Technologies multimédia et Internet
Technologies multimédia et Internet
1 Introduction 1
1.1 Multimédia et hypertexte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.1 Structure du document . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.2 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Normalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Certification . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.2 Organismes de normalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Structure d’un groupe de normalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Groupes de normalisation industriels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Phases du développement d’une norme . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2.3 Exemples de normes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Numérotation des comptes bancaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Norme de compression vidéo : MPEG . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Normes de qualité : ISO 9000 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3 Internet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3.1 Les structures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3.2 La vision d’Internet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
i
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
ii
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
iii
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
iv
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
Historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136
Typologie de la télévision interactive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136
Protocoles de transmission et serveurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 140
3.6 Sécurité et cryptographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
3.6.1 Chiffrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
Algorithmes à clef secrète ou publique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
De l’usage des algorithmes de chiffrement . . . . . . . . . . . . . . . . . 142
3.6.2 Fonctions cryptographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143
3.6.3 La sécurité dans les réseaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146
Modèle de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146
Authentification lors de l’établissement d’une connexion à Internet . . . . 148
Lien entre un réseau d’entreprise et Internet . . . . . . . . . . . . . . . . 152
Fonctions spécifiques aux réseaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155
Glossaire 178
v
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
vi
Chapitre 1
Introduction
Sans prétendre vouloir détailler complètement la technologie, tâche ardue en soi, ce docu-
ment présente les concepts qui permettent de cerner le domaine du multimédia. L’objectif de ce
document est multiple :
– fournir un aperçu des technologies utilisées dans le monde du multimédia,
– apprendre à mener un raisonnement “multimédia”,
– comprendre l’évolution en cours,
– identifier une série d’éléments importants, comme la numérisation, et
– démystifier le multimédia et bon nombre de ses acronymes.
L’axe étant technologique, ce document ne décrit pas les techniques de création ou de rédaction
de scénarios. Enfin, les éléments économiques sont également laissés de côté bien qu’il s’agisse
d’un élément essentiel pour la mise en œuvre de tout système multimédia.
1
2
Informatique. Les progrès de l’informatique ont été fulgurants ces dernières années. La convi-
vialité des outils logiciels facilite l’apprentissage de l’usage de l’ordinateur par un nombre
croissant d’utilisateurs alors que la puissance des micro-processeurs double chaque année.
Nous présentons les composantes informatiques au chapitre 4.
Normalisation. Enfin, un échange d’information n’est possible que s’il existe un “langage”
commun, ce qui dans le monde technique s’appelle des normes ou standards 1 . Par ailleurs,
la figure 1.1 en reprend quelques-unes (SGML, MPEG, . . .). Le sujet de la normalisation est
traité plus loin.
Multimédia
Texte
Graphiques
Images Disques durs
Audio
Vidéo Cartes sons
Animation
Signaux de synthèse CD-ROM
DVD
Informatique
Hypertexte WWW
Micro-processeurs
Compression CD-I
SGML
1.1.2 Définitions
Le terme Multimédia est défini de diverses façons. Pour certains, il est synonyme de jeu
sur ordinateur ; pour d’autres, il s’agit de la réunion de médias tels que le son et l’image, tous
contrôlés par un ordinateur personnel.
1
Les textes officiels privilégient le mot norme au mot standard. Certains auteurs font la distinction entre un
standard, considéré comme un ensemble de règles imposé par un constructeur, et une norme résultant d’un accord
entre constructeurs. Dans ce document, nous considérons que ces deux mots sont synonymes.
Suivant le sens le plus utilisé, un signal multimédia se caractérise par l’intégration d’au moins
deux signaux parmi le texte, les graphiques, les images, le son et les séquences vidéo. Ce sens
s’étend lentement pour inclure la notion d’interactivité. Ainsi, un signal de télévision n’est plus
considéré comme un signal multimédia pour la simple raison que l’interactivité offerte est in-
existante. On pourrait donc définir un document multimédia comme suit.
Définition 1 Un document multimédia est un document interactif qui comprend au moins deux
signaux de type différent.
Interactivité.
Revenons un instant à la notion d’interactivité car c’est elle qui est véritablement à l’origine
de l’explosion du multimédia. Qu’elle soit locale –c’-à-d. qu’aucun signal n’est envoyé en retour
sur un réseau– ou de réseau, l’interactivité modifie considérablement l’attitude du lecteur.
Les documents écrits tels que nous les connaissons se présentent sous une forme linéaire ;
le lecteur les parcourt dans un ordre unique et pré-établi. L’hypertexte est par essence non-
séquentiel car il offre plusieurs moyens de parcourir l’information. Voici une définition possible.
A B C
E F G
L’hypertexte présente donc plusieurs choix au lecteur ; c’est lui qui choisit l’ordre entre les
pages, appelées nœuds, en activant des liens.
1.2 Normalisation
1.2.1 Définition
La normalisation, ou standardisation, joue un rôle essentiel dans le développement de pro-
duits, car elle s’applique aussi bien au format du papier, qu’au matériel, logiciel, couleur, inter-
face et même à la qualité de la production (cf. famille des normes ISO 9000). Voici sa définition.
Définition 4 Les normes sont des accords documentés contenant des spécifications techniques
ou autres critères précis destinés à être utilisés systématiquement en tant que règles, lignes di-
rectrices ou définitions de caractéristiques pour assurer que des matériaux, produits, processus
et services sont aptes à leur emploi.
On distingue les standards de facto, improprement appelés standards car ils sont imposés par
un constructeur unique, des standards officiels qui eux résultent d’un consensus. La tableau 1.1
reprend quelques avantages et inconvénients de ces deux types de standard.
Réponse
La réponse est oui dans la majorité des cas. L’utilisateur peut ainsi espérer une meilleure inté-
gration du produit dans des solutions tant matérielles que par logiciel. Il y a malheureusement
des cas où seul un produit non conforme à des normes est disponible ou, pire, où un constructeur
dispose d’un monopole de marché.
Pour l’utilisateur, le souci de s’affranchir d’un fournisseur unique et d’avoir les garanties
d’un produit durable prime. Quant aux industriels, ils cherchent à vendre des produits ou des
composantes les plus universels possibles, c’est-à-dire susceptibles de faire partie d’un système
complexe fourni par un tiers. La décision de participer ou non à une activité de normalisation est
un choix stratégique qui nécessite de peser le pour et le contre. On constate néanmoins que, ces
dernières années, plusieurs grands groupes industriels ont décidé de participer activement à des
activités de normalisation.
Il convient aussi de ne pas associer normalisation à uniformisation ! En effet, une norme
acceptable est par définition une norme qui permet une différenciation des produits. Un texte
normatif est certes contraignant mais les contraintes portent essentiellement sur des notions telles
l’interfaçage. Autrement dit, une norme ne s’immisce pas dans le processus de fabrication.
Certification
Au sens strict, la certification est l’opération qui consiste à vérifier que des produits, maté-
riaux, services, systèmes ou individus sont conformes aux spécifications d’une norme pertinente.
Par exemple, un client peut vouloir vérifier l’aptitude à l’emploi requise du produit qu’il a com-
mandé auprès d’un fournisseur. L’une des procédures les plus efficaces est de s’appuyer sur les
spécifications du produit lorsqu’elles sont définies dans une norme internationale ; la plupart des
normes actuelles prévoient un chapitre spécifiquement lié à la certification. Ainsi, le fournisseur
comme le client, du fait qu’ils utilisent les mêmes références, sont en mesure de se protéger
mutuellement.
Aujourd’hui, nombre de produits nécessitent des essais de conformité à des spécifications ou
à des règlements de sécurité avant d’être commercialisés. Même les produits les plus simples
peuvent nécessiter une documentation technique comprenant des données d’essais. En pratique,
des tiers spécialisés proposent des services d’essais de certification. Il arrive aussi que la législa-
tion nationale exige que de tels essais soient effectués par des organismes indépendants, notam-
ment lorsque les produits concernés touchent à la santé et à l’environnement. En fait, l’évaluation
de la conformité, élément désormais important du commerce mondial, est le plus souvent effec-
tuée par des organisations spécialisées telles que des organismes de contrôle et de certification et
des laboratoires d’essais.
2
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5
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6
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Les groupes de normalisation ont tous une structure différente. Cette structure comprend gé-
néralement un secrétariat et une série de domaines techniques dans lesquels œuvrent une série
de sous-groupes organisés hiérarchiquement. Ainsi, l’ISO est organisé en Technical Commit-
tees, puis en Sub-Committees et finalement en Working Groups. Voici, en guise d’illustration, la
structure organisationnelle de quelques groupes de l’ISO :
– JTC1/SC29 (Picture and audio coding)/WG10 (JPEG), WG11 (MPEG)
– JTC1/SC24 (Computers and Imaginery)/WG6 Computer Graphics Metafile
Si les groupes de normalisation sont jugés indispensables, les industriels leur reprochent en
général leur lenteur procédurale. Différentes initiatives privées ont ainsi vu le jour. Citons l’ATM
Forum, le Digital Audio-VIsual Council (D IGITAL AUDIO V ISUAL C OUNCIL 7 ), l’Object Ma-
nagement Group (OMG) et le Wireless Access Protocol Forum (WAP F ORUM 8 ) dont les objec-
tifs respectifs sont la finition des normes ATM, la définition d’infrastructure complète de service
multimédia interactif, la normalisation des environnements de programmation orientées objet sur
réseau et les protocoles Internet dans les réseaux mobiles.
7
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8
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À cela il convient encore d’ajouter les standards du marché, qui n’ont fait l’objet d’aucun
processus de normalisation mais dont l’usage est devenu incontournable.
Le multimédia est à l’origine de nouvelles tendances en matière de normalisation. Jusqu’il y
a peu, on normalisait uniquement un composant d’un système. Pour un système de vidéoconfé-
rence, cela signifie qu’une norme est définie pour le son, une autre pour la vidéo, une autre encore
pour les signaux de synchronisation, etc. Dans ces conditions, il aurait été difficile de s’assurer
de la compatibilité d’équipements si l’ITU n’avait pas défini les normes H.32x qui chapeautent
les différents composants d’un système de vidéoconférence (cf. 2.9.1 pour plus de détails sur ces
normes). C’est également la motivation de la création du groupe DAVIC : définir un ensemble
cohérent de normes permettant de fournir un service de télévision interactif, quitte à choisir si
plusieurs normes couvrent le même composant.
1.3 Internet
1.3.1 Les structures
Le cas du développement du réseau mondial Internet est assez particulier. À la fois parce
qu’il a été fulgurant et parce qu’il n’y a pas d’autorité unique qui gère la totalité du réseau.
La complexité des structures était telle que, pour faciliter la coordination des groupes, on
a créé l’Internet Society (ISOC 11 ) en 1992. L’ISOC est une association sans but lucratif qui
10
Les nombres sont les identifieuridentifiantss des normes dont le nom générique est de type MPEG-X.
11
[Link]
11172 Coding of moving pictures and associated audio at up to about 1.5 [M b/s]
MPEG-1 Part 1 Systems
Part 2 Video
Part 3 Audio
Part 4 Conformance testing
Part 5 Software simulation
13818 Generic coding of moving pictures and associated audio
MPEG-2 Part 1 Systems
Part 2 Video
Part 3 Audio
Part 4 Conformance testing
Part 5 Software simulation
Part 6 System extensions - DSM-CC
Part 7 Audio extension - NBC mode
Part 8 VOID - (withdrawn)
Part 9 System extension RTI
Part 10 Conformance extension - DSM-CC
14496 Coding of audio-visual objects (MPEG-4)
15938 Multimedia Content Description Interface (MPEG-7)
regroupe les professionnels de tous les horizons d’Internet. La Belgique possède ses sections
locales.
Les structures d’Internet sont de deux types : (1) celles qui ont la charge de la distribution des
adresses et de l’information (figure 1.3, partie gauche), et (2) celles qui définissent la technologie
(figure 1.3, partie droite).
Les adresses et les noms.
I NTER NIC 12 (Internet Network Information Center) et la société Network Solutions étaient char-
gées du contrôle des adresses au niveau mondial, déléguant leur pouvoir à l’organisme Réseaux
IP Européens (RIPE 13 ) pour l’Europe. RIPE déléguait ensuite partiellement son pouvoir à des
sociétés commerciales qui exploitent directement le réseau Internet. Des modifications sont in-
tervenues afin de garantir une plus grande équité dans l’attribution des adresses et des noms ;
on pensait initialement que l’ITU pouvait être investie de cette mission mais cette idée a été
abandonnée au profit de l’ICANN 14 (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers)
qui officie comme le régulateur des organismes autorisés à octroyer des noms de domaine. En
Belgique, c’est la société [Link] 15 qui gère l’attribution des noms de domaine se terminant
par “.be” depuis la fin 2000.
En matière de domaines principaux (top-level domain ou TLD), les noms génériques sont
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InterNIC
Internet Society (ISOC)
(Network Information Center)
Internet Architecture
Board (IAB)
Planet ISP
Internet Assigned Number
Authority (IANA)
limités à sept : .com (commerce), .mil (militaire), .int (international), .gov (gouvernement), .org
(organisation), .net (réseau) et .edu (éducation aux États-Unis). Tous datent de la fin des années
1980. Depuis, seuls les suffixes désignant les pays (.be par exemple pour la Belgique) sont venus,
au milieu des années 1990, enrichir la nomenclature.
En novembre 2000, l’ICANN 16 a proposé l’ajout de nouveaux suffixes : .aero, .biz, .coop,
.info, .museum, .name et .pro.
La technologie.
La définition des standards en vigueur sur Internet s’effectue par des organismes spécifiques. Le
centre nerveux est l’Internet Engineering Task Force (IETF 17 ) qui canalise les développements.
Les résultats des travaux sont publiés sous la forme de Request For Comments (RFC). Ces docu-
ments, disponibles gratuitement sur Internet, font l’objet de discussion et certains deviennent des
standards après une procédure que contrôle l’Internet Architecture Board (IAB 18 ). Les travaux
de recherche sont effectués au sein de l’Internet Research Task Force (IRTF 19 ).
Enfin, l’Internet Assigned Number Authority (IANA 20 ) définit toutes les grandeurs arbi-
traires (par exemple l’équivalent des préfixes téléphoniques pour Internet). Cette société héberge
aussi la base de données des Country Code Top Level Domains. On y trouve par exemple des
informations sur la gestion des noms de domaines nationaux comme .be.
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Ces groupes ne sont pas les seuls. Ainsi le World Wide Web Consortium (W3C 21 ) effectue
tout le travail relatif au Web. Dans certains cas, les résultats obtenus sont ensuite présentés à
l’IETF pour adoption. Ainsi, les normes HTML 4.0, XML ou HTTP/1.1 ont d’abord été définies
par le W3C, avant d’être soumises à l’IETF pour approbation.
Request For Comments. Le RFC (Request for Comments) est le document de base en matière
de normalisation pour Internet. L’ensemble des documents RFC est disponible gratuitement sur
Internet. Initialement, ces documents étaient soumis pour commentaire. Avec le développement
d’Internet, les structures ont été revues et, si le nom demeure, les textes des RFCs sont des
documents qui ont fait l’objet de débats préalables. À titre d’illustration, la figure 1.5 reprend
une partie de l’index des RFCs.
...
2959 Real-Time Transport Protocol Management Information Base. M.
Baugher, B. Strahm, I. Suconick. October 2000. (Format: TXT=62063
bytes) (Status: PROPOSED STANDARD)
On remarquera que tous les RFCs ne sont pas des standards ; certains sont des propositions de
standard, d’autres des règles de bonne pratique, d’autres encore sont à caractère informel, . . . Le
statut d’un RFC est spécifié dans l’en-tête de chaque document. La figure 1.5 montre le début de
deux RFCs.
solution. On a donc vu apparaître très tôt des produits conformes aux premières spécifications.
Par la suite, ces spécifications ont été étendues et intégrées.
À la différence des organismes de normalisation, Internet a ainsi préféré encourager la réa-
lisation de produits, rudimentaires au départ, et canaliser les développements en procédant par
étapes successives plutôt que fournir des standards qui, une fois définis, devraient encoreêtre
implémentés. La figure 1.6 schématise l’approche traditionnelle et l’approche d’Internet en ma-
tière de normalisation. L’approche traditionnelle est plus lente car elle nécessite un long temps
de gestation avant l’implémentation de la norme. L’approche utilisée dans le cadre d’Internet est
plus rapide mais elle créée une série de normes intermédiaires qui entraîne parfois une certaine
confusion sur les marchés.
Approche traditionnelle
Approche d’Internet
17
18
Qui dit multimédia dit échange d’information, principalement de nature visuelle ou auditive,
ainsi qu’une série d’actions. Autrement dit, l’interactivité multimédia se traduit par un échange
de signaux entre les différentes composantes des équipements.
Dans un premier temps, nous allons détailler les principales caractéristiques de ces signaux
multimédia car ce sont elles qui définissent les limitations et les contraintes des systèmes.
2.1 Introduction
Les signaux tels que nous les percevons sont analogiques, c’est-à-dire qu’il n’est pas possible
de déceler une discontinuité. De la même manière que l’aiguille d’un compteur kilométrique
évolue d’une position vers une autre, les sons arrivent à notre oreille en continu.
Les applications multimédia mettent en jeu plusieurs types de signaux ainsi qu’une série de
processus de mise en forme de ces signaux. La figure 2.1 fournit une liste partielle des signaux
et des traitements qui leur sont appliqués.
Mais pour comprendre la technologie multimédia, il nous faut retourner à la physique des
signaux sons et images.
19
20
Traitement de texte
Texte
Recherche
Modification d’aspect
Graphique
Dessin
Filtrage
Numérisation
Audio
Amélioration
Codage
Numérisation
Image Amélioration
Codage
Numérisation
Vidéo Amélioration
Codage
molécules d’air et se réfléchit sur les obstacles qu’elle rencontre. Le tympan capte ces ondes qui
sont in fine traduites en signaux électriques, comme le fait la membrane d’un micro.
La figure 2.2 montre le relevé d’un son à l’oscilloscope. L’axe vertical représente l’écart
d’une membrane (ou une mesure physique équivalente comme une tension électrique) par rapport
à une position centrale en fonction du temps (axe horizontal).
2
Amplitude de la variation de pression
-1
-2
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Temps en secondes [s]
Le son est une notion tellement complexe qu’il faut plusieurs paramètres pour le décrire. Le
phénomène physique du son peut être étudié de manière quantitative et les propriétés de l’onde
acoustique peuvent être exprimées sous la forme de grandeurs objectives. Nous allons en analy-
ser quatre : hauteur tonale, intensité, timbre et durée. Ces quatre paramètres suffisent à décrire
globalement un son. Pour permettre une description plus fine comme par exemple l’attaque d’un
instrument, la norme audio MIDI définit près d’une quarantaine de paramètres supplémentaires.
Définition 6 Le nombre d’oscillations d’un son dans un temps donné est sa fréquence. C’est la
hauteur tonale ou ton du son perçu.
Le temps au bout duquel une fréquence se répète est une période. Une onde est dite périodique
quand elle est composée de telles répétitions. La valeur de la fréquence est évaluée en fonction
du nombre de ses périodes dans un temps donné.
Définition 7 L’unité de base correspond au nombre de période par seconde ; c’est le Hertz
(Hz).
Une fréquence de 1000 [Hz] est donc une fréquence dont le cycle se reproduit 1000 fois par
seconde. La figure 2.3 illustre ces notions.
2
1 période
Amplitude de la variation de pression
-1
-2
0 1 2
Temps en secondes [s]
F IG . 2.3 – Le Hertz : unité de mesure des fréquences. Cette unité est définie comme le nombre
de périodes par seconde. La fréquence du signal représenté ici est de 3 [Hz].
Intensité
L’amplitude des variations de pression donne la seconde composante du son : l’intensité avec
laquelle notre oreille percevra une note. L’intensité correspond au volume d’énergie d’une onde.
L’amplitude du son est la mesure du changement de pression par rapport à une valeur moyenne.
Cette mesure est l’intensité acoustique I qui est la puissance transportée par unité de surface du
front d’onde et s’exprime, par exemple, en [W/cm2 ]. De telles grandeurs sont certes fort utiles,
mais lorsqu’il s’agit de déterminer les conditions de bonne transmission de signaux sonores, il
apparaît nécessaire de tenir compte des propriétés perceptives très particulières de l’ouïe. On fait
alors appel à des grandeurs subjectives qui expriment ce que ressent l’être humain.
Timbre
Durée
Enfin, la répétition d’une onde sonore donne à son tour la durée du son. Elle s’exprime en
secondes et correspond au temps pendant lequel l’énergie du son est perceptible. Sur le dia-
gramme 2.3, la durée du son est de 2 secondes.
Avec ces quatre paramètres, on dispose d’une description suffisante pour, par exemple, géné-
rer des sons. Produire de la musique de synthèse implique que l’on passe de la simple notation
des sons à leur transcription dans la tonalité d’un instrument. Il faut pour cela prendre en compte
le timbre, toutes les harmoniques qui accompagnent la production d’un son pur. L’analyse en
fréquences et la transformée de F OURIER sont le pivot de ces calculs et de tous les traitements
effectués sur les signaux sonores.
Le principe de l’analyse de F OURIER est celui du prisme : un rayon de lumière solaire péné-
trant dans un prisme de cristal en ressort décomposé en plusieurs rayons. De même, le “prisme
mathématique de F OURIER” décompose le son d’un instrument en ses harmoniques.
Prenons le cas d’un son continu produit par un instrument. Il est défini par une forme d’onde
périodique, une fréquence qui se répète identiquement. Or notre oreille perçoit cette onde comme
un assemblage de sons purs et non comme un son unitaire.
L’analyse spectrale classique consiste à déterminer mathématiquement de quelles harmo-
niques se compose une onde périodique. Par exemple, la vibration d’une corde de piano produit
un signal complexe dans un diagramme de l’amplitude en fonction du temps. Analysée par la
transformée de F OURIER, elle se décomposera en notes séparées.
Il s’agit d’une fonction dont la variable est la fréquence f . Un signal périodique est ainsi repré-
senté par des raies, dont l’emplacement est fixé par la fréquence des oscillations observées dans
le signal x(t), et l’amplitude par la valeur des coefficients définis par F OURIER.
Dans le sens inverse, connaissant le spectre X(f ) d’un signal, c’est-à-dire l’énergie de cha-
cune des fréquences présentes dans le signal, on peut reconstituer sa forme initiale x(t) par la
transformée de F OURIER inverse :
Z +∞
x(t) = X(f )e2πjf t df (2.2)
−∞
Comme le signal X(f ) permet de reconstituer x(t), il y a équivalence entre les deux représen-
tations, tout juste l’une est-elle une représentation temporelle et l’autre une représentation dans
l’espace des fréquences. C’est toutefois la représentation fréquentielle qui est la plus utilisée.
Ainsi, l’analyse de F OURIER sert de base pour l’analyse des sons et pour la création de signaux
de synthèse.
La synthèse musicale. Il existe trois grands modes de synthèse : la synthèse additive, la syn-
thèse soustractive et la synthèse globale. La synthèse additive consiste à partir d’une fréquence et
à compléter l’effet sonore par l’ajout de sons à d’autres fréquences. Contrairement à la synthèse
additive, la synthèse soustractive débute par un signal riche et en soustrait les composantes. Son
principe théorique revient à filtrer un signal pour ne garder que les composantes désirées.
La synthèse globale est une méthode qui repose sur des relations mathématiques abstraites.
Une technique importante est la modulation de fréquences, par ailleurs utilisée par les ondes
radio FM.
Comme nous l’avons signalé, tous les sons ne sont pas perceptibles. De plus, en raison de
limitations physiques, certains équipements s’avèrent incapables de traiter certaines fréquences.
On parle alors de bande passante.
Définition 9 [Bande passante] L’intervalle de fréquences que peut traiter un système est appelé
bande passante.
Ainsi, la bande passante de l’oreille est l’intervalle de fréquences [15 Hz, 20 kHz]. Pour les si-
gnaux de parole, on estime que l’énergie est concentrée dans les fréquences inférieures à 4 [kHz].
1
Un son pur est une oscillation sinusoïdale.
Le téléphone en tire profit puisque sa bande passante est [300 Hz, 3400 Hz]. En fait, tout système
physique a une bande passante finie.
axe optique
cornée fovéa
pupille
axe visuel
rétine nerf optique
cristallin
iris
La lumière
La perception du signal visuel présente des similitudes avec celle du signal audio. De fait, le
fond de l’œil est tapissé de récepteurs qui envoient des influx électriques au cerveau via le nerf
optique. De plus, certaines couleurs ne sont pas perceptibles à cause d’un effet de limitation de
la “bande passante” de l’œil.
La lumière couvre une partie du spectre d’énergie électromagnétique. Un rayonnement élec-
tromagnétique est en général constitué d’un certain nombre de longueurs d’onde (ou fréquences)
que les dispositifs dispersifs de séparer en un spectre. Le spectre est soit discret, soit continu.
Il est d’usage de définir les couleurs par leur longueur d’onde ; on passe aisément de la lon-
gueur d’onde à la fréquence par le biais de l’expression
c
f= (2.3)
λ
où c = 3 × 108 [m/s] est la vitesse de la lumière. Les longueurs d’onde du spectre visible
s’étendent approximativement de 380 à 720 [nm]. Une source est caractérisée par (i) son rayon-
nement, mesurable dans un système de grandeur correspondant à l’action proprement visuelle,
(ii) par le mélange des longueurs d’onde de cette énergie, mélange qui produit une sensation de
couleur. La lumière est donc une distribution d’énergie émise à certaines fréquences ayant une
certaine intensité.
Jaune − Vert
Bleu − Vert
Rouge
Orange
Violet
Bleu
Jaune
Vert
aA bB
X
cC
définir X avec le mélange additif aA + bB + cC. Au cas où l’égalisation est impossible, une ou
plusieurs des couleurs primaires sont additionnées non pas au mélange mais à la couleur à définir
X. On obtient alors, pour cette couleur, un ou plusieurs facteurs négatifs −a, −b ou −c.
L’espace de couleurs additif RGB. Pour des raisons de standardisation, la commission inter-
nationale de l’éclairage (CIE) a réalisé en 1931 l’expérience d’égalisation de couleur par mé-
lange additif. Un système qui s’imposa presque naturellement était fondé sur les trois couleurs
monochromatiques, rouge R (700 [nm]), vert V (546, 1 [nm]) et bleu B (435, 8 [nm]), ces deux
dernières étant émises par l’arc au mercure (d’où leur choix). Ce fut le système RGB. On a ainsi
déterminé pour ce système :
– les coordonnées trichromatiques désignées dans le cas d’espèce r, g et b ;
– les unités lumineuses respectives des trois primaires en imposant qu’une certaine source
blanche tombe au centre du diagramme ;
– à partir de ci-dessus, les coefficients de distribution pour une couleur quelconque.
La figure 2.7 montre les courbes des coefficients de distribution des couleurs primaires.
La figure 2.8 représente le diagramme chromatique-type dans le système RGB : chaque cou-
leur primaire est placée au sommet d’un triangle isocèle rectangle ; l’ensemble des couleurs mo-
nochromatiques s’aligne sur le contour du diagramme, dit lieu spectral, tandis qu’une radiation
complexe se situe à l’intérieur du contour.
Vers d’autres systèmes de couleurs : le système XYZ. À l’usage, il s’est avéré que ce système
RGB présentait un certain nombre d’inconvénients (cf. [1]) du fait, en particulier que : (i) en
raison du choix des primaires, l’une des coordonnées trichromatiques était toujours négative
pour les radiations monochromatiques, (ii) on risquait d’attribuer aux couleurs primaires une
signification physiologique qu’elles n’ont pas (puisque leur choix est arbitraire).
Afin de parer à ces inconvénients, la CIE a introduit, également en 1931, un autre espace
de couleurs appelé XY Z. Les composantes X, Y et Z qui décrivent un stimulus sont liées aux
0,4
b(λ)
0,3 r(λ)
v(λ)
0,2
0,1
0
400 500 600 700 λ[nm]
-0,1
F IG . 2.7 – Courbes d’égalisation spectrale obtenues par égalisation des couleurs au moyen d’un
mélange additif (d’après [4]).
Y g
2,5
2,0
510
520
530 1,5
540
500
1,0
G 550
490
0,5 580
480 W 600
Z B 0,5 1,0
R r
-1,5 -1,0 -0,5
X
-0,5
F IG . 2.9 – Diagramme chromatique (approché !) défini par les deux variables de chrominance x
et y.
F IG . 2.10 – Espace tridimensionnel des stimuli produits par les composantes RGB.
la position le long du U retourné. La saturation exprime quant à elle le degré de blanc ; elle est
définie comme la distance entre le point d’égale énergie et la couleur à définir.
La figure 2.13 illustre la décomposition d’une image dans les trois canaux RGB et HSI.
L’espace de couleurs soustractifs CMY. La détermination des composantes RGB d’une onde
s’opère par addition sur fond noir. L’arrière-plan est donc supposé absorbant pour toutes les
couleurs. Un tel système n’est pas adéquat pour traiter l’impression sur feuille blanche car cette
dernière réfléchit l’ensemble des couleurs. Pour l’impression, on a donc défini d’autres systèmes
de couleurs, complémentaires au système RGB. Il s’agit par exemple du système Cyan, Magenta
et Yellow (CM Y ), complémentaire du système RGB et dont la somme produit le noir 2 . La
figure 2.14 montre une image trouvée dans un catalogue et présentant un défaut d’alignement
des couleurs.
Les systèmes de couleurs en pratique. Les standards de télévision analogiques (PAL, NTSC)
définissent chacun les positions de couleurs RGB dans le diagramme chromatique. À cet égard,
il est intéressant de remarquer que, contrairement aux apparences, ces positions ne se situent
pas sur le pourtour. Autrement dit, les couleurs de base ne sont pas monochromatiques ! Comme
les positions de ces systèmes ne coïncident pas, la totalité des couleurs d’un système n’est pas
représentable dans un autre système. D’autre part, un téléviseur n’est pas réellement calibré
à la fabrication et son usage produit une usure. Cela nous amène à considérer avec beaucoup
de prudence la signification physique réelle d’une couleur affichée par un téléviseur. On peut
exprimer des réserves similaires pour le cas des moniteurs utilisés dans le monde informatique.
Pour désigner une couleur en infographie, on utilise généralement une quantification sur 8 bits par
composante de couleurs. Les couleurs sont alors représentées par un triplet de valeurs exprimées
en hexadécimal, en décimal (cf. table 2.1) ou en binaire.
Hexadécimal RGB
00 00 00 0 0 0
00 00 FF 0 0 255
00 FF 00 0 255 0
00 FF FF 0 255 255
FF 00 00 255 0 0
FF 00 FF 255 0 255
FF FF 00 255 255 0
FF FF FF 255 255 255
F IG . 2.14 – Défaut d’alignement des couleurs d’impression permettant de voir les 3 composantes
de couleur CMY et la composante noire K.
Les fausses couleurs. La représentation des valeurs d’une image nécessite 8 bits dans le cas
d’une image monochrome et 3 × 8 = 24 dans le cas d’une image RGB. Pour réduire le nombre
de bits dans le cas d’une image en couleurs, on réduit la taille de l’espace des couleurs en sous-
échantillonnant l’espace RGB. Il est également possible de considérer les 256 valeurs d’une
image comme les 256 indices d’un vecteur tridimensionnel reprenant les composantes RGB
de couleurs. On parle alors de palette de couleurs ou de Color Look Up Table (CLUT). La
figure 2.15 montre la palette de couleurs utilisées par le logiciel de navigation Netscape Navigator
ainsi que la décomposition des couleurs dans les composantes RGB.
F IG . 2.15 – Palette de couleurs utilisée par les logiciels de navigation ainsi que la décomposition
en R, G et B.
La couleur d’un objet est significative de la réflectance de l’objet ainsi que de l’éclairage. Dès
lors, à supposer qu’un onde lumineuse isochromatique (c’à-d. blanche) soit envoyée en direction
de l’objet, sa surface absorbera certaines longueurs d’onde et en réfléchira d’autres. On ne pourra
donc jamais définir la couleur que comme la couleur liée à la longueur d’onde dominante.
De plus, la réflexion peut être spéculaire (effet de miroir) ou être diffuse. L’infographie utilise
abondamment ces techniques pour créer des effets d’ambiance. Un exemple, produit avec le
logiciel B LENDER , est fourni à la figure 2.16.
Signal vidéo
Jusqu’à présent, nous avons supposé que l’image ne changeait pas dans le temps. Or les si-
gnaux de télévision changent en fonction du temps, d’où le besoin d’une composante temporelle
dans la description d’une image. Il convient donc d’ajouter une autre définition : le temps. On
parle alors de signal vidéo plutôt que de signal image.
Le procédé mis en œuvre pour reproduire un signal vidéo sur un écran de télévision consiste
à afficher une nouvelle image à une fréquence élevée, à la manière d’un film. Cette fréquence est
supérieure à 25 [Hz], fréquence en dessous de laquelle on percevrait une discontinuité. Aujour-
d’hui, la technologie permet d’atteindre une telle vitesse de rafraîchissement d’écran. On parle
de format de télévision progressif. Il n’en était pas ainsi au début de la télévision analo-
gique. Pour parvenir à éviter un effet de scintillement alors qu’on ne parvenait pas à atteindre
des vitesses de rafraîchissement, on a inventé l’entrelacement et le format entrelacé. Dans
sa version européenne, le format consiste à constituer deux demi-images en prenant soit toutes
les lignes paires, soit toutes les lignes impaires d’une image, comme indiqué à la figure 2.17.
Au lieu de 25 images par secondes, on obtient ainsi 50 demi-images, soit une vitesse supé-
rieure au seuil de sensibilité.
Trois standards de vidéo pour télévision analogique sont utilisés à travers le monde :
L’univers de l’image fait intervenir plusieurs facteurs : la mémoire, les exigences de vitesse,
la dépendance par rapport au matériel, l’organisation des données, la compression et la repré-
sentation des données. Il suffit de consulter la figure 2.18 qui énumère des applications typiques
pour s’en convaincre.
trame 1 trame 2
Matériel
Sur film Photographie
Image
En mémoire Infographie
Logiciel
Transmission Fax
Bande Cassette
magnétique vidéo
Matériel
Sur film Cinéma
Vidéo
Animation
En mémoire
Logiciel graphique
Télévision,
Transmission
vidéoconférence
Le signal vidéo est nettement plus complexe qu’un son. Il comporte des informations vi-
suelles, exprimées pour une image généralement sous la forme de trois couleurs fondamentales
pour tout point de l’espace, et une information temporelle née du mouvement des objets. De
plus, le signal de télévision est un mélange du signal vidéo et de la partie audio ; il s’agit d’un
signal composite. Le signal composite occupe une bande de fréquences d’approximativement
5 [M Hz]. En pratique, on considère une bande de 8 [M Hz] par signal vidéo en Europe. La fi-
gure 2.19 donne l’occupation fréquentielle d’un signal vidéo PAL.
U et V
0 1 2 3 4 5 6 f (MHz)
Bande de fréquence U et V
2.3 La numérisation
Un ordinateur n’est pas, par nature, apte à manier des sons ou des images. En effet, ceux-ci
sont constitués par des variations de pression ou par de l’énergie lumineuse respectivement alors
que l’ordinateur ne sait traiter l’information que sous la forme de 0 et de 1, c’est-à-dire discrète
et non pas analogique. D’où le besoin de convertir les signaux.
1.5
101011
1
0.5
-0.5
-1
0 2 4 6 8 10
2.3.2 Le pourquoi
La numérisation des signaux s’explique pour plusieurs raisons. De fait, un ordinateur travaille
exclusivement avec des données numériques. En outre, on traitera plus facilement des signaux
numériques. Grâce aux processeurs de traitement de signal modernes, traiter un signal numérique
est aussi plus facile. Enfin, pour le stockage et la reproduction, les signaux numériques offrent
une meilleure résistance au bruit, ce qui se traduit pas une augmentation du rapport signal à
bruit. Ainsi, il est plus facile de régénérer un signal numérique d’un signal analogique comme
l’illustre la figure 2.21.
Prenons le cas du son. Le signal est le son que l’on veut produire en sortie. Le bruit est un
son parasite qui peut être produit par les vibrations des composants électroniques ou les bruits
de quantification (cf. section 2.3.5). La qualité sonore est proportionnelle au rapport signal (en
volts) à bruit (en volts également), exprimé en décibel (dB). Un rapport supérieur à 70 [dB]
indique une bonne qualité sonore, égal à 50 [dB] une qualité moyenne, et à 30 [dB] ou moins, un
son de mauvaise qualité.
Amplificateur
Émetteur (a) Récepteur
Régénérateur
(b)
Filtrage Interpolation
Echantillonnage
125,3658
112,3401
Numérisation Quantification
125 125
112 112
Compression Décompression
101001 101001
Signal numérique Signal numérique
2.3.4 Échantillonnage
L’échantillonnage peut se comparer à l’effet d’un stroboscope ou d’une technique cinéma-
tographique. Dans un film, l’illusion du mouvement est produite par la projection rapide de
photographies fixes défilant rapidement. On joue sur le fait que l’œil intègre ce qu’il perçoit si la
vitesse de défilement est suffisamment rapide.
L’échantillonnage consiste aussi à enregistrer un nombre de représentations instantanées du
son, puis à les faire redéfiler à un taux variant entre 5.000 et 100.000 échantillons par seconde,
pour recréer le son. Comme pour le film, la fidélité de reproduction dépend du taux d’échan-
tillonnage.
(a) t
(b) t
(c) t
(d) t
Théorème 13 [S HANNON] Une fonction g(t) à énergie finie et à spectre limité, c’est-à-dire
dont la transformée de F OURIER G(f ) est nulle pour |f | > W , est entièrement déterminée par
ses échantillons g[nTs ], n ∈ {−∞, +∞} pour autant que la fréquence d’échantillonnage f s soit
strictement supérieure au double de la borne supérieure du spectre
fs > 2W (2.9)
de spectre est illustré par la figure 2.24 : les échantillons obtenus à la fréquence d’échantillon-
nage légèrement inférieure à 6 [Hz] ne permettent plus de représenter les fluctuations rapides de
la fonction à 6 [Hz], d’où erreur dans l’interprétation du signal.
La règle à respecter est que la plus haute fréquence prise en compte doit être inférieure à la
moitié du taux d’échantillonnage. Il faut donc filtrer, c’est-à-dire supprimer toute une série de
fréquences, avant d’échantillonner.
2
6 Hz
6 Hz
Amplitude de la variation de pression
-1
-2
0 1 2
Temps en secondes [s]
Un phénomène similaire se produit au cinéma avec un roue qui tourne trop vite par rapport au
nombre d’images échantillonnées (cf. figure 2.25) ; la roue se met à tourner dans le sens inverse.
En toute rigueur, il faudrait prévenir l’apparition de fréquences artificielles –par exemple,
toutes celles qui montrent la roue tournant à l’envers– par un filtrage préalable à l’échantillon-
nage. Il en résultera alors l’image d’une roue immobile.
L’échantillonnage fournit une série valeurs réelles. Mais comme la résolution de chaque
échantillon ne peut être continue pour des raisons de place de stockage et d’efficacité, on re-
court à la quantification.
2.3.5 Quantification
La reproduction électronique des signaux utilise les éléments de comptage informatiques les
plus simples, les bits, pour représenter les nombres issus de l’échantillonnage.
deux valeurs, 0 ou 1. En électronique, il est facilement représenté par des tensions différentes.
Un octet, ou byte en anglais, est un ensemble de 8 bits.
La représentation précise de l’amplitude d’un signal analogique nécessite un nombre infini de bits
puisque cette amplitude est par définition de nature continue. En pratique, il faudra approximer
l’amplitude par un ensemble de valeurs discrètes. On parle alors de quantification. Par exemple,
la courbe originale de la figure 2.26 est approximée par une fonction en escalier dont chaque
marche s’est vue attribuer une valeur multiple de 0, 5 comprise entre −3 et 3. En prenant un
pas entier pour incrément le long de l’axe des abscisses, l’approximation est la suite de valeurs
discrètes suivantes : 0.5, 0, 1, 0.5, -1.5, ...
Tension
3
Signal original
2.5 Signal quantifié
1.5
0.5
−0.5
−1
−1.5
−2
−2.5
−3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Temps
F IG . 2.26 – Quantification.
Un exemple complet d’échantillonnage est illustré à la figure 2.27. Les échantillons sont
quantifiés avant d’être convertis en une suite de valeurs binaires 0 ou 1. Cette dernière porte le
nom de codage PCM (Pulse Code Modulation5 ).
Dans le même ordre d’idée, on peut coder non pas les valeurs telles quelles mais la différence
d’une valeur par rapport à la précédente. Cette technique porte le nom de DPCM (Differential
Pulse Code Modulation) ; elle est illustrée par la dernière ligne de la figure 2.28.
5
Le terme modulation est malheureux et impropre mais largement répandu. Il s’agit en fait d’un codage et
non d’une modulation, qui elle consiste à altérer une sinusoïde de référence au moyen d’un signal modulant.
Lorsque l’analyse est faite par un système fonctionnant sur 8 bits, la valeur maximale re-
présentable est 256 (28 = 256) et toutes les valeurs devront être comprises entre 1 et 256 –cet
intervalle est éventuellement décalé vers [0, 255]. Un échantillonnage du son en 12 bits autorisera
4096 valeurs, en 16 bits 65.536 valeurs. Le tableau 2.2 détaille ces calculs. Dès lors, chaque fois
que l’on ajoute un bit de quantification, la fidélité progresse ainsi d’une puissance de 2 puisque,
les amplitudes restant fixes, l’erreur sur l’approximation diminue. La théorie précise que chaque
bit additionnel améliore le rapport signal à bruit d’environ 6 décibels.
En pratique, un signal numérique est donc décrit par la fréquence d’échantillonnage et par le
pas de quantification. Voici deux exemples :
– Son de qualité parole : quantification à 8 bits, 8000 [Hz].
– Son de qualité CD : quantification à 16 bits, 44.100 [Hz].
Aux deux sons mentionnés ci-avant correspondent dès lors respectivement des débits de 64 et
706 kilobits par seconde ([kb/s]).
2.3.7 Résumé
Le tableau 2.3 résume les principales notions utilisées pour la description des signaux analo-
giques et numériques. Le section suivant aborde la question de la compression.
Analogique Numérique
TAB . 2.3 – Principales grandeurs utilisées pour la description des signaux analogiques et numé-
riques.
D’une manière plus formelle, chaque lettre se caractérise par une certaine probabilité d’oc-
currence dans un contexte donné. Par exemple, dans la langue française, un “e” est plus probable
qu’un “z”. Nous fournissons ci-dessous une définition expérimentale de la probabilité d’une
lettre.
base 2
N
X
H(X) = − p(x) log2 p(x) (2.11)
n=1
L’entropie est exprimée en bits, ce qui signifie que l’entropie est calculée par le logarithme en
base binaire. Pour un alphabet de deux lettres de même probabilité, le calcul de H(X) fournit un
bit6 , parfois appelé Shannon. L’entropie est donc telle qu’il faut un bit pour discerner entre les
deux lettres.
Le tableau suivant compare l’entropie de deux alphabets dont les lettres ont des probabilités
différentes.
A : 0.25 A : 0.7
B : 0.25 B : 0.1
C : 0.25 C : 0.1
D : 0.25 D : 0.1
H(X) = 2 bits H(Y) = 1,4 bits
L’entropie mesure l’incertitude quant à une valeur. Dans la partie gauche du tableau, les
quatre lettres sont équiprobables ; on ne peut donc prévoir quelle lettre sera vraisemblablement
choisie lors d’un prochain tirage au sort. De la sorte, il n’y a pas moyen de distinguer entre les
quatre lettres et par conséquent l’entropie vaut 2 bits. Dans la partie droite, le déséquilibre entre
les probabilités est net : la lettre A est plus probable que les autres lettres, ce qui entraîne une
diminution de l’entropie.
On montre que l’entropie est maximale et vaut log 2 n lorsque tous ses symboles d’une source
sont équiprobables. En effet, prenons le cas d’une source binaire comprenant les deux symboles
x1 et x2 , telle que
p(x1 ) = k
p(x2 ) = 1 − k
où k ∈ [0, 1]. L’entropie de cette source vaut, par définition,
0.9
0.8
0.7
0.6
H(k)
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
k
2.4.4 Codage
Un codage se réalisera en remplaçant des lettres ou des mots par d’autres plus courts. D’un
point de vue théorique, le codage le plus efficace est celui qui se rapprochera le plus de l’entropie
du message initial.
La notion d’entropie joue un rôle essentiel dans la caractérisation du contenu d’information
intrinsèque d’un message ; ce rôle est explicité par le théorème suivant :
Théorème 20 Le nombre de bits minimum pour coder un symbole est toujours supérieur à
l’entropie de source.
Autrement dit, l’entropie d’une source fixe le nombre de bits minimum moyen nécessaire à coder
un symbole de la source. Il n’est pas possible de descendre en-dessous de cette valeur minimale.
2.5 La compression
Un signal échantillonné et quantifié représente généralement un flux binaire, ou débit, trop
important pour les applications courantes. Pour réduire le débit, il faut recourir à la compression.
L’entropie détermine la limite inférieure pour représenter un échantillon. Si l’entropie vaut 3 bits
par lettre, il ne sera pas possible de coder7 les échantillons avec moins de 3 bits, quelle que soit
la technique mise en œuvre.
Le taux de compression est une mesure de l’efficacité de représentation de deux alphabets. Il
est défini comme suit :
Définition 22
Nombre de bits avant compression
Taux de compression = (2.13)
Nombre de bits après compression
Ces trois techniques ne sont pas réservées au seules données textuelles. La transmission d’un fax
par exemple utilise la technique de codage RLC car les lignes contiennent de longues séries de
pixels blancs.
Codage de H UFFMAN
A1 0.5 1
1
A2 0.25 1 0
0.5
A3 0.125 1 0
0.25
A4 0.125 0
Une fois l’arbre construit, on associe à chaque branche de l’arbre un symbole 0 ou 1. Il suffit
de redescendre l’arbre jusqu’aux symboles pour déterminer le code correspondant
A1 → 1
A2 → 01
A3 → 001
A4 → 000
Appelons l(Ai ) le nombre de bits associé au symbole Ai . Dès lors, nous avons
l(A1 ) = 1
l(A2 ) = 2
l(A3 ) = 3
l(A4 ) = 3
4
X
M= p(Ai )l(Ai ) = 1, 75 (2.14)
i=1
4
X
H(X) = − p(Ai ) log2 p(Ai ) = 1, 75 (2.15)
i=1
Il vient donc que le code obtenu par la méthode de H UFFMAN est optimal. Il faut remarquer
que l’association triviale (A1 = 00, A2 = 01, A3 = 10, A4 = 11) aurait fourni un code de 2
bits par symboles. L’exemple précédent pourrait faire croire que le code de H UFFMAN conduit
toujours à M = H(X). Ce n’est certes pas le cas et, de plus, la solution n’est pas nécessaire
unique. Ainsi, dans l’exemple précédent, on peut permuter les mots de code de A 3 et A4 sans
affecter la valeur de M.
DPCM Par cette technique, la compression s’obtient en codant la différence entre deux valeurs
échantillonnées successives plutôt que les valeurs elles-mêmes, ce qui nécessite un plus
petit nombre de bits.
ADPCM Adaptive Differential Pulse Code Modulation. Il s’agit d’une technique de transforma-
tion d’un son analogique en valeurs numériques, avec compactage final de l’ordre de 2 à 4,
selon l’algorithme utilisé. La méthode consiste à coder la différence entre un échantillon
et la valeur prévisible de l’échantillon suivant. Elle est utilisée par plusieurs cartes son
mais aussi dans les standards de l’ITU pour des transmissions téléphoniques numériques.
Il existe trois variantes (A, B et C) de l’algorithme.
Codage adaptatif. Dans le cas particulier des signaux audio, on peut utiliser les caractéristiques
psycho-acoustiques de l’oreille humaine pour définir des algorithmes plus efficaces encore.
En effet, il se produit dans la perception auditive un effet de masquage par lequel les sons
contenant des niveaux faibles ne sont pas perçus. En conséquence, avant la compression,
on analyse le signal par bandes de fréquences dont on mesure le niveau. Les bandes conte-
nant des signaux de faible amplitude sont supprimés. Plusieurs algorithmes de compres-
sion sont basés sur ce principe. Par exemple, le procédé MUSICAM a été choisi pour les
compression des signaux audio dans le format MPEG-1.
CELP Code Excited Linear Predictor. Le principe de cette méthode est similaire à celui de
l’ADPCM : on cherche à prévoir les échantillons suivants de manière à ne devoir coder
que la différence. Plus la prédiction concorde avec la valeur échantillonnée et plus la diffé-
rence sera faible. Utilisé pour des signaux de parole, le CELP comprend un algorithme de
synthèse vocale en guise de prédiction. Ce type d’algorithme sert à obtenir des hauts taux
de compression, pouvant conduire à des débits inférieurs à 20 [kb/s].
Voici quelques standards de compression numériques audio :
TS GSM 06.10 Cette norme a été définie par l’ETSI pour le codage de parole pour GSM. Elle
est conçue pour offrir un débit de 13 [kb/s] et se prête à des transmissions de mauvaise
qualité.
Famille G.72x Cette famille de standards résulte de travaux de l’ITU 8 pour permettre des com-
munications à bande étroite sur réseau téléphonique. Les standards peuvent être utilisés
dans diverses applications allant de la voix par modem à la vidéoconférence où ils s’utili-
seront en conjonction avec la norme H.261 de compression vidéo.
La norme G.721 fut la première norme pour coder la parole à 32 [kb/s] sur des canaux télé-
phoniques (de 300 à 3400 [Hz]). Elle fut remplacée en 1990 par la norme G.726 qui permet
d’obtenir des débits de 16, 24, 32 et 40 [kb/s]. Ces deux normes utilisent la représentation
ADPCM.
L’ITU développa ensuite la norme G.722 pour des canaux téléphoniques de 8 [kHz] de
largeur de bande. Il s’agit d’une norme hybride qui découpe la bande de fréquences en
deux parties : une bande de fréquences de 0 à 4 [kHz] et une autre de 4 [kHz] à 8 [kHz],
toutes deux échantillonnées à 16 [kHz]. Ces deux bandes sont respectivement comprimées
à 48 et 16 [kb/s] pour ne former qu’un flux unique à 64 [kb/s] en sortie de l’encodeur.
Pour des débits plus faibles, il existe la norme G.728 qui fournit des résultats au moins
aussi bon que la norme G.721 mais à un débit de 16 [kb/s]. Cette performance est obtenue
en remplaçant le codeur ADPCM par un codeur CELP.
L’ITU a défini la norme H.324 de vidéoconférence pour des débits inférieurs à 64 [kb/s].
Elle inclut la norme G.723, qui dans son mode à 6, 3 [kb/s] fournit des résultats similaires
au mode 32 [kb/s] de la norme G.726.
Un consortium de fabricants a décidé de recourir à la norme G.723 pour permettre des com-
munications par Internet dans le cadre de la norme H.323 qui n’est autre que le pendant
8
[Link]
de la norme H.324 pour des réseaux à qualité de service inférieure. Une version améliorée
a encore été développée ; il s’agit de la norme G723.1.
Le tableau 2.4 reprend les techniques de compression pour la voix.
MPEG-1 audio. La norme de codage audio comprise dans MPEG-1 part d’un découpage en
une série de 32 canaux fréquentiels de bande étroite, appelés sous-bandes. La figure 2.32
montre le schéma simplifié du codeur MPEG-1.
Dans un tel schéma, chaque sous-bande est traitée indépendamment. Les signaux PCM
à l’entrée ont été échantillonnés à 32, 44.1 ou 48 [kHz] sur 16 ou 20 bits. La première
étape consiste à découper le signal en 32 sous-bandes, chacune étant par la suite sous-
échantillonnée par un facteur 32 (notation 32 ↓ sur le dessin). Suit alors une mise à niveau
des 32 signaux de sortie, qui sont ensuite quantifiés et codés. Le modèle psycho-acoustique
MUSICAM (cf. supra) est la partie qui utilise les effets de masquage pour augmenter
l’efficacité de codage sans altérer la perception des sons. Il agit sur la quantification et le
codage de chacune des sous-bandes.
La partie audio (partie 3) de la norme MPEG-1 sert au codage de son au format MP3.
Le standard de compression audio de MPEG-2 est une extension de la norme MPEG-1.
On y a ajouté la possibilité de représenter jusqu’à 5 signaux haute fidélité, un support pour
32↓
Entrée (PCM)
H1 Quantification et codage
Mise à niveau
Multiplexeur
H2 32↓ Quantification et codage
Sortie
... ... ...
H32 32↓ Quantification et codage
Analyse en sous-bandes
Modèle psycho-accoustique
plusieurs langues, des modes de compression à bas débit (pouvant aller jusqu’à 8 [kb/s])
et des fréquences d’échantillonnages supplémentaires. Ces extensions ne remettent pas
en cause la compatibilité ascendante du standard car un décodeur MPEG-2 est capable,
dans ce mode étendu, de décoder les signaux MPEG-1. Toutefois, un nouveau mode, non
compatible, fait également partie de la norme.
Le format MP3, bien que largement répandu, n’en reste pas moins soumis à des contraintes.
C’est la raison pour laquelle certains ont développé des formats basés sur des technologies
libres de tout droit. Ainsi, la technologie Vorbis sert de base au format O GG VORBIS 9
destiné à remplacer le format MP3.
AC-3. Le système AC-3 développé par D OLBY est du même type que MPEG-1 : découpage en
sous-bandes et modèle psycho-acoustique. Il a été inclus dans les spécifications DAVIC
qui définissent les services de distribution de télévision numérique.
La figure 2.33 montre une logiciel applicatif audio typique. La fenêtre principale de ce logiciel
mentionne le débit et la fréquence d’échantillonnage.
Musique Son
Numérique Analogique
par des algorithmes de type RLC (cf. page 56). C’est le cas des algorithmes utilisés pour la
transmission de fax (fax groupe 3 et 4).
La tâche est nettement plus ardue lorsqu’il s’agit de coder des images naturelles en couleur.
Le groupe JPEG de l’ISO a relevé ce défi. Le principe de la norme de codage JPEG est le suivant
(le schéma de la figure 2.35 illustre le mécanisme de compression et de décompression sous
forme graphique) :
Image Encodeur
Q Codeur
DCT
entropique
Flux de bits
comprimé
-1 Décodeur
DCT Q-1
entropique
Décodeur
1. L’image est tout d’abord convertie au format Y Cb Cr pour des raisons d’efficacité de co-
dage.
2. Le signal de luminance (Y ) et les signaux de chrominance sont ensuite divisés en blocs de
8 × 8 pixels.
3. On applique une analyse fréquentielle, appelée Transformée en Cosinus Discrète ou Dis-
crete Cosine Transform (DCT), dont le principe est similaire à celui de l’analyse de F OU -
RIER, à chaque bloc de 64 pixels. On passe ainsi d’une représentation spatiale de 64 pixels
à une représentation fréquentielle avec une composante continue donnant le niveau moyen
du bloc.
4. Les coefficients de la représentation fréquentielle sont quantifiés avec une précision plus
faible pour les hautes fréquences étant donné que l’œil ne les perçoit pas.
5. Un codage entropique de H UFFMAN (codage sans perte) est finalement appliqué aux coef-
ficients.
Avec JPEG, des taux de compression de l’ordre de 10 sont possibles sans altération visible de
l’image. La figure 2.36 montre différentes images et les taux de compression respectifs.
(a) (b)
(c) (d)
F IG . 2.36 – (a) image originale, (b-c-d) images comprimées avec des taux de compression res-
pectifs de 14, 23 et 41.
de vue de l’efficacité de codage. Il consiste à coder bloc après bloc en partant du coin
supérieur gauche.
– Dans le mode progressif, l’encodeur parcourt plusieurs fois l’image et ajoute des dé-
tails au fil des parcours. Par exemple, lors du premier parcours, seule la valeur de la com-
posante continue de chaque bloc est rendue à l’écran. Viennent ensuite les signaux à basse
fréquence puis finalement les petits détails.
– Quant au mode hiérarchique, il revient à traiter l’image comme une série d’images à plu-
sieurs niveaux de résolution dont la recombinaison reproduit l’image originale.
Le mode séquentiel est préférable au mode progressif du point de vue de l’efficacité de compres-
sion alors que la visualisation d’une image au format progressif offre plus de confort. Le mode
hiérarchique sert principalement à assurer la compatibilité entre terminaux capables de projeter
des images de taille différente. Ainsi, un écran de téléviseur PAL traitera seulement une partie
du flux binaire d’un signal de télévision à haute définition, à l’inverse d’un téléviseur à haute
définition qui traitera l’ensemble du même flux binaire.
Norme JPEG2000
Le comité de normalisation JPEG a entrepris des travaux pour définir une nouvelle norme
de compression image. Cette norme, appelée JPEG2000, est basée sur le principe de codage
en ondelettes. La norme permet également de comprimer prioritairement une zone spécifique
de l’image appelée région d’intérêt (Region of Interest, ROI). Cette notion est illustrée à la
figure 2.37.
Autres formats
Pour coder des graphiques et des images simples, on a vu apparaître le format GIF (Graphics
Interchange Format), abondamment utilisé sur le réseau Internet. Le mode de compression du
format GIF est basé sur l’algorithme LZW. Il ne s’agit néanmoins pas d’un standard. Ces formats
sont décrits à la section 2.7.2.
1. la redondance entre les valeurs des pixels de blocs voisins d’une même image et
2. la redondance entre images successives.
F IG . 2.37 – Deux images comprimées avec un même taux de compression ; la seconde concentre
l’effort de compression dans une région d’intérêt.
Pour le codage intra, le problème s’apparente à celui de JPEG puisqu’il n’y a qu’une image à
considérer. De fait, on supprime la redondance en exploitant les caractéristiques d’une transfor-
mée en cosinus discrète (DCT), tout comme pour JPEG. La mise au point d’une méthode capable
d’exploitation de la redondance entre images successives fut plus laborieuse. L’idée imaginée
pour la première fois dans le codeur H.261 consiste à prédire les images suivantes, appelées
trames dans le jargon du codage d’image, à partir de l’image traitée. Il y a donc une distinction
entre l’image codée en intra (trame I) et l’image prédite (trame P). Dans MPEG, on fait mieux
encore puisqu’on définit des trames B qui se situent entre des trames I et P. Les trames B sont
prédites à la fois à partir d’une image précédente mais aussi d’une image suivante.
Le dessin de la figure 2.38 permet de comprendre le mécanisme. Au départ, on code une
image I. Cette image ne fait aucune référence à une autre image. À partir de cette image, l’algo-
rithme de l’encodeur calcule une prédiction et code la différence entre la prédiction et l’image ;
c’est une image P. Cette image P sert elle même à prédire une autre image P, jusqu’à ce qu’il
soit décidé de coder à nouveau une image I. Entre les images I et P, on utilise la prédiction bi-
directionnelle cette fois sur base des images P ou I les plus proches. C’est ainsi qu’on parvient
à glisser deux images B entre des images I et P sans dégradation perceptible de la séquence.
L’ensemble constitué d’une image I et des images prédites est appelé Group of Pictures (GOP).
Plutôt que de décrire les normes en détail, ce qui nous mènerait trop loin, nous avons résumé
les principales caractéristiques des normes H.261 et MPEG-1 dans le tableau suivant :
I B B P B B P B B I
MPEG-1 H.261
Application édition transmission en temps réel
Taille de l’image ≤ 4095 × 4095 352 × 288 (CIF)
ou 176 × 144 (QCIF)
Débit +- 1.5 [M b/s] multiple de 64 [kb/s]
Types d’images I, P, B I, P
Modèle de couleur Y C b Cr Y Cb Cr
Complexité élevée moyenne
Mémoire jusqu’à plusieurs images une image
Il ne suffit de pas créer un flot de bits, appelé flux ou bitstream, comprimé par signal com-
posant la séquence audio-visuelle pour arriver à un flux complet. Il faut également entrelacer les
données ; ce problème est illustré à la figure 2.39. La manière de constituer le flux binaire est
spécifié par toute norme de compression.
1010010110 1110001001
Flux composite
scène, la représentation de ces caractéristiques par MPEG-7 et enfin la possibilité d’effectuer des
recherches avec des outils spécifiques. La norme finale s’avère intéressante pour des applications
interactives de configuration statique. La gestion dynamique de la configuration est malaisée car
il faut redéfinir et valider des schémas de description de contenu.
Le format QuickTime
Parmi les technologies de compression, il faut citer le format QuickTime développé prin-
cipalement par la société A PPLE. Cette technologie a joui d’une certaine notoriété par le passé
mais elle cède actuellement le pas aux normes MPEG.
2.7.1 Audio
Outre les formats audio associés directement aux standards vus à la section 2.6.2, on
distingue les formats issus d’applications de synthèse sonores. Le plus célèbre d’entre eux
est le format MIDI (Music Instrument Digital Interface), défini par le groupement industriel
M IDI M ANUFACTURERS A SSOCIATION 11 , qui en plus d’être un format, décrit l’interface entre
des instruments de musique et des ordinateurs. Ainsi, ce format précise des données relatives à
l’instrument connecté, il a ses propres messages (entre périphérique MIDI) et intègre des événe-
ments temporels. Née en 1981, cette norme pour les instruments de musique permet de travailler
simultanément sur des appareils très nombreux et très différents ; ils peuvent communiquer les
uns avec les autres, et échanger des sons et des commandes. Matériellement, la norme MIDI
repose sur la définition de certaines notions (canaux, messages, instrument maître, . . . ) et une
définition précise des connecteurs, du codage, des vitesses de transmission des données. Sur le
plan logiciel par contre, le protocole MIDI se caractérise par une grande facilité d’extension,
mais aussi par la non-obligation pour les constructeurs de l’implémenter en totalité.
On distingue deux catégories de fichiers son (cf. figure 2.40).
11
[Link]
La conversion de formats est possible à l’intérieur d’une même catégorie de signaux ; elle a
peu de sens entre catégories.
2.7.2 Image
De nombreux formats d’images ou de graphiques ont été créés pour le stockage et le traite-
ment d’images fixes. La liste suivante, non exhaustive, reprend certains d’entre eux suivant des
catégories liées à une fonctionnalité.
Interface graphique
Il y a différentes façons d’interagir avec un ordinateur. L’une d’elles est l’utilisation d’une
interface graphique GUI (Graphical User Interface). Chaque interface sous-tend ses propres for-
mats de données d’échange entre ordinateurs.
Ainsi, BMP ou BitMaP est le format d’images bitmap défini par M ICROSOFT pour les besoins
de son interface graphique W INDOWS, ce qui le rend quasiment incontournable. Il permet de
modéliser pratiquement tous les types d’images matricielles, qu’elles soient ou non compressées.
Le format PICT est le format répandu dans l’univers Macintosh mais il est spécifique à cet
environnement et n’est pas pris en compte pour les autres plateformes.
Le format GIF (extension *.gif). Le format GIF est l’un des formats les plus répandus, dé-
veloppés par le serveur américain C OMPUSERVE, pour faciliter l’échange de fichiers graphiques.
Avec ce format, l’image est analysée ligne par ligne. Le codage est effectué sur 8 bits (256 cou-
leurs), mais il offre aussi la possibilité de stocker conjointement trois plans images, ce qui permet
de simuler un codage sur 24 bits. L’utilisation du format GIF a posé problème lorsque que la so-
ciété U NISYS a décidé de faire valoir son brevet définissant l’algorithme de compression LZW
auquel GIF fait appel. Néanmoins, le brevet est tombé dans le domaine public en juin 2003 12 .
Le format PNG (extension *.png). En réponse aux difficultés rencontrées pour l’utilisation
du format GIF, Internet propose un autre format pour les transmissions d’images fixes : le format
PNG. Ce format permet aussi bien de coder les images avec un algorithme de type JPEG que
GIF, c’est-à-dire qu’il est capable de représenter des images naturelles ainsi que des graphiques.
Le format SPIFF (extension *.jpg). À l’origine, le groupe JPEG ne prévoyait pas de définir
un format de fichier spécifique. C’est ainsi qu’au fil des années apparurent plusieurs formats de
fichiers, tous conformes au contenu de la norme JPEG mais incompatibles entre eux. Depuis, la
norme a été complétée d’un format appelé SPIFF pour “Still Picture Interchange File Format”.
Ce format est néanmoins peu rencontré. C’est le format proposé par un constructeur
Le format TIFF (extension *.tiff). Le format TIFF a été créé pour fournir des images scan-
nées. Il est un des plus puissants pour coder tous les types d’images, mais en même temps, un
des plus difficiles à utiliser.
Applications génériques
Des applications génériques intègrent aussi bien des graphiques que des images. De plus, il
faut pouvoir manipuler les objets qui composent la scène. Divers formats de ce genre sont appa-
rus. Ils sont bien souvent intimement liés au matériel en raison des opérations de manipulation
particulières qu’ils permettent.
Le format CGM. (Computer Graphics Metafile). Il s’agit d’un format développé par l’ANSI
(American National Standard Institute) permettant de traiter indifféremment des graphiques de
nature complexe et des images définies pixel par pixel.
12
Dans la majorité des pays dont les États-Unis. Il faut remarquer que dans certains pays, comme l’Australie, le
format a toujous été libre de tout droit puisqu’aucune demande de brevet n’avait été déposée.
Le format EPS (extension *.ps ou *.eps). Défini par la société A DOBE, il s’agit du format
associé à un langage de description de pages appelé PostScript, complet mais relativement
complexe. A DOBE propose maintenant une extension de PostScript, Acrobat, destinée à servir
de format de stockage et d’échange de documents multimédia.
Le format PDF. Le format PDF est une extension du PostScript. Ce format s’est popularisé
grâce à la mise à disposition d’outils de visualisation gratuit. Pour contrer l’influence d’A DOBE
et promouvoir l’émergence du livre électronique, un consortium formé d’industriels, nommé
O PEN E B OOK F ORUM , a développé la spécification Open eBook Publication Structure Specifi-
cation (OEBPS) permettant, sur base d’éléments XML, définir à la fois du contenu, une structure
et une présentation. Cette spécification, dont la version 1.2 a été publiée en 2002, se veut ouverte
et évolutive.
Il serait laborieux d’analyser toutes les conversions entre formats. Signalons seulement que
les conversions sont souvent possibles mais qu’il est rare qu’un format converti contienne la
même information. Il en résulte parfois une perte en qualité et il se peut même que certains
traitements ne puissent plus être appliqués après conversion. La figure 2.41 montre une situation
typique de conversion entre formats image.
Image de départ
* 6 Y
? j
2.7.3 Vidéo
Les normes MPEG-x et H.26x définissent une syntaxe du flux de bits mais pas la manière
d’enregistrer les informations. Nous repoussons au chapitre suivant la description des formats
270[M b/s]
?
?
Q1 ?
Q12
10[M b/s]
?
Q2
2[M b/s]
2. un encodeur est optimisé pour coder une séquence originale ayant certaines propriétés
statistiques. Une modification des propriétés statistiques de ce codeur introduit une perte
de qualité tout à fait générale.
Aussi, dans la mesure du possible, est-il conseillé d’opter pour une compression en une étape
unique.
Marquage et chiffrement
Différentes techniques ont été proposées pour protéger une œuvre. De nombreux construc-
teurs misent sur l’ajout de filigranes dans le contenu. Cette opération porte le nom d’aquamarquage
ou watermarking. Le principe de la technique est illustré à la figure 2.43. Un filigrane est
inséré dans le contenu audio-visuel à l’émetteur. Ce filigrane, invisible et inaudible, accompagne
le signal utile jusqu’au récepteur.
watermark
watermark
La protection peut aussi s’effectuer par chiffrement. Le chiffrement peut être total ou partiel
tel que représenté à la figure 2.44.
4. les éléments comportementaux. Ces derniers se sont présents que s’il s’agit d’un document
interactif.
Document
Langages de balisage
À un autre niveau, on retrouve les normes qui définissent la mise en page des documents.
Parmi celles-ci citons l’HTML (HyperText Markup Language) qui fixe la présentation (sommaire)
des pages envoyées sur Internet et le standard SGML de l’ISO dont est dérivé le langage HTML.
Pour améliorer le contrôle de la présentation (fontes, couleurs, emplacement, . . . ), il est possible
de joindre des feuilles de style aux pages HTML. Ces feuilles de style sont appelées Cascading
Style Sheets (CSS).
La norme ISO 10744 définit le langage Hytime. Ce langage étend les fonctions applicables
aux documents SGML et il fournit des notions de synchronisation spatiale et temporelle.
Le langage XML a été développé après la norme HTML-4.0 pour permettre l’inclusion aisée
de documents structurés ; c’est un langage de balisage qui présente l’information et intègre des
balises définissant sa structure. Il est souvent utilisé pour la mise en page de documents produits
à partir d’une base de données.
On peut également citer le cas du compact HTML (cHTML) qui constitue un sous-ensemble
de l’HTML ; il a été développé pour satisfaire aux contraintes des communications Internet mo-
biles par l’i-mode.
<html>
<head>
<title>Page d’accueil programmes multimedia</title>
<meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 4.0">
<meta name="Microsoft Theme" content="mm 000, default"><meta name="Microsoft Border" content="none"></head>
<body bgcolor="#FFFFFF" text="#000000" link="#0000FF" vlink="#993300" alink="#FF0000">
<!--mstheme--><font face="arial, arial, helvetica">
<p> </p>
<h1 align="center"><img src="MM/images/[Link]" alt="mm_anim.gif (306142 octets)" width="123" height="92"></h1
<!--mstheme--></font><table border="0" width="100%">
<td width="50%" align="center" valign="top"><!--mstheme-->
<font face="arial, arial, helvetica"> <p>
<a href="[Link]
Master in Multimedia and Audiovisual Business Administration (E.M.M.A.B.A.)</a></p>
<p>en journée<!--mstheme--></font></td>
...
</html>
javascript dont les commandes sont insérées dans des balises HTML d’une page ra-
patriée.
2. les pages sont créées par le serveur Web qui envoie le résultat de requêtes générées loca-
lement. Ainsi, contrairement au langage javascript, les instructions du langage PHP
(Hypertext Preprocessor) sont exécutées sur le serveur Web dont provient la page téléchar-
gée ; seul un lien suffisamment explicite est contenu dans la page HTML. C’est l’activation
de ce lien qui fournit le contenu dynamique. PHP est utilisé par de nombreux serveurs sont
sa version 3 ; on parle de PHP3 (PHP version 3). Il existe également le langage iHTML
(inline HTML) dont le fonctionnement est similaire à celui du langage PHP.
La plupart des langages de création de pages dynamiques s’écartent des spécifications définies
par le Common Gateway Interface (CGI). Le CGI offre une syntaxe standardisée, largement
adoptée au milieu des années 90, pour envoyer des informations au serveur et requérir l’exécution
d’un programme, par exemple :
[Link]
2.8.3 La synchronisation
La présentation des informations sur écran occulte un problème complexe : celui de la syn-
chronisation. Ce n’est pas tout de décoder des flux d’informations et de les produire à l’écran.
Encore faut-il être capable de les synchroniser. Pour y parvenir, on ajoute dans le flux multimédia
un signal d’horloge, qui servira de référence temporelle absolue, et des signaux de référence tem-
porelle relative. Les informations de référence relative sont destinées à permettre une meilleure
interprétation des divers flux qui composent un signal multimédia.
Du côté de l’encodeur, on prévoit des signaux de synchronisation quand il s’agit de présenter
des flux concourants. Par exemple, la norme MPEG-1 inclut ce type de signaux tout au long de
l’encodage pour faciliter la tâche du décodeur. Les difficultés du décodeur sont souvent dues à la
nécessité de partager les ressources entre différents activités (accès au disque, gestion de l’écran,
décodage du son ou de la vidéo, . . . ). C’est la raison qui a poussé le groupe MHEG, un autre
groupe de l’ISO, a définir plusieurs normes pour le codage de signaux multimédia complexes.
On espère ainsi maîtriser la complexité dès l’encodage et inclure les signaux simplifiant la tâche
de décodage.
De nombreux produits de reconnaissance vocale sont présents sur le marché. Ces produits se
caractérisent par les paramètres suivants :
– dépendance ou indépendance vis-à-vis du locuteur. Il s’agit de savoir si, sans entraînement
spécifique, l’organe de reconnaissance fonctionne pour tout locuteur.
– taille du dictionnaire de mots reconnaissables. On considère généralement qu’il est pos-
sible d’identifier une centaine de mots bien distincts tout en ayant l’indépendance vis-à-vis
du locuteur. Ce dictionnaire croît pour des systèmes à entraînement préalable.
La synthèse vocale est appelée text-to-speech (TTS) en anglais. Les systèmes de synthèse vocale
traduisent automatiquement un texte en parole à partir de règles de prononciation ou à partir de
mots pré-enregistrés.
2.9.1 La vidéoconférence
En 1990, l’ITU définissait pour la première fois de son existence une famille de normes.
La norme H.320 regroupa ainsi une série de normes pour la vidéoconférence sur le réseau télé-
phonique numérique. Plus tard fut développée la norme équivalente pour le réseau téléphonique
analogique, la norme H.324. Il restait à faire le travail pour des réseaux informatiques. C’est ainsi
que la norme H.323 fut finalisée en juin 1996.
L’existence de ces normes est importante car elle signifie qu’un terminal de vidéoconférence
raccordé à un réseau téléphonique est capable de dialoguer avec un terminal branché sur un
réseau informatique ; il est désormais possible d’échanger des signaux de vidéoconférence à
travers Internet dans un cadre normatif strict.
Ces familles de norme comprennent des normes pour la vidéo, l’audio, le multiplexage
des données, les messages de contrôle, la gestion de plusieurs correspondants simultanés (multi-
point), les données et les éléments de transport du réseau.
Les normes H.320, H.323 et H.324 sont comparées dans le tableau suivant :
81
82
L’interactivité ne nécessite nullement l’usage d’un réseau puisqu’une machine dotée de l’in-
terface adéquate suffit. Il en va tout autrement lorsque plusieurs acteurs interviennent, auquel cas
l’usage d’un réseau s’impose tout naturellement.
Avec le concours du réseau mondial Internet, les applications multimédia subissent une véri-
table mutation et, de nos jours, il n’est plus rare d’utiliser une application sans savoir exactement
où se trouvent ses composantes. On parle ainsi de Network Computer (NC), c’est-à-dire d’ordi-
nateurs qui vont chercher les applications dans le réseau auquel ils sont connectés.
Pourtant, les problèmes d’une communication sur un réseau sont multiples : il faut garantir
que l’information parvienne bien à destination, assurer l’intégrité des données transmises, offrir
un niveau de qualité de service, etc. Au vu de cette complexité, les organismes de normalisa-
tion ont travaillé à définir une communication sous deux angles : un angle logique et un angle
matériel.
La structure conventionnelle d’une chaîne de télécommunications comprend différents élé-
ments repris à la figure 3.1. On part d’un message, d’une information, transmis sous une forme
matérielle déterminée. Le système de transmission étant de nature électromagnétique, il convient
de convertir le signal physique en un signal électrique par le biais du transducteur d’émission.
La chaîne se termine de même par un transducteur de réception, dont le but est de transformer le
signal électrique en une grandeur physique adaptée au correspondant destinataire.
Le problème de la transduction est essentiellement un problème de fidélité ; ce problème
technologique peut être résolu de façon plus ou moins satisfaisante selon le compromis qualité-
coût que l’on accepte.
Le signal électromagnétique délivré par le transducteur d’émission doit être adapté au canal
de transmission. À cet effet, on lui fait subir certaines transformations auxquelles on peut donner
le nom générique de codage. Ces opérations comprennent aussi bien les opérations de filtrage
que des mises à niveau électrique ou des convertisseurs d’analogique en numérique. Au terme du
codage, que l’on qualifie le plus souvent de codage de source, le signal est injecté à l’entrée d’un
système qui effectue le codage de canal ou modulation.
Bien entendu, on opère à l’extrémité réceptrice des opérations de décodage inverses des trans-
formations effectuées à l’extrémité émettrice.
Si la structure de la figure 3.1 correspond assez bien à une chaîne de télécommunications
83
84
Transducteur Transducteur
Émetteur Récepteur
Canal
Système de télécommunications
analogiques, de nombreux éléments supplémentaires viennent s’ajouter dans le cas d’une com-
munication numérique. Le schéma de la figure 3.2 en dresse un portrait plus typique. On y voit
que la transmission est précédée de toute une série d’opérations de traitement sur le signal de
départ.
SOURCE
Message transmis
• Codage de source
• Modulation
ÉMETTEUR • Filtrage passe-bas
• Calcul du spectre
• Codes correcteurs d’erreurs
Signal transmis
• Bande de base
CANAL DE • Porteuse
TRANSMISSION • Canal idéal
• Canal non-idéal (interférences, non-linéarités, ...)
Signal reçu
• Décision
• Récepteur optimal
RÉCEPTEUR • Démodulation : cohérente ou non-cohérente
• Filtrage passe-bande
• Synchronisation
• Performances
Message reçu
On peut encore ajouter que le schéma général d’une chaîne de télécommunications donné ne
représente pas toutes les possibilités. Il présuppose que l’on crée, au profit des correspondants,
une voie de communication, appelé circuit, mise à leur disposition exclusive pour la durée de
la communication. Et même si l’exclusivité ne signifie pas que le canal de transmission ne puisse
pas être partagé avec d’autres utilisateurs grâce à une opération de multiplexage, il n’empêche
que le circuit est affecté à la communication pour toute sa durée. On ne retrouve pas toujours
ce concept en transmission de données où certains protocoles prévoient l’envoi de paquets d’in-
formation, sans établissement préalable d’un circuit. C’est le cas notamment du protocole réseau
utilisé pour l’Internet : le protocole IP.
Ordinateur A Ordinateur B
Application Application
Réseau
réseau pour transmettre ses messages à la couche transport d’un autre ordinateur. Concrètement
donc, la couche masque l’implémentation des couches inférieures de sorte que l’application soit
indépendante du réseau. La figure 3.4 reprend respectivement les fonctionnalités principales et
services de l’ensemble des couches.
Les couches liées au réseau sont importantes et méritent quelques explications supplémen-
taires ; par ailleurs, leur mode de fonctionnement dépend du réseau physique auquel est raccordé
l’ordinateur. D’une manière générale, la couche réseau est responsable de l’établissement et de
la libération d’une connexion. Elle comprend des fonctionnalités comme le routage, aussi ap-
pelé adressage, et parfois le contrôle du débit. Comme le dit sa dénomination, la couche liaison
veille sur l’état de la connexion. Elle se charge de la détection d’erreur et de la retransmission de
messages si nécessaire. Elle offre deux types de service :
1. Sans connexion permanente, connectionless en anglais. Ce type de connexion traite chaque
trame d’information comme une unité autonome transmise sans garantie d’arriver à desti-
nation. De plus, une trame incorrecte à l’arrivée est simplement ignorée. Le réseau Internet
fonctionne suivant ce mode au niveau de la couche 3 (couche réseau). On peut y remédier
par les couches des niveaux supérieurs ; ainsi, le protocole TCP implémente un mécanisme
de transmission avec accusé de réception.
2. Avec connexion permanente, connection oriented en anglais. Il s’agit d’un mode de
connexion, aussi appelé mode circuit, qui garantit une permanence dans le trajet
utilisé pour la transmission de l’information.
Quant à la couche physique, elle concerne les interfaces entre l’équipement et le réseau. La
norme Ethernet qui décrit principalement l’interface avec un réseau local correspond à la
Application de l’utilisateur
Réseau
couche physique.
Le modèle OSI a été développé pour servir de cadre aux activités de normalisation relatives
à la communication entre ordinateurs. Il n’a jamais eu pour but d’associer un standard unique à
chacune des couches du modèle. D’ailleurs, la pratique a conduit à des familles de standards par
niveau.
Application de l’utilisateur
IP 3. Couche Réseau
2. Couche Liaison
IEEE802.X / X.25
1. Couche Physique
Le protocole IP a pour but de transporter les paquets, appelés datagrammes, d’une extrémité à
l’autre du réseau. Les paquets sont indépendants les uns des autres et sont routés individuellement
dans le réseau par chaque commutateur. La sécurisation apportée par ce protocole est très faible :
pas de détection de paquets perdus ou de possibilité de reprise sur erreur. L’en-tête d’un paquet
IP est illustré à la figure 3.6.
32 Bits
Source address
Destination address
F IG . 3.6 – En-tête d’un paquet tel que défini par le protocole IP.
Toute machine constituant un réseau de technologie Internet est identifiée par une adresse
longue de 32 bits. Pour faciliter l’identification des adresses, on a défini un mécanisme per-
mettant de nommer une machine, étant entendu que, puisque le protocole IP nécessite l’utilisa-
tion d’adresses IP, il doit être possible à tout moment de retrouver l’adresse correspondante.
Le Domain Name System (DNS) est constitué d’une hiérarchie de serveurs capables de tra-
duire un nom de domaine en une adresse Internet. Considérons par exemple, le serveur nommé
[Link]. Il lui correspond l’adresse IP suivante : [Link]. C’est précisément
pour éviter que l’utilisateur ait à manipuler des adresses IP que le mécanisme de DNS a été mis
en place.
La dénomination du DNS est basée sur les codes nationaux définis par l’ITU (.fr, .be, etc)
gérés par des instances nationales et sur une série d’ajouts (.com, .edu, .org, etc). Pour toute
destination exprimée sous la forme d’un nom de domaine, l’ordinateur émet d’abord une requête
à un DNS, puis il utilise la véritable adresse IP pour contacter le correspondant. Pour éviter
des appels répétés au DNS, l’ordinateur conserve en mémoire l’adresse IP des correspondants
contactés précédemment.
On ne peut jamais imposer strictement cette condition puisqu’elle revient à exiger que le signal
soit à durée infinie. C’est néanmoins une hypothèse raisonnable car les signaux réels ont des
composantes spectrales négligeables au-delà d’une certaine fréquence. Du reste, sous peine d’ef-
fets indésirables d’intermodulation ou de saturation, on est presque toujours amener à traiter les
signaux modulants par un filtrage passe-bas limitant leur spectre en entrée.
Définition 23 Dès lors que l’intervalle de fréquences est borné par la fréquence W , on appelle
bande de base l’intervalle de fréquences [0, W ].
Définition 24 L’efficacité spectrale est définie comme le flux binaire par Hz. Soit le débit divisé
par la bande passante du canal de transmission.
3.2.3 Modulation
Historiquement, le problème de la modulation s’est posé dès les débuts de l’ère de la radio ;
on doit à M ARCONI la réalisation de premières transmission radio. La “haute” fréquence était un
signal à quelques kHz auquel on voulait imprimer des variations définies par un signal modulant.
Cette sinusoïde de référence2 est appelée porteuse et notée c(t)
Pour superposer l’information, on peut agir sur différents paramètres de la porteuse : l’am-
plitude Ac , la fréquence fc ou la phase φc . D’une manière générale, la modulation consiste à
remplacer une de ces caractéristiques par une fonction linéaire de m(t). Le signal résultant est
appelé signal modulé (cf. figure 3.8). Si le signal modulant m(t) est continu, on parle de modu-
lation d’onde continue. On pourrait attribuer des valeurs constantes à m(t) pendant un certain
intervalle de temps, ce qui reviendrait alors à effectuer une modulation numérique.
Modulation de fréquence
Amplitude Phase
Les modulations de porteuses sinusoïdales sont de loin les plus utilisées. Cela est dû à l’im-
portance des systèmes linéaires. En effet, un système linéaire n’introduit pas de fréquences en
dehors de la bande de fréquences originale. Remarquons toutefois que modifier, même linéaire-
ment, la fréquence ou la phase de la porteuse ne signifie pas pour autant que l’étage de modulation
soit linéaire. Par ailleurs, la majorité des circuits de modulation ou de démodulation incluent des
opérations non linéaires.
pour laquelle nous avons pris le choix d’une phase de référence arbitrairement nulle (φ c = 0).
Soit m(t) le signal en bande de base représentant le message, c’est-à-dire l’information que l’on
désire transmettre. On suppose, a priori, que le système générant la porteuse c(t) est totalement
indépendant du message m(t).
La figure 3.9 montre un signal basse fréquence 1, 5 sin(6πf t) (signal à 3 [Hz]) qui module
l’amplitude d’un signal haute fréquence cos(72πf t) (signal à 36 [Hz]).
2
Signal module:1,5*sin(6*pi*ft)*cos(72*pi*ft)
Signal modulant:1,5*sin(6*pi*ft)
Amplitude de la variation de pression
-1
-2
0 1 2
Temps en secondes [s]
F IG . 3.9 – Représentation d’un signal modulé par le signal modulant 1, 5 sin(6πf t).
Analyse spectrale
Soient m(t) un signal en bande de base et M(f ) le spectre du signal, autre dénomination
pour sa transformée de F OURIER. Selon les propriétés de la transformée de F OURIER, le spectre
−W 0 +W f
(a)
kS(f )k
f
−fc − W−fc −fc + W 0 fc − W f c fc + W
(b)
F IG . 3.10 – Spectres de fréquence : (a) signal en bande de base, (b) signal modulé.
Modulation angulaire
Dans la modulation d’amplitude, partant d’une porteuse c(t) = A c cos(2πfc t + φc ), on a
rendu l’amplitude Ac fonction linéaire du signal modulant m(t). Dans le cas de la modulation
angulaire, on introduit une telle dépendance pour l’argument de la fonction cosinus. Cela est
moins évident qu’il n’y paraît à première vue. Quel paramètre doit devenir une fonction linéaire
du signal modulant ? On peut en effet choisir de prendre l’argument de la fonction cosinus ou
seulement la fréquence de la porteuse. Dans le premier cas, il s’agit de modulation de phase (PM),
tandis que dans le second cas on parlerait plutôt de modulation de fréquence (FM).
Dans les deux cas, l’argument de la fonction cosinus n’est plus une fonction linéaire du temps.
Mais dans la mesure où l’on définirait la phase comme l’argument de la fonction cosinus, une
modulation de fréquence s’accompagnera nécessairement d’une modulation de phase. Comme
on le devine, les concepts de modulation de phase et de fréquence sont strictement indissociables.
C’est pourquoi on utilisera le terme général de modulation angulaire.
0.5
−0.5
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
10
−10
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
10
−10
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
10
−10
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Multiplexage
Dans l’air ou sur un réseau de télédistribution, le partage du spectre et le partage temporel
des ressources font partie intégrante du dimensionnement du réseau. Ces partages résultent de
procédés de multiplexage qui consistent à combiner plusieurs signaux pour les transmettre
sur un même support.
Historiquement, on en distingue principalement deux :
– le multiplexage en fréquences (Frequency Division Multiplexing - FDM). Cette technique
de multiplexage alloue une bande de fréquences spécifique à chaque signal.
– le multiplexage temporel (Time Division Multiplexing - TDM). Il consiste à réguler les
moments d’occupation du canal pour chaque signal.
La technique plus récente du multiplexage par étalement de spectre a ouvert de nouvelles voies
pour le partage de ressources. Cette technique réalise à la fois un partage fréquentiel et temporel.
Pour être complet, signalons qu’il existe des techniques de multiplexage propres à certains
supports. Ainsi, dans le domaine de la transmission par fibre optique, on a développé des tech-
niques de multiplexage par longueurs d’onde (Wave Division Multiplexing - WDM) avec quelques
variantes particulièrement adaptées à la transmission à très haut débit (Dense Wave Division
Multiplexing - DWDM) .
Accès multiple
Dès lors qu’il y a multiplexage et donc partage des ressources, il convient de définir
– des moyens techniques pour accéder à ces ressources individuelles. On parle de méthodes
d’accès telles que le FDMA (la lettre A désignant Access), TDMA, CDMA, . . .
– des stratégies pour disposer du canal. C’est par le biais de stratégies qu’on espère atteindre
au haut de performance (haut débit, faible délai, faible taux de congestion, . . .).
X1 (f )
f −f1 f1 f
f1
X2 (f )
f −f2 f2 f
f2
X3 (f )
f −f3 f3 f
f3
Signal multiplexé
Signal multiplexé
f1 f2 f3
f1 f2 f3
X1 (f ) X2 (f ) X3 (f )
f f f
Accès au multiplex. La question de l’accès (FDMA) est relativement simple car c’est la fré-
quence porteuse du signal dans le multiplex qui permet de sélectionner un signal. Cette allocation
est généralement statique dans les réseaux fixes et dynamiques dans les réseaux mobiles. Le par-
tage fréquentiel des ressources est illustré à la figure 3.14.
Fréquence
Utilisateur 1
C
Utilisateur 2
Canal physique B Non occupé
A,B,C : porteuses
A
Temps
F IG . 3.14 – Partage des ressources par multiplexage en fréquence : le FDMA (Frequency Divi-
sion Multiple Access).
1 M M 1
2 U U 2
L Voie HV L
T T
Voies BV I I
P P
L L
n E E n
X X
1 2 3 N 1 2 3 N
"mots" contenant
l’information de chaque voie
mots de repère
1 2 3 N 1 2 3 N
Te
Accès au multiplex. Tout comme pour le FDM, l’accès est généralement statique. Néanmoins,
le TDM offre un moyen aisé de transmettre des informations individuelles à des débits différents ;
il suffit par exemple d’allouer plusieurs canaux à un utilisateur comme dans le cas du GPRS. Le
schéma d’accès doit alors être convenu entre l’extrémité émettrice et l’extrémité réceptrice. Le
schéma de partage par répartition temporelle est illustré à la figure 3.18.
Utilisateur 1
Utilisateur 2
Non occupé
1,2,3,4 : timeslots
1 2 3 4 1 2 3 4
Temps
F IG . 3.18 – Partage des ressources par multiplexage en temps : le TDMA (Time Division Mul-
tiple Access).
Code
Canal physique
Utilisateur 1
Utilisateur 2
Non occupé
Fréquence
Temps
F IG . 3.19 – Multiplexage de ressources par répartition de code (Code Division Multiple Access).
Fréquence
C Utilisateur 1
Utilisateur 2
B Non occupé
1,2,3,4 : timeslots
A A,B,C : porteuses
1 2 3 4 1 2 3 4
Temps
téléphone qui s’y raccorde se charge de transformer le signal de parole en signal électrique. Le
signal parvient ensuite à la centrale qui le dirige vers un autre abonné en passant éventuellement
par d’autres centrales. Comme il a pour mission primaire de transporter des signaux vocaux,
les caractéristiques du réseau téléphonique leur sont adaptées. Ainsi, la bande passante du si-
gnal transmis est limitée à l’intervalle 300 − 3400 [kHz] car l’énergie du signal de parole s’y
trouve principalement. D’autre part, les délais de transmission sont très courts pour permettre un
dialogue normal. Enfin, la transmission n’est jamais interrompue pendant la communication.
Le réseau téléphonique historique est constitué d’une série de paires de cuivre reliant chaque
abonné au central. Notons qu’une paire est toujours dédiée à chaque utilisateur. La transmission
s’effectue en général de manière analogique jusqu’au central téléphonique (cf. figure 3.21).
Téléphone
Central
Boucle
locale
(paires torsadées) Câble Réseau
Central
Réseau d’accès
À l’entrée du central, le signal analogique est converti sous forme numérique et acheminé tel
quel jusqu’au dernier central téléphonique. Le signal numérique est ensuite interpolé et transmis
sur la paire de l’abonné destinataire. Ce schéma est illustré à la figure 3.22. Une représentation
plus détaillée est fournie à la figure 3.23 : on y voit les composants physiques.
Une seule paire de fils suffit théoriquement pour communiquer dans les deux directions. Il
faut néanmoins mettre en place un mécanisme pour y parvenir. Dans le cas du téléphone analo-
gique, on recourt à un transformateur hybride tel celui représenté à la figure 3.24. Ce transfor-
mateur effectue l’interfaçage entre un système à 2 fils et un système à 4 fils.
A chaque passage dans un central, le signal numérique est commuté, c’est-à-dire qu’il passe
systématiquement d’une entrée spécifique à une sortie spécifique. La commutation est rapide car
le chemin de passage est établi au début de l’appel, pour toute la durée de l’appel. On parle de
Analogique Analogique
Réseau numérique
customer premises
handset
from microphone
cradle switch
unit
to speaker
2 wires
subsriber line
Telephone base unit
network termination
(RJ11 plug/socket)
A-LTU = analog (subscriber) line termination unit
A from microphone
B to speaker
F IG . 3.24 – Passage d’un système de 2 fils à un système à 4 fils par passage dans un transforma-
teur hybride.
circuit ou de mode connecté6 . Le circuit est établi grâce à des protocoles de signalisation.
Entre l’abonné et le central téléphonique, la signalisation s’effectue par l’envoi d’une combinai-
son de deux fréquences ; ce mécanisme porte le nom de Dual Tone MultiFrequency, DTMF. Les
fréquences associées aux touches du clavier sont représentées à la figure 3.25.
697 Hz 1 2 3
770 Hz 4 5 6
852 Hz 7 8 9
941 Hz * 0
En ce qui concerne la bande passante, l’opérateur garantit la délivrance d’un canal transparent
pour les fréquences comprises dans l’intervalle [300 Hz, 3400 Hz] ; on parle de la bande vocale.
6
À l’inverse, la commutation d’informations suivant le protocole IP se fait par paquets ; Il n’y a pas de chemin
préétabli pour toute la durée de l’échange.
C’est donc dans cette bande qu’a lieu le transfert du signal vocal ainsi que les informations
numériques transmises au moyen d’un modem. Parmi les nombreuses normes de modems, citons
la norme V90, qui permet la transmission de données pouvant atteindre 56 [kb/s], et la norme
V92, qui ajoute une série de fonctions à la norme V90.
Analogique Analogique
Modem Modem
Réseau numérique
F IG . 3.26 – Transmission par modem dans la bande [300 Hz, 3400 Hz].
A priori, le réseau téléphonique n’est pas adéquat pour la transmission de signaux d’ordina-
teurs car ces signaux sont numériques à l’origine. Et pourquoi faudrait-il maintenir la connexion
entre ordinateurs après qu’un message ait été envoyé ? Le recours à des modems offre un pre-
mière solution mais il y a mieux : le RNIS.
N NT1
Réseau numérique
Transmission ADSL
La transmission numérique à haut débit dans le réseau téléphonique par ADSL pousse le
principe plus loin : la transmission de l’information numérique se fait hors bande vocale de
manière à garantir la coexistence avec le signal vocal analogique usuel. Cette coexistence n’est
effective que sur la paire dédiée car au franchissement du central téléphonique, les signaux sont
séparés par filtrage et injectés dans des réseaux de transmission spécifiques. Cette séparation est
illustrée à la figure 3.28.
Modem
Splitter ATM / IP
Réseau numérique
distribution de signaux vidéo analogiques, se compose d’un câble coaxial auquel sont raccordés
tous les utilisateurs. Si le réseau comporte des ramifications, on parle d’architecture en arbre (cf.
figure 3.29).
Amplificateur
Tête
Un réseau de distribution se caractérise par le fait que, d’une part, un même segment de
câble est partagé par plusieurs utilisateurs et que, d’autre part, les signaux sont transmis d’un
point central vers les utilisateurs, pas dans l’autre sens. Tel quel le réseau ne se prête pas aux
communications bidirectionnelles, à moins de le combiner à un réseau de type téléphonie pour
les signaux remontants de l’abonné vers le serveur.
L’évolution subie par les réseaux de télédistribution durant les années 1990 a d’abord consisté
en un découpage en sous-réseaux. On a ensuite introduit des amplificateurs bidirectionnels de
manière à permettre l’acheminement d’un signal en retour. Les figures 3.30 et 3.31 illustrent ces
deux phases.
Il est important de souligner que le signal qui remonte des abonnés à la tête de réseau occupe
une autre bande de fréquences que les signaux descendants. De cette manière, on évite toute
interférence.
Fibre optique
Tête
Amplificateur
Amplificateur
bidirectionnel
Fibre optique
Tête
satellite
antenne
liaison liaison
montante descendante
stations terrestres
Terre
1000 km
LEOS
13000 km
MEOS
36000 km
GEOS
LEOS
MEOS
GEOS
diffusion terrestre.
Satellite
Passerelle
satellite
Source locale
Réseau de de contenu
transport
Source de
contenu
Multiplexeur
Réseau de MPEG-2
communication
Voie de retour
Télévision
Zone de
Zone de localisation HLR
localisation Zone de
Zone de localisation
localisation
Zone de
localisation
Sous-réseau
Commutateur
Interface
radio
Terminal
mobile
cellule
Station de base
Zone de localisation
Home Location Register (HLR), qui contient les données relatives aux abonnés (cf. figure 3.37).
Les données concernent aussi bien le profil d’un abonné que le numéro de la zone dans laquelle
il se trouve pour l’instant. Ainsi, un appel destiné à cet abonné sera dirigé vers la bonne zone
après consultation du registre central.
sous
réseau sous
sous réseau
réseau
sous sous
réseau réseau
Réseau GSM
mondial
HLR
VLR VLR
cellule cellule
Zone de localisation
Pour réaliser le transfert inter-cellulaire (appelé handover), on prévoit des zones de re-
couvrement entre les cellules. Ce principe est illustré à la figure 3.38. Dans un premier temps,
le GSM détecte une baisse du niveau de puissance lorsqu’il s’éloigne du centre de la cellule.
Il cherche alors une cellule dont la puissance d’émission serait supérieure au niveau reçu de
l’antenne avec laquelle il communique.
Lorsque le GSM décide de s’accrocher à une autre cellule, les cellules effectuent le transfert
entre elles en échangeant des messages de signalisation. Le contenu de ces messages dépend du
type de transfert à effectuer : il peut en effet s’agir d’un transfert dans une même zone, d’un
transfert entre zones, voire d’un transfert entre réseaux. Sans entrer dans le détail, la figure 3.39
montre quelques transferts possibles.
Commutateur
Coupure de la liaison
Établissement radio avec la précédente
de la connexion station de base
Zone de recouvrement
Si le débit d’un réseau GSM (de l’ordre de 13 [kb/s]) est nettement plus faible que celui
d’un réseau local sans fil, le GSM permet des connexions sur de grandes zones géographiques.
À terme, l’usage d’un appareil mobile semblable au GSM pourrait se généraliser pour l’implé-
mentation de transmission de données, et partant dans les applications multimédia. Ainsi, il est
déjà possible d’envoyer des courts messages, appelés SMS pour Short Message Service. Mal-
heureusement la taille des messages est limité à 140 bytes7 par SMS. Cette limitation est levée
par l’utilisation de messages au format Multimedia Messaging Service (MMS). Ce dernier permet
l’envoi de messages combinant textes, images, sons et vidéo.
Les opérateurs ont également développé une extension aux réseaux GSM pour faciliter la
transmission de données. La technologie choisie est généralement le GPRS (General Packet Ra-
dio Service), qui permet des transmissions jusqu’à 115 [kb/s].
Il existe malheureusement plusieurs normes de mobilophonie. Le tableau 3.1 compare les
principaux standards de communications pour mobiles.
Les opérateurs belges Proximus et Mobistar ont déployé un réseau dans la bande des
900 [M Hz]. KPN a opté pour la seconde bande de fréquences, à savoir la bande des 1800 [M Hz].
Proximus et Mobistar lui ont emboîté le pas. Ces réseaux portent également le nom de réseaux
cellulaires en raison du mécanisme de ré-utilisation des fréquences mis en œuvre. Comme
l’illustre la figure simplifiée 3.40, le plan est découpé en zones de même forme. Pour chacune
des zones, l’opérateur alloue une série de fréquences inutilisables dans les zones voisines afin
d’éviter toute interférence. Toutefois, rien n’empêche d’utiliser à nouveau les fréquences dans
des cellules plus éloignées.
La norme UMTS. L’Universal Mobile Telecommunications System (UMTS) est la norme de télé-
7
Pour être très précis, les 140 bytes correspondent à autant de caractères pour l’envoi d’un SMS habituel. Dans
le cas d’un SMS contenant un logo par exemple, la taille du logo est également limitée à 140 bytes mais l’encodage
de ce type de SMS diffère sensiblement d’un SMS composé de caractères.
RTC
MSC MSC
Handover
intra-MSC
Handover
intra-BSC BTS BTS BTS BTS BTS
MS 2 Déplacement du mobile
2 3
7 1 4
6 5
phonie mobile de troisième génération sélectionnée pour l’Europe. Contrairement aux normes de
mobilophonie de deuxième génération (GSM, DCS1800), taillées sur mesure pour les transmis-
sions vocales, l’UMTS intègre communications vocales et transmissions de données. Il permet
le transfert de données jusqu’à 2 [M b/s] et devrait offrir une couverture mondiale. Malheureuse-
ment, il ne présente aucune compatibilité avec les systèmes de deuxième génération.
Transmission
40 GHz
Transmission
liaison 40 GHz
5,8 GHz
liaison
5,8 GHz
50 - 500 m
Répéteur local
50 - 500 m
1 à 3 km
Répéteur local
Les systèmes WLL disponibles sur le marché sont encore rares, mais il existe quelques pro-
totypes parmi lesquels le Local Multipoint Distribution Service LMDS, normalisé pour la trans-
mission de données, et un système normalisé pour la télévision analogique.
La lecture du tableau 3.2 permet de s’en convaincre ; il donne les temps de téléchargement de
plusieurs fichiers à différents débits.
TAB . 3.2 – Temps de téléchargement d’une application basée sur HTTP à la demande pour des
fichiers de 5 minutes.
Variantes de l’ADSL
Les développements de l’ADSL ont amené toute une série de variantes ; celles-ci sont reprises
dans le tableau 3.3. On parle parfois de la famille des normes xDSL.
NAS
(Network Access Server)
PSTN
Internet
POTS
splitter
STB of TV
ADSL ADSL or
modem modem PC
25 1100 kHz
POTS
LTU
Video servers NT
0 4 25 500 kHz
ADSL STB or PC
termination
network ADSL High pass ADSL-lite
modem filter + modem
F IG . 3.43 – Deux modes de connexion sont possibles du côté de l’abonné (d’après [5, page 759]).
LANs. Ces normes, bien connues sous l’appellation IEEE 802, incluent les spécifications des
protocoles CSMA/CD (détection de collisions), Token bus (bus à jeton) et Token Ring (anneau à
jeton). Les réseaux locaux se distinguent par trois caractéristiques : leur taille, leur technologie
et leur topologie.
On peut avoir diverses topologies. La figure 3.44 en illustre deux. Sur un réseau de type
bus, il n’y a, à chaque instant, qu’une seule machine autorisée à émettre. Il est donc nécessaire
de prévoir un mécanisme d’arbitrage qui résolve les conflits entre deux machines qui désirent
émettre simultanément.
Ordinateur
Câble
Ordinateur
(a) (b)
Ethernet
Un LAN, comme par exemple le standard Ethernet, interconnecte des ordinateurs à la
manière d’un réseau de télédistribution : les applications tournant sur les ordinateurs partagent le
même câble physique à la différence près que le réseau est complètement bidirectionnel. Le débit
théorique maximum d’un réseau Ethernet conventionnel est de 10 [M b/s] mais le débit effectif
est plutôt de l’ordre de 2 à 3 [M b/s]. Quand une stations décide de transmettre, elle vérifie l’état
du câble. Si le câble est déjà utilisé, elle attend qu’il devienne disponible. En revanche, si le câble
n’est pas utilisé, elle transmet immédiatement. Si plusieurs stations émettent simultanément sur le
câble, qui semblait inutilisé, il y a collision. Dans un réseau Ethernet, les collisions sont détectés
par un mécanisme illustré à la figure 3.45.
La croissance importante des réseaux d’entreprise a conduit à des architectures de réseau de
plus en plus complexes. Ces architectures incluent des éléments qui agissent à des niveaux diffé-
rents du modèle OSI. Un commutateur (switch) et un pont (bridge) trient les messages sur base
des informations véhiculées au niveau de la couche liaison. Un routeur fait de même mais sur
base d’informations propres à la couche réseau. Un exemple de réseau est fourni à la figure 3.46.
Token ring
Dans un réseau à jeton (Token ring), les stations sont organisées selon un anneau logique,
chacune d’elles connaissant l’adresse de ses voisines. Un jeton circule sur l’anneau avec pour
(i)
A starts to
t = ∆t transmit a frame
A B
(ii)
B starts to
t = tp − ∆t
transmit a frame
A B
(iii)
B detects a collision
t = tp
has occured
A B
(iv)
A detects a collision
t = 2tp
has occured
A B
F IG . 3.45 – Détection de collision dans un système de topologie bus (d’après [5, page 456]).
Server Server
10 Base T Hub
Stations Stations
Stations
règle fondamentale que celle la station propriétaire du jeton a le droit d’émettre un message.
Comme à chaque instant, une seule station est propriétaire du jeton, il ne peut y avoir de collisions
entre messages du réseau.
Les réseaux locaux sans fil connaissent actuellement d’importants développements du fait de
la flexibilité qu’ils offrent. Aux États-Unis, deux groupe de travail de l’IEEE s’occupent de la
normalisation : l’IEEE 802.11 et l’IEEE 802.15. En Europe, c’est le groupe HiperLAN (High
Performance Local Area Network) qui s’en charge.
3.4.3 Conclusions
Dans le tableau 3.4, nous classifions les réseaux.
À la lecture de ce tableau, il n’est que plus évident que les réseaux à forte capacité sont
moins interactifs ou plus localisés. Quant aux réseaux complètement bidirectionnels, ils sont le
plus souvent limités par leur débit. Voilà pour l’essentiel.
D
Frame
Station A awaits receipt of
start of frame but does not
A C repeat the frame thereby
removing it
Either : D
When last bit of frame has
been received station A
A C generates and passes on the
token ; it then precesses the
response bits at the tail of
Token the frame
B
Or : D
F IG . 3.47 – Principe de fonctionnement d’un réseau à jeton (d’après [5, page 464]).
M. Van Droogenbroeck. Tous droits réservés. Version du document : 7.73
130
Esclave Maître
Esclave
Esclave du piconet 1
et du piconet 2
Esclave Esclave
Piconet 1
Esclave
Terminaux maîtres
Terminaux esclaves
Le futur ?
Une analyse plus fine des signaux multimédia montre que les contraintes associées aux si-
gnaux dépendent fortement de leur nature. Ainsi, un signal de parole doit parvenir rapidement
au destinataire mais il peut être légèrement déformé. À l’inverse, il est nécessaire de garan-
tir l’intégrité d’un message textuel ; le délai a moins d’importance. Le nouveau protocole ATM
(Asynchronous Transfer Mode) a été imaginé pour garantir une qualité de service dépendant du
signal transmis.
À propos d’Internet
Le réseau Internet n’est pas à proprement parler un réseau : il s’agit plutôt d’un ensemble de
réseaux interconnectés. Cette hétérogénéité d’infrastructure se traduit par une qualité de service
médiocre. De fait, étant impossible de savoir à l’avance comment la connexion vers un autre
utilisateur se fera, le tronçon le plus lent fixera la limitation du débit de bout en bout. De plus,
comme les ressources sont partagées dans Internet, un tronçon fortement sollicité n’offrira qu’un
faible débit à ses utilisateurs.
Question 26 Est-il vrai qu’un utilisateur ayant un accès à Internet à 2 [M b/s] peut toujours de
rapatrier l’information plus vite qu’avec un accès 64 [kb/s] ?
Réponse
Non. Le message est clair : avant de se raccorder à Internet par l’un ou l’autre type de réseau, il
faut d’abord savoir quel débit amont pourra être atteint. Ce n’est qu’en connaissant les perfor-
mances en amont qu’on pourra choisir le type d’accès.
Application de l’utilisateur
IP 3. Couche Réseau
2. Couche Liaison
IEEE802.X / X.25
1. Couche Physique
Il existe une différence fondamentale entre les protocoles TCP (Transmission Control Proto-
col) et UDP (User Datagram Protocol) ; le protocole TCP requiert un accusé de réception pour
tout paquet envoyé, contrairement à UDP. Dès lors, TCP ne conviendra pas pour des communi-
cations en temps réel (voir tableau 3.5 pour un résumé des principaux protocoles Internet).
Le WAP et l’i-mode : deux variantes pour l’accès à Internet dans des réseaux mobiles
Tels quels le protocole HTTP et le langage HTML sont inadéquats pour les réseaux de trans-
mission à faible débit car ils ne permettent pas de tenir compte de la taille de la fenêtre du récep-
Messagerie
SMTP /TCP
POP3 - IMAP4 /TCP
Transfert de fichiers
FTP /TCP
HTTP /TCP
Gestion
SNMP /TCP
Contrôle à distance
Telnet /TCP
Temps réel
RTP /UDP
teur ni la compression des données pour économiser les ressources. Des industriels regroupés au
sein du WAP F ORUM 9 ont défini une pile de protocoles adaptés à la transmission par GSM. Cette
pile de protocoles forme le WAP (Wireless Application Protocol). Le WAP définit également un
langage de balisage spécifique appelé WML (Wireless Markup Langage).
À côté du WAP, il faut également parler de l’i-mode, système d’accès à Internet mobile,
défini par NTT DoCoMo. L’i-mode fonctionne sous le mode d’une transmission par paquet et
non pas sous la forme d’un circuit. Il s’appuie sur le langage de balisage cHTML, qui est un
sous-ensemble du langage HTML enrichi d’une série de caractères supplémentaires.
Etablissement de
la connection TCP (port 25)
220 ESMTP spoken here
HELO it’s Marc
250 [Link]
Hello machine..., pleased to
meet you
MAIL FROM: me@[Link]
250 me@[Link]... Sender ok
DATA
354 Enter mail, end with "." on
a line by itself
Subject: Voici le titre du mail
Ceci est le contenu du message.
. 250 VAA00877 Message
accepted for delivery
QUIT
221 closing connection
purpose Internet Mail Extensions). Au départ, seuls les messages ou fichiers définis en ASCII à
7 bits étaient correctement interprétés à la réception, excluant de ce fait l’interprétation correcte
de certains caractères accentués ou de toutes les informations contenues dans une image. Pour
y remédier, on a introduit la spécification MIME qui définit des types de formatage applicables
aux données. Bon nombre de types sont pré-définis comme les formats d’images GIF ou JPEG,
ou de documents tels le PDF. L’utilisation des types MIME n’est pas limitée au seul courier
électronique puisqu’on y fait appel pour l’envoi de pages Web suivant le protocole HTTP.
Malgré ces inconvénients, la téléphonie sur Internet reste possible. En fait, on peut l’utiliser sur
un réseau intranet, réseau qui est plus simple, d’où un temps de transmission fortement réduit,
et qui est sous contrôle. Sur Internet, il faudra attendre la généralisation de l’implémentation
de qualité de service. On peut s’en convaincre à partir de la figure 3.53 qui montre la série de
routeurs de passage pour une connexion à un serveur situé en Californie.
F IG . 3.53 – Sondage des routeurs situés sur le passage d’une communication Internet (résultats
obtenus avec l’utilitaire traceroute).
D’une manière générale, les faibles débits sont alloués à des communications totalement
bidirectionnelles et qui s’effectuent en temps réel.
Le second critère de différenciation de service est la nature de l’interactivité. L’interacti-
vité peut être locale ou de réseau. L’interactivité locale est une interactivité qui reste proche de
l’utilisateur. Lorsqu’il y a interactivité de réseau, un signal est renvoyé vers l’expéditeur par le
réseau qui achemine le signal de télévision ou par un autre réseau servant de canal interactif.
L’interactivité peut aussi s’obtenir en temps réel ou en temps différé. Par exemple, pour obtenir
l’impression de temps réel lors d’une communication vocale, il faut impérativement que le délai
n’excède pas 50 [ms].
Mise en œuvre. La notion d’interactivité implique la présence d’un canal de retour. Les si-
gnaux d’interaction ne nécessitent pas de débits importants et le canal qui véhicule est généra-
lement d’un très faible débit par rapport à celui qui transmet le signal de télévision numérique.
Hormis le cas de la vidéotéléphonie, la télévision interactive est un service fondamentalement
asymétrique.
Comme la voie descendante, c’est-à-dire celle qui va vers le spectateur, véhicule un haut
débit, c’est principalement les réseaux à haut débit qui servent pour la télévision. La diffusion
s’effectue classiquement par les réseaux de télédistribution, par satellite ou par ondes radio. La
question de la transmission par Internet est plus délicate car les éléments du réseau Internet
s’accommodent généralement mal des hauts débits, à fournir en temps réel. La transmission par
ADSL est une solution possible, encore faut-il que la source soit située à proximité de l’abonné.
Une alternative consiste à utiliser l’infrastructure de télédistribution pour intégrer signaux de té-
lévision et transmission de données Internet ; on parle de WebTV. Deux solutions technologiques
sont possibles10 : (1) les fenêtres de navigation sont affichées en sur-impression sur l’écran de
télévision, (2) le signal de télévision est lui-même “joué” à l’intérieur d’une fenêtre de navigation
(c’est un exemple de streaming video).
Enfin, concernant les modes de diffusion, on distingue :
– la distribution (ou broadcast). Le signal est envoyé vers tout le monde.
10
Notons qu’il est difficile de faire la distinction entre ces deux solutions technologiques lorsque l’intégration est
de bonne qualité.
– la distribution limitée (ou multicast). Seuls les membres d’une communauté reçoivent le
signal.
– la distribution à la demande (ou unicast). Le signal parvient à un seul utilisateur, à la
demande de celui-ci.
La figure 3.54 reprend l’ensemble de la terminologie de diffusion.
Canal de communication
(a)
Simplex A B
A
Semi-Duplex B Temps
A
Duplex A B
(b) B
C
Broadcast A
D
(c) B
C
B, D, F
Multicast A D sont membres
du même groupe
E
HTTP
Client Web Serveur Web
Client Serveur
Son/Vidéo
Client
cole HTTP, toute information transmise générerait un accusé de réception. Ce surplus de trafic
est indésirable d’autant plus que ce mode de fonctionnement amène des délais de transmission
inacceptables.
Le procédé utilisé pour la transmission de signaux interactifs en temps réel est celui de la
figure 3.56. Une première liaison, plus ou moins fiable, gère la session et les conditions du
transfert. Une seconde connexion fournit le flot de bits avec un délai aussi faible que possible.
Un message perdu lors de la transmission de ce flot n’est jamais réémis.
HTTP
Client Web Serveur Web
Client Serveur 1
Son/Vidéo
Protocole Serveur 2
"Streaming"
3.6.1 Chiffrement
Nous comprenons les messages que nous lisons parce qu’ils nous sont présentés sous une
forme compréhensible. Dans le cas de transactions financières ou d’échanges d’informations
militaires, il importe qu’un message intercepté ne soit pas lisible. Le processus par lequel un
message est rendu incompréhensible est appelé chiffrement. Le processus de reconstruc-
tion du texte original à partir du message chiffré est appelé déchiffrement. On parle aussi
respectivement de cryptage et de décryptage. Les étapes d’un processus de chiffrement sont
illustrées par la figure 3.57.
chiffrement utilisent une clef, notée k1 ; c’est la raison de la présence de l’indice k1 dans l’équa-
tion 3.7. Cette clef peut prendre une des valeurs parmi un grand nombre de valeurs possibles.
Pour le déchiffrement D on procède de même, et si la clef de déchiffrement est identique à celle
de chiffrement, on a :
M = Dk1 (C) (3.8)
et donc, par substitution de C de l’égalité 3.7,
Clef de Clef de
chiffrement k1 déchiffrement k2
Il y a deux types principaux d’algorithmes à base de clefs : à clef secrète ou à clef publique.
Les algorithmes à clef secrète sont des algorithmes où la clef de chiffrement peut être calculée à
partir de la clef de déchiffrement et vice-versa. Les algorithmes à clef publique sont différents. Ils
sont conçus de sorte que les deux clés soient différentes et qu’il ne soit pas possible de calculer
une clef à partir de l’autre dans un temps raisonnable. Le nom d’algorithme à clef publique vient
de ce que la clef de chiffrement peut être rendue publique. N’importe qui à le droit de l’utiliser
pour chiffrer un message mais seul le détenteur de la clef de déchiffrement peut reconstituer
le message non chiffré. Dans de tels systèmes, les clefs de chiffrement et déchiffrement sont
respectivement appelées clef publique et clef privée.
transforme alors ce mot de passe et l’ordinateur compare le résultat avec une table de mots de
passe chiffrés. Comme cette table ne contient jamais que les mots de passe chiffrés, il n’est pas à
craindre qu’un utilisateur indélicat ne prenne connaissance d’un mot de passe en allant parcourir
les fichiers de l’ordinateur.
Un autre problème fréquent est celui de la signature numérique : comment savoir qu’un
texte provient bien d’une personne ? L’algorithme de chiffrement à clef publique fournit entre
autres un moyen commode de signature numérique. Il suffit d’imaginer que l’expéditeur utilise
sa clef privée pour chiffrer une empreinte propre à son message. Le destinataire, qui possède la
clef publique de l’utilisateur, vérifie si l’empreinte déchiffrée correspond au message fourni par
l’expéditeur. Vu que l’expéditeur est le seul à connaître la clef privée liée à la clef publique, si
l’empreinte correspond, il a toutes les raisons de penser que l’expéditeur a bien signé le message.
Il reste ensuite à savoir si le message n’a pas été modifié en cours de route, c’est le problème
de l’intégrité des messages. Des solutions existent également pour ce type de problème mais nous
n’entrerons pas dans leurs détails. Il nous paraît cependant utile de citer les quatre algorithmes
cryptographiques suivants (voir [10] pour plus de détails) :
DES Data Encryption Standard. C’est actuellement l’algorithme de chiffrement le plus popu-
laire. Le DES est un algorithme à clef secrète ; la même clef sert au chiffrement et au
déchiffrement.
RSA d’après le nom de ses concepteurs : R IVEST, S HAMIR et A DLEMAN. RSA est l’algorithme
à clef publique le plus populaire. Il peut aussi bien être utilisé pour le chiffrement que pour
la signature numérique.
IDEA International Data Encryption Algorithm. Il s’agit d’un algorithme de chiffrement à clef
secrète utilisé dans le programme de signature numérique PGP (Pretty Good Privacy).
IDEA est un algorithme de chiffrement par blocs ; il manipule des blocs de texte en clair de
64 bits. La clef est longue de 128 bits. Le même algorithme est utilisé pour le chiffrement
et le déchiffrement.
AES Advanced Encryption Standard. AES utilise l’algorithme R IJNDAEL inventé par deux
belges (V. R IJMEN et J. DAEMEN). À l’instar du DES, cet algorithme sert au chiffrement
mais il permet de travailler avec des blocs de 128 bits et il supporte des clefs de 128, 192
ou 256 bits, contrairement au DES qui travaille avec des blocs de 64 bits et une clef longue
de 56 bits.
login: marc
Password:
Last login: Wed Oct 18 15:36:40 from [Link]
MODE : STATIC
OPERATING SYSTEM : SOLARIS2 on Sun
machine:~>
Le cas de la signature numérique est quelque peu singulier. La signature numérique four-
nit une information légale fiable au destinataire du document électronique ; elle équivaut à une
signature scripturale. Sous cette forme, on peut la voir comme un moyen d’assurer la fonction
d’authentification. Mais il est également possible de l’utiliser pour garantir l’intégrité du message
envoyé.
Les algorithmes de chiffrement peuvent être utilisés pour assurer des fonctions cryptographiques.
Prenons par exemple un algorithme à clef publique. Deux usages sont possibles :
– l’émetteur chiffre un message avec la clef publique. Il en résulte que seul le destinataire
possédant la clef privée peut déchiffrer le message. On a donc assuré la fonction de confi-
dentialité.
– l’émetteur chiffre un message avec la clef privée. Dès lors, le destinataire sait que seul
l’émetteur possédant la clef privée pouvait chiffrer le message, ce qui équivaut à l’identifi-
cation de l’expéditeur et donc à la fonction d’authentification.
Un système de sécurité se décrit toujours par les fonctions qu’il implémente ! Le tableau 3.7
montre ainsi différentes implémentations de fonctions de sécurité. Il convient de remarquer que
ce tableau ne mentionne pas à quel niveau du modèle OSI sont implémentées les fonctions. Ainsi,
on peut très bien avoir différentes fonctions d’authentification assurées par des implémentations
agissant chacune au niveau de couches différentes du modèle OSI.
Un mot sur PGP. PGP (Pretty Good Privacy) est un programme de chiffrement. PGP utilise
IDEA pour le chiffrement, RSA (avec un clef de 512, 1024 ou 1280 bits) pour la gestion des
clefs et MD5 comme fonction de hachage à sens unique. PGP comprime les fichiers avec le
chiffrement. L’aspect le plus intéressant de PGP est son approche à la gestion de clefs distribuée.
Il n’y a pas d’autorité de certification ; tous les utilisateurs engendrent et distribuent leur propre
clef publique.
Carte à puce. Alors que le problème de la sécurisation de l’information se pose en des termes
plus aigus encore aujourd’hui qu’hier en raison de la diffusion par réseaux interconnectés, il
existe des solutions satisfaisantes puisque certaines entreprises effectuent des transactions finan-
cières par réseau. Pour de telles opérations, il y a de bonnes raisons de penser que la carte à
puce va jouer un rôle important. En effet, une telle carte contient une clef secrète interne. De
plus, les versions les plus récentes des cartes à puce implémentent aussi des parties de protocoles
qui autrefois se réalisaient en dehors de la carte. À moins d’ouvrir la carte, il n’y a donc pas
moyen de connaître la clef ou d’analyser le fonctionnement, mais en cas d’ouverture la carte est
inutilisable.
Pour terminer cette discussion, précisons qu’en matière de sécurité il n’y a pas de solution
inconditionnellement sûre ; il faut donc compter d’emblée avec un taux de fraude qui dépendra
de la solution choisie.
Transport
Lien physique
Confidentialité des données
La réalité s’écarte fortement de ce modèle. Non seulement, la majorité des messages circulent
en clair sur la ligne mais, en plus, il sera toujours difficile de sécuriser une communication dont
les paquets peuvent éventuellement emprunter des chemins différents.
Le protocole SSL (Secure Socket Layer) offre une première solution (la pile de protocoles
associés est illustrée à la figure 3.61). Il permet le chiffrement de l’information issue de la couche
applicative. C’est donc une solution disponible au niveau de l’utilisateur.
Les mécanismes de sécurisation utilisables dans le réseau sont représentés à la figure 3.62.
On peut distinguer :
– le proxy. Un serveur proxy intercepte la requête d’un utilisateur et modifie le paquet
de manière à émettre tout message en son nom propre. Ainsi, le monde extérieur ne voit
qu’une machine. Comme le montre la figure 3.63, un proxy est toujours lié à un proto-
cole ; il faut donc autant de proxies que de services. Lorsqu’une série de proxies sont inté-
grés dans une passerelle destinée à la sécurisation, on parle d’Application Level Gateway
(ALG).
– le filtrage de paquets. La majorité des attaques sont effectuées par envoi massif de messages
et saturation des serveurs. Pour contrer les attaques, un routeur peut ne laisser passer que
des messages d’un certain type et détecter les rafales de messages. Ces dernières sont
souvent le signe d’une tentative d’attaque.
– la traduction d’adresses ou Network Address Translation (NAT). Bien qu’au départ le mé-
canisme visait à réduire la nombre d’adresses publiques utilisées pour éviter l’épuisement
HTML interpreter
http : https : File server
TCP TCP
IP IP
The insecure
internet
Modèle OSI
Application
Application
Presentation spécifique
proxy
Session
Mécanismes
cryptographiques Transport proxy niveau circuit
Filtre de
paquets Réseau Traducteur d’adresse réseau
Liaison
Physique
Serveur proxy
Réseau Réseau
externe interne
(douteux) (protégé)
du jeu d’adresses, il est utilisé aujourd’hui pour permettre d’occulter les adresses utilisées
dans un réseau interne.
– la définition d’un tunnel. Il s’agit d’un chemin reliant deux entités spécifiques, par
exemple deux bâtiments d’une même société. Le tunnel s’appuie sur le mécanisme de
l’encapsulation, c’est-à-dire que tous les paquets IP sont chiffrés et encapsulés à l’entrée
du tunnel. À la sortie, les paquets sont décapsulés et déchiffrés. De la sorte, on garantit la
confidentialité de bout en bout. L’inconvénient majeur est la nécessité d’établir le tunnel,
ce qui en fait une solution généralement peu flexible.
Bien entendu, rien n’empêche de combiner certaines solutions. Ainsi, on peut intégrer un firewall
et un NAT transversal (FNT) ; cette solution permet même la coexistence avec une passerelle
applicative (ALG).
Lors de l’établissement d’une connexion au réseau Internet par modem sur le réseau télépho-
nique, le fournisseur vérifie l’identité de l’appelant. Dans un premier temps et après l’établisse-
ment de la couche physique, l’ordinateur entame un dialogue avec le serveur d’accès (NAS). Ce
dialogue est représenté à la figure 3.64.
En général, le serveur d’accès n’a pas un accès local à la base de données contenant les
utilisateurs autorisés à se connecter. Comme le montre la figure 3.65, le serveur d’accès établit à
son tour un dialogue avec la base de données du fournisseur d’accès à Internet.
Ce n’est qu’après validation des noms d’utilisateurs et des mots de passe correspondant que
l’accès à toute adresse IP du réseau Internet est possible (cf. figure 3.66).
Il faut bien comprendre que le fournisseur d’accès à Internet voit passer la totalité du trafic
généré. Il lui est donc possible d’intercepter et d’analyser le contenu de toute communication qui
n’aurait pas été chiffrée. Or, la majorité des applications Internet ne chiffrent aucune information.
On imagine dès lors sans peine les problèmes tant au niveau de la sécurité que des atteintes
NAS
(Network Access Server)
PSTN
Internet
Serveur
d’authentification
Tacas (+), Radius
NAS
(Network Access Server)
lien
logique
PSTN
Internet
Connectivité IP
NAS
(Network Access Server)
PSTN
Internet
Connectivité IP ?
Intranet
Internet
Une premier élément de réponse consiste à adopter les adresses privées, telles que définies
dans le RFC1918, dans le réseau d’entreprises. Ces adresses ont la particularité de ne pas être
considérées dans les routeurs reliés à Internet. Plus généralement, il est conseillé de masquer
les adresses internes vis-à-vis du monde extérieur, que ce soit par traduction des adresses IP,
Network Address Translation (NAT), ou par interprétation des informations liées à l’ensemble
des couches. Le principe du NAT est illustré à la figure 3.68.
Ces opérations ont lieu lors du passage inter-réseau au sein d’un firewall. En pratique,
on dédouble parfois les firewalls pour augmenter la difficulté d’intrusion. Ce cas est illustré à la
figure 3.69.
À partir du moment où un firewall est mis place, il faut éviter qu’un utilisateur ne se connecte
à Internet par un autre biais, par exemple par modem, tout en étant connecté à Internet. Dans ce
cas, il existerait une sorte de court-circuiter qui annihilerait l’effet du firewall.
NAT
routeur Réseau
Réseau
externe interne
(douteux) (protégé)
Table de translation
d’adresses
Externe Interne
[Link] [Link]
Connecté à . . [Link]
[Link] . .
. .
Intranet
Internet
Intranet
Internet
Zone “démilitarisée”
[1] A. Agha, G. Pujolle, et G. Vivier. Réseaux de mobiles et réseaux sans fil. Eyrolles, 2001.
120, 130
[2] D. Battu. Télécommunications : principes, infrastructures et services. Dunod, deuxième
edition, 2001.
[3] J. Bic, D. Duponteuil, et J. Imbeaux. Elements of digital communications. John Wiley &
Sons, 1991. 85
[4] F. Halsall. Data communications, computer networks and open systems. Addison-Wesley,
fourth edition, 1996.
[5] F. Halsall. Multimedia communications : applications, networks, protocols and standards.
Addison-Wesley, 2001. 60, 106, 123, 126, 127, 129
[6] D. Hardy, G. Malléus, et J.-N. Méreur. Réseaux : Internet, téléphonie, multimédia. De
Boeck Université, 2002.
[7] J. Levine and C. Baroudi. Internet : les fondamentaux. International Thomson Publishing,
Paris, 1996.
[8] H. Mel et D. Baker. La cryptographie décryptée. CampusPress, 2001.
[9] F. Piper and S. Murphy. Cryptography : a very short introduction. Oxford University Press,
2002.
[10] B. Schneier. Cryptographie appliquée : protocoles, algorithmes et codes sources en C.
International Thomson Publishing, Paris, 1995. 143
[11] A. Tanenbaum. Réseaux : cours et exercices. Dunod, 1996.
157
158
Matériel informatique
Quoi de plus pratique qu’un ordinateur pour aborder le monde multimédia ? Aujourd’hui, de
nombreux PC (Personal Computer) sont équipés des accessoires nécessaires : carte son, haut-
parleur, lecteur CD-ROM, carte graphique, ...
Les composantes logiques d’un système multimédia sont illustrés par la figure 4.1. Dans
le chapitre 2, nous avons décrit les fonctions que réalisent les composantes du sous-système
multimédia. Nous allons à présent nous intéresser aux éléments d’un ordinateur.
Echantillonneur
Entrées Processeurs
ADC
analogiques
Encodeur Quantification
Interface
Décodeur au système Unités de
Quantification stockage
inverse de fichiers
Mixage
Sorties DAC
analogiques
Gestionnaire Processeurs Programme
audio spécialisés
159
160
4.1 Le matériel
Le matériel et le logiciel, appelés respectivement hardware et software, sont les deux éléments
fondamentaux d’un ordinateur. Le matériel est l’ensemble des parties physiques d’un ordinateur,
c’est-à-dire tout ce qui est visible, capable de réagir à un jeu d’instructions. C’est le logiciel
qui se charge d’envoyer les instructions adéquates au matériel. Sans le logiciel, il n’y aurait pas
moyen d’utiliser le matériel de manière simple.
Dans ce qui suit, nous allons parcourir les différents éléments du matériel. Le logiciel ne sera
pas traité ici ; tout juste l’impact du choix matériel sera-t-il traduit en ses conséquences au niveau
du logiciel.
4.1.1 Processeur
Au cœur de tout ordinateur, il y une unité centrale appelée processeur (ou micro-processeur)
capable d’interpréter et d’exécuter une série d’instructions envoyées par le logiciel. Le plus connu
de ces micro-processeurs est actuellement le Pentium développé par la société I NTEL. D’autres
exemples de micro-processeurs sont le 68040, le 80486, etc.
Le micro-processeur remplit les fonctions de transfert d’un périphérique vers un autre, de
calcul pour un tableur ou de gestion de la mémoire de l’écran. Il en résulte parfois une surcharge
de l’unité centrale qui est contrecarrée en équipant certaines cartes d’un autre micro-processeur
spécialisé pour certaines tâches. Par exemple, la décompression de séquences vidéo MPEG s’ef-
fectuera directement sur la carte graphique.
fichier d’image contienne un jeu de couleurs prédéfinies et que chaque pixel prenne une de ces
valeurs. On parle alors de palette de couleurs associée à l’image.
Question 27 Est-il toujours possible d’obtenir la résolution maximale et le plus grand nombre
de couleurs simultanément ?
Réponse
La possibilité d’afficher des milliers voire des millions de couleurs différentes se heurte à un
problème pratique. Une image 800×600 représente 480~000 pixels. Pour afficher 256 couleurs,
ce qui demande d’allouer un octet par pixel, la carte vidéo doit disposer d’une mémoire de
480 kB. Pour une image de 1024×768 pixels en 24 couleurs, le total monte à 1024×768×3
octets, soit 2,4 MB. Pour une seule image ! D’où la nécessité de trouver un compromis entre la
résolution et le nombre de couleurs disponibles.
De plus, pour profiter de la résolution maximale d’un moniteur, la carte vidéo doit pouvoir traiter
cette résolution. Si l’on veut utiliser la résolution maximale d’un moniteur SVGA, il faut donc
disposer d’une carte vidéo supportant le mode SVGA.
La figure 4.3 positionne la carte graphique à l’intérieur d’un ordinateur dans le cas d’ac-
quisition d’image. La carte graphique contient une mémoire conséquente et un processeur de
traitement rendus nécessaires par la complexité des opérations graphiques possibles aujourd’hui.
Dans le cas d’un codage par MPEG, en raison de l’algorithme de prédiction temporelle des
images successives, la taille mémoire atteint plusieurs méga octets. Si cette mémoire n’est pas
disponible sur la carte, l’ordinateur n’a guère le choix que de refuser la décompression ou d’in-
troduire un délai. C’est donc une question de compromis : une taille de mémoire plus grande
pour la prédiction de MPEG augmente les performances mais elle alourdit le processus de dé-
compression. Il faut donc veiller à considérer l’ensemble de la chaîne lors du déploiement d’une
solution multimédia faisant intervenir des signaux vidéo.
MOTHER BOARD
HOST BUS
STILLIMAGING MODULES
CAPTURE DISPLAY
son qui peuvent servir de répondeur et, le jour n’est pas loin où il sera possible de communiquer
avec une autre personne via l’ordinateur.
Une carte son joue deux rôles. Elle sert tout d’abord à saisir des signaux sonores et à les
convertir en un fichier de valeurs numériques enregistrables sur un disque dur (voir figure 4.4).
Elle peut aussi rejouer ces fichiers dans des haut-parleurs, des écouteurs ou des instruments de
musique. Une carte son fonctionne en stéréo et fournit un son de grande qualité, généralement
aussi bon que celui d’une chaîne haute-fidélité.
01100110
On distingue généralement les cartes en fonction de leur capacité à quantifier sur 8 ou sur 16
bits. Cette capacité est étroitement liée à la fréquence d’échantillonnage qui est habituellement
de 11, 22 ou 44 kHz.
Question 28 Une carte son 16 bits est-elle forcément supérieure à une carte 8 bits ?
Réponse
Oui. Avec 8 bits, il existe 256 (28 ) combinaisons possibles. Avec 16 bits, il existe 65536 (216 )
combinaisons. 16 bits permettent donc d’échantillonner et de stocker une valeur entre 0 et 65535,
ce qui est plus précis et donc préférable.
Les périphériques audio comprennent d’une part les micros pour l’acquisition, d’autre part
les haut-parleurs pour la restitution du son. Ces périphériques sont reliés au panneau de la carte
son, dont un exemple est fourni par la figure 4.5
Line Out
Speaker
Line In
Micro
Port série Port sortie Port sortie Port entrée Port micro
Sert à la Pour connecter Pour connecter Sert à connecter
connexion MIDI les haut-parleurs des haut-parleurs un lecteur de
auto-alimentés cassettes
Les cartes son actuelles fonctionnent en mode duplex, c’est-à-dire qu’elles sont en mesure de
jouer et d’enregistrer un signal simultanément.
4.1.4 Micro
Pour enregistrer de la musique ou de la parole sous la forme d’un signal numérique, il faut
disposer d’un micro. Le micro réalise l’acquisition du signal analogique en enregistrant les chan-
gements de pression sur une membrane. Ces variations sont alors traduites en signaux électriques
qui, à leur tour, sont confiés à une carte son.
Il existe deux types de micro : unidirectionnel ou omnidirectionnel. Comme son nom l’in-
dique, le micro unidirectionnel recueille les sons lui parvenant dans l’axe ; il convient donc parfai-
tement pour enregistrer un signal de parole dans un environnement bruyant. À l’inverse, comme
le micro omnidirectionnel ne privilégie aucune direction, il est préférable de l’utiliser pour des
sons ou musique d’ambiance.
Certains micros sont directement intégrés dans le clavier, le boîtier, voire l’écran mais il ne
faut pas en attendre des performances exceptionnelles.
4.1.5 Haut-parleurs
Bien qu’un haut-parleur soit parfois inclus dans l’ordinateur, les kits multimédia comprennent
souvent deux haut-parleurs extérieurs avec ou sans amplificateur. L’amplificateur extérieur est
préférable pour obtenir un signal de forte puissance. Dans ce cas, il vaut mieux raccorder direc-
tement le connecteur d’où sort le signal non amplifié car une cascade d’amplificateur introduit
un bruit inutile.
4.1.7 Caméra
Jusqu’il y a peu les caméras capturaient tous les signaux sous forme analogique. Si néces-
saire, ces signaux étaient ensuite convertis en numérique. La caméra MPEG1A développé par
H ITACHI (voir figure 4.6) marque un tournant important ; en effet, il s’agit de la première ca-
méra capable d’acquérir les séquences vidéo directement sous la forme de signaux numériques
MPEG-1, les signaux étant stockés sur un disque dur PCMCIA amovible.
Outre la percée du numérique, on assiste à la naissance de caméra avec un angle de vue de
360 degrés, comme celle illustrée à la figure 4.7.
chrominance par multiplexage. Ainsi, au cours de l’enregistrement, les trois éléments com-
posant un signal vidéo couleur restent totalement séparés et la qualité de l’enregistrement
s’en retrouve améliorée. Avec les évolutions des supports d’enregistrement et la générali-
sation du format Betacam à d’autres activités de production vidéo, S ONY a fait évoluer le
format vers le Betacam SP.
D’autres procédés analogiques existent mais leur diffusion reste restreinte.
structure relativement simple des données a permis d’intégrer la lecture des CD Audio
sur toutes les machines ayant un système de lecture optique par laser. Il est ainsi possible
de lire un CD Audio sur les lecteurs de CD-I, Photo CD et une majorité de lecteurs de
CD-ROM.
Pour préserver les investissements consentis par les usines de pressage, les caractéristiques
géométriques du CD-ROM sont identiques à celles du CD Audio mais l’organisation des
données diffère.
Sur un CD-ROM, les données sont organisées en fichiers comme sur une disquette ou sur
un disque dur. La norme ISO 9660, qui a fait suite au livre jaune (Yellow Book) définissant
le CD-ROM au départ, a défini une organisation des fichiers indépendante du système
d’exploitation de l’ordinateur.
Compte tenu du volume de données et donc du nombre de fichiers, les techniques habi-
tuelles de recherche et de navigation se sont rapidement avérées inefficaces. Aussi, dès le
chargement d’un CD-ROM dans son lecteur, la totalité d’une table des matières du disque
est chargée en mémoire vive. La recherche s’effectue alors dans cette mémoire car l’accès
y est plus rapide.
La norme ISO 9660 étant muette à ce sujet, l’organisation interne des fichiers d’un CD-
ROM reste liée au logiciel exploitant les données du CD-ROM. Cela nuit à l’universalité
de la mise en œuvreet contredit donc le principe d’un standard. C’est la raison qui a poussé
les constructeurs à définir des normes de CD-ROM enrichies.
CD-ROM XA XA pour eXtended Architecture. Ce format a été proposé par P HILIPS, M ICRO -
SOFT et S ONY ; il complète la norme ISO 9660 de plusieurs manières. D’une part, il permet
l’entrelacement des données pour des fichiers de diverses natures. D’autre part, les fichiers
sont stockés sous forme compressée. Pour le son par exemple, le format prévoit de recourir
à l’ADPCM.
Le format CD-ROM XA a subi diverses améliorations destinées à le rendre plus multimé-
dia encore, pour aboutir au format CD-ROM XA2. Le format CD-ROM XA2 est compa-
tible avec le Photo CD.
Photo CD Le Photo CD est issu de la rencontre entre les techniques photographiques et le CD-
ROM. Dans ce but, KODAK a défini différents formats de numérisation et de stockage des
photos sur ce support.
La lecture des Photo CD a d’abord été conçue pour la visualisation d’images sur un écran
de télévision. Le format de référence des images enregistrées sur Photo CD est de 768x512
pixels, ce qui correspond à la définition maximale sur un écran de télévision, soit 768x576
pixels, ramené au rapport homothétique des images 24x36. À partir de ce format, quatre
formats sont définis :
Chaque image enregistrée sur le Photo CD est stockée sous les cinq formats. Le format de
base et les formats réduits sont enregistrés sans compression, pour conserver une vitesse d’affi-
chage suffisamment rapide. Les formats supérieurs sont enregistrés par différence avec le format
tout juste inférieur, par un codage sans perte. Pour chaque image, la taille totale atteint environ 6
MB, soit une capacité d’environ 100 photos par CD.
CD-I Le lancement du CD-I marque une nouvelle étape de l’intégration du CD-ROM dans l’uni-
vers du multimédia. En effet, c’est à la fois un support de stockage avec une standardisation
très poussée pour les données graphiques, visuelles et sonores, ainsi qu’un système d’ex-
ploitation avec un processeur spécifique et ses circuits de gestion annexes, le tout intégré
avec un lecteur de CD-ROM.
L’image qui est montrée à l’écran résulte de la superposition de quatre plans. Le premier
plan est celui du curseur : sa taille est limitée. Viennent ensuite deux plans dont l’informa-
tion est de type graphique. Il s’agit soit de texte, de graphiques ou d’images. Ces deux plans
se caractérisent par une valeur de transparence. Si cette valeur n’est pas nulle, les pixels
transparents laissent apparaître les valeurs d’un arrière-fond qui constitue le quatrième
plan. Ces plans d’affichage sont prévus de manière à exploiter des effets de superposition,
d’incrustation ou de titrage entre des images de formats différents.
Les phases de création d’un CDI sont reprises à la figure 4.9.
Digitized Computor
Digitized Text Source
Graphics Audio Code
CDRTOS
ADPCM Bit Map String Object
CLUT DYOV RGB Compressed Code
Hard Disk
Score
Sequence and CDI
AUTHORING LANGUAGE Hardware
Interactivity
Information
Interleaving and EMULATOR CDI
Formatting Hardware
Emulator’s
Hard Disk
LEGEND
Data
Premastering
Processes
CDI Disk
Java applets
Java architecture
always run within a
browser’s sandbox
or secure partition. Java applets Stand-alone
Java
Web browser applications
Windows 3.1/95/NT
MacOS
SUN
Other platforms
173
174
A commutateur, 125
AC-3, 61 confidentialité, 143
ADSL, 121, 138 connection oriented, 87
AM, 95 connectionless, 87
anonymat, 144 couche, 86
ASCII, 135 couleur, 26
authentification, 142, 143 cryptage, 141
cryptographie, 141
B Cyan, 33
bande
de base, 93 D
bande passante, 24 débit, 50
bande vocale, 107 décibel, 40
Betacam, 166 décryptage, 141
bit datagramme, 89
d’information, 53 DAVIC, 7
bitstream, 67 DCC, 168
BMP, 70 denial of service, 155
bridge, 125 disponibilité, 155
bruit, 40 distribution, 138
document multimédia, 3
C DPCM, 47
CCIR-601, 168 DVD, 168
CD, 166 DVD-ROM, 171
CD Audio, 167 DVI, 73
CD-I, 170 DWDM, 98
CD-ROM, 168
E
CD-ROM XA, 169
échantillonnage, 42
CDMA, 98
efficacité spectrale, 93
certification, 5
EPS, 72
CGM, 71
ESMTP, 133
CIE, 27
Ethernet, 125, 128
circuit, 107
ETSI, 6
CLUT, 35
CMY, 33 F
CMYK, 33 FD/CDMA, 103
175
176
FD/TDMA, 103 J
FDD, 103 Java, 171
FDD/TDD, 103
FDM, 98 L
FDMA, 98 LAN, 121, 128
fidélité, 51 level, 68
FlashPix, 71 lien, 3
flux, 67 luminance, 26, 29
Fourier, 24 LZW, 56
FTP, 90, 133, 135 M
Magenta, 33
G
micro, 164
G.72x, 59
MIME, 133
GIF, 70, 135
modulation, 94
GPRS, 117
AM, 95
GSM, 114, 128
angulaire, 96
H MPEG-1, 60
H.26x, 65 MPEG-2, 60
H323, 59 level, 68
profile, 68
handover, 116
MPEG-21, 69
HDTV, 37
MPEG-7, 68
Hertz, 22
MPEG-x, 65
HLR, 116
multicast, 139
HTTP, 131, 133
multiplexage
hue, 29
en fréquences, 98
Huffman, 56
par répartition de codes, 103
hypermédia, 3
temporel, 98, 101
hypertexte, 3
Hytime, 76 N
NAS, 121
I NAT, 152
IEEE, 6 Network Computer (NC), 83, 171
IMAP4, 133 niveau, 68
information, 51, 52 non-répudiation, 144
intégrité, 143 normalisation, 4
intensité, 26 norme, 2
interactivité, 3, 138 numérisation, 39
Internet, 9, 89 nœud, 3
InterNIC, 11
interpolation, 50 P
ISO, 6 période, 21
ITU, 6 PAL, 39
R V
réalité VHS, 166
augmentée, 78 vidéo, 37
virtuelle, 78 vidéoconférence, 79
rapport signal à bruit, 40 VLR, 114
reconnaissance vocale, 79
W
repli de spectre, 44
W3C, 14
RGB, 27
WAP, 7
RLC, 56
WDM, 98
RNIS, 128
WebTV, 138
ROI, 65
routage, 87 Y
RTP, 133 YCbCr, 33
YIQ, 33
S
YUV, 33
SAP, 86
saturation, 29
service, 86
Shannon, 44
signature numérique, 144
SMS, 117
SMTP, 133
SNMP, 133
Glossaire
ADSL Asymmetric Digital Subscriber Line. Technologie permettant la transmission de si-
gnaux numériques à haut débit (jusqu’à plusieurs Mégabits par seconde) sur une paire torsa-
dée. Le débit est asymétrique ; il est plus important du central vers l’abonné qu’en retour. Le
système ADSL est compatible avec le signal téléphonique. . . . . . . . . . . . 69, 74, 80, 83
AES Advanced Encryption Standard. Standard de chiffrement qui utilise l’algorithme Rijndael
inventé par deux belges (V. Rijmen et J. Daemen). À l’instar du DES, cet algorithme sert au
chiffrement mais il permet de travailler avec des blocs de 128 bits et il supporte des clés de
128, 192 ou 256 bits, contrairement au DES qui travaille avec des blocs de 64 bits et une clé
longue de 56 bits. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
ALG Application Level Gateway. Filtre de sécurisation pour réseaux à technologie IP, capable
de vérifier les paramètres au niveau des différentes couches (y compris au niveau applicatif).
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
aliasing Terme anglais désignant le repli de spectre. L’effet d’aliasing se manifeste par
l’apparition de fausses fréquences lors de l’échantillonnage d’un signal lorsque la fréquence
d’échantillonnage est inférieure au double de la plus haute fréquence contenue dans le signal
échantillonné. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
AM Amplitude Modulation Technique de modulation qui consiste à modifier l’amplitude d’une
porteuse sinusoïdale en fonction de l’évolution temporelle du signal à transmettre (appelé
signal modulant). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19, 67
ASCII American Standard Code for Information Interchange. Code sur 7 ou 8 bits, utilisé
en informatique pour représenter un caractère alphanumérique (128 ou 256 combinaisons
possibles). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53, 85
ATM Asynchronous Transfer Mode. Une technologie de transmission de données à haut débit,
qui repose sur la commutation de cellules longues de 53 bytes. Cette technologie a un rôle
similaire à celui du protocole IP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7, 64, 83
bande passante Plage de fréquences qui peuvent être transmises correctement à travers
un canal de transmission. Elle s’exprime en Hertz (Hz). Par exemple, la bande passante d’un
signal téléphonique analogique va de 300 à 3400 Hz. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
bit Terme résultant de la contraction de binary digit (chiffre binaire). Unité fondamentale de
mesure de l’information (numérique). En informatique, un bit vaut 0 ou 1. . . . . . . . . . 32
Bluetooth Ensemble de spécifications “ouvertes” de connexion sans fil entre équipements
personnels et à courte distance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 72, 82
BMP Bitmap. Format d’image qui est à l’origine le format d’image utilisé dans le système
d’exploitation Windows (de Microsoft) ; ce format encode les valeurs des pixels sous leur
forme naturelle, séquentiellement RGBRGB... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
broadcast Mode de transmission dans lequel un émetteur transmet vers plusieurs destina-
taires généralement inconnus. En français, on parle de diffusion. . . . . . . . . . . . . . . . 88
bruit Perturbation d’une transmission susceptible de dégrader le signal utile transmis. Le
bruit peut par exemple s’ajouter au signal utile (bruit additif) ou perturber la phase d’un
signal modulé (bruit de phase). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
byte Le byte, ou octet, est une mesure de l’information binaire. 1 byte vaut 8 bits. . . . . 32
CCIR601 Norme de télévision numérique, ayant été développée dans le but d’uniformiser les
supports d’images numériques destinées à la télévision. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
CD-ROM Compact Disk Read Only Memory (disque compact à mémoire morte) Il s’agit d’un
support de stockage au format normalisé. Les CD-ROM sont assez populaires dans le do-
maine de la production multimédia interactive, qui fait simultanément appel à l’audio, à
l’image et au texte. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108, 109
CDM Code Division Multiplexing. Technique de partage des ressources de transmission par
répartition de code. Chaque utilisateur se voit attribuer un code par lequel le signal est étalé
avant transmission. Le recours à un code différent par utilisateur permet de limiter les inter-
férences entre signaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
CDMA Code Division Multiple Access. Technologie de transmission numérique permettant la
transmission de plusieurs flux simultanés par répartition de code. Cette technologie permet
une utilisation permanente de la totalité de la bande de fréquences allouée à l’ensemble des
utilisateurs. La technologie prévoit un mécanisme d’accès aux ressources. . . . . . . . . . 69
CGI Common Gateway Interface. Ensemble de spécifications permettant d’interfacer des ap-
plications à un serveur Web. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
chiffrement Terme qui désigne l’action de chiffrer un texte, des informations ou des don-
nées. Le chiffrement consiste à transformer un texte de sorte qu’il faille une clé pour com-
prendre le message. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
cHTML compact HTML Sous-ensemble du langage HTML développé dans le cadre du sys-
tème d’accès à Internet mobile i-mode. Le langage définit aussi une série de balises propres
ainsi que des images spécifiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54, 85
CIE Commission internationale de l’éclairage. Organisme qui a, entre autres, défini un sys-
tème de représentation à partir de trois couleurs primaires. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
CIF Common Intermediate Format. Format d’image utilisé dans les systèmes de visiophonie
et dont la taille est de 352X288 en 32000 couleurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
circuit Voie de transmission physique entre deux points ou plus. Un circuit est établi pour
la totalité de la durée de transmission. L’établissement et le relâchement du circuit s’effec-
tuent par signalisation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60,
61
CLUT Color Look Up Table. Liste de couleurs, ainsi que leur numéros d’index associés, utili-
sée dans le rendu d’images 8 bits. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
CMYK Cyan-Magenta-Yellow-Black. Système de quatre couleurs de base utilisé par les impri-
mantes. Non approprié pour concevoir des pages web graphiques. (RGB est le système de
couleurs utilisé pour les pages web graphiques). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
codage Technique de numérisation consistant à affecter une valeur numérique aux échan-
tillons obtenus après échantillonnage du signal analogique. Le codage peut également dési-
gner un changement de représentation de l’information numérique. . . . . . . . . . . . . 32,
59
compression Procédé permettant de réduire le volume (en bits) ou le débit (en bits par
seconde) des données numérisées (parole, image, texte, etc). Un signal numérique non com-
primé représente généralement un volume trop important pour les applications courantes. 34,
35, 37
CSS Cascading Style Sheets. Addition au langage HTML permettant de contrôler la pré-
sentation d’un document incluant des couleurs, de la typographie, nécessitant l’alignement
d’images et de textes, . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54, 55
débit Nombre de bits par seconde d’un signal numérique. Cette grandeur est utilisée notam-
ment lorsqu’il s’agit de transmettre un signal numérique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
déchiffrement Action consistant à retrouver l’information en clair à partir de données
chiffrées. Le déchiffrement est une action légitime du destinataire du message chiffré,
contrairement au décryptage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
décibel Unité, notée dB, servant à mesurer la puissance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
décryptage Action consistant à retrouver l’information en clair à partir de données chif-
frées sans aucune légitimité, contrairement au déchiffrement. Un bon système doit permettre
le déchiffrement mais rendre le décryptage difficile. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
DAVIC Digital Audio Visual Council. Association cherchant à promouvoir les nouveaux ser-
vices et applications audiovisuels, en éditant des spécifications d’interfaces et de protocoles,
qui permettrait d’améliorer l’interopérabilité entre pays et applications. . . . . . . . . . 7, 43
DCT Discrete Cosine Transform. La transformée en cosinus discrète est une opération d’ana-
lyse fréquentielle proche de la transformée de F OURIER. On l’utilise principalement pour le
codage d’images. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44, 46
DES Data Encryption Standard. Le DES est un système de chiffrement par blocs ; il chiffre les
données par blocs de 64 bits. Le chiffrement et le déchiffrement utilisent tous deux le même
algorithme avec un clé (secrète) d’une longueur de 56 bits. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
DHTML Dynamic HTML. Intégration de langages de script (principalement de javascript), de
feuilles de style (CSS) et d’un modèle de description d’objets (DOM) servant notamment à
faciliter leur positionnement. Avec DHTML, le contenu peut bouger au travers de l’écran et
répondre aux demandes de l’utilisateur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
DICOM Digital Imaging and Communications in Medicine. Format de fichier standard utilisé
dans le monde médical. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
diffusion Mode de transmission dans lequel un émetteur transmet vers plusieurs destina-
taires généralement inconnus. En anglais, on parle de broadcast. . . . . . . . . . . . . . . . 47
divX Format de compression de séquences audio-visuelles largement inspiré de la norme de
compression MPEG-4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
DNS Domain Name Service. Service disponible sur Internet, permettant la conversion d’un
nom en une adresse IP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
DOM Document Object Model. Standard proposé par le W3C destiné à fournir un ensemble
d’objets capables de représenter les composantes HTML ou XML d’un document, un modèle
permettant la combinaison de ces objets et une interface d’accès à ces objets. . . . . . . . 55
DPCM Differential Pulse Code Modulation. Nom américain pour désigner la modulation par
impulsions codées différentielle. Cette technique, utilisée principalement en téléphonie,
convertit un signal analogique en un signal de téléphonie numérique à 32 [kb/s]. Cette
technique code un symbole par différence par rapport au symbole précédent. . . . . . . . 33
DTMF Dual Tone MultiFrequency. Système de signalisation utilisé pour la numérotation sur
les réseaux téléphonique analogiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
Duplex Terme utilisé en télécommunications pour désigner une communication bidirection-
nelle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
DVB Digital Video Broadcast. Standard de diffusion de télévision numérique. Il existe en deux
versions : une version pour la diffusion terrestre et une version pour la diffusion par satellite.
Le standard incorpore, en grande partie, la norme de compression MPEG-2. . . . . 47, 76
DVD Digital Versatil Disk. Support très répandu pour la diffusion d’applications multimédia,
pouvant contenir de 4, 38 à 17 GBytes de données. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108, 111
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
GIF Graphic Interchange Format. Format d’images courrament utilisé sur le web, basé sur le
schéma de compression LZW. Possibilité de décompression progressive, permettant de voir
l’aspect de l’image avant décompression complète. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45, 50, 85
goodput Débit reprenant la partie utile du flux associée à une transmission de données. Dans
le monde Internet, c’est la taille en bits des paquets reçus moins la taille des en-têtes TCP et
IP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
GOP Group of Pictures. Terme utilisé dans la norme MPEG-2 pour désigner un groupe
d’images successives telle que la première est entièrement codée, tandis que les suivantes ne
le sont qu’en fonction de la première. Un GOP est typiquement composé de 16 images, ce
qui correspond approximativement à une demi-seconde de visualisation. . . . . . . . . . . 46
GPRS General Packet Radio Service. Technologie de transmission par paquets facilitant l’ac-
cès à Internet à haut débit par GSM. Le débit peut varier de 56 jusqu’à 115 [kb/s]. Il est
également possible d’établier des connexions permanentes. . . . . . . . . . . . . . . . . 71, 77
GPS Global Position System. Système de positionnement basé sur des messages émis par
des satellites. La version grand public actuelle permet un positionnement de l’ordre de la
centaine de mètres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
GSM Global System for Mobile Communications. Standard de téléphonie mobile adopté en
Europe, en Asie et en Australie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5, 41, 64, 71, 72, 76, 83, 84
i-mode Système de transmission mobile permettant l’accès à Internet. Ce système a été dé-
veloppé par NTT DoCoMo ; il est basé sur le langage de balisage cHTML. . . . . . . . 54,
85
IBAN International Bank Account Number. Numéro de banque standardisé par l’ISO pour
faciliter les paiements transfrontaliers. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
IDEA International Data Encryption Algorithm. Algorithme de chiffrement à clef secrète (uti-
lisé dans le programme de signature PGP). IDEA est un algorithme de chiffrement par blocs ;
il manipule des blocs de texte en clair de 64 bits. La clef est longue de 128 bits. Le même
algorithme est utilisé tant pour le chiffrement que pour le déchiffrement. . . . . . . . . . . 91
IETF Internet Engineering Task Force. Groupe de normalisation chargé d’élaborer les stan-
dards utilisés pour le réseau Internet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
iHTML inline HTML. Langage de programmation évolué destiné à la création de pages Web
dynamiques. Il se présente comme une extension du langage HTML, capable de fournir
les fonctions du javascript et CGI. Les instructions de l’iHTML sont exécutées du côté du
serveur Web, à l’instar du PHP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
IMAP4 Internet Message Access Protocol version 4. Protocole Internet, basé sur la suite
TCP/IP, destiné au téléchargement des mails électroniques (e-mail). La version 4, IMAP4,
est similaire au protocole POP3 mais offre une série de fonctions additionnelles, comme la
gestion de mots-clés ou le téléchargement local sélectif de certains mails à partir du ser-
veur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
inter Terme utilisé en compression vidéo pour désigner un mode de compression entre
images successives. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
intra Terme utilisé en compression vidéo pour désigner des éléments de compression utili-
sés pour encoder une image, sans faire référence aux images antérieures ou ultérieures. 46
IP Internet Protocol. Protocole de transmission de données de niveau 3 (couche réseau). Il
s’agit du principal protocole (avec TCP) utilisé pour les communications par Internet. 57,
60, 62
ISBN International Standard Book Number. Identifiant des publications littéraires (souvent
apposé au dos de chaque livre). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
ISDN Integrated Services Digital Network Désigne le réseau téléphonique numérique RNIS.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 74
ISO International Organization for Standardization. Fédération mondiale d’organismes natio-
naux de normalisation de quelque 130 pays, à raison d’un organisme par pays. Elle a pour
mission de favoriser le développement de la normalisation et des activités connexes dans le
monde, en vue de faciliter entre les nations les échanges de biens et de services et de déve-
lopper la coopération dans les domaines intellectuel, scientifique, technique et économique.
Les travaux de l’ISO aboutissent à des accords internationaux qui sont publiés sous la forme
de normes internationales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8, 44, 47, 60
ITU International Telecommunications Union. Groupe de normalisation spécifique aux té-
lécommunications, rattaché aux Nations-Unies comme agence spécialisée. C’est la section
ITU-R qui alloue les bandes de fréquences. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40, 44
Java Langage de programmation orienté objet développé par la firme Sun Microsystems. Ses
plus contributions au monde de l’internet sont les applets java. . . . . . . . . . . . . . 54, 111
javascript Langage orienté client permettant d’intégrer aux pages web des comporte-
ments particuliers et de l’interactivité. Très peu de liens avec Java. . . . . . . . . . . . . . 54,
55
JPEG Joint Photographic Experts Group. Format d’images présentant de la compression avec
perte. Efficace pour les images du type photographique. . . . . . . . . . . . . . . 6, 44, 46, 85
JPEG2000 Joint Photographic Experts Group 2000. Norme de compression et format pour
la compression d’images, faisant suite à la norme JPEG, qui sera basée sur les ondelettes.
Cette norme étend les fonctionnalités habituellement rencontrées en compression d’images ;
elle permet, par exemple, le passage d’une compression avec pertes à une compression sans
perte ainsi que la compression d’images composées de photos et de texte. Sa parution est
prévue pour 2001. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
LAN Local Area Network. Désigne un réseau local, c’est-à-dire un réseau privé ne dépassant
pas quelques kilomètres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81, 83
LEOS Low Earth Orbital Systems. Système satellitaire dans lequel les satellites membres
tournent sur des orbites basses, entre 700 et 1300 km. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
LMDS Local Multipoint Distribution System. Méthode d’accès hertzienne sur la boucle locale
utilisant des fréquences très élevées dans la bande Ka, c’est-à-dire au-dessus de 25 GHz, et
permettant de desservir des cellules fixes. Les terminaux ne peuvent sortir de la cellule sans
couper la communication. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
MD5 Message Digest Acronyme utilisé en cryptographie pour désigner un algorithme de ha-
chage dont la fonction est la production d’un résumé d’un message. Ce résumé peut par
exemple être utilisé pour vérifier l’intégrité du message à la réception. . . . . . . . . 85, 93
MHEG Multimedia & Hypermedia Expert Group. Groupe de l’ISO ayant défini un langage
permettant la représentation et le codage d’applications et de documents multimedia. . . 55
MIDI Musical Instrument Digital Interface. Standard adopté par l’industrie du disque pour
contrôler des équipements qui émettent de la musique (synthétiseurs, cartes son). . 18, 48
MIME Multipurpose Internet Mail Extensions. Spécifition pour le formatage de messages non
écrits en ASCII. Elle permet l’identification de différents types de fichiers lors d’envois sur
Internet. Il existe de nombreux types MIME pré-définis comme pour les images GIF ou les
fichiers PDF. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
MMS Multimedia Messaging Service. Procéde permettant l’envoi et la réception, par téléphone
mobile, de textes mis en page, de graphiques, d’images et de séquences audio ou vidéo. 77
modem modulateur démodulateur. Appareil transmettant des signaux numériques sur le réseau
téléphonique analogique. Offre les fonctions de numérotation, de connexion, et éventuelle-
ment de compression et de correction d’erreur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
modulation Technique consistant à modifier l’amplitude, la phase ou la fréquence d’une
onde sinusoïdale, appelée porteuse, au moyen d’un signal à transmettre, appelé signal modu-
lant. Grâce à la modulation, on peut translater le contenu fréquentiel d’un signal modulant ;
ce procédé permet de partager le spectre de fréquences entre plusieurs utilisateurs. Pour re-
trouver le signal modulant original, il faut procéder à une démodulation. . . . . 21, 32, 59,
64
MP3 MPEG-1 audio layer 3. Couche 3 (s’occupant de la compression de la bande son associée
aux images numériques télévisées) de la partie audio de la norme MPEG-1 qui a été rebap-
tisée pour plus de simplicité MP3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8,
43
MPEG Moving Picture Experts Group. Sous-groupe de l’ISO/IEC chargé du développement
de standards pour la représentation de séquences audiovisuelles codées. De son travail sont
issues les normes MPEG-1, MPEG-2 et MPEG-4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2, 6, 8, 46
MPEG-1 Moving Picture Experts Group 1. Norme de compression audio-visuelle développée
par le groupe MPEG de l’ISO. Cette norme vise à fournir un signal comprimé à 1,5 [Mb/s].
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41, 43, 46, 47
MPEG-2 Moving Picture Experts Group 2. Norme de compression audio-visuelle développée
par le groupe MPEG de l’ISO. Cette norme étend la norme MPEG-1 ; elle vise à fournir un
signal comprimé de qualité équivalente au PAL, voire à la HDTV. . . . . . . . . . . . . . . 47
MPEG-4 Moving Picture Experts Group 4. Norme pour la compression des données audio-
visuelles. Elle couvre principalement les débits inférieurs à 1 [Mb/s] et offre des fonctionna-
lités supplémentaires par rapport aux normes antérieures. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
MPEG-7 Moving Picture Experts Group 7. Future norme de description des documents mul-
timedia. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
multiplexage Terme technique utilisé en télécommunications pour désigner un procédé
qui consiste à partager des ressources entre plusieurs utilisateurs. Dans un autre contexte et
lorsqu’on parle de signaux, il s’agit d’une manière de combiner plusieurs signaux. 56, 64,
69
NAS Network Access Server. Serveur d’accès. Élément mis en place par un fournisseur d’accès
à Internet pour terminer une connexion initié par le modem d’un utilisateur. Un serveur
d’accès à Internet est constitué d’une cascade de modems. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
NAT Network Address Translation. Nom désignant le mécanisme de remplacement d’une
adresse IP en une autre adresse IP à l’intérieur d’un paquet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
norme Document établi par consensus et approuvé par un organisme de normalisation re-
connu (ISO, ETSI, ...). On distingue parfois une norme d’un standard, qui lui fait plutôt
référence à une solution propriétaire s’étant imposée sur le marché. . . . . . . . . . . . . . 4
NTSC National Television Systems Committee. Comité qui a normalisé le système de couleur
utilisé pour la télévision analogique aux États-Unis. Il a donné son nom au dit format. 26,
28
octet L’octet, ou byte en anglais, est une mesure de l’information binaire. 1 octet vaut 8
bits. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
OEBPS Open eBook Publication Structure. Spécification (de type XML) de contenu, de struc-
ture et de présentation de livres électroniques. La version 1.2 de cette spécification a été
publiée en 2002. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
oscilloscope Appareil permettant d’observer et d’enregistrer les variations d’un courant
électrique variable en fonction du temps. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
OSI Open System Interconnection. Standard de référence d’interconnexion de réseaux déve-
loppé par l’OSI. Ce système est différent du modèle Internet. . . . . . . . . . . . . . . . . 60,
93
période Plus petit intervalle de temps durant lequel se reproduit un signal répétitif dit pé-
riodique. La période est l’unité temporelle élémentaire pour les signaux numériques. . . 18
PAL Phase Alternate Line. Format de télévision analogique utilisé dans la majorité des pays
européens (hormis la France). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26, 28, 45, 87
palette Table indexant les couleurs des pixels d’une image. Ce principe est utilisé pour le
format GIF. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
PCM Pulse Code Modulation. Nom américain pour désigner la modulation par impulsions
codées (MIC). Cette technique, utilisée principalement en téléphonie, convertit un signal
analogique en un signal de téléphonie numérique à 64 [kb/s]. En toute rigueur, on ne devrait
pas parler de modulation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32, 40, 43
PDF Portable Document Format. Format de fichiers, développé par Adobe Systems, inspiré
du format PostScript dédié à l’impression. Ce format est très utile pour la diffusion car il est
portable et inclut des notions d’hyperliens Internet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51, 85
PGP Pretty Good Privacy. Programme de chiffrement. PGP utilise IDEA pour le chiffrement,
RSA (avec un clef de 512, 1024 ou 1280 bits) pour la gestion des clefs et MD5 comme
fonction de hachage à sens unique. PGP comprime les fichiers avec le chiffrement. 91, 93
PHP Hypertext Preprocessor. Langage de programmation inséré dans du code HTML, destiné
à créer des pages Web dynamiques. L’exécution se fait du côté du serveur. PHP3 est une
version retravaillée du langage initial ; PHP est encore en cours d’amélioration. . . . . . 55
PHP3 Hypertext Preprocessor version 3. Langage de programmation destiné à créer des pages
Web dynamiques. La version 3 est une révision majeure du langage PHP tel qu’il fut créé en
1994. PHP est encore en cours d’amélioration. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
pixel Picture Element. Il s’agit d’un point d’une image échantillonnée. On parle aussi de
PEL. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
PM Phase Modulation. Modulation de phase. Technique par laquelle on module la phase ins-
tantanée d’une porteuse au moyen du signal modulant à transmettre. . . . . . . . . . . . . . 68
PNG Portable Network Format. Format d’images supportant des images 8bits (PNG8) et 24bits
(PNG24). Permet des niveaux de transparence variables, la correction de couleurs automa-
tique et présente un schéma de compression sans perte. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
POP3 Post Office Protocol Version 3. Protocole standard pour les serveurs de courriers élec-
troniques via l’internet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
PostScript Format de description de pages. Ce format est abondamment utilisé dans le
monde de l’impression. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
progressif Format de vidéo indiquant que les images successives sont envoyées en entier
et non pas par lignes paires ou impaires comme pour le format entrelacé. Le terme progressif
désigne également une technique de compression d’images par résolutions successives per-
mettant un affichage progessif de l’image. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28,
44
protocole En télécommunications : ensemble de règles permettant le dialogue entre deux
couches équivalentes d’entités différentes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
proxy Élément placé dans un réseau pour le sécuriser. Il convertit les informations fournies
QCIF Quarter CIF. Format d’image, également appel’e quart de CIF, utilisé dans les systèmes
de visiophonie et dont la taille est de 176X144 en 32000 couleurs. . . . . . . . . . . . . . . 46
QuickTime Format de compression audio et vidéo développé par le constructeur informa-
tique Apple et ses partenaires. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
RFC Request For Comments Il s’agit principalement de documents décrivant les principaux
standards utilisés dans le monde Internet ainsi que des règles de bonne pratique. Les RFCs
sont disponibles sur Internet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12, 13
RGB Red Green Blue. Système de représentation de couleurs au moyen de trois couleurs de
base. Les téléviseurs et moniteurs représentent toutes les couleurs au moyen de 3 lumino-
phores correspondants aux couleurs RGB. Il convient de remarquer que la plupart des écrans
ne sont pas calibrés et qu’il n’y a pas de réel standard industriel unique pour la définition de
ces composantes RGB, hormis celui défini par la CIE en 1931. Enfin, les composantes RGB
des systèmes PAL et NTSC ne sont monochromatiques. . . . . . . . . . . . . . . . . 22, 24, 44
RNIS Réseau Numérique à Intégration de Services. Désigne le réseau téléphonique numé-
rique. Au niveau du réseau, les signaux numériques utiles sont transmis à des multiples de
64[kb/s]. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57, 64, 74, 83
ROI Region Of Interest. Région d’intérêt. Terme utilisé en traitement d’images pour désigner
la zone de l’image utile pour des traitements ultérieurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
routage Détermination du chemin emprunté dans un réseau maillé par un message ou un
paquet de données. Dans un réseau à routage, les paquets ne suivent pas obligatoirement tous
la même route et, de ce fait, peuvent arriver dans le désordre. . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
RSA Algorithme de sécurisation à clef publique, baptisé d’après le nom de ses concepteurs
(R IVEST, S HAMIR et A DLEMAN). Il peut être utilisé aussi bien pour le chiffrement que pour
la signature numérique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
RTP Real-Time Transport Protocol. Protocole de transport fournissant un support pour les
applications en temps-réel. Le protocole RTP ordonnance les paquets et leur adjoint des
références temporelles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
RTT Round-Trip Time. Intervalle de temps entre l’émission d’un paquet et la réception de
l’acquis. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
SDH Synchronous Digital Hierarchy. Hiérarchie normalisée de multiplexage pour signaux op-
tiques. L’équivalent américain est SONET. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
SDSL Single-line Digital Subscriber Line. Technique de transmission à haut débit sur cuivre
similaire à l’HDSL. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
SECAM Système Électronique Couleur Avec Mémoire. Format de télévision analogique utilisé
en France. La majorité des pays européens utilisent plutôt le système PAL. . . . . . . . . 28
SET Secure Electronic Transaction. Système assurant certaines fonctions de sécurité pour les
transactions financières par Internet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93
TCP Transmission Control Protocol. Protocole de transport utilisé pour communiquer sur In-
ternet. TCP se charge de numéroter les paquets et gère les acquis (ou accusés de récep-
tion). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57, 61, 62,
84
TDM Time Division Multiplexing. Mécanisme de répartition de ressources par multiplexage
temporel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69, 70
TDMA Time Division Multiple Access. Technique de répartition de ressources par multiplexage
temporel. Cette technique prévoit un mécanisme d’accès. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
TIFF Tagged Image File Format. Format d’images présentant un grand nombre de modes de
compression et de codage. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
trame En traitement d’images, la trame est la grille d’échantillonnage. On considère géné-
ralement la trame carrée mais la trame peut aussi être rectangulaire ou hexagonale. Dans
le cas du format entrelacé, la trame désigne une image ne contenant que les lignes paires
ou impaires de l’image. En télécommunications, trame désigne un ensemble d’informations
numériques temporelles constituant un tout. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
transcodage Aussi appelé transrating. Il s’agit d’un procédé de changement du débit d’un
signal comprimé. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
TTS Text to Speech. Nom utilisé pour qualifier des systèmes de synthèse vocale à partir d’un
texte. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
tunnel Dans un réseau, un tunnel correspond à un transport de paquets entre deux extrémités
spécifiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95
UDP User Datagram Protocol. Protocole de transport utilisé pour la transmission d’informa-
tions sur Internet lorsqu’il s’agit de minimiser le délai de transmission. UDP numérote les
paquets mais, contrairement à TCP, il ne vérifie pas si les paquets sont bien arrivés à desti-
V90 Norme pour la transmission par modem dans le réseau téléphonique. Le débit peut at-
teindre 56 [kb/s]. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8,
73
V92 Norme, développée par l’ITU, pour la transmission par modem dans le réseau télépho-
nique. Cette norme offre un haut débit de l’utilisateur vers le réseau (direction dite upstream)
mais également la possibilité d’interrompre le trafic Internet au profit d’une communication
téléphonique et un temps de connexion réduit. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
VDSL Very high bit-rate Digital Subscriber Line. Technique de transmission à très haut débit
sur cuivre (de 13 à 52 [Mb/s] sur une portée de 300 à 1300 mètres) similaire à l’ADSL. 80
VGA Video Graphic Adapter. Type d’image informatique dont le format est 640 colonnes et
480 lignes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100
VHS Virtual Host Storage. Format de stockage pour signaux de télévision analogique. Ce
format, développé par la firme JVC, est utilisé en Europe pour l’enregistrement sur cassette.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
VLR Visitor Location Register. Registre local d’une zone comprenant plusieurs cellules d’un
réseau GSM. Ce registre contient l’identité des utilisateurs présents dans la zone. . . . . 76
VoIP Voice over IP. Nom générique pour les transmissions de signaux sonores par le biais des
protocoles Internet (plus spécifiquement IP et RTP). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
Vorbis Schéma de codage audio utilisé pour la production du format Ogg Vorbis. Il s’agit
d’une technologie équivalente à MP3 mais libre de tout droit. . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
VRML Virtual Reality Modeling Language. Langage de représentation d’objets et de scènes
3D, apparu suite à l’explosion de l’internet. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
WAP Wireless Application Protocol. Protocoles applicatifs spécialement conçus pour des com-
munications mobiles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
watermarking Technique de filigrane qui consiste à insérer, à l’intérieur d’une image ou
d’un son, un signal invisible ou inaudible. On parle parfois d’aquamarquage. . . . . . . . 52
WDM Wavelength Division Multiplexing. Technique de multiplexage par répartition des lon-
gueurs d’onde dans une fibre optique. Ce multiplexage est similaire à un multiplexage en
fréquence. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69
WLL Wireless Local Loop. Technique utilisant la voie hertzienne pour les communications
téléphoniques dans la boucle locale du réseau commuté. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
WML Wireless Markup Language. Langage de balisage équivalent au langage HTML pour les
communications mobiles utilisant le WAP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 85
xDSL x-Digital Subscriber Line. Nom générique donné à la famille des standards de trans-
mission sur i paires de cuivre torsadées. Regroupe les techniques de transmission ADSL,
RADSL, HDSL, SDSL, VDSL, . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
XML Extensible Markup Language. Basé sur SGML, XML est un langage de balisage per-
mettant de créer des documents contenant de l’information structurée. Devrait succéder à
HTML. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8, 12, 51, 54