Quels sont les 4 différents types de
compost ?
Le compost peut être enrichi afin de répondre aux besoins
spécifiques de la terre. Découvrez les 4 différents types de
compost.
Dans les jardins, le compost devient indispensable. Il permet de réduire les
déchets tout en étant un véritable atout pour l’enrichissement de la terre.
Qu’il soit ménager, minéralisé, pour le potager, il existe différents types de
compost.
• le compost ménager
Le compost ménager permet de fertiliser naturellement les plantes
d’agrément ou du potager. Les habitants de la maison le produisent eux-
mêmes. En effet, il se crée à partir :
•des déchets des repas (fanes et épluchures de légumes, marc de café…) ;
•des déchets de jardin (feuilles mortes, mauvaises herbes…) ;
•des déchets de maison (mouchoir en papier, cendres…).
•Le compost spécial potager
Le compost spécial potager se réalise sur les mêmes bases que le
compost ménager, sauf qu’on l’emploie pour le forçage des légumes.
Ainsi, il contient les mêmes déchets mais on y ajoute des matières
organiques d’origines animales. Ces dernières sont enrichies en azote et
permettent de mieux structurer le sol. On lui ajoute :
•différents types de fumiers ;
•de la poudre d’os, de corne, du sang…
• Le compost minéralisé
Dans le compost minéralisé on ajoute différents déchets d’origine
animale et végétale mais on l’enrichit à l’aide de minéraux aux différentes
vertus, comme :
•des roches minérales ou algues qui apportent un surplus de calcium pour les terres
« acides » ;
•des basaltes, ils sont riches en silice et sont très utiles pour les sols très calcaires.
• Les composts « spéciaux »
Les composts « spéciaux » s’adaptent aux milieu qu’ils doivent fertiliser.
Ainsi, on peut y ajouter des feuilles lorsqu’ils sont destinés aux plantes
vertes mais aussi des aiguilles de conifères pour les sols au PH élevé ou
les plantes acidophiles.
Le compostage est un geste écologique qui permet de réduire le volume
de ses déchets. L’amendement produit par le compost est de qualité, il
favorise la vie du sol et améliore sa fertilité et la teneur en humus.
Quelles sont les différentes techniques de
compostage ?
Il existe différentes techniques de compostage et chacune dispose de ses
propres avantages et inconvénients. Découvrez quel système de
compostage vous correspond le mieux.
• Le compostage en tas
Le compostage en tas est la technique la plus simple mais également la
moins élégante. Elle consiste à mettre un tas de déchets au fond du jardin.
Ce système permet de composter de grandes quantités de déchet et
facilite également les manipulations. En outre, comme le compost est à
l’air libre, il peut attirer les animaux. Ce dernier est à favoriser si vous avez
un grand jardin éloigné des voisinages.
• Le compostage en bac
Le compostage en bac peut se faire dans un bac de différentes tailles, en
bois ou en plastique. Il est parfait pour les petits jardins et permet d’éviter
les nuisances car on y glisse essentiellement des déchets alimentaires qui
se compostent rapidement. Par ailleurs, les manipulations sont plus
difficiles et le compostage en bac requiert plus de temps.
• Le compostage en silo auto-construit
Le compostage en silo auto-construit peut être en bois ou en parpaing et
peut se placer dans tous les types de jardins. Ce dernier permet de
composter des grandes quantités et les manipulations sont aisées. Ce
système demande d’être un petit peu bricoleur.
• Le compostage de surface ou mulching
Cette technique très différentes des autres, consistent à répandre sur le
sol les tontes et des déchets de jardin broyés. Cela demande de la
précaution car certaines plantes sont fragiles et risquent d’en souffrir. Par
ailleurs, seuls les déchets verts peuvent être utilisés.
• Le lombricompostage
Le lombricompostage est idéal pour un compost dans un garage, une
cour ou encore une terrasse. Pour ce composte, il faut utiliser des
lombrics, les cousins des vers de terre. Cette technique fonctionne toute
l’année mais il faut faire attention aux températures excessives.
Economie, écologie, fertilité du jardin : les avantages du
compostage sont multiples. Mon Jardin Ma Maison vous donne ses
10 conseils pour un compost réussi !
•
Le compost est un procédé ancien de transformation biologique des matières organiques
(végétales ou animales) lorsqu’elles se trouvent en présence d’eau et d’oxygène. C’est-à-
dire, un processus de décomposition à l’air libre qui donne un produit riche en humus
très favorable au jardin. On le retrouve aujourd’hui car il a plusieurs avantages qui
répondent aux préoccupations actuelles.
• Un objectif de qualité d’abord, car il favorise la fertilité du sol et le
développement harmonieux des cultures.
• Un bénéfice économique, car il permet de limiter l’achat d’engrais et
d’amendements organiques. On le dit écologique car il réduit la production
d’ordures ménagères de 30%, ce qui conduit à utiliser moins de transport
(ramassage des poubelles) et de place dans les décharges.
Il est par ailleurs très simple à produire même s’il requiert un certain
nombre de connaissances que vous pouvez lire ci-dessus.
Faites votre compost maison
Les déchets organiques empoisonnent notre vie. La solution? Faire
un compost maison pour les recycler. Cette technique simple et
économique peut se pratiquer partout, dans un petit jardin ou
même dans un appartement.
Que faire des déchets verts?
Que faites-vous des déchets de la cuisine et du jardin, tailles, tontes, fleurs
fanées, feuilles mortes, mauvaises herbes? Les brûler? C’est interdit et la fumée
est gênante pour les voisins. Les mettre à la poubelle? Il vous faut un nombre
incroyable de sacs-poubelles qui ont la fâcheuse manie de se déchirer à force de
les bourrer. Les porter dans un parc à conteneurs? Encore faut-il disposer d’un
grand véhicule et d’une bonne dose de patience, surtout si on y va le samedi!
Comment alors traiter les déchets organiques? La solution passe par le compost
maison, un recyclage au naturel! Cette méthode qui porte le nom de
compostage consiste à laisser la nature faire son oeuvre, comme dans les forêts.
Le compost, excellent amendement, enrichit la terre, rapportant au sol les
éléments que les plantes ont prélevés. La boucle est alors bouclée.
Le compostage, c’est quoi?
Le compostage, c’est une technique ancienne qui consiste à rassembler et
à transformer, de manière accélérée, les déchets organiques en une sorte de
terreau grâce à l’action des micro-organismes du sol. C’est le même processus
qui transforme les litières forestières, feuilles, brindilles, animaux morts… en
humus. Composter, c’est donc recycler les déchets organiques que nous
produisons en recréant le cycle naturel qui s’opère dans la nature.
Que peut-on composter?
Tous les déchets du jardin: tontes de gazon, feuilles mortes, fleurs fanées, tailles
de haies et d’arbustes, copeaux de bois, mauvaises herbes, ainsi que les déchets
de la maison: épluchures de légumes et de fruits, marc de café, sachets de thé,
coquilles d’oeufs, cartons découpés, papier essuie-tout, litières de petits
animaux herbivores.
Plus les déchets sont variés, plus le compost final sera riche. A éviter les déchets
d’origine animale, les produits non biodégradables comme le plastique ou les
ferrailles, ou contenant des polluants comme les textiles, colles et vernis,
sciures de menuiserie, cendres de charbon, poussières d’aspirateurs.
Quel type de silo choisir?
Dans un grand jardin, pour faire un compost maison, vous choisirez le simple
tas, éventuellement maintenu par un coffrage en bois, en béton ou en treillis. Il
n’est efficace que si le tas fait plus de 1 m3. Plus petit, la superficie exposée à
l’air est trop grande par rapport au volume, avec une trop grande perte
d’humidité et de chaleur qui sont indispensable à la transformation des
matières.
Dans un petit jardin, pour faire un compost maison, on utilise un silo à compost
ou fût de compostage. Cette grosse boîte cylindrique ou carrée de 200 à 500
litres fait environ 1m de haut. Les parois sont ajourées pour laisser l’air circuler
entre les déchets. Le couvercle évite le dessèchement dû au soleil et le lessivage
des éléments nutritifs par la pluie.
Pour les terrasses, les balcons et les appartements, la solution passe par
le vermi-compostage. Le contenant ressemble à une poubelle ou à des bacs
qu’on empile. Il accueille de petits vers rouges qui transforment très
rapidement les déchets de la cuisine en humus. L’engrais naturel idéal pour vos
plantes vertes et jardinières.
Comment ça fonctionne?
Le secret d’un bon compost maison est d’offrir aux millions d’organismes qui
vont décomposer vos déchets de bonnes conditions de vie: de l’air, de l’eau et
une alimentation variée. L’équilibre entre les déchets verts et humides et les
déchets bruns et secs est vital pour la réussite de votre compost. Les premiers,
riches en azote, apportent l’eau et la nourriture aux organismes décomposeurs
qui travaillent pour vous. Les seconds, riches en carbone, structurent le
compost pour faciliter la circulation de l’air.
Comment réussir son compost?
Démarrez par une couche de branchages coupés pour favoriser la ventilation du
compost. Alternez les matières vertes et humides et les déchets bruns et
secs par couches successives de 10 à 20cm, en apportant peu d’un même
matériau à la fois. La quantité d’éléments verts doit être deux fois supérieur à
celle des déchets secs.
Evitez de faire de gros apports d’un coup de tontes de gazon et laissez-les sécher
un peu au soleil avant de les introduire dans le compost. Arrosez si nécessaire le
compost pour le garder humide.
Si vous compostez en tas, retournez-le après deux mois pour favoriser la
circulation de l’air et éviter les mauvaises odeurs. Si vous compostez en fût,
mélangez les matières une fois par semaine en tournant une tige d’aération
dans le compost.
Quand le compost est-il prêt?
Le processus dépend de la température extérieure. La décomposition est plus
rapide en été et en automne, plus lente les autres saisons. Dans les premiers
jours, le tas de déchets s’échauffe sous l’effet de l’action microbienne. La
chaleur dégagée par le compost est une conséquence du bon fonctionnement.
Elle est surtout fonction du volume de matières à composter.
La décomposition qui suit s’opère le mois suivant et s’accompagne d’un fort
dégagement de gaz carbonique. Une odeur d’ammoniaque peut provenir d’une
température trop élevée ou lorsqu’il y a trop de matières azotées (tontes de
gazon) et pas assez d’air.
La phase de stabilisation démarre au bout de 2 à 3 mois. La micro-faune
diversifiée donne au compost sa couleur sombre, son aspect grumeleux et son
odeur de terreau forestier.
Au bout de 6 à 9 mois, le compost est prêt à être utilisé pour enrichir la terre des
semis au potager, rempoter les plantes d’intérieur ou de balcon, bouturer ou
planter les fleurs et buissons dans les massifs du jardin.
Quels sont les déchets de cuisine que vous pouvez composter
Pour cette petite expérience de compostage que vous allez faire, ne
mettez que des déchets végétaux.
Ce sont toutes les épluchures des fruits et des légumes, et à la limite
quelques restes de légumes cuits.
Comme les cagettes ne sont pas fermées comme un vrai composteur,
vous ne devrez y mettre aucun déchet de viande.
Ca pourrait attirer les chats.
Tous les soirs, vous pourrez jeter le contenu de votre récipient dans la
cagette au jardin.
Une astuce importante pour un bon compostage
Pour que le compost se fabrique plus vite et soit bien équilibré, il doit
être composé :
•pour moitié de matière “verte” : ce sont vos déchets de cuisine,
•pour moitié de matière “brune” : feuilles mortes, paille, herbes
sèches.
Donc à chaque fois que vous jetez les déchets de cuisine, pensez à
rajouter au même moment quelques poignées de matière végétale
“brune”.
C’est encore mieux si vous mélangez avec un bâton tout ce qui est
contenu dans la cagette.
Comme ça, les petites bêtes qui vivent dans le compost en formation
iront coloniser plus vite les nouveaux déchets.
À la cuisine, on est nombreux à être passés en mode cuisine anti
gaspi, de manière à utiliser au maximum toutes nos denrées
alimentaires. C'est bien, mais quand on observe le contenu de notre
poubelle, on s'aperçoit qu'on est encore loin de l'objectif zéro déchet !
Dans tout ce que l'on jette, on retrouve une bonne quantité
de biodéchets dont le potentiel est largement sous estimé... Toutes
ces épluchures et ces déchets organiques sont une véritable mine de
richesses pour fertiliser le jardin, alors pourquoi ne pas les transformer
en compost ? Produire son propre engrais 100 % naturel à partir
de déchets recyclables, c'est sain, éco-responsable, et en plus c'est
facile. Composter à la campagne, cela semble naturel, mais saviez-
vous qu'on peut aussi composter en ville, sur son balcon ou même
dans sa cuisine ?
Comment faire son compost ?
Tout d'abord, il faut bien choisir son
contenant : tas, bac ou lombricomposteur, tout dépend de l'endroit où
vous voulez l'installer. Si vous avez de l'espace, vous pouvez même
combiner plusieurs méthodes, pour composter en intérieur et en
extérieur !
Quelle que soit la méthode retenue, surveillez régulièrement
l'évolution de votre compost. Après l'avoir mis en place, vérifiez
l'aération au bout de 2 à 3 semaines. Après une dizaine de semaine,
vous devriez voir apparaître de petites moisissures blanches et
distinguer les premiers insectes composteurs. Au bout de 6 à 12 mois
(voire moins dans des conditions optimales) les microbes auront
disparu de votre compost. Vous pourrez alors l'épandre sur vos sols,
ou le donner à votre entourage si vous n'avez pas de jardin !
•Chez soi, en intérieur : Faire son compost en appartement (dans sa
cuisine par exemple), c'est possible, en optant pour
le lombricompostage. Inodore quand il est bien fait, le
lombricompostage prend peu de place et nécessite un minimum
d'entretien. Cette méthode repose sur l'achat (ou la fabrication si vous
êtes bricoleur) d'un lombricomposteur, une sorte de tour composée de
plusieurs bacs perforés. Vous allez y installer confortablement
quelques petits vers de terre qui vont se nourrir de tout ce que vous
allez leur apporter : des déchets verts ou humides (épluchures de
légumes, etc.), des déchets bruns ou secs (feuilles mortes, carton
brun, boîte d'oeufs, etc.) mais aussi une bonne aération et assez
d'humidité pour leur permettre de vivre et de se développer. Cette
technique permet d'obtenir de petites quantités de compost fin et
d'excellente qualité, mais aussi un engrais liquide très efficace appelé
"thé de ver".
•Sur un balcon : Vous l'avez compris, on peut très bien composter en
ville, surtout quand on dispose d'un espace extérieur. Sur une terrasse
ou un balcon, privilégiez un bac composteur de taille raisonnable et
aéré régulièrement, ou un lombricomposteur.
•Au jardin : Un simple tas placé à l'air libre permet de produire une
grosse quantité de compost en 6 à 12 mois, sans entretien particulier.
Pour accélérer le processus, préférez un silo ou bac à compost. Plus
discret et esthétique qu'un tas, il réunit les conditions optimales pour
avoir plus rapidement un beau compost.
Vous pouvez aussi choisir de laisser vos plantations suivre leur cycle
naturel. C'est la méthode de "compostage de surface" qui consiste à
laisser sur place les matières organiques mortes (feuilles, fruits et
légumes tombés à terre, plants arrachés en fin de saison, etc...) Basée
sur le respect du fonctionnement naturel des écosystèmes, cette
méthode évite pas mal de manutention ! De plus, elle permet à de
nombreuses espèces vivantes très utiles de se développer au pied des
plantes (bonnes bactéries, champignons, lombrics...) La matière
organique se décompose ainsi plus rapidement et permet à vos
cultures de bénéficier d'excellents apports nutritifs, à leur rythme.
Quels types de déchets pour faire son compost ?
Un compost de bonne qualité et équilibré nécessite d'être "alimenté"
correctement en déchets organiques recyclables. Tous
les biodéchets ne se valent pas, certains sont même carrément
déconseillés ! Pour vous éviter de rester perplexe devant vos
épluchures, Pousse Pousse vous a préparé un petit topo qui vous
permettra d'y voir plus clair. Alors, compostable ou non compostable ?
•Les déchets compostables : Oui aux restes, aux épluchures et pépins
de fruits et de légumes (crus ou cuits, mais attention aux agrumes, à
intégrer en petites quantités), aux céréales, aux herbes, aux sachets
de thé, au marc de café... Oui également au poisson et aux arêtes
broyées, aux coquilles d'oeufs et aux coquillages concassés, ainsi qu'à
la cendre de bois et à la sciure. Votre compost appréciera aussi les
feuilles mortes, l'herbe de tonte, les petites branches coupées, les
fleurs fanées, etc. ainsi que le papier blanc ou le papier journal (mais
pas le papier glacé !) et le carton brun.
•Les déchets non compostables : Les os, les laitages, la viande, les
plats cuisinés, les matières grasses (végétales et animales), mais
aussi l'ail, le charbon de bois et bien évidemment les métaux et
emballages plastique ! (N'insistez pas, c'est non !)
4 règles d'or pour réussir son compost
Anti gaspi par excellence, le compostage est la solution rêvée
pour réduire ses déchets, mais attention, un tas de compost n'est pas
une poubelle ! Pour obtenir un amendement équilibré, il faut respecter
quelques bonnes pratiques.
•Dans mon compost
- Veillez à ce que tous vos déchets d'origine végétale soient coupés en
petits morceaux avant de les intégrer à votre compost, pour favoriser
leur décomposition.
- Les pelures d'agrumes et les coquillages peuvent rejoindre votre tas
de compost, mais uniquement en petites quantités et concassés.
- Si vous avez peur des mauvaises odeurs ou d'attirer les petits
rongeurs, évitez les restes de viande et de poisson.
•Une question d'équilibre entre carbone et azote
Les déchets verts ou humides (gazon, épluchures ou feuilles vertes...)
offrent un bon apport en azote. Quant aux déchets bruns ou
secs (branchages, feuilles mortes, carton, papier journal...) ils sont
plus riches en carbone et permettent d'aérer le mélange. Bien dosés,
ils maintiennent l'équilibre de cet écosystème et évitent la
prolifération de moucherons et petits insectes. L'idéal pour votre
compost, c'est 1 à 2 doses de déchets verts pour 1 dose de déchets
bruns.
•Une bonne aération
Le compost doit rester humide en permanence, sans être détrempé. Il
faut à tout prix éviter de priver les matières organiques d'oxygène,
sous peine de ralentir le processus (et de faire face à de mauvaises
odeurs !) La solution, c'est d'aérer régulièrement, mais sans
dessécher. Il faut donc retourner le compost de temps en temps pour
brasser les matériaux et entretenir l'aération. Au passage, l'opération
empêchera les rongeurs de nicher dans votre compost et de dévorer
vos vers composteurs.
•Pour bien composter en ville, tenez compte de la réglementation
Avant de prendre l'initiative d'installer un composteur collectif dans
votre immeuble, n'oubliez pas de demander l'accord de votre
copropriété ou du bailleur social, et de vérifier quelle est la
réglementation dans votre commune. Dans le cadre du compostage
de proximité, aucune autorisation administrative n'est nécessaire pour
les installations de moins de 5m3.
Transformer ses déchets en engrais, c'est une solution simple pour
limiter les déchets inutiles et adopter un mode de vie zéro déchet !
Chaque mois, faites le plein de surprises écoresponsables et engagées
avec la box Pousse Pousse, l'abonnement qui révolutionne votre
manière de consommer en vous offrant une bonne dose de green ! A
très bientôt pour plus d'astuces zéro déchet.
Que mettre et ne pas mettre dans mon composteur
QUE METTRE DANS MON COMPOSTEUR ?
Déchets humides (verts) : facilement décomposables, ils donnent beaucoup de nourriture aux bactéries.
Épluchures
Feuilles d’arbre
Fleurs coupées
Fleurs fanées
Gazon
Mauvaise herbe sans graine
Plantes à purin
Restes de légumes et de fruits
Restes de repas
Sachets de thé sans agrafes
Tailles de haie
Déchets secs (bruns) : difficilement compostables, ils donnent beaucoup de nourriture aux champignons.
Cartons non imprimés coupés en petits morceaux
Coquilles d’œuf
Coquilles de fruits secs
Ecorces d’arbres
Fumier d’herbivores
Marc de café
Paille, foin
Papier essuie-tout
Papier non imprimé
Sciure et copeaux de bois
Serviettes et mouchoirs en papier
ACCEPTÉ DANS LE COMPOSTEUR EN PETITES QUANTITÉS
Agrumes
Ail
Algues
Cendres de feu de bois (les répartir)
Coquillages
Laitages
Morceaux de poisson (attirent les parasites)
Morceaux de viande et os (attirent les parasites)
Plantes à graines (trempage pendant 24h si la température est inférieure à 60°C dans le composteur)
Restes alimentaires cuits (les répartir et recouvrir)
Sauces, graisses, huiles (les répartir)
NE PAS METTRE DANS MON COMPOSTEUR
Bois de menuiserie
Charbon de barbecue
Charbon de bois
Couches jetables
Fer, métaux
Feuilles vernissées (lierre, laurier…)
Gros bois
Liserons et plantes rampantes
Litières de chat et de chien
Matières synthétiques
Mégots de cigarette
Pierres
Plantes et végétaux traités
Poussière d’aspirateur
Résineux (thuyas, cupressus, aiguilles de pin…)
Terre et sable
Conclusion
Nous allons donc vous donner un exemple de compostage qui fonctionnerait bien :
Tout d'abord, pour que ce compostage fonctionne bien, il faut que plusieurs personnes réunissent
leurs déchets biodégradables dans un même compost. Cela empêchera à la chaleur de se dissiper.
De plus il faut que le rapport C/N des déchets soit respecté. Cela permettra aux bactéries d'avoir la
bonne proportion de nourriture. Elles pourront ainsi accélérer le compost en se multipliant plus vite.
Il faut aussi qu'il y ait 50% du volume du compost occupé par de l'air riche en O2, cela permet aux
acteurs du compostage de respirer.
Ensuite il est nécessaire au compostage que le compost ne soit pas trop humide (55%) pour ne pas
l'étoufer. Il est donc recommandé de mettre une bâche au dessus.
Il faut aussi veiller à refroidir le compost lorsque sa température dépasse les 80°C. En effet, cela
tuerait les acteurs décomposeurs.
Si toutes ces conditions sont remplies, le compostage serait alors dans des conditions aérobies. La
décomposition devrait alors être rapide et la chaleur monterait rapidement.
On pourrait alors canaliser la chaleur pour produire de l'énergie et récupérer l'humus créé pour le
vendre.
4 bonnes raisons de composter à la maison :
1. Agir en éco-citoyen en limitant la quantité d’ordures ménagères à collecter, à transporter et à
incinérer. Environ 30 % des déchets ménagers sont des déchets organiques qui se
décomposent facilement.
2. Produire un engrais 100% naturel et gratuit. Le compost améliore la structure du sol, apporte
les éléments indispensables au développement des plantes, favorise l’activité biologique du
sol et limite les maladies des plantes.
3. Lutter contre l’appauvrissement de sa terre en matière organique et en éléments minéraux
4. Maintenir l’humidité du sol
En moyenne, 150 kg de déchets par an et par foyer peuvent être compostés