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Biographie d'Alexander Calder

Alexander Calder était un sculpteur et peintre américain connu pour ses mobiles et ses stabiles, sculptures abstraites composées de formes géométriques animées par le mouvement. Né en 1898, il s'installe à Paris en 1926 où il rencontre des artistes d'avant-garde et développe son style abstrait, exposant ses premiers mobiles en 1932. Il a produit de nombreuses œuvres mobiles et stabiles tout au long de sa carrière.
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Biographie d'Alexander Calder

Alexander Calder était un sculpteur et peintre américain connu pour ses mobiles et ses stabiles, sculptures abstraites composées de formes géométriques animées par le mouvement. Né en 1898, il s'installe à Paris en 1926 où il rencontre des artistes d'avant-garde et développe son style abstrait, exposant ses premiers mobiles en 1932. Il a produit de nombreuses œuvres mobiles et stabiles tout au long de sa carrière.
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Alexander Calder

Alexandernote 1 Sandy Calder est un sculpteur et peintre américain, né le 22 juillet 1898 à


Lawnton (Pennsylvanie)1 et mort le 11 novembre 1976 à New York.

Il est surtout connu pour ses mobiles ainsi nommés sur proposition de Marcel Duchamp lors
de leur exposition à Paris en 1932 à la galerie Vignon, ses assemblages de formes animées par
les mouvements de l'air et ses stabiles.

Enfance

Alexander Sandy Calder est le fils d'une riche famille d'artistes, avec comme mère Nanette
Lederer Calder, peintre, comme son père. Alexander Stirling Calder, sculpteur, et comme son
grand-père Alexander Milne Calder, lui aussi sculpteur.

Études et travail d'illustrateur

Il est ingénieur de formation. En 1919, il a obtenu le diplôme d'ingénieur en mécanique à


l'Institut de technologie Stevens de Hoboken2. Mais il préfère l'art qu'il a déjà pratiqué en
amateur grâce au matériel et aux outils fournis par son père. Dès 1906, il fabrique des poupées
pour sa sœur et à Noël 1909, il offre deux sculptures à ses parents3. Après son diplôme, il
abandonne le métier d'ingénieur et il perfectionne son art à l’Art Students League of New York
où il y entre en 19232 et produit des œuvres dans le style de l’Ashcan aesthetic3.

À cette époque-là, il illustre des événements sportifs ainsi que les comptes rendus des
tournées du Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus pour le journal National Police
Gazette de New York. Il fait aussi de nombreuses esquisses d'animaux publiées un an après
son départ pour la France, en 1926, sous le titre Animal sketchings3,4
Carrière

En 1926, arrivé à Paris, il crée des jouets articulés qu'il présente au « Salon des Humoristes de
19275. » Les années suivantes et jusqu'en 1929, l'artiste passionné de cirque se consacre au
Cirque de Calder, un ensemble de 200 personnages en fils de fer tordus et bouts de chiffons
qui lui servent à présenter une performance de deux heures2, qu'il peut transporter et qu'il
expose à Paris, puis à Berlin, New York5… Dans ce spectacle, l'artiste joue le rôle de maître
de cérémonie, de chef de piste et de marionnettiste en faisant fonctionner manuellement le
mécanisme, le tout étant accompagné de musique et d'effets sonores. Les personnages
représentent souvent des personnages connus de l'époque. Le « Cirque de Calder » a fait une
dernière apparition à Paris du 18 mars au 29 juillet 2009 au Centre national d'art et de culture
Georges-Pompidou : Alexander Calder, les années parisiennes, 1926-19336

Mobile rouge, Alexander Calder, 1956. Feuille de métal et de peinture, musée des beaux-arts
de Montréal.

Par la suite, entré en contact avec des représentants de l'avant-garde artistique parisienne
comme Joan Miró, Jean Cocteau, Man Ray, Robert Desnos, Fernand Léger, Le Corbusier,
Theo van Doesburg, et surtout Piet Mondrian, qui aura une grande influence artistique sur lui,
à partir de 1930, Calder n'abandonne pas le fil de fer avec lequel il « dessinait » pour adopter
un style entièrement abstrait7, mais il lui adjoint d'autres formes plus abstraites.

« En 1932, il expose pour la première fois ses premières sculptures abstraites, en tiges et
plaques articulée, les Mobiles, peints en noir et blanc, et parfois réhaussés d'un ou deux aplats
de couleurs qui connaissent un grand succès2 ». Ces trente sculptures articulées en fil et
morceaux de fer sont présentées à la Galerie Vignon, dirigée par Marie Cuttolinote 2. Quinze
d'entre eux sont mis en mouvement par de petits moteurs que l'artiste actionne. Cette année-là
l'artiste a rejoint le groupe Abstraction-Création8.

« Ces engins articulés, Marcel Duchamp propose de les appeler Mobiles, rappelant les deux
sens du terme : mouvement et mobile. Calder s'est empressé d'adopter le terme qui marque le
début de sa longue carrière8. »

Trois disques de Calder, Montréal.


Le lundi 10 janvier 1938, à 21h10, il présente ses mobiles dans une émission de télévision de
15 minutes que lui consacre la toute nouvelle chaîne de la BBC9.

En 1943, le Museum of Modern Art organise une première rétrospective, suivie en 1946 par
une exposition à Paris préfacée par Jean-Paul Sartre, et en 1952, il obtient le grand prix de la
Biennale de Venise.

En 1958, il réalise le mobile du siège parisien de l'UNESCO, dix mètres de haut, deux tonnes
d’acier noir, cinq bras.

En 1962, il s'installe dans son nouvel atelier à savon du Carroi, d'une conception très futuriste
et dominant la vallée de la Basse-Chevrière à Saché en Indre-et-Loire.

Il fait fabriquer la majeure partie de ses stabiles et mobiles aux entreprises Biemont à Tours,
dont Trois disques, tout en acier inoxydable de 24 mètres de haut, commandé par
l'International Nickel du Canada (Inco) pour l'Exposition Universelle de Montréal en 1967.
Toutes les fabrications sont faites d'après une maquette réalisée par Calder, par le bureau
d'étude (dirigé par M. Porcheron, avec Alain Roy, François Lopez et Michel Juigner) pour
concevoir à l'échelle réelle, puis par des ouvriers chaudronniers qualifiés pour la fabrication,
Calder supervisant toutes les opérations, et modifiant si nécessaire l'œuvre. Tous les stabiles
sont fabriqués en acier au carbone, puis peints, pour une majeure partie en noir, sauf Trois
disques qui sera en acier inoxydable (brut), les mobiles étant fabriqués en aluminium et
duralumin.

En 1971, Calder et Jacques Prévert travaillent ensemble à un livre qui s’intitulera Fêtes,
publié par les éditions Maeght, où Calder réalise des eaux-fortes et Prévert écrit un long texte
sur l’œuvre du sculpteur.

Il est le premier à collaborer au projet de Hervé Poulain qui consiste à personnaliser une
BMW 3.0 CSL pour les 24 Heures du Mans. En font de même, avec divers modèles de la
marque BMW et dans le cadre de la série BMW Art car, aujourd'hui préservée par le Musée
BMW de Munich : Andy Warhol, César, Arman, Roy Lichtenstein, Georges Wolinski, Frank
Stella et d'autres artistes.

S’il est surtout connu pour ses peintures, ses mobiles et ses stabiles, Calder a également
réalisé au cours de sa longue carrière de nombreux bijoux10. Il a également réalisé en 1969 des
décors d'assiettes en collaboration avec la Manufacture nationale de Sèvres.

Alexander Calder meurt d'une crise cardiaque à New York, le jour du vernissage d'une
rétrospective de son œuvre au Whitney Museum of American Art. Son épouse est morte en
1996.

En 1994, une exposition se tient à l'abbaye Saint-Germain à Auxerre11.

En 2011, la National Portrait Gallery de Washington organise une exposition intitulée


Calder's Portraits : A new Language qui met en avant un élément souvent négligé de son art :
les portraits de fil de fer. Croquis, peintures, sculptures et mobiles figurant des visages sont
ainsi mis à l'honneur.
C'est au tour du musée des beaux-arts de Montréal en 2018 d'exposer plus de 150 de ses
œuvres, avec des animations forcées de certains mobiles12.

Œuvres

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