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Définition et enjeux de la bonne foi

Ce document définit la notion de bonne foi en droit. Il explique que la bonne foi est une notion fréquemment utilisée dans la législation pour atténuer les rigueurs de l'application de règles positives. Le document présente également quelques exceptions au principe de présomption de bonne foi.

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Définition et enjeux de la bonne foi

Ce document définit la notion de bonne foi en droit. Il explique que la bonne foi est une notion fréquemment utilisée dans la législation pour atténuer les rigueurs de l'application de règles positives. Le document présente également quelques exceptions au principe de présomption de bonne foi.

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Définition de Bonne foi

en partenariat avec
Baumann Avocats
Droit informatique

La "bonne foi" est la croyance qu'a une personne de se trouver dans une
situation conforme au droit, et la conscience d'agir sans léser les droits
d'autrui. C'est une notion fréquemment utilisée dans notre législation pour
atténuer les rigueurs de l'application de règles positives. Les contrats doivent
être négociés, formés et exécutés de bonne foi. Cette disposition est d'ordre
public. De même, L'initiative, le déroulement et la rupture des négociations
précontractuelles sont libres. Ils doivent impérativement satisfaire aux
exigences de la bonne foi.

La reconnaissance de l'effet de l'apparence est liée à la bonne foi. Il en est


ainsi, par exemple, en matière de possession et donc de prescription.
L'apparence gouverne aussi les relations engageant les époux à l'égard des
tiers. La bonne foi s'oppose à la notion contraire qui est la "mauvaise foi".
En principe la bonne foi est présumée, c'est à celui qui évoque la mauvaise
foi de l'établir. La présomption de bonne foi est cependant battue en brèche
en vue de l'amélioration de la protection du consommateur. Les tribunaux
jugent que compte tenu de sa profession ou de son expérience un vendeur
professionnel ne peut avoir ignoré les vices de la chose qu'il a vendue. Cette
jurisprudence est appliquée à tous les types d'activités, par exemple, aux
fabricants d'appareils ou de matières qui se sont révélées défectueuses, à
l'architecte qui a contrôlé un bâtiment comportant des vices de construction.
Elle s'applique également à l'installateur qui est déclaré solidaire du
fabricant.
Sur la notion de bonne foi concernant la découverte, par le pur effet du
hasard, d'une chose cachée ou enfouie, voir revendication.
Autre exception au principe de la présomption de bonne foi, dans la
législation de la Sécurité sociale l'employeur ou la personne exerçant une
profession libérale qui a tardé à payer ses cotisations est redevable de
majorations dont il ne peut obtenir le remise ou la réduction que s'il prouve
avoir été de bonne foi (Code de la Sécurité sociale, article R243-20 al.3).

Sur la mauvaise foi en matière de consommation voir le nouveau Code de la


consommation issu de l'ordonnance du 14 mars 2016, les articles L121-1 et
s. sur les pratiques commercialed trompeuses.

Textes
 Code civil, Articles 1104, 1112, 1198, 1342-3, 1352-1 et s., 1352-7.
 Code sécurité sociale, Articles R.243-20 al.3.
 Code de commerce, Articles L225-102-1, L235-12, L511-78, L622-3, L670-1.
 Ordonnance no 2016-131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du
régime général et de la preuve des obligations.
Bibliographie
 Benillouche (M.), La valeur primordiale du devoir de bonne foi en droit européen des
contrats est-elle une originalité purement formelle ?, Les Petites Affiches, 2004, n°151,
page(s) 6-13.
 de la Garanderie (D.) et divers autres, Le devoir de loyauté en droit des affaires. Colloque
du 28 octobre 1999, Maison du Barreau de Paris, éd. Gazette du Palais, 2000, n° 340.
 Gavalda, Appréciation de la mauvaise foi du tiers porteur d'une lettre de change, JCP 1978,
éd. C I, II, 12604.
 Huet-Weiller, J-Cl. civ, art.1641-1649, Vente : Obligation du vendeur, 1976.
 Levy (G.), Recherches sur quelques aspects de la garantie des vices cachés, RTC. 1970, I,
54.
 Mazaud (H.), La responsabilité civile du vendeur fabricant, RTC., 1955, 611.
 Robin (G.), Le principe de bonne foi dans les contrats internationaux, Revue de droit des
affaires internationales-International Business Law Journal (RDAI) 2005, n°6, page(s) 695-
727.
 Vigneau (Ch.), L'impératif de bonne foi dans l'exécution du contrat de travail, Droit social,
juillet-août 2004, n°7/8, p. 706-714.

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