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Exercice sur valeurs et vecteurs propres

Le document présente plusieurs exercices sur la mécanique des sols. L'exercice 1 concerne la diagonalisation d'une matrice et la détermination de ses valeurs et vecteurs propres. L'exercice 2 traite du champ de contrainte géostatique et de l'équation d'équilibre dans les sols. L'exercice 3 porte sur la détermination des contraintes principales et de leurs directions à partir de l'état de contrainte en un point. L'exercice 4 aborde les contraintes dans les sols et la loi de Terzaghi.

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Exercice sur valeurs et vecteurs propres

Le document présente plusieurs exercices sur la mécanique des sols. L'exercice 1 concerne la diagonalisation d'une matrice et la détermination de ses valeurs et vecteurs propres. L'exercice 2 traite du champ de contrainte géostatique et de l'équation d'équilibre dans les sols. L'exercice 3 porte sur la détermination des contraintes principales et de leurs directions à partir de l'état de contrainte en un point. L'exercice 4 aborde les contraintes dans les sols et la loi de Terzaghi.

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CHEBAP 2017 / 2018

TD Mécanique des sols

Contraintes et lois de comportement dans les sols / Corrections

Exercice 1 : Rappel sur la diagonalisation des matrices et sur la détermination des


vecteurs propres associés.

Soit la matrice A définie par :

 0 7  6
A  1 4 0 
 0 2  2

 Diagonaliser la matrice A , déterminer ses valeurs propres et les vecteurs propres associés.

Rappel :
Les valeurs propres  i sont solutions de l’équation det A   i  I  0 avec I la matrice unité.
Les vecteurs propres Vi sont tels que A   i  I V  0

0   7 6 
det A   i  I    1 4   0 0
 0 2  2   

Soit à résoudre :    4     2     7  2     12  0

Soit  3  22    2  0 , que l’on factorise sous la forme :   1   1   2  0 .

1  1

Les trois valeurs propres sont donc :  2  1
 3  2

Les vecteurs propres sont tels que : A   i  I V  0

x  7y  6z  0 x  5
On obtient pour V1 :  x  5y  0  y  1
2y  z  0 z  2

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 1/24


 x  7y  6z  0 x  9
On obtient pour V2 :  x  3y  0  y  3
2y  3z  0 z  2

 2x  7y  6z  0 x  4
On obtient pour V3 :  x  2y  0  y  2
2y  4z  0 z  1

Exercice 2 : Champ de contrainte géostatique, équation de l’équilibre

Avec la convention de signes de la mécanique de sols (contraintes en compression positives) :

 Démontrer à partir de l’équation d’équilibre :  div   f  0 , que la contrainte verticale totale


 v dans un massif de sol à surface horizontale est égale à   g z . Le repère z se dirigeant vers
le bas et son origine étant en surface.

En tout point le tenseur des contraintes a pour expression :

 x 0 0   0 
   0  y 0  et f   0 
  g
 0 0 z 

 x 0 0   x   x x 
   
On a : div    0  y 0    y    y y 
   z  
 0 0 z     z z 

 z
On en déduit par identification que  g , soit  z  gz  cte et cte  0 compte tenu du choix de
z
l’axe des z.

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 2/24


Exercice 3 : Etat de contrainte en un point

L’état de contrainte au point A est le suivant :

y = 100 kPa

z
 = 35 kPa

+
t
A
x = 20 kPa
 = -35 kPa
n

Figure 3.1 : Etat de contrainte au point A

 Déterminer les contraintes principales et leurs directions.

x  y
Le centre du cercle de Mohr est obtenu directement à l’aide de la relation :    60 kPa
2

Le rayon du cercle est obtenu à l’aide de la relation de Pythagore : R  35 2  40 2  53.15 kPa

  60  53.15  113.15 kPa


On en déduit la valeur des contraintes principales  1
 3  60  53.15  6.85 kPa

On détermine géométriquement l’angle que fait la facette sur laquelle s’exerce la contrainte principale
avec l’horizontale en appliquant la contruction du pôle :

 35
tg2      20.59 (dans le cercle de Mohr)
 y   40

Nota : L’orientation des angles dans le cercle de Mohr est le sens trigonométrique

L’angle au centre et l’angle inscrit intercepte le même arc, on a donc :

 35
tg      20.59 (dans le cercle de Mohr)
1   x 113.5  20

 Déterminer les contraintes exercées sur une facette formant un angle de 30° avec l’horizontal.

A partir de la construction du pôle, on retient que tourner une facette d’un angle  revient à tourner de
 2 dans le cercle de Mohr. Si la facette tourne de + 30° / horizontal cela revient à tourner de -60 °
dans le cercle de Mohr.

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 3/24


On peut utiliser directement la construction du pôle ou les relations analytiques suivantes :

1   3 1   3   3
x    cos 2  110.30 kPa et   1  sin 2  17.15 kPa
2 2 2

Avec : 2  60  2  20.59  18.82

A partir de la construction du pôle, on retient que tourner une facette d’un angle  revient à tourner de
 2 dans le cercle de Mohr.

Pôle P y = 100 kPa


  = 35 kPa y = 100 kPa

 = 35 kPa

2
  kPa  60° 1 = 113.15 kPa A
n

y = 110.30 kPa
 = -17.15 kPa
x = 20 kPa
 = -35 kPa

= 11
3.15
kPa

 
y =1
10.
3 0k
Pa
A

= -1
7.1 
5 k Pa
A 3 = 6.8
5 kP
a

30°

Figure 3.2 : Plans et valeurs des contraintes principales

Remarque :

On aboutit aux mêmes résultats à l’aide des relations matricielles relatives à la rotation des repères :

On cherche l’état de contrainte sur une facette inclinée de +30° / horizontale.

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 4/24


Il faut donc partir de l’état de contrainte sur une facette horizontale et non d’un état de contrainte
principal qui n’est pas sur une facette horizontale :

  100 35 et non   113.15 0 


 35 20  0 6.85

On applique le principe de rotation des repères :

'  t     

Soit :

'  cos  sin     xx  xy   cos   sin  


 sin  cos    yx  yy   sin  cos  

Soit pour   30

'  0.8666 0.5   100 35  0.8666  0.5    110.43  17.13


 0.5 0.8666  35 20  0.5 0.8666  17.13 9.69 

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 5/24


Exercice 4 : Contraintes dans les sols, Loi de Terzaghi

On considère un massif de sol constitué de deux couches reposant sur un substratum, avec une
nappe phréatique initialement affleurante.

Terrain naturel
0.00
Position de la nappe après rabattement
1.00 m
Couche n°1
2.00 m

Couche n° 2
6.00 m

Substratum

Figure 4.1 : Lithologie et conditions hydrogéologiques

Couche  (kN m3 ) k0
N° 1 : sable 20.00 0.40
N° 2 : limon 19.00 0.50

Tableau 4.1 : Hypothèses géotechniques

En prenant la valeur du coefficient des terres au repos k 0 égale à 0.40 pour la couche de sable
et à 0.50 pour la couche de limon :

 Représenter en fonction de la profondeur pour la nappe initiale affleurante, les profils des
contraintes :

 v ( z) : Contrainte verticale totale à la profondeur z ;


u( z) : Pression interstitielle à la profondeur z ;
 'v ( z) : Contrainte verticale effective à la profondeur z ;
 h' ( z) : Contrainte horizontale effective à la profondeur z ;
 h ( z) : Contrainte totale horizontale à la profondeur z.

On applique le principe de Terzaghi qui conduit à la relation suivante :

 h' ( z )  k 0   'v ( z )

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 6/24


z(m)  v ( z) (kPa) u( z) (kPa)  'v ( z) (kPa)  h'  k 0   'v (kPa) h  h'  u (kPa)
0 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
1 20.00 10.00 10.00 4.00 14.00
2- 40.00 20.00 20.00 8.00 28.00
2+ 40.00 20.00 20.00 10.00 30.00
6 116.00 60.00 56.00 28.00 88.00

Nota : On constate qu’au passage entre les deux couches, la contrainte horizontale varie, il se produit
donc du cisaillement à la transition entre deux horizons de nature différente.

 Mêmes questions pour les configurations suivantes :

 Nappe à 1 m au-dessous du TN après rabattement :

z(m)  v ( z) (kPa) u( z) (kPa)  'v ( z) (kPa)  h'  k 0   'v (kPa) h  h'  u (kPa)
0 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00
1 20.00 0.00 20.00 8.00 8.00
2- 40.00 10.00 30.00 12.00 22.00
2+ 40.00 10.00 30.00 15.00 25.00
6 116.00 50.00 66.00 33.00 83.00

 Nappe à 1 m au-dessus du TN après inondation.

z(m)  v ( z) (kPa) u( z) (kPa)  'v ( z) (kPa)  h'  k 0   'v (kPa) h  h'  u (kPa)
0 10.00 10.00 0.00 0.00 10.00
1 30.00 20.00 10.00 4.00 24.00
2- 50.00 30.00 20.00 8.00 38.00
2+ 50.00 30.00 20.00 10.00 40.00
6 126.00 70.00 56.00 28.00 98.00

Nota : Cette configuration est identique à la première en termes de contraintes effectives horizontales
mais bien évidemment pas en termes de contraintes totales. Les conséquences sont importantes dans
le cas d’un soutènement par exemple.

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 7/24


Exercice 5 : Contraintes dans les sols, Loi de Terzaghi

Calculer la distribution avec la profondeur des contraintes totales horizontales dans le cas
représenté sur la figure.

Terrain naturel
0.00
Position de la nappe
2.00 m
Couche n°1
4.00 m

Couche n° 2
10.00 m

Couche n° 3
15.00 m

Substratum

Figure 5.1 : Lithologie et hypothèses hydrogéologiques

Couche  (kN m3 ) k0
N° 1 16.00 0.50
N° 2 18.00 0.60
N° 3 16.00 0.50

Tableau 5.1 : Hypothèses géotechniques

Voir exercice précédent.

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 8/24


Exercice 6 : Equilibre des contraintes au sein d’un massif, point de tassement nul

On veut fonder un bâtiment sur une couche de sol très compressible de poids volumique
  16 kN / m3 . La nappe est au niveau du terrain naturel. Pour limiter les tassements, on
souhaite maintenir à leur valeur initiale les contraintes dans le sol. Pour cela, on va enterrer la
partie inférieure du bâtiment (qui sera étanche).

 Sachant que le bâtiment applique à sa base une pression de 200 kPa, calculer la profondeur à
laquelle il faudra le fonder.

Nota : On recherchera la profondeur demandée à l’aide d’une approche en contraintes totales


puis à l’aide d’une approche en contraintes effectives

Approche en contrainte totale :


La contrainte totale apportée par l’ouvrage est de q  200 kPa
La contrainte totale à une profondeur z est de  v    z  16  z
q 200
La profondeur recherchée est donc égale à : z    12.50 m .
 16

Approche en contrainte effective :


La contrainte effective apportée par l’ouvrage est de : q '  200  u  200   w  z
La contrainte verticale effective en place à la profondeur z est :  'v ( z)     w  z   '  z  6  z
Lorsque l’on écrit q '   'v ( z)  q   w  z     w  z  q    z , soit z  12.50 m .

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 9/24


Exercice 7 : Contraintes dans un échantillon de roche

Une roche tendre a un angle de frottement interne de 30° et une cohésion de 250 kPa.

 On demande de calculer sa résistance en traction et en compression simple en supposant


qu’on puisse utiliser le critère de plasticité de Mohr-Coulomb.

Figure 7.1 : Essai de compression simple sur une éprouvette de roche

Les relations trigonométriques usuelles conduisent à la relation suivante :

 c' Rc  ' Rc 2  c '  cos  '


Résistance en compression simple R c :  '    sin    Rc   866 kPa
 tg 2  2 1  sin  '
 c' R  R 2  c '  cos  '
Résistance en traction pure R t :  '  t   sin  '  t  R t   288 kPa
 tg 2 2 1  sin  '

'

c'

Rt Rc
n

Figure 7.2 : Cercles de Mohr en compression et traction simple.

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 10/24


Exercice 8 : Shear strength of soil and failure criteria

At a point 15 m below the ground surface, the relationship between the effective vertical stress
 
 'z and the effective lateral stress  'x is  'x  1  sin  '   'z .
The water table is 2 m below the ground surface.

Geotechnical parameters are:

 d  1.70 Mg m 3 ,  sat  1.95 Mg m 3 , c '  0 kPa ,  '  40

z = 154.5 kPa

P
Q A 
x = 55.2 kPa

Figure 8.1: Stress state at point A

 Calculate the normal and shear stresses on the perpendicular planes P and Q, see figure 8.1,
where the angle  for the P plane is   45   ' 2 .

At z  15 m
Total vertical stress:  v  2.00  1.7  9.81  13.00  1.95  9.81  282 kPa ;
Pore pressure: u  13.00  9.81  127.50 kPa ;
Effective vertical stress:  'v   v  u  154.50 kPa ;
 
Horizontal effective stress is derived from Jacky’s formula:  h'  k 0   'v  1  sin  '   'v  55.20 kPa ;

The normal and shear stresses on any plane P, with angle  to the x axis, are determined by the
following equations :

 'v   h'  'v   h'  '   h'


'    cos 2 et   v  sin 2
2 2 2

For the plane P:   65 and 2  130 , thus  n'  72.90 kPa and   38.00 kPa
For the plane Q:   155 and 2  310 , thus  n'  136.80 kPa and   38.00 kPa

The results are illustrated in figure 8.2 bellow:

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 11/24


P = 72.90 kPa
PQ = 38.00 kPa

130°
3 = 55.40 kPa 1=154 kPa
n

Q = 136.80 kPa
PQ = -38.00 kPa

Figure 8.2: Stress states on P and Q planes located on Mohr’s circle

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 12/24


Exercice 9 : Contrainte en un point et cercle de Mohr associé

Sachant qu’en un point M les contraintes normales et tangentielles sont de 100 kPa et de -25 kPa
sur une facette horizontale et de 50 kPa et 25 kPa sur une facette verticale :

 Déterminer le cercle de Mohr et la direction et la valeur des contraintes principales.

 = 100 kPa

 = -25 kPa

 = 25 kPa

 = 50 kPa

Figure 9.1 : Etat de contrainte au point M

 = 50 kPa
 = 25 kPa

 = kPa 1 = kPa
n
 2

Pôle P  = 100 kPa


 = -25 kPa

Figure 9.2 : Représentation de l’état de contrainte et des contraintes principales associées en M

100  50
Le centre du cercle a pour coordonnées :    75 kPa
2

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 13/24


Le rayon du cercle est égal à : R  25 2  25 2  35.36 kPa

  110.36 kPa
On en déduit immédiatement :  1
 3  39.64 kPa

L’angle entre la facette portée par la contrainte principale et l’horizontale est donnée par :

 25
tg2    1    22.50 (dans le cercle de Mohr)
   100  75

Nota : L’orientation des angles dans le cercle de Mohr est le sens trigonométrique.

On a également au même résultat à l’aide de la propriété de l’angle au centre :

 25
tg    0.4142    22.50 (dans le cercle de Mohr)
   3 100  39.64

La facette portant la contrainte principale est donc inclinée de -22.50° / horizontale suivant le sens
horaire et de 22.50° / horizontale suivant le sens trigonométrique.

 Même exercice que le précédent dans le cas suivant :

 = 80 kPa

 = 20 kPa

 = -20 kPa

 = 20 kPa

Figure 9.3 : Etat de contrainte au point M

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 14/24


 = 80 kPa
Pôle P  = 20 kPa

 = 13.94 kPa 2 1 = 86.06 kPa


n

 = 20 kPa
 = -20 kPa

Figure 9.4 : Représentation de l’état de contrainte et des contraintes principales associées en M

80  20
Le centre du cercle a pour coordonnées :    50 kPa
2

Le rayon du cercle est égal à : R  30 2  20 2  36.06 kPa

  86.06 kPa
On en déduit immédiatement :  1
 3  13.94 kPa

L’angle entre la facette portée par la contrainte principale et l’horizontale est donnée par :

  20
tg2    0.6667    16.85 (dans le cercle de Mohr)
   80  50

Nota : L’orientation des angles dans le cercle de Mohr est le sens trigonométrique.

On a également au même résultat à l’aide de la propriété de l’angle au centre :

  20
tg    0.3027    16.85
   3 80  13.94

La facette portant la contrainte principale est donc inclinée de 16.85° / horizontale suivant le sens
horaire et de -16.85° / horizontale suivant le sens trigonométrique.

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 15/24


Exercice 10 : Contrainte en un point et cercle de Mohr associé

Un élément de sol est soumis au système de contraintes principales suivant :

 Contrainte principale majeure 1  800 kPa ;


 Contrainte principale mineure  3  300 kPa .

 Tracer le cercle de Mohr correspondant à cet état de contraintes et déterminer les


composantes normale  et tangentielle  de la contrainte agissant sur le plan (M) faisant un
angle de 60° avec le plan principal de la contrainte majeure.

1 = 800 kPa



 = 300 kPa

 = +60°

Figure 10.1 : Plan des facettes

Les contraintes normale et tangentielle sur une facette inclinée de 60° / facette portée par la contrainte
principale sont données par:

1   3  1   3   3
   cos 2  425 kPa et   1  sin 2  216.50 kPa
2 2 2

 = 300 kPa 1 = 800 kPa


n
Pôle P  2

 = 425 kPa
 = -216.50 kPa

Figure 10.2 : Localisation des contraintes principales et de l’état de contrainte au point M

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Exercice 11 : Contrainte en un point et cercle de Mohr associé. Etude de la stabilité
d’une fouille non blindée

On considère un point P sur la paroi verticale d’une fouille non blindée de grande longueur.

Figure 11.1 : Schématisation de la tranchée

 Déterminer les directions des contraintes principales en ce point

Au point P, la contrainte principale majeure 1 est verticale, la contrainte principale mineure  3 est
nulle et est perpendiculaire à la contrainte principale majeure, elle s’exerce normalement à la paroi, la
contrainte intermédiaire  2 est perpendiculaire au plan de l’étude.

1
2

3 P

Figure 11.2 : Distribution des contraintes principales au point P

Les contraintes principales majeure et intermédiaire valent respectivement 100 kPa et 50 kPa :

 Tracer les cercles de Mohr correspondant à l’état des contraintes au point P.

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 17/24


3 = 0  = 50  = 100
n

Figure 11.3 : Représentation des cercles de Mohr associés à l’état de contrainte au point P

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 18/24


Exercice 12 : Analyse du champ des contraintes dans un massif, incidence des
cisaillements sur les contraintes principales

On étudie le comportement d’un massif de sol horizontal sous la charge d’une semelle filante de
2m de large qui transmet au sol une charge uniforme verticale de 500 kPa, figure 12.1.
Le sol est un sable limoneux non saturé. D’une épaisseur de 20 m il repose sur un substratum
incompressible (u = 0 et v = 0) qui passe par l’origine des axes O. La largeur du massif de sol
étudié est de 24 m, assez importante pour que le blocage horizontal u = 0 des 2 limites verticales
n’influencent pas les résultats du calcul.

500 kPa

M2

y M1

O x

Figure12.1 : Schématisation du massif de sol

Les caractéristiques du sol sont indiquées dans le tableau 12.1 ci-dessous.

 (kN m3 ) uu (°) c uu (kPa)  (°) E (MPa)  k0


20.00 30° 10.00 0.00 50 0.35 0.50

Tableau 12.1. Caractéristiques du sol

Le logiciel PLAXIS (MEF) a effectué un calcul du comportement du sol sous la charge d’une
semelle filante. Les résultats du calcul intègrent les déformations et les contraintes depuis la
création du massif de sol sous son poids propre  et la mise en place de la charge q = - 500
kPa. Les calculs ont été effectués dans les axes Oxy, avec les conventions de signe de la
mécanique des milieux continus (raccourcissement négatif et contraintes de compressions
négatives)

Au point M1 , les composantes des tenseurs des déformations, tableau 12.2, et des contraintes,
tableau 12.3, sont les suivantes :

X (m) Y (m)  xx  yy  xy
22.35 4.18  10  10 5  430  10 5 8  10 5

Tableau 12.2. Composantes du tenseur de déformations en M1

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 19/24


X (m) Y (m)  xx (kPa)  yy (kPa)  xy (kPa)  zz (kPa) Statut
22.35 4.18 -196.00 -353.00 1.50 -192.00 Elastique

Tableau 12.3. Composantes du tenseur de contraintes en M1

 Quelles sont les significations des composantes du tenseur de déformations.


Dans les axes x, y, z :  xx et  yy sont des raccourcissements,  xy est la distorsion de l’angle droit 0xy.
Par définition de la déformation plane toutes les composantes suivant l’axe z sont nulles.

 Indiquer les contraintes initiales du massif de sol en ce point, soumis à son seul poids propre
, avant mise en place de la semelle.
Nota : On supposera que la contrainte horizontale effective est égale à :  h'  k 0   'v .
Le point M1 est à la profondeur de 15,82 m.
 'v   'yy  15.82  20.00  316.40 kPa ( convention MMC de compression).
 h'   'xx   'zz  316.40  0.50  158.20 kPa (convention MMC de compression).

 Tracer les facettes et les contraintes sur ces facettes.


Les contraintes sont principales.

-316,4
M1 y

x
-158,2 -158,2

 Ecrire le tenseur complet des contraintes d’après le tableau 12.3.

 196.00 1.50 0.00 


   1.50  353.00 0.00 
 0.00 0.00  192.00

 Tracer les contraintes sur les trois facettes.

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 20/24


-353
1,5 M y
1,5
x
-192 -196

Quelles sont les significations des composantes du tenseur de contraintes.

-196.00 kPa est la contrainte normale de compression  'xx sur la facette verticale n x ;
1.50 kPa est la contrainte de cisaillement sur les facettes verticale et horizontale ;
-353.00 kPa est la contrainte normale de compression  'yy sur la facette horizontale n y ;
-192.00 kPa est la contrainte normale de compression sur la facette principale n z .
On est en DP, on a donc  xz   yz  0 .

Après application de la charge sur la semelle les contraintes principales ont tourné, les axes xy ne sont
donc plus principaux. Néanmoins, le point M1 étant assez éloigné de la charge, les axes principaux ont
tourné très légèrement par rapport aux axes de départ xy et les contraintes principales sont très peu
différentes de – 196 et –353 kPa.

Au point M 2 , les composantes du tenseur des contraintes, tableau 12.4, sont les suivantes :

X (m) Y (m)  xx (kPa)  yy (kPa)  xy (kPa)  zz (kPa) Statut


12.525 18.40 -128 -356.00 61.00 -168 Plastique

Tableau 12.4. Composantes du tenseur de contraintes en M 2

 Indiquer les contraintes initiales du massif de sol en ce point, soumis à son seul poids propre
, avant mise en place de la semelle.
Nota : On supposera que la contrainte horizontale est égale  h'  k 0   'v

Le point M 2 est à la profondeur de 1.60 m.


 'v   'yy  1.60  20.00  32 kPa ( convention MMC de compression).
 h'   'xx   'zz  32  0.50  16 kPa (convention MMC de compression).

 Tracer les facettes et les contraintes sur ces facettes.

Les contraintes sont principales.

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 21/24


-32
M2 y

x
-16 -16

 Ecrire le tenseur complet des contraintes d’après le tableau 12.4.

 128.00 61.00 0.00 


   61.00  356.00 0.00 
 0.00 0.00  168.00

Tracer les contraintes sur les trois facettes.

-356
61 M y
61
x
-168 -128

 Quelles sont les significations des composantes du tenseur de contraintes ?

-128.00 kPa est la contrainte normale de compression  'xx sur la facette verticale n x ;
61 kPa est la contrainte de cisaillement sur les facettes verticale et horizontale ;
-356.00 kPa est la contrainte normale de compression  'yy sur la facette horizontale n y ;
-168.00 kPa est la contrainte normale de compression sur la facette principale n z .
On est en DP, on a donc  xz   yz  0 .
Après application de la charge sur la semelle les contraintes principales ont tourné, les axes xy ne sont
donc plus principaux.

 Déterminer, d’abord, par le calcul, les contraintes principales et les directions principales,
tracer les facettes principales et les contraintes qui leur sont appliquées.

On écrit d’abord l’équation en S qui permet de déterminer les 2 contraintes principales dans les axes xy.

 1  1  113 kPa
 2   2   zz  168 kPa

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 3   3  371 kPa

On vérifie bien au passage l’invariance de I1

Ensuite on détermine les directions principales, en cherchant par exemple la facette qui porte la
contrainte principale majeure 1 .

On écrit : -128 n1 + 62n2 = -113 n1

Sans normer les vecteurs propres on pose pour déterminer la direction principale majeure n1 = 1, d’où
n2 = 0,245

Ce qui donne tan = 0,245 d’où  = + 14°

-371 M2
y
-113 x
-168

 Déterminer, ensuite, par le cercle de Mohr les contraintes principales et les directions
principales.

On tourne sur le cercle de Mohr puisque l’axe z porte la contrainte principale intermédiaire

On écrit directement d’après le cercle de Mohr :

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 23/24


' = 30°

 = -356 kPa Pôle P


 = 61 kPa

1 = -371 kPa   = -113 kPa


n c' = 10 kPa
2
 = -128 kPa
 = -61 kPa

Figure 12.2 : Représentation dans le plan de Mohr

 128  356
OI   242 kPa ;
2

R  114 2  612  129 kPa ;

1  242  129  113 kPa


  242  129  371 kPa ;
 2
 61
sin 2   0.473  2  28
129
Avec les conventions MMC la facette a donc tourné dans le plan xy de   14

Jérôme Racinais, TD Groupe B3 06/02/2018 page 24/24

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