Estimation des réserves à Benguerir
Estimation des réserves à Benguerir
Réalisé par :
MGHAZLI Kamal
Encadré par :
1
Remerciements
Nous dédions ce travail à nos parents qui nous ont apporté tout l’amour et
l’affection, à nos chers(e) frères et sœurs et à toutes les personnes ayant
contribué à l’élaboration de ce rapport.
2
Sommaire
Remerciement ............................................................................................................... 2
Introduction .................................................................................................................. 6
Chapitre 1 : Présentation générale ............................................................... 7
I. APERÇU GENERAL SUR L’OCP ................................................................................... 8
1. Introduction ........................................................................................................... 8
2. Fiche signalétique de l’OCP ................................................................................. 8
II. GENERALITE SUR LES PHOSPHATES ...................................................................... 8
1. Introduction ........................................................................................................... 8
2. Origine des phosphates et phosphatogenèse ......................................................... 9
3. LES DIFFERENTS TYPES DES GISEMENTS PHOSPHATES..................... 10
3.1 Les gisements d’origine ignée .................................................................... 10
3.2 Les gisements de type Guanos ................................................................... 11
3.3 Les gisements de type sédimentaire (Bassins phosphatés marocains) ....... 11
III. UTILITES DES PHOSPHATES .................................................................................. 14
Chapitre 2 : Présentation de la zone d’étude ............................................... 15
I. CADRE GEOGRAPHIQUE ET GEOLOGIQUE DE LA ZONE D’ETUDE.......... 16
II. DECOUPAGE DE LA SERIE PHOSPHATE ........................................................... 17
1. Découpage chronostratigraphique ...................................................................... 17
2. Découpage minière ............................................................................................. 18
Chapitre 3: Etude lithostratigraphique .. .................................................. 20
I. EXPLOITATION MINIERE.................................................................................. 21
1. Découpage adoptée pour l’exploitation ................................................... 21
2. Étapes d’exploitation ................................................................................ 22
II. Étude lithostratigraphique des couches 4 ; 5 et 6 du panneau 8 ............................. 26
1. Coupe synthétique moyenne du panneau 8........................................... 26
2. Stratigraphie séquentielle du Maestrichtien du panneau 8 ................... 29
3. Profil litho-stratigraphique de box cut du panneau8............................. 33
3.1 Etapes d’élaboration du profil................................................................. 33
Chapitre 4 : Etudes géo minières des couches 4, 5, et6 du panneau 8 ....... 36
I. PRESENTATION DE LA BASE DE DONNEES ............................................ 37
3
II. REALISATION DES CARTES AVEC LE LOGICIEL ARCGIS.................... 38
1. Cartes structurales ......................................................................................... 38
2. Cartes iso-teneurs .......................................................................................... 41
3. Cartes iso-puissances..................................................................................... 46
III. ETUDES RENTABILITE ................................................................................... 48
1. Estimation des réserves .............................................................................. 48
2. Ratio d’exploitation .................................................................................... 49
IV. LISTING CASE................................................................................................... 49
1. Elaboration des cartes listing case en fonction de la qualité du phosphate .. 50
Conclusion générale ...................................................................................... 55
Références ............................................................................................................... 56
ANNEXES .............................................................................................................. 57
5
Introduction
Le Maroc possède les plus grands gisements de phosphate au monde, soit ¾ des
réserves mondiales (Lenoble et al 1952 ; Moutaouakil 1990). Leurs situations
géographiques, leurs qualités et leurs diversités confèrent au royaume une place de
premier exportateur mondial de phosphates sous toutes formes et le troisième producteur
derrière les Etats –Unis et la chine. Ce stage de fin d’études s’inscrit dans le cadre
d’appliquer les connaissances fondamentales et théoriques acquises lors des trois années
d’études de licences afin d’acquérir une expérience professionnelle d’autant plus qu’il est
réalisé dans une grande entreprise telle que OCP (Office Chérifien de Phosphate). L’étude
réalisée au cours de ce stage a pour l’objectif de donner un maximum d’information sur les
couches 4,5 et 6 du panneau 8 en effectuant :
6
Chapitre 1 :
Présentation générale
7
I. APERÇU GENERAL SUR L’OCP
1. Introduction
L’Office Chérifien du Phosphate est un établissement d’économie mixte dont l’activité est
divisée entre le commercial et l’industriel. Cependant, le groupe est spécialisé dans
l‘extraction, le traitement, la valorisation et la commercialisation de la principale ressource
naturelle dont dispose le Maroc à savoir les phosphates. Avec un effectif atteignant les
25.000 personnes et la nature de son activité, l’OCP joue un rôle déterminant dans le
développement économique et social du pays.
2. Fiche signalétique de l’OCP
8
Tableau 1 : Répartition chronostratigraphique des gisements phosphatés dans le monde
(Cook et Me Elhinny (1979)
9
L’alimentation à partir des apports océaniques, les teneurs moyennes de phosphate
en solution ou en suspension dans les océans sont de 0,07 à 0,075 ppm surtout sous
quatre formes (Armstrong, 1965), cette teneur augmente proportionnellement avec
la profondeur jusqu’à 1000m (Gulbrandsen, 1969 [Link]). Cette théorie a été proposée
par Kazakov (1937), elle a été reprise par McKelvey et al. (1953) et d’autres
auteurs, grâce à son application possible à la plupart des gisements mondiaux.
10
3.2 Les gisements de type Guanos
Ils sont formés à partir des déjections des oiseaux de mer qui contiennent environ 4
% en P₂O₅. En général, la qualité de ces phosphates est fort intéressante vis-à-vis de leur
quantité. Nous citons les gisements de l’île Nauru dans l’océan pacifique qui contiennent
90 millions de tonnes de minerai avec 39 % en P₂O₅ et les gisements de l’île Christmas
dans l’océan indien qui contient 200 millions de tonnes de minerai avec une teneur de 23
jusqu’à 27 % de P₂O₅ .
11
Figure 2 : Schéma structural du Maroc et localisation des bassins phosphatés marocains.
(Piqué et al. 2001) modifiée
- Bassin de Gantour
Il est situé entre les massifs des Rhamna au Nord et les Jbilet au Sud. A l’Ouest, il
est limité par les collines jurassiques de Mouissat et se prolonge à l’Est jusqu’aux rives de
l’Ouest Tessaout. Le bassin des Gantour renferme deux centres miniers :
12
Centre de Youssoufia
Il est situé à 60 km de Benguérir et à 100 km au Nord-Ouest de Marrakech, de moindre
importance, ce gisement a été ouvert vers 1931. Parmi les phosphates extraits il y a (Boujo
1972): Phosphate clair du niveau Danien, titrant de 70-72 % BPL et provenant de la zone
sèche ; Phosphate noir, chargé en matière organique qui après calcination passe de 68 % à
75 % BPL.
La production du centre de Youssoufia est entièrement acheminée par le train, vers le port
de Safi où une partie du phosphate est traitée sur place par « Maroc-Chimie » et « Maroc-
Phosphore et l’autre partie est exportée.
Centre de Benguerir.
Le centre minier de Benguérir est situé à 70 km au nord de Marrakech et à 60 km à l’Est
de Youssoufia, il a été ouvert en 1979. L’exploitation à ciel ouvert touche l’ensemble des
niveaux phosphatés d’intérêt économique. Les investissements programmés visent une
augmentation du potentiel d’extraction de 3 à 4,5 millions de tonnes par an à l’horizon
2018. Après son extraction les phosphates sont acheminés par camions et par trains vers
l’industrie chimique de Safi ou à l’usine de traitement de Youssoufia.
Une partie de la production destinée à l’exportation est expédiée via le port minéralier de
Safi (OCP 2012).
-Bassin de Meskala :
Le bassin de Meskala est situé dans la plaine d’Essaouira-El Haouz, ses limites :
- Les Jbilet et les collines jurassiques de Mouissat au Nord.
- Le Haut Atlas au Sud.
- La plaine de l’Haouz à l’Est.
- La plaine côtière d’Essaouira.
Ce bassin est caractérisé par une série phosphatée dont la puissance totale varie entre
110m au Nord-est et 140 m au sud. Il est subdivisé en trois zones : Ouled Bou sbâa au
Nord Est, zone Imin’Tanout au Sud Est et zone de Khémis Meskala à l’Ouest.
13
- Bassin d’Oued Eddahab :
Le bassin d’Oued Eddahab s’étend sur une superficie de 800 Km, dans la zone
saharienne entre la zone d’Eddchira au Sud-est de Laayoune et le sud de la ville de Dakhla
où il se rétrécit.
Il est limité par :
- Les affleurements de la série phosphatée au Nord et au Nord-est.
- La ligne côtière à l’Ouest.
Egalement aux autres bassins, la série phosphatée d’Oued Eddahab s’est déposée
avec des intensités variables dans le domaine : la bande minéralisée reconnue ou explorée
est assez large au nord (Laayoune- Boucraa) et se rétrécit en allant vers le sud où elle ne
fait que 5 km.
14
Chapitre 2 :
15
I. CADRE GEOGRAPHIQUE ET GEOLOGIQUE DE LA
ZONE D’ETUDE
La zone d’étude est située entre les méridiens 32°10 et 38°20 et les parallèles 7°15
et 8°35. Ce centre minier de Benguérir est à 70 km au Nord –Ouest de la ville de
Marrakech ,77 km à l’Est de Youssoufia, à 170 km au Sud-Est de Safi et en fin, il est à
190 km de Casablanca.
Le gisement de Benguerir est situé dans la partie centrale du bassin de Gantour.
On y rencontre les unités suivantes (Boujo, 1972):
• Le socle paléozoïque affleure au Nord sous forme de roches métamorphiques et
cristallines (massif des Rehamna), et au Sud essentiellement sous forme de schistes
(Jbilet).
• Les formations jurassiques composées de calcaires et marno-calcaires avec des
lits argileux et bancs gypsifères.
• Le Crétacé inférieur est représenté par des conglomérats de base, des calcaires
argileux et des grès rouges continentaux.
• Le crétacé supérieur comprend les marno-calcaires du Cénomanien et les
calcaires karstifiés du Turonien.
16
Dans ce gisement, la série phosphatée s’étale du Maastrichtien au Lutétien avec des
niveaux diverses et se présente sous forme de bancs phosphatés (couches, sillons et
faisceaux) et sous forme des niveaux stériles à peu phosphatés (intercalaires). La zone
étudiée se présente sous forme d’un plateau allongé Est-Ouest sur une longueur de 25 à 30
Km et une largeur de 10 à 20 Km. Le relief est relativement pondéré avec une altitude
moyenne de 430 m.
17
Le Maastrichtien commence par un phosphate bioclastique, micro conglomératique
et se termine par un banc de marnes siliceuses dans lequel s’intercale un niveau
décimétrique de phosphate.
Le Danien débute par un banc de calcaire phosphaté et contient le niveau le plus riche
de la série, il se termine généralement par des marnes et marnes siliceuses sauf à
l’extrême ouest du gisement ou ces marnes font défaut.
Le Thanétien est représenté par un faisceau phosphaté sableux et des marnes à son
sommet.
2. Découpage minier
Le Maastrichtien Comprend les niveaux suivants :
Couche6–couche5-couche4-couche3-couche2-inférieur-couche2 supérieur-sillon X.
Le Danien comprend la couche1, la couche 0 et le Danien supérieur phosphaté.
L’Yprésien contient le niveau intermédiaire A/B, la couche des 11m, le sillon B et les
sillons supérieurs.
Le lutétien est stérile.
18
Figure 5 : log synthétique de la série phosphatée de Benguérir (OCP 2011)
19
Chapitre 3:
Etude lithostrastigraphique
20
I. EXPLOITATION MINIERE
1. Découpage adoptée pour l’exploitation
La recherche minière est réalisée sur des coupes de puits qui sont implantés d’une manière
régulière, en général à une maille carrée de 250 m. Actuellement, la zone minéralisée de
Benguérir est divisée en huit panneaux en cours d’exploitation.
Chaque panneau est découpé en tranchées parallèles orientées Nord -Sud. Pour faciliter
l’étude et cerner ce gisement, on a découpé cette mine en deux parties: La partie Nord
avec les Panneaux 1, 2, 3, 4, 5,6, 7 et 8 et La partie Sud avec les Panneaux 6 ou mine Sud.
- Panneau : Un terrain ou une portion du gisement, délimité en fonction des facteurs tels
que le nombre de couches phosphatées existants, le recouvrement et la qualité du
phosphate.
21
Figure 7 : schéma de découpage d’une zone phosphatée
2. Étapes d’exploitation
Foration : C’est une opération qui consiste à forer des trous jusqu’à
atteint du toit de la première couche rencontrée. Cette opération est effectuée
par une machine appelée Sondeuse de type 45R.
22
Sautage :
C’est une opération qui consiste à fragmenter les intercalaires par des charges
explosives pour qu’ils puissent être enlevés par les engins de décapage.
Transport :
Transport Le phosphate gerbé sera transporté par des camions de types Lectra Hall, Unit-
Rig et Haul-pakvers les trémies de l’épierre. Au niveau des installations fixes.
Criblage : Les couches stockées à l’épierrage sont reprises par une Roue pelle et
transportée par les convoyeurs en série B7 et T1 à l’installation du criblage qui
renferme 5 trémies (A, B, C, D et E) situé au-dessus des cribles à maille carrée de
10mm.
Les particules supérieures à 10mm constituent les stériles qui sont transportés par les
convoyeurs T9, T10, T11 et T12 vers la mise à terril.
Le passé des cribles est acheminé par un convoyeur T13 et T14 vers une stockeuse, qui le
dispose au niveau des stocks appropriés, le stock obtenu est dit humide criblé
25
Figure 14 : Opération de criblage
Chargement :
Au niveau des stocks de l’humide criblé, le phosphate est acheminé à l’aide
d’une Roue pelle qui le diverse dans les convoyeurs vers la station de
chargement, cette dernière est installée de façon que les wagons du train puissent
passer au-dessous des 2 trémies, qui ont une capacité de charge de 300 m³. La
cabine de commande qui se trouve au-dessus des trémies met en services toute
l’installation du chargement.
26
Figure 15 : Log lithostratigraphique synthétique du panneau 8
27
La série phosphatée de Benguerir est constituée d’une alternance de couches de
phosphate et des niveaux silico-carbonatés stériles (intercalaires)
Couche 5 :
C’est un phosphate meuble plus au moins marneux, organo- détritique contenant souvent
des barres de calcaires et quelques rognons de silex au centre.
28
Figure 17 : Photo de la couche 4
29
Figure 18: Indexation de l'analyse diffraction par rayon X de la marne siliceuse
L’indexation nous a permis de détecter vingt pics sur notre spectre d’échantillon
de marne siliceuse en déduisant leurs position Thêta [°] et leurs distances [Å]. Le
logiciel essaye de comparer leurs distances à celles d’autres éléments ; en cas de
similitudes il nous propose des modèles spectrales.
30
Figure 19: Reconnaissance des phases
Cette analyse avait pour but la recherche de la glauconite qui est un indicateur de la
surface maximum d’inondation et d’autre indice de changement chimique lié à la variation
de niveau marin afin d’effectuer un découpage séquentielle. Mais malheureusement on a
trouvé que des indices paraséquentiels.
Le résultat obtenu de cette analyse montre que le signal pratique de notre échantillon
marne siliceuse une forte similitude avec le signal du Dolomite, Silicon, Graphite, certains
éléments traces tel que U, S et Sn on trouve aussi l’Ankérite et l’ Hématite qui sont des
minéraux ayant un signal proche de celui de la Glauconite puisque il y a une affinité
chimique. La Glauconite est un hydroxyde qui prend naissance en milieux aqueux mais
qui se transforme en oxyde en absence d’eau et donne Ankérite et Hématite.
31
Le résultat d’analyse du silex a permis de dire qu’il contient 90 % de quartz
Ces deux analyses nous ont permis d’établir un découpage paraséquentiel fin de suivre
avec précision l’évolution et l’extension des entités phosphatées en tout point de notre
panneau. Grace à cette étude on a dénombré 10 paraséquences .
Les trois couches 4,5 et 6 présentent une granulométrie moyenne qui indique un milieu
peu profond transgressif .Elles ont un pourcentage de quartz légèrement faible indiquant
un éloignement de la source détritique. Par contre les intercalaire 5/6 et 4/5 ont des faciès
fin qui traduit un milieu plus profond avec un pourcentage de quartz très faible voir nul.
32
3. Profil litho-stratigraphique de box cut du panneau8
Le profil lithostratigraphique a pour but d’informer sur la continuité latérale des
couches tout au long de la tranchée appartenant à un panneau précis d’une orientation
Nord –Sud ainsi que la situation et l’affleurement des sillons pour le guide d’exploitation.
Un profif est une répresentation d’un ensemble de couches vu par un vu de cȏté de coté
.Dans notre cas les courbes representent les couches d’ère maasctrichtien vu
longitidinalement tout au long de la tranchée centrale ( BOX CUT) .
Normalement pour tracer le terain naturel (TN) on le se base sur les valeurs qui présentent
l’intersection entre notre profil et les courbes de viveau sur une carte topographique
Puisqu’il s’agit d’un profif de box cut, on fixe la valeur du coordoné X variant celui de
Y. Mais en traçant notre profil on a remarqué qu’il ne passe par aucun puits donc on ne
peut pas interpolé si non, on aura des fausses valeurs qui ne seront pas representative . La
maille de notre panneau est 50 m par contre le reste des panneaux ont une maille de 20
m .On a procedé en trançant un profil qui passe par les puits qui nous interessent ensuite
on corrèle entre ces puits .
Récolter les Ztoit de chaque puis traversé par le profil en les calculant par :
Ztoit = Z-Toit
Calcul du plan de comparaison par la formule Pc= Ztoit –Profondeur mx il a pour
role de centrer les couches
Tracer le terain naturel en calculant Z- Plan de comparaison
On decale le toit de chaque couche par rapport a la surface du terain naturel
On correle les couches de chaque puits
33
Figure 21 : Profil lithostratigraphique de box cut du panneau 8
34
Commentaire :
D’une manière générale les couches phosphatées diminuent de puissance du Nord vers le
Sud et on trouve les fortes valeurs BPL dans la partie Nord, par conséquent on peut
déduire que la partie Nord du panneau 8 se situe vers le bassin, cela peut être confirmé par
la variation de la puissance du Bone bed.
35
Chapitre 4 :
36
I. PRESENTATION DE LA BASE DE DONNEES
Pour la récolte des données, on a consulté plus de 108 coupes de puits ainsi que d’autres
documents de reconnaissance élaborés par le service de la géologie de l’exploitation
minière de Benguérir.
La méthode consiste à :
- classer les puits selon leurs profils indiqués sur le panneau étudié.
- savoir bien identifier les couches et les sillons phosphatés, calculer les
intercalaires entes eux et les pondérations des teneurs en BPL et en CO2, et en fin noter les
coordonnées (X, Y et Z de chaque puits).
-effectuer des calculs par le biais du Microsoft Excel :
* Z du puits –profondeur=Z toit de la couche
Phosphatée.
* Z du toit –la puissance de la couche phosphatée = Z du mur de la couche
phosphatée.
- Et finalement réaliser une étude statistique complète et globale sur l’ensemble des
puits (valeur maximale, minimale, puits ayant la valeur mentionnée et la moyen).
37
II. REALISATION DES CARTES AVEC LE LOGICIEL
ARCGIS
1. Cartes structurales
La carte structurale est une carte qui représente la structure d’une couche dans le sous-sol,
elle est fourni à partir d’une succession des courbes de même valeur de cote et
d’équidistance entre elles, ces courbes sont appelées courbes structurales.
Elles sont obtenues à partir de l’interpolation des points ayant la même cote de
toit d’une même couche dans une zone bien définie.
38
Figure 22 : Figure 20 :
Carte structurale de la couche 4 Carte structurale de la couche 5
du panneau 8 du panneau 8
39
Figure 24 : Carte structurale de la couche 6 du panneau 8
COMMENTAIRE :
Les trois couches 4, 5, et 6 ont un faible pendage dans la partie
Sud-Est du panneau au niveau de la quelle, les courbes de niveau sont
très espacées .Le pendage diminue du centre vers la partie Nord-Ouest
du panneau leurs sens de pendage est Sud-Est.
40
Figure 21 : Carte structurale des couches 4,5 et 6 en 3D
Cette carte représente la superposition des cartes structurales des trois couches 4 ,5 et 6
en 3 dimensions, elle permet de mieux observer, confirmer le sens de pendage de ces trois
couches tout au long du panneau.
2. Cartes iso-teneurs
Les cartes iso teneurs déterminent les variations des teneurs par zone et par couche. On
utilise le même principe d’établissement de la carte structurale avec une équidistance de
1m.
41
Figure 22 : Carte iso-teneur BPL de la couche 5 du panneau 8
COMMENTAIRE :
La carte d’isoteneur de la couche 5 présente des très fortes valeurs BPL dans les puits n°
238 et 96 avec des teneurs pouvant atteindre 85% d’une part dans la partie centrale du
panneau , et des valeurs de BPL qui augmentent vers le Nord à partir des puits n° 245 et
246 d’autre part .
42
Figure 27 : Figure 28 :
Carte iso-teneur BPL de la couche 4 Carte iso teneur BPL de la couche 6
du panneau 8 couche 6 du panneau
du panneau 8 8 la
COMMENTAIRE :
Les Valeurs de BPL augmentent à partir également des puits n°245 et 246 en allant vers
le Nord du panneau. Elles ont des teneurs maximum qui atteignent 75 %. A la différence
de la couche 5, elles ont une forte distribution des teneurs supérieure à 58%.
Seuil d’exploitabilité = % BPL ≥ 50
43
Figure 29 : Carte d’iso-teneur de CO₂ de la couche 5 du panneau 8
COMMENTAIRE :
La concentration du CO₂ à une influence négative sur le BPL c’est-à-dire l’augmentation
de la teneur de CO₂ est inversement proportionnelle à celle de BPL.
La couche 5 a des faibles valeurs de CO₂ dans l’extrémité Nord du panneau au niveau
des puits n° 263 et 264 à partir desquelles les valeurs de CO₂ augmentent jusqu’au Sud du
panneau.
44
Figure 30 : Figure 31 :
Carte d’iso-teneur de CO₂ de la Carte d’iso-teneur de CO₂ de la
couche 4 du panneau 8 couche 6 du panneau 8
COMMENTAIRE :
Les couches 4 et 6 ont une même répartition de CO₂ le long du panneau. Elles présentent
une sorte de couloir ayant des faibles valeurs de CO₂ dans le Nord du panneau depuis le
puits n° 254 au puits 239. Le sud est marqué par des fortes valeurs.
45
3. Cartes iso-puissances
La carte d’iso-puissance est établit en joignant les points ayant la même épaisseur et qui
sont tracés suivant une équidistance constante (dans notre cas en utilise l’équidistance
0,4m).Le but de cette carte est de déterminer la variation des puissances de phosphate par
zone et par couche, et aussi donne une idée sur la méthode d’exploitation.
46
COMMENTAIRE :
La couche 5 a une diminution de la puissance phosphatée vers le nord et vers le sud à
partir du centre du panneau. C’est-à-dire on trouve la plus forte puissance de la couche 5
dans la partie centrale du panneau précisément au niveau des puits n° 238 et 239, et les
faibles puissances sont observées au Nord-Est et au Sud-Ouest.
Figure 33 : Figure 34 :
Carte d’iso-puissance de la couche 4 Carte d’iso- puissance de la couche 6 du
du panneau 8 panneau 8
47
COMMENTAIRE
La variation de la puissance phosphatée des couches 4 et 6 est semblable. La puissance
phosphatée des couches 4,6 augmente du nord vers le sud du panneau. La corrélation de
cette carte d’iso puissance avec celle de BPL permet de donner une idée sur la méthode
d’exploitation de ce panneau.
48
Tableau 3:Estimations des réserves du panneau 8
Niveaux Puissance Surface (m²) Volume (m³) Thc
Recouvrement 1,35 7174850 9686047,5
Couche 4 1,2 7331850 8798220 12493472,4
INTERCALAIRE 4,95 6555650 32450467,5
4/5
Couche5 1,67 6722850 11227159,5 15942566,5
INTERCALAIRE 2,7 5259250 14199975
5/6
Couche 6 0,7 5119250 3583475 5805229,5
2. Ratio d’exploitation
C’est le taux d’exploitation à partir duquel on peut dire que le niveau phosphaté est
exploitable .Il est définie par la relation suivante :
Volume de stérile=puissance d’intercalaire moyenne *surface stérile.
Ratio de la couche =volume stérile / volume phosphaté.
Ratio du panneau =∑volume de stérile des couches / ∑volume phosphaté des couches.
La valeur du ratio ne doit pas dépasser 6 si non la couche ou le panneau ne sera
pas exploitable. Les résultats de l’étude sont comme suite :
Ratio du panneau : 56336490 m3 / 23608854,5 m3 = 2,38.
Le panneau 8 a un ratio de 2,38 qui est inférieur au ratio d’exploitation (6) ; donc
les niveaux phosphatés du Panneau 8 sont exploitable économiquement.
49
Tableau 4 : qualités de phosphate demandées par les clients (OPC)
50
%
m
t
m³
%
51
%
m
t
m³
%
52
%
m
t
m³
%
53
Commentaire :
54
Conclusion générale
Les différentes études effectuent au cours de ce stage, nous ont permis de tirer les
conclusions suivantes :
Les couches présentent des variations infimes des puissances, ces variations peuvent
être attribuées à la forme du bassin de sédimentation, La topographie des zones de
dépôt ou les variations du niveau marin durant le Maastrichtien.
La répartition du BPL est variable le long du panneau et pour chaque couche, donc
nous pouvons déduire que la teneur en P₂O₅ est reliée directement au taux de
décomposition de la matière organique et dégagement de CO₂.
Les cartes structurales ont montré que les trois couches ne présentent aucun effet
d’une tectonique, ni faille, ni plissement, et ni dérangement observés. Elles ont sens
de pendage Sud-Est.
Les couches 4,5 et 6 ont une réserve de 34 millions de tonnes de phosphate avec une
teneur pouvant atteindre 75% et un ration d’exploitation estimé à 2.38 ,par
conséquent, les trois couches sont exploitables économiquement .
La variation de niveau eustatique et la transgression généralisée au cours du
Maastrichtien a donné naissance à un paléoenvironement de type épicontinentale
dont on a pu déterminer 10 paraséquences.
55
Références
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and New-York. 1, p. 323-364. (1965).
Bakun, A. Global climate change and intensification of coastalocean upwelling.
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Boujo, A. Contribution à l’étude géologique du gisement de phosphate crétacé-
éocène des Ganntour (Maroc occidental) ". Notes & M. Serv. Géol., Maroc, n° 43.
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Bushinski, G.I. On shallow water origin of phosphorite sediments.
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Cook, P.J., Mc Elhinny M.W. A Réévaluation of the Spatial and Temporal
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ANNEXES
Tableau 5: La base de données de la couche 4
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Tableau 6: La base de données de la couche 6
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