Secteur Sanitaire de Kouba
Service de chirurgie Générale du Pr [Link]
Hopital Bachir Mentouri
DR A. Djennaoui
La Duodéno-Pancréatéctomie-Céphalique :
NOTE TECHNIQUE
INTRODUCTION :
Depuis les premières DPC rapportées par Whipple en 1935, la chirurgie
d’exérèse pancréatique s’est considérablement développée.
Il est peu de chirurgiens viscéraux, actuellement, qui n’aient à leur actif
plusieurs dizaines de ces interventions.
Malgré la diffusion de cette technique, la DPC demeure une intervention à
risque avec un taux de mortalité et de morbidité encore élevé.
Le but de cette mise au point est de préciser les points techniques
principaux de cette intervention.
RAPPEL ANATOMIQUE :
Lymphatiques :
Voies d’abord :
Décollements :
Exploration :
Clivage rétro isthmique :
Section gastrique :
Section pancréatique :
Section jéjunale :
Anastomose pancréatico-jéjunale :
Montage selon Whipple :
CONCLUSION
Il faut retenir que :
* L’effet de la décompression biliaire préopératoire sur la morbidité
postopératoire n’a pas de bénéfice direct démonté.
* La conservation du pylore lors de l’exérèse ne modifie ni la mortalité
ni la morbidité de l’intervention standard, mais pourrait accroître le risque
de parésie gastrique postopératoire.
* La réalisation d’une anastomose pancréatogastrique lors du temps de
la reconstruction ne modifie pas le taux de fistules postopératoire et
n’apporte aucun bénéfice par rapport à l’anastomose pancréatojéjunale
plus physiologique.
* Aucun procédé : injection de colle, administration d’octréotide,
intubation du canal pancréatique n’a fait la preuve de son intérêt dans la
prévention de la fistule pancréatique.
* Le drainage péritonéal est un sujet inépuisable de controverses
chirurgicales ; il n’apporte aucun bénéfice et pourrait être même à l’origine
de certaines complications postopératoires intra abdominales. Sa place
reste à préciser.
* Lorsque la résection chirurgicale concerne un adénocarcinome du
pancréas, moins de 5% des patients peuvent espérer une survie à 5 ans au
prix d’une mortalité opératoire inférieure à 5% dans des centres de
référence, et d’une morbidité opératoire lourde de 25 à 50%.
* l’extension rétro péritonéale du curage lymphatique est associée à une
morbidité accrue alors que la mortalité postopératoire demeure similaire à
celle de l’intervention standard.
* l’extension de ce curage ganglionnaire ne modifie pas la durée de
survie du patient.
* l’indication d’un traitement adjuvant après résection du pancréas n’est
pas validée et ne peut se concevoir actuellement que dans le cadre d’essais
thérapeutiques.
* La DPC pour ampullome se caractérise par un taux élevé de
résécabilité, l’envahissement loco-régional étant beaucoup plus rarement
Rédhibitoire, peu de difficultés techniques mais un taux élevé de fistules
pancréatiques( 25%).
La survie à 5 ans est de l’ordre de 60-70% si la lésion est N- contre 30%
en cas de lésion N+.