après le Concordat. Ses armoiries, enregistrées dès 1697,
reprennent le type de saint Joseph et l‟Enfant Jésus fixé par Thérèse d‟Avila

Sources : Agfl, p. 9 ; Duchet-Suchaux et Pastoureau, La Bible et les saints, p. 190-191 ; Internet ; Lecler, HV., p. 441

COUVENT DES RELIGIEUX DE DASON ou DALON (Dordogne)


d’or à trois chevrons ondés de sinople

nota : cet établissement religieux, appelé par erreur Dason dans l‟armorial de 1696, était situé dans l‟actuelle commune de Sainte-Trie
(Dordogne) aux confins du Limousin et du Périgord et faisait partie alors de l‟élection de Brive. Première création cistercienne (1114) dans
la région il fut à l‟origine l‟œuvre du clerc périgourdin Géraud de Sales et du seigneur limousin Gouffier de Lastours. Dalon s‟affilia à
Pontigny en 1162 et subsistait encore en 1790. Cet établissement reçut d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique

Sources : Agfl, p. 187 ; Internet

COUVENT DES RELIGIEUX DE GLAVEDIÈRES ou GLANDIER


de sinople à une fasce componée d’or et d’azur

nota : La Chartreuse de Glandier (commune de Beyssac, Cor.) fut créée en 1219 par Archambaud VII, vicomte de Comborn en expiation
d‟un crime. Elle perdura jusqu‟à la Révolution qui vendit ses bâtiments comme bien national. Ce qu‟il en restait en 1839 fut alors racheté par
le juge de paix Lafarge. Son fils y installa une forge et épousa la même année Marie Capelle. L‟année suivante celle-ci, soupçonnée d‟avoir
empoisonné son mari, fut condamnée aux travaux forcés. En 1860 les Chartreux rachetèrent l‟ensemble du site et le reconstruisirent dans la
tradition architecturale de cet ordre. Après leur expulsion en 1904 les bâtiments devinrent propriété de la ville de Paris. Actuellement il
abrite un établissement de travail protégé. Ce couvent avait reçu d‟office en 1701 des armoiries de type mécanique

Source : Agfl, p. 206 ; Internet

831
COUVENT DES SŒURS DE SAINTE-CLAIRE ou CLARISSES ou CLAIRETTES
(HV.)

d’azur à une sainte Claire d’or tenant de sa main droite le Saint-Sacrement (ostensoir) et de sa gauche
une crosse du même

nota : sainte Claire, née à Assise en 1194, se fit à l‟âge de dix-huit ans disciple de son compatriote François et entra chez les bénédictines.
En 1215 elle fonda dans sa ville natale avec l‟aide de saint François un monastère dont elle devint abbesse. Lors des sièges d‟Assise par
l‟empereur Frédéric II dont les troupes comportaient un contingent de Sarrazins, Claire montée sur le rempart de la ville présenta aux
assaillants un ostensoir qui les mit en fuite. La crosse d’abbesse et le Saint-Sacrement font partie des attributs traditionnels de sainte Claire
dans armoiries du couvent de Limoges enregistrées en 1697

Sources : Agfl, p. 11 ; Duchet-Suchaux et Pastoureau, La Bible et les saints, p. 86-87 ; Lecler, HV., p. 441

COUVENT DES SŒURS DE LA VISITATION DE LIMOGES (HV.)


d’or à un cœur de gueules percé de deux flèches d’or empennées d’argent passées en sautoir et chargé
du nom de Jésus d’or à une croix de sable fichée dans l’oreille du cœur, le tout enfermé dans une couronne
d’épine de sinople ensanglantées de gueules

nota : Jeanne Frémyot, grand-mère de Madame de Sévigné, veuve de du baron de Chantal, créa vers 1610 sous la direction de François de
Sales, évêque de Genève et apôtre du Sacré-Cœur de Jésus, une communauté de femmes chargée de visiter et d‟aider les pauvres et les
malades. Cette initiative souleva des oppositions dans la hiérarchie catholique qui voyait d‟un mauvais œil des dames de l‟aristocratie
fréquenter des taudis. Aussi ce groupe initial reçut-il du pape l‟ordre de se constituer en communauté cloîtrée ce qui fut fait dès 1616. Cet
obstacle ne freina pas le développement de l‟ordre qui comptait près de 90 établissements au milieu du XVIIe siècle dont celui de Limoges.
En 1673 une sœur de la Visitation de Paray-le-Monial, Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690), eut la vision du Christ et de son cœur
rayonnant. Vers 1685 devenue maîtresse des novices ses élèves lui dessinèrent le cœur dont elle leur avait parlé. Ce dessin après quelques
modifications se répandit dans l‟ensemble des communautés de l‟ordre et figura notamment dans les armoiries des Visitandines de Limoges

Sources : Agfl, p. 8 ; Internet ; Lecler, HV., p. 441

COUVENT DES SŒURS DE LA VISITATION DE TULLE (Cor.)


mêmes armoiries que celles des sœurs de la Visitation de Limoges

nota : les religieuses de la Visitation s‟étaient installées à Tulle en 1644 et y restèrent jusqu‟à la Révolution

Sources : Agfl, p. 74 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 2

ÉGLISE COLLÉGIALE DE SAINT-ETIENNE D’EYMOUTIERS (HV.)


sceau armorié en 1525 : de… à une lapidation de saint Etienne de…

contre-sceau armorié en 1525 : de… à un saint Psalmet de…

armoiries enregistrées en 1697 : d’azur à un saint Etienne revêtu d’une aube d’argent et d’une dalmatique d’or
tenant une palme du même à la main droite

nota : le chapitre d‟Eymoutiers, fondé en 1011, comptait trente chanoines avec à leur tête un prévôt. Leur église était la collégiale Saint-
Etienne. Claude Seguret, prévôt de 1695 à 1705, fit enregistrer les armes ci-dessus où l‟on voit saint Etienne portant la dalmatique du diacre
et la palme du martyr (il fut tué par lapidation vers 55-60). Saint Psalmet, venu de Grande-Bretagne, créa à la fin du VIe siècle un ermitage
sur l‟emplacement actuel d‟Eymoutiers et devint le patron secondaire de l‟église locale

Sources : Agfl, p. 3 ; Duchet-Suchaux et Pastoureau, La Bible et les saints, p. 135-136 ; Lecler, HV., p. 315-328

832
ÉVÊCHÉ DE TULLE (Cor.)
d’argent à une fasce componée d’argent et de sinople

nota : si l‟évêque de Tulle avait bien des armoiries, son évêché n‟en possédait pas. Celles qui lui furent attribuées d‟office en 1701, avec un
droit d‟enregistrement de 50 livres, s‟inscrivent dans une série de type mécanique dont la pièce unique est une fasce componée. On notera
que l‟évêché de Limoges ne présenta pas d‟armoiries et n‟en reçut pas d‟office

Source : Agfl, p. 204

JÉSUITES DU COLLEGE DE LIMOGES (HV.)


d’azur à un nom de Jésus d’or entouré de rayons du même en forme de bordure ovale

nota : les Jésuites s‟étaient installés à Limoges en 1599 et y avaient ouvert un collège financé par une souscription qui rencontra vif succès
auprès des riches marchands, des officiers des finances et des magistrats. Leur établissement fonctionna jusqu‟à leur expulsion de France en
1763. Leurs armoiries, parmi les premières enregistrées à Limoges en 1697, évoquent le Christ de la Transfiguration et sont parlantes. A
Limoges ils furent remplacés par des Oratoriens

Sources : Agfl, p. 6 ; Cassan, Le temps des guerres de Religion, p. 321 ; Duchet-Suchaux, et Pastoureau, La Bible et les saints, p. 185 ;
Internet

PRIEURÉ D’ANTOY ou TOY-VIAM (Cor.)


d’argent à trois barres ondées d’azur

nota : ces armes de type mécanique furent attribuées d‟office en 1701 au prieuré bénédictin d‟Antoy (commune de Toy-Viam, Cor.). Créé au
XIe siècle, ce prieuré était sous le patronage de saint Jacques en 1598. En 1790 il fut uni à la manse capitulaire de Tulle.

Sources : Agfl, p. 186 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 319

PRIEURÉ D’AURIAC (Cor.)


d’argent à trois barres ondées de gueules

nota : ce prieuré bénédictin (commune d‟Auriac, Cor.) dépendait dès 1285 du monastère d‟Aurillac (Cantal). En 1701 il reçut d‟office un écu
de type mécanique car il ne possédait vraisemblablement pas d‟armoiries. Ses biens furent vendus en 1791

Sources : Agfl, p. 185 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 219-221

PRIEURÉ DE CLÉJOUX ou CLERGOUX (Cor.)


d’argent à trois barres ondées de sable

nota : le prieuré de Cléjoux (en fait Clergoux, Cor.), qui dépendait de l‟abbaye de Tulle, reçut d‟office en 1701 des armoiries de type
mécanique

Sources : Agfl, p. 186, Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 2 et 134

PRIEURÉ DU COUVENT DU CHASTENET (HV.)


d’azur à une Vierge d’argent tenant l’Enfant Jésus sur son bras dextre, sur un croissant d’or

833
nota : Le prieuré du Châtenet était un prieuré d‟hommes créé au XIIe siècle par l‟ordre de Grandmont et situé dans l‟actuelle commune de
Feytiat (HV.). Au XVIe siècle une communauté de femmes suivant aussi la règle de Grandmont remplaça la communauté d‟hommes. Ce
prieuré subsista jusqu‟à la Révolution. En 1697 les religieuses firent enregistrer leurs armes qui représentent classiquement leur sainte
patronne portant l‟Enfant Jésus

Sources : Agfl, p. 49 ; Lecler, HV., p. 334

PRIEURÉ DE COUVRESE ou COUVIÈRES (Cor.)


d’or à trois barres ondées de sable

nota : ces armoiries de type mécanique furent attribuées d‟office en 1701 à ce prieuré probablement situé dans l‟actuelle commune de Port-
Dieu (Cor.)

Source : Agfl, p. 186

PRIEURÉ DE LA DROUILLE-BLANCHE (HV.)


de gueules à deux pals d’argent

nota : le monastère de bénédictines de La Drouille-Blanche (commune de Bonnac, HV.) fut fondé avant 1200. Mais en 1212 ce furent des
religieuses de l‟ordre de Grandmont qui s‟y installèrent. En 1744 cette communauté réduite à sept membres et vivant dans des bâtiments en
partie ruinés fut rattachée au prieuré du Châtenet. La Drouille-Blanche était sous le patronage de la Vierge et de saint Clou. Cette
communauté n‟avait probablement pas d‟armoiries en 1701 car il lui en fut attribué d‟office dans une série de type mécanique à deux pals

Sources : Agfl, p. 149 ; Lecler, HV., p. 108-109

PRIEURÉ DE LA FAGE (Cor.)


de sable à trois bandes ondées d’or

nota : ce prieuré était situé sur le territoire de la commune actuelle de Lafage-sur-Sombre (Cor.) se vit attribuer en 1701 un écu de type
mécanique. Il dépendait de l‟abbaye de La Chaise-Dieu (Haute-Loire) en 1326 et encore en 1760. Il fut vendu comme bien national en 1791

Sources : Agfl, p.185 ; Champeval, le Bas-Limousin seigneurial, p. 229-230

PRIEURÉ DE MAGONTIER ou MASGONTIER (Cor.)


de gueules à trois barres ondées

nota : le prieuré de Magontier (commune de Soudaine-La-Vinadière, Cor.) dépendait de l‟abbaye d‟Uzerche (Cor.) dès 1185. Du XVIe au
XVIIe siècle la plupart des prieurs appartenaient à la famille Hugon

Source : Agfl, p. 186

PRIEURÉ DE MAUZATS ou MAUSSAC (Cor.)


de gueules à la fasce d’or chargée de trois étoiles de sable

nota : ce prieuré dépendait de l‟abbaye cistercienne de Bonnaygue (commune de Saint-Fréjoux, Cor.). En 1701 il fit enregistrer les armoiries
ci-dessus

Sources : Agfl, p. 137 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 266 et 289

834
PRIEURÉ DE PORT-DIEU (Cor.)
d’argent à trois barres ondées de sinople

nota : du XIe au XVIIIe siècle le prieuré de Port-Dieu (Cor.) dépendit de l‟abbaye de La Chaise-Dieu (Haute-Loire). Il comptait douze
moines régis par un grand-prieur. En 1753 il fut uni au chapitre de Brive

Sources : Agfl, p. 186 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 371-372

PRIEURÉ DE SAINT-LÉONARD (HV.)


d’or à deux barres de sinople

nota : il s‟agit vraisemblablement du prieuré-cure de Saint-Etienne qui était situé dans la ville de Saint-Léonard-de-Noblat (HV.). Il fut
rattaché en 1446 au monastère de Saint-Léonard. Le dernier curé-prieur semble avoir été Jean Veyrier de Maleplane nommé en 1773. Ce
prieuré n‟avait vraisemblablement pas d‟armoiries avant qu‟il en reçoive d‟office de type mécanique en 1701 dans une série constituée de
deux barres

Sources : Agfl, p. 153 ; Lecler, HV., p. 677

PRIEURÉ DE SAINT-VICTOUR (Cor.)


d’or à trois bandes ondées de gueules

nota : le prieuré de Saint-Victour (commune de Saint-Victour, Cor.) dépendait de l‟abbaye de Meymac (Cor.) depuis 1300. Son dernier
prieur fut nommé en 1784. Les armoiries ci-dessus lui furent attribuées d‟office dans une série de type mécanique e en 1701

Sources : Agfl,, p. 186 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 376

PRIEURÉ DE VENTADOUR (Cor.)


d’azur à trois barres ondées d’argent

Fondé vers 1058 par un vicomte de Comborn ce prieuré était situé dans la commune actuelle du Moustiers-Ventadour (Cor.). Il relevait
jusqu‟au XVe siècle de l‟ordre de Cluny. En 1692 il dépendait du monastère de Beaulieu-sur-Dordogne (Cor.). Dépourvu d‟armoiries il en
reçut d‟office de type mécanique en 1701

Sources : Agfl, p. 186 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 113

PRIEURÉ DE VEDRENNES (Cor.)


d’azur à trois bandes ondées d’or

nota : ce prieuré, qui existait en 1285, dépendait de l‟abbaye de La Chaise-Dieu (Haute-Loire). Il était situé dans l‟actuelle commune
d‟Egletons (Cor.). En 1701, ne possédant probablement pas d‟armoiries, il lui en fut attribué d‟office de type mécanique. Il subsistait encore
vers le milieu du XVIIIe siècle

Sources : Agfl, p. 186 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 108-109

835
RELIGIEUSES DE SAINT-BERNARD DE TULLE (Cor.)
de gueules à une fasce componée d’argent et de sinople

nota : les Bernardines de Tulle s‟installèrent dans cette ville en 1661. Leur couvent fut achevé en 1662. Elles le quittèrent vers 1750. Les
armoiries ci-dessus leur furent attribuées d‟office dans une série de type mécanique en 1701 contre paiement d‟un droit de 25 livres

Sources : Agfl, p. 206 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 2

RELIGIEUSES DE NOTRE-DAME DE SAINT-LÉONARD (HV)


d’azur à deux lettres M et A entrelacées surmontées d’une croix d’argent et soutenues de trois clous de
la Passion appointés, l’ensemble enfermé dans un cercle rayonné, le tout d’argent

nota : le couvent des Filles-Notre-Dame fut construit entre 1652 et 1697 au sud de la collégiale de Saint-Léonard. Désaffecté à la fin du
XVIIIe siècle, ses bâtiments subsistent en partie en 2012. Les armoiries de cette communauté furent présentées et enregistrées en 1697. Les
meubles ont tous une signification religieuse qu‟il s‟agisse de l‟Ave Maria (AM), des clous de la Passion du Christ et de la croix

Sources : Agfl, p. 58 ; Cahier de l‟inventaire, nO 13, Saint-Léonard-de-Noblat, une ville…, p. 46

RELIGIEUX DE SAINT-BENOIST DE RIGIVAS (Cor.)


d’argent à un saint Benoist de carnation contourné, vêtu de l’habit de son ordre de sable, tenant de sa
main dextre une crosse d’or et de sa senestre un livre du même

nota : situé dans le Bas-Limousin ce prieuré n‟a pu être localisé plus précisément. Peut-être était-il situé à Reygade, ou à Rigieix, hameau
disparu de la commune d‟Auriac, (Cor) où existait un prieuré bénédictin depuis le XIIIe siècle. Il fit enregistrer ses armoiries allusives en
1697. La représentation de saint Benoît est traditionnelle : coule de moine bénédictin, crosse d‟abbé et livre contenant la Règle de l‟ordre
qu‟il avait rédigée

Sources : Agfl, p. 78 ; De La Torre, Corrèze, guide complet, Auriac ; Internet

RELIGIEUX DE VALLETTE (Cor.)


d’azur à un chevron d’or accompagné en chef de deux fleurs de lis du même et en pointe d’une croix
d’argent

nota : cette communauté cistercienne était établie depuis 1143 sur le territoire de l‟actuelle commune d‟Auriac (Cor.). Elle fit enregistrer ses
armoiries 1698. Elle existait encore en 1776 quand on fit l‟inventaire de ses biens et de ses revenus. Les vestiges de son prieuré sont noyés
sous les eaux du barrage de Chastang (Cor.)

Sources : Agfl, p. 73 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 222 ; De La Torre, Corrèze, Guide complet, Auriac

RÉVÉRENDS PÈRES JÉSUITES DE TULLE (Cor.)


d’azur à un nom de Jésus d’or dans un cercle ovale rayonnant d’or

nota : les Jésuites s‟établirent à Tulle en 1620 et y restèrent jusqu‟à leur expulsion de France en 1763. Leurs armoiries avaient été
enregistrées en 1700

Sources : Agfl, p. 108 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 2

836
SÉMINAIRE DE LIMOGES (HV.)
d’azur à un Maria d’or entourée d’une ovale rayonnante du même

nota : ces armoiries furent présentées et enregistrées en 1697

Source : Agfl, p. 114

SÉMINAIRE DE TULLE (Cor.)


d’azur à un Jésus Maria d’or

nota : les armoiries de ce séminaire furent enregistrées en 1698 contre paiement d‟un droit de 25 livres. Il s‟agit probablement du séminaire
des ordinants de la congrégation de saint Sulpice construit en 1697 sous le patronage de Notre-Dame et de saint Sacerdos

Sources : Agfl, p. 69 ; Champeval, Le Bas-Limousin seigneurial, p. 2 et 3

837
838
III

TABLE HERALDIQUE DE L’ARMORIAL GENERAL DU LIMOUSIN

FAMILLES ET COMMUNAUTÉS

839
A
Abeille entre les lettres P et M : Mazau

Abeilles (2) accostant un sapin : commune de Bugeat

Abeilles (3) : Brugière de Farsat, commune de La Roche-L‟Abeille

Abeilles (3) chargeant un pal : Tulles branche du Bas-Limousin

Agneau : Coudert de Sardent, Coudert de La Villatte

Agneau pascal : Castel, Teyssier de Mazel

Agneau pascal tenant un gonfanon : Calignon

Agneau passant accompagné de trois glands et d’une abeille entre les lettres P et M : Mazau

Aigle : commune d‟Allassac, Alziary de Roquefort, Arbonneau, Ardit, Bastard de Saint-Denis contemporaines,
Baubiad, Beaufay, Beaumont, commune de Bellechassagne, Boulhon, Brandon, Brethon, Briguot, Brigueil,
Broulhaud, commune de Chabrignac, commune de Chartrier-Ferrière, Chastillon, curé de Mestes, Durand de La
Saigne, Feuillade, Forsat, Fortia, Guybert, , Jouven, La Baume branche aînée, La Baume de Foursac, La Font
1699, La Celle, Laigle, Lamanec Antoinette, La Rye, Lasteyrie du Saillant, Le Meingre dit Boucicaut, Magy,
Maleden d’Hardy 1697, Miomandre nobles, Mons, Montmorillon, Morin de Montchenu, Noalher N… 1667,
Noalher de Bailes, Pineton de Chambrun autres armes, Ronchevol, Ruaud N… 1601, Saincthorent Creuse,
Sereilhac, Tabaud 1701, Vayres autres armes, Verninac de Saint-Maur, Vincent

Aigle accompagnée de :

un croissant : de Mauple

une étoile : Priezac

un soleil : Tronchay de Vayres famille

deux étoiles : Chavepeyre 1653

trois cœurs : Reynier Marie

lettres M, R et I : Ruaud Marcial 1641

Aigle regardant un croissant : Dufaure 1700

Aigle bicéphale : Aigle, Boulonnois, Brémond d‟Ars, Gourdeau, La Laurencie, La Jonière, Lascaris de Teznde,
Parjadis, Reynie, Ruaud du Chaseau N…, Ruaud Jean 1697

Aigle bicéphale couronnée : Chastenet de Puyferrier, Gérald de Faye

Aigle bicéphale posée sur une montagne : Mongrut

Aigle brochant sur :

trois fasces : Saint-Exupéry de Saint-Chamans

fascé de six pièces : commune d’Auzances

Aigle cantonnée de quatre étoiles : Chauveau

840
Aigle couronnée tenant une épée ondée : Gentil de Labreuille

Aigle couronnée empiétant un poisson : Lage

Aigle empiétant un poisson : Bardon fils 1645

Aigle chargeant un chef issante de la partition : commune d’Ambazac

Aigle regardant une étoile : Aubert de Tourny

Aigle soutenue de deux triangles vidés et entrelacés : Langlade, commune de Saint-Julien-près-Bort

Aigle surmontée de trois étoiles : Baud de Lesserie

Aigle surmontée d’un lion : Brethon

Aigle surmontée d’un soleil : Magy

Aigle tenant un épi de blé : Guérin médecin

Aigle à tête de femme : Lamy de Loury

Aigles accompagnant un chevron (2) : Mourilheras

Aigles accostées (2) : Destouff-Milet de Mureau, Hecquard

Aigles en fasce (2) accompagnées des lettres A et G : Grenier A.

Aigles (3) : Laurens de Lézignac, Saint-Astier famille

Aigles (ou alérions) (3) : Verneuil de La Bonne

Aigles (4) : Blond ou Blom

Aiglettes (3) : Lestaubière, La Trémoille, Mosnard, commune de Villefavard

Aiglettes chargeant un chevron (7) : Pastoureau de Puymode

Alcyon sur une mer : Tixier

Alérions (2) : Fougeras ou Faugeras

Alérions (3): Lambertye 1811, Lorraine Claude de, Mortemart de Boisse François, Rochette, Rohan-Levis

Alérions (16) : Montmorency-Laval

Alouette s’essorant et regardant un soleil : Souloyte

Amandes (3) : Carlier

Amandes (4) : Brion d‟Armentières

Amphistères (2) : Baillet, Rivet 1808 et 1810

Ancolies (2) : Ducros

Ancolies (3) : Boberil

Ancre : Bardoulat, Breuil d‟Ars, Desprez, Farginel de Larzac, Le Borlhe, Meynard de Lafarge baron

841
Ancre accostée des lettres T et C : Clément T 1640

Ancre et croc en sautoir : La Rivallière de Frauendorf

Ancres adossées (2) : Desbories de Froidefond

Ancres en sautoir (2) : Foucauld de Saint-Germain-Beaupré amiral

Ancre plongeant dans une mer : Clément 1670

Ancre posée sur une montagne accostée de deux étoiles : Clément J 1644

Ane à mi-corps : Nadaud P. 1602

Ange posé sur un globe : Colin dit l‟Angelaud

Ange portant un rameau : Valladon

Ange auréolé surmonté d’une étoile tenant une épée et un livre : Duquesnay évêque

Anges (ou chérubins) (3) : Millanges

Anille : Bourgeois de Jessaint

Anneau : Arsonval, Bregefer, Cibot chanoine1603, Jabach

Anneaux (2) : Lecamus de Moulignon

Anneaux (3) : Vézy de Beaufort, Coskaër dit La Vieuville

Annelet : Audebrand Anthoine, curé de Vayres

Annelets (3) : Garreau Aubusson, Marcetteau, Périer

Annelets (3) chargeant un chef : Lépine

Annelets chargeant une fasce (3) : Janailhac

Annelets entrelacés (3) : Rondeau Jacques 1699, Rondeau Guillaume 1699

Annelets (5) : Lépine, Rondeau Jean 1701

Annelets (6) : Caillebot de La Salle

Annelets en orle accompagnant un croissant (8) : Veyriaux

Annelets (semé de) : La Charlonnie de Blotais 1668

Arbre : Abadie d‟Arboucave, Abadie de Chercorat, Algay, Andrieu de La Mazière, Auboux, Avril de
Rocquelier, Bardet, Bardinet Pierre, Beaufort, Benoist Pierre, Berger, Besse chapelier, Beynact, Blondeau 1657,
Boisse 1679, Boysse épouse Lagrange, Boutaudon, Boy de Lacombe, Boylaud, Boys, Brisset Nicolas,
Buseyrout, Ceyrac, Chavagnac, Chavanat, Colin, Chermartin, Clavaud de Masbertrand, Cognace, Comte sieur
de Beyssat, Comte sieur de Monceau, Constant, Degorseix, Delachanaud, Delavavault, Delavault 1628,
Delplanche-Lafond, Desmaisons 1679, Du Bois sieur du Vert, Du Bois N…1650, Dubois Joseph 1697, Duboys,
Du Boys de Meyrignac, Dufaure de Murat, Dufour N…, Gentil épouse Degorsses, Freyssanges, Dubois, Dubois
Pierre, Du Boys Pol 1640, Fossiat, Graffeuil selon Guillaume Revel, Gris, Johanaud, Jouvenel, Jupile, La
Brousse, Lacombe, Lacombe prêtre, Lafond de Saint-Mûr, Lamy de Croix-Verd, La Quintinie, La Tranchardie,
Le Bloys, Leychoussier prêtre,Loubrayrie, Macé 1601, Maisonneufve, Malevergne, Malevergne Pierre,

842
Marchandon, commune de Meyrignac-L‟Eglise, Mérigot, Petit, Pichon 1657, Proximard, commune de Saint-
Dezéry, Saleys 1650, Sapin Marien 1880, Segond prêtre, Teulier Pierre 1653, Toulzac, Touriaud, Varachaut
1697, Verdier, Verdier armes contemporaines, Vergier Pierre 1640, Vigenaud 1603, , Vigier curé, Yvernaud
Louis, Yvernaud E.

Arbre (ou mai) terrassé, adextré d’un lis de jardin et senestré d’un chien assis : Dumay

Arbre terrassé adextré d’un lion contourné et senestré d’un bouquet de trois roses : Materre, commune de
Saint-Martin-Sepert

Arbre accompagné de :

un croissant : N… Vigenaud vers 1657

une étoile et un croissant : G. Vigenaud 1657

deux arbres plus petits : Rouvery

deux étoiles : Chaumeys 1658


deux merlettes : Tenant de La Tour selon d’Hozier

trois croissants : Forest François greffier

trois étoiles et des lettres F et D : Dufaure vicaire 1666

cinq étoiles : Brunier

des lettres I et D : de Meilhac

trois pigeons : Pinchaud

Arbre accosté de :

un soleil et une lune : Maury

deux branches : Martin dit Le Bizouard

deux étoiles : Bardet, Blondeau de Laurière 1657, Couder, Le Comte de Beyssac, Voureys famille

deux et trois étoiles : Delachenaud

accosté de deux maisons et surmonté d’une étoile : Desmaisons Jean 1657

deux roses : Menudier

lettres A et L : Lombardie Anne

lettres F et G : Farne Gabriel

lettres G et M : Malavernie

lettres I et D : Dubois N… 1653

lettres I et G : N… gendre de Montjauvy,

lettres I et J : Farne J.

lettres I et L : Lombard Solignac

843
lettres L (2) : Lombardie Léonard

lettres M, P et M : Mensat notaire

lettres R et R : Rouvery

deux lions affrontés : Brival de Lavialle, Malevergne de Fressiniat, Perrière de Chartreix

deux lions affrontés sur une champagne de rochers : Perière N…

deux lions affrontés sur une terrasse : Perière du Vignaud

Arbre arraché : commune de Cublac, Defaye, curé de La Mazière, du Miral Dominique 1698, du Miral de La
Tour, Laramade de Friac, commune de Laroche-près-Feyt, Riols de Fontclare, Rousset élu 1633, commune de
Saint-Julien-le-Pèlerin

Arbre arraché accompagné de trois étoiles : commune de Lestards

Arbre arraché la tête en bas les racines surmon:tées d’une croissant et accompagné de trois étoiles :
Veysierre

Arbre brochant sur une maison à deux tours : Desmaisons vice-sénéchal du Limousin 1674

Arbre cantonné des quatre lettres initiales MLDH : Dhauliéras

Arbre chargé : Beyssac, Bonneysset, Comte, Comte Pierre,

Arbre chargé d’une rose sur le milieu tronc : Segond 1556

Arbre portant un nid avec des petits oiseaux : Pétiniaud

Arbre passant par la pointe et sortant par l’oreille d’un cœur : Segond Antoine 1697

Arbre au lion brochant dont la queue entortille le tronc de l’arbre : Deplanche-Lafond, Faulte 1602

Arbre au lion passant derrière le tronc et l’enroulant de sa queue : Faulte 1696

Arbre au pied duquel est est couché un lion entortillant l’arbre de sa queue : Petit Joseph

Arbre effeuillé et chargé d’une rose sur le haut du tronc : Segond 1627, Segond Bonnaventure 1627

Arbre fruitier : Berger

Arbre issant d’un cœur et accompagné de trois étoiles et des lettres F et D : Dufaure vicaire 1666

Arbre mouvant d’un croissant chargé de deux étoiles : Laramade de Friac autres armes

Arbre sommant : un pont à cinq arches : Merigot

un rocher : Loubrayrie

Arbre sommé d’une colombe: Le Comte de Beyssac, Comte sieur de Monceau

Arbre sommé d’une étoile : Vigenaud 1603

Arbre sommé d’un oiseau : Clavaud de Masbertrand

Arbre soutenu de :

844
un cœur et accosté de deux étoiles : Leychousier prêtre

une étoile : Baju

un croissant entre deux étoiles : Brival de Lavialle, Farne N… 1645, Gentil épouse Degorsses

un croissant et accosté des lettres I et L : Lombard Solignac

Arbre surmonté de :

une étoile : Constant notaire 1643, Dumonteil

une étoile entre deux croissants : Boylaud

trois étoiles et accosté des lettres I et C : Chaumeix 1670

un croissant : Charpentier de Belcourt

Arbre fruité surmonté de trois étoiles : du Miral Jean-Martial 1698

Arbre sec : Rousset 1655

Arbre sec surmonté de trois croissants : Macé 1666

Arbre tortillé d’un serpent : Bouverye

Arbres (2) : Airolles, Coussy, Teulier dit Mensat

Arbres (3) : Audonyl, Baju, Deschamps 1600, Granchant, commune de Guéret, Buysson, Rouvery, commune de
Saint-Hilaire-Peyroux

Arbres (3) celui du milieu plus haut que les deux autres : Dubois famille du cardinal1697

Arbres arrachés (4) : Buysson

Arbres (5) trois grands et deux petits : Desflottes Léonard

Arbres en rangée (6) : Varacheau

Arbres en semé : Eyssarteau, Forest Antoine

Arbres en semé traversés par un chemin de terre : Vaulbrune

Arbres identifiés :

Amandier à trois branches fruité de trois amandes : Miomandre roturiers

Arbousier : commune de Saint-Merd-les-Oussines, Veyny d‟Arbouze

Bouleau : Besse, Besse de Meymont, Beyssac, Le Comte de Beyssac, commune de Saint-Augustin

Cerisier ou guignier : Guy de Favelon

Cerisier accompagné des lettres J et S : Siriey

Châtaignier : Castaignat, Chastenet familiales, Lachaud de Treignac

Châtaignier accosté de deux lions affrontés : Chastagnac receveur, Chastaignat grand prévôt

Châtaignier accosté de deux lions adossés : Chastaignat trésorier de France

845
Châtaignier accosté de quatre mouchetures d’hermine : Chastenet 1699

Châtaignier sur une terrasse avec un lion couché au pied : Goursaud de Merlis

Chêne : Bardoulat de La Salvanie, Boislinard, Chenaud Limoges, Desmaisons, Dupont de L‟Etang, Faure
de Chassaigne, Gilibert, La Salvanie, Moreau conseiller 1700, commune de Palazinges, Plantadis,
Sanegrand

Chêne soufflé par deux vents : Chassaing de Fontmartin

Chêne arraché : Lavau, Marcoul de Montmagner

Chênes (2) accostant le monogramme VICQ : commune de Vicq-sur-Breuilh

Chêne (3) en bande : commune de Chénérailles

Cognassier : Cognace

Houx accosté de deux étoiles : Graffeuil selon Nadaud

Frêne : Farne J., Farne Gabriel, Farne N…, Fressanges

Frêne issant d’un croissant et accompagné de trois étoiles : Fraisse Vincent

Frênes (3) : commune de Berneuil

Fusain : Fusembert

Genêt accosté de deux étoiles : Geneyty

Genêt accompagné d’un oiseau : Genesy

Genêts ou branches de genets (3) : du Champ de La Geneste

Genévriers (3) celui du milieu sommé d’une étoile : Génébrias

Hêtre : Faudoy, Faulte Pierre 1616, Faulte François 1648, Faulte 1696, Faulte J.J 1774, Faure dit
Chando, Fossiat

Hêtres (3) : commune de Breuilaufa

Laurier : Lau

Laurier arraché : Larfeul, du Laurier

Laurier issant d’un croissant : Montgibaud, commune de Montgibaud, Verdier François

Mûrier : Tardivet, Morillac

Orme : Humières

Orme arraché : Dalmais

Orme arraché les racines posées sur un tourteau : Loménie

Noyer : La Nouave, Naujat, Nogaret de La Valette,

Palmier : Paignon de La Borie de Lascaux, Pantadis

846
Palmiers (2) : Lomonerie

Peupliers (3) : commune de Guéret

Peupliers en sautoir et en pal (3) : Ludière

Pin : Cours, Lespinasse 1641, Tenant de La Tour selon d’Hozier

Pin accosté de deux croissants : Rupin

Pin accosté de deux fleurs de lis : Léon XIII (Pecci)

Pin chargé d’un écusson : Lespinasse comte de Pébeyre

Poirier : Périer

Poirier accosté des lettres M et P : Perier Marcial

Pommier accompagné de deux étoiles : Pomarel

Pommier arraché où s’enroule un serpent : Sapientis

Prunier : Prunier

Pin : Lamy de Boiscouteaux, Pigne, Pinot président 1642, Rupin, Spinasse de Puyberre, Veyny

Pin sur un rocher : Pinot N… Aixe-sur-Vienne 1648

Pins (3) : Debeaune, La Bachellerie de Veix 1701

Sapin : Sapin famille, Sapin de Belair, Sapin de Truffy

Sapin accosté de deux abeilles : commune de Bugeat

Saule : Saleys Pierre 1556, Saleys l’aîné 1650

Saule accompagné des lettres P et S sur une terrasse : Saleys P. 1602

Saule pleureur : Dupuy de Saint-Florent

Tilleul : Dumonteilh, Teillac 1701

Vergne (ou aulne) : Auvergne, Boislinard, Joubert seigneur de La Vergne, Malavernie, Verninac autre
branche, commune de Verneuil-Moustiers

Arbrisseaux (3) : commune de Boisseuil

Arbustes à 5 branches fleuries avec deux oiseaux : Jaubert

Arc : Meynard de la Cité 1601 et 1627, Villardz, Ardict

Arc couché, cordé et fléché soutenu d’une boule accompagnée de neuf quilles : commune de Châlus

Arcs passés en sautoir (2) : commune de Saint-Léonard

Arc-en-ciel : Arbonneau, Nardonnet

Arche d’Alliance : Darche N…

Arche d’Alliance surmontée de deux étoiles : Commarque

847
Arche de Noé : Arche, commune de Larche

Arche de Noé sur une rivière : Arche

Arche de Noé sur des ondes surmontée d’une colombe : Borye des Renaudies, du Miral Dominique 1698

Arche de pont : Pont

Ardillons (2) : Ardelier

Argent plain : des Gouttes modernes, Prunh, Villars, Ségur, Ségur 1808, Ségur 1824, commune de Ségur-le-
Château

Arlot (ou grappe de raisins) : Arlot de Frugie

Asperges (3) : Aupetit

Aumonière : Gibecier

Aune surmontant une balance : communauté des marchands fins d‟Ussel

Autruche tenant un anneau dans son bec : Bregefer

Aviron : Dequeiraux

Azur plain : Boisgelin, Villars

848
B

Badelaire accosté de deux fleurs de lis : Paute

Badelaires posés en bande l’un sur l’autre (2) sur un échiqueté : Pot Palamède

Badelaire tenu par un dextrochère : Villelume de Sombreuil

Bague tenue par deux mains : Boutineu (ou Boutineau) 1603, Boutineau 1696

Balai surmonté d’une étoile : Penot de la Sainte-Croix

Balance : Curel

Balance accompagnée de deux étoiles et d’un cœur : Balan

Balance à deux plateaux soutenue d’une épée : Juge de Saint-Martin

Balance soutenue d’une verge entourée d’un serpent : Cabanis, commune d’ Yssandon

Balance surmontée de:

une aune : communauté des marchands fins d‟Ussel

un œil : Ballet

Balance tenue par une main sortant d’une nuée : Guillemet

Balances l’une sur l’autre (2) : Malvin de Montazet

Ballot : Nadaud 1600

Banc accompagné de trois étoiles et d’un croissant : Dubanc

Bande : Argentaud, Ars, Augerolles de Saint-Polgues, commune d‟Ayen, Bar, commune de Bassignac-le-Haut ,
Bridiers de Bethenet, Bridiers vicomtes, commune de Bénévent-L‟Abbaye 1701, Cibot chanoine 1701,
Champeaux, curé de Champsac, curé de Chirac, le curé de Marsac, curé de Mourioux, curé de Sangon,
commune de Collonges-la-Rouge,commune de Darazac, Del Peyroux, Denoyon chanoine 1701, Dupuy des
Boiges 1698, L a Baume-Saint-Amour, La Chatonie, La Majorie de Soursac (1et 4), commune de Larche, La
Villate, Lentilhac, Macquart, Malabay 1701, Maschat anciennes, Mestivier, Michel de Laverine, Mottier de La
Fayette, Noailles, commune de Noailles, Panneveyre branche aînée XIXe siècle, Puiffe, commune de Reygade,
Rousiers ou Roziers 1701, commune de Saint-Germain-les-Belles, commune de Saint-Yrieix-le-Déjalat,
commune de Sarran, Sauzet Charles 1701, Sermur, Simon chanoine 1701, Trompondon

Bande abaissée chargée de trois lionceaux : commune d’Azat-le-Ris

Bandes (2) : Bourdicaud N… 1701, Buisson, Chevard, curé de Dournazac, curé de Lésignas- sur-Gorre, curé de
Saint-Jean-Ligoure, Damas de Vaux, commune d‟Eymoutiers 1701, Ferrières de Sauveboeuf marquise 1701,
Garnier de Labareyre, Lage Pannet, La Cour, La Couldière, N… La Loüe de La Villatte 1701, Lenclave de
Nexon, Leschausier 1701, Lestable, Marcialot lieutenant 1701, Pie IX, Prévost, Orlhac

Bandes (2) accostant une jumelle : commune de Combressol

Bandes (3) : Arnaud de Pebeyre, Barry, commune de Bassignac-le-Bas, Beaufranchet, Béron d‟Oche,
Chauvigny de Blot, commune de Chirac-Bellevue, Comborn, Couzances, curé de Montbrandeix, curé de Peyrat-

849
de-Bellac, curé de Saint-Barbant, curé de Saint-Bonnet, curé de Saint-Gence, Destang, Douhet prieur, commune
d‟Eygurande, Gain de Linards et de Montaignac, Jary, La Majorie de Soursac (2et3), commune de Lamazière-
Basse, La Roche du Rouzet, Lavaux, Marchandon N… 1701, commune de Mars-la-Tour , Maynard de
Chaussenejoux xivEs, commune de Noailhac, commune de Rilhac-Treignac, commune de Saint-Eloi-les-Tuileries,
commune de Saint-Pardoux-la-Croisille, Salignac de La Mothe-Fénélon, Senigon après 1720, Scorailles, Thoire-
Villars, Tournemire contemporaines, Verine

Bande abaissée chargée de trois lionceaux et accompagnée de trois fleurs de lis : commune de Le Dorat

Bande bordée et ondée : Fricon de La Ligne 1699

Bande d’hermine accostée de quatre étoiles : Voysin de Gartempe autres armes

Bande bretessée : Châteaubodeau Gabrielle 1701

Bande bretessée et contre-bretessée : commune de Dun-le-Palestel 1860

Bande chevronnée de dix pièces : commune de Laguenne

Bande componée : Montbel selon Lecler, Rohan-Lévis (Evreux)

Bande componée brochant sur un lion : Montbel selon Jougla

Bande componée avec étoile sur premier compon : Briçonnet

Bande coupée et chargée d’un poisson : Belloc de Chamborant

Bande d’argent cousue de sable : Vassinhac d‟Imécourt

Bande brochant :, Aubert de Bulbon, Bourbons comtes de la Marche avant 1361, Brossard N… curé ,
Bruchard, commune de Châtelus-Malvaleix, Chapelle de Jumilhac J.B. , Coudert des Fougères, de Coux,
Escoubleau, Giraudet, Kardérian, Lagarde d‟Auberty Martial, La Garde de Montlezun

Bande brochant sur :

un burelé de 10 pièces : Gimel branche aînée, commune de Gimel, commune de Saint-Bazile-de-


Meyssac, commune

Saint-Jal

un champ d’hermine : commune de Saint-Mathurin-Léobazel

un chef : Foucher

une croix chargée de cinq chicots : Ponce

un cerf passant : Servientis capitouls de Toulouse

un fascé : Serviers

un lion : commune de Beyssac

un losangé : Trapes

pal accosté de six étoiles : commune de Lagarde-Enval

semé de fleurs de lis : département de la Creuse

Bande denchée brochant sur cinq points équipolés de quatre : Fournier

850
Bande écotée : Lescheraine

Bande en divise : Bourbon-Busset

Bande enfilant trois couronnes ducales : Dufaure de Lajarte

Bande engrêlée : Fricon, Montchenu

Bande engrêlée chargée d’une aigle d’azur : Morin de Montchenu

Bande frettée : Evrard Jean,

Bande fuselée : Belloy

Bande ondée brochant sur un parti et chargée d’un lambel : La Roche de Beausaint

Bande vairée : Rousseau

Bande accompagnée de :

une anille et une étoile : Bourgeois de Jessaint

biche et une étoile : La Biche sieur de Reignefort 1679

une branche de fèves et une main enflammée : Meynard de Favelon

une canette : Baraguey d‟Illiers

un champ de vair, un croissant contourné et un arbre : Chermartin

un coq et une lampe allumée : Dupuytren

une croisette : Fournoux

une croix fourchée : Bridiers de Villemor

une demi- fleur de lis et de trois roses en orle : Riquetti comte de Mirabeau

une étoile : commune de Pandrignes

une étoile surmontée de trois billettes et un mont : Puyjallon

une fleur de lis : Trapes

un lion et trois coquilles : Authier

un mouton et une croisette : La Croix du Repaire branche de Vitrac

une roue de sainte Catherine et un besant : Salviat chanoine

deux amphiptères : Baillet

deux cerfs : Serre de Bazaugour

deux chevrons alésés : Bonfils de La Peyrouse

deux cœurs : Poulverel 1738

de deux doubles cotices potencées et contre-potencées de treize pièces : Sancerre

851
deux croisettes : Anterroches, commune de Puy-d‟Arnac, Vételay

deux étoiles : Artigeas, Chauveron,

deux fleurs de lis : La Cropte de Chantérac

deux lettres F et D, une mer et une étoile : écu anonyme 1603

deux lions : Albiac de Mardalou, Perry, commune de Saint-Auvent

deux lions léopardés : Charmot

deux mains : Douhet

deux molettes : La Nouaille

trois coquilles : Crouzillie

trois croissants : Rousseau

trois étoiles : Arnault de La Borie, commune de Jugeals-Nazareth, Mascon de Sauzet, Sornin

trois fleurs de lis : Ferré de Fredières

trois molettes : Sornin autres armes

trois mouchetures d’hermine : commune de Venarsal

trois trèfles : de Léonard

cinq roses en orle : commune de Saint-Angel

six croisettes recroisettées : Poix

six étoiles en bande : Lajaumont

six étoiles, trois en orle et trois en bande : La Tour de Neuvillars François 1697

six étoiles en orle : Robert de Saint-Jal 1425, commune de Saint-Jal, commune de Saint-Pardoux-Corbier,
commune de Saint-Pardoux-L‟Ortigier

six flanchis : commune de Bassignac-le-Haut, Pestel (ou Pesteils) de Vialore, commune de Saint-Bonnet-
les-Tours-de-Merle, commune de Servières-le-Château

six fleurs de lis : Bellay

six merlettes en bande trois en chef et trois en pointe : Giat

six merlettes en orle : Cramaud, Murat de Rochemaure

six roses : Besse de Bellefaye, La Jugie de Rieux

six roses en orle : Chapitre de Saint-Germain-les-Belles, commune d‟Eyrein, Mr Roger des Essarts 1679,
Rogier, Rogier de Beaufort-Canillac, Rogier des Essarts, commune du Rosiers-d‟Egletons

sept billettes : Chastellux

852
Bande chargée :

un besant : Abzac, Abzac branche aînée, Abzac de La Prade, Abzac Olivier

une branche de laurier : Dupuytren

un cœur entre deux étoiles : Meynard de Favelon

une étoile : Chauveron, commune de Saint-Auvent

une fouine : Fay

un lion : Calvimont, La Marche de Puyguillon

une rose et deux roues: Chapelle de Jumilhac J. B.

deux besants : Abzac de Mayac

deux étoiles : Monestay

deux coquilles : commune de Feyt, Sarrazin de La Fosse

deux roues : Chapelle de Jumilhac j. B.

trois alérions : Lambertye 1811, Lorraine Claude de, Rohan-Lévis (Lorraine)

trois chevrons : Fauveau

trois coquilles : Desaix de Veygoux, Desaix baron, Faugeron, Sarrazin seigneur de La Courtine

trois croisettes : Borye, Bléreau, Machons, Vedrenne 1701

trois étoiles : Arnault de La Borie, Belvezeix, Bonfils de La Peyrouse, Chermartin, Douhet 1601,
Fauveau, commune de Mestes, Montroux de Peyrissac, des Roys d‟Echandelys, commune de Venarsal,
Tinières

trois feuilles d’olivier doubles : Charmat de Roncho

trois flanchis : Basquiat

trois fleurs de lis des champs : commune d‟Alleyrat, Gaye

trois larmes : Boisseuilh

trois lionceaux passants : département de la Creuse, commune de Genouillac

trois lis : Guze, Lagaye de Lanteuil

trois losanges : Arnault de La Borie

trois molettes : Boujasson

trois mouchetures d’hermine : Anterroches, commune de Puy-d‟Arnac

trois poires (ou pommes) : Péroux

trois rocs d’échiquier : Pacquet

trois roses : du Puy de Semur

853
trois tourteaux : Formigier de Beaupuy

cinq chevrons : Sudre

cinq coquilles : Verine

onze besants : Déclareuil

quinze besants en sautoir cinq par cinq : Souffrain

Bande chargée de trois coquilles brochant : Desmarais

Bande chargée de trois lionceaux brochant : commune de Saint-Sornin-la-Marche

Bande chargée et accompagnée :

chargée de trois croisettes et acccompagnée de trois croissants : Bléreau

chargée de trois étoiles et accomp. de deux chevrons alésés : Bonfils de La Peyrouse

chargée de trois étoiles et accompagnée d’un croissant : Guimier

chargée de trois étoiles et accompagnée de trois croissants : La Porte des Farges

chargée de trois étoiles et accomp. de deux mains : Douhet

chargée de trois feuilles d’olivier et accomp. de deux lions léopardés : Charmot de Roncho

chargée d’une fleur de lis et de deux besants (ou boulets) et accompagnée d’un cygne : Boissière

chargée de trois losanges et accompagnée de deux oiseaux : Gors du Sablon

chargée de trois mouchetures et accompagnée de deux croisettes : Anteroches

Bandes (3) accompagnées de six besants : Rofilhac Guillaume 1354

Bandes (3) accompagnées de huit charbons allumés : Carbonnières, commune de Goulles

Bandes (3) celle du milieu chargée de trois (ou cinq) coquilles : Vérines

Bandes (3) chargées chacune d’une molette : Poulverel selon Jougla

Bandes (3) chargées desept roues : Cérou

Bandes ondées (3) : Abbaye de Bonneigue, Barriac, Bonnin de Beaupré, commune de Bort-les-Orgues 1701,
Chapellart Pierre 1700, commune de Corrèze, curé de Sainte-Marye, Dallet, Douhet d‟Auzers N… 1701, Dubois
de Margerides N… 1701, Dumond Martin 1701, Dumyne, Fénis Joseph 1700, La Barrière, La Fageardie Pierre
1701, Langlade, Lapeyrie de Langlade, Lozal, commune de Neuvic, commune de Neuvic-Entier, Prieuré de La
Fage, Prieuré de Vedrennes, Roffignac d‟Allassac N…1701, commune de Treignac 1701, commune d’Ussel
1701, Villemonteil 1701

Bandes semées de mouchetures d’hermines (3) : Saint-Martin de Bagnac

Bandes (4) : Guy IV vicomte de Limoges

Bandé : Beauverger-Montgon, commune de Queyssac-les-Vignes

Bandé chargé de trois roses : de Froment Anne 1701

854
Bandé de six pièces : Gourdon de Genouillac 1359, Guidonis famille, Marcillac de Chabannes épouse 1701,
Saint-Martin de Bagnac, Ventadour-Lévis, commune de Vicq-sur-Breuilh

Bandé de dix pièces : Lescours, Turenne d‟Aynac, Turenne comte de l’Empire 1811

Bar : Mallevaud de Marigny (ou de Bar)

Bars adossés (2) : Gaucourt, Nesle

Bars l’un sur l’autre (3) : La Ribardière de Monestier

Barbe : Barbat

Barbeaux (3) : Barbarin, Bonnevie de Poniat

Barils (3) : communauté des hôteliers et cabaretiers de Treignac, N… Barry fils

Barre : Babiot, Barton de Montbas Marguerite 1701, Bonnetie 1701, Cadejou, Delort, Dumond, couvent des
Filles de Sainte-Claire de Limoges, Fillias, Fossiat-Barre, Gadault 1701, Guibert 1701, Guillemaud 1701,
Guybert 1701, Mandat chanoine 1701, Raby N… 1701, Texandier 1698, Tranchant de La Borderie, Tuillier 1701

Barre accompagnée de deux coquilles : Jarrige

Barre accompagnée deux étoiles et d’un croissant : Villemone

Barre accompagnée de cinq étoiles : Espinet Guillaume

Barre brochant sur un daim : Sabardin

Barre brochant sur un lion : Bournonville La Haye, Roffignac de La Grimodie

Barre chargée d’un lien de jonc : Barjon François curé 1701

Barre chargée de deux fleurs de lis : Cheyrade

Barre chargée de deux mains tenant une chaîne et accompagnée d’une couronne antique : Diverneresse

Barre chargée de trois flanchis et accompagnée d’un lion contourné : Bardet de Maisonrouge 1811

Barres (2) Amellin évêque, Balliot, Baret du Coudert, Bonneisset (ou Bonneysset) du Maraud, Clément N…
1701, curé de Blanzac, curé de Champnétery, curé de Chaptelat, commune de Droux, curé de Saint-Etienne- de-
Fursac, Hélie de Pompadour marquis 1701, La Valade 1701, commune de Magac-Bourg 1701, Nonique, Prieuré
de Saint-Léonard, commune de Saint-Sornin-Leulac, Segond Jean 1701, Tessier de Cadillac 1701, Tranchecerf
1701

Barres (2) chargées chacune d’un lien de jonc : Barjon François, secrétaire 1701

Barres ondées (2) : Guy de Ferrières

Barres (3) : Choumeils de Saint-Germain, des Gouttes modernes, Jourgnac, Lescours, commune de Saint-
Martin-le-Vieux

Barres brochant sur un lion (3) : La Bachellerie de Saint-Pardoux

Barres (3) chargées de six tourteaux (1, 3, 2) : Pellet

Barres brochant (4) : commune dAhun

855
Barres ondées (3) : Lasteyrie du Saillant N… 1701, Pradel de Lamaze 1701, Prieuré bénédictin de Clergoux,
Prieuré de Couvières, Prieuré de Masgontier, Prieuré de Port-Dieu, Prieuré de Saint-Victour, Prieuré bénédictin
de Toy-Viam, Prieuré de Ventadour, communauté des procureurs d‟Ussel, Verlhac 1701

Barres accompagnées (3) d’un soleil naissant et d’un croissant en bande : Dufaure Pierre, Villebois

Barre de fer tranchée par une épée : Taillefer de Roussille selon Jougla

Barrettes ou billettes couchées (4) formant sautoir avec une cotice : Gimel de Paluel

Barrils l’un sur l’autre (3) : Barry N…

Bâton : Basty

Bâton avec un faucon couronné perché : Faucon

Bâton et épée en sautoir : Maistre 1701

Bâton en bande : Coral

Bâton péri en bande : Forsat, La Baume de Foursac, commune de La Chapelle-Montbrandeix, commune de


Saint-Merd-les-Oussines, Veyny d‟Arbouze

Bâton péri en barre : Bourbon-Busset de Chalus et de Lignières

Bâton noueux péri en barre : Arpajon

Bâton sommé d’un grelot : Grelet Gabriel, Grelet Léonard

Bâton en bande chargé de trois lionceaux brochants : Bourbons comtes de la Marche 1361

Bâtons brochants (2) : La Chassignole famille

Bâtons noueux (3) : Biays

Bâtons en pal et en sautoir (3) : Dufaure de Viallebost 1697

Bâtons en sautoir (2) accompagnés de trois étoiles et d’un croissant : Râteau

Bâtons en sautoir (2) chargés de fleurs de lis : corps de la maréchaussée de Tulle

Bêches (3) : Béchade de La Seynie

Belette sur une fasce ondée : Rochechouart de Mortemart

Béliers passants (3) : Bessas de La Mégie

Bénitier : Beneton

Besant : Abzac, Abzac de La Prade de Verdon, Corbier, Frotté, Salviat chanoine, Touron

Besant avec la date 2 mars 1439 soutenant deux tours : commune de Thouron

Besants (2) : commune d’Albignac ; Badefol d‟Ans, Boissière, Châtelus, Tersac

Besants (3) : Audebrand des Farges, Belut, Bonfils de La Peyrouse, Bony de Lavergne, Deaulx, Guillot,
Goullons, Lambert, Lesboulière, Lomagne de Firmacon, Maigne de Sarrazac 1701, Marqueyssac, commune
d’Orliac-de-Bar, Périgauld, Redondelli, Rousseau de Fayolle, Saint-Avit, Thonnelier de Saint-Maur, Turpin de
Jouhé

856
Besants en barre (3) : Garnier de Labareyre

Besants chargés d’un cercle de sable (3) : Botinaud

Besants chargés d’une moucheture d’hermine (3) : Carbonnel de Canisy

Besants en pal (3) : Masbaret du Basty

Besants (4) : Chaillou des Barres, Longeaud

Besants chargés d’une étoile (4) : Nicolas veuve 1699

Besants (5) : Grandsaignes, Richomme

Besants posés en sautoir (5) : Lespinasse 1701

Besants (6) : Boyol curé, Mirabel, Monnedior, Campagne des Pousses XVIIe siècle, Renier de Guerchy, Rofilhac
Guillaume 1354

Besants (7) : Melun

Besants (8) : Cottet sceau de 1293, Feletz, Eysseraud, Maulmont de Bridiers, Cothet, Coulomb Jean 1641, La
Belmondie, commune de Mansac, Maulmont de Fromental, Ruaud chanoine,

Besants sur bordure (8) : Ruaud N… 1601, Ruaud du Chaseau N…, Saint-Martial Hugues de, commune de
Saint-Martial-Entraygues

Besants (9) : Miramont

Besants sur bordure (9) : Ségur 1824, Vayres

Besants en orle (9) : Aine

Besants (10) : Araqui, Boyol Pierre, Félines chanoine, Villelume, Villelume de Sombreuil

Besant (11) : Campagne des Pousses Hélie, Déclareuil, Julien

Besants (11) sur bordure : Tournemire contemporaines

Besants (12) : Chabans-Joumard

Besants sur bordure (12) : Segond 1556, Segond 1627

Besants (13) : Cardaillac, Chavaille, commune de La Chapelle-aux-Saints, commune de Mercoeur

Besants (15) posés cinq par cinq : Compte

Besants sur une bande (15) posés cinq par cinq : Souffrain

Besants sur bordure (16) : Lau

Besants sans nombre sur bordure : Nieul 1367

Besants non dénombrés : Gourdon de Genouillac Aimeri 1302

Besants (semé de) : curé Besse Blaise, Sarrazin de La Fosse

Biche : Labiche Etienne 1654, La Biche sieur de Reignefort 1679, La Biche de Reignefort 1813

857
Biche grimpant sur une montagne : Robichon Jean

Biche posée sur une montagne : Robichon Michel

Biche surmontée de trois étoiles rangées en fasce : Brissaud curé

Billettes (3) : Pradel de Lamaze, Puyjallon

Billettes en fasce accompagnées de deux croissants en chef (3) : Bittard des Portes

Billettes (4) : L‟Aubespine de Châteauneuf, L‟Aubespine de Verderonne

Billettes (5) : Allouveau de Montréal

Billettes en orle (5) : Fortia

Billettes chargeant une croix ancrée (5) : Rogues de Fursac

Billettes (6) : Oradour

Billettes en orle (6) ou (12) : Pléaux

Billettes (7) : Chastellux

Billettes (10) : Bourdeilles Eveque de Tulle, Plessis d‟Argentré

Billettes en orle (10) : Ferrières de Sauveboeuf

Billettes (semé de) : Rochefort-Luçay

Billots en bande (3) : Billon

Billots en pal (3) : Baillot du Queyroiox et d‟Estivaux

Bisse (ou vipère) : Malignault avocat, Malignault 1667

Bœuf : Boyer Languedoc, Ferrières de Sauveboeuf N…marquis 1701, Garaboeuf, Vaubrun

Boeuf foulant un croissant : Boyer 1697

Bœuf à mi-corps : Nadaud P. 1602

Bœuf furieux : Beauvais

Boeufs (ou bouveaux) (2) : commune d’Uzerche

Bois ou ramure de cerf : La Breuille

Boisseaux ou gerbes (3) : Boisseaux de La Galernie

Bonnet : Bonnet 1701

Bonnets (3) : Bonnet 1599

Bordure : Anjou (Charles), Bellay, Berthelin de Doulevant, Bonafos de Bélinay, Chabannes de Dammartin,
Chatelus, Cléré, commune de Combressol, Couraut de Saint-Etienne de Fursac, Couraut de Rochechevreux,
Dreux, Farne Gabriel, Fornel de Reilhac, Grégoire de Roulhac écuyer 1698, Jean de Bretagne vicomte de
Limoges, La Marche de Puyguillon, L‟Hermite branche d’Augne, Maleden consul 1650, Mortemart de Boisse

858
François,commune de Mortroux, Nanot, Olivier de Bretagne vicomte de Limoges, Rohan-Lévis (Saint-Séverin),
commune de Saint-Setiers, Vicomtes de Limoges xive s., Vérinaud du Mosnard, Villedo de Clichy

Bordure chargée de :

besants (8) : Abzac de La Prade, Abzac de Sermaze, Cottet sceau de 1393, Coulomb Jean 1641,
Eysseraud, Feletz, La Belmondie, commune de Mansac, Ruaud N… 1601, Saint-Martial Hugues de,
commune de Saint-Martial-Entraygues

besants (9) : Abzac de Mayac, Ségur 1824, Vayres

besants (10) : Abzac, Abzac Olivier, Felines chanoine

besants (11) : Tournemire contemporaines, Julien

besants (12) : Segond 1556, Segond 1627

besants (16) : Lau

besants sans nombre : Nieul 1697, Rafilhac Guilhem 1325

boucles (8) : du Bois sieur du Vert

boucles (13) : Descoulx

un croissant soutenant une croisette et d’une faux : Faulte Pierre 1616

dents (8) : Maleden N… 1601 et 1650

écussons bordés (6) : Espagne de Ramefort

écussons (10) : Pons vicomte de Turenne

étoiles (2) : Bussière 1817

étoiles (11) : Chanac évêque

étoiles (13) : Félines Etienne 1556

faucilles (6), d’un croissant soutenant une croix et d’une faux : Faulte N… 1602

fermeaux (8) : Duboys

larmes sans nombre : Boysseuilh

un lion et 7 boucles : du Bois Joseph 1697

un lion et 8 boucles : du Bois N…

un lion et 7 roses : Du Boys Pol 1640

lion, 2 roses et 7 boucles : du Bois Pierre

lions issants (6) : Blondeau de Laurière, 1657

losanges (8) : Navières de La Boissière, Vessière

merlettes (8) : Lezay dit de Lusignan

859
mots « Sigillum-seminarii-mission- Lemovic » : communauté des prêtres de la Mission de Limoges

une rose et 7 fermaux : du Boys

roses (8) : Bordages, Du Bois N…1650, Peyroche, Ruaud de Chaseau

signe des barons militaires : Roulhac de Rochebrune 1811

signe des chevaliers légionnaires : Romanet du Caillaud 1810

tourteaux (8) : Chirat

Bordure clouée : Jourdan général

Bordure componée : Basquiat, Henri II d‟Albret vicomte de Limoges 1531, commune de La Roche-Canillac

Bordure componée de seize pièces avec un léopard sur huit compons : Fitz-James

Bordure crénelée : Rogier de Beaufort-Canillac

Bordure denchée : Boslinard, commune de Saint-Merd-les-Oussines

Bordure dentelée : Bonfils de La Peyrouse, Galliard

Bordure échiquetée : commune de Marcillac-la-Croisille

Bordure engrêlée : commune d‟Altillac, Boislinard, Bourges, Faucon du Ris, Luquet du Chaylard, Pérusse-La
Vauguyon

Bordure engrêlée en chef : commune de Le Pescher, Saint-Chamans autres armes

Bordure de vair : Mottier de La Fayette

Botte la genouillère abaissée : Chaussecourte 1700

Botte d’osier en fasce accompagnée de trois croissants : Augier curé

Bouc naissant : Bonnet Antoine 1700

Boucles (3) : Guy de Ferrières

Boucles en pal (3) : Julien de La Guignardière

Boucles (7) : du Bois Pierre, Dubois Joseph1697

Boucles (8) : du Bois sieur du Vert

Boucles (13) : Descoulx

Boudin : Boudaut

Boule tenue par un lion : Grégoire de Roulhac écuyer 1698

Boule soutenant un arc couché : commune de Châlus

Boulets (3) : Pougeard du Limbert

Bouquet de fleurs : Bouquet, Brivezac, Brivezac capitoul, Champolimaud, Geoffre, Mareliéras

860
Bouquet de trois fleurs : communauté des religieuses de Notre-Dame de Saint-Junien, couvent des religieuses
de Notre-Dame de Limoges

Bouquet de 3 roses : Materre, commune de Saint-Martin-Sepert

Bourdon de pèlerin : Bardon 1601, Granchant

Bourdon de pèlerin accompagné de trois coquilles et chargé de deux mains en sautoir : Mandat N… 1650

Bourdons de pèlerin en sautoir (2) : Bardonnaud

Bourdons de pèlerin (3) celui de la pointe surmonté d’une étoile : commune de L‟Eglise-aux-Bois, Pichard
famille

Bourdons de pèlerin (3) accompagnés de deux étoiles et d’un croissant: Bardon 1630, Pin

Bourdons de pèlerin en pal (3) : Hugonneau de Boyat, Parelon, du Pin nobles

Bourdons de pèlerin posés deux et un : Cellaris 1701

Bourse : Gibecier

Boutoir de maréchal : Boudet

Branche brochant : Brossard

Branche de bruyère : commune de Saint-Setiers

Branche de buis posé en pal : commune de Le Buis

Branche de chêne englantée: Dumoulin puis von der Mülhen auf Bertholzheim

Branche feuillée : Croche, Mortemard de Boisse Marc, Mortemart de Boisse François

Branche feuillée tenue par une colombe : Malefihe

Branche de fèves : Meynard de Favelon

Branche de fève fleurie : Guy de Favelon

Branche de fougère mise en bande accompagnée de deux alérions : Fougeras ou Faugeras

Branche fleurie : Proximard

Branche fleurie d’une rose : Bardoulat lieutenant

Branche de frêne : Fressinaud

Branche de laurier : Alton, Dupuytren, Laurence, Martin de Biencourt, Mornac, Vergnes Mariens, Veyrières

Branche de laurier soutenue d’un croissant : du Verdier Mariens

Branche de laurier tenue par une main : Gaubert

Branche de laurier avec un lion rampant : Chorllon

Branche de laurier tenue par un lion : Dumareix

Branche de laurier et 2 palmes : Landri

861
Branche de lis de jardin : Dufaure de Bessol

Branche de noisetier sur laquelle rampe un écureuil : Peynichon

Branche de noyer en barre brochant sur trois épis de bl é en bande : commune de Beynac

Branche d’olivier : Arche, Dufaure de Bessol, Gui évêque

Branche de suriette : La Sudrie

Branche à trois rameaux avec colombe (ou pigeon) avec les lettres M et G : Gangue

Branches (2) : David juge 1645, Martin prêtre 1679, Martin dit Le Bizouard, Romanet

Branches (2) accostant une étoile surmontant une lettre L : Vergnas Louy 1650

Branches accostant un marteau (2) : Romanet maître pintier 1642

Branches liées (2) : Bourboulou 1645

Branches de buis (2) : Benoist Hélie

Branche de laurier et branche de chêne en sautoir : Denéchau évêque, Fruchaud évêque

Branches de laurier (2) soutenues d’un croissant : Garlandier, Sandrier

Branches de laurier en sautoir (2) : Brachet Jean 1697

Branches de laurier en sautoir (2) et (2) : Basset

Branches d’épines accompagnant un mouton (3) : Ruyneau de Saint-George-Poléon

Branches d’épines (3) : Dubourg évêque

Branches de fougères (3) : Fougéras, Fougeyrat

Branches de genêts en pal (3) : Champ de la Geneste, commune de Liourdres

Branches de laurier (3) : Bachelier, Couturier de Fournouë, Ramade, Romanet du Caillaud

Branches de lauriers (3) soutenues d’un croissant : Verdier N… 1670

Branches de laurier (3) celles supérieures inclinées vers le sommet du chevron : Romanet du Caillaud 1810

Branches de lis (3) : Yvernaud

Branches de mûrier (3) : Mouret

Branches d’oranger fruitées (3) : Auriget

Branches de romarin (3) : commune de Bonnefond, Romanet de Beaune, Romanet N… 1697

Branches sèches de noyer : Poncet émailleur

Braquemards tenus par des membres ailés d’aigle (2) : Lambertye 1811

Bras : Braconot

Bras armé et plié en chevron : Recouder

862
Bras lançant un filet de pêcheur (2) : Berteaud évêque

Brasier surmonté d’une croix latine haussée : commune d’Oradour-sur-Glane

Brandons allumés (3) : Brandon roturier

Brochets (3) : Lestang

Brosses (3) : Brousse

Bruyère : Brugière de Brante

Bûcher enflammé avec un phénix regardant un soleil : Fénis armes familiales, commune de Saint-Augustin

Buisson : commune d’Aubusson1636 et 1790, Boysse de la Cité, Boysse Sr…, Boysse épouse de Lagrange,
Massit

Buisson accompagné de trois étoiles et d’un croissant : Boysse N…

Buisson enflammé : Aubusson ou Daubusson

Buisson surmonté d’un croissant : Boysse épicier

Burelé : Cordeboeuf modernes, Lezay dit de Lusignan selon Jougla, Passac, Semianac, Vareille

Burelé de 4 pièces : Bauverger-Montgon

Burelé de 8 pièces : Mornay selon Jougla, commune de Saint-Viance

Burelé de 10 pièces : Barbançois-Sarzey, Chauvet, Faydit de Terssac, Gimel branche aînée, Lezay dit de
Lusignan selon Lecler, Lusignan, commune de Saint-Bazile-de-Meyssac

Burelé de 10 pièces à trois chevrons de gueules le premier écimé brochant sur le tout : commune de
Chasteaux, La Rochefoucauld- Couzages

Burelé de 10 pièces à une bande brochant : Gimel, commune de Gimel, commune de Saint-Jal

Burelé de 12 pièces : Chanac, commune de Chanac-les-Mines, commune de Troche

Burelé de 14 pièces : Lusignan

Burelé de 20 pièces : commune de Gouzougnat

Burelles (3) : Duverger

Burelles (4) avec trois chevrons brochant : Babin de Lignac (armes contemporaines)

Burelles (5) chargées d’une étoile : Faydit de Terssac

Burelles (6) : commune de Chauffour-sur-Veil, La Chapelle de Carman

Burelles chargées de merlettes (9) : Chauvet 1697

Burelles chargées de merlettes (10) : Lusignan-Valence

Buste de saint Charles Borromée : communauté des Pères doctrinaires de Bellac, communauté des prêtres de la
Mission de Limoges

863
Buste de saint Martial accompagné accompagné de trois fleurs de lis : chapitre de la collégiale Saint-Martial
de Limoges, commune de Saint-Vaury selon Bosvieux

Buste de saint Martial accosté des lettres SM : ville de Limoges

Buste de saint Martin de Tours accosté des lettres S et M : commune de Compreignac

Buste de saint Vaulry accompagné de trois fleurs de lis : commune de Saint-Vaulry selon Hugon

Bustes (2) accostant un pal : commune de Chauffour-sur-Veil, La Chapelle de Carman

864
C

Cabane : Chabanes

Cadran marquant midi accompagné de deux étoiles : Midy Pierre

Cadran marquant midi surmonté d’un soleil : Midy veuve

Caducée : Boyer

Caducées en sautoir (2) chargés d’un soleil : communauté des Médecins de Saint-Junien

Cailloux (3) : Destruc

Calice : communauté des prêtres de Bort-les-Orgues, communauté des prêtres de Meymac, communauté des
prêtres de Saint-Pierre de Tulle, Pintier

Calice accosté de deux cygnes affrontés buvant : Veyrier N… 1640

Calice soutenu d’un croissant, surmonté d’une étoile et accosté de deux cygnes affrontés y buvant : Veyrier
Jean 1699

Canard nageant sur une eau (ou rivière) : Rebière 1603, Tandeau de Marsac

Canard nageant dans une mare : Martin dit Dessables 1603

Canards (3) : Meillac

Cane : Deaux 1657, Despors de La Borderye

Canes (3) : Ribeyres

Canettes (3) : Archambauld, Rioublant Gilbert

Carrés vidés (3) : Progy

Casque : Baraguey d‟Hilliers 1808, Bussière 1817, Cheyrou, Espagne, Gay de Vernon 1808, Gay de Vernon
1811, La Rochesouvel, Maume

Casque surmontant une cuirasse traversée d’une épée et surmonté de deux étoiles : Bussière 1817

Casque accompagné de deux molettes et d’une épée : Reymond 1699

Casques (3) : Bonnet Silvain 1697

Cavalier (hussard) sur son cheval adextré d’une étoile : Marbot 1811 et 1815

Cep de vigne : Vignolles, Treilhard avant 1789

Cerises ou guignes (3) : Guidonis famille

Cercle ; Boutineau, Cecley

Cercle sur besants : Botinand

Cercle ovale rayonnant enfermant un nom de Jésus : Collège des Jésuites de Limoges, Collège des Jésuites
de Tulle

865
Cercle ovale rayonnant enfermant un Maria : Séminaire de Limoges

Cerf à la reposée : Barton de Montbas

Cerf brochant : Lachaud de Lort

Cerf élancé : Marbot avant 1789

Cerf nageant : Pasquet de Saint-Mesmin

Cerf passant : Bertrand de Villemort, Chabrou 1603, commune de Davignac, La Serre, Popon de Maucune
Antoine, Servientis Bas-Limousin

Cerf passant brochant sur trois peupliers : commune de Guéret

Cerf passant surmonté d’un lambel : Popon de Maucune Louis

Cerf passant contourné : Chabrou 1600

Cerf passant à la bande brochant : Servientis capitouls de Toulouse

Cerf percé d’une épée : Tranchecerf

Cerf rampant : Marbot 1815

Cerf rampant contre un rocher : Joyet avocat 1658, du Mont 1701

Cerfs (2) accompagnant une bande : Serre de Bazaugour

Cerf-volant passant sur une pique : Choppin d‟Arnouville

Chabots en pal (3) : Reclus de Gageac

Chaîne en barre tenue par deux mains : Diverneresse

Chaînes en bande : commune de Chénérailles

Chaînes de Navarre : Henri II d‟Albret vicomte de Limoges 1531, corps des présidents trésoriers généraux de
Limoges, corps des officiers du présidial de Limoges, Rohan-Lévis

Chaînette en sautoir reliant cinq tourteaux : Douhet conseiller 1701

Champ labouré : Varacheau

Champagne : Bardet, Chastagnac, Delachenaud, Faulte François 1648, Faulte Jean, Faulte Pierre 1616, Faulte
JJ 1774, Grellet de La Rouzière, Lombardie Léonard, Marbot 1811, Mortemard de Boisse, Pinchaud, Pinot
président 1642, Rigondaud, Sapin Marien 1880, Teulier dit Mensat, Yvernaud Louis

Champagne chargée de :

une étoile : Barailon

fasce ondée : commune de Champagne-la-Rivière

une fougère : commune de Beaumont-du-Lac

signe des chevaliers légionnaires : Massy 1811, Marbot 1811

signe des chevaliers de la Réunion : Leclère règlement de 1813, Verneilh de Puyraseau 1813

866
Champagne de rochers : Perière N…

Champignons (3) : Goudin selon Nadaud

Champignons (4) : commune de Chambon-sur-Voueize

Chapé : Cujas, Peyricaud,

Chapé chargé de deux mouchetures d’hermine : commune de Pierrefitte (Cr.)

Chapé de l’un en l’autre : province du Limousin 1701

Chapé terminé en croix pattée : couvent des Carmélites de Limoges

Chapeau : Combredet

Chapeau d’archevêque et manteau : commune de Maisonnais-sur-Tardoire

Chapelet ou patenôtre : Chapelet, L‟Hermite armes contemporaines

Chapelle : Chapelle de Jumilhac

Chapelle brochant sur le tronc d’un arbre : Segond prêtre

Chapelle avec clocher à trois cloches : Chapellart

Chapelle accompagnée de trois poires : Chapellas

Chapelles (ou églises) (3) : commune de Vayres

Charbons allumés (5) : Bailhot de Ladournat

Charbons allumés (8) : Carbonnières, commune de Goulles

Chardons (2) : Chaussecourte 1700

Char romain : commune de Champagne-la-Rivière

Charrue sur une plaine ondée : commune de Bujaleuf

Châsse forgée par saint Eloi : commune de Chaptelat

Chat : Charron Joseph, Chavanat 1701, La Chassignole

Chats affrontés (2) : Degat

Chats (3) : Charron François

Châtaignes : Bergeau

Châtaignier fruité : commune de Chamboulive

Château : Castel, Châteaubodeau Marien 1701, Grivel, Villoutreix François

Château à deux tours dont une ruinée : La Pisse 1808

Château à deux tours girouettées : commune de Bellac, Palays

Châteteau flanqué de deux tours au pont-levis levé : Picot 1810

867
Château donjonné de trois tours : Grégoire de Saint-Sauveur, Luc, Peyrat 1696, commune de Servières-le-
Château

Château flanqué de quatre tours : Bourdeau de La Judie

Château-fort sur un pont : commune d‟Aixe-sur-Vienne

Chaussé : Brunon

Chausse-trapes (3) : Gay deNexon, commune de Genouillac

Chausse-trapes (8) : Chaussecourte Madeleine 1700

Chef : Abbaye de Grandmont, Aigrefeuille, Ambert, Astorg (Limousin), Aubert de Bulbon, Bayard, Beaure,
Beauverger de Montgon, du Bellay, Bertrand de Villemort, couvent de Beuil, Bouchard, Bouscheys, Chabannes
de Dammartin, commune de Champagne-la-Prune, Chasteigner, Cordeboeuf modernes, Coskaër dit La Vieuville,
Cros, Couturier de Fournouë Anne 1701, Cros de Calimafort, curé de Saint-Martial-sur-Isop, Dubal, Dufaure de
Viallebost 1697, Durat Sébastien 1701, Dutheil, commune de Feytiat, Gerouilhe, Guillaumet, Guy de Ferrières,
Joussineau de Tourdonnet, Julien de Pegueirolles, Laboreys Anne 1701, Anne, La Marche de Puyguillon,
Lascaris de Tende, Lascaris d‟Urfé, Le Noble, Lur, Maine branche lyonnaise, March(es), Mareuil de Villebois,
Maumigny, Mayne du Bourg, Mazeau, Mazeau des Granges, N… femme de Gabriel de Limoges 1701, N… curé
de Saint-Martial, Perry, Razès de Monisme, Rièges selon Tardieu, Robert de Saint-Jal selonTardieu, Rochette
(armes traditionnelles), Royère de Brignac selon Bergues-Lagarde, commune de Saint-Merd-les-Oussines,
Saluces, Sornin, du Theil, Thibaud de Noblet, commune de Veyrac, Vivonne

Chef abaissé sous celui de la Religion de Malte : Mialet de Fargues

Chef bandé : du Barry, Corn, Froment François 1701, Guéret

Chef bastillé : Cardaillac, commune de Végennes

Chef bastillé abaissé sous un autre chef : Plasses de La Salvie

Chef bastillé chargé de six billettes : Oradour

Chef bretessé de quatre créneaux : La Faye Bas-Limousin

Chef brochant sur un parti : Meynard de Lafarge baron

Chef chargé de :

une aigle bicéphale couronnée : Gérald de Faye

une aigle issante : commune d‟Ambazac, Benoit XV

une bande : commune de Larche

une bande brochant sur l’écu : Foucher

un bœuf passant : Boyer Languedoc

un boulet (ou besant) : Boissière

une canette : Harty de Pierrebourg armes contemporaines

un cœur enflammé accosté de 2 croissants : commune de Bellegarde -en-Marche selon Hugon

un cor surmonté d’un fouet : commune d’Arnac-la-Poste

868
une couronne murale : Denys de Danrémont

une croisette ancrée : Couturier de Four nouë Joseph

une croisette entre deux étoiles : Camaing

une croisette pattée : commune de La Chapelle-Montbrandeix

un croissant : Bourjade, Cheynier, Clédat, Grégoire de Roulhac 1811, Muret de Bord, Roulhac de
Rochebrune selon Valette, Roulhac de Rochebrune 1811, Roulhac, Roulhat 1602, Sapin de Truffy, Texier
de Javerlhac Boige, Verdier armes contemporaines

un croissant accosté de deux étoiles : Ambert, commune d‟Aubusson 1636, Barbon de Belat, Benoist
Pierre, Buseyrout, Cheynier, Cibot Jacques 1646, Clare, Costa de Beaulieu, Dupuy N … bourgeois de
Saint-Ybards, Garaboeuf, Gilibert, Grange, Grellet de La Deyte, Jarrige, Jouvenel, Labrousse, Lamore de
La Valette, Laporte curé 1757, Magré, Mailhard 1603, Malherbaud 1640 , Massoulie, commune de
Palazinges, Plantadis,Rebière 1603, Rebière 1650, Riols de Fontclare, commune de Saint-Hilaire-Foissac,
commune de Saint-Julien-le-Pèlerin, Téveny 1601, Téveny 1697, Texier de Javerlhac Touraine, Tournyol
de La Rodde, Tournyol du Clos

un croissant accosté de deux coquilles : Vallade

croissant accosté des lettres I et M : Meynard de la Cité 1627

une croix : commune de Breuilaufa, commune de Genouillac, commune de La Chapelle-aux-Brocs,


Lagarde d‟Auberty, Reydier

une croix accostée de deux étoiles : Braconot

une croix alaisée : Nogaret de La Valette

une croix écartelée : Basquiat

une croix ancrée : Igonin Poitou

une croix de Jérusalem : Bourbon-Busset, Bourbon-Busset de Chalus et de Lignières

une croix de Malte : Chauseyx

une croix pattée : Lagarde d‟Auberty

une crosse d’abbé et un bâton de prévôt passés en sautoir : commune de Verneil-sur-Vienne

un delta avec une croisette accosté de deux étoiles : Le Cler du Rivaud

un dextrochère vêtu d’un manipule pendant : Villiers de l‟Isle-Adam

une épée en bande : Simmonet

une étoile : Batut de La Peyrouse, Bourguignon, La Boulinière, Mestivier, commune de Reygade,


Rudel du Miral, Tournyol du Râteau

une étoile entre un soleil et un croissant contourné : Piquet

une étoile accompagnée de deux coquilles : Lestang curé, Maréjoux, commune de Saint-Angel

une étoile accompagnée de deux croissants : Cibot Jean 1646, de Mauple, Meynard de Lafarge baron,
Verninac autre branche

869
une fasce ondée : Crémeaux

une fasce vivrée : Préaulx

un gland : Foucaud de Trufet

une hure de sanglier accostée de deux roses : Mandat- Grancey

un lambel : Durfort de Soursac, La Mondie, Magnac, Ratier, commune de Soursac

un lambel à cinq pendants : La Mondie, Richard de La Tour aux Paulmes

lévrier passant : commune de Lafage-sur-Sombre, Roquemaurel

un lion issant : Augerolles de Saint-Polgues, Fabri, La Baume de La Suze, Rochefort-Luçay, Saconay,


Turpin de La Croix, Villars-La Brosse

un lion passant : Ernault des Bruslys , Jehannot de Bartillat, Rabanide

une lune avec des yeux : Grozieux de La Guérenne

un pélican dans sa piété : Anonyme (1603), Progy

le mot « aeternitas » : Fiallon

une pensée : commune de Boisseuil

un pont à cinq arches : commune de Le Vigen

un renard : Beaufret

un oiseau : Airolles

une rose entre deux étoiles : Boslinard, Boisse 1679

une salamandre enflammée : Bardoulat de La Salvanie

un sapin accosté de deux abeilles : commune de Bugeat

un sautoir : commune de Soumans

un soleil : Avril N… de la Cité, Beaubreuil Anthoine, Brugière de La Barrière, Champalimaud, Chastenet


1699, Cibot 1599, Descoutures Symon II 1556, Gasquet, Petit N… 1644, Luret

un soleil accosté de deux croissants : Lespinasse comte de Pébeyre

une tête de Maure : Testut-Delguo

deux bandes accompagnées de trois tourteaux en barre : Garnier de Labareyre

deux besants : Châtelus, Tersac

deux chiens braques passants : commune de Le Grand-Bourg 1933

deux croissants : Meynard de Lafarge, Muret de Pagnac selon Lecler, commune de Saint-Pardoux-le-
Neuf

deux croissants adossés : Assy

870
deux étoiles : Barriac, Durfort, Geneste, La Fageardie Martial, 1699, La Mothe Etienne curé, Laporte
curé, Latreille de Lavarde, Marcetteau, Perrot de Chezelles, commune de Saint-Clément, commune de
Saint-Martial-de-Gimel

deux grenades enflammées : Vielbans selon Champeval

deux lions affrontés et couronnés : Faydit de Terssac

deux lettres « I » et « T » : Toulzac

deux lettres I et D : Demay 1602

deux merlettes : Hugo, commune de Saint-Paul (Cor.)

deux pals de vair : Taveau de Morthemer

deux pommes : commune de Saint-Martin-la-Méanne

deux sacs : commune de Bersac, commune de Blanzac, commune de Roussac

trois abeilles : commune de La Roche-L‟Abeille

trois annelets : Lépine, Périer

trois billettes : Pradel de Lamaze

trois cœurs : Lamard

trois coquilles : Alart, Amadon, Aubert, commune de Beyssac, Calignon, Combarel du Gibanel (armes
familiales), de David de Lastours, Fougeron, Michel 1599, Oroer, commune de Serandon

trois couronnes : La Salle, Picon

trois couronnes comtales : Doublard du Vigneau

trois croisettes ancrées : commune de Bussière-Poitevine

trois croissants : Durand bourgeois de Tulle, Juillac, Picquet de Vignolle, Rupin, Souffrain

trois croissants mal ordonnés : Luc

trois croix haussées : Guingant de Gensignac

trois écussons : Moreau 1699

trois étoiles : commune d’Albussac, Alesme Jean 1697, commune d’Altillac, Ardant Jean 1650, Ardant
Jean le jeune 1653, Ardant Georges 1696 , Aubert de Bulbon, Auboux, Auduvert, Avril de Rocqueliers,
Baraguey d‟Hilliers, Bar, Bardinet Pierre, commune de Bassignac-le-Haut, Beaufort, commune de
Beaumont, Bertin de Chalup, du Bois de Saint-Etienne, Bondet de La Bernardie, Bory, Boucheron
Joseph,Bourdier-Rabi, Bousquet de Saint-Pardoux, Boyer 1697, Breuil d‟Ars, Brigueil, Brisset Nicolas,
Brival de Lavialle, Brivazac de Brivaque, Bugeaud, Bugeaud de La Piconnerie, Burguet, Ceaux Toulouse,
Certe, Ceyrac, Champagnat, Cibot, Combret de Marcillac, Chastenet selon Tardieu, commune de
Châtelus-Malvaleix, Chenaud Aubusson, Colomb, Combret de Marcillac, Comte sieur de Monceau, curé
de Lapleau, confrérie des tisserands de Felletin, Cybot, Dalesme N… 1600, commune de Darazac, David
épicier 1679, Del Peyroux, Descoutures 1657, Descoutures 1686, Desflottes des Bordes 1657, Desflottes
1697, Destruc, Dubois de Margerides, Dubois famille du cardinal 1697, Dufaure de Voutezac, Dufort,
Dumonteilh, Dupuy, Durand avocat, Duval de Charissou, Lespinasse 1641, Farge de Treignac, Farginel
de Larzac, Fenieu, Forest Antoine, Fougeras, de Froment famille, Fusembert, Garat de La Reynie,

871
Gautier, Genteau, Gramont de Villemontès, Grivel, Guery autre, Guilhot, Guinot de Monconseil ancien,
Guinot de Montconseil moderne, La Borie, Lachaud, Lacombe prêtre 1752 , La Forestie, La Porte de
Lissac autres armes, La Rochesouvel, La Serre, Lavaur de Gaignac, Le Large, Léobardy, Léonard, Léris
de Peyramont, Levaneur, Leynia, commune de Lissac-sur-Couze, Luquet du Cheylard, commune de
Madranges, Mailhard 1678, Mallesset, Marchandon, commune de Marcillac-la-Croisille, commune de
Margerides, Masfranc, Maury, commune de Meyssac, Mestivier, Michel Catherine, Mondon, du Mont
1787, Monteil, Moreau conseiller 1700, Mousnier N… de La Chassaigne 1658, Muret de Pagnac selon
Jougla, Neaulme, Perron, Persan de Beaumont, Petiot Mathieu 1594, Planchard de Cussac, Pommiers, du
Puy de Semur, du Puy de Saint-Rémy, Raymond J. 1602, commune de Reygade, Rivière, Roger, Rondeau
Guillaume, Roudeaux, Roudeoux, Saincthorent Creuse, commune de Saint-Augustin, Saint-Pardoux,
commune de Sainte-Féréole, commune de Saint-Martin-le-Vieux, commune de Saint-Privat, commune de
Saint-Rémy, commune de Saint-Sylvain, Salès, Sauret d‟Aulhac autres armes, commune de Seilhac,
Signe, Termes, Teyssier du Mazel, Teyssieu, Tournier, Touzac de Chaufailles, commune de Toy-Viam,
commune de Tudeils, Valen de La Joffrie, Varachaut 1697, Vaurillon, commune de Veix,Verlhac,
Verneilh de Puyrasseau 1815, commune de Viam, Vigier curé, commune de Vitrac-sur-Montane, de
Volondat Jacques 1607

trois fers de lance en pal : Nadaud abbé

trois flammes : Coudert de Vareynes

trois flanchis : Balzac d‟Entraygues

trois fleurs de lis : André de Ludesse, commune de Beyssenac, Bonfils de La Peyrouse, Bourges,
commune de Chamboulive, commune de Compreignac, commune de Donzenac, Fontanges selon
Descoutures, ville de Limoges , Rieu du Pradel, Roux de Lusson, commune de Saint-Hilaire-Luc,
commune de Saint-Pardoux-le-Neuf, commune de Tulle, commune d’Uzerche, Vayres autres armes,
Vidaud du Dognon 1603

trois fleurs de lis mal ordonnées : commune de Bellac

fontaines jaillissantes (3) : commune de Trois-Fonds

trois frênes : commune de Berneuil

trois glands : Chesne

trois goujons : Goujon

trois grives : Abbadie,

trois lambels à deux pendants : Gors du Sablon

trois lettres PDP : Dupré Pierre 1644

trois lions léopardés (oupassants) couronnés : commune d‟Aixe-sur-Vienne

trois losanges : Champeaux, Dumont de La Franconie, Loménie, du Rousseau de Fayolle

trois macles : Orsanne, Parrott

trois merlettes : Parelon

trois molettes : Alesme branche de Bordeaux, Bousquet de Saint-Pardoux, Desmaisons sieur de


Bonnefont 1697, commune de Mercoeur, commune de Saint-Pardoux-L‟Ortigier

trois mouchetures d’hermine : Cercley, Guingant de Saint-Mathieu, Pellissier de Féligonde

872
trois ondes (ou divises ondées) : Anterroches, commune de Puy-d‟Arnac

trois pigeons : Petiot Jean 1556

trois rameaux (ou branches) de fougères : Razès du Ché et de La Foujassière, Razès de Puygrenier

trois roses : Coudert de La Villatte, Marchant de La Vivie, Rousset 1655

trois tours : Vallette

trois tourteaux : Razès de Monisme autres armes

quatre canettes : Melun

quatre pals : du Bois de Jumilhac

cinq fleurs de lis : commune de Le Grand-Bourg 1933

cinq merlettes : Sauzet

cinq scorpions et d’un croissant entre deux étoiles : Javerlhac Touraine

Chef componé de 7 pièces : La Mothe 1650

Chef contre-palé : Moreau familiales

Chef denché : Brinon, Fondant, Milly

Chef denché chargé d’un léopard : Autier de La Villemontée et La Rochebriant

Chef échiqueté : Barton de Montbas, Bonnet Henri 1697, La Fonchoise, Rochebaron

Chef émanché de 3 pièces : Chazeron, Fougières, Fresselines, Jabach,

Chef émanché de 4 pièces : de La Grange 1450

Chef fascé de 6 pièces : commune de Beynat, du Breuil abbé, Geoffre de Chabrignac, La Porcherie 1226,
commune de Ménoire, Tiebeson

Chef d’hermine : La Roche, commune de Mortroux autres armes

Chef d’hermine brochant sur un parti : Mosneron

Chef de Jérusalem (croix potencée cantonnée de quatre croisettes) : L‟Hermite armes contemporaines

Chef de Malte (croix de gueules sur argent) : Josset, Pradal, Ragon, Semianac

Chef palé de six pièces : Rièges 1698

Chef parti chargé d’une croix ancrée et d’un lion : Silhouette

Chef semé de fleurs de lis : Abbaye des Feuillants de Saint-Martin

Chef soufflé par deux vents : Chassaing de Rouffiat

Chef soutenu d’une divise: Aubert de Bulbon, commune de Beyssac, Demay 1602, Mailhard 1603, Téveny
1601, Vidaud du Dognon 1603

Chef soutenu d’une trangle bastillée de cinq pièces : commune de Segonzac

873
Chef de vair : Montgascon

Chemin de terre traversant un semé d’arbres : Vaulbrune

Chêne planté dans un cœur : Moreau conseiller 1700

Chérubin : Arfeuille, Chambinaud Joussem, Marmond

Chérubins (ou anges) (3) : Lagrange, Millanges

Cheval : Baraguey d‟hilliers 1808, Delauze dit Cheval Blanc, La Baume de Foursac, Marbot 1811 et 1815,
Thianges dame de Lussat 1701

Cheval brochant sur un tronc d’arbre : Chavagnac

Cheval galopant : Imbert-Laboisseille

Cheval passant sur une terrasse : Troutier N… 1602

Cheval gai passant : Troutier N… bayle des marchands 1644

Cheval sellé passant sur une plaine (ou terrasse) : Troutier Jean vers 1644

Chevron : Abbaye des Allois, Alart, Banquet, Baret des Cheises, Besse de Bellefaye , Besse de Volore,
Bonneysset 1701, Brinon, Champalinaud 1701, Couturier de Fournoüe Anne 1701, curé de Darnets, curé
d‟Egumont (Gumond), curé de La Geneytouse, Daniel Guillaume 1317, Deglane, Didier, Douhet d’Auzers Jean-
François 1701 , Dutour N… 1698, Garat N… 1701, Grelet N… 1701, Guérin marchand, Gueyrout, Hervy 1701,
Jehannot de Bartillat, commune de La Chapelle-Montbrandeix, La Porte des Vaux et du Teil, Lavialle 1701,
Malherbaud 1627, Malherbaud 1640, Marcialot seigneur de Puy-Mathieu 1701, Nicolas N…1701, Orsanne,
Paquelet 1701 , Rousselle N… 1701, Savaudin, Soustre 1701, Thibaud de Noblet

Chevron abaissé brochant sur deux hallebardes : Audebert François 1699

Chevron abaissé et accompagné de :

un cœur : Certe

un croissant et les lettres M et N : Noalher dit Chabrou

trois fontaines : Fontaines

trois roses et sommé d’un croissant : Razès Limoges

Chevron abaissé surmonté d’un croissant et accompagné de trois roses : Razès

Chevron abaissé et chargé de trois molettes: Besse Jean 1701

Chevron abaissé de vair accompagné de trois églises : commune de Vayres

Chevron alaisé et vidé entrelacé avec un triangle : Mage

Chevron alaisé accompagné de trois besants : Périgauld

Chevron bordé de sable : Laage

Chevron brochant : Bastide

sur un parti : Le Cler du Rivaud

874
sur un palé de sept pièces : commune de Villefavard

sur une tête de taureau (ou de vache) : Bastide

sur trois pals : La Roche-Aymon 1700, Poute de Nieul et de Puybeaudet

Chevron chargé de :

une coquille ; Sarrazin 1646

un écu à deux lions : commune de Perpezac-le-Noir

une étoile : Romanet de Beaune

une fleur de lis : Albiars

une molette : Dubois curé de Bujaloeuf 1699

un poisson : Noalher de La Borie

une rose : La ChassaigneLéonard 1701

signe des chevaliers légionnaires : Dumarest-Bellair, Pignet, Sartelon

deux merlettes affrontées : Lejeune prieur 1698

trois coquilles : Merigot de Sainte-Feyre, Piédieu

trois étoiles : Bonnie

trois fleurs de lis : André de Ludesse

cinq besants : Richomme

cinq charbons allumés : Bailhot de Ladournat

cinq étoiles et accompagné d’un canard nageant sur une eau : Tandeau de Marsac

cinq tourteaux : La Vaupillère

sept aiglettes et accompagné en pointe d’une gerbe d’or : Pastoureau de Puymode

hermines sans nombre et accompagné de trois étoiles: Mas de Neufville

Chevron chargeant un monde et accompagné des lettres I et P et d’un croissant : Pabot 1603

Chevron componé de sept pièces et accompagné de trois pommes de pin : Pépin de Bellisle

Chevron componé de 8 pièces : Besse de Meymont, commune de Laroche-près-Feyt

Chevron déjoint accompagné d’une épée en pal : commune de Marcillac-sur-Croisille

Chevron de l’un en l’autre : Dumoulin puis von der Mülhen auf Bertholzheim

Chevron écimé : La Rochefoucauld-Couzages

Chevron écoté accompagné de trois roquets (ou fers de lance) : commune d’Astaillac

Chevron fait d’une faux et d’une scie : Fossiat

875
Chevron fascé-ondé de six pièces accompagné de trois lionceaux : Coëffier d‟Effiat

Chevron fascé-ondé accompagné de 3 lionceaux : commune de Crocq

Chevron ondé accompagné de trois fers de flèche : Robin de Lourcelière Anne 1699

Chevron potencé et contre-potencé accompagné de deux losanges et d’un lion : La Romagère

Chevron rompu accompagné de trois tulipes : Le Bonhomme de Lajaumont

Chevron accompagné de meubles identiques :

un agneau : Coudert de Sardent, Coudert de La Villatte

une ancre : Bardoulat de La Salvanie

un arbre : Fossiat

une aumonière ou bourse : Gibecier

un buisson : Boysse de La Cité

un chêne : Gilibert, commune Palazinges

un ciboire : Cibot 1599, Cibot 1679

un clou : du Clou Jean

un cœur : Certe

un cœur enflammé : Usseil

un cœur percé d’une flèche : Piquet

un cœur traversé de deux flèches en sautoir : Lamore de La Valette

un coq dans un nid : Nicot marchand

un croissant : commune d‟Albussac, Alesme, Brinon, Dufaure de Voutezac, Duval de Charissou,


Guillemin de Piégut, Guillot, Guytard Jacques, Marchant de La Vivie, Sapin de Truffy, commune de
Vitrac-sur-Montane

un cygne : Auduvert, Loyac de la Bachellerie, Planchard de Cussac, commune de Saint-Etienne-la-


Geneste, commune de Tudeils

une écrevisse : Reboul

une étoile : Aubusson N… 1650, Boudet N…, Bugeaud, Bugeaud de La Piconnerie, Dubal, commune
d’Evaux-les-Bains 1701, Maumigny

une épée : Combet, Vielbans selon Valette

une gerbe : Noblet selon Jougla

un grelot : Champagnat

un lion : Aubebert de Dinsac, Cheynier-Le Jouhan de Noblens, Dinsac, Guilhot

une main : Mensat banquier

876
une merlette : Baret des Cheises

un mont de six coupeaux : commune de Hautefage, La Veyrie, Pouget de Nadaillac

une montagne : Garrach

une palme : Guery autre

un papillon : Burguet

un pic : Pitaud

poisson en pal : commune de Saint-Martin-la-Méanne

une rose : Augier Jean 1701, Guytard 1601

un soleil : Ardent Jean 1632, D… Simone 1654

une tour : Lamonerie

un vergne sur une terrasse : Verninac autre branche

deux anneaux : Lecamus de Moulignon

deux clés : Clary de Saint-Angel

deux croissants : Maynard de Chaussenéjoux XIXe siècle

deux croisettes : Alboy, commune de Saint-Julien-aux-Bois

deux épées en sautoir : Testut-Delguo

deux étoiles : Bailhot de Ladournat, Boudet Etienne, Finot, La Breuille des Portes, La Porte ou Bonnet

deux lions affrontés : Léonard receveur, Pierre et Jean

trois aigles (ou alérions) : Verneuil de La Bonne

trois aiglettes : La Trémoille

trois alérions : Mortemart de Boisse François

trois annelets entrelacés : Rondeaux Jacques 1699

trois bâtons noueux : Biays

trois béquilles : Branquilanges

trois besants : Deaulx, du Rousseau de Fayolle, Thonnelier de Saint-Maur

trois bonnets : Bonnet 1599

trois boulets : Pougeard du Limbert

trois branches d’oranger : Auriget

trois branches de laurier : Couturier de Fournoüe Joseph, Romanet du Caillaud

trois branches de laurier celles supérieures inclinées vers le sommet d’un chevron : Romanet du
Caillaud 1810

877
trois branches de romarin : commune de Bonnefond, Romanet de Beaune, Romanet N… 1697

trois casques : Bonnet Silvain 1697

trois champignons : Goudin selon Jougla

trois chausse-trapes : Gay de Nexon

trois ciboires : Cibot Jean 1646, Cibot Jacques 1646

trois clous : du Clou seigneur d’Ardent, du Clou N…, du Clou Jean 1696, Creil de Bournazeau

trois cœurs celui de la pointe surmonté d’une croix pattée au pied fiché : Gaveau

trois colonnes : Peconnet

trois coqs : Bouire de Beauvallon

trois coquilles : Bigeardel, Feydeau, Michelon N… 1640, Michelon autre, Michelon Jean 1697, Noalher
de La Borie, commune de Péret-Bel-Air, commune Perpezac-le-Noir, Ruben, Ruben de Lombre 1397,
Ruben de Lombre 1697, Teyssier de Leyrat

trois couronnes de feuillage : Magré

trois croisettes : Croizier 1650, Lacroix, Saint-Fief

trois croisettes ancrées : Neufville de Villeroy

trois croisettes dans un cercle : Marrand

trois croissants : Dienne, Dutour de Salvert-Bellenave, La Valade, Lavaur de Gaignac, Louan, Plaisant
de Bouchiac, Teyssier, Tour

trois demi-vols : Eudel

trois dés : Thomas-Duris

trois épis de blé : Descoutures Symon II1556, Froment (Tulle)

trois épis de millet : Béchameil

trois étoiles : Aubéry de Saint-Julien, Barbot, Beaufranchet, Beaunom, Besses François , Boery 1699,
Bonnevin, Deschamps 1697, Dupuy de Mirambel, Garat Nicolas 1697, Garnier de Labareyre,
Grasmagnac, Grudy, La Besse, La Charlonnie 1601, Leulier de La Faverie du Ché, Mas de Neufville,
Maureil, Maussac, Merigot de Sainte-Feyre, Meyvières, Mondot de Lagorce, Monteil Limoges, Moreau
de Montcheuil, Morel de Fromental, Nadaud cordonnier, Péronneau, Picquet, Ruben de Lombre 1697,
commune de Saint-Bazile-de-Meyssac, commune de Saint-Julien-Maumont, Sartiges

trois fermeaux : Laboreys

trois fers de lance : Destresses

trois feuilles de chêne : Gaultier du Marasche

trois flammes : Le Sorre, Voysin de Gartempe autres armes

trois fleurs de lis : de Brossard, Vouhet

trois fougères : Malherbaud

878
trois geais : Gay de Vernon 1808, Gay de Vernon 1811, Gay de Vernon contemporaines

trois hures de sangliers : André de Ludesse

trois larmes : Monamy

trois lettres G : Gergot

trois lettres T : Tarneau

trois lions tenant une épée haute : Pignet

trois losanges : Bandel, Carrier, Cibot, Garreau greffier 1652

trois macles : Triboudet de Mainbray

trois mains : Meynard de Chaussenéjoux branche cadette

trois mains au majeur levé : Londeix

trois mains bénissantes : Benoist, Benoist de Lostende

trois maillets : Maillot

trois merlettes : Doynel de La Sausserie, L a Barre, Le Texier, Martinet

trois merlettes (ou colombes ou verdiers) : Verdilhac

trois molettes : Alexandre de Beausson, Bandy de Nalèche, Bardoulat, Champs de Blot, La Barre comte
d’Etampes, Lagarde
d‟Auberty, Petiot Jean 1556, Petiot 1600

trois mondes : Pabot 1657

trois œillets : Bellemie du Montan de Magnine

trois oubelons (plante aquatique) : Belon

trois palmes : Béchameil de Nointel, Brigoulet, Chazat, commune de Clergoux, Couturier de Fournouë
Gabriel 1813, commune de Maussac, Romanet Jean-Baptiste 1697, Sédières

trois pigeons : Barjon Jean, Petiot Mathieu 1594, de Petiot 1659, de Rousseau 1643

trois pins : Debeaune

trois pipes (ou bâtons noueux) : Biays

trois poires : Deperet

trois pommes de pin : Delapine, Dupin veuve 1697, Pepin de Bellisle, Pinot élu 1650

trois quintefeuilles : Chateaubodeau, Sanguin de Meudon

trois rabots : Gachet de La Motte

trois rameaux de chêne : Cousturier René

trois rencontres de taureaux : Ceaux Toulouse

879
trois roses : Brossie de La Charpagner, Doyneys 1670, Furgaud Aubusson, Lapelin, La Pisse famille,
Lascure, Legier de Lagarde, Picquart, Rougier 1628, Sarrazin Limoges

trois roses en bouton : Rousiers selon Valette

trois roues : Roudeau Jannette 1630

trois roues de sainte Catherine : Gentil de Rosier

trois seaux : commune de Seilhac

trois soucis : Quinault

trois têtes d’aigles arrachées : Pajot de Marcheval

trois têtes de chevrettes : Ernault des Bruslys

trois têtes humaines aux cheveux hérissés : Poylevé

trois têtes de Maures : Maure

trois têtes de perroquet : Alart

trois têtes de porc : Courteys

trois tourteaux : Chantois, Darnal de Negelle

trois trèfles : Beyssat, Doublard du Vigneau, Dupré Jean 1650, Dupré J.1630, Dupré N…1655, Dupré
Pierre 1644, Fieux, La Fayole, Montaunet, Ruaud de La Fayolle, Ruaud N…, Selve de Bity, Tardif,
Villedo Madeleine veuve Rosteau

trois yeux : Legier

six coquilles : Nieul Berry 1697

six étoiles : Villedo François, La Charlonnie 1666

sept merlettes : Aumont, commune de Dun-le-Palestel 1860

neuf dés : du Bois Henri 1699

neuf merlettes : Courthille de Saint-Avit

Chevron accompagné de meubles différents :

agneau pascal et de deux roses : Teyssier du Mazel

un arbre et deux étoiles : La Quintinie

un arbre et deux hameçons : Clavaud de Masbertrand

une branche fleurie, un pelican dans sa piété et un arbre : Proximard

biche et deux étoiles : Labiche Etienne 1654, La Biche de Reignefort 1813, La Biche de Reignefort
contemporaines

un buisson soutenu d’une lettre B : Massit

un cœur supportant une croix : Dupuis de Bette

880
une coupe, une lampe et une verge avec une guivre : Bonnie

une croisette fichée dans un cœur : Garreau de La Méchenie

un croissant, un livre traversé d’une épée et une levrette : Sartelon

un croissant, deux étoiles et un cœur : Bardinet

un croissant, deux étoiles et un pigeon (ou geai) : Jayac

un croissant, deux étoiles et une rose : La Renoudie

un croissant, trois étoiles et trois arbres : Baju

un croissant, trois étoiles et les lettres I et R : Roulhac d’Aixe-sur-Vienne

un croissant surmonté d’une couronne : Reynier

un croissant et trois losanges : Bandel

un croissant et une montagne : Garat de La Reynie

une épée, une hache et une tour : Bardoulat de La Salvanie

une étoile et trois annelets entrelaçés : Rondeau

une étoile accostée des lettres Met N et d’un ballot : Nadaud 1600

une étoile et un croissant : Delignac

une étoile et trois chats accroupis : Charron François

une étoile, un croissant et un coutelas ondé : Métreau

une étoile et une fleur de lis surmontée d’une couronne : Taraveau 1645

une étoile et deux oiseaux : Antissac

une étoile, une pomme de pin et un croissant : Doudinot de La Boissière

une fleur de lis accotée de deux étoiles et trois besants posés en pal : Masbaret du Basty

un gland accompagné des lettres I et D : Foucaud de Trufet

une hache et une épée : Plazanet

un lion et une étoile : Thomasson

un lion et un soleil : Avril médecin1670

un poisson un croissant, une étoile et un poisson : Bramaud contemporaines

une rose, une étoile et une fleur de lis surmontée d’une couronne : Taraveau notaire 1652

un soleil, un G et un A : Ardant Georges 1696

un soleil, un croissant tourné et une aigle tenant un épi de blé : Guérin médecin

une vipère (ou bisse) et deux étoiles : Malignault avocat

881
un soleil entre deux étoiles et un lion : Boery

un soleil et une roue : Brisset Jean

deux aigles et un vase de trois roses : Mourilheras

deux ardillons et un rocher ardent : Ardelier

deux clés et un soleil : Clary, commune de Valiergues

deux cœurs et un croissant : commune de Chenailler-Mascheix, Martret, commune de Nonards

deux coqs affrontés et des lettres I et R : Rigondaud

deux coqs affrontés et un navire : Goudin Antoine 1680

deux coquilles et une main : La Brouë de Vareilles-Sommières

deux corneilles affrontées et un navire sur une mer : Goudin Antoine 1697

deux croisettes et un lion : Bordages

deux croisettes et un palmier : Paignon de La Borie de Lascaux

deux croisettes et un soleil : Crouchaud N… et X…

deux croisettes et un vase garni de fleurs de lis : Limousin greffier 1697

deux croissants et une aigle : Saincthorent Creuse

deux croissants et un arbre sur une champagne : Sapin Marien 1880, Varachaut 1687

deux croissants et un coq surmontant un nid : Nicot de La Loge

deux croissants et deux étoiles : Briance

deux croissants et un globe : Pille

deux demi-roues et une montagne : La Roudie 1667

deux demi-vols et un rocher : Delaroche dit Vouzelle

deux écrevisses et un bouquet de fleurs : Mareliéras

deux épées et un coq : Pradel de Saint-Charles

deux épées et un pavillon : Cheyron de Beaumont et du Pavillon Louis 1809

deux épis et une main : Tardieu

deux étoiles et un arbre et surmonté d’un croissant : Colin

deux étoiles et un arbre sommé d’une étoile : Dumonteil

deux étoiles et trois arbres : Boyer

deux étoiles et une barbe : Barbat du Closel

deux étoiles et un bourdon de pélerin : Monsieur Bardon 1601

882
deux étoiles et un chat accroupi : Charron Joseph

deux étoiles et un cœur enflammé : Maubaye

deux étoiles et un cœur enflammé soutenu d’un croissant : Billat

deux étoiles et un croissant : Babin de Lignac 1697, Baubiac, Berneron, Dalesme N… 1642, Fingeat,
Guillaume de Rochebrune, Laurens de La Besge, Nantiat 1601, Vételay, Vignaud de Villefort

deux étoiles et un croissant accompagné des lettres P et N : Nicollas

deux étoiles et un croissant surmonté d’une merlette : Nadaud de Valette

deux étoiles, un croissant et un cœur chargé des lettres E et B : Bardinet Etienne

deux étoiles, un croissant et une rose : Villoutreys, Villoutreys de Brignac

deux étoiles et un croissant soutenant une palme : Constant

deux étoiles et une couronne : Navarre

deux étoiles et un fermail : Mercier

deux étoiles et un lion : Malabay, Sclafer de Jugeals

deux étoiles et une montagne : Puynesge de Saint-Priest autres armes

deux étoiles , un croissant et une oie (ou un cygne) : Loyac de La Bachellerie

deux étoiles et une coquille : Aymon

deux étoiles et une rose : Pannier d‟Orgeville

deux étoiles et un soleil : Monteyroulet

deux étoiles et un lion : commune de Jugeals-Nazareth, Villedo de Clichy

deux étoiles un croissant et un lion : Chantosme

deux étoiles, un croissant et une tour : Bergeron

deux étoiles et un paon : Paignon conseiller 1646, Paignon conseiller 1697

deux étoiles et un paon surmonté d’un soleil : Paignon marchand 1650

deux étoiles et un poisson en pal : Peschamps

deux étoiles et un rameau sec soutenu d’un croissant : Sardine

deux étoiles et un rocher : Monteruc selon Nadaud

deux étoiles et une rose : Marpiannas

deux étoiles et une tête d’homme barbu : Leuchy

deux étoiles et un trèfle : Lafosse

deux étoiles, un trèfle et un croissant soutenu d’une flamme : Chaud

deux étoiles et un verdier pris dans un lacs : Verdillat

883
deux étoiles et une vipère : Malignault

deux feuilles de houx et un lion passant : Hugonneau contemporaines

deux flanchis et un soleil : André de La Ronade

deux fleurs de lis et une étoile : Bonfils de La Peyrousse

deux fleurs de lis et d’une croix : Religieux de Valette

deux glands et un souci : Cramaridas

deux hiboux et un arbre : Auboux

deux houlettes de berger et un arbre fruitier : Berger

deux houppes (ou flots), et d’un navire sur une mer : Desflottes des Bordes 1657

deux hures de sanglier et d’une tête de limier : Rigaud contemporaines

deux larmes et une croisette : Loudin

deux larmes et un lion : La Roche d‟Oisy

deux lettres A et C et un ciboire : Cibot A. 1600

deux lettres B et C et un cœur chargé de trois points : Combe

deux lettres B et T et un croissant : Teulier Barthélemy

deux lettres C et P et un rocher : Pouyat Charles

deux lettres I et B : Bourdeau Jean 1655

deux lettres I et B et un croissant : Brugeyron

deux lettres I et B et une étoile : Bardinet

deux lettres I et R et deux coqs affrontés : Rigondeau

deux lettres I et R, un croissant, une étoile : Roulhac arpenteur

deux lettres F et L et une étoile : Ligoure

deux lettres F et V et un plant de vigne : Vity dit La Plante

deux lettres J et y et une souche arrachée : Yvernaud

deux lettres L et A et un sautoir alésé : André 1600

deux lettres M et M et un croissant : Montalier

deux lettres M et N, une étoile et un ballot : N adaud M. 1600

deux lettres P et B et un croissant : Teulier Barthélemy

deux lettres P et C et un cœur percé de trois trous (ou points) : Combe

deux lettres P et T et un arbre : Teulier Pierre 1653

884
deux lettres P et N, deux étoiles et un croissant : Nicolas

deux losanges et un anneau (ou lettre O) : Cibot chanoine 1603

deux losanges et un lion : La Romagère

deux mains (le majeur et le pouce allongés), une étoile et une rivière : Vaulondais

deux mains bénissantes et un arbre : Benoist Pierre

deux mains bénissantes et une épée : Benoist de Lostanges

deux mains et une foi : Leymarie

deux moineaux et un croissant : Béraud

deux merlettes affrontées et un arbre : Dufour N…

deux merlettes et un cœur : Merlin famille

deux molettes et un besant : Frotté

deux molettes et un chêne arraché : Lavau

deux molettes et un geai : Geay de Couvalette

deux molettes et un lion : Séguret

deux molettes et un moulin à vent : Moulinier procureur 1699

deux mouchetures d’hermine et un soleil : Barré de Saint-Venant

deux oiseaux et une étoile : Antissac

deux palmes et un lion : Brujas

deux palmes et une montagne : Arnaud, Thiveau

deux palmes et une tour : Jarrige de La Morélie

deux rameaux l’un sommé de la lettre M, l’autre de la lettre P et un croissant : Poulhiot

deux rameaux et une tête de licorne : Demay 1640

deux roses et un agneau pascal : Teyssier du Mazel

deux roses et une aigle : La Font 1699

deux roses et un canard nageant ; Marty

deux roses et un cœur : Delors, Mestadier

deux roses et un coq couronné : Gallichier N… 1601

deux roses et une coquille : Vassan

deux roses et un croissant : Guillaume de Rochebrune 1680, Sory de Voutezer,

deux roses et une épée : Moufle

885
deux roses feuillées et un dauphin (ou un bar) : Mallevaud de Marigny

deux roses et un canard : Matin dit Dessables 1642

deux roses et un cygne : Martin dit Dessables 1603

deux roses et un lion : Barny, Dufour de Neuville

deux roses et un soleil : Monteyroulet Mr

deux tours et une coquille : Jouvin de Rochefort

deux trèfles et un épi de blé : Baluze Jean

deux yeux et un pigeon : Beaubreuil

deux yeux, une étoile et un soleil : Beaubreuil Anthoine

trois alérions : Mortemart de Boisse François

de trois coquilles et traversé par un poisson en fasce : Ruben de Lombre 1763

trois croisettes et un croissant : Croizier prêtre 1653

trois croissants (croisettes) et un lion passant : Prinsaud

trois croissants et un lion surmonté d’une étoile : Mas de Paysac anciennes

trois étoiles, un croissant, un arbre et une rivière : Pichon N… 1657

trois épis soutenus par 3 merlettes : de Froment famille

trois étoiles et un arbre arraché : Laramade de Friac

trois étoiles et un château : Villoutreix François

trois étoiles et un croissant : Aubugeois (famille), Barbat d‟Aubusson, Gourdon chanoine, Lecler,
Mouveyl, Nantiat procureurs, Pardonnaud, Vergier 1655

trois étoiles mal ordonnées et un croissant : Roulhac de Rochebrune selon P. de Rochebrune

trois étoiles et un croissant accosté des lettres N et P : Pardonnaud

trois étoiles et trois croissants : Picquet

trois étoiles, un ciboire et un soleil : Cibot N… seigneur du Rieu

trois étoiles et les lettres Met N : Noalher dit Chabrou

trois étoiles et une levrette : Rolland de Blomac

trois étoiles et un lion : Bardet de Burc, Avril Joseph

trois étoiles et un lion tenant une branche de laurier : Dumareix

trois étoiles et une main : Clément à la main 1653

trois étoiles et un mont de trois coupeaux : Pouyat épouse Hébrard

trois étoiles et un pigeon : Chabaniel

886
trois étoiles et un poignard (ou stylet) en pal : Noalher au chevron

trois étoiles, une rivière et un poisson : Delauze Charles

trois étoiles et un rocher : Pouyat N…

trois gerbes et un lion : Dubois-La Pisse, commune de Ladignac-sur-Rondelle

trois houppes, une étoile et une mer : Desflottes marchand 1642

trois lettres A, G er D, un arc et un croissant : Ardict

trois lettres D, T, P et trois coqs : Dutrey

trois lettres M, V et R : Voureys Marcelle

trois molettes et une merlette : Merault

trois quintefeuilles et un croissant : Châteaubodeau famille

trois rameaux : Demay 1602

deux roses et un croissant : Guillaume de Rochebrune 1680

trois roses et deux cœurs : Degorceix épouse

trois roses et un croissant : Guilhaume

trois trèfles et une quintefeuille : Bourdicaud

quatre lettres A, M, B et R : Bureau

cinq roses et un arbre arraché : Besse de Meymont, commune de Laroche-près-Feyt

six étoiles : Villedo Catherine veuve Noblet

Chevron écoté accompagné de :

trois fleurs de lis : Destresses autres armes

trois roquets : commune d‟Astaillac,

Chevron engrêl é accompagné d’une épée en pal : Combret de Marcillac

Chevron haussé accompagné en pointe d’un cœur supportant une croix pattée : Dupuis de Bette

Chevron mi-parti accompagné de meubles différents :

deux étoiles et un croissant : Alesme C… trésorier de France 1680

Chevron renversé : Beausobre, Macy

Chevron rompu accompagné de :

une étoile et un lion : Thomasson

deux étoiles et un croissant : Dalesme de Rigoulène 1658

trois branches de murier : Mouret

887
trois étoiles : Roulhac 1628

trois roses : Rougier

Chevron sommé de :

un croissant : Dupré J. 1630, Dupré N… 1655

un croissant accompagné de deux étoiles : Audebert de Dinsac

un croissant accompagné de trois étoiles : Delauze Charles

un croissant accosté des lettres L et M : Massit

une croix : Jarrige de La Morélie

une étoile : Berger, Tarneau

une lettre P accompagnée des lettres D et T : Dutrey Pierre 1648

un soleil entre deux étoiles : Guytard Jacques, Guytard procureur

trois étoiles : Guytard Fronton

Chevron accosté des lettes L et N : Nadaud cordonnier

Chevron soutenu de trois bâtons en pal et en sautoir : Dufaure de Viallebost 1697

Chevron surmonté de :

une cordelière en forme de 8 : Nicolas Pierre 1646

un cœur entre les lettres M et G : Gadault Martial

un cœur entre deux croissants et accompagné d ‘une rose : Gadault N… consul

un cœur entre deux croissants soutenus de deux houppes : Gadault procureur

une croisette ancrée : Plaisant de Bouchiac

une croisette entre deux étoiles et accompagné d’un croissant surmonté d’une couronne : Reynier
prêtre

un croissant : Bellemie du Montan de Magnine, Clary de Saint-Angel, Clou seigneut d’Ardent, Colin,
Despors de La Borderye, Gergot, Le Sorre, Londeix, Loudin, Maubaye, Mercier, Pinot élu 1650, Ruben,
commune de Valiergues

un croissant entre deux étoiles : Aubusson veuve Gadaud, Audebert de Dinsac, Baju, Bergeron, Boysse
de La Cité, Garrach, Loyac de La Bachellerie, commune de Saint-Etienne-la-Geneste

un croissant entre deux losanges : Bandel

une croix accostée de deux palmiers : Lamonerie

une croix fleuronnée detrois fleurs de lis : Fondant

une étoile : Beyssat, Boysse N …1664, Couturier de Fournouë Gabriel 1813, Couturier de Fournouë
Joseph, commune de Hautefage, La Veyrie, Michelon autre, Tardieu

888
une étoile entre deux coquilles : Michelon autre,

une étoile entre les lettres S et D : D… Simone 1654

une fleur de lis : Sartiges

un soleil : Brisset Jean, Villedo de Clichy

deux levrettes : Guillemin de Piégut

trois étoiles : Bardoulat de La Salvanie, Pastoureau selon Froidefond, Usseil

trois étoiles soutenant un soleil d’or : Cibot seigneur du Rieu

Chevron traversé par un poisson et accompagné de trois coquilles : commune de Péret-Bel-Air

Chevrons (2) : Arbonnaud curé, Aubugeois François, Brissaud 1701, curé de La Garde, curé de Meilhac, curé
de Nantiat, curé de Rancon, commune d‟Eygurande, Eschizadour 1701, Hélie de Pompadour marquise 1701, La
Loüe seigneur du Masgelier 1701, Lamballe, Lambertye, Lambertye-La Faye 1516, Lambertye-Tornielle 1700,
Lambertye 1811, Longenalle, Malevergne 1701, Marcoul 1701, Paignon écuyer 1701, commune de Saint-Merd-
la-Breuille

Chevrons (2) accompagnés de :

trois cornes : Faure de Fournoux

trois croissants : Berny, Mouyerade

deux étoiles et une cane sur une eau : Deaux 1657, Despors de La Borderye

deux étoiles et un cep de vigne : Treilhard avant 1789

trois étoiles : Oudot de Dainville

une rose : Augier Jean

une tour brochante : La Tour chanoine

Chevrons alésés (2) : Bonfils de La Peyrouse

Chevrons entrelacés (2) : Beausobre

Chevrons ondés (2) : Rocquelier N…

Chevrons (2) sommés d’une fleur de lis et accompagnés de trois étoiles : commune de Lamongerie

Chevrons (2) soutenus par deux épées en sautoir : Filhoulaud, Marboeuf

Chevrons (2) l’un soutenu par une fasce et l’autre sous cette fasce accompagnés chacun par trois étoiles :
La Charlonnie 1601

Chevrons (2) surmontés d’une fleur de lis : Sartiges

Chevrons (3) : Abbaye de Bonnesaigne, Ajasson, Barbançois de Sarzay, Chapelle de Jumilhac 1832, Chevriers
de Saint-Maurice, Cros de Beldeber, curé de Saint-Fréjoux, Durand avocat, Esmoingt, commune d’Evaux-les-
Bains, Foulourton, Girard, Guillaume de Rochebrune-La Reynie, La Baume de La Suze, Lévis, La Garde

889
(Jacques de), L‟Hermite, Longenalle, Nicolas de La Reynie, Palant autres armes, Peyroux 1811, commune de
Saint-Bonnet-L‟Enfantier, Semienty N… 1701, Ventadour-Lévis

Chevrons accompagnés (3) de :

un coq : Geofrenet N… 1645 et 1670

une étoile : commune d’Evaux-les-Bains

deux étoiles : Mosnier

deux étoiles et un croissant : Joyet de Maubec

trois croissants : La Fons de Saint-Algis

trois étourneaux : Estourneau

trois fleurs de lis : Montlouis

Chevrons (3) chargeant le 1 d’un tiercé en pal : Varéliaud

Chevrons rompus (3) accompagnés d’un coq : Geoffrenet N… 1626

Chevrons brochant sur quatre burelles (3) : Babin de Lignac armes contemporaines

Chevrons (3), le premier écimé, brochant sur un burelé de dix pièces : La Rochefoucauld-Couzages

Chevrons échiquetés (3) : Peyroux 1811

Chevrons d’hermine (3) : Chambon des Ternes et de Marcillat

Chevrons ondés (3) : Beauroyre de Vilac 1701, Bellemine, Bordes, commune de Bourganeuf, Chastenet de La
Chaux, couvent des religieux de Dalon, couvent du Palais, commune de Bourganeuf (contemporaines), Four,
Laborne 1701, La Rue de Griffouges N…1701, Laurent 1701, corps des officiers du sénéchal d‟Uzerche,
commune de Peyrat-la-Nonière, commune de Peyrat-le-Château, Sahuguet Jean 1701

Chevrons (4) : du Pont

Chevrons (5) : Mourier

Chevrons (5) chargeant une bande : Sudre

Chicot en bande avec un épervier (ou une colombe) : Le Large

Chicots (5) chargeant une croix : Ponce

Chien : Deschamps N…, Deschamps Grégoire, Deschamps Jean, Mayné, Pastoureau autres armes, Saint-Julien
Jean-Marie et son épouse 1701, Téveny 1601

Chien affronté avec un lion contourné : Carrière

Chien assis : Dumay

Chien barbet : Barbon de Belat

Chien courant : Bonnet (ou Debonnet)

Chien ravissant guidant un attelage de bœufs (ou de vaches) : Varacheau

890
Chiens assis (3) : La Garde

Chiens affrontés (2) : Cheviale

Chiens affrontés (2) accompagnés d’une étoile et d’une clé : Duboucheys 1603

Chiens braques l’un sur l’autre (2) : Brachet, Brachet de La Jalezie, commune de Le Grand-Bourg, commune
de Saint-Bonnet-la-Rivière

Chiens passant l’un sur l’autre (2) : Cheyrou, Duboucheys 1601

Chiens (3) : Evrard d’Ahun

Chiens l’un sur l’autre (3) : communauté des bourgeois d‟Egletons

Chiens à mi-corps surmontés d’un croissant soutenu d’une étoile (3) : Micheaux de La Faye

Chou sommé d’un pigeon : de Leychousier

Chou tortillé d’un serpent : Chauvelin

Chouette : Bardet de Maisonrouge (armes familiales)

Christ (ou Sauveur) tenant un monde : Saint-Sauveur

Ciboire : Cibot 1599, Cibot 1600, Cibot N… seigneur du Rieu 1679, Dupré Joseph 1701

Ciboires (2) : Abbaye des Feuillants de Saint-Martin, Bourel du Boeix, Dupré

Ciboires (3) : Cibot Jean 1646, Cibot Jacques 1646, Cibot Jean 1697

Cigogne : Begougne de Juniac

Cigognes (3) : Senigon autres armes avant 1720,

Cigognes (3) sur le tout : Senigon après 1720

Ciseaux ouverts accompagnés d’une étoile et d’un croissant : Barjot

Ciseaux ouverts accompagnés d’une couronne et d’un croissant : Anonyme 1603

Ciseaux ouverts soutenant un gant renversé en pal : communauté des gantiers de la ville de Saint-Junien

Clé : Duboucheys 1603

Clé en pal : commune de Bénévent-L‟Abbaye avant 1701 et Vers 1970

Clés en pal (2) : Clary trésorier, Clary Charles, commune de Valiergues

Clés en pal adossées et entrelacées par l’anneau (2) : commune d‟Argentat

Clés en sautoir (2) : Clermont, Evaux-les-Bains prévôté, Lamazou évêque

Clés en sautoir (2) cantonnées de quatre fleurs de lis : Chapitre du Dorat armes traditionnelles

Clés en sautoir (2) surmontées d’une tiare : Chapitre d‟Uzerche

Clé de sol sommant une tour : Estribaud de La Gorre

Clé en pal tenue par un dextrochère : commune de Beaulieu-sur-Dordogne

891
Clé tenue en fasce par des serres d’aigle : Maurice

Cloche : Arsonval, Bourdeau de La Judie

Cloche sommée d’un coq et accompagnée de trois étoiles : commune de Chameyrat, Jaucen

Cloche sommée d’une croix pattée : communauté des prêtres de Bellac

Clocher : commune de Le Vigen

Clocher garni d’une cloche et surmonté d’un lion léopardé : Bourdeau de La Judie

Cloches (3) : Chalup, Chapelart, Saint-Astier famille

Cloches (9) : Royère de Brignac Antoine 1697

Clochettes (11) : Green de Saint-Marsault branche du Verdier

Clou : du Clou Jean 1627

Clous (3) : du Clou seigneur d’Ardent 1665, du Clou N… 1644, du Clou Jean 1697, Creil de Bournazeau

Clous de la Passion (3) : Custojoul

Clous de la Passion soutenant un nom de Jésus entouré d’une couronne d’épines (3) : Furgaud curé,
Villemerle curé

Clous (3) surmontés d’un poisson : du Clou seigneur de Compreignac 1645

Clystère : Grandchier

Cœur : Arfeuille, Balan, Bayle, Bonneysset, Bourboulou Jean 1650, Bouyer, Bréau, Brissaud, Cartaud,
Champagne, Certe, commune de Chenailler-Mascheix, curé de Marcillac, curé de Roche, Delors, Donnève,
Dufaure vicaire 1666, Eysseraud, Finet, Leychousier prêtre, Ludière, Maleden trésorier, Martret, Merlin famille,
Mestadier, Meynard de Favelon , Moreau conseiller 1700, Petit N… 1644, commune de Saint-Priest-de-Gimel,
Vitrat

Cœur accosté de deux croisettes : curé de Roche-le-Peyroux

Cœur accompagné de : deux branches de laurier : Garlandier

trois étoiles et d’une fleur : Daury

Cœur tenu par deux mains brochant sur le tronc d’un arbre : Vergier Pierre 1640

Cœur chargé de :

une croisette cantonnée de quatre fleurs de lis : noble…de La Valade

un croissant : Senamaud dit Preyssat

lettres « E » et « B » : Bardinet Etienne

trois points (ou trous) en triangle : Combe Pierre, Combe B.

un tau et accompagné de trois violettes : Manent chanoine 1699

un trèfle : Marmond

892
Cœur d’où sort un jet d’eau : Brivazac de Brivaque

Cœur d’où sortent deux tiges fleuries d’une rose et accosté de deux cuilléres de chirurgien : Gueyton

Cœur enflammé : Basset, Billat, Ducros, Labrousse GB, Maubaye, Usseil

Cœur enflammé accompagné de 3 étoiles : Courtin

Cœur enflammé accosté de deux croissants : commune de Bellegarde-en-Marche selon Hugon

Cœur mi-parti enflammé supportant une branche et surmonté de trois étoiles : Minaud

Cœur enflammé surmonté d’une aigle regardant un croissant : Dufaure 1700

Cœur enflammé tenu par un saint Augustin : communauté de Sainte-Geneviève de Feytiat

Cœur entre deux croissants et accompagné d’une rose : Gadault N… consul

Cœur entre deux croissants accompagné de deux roses : Gadault procureur

Cœur entre les lettres M et G et accompagné d’une rose : Gadault Martial

Cœur entouré d’une couronne d’épines : Lépine

Cœur entouré de trois flèches : Rigaud armes anciennes

Cœur portant une croix haute : Breil

Cœur portant une croix haute accostée de deux étoiles : Senamaud juge garde

Cœur sommé d’une croix : Lenemand, Matheyron

Cœur surmonté d’un pigeon accompagné d’une étoile : Pierron

Cœur soutenant un quatre de chiffre, un chevron et un triangle : Mage

Cœur soutenu d’un croissant : Sauniac

Cœur supportant : une croix fleuronnée au pied fiché : Finet

une croix pattée au pied fiché : Dupuis de Bette

Cœur surmontant une jambe humaine : Palestel, commune de Dun-le-Palestel 1933

Cœur surmonté de : une croisette au pied fiché : Garreau de La Méchenie

deux étoiles : Ludière

trois étoiles et soutenu d’un croissant : de Champagne

un rameau : Labrousse NBD

une rose : Lamy greffier

Cœur tenu par 2 cygnes affrontés : Barde

Cœur tenu par deux mains : Brissaud N…

Cœur transpercé par une flèche : Piquet, communauté des religieuses de sainte Ursule de Limoges

893
Cœur transpercé par une flèche et accompagné des lettres M et S : Senamaud Martial,

Cœur transpercé par une flèche en bande et accompagné de trois roses : Durand procureur

Cœur transpercé par deux flèches en sautoir : Chambinaud, Lamore de La Valette

Cœur transpercé de deux flèches en sautoir, chargé du nom de Jésus, entouré d’une couronne d’épines à
une croix fichée : couvent des sœurs de la Visitation

Cœur transpercé de deux flèches et accosté des lettres A et S : Abbaye de Saint-Augustin de Limoges

Cœur traversé par une flèche, accosté par deux nuages et accompagné de trois étoiles et de deux rameaux
: Traversier

Cœur traversé de la pointe à l’oreille par un arbre : Segond 1697

Cœur à la croix haute fichée : Bayle, Breui 1648l, Ponroy

Cœur vidé à la croix haute fichée chargé des lettres I et S : Senamaud Jean

Cœur vidé chargé de la lettre M posé au pied d’une croix à deux traverses : Midy 1603

Cœur vidé chargé des lettres « P », « V », « C » et surmonté d’un 4 de chiffre : Crouchaud P. 1600

Cœurs (2) : Degorceix épouse, Martret, Mas, commune de Nonards, Sanegrand

Cœurs (2) accompagnant une bande : Poulverel 1738

Cœurs (2) accompagnés d’un soleil, d’un chêne, d’une tête de mort couronnée : Sannegran

Cœurs (3) : Cherbouquet, Coutisson, Lamard, Vars

Cœurs (3) accompagnant une aigle : Reynier Marie

Cœurs (3) accompagnant une étoile : Chavaille, commune de Condat-sur-Ganaveix

Cœurs en pal (3) : Jouven

Cœurs (3) celui de la pointe supportant une croix pattée : Gaveau

Cœurs (6) en pal trois et trois : Reynie

Colombe : Bize, Borye des Renaudies, Colomb, de Lamy, Comte sieur de Beyssat, Comte sieur de Monceau

Colombe fondant en bande : commune de Saint-Merd-les-Oussines, Veyny d‟Arbouze

Colombe (ou pigeon) perchée sur une branche : Gangue

Colombe surmontée de trois étoiles : Le Brun de Chard

Colombe tenant un rameau dans son bec : Arche, Baignol avocat 1599, Bougraud, Coulomb Jean 1641,
Coulomb maître-horloger 1654, commune de Larche, du Miral Dominique 1698, Noalher XXe siècle, commune
de Saint-Merd-les-Oussines, Verges, Veyny

Colombe perchée sur des rochers et tenant dans son bec une branche feuillée : Malefilhe

Colombe tenant dans son bec un épi :

blé : commune d’Aureil

894
de millet : Meilhaud

Colombes volant (ou pigeons) (3) : Harty de Pierrebourg armes anciennes

Colombes (2) : Cous du Monteil

Colonne avec un lion rampant : Sanson

Colonne chargée d’un lion tenant un sabre : Mosnier

Colonnes (2) : Salviat notaire

Colonnes torses posées en chevron et liées (2) : Girard de Villesaison

Colonnes (3) : Colin de La Brunerie, Peconnet

Colonnes toscanes (3) : Bonafos de Bélinay

Comble : Brugière, Dambleville, Grégoire de Roulhac

Comble chargé de deux étoiles : Lecamus de Moulignon

Comble chargé de trois étoiles : Verneilh de Puyrassaeau 1813

Comble chargé de deux molettes : Imbert-Laboisseille

Comble soutenu d’un trangle : Couturier de Fournouë Gabriel 1813

Comète : Déclareuil, Léon XIII (Pecci)

Compas : Abadie architecte, Grellet de La Rouzière

Contre-écartelé : Fitz-James, Flottard de Montagu-Lomagne, Guillaume de Rochebrune-La Reynie,


L‟Aubespine de Châteauneuf, commune de Palisse, commune de Saint-Julien-le-Vendômois, Valon

Coq : Basquiat, Boyer baron, Cagnat, Dupuytren, Gallichier 1654, Gasquet, Geofrenet, Joufrenet, Martermart de
Boisse Marc, Polier, Pradel de Saint-Charles, Sandenois, Sermenty Jacques

Coq accompagné de deux étoiles et d’un croissant : Daniel du Muraud et de La Gasnerie

Coq sommant une cloche accompagnée de trois étoiles : commune de Chameyrat, Jaucen de Poissac

Coq contourné : Gallichier Pierre 1697, Josset

Coq couronné : Gallichier N… 1601

Coq dans un nid : Nicolas Pierre 1646, Nicot marchand

Coq sommant une cloche : Jaucen

Coq surmontant un nid : Nicot de La Loge

Coq sur un nid avec deux œufs et accompagné de deux étoiles : Nicot de Limoges 1650

Coqs affrontés (2) : Joussen, Rigondaud

Coqs d’Inde affrontés (2) : Goudin Antoine 1680

Coqs affrontés et couronnés (2) : Chambinaud Joussem

895
Coqs (3) : commune de Bonnac-la-Côte, Bouire de Beauvallon, Dutrey Pierre 1648, Jovion, Simmonet

Coquerelles ou noisettes (4) : La Brouë de Saint-Yrieix

Coque de châtaigne : La Chassagne

Coquille : Aymon, de David sceau 1277, Gallichier Pierre 1697, Granchant, Jouvin de Rochefort, Vassan

Coquille accompagnée de de trois cœurs : Coutisson

Coquille accostée de deux épées les pointes en bac : Sahuguet d‟Amarzit, commune d’Ussac

Coquille chargeant un chevron : Sarrazin Limoges

Coquille soutenue d’un croissant : Michelon autre

Coquille surmontée d’un croissant : Plaisant de Bouchiac,

Coquille et demi-coquille : La Sudrie

Coquilles (2) : commune de Feyt, La Brouë de Vareilles-Sommières, Lestang curé, Maréjoux,, commune de
Saint-Angel, Sarrazin , Teyssier, Vallade

Coquilles (3) : Abaddie d‟Ichtirrotz et de Chercorat, commune d’Affieux, Alart, Amadon, Aubert de Bulbon,
Authier, commune de Beyssac, Calignon, Coëffier, Crouzillie, Dalesme selon Jougla, de David de Lastours, de
David deLa Renaudie, Desaix de Veygoux, Desaix baron, Desmarais, Faugeron, Feydeau, Gaudon, Mandat N…
1650, Merigot de Sainte-Feyre, Meynard de La Chassagne, Michel 1599, Michelon 1640 , Michelon autre,
Michelon Jean 1697, Nanot, Oroer, commune de Peret-Bel-Air, Pérusse-Merville, Piédieu, Plaisant de Bouchiac,
commune de Rilhac-Treignac, Ruben, Ruben de Lombre 1397, Ruben de Lombre 1697, Sarrazin seigneur de La
Courtine, Teyssier de Leyrat

Coquilles (3) (ou 5) chargeant une bande située entre deux bandes : Vérines

Coquilles en bande (3) : des Gouttes modernes

Coquilles (4) : commune de Bénévent-L‟Abbaye vers 1970

Coquilles (5) : Brenier de Saint-Christo, Brenier de Montmorand, Evrard du Châtenet, Luchapt, Montmorency-
Laval

Coquilles chargeant une croix ancrée (5) : Saint-Avit autres armes

Coquilles (6) : Aguesseau, de David de La Roche, Maubernat, Michel 1599, Nieul Berry 1697, Rabayne

Coquilles en orle (8) : duBellay,

Coquilles (9) : Frédy de Coubertin

Coquilles (semées dans les claire-voies d’un fretté) : Montal

Cor de chasse (ou huchet) : La Breuille branche du Laron, Peyrot, Saute

Cor de chasse accompagné de

une lune et d’un soleil et surmonté d’unre étoile : commune de Grandsaigne, Montroux de Rignac

un soleil entre deux étoiles : Lortcournet

trois étoiles : Philip de Saint-Viance, commune de Saint-Viance, Semianac

896
trois molettes : Lasteyrie du Saillant 1810

Cor de chasse sommé de deux palmes et accompagné de trois étoiles : Dubreilhe

Cor de chasse soutenant une ramure de cerf : La Breuille branche du Laron

Cor de chasse surmonté de :

fouet : commune d’Arnac-la-Poste

un massacre de cerf : Ruben de Lombre 1697

Cors de chasse (2) l’un sur l’autre : commune de Cornil, Corn, commune de Queyssac-les-Vignes

Cors de chasse (3) : Chassaigne, Cornil, Nesmond

Corbeau : Vaucourbeil

Corbeau sur une branche feuillée : Croche 1601, Croche François 1641, Croche 1671

Corbeaux (3) : commune de Le Pescher, Ornhac, Ornhac de Saint-Chamans, commune de Sérilhac

Corbillon chargeant une fasce : Ruyneau, sieur du Bezut 1701

Cordelière en forme de croix : Baud, Cabas, Chambinaud Joussem, Chambouran, Delavault Pierre 1650,
Galant, Laurens notaire, Lavandier Marguerite

Cordelière en forme de croix accompagnée de :

un croissant et des lettres M et B : Bonabrit

une étoile et des lettres PBR : Barry dit Gouvernat

lettres I et L : Lavandier I. 1603

lettres P et B et d’un croissant : Branquilanges

deux étoiles et un croissant : Galant

deux roses : Broua

Cordelière en forme de croix les bras chargés des lettres I et P : Piteu

Cordelière en forme de croix portant sur les bras deux coqs affrontés : Joussen

Cordelière en forme de croix soutenue par un croissant et accompagnée des lettres I et P : Pénigot

Cordelière en forme de 8 : Nicolas Pierre 1646

Corneilles affrontées (2) : Goudin Antoine 1697

Corneilles (3) : Orgnac

Cornes (3) : Faure de Fournoux

Cornet : Cornudet 1701

Cotice en bande : Gimel de Paluel, Laubartès, Merle, Tournemire Golfier1450

Cotice en bande brochant sur un lion : Franchelins

897
Cotice en bande brochant sur un semé de fleurs de lis : Feydeau du Ressonneau modernes

Cotice en bande brochant sur une tour : Tournemire Golfier 1450

Cotice brochant sur un parti : Talaru de Chalmazel

Cotice chargée d’un dauphin brochant : Bourbon-Montpensier

Cotices doubles (2) potencées et contre-potencées de treizes pièces accompagnant une bande : Sancerre

Cotices (2) : Rafilhac Guilhem 1325

Cotices (2) accompagnées de six merlettes : de Merle

Coticé de 10 pièces : Adhémar V vicomte de Limoges, Bonneval 1701,

Coticé de 12 pièces : commune de Bassignac-le-Bas, commune de Chartrier-Ferrière, Comborn-Turenne (XIIIe


siècle), Comminges- Turenne (XIVe siècle), commune de Favars, L a Majorie de Soursac 1666, La Tourd
‟Auvergne-Turenne (XVe siècle), commune de Saint-Cernin-de-Larche, commune de Saint-Hilaire-Peyroux,
commune de Servières-le-Château, Turenne, Turenne maréchal de France, commune de Turenne

Coupé : Alesme baron 1810 , commune d‟Allassac, Aubusson trésorier 1680, Bardoulat de La Salvanie,
commune de Beaulieu-sur-Dordogne, Beausobre, Belloc de Chamborant, Blondeau de Laurière 1657, commune
de Bonnac-la-Côte, commune de Bosmie-L‟Aiguille, Bonnet, Bourgeois de Jessaint, commune de Boisseuil,
Brenier de Montmorand, Bugeaud de La Piconnerie, Carbonnel de Canisy, Cavaignac, Cesson, commune de
Chamberet, Chambon des Ternes et de Marcillat, Corbier, Cornudet des Chomettes, Cressac de Soleuvre,
commune de Crocq, commune de Cublac, Dalmais, Dalton 1809, Desbories de Froidefond, Deschamps curé
1701, Desprès, Dissandes de Bosgenet, Doumail, Dumareix, Dumas de Soulages, Duverger, Espagne,Gay de
Vernon 1811, Giraudet, Hecquard, commune de Gros-Chastang, commune de La Chapelle-Montbrandeix, La
Gastine, Mascureau, Merle de La Brugière de Laveaucoupet, Meschatin, Mortomart de Boisse François,
commune de Mortroux, Mosnier, Mourier, Nègre, commune de Noailhac, Peschin, Peyrot, commune de
Pontarion, Puyvinaud, Roy de Chaumareix, commune de Saint-Merd-la-Breuille, commune de Saint-Pardoux-le-
Vieux, Savignac, Souham, commune de Thiat,Valladon, Vézy du Pouget autres armes

Coupé émanché de 3 pièces et deux demies : Lambert

Coupé d’un trait et parti de deux : Henri II d‟Albret vicomte de Limoges 1531

Coupes (3) : Le Bouteiller

Couples de chiens (3) : Beaupoil de Saint-Aulaire, commune de Saint-Aulaire

Couronne : Anonyme, Gibus, Gicquet de Pressac 1679, Grolée de Viriville, Navarre, Reynier

Couronne accostée d’une branche d’olivier et d’un lis de jardin : Dufaure de Bessol

Couronne antique : Diverneresse

Couronne d’épines : Chadener, Lépine

Couronne d’épines entourant un nom de Jésus : Villemerle curé

Couronne d’épines entourant les noms de Jésus et Maria : communauté des prêtres de l‟Oratoire de Limoges

Couronne d’épines entourant un cœur transperc é de deux flèches en sautoir et chargé du nom de Jésus, à
une croix fichée : couvent des sœurs de la Visitation de Limoges

Couronne d’épines (2) : Augier

898
Couronne de laurier : Certe

Couronne royale : Beaumont d‟Autichamp

Couronne sommant une épée : Belat

Couronne surmontant les letres DN entrelacées soutenues d’un croissant : Noroy

Couronne surmontant un croissant : Reynier prêtre

Couronne surmontant une fleur de lis : Taraveau notaire 1652, Taraveau 1645

Couronnes (2) : Abbaye des Feuillants de Saint-Martin, Augier notaires, Bourel du Boeix

Couronnes (3) : Picon

Couronnes à l’antique (3) : La Salle

Couronnes (3) soutenues de trois fleurs de lis et accompagnées de deux palmes : Duplessis

Couronnes comtales (3): Doublard du Vigneau

Couronnes de feuillage (3) : Magré

Couronne ducale soutenue de trois étoiles : Reynaud

Couronne ducale surmontant un veau : Marlin

Couronnes ducales surmontant un lion (3) : Blanchard de Champagnac

Couronnes ducales enfilées dans une bande (3) : Dufaure de Lajarte

Couronnes surmontant des pattes de griffon (3) : Beauroyre

Courtine crénelée entre deux tours : commune de La Courtine

Coussin en losange chargé d’un Sacré-Cœur : Castel

Couteau : d‟Arsonval, Faure 1655

Coutelas ondé : Métreau

Coutelas et hache en sautoir chargés d’une pierre à aiguiser posée en pal : corporation des bouchers de La
Souterraine

Crèche avec un Enfant-Jésus : Nadaud P. 1602, Nadaud Marie

Créneaux (3) : Guidonis Bernard

Créneaux (4) sur chef : La Faye Bas-Limousin

Créneaux mouvant du chef (4) : Genis

Croc et ancre en sautoir : La Rivallière de Frauendorf

Crochet (ou fouet) : Granchant

Croisette : Aurousset, Bardon de Ségonzac, commune de Crocq autres armes, Dolet, Founoux, La Croix du
Repaire branche de Vitrac, La Mothe curé de Saint-Pardoux, Loudin, Mesnil-Simon 1339, Poncet prêtre,

899
communauté des religieuses de Notre-Dame de Saint-Junien, couvent des religieuses de Notre-Dame de
Limoges, Senamaud Martial, commune de Voutezac

Croisette cantonnée de quatre fleurs de lis chargeant un cœur : noble… de La Valade

Croisette chargeant une croix componée : Saint-Mesmin

Croisette chargeant un delta : Le Cler du Rivaud

Croisette fichée dans un cœur : Garreau de La Méchenie

Croisette pattée : Bardon de Brun, commune de La Chapelle-Montbrandeix

Croisette pattée sommant un cygne contourné : Regnauld

Croisette soutenue par un croissant : Faulte François 1648

Croisette surmontant :

un cœur : Gueyton

un chevron : Reynier prêtre

Croisettes (2) : Alboy, Anterroches, Bordages, Crouchaud N… et X…, curé de Roche-le-Peyroux, curé de Saint-
Bonnet, Limousin greffier 1697, Paignon de La Borie de Lascaux, commune de Puy-d‟Arnac, commune de
Saint-Julien-aux-Bois, Vételay

Croisettes (3) : Bléreau, Borye, Cous du Monteil, Croizier 1656, Croizier prêtre 1653, curé de Saint-Martial-de-
Gimel, Lacroix, La Vergne sgr de Champagne, Machons, Memat, Saint-Fief, Vedrenne

Croisettes dans un cercle (3) : Marrand

Croisette ancrée : Manent Jean 1642

Croisettes ancrées (3) : commune de Bussière-Poitevine, Neufville de Villeroy

Croisettes pattées (3) : Disnematin

Croisettes tréflées au pied fiché (3) : Crémeaux

Croisettes sur bande (3) : Barye

Croisettes en pal (3) : Gartempe

Croisettes (4) : Angely, Gain de Linards Pierre 1698, Farge de Treignac, La Garde de Montlezun

Croisettes pommetées (4) : Blond (ou Blom), commune de Blond

Croisettes (5) : Limousin Jean et Louis 1697

Croisettes (6) : curé de Saint-Bonnet-près-Bort

Croisettes sur une croix (5) : La Caze du Laurens

Croisettes recroisettées (6) : Poix

Croissant : Alesme, Alesme C… trésorier de France 1680, Alesme Jean 1697, Ambert, Anonyme 1603,
Andrieu de La Mazière, Ardict, Aubugeois famille, Aubugeois Jean, commune d‟Aubusson 1636, Aubusson
N…1650, Aubusson de Soubrebost, Audebert de Dinsac, Babin de Lignac 1697, du Bac, Baju, Baland,Ballue,

900
Barbon de Belat, Barbou, Bardinet, Bardon 1630, Bardoulat, lieutenant, Bardoulat N…, Bardoulat Pierre, Barjot,
Bastard de Saint-Denis, Baubiac, Baud, Bellemie dit du Montan de Magnine, Béraud, Berneron, Biesse, Bittard,
Blondeau 1636, Bonabrit, Bosredon Jean 1700, Boucheuil de La Granerie, Bouliac, Bourgeois de La Rivière
1660, Bourjade, Boutineu (ou Boutineau), Boylaud, Boysse N… , Boysse de la Cité, Boysse épicier, Bramaud
contemporaines, Braud, Briguot, Brival de Lavialle, Brugeyron, Celièrre, Ceynat, Champagne, Chantosme,
Chardeboeuf, Charles 1645, Charpentier de Belcourt, Châteaubodeau famille, Chaud, Chauseyx, commune de
Chenailler-Mascheix, Chermartin, Chorllon Anne 1701, Cibot Jacques 1646, Clare, Clary de Saint-Angel, du
Clou Jean, du Clou seigneur d’Ardent, Constant, Constant notaire, Croizier prêtre 1653, Dalesme N…1600,
Dalesme N…. 1642, Dalesme de Rigoulène 1658, Daniel de La Gasnerie, David N… juge 1645, Déclareuil,
Delachenaud, Delavaut 1628, Delignac, Descoutures N… 1658, Despors de La Borderye, Doudinot de La
Boissière, Dubanc, Dufaure Jean, Dufaure de Voutezac, Dupré J…1630, Dupré N… 1655, Duval de Charissou,
Farne, Fayet de La Tour, Fenieu, Feydeau du Ressonneau 1420, Fingeat, Fougeras, Fraisse Vincent, Galant,
Garaboeuf, Garat de Saint Yrieix, Garat de La Reynie, Garrach, Germain roturiers, Goumy, Gourdon chanoine,
Gourjault, Grange, Grasmagnat, Grassinaud, Grégoire de Roulhac avocat 1697, Grégoire de Roulhac écuyer
1698, Grégoire de Roulhac seigneur de Thias, de Grenier ou de Granier nobles, Guilhaume, Guillaume de
Rochebrune 1680, Guillemin de Piégut, Jacques, Jayac, Joyet de Maubec, Juliard, La Barrière, Labrousse GBB,
Labrousse NBD, Lagarde, La Garrigue, Lamore de La Valette, Landriève, Laporte curé 1757, La Renoudie, La
Rigondie, La Roudie Jean, La Sudrie, Laurens de Bagnols, Laurens de La Besge, Laurens de Fontbuffeau,
Lecler, Le Large, Léonard Pierre, Léonard Jean, Lespinats, Le Sorre, commune de Liginiac, Lombard Aubusson,
Londeix, Loudin, Loyac de La Bachellerie, Ludière, Madot, Malhebaud, Manny, Marchant de La Vivie,
Martinaud, Martret, Massoulie, Maubaye, Mauple, de Mauple, Maureil, Mercier, Métreau, Meyvanges,
Michelon autre, Minot, Montalier, Montgibaud, Morel de Fromental, Moulinier consul , Muret de Bord, Nantiat
procureur, Nantiac avocat, Noalher dit Chabrou, Noalher au nuage, Noalher veuve, commune de Nonards,
Noray, Pabot 1603, Pasquanet, Penigot, Peyricaud, Pichon 1655, Pichon 1657, Poulhiot, Puysnege de Saint-
Priest, du Queyrois, Ramade de Friac, Râteau, Razès, Rebière de Cessac, Rebière de Naillac, Reynier, Rieu
Joseph 1697, Riols de Fontclare, commune de Roche-le-Peyroux, Roulhac 1628, Roulhac 1696, Roulhac
arpenteur, Roulhac de Rochebrune selon P. de Rochebrune, Roulhat, Roueron, Rousset élu 1633, Roy
Pierrefitte, Ruben, commune de Saint-Dezéry, commune de Saint-Etienne-la-Geneste, commune de Saint-Hilaire-
Foissac, Saint-Ours, Salviat notaire, Salviat Elie, Sandrier, Sapientis, Sardine, Sartelon, Savary, Sclafer de La
Gorce, Sclafer de La Rode, Senamaud dit Preyssat, Segonzat Annet, Souries de La Praderie, Tarneau, Teulier dit
Mensat, Teulier boucher, Teulier Barthélemy, Texier de Javerlhac Boige, Teyssieu, Tournyol du Clos, commune
de Valiergue, Vallade, Vallenet, Vauchaussade, Verdier armes contemporaines, du Verdier Mariens, Vergier
1655, Vételay, Véyzy de Beaufort, Vézy du Pouget autres armes, Vidaud pintier, Vigenaud 1603, Vigenaud
1657, Vigenaud vers 1657, Vignaud de Villefort, Villemone, Villoutreys, Villoutreys de Brignac, commune de
Vitrac-sur-Montane

Croissant accompagné de :

annelets (8) : Veyriaux

étoiles (2) : Albis de Gissac, Gilibert, Jouvenel, Lauzanne, Le Bigot de Gastines, Materre, commune de
Palazinges, Roulhac d’Aixe-sur-Vienne, commune de Saint-Martin-Sepert, Téveny 1601, Téveny 1697

étoiles abaissées (2) : Salviat notaire

quintefeuilles (2) : Delavaut Jean 1650

étoiles (3) : Lombard Noël 1640, Raby curé de Champagnac, Voyon, Voysin de Gartempe

gonds (3) : Hugon Joseph 1697

lettres P et N : Nicollas

tourteaux (3) : Lesboulière

901
Croissant accosté de :

deux épées en pal les pointes en bas : Sahuguet d‟Amarzit, commune d’Ussac

étoiles (2) : Brivezac, Cheynier-Le Jouan de Noblens, Costa de Beaulieu, Dupuy N… bourgeois de
Saint-Ybards, Grellet de La Deyte, Laporte curé 1757, Magré, Minot, Plantadis, Sapientis, Senamaud de
Beaufort

lettres A et R soutenues de deux étoiles : Roubert

lettres I et M : Meynard de la Cité 1627

lettres L et M : Massit

lettres N et P : Pardonnaud

Croissant chargé de deux étoiles soutenant un arbre : Laramade de Friac autres armes

Croissant contourné : Chermatin, Guérin médecin, Pichon 1655, Piquet, Teyssandier de Laubarède

Demi-croissant : Grégoire de Roulhac 1811

Croissant foulé par un bœuf : Boyer 1697

Croissant d’hermines : La Porte-Mazarin avant 1661

Croissant posé sur une flamme et soutenant un trèfle : Chaud

Croissant renversé : Bosredon Hubert 1700

Croissant renversé chargeant en cœur une croix engrêlée : N… veuve Fournoulx

Croissant sommé de 3 palmes : Verneilh de Puyrasseau 1813 et 1815

Croissant soutenant :

un arbre : Gentil épouse Degorsses

une branche de laurier : du Verdier Mariens

un calice surmontté d’une étoile dans lequel boivent deux cygnes affrontés : Veyrier Jean 1699

un cœur : Sauniac

une cordelière en forme de croix accompagnée des lettres I et P : Pénigot

une croisette : Faulte Pierre 1616, Faulte François 1648

une croix : Faulte N… 1602

une croix haute : Leysenne

épée : Sclafer de La Gorce

une étoile : Matheyron, Maureil, Mouveyl

une gerbe : Mestivier

un laurier : Montgibaud, commune de Montgibaud

902
une lettre initiale R : Renaudin 1603

les lettres DN entrelacées surmontées d’une couronne : Noroy

un marteau accosté de deux branches : Romanet maître pintier 1642

une palme : Constant conseiller 1697, Constant notaire1650, du Bac, commune de La Chapelle-Saint-Géraud

pomme de pin : du Savary

un rameau sec : Sardine

une Sainte-Vierge tenant l’Enfant-Jésus : Prieuré du Chastenet

deux branches de laurier : Sandrier

trois branches de laurier : Verdier N… 1670

Croissant soutenu d’une étoile : Micheaux de La Faye

Croissant surmontant les racines d’un arbre arraché la tête en bas : Veysierre

Croissant surmontant un chevron : Colin

Croissant surmontant deux épées en sautoir accompagnées de deux palmes : Terriou de La Chassaigne

Croissant renversé surmontant une étoile : Garat 1697

Croissant surmonté de :

un cœur d’or : Cartaud

une coquille : Grandchant

une coquille et accosté de deux épées les pointes en bas : Sahuguet

une couronne : Reynier prêtre

une croix alaisée : Landriève Marche

une merlette : Nadaud de Valette

deux étoiles : commune de Gouzougnat, Lonzy, RIèges

Croissant tourné en bande : Villebois

Croissants (2) : Briance, Brunet, commune de Bellegarde-en-Marche selon Hugon, Chanabières, Cibot Jean
1646, Couder, commune de Cublac, Dalmais, Delegnac, Espinasse comte de Peybere, Gadault N…consul,
Gadault procureur,Hébrard de Veyrinas selon Poncet, Lafon Jean, La Voulte, de Mauple, Maynard de
Chaussenéjoux XIXe siècle, Meynard de Lafarge, Meynard de Lafarge baron, Muret de Pagnac selon Lecler,
Nicot de La Loge, Saincthorent Creuse, Talhandier, Pille, Rupin, Sapin Marien 1880, Tardy, Sory de Voutezer,
Varachaut 1697, Verninac autre branche

Croissants (3) : Alesme baron 1810, Allouveau de Montréal, Amelin, Asnières, Audebard, Augier curé, Augier
notaires, Bay, Berny, Bigeardel, Bléreau, Couloudon, Dienne, Durand bourgeois de Tulle, Dutour de Salvert-
Bellenave, Forest François, Juillac, La Fons de Saint-Algis, La Porte des Farges, La Valade, Lavaur de Gaignac,
Louan, Lur-Saluces, Macé 1601, Macé 1666, Mas de Paysac anciennes, Mouyerade, Naberat, Picquet, Picquet

903
de Juillac, Picquet de Vignolles, Pragelier famille, Prinsaud, Rousseau, Souffrain, Tour (ou du Tour), Veilhan,
Vérinaud de Champagnac, Vérinaud de Mosnard

Croissants en pal (3) : Margalet de Laval

Croissants mal ordonnés (3) : Luc

Croissants soutenant chacun une étoiles (3) : Picquet

Croissants (4) : Boussac de Tulle, commune de Chanteix, curé de Saint-Martial-sur-Isop, Momet

Croissants (4) accompagnant un tourteau chargé d’une étoile : Daniel chanoine 1699

Croix : Albert,Arpajon, d‟Avril médecin 1670, commune d‟Ayen, Bourgeois Valérie, commune de Breuilaufa,
Brugière de La Barrière, Bruni (ou Montbrun), Cardaillac, Couraud, Couraut de Saint-Etienne de Fursac,
Croisant, Dalesme 1810, Faucon des Lèzes avant 1470, Faucon des Lèzes modernes, Gaignon, commune de
Gentioux, Jarrige de La Morélie, commune de Lacelle, commune de La Chapelle-aux-Brocs, Lambertye -L a
Faye 1516, La Faye Bas-Limousin, L‟Age du Puy-Laurent, La Bonne N…, La Croix de Castries, Lambertye
1811, La Saigne après 1560, Lascroux, L e Clère, Mas de Neufville, Masvallier, Maumont de La Ribeyrie,
Montaignac armes anciennes, Religieux de Valette, Reydier, Saint-Georges de Vérac, Saint-Georges de Vérac
du Fraisse, Savene,Savoie, Soudanes, Tramont N… , Varagne de Belestat, commune de Végennes, Villeblevin

Croix accompagnée de :

un croissant : Landriève Touraine

quatre créneaux mouvant du chef : Genis

Croix accostée de :

deux étoiles : Braconot, Lenemand

deux palmiers : Lamonerie

Croix aiguisée cantonnée de quatre fleurs de lis : commune d’Estivaux

Croix alaisée : Bourguignon, Ceris, Couraut de Rochechevreux, Farges, Landriève Marche, Masvallier autres
armes, Maumont de Laterie, Nogaret de La Valette, Pothon de Xaintrailles, Valladon, commune de Verneiges

Croix alaisée cantonnée de :

quatre besants ou de quatre rubis : Chaillou des Barres

quatre épis de blé et accompagnée d’un croissant : Descoutures N… 1658

quatre croisettes : Farge de Treignac

quatre étoiles : curé de Margerides

quatre fleurs de lis : Mas de Paysac après 1647

Croix alaisée chargeant une croix : commune de Neuville

Croix alaisée soutenue de la lettre T et accompagnée de deux étoiles et d’un croissant : Teulier boucher

Croix ancrée : Aubusson de La Feuillade, Beaucaire, Bonnin de Fraysseix, Bonnin de Nouit, Bouillé 1829,
Bouillé contemporaines, Brandia, Charpin de Genetines, commune de Chaveroche, Delmas 1764 , Desmarais,

904
Dubois de Margerides, Escots, commune de Felletin moyen âge, Feuillade, Fraigne, Igonin Poitou, Maistre,
Maucler, commune de Merlines, commune de Mestes, Montalembert, Montrognon, Nesmond autres armes,
commune de Pontarion, Sagey, commune de Saint-Sulpice-les-Bois, Salvert, Silhouette, Tinières, commune de
Varetz

Croix ancrée accompagnée de deux étoiles : Mauvis

Croix ancrée de l’un en l’autre brochant sur un coupé : commune de Crocq, Peschin

Croix ancrée cantonnée de quatre trèfles : Peschant

Croix ancrée chargée de :

une étoile : Nadaud des Escures

une molette : Nadaud de La Robière

cinq billettes : Rogues de Fursac

cinq coquilles : Saint-Avit autres armes

Croix ancrée cousue de sable à la partie qui forme ancre : Chastel

Croix ancrée partie de sable et d’azur : Chaussard seigneur de Vieuvoisin

Croix ancrée de vair : La Châtre, L‟Aubespine de Châteauneuf

Croix ancrée et vidée cantonnée de quatre flammes : Limousin marchand 1700

Croix ancrées (3) : Dorat de Chastellux

Croix brochant sur :

un chef bastillé : Oradour

un écartelé : Cardaillac, Chastagnat, La Garrigue, Seillat de Marsat,

un écartelé en sautoir : Guillaume de Rochebrune 1701, Texandier 1701

Croix cantonnée de :

deux besant et deux défenses de sanglier : commune d‟Albignac, Badefol d‟Ans

deux ciboires et de deux couronnes : Abbaye des Feuillants de Saint-Martin, Bourel du Boueix

deux étoiles et deux croissants : Tardy

deux étoiles et deux roses : Fassion de Sainte-Fay

deux rameaux de châtaigner (1et 4) et de deux roues dentées (2 et 3) : Rastouil

trois fleurs sur rameau aux 1et 4 et un lion aux 2 et 3 : Dilhou

quatre croisettes : Boubons-Busset de Châlus, Farge du Mas, Gain de Linards Pierre 1698

quatre épis de blé : Descoutures évêque

quatre étoiles : Chavanat, Lefebvre évêque

905
quatre flammes (ou langues de feu) : Papon du Breuil

quatre fleurs de lis : Saint-Mesmin

Croix de l’un en l’autre brochant sur un écartelé : Cibot Marcelle 1701, communauté des prêtres du Dorat

Croix chargée de :

un chrisme : Renouard évêque

un croissant en cœur : La Croix de Castries selon Nadaud

un croissant : commune de Roche-le-Peyroux

une croix alaisée : commune de Neuville

une étoile : Lefebvre évêque

du mot PAX en cœur : Rastouil

une tour : Mas de Paysac 1812

cinq chicots : Ponce

cinq flanchis : communauté des prêtres de Saint-Léonard

cinq coquilles : Evrard du Châtenet, Luchapt, Montmorency-Laval

cinq croisettes : La Caze du Laurens

Croix componée chargée d’une croisette et cantonnée de quatre fleurs de lis : Saint-Mesmin

Croix denchée : Laqueuille, Papon du Breuil autres armes

Croix de l’un en l’autre : Coulsaud, curé de Saint-Sornin-La-Marche, Descoutures Anne 1701, Jumen 1701

Croix double en quatre de chiffre fichée dans un cœur : Bayle

Croix double accostée de 2 étoiles : Bourgeois sieur de Longeville

Croix écartelée sur chef : Basquiat de Mugriet

Croix en quatre de chiffre fichée dans une lettre D : Doyneys

Croix engrêlée : La Linde, Laqueuille

Croix engrêlée et cantonnée de quatre têtes de more chargée en coeur d’un croissant : N… veuve Fournoulx

Croix engrêlée cantonnée de quatre merlettes : Sanguin de Meudon

Croix fichée dans :

un cœur : Midy 1603, Ponroy, couvent des sœurs de la Visitation de Limoges

un cœur vidé : Senamaud Jean

Croix fleurdelisée : curé de Saint-Victour, Fondant, Insele de Vallade

Croix fleurdelisée cantonnée de quatre épées : Igonin Limousin

906
Croix fleuronnée : curé de Saint-Victour, Vallette

Croix fleuronnée au pied fiché dans un cœur : Finet, Senamaud dit Pressat, Senamaud de Beaufort

Croix frettée : L‟Isle du Gast

Croix fourchée : Bridiers de Villemor

Croix haussée : Matharel, communauté des prêtres d‟Ussel

Croix haussée accompagnée de deux étoiles : Thomas Silvain

Croix haussée plantée sur une montagne : La Mothe Etienne curé

Croix haussée et épée passées en sautoir : Bardet de Maison-Rouge

Croix haussées (3) celle du milieu plus haute que les deux autres : communauté des prêtres de Treignac

Croix haute : Breuil 1648, Blanchard Guilhaume

Croix haute surmontant une lettre M et accostée d’une étoile et d’un croissant : Mauple

Croix haute fichée dans un cœur accostée de deux étoiles : Senamaud juge garde

Croix haute fichée dans un cœur vidé, accostée des lettres M et S : Senamaud dit Preyssat

Croix haute sortant d’un cœur : Bréau

Croix haute soutenue d’un croissant : Leysenne

Croix haute au quatre de chiffre : David Jean 1643, Doyneys XVIe siècle,

Croix haute entortillée d’une S et accostée de deux fleurs de lis : Le Fort des Ternes

Croix haute fichée sur les lettres A et V entrelacées : Varachaut 1644

Croix haute sur surmontant un Sacré-Cœur : Quilliet

Croix d’hermine brochant : Chastagnac 1701

Croix latine rayonnante : Lamazou évêque

Croix latine haussée issant d’un brasier cantonnée de deux dagues la pointe tournée vers le centre de la
croix : commune d’Oradour-sur-Glane

Croix de la Légion d’Honneur : Boery, Gay de Vernon 1808, Mortemart de Boisse Marc, Mortemart de Boisse
François, Varéliaud

Croix de Lorraine : Grellet des Prades et de Fleurelles 1882

Croix losangée : Adhémar d‟Eymoutiers, Châteauneuf seigneur de Châteaunefu-la-Forêt

Croix de Malte : Saincthorent Angoumois

Croix de Malte brochant sur un gironné : commune de Bugeat

Croix pattée : Bize, Brugière de Barante, Ciral, des Forges, Lacroix des Piquets, Lagarde d‟Auberty, Monnin de
Marnay, Comminges-Turenne (XIVe siècle)

907
Croix pattée de l’un en l’autre brochant sur un coupé : Puyvinaud,

Croix pattée soutenue de deux lions affrontés : Coral

Croix pattée chargée d’un cœur de gueules : curé de Marcillac

Croix pattée au pied fiché dans un coeur : Dupuis de Bette, Gaveau

Croix pattée sommant une cloche : communauté des prêtres de Bellac

Croix pattée terminant un chapé : couvent des Carmélites de Limoges

Croix pommetée d’hermine : Pérusse-Merville

Croix potencée : du Bois de Saint-Etienne, Nègre

Croix potencée cantonnée de quatre croisettes : La Garde de Montlezun

Croix potencée chargée de neuf losanges et cantonnée de de quatre triangles : Chapitre de Saint-Yrieix

Croix ramée : Rameru

Croix recroisettée : commune de La Bazeuge

Croix recroisettée écartelée de l’un en l’autre : Gedoyn

Croix recroisettée et alaisée : Rafélis de Saint-Sauveur

Croix remplie de sinople : commune de Forgès

Croix resarcelée : Dumont de L‟Age-Rideau

Croix sommant : un cœur : Matheyron

un monde : Montaudon, Proges

Croix accostée de deux étoiles sommant un monde : Pabot 1603

Croix à deux traverses sommée d’une étoile : Midy 1603

Croix soutenue d’un croissant : Faulte N… 1602

Croix tenue par un lion : La Croix du Repaire

Croix de Toulouse : Arpajon, Nogaret de La Valette autres armes, commune de Genouillac

Croix tréflée : Abadie d‟Ithorrotz et de Chercorat, Beaumont, Desprez

Croix tréflée surmontant un soleil : Leclère règlement de 1813

Croix tréflée cantonnée de quatre têtes arrachées de lion : La Croix-Laval

Croix de vair : Loubens de Verdalle 1701

Croix de vair cantonnée de quatre étoiles : Morcel

Croix vidée d’argent remplie de sinople : Neufville de Magnac

Croix pattées en bande (2) : commune de Saint-Moreil

908
Croix (3) : Chambout, Montmord N….1700,

Croix haussées (3) : Guingant de Gensignac

Croix au pied fiché (3) : curé de Sarroux

Crosse d’abbé posée en pal : commune de Saint-Yrieix-la-Perche contemporaines, commune de Verneuil-


Moustiers

Crosse d’abbé et bâton de prévôt passés en sautoir : commune de Verneuil-sur-Vienne

Crosse d’abbé tenue par un saint Benoît : Religieux de Saint-Benoît de Rigivas

Crosse d’abbesse tenue par une sainte Claire : couvent des sœurs de sainte Claire

Crosse d’évêque posée en pal : commune de Saint-Sulpice-les-Champs selon Bosvieux

Crosse d’évêque posée en pal et accompagnée de deux lettres S gothiques : commune de Saint-Sulpice-les-
Champs selon Hugon

Crosse d’évêque tenue par un saint Augustin : communauté de Sainte-Geneviève de Feytiat

Crosses de Bâle (2) : commune de Viersat

Cuillers de chirurgien accostant un cœur (2) : Gueyton

Cuirasse : Espagne

Cuirasse traversée d’une épée et sommé d’un casque : Bussière 1817

Cuvier : Saunade 1701

Cuviers (3) : commune de Thiat

Cygne : Auduvert, Blandin, Boissière, Desardilliers, Gervays, Grandsaignes, Hilaire de Joyac, Martin dit
Dessables 1603, Planchard de Cussac, Pradal, commune de Tudeils

Cygne accompagné d’un croissant entre deux étoiles : Albis de Gissac

Cygne accompagné d’une étoile et des lettres P et B : Bessines

Cygne brochant sur une croix haute qu’il entoure de son cou : Blanchard Guilhaume

Cygne à deux têtes : Robert de Villemartin

Cygne contourné sommé d’une croisette pattée et accosté des lettres A et R : Regnauld Annet

Cygne nageant dans une onde (ou rivière) : Arbonneau, Gervais, Martin dit Dessables 1642, Rebière 1603,
Rivière, commune de Saint-Sylvain, Signe

Cygnes (2) : Saint-Maur

Cygnes affrontés (2) : Albin, communauté des notaires de Limoges

Cygnes affrontés buvant dans un calice (2) : Bertrand, Veyrier N… 1640

Cygnes affrontés buvant dans un calice soutenu d’un croissant et accompagné d’une étoile : Veyrier Jean
1699

909
Cygnes affrontés tenant par le bec un cœur (2) : Barde

Cygnes (3) : La Vergne, La Guerche

910
D

Dagues la pointe tournée vers le centre d’une croix (2) : commune d’Oradour-sur-Glane

Daim : Sabardin

Daim brochant sur des arbres : Audonyl

Dansarelle (ou Salomé portant la tête de saint Jean-Baptiste) : commune de Chavanac

Dame Eve tenant un cœur : Donnève

Dard tenu par un dextrochère : Picon

Dards (3) : Arluc

Date 2 mars 1439 sur un besant : commune de Thouron

Dauphin : commune de Crocq, Mallevaud de Marigny alias de Bar

Dauphin brochant sur une branche de buis en pal : commune de Le Buis

Dauphin couronné : Ancelin de La Forge, Laget

Dauphin sur cotice : Bourbon-Montpensier

Dauphin surmontant un sabre et une épée passés en sautoir : Colaud de La Salcette

Dauphins (2) : Beaufinet, Roy de Chaumareix

Dauphins adossés (2) accompagnées d’une couronne en chef et d’une fleur de lis en pointe : Gicquet de
Pressac 1679

Dauphons adossés (2) surmontés d’une fleur de lis : Gicquet de Pressac contemporaines

Dauphins affrontés (2) accompagnés d’un croissant : Teyssieu

Défenses de sanglier (2) : commune d’Albignac, Badefol d‟Ans

Delta chargé d’une croisette accosté de deux étoiles : Le Cler du Rivaud

Demi-fleur de lis (défaillante) : commune de Bénévent-l‟Abbaye, Riquetti comte de Mirabeau

Demi-fusées mouvantes du chef (4) : Genest

Demi-molette : Combarel du Gibanel (familiales), Combarel du Gibanel François 1701, commune de Serandon

Demi-soleil : Clary de Saint-Angel

Demi-roues (2) : La Roudie 1667, La Roudie Jean

Demi-vol : Alayrac, Beaubruel, Boudet de Puymaigre

Demi-vols (2) : Bernard, Delaroche dit Vouzelle, Fornel de Reilhac, Guimier

911
Demi-vols (3) : Donnet de Fontrobert, Eudel, Green de Saint-Marsault branche Destré, Green de Saint-Marsault
branche du Verdier, Jaunhac branche de Chalusset, Royère olim Aymeric, commune de Saint-Sornin-la-Volps,
Sudel

Dés (3) : Descubes de Ferrant, Thomas-Duris

Dés en orle (8) accompagnant un lion : David N…de Limoges 1650

Dés (9) : du Bois Henri 1699

Dextrochère revêtu d’un manipule pendant chargeant un chef : Villiers de l‟Isle-Adam

Dextrochère issant d’une mer et tenant un poisson : Basquiat

Dextrochère issant d’un nuage et tenant 3 épis de blé : Blanchardon marchand

Dextrochère mouvant d’un nuage et tenant une épée : Belat

Dextrochère tenant :

un badelaire : Villelume de Sombreuil

une balance : Curel

un bouquet : Geoffre

une clé en pal : commune de Beaulieu-sur-Dordogne

un dard en pal : Picon

une épée nue en pal : Aymeric du Chastaing, Las Tours XIIe siècle, Mortemart de Boisse Marc

une épée nue en pal accosté des lettres M et T et de deux étoiles : Trenchant

une épée nue en pal accompagnée de trois oignons de lis : Martignon

un fanion : Denys de Danrémont

une lance accompagné de trois étoiles : Hébrard de Veyrinas selon Nadaud

une main de justice : Loge maçonnique des « Amis Réunis » Limoges

un sabre accosté des lettres N et M : Martial

Dextrochère tenant une épée accostée de deux étoiles : Coubras

Dextrochère avec son fanon tenant une fleur de lis : La Marche de La Boissière, commune de Lascaux

Dextrochère tenant deux bourdons de pèlerin en sautoir : Bardonnaud

Divise : La Borne Jean, Laporte de Lissac, commune de Lissac-sur-Couze

Divise accompagnée de

un chevron, une foi et un écusson : Didier

un croissant et un seau entre deux étoiles : Ceynat

912
un croissant entre deux quintefeuilles et d’un lion brochant sur le tronc d’un arbre : Delavaut Jean
1650

un léopard et dix besants : Boyol

une cordelière en croix : Cabas

deux roses et un mont : Montagut

trois étoiles et deux branches : Martin prêtre

trois étoiles et une main : Clément Pierre 1647

trois étoiles et une vipère : Salot

trois fougères, un chevron et un croissant entre deux étoiles : Malherbaud 1627

trois roses : Ponsard

Divise chargée d’un poisson brochant : Le Borlhe

Divise haussée : Neaulme

Divise haussée accompagnée de :

un croissant et de trois étoiles : Roulhac 1696,

un croissant entre deux étoiles et d’un lévrier : Téveny 1697

deux étoiles et un lion accosté des lettres P et T : Tirebatz

trois épis de seigle, un croissant entre deux étoiles : Celièrre

Divise haussée soutenant un chef : Dumonteilh

Divise haussée soutenant un chef chargé d’un croissant entre deux étoiles : Tév eny 1601

Divise soutenant un chef : Couturier de Fournouë Joseph, Demay 1602, Vidaud du Dognon 1603

Divise surmontée d’une colombe : Cabas

Dolmen : commune de Berneuil, commune de Mailhac-sur-Benaize

Donjon carré sur une terrasse : commune de Château-Chervix

Donjon carré à une tourelle : commune de Dun-le-Palestel1933

Doublets (ou libellules) volant en bande (3) : Doublet de Persan

Dragon (ou amphiptère) accosté de quatre besants : Longeaud

Dragon à deux pattes (ou amphistère) : Rivet Ier Empire 1808 et 1810

Dragon sur un rocher : Rochedragon Jeanne 1701

Dragon volant : de George

913
E

Eau : Balaire, Charles 1645, Despors de La Borderye, commune de Jarnages, Martin dit Dessables 1603 et 1642,
Montazeau

Ecartelé : d‟Abadie de Chercorat,, Abzac branche aînée, Abzac de Mayac, Abdzac Olivier, Abzac de La Prade
de Verdon, Abzac de Reilhac, Allouveau de Montreal, Ancelin de La Forge, André, Armagnac, Baraguey
d‟Hilliers 1808, Barbançois de Sarzay, Basquiat, Baudon de Mony-Colchen, Beaucaire, Beaufranchet,
Beaumont, Beauverger-Montgon, Begougne de Juniac, Bellay évêque, commune de Bellechassagne, Belloc de
Chamborant, commune de Benayes, Béon d‟Armentieu XIVe siècle, Béon d‟Armentieu moderne, Bertin de
Chalup, Bessas de La Mégie, Besse de Bellefaye, Bonfils de La Peyrouse, Bonneau, Bonnin de Fraysseix,
Bosredon familiales, Bouchard, Boyer baron, Brachet de La Jalezie, Breuil abbé, Brouillet, Brugière de Barrière,
Bretagne, Buysson, Calvimont, Cardaillac, Chabannes de Dammartin, commune de Chabrignac, Chalup,
Chapelle de Jumilhac, Chapelle de Jumilhac Jean-Baptiste, Chastaignat grand prévôt, Chavaille, Chauvigny de
Blot, Combarel du Gibanel Françoi 1701, Comminges vicomte de Turenne, commune de Concèze, Conigam,
Corbier, Cordeboeuf modernes, département de Corrèze, Coskaër dit La Vieuville, Couhé de Lusignan,
Couloumy, Cros de Belbeder, Desaix baron, Deschamps N…,Deschamps Grégoire, Deschamps Jean,
Disnematin, Dufaure de Murat, Douhet d‟Auzers, commune de Dun-le-Palestel 1860 et 1933, Ernault des
Bruslys, Eschizadour, Espeyruc, commune de Estivaux, commune d’Eygurande,Faucon des Lèzes modernes,
Faucon des Lèzes 1650, Faucon du Ris, Fénis armes familiales, Feuillade, Finot, Fitz-James, Flottard de
Montagu-Lomagne, Fonsec, Fortia, Foulhiac, Fraisse de Viane, Gedoyn, Girardin 1811, commune de Gourdon-
Murat, Guillaume de Rochebrune-La Reynie, Hautefort-Gontaut, Hilaire de Joyac, Imbert XIXe siècle, commune
de Jugeals-Nazareth, Juliard, Julien de Pegueirolles, La Baume, La Baume de Foursac, La Carte de La Ferté-
Senectère, La Chèze, La Garrigue, La Gorse, La Grange (1648), Lamy de Boiscouteaux, La Lande, La Pisse
1808, La Rochebriant, La Saigne après 1560, Lascaris de Tende, commune de Lascaux, Lasteyrie de Saillant, La
Tranchardie de Chaslus, La Sudrie, L‟Aubespine de Châteauneuf, commune de La Tourette, L‟Aubespine de
Verderonne, Lauthonye, Le Bouteiller selon Bosredon, commune de Le Jardin, Lépine, commune de Lestards,
commune de Lignareix, Limoges ou Palet de Limoges, Lomagne de Firmacon, Lur-Saluces, Macquart,Magnac
du Châtelars, Magnac évêque, Maigne, Malvin de Montazet, Manny, Martin de La Bastide, Mas de Neufville,
Mas de Paysac après 1647 , Mascaron, Maschat anciennes, Maurice, Maynard de Chaussenéjoux XIVe siècle,
commune de Ménoire, commune de Merlines, Miomandre nobles, Monstiers-Mérinville, Montaigu, Montagu-
Lomagne, Montberon, Montet, Mourilhéras, Nicolas de La Reynie, Nogaret de La Valette autres armes,
commune d‟Orliac-de-Bar, commune de Palisse, Pareil d‟Esperuc, Pérusse-Merville, Phélip de Saint-Viance,
Phélypeaux de Pontchartrain, Phélypeaux de La Vrillière, Picquet de Vignolles, Pie IX, Pineton de Chambrun,
Poillevet, Poix, Pot Palamède, Pothon de Xaintrailles, Pragelier famille, Priezac, Prunh, Quartier, commune de
Queyssac-les-Vignes, Rafélis de Saint-Sauveur, Ranjon, Rogier de Beaufort-Canillac, Ruben de Lombre 1697,
Ruyneau de Saint-George-Poléon, commune de Saint-Angel, commune de Saint-Bazile-de-Meyssac, commune
de Saint-Bonnet-Elvert, commune de Saint-Bonnet-l‟Enfantier, commune de Saint-Cyprien, commune de Saint-
Eloi-les-Tuileries, Saint-Exupéry du Fraysse, Saint-Exupéry de Miremont, Saint-Exupéry de Saint-Amans,
Saint-Georges de Vérac du Fraysse, commune de Saint-Germain-Lavolps, commune de Saint-Jal, commune de
Saint-Julien-le-Vendômois, commune de Saint-Merd-les-Oussines, commune de Saint-Pantaléon-de-Larche,
commune de Saint-Pardoux-le-Neuf, commune de Saint-Vaury 23, Sallandrouze, Sallandrouze de La Mornaix,
commune de Saint-Rémy, commune de Saint-Setiers, commune de Saint-Sornin-la-Marche, commune de Saint-
Sulpice-les-Champs selon Bosvieux,commune de Saint-Viance, Salviat notaire, Sanguin de Meudon, Savary de
Lancosme, Sclafer de La Rode, Ségur, Ségur 1808, Ségur 1824, commune de Ségur-le-Château, Séguret, Seillat
de Marsat, Semianac, Senigon après 1720, commune de Sionac, commune de Soudaine-la-Vinadière, Tinières,
La Tour d‟Auvergne-Turenne (XVe siècle), commune de Troche, Turenne maréchal de France, Valon,
Vaucourbeil, Ventadour-Lévis, Verthamon, Veyny, Veyny d‟Arbouze, Villars, Villedo de Clichy, Villelume de
Sombreuil

Ecartelé en pairle : Salviat notaire

914
Ecartelé en sautoir : Beauverger-Montgon, Chastagnac 1701, Cibot Marcelle, Cordeboeuf modernes, Coulsaud,
curé de Saint-Sornin-La-Marche, Jumen, Montaigu de Bouzols

Ecartelé en sautoir à une croix brochant : Guillaume de Rochebrune 1701, Texandier 1698

Ecartelé en sautoir chargé d’une croix de l’un en l’autre : Cibot Marcelle 170, Descoutures Anne 1701,
Jumen, communauté des prêtres du Dorat

Echelles (3) accompagnées de trois étoiles : Chiron

Echiquier : Allouveau de Montréal

Echiqueté : commune d’Aix, Barmont, Beauverger-Montgon, commune de La Chapelle-Spinasse, Choumeils de


Saint-Germain, Cordeboeuf modernes, département de Corrèze, Coudert des Fougères, commune de Darnets,
Dreux, Durat, commune deEgletons, commune d‟Eygurande, Finot, Forges de Châteaubrun, Fournoulx, Jean de
Bretagne vicomte de Limoges XIIIesiècle , Johannaud, commune de Laguenne, commune de Le Jardin, commune
de Liginiac,March (es), Mayret, Meulan d‟Ablois, commune de Moustier-Ventadour, Murat, Pot Palamède,
Prunh, du Puy seigneur de Barmont, Ratier, Ségur 1808, Soudeilles, commune de Soudeilles, Ventadour,
Ventadour-Lévis

Echiqueté de seize pièces : Roquefeuil

Echiqueté à une croix chargée de cinq flanchis : communauté des prêtres de Saint-Léonard

Ecluse : Lesclauze

Ecots (3) : Baillot du Queyroix et d‟Estivaux

Ecrevisse : Gergelasse, Reboul

Ecrevisses (2) : Marelièras

Ecrevisses (3) : Reculet

Ecrevisses (5) : Texier de Javerlhac branche limousine, Texier de Javerlhac Touraine

Ecureuil : Galliard

Ecureuil rampant sur une branche de châtaignier posée en bande : commune de Perols-sur-Vézère

Ecureuil rampant sur une branche de noisetier : Peynichon

Ecureuils affrontés rampant sur une branche (2) : Minaud

Ecu chargé d’une croix brochant sur une épée en bande : commune de Courteix

Ecusson : Didier, Espinasse comte de Pebeyre, Marans, Mayret, Nadaud 1700

Ecusson chargé de :

un lion : Grégoire de Roulhac seigneur de Thias, Lespinasse comte de Pébeyre

un miroir : Baudon de Mony-Colchen

un poisson : Poisson

une roue : Bellay

trois pals : Robert de Saint-Jal selon Tardieu

915
trois quintefeuilles et brochant sur une ancre et un croc en sautoir : La Rivallière de Preignac et de
Frauendorf

Ecusson coticé : commune de Collonges-la-Rouge

Ecusson échiqueté avec une bordure : commune de Combressol

Ecusson en forme de bouclier chargé des lettres J B J : Jourdan général

Ecussons (3) : du Poux

Ecussons bordés (6) : Espagne de Ramefort

Ecussons chargés de deux pattes de griffon (10) : Pons, vicomte de Turenne

Eglise : Benoit XV, commune de Blond, commune de Chaillac, commune de Le Grand-Bourg 1933, commune de
La Chapelle-Montbrandeix

Eglise romane fortifiée : commune de Le Chalard

Eglises (3) : commune de Vayres

Enceinte fortifiée de trois tours : cvommune de Beaulieu-sur-Dordogne

Emanches mouvant du chef (2) : Julien de Pegueirolles

Enclume : commune de Chaptelat, Durat François 1701, Durat Sébastien 1701, Faure 1665

Enfant Jésus dans une crèche : Nadaud Marie

Enté en pointe d’un parti : Dumoulin puis von der Mülhen auf Bertolzheim

Entrave de prisonnier en fasce accompagnée de trois fleurs de lis : chapitre de Saint-Léonard-de-Noblat,


commune de Saint-Léonard armes traditionnelles

Epée : Bardoulat de La Salvanie, Basquiat, Benoit de Lostende, Bertin, Couloumy, Desaix baron, Girardin
1811, Lacoste de La Reymondie, Picquet de Vignolles, Plazanet, commune de Saint-Cyprien, commune de Saint-
Cyr-la-Roche, Vielbans selonValette

Epée en bande : La Garde de Saignes, Liège, Villeneuve

Epée en bande accostée de six roses : commune de Laval-sur-Luzège, Puylagarde

Epée en bande accompagnée de trois fleurs des lis : Ferré du Péroux

Epée en bande chargeant un chef : Simmonet

Epée en bande chargée d’un écu à la croix : commune de Courteix

Epée en barre la pointe en bas accompagnée d’une moucheture d’hermine : commune de Reterre

Epée en barre brochant sur une bande : Puiffe

Epée chargeant une fasce : Clédat

Epée couchée : Reymond 1699

Epée en pal : Alesme baron 1810, Begougne de Juniac, Bertin de Chalup, Brenier de Montmorand, Bugeaud de
La Piconnerie, Combret de Marcillac, Coubras, , Dumareix, Dumoulin von der Mülhen auf Bertolzheim, Durou,

916
La Pisse 1808, Las Tours XIIe siècle, Marcetteau de Brem 1867, commune de Marcillac-la-Croisille, Massy,
Mortemart de Boisse, Mortemart de Boisse François, Mosnier, Moufle, Mourier, Peyrot, commune de Pierrefitte
(Cr.), commune de Saint-Cyprien, Saint-Exupéry du Fraysse

Epée en pal accompagnée de

deux croissants : commune de Cublac, Dalmais

deux têtes de cheval adossées et de deux étoiles : Dumarest-Bellair

trois molettes : Buysson

Epée en pal accostée de :

deux étoiles tenue par un dextrochère : Coubras

deux flèches : Denys de Danrémont

deux fusées : Brade

trois étoiles : Pannetier

Epée en pal brochant sur un chevron accompagné de trois roues : Gentil de Rosier

Epée en pal soutenant :

une balance : Juge de Saint-Martin

une couronne : Dufaure de Bessol

Epée en pal soutenue :

d’un croissant et accompagnée de deux étoiles : Sclafer de La Gorce

d’un vol ouvert : Picon 1810

Epée perçant un cerf : Tranchecerf

Epée perçant en bande un lion : Tranchelion

Epée en pointe posée en fasce : Amadon

Epée tenue par :

un dextrochère accompagné de trois oignons de lis : Martignon

un ange : Duquesnay évêque

main : Germain noble

un lion : Juillac, Masfranc, commune de Nespouls

un lion et accostée de deux gantelets : Soulier

un lion couronné : Nicolas de La Coste de Laval, Picquet de Vignolles

Epée ondée tenue par une aigle couronnée : Gentil de Labreuille

Epée tranchant une barre de fer : Taillefer de Roussille selon Jougla

917
Epée traversant une cuirasse surmontée d’un casque : Bussière 1817

Epée et bâton en sautoir : Maistre 1701

Epée et croix haussée passées en sautoir : Bardet de Maisonrouge (armes familiales)

Epée et sabre en sautoir et surmontés d’un dauphin : Colaud de La Salcette

Epées en pal (2) : Cheyron de Beaumont et du Pavillon Louis 1808, Pradel de Saint-Charles

Epées en pal accostant un lion (2) : commune de Brignac-la-Plaine, La Fillolie

Epées en pal les pointes en bac accostant une coquille et un croissant (2) : Sahuguet d‟Amarzit, commune
d’Ussac

Epées en sautoir (2) : Deschamps de La Condamine, Maigne de Sarrazac, Marboeuf, Testut-Delguo, Viton

Epées en sautoir (2) accompagnées deux palmes surmontées d’un croissant et soutenues d’un rocher :
Terriou de La Chassaigne

Epées en sautoir (2) accompagnées de trois étoiles : Thévenot

Epées en sautoir (2) accompagnées de trois étoiles et d’un croissant : Roy de Pierrefitte

Epées en sautoir (2) brochant sur sur un navire : Navières N… 1640

Epées en sautoir (2) cantonnées de quatre molettes : Moras

Epées en sautoir (2) soutenant deux chevrons : Filhoulaud

Epées en sautoir (2) surmontant un navire : Navières N… 1599

Epées en sautoir (2) surmontées d’un soleil : Cros de Belbeder

Epées (3) en pal celle du milieu la pointe en haut les deux autres la pointe en bas : Ferrand

Epées en pal (3) les pointes en bas : Rossignol de La Combe, Souillac

Epées (4) cantonnant une croix fleurdelisée : Igonin Limousin

Epées (semé) : Bonfils de La Peyrouse

Epervier : Bouthier de Mons

Epervier contourné : Abadie de Chercorat

Epervier essorant longé et grilleté : Le Tonnelier de Breteuil

Epervier (ou colombe) sur un chicot : Le Large

Epi : Barbou

Epi de blé : Baluze Jean, , Le Bigot de Gastines

Epi de blé tenu par une aigle : Guérin médecin

Epi de blé tenu par un lion : Desvergnes

Epi de millet tenu par une colombe : Meilhaud

918
Epis (2) : La Coudre, Tardieu

Epis de blé (ou roseaux) en sautoir (2) : Lauthonye

Epis (3) : Blanchardon marchand, Descoutures Symon II, Durand bourgeois de Tulle, Estienne de Montluc,
Foucaud, Fraisse de Viane, Froment Tulle, de Froment François 1701, Pailler, Seiglière, Vallade

Epis (3) mouvants d’une terrasse accompagnés de deux étoiles : Pailler

Epis de blé (3) sur une terrasse semée de touffes d’herbe : commune de Champnétery

Epis de blé en bande (3) et branche de noyer en barre brochant : commune de Beynac

Epis (3) celui du milieu mouvant d’un monticule : Dufour

Epis (3) soutenus par trois merlettes : de Froment famille

Epis de millet (3) : Béchameil

Epis de seigle (3) : Celière, Celièrre

Epis de blé (4) : Descoutures N… 1658, Descoutures Symon IV 1670

Epis (9) disposés trois par trois en forme de fleurs de lis : commune de Brive-la-Gaillarde

Equerre : Abadie architecte

Escarboucle : Laron

Essart ou forêt : Eyssarteau

Etendards en sautoir chargés d’une tête de lion (2) : Antignac

Etoile : Albiac Léonard, Andrieu de La Mazière, Anonyme 1603 , Antissac, Aubert de Tourny, Barailon,
Bardinet Jean, Barjot, Barry dit Gouvernat, Barry Jean père, Barry Pierre, Batut, Baudot, Beaubreuil Anthoine,
commune de Beaumont, Beausobre, Berger, Bergeron, Bessines, Beyssat, Blanchardon N…, Bonfils de La
Peyrouse, Bosredon Jean 1700, Bothier, Boudet N…, Bourgeois de Jessaint , Bourguignon, Boysse, Bramaud,
Bramaud contemporaines, Brunet, commune de Bujaleuf, Carrière autres armes, Charron François, Charpin de
Genetines, Chabrol, Chevreuse, Constant notaire 1643, Couturier de Fournouë Joseph, Croche 1671, Daniel
chanoine 1699, Delignac, Desardilliers , Desmaisons Jean 1657, Doudinot de La Boissière, Duboucheys 1603,
Dubal, Duquesnay évêque, commune de Estivals, commune d‟Evaux-les-Bains 1701, Fayet de La Tour, Fleurat
de La Parade, Gedoyn, Génébrias, Guillon, La Garde, La Gorce, Grasmagnat, Hébrard de Veyrinas selon Poncet,
commune de Hautefage, La Biche sieur de Reignefort 1679, Laborne Jean 1645, La Gorse, Lamy de
Boiscouteaux, de Lansade, La Veyrie, La Voulte, Leysenne, commune de Liginiac, Ligoure, Limoges ou Palet de
Limoges, Loge maçonnique des « Amis Réunis » Limoges, Malefilhe, Manent Jean 1642, Marbot 1811 et
1815, Mas de Paysac anciennes, Maumigny, Mauple, de Mauple, Mestivier, Métreau, Meynard de Lafarge
baron, Michel de Leyrat, Michelon autre, Michelon Jean 1697, Midy 1603, Montroux de Rignac, Mortemart de
Boisse Marc, Mortemart de Boisse François, Nadaud P, 1602, Nadaud des Escures, Nadaud 1600, Nantiat 1601,
Nantiac avocat, Pasquanet, commune de Pandrignes, Penot de la Sainte-Croix, Pichard famille, Ponroy,
Raymond 1594, commune de Reygade, Romanet de Beaune, Roulhac arpenteur,commune de Roussac, Rondeau
de Laschamps, Rudel du Miral, commune de Saint-Dezéry, Salviat notaire, Sanson, Tanchon, Taraveau 1645,
Taraveau notaire 1652, Tarneau,Thomasson, Tournyol du Râteau, Vaulondais, Vergnes Louy, Vézy du Pouget
autres armes, Vigenaud 1603, Vigenaud 1657

Etoile et une demie : Grégoire de Roulhac 1811

Etoile à dix rais : Beauroyre

919
Etoile à douze rais : Lecler du Rivaud règlement de 1813

Etoile accompagnée de :

trois cors de chasse : Chassaigne

trois cœurs : Chavaille, commune de Condat-sur-Ganaveix

Etoile au-dessus d’une mer : Desflottes marchand 1642

Etoile accompagnant un pigeon sur un cœur : Pierron

Etoile accostée de :

deux branches : Vergnas Louy 1650

deux coquilles : Maréjoux, commune de Saint-Angel

deux croissants : Cressac armes contemporaines

lettres G et R : Raymond G

lettres I et R : La Roudie Jean

Etoile rayonnante brochant sur le chef d’un parti : Flocard

Etoile chargeant en coeur un sautoir : La Barde

Etoile soutenant un croissant : Micheaux de La Faye, Morel de Fromental

Etoile soutenant AUGNE brochant sur un parti : commune d’Augne

Etoile soutenue des lettres I et R : Roulhac d’Aixe-sur-Vienne

Etoile surmontant :

un bourdon de pèlerin : commune de L‟Eglise-aux-Bois, Pichard

un chevron : Poulhiot, Tardieu

un lion léopardé : Saint-Astier évêque 1317

Etoile surmontée de :

un croissant : Vauchaussade

trois billettes : Puyjallon

Etoiles (2) : Albis de Gissac, Alesme C… trésorier de France 1680, Ambert, Artigeas, Aubusson N… 1650,
commune d’Aubusson 1636, Audebert de Dinsac, Aymon, Babin de Lignac 1697, Bailhot de Ladournat, Baju,
Balaire, Balan, Baland, Barbat, Bardet, Barbon de Belat, Bardinet Etienne, Bardon 1601, Bardon 1630, Barriac,
Benoit Pierre, Bergeron, Berneron, Billat, Blondeau 1630 , Blondeau de Laurière 1657, Boery, Boisse 1679,
Bonyn 1658, Boucheuil, Boudet Etienne, Bourboulou Jean 1654, Bourboulou sergent 1650, Bourgeois de La
Rivière, Boylaud, Boysse de la Cité, Braconot, Briance, Busselet, Camaing, Ceaux Toulouse, Celièrre,
Chantosme, Charron Joseph, Chaud, Chaumeys, Chavepeyre 1653, Cheynier-Le Jouan de Noblens, Ceynat,
Cibot Jacques 1646, Clare, Clédat, Clément J 1644, du Clou Jean 1601, Colin, Commarque, Constant avocat,
Costa de Beaulieu, Coubras, Couloumy, Cybot, Dalesme N… 1642, Dalesme de Rigoulène 1658, Daniel du
Muraud et de La Gagnerie, David N… juge 1645, Deaux 1657, Déclareuil, Defaye, Degorses, Delavault Pierre

920
1600, Desflottes de L‟Eychousier 1656, Desmaisons, Desvergnes, Dinsac, Dumarest-Bellair, Durfort, Durou,
Fassion de Sainte-Fay, Fingeat, Finot, Galant, Gallichier Pierre 1697, Garaboeuf, Garrach, Geneste, Geneyty,
Gentil épouse Degorses 1627, Gilibert, Gourgues, commune de Gouzougnat, Graffeuil selon Nadaud, Grange,
Grellet de La Deyte, Guillaume de Rochebrune-La Reynie, Guytard procureur, Guytard Jacques, Jacques,
Jarrige, Jayac, Jordan, Jouvenel, Joyet de Maubec, commune de Jugeals-Nazareth, Julien de Pegueirolles,
Labiche Etienne 1654, La Biche de Reignefort 1813, La Biche de Reignefort contemporaines, Labrousse NBD,
La Fageardie Martial, 1699 , Lafosse, Lafride, Lamore de La Valette, La Mothe Etienne curé, La Porte ou
Bonnet, Laporte curé 1757, La Quintinie, La Renoudie, Laurens de Bagnols, Laurens de La Besge, Lauzanne,
Latreille de Lavarde, Le Bigot de Gastines, Lecamus de Moulignon, Lecler du Rivaud, Le Comte de Beyssac, Le
Moine, Lenemand, Lespinats, Leuchy, Leychousier prêtre, Lombard Aubusson, Lonzy, Lortcournet, Loyac de
La Bachellerie, Ludière, Magré, Mailhard 1603, Malabay, Malherbaud 1627, Malherbaud 1640, Malignault
avocat, Marcetteau, Marpiannas, Martinaud, Masbaret du Basty, Maslardier, Massoulie, Materre, Maubaye,
Maurice, Maussac, Mauvis, Mayné, Mercier, Meynard de Favelon, Meyvanges, Midy Pierre, Monestay,
Monneyront, Montazeau, Monteruc selon Nadaud, Monteyroulet autre, Mosnier, N…, gendre Montjauvy,
Nardonnet, Naurissart, Navarre, Nicollas, Nicot de Limoges 1650, Pabot 1603, Paignon conseiller, Paignon
marchand, Pailler, commune de Palazinges, Pannier d‟Orgeville, Perrot de Chezelles, Peschamps, Pichon 1655,
Plantadis, Pomarel, Puysnege de Saint-Priest, Puysnege de Saint-Priest autres armes, du Queyrois, Ramade de
Friac, Rebière 1603, Rebière 1650, , Renaudin 1697, Reynier prêtre, Rièges, Riols de Fontclare, Roubert, Saint-
Robert, commune de Saint-Clément, commune de Saint-Etienne-la-Geneste, commune de Saint-Fréjoux,
commune de Saint-Martial-de-Gimel, commune de Saint-Martin-Sepert, commune de Saint-Pantaléon-de-Larche,
Salviat notaire, Salviat Elie, Sapientis, Sardine,du Sauzay, Savignac, Sclafer de Jugeals, Sclafer de La Gorce,
Senamaud juge garde, Seroux,Taillefer de Roussille selon Jougla, Tardy, Testart, Teulier boucher, Téveny 1601,
Téveny 1697, Texier de Javerlhac Touraine, Thomas Silvain 1699, Tirebatz, Tournemire Golfier 1450,
Tournemire Languedoc, Tournyol du Clos, Treilhard avant 1789, Trenchant, commune de Tudeils, Vallenet,
Venassier, Verdillat, Verninac autre branche, Vételay, Villemone, Villoutreys, Villoutreys de Brignac, Voureys
famille, Yvernaud Louis

Etoiles chargeant un croissant (2) : Laramade de Friac autres armes

Etoiles en pal soutenant un soleil (2) : Abbaye d‟Aubazine, commune d‟Aubazine

Etoiles en pal soutenant une lune en croissant (2) : Abbaye d‟Aubazine, commune d’Aubazine

Etoiles (3) : Aigrefeuille, commune d‟Albussac, commune d‟Altillac, Anduze, Arche de L‟Auzelou, Ardant Jean
1650, Ardant Jean le jeune 1653, Ardant Georges 1696 , Arlavoix, Arlot de Frugie, Arnault de La Borie, Aubéry
de Saint-Julien, Auboux, Aubugeois (famille), Aubusson Guillaume 1556, Aubusson procureur, Aubusson élu,
Auduvert, Aurousset, Avril Joseph, Avril de Rocquelier, Baillot du Queyroix et d‟Estivaux, Balbe, Bardet de
Burc, Bardonnaud, Bardoulat lieutenant, commune de Bassignac-le-Haut ; commune de Beaumont, Baud de
Lesserie, Beaufort, Beaufranchet, Beaunom, Belvezeix, Bengy, Bertin de Chalup, Bessas de La Mégie, Besse
François, Boery 1699, Bois de Saint-Etienne, Bondet de La Bernardie, Bonfils de La Peyrouse, Bonnevie de
Poniat, Bonnevin, commune de Bonnat, Bonnie, Bory, Boucher, Boucheron Joseph, Bourdier-Rabi, Bourges,
Boutineau 1697, Bouyer, Boyer 1697, Boysse N…, Breuil d‟Ars, Bridieu ,Brigueil, Brisse, Brisset Nicolas,
Brival de Lavialle, Burguet, Bussière 1817, Busson, Cagnat, Carrier, Cartaud, Chabaniel, commune de
Chabrignac, commune de Chameyrat, commune de Champagnac-la-Prune, Champagnat, Chastenet selon
Tardieu, Chaumeix dit Marrand, Chauveron, Chiron, Certe, Cibot N… seigneur du Rieu1679, Clément à la main
1647, Clément à la main 1653, du Cloux seigneur de Saint-Avit 1666, confrérie des tisserands de Felletin,
Courtin, Comte Pierre sieur de Monceau, curé de Lapleau, Dalesme N… 1600, Dalesme 1810, commune de
Darazac, Daury, David épicier 1679, Delaporte, Delauze Charles, Del Peyroux, Deschamps 1697, Desflottes
1696, Desjobert de Praha, Desmaisons vice sénéchal du Limousin 1674, Despors de La Borderye, Destang,
Destruc, Douhet, Dubanc, Dubois de Margerides, Dubois cardinal, Dubreilhe, Duchez de Macon, Dufaure
vicaire 1666, Dufaure de Voutezac, Dufort, Dumareix, Dumonteilh, Dupont de L‟Etang, Durand avocat, Durfort
de Soursac, Duval de Charissou, Espinasse de Puyberre, commune d‟Eygurande, Farge de Treignac, Farginel de
Larzac, Fauveau, Fenieu, Fougeron, Fraisse Vincent, Fusembert, Garat 1697, Garat, Garet de La Reynie, Garnier
de Labareyre, Gautier, Genty de La Borderie, Gramont de Villemontès, Grasmagnac, Grégoire de Roulhac

921
avocat 1697, Grégoire de Roulhac écuyer 1698, Grégoire de Roulhac seigneur de Thias, Grégoire de Roulhac
1811, Grivel, Grudy, Guéry autre, Guimier, Guinot de Montconseil, Guytard Fronton, Hébrard de Veyrinas
selon Nadaud, Jaucen, Joubert, Jugeals (ou Peyrat de Jugeals), commune de Jugeals-Nazareth, La Besse, La
Borie, La Boulinière, La Breuille branche du Laron, commune de La Chapelle-aux-Brocs, La Chassaigne,
Lachaud de Lort, La Cousse, La Forestie, La Garde, La Garrigue, La Joumard, commune de Lamongerie,
Lanrodie, Lauthonye, Laporte des Farges, La Porte-Mazarin, La Porte deLissac autres armes, Laramade de
Friac, La Rochesouvel, Larodie, La Serre, Lavaur de Gaignac, Le Brun de Chard, Lecler, Le Large, Léobardy,
Léonard, Léris de Peyramont, Lespinas, commune de Lestards, Lestrade de La Cousse, Leulier de La Faverie du
Ché, Levaneur, Leynia, commune de Lissac-sur-Couze, Livenne, Lombard Noêl 1640, Luquet du Chaylard,
commune de Madranges, Mailhard, Mallesset, Malvin de Montazet, Marchandon, Marcialot N… 1657, commune
de Marcillac-la-Croze, commune de Margerides, Martin, Martin prêtre 1679, Martinie, Mas de Neufville,
Mascureau, Masfranc, Matharel,Matheyron, Maury, commune de Ménoire, Mercy, Merigot de Sainte-Feyre,
commune de Merlines, commune de Mestes, commune de Meyssac, Mestivier, Meyvières, Mialet de Fargues,
Minaud, Minot, du Miral Jean-Martial 1698, Mondin de La Maisonrouge, Mondon, Mondot de Lagorce, du
Mont 1787, Monteil, Monteil Limoges, Montroux de Peyrissac, Moreau conseiller 1700, Moreau de Montcheuil,
Morel de Fromental, Mornac, Moulinier consul 1638 , Mourilheras, Mourins d‟Arfeuille, Mouveyl, Muret de
Pagnac selon Jougla, Naberat, Nantiat procureurs, Nauche, Noalher au chevron, Noalher dit Chabrou, Oudot de
Dainville, Pannetier, Pardonnaud, Pastoureau selon Nadaud, Perron, Péronneau, Petiot Mathieu 1594, Philip de
Saint-Viance, Pichon N… 1657, Picquet, Pinot N… Aixe-sur-Vienne 1648, Planchard de Cussac, Pommiers,
Pouyat épouse Hébrard , Pouyat N…, Prieuré de Maussac, Pradal, du Puy de Semur, Puy de Saint-Remy,
Quigniard, Raby curé de Champagnac, Raffin de La Raffinie anciennes, Ramade de Friac, Ramade de Friac
autres armes, Râteau, Raymond J. 1602, Raymond J. marchand 1652, Rebière de Cessac, Rebière de Naillac,
commune de Reygade, Rivet avant 1789, Robert de Saint-Jal selon Tardieu, Roby, Rochette, Rochon de Valette,
Rolland de Blomac, Rondeau Guillaume, Roulhac procureur 1628, Roulhac 1696, Roulhac de Rochebrune selon
Valette, Roulhac de Trachaussade, Roulhat 1602, Roy de Chaumareix, Roy de Loulay, Roy de Pierrefitte, des
Roys d‟Eschandelys, Ruben de Lombre 1697, Saconay, commune de Saint-Augustin, commune de Saint-Bazile-
de-Meyssac, Saincthorent Creuse, Saint-Pardoux, Saint-Quentin, Saint-Yrieix, commune de Sainte-Féréole,
commune de Saint-Germain-Lavolps, Sainte-Marie, commune de Saint-Martin-le-Vieux, commune de Saint-
Privat, commune de Saint-Rémy, commune de Saint-Sylvain, commune de Saint-Viance, Salès, Salot, Sandenoy,
Sarconay, Sartiges, Sauret d‟Aulhac autres armes, Saunade famille, Séguret, commune de Seilhac, Semianac,
Signe, Sornin, commune de Soursac, Termes, Texandier, Teyssier du Mazel, Thévenot, Tinières, Traversier,
Tournier, Touzac de Chaufailles, commune de Toy-Viam, commune de Treignac XIXem siècle, Usseil, Ussel
branche ainée, Ussel d‟Anglars, commune d‟Ussel armes contemporaines, Valen de La Joffrie, Varachaut 1697,
Vaurillon, commune de Veix, Ventadour-Lévis, Vergier 1655, Verlhac, Verneih de Puyrasseau, Veysierre,
commune de Viam, Villedo François, Villoutreix François, Villoutreys 1602, Vissaguet de La Tourette,
commune de Vitrac-sur-Montane, de Volondat Jacques 1607, Voyon, Voysin de Gartempe

Etoiles accompagnées (3) d’un croissant et une grappe de raisins : Arlot de Frugie

Etoiles (3) accompagnant un chapé : couvent des Carmélites de Limoges

Etoiles chargeant un pommier (3) : Vielbans de Pommiers

Etoiles mal ordonnées (3) : Roulhac de Rochebrune selon P. de Rochebrune

Etoiles dans un nuage (3) : Desmaisons, Noalher veuve

Etoiles rangées en fasce (3) : Arlot de Frugie, Boutineau 1696, Brissaud N…, Chasaud, Gourdon chanoine,
Hugon Joseph 1697, Roueron

Etoiles rangées en pal (3) : Gourdon de Genouillac, Gourdon de Vaillac 1730, commune de Marcillac,
commune de Sadroc

Etoiles rangées en pal (3) et accostées de deux gerbes : Desjobert de Prahas

922
Etoiles (3) soutenant une couronne ducale : Reynaud

Etoiles (3) surmontées d’un croissant : Souris de La Praderie

Etoiles (3) surmontées d’un soleil : Guignard

Etoiles en pal (3 et 3) : Burguet de Chaufailles

Etoiles (4) : Bussière 1817, Chardeboeuf, Chauveau, Chavanat, curé de Margerides, Denoyon, Dupont de
L‟Etang, Furgaud Aubusson, Grand, Momet, Morcel, Thomas N… 1628, Voysin de Gartempe autres armes

Etoiles (4) chargeant quatre besants : Nicolas veuve 1699

Etoiles rangées en fasce (4) : Chardeboeuf

Etoiles (5) : Alton, Brunier, Chaslus, David Jean médecin 1660, Delachenaud, Espinet Guillaume, Faydit de
Tersssac, Fonsec, La Chassaigne 1626, La Chassaigne Anne

Etoiles en orle (5) accompagnant un lion couronn é : Lostanges armes anciennes, Lostanges 1809 et 1810,
commune de Lostanges

Etoiles (5) chargeant un chevron : Tandeau de Marsac

Etoiles (6) : Janailhac, Jaubert de Nantiat, La Charlonnie 1601, La Charlonnie 1666, La Chassaigne de Janaillat,
Lagarde d‟Auberty Martial, La Garde de Montlezun, commune de Lagarde-Enval, Lajaumont, La Tour de
Neuvillars François 1697, Robert de Saint-Jal, commune de Saint-Pardoux-Corbier, commune de Saint-Pardoux-
L‟Ortigier, Villedo Catherine veuve Noblet

Etoiles en orle (6) : Michel de Laverines, Robert de Saint-Jal 1425, commune de Saint-Jal, commune de Saint-
Pardoux-Corbier

Etoiles en pal (6) : Burguet de Chauffailles

Etoiles en pal (6) accostant trois et trois un lion tenant une épée : Souham

Etoiles (6) soutenues par des nuages : Clément 1670

Etoiles (6 ou 9) chargeant deux (ou trois pals) : Meillars, commune de Meilhards

Etoiles (8) : Mirabel

Etoiles entourant un soleil (9) : Gloria

Etoiles (9) sur fascé posées 4, 3, 2 : Malemort autres armes

Etoiles rangées (9) : trois en chef, trois en fasce et trois en pointe : Lorme de Pagnat

Etoiles sur bordure (11) : Chanac évêque

Etoiles sur bordure (13) : Félines Etienne 1556

923
F

Fagot ou fascine : Dubois, curé 1700

Faisceau d’armes : Feydeau de La Berlière N… 1700

Faisceau de licteur avec hache cantonn é de quatre molettes : Guillemet, Ladreyt de La Charrière

Fanion : La Marche de La Bussière

Fanon sur un dextrochère : La Marche de La Boissière

Fasce : Avril N…marchand, Boisé de Courcenay, Borderie, communauté des boulangers de Limoges, Chabasse
1701, Chambon des Ternes et de Marcillat, Champelon, commune de Châteauponsac, communauté des
chirurgiens et perruquiers de Limoges, Cornudet des Chomettes, commune d‟Eyrein, Farne N… 1700, commune
de Feytiat, Forestier 1701, de Grenier, Grenier N…1700, Hébrard de Veyrinas 1701, Jarrie, La Buxière selon
Nadaud, La Jugie, La Jugie de Rieu, Lastic, Lartessie, Martin de La Bastide, Martin de Puytison, Masivaux
1701, Matail 1701, Papot 1701, Peyrat 1700, commune de Pierrefitte (Cor.), Pons vicomte de Turenne, Pot, Pot
de Lavaupot, Pot Palamède, Repaire, Rohan-Lévis (Saint-Séverin), Roulhac de Traschaussade 1701, Sainte-
Maure, communauté des tanneurs de Limoges, Turenne maréchal de France, Vergnas Léonard 1697

Fasce en divise : Baillot du Queyroix et d‟Estivaux

Fasce en divise haussée : Meynard de la Cité 1627

Fasce en divise haussée accompagnée de trois étoiles et d’un croissant : Grégoire de Roulhac avocat 1697

Fasce en divise accompagnée d’un croissant et d’un seau entre deux étoiles : Ceynat

Fasce en divise accompagnée de trois étoiles et d’une main : Clément à la main 1647

Fasce en divise accompagnée de trois étoiles et de deux branches : Martin prêtre 1679

Fasce accompagnée de :

un coq contourné, une coquille et deux étoiles : Gallichier

un croissant : Aubusson bourgeois de Bourganeuf, Chauseyx

un croissant et un lion naissant : Madot

un cygne et de trois étoiles : Pradal

d’une épée haute en pal soutenue d’un vol ouvert et d’un château à deux tours avec pont-levis :
Picon 1810

une étoile : Borderie

une feuille de châtaignier : Chouly armes anciennes

un lion passant et six besants : Boyol curé

un lion passant et un épi de blé : Le Bigot de Gastines

une tête de lévrier et un arbre : Faure de Chassaigne

924
une tour ruinée, une main arméed’une épée et un puits : Dupuy de Saint-Florent

un vol d’épervier : Forgemol de Bosquénard

deux colombes et d’un lion passant : Cous du Monteil

deux étoiles et un croissant : Laurens de Bagnols, Lespinats

deux étoiles et une porte : Clédat

deux étoiles et un navire : Laborne Jean 1645

deux lions léopardés : de David sceau de 1296

deux loups : La Porte-aux-Loups

deux merlettes : Chambon de Marcillat

trois aiglettes : Mosnard, commune de Villefavard

trois anneaux et un croissant : Vézy de Beaufort

trois béliers : Bessas

trois chardons fleuris : Bouilhac de Bourzac

trois colombes volant : Harty de Pierrebourg armes anciennes

trois coquilles : La Buxiére

trois coquilles et une épée : Amadon

trois cygnes : La Guerche

trois étoiles : Beaufranchet, Duchez de Macon, Jugeals (ou Peyrat de Jugeals), La Chapelle du
Boucheroux, Mondin de La Maisonrouge, commune de Marcillac-la-Croze, Mascon du Cheix, commune
de Ménoire, Raffin de La Raffinie anciennes, Rochette, Saint-Quentin, Sandenoy

trois étoiles et une croisette : La Chapelle du Boucheroux autres armes

trois étoiles et un croissant : Dalesme N… 1600, Grégoire de Roulhac, Rebière de Cessac, Rebière de
Naillac

trois étoiles et trois écots : Baillot du Queyroix et d‟Estivaux

trois étoiles et une fleur de lis accostée de deux dauphins : Roy de Chaumareix

trois étoiles et un lévrier : Vissaguet de La Tourette

trois étoiles et une rose : Despors de La Borderye

trois fers de flèche (ou dards) : Arluc, Georges

trois fleurs de lis : Jaubert de Nantiat, Joubert de Saint-Severin

trois fleurs de lis au naturel et une d’or : Chouly (armescontemporaines)

trois losanges : Bourdineau de Villecourt, Queyriaux, Regnauld selon Tardieu

925
trois merlettes et une feuille de hêtre : Lajoumard de Bellarbre armes anciennes

trois merlettes et une feuille de trèfle : Lajoumard de Bellarbre armes contemporaines

trois mouchetures d’hermine : La Cousse

trois quintefeuilles : Jude ou Judet

trois rocs d’échiquier : Besse du Mas

trois roses : Boucher, May de Termont

trois roses et deux étoiles : Saint-Robert

trois trèfles : Dupré N… curé 1698, Le Bigot de Gastines

six besants et d’un lion passant: Boyol curé

six coquilles : Rabayne

six croisettes : curé de Saint-Bonnet

six étoiles : Janailhac

six fleurs de lis : Abzac branche aînée, Abzac de La Douze, Abzac de La Prade du Verdon, Abzac
Olivier, Joubert de Saint-Séverin autres armes

six merlettes : commune de Monestier-Port-Dieu, Murat de Serre

Fasce bandée de six pièces : La Loüe Marie 1701

Fasce brochant sur :

un écusson : Nadaud de La Valette

un chevron : Baret des Cheises, Guillot

une épée : Marcetteau de Brem 1867

un lion : La Gastine, Panévinon, commune de Saint-Pardoux-le-Vieux

un pin : Léon XIII (Pecci)

semé d’étoiles : Mornay selon d’Hozier

trois épées : Ferrand

trois pals : Foullé

Fasce chargée de :

un boudin : Boudaut

un cœur accosté de deux croisettes : curé de Roche-le-Peyroux

un coq et accompagnée de trois étoiles : Sandenoy

un corbillon vide : Ruyneau sieur du Bezut 1701

un croissant accosté de deux étoiles : Le Bigot de Gastines

926
une croix de la Légion d’Honneur : Dupuy de Saint-Florent

une épée : Clédat

une flèche couchée : Madot

un four : Dufour

un lézard : Pouget de Nadaillac

un lion : commune de Voutezac

une lune : Villelume Jacques 1701

une moucheture d’hermine : Boisse

une plante de plantin : Bouilhac de Bourzac

du signe des chevaliers de l’Empire : Picot 1810

un tourteau et accompagnée de deux roses et d’un cœur : commune de Saint-Priest-de-Gimel

une vouivre brochant sur un écusson : Nadaud de Valette

deux molettes : Forgemol de Bosquénard

deux papillons : Lestang Gaspard 1701

deux têtes de béliers : Hauvray de La Boquinière

trois alérions : Rochette

trois annelets : Janailhac

trois coquilles : de David sceau 1296

trois croisettes : Cous du Monteil, Vézy de Beaufort

trois étoiles : Boucher, La Cousse, Lestrade de La Cousse, Mornay selon d’Hozier, Prieuré de Maussac,
Saunade famille

trois feuilles de laurier-tin : commune de Felletin 1701

trois fleurs de lis : Beaumont d‟Autichamps

trois losanges : Le Bigot de Gastines, Vézy du Pouget autres armes

trois mouchetures d’hermine sur un fascé : Boisse

trois roses : Rivière épouse 1701

trois soucis : Bouilhac de Bourzac variante

trois tourteaux : Landouillette de Languivière

trois trèfles : Despradeaux

Fasce chargée de trois étoiles brochant : La Porte-Mazarin

Fasce cintrée : Chabridon du Saillant, Deschamps Grégoire

927
Fasce componée : Albiers du Bech, commune d‟Allassac 1701, Auduvert 1701, Besse N… 1701, Bourguet,
Brossard N…, Chamborant d’Availles Limousine N… 1701, Clédat N… 1701, curé d‟Eygurande, Després, Dolars
1701,commune de Donzenac 1701, Dubal … 1701, Duclaux avocat 1701, Duclos Jean 1701, Dumont chanoine
1701, Dupuy de Mirambel 1701, Durand official 1701, Duval de Puyberre, Espinet chanoine, Evêché de Tulle,
Fénis de conseiller 1701, Fénis de La Borye 1701, Fonvale, Geoffre de Chabrignac demoiselle 1701 , Glanes
1701, communauté des religieux de Glavedières, Grenailles 1701, Guyon, Jourdain 1701, La Bourgeoise 1701,
Lagarde d‟Auberty chanoine, Lafarge, La Mondie, La Rue chanoine 1701, Lastic François 1701, La Triboisière,
communauté des maîtres patissiers de Tulle, communauté des marchands orfèvres de Tulle, Meynard chanoine
1701, Meynard de Lafarge Jacques, Pasquet de Saint-Mesmin1701, Hélie, Plasse, Pommier 1701, Pons,
Puyberre, Religieuses de Saint-Bernard-de-Tulle, communauté des religieuses de Sainte-Claire de Tulle,
Singaraud veuve 1701, Terriou Pierre 1701, Teyssier N…1701

Fasce coticée et frettée : Bouillé armes anciennes

Fasce crénelée de trois pièces accompagnée d’une girouette : Giraud

Fasce crénelée de trois pièces chargée d’un lion et accompagnée d’une croisette et d’une grappe de raisin :
commune de Voutezac

Fasce denchée accompagnée de deux étoiles et d’un jars : Jordan

Fasce en divise : Grégoire de Roulhac avant 1789,

Fasce en divise accompagné d’un lion passant et de dix besants : Boyol Pierre

Fasce engrêlée : Grellet 1701

Fasce frettée et accompagnée de deux burelles : Bouillé armes 1829

Fasce haussée chargée de deux étoiles et accompagnée deux autres étoiles et d’un chevron : Furgaud
Aubusson

Fasce nébulée : Maillé

Fasce ondée : Châteaubodeau René 1701, Crémeaux, Deschamps Jean, Estienne de Montluc, Lafond de
Masubert, commune de Linard

Fasce ondée accompagnée de :

un château : Châteaubodeau Marien 1701

une maison et trois glaïeuls : commune de Chamboret

trois canes : Ribeyres

trois croisettes : Memat

trois rocs d’échiquier : Perrot veuve 1699

Fasce ondée brochant sur un champ d’hermine avec une bordure : département de la Haute-Vienne

Fasce ondée chargeant une champagne : commune de Champagne-la-Rivière

Fasce ondée chargée de :

une croisette et accompagnée de six têtes de léopards : Waters

trois canettes : Rioublant Gilbert

928
une autre fasce ondée et accompagnée de trois rocs d’échiquier : Perrot veuve 1699

Fasce palée de six pièces : Fayolle, La Porte-aux-Loups

Fasce sommée d’un lion : La Buxière

Fasce soutenue d’un chevron et soutenant un autre chevron : La Charlonnie 1701

Fasce surmontée de :

une tête de lévrier : Faure de La Chassaigne

deux merlettes : Chambon des Ternes et de Marcillat

trois fleurs de pavot : Chouly armes anciennes

Fasce vivrée accompagnée d’un croissant : Biesse

Fasce vivrée bordée de sable et accompagnée de deux jumelles bordées de sable : Breuil de Baraize

Fascé de n… pièces : Serviers

Fascé de quatre pièces : Dissandes de Bosgenêt, La Forest de Bulhon

Fascé de six pièces : commune d‟Ahun, Aubusson trésorier, commune d‟Auzances, Baudon de Mony-Colchen,
Beauverger-Montgon, commune de Beyssenac, Boisse, Busseul, Boisse, Chabanes épouse, commune de
Chamberet, de Chambon, Coucy, commune de Couffy-sur-Sarsonne, Destang, Girardin 1811, La Charlonnie
1666, Malemort, Mascureau, Mortemart de Boisse Marc, Rilhac 1701, Rochefort, Rochefort de Châteauvert,
Roux de Lusson, commune de Saint-Germain-Lavolps, Servières

Fascé de six pièces les première, troisième et cinquième chargées de neuf étoiles (4, 3, 2) : Malemort autres
armes, commune de Malemort-sur-Corrèze

Fascé de six pièces, les fasces d’argent chargées chacune de trois mouchetures d’hermine : commune de
Gourdon-Murat, commune de Vigeois

Fascé de huit pièces : Grandchamp des Raux, Rollat de Marsat

Fascé de huit pièces chargé de trois anneaux : Coskaër dit La Vieuville

Fascé de neuf pièces : Bar de Baugy

Fascé de dix pièces et plus : Bar de La Chapoulie, Montberon, commune de Saint-Julien-le-Vendômois

Fascé-contre fascé : Marans

Fascé-nébulé : Saint-Georges deVérac du Fraysse

Fascé-ondé desix pièces : Dambleville, commune de Pontarion, Rochechouart, Rochechouart de Mortemart,


Rochechouart-Pontville, commune de Rochechouart, commune de Videix

Fasces (2) ; Allonville, Arbonnaud Michel, Aubusson de Soubrebost, Audebrand, Bardoulat commissaire,
Boueix, Chambéry, le chapitre de La Chapelle-Taillefer, Chaveron, Codet, curé de Berneuil, curé de Cieux, curé
de Saint-Junien-les-Combes, Dagier, Denoyon bourgeois 1701, Le Fort évêque, Gain de Pradines, Josinaud,
Chassaigne, Martin de Châteauroy, Maulmont de Bridiers, Maumont chanoine, Moulinier greffier 1701, Pichard
Antoine 1701, Ruaud chanoine 1701, commune de Saint-Martial-le-Mont, Salmont, Singaraud 1701, Tamoinaud,
Vaucourbeil autre famille 1701

929
Fasces accompagnées (2) de :

un croissant, de quatre étoiles et d’un recontre de boeuf : Chardeboeuf

un sanglier passant et d’une rose : Guillemin

deux étoiles et un croissant : Boucheuil

trois besants : Audebrand des Farges, Redondelli

six coquilles : Aguesseau

six croisettes : curé de Saint-Bonnet-près-Bort

huit molettes : Pierrefitte

Fasces alaisées et accompagnées de cinq étoiles (2) : La Chassaigne 1626

Fasces chargées de deux pals de sable brochants (2) : Mourins d‟Arfeuille Charles 1700, Salmont 1701

Fasces crénelées (2) : Bourgeois

Fasces frettées et accompagnées de trois étoiles (2) : Livenne

Fasces ondées (2) : Boucheron Pierre, Brachet de La Jalezie 1701, curé de Saint-Julien, Martin de La Goutte-
Bernard, Selve de Sarran, Valière de Sivergnat

Fasces ondées d’hermine (2) : Donze évêque

Fasce vivrée sur chef : Préaulx

Fasces vivrées (2) : Cléret

Fasces (3) : Audoineau, Bar de La Chapoulie, commune de Bar, Barnouilhe, Barnovile, Barrat, commune de
Beaumont, commune de Benayes, Béon d‟Armentieu, Bondet de La Bernardie, Brandin, Brandy, Bruchard,
Bussière ou La Bussière, Chapelle de Jumilhac, communauté des prêtres de Châteauponsac, Cordeboeuf
modernes, Coudier du Mazet, de Coux, curé de Bellac, curé de Chabrac, curé de Glanges, curé de La Porcherie,
curé de Saint-Junien-les-Combes, Deschamps N…, Disnematin, Espeyruc, commune de Forgès, Guérin de
Chabannes, Guillaume de Rochebrune-La Reynie, Jousselin , Juyé, La Buxière, La Charrière armes
contemporaines, La chaud de Lort, Lavaud ou Louaud, communauté des prêtres de La Souterraine, commune de
La Souterraine, commune de Le Pescher, Leynia, Livron, communauté des prêtres de Magnac-Laval, Monceaux,
commune de Monceaux-sur-Dordogne, Monstiers-Mérinville, Montgibaud Marguerite 1701 , Montjouffre,
Nicolas de La Reynie, commune de Nonards, Palant, Pareil d‟Espéruc, Pommiers, Pons, Pradinas, Richard 1701,
commune de Saint-Bonnet-Elvert, commune de Saint-Bonnet-L‟Enfantier, commune de Saint-Cernin-de-Larche,
Saint-Chamans, commune de Saint-Chamant, Saint-Exupéry de Saint-Amans, Saint-Mathieu, commune de Saint-
Mexant, Salviat notaire ,commune de Sionac, Taillefer de Roussille selon Nadaud, Vaillant de La Rivière,
commune de Vars-sur-Roseix, Verdier marquise 1701, Villoutreix de Brignac, Vogier

Fasces accompagnées (3) de trois besants : Saint-Avit

Fasces accompagnées (3) de neuf merlettes : Chauvet 1666

Fasces accompagnées (3) de trois croissants : Audebard

Fasces alaisées (3) : Gérald de Faye

Fasces (3) chargées de:

930
une aigle brochante : Saint-Exupéry de Saint-Amans

une étoile : commune de Bonnat

celle du milieu de trois feuilles la laurier-tin : commune de Felletin 1701

Fasces componées (3) : Mondoet

Fasces denchées parle bas (3) : Cossé-Brissac

Fasces échiquetées (3) : Cambourg

Fasces ondées (3) : couvent des bénédictins de Saint-Angel, couvent de Beuil, Bonnin de Fraysseix, Bouilhac de
Bourzac, Brachet Gilbert, Breuil alias Fraysseix, Chabaniel, Chapitre cathédrale de Tulle, Chassan, Courteix,
curé de Saint-Julien-près-Bort, curé de Saint-Martin d‟Entraygues, Delmas 1701, Deschamps N…, Dupuy curé
de Meymac, Dupuy curé de Meymac, Dusoulier, Duval François1701, Fayet, Fondron, Fraysse de Beausoleil,
Fraysseix de La Blanchardie, Fraysseix de La Perrière, Gimezane, Grave, commune de Gumont, Guynot de La
Fond, Lachaud Jean,commune de La Roche-Canillac, Listemaille, Malsaigné 1701, Meynard de Lafarge 1701,
commune de Meyssac, Montlouis du Manil 1701, Rieu du Pradel, Royères de Brignac selon Bergues-Lagarde,
commune de Saint-Bonnet-Elvert, Soudeilles 1701, Termes, Vigier Henri 1877, Villedon

Fasces surmontées (3) d’un léopard (ou lion passant) : Anglard, commune de Sainte-Marie-Lapanouze

Fasces de vair (3) : Royère de Brignac famille, commune de Louignac

Fasces vivrées (3) : Loubens de Verdalle 1701

Fasces (4) : Bothier, Boutier, Faucal, Foulhiac, La Chapelle Saint-Gérard, commune de Lanteuil, Lasteyrie du
Saillant 1810, Phélip de Saint-Viance

Fasces (4) la première et la quatrième denchées : Maillard de Brive

Fasces (6) : Anglard

Fascine ou fagot : Dubois curé 1700

Faucon sur une terrasse : Gautier

Faucon contourné sur un poing : Fauconnier

Faucon couronné perché sur un bâton : Faucon

Fauvette (ou gamade) volant avec une brindille vers son nid où se trouvent ses petits : commune de
Donzenac 1988

Faux : Faulte N… 1602, Faulte Pierre 1616, Faulte François 1648, Faux, Fossiat

Femme (Eve) tenant un cœur : Donnève

Fermail : Mercier

Fers à cheval (8) : Ferré Gauthier 1700

Fers de flèche (3) : Arluc, Georges, Robin de Lourcelière Anne 1699

Fer de lance soutenant un monde : Cressac de Soleuvre 1819

Fers de lance (3) : Destresses, Nadaud abbé

931
Fers de lance posés en fasce (3) : Sclafer de…

Fers de prisonniers (ou entraves)

tenus par un saint Léonard : commune de Saint-Léonard-de-Noblat

tenus par un saint Léonard à mi-corps : chapitre de Saint-Léonard-de-Noblat

Fers de pique la pointe en bas (3) : Robin de Lourcelière famille

Fermaux (3) : Conigam, Laboreys de Bospêche, Malet de La Jorie

Fermaux (7) : du Boys

Fermaux (8) : Duboys

Feuille de châtaignier en barre : commune de Verneiges

Feuille de hêtre : Lajoumard de Bellarbre

Feuille de trèfle : Lajoumard de Bellarbre armes contemporaines

Feuilles (3) : Gaultier

Feuilles (7) : Coskaër dit La Vieuville

Feuille de châtaignier : Chouly armes anciennes

Feuilles de chêne (3) : Gaultier du Marasche

Feuilles de chêne en sautoir (5) : Guiot 1700

Feuilles de houx (2) : Hugonneau

Feuilles de houx (3) : Hugonneau du Chastenet

Feuilles de houx (7) : Coasker de La Vieuville

Feuilles de laurier-tin sur une fasce (3) : commune de Felletin 1701

Feuilles d’olivier doubles (3) : Charmat de Roncho

Fioles à parfum (3) en fasce soutenues de trois étoiles d’or : Saint-Yrieix (famille) selon Descoutures

Filet de pêcheur : Berteaud évêque

Filière : Castel évêque, commune de Saint-Moreil

Flambeaux (3) : Filliol

Flamme : Baluze du Besson, Chaud, Chiniac, Chorllon, Dechaudz, Moulinardz

Flammes (3) : Coudert des Vareynes, Le Sorre, Fumel, Voysin de Gartempe autres armes

Flammes sortant de la gueule et des oreilles d’un lion naissant : Pantaillon

Flammes (4) : Limousin marchand 1700, Fenieu 1701, Papon du Breuil

Flammes trilingues (5) : Bory prieur

932
Flammes (10) : Blanchard

Flammes entourant un rocher : Rouchaud Pierre, Ventenat

Flammes en foyer frappées par un marteau: Maillhard 1603 et 1678

Flanchis (2) : André de La Ronade

Flanchis (3) : commune de Bort-les-Orgues 1932, Molen de La Vernède

Flanchis (4) : Saulzet d‟Estignières

Flanchis (5) : Audebert sieur de Grospommier

Flanchis (5) chargeant une croix : communauté des prêtres de Saint-Léonard

Flanchis (6) : Balzac d‟Entraygues, commune de Bassignac-le-Haut, Pestel (ou Pesteils) de Vialore, commune
de Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, commune de Servières-le-Château

Flèche en fasce : Madot, Salviat notaire

Flèche en bande perçant un cœur : Durand procureur

Flèche traversant un cœur : Piquet, communauté des religieuses de sainte Ursule de Limoges, Senamaud
Martial

Flèches (2) : Denys de Danrémont

Flèches accostant un lion (2) : Cantillon

Flèches en sautoir les pointes en bas (2) : Genteau

Flèches en sautoir transperçant un cœur (2) : Abbaye de Saint- Augustin de Limoges, Chambinaud Joussem,
Lamore de La Valette, couvent des sœurs de la Visitation de Limoges

Flèches entourant un cœur (3) : Rigaud armes anciennes

Flèches en fretté (6) : Douhet lieutenant 1701

Fleur : Daury

Fleur soutenue d’un croissant : Lagarde

Fleur d’héliotrope : La Charlonnie de La Blotais

Fleur de souci : Cramaridas

Fleurettes ou pensées (3) : Grellet des Prades et de Fleurelles

Fleurs d’ancolie (2) : Ducros

Fleurs (3) : Champalimaud, Rabanide

Fleurs d’aubépine (3) : L‟Aubespine de Châteauneuf, L‟Aubespine de Verderonne

Fleurs de chardon (3) : Bouilhac de Sourzac

Fleurs de lin (ou quintefeuilles) (3) : commune de Linard

933
Fleurs de pavot (3) : Chouly armes anciennes

Fleurs de violettes (3) : Manent chanoine 1699

Fleurs (5) : Doulhat

Fleurs d’iris accompagnées detrois quintefeuilles mal ordonnées (3) : Puyfoyard de La Fond

Fleur de lis : Albiars, Ancelin de La Forge, Argence, Basquiat, Bastard de Saint-Denis contemporaines,
Beaufort, commune de Bellechassagne, Boissière, Bonnin de Fraysseix, Campagne des Pousses Hélie, Chouly de
Permangle, Giquet de Prersac 1679, Gicquet de Pressac contemporaines, La Gastine, Jaunhac branche de
Forsac, La Baume de Foursac, commune de Lamongerie, Maine, Mayne du Palan, Mayne du Bourg,
Rechignevoisin de Guron, Roy de Chaumareix, commune de Saint-Pardoux-le-Vieux, Sartiges, Texandier,
Trapes

Fleur de lis accompagnée de six besants : Campagne des Pousses XVIIe siècle

Fleur de lis accompagnée d’une demi-molette : Combarel du Gibanel François 1701

Fleur de lis accompagnée de trois étoiles : Mourins d‟Arfeuille

Fleur de lis accostée de :

deux dauphins : Roy de Chaumareix

deux étoiles : Masbaret du Basty

deux tours : commune de Thouron

quatre coquilles de saint Jacques : commune de Bénévent-L‟Abbaye vers 1970

Fleur de lis soutenant un monde : Cressac de La Marche

Fleur de lis surmontée d’une couronne : Taraveau notaire, Taraveau 1645

Fleur de lis tenue par un dextrochère : La Marche de La Boissière, commune de Lascaux

Fleur de lis tenue par un lionceau : Thy

Fleurs de lis (2) : Bazin de Puyfaucon, Cheyrade, La Cropte de Chantérac, Laget, Le Fort des Ternes, Léon XIII
(Pecci), Paute, Religieux de Valette

Fleurs de lis (2) accompagnant un lion léopardé (ou passant) : Le Corgne de Launay et de Timadeuc

Fleurs de lis (3) : André de Ludesse, commune d‟Astaillac, Anjou (Charles), Arpajon, commune d‟Astaillac,
commune d‟Ayen, commune d‟Azat-le-Ris, Beaumont d‟Autichamps, commune de Beyssenac, Bonfils de La
Peyrouse, Bourges, Bourbon-Busset de Châlus, Bourbons comtes de la Marche 1361, Bourbon-Montpensier,
Brillac d‟Argy, Brossard N… curé, Brossard (de), Chabannes-Pascaud, Chapitre de la collégiale Saint-Martial de
Limoges, Destresses autres armes, commune de Donzenac 1988, Duplessis, commune d‟Eymoutiers XIXe siècle,
Faucon des Lèzes modernes, Faucon des Lèzes 1650, Ferré de Fredières, Ferré du Péroux, Fitz-James, Fondant,
Fontanges, Henri II d‟Albret vicomte de Limoges 1531, Jaubert de Nantiat, Joubert de Saint-Séverin, La Baume
de Foursac, commune de La Chapelle-Montbrandeix, commune de Le Dorat, ville de Limoges, Martel,
Montlouis, Nollet, corps des officiers de l‟élection de Limoges, corps des officiers du présidial de Limoges,
Orléans, corps des présidents trésoriers généraux de Limoges, Rieu du Pradel, Roux de Lusson, commune de
Saint-Léonard, commune de Saint-Pardoux-le-Neuf, commune de Saint-Sornin-la-Marche, commune de Saint-

934
Vaulry selon Bosvieux et selon Hugon, commune de Saint-Yrieix-la-Perche, commune de Tulle, commune
d’Uzerche, Vayres autres armes, Vidaud du Dognon 1603 et contemporaines, Vouhet

Fleurs de lis (3) et une demie accostant une clé en pal : commune de Bénévent-L‟Abbaye avant 1701 et vers
1970

Fleurs de lis en fasce (3) : Fontanges selon Valette

Fleurs de lis mal ordonnées en chef (3) : commune de Bellac, Sarrazin du Mazet

Fleurs de lis au naturel (3) : commune de Trois-Fonds

Fleurs de lis (3) sous un lambel : Chapitre de Saint-Léonard, Baglion de La Dufferie

Fleurs de lis (4) : commune d‟Estivaux, Magnac évêque, Mas de Paysac après 1647

Fleurs de lis (4) cantonnant une croisette chargeant un cœur : noble … de La Valade

Fleurs de lis (4) cantonnant deux clés en sautoir : Chapitre du Dorat armes traditionnelles

Fleurs de lis (4) cantonnant une croix componée : Saint-Mesmin

Fleurs de lis (5) : Chapitre de la cathédrale de Limoges, Dalton (avant 1809), commune de Grand-Bourg 1860

Fleurs de lis (6) : Abzac, Abzac de La Prade du Verdon, Bellay, Campagne, Joubert de Saint-Séverin

Fleurs de lis en orle (6) : Feydeau du Ressonneau 1420

Fleurs de lis en semé : Feydeau du Ressonneau modernes

Fleurs de lis des champs sur une bande (3) : commune d’Alleyrat, Gaye

Fleurs de violette (3) : Manent chanoine 1699

Foi : Didier, Leymarie

Foi accompagnée de :

une étoile et une croix haute soutenue d’un croissant : Leysenne

deux étoiles et un croissant : Puynesge, Renaudin1697

une lettre initiale R soutenue d’un croissant : Renaudin 1603

Foi brochant : commune de Saint-Auvent

Foi soutenant :

deux cygnes affrontés : communauté des notaires de Limoges

deux lions affrontés : Magnac de Mazerolles

Foi tenant :

un cœur surmonté d’une rose : Lamy greffier

une rose : Jabach

Folies ou martinets garnis de grelots (3) : La Basoche

935
Fontaine jaillissante accompagnée de trois épis de blé : Vallade

Fontaine surmontée d’une croix d’où coule un ruisseau : commune de Saint-Setiers

Fontaine jaillissante à un bassin accompagnée de deux mouches : Lafont curé de Sauviat 1700

Fontaine à deux bassins : La Fon Antoine

Fontaine à trois bassins accompagnée de deux croissants : Lafon Jean

Fontaine à trois bassins avec deux oiseaux perchés : Lafont de Marconiat 1697

Fontaines jaillissantes (3) : Fontaine, commune de Trois-Fonds

Forces (3) : Hautefort, commune de Juillac

Forêt ou essart planté : Eyssarteau, Forest Antoine, La Forestie, commune de Veix

Fort ruiné : Cavaignac

Forteresse ruinée et enflammé : Brenier de Montmorand

Fouet surmontant un cor de chasse : commune d’Arnac-la-Poste

Foudre : commune de Jouac

Fougère : commune de Beaumont-du-Lac

Fougère à trois branches : Fougeyrat

Fougère en bande accompagnée de deux alérions : Fougeras ou Faugeras

Fougères (3) : Fougeras, Malherbaud 1627, Malherbaud 1640

Fouine : Fay

Four : Dufour Marguerite 1630, Dufour 1701

Fourche : Furgaud Jacques curé

Foyer de flammes frappé par un marteau: Mailhard 1603 et 1678

Franc-canton : commune de Bassignac-le-Bas, commune de Brivezac, commune de Camps-Saint-Mathurin-


Léobazel, commune de La Chapelle-Spinasse, La Grange de Tarnac, Sclafer de La Rode

Franc-canton bandé de six pièces : commune de Vicq-sur-Breuilh

Franc-canton senestre : Courtoys

Franc-canton chargé de :

un fascé ondé de six pièces : commune de Chaillac-sur-Vienne

un sautoir cantonné quatre croisettes pommetées : commune de Blond

la lettre M : Castel

936
deux lions passants : commune d’Affieux, commune de Chanteix, commune de Rosiers de Juillac,
commune de Saint-Germain-les-Vergnes, commune de Saint-Mexant, commune de Saint-Salvadour, commune de
Varetz

trois demi-vols : commune de Saint-Sornin-la-Volps

trois lions : commune de Salon-la-Tour

Franc-canton coticé de douze pièces : commune de Dampniat, commune de Favars, commune de Le Chastang,
commune de Ligneyrac, commune de Saint-Cernin-de-Larche, commune de Saint-Hilaire-Peyroux, commune de
Saint-Julien-Maumont, commune de Sérilhac

Franc-canton échiqueté : commune de Laguenne, commune de Latronche, commune de Liginiac, commune de


Saint-Sulpice-les-Bois, commune de Valiergue

Franc-canton fascé ondé de six pièces : commune de Videix

Franc-canton semé de fleurs de lis et chargé de trois tours : commune de Le Chalard

Franc-canton senestre chargé de trois tours : commune de Saint-Cyr-la-Roche

Franc-canton d’hermine : commune de Tarnac

Franc-quartier : commune d’Aix, Dalton 1809, Carton, Girardin 1811, Lezay dit de Lusignan selon Jougla,
Popon de Maucune, Sainte-Marie, Thouars, Treilhac

Franc-quartier chargé de :

un buste de Saint-Vaulry accompagné de trois étoiles : commune de Saint-Vaulry selon Hugon

une épée en pal : Espagne, Le camus de Moulignon

une étoile : Bothier, Charpin de Genetines

une fleur de lis : Basquiat

un lion : Faucal, commune de Lanteuil

un roc d’échiquier : Livron, commune d‟Objat

deux lions passants : commune de Lacelle

trois fasces ondées : commune de Veyrac

trois lions : commune de Masseret

trois quintefeuilles : commune de Reterre

un semé de fleurs de lis à une tour brochant : commune de Crocq autres armes

du signe des barons membres du collège électoral : Lostanges 1809, Mas de Paysac 1812, Noailles
Emmanuel 1811, Péronneau

du signe des barons militaires : Mosnier, Noailles Alfred 1810, Peyrot, Peyroux 1811, Popon de
Maucune Antoine, Popon de Maucune Louis

signe des barons membres du Conseil d’Etat : Maurice 1810

signe des barons préfets : Pougeard du Limbert, Rivet 1810

937
signe des barons procureurs généraux : Grégoire de Roulhac 1811

signe des barons propriétaires : Martin de La Bastide 1810

signe des chevaliers légionnaires : Rivet 1808

signe des comtes conseillers d’Etat : Ségur 1808, Treilhard 1808

signe des comtes militaires : Turenne d‟Aynac 1811

signe des comtes officiers de la Maison de l’Empereur : Noailles Dominique 1810

signe des officiers de la Maison de l’Empereur : Lasteyrie du Saillant 1810, Lostanges 1810,

Franc-quartier échiqueté : commune de Couffy-sur-Sarsonne, commune de Maussac, commune de


Montaignac-Saint-Hyppolyte, commune de Saint-Yrieix-le-Déjalat,

Franc-quartier d’hermine : La Grange de Tarnac, Phélypeaux, Phélypeaux de Pontchartain, Phélypeaux de La


Vrillière, Ruben de Lombre 1697, Sainte-Marie, Tournemire contemporaines

Franc-quartier d’hermine à la bordure de gueules : Jean de Bretagne vicomte de Limoges XIIIe siècle

Fretté : Armagny, Beaufret, Bois de Jumilliac, Bouchard, Chaussard seigneur de Vieuvoisin, curé de Lapleau,
Laboreys Anne 1701, La Couture-Renon de Beireix, Montal, N…, épouse de Gabriel de Limoges 1701, Tizon,
Verdun de La Crenne

Fretté de six flèches : Douhet lieutenant 1701

Fretté de dix pièces les clairvoies semées de mouchetures d’hermine : Turgot

Fusées (2) : Brade

Fusées en fasce (3) : Abzac de Mayac, Bouthillier-Chavigny, Deschamps nobles, Salignac ancienne

Fusées en bande (3) accompagnées de deux crosses de Bâle : commune de Viersat

Fusées en fasce (5) : Chauvigny, commune de Gourdon-Murat, Joubert de La Bastide, La Bastide, Saint-
Nectaire, La Carte de la Ferté-Senectère, commune de Saint-Victour, Sauzet

Fusées en fasce (5) et 2 demies : Ajasson

Fusées en fasce (7) : Lestang de Turigny et de Ringère

Fusées accolées en bandes (6 ou 7) : Viersat

Fuselé : Chabannes de Dammartin

Fusils (2) : Fuzillac

938
G

Gant renversé accompagné accompagné d’une croisette : Mesnil-Simon 1339

Gant renversé soutenu d’une paire de ciseaux ouverte : communauté des gantiers de la ville de Saint-Junien

Gantelets (2) accostant une épée en pal tenue par un lion : Soulier

Gantelets (3) : Ricoux

Garde et poignée d’épée accompagnée de trois chiens : La Garde

Geai : Geay de Couvalette, Jayac

Geai sur un rocher : Roger

Geais (3) : Gay de Vernon 1808, Gay de Vernon 1811, Gay de Vernon contemporaines

Genêt: Geneste, commune de Saint-Clément

Gerbe: Farges, Foulhiac, Noblet selon Jougla, Pastoureau de Puymode

Gerbe accompagnée de :

un croissant : Juliard

deux étoiles : Naurissart

trois merlettes : Le Cler du Rivaud

Gerbe accostée de deux oiseaux affrontés : Millet

Gerbe posée en bande : commune de Saint-Sulpice-les-Champs selon Hugon

Gerbe sommée d’un compas : Grellet de La Rouzière

Gerbe soutenue d’un croissant : Mestivier, commune de Reygade

Gerbe surmontée de deux étoiles : Julien de Pegueirolles

Gerbes (2) : Desjobert de Prahas

Gerbes (3) : Augay, Boisseau de La Galernerie, commune de Boussac, Boussac, de Brosses dits de Bretagne, de
Brosses, Dubois-La Pisse, commune de Ladignac-sur-Rondelle

Gerbes surmontées d’une trangle (3) : Noblet François 1699

Giron : Cluseau

Gironné : Grolée de Viriville, Transchamps 1701, Veschère

Gironné de huit pièces chargé d’une croix de Malte : commune de Bugeat

Gironné et contre-palé : Marans

Girouette accompagnant une fasce crénelée de trois pièces : Giraud

939
Glaïeuls (3) : commune de Chamboret

Glands (2) : Cramaridas, Foucaud de Trufet

Glands (3) : Chesne, La Place, Lavaud, Mazau

Globe : Baignol 1650, Bergeron, Colin dit l‟Angelaud, Pille

Gonds (3) surmontés de trois étoiles : Hugon Joseph 1697

Gonfanon : prieuré d’Anzême, Turenne maréchal de France

Gonfanon à trois pendants : commune de Crocq

Goujons (3) : Goujon

Gourde accompagnée de deux molettes de sable : Gourseaud

Gouttes (3) : des Gouttes ancien

Grand-duc : Chamborand de La Clavière 1701

Grange : Grange, Lagrange

Grappe de raisin : Arlot de Frugie, commune de Verneuil-sur-Vienne, commune de Voutezac

Grappes de raisin (3) : Grangevieille du Mazaubert

Grelot : Champagnat, Grelet Gabriel, Grelet Léonard

Grelots (3) : Grellet de La Deyte

Grelots accompagnant un lion (7) : Grellet de La Deyte

Grenade enflammée : commune de La Courtine

Grenades enflammées (2) : Vielbans selon Valette

Grenades ouvertes (3) : de Grenier ou de Granier nobles

Grenouille en bande : Renaud

Griffon : Aurioux, Coral 1701, Panne, Patris de Labro, Sebastiani della Porta

Griffon surmonté d’une étoile : Fleurat

Gril : Laurens de Lézignac 1701

Grue au vol abaissé regardant une branche de frêne : Fressinaud

Grue de charpentier sur un mont : Montgrut

Gueules plain : Albret, commune de Concèze, Henri II d‟Albret vicomte de Limoges 1531, commune de
Masseret, Montberon, commune de Saint-Julien-le-Vendômois, Verthamon

Guidon tenu aun lion dragonné : Jarrousseau

Guivre : Bonnie, Rohan-Lévis (Milan)

940
H

Hache : Bardoulat de La Salvanie, Breuil abbé, du Breuil de La Côte au Chapt, Chaptal, Plazanet

Hache dans un faisceau de licteur : Guillemet, La Porte-Mazarin après 1661

Hache et coutelas en sautoir chargés d’une pierre à aiguiser : corporation des bouchers de La Souterraine

Haches surmontant une tour (ou château) donjonné (2) : Apchier, commune de Saint-Exupéry-les-Roches

Haie : Nauche

Hallebarde et lance en sautoir brochant sur une épée : Durou

Hallebardes (2) : Audebert François

Hameçons (3) : Clavaud de Masbertrand

Harengs embrochés par la tête (3) : Sauret d‟Aulhac

Harpe : Arpajon, David épicier 1679, David Jacques 1697, David Pierre 1697, Fitz-James

Harpieavec un visage au naturel : Lamy de Loury

Heaume : Neaulme

Heaumes (3) : Guybert

Heliotrope : La Charlonnie de Blotais 1688

Herissons (3) : Foureton

Hermine plain : Barbançois de Sarzay, Beauverger de Montgon, de Brosses dits de Bretagne, Charles de Blois
vicomte de Limoges 1345-1364, commune de Concèze, Cordeboeuf modernes, Rohan-Lévis (Bretagne), Villars-
La Brosse

Hermines sans nombre sur chevron : Mas de Neufville

Hermine plain avec bordure : Jean et Olivier de Bretagne vicomtes de Limoges de 1364 à 1413, département
de la Haute-Vienne, commune de Saint-Setiers

Hermine avec chef : Coskaër dit La Vieuville, Vivonne de La Châtaigneraie

Hermine chargée de :

une bande : Sermur

une croix : Gaignon

une fasce componée : Fonvale, Jourdain 1701, La Bourgeoise 1701, La Mondie 1701, La Triboisière
1701

un sautoir ondé chargé d’une étoile : Girardin 1811

deux bars : Gaucourt

Hermine sur chef dentelé : Coasker de La Vieuville

941
Hermine sur franc-canton : commune de Camps-Saint-Mathurin-Léobazel

Hermine fretté de gueules de dix pièces : Turgot

Héron sommant un mont et accompagné de deux étoiles : Monneyront

Herse tirée par deux bœufs (ou vaches) : Varacheau

Hiboux affrontés (2) : Auboux

Hirondelles (3) soutenues de trois étoiles : Saint-Yrieix selon Nadaud

Houlette de berger : Bergé

Houlette en pal accostée d’un chien et d’un mouton : Pastoureau autres armes

Houlettes (2) : Berger

Houppe : Guyot

Houppes (2) : Desflottes des Bordes 1657, Gadault procureur

Houppes (3) : Desflottes marchand 1642

Huis (ou porte) accompagnée de trois étoiles : Ussel branche aînée, commune d’Ussel armes contemporaines

Hure de sanglier accompagné de deux roses : Mandat-Grancey

Hures de sanglier (2) : Rigaud armes contemporaines

Hures de sangliers affrontées et mises en sautoir (2) : Vételay

Hures de sanglier (3) : André seigneur de Ludesse, Duroy de Suduiraut, Guillaumet, Porchier, Suduyraud,
Tisseuil

Hussard à cheval adextré d’une étoile : Marbot 1815

942
I

Iris à cinq branches fleuries : Montjauvy

943
J

Jambe humaine en pal surmontée d’un coeur: Palestel, commune de Dun-le-Palestel 1933

Jars : Jordan

Jars nageant : commune de Jarnages

Jet d’eau sortant d’un cœur : Brivazac de Brivaque

Joncs bordant une rivière : La Joumard

Jumelle en bande accompagnée de six merlettes en orle : commune de Sexcles

Jumelle accostée de deux bandes et chargée d’un écusson en cœur : commune de Combressol

Jumelle brochant sur un lion : Momet Pierre 1701

Jumelles en bande (2) : Teyssier des Farges

Jumelles bordées de sable (2) : Breuil de Baraize

Jumelles (2) brochant sur un lion : des Forges selon Rietstap

Jumelles en bande (3) : Plas, Pragelier Jacquette 1699

944
L

Lacs dans lequel est pris un verdier : Verdillat

Lacs d’amour : Airolles, Barry Jean père

Lacs d’amour accompagnés de trois étoiles celle de la pointe surmontée d’une étoile : Garat 1697

Lambel : Arlavoix, Beaujeu-Montpensier, commune de Chabrignac, Chauvigny, Durfort de Soursac, Espagne de


Ramefort, Goullons, Guillaumanches du Boscage, Jacques II d‟Armagnac, L‟Age de Puy-Laurent, La Mondie,
La Porcherie 1247, Lasteyrie du Saillant 1810, Magnac, Orléans, Pons vicomte de Turenne, Popon de Maucune
Louis 1811, Pot de Lavaupot, Ravenel, Romanet de Beaune, commune de Saint-Ybard, Sancerre, Vareille

Lambel en bande chargeant une bande ondée : La Roche de Beausaint

Lambel en chef : Baglion de La Dufferie

Lambel en fasce : commune d’Allassac

Lambel à cinq pendants : Jaunhac branche de Saint-Vitte, Lambertye-La Faye 1516, Lambertye 1811, La
Mondie, Richard de La Tour aux Paulmes, commune de Soursac

Lambel surmonté d’un saint Martial à mi-corps tenant des fers de prisonniers : Chapitre de Saint-Léonard

Lambels (3) : Lambert

Lambels à deux pendants (3) : Gors du Sablon

Lampe allumée : Bonnie, Dupuytren, commune de Vaulry

Lance tenue par un dextrochère accompagné de trois étoiles : Hébrard de Veyrinas

Lance et hallebarde en sautoir brochant sur une épée : Durou

Lances en sautoir (2) accompagnées d’une étoile en chef : de Lansade

Langues de feu (ou flammes) (4) : Papon du Breuil

Lanterne allumée : Nadaud Marie

Lapin brochant sur un parti : Sapin Georges 1701

Lapins (3) : Grozieux de La Guérenne

Lardoire : Faure 1655

Larmes (2) : La Roche d‟Oisy, Loudin

Larmes (3) : Boisseuilh, Chalard, de Farge, Mascaron, Monamy

Larmes (4) : Garreau 1701

Larmes sans nombre sur bordure : Boysseuilh

Laurier arraché : Larfeul

Laurier arraché brochant sur un semé de croisettes : du Laurier

945
Léopard : Anglard, Autier de La Villemontée et de La Rochebriant, Boyol, Brunet, Lestrange, Naberat, curé de
Neuvic,

Léopard lionné : Beaucaire

Léopard accompagné de trois roses : X… portail de l’église de Saint-Symphorien (HV)

Léopard brochant sur un arbre : Besse chapelier

Léopard couronné brochant sur un arbre : Vigenaud 1657

Léopards (2) : Bonnot de Charlus, Chatti de La Joussac, Henri II d‟Albret vicomte de Limoges 1531

Léopards couronnés à l’antique l’un sur l’autre (2) : Bosredon Charles 1699

Léopards (3) : Abzac de La Douze, Abzac de La Prade, Abzac de Pressac, Mourins d‟Arfeuille Jeanne 1699

Léopards couronnés (3) : Coustin du Masnadaud de Caumont

Léopards l’un sur l’autre (3) : Fitz-James

Léopards (8) sur bordure componée : Fitz-James

Lettres et mots : A et B : Buseyrout, Eschaupré, A et C : Cibot A. 1600, A et deux C adossés et entrelacés :


Chadener, A et D : Grenier A., A, D et G : Degorses, A et L : Lombard, A et M entrelacés : Desprez, A, M, B,
R : Bureau 1600, Alfa et Oméga : Duquesnay évêque, A et R : Regnaud Annet, Roche, A et R, V et G :
Roubert, Aeternitas : Fiallon, AUGNE soutenu d’une étoile : commune d’Augne, A et V entrelacés : David
Jean 1643, Varachaut 1644, B et C : Combe, Beati mites : Minaud, BONNAC : commune de Bonnac-la-Côte,
BOSMIE : commune de Bosmie-L‟Aiguille, C et P : Pouyat Charles, D et A : Boyer 1809, Lambertye 1811,
Lasteyrie du Saillant 1810, D, T et P : Dutrey Pierre 1648, D et X : Doyneys, E : Barailon, E et B : Bardinet, E
et C : Chaptal, E et D : Delegnac, E et Y : Yvernaud E., F et B : Bouty, Bouverye, F et D : Dufaure vicaire
1666, F et D : écu anonyme vers 1600, F et G : Farne Gabriel, F et L : Ligoure, F et P : Pichon François, F et
V : Vity dit La Plante, G gothique : commune de Gentioux-Pigerolles, G et B : Bramaud, Baud, G, B et B :
Labrousse, G, G et G : Gergot, G et L : Laguyaire, G et M : Malavernie, G et P : Picquet, G et R : Raymond
G., H et B : Benoist Hélie,H et C : Cibot Jean 1697, I et A : Audonyl, G, A et D : Ardict, I et B : Bardinet
Jean, Basset, Bourdeau Jean 1655, Montjauvy, Rouchaud 1603, I et C : Cabas, Chaumeix dit Marrand après
1670, Chabrou 1600, Chabrou 1603, I et D : Dauma, Demay 1602, Dubois N … 1653, Foucaud de Trufet, de
Meilhac, I, D et B : Breil Jean, I et G : N… gendre Montjauvy, I et C : Chambinaud, I et I : Johanaud, I et L :
Lavandier I.1603, La Voulte, Lombard Solignac, I et M : Meynard de la Cité 1627, I et P : Pénigot, Piteu, I et
R : La Roudie Jean, Raymond J. 1602 ; Raymond marchand 1652, Raymond 1599, Rigondaud, Roudeau N…
1603, Roulhac d’Aixe-sur-Vienne ,I et S : Senamaud Jean, I et T : Toulzac, I et Y : Yvernaud, J et B : Barry
Jean père, J, B et J : Jourdan, général, J et D : David Jean 1643, Jésus : collège des Jésuites de Limoges,
Jésus : communauté des prêtres de Saint-Julien de Tulle ; Jésus : Furgaud curé, Jésus : Villemerle curé, Jésus,
Maria : communauté des prêtres de l‟Oratoire de Limoges, Séminaire deTulle, J et F : Farne J. , J et G :
Gueyton, J et M : Moulinier épicier, J et J : La Sudrie, J et S : Siriey, K, C et B : Chambouran, L et B :
Boysse, L et C : Charles, L, I, G et H : Granchant, L et L : Lombardie Léonard, L, M et B : Massit, L et N :
Nadaud cordonnier, L et R : La Roudie 1667, Lux vera lux mundi : Quilliet, M : Midy 1603, M gothique
couronné : Castel, M romaine : commune de Millevaches, M et A entrelacées : Valladon, Maria : Séminaire
de Tulle, M et B : Bonabrit, MDCCLXXXXII : commune de Bosmie-L‟Aiguille, M et D : Dufour Marguerite
1630, M, D et P :Plenas Meyjoux, M et F : Favelon, M et G : Gadault Martial, Gangue, M, L , D et H :
Dhauliéras, M et M : Montalier, Moreau avocat, M et N : Nadaud 1600, Noalher dit Chabrou, M et P : Perier
Marcial, M, P et M : Mensat notaire, M, R et I : Rouaud Marcial 1641, M et S : Senamaud Martial, Senamaud
dit Preyssat, M et T : Trenchant, M, V et R : Voureys Marcelle, N et B : Bougraud, N, B et D : Labrousse
1600, N et M : Martial, N et P : Pardonnaud, N et P entrelacés : Noalher veuve, PAX : Rastouil, P et B : Bayle,
Bessines, Bonneysset, Braud, Teulier Barhélemy, P, B et R : Barry dit Gouvernat,Bourdier-Rabi, P et C :

946
Combe, P, D et P : Dupré Pierre 1644 , P et M : Mazau, P et N : Nadaud P. 1602 , Nicollas, P et R : Rouchaud
1643, P et S : Saleys Pierre 1650 ; P et T : Teulier Pierre 1650, Tirebatz, P, V, et C : Crouchaud P. 1600, P, V
et D : Delavault Pierre 1600, R et R : Rouvery, S : commune de Saint-Sornin-la-Marche, commune de Saint-
Sornin-Leulac, Sancta Ursula : communauté des religieuses de sainte Ursule de Limoges, S et D : D…Simone,
Sigillum-Seminarii-mission-Lemovic : communauté des prêtres de la Mission de Limoges, S et M : ville de
Limoges, commune de Compreignac, S et M, S et M, en lettres onciales : Flocard, S et S : Chanabières, T :
Teulier boucher, T et B : Boutineu (ou Boutineau) 1603, T et C : Clément T. 1640 ;T, T et T : Tarneau,
VAULRY : commune de Vaulry ; VICQ : commune Vicq-surBreuilh,VIDEIX : commune de Videix, X
rayonnant : Berteaud évêque, X et C entrelacés : Renouard évêque

Lettres :

A et S accompagnant un cœur percé de deux flèches : Abbaye de Saint- Augustin de Limoges

A et D accompagnées de trois étoiles et d’un croissant : Minot

I et N surmontées d’un quatre de chiffre : Naugat

I et P accompagnant un chevron chargeant un monde : Pabot 1603

J et M accompagnées de deux étoiles, un croissant et une mer : Meyvanges

L et G accompagnées de trois roses et d’un croissant : Goumy

L et V accostant le tronc d’un arbre arraché la tête en bas : Veysierre

M accompagnée de deux étoiles et d’un croissant : Martinaud

M et A entrelacées surmontées d’une croisette et accompagnées d’un bouquet de trois fleurs :


communauté des religieuses de Notre-Dame de Saint-Junien, couvent des religieuses de Notre-Dame de
Limoges

S et B accostant un Saint Benoit : communauté des religieuses de la Trinité du Dorat

Lettres gothiques :

S et S : commune de Saint-Sulpice-les-Champs selon Hugon

IHS entrelacées : confrèrie du Saint-Sacrement

Lettres DN entrelacées surmontées d’une couronne et soutenues d’un croissant : Noroy

Lettres M et P sommant chacune un rameau : Poulhiot

Lettre T soutenue d’un croissant : Tarneau

Lettre E surmontée d’un filet : Barailon

Lettre L surmontée d’une étoile accostée de deux branches : Vergnas Louy 1650

Lettre M surmontée d’une croix haute : Mauple

Lettres N et P surmontées d’un nuage chargé de trois étoiles et accompagnées en pointe d’un croissant :
Noalher au nuage

Levrette : Masgontier, Massy, Sartelon

Levrette couchée au pied d’un lis de jardin : Le Cler du Rivaud

947
Levrette courant : Rolland de Blomac

Levrette passant devant le tronc d’un orme : Humières

Levrettes (2) : Guillemin de Piégut

Lévrier : Born de Hautefort, commune de Lafage-sur-Sombre, commune de La Roche-Canillac, Montet,


Mourier, Peirat, Peyrot, Roquemaurel, Rogier de Beaufort-Canillac, Téveny 1650, Téveny 1697, Vissaguet de
La Tourette

Lévrier colleté et attaché à un tronc d’arbre : Abadie d‟Arboucave

Lévrier accompagné de : six (ou douze) billettes en orle : Pléaux

trois trèfles : Phelippes

Lévriers (2) : Bouscheys

Lézard chargeant une fasce : Pouget de Nadaillac

Lézards en pal (3) : Phélypeaux de Pontchartrain

Libellule (ou doublet) volant en bande : Doublet de Persan, commune de Dun-le-Palestel 1860

Licorne brochant sur trois genévriers : Génébrias

Licorne couchée : Dissandes de Bosgenêt

Licorne passante : Douhet d‟Auzers

Lièvres affrontés rampant sur un rocher (2) : Moujon de La Valette

Limier (chien) : Rigaud armes contemporaines

Linteau chargé d’inscriptions : commune de Blanzac

Lion : Aigurande, commune d‟Allassac, Allouveau de Montréal, Ambert, André, Andrieu de La Mazière,
Armagnac, Assy, commune d‟Auriac, Aubert de Bulbon, Authier, Avril Joseph, Avril N…médecin, Avril
médecin 1670, Bardet de Burc, Barny, Batut de La Peyrouse, Bazin de Puyfaucon, Beaujeu-Montpensier, Belloc
de Chamborant, Bergeron, Béron d‟Oche, Bertin de Chalup, Bertrand de Saint-Vaulry, commune de Beyssac,
Biencourt, Bize Suzanne, Blanchard nobles, Blondeau de Laurière 1680, Bondet de La Bernardie, Bonnetie,
Bonneval (contemp.), Bordages, Boucher d‟Orsay, Bouty, Bouyer, Brachet de La Jalezie, Brujas, Calvimont,
commune de Chamberet, Chamborant, Chanac évêque, Chantelot, Chantosme, Chardon, Chasteigner de la
Roche-Posay, Châteauneuf seigneur du Chalard, commune de Châteauneuf, Châteauneuf 1603, commune de
Châtelus-Malvaleix, Chauveau de Rochefort, Chauvigny de Blot, Cholny, Chambinaud N…, commune de
Chamborand, Cheynier-Le Jouan de Noblens, commune de Chirac-Bellevue, Cluis, Cognac, Cordeboeuf
anciennes, Couvin, des Coux 1701, curé de Valiergues, Curel, Degin, Desaix baron, Dilhou, commune de
Droux, Dubois, Dubois-La-Pisse, Du Bois Pol, Du Bois Pierre, Du Bois Joseph 1697, Dufaure de Murat,Dufour
de Neuville, Dupertuis, Espagne de Ramefort, Espinasse de Bort, Espinasse comte de Pebeyre, commune
d’Eygurande, Farge de Tulle, Farge-Chauveau de Rochefort , Fargues, Faucal, Félines Etienne 1556, Fénis
armes familiales, Fillioux, Flottard de Montagu-Lomagne, des Forges selon Rietstap, Forsat, Foucauld de
Lardimalie, Gicquet de Pressac contemporaines, Gramont de Villemontès, Grangevieille de La Chabroulie,
Grégoire de Roulhac seigneur de Thias, Guingant de Gensignac, Guingant de Saint-Mathieu, Jean de Bretagne
comte de Montfort vicomte de Limoges 1341-1345, Jugeals autres armes, commune de Jugeals-Nazareth, Julien,
Julien de La Guignardière,La Bachellerie de Saint-Pardoux, La Baume de Foursac, La Borie, La Chassignolle
armes familiales, commune de Ladignac-sur-Rondelle, La Fillolie, La Fonchoise, La Gastine, commune de La
Graulière, Laire, La Marche de Puygillon, Lamberterie, commune de Lanteuil, La Roche d‟Oisy, La Romagère,

948
La Saigne avant 1560, La Saigne après 1560, La Salle, Laubartès, Lavaur de Sainte-Fortunade, Lavaur de
Sainte-Fortunade autres armes, La Voulte, Lefebvre évêque, L‟Evêque de La Cassière, Limoges ou Palet de
Limoges, commune de Linard, Linières, Lomagne de Firmacon, Loubert, commune de Madranges, Magnac du
Châtelars, Malabay, Malleret, Malleret Claude 1701, Malleret de Villard, Mallesset, Mandat, Manny, Marbotin,
commune de Margerides, Maréjoux, Mas, Massy, Mesgrigny, Michel Catherine, Miomandre nobles, Momet
Pierre 1701, Mondot de Lagorce, Montbel, Montgommery, Montmorin, Montvert, Murinais, Nieul 1697,
commune d‟Orliac-de-Bar, Panévinon, Panneveyre branche poitevine, Péronneau, Peyrat, Picquet de Vignolles
autres armes, Pierrebuffière, commune de Pierrebuffière,Poignad de La Salinière, Pommiers, Pothon de
Xaintrailles, commune de Pradines,du Puy selon Nadaud, Roffignac de Sannat, Roffignac de La Grimodie, Roy
de Chaumareix, Rudel du Miral, commune de Saint-Angel, commune de Saint-Cyprien, commune de Saint-
Dezéry, Saint-Exupéry, Saint-Exupéry du Fraisse, Saint-Exupéry de Saint-Amans de Merens , commune de
Saint-Germain-les-Vergnes, Saint-Martial Hugues de, commune de Saint-Martial-Entrayguesl, commune de
Saint-Merd-la-Breuille,commune de Saint-Pardoux-le-Vieux, Saint-Priech de Lestrade 1701, commune de Saint-
Privat, commune de Saint-Robert, Salviat chanoine, commune de Sarran, Sclafer de Jugeals, Sclafer de Chaunac,
Ségur, Ségur 1808, Ségur 1824, commune de Ségur-le-Château, Séguret, Seillat de Marsat, Serve, Seugniac,
Silhouette, commune de Sornac, Terriou de La Fierre, Thomasson, Tirebatz, Touzac de Chaufailles,Valen de La
Joffrie, Vantois, Vaucourbeil, Vaurillon, Ventadour-Lévis, de Ventenat, commune de Voutezac

Lion a ccompagné de :

six besants à dextre et de trois besants à senestre : Miramont

dix besants : Araqui

treize besants : commune de Mercoeur

un croissant : Ameyne

huit dés à jouer : David N… de Limoges 1650

une épée : Lacoste de Lareymondie, commune de Saint-Cyr-la-Roche

une étoile : commune de Beaumont, Bergeron, Leynia

une étoile et un croissant : Pasquanet

deux étoiles : Busselet, Desvergnes, Lafride

deux molettes : du Puy de Dames

trois fleurettes (ou pensées) : Grellet des Prades et de Fleurelles 1877

quatre étoiles et quatre croissants : Momet

cinq étoiles : Dalton, David Jean médecin 1660, Lostanges 1809 et 1810

des lettres L et C : Charles L

deux merlettes : Tenant de La Tour armes contemporaines

deux molettes : du Puy

deux mouchetures d’hermine : Abbadie

trois râteaux : commune de Saint-Bazile (HV.)

trois roses : Rogier XVIe siècle

949
huit roses : Razès de Puy-Bertrand

Lion accosté de :

deux épées hautes posées en pal : commune de Brignac-la-Plaine, La Fillolie

deux étoiles : Gourgues

deux flèches : Cantillon

deux épées : commune de Brignac-la-Plaine

Lion appuyé sur une branche de laurier : Martin de Biencourt

Lion contourné accosté de deux lettres S : Chanabières

Lion contourné tenant un bâton sommé d’un grelot : Grelet Léonard

Lion contourné adextrant un arbre : Materre, commune de Saint-Martin-Sepert

Lion ailé et dragonné tenant un guidon : Jarrousseau

Lion brochant : Ancelin de La Forge, Beaujeu-Montpensier, Bellay, Bonnetie, Boucher d‟Orsay, Delavaut
Jean1650, Delavaut N… 1628, Delplanche, Désortiaux, Hébrard en Quercy, du Laux, Lusignan

Lion brochant sur le tronc d’un arbre qu’il entoure de sa queue : Deplanche-Lafond, Faulte 1602, Lafond de
Saint-Mûr, Vigenaud 1603

Lion brochant sur un burelé de :

dix pièces : Lezay dit de Lusignan

douze pièces : Chanac, commune de Chanac-les-Mines, commune de Troche

Lion brochant sur un chef : Mareuil de Villebois

Lion (ou lion contourné) brochant sur un écartelé : Villars

Lion brochant sur un coupé : commune de Mortroux

Lion brochant sur le tronc d’un arbre : Du Boys de Meyrignac, Faulte 1774, commune de Meyrignac-
L‟Eglise, Saleys 1650, Vigenaud 1657, Vigenaud vers 1657

Lion brochant sur un semé de billettes : Saint-Julien

Lion brochant sur un semé de croisettes : Montboissier

Lion brochant sur un semé d’étoiles : Bonnet de La Chabanne, commune de Châtelus-Malvaleix, La Roche-
Aymon, commune de Saint-Bonnet-près-Bort

Lion brochant sur un semé de molettes : commune de Confolent-Port-Dieu, Ligondès, Montmorin-Saint-


Hérem

Lion chargé de

une cotice : Franchelins

deux palmes en sautoir : de Fayolle

950
Lion contourné : Albiac Léonard, Bardet de Maisonrouge 1811, Couloumy, Rochon de Valette 1816, commune
de Saint-Pantaléon-de-Larche

Lion contourné et affronté avec un chien : Carrière

Lion contourné chargeant un semé de fleurettes : Grellet des Prades et de Fleurelles 1902

Lion contourné et couronné : La Tousche d‟Avrigny

Lion contourné tenant un bâton sommé d’un grelot : Grelet Léonard

Lion couché : Dumareix, Petit

Lion couché au pied d’un arbre qu’il entortille de sa queue : Petit Joseph

Lion couché au pied d’un châtaignier : Goursaud de Merlis

Lion coupé de gueules et de sinople : Schomberg

Lion couronné : des Ages, Anché, Aubigné, Bellay, Blanc des Ormières, Bonneval (XIX e), Bouchaud de
Mazaubrun, Bournonville légitime, Bournonville La Haye, Bouschaud de Brie, Breuil Hélion de La Guéronnière,
Bureau de Bourdet, Calvimont, Chalup, Champelon, Chapelle de Jumilhac J. B., Chapt de Rastignac, Chasaud,
Chaunac-Lanzac, Chenaud, du Cloux seigneur de Saint-Avit 1666, Comborn, Coustin du Masnadaud aînée,
Coustin du Masnadaud de Caumont, Cros de Bérail et des Ondes, Dreuille, Dupuy de Mirambel, Dupuy de
Mirambel N… 1698, Dutheil de La Rochère, Feletz, Flamenc, Fonsec, Goullard d‟Arsay, La Borde, commune de
La Gleygeolle, La Gorse, La Mothe famille, commune de La Tourette, La Tranchardie de Chaslus, Lavaur de
Sainte-Fortunade selon Jougla, Lespinasse 1698, Lezay dit de Lusignan, Mandat-Grancey, commune de Mansac,
Marcellanges, Mercy, commune de Monestier-Merlines, Montfraboeuf, Montlaur, commune de Naves, commune
de Perpezac-le-Blanc, Poyenne, Picquet de Juillac, Préaulx, Puy de Saint-Remy, commune de Rosiers de Juillac,
commune de Saint-Bazile-de-La-Roche, commune de Sainte-Fortunade, commune de Saint-Junien, commune de
Saint-Pantaléon-Lapleau, commune de Saint-Rémy, commune de Soudaine-la-Vinadière, du Theil, commune de
Vignols

Lion couronné à l’antique : du Betz, Bosredon familiales

Lion couronné de laurier et appuyé sur une branche de laurier : Martin de Biencourt

Lion d’hermine couronné : Chabannes, Chabannes de Dammartin

Lion couronné accompagné de :

sept grelots en orle : Grellet de La Deyte

trois étoiles : Ussel d‟Anglars

cinq étoiles en orle : Lostanges, commune de Lostanges

cinq roses : David Jean du Clocher Limoges 1648

douze besants en orle : Chabans-Jou

treize besants en orle : Cardaillac, Chavaille, commune de La Chapelle-aux-Saints

Lion couronné accosté d’une étoile et d’un croissant : Déclareuil

Lion couronné brochant sur l’écu et sur le chef : Dutheil de La Rochère

Lion couronné brochant sur trois fasces : Juyé

951
Lion morné et couronné brochant sur un burelé de huit pièces : Mornay selon Jougla

Lion couronné brochant sur un semé de fleurs de lis : Saint-Laurent

Lion couronné brochant sur un semé de marguerites : Grellet des Prades et de Fleurelles 1882

Lion couronné brochant sur un semé de molettes : Cosnac, commune de Cosnac

Lion couronné issant : Merle de La Brugière de Laveaucoupet

Lion couronné surmonté d’une comète et soutenu d’une étoile et d’un soleil : Déclareuil

Lion couronné tenant une épée : Juillac, commune de Nespouls, Nicolas de La Coste, Picquet de Vignolles

Lion couronné tenant un monde sous sa patte : Pie IX

Lion dans un double trescheur : Fitz-James, Rohan-Lévis (Ecosse)

Lion échiqueté : Rochedragon selon Tardieu

Lion entouré de :

besants : Gourdon de Genouillac Aimeri 1302

cinq étoiles : Dalton 1809

cinq flammes trilingues : Bory

Lion d’hermine : Aubigné

Lion issant : Augerolles de Saint-Polgues, Blondeau de Laurière Jean 1657, Fabri, La Buxière selon Nadaud,
Saconay, Turpin de La Croix,

Lion issant sur un chef : Villars-La Brosse

Lion naissant jetant ddeuces flammes par la gueule et par les oreilles : Pantaillon

Lion léopardé (ou passant) : Abadie d‟Ithirrotz et de Chercorat, Anglard, Armagnac, Audibert, Bourdeau de La
Judie, Bourdier-Rabi, Boutiniergue, Boyol curé, Boyol Pierre, Brethon, Châteignier, Clément 1670, Cornudet
des Chomettes, Cous du Monteil, Delavaut N… 1628, Delavaut Jean 1650 ,Dechaudz, Dubois, Ernault des
Bruslys, Faulte Jean-Joseph 1774, Faulte N… 1602, Faulte Pierre 1630, Faulte Pierre 1696, Faulte François,
Hugonneau contemporaines, Jehannot de Bartillat, Lamard, Le Bigot de Gastines, Lestang curé, Marcoul de
Montmagner, Perroche, Pradel de Lamaze, Prinsaud, Rabanide, Rochedragon selon Hugon, Rochefort-Luçay,
commune de Saint-Bonnet-L‟Enfantier, commune de Saint-Germain-Lavolps, commune de Saint-Léonard,
commune de Varetz, commune de Verneiges, Verthamon, Vidaud pintier

Lion léopardé (ou passant) accompagné d’un croisant soutenant une croisette, de deux roses et d’une
faux : Faulte François 1648

Lion léopardé (ou passant) accompagné en chef de deux fleurs de lis : Le Corgne de Launay et de Timadeuc

Lion léopardé (ou passant) contourné : Chanabières

Lion léopardé (ou passant) brochant sur le fût d’un arbre : Degorceix, Dubois de Meyrignac, Faulte Pierre
1616, Faulte François 1648, Jupile, Lau

Lion léopardé (ou passnt) entourant un arbre de sa queue : Touriaud

952
Lion léopardé passant derrière le tronc d’un arbre : La Brousse

Lion léopardé (ou passant) surmontant trois fasces : Anglard, commune de Sainte-Marie-Lapanouze

Lion léopardé (ou passant) surmonté d’une étoile : Saint-Astier évêque 1317

Lion léopardé (ou passant) la patte dextre appuyée sur un bâton : Baglion de La Dufferie

Lion léopardé (ou passant) tenant un bâton sommé d’un grelot : Grelet Gabriel

Lion mi-coupé : de Reymond 1701

Lion monstrueux à tête humaine barbée : des Réaulx

Lion morné : Foucaud, Foucauld de Pontbriand, Mornay selon Jougla

Lion morné brochant sur un semé de billettes : Coëtlosquet

Lion naissant : Druillette, La Baume de La Suze, Madot

Lion passant derrière un arbre : Faulte 1696

Lion percé d’une épée en bande : Tranchelion

Lion poignardé par un roi David : David Pierre 1697

Lion à la queue nouée, fourchée et en sautoir : Jean de Montfort vicomte de Limoges

Lion rampant contre :

une branche de laurier : Chorllon

une colonne et accompagné d’une étoile : Sanson

une épée : Bertin

une montagne : Gas

un pin : Cours

une tige de lis arrachée : Grégoire de Roulhac 1811, Roulhac de Rochebrune selon Valette

Lion suffoqué par David : David Jacques 1696

Lion surmonté de :

une croix pattée : des Forges

une étoile : Albiac Léonard, Carrière autres armes, Mas de Paysac anciennes

une divise accompagnée trois fleurs de lis : Vidaud du Dognon contemporaines

trois couronnes ducales : Blanchard nobles

trois étoiles : Chasaud, Genty de La Borderie

Lion tenant :

une boule : Grégoire de Roulhac écuyer 1698

953
une branche de laurier : Dalton 1809, Dumareix

une croix : d‟Avril médecin, La Croix du Repaire

une croix ancrée : Dubois de Margerides

une croix potencée : du Bois de Saint-Etienne,

une épée en pal : Brenier de Montmorand, Masfranc, Soulier

épée en pal et accosté de six étoiles trois à dextre et trois à senestre : Souham

un épi de blé : Desvergnes

une hache : Léobardy

un monde (ou globe) : Bergeron, Mondon

un plant de fraisier : Fraysse de Pradines

un sabre : Mosnier

Lion traversé par une flèche : Raby apothicaire

Lion (2) : Albiac de Mardalou, Béon d‟Armentieu moderne, Hugon des Farges, Hugon du Prat, Hugon du Prat
1698, La Gardelle, Perry, commune de Peyrissac, Peyroche, commune de Saint-Auvent

Lions adossés (2) : Chastaignat trésorier de France, Descordes

Lions adossés (2) surmontés d’un léopard : commune de Lapleau, Lestrange

Lions affrontés (2) : du Bac, Brival de Lavialle, Brivezac capitoul, Camaing, Coral, Dumont de La Franconie,
commune de Espagnac, commune de La Chapelle-Saint-Géraud, La Rivière de Chanroy, Léonard
receveur,Pierre et Jean, Magnac de Mazerolles, Puydeval, Senigon avant et après 1720, Tournefort

Lions affrontés accostant un châtaignier (2) : Chastagnac receveur, Chastaignat, grand prévôt

Lions affrontés accostant un arbre ou vergne (2) : Malevergne de Fressiniat

Lions affrontés accostant un arbre (poirier) (2) : Perière de Chartreix, Perière N…, Perière du Vignaud

Lions affrontés rampant sur une montagne (2) : Igonin Poitou

Lions couronnés et affrontés sur un chef parti (2) : Faydit de Terssac

Lions en bande (2) : Bourgeois de Jessaint

Lions couronnés (2) : Declareuil

Lions passant l’un sur l’autre et brochant sur un écartelé de l’un en l’autre (2) : Brouillet

Lions léopardés (ou passants) (2) : commune d’Affieux, Blanchefort, Brouillet, commune de Chamberet,
Charmat de Roncho, Châteauneuf 1603, Comborn, Combort d‟Enval, David 1296, commune de Lacelle, La
Porcherie 1247, commune de Lascaux, Maleden 1601, Maleden N…, Monstiers-Mérinville, Montjouffre, Naillac,
commune d‟Orgnac-sur-Vézère, commune de Perpezac-le-Noir, Perry autres armes, commune de Rosiers de
Juillac, commune de Saint-Mexant, commune de Saint-Salvadour

Lions léopardés (ou passants) couronnés (2) : Voyer de Paulmy d‟Argenson

954
Lions léopardés (ou passants) partis de l’un en l’autre (2) : Mauvoisin

Lions (3) : commune d‟Ambrugeat, Béranger, Bessas, Boucheron noble, Boucheron Joseph, Boucheron Charles,
Bourgeois de La Rivière, Brandia, Bré, département de Corrèze, Cottet armes familiales, Dusser de Saint-
Hilaire, La Rivière de Chanroy, Lavignac, Limoges, commune de Palisse, commune de Saint-Hilaire-Taurieux,
commune de Salon-la-Tour, Thaurriac, Thy, Ulmet, Valon du Boucheron

Lions brochant (3) : Chanac 1256

Lions couronnés (3) : Brie de Soumagnac, Chapitre de Saint-Junien, Lagaye de Lanteuil, Talleyrand et
Talleyrand-Périgord

Lions couronnés (3) celui de la pointe passant : Rebeyreix

Lions de l’un en l’autre (3) : Bessas de La Mégie

Lions léopardés (ou passants) (3) : Audier, Barry N…, Bouchard, Comborn, département de Corrèze, commune
de Feytiat, Laudin, Maleden 1601, 1650, 1697

Lions léopardés (ou passants) contournés (3) : Cottet sceau de 1293

Lions léopardés (ou passants) couronnés (3) : commune d’Aixe-sur-Vienne

Lions issants sur bordure(6) : Blondeau de Laurière Jean 1657

Lions tenant une épée haute (3) : Pignet

Lionceaux (3) : , Adhémar V vicomte de Limoges XIIe siècle, Coëffier d‟Effiat, commune de Crocq, commune de
Genouillac

Lionceaux (3) dont un tient une fleur de lis : Thy

Lionceaux chargeant une bande (3) : commune dAzat-le-Ris

Lionceaux (3) chargeant une bande abaissée : commune de Le Dorat

Lionceaux chargeant un bâton (3) : Bourbons comtes de la Marche 1361

Lionceaux passants chargeant une bande (ou une cotice) (3) : département de la Creuse, Jean de Bourbon
comte de La Marche

Lions brochant sur un burelé (6) : Lusignan

Lis de jardin : Dalton 1809, Demay, Destouff-Milet de Mureau, Dumay, Laurent évêque

Lis de jardin mouvant d’une touffe d’épines : couvent des religieuses de sainte Ursule de Tulle

Lis de jardin avec une levrette couchée au pied : Le Cler du Rivaud

Lis de jardin à trois fleurs : Dupuy de La Jugie seigneur de Mourèze

Lis (3) : Chouly, Guze, Lagaye de Lanteuil

Lis en tige liés à la base surmontés de trois merlettes (3) : Merlin prêtre 1655

Livre fermé tenu par un saint Benoît : Religieux de Saint-Benoît de Rigivas

Livre ouvert chargé des mots LUX VERA, LUX MUNDI : Quilliet

955
Livre ouvert tenu par un ange marqué des lettres α et Ω: Duquesnay évêque,

Livre ouvert traversé d’une épée en bande : Sartelon

Losange accompagnant deux vitraux en forme de losange : Vitrat

Losangé : Bertrand de Beuvron, Breuil 1701, Chadepeau, Griffolet, La Couture-Renon, Manny, Monteruc selon
Lecler, commune de Rancon, Tessières de Blanzac, Trapes, Turpin de La Croix, Villemor

Losangé avec losanges d’argent chargés de deux fasces : La Roche-Andry

Losanges (2) : Cibot chanoine 1603, La Romagère

Losanges (3) : Arnault de La Borie, Bandel, Binet du Jassoneix, Bourdineau de Villecourt, Champeaux, Chérade
de Montbron, Cibot chanoine 1601, Dumont de La Franconie, Garreau greffier 1652, Gors du Sablon, Le Bigot
de Gastines, Loménie, Matharel, Queyriaux, Regnauld selon Tardieu, du Rousseau de Fayolle

Losanges posés en fasce (3) : commune de Saint-Merd-la-Breuille

Losanges chargeant une fasce (3) : Vézy du Pouget autres armes

Losanges chargés d’une étoile (3) : Carrier

Losanges (5) en fasce : Angoulême

Losanges (7) posés quatre et trois en fasce : Lestangs

Losanges sur bordure (8) : Vessière

Losanges (9) chargeant une croix potencée : Chapitre de Saint-Yrieix

Losanges (12) : Mortagne

Loup passant : commune d‟Aix, commune d’Altillac, Ambert, commune de Bellechassagne, La Baume de
Foursac, Le Loup, Liesvry, Lubersac, commune de Lubersac, Luquet du Cheylard, commune de Saint-Hilzaire-
Foissac

Loup brochant sur un coupé : Deschamps curé 1701

Loup ravissant : commune de Chabrignac, Loubens de Verdalle

Loups (2) : La Porte-aux-Loups

Loutre frappée par un marteau : commune de Saint-Cirgues-la-Loutre

Lune : Grozieux de La Guérenne, Maury, Montroux de Rignac

Lune chargeant une fasce : Villelume Jacques 1701

Lune en croissant soutenue de deux étoiles en pal : Abbaye d‟Aubazine, commune d’Aubazine

Luth posé en fasce : Luchapt Joseph 1701

956
M

Macle cramponnée de deux crampons et accompagnée de trois étoiles : Bridieu

Macles (3) : Orsanne, Parrott, Sauzet du Disant, Triboudet de Mainbray

Macles en fasce (3) : Védrine

Macles (6) : Riou de Quessac

Macles (9) : commune de Lamazière-Haute, Rohan-Lévis(Rohan)

Maçonné : commune de Saint-Martin-la-Méanne

Mai ou arbre terrassé, adextré d’un lis de jardin et senestré d’un chien assis : Dumay

Maillets en sautoir (2) : Doumail, commune de Gros-Chastang

Maillets (3) : Mailhet de Vachères, Maillot, Phélypeaux de La Vrillière

Main : Boyer baron, Certain de Canrobert, Certain de La Meschaussée, Clément à la main 1647, Clément à la
main 1653, Cléré, La Brouë de Vareilles-Sommières, Macquart, Magnac du Châtelars, Maschat anciennes,
Maynard de Chaussenéjoux XIIIe siècle, Maynard de Chaussenéjoux XIV e siècle, Maynard de Chaussenéjoux
contemporaines, Mensat banquier, Meynard de Lafarge, Meynard de Lafarge baron , Montet, commune de
Noailhac, commune de Saint-Pardoux-le-Neuf, Place, Tardieu

Main accompagnée de trois tours : Maschat modernes

Main appaumée en pal : commune de Le Chastang, Maynard de Chaussenéjoux XIXe siècle

Main bénissante : commune d’Aureil

Main chargée d’un oeil : écu anonyme 1603

Main chargée d’un œil et tenant une branche de laurier : Gaubert

Main enflammée : Meynard de Favelon

Main issant d’un nuage accompagnée d’une croisette ancrée et d’une étoile : Manent Jean1642

Main de justice : commune de La Bazeuge, Loge maçonnique des « Amis Réunis » Limoges

Main sortant d’une nuée et tenant une balance : Guillemet

Main tenant :

un arc : Meynard de la Cité 1601 et 1627

un cœur enflammé percé d’une flèche: Méliand

une épée : Dupuy de Saint-Florent, Germain noble

une épée supportant une balance : Juge de Saint-Martin

vêtue tenant une épée tranchant une barre de fer : Taillefer de Roussille selon Jougla

un épi et une palme en sautoir: Barbou

957
Mains (2) : Douhet 1601, Leymarie

Mains (2) le majeur et le pouce allongés et les autres doigts repliés : Vaulondais

Mains bénissantes (2) : Benoist Pierre, Benoist de Lostende

Mains en sautoir sur un bourdon (2) : Mandat N….1650

Mains (2) tenant :

une bague avec son chaton : Boutineu (ou Boutineau) 1603, Boutinaud 1697

un cercle et mouvant d’un nuage : Boutineau 1658

une chaîne : Diverneresse

un cœur brochant sur le tronc d’un arbre : Brissaud, Vergier Pierre 1640

une couronne : Certe

Main (3) : Beaudry de Piencourt, Bermondet de Cromières, Combarel du Gibanel François 1701, Maigne de
Sarrazac, Mansier, Maynard de Chaussenéjoux branche cadette

Mains bénissantes (3) : Benoist Grégoire 1697

Mains au majeur levé (3) : Londeix

Mains (6) : du Mesnil-Simon modernes

Maison : commune de Chamboret, commune de Maisonnais-sur-Tardoire, Mazeau des Granges, Plenas Meyjoux
1697,

Maison brochant sur un parti : Mazaureix

Maison brochant sur un tronc d’arbre : Maisonneufve

Maison couverte de chaume : Delachaumette

Maison couverte de tuiles et accostée deux arbres : Teulier dit Mensat

Maison flanquée de deux tours brochant sur le tronc d’un arbre : Desmaisons vice-sénéchal du Limousin
1674

Maison sommée d’une flèche : Burguet de Chauffailles

Maison à deux tours brochant : Desmaisons 1679

Maison à trois niveaux couverte de tuiles rondes : Plenas Meyjoux 1602

Maisons (2) : Desmaisons Jean 1657

Maisons (3) : Bourg

Manche mal taillée (ou hache) : du Breuil de La Côte au Chapt

Manchon : Pellucheon

Manipule vêtant un dextrochère : Villiers de L‟Isle-Adam

958
Manteau et chapeau d’archevêque : commune de Maisonnais-sur-Tardoire

Marc (ou besant) accompagné de quatre besants : Nicolas veuve 1699

Marcs ou besants (3) : Marqueyssac

Marguerites en semé chargées d’un lion couronné : Grellet des Prades et de Fleurelles 1882

Marmotte : Marmier

Marteau : Mailhard 1603 et 1678

Marteau forgeant une châsse : commune de Chaptelat

Marteau frappant une loutre : commune de Saint Cirgues-la-Loutre

Marteau soutenu d’un croissant et accosté de deux branches : Romanet maître pintier 1642

Marteaux (3) : Disnematin, Martel

Martinets garnis de grelots ou folies (3) : La Basoche

Martre passante : Camus du Martroy

Massacre de bœuf : Pelisson de Fontanier

Massacre de cerf : N… épouse La Fageardie 1701, commune de Saint-Pardoux-le-Vieux

Massacre de cerf surmontant un cor de chasse : Ruben de Lombre 1697

Massacre de cerf surmonté d’une croisette : Dolet

Masses d’armes posées en pal (3) : Massias de Bonnes

Massue garnie de pointes posée en pal : Masson de Saint-Felix

Massues en sautoir (2) : Massoulie

Mât de navire avec voile : Demalefilhe, Dumas chanoine, Dumas épouse Deschamps, Masrambaud

Mâts (3) accostés des lettres I et D : Dauma

Médailles (3) : Peyron

Melons (3) : Melon

Melons ouverts (3) : Melon curé

Membres ailés d’aigle (2) tenant chacun un braquemard : Lambertye 1811

Mer : Aine, Basquiat, Berteaud évêque, Chaillou des Barres, Cavaignac, Clément 1697, Dauma, David Jacques
1697, Desflottes N…, Desflottes marchand 1642, Desflottes des Bordes 1657, Desflottes de L’Echoysier 1656,
Desflottes 1697, Dumas N… 1600, Dumas épouse Deschamps, Goudin Antoine 1697, Laborne Jean 1645,
Marzat, Massias de Bonnes, Meyvanges, Navières, Thomas N… 1628, Tixier

Mer chargée d’une arche de Noé : commune de Larche

Mer chargée d’un navire : Aine, Mosneron, Silhouette

959
Mer chargée d’un poisson : Marye

Mer surmontée d’une étoile : écu anonyme FD 1600

Merlette : La Barde, Merault, Merle de La Brugière de Laveaucoupet

Merlette accompagnée de quatre trèfles : Arbelaud

Merlette surmontant un croissant : Nadaud de Valette

Merlettes (2) : Chambon des Ternes et de Marcillat, Dufour N…, Hugo, commune de Saint-Paul, Tenant de La
Tour selon d’Hozier, Tenant de La Tour armes contemporaines

Merlettes accostant une tour (2) : commune de Saint-Cirgues-la-Loutre

Merlettes affrontées (2) : Lejeune prieur 1698, Merlin famille

Merlettes (3) : Doynel de La Sausserie, Dugon, Gerbaud de Peyrusse, La Grange de Tarnac, Lajoumard de
Bellarbre, La Pivardière, Le Cler du Rivaud, Leffe, Le Texier, Lignaud de Lussac, Marsanges, Merlin prêtre
1655, Martinet, Parelon, commune de Saint-Hilaire-les-Courbes, commune de Tarnac

Merlettes (3) accompagnées de neuf étoiles : Lorme de Pagnat

Merlettes soutenant trois épis acccompagnant un chevron (3) : de Froment famille

Merlettes (4) : Tiercelin de Rancé armes traditionnelles, Tiercelin de Rancé 1697, Sanguin de Meudon

Merlettes (5) : commune de Brivezac, Courtoys, Mougenc, Sainte-Marie, Sauzet

Merlettes en chevron renversé (5) : Magy 1699

Merlettes en sautoir (5) : Merly

Merlettes (6) : Cramaud, Giat, de Merle, commune de Monestier-Port-Dieu, Murat de Rochemaure, Murat de
Serre

Merlettes (7) : Aumont, commune de Dun-le-Palestel 1860

Merlettes en orle (7) : Lejeune chanoine 1701

Merlettes en orle (8) : Lezay dit de Lusignan

Merlettes (9) : Chauvet 1666, 1697, 1700, Courthille de Saint-Avit

Merlettes chargeant des burelles (10) : Lusignan

Mésanges (ou sanzilles) (3) : Sanzillon

Mitre brochant sur un parti : Midre 1699

Mi-parti : Bastard de Saint-Denis (contemporaines), commune de Chartrier-Ferrière, commune de Darnets,


Despors de La Borderye, Lavaur de Saint-Fortunade autrebranche, Reynie, commune de Saint-Aulaire,
commune de Villefavard

Miroir accompagné de quatre étoiles : Denoyon 1699

Miroir tenu par une sirène : Desbories de Froidefond

960
Miroir le manche tortillé d’un serpent : Baudon de Mony-Colchen, Cabanis, Cornudet des Chomettes,
commune d’Yssandon

Miroirs (3) : commune de Champagne-la-Noaille, commune de Lignareix, Mirambel

Moineaux (2) : Béraud

Molette (demie) : Combarel du Gibanel

Molette : Boisgelin, du Bois curé de Bujaloeuf 1699, Nadaud de La Robière, Sallandrouze, Sallandrouze de La
Mornaix

Moletteà huit pointes brochant sur un écartelé : Ranjon

Molettes (2) : Aubujeois Jean, Forgemol de Bostquénard, Frotté, Geay de Couvalette, Gourseaud, Imbert-
Laboisseille, La Nouaille, Lavau, Moulinier procureur 1699, du Puy de Dames, Reymond 1699, Séguret

Molettes (3) : Alexandre de Beausson, Bandy de Nalèche, Bardonnin, Bardoulat, Besse Jean 1701, Bousquet,
Brunerye, Buysson, Champs de Blot, Desmaisons sieur de Bonnefont 1697, Dumas de Soulages, Julien de
Pegueirolles, La Barre comte d’Etampes, Lagarde d‟Auberty, La Pisse 1808, Lasteyrie du Saillant 1810, La
Vergne de Moussy-le-Neuf, Le Noble, Marcillac de Chabannes, Merault, commune de Mercoeur, Petiot Jean
1556, du Puy, Ruben de Lombre 1697, commune de Saint-Merd-les-Oussines, commune de Saint-Pardoux-le-
Vieux, Sornin autres armes, Veyny d‟Arbouze

Molettes (ou étoiles) (3) : Lauthonye

Molettes rangées en fasce (3) : Cavaignac

Molettes (3) chargeant chacune une bande : Poulverel selon Jougla

Molettes (4) : Ladreyt de La Charrière, Montaignac armes contemporaines, commune de Montaignac-Saint-


Hippolyte, Moras

Molettes de l’un en l’autre (4) : Couhé de Lamothe-Chabrous, Couhé de Lusignan

Molettes (5) : La Chassagne 1699

Molettes (8) : Pierrefitte

Molettes (9) : Barbançois de Sarzay, Neuchèze

Monde : Fabert, Grand, Mondon

Monde accompagné de deux étoiles et d’un croissant : Lombard Aubusson, Salviat Elie

Monde (ou globe terrestre) sommé d’une croix : Montaudon, Proges

Monde sommé d’une croix tenu par un Christ : Saint-Sauveur

Monde sommé d’une croix accostée de deux étoiles : Pabot 1603

Monde sommé d’une croix pattée : Cressac de La Marche, Cressac de Soleuvre

Monde tenu par un Sauveur (ou Christ) : Las Sounas

Monde surmonté d’un arc-en-ciel et accosté de deux étoiles : Nardonnet

Mondes (3) : Pabot 1657

961
Mont mouvant du flanc dextre : Le Texier autres armes

Mont avec un perroquet issant : Perrot de Chezelles

Mont de trois coupeaux : Brugière de La Barrière, Pouyat épouse Hébrard, Rochette (armes du château de
Moisse, Cr.)

Mont de trois coupeaux sommé d’une tour : commune de La Roche-L‟Abeille,

Mont de trois coupeaux surmonté d’un soleil et de deux étoiles : Montazeau

Mont de trois coupeaux avec un soleil surmonté d’une étoile : Raymond 1599

Mont de trois coupeaux sommé d’une fleur de lis au naturel : Mosneron

Mont de cinq coupeaux : Cailhaud

Mont de six coupeaux : Dumas de Soulages, commune de Hautefage, La Veyrie, Pouget de Nadaillac, Puyjallon

Mont de six coupeaux sommé de trois épis de blé : Estienne de Montluc de La Rivière

Mont de sept coupeaux : sommé d’un héron : Monneyront

surmonté de deux palmes passées en sautoir : Lasné de Ville

Mont de dix coupeaux (ou montjoie) : commune de Dampniat, Juyé Jean 1543

Mont sur lequel est posée une scie : Simon procureur 1701

Mont sur lequel est posé un soleil surmonté d’une étoile entre les lettres G et R : Raymond G.

Mont surmonté d’un soleil : commune de Beaumont-du-Lac

Montagne (ou mont) : Arnaud, Baignol consul, Brugière, Dupuy N… bourgeois de Saint-Ybards, Garat de La
Reynie, Gas, Gilibert, La Rigondie, La Roudie 1667, Le Moine, Mongru, du Mont 1787, Montagut, Monteil,
Perrot de Chazelles, Puysnege autres armes, Raymond frère de la Sainte-Croix 1628, Raymond J. marchand
1652, Thiveau

Montagne à trois sommets égaux : commune de Saint-Vaulry selon Hugon

Montagne accompagnée de deux étoiles : Testart

Montagne accostée de

une croisette : La Mothe curé de Saint-Pardoux

deux trèfles : Dumon

lettres I et R : Raymond marchand 1652

Montagne sommée d’une aigle bicéphale : Mongrut

Montagne sur laquelle grimpe une biche : Robichon Jean

Montagne sur laquelle rampent deux lions affrontés : Igonin Poitou

Montagne sur laquelle est posée une biche la tête levée : Robichon Michel

Montagne surmontée de :

962
une croix haussée : La Mothe Etienne curé

une roche : La Roche-Aymon 1701

une ombre de soleil accostée des lettres I et R : Raymond J. 1602

un soleil : Clermontel

Monticule avec un épi : Dufort

Montjoie (ou mont de dix coupeaux) : Juyé Jean1543

Mors de bride : Bridiers 1701

Mouches miraillées (2) : Lafont curé de Sauviat 1700

Moucheture d’hermine : Carbonel de Canisy évêque, commune de Reterre, commune de Saint-Martial-le-Mont

Mouchetures d’hermine (2) : Abbadie, Barré de Saint-Venant, Momet Gilbert 1701, commune de Pierrefitte
(Cr.)

Mouchetures d’hermine en barre (2) : commune de Saint-Moreil

Mouchetures d’hermine (3) : Anterroches, Cercley, Duroy de Suduiraut, Guingant de Saint-Mathieu, Juge de
Laferrière, Lestrade de La Cousse, Pellissier de Féligonde, Poillevet, commune de Puy-d‟Arnac, commune de
Saint-Cernin-de-Larche, commune de Venarsal

Mouchetures d’hermine accostant un châtaignier (4) : Chastenet

Mouchetures d’hermine sur besants (3) : Carbonnel de Canisy

Mouchetures d’hermine sur bordure (8) : Tournemire Languedoc

Mouchetures d’hermine (9) : Boisse, commune de Gourdon-Murat, commune de Vigeois

Mouchetures d’hermine sur losangé : Bertrand de Beuvron

Moulin à vent : Bourjade, Moulin, Moulinier juge 1697, Moulinier avocat, Moulinier procureur 1699

Moulin accosté de deux rameaux : Moulinier N… 1602

Moulin à vent accosté des lettres J et M : Moulinier épicier

Moulin à vent aux ailes posées sur des flammes : Moulinardz

Moulin à vent surmonté de trois étoiles et d’un croissant : Moulinier consul 1638

Mouton : Chorllon Anne 1701, de Guytard, La Baume branche aînée, Lachaud, La Croix du Repaire branche de
Vitrac, Pastoureau autres armes

Mouton accompagné de trois branches d’épines : Ruyneau de Saint-George-Poléon

Mouton paissant : commune de Saint-Setiers

Mouton passant contourné : du Breuil d‟Ars Guillaume 1701

Mouton passant surmonté d’une étoile : Chevreuse

Mouton sur un mont : du Mont 1787

963
Mouton tenant une houlette : Buissas

Moutons passant (3) : Bourges

Mouton entouré d’un serpent : Ragon

Moyeu de roue : Esmoingt Marie 1701

Muraille crénelée : Descoulx, Muret de Bord, Muret de Pagnac selon Jougla

Muraille maçonnée : Muret de Pagnac selon Lecler

Muraille ouverte de deux portes et surmontée de de deux tourelles : Muret XVIIe siècle

Muraille crénelée surmontée d’une branche de chêne : Chaillou des Barres

Muraille maçonnée : Chabrol, Demuret

Mûres (2) accompagnant un mûrier : Tardivet

964
N

Nasse (ou passiers) (3) : Père de Liboureix

Navettes de tisserand (2) l’une sur l’autre : Tixier Antoine 1701

Navettes de tisserand (3) : confrérie des tisserands de Felletin, Texier de Javerlhac Périgord et Boige

Navire : Desflottes N …, Desflottes des Bordes 1657, Desflottes de L‟Echoysier 1656, Dumas curé de
Chabannes, Goudin Antoine 1680, Goudin Antoine 1697, Laborne Jean 1645, Masrembaud, Mosneron, Navières
N…, Navières Martial, Navières du Treuil, Silhouette, Vessière

Navire accompagné de neuf besants en orle : Aine

Navire accompagné de quatre étoiles en chef : Thomas N… 1628

Navire à trois mâts : Dumas épouse Deschamps

Navire démâté : Navières N… 1640

Nef habillée : Dumas N… 1600

Nid avec :

un coq : Nicolas Pierre 1646, Nicot de La Loge, Nicot marchand,

deux œufs surmonté d’un coq : Nicot de Limoges 1650

des petits oiseaux : Pétiniaud

Niveau de maçon : Niveau

Nœud gordien : Gramont de Villemontès

Noisettes ou coquerelles (4) : La Brouë

Notede musique « la » : Estribaud de la Gorre

Notre-Dame : communauté des artisans et hôteliers de Bort-les-Orgues, communauté des artisans et hôteliers de
Meymac, communauté des hôteliers et cabaretiers d‟Ussel

Notre-Dame couronnée : communauté des marchands épiciers de Tulle

Nuage : Blanchardon marchand, Clément procureur, Méliand, Pichon 1655

Nuage chargé de trois étoiles : Noalher au nuage

Nuage avec des rayons d’or : Nadaud Marie

Nuage d’où sort un dextrochère : Villelume de Sombreuil

Nuage d’où sort une main : Manent Jean 1642

Nuages accompagnant un lion et soutenant six étoiles : Clément 1670

Nuages (2) accostant un cœur traversé par une flèche : Traversier

965
Nuée : Barbou, Bardonnaud, Boutineau, Broulhaud, Certe, Coubras, Flocard, Guillemet, Jabach, Ventenat

Nuée en fasce : Grand

Nuée issante du canton senestre chargée d’une étoile : Curel

Nuées (2) : Berteaud évêque

966
O

Oie : Douhet d‟Auzers et de Cussac, Loyac de La Bachellerie

Oies (3) : La Vergne 1697

OEil : Dupont de l‟Etang

OEil chargeant une main : Anonyme 1603, Gaubert

Œil rayonnant : Ballet

Œillet mouvant d’un croissant et accosté de deux étoiles : Vallenet

Œillets (3) : Bellemie Pierre, Bellemie A…, Bellemie du Montan de Magnine

Œillets (4) : Lansade

Œillets (5) : Doulhat

Œufs (2) : Nicot de Limoges 1650

Oignons de lis accompagnant un dextrochère (3) : Martignon

Oignons (4) : Chopy

Oiseau non identifié : Airolles, Beyssac, Génésy

Oiseau non identifié sur un piédestal accompagné de trois étoiles : Arche de l‟Auzelou

Oiseau non identifié tenant un hameçon : Clavaud de Masbertrand

Oiseau non identifié volant vers un nid : Pétiniaud

Oiseaux non identifiées (2) : Gors du Sablon

Oiseaux non identifiés affrontés (2) : Antissac, Lafont de Marconiat 1697

Oiseaux de proie non identifiés buvant dans un vase (2) : La Barrière

Oiseaux non identifés sur une branche fleurie (2) : Jaubert

Oiseaux non identifiés tirant un rayon de soleil (2) : Chanabières

Oiseaux identifiés :

aigle éployée : La Celle

alouette : Soulyotte

autruche : Bregefer

canard nageant sur une eau : Tandeau de Marsac

cigogne : Begougne de Juniac

967
colombe : Bougraud, Coulomb Jean 1641, Coulomb maître-horloger, Lamy, Le Comte de Beyssac,
Meilhaud, Noalher

colombes (ou verdiers ou merlettes) (3) : Verdilhac

corneilles perchées sur un tonneau et affrontées (2) : Bastard de Saint-Denis

cygnes (2) : Saint-Maur

épervier : Abadie d‟Ithirrotz et de Chercorat contemporaines, Roudaire

épervier (ou colombe) sur un chicot : Le Large

fauvette (ou gamade) volant avec une brindille vers un nid où se trouvent ses petits : commune de
Donzenac 1988

épervier perché sur un rocher : Abadie d‟Ithirrotz et de Chercorat

étourneaux (3) : Estourneau

geai : Jayac, Roger

geai accompagnant un genêt : Genesy

geais (3) : Gay de Vernon

grives (3) : Abbadie

héron : Monneyront

oie (ou cygne) : Loyac de La Bachellerie

oiseaux de Paradis (ou pigeons) (3) : Paradis de Paulhac

paon : Pauly

perroquet : Perrot Nicolas 1644

perroquet (3) : Guyot

pigeon : Chabaniel, Faucon des Lèzes 1650, Pichon François

pigeons (3) : Petiot 1556, Petiot 1594, de Petiot 1659, Pinchaud, de Volondat Jacques 1607, Volondat
N… 1679

rossignol : Chassignole

senzilles ou mésanges (3) : Sanzillon

vanneau : Levaneur

verdier pris dans un lacs : Verdillat

Oiseau accompagné de deux étoiles et d’un chien : Mayné

Oiseaux affrontés (2) : Millet

Oiseau sur un piédestal : Arche

968
Ombre de soleil surmontant une montagne et accostée des lettres I et R : Raymond J. 1602

Ondes : Borye des Renaudies, commune de Jarnages

Or : Fournier

Oranges (3) : Auriget

Oriflammes (3) : Vielbans selon Champeval

Orle : Parrott

Orle chargée de :

un besant : Aigrefeuille

huit besants : Maulmont de Bridiers

dix besants : Araqui

onze besants : Campagne des Pousses Hélie

Os en sautoir (2) : Fiallon

Ostensoir tenu par une sainte Claire : couvent des sœurs de sainte Claire

Otelles (4) : Comminges vicomte de Turenne, Igonin Sylvain 1697

Ours : Aufaure

Ours accompagné d’un croissant à dextre : Saint-Ours

Ovale avec le nom de Jésus rayonnant : Collège des Jésuites de Limoges, Collèges des Jésuites de Tulle

Ovale avec le nom rayonnant de Maria : Séminaire de Limoges

969
P
Pairle : Conigam, Lavergne bourgeois, Morellon

Pal : Chapitre du Dorat 1701, Chauvet N…1701, Cognasse 1701, communauté des cordonniers de Limoges,
Couvent des reilgieux bénédictins de Solignac, Ferrières de Sauveboeuf, Jaunhac branche de Saint-Vitte, La
Buxière, communauté des libraires de Limoges, communauté des marchands de Limoges, communauté des
prêtres d‟Aixe-sur-Vienne, Roffignac de La Grimodie Guillaume 1701, Romanet Jean 1701, communauté des
serruriers de Limoges, communauté des tailleurs de Limoges, communauté des teinturiers de Limoges, Vidaud
du Dognon 1701, Vidaud du Garaud 1701, Vidaud de Sainte-Valérie 1701

Pal abaissé soutenant une trangle bastillée de quatre pièces : Tesserot

Pal abaissé brochant sur un parti et soutenant une trangle bastillée de cinq pièces sous un chef : commune
de Segonzac

Pal accompagné de : dix billettes : Ferrières de Sauveboeuf

douze losanges : Mortagne

Pal accosté de :

deux bustes : commune de Chauffour-sur-Veil, La Chapelle de Carman

deux étoiles : Maslardier

deux lions affrontés : Camaing, Dumont de La Franconie

six étoiles : Lagarde d‟Auberty Martial, La Garde de Montlezun, commune de Lagarde-Enval

deux pigeons affrontés : Boutaud

une tête d’Esculape et de deux serpents entrelacés : Duffour

Pal bandé de six pièces : commune d‟Azat-le-Ris, Chauveron (du Ris-Chauveron)

Pal brochant sur :

un losangé : commune de Rancon

semé de losanges : Rancon

trois chevrons : du Peyroux avant 1789

trois fasces : Bruchard, Bussière ou La Bussière

Pal chargé de :

un faisceau de licteur cantonné de quatre molettes : Ladreyt de La Charrière

deux étoiles : Couloumy, commune de Saint-Pantal éon-de-Larche

trois abeilles : Tulles branche du Bas-Limousin

de trois papillons : Tulles branche du Comtat-Venaissin

trois roses : Valon femme 1701

Pal denché : commune de Balledent

970
Pal de vair : commune de Juillac, commune de Les Billanges, Pérusse des Cars, Pérusse-Merville, Pérusse de La
Vauguyon, Pal vairé : Pérusse de Saint-Bonnet, commune de Saint-Julien-le-Vendômois, commune de Saint-
Ybard

Pals (2) : Abbaye de Solignac, Ardant le jeune, chanoine 1701, Bardoulat chanoine, commune de Bonnac-la-
Côte, Bousquet, Breuil abbé, Dutour chanoine 1698, La Breuille J.B.1701, La Breuille N… 1701, La Faye
chanoine 1701, La Grange de Tarnac chanoine 1701, La Pomélie 1701, corps des officiers de la justice royale de
Limoges, La Triquerie de Viallefolle, Menot, Nadaud, Pergaud 1701, Prieuré de La Drouille-Blanche, Rabayne
1701, Reymond 1701, Saint-Maurisse-Le Brossais 1701, Villedo Catherine

Pals bretessés (2) : Villedo Guillaume, Villedo de Cichy

Pals brochant sur deux fasces (2) : Mourins d‟Arfeuille Charles 1708, Salmont 1701

Pals de vair (2) : Magnac

Pals de vair (2) chargeant un chef : Taveau de Morthemer

Pals (3) : Antillac, Aubugeois N…, Bascle, Bigourie, Bonafos, Dauberoche, Dubrac, Filliolet, Foix, Foullé,
Gentil de La Borderie 1701, Gérald de Faye, Gouzon,Guindre, Guinot de Monconseil moderne, Henri II d‟Albret
vicomte de Limoges 1531, La Chassaigne, La Croix de Porterol, La Baume de Foursac François 1701, Labonne
Léonard 1701, La Porte de Lissac, La Roche-Aymon 1700, commune de Ligneyrac, curé de Lubersac, Moreau
1699, Nadaud abbé, Poute de Nieul et de Puybeaudet, Rabilliac 1701, Razès du Ché et de La Foujassière, Razès
de Monisme, Razès de Puygrenier, Renaudie 1701, Robert de Saint-Jal selon Nadeau, curé de Saint-Paul,
commune de Sainte-Féréole, commune de Saint-Yrieix-la-Perche 1698,commune de Soudeilles, Tiebeson,
Verlhac

Pals au pied fiché (3) : Guinot de Monconseil armes anciennes

Pals alaisés par le bas mouvant d’un chef (3) : La Porte de Lissac autres armes

Pals alésés mouvant d’une divise en fasce soutenant un chef (3) : commune de Lissac-sur-Couze

Pals de vair (3) : Chabannes de Dammartin

Pals brochant sur burelé (3) : Passac

Pals (3) chargés chacun de :

une molette d’éperon : La Vergne de Moussy-le-Neuf

trois étoiles : commune de Meilhards, Meillars

six tourteaux : commune de Bellegarde-en-Marche selon de Cessac

Pals ondés (3) : Argence, Arluc 1701, Boucheron N…, Brossard Jean-Daniel, Cholny Jean-Joseph 1701, La
Barre 1701, Lagarde d‟Auberrye avocat, commune de Meymac, Milange 1701, Montroux de Rignac François
1701, Seisac 1701

Pals de vair (3) : Langeac

Pals vairés (3) : Père de Liboureix

Pals (4) : Arpajon, Rohan-Lévis (Aragon)

Pals sur chef (4) : Bois de Jumillliac

Pals (4) flanqués d’une tour et d’un lion : Henri II d‟Albret vicomte de Limoges 1531

971
Pals (5) : Nègre

Palé de six pieces : commune de Beynat, Geoffre de Chabrignac, Lallot de La Vialle, commune de Ménoire

Palé de sept pièces : Moreau armes familiales, Rilhac, commune de Villefavard

Palé de huit pièces : Montaignac N…épouse 1701

Palé de dix pièces : Rilhac autres armes

Palme : Barbou, Constant conseiller 1697, Constant notaire 1650, Guery Nicolas, Guery autre, communauté des
religieuses de sainte Ursule de Limoges

Palme issante d’un croissant et accompagnée de deux lions : Bac, commune de La Chapelle-Saint-Géraud

Palme fichée dans un cœur : Bourboulou Jean 1650

Palmes (2) : Arnaud, Brujas,, Dubreilhe, Jarrige de La Morélie, Jarrige de La Robertie, Thiveau

Palmes (2) surmontées d’un croissant et soutenues d’un rocher accompagnant deux épées en sautoir :
Terriou de La Chassaigne

Palmes en sautoir (2) surmontant un mont de sept coupeaux : Lasné de Ville

Palmes en sautoir (2) chargeant un lion : de Fayolle

Palmes (2) et une branche de laurier : Landri

Palmes (3) : Béchameil de Nointel, Brigoulet, Chazat, commune de Clergoux, Couturier de Fournouë Gabriel
1813, La Fageardie curé 1701, commune de Maussac, Romanet de Limoges, Sédières, Treilhard 1808, Verneilh
de Puyrasseau 1813 et 1815

Palmes (4) dont deux en sautoir : Duplessis

Palmes en orle (6) : Barailon

Palmier : Paignon de La Borie de Lascaux,

Palmiers accostant une croix (2) : Lamonerie

Panache en pal : Costa de Beaulieu

Pans de muraille crénelés (3) : Cros de Calimafort

Panthère : Ambert

Paon rouant : Cros de Belbeder, La Geneste, Paignon conseiller 1646, Paignon conseiller 1697, Paignon
marchand, Pauly

Papillon : Burguet

Papillons (2) : Lestang Gaspard 1701

Papillons (3) chargeant un pal : Tulles branche du Comtat-Venaissin

Parti : Abbaye d‟Aubazine, Adhémar V de Limoges, Alesme baron 1810, commune d’Allassac, Ancelin de La
Forge, commune d‟Aubazine, commune d’Augne, Barry N…, Barailon, commune de Bassignac-le-Haut,
commune de Beaumont, commune de Boisseuil, Bondet de La Bernardie, commune de Bonnac-la-Côte, Boulhon,
Bouscheys, Bouyer, Brandia, Brenier de Montmorand, Brissaud, Brisset Jean, Bugeaud de La

972
Piconnerie,commune de Chamberet, Chapelle de Jumilhac 1832, Châteauneuf 1603, commune de Châtelus-
Malvaleix, commune de Chauffour-sur-Veil, Chaussard seigneur de Vieuvoisin, Choumeils de Saint-Germain,
Combarel du Gibanel (armes familiales), Comminges vicomtes de Turenne, Coustin du Masnadaud de Caumont,
Degorceix, Denys de Danrémont, Desprez, Destang, Destouff-Milet de Mureau, commune de Droux, Dumareix,
Dumoulin puis von der Mülhen auf Bertolzheim, Duroy de Suduiraut, Escoubleau, Estienne de Montluc,
commune de Feyt, commune de Feytiat, Flocard, Foucauld de Pontbriand, Fricon Louise 1699, Gérald de Faye,
Gourdon de Genouillac 1359, Gramont de Villemontès, Green de Saint-Marsault du Verdier, Grégoire de
Roulhac écuyer 1698, Grégoire de Roulhac seigneur de Thias, Grégoire de Roulhac 1811, Grellet de La Deyte,
de Grenier ou de Granier nobles, Guy VI vicomte de Limoges 1250, Guybert, Jouven, commune de La Bazeuge,
La Chapelle de Carman, commune de La Chapelle-Montbrandeix, La Chassagne, La Gastine, La Jugie de Rieux,
Lambertye-La Faye 1516, La Majorie de Soursac, Landrodie, commune de La Roche-Canillac, Lavaur de Sainte-
Fortunade selon Jougla, Le Bigot de Gastines, Lecamus de Moulignon, Le Cler du Rivaud, Lefebvre évêque,
commune de Le Grand-Bourg 1933, commune de Le Pescher, Leynia, Lhermitte armes contemporaines,
province du Limousin,Ludière, commune de Madranges, commune de Mars-la-Tour, Mazaureix, Mestivier,
Meynard de Lafarge baron, Midre 1699, Monnin de Marnay, Mortemart de Boisse François, Mortemart de
Boisse Marc,Mosnier,Mourier, commune de Noailhac, commune de Nonards, Péronneau, Peyrot, Picquet de
Juillac, Pommiers, Pons vicomte de Turenne, commune de Pontarion, corps des présidents trésoriers généraux de
Limoges, Quilliet, commune de Reygade, commune de Rilhac-Treignac, Rochefort d‟Epercieux, Roulhac de
Rochebrune selon Valette, du Roy de Chaumareix, Saincthorent Angoumois , commune de Saint-Bonnet-
Avalouze, commune de Sainte-Fortunade, commune de Saint-Merd-la-Breuille, commune de Saint-Pardoux-le-
Vieux, commune de Saint-Yrieix-la-Perche contemporaines, Salviat chanoine, Sapin de Belair, Sapin Georges,
Sarrazin de La Fosse, commune de Segonzac, commune de Serandon, commune de Servières-le-Château,
commune de Soudeilles, Souham, Talaru de Chalmazel, La Tour d‟Auvergne-Turenne (XIVe siècle), Turenne
maréchal de France, Valladon, Vallette, commune de Vars-sur-Roseix, commune de Verneuil-Moustiers,
Vételay

Parti chapé : Doudinot de La Boissière N… 1701

Parti chargé d’un E surmonté d’un filet et accompagné de six palmes posées en orle : Barailon

Parti émanché : Chaussecourte, Duron de Ségonzat selon Tardieu

Parti d’une flèche adextrée de trois boucles et senestrée d’un lion : Julien de La Guignardière

Parti par un pal : Des Plasses de La Salvie

Parti soutenu d’une champagne : Mortemart de Boisse Marc

Parti de trois traits : commune de Crocq

Parti de trois traits et coupé d’un : Rohan-Lévis

Pâté surmonté d’une couronne : Gibus

Patenôtre : Lhermitte armes contemporaines

Patte de faucon : Faucon du Ris

Patte de griffon : Rudel de Pons 1251

Pattes de griffon (2) : Bourdeilles, Rudel, commune de Saint-Aulaire

Pattes de griffon (3) : Beauroyre

Pattes de griffon couronnées (3) : Beaurroyre

973
Patte d’ours en bande : Bonfils de La Peyrouse

Patte d’ours montante de dextre à senestre : Planta de Wildenberg

Pavillon : Cheyron de Beaumont et du Pavillon Louis 1809, Panévinon Charles 1701

Payssanne semant sur une plaine labourée : commune de Champsac

Peigne tenu par une sirène : Desbories de Froidefond

Pensée : commune de Boisseuil, Espagne

Pélican : Pénicaut

Pélican contourné becquetant son estomac : Gaubert

Pélican dans sa piété : anonyme 1603, Baudon de Mony-Colchen, Beauvais, Bonyn 1660, Pellissier de
Féligonde, Progy, Proximard

Pennons adossés (2) : Dupuy selon Jougla

Perroquet : Perrot Nicolas 1644, Peyroux Elisabeth 1701

Perroquet issant d’un mont : Perrot de Chezelles

Perroquets (ou guyots) (3) : Guyot, Perotou

Pic : Pitaud 1701

Pic de mineur : commune de Soumans

Pied de cheval : Vauchaussade 1701

Piédestal avec un oiseau : Arche de L‟Auzelou

Pied de fougère à trois branches : Fougeyrat

Pieds humains (3) : Pinot bourgeois de Limoges 1697

Pierre à aiguiser en pal chargeant un coutelas et une hache en sautoir : corporation des bouchers de La
Souterraine

Pique en bande : Picaud

Phénix s’essorant de son bûcher et regardant un soleil : commune de Branceilles, Fénis armes familiales,
commune de Saint-Augustin

Phénix s’essorant posé sur la corne d’un croissant : Fenieu

Pigeon : Baignol Joseph1556, Chabaniel, Delavault marchand 1650, Faucon 1650, Jayac

Pigeon accosté de deux branches et d’un croissant entre deux étoiles : David N…juge 1645

Pigeon accosté des lettres F et P : Pichon François

Pigeon sur un chou : de Leychousier

Pigeon accompagné d’une étoile surmontant un cœur : Pierron

974
Pigeon surmonté d’une croix pattée : Bize

Pigeon sur une montagne : Baignol, consul 1657, La Rigondie

Pigeon sur une montagne accompagné de deux étoiles : Le Moine

Pigeon tenant un rameau posé sur un globe : Baignol 1650

Pigeons (2) : Boutaud

Pigeons (3) : Barjon, Dutreix, Paradis de Paulhac, Petiot Jean 1556, Petiot Mathieu 1594, Petiot 1659, Pinchaud,
de Rousseau 1643, , Sanzillon de La Foucaudie, Sauzet du Disant, de Volondat Jacques 1607, Volondat 1679

Pigeons (3) accompagnés de trois étoiles : Sainte-Marie autres armes

Pin : Lespinasse 1641

Pin chargé d’un écusson à un lion d’or : Lespinasse comte de Pébeyre

Pins (2) : La Garrigue

Pique avec un cerf volant passant : Choppin d‟Arnouville

Pistolets en sautoir (2) : Vézy du Pouget

Plain aux 1, 2, 3, 4 d’un écartelé : Bonneau

Plante de :

bruyère : Brugière de Barante

fèves à deux tiges : Favars, commune de Favars

fèves sur une terasse accostée des lettres M et F : Favelon

fraisier : Fraysse de Pradines

iris à cinq tiges fleuries accostée des lettres I et B : Montjauvy

millet accompagnée d’un croissant tourné et d’un soleil : Germainroturiers

muguet : Beaure

nard fleurie sommée d’un croissant : Léonard Jean

nard fleurie d’une rose d’or surmontée d’un croissant : Léonard Pierre

plantin : Boulhac de Bourzac

oubelons (3) : Belon

tournesol : Eschaupré, Eychaupré

vigne : Vignaud, Vity dit La Plante,

Plante à trois tiges fleuries d’une rose : Brisset Jean

Plantin : Boulhac de Bourzac

Plumes en sautoir (6) : Penot seigneur de Villerange 1701

975
Poignard : Laurens de Puy-La-Garde, Noalher au chevron

Poing ganté avec faucon contourné : Fauconnier

Points (5) équipolés de quatre : Fournier, Gentil de Villarnoux, Soudeilles 1600, Verthamon

Points (5) équipolés de (4) chargés chacun d’un losange : La Vergne 1700

Poires (3) : Chapellas, Deperet, Péroux

Poisson : Belloc de Chamborant, Bramaud contemporaines, Delauze dit Cheval Blanc, Delauze Charles, Le
Borlhe, Noalher de La Borie,

Poisson en bande : Panneveyre branche aînée 1666

Poisson en bande (brochet) accompagné de cinq étoiles : Chaslus

Poisson chargeant : un chevron : Noalher de La Borie

Poisson chargeant : un écusson : Poisson 1701

une mer : Marye

Poisson en fasce accompagné d’une étoile, des lettres GB et d’une rivière : Bramaud

Poisson empiété par une aigle : Bardon fils 1645, Bardon de Brun, Bardon de Segonzac, Lage

Poisson en pal : Peschamps, commune de Saint-Martin-la-Méanne

Poisson surmontant trois clous : du Clou seigneur de Compreignac 1645

Poisson sur un autre surmonté d’une étoile : Tanchon

Poisson traversant un chevron la tête à dextre : commune de Péret-Bel-Air, Ruben de Lombre 1763

Poissons (2) : Berteaud

Poissons (2) l’un sur l’autre, l’un contourné : Sauret d‟Aulhac autres armes

Poissons contrepassés posés en fasce (2) : Lestang avocat

Poissons l’un sur l’autre (2) brochant sur un écartelé : Quartier

Poissons contrepassants (3) : commune de Darnets, commune de La Tourette, commune de Le Lonzac,


commune de Lignareix, Maleugue

Poissons en fasce (3) : Mounier 1556

Poissons en fasce l’un sur l’autre celui du milieu couronné (3) : Mounier Léonard 1697

Poissons en fasce l’un sur l’autre (3) : Bonnevie de Poniat, Châteaubodeau N…1701, Meunier Yrieix 1697,
Mounier N… sieur de La Chassaigne 1658

Poissons identifiés :

barbeaux (3) : Barbarin, Bonnevie de Poniat

brochets en fasce (2) : Lestang seigneur du Vialar

976
brochets posés l’un sur l’autre en fasce (3) : Ruyneau de Saint-George, Ruyneau de Saint-George-
Poléon

chabots en pal (3) : Reclus de Gageac

harengs embrochés par la tête par un bâton alaisé (3) : Sauret d‟Aulhac

omble-chevalier : Ruben de Lombre 1763

rougets (3) en pal : Rouget

Poissons en orle (7) : Lestang Etienne 1701

Pommes (2) : commune de Saint-Martin-la-Méanne

Pommes (3) : commune de Latronche, Péroux, Pommerye

Pomme de Pin : Doudinot de La Boissière

Pommes de pin (3) : Boulhon, Delapine, Dupin 1603, Dupin N… 1643, Dupin veuve 1697, Marlin, Pépin de
Bellisle, Périgord de Villechenon, Pineton de Chambrun, PInot élu 1650, Pinot receveur 1697, Pins,

Pommes de pins (3) celle du milieu soutenue d’un croissant : du Savary

Pommes de pin sur un arbre : Mensat notaire, Pinot 1642, Pinot 1648

Pommier chargé de trois étoiles : Vielbans de Pommier

Pont : Pontville, Rochechouart-Pontville

Pont ébreché : Dupont de l‟Etang

Pont à deux arches : Foucauld de Pontbriand, Poncet prêtre

Ponts à deux arches crénelés (3) : Dupont

Pont à deux arches accompagné d’une branche sèche : Poncet émailleur

Pont à trois arches : commune de Genouillac, commune de Pontarion, Pontbriand

Pont à trois arches avec un château-fort sur une rivière : commune d‟Aixe-sur-Vienne

Pont à cinq arches : commune de Le Vigen

Pont à cinq arches sous lequel coule une rivière avec les lettres V et G entre les arches : Roubert

Pont à cinq arches sommé d’un arbre : Merigot chanoine

Ponts l’un sur l’autre (2) : Ponot

Porc : La Porcherie 1216 et 1226

Porc-épic : Poignand du Fontenioux, Porepic, Texier de Javerlhac Touraine

Porte : Clédat, Gerouilhe, Duron de Ségonzat Annet 1701

Porte (huis) accompagnée de trois étoiles : commune de Crocq, commune de Merlines, commune de Saint-
Germain-Lavolps, Ussel branche aînée, commune d’Ussel armes contemporaines

977
Porte accostée des lettres D et A : Boyer baron

Porte de château à deux tours : La Cour

Porte de château fortifiée de trois tours : Hilaire de Joyac

Porte de ville accolée de deux tours : La Porte de Puyferrat, Laporte curé 1657

Portique surmonté d’un fronton accompagné des lettres D et A: Boyer, Lambertye 1811, Lasteyrie du
Saillant 1810

Pots (3) : commune de Mortroux autres armes

Poule entourée de sept poussins en orle : Petit Gilbert 1701

Poussins en orle (7) : Petit Gilbert 1701

Puits : Dupuy N… bourgeois de Maussac

Puits adextré d’un saule : Dupuy de Saint-Florent

Pyramide : La Pisse 1808, Lapointe

Pyramides (3) : Desaix baron

978
Q

Quartefeuilles (3) : Arfeuille

Quartier des comtes militaires : Souham

Quatre de chiffre : Crouchaud P. 1600, Mage, Naugat

Quilles posées en orle (9) accompagnant une boule soutenant un arc : commune de Châlus

Quintefeuille : Bourdicaud, Foucaud, La Faye Peyrat-le-Château, Ravenel

Quintefeuille surmontée d’un croissant : Châteaubodeau

Quintefeuilles (2) accostant un croissant : Delavaut Jean 1650

Quintefeuilles (3) : Bessey, Châteaubodeau famille, Cellebois, Jude ou Judet, La Rivallière, La Rivallière de
Frauendorf, N… femme d‟Arche 1701, L‟Hermite armes contemporaines, commune de Linard, du Merle,
Puyfoyard de La Fond, Sanguin de Meudon

979
R

Rabots (3) : Gachet de La Motte

Rai d’escarboucle commune d‟Angles-sur-Corrèze, commune de Saint-Bonnet-Avalouze, Saint-Martial

Rameau : Baignol 1650

Rameau porté par un ange rayonnant : Valladon

Rameau de buis accompagnant :

deux rencontres de bœuf : commune de Bussière-Boffy

deux têtes de coqs : commune de Bussière-Galant

Rameaux de châtaigner (2) : Rastouil

Rameau fleuri de trois fleurs : Dilhou

Rameau d’olivier : Arche, Bougraud, Coulomb Jean 1641, Coulomb maître-horloger 1654, Noalher, Ramat,
Terriou de La Fond

Rameau d’olivier tenu par une colombe : Verges

Rameau de sauge brochant sur deux des trois fasces et accosté de deux colonnes : Salviat notaire

Rameau sec soutenu d’un croissant : Sardine

Rameaux (2) : Demay 1640, Poulhiot

Rameaux de buis accostant un Templier vêtu d’une cotte (2) : commune de Bussière-Poitivine

Rameaux accostant un moulin (2) : Moulinier N… 1602

Rameaux (2) accompagnant une souche arrachée : Lesterps de Beauvais autres armes

Rameaux (2) accompagnant un cœur : Traversier

Rameaux d’ajoncs (2) : commune de La Courtine

Rameaux en croix (2) : Rameru

Rameaux (3) : Demay 1602

Rameaux de fougère (3) : Razès du Ché et de La Foujassière, Razès de Puygrenier

Rameaux (4) deux soutenant un cœur, deux sortant d’une croix : Bréau

Ramure de cerf soutenue par un huchet (ou cor) et accompagnée de trois étoiles : La Breuille branche de
Laron

Rat posé en pal : Petit veuve Rolin

980
Râteaux (3) : commune de Saint-Bazile (HV.)

Raves (2) : Raffin de La Raffinie contemporaines

Rayons issant du chef : Bonneysset, Valladon

Redorte de feuillage avec les lettres L et B : Boysse

Renard : Aléonard, Beaufret, Guéret, commune de Saint-Sornin-Lavolps

Renard couronné : Regnard

Rencontre de bœuf : Boyer N…1701, Chardeboeuf

Rencontres de bœuf (2) accompagnant un rameau de buis : commune de Bussière-Boffy

Rencontre de cerf : Meschatin de La Faye

Rencontres de taureaux (3) : Ceaux Toulouse

Rivière : commune d‟Aixe-sur-Vienne, Arche, Arbonneau, Bardon de Segonzac, Bardon de Brun, commune de
Bellac, Bessines, Beynact, Bourdeau de La Judie, Bramaud, Broulhaud, Chavepeyre 1650, Deaux 1657,
Deglane, Delauze dit Cheval Blanc, Dupont de L‟Etang, Gerveys, Marcialot N… 1657 , Pichon N… 1655,
Pichon N… 1657, Poncet prêtre, Rebière 1603, Rebière 1650, Rivière, Signe, Vaulondais, de Volondat Jacques
1607, Volondat N… 1679

Rivière accompagnée de trois étoiles : Rivet avant 1789

Rivière bordée de joncs : Lajoumard

Rivière coulant sous un pont : commune de Genouillac, Merigot, Roubert

Rivière coulant sur une terrasse : commune de Vicq-sur-Breuilh

Rivière où nage un poisson : Delauze Charles

Rivière ondoyante posée en barre ; Rebière de Land 1701

Rivière ondoyante posée en bande : Rebière de Land XIXe siècle

Robinet sortant d’un édicule sur pieds : Chambinaud

Roc d’échiquier : Chassaing de Fontmartin, La Gorse, Limoges ou Palet de Limoges, Livron, commune
d’Objat, Rafélis de Saint-Sauveur, commune de Veyrières

Rocs d’échiquier (3) : commune de Benayes, Besse du Mas, Cheyron de Beaumont et du Pavillon, Espeyruc,
commune de Lafage-sur-Sombre, Lavaur de Sainte- Fortunade selon Jougla, Pareil d‟Espéruc, Perrot veuve,
Roquelaure (or), Roquemaurel (argent), commune de Sainte-Fortunade, commune de Tulle

Rocs d’échiquier chargeant une bande (3) : Pacquet

Roche mi-partie : La Roche-Aymon Madeleine 1701

981
Rocher : Abadie de Chercorat, Delaroche dit Vouzelle, Durand curé 1660, Estienne de Montluc, de Gourdon,
Malefilhe, Monteruc selon Nadaud, Pouyat Charles, Pouyat N…, Rochon François conseiller 1701, Rochon
François lieutenant 1701, Rodorel, Vouzelle autremen La Roche, Yvernaud

Rocher accosté des lettres I et G : N… gendre Montjauvy

Rocher ardent : Ardelier, Rouard N …1650, Ventenat

Rocher ardent sur une terrasse : Rouard Claud 1556

Rocher entouré de flammes accompagné des lettres P et R : Rouchaud Pierre 1643

Rocher issant d’une rivière : Chavepeyre 1650

Rocher mouvant d’une mer : Chaillou des Barres

Rocher sur lequel rampe un cerf : Joyet avocat 1658, du Mont 1701

Rocher sur lequel rampent deux lièvres affrontés : Moujon de La Valette

Rocher sur lequel est posé un lion : Rochedragon Jeanne 1701

Rocher sur lequel est posé un geai : Roger

Rocher posé sur un tertre : Rochon de Puycheny

Rocher soutenant deux palmes : Terriou de La Chassaigne

Rocher surmonté de trois étoiles, accompagné d’un lion contourné et soutenu d’une trangle : Rochon de
Valette

Rocher surmonté des lettres A et R : Roche

Rochers sur lesquels est perchée une colombe tenant une branche feuillée : Malefilhe

Rochers avec un pin accompagné de trois étoiles : Pinot N… d’Aixe 1648

Rochers (3) : Léris de Peyramont, Rochette (armes traditionnelles), Seillat de Marsat, commune de Toy-Viam

Rochers mis en fasce (3) celui du milieu sommé d’un arbre : Loubrayrie

Roi David couronné poignardant un lion : David Pierre 1697

Roi David suffoquant un lion : David Jacques 1697

Roquets (ou fers de lance) (3) : commune d’Astaillac

Roseaux (ou épis de blé) en sautoir (2) : Lauthonye

Roseaux (4) : Blanger

Rose : Anglard (femme 1701), Augier Jean, Bardoulat, Bardoulat Pierre, Belut, Blondeau 1630, Boisse 1679, du
Boys, Bregefer, Chapelle de Jumilhac JB, Cros de Belbeder, Despors de La Borderye, Espinet femme, Finot,
Gadault N… consul…, Gadault Martial, Garlandier, Guillemin, Guytard Fronton, Guytard procureur, Hecquard,

982
Lamy greffier, La Renoudie, La Vergne sgr de Juillac, Léonard Pierre, Marpiannas, Pannier d‟Orgeville,
Roussaud, commune de Saillac, Savignac, Taraveau notaire 1652 , Villoutreys, Villoutreys de Brignac

Rose accompagnée de quatre coquerelles (ou noisettes) : La Brouë de Saint-Yrieix

Rose accompagnée de deux étoiles : commune de Saint-Fréjoux, Seroux

Rose dans un cercle : Boismartin

Rose sur le milieu du tronc d’un arbre : Segond 1556

Rose sur le haut du tronc d’un arbre effeuillé : Segond 1627, Segond Bonnaventure 1627

Roses (2) : Barny, Beaure, Broua, Delors, du Bois Pierre, Dufour de Neuville, Fassion de Sainte-Fay, Faulte
François 1648, Gadault procureur, Gallichier N… 1601, Gueyton, Guilhaume, Guillaume de Rochebrune 1680,
Guillon, La Font 1699, Mallevaud de Marigny, Mandat-Grancey, Martin dit Dessables 1603 et 1642, Menudier,
Mestadier, Montagut, Monteyroulet Mr, Moufle, du Rousseau 1697, commune de Saint-Priest-de-Gimel, Sory de
Voutezer, Teyssier du Mazel, Vassan

Roses (3) : Ambrugeac femme, Audouard, Bertin, Bertin de Chalup, Boucher, Brisset, Brossier de La
Charpagne, Carton, Coudert de La Villatte, Cressac de Soleuvre, Degorceix épouse, Doyneys 1650, Doyneys
1670, Durand procureur, Eychaupré, Froment Anne 1701, Furgaud Aubusson, Goumy, Graffeuil selon
Guillaume Revel, Lambertye-Tornielle 1700, Lapelin, La Pisse famille, Lascure, Marchant de La Vivie, Materre,
May de Termont, Oiron, Picquart, Ponsard, du Puy de Semur, Razès Limoges, Rivière épouse 1701, Riquetti
comte de Mirabeau, Rochon François lieutenant 1701, Rogier de Beaufort, Rogier des Essarts, Rougier Michel
1628, Rougier N… 1603, Rougier Haute-Marche, Rousiers selon Nadaud, Rousset 1655, commune de Saint-
Martin-Sepert, Saint-Robert, Sallandrouze, Sallandrouze de La Mornaix, commune de Sionac, X…

Roses en boutons (3) : Rousiers selon Valette

Roses brochant sur un bandé (3) : de Froment Anne 1701

Roses chargeant un pal (3) : Valon femme 1701

Roses tigées et feuillées (3) : Rougier

Roses dans un vase (3) : Mourilheras

Roses (4) : Stuer autres armes

Roses (5) : Besse de Meymont, Chioche, David Jean du Clocher Limoges 1648, commune de Laroche-près-Feyt

Roses accompagant une bande (5) : commune de Saint-Angel

Roses chargeant un sautoir (5) : Thouars autres armes

Roses (6) : Besse de Bellefaye, La Jugie de Rieux

Roses (6) accostant une épée en bande : commune de Laval-sur-Luzège

Roses en orle (6) : Chapitre de Saint-Germain-les-Belles, commune d‟Eyrein, Laurens de Puy-La-Garde, Rogier,
Rogier de Beaufort-Canillac, Rogier des Essarts Mr 1679, Rogier des Essarts 1697, commune de Rosiers
d‟Egletons

983
Roses (7) : du Bois Pol 1640

Roses (8) : Bordages, Peyroche

Roses sur bordure (8) : Du Bois N… 1640

Roses en orle (8) : Razès de Puy-Bertrand

Rosier fleuri : Espinet juge de Combressol

Rossignol : Chassignole

Roue : Brisset, Roudeau N… 1603

Roue de Sainte-Catherine : Salviat Jean

Roues de Sainte-Catherine (3) : Rosier de Gentil

Roue accompagnée de :

quatre œillets : Lansade

huit coquilles : Bellay

Roues (2) : Chapelle de Jumilhac JB

Roues dentées (2) : Rastouil

Roues (3) : Roudeau Jannette 1630, commune de Royère-de-Vassivière

Roues (7) : Cérou

Rougets (3) : Rouget

Ruban en noeud : Benoist Hélie, Ruben Marguerite 1701

Rubis (4) : Chaillou des Barres

Ruisseau coulant d’une fontaine surmontée d’une croix : commune de Saint-Setiers

Ruisseaux (2) : Rousselle Pierre 1656

984
S
Sable plain : Ranjon

Sabre : Combarel Hugues évêque

Sabre tenu par un dextrochère : Martial

Sabre tenu par un lion : Mosnier

Sabre et épée en sautoir surmontés d’un dauphin : Colaud de La Salcette

Sacré-Cœur : Castel

Sacs (2) : commune de Blanzac, commune de Roussac

Sacs accompagnant un saint Nicolas (2) : communauté des procureurs de Limoges

Sacré-Cœur enflammé : Quilliet

Saint Augustin tenant un cœur enflammé et une crosse d’évêque : communauté de Sainte-Geneviève de
Feytiat

Saint Benoît accosté des lettres S et B : communauté des religieuses de la Trinité du Dorat

Saint Benoît tenant un livre et une crossed’abbé : Religieux de Saint-Benoît de Rigivas

Sainte Claire tenant un ostensoir et une crosse d’abbesse : couvent des sœurs de Sainte-Claire

Saint Eloi nimbé forgeant avec un marteau sur une enclume : commune de Chaptelat

Saint Etienne lapidé : collégiale Saint-Etienne d‟Eymoutiers 1525

Saint-Etienne tenant une palme : collégiale Saint-Etienne d‟Eymoutiers 1697

Saint Joseph tenant un lis : communauté des artisans d‟Egletons, communauté des artisans de Treignac

Saint Joseph et la Sainte Vierge : Nadaud Marie

Saint Joseph tenant le petit Jésus par la main : couvent des religieuses de saint Joseph de la Providence de
Limoges

Saint Louis : communauté des marchands de Bort, communauté des marchands de Treignac

Saint Martial en buste : ville de Limoges

Saint-Martial à mi-corps vêtu d’une dalmatique chargée de fleurs de lis et tenant des fers de prisonniers
dans sa main : Chapitre de Saint-Léonard

Saint Martial mouvant d’un nuage : Flocard

Saint Nicolas accompagné de deux sacs : communauté des procureurs de Limoges

Saint Psalmet : collégiale Saint-Etienne d‟Eymoutiers 1525

985
Sainte Ursule tenant d’unne main un cœur percé d’une flèche et de l’autre une palme : communauté des
religieuses de sainte Ursule de Limoges

Sainte-Vierge sur un croissant tenant l’Enfant-Jésus : Prieuré du Chastenet

Saint Yves au naturel en robe de palais : communauté des avocats et notaires d‟Ussel

Saint Yves tenant une plume à écrire et un sac : communauté des avocats de Limoges

Saint Yves tenant un papier plié : communauté des avocats, procureurs et notaires de Meymac

Saint Yves portant à sa ceinture un sac de papiers et tenant un papier plié : communauté des avocats,
procureurs et notaires de Neuvic

Saint Yves tenant un sac de papiers : communauté des avocats et notaires de Treignac

Sainte mouvant d’un nuage : Flocard

Salamandre : Bardoulat de La Salvanie

Salamandre couronnée dans des flammes : Chiniac

Salomé portant la tête de saint Jean-Baptiste (ou Dansarelle) : commune de Chavanac

Sanglier passant : Guillemin

Sapin sur un chef : Sapin de Truffy

Sapin arraché : Sapin famille

Sapin brochant sur un parti : Sapin de Belair

Sapins (3) : Boisson de Lussat

Savate : du Savary 1701

Saute-haies (2) : Luret

Sauterelle (ou faucheux) : Faucher de La Ligerie

Sautoir : Andrieu, Audebert de La Pinsonie, Basquiat, Bort, Boyssade, Foulhiac, Galland, Gallois, La
Boulinière, La Chassagne 1699, Pindray d‟Ambelle, Rieu Gaspard 1671, commune de Soumans, Stuer

Sautoir accompagné de :

un croissant : Laurent de Fontbuffeau, Rieu Joseph 1697

une étoile : Bort ancien, commune de Estivals, Michel de Leyrat

une étoile et un soleil : Blanchardon N…

un lion : Malleret Claude 1701, Malleret de Villard

Sautoir alaisé : André 1600

986
Sautoir alaisé accompagné de trois molettes : Marcillac de Chabannes

Sautoir alaisé brochant sur un semé d’étoiles : Bellot de Minières

Sautoir alaisé cantonné de quatre billettes : L‟Aubespine de Châteauneuf, L‟Aubespine de Verderonne

Sautoir cantonné de :

une étoile, un arbre, un lion et un croissant : Andrieu de La Mazière, commune de Saint-Dezéry

quatre croisettes pommetées : Blond, commune de Blond

quatre croissants : le curé de Saint-Martial-sur-Isop

quatre épis de blé : Descoutures Symon IV vers 1670

quatre étoiles : Dupont de L‟Etang

quatre larmes : Garreau 1701

quatre merlettes : Turpin de Rancé 1697

quatre molettes : Montaignac armes contemporaines, commune de Montaignac-Saint-Hippolyte

quatre otelles : Igonin Sylvain 1697

quatre roseaux : Blanger

quatre roses : Stuer autres armes

quatre tours : commune de Bellegarde-en-Marche selon Bosvieux

Sautoir chargé de :

une étoile : La Barde

deux épées en sautoir : Viton

cinq coquilles : Brenier de Saint-Christo

cinq roses : Thouars autres armes

Sautoir chargé de cinq coquilles et cantonné de vingt étoiles : Brenier de Montmorand

Sautoir contre-bretessé accompagné de quatre sautoirs : Boussac d’Ublanges

Sautoir denché : Bort moderne

Sautoir denché cantonné de quatre croissants : Boussac de Tulle

Sautoir engrêlé cantonn é de quatre croissants : commune de Chanteix

Sautoir engrêlé cantonné de quatre tours : Maumont contemporaines

Sautoir formé d’une cotice et de quatre barrettes en barre : Gimel de Paluel

987
Sautoir ondé chargé d’une étoile en abîme : Girardin 1811

Sautoir ondé cantonné de quatre tours : commune de La Chapelle-Spinasse, Maumont de Saint-Vitte

Sautoirs (4) : Boussac d’Ublanges

Sauveur (ou Christ) la main droite tenant un monde et la gauche étendue : Saint-Sauveur
Sauveur (ou Christ) rayonnant et tenant un monde : Las Sounas

Sceptre en pal : Rioblanc 1701

Scie : Fossiat

Scie posée sur un mont : Simon procureur 1701

Scorpions (5) : Texier de Javerlhac Touraine autres armes

Scorpions sur chef chargé d’un croissant entre deux étoiles (5) : Texier de Javerlhac Touraine

Seau : Ceynat

Seaux (3) : Ceaux, commune de Seilhac

Semé d’annelets : La Charlonnie de Blotais 1668

Semé d’arbres : Eyssarteau, Forest Antoine, La Forestie, Vaucorbeil N …

Semé d’arbres traversé par un chemin de terre : Vaulbrune

Semé de besants : Besse Blaise, commune de Feyt, Sarrazin de La Fosse

Semé de billettes : Beaujeu de Montpensier, Coëtlosquet, commune de Crocq, Désortiaux, Rochefort-Luçay,


Saint-Julien

Semé de châtaignes : Bergeau, Chasteigner du Richard, La Chassagne

Semé de coquilles dans fretté : Montal

Semé de croisettes : Boucher d‟Orsay, Montboissier, du Laurier, Léonard

Semé d’épées hautes : Bonfils de La Peyrouse

Semé d’étoiles : Albis de Razengues, Baraguey d‟Hilliers 1808, Bellot de Minières, Bonnet de La Chabanne,
commune de Châtelus-Malvaleix, La Roche-Aymon, Mornay selon d’Hozier, Regnauld Annet, commune de
Saint-Bonnet-près-Bort

Semé de fleurettes chargé d’un lion contourné: Grellet des Prades et de Fleurelles 1902

Semé de fleurs de lis : Abbaye des Feuillants de Saint-Martin, Anjou (Charles), Brenier de Saint-Christo,
commune de Dun-le-Palestel 1860, département de la Creuse, Foucaud de Saint-Germain-Beaupré, Foucauld de
Saint-Germain-Beaupré Amiral, Grégoire de Roulhac seigneur de Thias, Las Tours XIIIe siècle, La Tour
d‟Auvergne évêque, La Tour d‟Auvergne-Turenne (XVe siècle), Saint-Laurent, Turenne maréchal de France,
Rohan-Lévis, Thouars

988
Semé de flammes et de larmes : Sclafer de La Rode

Semé de fleurs de lis à la bande brochant : Bourbons comtes de la Marche avant 1361

Semé de fleurs de lis à la cotice en bande brochant : Feydeau du Ressonneau modernes

Semé de fleurs de lis et de tours : La Celle de Thouron

Semé de larmes et de flammes : Sclafer de La Rode

Semé de merlettes : commune de Saint-Geniez-ô-Merle

Semé de mouchetures hermine : Glenest

Semé de mouchetures d’hermine sur les bandes d’argent d’un bandé de six pièces : Saint-Martin de Bagnac

Semé de losanges : Rancon

Semé de quartefeuilles : Phélypeaux, Phélypeaux de Pontchartrain, Phélypeaux de La Vrillière

Semé de marguerites : Grellet des Prades et de Fleurelles 1882

Semé de merlettes : Gain de Linards

Semé de molettes : commune de Confolent-Port-Dieu, Cosnac, commune de Cosnac, Ligondès, Montmorin-


Saint-Hérem

Semé de trèfles : La Roche-Aymon branche de La Roussie, Nesle

Senches ou brochets (3) : Ruyneau de Saint-George

Sentier accompagné de quatre oignons : Chopy

Seringue ou clyster en bande : Grandchier

Serpe accompagnée de deux étoiles et des lettres P, V, D : Delavault

Serpent brochant sur un fretté de six flèches : Douhet lieutenant 1601

Serpent entourant un mouton : Ragon

Serpent tortillant :

un arbre : Bouverye

un chêne : La Salvanie

un chou : Chauvelin

un miroir : Baudon de Mony-Colchen, Cornudet des Chomettes

un pommier surmonté d’un croissant entre deux étoiles : Sapientis

une verge : Boyer baron

989
Serpents entrelacés (2) : Duffour

Serres d’aigle tenant une clé en fasce : Maurice

Signe des barons militaires : Roulhac de Rochebrune 1811

Signe des chevaliers légionnaires : Dumarest-Bellair, Grellet de La Rouzière, Pignet, Pradel de Saint-Charles

Sinople plain : Ranjon

Sirène tenant un miroir et un peigne : Desbories de Froidefond

Soc de charrue : Bugeaud de La Piconnerie

Soleil : Allouveau de Montréal, André d‟Apchon, André de La Ronade, Ardant Jean 1650, Ardant Jean le jeune
1653, Aubusson trésorier, Audouard, Avril médecin 1670 , Barré de Saint-Venant, Balaire, Basquiat, Baudon de
Mony-Colchen, Beaubreuil, Beaubreuil Anthoine 1644, Berteaud, commune de Billac, Blanchardon N…, Boery,
Bouchau, Bourboulou Jean 1654, Bouscheys, Boutaudon, commune de Branceilles, Brissaud N…, Brisset,
Brugière de La Barrière, Celière, Champalimaud, Chastenet 1699, Cibot 1659, Cibot N… seigneur du Rieu 1679,
Clare, Clary de Saint-Angel Charles 1679, Cros de Belbeder, Crouchaud N.. et X.., D… Simone, Déclareuil,
Descoutures Symon I 1556, Durou, Duverger, Eschaupré, Eychaupré, Espinasse comte de Pebeyre, Félines de La
Renaudie anciennes, Fénis armes familiales, Fontréaux, Gasquet, Germain roturiers, Grand, Guérin médecin,
Guignard, Guytard procureur, Guytard Jacques, commune de Jarnages, Joubert, Juliard, Lachaud N… prêtre, de
Leychousier, Lortcournet, Luret, Magy 1768, Marcialet Jean, Marzat, Maury, Midre , Midy veuve, Midy
Martial, Montazeau, Monteyroulet Mr, Monteyroulet autre, Montroux de Rignac, Paignon marchand, Petit N…
1644, Piquet, Quigniard, Raymond marchand, Roussaud, commune de Saint-Augustin, Sannnegrand, Souloyte,
Tronchay de Vayres famille, commune de Valiergues

Soleil accompagné de :

une montagne : Raymond frère de la Sainte-Croix 1628

deux croissants : Lespinasse comte de Pébeyre, Talhandier

deux croissants et un lion contourné : Chanabières

deux ruisseaux : Rousselle Piere 1656

trois étoiles et d’une montagne accostée des lettres I et R : Raymond J. marchand 1652

neuf étoiles en cercle : Gloria

Soleil chargé d’un X : Berteaud évêque

Soleil chargeant deux caducées en sautoir : communauté des médecins de Saint-Junien

Soleil naissant : Dufaure Pierre, Leclache 1701, Villebois

Soleil posé sur un mont surmonté d’une étoile entre les lettres G et R : Raymond G.1599

Soleil à rais recourbés : Badefol d‟Ans (autres armes)

Soleils à rais flambloyants alternativement droits et flamboyants : Félines de La Renaudie XVIIe siècle

Soleil soutenu de deux étoiles en pal : Abbaye d‟Aubazine, commune d’Aubazine

990
Soleil surmontant :

chevron : Villedo de Clichy

un cœur : Bourboulou Jean 1654

une épée : Durou

une montagne : commune de Beaumont-du-Lac, Clermontel

trois étoiles : Guignard

Soleil surmonté de :

croix et soutenu d’une trangle : Leclère règlement de 1816

une croix tréflée et soutenu d’une trangle : Leclère règlement de 1813

Demi-soleil : Clary de Saint-Angel (ou Declary) 1648 ; Méliand

Soleils (2) : Pénigot

Souche arrachée et terrassée : Lesterps de Beauvais, Yvernaud 1601

Souche arrachée accompagnée de deux rameaux : Lesterps de Beauvais autres armes

Souche posée en fasce : Souchard Jean1701

Souci (fleur) : Cramaridas

Soucis (3) : Quinault

Souliers (2) : Chaussard marchand 1701

Souries (3) : Souris anciennes

Souries (3) surmontées de trois étoiles surmontées d’un croissant : Souris de La Praderie contemporaines

Sphère sur un pied accompagnée de deux cygnes affrontés : Albin

Sphinx : commune de Bessines-sur-Gartempe

Sur le tout : Abzac de La Douze, Abzac Olivier, Abzac de La Prade, Ancelin de La Forge, commune d‟Azat-le-
Ris, Barbançois de Sarzay, Beauverger-Montgon, Bellay, commune de Bellechassagne, Bonfils de La Peyrouse,
Bonnin de Fraysseix, Bonnin 1658, Calvimont, Chabannes de Dammartin, Coaskër dit La Vieuville, Cordeboeuf
modernes, Cressac de Soleuvre 1819, commune de Crocq, commune d’Eygurande, Forsat, Henri II d‟Albret
vicomte de Limoges 1531, Julien de Pegueirolles, La Baume de Foursac, Lambertye, Lamy de Boiscouteaux,
commune de Le Jardin, Manny, Maschat anciennes, Pérusse-Merville, Robert de Saint-Jal selonTardieu, Rohan-
Lévis, commune de Saint-Bonnet-L‟Enfantier, commune de Saint-Merd-les-Oussines, Senigon après 1720,
commune de Servières-le-Château, Turenne maréchal de France, Veyny d‟Arbouze

Satuette-reliquaire de saint-Etienne de Muret : commune de Les Billanges

991
T

Taillé : Jabrillac Jean-François 1697

Tanches l’une sur l’autre (2) l’une surmontée d’une étoile : Tanchon

Tau (ou béquille de saint Antoine) chargeant un cœur : Manent chanoine 1699

Tau (ou béquille de saint Antoine) (3) : commune d‟Ambazac, Branquilanges

Taureau furieux : Bouville, Faucon du Ris

Taureau passant : Guillaumanches du Boscage, Lanet

Templier vêtu d’une cotte et accosté de deux rameaux de buis : commune de Bussière-Poitevine

Terrasse : Abadie de Charconat, Auboux, Audonyl, commune d‟Aubusson 1636, communauté des avocats de
Limoges, Bardinet Pierre, Beaufort, Beaure, Bertin, Bertin de Chalup, du Bois Joseph 1697, Boisse 1679,
commune de Boisseuil, Boisson de Lussat, Boslinard, Bouchaud de Mazaubrun, Bourdier-Rabi, Bouschaud de
Brie, Boutaudon, Boysse N…, Brival de Lavialle, Brunier, Busseyrout, Chambinaud, commune de Chamboulive,
Chastagnac receveur, Chastaignat trésorier, commune de Château-Chervix, Chaumeix, Chaumeix dit Marrand
après 1670, Chenaud Limoges , Comte sieur de Beyssat, Couder, Cours, Coussy, Cros de Belbeder, Deplanche-
Lafond, Desaix baron, Deschamps 1600, Dubois cardinal, Duboys, Du Boys de Mérignac, Dumay, Dumonteilh,
commune de Dun-le-Palestel 1933, Duquesnay évêque, Eychaupré, Faulte N… 1602, Faulte 1696, Faure dit
Chando, Gautier, Génébrias, Goursaud de Merlis, Grandchant, commune de Guéret, Johanaud, Jupile, Lafond de
Saint-Mûr, La Nouave, La Tranchardie, La Treille, Le Cler du Rivaud, Léon XIII (Pecci), Léonard Pierre, Macé
1601, Malevergne de Fressiniat, Malavernie, Marchandon, Materre, de Meilhac, Menudier, Millet, Mortemart de
Boisse Marc, Moulinier N… 1602, Naujat, Pailler, Pauly, Perier Marcial, Périer, Perière du Vignaud, Pétiniaud,
Petit Joseph, Pigne, Plantadis, communauté des religieuses de sainte Ursule de Limoges, du Sauzay,
communauté des prêtres de Treignac, Rouard, Rouvery, commune de Saint-Martin-Sepert, communauté de
Sainte-Geneviève de Feytiat, Saleys P. 1602, Segond 1556 , Segond 1627, Segond Bonnaventure 1627, Siriey,
Tardivet, Tenant de La Tour selon d’Hozier, Téveny 1697, Texier de Javerlhac Touraine, Touriaud, Troutier N…
1602, Troutier Jean vers 1644, Varachaut 1697, Verninac autre branche, commune de Vicq-sur-Breuilh, Vignes
de Parisot et de Puylaroque, Yvernaud E…, Yvernaud Jean

Terrasse fleurie : Eschaupré

Terrasse fleurie de trois roses : Eychaupré

Terrasse herbée : Malevergne

Terrasse isolée avec un lion passant : commune de Meyrignac-L‟Eglise

Terrasse au naturel : Moulinier avocat

Terrasse semée de touffes d’herbe et plantée de trois épis de blé : commune de Champnétery

Tertre sur lequel est posé un rocher : Rochon de Puycheny

Tête d’aigle : Betz

Têtes d’aigles arrachées (3) : Barberie de Saint-Contest, Pajot de Marcheval

Têtes d’aigle couronnées (3) : Flancaud, Picquet de Juillac, Picquet de Vignolles

992
Têtes de beliers (2) : Hauvray de La Boquinière

Tête de cerf : La Gastine, Venassier

Tête de cheval contournée : Puyguyon

Têtes de cheval adossées (2) : Dumarest-Bellair

Tête de chèvre accornée : commune de Bellegarde-en-Marche selon Hugon

Têtes de chevrettes (3) : Ernault des Bruslys

Tête de chien (limier) : Rigaud armes contemporaines

Têtes de chiens coupées surmontées d’un cor de chasse (3) : Saute

Têtes de coqs (2) accompagnant une branche de buis : commune de Bussière-Galant

Tête d’Esculape : Duffour

Tête de femme accompagnée de trois œillets : Bellemie A, 1641

Tête d’hommes à deux fasces : Barbe, Sage

Tête d’homme barbée et chevelée sur un lion monstrueux : Leuchy, des Réaulx

Tête d’homme cheveux dressés : Poillevet

Têtes d’hommes aux cheveux dressés (3) : Poylevé

Tête humaine soufflant un vent : Ventenat

Tête de léopard : Berthelin de Doulevant

Têtes de léopard (3) : Barbançois, Barbançois-Charvet

Têtes de léopard accompagnant une fasce ondée chargée d’une croisette (6) : Waters

Tête de lévrier : Faure de Chassaigne

Tête de licorne : Demay 1640

Têtes de lions arrachées et affrontées (2) : Antignac

Têtes de lions arrachées et affrontées (4) : La Croix-Laval

Têtes de lion arrachées (3) : Mas de Fougères

Têtes de lions arrachées et couronnées (3) : Le Groing, Mas de Fougère

Tête de Maure : Maurice, Morellon, Tacquenet, Testut-Delguo

Têtes de Maures (3) : Filloux, La Loüe armes familiales, Maure, La Pisse 1808

Têtes de Maure adossées (4) : N… veuve Fournoulx

Têtes de merles (ou gérardines) (8) : Girardin 1811, Girardin contemporaines

Tête de mort soutenue par deux os en sautoir : Fiallon

993
Tête de mort couronnée : Sanegrand

Tête de mort surmontant deux os : Sallandrouze de La Mornaix

Têtes de perroquets (3) : Alart

Têtes de porcs (3) : Courteys

Tête de taureau (ou de vache) de face : Bastide

Tétraèdre (ou pyramide) accompagné de trois molettes : La Pisse 1808

Tiare surmontant deux clés en sautoir : Chapitre de Saint-Yrieix

Tierce brochant sur un bœuf : Beauvieux

Tierces en sautoir cantonnées de quatres merlettes (2) : Tiercelin de Rancé armes traditionnelles

Tiercé en bande : des Gouttes modernes

Tiercé en fasce : commune d‟Ayen, Bar de Limauton, Chaillou des Barres, Gay de Vernon 1808, Lamazou
évêque, Naberat

Tiercé en pairle renversé : commune de Linard, commune de Saint-Martial-le-Mont

Tiercé en pal : Anjou (Charles), commune de Châtelus-Malvaleix, Varéliaud, commune de Verneiges

Tiercefeuille : commune de Reterre

Tige de lis au naturel : Mosneron

Tige de lis arrachée chargée d’un lion rampant : Grégoire de Roulhac 1811, Roulhac de Rochebrune selon
Valette

Tige fleurie d’une rose soutenue d’un croissant et accostée de 2 étoiles : Blondeau 1630

Tiges d’épines (3) : Bourg de Bozas

Tiges de roseaux (4) : Blanger

Tigre couché : Perron

Tonneau soutenu d’un croissant : Bastard de Saint-Denis

Touffe d’épines d’où sort un lis de jardin : couvent des religieuses de sainte Ursule de Tulle

Touffes d’herbe sur une terrasse : commune de Champnétery

Tour : Alziary de Malaussène et de Roquefort, Ayen, Balue, Bardoulat de La Salvanie, Bastiste, Calvimont,
Douhet d‟Auzers, Durfort, Duron de Ségonzat selon Hugon, commune de Estivaux, commune de
Feytiat,Hauteclaire, Jarrige de La Morélie, Jarrige de La Robertie, La Belmondie, La Gorse, Lamonerie, Lamy
de Boiscouteaux, La Tour de Neuvillars famille, La Tour de Neuvillars François 1697, commune de Lestards,
Limoges, Martin de La Bastide, Martin de La Bastide armes contemporaines, Martin de Puytison, Mas de
Paysac après 1647, Matault, du Miral Dominique 1698, Peyrat de Thouron 1600, Roy de Chaumareix,
Sainchorent Angoumois, commune de Saint-Eloi-les-Tuileries, commune de Saint-Robert, commune de Saint-
Salvadour, commune de Salon-la-Tour, Tournier, Tournyol de La Roche, Tournyol du Râteau, Vallette

Tour accompagnée de :

994
un croissant et une étoiles : commune de Liginiac

une fleur de lis et de trois étoiles : Texandier

trois étoiles : du Sauzay, Séguret, Villoutreys 1602

six étoiles : Jaubert de Nantiat

Tour accostée de :

une levrette et d’un lion : Massy

deux étoile à la cotice brochant : Tournemire Golfier 1450

deux lions affrontés : Tournefort

deux merlettes : commune de Saint-Cirgues-la-Loutre

deux roses et surmontée d’une étoile : Guillon

Tour en bande : Auridier

Tour en barre : Tournyol de La Faye 1701

Tour brochant sur :

chapé : Cujas

semé de fleurs de lis : commune de Crocq, La Tour d‟Auvergne évêque, La Tour d‟Auvergne-Turenne
(XVe siècle), Turenne maréchal de France

semé de merlettes : commune de Saint-Geniez-ô-Merle

Tour chargeant en abîme une croix : Mas de Payzac 1812

Tour couverte brochant sur un chapé : Cujas

Tour crénelée : Fayet de La Tour, La Carte de La Ferté-Senectère, Mascaron, Pragelier famille, du Rousseau
1697, Tournyol de La Rodde, Tournyol du Clos

Tour crénelée accompagnée d’une étoile et d’un croissant : Fayet de La Tour

Tour crénelée de cinq pièces brochant sur un parti : Fricon veuve 1699

Tour crénelée surmontée d’une cigogne d’argent : Begougne de Juniac

Tour donjonnée : commune de Le Grand-Bourg 1933, Le Prunier de Lemps

Tour donjonnée de trois pièces : Châteauneuf, La Tranchardie de Chaslus, Salviav de Vielcastel

Tour ou château donjonné et surmonté de deux haches : Apchier, commune de Saint-Exupéry-les-Roches

Tour fortifiée de deux ouvertures : commune d’Arnac-la-Poste

Tour mi-hersée sommée d’une clé de sol et pavillonnée : Estribaud de La Gorre

Tour ruinée : Dupuy de Saint-Florent, Souham

995
Tour donjonnée de trois pièces et soutenue de deux troncs d’arbre écotés en sautoir : La Salle de
Rochemaure, commune de Saint-Etienne-aux-Clos

Tour sommant un mont de trois coupeaux : commune de La Roche-L‟Abeille

Tour sommée de :

une aigle : Alziary de Roquefort et de Malaussène

un corbeau : Vaucourbeil

deux tourelles : Montaigu de Bouzols, Pommelée

Tour surmontée de :

un croissant : Ballue, Sclafer de La Rode

une épée : Massy

deux étoiles et accostée de huit mouchetures d’hermine en orle : Tournemire Languedoc

deux tours : La Pomélie famille

Tours (2) : Bonnetie, Desmaisons 1697, Jouvin de Rochefort

Tours (2) soutenues d’un besant accostant une fleur de lis : commune de Thouron

Tours (2) encadrant une courtine crénelée : commune de La Courtine

Tours (2) girouettées flanquant une maison : Desmaisons sieur de Bonnefont 1697

Tours (2) posées sur une montagne : La Garrigue

Tours ruinées posées sur une montagne (2) : commune de Crocq autres armes

Tours (3) : commune d’Arnac-Pompadour, Burg, commune de Chabrignac, Châteauneuf, Faucon des Lèzes
1650, Hélie de Pompadour, Imbert XIXe siècle, La Pomélie 1697, commune de Lascaux, La Tour évêque, Maigne
de Maschat anciennes, commune de Noailhac, commune de Saint-Bonnet-Avalouze, commune de Saint-Cyr-la-
Roche, Salès, Sarrazac, commune de Troche

Tours (3) accompagnant une main : Maschat modernes

Tours accompagnées de six étoiles (3) : Campagne

Tours (3) brochant sur un semé de fleurs de lis : Las Tours (XIIIe siècle)

Tours chargeant un chef (3) : Vallette

Tours (3) mêlées de trois fleurs de lis : Faucon des Lèzes modernes

Tours donjonnant un château (3) : Peyrat de Thouron 1697, Vallette

Tours rangées en chef (3) : Cheviale

Tours sur une montagne (2) : La Garrigue

Tours (4) : commune de Bellegarde-en-Marche selon Bosvieux, commune de La Chapelle-Spinasse, Maumont


contemporaines, Maumont de Saint-Vitte

996
Tourteau : Loménie, commune de Saint-Priest-de-Gimel

Tourteau chargé d’une étoile et accompagné de quatre croissants : Daniel chanoine 1699

Tourteau accompagné de deux mouchetures d’hermine : Momet Gilbert 1701 ,

Tourteaux (3) : Chantois, Courtenay, Dargier de Saint-Vaulry, Darnal de Negelle, Formigier de Beaupuy,
Landouillette de Languivière, Lesboulière, Razès de Monisme autres armes, Turenne maréchal de France

Tourteaux (5) : La Vaupillère

Tourteaux enchaînés (5) : Douhet conseiller 1701

Tourteaux-besants chargés d’un flanchis (5) : Audebert sieur de Gros-Pommier

Tourteaux (6) : Pellet

Tourteaux (8) : Chirat

Tourteaux chargeant trois pals (18) : commune de Bellegarde-en-Marche selon de Cessac

Tranché : commune d‟Aureil, Benoit XV, Jabrillac Pardoux 1697, Marbot 1815

Trangle : Couturier de Fournouë Gabriel 1813, Fontréaux

Trangle bastillée de quatre pièces soutenue d’un pal abaissé : Tesserot

Trangle bastillée de cinq pièces sous un chef soutenue d’un pal brochant sur un parti : commune de
Segonzac

Trangle soutenant : un rocher : Rochon de Valette

un soleil : Léclère règlement de 1813

Trangle surmontant trois gerbes : Noblet François 1699

Trangles (3) surmontées de trois souries : Souris de La Praderie contemporaines

Traverse componée brochant sur un demi-vol d’aigle : Beaubruel

Trèfle : Chaud, Lafosse

Trèfle chargeant un cœur : Marmond

Trèfles (2) : Baluze Jean, Dumon

Trèfles (2) surmontés d’une croix alaisé : Valladon

Trèfles (3) : Begougne de Juniac, Bourdicaud, Cholny N… épouse 1701, Despradeaux, Doublard du Vigneau,
Dupré J. 1630, Dupré Jean 1650, Dupré N…1650 , Dupré Pierre 1644, Dupré N… curé 1698, commune
d‟Eymoutiers XIXe siècle, Fieux, Hugon du Prat 1698, La Fayole, Le Bigot de Gastines, de Léonard, Montaunet,
Phelippes, Ruaud de La Fayolle, Ruaud N…, Selve de Bity, Tardif, Thianges famille, Trech, Vandière de Vitrac,
Villedo Madeleine veuve Rosteau

Trèfles (4) : Arbelaud, Peschant

Trèfles en orle (8) : Couvin

Treille : La Treille, Latreille de Lavarde, Treilhard

997
Treillissé de sable : Albis de Razengues

Treillissé de quatre pièces : Lomagne de Firmacon, commune d’Orliac-de-Bar

Trepied soutenant un édicule muni d’un robinet : Chambinaud

Trescheur double avec un lion : Fitz-James, Rohan-Lévis

Triangles entrelacés (2) : Laguyaire

Triangles entrelacés (2) accompagnés deux étoiles et d’un croissant : du Queyrois

Triangles (4) cantonnant une croix potencée : Chapitre de Saint-Yrieix

Triangle vidé : Mage

Triangle vidé et accompagné d’une rose, de deux besants et d’un croissant : Belut

Triangles vidés et entrelacés (2) : La Fageardie Martial 1699, commune de Saint-Martial-de-Gimel

Triangle vidés et entrelacés soutenant une aigle (2) : , Langlade, commune de Saint-Julien-de-Bort

Tronc d’arbre couché en fasce : Huot du Tronchet, Souchard Arnaud 1701, Tronchay de Vayres 1701

Tronc d’arbre sommé d’une branche feuillée : Mortemart de Boisse Marc, Mortemart de Boisse François

Troncs d’arbres écotés en sautoir (2) soutenant une tour donjonnée : La Salle de Rochemaure, commune de
Saint-Etienne-aux-Clos

Tulipes (3) : Le Bonhomme de Lajaumont

998
U

Urne (ou vase) avec un bouquet : Brivezac capitoul

999
V

Vache : commune de Millevaches, Vacherie, Vachier

Vache clarinée paissant sur une terrasse : Vignes de Parisot et de Puylaroque

Vaches (2) : Béon, Béon d‟Armentieu, Henri II d‟Albret vicomte de Limoges 1531, Lamazou évêque

Vaches attelées à une charrue tirant une herse (2) : Varacheau

Vaches clarinées (3) : Brettes

Vair : Bayard, Bosredon familiales, Bosredon Charles 1699, Chermartin, Daumail, Dissandes de Bosgenêt,
Ernault des Bruslys, commune de Gros-Chastang, commune de Saint-Sulpice-les-Champs selon Bosvieux,
commune de Saint-Sulpice-les-Champs selon Hugon, commune de Soudaine-la-Vinadière, Verninac de Saint-
Maur, commune de Veyrac

Vair plain : Vichy

Vair au cheval de gueules : Thianges N… dame de Lussat 1701

Vairé : Bauffremont, Kardérian, La Veix, commune de Vars-sur-Roseix, Veyrac

Vaisseau mâté et équipé : Masrambaud

Vannets (3) : La Buxière selon Nadaud

Vase : Bertrand, La Barrière, commune de Saint-Martial-le-Mont

Vase enflammé : Baluze du Besson

Vase garni de fleurs surmonté d’un croissant entre deux étoiles : Brivezac Pierre 1697

Vase garni de trois fleurs de lis : Limousin greffier 1697

Vase garni de cinq fleurs d’œillet : Doulhat

Vase à trois roses : Mourilheras

Veau : Vaubrun

Veau surmonté d’une couronne ducale : Marlin

Vent soufflant : Bore

Vents soufflant un chef (2) : Chassaing de Rouffiat

Vents soufflant un chêne (2) : Chassaing de Fontmartin

Verge tortillée d’une guivre (ou d’un serpent) : Barailon, Bonnie, Boyer baron, Cabanis, commune
d’Yssandon

Vergettes brochant sur trois fasces componées (2) : Mondoet

Vergettes (7) : Rilhac, commune de Rilhac-Xaintrie

Vergne (aulne) : Auvergne, Veninac

1000
Verres (3) : Veyrières

Vigne ou cep de vigne : La Treille, Treihard

Ville : Paris dit Sazerat, Vilatte

Ville accompagnée d’un arc : Villardz

Violettes (3) : Marient chanoine

Vipère : Malignault avocat, Malignault 1667, Salot

Vire : Roudeoux

Vire en bande: La Baume-Montrevel

Vitraux en forme de losange (2) accompagnés d’un losange et d’un cœur : Vitrat

Vol d’aigle d’hermine : du Val

Vol ouvert d’oiseau : Dumareix, Lasteyrie du Saillant 1810, Poix, commune de Thalamy, Verdilhac autres
armes

Vol d’oiseau soutenu de deux branches : Bourboulou Jean 1654

Vols d’épervier (2) : Forgemol de Bostquénard

Volcan enflammé accosté des lettres I et B : Rouchaud 1603

Vouivre sur une fasce : Nadaud 1700

Voûte accompagnée d’un croissant, de deux étoiles, d’un lion, des lettres I et L : La Voulte

1001
Y

Yeux (2) : Beaubreuil, Beaubreuil Anthoine

Yeux (3) : Legier

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